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Oracle grec Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, rechercher Pour les articles homonymes, voir Oracle. Les oracles grecs constituent un aspect fondamental de la religion et de la cult ure grecques. L'oracle est la réponse donnée par un dieu à une question personnelle, c oncernant généralement le futur. De tels oracles ne peuvent être rendus que par certai ns dieux, dans des lieux précis, sur des sujets déterminés et dans le respect de rites rigoureusement respectés : la prise d'oracle s'apparente à un culte. L'interprétation des réponses du dieu, qui s'exprime de diverses manières, demande parfois un appren tissage et l'oracle nécessite, en général, une interprétation heuristique, il s'agit sou vent d'une parole énigmatique, sibylline (Sibylle était une prêtresse d'Apollon et une oracle, dans la mythologie grecque).

Par extension et déformation, le terme d'oracle désigne aussi le dieu consulté, l'inte rmédiaire humain qui transmet la réponse ou encore le lieu sacré où la réponse est donnée. L a langue grecque distingue ces différents sens : parmi de nombreux termes, la répons e divine peut être désignée par ???sµ?? / khrêsmós, proprement « le fait d'informer ». On peu ussi dire f?t?? / phátis, « parole, oracle ». L'interprète de la réponse divine est souven t désigné par p??f?t?? / prophêtês, "qui parle à la place [du dieu]", s?ß???a/sibylla, ou en core µ??t?? / mántis et p??µa?t?? / prómantis, « devin ». Enfin, le lieu de l'oracle est le ???st????? / khrêst?rion (terme qui désigne aussi l'oracle et la réponse de l'oracle). La mantique, c'est-à-dire le domaine de la divination, n'est, dans le monde grec a ntique, constituée que des sciences oraculaires. Les devins comme Tirésias sont cons idérés comme des personnages mythologiques : la divination, en Grèce, n'est pas l'affa ire de mortels inspirés mais de personnes respectant des rites déterminés, bien que la tradition ait pu donner l'apparence d'une telle inspiration, ou, au sens propre , ?????s?asµ?? / enthousiasmós, « enthousiasme », c'est-à-dire le « fait d'avoir le dieu en soi ». Sommaire [masquer] 1 Les dieux-devins 1.1 Zeus 1.2 Autres dieux 2 Apollon pythien 2.1 Vitalité de l'oracle de Delphes 2.2 Organisation religieuse 2.3 Rôle politique de l'oracle de Delphes 2.4 Rôle spirituel et intellectuel de l'oracle de Delphes 3 Pythie et Sibylle 4 Notes et références 5 Voir aussi 5.1 Articles connexes 5.2 Lien externe 6 Bibliographie Les dieux-devins [modifier]La faculté de divination, ou µa?te?a / manteía, est une cap acité purement divine. Pour comprendre la mantique grecque, il faut savoir que le destin, personnifié par les trois Moires (????a? / mõirai, proprement « celles qui don nent [le destin] en partage »), est une force indépendante des dieux, qui y sont sou mis et ne peuvent le fléchir. Tout au plus peuvent-ils le retarder et, surtout, l' entrapercevoir et en faire part, de manière voilée, aux mortels. Ce pouvoir de divin ation semble, dans les premiers temps de la mantique, être lié fortement avec la ter re et les forces chtoniennes, d'où les oracles rendus par incubation, c'est-à-dire t ransmis aux mortels par les songes, après une nuit passée contre le sol. Zeus [modifier]Le premier dieu-devin est Zeus, dont les oracles sont rendus dans de nombreux sanctuaires, le plus ancien étant celui de Dodone, en Épire. Le sanctua ire oraculaire de Dodone, d'ailleurs cité chez Homère, a connu un déclin au IVe siècle a

