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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple – Un But – Une Foi

MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES ///

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ASSEMBLEE NATIONALE COMMISSION DES FINANCES

Projet de Renforcement des capacités de Responsabilité Financière et de Transparence

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Conférence sur Cinquante ans de coopération Europe- Afrique : Bilan et nouveaux enjeux Conférence sur « Production, gestion de la qualité, base et enjeux des APE Commerce des produits de

Restitution de l’Etude de l’évaluation de l’impact de l’harmonisation de la fiscalité au sein de l’UEMOA sur les recettes budgétaires du Sénégal

Hôtel SAVANA 6 -7 mai 2008Dakar

Rapport de Synthèse sur : - La Conférence sur Cinquante ans de coopération Europe- Afrique : Bilan et nouveaux enjeux - La Conférence sur « Production, gestion de la qualité, Commerce des produits de base et enjeux des APE - La restitution de l’Etude de l’évaluation de l’impact de l’harmonisation de la fiscalité au sein de l’UEMOA sur les recettes budgétaires du Sénégal
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Public cible : Parlementaires de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale

Autres participants Techniciens du Ministère de l’Economie et des Finances, du Ministère du Commerce, du Ministère de l’Agriculture et Assistants Parlementaires.

TABLE DES MATIERES
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gestion de la qualité. Gestion de la qualité et Commerce des produits de base » Troisième partie : La restitution de l’Etude de l’évaluation de l’impact de l’harmonisation de la fiscalité au sein de l’UEMOA sur les recettes budgétaires du Sénégal.Enjeux des APE Module 2.ACP Analyse de l’aide au Développement Efficacité des instruments de la politique commerciale IIIIII- III -1 Evaluation de la politique commerciale III.Production.2 Evaluation des protocoles produits IVLes nécessaires articulations entre les orientations du NEPAD et celles de la coopération UE-Afrique VObservations sur le rapport 2 Deuxième partie : Conférence sur « Production.Première partie : Etude sur « Cinquante ans de coopération Europe. Commerce des produits de base et enjeux des APE Module 1.Afrique : Bilan et nouveaux enjeux Evolution de la coopération UE. 2 .

SIGLES ACBF : African Capacity Building Foundation ACP APD BEI APE : Afrique-Caraïbes – Pacifique : Aide Publique au Développement : Banque Européenne d’Investissement : Accords de Partenariat Economique 3 CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. : Union Européenne Introduction générale 3 . EAMA FED GOANA NEPAD : Etats Africains et Malgaches Associés : Fonds Européen de Développement : Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance : Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique OCDE : Organisation de la Coopération pour le Développement Economique OMC OMD : Organisation Mondiale du Commerce : Objectifs du Millénaire pour le Développement PRECAREF : Projet de Renforcement des Capacités de Responsabilité Financière et de Transparence REVA STABEX SYSMIN : Retour Vers l’Agriculture : Système de Stabilisation des Recettes d’Exportation : Système de Stabilisation des Recettes d’Exportation des Produits miniers TVA UEMOA UE : Taxe sur la Valeur Ajoutée : Union Economique et Monétaire Ouest Africain .

La troisième partie relative à l’étude sur « l’évaluation de l’impact de l’harmonisation de la fiscalité au sein de l’UEMOA sur les recettes budgétaires du Sénégal ». entre dans la réalisation des activités de la composante « Etudes et recherches » du PRECAREF. à savoir (i) la présentation et la validation de l’ étude intitulée «Cinquante ans de 4 coopération Europe-Afrique: Bilan et nouveaux enjeux ». des Finances. Elle sein de l’UEMOA.Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités. ont assisté à ces rencontres. les représentants de différents Ministères avait pour but de permettre aux parlementaires d’apprécier l’impact des politiques économiques décidées au 4 . réalisée par un groupe d’experts. le PRECAREF a organisé les 6 et 7 mai 2008 à l’hôtel SAVANA de Dakar. réalisée en 2007 par le Centre de Recherches économiques appliquées (CREA) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). portait trois grandes parties. quant aux conditions de production. Outre les membres de la commission de l’Economie générale. une conférence sur les aspects liés aux APE ainsi qu’un atelier de restitution de l’étude de l’impact de l’harmonisation de fiscalité sur les recettes budgétaires du Sénégal. entre dans le cadre de la compréhension et de la maîtrise des enjeux des APE. La deuxième partie portant sur la conférence animée par des universitaires. de gestion de la qualité et de commercialisation. (ii) une conférence sur « Production. Gestion de la qualité. Président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale. commerce des produits de base et enjeux des APE » et (iii) la restitution de l’étude portant sur « L’évaluation de l’impact de l’harmonisation de la fiscalité au sein de l’UEMOA sur les recettes budgétaires du Sénégal » La première étude. a été commanditée pour dresser le bilan des relations entre l’Afrique et ses différents partenaires particulièrement l’Union Européenne suite aux controverses soulevées par les négociations sur les Accords de Partenariat Economique. du Plan et de la Coopération économique de l’Assemblée nationale. et devrait présenter les spécificités propres aux produits de base. Cet atelier. présidé par Monsieur Mamadou Seck.

