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PARTIE 4 : L’ORGANISATION JUDICIAIRE

Avant l’établissement du protectorat , la justice au Maroc comprenait deux juridictions distinctes : la justice du chrâa exercée par la cadi et la juridiction laïque dite juridiction makhzen , exercée par les pachas dans les villes ou par les caids dans les tribus et ce , au nom du sultan . Pendant le protectorat , le Maroc était divisé en trois zones : -la zone sud , la plus importante du pays où la France , en vertu du traité de Fès du 30 Mars 1912 , avait établi son protectorat ; -la zone nord où l’Espagne exerçait sa domination ; -la zone de Tanger où s’exerçait une administration internationale . Cette situation s’est traduite par trois types d’organisation judiciaire , une dualité de juridiction venait encore compliquer de l’intérieur ce système. Ainsi, les tribunaux makhzen cœxistaient avec les tribunaux de type français , espagnole ou internationale . La phase du protectorat : I)-l’organisation judiciaire sous le protectorat français : Dans le zone sud , on faisait la distinction entre les tribunaux makhzen et les tribunaux modernes , dits encore tribunaux français . -les tribunaux makhzen comprenaient comme avant le protectorat , le tribunaux du cadi , les tribunaux rabbiniques , les tribunaux des caids et des pachas . ils étaient compétents aussi bien en matière civile commerciale que pénale quand seuls les marocains étaient en cause . L’autorité administrative avait la mainmise sur ces juridictions puisque les caids et pachas étaient les représentants du pouvoir central . -les tribunaux coutumiers qui existaient depuis 1930 et qui étaient contestés par le mouvement national de l’époque , le but de ces juridictions étaient de en effet de soustraire une partie de la population à l’emprise de la loi islamique pour lui appliquer la coutume . -les tribunaux français qui comprenait les tribunaux de paix , les tribunaux de première instance et une cour d’appel à Rabat , les pouvoirs de cassation étaient portés à paris . Ces tribunaux étaient en cause , quelque soit la nationalité des parties lorsqu’il s’agissait d’appliquer le droit moderne ( droit des affaires , droit de la propriété industrielle …) Ils appliquaient des codes spéciaux : code de procédure civile , dahir portant code des obligations et des contrats , dahir formant code de commerce …, ces différents dahirs dataient pour la plus part du 12 Août 1913. II)-l’organisation judiciaire dans la zone nord : La zone nord sous domination espagnole , connaissait 3 sortes de juridictions : les tribunaux hispano khalifiens (organisés sur le modèle

militaire et financière . commerciale et administrative . code de procédure civile . étrangers des puissances qui n’avaient pas de privilèges capitulaires au Maroc . III)-l’organisation Tanger : judiciaire dans la zone internationale de La zone internationale de Tanger avait son organisation propre . un tribunal criminel et un tribunal de paix ou de simple police . Les phases de l’indépendance . la justice étaient rendu dans cette zone par une juridiction internationale dénommée « tribunal mixte » de Tanger (avec des magistrats français . marocains protégés de l’Espagne . judiciaire . pénale . commerciale . cette juridiction internationale se composait de 12 juges de différentes nationalités(2 français . existait une juridiction makhzen . A coté de la juridiction internationale compétente pour les étrangers . Il yavait le tribunal mixte de Tanger . code de procédure pénale . un britannique. Elle était essentiellement une compétence rationne nationalisis . -les tribunaux hispano khalifiens : ces juridictions comportaient les tribunaux de paix . britanniques et espagnols). comme en zone sud pour les tribunaux de type français . La compétence de ces tribunaux était . code de commerce ) . pénale et administrative . . fut créé un tribunal de juge déléguée qui avait une compétence d’attribution par rapport au tribunal de droit commun . un marocain . c’était le tribunal du Mendoub représentant le Sultan dans la zone de Tanger qui avait les fonctions d’un pacha du fait de sa compétence en matière administrative . En 1954 . 2espagnoles . les tribunaux de première instance et une cour d’appel à Tétouan . code de commerce . les tribunaux du makhzen (caids et pachas )et les tribunaux du chrâa (cadis) . Ces codes dataient de 1914 . code de procédure civile . chargée d’administrer la justice aux ressortissants de puissances étrangères . le régime international de Tanger fut fixé par la convention de Tanger du 18 Décembre 1923 signée par la France . code de procédure criminelle . code de l’immatriculation des immeubles . un néerlandais . Tous ces magistrats étaient nommés par Dahir du Sultan sur présentation par leur gouvernement respectif . La compétence de cette juridiction s’étendait surtout aux étrangers et en toute matière civile . Telle fut l’organisation judiciaire du Maroc à la veille de son indépendance . code pénale . le tribunal mixte était remplacé par une juridiction internationale qui comprenait une cour d’appel. En 1935. un belge . un portugais ) . compétente pour les nationaux . civile .espagnole). cette juridiction appliquait des codes spéciaux : code sur la condition civile des étrangers dans la zone. c'est-àdire dans tous les cas où les parties étaient espagnoles. un américain . ils appliquaient des codes propres inspirés de la législations espagnoles (code des obligations et des contrats . l’Espagne et la grande Bretagne . un suédois . un italien .

