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WALTZING. RUE DE NAMUR.-P. LIBRAIRE-ÉDITEUR v 20. MÉMOIRE COURONNÉ PAR L'ACADÉMIE ROYALE DE RELGIQlh TOME Le droit d'association u I Home. PAR J. professeur à I'Oimersité de Liège. 20 1895 SEEN BY PRESERVATION SERVICES DATE JUL 2 2 1992 ./ ÉTUDE HISTORIQUE SUR LES CORPORATIONS PROFESSIONNELLE CHEZ LES ROMAINS DEPUIS LES ORIGINES jusquà la chute de l'Empire d'Occident. Les collcycs professionnel considérés comme associations privées. LOUVA1N CHARLES PEETERS.

l .DQ loq L.

A MONSIEUR GODEFROID KURTH .

.

qui ne peut décrire et les luttes civiles. trouve « son sujet ingrat son travail sans gloire »*. 32 : ^obis in arto et inglorius labor. L'historien romain qui n'a pas de batailles ni de sièges à raconter. par l'illustre admirablement commenté au XVI e français Jacques (iodefroy. Les historiens romains ne s'occupent guère de laire : la classe popu- dans cette société basée sur l'esclavage. on rencontre une source d'in- renseignements épars. Même sous l'Empire. dans raires. quand les corporations ouvrières sont devenues n'en parlent que rarement. monuments et nous ne trouvons.INTRODUCTION SOURCES ET TRAVAUX MODERNES. les artisans et les petits la marchands les n'avaient nulle ils influence sur direction des affaires publiques. sur leur que quelques phrases vie privée et sur leurs asso- ciations. § 1.. IV.. . Les Sources. siècle savant En effet. et furent litté- longtemps exclus de l'armée. le travail était méprisé. d'abord pour les proscrire 1 ïacit. les empereurs durent fréquemment s'occuper des collèges. Ann. principalement Code de Théodose. un rouage important de l'administration publique. Aussi. les auteurs Nous avons tâché de réunir ces Dès l'époque des Antonins. insignifiantes souvent obscures pour nous. formations plus abondante ce sont les divers Codes et les trale : vaux des jurisconsultes .

bonne fortune de pouvoir faire revivre aujourd'hui les associations nombreuses qui se formaient surtout dans le sein de la classe populaire. parvenus tels qu'ils furent gravés. les statues élevées à des dieux ou pétuer tion. Longtemps muettes. une plus vive lumière sur la vie intérieure des collèges populaires les que ces inscriptions. L'épigraphie latine el les corporations profesA. Les inscriptions relatives aux corporations professionnelles sont fort nombreuses. 189*2. des dignitaires à des patrons de ces collèges. . sur les monuments destinés à perla souvenir des événements qui intéressaient corpora- Ces pierres. sur les temples. les inscriptions relatives * Yoy. puis pour régler leur situation légale. Siffer. sionnelles de l'Empire romain. Les textes qu'elles portent nous sont littéraires. dans la Narbonnaise dans les provinces du Danube que Kien ne jette la récolte a été riche. Peu nombreuses sous la République. elles nous révèlent mille détails sur lesquels les historiens gardent le silence. le des protecteurs. Elles sont gravées sur et tombes des confrères. elles mettent sous nos yeux des scènes de la vie populaire. Leçon d'ouverture.-F.( 4) ou pour les autoriser. et surtout leurs obligations. les autels. dier l'antiquité sans les consulter. aujourd'hui comprise de tous. dans les bas-reliefs plus ou moins artistiques qui accompagnent les inscriptions. nous procurent parce qu'elles étaient enfouies dans les ruines des villes antiques. qui étaient la comme les archives des collèges. est telle qu'il n'est plus possible d'étu*. Gand. mais c'est principalement en et Italie. 32 pages. dans la Cisalpine. nous avons d'autres témoins du passé que les ce sont les documents épigraet les jurisconsultes : Leur importance. Waltzing. leurs droits et leurs privilèges. Toutes les parties de l'Empire romain ont fourni leur contingent . sans avoir éprouvé aucune le de ces altérations que temps a fait subir aux textes Parfois ces pierres ne se contentent pas de parler. J. longtemps méconnue. auteurs phiques Par bonheur.

en définitifs. plus ou moins et récents.(5) aux collèges professionnels se multiplient pendant les trois le premiers siècles de l'Empire. c'est les pour flatter de puissants personnages. l'absence d'une collection d'inscriptions Aujourd'hui nous possédons l'admirable Corpus inscriptionum latinarum. jour Los inscriptions nouvelles sont aussi publiées 1 Th. sous la République. pour redevenir très rares dès commencement du quatrième. à la ville il et plusieurs ont déjà des suppléments con- reste à publier le (fin tome IV du volume les de Rome des inscriptions sépulcrales). sans liberté. et il a les mêmes causes. Le même fait s'observe pour inscriptions de tout genre. des statues. L'obstacle qui empêchait Th. était des documents épigraphiques sous d'une autre cause : elle est moins répandue. Mommsen. p. d'élever des statues et des monuments de toute espèce. consacré aux trois Gaules (Aquitaine. édité par l'Académie de Berlin. Lyon- naise a Belgique) et aux deux Germanies. des atten- dant des suppléments l'Académie de Berlin publie ont vu le VEpliemeris epigraphica. régleSi elles élèvent parfois mentées. Dr mil. opprimées. consacré II paru complètement sidérables. dont huit volumes (1872-1893). Mommsen. le tome du volume XI. Les corporations. graphiste est lui-même le et dont l'illustre et infatigable épi- principal auteur. et sodaliciis. d'entrec'était prendre une étude complète sur romains. qui ne pourront la soustraire à ruine. Le temps la les a pu détruire les plus anciennes . les collèges étaient moins nombreux. découvertes. 129. La rareté le Bas-Empire provient tout ensemble une preuve et une conséquence de la misère générale. d'ailleurs. on ne cesse de faire des fouilles Pour compléter les volumes parus. fallu donc consulter d'autres recueils. et volume et Il XIII. et cou- tume de tout graver sur la pierre. Onze volumes ont VI. accablées de charges. qui contiendra le inscriptions de l'Ombrie. en les collèges *. 1843. avaient perdu leur prospérité. d'autre part. .

. Ensuite C. Haenel. = Julii Pauli Sententiarum libri. Codex Theodosianus cum notis Ritter. 4 e éd. éd. Lipsiae. Louvain. = Codices Gregorianus Hermogenianus Theodo- sianus. 1° Auteurs. éd. Nov. 1737. Leipzig.-E. Bonnae. Bruns. . avec nos abréviations. recensait Ph. Paulli Sent.<• recueil général des inscriptions latines l'épigraphie latine depuis cinquante ans. Nous citons généralement les éditionsTeubner. Theodosii II. V cura Th. 2. Gothofredi. 1874. Ulpian. 1892. Et particulièrement dans ce volume Gaius. Theod. ou Gothofr. quae supersunt. les éditions sont indiquées dans les notes 2° Ouvrages de droit. Vaticana. Fribourg-en-Brisgau. II. 1 Pour plus de détails. et voyez notre ouvrage intitulé : /. Charles Peeters. = Novellae Constitutiones Imperatorum J. antejustinianae éd. 2 On trouvera à la fin de ce mémoire une table de tous les passages d'auteurs cités. Bruns = Fontes juris romani antiqui. C.(6) dans une foule de revues dont nous allons pales i. : = Gai Institutionum juris civilis commentarii quattuor. III. Mommseni. 6 volumes. Teubner. éd. 315-324. Editions citées. citer les princi- Les inscriptions grecques relatives aux collèges sont relati- vement peu nombreuses. 1882. paraître. Inst. pp. sinon. etc. Bonnae. Fragm. Goth. 392-395. éd. Theod.-G.. 1842. Une sixième édition vient de Jurisprudence Huschke. 1884. = Fragmenta juris romani le = Domitii Ulpiani Fragmenta. Vat. Ed. Code Théodosien : ou Cod. 1887. 150 pages. Th. etc. Haenel.

Visig. par Th. = Topographie der Stadt Roin im Aller tkum.. 1863. Asie. G. III. Iena. Vol. par Th. Digesta. par Zangemeister. Dign. dont deux fascicules ont paru en 1889-1892. . vol. = Lex romana Visigothorum. accedunt notifia Urbis Constantinoet laterculi politanae 1876. III. Regionen = Die Regionen der Stadt Rom. Weidmann. 1871 (contient les dan. Haenel. = Ont paru Vol. Weidmann. I. IV. II. provinciarum. fasc. = Notifia Dignitatum. Topogr. avec un supplément (par Hirschfeld et Domazewski). von H. Padlus Krueger I. en 1871. 1863-1893. Espagne et Portugal (1869). et Rud. Otto Seeck. vol II. 1. Momm- sen. Egypte.er Rand. d'après ('. Inscriptions pariétaires de Pompéi. Illyricum. Inscriptions latines. Corpus inscriptionum latinarum consilio et auctoritale Academiae litterarum regiae Rorussicae editum. 2« édit. éd. Jordan. éd. 1849. Berlin. C. en 1893. 1870-1886. Hochhausen. vol. 3° Ajoutons à ces : ouvrages de droit les notices adminis- tratives et autres Not. Vol. von L. mêmes documents). Codex Jus tiniamis . Preller. Grèce. Mommsen. Mommsen. Vol. par E. JorWeidmann.( 7 ) Le Digeste. avec un supplément contenant les tables (1892t. 7/. Leipzig. L. Schoell. Lex rom.<>rpus : le Code de Justinien et ses Novelles sont cités juris civilis. I. a. 4° Documents épigraphiques. Huebner. en 1873. Novellae. 1846 (contient le Curiosum Urbis et la Notitia ou Regiones Urbis Romae). Preller. éd. : Inscriptions antérieures à la mort de César. Th.

en 1873. I.(8) Vol. vol. 1. I. corporis inscriptionum latinarum supplément um. XI. en 1883. Th. par E. V. Huebner. éd. XIV. XV. avec un Cagnat. Vol. 1873-1893. par 0. Tomes II. consilio édita. dans de celle Académie. J. miae regiae Lynceorum Galliac Cisalpinae. 1. additamenta ad 1888. par Dressei. par E. dont les principaux sont : Eph. Rome.. Inscr. 1882. Gaule cisalpine.-B. par Dessau. Henzeni. Afrique. Urbis Romae. Narbonnaise. IX etX. en 1887. Vol. Inscriptiones christianae et II. Italie méridionale. Vol. V. in-8». en 1872. Mommsen. Notizie ou INotiz. de l'Ombrie. éd. par Th. en 1888. de Rossi. Sardaigne. un . 1829-1885. XII. par Henzen et Huelsen. tome Instrumentum domesticum de Rome. qui n'ont pas encore paru dans Corpus. Angleterre. = Annali deW Instituto di eorrespondenza archeovol. Bossu. 4885. I. Bormann. tome I. d. Latium antiquum. l'Italie). par Th. gr. et Vol. cura G. — Fuse. Ephemeris epigraphica. des le Gaules et de la Germanie. supplementa italien. Y Hector Pais. Mommseni. par Wilmanns J. depuis 1876. Sicile. 1861-1888. epigr. degli nirate alla r. supplément donné par Schmidt et R. Vol. I. Vol. citerons toujours d'après le nous Corpus les inscriptions que celui-ci renferme. en 1891. on Ann. VI. ainsi que pour les inscriptions nouvellement découvertes des autres parties de l'Empire romain. nous devons citer des recueils spéciaux ou des périodiques. et Pais = Corporis J. Rome. Vol. Emilie et Étrurie. Pour les inscriptions de Rome. III. L. I-VIII.-B. VII. en 1876. Roma. 1886. auctorilate Acaderoi. en 1888. Scam — Notizie degli scavi di antichità commit- Accademia dei Lincei (pour les fouilles faites les Atti dans toute A. Vol. Hirschfeld. Mommsen. en 1881. D. logica di Roma. Vol. Malgré le recueil qui sera annexé à ce Mémoire et qui con- tiendra toutes les inscriptions relatives aux collèges. christ. Mommsen. 1 = J. en 1892. in-8° par an. = de Rossi. VIII.

Reinesius Th. in-8° archeologica di Romn. lat. Henzen.T7- 1863. ou Mhîatori Novus thésaurus veterum inscriptionum. totius orbis Romani.. Allmer. 48. par A. un : vol. Or. industria Gruteri.I88ô\ Elles sont dans le format des Annali.- Wii. ou Wilmanns = Exempta inscriptionum lat. On trouvera renseignées et beaucoup d'inscriptions relatives aux collèges. maints articles que nous aurons l'occasion de citer à leur place. Heidelberg. qui est annexée aux Monumenti in-folio. A. 1844-1853. par an. sauf y la troisième. Gritek = = Thésaurus inscriptionum antiquurum et diligentia . un vol.). I.. I- = Mittheilungcn des deutschen kais. 1 II y a six tables des matières contenues dans les Annali. Abthcilung (Bullettino deW imper. 1828. Jo. 1877-1893. epigr. épigr. Leroux. etc. von 0. collectore L. un par an '. ou = Orelm lii s. Bev. MedioL. = Archaeologisch-epigraphisclic Mit- theilungen aus Oesterreich-Ungarn. Ed. vol. en 1707.1. = Bullettino dell' Instiluto di corrcspondenxavol. rôm. par Graevius. amplissima collectio. 1873. = Inscriptionum lat. 1886-1893. d. Mitth. ou B. Gatti Trovamcnti risguardanti epigrafia romana. 373-430. 1874. — Voy. d. 1856. 4 vol. G. com. souvent commentées. Paris. Arch -ep. par an. Wien. Turici. municipale (ou communale) les notices Roma. 1872-1893. = di Bullettino délia commissione arch. 1829-1885. Reinesii Syntagma inscriptionum.. Mur. 1739 1742. 1603. X. 2 vol.) la = Revue épigraphique du Midi de France. revue des publications épigraphiques relatives à tantiquité romaine. in-8°.-C. l'Institut le Bullettino et les Monu- ment: publiés par archéologique: I83i-1843. Wn. Benndokf. Ann. Cagnat. III. 1888-1893. Lipsiae. 2« édit. 1846-1854. germ.B. ou Bull. ou A. c.m. pp. Muratorio. Mitth. amplissima éd. Insi. Mitth. manns. dans la Bévue archéologique et à part. de Boissiei . la surtout de G. 1878-1893. herausg. 1682. (Chap. Bull. . Lyon. in-fol. Orel- Turici. Or. par Ai. d. composuit G. arch. arch. 1864-187H. I. Instituts. vol. ou Henzen = Inscriptionum vol. par B. Sezione rom. 2 De Boissieu = Inscriptions 1 antiques de Lyon. collectio. 72 fascicules. 1854 1836. Colleclionis Orellianae supplementum. Berlin.-E. = V Année épigraphique. in-fol.ph.-Henzen.

I. Wagener (Bévue de Vlnslr. 1884-1886. Le Bas et W. Bull. Voyage archéologique en et Grèce en Asie Mineure pendant 1845-1844. 2 Steiner vol. publ. subjecit H. Borussicae. vol. Lyon. = Codex = inscription um rom. — Bulletin épigraphique. à Zurich (Mittheilungen der Antiin-4°)..VI. tomes IV. Mommsen. rom. A. consilio societ. Hagen = H. 1-14). = Korrespondenzblalt der Westdeutschen Zeitschrift 1882. Paris. = Camille Jullian. bearbeilet von Steiner. et aucloritate 1 vol. Hclveti- carum sylloges titulos Aventicenses et vicinos continens. A. pp. I-1V. Brambach. Indices. 4 vol. = Bulletin de Correspondance hellénique. de Corr. Progr. 1867. Bheni. Gesellschaft in Zurich. éd. dirigé par Florian 1881-1883: Vallentin. à Seligenstadt. Helv. 1828-1859. Th. épigraphique de la Gaule. 1877. inscriptions antiques. Gr. III. M.. vol. Brambach Corpus inscriptionum rhenanarum. Trier. Bernae.. Deuxième édition du Codex inscr. éd. Korresp.-H. Musée de Lyon. in-fol. Berlin. antiq. Bhenanae. par an . éd. 1854. 1851-1854. Boeckhius. C. Bull. = Corpus inscriptionum graccarum. Hageni prodromus novae inscriptionum latinar. 1888-1892. Inscriptions romaines de Bordeaux. Kaibel. Kaibel = Inscriptiones graecae Siciliae Italiae. aucloritate Acadcmiac Utt. reg. publié en 1837. 1887-1890. 1847 et suiv. 1 etc. épigr. Danubii et Bheni. quar. un vol. trois parties. X. éd.. Jullian. 5 et 6 (Asie Mineure). = Allmer et Dissard. b. Th. Wagener = lnscript. 3 R. = Bulletin vol. par A. Inscr. Lebas = Ph. 1868. de Bord. G. hell. 1893. latinae. = Inscriptiones Confederationis Helveticac Mommsen. Inscr. in-4°. Bd. 1854. Inscriptions grecques. grecque inédite. vol. C. 1878. G. Elberfeld.. de L. en Belgique. Roehl. YVaddington. dirigé par Mowat. XVI. . depuis 1877. 1890.( 10 ) Allmer. Wd..

recueils et les périodiques où elles sont reproduites. l'on peut dire que. publiée en 1820.( il ) Mitt. de Dirksen. . qui présente deux élucider et : le droit la d'association et la capacité civile. Aussi à presque inutile de consulter : les travaux antérieurs notre siècle ils sont surannés. Vienne. d. 277-278> vient de dresser la liste complète des inscriptions grecques. celle surtout celle de Th. dans ses première a été examinée surtout par Kayser. Après question a été reprise. notamment par Houdoy. gischen Instituts in Atfien. Mommsen. Gaudenzi. toujours enveloppée de nuages impéné- malgré les recherches de et Cohn et de Wezel. depuis 1876. Dirksen. Cohn. on n'a cessé d'explorer les diverses parties sujet. sauf toutefois l'origine des collèges d'artisans. Pernice. et qui a vu le jour en 1843. § 2. de cet intéressant point de départ de travaux plus sérieux. pour les villes. Nous ne les mentionnerons que pour être complet. 1893. Après Dirksen Mommsen. I. relatives a ries collèges professionnels et trouvées en Asie Mineure il indique les . par an '. Depuis lors. in Athen = Mittheilungen des kaiserlich deutschen archâolo1 vol. de Savigny Mommsen la ont également renouvelé depuis longtemps l'étude de capacité juridique des per- sonnes eux. par Pernice et plusieurs autres. elle est à peu près éclaircie. Longtemps très est-il les modernes se sont fait une idée très fausse et incomplète des collèges d'artisans chez les Romains. pour les corpo- 1 Les autres recueils ou périodiques contiennent peu pour notre ujet et seront cités à leur place. M. et généraux. J. Oehler (Eranos Vindobonensis. Travaux modernes. qui restera sans doute trables. p. la civiles en général et des collèges en particulier. Les uns ont étudié questions à le côté juridique. Deux furent le dissertations. traits Maué et Liebenam.

des corporations ouvrières. Krakauer. Le but économique et charitable de ces collèges a les donné : aux opinions des parties aux conjectures plus diverses c'est l'une les plus difficiles de notre sujet. -B. Traugott Schiess travail réuni de nouveau. centonariorum.( «) n'y ont pas apporté rations. l'existence et les de nombreux collèges funéraires proprement moyens employés par la plupart des autres corporations pour procurera leurs membres un enterrement décent. Hirschfeld le Matthiass ont publié sur même sujet des dissertations spéciales du plus haut intérêt. ont pu faire connaître obligations imposées . les inscriples sur ce point. C'est Th. les en montrant que siècles prenaient la communautés chrétiennes des premiers la forme de collèges funéraires pour se doncomposition de ce a ner un caractère légal.de Rossi a complété cette étude déjà ancienne. Mommsen qui révéla pour la première fois. dendrophororum a à celle que lieu Liebenam politique. Nous avons aussi. Grâce aux auteurs et aux inscriptions. a été mis en livre lumière dans plusieurs chapitres du beau de G. en tant qu'associations et privées. Les chapitres que Gierke y consacre nous semblent mériter une mention spéciale. Jullian. Wallon avait retracé à larges le rôle officiel que jouèrent Preller. les corporations industrielles dans et les diverses administrations de l'État des villes sous le Bas -Empire. Le commandeur J. dits. Enfin. Code Théodosien ils et au célèbre commentaire de les Godefroy. dans un fournissent de d'ensemble. tous les collèges industriels. Boissier : La religion romaine d'Auguste aux Antonins. Dès 1847. depuis mémoire. a ressortir ville. la part qu'ils prenaient aux luttes électorales de leur le au moins pendant premier siècle de notre traits ère. en 1843. et Pigeonneau. Gebhardt. et surtout leur but religieux funéraire. dans son fait intéressant travail sur les Elections municipales à Pompéi. tout ce que utiles les inscriptions renseignements Le l'ôle sur les associations funéraires. grâce surtout au J. de nombreuses thèses de doctorat d'éléments nouveaux. Willems. qui étudient et collegia fabrum. de bonnes dissertations fondées sur tions : celles de Maué consacrée et et de Cam.

de dissertations ou de simples notes. presque familiale. Les inscriptions nouvellement découvertes et les anciennes mieux comprises ont été l'occasion d'une quantité innombrable d'articles. Stemler des essais incomplets '. disséminés dans une foule de revues. il faut bien méritent à peine d'être consultées. d'une manière approfondie. Gérard. On ne de la s'est pas borné à étudier séparément ces divers côtés question qui nous occupe. c'est peut-être romaines au 11 e l'orga- nisation intérieure des corporations siècle.( 13 ) aux collèges de penser. capital. celui était Un ouvrage de Liebenam. dans la Revue critique. être regardées que ceux de Botton. Plus d'un n'a jamais vu Corpus inscr. M. et plusieurs copient servile lement leurs devanciers. a paru au moment où notre mémoire Les trois dissertations qu'il contient envoyé à l'Académie. et plusieurs autres thèses de doctorat. par Schiess pour funéraires et par les collèges Liebenam pour les collèges industriels. il parait annuellement droit sur les collèges romains. Nous avons à citer quelques tels travaux d'ensemble. René Gagnât. juillet 1889. des collèges administration intérieure. Voici du reste l'appréciation d'un Français. le Ici encore nous de leur devons mentionner de la tableau si animé que G. C'est ici et au III e que l'épigraphie fournit une mine précieuse de renseignements. le dire. Le même sujet a été traité récem- ment. page 49 « Les candidats au doctorat en : . qui ne peuvent que comme La plus sérieuse des études françaises est celle de Drioux. mieux connu aujourd'hui. une thèse de doctorat en La plupart de ces thèses de droit. 1 Depuis dix ans. et iMasson. latina- rum. Boissier a tracé et vie intime. et qui sont destinés à élucider l'un ou l'autre point particulier. Les auteurs connaissent les peu ou ignorent sources épigraphiques. Rome et et les privilèges destinés à les com- Mais quand comment naquirent du IV e ces corporations obligatoires et héréditaires corporali de siècle? Quels rapports les Rome et les collegiati et des villes ont-ils avec les est corporations privées libres du Haut -Empire? Quelle ? même la nature de ces collegiati Voilà des questions qui n'avaient pas reçu jusqu'ici Ce qui est le une solution satisfaisante.

Walter. . Mommsen. Serrigny. et elles nous ont été d'un grand secours pour la revision de notre travail. on la commence à réserver aux corporations d'artisans place qu'elles méritent. Kuhn. faute de renseignements. Bouchard. de la Gaule. Friedlànder. . leur but même soulève les opinions les plus contradictoires.) . qui n'est pas assez connue l'esprit : : d'association. du droit et des institutions de Rome. les corporations de travailleurs. Marquardt. Madvig. publique. leur rôle dans l'administration centrale et municipale sous le Haut-Empire n'a guère été étudié. Enfin. les services qu'elles rendirent à il l'administration leur organisation intérieure. a produit une très grande chose. » (Géogr. » moins connus. dans l'étude de l'histoire. Wallon. dans leurs ouvrages généraux. à déterminer le rôle officiel et privé des collèges professionnels. G. et l'influence qu'ils ont pu exercer sur le bien-être des classes ouvrières et '. Une foule d'autres questions n'ont pu être résolues jusqu'ici d'une manière satisfaisante.( 14 ) reposent sur une connaissance à peu près complète des sources. Desjardins disait encore en 1885 « Dans l'ordre social. . 1 Rome Cependant E. Karlovva ont cherché. Duruy. une » érudition à laquelle des jeunes gens ne peuvent pas prétendre aujour» d'huij et de se limiter à l'étude consciencieuse de certains points précis. l'histoire Leur origine est un mystère. Boissier. jusqu'ici. p. que ce sage conseil soit suivi.se rendent pas compte des nécessités scientifiques actuelles » Je leur conseillerais d'abandonner ces grands sujets qui veulent . de leur développement et de leurs transformations pendant ce long espace de douze siècles qui s'écoule depuis Numa jusqu'à la chute de l'Empire. môme sur les destinées de l'Empire En somme. la si nous connaissons à peu près la législation à faveur de laquelle les corporations se multiplièrent dès le siècle premier de notre ère. 445. » droit ne. 111. Willems. . Herzog. est remplie de lacunes . reste encore bien des obscurités. » 11 ne semble pas.

âge et de l'ancien régime. autant que : suivant le programme de l'Aca- démie. en maints endroits. il ne serait pas raisonnable de nier tout ce que faut la tradition a laissé dans l'ombre. de l'organisation. de n'est pas possible de résoudre tous dissiper toutes les obscurités. laissé écueils cons'est A défaut de renseignements précis et directs. des droits. des devoirs et de l'influence des corporations d'ouvriers et d'artistes chez les Romains. il eût fallu ne rien dire ou avancer des opinions sans en fournir aucune preuve. qu'il est difficile de 1 De collegiis. ut perpetuatn ita interpretationem vix recipiat. pour les éviter. l'organisation corremarquée par Mommsen l : porative pousse des racines si profondes dans toute l'organi- sation sociale et politique des Romains. radiées egit in totam rem Romanam. Si la fantaisie et l'imagination pure doivent être bannies de mettre à l'historien blables. et l'on a bâti des systèmes en D'autre part. sujet. on guider souvent par l'analogie des corporations du moyen l'air. Nous osons compter sur l'indulgence de nos lecteurs. Nous avons tâché de réunir au moins et de combiner les résultats obtenus par nos devanciers. il On comprendra que. et il cependant per- les inductions les hypothèses vraisemle pour reconstituer un tableau dont principaux. on ne nous le fera pas un reproche d'avoir plus d'une fois gardé ture silence plutôt solide. sans fondement que de hasarder une conjecNous sommes le premier à regretter d'avoir dû. Nous nous sommes mis en garde contre deux traires. les dans un pareil problèmes. . les traits l'histoire. temps a effacé Nous tenons difficulté déjà à signaler une autre difficulté de ce vaste sujet. entrer dans de longues discussions. nous avons tenté la difficile entreprise de tracer un tableau complet de Y histoire.( 45 ) Pour nous. et qu'il est souvent plus aisé d'indiquer les questions que d'en donner une solution certaine. p. 128 : ea enim natura est rei sodalicianae. toutes les difficultés à rassembler tous les maté- riaux utiles et nous avons essayé de débrouiller. nous avons cherché possible.

concernent des points de 3.. aucun d'eux ne semble indispensable. en indiquant abréviations par lesquelles nous les citons. Les ouvrages que nous ne connaissons que par des citations. Leur histoire et leurs devoirs et leur organisation intérieure sont intimement liées à celles de TËtat romain. moins importants. Nous détail donnons et ici ceux qui seront mentionnés à plusieurs reprises. La liste qui va suivre contient quelques travaux que nous n'aurons pas l'occasion de citer dans le cours de notre Mémoire. leurs droits dépendent de modifient. ex queis magnarum saepe rerum monitus oriuntur Nous accomplissons un devoir en remerciant publiquement MM. sans jamais perdre de vue la diffé- rence des temps : non sine usu fuerit introspicere Ma. De Ceuleneer de mettre à notre disposition sa riche bibliothèque. pp. et cette place change sans cesse. - Voyez ses rapports sur ce Mémoire dans le Bulletin de l'Académie. Ann. qui ne renferment rien de nouveau. M. IV. Les faits que nous exposons sans arrière-pensée sont assez éloquents par eux-mêmes. nous avons laissé de côté toute préoccupation moderne.. Wagener 2 et De Ceuleneer. cette question des corpora- que notre époque a remise à l'ordre du jour. en même temps que les institutions politiques se Ajoutons enfin qu'en étudiant tions professionnelles. pour renseignements qu'ils ont bien voulu nous a eu l'obligeance fournir à plusieurs reprises. pp. mai 1889. les autres. professeurs à l'Université de les Gand.( 16 ) taire une étude séparée et complète des collèges. . ce sont principalement des thèses de doctorat. la place qu'ils y occupent. seront signalés à leur place 1 Tacit. sont marqués r> d'un astérisque. et décembre 1893. où le nom de l'auteur est seul indique il faut se reporter à la présente liste pour le titre de l'ouvrage. primo ' aspectu levia. 32. Dans les citations du mémoire. et il sera facile au lecteur d'en tirer les conclusions. 667-674. 402-419. Nous allons les énumérer les principaux travaux modernes.

par P. Rev. 435- 517. V. Lyon. par Allmer Lyon. Trion de = dit Antiquités découvertes en 1885 et en 1886 au quartier Dissard. bei vol.) Allmer. (Voyez les Tables. Rousseau. 1890. Hugo Bluemner. 1878-1893. Allard = Histoire des persécutions. par Allmer. pp. Thèse. (Vol. pp. Delaroche. Benoit = Du jus sepulcri à Rome. pp. 631 Professions. II.. Thèse de droit. von Hugo Bluemner. 2 vol. Inscriptions antiques. et Dissard. = Dr. décrites par A. Belin-Delaunay Mesures légales prises durant la République à l'égard J. Gew. = Progrès des corporations = dans l'Empire romain. Allmer et P. 4 vol. 1 vol. Griechen und Rômern. Bluemner. = Musée de Lyon. = Henry Babled = De la cura annonae chez les Romains. par Paul Allard. Leipzig. Paris. Die gexverblicheThdtigkeit der Vôlkerdes klass. Wien. pp. p. Allard. des collèges et des sodalités. éditeur). 153 pages. publ. Belin-Belaunay J. par Allmer. Inscr. 433-458. 324-341. Paris. Thorin. 1-180. Hirzel. Voyez les Tables au vol. Allmer. Allard. au vol. 1869. 1889. épigr. II. 94-113. (passim). Esclaves pp. XXX. 4 = Technologie Kiinste bei Griechen und Terminologie der Gewerbe und und Rômern. = Inscriptions antiques de Vienne en Dauphiné. P. Techn. Bluemner. pp. Alterthums. Der Arbeiterstand Bloch. J. Arbeiterstand tinern. = Les esclaves chrétiens.. Nancy.. 129 et suivantes. Leipzig. de L. Thâtigk. 1893 (A. A. (Vol. dans les Mémoires lus à Sorbonne. que nous désignons par les chiffres I-V. 1885-1890.) Allmer. II.) Revue épigraphique du Midi de la France. : Lyon Trion. Teubner. par Belin-Delaunay. 1888-1893.-L Bloch. = den Palàs- 2 . M. par la Belin-Delàunay. cinq volumes. Preisschrift. 1887-1888. P. 1867. Voyez les Tables. par Aug. de Y. Benoit. A. 1861. dans le Journal de l'Instr. Allmer. 1874-1887. 1876.PRINCIPAUX TRAVAUX MODERNES. 5 vol. 68 fasc. Voyez les Tables.

B. G. Preischrift. Batav. pp. Manuel des Institutions romaines. Antonins 1878. Prom. Paris. pp. Boissier. = Bukchsenschi'etz. 487. Rem. 1880. éd. Bouchard Études sur les finances de l'Empire romain. de Champagny. 186 pages. 1 er dé- cembre 1871 : Les associations ouvrières et charitables à et Rome. 1886. von Bremer {Rlieinisches Muséum. Paris. 1866. par Ai. pp. I'" Heft. = Les Antonins. thesim proponebat R. Berlin. Armée d'Afrique = militaire de l'Afrique. Rome édit. 1892. 261-276. s. etc. CALYET = monument singulier des utriculaires de Cavaillon.. 1766.. édit. 1 voh Chap.l. Bouchard. 364- 367. 463 et suiv. 1872. par F. par A. 1. 78-85. Thèse. Parisiis. X. 1871. . De mun. BouchêBouché-Leclercq Leceercq. 1884. = Revue archéologique XXIIIe vol. Lugd. Les Cultores deorum. Boissier. Paris. = Remerkungen iiber die rômische Volkswirth- schaftdcr Kônigszeit. Boissier. Antiquitat. = Bremer = Zitm Process der Fullonen. de Boissieu. pp. 2« G. Cagnat. Paris. Rev. = La religion romaine d'Auguste aux Antonins. Alterthume. Boissier. pp. Cagnat. von B. 1890. 1-61.. Leipzig. Treckei. Biechsenschietz. III. Thèse. 1723. L'armée romaine d'Afrique et l'occupation par René Cacnat. de Boissieu Lyon. = Botton = Max Botton. 472-476. Relig. c.. 1881. (n. mil. dans les derniers temps de son existence. Champagny. par G..(18) G. pp. 1886. pp. Paris. 373-430.. Paris. XXI. Étude sur quelques collèges funéraires romains. 238- 305. — De municipalibus et provinc.) Brissomus. vol. Prog. sélect. par G. 398-406. Paris. 1869. pp. pp. Ce chapitre a paru dans la Revue des Deux Mondes. 1882. militiis in imperio romano. Cali- nesco. Hirzel. Boissier. arch. 1846-1854.. Inscriptions antiques de Lyon. roui. Leroux. vol. 81-94. = Promenades archéologiques. II. Cagnat. par D.. pp. Pompéi. 14. 3 e petit in-8°. Die Haupstâtten des GewerbBuechsenschi ktz fleisses un klass. Biechsenschietz.). arch. Calinesco = Les corporations Dissertation sur un d'artisans en droit romain. par L. Avignon.ph. Des collèges d'artisans = en droit romain. 3 e édit.

P»einach. 91. cornicines. par 31. Cumont). consacranei. artifices. Dain = Des associations — la en droit romain.. fabri.. Foucart. Apollinis (parasitas). p. compitalia. 1880-1893. faut voir en outre les articles consacrés aux .( 19 ) Choisy. adlector. : = Cohn = Zum L. 1892. athletae (p. centonarii. I. 75o'. aeneatores. brattiarii. aeneatores. candidatus : (p. collectarii. I. von D r 1-231. colum- barium. p. 16Si sq. 272). arenarii. Cumont). = Corpus inscriplionum latinarum. 312). pp. pp. villes. Mowat. on y décrit l'organisation de la ville. 629). Weid- mann. par Daim. et à part 29 pages. aquarii. Il cannophorus 'F. artifex. aquarius. arenarius. anularius. Berlin. voyez les (p. MASQUELEZ. 78). de législat. rômischen Vereinsrecht. argentarius. Humbert. par Chables Delassus. 1873. coquus. 198 et suiv. pp. 1 vol. (p. : accepter. 1893. Capitolini. Th. allector. Clerc De rébus Thyatirenorum commentatio epigraphica. publié Daremberg et Saglio. cursus publiais. aerarii. amicitia. 89-96 de fabrorum collegiis. la Rev. de législ. et Daremberg sous Voyez fices. aedituus (p. Guillaume. 240. les articles de Dechakme. annona. C. (pp. album 393). pp. Paris. pp. Thèse de droit. 1877-1893 [A-Fasti). = Dizionario epigrafico di anlichità romane di Ettobe De Ruggiebo. aedituus. classis. atiabolium. Lafaye. aquatores. I [A-Augustales). Art de bâtir = L'Art de bâtir chez les Romains. Cybele. Assota- num. etc. Pottier. 1-132. arca 421). coriarius.. Clerc. bestiarii. voyez les mots calcariarius. argentarii. faut consulter les notices placées en tête des inscriptions de chaque ville. Paris. aerarium. De Ruggiebo Vol. nerarius (p. erauos Saglio. Aventinensis (pagus). 70). Thèse. archiereus. corallium. 214. cisium. Dionysiaci artiGayet. Il Max Cohn. caligatus. 1873. sous ce titre : Essai sur l'organi- sation des classes ouvrières chez les Romains. Ce chapitre a paru dans te Bull. asinarius. Picard. par Camille De la Bebge. En cours de publication. critique d'hist. apparatorium. 1879. apparalor. dans XV. anularium. I. collegium. 1877. etc. aurifex. Capitularium. Paris. acta (p. Voyez et le compte rendu de Caillemeb. Il {C-Cappadocia). Thèse par M. Alexandrina allectio ambulaliva. 60). 1873. de la Soc. C Jullian. Antinous. anabolicae species. catabolenses. Africae [caput). (p. Paris. actor (p. comparée. aedes 139-141. mots 2(58). Delassus = la personnalité civile des sociétés et des associations en droit romain. Caen.. 1653. Attis (F. Choisy. Paris. barbaricahi. 147-197). Arecarri. Dictionnaire des antiquités grecques direction de romaines. dardanarii . aeddis (p. et notamment ses collèges. De la Berge = Essai sur De le règne de Trajan. anularius. caudi- carii. coronarii. p. Au vol. dendroet phoria. 355.

147 pages. pp. 1893. 159-174 tanorum. Buruy = Histoire des Romains. pp. V. pp. Driolx = Étude J. 1866. par Marcel Buseigneur. 1. vol. pré- cédée d'une étude historique sur les collèges d'artisans (romains). Birksen. 1-143 : Abhandlungen. Buseigneur Lyon. 1884. par Ch. Kônigsberg. A. 1887. vol. Klineksieck. 1.( 20 ) Desjardins= Géographie historique et administrative delà Gaule romaine.. il Bezobry = Rome I. Des associations religieuses chez Foucart. 149-169. Hôlder. Paris. économique et juridique sur les associations. Drumann. de Vita. De coll. Duboys édit. 1820. : de Vita). Thèse. 1880'. etc. 241 et suivantes. Paris. t. Dezobry. 444447. Paris. pp. III. P. Plan. 1840. par Foucart. * = Le travail associations ouvrières à Rome. 1 Ce chapitre a paru d'abord dans la Revue historique. 1754. par V. P. Dirksen = Civilistische II. VII. Oehler. 1878. Benev. Genossenschaften in Kleinasien und Syrien. 1873. Paciaudus. scen. Buruy. Berlin. von H. = Engelhardt = La tribu des bateliers de Strasbourg et les collèges de nautes gallo-romains. Fourxier = Des collèges industriels dans l'Empire romain. pp. Wien. Assoc. Tiré de la Revue Alsacienne. par Ed. 1885. Romae. tleveteribus collegiis Beneven- y a une dissertation sur les mensores. 1873. Eranos Vindobo. 1885. P. pp. = Thésaurus antiquitatum Beneventanarum (ion. Antiq. thesim prop. pp. au siècle d'Auguste. .-E. 1887. par P.nensis = J. Bureau de la Malle = Économie politique des Romains. Brumann Die Arbeiter und Communisten von W. 1-99. Des corporations à Rome. Paris et Nancy. par Drioux. Thèse. Veber den Zustand derjuristisclien Personen nach rômischem Recht. 28 pages. Paris. Engelhardt. 1860. = les Grecs. Paris. relig. vol. Paris. Dans le même ouvrage.-M. 248-251. 1876. Paris. oct. = De collegiis scenicorum artificum apud Graecos. Foucart. 276-283. 427429. pp. Thèse. Foucart. 260-264. 329-350. et les = in Griechenland und Rom. non illustrée. 1847. pp. 1886. vol. Paris.

XII. France. et 1891. Lipsiae. 857. XXXII. Frohberger. pp. Gierke = Das — deutsche Genossenschaftsrecht. 259 sqq. 1890. Ritter. Frohberger scripsit — De opificum apud veteres Graecos condicione. 378-414. Abtheilung. Grimae. Hegel Hegel. pp.. pp. 72-83. pp. Die Staats- und Korporationslehre des Alterthums. 1-164. par Alb. 1881. Gérard. par Ch.. 78 pages. Staatsvenvaltung Herzog Dr Ernst Herzog. pp. 138-145). von Ed. 199-202). Paris. Rom. 261-352. 5 e édit. vol.. 1886-1887 (vol. Leipzig. Heineccius == Jo. = 1037-1038. 1866. Fustel de Coulanges = Histoire des institutions politiques de l'ancienne 1 vol. Herzog. von Friedlaender. G. 1884. auctore E. 1864 (pp. Gall. . Helneccii. = Galliae Narbonensis historia. I. Rome. Halae Magdeburgieae. XI. matière religieuse. Berlin. 1877. 95.( 21 ) Friedlaender = Sittengeschichte pp. Geschichte der Stddteverfassung in Italien. Leipzig. Opusculorum variorum sylloge. pp. 1872. Roms. 92 pages. Berlin. 187-190. = Gradenwitz = bas Statut fur die Zunft der Elfenbeinarbeiter . Thèse. 1740. 255-257. Thèse. l re partie. von Otto Gierke. De origine et jure collegiorum et corporum apud Romanos. 1003-1005). etc. Gide. II. Weirnar. 1881. von Geschichte und System der rôm. 26. 6 volumes. 1. Gérard — Étude sur les corporations ouvrières à Montbéliard. Diss. pp. p. 53-57. . pp. Narb. 2 vol.-D. Traduit par Vogel (Paris Reinwald. J. Goth. Gothofredus Codex Theodosianus cum commentariis Jacobi Gothofredi. Teubner. Dorpat. pp. Herzog. Herm. 987-994. 1865).. Gaudenzi. 1881. = Sui collegi degli artigiani in Roma (estratto deW Gebhardt Archivio Giuridico. I.. von Otto Gradenwitz (Zeitsclirift der Savigny-Stiftung fur Rechtsgeschichte. Editio nova. Rom und ConstanGebhardt. vol. Gide = Du droit d'association en Paris. note 82. pp. Gaudenzi = Aug. 1884. 34-181. 1735. 111 er Bd.) Studien ùber dus Verpflegungswesen von tinopelin der spâteren Kaiserzeit. vol. I.

. Camille Jullian. pp. I Rechtsgesehichte. Die Straf- gesetzgebung der Rômer gegen Yereine. ' = Getreide- Hirschfeld. vol.) = Humbert. 940. Landstiitten (Sitzungsber. C. 207-214. par L. par de Rord. 1876 Hirschfeld.. Essai stir les finances et la comptabilité publique Humbert. collegia. pp. 713. = Zeitschrift fur geschichtliche Rechtswissenschaft. vol. C. s. v. Yenv. Bordeaux. 1892 (pp. Inscriptions romaines de Rordeaux. Houdoy. 1 Gebiete der rôm. I (1887). p. Kaiserzeit. Finances chez les Romains. 469. Karlowa = Rômische vol. fabri — Dictionnaire des antiquités romaines. 1-267. 173-219. et à part. 504-512). Die der rôm. 613. Heidelberg. 239-257. 1876 (pp. (Voyez Index général.-H. pp. Otto Hirschfeld. 813-817. 1893. 1884. Houdoy = Le droit municipal. par R. 71. Verival- timgsgeschiehte. Annona. Huschke = Verfassung des Servius Tu Unis. Tableau de la Gaule sous la domination romaine. v. 121-192. II (1892). corporatif corpus. Gerold's Sohn). XII.-J. lleber die in Siebenbiirgen gefundenen lateinischen Wachstafeln. Thèse de droit. von Otto Karlowa. Joly.Gallia. par C. pp. fabri (1892). XVII. par G. pp. 131-199. Der praefectus vigilum pp. Gallia =. 2 volumes. Durand. Wien. Thorin. 1868). Jullian. 465. Personen. Philologus. 784. I ter Bd. der Wiener Akad. 1845.( 22 ) Hirschfeld. 556. (1885\ pp. 21 pages. vol. II. 160. CVII Bd. Ouvriers libres = La condition des ouvriers libres chez les Romains (Recueil de l'Académie de législation de Toulouse. Juristische 913-918. = C. Jullian. 1838. 901-902.. Caen. Gounouilhou. 386-456.-E. pp.-A. 1-96. Berlin. [II = Gall. s. von (passim). Humbert. : Voit. 1870. Berlin. 926-927. Zeitschr. Inscr. 224. Gali. 171. 1887. Jullian. et p. von Huschke. Paris. de Daremberg et Saglio. Annona verwaltung in XXIX" Bd. 1873. Huschke. 107-117). III. Studien in von Dr. Jullian..St. Kayser = Abhandlungen ans dem Proccss und Strafreclit. v. collegiati. Paris. in-8°. s. 59-69 Leipzig.— Untersuchungen aufdem Otto Hirschfeld. l re partie. pp. pp. Paris.. Joly = Les collèges d'artisans en droit romain. Nemaustis und die Feuerwehr in den rôm. 151.

Reiclie. Lafaye. Lange. vol. Dos Verpflegungswesen der Stadt Rom in der spàteren von D r Gustav Krakaler. 1S90. 247. Strassburg. pp. Felber. classes ouvrières en France. I ter Band. von L. par Lacour-Gayet. Thèse. Berlin. etc. Zoeller). 2e 3e livr. 1890. Toulouse. 1878. 83. Lacroix = L. Har- pocrate Anubis. 464. Reicfies. Liebenam. le Lacombe. 435. pp. n" 5 17 et 18 Tr. f. Bd. Wochenschrift fur kl. 238-243 (M. Comptes rendus de cet important ouvrage et : Revue de l'Instruction publique en Belgique. 201-204. Paris. pp. Thèse. Thorin. Levasselr *= Histoire des I. II. 41 pages. Leipzig. 1859. etc. Paris. Isis.-P. vol. Larcher = Des collèges d'artisans chez les Romains. Liebenam = Zur Gesehichte und Organisation desrômischen Vereinsivesens. 625. 1874. Zeitschr. Weidmann. Leipzig. par É. Krause = Die drei âltesten Kunsturkunden der Freimaurerbruderschaft. Berliner Philologische Wochenschrift. pp. 1891. Avec un appendice contenant 82 inscriptions. pp. 7 (Revue des cours mai 1870). p. pp. vol. par D. Lafaye = Histoire du culte des divinités et d' Alexandrie. Thèse..( 23 ) Krakaler = Kaiserz-eit. Berlin. Sérapis. 1893. Drei Untersuchungen. pp.. Lacomre = Le droit funéraire. II. . 2« édit. Loenlng = Gesehichte der deutschen Kirchenrechts. Thèse de droit. par G. III*M876). . Revue de l'histoire des religions. vol. 75-83. lùo- 107. 470. pp. 93-175. 1883. pp. Kuhn = Die stSdtische und burgerliche Verfassung des rôm. 266. Jahresberichte de Bursian. WALTZING). Thèse. pp. 1892. l" édit. XXV. 4891. pp. (J. L'organisation du travail dans l'Empire romain littéraires. Paris. Steinhausen. d'artisans. Leipzig. 1813. Phil. Kulturgesch. 105 et suiv. 340. 154-155. 201-212. 1893. pp. II 2 . 334 pages. 299. pp. Schiess). 92-190. Dessal . 59 pages. 1888. 1864. 1894. = Ans dem rômischen Vereinsivesen un rômischen Kultur-gesehichte von Wilhelm Liebenam (Zeitschrift fur von Dr. I. A. Lacour-Gayet= An tonin Pieux et son temps. R. 232. 112-138 et 172-195). I. 274. 1821. Lange. 144-148. Paris. Lacroix. par Larcher. Dresde. 28-80 et suivantes. 1880.. von Liebenam. = Rômische Alterthiimer. 298. XXXIV. 1298-1300 (H. Levasseur. pp. 3-96. par Pierre Lablat = Étude sur les collèges Lablat.

1. Nieineyer. centonarh und dendrophori Natur ihres im rô'm. Maué. Paris. v. mit einem Anhang enthaltend die Inschriften. Maué. Zeitschrift. J. Maué. 1888. Neue philolog..( 24 \ Lueders = Die Dionysischen Kunstler. 78-90 = 260-272 Accademia von Lykowski Dei Sodalizii Alessandrini (estratto dalle délie scienze di Torino. Philologus. Mahaim. 1888. Màtthiass. n.XII. etc.. Maué. 763-768. von B. 2 le Aufl.. corpora. 1888. Ein Reitrag zur Gesch. v. X. 4889. corporations. Gfr. Pracf. mit einem Anhang. 2. Halle. Rostocker Festschrift. Rousseau. Philolo- gischer Anzeiger. von Dr. 1-19. 220. 46 pages. 1888. p. enlhaltcnd die Inschriften. trad.-V. par J. par Ch.-C. 1889. XXVII). Hermès. Màtthiass et juridique. St. 190 pages. 1873. 5 vol. 110-136. n. 1882-1889. pp. Progr. N. fabr. etc.-M Madvig. 1888. pp. Mattiacorum. a/M. von J. (Finanzwesen u. par 1-175. Liège.. Revue critique. = L'État romain. H. pp. Deutsche Literaturzcitung. Th. Marquardt. Bd. des rôm. Hastiferi C. Thèse. 1891. Bd. — Der Praefeetus fabrum. JIaué. Schmidt. Reich. Militarwesen). 1887. 1891. H Bd. et p. 78 pages. ou Stualsverw. II Rômische Staatsverwaltung. 227. s. s. 1884. = . Étude historique Paul Masson. 557. Madvig-Morel son administration. II.. pp. sa constitution et Berlin. — Le MÊME. H. von Dr. Mommsen. J. 1 Cfr.-C. Gfr. 1887. Berlin. = Die hastiferi von Castellum I. N. 19-28 et 50-o2. Ricerche Alessanclrine : Lumbroso = di Giagomo Lumbroso. Masson = Les corporations (à Rome). 434-436. Comptes rendus de R. = Zur Geschichte und Organisation der rômischen Zwangsver- bànde. 228. pp. Cagnat. VI pp. 7. Rundschau. Jung. = Die collegia tenuiorum der Rômer. pp. 1886. von Otto Lueders. Menu délia r. 487-513). Die Vereine = Die Vereineder Fabri.. p. 31arquardt. Frankf. pp. 1888.. Mahaim = Étude sur V association professionnelle. Die Handwerks und ihre sacralen Reziehungen. collegium. 11. von er Maué (Philologus. F.-A.. F. par J. 41 pages.. pp. Bd. Thèse. Morel. Korrespondenzblatt der wesld. Reamtentums und Collegialwesens wâhrend der Kaiserzeit. V. Voyez la table alphabétique du vol. II. Thèse. ser.

1888. Marquardt. Accedit Lanuvina. 1 = et vol. 842. 220. IV. Paris. Mar- quardt. -F. Paris. III = Rômische Staatsverwaltung. 353-364.. dans : Handbuch der Staatswissenschaften. Weiss. collegium. Merkel. 1893. 1889-1890. trad. Conrad. V. Mommsen XV. pp. 2 (Traduc- du précédent. Voyez Y Index dans le tome II. 2* Aufl. Mommsen. Cfr. von Théo d or II. phil. Kiliae. Das Privatleben der Rômer. J Marquardt. Index. par Louis Lucas et A.( 25 ) Marquardt -Vigie. (Traduction du précédent. 1892. trad. Marquardt. v. Le culte = Le culte chez les Romains. von J. p. De scripsit Th. von 844-857. 7. Merkel = J. Paris. Urk. Rom. trad.. (Traduction du précédent. pp. 511. 1885). trad. collegia. Die lex Julia de collegiis und Th. 1885. par 1 vol. Aufl. s. 345-353.. pp. 1843. Marquardt-Lucas tion Weiss = La vie privée des Romains. M. pp. sub v. Mommsen.Tome I er pp. die lanuvische lex collegii salutaris). quae sunt in Josephi Antiquitatibus {Acta Soc. Bd.. Vol. Org. mil. 130 pages.. 1887-1889. ces trois volumes par Alexandre. ou Th.. par J. tomes IX-XI de l'ensemble de l'ouvrage. 1 Nous indiquons les pages d'après la 6 e édition allemande ou d'après la traduction de Guerle. Marquardt. fin.) Marquardt-Brissaud. von Th. 309 (Idem). 161173. 308. Mommsen.. en deux tomes. Mommsen. Marquardt. Marquardt-Brissaud. = Rômische I. Voyez les tables. III. Die lex des collegium aquae. Mommsen. 514-515 Il va une traduction française de . Die Provinzen von Caesar bis Diocletian. par .. 1891. 1881-188-2. par M. 591. p. 135-144. par vol. 8 vol. Priv. 6« III. '. pp. .ï. par M. 2 vol. 1879-1882. Le volume IV de Mommsen n'a pas paru. Mar- quardt. 1875. coll. = (Zeitschrift fur geschichtliche Rechtswissenschaft. von J. Geschichte. 8 vol.! Marquardt. 138-170.) Mendelssohn — Sénat us Consulta. J. = De l'organisation financière chez les Romains. Rômische Urkunden. 392: pp. Gesch. 215. Gagnât et Toutain. 1863-1872. (Sacralwesen). pp. Org. Th. 192-195. Brissaud. vol. 1850. et une autre par de Guerle.. pp. par Albert Vigie. Brissaud. collegia. 420. Th. Rom. Lips. J. pp. etc. gr in-8". Bruxelles. St III. p. trad. Bd. par V (2 e éd. 211 sqq. II. = De l'organisation militaire chez les Romains. in-8 9 Paris. = De collegiis et sodaliciis inscriptio Romanorum..

497 et suiv. du Thésaurus de Grae- Pauly Voyez Realencyclopàdie der classischen Aller thumswissenschaft. Georg. Saint-Cloud. La traduction du 2 e volume de l'édition allemande n'a pas paru. De conv. Pauly. vol. opi- fices. VIII. = De convectione urbanae annonae et de publias naviculariorum corporibus apud Romanos. par M. pistores. Thèse par H. 1893. 3 e partie (ou vol.-F. 1838). paironi. l\ p. 1840. par Th. Naudet. pp. les articles artifices. Wissowa. 58-62. Stuttgard. pp. Alfred Perntce. Cette encyclopédie. 114 pages. La pp. 344-357 (Forumsgilden). où articles l'Édit de Léon le Sage sur les corpora- tions de Constantinople..). tome vius. Th. Des changements = Des changements introduits dans toutes parties de l'administration de l'Empire romain sous Dioctétien et Constantin. Naudet = Secours publics chez les Romains (Mémoires de l'Acad. = Zur Gcschichte des Patronats iiber juristische Personen. Pigeonneau. par M. Voyez Eranos Vindobonensis. Mommsen. Turin. par Jules Nicole. Une nouvelle édition est en cours de publication sous la direction de G.( 26) von Theodor Mommsen. II 3 p. rnagistri. Nissen = Pompeianische Studien. sodalitas.. Note au n° 4136. 74 et 132. partie (ou vol. 3 vol. 1877. von A. pp. en 2 tomes. = Rômisches Staats-Recht.. 1893. De corporibus artificum. pp. Das rômische Privatrecht. 1887. dans la Revue générale du droit. Genève. pp..-R. Un tome a paru {A-Aleaander). 326). Philippi Bd. quaestor. 289-310. Th. p. von Dr. 6 vol.). XIII. 1180. collegium (Rein). III'. I de l'éd.). Pigeonneau. Mommsen. pp* 850-851). Philippi (Rhein. 1853. Voyez pp. Girard. I. 386-388. . Halle. 1873. Voyez deux du même auteur. Naudet. von E. Breitkopf. l re traduit par P. 1235. N. 297-303 (fullones) et pp. curatores. Nissen. . les Naudet. Droit public — I. excel- lente pour son temps. I. etc. Perntce — M. JIommsen. decuria. scriba. Voyez vol. Oehler. 1871-1888. III ail. Le droit public romain. 1876. Nicole = Le livre du Préfet. 1210. von H. nuujist rature.. St. Antistius Labeo. 320-326. 1836. Leipzig. des Inscr. 282-287. 341 (= 2« éd. est vieillie. 18)7. pp. 886 (= 2e éd. de l'éd. Orelli = Inscriptionum latinarum = collectio. Muséum. Le peuple et le Sénat.. vol. F. ail. 1889. III Pancirollus.

1866. pp. pp. 354-357. Roma sott. 37 et507-514. Preller. von L. Bd. 134-151). pp. coin. depuis de chaque série. Réville. III. villa di Silio Italico cd il collegio salutare nel TuscoU* le Bulletin (Bull. 1867. Annone = L'annone romaine et les corps de naviculaires. 264-265. J. de Rossi. . Phil.-B. La II. 1886. leur person- nalité civile en droit romain et français.. 10- Rodbertus = Jahrbiicher fur Sational-Oekonomie. Robiou et D. 1886. 71 pages. de Rossi (Annali delV Institulo di Corresp. di G. scripcollegii funeraticii famigliarii e serunt amici. 1877. di G. pp. Jena. pp. 1841. par J. E. de Rossi. etc . Roma. 52-60.-B. pp. pp. 220-237). 81-126 et 385-475 (Zitr Geschichte der Tributsteuern seit Augustus. 1885. = Die Regionen der Stadt Rom. les dendrophores et sur les corporations romaines Rabanis. Bordeaux. pp. arch. 1849. 30-39. tiana. Le horrea = Le horrea sotlo VAventino e la statio annonae Urbis Romae. Pigeonneau (Rev. nay. Preller. pp. 135-171. Gesellschaft der Wissen- Rom schaften. 57 sqq. Traduit dans épigraphique. par J. pp. de Rossi. 705 et suiv. Lu religion à Rome sous les Sévères. Thèse. par H.-B. IV. Rull. 212. Paris. 3 vol. Rome. leur régime public. = Commentationes : in / honorent Th. Reygasse. 144). 1865. De collegiis opificum disputât iones II. Voyez 1864. 1-61. 1890. 1848. et surtout vol. 6 séries. Hildebrand. p. 1884-1888. descrilta dal Comm. de Rossi. de Rossi. cristiana. 5-37 et pp. 1882. 223 et suiv. pp. 1809. de Rossi. Preller. privati e loro denominazioni. Rabanis.( 27 ) Pigeonneau. Paris. von B.-hist. de l'Afrique française.. Mommseni. pp. crût. et les tables = G. de Rossi. pp.. Toulouse. de Rossi. 341-427: Bd.-B. 1877. tend der liber {Rerichte der Sachs. Reg.-B. 131-150. 241-315. IV. Voyez 13. Classe. Comm.. 204-211.). Rullettino di archeologia cris1863. particulièrement en Afrique. G. p. 1882. Didier. Platner. VIII. 1846. 376-377. par F. Lipsiae. Bd. V. DelauI. Reygasse = Histoire des Associations. pp. von Rodbertus). = La Roma solterranea III. Robiou = Les Institutions de l'ancienne Rome. Recherches sur en général.

Rudorff. études classiques. Serrigny Droit public administratif romain. Bulletins de l'Académie royale de Bruxelles. Thèse. par D. Mœurs électorales à Borne. XV. VIII. Bh. De collegiis opificum. pp. B. Bd. Bechts. pp. 63-84. Leipzig.. Paris. p. 127. Thèse. Sigonius. M. Discours. Ephem. éd. Leipzig. 1890. p. 1839. II. 1877. (Becherches sur les Associations politiques chez les Bomains). par Spencer Northcote et Brownlow. 1878. Cet article est résumé dans le CI. Gand. 343-385 ou 2 tomes. 1576. J. dans le Bheinisches Muséum. De antiquojurc civium romanorum. 140 pages avec un appendice de trois cent soixante-trois inscriptions. Schoell. eine altrômische Brunnenordnung.. 17 et suivantes. 1793.. 1888. * 1. V. 1879. par R. n°> 1064-1126. * épigr. pp. pp. Traduction von Carl von Guenoux. trad. pp. pp. Gfr. Voyez surtout vol.. J. 1862. pp. Berlin. pp. Paris. des heutigen romischen Savigny. Paris. 1840. II. 1840-1851. Miinchen. 235-373. Zeitschr. et Norimbergae. Sghaedler. 599-611.-G1857-1859. Rossignol. L. 227. 229. . Roulez. 203-272 Die sogenannte lex de magistris aquarum. supplément. von Rudorff. : pp. Paris. Schwartz — = Opuscula Academica de Ch. 224. 498.( 28 ) Rossignol = J. Bd. 352-372. Harless. : = Rudorff.-G. 1858. pp 216 et suiv. de Rossi). von Savigny = System II. par Paul Allard. pp. 2* édit. Roulez. Des services que peut rendre l'archéologie aux J. vonFR. B. II. Schwartz. Schiess Die romischen collegia funeraticia nach den Inschriften. p. Schaedler Das rômische Begrabnisswesen. 403-404. Mus. Landau.-P. 1850. Neue Folge. — Bômische Bechtsgeschichte. 108. = Statut einer Municipalcurie in Africa.. von Traugott Schiess. Labitte. 33-66 De collegio utriculariorum. Bd. 1888. Spencer Northcote = Borne souterraine (Résumé des découvertes de J. Zeitschrift fur geschichtliche Bechtswissenschaft. XLV. Schoell = De communibus et collegiis quibusdam Graecorum. Sausas. 1426. = = Schmidt. Serrigny.

Bernae. Recherche des antiquités de Lyon. Thèse. (relatio 14).. 1860. 1888). 1892. Progr. pp. 1881. par Octave Stemler. 1891. 1-96. Valencia. pp. édit. 1868. 445. de de Liebenam. Wezel.) Le même V = Compte rendu = Jo. l'Empire romain. Wàltzing = Les de inscriptions relatives et d'Ostie.) Wassenaer Wassenaer. Wagener Wallon = Inscription grecque inédite. Xalencia. etc. 1740. Digesti de collegiis et corporibus. 1760. 202. Le même III = L'épigraphie Symmaque livr. 1890j. Paris. juridico-philologica ad tit.. Trouette = Les collèges d'artisans à = Études sur le Rome... publ. 1892. Domeneck. XVI. pp. Voyez surtout pp. Thèse. 166 et suiv. 1892. Louvain. par A. 22 pages. pp. 136 et suiv. 1-14). vol. Larose. su origen y organisacion en vol. d'après une lettre de en Relgique. en Relgique. Montpellier. Tramoyeres 1 = Luis Tramoyeres Blasco. cur. nouv. 1-131. 1887. pp.( 29 ) Spon. Batav. Renier et Monfalcon.nberg. 38-54. = = I Histoire de l'esclavage dans l'antiquité.. Berlin. Instituciones gremiales. von Ferd.. = : inscription du collegium negotiantium corariorum de (lisez eborariorum) de la ville Rome [lbid. Le même IV = Les corporations officielles de l'ancienne Rome. Recherche= Jacques Spon. L. par L. Wallon. Leçon d'ouverture.. 2 e édit. Hachette. 141. 2 e et 3 e livraisons. Peeters. 3 vol. de FInstr. par le droit romain et Maurice Vauthier. Dans 1. §§ 380-382.. Gand. (Ibid. par H. 32 pages. E. 1887. pp. publ. pp. (Rev. Wagener (Revue de FInstr. en 1858. Paris. : Juris- prudentia antiqua. Thèse. 3 e Bonn. Vauthier les personnes morales dans dans droit français. H. Felle. et latine et les corporations professionnelles de Siffer. Diss. 1879. 1). scr. Stemler = Des collèges d'artisans (romains). (Rev. ouvrage précité. publ. Walter Rômische Rechtsgeschichte. Bruxelles- Paris. 220-252. 4 e à part chez Ch. Walter. 1889. III. . Lugd. in-8°. en Relgique. aux collegia fabrura tignario- rum Le même II Rome Une de FInstr. 1673. édit. par Paul Trouette. 399- Wezel = De opificio opificibusque apud veteres Romanos.

1 et 4 .. 1887. = Les élections par P. n. PEKIOniQI'ES. par P. Heidelberg. Droit public = Le droit public romain. Les périodiques le plus souvent cités sont ceux que nous avons énumérés ci-dessus. Les autres sont assez connus pour que nous n'ayons pas besoin de les mentionner ici. 1865. nombreux. Abth. 142 pages. Willems. XII. 114.). 1883-1885. Criminalrccht = Dqs Criminalrecht der rom. von E. de l'A cad. 1877. de Pompéi municipales à Pompéi (Bull. Zeller. 2>e Republik. La liste qui précède comprend du les reste les travaux les plus importants publiés dans 1res périodiques. Domiund die coemeterialen Fresken mit Sieenen ans item realen Leben.( 30 ) Willems. pp. 116. Louvain. Ch. III. De Wael. Berlin. 20-41). 1. dazu Tafel I.-W. 3 vol. Le Sénat = Le Sénat de la république romaine. I.. Wilpert tilla in der Katakombe der hl. Zumpt. surtout pp. n. Willems. Louvain. n. II. Bd. 1869. 4 et 5. Élect.. 136 sqq. 4. pp.. roy. 634-636. pp.. 326. II. et à part. von A. II. Les autres articles. seront indiqués . Willems. 2« éd. {Rômische Quartalschrift fur çhristliche Alterthumskunde und fur Kirchengeschichte. = Eine neu entdektes Fresvo Zeller = Eine Arbeitereinstellung in Rom (celle des tibicines). n° 7. Peeters. J883.. pp. Zumpt. 3 e sér. 115. de Belgique. 5 e éd. von Dr. 367-404. 26 et suivantes). et dans ses Vortràge und Abhand- lungcn. n. Willems. . A. vol. 1886. à leur place. 2 le Sammlung. 322-323. pages 8-9.

. Dans notre Recueil.Ile Mémoire sera suivi d'un Appendice renfermant : 1° Un Recueil complet des inscriptions grecques et latines relatives aux collèges de tous genres. ( vol. le culte. c. à l'exception des collèges sacerdotaux. soit par les auteurs. : b. Ainsi L. VI.. le caractère e. VI 4412 ou simplement VI i412 = Corpus inscriptionmn latinarum. /'. Ces tables détaillées comprennent soit : a. 2° Les Indices de ce Recueil. les finances. Dans inscription le Mémoire. éviter. de longues énumérations listes d'inscriptions et de longues bibliographiques. le but et le rôle des collèges . un Index collegiorum ou liste de tous les collèges connus. d. n° 4412. l'organisation des collèges. Nous mettons entre parenthèses et entre crochets [ ) les lettres ajoutées pour compléter les abréviations. le Corpus toute qui y a paru. nous renvoyons souvent à nos Indices. chaque inscription portera un numéro spécial suivi de celui du Corpus. I. Elles réunissent ensuite ce qui concerne funéraire. Pour dans les notes du Mémoire. le ] celles que nous suppléons pour remplacer ce que temps a détruit. avec des explications sommaires sur nature de chaque collège ou de chaque métier. par l'épigrala phie. nous citons d'après (. qui est celui du Corpus. composé suivant l'ordre géographique.

si nous disons que ces corporations étaient aussi nombreuses social et. le du commerce ou du senti On peut dire. ou bien ils ont un caractère à la fois privé et public. en étudiant les corporations professionnelles qui se for- mèrent dans le sein de la plèbe romaine.CHAPITRE PRÉLIMINAIRE § 1. LES DIVERSES CORPORATIONS ROMAINES. ou. à mesure qu'elle soucommuniqua ses idées et sa civilisation. les autres sont semi-officiels. dont elles diffétemps préhistopossède des corporations. pas seulement les artisans. et leur nombre va toujours croissant . l'un des plus intéressants et des moins con- nus. nous nous proposons d'en écrire un chapitre. se uns sont publics. la politique. l'Empire en vit Mais ce n'étaient les travailleurs une quantité vraiment prodigieuse. à certaine époque. — § 2. Dès les riques. semble avoir avivé partout ce besoin inhérent A Rome et dans tout l'Empire. l'intérêt ou plus rarement le plaisir. et mit toutes nations et qu'elle leur Rome. que besoin d'association ne fut jamais nulle part plus vivement que chez les la race romaine. On s'étonnera peutêtre. beaucoup sont diverse : les destinés à satisfaire à la fois des nécessités publiques et les . sans exagérer. dans toutes formèrent des collèges de nature fort les classes de la société. les marchands et éclore à resserrer les liens la la de toute sorte qui tenaient métier. EXTENSION DE L'ORGANISATION CORPORATIVE PARMI LES GENS DE MÊME PROFESSION ET DIVISION DU SUJET. comme on disait. à la nature humaine. naturels créés entre eux par communauté de profession. des collèges industriels. d'autres encore sont purement privés. L'histoire des classes ouvrières à traitée Rome n'a pas encore été d'une manière approfondie. Ils ont pour but la religion. aussi importantes dans l'ordre que les célèbres ghildes raient toutefois sous bien des rapports. Rome du moyen âge.

Appendice. -Y. nous terminerons ce chapitre par un coup d'œil le sujet.. grâce aux ressemblances multiples qui existent entre toutes les sortes de collèges. 7. Kayser. pp. Mommsen. l'analogie pourra souvent guider. 132-133. et pour éviter des confusions déplorables.. I 2 . sodalitas. § 1. Quand on étudie les les corporations professionnelles. et à donner une idée générale le de l'extension qu'elles prirent. St. Les diverses corporations romaines . Marquardt. Maié. il importe donc de distinguer soigneusement des autres. rom. la fin les république Nous réserverons pour nous chercherons corporations profes- sionnelles. = Trad. = Le culte. 135-144 I. p. d'amusement et les corporations professionnelles 2 Parmi les collèges religieux. p. 326 sq. III 2 . •*. 59-69. p. comme il est naturel. sodalitium. p. 161-173. pp. Narb. 1-2. arch. 253 et suivantes. pp. les clubs politiques. 252. pp. etc. corpus. II.. II. surtout depuis sur premier siècle de notre ère. il conrapidement en revue virent naître la vient de passer les diverses la espèces d'aset sociations l'empire. pp. 1872. II. nous Pour ne pas devoir établir plus loin des distinctions nécessaires. pp.( 33 ) intérêts de leurs membres. 386-387. Voyez des essais de classification dans : Savigny. Ils ont tous des points de ressem- blance entre eux.. Vereine. Boissier. que royauté. Hkrzog. G.-R. dû aux dieux par l'Etat. Rev. nous pouvons distinguer. 87. d'après leur caractère les collèges religieux. les cer. 3 . St.. Tramoyeres Blasco. en revanche.. et notamment tous ou presque tous ont un caractère religieux plus ou moins prononcé. Les mots qui servent à les désigner sont à peu près les mêmes : collegium. p. pp. Quoique dominant. cles la religion ne soit guère étrangère à aucune espèce de collèges. Karlowa. 189. La rclicj. 1 s Voyez notre Index collegiorum. Gall. les uns sont officiels ou semiofficiels: ilssontchargésdu culte public.

St. et plusieurs ont reproduit cette erreur! Voyez Th.. voyant Titus appelé collegiorum omnium Le culte. III. des corporations pri'. IV. pp. ep. I. i9. éga- lement chargés d'un culte public. telle fut l'origine des Luperques. 3-2). duisait un culte Lorsque l'Etat décrétait ou intronouveau ou étranger. et voici leur origine. fétiaux. un moderne.11. Numà Tatius : sacrifiais sodalitatibiisque institutis 6. des XV viri sacris faciundis et le des augures (quattuor summa collegia). p. les frères Arvales. pp. a cru que cet t'ait empereur 2 s'était nommer />. \ . qui célébraient au nom du : peuple entier (sacra pro populo) grands collèges des puis collège des et aux frais de l'Etat c'étaient les quatre pontifes. 61 sq. il formait ('gaiement le une sodalité pour célébrer en son nom. pp. 267). Mommsen.-Verw. Dès fiés la plus haute antiquité. Marquardt. Marquaudt. notamment des il collèges d'artisans Mais y avait une autre catégorie de collèges officiels. dans les textes. coll. on lui adjoignait des étrangers pour empêcher ainsi le culte de disparaître. On les appelait 2 sodalités sacrées (sodalitates saerae" ). 161 et suiv. pp. fonctionnaires publics..• prêtre de tous les collèges d'artisans. on la transformait en confrérie semi-officielle. parce qu'ils appartenaient à collegium. Macrqbe rapporte qu'on à attribuait l'institution des sodalitates a I. vées. rarement Juin. Karlovs (Soi. les sodales Titii et les Saliens. des VII viri epulones.. dont plusieurs ont été plus d'une fois pris pour des collèges professionnels. qui se divisaient en Fabiani. et I.. il est toujours facile les distinguer. p. Tantôt les con- 1 Et pourtant sacerdns (Eph. 134 et suiv. appelée sodalilas. certains cultes publies furent conl'Etat par à des familles (génies). 1-27. populi Romani). Madvig-Mokei. = Le culte. . Mal- gré le nom de de collèges que portent les premiers.. Quinctiales et trois familles patriciennes.( 34 ) les autres se sont voués a un culte privé. 1 III. librement choisi par eux. Quand et l'une de ces familles menaçait de s'éteindre. Nous ne parlerons pas des le culte officiel prêtres de l'Etat (sacerdotes publia. 779.

chap. Lespanm^'étaienl une classe d'acteurs inférieurs qui jouaient les rôles de parasite. 270. Preller. /. — Sur cette délégation peu vraisemblable. pp. Uyth. 130. d. d. Il ne sera pas inutile d'énumérer les principaux collèges de ce genre qui nous sont connus.4. . 31j.. voyez Willems. p. II. tantôt . 136 Leculte. /. son jour -.. 104). OEuvres. L. n. ad Ovidii Fastos.'. Mommsen. 278. après 1 Festus. /.( 35 ) frères exerçaient la même profession. 2 Festus. /. ou note Le culte. 699 : et suiv. Voyez Festus. p. 2.. pp. Le Sénat. n. où le temple Le collegium Capitolinorum fut constitué en avait été dédié même temps que la les jeux Capitolins. pp. Il était comde posé des marchands de l'Aventin • comme l'indique le nom . de fête tombait aux Ides de Mai. /. quodeo II. p. même En l'an 49o 2o9. Jordan. I. en l'honneur de Jupiter Capitolin. p. Th. XIV 210S mag(ister) coll(egii) Lupercor(um) et Capitolinor(um) et MercuriaUium) et paganorfum Aventin(ensium) XXVI vir . Cfr. Borghesi. 407 et suiv.. Marquardt. Liv. II. En — — .'. n'étaient pas tous attachés aux ludi Apollinares. sentations. Mommsen. Rôm. Merkel. II. pp. ils habitaient le bourg ou quartier [pagus tantôt il n'existait entre eux aucun autre lien que la qualité de citoyens. p. n. I. die Mercurii aedes essei dedicata.. 5. /. Liv. > sous Auguste. p.. 140 et 5S0. éd. = de célébrer chaque année mercatores le jour de . p. St-Y. au pied de l'Àventin.. IIP-. Voyez infra.. 306-307. et pour instituer un collegium mercatorum ou Mercurialium chargé . 1842. 326. Ovid.'> : mercatorum conlegium instituera . II. Marquakdt. Fast. I 186. Cic. L. C. en 698 et . II. C.2 = 21-2 furent voués les ludi Apollinares . 162. Leurs synodes qu'on rencontre dans les inscriptions.. p. 6.. — Plusieurs regardent ce collège religieux de marchands de blé. Furium Flaccum Capitolini Mercuriales de collegio eiecerunt. ccxxxiv. : M. 148 : Maiis Idibus mercatorum dies festus erat. . Voyez Th. comme une ghilde chargée d'approvisionner Rome. 1888. Topogr. fr. Milth. I. la dédicace. 80-82. ad. II. p.. Q. L. Apollinis fut probablement établi la même = . L. p. parce que plus d'un a été confondu avec les collèges professionnels. (à Lanuvium. 3 e partie. le peuple délégua un centurion plébéien pour dédier un temple à Mercure. Ep. IV. 6. B. 206. Proleg.. 27. 21 : Aedes Mercurii dedicata est Idibus Maiis. I.le collège des mimi parasiti année pour donner ces repréMueller. celui de Mercuriales lui venait du dieu .

p. collegiumque ad eam rem M. Obsequf.. . . Jul. p. 2 I. Tibère établit à Rome les sodales Augustaies. Il. célébrait les jeux susdits '. D'autres princes. recrutées dans familles. qui . Cfr. de senect. II. Les confrères ne furent pas chargés de célébrer les cérémonies de ce culte exotique. V. dont principal était.. 68 (118) ludis Veneris Genetricis. 93 : in collegio ub eo instituto. 186. pour Caton.. Nunnius Telephus mag(ister) col\ legii)culto(rum)ejus. pp. Dio. Gell. 805 : mag(ister) Capi[tol(inorum)]. p. pp. V. I. Mahquardt. fecit. Mahquauut. 45: sodalitates Idaeis me quaestore constitutae sunt. 12-loj. 14). pour honorer la divinité du premier empereur (17 sept. — se seraient formées (d'elles-mêmes?) en vue de banquets et de réunions amicales auu die Geselligkeit zu pflegen)! 1 I'lin. n. dit Caton. 32 : Veneris sacris famulata gens Julia. VI 494 : Mat ri Deum et NaviSalviae. /. idest. Ibid. 67. 24. Flaviales. III. Marquardt-Brissaud. Epulabar igitur cum ludis Megalensibus sodalibus. 2 : Principes civitatis ijni antiquo ritu mutitarent. = Le culte. Le pp. XIV 2105 (supra. /. choisis dans la haute aristocratie. imitant cet exemple. 50. ' Liv.. Cass. 367 et suivantes. L.. la conversation de ses confrères 3. quos pro collegio Il. on trouve un collège privé. . III. /. Quand Auguste inaugura le temple de Venus Genitrix.-V. ex tarent. ces sodalités Kome. 11 n. sacris Magnae Matris II. 4 : ludi Capitolini lièrent iis I. Hadrianales. Composé des habitants du Capiil citadelle (pagus Capitolinus). où l'on apporta de Pessinonte la statue de Cybèle. collegium. laudes in Valent. 207-223. est 3 6. p.. : qui in Capitolio atque arec habiC. XIII. etc. s. acceptis.. 2). qui fut assimilée à déesse romaine appelée Maia ou Magna Mater. sen. Ântoniniani. /. St. : h... Q. Cic. 463 et suiv. . datent de l'an la les premières ooO = 204. Furias dictator constitueret. C.. XLV. II.. à Selon Liebeinam (pp. -Y. avait ses prêtres spéciaux 2 ils se bornaient à y assister et à l'attrait organiser tour à tour des festins. 52. culte. 35. Symm. L. 66-74 = St. il fonda un collège composé de membres de la gens Julia 'K A la mort d'Octave. pp.ns. instituèrent les sodales CJandiales.(36) défaite des Gaulois (367 tule et de la = 387). mutua inter se convivia agitarent. 3 Cic. Sous l'Empire. Les sodalitates Magnae Mdtris.

De -pet. 296 Sodales : dicti. de coll. funéraire ou professionnel. avait un sens plus étendu prêtres. entre membres des collèges privés ayant un but religieux. 26. * Marquardt. Les municipes avaient aussi leurs collèges de pontifes et 1 Suet. qui ejusdem collegii sunt. 45. 4. I. comme plusieurs l'admettent aujourd'hui. 255. ils ne pouvaient intervenir ni comme accusateurs. 10. 9. institué par Domitieii pour célébrer les Quinquatrus par des combats d'animaux. siet. . les frais supporter du culte . quani 4). pour eux un devoir et ils aux sacrifices auxquels présidaient régulièrement devaient leurs magistri dans des temples déterminés. 2 et suiv. Gaius dit Graeei exaipEÎav vacant (Die. C. Voyez notre Index colle(jiorum. 47. p. vel quod ex suo datis vesci soliti sint. III. ni comme avocats. St. p..). * Th. Pro inter se invicem suaderent quod utile esset. Festos. ils formaient des corporations ils placées sous la protection d'un dieu et l'exercice étaient unis par commun de leurs devoirs religieux 3. p. cons... 164. 22 : queive ei[ei] sodalis siet.. I. pp. tandis que le mot collegium. Le nom de sodalicium n'est jamais donné aux sodalités sacrées. queive in eodem conlegio le Rien ne prouve que les même lien religieux existât. qu'on applique aussi à certaines d'entre elles. Dom. de par la loi. p. 16. pour nom technique celui de socia- qu'on peut traduire par confréries. sacrées le il semble qu'on doive ranger parmi collegium les sodalités Minervae. Leurs membres c'était n'étaient pas des mais des cultures du dieu. des jeux scéniques et des concours d'éloquence et de poésie '. Mommsen. 166. Gic. I. Ces associations religieuses semi-officielles..( 37 ) Enfin. vel quod Le mot sodales est appliqué très souvent aux membres des collèges privés. Cael. Marquardt. Il existait entre les sociales le même lien sacré qu'entre les parents [cognati et affines).. L. quod una sederent et essent. ni comme juges dans un procès contre en un confrère 4. p. 20. des collegia. semblent avoir litales. 2 Le mot sodales se dit : indifféremment des membres des sodalitates et Sodales sunt. 137 = Le culte. III. établies pour un culte public. d'assister -. V. 211 = Le culte.-V. Brut.. St. . Ep.-V.. 22. XI. I 98 {lex repetund.

cette dans plusieurs villes. Martini ou Martenses. Les ministri esclaves figurent souvent à m. certains avaient d'autres prêtres voués à des cultes villes.l 1237. une institution dont nous devons également bles à celles parler : ce sont les seviri Augiistaïes.L. on trouve. de Mars. d'Hercule. Q'r. attachés à un fanum ou a un sacellum 5. en ce sens qu'elles étaient officiellement attachées à un temple déterminé d'Apollon. liai. p. Indices. l. qui sont des esclaves attachés à ces temples. L'année conservent leur titre et constituent 1 Voyez Herbst. ne faut pas confondre avec les Venerii. dans toutes les villes de l'Empire. de Mercure ou d'un autre dieu. desevirum Augustalium muneribus. ete . 791 fin. et dans cours du premier institution se répandit dans l'Italie et dans les provinces. Sax. les . 1891. Martiales. Sous le règne d'Auguste. est Nommés pour un les sévirs curie parmi les affranchis riches. sont forcés d'accepter cette charge de plus en plusfinie. à Neapolis. généralement des affranchis qui sont tenus de céléà leurs frais des jeux et des spectacles en l'honneur de Celte la maison impériale. I. sous le nom û'Apollinares. Leur histoire et leur carac- tère restent assez obscurs. l . Dès le premier siècle de notre ère. •' I. soit par l'influence du cités toutes les ont leurs au gouvernement sévirs Augustaux annuels. la suite des magistri affranchis ou ingénus. Martiales. an par la devenue une charge procure certains honneurs. . 2 Voyez les Indices des volumes du Corpus.L. et d'autres magistri. formaient des collèges de même nature 6..l. municipale. 38. second brer siècle . 620. 1883. IX. L. fonction elle en revanche. Les magistri Bonae Mentis'* ou Larum Àugustorum *. 2.. ils onéreuse. etc. soit : spontanément. Ou magistri Augitstales. par exemple.( 38) d'augures locaux. p. p. Mercuriales. Il p. De sacerdotiis Romanorum munidpalibiis. C. 69 et 2553 note. 5 4 Schneider. C. malgré le les nombreuses études qu'on ils leur a consacrées. Herculanii. il En beaucoup de existait des sodalités sembla- que nous venons de décrire. IX. apparaissent siècle. C.

autorisées comme les par l'empe- reur ou Sénat. leurs placées ayant leur caisse présidents. Beurlier. qui fait des seviri Augustales une institution le purement civile. auraient occupé dans les munieipes la place que les chevaliers avaient l'État dans ! romain. toute nature. St.. pp. 3 Voyez I. 1891.. III. pp. leur part de charges municipales. J. et Voyez notre Index collegiorum. /. pp. p. Le culte impérial. les Imitées du Corpus. 4o2-4a7 (1887) = Trad. E. Staatspp.. on le confiait à une sodalité déjà chargée du culte d'un dieu c'est ainsi qu'il faut expliquer : ces Herculanii Augustales. II. 15. Gissae. 2. où sont cités les travaux antérieurs. Halis. Schneider.-V. nons que Recht. 33.. Schmidt. 40-46. Le but ou du moins ciel l'effet de cette institution plus riches à prit tant la fois est double : elle associe les affranchis les au culte offi- de la maison impériale qui et t. Cfr... leurs questeurs. p. pp. que la excluait des honneurs publics. ribus. c'est qu'ils formaient souvent de telles véritables corporations. leurs leurs propriétés de curateurs. p. pp. 64 pages Nessling. ~. De seviris Aug. célébrés au nom du 1 peuple par les collèges de prêtres ou les sodalités. Mommsen. 197-208 = Organisation de l'Em- pire. VI. enfin sous la protection de patrons Il arrivait fréquemment qu'au lieu de constituer un collège nouveau pour le culte impérial. muneAug. i. suivant Mommsen. Nous ne mention1878. c. Revenons à Rome. placé entre celui des décurions et la plèbe : c'est l'aristocratie des affranchis. ces Mercuriales Augustales et d'autres qu'on rencontre souvent 3. De sevirum Aug. /. 1000-1002. A côté des sacra pro populo. il Voyez Marquardt. Ces deux derniers combattent théorie tout à fait originale et nouvelle de Mommsen. II. De la seviris 51 pages. op. par exemple op.. IX et X. Herzog. . 1891. J. organisées et comme corporations ouvrières. 194-238 (1888). 291-307. p 58 Schneider. Gissaê. Schmidt. créée dans l'intérêt financier des cités par loi gouverne- ment ils et destinée à imposer aux affranchis riches.'iG = Trad. Mommsen. leur origine Si aux charges municipales dont nous en parlons le ici. I. Th. de formes diverses les éloignait dans l'Empire.( 39 ) l'ordre des Augustaux. vol. Cfr.

pp. 156. 130. (1er Stadt Rom. = VI 2219-2220.. (VI 3823). 1 132. 1. G. p. St. c. Piante di Roma. à certains jours fixés par l'autorité. = 1861. c. -IL. Marqlardt. 211 sqq.-R. 156. p. célébrés aussi en l'honneur des dieux de l'Etat. n. l.-R. vicinitas. Jordan. corn. p. Le culte. Madvig-Morel. On connait le paagus Montâmes III. 245 et Gatti. les habitants des 2 . 1887. Voyez Th. Le même. Detlefsen. des mag(isiri) pagi Janicolensis. 177. p. Ainsi les habi- tants des sept districts urbains {montant) avaient une com- mune. 7. St. p. Trad. p. et les habitants des bourgades '. p. Hist..-V. pp. XII). 2. 14.. C. de Rossi. VI 3823. appelée septimonlium. 15 sqq. : suiv. 6. Topogr. pp. 1887 (XV). 11. et Th. 156 sqq. B. Mommsen. Gatti.. Gilbert. 4 : m[ag(istri)] flamin(e$) montanforum) montis Oppi de pequnia mont(anorum) montis Oppi sacellum elaudend(uni) et coaequandfum) et arbores serundas coeraverunt. 1888. I. Marquardt. L.( 40 ) y avait les sacra popularia. 7 et III pp. n. 128. C. . n. p. la rëpubliaue. compilum) les honoraient par des sacrifices et par des jeux populaires. Die romischen Tribus. 20..3-204 = Le culte. I 802. 125 et suiv.. 1 Mommsen. Ann. vin. commun que pour célébrer ce culte p. 228 et suiv. d. 199. III. Gatti. comparables à nos paroisses. Bull.. . III 2 pp. St'. dans le II. c. 1 16. Si. St. III. /. note de Th. Mommsen. VI. qui particulier. pp. Mommsen. ni les habitants districts urbains ou des bourgs rustiques n'ont jamais formé dits.. I. — Trad. 112 et suiv. Stadt Rom. L. I.. I 2 pp. B. des collèges proprement et leurs flamines *. p. 48 sq. 189. 221-239 di un sacello compitaledell' . VI. pp. 1. p. I. 190 p. bien qu'ils eussent leurs magistri et mais des divisions géographiques des communautés n'agissaient en religieuses. p. 2 3 p. 1. -Y. les I pagani Aventinenses (XIV 2105). . 1887 (XV).. rom. 7 = Trad. fixés annuellement à l'un des premiers jours de janvier {Indi compitalieii) 3. = . rustiques {pagani) célébraient les paganalia Ils formaient des caisse et des communautés biens les religieuses qui pouvaient avoir ° une Dans les carrefours (compila) se trouvaient sanctuaires des deux Lares compilâtes. pp. Quoi des qu'on ait dit. I. 801. * G.. communs rues voisines {viens. mais par les particuliers (quae omnes fête cives faciunt). ni les gens de ces voisinages. I. n.. anti- chissima regione Esquilina (Tav. 2 Organisation de l'Empire. du temps de 802 VI. et 111. 24-25.

p. et cette opinion l a généralement cours. 1. et quasi consilia quaedam esse voluerunt. p.-R. I. L.. I 637. d'Auguste). Mommsen.. rom. VI. C.. I. B. Th. 278. Ce qui est sûr. de Girard. Cohn. Nous chercherons à chap. p. chargés de pourvoir au culte. Mommsen dans I. p. Notixû. 30 : deinde habeto rationem urbis totius collegiorum omnium (Th. Tribus. 2. 2 (VI 467). avons parlé. p. cité supra. la réfuter plus loin. lit collegiorum. 114. pp.(41 Ils ) ne portaient pas Quintus les il le nom de collegia. Die rôm. L. Au premier abord. au contraire. p. de célébrer les sacri- 1 Cic. : De : petit. mencement n. I. . Cfr. 4. association religieuse Cfr... 128. Hist. 1. n. /. 1892. épvgr. nulli nostri pagani. car Cicéron et '. 1884. on permit d'avoir dans chaque pagas des magistri. 32.. 74 : nuUum est in hac urbi collegium. des collèges qu'il appelle Cfr. il faut remarquer d'abord que ce collège de marchands. Quand sation cette ville révoltée fut soumise privée de son organi- communale. St. correspondait aussi au pagas Aventinensis marchands auraient tous habité ce quartier 2. disparaît quand : ces les pagi et les montes sont remplacés par les vici d'Auguste le 3 .. il semble peu vraisemblable que ce nom de marchands ait pu être donné à tous les habitants d'un quartier. aut montani. p. VI.. 1885.. M. L. et note p. 187. n. 15-20. 5«Trad. I 804. cependant. Pro domo. montium). Jordan. Staatsrecht. 345. vicinitatum. un pagus qui formait une véritable : un culte public c'était sodalité. 115. 1-27.805 et notes.. 116 = Trad. 186. Mommsen. p. On trouve un collegium Ve[l]abrensium d'une autre nature. 1. 2. ensuite que même phénomène lui semble et se présenter à Capoue. a soutenu que les gens des compila formaient collegia compitalicia. que le conlegium merca- torum appartenait au pagus Aventinensis. 44. re part. p. qui honorait est disposé à croire que l'Etal lui avait confié parce que Mercure dans son temple de l'Aventin. d. III.-R. I er . p. III. pagorum. 2 3 = Trad. 128. 205. le C. pp. n. p.. Bull. 211-215. son frère distinguent formellement des collèges y avait Cependant. St. § 4. Topogr. 28. XIV 2103 (du comIII. comme celui du Capitole. Mommsen le collegium Capitolinorum dont nous le collegium mercatorum. quoniam plebei quoque urbanae majores conventicula VIII. cons. c'est c.

ils un autre but. p. d'ailleurs. Voyez Schulten. p. Aucun de ces collèges privés ne s'appelle sodalitas. op. I. — Conlegium mercatorum à Capoue. mais par son emploi. et la célé- 1 C. terme qui ne diffère pas de sodalitas par son origine. I. pp. sous des divers. les Indices : : dii deaeque et res sacra. souvent plus important. 1. On voit aussi ils que n. Les autres portent des gieux. 366-368. 773. Dès république. et suiv. Revue de l'hist. mais ils prennent presque toujours le nom de collegium. par ex. telles que la : thiasus s . — Dans tout l'Emnoms magistri pagi. IX. Liebenàm. même après la mort de ses fondateurs. en partie grecques. quel que fût d'ailleurs son but. G. sacerdotes Voyez C.'>63 = X 3773. un but professionnel.. noms religieux *. en 61-2 : I . municipiorum . il y avait. X 3773 et suiv. c. 159 et suiv. Lafayk.. I. Voyez les explications de Th. on ren- contre une série d'autres dénominations. politique ou funéraire. ibid. p 65. et l'un de ces collèges s'appelle collegium mercatorum. pp. à : nom une divinité et qui se distinguaient des collèges officiels avaient un autre point de vue c'est qu'à côté du culte privé. 1889. 2 le conlegium ne comprend que magistri du pagus. on trouve de ces corporations qui ont le pour but culte privé d'une divinité particulière. conlegium sëivemagistrei Jovei les noms reliCompagei. dans tout l'Empire. par ex. . I. tandis portent des que les autres pire.( 42 ) fices et les jeux. 51. I o63 C. : = X. respublica.. 788. et suiv. Mommsen. L. L. = p. Appendice. et res municipalis. qui s'appli- quait à toute association formée pour durer toujours. aux- quels sont souvent joints des minislri A côté de ces corps officiels qui. XX. ils formaient des collèges de douze membres. 3 vol. Voyez notre Index collegiorum. des collèges relileur propre gieux privés. des relig. Nous ne parlerons dans ce paragraphe que de ces derniers. qui honoraient en librement choisie. p. on rencontre des listes de -. Us se nomment souvent aussi sodalicium. L. ~rl sont pré- posés au culte. sont le attachés a des cultes publics et méritent plus ou moins nom de collèges.

L. pp. 30 (éd. 10 : sacerdos nequis vir eset. Osiris et Anubis. Magister neque vir neque millier quisquam eset. = culte. pp. . 167. Mabquardt. probable qu'au temps de Sylla. I ie pp. 714. Lafaye... 316-319 (Registres. 7. 3. n. I. I aut sacerdos es. II.. pp. Le Sénat.. César permit aux juifs de se réunir et de posséder une caisse commune. le culte. Peu après la seconde guerre punique. Rursus I.set. n. ne tarda pas à s'implanter. II 2 p. gregi cetero permixtus deservirem. III 2 . dont le culte s'introduisait malgré la loi et malgré la défense expresse du Sénat. pp. s. 15.1. fut introduit. DevPraef. 13. Sérapis. 153-156. 39. XI. p. I. p. ayant leurs chefs (magistri) et leurs caisses communes'ils furent interdits en l'an 186 pour cause d'immoralitéetétouffés à grand'peine. Metarn. Perséait. Preller. Apix. 37. « S. Myth. n. Le culte. de véritables collèges d'hommes de 2 . St. 5. Baccanalia). obibam. Lenormant.-V. 77. Neve pecuniam quisquam eorum comoine\m h]abuisse 3 ve[[]et. Isis. Bacchanalia. Maué. 18 : neu qua pecunia communis neu quis magister sacrorum C. de Baccanalibus a. fabr. p. 196..'i. I. Marquardt... Pour célébrer les l'Italie rites de Bacchus '. 8-19. Elles se formèrent surtout parmi les sectateurs des dieux étrangers. ses adhérents formaient déjà des collèges 3 La religion juive eut de bonne heure ses sectateurs dans la capitale.. p. St. des divinités égyptiennes. § Paul Allabd. III 2 p. inter ipsos decurionum quinquennales adlegit et III 2 . où la colonie israélite forma aussi une ou plusieurs communautés.. Hildebrand. 43. 82 = Le culte. 568-186) : C.. n. loi.(43) bration de sacrifices et de repas sacrés dans un sanctuaire déter- miné. 26-27. . 39. v. part. s. I.. St. De leg. p. 1094) : immo . (Osiris). 7.<• Daremberg. n. . 52.-V. I 196. p. ehap. * Marquardt. p. Bruns. p. Voyez Willems. II. 2 . I. 44 et suivantes. sub Mis Sullae temporibus conditi munia p.!. p. L. 44 = X 104. au et II e siècle avant notre ère. 9. p. 1-13.-V. 5. 1. Fontes. Liv. Voyez infra. dans le Dictionnaire de /. 2 Liv. et les défenses répétées. v. femmes..-C. qu'il mais il inutiles. Kayseh. denique collegii vetustissimi . est du Sénat prouvent . méridionale et Rome elle-même avaient vu naître. tour à tour tolérées et supprimées. c'est-à-dire de former des collèges 4. in collegiiim Ac ne sacris suis mepastopkorum suorum. 101. Cic. G.

1886. /. 2 A Rome. Makquardt. Hettner. 55. 36 : ô'n xawâ xiva Satfxo'vta o\ totoûtoi àvTS<j<pspovr£ç rcoAXoùç àvairefeooffiv àXXoxpiovojj. 1 Cass. part. autoriser. De Jove Dolieheno. Bonnae. I. legia Dès lors.. délaissés. latin Cependant de Mars. etc. etc. L. * s 6 Voyez notre Index collegiorum Voyez le même Index et infra.£"îv xàx toutou xa\ auvojjnoai'ai xai crjircidEiç ItatpEÏaî te ytyvovTai. supra. 102-103 et notes st. Voyez notre Index col légitimai (collegia (uneraticia). III 2 pp. chap. parce les cultes étrangers affluèrent de plus en plus. s'associent les villes fréquemment. les collèges privés 9 de de Mithra 8 ou de Sol les invictus. de Jupiter Héliopolitain et Jupiter Dolichène 10 se multiplient. de matris magnae apud Romunos cultu. sous et infra.( 44 ) Sous l'Empire. Isis et Cybèle eurent leurs adorateurs particuliers. de Liber Pater. et les adorateurs de Jupiter. 83etsuiv. Sous les Antonins. Le en Ile. I. 10 A Rome. C.m. sur l'Aventin.. 52. Voyez VI 2265: sodales ballatores Cybelae. V 280(3. VI 494. le culte d'Isis fut adopté par l'État et celui de Cybèle fut réorganisé. c. 8 — = : . C. et dieux du panthéon grec ou ne sont pas de Cérès. du reste. H. VI 405-413 colitores hujiis loct. 101 etsuiv. 3. on trouve partout des collegia Isidis 2. surtout d'Hercule et de Silvain. pastophorum Industriensium. Sl. pp.. et surtout des collèges de dendrophores 4 et de cannophores $ qui semblent voués à la fois au culte public et privé de Cybèle 6.-V. Potaissa. Misniae. Plus que jamais. il y a une véritable invasion des dieux syriaques et perses 7 . Marquardt. des col- pastophororum» qui honorent la déesse égyptienne pour leur compte. Pompéi. chap. I. —Le culte. I. conseillait à Auguste de ne pas que leurs adhérents formaient des associations dangereuses pour l'ordre public *. F. Gueuler. 7468 : coll. voyez notre Index collegiorum (coll.. p. les Mécène. II e part. 7 .. 9 Voyez ibidem. p. Valentia. I. II e l'Empire. § 3. 83. n. 77. 3 L. p. § 3. funeraticia). Dans où domine l'influence grecque.. Marquaudt. Pour ces collèges. Dio. selon Dion Cassius. H. 36. p. pp. I. Diss.-y. Atina.

etc. Beirlif. 2 relig. I. ce n'était pas toujours le comme cas avaient fait les marchands 3. qui avaient apporté avec eux un culte national. 1873. note. 1890. C. corpus Heliopolitanorum Jais Heliopolitani Berytenses qui Au n° 1634: qui incultu . III 703-704. ceux de la ville ou ceux d'un riche particulier chis. ils ne pouvaient attendre • A Pouzzoles. p. à certain moment. 830) en l'an 174 après J.( 45 on honorait surtout Bacchus. et p. qui eurent. 1 i-2. Pour subvenir aux frais des cérémonies. 257. /. à Antioche. 212 = Le culte. Philippi. I. beaucoup honorent les Lares impériaux. X 1583-1585. 1634 Puteolis consistunt. L. Les collèges bacchiques s'appellent aussi spira.-C. corporis Heliopolitanorum sunt. v. s.ii. cultores C. C. Voyez Foucart. clients. : Lexikon der Mythologie. Cfr. III III 291. établis à Les collèges de dieux étrangers étaient souvent composés de Rome ou ailleurs. /. pp. I. fermées. affran- pérégrins.-Y. à Nicopolis. syriens de Pouzzoles qui adoraient Jupiter d'Héliopolis Mais pour les divinités orientales d'Isis. C. iv IIotio'Xok. I. 170 et suiv. L. I. X 1579. Les cultures V. les confrères n'avaient que leurs cotisations et les contributions le demandées parfois au public sous nom de slips*. c'étaient de véritables corpo- rations religieuses qui s'obligeaient à l'exercice en commun d'un culte déterminé. 255. Thèse. C. Paris. ou bien les Lares du carrefour voisin. L. chez les Crées. . Paris. 3 Kaiserkultus. p. 5853 : o . esclaves. Le culte impérial. /. L. L. Une foule de collèges sont aussi voués au culte des empereurs régnants . pour bâtir et entretenir leur temple. 461. 1I1-. pecunia sua cultores..ou morts (divi) et de la famille impériale domus divina). VI 261. si de Mithra. C. Gr. CI.%\o:- xoûvxeç Tuptot * (= Kaibel. L. en Mésie. Assoc. a 6150. Rôscher. Marcuardt. dont membres un même culte. . la communauté les d'origine ou de natifs. : ce sont de pauvres gens. une Qu'ils fussent formés d'étrangers unis par des associations étaient unis par grande vogue. et les thiases sont nombreux *. St. X 1238 (à Nola) : Auguslo sacrum restittierunt Laurini. tous les collèges religieux privés étaient particulières. Larum sont des collèges funéraires.

fondés surtout pour adorer une divinité. 413). il arriva que beaucoup l'accessoire et de ces collèges privés. avaient même c'est qu'ils avaient leurs une raison spéciale de le faire dogmes particuliers sur la vie future et leurs rites funéraires. l'exemple de Mommsen..-V. Dès la république. 1 Dig. a tort de compter ces collèges parmi 2 3 les sodalitates sacrae ils n'ont aucun caractère officiel. et qu'elles se soient occupées d'autre chose.. n. hS72. Cumont nous : observer que quelques-uns. chap. n. 32. et à Ostie : Voyez encore hujus loci cités supra (VI 405- ordo corporatorum qui pecuniam ad ampliandûm tem(XIV.aucune dotation de temple déterminé. et ils n'étaient pas exclusivement religieux. 6 : collegium cujusdam templi. . Orelli. à funéraires sont appelés collegia tenuiorum par le jurisconsulte Marcien. nous des collèges voyons les collèges d'artisans il s'occuper de l'enterrement des confrères défunts. peut-être leurs cimetières spéciaux Or. Maiiquardt. semble exagérer quand il dit des cultores Larum : et imaginum domus augustae « (pie ces associations aient été fondées dans Nous n'avons aucune raison de croire un autre dessein que de sacrifier en l'honneur de l'empereur et de sa famille. 163. 4. 1. avant tout pour assurer aux confrères un enterrement convenable. M. tous ces col- nom d'un dieu avaient un autre but. * 11.. années 140-172i. p. G. 38. on les appelle aujourd'hui collegia 1 Dig. à Snndert. dieux natioet religieux. p.. Ccmont sur le culte de Mithra est sous presse. p. tels que les collèges de Mithra. en fut sans doute de même fait religieux dès cette époque.. : 1. 84. ils l'État. Boissikr nous L'ouvrage de V. pr. ils étaient attachés à le un de sont parfois désignés sous nom collegium templi. » lier. Gomme i . 2. -. et 3.47. 135. continuèrent à choisir un patron parmi la fois * les naux à et étrangers. Ces collèges. comme leur but principal II e Les innombrables collèges qui furent établis au et au III e siècle de notre ère. 10 = Le culte. § 4. arch. cultores templi En dehors de lèges portant le la célébration de ce culte privé. 246 et note. 5910 les cultores : cultures templi. plum contulerunt III 2 . Voyez iufra. St. finirent les funérailles par regarder la religion comme 3. II e part. 22.

I aussi le cas pour les initiés 4 Ou collegia juventutis. § 5. . un caractère à la fois religieux et funéraire Il et généralement ce voués vivaces jusqu'au faut peut-être excepter les collèges et d'Asie. » aux Bacchanales. l'autori- sation accordée à tous ceux qui voulaient s'associer funérailles. £ /. Jullian. vers eux aussi. par exemple. à y revenir. religieuses de l'Empire étaient fondées « Toutes les associations p. 209 en vue d'assurer à leurs membres : un locus sepulturae. ïnscr. -2. re part. le Nous aurons Les collèges portant dernier domine. peut-être remontent- à la république. Ils apparaissent sûrement dès du ils I siècle et se multiplient à l'infini. les inscriptions nous les les montrent en Espagne comme en Asie. sous des noms tels fratrum. dans provinces du 1 C. 1. les parties Ils dans toutes de l'Empire. les chrétiens profitèrent. dont sont répandus nature n'est pas encore bien éclaircie. Voyez notre Index collegio- rum.juventus. la Il faut ranger parmi eux juvenum*. L. d'Egypte qui restèrent si conservé leur caractère sacré. et lorsque ce n'était pas le but réel de ces fondations. ils avaient un dos pour le culte et un magister pour administrer la caisse. p. Il. p. . c'en était au 2 C'est moins le but avoué et le prétexte. triomphe du christianisme ces collèges semble nt avoir le mieux à côté du caractère funéraire. a. ehap. Voyez supra. et : ceux de Mithra. peut-être de cultures véritables collèges funéraires '> pour les que fraternitas ou ecclesia Dei ou Yerbi. à ces cultes nom d'un dieu ont donc tous *. eux-mêmes s'intitulent collegium ou cultures d'un la fin ou collegium er salutare. 3 Voyez infra. I. et Tu Mommsen. 43.( 47 ) funeraticià «lieu . il. ont une double organisation qui administrent les autres intérêts ils possèdent des chefs religieux chargés du culte à côté de ceux -.. de Bordeaux. de la fin du II siècle. où Ton trouvera les inscriptions et la bibliographie.-B.juvenes. ils formaient de toute la variété des collèges les collegia Nous n'avons pas encore épuisé religieux. Le commandeur e J. de Rossi a démontré que.

religieuses et professionnelles. et les sodalités sacrées. 45. Les unes. Momm- sen. 16. consistant en représentations dra- matiques lusus et en jeux du cirque. 11. 19.. prirent une part plus ou moins les collèges active à la politique. Tu. ProSulla. De coll. 15. V. composés d'artisans...S. lusus juvenum). et on siècle appeler profanes.. III.. Brut.. se prêtaient étaient devenus théâtres. Les autres. Beaucoup nomment parmi rencontre des caratores leurs dignitaires des sacerdotes et l'on juvenum '. fort turbulents et A l'époque de Callistrate. ils célébraient des fêtes (ludi juvenales. pp. Au VII e de la république.( 48 ) Danube Quelle les et du Rhin comme en organisation? à Ils Italie. 156-160 3 Tac. L. corpus vetôv l'autorisation du Sénat (vers 140) Mommsen le croit que. 3 et suivantes. Depetit. III. suppl. Renier et d'autres rattachent leur origine à 3. Ct'r. pp. 166.. Voyez les Indices du Corpus : res municipalis. outre leur office religieux. Ephem. puisque Cyzique demanda pour son -. * Du. il « Cic.. . XIV. toutes les corporations. 2635). i. 28. une loi défendit aux juvenes l'accès des menaçant les récidivistes de l'exil même de la mort *. L. 48. Ils avaient certainement une grande impor- tance pour les municipes. On trouve un curator lusus [juvenalis] dans une Dans quelquesinscription de Tusculum (XIV 2592) antérieure à Néron. de 1 X f f f 6. la Tels sont les collèges où religion nous allons peut les parler.. n° 7060. elle joue un rôle plus effacé domine. Associations politiques. nés parmi peuple. i. 9 = — uns de ces collèges. l'institution des ludi juvenales. Ann. 3 (Callistratus). fonctionnaires municipaux chargés peut-être de les surveiller. 7. C. Quel était leur but? était leur semblent organisés comme autres. dans ceux dont ou nul. I. comme collèges privés. ils aux acclamations et tapageuses du public. ils jouaient rôle de garde municipale. y a des jeunes tilles (XIV 2631. se comme les sacerdotaux bornaient à soutenir leurs membres aux élections le 5. quant leur but. par Néron mais ils existaient ils avant le règne de ce prince.

sine publica malo publico Cicéron (ibid. 77 = Le culte. Q. p. : Cic. ad Traj. Les empereurs craignirent longtemps encore ces associations de toute nature. IV. 32 3 Cfr. électorales : y eut des associations que nous voulons parler ici.. 45 et 62. Aug. le dans les provinces comme Ce à Rome. p. et ils les surveillèrent.. v. Factio : Liv.. pro Corn. p. V. Pro Plancio.. 36. sodalicia.. il. 15. C. 15. éd. Mueller. Ep. de petit. Trajan. 57 xà kaij?txà <yc&wv. p. qui avaient par eux-mêmes un sens fort honnête. les collèges factieux : : Dig. VII.tatemcoibant. Festus. éd. parlant de dit Ixatpeïat (Plin. 37. 34. 5. Sodalitas : Cic.. 3.( 49 ) commerçants ou d'adorateurs du même dieu *. I et II. Cohn. Slet. 86. factio. 585. Coril tionem gratiosissimorum nelii.... Cass. pro Vatin. Cic. Cfr. M. Mueller. Asconius. De petit. Voyez plus loin. 5 Or. II. Fragm. sont à cette employés époque pour désigner ces cluhs politiques. avaient leurs agents. 3. ad nullius non facinoris socie. Ad Q. Kiessling et Schoell. note de Plurimae factiones titulo collegii novi l re part. 285). C. 22. Sodalicium : : Ascox. chap. in St. ch. Marciex dira encore collegia sodalicia pour désigner la Bithynie. 47. Cic. parle des 4 . 130. V. II. 3... leurs chefs et sans doute leurs statuts *. On établit même à cette époque une foule d'associations dangereuses qui prirent le nom et l'organisation de ces pour cacher leurs intentions criminelles 2. 15. Mommsen. qui prenaient plus ou moins ouvertement un collèges populaires caractère factieux. Th. jamais colleijia. pp. Dio. 95. Voyez infra. 1. 32. 1 Marquardt. factiones 3 . fr. in Milon. fr. Sous purement politiques et on les appelait sodalitates. 37 consensionem quae magis honeste quam vere sodalitas nominaretur.. 43). 66) parle d'un coltegium I Corneliorum .. cons. 19 quattuor sodalitates hominum ad ambi Gallii. composé d'affranchis de Sylla.. Orchivii. Ces trois mots. ad Q. n. jusqu'à ce que d'elles il danger eût disparu. désireux d'arriver aux honneurs. 1 pr. se laissaient corrompre en masse par les candidats et surtout devinrent un instrument de désordre entre les mains d'ambitieux démagogues. III 2 . I.. (éd. 19. et impliquent quelque chose de factieux. § 2.-V. la n'est pas république. tibi obligasti. Pro Plancio. p. L.. Elles se composaient de citoyens puissants. 1 s. 5. p. elles étaient permanentes.. : C. : factiosorum homimun I.. 67 : Fré- quenter t uni etiam (689 auctoritate = 65) coetus fiebant . p. Impart. Fundanii. 19.

trans- formées par il politique. dit Cohn. 65. y aurait eu Kome. p. i : île petit. Selon à Cohn *. les plus reculés. avec le temps. Les banquets au culte. 1. n. véritables sodalités moins le caractère religieux. plus de comices : électoraux. Liebenam. Trouette. 60.( 50 I Destinées à soutenir les confrères : ou leurs amis. séquestres^.. ces amis se soutenaient naturellement. comme a Cicéron. agents de la étaient divisés en décuries \decuriati) sod alité (divisorès. 58. C'est difficile à croire. De coll. pp. II. p. ce seraient des sodalités sacrées. Selon de Savigny et Madvig la 3. Voyez supra. pp. pp. part. 38. dès les temps civil. elles gagnaient les électeurs en masse sa tribu. du moins à Rome les clubs n'avaient plus de raison d'être... l ie 0. contre ces corrupteurs et ces corrompus que fut l'an rendu dit Sénatusconsulte de 696 = 58. p. quae est de sodaliciïs. 150. sorte de clubs d'amis. = 55. chap. p. von Savigny. 256-257. La lex Licinia. . 19. ayant pour but des réunions intimes et des festins. 36. Ail Q. Cicéron y avait recours ():. Mommsen. III. Madvig. III. des la sociétés d'agrément d'un caractère formées de gens de classe élevée. 61-70. la qui n'étaient dirigées que contre brigue la Ces associations disparurent avec liberté république. Les citoyens disposés à se ils chaque associé par les le travaillait vendre se faisaient inscrire. ne frappa que les premiers en 699 2. p. qui distribuaient frages. 20. V. 139 = trad. II. On eu tort d'appliquer aux collèges en général ces deux mesures. Mais triumvirs de Fan 60. tables prix des sufvéri- mais ces vendus ne formaient pas de collèges C'est le *. ces cercles se changèrent en pourquoi ces sociétés politiques n'auraient-elles pas une ori- sociétés électorales et perdirent leur caractère primitif. ut sodalitates deçu- rialique discederent. Th. 12-13. * (epulae) se rattachaient Cohn. Morel. - 1 Voyez infra. Voyez contra : Karlowa. Aux élections. II. et depuis Tibère. Plus de dans les élections. et. § 4. 1. 3. pp. Quelle fut leur origine? Les opinions diffèrent.

p. énumèrés chapitre.Ce sont peut-être des cercles de ce genre qu'Auxwv •:£ TjaT'-. Il cite encore Tertullien iApol.. I. Orelli 4073 Hist. Cfr. 152. I. 54... en Ombrie Or. L'amour des de notre ère durent plaisirs toujours crois- sant et l'aisance qui régnait partout aux deux premiers siècles faire naître des sociétés uniquement formées en vue des divertissements et de la bonne chère. en est autrement sous Cercles d'amusement. * L. c 39). donnientes) -..tov -. et il On s'associait pour bombance. Cassk/s Dio. Y. I. Étect. % 3 1).. Willems. lar- ronneaux et dormeurs seribibi. : * C. 42. X 2971. s 6 L. formaient un collège religieux et funéraire. Aen. et qui ne se font pas faute de recommander leurs candidats aux élections municipales. xaxéXuas.. repose que sur une autre hypothèse. comme les convictorcs . Si nous en jugeons par ce que nous savons de Pompéi. Dans un se dit ex Epicureio gaudi- un habitant de Pouzzoles *.. cite \esconvietores qui 6. IV 57o. Inscr. Horace dit plaisamment : ambubaiarum collegia (Sut. I. car l'existence de ces cercles amicaux est loin prouvée sous trace. VII : lutronis collegium. un a epuio vesci soient cachait de Fanum. Willems pense que ces noms ne sont que même société de bons vivants 3. vigente choro Cependant nous ne devons pas nous laisser tromper par faire les noms de dit certains collèges. IV 246: sicari.'% aèv guste dissout en l'an 732. L. allusion qu'aux Saliens et autres collèges religieux. Met. ~b aojcppovî'rrspov t'jvî't-î'. qui ne au même p. I. Il la Nous n'en avons trouvé aucune l'Empire. Rom. 299. les cercles intimes devaient être fréquents Les graffiti de cette ville nous et font connaître une société de joueurs de balle {pilicrepi} l trois clubs qui portent les noms bizarres de tard-buveurs. o76.. 581./sv. 2 TravxeXôi. <le fionl.gine indépendante? Le but qu'elles se proposaient suffit pour expliquer leur naissance. mun. ». ce nom un collège funé- ' C C. C. l'hypothèse de Cohn ne république. Duruy. Jullian. . des fait = XI 6244. croit que les seribibi. furunculi. IV 1147. ta ce ~pô. . p. des sobriquets d'une distique. n t. En tous d'être cas.