) et européenne. Agriculture... Commerce.(Finances. de la délégation de l’Union 5 Première partie : CINQUANTE ANS DE COOPERATION EUROPE5 .

consultant senior . l’analyse de l’aide au développement. Mme Mariama Diallo. Les participants ont émis des observations sur le rapport en vue de son amélioration. ƒ Le cycle des « Lomé » (à partir de 1975). Assistante consultant. consultant senior. ancien ambassadeur et représentant à l’UE.AFRIQUE : BILAN ET NOUVEAUX ENJEUX» Le rapport a été présenté par un groupe d’experts composé des membres suivant : Mr Mamecor SENE. les articulations nécessaires entre les orientations du NEPAD et celles de la coopération UE-Afrique. les instruments de Coopération commerciale. les préférences non réciproques et la création du STABEX.L’évolution de la Coopération UE-ACP La Coopération UE-ACP a évolué de 1957 à nos jours suivant les périodes suivantes : ƒ Du Traité de Rome (1957) à l’avènement du statut d’EAMA marqué par la volonté de l’union européenne de sécuriser ses sources d’approvisionnement en matières premières. les instruments de la Coopération au développement. du SYSMIN. Il a été rappelé successivement en plus du contexte et de la méthodologie. Mme Seynabou Niasse. Consultante junior. ƒ Indépendance et Association avec les accords de Yaoundé (1963) : naissance des EAMA et réciprocité commerciale entre Etats africains et ceux de l’UE . l’évolution de la Coopération UE-ACP. Mr Saloim KANDE. 6 Les travaux sur ce rapport ont été organisés autour de quatre modules. 6 . ainsi que du Centre de Développement Industriel. ancien Secrétaire Exécutif adjoint de la CEDEAO. I.

¾ des délais assez longs . le PIR. le STABEX. II. Au niveau de l’UE. ¾ Une augmentation continue des pays membres de l’UE comme des pays ACP bénéficiaires . ¾ un nombre important d’instruments (PIN. le SYSMIN. l’intégration des acteurs non étatiques etc. • Des ressources de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) .8% durant la période 2000-2006 . du traitement différencié des Etats.) . le PAAS. ¾ Une aide communautaire moins soumise aux soubresauts susceptibles de marquer l’aide bilatérale . la BEI. Il s’agit : 7 • Du Fonds Européen de Développement (FED). une analyse quantitative permet de noter : ¾ Une hausse continuelle du FED : sa part dans l’APD (Aide Publique au développement) de l’UE est passée de 2. ƒ L’ère de Cotonou avec le régime des échanges. • Des lignes budgétaires de la Commission. il a été noté : ¾ une lourdeur des procédures .L’analyse de l’aide au développement Les instruments de coopération au développement ci-après ont été utilisés. l’Aide d’Urgence etc. 7 . Sur l’analyse de l’aide publique au développement (APD).ƒ Etat des lieux de l’Afrique en 2000 . liée à plusieurs facteurs qui relèvent aussi bien du bailleur que des pays bénéficiaires. ¾ Une faiblesse des fonds mobilisés d’une période à l’autre.5% en 1960 à 17.