les tribunaux de types français sont devenus les tribunaux modernes . elle réalisa un double objectif . on supprima aussi le haut tribunal chérifien et en 1957 . de plus une cour d’appel fut installée dans cette ville . en donnant au pays des juridictions unifiées . La loi du 26 Janvier 1965 fut la première loi d’importance . Il y a eu unification territoriale et diversité judiciaire :le 03 Mars 1956 à la suite des négociations entamées avec la France puis avec l’Espagne . Le législateur . -l’unification des trois zones dans le royaume du Maroc . on créa une cour suprême . Aussi le ressort de la cour d’appel de Tanger pu-t-il s’étendre aux tribunaux régionaux de Tanger . conscient de la complexité de cet appareil judiciaire. comportant les tribunaux régionaux et les tribunaux du sadad . On sépara l’autorité administrative de l’autorité judiciaire . . Nador) et aux douze tribunaux du sadad de la partie nord du Maroc . on substitua en effet des juridictions unifiées en fusionnant les tribunaux modernes . l’ex juridiction internationale fusionna avec le tribunal de droit commun . procéda à une réorganisation des tribunaux . b-La réforme judiciaire du 26 Janvier 1965 . Un réforme partielle fut en même temps réalisée dans la province de Tanger en 1957 puis dans la zone nord en 1958 de sorte que les juridictions installées ont été unifiées. les pachas et les caids n’ayant plus désormais qu’un rôle administratif . Ainsi les tribunaux makhzen sont devenues les tribunaux de droit commun. L’œuvre judiciaire réalisée pendant cette période (1956-1965) fut donc considérable . Pour unifier la jurisprudence . le Maroc obtient son indépendance . à ceux de la zone nord ( Tétouan . Cependant la dualité de juridictions ( de droit commun et de droit moderne) subsistait . Dans la première décennie de l’indépendance . on supprima d’autre part les tribunaux coutumiers. elle aussi supprimée . L a cour d’appel de Tétouan fut . C’est la loi du 26 Janvier 1965 qui réalisa une profonde réforme de l’organisation judiciaire marocaine . votée par le parlement . les tribunaux hispano khalifiens furent supprimés et leur compétence transférée aux juridictions de droit commun . Ainsi dans la province de Tanger .On distinguera 2 phases : 1)De l’indépendance à la loi d’unification de 1965. -l’abolition du traité du protectorat français et de la domination espagnole . Mais l’unification territoriale du pays n’a pas éliminé tout de suite la diversité judiciaire . celle-ci s’est traduite par : -l’abolition du régime international de la zone de Tanger . on supprima d’autre part les tribunaux coutumiers . Dans la zone nord.