-C. nous avons ceux de Plutarque (v. celle de la Pythie. Les débuts de l'ère chrétienne vont lui porter le coup de grâce . qui devaient p asser au moins une nuit dans leur sanctuaire. et s'exprimait dans les en trailles et le foie des victimes sacrificielles. Les oracles qu'on y rendait sont encore célèbres et l'importance du sanctuaire oracu laire de Delphes nous a permis d'en suivre l'évolution. d'après l Hymne homérique à Apollon. et en transmettant des textes erronés. adressait ses réponses à tra vers un jeu de galets et d'osselets. par incubation (voir plus haut). J. Parmi les témoignages les plus sûrs. La réponse venait sou s forme de rêve à interpréter soi-même. où la sibylle de Cumes dispe nsait ses prédictions. L'oracle de Delphes est resté très vivant et consulté jusqu'au IIe siècle av. on les écriv ait. où le bétyle (la pierre noire abritant la voix céleste) qui la représent ait serait tombé du ciel. Aphrodite était consultée à Paphos. c'est par le bruit du vent dans les feuilles des chênes de Dodone que le dieu s'exprimait. Zeus oraculai re est surtout présent en Égypte. Trophonios possède également un oracle à Lébadée. J. qui a assumé pendant 30 ans la charge de prêtre du temple d'Apollon. Apollon pythien [modifier]Apollon est devenu l'archétype du dieu-devin. du seuil du temple pythien de Delphes. pend ant les jeux pythiques. L'interprétation pouvait aussi être effectuée par deux prêtresses nommées les Colombes (qui pratiquaient peut-être aussi la prise d'auspices . Certaines des questions posées au dieu ont été retrouvées grâce à des lamelles de bronze sur lesquelles. entre autres.-C. architecte mythique. Vitalité de l'oracle de Delphes [modifier]Article détaillé : Delphes. et s'adressait aux prêtres Iamides via les fl ammes du sacrifice.v. . Les oracles de Zeus étaient transmis. femme hystérique et droguée. Athéna. 46-v. on ne construit plus de nouveaux monuments pendant cette période. ou interprétation du vol des oiseaux). À l'époque classique. évoqué dans Les Nuées d'Aristoph dans l' uvre de Plutarque (Le Démon de Socrate ou Sur la disparition des oracles) ai nsi que dans un épisode de la Vie d'Apollonios de Tyane. ont participé grandement à son abando n. en 371 av. les Thébains consultent l'oracle de Trophonios avant la bataille de Leuctres[1]. Plus tard.-C. que l'on c onsultait par oracle surtout à Delphes (mais aussi à Délos. donnaient des conseils thérapeutiques aux consultants. plus tardivement.. Ceux-ci se montraient aussi haruspices. ainsi que d'en connaître cer tains détails importants pour appréhender la mantique grecque. grâce aux fouilles menées à Delphes. cette méthode oraculaire s'apparente à l'haruspicie. marcher pieds nus et ne pas se les laver. identifié avec Amon. La Grèce se dépeuple et le sanctuaire a de moins en moins de cli ents.-C. c est-à-dire une fois tous les quatre ans. quant à elle. pour rester en contact avec le dieu sous un aspect chtonien (ce qui montre son ancienneté). Plutarque est désolé de ne voir la Pythie au travail qu'une fois par mois. jusqu'à ce que le sénat romain la fasse escorter sous la gar de considérable de cinq quinquérèmes jusqu'au mont Palatin. principalement à Épidaure et Athènes pou r Asclépios. comme Zeus à Olympie. ville de l'île de Chypre. Autres dieux [modifier]La déesse mère phrygienne Cybèle était consultée sur le mont Dindym on. en lisant la réponse d u dieu dans les entrailles prélevées sur la victime. avec son frère. devaient dormir au sol. Toujours d'après le même auteur. Zeus-devin était aussi consulté à Olympie.). Nous savons. Patara ou encore Claros). J. Les empereurs de Rome sont peu à peu venus non pour demander des oracles. Le monde grec s'effondre et Delphes en subit la marée. que le sanctuaire a été l'un des plus fréquentés et des plus riches. 120 a p. J. en Béotie. Mais c'est surtout par Pa usanias que nous connaissons le rite de la descente dans l'antre souterrain de c e héros. mais pour pi ller le sanctuaire. à Pessinonte. Pausanias constate la dégradation terrible du sanctuaire d'Athéna Pronoia. Les chrétiens vont véhiculer une image fausse. à Oropos (au nord d'Athènes) et à Thèbes pour Amphiaraos. par incubation aux prêt res Selles qui. Asclépios et Amphiaraos.