6% en moyenne entre 1980 et 2000 au moment où les exportations de produits manufacturés augmentaient de 6. pendant que les exportations de l’ensemble des pays en développement enregistraient une croissance au taux annuel moyen de 6% sur la même période. III.¾ des sanctions aux pays pour des raisons de gouvernance ou de conflits internes. ¾ une non maîtrise des procédures de décaissement. ¾ la non existence de cellules chargées d’appuyer les Ordonnateurs .3%. ¾ une mauvaise gestion des projets . ¾ une absence au niveau des Ordonnateurs nationaux de manuels de procédures internes. ¾ une instabilité des institutions et des agents chargés de la mise en œuvre . Les exportations africaines ont augmenté seulement de 1. 9 L’efficacité de la politique commerciale Les performances commerciales de l’Afrique depuis le lancement de Lomé I en 1980 sont bien en dessous des attentes. Les exportations africaines sont non seulement peu diversifiées. synthétiques et d’accès facile.1% entre 1980 et 2000. mais elles sont également concentrées sur des produits dont la plupart ne sont plus porteurs sur le marché international. Au niveau des pays bénéficiaires : ¾ une mauvaise programmation des projets et programmes à financer . La faiblesse du commerce intra-africain a aussi été notée. Les produits primaires comme les produits de base n’ont crû que de 0. 9 Evaluation des protocoles produits 8 8 .L’efficacité des instruments de la coopération commerciale Les instruments de politique commerciale portent principalement sur (i) les préférences commerciales et (ii) les protocoles produits .

9 .Sur les « protocoles produits ». Sainte-Lucie. Dans la perspective de la mise en œuvre des APE. le Cap-Vert. en comparaison aux ressources des mécanismes de stabilisation . SaintVincent. l’accent a été mis sur le sucre et la banane. Toutefois. avec l’Australie. Le Sucre Les avantages du protocole sucre ont été particulièrement mis à profit par des Etats comme Fidji. l’on peut retenir ce qui suit. Les dispositifs du protocole ont particulièrement été bénéfiques à certains pays ACP qui ont pu renforcer leur présence sur le marché européen. La plus décisive portée par des pays en développement contre ces préférences est venue du Brésil et de la Thaïlande qui. partie portant sur l’efficacité de l’aide au développement pour plus de détails sur les insuffisances de l’environnement de la production et sur les réformes nécessaires). ce protocole n’a pas manqué de faire l’objet d’attaques. ont obtenu en avril 2005 la condamnation de l’Organisation commune de marché (OMC sucre) de l’UE. d’autant plus que ses avantages vont directement aux acteurs. En définitive.Le système a été très utile. . le Cameroun. La Banane Comme pour le sucre. la Côte d’Ivoire. toutefois. Maurice. sur les préférences commerciales. la Barbade. Dominique. le système ne saurait suffire pour la réalisation des objectifs poursuivis et une des critiques que l’on formule de manière plus ou moins explicite contre les préférences commerciales est qu’elles n’ont pas incité les acteurs ACP à renforcer la compétitivité de leurs produits. la Somalie et le Surinam. la Jamaïque. au plan de l’environnement international comme au niveau de l’environnement africain pour un meilleur profit tiré du système (cf. Il était nécessaire de créer un cadre de production et d’échange plus 9 favorable. Guyane. cette exigence de compétitivité et d’élimination des contraintes d’accès au marché européen demeure incontournable . Madagascar. le protocole qui a été mis en place pour la banane a été mis à profit par plusieurs pays comme Belize.