» l’article 5 ajoute « seule la langue arabe est admise devant les tribunaux marocains tant pour les débats et les plaidoiries que pour la rédaction des jugements . Depuis le 1er octobre 1965. il y a eu fusion de ces juridictions dans les tribunaux de droit commun . ainsi que celles des tribunaux religieux (caïd et rabbin) fut transférée en premier ressort aux tribunaux du sadad et en second ressort aux tribunaux régionaux . » L’article 2 ajoute « les juridictions ainsi unifiées comportent les tribunaux suivants : -tribunaux de Sadad . des tribunaux régionaux . les tribunaux du chraa et les tribunaux rabbiniques .Marocanisation et arabisation de la justice .Unification des juridictions : L’article 1 de cette loi dispose « sont unifiées en vertu de la présente loi . toutes les juridictions marocaines à l’exception du tribunal militaire . notamment en matière civile (litiges relatifs aux conflits et aux accidents de travail . En fait.A. matière de référés…). ces tribunaux connaissent d’un contentieux très important s’étendant à la matière civile et commerciale ainsi qu’aux litiges en matière d’immeubles immatriculés . La législation applicable devant les nouvelles juridictions a toute fois posé quelque problèmes . » Ainsi à la dualité des juridictions succède un seul ordre de juridiction . L’article 3 de la loi de 1965 édicte que « tous les textes en matière de chraa et de la législation hébraïques ainsi que les lois civiles et pénales actuellement en vigueur seront jusqu’à ce qu’il soit procédé à leur révision applicables devant les juridictions unifiées . » les termes de ce texte impliquent que la législation en vigueur à cette époque n’était maintenue . s’il n’est de nationalité marocaine . Enfin l’alinéa 2 de l’article 3 précise que « les hébraïques sont en premier ressort de la compétence des tribunaux du Sadad et en second ressort . la compétence des tribunaux modernes . le législateur a supprimé les tribunaux modernes . Les nouveaux tribunaux régionaux unifiées remplacent les tribunaux de paix . L’article 4 de la loi de 1965 dispose que « nul ne peut exercer les fonctions de magistrats auprès des juridictions marocaines . Les nouveaux tribunaux régionaux unifiés constituent les véritables juridictions de droit commun . -tribunaux régionaux -cours d’appel -cour suprême . sur l’ensemble du territoire du royaume . après qu’une série de textes furent pris à cet effet par le ministre de la justice . En outre il connaissent des statuts personnels musulman et israélites . B. » L’arabisation et la marocanisation de la justice s’appliquèrent dés le 1 er janvier 1966. La compétence des tribunaux du sadad s’est donc accrue de celle des tribunaux de paix . ils ont absorbé les anciens tribunaux de 1ére instance . de la haute cour de justice mentionnée au titre VII de la constitution .

ainsi . La précipitation avec laquelles les textes législatifs et réglementaires furent adoptées par le gouvernement laisse déjà supposer à quel point cette réforme n’allait pas répondre aux requêtes et vœux de tous les hommes de bonne volonté épris de justice (magistrat . On note en outre la substitution des nouvelles juridictions communales et d’arrondissements aux anciens tribunaux de Sadad . que son caractère est essentiellement provisoire et qu’elle doit être entièrement révisée. Le législateur semble non seulement être animé par le principe du rapprochement de la justice du justiciable . ils ont repris leur ancienne loi appellation de « tribunaux de première instance ». Leur nombre a été ensuite sensiblement accru puisqu’il passa de 16 à 54 puis à 66 tribunaux de droit commun . malgré leurs dénégations. L’été de l’année de 1974 a vu par la suite la promulgation de nouveaux textes législatifs relatifs à l’organisation judiciaire et à la procédure civile ainsi que des dispositions transitoires en matière de procédure pénale . . on remarquera que l’intérêt de la réforme de 1965 était surtout d’ordre politique car la marocanisation et l’arabisation avaient consacré l’indépendance politique de la justice marocaine . Fès et de Marrakech . Quant aux tribunaux régionaux d’antan . peut-on estimer valablement que ces réformettes aient atteint le ou les objectifs d’un meilleur accès à la justice ? . Néanmoins . on relèvera qu’en même temps le retour à la collégialité. le Dahir portant code de procédure civile du 12 Août 1913 demeura applicable jusqu’à la réforme de 1974 . Les cours d’appel sont actuellement de 22 au lieu des anciennes juridictions de second degré de Rabat . n’était pas informé de sa gestation . à coté des juridictions ordinaires . elles ont même exprimé leur résolution à créer d’autres structures juridictionnelles spéciales tels les tribunaux militaires . la création de nouvelles juridictions non pourvues en moyens matériels et en personnel suffisants est loin de répondre effectivement à ces préoccupations. les autorités concernées ont opté pour des tribunaux administratifs.que pour éviter la création d’un vide juridique . Une réforme de grande envergure venait à un moment où on s’y attendait le moins . le tribunaux de commerce … A cette nouvelle donne . sinon le public averti ou non . exception faite de la généralisation de celui du juge unique . 2)-la réforme de la loi de 1974 . Le 15 et 16 Juillet 1974 furent promulguées les dahir et décrets relatifs à la nouvelle organisation judiciaire d’où on retient d’abord la généralisation du système du juge unique en première instance . Si la réforme judiciaire de l’été 1974 n’a pas bouleversé fondamentalement le système institué depuis les années 65 et 67 . avocats et autres juristes enseignants et praticiens ). mais encore à sa résiliation pratique . Mais sans se contenter de la dualité de juridiction .