). Il 5500). infru. Les banquets étaient.. 12 collegia in quibus artificii sui causa unusquisqr. : Du. D'autres col- nous verrons que leur but lugubre ne les empêchait pas de passer gaiement leurs jours de fête. qui devaient se cacher. >.). et métiers étaient des arts arts étaient des métiers s. Bull.e adsumitur. Cette dit-il. faut dif- observer que férence entre les Grecs et les le Romains ne faisaient aucune l'art et métier. Nous comprenons sous ce nom tous les collèges dont les fession membres sont unis par *.. Ephem.Si'//. (opifices. d'artistes et de commerIl çants artifices. les corporations professionnelles qui feront l'objet de cette étude. III 5 . 589-599. beaucoup pouvaient paraître institués pour faire bombance 3. 3 * 4073). 3166 b I.. 6. A côté de toutes ces associations. 1 185 = C. fini. 261- 267. Ils ont un locus sepulturae (Oit. 50. Ce sont par conséquent 1° Les collèges d'artisans. tandis que les païens n'avaient pas besoin 2 de périphrase pour trouver un nom. III commun X 7039. les liens d'une pro- commune quels que soient leur but. 1864. du reste. § 4.( 52 ) raire. . mercatores ou negotiatores). tous les Sénèque refuse de compter les arts parmi les études propres à faire l'éducation des jeunes gens. 5. occupent gieux et une place à part. leur origine et leur organisation.. 62. c Mahquardt. 1. pour les premiers. . L. circonlocution s'appli- quait très bien aux chrétiens. pour les seconds. f 2e part. peut-être une communauté chrétienne l. et qui prennent le l'industrie nom de ou du métier que : leurs membres exercent. Collèges professionnels.. Friedeaender. crist. ibid. tous les (xé'/vai. m. pp. lèges funéraires portent des effet : noms semblables en l'une des occupations principales des collèges professionnels et religieux. 4 de Rossi. Voyez 38i. et tirent leur il ne faut nullement s'étonner si quelques-uns en nom. pp. Priv. p. ou bien ils enterrent un membre (IX 3693. Voyez notre Index collegiarum (coll.. malgré leur caractère relifunéraire. chap. Voyez infru. leur caractère. août..

la géométrie et l'astronomie. Mieller. in Athen. mais seulement des corporations semblables à celles des artisans. dans Hermann's Lehrb. Vienne. à Chalcis dans Rome. Inst. Kaibel. raison. Daremberg. hell. II 5. Voyez une le Bull. p. de Daremberg. Diz. 88. des acteurs et des musiciens. et suiv. Foixart. des antiq. c'est-à-dire les artistes dionysiaques. Une autre vient d'être trouvée à et sera Athènes publiée dans les Mittheil. p. v. 1873.-7s. XII 3232. Lolling. des collèges d'un caractère tout particulier ce sont Ips artistes drama: tiques grecs. 14. Bull. inscription récemment trouvée de Corr.. car. Mitth. Alb. y a une catégorie d'artistes qui forment. dit-il. f. J. Quant aux négociants. Indices. 751.). leur caractère. îepà -juvooo. C. la même grecques d'athlètes t. 75.. Theod. le même rang que les ici cette manière de voir. 3 AlREL. epigr. Les architectes sont mis sur -. dire qu'il ne s'agit pas ici des sociétés temporaires. pp. Dict. 13. à Ximes C. : On trouve ces collèges grecs jusque dans Indices. Sitteng. Foucart. Commentatio de Gôttingen. Lueders. . formées pour des entreprises commerciales.ott'. ils se répandent aussi en Occident. ni les peintres. p. L. Antiq. Die dîonysischen Kûnstler. nous ne pourrons pas distinguer non plus entre les artisans et les artistes 3. 246. 1876.. -1. 751. d. Sauppe. 135 II 3 . athleta. iwv 'Hpay.. 91. pp. ni les sculpteurs.. qui sont organisés à romaine. Reisch. 1892 (XVIj. De Ruggiero. 2. à Naples. vers le temps d'Alexandre... De musicis Graecorum certaminibus.. tepà .. Les sociétés de « Sen. il est inutile de charpentiers Sans expliquer conclurons que. Dès avant l'Empire. Syracuse. pp. Dionysiaci artifices.. Dict. ni les autres serviteurs du luxe. De artificibus dionysiacis. Berlin.io). ne fait grâce qu'à la musique i. je ne saurais me résoudre à regarder comme il exerçant des pro- fessions libérales. tout en conservant les collèges les u'jvooo'. 1873. athleta (Sagi. III.( 53 ) telles que la grammaire. VlCT. Sur ou xoivà :wv : -epî tôv A'. Gaule. des arch. collegio artificum scaen. nous ne nous occuperons pas des associations : Pour •cwv. p. Ep. s. 1885. 4. 1878 (III). I. c'est-à-dire des poètes. Cfr. Regium. Aem. dergr.. 1874.E-. Kônigsberg. 1874. Voyez Kaibel. 392-414. la II. 18. 0. Nimes.. v. ni les statuaires.dvuffov rr/v-or/. Nous ne comprenons dans notre étude que la de scaenici. de l'Institut allemand. voyez 104-108. Paris. nous pour tracer une image exacte de la vie romaine. p. De coll. scaenicorum artificum apml Graecos.xt) tjvoSo. Friedlaenb-er. atticorum.

pp. officiels C'étaient des corps ou administratifs.( 34 la ) publicains. (Ritein. Morel. Mommsen. et ces dès la république. 1848 I. 1877 (Mém. licteurs. 24) et de Schulten (p. les artisans. affranchis ou esclaves. les artistes et les marchands sont ingénus. Ch. conventus Helvetici. le et doc. pp.. — de la Soc. les magistrats municipaux. les autres religieux uns civils. De apparitoribus magistratuum rom. pp. destinés et. 319-321. Mommsen.-R . . étudié par Mommsen. Cfr. Délos.GiRAUD. si corps administratifs se doublèrent. pp. joueurs de tlûte et de lyre. (VI). pp. sous Sylla (V 7235). res. à servir les magistrats ou l'empereur. Outre ces décuries leur service. surtout d'esclaves de la même maison ceux-là étaient tous funéraires et ne . en dehors du cadre de ce travail nous n'aurons à nous occuper que de quelques espèces de fermiers publics qui formaient à la fois des sociétés et des collèges '. 224-227. : collegialem). d'hist. 2 Ta. rentrent pas directement dans notre sujet. d'as2. scribes. Voyez les ouvrages de Kornemann (p. 270-272. 75-158). 386 et suiv. vic- timaires. I 2 .-V. mais des conventus çivium romanorum. >'. Cfr. hérauts. Les associations de citoyens rom. Trad. 2° Les décuries d'employés subalternes : des magistrats les romains ou municipaux {decuriae apparitorum). I. pp.. etc. St. XXXIV). Les Romains à Délos (Bull. 1-57.). Quant à leur condition. Marquardt. pp. Il y avait des collèges d'artisans uniquement composés d'esclaves. Voyez notre Index collegiorum. dans les villes. viateurs. Les plus importants des conventus medio sunt inter rem municipalem et ç. Hernies. —A de Conlegia est appliqué aux marchands romains. VII. 117 et suiv. pp. quoique dotées de tent aussi personnification civile. je puis ainsi dire. sociations privées. 340-344. Homolle. 1884. et les curatores civ. Corr. semblent avoir contenu des corporations marchandes (Schulten. St. III 2 . Le Culte. nom pp. Muséum. de la Suisse romande. Lausanne. hell. rom. 325-329=I 3 . à s'occuper de leurs intérêts privés. semblables aux corporations d'artisans Quelques-uns de ces appariteurs prirent même le nom de col- 1 Nous laissons également de côté ces associations de citoyens romains ils qui étaient établis dans les villes ou les bourgs des provinces pour faire le commerce : ne formaient pas de collèges proprement 4 in dits. commencèrent.

16 apfparitorum > . rictimarii. § côté des collèges. 29. 1) : des esclaves. aussi bien que pour assister les magistrats dans les sacrifices. c'est-à-dire les tibinnes et les fidiiïnes. p. partie. 3. n. XIV. 3. n. = Trad. elles ont leur local (VI 103 schola Xantha . p. (VI 1946- 1948). per'missu colle(gii) C. verria Turannus Cinyra I. VI 1930. I. L. et I*. St. VI 816. dès que leur emploi fut devenu viager. huic collegio (C. /• L. dit : I. GiftAUD. Orelli 2461. . Cfr. celui des autres appariteurs. 388. Puis leurs associations ne furent jamais. 2. et leur nombre n'était pas fixé. 2 Ils s'associèrent dans un but privé.-R 3:27.: \j. n. s. 2015. riae. . 1. . 4). elles peuvent hériter (Dig. 2 e section.'i = Trad. figurent III e 5 s. 388. Theod. inpugnaretur. v. ipsi tibicines. Voyez infra. parlant des Decuriae Urbis Romae. qu'elles peuvent affranchir iDig. ils se louaient aux particuliers pour les funérailles et les mariages. Les joueurs de flûte et de lyre se distinguaient lèges ••« Dans de vue 2. elles nos Indices. v. VI PJ20-1942 : conlegium viatorum (de la fin : de la république ou du commencement d'Auguste). 2o. n.( 35 ) cette étude. et d'ailleurs des autres. Quaestorius lib(ertus) librariorum qùaestoriorùm VI 1826». 4. — Th. à aux obsèques de Pertinax chap I. VI 9861-9863 I. annal. : L. : çonleg. semble-t-il. tàbularius âpparitorum t VI 4013 1 . Giraud. quod. L. aussi portèrent-elles toujours de collegia 3. mais il se sert d'un terme impropre. C. et collegium victiinarbrum qui et (Hadriano) sacerdotibus tnagistr. Honorius. o. 46. Voyez 1.. Mommsen et decup. en 404). n.. elles possèdent 2. des corps purement administramais des collèges privés. honorent Hadrien en 129. 19o9. Mommsen. 3 . 387. 37. Voyez Th. liberalitate ejus restituta sinL VI cum comniodis eoruni 971. elles ont la personnification civile (Dig. d'abord parce qu'ils exerçaient leur art au profit du public. nous ne les considérons qu'à ce point nous aurons à nous occuper surtout de ceux qui peuvent être rangés parmi les artistes. Les décuries s'occupent de l'enterrement des confrères 1. apparat. et Ces derniers. parmi activité lesquels il faut distin- guer ceux des sous-officiers en de service [collegia mili- 1 C. Murât. I. Voyez notre Index collegiornm. I des autres iStaa/sr. le nom 3° Les collèges militaires. 327. 22). senatui apparent. schola). comme tifs. pose en règle que collegium se disait des apparitores religieux. ainsi.

militaires). I. ceux des sous-officiers apparaissent à partir de Septime Sévère. Voyez infra. un caractère particulier 2. ainsi que ceux flottes. de donner une idée géné'<•. Sous l'Empire. Les auteurs et surtout les inscriptions citent une foule par leur nom et nous aurons l'occasion de dresser une statistique complète de ceux que nous connaissons Il suffira. les brigades d'ouvriers attachés aux légions et les collèges de vétérans. 47. nous voyons le régime « Die.. et infra. mais sous existence si la royauté et sous la république. 3 5.. des ouvriers qui étaient au service des légions et des $ 2. Nous verrons que étaient défendus : les collèges de simples soldats ' ne milites collegia in castris habeant . 22. Au temps de Cicéron. Les collèges d'artisans datent de l'époque préhistorique. leur nombre paraît devenu fort considérable. II e 2 Voyez notre Index collegiorum (collèges chap.( 56 ) tum). surtout en Afrique. § par- tie. et ont collèges de vétérans 3 . caractère est fort et complexe et leur nature diffère avec le Leur temps en même avec le lieu. * Voyez notre Index collegiorum (collèges de vétérans). rale de leur nombre. ils eurent une obscure que leur but. III e partie. Les collèges composés de gens de organisés sur la la même profession sont plus vaste échelle pendant l'Empire. II e et Quant aux III e siècle ils sont fréquents au : au en Italie et ils dans les provinces le formés de gens de même con- dition. et toutes les classes de travailleurs semblent possédées du désir de multiplier les associations professionnelles. 1 pr. Extension de l'organisation corporative parmi de les gens même profession et division du sujet. pour le moment. (col- lèges professionnels . être nous est peu connu. Voyez aussi notre Index collegiorum . entrent dans cadre de cette étude. comme leur organisation.

la civilisation Ce n'est que dans quelques 1 Nous ne comprenons pas qu'O. pp. Ah. à partir du les siècle de notre ère. le Les corporations professiontant formées sur modèle romain. On trouvera dans les listes que nous dresserons plus dépassée depuis.) . 298-299). p. der sàchs. besckrànken sich mehr and mehr aufdie collegia tenuiorum. s'exprime : ainsi « Die collegia. les collèges religieux. Toutes les villes de des provinces eurent. plus tard à Constantinople. (St. des corporations industrielles. La raison verra de ce ne réside pas seulement dans l'Italie et la grande populale tion de ces villes. villes phie. 327 = Trad. y sont inconnues la que dure l'indépendance de mais d'uno façon Grèce. hauplsàchlich Leichengilden. enfin des le plus de collèges d'artisans et de commerçants fait <.. elle est surtout politique. semblent fut s'être constituées en col- lèges. des sous-officiers de même grade ou de grades différents. Il et. 1856. et d'ouvriers.387. et les socU: tatespublicanorum. parce que de division du travail poussée très loin. la Mommsen étroite à nous semble aussi exagérer singulièrement « laquelle le droit d'association était limitation soumis dans la capitale à la meilleure époque de l'Empire ». pp. les artisans les plus pauvres comme la les négociants les plus opulents. 386.-R. si l'on tient loin. elles s'y répandirent avec fort inégale.( 57 ) corporatif prendre une extension qui n'a peut-être pas été compte des différences économiques. I*. des vétérans qui. A en juger par l'épigrades vainqueurs. C'est à Rome et à Ostie. fort était déjà il vint un moment où toutes les catégories nombreuses. La partie orientale ou grecque fait seule exception. Il ne trouve a Rome que \esdecuriae appuritorum. II e du reste... ausser einigen fur gewisse sacra erforderlichen. nous de l'Empire nelles. autant que nous pouvons en juger. parlant de l'Empire. presque tous associations funéraires. trouvons partout. I. que l'on trouve confondaient leurs intérêts. comme on plus loin. en même des gens qui vivaient du commerce. après avoir porté les s'établir armes sur différents points de l'Empire. Jahn. et leur nombre grandit sans cesse jusqu'au Bas-Empire. » (Ber. allaient au même lieu et employés inférieurs attachés aux magistrats ou au prince.

l'histoire des corporations indus- que leur organisation. leurs droits. et elles sont organisées le pour atteindre un double but. il s'occupèrent tranquille- ment de la leurs intérêts privés et paraît démontré que l'Etat les laissa naître et vivre sans s'inquiéter d'eux. d'une façon générale. le le caractère le peu important dans se le principe. Longtemps. à Thyatire notamment. non content de s'occuper de ses propres intérêts. Les corporations industrielles de l'Empire la fois sont donc à publiques et privées. Alléchées d'abord par les privilèges. par le sénat. temps. Mais l'Etat les rendit obligatoires et héréditaires. Avec officiel. avait un caractère d'utilité publique. et. Aussi On commen- cerons-nous par exposer ciation à les lois qui réglèrent le droit d'asso- Rome. prit les dessus et gouvernement déchargea sur corporations de certains services publics: elles devinrent alors de véritables rouages de l'administration. trielles. Telle est. et ils attirèrent sur leur tête les foudres de l'autorité. le ils furent mêlés aux désordres qui ensanglan^ et la tèrent forum et rue. Supprimés par César à trois reprises. le caractère qu'elles revêtirent dans la suite des siècles. en voit résumé. ils ne purent s'établir depuis l'an 7 avant notre ère. elles furent ensuite accablées de charges et voulurent reprendre leur indépendance. par Auguste. sous ils des phases diverses. changèrent de caractère plusieurs reprises. et spécialement ceux des artisans et traversèrent et des commerçants. L'attitude du gouvernement à à leur la égard se modifia et royauté sous la république.( 58 ) de l'Asie Mineure. cette étude nous fournira l'occasion de faire voir l'origine des corporations ouvrières. leur influence changèrent avec le temps et dépendirent surtout de leurs rapports avec l'autorité. et elles vécurent dans la servitude jusqu'à ce qu'elles disparussent avec l'Empire romain lui-même. Vers la fin de république. . Cette autorisation ne fut accordée que si le collège. Dans le Numa jusqu'à la l'Empire. qu'à condition d'obtenir une autorisation spéciale. tous les professionnels. depuis collèges les rencontre chute de en grand nombre. qu'on cours des siècles. leurs devoirs.

ne sera plus question des collèges militaires ni des décu- ries d'appariteurs. Nous terminerons en cette étude. Dans la troisième partie. nous rechercherons comment elles étaient organisées pour atteindre ce but. nous étudierons le rôle que les les diverses corporations industrielles ont joué dans adminis- trations de l'État et des villes. les obligations qui leur furent imposées. tirant les principales conclusions de .( 59 ) Dans une seconde partie. la surveillance qu'on exerçait sur elles. et quelle influence elles eurent sur le bien-être matériel et moral des travailleurs. les droits et les privilèges Il par lesquels on compensait ces lourdes charges. nous examinerons leur but privé.

PREMIERE PARTIE
LE

DROIT D'ASSOCIATION

A

ROME.

CHAPITRE

I

e

'

LA ROYAUTÉ ET LA RÉPUBLIQUE.
§ 1.

NAISSANCE ET CARACTÈRE DES PREMIÈRES CORPORATIONS INDUS-

TRIELLES A ROME.

% 2. LA LIRERTÈ D'ASSOCIATION ET l'aUTO-

NOMIE INTÉRIEURE DES COLLÈGES.
SOUS LA RÉPUBLIQUE.

§ 3.

LEUR DÉVELOPPEMENT

§

4. LES MESURES RÉPRESSIVES A LA FIN

DE LA RÉPURL1QUE.

§

1.

Naissance

et caractère des

premières corporations

industrielles à

Rome

l

.

Jusque vers

la

fin

de

la

république, tout est obscur dans

l'histoire des collèges industriels.

Les rares textes que nous

1

Voyez

:

Dirksen, pp.

7 et

suiv.

Tullius,

1838,

pp. 151. 160.
Gesch.,
I

171.

224.

Hischke, Verfassung des Servius 713. Th. Mommsen, De coll.,
I,

pp. 27-32.

ROm.

6
,

192

= Trad. de Guerle,

p. 232.

Drumann,

Arbeiter, p. 154. G.
louse, XVII, 1868, pp.

Humbert, Recueil de l'Acad. de
388
et suiv.

législation de Tou-

Kayser, pp. 131-137. Buechsenschuetz,
,

Bemerk., pp. 22-24. Cohn, pp. 21-26. Marquardt, Privatleben II*, 2 II Trad., Il, p. 6. Staatsv., IIP, p. 138 pp. 376-377 pp. 393-394

=

,

=

s

Le
pp.

Culte,
1

I,

p. 160.

Wezel. en
III,

entier. Gaudenzi,
p. 138.

pp. 1-24. Liebenam,
I,

et suiv.

Madvig-Morel,
voir aussi

Herzog,

p. 95. C.

Jullian,

dans Daremberg,
p. 63.

s. v. fabri, p.

949. Schulten, pp. 110-111. Karlowa,II,

On peut

le

premier chapitre de toutes

les

thèses

françaises.

(

62

)

possédons ont été

l'objet

de discussions longues

et

approfon-

dies, et les opinions les

plus contradictoires ont été émises,
jailli

mais

la

lumière n'a pas

de leur choc. Nous voudrions
institués par le législateur,

savoir quelle fut l'origine des collèges d'artisans et quel fut leur caractère primitif;
s'ils

furent
s'ils

en

bloc ou successivement, ou
s'ils

sont issus de
si

l'initiative

privée;
était

avaient besoin d'une autorisation;

leur

nombre

limité

ou non

;

s'ils

furent établis dans l'intérêt public ou privé,
la fois
:

ou

s'ils

servaient l'un et l'autre à

autant de problèmes

qui ont reçu des solutions diverses. Interrogeons d'abord les

auteurs anciens.

Au
à

I

er

siècle

de notre ère,

il

existait

à

Rome une

tradition

indiscutée qui attribuait l'institution des collèges industriels

Numa. Plutarque, mort vers l'an 120, s'en est fait l'écho et donne le plus de détails. Après avoir parlé des efforts de Numa pour faire aimer l'agriculture, il en vient à la plèbe
urbaine
*
:

« Le plus admirable des établissements de ce roi,
la

» dit-il, c'est

du peuple par métiers (r\ y.xzài. La ville était composée de » deux nations ou plutôt séparée en deux partis ..., qui enfan» taient chaque jour parmi eux des querelles et des débats
division qu'il
fit

» zèyyaç Siavou.^ toù tïXtjGouç).

» interminables...

Pour

faire disparaître cette

» cipale cause de division entre les

grande deux peuples, et

et prinla disséil

» miner en quelque sorte dans plusieurs petites parties,
» distribua tout
le

peuple

(xô

a-ûp/nav ttX^Ooç)

en plusieurs
:

» corps. La distribution eut lieu par métiers; c'étaient
» 1°

Les

flûtistes {a.ukr\Tai, tibicines, sy?nphoniacï);
aiirifices)
;

» 2° Les orfèvres {y^wsôyooi, » 3° Les charpentiers
»

ou plutôt

les

ouvriers du bâtiment en

général (xéxToveç, fabri, fabri tignarii)*;

1

Plut., éd. Sintkwis,

idenique

Numa, 17. On a rapproché ce passage de Cioéron (Numa) mercatus, ludos omnesque conveniundi causas et <rlc:

britates invertit (De rep.,
*

Il,

14, 27).
s.

Voyez notre Index collègî&rum,

v.

fabri.

(

63

)

» 4° Les teinturiers » o°

([jocçs-T;,

tinctores et

non

:

fullones

'

;

Les cordonniers

(arxuTÔréfxrii, sutores);
(<xxuiroBé<pa'., coriarii
/'«/>/'/
:

» 6° Les tanneurs

ou corroyeurs

» 7° Les forgerons en cuivre (yaAxeC;,
» 8° Les potiers (xepafietç, Jiguli).

aerarii

;

Quant aux autres métiers, il les réunit en un seul corps et une seule corporation (<y6<rrn{xa). En leur don» nant des intérêts communs, des assemblées et un culte » divin convenant à chaque espèce d'artisans, il fut le premier
»

» Ht de tous

» qui bannit de

Rome

cet esprit

de parti qui

faisait

dire et
qu'ils

» penser aux uns qu'ils étaient

Romains, aux autres

» étaient Sabins, à ceux-ci qu'ils étaient sujets de Tatius, à ceux-

» »

de Romulus, et cette division amena un harmonieux mélange de tous. » Pline l'Ancien ajoute un
là qu'ils étaient sujets

détail

important;

Numa, en fondant
:

ces collèges, aurait établi

une hiérarchie parmi eux les ouvriers en bronze auraient occupé le troisième rang - et les potiers, le septième*. Florus'* nous dit que Servius Tullius, le premier, tit inscrire sur les
registres publics
la

répartition de

la

plèbe en collège's, sans

parler

du nombre des corporations

et

sans citer les métiers;

1

Comme

dit à tort

Wezel,

p. 25.

Voyez Bllemner, Techn
1,
1
:

,

I,

p. -217.

*Plin., n.

h., éd. i. Siu.ig,

XXXIV,
,

et

alia

vetustas aequalem

urbi auctoritatem ejus (aeris) déclarât

a rege

Numa
:

conlegio tertio aéra*

rium fabrum
3

instititto.

Plln., n.

h., éd. L.

Janus,

XXXV,
:

46, 159

Vropter quae

Numa

rex

septumum conlegium figulorum
4

instituit.

Florus,

éd.

C Haui,

I,

6,

3

ab hoc {Servio Tullio) populus

Romanus
coll.,

relatus in censum, digestus in classes, decuriïs (Th.

Mommsen, De
p.

p

28,

lit
lit
:

:

cùriis)

adque

collegiis

(Husçhke, Verf. des Servius,
régis sollertîa

149,

n. 62,

eenturiis) dùtributus,

s'ummaque

ita est ordioflicio-

nata respubliea, ut omnia patrimonii, dignitatis, aetatis, artium

rumquè discrimina

in tabulas referrentur.
suit.

Il

faul maintenir collegiis à
II,

cause de artium, qui

— Récemment

Karlowa,

p.

63,

a fait
il

observer que Florus ne parle pas de l'établissement des collèges;

dit

seulement que Servius fit noter sur les registres publics (in tabulas referre) la division du peuple eu collèges professionnels, aussi bien que
les autres divisions.

(

64

)

cette institution ferait partie

de l'organisation politique créée

par ce roi.
C'est tout ce
et

que
la

les

anciens nous apprennent de l'origine

de

la

nature primitive des collèges d'artisans. De ce « bourtradition »,
:

bier obscur de
tirer

comme dit Mommsen, on
aux origines de

ne peut

qu'un

fait

certain

l'existence d'une croyance bien solide,
la cité.

qui

faisait

remonter

les collèges

Rome

chacune de ses vieilles institutions. corporations avaient un culte, on les croyait fonces Comme de l'organisateur la religion, dont nous devons Numa, dées par
attribuait à l'un de ses rois

écarter la personnalité

comme

légendaire. D'autres, envisageant

leur côté

politique et y voyant

classe industrielle, les rattachèrent

Évidemment,
la

ni Pline ni
ils

une tentative d'organiser la aux réformes serviennes i. Plutarque ne sont les inventeurs de
ils

légende dont

se font les échos;
et
il

l'ont puisée

dans

les

auteurs qu'ils consultèrent,
l'aient

est possible

que

l'un et l'autre

empruntée au
2.

vaste ouvrage de

romaines

En

tous cas, cette tradition

dement

établie suffit

Varron sur les antiquités si ancienne et si solipour démontrer la haute antiquité des
les

collèges d'artisans.

Pour
la

Romains de

l'âge classique, leur

existaient de temps immémorial, sç àp^afou, comme dit Cassius Dion parlant des collèges supprimés en l'an 64 (690); ils étaient « antiques »,

origine se perdait dans

nuit des temps;

ils

comme

dit

Auguste.

Ils

Suétone de certains collèges épargnés par César et étaient compris parmi les associations à qui les

XII Tables garantirent une complète autonomie intérieure. On a voulu contester celte origine lointaine. Sans doute,

le

but assigné à leur institution par Plutarque

est

inadmissible

1

Quelques modernes se

rallient
I,

Arbeiter, p. 154; Herzog, Verf.,
les collèges étaient, antérieurs à

opinion. Voyez DRUMANN, Kàulowa, II, p. 63, admet que Servius et que ce roi les reçut dans son
à
cette
p. 95.

système politique, avec ou sans modifications.
8

A.

Wagener,

Bull, de l'Acad.

roy.

de Belg., 1889,

mai, p. 407.
"2 10

Cfr. A.

Schaefer, Quellenkunde (lergr. und rSm. Geschichte,

Aufl.,

1885, pp.

LU

et

m.

(

6o
il

)

et

fut

imaginé après coup;
la

est

même

invraisemblable,

puisque

division par collèges industriels ne pouvait s'ap-

pliquer qu'à une partie
laisse les détails

minime de
légende,
la

la

population. Mais

si

on

haute antiquité de ces collèges n'a rien qui puisse surprendre. Les métiers que cite PIutarque conviennent tous à la civilisation rudimentaire de la
la

de

Rome

primitive;

ils

existaient tous, et ce sont précisément les
la

professions qui furent les premières exercées en dehors de
famille par des artisans travaillant

tique et l'histoire

pour autrui '. La linguissont d'accord pour le prouver. Les mots latins
le travail

qui désignent, soit ces métiers, soit les outils et
ces artisans, existaient avant la séparation
Italiotes -.

de

des Grecs et des

Dans

la

Rome

primitive, les flûtistes étaient déjà

nécessaires aux sacrifices, aux mariages et aux funérailles; les
fabri construisaient
avait

en bois

les

maisons
le

et les

temples.

On

l'habitude de teindre les vêtements en laine; les cor-,
et les

royeurs
les

cordonniers travaillaient
et

cuir
fut

chaussures

l'armement. Le

fer

ne

employé pour introduit que
ouvriers en

plus tard; aussi

Plutarque ne

cite-t-il

que

les

bronze, d'accord avec d'autres auteurs qui nous apprennent

que
dans

les
3.

ustensiles

du

culte et les

armes étaient

faits

de ce

métal

Enfin

les potiers

fabriquaient les vases qu'on retrouve

les

antiques nécropoles de l'Esquilin,

comme

dans

celles

1

Voyez Th. Mommsen, Rôm. Gesch.,

I

6
,

p. 192.

Marquardt,

Priv.,

II',

pp. 376-377

=

II

2
,

pp. 393-394. Buechsenschuetz, Bemerk., pp. 22-24.

Wezel, pp. 5-25. Liebenam, pp. 5, 8-9. Gaudenzi, pp. 14-15. C. Jullian, Dict. de Daremberg, s. v. fabri, p. 949. Karlowa, II, p. 63 On peut consulter Bldemner, Techn., et Marquardt, Privatif sur chacun de ces métiers. Il est à remarquer que ces métiers se retrouvent aussi dans les poèmes homériques. Voyez A. Riedenauer, Handwerk und Handwer-

ker in den homerischen Zeiten, Erlangen, 1873.
2
3

Wezel, pp. 5-11. Marquardt, Priv.

II», p.

377, n.

1

= IP,

p. 393, n. 1

= Trad.,
/. /.

II, p. 7.

Bluemner, Techn.,

IV, p. 38. Th.

Mommsen, R.

G.,

I,

Helbig, Die

ltaliker in der Poebene, 1879, p. 77.

5

(

66)
et

d'Albe

i,

et

qui servaient dans les ménages

dans

les céré-

monies
était

religieuses; les statues des dieux étaient aussi en terre.
difficulté;

Les orfèvres font quelque
inconnue,
la loi

mais

si

la

monnaie

d'or

des XII Tables parle des objets en or et

défend d'en orner
d'autres

les

morts
:

2

.

Il

existait

sans aucun doute

métiers encore

des bouchers,
.

des bateliers,

des

pécheurs, des commerçants 3

Ils

auraient formé, suivant
les exer-

Plutarque, un collège à part, parce que ceux qui
çaient étaient

moins nombreux; ce
ce collège exista jamais

serait
*. Il

peine perdue de

rechercher

si

faut observer aussi

que plusieurs dénominations de Plutarque sont des collectifs 5; les fabri, par exemple, ne sont pas seulement les charpentiers, mais tous les ouvriers du bâtiment et, plus tard, ils comprirent les maçons 6. Ce qui est encore fort remarquable et augmente la vraisemblance de la tradition, c'est que la liste ne contient aucune des professions qui

1

Marquardt,

/.

c.

(Trad.,

II, p. 7,

n. 4).
:

Romae ne fuit quidem aurum nisi admodum exiguum longo tempore. Bruns, Fontis juris, éd. 5, p. 35 Neve aurum addito. At oui auro dentés juncti escunt, ast im cum Mo
'-

Plin., h. n., XXXIII,

-1,

5,

14

:

sepeliet

uretve, se fraude esto.

» Cfr. Cic,

De

leg.,

II,

24, 60.

Voyez

Buechsenschuetz, Berner k.,
Techn., IV, p. 28.
5

p. 23.

Le même, Haupstiitten,

p. 45.

Bluemner,

Niebuhr, Rom. Gesch., IIP,

p. 349.

Liebenam, pp. 5-6,

cite les pisca,

tores à cause

238 u

,

23.

mentionnée par Festus, pp. 210 b 33. Wezel (pp. 25-27) cherche à déterminer ces métiers. Il cite les
de leur antique
fête,
1

fullones (à tort

,

les carpentarii, les coatores,

les

lanii, et d'autres;

il

admet un trop grand développement de l'industrie à cette époque reculée. * Th. JIommsen, De coll., p. 29, croit que c'est une invention de Plutarque, qui aurait appliqué la division en collèges au peuple entier, et
aurait ajouté ce

neuvième collège renfermant

les cultivateurs et le reste
;

des citoyens. De

même

:

Cohn,

p. 22;

Mais par zo
qu'il

a-j[i.-av

71X^601;,

Liebenam, pp. 6-7 Plutarque n'entend que
!

Trouette,
le

p. 8.

la plèbe

urbaine,

suppose formée d'artisans
p. 27.

Il

dit

expressément que

neuvième

collège contenait les métiers restants. Cfr.
s «

Wagener,

/.

c, pp. 18-20.

Wezel,

C. Jui.i.ian,

Le,

p.

950

fin.

(

67

)

étaient encore inconnues, ou qui étaient exercées dans la maison même. Plutarque ne mentionne ni les tisserands, ni les tailleurs, parce que les femmes filaient la laine et
tissaient les vêtements'
1

;

ni les foulons 2

,

ni les
4,

meuniers-bou-

langers

3 , ni les cuisiniers, ni les

barbiers

ni les

médecins
la

s
,

dont

les

métiers ou

les arts n'étaient

pas sortis de

famille;

ni les argentiers 6 , ni les

maçons

",

ni les forgerons

en

fer,

qui étaient inconnus.
Si l'on se

demande

quelle partie de la population romaine

exerçait les métiers de

Plutarque

à cette

époque reculée,
mais
c'est

la

réponse ne sera pas

facile. C'étaient les

clients, peut-être les

clients de l'État et les affranchis, dit l'un 8;

une

pure hypothèse.
encore
à

Il

semble
la

établi

que

l'artisan libre n'avait pas
et

redouter

concurrence des esclaves

des étrangers 9

.

Denys d'Halicarnasse se trompe, quand il prétend que le travail manuel était interdit aux citoyens 1°. Rien n'empêche donc de
4

Bliemner, Techn.,
2
3

Mommsen, Rom.. Gesch., I 6 p. et Marquardt,
,

56.

Sur

les métiers qui suivent,

voyez

Priv.

Nous citons seulement quelques

passages importants.

Cato,

r. r.,

X, 5. XIV, 2. Vitrlv., VI, pr.. T.
:

Plin, n. h-, XVIII, 28, 107

pistores

Romae non

fuere ad Persieum

usque bellum annis ab urbe condita super DLXXX. Ipsipanem faciebant Quintes, mulierumque id opus erat, sicut etiam nunc in plurumis gentinm. Ciï. Gell., XV, 19.
*

ex Sicilia dicuntur post R.
s

Omnino tonsores in Italia primum venisse CCCCLIHI. Cfr. Plin., n. h., VII, 59, 211. Voyez R. Briau, Introduct. de la médecine dans le Latium (Revue
Varro, de
r.

r., II,

11

:

c.

a.

arch., 1885, V, pp. 384 et suiv.; 1885, VI, pp. 192 et suiv.).
6
7

Bluemxer, Techn., IV, Dict. de Daremrerg, s.
Lange, Rom. Alt.,
I*,

p. 28.
v.

domus.
221

»

p.

-

s I
,

p.

248. Contra

:

Cohn, p. 23

et suiv.
9
10

Voyez Wallon, Histoire de
Dionys. Hal.,
lui
II,

l'esclavage,
Il

II,

p. 11.

28. IX, 25.

se contredit

Wezel, pp. 12-13. lui-même; voyez II, 9.
les

Nous
fait

opposons Plutarque, Pline, Florus

et

centuries
le

iiidus-

trielles

de Servius Tullius. C'est par exception que Tarquin
fabris undique ex Etruria accitis. Plin, 35, 45, 3.

Superbe

venir des fabri d'Étrurie pour bâtir le temple de Jupiter Capitolin.
:

Liv., 1,56

(

68

)

croire

que

les artisans
:

romains de l'époque royale étaient des

hommes

libres

plébéiens, clients et affranchis, qui ne possé-

daient pas de terres et trouvaient

ces métiers détachés de la famille,
reste pas encore. Les patriciens

un moyen d'existence dans que l'on ne méprisait du
la

ne s'adonnaient qu'à
libres; mais,

guerre

et à l'agriculture. Ils étaient aidés

par des esclaves encore peu

nombreux
lon, «
ils

et

par des

hommes

étaient trop pauvres

comme dit Walpour entretenir chez eux un
comme
».

nombre

d'esclaves capable de suffire à tous leurs besoins, et
à

trop fiers alors pour en réunir,

Athènes, dans la

pensée d'exploiter leur industrie
Il

*

n'y a

Mais on
cants,

donc rien que de vraisemblable dans la tradition. opposé d'autres arguments -, fort peu convainselon nous. Plutarque rapporte ailleurs que les flûtistes
lui a

avaient reçu de
la

Numa
^.

leurs pris ilèges, dont le principal était

permission de célébrer un banquet annuel au temple de

Jupiter Capitolin

Sans doute, ce temple ne
et

fut bâti

que sous

Tarquin
gative
été

le

Superbe

inauguré par

les

premiers consuls; mais
:

on ne peut conclure de

qu'une chose

c'est

que

cette préroflûte avait

ne datait pas de Numa. On a soutenu que
le culte

la

empruntée aux Etrusques avec
opinion

de Minerve; mais
l'ancienneté des

cette

manque de preuves

*.

Du

reste, ce collège fût-il

plus récent, cela ne prouverait rien contre
autres.

On

allègue encore l'organisation intérieure des collèges,

qui est républicaine; mais cette organisation ne nous est con-

nue que sous l'Empire,
faut pas s'étonner

et elle a eu- le

temps de changer. Le
Il

silence des historiens n'est pas

non plus un argument.
la

ne

que de modestes

collèges, sans influence

dans

l'État,

passent inaperçus; sous

république

et

même

1

Wallon,

Il>.,

pp. 10-1

1.

Cfr.

Buechsenschuetz, Bemerk.,

p. 22.

2
3

Surtout Cohn, pp.

Voyez infra,
Prellek,
|».

II e

Lange, op. c, F, pp. 247 et suiv. partie, chap. I, § 3. Sur Numa, auteur de ce privilège,
-J-2--2.').

voyez. Plut., Quaest. rom., 56.
1

lioin. Myili..

I-,

p. 200.

Th. Mommsen

la rejette,

Rom.Gcsch.,

5 I
,

180.

(

69

)

sous l'Empire, quand l'importance des collèges
grande,
c'est à

est

devenue

si

peine que les auteurs s'en occupent. Tite-Live

parle des artisans enrôlés

comme

soldats
l

en cas de nécessité,
c'est

sans mentionner leurs corporations
car

;

mais

bien naturel,

on ne

les

enrôle pas par collèges. Si l'on admet que les

collèges primitifs furent

purement

privés,

on ne trouvera pas
qu'on
ait laissé à

inadmissible, enfin, qu'on les

ait tolérés, et
la

des

hommes

sans droits politiques

faculté de

former d'inofétait

fensives associations,

dont

le

caractère

religieux

une

garantie d'innocuité, alors qu'on permettait bien les associations des montani et des pagani.

De

pareilles objections

ne sauelle

raient prévaloir contre

une
la

tradition ancienne qui a

pour

une

parfaite vraisemblance.

S'il

faut
il

donc admettre
bien plus

haute antiquité des collèges d'ar-

tisans,
et

est

difficile

de dire

comment

ils

naquirent

quel fut leur caractère primitif,

même

quel fut leur carac-

tère durant toute la période républicaine.

Sont-ils

issus

de

l'initiative

particulière

ou

furent-

ils

l'œuvre d'un législateur? Avaient-ils un but
étaient-ce des corps publics?

privé,

ou bien

Ce que nous savons se réduit a pu soutenir les hypothèses les plus variées. Une opinion fort répandue, c'est que les collèges furent créés par l'Etat 2. Qu'elles furent donc les intentions du gouvernement? Comme on n'en sait rien et qu'on ne peut lui assigner un but précis, on lui a attribué tour à tour, et même
si

peu de chose que

l'on a

à la fois,

tous les buts imaginables.

1

Liv., VIII,

militiae
a.

20,4 Quin opificum quoque valgus et sellularii, minime idoneum genns, exùiti dicuntur. (Guerre contre les Gaulois,
:

u.

c.

424-426.) X, 21, 3

:

His nuntiis senatus conterritus dilectum

omnis generis hominum haberi jussit ta. u. c. 458). 8 Admettent l'intervention de l'État à des degrés divers Th. Mommsen, Trad. de Guerle, I, p. 232. De coll., p. 31. Rôm. Gesch., I«, p. 192
:

=

Staatsrecht.,

III,

p. 282.

Herzog,

I,

94, n. 3. 95. 1038. Madvig,

II,

13o,

rem.
s. v.

=

Trad. Mûrel,

III. p.

148, n. 3. C. Jiï.lian, Dict. de
et suiv.

Daremberg,
pp. 63-64.

fabri, p. 949.

Permce, pp. 290
.')

Karlowa,

II,

Lïebenam

la rejette (p.

et Zeitsckr.

/'.

Kulturg., 1893, p. 117).

Dans ces derpris Enfin. Rom. les industrielles avaient traditions professionnelles. c. 33. II e partie. C. Voyez Herzog. I. Mommsen * corporations croit que. 21.. 2 3 Dirksen. religieux et militaires. pour une importation grecque. /. p. on niers temps. I. chap. Ceux qui que les collèges sacerdotaux leur ont servi de modèle. il aurait voulu favoriser à la vie le développement et de métiers nécessaires aux familles. pas l'État les collèges même sous l'Empire. Jlllian. mais ils ne ressemblent en rien les a à ces grands collèges de prêtres. Sans songer à régle- menter l'industrie. par conséquent à l'État. 95. 949. leur attribuent une origine étrusque. Quel serait l'utilité but du législateur? Les uns allèguent économique de l'organisation corporative. Prenant au sérieux légende de Numa. Wassenaer. Herzog. Gierke.. Rom. emprunté à l'Étrurie^. est du même avis. Mommsen. p. commune. 4 B infra. p. parce qu'une loi des XII Tables. D'autres sousatisfaire à la tiennent que aurait voulu fois à des besoins publics. le dont il exige un caractère d'utilité publique. 7-8. I. Les collèges étaient. 1038. sans parler de leur création 3. comme les collèges de prêtres. Gesch. 3. § 2. I. on n'a pas vu que cette loi leur assure l'autonomie intérieure. /. 79. Pernice. 94. s'est la on a renoncé à ces vaines hypothèses. c. . Gesch. ne se pour but de conserver plus sûrement les mais une pareille préoccupation montre nulle part chez les Romains ou du moins dans romains. § 5. pp. en ce sens qu'ils auraient leur source dans \e jus sacrum. que et l'État autorise ou fonde. dit-on.. empruntée à Solon. n. 240. des collèges industriels une institution sabine cette opinion croient tombe avec la légende sur laquelle elle repose. 3. mais le on trop laissé guider par la désir de rattacher les collèges de royauté et de république aux collèges de l'Empire. Dklmann. les aurait créés. elle 1 Heineccius. 3. p. c. c. II. des corps publics plutôt que des corps industriels La religion. 290. p. Yerfass. selon Gaius. on i .( 70) de la I! est à peine nécessaire rappeler les conjectures a fait anciennes.

II e Herzog. tenir. avait recours à ces artisans : ils construisaient les tem- ples. considérés la vie comme nécessaires à commune. aurait créés en considération de cette utilité. 2 Voyez infra. 21. l'État Numa à *. sans la doute. la tradition ne se serait pas grossièrement les trompée. p. /. des corps publics. les flûtistes assistaient les prêtres et les magistrats ainsi dans les sacrifices.( 71 ) aussi. Sans doute. religion et la guerre réclamaient le maintien de plu- sieurs d'entre eux. plula sieurs de ces métiers étaient indispensables à n'aurait guerre. chap. partie. et et de suite. 95. § 1. suivant d'autres. Plutarque attribue d'autres intentions à et si les collèges avaient Numa. c'est donner une importance et qu'ils ne peuvent avoir eue à qu'il l'époque royale républicaine. Il il en est. et 1 Dirksen. Enfin. civile. Mais était-il indispensable. . Quant aux ouvriers militaires. eu réellement le caractère qu'on revensi dique pour eux. et c'est précisément pourquoi on rapporte leur institution à suivant Dirksen. à la religion et à la guerre. soit avec l'armée. Les collèges étaient donc destinés d'abord la surtout au service de religion de la cité. p. nous ne voyons que flûtistes agir de concert. pour les main- que l'État les organisât en collèges? La Grèce n'a pas connu cette organisation officielle. c. bien distinctes des collèges correspondants avec 2 . fabriquaient les ustensiles et les vases sacrés. C'est alors faudrait s'étonner qu'ils n'aient pas attiré sur eux l'attention des historiens et qu'il ne reste dans les lois droits qu'on n'eût pas siècles romaines nulle trace des Durant six manqué de les leur accorder. et permis l'origine que il les les collèges utiles au culte ou à l'armée. I. Servius enrôla dans des centuries spéciales. plus d'un parmi ces vieux les rapports. tous ces métiers étaient nécessaires à la vie puisqu'ils ne s'exerçaient plus dans la famille. collèges dont soit serait impossible de déterminer le culte. Faire des collèges romains une leur institution officielle. elle n'eut pas même de col- lèges d'artisans. du reste.

I. les auteurs l'attribuent aux tibicines et non au collegium libitinum. S :> . Voyez infra. parce que à l'intérêt public exigeait leur main1. et l'on ne peut citer que les flûtistes qui avaient tolin et le droit de dîner dans le temple de Jupiter Capiles . et tent les collèges. § 4. l'Etat. les fabri tien : notamment. lèges populaires l'obligèrent à le quand la les excès dés colalors. et voici quel aurait été 1 - Voyez infra. dans lequel. II e partie. quand on considère dans quelle obscurité végèil paraît plus probable que l'Etat ne s'occuLa première fois qu'il reconnut publiquement leur utilité. selon Pline. On pourrait alléguer à plus juste titre le classement des collèges. mieux vaut avoir le courage d'avouer notre ignorance. ils furent épargnés. En l'absence de toute preuve positive. ou sa pour le maintenir. chap. et c'est la seulement qu'il pour favoriser le développeune idée qui fera son chemin cela veut dire sous l'Empire. Rien ne prouve d'ailleurs qu'à l'époque de Clodius même : ils devinrent réellement des corps publics. quae Militas reipublicae desiderasset s'occuper d'eux. mais sous république. de parcourir rues en un cortège carnavalesque si le jour des Quinquatrus"1 Mais ce privilège religieux prouve l'intervention de l'Etat dans sollicitude peu la création de ce collège. et pré- tendre que ce classement a dû être l'œuvre de l'admet dans son Mommsen le mémoire de 1843. il Jusque-là. de fait. Le Sénat les déclarait utiles trouvait l'association nécessaire ment de part. ces métiers. le les forgerons en cuivre le occupaient troisième rang et les potiers septième. sénat crut devoir épargner quelques collèges d'artisans. et. supprimer plupart. que les flûtistes auraient pu l'obtenir sans former un collège. n'ayant pas eu n'avait pas eu l'occasion de recon- naître officiellement leur nécessité. pait pas d'eux.( 72 ) encore ne paiie-t-on pas de leur collège. elle n'apparaît nulle On rappelle que certains collèges jouissaient de privi- lèges accordés par l'État. mais laissés à eux-mêmes. ce fut à l'époque de Clodius.

— Karlowa admet (II. On forma donc à huit collèges des soin que » métiers alors exercés hors de la famille.( 73) but de cette institution 1. US. 63) et l'initiative royale Les rois auraient eu pour . Ce qui est sûr pourtant. II. tribus primi- mais ils plupart des modernes ne jouirent pas des mêmes 3 reconnaissent que privilèges. Mais quel crédit mérite et cette croyance? Pline Plutarque ne sont pas même d'accord sur l'ordre hiérar- 1 De coll. comparable » changé. ne fût pas n'y fût reçu. 64). Cfr. avec ou sans un neuvième pour contenir les métiers secondaires.. 3. Sans doute. 31. nouveau métier » » dit-il. II. s Voyez Willems. 391. comme celui des tribus. p. c'est que les Romains de l'âge classique y croyaient et que chacun des collèges antiques avait alors son serait rang déterminé. dit l'illustre savant. 184. . p. p. une institution si importante mieux connue.. n. Madvig-Mokel. le but allégué par Mommsen n'aurait donc pas eu de raison d'être. p. » Staatsrecht. leur nombre. 135. 56. Nous pensons que le prétendu classement attribué à Numa ne justifie pas une pareille hypothèse et qu'il est beaucoup plus récent. p. les » tribus ne comprenaient que les propriétaires fonciers 2 on . III. ment (II. ail. p. aussi l'authenticité de ce classep. » voulut que la plèbe des travailleurs eût aussi son rôle dans » l'État et sa constitution. Droit public. 11 nous paraît peu probable que les huit collèges furent établis ensemble. D'autre part.) 2 obligatoires des derniers temps de l'Empire. les collèges postérieurs ne furent pas moins permis. » Mais la les tives d'abord et les tribus locales de Servius embrassaient tous les citoyens. aurait dû être officiellement augmenté avec le temps. et si les collèges avaient joué ce rôle. p. n. de perpétuer l'habileté professionnelle par la tradition -2° d'unir par des intérêts communs les artisans exclus de la vie publique et de l'armée. «A l'origine. et qu'aucun Vordo tribuum. 5 e éd. et l'on pourrait même y voir le premier but : 1° : germe des corporations (Édit. 3 « Il semble qu'on peut admettre de la part de l'État une certaine sollicitude pour le maintien de ces collegiu antiqua et utilia.. et l'on prit » cet ordo collegiorum. III.

De coll. il suffit. firent remonter leur origine à Numa. p. 3 . N'y a-t-il pas lieu de rechercher comment si elle se forma cette opinion. Mommsen. suppose tout gratuitement que les flûtistes étaient à la première place et les fabri tignuarii à la seconde. p. Rôm. Besitz. 94. p. 35-36. Huschke. Bemerk. ni dans les lois. 239. ni dans l'histoire.. qu'on puisse expliquer ce fait autrement que par une intervention de l'État. des Servius Tiillius. 21. nous pensons qu'ils naquirent mesure que l'importance de chaque métier eux-mêmes qui. Verf. I. par une vanité bien naturelle. p.(74) chique *. /. 1893.. Cohn. pour nous. p.. Cohn. 24. conlegium Capitolinorum est facile : et les Matris Magnae La réponse l'État voulait charger ces collèges d'un culte public. 25-26. Zoeller. surtout quand le Sénat les épargna en l'an 64 (690). 209. 3. Plus tard. Buechsenschuetz. n.. On un insiste et l'on dit que les collèges d'artisans avaient aussi caractère religieux. 6'.. droit qui se mesurait d'après l'importance de chacun. 1889. Quant au nombre huit. pp. Verf. dont il ne reste aucune trace. le conlegium sodalitates mercatorum le s. à grandit. plutôt la réalité? que de se demander correspond à les collèges Pour nous. 63. p. Alt. Le neuvième serait une invention de ceux qui s'imaginaient que Numa avait dû comprendre dans son institution tous les artisans *. qui inclinons " à croire que sont issus de l'initiative privée. Jullian. 150. Il devait y avoir classement peut s'expli- quer simplement par le droit de préséance dans les fêtes com- munes. Th. p. * 24. dans Sur le nombre huit ou neuf. et 3. Jahresb. 25-26. en allésuccessivement 2 . n. Ce ne sont que des conjectures. 2 3 Herzog. p. 248. p. Voyez supra. ce furent peut-être guant leur utilité et leur haute antiquité le entre eux des rapports fréquents. 5 BrECHSENscHUETz. pp. Cohn suppose qu'il s'agit des collèges que le Sénat épargna en les citant nominativement. de Birsian. 949. voyez : Dirksen. pp. fait encore observer que l'Etat intervient chaque fois que nous voyons un collège se fonder aux temps historiques Cohn : c'est le Sénat ou un magistrat délégué qui établit . 29. Plu- 1 C. I p. Lange. .

était religieuse et était aussi son prêtre 3. et sociales avec les accep- . Jamais. chap. . Nous savons positivement que les flûtistes et les patronne de plus d'un autre collège i. une corporation sans culte ne se conçoit pas. I. croyonsentre eux cette parenté sacrée qu'elle la loi n'établit établit entre les membres des sodalités publiques 5.( ?o ) tarque le déclare « : Numa voulut que chaque métier célébrât effet. et qu'on a confondu l'emploi ordinaire des mots collegium tions plus spéciales qu'on pouvait leur donner. n. p. A l'époque impériale. il Jamais il n'imposa un culte quelconque à des artisans les ne chargea d'un culte public. § 3. 4. ce sera vrai l'Empire. I. 7-8. C. lui rend un culte privé. que du jamais nous. Jullian 4 Voyez infra. fabri adoraient Minerve. Mais sa religion n'avait rien d'officiel l'Etat ne s'en occupait pas plus 4 . et cette déesse devait être la A : la fin de la république. exclus du culte comme de la vie publique. Voyez Schllten. p. 1) dit avec raison qu'on a exagéré la signification religieuse des collèges en les mettant en relation étroite avec l'organisation des sacerdoces. 110-111. le le culte divin qui lui convenait. formait pour eux une famille religieuse. II e partie. nous voyons rêt les corporations industrielles s'occuper d'un autre intéelles essentiellement religieux enterrent les le défunts et l'on peut croire qu'il en fut ainsi dès les le Il début membres 2. Madvig-Morel (III. de la gens et de la curie. antiques . * 5 Comme le croit Dirksen pp. § 4. sous quand le sentiment religieux aura baissé à l'époque lointaine dont nous parlons. collège remplaçait donc la famille et la gens des patriciens. sa constitution son président . pp. Voyez ci-dessus. que nous connaissons bien. et elles le conservèrent toujours. culte de la famille. en dès la l'ori- Dans les cités à Rome surtout. et gine. même . Mais faut s'entendre. 23. 148. chap. Pour pauvres artisans. chaque collège a pour patron la divinité il dont les attributs 11 se rapprochent de son fut ainsi métier. 21. II e partie. » En il caractère religieux des corporations industrielles est hors de conteste. religion cimentait toute association durable. n. 2 5 Voyez infra. 37.

ni des intérêts de leur art. L'insti» tution attribuée à » société » d'une : Numa fit précisément de plèbe une protection l'unité reli- en les groupant en collèges. » toute ils étaient en dehors de ils constitution. ni politique. ni religieuse. relativement peu nombreux. ne formaient la » aucune société. » Ce qu'il dit de la plèbe ne peut s'entendre que des artisans. 950. ni civile. ne parle ni de la similitude de métier. Ils jamais les collèges n'eurent cette importance. quand il veut caractériser les collèges de Numa. elle donna aux plébéiens » gieuse qui leur manquait. qu'ils purent » ainsi adorer. » Les plébéiens étaient. multitude confuse. religion.( 76 ) fait bien remarquer que Plutarque. et quand part de cette conjecture pour dire : « Cette institu- » tion de Numa . ne sont pas chargés publiquement du culte ' G. C. d'après le droit ancien. leur il des prières adressées aux le mêmes Mais exagère singulièrement rôle de ces collèges. Tite-Live ne peuvent Les l'avoir il eue dans ne l'eurent les temps le dirait. parce qu'ils eurent bientôt à lutter contre la concurrence servile. . l. Il il se lance dans des hypothèses les collèges la invraisemblables quand suppose que créés des fabri et des autres métiers furent pour célébrer il Minerve du temple dé l'Aventin. qui et peuvent se réunir dans celui temple de Jupiter Capitolin dans de Minerve. des Capitolini et des autres. » Non. où ils se recrutaient exclusivement. et antérieurs. elle les souda en quelque sorte à la cité elle» même. ils pas sous l'Empire. établit entre les plébéiens un premier lien » politique elle les rattacha aux dieux de l'Etat. ]). le flûtistes eux-mêmes. Jullian. C'est sous la forme de collèges que et la plèbe entre » dans le droit religieux dans la vie publique. des hommes » qui n'avaient ni famille ni religion. quand il dit « La une assez grande conséquence dans plèbe. la qui ne con: tenaient qu'une partie de » création des collèges eut » l'histoire de la plèbe urbaine. sous la même divinité.. comme le dit des mercatores.. mais de la communauté de dieux i.

ne faut pas aller en chercher Leur infériorité sociale rendait les arti- sans faibles. Ils habitaient d'ailleurs les mêmes leur quartiers. à fraterniser ensemble. les raisons fort loin. les humbles et petits surtout ont éprouvé ce besoin de s'unir pour être plus considérés. De tout temps. plus tard.nàm. Lrv. et c'était le un culte privé. ce caractère dû désarmer l'autorité. On que ces choisi par ne peut du Plutarque qu'une chose c'est collèges avaient un culte. de l'armée et du les ils sentirent le besoin de former des corps à eux et culte a d'avoir un eux. à qui l'on permettait bien de s'associer pour religion. Rien ne permet donc de l'Etat fixer leurs rapports avec les institu- nous croyons que c'étaient des associations purement privées '. p.. du moins. les collèges d'artisans n'apparaissent dans l'histoire tirer politique. ils ont tenu à se et célébration d'un culte commun. . qui ont des intérêts se soutenir communs. 69. Voyez Liebe. Ils avaient aussi sous les yeux l'exemple des asso- ciations des gens du même district rustique la ou urbain. Jamais.( 11 ) de ces dieux. Leur naissance il se comprend. Tite-Live les traite dédaigneusement d'opiftcum vulgus - : ils se rapprochèrent instinctivement pour devenir de la vie plus forts. 9-10. les gens de même profession. ont aimé à se sentir les coudes. verrons sous l'Empire. p. tions de comme nous romain. eux-mêmes. "- 3 X 21. On parle 1 Cfr. c'est des métiers que certaines rues et certains quartiers ont tiré nom. de tout temps. 20. et à défaut de témoignages précis. VIII. méprisée siècle et la exclue de tous les droits. à réciproquement. les mêmes rues 3 . pp. Us naquirent successivement. religieuse texte de ou militaire de : Rome. à mesure que les artisans de chaque métier se virent assez et nombreux pour s'associer. l'esprit religieux la A une époque où réunir dans religieux a pénètre tout. culte : On les excluait publique. Kayser. avant le dernier de république. 131. Voyez plus haut. L'idée ne pouvait guère venir aux tiers patriciens de déléguer un culte de l'Etat à une classe inférieure.

166. Kayser. Le culte. . Les premières prohibitions datent de l'époque de Cicéron et de Clodius. tout au plus les gens Quant au but professionnel. pp. * Voyez Dirksen. Trouette. 8. p.( 78 ) encore des grands collèges sacerdotaux. 1. chap. il ne peut en être du même métier cherchaient- défendre les intérêts communs. 24 et suiv. 27 et toutes les thèses françaises. pp. p. 5 134-156. pp. Mommsen. Le livre du préfet. III. n'a guère trouvé de contradiction sérieuse 1 Th. 1180. 225. II e partie. 64. R. les collèges sacerdotaux. Jusque-là le droit d'association demeura sans entraves : c'est ce que ». Gaudenzi. 138. p. et elles furent générales. 27-36.. pp.-R. pp. Nicole. entre eux. 31 Th. 354 et suiv. 1. Plus tard la concurrence servile devint pour les artisans libres une raison de plus pour se rapprocher . pp. Cohn.. I. et son opinion.W. n. 32-35. C'est une chose inconnue à Rome comme en Grèce 2 on ne voit poindre de pareilles tendances qu'aux derniers temps du BasEmpire et à Byzance 3. pp. 27-28. III.. Karlowa. Pernice. St. pp. Genève. 1893. 27-35. Mommsen ne croit pas qu'ils aient imité coll. pp. § 2. XV. p. Elle a été combattue par Cohn. 3 J Voyez infra. Les collèges d'artisans continuent à se former librement jusqu'au milieu du VII e siècle de Rome.-V. n. 4 = Trad. sans songer à se créer un monopole ou à réglementer l'exercice de leur profession. 1235. p. De coll. mais impossible que les il nous semble ouvriers aient eu l'ambition de les prendre pour modèles question ils à : *. Zeitschrift fur Gesch... St. généralement admise. 289-309.. Le droit d'association sous la république jusqu'à l'an 690 64 4. pp. pp. 74 et suiv. 16-19. mais elle n'était pas encore à craindre au moment où les premiers collèges naquirent. et suiv. Liebenam. De 2 Contra : Dirksen. 27. Marquardt. Mommsen a prouvé depuis longtemps. § 2.

le Cohn. a tiré a tort la liberté d'association Perntce. 4. Les premiers consuls les Porcius Latro. Nous reviendrons sur cement. ts (rj^râjaç. 19 : primum XII tab. avait conservé ou accordé : des XII Tables. 47. p. 7tpoeÏTre rétablirent.. 27. l'autre une lex 3. Bouchép. Decl. : ehap. roi guerrier. 31-34) a fait bonne justice des inventions d'Heineccius (suivi par Krause). la liberté d'associa- tion elle octroie seulement aux collèges de tous genres statuts à leur gré. devait avoir aboli les collèges rétablis.. Stemler. Plus d'un moderne en Leclercq. Liebenam.. p. p. qui disait que Tullus Hostilius. : Dirksen. Gabinia qui interdit dans Rome les assemblées clandestines loi par erreur qu'on a cru qu'une autre par Gaius. rustiques. — Contra Th. n. IV. 18. . L'une est des XII Tables. 32). qui entreprit le premier de s'appuie principalement sur discours que consul Postumius adressa au peuple avant de sévir contre 1 Dirksen (pp. 5. V.i". ne qui in ùrbe cactus nocturnos agitaret (Bruns. qui ne sont connues que par le et rhéteur Porcius Latro. in Catilinam. 4 promulgatum qui coitiones allas clandestinas more majorum capituli supplicio multetur. *.. yeitovtov ev zz tt. les des districts 2. ooaTp'. 2. 473. fontes. irdXet xaù i~\ tûv àypûv ècp' hpà : xal ouatas xoivà. à cause de leurs tendances politiques encore qu'on allègue deux lois. p. p. 2. exigeant C'est à tort qu'on a cité une défense de urbains C'est et Tarquin mais à tort le Superbe. p. cette loi dans la II e partie. ehap. II. 88.wtjiT)xwv r. 22. s'il n'existait pas il de loi garantissant expressé- ment la liberté d'association.acrcwv t. l ie partie.'. ne défend est que C'est citée les réunions nocturnes dans la ville. et d'une mesure quelconque supprimant cette liberté l'autorisation *. 3 \xr\y. ib. n'y a pas de trace d'une loi. Mommsen. II. et du pacifique Numa. la faculté de se donner des pourvu le qu'ils soient conformes au droit public réfuter Mommsen. p.( 79 ) Tout d'abord. ô'aat TCpôxepov iytvovxo y. De coll. Dig. que Servius Tullius les avait ! que Tarquin le Superbe les avait de nouveau supprimés 2 DlONYS. 43 tjvo'oou. au commen- . mmeXetv. 36. qui n'atteignit pas associations religieuses les collèges d'artisans. 290. cautiim esse cognoseimus. deinde lege Gabi)iiu in itrbe conflaverit. Trouette. Voyez l'Appendice.

Cicéhon : (/. Voyez infra. veut dire 6 Senatusconsultum . De leg. de simples réunions étaient interdites. Mais est évident consul en est réduit à loi raisonner par analogie. 15 : 3 Majores vestri ne vos quidem. et que le vexillum russeum à flotte sans êtru présidé par un magistrat. Cicéron cite même cette mesure à II. forte temerecoire voluerunt. . 35. Le Sénat. 11 s'agissait bien de supprimer une interdiction spéciale... II. foule d'associations factieuses.. non une loi générale. et pour défendre il en fut de même chaque que le Sénat voulut dissoudre des asso- ciations dangereuses. u. et les collèges compromis dans 6. ses poursuites contre les collèges et les réunions On sait qu'il fallut un sénatusconsulte l'an spécial les collèges de Bacchus. si même les réunions paisibles une telle loi avait existé. émanant du pouvoir administratif. 3. En l'an 690 = 64. 1 Ces collèges et ces réunions ne furent défendus qu'à cause des excès et de l'immoralité des bacchanales. en fois 568 a. si 3. interdisant c'est qu'il ne pouvait invoquer une et les collèges. et ubicunqite multitudo esset. c'est elle qu'il aurait rappelée au peuple pour justifier bachiques 4. - Voyez plus haut. si plus forte raison les collèges. voyez Willems. plus forte \ raison d'autres réunions populaires sont défendues Or.. que. Ni dans Tite-Live ni dans le sénatusconsulte de l'an 186. foravait existé mées vers sans autorisation une loi 1 Cohn. p. il fallut un décret du les Sénat pour abolir civils. s . pp. 43. 86 et suiv. Cohn raisonne les associations -..37. dit Cohn. 39. c)dit : Senatus vêtus auctoritas de bacchanalibus .( 80 ) 1. p. il 15. p. à réunions. on ne trouve un autre grief. bachiques c'était des collèges mais a fortiori : le consul rappelle au peuple qu'il ne peut tenir légale sans aucune assemblée au Janicule. Liv. qui étaient permanents et impossibles sans fréquentes il avaientle ils besoin d'être autorisés. c. S'il désordres notamment une l'an 65. 5 propos de la licence des sacrifices nocturnes. 223. ibi et legitimum rectorem multi- tudinis censebant debere esse. n. nisi cum mit vexillo in arce posito comitiorum causa exercitus eductus esset.

Mo. Mais défendre le collège. p. 1177. collèges qui s'y vouaient honoraient des dieux nationaux. . Pour ces ce qui arriva derniers. et. 3 Les collèges bachiques n'élaient pas autorisés laissé toute liberté. on ne sait à quelle époque. Cohn objecte que le sénatusconsulte de Tan 64 ne défendit pas à ces collèges de se reconstituer à l'avenir. 129. Mais les collèges privés pouvaient se contenter d'un sanctuaire particulier. non. il est vrai pour les adopter officiellement. l'État s'il intervenait pour la dedicatio sacrorum. s'il comme s'agit d'un culte privé. s'il un sénatusconsulte devenait seulement nécessaire leur accorder l'usage d'un temple.5-1296. qui sait si cette défense n'était pas faite en termes formels? Le sénatuset consulte est perdu . et il conclut pour faire qu'il devait exister une loi prohibitive. 2 Willems. 28-30. Oui. impliquait la défense de D'ailleurs. autre chose est prohiber doute.. Dict. Asconius Dion Cassius n'en rapportent que le sens général. 315-319. le culte une fois permis ou Sénat n'avait pas besoin d'intervenir pour autoriser 3. Ceux qui s'appuient sur les attributions religieuses du Sénat ne nous semblent pas plus heureux '. II.(81 exigeant l'autorisation. dit-on.mmsen. Th. du conlegiùm mercatorum. 310-312. également un culte. des collèges religieux privés qui adoraient des divinités étrangères. ) le Sénat l'aurait invoquée à son tour supprimer ces collèges par voie administrative. I. des antiq. Lange. si le culte et le sans le culte est interdit. Quant que le Sénat intervenait soit soit pour les autoriser 2. Si 1 Cohn. sans leurs excès. 111. Mais leur suppression les rétablir. collège n'a plus de raison loi d'être et disparaît mais ce n'est pas en vertu d'une sur l'association. pp. Saglio. St.. Quant aux collèges d'artisans. le les ils En d'autres termes. Cicéron. comme celui des artisans. celui s'agit d'un culte public.1049. II. et les collèges d'artisans avaient aux cultes exotiques. pp. on leur aurait 6 . Le Sénat. 429. toléré. pp.-R. fallait pour les flûtistes. dit Cohn. Il existait. Ici.

der Val. Festus la rapporte que. tere ac 333 31. pp. Voyez 0. Comme les flûtistes le avaient reçu le droit de célébrer les leur banquet dans les temple de Jupiter Capitolin. 293 et suiv. dit : Plbi. v. Ce qui est certain. 11. éd. Par reconnaissance. Jamais on ne le voit intervenir dans la création d'un collège industriel ni d'un collège religieux privé. p 43. Selon Tite-Live. ne s'occupa pas des pastophores voués. un poème que chanta un chœur de jeunes se les fit Le succès ne ses pièces. c'est leur confier un culte public. in qua liceret scribis histrionibtisque consis- dona ponere. Ges. 3. pp. Livius et ses confrères. s'agit probablement d'un collège. mais d'une prérogative accordée à un collège qui s'établit alors ou qui existait déjà. 5. Festus. 1856. le poète Livius Andronicus fut chargé de composer filles. Jahn. LivioAn dronico) in Aventino aedis Minervae. n.( 82 ) le gouvernement établit lui-même et le conlegium mercalorum.. 7. Max. — reçurent poètes et les acteurs. faire leurs Il pas attendre. pas question poètes et acteurs reçurent de l'État Il le droit de se réunir dans le temple de Minerve. Voyez supra.ice adtributa est ei (se.. quoique ce ne soit nullement sûr. III. chanté pour expier des prodiges ^27. Ber. depuis l'époque de Sylla. — car il jouait lui-même et de l'Etat le droit le de se réunir de offrandes dans temple de Minerve sur l'Àventin. pour appeler faveur des dieux sur les armes romaines. Tandis que sous la république on ne peut citer aucun exemple de l'intervention de l'État pour fonder ou autoriser un collège Voyez supra. n'est de l'autorisation donnée pour former un collège. qui existait peutêtre déjà. 1 2 3 à Rome. le conlegium Capitolinorum qu'il voulait les sodalités de Cybèle Il *. * 37). c'est que Festus ne parle pas de la fondation de ce collège. On pourrait objecter ce qui se passa en l'an 207 = o47 pour les poètes et les ? acteurs : c'était pendant la seconde guerre punique. 35-36. poetae. Mueller. le poème de Livius Andronicus fut siieh. . Voyez notre Index collegiorum p. peut-être du collegium poetarum que Valère Maxime mentionne en l'an 90 avant notre ère 4.. au culte d'Isis -.

36 et suiv. 43. bachiques. pp.. condition positive. elle ne leur accordait aucun privilège. 64. jusqu'au milieu du VII e siècle (an 64 = 690). La loi ne s'occupait pas d'elles. de l'Etat. 8. Josèphe dira qu'il leur permit de réunir des cotisations ». V. caisse il défend et aux sectateurs de Bacchus les asso- une commune des présidents pour l'adminis- Plus tard. l'État dont elles formaient des organismes Mais à toutes permettait d'avoir une caisse commune. 10. * 5 II. C'était pour elles une né<essité. pas n'avait même celle Elle culte pas besoin d'exiger une pareille condition.U.. Karlowa. Quand le Sénat veut mettre fin aux collèges d'avoir trer 4. Les corporations devaient se contenter du droit commun. 23) que le culte des collèges était une mais on ne peut en conclure que l'État imposa ni accorda ce culte aux collèges. Th. Elle ne leur imposait aucune d'avoir '. la les flûtistes et les poètes. un culte les cor- porations privées de tous genres purent s'établir librement. Ant. III e Voyez infra. Kaulowa. les col- 1 Dirksen a raison de dire . D'autre part. De coll. II. admet que tous les cûllegia ou sodalitates fondés par l'État avaient déjà la personnification. sous l'Empire nous verrons l'Empereur la liberté et le Sénat accorder ou refuser plusieurs fois l'autorisation aux artisans.. Voyez supra. . p. garantie pour l'État qu'il 2 3 (p. . p. Ce silence sociation? n'est-il pas une preuve de complète d'as- Ainsi. pour exprimer que César autorise ciations juives en défendant la plupart des autres. comme de fait-. De plus. Mommsen. le étant inhérent à tout collège.jud. p. Jos. 04. partie. les dons et les amendes. quelques-uns en obtinrent par exception. ali- mentée par les cotisations.( 83 ) industrie]. elles n'avaient qu'une existence Nous verrons qu'à cette de personnification civile époque elles ne jouissaient pas celles que l'Etat avait fondées et la chargées d'un culte public profitaient peut-être de nification person3. chap.

135 137. Kayser. Plin. Th. Les XII Tables.. le salut de exigeait l'intervention du pouvoir compétent. 14. Ad Qu. 47. En l'an 220 avant J. Mommsen. et ce motif que Tarquin supprima les montant et les pagani que le le Sénat fit dissoudre les associations T.. I»]). /'?•. 17. Liebenam. p.-C. p. prend. Si les collèges commettaient Il va de soi des excès dangereux pour la moralité ou pour l'ordre public. chap. Voyez supra. Ce n'était le pas un privilège. 16. Tant qu'elles observent les lois. 5. p. Liebenam. qui ne tirent. selon nous. pp. ioules les corporations ont le droit d'exister et de s'organiser mais elles ne peuvent 1 Inc. p. 2 s Un exemple dans ClC. le Sénat a comme pouvoir administratif. II. St. 2. 4 (Gars). bachiques 6 et les collèges factieux du VII e siècle droit d'abolir les collèges. § 2. ni que l'Etat Il montré quelque cette loi parle sollicitude pour leur maintien. ne font aucune distinction entre variés qui existaient à Rome •. et comme l'État au temps des bacchanales de Clodius. qu'il mais ce qu'une mesure répressive à leur gré. -2-2.-R . 1180. 35. n. h. Voyez infra. III. 1235. II e * s 6 ' Comme le croit Liebenam. pour faire observer son règlement.. partie.( 84 ) lèges avaient une entière autonomie. . 197. Les collèges étaient sur un parfait pied d'égalité on ne voit nulle part que les collèges primitifs aient joui d'un droit refusé ait aux autres. Willems. 322-323. I. Voyez l'Appendice du chapitre II. mais de prescriptions sur métier des foulons 3 . ils votaient eux-mêmes que les collèges leurs statuts.. et à ce point de vue le Sénat avait la police de toutes les associations. l'exclusion : collège n'avait que le moyen suprême de -. pp. 43. C'est pour 3. Le Sénat. confirmer ce droit. et les statuts des collèges ne s'occupaient pas de l'exercice du métier : ce n'est donc pas une intervention de l'Etat dans le règlement d'une corporation K que les statuts votés par les confrères devaient être conformes aux lois. le est question dans Pline l'Ancien d'une lex Metilia fullonibus dicta. n'est A ce point de vue. 223. II.

. pp. etc. p. : Dio. De : Inliberales autem mercennariorum omnium Opificesque omnes in sordida arte versantur Mercatura autem si tennis est. Rome. les riches particu- avaient des troupes d'esclaves. II. 372 p. place des citoyens et à la déshonorer Aux champs. 387. Wallon. 25. . II.. Condition des ouvriers libres à et . les Quand l'amour du luxe s'introduisit avec et usages grecs et orientaux que les besoins d'une civilisation plus raffinée favorisèrent l'extension de l'industrie et était trop méprisé pour convenir à s'attachait opprobre et du commerce. Hal. 63. Liv. les métiers libres eurent de peine à se développer. Liebenam. la clavage qui avait fini par ville. habitué à prendre le travail. les faisaient travailler * Passages classiques sur sorâidi quaestus le mépris du travail o/f. on avait recours à la main-d'œuvre peu coûteuse. § 3. Cic. Une villa bien montée possédes esclaves pour tous les travaux. sordida putanda est. 21. 25. comme n'achetait rien.de l'esclavage. . Développement des collèges industriels sous la république. comme servile. facile à se sur dait le procurer. l'orgueil romain ne faisait qui enrichissait les chevaliers. vol.( 8o ) réclamer aucun privilège. . liers En ils ville. Le même au négoce. 22. C'était la faute à l'es- grâce qu'au commerce en grand. Humbert. quand elles deviennent un danger. IX. et suiv.nys. les cultes commerçants rencontrèrent et Rome n'eut jamais le génie des arts et de Dans cette société la de laboureurs de soldats. le travail manuel un homme libre '. parce que les guerres continuelles jetaient marché une foule d'esclaves. et les artisans et petits d'autres obstacles. du temps de Pétrone. 28. le pouvoir administratif les supprime.. Hist. et le propriétaire. lèges les collèges industriels et les col- religieux privés auraient pu se multiplier.. manuel 42 . qui était même s'était interdit aux sénateurs. l'industrie. I. Grâce à cette législation. mais le goût des dévotions particulières n'apparut qu'avec étrangers. Voyez G. T.

447. 8'2. Quand la révolution économique qui du VI e siècle eut fait disparaître la petite une foule de bras libres devinrent dispopaysans ruinés ne furent pas En effet. Une classe industrielle libre eut donc de peine à se former. Grecs ou Phéniciens. on leur préférait les esclaves par raison d'économie. " 2 Voyez supra. méprisés et peu nombreux. parce que Pline et Varron ne parlent que de l'introduction de ces deux métiers. On que les aqueducs Marciens furent construits par trois mille entrepreneurs. Rom.(86 dans de vastes bien ils les ) ateliers et vendaient les produits de leur les entreprises art. D'autre part. l'industrie nationale fit peu de progrès et longtemps les étrangers. une classe industrielle et les commerçante s'était formée. p. les môme admis à cultiver comme mercenaires leurs champs englobés dans les latifundia. Sans doute. et c'est tout ce (jue nous trouvons avant le dernier siècle de la république 3. s. Les historiens ne parlent d'eux que pour marquer leur dédain. Et pourtant il est certain que les anciens collèges industriels continuèrent de vivre et que leur nombre s'était accru . les ouvriers libres et les petits marchands. peu à peu. . ou employaient dans sait de grands travaux publics. I 6 . ils se multiplièrent de telle façon qu'il semble évident que. Mais ils n'avaient pas de goût pour la les métiers. v. . p. et non de collèges 2 En l'an 207 == 547.. la fin s'accomplit à propriété rurale. Si beaucoup usèrent du droit d'association. 3 Voyez supra. nous n'en savons des Mercuriales rien. 842. n'exercèrent guère d'influence dans l'État. Les auteurs gardent le silence et l'épigraphie ne parle pas encore. et notre Index collegiorum. Livrée aux mains serviles. il est question d'un collège de poètes et d'acteurs. malgré toutes les circonstances défavorables. nibles. Gesch. Mommsen. poetae. qui était une sodalité semiet ou les collèges de boulangers de barbiers. et Rome ne compte guère dans l'histoire de l'industrie. paysans ruinés qui affluaient à Rome 1 Th. fournirent le marché romain *. Au VII e siècle de Rome. C'est à tort qu'on cite le collège ofïicielle. 35.

St. Voyez encore même : p. en Bplg.. de Vinstr. yp'j&ôyooi de Numa . en nous faisant connaître un certain nombre de ces collèges par leur nom. . foulons r>. p.mmsex.. -H. (VI 243). § 1. VIII. A eux se joignirent les affranchis.( 87 ) n'aimaient pas l'industrie. 30. le 1872.. du règne d'Auguste. I. 6 commencement d'Auguste. sur chacun de ces collèges. I. 2° 3° Conlegium aquae. 4. Rev. n. orfèvres. plus loin. que Q. cons.. III. 158. où ils rencontraient la redoutable concurrence des esclaves. 327. ces «taver- niers»ou « boutiquiers »-. 1888. 119. Jug. o fin = Trad. 115. Conlegium aurificum. Walt- zixg. 1. Les auteurs et les inscriptions nous fournissent une preuve plus sûre encore. St. dit Selon Mommsen (Ephem. n.. 73 opifices agrestesque omnes. et Néron. Ces «artisans ». fin de la république ou du Mo. En voici la liste 4 : 1° Conlegium anuîarium (= anulariorum) 5 . publ. 79).. 387. Mais cela ne suffisait pas. 5 Comme De la serrarium. Cicéron compte comme une puissance dans l'Etat i.ces ouvriers. fabricants de bagues. n. et ils se voyaient forcés de travailler pour ne pas mourir de faim. p.. notes. : 2 3 Voyez ihfra. II e partie. I. I.-H. l'orthographe conlegium disparait à la fin pour reparaître un instant sous Claude VI 6219. — Le conlegium pavimentariorum est mentionné en l'an 19 après J. remuants et ils formaient des corporations qui devaient être nombreuses. 10298. de blé et ils préféraient vivre des distributions du prix de leurs suffrages. Sall. dont « tous les moyens étaient fort de subsistance résidaient dans leurs bras » <°>. p. Nous avons une preuve irréfutable du développement que du grand nombre de collèges qui se formèrent dans son sein c'est le rôle que ces gens et leurs collèges jouèrent dans la politique et qui sera mis en prit cette classe turbulente et aussi : lumière au chapitre suivant.-C. p. 1 De petit. ehap. quorum res fldesquc in manibus situe erunt * Voyez notre Index collegiorum (Urbis Romae).. n.

168. in Corn. 6 7 p. U. 3 1 Ascon. 1888. 82. 9° Collëgium poetarum ou scribae histrionesque. VI. p. voyez Jordan. 12° Conlegium sector(um) serrarium (= serrariorum). 11° Conleciu restionu. Stadt Rom. a une sépulture. rosaries. Le texte est corrompu. 393. de Bursian. Ibid. p. 408. 6° fabricants de centones . ) 4° Conl(egium) cent{onariorum) 5° Coronariis.( 88 . 8 VI 3696. 10° Synlwdus magna psaltum ' . Le n»3877 est du temps de Sylla. Il s'agit des bouchers établis aux environs de la piscina publica. Malheureusement. ' . sous la république. . 13" Conlegium tibicinum. xcpa. flûtistes. Voyez infra. 2 même inscription (VI mentionne des violaries. 9254).jisrç de Numa 4 . Jahresb. ouvriers du bâtiment. 67. p. 2 l « 182 sq. p. p. cordiers .. 3877. poètes acteurs 6 . Numa 7° Collegium fictorum. Voyez supra. de roses et de violettes? On sait qu'on avait besoin de ces fleurs dans les fêtes funèbres. tsxtovsç de 3 . Il C. aûXr-a'! de Il Numa 8. L'épigraphie nous connaître quelques corporations des 1 Son La II e lustre tombe avant Tibère. 395. 5 La date ressort de l'orthographe des inscriptions VI 167. Seraient-ce des marchands de guirlandes. 8° Lanies ou conlegiu la lanii Piscinenses. II. Sur la date. marchands de couronnes Conlegium fabrorum. 29. Abth.. d'après laquelle Auguste désigna la XII e région. et il est probable aussi que la manie de tout graver sur la pierre n'avait devaient en avoir aussi. LA. p. Gilbert. 92. comme 169) le prouve l'orthographe conlegium (VI 7861-7864. : Cl. potiers. la bouchers établis aux et environs de piscina publica de XII e région d'Auguste ». une foule de métiers plus importants le temps n'a pas épargné beaucoup d'inscriptions de cette époque reculée. semble que si les fabricants de bagues et les cordiers for- maient des collèges. pas encore envahi la classe fait populaire comme sous l'Empire. scieurs de pierres . IV.

un collège de pastophores les fut Rome même : c'étaient adorateurs d'Osiris. chargeaient la sur leurs épaules et offraient à édicules portatifs. opiparum ad veitam quolundam festosque dies 3. Tous ces cultes exotiques qui pénétraient dans Rome en dépit du Sénat. voyez supra. Il en est autrement des dieux étrangers. s'appellent fièrement : eonle- gium. dans leurs solennités. Leur existence est aussi un argument en faveur du grand nombre des collèges romains car elles avaient pris ceux-ci pour modèles. marchands de bétail . Vers l'an 80 avant J. les coquies alriemes. Fortune il 1. en l'an 186. qui. 2 Autres collèges de Préneste.(89 villes d'Italie ) *. dont la nature n'est pas indiquée : XIV 2881-2883. . semble-t-il. un les lani conlegiu mercatoru pequariaru. Deux ils siècles avant notre ère. leurs collèges. vénération des fidèles des statues contenant les des dieux. au témoignage d'Apulée. les et à Pouzzoles en est même des gladiateurs appelés retiarii. cuisiniers la ayant peut-être leur " dans Yatrium du temple de sont associés . Nous ne connaissons pas un seul exemple d'un formé à cette époque uniquement pour honorer un dieu national *. 4142. avaient les leurs à Rome. . pp. on : rencontre en Sardaigne une association de cuisiniers falisques Falesce quei in Sardinia sunt. comme dans fondé à toute l'Italie méridionale. cochers plutôt que fabricants de cabriolets. s * XI 3078. t bouchers local fui Urnes . Sur le conlegium mercatorum et les collèges religieux de Capoue. Ces maigres renseignements dernier siècle de la suffisent la pour prouver qu'au ajouter république classe industrielle profita largement de la liberté d'association. Malgré 1 Voyez notre Index collegvorum (villes de l'Italie et des provinces) sur chacun de ces collèges. A Préneste. collège privé. Les bacchanales. nous trouvons les cisiariei Praenestini. avaient. quod est aciptum aelatei age(n)d[ai).-C. A de Spolète. Nous pouvons que les artisans furent imités par les sectateurs des cultes étrangers.

parmi collèges religieux privés. = Le culte. au début de l'Empire. 79. les triumvirs bâtirent un temple Il à cette déesse et adoptèrent son culte au nom 58 de l'État. il qu'ils se multiplièrent. 44. p. la lex Clodia lex Julia de Au la milieu des troubles continuels qui agitèrent cette époque les collèges tourmentée. III. I. p. Mesures restrictives du dernier siècle de la république ou et la le sénatusconsulte de César. 4. quoique. défenseur de l'ordre établi. comme il ceux de Bacchus auparavant existait aussi de la république. il Sous les apparences de collèges inof- se formait même des associations qui n'avaient qu'un but séditieux. 101. 77 = Le culte. Voyez Marquardt. presque tous populaires abusèrent de liberté d'association et prirent des l'État. est probable que le les collèges d' « Isiaques » étaient déjà nomet t. 48. Oi et suiv. LlEBENAM. Le culte d'Isis à Rome. César et Auguste ont été diversement expliquées. breux quand Dès la fin -. Cohn. Le Sénat. III. COHiN.. et la liberté d'association fut abolie pour toujours. puis par lois pouvoir législatif. 690 = 6i. Sénat proscrivit ce culte en l'an = 696. . 64. 145 82 Voyez aussi notre Inde.-V. 2 5 i Lafaye. p. dangereuses pour fensifs. l'autorisation le 1 Voyez Maruuardt. p. VI 10317.-V. p.(90) les efforts du Sénat. pp. II. St. p. d'abord par voie administrative. un conl(egium) caprina(riorum?) Gallo(rum?) 3 que Cohn prend pour un collège de Galles au service de Pan K peut-être citer § 4. pp.*: collegiorum funeraticiorum. qu'en l'an 43. St. G. le culte d'Isis et des divinités égyptiennes acquit tant de vogue. dut intervenir pour réprimer les excès. et suiv.. tendances politiques. Les mesures que prit le Sénat et les que firent voter Clodius. les des communautés faut t juives Enfin.

Asconius : 1 Quid ego nunc Cornélius rotis. Mommsen qu'il lit : Sfenatus) Cionsulto). dans l'édition d'Asconius. p. 392. ut vulgare nomen esse Philejam etiam collegium constitution . II. les mss. 66 tibi aryumentis respondeam passe fieri. IV. puis César et Auguste épargnèrent un grand nombre de ceux qui — existaient. sit.( 91 ) sa nature.] Cornelio L. p. selon nous. 67 : Fréquenter pluribus tum (65/689) etiam eoetus factiosorum : hominum sine publica auctoritate et mulo publico fiebant desiderasset. approuve 160.. 2). 6. Leurs arguments ne sont pas convaincants. Ascon.. ils ne se donnent pas le nom de III. collegium. Cornelio. les artisans aussi bien que les autres. I 585 : [L. 252. in Pison. ut alius aliqui sit qui habeat Philerotem servum ita Cornelios veto multos. il croit qu'il ne s'agit textes d'Asconius. p. Bruns. n. on était au début des complots de Catilina année-là eut lieu la la . 5. éd. libertini. p.. celte première conspiration. p. et des lois de César et d'Auguste 1182. en l'an 64 fut ourdie fameuse conjuration déjouée en l'an l'an 63 par le consul Cicéron. tout en formant du dictateur (Appian. Mueller. Kiessling et Schoell). n. b. 5. I. : A la fin. Mommsen Fe[e]leici croit retrouver un collegium Corneliorum dans une inscrip\ tion de 672-675 a. | c. legibus sunt sublata praeter pauca atque certa quae utilitas civitatis qualia sunt fabrorum lictorumque. Cornelio prononcé en 65 = 689. il nous sont connus En en et l'an 6o = 689. (ib. p. in Corn. quelle que soit on a soutenu que le Sénat. même msen vérité.. c. | C I. Cfr. l'opinion qui (1843). Fontes furis. L. Pro C. propter quod posteu collegia et S. note. notamment tous les collèges industriels. f. Saviony. 3. Ciceronis opéra. 104). . 51): Sfenatus) C(onsultis). u. St. ont littorumque. (éd. Ces collèges se seraient formés parmi les dix mille affranchis que. plus. p.. de pas du même sénatusconsulte dans les deux Kayser. éd. On voit un collège. en l'an 64 690. effet. dans son commentaire du i. Sullae dictatori. 1180. C'est domine depuis la dissertation de Mommais faire elle ne nous paraît pas conforme à la Pour bien comprendre cet épisode de l'histoire faut rappeler les faits qui des collèges romains. 257. Cohn lit (p. Il croit s'agit du sénatusconsulte dont parle Asconius. discours pro C. C. Texte de Cicéron.-R. p. du gouvernement soit exigée de tout collège. qui concerne. De même. 100. Or.

2. Julius César et Nous adoptons cette conjecture d'OftELLl. (De p. 2 et 3 = Trad. quos et ip. Asconius (in Corn. selon nous fictorumque. St. le tels que ceux des fabri et des potiers. tr. lit (§ Mommsen. Compitalicios practextati. on les obtient l'année 690 C. sicut magistri vicorum faciebant. 23.-R. Maintenant p. excepté un petit sulte et plusieurs . MarIII. (256). portent loin. : I. éd.. Cic. III.- di) consulibus. » il Dans ses notes sur discours contre Pison. de Numa). p. composé : d'affranchis de Sylla « A cette époque (65 689) se formaient fréquemment des associations d'hommes séditieux sans autoric'est pourquoi. p. ce serait en 687 = 67. outre. qui semblaient dangereux pour répu- » Or. Si l'on change post IX annos en: post VI annos. p. 327. consuls qui n'existent pas. n. Gall. le nous fait connaître l'année de ce sénatusconsulte. XIV) coll. pars p. 20 conjecture pistoriimque-. un sénatusconsulte la supprima blique i. in Pison.. 67) dit que le sénatusconsulte est postérieur à l'an 689 = 2. pi. (t. p. = 64. neuf En ans plus et tôt. 55). Marcius Regulus. quae ailversm reniptiblicam videbanturessefea Solebant autan magistri collegiorum ludos faeere. Manutius : Th. = nombre de collèges déterminés.. Clodius la suite ('. qui ludi sublatis collegiis discussi suiit. 326) lit : : Mommsen Mommsen (St. Julio C.Julio Mario. et ci -dessus. . n.. 73-74. « Sous et de C. et Heineccius tinctorumque 74. en l'an 04. à propos d'un collegium Corneliorum. dit-il. dont consuls sont L. 9) (3cc<pet<. 65. V. legelata restituit collegia. p. lège est plus récent. 287. 77. dont le l'intérêt public réclamait maintien. Acilius Glabrio. pp. Ces s'éloignent trop de ceux des mss. 4. ils ont : L. approuvée par Mommsen (De p. 0. mais les licteurs ne formaient pas de collegium. plus tard. liticinumque.. : . Les mss. proposaient fictorumque. Plus lex Clodia est de l'an 696 le post novem annos. Marcius Figulus (G90 consulat de L. La conjecture la plus vraisemblable est. p. Julius César = 64). n..( 92 ) s'exprime ainsi. synonyme de figulorumque. (Th. 1. les collèges. Kîéssling et Schoell. III. Calpurnius Piso M. Catilina briguait le consulat et son la vulgate lictorumque. opéra coll. La = 58. Post VI tteinile annos quam sublata erant P.. 1 Ascon. Liebenam. Stud. maintient lictorumque. p.. et mais ce colon ne peut s'appuyer sur Gaius. Voyez : plus loin. 9). 94.. senatus consulto collegia sublata surit.. sous noms consulat de C.se Cicero supra memoravit.. 0-7 L. Hirsch- feld. un sénatusconsation publique lois supprimèrent les collèges. Dig.-R.

Cass. 23) et la plupart dee modernes.. : auctoritatem hujus ordinis. Gaudenzi. : post decem annos.. 2 ivoyez ces passages ci-dessous). pp. pouvoir administratif. 55. sous factieuses -. in Corn.. 13. 208). IV. IV. in Pis. Sénat. que 3. la brigue et il fit renouveler de numéro sectatorum il supprima aussi *. décisifs. in dit: die jenem Senatsbeschluss verbotenen Gassenspiele. Ascox. du reste. Dio. croient qu'il ne s'agit pas du même sénatusconsulte dans les deux textes d'Asconius.. d'Ascoxius et Cic. tels Cela ne faisait pas que Clodius. Caecitio Q. c'étaient les « maîtres » ou présidents des collèges qui le présidaient ces jeux avec les maîtres des quartiers [magistri vicorum). les associations La suppression des collèges entraîna celle des jeux compitalices. Et plus loin tum primùm facti. p. contra cum quidam tribunus pleins Cicéron pourrait s'exprimer suo auxilio magistros halos contra Senatus consultum facere jussisset. Sénat avait interdit ces l'affaire jeux par une disposition formelle des démagogues séditieux. nom de collèges. Permce. n. mais ne 1 Sur le donnent pas d'arguments convaincants. voyez les deux passages précités . si les habitants d'un le texte même d'Asco- nous comprenons bien nius. Marcio considibus .. réjouissances populaires célébrées en l'hon- neur des Lares des carrefours par quartier. Mnemosyhe. qui trouvaient et dans ces fêtes une occasion de fomenter des troubles dans les collèges des bandes toutes prêtes à seconder leurs projets. 8 ludi compitalicii. est toutefois certain que III. mais il faudrait p. 37-38 et d'autres. Mommsen (St. le p. Cependant Orelli avait proposé à tort : post V annos (voyez Rinkes. 67 : : Coetus factiasorum fiominum. Th. * Cic. 38. 301.. il Sénat prit différentes mesures la loi consuls de renforcer la loi contre . les collèges dangereux pour le l'ordre public surtout qu'il voyait se multiplier. In Pison. 40 Ils et 51-55. et le Il s'agissait de faire : échouer ses projets. De même : Cohx. Cependant ces passages ne sont pas ainsi.(93 triomphe aurait chargea les fait ) éclater la révolution. avait outrepassé n. pro Ses/ 2 25. 8 et 9. p. . sénatusconsulte de 64 = 690. le D'après eux. pp. Sénat avait en vue 1181. 1) la suppression des jeux.-R. 68 et Dirksen plaçait le sénatusconsulte en 686 = lisait : L. même si la défense des jeux était seulement une suite de la dissoIl lution des collèges. X. Il semble. en effet.

(94) ses droits et '. Is fuit Januar. Q. Il de 2 vi. Clodium.. parvint à les empêcher de son autorité privée fixée 2. praeet textatum ludos Sex. le Sénat lexque de Us ferretur ut qui non discessissent eu poena. Ils contestaient sa compétence en cette matière la ne voulurent tenir aucun compte du décret. que le chef de ses bandes. des magistri vicorum des magistri collegiorum) ludos contra Senatus Tu. III. Julium et Q. présida lui-même.. in 8 ludi çompitalieii.ro tradit . cum consul sit passtts ante.. revêtu de texte. Mommsen. cttjus tribuni . et Asconius. de tuo dicerel Cujusfitit initium facti post L. n. privatus fwri vetuit. voyez : Cic. 1 15. selon nous. En 1 er l'an 58 = 090. ergo esset. 1181. p. un tribun inconnu promit son appui les aux magistri pour célébrer jeux compitalices en dépit du sénatusconsulte. : ludos . p. Clodium Clodianarinn <lux. nunquam antea praetextatus es. Clodius. sules (les Aude mine. vicorum in Cice. quamvis auctore tribuno nom&i adhuc non inveni. Sex. facere et praetextatum volitare passas hominem impurum.. est à 1 p.il cum quiilam tribunus pleins suo auxilio magistros et s'agit. Ce fut à son instigation. Il Th.. fallait donc une loi pour donner une sanction à ces sénatusconsultes sur l'association. cum in kalendas Januarias compi- taliorum dies incidisset. Clodius songeait à rétablir les collèges et voulait y préparer les esprits. sans nul doute. n. vers de l'an 61 fin = 093. tum primum : o furia. Metellus Celer. 1. remarquer qu'en ordon. consul tum facere jussisset. . Déjà. fête mobile. tr. Metellus Celer consul designatus magistros [ludorum del. fut au janvier. P. Calpurnius Pison était consul. mais le consul désigné. n. ut pleins fièrent ludi . facere kal. Marcium con- noms sont également corrompus ici). Sur cette tentative Pis. Q. p. 4 et 5. IV. pp. L. contra auctoritatem hujus ordinis : quos Q. quae est tenerentur. qui fuisset.. in Pis. i et 4.. St. Le Sénat. Ninnius collegia. à la la robe pré- célébration des jeux. n. et sur les jeux célébrés par Sex. nant aux sodalitates et aux decuriati de se dissoudre (698 ajoute : = 56'. 6-7 (suite du passage cité) Invidiam crimen restitutorum confert in Pisonem. quam lex ferretur. pi. familiarissimus Clodii jicri operarum Quos ludos tune quoque prohibere temptavit L. mg Pg] ludos Compitalicios facere prohihuerat . la fête des carrefours. Baitek. Ante biennium autem [ante] quam restituerentur. 326. en janvier GO. quod. designatus consul. Clodius. malgré le sénatusconsulte et 1 Willems.. II. Metellus. Sex.-R. 116..

Ibid. 15.. 55 : ut collegia restituerentur. comme dit Asconius \iri Pison. 15... 25. car elle donnait la faculté d'éta- 1 Asconius. IV. 4).r-y. 15... 13. 8 : tertiam (legem) de collegiis restituendis novisque instituendis. ôvta jj-èv ix ~o\> àpyai'o'j.. quae senatus sustulcrat. Sur cette (ci-dessus). Cic. sed etiam servos ex omnibus tatos. 54. 2 Pro domo. après les devenu tribun. bebas 5. ad manus. en sept. Ascox. . p. ad caedem... sed innumerabilia vitio. et la lex Clodia de collegiis (Cic. 55. 6-7. fit 21. trois jours jeux. ad direptionem incilarentur. : in Pison.. Cum domines Pro conscribi centuriarique vidissem. xaTaÀ'jOf/Ta •/pôvov T-. 9 collegia. une loi Fufia sur Vobnunliatio. qui.( 95 ) malgré le tribun L.. Clodius. sed ab non modo Ma cetera contra senatusconsultum uho gladiatore inmunerabilia alla conscriberentur. 34. Ninnius. 23 : cum Se. 5. In Pison. III. In Pison. ad Ait.. 4. blissement des collèges P. Ibid.'x Kct! Ta Ixatpix» Èiriytopttoç xaXou|X£va. 21. 38.. in Cum palam viderem. 13 v. non eu solum. pp. Après avoir préparé terrain... Ibid.. tant les distributions gratuites de blé. Sest. 10. quae ait (Cicero) ex servitio- rum faece constituta (à propos de Cic. ne perdit pas son temps. restituta.'j/'/. 13 : cum desperatis ducibus decuriatos ac descriptos haberes exercitus perditoriim. IV. Post red. 9). 23. mais avec l'assentiment du consul qui avait les faisceaux. ad Quir. dilectus servorum habebatur ab eo.và àvsvEctxraxo. Cic. 34 : Isdem consulibus inspectantibus servorum dilectus habebatur pro tribunali Aurelio nomine collegiorum mm vicatim homines conscriberentur. Post red. etiam hilarioribus oculis quod ipsum esseï scelus. Cassius Dio. 33 : utile nobis esse legem de collegiis perferri. 33. 5. sed quam : solitus eras intuente. 6-7 esses passas novisque instituendis. De domo. 11 : quaedam nova ex omni faece urbis ac serPro Aurelio tribunali. in sen. 686 nunquam m ihi persuade ri Sen. il fit voter plusieurs lois dont l'une permettait les collèges de rétablir liberté supprimés - et rendait au peuple la complète d'association... ne conivente quidem te (Pisono. in Pison. p. Cicéron reproche d'avoir laissé faire. ad Ait . ou. 13. 23. et il amèrement le à Pison l'accuse d'avoir ainsi facilité le réta^. decu- riarentur. loi.. 8' : De collegiis res tituendis pp.54 : cum in tribunali Aurelio conscrivicis conci- palam non modo : liberos. Ibid. in Pison... ad vim.. 13 nali Aurelio Ego. 15. Post red. servorum dilectus haberetur in foro. voyez Ascox. Pro Sest. 10. serves simuldtione collegiorum : nominatim in tribu- esseconscriptos. : Clodius voter trois lois démocratiques une lex frumentaria décréabolissant la lex JElia et III.

Aussitôt le plébiscite voté. ad Quir. 4. III. Cicéron ne reproche pas au tribun d'avoir rétabli ces collèges anciens. ces nouveaux collèges ne peuvent pas donner une idée des collèges abolis par le Sénat. mais aussi des esclaves en 3. Par faiblesse. Pott red. la lie et des affranchis. non seule.(96) blir des collèges nouveaux et n'excluait aucune espèce. : On enrôlait tous ceux qui se présentaient des ouvriers. qui lui faire échec. il ne le pouvait guère. il dirigea lui-même le réta- blissement des collèges et il en forma une « infinité » de nou- veaux en les recrutant par quartiers et parmi les esclaves. Les prisons furent ouvertes: Pro Sest. 2. . 15. Ceux qui voulaient entrer dans un collège allaient se faire inscrire. sur tribunal Aurélien.. puisqu'il avait colleijiis. Le tribun s'installa au Forum. 13. 13.pacis atone otii. Clodius comptait profiter lui-même de ce droit pour organiser des bandes pas faciles à manier. V. d'anciens soldats la de Catilina. et armes à ennemi il comme il son mortel. est question de soldats de Catilina : Post red.33. était utile ne se sentaient pas capables de même t. 44. g§ 58 et Gl. ne tentèrent une opposition sérieuse. Dedomo. quand il ne s'opposa pas au maintien des actes devait savoir pourtant qu'il fournissait des du dictateur. Disons-le dès maintenant. ad Ait. des condamnés arrachés à prison. Les chefs du parti aristocratique. Il fini par approuver : la lex Clodia de lui adresse deux reproches celui d'avoir et fondé une « multitude innombrable » de collèges nouveaux celui d'avoir fait appel pour en remplir le les aux pires éléments de la population cadres. 16 : non quoprobem.. n.insen. 95. 2 7. avec son registre. Cic.. de la populace En réalité. page précédente. Il de faire Cicéron se persuada qu'il la vota de laisser passer la loi. de sauve- garder l'ordre et la tranquillité U ne tarda pas à s'en repentir.. maxime 3 II arbitrai. quoiqu'il les désapprouvât - : il lui semblait que et c'était le seul moyen d'éviter un mal plus grand publique. scd quia rationem habendam Cic. cité I. ce n'étaient pas des 1 Cic. Clodius se mit à l'œuvre (58 = 686) . Philipp. Mais raisonnait le fit après la mort de César. ment des ingénus un mot.

décorées de collèges. armati homines forum et contiones tenebant. e : vicis (De domo.n s'appuie sur ce passage. quand il fut menacé de l'exil et quand il rentra en et triomphe Voilà cela n'est tion. Contra Liebenam. du Forum du Champ-de-Mars -. v 21. que Clodius organisait sous le nom de coUegia. 54). 34). Pro Sestio. 15. 2 Déeuries vint. II. 3. voyez infra.. Centuries : Post red. Cicéron. Clodius les avait enrôlées tion facere. et et les hommes C'est recrutés étaient divisés en centuries du nom de ces troupes. En second lieu. mais une armée de gens prêts à tout faire. la mission de Caton en Chypre (Dedomo. Voyez infra. 11 Ad Ou.. que Clodius se servit dans sa lutte contre en décuries *. ad Qirir. Pro Sestio. 15. la démolition de la maison de Cicéron (De domo. C'est par la violence que ces bandes influent sur les /). L'enrôlement avait lieu par quartiers. des faits. après son bannissement 3. 53). caedes lapidationesque fiebant. comme des troupes {exercitus. 5. elles le rendaient maître de la rue. adeaedem. p. 1. I. § 1. forment qu'il se « sans autorisation mais nous croyons met au point de vue de son temps. 7 .(97 collèges. 24. Les anciens collèges rétablis prirent part. 89. à le récit Rome. il écrivait sous Claude et Néron. Caton et Pompée. n. c'est par voie administrative que cette liberté fut abolie en l'an 64. Remarquons d'abord que rien de tout contraire à l'opinion qui admet la liberté d'associase Asconius parle bien de collèges factieux qui publique 4 ». ainsi que nous le prouverons. 70. addireptionem. au contraire. mais pour tous. conscribere). 34 : Ad ad mu» u*. 13. comme en 186. 15. 54. 53). détec- Sur les comices à cette époque. 34.. 30. faut 20. non pour une espèce de collèges.. où l'autorisation était rigoureusement exigée. p. partie. II e r. même paragraphe. ) mais des régiments de misérables. aux manifestations favorables à Cicéron. comices. Jusquelà la compétence du Sénat en cette matière avait été reconnue — — 1 Vicatim [Pro Sest. chap. 131). Il ne s'agit donc pas de collèges ou clubs électoraux. de gens sans aveu.. Sur César et Pompée. 24. : 4 Coh.. voyez lutte entre remarquer que Clodius ne veut pas se procurer des électeurs à sa dévotion. Ces violences forcèrent le peuple de voter la loi d'exil qui frappait la Cicéron (ib.

en même le temps que le tribun leva ses régiments de misérables. II.III. Hep. en laire.. On les a émis -. et démontrer que les principales victimes du Sénat • Voyez Willems. De coll. essaya de les réfuter. 885. elle fut mise en doute par la le parti popuhaute la à qui l'un des consuls prêta et main contre la assemblée. 8. 158. il est plus réservé. Droit public. I. III. Le culte. de Bursian.. II. 232-27i. pp. &. Le Sénat. p. 2. 11 1. rom. tour à tour rétablie. antiq.. 167. Preller. 74-76. mais 4 pensait que ce n'étaient pas du tout les collèges .. cite les collèges d'Isis (ibirf. II. 112-113. ' pp. supprimée et restreinte La question la plus difficile. Depuis 1843. et qui auraient porté cette fait l'a il nom de collegia compitalicia. pp. pp.( 98 ) par tous. législative dorénavant ce la liberté fut fut par des plébiscites. I. pp. 322. II.. 625. 322-323. premier. Brissonius. et i\Jommsen S a soutenu qu'il s'en prit surtout à des associations religieuses formées des gens du tier (compila).-K. pp. 298. pp 31 et suiv. pp. Select. Enfin la plupart des modernes. p. III. 1180. lui . Th. Mommsen. et toutes les autres la semblent avoir place Quelques auteurs cependant repoussent Colin a essayé de longuement combattue pour reprendre la plus ancienne. p. 383 et suiv. Lange.4235. Zumpt. c'est de savoir quels collèges furent frappés en Tan 04 et rétablis par Clodius. Dans Le Sénat. 138 encore 204= Le culte. 2 (1876). opinion a cours. St. Willems. 12. 245. Dirksen. plutôt les montani et lespagani i Zumpt que le Sénat le frappa des associations purement politiques. Criminalrecht der Rom. même quar- pour honorer le les lares des carrefours. -H.. 95 et 167 note). 6. Mytk. 77 et 138 note = 11. I. Jusqu'à notre siècle. Mommsen. 340. p. 2. le De antiquo jure civ. 2 I. Kayser. . Jahresb. 5 e éd. r * 4 Heineccics. par voie que '. p.. tous savants ont cru qu'il s'agissait avant tout des collèges d'artisans Dirksen a voulu prouver professionnels. les avis les plus divers. Rom. l'an 64. p 57. pp.. 14. et « Marquardt. sous nom de collèges nouveaux. Th. pp. Sigonius. p.. Dirksen. Lange. 31. recrutées dans bas peuple.

pp.. I. Nous essayerons certainement de démontrer d'abord lices. Une 1 Co-hn. en résultera que leurs présidents ou magistri célébraient probablement les jeux. chaque compitum ou quartier était comchaque viens avait ses magistri et chaque compitum formait un collège compitalice.) ludos facere. p. « Parmi le bas peuple.ces magistri vicorum et ces magistri collegiorum compitaliciorum auraient célébré de concert les jeux compitalices 3 . pp. nom de collegia compitalicia et du moins pour Home est une invention de Mommpour l'époque de Clodius. dit faeiebant compitalicio's praetextati Mommsen : Praecipue 'p. un caractère bâtir. maxime (p. sur la Sénat avait en vue d'abolir ces jeux. ayant également ses magistri . il s'était con- sous la forme de corporations de métiers.Xous croyons qu'il a raison qu'en tous cas les collèges professionnels ne furent pas épargnés. 15. A elles première vue. des sociétés (collegia) poursuivant le même but (que les clubs électoraux). posé de plusieurs vici .. 39-58. les relations des collèges supprimés avec le jeux de carrefour. ces observations paraissent décisives. » Édit. p 97. stitué. De II coll. Le Sénat aurait visé presque uniquement pitalices. Le principal argument de Mommsen. p. politique et lurent supprimés. •* ces collèges à com- associations populaires. propres fomenter des ce sont les le troubles. I. p. 74). . 292) dit : 10-12. Avant lui. 37-39. ail. et Gaudenzi. 57).*») et Wallon d'arti: {Esclavage. 111. 460-461 avaient maintenu que les collèges sans avaient pris Choisy. '76). il Le sen. Morel. De même Art de Stemler.Madvig (trad. * vicorum. leur rétablissement que parti et c'est question de la lutte populaire commence avec lui. ensuite qu'il n'existait pas de collèges compita- que les collèges d'artisans furent atteints. pp. 75. ponctue : Solebant magistri collegiorum (utrique scil. 175 : wnftmassige Vereine ans dem niederen Volke 2 3 gebildet.( 99 ) furent les collèges professionnels et 1 . sicut magistri (p. j Drumann (Arbeiter. . Selon Mommsen 2 . mais ne résistent pas à un examen attentif. p.

. VII. qui vici. . p. de corr. en 96 où 97 avant J. sortes de réjouissances populaires Les vici vieinitates ne à portaient pas le nom de collèges... Myth. ne prouve absolument rien pour ville de Rome. Terentio Fido et Noviciae contubernali ejus. 39. 1*2). M. praetextatum volitare." I. tandis KlVcompita Larum CCLXV Spatium lirais in regiones : vicosque divisit (Oct. Voyez supra. p. L. Ce mot désigne les magistri d'un collegium Laru-in. 109. La fête des lares mobile et le préteur la fixait après les satur- nales. 707 -= mag(ister) vin compiti. L. .. collegius compitalicius Cfr.'.( 100 ) inscription de Fésules III e ï. 14. qui avaient un caractère à la fois religieux et administratif-. sorte de cortèges qui parcouraient les rues * à la pour ou aller sacrifier chapelle des lares. voyez et I. IV 60. Cfr. vicinitas sont synonymes. 55.. vicinia 3 Il n'est donc pas exact (compitalia) était compitum comprenait plusieurs vici.. [. Leur origine est attribuée à Servais Tullius. 66). vicinitas. p. Gâudenzi.. Mommsen admet que compitum et ('. le viens ou quartier comprenait les habitants des rues aboutissant au raient même hono- ensemble les lares compitales. /. C'était peut-être un collège funé- raire privé. Dionys. A Délos. au commencement de janvier. V. Larum. Le mot compitum désigne à la fois le carrefour. XI 1550 : 0. Cohn. la chapelle des lares et l'association reli- gieuse des habitants du quartier : en ce dernier sens. Pline rapporte qu'Auguste divisa Rome in regiones : que Suétone dit Pour vicinia. un collegium . 245-246. on trouve des KofjLTrsxaX'airuat (Bull. Rom. autour de laquelle avaient lieu toutes •>. 40 Voyez notre Index collegiorum funei 3 Cohn. 5. 8 : ludos facere II.. ('. Schulten. p. pas même passagèrement 1 (. hell. L. districts Home était alors divisée topographiquement en urbains (montes) et rustiques [pagïj. IV. en (n. pp. Marquardt.-C. 30). i is. peut-être du la siècle de notre ère. p. voyez Suet. p. IV. 3. qui date de l'Empire. lli notes. Myth. surtout pour la république. étaient assez étendus.. Ces districts se divisaient s'ils eux-mêmes en carrefour. ibt magistri e plèbe cujusque viciniae lecti. Cic. 1. à Pompéi. honorant les lares d'un carrefour. Elle comprenait des jeux. Preller. pp l'an i-l-V-'y. il est synonyme de que le viens. Le et culte. Rôm. 4 h Il-. Pour 7 : viens. h . L. Prelleh. in Pis.

nom que les montes et les pagi i . 22. /. 7. 5 sacrorum tantum ludoriLmque causa a vieillis constituti. note : nec certi iridentur fuisse nec perpetui Cfr. même officiellement Mommsen et en et Ils constitués délimités. Marquardt.. sed etiam 6 cum eo crementur mortui? Auguste VI 2221 leur conserva ces insignes (Cassius Dio. associations religieuses comparables proprement dits. 8). note) reconnaît leur existence avant Auguste.. /. pp. Topogr. p. pour procéder aux cérémonies religieuses cas. 1.. par voisins. 30. avaient cependant des magistri. I. il. Contra : LlEBENAM.. « maîtres » étaient nommés sous la passagèrement. Quintus Cicéron divise clairement la plèbe urbaine en collegia.'. C... 2 fan 557 = = 195) : Hic Romae infimo generi. Woyezsupra. De petit. n. leur existence aux jeux 4 En tous certaine. croit que la première n'est pas de Rome. Cicéron et son frère Quintus à nos paroisses. 160-162. nec solum habeant tantum insinue. Sauf le collegium Capitolinorum du pagus Capi- tolinus et le collegium Mercurialium du pagus Aventinensis. Liv. 55. i48. magistris. mais les montant et lespagani ne quasi consilm I.. id ut vivi licuïiun. I p. Mommsen (('. togae praetextae habendaejus permittèmus. pp. vicinitates 3 . 2 Cic. (. Tite-Live et république est nous apprend tions les qu'ils portaient la robe prétexte ">. . VI 1324 (avant 731 - 23) et : mag(istri) veici. qu'on les ensevelissait avec cet insigne de leur fonction Deux inscrip- mentionnent avant l'Empire . -Y. p. 41. 28. de l'Empire rom. formaient pas des des conventicula et quaedam. II. montes. IV 60. 34. comme le furent par Auguste en l'an 7 (747). IV. Pro domo. (. I . et L. où l'on voit que collèges. cons. Voyez supra. 3 * et où ils sont distingués des collegia. = I 804 : magfistri) de duobus pagèis oicei SulpHcei. 1. 52. des collèges - distinguent formellement les districts et les quartiers. p. Jordan. VIII. ' Cohx. imparfaite pour mériter particulier. à Pompéi (cké supra) et Index du /. pense que ces les . pagi.'. Th. 802. o Org.. /.( 101 ) cette Ils époque démagogique. elle est actuellement au Musée des Thermes à Rome. 802. p. der Stadt Rom. ers avaient circonscriptions religieuses le une organisation trop Les vici. Cfr. L L. I. 74. n. Mommsen. n'étaient pas ils nom de collèges. ne portaient pas plus ce comme disent Marquardt et Preller. 43 et suiv. St. C'étaient des affranchis.

n. Dionys. 4.-V.. 245. et p. la magistri vicorum.) Avec la lecture de Gaidenzi. On cite Ascomus. il est approuvé par A. Cic . Cicéron {In il Pison. c'est-à-dire sicut magistri vicorum faciebant les magistri collegiorum que célébraient des jeux (indéterminés). p. /// Pis. mai 1889. h LA 570. 1 Cfr. 68. le fit Sextus Clodius dans même occasion 3. [. dirait: mute [admit. Mouei. n. Bull. 204. 37) nous sourit beaucoup sicut : magistri collegiorum ludos facere. 6. dès le la république. car Asconius. (Marquardt. selon nous. sicut magistri vicorum faciebant. 40. en jeux. Le culte. il III. 3. praetextati. p. II. 1 = Trad. n. 2 Texte de Kiessling et Schoell. Mais le texte d'Asconius est corroboré par Tite-Live et Cicéron. et ne peut être changé sans : nécessité absolue. Asconius dit la célé- formellement. ces maîtres de quartier prenaient part à bration des jeux de carrefour. veut parler à la fois des magistri collegiorum et des magistri vicorum. 409.. parce Pis. — Gau- denzi (p. n.( 102 Il ) aidés de ministri. 4. Belg. La ponctuation proposée par Gaidenzi Solebant (p. 7. et que les magistri des collèges d'artisans avaient remplacés dans les jeux de carrefour. IV. la grammaire exige qu'on sous-entende sicut magistri vicorum (faciebant Madvig. 8. Dionys. in Pison. 8) ressort d'Asconius et de Cicéron que les magistri collegiorum célébraient les jeux compitalices. Dans : première leçon. ut voulait parler de son temps.. rapporte que cesmagislri portaient la robe prétexte (en l'an = oo7). 25. ponctue Solebant magistri colcompitalicios legiorum ludos facere. n'est pas moins sûr que. On veut écarter son témoignage en déclarant son texte corrompu . faciebant compitalicios praetextati. de les même (/// que les magistri vicorum célébraient qu'il jeux de carrefour. esclaves *. p. de l'Acad. 14. compitalicios praetextati. Cohn. p. admet que. Liv.. ils la portaient évidemment pour célébrer la comme. les magistri vicorum « célébraient certaines veut 'le sans grande impor- tance ». 8.. Ce sens est inadmissible. 6 : Solebant magistri collegiorum ludos facere. 8) dit seulement magistros. p. . C. IV. : = i. 62. il ne conteste du reste pas l'existence des magistri vicomm sous la république..mais il est corroboré par celui de Tite-Live qui . 34. St. n.... III. 23. plus à l'époque de Clodius. Wage- ner. cependant lire : faciunt. sous fêtes la république. parce que. p. p. IV. 15. 39) a donc tort de croire que les magistri vicorum n'existaient les.. l'imparfait faisaient faciebant ne permet pas de traduire s'il comme [dus tard les magistri vicorum. 11 19o ces effet.