. 10 .). entre autres. utilisation comme biocarburants. IV- Les nécessaires articulations entre les orientations du NEPAD et celles de la coopération UE-Afrique Plusieurs actions concrètes de la coopération UE-UA se sont déjà inscrites en droite ligne de l’esprit du NEPAD. ƒ ils comportent cependant le risque de création d’une dépendance trop grande vis à vis d’un produit. notamment d’accès au marché. Ce n’est que sur la période récente que l’on a noté l’inclusion de programmes de renforcement de capacités commerciales dans les PIN et les PIR. etc. d’où la nécessité d’une bonne stratégie à l’égard de ce mécanisme. . échec de beaucoup d’initiatives prometteuses pour défaillance dans la commercialisation des produits). les leçons à retenir sont que : ƒ ces protocoles ont présenté des avantages très importants . On peut citer à cet égard. les protocoles produits n’ont pas toujours incité à la recherche de meilleures performances et la perspective d’élimination de ce mécanisme est aujourd’hui en train de pousser les bénéficiaires ACP à trouver de nouvelles stratégies de valorisation de leurs filières (produits à plus grande valeur ajoutée. dans la perspective des APE. ƒ de même que pour les préférences tarifaires.L’octroi des préférences aurait dû être accompagné tout le long de la période par des programmes de renforcement des capacités commerciales des pays africains (absence de stratégie de prise en charge efficace des questions commerciales. ƒ l’expérience a toutefois montré que les pays qui ont su asseoir l’utilisation des ressources viables en mobilisées ont sur fait des un stratégies facteur de de développement 10 croissance dynamique.S’agissant des protocoles produits.

ils ont besoin d’être vulgarisés et soutenus par des campagnes de sensibilisation auprès des acteurs concernés. Tirant les leçons de quatre décennies de balbutiement sur le chemin du développement. et à donner davantage de priorité aux projets et programmes régionaux d’autre part.la contribution de l’UE à la Facilité de Paix de l’UA pour le financement des opérations de maintien de la paix. Les deux parties en sont si bien conscientes qu’elles n’ont pas manqué de prendre des initiatives propres ou conjointes pour une efficacité accrue. A ce titre. Pour que les éléments ci. L’examen de l’état de mise en œuvre du NEPAD dressé dans le chapitre précédent a permis de souligner les insuffisances qui entravent son efficacité. ainsi que le Fonds Fiduciaire pour les Infrastructures mis en place au niveau de la BEI. Tout gain qui sera engrangé en termes de renforcement de cette efficacité contribuera à la viabilité de l’articulation des orientations NEPADCoopération UE-UA. De la même manière. 11 11 . une double réorientation susceptible de contribuer à une meilleure articulation du NEPAD et de la coopération UE-UA pourrait consister à un rééquilibrage de l’aide de l’Union Européenne en faveur du multilatéralisme d’une part. le Partenariat UE-Afrique pour l’Atteinte des OMD. Enfin.dessus puissent prospérer et avoir des chances de mise en œuvre. sans omettre l’importance des réformes qui pourraient être entreprises au niveau des procédures de l’UE. les réflexions qui seront menées au titre de l’étude des perspectives de la coopération entre l’Union Européenne et l’Afrique offriront l’occasion de dégager les contours des articulations futures à promouvoir. l’Afrique et l’Europe ont mis à profit l’aube du 21ème siècle pour poser les jalons que l’on espère voir conduire au développement du continent noir. l’objectif étant de favoriser et d’accélérer la mise en œuvre du NEPAD. toute amélioration de l’efficacité de la coopération par suite d’actions de réforme menées du côté européen aurait un impact sur la viabilité de ladite articulation.

l’intégration des montants réels décaissés par le FED (voir étude OXFAM et OCDE sur l’efficacité de l’aide/ déclaration de Paris) . les caractéristiques et les résultats essentiels (leçons à tirer) . L’utilisation de sources alternatives à l’UE pour analyser l’aide (Ex OXFAM) La réalisation d’une analyse comparative plutôt que descriptive (comparaison avec les pays hors ACP) . V.C’est ainsi que les années 2000 à 2002 ont vu naître successivement l’Accord de Cotonou. Munies de ces instruments que renforcent la Déclaration des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptée par la Communauté internationale en Septembre 2000 et la Stratégie Union Européenne –Union Africaine adoptée dernièrement à l’occasion du Sommet de Lisbonne en décembre 2007. la réalisation de résumés à la fin de chaque section en montrant les innovations. de « l’assistance technique » qui a grevé les coûts du secteur de l’éducation . le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et l’Union Africaine. La revue de l’intitulé car il n’y a pas eu coopération mais assistance . 12 12 . gages d’efficacité. les perspectives de l’étude . Il reste à en dégager les perspectives pour des actions anticipatrices. La prise en compte dans l’analyse. l’analyse de la part de responsabilité de l’Afrique .Les observations sur le rapport Les participants ont fait des commentaires et suggestions qui ont tourné autour de : la part entre le FED et l’ensemble de l’aide (surtout l’aide bilatérale qui représente près de 90%) et le changement de l’intitulé du document (Coopération CE – Afrique) . les deux parties disposent aujourd’hui d’une vision et d’un cadre aptes à rendre beaucoup plus bénéfique la coopération eurafricaine.