est un âge avancé. La marche à suivre pour consulter le dieu était la suivante : le consultant (qui ne pouvait pas être une femme). mais les preuves concrètes ou textuelles ont toujours manqué. Depuis la fin de l'Antiquité. avant que l'on destine à ce rôle dangereux la seule Pythie. pour l'époque. Il convenait donc que c elle-ci.La prophétesse (p??f?t?? / proph?tis). « prêtresse pythienne »). et qu'i ls étaient responsable de l'état second connu par la Pythie. Aucune fi ssure n'est non plus visible. on menait le consultant dans l adyton (?d?t?? / áduton) du temple d'Apollon . Celle-ci s'exprimait en vers (du moins s'est-elle exprimée ainsi pendant longtemps . Selon des historiens gr ecs[Lesquels ?]. Son nom (à l'origine un adjectif. par exemple. assistés par cinq ministres du culte. La Pythie était souvent âgée. sans pouvoir expliquer pourquoi). Chose exceptionne lle. et ses propos confus devaient être interprétés p ar un collège de deux prêtres. de tuer la Pythie : elle ne pouvait contredire ce signe du dieu qui donnait ou non son accord) . avait bu l'eau de la Fontaine de C astalie de Delphes et mâchait des feuilles de laurier . ces charges étaient attribuées à vie. pour une cité. il y rencontrait la Pythie. et l'on n'entendait que sa vo ix. calme et serein. . les théories les plus communes admettent qu'il s'agissait d'une partie en contrebas et non pas d 'une salle secrète située en-dessous du temple. Plutarque fait cependant remarquer qu'à son époque elle ne le faisait pl us. Delphes. au risque de la mener à la mort. celle-ci était installée sur u n trépied. choisie parmi les femmes de la région. dit pythien à Delphes. pour recevoir l'inspiration divine. parce qu'il y avait terrassé le serpent Python . si les fouilles a ctuelles à Delphes ne permettent pas de reconstituer avec précision ce qu'était cet ad yton (il a en effet été rasé par différents envahisseurs et les chrétiens). qui parlait à travers elle . rendait l'oracle du dieu. ce qui. le consultant posait sa question à la Pythie. Son esprit devait être disponible. la Pythie n'était pas visible. lequel était conduit par les deux prêtres et leurs assistants . si elle ne tremblait pas.Organisation religieuse [modifier] La Sibylle de Delphes. qui ne font que répéter des légendes. sinon. ces effluves auraient même poussé a u suicide des bergers et de simples mortels qui les auraient respirées par hasard. au sens grec : celle qui parle à la place [du dieu]. c'est-à-dire d'inspiration divine . mais on utilise souvent ????a / puthía se ul) vient d'une épiclèse d'Apollon. Or. préalablement. afin que la possession par le dieu ne soit pas rejetée. qui s'était purifiée. le pneuma sans en souffrir. la victime était aspergée d'eau froide et. question que les prêtres (chacun était u n p??f?t?? / proph?tês) avaient souvent remise en forme (afin qu'elle prît la forme d'une alternative) . do nt ceux de Plutarque. encore moins d'un gouffre. d'ailleurs. s'acquittait d'une taxe versée à un e confédération de cités . et menât une vie saine. La Pythie. le consultant offrait un sacrifice sanglant au dieu. enfin. les consultations pouvaient être demandées individuellement ou collectivement. la prise d'oracle était annulée (au risque. est souvent nommée ???? / puth? (voir l'a rticle Apollon pour plus de détails). vierge. et Plutarque nous ap prend qu'elle pouvait avoir une cinquantaine d'années. et ainsi de passe r outre la liste d'attente qui pouvait être d'autant plus longue qu'on ne pouvait consulter la pythie qu'un jour par mois . la légende rapportait que des effluves magiques sourdaient dans le temple. c'est-à-dire celui de consulter avant les autres. se tenait dans l'adyton du temple. plusieurs hypothèses ont tenté d'expliquer les prétendues transes de la prêtresse. Le paiement d'une surtaxe ou des servi ces rendus à la cité de Delphes permettaient d'acquérir le droit de promantie (p??µa?te? a / promanteía). est nommée la Pyth ie (????a ???e?a) / puthía hiéreia. fresque de Michel-Ange (1508 1512). D'après les témoignages. on l'a dit. la Pythie était en état d enthousiasme. On le voit. cette répon se devait être rendue claire par les deux prêtres d'Apollon. fût pure. la Pythie.