ClC.'>. 77. à la fois pitalice ayant des magistri. qu'ils ne les célébraient pas seuls. - Mommsen a voulu cette récemment rapporter au rétablissement des collèges par Clodius inscription nouvellement découverte : Magfùtri) He[rculanii?] suffragio . p. donc eu. 31 ^ (supra. et il ressort de son texte. tombèrent en désuétude jusqu'en Tan 7 (747). iMais participaient au culte compitalice on ne peut se fonder 1 Asconius. p. 93) qui ludi mblatis collegiis discussi sunt.'>. 57. moment que il ce formés de gens du môme y aurait Comme le viens et compitum sont synonymes. dans même gieuse présidée par les une association relimaîtres du quartier et un collège comquartier. la ainsi que de Cicéron.. : à exister.( 103 ) que le Sénat ne supprima pas les maîtres de quartier. jeux et l'abolition ou le rétablissement des collèges Quels sont ces collèges? Supposons un soient des collèges compitalices quartier. et qu'il y fit entrer en masse les esclaves qui 4. Remarquons Clodius et ensuite que le rétablissement des collèges par leur renaissance après César n'empêchèrent pas non nous pensons que les magistri vicorum ne prenaient pas à ces jeux la part prépondérante ou. paulatim : : abolita. lu Pis. Aug. Th. n. 8. p. Dionys. qu'il y avait une connexion entre suspension de ces 3 . avaient encore d'autres attributions que les jeux. 6. 4. que Clodius recruta précisément ses nouveaux collèges par quartiers (vïcatim)... en effet. du moins. qui continuent . Cassius Dio. et les notamment * celles qui accompagnaient jeux. le Sénat voulait rendre impossibles tous les désordres risait. à l'appui de son opinion. que les maîtres des collèges supprimés plus les jeux de disparaître. 2 Sukt.. p. Ce double emploi paraît inadmis- 3Iommsen fait observer. ludos saeculâres 8. ut 3 . IV. y concouraient aussi. Ascon. restituit. dira où Auguste les rétablit en réorganisant les vici 2 Cela ne prouve qu'une chose c'est que les magistri vicorum.. . De plus. et que ces jeux. Mommsen. En abolissant les collèges. rétablis un instant par Sexlus Clodius. sible. Asconius nous apprend. ci compitalicios. nonnulla etiam ex antiquis caerimoniis. et que pourtant le sénatusconsulte eut pour résultat voulu la suppression des jeux *. c'étaient les que leur existence favo- émeutes et les violences sur les places publiques.. 7. 14..

p. ce xà xoXXTma êm^wpttùç xaXoufj. Pour nous guider. le texte d'Asconius n'admet pas cette : assimilation il distingue nettement les uns des autres. p.. * 11 Coii. étaient formés Marquardt les a cru résoudre cette difficulté en supposant que et les vici n'étaient prétendus collèges compitalices et qu'une seule même +.. en eollegia proprement ailleurs. Dion Cassius les dit même nom : expressément que ÉTa'. Droit public 5e éd.. Voyez infra. p. 2 Voyo/. 109. II e partie. p. /. n. l. que les magistri vicorum agissaient en cette circonstance ciorum Mais comme magistri collegiorum compitali- comment s'expliquer ce double titre des mêmes personnages? Du reste. infra. 1886. 325.-V. 443. [>. les nous croyons avoir prouvé que s'étaient pas organisés Il habitants des quartiers ne dits. Mais s'agit de jeux d'un pagus 1 et non de jeux compitalices. III. des Inst. même le nom de les Du reste. Willems-.p'. Enfin. II.. 1889. Mitth. 95. Cicéron et Asconius emploient invariablement ce terme.) il Cfr. association. . * Marquardt. les esclaves étaient aussi -. pour fixer la telle que la la dépeint descrip- nature des anciens. 57.xà Komains désignaient par •». 262. 112-113. p. Preller. 245-246 — St. Notizie. portaient nom technique de eollegia. pp. p. I.. 1887. 3 faut donc chercher . Voyez supra. S I. cité tous les Nous avons passages plus liant. le fera comme Suétone en parlant des lois de César les et d'Auguste. Rô'/ft. surtout pour la fin T> de la république. (B.. p. voyons ce : qui ressort des textes 1° On peut affirmer Que les associations supprimées par le le Sénat et rétablies par Clodius. Cicéron. Myth. et admis dans collèges industriels d'artisans habitant le même beaucoup de ceux-ci quartier i . 96-97. p. eh. culte. ('. 11. 48.n. parce que tion de Cicéron ne s'applique pas aux collèges rétablis. 204. mais aux bandes nouvelles qui ne méritaient pas collèges i. p. Il y a des preuves.( 104 ) sur l'organisation des collèges nouveaux.eva Ce terme suffisait aux contemporains des auteurs susdits pour distin- pugi prim[i f'actiT] halos f'eceru[nt\.

suppose que collegia. notam- ment à des corporations que le Sénat n'eut pas même besoin d'excepter nominativement. car. p. Coh.mpt. c'est pour les faciliter que Clodius 1 Uirksen. il convenait à tous les collèges. Ce danger ne consistait pas dit dans il corruption électorale. devaient prendre ce mot dans un sens particulier que Ton n'a pu fixer jusqu'ici *. Zi.. i2.. . : 2° oVroc Les collèges supprimés étaient anciens. des personnalité juridique. 32). ch. dant cette affirmation ne peut être prise à visait aussi les car le Sénat nombreux collèges factieux de date récente. collegia antiqua et il légitima (div. 38. comme le Asconius. dans son sens général. 25.. dit jeden politischeh Vefein nannte p. des collèges non autorisés (collegia : L. par dit opposition aux collèges nouveaux et que forme Clodius.( lOo ils guer les collèges abolis des autres. a l'époque de Cicéron. /.. les factions formées Utulo collegii wow'(Suet. Il migung 2 erfordert ressort de notre exposé qu'aucune de ces nitions n'est admissible. désignait. dit : vetera Mu . 32. Us étaient dangereux pour la république. Auguste supprime. telles que les collèges sacerdotaux et le collège des Capitolini. c'est la liberté et même 3" l'abus 3. tels 1 Voyez infra que le coll.. Corneliorum deux passages de Suétone. lui aussi. II. la tou- jours prêtes à fomenter des désordres dans rue. 35. 45). veut désigner les collèges qui avaient échappé a toutes les défenses antérieures. 384. Ayg. Jul. mais cela peut désigner tout Auguste épargnèrent les simplement les collèges rétablis. Corn. (Cepenla lettre . Pro Sest. qui réfute Zumpt ein legaler Collegium isl m der Republik eine Genehdéfi- Venin mit sacralen Beziehungen. dessen Bestund luit.. C'est pour aux fait empêcher ces troubles que le Sénat veut mettre fin jeux compitalices qui offraient chaque année une belle occasion aux agitateurs. Slétone Auij. s'agissait d' « associations factieuses ». fait journellement de qui provoqua sa rigueur comme plus tard celle de César la d'Auguste 4. 67). p. dit : man ein Colle- giwn. 3 1. pris absolument. mais. communautés à qui l'État n'avait pas accordé la illicita). que César collegia antiquitus constituta. \>.) 3 Asconius dit que les le sénatusconsulte fut provoqué par les excès des (in I collèges nouveaux. re partie. xara^uOévra 8s ypovov -wà -. Dion Cassius dit ulsv êx to'j xpyalov. Cic.n.

. Fréquenter tnni factiosorum fiominum ... p. : Solebant magistri collegiorum ludos facere. ou des « collèges qui paraissaient 2 ». . . le supprimées portaient nom de collegia. 40.is. 4° Ils étaient d'espèces diverses. p. turbulente faziorii politiche. ]] s les contraires à l'ordre public qualifient non par leur genre. — Voyez MOREL. fichant. cactus fit |i. ih.- p.. sup'k prima tous pitalices. la Cohn (p. 151. mais ce texte a une lacune impossible à combler. Iraipiy. Coin. 95. On conçoit cependant que tous les collèges recrutés parmi les classes inférieures de la population et souvent com- posés de gens du même quartier. sublata Collegia les sunt Clodius restituit collegia. auteurs il désigneraient par son nom. tions tout ce que nous savons. 67). Du : reste. ou : ea ta Numa instimta erant). p. . On a vu l'emploi que Ascon. 62) propose de combler lacune au moyen îles mots ea (opificum erant). 6. : Clodius 2 de ses collèges. et l'imprudence que DlRKSEiN (pp. -2-lï : abolite lutte le associazioni urbane che avevano degenerato III.( 106 ) voter sa loi et recrute ses bandes organisées militairement *.. 8 Gatti. il faudrait croire que présidents de tous les collèges abolis étaient dans ce cas ». supra. que Si le la le Sénat les désigna nominativement [pauca atque les Sénat n'avait supprimé qu'une seule catégorie. C'était si une mesure géné- les collèges épargnés formaient une minime exception certq). n'existait p. les collèges séditieux. Comme César et Auguste. G : quac contra rempublicam videbantur esse.. p. étaient anciennes. quelle que fût leur nature o° Enfin. in p. àuat utilitas civitâtis desiderassei (Ascon. 1888. 39-40) attribue au Sénat. mais leur antiquité et leur utilité les sauvèrent. En résumé. aient participé à ces jeux populaires et locaux. les magistri collegiorum célébraient les jeux com- A prendre les le texte d'Asconius à la lettre. Les auteurs parlent toujours en général des « collèges ». Cassius Dion -y.) Voyez 5 1 passages de Cicéron. Trouettè. leur nombre devait les rendre désormais inoffensifs prdeter pauca atquecerta. 46 les rares collèges Rien ne prouve que petit épargnes valaient mieux que les autres. mais par leurs agissements rale : 3. Bull.à. que toutes étaient que les associaque beaucoup animées d'idées sédic'est ' Ascon. . n. Madvm.

p. . aux jeux résulte de là qu'il ne s'agit pas de ces clubs électoraux que formaient les candidats aux magistratures et dont Q.. Il faut écarter de même les montani et payant que les candidats cherchaient aussi à gagner et qui prenaient part aux manifestations politiques 3 en effet. quant aux démagogues. se servaient des collèges déjà existants ou de collèges nouveaux formés sur modèle des anciens.. ch. Il de quartiers.. dit-il. petit cons. 2 Zumpt. 383. Cohx. op. Voyez infra. les collèges religieux privés. composés de gens riches part puissants. VIII. p. t. . 30 (en 689). p. à ces deux catégories. et. VIII. -45-46. qu'elles étaient d'espèces diverses et que leurs prési- dents concouraient. il faut ajouter les associations factieuses qui se formaient en si grand nombre à cette époque sur leur modèle. 28. De I. voués surtout aux cultes étrangers. ils ne prenaient aucune associations croit que le Sénat visa des composées de pauvres gens. ils portaient le nom de sodalitates ou sodalicia. composé d'affranchis de Sylla. partie. Cicéron parle en 689. d'autre part. dans ces temps troublés -. ils ne constituaient pas des collèges proprement dits * et ils avaient d'autres fêtes que les jeux compitalices. 30. Zumpt purement politiques. cous. Dedomo. l'instrument des les Us vendaient leurs voix ou se faisaient démagogues dans le premier cas. 41.( 107 ) tieuses. avec les maîtres compitalices. qui nous apparaissent subitement. mais les pauvres gens ne s'associaient pas uniquement aux fêtes de carrefour. un an avant le sénatusconsulte i en effet. pp. en vue de dans la politique. ils entraient : décuries d'électeurs n'étaient (decurwti) enrôlés par les clubs politiques. 28. qui pas des collèges et n'avaient ils aucun caractère religieux. * Dirksen le reconnaît. Il ne reste donc que ies collèges professionnels d'une part. Voyez supra. § 1. « De petit. 74. Nous croyons que c'est à ces collèges professionnels et religieux que le les . Il est réfuté par 3 II e Cic. Aseonius range parmi ces dernières un colleyium Corneliorum. et et d'ailleurs.

Salluste nous apprend que précisément en nous objecte la '* 64 les complices de . pp. d'un caractère Parmi la ces collèges. n. s'ils Sylla (C. puisque les Romains attribuaient les premiers à Numa. Le point 1 Même I..( 108 le ) s'appliquait particulièrement mot collegia L Dans le sens général. pourvus en religieux. il n'en est pas auxquels les textes s'appliquent avec plus de vraisemblance qu'aux collèges d'artisans. 36. infra. 232. Voyez supra. Liebenam. II e L. Mais il nous paraît certain que contenaient au moins le plus grand nombre. leur nombre s'était la multiplié. Demi!.^Sous république. - s'appellent ne portaienl pas officiellement ce nom. Voyez Sai. et qui un caractère religieux. s 4 Cal. I Mo). Il dit que les collèges ne contenaient pas tous les artisans et que les passages où il est parlé de la turbulence des opifices «< tabernarii.. Les artisans et les marchands constituaient population et la classe plus turbulente de il la si plus facile à ameuter 2. la la Ils ne parlent pas non plus d'autres collèges.. faudrait s'étonner leurs collèges n'avaient pas pris le même l'an caractère.. mais on l'appliquait l'initiative particulièrement aux corporations que fait privée avait naître et faisait naître encore dans les classes populaires. p. 91.i. et Les collegia de Cicéron. Les affranchis de simplement libertini dans une dédicace déjà citée p. Catilina comptaient sur les artisans et les esclaves 3 Si l'on que. le reconnaît. ch. dans le cours des siècles. partie. réponse sera facile. Alt. 59. 1. . Lange. Root. Mommsen lit. 28-29. dans et le récit des troubles. d'Asconius de Dion Cassius étaient fait des collèges populaires privés. les ils auteurs et les inscriptions les appellent toujours collegia. § 1. les auteurs ne parlent que des opifices tabernarii et non de leurs collèges. soit quoique participation des collèges aux désordres certainement cause des rigueurs du Sénat. on entendait par ce mot toutes la vie les associations formées pour durer au delà de avaient toutes de leurs membres actuels. p. Tt. La date du sénatusconsulte n'est peut-être pas sans importance. 1.. la et. étaient antiques. peuvent s'appliquer à ceux qui étaient en dehors les collèges des collèges.

pp. Rappelons les lanii Piscinenses. Maué. malgré nos arguments.. ils ont pu y jouer un rôle prépondérant. 4. 1 Liebenam. Sans avoir été chargés officiellement des jeux de carrefour. Ajoutons que leurs corporations recevaient des esclaves et que dans plusieurs collèges industriels de la république on trouve des magistri affranchis et des ministri esclaves 3 . 409-412). les collèges de chaque quartier pouvaient y prendre part. Est. admis par Mommsen (p. encore faudrait-il admettre que frappés aussi. 9-10. 14. 27. fessions dans les différents quartiers de la ville aient pris part à ces jeux locaux 2? Nous ne le pensons pas. cliap. Voyez supra. concourent aux i ludi piscatorii (p. faut collèges supprimés avec les absolument recourir aux hypo- thèses. 11 e partie. et. Wagener. . p. Nous avons réfuté cette opi- Marquardt. — Gaudenzi ne s'explique pas ce conet croit de deux sortes d'artisans de mugùtri pris Ja que les présidents des qui avaient place (U'< magistri vicorum auraient disparu à cette époque (pp. Contru : Cohn admet de plus que ces collèges que plus lard les étaient les collèges d'artisans. 5.il invraisem- que les artisans et les marchands. 88. p. groupés par pro*. c'est la relation Il des jeux de carrefour. avec le temps. L. de piseatores L même 49). Die cours collèges Vereiy. 2 Le concours des magistri vicorum et des magistri collegiorum est A. nion. les cette expression à nécessairement comprendre collèges industriels. Nous croyons avoir montré qu'elle fausse. ainsi que celle de 3 Voyez infrn. pp. que le Sénat visait avant tout de véritables collèges compitales collèges d'artisans lices. * et put même fournir à Clodius un prétexte pour enrôler aussi des esclaves dans ses Dût-on contester cette participation des collèges d'artisans et aux jeux de carrefour maintenir. n. ce qui convient au culte des lares compitalices collèges nouveaux. furent Quand furent les auteurs répètent invaria- blement que doit les collegia supprimés. n. car l'existence de collèges compitalices n'était qu'une hypothèse de blable Mommsen pour résoudre cette était difficulté.e. /.( 109 ) difficile. 70. 37-39). II. Il conjecture qu'ils avaient été chargés des jeux compitalices. À Dionys.

Marsi quardt suppose avec raison que à plusieurs reprises vers cette le culte d'Isis fut c'est époque. sinon de corporations industrielles ou religieuses l'air 3. pauca atque cerla. Voulait-il empêcher ses lidêles de proClodia ? La défense resta d'ailleurs lettre morte. en note. Voyez la politique supra. 14. l'intérêt que parce qu'ils paraissaient nécessaires général.-V. proscrit visait tous les collèges dangereux. jad. 2. Asconius cite : deux collèges Sénat pas les aurait d'artisans par leurs avait noms les les (abri et les potiers i. qu'ils étaient Il ne énumérés un à un. Casshjs Dio. César 8).. parce n'aurait pu dire pauca. on peut le titre. Ibid. Quant aux associations factieuses qui se constituaient dans le bas peuple et qui amenèrent le Sénat à sévir contre tous les collè- des autres dieux étrangers furent aussi abolis en ges. 10. 32. . et Asconius probable que le Sénat laissa subsister ceux des collèges industriels qui étaient fort anciens. le Sénat proscrivit le culte d'Isis (Tektuix. 91. 2 3 Le Culte.. peut-être leur à fit-il grâce parce qu'on attribuait leur institution à Numa. 1 L'année de même la lex Clodia (58 = 696). titulo collegii novi). : est nombreux. quels qu'ils fussent.. 1. (>). qu'ils prenaient la forme. croire. 90. les collèges de ses fidèles n'étaient que des clubs politiques seillera à Mécène con- Auguste de chasser pour 3. ne (Joseph. II la même raison tous les cultes étrangers est donc probable que les collèges d'Isis et l'an 64 *. Auguste proscrivit à Rome Ta Ispà ta AïyÛ7ma. : c'était leur organi- sation calquée sur celle des collèges ils avaient leurs magistri. 1 Voyez supra.( 110 ) moins qu'on ne puisse les compter parmi les exceptions. n. de 77.. que -. 54.. 111. 53. p. Il supprima le reste. Or.. 5 probablement pas indemnes. 6. Voyez supra. 1. fiter la lex p. à qui le Sénat fit grâce. Comme sous Auguste (Suet.. plutôt d'ailleurs qu'il en frappa Nous croyons il beaucoup d'autres. ApoL. |». avec Madvig. 19. 36. Si le il épargné tous coUeyia opificum. 'Si : les épargna . p.1///. quoique indifférents à furent romaine. % = St. parmi les rares collèges nominativement désignés. Les collèges des Juifs. Aug. p. Ce qui leur donnait de collèges véritables.

leur culte et leurs tètes. et les collèges d'artila sans se distinguaient par leur nombre le par turbulence de membres. Nous verrons que sous l'Empire. était trop radicale pour durer 58 les : elle anéantissait le droit d'asso- ciation. Tous ces cactus factiosorum hominum turent aussi. ce le pas à l'industrie au commerce que Sénat en marchands ne songeaient pas A améliorer leur condition sociale ou politique. petit Comme plus tard. entraînés par les démagogues dans la poli- tique agitée de cette époque. le sénatusconsulte du 10 février 56 = 698 est dirigé contre les clubs politiques (sodalitates) et composés de les quelques personnages influents contre mem- . tous les collèges populaires furent supprimés. La mesure du Sénat qui avait supprimé les collèges populaires et qui avait défendu de les rétablir. qui avait échoué une ne prit plus l'ini- sur ce terrain. abolis évidemment Bref. Clodien de sous la anciens excès reprirent de plus belle direction liberté de la même du tribun.( 111 ) leur caisse et leurs commune. on croira difficilement n'était que Sénat et ménagée. industrielle aimait l'agitation à l'époque de dans la suite. En effet. du fois. on abusa plus que jamais rendue sans limites. leurs réunions banquets. nous les trou- verons partout impliqués dans troubles. la combien l'ait il fallut de temps pour lui faire passer le goût de le politique et du désordre. on continua à les longtemps redouter pour même les motif. Avec la mort de Clodius. que les nouveaux qui furent formés expressément leurs à cet effet. Parmi eux. tiative le Sénat. Quand on voit combien Cicéron la classe et. toujours prêtes seconder. Nous avons vu l'an : qu'elle fut abolie par le plébiscite et. les artisans et les petits bandes organisées quasi militairement. aussi bien les anciens. Un supprima les collèges tout simplement parce qu'ils s'étaient compromis dans les désordres civils et pour enlever aux factieux des voulait. 11 à les reste quelques mots à dire de ce qui se passa depuis l'an 64 jusqu'à Auguste. l'ordre se rétablit moins. probablement dans une certaine mesure.

165) croit a tort qu'il s'agit des collèges de Glodius. 67) le contestent.uoi. De coll. : supprimer à son tour ciincta collegia praeter antiquitus 1 (lie... . 253 qui (Cn.. 11 raconte les événements du ni 9 février 698. /. in qtia tu nomine es. 2. . Crc. p. Orelli. Rep. qui non discessissent. 1893. 58-59. ea potissintum de causa. Mommsen. Jules César. Mommsen. 168 et suiv. 25-26..ultum iis sodatitales decuriatique discederenl lexque de est di vi. mais à non les collèges popude qui continuaient vivre et conservaient leurs tendances fut obligé séditieuses.. Kayser ip. Mommsen. 2 p. 364-404. Qu. et du 10 février: eodem senatus cons. pro Plancio. il n'e peut citer aucun exemple concluant (p. el Karlowa (p. quae est tir sodaliciis. Criminalprocess der Ro'm. pp. une loi le soin de sanctionner son décret. ut severissime quaere- rrinr in eos candidatos. legis Liciniae. ea voena quae p. ses intentions ne furent rem- deux mesures contre brigue concer- naient bien laires. in or. . pp. qui sibi conciliassent. Crintinaîrecht. 58 /. Gohn. la peine devait être celle qui frappait les citoyens coupables de violence. Ces membres des clubs électoraux. p. ni. Zumpt. comme adjectif (sodaliciis Liebenam. les devenu maître de Rome.c. 3 Tu. 36 : veniamus ad causant] ambitus |». -2iO. ne parle pas des deçuriati plies qu'à moitié. Licinius Crassus Pompeji Mugni collega ni pro illos in consulatu suo pertulit. le droit d'association. II. pp. Cohn l'admet (pp. 66-67). en prononçant leur dissolution. pp. 1871.. Plancius) reus de sodaliciis petitus est lege Licinia. L'année suivante (55 Licinia de sodaliciis sait : = 699) une 2. — Jahresbericht de Bursian. où les operae Clodianae die empêchenl Pompée de factum est. li. oirines leges : complexus Baeb. op. 66).. De coll. Voyez Tu. 547-549). Pro Plancio. (p. 61. . en tous cas. Voyez Th. quant M. [t. tenerentùr.. Dr coll.. On ne sait si c'était la loi que la Sénat demandait 3. pp. Mommsen. Plusieurs candidats Turent accusés de sodaliens (Th. De même Zœllér dans le LlEBENAM. Kayser. 385. pp. el .( 112 ) bres des tribus enrôlés et corrompus par eux {deçuriati *). 60. 45).'i Zumpt. Cohn. Il est remarquable que remit à le Sénat. suiv. 15. ferretur. pecuniam tribulibus dùpertirent 12-73. et suiv. Voyez Th. parler. 25.. fut loi effectivement votée la lex c'était contre la brigue. liciis i. 3.[il. Cohn prend sodahominibus). Sc. Mommsen. 70-71. Dr ml!. à cause du mot deçuriati. fr. Zumpt. pp. pp. qui puniset le de l'exil les candidats.

/. les détendit à l'avenir. éd. xouxo aùxûiv . c'est-à-dire de s'associer. Ka': èv yàp y at'oç Kafcap ô T)p. . 187o). 42. 363. xEXtoXufAÉviov. jud. p. xoûxoui. 7J). Yaioz Kaurap p. « Efxoî toivuv bûx àpÉaXEi ê'6t). {Acta Soc. comme morum (Ceux. 73. Cfr. XIV. XIV. .j Div. Servilius in Josephi Vatia (708-710). àpyouat PouXfi oyj. : une exception en faveur des Juifs établis à Rome en les autres thiases. n.nae. 8 . dictateur abolit tous les collèet les collèet Il il ges (cuncta).j. philolog.a'i ulo'vouç ÈTTiTpéirto /.% û: t7ÛvS=i7îva xaî tï Upà I EtaœspEtv.'jojv (haaouç crovâyEtrOofi x.£X£poç Txpaxï)yôç xat Eliraxoç. cruvayeçOat te x. ..dvooç xoôxouç oôx exu>Xu<tev ouxe CT^j. trcpctTijyôi. 67). voyez antiq. (lisez EepoutXioç trrpaTTjyèç . ou comme dictateur chargé de réformer la constitution (Karlowa. ou comme pontifex maximus (Liebexam. On admet généralement le qu'il s'agit d'une en tous cas. autorisa 3. ffuvEi<T©Ép£tv oÔti ffûvostîrvà 7rotetv.y.\yj. C'est en se fondant sur cette lit défendant mesure que le proconsul d'Asie.. -H. que le Sénat avait déjà supprimés. Ouaxîaç). PcofJiaîtov. parmi il les collèges religieux privés. Julius.io/.( 113 I eonstituta distraxit loi (lex Jidia) -: '. 1871. laissa seulement subsister avait déjà les anciens.. vol. comme le dit Josèphe. h :w ait oiaTayuaT'. II. Ant. II. Ant. 8 : louAioç I"V>. Mendelsohn. C'était encore une mesure les faisait radicale. St. III. 0[a<huk oÈ xàyùi xoùç aXXouç Stâaouç x(i)Xûa)v. Nous savons par l'historien Josèphe que.o iv P'^'j.a7£ /.y-.-.. 2 praefectîis p. parce qu'on remonter Numa antiquitus eonstituta) et parce qu'ils étaient utiles. xcoXûtov .. Voyez ci-après. proconsul d'Asie. 1235 et croit qu'il s'agit . I. (De coll.. Servilius Vatia. p. éd. 8 D'autres croient qu'il s'agit d'une mesure prise par César : è rçpixEptx. xwXÔEffôae ocÙTOÙç xaxà ta auxôv îïoieÏv xa't /yi. les associations juives de Paros 708-710) 1 Suet. . 685 . ou collèges religieux privés.r.sera » Ta roixpia I8t] xaî vdixtixa ïaxaaôai. xccl ô-a-o. Roth.. p. 216.'y yaîpsiv (toùç 'Iouoaîouç £ï)v . c'est-à-dire les collèges professionnels ges religieux. Senati consulta quae sunt p. 27). x<p 3iaxâyp.2:7.. p. Jud. Bekker. Lip. 10. 3 Joseph. Mommsex l conteste que César jamais été praefectus d'une loi morum . . 2 . Jenaer Litteraturzeitung. il permit aux Juifs d'avoir une caisse commune et de célébrer leurs banquets. [lapiavûv . 3. STraxoç 18. c'est-à-dire ceux que le à Sénat épargnés. [/. 1180. Sur le nom du î>. ttoXiv.

par Sénat et par César. changement DES dans LE la BAS- POLITIQUE EMPIRE. Devenues turbulentes. durée de cette législation. Liberté d'association et désintéressement de l'Etat : voilà ce. plupart des corporations d'artisans. DES EMPEREURS L'ÉGARD COLLÈGES. SON APPLICATION A TOUT L'EMPIRE. Aug. Auguste se chargea lex (llodia. l'utilité de leur métier les faisaient regarder d'un œil favorable. furent comme les autres collèges le supprimées et interdites à deux reprises. Ainsi la république ne connut libres et privés. — LÉGISLATION IMPÉRIALE. O. d'autres suivirent. RIGUEUR DE LA § 4. . et de régler définitivement le droit d'association et eut l'autorité 1 SiT. éd. Les plus anciens que des collèges d 'artisans remontaient jusqu'aux temps préhistoriques. parce qu'ils s'occupaient tranquillement de leurs intérêts privés.r. Suétone compte les associations factieuses parmi les abus que la guerre civile avait engendrés et que la paix même ne put détruire '. §1. RÉPRESSION DES CoUcgid UliciUl.CHAIMTHE L'EMPIRE. 32. A — §6. et leur nombre grandit insen- siblement.. Le culte qu'ils adoptaient librement. Lex Julia d'auguste'. § — S 3. sa portée. sans provoquer l'intervention du pouvoir. ADOUCISSEMENT DES LOIS EN FAVEUR DES COLLÈGES FUNÉ(colleyia RAIRES tenuiorum). Elles purent se rétablir grâce à la une première fois une seconde fois à la faveur de l'anarchie qui suivit la mort de César. A partir de l'an 64 commence la la une période nouvelle.. II. qui distingue transition à la république. privés. — — § 2. IIoth.

. igitur collecta praeter antiqua Si/et.. sa portée *. 60. 3. ce qui l'ex- décida l'empereur à supprimer toutes les corporations. pp. 1856. d. III 2 . St. Decollegiis. Uist. pp. 50. Pernice. 118072-155. pp. « Tous les jours. septième ligne. 22-46.11. Le 27.( 113 ) nécessaire pour faire respecter ses lois. Mommsen. 1847. Cohn.. (1877. L. p. 988 et 989. pp. 29. Lex Julia.. Verf. p. Ligne 5 : c(oire) c(ogij c(onvocari). et que l'inscription est contemporaine d'Auguste. III. des Rom. u. 97. dit et Suétone.. De Rossi.-Y. 178-195. Levasseur. 6097 W'ilmanns lisent : Henzen déclare qu'il ne manque probablement rien. = p. 78-92. 32. gesch. et HENZEN(n. fabr. l'hirii} Aug(usti). /.. 166 et suiv.-W. Der Praef. la pierre est brisée. pp. pp. se formaient des associations factieuses déguisaient sous le titre criminelles qui c'est de collèges nouveaux. 1235. pp. 5 légitima dissolvit. n. 850-851. V. pp. Il'. l'avenir. . p. 303 sqq. 15-4. P. 41. pp. Et toutes les thèses titulo collegii françaises. Roma SotL. * pour supprimer les collèges. pp. ibid. 353-364. à ception de cellesqui étaient anciennes et légales C'est par le -. l'une admet deux mesures l'autre successives.. 509 et suiv.. P. R.. Au commencement de elB. III. Marquardt. Maie. pp. La mesure d'Auguste fut l'une des premières qu'il prit pour se rétablir la sécurité publique. Th. 341 sqq. pp. I. n. Mais dans le Corptis (VI 2193). p. 1 Voyez Dirksen. 886. 140 I. pp. p. Kayser. 213. d. 238. Zeitschr. II\ p.. Nous sortons enfin des hypothèses solide. Duruy. I. Geerke. A iuj. Liebenam. 1) Herzog (Gesch. St.-R.. les collèges et régla mentionnée que dans une inscription que nous allons reproduire 4 droit d'association pour l'avenir 3 cette loi n'est . XV. » une loi qu'Auguste supprima . 18. 326 sqq. et nous marcherons désormais sur un terrain plus § 1. 225. pp. Après avoir examiné nous-même le marbre. III pp. Rudorff. nous croyons que le graveur avait laissé un vide au commencement et à la fin de la ligne 7. L. pour régler C. /'. 1850. VI 2193 la = A 4416. pp. culte. 2 Plurimae factiones novi ad nullius non et fadnoris spcietatem coibant. 81 sqq.

pp. les des collèges. 95 et suiv.. ÉTaip^at te yi'Yvov-a'. = Le culte. quand sitht Collegia et S(enatus) Qonsulto) et -. en effet. voués aux cultes exotiques [Uccvoi furent également défendus 3. . pp. Cassh ô'tt Dm. 91 les cultes s 12. Kaheowa entend aussi par plûribus (II. 6. dont les excès avaient provoqué la lex Julia. 52. l'esprit de sa loi se reflète dans toute la législation postérieure. pendant deux la et suivirent et développèrent à l'endroit empereurs politique inaugurée par Auguste à trois siècles.. p.a "2. 1181. Lakave. C'est et il sens des paroles de Suétone reproduites plus haut. p. pp. St. p. 111. Maholardt 77 et suiv. à l'égard des associations existantes. 378 sqq.. Voyez Preller. 1. legibus les lois de César et d'Auguste. 54. Voyez supra.ŒTa ac/vap/. Auguste n'épargna que ceux que le Sénat et César avaient maintenus et qui avaient pour eux l'antiquité collèges d'artisans. Les collèges religieux privés. rétablis depuis César. et la thèse de G. 80 sqq. 2 Mommsen. "2.( 116 ) DIS • MANIBVS • • • CjOLLEGIO CORIM QUI • SYMPHOMA SACKIS • • . Il 3 . n. le Auguste suivit l'exemple du Sénat la et de César. 1 Contra : Cohn. -II. à cause des collèges que formaient leurs adhérents. dont il ne sera pas difficile de déterminer caractère. p. icoXXoàç àvazsi'Oo'jaiv ccÀÀoTpt&voij. -Y. Le culte même d'Isis fut sou- mis a un contrôle.. pp. Ibid. Asconius met -toutes ces mesures sur dit : même ligne. 53. plûribus legibus sublata praeter pauca atque certa Les donc définitivement dissous. 67) a tort do ranger et 1 parmi 3 elles la lex Licinia de sodaliciis. 90.<pÉpsi. I. Mécène conseillait à Auguste de proscrire étrangers. Mj/th. citée supra.. Et d'abord.. KTrep v/. (jup.'/- xàx tojto'j xaî ffovu)(Jio<T(<ii xal a-j^à-st. St.s'. 36 : xaivà xtva Saftp-ôvia oi xotouxot àvTsi-'^Épov:.. furent et la légalité (antiqua et légitima). n. PUBLI • CIS PRAESTV SVNT QUIBUS SENATUS C G C PERMISIT E LEGE IVLIA EX AYCTOR1TATE AVG LVDORVTM CAUSA • • • - • Cette lex Julia de collegiis tit entrer la législation dans une le voie nouvelle i. Rôm. III-.'.

pages 107-108. pour ce qui regardait . il fallait obtenir une autorisation Depuis le règne d'Auguste jusqu'au spéciale du Sénat . 3° les collèges Mais . . d'autre part. nous ni croyons que pour la lex Julia ne s'en occupait pas. Ils avant J. I" les antiques collèges d'artisans. mais donnée en vertu dé la lex Julia. 8. 1888.'i09-nl0j entend par légitima les collèges qui seraient désormais établis légalement. mais en vertu de cesser d'exister durent donc si un instant. XIV. il faudrait prouver qu'il existait déjà des collèges purement funéraires par les le quant aux collèges sacerdotaux et aux sodalités sacrées.. dans ni permettre. lâo sqq Ljebenam (p. De Rossi [Rbma pp. mais fait il par exemple les col- ne peut s'agir que de ceux qui avaient été de autorisés avant la lex Julia. après avoir demandé l'autorisa- tion En effet. Collegia est pris. XVI. aux fabri tignarii. la loi décidait que pour former un collège. VI J416). et que l'autre fut autorisé sous Auguste. Mais diverses inscriptions relatives aux fabfi tujnaru effet. en Belg. qui était légal [legitimum depuis * César A prendre les textes de Suétone et d'Asconius à la lettre. ± comme p. et aux symphoniaci s'opposent à cette explication. - Voyez notre article de la Revue de l'Instr. pp.( U7 ) à l'exception de celui des Juifs.! l'avenir. 31) soutient qu'on ne peut identifier les fa'rri tibicines. funéraires. puisqu'ils comptaient les anciens et plus utiles. Gfr. 10. immédiatement. fondés l'Etat. pour encore. 6. nous l'an 7 sait voyons que premier commence son ère spéciale en la lex Julia. sott.-C.. on ne en quelle année.. qui avait prévu l'avenir (elege Julia. 3 ni les symphoniaci aux Cette autorisation ne constituait pas elle était une exception à la lex Julia. ces deux collèges furent certainement du la nombre de ceux que parmi les plus le lex Julia épargna. lèges funéraires. il faudrait croire que les collèges favorisés continuèrent d'exister sans interruption. < Joseph. publ. Cette contradiction disparaît l'on admet qu'en se réalité Auguste fit table rase de tous les collèges en désignant plus ou moins directement ceux qui pouvaient rétablir -. Herzog : (II. . en d'un côté. sens restreint indiqué plus haut. 988) croit que la lex Julia maintint trois sortes de collèges 2° les sodalités sacrées. ici les interdire.

nous voyons plusieurs collèges se dire autorisés : par un sénatusconsulte. ils nous verrons tout la lex l'heure pourquoi ne mentionnent plus est Julia. 4. . qu'il votait librement. a changé d'avis. 4075. Il •"- C'était d'abord l'opinion de Mommsen {De /'. coll. XV. pp. 83. II e il avait une autonomie intérieure complète. Sous Auguste. les collèges disent simpleà ment : quibus senatus coire permisit.. dont on aurait l'application à chaque collège nouveau qui se consymphoniaci n'admet pas cette interreste. Du . 7 11 ne lui statuts. II. VI 85. — Pekxice (p.( 118 ) III e siècle. partie. Du. Quelles étaient lège adressait sa l'avis les formalités de cette autorisation? Le colt. en 198 . abandonnée aujourd'hui. et non former un 77) prend ici le mot coire dans collège.401) maintiennent la première opinion de Mommsen.. 2ot!et . 2 3 que Gierke (II i. c. sous Elagabal. s'associer. Zeïtschrift g. e lege Julia ex auctoritate Augusti Plus tard. 87-88) et Wallon : pp. nous verrons Gaius parler aussi d'une permission spéciale obtenue par plusieurs collèges de la capitale . p. H. quorum corpus senatus est. pp.(III. et par les mensores les machinarii frumenti publia. Oohn 6 (pp. les symphoniaci disent ijuibus senatus coire cogi convocari permisit l .. Cette formule raccourcie en 206 par employée a Rome -. 1886. (Voyez l'Appen- dice de ce chapitre). Orelli. soumettait pas ses el naviciilariorum. stituait S. vers 220 <. VI ' 1872. W. On s'agir avait cru d'abord que dans ces inscriptions il pouvait d'un seul fait et même sénatusconsulte général. demande au Sénat : Celui-ci devait prendre du prince quibus senatus coire cogi convocari permisit 1 (Test. à tort le sens de §e réunir. 1120. III.. § Voyez infra. Mais celle des prétation. 304). 1 collegia Romae certa sunt. n. consul lis nique constitutionibus principaUbus confirniatam pistorufn et veluti quorundam aliorum.5 . li. ri. totius le corpus piscatorum ùrinatorùm alvei Tiberis. ch. . 1. par dendrophores. 354 sqq. 80-81). Voyez.

Herzog. et de certains métiers avait épargné leurs collèges. surtout d'avoir consulté le Domilien. 83.. Tout collège qui cachait sous ce nom une association factieuse ou politique ne pouvait espérer de voir sa demande accueillie. 4. . 7(i. les corporations qui étaient dans ce Mais il ne suffisait pas aux collèges d'être inoffensifs. p. collège eût du motif pour lequel Auguste avait pris cette mesure rigoureuse. L.-W employé par Gaiis (Dic. de plus. il fallait cependant une décision pour chaque colque si ces lège. Dorénavant l'État dit aux « Vous désirez vous associer pour travailler à Voyez Zeitschrift g. Voici une innovation très importante. 987.'.. 8*2. cela prouve demandes ne donnaient généralement pas lieu à discussion. Mauk. 11 si les conditions requises étaient remle fallait naturellement tout d'abord que inoffensif. Zeitschrift f. 7068 de p\6stti- lalione Kyzieenor. être utiles à public le *. 1 /'. 356. C. p. Cohn. quod appellatur ucon et habent 2 in çivitate sua. 304.( 119 ) e legeJulia le ex auctoritàte Augusti faisait { . (Iiekkk.. g. Th. ex Asia qui dicunt ut corpus. pp. (256-257). 54 : de ampliando numéro glàdiatoriim de instituéndo collegio 3 Cfr. la une idée qui apparaît alors le pour première fois et qui guidera désormais particuliers : législateur. En il l'an (>i. R. à fait. Sénat avait déjà remarqué que C'est l'association favorisait l'exercice et la prospérité utiles. le auctoritate [amplissiini d]rdinisconfirpietur. III Le mot confïrmare ([S. I. Hiuschfeld. p. /. fabr. 20-21 2. 24. III. et infra. Pline à Jeune reproche aux mauvais empereurs. n. Il semble même que plus tard le Sénat crut nécessaire de désigner caractère un Cela ressort par un sénatusconsulte cas 3 . I. I. li. l'intérêt ils devaient. § 4. 174.. n. Pernice. Le Sénat examinait plies. p. 1) et C. aiit Paneg. Mahcien parle d'un senatus consultum quo illicita collegia arcentur. Der Praef. Stud. p. Cyzique) prouve que collège existait de avant d'être autorisé. p. Gall. Mommsen. III.-W:. Il arrivait aussi la que c'était le prince qui délibérer le Sénat sur requête. II. l. Sénat sur de pareilles vétilles -. Cohn. p. . 4 fabrorum cçnsulebamur.

je utiles à la le permets. les s'agit bien entendu «lu but pour lequel l'autorisation est membres du collège avaient un autre but en s'associant. . est S appelé causa voyez 47. ludorum causa. la les collèges auront donc un double caractère. III. Elle ressort aussi de la politique que les empereurs ne cesseront de suivre ils n'autoriseront que les collèges nécessaires à leur égard aux approvisionnements de Rome. corporations auto- Rome avaient été permises 2 le Naturellement Sénat et le prince pouvaient à leur gré imposer d'autres conditions. soit si vous êtes en soit même temps chose publique. I. s'ils étaient les associés. -1-1. et l'autorisation.. Du. 34 exqua: cumque causa. un but privé. accordée. . Gai Us parle aussi des causae risées de pour lesquelles . on défendait parfois de 1 Sur ces Le but I : ludi. 1 : : i. ces associations privées dont ne s'était pas mêlé aussi longtemps qu'elles étaient res- tées inoffensives. 3. une fois obtenue. Plin.. voyez notre Index collegiomm. r. il devait donc cette faveur au service qu'il rendait. Toute corporation a besoin d'être autorisée. tels que sonnification civile. s. [I e - partie. individuelle- ment. à l'extinction des incendies. Ceux. aux travaux publics. du reste. .. public Cette disposition de du caractère nouveau que prendront toutes les corporations autorisées. : peut-être aussi celui des réunions.( 120 ) vos intérêts privés. jouissant de certains privilèges. des preuves directes.. paucis in causis (Gaii Il s). tibicines et infrg. qui ne rendent aucun service ne jouiront plus de cette faveur. Nous avons. per- Désormais et privé.!'/• Traj. » l'État On ne tolère plus. : VI 2493 I. Ces conditions servaient à faciliter la surveillance on fixait. ou présentant une autre utilité.. par exemple. d'un véritable organisme la rieur de l'Etat. le nombre des affiliés. en corps. L'autorité était persuadée que les joueurs de flûte seraient plus à même de rendre (ex Julia ressort : le service qu'on attendait d'eux. ch. Le collegium symphomacorum se dit autorisé par le Sénat ludorum causa '. lui donne le caractère d'une infé- institution d'utilité publique.

public de aussi viande cuite de l'eau chaude et Claude détendit aux Juifs de tenir des réunions S. comme Nero.. 19. Suet.r./.( 1-21 ) recevoir des gens étrangers au métier.j.-r. Hist. Tib.x il. Il essayer d'anéantir la la préféra la restreindre et contenir dans de justes limites. Tac. Cass. Antiq.. Auguste comprit aussi l'utilité des collèges et il entrevit peut-être les grands services qu'ils étaient appelés à rendre. Il savait qu'il se heurterait contre et un besoin cer- impérieux de tain. culte avec rigueur Après ce Néron poursuivit leur prince. 6 Maué. 18. Tibère avait déjà fait une défense de ce genre i .. Ce prince aurait pu.. Ann. Dio. Il ne s'agit pas des réunions des collèges. 16). Caligula.j Ep.u~i o'. ehap... 18.Néron la 5 renouvela -2a. à l'exemple du Sénat. II. en supprimant les cabarets et où il se réunissait la pour boire et en défendant de vendre en 4.. ~']j -. èiravayôeiffaç utïo tcô r<xîou 4 Cass.ps'. : -i ~z y. Cfr.i/.. 5. . Claud. 85. Mommsen. II. pp. 38. Cass. II 1167. 3. E. voyez infra. Telle fut la lex Julia. p. I. 79.. Dio. Plik. S. Si i: . Si et.1/. De 3 coll. fabr. tandis que Claude les interdit 3 et tenta même réformer les mœurs du bas peuple. 2 partie. § 1. 60. 6. 7. Dio... 60. -27-28. Si et. 3. /. on l'a cru. Sud. au contraire. Ecseb. Toô? ~. Taç ÉTsr. 6 {infra).lv.. Joseph.e'À'jte. Claud. II..5 (rûvioVusç lirïvov xaTéXuue.(.. la nature humaine contre une coutume enra- cinée depuis des siècles. laissa rétablir tous les collèges. ib. tJuva0poiÇs<jôài. 3 et suiv. prendre une mesure radicale liberté d'association. 6. 34) et . 36.j |3ûp 2£pu)pivoô<. 33. //.. Elle est une preuve éclatante de et la sagesse politique d'Auguste. : Cass.a. les mesures d'exception défense n'était pas 1 G. Praef. 60. 6. Tibère défendit les cultes étrangers. . et qu'il s'exposerait à un échec L'expérience prouvait qu'une loi trop sévère ne tardait pas à être violée.. 6. Cfr.. L. qui pouvaient détourner l'association de son but *. 4. 13. Dio. même de celui des Juifs -.7. Voyez Paul Allard. Suet. Joseph. éd. Les historiens rapportent quelques mesures passagères prises par ses successeurs.t Io'joaîouç oôx — è£rçXâ<rs [xèv.. pp. ïv. Tib.. Néron n'a rien de commun le droil .-- os Stj Tzixzpi(i) vo.j. Cette II e générale. Keii.. 6. avec La persécution des chrétiens par d'association. Ohos.

p. 1 Le culte 6).( 122 ) semblent cesser. pp. 4. dont maintiennent Neque societas neque collegium neque hujusmodi corpus passim omnibus habere conceditur : d'abord Gaius nom nisi et legibus et senatuscansuUis -. vel corporîbus. 15. pénétra sous Galigula dans I. à l'égard des chrétiens la et l'on se con- à l'esprit de législation inaugurée par Auguste Mais firmer et t. p. 22. (p. d'Isis. 96-97. proscrit sous Auguste par Agrippa. 4 et p. quibus permissum . St.. 11 est probable que collèges d'Isis Eurent de nouveau autorisés. \. et principalibus constitutio- nibus ea res coereetur Marcien dit à son tour In : summa autem. Aussi les jurisconsultes fois du II e et ils du III e siècle ne parlent pas une seule les principes. contra senatusconsultum $. I. 2 MarQuardt. Reikferscheid) dit aussi et nisi forte senatus consulta in principum mandata coilionibus opposita delin: quimus. les peines . et ex senatusconsulti auctoritate vel Caesaris collegium vel quodtaie cumque et corpus coierit. la sanction de la législation nous en parierons plus loin. : (Voyez Appendice). la Dio..-V. la lex Julia la ne put longtemps : suffire. L. 1. en l'an 21 (Cass. sauf forma.. semble-t-il . Voyez suiv. 406). I.. Dig. Il fallait la con- compléter il consultes. (Voyez l'Appendice de ce chapitre). la y en a qui concernent surveillance des collèges. mandata constitutiones collegium célébrât la Nous ne sommes pas renseignés sur il teneur exacte de toutes ces mesures nouvelles. 54. Mommsen. aO. De coll. n. III. éd.. qui firent oublier la d'Auguste. 80. à infliger. 6. 4. IIP. psychieos. 12 jus coeundi lege Qùibusdam est. 3. collegiis. 82. 83) conjecture Senatûs consulta. 77 et = Le culte. Die. Cohn Cfr. 47. 5 Dig. de loi mandats et y eut bientôt une série de sénatusde constitutions. Voici de cette : loi. Tertullien : (De jcjiniiti in atlv. pp.. religion d'État et figura au les calendrier (C.

. çerta sunt (Dig. 262. le Sénat. Nous allons voir que le sénatusconsulte qui permit en bloc les collèges funéraires. pp. Dès son avait nouveau gouverneur défendu les collèges par un édit publié d'après les instructions reçues de l'Empe- 1 Voyez Cicero. I. les provinces sont également soumises aux lois On la sait qu'en l'an 111 ce prince «nvoya Pline le Jeune dans arrivée.. 4.snn. Joseph. Cfr. est certain du moins qu'elle reçut de bonne heure cette extension. dit Tacite. composés de ces artisans que nous verrons mêlés aux à Pompéi même. p. lu : petit.v.. 10. Aug. Si dans il le principe la loi d'Auguste ne fut pas appli- cable à l'Italie. fut d'abord restreint à Rome. Il probable que certains collèges y avaient joué un rôle. Application de la lex Julia à l'Italie et aux provinces. t/uae contra leges instituerant. p. Antiq. C'est ce que prouve un passage de Tacite 3. Toutes les mesures connues jusqu'à la lex Julia inclusivement ne concernent que libres Komc 2. dissoluta. Bithynie pour réformer cette province jusque-là sénatoriale et le mal administrée par des proconsuls.123 § 2. Il ne peut ils ici que de la lex Julia. III. il est probable que les municipes étaient de réglementer leurs collèges *. Dès Trajan. 1). car. 9 : ex urbis faece constituta. et supra.. étaient surtout élections. 2 Pi. Contra Lumbroso. et s'était terminée par un horrible massacre. 32. 78. 8 /. 89. chargé par Tibère d'une enquête.. Pernice. Gaius dira encore : Item collegia Mommsen.a-à -oÀ-. De Cic. : Romae . p. Cohn. 3 Ann. de Rome. IV. Jud. quant à ces collèges. De coll. 14. Sous la république. 82-83. cons. p. et supprima s'agir les collèges qui s'y étaient formés contrairement aux lois: collegia. Riccrchc. défendit pour dix ans à la ville de Pompéi ces sortes de réunions ou de fêtes.. 32.. théâtre de Pompéi en une dispute est s'était élevée entre les habitants de cette ville et ceux de Nucérie. 14.. VIII.. 17. 299. quelques années plus tard. Pendant les jeux de gladiateurs donnés dans l'amphil'an o9. Suet.

que cette province et ces villes surtout ont été troublées par des : quodcumque nomen ex quacunque fuerint. ( . Ad. 34.. : Les inscriptions nous fournissent une preuve plus directe elles nous font connaître.. III. un soit certain nombre de dans tandis les collèges qui se disent par le Sénat.( 124 ) reur !. Arch. à l'occasion d'un incendie qui avait causé de grands le ravages à Nicomédie. Ad : Traj.) Textede Hardy. 11 d'un corps de promit « de prendre soin qu'on n'y reçût que fît des artisans et qu'on ne servir à autre chose le privilège accordé. epigr. tiennes. Étude sur Pline 1892. autorisés. « Souvenons-nous. Ces deux lettres sont importantes. en Italie et dans les provinces. . quoique ces sortes de collèges existassent dans plusieurs villes. (Voyez Appendice. 1873. nombre rendrait d'ailleurs la surveillance » On la avait tellement peur des collèges que toutes ces précautions et cet important intérêt public ne suffirent pas pour obtenir permission. Sur la mission de 1868. bras croisés.)ï : (Iko secundum mandata tua hetaerias Pline. Quel que soit le texte adopte. associations de cette espèce dit-il. le peuple avait assisté à ce spectacle les Pline proposa à Trajan d'établir un collegium faire l'ofiice fabrwn de 150 membres pour pompiers. que dans provinces impériales l'empereur 1 Pliin. ÈTatpîat est pris ici dans le sens péjoratif de collèges dangereux. 2 le quod ipsum facere desisse post edictum meum. Pi. soit par l'empereur. Bokmann. en Italie sans doute (sècunâum exempta eomplurium). les fallait Sénat. esse vetueram. hetaeriae aeque causa dederimus Us qui brevi fient " in idem conlracti 1. voyez Mommsen. pp. leur petit facile. article traduit par Morel. Mitth. Elles prouvent que les provinces étaient soumises au même fait régime que ce Rome.. E.. Mommsen il soutient qu'en s'adresser au Italie et provinces sénatoriales. pour ment les obtenir l'autorisation. Pline valoir précisé: deux raisons qui étaient exigées dans la capitale collège sera utile à la ville et sans danger. Traj. in.. Trajan refusa. l'on constata manque absolu des instru- ments nécessaires. Or. Paris. 37-43. Jeune.

à à Casinum (X 5198). organisées comme celles des artisans 3.-R. 1235. et nait à son territoire municipe et n'était nous verrons que tout collège apparteautorisé que dans les limites du les faits municipal. Corpus fabrum navalium Ostiemiuayi. Il». coeuntia (Ali. 144. 256. en 251 (X 3699. C. nous trouvons des sévirs Augustaux. même anomalie. p. (XIV 10). p. Cfr.V. 850-851. 206). appelés soci quibus ex permissu divi PU arcam ne s'agit : habere permission est Y 4428 que et . III. p. supra. omnia corpora Lug(uduni) De Boissieu. Sénat avait la haute surveillance des affaires municipales. . en 139-140 (X 1642- X 1647). Cumes. qui existait dans leur 1 St.. 1643j et en 161 Puteoli. 2.-R. 39. seulement II. Dendroplwri. : 4.( 125 ) aurait déridé i. 169. II. il y a bien six collèges qui la mention : quibm ex S. à Telesia. p. collegia). ! Cohn. p. Sous Antonin le Pieux.. en 195 (XIV 168. mer. àOstie. p.. 886 et notes. Mais à Brixia. en le Italie et dans les provinces. eu effet. II . Mais ne s'accordent pas avec portent cette opinion. En Italie. de /. 851. Collegium fabrum. III. que le privilège accordé par Antonin le Pieux est précisément l'un de ceux qu'entraîne l'autorisation *. parce Augustales formaient souvent de véritables corpora- tions {corpora. nous' voyons bien les habitants de Cyzique demander que le collegium juvenum. Kayser. 3700). p. sous Caracalla ou Corpus pell(ionum). Cfr. à Ostie ÉIagabal(IX 2213. 17i. Ce sont à : Collegium scabûlariorum. Collegium fabrum (ignariorûm. 83. 3 pp. Die. n. Cette règle est naturelle. coire licet. 1. les licite inscriptions disent . 83.. —A Lyon. St. p. Dans les provinces sénatoriales. p. Mommsen croit qu'il - pas de la constitution d'un collège proprement les dit chose difficile à admettre. 3 4 Voyez supra.

4. car Pline avait l'habitude de consulter l'empereur même un sur les choses les plus avait futiles. ce le n'est ni l'empeles eollegia gouverneur. n. devint impériale en l'an 135 Mais il n'en est même d'une inscription de Séville. quod appellatur autorise ce néon (scil. I. 3. St. On peut admettre que l'empereur déléguait ses pouvoirs aux gouverneurs.-V. 489 pp. C. Quoi qu'il en soit. auctoritate [amplissimi et le o]rdinis confinnetur. c(oire) p(ermissum) est. L. Cohn. D'après les lettres de Pline... mais l'exemple de Pline. 3 Marquardt. sénatusconsulte qui collège a été conservé!. St.. on pourrait croire que l'empereur y décidait tous les cas directement. note. il>. n. pp. III 7060 et le 850. sans qu'il soit question d'un *. habent in civitate sua. C. se trompe. II 1167. on a laissé de côté mention du Sénat. de l'Empire. 83. soit confirmé par vewvj et le Sénat : ut corpus. sénatusconsulte Entin. commentaire de Mommsen. e.-V. et puis il fallait déroger à édit qu'il publié d'après les instructions du prince. Schoenemank. mais Sénat qui autorise '». p. Ponio provincia romana. 267-271.( 126 ) ville.-R. capitale d'une province impériale reur. I. p. 1187. la même difficulté se présente dans les provinces impériales.. I. qui demande toujours conseil. La Bétique était une province sénatoriale 3. . 2 Mommsen. II. II. De Bithyma et L. 4855. que les inscriptions soit sont soit mal rédigées. n'est pas concluant. à Cimiez (Cemenelum). 3 6 Marquardt. St. V 7881 tria eollegia qûibus ex S. fabrum centonariorum dmdrophororwn Comment expliquer cette confusion? Nous pensons que ce et la sont des exceptions apparentes. ni le 3 . III 16o = C. p.. Mauquardt. les Alpes Maritimes. Cfr. Gôttingen. op. rise et cependant Antonin le Pieux y autoun collegium ceiitonariorum. car province sénatoriale préteur pas de et elle cette était alors administrée par un légat pro"*. = i Org. : p. "280 et 489. I. L'intervention de l'empereur et de son gouverneur en Bithynie s'explique aussi facilement. 1 Ephem.

mandatis principalibiis praecipitur praesidibus provînle ciarum. il pouvait prendre l'initiative. ils ne parlent que du prince. Ann.svo.. roûxwv uSpiç sûvooot KpOffOvopcâ^ovTat &1tÔ T(3v ÈYVCOp'lU)V. Paneg. -poa'.'j.. ou le Sénat.... existaient aussi dans les provinces.. Sous Tibère. ad Traj. Turneb. Ibii. corr.-yyj. III. c'était. collèges autorisés les naviculaires. Même quand Antonin le Pieux.. SiéXo^ to 7 .. tout collège devait avoir reçu l'autorisation de l'un de : ces deux pouvoirs in summa et antem.. et il supprime les les hétéiïes établies sous des prétextes religieux continue à détendre 1040 et sous Caligula. contra senatusconsultum célébrât -. de l'autre les provinces impériales consulti auctoritate vel ex Senatus- Caesaris. gouverneur 1 : propos d'une grève de boulangers à Magnésie. - à'xpaTOç xai xat xXîvat xal 7capotvîai. 1). -f. : ~i^ xb hraipeîaç xaî (ruvo'8ou<...- 984 : Ôîaaot y.. 12 : collegiis. comme dans les dit Marcien.~A -rçv à//. al ie\ i~\ repocpisît 0u<tiûv i\--:6rr. in. alors que ces autorités avaient dû légalement intervenir pour accorder l'autorisation i. 22.( 127 ) de l'empereur. 6. Tac. En à tous cas. les termes sont vagues ex indulgentia ejus.. Ce contrôle ne concer. hell. . Plin. -yj. Avillius Flaccus.ïz.sEpop. en 1691 -ry. i". préfet [l'Egypte. quibus. éd. Rappelons que Gaius cite parmi les dit-il. qui était peut-être : intervenu en leur faveur au Sénat. mandata et constUutiones colle- gium les La surveillance des collèges appartenait au gouverneur dans provinces 3 et au Sénat en Italie. Dig. l'Italie est il s'agissait de ou d'une province sénatoriale. ou l'empereur qui décidait provinces et en Italie. Ep. 97. 1. sans aucun doute en vertu d'une autorisation spéciale (Gaius. nisi ex senatusconsulti auctoritate vel Caesaris collegium vel quorfcumque taie corpus coieril.'. 'j\". 34. Bull. qui.jus coeundi lege permissum 5 est. xat ÈvTovax.' tîo'Xiv û~: TCoXucevOptoiroi. Du.. ->J.~vi ijjtirapoivouarai. p. p.. comme Rome.'j. nait du reste pas l'organisation intérieure des corporations on 1 L'empereur consultait le Sénat 'Pi. u>v ijle'Ôt. et il naturel que sur une statue élevée par les centenaires de Séville à comme quand il s'agissait de Rome. xaxâp^et y. <\ xoivtovîaç oùSsv Èxyovài.. HO. 96o d. 4. XIV. 47. â©T|ViâÇou<Ttv p.o.'>. 6. Èp. rii. 1883. Marcîen semble distinguer d'un côté : l'Italie et les provinces sénatoriales. 2 Dig. 504 à : édit d'un lin.êpi6<J5<. Phii. 93. . In Flaccum. Cfr. 17).. Du reste. 33.. 3 pr.

: du gouverneur. : On les Une la défendait sou- considération l'emportait sur toutes les autres c'était sécurité de l'Etat. 38. Cette législation sévère resta en vigueur jusqu'à la fin de l'Empire. L'empereur répond « Si leurs lois permettent aux Amiséniens d'établir des éranes. Voyons d'abord vent. le main avare l'autorisation nécessaire. p. précédemment je lois. de plus. reste deux lettres intéressantes la dans le recueil de Pline. Elles décrite ne s'appliquait pas à villes veux parler des libres qui avaient conservé leurs 11 organisaient leurs collèges à leur gré. c'est en Orient surtout qu'il Ep. 92-93. » Et il ajoute : « Dans les cités *.( 128 ) les laissait libres. Liebenam. Les princes défiants les plus libéraux dans leur gouvernement étaient matière. une et fois que l'ordre était les menacé. cette faculté ne peut être accordée » § 3. ad Traj. même s'ils étaient directement utiles. comme le témoi- gnent les passages précités de Gaius et de Marcien. si conlulione non ad turbas et ad inlicitos coetus sed ad sustinen: dam tenuiorum inopiam soumises à utuntur.. Les Amiséniens avaient demandé contrairement à l'édit faculté de conserver leurs erani. car elle fut reçue dans le Digeste. Il ressort cependant de Pline et de Tacite que désordres étaient locaux ne mettaient pas l'Empire en danger. sans gouvernement dispensa d'une faire aucune dis- tinction entre les collèges. les collèges d'artisans. Cfr. tali nous ne pouvons pas les empêcher d'en établir eo facilv'S. pourvu qu'elles ne troublassent pas la paix publique. Ajoutons les que dans premiers siècles. en cette La correspondance de Pline l'Asie et l'on le reste le prouve suffisamment pour peut croire que Tra- jan ne suivait pas une autre politique dans de l'Empire. La situation certaines villes . nos lois. Rigueur de cette législation au l' r et au IIe siècle. .

tant terait qu'il y avait tile : Gaius ne dit nullement n'y qu'il n'y avait que peu de collèges permis. 4o. ont supposé que Gaius donnait une liste plus longue de collèges autorisés et que les compilateurs du Digeste n'ont conservé que les deux collèges les plus importants de leur temps -. Gaius. p. p. pour cette rai- son. outre les boulangers et les navi- culaires. expressément Paucis hujusmodi corpora. infra. De même. de l'autorisation et de privilèges. Voyez F Appendice. plusieurs collèges pouvaient être le même il motif. loin. au contraire. les siècle nombre des collèges autorisés était fort restreint. Or. très à Rome que dans tout l'Empire.. Et il cite comme exemple boulangers et les arma'. Cette hypothèse est inunombreuses. lesquels mais qu'il avait que peu de motifs causae) pour autorisés on les pour autorisait.. fabr. et même dans les provinces. inscriptions prouvent les qu'au commencement du III e corporations professionnelles étaient. existent aussi dans les provinces On le a conclu plus d'une fois de ce texte qu'à l'époque de Gaius Or. Maué.. teurs. pour résoudre la difficulté. III. dit-il. 9 . - Cohn. et Liebenam. comme nous verrons plus * Y 7881. ville pouvait avoir ses trois collèges de fabri. une grande quantité de collèges nécessaires aux approvisionnements de la capitale et pourvus. et en était même de ces 1 Dig. ces derniers. pr. pour le service des incendies : Ceux de Cemede nelum s'appellent formellement tria collegia il quibus ex Sena- tus consulto coire permission est 4. 4.. chaque 3. c'était le culte des morts et les funérailles. p.( 129 à ) en est question. y avait. 15o. Der Praef. 40. 160. 1. Cependant Rome même on ne se montrait pas plus large. admodum in causis concessa sunt Collegia Romae certa sunt quorum corpus les senatus consultis atque constitutionibus principalibus confirma- tum est. qui était la Pieux dit et qui écrivait dans : contemporain d'Antonin le seconde moitié du II e siècle. p. 3 Une autre causa. A Rome et à Ostie. de centonaires et de dendrophores. Il en résulune foule de collèges non autorisés. Quelques-uns.

6. 87. et grand nombre de collèges -reçoivent des n'appartenait qu'aux collèges autorisés 4 .. sed quasi certi homines L'autorisation admittentur ad legatum. 183. n. sicorpori cui licet coire : singulis legetur cui autem non licet si legetur. Voyez infra. I. lium. du collège et : pour premier patron un décurion de fois ville 3 le est-il admissible qu'il n'était pas autorisé. . Nous ne parlons pas ici des collèges à l'Etat. lu — va trop loin en disant : Nient die Begriïndiùig der Genqssenschaft war von staatlicher Genehmigung abhângig. sacerdotaux ni des sodalités sacrées. et de Liebenam. quoiqu'il ne dise pas très une seule dans ses nombreuses inscriptions? Un legs. 34. XI 5749 = Wii. 21. il le collegium fabrum. mais Liebenam legatum sit. nulla dubitatio est. 6 = 386. St. ch. s 111 1043. n. 1051. I-'. 5. |> n. bien plus. Mommsen.li. coire licet n'est employée par aucun 1 C'est : l'avis de Cohn. L'autorisation donnait le droit à l'existence. elle taisait des collèges de véritables corps publics ayant certains droits prives. Voyez contra Mom. 326. * Die. 10.m. p. ce droit Les preuves de ce genre abondent. 2858 : patronurn trium coll(egiorum) principaL. nui enim non qimsi collegium. wohl aber ihre Rechtsfàhigkeit. associe. non valebit. p. sée *. Y. - 302. s'appellent tria collegia principalia A Apulum.. Cfr. 1. Nous croyons que la loi ne se montra pas plus facile pour les collèges religieux. comme nous verrons. elle n'était pas impo-. A Sentinum. Pernice. C'est par hasard que la formule : quitus ex SC. : C. quod. p. en Dacie. qui devaient leur existence Tous les collèges religieux formés par des particuliers avaient besoin d'une permission spéciale. III. fondé sousSeptime ce prince au salut la Sévère. 230. dans a un vœu. l'omission de la mention : quitus ex SC. n. Trad. il motifs qui procuraient exister (paucis in pouvait beaucoup de collèges autorisés.msen. III e partie. entraînait la personnification civile. Ainsi l'on comprend que malgré l'autorisation le petit nombre de causis). p. p.( 130 ) trois collèges dans les autres villes.20 (Paulus) debeatur : cum senatvs temporibus divi Marcipermi- serit collegiis legare. coire licet ils ne prouve rien.

fabr. Marcien rapporte que mandats impériaux prescrivaient aux les collèges in gouverneurs de ne pas tolérer de soldats dans C'est les camps : neve milites collegia : castris habeant 4 ... Der Praef. Zeitschrift 10. avait cru que cette défense s'appliquait aux et offi eiers comme aux la soldats l'on avait eu de la peine à s'expliquer les l'existence des collèges militaires de Lambèse. le au corpus de Cyzique par Antonin la Pieux. Quant aux Augustàles. juifs dans capitale. 297 sq. Dig. dans ' Voyez Mommsen. qui n'avaient pas besoin de avait institué 5. 11° l'État § partie. Contra : Cohx. On Voyez infra. W. p. tolérance On mettait sur le compte de de Septime Sévère. pp. 3 4 Dig. - Voyez supra. mais leur but principal n'est pas le culte d'une divinité. . 27-28. 47. 152. les Sur autres cultes étrangers. 22. tibicines. 1. — ce qui serait encore contraire à celte d'autre chose — excédaient leur droit en s'occupant milites ne désigne que des que que I. R. pour eux deux caisses. voyez Maué. collèges. Cfr. 38-39. légion Augtista stationnait à Lambèse. Praef. Nous avons vu accorder la cette autorisation et aux -. pp. § 1. Les juvenes ont un caractère religieux. ch. les collèges funéraires. fabr. 87. pp. les Tout s'explique si l'on admet que simples soldats. et qu'ils étaient autorisés comme loi. Sous le règne de Septime et Sévère. 25. g. 1872. 1. une la défense absolue les collèges militaires pouvaient nuire à discipline. 11. Mais cette défense ne s'appliquait qu'aux simples soldats. que des assemblées tenues pour les en activité cérémonies de leur culte privé 3. n.. p. non aux la III e sous-officiers. 92-93. /'. Les collèges que ce dernier cite (dendrophori. Revue arch. 319. scabillarii) sont professionnels en même il temps que religieux. Maué. p.( 131 ) d'eux établis sotii l. funérailles. Voyez Gaston Boissier. sous et César sous Auguste veôiv aux Augustàles de Brixia. On fut plus sévère envers les les soldats de service. n.. 21. p.. 47. faut bien distinguer cet ordre social des collèges qu'ils formaient sou- vent. pp. parce infra.. ce jurisconsulte ne parle par des collèges autorisés.-W. ou bien l'on disait qu'ils collèges funéraires. C'est à tort qu'on a voulu inférer d'une phrase de Marcien que Ton pouvait toujours s'associer pour religion. 22.

tout collège. dont les ruines subsistent. assez et nombreux dans effet. Kayser. n. pp. 86. 47. Mommsen. il faut admettre qu'ils étaient tous pourvus d'une autorisation duit spéciale. p. Contrôle de l'État sur les collectes. d'après lequel il leur était défendu. Liebenam. p. 3 pp. aussi cette expres- sion de collegium illicitum est généralement employée pour Voyez uifra. reste de l'Empire i. besoin d'une autorisation spéciale. Bull.. 1 320).. 147-154. 302-303. le toutes provinces en Italie 2 . comme aux autres. pp. Ali. avait loin. 127-128.. De coll. était question des soldats dans ce qui précédait ce fragment (Wagenek. 11. collèges funéraires faut pourtant excepter les que nous étudierons plus § 4. quae contra et 1. 52-53. Dàremberg. P. il y avait divers collèges de sous-officiers d'un caractère tout particulier. On en rencontre aussi dans le Quant aux les collecta veteranorum. Dig. - l. : son existence même un délit ». de se réunir sous un prétexte religieux : Sub praetextu religionis vel sub specie solvendi voti coelus illicitos 3. . 17 Dict. 3 contra Senatus consultum mandata constitutwnes collegium célébrât. An». Il en résultait que tout collège non autorisé lois et illicite était contraire aux était {collegium illicitum) fait. 2. 1295-1296. 203. de l'Acad. 89-96. : : collegia. Sayigny.( 132 ) le camp même. et Tac. 22.. 14. 47. quel que Il fût son caractère. Pernice.ard. pp. 234 sqq. I. 1893. 195-199. 11. Loenino. et notre Index collegiorum. pp. nec a veteranis temptari oportet En résumé. d&Belg. p. En Digeste repro- un passage d'Ulpien. Les mots nec a veteranis indiquent peut-être II. qui étaient certainement autorisés. pp. 3.. Dig. Humbert. Cohn. pp. leges instituerant. Mais en les collèges non autorisés pou- vaient être tolérés et ils l'étaient souvent. de III. 257. qu'il 5 Voyez notre Index collegiorum. Collèges illicites *. c.

ad Traj. mais seulement dans le t/. ne sub praetextu hujusmodi illicitum coliegium coeat.. la c'est- à-dire en associations factieuses. à tenuiores sont permis. Au Digeste. 1 : dum tamen semel in mense coeant. ou non.. 33 et in aliud utantur . éd. Voyez note de Mommsen.) a bien réfuté cette opinion. est : eut licet coire. Bithynie avait eu déjà Marcicn est encore plus explicite. 47. l'on dit coliegium cui : non cite licet coire*. dit à Trajan « Je veillerai la pour l'exà ce qu'on ». 11 y a plus. 22. caractère dangereux 3 (p. pêcher qu'ils ne se transforment en cotlegia Voilà donc des collèges autorisés qui deviennent illicites. condition qu'ils ne tiennent qu'une assemblée par mois. 2. i. L'opposition est bien licet coire marquée Voyez au Dig. et n'abuse pas pour d'autres motifs de faveur accordée le Trajan refuse parce que..( 133 ) exprimer quelque chose de plus que le manque d'autorisation. dont à souffrir 3. 22. coliegium licitum est synonyme de 20 : cui licet coire. supra. 47. qui avaient pris un caractère dangeDeux auteurs nous parlent clairement de collèges illicites. 4. autorisés qui se transforment en collèges Quand Pline propose de fonder à JS'icomédie il un collège de : fabri tinction des incendies. * Hardy. 91). - C'est ce qu'on n'avait pas vu avant la dissertation de Coh. généralement cette expres: sion implique autre chose encore lèges. . p. hetae- riae aeque brevi fient (Epist. pour indiquer cette seule idée. qu'il est illégal. 34. les Plix. n. comme 1 Le contraire 5.. autorisés elle est appliquée aux col- reux 2. cesso ad Traj. c. quels que soient assignés à ces collèges. ils nom et le but dégénèrent bientôt en hétéries.. Les collèges de dit-il. Loentng 3-4. cepenil dant Cohn est trop absolu quand résida jamais dans le soutient que le caractère illicite ne manque d'autorisation. 130. la Dig.n. corpori cui — cui autem non licet. ibid. et dans Remarquez mots : : neve jure con- la réponse de Trajan quodcumque nomeu 1889). ex quacumque causa dederimus vis qui in idem contracti fuerint. Ep. Tertullien semble dire la même chose des chrétiens de Carthage et d'ailleurs. Londres. Le collège si non autorisé n'est qualifié d'illi- que l'on veut faire ressortir qu'il existe en violation de la loi. La communauté chrétienne était alors légale. et cette restriction a pour but d'emillicila *.

( 134 ) nous verrons. qUerela 2 ea queritur eo titulo. d'autres Romains par une débauche éhontée 3. elle illicites *. Voyez infra. 34. c. et cependant avait pris la on fît l'accusait d'être forme d'un collège une faction illicite. a qua nihil taie committitur illicilis : quale de Ibid. 96 (chrétiens). on les enfin scandalisaient appelait hétéries. fàctionibus timeri solet (éd. te auvo'Sou. I. factions dit l'apologiste. 52. DlO. Cassius Dio. autorisées ou non. . ch. 42: uullius non façinoris causa. : Cass. 96. dans . § 5. les comme à Pompéi. dangereuse pour la religion nationale et pour rien quoique. la communauté chrétienne son temps. Philo. collegiiem sodalicium n'a pas ce sens péjoratif.. ÉTaipelat ts : yt'yvovTa'. auaTaaet. 1 pr. merito damnanda. l'État.à a'jcrnîijiaTa. prouve seulement qu'elle n'agissait pas comme : les factions illicites dangereuses. dans son Apologétique. Suet. devenaient des foyers d'agitations politiques et de séditions -. /.. xcev Iratpîav. à propos d'une grève de boulangers. II e partie.. corr. 33. 504 "OÔîv àTiayopEÛoj auvÉp-^EaÔa toùç àpTox[o']Troui. ad Traj. Infra. 38 et proinde — intèr ou défendues comme licitas facliones (inotTensives permises) scctam islam deputari oportebat. parce qu'elle funéraire. Aua.. Autorisés ou non. un édit d'un gou- verneur. reli- gieux). Les mots factiu 1 Tektulliex. eh. 965. Ep. 1889). Ep.al Ta. jjltjte Et peut-être 1 Bull. si illicitis 39 Haec coitio si christianôrum merito sane quis /le par. p. 93 (erani).. hell 1883. Dans l'Orient. partie. In Elacc. Basilica : baipi/. Oxford. ad Truj.. illicita.. Apolog. 5 Dig. p. Plin. ces collèges étaient un danger pour l'ordre public et par là illicites. kroLiplca K Marcien qualifie ces collèges tur- même bulents du nom de coilegia sodaliiïa: c'était peut-être la fin un souveel nir des sodalicia de de la république 3. I. .. 34 (fabri). c'était comme collège funéraire 11 mais de généralement le cas. Prix. ne de ce que font les Des corporations de toute nature. ne était légale dit pas expressément que . 22.. Bindley.psia. l... 1640 ETa'.. 36 voyez II e (coll. Dans les inscrip- tions (VI 10234 et XI 2722). 47. quo de fàctionibus est. § 1.. d'autres excitaient des conflits parfois sanglants pendant les fêtes et les réjouissances publiques. 5 * Pour les collèges d'artisans. éd.

22. 13 : principum mandata coitionibus opposita 1890). 90. Marcien parle de il : première. illicilae ne desperatae fàctionis.. 49. p. Octav.. p.. Le Sénat était intervenu aussi et l'on la peut croire il que avait dans l'un des décrets qui complétèrent lex Jiilia. où il est question de collèges qu'il .. Plin... 1. déterminé nettement les la causes qui devaient entraîner le refus de l'autorisation ou la dissolution. Les empereurs plus d'une firent toujours rigoureusement ces associations. ad Traj. supra. non de collèges. même autorisés. sait on procédait de façon dit différente. 8 /tontines deploratae. les autres.. 1 3 Die. 34. fuit Spart. ils sont dissous les en vertu des mandats ou des constitutions (dans provinces 1 Sali. Reifferscheid Dig. pouvaient tomber sous le coup de ce sénatusconsulte. ad Traj. 17 delendarum cupidus factionum. inter rnalos : fctctio est. 3.. et c.. 80) pense s'agit du même décret deux D'autres lisent dans la lex senatus consulta. supprimées. Plin. Juy. et se peut qu'il s'agisse du même dans sénatusconsulte dans lex p. 22. ils avaient pris un caractère dangereux. Cohn.1 : non autorisés. Wissowa. n. s'ils excédaient leurs droits. 34 : eas civitates ejusmodi factionibus esse vexatas. : Senatus consullum quo arcentur donc deux sortes de collèges illicites qu'il faut bien distinguer les uns étaient illicites parce que l'autorisation leur faisait défaut. Kayser. Sept. Félix.( 138 ) coilio ont aussi très souvent un sens péjoratif surveiller '. Ce sénatus- comme les mandats impériaux dont Marcien parle au commencement du même paragraphe..47. coll. puisque Marcien dit que les colconsulte était prohibitif. où il s'agil : de conspirations politiques.. Sec. les Mommsen iDe lois. lèges funéraires. quand « S'il existe des collèges illicites. que il tout collège avait besoin d'une autorisation. Tertulïjan. . elles reparaissaient sans cesse fois les princes recommandèrent aux gouverneurs de ne pas les tolérer 2. 9G. parce que.. Apol. 47. comme la divers mandats et constitutions. ce décret rappelait sans doute aussi.. pp 189-191. permis en bloc. 38 et 39. Ep. Ep. Minut. D'autre part.. suivant qu'il s'agisla de l'une ou l'autre espèce. Çfr. 1. Il devait interdire les collèges dangereux. Cfr. 31 : haec inter bonos amicitia. (éd. .5". et mais. 2 De jejun. En cas de dissolution par mesure H y avait : d'ordre. autorisés ou non. car telle devait être portée d'un sénatusconsulte illicita collegia que Marcien appelle 3.

83 . obéissant aux instructions de Trajan. au contraire. 984-985.oena tenetur. transformés en véritables associations de malfaiteurs. de partager entre eux commune. . Pour dissoudre ces collèges non con- sacrés par une loi. qui permet partage de la caisse commune. d'après les mandats reçus à leur départ 3. dissout les collèges institués au mépris des lois. et c'est ainsi que Pline. p. parle de collèges dangereux. pr.. mais nous ne le pensons pas 2. ils : sont dissous en vertu de mandats. ïl. de collèges autorisés et par conséquent : dotés de la personnification civile. Marcien ne dirait pas . Gfr. LTpien. non une mesure législative. en : ont une 1. Il de traduire "1-2. turbulents.. 3. : commune (Dig. et le dans chaque cas une décision du on s'est fondé sur le texte de Marcien. Dans l'affaire de Pompéi. Avillius Flaccus.. mais leur est permis. Il s'agit donc bien de collèges non autorisés le non de collèges dangereux. manda tù d. qui n'étaient sans doute pas autorisées. qui s'en c'est le décharge sur il consuls. In Flacc. * Philo. les gouverneurs interviennent dans chaque cas. fallait-il pouvoir législatif? On l'a cru. 965 1640. éd. 3 Die. préfet d'Egypte. etc. quand dit : il Quisquis illicitum collegium usurpaverit. p. C'était une mesure de police. loca publiai vel templa occu- qua tenentur qui hominibus armatis U U 47.. S'il s'hissait * Die. un acte administratif. définit les collegia illicita ce sont ceux qui se forment sans l'autorisation du prince ou du et Sénat. avait agi de même sous Tibère 4. ea j. 1. et veille à ce qu'il ne s'en forme pas de nouvelles.( 136 ) impériales les et en Italie) et en vertu des sénatusconsultes (dans il provinces sénatoriales). Dans les provinces. la caisse il quand s'ils ils sont dissous. à l'égard d'une association de perturbateurs publics. principalibus praecipitur praesi- dibus. cette bienveillance serait incompréhensible. etc. 2 2. 1 el supra.. pecunias com- munes caisse - si quas habent car les collèges autorisés avaient toujours une III. dissout par un édit toutes les hétéries. suffit i. C'est ce qui explique l'indulgence de la loi. et jugement les est remis par Tibère au Sénat. Dans la phrase suivante. pp. finalement Sénat qui décide. il interroge les chrétiens sur ce point.

de ces fauteurs de désordres. effet. nu ne vcro humiliores besths objiciuntur . Romanum vel adversus securitatem ejus commitlitur. mais le châtiment..vu- runtur. la A l'endroit rigueur se comprend. Les Basiliques ne distinguent pas. ~° loeavc occupentur vel templa. ils comprennent proconsulis) toujours qu'd s'agit de collèges non autorisés. humUiores étaient livrés aux bêtes ou brûlés si Cette puni- tion paraît bien sévère elle frappait tous les membres. quo obsides inyussu principis intercédèrent quo armati homines cum telis lapidibusve in urbe sini conveniantque advenus rempublicam. 1 (Ulpianus libro septimo de est. 127. De coll. . l et 2 : His antea in perpetuum aqua vel igni interdicebatur . * 3 .. 29. En fois depuis l'époque de Clodius.( 137 ) passe judicati frappe la surit '. qui avait été autrefois variait de son temps : les honestiores étaient décapités et les vifs <*. - Dig. 2. 22. -48. 131-153) admet qu'il s'agit de tous les membres des col- lèges dangereux. 47. mais aux chefs qui se sont servis de ces hommes.. nous croyons qu'elle était réservée à ceux qui. établissaient un collège ou même se servaient [usurpaverint) d'un collège quelconque et les affiliés s. Quo tenetur cujus opéra dolo : vialo consiliurn inittcm erit. oflicio : Majestatis autem crimen illud quod advenus populum is. non à tous Ce qui semble les le prouver. non pas aux hommes armés qui se sont emparés des places publiques. et ventusvefiat hominesve ed seditionem eonvocentur. quelle que fût leur condil'exil. vivi e. Voyez Y Appendice. quove coetus conetc. est celle qui les coupables de lèse-majesté Paul nous apprend que torture pouvait leur être infligée. dans un but coupable. Avec Rlommsen *.. Cohn (pp.. qu'il c'est que le juriscon- sulte compare coupables a en vue. I. p. . Paul. Celui qui poussait un collège à fomenter des troubles ne méritait-il pas même sort que à la celui qui « attroupait le peuple et appelait des hommes sédition »? 1 Dig. Sent. 4. on avait vu plus d'une et des collèges attenter à Tordre public commettre des crimes que le la loi pénale assimilait à celui de lèse-majesté. tion sociale. honestiores capite puniuntur nttUa dignitas a tormentis excipitur. La peine dont parle Ulpien 2. V. Et ideo eum de en qitaeritur.

Les Basiliques disent : -ap'aô-ctp xatïiyo- poôrcsa xal o\ àOÉp. 3 A Pompéi. Livineius qui alii sèditionem conciverant exilio multati On se contente de dissoudre les collèges. II 2 p.. 127. 1 cogisse.'. 4. 403-404. 12. : Gohn. il est probable qu'ils pouvaient un châtiment -. 150) admettent que leur le délit rangé parmi les crimina extraordinaria. qui illicitum collegium coisse dicuntur. p était 127) et Cohn (p. p.G.aTa. tence Septime Sévère. 4 (Cod Theod. quae in Constantinopolitana civitate ver- santur.. KUNTZE. I.. il y a des variantes Mommskn. p. Au lieu de coisse.ia ttoiouvteç <ju<rt^p. E. 2 et 47. et les goules admonester. le gouverneur mellement. Voyez. 14 (Ulpianus libro singulari de otficio praefecti Urbi): DivusSeverus rescripsit eôsetiam. n. 14. qui régla définitivement compéilli. soit des associés '•*. .. qui n'étaient autorisés. Four Constantinople. comme Pline Philon l'attestent for- aussi encourir Quant aux simples membres. II. les jeunes et gens qui n'avaient pas encore reçu d'avertissement qui Dig. apud praefectum urbi accusandos. soumit les fauteurs de collèges cites à la juridiction de ce fonctionnaire investi du jus gladii les toui citoyen accuser L Dans et les provinces. 1018. Le plus souvent on les laissait impunis..-R. en 391 : Omnia eorporatorum gênera. pas Ann. 3. sous H R. lois pénales. 4. 117. Nous ne connaissons. 1. 10. 198.oiUT. Cfr. Bti. 17 : les instigateurs des désordres sont seuls punis. le préfet de la ville et le gouverneur étant devenus des instances ordinaires. voyez Just. Kayser. Callistrate rapporte cependant une loi intéressante. sunt.. Coi). I. De coll. universos quoque cives dtque popidares praefecturae urbanaeregi moderamine recognoscas. mais bien que ces reste pas qu'ils étaient jugés extra crimes étaient punis d'après les nouvelles l'Empire. aucune mesure répresla sive suivie de punition soit des chefs. Leipzig. 1880.. Les collèges dejuvenes. I. et Tac. qui donnaient des jeux verneurs avaient dû et des représentations scé- niques. . du Praefectus pouvait était Urbi. coegisse. 2 Mommsen (De coll. VI. du reste. 11. St. Cela ne signifie du ordinem.. 13). établies J. Jus extraordinarium der rômischen Kaiserzeit. Hinrichs.( 138) la A Rome. p. 346-347.. parce que Digeste en parle en traitant de ces crimes (47. A l'avenir. 22). 28. Basil. excitaient des acclamations désordonnées. juge.

On dit les proscrivait. 13.. vep. psychicos. qu'ils fussent autorisés tentait ou non. '-. Callistrate ne aucune distinction entre eux Telles étaient les lois contre les collèges illicites. 509 : L'iniquità del rigdre contra i Cristiani consistera inciô. comme M. passait d'ordinaire inaperçu. tandis et c'est précisé- qu'on tolérait les collèges d'Isis et de Mithra. qui volgo se juvenes appellant.7'. Reif- ferscheid réfère et Wissowa. . p. car c'est ironiquement Nisi forte in senatus consulta et in principum mandata coitionibus opposita delinquimus (De jejunio adv. : Tertullien repoussait cette accusation. 1890). qu'il dit l)..eva iÛiugen. de former des associations illicites : Upôkov -w Ki/. scilicet et eum saepius seditiose et turbulente in aliquotiens adprehensi tractati clementius eadem temeritule propositi perseveraverint.op. semble-t-il. 2 De Rossi. asialica. que con- sistait l'iniquité 1 Dig. niti. Le premier grief de Celse contre les chrétiens. d>< TuvO^xa? scpûêSïjv Ttpàî j£p'. ou du moins lies. Mais quand un collège non autorisé il de vivre tranquillement. Contra Celsum. de Piossi.( 139 ) n'avaient pas commis de délit plus grave. nonnunquam gesserint capite plectendi. encouraient ou la mort. çlie mbltissime società religiose d'origine greca. Roma Sott. III. 19. en cas fait de récidive. si ita Quud se correcti deprefiendantur.iap. exilio puniendi suit t.. de verges. l'autorité fermait les yeux. c'était. 48. devaient être frappés . Il est étrange qu'ici non plus les il ne s'en collèges pas formellement au sénatusconsulte autorisant funéraires. civîtatibus turbulentis se adclamalionibus popularium accom- Q>:i si ampliûs nihil admise/tint nec mite sint a praeside admoin eisdem fustibus caesi dimittuntur aut etiam spectaculis eis interdicitur. ment dans cette différence. 3 : Soient quidam.<rciavâ>v â/Àr/oo. On ne manse con- quait pas de les appliquer aux collèges séditieux. 28. ed. et les ils spectacles pouvaient leur être interdits l'exil '. Elle réservait pour le cas de besoin ces lois rigoureuses qui ne furent jamais abo- Les chrétiens seuls ne profitèrent pas de cette indulgence. ils jusqu'au jour où autorisait s'abritèrent sous le sénalusconsulte qui les collèges funéraires.o'v hrzi SiaêaAsîv ^ptaxtaviapàv. tolerate ed egizia — furono generalmente anche permesse neW imperio romano. TTOioopivcov Ttapà ~ù.j xscpâXa'. in quibusdam modare.

faut en conclure qu'il devait exister toutes les dissolutions mentionnées ci-dessus eurent lieu dans les mêmes conditions. si. 11 beaucoup de collèges non vu. 4). pas de personnification civile. ils n'auraient pas attiré l'attention délibère. n p. confrères de recueillir les legs. Si Pline promulgue un la les hétéries vers l'an 111. comme s'ils dit Tacite. illicites. 5. Supra. parce que coire est précaire. 4. et si le col- Nous croyons cependant que tence des colleyia quibus non licet le plus souvent les collèges l'exisils professionnels recherchaient l'autorisation. ils doivent se du droit commun. Mais quand à Lyon un patronus omnium corpôrum Luguduni licite coeunon voit quand < ailleurs que les corpora Luguduni licite coeuntia sont seuls admis à des distributions publiques. Quoique contraires à la loi. moment être dissous. De plus. Heureux encore échappant à la sévérité de la loi. n. 1 . p. coire ne prouve pas tiam.( 140 ) La tolérance à à l'égard des collèges non autorisés. 125. pour eux n'existait aucun des que l'Etat ou les villes assuraient aux collèges autopour eux. : nous l'avons licet formule quitus ex SC. 34. à n'avaient pris part édit contre une sédition sanglante. ils pouvaient continuer de vivre! 1 Supra. c'est que Bithynie avait été trou- blée avant son arrivée par les associations non autorisées. 130. l'absence de la autorisés. le citoyen se dit manque d'autorisation. -. les juriscon- non autorisés comme loi d'une chose même avec bienveillance. 20 {supra. peuvent à tout contenter privilèges risés. on a peut-être le droit de conclure qu'il y avait dans cette ville des corporations non autorisées. Sans doute. tant qu'ils restent inoffensifs. La permet aux faits. sultes parlent des collèges fort ordinaire et A la fin du II e siècle. n. 136. pourvu qu'ils soient non au collège. mais aux membres individuellement lège est dissous. 2 5 Die. la caisse est partagée 3 . est attestée dès l'an 59 par ce qui se passe Pompéi. p.

au début du III e siècle. 141-144 = Trad. fabr. C'est déjà une expression consacrée dans Cicéron pour désigner la plus basse II. Liebexam.. 2.Les collèges professionnels n'étaient pas compris sous ce nom. Rechts. ib. 123.147. pp. Maué. g. 208-213 (1845). 186-194. 70. ib. [isrpéoiç (LX. 23. Cohn y (p. ibid.. Praef. I. v.. XV. 100. p..-V. pp... Loening. pp. 28. . 224. tenuiores et hurriîliores sont opposés à honestiores et potentiores (Dig. Le pp. p. Zeitschr. Nous devons parler Th. Uandlexikon m den Quellen des rôm. a expliqué le premier le véritable caractère des " Mommsen tenuiorum 2 . Huschke. pp. Cohn.. 19. tome XXXIII 1 1872) : Les Culculte. 34. 32. Merglet. 24) pensait c'étaient des collèges que voit des collèges Le véritable sens classe (Verr. 24. Colleyia tenuiorum ou collegia funeràticia '. I. Hist. 80-82. et Revue archéolog. Rechtsgesch G. pp. p. 29-35. p. pp. V. dans deux textes de Marcien qui les appelle tenuiores. tores II. . 1004). R. 168-173. Cette rigueur fut adoucie à des époques différentes : et à des degrés divers pour deux sortes de collèges raires les collèges funé- ou collegia ici tenuiorum et les collèges industriels. 213 (1850). 487 et suiv.. Just. f.47. Marquardt. 203. Marcien nous apprend que pouvaient 1 Sur coll. a'. note) et par Schiess (pp. 10. Heumann. De leg. 13.. f. (1850 • De pp. Voyez Dirksen. Rom. Zeitschr. -87=91.f 141 ) § o.W. 47. collegia tenuiorum mais ces deux fragments sont si vagues qu'ils ont longtemps les donné lieu aux interprétations plus diverses et les plus les esclaves fausses 3 . 7-13. 357-360. des Rom. 100) . 39-41. II. 353 sqq.. car ils n'étaient pas exemptés de la lex Julia. 22. il comptant peu de desimpies soldats ou de sous-officiers a été réfuté par Loening (p. pp. Von Lykowski.. Mommsen. Boissier. ainsi que la législation qui les concerne. Rudorff. III. 1.. 1. pp.). Kayser. St. . XII. la législation des collèges funéraires. tennis). 1-8. voyez : ïh p. Sous l'Empire.-W. p. 2-8). 206. — Les Basiliques traduisent: xou. pp. : 2 5 De coll.. I. g. On les trouve mentionnés. Duruy. 48.. est celui de pauvres gens. li. III. pp. collegia des uns et des autres. XV. XV. Heineccils membres. Lexikon %u den Reden Ciceros. pp. s.. Pro Mur. comme le croit Herzog (II. deorum.). . pp. et surtout Schiess. Cod. tôiç Tztvzaxipo'A (Scholie. (I.. 279..

Nous suivons le texte donné par fut Dessai' dans le Corpus. été publié colley. Une la inscription de Lanuvium. COHN. pp. mais la lex que nous avons date de 136. et alors lex Julia était encore rigoureusement appliquée. Voyez l'Appendice de ce chapitre. Mais deux points sont obscurs être d'abord chaque collège doit-il pourvu d'une autorisation spéciale. pp. pr.ent former des collèges. c'est-à-dire les collèges à tendances politiques... de l'an 136.( 142 ) être 11 admis dit clans ces collèges avec le consentement du maître à K nous encore que les pauvres gens [tenuiôres] pouvaient condition de ne s'assem- réunir des cotisations mensuelles. en appendice. : quel est sible le but de ces corporations? En effet. 101 sqq. bler qu'une fois par mois. ou tous les collcgin tenuiorum sont-ils permis en bloc et d'avance? En second lieu. 3. il un but fait disposition législative à laquelle Marcien allusion devait avoir nettement déterminé ce but. ne et devaient pas être tolérés dans les provinces que les soldats : ne pouvaient pas s'associer dans tilur tenuiorïbus stipem les camps. car plupart des collèges professionnels en la auraient profité. 139 sqq.. Voyez son commen- taire.. 47. Le lexle Op. les pauvres gens peuv. suivant utile et de la législation. a -' Du. Ainsi donc. et ailleurs cités supra. . 1. les artisans continuent à coire fallait licel). correctement pour la première fois et complété par Mommsen. 1. l'esprit Ajoutons que. hommes 1 Die. demander que la l'autorisation (quibns ex SC. De cit. p. 98-115. 22. vient nous donner réponse aux deux questions que soulève le textedeMarcien3. " XIV 2112. il ajoute sed permit- mensfruam cwifcrre.. 47. dum lamen semel in mense coeant. Du reste. 2. ne sub praetextu hujusmodi illicitum coUegium coeat -. il n'est pas admis- que les pauvres gens pouvaient s'associer pour n'importe quel motif. elle date du premier siècle. par une faveur spéciale. après avoir rappelé que \escollegia soilalitia. ainsi que les lit. n. la Une pareille loi équivaudrait à la la suppression de lex Julia. 22. refusée aux soldats et aux autres.. Or. Elle contient les statuts d'un collège de pauvres gens. Le collège établi en 133.

ei Zcitschr. 2 C'est l'avis de Mommse. et la pbrase suivante nous dit que ce sont ceux qui se proposent de verser une cotisation mensuelle pour les funérailles. ils le diraient qu'il leur a été spécialement octroyé ' XIV 2112. parce que l'expression générale mots in it collc- (jium. Mais les mots Quibus coire convenire collegiumque habere liceat ne se comprennent que si on les prend comme un titre annonçant qu'on va faire connaître ceux qui peuvent toujours former un collège. les [. Quelques-uns ont cru que ce sénatusconsulte n'autorisait que le collège de Lanuvium. /'.n. ne peuvent désigner que notre collège. disaient-ils.-U d. Henzen {Ann. XV. it Qui stipem menstruam conferre volen[t in fun]era.. 357. eux-mêmes ou Il plutôt de ce vœu qu'ils forment : Bene atque industrie centraxerimus ut exitvs defunctarum honestepro- sequamur! tête ressort aussi du sénatusconsulte reproduit en de demander une autorisation des statuts et qui autorisait en bloc tous les collèges funé- raires. A l'exemple le de Mommsen. p. qui était inconnu des anciens Celui de salutare Dianae Lanuvium s'appelle collegium et corpus cultorum Dianae funéraire ressort de cette sent a et Antinoi ou Son caractère exclusivement exbortation que les confrères s'adres- Antinoi. p. De coll. on a donné à ces sortes de collèges nom de collegia funeraticia. il est généralement suivi aujourd'hui. au moyen d'une caisse alimentée par des contributions mensuelles. p. g. 61) avaient cru d'abord qu'il s'agit d'un sénatusconsulte spécial. erisL. li. associés confrères défunts uniquement pour procurer aux un enterrement décent. si les : adorateurs de Diane consulte spécial. 185) et de Rossi {Bull. 10-13. I. . ou du moins -. Mais ces à : mots se rapportent quibus collegium habere . p. sans qu'ils eussent besoin spéciale : Kaput ex S{enatus) c(onsulto) p(opali) Romani : Quib[us coire co]nvenirecollegiumq(ue) habere liceat. 1856. Au reste. 81. umle defunc'i sepeliantur i.( 143 libres ou esclaves. ils et d'Antinous avaient obtenu un oénatusreproduiraient tout entier. 1864.. in colle- gium c[oeant co]nferendi causa.

Voyez Mommsen. pp. . 507-514). Cette interprétation ajoute au texte des choses qui n'y sont pas. quibtis spéciale [collegium mensoc. nous allons ment de ce sénatusconsulte. n. cotre cite encore un collège funéraire muni d'une autorisation rum machinariorum frumenti pùblici. p. p. p. nisi ex senatus consulli auctorilate vel Caesaris et " collegium coierit. 1.-W . îri'i. R qni[ppe nobis co]nvenire) sont inadmissibles. VI 85). à cette expli- Kayser. les empereurs ne craignaient pas le peuple. n. p. 1>e llossi est est revenu de sa première opinion (Roma Sott. selon lui. contra senatus consultant tutiones collegium célébrât 1. Boissiek. 1 g. R. (kaput ex S. C. G.r licet. 2 3 Die. ce sénatusconsulte avisait seule- ment les pauvres gens que l'autorisation leur serait toujours la accordée. 3. 144-116). 358. V.. Mais la lex Julia ne devenait illusoire que pour les petits. 88. 189-191. L'argument est faible. 186. aussi Kayser se fonde-t-il sur des considérations tirées d'ailleurs. et il équivaut a ejusmodi. or.. Cohn un des rares qui main- tiennent que ce sénatusconsulte fut spécialement octroyé au collège de Lanuvium (pp. lis c'est un collège professionnel. XV. II. p.. pp. D'abord il dit que les jurisconsultes n'auraient pas passé sous silence une mesure aussi grave qu'un sénatusconsulte autorisant en bloc tous les collegia tenuiorum. /'. 47. mais les suppléments qu'il propose . 101-106. pp. du reste. Duruy. 3. m. 22. 6-7. voir Il que Marcien parle le texte si précisé- ajoute que suivant du même jurisconsulte in n'admettrait pas une exception générale : summa autem. dans lequel le caractère funéraire est accessoire. — Kayser SC. Zeitschr. mais. Schiess.( 144 ) Kayser admet bien que nous avons affaire à un sénatuscon- sulte général. Mais pourquoi mandata les mots et consti: nisi ex senatus consulti auctoritate coierit ne s'appliqueraient-ils pas aussi bien aux collèges permis en bloc par un sénatusconsulte général qu'à ceux qui ont obtenu un sénatusconsulte particu- Enfin Kayser objecte qu'une exception si générale aurait rendu la lex Julia illusoire et créé un grand danger. 4). Mommsen avait déjà songé cation et l'avait rejetée (De coll. 280. et qui ne pouvait s'en prévaloir pour obtenir l'autorisation. mais les grands 3. III. et ils avaient lier? lierai. sans les dispenser de demander dans chaque cas i.

348. p. Il a été réfuté par Loening. 8. 124 et suiv. La ressemblance frappante qu'on doit croire qu'ils 1 Herzog. pp. Nous allons plus loin et nous affirmons qu'il n'y avait que cette seule sorte de collegia tenuiorum. 6-7. n. 462. pp. ces collèges funéraires étaient certainement des collegia tenuiorum. 20. Wallon. fabr. laissant de côté ceux le qui concernaient d'autres collèges. VI. 20o. Nous ne pouvons admettre entre les deux textes ? est si cette opinion. des . n. ils devaient sans doute se faire connaître à l'administra- tion compétente. et par Schiess. n. I. p. Kayser. 2. fait De plus. III. 3. 187. y avait. que les collèges funéraires étaient autorisés par général. était tout à conforme si à l'esprit de la législation de per- mettre des collèges tout. les collèges On a prétendu que funéraires n'étaient qu'une qu'il catégorie de collegia tenuiorum. 3 Cohn (pp. pp. Nous croyons donc. Or. 3. Praef. 10 . p. 204. un sénatusconsulte étaient et c'est l'opinion généralement admise aujourd'hui. Maué. I. V. p. 30-32. II. d'esclaves. varie. p. dit-on.) la nie sans raison plausible. tandis que l'inscription de Lanuvium ne reproduirait que le paragraphe (kaput) relatif aux Marcien ferait allusion à collèges funéraires. Schiess. p..( 14S ) toujours il la lex Julia pour se défendre contre ceux-ci. 174. d'af- franchis et d'ingénus appartenant au bas peuple. 911. Die Vereine. dès leur nais- sance. n. car nous verrons qu'ils uniquement composés de pauvres gens. Enfin et surde surveiller des collèges permis quand : en bloc que des collèges que autorisés par l'on aurait même toujours un sénatusconsulte spécial car. 2 Telle est l'opinion de Walter. en outre. Loening. collèges destinés à secourir les nécessiteux et les malades 2 un sénatusconsulte rendu en faveur de ces diverses sortes de collèges. parce que ce but n'entre pas dans les détails sur leur but. p. 152 et 154. il utiles au n'était pas plus ditficile menu peuple t. p. Dukuy. C'est ce qui expliquerait silence de Marcien sur il le but des collegia tenuiorum: les ayant tous en vue.

suivant eux. I. Reinacii s. Voyez infra. 1 faisaient Tertull. éranes fussent des sociétés de secours mutuels. v. 142 sqq. non pas 1 Mommsen. Ep. de Daue. »Et en effet. « Trajan ajoute formellement il : Dans toutes les autres villes soumises au droit romain. si c'était par des dons ou. cette Nous prouverons plus loin assimilation n'est pas qu'il y fondée. mais cette lettre ne prouve rien. pp. par conséquent. des prêts remboursables. 90. les epavot.. (l)ict.. qu'ils parlent des mêmes collèges. Les collèges religieux ne furent pas permis en bloc.) et Th.. p. mais fût-elle fondée. cranoi. Il n'y a pas de traces de collèges charitables ayant pour but unique ou prininfirmes. sables . or. Voici. Sans doute. ce qui serait inexplicable en avait 4 existé.ad sustinendam tenuiorum inopiam utuntur) au moyen des cotisations versées par leurs membres. proprement comme le croit Walter. dit-on. les collèges païens faisaient le même que il usage de leurs ressources.( 146 ) reproduisent la même : phrase du même sénatusconsulte et. en résulterait. cipal de secourir les indigents et les lettre On allègue la de Trajan "1 sur les éranes d'Amisus. p. mais Trajan ne dit pas de quelle façon ils leur venaient en aide. On se fonde encore sur un passage de Tertullien nourrir qui rapporte que les corporations chrétiennes employaient leur caisse et m commune donc à ensevelir les confrères pauvres. Les collegia juvenum n'étaient pas des dits. comme Quoi dans tous en soit. II e partie. il n'y a pas le moindre vestige de ces sortes de sociétés mutuelles dans l'Ems'il pire. chap. collegia une preuve décisive on ne peut démontrer l'existence d'autres tenuiorum que les collèges funéraires '. 152. relig.i .miîerg. par des prêts rembour- qu'il c'étaient là des associations grecet ques inconnues en Occident. /. collèges funéraires Plin. Apolog.. . § 5. pp. ' ad Traj. c. 807-808) n'admettent pas que les ils 3 Foucaht {Associât. 39. les chrétiens formaient un véritable collège funéraire. Voyez 2 infra. De coll. 92-93 (Voyez l'Appendice).. du reste. ces éranes étaient destinés à soulager tione la misère des pauvres (si tali conla- . faut interdire les associations de ce genre. chez les Grecs. ville libre de Bithy- nie.

des Nous verrons. Mommsen (De coll. p. il n'y aurait pas eu de raison différent. nombreuses aucune trace d'une autre sorte de collèges populaires qui aient pu être autorisés en bloc. 1 Pour prouver qu'il n'y avait qu'une sorte de collèges autorisés en la -1-1. i : non lire/ aatem amplius quam unum collegium licitum habere. dit-il.. Mais entrer dans deux collèges funéraires. dans deux collèges ayant un but et les pour défendre l'entrée exemple les funérailles secours en cas d'incendie. L. 5657. exemples de personnes enterrées par deux collèges funéIII raires (C /. — Sans doute. n'y a et il faut regarder les collèges 11 funéraires et les collèges de tenuiores sulte de comme identiques. B. on ne pourrait pas disdouble but. ce avait : tinguer entre collèges funéraires Ni dans les auteurs ni et collegia tenuiorum *. 154. <:. les inscriptions si dans il des trois premiers siècles. serait inadmissible qu'on aurait cherché citées ci-dessus. p. les collèges funéraires du reste. n. d'empêcher séditieuses . (III. p. partie de deux collèges licites 17. Si donc les collegia tenuiorum avaient été autorisés en bloc. Cette loi. 1888. 462. de cette défense a qu'il y avait plus il d'une sorte de collèges permis par le sénatusconsulte général. défense de faire 1. malgré les exceptions nous croyons que collegium licitum peut aussi collèges spécialement autorisés que les collèges bien désigner ici les permis en bloc. au contraire. . 89) s'appuie encore sur a la fois. S'il y avait eu deux sortes de collèges autorisés en bloc. bloc. 20) et Duruy (V. est en résulte que la le sénatuscon- Lanuvium précisément mesure dont parle Mars'il cien. 468) Wallon p.( 147 ) deux sortes de collegia leuuiorum. M. . croient qu'il ressort. on se contentait généralement d'un seul. avait pour but de se transformer en associations elle voulait surtout prévenir les coalitions. et c'est peut-être que l'expression les consacrée suffisamment claire pour contemporains.. mais que ces collèges l'enterrement et les secours mutuels. par comme celle de tenir plus d'une réunion mensuelle. Nous pensons que cette défense. n. si Marcien emploie ce terme le vague pour nous. n'indique était pas but de ces collèges. Dit. avait pour but de prévenir les calculs cupides de ceux qui auraient voulu jouir eux-mêmes ou faire jouir leurs héritiers des avantages de deux collèges funéraires à la fois. avaient un double but autre chapitre qu'ils n'avaient pas dans un Nous montrerons dans mais même ce cas.

81. tandis que les collegia le tenuiorum pouvaient seulement recevoir des esclaves avec consentela loi ment du mailie (Dm. De cuil. p. du jus coeundi. 47. car sur un autel élevé par eux on lit (X 1238. 2). cependant. Cfr. on trouve des Laurinienses cultores (Augusti) contemporains Auguste. exprime des doutes).. Voyez infra. Mais dès comme les le collèges funéraires font leur siècle. renfermés pour dire dans les ainsi murs d'une maison. 359. peutêtre à Auguste 2.sacrum d'Auguste. p. p. conlegium (XIV 3659). villes était Le peuple des nisme. Sous Auguste ou Claude. Sous Donatien : cultures Silvani. arch. G. . pp. Ces collèges domestiques se composaient des esclaves et des affranchis d'une même maison. Voyez Schiess. 83. Dès avant Scptime Sévère. avaient changé de caractère. n. si nombreux dès les premières années d'Auguste (voyez on peut se demander s'ils rentrent dans la classe des collegia infra . 17. ce ils et si ces collèges prouvé. ce sénatusconsulte avait été étendu Mommsen. p. Quant aux collegia domestica. où chaque au collège est nécessairement désigné par son nom spécial.. siècle. [c]onlegium Honoris et 87. Scuiess. 22.( 148 ) Peut-être aussi texte : le Digeste ne reproduit-il pas fidèlement son sous Justinien. Le sénatusconsulte dérogeant à la plus tard sous Hadrien. Il n'est Les pas ) inscriptions ne vont pas au delà du IV e étonnant non plus que ne se trouve pas dans le terme général (collegia tenuiorum les textes épigraphiques. A Nola. §4.. tenuiorum au point de vue légal. I. cette distinction est nécessaire. Zeitschr. XV. Rev. 6j : Virtu[tis] (XII 4371). Cet auteur ne distingue pas les socii monumenti des collèges. ch. 1873. ces collèges funéraires avaient disparu. au point de vue du droit d'association. il apparition Rome " premier probable que la permission générale remonte aux premiers empereurs. II e partie. à cause de l'orthographe (supra. p.. puisque nous 133 à lex Julia fut porté le voyons appliqué en est Lanuvium à *. Boissieh. 17 et 39-40. Nous nous demandons si avait jamais défendu ces collèges domestiques. conligfiiim) Pietalis(\U 286]. en Lucanie (X 444). Un collège fondé en l'an 67 Imaginùm domus Augustae 1 2 : — : cultores (VI 471). qui n'est pas en majeure partie converti au christiade pauvres gens existaient encore. 3. c'est-à-dire s'ils existaient en vertu du sénatusconsulte général.

. C. les et ils ne rencontrèrent d'opposition sérieuse que noblesse. dès le preau deuxième. 1 Dig. 47. 1 Die. S'ils usègrande bienveillance envers les pauvres gens. s'était borné à prendre deux précautions on avait limité une par mois le nombre des réunions pour affaires du collège. tandis qu'ils le restiluèrent à la classe populaire. à cause de sa place. Une raison à la même classe plus importante encore avait guidé tous les collèges le législateur. de la loi. I. le collège de Lanuvium fait des vœux pour le salut de l'empereur régnant. les collèges mier siècle et surtout de ce genre se rencontrent en grand pire. or... Le mot quoque. Aussi. 22. 925.. I. Il exigeait de un caractère d'utilité publique. ^1. 47. I pr. C'était faire œuvre démocratique que de relâcher sous ce rapport l'inutile sévérité la classe laborieuse.( 149 ) à l'Italie et riaux que ce prince ne aux provinces par des mandats ou rescrits impéfit que confirmer *. qui se montra reconnaissanle. En tête de ses statuts. et dès l'an nombre dans toutes les parties de l'Em167 on voit un collegimn Jovis Cerneni se disla soudre au fond de Il Dacie 2. III. doil indiquer que Sévère continua des 2 3 rescrits antérieurs. le ne sera pas inutile d'insister sur par les si but de ce sénatusconle sulte. parce qu'il met une fois de plus en lumière système suivi rent d'une empereurs à l'égard des corporations. Voilà pourquoi ils dans rangs de la enlevèrent le droit d'association aux puissants et moyenne. c'est avait que et le danger des séditions diminué Ils et que la plèbe ne le leur inspirait plus aucune crainte. p. les col- lèges funéraires étaient éminemment ils lui utiles à la partie la plus pauvre de satisfaire étaient nécessaires pour un important besoin religieux. et on avait défendu à quiconque était déjà affilié à un collège de se faire recevoir dans un second 3 Toute personne affiliée à deux collèges était mise en demeure d'opter. L. elle conservait le droit de réclamer du collège qu'elle quittait : On à . et 2. s'appuyaient sur peuple sur l'armée.

1.( ISO ) sa part de la caisse commune. Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre ère. 1893. Voyez : nach ro'm. l)cr Religionsfrevel II. île Belg. de prendre Il forme d'un d'arti- collège funéraire. 389-429). 64. et ténsifs. 1890. Nous pensons que la défense de s'affilier à deux collèges ne s'appliquait pas seulement aux collèges funéraires. de Leblant. Rome {Bull. * il Marcien dit : amplius quant unum y avait d'autres collegia licita. 283-344). Voyez supra. Paul Allard. Elle était souvent violée. coll. La II. § 4). vol. mais à tous les colleyia litila. des Inscr. parce que Marcien n'a collegia dans ce qui précède cette défense. parce qu'ils refusaient de sacrifier à l'empereur. qui consistait dans le seul fait de se proclamer chrétiens. 7) le conteste. p. devait sans aucun doute prévenir les coalitions entre collèges -. Comptes rendus de l'Acad. passim. A. '2. von Sybel. I. peut-être aussi des collèges religieux.. Mommsen.. c'est-à-dire établis en vertu du sénatuscon3.. Le même. rapportée au même paragraphe du Digeste. est possible que bien des collèges sans. g 1 de la II e 2 147. fut licite comme cor- 1 Voyez supra. seconde. von pp. on leur reprochait à la fois le crime de lèse-majesté humaine. II. . 5 11 semble bien établi aujourd'hui « que les opinions religieuses des chrétiens étaient poursuivies comme telles ». l'Acad. s'abritèrent sous l'apparence légale de collèges funéraires 4 Rossi a interdite. 89. 142. p chap. Recht (Historische Zeilschr. socier dans Il désormais aux pauvres qui voulaient la s'as- un dessein quelconque. que dc< ici tenuiorum collegium permis en bloc. Persécutions. 3 Mommsen (De parlé. persécutée démontré que les chrétiens les pour sa religion ». au elle eut partie. Plus tard un autre but. n. pp. n. sulte général ou autorisés spécialement suffit Cependant ce sénatusconsulteeut des conséquences peut-être imprévues. Nous reviendrons sur cette défense. Marcien dit expressément de la première qu'elle était destinée à empêcher de devenir dangereux 1. Mais licitum. Wagener. ch. n. Ces deux mesures les collèges avaient le même et la but. p. 1893. 1866. Le Commandeur de imitèrent et que l'Eglise . c'est-à-dire autorisés et inof- que les collèges de tenuiores. Nous verrons qu'il y avait des collèges d'artisans qui semblent purement funéraires (II e partie. et celui de lèse-majesté divine. liberté de conscience à E.

. 57 et suiv. s. pp. 101 el suiv. de Rossi sont généralement pp. Bull. Comment. pp n. la à Cartilage et ailleurs.. au IV e siècle. Augurii. com. 15 avril 1876).-B. A Rome. sodales fratres. Derrôm. pp. posséder un des dons et des legs et cimetière. non. Marquardt. I. pp. 83-84. vin et suiv. les communautés chrétiennes avaient un autre but encore. v. eh. Ai. Itil. 507-513. et ce but conserva.. Realencyclopàdie der christ. Gatti. 163-466. C. 209-210. de Rossi. 3742.l.. pp. 2 P éd .-L. d. telle. toute son importance. comme celles des collèges édit Valérien fut le premier qui. Mommseni. p. 1866. 1877. 20. p. 1877. 101. 370 et suiv. III. admis. Le culte. II. pp. /.StaatunddieallgemeineKirche. pp. n. 11. qui possédaient une sépulture commune. crist . 35-36. fraternitas. Roma in II. elle put avoir une caisse commune. 1890. II. fraternitas. 56-61. I. il mit leurs cimetières sous séquestre et leur enleva par 1 G. pp. 90. 1880. eh. Benedicti. p. et il les a appelés collegi eux-mêmes se choisissaient un nom de bon augure. de Rossi. Pau. 49-50. 1885. ib. Les résultats obtenus el par M. pp.. III. Neumann.. permises. des Deux Mondes.. Voyez Northcote Brownlow. Eugenii. Ruais. tenir des réunions.-Y. p. Pau. 22. de Rossi a prouvé l'existence de plus restreints. Alt-. Allard. 1877. grâce à ce subterfuge. Bull. VI. Comme les collèges funéraires païens. G. Bull. pp. 201 et suiv. Duruy. 2 (St. Leurs assemblées religieuses étaient païens.. G. Bull. VI 10268- 10285. p. âSeXcpo-nriç. 705-711. -. Les chrétiens devant la législation romaine (Rev. 124. I. par son de -loi. 1864. /. composés des III e et ces collèges au famigliari tel . Roma Sott.. M. Roma Sott. pp. pp. 30-33. les Eglises chrétiennes jouirent de paix. la religion. !. pp.. etc. pp. pp. . p. t8ti:i. com. pp. pp. lard. que Eventii. IIP. Schiess. 1885. essaya de retirer aux chré- tiens la base juridique sur laquelle s'appuyaient leurs associa- tions. 1. 2). /. d. 1881. Sott. Visconti. chez elles. tôekcpol. fràtres. C. Bull. recevoir Elle abhorrait le nom païen de collège prenait le titre d'Ecclesia fratrum. Boissier. 57-75. p. 4749.-B.( 151 ) poration funéraire : comme '. Loening. 25. 134.. 2 149-150 et 17 ï . 58. Parfois de riches chrétiens formaient des collèges funéraires certain membres de leur famille et d'un nombre de leurs coreligionnaires. 1879. 63-83. 1870.

. au lieu de Jul(iis). Selon COHN 124). De XIV 2112. i44. Mommsen. dates trop rapprochées. illicita Mais une pareille lex Julia. les mots de Marcien : semel in . ils peuvent s'assembler quand *•. * le 23. \ coll.1. au erreur du lieu du 20 et -- du 27 I juin. faut rattacher la phrase de Marcien à précède. 1. 1 Paul Allard.1. assimilant l'Eglise aux associations a voulu conclure d'une phrase de Marcien que les col- lèges religieux avaient obtenu même faveur que les collèges funéraires : sed religionis causa coire non prohibentur. est dit pour motif celle qui la religieux. 22. citrarii de Rome avaient deux banquets en janvier. p. les que le collegium Dianaeet Antinoi avail deux repas de corps au mois d'août et qu'un colleyium Silvani de la Lucarne en avait également deux au mois de juin •>.. 22. 132. qui défend. (Mitth. même Il il aux vétérans. 5 1 Supra. Les eborarii er et le 1. ip. ad 47. de se réunir. I)k. signifie qu'outre cette réunion mensuelle pour leurs il affaires (conventus). Alors les deux banquets auraient eu lieu le 28 mai et le 20 juin. 1890. leur plaît à pour un motif religieux par exemple pour un banquet. Ce serait une et lapicide. d. et dans son édition du Digeste. * 17. il en était ainsi.. pp. où que les tenuiores ne peuvent se réunir et alors elle qu'une fois par mois pour payer leurs cotisations. 87-88 I et 107-108. n. mais c'est un collège professionnel dniii taiiii-it /. qui aurait annihilé tous les clfets de la même les pour les riches et les puis- sants. pp. p.. Schiess (note 339) conjecture avec beaucoup de vraisemblance qu'au n° X 144. note B (Voyez l'Appendice). condition de ne pas abuser de cette faveur pour se transformer en col- ou dangereux. 287. contra senatus consultum. t/uo loi. 111. fiât dum tamen per hoc non collegia arcentur -. 51-53. Cela lège illicite inscriptions attestent serait inexplicable si l'on donnait an autre sens au texte de Marcien 6. 1. Et en réalité. est contredite par un autre fragment déjà réunions illicites cité 3. 3.( m la ) là même On le droit de s'associer et illicites *. il faut lire V k(alendis) [Jun(iis)]. 9-10).

puis dans les colonies et les municipes. aurait paru dangereux! Dans le sénatusconsulte de Lanuvium. les empereurs les changèrent complètement de politique. devait favoriser le développement des métiers utiles. tout au moins. où ils ils trouvaient les bras et nécessaires à diverses branches de l'administration centrale municipale. o-7. Depuis que comices avaient perdu leurs attributions électorales et judiciaires. en décuplant les forces. afin d'attirer des membres nouveaux! Tout cela est forcé. De plus. et de collèges religieux s'établir sans A l'égard des collèges industriels.( 183 ) En résumé. a Rome ni la d'abord. Selon les confrères promettraient qu'il n'y aura pas plus d'une assemblée mensuelle. au contraire. corruption qui s'était exercée au grand jour. : par mois. . mense coeant signifient lui. Ils leur concédèrent pourvu qu'ils se réunissent au moins une fois un collège qui se réunirait moins souvent. du II e siècle l'autorisation fut d'autre part. voyaient que l'association. Mais tout en maintenant pour tives. membres de certaines corpora- On lèges alla plus loin : les princes fondèrent eux-mêmes des : col- ou relevèrent ceux qui menaçaient de périr c'est ce que Trajan fit déjà pour le corpus pislorum. ou. Changement de politique envers les collèges industriels. 3 6. les et les autres les lois prohibila princes se montrèrent fort tolérants dans partir pratique nous pouvons croire qu'à accordée facilement et. les empereurs s'aperçurent de bonne heure qu'ils ne pouvaient que gagner à la création de nouveaux collèges c'étaient des : foyers de travail. les collèges funéraires (collegia tenuiorum) furent seuls dispensés de demander une autorisation spéciale. on n'avait plus à craindre les désordres dont ils étaient l'occasion. qu'on laissa beaucoup de collèges d'artisans autorisation. Aussi l'initiative privée fut-elle encouragée par des primes et des privilèges accordés aux tions. pp. Voyez Schiess.