La relation entre la compensation ou stabilisation (STABEX et SYSMYN) et la politique néfaste de l’UE . L’articulation à faire avec les changements climatiques n’est pas plus importante pour l’Afrique que la désertification . Gestion de la qualité.elle permis à l’Afrique de se développer ? L’analyse de l’impact des politiques de subvention aux exportations des produits agricoles par rapport à l’aide . 13 . L’aide a –t. L’inclusion du programme d’appui et de prévention dans la lutte contre la grippe aviaire. La conclusion de la troisième partie par le manque de stratégie de l’Afrique dans la définition des politiques (énergie. commerce des produits de base et enjeux des APE » La conférence est articulée autour de deux modules : enjeux des APE . Le commerce n’a été pris comme secteur de concentration que dans le 10ème FED.- L’analyse de l’efficacité de l’APD par rapport au PIB et aux exportations .…) - - - 13 - - L’intégration de l’élevage dans l’analyse de l’agriculture (le PC 15 était un programme inter-africain financé par l’UE pour lutter contre les épizooties avec la vaccination de masse. L’articulation NEPAD – APE notamment en la prise en compte du volet développement de l’APE (se rapprocher du secrétariat de la commission de la CEDEAO) . L’appréciation de la diffusion de l’aide dans l’économie (qu’est ce qui reste. Ce programme a donné par la suite le PARC et le PIC : la peste bovine est éradiquée en Afrique. - - - - La pêche et la coopération commerciale . transport. éducation. santé. qu’est ce qui repart). DEUXIEME PARTIE : Conférence sur « Production.

UE-ACP : Yaoundé I et II.Dérogation OMC jusqu’à fin 2007. fera l’historique des conventions liant l’Union Européenne aux pays ACP : . il est nécessaire de garantir des pré-requis pour aider les entreprises à se repositionner dans le nouveau marché APE : appui au diagnostic des entreprises et financement des investissements matériels et immatériels. les pays avaient sept (7) ans pour se préparer. . Enfin. Gestion de la qualité et Commerce des produits de base. IV (1964-1999) accords post coloniaux donnant marché UE de façon unilatérale. les participants se sont accordés sur la nécessité d’avoir : 14 . Le NEPAD est de ce point de vue un outil d’intégration à optimiser. III. Ces accords ont un impact négatif sur l’agriculture.Présentation du module 1 Le Conférencier. même si les pays africains peuvent en tirer quelques opportunités. Module 1 – Enjeux des Accords de Partenariat Economiques 1. Ces risques touchent à l’équilibre budgétaire avec les pertes de recettes fiscales liées à l’abaissement des droits de porte. II. . Le conférencier reviendra sur les risques liés à la signature de nouveaux accords de partenariat.Débat sur module 1 Suite à la présentation du module. les industries et l’emploi. dira-t-il. Lomé I. le Docteur Malick SANE de l’UCAD. qui sont des 14 un accès préférentiel des pays ACP au 2.Cotonou 2000 : maintien de ces accords mais engagement d’évoluer vers les APE conformes à l’OMC. assisté du Professeur agrégé Ahmadou Aly MBAYE doyen de la FASEG /UCAD.- Production.

Présentation du module 2 Le Conférencier. évoquera trois grandes questions articulées autour : ¾ des conditions d’entrée du Sénégal sur le marché international. les obstacles non tarifaires et les normes de produits . ¾ la manière dont les normes de produits imposés dans les pays développés affectent les exportateurs sénégalais . Gestion de la qualité et Commerce des produits de base » 1. En effet. Ils sont revenus sur les menaces des APE et ont invité le Conférencier à insister davantage sur les opportunités que l’Afrique pourrait tirer de ces nouveaux accords. le Docteur Ibrahima Thione DIOP de l’UCAD. un mandat clair du comité national et du comité de négociation . 15 • un renforcement de la production . Les Parlementaires ont manifesté un vif intérêt dans un climat empreint de sérénité. assisté de Mr Ben Oumar NDIAYE maître de conférence agrégé. il devrait disposer d’informations suffisantes pour aviser. Module 2 : Production. 15 . un label qualité et de poursuivre le programme qualité de l’UEMOA . notamment les droits de porte. Un fascicule sur ce module a été mis à la disposition de chaque participant.• une bonne définition des secteurs prioritaires et la liste des produits sensibles . une politique d’autosuffisance alimentaire . l’autorisation de ratifier un éventuel accord international leur revenant. • • • • • un marché commun pour négocier . une réforme la politique commerciale .