d'une « béance ». pendant les conquêtes de Philippe de Macédoine. Les archéologues se sont cassé l'esprit sur cette absence tot ale d'éléments. celui-ci donnait clairement raison aux Spartiates. En effet. un temple de 63 mètres de long. c'est que peut-être. possédée physiquement par le Malin qui s'introduisait via son vagin. Lors des guerres médiques (ayant opposé les Grecs aux Mèdes). Pausanias. enivrée de vapeurs de soufre. Enfin. chez Origène ou Jean Chrys ostome. avec un trou au milieu et le trépie d dessus. Rôle spirituel et intellectuel de l'oracle de Delphes [modifier]Bien que souvent déf avorable à Athènes. Le temps a rebouché le trou. Rôle politique de l'oracle de Delphes [modifier]Outre un rôle religieux majeur dans en effet. De tels propos se trouvent. d'un « orifi ce ». De fait. La Pythie pouvait apercevoir l a porte du temple du haut de son trépied. en 490 avant l'ère chrétienne. si l'adyton avait été une crypte. de « parler en faveur de Lacédémone ». n'a pas t oujours soutenu les actions de son peuple. afin de demander s'il était bon que Sparte l'aidât. alors qu'en l'occurre nce. qui avait conseillé de bâtir un mur de bois. la fosse s'est remplie d'herbes. alors que c'est justement l'intervention du sp artiate Léonidas aux Thermopyles en 480 qui permit aux Athéniens de gagner du temps pour remporter la victoire à Salamine (laquelle victoire serait due. Quoi qu'il en soit. ce qui. mais i ls ont dû laisser la fosse à l'état brut. Plutarque.. Diodore et beaucoup d'autres témoins ont laissé leur vision de cet endroit. l'oracle. L'adyton éta it suffisamment large pour contenir le trépied. un plan de lauriers. symbol iquement. l e tombeau de Dionysos. En fait. Trois faits curieux sont notables concernant l'opinion que le dieu était censé avoir de la puissance grecque. les fouilles auraient révélé des traces. C'est ainsi q . l'omphalos. Ils ont décrit la Pythie comme une folle écumant de bave . cette vision ne coïncide absolument pas avec ce que le s Grecs nous ont rapporté de leur prêtresse. il n'est pas ra re de trouver une telle Pythie folle dans les ouvrages les plus sérieux ou bien qu elque allusion à des émanations gazeuses dont il n'existe aucune preuve réelle. Pourtant .Une autre théorie reconstitue l'adyton non comme une salle. L'oracle. pro-aristocrate et ass ez conservateur. L'oracle rendit une réponse négative. l'oracle d'Apollon n'était pas exclusivement consulté par le monde antique les Grecs les oracles de la Pythie ont tenu une place importante dans l'organis ation politique grecque. On acc usa alors la Pythie de mêdiser (µ?d??e?? / mêdízdein). pour le coup. autre nom pour Sparte. les delphiens ont construit le temple autour. cette image de la Pythie s'est imposée à l'imaginaire collectif. De plus. les auteurs antiques parlent de « descente » dans l'adyton. En quelque sorte. qui opposa ient Athènes à Sparte . est accusé pour le coup de philippiser (f???pp??e?? / philippízdein). ce qui contredit les Grecs eux -mêmes. Platon. par exemple. Cela explique sans doute pourquoi la Pythie s'est souvent montrée défavorable à Athènes : la démocratie n'était pas en odeur de sainteté dans cette région du onde grec. Strabon. en effet. les chrétiens ont tourné en dérision cette prêtresse car ce qu'elle incarnai t n'était plus de leur monde. à un oracle de la Pythie. Le deuxième oracle marquant prend place pendant les guerres du Péloponnèse. mêmes infimes. il subissait bien sûr les influences du peuple de Delphes. il n'en est rien. sans plafond. l'on n'a retrouvé à Delphes aucune fissure sous le temple d'Apollon.. représentait la flotte athénienne massée dans le goulet de Salamine). mais comme une fosse o uverte. l'oracle se montre surtout méfiant vis-à-vis des Athéniens. L 'adyton est un endroit sacré. comme c'est le cas pour le templ e de Zeus. une statue d'Apollon et un endroit où le consultant s'assoi t. ni aucune autre exhalaison naturelle. On l'a dit. de « parler en faveur des Mèdes ». L'adyton était probablement une simple cavité. Bien qu'incohérente avec les faits historiques. Mais si on ne retrouve rien. On accuse cette fois-ci la Pythie de lacôniser (?a?????e?? / lakônízdein). du côté du « barbare ». Athènes avait consulté l'ora cle. l'oracle a pourtant appuyé son action colonisatrice. il n'y avait rien.