Cela est vrai en le fait. I Rome G 2 . . depuis les plus infimes jusqu'aux plus importantes. Quant aux collegia teiudurum. de leurs membres. comme nous verrons. moins. les œuvres de charité au soin des funérailles. quoique de Marcien ligure au Digeste. et puis resta défendu. à Rome du l . » nante. l'Etat et les villes prirent toutes les corpo- rations à leur service. c'est-à-dire ils devenus obligatoires chargés d'un service public auquel ne peuvent se soustraire et qui passe de père en dit tils. qui recruta ses premiers adhérents lit parmi sans doute de plus en plus le vide dans leurs rangs. traire. le U = Trad. de raison d'être pour les collèges devenus officiels. p. qui les organisa en collèges toutes professions. Finalement. L'Eglise. 6. et elle les se chargea de pourvoir fait elle-même aux besoins qui avaient naître. avoir disparu. 1 v Les restrictions et le au droit d'association n'existaient les pas sous la république récents. en perdant sa situation domireconquit le droit d'association. que nous aurons à raconter dans la troisième partie de ce mémoire. nous avons déjà le texte qu'ils semblent les petits. s'accomplit le lentement et s'acheva sous règne d'Alexandre Sévère. tous sont et héréditaires. 380. la ville de St. ils firent de véritables fonctionnaires publics. Les lois restrictives il n'avaient plus fallait. Désormais donc toutes les professions forment des corporations. que ces lois s'appliquent encore à d'autres collèges. Mommsen. Cette révolution. en ajoutant. de grands pour maintenir ces corporations. de fonder des collèges professionnels libres. p. n.( 154 ) peu à peu les divers droits qui constituent la personnification civile.. pas en au con- comme prouve efforts Digeste. Ceux-ci n'existaient plus. en régime se modifia de nouveau sous empereurs particulier depuis Sévère. droit. comme par le passé. et il semble que la législation sur le droit d'association n'ait plus de raison d'être pour les collèges industriels lois prohibitives Et cependant les c'est il sont insérées au Digeste. 3 2G. n.-R.

II. I. Paucis admo- dum vel in causis concessa sunt vectigalium publicorum sociis hujusmodi corpora ut ecce permissum est corpus habere : aurifodinarum vel argentifodinarum et salinarum. Mommsen. actorem sive syndicum. III. 1. 47. collegia Romae et certa sunt. 4 : quod cnjuscumque universitatis nomme. Neque societas neque collegium neque hujusmodi corpus passim omnibus habere * conceditur : nam et legibus et senatus consultis et principalibus constitutionibus ea res coercetur. vel contra eam agatur. Mandatis principa- libus praecipitur praesidibus provinciarum. Quibus collegii societatis autem permissum corpus habere sive cujusque alterius eorum nomine. Marcianls libro institutionum.APPENDICE. Digesta. 1. Digesta. ne patiantur esse collegia sodalicia neve milites collegia in castris habeant. Item senatus consultis est. 1. . 22 tertio : de collegiis et corporibus. quod communiter agi fierique oporteat. - naviculariorum. Sed haberi (edd. communem fiât. quorum corpus et atque constitutionibus principalibus confirmatum veluti et in pistorum quorundam aliorum. proreipublicae habere res prium arcam est ad exemplum et communes. qui est provinciis sunt. Gai us libro tertio oit edictum provinciale. per quem tam- quam agatur in republica.)'l societatisve? Mommsen.

quo magis esse velit. ut est conslitutum tribus 3 : et a divis fra- et si quis in duobus fuerit. ne sub praetextu hujusmodi illicitum collegium coeat. Collegia qua fuerint illicita. . . nisi pecuniamque taie inter se partiri. a id quod ei corn petit ex ratione. souci in mense coeant [con ferendi causa] sed religionis causa coire non dum tamen per hoc non fiât contra senatus consultum.. p.( 150 | menstruam con ferre. Non licet autem amplius quam unum permittitur ' tenuioribus stipem tamen semel in . Ulpianus Mbro sexto de proconsulis. qua tenentur.Quod non tantum in urbe. contra quodeumque et licet in corpus senatus consultum et mandata "». 1 et l\\i i.). 2 et 3). Sed religionis causa coire non prohibentur. Ioca publica vel templa occupasse judicati sunt 3. 1 et °2 {supra. 48. : dum tamen prohibentur. rescriptum est eligere eum oportere. — rescripsit. V. pecunias communes 1. qui hominibus armatis ''. Quisquis illi- citum collegium usurpaverit. ea poena tenetur. Marc Aurèle el Vérus.. ne sub praetextu hujusmodi illicitum collegium . quo illicita collegia afcentur 2 2. 1. sed et in Italia et in provinciis locum habere divus quoque Severus rescripsit. '•• Les mauvais manuscrits ont : celebratur. accepturum ex eo collegio. dum mense coeant. mandatis : et constitutionibus eis. de Lanuvium. Quod non tantum Sentent. in quo fuit. recedit. collegium licilum habere. dum tamen per hoc non fiât contra senatus consultum. 1. 137. coeat (ne sub 3 * . eoeat fortasse del. conslitutiones collegium célébrât 2. et senatus consultis dissolvuntur sed permittitur cum dissolvuntur. 29. Servos quoque collegio tenuio- 1 Cela fut permis par le sénatusconsulte conservé dans l'inscription p. 4. In summa ex senatus consulti auctoritate vel Caesaris collegium vel coierit.'n. Voyez supra. si quas habent dividere autem. 2 143. quae commuais offtcio 2.. si Marcianus libro secundo judiciorum publicorum. Voyez DiG. quo illicita collegia arcentur. : Note de : Mommsen dans son édition du Digeste Sic ordina et supple permittitur tenuioribus stipem tmnstruam conferre.

\>. 4. ut curatores horum corporum homines sciant. . Mommsen.y6'j. ou 7cpà~£7a'.tiv àXXwv -'?. xat apxav.eTv £Ta'. Sodales : sunt.youy ar'Jvo\xov. qui ejusdem collegii sunt quam Graeci éroupeiav vocant. dum ne quid ex publica lege corrumpant.v 7iôX£(oç 8>' — pa.v -o'. i\ vaûxat (Durât. ' xùp'.â7U)V XXXU. IV.o: r\ fepwv dpyiwv y.. r\ Nam y. liber VIII. xai aXixâiv. Basilicorum Mer LA. l riepl £Ta'.) III. His autem potestatem facitlex pactionem quamvelint sibi ferre. vauxXr. n.ps{a.a. BtaTWTai èid X£-!av o'. ne invilo aut ignorante domino in collegium tenuiorum in singulos reciperent. Où Tïàcr'./j£VT'.ov eàv p. .X'OV xai (7W UaT£Î(OV.a Tcpoç âXXYjXouç. 79. â-rcô vôu. : éàv Ôè r\ 1 oy. av tojtwv .pwv. ~av7ayoù xwXuertoo-av y. Sed haec lex videtur ex lege Solonis tralata esse. i . ot . ypàropeç y. /. a j 7~r uy~y.'Z'j:.ç aûrwv eyetv éxat- 1 Voyez supra.zyo: eîç éjjt/rcopiav. xaî 'j. tsXwv xai p.<. Mapx. 4.xwv àytoywv.aiç KSiwTaç <77pa7'. (yûamToi ôfjLOxaœot. Cl.jv. y.y. Rai eçett'.( 157 ) rum recipivolentibus dominis. cYouaTEwr dXX' £-1 StijjiotÛov yyj'j'jj. xa{ tivuv |jlIj/t.p'.OT'. e^vaî. Basilicorum Z'ïv. . . Ut. y. pà. illuc ita est ?) y. Gaius libro quarto ad legem duodecim tabularum.£7aXXwv dpyupou xai xat. xai OYjU.ou [3£§au. Th. M.(07aç èv roîç xâarpo'. 01 àpyovTE.. xai évàyovxa r. //.Y| ofo:ayopE J!7 7j ypâu.v aÛTOÎç xatà è'ye'.j. et in futurum poena teneantur aureorum centum. <7'J77Y)[J(.y1v. a'. Èv ttoZ-et'.Ta (Ed. BiaOûvrai STijjiôa-'. xai x(ôu. rà xotvà.a7a xoivà.ayxLTiwv.

Voyez supra. rcapà PacriXÉtoç. mais tous les collegia sont interdits 2 3 aux soldats. T?j [i'. 152. os p. OuXtî. 419 et tom. oùos PouXopivtov tûv Sîjtcoxwv. . jjlt) explique : àOsp.y. pp. § 2. ETctTSTpaTTat. Ta rcapàvoua (TUOTT^aaTa o{ êv oiaXuéa'QtOffav . 132-137.ç é^etTat. xal âvavwps'Tv twv Xoittcov. 8 On voit que les Basiliques entendent toujours par collegia illicita. Scholie. fom.evoç So'jXouç rcapà éxàoTtf) 5(BlO<TL 7t0t. vÔjjlo'j y. rcXouatortE'pot. Mapx.xà c-uo-T'^paxa '. Kal vàpiv Evà. Scliolie. 'A9é{/. ScllûliC. p.ov tcomov 4 cÙTrr. Xïupdjjievoç êl'ti éx tou xoivoù Xoyou xevpetoanriTai. Scliolie. £7:1 6 oeçâp. * tcouov parait bien s'appliquer aux fauteurs de ces collèges.VY. Les Basiliques ne semblent rapporter cette permission aux p." Èv yàp lot. pas TCTÎÇ TCEVcCTTs'potÇ. I. a-uveurcpopàv aTca£ p. Quant à Tcapâvop.y-y. Toîç oï fjLETpW'. 668. § 1.ov (illicitum). o rcapà toù vdpiou priait. p. y'..iTov. 'Ev TCp TCOV 'ïoîç TCEVECrTÉptriV ffOVEOpiOJ. encore la Scholie ne considère (oî comme violant la loi que ceux qui établissent ces collèges G 7 àvurcûvreç).. '0 7capâvop.ôvov TCOtew xo'J jry-jVOçS.iT0v oè xal crwi/. Marcien ne à dit pas que les collegia sodalicia (collèges tendances dangereuses). 7iapâvo[jia auaT^jiaxa. vdfxoiç ÈYvwapÉvat.a y.( 158 ) pt. Taîç GejJUTaîç 8 exatpeiouç Qejjurà aru{ji<ptoveîv eÇsariv.aTew'j yVWU. supra. (3ouAopivwv yàp twv Bea-TcoTwv.V p' VO|JLL!Tp. Or. Heiwbach. xat [xSûi^éo-Otiio-av ta xoivà ypr/j. 8 Tôt. xonraXéyovTou ÊvaÛTOÎ'ç'7 8'. V. xarà tÙJv arùv ô'rcXoiç tôtcov OYi^Offiov lepèv xaTaa-yôvTtov ÙTcoxeiTat -oiv^. dit : non aux membres. ffû'arTTjjjia rjTorç ôVreç. 1 On voit qu'il y a ici une confusion. ( etvai. . tô ut| ârcô '0 BwuciryrTiç toO àe-toù cwp.aTa.axeîov eVci. (Ed.ovouTLç d^/etÀet 7UTTY [ji. Fat. eûyjrjç Qefjurwç ê^eqri aruviévai3.TiV TOÙ ÛECTTCÔTO'J. réunions religieuses des tenuiores. La Scholie la Scliolie rj 6 aovaOpot'Çiov.a7o. les collèges Ici non autorisés. TCEVîaTEpoti.

. E.. Sub idem tempus [en o9 . Cujus judicium princeps senatu i. . sunt. senalus consulibus permisit. collegiaque. probra. 1.( 159 Y. Plinii epist. Keii. postremo ferruni sumpsere. Pline ajoute : Tu. Jacob. Réponse de Trajan. oppidana lascivia invicem incessenles. Annal. ! de janvier 113. Epist. XIV. 34. 124. . 1 lit : cam civitatem. retuli. 17. Voyez Mommsen. Ego attendam ne quis nisi jure coneesso in aliud utantur: née erit difficile custodire tam paucos. edebat. Tibi complurium et in mentem venit posse collegium >"icomedenses constitui... levi contentione atrox caedes orta intt-rcolonos Nucerinos Pompeianosque gladiatoriospectaculo. Epist. Après avoir parlé d'un incendie qui avait causé de grands ravages à Nicomédie. Et rursus re ad patres relata. dispice. quem motum senatu saxa. quod Livineius Regulus. quae contra leges instituerant. validiore Quippe. faber recipiatur neve an instituendum putes collegium fabrorum dumtaxat homi- num CL. vexatam. . jusqu'à la n. Étude citée supra. VI. apud quos spectaculum edebatur. 33. ad Trajanum '. Texte de l'édition aldine 1303). domine. quidem secundum exempta fabrorum apud Sed meminerimus provinciam islam - praecipue cas civitates ejusmodi factionibus esse vexatas. prohibiti publiée in decera annos ejusmodi coetu Pompeiani. Tacitus. Livineius et qui alii di — seditionem conciveranl exilio multati Ed. 1 Pline le Jeune fut gouverneur de Bithynie depuis fin le 17 septembre 111 p. deinde Pompeianorum rei plèbe. luta.

si Amisenos. tuae junxeras. London. dispiceres quid et quatenus aut permittendum prohibendum 93. E. Epist. In tibus. Keil. ad Traj. hetaeriaeque brevi fient'. possumus quominus habeant non impedire. 1 : : : . Amisenorum civitas libéra et foe- derata beneficio indulgentiae tuae legibus suis utitur. benda Epist. In hac datum mihi libellum ad eranos pertinentem aut his litteris subjeci. Orelm conjecturait ixatpîat ixaipfiique brevi fient.. sed ad otficio sustinendam tenuiorum inopiam utuntur. Satius itaque est comparari ea quae ad coercendos ignés auxilio esse possint.D. quibus de foederis utuntur. G. Pline vient de parler des réunions tenues par les chrétiens pour leur culte. quorum libel- lum epistulae legibus istorum. quo secundum mandata tua hetaerias (Ed. edid. Pline à Trajan. Hardy propose avec beaucoup de vraisemblance helaeriae aeque brevi fient.. ketaeriae quae brèves fient (Plinii Epist. eo facilius. Teubner. 96. 1889). Epist. etc. concessum est eranum habere. et il ajoute : Quod ipsum facere desisse post edictum esse vetueram. ut tu. 92.( 160 ) Quodeumque nomen in ex quacumque causa dederimus iis qui idem contracti fuerint. Réponse de Trajan. res hujusmodi prohiest.quae brèves fiait. hetariae ->'. meum.) fuerint. si tali conlalione non ad turbas et ad inlicitos coetus. ceteris civita- quae nostro jure obstrictae sunt. Le manuscrit d'Oxford récemmenl découvert par Hardy porte fuerint. pulares. domine. Hardy. Al.

nous allons considérer comme que associations privées. le Pas un seul texte ne nous indique d'une façon précise se proposaient les artisans. si dégénérées sous l'ancien régime. — § 2. CHAPITRE I er BUT PRIVÉ DES COLLÈGES PROFESSIONNELS. de plus. la réglementation de leur exercice dans l'intérêt du public et du travailleur. l'apprentissage. LES COLLÈGES DANS LA VIE PUBLIQUE. ÉCONOMIQUE ET PROFESSIONNEL. l'influence teurs et les vétérans. § — LEUR CARACTÈRE CHARITABLE. public. Il résulte de ce qui précède que ils les collèges professionnels de l'Empire. § 1. les appari: quand ils se groupaient en collèges aussi que d'opinions différentes n'a-t-on pas émises! Trop souvent on s'est laissé tromper par le souvenir des florissantes ghildes du moyen âge. étaient les raisons diverses qui poussaient alors les 11 . les but commerçants. GIEUX. comme cette ceux de la république. LEUR CARACTÈRE RELI§ — § 4. LEUR CARACTÈRE FAMILIAL. LEUR BIT FUNÉRAIRE. mais que. — 6.DEUXIEME PARTIE LES COLLÈGES PROFESSIONNELS CONSIDÉRÉS COMME ASSOCIATIONS PRIVÉES. la charité et telles même l'agrément. LEUR BUT § 3. Dans seconde partie. les besoins religieux. — O. La protection des métiers. politique. se proposaient un étaient chargés d'un service les but privé.

aujourd'hui règne tendance opposée. Les auteurs modernes. tour à tour. Sommaire -. les collèges professionnels n'ont pas une place privilégiée dans LEUR INFLUENCE LÉGALE DANS LES COMICES A ROME ET DANS LES MUNICITES. — Dans manuel. Sans doute. guidés par à certains les On a cru que les artisans romains étaient mêmes motifs. Nous allons examiner. et l'on n'a pas hésité à assimiler égards leurs collèges aux corporations modernes. l'homme qui et n'avait que ses bras et son métier pour vivre.( 162 ) ouvriers à s'associer. mais les différences sont encore plus frappantes. l'obscurité des sources. se livrait à un travail regardé comme indigne de participer importance qu'ils aux affaires publiques. niais nous espérons prouils ver (jue. y a quelque ressemblance entre les unes et les autres. Au chapitre 11. paret vinrent exercer aux comices une certaine influence légale qu'ils se tirent surtout et dans les remarquer dans désordres de toute espèce les troubles politiques . sous la république et au début de l'Empire. ^ 1. L'association seule était capable de donner aux ouvriers une acquérir dans l'isolement. On est tombé des deux côtés dans l'excès. ne pouvaient politique Le rôle des corporations professionnelles dans a été la tour à tour exagéré antérieurs a notre siècle. l'antiquité. économique. — INFLUENCE ILLÉGALE DANS LES AFFAIRES PUBLIQUES ET EXCÈS DE TOUS GENRES. nous montrerons comment ils étaient organisés pour atteindre ce but. il Sans doute. méconnu. malgré nous essayerons de déterminer nettement leur caractère. celui qui. L'ORGANISATION POLITIQUE. charitable et familial des collèges romains. les col- lèges professionnels n'eurent jamais l'Etat dans la constitution de romain une place à privilégiée. était méprisé même riche. le côté politique. Les collèges dans la vie publique. voyaient des artisans partout où il est et la question de collèges. religieux. et.

-V. p. p.40) : dit : liticines cornicines.. p.. 3 Elle repose sur Marquardt. et ailleurs les ghildes concouraient au moins à la nomination des magistrats communaux.m (Urbs Roma). p.-V. p.( 163 ) Au moyen des villes. II.. instrument (Mommsen. liticines. Le collège est appelé aussi collegium aeneatorum Festus. s. : uns autres forment deux collèges le collegium tibicinum * et le liticinum cornicinum Celui des flûtistes remonte plus 1 Dirksen (p. une confusion des tibicines et des tubicines. 327). 1 •"• St. 168. pp. Voyez 436 = Le culte. p. 287-288 Trad. L'inscription d'ORELLi 4106 est accompagnée de la représentation des deux instruments. les corporations marchandes était et industrielles tenaient une place importante dans l'organisation communale La municipalité parisienne formée des syndics des « marchands d'eau ». II employé dans 552 la cavalerie. III 2 . ( : . 21) disait déjà : Ursprùnglich liât der rômische Staat lediglich denjenigen Gewerben. 386 = Trad. seinen unmittelbaren Schutz und eine selbststàndige Communalverfasstcng bemlligt. VI. /. 23. v. = Organ. Voyez notre Index collegiorum (Urbs Roma). 20 aeneatores cornicines dicuntur. 70. On soutenu que <. âge. des fabri aerarii.16 J. 295). St.. était plus droit (MARQUARDT.. les (lùtistes. 445). : = . sous l'Empire. 2 (1. p. milit.. aux liticines le quatre centuries des fabri tignarii. Epit. p. Servius favorisa certains collèges utiles à guerre ou au culte on a voulu assimiler les collèges des fabri tignarii. ils on peut s'étonner d'une pareille asserles jamais et n'eurent rien de commun les avec et les sonneurs de collegium à la trompette de cor. distincts ''>. des (ou tubicines -) et des cornicines.-R. et supra. II. prétendument créés par Numa. Mommsen (/. cornicines. 286 (1887) = Trad. Mommsen. St. Voyez 1. p. et Tite-Live appelle les mêmes cornicines tubicines. Pour tion ^ . 326. p... auxquelles Servius accorda droit de suffrage. Gicéron (De 43. 7) rep. des fabri aerarii et des tibicines. La milice urbaine se rassemblait par corps de métiers taient leurs glorieuses et ceux-ci por- bannières sur le les champs de a la bataille.. Voyez supra. pp. sauf que le lituus. Voyez notre Index coi. welche den Bedûrfnissen des Krieges und des Gottesdienstes zunaclist frôhnten.. p. Lituus et tuba désignent même 2 .lec. aeneatores. th. Rien de pareil dans monde romain. le III.ioiu.. 7i.

aucun caractère offi- ciel. 29 sq. tandis qu'il n'est pas liticines cornicines. Mais si ce collège avait le droit de suffrage. \>. et — et il devait l'avoir.a: yaXxoxÛTrcov xal à'XXot TroXepiixdiv ipyiov rja-av "/^'po- . p. » Mais où sont les preuves? : DlONYS. ou centuries. Haï.. et p. et il croit que rien n'empêche de regarder deux collèges comme des unités électorales 3.. soit avec la deuxième classe -. Jullian (Dict. p. v. collèges. qui votaient. 14. Aujourd'hui lèges il pense qu'on doit peut-être identifier les col- aux centuries.. 24. p. : Récemment C. Mommsen a essayé de prouver et qu'ils différaient des deux centuries de fabri tignarii de fabri aerarii. En 1843. 957) dit « Les centuries d'ouvriers de Servius Tullius ne sont que les col- lèges de * Numa organisés militairement.( 164 ) haute antiquité. 160. s. 18 = 275. ni fait mention de celui des parmi les collèges de Numa. 11 collegium fabrum. n. capables de rendre ce service 1 C'étaient des divisions politiques et mili- Mommsen.. IV. VII. Trad. était formé par la fusion des deux collèges I. eux non plus. f . si les collèges des charpentiers des forgerons Taxaient. i. 157. p. Lange. l. De même : Cohn. De pp. conjecture que le collegium liticinum cornicinuin (Orelli 4-106) était forme des deux centuries de musiciens réunies. Remarquons ensuite que le privilège les ouvriers de l'armée avaient eu investis. Malgré son autorité. de Daremberg. -/. Gérard. elles renfermaient d'autres métiers *. Les deux centuries ne contenaient pas tous les charpentiers et forgerons. VI. 420. p. c'est qu'il datait si d'une époque assez récente. p. Verfasconjecture que le sung des Servius Tullius. III. mais seulement ceux qui fabriquaient et réparaient les armes et les machines de guerre. L. fabri. soit avec la première. p.bi otiXottoiçov te xat xexcdvtriv xï'i tùjv : à'XXwv xtov crxeuaÇdvtwv xà xôv t:gâeuûv z'y/prpza. nous ne pouvons nous rallier à cet avis.-It. 1. 17 Suo si. ? pourquoi n'est-il pas cité sous 2 la république parmi les antiques collèges coll. n. Huschke.. 3 St. épargné en l'an 64. 325. il officiels. 5. du en serait évidemment de les comme même des musiciens militaires L Le silence que auteurs gardent sur ces derniers prouve assez que les collèges de charpentiers et de forgerons n'avaient. d'autre part. Gaudenzi. ni même sous la république. de former des collèges droit de suffrage.. selon Denys d'Haliles carnasse. 287 — Cfr. 59 ô'aroi ouo Xdyoi xexxdvwv tEYvai.

devait se contenter des droits les dont jouissait tout citoyen. Les la corporations qui faisaient partie du troisième ordre. section. réunis en corps. mais l'eussent-ils même emporté dans leurs que pouvaient-ils contre les trente et une tribus rus- tiques? Aux comices qui centuriates. moyens légaux ou Nous pensons que les les artisans à moyens Rome.et ceux-ci receils vaient tous les ouvriers du même métier eux seulement. ni qu'elles aient trats. elles figu- raient souvent à côté de la curie et des Âugus taies Mais rien ne permet de croire qu'elles aient joui de privilèges politiques. tout collège était attaché à municipe formait une véritable institution communale. . étaient plus estimées plèbe. que le commun de la populace. les votaient avec elles aux concilia pleins et moins aux comices tributes tribus. n'avaient pas d'autre intluence ouvriers et le que celle que la cohésion nombre peuvent donner à tout groupe. mais aussi 1 Flokus a peut-être III e t'ait la même confusion. concouru. 2 Voyez infra. étaient exempts de l'impôt. ils Sans doute. . ne jouissait du droit Il de suffrage ni d'aucun privilège politique. la plupart étaient relégués avec les affranchis dans l'unique et eapite censi. L'artisan. en vertu de la loi ou par la violence. nombreuse centurie des disposait d'une voix sur cent quatre-vingtils treize! Capite censi. ehap. les tribus municipes. II e p. <>3. à l'élection des magis- comme individu. Voyez supra. à Rome. privée et Donc. Or. au premier siècle de notre ère. et dans furent longtemps sans compter. en fut de même son dans les cités et de l'Empire. aux comices. aucun collège. ils la plupart dans urbaines. romains eurent recours à ces deux sortes de vers la fin de la république surtout. -. sans excepter ceux qui renla fermaient des ouvriers utiles à guerre. Là. § "2. sans aucun rapport avec les collèges. celte influence peut s'exercer par des illégaux. Compris pour considérées. I. devaient probablement leur naissance à n'avaient en vue qu'un intérêt particulier l'initiative i. . comme corps.( 165 ) taires. partie.

: continue : « deinde habeto rationem urbis totius collegiorum. VIII. : leurs suffrages devaient une certaine valeur on les recherchait. les chevaliers et les tous les ordres. p. car actifs. il se rencontre à hommes puissants de Rome beaucoup d'hommes » Puis il beaucoup d'affranchis ex ils inlluenls. 4 B Ad Attic. = 65 3 . toutes les centuries. or. montium. De petit. per eos reliquam mullitudinem facile tenebis » De * Liv. Inscr. éd. Tite-Live qualifie militiae dédaigneusement idoneum genus *. 1. 1. Voyez supra. adjunxeris. pp. Cfr. minime On ne les admettait dans les rangs de l'armée que quand la patrie était en danger. à l'époque de Cicéron. Sur cette date. aliquot collegia 4 .( 166 les ) exclus des légions. et avant tout les sénateurs. si pago'rum. cons. 1. Ibid. donnèrent aux artisans une importance inconnue jusque-là -. » Plus loin. Voyez supra. 20. Teubjvek. 41. vicinitatum : principes ad amiciliam tuam z. c'est-à-dire un an avant briguer le la dissolution des collèges. de Lyon. qui s'accomplit au VI e siècle. ils purent servir comme la volontaires et ils entrèrent dans les légions qui achevèrent les conquête du monde. 69. Lecture de Mommse. 2 3 Voyez A. presque beaucoup de municipes. lui dit-il. Leurs collèges étaient probablement les plus nombreux parmi ces avoir acquis collèges populaires auxquels.n. quelques plus que n'importe quel : homme tout l'ordre équestre. beaucoup d'hommes de tout rang que tu as défendus. selon Quintus Cicéron. En 689 . . p. I.. tu en as nouveau tous les publicains. 4.. tfopificum vulgus et sellularii. 3. 30. I mitres ad Ciceronem. 408 et 425. I. il revient sur la même idée : « Attache-toi. n... En effet. et la réorganisation démocratique des comices. l'orateur se préparait à consulat pour l'an 691 son frère lui écrit : « Il faut avoir une foule d'amis et des amis de tout genre. p. voyez Klotz. de Boissieu. Cette révolution dans qui modifia profondément la mœurs romaines. constitution de l'armée. collèges. Depuis Marius. VIII. 376. les can- didats devaient faire leur cour.

tribus. Les corporations ouvrières avaient donc pris un caractère cipes) politique. crois. aut collegii ralionem valent K » Mommsen admet collèges d'artisans. Mais ne autre chapitre (V.'il Tite-Live (40.. noli igitur eripere hune inferion generi 4 hominum fructum oftvii. de membres. sur les divisions . Bei. p. Fulvius . dans les régions et dans les était fait depuis 179. dit et : mutarunt suffragia regionatimque tribus descripserunt. Il ajoute « le cens. 275 = Trad. p. au profit de celui qui avait su gagner leurs chefs [prin: elles vendaient leurs suffrages 3 . -20-2) les mnftmâssige Vereine nus dern niederen Volke gebildet. le mot collegia ne peut indiquer des collèges aussi importants que ceux des sacerdotes publici. rejeté toujours à la fin de rémunération. Mommsen. Et en effet. mais surtout de ces derniers 2. des membres du même collège : tent tribulium propter munidpii. VIII. 34. ou dans une partie de celle-ci. Pro Mur. De coll. p.même dans toute l'Italie il doit se concilier les gens qui ont du crédit dans leur tribu. il s'agit des nous pensons qu'il s'agit des collèges populaires en général. 71 : Voyez Cic. comme en fondant le vote.in-Iiei. 32. 19).ainay. que. sans doute. parmi lesquels les collèges sont les plus 3 nombreux et les plus importants. Il Cicéron en parle dans un les s'agit donc de tous collèges populaires d'artisans (collegiorum omnium).alnay attache trop d'importance à la réforme des tribus opérée en l'an 179 Xobilior. par exemple auprès des citoyens de leur municipe.. de leurs voi« qui apud aliquam parsins.. car celles-ci s'appellent toujours sodalitates et Q. p. Sans doute. Aemilius Lepidus etM. = o7o par les censeurs M. I. Madvig : (I. aut vicinitatis. Calo. depuis les réformes de 241 d'alors pour 4. etc. dans ces trois passages. s'agit- il pas d'associations électorales? Non. 169. D'ailleurs. « les métiers formèrent dès lors des espèces de collèges électoraux et il cite à l'appui les : affiches électorales de il Pompéi! Voyez inf'ra. s'exerçait cette influence des collèges et de 179 1 ' De petit. 59. Selon generibus hominum ». le mot multitudinei exclut des collèges qui comptent si peu appelle . causisque quaestibus Belln-Dei. elles se laissaient corrompre. religieux ou professionnels. Nous connaissons trop peu les comices électoraux nous expliquer comment populaires..

Willems. Jug. qui électorale par remit les élections au Sénat en ils 13 3. est possible que les la cette centurie avait disparu ils Faisant partie de toutes les tribus.. comme les métiers. Mispoulet. l'état et la profession de chacun. 73 : opificia agrestesque omnes.. n. 4. p. 163. faut croire que Qui n tus Cicéron si voulu omettre aucun moyen de réussir.. I. ne le croient prouvent pas maintien des centuries. 4. Mommsen. n. certains citoyens non-propriétaires qui y étaient appropriés par leur naissance. n'est plus question non plus des quatre centuries d'ouvriers le et de musiciens. [. 1861.'i. est difficile de comprendre qu'ils aient pu exercer Il une influence sérieuse. I. faible fût-il. VI. . (Journ.( 168) les tribus au lieu d'être relégués dans urbaines et dans la centurie unique des capite censi. Trad. pp. 47. de l'Instr.-R.. dans comices centuriates. éd. quorum res fidesque in - manibus 11 sitae erant. l'an les comices furent dépouillés de leur compétence Tibère. les collèges de. !.. 185 = pp. en admettant majorité dans il même qu'ils la formassent les soixante-dix centuries de cinquième n'a classe.. la con- des citoyens d'après le rang.. 5. dans les villes italiennes et provinciales. et les collèges. Après ° la réforme des comices au il on ne parle plus de eurent leur mot capite censi et 2 . 129 : ) Mommsen (St. c'est-à-dire centuries de cinquième et dans trenteêtre rangés cinq centuries de juniores seniores. comme Instit. A Rome. sous l'Empire. i. 325- 326 3 Tac. à dire aux comices tributes. parleur condition juridique et par leur profession. pp. 5e p. auxquelles fait allusion le mot regionatim. Bien dans trente-cinq centuries de peu devaient être assez riches pour dans une classe supérieure VI e siècle. mais n'a-t-il pas dû avoir comme conséquence inévitable de transformer surtout. carrefours en associations politiques? » p. » 1 Sallust. -287-288 = Trad. Droit public. publ. rom.. p. avait probablement donné lieu à la formation de collèges de tribus. Ann. I. cette réforme ne peut se préciser de plus près. 111.. VI. les artisans furent disséminés dans toutes les les tribus et la purent figurer au moins dans toutes classe. 207-208) explique « Ils inscrivirent dans les tribus rustiques. 1. que ces artisans et ces artistes forment plus tard. En l'absence de tout autre l'enseignement.

p. les commerçants de Pompéi. II. On a retrouvé celles des orfèvres Des marchands de bois [lignari universi. IV 677). H. de Bousquet de Florian. dont le Sénat sous Tibère.( 169 ) servèrent plus longtemps et nous y voyons les collèges d arti- sans jouer un rôle assez important. C. les fouilles L'une des surprises réservées à notre temps par de Pompéi. c'est précisément une image fidèle des élections de l'an 79 dans un municipe romain. IV 1768 Des clibanaires (clibanari. 26 et suiv. Des muletiers {muliones universi. municiPompéi. qui vient confirmer. [aurifices universi. mun. pp. . 25. Liebenam. La lutte avait été ardente. IV 886) ). ces hautes fonctions avaient été chaudement disputées les murs déblayés après Les artisans et les avait supprimé les collèges : dix-huit cents ans portent encore environ quinze cents affiches électorales. Promenades arch.. 2 Voyez Mal'é. . 960). 35-37. qui cuisaient dans des Willems. Des cabaretiers [caupones. 295. 202. IV 710). Paris. Des élections pales dans l'Empire romain. /. 206).. Des boulangers (pistores. IV 149. dans le une certaine mesure. p. de Pompéi. rôle qu'ils avaient joué à Rome même. 113. L. 24. IV 336. 1 Préface. Vcreine. G. Élect. Relig. étaient quand même restés unis et prenaient une part active aux élections. Un grand nombre de ces réclames émanent des collèges professionnels. 1838). IV 951. Boissier. Des pâtissiers (libari. IV. pp. rom. 1891. IV 97. Thèse. 180. (pomari universi. Overbeck-Mau. 183. 134). n. IV 485) -. IV 373). Des charrons ou voituriers Des fruitiers (lignari plostrari. Pompéi venait d'élire ses duumviri jure dicuudo et ses deux édiles quelques mois avant la terrible éruption qui l'engloutit au mois d'août 79. où les sociétés et les particuliers recommandaient leurs candidats. 368-369. pp. Des cuisiniers {culinari. Willems a expliqué la part qu'y prirent les collèges de tout genre et particulièrement collèges d'artisans 4 .

larronneaux et dormeurs 6 et une société de joueurs de balle 7. Voyez supra. 101 1 : p. 373). : « » discentes. Enfin. 40-41. 30. (fullones. foreuses. IV 826). H. p. on trouve des sodales dont le nom spécial nous est inconnu 8 Toutes ces associations soutiennent y avait aussi des cercles . 123. Cfr. Voyez encore IV. mini. op. IV 221. Ces corporations s'étaient n'avaient jamais été la reconnues . . IV 743) Et des marchands de parfums (unguentari. Cfr.( 170 ) fours. . >. 10783 : IV 951. en est de même : de ces collèges religieux d'Isis * et les que nous trouvons à côté d'elles les fidèles 5. IV 1147. 6. 54. 26 3. : IV 575-576. . IV 815). IV 275. patronne de Pompéi H d'amusement portant les sobriquets de tard-buveurs. 490 : I. IV 274. pp. 3338. /. 84.. supra. agricolae IV 99 chypari? caepari? (Guarini) ihurari? iMommsen) cupari. 3 * 5 e 7 36). Elles vantent ses mérites: un excellent homme. (ofjeclores. tonneliers p. p. Willems. Cfr. IV 246 sicarii. 38. n. leur beauté Des marchands de Des pécheurs Des foulons Des teinturiers volaille (gallinari. (piscicapi. 581. adorateurs de Vénus. : p. IV 1146 : Venerii. 2. IV 864). Élect. f Bluemner. : pp. 673 p. IV 787. . (Liebenam. 2 Willems. . — Plusieurs de Isiaci ces programmes sont antérieurs aux élections de l'an 79. appelés * . 497). Des fabricants de blouses (sagari. IV 753) Des barbiers {tonsores. Voyez supra. des pains renommés pour IV 241. Des portefaix (saccari. clibanes. elles formées en dépit de loi et continuaient d'exister : malgré une défense formelle elles pas faite sous Tibère 3 II aussi n'osent- prendre le nom de collegia. jeux magnifiques 9 il sera un bon édile et donnera des on déclare que c'est avec bonheur qu'on 1 Willems. avec ardeur c'est le candidat de leur choix. IV 609) .. Technologie.

IV 183. ce n'était souvent pour et uns qu'une manière de témoigner leur reconnaissance 1 IV 221 IV 710. 42) : conjecture dans de Bousquet de Floriax [Op. de même *. I. 1147 : aux 5 Les mœurs romaines fieret. des femmes même. c. V. p 33-2. p. Op. IV 336: aux caupones. : Firmum qu'on aed ilem) o{ro) Caupones. Quand les présentations sont faites. comme si cette déclaration suffisait ils pour entraî- ner les indécis. qu'elles patronnent. cupiunt) seulement comme candidat. G. les collèges le : capi fac(iunt) * 2. Parfois ce sont des particuliers qui s'adressent par voie d'affiche et les prient aux corporations Vettium de voter pour leur candidat v{os) f(acialis). quominus pro nie ambitwsa Les femmes de Pompéi qui signent des affiches (IV lit. Duruy. Op. L. Boissier. 609 pilicrepi. 2 3 IV 826. II. ils proclament qu'ils voteront pour lui Popidium Rufum aed{ilem) pisci(faciunt). 0}>. IV. adressait cette prière à des particuliers influents Tous ceux qui croyaient jouir de quelque autorité. faciunt. facile ^. recommandaient sérieuse sur les élections. IV. : Seneca. 17 nihil mores obstiterunt. Sur le sens de rayant. cliap. ad Helv. qu'ils l'appuyeront été officiellement présentées. était l'Alcibiade de Pompéi et que mainte Voyez infra.( 171 ) s'est décidé en sa faveur i. p. sans aucune exception (universi). § 6. Il faut sup- poser que les collèges aussi croyaient avoir une influence y allait surtout de leur propre intérêt.. C. 10. * Overbeck-Mai. I. II. voyez C. pp. 156. 79-85. p. Willems. Cfr. Consol. 3294) seraient. . c. : cupiens fecit. Tant que les candidatures n'ont pas recommandent (rogant. car les candidats appartenaient aux plus riches familles. Aspasie s'intéressait à son élection! 6 il suppose que Gosellius Marcellus. c. 14 et 47) des cabaretières et leur but partisans du candidat. : aux unguentari. dans lesquelles Selon les la les collèges choisissaient aussi leurs juste remarque de G. patrons 6. Voyez une autre p. L. Souvent annoncent qu'ils voteront tous pour lui. c. mais il leurs candidats». admettaient cette intervention des femmes. selon serait d'attirer les Willems (pp. 11. cupiunt. Boissier.

Sans aucun doute. comme les n'épargnaient aucune peine pour faire passer thies. il fallait être nommé par la majorité absolue des bureaux électoraux. Quant aux membres de d'une voix. i . surtout les services qu'on lui avait qu'il espérait. pour être élu. Les depinti de Pompéi nous fournissent une preuve du artisans et rôle politique des montrent et qu'ils concouraient à l'élection indivicorps. intervention exerçait on est tenté de croire que leur une influence considérable sur le résuldifférence du scrutin. mais le temps en a effacé tout vestige. que. Mais quelle cependant avec nos corporations du moyen âge. chacun disposait les élections se faisaient au suffrage universel. mais l'intérêt particulier du collège. dans sa tribu ou circonscription électorale.( 172 ) pour les autres. car et l'électeur votait ces associations. ils duellement. les élections se passaient de la même façon dans tous les municipes et dans toutes les colo- nies. nous ne nous doutions guère de' cette vie municipale si intense et si animée. Quand on tat voit leur ardeur. nous offrent un tableau vivant de ces mœurs si curieuses. la rédaction de leurs affiches ne nous apprend pas les motifs qui les guidaient. candidats qui avaient leurs sympaelles avaient Quant à ces sympathies. dégagés après tant de siècles des cendres du Vésuve. et les libéralités qu'il avait reçues déjà ou qu'il attendait dans l'avenir '. pour origine. Les éloges que les collèges font des candidats ne diffèrent pas de ceux que leur adressent les particuliers. qui dirigeaient nos plus grandes communes! On admet généralement que dans encore. non rendus ou pas une raison politique ni religieuse. de flatter un candidat qui n'avait pas d'échec à craindre. On le voit. les murs de Pompéi. après la les colonies et les muni- cipes le peuple élut les magistrats locaux pendant deux siècles réforme qui s'accomplit à Rome sous Tibère. si semblables aux nôtres.

le peuple n'avait que la droit d'acle magistrats élus par curie . p. 399-400. : Inscr. s'adresseraient aux décurions. Willems. pas moins mais les collèges d'artisans n'en joueraient : un rôle important leurs recommandations. en Lydie. Giraud. la date de cette révolution qui dépouilla les comices municipaux de l'élection effective. Or. L. en clamer les l'an 79. p. et centonar. o46). cupere et que dans ces pronon facere (voter . Duruy. collegia fabr. pp 83 et suiv. c'est curie ou le sénat municipal qui le nomme le les le magistrats. selon Mommsen 2. à Ariminum. 2224 = Allmer.. C. les comices n'ont plus que sénat droit de ratifier choix par leurs acclamations. inscriptions prouvent qu'à cette époque encore les candidats : recherchaient c'était la faveur des corporations professionnelles pour eux un élément de succès que la d'être populaires dans cette partie importante de plèbe *. 380. 28. de Lyon. Contrairement à l'opinion générale. V. Il est vrai rogare. c. 1. Voyez nos Indices (Honneurs décernés à des magistrats municipaux». Nous devons avouer que certains détails de ces affiches semblent peu sérieux plusieurs d'entre elles ne viennent certainement pas de vrais électeurs. III. Voyez de Boissieu. peu furent dépossédés la Cependant l'organisation municipale tendait aussi à devenir à peu les comices du droit électoral. St. Alors on voit souvent la peuple demander au et il nomination d'un candidat préféré n'est pas rare les de rencontrer des duumviri ex postulatione populi. Cfr.-R. 350 -= Trad. I- M. 144.( 173 ) de jour en jour plus aristocratique. remonte au 1 er siècle et suivit de près la réforme de Tibère. VI. par exemple celles qui sont signées par des . il soutient qu'à le Pompéi même. C'est aussi le lieu de parler ici d'une particularité vraiment Les curieuse que nous trouvons à Philadelphie. qiivd honore H viratus indus triae 2 (sic) administrai omnibus plebis desideriis satisfecit. II. Nous devons ajouter que. de Lyon. femmes ou par Vénus elle-même (IV grammes on ne trouve que les mots pour). au lieu de s'adresser aux citoyens. Op. et au III e siècle. 1 Wilmanns. XI 418. à un // vir in ex aère conlato. p. tel serait sens du mot facere dans les affiches électorales. Cela nous semble peu vraisemblable.

et les ouvriers en laine sont chargés d'en élever une. de Vïnstr. vers la tin de la république. de l'Acad. Liguas. En effet. Ailleurs. XIII. pp. 'S'i-lil. 3422). 11 la faut. 413. 656. 59. I7i:!">. s corr. />'////. jusque-là les Lebas. 1868. comme le dit il Boeckh. Cfr. 628. 593. .. vol. publ. l'in- fluence illégale la classe ouvrière sur politique fut plus importante encore que sa participation légale. n.( W ) ouvriers en laine et les cordonniers y portent les an/) 7) noms la d'iepà T(ôv èpt. qui se donnèrent peut-être une constitution démocratique en les tribus 3. 1889. descendre jusqu'aux communes lombardes flamandes pour trouver une institution semPhiladelphie les tribus génétiques blable. la - C I. 111.oupywv et ''spà cpuXvi twv crxuréwv '. avec note de Boeckh. Nous ne pou- vons pas remonter plus haut que i le VII e siècle. et Wagener. Strabo. à le le pendant dans dant que reste de l'Empire romain. en résulte qu'à Philadelphie la corporations d'ouvriers formaient tique. à Rome de surtout. Wagener. Tandis qu'ailleurs les ouvriers (âpyaSerç) ne formaient qu'une division du peuple. I.. terre avaient fait plupart Quelques-uns restèrent. p. les corporations d'artisans ou étaient rem- placées par C'est un fait exceptionnel que Wagener campagne c'étaient explique par ce que raconte Strabon. 648 (= C. dit A. i. Gr. identifiant les collèges avec C'est là une la particularité le unique dont on ne retrouve pas jus suffïagii. ne peuvent être que base de division poli- les subdivisions du peuple.i un collège le soin de l'ériger (Bull. p. en Belg. 10. sans doute de pauvres ouvriers. Ailleurs c'est la 3ouXt} (h- i[iii décrète II. ML. I. Gr. Les sepl phyles sacrées votent des statues. la statue et confie 1. Une inscription parle de sept phyles ou tribus sacrées existant dans ville -. roy. . les la A l'époque de cet écrifuira la tremblements de des habitants. même les Ces phyles. 10-11. A. en attenle plèbe perdît retour annuel des la classe comices ne devait pas peu contribuer ouvrière ce goût de tieux la entretenir dans politique et même si des mouvements et sédiil que les empereurs redoutèrent longtemps la dont nous reste à parler. se à confondaient avec elles. Rev. vain.

de Guerle. étaient en grande partie des 1 Cic. S. parlant de ceux qui avaient voté son exil. Quem .( 175 ) artisans et leurs collèges avaient vécu dans l'obscurité. ceux qu'il qualifie naires et ailleurs de de merce- brigands °. Friedlaender. 290 et suiv. pour ne pas dire toujours. incensis. p. : De domo. f'utu: l ntm 2 fuit? Voyez Duruy. Cfr. Ouverture des fours. 89 An tu populum Romanum non prieras esse putas illum. IV. ex conductis. omnis quorum tabernis. Morel. Discours 3 .. Les citoyens d'une tribu votaient dans une les Juifs. formait moindre partie de l'assemblée 4 . p. 1858). quand on aux le voix. . 17 : Multo vero est maxima pars eorum. 3 . alitur otio quaestus. ex egentibus congregatam 6 Ibid. I. 53 : nisi omnia per servos latronesque gessù >es. électorales de Rome Univ. époque avait gardé cet esprit conservateur nous croyons que c'est une erreur et il nous sera facile de montrer que les artisans. aux agitations qui troublèrent l'ordre public ou qui faussaient le résultat du scrutin par la violence. qui mercede condiccuntur? . « Les Grecs et les affranchis et les esclaves étaient dans les réunions publiques les visiteurs les plus habiallait tuels et les braillards les plus ardents. trad. de Gand. 3 1 Cic. VI. 20. 18. Madyig. pp. qui tu constat ex us. nisi tabernis clausis frequentare . I. occlusis Etenim ovine connu instrumentum. 33. 159. quid tandem. . et. Roulez. Sur la foi de Cicéron.. enim potius dicendum) genus hoc univer- sum amantissimum si opéra atque quaestus frequentia civium sustentatur. 52. Pro Ses!. p. V. qui in taberriis sunt. tamen populum Multitudinem kominum ! ex servis. Trad. le nombre de ceux qui avaient constitutionnellement la droit de voter. dit à Clodius : a Prends-tu pour le peuple romain cette assemblée comici posée de mercenaires »? » Or... 365. rom. Mommsen. p. In Cal. Eist. geoisie de son On ne saurait se figurer quel aspect présentait le et Champ de Mars en ces temps d'anarchie comices romains autre 3 . immo vero (id est otii. les petits commerçants et les « taverniers » furent mêlés bien des fois. n. vol. 273. 2. » Cicéron. la petite et l'amour du désordre n'avait pas pénétré dans leurs rangs. ce qu'étaient devenus les -. -271..sur les mœurs p. minui solet.. ex f'acinerosis. on suppose généralement que bour* .

VU. /. Pour exciter des 1 Luc an. sed mundi - G. cette populace comprenait d'autres éléments d'étrangers. operarii. les artisans ils dans tous désordres. : Cic. fraudes pour usurper droit de cité enfin une multitude . quorum res fidesquein manibus 6 situe erant. operae. dans toutes les émeutes formaient une partie importante de cette « sentine » de Rome. IV.. Boissier. Ibid. id sutores et ionarii conclamarunt. Ibid. de l'univers le qui employaient toutes 2. 17 ad eum eripiendum sollicitabant. 18 : opifices atque tabernarios. quand les complices de Catilina sont en prison. Sans doute.. d'esclaves fugitifs qui se cachaient dans cette ville sans police 3 Mais les artisans et taverniers [opifices et tabernarii *) sont tou- jours au premier rang. liberti si : atque pauci ex elientibus Lentuli diversis itineribus opifices atque Cic. Cat. à qui fait-on appel aux ouvriers saire 6. iii. 8 Cic. : Sali. véritable les lie : fies paysans ruinés. nous voyons figurer .. mais l'orateur veut rassurer 11 Sénat n'est pas sincère. 56.( 176 ) artisans. 44. Cicéron et ses amis. atque illam V. 1)0 : Sall. tabernas.... VIII. et leurs ateliers En l'an 108. Cat. en affirmant formellement qu'il était aisé de soulever les ouvriers et les 8. Sall. 13 : omnem faecein civitatum quid est negotii concitare? De domo. les En effet. Pro Flacco. Ou bien II. En l'an pour faire cortège à Marius qui brigue le con63. quid est Serijius'. ils quittent leur ouvrage sulat 5 . 70. Sans doute. In Cat. qui leur était nécesle pour gagner leur et il vie. 30. . lenonem quemdam Lentuli concursare circum rvitia in vicis occiusis tabernis. qui se mettait aux gages de tous les perturbateurs. dit aussi que ". 3 * '• Wallon.' concitator tubeniuriorum. /. : 8.. 399-401 faece replet a m : nulloqiie fréquentent rive suo Romam. pour les délivrer? Aux esclaves et Us étaient donc faciles à ameuter. p. 17 quod Mithridates VIII. 372. Jtig. se relie dixit. la Cicéron prétend qu'ils aimaient paix... : p. nous savons que les esclaves répondirent en masse à l'appel de Catilina taverniers Du reste. or. les esclaves sont prêts à défendre la république.. une foule *.. Cicéron se contredit ailleurs. 73 opifices agrestesque omnes.

Arad. Voyez ci-dessus 2 De domo. quand veut empêcher son adversaire de plaider pour Milon 3. 54 : cum edictis tuis tabernas claudi jubebas. du reste. dit : praedicabat. p. Pour bien comprendre le les cas dans tous on s'adressait à leurs collèges. pp. 144 : : ut seditiosi tribuni soient. Il s'agit de l'exil et du rappel de Cicéron. 18. 35) §ij : Postero die clausae fuerunt tota urbe tabernae. La plupart des métiers formaient alors des corporations 6. il est vrai que cette fois-là ils furent du côté de l'ordre. imperitae multitudinis quaerebas venditabat se operis atque ab 5 Cicéron iis se non vim du consul Gabinius^an 58) ereptum. LlEBENAM. coutume le de fermer les boutiques C'est ce que fait Clodius. ? De domo. quaest. In Mi!»)!. Manceaux. le faire le plus souvent. 21. Cic. rétablit les collèges. p. dit-il encore. 89. et suiv. voulant se préparer des auxiliaires.. en l'an o2. ne de ambitu causant diceret. Ce fut en l'an 58 que Clodius. VIII. Wagener. §§ 28 et 29 (éd. Xous ne soutenons pas. que mais on devait Nous avons même un exemple certain de l'intervention des collèges comme corps. occludi 33. pp. xxiv Voyez supra. 28. dont la grande majorité des artisans faisaient partie. On et objectera que.) Asconius. édition de ce discours. 87 12 . mais nous si ne saurions admettre que ces artisans turbulents étaient précisément ceux qui étaient restés en dehors des collèges. Aussi pensons-nous que la plupart des collèges d'artisans furent supprimés en l'an 64 comme S. ayant leurs prési- décurions. on parle des artisans non de leurs collèges Cela est vrai. et suiv. IV. tabernasjubés. Il était d'autant plus facile de se servir d'eux qu'ils étaient enrégimentés dans des corps divisés en centuries dents et leurs et en décuries. 47. et c'est le moyen qu'emploie il tribun Minutius Plancus. Kiessung et Schoeix. 1 Cic. en l'an 08. A. 98 et suiv. etc. comme tels. contraires à la sûreté publique 4. (Pro Sestio.( 177 ) désordres. quand il veut exiler Cicéron -.. 4 •'' 3 et 71. pp.. Pro Mil. les tribuns séditieux avaient *. aux troubles de cette époque. (Mons.) 6 Voyez supra. dans les passages cités. mais cela prouve au moins que les collèges étaient mêlés.

qui s'étaient rétablis. Tous les corps politiques. Pro Sestio. 78. mais ce fut en faveur de Cicéron. il faut se rappeler quel parti le tribun tira de sa Les anciens colplus vile popuet lèges purent renaître. 27. Supra. . toutes les associations rendirent des décrets en sa faveur : Nullum <tut eral municipium. Italiae prirent le deuil. 14. Clodius voulait surtout organiser lace de Rome et former de véritables régiments d'esclaves et de misérables. se seraient S'ils avaient voulu une révolution sociale. Ibid. p. : 2 Scsi. omnino aliquod commune consilium quod non tune honori/icentissime de mea sainte decrevisset 3 Mais grâce à societas vecligalium. Ctr. Preuve évidente que de réforme sociale de leur . nulla aut concilium nullum collegium. Voyez Mommsen. et plus tard contre Pompée Les véritables collèges. depre- operarum suarum gladiis et lapidibus objecerit.. De coll. Clodius était maître des comices.( 178 ) rôle qu'ils jouèrent après la lex Clodia de collegiis. C'est de ces bandes ainsi recrutées qu'il se servit dans sa lutte acharnée contre Cicéron 2. Caton. mais. par ne pas s'opposer à prirent aussi parti dans cette lutte.. Ibiil. p. 38 erat autem mihi contentio non cum victore exercitu. ne songeaient nullement à l'amélioration condition ils ne cherchaient dans ces désordres l'intérêt qu'un côté profit passager ou de la ils corporation. "11 qui — honestissimos équités romanos. Pompée à susciter qui avait un nouveau mouvement en faveur du grand citoyen payé si cher son dévouement à la patrie. les artisans ne se proposaient aucun but ils . 17. 32. loi île 1 . Cic. Cic.. nulla colonia. Les corps 1 Voyez supra. sed cum operis conductis et ad diripiendam urbem concitatis. 97. 59 cum videant per tribunum aliquem et sexcentas opéras se fortunis catores su huis : meae : spoliari •"> (il s'agit des rois étrangers). . l'exil : Cicéron tisans. et l'exil de Cicéparvint ron fut prononcé. Pro % — et suiv.. nulla praefeclura. sous prétexte fonder des collèges la nouveaux. Quelques mois pi us tard. qui avait fini la lex Clodia. 12. Romae ses bandes. les tous ses efforts pour échapper à sénateurs même. pp. mis du ses par- du tribun fit socialiste.

In Vatin. aussi bien dans les villes de proaux : vince qu'à itome le 4. plus que les troubles changement de auxquels lois beaucoup prohibitives pour mettre un terme aux les politiques associations priva participaient. L. Tels sont les et faits précis que nous connaissons. nullipagani aut montani. on voit clairement : que les corps de métiers ne firent pas exception Omnia Ma senatus consulta. Avec César la Auguste. 41 : cum de nie — ea -J. 18. C'est aussi l'avis de Cfr. les La suppression des populaires de comices par Tibère collèges et Rome de toute influence électorale leur enleva les fréquentes occasions de se mêler aux violences et 1 Cic. cunctarum societa- twn. 8.. 73. de Boissieu. pp. In Pis. 514. enfin ajoute : Nullum est in hac urbe colleijium. p.'). De domo. et de Liebenam. III. 3 1 Mommsen. III 6 . Gesch. collegiorum facto faleamur terris i . décréta publicanorum. p. non modo de sainte mea. collèges populaires eu il s'agit encore une et fois de tous les général surtout des collèges d'arti- sans 3. Sénat. — qui non amplissime 2. omnium décréta de il me reipublicae causa esse : Et ailleurs dit encore Quod enim est in tanlum tantulumve consilium quod non de mets rébus gestis essent optatissima elpulcherrima. elle se mêlait troubles de tous genres. p. la comme Mommsen constitution fit le fait remarquer 5. sed etium de dignitate decreverint Dans tous ces passades. Italiae tolius. que pelait la république elle-même le rap- par son deuil! En lisant son récit. 28. qui occupe le second rang.. selon ses paroles.. ensuite. l. avec ses sociétés de il publicains. la situation changea. l'ordre équestre. mais classe ouvrière con- serva longtemps encore ce goût pour les séditions et les désordres sans aucun but politique ni social. il quaemihi Puis cite la plus auguste assemblée de l'univers. judicaverit le ? ea. ea collegiorum (fuerint). . et les scribes. 380-381. Cohn. 2 Cic. Sans doute. 91. populi jussa.( 179 ) politiques et les associations renouvelèrent leurs décrets : on eût dit. 3 liou.

Remarquons que : ces troubles n'avaient pas un la caractère politique. Les cor- porations d'Alexandrie furent interdites pour le même motif par Flaccus -. p. . il elles n'étaient pas restées étrangères aux crimes qui provoquèrent la lex Julia. les collèges ne voulaient pas renverser constitution c'étaient les réjouissances publiques ou les fêtes des collèges qui étaient l'occasion de ces violences.000 soldats pour l'étouffer sanglantes de Pompéi. Voyez supra. et remarquez les mots : toi. il les collèges dégénéraient en associations les villes constate que toutes de cette province avaient été troublées par des associations de ce genre.( 180 le ) aux séditions dont treint le forum. En firent rappelons les rixes qui sup- primer les collèges non autorisés de cette ville. elles se distinguèrent sans doute parmi illicita. selon ses propres paroles. " 1-7. et ces désordres. qui célèbre. Elles n'étaient pas seules dans ce cas. c'est que. toujours On ne saurait dire au juste jusqu'à quelle : esprit turbulent des collèges est-il époque dura cet que les auteurs du Digeste ont cru devoir rappeler à plusieurs reprises les lois 1 Vopisc. 38. leur nombre était fort res- dans la capitale la lex Julia. mais par leur nombre et par leurs habi- tudes turbulentes. D'ailleurs. fallut 7. monnaie. à Rome même. i. Mais en Italie et dans les provinces. Assurément. la éclata plus tard. il Il sera question au chapitre suivant des grèves dont est parfois fait mention. tous factieuses. ces collegia ces collegia sodalicia et ces hétéries si que les empereurs proscrivirent rigoureusement. aux atten- contre la vie et les biens des citoyens. continuèrent à prendre part aux rivalités agitations excitées par des tats de toutes sortes. Vita Aurel. purement locaux. La révolte des ouvriers de sous Aurélien. Kpiyp. les corporations professionnelles.aaw £jjL7rapoivoûaai. souvent établies sans autorisation. 3. Si Trajan redoutait les collèges de (abri en Bithynie.. n'étaient pas un danger pour l'Empire. n. est restée Italie. depuis Champ de Mars et les rues avaient été le théâtre.

ne sonles gèrent jamais à se révolter en corps contre l'oppression. jusqu'à la fin du siècle passé. — ils pro- fitent DE L'ASSOCIATION POUR OBTENIR DES AVANTAGES DU POUVOIR. pour échapper tirer une condition devenue intolérable De sion. les artisans ne s'efforcèrent d'obtenir des réformes le terrain la destinées à améliorer leur condition politique ou sociale. Sommaire NI : LEUR but n'est pas la conservation des procédés industriels. § 2. d'un L'APPRENTISSAGE. sur comme ailleurs. une industrie 1 Voyez III'- partie. tandis qu'il dure un peu plus longtemps dans les autres villes. ch. en une ville. cet état de choses dut cesser à mesure que ruine ils collèges entraient au service public et que la les affai- Quand ils furent écrasés par les charges. ni par leurs suffrages par des moyens illégaux. ce qui précède. d'autre part.( 181 ) édictées contre les associations factieuses. ils essayèrent de tirer parti de force la que donne l'association. politique mais. corporati et les collegiati du Bas-Empire se contentaient de à déserter individuellement *. POUR PROTÉGER LEURS INTERETS CONTRE LES ESCLAVES ET CONTRE LES MÉTIERS RIVAUX. la A Rome même. On voit que ce le n'est pas dans la politique qu'il faut chercher l'origine ni but des corporations professionnelles. le privilège d'exercer seules. qui eurent. Il est à supposer les cependant que blissait. ni l'exploitation en commun métier. But économique ou professionnel. . leur rôle dans vie publique cesse avec chute des institutions républicaines. 11. C'est au point de vue économique surtout qu'on n'a pas manqué de rapprocher les collèges romains de ces corporations fondées au moyen âge. nous pouvons une double concluni D'abord.

Trad. Herzog. etc. 200.( 182 ) déterminée i. p. 604. des Zunft Staatsverf.. Art de bâtir. 231-232. p. L'opinion contraire semble dominer. p. . » Aussi pense-t-il que ces corporations furent de bonne heure d'une grande importance pour la vie urbaine de Home et pour sa position devant les territoires latins elle ne : peut être mesurée. Mais le savant historien est obligé d'ajouter : « Du reste. Morel. qui leur ressemblaient par nom. 257. Die Form vermittelte die richtige Uebung und Ueberlieferung des Gewerbes. 137 (1854). dit-il. III. trad. d'écon. p. polit. Nouveau Dict. de L. pour conserver plus Il solidement plus sûrement leurs traditions. il n'y a pas de côté de la vie romaine sur lequel les informations soient plus rares que sur celui des industries 2. et dit-il. Cfr. - Rom. 148 « Il ne faudrait pas forcer l'analogie (avec les ghildes du moyen âge) et admettre qu'il existât : des examens de compagnonnage et de maîtrise. parlant des 1 'Hubert-Valleroux. p. Say. p. I. tion des collèges de Numa atteignit le Mommsen suppose que l'institumême but que les corle porations de prêtres. 1". de Guerle. fût-elle vraie admise pour les collèges du Haut-Empire. toutes affirmations sujettes à Dans son Histoire romaine. On : a cru que les collèges but analogue et la la protection du métier. des restrictions rigoureuses de ' la liberté de l'industrie. p.. Trad. cependant nous ne trouvons pas de trace de tendance au monopole. ne saurait être dotaux. 198. Cfr. Gesck. l. Nous croyons que caution. les y eut sans doute quelque moyen d'exclure personnes incapables. m. » Cette conjecture. Alexandre. basée sur l'analogie des collèges sacerdes collèges primitifs.. I». p. par l'état misérable où l'industrie latine se trouva plus tard. Madvig. 1038 : 262. le romains avaient un perfectionnement et conservation des procédés industriels jusqu'à des écoles d'apprentissage. ni de système de protection contre la mauvaise fabrication. Gallia Narb. Choisy 3 . » Liebenam. On a même ces voulu en faire des sociétés sont commerciales constituées pour des entreprises communes. I. « Les hommes habiles s'assemblaient. p. pp.

. 9) sont du même temps. Les lois qu'il cite (Cod. On allègue encore une qui précisait les saisons où les travaux de maçonnerie pouvaient se faire dans aqueducs. Dirksen. a cru pouvoir lex que dans chaque collège il y avait des règlements fixant méthodes de cet art et consacrant les leçons du passé. La collegii. Just. J. dit-il.197. prescrit seulement les procédés techniques que devaient employer les foulons. qui lui communiquent leurs SujfjioW xavovixà. p. dicta. pp. qui date de la pour les statuts du collegium fullonum. p. Aurelius de (Eranos Vindobonensis. //. Gérard n'a pas hésité il affirme hardiment qu'on avait : réglementé de même tous les métiers *. p.281).. On cite : une lex Metella fullonibus mais celte loi. et où le magistrianus » : Lebas. 3467 C. 10. III 628. 75.ix . voyez supra. Dirksen a déjà fait remarquer 3 dont parle Pline l'Ancien et république qu'on a prise à tort que vait c'est une mesure contre de sur les les fraudes des artisans individuelle lement. où Sardes s'adresse aux olxo8ôp. et les périodes 1 GÉRARD. Pi. ZV. 12. ipyoSdxat et èpyoÀâêot. = entrepreneurs et L. que nous décrirons dans la troisième partie. IV. . 26) est encore bien sont entrepris et exécutes. Contra Nissen. il s'agit du époque où les collèges ont pris un autre caractère. et qu'elle n'a rien être exercé loi commun avec collèges comme les contrôle qui pou- corps. puisque 2 3 le règne de ce prince va de 886 17. Il cite il est question de querelles entre ouvriers. VIII. Oehler dit des collèges de l'Asie Mineure : « In jeder Genossenschaft bildeten sich gexuisse Satzungen fur die Uebernahme ititrf Ausfûhrung von Arbeiten Gr.oi. 41. semblables à ces statuts qui interdisaient à nos anciens corps de métiers des procédés vicieux ou rendaient obligatoires des à généraliser cette assertion méthodes traditionnelles.35." Mais postérieur. Sur quoi s'appuient-ils? Nous verrons semblable dans les leges ni qu'il n'y a rien de le dans les décréta des collèges que hasard nous a conservés. c'est-à-dire le règlement d'après lequel les travaux c'est-à-dire d'une cinquième siècle (an 459). /.( 183 ) corporations de métiers dire les relatifs à Fart de bâtir. 59. p.. Le Livre du préfet ou édit de Léon le Sage (publié par Nicole. : à 912. 297-303. comprenait donc aussi des prescriptions techniques.

qu'il prend pour des écoles où l'on aurait instruit les apprentis. 1887. à hâter et progrès. contribuèrent. à perfectionner. note. p. 123. le local nous verrons que ce mot du collège s On pourrait . p. voyez chap. on trouve collège des teinturiers une Èpyaorîa Op£(ji.. Boissier. Ce collège au fête aussi l'anniversaire 21 juillet (IX 5568). n'est pas non plus organisaient l'apprentissage.. n'avaient imposés aux corporations: la concernaient les entrepreneurs de travaux publics Nulle part nous n'avons trouvé moindre trace de méthodes imposées soit par l'autorité. mais on ne saurait en fournir aucune exact de dire que les corporations s'est laissé preuve Il 3 . p. Die Vereine. même en l'absence de le tout règlement et de toute contrainte. d'Auguste. collège se recrutait Levasseur. soit par décret du collège lui- même même -.. Ce nVsi pus une école honorée du titre et <lu privilège d'école impériale. 3. la par l'apprentissage. Walter. 271). — nos quidem nescimus.xïi se l'attachant en . admis dans corporation. pas été comme *. Journal des Savants.( 184 ) où il fallait les suspendre. l'ouvrier était 55 « Quand il avait appris son métier. II. Krause. . 1. 28. note. p. 2 Orelli (4136. dit aussi : . 400 le : mit Schulen versehen. : n. le p. en signe de loyalisme (Maué. Le mot Augtistus est ajouté aux noms des dieux ïï : . » Ibid. le ils précédent. 1 Fkontin. à con- server et à transmettre l'habileté technique. Mais ces règlements. 139. Mais désigne le lieu de réunion.jia-:'. IX 5568 Schola Aug(usta) collegfii) fabrorfum) tignarfiorum Toleniinum. i honorés par les collèges et sans doute aussi aux objets qui leur apparp. Cfr. Sur 3 4 les décrets Buechsenschuetz. (\ tiennent. » Ces affirmations ne reposenl sur rien. Deaquaed.A Hiéropolis. en Phrygie. en multipliant et en resserrant entre eux les les collèges relations. 55 : « Composé d'ouvriers. Die Hauptstâtten. Krause 4 les sclwlae tromper par des collèges.\)i vero in collegiorum rectores ac magistri eo quoque oflicio functi sint ut et ordinem cogèrent castiga- rentque collegiatos desidiosos artem suam pràve exercentes des collèges. On peut croire qu'en rapprochant les hommes du métier. localités peut-être à tel rendre traditionnel dans certaines l'exercice de métier.

en Belg. 196. p. mais en dehors des collèges 3 M 533. des discentes. IX 1687 : discens Avgustiani studiis (= studii) amore repletus. ils délibéraient sur l'exécution et leurs décurions répartition des travaux entrepris. dit faire aussi des collèges la Krause. Mais sens de ces mots fort est trop obscur pour qu'on puisse en tirer quelque conle clusion. V 82. un pour les Sur 8pé|ji[ji. 4136. Cfr. Benev. /. Ce serait. il s'agit particularité comme : en présentent les collèges de l'Asie Mineure. 334. 13. arch. Dans leurs scholae. Rev. 632. atelier d'apprentissage 114). 1868. p. qui s'appellent studia les discentes - synonyme de le Qollegia. 2112 - . On pourd'une cas. A Bénévent IX 1663 1681-1687.. le collège des juvenes s'appelle aussi studium. note. à Pola. Cfr. ('•/•. selon Wagenek Rev. Il dit encore : « Aux subdivisions administratives ou religieuses des collèges s'ajoutait une autre subdivision fondée mula nature même des occupations auxquelles . Cfr. au collège des dendrophores Chez on trouve des doctores. de l'Instr. De Vita. celui-ci traitait avec jouait le rôle d'entrepreneur K magistrats et pourpre (Ramsay. de Bénévent.. 1687).. * CHOISY. p. Cfr. el qu'ils renferment. I. On voulu industrielles. de UAcad. /. qui appartiennent peut-être les gladiateurs. Studia Apollinar. «</ une institution de bienfaisance en tous . publ. une corporation de jeunes enfants pauvres. Art de bâtir. et l'on ne peut rien en conclure pour 1 les collèges romains en général. et Gunthar. /. 8.. p. voyez rait y voir Boeckh. Cfr. cette ville. Bull. Lebas. caractère et il même des associations de cette ville est douteux a est peu probable qu'elles soient des collèges d'artisans.( i8a ) alléguer peut-être encore les collèges le nom que prennent presque tous '. tâche.aTa [infe- rioris conditionis liberi). et p. / Krause. A part. Otelli croit assignaient à chacun sa que l'association assurait . VIII 2553. 164. roy. C. les pain quotidien et protégeait leur fortune 3 collèges se divisaient en groupes qui entreprenaient des travaux sous la conduite et la responsabilité pécuniaire d'un ouvrier les plus habile ou plus riche. A. mai 1889. 1887. Orelli. ouvriers. p. constituées mun sous la romains des associations pour exercer leur métier en comdirection de leurs chefs. Antiq. Nissen. XI ti-l-l-l. à Bénévent. aux ouvriers leur Selon Choisy. 3318. deBeig. VI 8659. n. Dans A Pisaurum : Wilmanns..

Sur la composition des collèges ax£[j.oAioO^xy) xr .p.v olxo[8op. le Tout cela est de chap. 3498 : i7turct)arâfji. Rome (vi 10298 et note) mais ce collège et sa lex sont trop obscurs pour qu'on puisse en tirer des conclusions.]îaç. v. du bâtiment se divisent en quatre ttjJç] lizaapa'. ce fut longtemps en leur nom privé non comme corporations. Lolling Mais d'abord rien ne prouve que dans cette inscription collège. . à tel point que. dédicace par deux Tzjyéizai. personnage considérable de Thyatire. originaires de Doki(C. 3995 b ). atsp. Cfr. collegiorum (Urbis Romae. Karlowa. p. Rien ne du travail. est tout simplement xoû dent des collèges qui s'appellent souvent VlNDOB.p. p. pp. Lebas.< fullones). Au reste. présidés par un -nrpocrrârnç unique Gr. et un ÈpycTriaxcÉTTfjç (Aup. les collèges de l'Asie ont tant 1 de particularités qu'il faut les étudier a part. 15-16). LOLLING. V. — Contra: Nisskn. xat 'Hauvîqj 0eoSo<rîou tw Trp oaTxrrj. /. quand les membres de certaines corporations se mirent au service de et l'Etat. ni que ce prostate était un directeur des travaux exécutés en commun. C- I..al Jj'. sans doute étranger au métier dv< teinturiers.» Theophilos im Verhàltniss des Bauunternehmers uim Baufuhrer.. IL l'imagination pure (Art de bâtir.evov (:wv s'agit d'un stratège. Voyez notre //«/<. MutiXtjvoÎoç Sop-oréxTOiv j-ô £py£-iTxâxï)v Mittli. 254-255. 79.. Nous aurons à parler plus tard le des corvées dont les collèges furent chargés avec temps au se livraient les membres d'un collège. II. III. Gr. : ( eùayyeXixîjç ayûXrjç. pp. » 11 la division extrême qui si la existait dans se demande division du travail ne se traduisait pas dans l'organisation des collèges par des catégories très marquées. /.( 186 ) Ce traire. à Hiéropolis voyez Mouueïov -/. n. 1743°). : dit du dernier Derselbe stand . — EutiyÎStiv. n'est là qu'une conjecture. On ne voit nulle part qu'une travaille corporation entreprenne des travaux en chacun librement et commun. Les collèges se répartissent en les classes d'ouvriers distinctes les unes des autres et dont les attributions nettement tranchées accusent opérations de l'industrie. VI. qui cite le conlegium aquae h pp. il s'pyov ou èpyaaia (EllANOS è'pyo'j "279). rèpyaxriydç il s'agisse d'un le prési- ou èpyETu<TX0CT7)<. 63-6-4. s. à savoir les centuries et les décuries. 227. meion). les ouvriers arè'p. 489).axa et sur les décuries.p. Alkeii.. Ailleurs on trouve à la tête d'un collège un TipÛToç ÈpyaTïjydç (spio7rXutwv Èpyaaia. à part. (-kdcpiXo.. /. ensuite. 198. en Lycaonie. Savigny. (zolc. au conpour son compte *.a'ca prouve que ces correspondaient à la division . .aai'v voyez A Iconium. foulons. Pa<pétov).

. p. 162 (= XII 1898).( 187 ) profit de l'Etat ou des la villes. les patrons sont Allmer. III. isolés. I. dans beaucoup de artisans les villes. Dans : Narbonnaise. pp. les fabri- cants de saies (sagarii) 3 et les centonaires * ont-ils besoin de capitaux plus importants que les banquiers ou les marchands de vases d'argent »? Ensuite.>d et suiv. avoue que son opinion ne s'appuie sur aucune autre preuve. les en les comparant. 168. dit 444) « Les sociétés ouvrières de » Il ne fournit pris parmi les travailleurs. et qu'ils remplissaient collective- ment. quant au choix des patrons. Geschichte und System. on voit que premiers exercent de petits métiers et peuvent travailler isolément. Gallia Narb. réserve dans son récent ouvrage. aussi * Herzog. Il s'exprime avec plus de II. D'abord l'examen des métiers de Lyon ne conduit pas à la même conclusion : en effet. 5 Allmer. 183.. nous en parlerons plus loin. II. tandis que les autres ont besoin de fonds considérables que 11 l'association seule pouvait leur procurer. Il les compare aux il puissantes comanonymes exploita- se -. c. qui tions dit-il. et n. pour lui. 2 p. p|>. les collèges de l'Empire Herzog est allé plus loin ne sont que des sociétés commerciales. 168. On : pourrait alors les appeler d'un nom moderne : « Sociétés coopéIII. 167. 3 * Lyon sont coopératives et non parmi les plus riches.. 16. autres sont réunis en corporations. 188-189. polit. II. 3. Desjardïns (Géogr. les plus humbles forment des corporations. de la Gaule. ainsi que de par les chefs surveillance exercée par l'autorité il des collèges sur ces travaux. forment de notre temps pour Voici sur quoi se vastes la fonde. 1004. tbid. Les ouvriers ou • : commerçants dont le métier ou le négoce exigeait de grands sociétés les capitaux s'associaient pour mettre leurs ressources en mun. on trouve deux les sortes d'artisans les uns apparaissent or. Op. ratives de production». aucune preuve. Musée de Lyon. ne s'agit ici ou que du but privé. .

avec ?). il n'a en vue que l'intérêt jamais ne se laisse il guider par l'intérêt professionnel des membres et jamais ne leur accorde un monopole. dont nous ne connaissons pas d'autre exemple. recevaient souvent des artisans qui exerçaient un autre méfier que celui dont ils portaient le nom 2.. Voici un qui achèvera de prouver leur inanité que les collèges des trois premiers siècles. p. Herzog.-i.Victok. Caes. § 1. 6. /. pensons-nous.. Remarquons 1 Les tailleurs de Thyatire avaient revenus de leur travail xà bâti. c'est de se et montrer exclusives gers et parfois de se fermer impitoyablement aux étran- même aux gens du métier le 3. L'influence et l'utilité des collèges au point de vue écono- mique furent-elles donc nulles? Certes non. en l'honneur des Césars. Quand l'Etat autorise . id est ideirco instituta siuit. Plin. 50.( 188 ) bien que les plus riches. c.. ml Traj. ou fonde un collège. les et a leurs frais un tripyle conduisant à des : portiques.. pas vraisemblable non plus qu'on y eût reçus en un caractère constant des corporations de ce genre. Dig. G. p- 11.suacrjAî'va. 3480 -zi^ te xatayto- èv aùxatç ÈpyatTttov olxïirrjpia xaxstfy. 12 : qua (corpora) eandem rationem originis fiabent. 13 11. chacun entrer ou non. On ne peut en conclure. 991.. et : il n'est effet. A. Voyez au ebap. WAGE- ner. les les collèges romains ne contenaient pas tous était libre d'y il gens qui exerçaient public 4 métier. pour perfectionner ou exercer en commun une autre industrie que les la leur. Ep. Le seul argument de Herzog est donc sans valeur L On voit que toutes ces hypothèses émises sur le but profesfait sionnel des corporations sont fort hasardées. ut necessariam opérant publicis utilitatibus exhibèrent. Boissier. mais nous avons 2 3 * un emploi tout à fait particulier des ressources communes. pistorum réorganisé par Trajan). 33 (à Nicomédie). rom. -fàç xotl /. Relig. Auh. Gr. ici qu'ils travaillaient en commun. Ct'r. D'autre part. II. et des habitations ouvrières (C. complètement libres dans leur recrutement. G.. si (coll. 2. \\ est évident que ces étrangers ne seraient pas entrés dans une société : c'est fondée pour former des apprentis. . 9). u pp.>^i6.

s'associaient afin les de mieux défendre leurs intérêts les communs K Depuis temps plus reculés. Hist. et les ouvriers. Nous ne parlons ici que de l'usage qu'ils tirent de l'association pour défendre leurs 1 Lacouu-Gayet. surtout quand leurs collèges ville. les faibles se faisaient clients et se mettaient la sous protection d'un patron. en grande partie parce qu'ils trouvaient dans l'association le force. Une fois unis par des liens d'autant plus que la religion les consacrait. considération. p. Cet isolement était d'autant plus funeste que les empereurs les ne songeaient pas négociants à protéger le commerce et l'industrie. 18. En s'associaient. 2 3 Paul Allard. °202. comme le fait 2. serait étonnant que les artisans n'eussent pas usé de la force que donne l'association réa- pour défendre des lité. Le commerçant souvent d'origine servile. qui devaient les protéger au besoin. livrés à eux-mêmes. I. p. chap. . ils parvinrent à vaincre ce préjugé. y avait dans le petit peuple plus d'asso- que de clients.( 189 la ) d'abord que la communauté de : profession était le principal lien qui unissait les confrères le collège empruntait toujours il son nom à cette circonstance. étaient méprisés à cause de leur condition sociale. isolés. Un premier avantage que procurait l'association. se sentait comme perdu dans l'immensité de l'Empire. Antonin le Pieux. § 2. Or. L'association était fort. s'ils intérêts qui leur étaient c'était communs. Voyez la III e partie. c'était la et l'ouvrier. II. En s'unissant. seul moyen d'acquérir une une influence qui leur manquait tant qu'ils restaient La centralisation politique devenait de plus en plus et l'individu. II e section. des persécutions. les confrères se choisissaient tous ensemble un patron ou même plusieurs. surtout l'homme des classes inférieures. et il un autre remar- moyen de devenir quer Paul Allard ciés forts sous l'Empire. grande. commencèrent à se rendre utiles à l'Etat ou à la Nous aurons plus loin l'occasion de montrer quelle place considérable ils tenaient dans la cité 3.

les negotiantes vasculari décernent à <>. . il existait un collège de foulons qui devait sans doute à l'association un avantage considérable il avait la jouissance d'un locus publiais.( 190 ) intérêts matériels. en 213 : conservatori suo. X. C'était généralement par l'intermédiaire des patrons qu'ils s'adressaient le à l'autorité. A Rome. s « •" "21)7. Pieux le titre de sauveur au commencement du IV e le collegiitm fabrum tignariorum de qu'il les Home élève une statue à son patron. ils pouvaient obtenir du pouvoir des avantages de toute nature.">. à grâce été son zèle. où étaient ses fouleries. corporation obtint gain de ils cause 3. VI 1065. 239 et suiv. Ce privilège : lui avait été confirmé sous le règne d'Auguste. VI 971. .). en 12'. par des agents du la après un procès qui ne se termina qu'en 2 il. t>0<S et les notes. peut-être aussi d'une source ou de l'eau d'un aqueduc. Antonin siècle. parce avait bien des fois soutenus de 1 V4)!4I : - STRAB. vit du moins un avantage obtenu par Corinthe. nous voyons collège avait avait rap- collège des dendrophores remercier son patron de ce que. corporation 2. l'immunité dont jouissait * : le confirmée nous ne savons c'était si cette immunité à port au métier. demander à Auguste une diminution d'un tiers de leur partir allant tribut de cent cinquante drachmes. Le collegium victimarioriim remercie Hadrien de les avoir aidés par besoin pour soustraire à ses libéralités le '• . D'autres collèges reçoivent des secours dont les ont une ruine imminente. cependant Il ne s'agit peut-être pas d une c'est un exemple de l'audace que donne l'union. : collegii sit confirmata. il Strabon raconte qu'en passant une députation de pêcheurs de Gyaros. mais les confrères. fisc. VI 266. surtout si elle est permanente et aussi étroite que celle des confrères. que ces intérêts eussent rapport au métier ou non. A Brixia. Grâce à elle. |>|>. sans payer aucune redevance à l'Etat. LlEBENAM.. quodejus industriel immunitas :5 twv àXtéoov uvâ. et il lui fut con- testé vers l'an 226.

A. elles ne pouvaient guère compter que sur l'association pour lui et du IV e que nous venons de citer sont pressiècle. Ne considérant que l'intérêt de la n'a pas gouverneur voulu sévir contre les grévistes. Les inscriptions e les soutenir à que toutes du III ne s'occupa guère des métiers. ce que nous dirons des patroni. dont éclaté. 10. longtemps l'Etat arracher des faveurs. un salaire pour les services rendus. corr. le corpus magnariorum corpus Gorariorum témoignent leur reconla ville. IV e siècle encore. Quant aux industries qui n'avaient pour l'Etat qu'une utilité indirecte. Bull. Fontrier. VI ltjS-2 r< au Praef. n. que nous conservé. . boutiques des corroyeurs Tous intérêts on le voit. 504. VII. Nous parlerons ailleurs des immunités qui étaient une récompense. p. en effet. boulangers entendus pour ne pas aller au marché et des troubles avaient on ne romain. dont -. Voyez encore codicari nav[kulari\ XIV 183 — = VI 1639 : f'oti anxil[io ejus] § — patrono. fournit les Les auteurs parlent *. Urbi île 334) : insidas — : restaurari atque ador- nari pervigilaniia sua providit. édit. étaient connues dans n'en le monde romain. était intervenu et c'est son de la délibération avons en partie ville. pas. il ne les favorisa que quand il en eut besoin pour assurer certains services de l'administration. Crin de 307). hell. Il serait intéressant de savoir si les travailleurs et si n'avaient jamais recours aux moyens violents les grèves.. dont l'autre avait fait restaurer les les collèges. cherchaient sauvegarder leurs communs. s VI 1696 (au Praef. par exemple. mais i\\\ l'épigraphie un exemple s'étaient curieux A Magnésie sait le Méandre. 1 VI 1(373 : multis in se patrociniis au Praefectus L'rbi de 301). naissance envers des préfets de l'un avait rétabli les leurs patrons. XIV 4144. 1883. Le gouverneur est nom perdu. finances des marchands en gros à et 3.( 491 au ) son puissant patronage et le ' . et. Voyez II. suivi au juste à quelle époque. au 4 6 du chap. ils avaient toujours soin de choisir pour patrons de puissants personnages qui pouvaient l'occasion. le du Sénat de Magnésie.

p.. /. 422.ôizoï.. (.. voyez encore : C. Les grandes maisons avaient des ateliers domestiques. p. <•> .r^.t. Bull. àXXà i~\ ~o ip|yov| 7ropôûea8ai. au sj 3. Gr.oova to"U [epy]aÇo[jLÉvot<. Tralles. X. 606 Xivûtpoi.. Duruy. La grève des tibicines romains en l'an sont bien connus. ainsi que toute personne Cet fournira une retraite. 151 . Il espère que son édit suffira pour il rendre plus sages à l'avenir.. p. l'Instr. mais n'est pas question de collèges Les artisans avaient des rivaux redoutables contre lesquels il fallait soutenir une rude concurrence était : c'étaient les esclaves. : trxuxoTo'fjtot. Wallon. — Sur les . 8. Rev. voyez Wagener. III. Voyez - 4-io = 309 et leur exode à Tibur iiifra. 3495 : ùpzoy. p. Lebas. Supra. tov aveu oiy. à : Thyatire. la et Duruy est du même C. . sur base d'une statue élevée d'avoir prévenu peuple à un agoranome. et elle envahissait La classe servile encore fort nombreuse : du travail on trouvait les esclaves à la ville comme à la campagne. 104.. 183. 107?> : iTravayxâÇwv xaxà toùç vo[(jlouç] 1 toJ. |jlt) avis 2 .'!i67. n. dans le service public comme dans le service privé. de publ. où se fabriquaient des produits de toute nature pour le commerce. V. \. 2374 e .. prouve que boulangers de Magnésie étaient associés que le l'association les avait mis en la état d'affamer la ville et de troubler Tordre. les seront punis sévèrement. Le boulanger qui prendra part à des réunions. Wallon pense que les ouvriers libres se réunissaient pour opposer leurs corporations à ces compagnies toutes les branches serviles. 31 III. ibid. l'an -i. qui avait police de l'industrie. Sans nul doute. } en à Sardes. défend aux boulangers de il se former en hétérie ou collège le et leur ordonne de fournir régulièrement pain nécessaire. déterminer. çorr. celui qui excitera encore des troubles ou une sédition. Ailleurs encore les collèges honola rent ràyopavo'fjto. hell. par sénat et le A Paros. \xbi à6exEtv. 1868. toùç (jlutOov Se à-oo'. à Les fonctions de l'i-ap/o. exploitées par de riches entrepreneurs. relations entre ipyoSotat et ÈpyoÀâpot.'i'. Gr. on loue ce magistrat ou terminé une grève en obligeant les ouvriers les de travailler salaires. en Belg. ce^vitûv sont difficiles à |>. et il patrons de payer régulièrement leurs '. p.( 192 ) comme les il aurait pu le faire. concurrence des esclaves 1 I. qui édit et lui celui qui se cachera.

mais union n'eût été vraiment efficace que s'ils avaient formé des établissements pareils aux ateliers serviles. une mesure exceptionnelle en faveur la d'une corporation indispensable au service des approvisionne- ments d'un public et qu'il fallait sauver de ruine. Cod.. exerçaient elles n'auraient pas reçu dans leur sein des gens qui 2. Il s'agit encore là de ces privilèges destinés 3. Boissier. un. leurs corporations n'étaient pas assez exclusives pour qu'on les puisse croire instituées afin : de protéger une industrie particulière si elles avaient visé au monopole. On ne peut guer celui qui de accordé au IV e siècle aux portefaix du port ce fut Rome : en effet. La et métiers existe toujours l'expérience nous enseigne qu'elle s'accroît une que fois que les corporations se sont formées : c'est alors et le les préten- tions au monopole se font jour. Nous avons vainement fit cette cherché des traces de pareilles associations. à ceux d'un métier Ici rival. à récompenser un service avoir des inté- En dehors du monopole. l'an le encore on avait recours au patron. les cor- porations se forment partout et dans toutes les professions. II. un métier pouvait rêts opposés 206. les obtenu. 14. Chez une fois Romains. I. Du reste. 255-256. aussi bien dans celles qui n'avaient pas de concurrence à les autres. 13 . et s'ils s'étaient chargés d'entreprises communes 1.( 193 ) mieux sentir aux artisans libres le besoin de s'unir. et En corpus piscatorum urinatorum totius alvei Tiberis quibus ex SC coire licet élève une pp. redouter que dans On se demande aussi si les corporations n'étaient à pas destinées prémunir le métier qu'on exerçait contre rivalité entre les les empiétements de métiers rivaux. et l'union en rendait la défense plus facile. 2 3 G. En effet. p. Theod. il n'y avait rien de pareil. statue au sien pour plusieurs 1 Karlowa. 63-6-4. défendu avec un soin jaloux. 22. est privilège. (364). un métier fut diffèrent Aussi n'y a-t-il pas de traces allé- d'un monopole établi en faveur d'un collège.

ce droit leur fut formellement reconnu. les Mensores Portuenses élèvent une statue à Celsus qui. Dès fait le quatrième siècle de notre ère. p. ni monopole '*. » C'est l'ancien régime un souvenir de . 2 3 VI 1016 : controversiae . les l'Étal. Levasseur. Aurèle et Commode. dit : « Les collèges furent une garantie contre la licence industrielle. forts les travailleurs songeaient à devenir plus pour mieux sauvegarder leurs intérêts communs. quand menacés. leur but n'était pas non plus de réunir les fonds nécessaires pour exploiter une industrie. Tout ce qu'on peut dire. ceux des nautes du Rhône. comme préfet de PAnnone. et que par l'intercession du patron de ces derniers. qui en Nous verrons dans la troisième 1 VI 187-2. ici avait heureusement terminé une ancienne querelle les codicarii 2 . Nous devons ajouter que tout ce que nous venons de dire ne s'applique rigoureusement qu'aux collèges romains de la république et du Haut-Empire. ni apprentissage imposé. chez les les corporations d'artisans étaient loin d'avoir Romains un caractère professionnel aussi prononcé on ne rencontre chez elles ni règlements qu'au moyen âge sur les méthodes. et Il est à supposer que les le bateliers de tous genres qui exerçaient leur industrie sur Tibre voulaient des mar- empêcher les pêcheurs et plongeurs d'y circuler avec leurs et barques. 1. corporations sont entièrement aux mains de ce qu'il veut. avaient le monopole de la navigation sur un cours d'eau. VI 1759. En résumé. de ce collège avec d'une rivalité il est évident qu'il s'agit encore de métiers 3. affirme gratuitement que les collèges de bateliers. 82. 31. sous Marc. c'est : qu'en s'unissant. p. peut-être d'y transporter des personnes chandises. et en ce sens il est certain que l'organisation étaient ils corporative favorisa la prospérité industrielle. En 389. en 206. par exemple.( 194 ) motifs dont le principal est énoncé dans les termes suivants : praesertim cum navigatio scapharum diligentia ejus adquisita confirmata sit '. 4 Liebenam. quae inter inter mercatores et niancipes ortae erant. après 175.

283 I et suiv. voyez III. 17 : p. § 3. Boissier. culte qui lui convenait nous devons en conclure qu'à l'époque du biographe les collèges d'artisans avaient caractère religieux 3.-V. 5 I . G. chaque métier est étroitement compétence de l'exercice de chaque la profession. 2 3 Numa. 990-991. JEUX. Gohn.. l'achat des matières premières. Maué. tout de l'intérêt à les collèges subsistent vivent réglementé par fleurit la l'Etat .( 195 ) partie de ce mémoire il qu'alors l'Etat en réglemente arbitraire- ment ni l'entrée et la sortie et exige du collège des corvées col- lectives. II. St. Schwartz. 27-4G. Caractère religieux.7~"j ysvet -ps-o'jcja^. supra. pp. les COLLÈGES HONORENT AUSSI LE GENIUS C0LLEGII ET D'AUTRES DIVINITÉS. p. II.V . p. Herzog.Marquardt. -27"2. CARACTÈRE ET CULTE DES DENDROPHORES. Wezel. vente et l'expor- tation des produits sont réglés par mille prescriptions vexatoires. Liebenam.y. donné à chaque corpoun Plutarque rapporte que ration le Numa avait . 2'. BANQUETS SACRÉS. où dans un dur esclavage. 265-270. 60. Sommaire : objet du culte : chaque collège se choisit un dieu protecteur. est le dans l'empire byzantin. l'entrée soumise conditions rigoureuses. Vereine. pp. Plus tard encore. : culte des collèges. iv. 165 et suiv. mais ne semble pas encore se mêler des méthodes à Constantinople. en vue est public des : alors monopole limitée. . AENDEIl. les nous ne voulons parler que se proposaient du but privé que membres en s'associant. pp. pp. l'habitude n'existait pas seule- 1 Voyez : Nicole.. 27. Sur lf 9ec5v Tijjtàç dnroooùi. SACRIFICES. FriedU La relig. pp. Et en effet. commerce Mais dans de l'industrie. SACERDOS. pp. I. FLAMEN. — CONCLUSION. = Le culte. — RÉUNIONS RELIGIEUSES ET CULTE : MAGISTER. et de l'exercice du métier. 138 et suiv. L'intérêt public paraissait l'exiger présent chapitre. 26. contraires à et le la liberté individuelle comme à celle du '. — LIEU — DU CULTE : SCHOLAE OU TEMPLES DES COLLEGES. rom. b p. p.

suam cum statuw diis comervatorib{us) eorum — et Les auteurs et les inscriptions nous fournissent beaucoup de mais les textes : renseignements sur le culte des collèges. Il semble que ce but matériel aurait pu suffire. facile il les temps les plus reculés de s'associer pour la reli- gion. associait à son dieu protecteur son propre de notre ère. phiques doivent être dédicaces faites aux dieux. Au commencement du trons III e siècle un exemple frappant de la nécessité e collège dès sa naissance. en h Lambèse. honoraient le ainsi Lar de la (jens ou le genius publions . de la tout. soit par un confrère qui fait s'acquitte d'un vœu. même dans un dessein commençait par adopter un culte. à côté de leurs divinités protectrices. par un étranger qui le cadeau à la corporation d'un autel ou d'une statue. époque où le sentiment un culte. les statues de leurs divinités protectrices pro sainte Aug(u$torum) optiones scholam imaginibus riomus [di]vinae. et dans à côté des images de la : famille impériale. pas de corporation sans Chaque famille avait. un une unité vivante. nous rencond'un culte pour tout Génie tutélaire. Le motif est la corporation était l'image de la cité ou à comprendre famille elle constituait. pas de famille sans un : . tutélaire. s'agisse du dieu que Le plus souvent rien ne prouve qu'il collège avait choisi pour son protecleur ' Mil 2554 . pas de cité. campée constituer une sorte de pour s'associent Afrique. caisse d'assistance mutuelle. son familiaris. mais dès qu'un groupe se formait. soit par statue épigra- employés avec prudence le ce sont des collège qui leur érige une ou un soit autel. adoptèrent leur maison corporative figuraient. . outre ses pénates. même ils à cette religieux s'était refroidi. item fecerunt '. or. comme la famille ou la cité. culte public son dieu lar lias ou domestique de même. Or. chaque maison chaque collège et chaque cité. Les lieutenants de la 3 légion.( 496 ) ment depuis profane. qui se confondait avec le génie du pater fami.

la divinité la ordinairement son le nom à qu'on y adorait donnait société nouvelle et en devenail le lien -. Quelques corporations ont pris soin de nous faire connaître le leur. p. 102. IIP. p. -416. Fin du paganisme. Marqiardt. Voyez nos Indices (Culte).-V. 8308). 2972). St. Cultores Jovis Heliopolitani Rerytenses qui Puteolis consistant. de même les collèges romains joignent pourrait collège qu'au saint patron parfois à leur On ne nom officiel celui d'une divinité tutelle. Boissier. . : preuve des évi- dente qu'ils se sont mis sous sa dit Ce que G.( 197 la ) spécial 1. » Voici les exemples que nous avons ren- contrés Amatores regionis macelli cultores Jovis Arkani. les collèges adressaient leurs hommages a une foule d'autres dieux. mieux comparer le dieu tutélaire de chaque que se choisissaient nos anciennes ghildes. G. 8307. 1634) marchands syriens lifae '*. de même que les arbalétriers s'appelaient la ghilde de Saint-Georges. 83 = Le culte. Boissier vrai des collèges romains : en général est collèges isolés se professionnels « Toutes les fois que des individus ils groupaient pour former une association. 1579. nous allons exposer ce que les auteurs et l'épigraphie nous apprennent de plus sûr et de plus intéressant. p. tonneliers d'Al- (IX 2336). bien que coutume se maintînt de se donner un patron particulier. et (sous Finances) une la des autres dédicaces faites à des dieux et contenant 2 3 1 mention d'un collège. établis à Pouzzoles (X 1578. se réunissaient autour du centre et 3 : même autel . Feronenses aquatores. I'.. comme le prouvent les statues nombreuses qui ornaient leurs temples et leurs maisons corporatives. Colleijium capulatorum sacerdotum Dianae. à Aquilée (V 992. 1 Dans nos Indices on trouvera (sous faites liste la rubrique : Culte) une liste la complète des dédicaces rubrique : par les collèges eux-mêmes. Du reste. I. à frénésie (XIV 2937. Ces réserves faites. peut-être des foulons adorant Feronia. peut-être des bouchers.

Voyez infra. 4. 63 : Deae Diane et Silvano ursari posuerunt ex voto). n. le 204. à Turin (V 6970). A Turieum. C'est même un collège. sous Vespasien le (VI 940). lier. 2087. établis dans les boutiques du théâtre de Marcellus. ouvriers démolisseurs. les ursari. cochers ou charrons de Tibur (VI (III 9485). Collegium fabrum Veneris. à Caesarea Cisiarii Tiburtini Herculis. à Salone 1981) '. dédient aussi à Diane (Mommsen. qui avait choisi pour patron l'Hercule de la première cohorte prétorienne (VI 339).( 198 ) Cultor[è\&[Libe~\ri Patri[s] (VIII 9409). Mercuri vestianorum . monitu sanctissimae Cereris et 5 Nympkarum. foulons d'Aricie (XIV 2156). mesureurs de blé. Ces. n" 118). fabricants de sayons. p. à Rome. Collegium venatorum sacerdotum Dian[a]e. Zurich. Sagari à Rome (VI 956).. Possessores inquilini negotiantes viae strat[a]e cultores Herculis. Collegium subrutor[um) cultor{um) Silvani. 2109 consacranius. 1891. . à Rocca d'Arce (X 5671) 3. (XIV 409) %. in -ISON. (ailleurs de Volubilis Année épigr. à Ostie (XIV 430 =X Collegium (R. chasseurs de bêtes fauves dans cirque. collège de sagarii. leurs quinquennales réparent puits. p. Les marchands en général s'appellent. Collegium Geni fori vinari. — caupon[é]s. marchands d'Interamna Nahartium (XI 4209). Diana Augusta collegi lotorum. Ostie. Cagnat. Collegium Herculis salutaris cohortis primae sagariorum. et Medici Tanrini cultores Asclepi Hygiae. chasseurs d'ours dans cirque. der antiq. le génie du marché aux vins. dans beaucoup de 1 Ailleurs (111 on lit : collegium Veneris le (III 2106-2108) III et : collegium col(lega) fabrum et 2 2026. à Mensores frumentari Cereris Augustae. t[hea]tri Murcelli cultores domus Aug(ustae). XIV 2. cabaretiers. 2107). peut-être des marchands de vin adorant 543).

21 s. du 19 au 23 mars. d'art. Mars. s'agit des arts auxquels Minerve s. Diz. Mart. : C'est ainsi que Minerve elle trouva tant d'adorateurs déesse de l'intelligence. cite Parmi ceux qui y prenaient et les part. étaient avant tout des facile collèges funéraires. Preller. 295 sqq. les sculpteurs et les poètes. v. p. on célébrait la grande fête de la déesse (Quinet de quatrus) et ce jour s'appelait la fête des artisans (artificum dies)3. p. Cfr. les peintres. 308. enfin. des collegia funeraticia. 3 epigr. /.. epigr. v. les du nom '. de Ruggiero.. 238. Fast.. les foulons et teinturiers. 294. des. anniversaire de l'inauguration du temple de Minerve sur le Coelius. et fois le semble que vétérans portaient par- nom de Martenses. lier.. puis d'humbles artisans les tisserands. sed nimirum Minerva 3130 : est quae omnia reperit ideoque l'île Mi opifices supplicant.. Mercuriales. par les flûtistes (tibicines) 1 Voyez notre Index collegiorum (veteranorum) } ii et surtout XI 136 : convibium veteranorum sive Martensium. artifex. n. dersiichs. les artisans avaient déjà leur patron : c'était naturellement le dieu dont les attributs se rapprochaient le plus du métier. 0.. les charpentiers et les cor- donniers. au paragraphe collèges qui tiraient leur suivant. Avant de s'associer. III il Artifici- bus Miner(vae).'. Fast. fête. lièrement célébrée.. : Ovin.( 199 ) villes. M. Jahn. 817-834. Jordan. I.. 1856. I. C 1.. fut invoquée par tous ceux qui s'occupaient d'industrie. . mais nous sera de montrer que la toutes les corporations s'étaient mises sous protection spéciale d'une divinité. Ovin. Martiales. que la plupart des nom il d'un dieu. Voyez aussi l'Index 18. I. les maîtres d'école. Voyez 3 : d'Apsoros. * Ephem. de leur patron. III. E. le Minerve avait une autre : 13 juin [Quinquatrus minusculae) elle était particu*. Le 19 mars. dit Ovide. p. Ovide d'abord les matrones : jeunes filles habiles à filer. Lactant. 23.. ce que nous appelons les professions libérales et les artistes : les médecins. - Mayenne. I. 389. C'est la de science et divinité protectrice de mille genres d'ou: vrages de l'esprit la main. Cette fête dura plus tard cinq jours. Mercure. 833. de même qu'à il Rome. III. !. pp. dit Ovide mille dea est operum'l. dans préside. Martis cultures Nous verrons.

88. Fmt. Zeitschr. : : Voyez notre Index collegiorum où sont réunis les textes des auteurs et les inscriptions. praest. 68. Tibicines VI 240. 5. M . sunt. III.. XV. Comme et nom flûte l'indique.( 200 ) Ce poète ne se sert pas du terme de collèges.. . 567. i.. des les flûtistes avaient reçu. p. p. Ovid. .. sur l'Aventin. p.er. tels que les lectisternes et les supplications. g. 354. /. 17. 326. 2. p. W-. 55.-V.. F. n. St. 62. en l'an 200. " 72. Mauquardt. Commençons par collège Depuis Numa. 138. tibicinum qui colunt Minervam. 430. Voyez Mommskn. VI.n . ]). = Le Culte. 0. R. Censoui. ajoutez : VI 3877-. s VI 2191. IX. 653 ci suiv. les joueurs de lyre venus de Grèce avec les rites grecs. I 2 . aux Quinquatrus minusculae. fîd{itinum) r(omanorwm) romani qui sacris public. p. 149». fêtaient Minerve comme un leur patronne. 4. rom. 3 VI 1054 Ct'r. de Minerve. se dirigeaient vers le entendre des chants joyeux. elle comprenait tous dans les les joueurs de lyre religieuses de qui figuraient cérémonies de l'État romain 3. 291. et dans une inscription de l'an 102. Liv. privilèges qui prouvent qu'ils avaient un culte commun jour de 4'. de même 2584. De ma. dit Festus le les flûtistes parcouraient Forum et ils et les rues en un gai cortège. 367. VI 2192: Coll. cependant. t. Quaest.. où ciues temple : ils tenaient une réunion et « tibi- tum feriati vagantur per urbem conveniunt ad aedem 1 Voyez supra. VI. se joignirent à eux. et non les artisans individuellement. p. 223-22. Sous Auguste. 1 1. Festus. Max. Vaiuio. III. Plut.. Nous regardons ces appellations comme des abréviations. Preller. 30. C'est précisément en récompense de ces services que depuis un temps immémorial. pp. p.'. 22. 295-296. 116.. Hernies. la corporation s'appelle Collegium tibicinum qui s(acris) p(ublicis) p(raesto) s{unt) " et fidicinum romace norum 2. les flûtistes. St. /. ils formaient que nous avons retrouvé à la fin de la république et sous Auguste '. Jahn. Vai. 12. Le : 13 juin.. -II. de ilie t. 272. il ne nous sera pas difficile de montrer que plusieurs corporations.. Sous l'Empire. II. is dies festus est c'était leur fête . faisant couverts de masques de vêtements de femmes. 166. II.

où leur privilège leur fut restitué. et on leur accorda le droit de la renouveler chaque année elle fut l'origine de leur cortège annuel. 87. dit Tite-Live. car toujours. Selon Tite-Live.) Gfr. : aeneatores coh(ortis) I Seq(uanorum I. 6. Zeller. (Vortr&ge und Jovi Abhandlungen. E. la sortie carnavalesque Ailleurs.( 201 ) Minervae ». peut-être Zeller a-t-il raison de regarder tout ce récit comme une légende imaginée pour expliquer l'origine de des flûtistes '. droit de célébrer un banquet sacré au temple de Jupiter Capitolin. En Pannonie 4 Dr. Leur rentrée carnavalesque avait fait sensation. Valère Maxime. i le Sammlung. dit Vairon. et Raur(acorum) eqiuitatac) v. Ovide. Remarquez l'orthographe conlegium. 31 i lien e était aussi la patronne des autres collèges demusiciens. l. 3 Brambach 1738 = Wilm. rent facilement. la le vin. vovez supra. 136 sqq.'>31 I.. au commen- cement de l'Empire autel à cette déesse le conlegium côrnicinum de sur le Rome offre un 2. Us le avaient aussi. les censeurs de Fan et ils 443 = 309 voulurent leur à Tibur. : Censorinus et Plutarque racontent fait la même histoire avec des et variantes qui ont douter de son authenticité. . VI 3696 Epuloni sacrum. les trompettes d'une cohorte gauloises s'acquittent d'un vœu en son honneur 3. sous 2 la république. nous y reviendrons plus loin. Comme le culte ne pouvait se passer de leur concours. . de temps immémorial. m. n. s. p. pp. par exemple des musiciens militaires du moins. Minerve était donc leur patronne. Eine ArbeitereinsteLlung in Rom. Ils les placèrent. il est question de jeux du même collège. et VI 524. dédicace par les présidents du [conl(egium)] teibi icinwn : — rom. et Rhin. en considération du service qu'ils rendaient. Ceux-ci se Romains s'adressèrent aux : servirent d'une ruse ils invitèrent les flûtistes à une fête et les enivrè- musique a aimé endormis et revêtus de leurs habits de fête sur des chariots et les ramenèrent à Rome. mais on ne nous dit pas si ce repas avait lieu pendant la même fête. les enlever ce privilège émigrèrent tous ensemble Tiburtins. 1877.

296. IV 503. p. sur l'Aventin. 2 5 82. 4 R M. Zeitschr. eoll(egium) et Ve[[\abrensium. 166. aqua exercent. Ils lui asso- cient Jupiter Çaeleslinus et les Fontes. en 122 (Rome). 294. Ovid. maculam laesis de vestibus wufers. 1406 = XI 4771 Spolète. = Le (à culte. 1856. I 2. sous la répu- blique). p. Ber. qui artificium 111.. Fast. p. -. V801 : Gentilibus Artorianis lotoribus. Nissén.. p. curat(or) restaurator fratribfus) suis. XIV 44. 3 e VI 266. pp. 345 et : Deo sancto Numini deo magno Libéra. Voyez. I. aussi les foulons 3 leurs collèges lui élèvent des statues à ils Rome un autel qui lui est consacré 4.. VI 404.-V. Cfr. 330 5 et suiv. des. Cfr.( 202 ) supérieure. Voyez : Mommsen. 143: Simus juvenem requiescentem {pinxit). VI 404. conservatrici simi corporis sluppatorum K { et antistiti 1 Ephem. n. der sachs. R.. 190. XV. Pompeianiscke Studien. à Aquilée. n. à Brigetio. n. I. et la note. W . 821 : hanc{Minervam) 11.. en 229. 0. XXXV. 40. XII. supra. Plin. n. p. pat ri ille adstatori et conserbatori hfujus) l(oci). St. elle est honorée en Tan 229 par une scola tubi- cinum i. p. Aen. 3. 299 Marquardt. Les marchands d'étoupe d'Oslie reçurent un jour un édicule avec tous ses ornements.. p.. VI 167 et Notizie.. 138. cote qui officinam fullonis Quinquatrus celebrantem. p. g. n. Servius. 1892. Supra. qu'on a retrouvée. dédié à Minerve conservatrice : et prêtresse de ce très splendide collège Numini evidentissimo splendidis- Minervae Aug[uslae) sacrum. 2.. . 268. reçoivent le soustraire â tout jamais à toute redevance 3. Preller. Jahn. n. qu'il se lui réunissait chaque année aux grandes Quinquatrus offrir pour des sacrifices les Parmi et à plus fervents serviteurs de Minerve se trouvaient . adorait également Minerve : c'est dans le temple de cette déesse. avec les notes. /'. afin d'en faire un lieu consacré {locus dedicatus sacris imaginibus) et de Spolète. 35. à Aquilée. 139 : Juturnae ferias célébrant.A. IIP. A Rome un collegium fullonum ou fontanorum avait la jouissance gratuite d'un lieu public et il y avait bâti une chapelle avec une statue de Minerve. Le collège de poètes et d'acteurs que nous avons rencontré à Fépoque de Livi'us Andronicus.

6. les argentiers et les orfèvres font don d'une r. en 102.( 203 ) Un collège de secrétaires impériaux porte aussi il un nom très significatif. Fast. C. statue de Minerve à la ville. o! 7tpay[JLaTsuo(JLevot. De mens. A Smyrne. dei lincei. Maué.V. Mercuriales. notre Index eollegiorum.f. Cfr. — Ephem. Minervae Aug.. A Pisaurum. vol.. collège inconnu de Tarraco. Les fabri - 1 III 6077. ce qui ne doit pas étonner dans une ville maritime '*. fi III : 7 : IV. auquel leurs collèges empruntaient souvent leur nom 7. a Rome. 669. VI 8826 collegium Liberi patris et et Mercuri negotiantium cellarum à Caesarea. 1. c'est-à-dire dans son local. 5929 pisca tores et propolae. VIII cultores [Libe]ri Patri[s] — caupon[e]s? . v. 8 V 317 : socii nitiones. Cfr. Les revendeurs 6 et les marchands en général ont pour patron le dieu du commerce.. Sut. Voyez note du Corpus. : 2 3 IX 3148 II Minervae sacr{um). 29). 1880. 76 : voyez supra. p. 4498 : ille collegio fabr. les marchands de vin et les cabaretiers lui associent parfois Liber 8. vinariarum Novae 9409 : Arruntianae. 19 mercatores omnes Maiacpariter Mercurioque sacrificant. il lui bâtit un temple en l'associant à Neptune.. s'appelle: Collegium qu'il s'était nul doute parce Minervium tabulariorum. qu'il a consacré à cette déesse. p. /. 3154. à Giufitâni. s. hoc men.. Caesaris n(ostri). Cfr. 5 I. \e reine. VI 8796. du collegium mercatorum ou Mercurialium de Rome. 260 {Atti délia Accad. : rjoyûvTo oï le culte Sur Mxia zt xaî Lpy. Mercure. D'autres divinités recevaient les tuels des artisans. I.. à Delos. p. 301. Notizie. Ephem. 12. p. à Regni (Chichester). 27. d(ant). 'Eppatarat. L. sans mis sous la protection de Minerve '. MàCROB. IV : magistres Mercurio et Maia donu(m) Cesontles'Epaa'. Lydus.. il se réunit in schola deae Minervae Aug(ustae) collegii fabriim. sa patronne s. Ces fabri sont peut-être des ouvriers militaires. à Chichester. 4 VII 11.. Gr. a Carthagène. dono posuit. II 4085 : exhedram cum [route templi Minervae Aug(ustue). 52. C. 13 p. et la note. Cfr. Notons enfin que le collège des fabri reçoit une statue de cette déesse à Corfinium 2 et à Barcelone ^.se (Maiô) Ovm. 1880. 35.. Les hommages et les et les vœux habi- meuniers boulangers honoraient Vesta et nous parlerons plus loin de la fête qu'ils organisaient chaque année.ara'!. la ille collegio fabror(um) dédit...

il. adorent Lugoves et les fermiers des pêches de la mer du Nord honole rent Hludena. Dessau. 11. cfr. voyez Max Ihm. n. A Avenches. Les vétérans s'appellent parfois Mar- tenses. p. p. et les marchands établis loin de leur pays. L. ci ursari. 1078 COïltuberSur lesludi : voyez infra. Gr. 1 p.. C. I. 1 VI 9485 : cisiarii li. 83. Vindelie. I. p. qui était très vénéré dans leur ville et les t. à Délos to xoivov B^poit'cuv noa-îiocov. collegium armaturar uni) legdonis) II adj. les bateliers pêcheurs se mettre sous protection de Neptune. Preller. Nous voyons la les armateurs. à Aquin- cum. Jahrb. Westd Korresp.. /. hell. Marchands de II Pouzzoles.. certains collèges sem- blent avoir préféré des divinités indigènes. m. : Bull. Tertull. Lugoves. XIV. 1889. pp* 102 ci 174. f>87 : Marti et Minerv(ae) Augg. : III 5790 c.. bords du Rhin et comme dans la Gaule Cisalpine Les vétérans tous ceux qui touchaient de près ou de loin au métier des armes rendaient leurs hommages a Bel loue et à Mars. a Lambèse. Brambach. et professeurs reçoivent une statue d'Apollon Dans les provinces. 5 6 Dianam utriusque (gladiatorii venàtorii) praesides Mommsen. VII. De spect. sur les -. Ephem. 316.Hludena. Brambach.-V. 442 et 167. 45. /'. continuaient à honorer leurs dieux les nationaux. . -164. à Aug. 285.( 204 ) cants de cabriolets de Tibur adoraient Hercule. 1. r > V 78«>0 : piscatores. 1336 : Deae Virtuti Bellonae hastiferi civitatîs Mattiacorum. et les négociants asiatiques fixés à Pouzzoles se disent serviteurs de Jupiter d'Héliopolis 6. Les cordonniers d'Uxama.. 1887. supra. 1 99. Venatores. auxquels ils joignent souvent Minerve ou la Victoire 3.aT- twv IjjLropwv xal vauxAïjpwv xal Èyooy^Étov. corr. Ver. 2 M.. ludi p 198. Helv. Cfr. Les marchands tyriens de Délos ont conservé culte de l'Hercule de Tyr. supra. Cfr... 8i = Le culte.. Les chasseurs de bêtes fauves dans le cirque avaient naturellement pour patronne Diane *. soyez supra. à Etlingen. Marquaiwt. en Espagne. piscatorii. im Rheinlande. II. n. 12 et : Martem novimus. . 2. III 3 . I. S7. et Victoriae contubernium Warti{s) cultorum II posuerunt I. p. 2271. nium nautarum. VIII 2636. Cfr. Inscr. Altertumsfr. C. à Pedo. Deo Marti s. 367. Marchands de Délos. 2818. Tiburtini Herculis. médecins «>.. 468.