dés le premier Janvier 1975 . La présence du ministère public n’est pas signalée . Au début de l’installation des juges communaux ou d’arrondissements . ils sont peu crédibles . la juridiction communale ou d’arrondissement se compose d’un ou plusieurs juges mais un seul juge siége à l’audience . surtout dans les communes rurales . ce n’est qu’ensuite que des élections furent organisées . -les jugements sont rendus le plus souvent par des juges arbitres en équité et suivant le bon sens plus qu’en droit . déjà altéré .Aussi n’offrent-ils pas les garanties d’une bonne justice . bien qu’ils soient eux aussi soumis au contrôle du ministère de la justice et du conseil supérieur de la magistrature . Elle peuvent être considérées comme des tribunaux spéciaux . Leur création a cependant a été beaucoup critiquée tant par les formations politiques du pays que par les juristes et praticiens du droit (avocat par ex) . Organisation et fonctionnement : A l’instar des tribunaux de première instance . permettant de choisir des juges n’appartenant pas à la magistrature . étant donné leur implantation géographique et leur compétence d’attribution en matière civile comme en matière pénale. celui-ci est assisté d’un greffier qui fait partie du secrétariat –greffe attaché à ce tribunal . Il s’agissait de magistrats délégués par le tribunal de première instance de leur circonscription . n’empêchent qu’elles peuvent aussi faire partie des juridictions de droit commun .Les tribunaux de droit commun I-Les juridictions communales et d’arrondissements . ces magistrats n’étaient pas encore élus mais faisaient partie du corps de la magistrature . Ces juridictions ont été créées par le dahir portait loi n° 1-74-339 du 15 Juillet 1974 . mais constitue une régression dans l’évolution de l’organisation judiciaire puisqu’on y retrouve quelques éléments de ressemblance avec les anciens tribunaux de makhzen présidés par le caids ou le pacha . Ces personnes doivent en outre : . en raison de la particularité de leur organisation et de leur fonctionnement . Le collège électorale est composé de 100 personnes qui doivent être de nationalité marocaine et être âgées de 40 ans au moins . on reproche notamment à ces juridictions : -de n’être pas composées de magistrats de carrière mais de juges élus et peu prou ou fait du droit et de la procédure . Les juges et leurs suppléants sont choisis en son sein par un collège électorale et investis par dahir pour une durée de trois ans sur proposition du conseil supérieur de la magistrature . -l’intervention de l’administration dans les procédures de notifications et d’exécution va non seulement à l’encontre du principe de la séparation des pouvoirs .

Après vérification des conditions devant être remplies par les membres du collège électoral . toutefois chaque chambre peut valablement instruire et juger les affaires soumises à ces juridictions quelqu’en soit la nature . immobilière .) Organisation : Les tribunaux de 1ere instance sont composés comme suit : -un président . d’autant plus qu’un avocat . l’élimination de cette mention s’explique aisément par la création de juridictions spécialisées appelées tribunaux administratifs. statut personnel. Ces tribunaux peuvent tenir des audiences foraines dans leur ressort mais ils se réunissent généralement en audience généralement solennelle pour l’ouverture de l’année judiciaire . social. -jouir de leurs droits civiques . -un secrétariat du parquet . des juges et des juges suppléants . la spécificité de ces juridictions dont le caractère de droit commun peut ne pas paraître très évident si on sait qu’elles ne sont pas coiffées directement par le tribunal de première instance et que leurs décisions ne soit pas soumises directement à la censure de la Cour Suprême. D’après ces conditions. sociale et pénale . On relève en définitif . Les membres du collège électorale sont désignés par une commission qui fixe la compétence territoriale de chaque juge communal ou d’arrondissement. ces juridictions de droit commun connaissent en principe de tous les litiges à l’exception de ceux dont la connaissance leur est enlevée par une disposition expresse . Elles sont divisées en section selon la nature de l’affaire (civile . -un ministère public composé d’un procureur du roi et d’un ou plusieurs substituts . elle convoque celui-ci pour qu’il élise les candidats aux fonctions de juges d’arrondissements . -un greffe. Ces juridictions sont actuellement au nombre de 66 peuvent être divisées selon l’importance de leur circonscriptions géographiques .-être de bonne moralité et n’avoir jamais subi de condamnation pour crime et délit à l’exception des infractions involontaires . Par contre on relèvera que contrairement à ces sections aucune chambre du tribunal de 1ére instance ne connaît plus des affaires administratives . d’autre part . un oukil ou un adel ne peut faire du collège électoral . aucune formation n’est exigée de ces personnes. il peuvent également se réunir en . d’une part et qui reçoit les candidature au collège électoral. il en va de même pour les fonctionnaires et les gents d’affaires . commerciale. de juges communaux ou de juges suppléants . II)-Les tribunaux de première instance Ce sont les premières juridictions qualifiées de droit commun . politique .. -avoir des aptitudes leur permettant de remplir les fonctions de juge. économique et sociale non plus seulement en sections lorsque prévalait le système juge unique mais aussi chambres civiles de statut personnel et successoral .