indépendante. Enfin. ainsi qu'un très étrange «?». en outre. mais la Sibylle vieille. « tu es ». fut fondée grâce à un tel oracl e : un certain Bathos était affligé d'un bégaiement. » Notes et références [modifier] . J. maxime enseignant l'importanc e de l'autonomie dans la recherche de la vérité (formule que Socrate reprendra à son c ompte dans le Charmide) et celle de l'introspection. sur le fronton du temple d'Apollon.). La Pythie n'est que la porte-parole du dieu. des ach ats de victimes sacrificielles que seuls les marchands de la ville pouvaient ven dre. des nombre ux trésors offerts par les cités que l'oracle avait « favorisées ». elle est associée au sanctuaire de Delph es. alors q ue la Sibylle « dit l'avenir d'une bouche délirante. ce faisant. Plusieurs devises philosophiques ornaient la ville: « rien de trop » (µ?d?? ??a? / mêdén ága n). La cité de Delphes. C'est d'ailleurs à Delphes. l'argent y circulait (celui des taxes de consultation. La philosophie y était pratiquée et encouragée. et qui pourrait être une manière de noter le mot e? / ei. au VIe siècle avant l'èr e chrétienne. [1]) et sur la signification duquel les Grecs se sont longuement interrogés. des offrandes. la présen ce de l'oracle a fait de Delphes le lieu par excellence de la révélation à soi. Il existe nom bre d'exemples de ce type. et c'est un oracle de Delphes qui aurait poussé Socrate à enseigner. la Pythie est plutôt posée. d'autre part. Pythie et Sibylle [modifier]Quelles différences y a-t-il entre Sibylle et Pythie[2 ] ? La Pythie a un statut institutionnel. une jeune fille vierge). que les premières banques ont fait leur apparition. elle répond aux questions qui lui so nt adressées. Apollon n'était. aussi sur le fronton du temple (ref. Apparurent. la ville de Delphes baignait dans un climat de piété et d'effervescence intel lectuelle. prit dans l'Antiquité un rôle économique important: vi lle très fréquentée. il y vit un lion. alors que la Sibylle parle à la première personne. «connais-toi toi-même» (????? sea?t?? / gn?thi seautón).-C. inculquant la mesure et le rejet des excès. L'oracle lui avait conseillé pour s a guérison de fonder une cité à Cyrène .ue la légende rapporte que la colonie de Cyrène.. La Pythie apparaît en Grèce après la première Sibylle (Hérophile). sous-entendu « toi aussi une partie du divin » ? Quoi qu'il en soit. alors que la Sibylle donne une divination occasionnelle. On s'y dépouillait de ses masques sociaux. nomade. Enfin. la coexistence de ces cultes faisaient di re aux anciens que la présence de l'oracle était un gage de respect mutuel. même si elle est en transe. à l'origine. pas le seul dieu résidant à Delphes: Dionysos était dit y pas ser l'hiver et Athéna y était aussi honorée. malgré certaines images poétiques véhiculées par [Lucain]] et Virgile. La peur causée par cette rencontre fortuite le guérit définitivement de cette affliction. après q u'un de ses disciples y aurait appris que son maître était le plus sage des hommes. On imagine la Pythie jeun e (c'est. des changeurs et des prêteurs. en Libye. fonda nt la cité. à l'image d'Apollon qui. revendique l'original ité de sa prophétie et le caractère indépendant de ses réponses. dut se purifier du meurtre de Python. etc. pour gérer ce flux monétaire créé par les consultations oraculai res. les Sibylles sont venues d'Asie Mineure au VIIIe siècle av.