II à Nîmes. Mille occasions se présentaient où. Si nous laissons de côté guère que dendrophores voués au culte de Cybèle. III 860 et note. 1 2 : : — : M iikrae) 3 et sodalicio ejus. selon la coutume. Melam. Vereine. 367. les divinités orientales envahirent l'Empire romain et leurs adorateurs formèrent des collèges spéciaux . 43-46. soit dans ou temple du collège. Voyez encore VI 349. 605. : actores de foro suario. soit individuellement. 571.. nous ne trouvons les bijoutiers de Rome qui s'unissent à des prêtres égyptiens (pausarii) pour bâtir un temple à Isis et à Osiris -.\l. comme les les tauroboles. 28- . pour les remercier ou pour leur demander une faveur. Renan. Hirschfeld. 8086. le local ils leur élevaient des statues ou des autels. et à ce titre nous devons en donner le quelques exemples caractéristiques. soit en commun. 1874. XII 3132. Nachlese. Les mystères d'Isis. des Wiener Akad. 102. mais elles sont des preuves de l'esprit religieux qui animait les confrères. Cfr.. rendu à leur Il était naturel. I. o9o3 add .( 205 ) Pendant les deux premiers * siècles. presque toujours dieu tutélaire du le Dans ces dédicaces occasionnelles. pp. Taviano Cfr. coûtaient proba3. Voyez supra. Epigr. Les protecteurs (patroni). les dignitaires et les simples membresdes collèges leurfont souà vent don d'une statue destinée orner il la maison corporative. en effet. soc(io) VII 1039 : collège militaire à Bremenium Deo invicto Soti sacrum. le collège des foulons romains élève une statue à la Victoire. mais il ne trouvèrent pas beaucoup de les semble que parmi les artisans elles fidèles. soit ailleurs. 30. tus. Maué. pp... VI 348 Isidiet Osiri mansionem aedificavimus excorpore pausarioVI 3728 S(oli) i(uvicto) rum et argentariorum. Sitzungsber. p. Ephem. — Deus J(ovi) Seda'/. APUL. Mare Aurèle. si est impossible de savoir le dieu honoré est collège. vol. III — — Deus Nemausus. pauvres gens Les collèges ne s'en tenaient pas à ce culte. Après avoir gagné en première instance son procès contre fisc. 77. blement trop cher pour patron spécial. que les confrères. p. p. adressassent leurs vœux à d'autres divinités. à Napoca. Galatae consistentes municipio.

Index collegiorum. à publics et de monnaie. 190. dieu des forêts. et page 183. — VI 237. 267 et note. I.( 206 ) et après le gain définitif du procès. ép. employés des greniers Brixia. un autel et à l'Annone Les divinités les plus populaires parmi les pauvres et été les travailleurs semblent avoir par Hercule les Silvain. membres du coll. et Aquincum en Pannonie. par de pierres. 11 838. Hercule est honoré à Rome la les fabri. 1886. qui . a — I 1 Pais. car en l'an 149. à : Mantoue (I I. des sectores materiarum à Aquilée. ou Herculanii. 338 et Comptes rendus </<• l'Acad. par un praefectus collegii centonariorum. par un faber Hgnarius. Rev. fabfum . 1881.. dans le lieu même qui lui avait été contesté il A Apulum. Le texte 4 8 vi 22. comme conducteurs de 1 VI 266. p. à Siscia. horrearii. avec Hygie. exaucé 3 sainte On conçoit aussi on le remercie pour un vœu qu'un mesureur de blé. V 1216. à Saintes. . douteux. — — II Brescia. paoE^c. 669.. quinq. : Aquilée. 2 5 984. l' Juvenes Herculis cultores. 8 Mowat. V 7869. membre d'un élève collège de boulangers romains. - Ephem. 3912' à Mylasa. voyez VI 327. il place l'image d'Hercule ^. ''. par un decfurio) ct'll.. 278 : employés de : la monnaie. — VI 44. On ne il (i . préside au travail du bois et aux industries qui en dépendent 8 reçoit les à hommages des charpentiers à Feurs en Provence. à fabr.. : Gr. y possédait un prêtre municipal aussi est-il honoré. 76. III 1)75. Ailleurs encore. un lui ainsi que celui du corpus membre : de cette corporatiou Sanctissimo Uerculi dédie un autel avec cette inscription ". Invicto corporis custodiariorum Silvain. pp. Supra. est Allmer. à Cimiez. aussi ceux des bateliers de Genève. Mylasa par les teinturiers'». 2'. p. — IX 3907 — 172 milites Africuni Caecilianis."i lapida[ri] structures. Cemenelum lapidarii. VI 321 : mag. à V 731. n.) : lit/. Escu- lape était le : dieu tutélaire de la ville. 62-63. par des -. Bull. fabr. saurait affirmer qu'il était est certain qu'il était celui patron de tous ces collèges. des Inscr. collegium : nautarum. epigr. (?). à les tailleurs Mantoue par à les bateliers. mais de beaucoup de collegia juvenum custodiariorum.

367S (collegium fa[brum tign. M. magisteri coll(egio) fabrum Sil(v)anumpecunia sua en -210. III 1547. deux époux construisent au collège des utriculaires un temple consacré à cette déesse sous le nom de Némésis (>. 189 et suiv. par les gladiateurs de Commode. était du reste invoquée partout -J. 169 (violaries. en Dacie. à se des dieux et des hommes. VI 631. Lexikon der Myth. v. * III 1043. p. VII 830 3 65 : venatores Bartnie(n)s(es). artisans. 236 liorrearii) monetarii) . •'•VI 168 i:i (lanii Piscinenses\. note. à Pons Augusti.. à collèges-. - à Aquilée. Preller. in Zurich. 4083.}). Orelli. /{. | \ | Cumokt | dec(urio) colleg(ii) fabror.). etc. ursari.i. Prei.. 5216. les A Préneste. comme : toute population \ avaient la plus les grande vénération les charrons. Inscription copiée par F. Il est aussi honoré par les Rome.er. Tuarenius Gallicanus. les (abri. les ivoiriers et d'autres ^'acquittent *. VI 673. | | \ \ — : . Ephem. à 1713 (gladiateurs). XII 2597.. marchands de bestiaux. 632.. ex voto posuit. Fortuna. à Aquin- cum. n'avait non plus plaindre les de la classe laborieuse. que mem8. Ber. ' XIV 2874-2883. Julius Severus ob honorera fecit. . fois sous ce nom par les le memmaître bres des collèges Jupiter. M. ()./.. der antiq. fabrum à Apulum). R. les statues et les autels lui érigent.( 207 flotté ) radeaux et de trains de bois la ! . Nemesi Avg. 11. : III 7827 et la noie. 188. III 3580 : (. 1051. à Sarmizegetusa. 1083 (membres du coll. En Dacie elle est d'ailleurs invoquée plus d'une ". 1868. à Genève Alburnus Major. 1082. par ceux des mines d'or en Dacie. Roescher. M. s. 167. col(oniae) Sarmiz. des vœux qu'ils lui ont faits les Fors Fortuna. bres des collèges sont en assez grand nombre I Orelli-Henzen. Ges. II. </. I L. pro s(alute) imperatoris collegfio) aurariarttm ille </. lit 941 . à Amblogenna. metrop(oleos). V 815. efigr. 7 III 1438. (. 7767. à Rome. p. par les chasseurs d'ours dans le cirque à Turicum et par quantité d'autres petits ouvriers de monnaie. IV 43J. les cuisiniers. Cfr. qui avait le pouvoir de contenter vœux du pauvre comme ceux du riche.. pp. : Redux de l'heureux retour de II leur patron. ter mag(ister). Cfr. Mommsen. très bon pas et très grand. Les forgela rons de Dijon (ferrari Divionenses) remercient Jupiter et Fortuna 195.. c'était pour la la Fortune Primigénie que .

- Or. mais culte faut ajouter quelques mots sur le Le génie désignait primitivement le principe générateur dans l'homme.. Diss. 1083. Preller. Jullian. ( I On y trouvera (]. v. le que prince et sa famille. Beuri. gui gignit. pp. Bonn.( 208 ) Enfin. Ateste et Lambèse.ier. 390 sqq. voyez Roescher. Roescher. L'idée du génie du Genius il collegii -. I.M. Il est inutile de prolonger cette énuinération qui pourrait il devenir fastidieuse. s'élargit et devint il l'être invisible qui veille à avait la destinée de le l'homme auquel protégeait est attaché. honoré par les confrères. A Jupiter chenus 1 III 1431 . C'est ainsi que tout collège eut son génie tutélaire. 11. 181-104) : 1082. et cent. Marquardt. v. lie : Jure Dolicheno. selon Doli- Cumont. il. Inscr. Lexik. . Rev. - — III 1431. — V 784. Op. L'épigraphie nous en connaître coll.io-203. Allant plus loin. E. Genius. . Aug. » Plusieurs collèges se déclarent adorateurs de la maison Auguste ou des Lares Augustes * la plupart ne perdent aucune occasion de prouver à ces puissantes divinités leur dévouement et leur fidélité. s. 1888. pp. Thèse. 11. Culte rendu uu. 1877. laniones F. l'Etat. un du - quinquennalis collegii aromatariorum. à Brucla. dignitaire membres du coll. la un génie qui veillait fait sur leur sort. Sur le la culte des génies. — 1881.. en 164. pp. et Chacun son génie. on crut que tout famille. de Milan. s. Mais comme les honneurs divins qu'on rendait aux princes se distinguent difficilement des hommages dont on les accablait comme chefs de l'État. à Aquincum.. pp. urch.'. autel élevé par uautae Parisiaci. Hettner .V 5738. les cités et les associations avaient groupe d'hommes. I. . un magistei citrator arcae collegii fabr. 7910.e empereurs romains. à Périgueux. VIII 2618. épigr. p. sous Trajari Sagari t[hea]tri Marcelli cultores domus Myth.. VI 956. fabrum. qui toujours. . 11. 2i7. 1993. vétérans à Aquilée. 257-263. de Bordeaux.c - — Cfr. 17 ci i>2.-Henz. 75-88. III 3438. à Sarmizegetusa. partageait ses joies et ses douleurs. 7237 = : Bull. un VI 384. nous préférons ne pas les en séparer et nous en parlerons plus loin. les Orelli. cfr. pp..">. A Jupiter aeternus 111 (dieu syrien. Le (•////. L. bibliographie. fabrum. aucune divinité ne recevait plus d'honneurs et de teries flat- maison divine. H. la « . Kaiserkultus.. 52. 2626. pp. l.

(

209

)

de nombreux exemples;
faites

nous avons trouvé des dédicaces
:

aux génies suivants
à

Genius are[na}riorum,

Trêves (Brambach, 770
,

.

Genius du collegium centonariorum à Alba Pompeia V i:m. XII 1282).
Genius du collegium dendrophororum, à Patavium rade (V 2794. VIII 7956). Genius du collegium
Katiaria, Mevania,

et à

Vasio
Kusi-

et à

fabrum,
et

Lyon

à Apulum, Sarmizegetusa, Heddernheim (III 1016. 1424. 7905.
II,

8086. XI 5023. Allmer, M. de L.,
1447).

185

et p. 502.

Brambach,

Genius

collegi [f]ocariorum, à
[h)astiferi, a

Cologne (Brambach, 2041 add.).
à Brixia (V 4211).

Genius des

Vienna (XII 1814).

Genius colleyu) jumentariorum,

Genius nautarum,
Genius coin merci Genius
collegi
el

à

Marbach (Bbambach, 1601).
negotiantium,
à
à

Brigetio

(III

4288).

pavimentariorum,
,

Home

(VI 243).

Genius corporis pel^ionum

à

Ostie (XIV 10).
,

Genius collegi peregrinorum [Brambach, 11. 1602).
Sigillum Geni argenteum

à

Voorburg

et

à

Marbach
et uri-

donné au corpus piscatorum

natorum à
p. 83).

Home

B. c, 1888, p. 387. Notizie, 1888, p. 279).
totius urbis [Bull, corn.,

Genius saccariorum salariorum

1888,

Genius du collegium scaenieorum,

à

Aquincum
(VI 24(>

(III

3423).

Genius Genius
(VI 241).

collegi tibicinum

romanorum

Genius utriclariorum, à Vienna (XII 1815).
soda[lic(iii]

Jovis

Conservatoris

cursorum

Caesaris

Genius familiae monetalis VI 239)

*.

1

Haï

i,.

Kônigreich Wurtemberg,
.

p.

169

:

Genium
VII

'-uni

bas

e vête

ranis

et

per\egri]nis - posuer[unt

a

Vieus Aurelii.
:

Génies de collèges militaires
corn
,

III

Ci;i7T.

1035. VIII

10717. Bull.

1882,

|>.

150, a. 543.

Brambach, 692.

Les collèges funéraires avaient naturellement aussi leur génie. Voyez

nos Indices

(culte).

14

(

±10

)

Genius

collegi juvejitutis, à

Mayence, Zahlbach, Altenstadt,

(Brambach, 1000. 1138. 1410),

Le collège des flûtistes romains et celui des artistes scéniques d'Aquincum reçoivent la statue de leur génie; dans les autres dédicaces, c'est un dignitaire du collège, ou un confrère, ou même un étranger qui élève en l'honneur du Genius collegii une statue ou un autel pour implorer sa protection ou pour le remercier d'un vœu exaucé. Si ces inscriptions ne parlent donc pas précisément d'un culte commun, au moins prouvent-elles combien ces

hommages rendus au
i.

génie étaient fréquents. Les
décuries,
avaient
leur

subdivisions des collèges,

appelées

génie à part

L'idée et le culte des génies s'étaient tellement

étendus chez
tout groupe

les Romains que non seulement tout homme et d'hommes, mais même tout être inanimé, tout
:

objet avait son génie

il

n'y avait pas de lieu, de rue, de place

qui ne fût sous
schola,

la

tutelle d'un génie protecteur.

De
les

même

la

ou maison corporative,
2.

avait le sien,

que

confrères

honoraient

La
tion

statue

du dieu

tutélaire, celle
les

du Genius

collegii, et celles

des autres dieux pour lesquels

confrères avaient une dévo-

particulière, occupaient une place d'honneur dans la maison corporative ou dans le temple du collège. Nous connaissons des corporations de toute nature qui se réunissaient dans des temples publics, soit pour leurs affaires, soit pour le culte. Le collège funéraire d'Esculape et d'Hygie vote son règlement dans une chapelle consacrée au divus Titus, au temple des divi, sur le Palatin 3, et deux fois par an il y

distribue des sportules à ses

membres

4

.

A Ravenne,

le

collège

'

VI 244. 245. 111 7905. Bull, com., 1882, p. 130, n. 543.

2 VIII
3

2601-2603. Cfr. VIII 1548
:

:

Statuant Genii curiae.
St.-V.,
III, p.

Voyez sur ce temple
s. v.
1.

Mauquardt,
177.

468

=
3.

p. 218.

Schiess, rem. 245. Preller, H. M:,
aedes,
p.

II 3 , p.

447, n.

Le culte, II. De Ruggiero.

Diz. epigr.,
*

XIV 10234,
la

9. 10. 23,

en 153.

11
1.

célébrait ses cinq repas annuels
9-16.

dans

schola reçue depuis ce décret,

Voyez infra,

p.

213.

(

211

)

des fabri reçoit dos sportules, distribuées annuellement dans

A Lanuvium, en 436, le dictateur fait une assemblée générale du collège de Diane et d'Antinous dans le temple de ce dieu, pour voter les statuts, et ces statuts sont affichés, par son ordre, sous le tétrastyle ou pronaos de ce temple -. A Truentum, les cultures Herculis célèbrent annuellement des sacrifices et un repas dans le temple de ce dieu 3. Nous venons de voir que les poètes et les acteurs, ainsi que les tibicines se réunissaient dans le temple de Minerve, sur l'Aventin, et que les tlûtistes avaient de plus le droit de tenir un banquet au temple de Jupiter Capitol in *. C'était là une faveur que n'obtenaient pas toutes les corporations, et chaque collège un peu prospère avait son local propre qui lui servait de lieu de réunion pour toutes ses assemblées, religieuses ou profanes. La description de ces hôtels ou temples suffirait pour prouver le caractère religieux des collèges; aussi allons-nous tâcher d'en donner une idée d'après les documents épars 3 Puis nous y suivrons les confrères pour assister avec eux aux fêtes religieuses qu'ils y céléle

temple de Neptune

l

.

tenir

.

braient

et

Ces lieux de réunion, qui portaient

au culte qu'ils y rendaient au dieu protecteur. le plus ordinairement
fort diverse.

le

nom

de scholae, pouvaient être de nature

Les col-

lèges funéraires ayant

un monument commun

se réunissaient

souvent dans une partie de leur

monument

funèbre. De Rossi

'

X] 126

»
"'

XII -2112.

1.

1-3. T.

Ephem.

ep., VIII -210.
III

1

Voyez encore:
de,

1828: Convictores Concordiae,h Narona. C. Ju.ijax

(Inscr.

Bord.,
le

I,

p. 209j croit la

que ce nom
K.

signifie qu'ils tenaient leurs

banquets dans
•''

temple de

Concorde.
:

Sur

les scholae

en général, voyez

Lange, Huns und Halle, pp. 29057-62.

295. de Rossi, Bull, crist.,
G.-L. Visconti.
PI».

1864, pp.

Roma

sott.,

III.

p.

475.

Ann.
Le
27.')

d. /..
I.

1868, pp. 387 et suiv.
|».

Marquardt,

St. -Y., III.

160.

212
pp.

-

culte,

192, n.

',.

Il,

p.

340. Schiess, pp. 75-78.

LiEBENAM

280.

(

212

)

montré l'origine de ces sortes de scholae '.Les monuments sépulcraux des riches particuliers avaient deux parties souvent superposées l'une, intérieure et souterraine, où reposaient les défunts ou leurs cendres; l'autre, supérieure et destinée aux banquets que les vivants célébraient en leur mémoire:
a fort bien
:

cubiculum superiorem ad confrequentendam memoriam quiescentum,
dit

une

inscription de Pouzzoles
et

-.

Les monuments com-

muns
le

des sociétés

collèges funéraires étaient construits sur

même

plan. Ainsi l'on voit des gens associés
se réunir
la

pour

bâtir

un

monument
intérêts

dans ce
s.

monument pour

délibérer sur les

de

société

Les sodales Syncratii, collège familial,
et solario,

appellent leur sépulture memoria cum cubiculo

monu-

ment avec chambre funéraire
pouvait être couverte
celle
5,

et terrasse 4.
ici

Cette terrasse, qui

servait

de

salle

de réunion,

comme

que le collège d'Esculape et d'Hygie possédait près de la voie Appienne. On comprend que les collèges, ayant besoin
de
salles

plus spacieuses, se bâtirent des scholae

à coté

du

monument

funèbre ou dans Varea sépulcrale
édifice

:

leur local fut

donc souvent un
ment. Quand
les

à part

ou une annexe du monu-

sépultures privées des riches chrétiens se

transformèrent en sépultures collectives, poussant leurs galeries sous le sol de la campagne romaine, elles eurent aussi des ehambres réservées aux réunions. De Rossi a découvert à Sainte-Domitille une vaste salle, ornée de peintures et entouà côté, on remarque un puits et une rée de bancs en pierre
(i
;

1

Bull, crût.,

1864, pp. 20. 60.
ci

1865, p. 89.
trad.

Roma

sott.,

III,

pp. 473

et suiv.
2

Noiithcote

Brownlow,

Allard, 2 e
l!àle,

éd., pp. 78-79. 106.

X

20l.*i.

Voyez

le

fameux testament de

cette salle

de réunion
p. 297.

est
:>

appelée cella memoriae. Wilmanns, 315. Bruns, Fontes juris,
VI 10291
:

ml monumentum sociorum
a

in.

conventu habendo.

•!

XIV 3323,

Préneste. Les inscriptions VI 6058-6067 lurent trouvées
l'étage supérieur servail

dans un inonuineni dont
de ce genre.
8
,;

de schola, selon Lan-

ciani, Bull, coin., 1874, p. 37.

Le n° VI 3756

fut

découvert dans une schola

XIV 10231: solarium tectum.

De Rossi, Bull,

cris/.,

1865,

p.

95,

Renan, Marc Aurèle,

p.

539.

(

213

)

citerne

:

c'était

la

schola

les

chrétiens

s'assemblaient

un généreux chrétien, qui prend le nom de cultor Verbi, donne à ses frères {fratres, eclesia fratrum) une area pour y élever des tombeaux et une cella qu'il y avait construite pour servir aux réunions *. Parmi
et célébraient leurs

agapes.

A

Césarée,

les collèges

païens, qui

portaient le
le

nom

de cul tores, plus

d'un avait sa schola dans

lieu de sépulture.

Sur

la

voie

Appienne,
itaire ,

il

devait s'en trouver beaucoup.
la

Un

collège de Sil-

vain y avait reçu, entre

deuxième

et la

troisième borne milest

un champ,

locu[m], in quo aedifïcata

schola sub

por\ticu) consecrata Silvano et collegio ejus sodaliajo)

mancipio

acceperunt, et c'est dans cette schola
sacrifices et tenait les

que

le

collège faisait les
vit les

banquets

-.

Fea, qui en

ruines,

nous

dit qu'elle
il

était

de forme absolument circulaire^; au
*.

milieu,

y avait

un

autel

Entre

la

première

et la

deuxième

pierre milliaire, c'était
local
et
:

un

autre collège funéraire qui avait son

Salvia C.

f.

Marcellina

— donum
pergula

dédit cullegio JEsculapi
et

Bygiae locum, aedicula
et

m cum

signum marmoreum
quo populus
colleiji

JLsculapi
s(upra

solarium tectum junctum,
epuletur, quod est via

in

s cripti)

Appia ad Martis intra

milliarium I

et II,

ab urbe euntibus parte laeva, inter adfines

et populum. Ce collège d'Esculapeet d'Hydonc reçu de Marcellina une chapelle avec une statue d'Esculape, une treille et une terrasse couverte, qui est appelée schola dans la même inscription et où le collège prenait part

Vibium Coloeaerum

gie avait

1

VIII

9585

:

Aream ad

sepulcra cultor Verbi contnlit

et

cellam struodt

suis cunctis sumptibus. Ecclesiae sanctae

Eclesia fratrum hune restituit titulum. P.
et
I.

hanc reliquat memoriam. Allard, II, p. 87. Nobthcote
1864. p. 28.
les

BRcmNLOAY,
pp. 96. 107.

— Les chrétiens se réunissaient aussi dans
et

p. 79.

De Rossi,

Bull, crist.,

Romu
les

sott.,

catacombes,

dans
2

les cubicula

ou chambres sépulcrales, qui prirent parfois
ad cum locum
itinu

dimen-

sions d'églises souterraines.

VI 10231

:

facere, vesci, epulari ita li[c]eat,
3

Fea, Varietà di Notizie,
Selon C -L. Visconti,
/.

actum aditum wmbitum sa\c]rificia quamdiu is collegius steterit. pp. 175. 180. Il en donne le plan Uav. 11).
pp. 387-388.

*

/.,

(

214

)

à

des distributions de sportules deux fois par an

1.

Il

n'est

pas

formellement que ces deux locaux se trouvaient dans des lieux de sépulture, mais leur situation au bord de la voie des
dit
ville, peut le faire croire. Il n'y a pas de doute pour un autre collège funéraire, composé d'esclaves, dont une inscription de l'an 16 décrit longuement le lieu de sépulture 2. Nous y reviendrons au paragraphe suivant; notons ici qu'on y

tombeaux, hors

trouvait

un portique

carrée et d'un buffet,

pour

les sacrifices,

un pavillon (trichila) meublé d'une table un puits à margelle où l'on prenait l'eau et une cuve à supports de marbre pour les
et

bains.

La fameuse schola des sociales Serrenses nous est encore mieux connue 3. Elle fut trouvée en juillet 1864 près de la voie Nomentane, non loin de Rome. C'était une chambre (cella)
carrée, ayant cinq mètres de côté et

pouvant contenir cinquante
la

personnes. Elle n'avait qu'une seule entrée. Tout autour de
salle régnait

un banc en

pierre, adossé

rouge foncé. de
la

Au

milieu,

il

y avait
;

au mur et peint en un autel en marbre, peint

même

couleur et assez bas

indique que cet autel, un don du président lis), aram sudalibus suis Serrensibus donum posuit et locum ; schol(a)e ipse acquesivit K Ici encore, on ne saurait affirmer que ce collège avait au même endroit son locus sepulturae. On
:

une inscription du III e siècle ainsi que l'emplacement du local, était C. Hedukius Januarius, q(um)q{uenna-

rencontre d'autres collèges funéraires ou religieux qui ont
leur local

ou un sanctuaire dans

les

domaines d'un

particulier,

ensuite d'une concession gracieuse de celui-ci, sans y avoir

1

VI 1023-4,

1.

M

:

eodem
2 II
3

loco dividerent sportulas. C'est i'aedicula
scfiola, à

ad Martis in scholam n(ostram); 1. 13 adMartis avec le solarium qui est
:

appelée

moins que ce ne
crist.,

soit le

solarium seul.

10237. Rossi, Bull,
1801, pp. 57-62.
1864, 9 juin.

Dr:

Roma
Ann.

sot t.,

III,

p.

-47,'i.

C.-L. Visconti, Giornale di

Roma,

d. I., 1868, p. 387.

i VI 839 et note. On y a trouvé aussi deux vases en bronze servant à mesurer les rations de vin et d'huile dans les banquets; l'un contient un

sextarius, l'autre

une hemina. De Rossi, BulL

crist.,

I.

/.,

en donne

le

dessin; leurs inscriptions sont reproduites en noie au n. VI 839.

(

215

)

un

lieu de sépulture

i.

Les collèges formés par
{colleyia

les

esclaves

et les affranchis

d'une riche famille

domestica) trou;

vaient naturellement

un

local

dans

la

maison de leur maître
la

ceux qui honoraient particulièrement
obtenaient parfois
divus
:

divinité impériale

en

un dans

les

annexes d'un temple d'un
est siip

coUegium Numinis dominorum, quod
3.

templo divi

Claiidi

Voilà ce que nous savons des sclwlae des collèges funéraires;

nous reparlerons au paragraphe suivant de celles qui étaient bâties dans les domaines funéraires. Certains collèges religieux
et certains collèges professionnels,

pour qui

le

soin des funé-

railles était

le

but principal et qui avaient aussi

un monu-

ment commun, ne possédaient
se réunir. Mais
le

peut-être pas d'autre local pour

plus souvent leurs maisons corporatives
sur l'une des places publiques ou près

étaient situées

en

ville,

du temple de leur dieu. >*ous en connaissons des exemples nombreux. Pour commencer par les collèges religieux, citons

1

VI 404

:

collegium sanctissimum quod consistit in praedi(i)s

Lard
et

Macedonis in curia, vers 122.

VI 461

:

ex concessu

in praediis suis

sacrarium dei Liberis cum aedicula

suis impendis

marmorarunt,

aram

et

ortulum super Nymphis, qui locus appellatur Memphi, donum

dederunt spirae.

— Bull.

d. I., 1885, p. 138. Bull, corn., 1885, pp. 51-53.

— VI 543
ilio

1886, pp. 75-77
:

:

collegium salutare (quod consistit in praediis Galbanis?).

in templo sancti Silvani Salutaris
Cfr. VI (371
:

quod

est in ko[rtis

.

.]t

prae-

suo,

en 115.

Iwrti Aboniani (collegium

magnum

Lar.

et

imag.).
2

VI 7458

:

collegium
:

eocorum Aug(usti)

n(ostri),

quod

consistit

Palatio; et plus loin
XII 4449
n(ostri),
:

corpori qui sunt in hac stationem. Cfr. VI 8750.

in

[collegium

sa]lutare [f]amilia[e]

tabellarionium

Caesarù
:

quae sunt Narbone in domu.

I

1540

=

XIV 2875

coquies
:

atriensis, à Préneste; voyez la note.

— VI 9148. 9149.
/'.

10260-10264

colle-

gium quod
siège.

est

in

domu

Sergiae

!..

Paullinâe. Dans les inscriptions,

consistere et esse indiquent souvent la résidence

du

collège, le local où

il

— Cfr.

Festus,
III

p. 333, s. v. scriba,

supra,

p. 82, n. 3, et
L6)

VI 9404.
:

10251' (infra).
respublica
s

4779. 4017. 7357. Pline {Epùt., VIII.
et

dit

servis

quaedam

quasi civitas domus

est.

VI 10251'.

(

216

)

d'abord les Isiaci de Pompéi
le

L

L'Isium de cette
temple,

ville,

derrière

grand théâtre, comprenait une area rectangulaire, entourée
;

d'un portique

au milieu

s'élevait le

et derrière cet édi-

fice se trouvait,

adossée à l'enceinte, une grande salle qui com-

muniquait avec Y area par cinq larges arcades s'ouvrant du côté on y a trouvé un piédestal qui supportait deux statues en granit, mais pas de bancs; auprès d'une table, il y

du temple

;

avait encore des restes d'un repas.

On

peut regarder cette salle
Isiaci

comme

le lieu

de réunion du collège des

de Pompéi.

Au

Portus, les adorateurs de Sérapis avaient aussi une schola,
peut-être au temps de Caracalla, et
leurs de l'élever à frais
l'hôpital militaire,
ils

avaient chargé deux des

communs
,

-.

En

1890, en construisant

on a découvert sur le Célius la résidence des dendrophores romains 3 porteurs des arbustes sacrés dans
les

processions du culte phrygien de Cybèle
salle

et

d'Attis

:

une
et

grande

rectangulaire,

pavée en mosaïque blanche

noire, avec figures symboliques, conduisait

au local proprebâti

ment

dit,

appelé basilica Hilaiiana, parce qu'il avait été

par M'. Poblicius Hilarus, marchand de perles et président à
vie des
4. On n'a pas pu pousser les fouilles pour se faire une idée de son architecture. La schola qui était probablement possédée en commun par les dendrophores et les cannophores d'Ostie, nous est mieux connue 3

dendrophores

assez loin

.

Overbeck, Pompéi -, p. 111. G. Lafaye, Le cul le d'Isis, pp. 184-185. X850, sur un marbre trouvé devant la porte du temple d'Isis M. Faecius Suavis M. Faecius Primogenes scholam de suo. 2 XIV 123. Bull, dcl Inst., 1870, p. 20. G. Lafaye, t. I. Cfr. XIV 18
1
:

:

[Isijaci

magar(um) de suo
dormir
le

restitu{erunt).

Ce piyapov

était la salle

allaient

les initiés qui voulaient recevoir les conseils

de

la

déesse

pendant
s

sommeil.

Lanc.iam,

Bull,

del

/.,

1868,

p.

2-28.

Lafaye,

pp. 183-184.

C.-L. Visconti, Bull, corn., issu,

p.

483. 1890, pp. 18-25. 78. G. Gatti,
,

Notizie, 1889, p. 398.

1890, pp. 79. 113. Huelsen, Mitth. des Inst
p. 283.

1891,

pp. 109-110.
•'

I*.

Bienkowski, Eranos Vindobonensis,

Il

était déjà

connu par
.1//».
d'.

VI 641.
fnst., 1868, pp.

3

C.-L Visconti,

365

et suiv.

Mon. delV
op.

Inst.,

tav.

LX,

lig

I.

Henzen, Bull,

coin., 1875. p. 37. K.

LANGE,

c,

p.

291

(

247

)

L'enclos consacré à Cybèle renfermait

un sacrarium, un temple

adossée au temple, mais sur un plan inférieur. Sa forme est irrégulière, à cause de l'espace dont on avait pu disposer; c'était un pentagone
et
scliola. Celle-ci était

quadrangulaire (Metroon)

une

irrégulier, dont

un

côté était formé par le

mur postérieur du

Metroon. L'un des côtés extérieurs avait une entrée à chaque bout; les autres étaient entourés d'un banc en pierre, comme
la

schola des Serrenses. La salle contenait

un grand

et

un

petit

autel,

consacrés probablement à Cybèle

et à Attis.

L'un

et

l'autre étaient hauts

de deux mètres. La surface avait une cavité
et

destinée à contenir le feu des sacrifices,

elle était

entou-

rée d'un bord, ouvert d'un côté pour retirer les cendres. Les

murs,
foncé.

le

banc

et

les autels étaient crépis et peints

en rouge

Une

inscription de la seconde moitié
les

du

III e siècle

nous

apprend que

dendrophores d'Ostie avaient
entièrement à leurs

bâti cette schola
frais

et l'avaient' reconstruite

domus Aug{ustae) d[endrophori

Ostien]ses scolam,

Numini quam sua
:

pecunia conslit[uerant, novis surrijptibus a solo [restituerunt]

1

.

Comme

les

murs
si

n'ont plus qu'un mètre de hauteur, on ne

saurait dire

elle avait

un

toit

ou

si

elle était à ciel ouvert.

La description de ces scholae des collèges funéraires el religieux nous sera utile pour nous faire une idée de celles des
collèges professionnels, qui en différaient pourtant. D'abord,
elles étaient
à

souvent situées sur un forum de
*, à

la ville,
», à

comme
,;
,

Ostie

2,

à

Bénévent3, à Falerio

Préneste

Pompéi

et

1

XIV

45.

Voyez infra,

p. 229, n.

1.

3

4
5

Voyez infra, p. 219. IX 168o collegium Martensium infra for ami m. IX 5438 colleyia quae attincjant foro pecuario.
: :

XIV 2937. 2972

:

amatores regionis macelli, ou cultores Jovis Arkani
Sticd., pp. 287-303,

regioinis) macelli.
6

croit

Cependant cela est fort douteux. Nissen, Pomp. que le vaste et splendide édifice d'Eumacbie, sur

le

forum de Pompéi,
la

était le local (Festsaali

des fullones. C'est peu probable, et
:

dédicace

qu'on y a trouvée,

X 813

EumachiaeL.

/'.

sacerdipti) public ae) fullones,

(

218

)

comme
Souvent
vin de

celle des scribes

'

et peut-être

des

flûtistes'-*,

à

Rome.
et

elles se trouvaient

dans un quartier où habitaient
collège
:

travaillaient les

membres du

ainsi

les

Lyon
l'île

avaient probablement leur local
et

marchands de dans ces canabae

qui leur servaient d'entrepôts

qui se trouvaient dans la partie

N.-O. de
le leur
la

actuelle d'Ainay 3; à

Rome,
le

les

corroyeurs avaient
et

au delà du Tibre, entre
et

temple de Fors Fortuna
;

porte Septimiana, où étaient leurs tanneries 4

il

était voisin

de celui des ivoiriers

des ébénistes»; enfin, les tabernarii

suffit pas pour le [trouver. Mau (Fiïhrer durch Pompei, p. 27) en fait un marché pour les tissus en laine. Nissen regarde aussi comme des scholae : 1° un édifice situé à l'est du forum, dans lequel d'autres ont reconnu la curia ou senaculum 2° une maison située derrière la curie

ne

;

(pp. 304-305. 345). L'un était consacré au culte impérial (Mau, p. 26),
l'autre est

un

atelier

de foulon.

— K. Lange, op. c,
p. 30). Il

p. 294, a pris

pour des
(p. 295)

scholae les trois curiae ou salles de séances du sénat, des duumvirs et des
édiles, situées

au sud du forum (Mau,

regarde aussi

comme
Jordan,
i

des scholae différents fragments du plan de

Rome

publiés par

Forma

Vrbis Hamac, n. 18. 45. 130. 184. 224. 228. 231. 233. 236.

259. 284.

La schola Xantha; voyez

infra, p. 219.
l'arc

2

Leurs inscriptions ont été trouvées près de

de Constantin

(VI 240), près

du Septizonium de Septime Sévère (2191) et au forum (3696). La £u<ruxïj aûvoSo; ou collège des athlètes avait peut-être son local près
:

de Saint-Pierre in Vincoli; voyez
suiv.
5

S. Ricci, Bull, coin., 1892, pp.

195 et

C

I.

L. VI 10153-10154. Kaibel, 1102-1110.
II, p.

Allmer, Musée de Lyon,
1.

451, n. 171 et suiv.

Mommsen, Hernies,

VII, pp. 304, n. 2. 310, n.

Korrespbl., 1889, p. 23. Schulten, pp. 3.
consistere pour indiquer la résidence
[Lut/.]

112. Ils se servent aussi

du mot

de leur collège

:

negotiatores

vinari

in

kariabis

consistantes,

Allmer,
* 5

II,

n. 171.

Nous venons encore un autre emploi de ce mot.
163.
jus scholae tetrastyli [quod est

De Rossi, Bull. d. Inst., 1871, p. Nous lisons [Julîus] Aclianiis
:

a

dextra aedis Fortnnac] Aug. quo conveniretur a negotiantibus [citriaris
et]

eboraris dédit, au coin de la piazza S.
p.

Callisto

et

du
I.

vicolo délia
I.)

Cisterna. Mitth. des Inst., 1890,

288.

Mommsen
a
la
fin,
la

(Mitth.,

complète
symétrie.

autrement

la

troisième ligne; nous croyons qu'il y avait un vide au
cette ligne,

commencement de
Jus n'indique que
le

comme
c-t

pour

faire

droit de s'y réunir

non

propriété.

208-222 : d. Ces en salles. corpus pellionuni) Ost iensium. à gauche 51. Malheureusement. 220-221. près du Panthéon les leurs (l'Agrippa Les sous-officiers deLambèse avaient bâti dans le camp même. d.des scribae librarit et praecones aedilium curulium. /. Inst. 2 du portique du Panthéon. près des Kostres nous savons seulement que c'était un édifice : petit. un cartel contenant et nom d'une corporation hic [consista . /. vol. découverte au XVI e siècle sur la via sacra. On a négligé de nous décrire la schola Xantha . effet.. placées au centre des y avait. Ann.. Victoriam Augus- tam runt. colonnes au le côté oriental . écoles fran- ser. Mélanges des . T. I. devant chacune d'elles le il la mosaïque.. dans : affaires com- merciales.. 1881. pp. — Naviculiariorum Porte nsium — Naviculariorum +. Ilsitoeleiscrizioni delta schola Xantha sul foro romano. *. Viscohti. et sedes aeneas et cetera ornamenta de sua pecunia dede'>. XIV 2TT-2T9. /. 5 * VI 103.( m ) avaient leur schola au centre de la ville. 203 et tav. De Rossi. — et Imagines argenteas deorum septem post deilicationem mutulos cum tabella aenea de sua pecunia dederunt d'Ostie avait des portiques sur ses scholae Le forum sur le deux longs côtés. pp. Acad. Huelsen. lus t. lignariorum. qui pournous en faire une idée générale. de statuettes d'argent orné de sièges en : ornements scholam ab inchoato refecerunt. Sotit-ie. André. 388. 199-201. schola rait servir à les touilles n'ont mis à découvert aucune proprement dite des collèges professionnels. Bull. Tarric(inensium Sur le côté 1 VI 9920. 1868. et Huelsen. mais somptueux. construit tout en marbre l'avaient et d'autres et splendide- ment réparé par des curateurs qui bronze. servaient de scholae à des corporations marchandes. dei Lincei. Mitth. pp. 3. 1888.-L. C. Fiorelli. Atti délia r. d. où beaucoup de place était devenue dis- ponible depuis que Septime Sévère avait permis aux légionnaires mariés d'habiter avec leurs femmes à Lambèse. on avait relié les mur d'enceinte par des cloisons qui partageaient portique en autant de compartiments rectangulaires qu'il y avait d'entre- colonnements. p. marmoribus ornaverunt.

Il (?). 201-203. la sur des hémicycles ornés de moulures. n. Archives des missions. en grandes pierres de taille. 1891. est fâcheux que ceux qui à ont découvert ces textes épigraphiques n'aient pas songé çaises. Ces inscriptions sont gravées.n. Geni fori ennui (XIV 430). y avait de ce côté cinq scholae. XI. probablement base de l'abside opposée comme dans les basiliques. 6.ns Elle est actuellement au Louvre. des sacomarii : l'autre d'un collège inconnu. {Commentationes hon. : est d'un collège inconnu. 1851. p. p. qui semblent avoir étaient vides. p.ma. 20. p. il y avait deux salles semblables. n. par le on peut penser que monument auquel ils appartenaient se terminait par une 11 abside plus ou moins grande. 18. Le collège résidant même patron est gratis adlectus dans un il adquadrigam fori vinari. : pp. le cartel est remplacé par un mesureur de blé agenouillé tenant le la main gauche sur 1 bord d'un modius et ayant dans la droite une règle. XIV 309 functus sacomari. dessin d'une de ces pierres. toutes sans exception. Dans les ruines du théâtre. Voyez Dessau.) 2 3 ces pierres provenaient du forum et furent employées la au VI e siècle dans L. . reconstruction du théâtre. 200. L. dit Fiorelli. Toutes ces salles « Les Nous venons de dire qu'on a retrouvé les traces le des scholae de sous-officiers dans textes camp de Lambèse. 470 et suiv. VIII 2552 et suiv. 479. servi aussi à des collèges l. ou du coll. Ces pierres. au n° 409. mentation d'une absidiole3. y avait de ce côté deux . planche d'autres croyaient que le Wii. formaient à l'entrée. Devant celle des mensores frumentarii. /. qui devaient entrer dans construction ou dans l'ornesuite.. Renier donne le I. qu'ils désignent sous nom de scola c'était le lieu de réunion des cercles de sous- officiers. SOI 11 : Le théâtre et le forum d'Ostie. signalent le un certain : nombre d'édifices. dit-il. on a trouvé des fragments d'inscriptions mentionnant des collèges (Fiohelli. 2. et vol. in p. 217). 479. avec des planches. Cagnat. l'une. 22).scholae Cfr. pp..( 220 ) opposé de la place. et la note. s'agit peut-être du collegium negotiantium fori vinari. /. Mominseni. La cinquième schola Fiohelli. Renier et mot schola désignait ces pierres (Ibid. 1) la a fait remarquer l'erreur. : XIV 409 patronus togatorum a foro et de sacomar(is?). et des bases de statues élevées à des dignitaires de collèges (Fiohelli. épigraphiques trouvés à Lambèse dit R.

60. 540-541. Il se représenter la schola comme une salle semi-circulaire donc ou ' R. d. 291. De Rossi cite la différaient : On remarque . 1890. Sairigny's Zeitschr. Mitth. Cagnat. 476. Ce seraient de véritables où se réunissait le peuple chrétien *. Cagnat. Huelsen cite la schola labrorum banquets qui des bains romain- \m. c. Suivant lui. ihiil. pp. c. quant à leur forme. Le même. 75. 1890.. Cagnat décrit un tant. parait être du même avis. 539 et 541. pp.. 291 et suiv. prétoire et la porte décumane » édifice situé au endroit et affec- comme un autre qui lui est adjacent. pp. ils nous et l'on apprennent seulement qu'ils se sont rencontrés tous.i V. Lange. Cfr. (Mommsen. Huelsen. pp. du collège de Silvain et les oratoires chréet qu'on trouve au-dessus des catacombes circulaire. Schola.. ce qui précède. est synonyme d'exedra et désigne une salle semi-circulaire. op. Les inscriptions.. et il forme d'un rec- tangle terminé par une suite de ces scholae croit qu'il s'agit d'une -. croit qu'elle était située dans un tétrastyle. p. édifice entoure de quatre rangées de colonnes).( 221 ) relever le plan des salles où ils se trouvaient . dans une certaine mesure. R. servant de salon de conversation avec des bancs disposés en hémicycle pour la commodité des auditeurs. le — dans même la la partie mérii. p. pourront compléter. V. De Rossi et Lange 3 ont voulu établir qu'elles étaient généralement bâties en forme d'abside. qui mentionnent un grand lieux nombre de ces de réunion. dionale du camp. pp. 514. qui affectent une forme scholae ou une forme faudrait rectangulaire avec trois hémicycles. mais cesscholœ désignent l'espace .4). 10. d'abord que. 25. abside. 452. — en connaît plus d'une demi-douzaine. les scholae beaucoup elles étaient rectangulaires. Inst. la scliola tetrastyli des eborarii serait une exedra contiguë à 4 un édifice tétrastyle : : c'est dans celui-ci que ce collège aurait tenu ses ad tetrastylum epulati fuerint. schola circulaire tiens. Bull. avec plusieurs absides. 2 r < De Rossi. entre R.. de collèges militaires Voilà ce que les fouilles nous apprennent sur les scholae. op. disentils. 467. L'armée romaine d'Afrique. 1864. polygonales ou circulaires. crist.

celle-ci donné son nom à l'ensemble.. peut-être disest posées en demi-cercle. i Mais par lui-même. il parait certain que le bien comme un mot sclwla avait pris le sens d'hémicycle. des antiquités gr. Schiess. v. banc semi-circulaire . dont la forme n'est pas indiquée 1 : on y passait in moments de 4112 : pour causer..statua et schola. 5. dre part aux mêmes sacrifices et : entourant le bassin. pour se délasser. la destination de la schola: dans les mieux conservées. à scol{am) et horol(pgiwm). schola. et nous croyons que c'est dans ce sens que cette dénomination fut appliquée aux maisons des corporations. 209. 4. 213). 632. surtout pour désigner des collèges militaires corum. voyez V Index collegiorum (coll. 35. 311. 22. circulaire (Rich. Overbeck. de repos. Dict. Remarquez p. I [h]orologiu[m]. Pompéi 3 . 36. 29). Pompéi X 1453. en sera de même loisir des scholae in Octuviac particibiis (Plin. les 10. Gruter. pour discuter leurs intérêts. A la vérité. comme aux écoles (exedra) des philosophes et aux salons de conversation et d'attente : qu'on les trouvait dans les thermes et sous les portiques c'est là que confrères se réunissaient. IX signa Serapidis cum VIII ergasteris suis et aediculam circulaires (aedicula) destinées à scholam.. Les scholae décrites cidessus et même celles que mentionne DeRossi ne nous semblent pas confirmer cette opinion. n. scholas II. Telle était. dans un hémicycle près du à temple d'Hercule. : 978: aedi(les) Curubis. il n'implique aucune forme déterminée. : 21960 schola ollarum XX. /'. c. à Nola et : campum niaceriem scholas et solarium. semitam de aequandum curavii. pendant leurs loisirs.( 222 ) aurait rectangle terminé par une abside. Y 8801 schola et solarium.oh il s'agirait de niches semides statues. : pondéra et chalci- dicum VI et seholam. en 159. 114. X 1236. et rom. Schola missi : synonyme de schola medi. n. X 831 : pluteum perpetu[uiri\. schola armatur(arum). militaires). ce nom Il leur était donné parce que c'étaient des salles d'attente. \ 3311. et qui pouvait être s.i collegium. on a retrouvé généralement deux choses bien caractéristiques les bancs où s'asseyaient les confrères et l'autel où l'on faisait les sacrifices. Misenum. où les baigneurs attendaient. un ensemble de vingt ollae. On s'y réunissait tant pour pour s'entretenir. pour prenpour s'asseoir à la même table. pp. c'était proprement le lieu du loisir et du repos {zyô\r\). a Home. //. : à Herculaneura publiée s. et Isidis Voyez : X 5069 : . Selon nous. en effet. .

à Pouzzoles. negotiatores civitatis Mattiacorum. quaestores p. fois curia -. M 10344. qui n'ont par eux- 1 Nous le trouvons chez les Augustales corporatif à à Puteoli. (XI 5750. Regionen. (III X 1888. 92. p. 260). 1890. . * III •'- 4038.. Inst. VI 10234. nautae. Cfr. voyez curia Jouis (VIII 14683). et basilica A côté de ces noms. VI 348. p. dont plusieurs font bien ressortir sa destination religieuse. p. Sassinates. viatores quaestorii. était son nom ordi- naire J . 9. VI 541 colleghnn sanctissimum quod consistit inpraedisLarci Macedonis 3 in curia. Korrespbl. Bull. n. à Inscr. I. supra.). cfr. decuriones in hoc curia qui descendunt . VI des collèges funéraires (VI 839. 1884. III 7807. p. VI 404. 3). . 182. 98. [abri soliarii baxiarii. 275. à Aventicum. 1890. à Rome. VI 9404: fabri Tolentinum IX 5568. VI 10350. 288: (abri. 2. XIV 285. Cfr. . 1876. et la schola était à la t'ois le local et le temple du collège. : : collegii basilica Hilariana. à Tusculum (XIV 2634). à Rome. VI 103. p. V 5447. viatores 111 virum et IIII viruiu. à Rome. à Sentinum (XI 5748). En grec I. scribae librarii et praecones aedilium eu ru Hum. III 4779. Arch. eborari et citriari. 199 sqq.. Schola. à (XI Vulsinii 2702). qui consistent in Manlia. oïxoç.. statiof?/. 10234. V 8801. 10231. 1880. centonaires. à Apulum 1174) et à Ostra Cemenelum (V 7904). de délibération. com. à Sestinum (XI 6018). cannophori Ostienses. X 850. Mitth. solarium. sedes epicurei chori. lieu de repos et de délassement. et caplatores. conf. - VIII. cfr. Gilbert. n. Stadt .( 223 ) le culte que pour les délibérations. locus *. Mitth. domus maison. Rom. à Caere. juventutis Manliensium gentiles. et note. VI 461. à Sentinum. Helv. et à Aquincum. Bormanv Inscr. à Ostie (XIV 45). dendrophores. 216 Augustalium. ii Apulum.. p.. collèges militaires à Lambèse. p. àBénéventJX 1685. mais elle en portait beaucoup d'autres.IEIîENAM. 924. Sur Corpus.. au Portus (XIV 424). p. local. III. pkretrium VI 10295 et supra. X 1759. XI 3344. tignuarii. familiaricum Prosmoni f'ecerunt. 2601-2603. à Rome. 139. fabernae (?). fontani. Autres noms canopus Murtensium. 5446. Isidiet Osiri mansionem aedificavimus ex corpore pausariorum et argentariorum. d. III 3524: cfr. Preller. voyez la note de Schmidt dans le : XI 5749 : domus c{olleijii) dent.1. 215. Ep. 186. XI 3810. à Apulum (III 121 oj. 2562. n. Cfr. VIII 2552-2554. VI 816. à Ostra (XI 6191). p. Centonaires de Côme. On 3. XIV 123. sacrarium dei Liberi cum ae<U<-ulu {spira VI 7458. 1936. à Virunum. 10717. M 3614. enfin chez 126. à Pisaurum {Notizie. X 2971. trouve quelque- salle ».

( 224 ) mêmes templum rien de religieux. VI. notamment dans celui du dieu protecteur. à 1547. collèges funéraires et autres II : III 633. Vindel. Nous avons vu que certains collèges avaient obtenu le droit de se réunir dans un temple public de la ville. collèges funéraires L0234. Gemenelum (V 7906). à Regni (VII 11) et à Regium Lepidum Pons Augusti. les fabri. h Regni. 1X5177. On la disait schola ou templum. 1 et (?). VIII 8457. autres: III 8795. ii Rome. En revanche. à VIII 8457. VII 11. [abri ferrant. locaux appelés d'un nom profane. s Fabri. et d'un collège bachique [spira) de Kome 4. horrearii. 8675. III 8675. negotiatores frumentarii. VI 642. dendro- phores. 3 * 5800. Ce sanctuaire de leur dieu les collegio utriclariorum. 692. suivant qu'on songeait plutôt à destination 1 Centenaires. mais beaucoup de collèges professionnels. 6679. III à Aug. 1039 X 6483. negotiatores vestiariae et lintiariae. VI 814: utridarii. schola. i25. basilica. XIV 246. à Cetium (III 5659> et à Ravenne? (XI 126). 4085. VI 349. 3. tels que les centenaires. 338. à Padoue (V 2864) et à Siiitis. 543. Les collèges profession- nels faisaient de leurs protecteurs : même. *. aedes. Il 4085. 647. III (XI 970). VI 253. et les collèges funéraires qui emploient ces termes.642. tels que dendrophores. à était aussi leur local. VII 39. marchands de les utriculaires et il Les collèges prospères construisaient à leur divinité tutélaire un temple est le cas particulier. . aedicula Ce ne sont pas seulement des les collèges religieux. mais c'était dans ce temple qu'ils tenaient aussi leurs réunions de toute nature.. destiné avant tout au culte privé : tel pour les dendrophores de Sitifis. blé. VI 338. les nous paraît évident qu'ils désignent par là leur local. Gfr. ils bâtissaient des temples dédiés à Neptuno et Minervae templum — [colle]gium fabrorum et qui in eo [sunt] d[e) s(uo) d{ederunt). étaient le plus souvent de véritables temples. III 1547. 815. 455. curia. on trouve fréquemment ceux de 2 . associés avec des religiosi de la grande Mère des dieux 3. 642. VI 1892. fabri. Deae Nemesi illi templum fecerunt Pons Augusti.

de des centonaires à Apulura. 1880. supra. à AquinV 5447. à Pisauruin deae Minerviiir Aug ustaé) col(legii fab(rum) collègue universi convenerunt. à Cemenelum nous voyons les centonaires. p. 186. 5. cum. ser. . Allusions à la dédicace 541. était solen- nellement consacrée à la divinité : Schola deae Minerv{a)e Aug(ustae) col(legii) fab{rum). 5659. 6. 218. Notizie. 260 (A ni délia r. dei lincei. vol. dei lincei. IX 5568. KorrespbL. en 228 (III 3524). Schola sub porticu consecrata Silvano lie io).( 225 ) profane ou au caractère religieux du local. 15 . 29). XI 2702. conventtis se disent des assemblées tenues pour les affaires p. 2 Dédicace de la schola la schola : Un consularïs fait la dédicace 1174). La schola. 1890. sans égard à sa forme architecturale. 5 VI 970. : templo collegi fabrum si centonariorum Regiensium D'un autre côté. 123. sous Septime Sévère (III Un légat propréteur dédie la scola spéculât orum legionum I et II. VI 103. la dédicace était une fête pour le collège 2 on la un banquet ou par une distribution de sportules 3 et on la rappelait par des monuments. vol. p.. XIV 45. 260(A«i in schola délia r. de Pisaurum et de Vulsinii et les centonaires d'Ostra se réunissent dans leur schola. mais les [abri et les centonaires de Regium Lepidum s'assemblent pour in le même et motif dans leur temple commun s . <i. VI 338. Voyez supra. Mitth. VII H. VI 253. 2857. 29). affaire pro- Le jour de célébrait par fane *. Accad. 288. 816. 253. p. à 1 Notizie. 3 e série. p. 5750. Nous voyons du reste schola et temphim servir aux mêmes usages. et collegio ejus soda- à Rome. d. Accad. II 10231. 184. n. Voyez : supra. 2858. 1888. p. 1890. comme le temple. les centonaires de Sentinum dans leur maison (domus) pour le choix d'un patron. p. pp. — Vote des statuts dans un temple : VI l(j-j:ii. n. s * V 7904. en 190. Inst. du collège : V 541 [in cvria). 5. p. — Les mots convenire. Les fabri de Sentinum. Beaucoup sont dédiées in konorem domus Augustae : III 1174. à Pisau- rum l. 647. : Wilmanns. 210-211. \I\ 2112. des trois Dacies 3.

de Bord. dans leurs temples nous savons que faisait les scholae servaient aussi à cet usage : on y 2. 2858: Sentini 1. et ad eum locum itum de la — il s'agil schola consecrata Silvano et collegio (jus sodalic(io). 2 fin. les sacrifices et elles contenaient des triclinia Les détails épars que les inscriptions fournissent sur l'architecture elles des scholae tendent différaient même à prouver que souvent Ceux-ci ne en en rien des : temples. p.. 1890. Or.supra. nous coll(egium) centonarior(um) scholam cum aetoma pecu- 1 V 7906 : in temploex more epularentur. Une la autre preuve. située devant première appelée pronaos. VI 10234 p.( 226 ) Home. 3). 467. 2 Wilm. n. Mitth. VI 10231 sa[c]rificia facere. 160 = Le culte. n. le corps principal de l'édifice. 288. le dans sa schola.).. 4).. décerné aux empereurs comme marque de leur divinité lisons : Or. devait précisément être la schola des dendrophores de Cimiez et magisler et coll{egii) dendro[p]hororum aram fecit 3 .. cet et honneur fut même 4.-V. p. vesci. à Ravenne. Cic. in tricliuiutrilms) domus c(ollegii)c(ent. XI 126 sportules distribuées in aede Nept(uni). en effet. Florus. i 11. . étaient divisés deux la parties cella. affaire essentiellement religieuse. en 261. dans le règlement des : qui ad tetrastylum epulati fuerint. et eitriari : Inst. 110. Phil. espèce de vestitelle : bule ouvert de tous côtés et entouré de colonnes. le pronavi de suo Elle avait la pavimentum scholae forme d'un temple. cinq fois par an. V 7904. eborari. seulement aux réunions (St. les temples seuls. . quets. p. Inscr. III. collège d'Esculape et d'Hygie recevait ses sportules d. C. dit à tort On voit que Marquardt 3 que les scholae servaient 1. 11-16 : sportulas dividerent ad Martis in scholam n(ostram). IV. 210. epulari ita li[c]eat. appelé demeure du dieu et l'autre extérieure. VI 10234. : in templo divorum in in aededivi Titi (voyez . avant-temple. c'est fronton qui ornait façade. p. Jullian.. habitations des dieux. à Anagnia et à Ulubrae des cultures tenir leurs ban*. dans une inscription d'Apulum. X 5904 : [aedes — quo cultures] : X 6483 : aedes ut in ea semper epulentur. l'une intérieure. pouvaient en avoir un. vesce[rentur]. II. 43. 192.

sur deux arae ex : Genio scholae ille q(uaestor) arulas cum 5 statiunculis collegio) donavit. Un au centre ou devant la statue du dieu - tutélaire. à Lambèse. n. à Lambèse. 2603. 8686). : : X 3810 . 9 VIII 2554. à côté d'elle se trouvent les images des autres dieux. 8 VI 103. L'hôtel des scribes et des hérauts des édiles contenait une Victoire Auguste et les statues en argent la semaine 8. Brambach. Voyez supra. Les exemples abondent 10 et il n'est Cfr. III 7960 frontalem. VIII 2555 tabularium principis cum imaginibus domus divinae VII 1069. 1 III 1174. V 552: My unifias posait et c[olle]gis d. d. IX 5177 : dupais. p. p. XI 2702 : statuamque (patronaej aeream in schola collegi n(ostri) — jiixta G 7 maritum sinon ponamus. mansio. 1602 Victoriam cum base. du génie de la corporation 3 ? du génie de 3 la schola +. Cfr. — à une schola. signum marmoreum Aesculapi. 220. Voyez supra. VIII 8457 simulacrum deae arge[nteum]. VIII 1936 schola cum statuts et imaginibus. Donc schola nous pénétrons le à l'intérieur templum sont synonymes. p. les statues G des empereurs. nous voyons sanctuaire et dans que nous sommes dans autel s'élève Celle-ci. Caracalla (voyez . scholum statui[s] ex[ornœvit]. Vérus.0 inf'ra. de Faustine (VI 3576). p. coUumna lig(nea) Mercurii. des patrons et des confrères à qui l'on voulait prouver d'une façon particulière sa reconnaissance. II 4085 exedra cum fronte templi Minervae. Statues de Trajan iVi 543. 228. n. III 1212. lieu de réunion. 1). d'une maison corporative. 2602. Le petit temple du collège d'Esculape et d'Hygie renfermait une statue en marbre du dieu guérisseur ". 213. tout de suite le quel que soit son nom. 3 et 229. de Marc Aurèle. 2 Elle est dans sa demeure. était circulaire comme le temple de Vesta. dans le temple des dendrophores. supra. leurs du conservatores et les images de tous les membres des dieux préposés aux sept jours de tenants de la o e légion de la famille impériale 9. Septime VI 10234 : : Sévère. 219. où aètoma se rapporte probablement aussi V 2864 patronus collegio centonariorum frontem templi vervis et hennis marmoreis ornavit. : — : : 3 4 VI 244. souvent abritée sous un édicule ou dais supporté par la des colonnes. de Galba (VI 471'. La schola du collegium Silvani (VI 10231. a Sitifis. : VI 10302 zothecam. 1070: sign(um) Mercurii.( 227 et ) nia sua Si fecit '. : : — optiones fccerunt. VI 348. Les lieuAuguste avaient dans leur local. VIII 2601. occupe place d'honneur .

( 228 ici. à Philippes*. ille aedicula. VIII "2086 Marti et Minervae sacrum. de Liber et un tableau peint d'Olympe. d'autres pour le toit. collège avait reçues de différents bienfaiteurs inscriptions. C'est ainsi que. d'édicules fait ou niches. avait poli la surface d'un rocher. dédiées au dieu par la prêtre de ce collège les Dans ruines de même schola. dès sa construction. 69. un autre. I. 1 III 633. L'n confrère avait gravé clans le la liste rocher le nom des donateurs. : 2 VI 671 ara marmorea : cum suo sibi sigillo Silvani. Une foule d'inscrip- tions parlent de statues. de Silvain. 53. 107. que ce 3. m. 70. l'autre le encore une somme d'argent ou des statues pour orner l'inté- rieur. de la Terra Vertu et de Vérus.'i Silvanum monolithum sanctum. donnant pavement. on a retrouvé : piédestaux de statues données aux eannophores c'étaient celles de la Mater deum et d'Attis. ) pas nécessaire de les citer tous mais il est curieux de voir comment s'y L'un d'eux des degrés avaient taillé étaient pris les adorateurs de Silvain. Plu- taillés roc par un sieurs autres avaient contribué selon leurs l'un trois cents tuiles moyens. Remarquons que aedes 3 et aedicula désignent l'édicule ou le dais sous lequel on plaçait les statues. d'autels dont on -. 67. * XIV 33. XIV 70 et note. en 68. le dans lequel ils on y montait par confrère. ce modeste temple renferma non seulement deux statues de Silvain. V 5738 : aram cum Jovem Pantheum Autj. . cum aede et tetrastylo. s. de Mercure. Dans l'une des les on voit le que ces statues étaient solennellement *. 71. des membres. V 3312 sign(um). cadeau à des collèges : sans nul doute. II : aedescum 2008 : . : : : scolae suite v. abacum. tous ces dons ser- vaient à décorer leurs temples ou maisons corporatives C'est dans les ruines de la sckola des dendrophores d'Ostie qu'on a la trouvé les bases qui avaient supporté les statues de Mater. VI 26 sigillo Apollinis. VI 67. mais encore celles d'Hercule. cum signis H Hercule et Amphale VI 17 1 signum Libertatis Restitutae. — Nos Indices (sous ici les rubriques Culte ci Finances) donneront une liste complète de ces dons faits aux collèges. de Mars. un temple consacré également dans à Silvain.

L50. Plusieurs de ces statues étaient en argent.( 229 ) divinités qu'ils servaient. IX 1618. : XIV 33. De même. XIV III Cistcnn. -2858. et supra. et Les réunions religieuses tenaient dans le les profanes se le sanctuaire s'y même. » li 3960. Cfr. et La salle à manger contenait naturellement : meubles -. IX 1379. 4792. VI 8117 : scamna (dans un monument 3 funèbre). du reste. une cour ombragée de où les confrères prenaient le frais. 3810. Plusieurs inscriptions parlent des dépendances et de l'ameublement des scholae 6 on mentionne des portiques ornés de peintures 7 avait. 7 monuments : funéraires. avec des sièges 8 . et 1868. comme prouvent pouvait les bancs qui Cependant l'édifice comprendre et une spécialement les affectée aux - banquets appelée triclinaria par centonaires de Senti effet num 3. . p. St.-L. VI 10233 VI 10237 : mensam marmoream rotundam mensa quadrata. le collège d'Esculape et d'Hygie de sa chapelle (aedieula). Visconti. 116-119. I. n. Les temples publics avaient à cet une espèce de moitié ouverte. Sur ces trouvailles. 160 = Le culte. 1882. p. 10237. p.-V. et une terrasse couverte où ils tenaient leurs repas de corps 5. 7934. VI 253. des cuisines 9 .. p. VI 12238. mensa aerea. 343 : coin. 9 10 Culina. ustensiles nécessaires tables rondes ou carrées buffet ou 1 XIV 34. 216L Voyez supra AVlLMANNS. III 7960.. à côté treilles : . Les cannophores se servaient peut-être de la d. p. VI 332. de Marc Aurèle. même 2 schola. 342. Bull. n. XI 1552. n. 10231. des puits ou des citernes 10 . 4. 192. Inst. (dans un monument funèbre). Voyez supra.. Ann. dans trouvaient salle -. cella. Cfr. * 5 6 Marquardt. liste Voyez nos Indices. 8 III 7960 : porticiuii et accubitum.. voyez C. VI 103 : sedes aeneas. semblable à Yatrium des maisons privées 4. Puteus. 673. III X 1894 porticus /. 213. cour ou de halle entourée d'un portique et à ou une salle munie d'un impluvium. 37. de Septime Sévère assemblées la et de Caracalla *. Il faut. Marquardt. /. où nous donnerons une bien distinguer ce qui a rapport aux III complète. 2. : V 815 mensa. 3. IX 1618. et sedilia. des apparatoria u ou salles destinées aux préparatifs des les i festins. III.

III 5800 Orelli. sur deux vases des sodales : Serrenses. VI 1936. Ci'r. Ilom. les les uns pour conserver les rations. amphores '. A Rome. Cfr. Triclinia. Claudius Secundus bâtit une schola pour statues. l'huile et le autres une balance pour peser celles-ci -. en note me{n)suralia. Voyez la 111^ partie. avec ses ornements G Les centonaires romains reçoivent d'un de leurs décurions une statue avec un socle de marbre et deux candélabres d'airain qui figurent un Cupidon D'autres cadeaux de ce genre ne tenant des corbeilles 7 images et ses . quelques-unes de ces scholae devaient être somptueuses. Abacus. 4. n. etc. V 4059. VI 10237 s ta ter a. dans une armoire ou coffret (scrinîa) les chartes ou privilèges obtenus de l'État. 3 1 trutina et pondéra. sur un vase d'airain pour l'huile. VI 327 erateram argyrocorintham cum basi sua et hypobasi marmorea. 4316 dans un horilegium. : X 3864 = XI 3018. certain Ti. 1. V 3312. pp.. p. : V 9224. ad exornandam scholam ». 4069 : = : : aedem cum suis ornamentis. à Mantoue hic rcip{ublicae) suae ad scholam exornandam (sestertios centum). Les confrères agréable tenaient à honneur de les le rendre aussi beau les et ausi et les que possible. dignitaires membres des plus riches que les autres mettaient tous leurs soins à orner l'extérieur et l'intérieur. . des mosaïques et des embellissements de toute sorte. 7 VI 9254. sur une amphore sociorum. III 7960. Abtli. : Mommsen. patrons. VI 103 scholam marmoribus ornaverunt. Les fabri d'Ariminum reçoivent six mille sesterces pour orner la leur. 10237. On y conservait aussi. Supra.( 230 ) armoire. cratères. 146-147. pour mesurer Telles étaient les parties essentielles du local. sur un vase de marbre. accubitum. Ity(avit) 6 XI 6191. VI 839. Savigny's '•'• Zeitschr. des cadrans solaires 4. Privilèges. 1892. Ils y ajoutaient des décorations. vases de toutes vin. un . ses les viateurs. lits de table. VI 832 : VI 10237 II : labrum cum fulmentù marmoreis. IX 6079. VI 612 ' : : crateram cum sua - basi. 214. On rencontre encore des bassins pour les bains 3. sortes. XII.. peintures.

et epulari ita liceat. VI 10231. génie. offraient des tauroboles à Cybèle. : * Collèges professionnels ut die Mal. sacrif(icetur) (ibid.). B V 4-203 : sacrum extis celebretur (seviri socii. II. nous y faites aux collèges. vesci. XII 3076 (II«k 16. Ad cultum Sacrum in tutelamque sacr\i]ficia in omne tempus posterum. Les collèges se contentaient d'offrir lait et aux dieux des liba- de l'encens. dans certaines occasions. des jeux pouvaient s'y ajouter. à Brixia^. ut quieti et hilares diebus solemnibus epule- mur t.). C'étaient là les trois actes du culte romain : festis insunt sacrificiel. dit-il. la tête couverte d'un voile et tenant de la main droite une patère au-dessus d'un autel 3. et même de victimes immolées 3. fices sanglants. I. Lignis quoque — et aqua sacrifia causa de vivario promiscue licebit uti (ibid. 24.). Suivons maintenant leur schola. Les dendrophores et cannophores. Ille siècle). que le règlement du collège de Diane et d'Antinous distingue nette- ment des rapport à fêtes religieuses faire. Sur un autel consacré aux les cultures Urae Fontis de Nîmes est repréun homme. dit et les Macrobe -. convenirentque (ibid. » Les fêtes comprenaient ordinairement un sacrifice et un banquet.). on ne faisait jamais de sacri- * XIV 2112. ut per officiâtes sacrificetur — Collèges funéraires : sacrificiel facere.. 2 3 Macrob. 444. Les inscriptions Lares Augustes par senté parlent aussi des sacrifices faits par des collèges professionnels les 4. X ii re praesenti fieret. de banquets étaient pour ainsi dire insépa- rables.. Les sacrifices tions de vin. à Brixia. epulae. leur patronne. . comme nous Au verrons. pour assister à Nous laisserons pour plus tard leurs assemblées profanes (conventus). feriae. V 4449. ludi. les confrères dans leur temple ou dans leurs réunions.. afin qu'aux jours de fêtes ou un dans une assemblée (in nous puissions dîner tran- quilles et joyeux. 1.( 234 la ) pouvaient que servir à parer reviendrons en parlant des libéralités maison corporative. et qui in collegio essent ad cpulandum Die* sacrificiorum (ibid. : « Si quelqu'un a une plainte qu'il le fasse conventu).) Febr. Sut. et in profu- sione(m).

1. dit collegium Silvani (X444) en parlant de ses fêtes St. Ephem. 5. 31 II. 231. epigr. Il de l'inauguration du temple effet. 233-235. mais beaucoup de tère religieux tepeûç) collèges. Cité Dies solemnes. ut quinquennalis sui cujusque et temporis diebus solemn[ibu$ turé] vino supplicet et ceteris ofliciis albatus fungatur. note 339. III 2 célébrées par des sacrifices et des banquets. et doit s'acquitter des autres devoirs religieux de sa charge. dit encore le règlement déjà le président (quinquennalis) de l'année doit faire les supplications en offrant de l'encens et il du vin. n. p. en que le jour de 1 XIV 2112. Schiess. culte.( 232 ) C'était généralement la le président du collège (magister) qui ac: complissait cérémonie cité '. s. 113. I. 103. dont les il sera question au paragraphe suivant. De p. Les unes étaient régulières ou fixes. fêtes religieuses ((lies solemnes) que chaque collège célébrait par des sacrifices et des repas 3 étaient plus ou moins nombreuses. pp. « Aux jours de fête.. 29. XIV 2112. v.. p. * s FUSTEL DE COULANIIKS. pour faire les sacrifices. Sans parler ici des fêtes funèbres. 273 = Le II.. coll. ou du moins une distribution de sportules. n. p. Pottier. I. II. 29-30 : Item plaçait. voyez supra. » en était sans doute de même ailleurs. * Mommsen. nous en parlerons plus loin. c'est-à-dire d'argent ou de vivres ou des deux à la fois. notamment ceux qui prononcé. Les banquets étaient une partie essentielle du culte antique: c'était un acte de dévotion. avaient un prêtre avaient un carac- spécial {sacerdos. n. 136. 327. Preller. Dict. M. I. Marquardt. 164.. . 42. 24. Après le sacrifice venait un festin. les autres étaient passagères. le (UltiqUC. p. c'est-à-dire revenaient annuellement à la même date.-V. c'était l'acte religieux par excellence 2. de Daremberg. I. dedicatio. ne faudrait pas croire. 1. Il vêtu de blanc. Parmi les premières. et 4. 155. la principale était l'anniversaire du collège (natalis collegi). Dies sacrificiorum. . R. p. qui se confondait avec celui de son dieu tutélaire (natalis dei) et avec celui (natalis templi)*.

les collèges regardaient cet le anniversaire comme celui de leur propre naissance. 12. 1 et 2. 11-12. on avait inauguré dans le temple de Lanuvium la statue de Diane qu'il honorait i. 15 et p.( 233 ) naissance d'un collège était celui de sa fondation. et le collège regardait ce jour celui de sa comme d'Hygie : propre naissance. VI 10234. 295. 1. p. C. les 1. I. p. X 444. calendes de décembre et était également fêté par 1. L. Remarquons d'abord que les collèges n'étaient pas voués au culte d'un dieu conçu comme un être idéal. Cependant les fabri de Ravenne avaient reçu une somme dont les intérêts devaient 1 XIV 2112. de collèges religieux ou funénous n'avons pas trouvé de traces certaines de fêtes pareilles dans un collège professionnel. Ainsi été collège de Diane et d'Antinous avait fondé le 1 er janvier 133. n. 1.. 1. Mommsen ». 35. 5-6. Le collège d'Esculape et 3 célébrait de même le son natalis collegi le 4 novembre c'était sans nul doute jour où la statue d'Esculape avait été dédiée dans la chapelle reçue de Marcellina. À Antium. 326. et l'on sait que l'anniversaire de l'inauguration de ce temple ou celui de la dédicace de sa statue était considéré comme celui de la naissance du dieu. Le culte. où son calendrier porte vernarium) dies festus. Nous avons vu que fut faite la le collegium Mercatorum datait du jour où c'était là dédicace du temple de Mercure et que sa fête principale *. et dans ce qui précède. 30-32. Makquardt. X 6638 note. p. mais au culte du dieu adoré dans un temple déterminé. mais parmi ses fêtes figure celle : du natalis Dianae et collegi. Le natalis Animai tombait le cinquième jour avant le collège.. le 13 août ce jour-là. I. IL 2 3 12. raires. I. Or. Ibid. 162. * 5 Voyez supra. . suppose avec raison que c'est le natalis de ce collège Il s'agit. le collegium Silvani de Lucanie : fêtait le 28 mai la dedicatio Silvani - c'était le jour où la statue de Silvain avait été dédiée. n. fête le le collège des esclaves et affranchis impériaux avait sa : 17 octobre. Mommsen montre que ce collège date du 17 septembre de l'an 10 de notre ère. II. n. De même.

aux frais de la Les adorateurs d'Esculape et d'Hygie 6. 2 3 4 s XI 139. Dans cette maritime. Voyez notre article dans la Revue de VInstr. et l'on peut se navires. Marquardt. ils recevaient cinq deniers. Notre usage des étrennes vient d'une fête païenne : le premier janvier. distribués par les soins de leurs curateurs. . cas. caisse 5. 1. Priv. Formant une grande famille. Cette dis- tribution devait se foire dans le un temple de Neptune. publ. recevaient comme vaient étrennes un denier chacun .. surtout qu'il devait y avoir parmi eux beaucoup de fabri navales. 9-20.( 234 ) être distribués annuellement à ses décurions. L'argent reçu servait ordinai- rement à organiser « le banquet (Mommsen.. à raison de deux le deniers à chacun. pp. 1890. en Belg. VI 1023i. Mitth. Inst. pp. 296. fraternisait *. les ébénistes et les ivoiriers romains se réunissaient dans leur schola. affranchi honoré des ornamenta decurionalia et membre de ce collège!. 245 = Vie privée. 109-111). et l'on les parents ou amis se faisaient des cadeaux. 288.. au delà du Tibre. p. p. des dattes et des figues sèches de Carie. la leurs temples.. eux dédicace de leurs dieux tutélaires. est à supposer qu'ils fêtaient. leurs dignitaires en rece- deux ou trois. des gâteaux. Neptune demander si ces fdbri ne s'étaient pas mis sous la protection du dieu de la mer. Quoi en soit. 1890. Maué. il les Neptunalia auraient été leur fête patronale Mais est possible aussi qu'il ne s'agisse que qu'il d'une dévotion particulière au donateur. qui dégénéraient parfois en orgies Ce jour-là. 1. qui ne formaient pas une corporation spéciale 2. dans de joyeux festins. <1. jour des Neptunalia (23 juillet). 8-9. De : coll. 12-13 strenuas dividerent. ville bâti par donateur. Vereine. p. les confrères se réunissaient aussi à l'occasion de diverses fêtes domestiques. Dans ce 3. suivant leur grade Le collège de Sil- • XI 126. et que le donateur était peut-être lui-même constructeur de devait être fort en honneur. p. comme les collèges il professionnels avaient leurs dieux et aussi. I. 29.

.( 235 ) vain célébrait également le 1 er janvier par des sacrifices suivis d'un banquet *. 8. le Le collège d'Esculape et d'Hygie. article précité. III. L'anniversaire de figurait la naissance d'Auguste et d'autres empereurs la au calendrier 4. On sacrifiait la aux dieux aux Lares qui la protégeaient et perpétuaient.-V. 830.. Preller. 1.. I. Voyez notre 23.. Gr. et toute population de l'Empire s'efforçait de donner à cette occasion s'y associaient des preuves de loyalisme Des collèges d'une façon spéciale. * Marquardt. Inst. d. p. corporation des lui marchands tyriens parle des dépenses que les occasionnent jours de fête de l'empereur . avait . n. de pain et de vin 2. VI 10234. sur la voie Appienne. où avait lieu une distribution d'argent. InsL. un banquet la le 19 septembre. Le collège des « X444. 1. anniversaire de ce prince c A 7 Pouzzoles. 1. Les ivoiriers et ébénistes romains célébraient l'anniversaire d'Hadrien. Les huit jours précédents. 1. maintenant resserraient les liens qui les unissaient. on se faisait des présents comme au 1 er janvier et l'on se réunissait à la table du festin. pp. M. se rétablissait souvent et l'on oubliait les vieilles Le collège d'Esculape et d'Hygie s'assemblait. 2 3 12-13. 5 6 7 cl. dans sa schola. n. Mitth. . Mitth. fondé sous Antonin Pieux. 320. 9-10. G /. dans toutes les familles. St. alors régnant. 9-10. 5853 = Kaibel. 288. ils fêtaient aussi la Chère Parenté (Cara Cognatio ou Caristia). 268. Quelques collèges fêtaient l'anniversaire de l'avènement du prince régnant (dies imperi). p. 10 = Le culte. Le 22 février. la famille. 1890. par des distributions d'argent et par un festin S. lui aussi. I. 17-18. 202-203. les vivants on de avait pleuré et honoré les morts. La concorde querelles. 1. à cette date. Parfois la célébration de l'an- niversaire impérial est imposé par un donateur. comme jour de fête. II. VI 102ai. p. L. R. les ivoiriers et ébénistes célébraient celui d'Hadrien (24 janvier) par des distributions de sportules 3.

XIV 246. d'Eburum. sér. à Rome. D'autres bienfaiteurs. 6465. Cfr. InsL. Fabri subaediani Narbonenses. IX 5568. Collegium medicorum. 14. Mittk. faisaient aux collèges des donations à cette Les collèges suivants ont reçu des rentes de leur patron autre. devaient être dépensés le 23 septembre.( 236 ) centenaires romains reçut d'un de ses décurions une somme Domisacri- assez élevée dont les intérêts. par des la fête fices et des banquets. : 12-15. pour . d'Ameria. Bull.. Atti délia lincei. XI 4391. 1 VI 9254. 600 deniers. p. 279-281). 1888.11. Collegium centonariorum. et la fête se terminait. 326. r. 387. 288. les sévirs Augustaux reçoivent également des libéralités à condition de fêter l'anniversaire de Vespasien 2 . le comme toujours. de Tolentinum. avec l'obligation de célébrer son dies natalis et : ou d'un Corpus piscatorum urinatorum totius alvei Tiberis 3 . 11-13. 10297. d. corn. de Bénévent. Eborari et citriari. II arrive plus souvent qu'un patron fasse célébrer son propre anniversaire. 1888. Un affranchi de donné au les collège de Silvain précité quatre fonds de dont revenus devaient servir à célébrer. 1. 2 3 VI 1872. par l'anniver{pater) et un repas. 325. sous Hadrien '». dei p. : 1. fête d'Auguste tien avait terre i. Collegium fabrum tignuariorum. pp. membres ou non. 1. fin. Accad. en 206. le de Domitien. 4. X 451. A des juvenes : X 5057. Notizie degli Scavi. ses esclaves et ses affranchis allaient le complimenter. sacrifiaient à son génie. tous ses descendants. XIV 2112. 11 février. XII 530. X 1880. 4 vol. A Narbonne. De même. 1888 (Huelsen. C'était pour ainsi dire une fête domestique : au jour de la naissance du père de famille. : A des Augustales IX 4691. X 5654. 1890. Donations semblables à des collèges funéraires VI 10234. IX 1618. A la vérité. le 24 octobre. Ce sont les pêcheurs et plongeurs du Tibre. 4. XII 4393. A des les collèges incertains V 1978. et celle de Domitia. collège fêtait par un banquet saire de son patron qu'il appelait souvent son père qui lui en fournissait parfois les moyens. Collegium dendrophororum.

urbano pro quorum quaestus non /. n. 210 Piscatorii ludi vocantur qui menseJunio trans Tiberim : : fieri soient pro quaestu piscantium. p. l.. 740. anciens présidents des collèges de cette ville. 279. Revue de en Belg. 3-4. en 206. 3 V 7904.. Ainsi 4 étaient la dédicace du temple ou schola 3. néanmoins on peut I6 . VI 85 630. la chose n'est pas sûre. p. * V 4294. animis humanis. pp. Allmer. sacrifices et par les confrères accompagnées de Les sacrifices et les banquets ne constituaient pas tout le culte des collèges. pour le collège cl'Esculape et d'Hygie et pour celui de Diane et d'Antinous. 112) suppose chez eux. et son commentaire. VI 253. 349. II. publiée par A. L. p. p. Ces trois collèges fêtent le (lies natalis de leurs patrons ou bienfaiteurs. 6. V4449.) Mommseb coll. l'inauguration de la statue d'un dieu élevée ou reçue d'un banquet ou du moins de distributions qui avaient un caractère religieux comme ces cérémonies elles-mêmes.aexder. p. n. Wagener. Festis. Voyez l'inscription l'Instr. 104. quod id macellumpervenit sedfere genus pùçiculorum vivorum datur ci Deopro M. 251. 274. IX 5177.. un sacrifice annuel devant cette statue citer Les fêtes que nous venons de la restent . Les teinturiers en pourpre d'Hiérapolis célèbrent de la Pentecôte.. ces personnages donnent mille sesterces pour •. 238 fieri Piscatorii ludi vocantur qui soient a Praetore in quotannis mense . VI 187-2. Notizie.( 237 ) A trois Brixia. in aream Volcani. mais très nombreuses. qu'ils les invitaient p. XIV 114. t. le supposer. fête eborari. Ils la fête des Azymes 1. M. (Voyez 349. Sittcng. perpétuellement sur liste (ordo cenarum) du collège 2 Il y avait d'autres fêtes religieuses. II. Voyez Preller.deL. et celle étaient probablement juifs.'. publ. {De 2 à cet effet. C. pp.. tout à fait passa- gères. 5 6 144. Friedi. Ainsi est quand probable que le ex corpus piscatorum S. 133. P. une statue est élevée au génie et en l'honneur de faire hommes. . Voici ce que Festus rapporte sur ces jeux Le 23 août. coire licet s et urinatorum totius alrei Tiberia quibus prenait une part active aux ludi piscatorii.lune trans Tiberim jriscatoribus Tiberinis. mais ne disent pas que ceux-ci leur ont donné des rentes Schœss. plusieurs avaient un rôle à remplir il venait la fête publique du dieu. 1868.

frais. VI. s'intéressant aux ludi piscatorii. en l'honneur du pater Tiberinus. und Topogr. Gilbert n'y avait pense qu'à l'origine aucun rapport entre ces deux fêtes si éloignées l'une de l'autre. dici. p. les mêmes pêcheurs les auraient d'abord célébrés entre eux. non au marché ordinaire (forum pîscarium). Plus tard les l'État aurait adopté rapport l'une avec fices expiatoires l'autre. n. chaque père de famille jetait dans feu le du foyer domestique de petits poissons. sous Auguste ludorum causa Mais on ne sait au juste ce qu'il Le plus simple serait d'admettre. la cité faisait célébrer par le préteur urbain les ludi piscatorii. . 450. p. I. qui servaient de victimes expiatoires pour lui et ses enfants. de pêcheurs fournirent les vic- times les fit . au forum. qui dit : Champ de Mars. Festa dies Mis. quant aux Volcanalia. Les jeux seraient une antique réjouissance des bateliers et pêcheurs du Tibre. le collège des tibicines romani fut autorisé 3. gratis sans doute. du moins Tune ego me memini ludos Aspicere et in gramine Campi tuos. comme 1 Gilbert. Quique legunt parvis aéra recurva cibis-. lubrice T/iybri. s 3 Voyez supra.( 238 ) principale de Vulcain. le 7 juin suivant. pour le bien de la corporation des pêcheurs * et pour la il prospérité de leur commerce. 237-240. ces jeux avaient lieu au delà du fleuve. Gesch. Fasti. der Stadt Rom. Nous avons vu que faut entendre par là. 2. les jeux avaient lieu sur à l'époque d'Ovide. En récompense de ce service. Ces poissons étaient livrés. deux fêtes et alors on les aurait mises en Tout le peuple prit part aux sacriles pour lesquels temps. présider par le préteur urbain et en supporta les la Si la partie officielle la partie cérémonie avait lieu le au delà du Tibre. mais sur Yarea Vulcani. en même l'État. populaire. qui Hua madentia ducunt. 116. par les pêcheurs du Tibre.

et non sacrorum causa la 3. Quibtis et honos pristinus restituais (banque! au Capitole) et hujusce lusus jus est datum.. . ludos publiée facere. le dit leur 2 Comme : nom 30 officiel. et l'on pourquoi ils seraient seulement autorisés à cause de leur participation aux jeux. Voyez supra. quo vellent personatis temulentisque pervagari. 5. o.supra. Ovide Mais y a une première singularité ne voit pas les flûtistes étaient aussi nécessaires aux sacrifices publics. per quos numina placantur. Censorinus {De die nat.. p. Valère Maxime (II. Une peinture murale de Pompéi semble représenter un cortège de menuisiers on y sacrifice et : 1 Ovid . De il plus. : cantabat fanis) insistent là-dessus. Censokin. 4) appelle litsus leur cortège des Quinquatrus . autorisés par l'État donc bien admettre qu'ils ». /. 93. Publice a peut-être ce sens. Fast. 116. fut permis : à cause de part que dit prenaient aux jeux publics il cantat tibia : ludis. 4 quorum XII. Il faut piscatorii. nec tibicen omnibus supplieationibus in sacris aedibus adhiberetur) ( Ovide •* l. 200. urbeni vestitu : Cohn. De die nat. pp. Voyez supra. qui sacris praecinerent'. On peut croire que c'était quelque chose d'analogue aux jeux compitalices 6 et aux ludi Quinquatrus minusculae *. idest idibus Juniis. à l'occasion de leurs fêtes. XII. 5 G 7 p. jour des avaient des jeux propres à eux. qui sacris publias praesto siuit *.. Valeke Maxime ministerio déserta sacra).( 239 ) on la le fait généralement. : voyez . que ce collège les flûtistes 1. et jeux à leur banquet au Capitole. ludorum causa. p. VI 653. mais on ne sait en quoi ils consistaient. Cen- sorinus dit formellement qu'ils avaient permission de célérattache ces à leur le brer des jeux publics. Tite-Live (II. c'est-à-dire des réjouissances populaires avec un un banquet en l'honneur de Jupiter Capitolin ?. Il est à croire que les processions d'artisans. les opposant cortège carnavalesque qui se rendait au temple de Minerve. et l'Index colle- giomm. 74-75.. étaient fréquentes. aut Quinquatribus minusculis. esset permissûm aut ixdos publice facere ac vesci in Capitolio. 2 et : (IX. ' -2 non tibicinibits.

II. elle même des dendrophores est longtemps restée nous semble à peu près élucidée depuis la dis- 1 0. 345. Lydus. III. 272. collèges.. 26.. V. Nous nous bornons à donner les textes qui regardent ces deux du culte d'Attis et de Cybèle. p. Goehler. : 1>< mens. VI. 62. Arch. St. Les pistores la célébraient d'une façon particulière.( 240 ) voit des hommes munis d'une scie et d'autres figures de per- sonnes paraissant appartenir au même l.. 3. 311-317.. Wandgemâlde. 1886. n.-V. Sitteng. R. De mat ris magnae apud Romanos ciiltu. 777. Ovid. pp. Iiiss. Helbig. Zeitung. XII. Et quae pimiiceas versât 4 asella inclus. IV. H. I. pp. 21. 2 Friedlaender.. Cfr. pour les autres détails = Misniae. Jahn. la fin 4. der sàchs. Et vêlant scabras florida séria molas Mais aucun collège privé ne jouait dans le culte public un rôle aussi important phores. Ovide rapporte qu'ils ornaient leurs ânes et qu'ils de guirlandes et d'enfilades : de pains couronnaient leurs moulins de fleurs Ecce coronatis partis dependet asellis.. Darstellungen des antiken Handwerks. Ges. 1861. Lactaxt. Fast. 3. dominamque focorum. aussi bien ces étude spéciale. Taf. C'était le 9 juin que tombait la fête principale de leur patronne. Antike Bildwerke. p. p. 65 et suiv. . déesse du feu et des foyers. I 6 .. 3 VL 12. 192. Abhand. Jahn. que les dendrophores et les cannodeux corporations exigent-elles une les et nous avons réservées à dessein jusqu'à La nature obscure. 59. planche IV. nous renvoyons à Marquardt. Vesta. métier et que des jeunes gens portent sur des brancards Une autre peinture murale de Pompéi représente probablement la fête des meuniers-boulangers '-. 367-374 Le culte. Gehuard. 213. Cfr. Ovide dit encore Inde focum serval pistor.

/.. Il. les autres religieux. Inst. notamment les bâches servant à éteindre les [abri. la uns civils. 1. Dictionnaire de Daremberg. les les ou bien aux centonaires. Gall. 1439 (Orelli-Henzen. \. les 14. Cybele. Hirschfeld. p. 12 (248) et suiv. Sereine. arch. 17-2. Bluemner. III. pp. p. Quoiqu'ils ne laissent pas de former trois collèges distincts -. 88. 0.-Y. Decharme. s. 144. 7018).. VI 307o\ Il cite aussi IX tions fausses. VII. ils avaient entre eux des relations intimes. 2 L. Lyon fig. 412- 444. d.•-'il ) sertalion de Rabanis avait '. pp. tav. 19. 4160 et 7198 = (. 170). 1868. II. L'existence du collège industriel n'est pas douteuse. 373 et suiv. p. Rev. Rapp dans Roescher. Attis. Recherches sur dendrôphores. 389. n. P. /. A. Mon.. les constituaient villes un corps de pompiers dans toutes grandes italiennes et rapports entre loi les trois collèges avaient sans doute préparé l'an de Constantin qui.-. Techn. d Inst. 10. p.371. : (et : 16 . Depuis Godefroy. item veut dire qu'il de deux collèges différents Cagnàt. Myth. en 315. a Ligures Baebiani. ouvriers du bâtiment.. presque toujours dans cet ordre. Musée de III. 2). cite deux inscrip: où l'on voit des fabri dans un collège de dendrôphores Orelli-Henzen. ten 1878) = Le culte. Vie privée. .. Wallon. II. pp. Cours d'épigr. Privatleben. Marquardt. de Lyon. Mail. note. les dendrôphores sont très fréquemment centones de les les joints aux fabrî. En effet. \>. St. C. dendrophoria.. ad Cou. de Bois'siei Inscr. consacrée à Cybèle. Vereine. III. Theod. . prescrivit d'unir les dendrô- phores.en 1882) = v. Ces la Haut-Empire. 698 . Boissier. pp. Priv. 478-480. 19-26. /. et l'on distinguait confrérie religieuse. pp. ibid. l'on croyait les qu'il y deux sortes de dendrôphores.. qui fabriquaient toute nature. LX.. I. Serrigny. I. n.395 71. Allmer. p. d. 8. v. V 59*. G. s. ri. Rabanis. p. Visconti. 1872. pp. de la corporation professionnelle. où itemque s'agit il faut lire collegïum dendrophorum non atque) f'abrum. dans toutes les cités où ils existaient. incendies. 1 et 16. 33-39. dans les inscriptions. Paris.. aux fabri et aux 1 Voyez : Gothofredus. C. p. 22 Mart. 96.. Plus souvent.-L. V 81. 100... on rencontre ensemble centonaires et dendrôphores. charpentiers surtout. (Tables. -20. 0... 379. Maué. Lexik. Marquardt. L. 1097. 1 Ann. que : nous aurons sous le à décrire dans la troisième partie ils nous verrons que provinciales. Stud. 21-2.

aidés des naviculaires. (>). II donné à cause de leur rôle religieux dans le culte de Cybèle. 12 (248). Theod. puisqu'ils l'eurent bien avant temps où les collèges entrèrent au service public. n. leur qu'il faut faire abstraction ici de leur charge nom ne pou- vant pas leur venir de cette charge. 2j et Maué (Vereiiie. Rome -. car à mêmes le corvées.. quoniam haec corpora freqitentia hominum multiplicari expedîet. P. . Ces relations étroites des trois collèges. en Belg. centonariomm atque fabrorum collegiis annectantur. 21. livr. (/. Rodbertus (VIII. n. 62). et il s'agissait évidemment ici de faire porter le poids d'un service municipal par un plus grand nombre d'épaules. tuam convertit gravitatem. le nom a fait dire hois pour chauffage des thermes 2 . et énumère les collèges Voyez notre article de la Rev.8. 11) ont tort de reconnaître une traduction de qui leur de nom dans ces mots de Symmaque (rel. (inissant par un fusionnement. 1892. Mais nous pensons officielle. 1 Coi). n. et c'était une industrie qui Leur rendait qu'ils c'est propres aux transportaient à tort. 421. Hirschfeld /. parce qu'il convient. 4 e infra. de l'Instr. çaient comme les fabri et les centonaires. Rome cet office était rempli et par les les mancipes thermarum. d'augmenter l'effec- Nous verrons qu'au IV e siècle les empereurs s'occupaient activement du maintien des corporations chargées d'un service public.( 242 ) centonaires. : toutes les villes une charge commune afférant à leur métier.pars urenda lavacris ligna conportat. 1. |). ti iS. publ. ne se comprendraient pas si les dendrophores étaient seulement une confrérie religieuse évidemment ces trois corporations remplissaient dans de ces deux collèges '. p.. 14). 0. tif dit-il... Les dendrophores. 14. III e partie. : Ad omnes judices literas flan 1 puisque nous 2 les retrouvons en 415 (infra. il dans autres villes spéciale. comme nous allons voir. Constantinus ad Evagrium Pf. ut in quibuscumque oppidis dendrophori fuerint. Remarquons que les dendrophores continuent à exister. p. p. n. n'exigeait probablement pas fait une corporation coupaient et Leur nom a croire aussi qu'ils transporles taient les arbres et qu'ils fournissaient le bois pour con- structions et la marine de l'Etat. mais il devait convenir aussi le leur fut en3l5 Imp. exerles une industrie.

Marquardt. un cuisinier (IX 3938). On les célébrait en l'honneur de plusieurs divinités grecques. on trouve peut-être parmi eux un foulon (V 82 /. 371. nom. Leur phorie une procession où l'on porte solennellement des arbres symboliques ou consacrés de Dionysos.. ils formaient une corporation industrielle. ne doit pas étonner. Rabanis. dendrophoria. ou plutôt des marchands de bois. /. Les dendrophores 1 2 Voyez infra. 36. /. avant d'être chargés d'un service public y aflfërant. 11. d'Apollon à un dieu. des vendeurs de merrain. . Visconti. Ann. Paris. Fucens. c'est leur leur place dans les rites nous '. n.. coin. 8084 (Hernies. d. 1. 350). faisant ce commerce pour leur compte.. par exemple en l'honneur et de Déméter 4. La présence parmi ceux de Rome I) d'un marchand de perles (VI 641. leurs rapports avec les fabri et leur rôle officiel même que nous chercherons à déterminer plus loin. v. 106. p. daphnephoria. p. dit : proveditori e nego- ziunti del legname. p.( 243 ) à l'industrie qu'ils exerçaient déjà pour leur compte. et l'on voit dans les inscriptions qu'ils avaient tout à fait la même organisation intérieure que les autres corps de métier. 18. leur culte pour Silvain de Cybèle.. A Pola. p. qui n'étaient pas des proceres. 71. Bull. Voyez infra. Malé. p. et à Alba attendu que les collèges recevaient souvent des gens étrangers au métier. 1925. au chap. p. Le caractère religieux des dendrophores n'est pas moins nom leur vient de la dendrophorie qui leur avait été confiée dans le culte de Cybèle. Visconti. on voit des hommes transportant — un tronc d'arbre au moyen dé cordes. 25 et suiv. Inst. i II. add. il phores. l. 5 C L. St. pp.. puisqu'ils n'ont pas d'autre nom pour désigner celle-ci. /. 111. P. 1868. IV.-V. comme dit Godefroy 3. 5 /. Paris. p. des bûcherons peut-être -. — Dans le poème du Cnd. Rabanis a raison d'y voir des ouvriers au travail et non des dendrophores religieux. 364. p. § 2. : comme ce qui celui des fabri. 366. v. C'étaient donc des ouvriers du bois. tav. 1890.). n. s.. on lit vidimus ne peut s'agir des dendroegregios proceres currum serrure Cybelae : . On appelle dendroindiscutable. = Le culte. 251 Sur le bas-relief que Rabanis décrit et reproduit. Ce métier. avait probablement rapport au bois porte à le croire. En tous cas.

Le 15 avait lieu : 1 Ovin . On et institua en son honneur Megalesia (du 4 au 10 avril) on lui bâtit un temple au Palatin. étaient également tirés de l'Asie. La Grande Mère des à Rome = 204. 2. pour symboliser la migration de 1 . Cur vicibus factis ineant convivia. et elle fut iden- avec Maia ou Ops. indictas concelebrentque dapes. ï'i KaXevStov T(ï> 'AiuptXûov TTJV OSVOpOV TUTUÇ zoq~t\') TtOV 8îv8pO<po'pâ)V ÈtpÉpÉTÔ IIïAjCT'W OÈ KÀaûStoç o (3acriXcù<. Voyez supra. 353 et suiv. la On conserva le culte asiatique. se bornaient a célébrer des banquets. avec le caractère orgiastique propre à l'Asie.( 244 ) sont ceux qui portaient les arbres ou ces divers cultes. célébrée du 15 au 27 mars. xaxscrciQffaTef.. dixit. -J. Fasti. avec procession que les Galli faisaient selon leurs rites nationaux et en chantant des hymnes part. 41 : : mutitare. la déesse qui était venue à Rome de Pessinonie Sous l'empereur Claude -. p. ce culte se modifia. LYDUS. les rameaux sacrés dans l'Ida et d'Attis Les dendrophores de dieux fut introduite tifiée la Magna Mater deum de en 550 sont les seuls qui formèrent des collèges. Tipo ^/. la fête du Palatin suivant des règles quant aux membres des sodalités sacrées ils qui furent instituées à cette occasion. et les Romains purent y participer. .auix. Tune magis. tt. 36. appelés Galli. de mens. 11) dit IV. TV. 24. Son culte fut confié à un prêtre phry- gien (archigallas) et à une prêtresse phrygienne. qu'ils donnaient à tour de rôle chez eux.Z'J. a Quod brin mutarit sedem Berecyntia. 2. Captant mutatis sedibus omen idem. Il y eut une nouvelle. XVIII. les femme de Saturne. qaaero. rappelant la mort du jeune homme c'était rentrée des cannophores (Idibus canna Elle devait symboliser l'histoire d'Attis et de Cybèle. fête mars une cérémonie préparatoire. mais le Sénat défendit aux citoyens d'y prendre Le préteur présidait fixées par le Sénat. grecs. dont les aides. » 1 Ai lu-Gelle '- (II.

statues d'Attis (XIV 35. p. p.. 1886. Attis enfant fut I. BaÀXt'Çw. p. canno- même temps 242 et dendroSelon Index collegiorum (collèges religieux). la fête joyeuse (Hilaria) en l'honneur d'Attis dans l'Almo sous la on allait baigner et laver la statue de Cybèle on la ramenait triomphalement sur un char. A Milan. joncs où Cybèle découvrit son amant mutilé mutilé. leur corpus à reçoit des 40). s. Cumont. formées par des 284.. à Milan (V 5840). Dix. rôle que nous venons d'assigner au collège des dendrocette fête n'est pas contestable. s'agirait des joncs du fleuve où /. I. et expirant Le 22 mars. 1 19. il s'ap- ' C. C'étaient des confréries exclusivement religieuses. il y a un col. sous Septime Sévère et sous Caracalla. Attis. * s 6 arch. I. 285) sous jeunes gens et même des enfants. v. reçoivent un legs en E. on rencontre un eannophore âgé de 10 ans (X 24). ils — A Ostie... surveillance des cultes étrangers Le. 40. Ann. dans ils phorus. parce S. collège de jeunes gens et de jeunes filles 2. le 27. . que la langue grecque avait été conservée dans ce culte Le 24 mars. et où Cybèle le recueillit. l'arbre sacré sous lequel Attis dans sa fureur s'était un pin couronné de violettes et entouré de bandelettes était de laine. 2 On trouve un collège de cannophores à Ostie (XIV 34-37. InsL. en souvenir de mutilation d'Attis. comme autrefois le corps d'Attis. qui avaient la et 6. phores dans A Rome. Le 2o commençait ressuscité. Visconti. 8".. De Ruggiero. il C L. p. Lydcs. d'un nom et grec. epigr. Mon. 369. 37) et prennent part un taurobole (XIV que les Voyez F. danser. d. portant les 3. 288). cette cérémonie (arbor inlrat*) devait être confiée à des aides spéciaux. Dechàrme (iallus. appelés dendroétait le phores. L. direction des AT' viri sacris fcuiundis. A Saepinum. jour du sang. 5 — Voyez notre ilïev. à Locri (X 24. èom'pagnons (VI danseurs de Cybèle 2265 Henzen (en note) croit que ce sont des Galli.* IX. L L On trouve un collège de sodales buUatorc\s] Cybelae. A Locres. exposé. 118. 388. canoforarum (IX 2480). phores. 1869. 8339 d ). porté proces- sionnellement au temple du Palatin. Marc Aurèle. C. L. : un jour de deuil et d'abstinence Varchigallus se déchirait la bras en faisait jaillir le sang. l a .( 245 ) intrat ').

des tauroboles ou des crioboles à pour périté le salut de l'empereur et de sa famille. 18. décurion de la colonie 4. corn. 4075 collegium dendrophor.. Cfr. d. re[li]gioso anti[s]stiti sanctissimi Numinis Matris deum. à Toini. n.... dont ils se déclarent les religiosi ou sacrati. épigr. I. pour la pros- de leur Ces sacrifices n'étaient pas présidés par de ils eux. M. A Rusicade. c'est un dendrophore isolé qui offre le taurobole. coire licet. 1890. dendr. on trouve des hommes voués au culte de Cybèle. pp. mais par un sacerdos de Cybèle. ils offrent. 6 (en 190' tauribolium feceruni M(atri) m. A Lyon. M. voyez 2 3 les articles cités supra. . Cfr. offre un taurobole Dans le salut de Probus(?). sacerdos. 18 à la Magna Mater. 52 VIII 9401 : et suiv. I. en 206. : A nu. On les trouve encore sous en 107. 216. a Mactaris. taurodendrophori Luguduni consistentes. les dendrophores ne les l'Etat ni faisaient pas au nom de leur ville. et à Tomi. on ne sait avaient s'ils un caractère public et s'ils jouaient un rôle officiel dans les cérémonies. Orelli. I. en 160 et en 190. à pelle collegium dendrophorum Matris Valence et à Mactaris. Césarée de Numidie. roman. les fidèles. cependant prouvent au moins que les dendro- phores comptaient parmi plus fidèles serviteurs delà déesse. H. Cagnat. Bull.. C. d. sacratis utriusque sexus v(otum) s(olvit) op. soit en corps. » 5. VIII 7956.. Grande Mère. île L. VI 461 : dendrophori M. Tav 1. mais on voit plusieurs fois les dendrophores associés avec eux pour honorer la Mater Magna. c. mais en leur les nom A privé. : collegiiun dendroph. un archidendrophore s'acquitte d'un vœu envers le même dieu -. XII 1744 bol(ium) dendrophor(i) Val(entini) sua p(ecunia) f(eeerunt). un Sanelus Attis. 4112 colleg. on les voit honorer un prêtre de la Magna Mater. Dans plusieurs villes. : p. pour foris et : un ei/ues romanus. romanor. 5 (en 160) et I. la soit indivi- duellement. Allmer. Orelli. à Sitifis et à « Sous Hadrien. II. uua eu n universis dendroa. p. III 763 et note. VI 1925 VI 1040. 3. et ville 3. à Rusicade.( 246 ) deum m(agnae) I(daeae) dendrophore dédie une statue au et Attis*. n. qaibus ex S. I. 1892. GOEHLER. : Allmer. — Sur leur schola et les figures symboliques Septime Sévère : : du pavé..

Ceci ils 1 la liste. X 3699. p.. efr. Goehler. VIII 8457 : itna cuin religiosis et dendrofori[s]. 246. Boissier. 35. et les membres de Maué. A Cumes.. X 1894 : ager religiosorum. notamment VI 2262 : : d'un simulacrum dette arge[nteum~\. Voyez la note de Henzen navire qui l'apporta à : Q. ils ont pour patron et président un sacerdos Matris deum§. 16. s{acris) [f(aciundis)] *. Ces sacerdotes.( 247 ) Mactaris 1. En certaines villes. au Corpus. et suiv. les dendrophorcs reçoivent un lieu de sépulture d'un sacerdos Matris deum Magnae Idaeae.. étaient mis sur une liste nous avons ici un exemplaire. VI 494. à Rusicade : dendroforus decretarius. Apul. 40 . nous avons conservé l'album des dende l'an drophores ou leur liste officielle 251 . s'agit d'un temple qu'on orne de statues. 1 A Mactaris. qui était peut-être lui-même dendrosemble donc qu'à cette . On peut supposer que c'est parmi ces derniers qu'ils sont élus. 46. les marchands de bois étaient peut-être trop 1 nombreux pour spéciale. ils étaient alors qualre-vingt-sept. 7. Ils semblent parfois donner des jeux dendrophorus munificus. sur un autel dont le bas-relief représente le navire. XI. X 3699. on trouve également des cultures Ma iris Magnae qui honorent cette déesse et le — Rome. dont 5 6 figurer tous dans le culte. Relig. A Rome. 2 3 et Goehleu. V. Cfr. : VIII 7956. d'un culte privé Matri Deum et Navi Salviae Nunnius Telephus. A Cumes. nous lisons: Ex s(enatas) vir{orum) officiel: qui sunt sub cura XV prouve mieux leur caractère la sont la nommés par décret de curie de Cumes 3 et ils sont sous surveillance d'un collège de prêtres qui avaient dans Il leurs attributions les cultes étrangers adoptés par l'État. pp. n. il A Sitifis. 16 : agmen religiosum — cuncti populi tttm religiosi quam profani vannôs congerunt. p.supra. Il est aujourd'hui au Musée du Capitule. I. Ceci ne prouve pas que les dendrophores religieux n'étaient pas les marchands de bois. 3. G. étaient les assistants de Yarchigallus 6 A Pola. VI 2263 religiosus de Capitolio. leur collège élus par la curie pour laire la dendrophorie. mag{ister) col{legii) culto{rum) ejus d(e) s(uo) d(tmum) d edit).et en tête de C\onsulto) dendrophori creati. religiosas a Matre capi- liatus. 373. hommes et femmes. XII 1917. . rom. p. p. époque leur nombre était fixé et que leur élection était réglée *. Arnoi!. à Vienna.

pp. \ 1726. mais nous avons des dendrophores un témoignage qui prouve que du cinquième Honorius les les collèges conservèrent leur caractère religieux jusqu'au siècle : commencement et les c'est une les loi dans laquelle Théodose et citent parmi corporations dont biens- fonds affectés aux dépenses des banquets sacrés des autres fisc cérémonies païennes. mais des aides chargés de partie de cérémonie que : le calendarium Philocaii désigne par les mots arbor intrat. 48. f. En autrui. omniaque loca. : Autres exemples IX 981. et qu'il laissa subsister la corporation avec sa charge civile (p. "210-217.. Rappelons encore qu'à Ostie leur schola était située dans l'enceinte consacrée à Cybèle et adossée au Metroon fin s.. par là curie. quae singula quoque nomina et professiones constitutis gentiliciae tenucrunt epholis (lisez sit. Christiana sibi merito religio vindicabit. et note. Il explique de même ce fait . Les renseignements qui précèdent datent de siècle et la du deuxième du troisième . 25). 3698. mais confirmés par : les XV viri s. doivent être confisqués impérial 6. ce nom de XV viralis. il y a un dendrophore qui est prêtre lui-même de Cybèle Immiinis dendr(ophorus) Suessul(anus) et mcerd(os) M. pense que Théodose ne confisqua que la partie de leurs biens qui était affectée au culte païen. la eux aussi. ita ut munis expensa illius lemporis ad superstitionem pertinens. '<•. quae jure damnata est. : de Cybèle C'est 3. d. pense qu'ils formaient. XV viralis in vico Novanensi 2. qui admet avec raison que les dendrophores civils et religieux n'étaient qu'un même corps. un collège chargé 5 6 du soin de ce culte. comme : les XV viri s /'. quae dendrophori. leur venait sans doute de ce qu'ils étaient élus. 16.( 248 ) phore A Suessula. quae multiplicibus 10. 2 5 * X X 3764. 2. 20. Voyez supra. dans les villes. 1538. : epulis) vel hoc errore summoto. une exception la ordinairement les deudrophores la n'étaient pas prêtres de la déesse. 2332. à Rome. qu'on voit donné à des prêtres et à des prêtresses '. en 415 ad venerabilnu ecclesiam voluimus pertinere. Rabanis. compendia nostrae domus sumptibus deputata. fas sublevare. Goehler. quae Frediani. 1542. et adjugés au 1 V81. Cod. 1541. p. Orelli. Theod.

25. III. : dévot empereur. des plaustrari. et dans son Privât leben. (Cfr. Privât leben. 2. 207. : 952 : lignari. 14 tous les collèges se ressemblent sous ce rapport. mêmes Et puis particule larités que la corporation professionnelle à des nom des dendrophores. IV 951. ne les aurait pas rappelés à leur service originel il derrière l'association religieuse. Maué. quid ruperit vel fregerït.. Paris. 11 y aurait asyndéton. où il faut lire col(umnanï) lign(eam). dit-il. .. transportant le bois. blable. Marquardt se contredit il dans sa St. appliqué prendrait pas s'il gens de métier. cantabrarii (Cod. et les un nom marchands de bois durent de le avoir. peut-être celui lignarii>>. prouvent la la confrérie avait même organisation et les 2. Ils durent échanger ce nom contre nom grec de dendrophores qui n'indiqua d'abord que leur fonction religieuse dans un culte qu'en 412 Honorius et Théodose rappellent à leur devoir divers collèges religieux. L. l. IV 9G0 lignari universi. 20. 64-65). 3 Liv. Ils ont les mêmes chefs quinquennales. a l'origine. mais dans ce dernier 8 n'admet qu'un collège. — Certes. n. A la vérité. IX. ne se comqu'ils jouaient ne leur venait pas du rôle dans pire la fête de Cybèle. aucune profession ne porte dans l'Emgrec. où le caractère religieux est évident. Vereine. ayant un double caractère. 1070). XIV. : p. signiferi. etc. les nemesiati. 7. de 415. fait abstrac- du caractère religieux des nemesiaci et autres. Theod. des devoirs sociaux.-V. et Huebner dans le Corpus. DiG. p. comme beaucoup l'ont du collège induscru i?Non. p. Aquiliae actione etc.).( 249 ) Cette confrérie religieuse était-elle distincte triel des dendrophores.. Ici et Maué. : inter lignarios (rue devant la porta Trigemina). l. P. cela ne suffit pas pour prouver que les den- drophores 1 civils avaient disparu après l. cela n'est pas concluant.. un nom latin. à Pompéi. /. comme le croit Marquardt. transportant les pierres et 33 : si ex plaustro lapis ceciderit . avec Mommsen. parce que 35. croit qu'il s'agit des lignari. 3) le si. n'y avait eu des obligations civiles. les que inscriptions. IV 485 : lignari plos- trari. leurs obligations civiles (pp. 8.. plaustrarium teneri placet . /. C'est peu vraisem- On a vu à tort un col(legium) lign(ariorum> dans l'inscription VII : 1069 (cfr. dans Orelli-Henzen. 101. la loi pour les rappeler à si la loi de 315 n'est pas reprise au code Justinien. 27. p. I. qui ne pouvaient être désertés sans inconvénients pour tion la chose publique. Honorius fait abstraction du rôle civil des denet il drophores pour n'attaquer que leur caractère religieux./.

pp. Inscr. 2 Rabanis. Ils se disent autorisés par p. choisirent pour patronne et déesse phrygienne. les dendrophores. Mais quand le culte de la Déesse eut envahi reurs Rome et les provinces. de porter le pin sacré -. p. peut-être en échange de l'autorisa- tion. Vereine. X7. à Rome. d'abord à Rome. p. l'obligation de leur charge devaient fournir les pins nécessaires à ces fêtes. 1. devinrent tout naturellement les sociales de Cybèle" 1 . "246. un sénatusconsulte dans ORELLI. . de Boissieu. Ce changeà ment se conçoit : si le nom de dendrophore convenait aussi leur profession rappelant leur fonction religieuse en même temps. Maué. 61. 4. puis ailleurs. par civile. et iufra. cependant le document est le plus ancien où ligure dendrophorum trouve pour la de l'an 79. n. depuis l'organisation de la grande fête d'avril par Claude. à fois un collegium Regium JuliumS. ils fournirent. qu'ils fort les arbres nécessaires à la dendrophorie. à Ostie. 24.( 250 ) où tous les noms étaient grecs. 413-414. 407. Voyez supra. ils florissaient 1 A. et qui finit par désigner aussi leur métier et par faire oublier leur nom primitif. la comme simples marchands. chargée de la fourniture du bois pour les services publics. eut d'abord pour patron Silvain. la corporation des dendrophores. qui. p. Leurs collèges datent donc probablement de cette époque . il était de nature à leur donner plus de considération préféré par eux-mêmes. Cette explication a un défaut grave : c'est que les dendrophores se vouèrent au culte de Cybèle avant l'époque où les collèges furent chargés d'un service public. déjà à en vogue ils dont le culte convenait leur profession.'). On peut supposer avec plus de vraisemblance que.. l. et qu'alors furent chargés. 251. on le l'an première en 97 4 . VI 64a. de Lyon. quand les Grande empe- eux-mêmes s'y associèrent. /. les et devait être Quand et pourquoi bûcherons ou de Cybèle les marchands de bois ce titre devinrent- ils les serviteurs et prirent-ils nouveau? Selon de Boissieu. n. 3 4 Voyez supra.

un bas-relief représentant R. Provinces^ Partout on trouve la aussi des temples de s Mowat. p. dieu protecteur des industries du bois vie leur fait et l'n de leurs présidents la à cadeau d'une niche contenant statue de Silvain cet dendrophore 4. L. I.( 251 le ) sous Hadrien la et sous Antonin Pieux l . 397.. VI phorus]. pp. Silvane. en effet. le corn . ils : apparurent dans toutes au II e et les villes les de l'Italie et des provinces au III e siècle. n. ne dant dans la la première il s'agit d'une corporation et la aucune distinction. 62-63. Arch. pp. Bull. 1881. Mil. Quoique serviteurs officiels de Cybèle. Cfr. p. collegi. Visconti suppose qu'à côté des dendrophores de Cybèle.74 - Voyez notre Index collegiorum (Rome. semblent avoir une habitant des forêts.. M. pp. Georg. Virg. voués uniquement au culte de déesse. I. grande vénération pour Silvain. . Rabams. par des 5 immunes I. 1890. épigr. civil et relifin Tous ces collèges avaient un double gieux. A mesure que on s'accrut vogue de et ce culte. :. caractère. on représentait tenant à la main un pin ou un cyprès : antique dieu Et teneram ab radiceferens. Magna Mater (Goehler. 2. cepencivile et dans distinction était seconde d'une confrérie religieuse. Cfr.quisunt cult[ores] /. -20. et loi ils le conservèrent jusqu'à et la de l'Empire : ni la qui les réunit partout aux fabri fait aux centonaires. Cfr. nous avons constaté leur existence dans soixanterépandues dans toutes les parties de l'Empire -. A Rome.-L. dédicace à [Silvanns] sanctus a\endroidem curatores . ils les dendrophores honoraient d'autres divinités.>///. XIV. Mitth. 4 VI 641 et note. p. dieu avec un couteau et une branche coupée.. 6r>. C. 60-64*. epigr. ni celle qui confisqua leurs biens. Silvani d[endrophori\.. cupressum^.. trouve partout.. cinq villes. si nécessaire elle avait existé dans la réalité. il y aurait eu des den- 1 C /. 64-2. -11--!'). 3. Cette épithète de Silvain a donné la lieu à deux conjectures. 86. Gatti. p. Preller.

privé pareil à celui des autres collèges. I. Il : pastophori tfempli) I(sidis)... p. qui adoraient Silvain et auraient a vu que emprunté croient le à ce dieu leur emblème et *. que leur rôle dans le culte était plus important que celui des autres collèges. attachés au culte impérial. . L.. 169. 21. 1 C. Notre étude sur les dendrophores montre que leur caractère religieux était plus apparent. Gfr. Metam. 1868. 2318. d. de Boissieu Augustales étaient probablement les agents des forêts appartenant au domaine privé des princes. en II. Augustales avec qui 441 est plus probable comme Il les seviri ils sont en relations intimes (Allmer. Boissieu. est peu vraisemblable. 414) dit : Bull. G. culte public et c'est les prêtres ils figurent dans son même la parmi eux que divinité. XII 714. /. M. 101. /.. Cfr. rom. V 7468 : collegium pastophorum Industriensium. supra. VI 641. A un serviteur subalterne de Cybèle (apparator M. Ann. Il une décurie spéciale. 366-375. Non content d'adorer Cybèle comme leur patronne et de lui rendre un culte Ostie. marchands de bois. dans des dendrophores. I. /. ressemblaient aux cannophores de lone 4 et même aux cistophores de Bel- aux pastophores d'isis ». 167. 319. /. 2 •" Remarquez qu'au qui reçoivent un Silvain dendrophore. l'on choisit parfois ils de cette déesse. Cybèle dans circonstances exposées plus haut Celte conjecture est assez vraisemblable. P. 167). note. A. 372-373. Peut-être cumulaient-ils avec civile certaines fonctions religieuses à cette charge la divinité remplir dans les fêtes de le collège des Césars. a II 102. XI. (p. 43. Mowat. Orelli. L'apparator fait les préparatifs de la céréA Lyon. p. A. p. peut-être formaient-ils. de Boissieu. XIV 53 monie. 10. 3. » Cela qu'ils étaient. collèges purement religieux. « Les dendrophori Amsoldingen). pp. M.. Sous ce rapport.( 252 ) drophores. n.. p. 697. Paris. ce sont les dendrophori Matrix) d. /. de Boissieu et et qu'il Maué céda que Silvain fut d'abord leur à unique patron les premier rang dans leur culte -. pp. de L. — signum Silvani. leur nom. 30. Helig. 1885. épigr. Cfr. à Arles. Inst. qu'à celui de Cybèle. Allmer.. p. * 5 fin. On cette distinction n'est pas soutenable A. Apul. Visconti. Maué.. on trouve des dendrophori Augustales Lugudunenses : (Allmer. n. M.) donne aussi une statue de Silvain aux dendrophores 3. même temps /. D.

célébré au nom de l'Etal c'est un : culte privé. pp. 11 faut maintenant tirer conclusions de ce paragraphe. et êire ils avaient peut- obtenu l'autorisation ils à cause de ce service. l< (X 5671) sont appelés sacerdotes ùianae. Boissier. pour leur compte. tous les cultes de l'Orient. étaient à la vérité chargés d'une cérémonie importante de la fête officielle de cette déesse. 2 un archidendrophorus d'Allifae Les capulatores l\ un apparator (XIV 53 d'Arpinum 2336) et ?es 763i.' G. Chaque collège a donc un culte. à la célébration des fête mais en dehors de son culte spécial . . outre leur organisation civile semblable lèges. qui sont les des sodalités semi-officielles pas ce caractère. 197-198. On trouve. Op. collèges profanes n'avaient à la vérité. fête officielle avait Plutarque dit forà la Si beaucoup d'autres artisans prenaient part ils de leur divinité protectrice.( :>o3 ) Le culte de Cybèle. par exemple. propre qualifié le au collège. exigeait et nombreux les fonctions des prêtres des assis- tants y étaient plus importantes et elles romains imprimaient à ceux qui en étaient revêtus un caractère spécial '. Heineccius donc bien culte des collèges . c'est une rare exception les 2 . le culte de En tous cas. Voyez supra. mais ce n'est pas un culte public. Nous avons vu d'autres métiers prendre part aux fêtes de leur dieu tutélaire. pas au nom des pêcheurs dans les ludi piscatorii que officiellement. mais sans nul à doute rendaient. le chaque collège mellement. a Cybèle un culte privé. des aides comme . n'avaienl pas à celle des autres col- une organisation spéciale pour 'III le culte. . Nous avons admis. 356 el suiv. véritables aides des prêtres de Cybèle. On peut se demander si leurs collèges. Nous avons vu d'abord que chaque collège est placé sous l'invocation d'une divinité. eux aussi. Tel devait être le rôle le préteur célébrait dendrophores. On ne peut alléguer contre cette opinion le : ni le collegium Capitolinorum ni coUegium mercatorum. mais ils n'y jouaient pas un rôle les cultes que dans public comparable à celui des dendrophores dans Cybèle. pp. que sous la république leurs présidents participaient jeux compitalices. Les y participaient de l'Etat. c. cette populaire.

l'appât désir de sortir de l'isolement avantages. mais suivant la coutume ancienne. la religion la ne faisait la communauté de et profession et des intérêts.. et Plutarque a bien culte n'était pas le que les collèges avaient Oewv tt^àç èxàarco vivet upeitoûa-aç. S'il en est ainsi. " Dirksen.( 254 ) par les mots sacra propria relut domestica dit '. firent naître ces qu'un enterrement décent et des banquets groupes. le plus souvent du reste. p. tels de se de certains fraternels. plus tard. confrérie aurait A Home. il» . ce n'était plus cette pensée unique qui guidait les artisans liens : . Sans doute. 4. c'est par un culte commun que tout collège continua le culte était d'affirmer son existence. comme souvent au moyen donné naissance à la corporation. qui se désintéressait du indifférent à celui domestique et gentilice. il faut admettre que l'Etat. Nous n'admettons pas non plus que tard. L'intervention de Numa ou d'une autorité quelconque doit donc être écartée. 3 Wassenaer. la 3. et le culte 1 Heineccius. cap. On est tenté de conclure de là qu'à l'origine les artisans romains s'associèrent peut-être uniquement pour honorer ce patron et que les corporations romaines ne furent d'abord que des associations pieuses âge. S (i. p. Rai-h. restait aussi : on ne conçoit pas un culte privé assigné par l'Etat. e. le imposé aux corporations par Dirksen culte et d'autres 2 . Inscr. I.eignen mm Staate zuyetheilten sucra. dès commencement de l'Emque consacrer d'autres le pire tout au moins. car le métier avait son patron depuis longtemps. l'Etat. le une conplus dition exigée par l'autorité. 8. pour les uns comme pour les autres. Fabrettus. à l'origine comme gouvernement redoutait les groupes qui se formaient des collèges paraissait une en dehors de la religion. fortifier. le Quoi qu'il en soit. comme prétendent En effet. . Les corporations romaines choisissaient leurs divinités tutélaires aussi librement que nos corporations du moyen âge choisissaient leurs saints patrons. 429. ilm. le choix ne restait plus à faire quand la corporation se constides associations privées tuait. 6.