de juge de l’exécution .chambre de conseil lorsque cela est prévu expressément par ex pour examiner une défense à exécution provisoire accompagnant la formation de l’opposition. cette juridiction est assistée par 4 ascenseurs dont le mode de désignation est fixé par voie réglementaire . il en existe actuellement 22 . quant au nombre de magistrats composant cette juridictions : les conseillers . Il n’y a pas vraiment de juges spécialisés en première instance comme en Appel . néanmoins . Il n’existe pas donc de juge de loyers.000 Dh . Organisation : Les CA comprennent un certain nombre de chambres spécialisées . une chambre civile et une chambre criminelle. c'est-à-dire qu’il n’y aura pas d’appel . Toutefois toute chambre peut valablement instruire et juger qu’elle que . ils varient suivant l’importance de celle –ci .il y a le premier président . il délègue souvent tous ou partie de ses pouvoirs à l’un des magistrats du tribunal . une chambre sociale . Il faut noter que si le litige qui leur est soumis est d’une valeur de 30. III)-Les cours d’appel La Cour d’appel est la juridiction de second degré chargée de statuer sur les appels des juridictions inférieures tel que le tribunal de 1ere instance . autrement sa présence est facultative . Si le litige est d’une valeur excédant 3000 Dh . sociales. le tribunal statue en premier et dernier ressort . il existe notamment une chambre d’appel de statut personnel et successoral . D’un autre coté la présence du ministère public n’est obligatoire que dans les cas où il est partie principale à une instance et dans les cas déterminés par la loi . En matière sociale essentiellement en matière de conflit de travail . Le président du tribunal à la direction générale de tous les services . il dirige accessoirement les débats en raison de ses nombreuses charges extra-judiciaires . statuts personnels et successoraux . administratives en l’occurrencememe lorsqu’il a un pouvoir judiciaire propre en rendant des ordonnances sur requête et des ordonnances en référé. civiles et pénales . de juge commercial . cette juridictions statue seule sans l’assistance de l’assesseurs en matière d’accidents de travail ou maladies professionnelles ou même en matière de différend entre employeur et salarié. comparables aux sections ou chambres du tribunal de 1ere instance . Compétence : Les compétences donc de ces tribunaux s’étend à toutes les affaires immobilières . de juge d’immatriculation immobilière . le tribunal statue à charge d’appel . A la tête de la cour . car ces magistrats font l’objet fréquemment de mutations ou changements de services dans un même tribunal ou d’une juridictions à une autre .