les échanges ont porté sur les points suivants : o ne pas faire de l’APE un accord commercial mais insister sur le renforcement des capacités de production de nos industries. les obstacles tarifaires sont liés aux droits de douane.Débat sur module 2 Suite à cette présentation. même lorsqu’elles sont assez contraignantes. o avoir un label qualité et poursuivre le programme qualité de l’UEMOA . des brevets et des marques déposés. o avoir une politique d’autosuffisance alimentaire . Sur « l’entrée sur les marchés ». Enfin puisque les pays gardent le droit d’imposer leurs propres normes et de bloquer les importateurs qui n’y satisfont pas. 16 16 . la meilleure approche pour les pays en développement consiste à chercher à se conformer à ces normes. Un fascicule sur ce module a été mis à la disposition de chaque participant. aux contingents tarifaires et aux obstacles convertis en droits de douane via la tarification alors que ceux non tarifaires concernent les obstacles sanitaires et phytosanitaires. o réformer la politique commerciale . 2. l’impact d’un obstacle non tarifaire peut empêcher un produit d’entrer sur un marché d’importation particulier. les obstacles techniques au commerce et des droits d’auteur. Par ailleurs. o régler le problème de l’accès au marché. le conférencier dira que les droits de douane élevés augmentent le prix auquel les produits de base importés peuvent être vendus sur les marchés étrangers.¾ des options politiques permettant de surmonter l’ensemble des obstacles auxquels sont confrontés les exportateurs du Sénégal. Sur le premier point. et optimiser les plans REVA et GOANA pour stimuler les exportations .

17 TROISIEME PARTIE : Restitution de l’étude portant sur « l’évaluation de l’impact de l’harmonisation de la fiscalité au sein de l’UEMOA sur les recettes budgétaires du Sénégal ». 17 .

Professeur Agrégé . d’une part par une libéralisation des échanges entre les pays membres et. Monsieur Mohamed Ben Oumar Ndiaye a présenté l’étude qui tourne autour de cinq grandes parties : le schéma d’harmonisation fiscale et douanière au sein de l’UEMOA . par la mise en place d’un tarif extérieur commun vis-à-vis des pays tiers. l’impact des réformes fiscales de l’UEMOA sur le droit interne . d’autre part.Schéma d’harmonisation fiscale Le schéma de l’Union douanière au niveau de l’UEMOA est caractérisé. Professeur Agrégé . Consultant. ainsi qu’aux importations avec un taux compris entre 15% et 20% et appliqué par 18 . Assistante-chercheur. l’impact des réformes fiscales de l’UEMOA sur les recettes fiscales : application d’un modèle de prévision et de simulation. les effets des réformes entreprises sur le recouvrement au Sénégal . Mohamed Ben Oumar Ndiaye. I. Maitre de conférences Agrégé .L’étude a été réalisée par une équipe de consultants et d’universitaires du Centre de Recherches Economiques Appliquées (CREA) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) comprenant : Ahmadou Aly Mbaye. Birahim Bouna Niang. 18 Birame Dieng. ancien Directeur des impôts . Concernant le schéma d’harmonisation des fiscalités intérieures. le nouveau schéma de transition fiscale et son probable impact sur l’économie sénégalaise . Fatou Guèye. la TVA a été généralisée à l’ensemble des livraisons de biens et de services.