Autant conclure du caractère religieux rations et funéraire des corpo- du moyen âge la qu'elles dérivent des collegia tenuiorum : ou des corporations d'artisans romains tiennent à ces ressemblances nature des choses le ? >. sont fortuites . elles étaient inévitables entre des associations qui avaient toutes un caractère religieux. pp. l'esprit religieux s'affaiblit corporations professionnelles. Marquardt. qui s'établirent exprès pour le service de l'Etat. p. Manuel. n. parce membres se convertirent la suite au christianisme. 138. pourvu s'agît le culte fût ne pas d'un culte interdit. que leurs comme nous le verrons dans de ce mémoire. 1867. VIII. Il est certain aussi que la religion fut sou- vent un prétexte mis en avant par des collèges la pour cacher un qu'il autre dessein. Rodbertos. p. 173. 61). telles que le corpus navicula: riorum. nous avons féré accorder aux collèges d'artisans une origine indépen- dante. 166. 8. t. p. Cependant nous dirons dès mainte- nant que certaines corporations puissantes. n. p. Les ressemblances que l'on peut découvrir. pp. 27. les collèges les artisans ils ciations religieuses existantes. I. Avec Mommsen..garantie sérieuse. Ill. 473. 1 Dirksen. * Comme Bodché-Leclercq. .-V. 27) et de Schwartz (p. 62. 421.. Sl. 4 = Le mite. semblent n'avoir jamais eu de but religieux c'étaient de véritables institutions administratives sous rative. comme dans le reste romaine : au moins conservèrent-elles longtemps pratiques et le culte. Sans aucun doute. n. cela prouve seulement que religion suffisait pour donner des apparences inoffensives. voulaient imiter des assoauraient pris pour modèles pré- Selon quelques-uns. la forme corpoles Au IV e siècle. il est probable que tous collèges perdirent peu à peu leur caractère religieux. et qui sont du reste peu frappantes. sacerdotaux!. avec dans de les les la société temps. Mais rien n'autorise à croire que une condition de le l'autorisation ou seulement de la tolérance accordée par gouvernement. 5 C'est l'opinion de Mommsen (De coll.

on portait régulièrement pour se un repas le aux fêtes des : morts. la D'après vie leurs croyances. MONUMENTS ET DOMAINES FUNÉ- RAIRES. à bien comprendre collèges funéraires proprement toute confusion. — : COLLEGES — — — COLLÈGES PROFESSIONNELS AYANT COLLÈGES PROFESSIONNELS PRENANT TROIS MOYENS EMPLOYÉS ACCESSOIREMENT SOIN DES FUNÉRAILLES. Cependant. ce que nous en dirons nous aidera. UN CARACTÈRE PUREMENT FUNÉRAIRE. Les Romains. donner quelques explications préliminaires sur ces derniers. les collèges professionnels se rattachèrent le culte à la religion par un autre lien que et d'un dieu : je veux parler du soin des funérailles du culte des morts. on y semait des Heurs et des plantes agréables. comme tous les peuples de race aryenne. Sommaire IMPORTANCE DE LA SÉPULTURE. tinuait dans la s'il con- tombe et le défunt ne jouissait du repos que avait été enseveli suivant les rites. Ce fut certes l'un des plus grands services qu'ils rendirent à la classe populaire. NATURE ET ESPÈCES DIVERSES. où croyait habitait l'âme divinisée Meutes). : FUNÉRAIRES. On ne la tenait pas à moins aux honneurs funèbres rendus après de l'année. à attachaient une grande importance la sépulture. du reste. Le tombeau était mort. tout d'abord. sionnels des éviter il faut distinguer nettement les collèges dits. CIUM. comment le soin des funérailles était entendu dans les collèges industriels. et nous étudierons ce nouveau caractère en détail. Les Romains aimaient aussi d'être enterrés avec leurs parents. But funéraire. tout ne finissait pas avec la mort. profeset pour nous devons. Dès la république. chaque maison avait .256 § 4. — CULTE DES MORTS. qui revenaient nombreuses dans faisait cours de l'année on des libations sur la tombe. FUNERATI- CONTRIBUTION AUX FRAIS. — SOCIl COLUMBARIORUM. Et l'on ne pas cette âme assez dégagée de l'humanité lui passer de nourriture. SON EMPLOI. certains jours comme une demeure (DU ou plutôt un temple.

par exemple. p. = p. De leg. Priv. les gentiles. majorum. 4o4-4oo tombeaux de famille. Cic. 3 Columbarium ne se rencontre que pour désigner la niche qui peut recevoir généralement deux urnes (ollae). des Volusii. III. On a retrouvé beaucoup de monuments. t.. 47 . celui des Statilii Tauri. etc. les gentiles restaient unis après la mort. Hoc monument um fecerunl jwsterisque eorum -. De 1 17. celui leurs inscriptions sont données au vol. VI. où l'on trouvera le dessin de plusieurs. est. Les grandes et leurs affranchis maisons bâtissaient pour leurs esclaves vastes de mausolées pouvant contenir parfois plus de mille urnes. était bien aux classes pauvres de les affranchis et satisfaire à ce besoin religieux tous ne pouvaient pas supporter les frais les clients étaient d'un tombeau. avaient même forme que l'ouverture d'un colombier 3. eadem habere monumenta communia. oo : magnum 26. I. appelle aujourd'hui colombaires.. iisdem uti 22. quand les liens se furent relâchés entre chaque famille eut du moins une sépulture comdifficile . « Situés les tout autour des murs de la ville. oo. : 4 Wallon. dit Saglio 4. celui des esclaves et affranchis de Livie (VI 39264326». à moitié élevées au-dessus du sol. sepulcra habere coll. Marquardt. Il. Les esclaves et les affranchis dans les pp. 3o3 Trad. â moitié souterraines. sur le bord des grandes voies qui en soren de grandes les taient. 425. Plus tard. sacris. s. Ils continuaient ainsi d'habiter ensemble et ils recevaient les mêmes honneurs funèbres. columbarium. celui du patron. Cic. Souvent admis dans sibi. p. Voyez. parce que les niches on la les (columbaria). dans les murs desquelles niches (locus. et. comme autres tombeaux... De o/j\.( 237 ) sa sépulture la commune : associés dans le même culte pendant vie. I. de la jamilia Marcellae Minoris (VI 4414-4880). 2 et 3. ces vastes édifices consistent salles (géné- ralement) rectangulaires. v. Mommsen. comme : l'indiquent de nom- breuses inscriptions ainsi conçues suis. disposées en rangées sur les quatre murs. mune Il '. 1 Dictionnaire des Antiquités. Hbertis libertabns.

puits. VI. 956. il existait pour eux d'immenses fosses publiques construites en forme de citernes et fermées par une dalle. qui n'étaient pas de véritables collèges. p.. Bull. VI. de ces sociétés on trouve beaucoup de funéraires. Hoc miserae plebi stabat commune sepulcrum -. pp. 11 fallait être bien misérable pour se contenter d'une telle sépulture. 232.. VI.5178. Mais le struire moyen était de s'associer à plusieurs et de conun monument commun. les affranchis les maîtres et les patrons étaient moins riches ou moins Ils généreux? famille ni des ne pouvaient se procurer une sépulture de tombes isolées. souvent aussi leur assurer la les noms des personnes qui ont pris soin de et d'autres sépulture les circonstances encore.T7.( 258 ) loculus.. n. voyez supra. pp. . 1. I. ileux. coi». * p. quelques-unes en renferment trois ou . Sous les premiers empereurs. 2. Priv. 361. 1. 1437. ordinairement voûtées en demi-coupoles. Des inscriptions gravées sur des tablettes de inarbre clouées au niche. MARQUARDT. » esclaves et les Que dont faisaient indigents. p.! . 11034-11054. C'étaient les puticuli. une autre. urnes urna) . la noms. 401. d'autres une seule ces urnes sont fixées dans la maçonnerie. n.. Nous en connaissons une de trente-six membres. quatre. Sous la république et au commencement de l'Empire. n. plus 1 Ou columbarium. 4881-. meilleur ces socii columharii. 3 et suiv. 3 Gfr. n. Gatti. où leurs cadavres pourrissaient pêle-mêle. 926. 1882. 10. Dans chaque niche {olla.. et l'on s'adressait parfois à des spéculateurs qui éri- geaient de vastes colombaires et vendaient les niches en détail . ollarium '). indiquent mur les au-dessus ou au-dessous de chaque l'âge. 5539-otiTS. 2 8... Trad.. condition des défunts. se trouvent le plus habituellement quelquefois carrées.Sa/. qui se partagèrent en l'an 748 leur monument sur la voie latine*. p. 3. sont régulièrement espacées et alignées en files. p. HoRAT.

-271-273. pp. I. 1.. II. 939. Ami. VI 10415 est du temps de Tibère de Claude.. mais encore à la affranchis. <l. . un trésorier (quaèstor) la on trouve aussi mention de quinquennales. enfin des curateurs curatores) chargés de bâtir et de inscriptions tenir en (sortes. n. 433435. - — : : = I 1041 : trois socei. Ces sortes de monu- 1 VI. Trad. et nous nous demandons construction et la conservation du 3 monument. 0179-5538.( 259 ) nombreuse. C'étaient de vérique Saglio décrit de la façon « Les associés constituaient un fonds commun et suivante versaient une contribution mensuelle {slips menstrua) pour alimenter la caisse iarca) d'où était tiré l'argent nécessaire. Wilmanns. qui étaient désormais sa propriété les : il pouvait en conséquence les donner. Marquardt. I. au prorata de sa cotisation. Ce colorabaire comporte neuf rangées de niches Il superposées et et pouvait contenir six cents urnes. Ann. Cfr. vendre ou en disposer par testament. 1856. à la réparties par le sort [ex sortilione). C.. pp. VI 11034 qui in eo is retur. renfermait tables les gens de toute condition. p. v. pp. '. Le privilège de les choisir n'était comme l'était aussi la dis- pense des charges limmunitas). jus) auxquelles avait droit chacun des contribuants. I. n. un desservant dans les (sacerdos). ingénus. pp.. 18 etsuiv.. en récompense de services rendus communauté ''>. La société était divisée en décuries [deimriaë]. 8 et suiv. elle choi. chacune ayant son décurion. 369 et suiv. d... IIenzen. p. si Chez les socii. Boissieu. » Tels étaient les socii columbariorum. columbarium. 359-360. Dict. esclaves de familles diverses sociétés : par actions. s. IIenzen. partes viriles. Les places étaient accordé que par exception. Priu. non seulement à la construction de l'édifice. 1856. nous n'avons pas trouvé une seule mention de funeratileur but n'était pas exclusivement la cium. bon état le monument et d'y marquer et les places locus. des Ant. VI 10332 monumento contulerunt pecunia(m) uti nedificamonumentum ex pecunia collata sociorum aedificavit. 1334. pp. dépense des funérailles [funeraticium) sissait -.

168-173. Bull. 23. avec les appelle collegia Mommsen. d. Zdtschr. St. Loening. proprement dits. I. voyez Mommsen. N. pp. Dès époque. pp. d.. ïr. tions. I. 204 et suiv. collegia salutare nel Tuscolo. : f. 1888. XII. culte. et suiv. p. 273 et suiv. 144. St. Marquardt. II. 92-116. avons appelés. provient de avoir 2732. V. 1885. 104-114.. 1888.. 57 et suiv. 1871 : Associations ouvrières et charitables à Rome. les sociétés disparaissent et elles sont remplacées à Home par la et dans tout l'Empire par de véritables collèges. Schiess. 140Rom. 29. car leur caraccelui des collèges tère religieux est encore plus d'artisans. nisswesen.. 144 Italico ed il La villa di Silio Henzen. les collèges funéraires f. plus souvent encore Cultores Silvani. Relig. R. : 1864. 1853. pp. on a des socii monu: menti. VIII 123-125. Sitt.-R. Praef. 152-154. Das rôm. 1207-1209.. XV.. W. pp. Ce dernier ouvrage est capital. pp. Le II. arch. pp... I. nous renvoyons à nos Indices. Athenaeum franc.( 260 ) ments semblent n'avoir existé qu'aux environs de la Rome '. 1 er déc. III. 2 Sur coll. pp. R. I. 1872 /. Zdtschr. Max Cohn. 141-143. 273. Boissier. qui s'en distinguent par le culte d'une divinité et probablement les façon dont ils prennent soin des funérailles. 2603. von Lykowski. exemple: Collegium Silvani. 1888... 1856. Fr. Rome. L. X 8110. pp. y.. mais ils semblent des champs de sépulture et non des monuments V 2590. Die tenuiorum der Romer. Fiuedlaender. g. Rev. pp. rom. De Rossi.. 386. VI 10275 {fructuarii). il Miinchen. W. Schaedlkk. : 325.. Diss.. G. I. collegia p. tenuiorum collèges funéraires.. et les récents ne dépassent pas temps des Flaviens. pp. Huschke. De p. Berlin. Le droit funéraire. des crist. 1882. et Marcien Eux-mêmes empruntent leur nom au dieu qu'ils ont choisi comme par patron. des Deux Mondes. 81-94.. collegia funeralicia. retrouvé a Sabioneta. Cependant à Teate. Ephem. S. 135-146. Nous -. Les cultores deorum. Renier. pp. Bull. Die rôm. f'abr. L. Wiui.. prononcé que Ainsi ils s'appellent. pp.. pp. -V. Hist. Ann. 173-219. Trad. BegriibLiebenam. Duruy. 1. 3554. 1. 335. pp. p. 18. Lacombk. où ils sont classés.'ré. 357 et suiv. Ailleurs on rencontre des socii. pp. Les plus cette plus anciens datent de fin le de la république. Maué. . thèse.. corn. parfois Colle- 1 Henzen croit que le n. p. est suivi des inscrip- Pour la liste des collèges funéraires. pp. Bull. D. 17 et suiv. passim.

p.( 261 ) gium salutare* Silvani. 75. * Voyez supra. Monatsber. p.. en Silvani. en effet. 141-148). 52 et suiv. Bull. pp.. XIV VI 647. Sacrifices VI 10231. les Collegium Aesculapi Philippes. Le même. licium dii Silvani Pollentis Les plus fameux sont: le le Colle- gium salutare Dianae et et Antinoi de Lanuvium. Huebner. p. X 444. chacun était culier. Voyez notre Index collegiorum (coll. 11 en est sans doute de même des collèges qui prennent l'épithèle sanctissimum et de ceux dont le dieu tutélaire porte le surnom Salutaris. et ou du sanctuaire ils *. 1. à Rome. et Hygiae.. Cullores collegi Silvani de le Collegium Jovis Cernent d'Alburnus Major. 1861. coin. AL. 925. VI 338. Le premier s'appelle aussi Cultores Bianaeet Antinoi. d. Bull. qui . p. /. Malgré ces apparences. coin. Nous en donnons la liste dans notre Index collegiorum. pp. XIV 2112. 1885. choisie boni ominis causa (De Rossi. G. 1890. p. 1885. 1013. Schiess. alimentée par des cotisations mensuelles. III 633. VI 10234. Et. de Lucanie. mais celui de la dédicace du dieu sacrifices. 232. 1886. Le sénatus-consulte qui auto- en bloc assignait formellement cette destination à leur et. 3 : : i 2112. où faisaient des nous avons vu que la principale n'était pas l'anniversaire de leur fondation. Bull. . 29-32. 141 et suiv. Gatti. ou Collegium Silvani salutaris. 1882. pp. 18-19. ou Soda-. ils la plupart des colreli- prendre longtemps pour des confréries voué au culte d'un dieu partiils avaient leurs fêtes religieuses. décent. MI 3076. un Collegium 3 nous ont laissé de belles inscriptions lèges les ont fait Ces dénominations pieuses que portaient gieuses. Dacie.. X 444. Voyez les notes de Henzen aux n. le après avoir reproduit statuts. II. III. les passage de ce sénatusconsulte dans leurs sent à membres du collège de Diane et d'Antinous adreseux-mêmes celte exhortation significative Bene adque : 1 On admet généralement que l'épithète salutare. Bull. corn. pp. 147. indique un collège funéraire. 777. funeraticia). derBerl. leur principal but étaient constitués avant tout était funéraire : pour procurer aux confrères les avait un enterrement risés caisse.

. 143. note).. n.. Cfr. : Mommsen. Voyez supra. 268 VII et suiv. employé isolément. C'est une curie municipale orgacoll. pp. Schiess. Voyez supra. IX 2483. C L. 17-18. Cultores Silvani. VIII 2618. Cultores veterani. et De Rossi. [c]ollegi Promes. X. G. 5811.h Rome. 924. IX 3422... pp. 4853. et la note. de Simitthus^. Cultores [colleg]i Silbani. dendrofori. VI 835. et p. Cultor seul. p. celui de la curia Jovis. Cultor Verbi... Boissier. f. Les chrétiens s'appelaient peut-être Cultures Dei. ». pp. en Dacie. Instit. Mauk. 1. Cultores fabrorum. tout des collèges funéraires. p. Lactant. pp. et des en 153. membre Il du collège funéraire voué à Mercure Ces collèges eurent-ils dès l'origine ce double caractère? est très difficile de le dire. [Qultores R. 4. 1 p. 11 : : eos. 10-16. XV. crût. p. 59-60. — Mommsen : Cultores surit qui adscripti sunt collegio funeraticio (IX 2483. Cultores fabrorum. consiste principalement en prescriptions sur l'en- On trouve des preuves les belles inscriptions des Cultores Aesculapi non moins évidentes dans et Uyfiiae. ou ou Collegia salutaria ont des monuments communs ou des champs de sépulture on voit une foule d'entre eux pourvoir à l'enterrement d'un confrère ou aider ces Cultores Beaucoup de Collegia deorum. W. 92-97. dit p. à Philippes 3. nisée en collège funéraire. On remarque cependant que p. 86-87. 272. 1X3837. n.' III 633. 213. 1162. 2. cer- 1 XIV 2112. . Ver. Cultores centonari 4855. p. 633. 4 K Voyez infra. et Cultor(es centuriae) Cornel{iae). 39. les parents à supporter les frais des funérailles la 4. Y.. Mommsen. semble même que le mot cultor. On peut donc sont avant conclure avec certitude que nation pieuse. Voyez I. Cultores collegi Larum. 1850. Rev. 1872. si plupart des collèges à dénomi1 nombreux du Il er au III e siècle. 5 VI 10234. 2 VIII 14683.. Cultores Flaminiani. V4432. 1863.( 262 ) industrie contraxerimus ut \e\xitu [defu]nctorum honeste vrose- quamur^A Ce règlement. en l'an 185. comme terrement. arch. qui se cultores Dei confiterentur. Zeitschr. Divin. devienne synonyme de membre d'un lège funéraire. III pp. lnfra. g. 4866. X V X X Il 4855. 25. des Cultores Jovis Cerneni. n. en 167. 1. De nos Indices. 1877. 359. et 1070. Bull. ainsi l'on dit : col- cultores collegii Mercurii.

qui a une origine religieuse les Naturellement. nombreux fut collèges qui naquirent quand cette transfor- mation accomplie. Sur les collèges de Mithra. p. il faudrait y rattacher aussi les collèges professionnels. Ils sont nombreux en Afrique même où la n'y a presque pas de collèges d'artisans. Cfr.-V. 92. mais * à ce compte. comme : tous les songèrent en même temps aux devint le funérailles. tels sont les Gultores Aug[usti) Laurinienses qui existaient à Nola. relui. le plus tard. I iMarquardt. p. d'autre part. arch. a établi le il premier la ne distingue pas entre ce devinrent ensuite. sous le règne d'Auguste tores n'eurent •. mensuelles. pp. supra. n. FOUCART. 1872. qui de la fin date peut-être du premier siècle. Nous avons vu qu'un sénatusconsulte. sauf dans le monde grec.( 263 ) tains collèges. dès leur naissance. ni2 18 = Le mite. où les thiases. et. Une première classe peut 1 X 3. /. voyez supra. 170. eurent. Il est donc probable que les premiers cul(stips) qu'un but religieux. On tion peut les diviser en plusieurs catégories.owa 06) rattache leur origine aux sodalités et p 34) qui avaient aussi commun 1rs une sépulture commune. Rev. permit ces collèges en bloc. chez Crées. 402 3 n. un carac- tère plutôt funéraire que religieux 3.. Associât. Mauouarut. portant le nom d'un dieu. Schiess. Kaksemi-officielles \swpra. . mais /. 16-18. furent au (II. C'est ainsi que s'explique ce caractère religieux des collèges funéraires. p. c'est peut-être ainsi qu'ils adoptèrent l'usage des cotisations -. ils du culte.. St. trouve. 1238. ce qui était l'accessoire principal cuite céda le pas aux funérailles sans jamais disparaître. p. 46. Boissier. d'après condi- de ceux qui les composent. commencement un culte et ce qu'ils i. — . pp. Mais. aussi se répandirent-ils rapidement dans tout l'Empire. semblent avant ton religieux : tels sont les collèges de Mithra. p. De coll p. n. . 83-84. 46. véritable qu'ils Mommsen. 4. on siècle. nature des cultures deorum. I. au commencement du premier des cultures qui paraissent exclusivement associés pour le culte. Leurs cotisations ne servirent d'abord qu'aux frais collèges. G. les éranes et les orgéons les remplacèrent peut-être il '*. pp.

La maison impériale et beaucoup de familles opulentes possédaient des légions d'esclaves et d'affranchis. III 6077. 4038. Coll. à Aesernia. souvent adorateurs des lares de leurs maîtres. 164. Collegium tabellariorum 5. Cultores Flaminiani. 9149. IX 6320. Antom Mansiieti. Bull. Cultores Larum Sex. Coll. 2 3 4 V 4340.. XIV 2045. à Alba Helvo- rum.( 264 ) *. Ailleurs : magnum. étaient sans doute formés de métiers Collegium ?. le Collegium quod est in domu Sergiae il y avait des Cultores Larum M. Au III n° VI.ar(um) et bnag(inum) ilomn(i) Invicti Antonini PU. 111 cocorum. Corpus lecticariorum Caesaris. qui portent seule- ment un nom divers : religieux. une Ce sont des collèges purement funéraires. et vions] cursorum foule d'autres 6 . VI 692. qui se disent A Rome. Soda[licium] Jovis ConserCaesa[ris]. VIII 1878. Souvent les esclaves et affranchis se suivant leur métier ou leur service. 241. des plus connus est Paullinac -. un Collegium cultorum statuarum 4. Tous ces serviteurs d'une même maison for- s'appeler collegia domestica maient un ou plusieurs collèges funéraires. et clipeorum L. etc. — Cfr. VI 8872. Nonii 3 . 6077. Cultores Geni Britti Cordi.. 1887. 4035. chaque famille assez nombreuse formait peut-être un collège On doit remarquer surtout ces collèges d'affranchis et d'esclaves impériaux qui portent un nom de métier et qu'il ne faut pas confondre avec les corporations professionet nelles : Collegium praegustatorum. D'autres collèges de la maison impériale. 10260-10264. IX 2481. l'un A Brescia. ces collèges sont nombreux. IX 2654. Collegium magnum Collegium l. . A Rome. IX 2483. Cfr. Etc. eom. ib. p. magnum Larum et Imaginum domini n{ostii) Caesaris Les villes possédaient également des troupes d'esclaves et d'affranchis attachés publici au service municipal : ces servi et liberti constituaient une seconde sorte de collèges funé- 1 Voyez notre Index eollegiorum. 5 6 7 VI 9004. XII 2677. 671. en familles. à Saepinum. à Sulmone. Abulli Dextri divisaient. Xll 4449. Larum Marcellini. VI 9148. 10252-10254. VI 7458.

Les collèges d'artisans dont est question en 1 X4856. 2. p. Dig. à Ostie etc. 5 Voyez supra. Même quand le but des arti- sans est simplement de se prêter une aide mutuelle en des cas qui n'ont rien de commun avec leur profession. esclaves des particuliers. car les 4 . Nous avons déjà parlé des collegi funeratici famigliari. album de la familia publka. et nos Indices. 145-447. nom d'une et répandus partout. XIV (servi et liberti 409 3 libertiet servi publici. Corpus familiae publicae libertorum servorum. 22. on n'a pas mis le nom du collège. . pp. qui formaient des collèges dans une maison. ' . c'est que parmi il pauvres gens qui formèrent des collèges funéraires. collègue. XIV 255. n. seuls peut-être que visait le sénatusconsulte général.( 265 ) raires : Colle gium familiae publicae. 1890. et ceux de l'Etat ou des villes n'avaient peut-être 5. sodalicium. Enfin vient la classe presque innombrable des corporations gens exerçant toutes car telle devait être la le composées d'affranchis et de pauvres sortes de métiers pour leur compte Ils : composition de ces collegia tenuiorum portant divinité 3. dans ce cas. 3. 148. Voyez notre Index collegiorum publiai).. qui ont les mêmes il idées et les mêmes intérêts. ils ont en tout temps préféré s'unir à des ouvriers de la même industrie. coin. p. Cela nous aimons à nous trouver avec des hommes se comprend : qui ont les mêmes occupations que nous. besoin que de l'autorisation de leur maître Si les nous sommes entré dans tous ces détails. ici faut ils citer encore se réunirent souvent par métier. 151. 47. dont la condition sociale est pareille à la nôtre. Voici un exemple d'un collège païen. sodales. pouvaient aussi recevoir des esclaves appartenant à des maîtres divers. VI 479 : 2 = XIV 32. Cfr. VI 104 16 Rutilia Prepusa hune collegium constitua cou — : illo * conjugi suo libertis libertabusqtie posterisque eorum. Gatti.. Bull. Voyez supra. avec le de ceux-ci les consentement Ce sont les collèges funéraires proprement dits. Chose remarquable. Beaucoup d'inscriptions portent seulement collegium. et à Venafrum 2. avant tout les artisans.

III 1981 l'objet Les collèges professionnels. 1365 •>. par exemple. p. à Antium. dont les noms et paraissent indiquer le caractère exclureligieux -. probablement par des horrearii. Collegium fabrum Veneris. Çultores fabrorum. p. Ver. III Amici subaediani. de se réunir plus d'une Ces collèges ne sont pas rares regarder comme . L885. VI. n'avaient pas pour but principal le soin des funérailles. 198. En formant un collège purement funéraire. ou qui ont un dès Vespasien nom religieux. vers 122. foulons. Tav. 2 s Voyez su prit. 1 il n'est pas sûr 5 Cfr. sivement funéraire suivants : on peut y ajouter les Sodulic(ium) horr(eorum) Galbun(orum) cohortium [trium). d. 56. Maué. à X 6699. . et supra. *. tels par mois pour leurs nous croyons pouvoir tous ceux qui prennent le nom de cultures fois : d'un dieu. IX 4855. n. Salone. à Marsi Antinum. IX 3837. VI 404. * C'est tout que le collège soit une dédicace d'un lapi(darius). à Venafrum. 138. la loi sur les collegia tenuiorum.. ?) . et — VI 237.( m6 ) ce moment ne différaient donc des collèges funéraires que parce qu'ils étaient composés de gens de même profession. on les trouve sous ce prince. 1885. qui font de ce travail. les artisans n'avaient ils pas besoin d'une autorisation spéciale. cependant composé de lapidarii. VI 338 3. pp. a Micia. Cultures centonari et dendrofori. 29.. ouvriers démolisseurs for- maient un collegium subrutorum cultorum Silvani *. Nous avons déjà donné une liste de collèges composés d'artisans. mais ' VI 940. 197-198. du dédicace au Genius horreorum Leoniaftorum à Hercules Salutaris. Coll[egium) Victoriae Aug(ustae). p. Bull. Bull. et note. corn. en 159. p. il fait une dédicace à Hercules salutaris. Collegium salutare (quod consistit in praediis Galbanis sont également des ouvriers des greniers publics ce Collegium sanctissimum quod consistit in praédis Lard Macedonis. L. les A Rome. qui leur défendait. mais aussi étaient soumis à affaires.

: Cela n'est pas étonnant. Cfr. pp. C'est pour collèges funéraires le plus de renseigne- ments. pp. secto[rurri] le conlegium teibicinum les et la synhodus magna psallum peu près des les Cependant uns et les autres se servent à mêmes moyens pour arriver que nous avons le à leur but.( 267 ) ils se préoccupaient presque tous de la sépulture de leurs membres. -. . enfin et surtout aux collèges d'artisans et de tif et marchands. religieux qui unissait les con- frères devait leur inspirer le désir la mort : unis la vie. ils comme les gentiles dans un même culte voulaient. 87-88. Ce sont le conlegium anulariorum. D'autre part. Cette remarque doit du aux reste s'étendre à presque tous les collèges de l'Empire : collèges religieux. parce que nous avons conservé règlement complet du 1 Nous renvoyons II 107 à nos Indices (but funéraire). ils n'avaient pas seulement un caractère plus ou moins politique. 3877. VI 9856. Disons tout de suite que cette pensée ne leur fut pas suggérée par l'exemple des collèges funéraires proprement dits datent de l'Empire. partie de leurs ressources devaient naturellement songer à y consacrer une communes. Isidis. Bull. aux collèges militaires. en principal ce but accessoire : effet. 9888. serrarium. pour les artisans surtout pauvres pour la plupart. corn. aux aux apparitores tnagistratuum. Tous ou presque tous ajoutèrent à leur but primile soin des funérailles. tels que les cannophores et les pausarii aux collegia collèges de vétérans. ils avaient aussi un caractère funéraire. 408-410. 1888. dormir ensemble de reposer ensemble après pendant l'éternel sommeil.. comme eux. ils ont un lieu de sépulture ou du moins on les voit enterrer un de leurs membres *. juvenum. supra. destinées d'abord à un le lien autre usage. ayant souvent de ils la peine à s'assurer une tombe. 2 (= VI 9144). conlegium restionwn. aux collèges des Augustales. En d'autres termes. tandis : ceux-ci que dès le la république nous trouvons conlegium des collèges d'artisans qui ont des le tombeaux communs. économique et religieux.

suffisante pour couvrir tous se frais. 2 XIV 2112..( 268 ) collège de Diane et d'Antinous. 18-19 : [p\rius legem perlege : et sir intra. 1. 1. 23-24 Item plaçait Quisquis ex hoc (sestertii ira- corpore n(ostro) pariatus decesserit. Les statuts avaient prévu deux exceptions ils privaient de tout droit celui qui était en retard de six mois pour le payement de la cotisation mensuelle 3 et celui qui avait attenté à ses jours 4. p. * 1-2 neque — ulla petitio esta. beaucoup enfin possédaient un monument ou un champ de sépulture ils commun. pp. 263.. mais non ceux qui dégoût de la vie. Sassinates. • Schiess. 11. réclamer en justice : prime fixée 2 . appelée funerati- cium. ne : — heredi tuo conlroversiam relinquas. Nous examinerons tour à tour chacun de ces trois moyens <. C1V. dans leurs lequel assignaient une place à chacun de membres. 87-102. 1. Tout confrère décédé et l'héritier institué avait droit à des funérailles le honorables par son testament pouvait. 31 : funeraticium. Il est fort remarquable que pour pas la le suicide notre collège la loi n'admettait distinction qu'établissaient et les philosophes. 1. 3 XIV 2112. I 1418 (Bormann. 22-23. Voici d'abord les dispositions du règlement des cultores Dia?iaeet Antinoi. centi) eum sequentur ex arca : n(ummi). à cerons par eux et Lanuvium. la caisse payait une prime funéraire. 29. et M) . C. 1. Ibid. L. L. II. 39-46. 32 : sa[tisdato ampli\us neminem petiturum. On se servait de l'un des trois moyens les suivants : à chaque décès. pp. l'ait I. Le jurisconsulte Neratius déclarait indignes d'être pleures ceux qui se faisaient justice a eux-mêmes pour échapper au se tuaient par châtiet ment. L. à ses concitoyens. Inscr. Ver. Nous commennous verrons ensuite que les collèges pro- fessionnels n'en différaient point sous ce rapport. . Liebenam. certains collèges bornaient à couvrir une partie des dépenses. la cas échéant. L. Nous avons des détails fort intéressants sur l'emploi de la prime funéraire et sur les funérailles. o-6. Horatius Balbus don d'une sépulture mais exclut ceux quei sibei [la]queo manu[s] attulissent quei quaestum spurcum professi essent. Maué.

III. Si quis intestatus decesserit. motif qui les pousse au désespoir C'est peutles col- être la seule prescription morale qu'on rencontre chez lèges romains. XI. le collège de Lanuvium avait décidé que vrait la y avait un testament. nisi aliquid pro hoc emolumentum ei relictum est . Cela n'est pas dit expressément. Ulpien écrivait au * 1. 1. Paris. Le qui perdait la revenait 5. si le défunt n'avait désigné personne son enterrement. scriptos heredes ea res con- tingit si nemo scriptus est. Les funérailles païennes. à toutes les lui fixée à trois cents sesterces 4 . ce dernier genre de suicide est honoc'est. 2.. : 1-3 neque — ulla petitio esto. à de subvenir surplus charge cérémonie funèbre. ab hoc repellitur. . legitimos vel cognatos. Pour deux cas les : autres. c'était lui 1 Uig. nec ulli . 14-15.. tune enim. is funerabitur. rable : Notre collège considère tous ces criminels quel que soit le comme des infâmes. que m nullam esse liujus rei poenam. 1885. Audibert. XII 286. 11. delegatum id munus est.( 269 ) aux yeux de Sénèque. II. 736. pp. 5-6 : Item plaçait ejus : Quisquis ex quacumque causa mortem De coll. nisi quis testamento hères nomina[tu\s arbitrio quinq(uennalis) et populi erit. sibi p. si non panier it voluntati defuncti. de même que De ira. Sin autem de hac re defunctus Die. sur ses parents. dit-il. II. Sen. non cavit. commencement du si III e siècle. 100. 732. 11. III. Mommsen. quosque suo ordine quo succédant. VI 10322. le le défunt avait règlement de Lanuvium distinguait fait un testament ou il était mort ab intestat. 3. ratio funeris non habebitur. 4(Ulpien) si : Me non fecit. 2 XIV 2112. 5 Monuments funéraires élevés avec le surplus : V 1495. ce soin retombait sur l'hériou.. Une pour loi ordonnait que veiller à tier institué. 12. en cas de mort ab intestat. En conformité institué rece- de cette disposition s'il légale. n. mais ressort de plusieurs textes. dépenses de la l'héritier prime funéraire. 17. sed Funus autem eum facere uportet. un moyen de reconquérir la liberté *. 15 : Mac ad libertatem descenditur. selon Tordre de leurs droits à la succession 3. 3 adsciverit. decedens eleyit. 2.

Mandant rogantque quod visum . par un acte de dernière volonté. en permettant que son esclave entrât dans une association. VIII. pp. avec cette réserve que chacun pût y commettre une personne de son choix. cette loi consacrait aux funéprise sur la de chaque membre mourant. sans que le maître eût aucun droit d'en disposer contre sa décision c'était la conséquence légale de le collège nommait le nom d'épouse à sa : l'autorisation qu'il avait donnée. ne reconnaissait aucune valeur à leurs testaments. mais exclusivement de cette somme que la loi même de l'association attribuait aux frais de ses funérailles. « Il s'agit non pas des biens du défunt. neque d\omind\ neque dominae neque creditori ex : hoc collegio ulla petitioesto. II. elle sera remise à celui-ci -. car dans ce cas mettait tous les frais à sa charge. que donnait quelquefois testament.. déclare qu'il tiendra compte du testament des esclaves et que le maître ne pourra réclamer la prime que s'il est institué héritier. ut Permitlo servis quoque quasi testamenta facere caque légitima custodio. Or.. plus ter la loi qui railles en réglait l'usage. Neque patrono neque patronae.( 270 ) somme la loi si le défunt l'avait léguée au collège i . Si l'esclave a institué un autre. De coll. — L'esclave qui vient vin. Schiess. avait donc la faculté d'en disposer. . le soin en revenait à la com- pagnie. plus généreux. Voyez 16 : : Mommsen. qui s'y trouvait naturellement appelée 3 . 1. Les esclaves étaient no mbreux dans la loi or. douant. 2 XIV 2112. ni lui ni Que si l'esclave ne désignait un autre pour ce devoir. relinquunt duntaxat intra domum . Wallon a bien montré que ce n'est qu'une dérogation apparente à la loi. Le maître. 326. L'esclave. Wallon. comme on compagne. Plin. en l'autorisant ainsi à consacrer une partie de son pécule aux cotisations ordinaires. une somme masse commune. les collèges funéraires . nisi si quis testamento hères nomina[tu]s eril. p. » 1 Nous avons deux exemples de ce cas dans d'autres collèges : III 633 et VI 9626. 102. i51-452. domus est. Suis dividunt. -à être affranchi doit donner au collège une amphore de bon 7. mua servis respublica quae- dam 3 et quasi eivitas III. Notre humain. pareo ocius. 1. II. n. 1-2 [A nfostro) co]llegio dolus malus abesto. avait dû accepcollège. EpisL.

S'ils étaient infidèles.1. 2. déchargeant naturels de leur obligation légale. raire voir. les qu'il avait réellement rendu derniers devoirs au défunt. part de l'héritier institué. n. à trois conditions il devait prouver qu'il n'avait pu annoncer le décès.. Peut-être même ses parents et héritiers naturels. C'est sans doute par défiance que : ce collège avait exclu les héritiers la * non institués i! voulait être sur que prime serait bien employée. y avait un cas président devait être remplacé par des : délégués ou commissaires l'étranger. . d'accord avec l'assemle cas blée générale des Il membres où le qu'il convoquait échéant. 3-28. neminem petiturum s'il en que le collège était exposé à y en avait un. les héritiers le collège. 1. il envoyait trois pour prendre un compte exact et sincère de leur mission. remplacer et membres pour soin de l'enterrement. 336) il n'admet pas que dit-il : première de ces conditions (cur non dans le texte. : il devait garantir le collège contre une action funé:! sa[tisdato amplï]us effet. arbitrio quinq(uennalis) le populi funerabitur donc président qui y veillait. pp. 1 XIV -211-2. un confrère pouvait mourir à Le collège de Lanuvium avait pris des précautions minutieuses. pour couvrir decesserit. était mort sans testament. si bien que le décès ne pouvait être annoncé à temps. De la coll. Quand que le décès avait lieu à vingt milles au moins collège avait été informé à le de la ville. s'il Nous venons de une action de la . 26-29 3 30-32.( 271 ) En effet. Quand un confrère venait à mourir plus loin encore. 104-106. 102. Us recevaient la prime et en outre vingt sesterces chacun comme indemnité de voyage. faudrait. C'était is les frais et : Si quis intestatus '. enfin. Schiess. la prenait soin de l'enterrement et conservait naturellement prime funéraire. Mommsen. Il n'en était pas de même dans tous. Ibid. XIV 2112. le collège promettait la prime à celui qui se serait occupé des funérailles. II. ils rendaient le quadruple -. Schiess (p. et le temps.. Les mots probata causa ne seraient qu'une reprise de ce qui précède. soit n. si un confrère mourait sans testament. Th. par la signature de sept citoyens romains. 1. Ces délégués devaient rendre : il devait démontrer. 1. testa[tor] nuntiaverit).

De : même XI 286 "Jd : : ex pecunia ijuae funere su[per]f{uit).. Les autres collèges funéraires ne nous ont guère laissé que des épitaphes. dans III. ils avaient pris soin des funérailles et réclamer. S'il avait fait un prime était remise à l'héritier institué. 256. il Il devait y avoir des diffé- semble qu'en général les collèges funéraires avaient des règlements analogues. judicium : dabo. c.. XI. mais . VI 10322 : : quoi ex funere ejus superfuit. pour procurer aux mânes le repos et l'on bonheur 2. p. Liebenam. 12. le rem- boursement des dépenses *. ejus reciperandi nomine cit. Si faisait refusait parfois leur corps et le jetait à la était l'esclave mort sans testament. dans un collegium Silvani : semble avoir le mieux expliqué cette ne payait pas tous les frais funéraires. les épitaphes peuvent 1 Dig. » Audiberï. frais seront sacerdos (collegii) vivus (denarios singulos) mortis causa sui remisit. mais nous y reconnaissons à peu près l'application de ces mêmes prescriptions. 3-5. Op. Le droit aux funérailles existait naturellement partout3. [Ile plus loin le : V 1495 n. 1. la Audibert. mot funeraticium désigne la cotisnfunérarium. des funérailles en et (funus imaginarium) on élevait : un tombeau cela suffisait. dans le collegium Jovis Cerneni neque funeraticis sufficerent tion mensuelle. ad quem ea res pertinet. Op. pp. 7. suivant la loi. « Quod funeris causa sumptus fœtus eum. erit. les confrères se cotisaient et Le prêtre les en dispense. . (p. . et il est question de la prime versée à chaque décès 4 Quant à celui qui s'occupait rences de détail. le y célébrait les cérémonies ordinaires croyait-on. 16-17. Un maître barbare voirie. la caisse chaque décès. 330) nous phrase à : dans ce collège. 2 XIV 2112. III. p. doute célébrer 5 le : funus imaginarium. 1. Schiess 100. 924 aliquem petitionem funeris (hjabiturutii p. des funérailles et qui recevait la prime. dans * II le collegium Jovis Cernera. testament. qui devait sans II. de sorte que les la chacun versait un denier. 924. : 10234. le collège d'Esculape et d'Hygie partem dimi: diam funeratici. III 633. Pour les esclaves. bien que cela ne aut ab eis soit pas dit. 7.( 272 ) pouvaient-ils venir prétendre qu'à défaut du collège. il y avait encore une disposition spéciale. c'est-à-dire la de ce qui restait de prime après les funérailles. effigie le collège lui . 2 : Praetor ait in 75. p. entièrement à charge de ses héritiers.

nomine cultoirum) Geni cipation colleg(io). 1883. m(erenti) 6 . Amarantus pater. qui le patron ou maitre donne un colombaire. : VI 10322 et — intestate quot ex funere ejus superfuit. il serait car 1 Nous les avons classées dans nos Indices (but funéraire). au lieu de se charger des funérailles. Arck. mais qu'à chaque décès ils la complétaient par des cotisations. ou bien que collège a chargé un de ses fonctionnaires de ce nous voyons agir des commissaires spécialeeffet 4. per Spiintestato. p.. à Philippes. M. le . cette contribution était fixée à un denier". Voyez supra. Cfr. Aullio Amaranto Britfi Cordi § . Ursio pater Suceessa mater p(osuere). 92. n. Julio 5 3 X 8109. 19 = : L. III 10511. semble Ce 18 . administranegit ille. parfois : même la parti- du collège n'est pas indiquée D. à Volceii. f{ilio). IX 3526 coll(egiutri) c 7 Silvani cur{avit). Zmaragdi — ex curante Nicostrato amico biene. beaucoup de collèges. tibus illis. : ep.( 273 ) fournir quelques indices le 1 . ab de cas Souvent. s'agisse de l'héri- on instituait naturellement des parents ou des amis. aux héritiers naturels. IX 6320 add I. routmiu i Dextrum. Il se il peut que dans quelques-unes de ces inscriptions. p. à différente. sont assez fréquentes.. C. tier institué. Il semble que certains collèges ne tiraient pas de la caisse toute la somme nécessaire. que la loi désignait pour ce devoir et qui recevaient la prime. Remarquez : VI 9004 curavit Eridanus. Les formules curantibus. elles disent : que c'est collège qui a rendu les derniers devoirs sociales Géniales D(is) M(anibas).. à Aquincum nomine collegdi) Cereris. Qaio). etc. VII. n. Généralement. Madriae Aitctae Ailleurs encore posuerunt -. VI 9310. curam . 272. M. mais nous pensons qu'en l'absence d'héritier institué. soin 3 ment désignés que le à cet Toutes ces formules indiquent : funérailles lui-même c'est le du décès intestat prévu par les statuts Lanuvium. à Sulmone. L'organisation des collegia domestica. 3 (. Mitth. en laissaient le soin aux proches. -i. Dans le collège de Silvain. ce sont des proches ou des amis qui interviennent au nom du collège ou qui agissent de concert avec le collège a dirigé les collège : D. quaestores quartum.

à 10 VIII 2557. X 8091) collegiitm. placé et à intérêts. %. des funérailles en dit effigie. Cela fait 425 deniers. s'agit de confrères morts enterrés à l'étranger. S/iitilii. s'applique aux collèges professionnels.V."i. avec les parents. : . : s'agit évidemment d'un cénotaphe le collège qui n'avait pas tient. S et page 275. M. VIII 14008. 1 II 379. l'un pendant lège. Les sonneurs de cor à a . °- 4064. 5 i Voyez infra. : Il 3076. élève il un voyage à Rome. XII 736. reliqu[u)m pênes r(em) p{ublicam) s(upra) scriptam rémunère vola. il rappor- quarante-deux deniers demi -. il est pourvu aux funérailles au moyen et l'on doit en conclure que les confrères verune cotisation mensuelle à cet effet quitquit ex corpore mensorum machinariorum funeratici tiomine sequitur. tait puisque. VI 9626. Chez un très grand nombre. : à Toletum. VI 0221 soàales ei funus fpcerunt hom(ines) C. à Simitthus interceptus in itinere (vétérans). Le colun tombeau dans la ville natale.( 274 ) difficile d'admettre qu'elle servait à couvrir tous la loi les frais. funeraticio ejus A Vienna. Ce qui vient d'être des collèges funéraires. à Conimbriga II : in itinere urb(ano) defuncto et sepulto. dû supporter les frais de l'enterrement à l'étranger piété. curatoribus Maximo. collèges ne s'occupaient peut-être pas toujours des funérailles. on voit une partie des confrères se cotiser à cet effet et nommer des commis- saires. échéant. à Dertosa peregre def'uncti. dit un mesureur de blé qui lègue son fwieraticium à ses confrères. c'est-à-dire au moyen de sa prime. Relicone. Lambèse payaient cinq tignuari corporati cents deniers : Sur L la tombe d'un Luiïdi. et Il Trois inscriptions espagnoles une inscription africaine et présentent un cas particulier *. Pompei Arelate.V [denariis) le : CCXXV. Le denier valait 1. sauf quelques différences. Dapno. nous lisons D. dans VI 9289 : monument des ex col(latione) ei aes a familia conlatum est. VI 6220 : amici contulerunt ml funus. puisque versées exigeait que des cotisations mensuelles fussent pour les funérailles. d'une prime saient : et celui-ci était fort élevé. [abri les charpentier d'Arles. . à honorer le confrère de son côté et lui fait le cas par peut-être.08 fr.V. curatoribus (hominibus : decem).

— Quandl'épi- taphe dit qu'un collège a élevé qu'il s'est aussi le monument funéraire. à Volubilis. notamment ceux-ci : : .. Schiess. nous admettons Ann. Il peut y avoir des exceptions. au 5976 § 5. 98-99. XII 1189 fabr(i) corp(orati) Apt(enses) colleg(ae) d(e) s(uo) f(ecerunt). 3 VIII 2557. l'héritier recevait la prime et devait se charger de toutes les dépenses. 1891. 3483. hères et procurator ejus^. [N]unc Hbi navales pauci damus id[tima doua}. Parentes. Oaio) Messieni Zoili colleg(ium) dendrophurum) Comensium s Sur la tombe d'un constructeur de navires d'Arles. qui avaient négligé de rendre devoirs à derniers un confrère. XII 5811 dJd : 6 [Cae]ci[/io] là bord du Hhône. élèvent un autel à sa mémoire pour réparer cet oublia A Bath. V 4504 : tanari coatores d(e) p(ecunia) s(tia). : [C]aecilius Niger est hic ille s[epul]lu[s ad undas). 265. par un parent ou par un ami hères et conlega. un fabricant d'armes est enterré aux frais du collège e colegio fabrice(nsium) elalus-. VI 9559. Plus souvent c'est le collège lui-même qui figure seul sur l'épitaphe D. 1 XII 1911 Vil 49. 118 impensa collegi Mercuri vestiariorum. III Voyez infra. C'est alors l'héritier qui a reçu la prime et qui a rendu les derniers devoirs. on lit quatorze vers. pp. > V 5296. Un article du règlement des eornicines de Lambèse dit Si qui obitum naturae red[diderit). ép. .( 27o) les présidents des fabri. VI 8809. Sigro fa[br(o) nav(ali)]. : occupé des funérailles. Cfr. Nous trouvons beaucoup d'inscriptions qui déclarent que le monument a été élevé par l'héritier. (coll. était au . X 3479. n. defunclo corpore munus [erit] 6. à : qitod fraudent ejusdem f'uneneris (sic) : fëcerunt. : = V 7869 lapidari Almanticenses funus désigne la prime. Comme dans les collèges funéraires. militaires). * 196. Quo remis Ho[c] et litulum stab[at et ipse loco]. - Aquae Sulis. M. : : aec{ipiet) heries) ips(ws) sive proc[urator) denarios [quingentos] 3. XII 73:2 Ici ex funere ejus — posuer(unt). La pierre où ces ouvriers avaient leurs chantiers. : XII 5874 possessor(es) Aqueuses publiée.

Cfr. Milan (V 5761. M. Befo. Sans. était Pour montrer jusqu'à les quel point cet usage fessionnelles. VI 9136. chapitre des finances. à Falerio. VI 9484. Ephem. 1504. et fabri). exoneratori calcariario. répandu dans corporations pro- nous allons dresser la liste des collèges qui ont élevé un monument à un de leurs membres : Sodales aerari apulvinar[i). à Interamna Praet. cent. à à (III Narona (III 1829). {Fabri) navales. à Caesarea. à Aquincum (III 3554. Fabri. Il probable que la plupart des collèges qui nous ont laissé des inscriptions de ce genre s'occupaient régulière- ment des funérailles de tous les affiliés. à une ville inconnue de la Narbonnaise (XII 2754). (IX 5077). à Apta (XII 1189). (V 5296). à Comum (IX 1463). colleg(a)e sui — pro sua pietate bene merenti fëcerunt est . 1X5461. à Faesulae (XI 1149). 1398. à Rome. Dendrophofi. Sex{to) Cornelio Vitalioni.( 276 ) Parfois on voit que le collège désigne des commissaires : D. à Atina (X 8100). 2 Nous citons ici les collèges qui figurent seuls sur lesépitaphes. Exoneratores calcariarii. Inundatores (?). à Brixia (V 4115. Venusia. à Alba Helvorum. VII 518. à Sarmizegetusa à Home.. 26). à Collegius aquariorum. Il faut avertir aussi que les collèges décrétaient souvent des funérailles honorifiques à leurs patrons et à leurs bienfaiteurs. Cfr. 41-42. à Volceii Socii dissignatores. 9137. à Comum (V 5283). 1505. Centonarii.212). XII. à Vulsiniae (XI 2724). Cfr. pp. 2669. Vereine. 3411). IX 460. 1507). 5854. à Ligures Baebiani ( Cupari. XII 3347 : illis administrantibus. dans Sassinum (Bormann. centonarii fabri). XII 5811 add . 8108). VI 9384.3569. et à Amsoldingen (lnscr. Fabri tignuarii. curam egit Iconius 1. X 8107. Maué. et Fabri argentarii. 4491). il en sera parlé au . à Arles (XII 736) Conf. lnscr. à Rome. * ' VI 9384. à Verona (V 3387. nous verrons plus loin ceux qui concourent aux funérailles avec les parents. à Arles..

à n° 99) et à Rome VI 9558. Anu. Mercuriales. Plumarii. On 1 Enfants : VI 9484 (deux ans). à Lam- bèse (VIII 3228). c'est que quelques collèges profeset sionnels enterrent aussi des femmes des enfants l . Turin (V 7044). VI 6376. corn. XII 732. X 143.( 277 ) Lanari. Ce qui est à remarquer. Muliones et asinarii. 118 (onze ans). il laisse ce soin au fils du défunt "*. ne s'occupe pas des funérailles de sa femme. à Simitthus (VIII 14608). 9559. ép. IX 5847 (quatorze . Marmorarii. 1891. brodeurs. : VI 1948. Elles sont aussi admises dans les sépul- X 7039 (dix-sept ans\ Ann. à Atina. n. 1888. 2 III Une distinction semblable : IX 1463. à Volubilis. Scaenici. Voyez infra. Unctores. t891. Après les purifications d'usage et l'exposition du corps. à XII 1384. X 340. à Catina (X 7039) Kome Medici.. à Rome. Rome. car les pas admises comme membres dans ces femmes n'étaient collèges. XII 2459. épigr. n. p. Veterani. Une épitaphe le de Sarmizegetusa semble dire formellement que fabri. Vestiarii. . 118. Mensores machinant. à Rome. Bull. à Vaison. les restes mortels étaient portés du bûcher (ustrina). à Garda (V 4001). mais encore ceux de au lieu la tombe. Femmes V 7044. collège des qui participe aux frais de l'enterrement d'un de ses membres.- ans). Subaediani. à Misenum. (VI 9550). à Potentia. 4505. 5874. VI 9626. à Antium (X 6699). p. à Arles (XII 737) et à Nîmes (XII 3347i. VI 9813. à Brixia. Possessores Aqueuses. 468. X 6136 : iixoribus concubinisque. X 3441... 9559 (quatre ans). et à Opifices lapidari. 4504. V 4501. il s'agit sans doute de la famille des confrères. tures communes 1504. La prime funéraire ne servait pas seulement à couvrir les frais de la cérémonie funèbre. 5874. 286. VI 9558.

Schmidt et son article du Rhein Mus. VIII 14683. y avait le une curie municipale organisée en collège funéraire sous nom de curia Jovis rer à ses 4. sonne-. Cfï. donnée supra. déduite assistants. Ephem. épigr. 45.( °278 ) sait qu'à Rome le convoi funèbre des riches était splendide. R. lib. sinon. Arch. 175. elle comprenait naturelle- ment familles entières. trésorier devait en Quand un il confrère mourait. Nous préférons l'explication de Schiess.) dit qu'on entrait dans les collèges pour cette raison Qaid proderit pompa defancto? hieusaiiis eris qui ob ista collegia quaeris. 3. 126. * p.. 31 : deductis commodis le et eocequario. des Miss. sans en faire un devoir à perCelui de attirer les confrères. p.. Elle avait eu recours à l'amende pour procu- membres le des funérailles convenables. ep. 599-602.. le premier. avec le commentaire de J. 1. Bull. Les collèges. III.. 8 et suiv. et le c'étaient les parents qui étaient tenus d'y assister. : II. encou- une amende. I. 1. Mommsen signifie (De 3 coll. eux aussi.. les comme ailleurs les tribus. on distribuait aux une somme de cinquante sesqu'il restait de la prime funéraire. a : I. quelle était la nature de cette curie division électorale de la population. 103) pense que cela 25. à pied nombreux et aussi pompeux Lanuvium prescrit seulement qu'on se jusqu'au bûcher. 1883. 11. Mommsen (III cru retrouver Yexequarium dans collège de Philippe 033) le prêtre dispenserait le collège de distribuer à chacun un denier lors de son enterrement Mais alors les confrères y perdraient. 272. XIV 2112. 1883. informer ceux que les statuts obligeaient d'assister rait aux obsèques. 1. p. la caisse seule y gagnerait. 33. p. règlement menaçait également d'une amende ceux qui négligeaient ce devoir.. Celui qui s'absentait des funé- 1 Commodien (Instruct. mais pour terces. seulement que l'héritier n'est pas tenu de fournir des voitures. Or. scient. Cagnat. n. de sorte l'héritier. deux ainsi cent cinquante sesterces pour distribuée s'appelait exequarium Cette somme il A Simitthus. devant le bûcher. V 498. Schmidt : a vu. et c'est ce qui explique les prescriptions relatives à l'assistance aux funérailles des parents. 2 XIV 2112. pp. avaient pris des mesures pour que leurs cortèges (eœequiaë) fussent aussi que possible rendra 1 . 4. . 1890. 25 : exequiae autem pedibus fungentur.

fabr. les plusieurs jours après. par un confrère plus cendres séchées déposait dans la riche ou par le collège lui-même. Une fois le bûcher éteint. on ne payait que deux deniers. note 2 - victimis ordinariis rite expiatis. p.MANNS. ossements. les collèges pouvaient s'adresser aux spéculateurs ou aux sociétés dont nous avons parlé pour obtenir une place dans leur colombaire.. Rev. I. ¥5872 : \lo\c(o) dato ab [p\ossessoribu[s vi\ci : Bardoma[g].. on pouvait acheter un emplacement pour chaque tombeau -. dans : le monument des Statilii. tariorum Imir cippo locum dédit (pour un étranger). Le une colonne. Wll. s'il avait des propriétés 3. proches recueillaient et. y mêlaient des parfums. VOl. p. s'il s'agissait d'un parent éloigné. : amicus locum sepultur(a)e dédit. Nous ne savons si les collèges professionnels avaient pris des précautions semblables. de son beau-père ou de sa belle-mère payait cinq deniers. 118. Parfois. il restait à ériger mémoratif. A Rome. où la terre ne coûtait pas si cher. une place était donnée par un ami. akch. et le funeraticium y suffisait peut-être.. mais cela les n'est pas impossible. XI 4749 collegius jumen5. on venait leur faire un sacrifice [novemdiale sacrificium i). Voyez * II p. . 288. 1889. de sa mère. Neuf jours plus tard. X 5647. l'assistance disait un dernier adieu les au confrère défunt et se retirait. 156. 3 V 4483 !e coll. un cippe. et cent. celui qui ne se rendait pas aux obsèques d'un autre proche parent était puni d'une amende de quatre deniers. a se procurer des tombeaux de Les funérailles finies. à Brixia. un autel le titulus 1 VI 6220 : consumptum est in f'unere et in ossibus [et in] novemdi[alibus] [denarii) CŒCLXXXX.( i>79 ) railles do son père. Enfin ces règles ne s'appliquaient que si le décès avait lieu à une distance de six milles au plus. En province. 174. 3114. Quelques confrères parvenaient famille *. dans jumentariorum. n. dans le colleg. à Milan. à l'air étaient placées dans une urne qu'on tombe ou dans le monument. ou du moins à inscrire monument était fort simple : un monument comsur l'urne. n.

. Pour les autres collèges funéraires de ce genre. : X 445. Ara. 13 aras mortuis vestris confertis. dit : un fils érige un monument '». Leur caisse n'était pas assez riche pour subvenir à tous les frais. VIII 14613. p.. Il est probable que le funeraticium servait parfois aussi à l'acquisition de cette humble pierre 3. XI 1550. XIV etc. 30. 2 3 ép. à ses parents. et elles ne remettaient à l'héritier ou aux parents qu'un secours pour les aider à lui rendre les derniers devoirs et à lui ériger un humble monument. IX 159. ' Titulus. Bull. à Vintium. elles ne pouvaient que s'associera la famille du mort. Tumidum. contyulenmt) ad funus [sestertios ducentos) Nous rencontrons dont fréquemment le cet usage dans le les collèges professionnels.. 1553. III 196. Dans ce cas. : IX 3383 XII 22 Collegius Herc(ulis) ex collato : num. Lapidera. V 1495 : [ex su\perpZtw funerari faciondfum) curavere. IX 4794. II 3114. VI 10322 ni(a * ) llli quotex funere ejus super fuit. II 1293. A Sarmize- getusa. 1555.( 280 ) avec une inscription 1 Une épitaphe nous dit que la valeur ducippe qui la porte est de quinze sesterces 2.. e III 1504. Le sesterce valait sous l'Empire 27 centimes. voyez nos Indices. à Aquilée. Nous passons aux corporations qui se contentaient de contribuer aux funérailles. XII 734. Tertull. Cippus. 1906. etc. et l'épitaphe ad funus autem Zosi?ni et titulo contuler{unt) collefj(ium) les fabr{um denarios quadringentos) Malheureusement. 5879. intestato. Apolog. IX 3383. 2653. tout le soin retombait sur l'héritier ou sur les parents. 1885. 5 ad quod opus collign(ium) juvenu[m) — lapidem pfosuit). Columna. X 445 : feci[t ffS] : XV. la in- scriptions ne s'expriment pas toujours avec même clarté. 2720-2722. mais ce n'était pas toujours le cas on voit un collège se cotiser pour ériger le monument 4. à Peltui— inpendium dédit. . Memleum. XI 286add : expecu- (ju(a)e funere su[per]f(uit). 1504. Cfr. but principal n'était pas soin des funérailles. : Voilà sans nul doute tions ainsi conçues : comment il faut entendre les inscrip- T(ito) Octavio Saturnino sod(ales) Claudiani 3.

VI 9559. :.. il y en avait un grand nombre qui possédaient une sépulture où tous les confrères défunts reposaient côte à côte. 1888. ces deux collèges sont seuls nommés. 468. à Brixia Y 4483 Milan (V5888) *. XII 2459 Subaediani. (denarios Ailleurs les coll.s(uerunt) fratri pien{tissimo). SCHIESS. Upidari. Gfr. * Aux n os V Cfr.( 281 ) Voici une : liste de collèges qui paraissent seulement participer aux frais Centonaires. à Tibiscum Fabri 3. : 1553 : AFabricius Jucundus Fab. à Turin. si — Les formules ont été employées n'indiquent pas toujours clairement aites à frais 7 les funérailles communs. p. s e Cfr.. à Vienna. à Auximum et à (IX 5857). 73-2 = Y 7869 . V 7016. à Fanum add ).. Bull. 99.. 1507. VI 9558 Vient enfin la troisième catégorie de collèges. à Sarmizegetusa (III X 445 1504) ^. . et cento. fabr. Fabri. 89. Hors de Rome. 1505. Fabri. en Lucanie. Dendrophores. C'était ou bien un colombaire. I. à Aquincum ' III 3583). XI 6231. A côté de ceux qui se contentaient de débourser une somme déterminée à chaque décès. 3569. J\u\c\uud as her{es)et F[ab]rici S[i]lv[an(us •] et Licinia[n(ît$)] fratres [cum] collegio fa[b]rorum titiulum) po. 5761. sur l'épitaphe. et centonarii. Fortunae. WlLMANNS. dendrophori. à Rome. Une femme dendrophororum [HS . ou bien un champ. ad quem sepulturâ m) coll(egium) cent. le terrain était bon marché. et les collèges pouvaient se pro. p. à Verona (V 3411). parfois un domaine funéraire. d'Aquincum figurent seuls 3555. à Arles (XII Mercuriales. n. XII 3874. l'inscription ajoute trecentos) dédit. 1 III 3583 : des : parents enterrent leurs deux is fils. 118. il semble que peu de collèges possèdent un colombaire proprement dit 7 En Italie et dans les provinces. . p. pour le second. . opère 2 3 III de/li[t] collegius il X iir>. 5854.] III à son mari : : in [q]uo Ailleurs III figure seul. Possessores Aqueuses. corn. centonarii. 1398.

Il est à remarquer que les dignitaires collège. on trouve des s'il lignarii. 4414-1417. Octavius M. corn. 88.. 8. Statilius Taurus. à Rome même. ou. portent le nom de L. Statiliorum. 7379. corn-. 7387. 6221). consul en 44. Monumentum destiné à tous les esclaves et affranchis de l'impérale castrense des Volusii. Octavius (G. 1888. des inscriptions de /. pour mieux dire. la on un monument de le via Labicana. mais nous ne saurions pas dire d'ouvriers ' VI 4012. 7297. <• 398. 1875. Lanciani. Gatti. . 44-45. 7281 a . 7303 7304. pp. ce a monument qu'en trouvé. . VI 10266. conleg. de ce fjncii) p. Cfr. du temps d'Aufabri s'agit Dans le monument des Statilii. dans monument peut-être et . ils n'étaient pas à même réservés à ces collèges domestiques. Bull. n. 4305. 3877 a . VI ( — VI 3877. enterrés dans ce l(ibertus).. dont l'un est mag(ister) et centon. C'est ainsi que collegium magnum tribunorum Augustae semble avoir une place spéciale dans Liviae trice. 9254.. 6220. i . c'était monument des esclaves p. 2 et 3\ VI 2193. conlegium centonariorum avait peut-être » . colombaire de familia Marceline. Voyez supra. mais tous les esclaves et affranchis du le même le maître ou tlivae patron. n. une place dans le le monumenl niacorum et des Octavii sur la via Salaria collegium sympho- peut-être \essaccarii et les coronari en avaient une la dans guste le 6. E VI 7861-7864. Du reste. 9424.. 4 De même les esclaves île T. monument. plusieurs centonaires appelés M. dans leur qualité d'affranchis de L. bien n'avoir obtenu une place dans 1888.( 282 ) curer des domaines plus étendus. affranchis d'un M. 2 3 VI 7281. Ainsi on a trouvé des inscriptions du conlegium tibicimnn dans un colombaire du temps de Sylla * le -. Octavius En de sorte qu'ils pourraient. 7373. Bull. Octavius. on rencontre un collegium un collegium Larum Volusianorum 3 arrivait souvent qu'un collège professionnel se procurait 11 une place dans un colombaire trop grand pour ceux qui l'avaient construit. formaient deux collèges au moins Mon. 942:!. 10267. les colombaires n'appartenaient guère qu'à des collèges d'affranchis et d'esclaves des grandes maisons.

sous la avaient république 6. Sabionela. p. non loin de la Porta du Mag- Corpus subaedianorum. 1948. et note. Mitth.. Le mot subsolarium désigne une place située sous une terrasse (solarium). p. Dis M. Voyez notre Index collegio- rum 8 0. de Fructuarii. qui hérite de trente-deux places (ollaé) dans la sépulture d'un particulier lèges ont leur D'autres col- monument et propre. 1888. pp.. 468-469. 1888. coin. : 1*. p. portefaix transportant les tonneaux de vin. Bull. Marucchi. la dixième décurie du collège des fabri lignarii. à Rome 3. 11. 260. VI 6363. pp. pp. G. pp. CIL. Synlwdw magna psaltum. G.( 283 ) libres ou d'esclaves de cette maison K Citons encore -. parce que hors de Rome. » : * 5 Arch. n. 8 VI 9-405 : ille parietem dextrum allas scripti sunt singulis singulas. à VI 1942 = 7446.. leur colombaire était giore". Urbis Bomae. Camuntum fruits. *. VI 7803. corn. ils avaient un monument à droite de la voie Labicane. mais vient peut-être de : titulus Rome. menuisiers faisant rieure des maisons. vingt et 5 VI 1946 un membres de la dixième décurie. et 1877. était au premier milliaire de la via Flaminia 8. corn. 12 VI 10-275. Voyez supra. les colombaires sont rares. hypetr(um). leur la boiserie inté- monument Rome. 1887. . 1888. ep. Bull. hocmonumentum. Gatti. Conlegium viatorum. ils marchands de un monimentum sur la voie Aurélienne. Gatti. ce sont : Apparitores praecones aedilium veteres {et vicarii eorum. Palangarii. : Ab ostio introitus 6 7 Voyez supra. La pierre est à monumenti. 1IU-114. Suivent les XXXII donavit ris qui infra noms du décurion et des Cfr.. Bull. 255-264. 6365. Colegium fabirum). VI 9558. n. 1. 47 cubic(ulum). 9559. 88. Elle porte partem dexteriorem porticum subsolarium aediclam et ollaria fructuariorum. artistes de la scène jouant scabillum. chanteurs ou musiciens. 408-411. probablement de Rome ». Collegium scabillariorum.

conducteurs de bêtes de turae). M.j. de quarante pieds sur septante. à Interamna Praetuttianorum.. Collegium m(onumenti) ou m{emoriae). 3304 : xa. ili' l'Instr. la Cultores fabrorum. il avait une area de cinq pieds [ï]temque Splendidissimum artificum tectorum. corrige en cn>[janAsaoe"tc. auvicus Martis Tudertium. p. deux collèges ont ensemble un II locus sepulturae. XI 6135. 11. voyez supra. V81. Rev. Conlegium jumentariorum portae Gallicae. somme . hors de taient d'une area plus Rome surtout. . aedificio huic sepultUrae junctos. X 8107. il accorde une place pour un cippe funéraire dans sa sépulJuvenes a fano Jovis.. Allmer. 1.( 284 ) 'H o-'jjji.. Collegium fabrum. ture. 1868. p.. I Rome. IX 508i. V 2076 : horlos cum Dendrophori Polenses. ils ont un locus cum sepultura de note. Wagener. publ. 1097. Dendrophori. en Belg. foulons d'Aquilée. Orelli. . XI 4749. ouvriers en feutre. à Aginnum. ont un il a un 1107 ils = VI 9144. Lyon tig. à Volceii. fabricants de bagues locus sepulchri de vingt-cinq pieds carrés. quatre-vingts pieds sur quarante. 197. de à 185. à Venafrum . . centonariorum. de la môme ville . l(ocus) Feronenses aquatores.âpav. Gr. Collegius jumentariorum. XII 1386. 1 C. à Vaison carrés. Voici d'abord des collèges profes- sionnels qui avaient un champ de sépulture commun à : Conlegium anulariorum. Sodalicium fabrum loc{us) sepiulturae ) Forum Sempronii il reçoit un ayant vingt pieds de profondeur. à Altinum. quarante-deux pieds carrés. Collegium centonariorum. se conten- ou moins grande. il reçoit un loc(us) sep{ul- XI 6136.Sioja-'. à Smyrne ' La plupart des collèges. assez semblable à nos la liste cimetières actuels. X 4855). à corpus fabrorum tign(ariorum) ces L. A. 8108 et {locus.ç twv HuTïTuvàXwv.

VI 9830). Sociaemimae. 353 et suiv. ouvriers qui apprêtent laine pour le tissage. XII 1929. columbarium. nous pouvons mettre à profit les inscriptions qui en parlent 2. la . hors de parfois bornes marquées que par des cippes ». XI 9888. XI 962).. XII 1386. Scaenici Asiaticiani et qui in eodem corpore sunt. Cippi terminales. ici L. Allard. pp. Dict. 2 I. la liste dans nos Indices (but funéraire). semblaient naturellement à ceux des collèges industriels. Marquardt. à Brixellum ils reçoivent des loca ayant cent pieds sur cinquante-cinq. Il. v. I. artistes draà matiques d'un certain Asiaticus. suiv. Nous renvoyons à nos Indices (but funéraire). à Aquilée. Paul Domaines funéraires païens et chrétiens. Gentiles veterani. pp. XI 1031. à Modène (quinze pieds sur douze. Priv. Les sépultures les plus simples n'étaient qu'un terrain (areaft. : nous ne donnerons 3 (pie ce qu'il y a de plus caractéristique. Rome. VI 22437 : * '•'• hic locus macereola ctusus. à Conlegium secto[rum] serrarium. VI 10109). VI. des Antiq. Muliones. II V 884. Appendice 2. pp. . ils ont un locus sepulturae de vingt-cinq pieds en largeur. s. 117-119. Conleciu(m)restionu{m). muletiers.. Vienna. et que nous allons faire pour donner une idée de ces sépultures.. et Saglio. voyez nos Indices (but funéraire). sur un cippe. nous reste proviennent de appartenu à un bien plus grand nombre d'inscriptions qui monuments ou de champs de sépulture ayant des collèges funéraires proprement dits * ils res. Area. cordiers. à Rome (quarante pieds carrés. à Rome (vingt pieds carrés. C. scieurs de pierres. 422 et I. Sur une tablette de marbre placée à l'entrée ou sur les cippes plantés aux limites 1 On en trouvera Wilmanns. dans l'essai un champ entouré d'un mur n'étaient 4 et situé la ville.( 285 ) Lanariorum carminatorum sodalicium. Trad. vol. vol. le long d'une des les grandes voies publiques.

' Les dimensions diffèrent naturellement suivant l'importance du collège ou la générosité de ses bienfaiteurs. Inst. n. Le domaine se transformait ainsi peu à peu en une nécropole remplie de sépultures isolées. : letjio jumentarior(nm) portae Gallicae posterisque eor(um) omnium ctuxoribus concubinisq{ue). à Brixellum.( 286 ) du petit domaine. area 3. II. Chaque sépulture particulière consistait soit dans une tombe où le défunt était inhumé ou placé dans un sarcophage. appelé cippe ou autel. l'étendue de la propriété et. Ilaec loca sunt lanariorum carmi- XI 1031. M(anibus). u 1. VI 10411. consecratae : sunt. 8. locus. les comédiennes associées à Rome se contentent de quinze pieds sur douze *. Dig. tandis que les messagers impériaux résidant à Narbonne ont une sépulture de trois cent vingt-cinq pieds sur trois cent cinq. et par conséquent s'appelle locus ou loca sepulturae. Valgius Fuscus con: i . C'est bien à tort que Schiess a cru que les collèges 1 2 Gaius. VI 10109. le nom du donateur. : Voyez nos Indices. . locus sepulchri ou simplement sepultura. Le domaine. qui renferme les cendres 5. car c'était souvent un cadeau reçu d'un protecteur. religiosae.'quae : diis superis I. quae diis Manibus relictae sunt. ad viam p{edes quinquaginta quinque). soit dans un humble monument. dans ces cimetières. nator{um) sodaîici. on lisait une inscription indiquant le nom du collège. la famille de chaque confrère avait sa place marquée d'avance ou bien qu'on y assignait une place à chaque décès. p. à Forum Sempronii. 280. locum sepulturae corporum.. Il faut supposer que. * 3 Voyez supra. Remarquez XII 4449. locus cum sepultura. le cas échéant. infert in 3 dum mortuum locum suum. VI 9888 Conlegei secto[rum] serrarium XI 61 3(> Loc(um) sep{ulturae) don{avit)C. 6(Marcien) religiosum autem locum unusquisque sua voluntate facit. 4 (res) sacrae sunt. consacré aux dieux Mânes locus religiosus -. Dis. quae faciunt in agro p[edes cenlum). Sur un cippus praegrandis.

les urnes étaient noyées dans de l'érection du la maçonnerie. La principale d'une était tou- jours au centre. en effet. Les autres étaient placées dans . VIII.( 287 ) (|ui axaient un lieu de sépulture enterraient tous les morts. ceux du monument de Livïe étaient couverts de morts les tuiles 2 sarcophages trouvés dans de l'an 134. PI». d'une mission urch. en effet. communiquant à la face verticale correspon- dante » Le même savant suppose que ces tuyaux servaient à faire glisser les cendres jusqu'au vase funéraire. p. ep. Les inscriptions sont données au Corpus. Mom. 3e série. -. uei. Aug(ustorum) ser(vus) s(unt). 679-685. les angles inférieurs du pilier sépulcral avec un tube assez large de terre cuite. et Tittcus et Angg. suiv. cursores hic :i . Ces communications. L. Ephem . pp. voici comment le P. . par : collège des messa- gers impériaux à deux de ses affiliés D.. V. pouvaient servir aussi recevoir les libations en la l'honneur des dieux Mânes.. i»-i ci 1881. 1337. 1888. L. recouverte partie supérieure patère percée d'un trou la auquel aboutissait un tuyau de terre cuite communiquant à du cippe. Il est vrai que ces derniers brûlaient toujours les les colombaires y ont été placés à une époque postérieure. 87.. p. à Carthage. Dan^ ces deux nécropoles. 108-109. De Alger. l'utilité P. d'une nécropole qui servit V. 105-120 C.attre. dont seconde remplaça la première quand celle-ci et fut pleine. s[acrum). construit en maçonnerie et renfermant une ou plusieurs urnes. V 428 = C I. à comme le sup- pose encore. pp. jusqu'à la lin du règne d'Antonin le Pieux. XII. 1301-1303.msex. Saturu[s] ser. 151. Revue arch. Delattre nous à décrit les et : deux nécropoles décou- vertes assez récemment Carthage qui ont servi aux esclaves impériaux résidant dans cette ville « Toutes les sépultures se composaient d'un cippe rectangulaire. Cette distinction n'est pas exacte. I. . [)]>. le Une tombe est élevée. et on les y fixait lors il cippe. n. et que ceux qui avaient un monument ou colombaire seuls les brûlaient '. Les missions catholiques. Lyon. VIII 12905. 188-2. Ephem. VIII 12590-1321 f 5 Ephem. M. par exemple. les sépultures étaient groupées par famille par corps de métier. s(iti) collegium ciirsorum Numidaru m fecit Les domaines 1 Schiess.

. 286. 86-88. La formule / oeas) d(atus) d\ecreto) c(ollegii) revient assez souvent. n.. les vastes comme allons ceux qui entouraient parler : monuments dont nous dans de véritables ils étaient alors situés domaines funéraires. . VI 10257 1746.( 288 ) de beaucoup de collèges devaient ressembler en petit à ces deux grandes nécropoles on y trouvait des tombes nombreuses et isolées i.. loti Orelli. Ad Scapulam. XI 4749 : Collegius jumentariorum huic cippo locum dédit. IL pp. Voyez Paul : Aixaud. Voyez supra. Les collèges de Rome. 5 II. p. n. Cfr. e VIIJ 9585. p. 2). arrivait sans doute aussi qu'une famille assez aisée se construisait avait été il disponible. Ces sortes de cimeédifices tières.. 4405: lotis sepulchra. De I. 293. Voyez infra. L(ucio) Brultio Hirpiniano colle{gium) dendro11 plwrorum lui -. Quand un collège avait de la place concédait ou vendait des sépultures à des étran- gers '*. cum de areis Areae non sinî . mais rien n'indique qu'il s'agit de domaines funéraires. X 8108-8112. p. X X 8107. vero . pouvaient contenir des pour réunions 6 et. S 4. A Carthage. quum : habeat plurima p. 213. chap. un monument commun à l'endroit qui assigné 3. 8. tandis Rome on les les creusait sous le sol §. même VI 10237 haec loca libeat bene cuncta 2 s * tueri. 286) désigne peut-être aussi les tombes séparées. X 4855 : locus datas. 1747. à Puteoli : locum émit ah ordine Baulanorum. les chrétiens avaient également de ces aires où qu'à leurs sépultures étaient construites à ciel ouvert. Teutui-l. des jardins cultivés. païens ou chrétiens. 3 : sepulturarum nostrarum adclamasset Sub Hilariano praeside. s'ils étaient grands. 6 {supra. supra. possédaient monument commun assez grand pour rece- 1 VI 10237 : ne déserta vacenl ignotis dévia busta. à Volceii. plus souvent un comme nous l'avons vu. M. Voyez infra. Cfr.. Cfr. décréta collegiorum. : et dispersa Le pluriel loca (XI 1031. 1.sivc agri . Dig.. Le cippe qui surmontait chacune portait une épigraphe indiquant le nom du défunt dont les cendres y : reposaient : D.

Voyez supra. dans tuarii et A la première catégorie appartiennent les sépultures des hérauts édiliciens et la :i seconde. cubiculum svperpositum (collèges funéraires). à moitié souterraines. cubiculum memoriae. les communs. Parfois les noms des confrères étaient une table de marbre encastrée dans l'intérieur 3 . maesoleum. 283. il faut ranger celles des fruc- des palangarii Bâti à frais des sociétés était funéraires. p. solo et ollariis VI 10259 : D. Voyez supra. partagé entre confrères qui tiraient les places au ou bien les niches étaient assignées par les autorités du chaque décès. C'était la demeure des 1 On les appelle monumentum. comme ceux que nous avons décrits. domus aeterna. Cfr. Voyez nos Indices. XIV 3323 memoriam cum p. n. 1948. on lisait une inscription de ce Hoc monimenlum apparitorum praeconum aedilium vetevicarium est posterisque rum (et) eorum 6 . VI 10284 5. VI 1946. 1887. collège à gravés sur Sur la : façade du genre monument. ollarum niumero) des ollae à des étrangers. memoria. il. c'est-à-dire des salles spacieuses. familiaricum. V 8307. 6874. Sepulcrum cum Anni Phyllelis et collegii Phylletianorum (collège familial). ep. sepulchrum. : V 4418 Ou ils : ollae distribvtae et inscriptae. Arch. : 2 VI 19-47 : : cubic{ulum). fan. 19 . Mittli. .). ayant sur chaque côté des rangées de niches s'étageant les unes au-dessus des autres. : VI 9477 5 : cubiculum supcrîus.. 8308. VI 7803 : Ille émit in monimento palangariorum — columbaria vendaient n(umero) X. Cfr.( 289 ) voir les cendres de tous les confrères et de leurs familles *. des Syncratii -. M. hyp(a)el(h)r{um) cum : ornam{enlis) suis. 1947. ayant et chambre funéraire en bas une salle de réunion en haut. C'est la une chambre liane au-dessus de solario et chambre funéraire. ou reçu d'un bienfaiteur. 5 6 étaient gravés sur la façade : V 8307. n. : cuviculo a solo fecit — Syncratiorum. VI 10276 p. ou bien c'étaient de véritables colombaires. comme ceux le monu- ment sort *. * ils XXXX. etc. VI 10275. On voit que : les collèges en donnaient aussi VI 4709. Ces monuments ressemblaient une vaste à ceux des riches maisons. 212. 12 = III 11255. à ciel ouvert VI 5532 hypa[etfirurri\ su[perpositum\. à Carnuntum : litulu\s mo]mimenl[i po]situs ex co[l(lata) p(ecu- nia)] col(l)egi fa[br(um)]. VI 10046 ollae divisae (coll.

conliguë au r '. p. balance avec poids Elle était ornée suivant les taires lits. VI 4415 area ustrinae sympkoniacorum. monument.et renfermait la place découverte brûlait les corps (ustrina) 3. et moisis. Zolhcca. : 2 VI 7803 ita ut area. 6). 298. VI 10237. 358. 10410. p. p.. VI 4710. une salle de réunion : {schola). et 10325. 10346. buffets. ressources du collège. Cfr. tricla cum columnis I. V 3554. VI 10332. le sacrifice il funèbre cet effet. Cfr. 10237 (infra). VI 5346. mensa marmorea. 10315. mensa quadrala in trickila. Puteale. p. 4417. les statues de ceux qui avaient bien mérité des confrères Dans sépulcrale. mensa marmorca rotunda. une ou un édifice à part 5 dépendance quelconque installations un pavillon Cette salle à : une chapelle manger devait avoir les nécessaires tables avec citerne. cum mensis. (collège familial). Trickila : VI 10237. /. VI 4421. Puteus. 4 se tenait dans la salle ou bien y avait. c. VI 4305 (supra* n. Aedieula. 4711.( 290 a ) morts.. Abacus. y le temple des Mânes qui il était consacré et à qui l'on sacrifiait.. puits ou pour mesurer les rations. VI 10237. VI 4305. 4420. VI 1002. Trichili- 8 nium. à 7 . Imago. les digni- nouvellement élus qu'on plaçait les et les patrons trouvaient là lu une occasépulcre sion d'exercer leur générosité. solario. 10409. VI 11998 et XII 1386 area. 4 X 557. n. li. Ann. 10314. quac (scil. Mcnsae.nzen. 10409. : superposito cubiculo. VI 10275. 8117. Cenatio. Voyez supra. Une aire plus ou moins spa- cieuse l'entourait. Il contenait donc tout ce qui était nécessaire au culte funèbre: l'autel et des lampes qu'on allumait aux jours de fête et même tous les jours *. VI 10353. Hoc monumentum cum cohaerenti areola et duabus in 5 gamma porticibus. VI 10237 Trulina 9 . 1. XI 6222. 4 = Trad. 4416. 18329. etc. IIe. d. VI 10302. VI 4414. triclinio. Marquaudt. 5532. . n. porticus et pondéra. etc.. 1850. 7 Priv. 10284. 1885. 21383. ei cedit monumento comm[uni]ter u[t]i : liceat. et sacrifwium faccre : in monumento). C'est ou dans l'aire le même images ou 9. MA. 10332. 5 G Voyez infra. 212. Triclinium. VI 10284 Pclaijiorum. on 1 II 2102 : lucerna quolidiana. n. 133. où l'on Le banquet qui suivait d'en baut. 14. 8.

Orelli. Porticulus. fru[giferum pp. 448-449. 2. : Paul Allard. XIV 3323. p. II. et les roses qu'on leur offrait en juin. Taberna cum monument II. Wilmanns. 449. célébrer les banquets funéraires *. VI 10273. Bull. vue d'ensemble Les affranchis qui composaient ce collège « Portions. n. : le domaine comprenait souvent une demeure pour le toutes sortes d'édifices nécessaires à et enfin une exploitation agricole. VI 10346. gar- Les servitudes nécessaires pour se rendre à la sépulture étaient assurées aux collèges 5. VI 10259. L. fois surmontés par- d'une terrasse. on y plantait des vignes et des arbres fruitiers. les champs de Si le domaine consacré monument commun aux tombeaux ou renfermant le monument était assez grand. item agrum.( 291 ) construisait encore des portiques avec sièges. positis arboribus vitibus rosa[riis]. Les vignes fournissaient . on y cultivait les violettes dont on des bouquets et des couronnes pour les offrir aux Mânes. sive acjer est — ibique labernam fieri. Subsolarium. II. en mai. où l'on pouvait se promener ou se reposer. 694. 213. 10237. cinctum maceria (chrétiens). VI 9404. à Pour terminer. Apparalorium. VI 8117. n. 1). leginm Silvani.. . Vigilum locus. V 2176 1 111e col(legio) ccnt(onariorum) hortos cum aedificio huic sepult[u\ra{e) junctos donarit. aedificio et Cfr. corn. XII 3637 maesolcum excoluit et ut esset feci\t. VI 10237 (voyez infra). VI 10243 : : locus monumenti. « p. 10412. : (vnïdarium). I. B Itus et ambitus. Solarium. d'un parti- culier. 4240. VI 12258. dien 4. VI 10284. nous décrirons le domaine funéraire du colRome. Wilmanns. Paul Allard. XIV 3323. 290. une partie était convertie en parterres semés de faisait fleurs et de plantes agréables. VI 10237. p. 17073 appelait un cepotapkium. VI 40411 cui loco religioso acedere volo omne aedifwium cistema. adjacens. dont une inscription nous donne une 6. p. VI 10284 (supra. C'est ce qu'on 258. 8 3 VIII 9583 (chrétiens. VI 10273. [sive] vinea[m). voyez supra. les offrandes d'automne [vindemiales) 3 Ce n'était pas encore tout des terres labourables. ou même Toutes ces annexes se trouvaient aussi dans sépulture sans *-. 10273.

ils bâtissent un meublé d'une table carrée et d'un buffet. 213-214. p. XI. alibi combustus et sepultus. Marquardt.( 292 ) avaient reçu ce firent graver les travaux domaine de que leur patron leurs . n. domaine petite et ils le couvrent de tuiles. Ep. où l'on prenait l'eau pour les sacrifices et les banquets. colonne en pierre de Tibur. 201 est bustum dicitur quo mortuus combustus p. is locus ab urendo ustrina vocatur. mais scription prouvent qu'il ture.. . 32 bustum proprie dicitur locus in quo mortuus esl ubi vero combustus quis tantummodo. Ne dirait-on pas que plutôt le local que la sépulture? Aussi bien. Avec l'argent reçu. Cependant. pavillon. Voyez supra.. Le cippe vaux des deux questeurs. Aux frais du ils plantè- rent des vignes et des arbres fruitiers. avec un autre cadran et Il d'une balance y avait aussi un portiquc'garni collège. 1884. 445. 3G8 = Trad. de sorte qu'il est parfois difficile de distinguer l'inscription s'agit parle de Tune ou de l'autre. Ils creusent un puits. surmonté de sa margelle. ils tèrent tant à frais communs deux questeurs y exécuqu'aux frais de leur protecteur. p.. VI 5532.. placée d'abord au bout de priété.. et Bull. Ils ornent de bas-reliefs ou de plaques de marbre un mur qui traverse le en l'an 16 de notre ère. ils parlent encore d'une solaire. p. pp. Priv. fut transférée par pro- eux dans un champ acheté au delà du n'est destiné qu'à rappeler les trales vers mur de clôture. ils y placent un cadran solaire et une urne a supports de marbre pour les bains *. car les questeurs nous la disent encore que Yustrina. 3 Festus. et toute sorte semèrent des fleurs c'est de verdure. ossaque I. : 2 — vero est sepultus (c'est le cas ici). ejus ibi juxta sunt sepulta. s'agit qui terminent l'in- d'un de ces champs de sépul- de ces cimetières où chaque : membre avait sa tombe {bustum) ^ « Cfr. Seuvius. sur un cippe. Aen. 94. ici certainement du locus sepullurae. 1002 : labrum. sed : modo id busta scpulcra appcllamus. de poids. corn. ils d'un avant-toit ou marquise. nous avons vu"2 que plu- sieurs collèges n'avaient pas d'autre schola que le monument si il funéraire.

Posl obitumqlue) suum Ir admit tum deinde futuris. pietatis percipe curam . pp. mémoire des confrères décédés -. 372-375. par des fêtes funèbres. 276 et 284. monuments demander et si On peut payaient se domaines funéraires des colces corporations.. VI 9558. Sed tuta aeterne maneant. pp. II. libeat bene cuncta tueri. existait le culte des morts on ne manquait la pas d'honorer chaque année. Dendrophores * à Volcei. s'occupaient aussi des funérailles. etc. drier. pourvues d'une sépulture si elles commune. .( 293 ) Jmpensae causam. Haec loco dura vivent. 277 et 281. pp. I. voyez supra. St. Preller. Nous pensons que suppor- taient toujours les frais de l'enterrement car la loi assignait et cela cette destination à la cotisation mensuelle. voyez supra. pp.. Le 21 février.. il est probable que la plus grande variété y régnait sous ce rapport comme sous d'autres. Quant aux collèges professionnels. Iî. -Y. Du 13 au 21 les février [dies parentales). Sans parler des cérémonies chaque famille honorait alors ses défunts. les : Romains célébraient parentalia c'était la fête ici des morts. pp. si dicere fas est. et consacraient leurs ressources à son entretien. C'est à cette : 1 Subaediani. Dans le : collège.. s'appelait Feralia on portait sur les tombes toutes sortes de présents. fête inscrite au calenofficielles. Nedeserta vacent ignotis dévia busta. X Marqdardt. titulum qui pcrlegis audi. fait La plupart des collèges ne croyaient pas avoir tout quand dans les funérailles étaient finies. Et justam. à Rome. on cherchait de toute manière à apaiser les Mânes. III. Le culte. un funeraticium ou fournissaient seulement les collèges funéraires •. comme la famille. (juaeso. M. les distin- guait des sociétés (socii cohimbariorum) qui ne se constituaient ensuite toutes probablement que pour bâtir un colombaire. 93-101.. le tombeau. dernier jour. Tels étaient les lèges. 310-313. 8107-8108.

Le collège d'Esculapc et d'Hygie a deux repas funèbres parmi ses sept festins annuels *. 348. Mommsen. célébrait fai- 20 juin Plusieurs corporations d'artisans saient sans doute de même. 4. célébraient tous ces jours par des offrandes et des sacrifices à tous leurs défunts. 109-111. une donation ou un legs les col- au collège. . 103-107 et rem. Infra. pp. la plupart des corporations professionnelles. Silvain.. pp. mais vant des dates différentes pour chaque famille et sui- les localités. celle des vivants. Les sportules ou sommes reçues p. flos usque ad denarios XXV. leur et le (lies violae en mars : ces fêtes nom des fleurs qu'on distribuait aux convives les qu'on déposait sur à tombes. en priant ses collègues de bien vouloir un sacrifice à trois jours de l'année : Peto a vobis. n. XI 9626. Chaque rosae. die rosae les rosalia le Le collège de 2. en tiraient et famille avait en outre des fêtes domestiques (lies : on (lies célébrait le natalis du défunt. Schiess. parentales. ut est : diebus solemnibus sacrificium mihi faciatis. la famille Les collèges funéraires. : le 22 mars. Ce cas devait surtout être fréquent dans lèges qui ne célébraient pas en commun les fêtes des morts. « 3 X 444. qui remplaçaient ou les amis. rusa denarios V 3. la Cara cognalio. autres collèges denarios XIIS.( 294 le ) fête des morts que succédait. En outre. collegae. mais nous ne connaissons pas d'exemple. 1S-16. die violari. et elles revenaient annuelle- ment. De coll. id III Id(us) M art{ias) die natalis mei. Plusieurs 1 VI 10234. blé laisse à sa sans Un mesureur de corporation tout son lui faire funeraticium. et le 11 mai. de Lucanie. 1. 22 février. ici avec le pain et le vin doivent servira l'achat des viandes. et puis les rosalia ou mai ou en juin. comme doute. confrères qui avaient on honorait spécialement les Mânes de certains fait. à cet effet. 304. et par des banquets en leur hon- neur.

4489. qu'un fils.( 295 ) d'artisans reçoivent des legs de ce genre d'un de leurs mem- bres. . d'Arles. m(unicipii) Riaven- une liste de bienfaiteurs qu'il honorait de cette façon.. de Ravenne (XI 126) et d'Aquilée (Pais. mais les morts sont Et puis la famille pouvait s'éteindre. Collcgiiiin dendrophororum. et délaissée? à leurs si si elle devait un jour être négligée Sans doute. V 4015. 3893). tam parata oblivio mortuorum. tous ces donateurs stipulaient générale- 1 XI 12(3 : ob natis) interbene meritos faciendum avait toute quodannis rosas Mis mittendas — sacrificiumque — decrevit. Colleghim fabrum. D'ailleurs. * V 4488. Oiœlli. ce sont les suivants : Colleghim cenlonariorum. Epist. <. 4412. Les riches surtout prenaient leurs mesures pour ne pas être privés des les préoccupait honneurs funèbres après leur mort. de Verona. ut ipsi nobis debeamus etiam eonditoria extruere omniaque heredum officia praesumere. 10: Tarn rarain amicitiis fides. a Rome. VI 1925. : patron. Des affranchis assuraient par le même moyen l'entretien de la tombe de leur vite oubliés sûrs . Celte pensée à quoi servait de s'être préparé une tombe : magnifique de leur vivant. XI 5047. XII 731. la religion faisait à leurs enfants ou parents un devoir de l'entretenir. 181) d'Eniona (III Collegium navkulariorum Arelicensium Utriclari corjiorali. Il arrivait souvent aussi que des parents. VI. Pour être que leur monument serait entretenu perpétuellement (in perpeluum) 3 et que leurs Mânes ne manqueraient pas des libations habituelles. qu'un mari ou une épouse préféraient charger un collège des honneurs que la piété les obligeait de rendre à un défunt.. Les mots inter bene meritos indiquent que collège le quam liberalitatem coll(egium) fabr. ils n'avaient qu'à s'adresser à l'un de ces corps qui semblaient destinés à ne jamais disparaître une donation ou un legs suffisait pour assurer à leur mémoire des honneurs éternels [ad memoriam perpétua colendam). 2. 2 Plin. C'était ce que nous appelons des fondations d'anniversaires de deuil. . à Mevania.

à à Brixia (V Emona (III 3893). Collegium cannophorum. /. à Milan (V 5907). 1868. Collegia dendrophororum fabrum cenlonariorum à Sassina . à Brixia. 'H spyoma twv Pasétov. à Bellunum (V 2016). à Bavcnna (XI 132). Lebas. à Milan. à Cemcnelum (V 7906) et à Brixellum (Xï 1027).i 5187. Nous trouvons les suivants : Collegium cenlonariorum. C. ^po-iAet/rat. V 5272. h Narbo. car ils devaient reposer dans la même tombe : patrono suo et quandoque sibi. 1687.. p. à Aquilée (Pais. Juvenates. Collegia fabrum et cenlonariorum. Collegium nautarum. Velerani. . 4489. de en Relg. 6. 1 V 2170. à Concordia (V 8755). 354. Inscr. Collegium fabrum. V 4410.. a Aquilée (V 1019) et à Comum V 4016. V 4489. à Brixia. à Ilop'i'jpo|jâ^o!. XI 1436. Rev. Hiérapolis. 297.. 3924. C. V . à Comum. dit un affranchi i. arch. à Aquilée (V 1019). Collegium fabrum navalium. à Arilica ou plutôt à Verona (V 4016-4017). à Laus Pompeia (V 6363). 1.. 3028. V 4488. XII 4397. l'instr. à Clastidium (V 7357). * Voyez infra.. 1887. Gr. Hiérapolis. n. (Bormann. V 5840. Collegium fabrum. à Pisae. à Ephèse. (V 5447). p. juvenae. ils partageraient eux-mêmes ces honneurs. le Les suivants sont seulement chargés d'entretenir tom- beau - : Ccntonarii.r. à Atria (V 2315). à Brixia. Cr. Rev. à Brixia (V 4990). à Comum. p. 01 sv 'E'i£(?(o soyâ-at. Seviri Augustales.( 296 ) ment qu'après leur mort. 24). Schola vexillariorum. à Altinum (V 2176). à Bergomum (V 5134). Collegium farmar(opolarum) publicor(um). I. 4448.. Les collèges d'artisans qui reçoivent de pareilles libéralités sont en assez grand nombre.. 5272). A. Seviri soccii. 194). Wagknf. publ. Collegium nautarum Arilicensium. Sass.

704. commun avec les morts. VIII 3184.. 4397. la statue doit oindre et couronner de guirlandes du défunt 6. 3. Arch. 92. X 6483 Voyez nos Indices (but funéraire). Chose remarquable. collège doit le faire nettoyer. Gr. Y) V 7906. III 3893: Carnariis ce n'est qu'une ils date. 4871. 181 dormis mea. le montant du legs dépendait de la du nombre des fêtes imposées {(lies solemnes). Ob tuitionem statuae.. : V 4488 : tabernae : cum coenac>Uis . 3924. . 5 X 1880 praedia .000 sesterces. VIII 210. Le plus souvent » XI 4749. I. car les Carnaria n'avaient rien de le 1 er juin. V 4489 agelli. Voyez nos Indices (Finances). parenté iparentalia).p>£u>v. La date le généralement fixée par le donateur Le monument ou sarcophage devait être soigneusement il entretenu. on avait moins souvent recours aux collèges funéraires proprement dits ou a des collèges religieux * leur pauvreté inspirait sans doute moins de confiance.000 sesIII 703. monumentum remundetur. Mitth. V 20i6 tombaient 6 vindemiae. 5447. tandis que les chrétiens placent cette fête commé- morative du défunt à (lies natalis au jour de la mort. Ut 1. c'est-à-dire le jour de la naissance.( 297 ) On s'adressait naturellement dérés. V 6363 : fundi quattuor cum suis aedem. 6483. n. V 5272. ep. sibi deducendum.200 deniers (près 4.. 1884. 4440.. La somme est effacée. 4488. voï èpyaaîa xûiv C. 14613. * V 2176 : : hortos cum : aedificio. car le capital légué était toujours : plus que suffisant pour couvrir les frais c'étaient quelques centaines ou quelques milliers de sesterces 2. surtoutaux fabri et aux collèges les plus consiaux centonaires. Ensuite on prescrivait de fêter le et celui jour de violettes. celui des roses était le des 5. In tutelam. 6077. Statuant tergerent coronarent. On célébrer surtout le dies natalis. Toutou xrçSovxat. p. Pais. X 444. V 1019. mais on voit plus loin que 30. rapportant un 3. 2 3 V 2072. Ephem. V 4016. IX 1618. et Gr. Toûto xô Tjpùiov arîcpa(3<r. 5287. C. parfois des fort sommes de élevées : les fabri de Côme reçoivent 72. XIV 246. qui a fait naître le une la vie nouvelle. Du reste. Cfr.300 francs) Ailleurs ce sont des jardins ou des terres avec des bâtiments dépense fait et *. terces produisent 500 deniers (544 francs). intérêt annuel de 1. Les collèges acceptaient : naturellement avec plaisir. 3028. X 444 : villis finibitsque . : in utrumquç florem . in tuitionem.

de : même le sang de victimes (profusion es) c'était un breuvage ejue le défunt absorbait un rafraîchissement qui le ranimait la tombe ou devant la statue. des sacrifices. XI 126. le : sarcophage ou violctles. V 4015. cibum. les la repas funèbre •. voyez nos Indices. près du tombeau ou dans local du collège parfois dans ' Pour les détails qui suivent. 1027. VI 9626. 4017. On allumait des lampes ou des cierges On couvrait l'urne. 2 Magistri. V 5907 : coronae ternae. le couronnes de les frais lait de myrtes. qui était du reste un acte du culte. V 7357 « * . XI -126 : 2102. » Lucerna. funèbre. On tenait à ce qu'il y eût beaucoup d'assistants. dont . V 7906. V 4489. (refrigeratio). V 5272. Gr.( 298 ) celui-ci voulait davantage : des offrandes. et l'on attirait les conavec avidité (propinalio). 3. 2315. sont parfois fixés 4 Ensuite on répandait l'huile et du chaud. des aliments. surtout des gâteaux. escas. parfois tout un repas pareil à ceux que l'on servait aux dieux et dont les Mânes se nourrissaient S. le monument de lys. /. K Lectisternium ex (denariis) CC (V 5272) . sur frères en leur prescrivant de terminer la fête. sili(a e ex (denariis) epulae. avaient lieu au le monument 7 . II 5272.. Le festin. XII 731 VI 10234. qui devaient souvent servir à organiser banquet. nombre ou du vin. de vivres ou d'huile. le et les distributions. unsarect libo. sacrum facere. Oficiales. selon la coutume. X 444. un fixés. Aux jours 2. c'est-à- par un banquet ou par des distributions de sportules. XI 126. Sucrificium. * Ut arcam rosis exornent de (denariis) XXV. Tels étaient les sacrifices solennels que plusieurs donateurs ordonnent de faire â leurs Mânes 6. V 4488. mogis'er présidait les à toutes les qui se faisaient suivant usages reçus ou d'après prescriptions spéciales du donateur. XI L (V 4489). Voyez infra (Fonctionnaires). X 144. C. confrères se réunissaient le dans le monument ou cérémonies les près de tombe. toutes sortes de fleurs roses. d'amarantes. . du miel. V 2176. dire d argent. Kijpio'Xouç. On déposait aussi. V 7906. etc. 3028.

VIII 210. de véritables col- * In templo. Bormann. n. C. 1687. 14. VI 10234.. VI 9626. Sur la tombe on gravait un extrait du testade donation. Gr. Praesentes. la libéralité l'acte ment ou de lement à se : reviendrait à que le collège aurait une autre communauté ou au une amende à payer ?. Ephem. * 5 V 5272. mais c'était l'exception. se facturas receperunt. Le règlement du collège d'Esculape et d'Hygie ordonne que les parts des absents soient vendues et que le produit soit réparti entre les présents 5. C. à l'exemple des collèges religieux. 6. 3028.. XI 132. — : : — Veto a vobis. V 790G. * fi X 5047.) Prière du défunt Décrets du collège XI 126.( 299 ) un temple libéralités - *. 9626. coll.. Pais. . V 5272. Un affranchi du collège des ccnlonaires de Mevania fixe le nombre des assistants à douze au minimum *. Sass. Efhem. I. qui n'avaient pas d'autre but que les funérailles. ils honoraient Mânes de se leurs défunts et de tous ceux qui voulaient bien leur faire des largesses à cette condition. I. Gr. 24. 15. trésor public ou Il ressort de ce paragraphe que certains artisans paraissent avoir formé de véritables collèges funéraires. collegae. Les membres présents participaient seuls les paris étaient égales à ces . XI 1027 : 6 V 7906 : Quod His epul(a)e debentur a Brixcllanorum. etc. ut suscipere dignemini. de plus... p. V 4488. La plupart s'occupaient accessoirement de l'enterrement lieu les et du de sépulture. VIII 210. et le collège s'engageait formelconformer à toutes ces prescriptions G c'était une garantie pour le défunt et pour sa famille. XI 126 5047. On peut demander si les collèges d'artisans n'étaient pas devenus. cent. Inscr. VI 10234. il.. \arbit\r{atu) suo. ou laissées à la discrétion du président 3. aux fêtes des morts. 1436. 1G-17. 297. Souvent il était stipulé que si le collège négligeait son devoir. Lebas. 1. 1. 181. Hoc ut ita faciatis fidei vestrae 7 commit to. VI 1925. 3924 (supra.

Elles assistaient les confrères ' V85. le autres décuries du même : mule quibus ex SC. TAIRES. NI LES COLLÈGES D'ARTISANS N'ÉTAIENT DES SOCIETES DE SECOUKS MUTUELS. telle est certainement la dixième décurie du collegium fabrum tignariorum de Rome. DES DONS ET LEGS. preuve qu'il n'était pas pure- alors il n'aurait pas eu besoin d'une perd'ailleurs l'une " et c'était des corporations au service public et le culte 1. les corporations du moyen âge procuraient souvent à leurs allaient . Évidem- même caractère que les Dans le corpus mensorum machinariorum frumenti publia. VI 1759. il met encore la forfunérailles restent l'accessoire ment cette dernière avait conservé collège. Les collèges et la charité. - DESTINATION DE LEUR CAISSE. * . Voyez la 111* partie. tel est par achat ou par donation.( 300 ) lèges funéraires. DES COTI- SATIONS EXTRAORDINAIRES. peut- être le conlegium anulariorum. loin. on voit clairement que les en 198. industrielles coire licet *. § 5. La réponse ne saurait être douteuse. Sommaire : NI LES COLLÈGES FUNÉRAIRES. L'enterrement des morts n'étaient donc que chose : secondaire pour les collèges industriels les avait fait naître. On en voit qui existent depuis longtemps quand ils acquièrent. — CAISSES DES COLLÈGES MILI- — ÉRANES D'AMISUS.plus membres une sépulture honorable. Comme mais elles les collèges romains. en 389. — LES COLLÈGES PAÏENS ET LES COMMUNAUTÉS CHRÉTIENNES. tous ces collèges avaient conservé leur caractère primitif. ment funéraire. Non. ce n'était pas là ce qui mais c'était certainement l'un des avanils tages que les artisans recherchaient presque toujours quand s'associaient. car mission spéciale. un lieu de sépulture.

. p. les uns funéraires. quam ob rem legataadpias causas. avait-il N'y pas a Rome la des collèges méritant ce titre? Les membres ils des collèges professionnels en particulier n'étaientcharité. On les appelle socié- de secours mutuels. 91. Nous avons réfuté cette assertion et ce que nous allons dire complétera notre démonstration. Mommsen. -1885. parata et solitum refugium orborum pauperumque. On a été jusqu'à soutenir qu'il y avait deux sortes de destinés collegia tenuiorum.Valleroux. les soins du médecin et les ressources entretenaient dans les hôpitaux de de lits. nous voyons naître beaucoup de sociétés qui ne se proposent que d'assurer à tous les confrères des funérailles décentes et aux sociétaires éprouvés par la maladie ou par un accident. Hubert. De coll. d'autres la ville un certain nombre De nos jours. ou. sans chercher : aucune preuve. 145-147. antequam Christiani imperatores melius Us prospicerent. Une opinion plus générale- ment reçue veut que les collèges funéraires secouraient les nécessiteux. C'est qui l'a Mommsen exprimée pour la première fois en 1843. par la bienfai- sance. nous sommes tentés de croire qu'il devait en être ainsi. les veuves et les orphelins. sous forme de conjecture Fueril arca collegii quasi commuai auxilio eorum collegarum. nécessaires à l'entretien de leur famille tés *. .( 301 ) nécessiteux. 1 5 Voyez supra. surtout en cas de maladie et d'accident. pp. qui subsidio indigerent. les plus riches avaient même parfois des hospices particuliers. les autres uniquement à secourir les indigents et les malades 2 . qu'ils étaient à la fois des sociétés funéraires et de secours mutuels. p. Les corporations d'arts et métiers. 68. par le désir de s'aider les uns les autres dans les revers de la vie? Avec nos idées modernes. La plupart des modernes l'ont 1 Cfr. si pas guidés par l'on veut. plerumque collegiis data et ab eorum magistris administrata esse arbitror 3.

lïclig. p. devaient être rares et passagers on n'en trouve aucun exemple ni aucune trace S. der Berl. tribuaient des secours à leurs dis- membres les à même qu'ils pro- curaient aux plus pauvres ressources nécessaires 3.. Leontios.. Quant à une assistance permanente prévue par les statuts. Boissier. Doissieu. vitci Johan- nis Eleemonis (Mic. 99 t. 1 et 258. 257-258.. p. nous croyons que la réponse doit être négative. 128. Herzog. n. Liebenam. p. pour pro- exercer leur métier ou se livrer un petit commerce Selon nous. I. P.( 302 ) reproduite '. St. p. 296-30i. rom. De Rossi. 40. p. Maué. et Merkel. II. on ne parle ni d'une pareils secours. Gesch. même avis. 158.. Le culte. ni dans les auteurs ni dans les inscriptions. 21. Praef. V. p. Sans doute. est du B Liebenam ipp. G. I. 187. Soit. Herzou. Rom. rdigiose und Unterstilzungs- zweeke vereinigten Schiller. — Bcrufsgenossen.. 1861. 1004 : dièse so fur gesellige. 3 * II. reçoit et traite les rien. où il est dit qu'à Jérusalem àppoo7rpa-cu venus de l'étranger. fabr. Kulturgesch. p. n. IIuebner. Sa réponse est négative. 423. Roma 510 : altri pii offici e sussidii aU'inopia dei tenuiores. 850. Quelques-uns n'ont pas craint d'ajouter qu'à les collèges d'artisans 2. p. : faut poser la question de la façon suivante et Peut-on établir que d'une manière régulière permanente des collèges romains venaient en aide à leurs indigents? Se regardaient-ils comme institués pour soulager ces misères? A-t-on la preuve qu'ils membres malades ou avaient des fonds réservés à ces dépenses 4 ? Avec lui. 777. p.. XCIII). Marquardt. 2) renvoie à c. Gr. mais de dépendu de la bonne volonté de chacun. atténue son opinion dans Zeitsckr. 158. p. qui auraient : • Kayser. 30. pp. on ne peut l'admettre.ne. pp. un but il charitable.. Lierenam. MonaUber. p. cela ne prouve évidemment . 144. III. il III. en dehors des Avec G. Nulle part.. 1894. et l'exemple des collèges funéraires. 173.-V. 2 Durly. ni les collèges funéraires ni les collèges fessionnels ne se proposaient funérailles. on peut admettre que parfois les confrères se cotisaient pour secourir un sociétaire malheureux. /'. Akad. un àpY'Jpoxo'-o. p. p.