une chambre social . Organisation : La CS est présidée par un premier président . Une chambre constitutionnelle lui est rattachée quoique prévue par la loi fondamentale du pays mais qui vient d’être remplacée quoique prévue par la loi fondamentale du pays mais qui vient d’être remplacée par un organe distinctif : le conseil constitutionnel instituée par la constitution de 1992 . les cours d’appel se réunissent en audiences ordinaires . elle comprend en outre des présidents de chambre et des conseillers et comporte un greffe et un secrétariat du parquet général comme c’est le cas pour la Cour d’appel . IV)-La cour suprême Elle a été initialement instituée par Dahir n° 1-75-223 du 27 Septembre 1957 . Enfin comme le TPI . elles comportent en outre un greffe et un secrétariat du parquet général . une seconde chambre civile . la Cour se réunit en chambre de conseil en vue de statuer en matière notamment de défense à exécution . les chambres comportent chacune au moins 3 magistrats assistés d’un greffiers . Compétence : Comme cité la Cour d’appel est chargé de statuer sur tous les appels interjetés contre les décisions des tribunaux inférieure de 1ere instance ainsi que touts les ordonnances rendues par leurs présidents . Depuis lors elle est placée au sommet de l’organisation judiciaire . Chaque chambre est présidée par un président de chambre ou à défaut par le conseiller le plus ancien . A la tête de chaque chambre est placé un président de chambre . Par ex la présence du ministère public est facultative en matière civile sauf lorsqu’il est partie principale ou dans les cas déterminés par la loi . elle siége à Rabat . Au cours de cette audience est fait un exposé de l’activité de la cour durant l’année écoulée . La CS se divise en 5 chambres : Une chambre civile dite première chambre . le ministère public y est représenté par le procureur général du Roi assisté des avocats généraux . une chambre de statut personnel et successoral . Récemment. une chambre administrative et une chambre pénale . .soit la nature de affaires soumises à ces cours . Le premier président préside l’audience solennelle lors de l’ouverture de l’année judiciaire . La répartition des magistrats dans les diverses chambres est fixée chaque année par l’assemblée générale de ces derniers présidée par le premier président . Les Cours d’appel comportent également un ministère public composé du procureur générale du Roi et des substituts généraux . la chambre criminelle par ex est habilité à statuer en premier à charge d’appel sur des crimes privatifs de liberté et même plus grave allant jusqu’à la peine de mort . cet exposé peut être précédé d’un discours . A l’instar des tribunaux de 1ere instance . elles ont de nouvelles attributions .

-le président et le conseiller doyen de chaque chambre -le procureur général du Roi -l’avocat général du doyen . Ce bureau est constitué par : -le premier président . Une audience solennelle est tenue au début de chaque année judiciaire en vue de faire un exposé sur l’activité de la CS durant l’année écoulée . Compétence : Cette juridiction a pour mission de veiller à l’exacte observation des lois et d’assurer l’unité de la jurisprudence dans les différents tribunaux . la cour casse et renvoi devant une juridiction de même degré ou celle qui est statué mais autrement composée . la CS juge plutôt les questions de droit soulevées par ces faits . Contrairement aux cour d’appel et aux tribunaux de première instance dont le service inférieur est organisé par leur assemblée générale . Si cette nouvelle juridiction statue et qu’un nouveau pourvoi est formé par les mêmes moyens. elle ne juge donc plus les faits du procès qui lui est soumis .De toute façon chaque chambre est présidée par un président de chambre et peut être divisé en sections . elle juge des jugements pour apprécier s’ils ne sont pas violés par la loi . Le bureau peut en outre se réunir chaque fois que le 1 er président l’estime utile ou à la demande du procureur général du Roi . Elle ne constitue plus un troisième degré de juridiction . Elle ne juge pas le procès . malheureusement ne tient ni un fichier de décision rendues ni publie un bulletin des arrêts rendues en matière civile et criminelle. la cour siége en une formation spéciale . la présence du ministère public est ici obligatoire dans toutes les audiences . Cette haute juridiction. Les audiences de la CS sont tenues et leur arrêts sont rendus par 5 magistrats assistés d’un greffier . Les tribunaux spécialisées . il détermine également le nombre de sections s’il y a lieu ainsi que les jours et heures d’audience . celui de la CS l’est par son bureau .(voir page 76 du Livre ). si la décision a violé la loi . Enfin toute chambre peut valablement instruire et juger n’importe quelle affaire soumise à la cour . ces faits sont souverainement appréciées par les juridictions inférieures . une réorganisation de ces services est envisageable vu l’importance du rôle de cette juridiction dans la formation du droit et des garanties de justice ou de procédure . L’unité de jurisprudence est ainsi établi parcqu’en fait les juridictions inférieures s’inclinent désormais devant la haute autorité qui s’attache aux arrêts de la CS dont la compétence s’exerce sur les juridictions de droit commun de l’ensemble du royaume et même sur des juridictions spéciales dont les tribunaux administratifs et de commerce qui font partie de la catégorie des juridictions spéciales . Le bureau se réunit dans la 1ére quinzaine de décembre pour fixer la répartition des magistrats et des affaires entre les diverses chambres .