on note une évolution importante de la TVA dans les ressources budgétaires de l’Etat par rapport aux droits d’accises et aux impôts sur le revenu.3 milliards en 2005. Un code communautaire des investissements est mis en place.les Etats membres. renforcer les capacités et la synergie entre les administrations fiscales et douanières. 19 IV.9 milliards en 1998 à 802. La mise en œuvre de ce programme de transition sera effective au plus tard le 31 décembre 2008. Du point de vue de la structure des recettes.L’impact des réformes fiscales de l’UEMOA sur les recettes fiscales : application d’un modèle de prévision et de simulation 19 . de l’harmonisation de la TVA et des droits d’accises.Le Nouveau schéma de transition fiscale et son probable impact sur l’économie sénégalaise Pour consolider les acquis. soit une croissance moyenne annuelle de 9. une nouvelle génération de réformes est initiée par le conseil des ministres dans un « programme de transition fiscale » aux fins de : ƒ ƒ ƒ ƒ consolider le marché commun . soutenir la croissance et l’investissement . III.Les effets des réformes entreprises sur le recouvrement au Sénégal Sur la base des réformes initiées en matière de libéralisation des échanges.1%. de l’application du TEC. les recettes fiscales du Sénégal sont passées de 438. mobiliser au niveau optimal des ressources fiscales et douanières . II.

la formalisation progressive du secteur informel. En conclusion. la contribution forfaitaire à la charge des employeurs. l’élargissement de l’assiette par la promotion du civisme fiscal . les réformes entreprises au niveau de l’UEMOA ont permis d’augmenter significativement la part des impôts sur les biens et services par rapport à celle de l’impôt sur le commerce extérieur. renforcement de l’arsenal répressif contre la fraude. Cependant elles n’ont pas affecté le poids relativement élevé des impôts indirects . à travers l’augmentation des moyens humains et matériels de l’administration fiscale. Les équations de comportement décrivent les recettes suivantes : l’impôt sur le revenu des personnes morales. la contrefaçon et la piraterie. En vue de concilier la fonction économique. soit un taux de croissance moyenne annuelle de 3. financière et sociale de l’impôt. ce qui pose un problème d’équité fiscale. des membres du 20 20 . les impôts sur le commerce extérieur. les recettes fiscales devraient passer de 921.1 milliards entre 2006 et 2007. Le rapport de l’étude a été mis à la disposition des quarante (40) parlementaires membres de la Commission des Finances. les taxes sur la consommation. un modèle simple de prévision et de simulation a été utilisé.6% sur la période 2006-2010.4 milliards. Les équations de comportement ont été estimées sur la période 1986-2004. l’impôt sur le revenu des personnes physiques. il convient de prendre les mesures suivantes : ¾ l’amélioration des performances du recouvrement de l’impôt direct.Pour mesurer l’effet du programme de transition fiscale sur le niveau du recouvrement. ¾ l’utilisation d’autres instruments de politique commerciale pour sauvegarder l’économie nationale : mesures non tarifaires comme les normes. A l’horizon 2010. Les résultats des prévisions montrent qu’à législation inchangée. la TVA.6 milliards à 975. elles devraient passer à 1084.

21 Conclusion générale Cet atelier de restitution. organisé par le PRECAREF sur une durée de deux jours. a été financé par la Fondation pour le Renforcement des Capacités en 21 .Comité technique ad hoc mis en place par le Ministre des Finances pour la supervision de l’étude (en fait des experts représentant les Directions concernées) et des autres participants.

L’atelier a développement. des Ministères techniques et des partenaires au Suite aux différentes présentations des consultants. vu la participation des représentants de l’Assemblée nationale. les participants ont soulevé des observations et corrections à apporter pour améliorer les documents. 22 Fait à Dakar le 10 Mai 2008 Les rapporteurs Mr Alioune Badara SENE Assistant parlementaire / / Mr Djibril DIOUF Assistant parlementaire / Mlle Dieynaba SAKHO / Assistante de programme PRECAREF /MEF Commission des Finances / Commission des Finances / 22 . Les parlementaires ont salué les initiatives du PRECAREF dans le domaine du renforcement des capacités et ont souhaité la tenue d’autres ateliers. en particulier dans le domaine de la structure des prix et de l’inflation. Le Président a clôturé le débat devant des Parlementaires satisfaits de l’expertise des consultants et de ces deux journées fort enrichissantes.Afrique (ACBF).