Le sénatusconsulte qui avait le disait en termes formels '. que tout ce que nous savons de l'emploi des primes autorisé ces collèges en bloc a imaginé que la funéraires renverse au contraire 3 . et supra. Rossi. HUEBNER. p. 1. 1. Voyez supra. pp. la caisse. . /. 379 « T gegenseitige Lebensversicherung De De Rossi. ni de libéralités affectées au soulagement des indigents ou des infirmes. n. : nulle part question d'une autre destination charitable de la caisse commune. II. la n'entrait Hùbner s'est fondé sur l'épilhète salutare que portent beaucoup de collèges. parce que ces collèges seraient une assurance sur la vie 3 Cet emploi du mot salus n'est pas admissible 6 et le mot salutare ne sert probablement qu'à effacer ce que leur but funèbre pouvait donner de lugubre il est employé boni ominis causa i. puisque le collège de Lanuvium le conserve quand il n'y a pas d'héritier institué. avait la loi. Quand il en restait à après l'enterrement. 268 Voyez supra. /. p. à propos des collegium salutare de Conimbriga. 261. Liebenam. II. elle viendrait de salus dans le sens de vie.( 303 ) caisse. 3 4 3 et suiv. 1882. le funeraticium était destiné uniquement aux funérailles.. on consacrait le surplus quelque chose un monument. . 1 - Voyez supra. il même si la famille en conservait parfois une part. On prime funéraire pouvait être si élevée qu'elle aurait constitué en même temps un secours pour la famille du défunt -. les collèges funéraires. pour payer lui- même et les frais funèbres 4. 146.. 308. Il n'est donc à ces collèges pas dans l'intention du collège de secourir . Ce sont des hypothèses que rien ne démontre. /. 143 et 261 Herzog. ni de cotisations extraordinaires. 2 tin. n. /. corn. pp. p. Bull. de sorte que ces collèges seraient devenus une sorte d'assurance sur la vie. n. : p. 271.. 991. à savoir les formée par les cotiune destination précise et imposée funérailles. Dans par sations mensuelles. p. Le silence n'est pas moins complet pour les collèges d'artisans.

p. 991. Ces dons (de vivres et d'argent) que chacun emporte chez soi *. Statuts col[l(egio) cent. n. p. un temple. C'est ne pas comprendre. 11 : ordo cenarum. Mitth. Boissier ^ « ces libéralités. lum ex mor[e] 1.. Ces sportules peuvent être : 1° une somme s(cripto) d'argent qu'ils emportent. 1890. à prendre par leurs résultats plutôt que par leur principe. . avaient souvent les mêmes effets que les secours qu'un homme charitable distribue aux malheureux. Et sans doute. profit y trouvaient en réalité autant de que de plaisir. 17 : cena [recta?]. ils en organisaient avec leurs propres ressources. Souvent aussi les collèges assistaient à des distributions et à des festins publics. des Inst.. XI 126 : sport ul(as) numéro s(upra) sport {ulae denarii) bini dividerentur . 1.( 304 ) Très souvent nous voyons. II. : Tantôt on offre aux confrères un festin. XIV 2112. ces festins éternels que le protecteur offrait aux associés devaient diminuer leurs ils dépenses particulières. V 7906 ded(it). pour construire un local.. tantôt on leur : fait des distributions (sportulae). ils attiraient à eux des donations des legs nom: breux. 1. donnés par de riches citoyens. On a allégué les sportules distribuées fréquemment dans les collèges et on les a présentées les comme un secours accordé aux confrères '-. Boissier. 287. les confrères se cotiser volontairement ou en suite d'un décret de l'assemblée générale. un monument funèbre. Le bienfaiteur c'était fixait toujours l'emploi de ses libéralités une fête religieuse ou funèbre qu'il fallait célébrer par des banquets ou par des distributions de vivres et d'argent. pour dédier une statue à un dieu ou à un citoyen généreux (aère conlato) * jamais ils ne réunissent des fonds pour assister un membre malheureux ou à : malade. XIV 160 viritim dédit. 2 3 * II. comme les le fait remarquer G. G.. sont un secours utile pour les 1 Voyez infra Herzog. pour faire des funérailles honorifiques un protecteur ou à un bienfaiteur. des eborarii. dans toutes sortes de collèges. Finances. Les collèges receet vaient de fréquentes largesses de leurs dignitaires et de leurs patrons. '297. epup. l. /.

pp. le la plèbe. Trad. la une somme et des et vinum et sporn(umero) L adjecto pane et panem vino dédit. I.( 305 ) pauvres ménages là et les aident à vivre. 20 . 279-281. V 79:10 dinent) : sportulas (denarios singulos) vinum praebuit (Th. p.368. Voyez nos 0. 4075 quae divisa sunt per gradus eollegi n(ostri). bienfaiteurs n'ajoutent le pain et le vin et : même : XI -4395 : epulantibus. vcl sportulas. voyez nos Indices (finances).547 litre. quatre deniers et six setiers de vin. qu'ils pouvaient aussi emporter parfois une partie recevaient. 107) Le cenam Schiess du vin 1 qu'ils Sur toutes ces formules.7. le président. viande. De coll. « Si le donateur avait eu dessein spécial XI 6033 vivres. mère » du les immunes Chez les collège reçoivent six deniers et neuf setiers de et les curateurs. 2° : ordinairement du pain . Ace. pêcheurs et les plongeurs du Tibre. X 1 1 . Priv. (p. les patrons et présidents à vie obtiennent vingt-six deniers. Indices. I. Certains un repas De et que dans le cas où l'on célèbre pour ceux qui y assistent singulis (sestertios) n(ummos) A'A'A'V. et les simples membres. Wilmanns. les quantités étant trop grandes (VI 10234). une distribution de charité. adjecto pane et vino cum epul(arentur) dédit. deux deniers et trois setiers de vin les I. dans et le setier les Atti délia r. 211-2. Dans ce cas. pp.08 fr. VI 10234. Schiess. pp. sér. dans le collège d'Esculape et d'Hygie. p. 203. 1888. les confrères sont sans doute libres d>mporterla somme en renonçant au pain et au vin. » Ce qui comme nous la prouve. les simples membres. cependant ce le n'est pas véritablement une aumône. 2675: singulis [sestertios) cas. l'entendons aujourd'hui. mais généralement ils organisent un repas. peu près 1. 1. 103-107. Gruter. Marquardt. Orelli. douze. dei. Cfr. pense : VI 10234. seize. les curateurs. les présidents. Ailleurs ils reçoivent à la fois un repas et une recumbentibus (s'ils panem et somme d'argent : singulis (sestertios) XXXII et epulum dédit. vol. 4. 242). Lincei. 10. Dans ce second la somme est destinée à payer le reste du repas.. Ainsi. 4.. 110-111.. du vin. X 3699 tulas dédit Orelli. : divisit collegiis omnibus (denarios) et 1III. huit seulement 2 . 1083. c'est : façon dont les sportules sont réparties entre les les membres le « ce sont moins nécessiteux qui reçoivent le plus. : — repas et les sportules sont bien distingués au n. chez les dendrophores. Le denier valait alors à 2 Xotiz-ie degli Scavi. à Rome. Mommsex. si les confrères veulent organiser un festin. père » et la « vin .

On pourrait citer le médecin (-zpo-flpoç) auquel à les de bêtes du cirque élèvent une statue Corinthe. beaucoup de citoyens riches donné à leur ville natale des capitaux ou des terres pour nourrir les enfants pauvres. pas étonnant qu'il ne soit pas une fois question de secours destinés aux membres éprouvés par des revers quel- conques? Cela ne s'explique que si l'on admet que les collèges ne songeaient pas a secourir les confrères nécessiteux et que. Boissier. pour entretenir une statue ou un tombeau des sacrifices annuels . il les ne s'en trouve pas une seule Sur sommes données dans une vue charitable? nombreuses statues élevées par les collèges à leurs bienfaiteurs. 2112. 1. on a l'air de les qui mentionne des les encourager N'est-il à persévérer et d'exciter les autres à les imiter. ses besoins . pour faire pour bâtir ou réparer leur local et leur sépulture. i! aurait les donné le chacun selon la l.( 306 ) de soulager à la misère. qui reçoivent plus faut observer encore que les collèges obtiennent des legs. les malades. les collèges ne s'occupaient pas de bienfaisance et ne se regardaient pas lager la comme établis pour sou- . ce sont les magistrats de société. des libéralités de tout genre pour toutes motifs: pour célébrer sortes de un anniversaire. Comment se fait-il donc que pas une seule ne parle de libéralités ou de legs destinés servé des exemples fort à secourir les pauvres. XIV. par conséquent. au contraire. on énumère avec complaisance les bienfaits reçus. pour 1 C'est un honneur qu'on leur et fait. fête funèbre. Les inscriptions nous en ont con- nombreux. il ne pouvait venir à l'esprit de personne de chasseurs le leur faire des largesses à cet effet 2 . II. 21 : ob honorcm. - Depuis que Nerva Trajan avaient établi leurs institutions alimenles avaient imités et avaient taires. les orphelins? N'est-il pas surprenant que parmi tant d'inscriptions qui rappellent largesses faites aux collèges. et ainsi de suite. des donations. on loue les donateurs. une . Pourquoi? Évidemment parce que misère. dit fort bien G. Personne ne songea à faire des libéralités de ce genre aux collèges. on flatte leur vanité. c'est-à-dire » Il plus riches.

32. 3 Comme Rodbertus. Voyez supra. .. de l'Instr. 1687 '. Comme profession des sept autres décurions n'est pas indiquée. n. D'après une autre inscription du Juifs. le comité de direction. Liebenam. 7). ' p. faut lire : 354). et Il Wagener auvsôpûo {Rev. 1106 III : Otixeikopei. mais on comprend que des gens de cette profession aient eu un médecin pour soigner leurs bles'. commission directrice du collège. n. on ne peut guère regarder ces titres et l'on est comme des professions privées 3. la meclici -. t. 211 : Vereinsârzle.. p. Luna il y a aussi. fabr. Cfr 3583. en note. isolé.. 1867. III. n. Praef. tiov -op'i'jpoSobwv. 3) Le mot 7rpoao£Îa est inconnu et Lebas avait mal lu. 1 Dans l'inscrip- tion de Lebas. p.. à un médecin.) Azymes de la Pentecôte. La véritable leçon a été rétablie conjectu- ralement par A. après revision de la pierre par Ramsay (Rev. 422. 1887. Lebas et. p. p. p. les - XI 1355. Nous avons vu [xarixTJ il existait une èpyavia. 58. Vereine. qu'on y a reconnu un atelier d'apprentissage pour les enfants pauvres (9peujjiaTa) . III.. De Rossi. 11 inconnues dans monde romain faut en dire autant des ' C. I. 237. rcpoeSpîaç. VIII. (Voyez supra. Roma sott. on lisait : -zCo cruveSpîfjj ttjç 7ipo<rSsia<. où les collèges le semblent avoir eu des particularités 5. mais chose est trop peu sûre pour en qu'à Hiérapolis tirer des conclusions géné- rales. par centonaires d'Aquincum. 184. arch. p. ce serait là une sorte d'institution bienfaisante. De Rossi avaient reconnu dans le mot -posera une société de secours mutuels (Lebas. p. après lui. et mais il convient de remarquer que le cas serait surtout qu'il se présente dans une de ces villes grecques d'Asie. la -Cy ~r\<. xvopeç. Qpejxet se rattachant au collège des teinturiers en pourpre. 400. 5. 1. tenté de croire qu'd s'agit bien de médecins attachés à ce collège 4 et la chargés de soigner les confrères malades. 510. en Relg. Explic. celui-ci devait être composé de d'abord célèbre la fête des 2. 4 Maué. qui figurent sur Y album des fabri lignuarii à à côté d'un haryspex et d'un scriba. p. Gr. 1868. publ. sures après les représentations Parmi deux les douze décurions .( 307 ) remercier de ses soins.. car il même collège. et p. n.

gardée par les les signiferi et tiva. 1872. Marquardt. p. 423. Cohn. avaient institué avec les cotisations n'est de leurs membres de véritables caisses de secours.. Reliij. 297-309. Hist. Revue arch. Voyez supra. si alimentée par retenues opérées sur les dona- fréquemment distribués par les princes. . XXIII.. c'est-à-dire tant qu'ils étaient sous les armes. Schiller. p. 104-135. à leurs parents ou aux héritiers qu'ils avaient 1 C'est peu vraisemblable. 381) 310. pp. 457-477. Mommseni. 562-563 = Wilmanns. S'ils mouraient au camp. soit qu'ils fussent devenus impropres au métier des cette réserve passait. ces retenues formaient avec le temps un capital qu'on remettait tout entier aux soldats quand ils quittaient le service.. 2 V. in hon. p. avec le armes.-V. pp. imaginé de semblables institutions fait » En effet. soit que leur terme fût fini. Pour ceux que la maladie ou le les infirmités obligeaient de quitter l'armée avant terme. St. dit Duruy. Nous avons vu qu'il était interdit aux simples soldats de former des collèges dans les camps. si tant d'une œuvre de bienfaisance Qu'allèguent donc ceux qui veulent faire passer les corporations romaines pour des sociétés de secours mutuels? Les uns se fondent sur l'analogie des collèges militaires de Lambèse et il : « Ces collèges. n. 91-92. d'Afrique. pp. p.. Rom. et surtout pp.. rom. n. II. Duiujy. pp. peculium castrense. I. il existait une sorte de caisse d'épargne. 188. René Cagnat. pas téméraire de conclure de ce civiles avaient fait que des corporations -. Orgun. 7. Boissier. Comment. 3 Voyez G. II. 'pp. V. milit.. 158. 1. ces collèges de sous-officiers et de spécialistes de la troisième légion Auguste avaient des institutions tout à et ils particulières. les soldats touchaient une retraite qui s'élevait à 12. méritent qu'on s'y arrête 3.( 308 ) maisons ouvrières bâties par est qu'il s'agisse là les tailleurs de Thyatire. des Rom. LiebeiNam. 297 sqq. La discipline s'y opposait et l'État avait assuré lui-même leur avenir et leur sépulture. A l'expiration de leur service. *. Gesch. L'armée rom. pp. 200.000 sesterces pour les légionnaires.

donne il le droit de s'asseoir sur les bancs de schola toutefois. associés avec d'autres d'un collège inconnu les 3 chaque membre doit verser entre tor) A son entrée au collège. 5 Car ils recevaient moins. 2557. et il ceux des tesséraires et des optiones valetudinarii. des lieutenants (optiones) et des reste des fragments de sonneurs de cor (comicines) spécialistes. 2554. et c'est par les inscriptions de ces effet. il leur permet de se construire des salles de réuIl suite des réformes militaires et nion dans scholae le camp même. Les collèges étaient donc inutiles aux simples soldats i. Contra Liebenam. une somme appelée scamnarium. Une fois leur congé obtenu. 2556. 4 : p. parce la qu'elle . car la fin du probablement ceux-ci s'organisent en collèges dans tout l'Empire dès second siècle . . 1 René Cagnat. était réparti sur une série de contributions mensuelles payaient moins Ce droit d'entrée était de 7o0 deniers (815 francs) chez les cornicines . "-' militaires). pp. que nous connaissons leur organisation. 457-461. 37. servait à procurer Il ne devait pas en être de 2 même pour les sous-officiers. et est probable qu'il n'en payait de suite qu'une partie que le reste 4. A de la tolérance de Septime semble que ce prince fut le premier qui les autorisa. légionnaires. sous Septime Sévère. en inscriptions contiennent leurs règlements. dans le ces lesquels Cagnat retrouve avec raison légionnaires : double but des caisses de et créer assurer la sépulture une réserve destinée à faire face à d'autres dépenses. ils pouvaient entrer dans les collèges de vétérans. Lambèse. mains du trésorier (quaes.- Une autre caisse. L'armée rom. les élèves {tirones^ discentes) 5 .( 309 ) formée par les cotisations des une sépulture honorable aux soldats morts à l'armée. "' VIII 2552. inhérentes à la carrière militaire. que Cagnat (p. 2557. Ailleurs. institués. La naissance de ces collèges fut une Sévère. 307. 2553. Voyez nos Indices (collèges C'est ce d'Afrique. 470) conclut de la clause qui n'accorde la prime qu'à ceux qui arca soluti sunt (VIII 2557). VIII 2553 : item discentib(us) pro proporCfr. t(ione) scamnarisui{sestertios)m(ille) n(ummos). 1. Nous avons les statuts .

qui paient des primes plus considérables. 3° s'il est fantas- est cavalier. Les trois règlements fragmentaires. 275. obligé de traverser la mer également 500 deniers. prime est due à « quiconque quitte et 3. . p. 4° Quand un à associé meurt au à service. ces collèges assuraient des primes (anularia). dans . 2" L'associé qui passe qui est donc et. 308. la caisse verse la loi 500 deniers faisait son héritier ou son procurateur. après lui. 3. 2553. Voyez supra. à qui funérailles''. Lœbenam. s'il en outre. Les vétérans touchent 500 deniers. p. VIII 2532. <. * : ' VIII 2557. sin. un devoir de pourvoir aux le Ces primes. certains cas déterminés 1° les statuts décident ce qui suit : Uoplio qui passe la mer pour reçoit cement dans (2.( 310 le ) nous n'en connaissons pas montant '. ceux qui sont dégradés ou renvoyés n'obtiennent que 250 deniers. 200 deniers (217 francs) de frais de route. reçoit une prime déterminée. aller travailler à son avanune prime de 8. moins développés que la les autres. n. le déclarent que ». porsait nom (Yanularium. : 2554 veter(ani) quoque missi.000 sesterces : Les cor- nicines distinguent entre les cas suivants * 1° L'associé promu à un grade supérieur dans dans une autre légion reçoit et la troisième légion a droit à 500 deniers (544 francs). Avec les fonds recueillis. collège- Les optiones ne parlent que de Ylwnesta missio les vétérans stipulent que recevront 6. Gaston Bois- sier et. 2556.175 francs). 500. on ne pourquoi 6.000 sesterces Le membre qui quitte l'un des quatre collèges pour cer- taines raisons prévues. payées par taient le trésorier au premier janvier. René Cagnat ont montré clairement à quoi elles 1 II devait être plus élevé chez les optiones. 2 :> Qui ex VIII collegio dimittentur. 2" la capitale.

. Ibid. arck. c'est Ils proposaient encore un autre de but. Trois col- somme (p.. G. Dans ce cas. 2. en y versant : continuait ainsi l'assurance contractée aupara- La somme : payée dans ces différents cas avait donc assurer la la même qu'elle destination sépulture. arrive sou- vent qu'un associé quitte collège. de 500 deniers qu'on eût versée rateur. 470).( 311 ) servaient et que le but de ces collèges était la avant tout funéraire Quand le sous-officier mourait au camp. comme on que dans le voit par les statuts des tous cornicines. était toujours consacrée à leur enterrement. Op. 1872. 475. et ici que il la prime.. prime de ô'OO deniers servait à sa sépulture. synonymes. /. la sortie a lieu même où par suite du décès d'un membre. soit parce qu'il congé s'il définitif. accipiet si quis de tironibus) ab hac die satis arène quiquil debel(ur). Cagnat celui 474) que ces termes généraux embrassent tous les cas. 11 est à remarquer était inférieure au droit d'entrée. <*. Nous pensons avec (p. avaient : que ces collèges se un caractère ils moins leurs exclusif que à les collèges funéraires voulaient mettre membres la même du faire face à certaines dépenses qu'entraîne carrière sous-officier. il ne perd pas ses touche la est en règle avec caisse il somme .Mais tandis les les collèges funéraires confrères mouraient membres du le collège. soit parce qu'il a obtenu son avancement en Afrique a reçu son droits. il nouveaux colla lègues ou entrer dans un collège de vétérans. Les statuts qui nous 1 VIII 2ooi : Lecture de Mommsen : : [ei s(cilicet) t(antum)m(odo) qui arc a) sohU{ï) sunt. 2oo6) n'entrent pas dans les détails: la prime est versée à ceux qui ex eo collegio dimittentur. . « c'est le à ses héritiers Uanularium 2. fec(erit). est donc l'équivalent ou à son procudu funeraticium funeraticium payé d'avance à quelqu'un qui ne peut pas » s'associer avec ses l'attendre sur place Le membre sortant pouvait prime reçue vant. p. Rev. lèges (VIII 2553. et.'kJ2. i. même la ou ailleurs. Boissieu. Cagnat pense taine * qu'il suffit Nous croyons que ces phrases sont que les élèves aient versé une cerL Gagnât.

= Trad. dépenses auxquelles carrière militaire Comme dans tous les collèges romains. 3 Marquardt {St. semble certain la qu'ils ne pré- voyaient que des seule expose. 153. 310) insiste surtout sur l'importance militaire de ces collèges. la différence est 1 Pour le (mite. mais ces secours se bornaient strictement inhérentes à la sépulture et à quelques dépenses carrière militaire.-V. 563 = ils Trad. p. p. p. 200 Voyez notre Index collegiorum et Liebenam. in hou. 196. - — Pour p. Connu. et III 10435. VIII 2551 ex arca sua feccruut LÉOxN Renier. que cet usage était général dans l'armée romaine? Les témoignages font défaut en dehors de Lambèse. Mommseni. 2636. Peut-on surtout s'appuyer sur l'exemple des collèges de Lambèse pour soutenir que de pareilles institutions existaient dans les corporations civiles? Evidemment non .( 312 ) restent ne prévoient à que deux de ces cas l'avancement quittent saurait : les frais les d'un voyage Rome pour travailler à et frais de route payés à ceux qui autre corps. n. le surplus de la caisse servait à pourvoir construction et à aux dépenses de l'association. on trouve ailleurs des collèges militaires 4 mais on ne sait rien Faut-il admettre . 300. : la schola. §\ l'on veut... 10997. VII 1035. pp. VIII 2554. p. en tous cas. 5 ne s'occupent que d'un cas : les Wissowa il (note ajoutée dans Marquardt. enfin au culte des dieux protecteurs On ment voit donc que ces collèges ne formaient pas 2 . se. . appuient surtout sur ce côté. quets. II 2 . 218. p.-V. 130. et et 204. St. C'étaient des sociétés de secours mutuels à la 3 . 310) et Cohn (p. Les collèges funéraires sont aussi des sociétés de secours mutuels. Arch.. à propre- parler des caisses de retraite l'officier retraité puisqu'ils ne servaient la pas à garantir contre misère. p.. On ne Lambèse pour passer dans un dire si les collèges de Lambèse contre il ou les autres collèges militaires assuraient les affiliés d'autres risques. à la l'ornement de la schola. 4 renvoie à Wilmanns. Il 2 . de précis de leur but. 1851. des miss. voyez supra. aux fêtes et aux ban1 . mais funérailles. 1039.

Rien de pareil chez les De plus. traient pas local *. 40. où les soldats auraient d'économies. Ils les collèges civils les avaient prévus? On allègue encore deux textes. n. 146. le mot epavoç. Epist. pp. qui permirent aussi pour comparer les aux optiones de construire leur artisans et les pauvres gens. 160. p. 2 3 Voyez supra. . classe de collegia tenuiorum se proposant uniquement un but charitable et existant à côté des collèges funéraires. avait aussi sens le de cotisations réunies par plusieurs personnes pour 1 VIII 2oo2 : : ex largissimù stipendiis fecerunt. Cfr. 92 Liebenam. Pi. l'autre de Tertullien sur lesquels certains l'existence d'une Ce sont précisément les passages modernes se sont fondés pour prouver 2. ces derniers ne rencon- dans leur vie ces circonstances extraordinaires. c'est la solde abondante. ce sont les libéralités du prince. qui désignait en Grèce des associations religieuses de personnes organisant des banquets avec des cotisations. Le texte se trouve supra. dans une réponse Pline le Jeune 3.. p. 263. 2554 ex largissimis stipend[iî]s quae in eos confé- rant fecer{unt). mais n'auraient pu regretter de ne pas avoir pu songer qu'à la maladie ou à toute autre cause d'incapacité. Or. et 93. pour prouver que fait prévues. Ce qui paraît avoir donné cette idée aux sous-officiers de Lambèse.( 313 ) trop grande entre la situation des artisans et celle des soldats uns aux autres. En effet. Mais d'abord on peut douter que ce fût.in. où l'on ne prévoyait pas même de pareils cas. n'est-il pas plus que téméraire de se fonder sur l'exemple des collèges militaires. chez eux. De et liberalitatibius) même : 2oo3. à Trajan. ad Traj. Nous croyons avoir montré que c'est à tort. et nous pensons qu'on ne peut pas davantage conclure de ces textes que les collèges funéraires et surtout les collèges industriels secouraient les indigents et les malades. 6. que les éranes d'Amisus pouvaient être permis s'ils nous dit bien employaient : leurs cotisations pour secourir la misère des pauvres ad sustinendam tenuiorum inopiam.. charité pure. l'un de Trajan dans Pline le Jeune.

sous l'Empire romain. Cfr. gracieux se cotisaient aussi pour secourir là les confrères faits nécessiteux par des prêts d'argent. n. les éranes d'Asie. qui n'ont pas obtenu 1 Th. Reinach. 40. Tous les collèges Bithynie étaient dans ce cas. 3 * Elle est alléguée par Maué. Foucart. qui ne faisaient pas de prêts.( 314) remboursable i.. Le premier est une association le second existe en dehors des associations. Praef. Liebenam. p. que dans leurs assemblées lisent les Saintes Ecritures. chez les Grecs. relig. Ici. fabr. s. et aux prêts remboursables sans intérêt. pp. de Daremberg. Leur analogie ne prouve donc rien \ Quant à Tertullien tiens 4. non par des dons C'était probablement leur façon de sou- lager la misère des pauvres. puisque Trajan les défend pour ce motif. 3. société et l'eranos-prêt. unis qu'ils sont ils il par la religion. C'est à qu'on les a confondus et tort qu'on a cru que l'éranos-prét n'était accessible qu'aux membres d'une société (eranos) permanente de secours mutuels. v. et à titre 2. 142-145.. Après avoir dit que chré- forment un corps {corpus). et supra. Assoc. distingue bien l'eranosreligieuse . p. lois de Rome. Apoloy. et c'est pour ce motif de la ne veut pas les tolérer ailleurs. il semble ailleurs qu'il y ait une combinaison de ces deux choses. Supra. On peut donc croire que. eranoi. institués en premier lieu pour célébrer des banquets sacrés à frais communs. . Le sens premier c'est : du mot. les éranes d'Amisus sont des sociétés. où nous avons mal rendu la pensée de M. gratuit. il décrit les communautés chrétiennes. Dict. pp. 146. 39. 8 repas amical à frais communs. 123-124. organisé par des cotisations. 31 . p. et c'était déjà un acte de bienfai- sance. mais s'appli- quait à la fois à ces corporations religieuses. les spécialement celle de Carthage. Il faire un prêt d'argent. Mais ces associations grecques n'avaient rien de commun avec les collèges romains et elles étaient les villes même défendues dans soumises aux . et ils secourent les nécessiteux. Reinach. prient pour les empereurs et continue : « Nous avons pour présidents les vieillards les plus vertueux. entre particuliers. Trajan craignait qu'ils ne se servissent aussi de leur caisse pour : exciter des troubles qu'il ad turbas et inlicitos coetus.

sed egenis alendis huraandisque. dit-on.. nam nemo coinpellitur. aux yeux de beaucoup. sectae alumni confessionis fiiuit.) Nous avons fait ressortir les traits communs aux collèges païens. neque enim pretio alla tes Dci constat. et si qui in metallis. vel quum velit. S'il existe chez nous une sorte de caisse. Praef. jamque dômes ticis suae senibus. fabr. non de honoraria summa. llaec quasi deposita pietatis sunt. Bindley. elle n'est pas formée par la « somme honocet raire » versée par les élus. à la prison. mais pour nourrir et inhumer les pauvres. comme veut. Pour démontrer qu'elle constituait un collège funéraire. donc sa description s'applique 1 Tertui. mais la contribution est volontaire. item naufragis. p. vel in custodiis. une Voici flétrissure. Voyez. des beuveries et de mangeailles. . 31. Nam inde non epulis nec potaculis. 39 si : Praesident probati quique seniores. dumtaxat ex caussa Dei. si l'un aux mines. parce qu'elle avait la forme d'un collège funéraire. C'est surtout cette pratique de la charité qui nous imprime. Sed ejusmodi vel maxime dilectionis operatio • notant nobis inurit pênes quosdam. ut invicem se diligant (Ed. net: ingratis voratrinis dispensatur. tous les mois ou quand on si l'on veut ou si l'on peut : car personne n'est forcé. une cotisation modique est apportée par chacun. 2 Macé. quasi modopossit. niais par de bons témoignages. Etiam quod arcae gémis est.l. si qui in insulis. et si modo velit et si . puis les vieux serviteurs et les naufragés . il la décrit. T. inquiunt. H. car on n'y puise stériles pas pour organiser des repas. modicam unusquisque stipem menstrua die. Cet argent est comme un dépôt de la piété. il à l'exil. car aucune chose de Dieu ne s'achète. honorem istum non pretio sed testimonio adepti.( 315 ) honneur à prix d'or. comme ils s'aiment les uns les autres » : comment on raisonne Tertullien veut prouver que la corporation chrétienne était légale. 1 . ApoL. Vide. apponit redemptae religionis congregatur . le de nos frères est condamné pourvu que ce soit à cause de la devient nourrisson de religion qu'il a confessée. sed sponte confert. sa foi. indigents et orphelins. et puer is ac puellis re ac parentibus destituas. et si la religion était mise aux enchères.. les enfants des deux sexes.

senatus consultum quo arcentur. le cours du III e siècle. 4 5 Sur le sens d'illicitus. si l'apologiste se fondait sur le sénatusconsulte rendu en faveur des collèges funéraires . voyez. .. II ceci. III. L'Église aurait donc formé une corporation réunissant les caractères de ces deux classes! Cfr. pp. pp. 135. 150-151. II. faut rectifier. les chrétiens dans ce passage. sans doute parce que l'Église. 2 3 Euseb. qu'elle n'est pas con- iUicitaS. 203-21 1) assimilent la corporation chrétienne aux collegia tenuiorum au double point de vue funéraire et charitable. 40) et Loening (I. 510. n'était pas organisée en collège funéraire. au sénatusconsulte spécialement dirigé contre les collecta Son argumentation commence au chapitre XXXVIII. l'avait il ressort de Teril pas encore prise en l'an 199. mais tullien qu'elle écrivait3. 133-134. : ils distinguent deux classes les uns funéraires. il. mais il ne le fait pas. Parmi les collèges de tenviores. d'après cela. P. 47. La voici Ce ne serait pas montrer trop d'indulgence que de : compter parmi aucun des les factions licites cette secte qui ne commet factions attentats qu'on a coutume de redouter des 1 Maué (L /.. p. où loi En ne s'appuie pas sur une et il positive per- mettant certains collèges. Ses écrits le démontrent suffisamment. p. II. pas une loi est de prouver que ne violent prohibitive. Sa préoccupation constante. L'argument serait sans réplique. les autres charitables. p. 22. 1 : supra. ce qui a été dit plus haut.( 316 ) aux collèges païens et puisqu'il railles les chrétiens joignaient d'autres montre qu'au soin des funéœuvres charitables. l'aurait fait. 2. corporation autorisée ne dit pas que l'Eglise est une et légale. Hist. qui était jurisconsultes. De Rossi. Tertullien.. que leur corporation les factions illicites. Il s'il avait trouvé dans la loi un argument si décisif.). un autre passage de Tertullien et un de Celse. Rom a Soit. Liebenam (p. 139. Voyez supra. illicita collegia Dig. On admet il qu'elle prit cette forme dans ne effet. c'est-à-dire ne peut être comptée parmi traire parmi les fac- tions dangereuses pour l'ordre public 4'.. ne le fait pas. 133. p. 1. Certes. atin de pouvoir posséder collectivement ses cimetières. Allard. à son époque. c'est que la loi sur les collèges funéraires prévoyait celles-ci 1.

un peu plus d'indulgence. - Tertull. Le texte est douteux. notre caisse est consacrée à des œuvres de charité. envers tous ceux qui n'étaient pas ouvertement dangereux. . et c'est le béné- de cette tolérance que réclame l'apologiste. Tertul- ne cherche pas elle 3. quae res facile comitia. Dans nos réunions. même à prouver que corporation la loi . p. spectacula etiam aemulis studiorum compulgence faut : — — salionibus inquietaret. 38. ne civitas in parles scinderetur .. Apol. 1) ne met pas de point interrogatif et Proinde. Apol. défendues illicita.. rivalités ni du cirque. n'ayant pas reçu l'auto- risation Mais nous avons vu qu'on ne poursuivait plus autorisés s'ils collèges fice non étaient inoffensifs. Il remarquer la définition des collèges et factions illicites. leniits le voici d'après Oehler : Proinde née paulo oporlebat a timeri solet? inter licitas factiones sectam istam deputari qua Il nihil taie : committituv.. « Xe fallait-il (cfr... nous politiques des ne nous occupons que de prières en commun. c'est pour maintenir nous ne nous mêlons pas des querelles l'ordre dans Or. comme il les : collèges funéraires qui agissent de même. 3 Voyez supra.. 3 J ( tin. c'est-à-dire reconnue effet.( 317 ) les factions. Si l'on a défendu l'État. chrétienne est légale. factions mais dit Donc nous ne ressemblons pas aux par si illicites. p. nos repas sont frugals et ne sont jamais suivis de désordres. les et chrétiens avaient le droit de compter sur la même indul- 1 Tertdll. En tous cas. merito damnanda la si quis de ea queritur eo titulo.. nec paulo lenius. curias. de la lecture de l'Évangile. le sens général est clair. merito sane illicitis par. : loi. qui suit Nisi fallor enim. 140. Donc notre corporation est conforme à la Il ne conclut pas illicites *. quo de factionibus querela lien est -. avec compter parmi C'est » Bindley lit : supra. quale de inlicitis factionibus explique . On se montrait indulgent envers une foule d'autres collèges non autorisés. n.. pas. 134. contiones. la loi : Haec coitio christianorum . par en les était strictement illégale. prohibendarum factionum causa de providentiel constat modes tiae pub licae. inter licitas et ce n'était pas — solet : pourquoi il fallait — montrer un peu trop d'indul- compter parmi . concilia.

Nous avons une mais les cotisations ne sont pas obligatoires: les pauvres en sont dis- pensés. De solo (c. soin des funérailles. Nous enterrons les à frais communs. mais à des œuvres de nos frères. p. Herculanarum decimaritm polluctorum sumptus tabularii supputabunt. triclinio Ad fumum cenae Serapiacae sparteoli excitabuntur. Apaturiis. Tertullien ne fait donc pas la allusion aux divers emplois caisse que la loi permettait de faire de commune. p. L'argent n'est pas consacré à des orgies. ce sont avant tout des réunions fraternelles. parfois ne paient pas de caisse. 39). il 3 mentionne des collèges religieux et : Tôt tribubus et curiis et decuriis ructantibus acescit aer. des chefs une caisse alimentée par des cotisations mensuelles. 139. On le voit. supra. les qui tend au contraire à faire en séparent. 150. mais on ne gion ' : la leur accordait pas a cause de leur relicela c'est le uniquement en que consistait l'injustice 2 . l'un une supériorité des œuvres de charité sont l'une de ces supériotrait fait ressortir des caractères distinctifs des chrétiens. par lesquels tous ressemblaient au corpus chrislianorum élus. non tous mais seulement ils nécessiteux. mysteriis Atticis coijuorum dilectus indicentur. mais chaque chrétiens et les rités. les le repas de corps. 2. Dionysiis. en traçant collèges païens. qui faisaient : aux païens « Voyez comme ils s'aiment! » Il est évident que toutes ces œuvres étaient pour eux quelque chose d'ineomdire 1 Voyez supra.( 318 ) gence. n. énumère les traits . Nous une allons plus loin. Saliis cenaturis creditor erit Tiecessarius. 5 * Cfr. et plutôt Il ce tableau. Nos chefs sont ils parmi les vieillards les plus vertueux. la comparaison dente. somme honoraire. loin d'avoir pour but d'assimiler ceux-ci ressortir les différences pris à ceux-là. Nous avons nos est évi- repas. ce sont des choses communes à tous les collèges romains. christianorum rétractât ur . des agapes. mais sont frugals. n. charité. Mais remarquez bien collèges qu'il ne que Tertullien trace un parallèle entre ces nomme pas 3 et les chrétiens. Tel est sens de ce passage. Plus loin. L'apologiste. et que ce parallèle. songe à tous qu'à évidemment aux classe particulière.

( 319 ) préhensible. d'étranger. ils ne pratiquaient pas Le passage de Tertullien démontre donc. 8 Unus est enim pater fulei. Octav. G7. Il fait admirablement voir qu'ils l'esprit nouveau qui animait : les chrétiens. et que. 6. traire con- de ce qu'on a voulu en tirer.. Roma sott.. p... III. Mémoires de littérature ancienne. Kraus. p.. . La 1 Commodien (Instruct. voyez infra. inconnue des païens. et : habentur. parce qu'une disposition naturelle de notre porte à secourir ceux qui sont dans besoin.. n. De Rossi. etc. I. vester qui in coelis est. quod invidetis. Apol. admise pratiquée par tous 4. ut consortes ut spei coheredes. les àocXrfwv. ». 12. G. 23. 39 qui : At quanto dignius fratres agnoverunt. p. Adv. der christ. loi. toutes les institutions cha- ritables. Eggeh. praeter genti(îlios in linm turpia et lutulenta convivia in collegis diu frequentata et exterarum gentium more apud profana sepulcra depositos et alienigenis eonsepidtos. de protéger ceux qu'on avoir le plus besoin et de les envelopper dans 3.. eodem collegio — — Val. Félix. (Epist. Voyez supra. 2 I : Valentiniani frequentissinum plane collegium inter haerelicos. Epist. aucune le conséquent. ibid.. Minutius. Plin. par ils n'avaient '. c'est de se conle tenter de ce qu'on possède. d'assister.. etc. Roma sott. dont idée. Hartel. 33. v. 278. 30. 3. p. HO). La bienfaisance purement humaine le doute. 512. contestatus sit. Elle leur faisait de s'entr'aider De là était née la un devoir de s'aimer et charité. C'était leur reli- gion qui les inspirait elle leur enseignait sont tous des frères. fraternitas.. dicuntur . de nouveau. Gr 9 2G0 U Kotvôv xûv 512. Alt. De Rossi. 31 : Sic nos. Teutull. II. ut unius Dei parentis homines. second.. 3 s § 6. et Id. 351-3G3 les : Observations sur l'histoire du sentiment moral chez anciens. Cfr. unum patron Deum C. Ce dernier parle de l'évèque apostat Martialis Cum Martialis quoque. lieal-Encycl.. cœur nous Un écrivain païen a même pu sait dire : « Le premier devoir. Ed. Voyez supra. une sorte de solidarité » Mais ces idées n'étaient pas deveet nues une règle de conduite. p.. III. : Matth. étant tous « enfants d'un même Père et cohéritiers mêmes espérances ~.. 1) et saint Gyprien opposent aussi les collèges : païens aux chrétiens. IX. existait sans nul et de là sortirent toutes les œuvres. pp. s.. Tertull. fratres vocamus. Sur le mot (rater chez païens. pour nous.

ceux qui les versaient les était là assu- abandonnaient à leurs frères ici malheureux. quelle différence! Dans les collèges païens. par l'exemple des corporations du On s'est moyen âge romains devaient aussi s'occuper de il ne faut pas oublier que les unes et les autres vivaient dans des mondes tout à fait différents au point de vue religieux et moral. mais en admettant qu'il s'en rencontre qui avaient tout devancé nos sociétés charitables. Ce fut pourtant la religion qui porta les pauvres et les ouvriers à s'associer pour les funérailles. 268. une bonne voie pour mais nous constatons la si ne le devinrent pas. Mais veut conclure par analogie. ce n'était pas de la charité. Chez : C'étaient là des sociétés d'assurance mutuelle. G. et les à frais pauvres étaient seuls inhumés ou secourus les cotisations étaient volontaires et communs. comme Chez les chrétiens l'entendaient. arrive à ces conclusions négatives que nous nous appropas nous flatter prions : « Nous ne pouvons que à fait la de connaître toutes les formes bienfaisance avait revêtues dans les associations antiques. on ne distinguait pas entre pauvres et riches droit. et s'il est qu'ils se donnaient. chacun verse sa cotisation au jour en retard. les collèges si l'on pour dire que bienfaisance. les tous avaient le même chrétiens . '. devenait charité pure. nous pouvons être sûrs qu'elles n'ont jamais formé qu'une très rare exception. Mais ici même. qui a bien traité ce sujet. p. Ce qui rance mutuelle. façon que il perd ses droits cette cotisation est calculée de les finances du collège ne soient pas compromises. les riches payaient. » Quant à celles que nous connaissons. elle ne traçait du reste pas de règle morale pouvait mettre laissé entraîner et ce n'était pas leur caractère religieux qui le les collèges sur chemin de la charité. les païens. et c'était là un secours mutuel fixé. Nous allons voir qu'il régnait dans les collèges païens et qu'ils grande fraternité qu'ils semblaient dans devenir des sociétés de bienfaisance. .( 320 ) religion païenne y était étrangère. Boissier. « on peut Voyez supra.

et approchées de la charité sans l'atteindre On peut se demander quelle influence le christianisme exerça sur les collèges romains à ce point de vue. II. Boissier. ptoclwtropliia K Julien. 49. qu'il ne les transforma guère : les chrétiens désertèrent les collèges funéraires à et cause de leur caractère religieux. elles fonds « lins. sa religion de bâtir partout des hospices et de distribuer des secours aux mendiants de tous les cultes C'est la preuve 2. nous pensons en effet. 300. de bre- photrophia. où elles s'étaient avancées tant pas loin. 304. I. parfois des chrétiens dans les collèges au IV e siècle. la III e partie. et qu'il recommande aux *. élever les orphesi. » manifeste que les associations païennes ne qu'elles s'étaient le faisaient pas. xenodochia. 46. qu'au moins d'une manière à fait fixe et régulière. roui. s'occuper d'autre chose Pour soulager toutes les misères. Mais cette influence nous échappe. Epist. le Ce n'est pour- que temps leur ait manqué pour accomplir ce der- nier progrès..( 321 ) dire. orphanotrophia. c'est qu'il le n'était le pas dans leur nature de faire. Just. 3. la personnification civile sous le nom 4. 2 pp. 35. et nous en parlerons dans 4 2. écrasés de charges et incapables de 3. siècles où elles ont été si ne se sont pas avisées de se servir de leurs pour donner du pain aux pauvres. florissantes. ceux-ci étaient déjà sous la main de l'Etat. elles n'ont jamais été tout cette des sociétés de secours mutuels. dès Constantin. 5 On rencontre Cod. pendant ces deux secourir les vieillards ». 23. L'empereur Julien constate lorsqu'il qu'il attribue le succès du christianisme au soin prend des prêtres de étrangers et des pauvres.. 299. quand ils finirent par être majorité dans les collèges professionnels.. la religion chrétienne créa des institutions spéciales qui reçurent. 21 . Relig.. I.. elles n'ont pas atteint le terme. Dans et voie si de bienfaisance d'humanité. G.

il inscriptions des corporations rotel était est impossible de ne pas reconnaître que aussi le but des artisans dans l'antiquité. leur sépulture commune? Nous avons vu que leurs fêtes religieuses ou funè- . après une semaine passée dans un dur réunissent dans leur maison et se ouvriers se com- mune où confrères. bien plus que des associations professionnelles ou politiques. ils ils les funérailles et s'ils n'arrivèrent pas jusqu'à la cha: eurent du moins une autre influence très heureuse servirent à resserrer les liens de la fraternité entre gens de 11 même condition. et les confrères n'avaient-ils pas. plus souvent par se forme aujourd'hui parmi les ouvriers. tout collège était uni. les liens se forment et se resserrent. leur culte commun. mieux encore. C'étaient des associations amicales et gieuses. — INDICES DIVERS DE LA FRATERNITÉ QUI REGNE DANS LES COLLÈGES. et en général de reli- tous les collèges. Ainsi l'on apprend à se connaître. peuvent se délasser fête rencontrer avec leurs Les jours de leur apportent des divertisse- ments extraordinaires. ou encore des conférences et des représentations dramatiques. Sommaire : NOMS DE QUELQUES COLLÈGES. Quand on parcourt maines.( 322 § 6. La vie familiale dans les collèges. parfois des banquets. des associations qui procurent avant tout à leurs récréations honnêtes aux jours de repos. — FRÉQUENCE DES REPAS DE CORPS : OCCASIONS DIVERSES. le l'initiative d'hommes d'une classe plus élevée. comme la famille. Après membres des une journée consacrée au labeur. auxquelles toute leur famille prend part. grande famille. Si les collèges romains ne pratiquèrent le secours mutuel que pour rité. leurs repas communs. on se confie ses peines et frater- l'on s'entretient des affaires communes. en un mot. on la vie nise ensemble et on se rend les plus facile et plus agréable. LEUR CARACTÈRE RELIGIEUX ET FRATERNEL. La communauté du métier et des intérêts remplaçait les liens du sang. les ils travail.

XI 6244(voyez à Salonae. ep. nous l'avons vu encore. des collèges funéI. Ce sont pour raires. mais d'hommes se réunissant ensemble pour célébrer les mystères d'un même culte. en attendant. Voyez supra. a . à Calecula. C. s'appellent conviv(a)e marmorari. pp. 111 3166 b . 99. V 6492. ils table dans leur maison commune. X. pp. /. Ils espéraient. n. XI 136. 207-21J. p. convictores. C. 1 X 703'. -. Jullian. [c]onbivis m et Arch. a Fanum : sed tantum modo convivium co(e)pulantibus la refrigerantibus pateat (ban- quets funèbres). à . sodales ex symposio. a Marsi Marruvium. Les marbriers de Catina.supra. des principales préoccupations des collèges de les faire naître.. 84. ils célébraient « chère parenté » et le culte des morts. Gfr. 3639 add. amici [c]onvictores civ[e~]s. 3304. hell. même tombe ou du s'asseyaient à la même par exemple. et corr. pp. 1884. ville. 185. Novaria. Quelques-uns portent un nom significatif.). reposer un jour dans moins côte à côte. Collegium comestortim. C'étaient sans doute les adeptes de quelque religion mystique. à propos des copotores de cette dit : « Je crois que les compotores de Bordeaux. 3815. 51-52.( 323 : ) bres étaient celles des familles la comme la elles. non pas de buveurs ou de mangeurs. . comme les seribibi de Pompei. X 1895. Bull. 232-237 294-299.. iriclinium Elvenianum.de Bordeaux. Liebenam. D'autres portent des et noms pareils (corne-stores.. III 1825: convictor. 176 3 Voyez supra. 2239 b et add. de nop-SitoTat. Les banquets constituaient la partie la plus importante des fêtes religieuses et des fêtes funèbres. II à Puteoli. 51 : convictus. et XI 6222. 127. plupart. Les occasions C'était l'une ne manquaient pas non plus. et à Kavenne on trouve un convibium veteranorum *. Mitth. Inscr. Famim. formaient une association. c'est le grand nombre de festins qui étaient célébrés ou de distributions de sportules qui étaient faites dans les collèges tous les méritaient de toute espèce. c nvictor Concordiac. Il croit qu'ils avaient les nop-êwo- une sépulture commune. copotores). et nous avons vu combien ces tout à fait profanes fêtes étaient fréquentes 3 . 3540. IX 3693. p. à Narona. rapproche Gr. » aussi ffs«. IX 5383 convictories) qui una epulo vesci soient. 5500. : p. Ce qui ne peut manquer de frapper. des Grecs. sinon tous. à Firmum Pieenum. n.

que le collège organisait avec ses propres ressources !K VI 10234. § 2. C'est en grande partie pour ce motif. . les chefs. les les présidents membres honod'élire. par un membre ou par un étran- De même que les bienfaiteurs d'un collège invi- taient parfois toute la ville à de même aux les un banquet donné aux confrères. corporations considérées avaient une part priviou aux distributions qu'offraient et les légiée festins a tous leurs concitoyens les magistrats enfin. etc. et ehap. âtriarii disent ex arca nostra. à un citoyen influent. dont les revenus devaient servir à l'entretien du monument et à un repas annuel. Voyez ibid.( 324 ) Le patron qui recevait la tabula pair onatus. Mit th. Les cotisations mensuelles servaient à payer les autres frais et les confrères fortunés et : c'étaient surtout les patrons de généreux étrangers qui subve. Inst. qui promettaient d'en donner un chaque année '. tait Souvent celui-ci ajouune somme. vel sportulas sicut solitus 1 : est dure. section h. 8-9. Il y avait mille autres occasions : l'inauguration de la schola. que les collèges cher- posséder opulents. l'affichage de Y album du collège.. à un de ses dignitaires. 1. Banquets et distributions). raires. 2. la dédicace d'une statue érigée la par les confrères à un dieu ou à l'empereur. dont ils plus grand faisaient souvent leurs dignitaires. 14 cenam. à un fonctionnaire hautplacé. chaient à comme nous le le verrons. 1890. Et puis la dédicace d'une statue élevée par le collège à un patron. : I. comme le pré- du collège d'Esculape et d'Hygie. d. quant Ofilius Hermès (j(uin)q{uennalis) omnibus annis dandam praesentibus promisit. 287. Ajoutez. surtout qu'on venait payaient cet honneur par un banquet. étaitgénéralement suivie d'un festin offert par l'intéressé. les repas de corps patrons de la cité 3. offert dédicace d'un don quelconque ger. et la III e partie. 2 3 * Voyez nos Indices (Finances. p. de nombre possible de patrons membres honoraires riches et généreux. naient aux dépenses des festins sident Il s'en trouvait. Les eborarii 1.

1. Voyez les inscriptions citées r. pêcheurs et plongeurs du Tibre C'était. éd. 1. supra. et 2 . Keil Sed ad hune bolum opus erit 7 tibi mit epulum aut collegiorum cenae. Mitth. et Varron parle sans il doute de tous dans cette phrase curieuse. une fort ancienne. le but direct était d'honorer un dieu.. ceux-là pouvaient se répéter au gré des confrères Quel n'était était le but de ces banquets? Nous avons vu que ce pas la charité. donnaient rum). celles-ci qu'une fois par mois dans les collèges funéraires. 3. 152. des banquets célébrés à date Le et collège d'Esculape et d'Hygie en avait sept celui de Diane d'Antinous en avait six 3. 11-13 X444.( 325 ) On était voit que le nombre des certaines festins. ces repas de corps étaient parfois plus fréquents peut-être que les réunions d'affaires. ou de solenniser un événement plus ou moins important pour le collège. 11 et suiv. 1. 1890. : 2 3 * 3 6 XIV 2112. 9-16. Inst. p. Varro. II. attribue le la grande consommation occasionnée innombrables festins ». où haut prix des denrées à par les « . 287. . 3. 9-19. religieux ou profanes. ordo cenarum. [ut] pervenias. r. : en de même nous des artisans un fragment du règlement sept festins trois des ivoiriers et ébénistes de Rome mentionne des annuels 4. Sans doute. notamment par ceux des collèges y En tous cas. Voyez supra. grand dans la liste corporations. 2.. celui de Silvain en Lucanie en avait cinq faut-il Il c'étaient des collèges listes les de pauvres gens! Encore ajoutera ces était banquets qui n'étaient pas annuels. quae nunc innumerabiles excandefaciunt annonam p. macelli. H. tandis que la loi ne permettait T. Leurs règlements fixe (ordo cena* . le revenant régulièrement chaque année ou offerts par hasard. : 236. et en connaissons ». du reste. 1. coutume dans tous les collèges romains. 16. les Mânes d'un défunt. d. Cependant on est tenté de croire que la religion et le culte des morts n'étaient < VI 10234. n. p.

G. Cfr. ensemble et de resserrer les liens de La religion augmentait d'ordinaire la solennité et l'union. n. maison du bienfaiteur qui donnait le ban- quet Le festin se passe le plus gaiement du le monde fois le sacrifice fini et les fleurs déposées sur une tombeau.. : oleum. Trad. II. p.. quotidien avant repas principal. 4. collegio balineo publico pon\at ante: XIV 2112. comme D'abord. convivium nominarunt ». dans un religieux silence aux libations le fait de vin l'autel et d'encens que sur du dieu qu'on fête 3 ou bien sur la tombe du défunt dont on honore la mémoire. Priv. " 2. ou bien à charge d'entretenir qu'il la y voyait surtout l'occasion d'un gai festin tombe d'un étranger. ils ont mis leurs plus beaux vêtements. de Bordeaux. prescrivent assistent formellement certains donateurs président. dans la même 6. 7920. 2 1. 1. XII 4393 et apietate vestra peto ut praesentes 3 * epulantes II. l'empereur ou son patron. 236. IX 4691 I. Voyez et suiv. fin. 5 6 31-32 oleum in 262 Cfr. V 4449. de Soi. 209. Inscr.( 326 ) souvent qu'un prétexte. X 444. j'imagine et le moyen de i. soit dans un temple de la ville. vêtu de blanc. la était peu coûteux Puis les confrères s'asseyent à même table. c'était. on : chasse toutes les pensées graves ou funèbres. 1. XIV 2112. et l'on ne songe plus 1 « C'est sous le symbole d'un repas pris en commun que : . : p. — eodie [kones]tissimo habitu inter — dividatis (Fabri subaediani. passer une journée dans une cordiale intimité fréquentes et joyeuses réunions étaient fraterniser le meilleur En effet. Aujourd'hui leur pénible travail est le ils oublié. Quand un collège acceptait un legs à condition d'honorer un dieu.supra. ces moyen de l'amitié. . soit dans soit la maison corporative. 790fi. (Cic. p. quam] cpulentur. l'antiquité communauté de sentiments et de croyances Bene enim majores nostri accubitionem epularem amicorum quia vitacconjunctionem s'est figuré la haberet.. Makquardt. 317 etsuiv. Parfois le collège se donne le luxe d'un bain 4. Jullian. sous l'Empire un usage et il général et s. . . du le reste. XIII). Trans- portons-nous au milieu des confrères. à Narbo). 29-30.

31. n. lui le charme des la auxquels assistait comme membre de la des sodalités sacrées. dit déjà agatis et in : Quos quidem dies quemadmodum incurratis. » de dîner joyeusement plaisir Sans doute. parlant des banquets funèbres.). Même ceux qui paraissent composés de gens très pauvres et d'esclaves. doit le faire à l'assemblée. VIII 14683. h Arles (XII 722). comme les n'était pas le collèges funéraires. 13. ce n'était pas. fête le pour qu'il ne nous et tran- empêche pas aux jours de quillement -. p.08 fr. 1. mais on ne 1. XIV 2112. Dans les statuts de la curia Jovisde Simitthus. : II. payera une amende de quatre sesterces (1. 2o-28. * XIV lit 21 12. 36. Voyez supra. dit l'épitaphe d'un faber tignuariw. dit-il. ne se contentaient pas d'un repas frugal. II. non dico (De fin.( 327 ) qu'à la bonne chère et au plaisir de se trouver ensemble '. 1. « Celui qui a une plainte ou un rap- porta faire. . p. 1-2. dit pas que c'est à l'occasion des ban- quets. Les affaires sérieuses sont tus) : remises aux réunions mensuelles (convenet le règlement du collège de Diane d'Antinous défendait expressément d'en parler. on aussi Si quis flamini maledixerit mit manus injecerit. c'est qu'ils étaient à 1 Cicéron.. Si l'on cherchait à prévenir ces désordres. que ces pauvres gens festins trouvaient dans ces repas n'était pas aussi délicat que celui de Caton il : ce qui faisait pour table. 2 quantum hominum facetorum urbanitatem fuit dultis.. mais nous savons que bonne chère moindre de leurs plaisirs. 103). De senect. 3. le plaisir mais société et la conversation de ses amis aussi à et confrères Les membres de nos collèges aiment la fraterniser. 3. 231. 3 Cic. 23-24. II. La générosité de leurs bienfaiteurs leur permettait parfois de s'égayer outre mesure. . dit-il. . 45. a\dre d(ebebit denarios) H . Celui qui aura outragé d'une façon quelconque le président au milieu du repas.Sic conmva nosset qui pascere amicos. b. Voyez supra. Celui qui aura injurié un confrère ou occasionné du tumulte payera une amende de douze sesterces. C'est ce que prouvent ces curieuses du même règlement Quiconque aura quitté sa place pour causer du désordre. encourra une amende de vingt sesterces 4 » lignes : «.

à suite d'une dédicace et aux quatre euraConcordiae tores arkae Titianae du collège des fabri coll. : coll{egi) fabr(uin) Hastensium memoriam — p. De legatione ad Caium. Tertull... PoU(cntinorum).. c'est qu'elles étaient des écoles de tempé- rance et de justice. 127. Cfr. VII. Vva STUipETUOiji xoïç 'Iouoaîoi.( 328 ) redouter. c'est que leurs festins troublaient parfois l'ordre public 2 . et 318. p. 121. et non par crainte des factions Plus tard . n 4) parle du peuple (xo * non des collèges. auaxâcTEi. 1610) ttjv : 6 tjiv yàp (Aligustvs) Trptoxov àirécrrEtXe xoiz ÈTrixpoTroiç twv xaxà ziç 'Aatav èirtxpaaovs'p- teuov — . Eipï}V7jç. Tous pas les membres la des sodalités sacrées ne pensaient comme Caton. 7tXt)0o. Cujas a donc raison de faire ressortir les excès culinaires des collèges. prenant la défense de ses coreligion- naires auprès de Galigula. i 1 V 7555 sorori{s). si le préfet d'Egypte.Mess. p. Apol. p. deux personnages dédient une concorde des batteurs d'or *. pp. àXXà StSaiTxaXsîa xal oixatoaûvï^. tbç Xu(j. On 1 VI 95 : : Concordiae collegi brattiarioriim inauratorum la illi s. mais il exagère en disant qu'Auguste les 3. 1035 (édit. v 1640 (Voyez supra. d. DlON CaSSIUS {supra.26 2.. Voyez. Le passage de Vairon s'applique à eux comme aux Le juif Agrippa. 965d 30. Dans quelques inscriptions. des décuries d'appari- teurs et des collèges voués aux cultes grecs et orientaux +. 39. les écrivains la chrétiens parlent de ces bombances. pp. ces excès étaient communs à tous les collèges romains. n. et plupart cherchaient un plaisir plus grossier. In Flacc. Ricerche . 3). 2til. : D'ailleurs.dvoiç xà auvaywyia eirt yeaftav ut) yàp xà îlvat xaOxa auvdoou^ sx [xiOr^ jtat 7rapotvîaç cjwcppotrôvr). 3 Lumbroso. |j.. d. aussi des désordres p.atvEaOat xfj. . 315 . reste des traces d'un désaccord il semble les même qu'il survenu entre confrères et d'une réconciliation statue à la à Rome. défendit pour ce motif seul. V 5612 Concordiae eorinn. Philo. et 984-985. rappelle que si Auguste permit les associations juives. supra. Philon parle : zdiç 7rpoty[j. et Tertullien oppose sobriété des chrétiens aux « beuveries et aux ripailles » des païens.itapoivoijaai. V 7617 2 : Concordiae dendr. Cujas. Observ. le in des centonaires à Milan. artisans. interdit les autres corporations religieuses (Iraipeiai xal axivoBot). Flaccus. Philo. à l'intempérance des Saliens. éd.aa-tv ip.

Dans les collèges : professionnels fabri fratres. VI 406. à Industria. ces fréquents repas contribuaient puissamment à faire naître l'esprit de corps et à trans: former le la collège en une grande famille aucun mot n'indique les confrères. collège les collèges religieux de Jupiter Dolichenus. surtout ceux de Mithra. sont obligés de permettre les réjouissances populaires et les festa convivia. 319. et les ils mots et pater. que lèges professionnels ne faisaient pas exception. là des degrés d'initiation.. s'y notamment rattachaient -. Liebenam (p. mater. il n'avait pas le même sens que dans celle des chrétiens. l'envie comme ayant le même que ce Père dans les Minutius Félix rapporte des païens. Dans fratres carissimos colleyas hon(oratos). les chefs soror furent peut-être membres Les termes frater 1 Voyez supra. Saint Cyprien parle de collèges funéraires. parfois ils Les se membres se regardaient comme des frères. - 11. » les col- On peut affirmer. qu'Arcadius et Honorius. frater. 1.( 329 ) pouvait faire le même reproche à toutes les corporations : toutes aimaient à faire bonne chère dans quand il les limites de leur budget et de la générosité de leurs patrons. L'usage de ces festins était tellement entré dans les les mœurs. 185) cite : des inscriptions où frater a son sens propre. chez les chrétiens. désignaient par 3. d'avoir quitté les immondes festins blâme un évêque apostat agapes chrétiennes pour ces « honteux et auxquels il a longtemps participé dans un ' collège avec les gentils . ri. I. voyez supra. et donnent ce nom entre eux. ils le faisaient rarement et ce n'était qu'un terme d'affection. Malgré des querelles passagères. qui s'appelaient frères cieux. défendant en 359 qui cérémonies païennes. même les nom excitait Les fidèles des dieux orientaux. employaient aussi soror. Dans leur bouche. 3 Fratres. 4. sans crainte de se tromper. V 7487. et C'est le seul exemple. p. et mieux nature des rapports qui unissaient bien des indices prouvent qu'une grande fraternité régnait dans leur sein. A la vérité. p. Just. fratribus suis (collegium Velabrensium\ . God. 319.

— Sur l'emploi de ces termes par 57. /. amici : [c\onvictores civ[e]s. : Très fréquent V 4501 lanari pectinari sodales. en (XI {Congrès scientifique des 1891). Etc. et 4540 L. aux collèges obligatoires et héréditaires voyez la III e partie. III 2509 peto vos.. VI 6220. Collègue universi. l\< siècle La transformation du paganisme au catholiques. Sitteng. Voyez nos Indices et Liste (Composition des collèges des collèges funéraires). 276\ 24. dans soda- VI 467 . logie (cfr. XII 581t a. Consacranei. des collèges profes-. 292-293. XII 3335. les fidèles de Mithra. Cfr. avec table..). V 7372. com. c'est-à-dire amis. P. pp. — Sur 1 mot frater chez les païens. Vil 1039. 157). sionnels et funéraires s'appelaient ordinairement collègue c'est-à-dire membres du même camarades et amici 3 ou sodales les *. sumo. sacrali. est douteuse.( 330 ) empruntés par firent plus les sectateurs de Mithra aux chrétiens. p. Minut. Voyez supra. 67. 275. V 4483. Bel. Allard. aquarii. et le le préfixe sum. pp. On trouve encore et : mentionnent déjà cette et y - collegiati et corporati. Notizie. 2109. Orelli. 120 et 398. cum 9. n. fratribus et sororibus. Licinio Secundo — collegium amico. collège mithriaque. Bull. culte de Bellone. fratres. XII 5379. Le terme sodalis. voyez : Wilmanns. 2 : peto a vobis. 5 Amici subaediani. : compagnon de Festus. V 4001. Socii. IX 460. 1 5550 : . 1 L. II. et les auteurs Saint Augustin. de sum verbe edere 245. ils d'un emprunt Les membres collège . et pp.. Amici : (fabr. . parmi plusieurs autres. III nos Indices (Composition des collèges'. P. X 6699. cités supra. G. VI 377. voyez I. fratres. p. et Isidore. 340. mots qui s'appliquent. au . p. Allard. Félix. 1164. 143-147. 2. — L'inseription : du collegium fratrom sellariom 344' le est fausse. VI 338. X. 2318. : Sodule* sunt qui ejusdem collegii sunt ivoyëz supra. Gaius dit p.. 1886. mologio. Il 10332. 260. note. In Joann. rom. Voyez nos Indices (Composition des collèges). frai ri et domino suc. à qui 1. Pour l'emploi de voyez infra. 14. note. 1166. IX f(ecit) 1463: colleg(ue) b(ene) m(erenti) et collegium dendrophorum. XIV 286 (collège de Mithra). pp. 2 : (cfirisliani) se promisce appellant fratres et sorores. horrearii. c'est : un collège chrétien. V VI 9626 : Mithra christianus est. Collèges funéraires V 4395. p. L. Collègue singuli. L'étymo- du mot p. Collègue a[mico]. n. Or. VI 277. II et : cent. 319. Boissier. IV e siècle. p. vétérans.. 1880. Friedlaender. 6. peut-être contient-il et emo). collègue (chez les mensores frumentarii).ld pauci artifices Nigro damus ista sodali (fabri navales).

Jullian dit art. II p. Ce but est en réalité celui de toutes les associations romaines. indiquait une sorte de parenté spirituelle il * . donc facilement pourquoi de nombreuses corporations admettaient des gens exerçant un métier différent. : Voyez infra. VI 9384 pro sua pietate bene merenti. aussi bien des collèges. » Ce que du rôle et du but des collèges de fabri est excellent (Ibid. 955) dit « Les corpora fabrorum devenaient ainsi (par l'admission de gens étrangers au métier) des associations religieuses. : il pieux envers son collège.. p. n. exprime au moins une Dans le la protectrice portent le même ordre d'idées. Cette vie familiale a tellement frappé Gaston Boissier qu'il ne craint pas d'affirmer que le principal but de toutes les corporations romaines était de rendre la vie plus facile et plus agréable. en étudiant l'égalité. 3244. appliqué aux autres corporations. des réunions d'hommes de toute origine s'occupant de tout plus volontiers que de leur C. l'organisation n'y était pas des collèges. que comme la fraternité.. moins étendue la cité. Ce sont aussi ces fut monuments funéraires où nous lisons : Pins in collegio. pp. Nous verrons. le protecteur et nom de père et de mère. 954-956). amicales ou politiques. et surtout pourquoi ces étrangers y entraient 3. 341-345. Jullian (/. pour trouver hors de chez soi des distractions à ses fatigues et à ses ennuis. 4. C. Une preuve du dévouement que les confrères avaient pour leur collège. comme on disait Pius in suos -. « Même dans les corporations ouvrières. pour s'entourer d'amis et se rendre ainsi la vie plus facile et plus agréable. pour se faire que une intimité moins restreinte que la famille. 35. pp. beaucoup plutôt que des confréries industrielles. ce sont les legs et les donations qu'ils leur font. /.( 331 ) Iités sacrées. concurrem- ment avec ceux de patron et de patronne. on s'associait avant tout pour On s'explique le plaisir de vivre ensemble. dit-il. . étroite fraternité. : 2 3 1976. « où l'on * Voyez supra. un vain et les collèges étaient à la fois une petite république mot et que une grande famille.

commander l'ambition tions Ils satisfaction que du citoyen riche cherchait dans la gestion des foncmunicipales. Mais l'association leur procurait des avantages plus réels. l'ouvrier appartenaient généralement ils à la classe des affranchis. les collèges. sous l'Emnotamment. les collèges ne s'y laissèrent entraîner qu'à la fin de la république par les agitails continuèrent. d'acun peu de considération et même un peu d'influence. le petit marchand. avaient un caractère fort complexe et que les gens du peuple cherchaient dans l'union des avantages multiples. leur vanité y trouvait la même espéraient aussi être en état de défendre plus efficacement. la enfin de se créer dans dans la cité. » Exprimée dans peu exclusive. car et.( 332 ) est reçu à cause du métier qu'on exerce ». sans réclamer toute- . que de tous les autres. ils de former une plus restreinte. mais sans remonter à leur obscure origine. Nés en dehors de teurs populaires. considérés comme associations privées. vérité. et que Paugustalité procurait aux affranchis. ces termes. les artisans jouaient un rôle dans leur ville et ils ils se relevaient à leurs propres yeux. et se politique. où : pouvaient même. une place plus honorable. L'ar- tisan. au début de l'Empire. la société. figuraient parfois dans les fêtes publiques. à mêler aux élections municipales. pire nous constatons qu'aux temps historiques. toujours l'échelle politique et sociale : étaient placés au bas de ils voyaient dans l'association l'unique quérir moyen de sortir de l'isolement et de la faiblesse. Grâce à elle. Il se peut que la religion ail donné naissance aux premiers collèges professionnels. la presque exclus de cité ils grande cité. cette opinion quoiqu'elle contienne une nous semble un grande part de Conclusion. ils avaient la conscience étaient seuls maîtres. où ils où ne rencontraient que des égaux. leurs intérêts de toute nature. à l'occasion.

Les collèges professionnels romains ressemblaient aux gildes du moyen âge : comme elles. ils resser- raient les liens de la fraternité professionnelle. comme choses. le désir de plèbe. pour s'élever commun de la rendre plus douce leur pénible existence. étaient les sources diverses de cet impérieux besoin d'association qui travaillait la classe populaire. elles. sinon toujours. leur rôle n'est pas comparable. Mais ces ressem- blances viennent de la nature des . suivant l'antique usage. les asso- guidés par ce besoin inné. qu'éprouvent tous les hommes de la même ils condition de se rapprocher entre se délasser de leurs les idées et les eux. c'étaient des confréries religieuses. à que les gildes jouèrent dans nos communes. ciés étaient ils s'occupèrent des funérailles. tous les collèges avaient un culte. de se créer un centre de réunion.( 333 ) fois pour leur métier des privilèges contraires à la liberté industrielle. ils à s'assurer le ne réussirent et ne cherchèrent peut-être pas monopole d'un métier ni à organiser l'apprentissage. Les différences étaient tout aussi caractéristiques si les collèges cupaient de certains intérêts communs à romains s'ocune profession. instinctif. qui honoraient leur dieu protecteur. Mais l'association leur permettait surtout de donner satisfaction à certains besoins religieux. le désir de fraterniser et de telles devenir plus forts pour défendre leurs intérêts. et de bonne heure. de dont partagent fatigues avec ceux sentiments. il semble même que dans leur vie intérieure les choses du métier n'occupaient pas une grande place. . constituaient une caisse mortuaire. au-dessus du la religion. S'ils intervinrent quelquefois dans la politique. comme le furent les corporations romaines de l'Empire. D'autre part. celui même de loin. . Enfin. le soin des funérailles. de ils même que les gildes honoraient leur saint comme elles. les gildes n'étaient pas appelées à remplir des services publics. En résumé. car.

47. BUDGET DES RECETTES ET DES DÉPENSES. nous bornant n. § 1. elle détermine seulement. les effets des engagements contractés par les société. DIVERS. 22. § 3. ORGANISATION DES COLLEGES PROFESSIONNELS EN VUE DU BUT PRIVÉ ». vocant. Les Douze Tables confirla mèrent cette autonomie de manière la plus formelle : Sodales sunt. Pour atteindre ce but privé de décrire. — § 8. p. DmKSEN. ORDO DES DECURIONUM. COMPOSITION : DES COLLÈGES. CENTURIES. Cfr. Autonomie. AUTONOMIR DES COLLÈGES. ADMI- NISTRATION. C. — HIÉRARCHIE ET DIVISIONS DÉCURIES. 88-89. quam velint. quam Graeci Ixaiptav pactionem. FONCTIONNAIRES ET — § O. SERVITEURS — 7.. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE.intérieure des collèges. au point de vue juridique. -. 65. qui ejusdem collegii sunt. COLLÈGES. p. FINANCES. 4. FONDATION ET DISSOLUTION. ils si complexe que nous venons de s'organiser les collèges avaient la faculté Il comme l'entendaient. Karlowa. le 47. et p. ici à donner l'essentiel. Voyez supra. 157. TV). nous renvoyons aux 1 Indices de notre c Recueil d'inscriptions. p. NOMS ADMISSION. § 1. dum ne quid ex publica lege corrumpant Cette loi Pour cette matière. 4. — § 2.CHAPITRE II. Foucart. PATRONS. Op. — § § 6. sibi {erre. 2 Dig. les témoignages épigraphiques sont excessivement nombreux. — § \. : pp. est probable que dès l'origine l'Etat leur laissa toute liberté sous ce rapport. dit d'Athènes loi « La liberté d'association était droit commun. La de Solon n'a à contester nullement pour objet de reconnaître un droit que personne ne songeait ou à restreindre. afin de ne pas charger les notes. His autem potestatem facit lex. » membres de la .

12. Dig. p. 38 (Papinianus). VIII 2557. VI 1 10234. 14. Voyez la III e partie. et I. 924. Lœbenam. 38. p. mais eurent toujours le droit de s'organiser à leur gré. La loi des Douze Tables visait naturel- lement et les les collèges existants. 17. c'est-à-dire les sodalités sacrées corporations professionnelles. que rien dans leur règlement ne pouvait être contraire aux lois. XIV 2112 1. cette convention. pp. en effet. Il s'ensuivait que le collège qui se vouaitun culte prohibé ou qui se proposait un autre but illicite. Decrctum publicum. 1. 18. les collèges non autorisés ne pouvaient pas l'invoquer non plus. . Sous l'Empire. On deux choses sans l'autre. I . Lex conventio. 47. 182. Les princes respectèrent cette autonomie. 1. Lex. 5. X 1579. II. n'avait pas le bénéfice de cette loi. lex ou conventio collegii '. Le règlement les droits et les lixait devoirs réciproques de la corporation et 1 l'actio. les collèges se former spontanément que jusqu'en ils 64 avant notre ère. collegii le l'initiative publique ou Tous votaient librement leurs statuts. on comprend que l'autorisation soit exigée et que la corporation. 180- Dig. Cfx. ils n'y apportèrent certaines resc'est-à-dire trictions et que lorsque les collèges furent entrés au service public quand l'Etat dut recourir à l'arbitraire pour maintenir ces rouages administratifs devenus indispensables 3 En accordant aux collèges le droit de voter leur pacte. soit autonome ou non. III. 2 3 VIII 14863.. 10208. c'est-à-dire libre de se donner une constitution ou forcée fie la soumettre conçoit. 6.». !. une fois qu'elle l'a obtenue. Ils devaient observer seulement : principe jus publicum privatorum pactis mutari non potest -. 4. de se donner cette loi. 22.. mais elle s'appliqua aussi à tous ceux qui naquirent ensuite par privée. Schiess. mais l'autonomie. l'une de ces à l'approbation le n'eurent l'an droit de du gouvernement A Rome. 79. l'Etat reconnaissait leurs statuts il comme un contrat obligatoire pour tous les membres et défendait les collèges contre les récalcitrants.( 33o ) n'odroyait pas la liberté d'association. de conclure surtout . appelés paclio.

la lex du camp de Lambèse. : » VI 10234. qui uihil adversus lecem rint *. le collège d'Esculape et d'Hygie ne s'était pas assemblé dans sa schola. p]rius legem perlege intra. 8 et 23. Les cultores Jovis Ileliopolitanide Pouzzoles possésept arpents avec daient un champ de une citerne et des taber- nae. Les membres pouvaient réclamer ils justice. 2. 210.( 336 ) des membres. où C'est tout monde en prendre connaissance. d'autre part. il ne se réunissait que pour était affiché les quets sacrés Le règlement dans le la maison corpouvait porative. voisin clans un temple d'Esculape. et ceux-là seuls en avaient la jouissance qui ne contreve- naient pas au règlement : Hic ager — eorum possessorumjuris est is qui in cultu corpuris Heliopolitanorum sunt eruntve. p. et que les statuts du collège de Lanuvium prévoyaient le cas où le patron. 1. 6 nu secundum decretum publicum observare (règlement de la Caria Jovis de Simitthus). 2 Voyez supra. et le collège avait le droit d'en exiger l'observation et d'exclure ceux qui ne legi s'y conformaient pas. parfois dans un temple. Nous avons vu que l'héripour obtenir le paiement de la prime funéraire -. chapelle de Titus. Un exemple d'exclusion. 1. 268. n. n. et il déterminait certains rapports du collège leurs droits en avec les tiers. 1. p. Voyez encore Plaçait inter eis et conveVIII 14683. : On lit en tête de la lexs col- de Lanuvium Tu qui novos et sic in hoc collegio intrare vole[s. : et 272. 35. 1. qu'on a retrouvé des optiones 1 2 3 XIV 2112. et conventionem ejus corporis facere perseverave- Le vote des statuts était une chose grave le et solennelle : pour dans ban- voter les siens. * X 1579. pp. Voyez supra. n. 3. 270. supra. s'engageaient à respecter les statuts. 18-19. mais dans la temple des divi. le maître ou le créancier d'un membre défunt s'aviseraient de réclamer cette prime sans avoir heredi tuo controver[si]am relinquas tier institué avait la petitio funeris été institués 3. . 2. ne postmodum queraris mit [ . où s. atque ita accessus jusque esto perjanuas itineraque ejus agri. n. p. 1. Voyez supra.

Cic. pp. 17. IV. on devait demander l'autorisation. s'entendent. Ann. 1. Plin. 9. p. ou ou pour le ceux qui veulent s'associer pour funérailles ils culte privé d'une divinité. sub A]ntinoi parte interiori perscribi On voit qu'ils ont soin de dire que il la ioi a été établie par eux- mêmes. XIV. VI 1025I a I. Liebenam. 1 VIII 2557.. Dig. (coire) pour travailler au les commun. 22 . c'est-à-dire l'empereur ou pas de contrainte le gouverneur se faisaient ils de cas la province. : 257. 33. 54. Ainsi se Sous l'Empire. Ce sont des collèges funéraires. p. 6. Relig. 169. 112). I. 85. Constituerc. 176-177. accompli. s'organisaient comme l'entendaient. Boissieu. Instituere. 50. qui prenait l'initiative. * constitutor collegi : Numinis dominorum quod est sup templo divi Claudi. Suet. 119. Souvent c'est l'un d'eux (constitutor qui prend l'initiative et invite les autres à se joindre Quand : le jurisconsulte Neratius affirme qu'il faut trois faire personnes pour tion légale il un collège. 6. n. faut se représenter la naissance des collèges privés qui veulent s'unir Les hommes de la même but profession. p.. Ascon... 12. XIV 3659 5 G Hic Eutactus conlegium primus conslituit.. et puis s'assemblent collegi 4) à lui. parce que autrement une majorité n'est pas possible». rom.. In Pis. p. et le collège de Diane et d'Antinous avait obtenu du dictateur de Lanuvium. 292.. 6-7. pour voter leurs statuts. il ne parle pas d'une prescripfondent les collèges 6 . 50. Ad Traj. 42 (supra. qui confirmation ou la était la reconnaissance légale d'un fait 7. Supra. Paneg. 7 Tac. faut être trois au moins.. son patron. Voici donc comment *. In Pis. Pebxice.. 16. la permission d'afficher legem ab la sienne dans constitutam le temple d'Antinous tetra[stylo : praecepit ipsis -. pour ils la poursuite de leur but privé.( 337 ) de la troisième légion Auguste <. II. G.. Dig. 2 3 XIV 2112. Div.. car généralement le collège existait déjà de fait c'était l'État Rarement dans ce lui-même. 8. mais n'usait : même on les membres inscrire librement et. Jal. 1.

à n'a pas paru aux de assemblées charge. G . Ils donnent d'abord les motifs. Fontes p. 11. le membres et publiée. venaient à faire défaut. ils font savoir que. Voilà pourquoi ont conà voqué les membres qui restent. et depuis longtemps personne ne s'était plus présenté aux assemblées statutaires pour verser les cotisations. caisse en ils état payer les primes funéraires. magister du collegium Jovis Cerneni. 4. . Julius. font savoir que ce collège est dissous. I L. ils ils ont rendu leurs comptes était ceux qui se sont présentés. Par la présente affiche. disent-ils. 924 et suiv. 319.( 338 ) La dissolution des corporations établies par dépendait sans doute des pères. niagis admittilur poste recciderit et stet eum convenire et conveniri. Sayigny. qu'elles comptaient et affiliés. pp. III. ont restitué l'argent qui en caisse et repris leur caution.. mines d'or de Dacie 2 Sur l'une des tablettes de cire retrouvées dans les mines de Verespatak [Alburnus Major). omnes iimniitati sint. Sed si universitas redit. La dissolution n'avait lieu que quand réclamations des associés. 7. Gierke. collège continuait d'exister aux yeux de la même était réduit à un seul individu '. sinon loi. De cinquante-quatre membres. le collège est dissous. afin que personne ne puisse s'imaginer « qu'il a encore un collège » pour l'enterrer. même Alburnus la depuis n'est son plus entrée en Par conséquent. Bruns. cum nomen universitatis. Ulpianus : In decurionibus vel aliis universitalibus vel nihil refert. on a déchiffré la copie d'un édit daté de claves employés dans l'an 167. elles continuaient à vivre. il n'en restait que dix-sept. C. 2. et les deux questeurs. 181. l'initiative privée Tant qu'elles étaient prossuffisant un nombre de membres les disposaient des ressources nécessaires. Nous possédons un exemple curieux et d'es- de la fin d'un collège funéraire composé d'affranchis les . Valerius et Offas. 341. III. et alors elle devait être votée afin de prévenir les comme s'il celles le des tiers envers qui collège avait des obligations. p. utrum mimes idem maneant an pars maneat ad uninn jus p. par lequel Artemidorus. collègue d'Artemidorus ni (commagister). 1 Dig. 4 omnium in unum 111.

1 Voyez notre Index collcgiorum. pp. quand elles en eurent l'envie trop tard et la pour échapper aux charges. pp. ici que les Nous aurons énumérer *. ties essentielles. Sur collegius. 163-169. 135-160. 1 dederimus. Gaius. ils la liberté laissée aux collèges. Bull.( 339 ) s'il vient Il à mourir.Nous avons . . etc. 3. : comme elles renoncèrent par là même à une partie de leur liberté elles eurent des engagements siècles. pp. collècium. différaient déjà n'y avait pas de règle fixe 3 l'occasion d'y revenir et nous ne faisons •">. suppression des premiers par mesure d'ordre quant aux corporations qui entrèrent au service public corps. il comme nous l'Etat les verrons dans troisième Une conséquence de complète autonomie. Voyez supra.. Conlegium (p. colligcus. chose en cas de dissolution d'un collège C'est ainsi liers illicite par l'autorité que les collèges disparaissent. vaient un but parié de la des collèges . 10f> et 108. résulte de que derniers la loi membres la caisse. de leur dans leur orgales fut une grande variété ne se ressemblaient que dans par- Les noms que : prenaient il les corporations professionnelles . 3. 34 quodeunque nomen : ' : : — 1 : nequè collegium neque hujas modi corpus. nous avons vu que prescrivait la même '. 136. collegius. à respecter. pp. Marxien. 47. n. perma- comme celui de la societas. Dig. Aux premiers et l'idée du reste.. collignium. : Deux cas particu- pouvaient se présenter illicite et celui celui des collèges qui poursuiofficiels. à un but commun.i. partie. et afin là qu'on ne réclame pas les la prime funése partagent raire. p. sont des variantes du même nom.. 132 140. Le nom ordinaire est collegium il désigne toute réunion de personnes formée pour travailler nent et non limité. 87. 22. voyez Gatti. Liebenam. Ad Plin.. 6). Dig. com. Ti'. à la vie des 1 Voyez supra. p. s Voyez supra. Voyez supra. Appendice. collegium vel quodeunque Iule corpus.a. 1890.. ce nisation intérieure. I î-'i.. 4. dissoudre. elles furent se comblées de privilèges était le ne leur vint pas de maintint de force.

Sodalicium fullonum. 70 : Nulla societatis in aeterniun coitio G A Puteoli : socii scabillarii et collegium scabillariorum. Ordo ou collegium liaulanorum. * 5 Voyez supra. 1). VI 10231 steterit. 2. urbanorum (II 2428). X 1746.. socii coronarii. est. Sodalicium. !. xotvov.( 340 ) membres qui la composent actuellement il •. ou corporatorum. 39. et peut remplacer collegium. Quand on 1 Di(i. et /«//'a. dans leur sens propre. etc. p. employé comme synonyme de fraternité 2. X 1579 allas : qui — sunt eruntve (voyez supra. 1747. Depuis mot sodalitas ne désignait plus que les sodalités religieuses officielles. qui in hue is decuria allecti erint singulas do lego. IX 1642. VI 9405 : reliqicas : X. Silvani (VI 630. X 444 : qui in collegio Silvani hodieessent quique postea subissait. 5. Iratpîa. juvenum (V 6951). Ordo s'applique ceux qui gouvernement d'une communauté. u Voyez la III e partie. 7. n. VI 4414. Ort/o proretarum. 1647. «ruvipyiov - a-uvepyaa-îa. II vis quandiu collcgius 2102 : collegas su[cc\edentes deincepsq{uej successores. 4. parfois et en grec : crûvoooç. On/y corporis. . 336). Societas et socii indiquent. réunion est de sodales ou de compagnons de table. n. socii dissignatores. êpyao-'Ia. mais à socii est mis pour collegium °. 1643. IX 5461. le république 4. Teyv/ï. III. 338. De coll. (IX 5450). Ordo regalium. X 6094. 2 (voyez supra. une association formée entre personnes déterminées pour un temps parfois fixé a . XVII. p. p. il est semble seulement exprimer mieux la plus rare. Mommsen. quand c'est l'assemblée générale qui gouverne ont le ~> D'autres termes sont usités suivant les localités : contubernium. 8 Voyez supra. qui prend un sens péjoratif 8 : Il y a un mot qui se distingue de tous ceux qui précèdent c'est corpus [<TÙan\\uct) 9 . marmorariorum (V 7044). n. owrevvia. 134. ou collegi. sortes de collèges 3 le la dans les lois.*. on lui la donnait parfois encore sens péjoratif qu'il avait pris sous disparition des clubs politiques. 2 3 Voyez supra. epyov. Die. 7 X 3483. studium. 647). p. Voyez nos Indices. 134. 330 : sodales. 4.. p. Solis Invicti (VI 717). mais s'applique aussi à toutes les . collegium. p. awêiwo .

5. n'admet que des fabri. lielig. 255-256. de Lyon. aux inscriptions.. Boissiek. viateurs. 71-75. 955. Jollian. en effet. fabri. 76-82. Maué. la hiérarchie. pp. pp.( 341 le ) veut indiquer de plus que collège est autorisé. Savignys Zeitschr. .. Inscr. il est quand il s'agit d'un collège autorisé 1 . p. C. Jullian. § 2. Abth. pp. Les collèges professionnels. Liebenam. Vereine. 953. comme un organisme corpus. employé concurremment avec collegium. l'admi- nistration et particulièrement l'administration financière. de Boissieu. 2 Liebenam. rom. 1890. 1692. que l'on trouve dans collèges d'artisans . les conditions de l'admission. C. en examinant successivement composition des collèges. G. p. — Admission. pp. pp. fabri. et nous allons la décrire dans ses traits la généraux. n. 3 Il. 182-189. Rom. p. 7. Composition des collèges. 258-259. licteurs et crieurs publics. des membres honoraires des protecteurs ou patrons On titre est tenté de croire qu'une corporation qui prend n'en était pas ainsi le de collegium fabrum. XI. pp. on l'appelle sens juridique de ce mot. par exemple. Nous ne les citerons pas les employés subalternes des magis- trats. çaient un métier et. collegium pistorum ou : corpus pistorum L'organisation intérieure nous est assez bien connue grâce. à ce titre. il : et cependant les corporations romaines recevaient souvent des gens étrangers au métier dont elles portaient le nom 3. 952A. Gradenwitz. avaient et des membres effectifs.. reconnu et. 403. Schiess. -. ils beaucoup d'entre eux exerpouvaient entrer dans le ' VI 1002. Tel est le public par conséquent. mais dans l'usage ordinaire. comme les autres. doté des droits qui constituent la personnification civile.

à Aquilée. ville un une fabri et les centonaires. les fabri tignuarii ont pour collègues un naires de : fabricant de vaisselle et de fine poterie. se faisaient parfois admettre dans une corporation quelconque pour jouir des avantages de l'association. WlLMANNS. lu! 4 Allmek. 170 exercens . VI 1892. Mus. A Carnuntum. Margarir tarins.). à Rome. Un lictor curiatus a sacris publias —. et nous en trouvons parmi les joueurs de flûte. VI 1925. VI.. 55. 3569. 2 3 Mcrcator olei hispani. apparet est decurio conlegi fabrum ferrarium. parmi les fabri. VI 1935. p. à Aquilée : un vétéran qui est dolnbrar(ius) col{legii) fab(rum). n. et même de véritables col- ceux-là n'avaient pas besoin de se faire recevoir dans quand ils allaient habiter dépourvue de collegiumveteranorum. 54-55. 3554. III 11223: un autre part. Maué.( 342 ) collège correspondant i. 42. A Lyon. VI 2854. ou peut-être col(leyiorum) veteranoru{m) (et) centonarioru(m). un négociant en sau«d'une habileté incomparable dans l'art de façonner le fer*». un : vétéran semble III être d(ecurio) c(ollegii) dent. 184 juvenis incomparabilis ingeni ruriae. Musée de Lgon. viator qui es et pr. Rhein. Coacior. p. est mag(ister\ du collegium conveter(anorum). puisque chacun de ces deux collèges se trouve à part. ou plutôt col(legii) c{oloniae C{arnunti). 1975. Les vétérans. : : : arlem cretariam. pp. enfin parmi les centeCarnuntum 3. A Aquincum. Etc. Il est vrai que la plupart des décuries d'appariteurs ne formaient pas seulement des corps administratifs. Une inscription d'Amsoldingen nous montre qu'une corporation de ces mêmes artisans avait parmi mure et un jeune homme 1 VI 1802. II 166 negoeiator muriarius. Les exemples ne manquent pas dans les inscriptions. 2228. D'autre on trouve un [m]ngister vet[er\anoru(m) centonarioru(m). : artis fabricae fer- . Cfr. Voyez supra. VI 1936. Mommsen. à Rome. les appariteurs religieux constituaient lèges -. Vereine. rans sont chefs ou patrons d'un collège industriel 5843. à Aquincum. mais s'occupaient aussi de leurs intérêts privés. 3923. III 4496a D'autres vétéIX 1459. V 908. Les artisans trop peu nombreux pour former un corps agissaient de même ils entraient dans un collège de leur choix. 1848. 11189. VI 1872. XIV 296. parmi les collège d'artisans. 2239. deux III vétérans sont enterrés par les fabri et les centonaires. I 1436.

V 82 * X G699.( 343 ) membres un Lydien et son fils. 8 Marquardti Priv. Le collège des fabri tignuarii de Luna possède 3. Il . V 908 dolabrar(ius) col(tegii] fab(rurw. 375i cite encore Crut. A Pola (V 97). 694. 2 p. 212 : artis aurifex. de Rome-. selon quelques-uns. une perche et un quart de cercle il ressemble singulièrement plus à un arpenteur qu'à un charpentier. A Aquilée.. et Crut. Enfin. . dit C. on lit qu'il appartenait au cottegium harenariorum. Helv. 5 IX 3938. p. C'est un sévir Augustalis et dendroforus Albensis. /. représenté avec un centon et une hache. à Arles. 261. 7. des chasseurs de bétes harenariorum Romue. Cela semble — . Remarquez qu'il n'est pas seule- ment membre du collège des dendrophores. Julijan (/. orfèvres tle leur métier '. à moins que le mot dendroforus n'ait ici qu'une signification religieuse. II 181 WlLMAXNS. 715. mais dendrophore luiétrange.. /. 307. même. 6 XII 722 doctior hoc nemo fuit potuit quem vincere nenw. et il regardé par tous comme un maître en son surtout habile à construire des machines hydrauliques et à installeras conduites d'eau ". deux décurions qui sont qualifiés de médecins la Un membre était corporation de ces mêmes fabri tignuarii. : : Allmer. voyez infra. les utrieulaires avaient admis toiles et et dans leur collège un marchand de laine On peut croire que ces artisans un peigneur de marchands n'avaient les bienfaits pas trouvé de meilleur l'association 8. Ce seraient. moyen de s'assurer de Ils pouvaient aussi avoir d'autres raisons qui 1 Mommsen. 235. [tmmulanus) de *.. qui est apocryphe (VI 738*). XI 862. Trad. A Pola. organa qui nosset facere. 18-2: negotiator [ar\tis prossari[ae]. Inscr. à Lyon. le II. /. 349. 3 XI 1355. Un cuisises nier était diuiii dendrophore à Alba Fucens 3 Les menuisiers [subaed'Antium rendent les derniers devoirs à un changeur . à Ostie. était art..). b.. p. un membre du collège des fabri est représenté avec un rouleau de cordes. Voyez supra. Sur la tombe d'un marchand de laine.. 2240. 6. Sur les côtés de la pierre. on lit : Coco optimo. Sur le n° V 7044 tesser^aria) lignar(ia). Il 7 : lintiarius. p. qui n'est pas dans Corpus. : : . il y a peut-être un ful(lo) dans add le même collège. aquarum aut ducere cursum. negotians {ex) colleg(io fauves dans l'arène 2 : lanarius. 1 . à Modène. p.

. vina[rius et arf]is creta[riae Lug(u- dunii]. De Ceuleneer. comme nous le verrons tout à l'heure 2 On trouve aussi des hommes qui se disent collège dont les : fonctionnaires d'un membres exercent une profession différente de la leur a Rome. t. il avait au moins qualité pour être reçu et . Bull. p. Nous connaissons un exemple curieux d'un collège romain qui avait son local au delà du Tibre et qui renfermait les ivoiriers et les ébénistes. les mensae citreae . fait dans ce cas. de l'Acad. 723. Voyez supra. n« 7. Marquardt. étaient montées sur pied d'ivoire. à Alba Fucens. Trad II. soyez A pp. deux ou plusieurs métiers tout à divers. VI 641. Mitth. puisqu'il était aussi naute du Rhône et qu'il y avait un collège de nantae Rhodanici i. mais ses statuts défendaient à ses curateurs. n° 2. pp. de bêtes de somme étaient associes avec les cochers ou loueurs 1 Allmer. 11 II 166. 173 : n[egociat]or p. ci p. Priv. à Ostie. Il semble qu'à Lyon il n'était pas rare que le même homme exerçât deux négoces. 246. des Inst.. 1. sous peine d'exclusion. cela arrivait souvent. 280-201. de laisser entrer un autre artisan A Tibur.. Ce n'était pas ce motif qui avait guidé le marchand de salaisons de Lyon. des étrangers. 11 y avait des rapports entre ces deux métiers. t. de Belg. XXI. 18-25. 1891. le un bate- du Tibre 4. Bull. 3 Voyez infra. XXII.. Sur lès citriarii. un :i . » IX 3023. p. 2 Allmer. on connaît deux marchands de perles qui sont présidents à vie des dendrophorcs à Alba Fucens.. les loueurs •>. p. 1890. 8S1. 288 : si alius quam negotiator eborarius mit citrïarius per [fr]audem curatorum in hoc collegium adlectus esset. il par exception sans doute. XIV 4234. coin. y en a qui sont composées de deux métiers similaires. dans deux ou plusieurs collèges. 384. 10-25. vétéran préside lier le collège des fabri tignuarii . uti curatores ejus [cau]sa ex albo raderentur ab online. et marchand de blé préside collège des boulangers On ne trouve pas seulement des corporations qui admettent.( 344 ) nous échappent. n. à Ostie. II-'. roy. 1890.

V 5765. M. IX 5853. [itjemque artificum tectorum. IX 1459 : collegium : dendroforum itemque fabrum. Le Digeste nous en fournit une preuve : nouvelle quand certaines corporations obtinrent des privi- lèges attachés à l'exercice du métier. Il vient de menNous ne savons sur quoi G. dit Pline.. défendait l'entrée du collège aux Ego attendant.. . 12 — : étrangers au métier qu'on y exerçait. 4. d. sous l'invocation d'Hercule tenaires ne formaient qu'un seul et '. arch. 870 c(olIegia) et) c{entonariorum): : III 4496 a (supra. mais les artisans seuls jouirent de l'immunité étrangers tur 3 . deux collèges se rencontre aussi à part. Il s'agit de deux collèges Allmer. 3). il ne leur fut pas défendu de recevoir des étrangers. collegiis Nec omnibus promiscue qui assumpti sunt in lus immunitas datur. l'intérêt En tout cas. s'appuie pour dire « La loi promulguait des peines sévères contre ceux qui se faisaient recevoir dans une corporation ouvrière quand ils étaient Dig. XI 970. 33. V>. 342. Boissier tionner le fabrorum corpus. ailleurs. dans les autres inscriptions. et cent. sans quoi d'être. et nom de ces collèges n'aurait plus eu aucune raison des confrères l'exigeait d'ailleurs aussi. A Salona. » Rev. Pais. - .( 345 ) de voitures. 5738. f(abrum * à Ligures Baebiani. d'ordinaire. p. n.. L. : corporations la étaient libres. plupart des le membres appartenaient au même métier.. 50. 5. Cfr. Il est probable cependant qu'à tout prendre. à Trea. Sitt. III 2107. à Trea et à Regium Lepidum distincts 3 . qui est in cisiaris tiburtinis flerculis. ne quis nous en concluons que. leurs collèges sont bien Tout cela prouve que étaient les corporations ouvrières des Romains peu exclusives. 16. le mot collegium chacun des est abrégé... on a un dec(iirialis) coll{egii) ou collxgiorum) fab. Les (abri collège et les à cen- même Milan. Il arrivait parfois cependant que l'empereur. à Milan.. 3 Nous le montrerons dans la III e partie. p. nisi faber recipiales en accordant l'autorisation. 1872. ad Traj. 2 Friedlaei\der. sed artificibus dum taxât.\\ 185 distincts dans les inscriptions suivantes : : corpus fabrorum tign.. 93. à Regium. p. K Epis t. 6. le rien ne permet de croire que les collèges portant nom d'un métier étaient formés des possessores affectés à un service 1 VI 9485 : collegium jumentariorum.

I 1540 =! XIV 2875. chacun était ou de n'y pas entrer. Abth. avait quatre magistri quinquennales. III. et non d'artisans. tout cas. VII 518 Vitulus argentarius caelator hic situs est. Wallon. mdgistri affranchis et deux ministri esclaves 8 tandis que le col- lège des foulons. 955). parce que et. Voyez III" partie. Jullian admet aussi pour les fabri 3 * L. Les coques la dans la même ville. lanari pectinar(i) sociales. l'intérêt les attirait. à Spolète. atriensis. etc. 1129 pp. à un esclave.. les cisiarii de Prénestc ont deux . comme le prétend Rod- bertus [ . p. les VIII. M. 1867. ont quatre magùtres esclaves. 421. etc. les autres collèges où le même phénomène 2 se présente. et I note. II. libre d'y entrer dans le collège de leur profession. (sic).. p. (l. à Itome : : D. n. mais c'est probablement un collège domestique. l'un affranchi. 168 451453. deux affranchis. les bouchers deux magistri. 62. XI. Voyez supra. Plus tard. Ephem. p. pouvaient recevoir d'autres artisans que des fabri. mais cela dépendait d'eux.. [lanii) à la ont même la république. corn. les foulons un esclave de la ville 7 et l'on trouve x. : VI 167. n'avaient pas ce motif. 6 7 1131 = XIV 2877. 188. Cfr.. ainsi que sur celle des fabri tignua- 1 Rodbertus. à Caesarea. dont trois affranchis et d'Aricie ont pour curateur un esclave G. I 1406 = : XI 4771. Felici ex corporae subaedianorum. K I = XIV 2874. 8 XIV 2156 collegium lotorum.. 1800. C'est ce que C. l'autre époque. Bull. p. V 4501 p. . . l'exercice y d'un métier n'était pas interdit en dehors des corporations-. 1888. certes. 468. Les lani ont quatre magistri affranchis. . chap. Il est probable que tous ou presque tous les artisans et commerçants se faisaient recevoir les Comme collèges se formaient librement. Zeitschr. cura conleci fabri argentar. 77) fait observer étant employés comme En pompiers. Recevait-on les esclaves 3? Sous romains esclave * . . Cfr.( 346 ) public déterminé. Ni l'État ni le collège ne ibrçaient personne de s'affilier. Mommsen (Saviynys que fabri. des esclaves parmi les cardeurs de laine de Brixia 8 sur la liste des dendrophores de Luna. Rom.

Cass.. ne prouve nullement que de ces collèges 3. Cfr. Y cela avait-il des conditions d'âge? Nous avons vu des collèges s'occuper de l'enterrement des enfants de leurs membres mais . p. et trouvaient dans les collèges les libres. 77-78. p. XI 1355. III. mais tant qu'elles restèrent 1 XI 1355. 81-8-2. 109. de corps. 6. mêmes avantages que les hommes la De leur côté. 3. De p. supra. faisait leur procuraient un il profit Quant si à ce qui se dans la réalité.. 2. Wallon. 22. St-V. 24.( 347 ) rit de la même ville nion de Dirksen et de L Ces exemples sont contraires a l'opiMommsen -.. 47. il. toute la famille fit du corporatus en libres. Au IV e siècle. IV. 39. . qui pensent que les esclaves pourquoi les col- étaient exclus des corporations ouvrières. Marquardt. Dio. Dionys. on cherchait encore à faire admettre ses esclaves aux distributions frumentaires. auxquels ne répugnait nullement de sympathiser avec leur anciens La loi confrères dans l'esclavage. 2 3 * Dirksen. on les forçait de rapporter leur part au logis. dans la plebs. Supra.. Theod. est probable que les les riches la race servile. coll. pp. permettait sans doute aux 3. les petits arti- sans libres étaient. 17. p. 5. 277. Mommsen. I. Soet. 21. Et lèges des petits artisans n'auraient-ils pas reçu des esclaves aussi bien que les collegia iis tenuiorum ? Les esclaves exerçaient divers métiers. b. 42. des affranchis. corps de métiers. pour il plupart. Et ceux-ci n'avaient garde de refuser les distributions et repas réel *. 3 : Fortunatus Augiusti servus). Aug. 156. comme aux : collèges funéraires de receles voir des esclaves avec la permission des maîtres. — On affranchissait les esclaves et pour qu'ils pussent participer aux distributions de blé III. si fréquents.. les artisans marchands repoussaient toujours proprement dits les gens de accueillaient parfois. Hal. et la note. I. partie de toute nécessité . 7. Dig . pp. Voyez supra. l. les femmes les et les enfants fissent partie Quand corporations devinrent obligatoires et héréditaires. 14.. Cod. 6 452. a.

p. 1 Dans les collèges. qui reprobavit prolixae vel imbecillae admodum le aetatis homines (Die. V 5869. 3458* [sodalitas pudicitiae servandae) est fausse. 226. G. 200. c'est une protectrice (patrona) 6. Gradenwitz. L'inscription cTOrelli.. IX 2480. à fils suite d'un nom. voyez .. 50. une femme du collège. 251. patrons du collège. III. IX 4697 Mulieres. 2 VI 7861. des enfants . Nous avons à Rome des sociae mimac*. et à La dédicace est faite par les douze centuries à Cissonia son mari. j\iliis). mort à 19 ans.-V. 3 VI 2192 : dectirialis) çoll{egii) fid(icinum) nomanorinn). Gallistratus).. /. p. Antonin le Pieux avait défendu. major. 272. où le père est inscrit riuii et XIV 3649 (Vrsus — habens filios III) sont du IV e siècle. distinguer le du père ou et : le frère cadet de l'aîné On entrait par le choix il est sûr que certains collèges recevaient même nous trouvons à Rome un membre du collège des joueurs de lyre mort à huit ans 3 Toutefois. junior. 1. (St. 1890. On a cru trouver une femme dans le collège des fabri et des centonaires de Milan et dans celui des marbriers de Turin. rom. 4) lit. à Saepinum un collegium cannoforarum 5. Lisez : Junoni Cissoniae — (centuriae duodecim) ex coll(egio). mais il voulait les empêcher de jouir des 1. II. 6 V 2072. Antonin Pieux ne voulait pas fermer l'entrée des collèges à ceux que leur âge rendait incapables. /.. 2. p.( 348 ) il n'en fut pas ainsi '. 9405. Les professions réservées aux femmes s'organisaient aussi en collèges.supra. p. n. à tort sans 9407 : un decur[io collegii] fabr. privilèges. 2401 — = VI : Cfr. ut divo Pio plaçait. 12. 245. n. 6. n. senior. 80. Cfr. XIV 44. Les inscriptions IX 2998. c'est probablement une exception. VI * 5 Le culte. car c'est par exception que l'on trouve sur les listes (alba) antérieures la au IV e siècle les mentions filius. à qui l'État accordait des privilèges pour un ser- vice rendu. 6. p. VI 10109. et dans le second. Relia. Roissier. pour 2. Marquardt doute: d{ecurio). tign. mais dans le premier cas. . XI. du moins avant le quatrième siècle. Mais les collèges composés d'hommes admettaient-ils des femmes? C'est peu probable. '246. au contraire. de recevoir les entants et les vieillards : nec ab omni aelate âllegi possunt.

294. A Sassinum. que chaque membre fût mais 1 sodalici uni) 1 5 Dis M(anibus) Anlistiae. mais cela ne prouve pas qu'elles en sont membres. VI 4497. V 5272. Ugernenses ob mérita. p. VI 10331. Collegium mulierum. Voyez la III e partie. A Ostie. 7 XI 5223. V 4211. V 992 = 8307 c'est femme 6 un legs à trois collèges dit : jidei vestrae collegiali com- mitto ut (Bormaxn. VI 4019. VI 10342. on trouve dans les collèges beaucoup de gens qui sont venus s'établir dans cette ville (Luguduni consistentes). V 7044. 5744. curator. composé de locataire de deux fosses (fullonicae) appartenant à l'État. 24). decurio. déterminée soit . On rencontre plus d'une femmes à qui un collège rend les derniers devoirs fois des ou élève un monument commémoratif. 1. Le collège élève le monument à Antistia.ou d'une bienfaitrice qu'on veut honorer 3. quaestor. Pour ce qui concerne les le domicile. les Indices (Finances. quinquennalis. A Lyon surtout. 277. En ce point. les donc des collèges funéraires qui admettaient collégiales les femmes et leur confiaient même des fonctions 6.'iO. Feronenses aquatores. XIV 256. soit au moins par leur résidence '. une . tous membres appartenaient a la même par leur oricondi- gine. Enfin toute corporation pouvait imposer foulons. 185. exigeait telles autres tions qu'elle jugeait à propos. p. il y a des femmes parmi qui fait collège funéraire un composé probablement de foulons. H faut enterrée par les soins en dire autant de celles qui font des libéralités et 4 aux confrères de celles à qui le collège érige collèges d'artisans différaient une statue 3. etc. VI 8639 = X 6637. VI 10423. nous verrons que chaque collège professionnel appartenait à une ville cité. 21383. Voyez supra. VI 2288. 9044. 148. add . il y a des pérégrins parmi les [abri navales. * 5 X 7. Ainsi le conlegium aquae de Rome. XII 2824 D. tesser(ariae) lign(ariae). Schiess. Hagistra. VI 10309. Remarquez ob mérita. note 239. M. Cultrices collegi Fulginiae. 75. * . 103. Inscr. Lisez marmorarior{um). Mocciae C. Sitvinae centonari : : /'.( 349 ) du collège *. — A Aquilée. XIV 3677. sacerdos. il peut s'agir de la femme d'un confrère . honorata. Sassinates. les Voyez Honneurs décrétés).

liberi. Pline trouve que le nombre de 150 pour un collegium fabrum est peu considérable 5 Nous avons quelques données certaines ne pouvait être dépassé . 14 et suiv. 5 6 Pi. nec erit difficile custodire tam paucos. parce que l'exercice du L'État seul. « VI 10298. 93). èpav[t<r]rûv.. faisant sa donation au collège funéraire d'Esculape et d'Hygie. 36 noms. ils aucune raison de le limiter. XI 1354. chacun pourra léguer sa place a un fils.. I. Mommsen. 181 membres. XIV 150. 5-7 : Schiess. 33. les confrères se à préoccupaient vivement du nombre des Rome. 1 1. /. sociétés de secours mutuels n'avaient Sous l'ancien régime. A Cumes. Pi. adlecti scaenici.. acceptores il reste 12 noms. voyez supra. IX 3188. à Antonin le Pieux [€]orpus centonari[orum] indu[lgentia [constiiuto]. membres. fixait parfois un chiffre qui *. à un de ses affranchis. 60 A Corfinium. avait une tendance il à intervenir quand octroyait l'autorisation. XIV 2408. 2 3 De En même les éranes grecs. p. Att. aux pre: miers siècles il de l'Empire. VI 1023!. A Ostie. ej]us \c]ollegio hominum [centum? dumtax]at .. dendrophori. en 167. à un frère. 1. . Cfr. sions nous expliquer cette exigence tion des garanties de les Il n'est nulle part ques- moralité que réclament généralement et corporations du moyen âge -. ordo corporator(um) qui pecuniam ad ampliand(um} templum conluler(unt). 73. 3700. : A Bovilles. A Ostie. liste XI 1355 a : incomplète du collegium fabrum tign. dendroplwri. il reste 23 noms. p. que demandent nos affiliés. tra ils seront remplacés par adlectio après leur décès on n'admet- que des hommes libres ou des enfants des membres. métier ne dépendait pas de l'affiliation 3. X 3699. Salvia Marcellina avait imposé ces conditions : il n'y aura que soixante . C. en 140. in. 87 noms. .- ad Traj. A Lima. II 1107.( 350 ) la nature de ce collège est trop obscure pour que nous puis'. in. III '23 : No'jao.. 159. De coll. en laissant la moitié de la prime funéraire à la caisse. XIV 246 et la note. B 6. p. /. . operae urb[is) scabiUar\û) membres. Ep.

en Relg. la dixième avait vingt-deux membres de nouvelles entrées. 125 membres en et la note). on arrive à douze cents A. 403. 16 noms en l'an 200. deux métiers divers. Au Au Portus. de 1.< 1888. ordo corporator(iun\ lenuncula[rior(um)] pleromario- auxiliarior{um) Ostenisium). mais surtout à Lyon. 10300. s * 5 hommes par décurie. VI 1060. il XIV 256. XIV 257. et 258 en Fan 192 (XIV 251 A rum Ostie. XIV 4234. 253. corpus fabrum navalium.500 A Home. est mar- chand de blé président des boulangers Les bateliers du Rhône et de la Saône étaient presque tous négociants en même 1 II y avait soixante décuries. à Nîmes et à Arles. p. et l'on prévoit en comptant seulement dix (C. C'est ce que font surtout les fait armateurs le Un naviculaire de l'Adriatique commerce de et vins *. Portus. ordo corporatorum lenuncularior[um) tabularior[um) mxiliare(n)s(ium) Ostiensium). de Boissieu. 9405. . 2 Ce collège avait douze centuries divisées chacune en dix décuries. p. l'an 152 (XIV 250). 3%0pleb(ei).publ. un batelier du Tibre 5. et les notes. collegium fabrum cl centonariorum en avait bien 1. le tignuat iorum pouvait avoir près AiMilan. le collegium fabrum membres '. 635).( 351 ) A Oslie. Nos taires sociétés de secours mutuels défendent souvent aux sociéd'une autre société de ce genre : de faire partie la fraternité. 153. corpus st\uppatorum\. Le cas se présente un peu partout. p. et les bateliers. n'en reste aucune trace. A Ostie. reste 2i noms. Voyez notre article dans la Revue de l'Instr. paraît il que les collèges romains n'avaient pas ce souci du moins. Bien au contraire. . aussi bien que Il la prospérité et le succès de l'œuvre pourraient en souffrir. Généralement il s'agit de commerçants et d'artisans exerçant à la fois deux négoces différents. V. XIV 252.200 2. de Lyon. Cfr. L. nous rencontrons beaucoup d'hommes affiliés à deux ou plusieurs collèges à la fois ^. VI 9862. /. Imcr.

2227. 276 et 342>. II 171. ce qui prouve que le même nom était souvent porté par deux personnes à Ostie. » « XII 1898. XII . notes aux numéros 252 et 256. Julius 256. pp. 3 178. 3569 (Voyez supra. a Lyon.. Un naute de à Arles. XII 1005. Allmer. II 188. XII 731. de Lyon. 167 = Wilm. est aussi faber tignuarius à Lyon ?. 2228. II Faber tignuarius. fois par ces — III 2107 fabr. Tous ces négociants 1 A. A dec(urialis) colliegiorum) ou coll(egii) Aquincum. les listes des sentent souvent les Corpus. 2 Allmer. Un centonaire de Vienne et un autre de Lyon sont fabricants de saies 8. XIV 160 à dans une même liste (XIV 256). Il est aussi patron des utriculaires et des fabri de Lyon. Aetrius Verna figure parmi les fabri (XI 5748) et parmi les centenaires (X 5749). Inscr.. Allmer. II d. fait le commerce la de vins très et importe l'huile de la Bétique Un négociant de splendide corporation des Cisalpins et des Transalpins. à Nîmes. de Boissieu. pp. 1. II = C. marchands de blé sans doute.. A Sentinum. Voyez Dessau. Mais : : 10 XIV 363. Quelques-uns ajoutent plusieurs de ces négoces importants à leur profession de nautes un naute de la Saône est à la fois : centonaire et marchand de blé S . 536. un autre 6. et — Les seviri Augustales forment aussi un collège beaucoup de négociants : en font partie en 523 . un patron des centenaires de Lyon est dendrophore 9. 2229. deux vétérans sont enterrés à la : deux collèges. XIV 251 à 252. trois noms do fabri reviennent aussi parmi les cultores de Mithra (X 5737). Allmer. III 3554. Allmer. . il y a quatorze noms qui reviennent deux fois. môme à Aix. temps que d'un collège professionnel 11 162-168. De même un 4 » o 7 naute de 162 la Durance. Herzog. Allmer. Narb. 2506. L. 386 et suiv.. M. 2833. ou plutôt entrepreneurs de bâtisses*. = Wilm. L XII 1898 = Wilm. 166 Allmer. II I.dJ 526.( 352 ) temps i : ils sont marchands de vin d'autres sont charpentiers 2 ou fabricants d'outrés 3. 179 Q Tullius Yitalio. membres de collèges différents prémômes noms. Gall. II 168. un même homme est mesureur de blé et curateur des vaisseaux maritimes *o. et cent. à Lyon. WlLMANNS.. A Ostie. 165. A Ostie. à Salonae. l'Ardèche et de l'Ouvèze est aussi utriculaire. à Arles. XII 4107. Allmer. Comparez XIV 44 à 256 M.

. IX 5450. mais ils les termes sont trop poratif par clairs. ou dans deux collèges professionnels. 309. 430 (= X 543). Alph. 149-151. 2 3 * Inscr. 403. 6 Dig. Voyez supra. utrklarius corporatus item nauta Druen: ticus corporatus ou bien : centonarius honoratus et sagarius ejus- corporatus *. de Lyon. par exemple.1. 23 . ejusdem corporis professions. 168. sont et présidents ou curateurs de plusieurs collèges à la fois effectifs qui ne sont peut-être le membres plus 2 . C'était contraire à s'affilier à qui avait interdit de fi. même pourvus de l'autorisation. d'aucun le du moins rien ne titulaire prouve. Allmer. comme de Boissieu). deux collèges. ils Le doute Exerçant deux entrent dans deux collèges. la loi. c'est-k-dire (et : Allmer. 22. de Boissieu n'était le dit que membre d'une corporation souvent agrégé à une autre que cela peut être vrai de ce comme membre honoraire personnage qui est gratis adlectus inter ici navicularios à Ostie et dont nous allons parler. et voilà pourquoi restreint ordinairement à ces collèges. c'est-à-dire On ne peut entrer dans deux collèges. II dans ce collège 5 centonaire ayant revêtu une fonction le croit non membre honoraire. 47. patronus n'est pas possible. sans remarquer que ce jurisconsulte dit en général : Non lieet autem amplius quam : union collegium licitum habere. qui '. negotiator vinurius — curatura dem corporis bis functus. dans deux collèges ou dans un collège funéraire et dans un collège professionnel spécialement autorisé. 1 XIV 2. même autoon la risés Marcien rapporte cette défense après avoir parlé des collèges funéraires permis en bloc. — nauta Arare navigans. 1. p. se membres effectifs de deux ou plusieurs collèges et souvent ils ont revêtu des fonctions dans l'un ou dans l'autre ou même dans tous.( 3o3 ) déclarent ou artisans. fussent-ils autorisés. II 171. XII 731. Nous verrons plus loin qu'on rencontre souvent des hommes . Le funéraires. pp. 374. : Généralement disent qu'ils sont cor- exemple :. ou encore ''>.. 156. qui exercent deux ou plusieurs professions.

C'étaient des raisons d'entrer et dans plusieurs {Contra n'aurait pas pris la Wallon peine ni le sup- Duuuy. n. Plus tard. p. 44. des et. aux premiers siècles. Zeitschr. Ephem. Gierke. l'un des collèges ne subvenait pas toujours à tous les frais des funérailles. 258. car (VI 9626). I. 211. (sic. § f. p. 147. 41. où le ciseleur d'argent argentarius caelator). n.. Ce qui plusieurs collèges à fois. La défense la nous venons de donner de nombreux exemples du troiétait antérieure à Marc Aurèle et Vérus. 3. Praef. VII 518.. n. avantages aux confrères pendant leur vie. est enterré : cura conleci fabri 25. Elle fut maintenue. 194. Cette ne pouvait avoir que d'écarter un danger et de prévenir les désordres. XII. ex corporae subaedianorum item ex corporae Perseverant(ium)%. p. Cohn. — Peut-être aussi à Caesarea. fabrum. Ce danger et ces désordres étant à redouter de la part de tous les collèges. p. rapports plus fréquents par conséquent. Lierenam. 12. n. coin. la défense s'appliquait à tous 3. n. p. 84. ' III 5637. elle eut une autre raison d'être c'est que les personnes et les biens . 3 Heineccius. Dirksen. 468 et le commentaire de G. De Kayser. 2 Bull. Heinec- cius avait imaginé qu'on voulait empêcher les repas trop fréquents et . le second se pré- sente dans une inscription de Rome D(is) M(anibus). comme : pose Mommsen. coll. 42. p.. comme attirait tant d'autres. qu'est-ce qui devait en résulter? Une les liaison plus intime entre ces collèges. g. enfin. Vereine. en outre. nous croyons que d'autre but. Mommsen. p. R. On pouvait aussi laisser l'un des funeraiicia à ses héritiers. Or. p. c'étaient les dans et avantages moraux matériels qu'ils procuraient. Vitulus. 89. Felici. III. 41. appartenaient au collège et à un service public déterminé (Dirksen) mais cela n'existait pas sous Marc Aurèle. supra..) argentar{iorum) et conleci Caesarien- simn crescent(ium). W. 1). — Les collèges procuraient de sérieux on en disposait librement : p. où un esclave la fois est enterré a par les eollegia Herculis et Dianae : l .( 354 ) premier cas se présente à Cetium. Maué. p. 1888. qui renouvelèrent (161-169). une facilité loi plus grande pour entreprises séditieuses. sième. 76. Gatti. p. alors qu'on ne la tenait plus la main à son application parce que sa raison d'être avait disparu. Huschke. 87. 96. la Mais la loi cru nécessaire de prévenir cupidité et les spéculations.