Peut être que cela dépendra de la portée réelle de l’expérience des tribunaux administratifs et d’une volonté politique clairement déterminée et transparente dans le sens d’une imitation servile du système français . Les tribunaux administratifs ainsi crées peuvent donc seulement être qualifiés de régionaux au lieu d’être dénommés de premier instance . Agadir et Oujda . leur lieux et ressorts respectifs sont définies dans un tableau annexé au décret n° 2-92-59 du 3 novembre 1993 pris en application de la loi n° 41-90 . (suite livre) Les auxiliaires de justice Il s’agit d’une part des auxiliaires chargés de faciliter l’activité judiciaire et d’autre part des auxiliaires chargés de représenter les justiciables . . les chefs lieux de ces juridictions sont Rabat . plusieurs magistrats et un greffe . Mekhnès .Ainsi . C’est ce qui pourrait expliquer la difficulté de créer une ou plusieurs cours d’appel administratives et que pou le présent .I). leur présence est obligatoire dans toutes les audiences . Organisation : Le nombre des tribunaux administratifs est fixé à 7 .ils sont tenues d’aider les juges et d’exécuter leur instructions . En outre. il comprend en effet.Les tribunaux administratifs : L’existence des tribunaux administratifs à coté des juridictions ordinaires (civiles et répressives ) va dans le sens d’une remise en cause du système antérieur . la composition du tribunal administratif ne diffère pas en outre mesure de celle des juridictions de droit commun de premier degré. il faudrait aussi créer des Conseil d’Etat et puis un tribunal de conflit qui départageaient cette juridictions et la cour suprême au niveau de leurs attributions respectives . la cour suprême (chambre administrative ) et le tribunal administratif de Rabat se sont vus confier des attributions spécifiques . d’autant plus qu’il est prévisible de pourvoir par la suite (à moyen ou à long terme ) à la création de cours d’appel administratives . Reste encore que même dans ce cas . Casablanca. A prime abord .chaque secrétariat de greffier est coiffé par un greffier en chef qui est responsables du fonctionnement des services des juridictions Les secretairs greffiers sont des fonctionnaires des services publics . il est aussi souligné la spécificité de leurs fonctions qui appelle l’application de dispositions particulières . I-Les auxiliaires chargé de facilité l’activité judiciaire Les greffiers Existent au niveau de chaque juridiction à l’exception des tribunaux administratifs . On retient toutefois que si les magistrats des tribunaux administratifs sont régis par le statut commun de la magistrature . il peut être divisé en sections suivant la nature des affaires . si on suit l’exemple français influent .

(suite livre) . Attributions -Attributions générales :Les attributions des huissiers de justice sont déterminées par l’article 2 du Dahir . tenir les registres d’audiences . -Procéder au recouvrement de toute créances en vertu d’une décision judiciaire exécutoire ainsi qu’aux prisées et ventes publiques de meubles et effets .Ils sont chargés de recevoir les requêtes . Ce corps est crée auprès des tribunaux de 1ere instance pour aider ces juridictions à vaincre les problèmes et difficultés de notifications et d’exécution des jugements . remettre les convocations en justice et exécuter les actes de notification. Dresser tous les actes requis pour l’exécution des ordonnances . jugements et arrêts lorsque le mode de notification n’a pas été précisé. de citation et d’exécution . Ramener à exécution les décisions de justice ainsi que les actes et titres ayant force exécutoire à charge d’en référer en cas de difficulté . Attributions particulières :Ils peuvent être chargés de -Remettre les convocations en justice. Les huissiers de justice Le corps des huissiers de justice est réglementé par Dahir n°1-80-440 du 25 Décembre 1980 portant promulgation de la loi n° 41-80 . La profession des huissiers de justice constitue une profession libérale c'est-à-dire que l’huissier ne fait pas partie ni des agents des tribunaux ni d’aucune administration . ils ont ainsi qualité pour : Procéder personnellement à toutes les notifications nécessaires à l’instruction des procédures . -Délivrer les citations à comparaître.