Socii désigne parfois aussi le collège. cbap. 1892. II. ex decuriis XI illa. . de L. p. ou decuria * Voyez p. fabrorum exerçons artem cretariam. 72. 141. 3 V4015. XI. qui in collegio sunt.. III 1507. mais on le trouve aussi à Ostie. Les mots collega.. Schiess. p. et Gieuke ajoute qu'il devait en être nécessairement ainsi des collèges transformés en corps administratifs placés sous de l'État. ex collegio. XI 862. effectif. n. illa. ni membre de deux la surveillance collèges. 2 Cet emploi de corporatus est surtout fréquent à Lyon et dans la . 1890.( 355 ) Les termes propres pour indiquer l'appartenance à un collège. Il ne reste donc qu'un but admissible redoutait tant. adlecti. /.. 1. deùonlegio. à Rome et à Puteoli.Narbonnaise. sodàlis. 363. la qualité collegiatus. Allmer. quae fuit corporc juvenum. ce ne fut pas la raison primitive de cette défense qui datait d'une époque où les collèges n'avaient pas ce caractère et qui s'appliquait aussi aux collèges funéraires qui ne l'eurent jamais. Mais encore une fois. II adpertinens corporis utriclariorum. désignent les membres 11 y a : entre eux. Ibid. pp. pp. comme notre mot confrère. corporis fabrum. pour désigner Cfr. collegii fabrum*. 4. colcgiarii. Les termes employés sont adlegere. ou corporatus le ou bien au -. 170. Gfr. les collèges officiels au IV»" siècle. Gradenwitz. etc. M. Voyez supra. pour désigner est rare collège utriclarii : corporati Le mot collegiatus en épigraphie inter <*. — une série de circonlocutions pour indiquer l'appartenance au col- lège pertinens ad II collegium 170. I re XIV 438. ou simplement (ex) collegio. Voyez nos Indices.. 330. qu'on partie. les Indices. 361. utriclarius corporatus. corporatus inter utri: utriclariorum ou clarios. 76-82. — VIII 6970. Cohn pense que dans deux c'était une imitation des villes : on ne peut être citoyen villes. 182 j ex numéro collegii. Ost(iensium) l . LlEISENAM. adro- les orgies . p. primos colle[g~\ialus in collegio naviculariorum Arelicensium Comment entrait-on dans un collège? Quelles étaient les formalités de l'admission 4? Celle-ci ne se faisait pas de la même façon partout. voyez la III e partie. et infra. /. Voyez « : prévenir les coalitions et les désordres. p. semblent être corporatus et pour désigner un membre corpora[tus : corporis] mensorum frumentarior(um) pluriel. XII. Nous renvoyons à nos Indices (Composition des collèges). Voyez supra. Sur l'emploi de corporatus et collegiatus. 340. ex decuria ri. de membre On dira. 360.

s'ils : les curateurs encouraient une esclave sans le amende de cent aurei. cm)). adscisco. epigr. Diz. mais.. 2 VI 355... III.qui mortui erunt. par surcroît de précaution. p. 28. VI 10395. 1. 1.-R. — Dans un collège funéraire de Rome. devaient toujours consulter les quinquennales. spécialement teurs 4. et : les admissions ainsi faites étaient sans aucun doute nulles les curateurs étaient donc chargés de l'admisils sion. 6. 72. 3S5. VI 10294. : VI 10294 socwmque mm adsciver(unt) . 1. in curant locum.. : el Dans certains alba. il y a des noms martelés (un quinquennalis). 53. Mommsen. présidents nommés probablement dans deux collèges qui étaient sans doute pour cinq ans funéraires. ils semblent indiquer un vote de l'assemblée. Dig. Recipere. Inst. agréger dant. n. allector collegii Voyez nos Indices (Fonctionnaires des p. 3 . Adsumere. p. V 61. 156). p. Adsciscere. collèges). 4. Dig. p. Dans les fastes de ce collège. p. Liebenam. 1. 1874.( 356 ) gare. Schiess.1. V. 5 Huelsen. IV. 5. 72. n. 15) en faisait des trésoriers (quaestores). V 61. d.. v.. Dit... Dans un collège d'Isis et nous trouvons des allectores. ceux-ci étaient rayés de la liste membres. par une fraude des quatre curateurs annuels. I. p. Gradenwiiv. 1. 3. L. on indique chaque année les magistri et ceux qui decuriam ancrant. 72. le ' . droit important était réservé a l'assemblée générale 1 Adlegere etadlectus sont fréquents dans les inscriptions et les auteurs. V 4048. Dans tenuiorum. 4 XIV 251. alios per suffragia substituant ce ne sont pas des collèges proprement dits. on achetait une place. c'est-à-dire adjoindre par choix ou par élection. Dr. p. Intrare. XI. e comme : Yallector arcae Galliariun. p. p. s. — C. les Voyez Indices. Cepenles collegia soin de recevoir les aspirants était souvent confié à des fonctionnaires. 287. 2 (supra. XII 3861 . Visconti (Biil!. 3. De Ruggiero. 47. 1. Aérogare. 1. St. 4. nommés pour remplir cette fonction des cura- H est probable d'ailleurs que dans plus d'un collège ce ». eux qui D'après décidaient (reciperent)... publ. 22. 6950. p. suppose qu'ils fai- saient les propositions à l'assemblée générale et avaient le droit de veto. 2 XIV 2112. 3756. 6. puisqu'ils étaient responsables les statuts des ivoiriers et ébénistes romains.dans une décurie. 170. admettaient un consentement du maître c'étaient -. Cfr. 12. Suscipere. XII. Ohelu-Henzen. s'il arrivait qu'un des étranger à ces deux métiers fût admis. 47. 138. XIV 246. 4316. 2. Schiess. 3. Mittk. 22. 1890. . 17-19. 325. 950. 50. Schiess.

de leur crédit et de leurs conseils. du : magistrï. qui se et dit alledus inter navicularios maris Hadriatici ad quadrigam vinari. Ils ne payaient pas le droit d'entrée. honoraires. lui ils un pour faire honneur. III. sans exercer la profession des confrères. deux affranchis. et l'occasion de organisation. parfois ces riches affranchis que nous trou- vons dans les collèges et et qui souvent les président -. lier pour désigner C'étaient ceux qui. mais aidaient leurs nouveaux confrères de leur bourse. les collèges avaient pris remarquer que. 155). : Citons gratis fori 3. eti dehors de son sein. Ceux-ci étaient compris parmi les corpo- ou cottegiati. Cependant V 4048. seulement ce duumvir décurion d'Ostie.( 3o7 ) Les membres effectifs payaient un droit d'entrée. 366-367. La 1 été revêtu d'une fonction 2 Honoratus désigne celui qui est revêtu et ordinairement celui qui dans un collège. Hiérarchie el divisions. dont étaient dispensés membres rati. appelés patrons. § 3. Voyez infra. p. Il faut regarder comme tels ces décurions municipaux. président et patron d'une foule d'autres corporations Enfin tout collège choisissait. à perpétuité ou passagèrement. immunes recepti immunis désigne plutôt un membre effectif qui est exempté des charges. 1 Dig. ces citoyens influents. sans chercher pour entraient dans eux-mêmes collège les avantages de l'association. ad exemption reipujusque dans les l'imitation est visible mots. a 5 Voyez infra XIV 409. car les nous ne trouvons pas de terme particu1. Cfr. pp. avoir fait Nous en parlerons après l'administration connaître la hiérarchie et des collèges. dont et il sera les parlé au paragraphe des finances. II e siècle. 4. .. : Voyez infra i Finances. (voyez supra. in cotleg{ium) fabrum. un ou plusieurs protecteurs. Nous aurons souvent étaient constitués blicae *. dans leur pour modèle la cité ils : comme une république.

divisé . 5701. Corpus. XIV 2112. 5417). 5738. 1199. religieuses divisés en centuries : Centunarii. 1. à Comum et s .. V. à Milan centon. 5817. d. voyez infra. et nous ne croyons pas que ce tut une imitation de ces décuries d'esclaves que l'on trouvait dans les familiae serviles des riches Romains.. 1 Populus désigne tantôt tous les : membres. Maué.RELLi. Voyez supra. voyez Orelli. voyez nos Indices. Y 5892. XII. Rom. les ou en décuries ou bien en Cet usage était ancien et 3. 2. Les (cen- turiae) XII coll. fabr. 97. 351. 635. VI 10234. les suivants sont qu'elles fussent professionnelles. V. Savignystift.( 358 ) réunion de tous parfois numeriis 2. helv. les membres s'appelle populus * ou ordo. centuria centonar{iorum) dolabr(ariorum) scalar{iorum). sont le probablement le même collège. VI 349 10296. p. p.egii) aerar(ii) c{oloniae) — M(ediolani). debebunt. tantôt la plebs seule. n. Voyez Mommsen dans Corpus. Collegium fabr. L'ordo nautarum d'O.. 366. 10 (246). chez les populus collegi cpuletur. ab ordine. Voyez Mommsen. p. pp. Abtk. était d'ailleurs commun à la plupart des corporations privées. 2 Ordo seul et numerus désignent tout le collège (imiversi). 4 in quo I. Inscr. e p. collège d'Isis. . 396. ou funéraires. V 5612. St. Zeitschr. Mommsen assimile cette centurie au collegium centonariorum (V 5283. : dendrophores romains.. c'est-à-dire rayés de l'album retranchés de Vordo par même 3 * 5 (Mommsen. p. 1. en douze centuries dont chacune comprend un certain nombre de décuries. 5869.. 565.. Voyez nos Indices (Composition Voyez supra. 5888. Comme le peuple aux comices et à l'armée. VI 198.. Pour le premier cas. 4075 quae divisa sunt populo per gradus : collegi n{ostri). Hirschfeld. p. Ils sont fréquents. Praef. 1191. corporati étaient répartis en centuries centuries subdivisées en décuries Clodius n'avait probablement pas innové en enrôlant de cette façon Il la populace et les esclaves dans ses prétendus collèges *. III. 140). 203'. Ordo désigne tous les membres inscrits sur l'album : ut curatores et — ex albo raderentiir là189-2. Cfr. Ti rationna populo reddere : suo notnine et po[puli collegi]. 56. Parmi les collèges industriels. Gall. Pour le second cas. . V 5446 : et hiérarchie des collèges). p. résulte d'une fausse lecture.

9408. où ont au moins vingt-huit décuries ils (XI 126). à Rome. 4131. à Mevania. à Aquilée (V 731. p. II XIV 128. (III 1210. p. et le de chacun est suivi de l'indication de sa décurie Munatius Epictetus {decurio) in d(ecuria XXX. à Rome. 1888. où 133). les scabillarii ont au moins seize décuries (VI 10145 10148. où en ont soixante. Emona 3893). 9105. 7767). Voyez les notes de Henzex à ces deux inscriptions.. ils où ils ont douze décurions. Voyez notre article dans la Rev. 7905. 2 Certaines inscriptions du collège de Rome ont été confondues avec celles du même collège à nom Ostie. 1060. 1888. 408). pp. 1888. 370. 1-4). Scabillarii veteres a scaena. et centonarii. 3678. III Fabri 2107. de l'Instr. où à sont divisés en quatre décuries. Fabri ferrarii. il reste cinquante-quatre noms. à Ravenne. à Rome. - Au n° VI 1060. ils ont trente un décurions ils (Bail. Rome 7861-7864. à Salonae. le chiffre le plus élevé est soixante. 1299). 9254). 7910). à Rome. à Rome. divisés en trois centuries. Pais 181). où (III ont onze décuries (III 1043.. XI 1355 A. 118. VI 1892. com. 1082. à Luna. à Tusculum (XIV 2630). à Apulum. 110. 9407. 1888. Rome. Le n° VI 10300 donne aussi une liste de décurions suivis chacun du numéro de sa décurie. forgerons. 160. n. joueurs de lyre. où ils ont seize décuries.. p. VI 2192. et Piscatores et urinatores. soliarii baxiarii. Bull. on a liste des : décurions. à Ostie.. 10300 2. à Ratiaria (III 8086). com. à Sarmizegetusa. 1493. (Notizie. 1 Nous admettons qu'il y a «les décuries là où il y a des décurions ou des decuriales. a • Rome Psaltae. et à ont dix-sept décuries (XI 126. XI 5054. Fabri tignarii. la publ. à Mayence ils (Bhamis. Fidicines. 330. 279). 145-155.( 359 ) Fabri VI 9404. 1494. en Behj. Un plus grand nombre ont (VI des décuries ils ' : Centonarii.. où ils ont quatre décuries. ils Fabri. . où en ont au moins treize (III 1424. à Cetium à 5659). à Ravenne.

VI 647. probablement dix *. : X 1873. collegiiun Silvani Aureliani (gladiateurs de Commode). Voyez nos Indices. 5 Pais. on a : (centuria) Cornelia. Petronia. XI 1449. comme à l'armée. VI 9405. subdivisées chacune en un nombre de décuries. Chez les Augustales. VI 10396. ' Les centuries et les décuries du même par collège se distinguent le nom du centurion ou du décurion. Dans celui des [abri et centonaires réunis de Milan. 1182) croit que c'est ordinairement decurialis. X d. sodalicium dii Silvani Pollentis : y en a trente ou trente I . il et Somnialis decuria 4 : y a un par décurie. ailleurs on a : ou dec. — Un collège inconnu de Savaria est composé de cinq curiae.. Cfr. VI 631. et decuria Berculis V 5612 decuria II ex (centuria) IIII X1[T\.( 360 ) Vascularii. sans doute du nom du centurion. L. à Puteoli. soit : ries s'appellent souvent decuriales 6. V 5869 dec(urio) dec{uriae) V ex : pr(ima) [e]x [centuria c(enturia) IIII. et supra. Dans un collège inconnu d'Herculaneum (centuria) Veneria. le plus souvent le ils ont perdu cette signification des n'indiquent pas : nombre [abri tignarii membres qui les composent le collège des romains renfermait soixante décuries dont la 3. Mommsex (C. 351. /. p. 1403. 2 5 il III 4150. à Rome ' Parfois les mots centurie et décurie ont leur sens propre et désignent des divisions de dix ou de cent membres et 2. Les membres des collèges divisés en décuentre elles soit par un numéro. pp. Surtout quand ils sont 1 VI 9952 funéraires. et on peut lire aussi : dec(urio). cul tores vingt et un noms. 181. et même les collèges qui avaient un très grand nombre de membres se divisaient seulement en certain décuries. il y avait une propre decuria Apollinaris 8. voyez nos Indices. 8178. Concordia. l'usage est on peut admettre ici une imitation de la division des familiae : d'esclaves en décuries. 6 Decurialis n'est écrit en entier qu'une lois. dixième comptait vingt-deux membres avec son décurion Les centuries sont assez rares. VI 6719. 1888. général et decuriarum vascularior(um). . III. nous pensons que c'est plus souvent decurio. soit par un autre nom dans le collège des [abri d'Aquilée. Pour les collèges religieux ou Dans les collèges domestiques. 1179 et suiv. 1874. on trouve douze centuries.

. : VI 9405. L'itération (decurio iterinn. c'est-à-dire membre du donc lieu collège des fabri d'Apulum. parce qu'il s'agit d'un enfant de huit ans. 359.. 1 10. voyez supra. 1856. : membre du ries. quater) est fréquente dans les col- lèges funéraires. n. VI 4421. appelé optio comme dans la légion. — V 5869 : (centuriae) XII ex coll(egio) fabr. à Milan. V 5738 centurio (centuriae) VU (collegii fabr. 64. voyez supra. peut être confondu avec On voit encore le V 5869 dec(urio) dec uriac) V ex décurion en rapport avec sa décurie : VI 4421. par exemple Bull. 7 Henzen (Ann. Schiess. d I. Ici nous lisons dec(urialis). à Milan. n. Ille (ex)dec(uria)pr(ima) [e]x [centuria] XII. et dans les listes. V 5612.) scabillario(rum). 2 Decurio est souvent écrit en entier. : . 11) l'infère de ce qu'un décurion donne un 8 festin à sa décurie. Le centurion et le décurion étaient probablement élus par les hommes qu'ils commandaient 7. et cfr. XI 5054 decuriae IIII scabillar(iorum) veteres a scaena. 192-193. Sur VI 1060 et 10300. un De même avec chaque décurie était présidée par un décurion. et cent. n. Liebenam. 348. appelé centurion •>. . (centuria) IIII. V 5892. 3 i 5 c XIV 160.. on voit figurer le décurion en tête de sa décurie 6. 1. V 5701 optio cent(uriae) III [e]x coll(egio) fabr. à Milan.. mais parfois abrégé decurialis. p. ils sont souvent obligés de payer cet honneur 1 VI 2192. n. 6. Ils étaient annuels et rééligibles^. ter. lieutenant. 1888. et centon. III 3893 VI 9952 : decuriae vasculario(rum). 2 III 1043 et la note de Mommsen. L'appartenance à la décurie est souvent indiquée après le nom d'un membre. . p. Chaque centurie avait son chef. ce : qui n'arrive jamais chez les appariteurs dècuriar{um) Numervs caligatorum 3. Cette désignation tient du mot collegium.( 361 ) isolés : dec(urialis) coll(egii) fid(icinum) r(omanorum) veut dire 1 . collège des joueurs de lyre romains La corporases décuTib{erius) tion elle-même est parfois désignée par le nombre de : comme c'était l'usage chez dec{uriis) les appariteurs Jul(ius) Bubalus ex XI elle d[onum) d{edit) 2 . voyez supra. et : p. XVI collège) fabrum tignuar(iorum) Ostis 4. p. corn. peut aussi l'accompagner. Cfr. dizainier. 360. et cent. p. Cependant rien n'empêche de lire ex dec(uria) XI. pp. : Ille ex decuria (secundo. p. 6.

trésorier. 3893. 181. tels que des statues. chaque décurie des fabri avait sa caisse particulière {arca) -.( 362 ) par une somme honoraire ou par des cadeaux. XI 126. et tion générale ils participent souvent à l'administra- du collège. A Sarmizegetusa. En revanche. VI 4421. suivant la ans ou tous ère propre. — VI 244. Le municipe ou colonie avait ses patrons. Chaque collège avait son commençant à Tannée de ou de sa ' V 5888. — VI 9405. fi que le temps nous a conservés. son sénat et sa plèbe il en était de même des collèges. : elles s'occupent parfois seules de l'enterrement de membres. — VI 10302. 2107. d'après VI 9404. Vereine. III 7960. * III a 2107. à chacune devait donc avoir son ces fonctions. p. Rien ne peut nous en donner une idée plus exacte jeté sur les fastes et sur les listes matricu- qu'un coup d'œil laires (alba) En effet. la cité avait encore la de modèle. Maué. on leur décerne des honneurs. réparations à la schola tels que des ou au monu- ment funéraire. e Fastus (= Fasti). le marbre les la des fastes espèce d'annuaire qu'ils mettaient à jour tous les lustres. IV 7905. Pais. : ses magistrats. 41. une double part dans les festins. 245. . ils donnent aussi des banquets. et les Les décuries centuries avaient leur administration propre leurs ticulier. VI 6719. beaucoup de collèges faisaient graver sur . une décurie reçoit un lieu de sépulture parou un autel. moins que le décurionne remplît decuriales honorent le génie de leur décurie 3 ils favorisent leur décurie la quand ils font des libéralités 4 . travaux. III 2 III s VI 244. XI 1449. 132. ou un banquet. chronologie adoptée ou sa fondation durée des fonctions présidentielles. Boissier affirme à tort. G. Dans servi la hiérarchie des collèges romains. embellissements. Les . statue au donateur A Salone. première décurie du collegium fabrum avait son patron par- ticulier §. et elle décrète une '. que chaque centurie avait son local et ses magistrats. X 6679.

p. e III. où ce col[ . parfois les membres nouvellement allons reproduire. — Ce collège fondé sous Trajan. V 5578. 5738. il comptait par lustres. L V. 14 (250). Pour les collèges funéraires. p.( 363 ) réorganisation : ainsi. à la page suivante. voyez nos Indices. sauf la troisième année où c'est un nouveau : membre qui est curateur. lit Cfr. VI 384. et Ree. Il y en a deux par an. — Maie.. 328. et C l. deux curateurs et les membres nouveaux. 327. On donne aux lignes 5 et 6. : Mommsen. més pour cinq ans. à savoir des fabri des centonaires. fragment des fastes du colle- gium fabr. p. publ. suite impériaux gravent leur calendrier spécial à la de leurs fastes des années 37-51. Liebenam. post tnterain- nam 2 3 577. puis. adlecti ». alors partout la mention Concordiae eorum. les lustre. X 6638 = I. présidents nommés pour cinq ans.supra. 635. de l'Instr. Gall. 117. 190. . les curatores XIV 258. 10 et 11. 155- les villes comptaient ab eolonia deducta. voyez fut . ou XIX et XX 3. rem. 15. pp. censor bis ad mag(istros) D'autres comptent par et années: curatores arcae Titianae coll(egii) fabr(um) eenton(a4 . l'an 137 au n° 5612 annfo) CXXXVII Concordiae eorum. — De même conditam. 1 Voyez supra. Stud. 17. lège s'était constitué en vertu de la lex Julia Comme tous ceux qui étaient présidés par des magisth quinquennales. A Antium. Pour Concordiae. tign. riorum coloniae A{ugustae) Miediolmû) ann[i) fastes CXXXVII Les relataient les consuls. chaque année. . en Belg. 689. p. * XIV 2630. faudrait Vereine. et les notes de Mommsen. 5878. Nous un fragment des fastes d'un collège inconnu d'Ostie on y donne les quinquennaux. Voyez encore VI 10299.. 271. en il de leur fusion. l'ère de Rome commençait en l'an 7 du collegium fabrum tignariorum avant Jésus-Christ. 5612. Orelli. nomLe numéro du coïï{egii) lustre est ajouté au titre : des fonctionnaires qui restent en mag(ister) : charge pendant cinq ans aromalar(iorum) lustri ereando[s] lust[ris] quinquenn(alis) XXIX -. 158. p. 1888. voyez Hirschfeld. I p. p. de : Rome pour lustre. les lustres 27 et 28 (années 124-133 de dix consuls et notre ère) pour chaque les esclaves on donne les noms de des six quinquennales. Schiess. les magistrats de et Tannée ou du inscrits.

Curatores : o M. L'album Sur les est de l'an 140.] Veratius : Hermeros [L. 15 G. 256. p. II. XIV 250. on laissait parfois aussi une place vide. Messius Apollonius Cn. 1. Mitth. M. 281. afin de des pouvoir ajouter. : XIV 286 1. cur(ator). adl(ectus). pp. on a : Nomina collegi (abrutit tig[n. 1890.]. 251. lustre. adl(eclus). adl(ectus). L. 10 C. cfr. adl[ectus). : XIV 2112. Il membres. Vallius Flavinus. adl(eetus). adl{eetus). Vincius Annianus. p. 8-9. de même : III 870. L. 2 alba conservés. Servilius Othrus.. On ajouta les noms des quinquen- nales jusqu'en 172. voyez nos Indices. C. 6150 = 7437. Quelques-unes sont affichées par ordre du gouvernement. Publicius Chryseros. ibid. llerennuleius Eubulides. : des Inst. Voyez Liebenam. dressée à un moment donné déterminait peut- 1 XIV 246. Sur Yalbum. Cornélius Pacatus. etc. par le collège et sur les monuments funèbres et les on a trouvé aussi des listes des fonctionnaires ou des membres.\. Valerius Parthenopaeus et C. Julius adl(ectus). 20 : Item [curatores quaterni? omnibus] tamis fièrent [ex al]bo per ordinem. 186. Messius Hagnus adl{ectus). Baebius Carpio. 287. — Le mot album se trouve ex ordine albi facti. 14 magistri cenarum album veteranorum. Annianus. Ailleurs. VIII 2626. A. adl[ectus). 258. 72-73. 1.] Veratius Marlialis. adl{ectus). Voyez ibidem. XI 1355. C. . C.. Julius Docimus II et P. Manlius Perpetuus. les noms L'album était la liste officielle -. Schiess. Sur les piédestaux de statues élevées scholae. année par année ou lustre par des dignitaires nouveaux '. 5-6 : ex albo raderentur ab ordine. Marcius Iiomanus. Liebenam. 188. p.( 364 ) Quinquennales) [L. C.

noms. XIV 256. Q(uin)quennales).. t. six noms. des Inst. noms. 4150. 4. II. colonnes. 4 III 633. Sergius Bictor immun(is). comme il Valbum decurionum dans les municipes. 1. 159. I. Plusieurs patroni. coire licet. 8-9.] C.] Ordo corporator(um) lenuncula[riorum] plerom ariorum auxiliarior[um] Osten[simn\ deux noms. seize noms. Parmi ceux-ci. « 2 : . treize Sur les huit autres Pleb(ei). 141. en tout cas. dans la première. 20. quatorze noms reviennent deux fois. malgré leurs fonctions. noms. quinquennales et honorati reviennent parmi les plebei. conservent leur place dans leur décurie Mais d'ordinaire XIV 2112. treize Q(uin)q{uennales). Plebs. Patr(onï). on lit : [Patroni]. : Julius Corpus sesquipliciarius). c'est qu'ils sont portés par deux hommes. fixait celui *.. Aufidio Vict[orino cos. de certaines charges d'Ostie. 1. Sous ce titre. s XIV 252. Voici celui d'un collège de bateliers d'Ostie. 14. Voyez la note de Dessau au Corpus. 1. on en tout 320 noms. surtout ceux des grands collèges celui des constructeurs de navires 2 : Corporis fabrum navalium [Portens{lum) quibus] ex [S. Ils figurent à la fois en tête et parmi la plebs XIV 256.( 36o ) être l'ordre du à vote. : Claudio Severo et C. en l'an 200 3 Ti. imposées tour tour aux confrères Nous en avons conservé Voici beaucoup. six Parfois les chefs sont mêlés à ils la foule . Hon(orati). Mitth. lit : Mater : Maria Menophile. parmi lesquels I. il y a neuf colonnes.

2858. 160 (.. cura. » o 10 est opposé aux décurions VI 8744. général les les quinquennalicii 2 . 1880. on trouve une le collège sequella collegii centona- riorum Dans des fabri tignuarii. quelquefois aussi les décurions et les les immunes. . Notizie. comme les simples soldats. ou beaucoup plus souvent l'ordre d'ansont placés les serviteurs. Puis viennent par décuries. occupentla place d'honneur. quaestores. et en honorati. III 4150. ils sont rangés collège était ainsi divisé 3. Les membres de l'an 152 qui vivent encore sont placés au commencement en l'an 192. 631. d'un même collège de lenuncularii.( 366 ) l'album est l'image fidèle de cette hiérarchie qui commence aux patrons pour finir à la plèbe. Hikscufeld. tels les A la fin scribes et les viateurs. VIII 2403). par exemple. XIV 2112.'(///. etc. 10351. caligati l0 . Voyez nos Indices. Les patrons. Y album decurionum des villes * . n. 1. qui sont en réalité en dehors des collèges. 11. portaient i nom de plebs. 6 ' l'un de l'an 152. XIV 128. p. Cfr. VI 10234. XIV 247. on les appelle caligati. l'autre de l'an 192. tore*. les simples 6 membres . 15 (251). X 1403. sacerclotes. Le populus 2 : arbitrio quinquennalis : et populi. Fiorelli. 12. commesur suivent les dignitaires plus ou moins nombreux lèges : et portant des noms divers suivant les col- quinquennales perpetui. 5. VI 647. ou même milites Les dignitaires sortis de charge portaient le nom àlwno- 1 Comparez ceux de Canusium XIV 246. généralement et le . 1. 111. 374 et les noies. 472. on que suit l'ordre alphabétique 4 . Opposés aux dignitaires. Wilmanns. XIV 250 et 251 5 avec la note. II. et de Thamugadi (X 334. après eux viennent parfois les anciens dignitaires. cienneté 3 si le simples membres. ce sont deux alba. Par curiae. plebei fois parfois populus corporati 8 9 . à Ostie. sinon. p. 2 3 * XI 1449. quinquennales ou magistri. XIV 3951-3954. Stiid.

VI 1060. 1 — : notes. Le titre tels (Vlionoratus. : Humbert. d'Ostie est indiqué par ces XIV 128. Allmer. ils sont placés après les dignitaires honorati et decurion(es) et — avant 2 les plebeii. p. XIV 352. ïnscr. der Berl. p. d. et plusieurs reviennent parmi ceux-ci. dans le gium fabr * 5 . 7 Voyez infra. II. 5 Exemple codicarius curator Ostis et {ter) honor(atus). 279. où mots numerus militum caligatorum. XIV 2630 honoratus ex lustro XI IX. même quand ils sont revêtus de nouvelles fonctions plus élevées on continués dans les anciennes 3. note au n° VI 3678. p. functus. VI 85. 1866. p. Kuhn. Dessau donne ce nom aux magistrats en fonctions. 365). helv.. 1. XIV 243-246.. . p. XIV 256.. ancien dignitaire. XIV 2408. ainsi le rector immunis bis. 212. cenaticum — les distributions 8 XI 2643. du corpus mensorum de Rome. 200. 798. Il parait qu'il en est bien ainsi au n° VI 1116 — tout le collège des f'abri et tign. VI 9044 : — duplum. 1888. Essai sur les Finances. et Huebner. Ceux qui une fonction prennent ce titre dans leurs inscriptions. Mommsen. 357. 251. le colle- Voyez nos Indices. 183. Leurs femmes sont favorisées dans de sportules. : XIV 309. omnibus honoribus per gradus Henzen. Ce ne sont pas des membres d'honneur. dans l'album du corpus fabrum navalium (voyez supra. M. procurait des honneurs spéciale sur qu'une place le Yalbum ". avait été investi rati*. supra. VI 3679 : quod — commodis dùp[lic(atus sum)]. 354.Liebenam. honoralus ter. dans les Atti. Grut. note au n° VII 103. p. quand la il devint recteur pour seconde fois *. 169. 167. honoribus omnibus apud eos f'unctus 8. p. Ber. I.( 367 ) anciens magistrats de l'Empire"-. Akad. L. les comme ont déjà géré à trois reprises d'une fonction dans son collège. S. Souvent même ils indiquent combien de fois ils ont revêlu des dignités dans leur collège. 1 = Notizie. 441. p. 165. Voyez I. parfois double part dans les sportules ou les festins 6 ? et peut-être le droit de siéger dans comité grades administratif se disait. c'est-à-dire honoratus depuis 18 e lustre de ce collège. Celui qui avait passé par tous les comme dans les villes.

la constitution des collèges resta démocratique est distinguée L'assemblée s'appelait conventus : c'est par ce mot qu'elle la des réunions religieuses dans cet article de lexcollegi salularis Dianae et Antinoi qui veut que toute plainte ' VI 10298. 1888.( 368 ) l'égalité existait en ce sens que tous aux fonctions.. Au fond. mais figurant à côté d'eux dans les inscriptions 2 . I « 3 1129 = XIV 2874. et dans certains cas déterminés i. les membres : était ordinairement comme dans la cité. Liebenam. pp. étaient admissibles (magistri) était ou curateurs de petits collèges d'artisans. 149 et suiv. cette égalité n'était qu'apparente dans les grands : collèges pour être comme les dans les cités. il fallait être riche. 75. la p. surtout dans les collèges domestiques. et cela fréquent dans les collèges funéraires. p. en Belg. S 4. l'influence des comices populaires sant et finit allait s'affaiblis- par disparaître. Voyez notre dans Rev. 3. L'administration se partageait entre l'assemblée et les chefs. 346. Nous avons vu des esclaves présidents Malgré cette hiérarchie. Toutefois on leur réservait parfois des fonctions particulières : à côté des magistri libres. . p. L'assemblée générale de tous souveraine. Schiess. Voyez supra. de l'Instr. Assemblée générale. publ. 279. on ren- contre des ministri esclaves. mais à l'assemblée générale régnait une nous allons voir que c'était elle qui décidait questions les plus graves. et elle la cité garda plus longtemps sa souveraineté que dans tandis qu'à Rome et dans les municipes. article X 6G79. égalité parfaite et admis aux dignités. L'exclusion des honneurs n'était prononcée que comme une peine. subordonnés aux premiers.

pp. 231. Les collèges professionnels pouvaient sans le secrétaire-trésorier 6 L'assistance était parfois obligatoire . p. 8-9. 924. comme les ou dans le temple du collège. VIII 14683.se: — numerum {= conventum) habennumerum habere signifie convoquer. I. Ibid. p. XI 5748 Ici : — I. parfois dans un temple public -. Numa. à Pisaurum.. pp. 22. Ailleurs signifie former un 118 collège et collegium coeant. XIV 2112. 1. pour prévenir toute surprise. licet. In conventu habendo. des Inst. In conventu pleno. La date des réunions ordiautres. pp. d(are) diebebit ' denarium unum). ratper tibus — q\nin)q(uennalem).\ Koivœvûrt. 225-226. 125 8 5 4 '• : quibus coire Voyez supra. . Notizie. quem i= quod) coegerunt 1. 1. C'était le convenue 3 . Conventum haberi. se tenaient dans la schola naires était fixée par les statuts : [diebus. 4. 7-8 : VIII 14683. 2 [eborarii citrarii). 1. 12-13 : nisi semel in mense coeant. 23-24. mais il est probable que. Coire. XI 5748. 5). : tenir 8 une assemblée. ou par les pour le président " les autres membres pouvaient s'absenter. 260. les convocations étaient faites par viateurs. 1880. 1.. 288. VI 10297. Concilium. CIL. à Volsinii. 23. 1. il Dig. — q(uin)q(uennalibus). efr. In co[nventu].y.( 369 ) et tout rapport soient faits in conventu. p. qui sont consacrés à de fraternels banquets L les Nous avons vu que assemblées profanes. XI 2702 in schola collegi q{uin)q(uennales). : pr.5-6. conven- tus diem). un décret n'était valable que si un certain nombre de membres étaient présents peut-être fallait-il les deux tiers comme dans les sénats municipaux 8. II III. 1. fabrum XIV 2112. 155-156). 210-211. 1 Voyez supra. supra. Mitth. VI 10234. si qu{a)estor alicui non niujntiaverit (scil.. p. Convenue. XIV 2112. !. cruvo'Sooç. : 4468 et note : collegia kalendarium et iduaria duo. 1-2: in conventu référât. 2-3 convenïum haberi jus. 1. ibid. II. et III. p. 1890.. et non aux jours de fête. XIV 2112. par exemple aux kalendes ou aux ides président qui fixait les assemblées extraordinaires 3. v. et § 1 : (voyez supra. 17. XI 1334 (centenaires). in it I. 924 (collegium Jovis Cernenij. 16.. Plut. 47. qui]bus legi continetur. 1. 12. VI 10294 {socii de l'an [In con]ventu. 8 XI 1354 : in co[nventu cum frequens adesse]t n(umerus) cent{onario- 24 .

50 1. dépendaient quelque peu de leurs bienfaiteurs. rom. et la forme même des statuts le montre. Voyez supra. les décisions importantes étaient prises en assemblée les fonctionnaires les exécutaient. 1890. M « 10534. 3.( 370 ) doute se réunir quand si ils voulaient pour leurs délibérations. XI 5748 : cum in schola sua freque{n)$ : numerus colhegii) fabr. ipsis constituta 3 . 560 1 collegaeuniversiconvenerunt. p. 288. Plusieurs fois est dit que les règlement est établi par les membres. aux autres Toutes générale . la votait les statuts appelés lex collegii la lex par imitation de il lex coloniae 2. Voyez supra. etc. 1. si du tout. de et l'Etat. 1. Notizie. 6-7. ceux-ci imposent parfois d'autres conditions ">. : i 8 ex decreto universorum. Pehmce. p. p.. Liebenam. municipalis et de le c'est elle qui. a Lima. ils quand les statuts règlent l'usage doivent se conformer naturellement à la volonté des donateurs. des largesses reçues. p. 1. Schiess. p. les différents articles commencent généralement par inter eis et les mots : Plaçait ou Plaçait •>. Inst. centonariorum). Boissier. Tout d'abord. . 595. 2 335. électorales et judiciaires. L'assemblée possédait des attributions législatives. convertit secundum decretum piiblicum observare rum). Sentinatium convertissent. : > p. ab *. 83. Pour le reste. 16 : ea condicione qua conventu plaçait universis. } II. 1880. I. p. p. Relig. VI 10534. Mitth. les collèges sont libres. VIII 14683. : hoc decretum ordini nostro placuit in conventu pleno. in conventu pleno collèges ne dépendaient pas ils Toutefois. 145. Supra. XI 5749 ejusdem collegi (scil. VIII 14683. XIV 5115. Giekke. d. en assemblée plénière. 79. 561-565. l'on avait limité les assemblées des collèges funéraires à ces une par mois. pp. pp. 1. G. sous ce rapport. bloc. quod gestum in est — conventu 1. 337. 350. 180-181 XIV 3115. 6 : et convenit. Voyez supra. lors de la fondation du collège. c'est que collèges étaient permis en tandis qu'on était sévère pour accorder l'autorisation *. Placuit inter ci* B a. pleno. numerum habentibus sequella XI 5750 cum schola sua fréquentes : : scribundo adfuissent. n. p.

p. pp. Zeitschr. 138-145 coin. pp.. 357 et suiv. XII 3861. p.( 371 ) Nous avons conservé des fragments de collèges professionnels : la lex de deux celle des les celle d'un collège de foulons (conle*. 278. g. pp. 280-291. les obligations et les 1 VI 10298.. 261.. et du collège de Diane et d'Antinous. 3-7. 103-107. p. ibid.. en 136. XV.. Cohn. on est frappé d'une qu'elles sont incomplètes. des 287-304 (Huelsen). 4. régulièrement en indiquant nettement le but de la corporation. VIII 12574. 234. W.. les fonctions des chefs et des serviteurs. Mittk. Nous possédons ensuite règlements de plusieurs collèges militaires de Lambèse. Rome. en 153. Zeitschr. les causes d'exclusion. W. p. 5. 345. VI 1932" = 5179 (dans un colom- X 1579 : lex et conventio corporis Heliopolitanorum (marchands syriens de Pouzzoles). Zeitschr. c'est ces leges cottegiorum. 203.. Notizde. 72-83. p. 315. pp. 1890. Schiess. R. le Mommsen. — pp. Oe Ceuleneer. De 98-115. W. g. « VIII 14683. . 2 /. XII. XII. 1870. 17. Borsari. der SavignystifL. 1887. en 185. Sous Hadrien. XV. Bull. Bruns. 326. Rudorff. de la f. 318. pp.. Ceux-ci sont divisés articles. et Abth. Fontes'-. (>.. Inst. coll. gium aquae) dont la nature est fort obscure et ivoiriers et ébénistes romains 3. Bull. pp.. XI. Bull. 1891. f. Et notre article cité supra. Gradenwitz Mommsen). fin de la république.. pp. pp. del Inst. 3 XIV 2112. Huschke.. f. roy. p. Mommsen. 3 L. dans Bruns. p.. pp. et dans Corpus. de l'Acud.. Allusion à des leges ou fragments baire). 139. chercher un ordre suivi les statuts ne faudrait pas y ni un règlement parfait. pp. " 2. ib. pp. Voyez supra. ibid. que nous avons déjà expliqués à Les mieux conservés sont ceux et de deux collèges funéraires. Bruns. 1892. du collège d'Esculape d'Hygie 4. 82-83. di diritto rom. 185 et suiv. à Carthage. n. comme dans Il de nos associations actuelles. g. 309-312. Rom. R. (0. 1(51-167 (Gatti)s Les articles suivant: reposent sur un texte incomplet et en partie fautif com. VI 10234. 322. 1887. on peut en rapprocher de la curia Jovis de Simitthus. R. Cfr. 1891. 4 Voyez supra. Bull. curie électorale organisée en collège funéraire Quand on examine chose. Bruns. Zeitschr. p. 1890. : p. les conditions d'admission. à celui Lanuvium s . /. n. 101.

VI 10234. Rien de le pareil ici.. d. 3 /.000 sesterces reçus de Salvia conditions imposées relativement aux Marcellina et de P. exhorte les confrères à payer un une longue vie au collège on voit qu'ici même le but n'est énoncé qu'indirectement. 1 La lex coliegi Aesculapi ri Hygiae (VI 10-34. Mitth. 1. 1890. Droit d'entrée *. Même silence contributions avec zèle afin d'assurer aux défunts et : enterrement honorable sur une foule d'autres détails qu'on s'attendrait à trouver. ô-7. Aelius Zeno : membres nouveaux. la vanité du donateur y était intéressée et c'était aussi une garantie pour que sa volonté fût respectée L Il est possible que Il le plus sou- vent les statuts n'étaient pas gravés ni affichés. Voici les détails que nous y trouvons réglés : Formalités et conditions de l'admission . 2 XIV 2112. 1. Le collège d'Esculape et d'Hygie n'en dit pas un seul mot.. . cas d'exclusion . Mitth. I. XIV 2112. 1.. 1-3 (eborarii). I. La coutume suffisait et l'on n'insérait dans les statuts que ce qui était tout à fait particulier au collège. L. 1. 3-7. 14-16. aflichées à propos de largesses reçues 1. c'est à peine si l'on clairement connaître seul cite but du collège. n'y a donc pas lieu de s'étonner qu'on n'en ni ait pas retrouvé davantage. L. 24-25. VI 10234. 287. l. 14-16. infligées règlement chefs.. aux ces conditions ne sont pas observées. On peut remarquer que c'est à propos de libéralités faites que plusieurs des leges conservées furent gravées et affichées. V1I1 2552-2557. si d'ordre intérieur pendant les festins. emploi des deux sommes amendes Il : (sportides). 1. 1. 10298. p. -1) n'est qu'une série de dispositions relatives à l'emploi des 60. y a d'autres leges votées ou Mitth.( 372 ) droits des fait membres. I. Limitation du nombre des membres 3. * XIV 2112. VIII 2553. 1. que ceux que nous possédons ne suffisent pas pour nous donner une idée exacte de ces collèges. 1. Les collèges ne croyaient pas nécessaire de graver tout cela sur le marbre. 1. 20-21. 1. Celui de Lanuavait autorisé vium leurs un extrait du sénatusconsulte qui puis il les collèges funéraires. 4-6. 2557. des Inst. des Inst.

(

373

)

Cotisation mensuelle et déchéance des retardataires

i
;

Prestations

exigées,

soit

en argent,
-;

soit

en nature, des
3
;

fonctionnaires et des

membres

Emoluments

et

avantages des chefs; salaire des serviteurs

Dates des assemblées régulières 4;

Dates des banquets [ordo cenarum)

;

parts dans les distri-

butions de sportules 5;
Police des repas de corps; cérémonies

du

culte 6;

Droits

et

devoirs

quant aux

funérailles

des

membres

défunts ";

Emploi des revenus, surtout des donations 8 Cas où une prime est due (dans les collèges militaires) Contraventions et amendes Multae dictio du président; serment qu'il prête en sortant
;
;

ri

;

<0.

Outre

les statuts, l'assemblée votait les décisions nécessaires

pour l'administration du

collège, décisions qu'on décorait
,

du

nom
de

de décréta

collegii

n

à l'imitation des décréta decurionum
la

la cité.

Tout membre pouvait prendre
:

parole et faire une

proposition
référant 12 .

si

quis quid queri aut referre volet, in conventu

Les propositions émanant du
'3,

président avaient

naturellement plus d'autorité

mais

il

n'avait pas seul le droit

1

2

XIV 2112, XIV 2112,
d.
/.,

1, 1.

20-23.

II, 1.
/.

7-10 et 14-16
1.

:

magister cenae.
/.

III,

p.

924

:

munera.
142-143.

Mtth.
3 I 3 «
7

L,

24-26. Gradenwitz,

/..

XII, 1892, pp.

VIII 14683, a.

VI 10234. XIV 2112,
III, p.

II,

1.

17-22.

924

:

[diebus, qui]bus legi continetur, convenire.
II, 1.

VI 10234. XIV 2112,
VI 10234.

2o-28. Mitth. d.

7., /. /.,

XIV 2112,
VI 10234.

I, 1.

24-33.

II,

1.

1-6.

8 9 'o
II

VI 10234,

1.

19-22. 10298.

XIV 2112,

II, 1.

2o-28.

Vovez infra
l

:

Finances,

VI 10298.

V o272.

C'est fréquent;

voyez nos Indices.

l"vi'.7[j.a

:

Rhein. Mus., 1872, 27, p. 464. 12 Voyez supra, p. 231.
13

— Wksek, pp. 90-91.
:

XII 3232;

VI 3678
:

:

auctorita[te\ magistrorium). VI 1690

auctoribus patronis.

VI 9927

sodalicii magister et hortator.

(

374

)

d'en faire L

On

votait

parfois

par acclamation, surtout

les

décrets honorifiques, tels que ceux qui

ou

les

fonctionnaires

2;

nommaient les patrons ordinairement les membres déposaient

leurs bulletins dans des urnes et le collegium fabrum de Tuscu-

lum ou

d'Ostie avait,

subffag(ia),

comme

aux comices

pour garder ces urnes, un nungentus ad à Rome et dans les villes 3.
les

Quant à

la

forme des décrets, on devine que ceux des curies
la

municipales avaient servi de modèle; nous verrons que
décrets votés pour offrir

tabula patronatus, les seuls dont

nous ayons

le

texte,

sont copiés exactement sur les décrets

analogues des

cités 4.

Les décrets importants étaient gravés
la

sur une tablette de marbre ou de bronze et placés dans

maison corporative. Les décrets honorifiques étaient parfois
gravés sur les
le

monuments dont

ils

ordonnaient l'érection, sur
».

piédestal de la statue, par

exemple

La tabula patronatus

portait le décret de cooptation et l'on priait respectueusement
le

patron de

la

conserver dans sa demeure.

1

IX 1681

:

majores retulerunt. XI 970

:

ribus v(erba) f(ucta sunt)

ijuod referentibus illis quaesto-

Salubri çonsilio tam honesta relatione a
et

quaestorib{us) et magistris collegi nostri factam
senti mus. XI

singuli

et

universi

2702

:

ibi

idem q(uin)q(uennales) verba fecer(unt)
...

— Recteet
illis

merito retulisse qq. n(ostros) ut

IX 5748

:

numerum

{h)abentibus

q(uiri)q(uennalibus) et referentibus ipsis

— Gloriosam esse relationem b(ono-

rum) v(irorum) q{uin)q{uennalium)
reletio[n]i.

collegi n{ostri).

tibus illo pâtre n(umeri) n(ostri) et illo parente

XI 5749 ibi referenAtque ideo consentire
:

XI 5750

:

ibique referente
:

illo

universoru(m) consensu verba
illis

sunt fada

XI

1354

ib\ique

referentibus]

mag(istris) q{uod)

v(erba) f(acta) s(unt)
tioni

-

Plaeere cunctis universisq(ue) tam salubri rela-

magistror(um) nostr(orum) consentiri. Ce sont des tabulae patro-

natus. Cfr. Notizie, 1880, p. 260
2

= Bull. d.
etc.

L, 1881,

p. 51.

VI 10333

:

sine suffragiis.

Dans

les tabulae patronatus,

on

lit

:

uni-

versi censuerunt, plaçait

universis,

V 1012

:

suffragiis

unioersis,

statue au patron.
3 *

XIV 2630. Voyez infra
Cfr.

:

nungentus.

XI 970

:

tabulamque. aeream eu m inscriptione hujus decreti.

Voyez infra: patronus. 5 V 56 exemplum decreti, dendrophores de Pola. XII 4393 [exemplum cu]m tabula aerea conlatum(fabrisubaediani, à Narbonne).
:

:

(

37o

)

Quel
suffira

était l'objet de ces décrets? La réponse à cette question pour prouver la souveraineté de rassemblée.
c'est

D'abord,
la lex, le

par des décrets qu'elle complétait

et

modifiait

Le règlement d'un collège religieux de Pompéi exigeait une statue de certains membres dans un cas donné; sur le rapport du questeur, on décida, en l'an 4o, que L. Stalius Faustus donnerait à la place deux piédestaux de marbre. Il s'agit peut-être de la summa honoraria du précas échéant.
sident
l
.

Mais

le

plus souvent, c'est sur les affaires courantes que
doit statuer.

l'assemblée

La cotisation

est

versée dans

une
-,

réunion mensuelle, du moins dans
par
la

les collèges funéraires

et

même
et

occasion on délibère sans doute sur toutes les
culte, l'assemblée règle les sacrifices, les repas
à

affaires.

Quant au

de corps

surtout les honneurs

rendre aux morts
le

:

c'est elle

qui prend soin de l'enterrement, de concert avec
si

président,

le

défunt ne laisse pas d'héritier institué; dans certains cas,

elle

nomme

rendent compte de leur mission
place dans le

des commissaires pour y veiller, et ceux-ci lui s. Nous voyons des collèges
,

décréter des funérailles honorifiques 4 assigner par décret

une

monument commun

§,

accorder un emplacement

1

X 825, en

l'an

45

:

rum ponere
poniret.

debebat

pro signo qnod e legc Fortunae Augustue mînistrobasis duas marmoreas decreverunt pro signa
,

X

607-1, le

président érige

decreto); c'est peut-être
2

un autel, un cas semblable.
:

collegii decretu

(=collegii

XIV 2112,
L.
III,

I, 1.

12-13

neq(ue)

...

nisi semel in
1

mense c[oeant
(voyez .supra,

co]nfep. 155)

rendi causa unde defuncti sepeliantur. DiG., 47, 22,

CI.

p.

924

:

neq(ue)

quisquam ta[m magno tempure diebus,

qui]bus legi continetur, convenue voliterint, aut conferre funeraticia sive

muner a.
3

XIV 2112,
I,

II,

2

:

is

arbitrio quinquennalis et populi fnnerabilur.
.

Ibid.,
i

27

:

rationem populo reddere debebunt
:

Voyez supra,

p.

271.

IX 3847

decret{o)
:

fabrum,

à

Auximum.
scabiU[ariorum]. Bull, roui.,
collège.

5

VI 6660
110, n.
I

ex dec[reto ex decreto,

collegi]

1888,

p.

:

même

On trouve

aussi

:

permissu

collegarum, VI 1948. Cfr. VI 4228. 14838. 15078. XIV 1658. 2639.

(

376

)

pour

la

sépulture ou acheter un tombeau

confrère, tantôt pour

un

bienfaiteur.

règle le budget des recettes et
trôle

*, tantôt pour un Quant aux finances, elle des dépenses et exerce un con-

permanent sur l'administration de
les surveillants
2,

ses biens et de ses
:

revenus. Elle décrète les constructions à faire et les réparations
elle

nomme

des travaux, et elle vote l'approba-

tion de ceux-ci

Elle concède l'emplacement

pour une statue

ou pour un
devant

autel 3. Elle accepte les libéralités, parfois faites

elle, et en règle l'emploi conformément aux volontés dans ce cas, tous les membres réunis, pour du donateur donner plus de solennité à leur décret, commencent parfois par prêter serment au nom de Jupiter très bon et très grand
•*
;

et

par

le

Génie de l'empereur
les

5.

L'assemblée reçoit aussi

serments des fonctionnaires à
6.

leur entrée en charge et à leur sortie

Certains collèges exi-

geaient peut-être

du président

et

des questeurs un cautionnela

ment

qu'ils
".

ne restituaient sans doute qu'après

reddition des

comptes

1

V 3411

:

ex decreto aeorum

(seil.

centonar.) locus emptus. La formule

:

l(ocus) d(atus) d{ecreto) c(ollegii),
et sur les statues, est

fréquente sur les
:

monuments

funéraires
la

copiée sur celle-ci

/.

d. d.

d(ecurionum). Nous

trouvons

:

V

5272. 5287 (fabri Comenses\ 5446. 5447 (centenaires de
à

Côme).
M.
d.

V
et

5888.

Milan.

XII

1815 (utrieulaires, à Vienne). Allmer,

L., II 175. 177;

De

Boissieu, lnscr. de Lyon, p. 391 (nautes
:

du
XI

Rhône
715
:

de

la

Saône).

V 5773

/.

d. p(ermissu) c(ollegii). VI

460

=

ex indulgentia 5929
:

colleg{ii).

2 II

piscatores et propolae de pecunia sua fiaciendum) c(uraveIII

runt) i(demque) p{robarunt'!).

4150

:

jussi.

La formule curantibus,

curam agentibus
3
*

illis, etc.,

est fréquente, VI 868. 1002.

Voyez page 375, note 4. Libéralités faites devant l'assemblée VI 10297. XII 4393. XIV 2112, VI 10234, 1. 8-9 ex decreto uniI, 1. 1-14. Décret pour régler l'emploi versorum. XI 126 decrevit. XII 4393. XIV 2112, I, 1. 14.
: : :

:

5 «
7

Ephem., VIII 210,
VI 10298.
III, p.
1.
:

coll. fun., à

Truentum.
rationem reddedisse

9.

924

se eis, qui présentes fuerunt,
eis caverat, recepisset.

et

cautionem suam, qua

Gela arrive

quand

le coll.

(

377

)

L'assemblée décrète

les

récompenses

et

les

honneurs. Elle
des

récompense

les confrères, surtout le zèle et la générosité

chefs, soit par des avantages matériels, soit par des honneurs.

Elle décerne des statues

concitoyens illustres,

et elle

aux patrons, aux bienfaiteurs, aux ordonne d'inscrire sur le piédestal

leurs services et leurs largesses, afin d'en conserver à jamais
le

souvenir

*.

Parfois elle impose des cotisations extraor2.

dinaires à cet effet

Tels sont les détails épars dans les inscriptions,

l'on voit
;

d'une manière certaine l'assemblée générale rendre des décrets
ils

suffisent

pour montrer que

c'est elle

qui gouverne et qui

décide dans tous les cas importants.

Le pouvoir exécutif était aux mains des chefs mais
;

il

est pro-

bable que

c'était

ordinairement l'assemblée qui
le

les élisait 3.

Quelques collèges, semble-t-il, confiaient
les

soin de

nommer

présidents à

un ou

à plusieurs

membres
le

des plus considérés,

appelés censores.

Un membre du

collegium fabrum de

Tusculum

quinzième lustre de ce collège, préposé aux urnes électorales pendant le seizième et président pendant le dix-septième, devient deux lustres de suite
censeur;
il

ou

d'Ostie, qui a été

décurion pendant

est

appelé

:

censor bis ad mag(islros} crcando[s] lus

Jovis Cerneni est dissous. Le sens de cautio est discuté

;

voyez

inf'ra

:

magistri.
1 V 56, exemplum decreti. V 1012, suffrages) univers(is). V 5128, censuerunt. VI 1690. 1872, ex decreto. Bull, corn., 1888, p. 387. X 4724.

IX 1590. XII 4393.
ab
eis décréta

ISotizie, 1889, p.

398

:

quod

— meruisset cui statua
161
:

poneretur, dendrophores, à

Rome. XIV
:

ex decreto
VI

corporatorum. Le décret est encore mentionné
4421. 10302. 10410.
2 3

V 1020. IX 4894.

X
L.,

7.

XII 3232. Voyez infra

:

Finances.

V

56. 1012

:

suffragiis universis, aère collato. VI 4421
d.
II

Allmer,

3/.

169

:

q(uaestor) corporis

episd(em)

duplica:

rius ex consensu universorum ichez les dendrophores). VI 10333 sine suffragiis ex
(coll. fun.).

solus

omnium

sententia

curator in

k.

Jan. designatus

Dans un collège inconnu de Rome, du droit de suffrage lngenuiis qui ad
:

les

ingénus semblent jouir seuls
1

suffragia descendunt,

1492.

(

378

)

Cependant, c'est un cas unique. Plus tard, imposa des chefs aux corporations officielles dès Hadrien, chose assez étrange, nous trouvons à Préneste un quinquennalis
t(ris)

XIX

et

XX

'.

l'Etat

;

perpetuus

datus

ab imp(eraiore) Nadriano Aug{usto) collegio

fabr(um) tign{anorum)%\ ce ne peut être, à cette époque, qu'un

président honoraire,

donné par l'empereur
les

à ce collège

comme

une

faveur.

L'assemblée nommait toujours
verrons,
et elle

patrons,
les

comme nous

recevait ordinairement

membres nou-

veaux

3.

Quant à gnements

ses attributions judiciaires,

il

n'y a pas de renseis'il

certains.

Elle décidait sans doute
fixées

y avait

lieu

d'infliger les

amendes

ou non par

les statuts et elle

prola

nonçait l'exclusion dans les cas prévus par ceux-ci. Parfois

multae

diclio était

déléguée aux chefs

4.

1

XIV 2630. Wilman'ns
Maué, Praef. fabr.,

(n.

1742) et

Dessau

(C.

/.

L. XIV, p.

580)

rapportent ce censor au collège.
Cfr.
p. 63.

Orelu

(3891) le rapporte à la ville.

Schiess, note 69.

— L'inscription est proOn ne peut
le praefectus

bablement originaire
2

d'Ostie.

XIV 3003.

Cfr. VI

10300

:

decuriones a co(n)s(idibus).

songer à des décurions

nommés
3,

par les consuls,

comme

fabrum a consule
Stud.,
III,

(cfr. les

tribuni militum a populo). Hirschfeld, Gall.

p.

1S (251), n.

propose

:

a cos. [ad aerarium delati].

Mommsen, au Corpus, conjecture que mençait par une dédicace contenant
qu'il faut

cette inscription fragmentaire
les

com-

noms des consuls de
;

l'année et

compléter

:

a cos. [supra scriplis]

ces deux mots se seraient

trouvés sur une table perdue.
5 4

Voyez supra,
287

p.

356, n. 5.
:

Amendes, voyez infra
:

Finances. Exclusion

:

Mit th. des Inst., 1890,

p.
p.

uti curatores
2.


1.

ex albo raderentur ab ordine; voyez supra,
5; voyez supra, p. 35. n. 2. Privation des
1, 1.

358, n.

ClC, ad Qu.

fr., II, 7.

droits,

X

1579. VI 10298,

XIV 2H2,

22.

—Multae

dictio

du pré-

sident, voyez infra.

(

379

)

g

o.

Comité administratif.

La constitution

n'était

pas aussi démocratique dans tous les
elle se

collèges; dans quelques-uns,

rapprochait plus encore
Ils

de celle des cités par son caractère oligarchique.
cas, l'assemblée générale 1.

possédaient

une sorte de comité administratif, qui remplaçait, en bien des
Les décurions ou dizainiers, chefs des décuries
-,

semblent,

en effet, fabrum tignuariorum de Rome, composé de soixante décuries, renfermait près de loOO membres 3; il avait sans doute cru

jouer ce rôle dans plusieurs collèges. Le collegium

nécessaire de ne pas laisser l'administration à une assemblée
si

nombreuse,
*.

et

il

Pavait

probablement confiée

à ses soixante
les inscrip-

décurions ou dizainiers, souvent
tions

nommés

dans
le

Elus par
>,

le

collège,

ils

portaient

nom

d'ordu

decurionum
les

et

partageaient peut-être l'administration avec
:

fonctionnaires sortis de charge
et

par

un decretum

Iwnora-

torum

decurionum, rendu sur

l*avis

des magislri, on les voit

1

Wassenaer,

V, p. 435. Dirksen, p. 48.

Maué, Praef.

fabr., pp. 57-58.

Schdess, p. 44, n. 71 et pp. 44-06. Liebenam, p. 193, et notre article dans
la

rum Augustalium
-

Revue deUInstr. publ. en Belg., 1888, pp. 147-153. Schneider, de muneribus, pp. 61-64.
Selon Malé.
/.

sevi-

/.,

les

décurions n'étaient pas toujours chefs de

décurie, mais l'inscription qu'il cite ne prouve rien (XI 1355). Elle
la
liste

donne

des patrons et des
la

décurions des fabri tignuarii de Luna;

comme
chefs.

rions forment

Madé croit que ces décuun comité présidant le collège, qui n'aurait pas d'autres Mais Bormaxn nous semble avoir raison de diviser l'inscription en
plèbe n'est pas divisée en décuries,
plebs au collège des dendrophores.

deux parties et de rapporter la 3 Voyez supra, p. 351, ni.
*

VI 148. 1060. 3678. 9405. 9408

10300. Sur le n° 148, qu'on a eu tort

de rapporter à Ostie, voyez notre article précité.

Au

n° 3678, nous lisons

:

Numini Fortunae

col(tegi) fab[r. tig.].

Les inscriptions ne mentionnent
notre article dans
la

pas de collegium fabrum a
précitée, 1891, p. 119.
B

Rome Voyez

Revue

VI 148. Le don est

fait à tout le

collège, et

non

à

une décurie.

(

380

)

doubler

la

part d'un

membre

bien méritant dans les sportules jours de fête
sa
le
*.
,

qui étaient distribuées à

certains

Leurs
figurent

noms,
sur
à côté

suivis

chacun du numéro de
d'une statue élevée par
3,

décurie 2

le piédestal

collège à Caracalla,

de ceux des dignitaires
les

tandis

que d'autres collèges
de toute
la

gravent sur
plebs 4 .

monuments

qu'ils érigent la liste

prendre des décisions importantes
tions obligatoires

Dans plusieurs collèges professionnels, on voit les décurions ils ordonnent des cotisa:

pour tous
dans
le

à l'effet
le

de réparer un temple S;
curateur répare
le

ailleurs, c'est sur leur

ordre que

monuils

ment funéraire

6

;

collegium fabram d'Apulum,

décrètent, avec les principales, des funérailles à

un décurion

qui est aussi patron

du collège

7

;

il

est

question de réunions

ils

délibèrent seuls ou avec les chefs 8; dans quelques colil

lèges,

n'y a peut-être

pas d'autres chefs que

les

décurions 9;

enfin, dans les distributions de sportules et dans les banquets,
ils

sont, avantagés io.
C'est

dans

les

collèges funéraires et dans certains collèges

religieux surtout

que

le

comité des décurions joue un rôle

1

VI 3678

:

quod

et

decurionum
2 3
*

— auctorita[te] magistror(um), decret(o) twnorat[orum] — commodis du[plic(atus) sum]. Voyez supra, 378,
p.

n. 4.

Cela prouve qu'ils sont chefs de décurie. Cfr. VI 9405 et supra, p. 361.

VI 1060

:

six patrons (ou quinq.), seize honorati, six scribae.

XIV 2408. VI 1052. Bull, corn., 1885, pp. 51-53. Ephem., VIII 210. Brambach, 1336. Etc. 3 III 5659, fabri de Cetium [aère] publiée co[llato] decreto de[curiomim]. 6 Bull, corn., 1888, p. 408, synhodus magna psaltum, à Rome, sous la république decurionum sententia. 7 III 1210 dec(uriones) et principales aère conlato secundum decre:

:

:

tu[m ip]sorum.
8

VI 10295: in basili[ca convenerunt?] quinquennali[s]
decuriones in hac curia qui comveniunt, en 88.
2.
b.

,

magistri

decuriones. C'est peut-être
VI 541
9 10
:

un fragment du procès-verbal d'une séance.

XI 1355. Voyez stipra, page précédente, n.

XI 126,

coll.

fabrum, à Ravenne.

Cfr.

VI 9044 a et

I

381

)

important, et
Ils

il

ne sera pas inutile de

le faire ressortir ici

'.

décrètent des travaux à exécuter par les magistri ou par les
ils

questeurs-;
décurions

décernent des honneurs
présidents
et ils fixent la

3; ils

et les

nomment les somme honoraire 4
.

L'administration du colombaire est souvent entièrement entre
leurs mains. C'est par décret des décurions
(ollae)

que
les

les
3

niches

sont réparties

et

reçoivent leurs inscriptions
G
,

ou que
des

les places

sont assignées à chaque décès
la

que
le
,

confrères

obtiennent

permission de placer dans
7

monument
.

urnes, des autels et des cippes funéraires

accordées à des étrangers pour leur faire

que des ollae sont honneur 8 Les chefs
et

ou

le

collège exécutent leurs décrets
les

9.

Quand

décurions ne décident pas seuls,

que tout

le

collège concourt

aux décrets,

au moins

les

décurions y

prennent-ils une part prépondérante,

comme

l'indiquent ces

1

Schiess, p. 65.

2

VI 10317
i.

:

ex

d. d.

VI 10-237, en l'an 16

:

de d{ecurionum) s(en-

tentia
3

Bull, des Antiq. de France, 1891, p. 63
:

:

exdecurion. decr.

— C. I.L.
:

VI 10409

imaginera

et

zothecam [curatorib]us

— soci

fionoris [caus]a

pecunia publica
4

d. d. [p(omeriott)],

en 36.

VI 904-4 b

:

[decuriojnatum grat[uitum decreverunt], 9289
:

pro mag(istro) j(ure) d(icundo). 10341
[pro magiistro)] ex d. d.
II,

ex d. d. ex d.d. scr[ibd\. V 6638, 1, c, 9 allectus (sestertiis mille); de même II, b, 15.
:

:

c,

3.

8.

Cfr.
I
:

III,

a, 5. III, c, 8;
:

remarquez que
ex
d. d.

la

somme

diffère

chaque
''

fois.

1492. IX 3424

mag(istri) Hjidosî) f(ecerunt) d. d.

VI 4418

ollae distributae et imcriptae

(Monument de Mar-

cella,
6

en

l'an 10.)
:

VI 7 v 297

loc(us d{atus) dec(reto) decu(rionum). VI 7303,

10257.

X

1748. VI 1833'. 6222.

Ex

en 58. VI permissu decurionum, VI 13Qi;jussu

decur(ionum), VI 10266.
7

L{oco d{alo) d(ecreto) d{ecurwnum),
.

ou permissu decurionum,
est.

VI

1833 b 7373. 7370. 7387. 9423.
s

'J'rli.

9534. 10354. 10355. 10399.

VI 10356

:

ex decreto decur. olla publice data
d(edit).

VI 4226

:

ex

d. d.

d(e) s{uo)
9

d{onum)

VI 6213
(I

:

exd.

d.

— ollam dederunt.
Le collège
:

VI 10237. 10257. 10317

806). Bull, corn., 1888, p. 408.

VI 6213. 10409.

(

382
et

)

mots ex decreto decurionum
:

populi

* ,

ex consensu decurionum

et

familiae voluntate, etc.

2.

Ainsi donc

la

plebs collegii et les décurions auxquels sont

joints parfois les présidents et les honorati ?>, formaient

deux
villes,

ordres distincts,
et

comme
le
et

les

décurions
les

et la

plèbe des

pour désigner tout
:

collège,

[abri tignuarii

d'Ostie
caliga:

disaient

honorati

decurion(es) et

numerus militum

torum
riones

4
et

;

de

même,
5
.

les collèges

domestiques disaient

decu-

familia

Ce comité,

investi

de pouvoirs plus ou moins étendus suile

vant les collèges, portait rarement
peut-être jamais celui

nom

à'ordo decurionum
7
.

<>,

cYordo simplement

Le mot ordo
:

désigne, dans toute

communauté, l'assemblée qui gouverne
8.

ordo ubique
il

surit

ii

qui universitatem regunt

Voilà pourquoi

désignait ordinairement, dans les collèges, l'ensemble des
9
.

membres, comme populus

Les décuries d'appariteurs avaient

'

Place assignée dans le

decreto decurionum et plebis,
2
-

monument, VI XIV 3659.
III

10351. Dédicace, VI 8744..

Ex

VI 9288

:

decurio adlectus ex consensu, etc.

VI 527. 1060.
:

H 16.

3678.

1210. Bull. d.

I.,

1884,

p. 2.

Dans un

collège funéraire
* s

VI 9044. 10295. Décret des honorati seuls, XIV 370.

XIV 128

=

VI 1116, en 285.

VI 10352. 10357. 10045. VI 10353.
VI 148

— Liberti

et

decuriones, VI 10258. Decuriones

et plebs,
6

= XIV
:

5

:

allectus in

ordinem dccurion(um), chez
sententia

les fabri
:

tignarii. VI 807

[ordini dec]ur(ionum) adlectus (coll. inconnu). VI 10333

solus

sine

suffragis

ex

omnium

decur(ionum)

ordine

(= ordini) adscitus
decurionum

(coll. fun.). Cfr.

VI 632

:

ordo potestatium du collegium

Silvani Aureliani (gladiateurs de
recit[aretur].

Commode). VI 9044: ut
:

[in

numer]o

V 8875

ex n(umero) decurionis

(sic) lecticario-

rum.
III

On rencontre un

collegium decurionum,
10100.

difficile

à expliquer,
Il

6077. Cfr. VI 541. 10046.

10237. 10346. IX 4794.

s'agit

peut-être des décurions préposés aux décuries serviles.
7

8 9

XIV 260 ab ordine lusl[ro] XXII Mommsen, De coll., p. 120, n. 5. Voyez supra, p. 358.
:

est obscur. Schiess, note 90.

Les collèges des villes grecques d'Asie avaient également un comité directeur Side. . comparables aux appariteurs des magistrats municipaux.. Rev. Philologue. Lebas. Fonctionnaires des collèges. A Side : C. publ. n. 354. 367. 1887. 328 = Droit public.( 383 ) à leur tête un comité de ce nom le *. . en Belg.. pp. parcourue tout entière s'intitulaient. mais dans les collèges le professionnels et funéraires. n. of Arch. Wagener. arch. en effet. qui serviteurs. Les magistratures collégiales formaient une carrière (cursus honorum). Les à noms la dignitaires étaient en cités. : les i teinturiers en l'appellent (jt\iyo-y~r il icpoeSpia. 380. p. Journ. Patroni. p. ou de decuriones. 1868. et leur grande partie empruntés les ait la ceux des corpo- nombre variait suivant l'importance de ration. 4. comité s'appelait plus sou- vent du honorati décréta nom et de ceux qui et le composaient décréta : decuriones. ces chefs étaient heureux et fiers de se trouver à la tête d'une association souvent considérée. p. 2 A Hiérapolis III. avaient sous leurs ordres des Le pouvoir exécutif appartenait aux fonctionnaires. comme des dans fois omnibus honoribus functi 3 ils finissaient par- par devenir patrons de leur collège 4. Cfr. Voyez infra : p. 4346. I. comme dans les cités. l'instr. p. ses décrets portent le ordinis nom decurionum. 1385. et de jouer ainsi un Les plus hauts rôle plus ou moins important dans leur ville. et ceux qui l'avaient les cités. il semble qu'on parfois multipliés à plaisir afin de pouvoir contenter vanité d'un plus grand nombre : en effet. 348. . 388.-R. non : decurionum. et pourpre d'Hiérapolis dans le pèya truvépvtov de porte le nom de yepou<ria -.. Gr. St. I. 5. : I.. de 1-8. Lebas. supra. A. p. Americ. 3 4 Voyez supra. 307. I687 b Rev. 1 Mommsen. § 6. XXXII.

. en 206. notes 60 s. trois quinquennales. six patroni quinquennales. Album. coin. deux quinquennales. et ils étaient sportules. quinq. deux quaestores.( 384 ) étaient le magister ou quinquennalis et et le curateur. Jovis 924 : deux magistri. scriba.. Cerneni. plebs. ils jouissaient de dans les distributions de privilèges ou d'avantages divers obtenaient une part ils extraordinaire. 1 Hiérarchie indiquée : VI 868 : trois patroni. tign. : deux quaestores dans plutôt corpus pistoriim. Hggiae. charges. Il arrive plusieurs iustres de suite. dans un collège inconnu attaché l'annone. dans la synhodus psaltum. 408 : trois magistri. d'une façon générale. VI 1872 deux patroni. soit après leur sortie. Les dignitaires les plus élevés étaient éponymes et les inscriptions des corporations étaient datées au moyen de leurs noms. quinze honorati. et même nommés même fréquemment que charges à la fois.. Liebenam. — Voyez Schiess. (cfr. le dans même deux quinq. Fonctionnaires et serviteurs. 1888. ils différents. mater. Aesculapi III. curatores. deux curatores dans et p. qu'ils pouvaient être que les foncpour un an ou pour un réélus plusieurs années ou à vie. par un festin ou par . (ou les Atti. — magna : Collèges funéraires VI 10234 le coll. tionnaires étaient élus par l'assemblée lustre. magistri ou collège. VI 1060 cfr. pater. à Lanuvium. p. soit dans deux ou plusieurs collèges tions le 1 er janvier. VI 10299). Cfr. 5. en 144. dans et 80. i. p. v. quinquennalis. sauf trois ingenui. un curator. viator. trois quaestores. 201. certaines soit pendant durée de leurs la exemptés de : fonctions.. sous la république. Telles sont les fonctions les plus ordi- On mais peut dire. fabr. une somme honoraire fixée en revanche. Et nos Indices. 281 : patroni le et qq. 1888. dans le corpus piscatorum et urinatorum. quinq. à un degré inférieur est placé le questeur. : trente et un decuriones. p. à un scriba corporatorum. le coll. trois : curatores. plus bas encore le scribe et le viateur naires. XIV 2112 : patronus. VI 1002 : dans mag. tous affranchis. . immunes. décurions VI 10300) et six scribae dans XIV 2630. Fasti. Bull. la même dans personne le est investie de plusieurs soit collège. Notizie. n. en 256. soixante le coll. Les élus entraient en fonc- devaient généralement payer l'honneur qu'on leur avait fait par des cadeaux. perpetui.

III. XII 738. fabr. 252. L. candidatus. . 1851. design(atus). 50. p.. L. p. 1888. De coll.. Relig. XII 7 19. d. G rom. 62. Ce sont des socii ou des coll. 171. p. 6 V 3411 : : magister collegi centonariontm (scil. et On les appelait d'ordinaire « maîtres ».mmsen. 23 . Voyez supra. car sur les alba de plusieurs la liste noms reviennent dans de la plebs On 1 Schiess. en en revue les différents fonctionle nous allons détails que nous avons réunis sont empruntés à naires. 1-.?2. Praef. 3. est fréquente : faber tignua[r<ius)~\. ils rium 4. Les Tels sont les des collèges fort divers tous à la fois à et il faut bien se garder de les appliquer particulier.oratus) Arelat(ensis). matjiates. 10298. Henzen.-R. Liebenam. I.. 7. Bull. Elus par l'assemblée le étaient désignés d'avance et ils pour entrer en charge jusque-là le titre premier janvier '\ portaient de magistri designati les On les prenait généT. Dessal. 2L06. L. funéraires. pp. p. cfr. III v. 262. 106. 996. 44. p.53. pp. ejusd(em) corp'oris) mag{istcr XII 733. p. Voyez nos Indices. * 3580. p. Quinquennalis Le président ou suivant les collèges les présidents - portaient des noms divers et les localités. corp'. 7. p. : VI 10319 : [m]ag{ister) desig(nahts). utricl arius) . Henze. Ephem. /. dans VI 9677. IL 5 p. VI 10333 curiator) in k{alendas) Jan. 1888. 1851. 42. pp. 279-281. 190-503. pp. VI 541. Liebenam. A Arles et à Lyon. pp. 217. chaque collège en Magister. dans la réalité. L. p. 148. XIV..v p. II 165. 7 XIV 246. XIV 251.4nn. I. 42... Boissier. les Atti. Inscr. * Mo. p. Wilm.. la formule suivante Inst. Notizie. Allher. 2590. pp. 156. 203. 56. s. mag(Uter) ejusdem corp'oris primus. d. p. Dirksen. mauislri leur fonction « maîtrise ». V 4449. 9289. à Vérone. Schiess.. 734. 279-281 : 10320. d. 924. Malé. XII 733 ejusd{em) corp'oris) utriclariorum) mag{istcr) (quater) : f(actus). Nolizie. 377 censorcs.. on diversité suivant les collèges. 4051. mag(istcrium) qui eg'erunt). St. dans les Atli. 286. à Arles. = Trad . ralement parmi collèges leurs membres. 154.( 383 ) principes généraux '. G. 1871. d. Magistri. Att. et note de Dessau. comme grande une remarque passant voir.

Pracf. Voyez pris parmi les décurions.' 9406 avec 10299 Contra Cohn. Bull. c'est alors ils étaient nommés pour cinq qu'ils prenaient le nom de « maîtres quinfonctions. p. XIV 2112 21. 14. I. les trois magistri sont De même: VI 7861. et 267. . 1871. il les charges de cet honneur. pendant lequel ils sont en fonctions est souvent indiqué à la suite de leur nom C. en 57. Certains collèges ont eu d'abord des magistri. ans. 1 1406 . 3 Voyez nos Indices.. 1. il n'y avait pas de recensement à faire et les inscriptions prouvent clairement que les magistri quinquennales restaient en charge pendant cinq ans. Dans les collèges. Plusieurs quinquennales du n° 1060 figurent parmi les dédirions du n° 10300. Dans a qui sont esclaves 2 . 996. do même que dans les municipes on nommait tous les cinq ans des duumviri quinquennales pour faire le recensement ?. . 10300.. 2 1 1540 XIV 2875. fullones e 7 : comme les fontani ou VI 268. Voyez supra. magistri quinquennales.. Rome. ou simplement « quin- quinquennales G. corn. 5 C'est la môme chose. 374. p. Baebius Philargurus Honoquinquennalitas : ' VI 1060. 346. XIV 2879. 1888. alors pouvaient être réélus ter. 2630. 217. Contra Schiess. ». La durée de les collèges leurs fonctions était en général d'un an 4 Dans qui comptaient par lustres. Orelli. dans un collegiumSilvani. D'autres ont rempli une série de fonctions XIV 289. 148. : = : nos Indices. p. car on emploie les deux désignations dans le même du collège. ». : Ephem.( 386 ) les choisissait parmi ceux qui avaient déjà rempli d'autres le fonctions dans collège * et qui étaient assez riches pour les petites supporter rations. Maué. d. p. 03. 31. fabr. comparez Ces noms sont : reste fréquents. 1 X 444 sui cujusque anni magistri. ep. puis des magistri quinquennales. et leurs de Henzen a supposé à tort que le titre de quinquennales n'était donné qu'aux magistri élus au commencement de chaque lustre. voyez nos Indices. Henzen. Le lustre. 44. p. p. par exemple chez les fabri fignaarii à : VI 148. Bull. quater 3 . XIV 330. ils corpo- y en A leur sortie de fonction. 408.XI 4771. p. V 2794. — Chez les psaltae. celui quennaux quennaux ». en 226. n. /. II. 4075.. et se disaient magister iterum.

mot se perdit et il servit désigner président. 11 (Schiess. p. 5. a élé remplacé. XIV 2299 (voyez infra. XIV 281.( 387 ) rat(tis). 4140. mag(ister) quinq{ucnnalis) fabr[um) tig[nariorum) lustri XXIV*. le môme président est appelé 1. Voyez supra. il d'anciens présidents qui avaient bien leur conservait les privilèges honorifiques et équivalait de cette haute fonction peut-être *. 3G3.'c'était perpetui et des quinquennales donc probablement un litre honorifique décerné mérité du collège. aussi bien que magistri perpetui H faut remarquer que le même à collège peut avoir des quinquennales . 1). tantôt quinquennales perpelui. 1888. Schmidt. tantôt quinquennales. magistri XXI l[I]. VI 266 et 268. voyez nos Indices. 394. Ils sont fréquents. dendr. 154. 324. — Cette indication est fréquente. Aiujuslales perpetui. à Rome. p. n. culte rendu On peut comparer pp. Sur une nous lisons r(iorum) lustri : statue élevée à Sabine. 372. * Orelu. Dans le coll. mensores adjutores. : XIV 250. n. — . De seviris Avg. XIV 2. 4234. les flamines perpetui et les p. XIV. Beuri. d'Esculape. que tout sens de ce collège qui comptait par lustres était présidé par des quinquennales. album et des dendrophores d'Ostie lium). lenuncularii. en Bety. cfr. perpetui. pistores. fabri navales. 1925. VI 996. tions. 251. Dès lors on put nommer présidents élus à vie quin- quennales perpelui. en revanche.. XIV 374. à notre titre de président d'honneur ou honoraire Chez les pêcheurs et les plongeurs du Tibre. à Avec le le temps. même 2. Le aux empereurs. 197. ils reçoivent la même part dans 1 VI 321. mal établie le dans a 3 Corpus. n.. 184. 10. quelle que les fût la durée de ses fonc3. VI 10234. p. 169. femme d'Hadrien. VI 10299. 358. voyez notre article dans la Revue de l'Instr. 168. publ. fontani. quinquennales collegi fabrum tignapuis les noms des six présidents des années 104-108 dont Les fastes l'un. de 100-113. voyez infra. du collège mort en fonctions. 71. Sur les curatorcs perpetui.ieu. voyez nos Indices. Sur la chronologie de ce collège. 75 . 4075 et VI 641. donnent pour le vingt-huitième lustre les six noms des dix consuls des années 129-133 et ceux des quinquennales On le peut admettre. suit [Scquit]ur universits [ordo q{uini\q{uenna- une longue liste de quinquennales de quinquennales 100.

d. 1. 160. on ne rencontre il suppose avec assez de vrai- semblance que fonctions 8 Il les magistri formaient alors. Mitlh. élu pour 3.( 388 ) sportules que les patrons. magister dece[m)annalis est rare le qu'un collège et n'ait qu'un seul président En l'an 144. 4-5 : collega tuùs. II y a même des curatores et des quaestores qui sont présidents. nous pou- vons mettre sur même le ligne les inscriptions des quinquen- nales et celles des magistri 9 . de III. XIV 256. suffisaient pour administrer cette corporation *. avec les curateurs qui leur étaient subordonnés. en 206. 1060. corpus pislorum en a deux. qui magister est simplement celui qui a plus est placé à la tête. de pouvoir. en 161. /. fait s'appelaient commagistri là observer que où il y en a pas d'autres fonctionnaires. p. avec deux questeurs. 6. cfr. . en l'an 200. même 7 Le corpus fabrum navalium d'Ostie en lenunciilarii plcromarii. 203. a six. 924. Etc. : o Deux les VI 140. quinquennalicii. 1872. De par son nom. puis deux ils Entre eux. 1054. scabitlarii. en 198. comme les qua- tuorviri des municipes. mensores machinant. VI 3877. VI 85. collège de Silvanus Salutaris. on rencontre un président 2. un collège qui se partageait les diverses résulte de ce qui précède qu'en étudiant la la charge du président dans les corporations professionnelles. p. tandis que les niag. VI 996. les pêcheurs plongeurs du Tibre en ont également à Ostie et six à deux 'K Les fabri tignarii en ont trois Rome S. Dix VI 3696. . p. ce mot est d'un usage très répandu pour désigner des présidences d'ordre religieux ou 1 Voyez infra. XIV 256. . Dans un dix ans Il : seul collège. 43. et les quinquennales perpetui n'avaient sans doute pas de fonctions effectives. Ceux-ci. 8 9 Schiess. et ou collègues 7 Schiess plus de deux. 10299. — XIV 246. A Rome. : XIV 128. 401. le collège des flûtistes romains en a d'abord dix. quinquennales ne viennent qu'au second rang. p. VI 1002. A Ostie. X 1647. 2 5 * « VI 543.. sous la république. 1887.

1. XI 126 Ob quam libéra iitatein coll(egiuni) fubr(um) — sacrificiumque faciundum de (denariis) llavenna. l{udos) [(ecerunt). 1 : Solebant magistri colle- giorum ludos [acere(Ascoxivs). De même que gens : les banquets. 31. V 4449. IV 3424 mag. Cohn. De même. 173 qui lum magister erat ejus societalis. Sent. 7. 7 = Trad. 3 XIV 2112. fabr. collegiorinn. dans 14. tous les autres offices.. s. il avait une double mission faire les sacrifices et organiser le la autres affaires. et ) privé. dit Mommsen il il ne semble pas que dans reli- les collèges privés indique avant tout des fonctions a des fonctions religieuses parce est à la tête gieuses Le président que le collège a les un culte. dans le collegium Silvani de Lucanie.( 389 1. 286. X 6679 [idem liuios?] primi fecer(unt). III. par maîtres » de ces collèges Le magisier présidait aussi les banquets. comme il dirige chef de la famille. n. II. societatum. II.. Prae[. sed etiam pagorum. de Pauly.. la Realencycl. P. de même le magisier remplissait le rôle de prêtre dans son collège. comme -. gium. Voyez Mommsen. à les sacrifices sont faits officiâtes. p. I. colle. St. quia omnes là magis céleris passant. disent la formellement que sance devront être sacrifices imposés pour honorer mémoire d'un mort ou pour faits célébrer les « un anniversaire de nais*.-R. — Voyez supi'a. Contra Mommsen range les magistri parmi les sacerdotes. l'ont p. 29-30. p. 4 : : 2 Comme 50. 126. n. 92. 6 Mayistri non solum doctores artium. le il « « Aux jours de fête.. — Schiess. Aux fêtes religieuses ou funèbres. disaient les statuts de et Lanuvium. p. p. dans un collège d'esclaves impériaux. p. Verr. : . mais non dans les autres volumes. il du culte. 1166. les sacrifices annuels doivent être 4-44). celui de ou celui de l'Etat présidait au culte domestique. 4488. p. Lieben'am. la quinquennal » » fera les libations d'encens et s'acquittera de 3. Indices. de vin. vicorum. p. faits curantibus sui cujusque anni magistris iX i V 4489 : ut q(uot)a(nnis) sili{a)e conjugi suo : — per magistros cele- brenlur. au vol. Cic. qui étaient un acte Padlus. vêtu de toge blanche : H en était de même dans les collèges pro- fessionnels et les donateurs qui constituent des rentes aux [abri et aux droguistes de Brixia les aux [abri de Uavenne.. XI 1S per magistros par des : — Ailleurs decreoit. Maué. equitum dicuntur. Voyez infra. soutenu Rein. v. gentilice ou public. 62. à Brixia.

( 390 ) religieux. clans le curia Jovis. 307). VI 400. Marquardt. VII. Isis. Voyez les auteurs cités supra. " 2 . n.-V. von Schaeffer. 6 . V44IG. rébus. même dans le la partie occidentale de l'Empire 7 . Mithra. 538. 470. Berl. 5. p. p. 1889.1. Bull. 869. corr. VIII 14G83. Voyez nos Indices. Stud.. 1884. VI 422 6 Dolichenus.2977. 189. Nous parlerons ici du prêtre qui. de côté corporations vouées des divinités orientales. portant des noms divers suivant l'office dont ils sont chargés *. des serviteurs du culte. Jupiter d'Héliopolis et de Doliche. Jupiter Heliopolita- nus. corn. Upeûç. p. XIV 2113. hell. dont les collèges semblent avoir à Délos et les synodes d'artistes dramatiques organisés a la grecque ont généralement un àpytepûç ou sacerdos. 385. II. dans les collèges religieux et funéraires. Le culte. n.. Il porte noms de les sacerdos.. flamen. Rappelons aussi que collège des (abri tignarii de Luna compte un haryspex Il parmi ses décurions (supra. au-dessous d'eux. X 5919. pp 49-52 « 7 nos indices. 247. Sttf. Mithra. p. De Deli insulae Pour les artistes dramatiques. et Pour les autres collèges funéraires. p. n. Bull. il y portait la toge blanche et on lui devait le respect : le règlement de Lanuvium menace d'une amende de vingt sesterces quiconque l'outrageait pendant le festin *. 2. Cependant les corporations de marchands établies il où est parfois président et hivenes. p. 413 note. • 8 3 * XIV 2111 11. voyez supra. n.. St. p. remplace le président dans les cérémonies du le culte et parfois joue les lui-même rôle de président 3. VI 355. on peut dire qu'ils n'en avaient pas et que le magister remplissait toujours son rô-le. V. H. àpyiepeûç à Nous laissons Isis. IX. Les fonctions civiles du président étaient nombreuses. p. III. i. qui ont naturelle- ment des prêtres spéciaux et. 334.. 27-28. FlUEDLAEKDEn. 315. Pour les dendrophorcs. — voyez VI 10117 et note. XII 3183. voyez Schiess. 4459. ensuite chez les un caractère religieux très prononcé 6. 409. 1rs cullorcs et dans les autres collèges funé- éponyme. Il est naturel que le sacerdos ou flamen se ren•'» contre aussi chez raires. Quant aux collèges industriels.

4-0. exécuter un bienfaiteur quelconque. 1. Voyez nos : Indices. magister et bonilads et innocenti(a}e la Vil figurait parmi députés chargés de porter 3. 222. Notizie. n. sodamir(a]e les même (li)omo qualifier un magister de Iwrtator. p. quod quidquid penus sese venit. expec(unia) conl(ata) f(aciendum) c{uraverunt) idemque signum dedicarunt. p. 225. /. XI "5748-5750. 6. illi mag. il : hoc con- legium re]mqu(e) hojusce conlegi.. au patron. 288. Le président devait jurer [se 1 VI 10298. s. Etc. nous voyons conseiller de son collège. fait d'ordinaire rapport sur il questions mises à l'ordre du jour et suit ses avis et. v. Chez ébénistes romains.. de charge. Aussi formules curam agenlibus magis. Supra. t(egem facerent. p. sur dirige la discussion. XIV 128 (= VI » XI 3078. 1881. = B.(391 devait tenir la les ivoiriers et ) main à la stricte observation des statuts *. 51. autels tris 7 s'acquittait des les vœux du : collège en élevant des aux dieux. Il devaient le consulter sur chaque admission assemblées les veillait aussi lui à l'exécution des décrets votés sous sa présidence.orum). les Atti. 12 et 13. p. [recte administrasse. Voyez supra. d. 6 XIV 3564 : Menti Bonae Satuti. liabct) 3 les qui les préside. [quominus adversus li^anc) 1890.] * 3 * s Mitth. collège inconnu. quinq.. 1116). dans 1880. neque se adversus h\anc)] l{egem) fecisse scientem d(olo) m(ato) in sito magisteriù suosque prohibuissse. p. magistri curaverunt 8 sont-elles était très fréquentes sur tous ces monuments. . à à un haut le fonctionnaire.. /. 29. 6. président devait faire ériger et la inaugurer H surveillait les travaux que faisait corporation pour l'entretien ou l'embellissement il de son local. C'est et qui convoque il {cogit.. n. Magistri. ex decreto corporat. les curateurs qui recevaient les membres nouveaux -.. Voyez nos Indices. On licii un monument funèbre. 356. Magister. En sortant. VI 1160.d. tabula patronatîis au patron nouvellement élu décrétait Quand on la une statue à l'empereur. •> s. Voyez supra. Etc. p. XIV 161 A un procurator Ostiae ad annonam : Corpus mercatorum frumentariorum per illos qq. v. ou collegium dédit.

p. 2809. p. Le président devait : faire et placer dans les bains publics et die[bus nalalibus] Dianae Antinoi vleum collegio in 7. n. les curateurs. Patroni. sanctum refecit pecunia publica idem que proba vit. p. II. 31-32. L'organisation des banquets était une de ses occupations les plus importantes.. Priu. XIV 2112. le prix était minime. antequam\ epulentur devait ensuite 1 IX 2857 : Ille. funéraire. b. Etc. XIV 102. aram ponen[dam] sufli- decrever[unt].eo quod fraudem funeneris fec[eru?it]. VI 868. VI 1624.. 320. Voyez nos Indices. Parfois la surveillance était exclusivement confiée à d'autres saires . 3643. VI 1872. 924 : sive funeribus — neque fanera tici[i]s Voyez infra. on le voit aussi assigner lès places à chaque décès ». 5. is arbitrio quinquennulis et populi funerabitur. 7905 7920.] q{uin)a. p. VI 1002. XIV 170. prises parmi les simples membres ou parmi les autres fonctionnaires. questeurs. Oleum. mais les baigneurs devaient fournir l'huile 6 : c'est pourquoi les donateurs l'ajoutent souvent au la festin qu'ils offrent.( 392 ) responsable de la bonne exécution de tous *. Voyez supra. :i . commisque le magister 3 Dans les collèges qui s'occupaient de l'enterrement. 1. Voyez supra. 271. XII 1911 : ma[gistri] fabrorum cerent. dans ceux qui avaient un monument commun. le président devait faire observer les règles relatives aux funérailles et les diriger lui-môme en certains cas 4. ces travaux et il rendait ses comptes à l'assemblée Cependant on lui adjoi- gnait souvent une ou plusieurs personnes. II. scriba. ex decreto [decurionnm a mag. : Si quis intestatus decesserit.. Vie privée. 326. III. les questeurs. Patrons et curateurs. IX 4691. : q{uennale) collegi (amiliae a Fundilio cur{atorc). - Quaestores. les patrons 2. : p. . 1. VI 10257 [loco ad]signalo . VI 4483 est président I. Cfr. Makquardt. que les confrères allaient prendre dans un établissement public. 7 XIV 2112. Le repas était précédé d'un bain. 394. adsignatum Le curateur de ce coll. Patrons. Il balineo publico pon[at. V 4449. les scribes. magdster) Cerrialds). p. 3 1 Un 2 affranchi du collège : XIV 168. 262. 6 Julianae.

. 304. plus tard. 4. 1. des mets qu'on appela sportula. X444 convenirentqae ii qui ad epulandum curantibus sut cujusque anni magistris. 1. pré- sident dirigeait caisse. du de la nom corbeille dans laquelle chacun emportait sa ration. et on loue parfois le désin- « VI 10234. . y ajoutait le pain et le vin. p. Primitivement. membres devaient se charger tour de l'organisation des banquets annuels {urdo supporter une partie des frais. arrivait naturellement aussi que bienfaiteur donnait qu'il même tour à donnait à la fois un repas complet {cena) à ses frais. 19-22. Avec les sportules en argent ou en les vivres. Il s'agit in collegio essent du coll. p. et infra. ils il remplissaient sera question alors les fonctions de magislri cenarum dont plus loin. on donnait des vivres. la : président devait assurer d scrupuleuse exécution de organisait le la volonté des bienfaiteurs il banquet et les il distributions suivant les prescriptions de ceux-ci et parfois avait le droit de partager publiques les sportules a son gré 2 faites . ou un festin et une somme d'argent 3. et. * Voyez supra. n. prenaient les formes les plus diverses. 401. les Dans quelques cenarum) et collèges.( 393 ) surveiller les préparatifs des banquets célébrés soit à frais communs. * V 5272 : [ex cu]jus ejus die natal(is) — summae olcum red[itu magistri colliegii) quodannis] praesentes sporlul(as) ex (denariis) et CC : in[ter arbil]r(alu) suo divisant). Cependant voyez infra (magistri cenarum). confrères pouvaient donc organiser les un festin. dans le les soit avec les libéralités ou les revenus des fonda- tions affectées à cet usage. Quant aux elles distributions ou dans les collèges. Il aux frais de la qui manquait. on trouva plus d'argent qui reçut le qu'elle fût commode de donner une si somme le même nom. soit enfin avec les sportules reçues distributions publiques. propinationcm ex (denariis) DCCL praebcant. Le président gérait les finances. fabrum à Corne. n. le donateur voulait il employée à un repas commun. ce le préparatifs et ajoutait. S'agissait-il d'une fondation.

partage ce qui reste en caisse. Tav. les donations de Salvia Marcellina et AeliusZeno Il n'étaient pas exclusivement employées à a l'usage prescrit 3 ni n'avait pas le droit de disposer parfois son gré dos immeubles 4 le de la caisse. Sciai. Savignyst. p. tion « maître » qui publie la dissolution du ses comptes. Eupliraata. 115. III. 391. et reprend sa cau: et cautïonem suam in qua eis caverat. I. Libello di Germinio Eutichete. VI 10298 : Voyez supra. II. si il encourait une amende de 20. Le collège est d'une nature particulière /'. 3 VI 10234. ob honorein partes se[squi'. XXI. d. neque loculum (h)aberet . 1887. chargé d'administrer les fondations alimentaires des deux Faustines. 19-22. le collège d'Esculape et d'Hygie. : sorte de conseil. 1887. pour s'y construire lui une sépulture. a sollicité. Abtlu.000 . p.( 394) dans le téressement de sa gestion biens du collège * . R. Dans J I . sesterces. Celle-ci était : entre les mains de l'un des présidents chez le collegium Jovis collège. mais de qu'il que le maraîcher se contente de l'espace II. 111. 1887. recepisset s . p. 47. d. di diritto romano. fig. 1. pp. de faire rentrer le loyer. 1 Le colon d'un jardin appartenant au collegium magnum arkarum divarum Favstinarum Matris et Piae demande au président Salvius la concession à perpétuité. a déjà accorde celte permission. il devait prêter le serment. dans ce jardin.. Rom. pp. 1888. n. n. fait remarquer que dans le pluriel le texte on a s'agit le singulier quand il s'agit : d'Artemidorus et quand il de lui (ils et des questeurs modoque avtem neque funeratic{i is suflicerent ne pourront plus payer de prime). rend Ccmcni. ut et reliqui recte faciendo idem sperent. 203-213 (BarnabeO. Le document c'est une est du 21 juillet 227. Notizie. G. 21 : deW Inst.oja. 1. Zeitschr. p. Mommsen. d'un espace de vingt pieds l'autre président. Cepen- 1 XIV 2299 : scribae et ma[g]istro perpétua cor[po]ris scaenicorum l[a]tinorum incomp\arabilï\ fuie rempli bl[icam ger]enti corpor[ù supra] scripli. 3. et les deux présidents donnent le ordre aux scribes du collège de laisser bâtir veiller à ce monument. ei XIV 2112. 924. Cfr. 248-251. et de veiller à l'emploi des fonds.plas ex 2 omni re dari. i. carrés.. Hillh. conlegium aquae. d'avoir bien administré les *•*. Bull. avant sa sortie. dans les Atti. p. 87. 21 : qirisqiris quinquennalitatem gesserit intègre. s c'est-à-dire d'affermer les terres y affectées. Schiess.

le président était assisté d'un curateur ou d'un questeur. des fastes. » Cfr. il infligeait peut-être les amendes prévues par ceux-ci. n. tantôt par un de ses^propres esclaves . Schiess. XIV 418 magister quoquae (= quinquennalis) fabrum tignuarior(um) Ost. On ne s'entend pas sur la f. Selon Huschke (Zeilschr. . tantôt par le un syndic Dans les petites : corporations. un état des cotisations reçues. W. p. 1. V. funéraire. posuit consules l*an 16. 3 * d(are) d. Voyez infra VIII 14683 : : curalor. XIV 2299 (supra. ordinairement et dans les actes juridiques il où le collège paraissait le comme personne spécial 3 civile. I. Cohx. 394. 1 Hiinden anvertrauten 1.( 395 ) pour l'administration des finances. /. président était aussi gardait les archives. tenu par le magister au nom du collège et sur lequel les héritiers la pourraient se fonder pour réclamer. g. récépissé/. I. qui avait sans doute le plus souvent la garde de la caisse *. sauf recours (il n'a plus de caisse). (il et si eorum {h)ail buerat. secrétaire [scriba) il faisait les écritures. n. la regarde comme une caution versée par président en sa qualité de trésorier. surveillait la confection de Yalbum et 4. R. collège et nomina decur(io num). Il a la caisse. 47G = : XI 13o6 B : Hilario vi[(icus). * Si magister quacstori imperauerit. quaestor. et (quaestor) non fece- rit. XII. Liebexam. Chargé de veiller à l'exacte observation des statuts ». : p. lustri XXXVI. Le questeur était sous ses ordres et lui devait obéissance -. 14. VI 10298. magister. 31. collcgi Voyez infra : scriba. en vertu du règlement. 391. nature de cette cautio. p. reddedisset sive funeribus l'a a rendu l'argent qu'il a reçu ou employé aux funérailles) et cautionem suam. chap. 815 : « die einzige von den Vorstelicrn den Vereinsmitglie- deren gelcistete SicherheitsbesteUung der ihren Geldcr. Voyez la III e partie. 177. c'est eis caverat. p. les grandes associations avaient un scribe spécial Le président avait quelquefois des pouvoirs judiciaires. Voyez supra. magister. puisque seul il fournit caution quit : se ris qui pr[(?esentes fuerunt rationem reddedisse. était représenté tantôt par (actor). dans la curia Jovis à Simitthus. in qua p. p. 173. Karloyva..cbebit^ vint am(plioram). Dans les procès dant. n. prime le L. item scrib(a) ejusdem numeri. n. on se demande entre quelles mains. De même XIV 419.. en de servi lapicidae à Luna. 1>. p.

Voyez Mommsen et les auteurs cités ci-dessus. il avait la mullae dictio. un maxi- mum (6 était fixé : l'amende ne pouvait pas dépasser un as si cui fulloni centimes) [Magister ex h(ac) l{ege) multam dicere volet] licelo. Nous n'avons trouvé ce droit du président que dans ce collège. dictio esto a{ssis) I. judices.( 396 ) a l'assemblée. Il est possible que ce promagister cialement chargé de trancher certains différends entre confrères soit seul. qui semble être d'une nature spéciale et imparfaitement expliquée. n. Dans un collège funéraire de Rome. n. L'inscription . on rencontre un aed(ilis) et ex d(ecreto) d{ecurionum) pro mag(istro) j[ure) d{imndo). En effet. inconnu). il aurait formé une sorte de tribunal d'honneur. ils étaient tenus de payer leur avènement par un don appelé summa honoraria ». V 669 Herculi Aug{ttsto) — ex summis hon[ora]riis quas colle[gio] nautarum débiteront. Ses statuts accordaient même aux magistri une sorte de jwlicis datio dans un cas fixé. p. Les sommes honoraires n'avaient pas pour payer la statue. : s. VI 541 Pais. si saepius volet. quand le jugeait propos et aussi souvent et qu'il le voulait. VI 9289. diffiétait spé- cile à expliquer 2. seulement. v. immunes : perpetui a magisterio (coll. nous n'y insisterons pas. Plusieurs fois nous voyons distribuer aux VI 10298. les présidents ne devaient pas seulement au collège : leur temps. soit avec d'autres membres. 371. parce que les détails sont trop incertains et que cela est sans exemple '. p. si semel. quaglator. et des quaglatores qui remplissaient peut-être cet La présidence était à la cités. 85. fois comme les dans les C'était la pauvres n'auraient pu une charge et un honneur. * 3 * D III. Voyez infra. Dans le conlegium aquae. une charge si lourde que porter et que l'exemption de cette fonction était parfois accordée comme un privilège *. leurs soins et les conseils de leur expérience comme les magistrats à Rome et dans les les villes. il c'est-a-dire le droit d'infliger à une amende. ndj(ectis sestertiis) suffi MMCC postier tint. Ailleurs nous trouvons des : judices office 3 . 1 Gierke. 183.

Dix livres d'argent et dix mille : sesterces à distribuer per gracias collegi tules Orelli. parfois elle est déterminée par un décret spécial de rassemblée ou des décurions 3. 4272. Schiess (rem. 9. ou quinq. à cet un banquet. 1888. 3. 6638. Bien plus nombreuses encore sont les libéralités faites par les magistri sans mention confrères une du motif sage à la : on voit qu'ils veulent et laisser de leurs collègues gagner les bonnes grâces un bon souvenir de leur pas- présidence. l. X 6679 : Mag(istri) duo. trois collèges de la — * Voyez nos Indices (Fonctionnaires. a. ou. ob honorem magisterii ou ob honorem quinqiiennalitatis '. donner au collège une statue ou un autre objet quelconque. Dans le dernier. Supra. III. en argent ou en nature. piscatorum et urinatorum in honorem collegi sui. b. les autres offrent encore. Tertull. d. Statues de Maximinus vol. Les uns font des distributions d'argent ou de vivres. Cette somme honoraire. magistri). â un col- ne « dit pas pourquoi ces personnages p. in honorem 2 col[l(egi)] III convetcr(anorum). Mommsen siiffecti ou eboisis au delà du nombre ordinaire. Idem : prim(i) feccr.. supra. II. Quant aux inscriptions qui parlent d'un autel ou de la statue d'un dieu lège par le président. 33.( 397 ) somme d'argent. 4 e série. I. II. c. plus généreux un repas annuel. 5-7. 3 a Similthus. Listes des spor- en argent distribuées par cinq quînq. (trois seviri) doivent ces sommes. ibid. c.) d. dans les Atti des Lincei. c. Apol. 280 : : et de Maximus. l(tidos) f(ec. 15. q uaestores) duo. 4. Cfr. V 2794. III H 189. et oslia et fastus aedem lapide quad]rato liulos] de sua pecun[ia) fecer[unt. promettent une rente collège. ou travaux de moindre importance. X 0071 (aram). 375. d(ebebit)] Si quis magister [esse voluerit. . 4075.. du corpus Nolizie. VIII 14683 : 4272. 1. était fixée par le règlement 2 ou exigée par la coutume. quelques-uns donnent effet. ministr[i duo. elles sont fort donné nombreuses 4. 69 et 87) pense que c'est la caution du magister IV 3426. Ce sont conjecture qu'il s'agit de magistri maison impériale. d(are) vini amp(horas) H. X 825 (signum). mag. Statues : III 3380. ob hon(orem) col\legi). voyez p. qui tenait la caisse. p. mag(istratu) X HS MDC. I. Statue d'Hercule. n. perp. 8. 8 [e]x d(ccreto) d{ecurionum) pro Cfr.. 315). 39 (supra. c. Ils bâtissent un local ou un temple au exécutent d'autres ils achètent l'emplacement.

n. des membres des collèges industriels pouvaient certes arriver est a aux honneurs municipaux. ejusdemn(uc) corp(oris) curat(or). ixVk». 3o4. 279. c Al. p. L . v. p. et beaucoup sont Augustaux-. effectifs. la fois en est qui président plusieurs collèges à à ou qui sont présidents de l'un et patrons d'un autre Falerio. effectifs et que la commerdes appartenaient en grande partie à fois sévirs et classe pouvaient être à Il membres d'un : collège industriel. s. 2. 1 = Wilmanss. Beaucoup sont à la fois présidents patrons du même collège. XII 4107. collèges admettaient des étrangers les artisans et les la comme membres çants. contrairement à arrive que le prési- dent est choisi en dehors du collège. Aixmeu. II 171. soudans un ou plusieurs vent des citoyens qui occupent les premières dignités municipales. Dans les villes commerçantes. 3 et 4. (liions seulement ici : Naul(a) Air. Magistri. parce que mais ce ne sont pas des preuves conles cluantes. pour aspirer à il la pré- sidence. présumer que ces décurions. 344. i06. d. Voyez nos Indices. Nous en trouvons qui exercent un autre métier que les confrères sévirs '. Sillius Priscus. curator ejusdem corf poris. Gkuter. prouvent Les collèges choisissaient des et contraire : hommes riches 5 et influents souvent des affranchis à des commerçants par- venus tiennent honneur de présider une corporation. ses sont pas membres 4. dans les Atti des Lincei. . où de pareils cas sont fréquents.L. un affranchi. Notifie.UER. On est tenté de croire qu'ils ne et mère » des foulons. en général. Voyez encore: 31.( 398 ) II fallait donc. Aussi. être riche la règle. à Nimcs. était à la président et trésorier des fabri et des foulons. nommé T. daignent accepter cette fonction collèges. et pourtant des inscriptions de Nîmes le et de Lyon. sa fois femme était « et et deux fils étaient présidents secrétaires des fabri 3. II 1G5. ces magistrats supérieurs de la cité. item utriclarftus) corpioratus) Arela(iemis). et Ov(idis). pourtant. qui affranchis. comme il Ostie et Lyon. 1888. ces cheva- 1 8 3 1 Voyez supra.

( 399 ) liers fabri navales. Schmidt. les magister quinquennalis secundi. C'est de que viennent ces les magisler anni primi. des Antiq. même au yeux du public. patrons seuls figurent avant le pré- sidents ils 3. noms la des consuls et par ceux des les présidents Dans les fastes ou annuaires. itemque bisellari[us] des pistores Ostieuscs? : et Pors. On décernait aussi des honneurs extraordinaires aux prési- dents. XI 5748. Orelu. de romains qui président des collèges de [abri tignuarii. Les confrères leur devaient respect. Dict. Sagi. de dendrophores et d'autres encore *. Ils donnaient leurs noms à l'année. et ce qui le prouve. Supra. pp. appelé bisellium . ils recevaient alors le titre de bisellarius On « IX 3923. celle les d'un décret sont indiquées dans les les inscriptions et procès-verbaux par -. Sur Yalbum. c'est le soin que l'on prend de mentionner ce titre sur les tombes et sur les autres monuments ceux qui ont rempli les plus hautes fonctions : dans leur ville n'oublient pas de le citer dans leur cursus honorum. XIV 307 qq. Aug. la date d'une réunion. XIV 314. p. 10234. 92-95. n'en sont pas toujours membres effectifs. et qu'ils s'en occupent moins : pour les administrer que pour les protéger ce sont des pré- sidents d'honneur ayant sans doute à leurs côtés des présidents effectifs. Ainsi dans l'année de la dédicace d'une statue. 23-24. surtout quand de étaient dans l'exercice de leurs fonctions: le les statuts Lanuvium menaçaient d'une amende de qui outrageait vingt sesterces celui quinquennalis pendant un festin. 2809. Sev. 1007. v.. du reste.. 2675. par exemple celui de s'asseoir sur un siège honorifique *. De Ruggiero. on compte fondation du collège là années ou les lustres depuis et on leur lustri donne litres : les noms des présidents. . comme les consuls : ils étaient éponymes. 363 et 365. teuses. * 3 * Exemples : VI 85. La prési- dence d'un collège était. 409. Dizionario cpifjrafico. 372. bisellium. I.io. pp. 1. un honneur.. 10j4. Les charges que les présidents avaient à supporter étaient compensées par des honneurs.

le rang de chacun. 59-77. pp. p. ailleurs on se cotise pour ses funérailles 3 . De spectaculis.ler. collège). reçoit la même somme. 4075. Voici le tableau et des distributions et pan cm vinam) faites le au collège d'Esculape 22 mars. Bull. les parts étaient mesurées d'après . et le 22 février.. dans la schola reçue de Marcellina Le quinquennalis. XII 3637. la mater collegi. 1890. XII 3G37. primum omnium ejus (Fabri ponendam decreverunt ob mérita XIV 374 : magistro optimo ob amorem et mérita ejus (même honore XIV 303. 3 V 3411.( 400 ) récompensait leurs services tues * et leur bienveillance -. Les immunes et les curalores reçoivent quatre deniers (4 fr. 50). on suivait l'ordre hiérarchique. VI 10302. 1889.700 francs) ration per graclus (sportulas. IX 4885. com. Le collège des dendrophores romains reçoit de son président 10. : on les partage à toute la corpo- collegi ». XIV 370 universi honora ti statuam tign. 30). \epater collegi reçoivent six deniers (6 fr. 20. • Les dendrophores romains à leur quinquennalis perpetuus huic •• quod cumula ta omni erga se benignitate meruisset cui statua ab eis décréta : poncretur. a Vérone. qui est Marcellina. : eis : * Otto Toi. sans pain ni vin. C'était encore une coutume empruntée aux villes : quand tous les habitants étaient invités par quelque riche citoyen. Cf.25 litres). VI 9289 ci aes a familia conlatum est.000 sesterces (2. le : d'Hygie. cenis. dans les collèges. par des sta- qu'ils paient parfois de leur bourse Les centonaires de Vérone achètent un emplacement où leur magister se fait construire une sépulture de famille. 2 A un magister juventutis qui oblata sibi statua ab content us impensam remisit.. distribut ionibus in municipiis exhibitis. un pain et six setiers de vin (3. » OllELLI. et les dccurions étaient les plus favorisés 4 De même. le 11 mai 4 novembre. d'Ostie). un pain et neuf setiers de vin (o litres). . A ces honneurs se joignaient des avantages matériels : le président obtenait souvent une part plus grande dans les distributions de vivres et d'argent. quatre fois par an. Diss.

26 .( 401 ) Le populus collegi reçoit par tête deux deniers (2. l. La mater 1. Trois inscriptions nous parlent de sportules distribuées à différentes occasions au collège des pêcheurs et plongeurs du Tibre par six patrons ou présidents. 4. la part des absents et d'en distribuer le prix aux assistants. le même pour tous le : panem [a(ssium) ///]. (p. vertissent. à acheter viande. en effet.). le pain et le vin étant donnés. 213.). 16 : ii qui ad epulandum non conet sportulae et pa?ie(s) et vinum connu venirent praesentibus elle divideretur.15 litre) '. l'Empire 1. 2. Nous avons la plus haut 304.08 fr..6o Deux fois par an. Avec ces sportules et ces dit le collège un banquet. les Atti des Lincei. fr. 12. Dans de le collège d'Esculape et d'Hygie.sport it tue de 3. 305. les curateurs et la plèbe. autre leur donne respectivement 50. on les statuts prescrivent veut dire qu'un repas de cette valeur est préparé pour chaque convive. 2. n.08 et le sesterce 27 centimes. 4> que les sport ulae exprimées en numéraire servaient à organiser un repas. les sommes {. p. Les donateurs divisent les : participants en quatre classes les patroniet les quinquennales perpetui. Deux donateurs leur distribuent respectivement 26. n'assistait probablement pas aux banquets. VI 10234. mots oubliés par organisait graveur. 2 deniers) ne sont qu'une évaluation du repas. — Cfr. 26. 12 : Schiess (note 361) a vu qu'il faut suppléer dans la ligne populo sing(ulis denarios) vivres. 210.) -. de vendre 1.46 les fr. pp. .) et la troisième 11 un seul (1. un pain et trois setiers de vin (l. 385. le 4 janvier le et le 19 septembre. fr. en réalité. 12 et 8 deniers. le même collège se réunissait dans lemplum divorum pour recevoir seulement des sportules réparties entre ces trois catégories de participants dans les mêmes proportions la première recevait : trois deniers (3. 281. Voyez supra. et 4 ses- On peut remarquer qu'ici les quinquennales perpetui 1 Le pain est II. en était de même dans corporations professionnelles. p.24 fr. la seconde deux deniers (2. les magistri. Voyez le tableau dressé par Huelsen dans L. 1 ou 6. 3 Voyez supra. 16. Rappelons que le denier valait sous XI 6017 (fragment). 16 et 12 deniers Un un quatrième leur distribue respectivement 100. car ne reçoit - ni pain ni vin. 8 terces 3. 10-16. n.

II. de l'Empire.-V. . 304. p. 21-22 ob honorent. 1 quinq(tiennalis) immunis III (cottegii) Larum Aug. voyez BIommDe coll. parte utilitatibus eoriun \gr]avis videretur. 10302. 1. I. pp.. p. 107. 105.. 17-22. Schiess. Sur sigilla. Nous avons déjà dit que ces parts extraordinaires étaient considérées plutôt comme un honneur que comme un avantage et il en était sans doute de même de l'immunité. p. oblala sibi a collibertis immunitate. et On voit que les présidents viennent en collèges ces parts spéciales constituaient sérieux. Schmidt. note 07. De Augustalibus. — [néjquu (Coll. sen. Org. /. XIV 307 à Ostie. Pour stimuler la le zèle de ses quinquennales le collège : de Lanuvium leur tion de avait assuré les privilèges suivants l'exemp- cotisation mensuelle pendant la durée de leurs fonc- tions (a sigillis immunis) et double part dans toutes les distributions. Makquardt.VI 10295. 49. n'était pas toujours attachée aux foncon la voit accorder pour récompenser le zèle ou les services du président 3. p. à Nîmes. pour stips menstrua. 207. et deux magistri sesq[uiplicarU]-.( 402 ) ne sont évidemment pas des présidents honoraires les présidents effectifs ils : placés au- dessus des magistri. 7900 : ob honorem dupli Voyez supra. aux patrons ou au président d'un Cependant l'immunité tions : '*. dans quelques pour eux un avantage . immunitatem [ré\misit. Liebenam. I. 11. nous trouvons un quin- quennalis immunis triplicarius.. . 1. /. le que leurs succesmêmes récomprésident porte même un et nom part qui indique qu'il était exempt des cotisations il quelle obtenait dans les sportules . afin seurs les imitent dans l'espoir d'obtenir les penses '..) VI 85 : : rector imm(tcnis et iterum). chez les mensores machinarii. tun. XIV 2112. St. 200. Quand on donnait quelques deniers ou quelques sesterces de plus aux sénateurs municipaux. : p. p. 1 3 XII 3637 : mag(ister). Schiess. à coté des patrons. tête. sont probablement nommés à vie. XIV 2112. ils obtiennent une part et demie s'ils ont géré leurs fonctions avec désintéressement (quis- quis quinquennalitatem gesserit intègre). 304-306. avec la note de Mommsen. Dans quelques collèges. après leur sortie de charge.

Le même usage existait dans l'Eglise après les agapes fraternelles. distinction honorifique.. 141.. les la reçoivent une part sacerdotale Les collèges accordaient parfois le même honneur -. voyez supra. nom de suffectus Dans municipes aussi Rome. : S. Tertull. quand la magistrature supérieure était sans le Sénat nommait à l'origine un interroi pour prédiriger la parer et nomination du président. 7960. car il a promis de donner un banquet ou des sportules le 14 mars de chaque année. qui témoi- gnaient leur reconnaissance par des présents plus coûteux que la part qu'ils recevaient Il nous reste à parler du remplacement et de la sortie de Il charge. quennales du [cfr. 17 : Ad et elogium gulae tuae pertinet. surtout ceux qui prêchent l'Evangile. il 1. n. à de simples membres. collège. ut et idem cum VI 3678. 3.( 403 ) on ne pouvait avoir en vue que de leur accorder une Le quinquennalis du collège d'Esculape et d'Hygie est riche. Gyprian. : Saint Paul recommande d'honorer et saint ainsi ceux qui président confesseurs de bien. praesidentibus honor cum Ulis apostolus duplicem honorent dederit ut Epist. 2 5 jam 3441. X XIV 256. on distribuait parfois des sportules. qui in )uaij(isterio) dec(essit). 397. 17 : Qui bene praesunt presbyteri. . liste des magistri quincoll. y a sept : noms. et 3. I. titulaire définitif. Le président devait être remplacé dans deux cas. VI 996. mais l'un est suivi des mots in magisterio defunctus.. sciatis. 39. Cette s'ils nécessité ne pouvait se présenter dans les collèges que n'avaient qu'un seul On est tenté de croire que 1 Paul. te De jejun. duplici qui laborant in verbo et doctrina. fabr. . tign. son successeur prenait les sans doute bien qu'à titulaire.. au lieu de six VI 10299). honore digni habeantur 18 : maxime Dignus est operarius merceda sua."i : fratribus et praepositis. et les prêtres recevaient double part. VI 40ol : III 1494. alors on pourvoyait à son remplacement par le l'élection. p. de Rome.. — Sur VI 8638 = X 6638. Tertullien atteste cette foi coutume Cyprien veut que *. Ceterum presbyterii sportulis honorem désignasse nos presbyteris honorentur. pouvait arriver qu'il mourait en fonctions.. quod duplex apiul binis partibus deputatur. Ad Timoth.

I. sans collègue Un cas pour semont blable se présentait parfois dans les corporations. . décret du collège lui impose était une « somme un Quand l'empereur administrer nommé il duumvir d'un municipe. Le jour où déposait ses fonctions. les curieux statuts Rome nous donnent de minutieux détails. cinq affranchis élèvent un monument à trois sévirs qui été présidents de tous les collèges de la ville. à qui l'on et qu'à côté ne demandait que de se montrer généreux. {ut inde V 4449. per oficiales c{otlegi) cent(onariorum). Hirschfeld. à Alburnus Major. l. Gall. fabr. I-. . présidents effectifs. Nous croyons pouvoir en conclure que ces collèges avaient des présidents honoraires. X 6071. /. 50. 287.-l . Signa- lons aussi à ce propos un magiislri) Nîmes 4. Cfr. il d'eux y avait des officiâtes. Cfr. p. VI 10306. ce qui veut dire des fabri. à du collegium à la sortie de charge. A Brixia. mais il devrait s'appeler inlerrex tout court et l'on ne comprend pas qu'un honoraire » '.. (252k SCHIESS. Quant aquae de il v{ices) a{gens). Les dédicants font suivre ces leurs noms de mots qui magisterio èorum : officio functi sunt. désignait la ville à sa place.. p. XII 3306. le 1 Un autel à Fonlanus. a Alburnus Major. pp. 396). des centonaires coII{egiis) et des dendrophores : in omnib[us) magislerio perfunc([orum]. Die Vereine. LlEBENAM. à Rome. Marquakdt.. p.. de l'Empire. p. a 5 p. hommes riches et influents. 169 = Org. Marquardt. Cette faits même inscription nous apprend que les sacrifices sont les officiâtes et dans ces collèges par non par les magistri . qui remplissaient leurs fonctions (officium) et administraient le collège. 237. et un proma[g(ister i]. à Nimes. 59-61. à un adjutor magistri. in perpé- Lu{uin) p. VI 9289 (voyez supra. < 111 7822. |>. 236. 16 Praef.S/. comme tout magistrat romain. 46. Trad.( 404 ) nous en avons un exemple dans le magister quinqueannalis interrexs d'un collège inconnu de Formies. Rome.. p. qui arrivait assez souvent.: . 169. Stnd. De même au n° 4488 : fiant) profmiones III. p. ce praefeclus 2. 31aué.

et les intérêts communs. il devait prêter son serment dès qu'il le pouvait sinon. p. Pour montrer la variété qui régnait dans l'organisation des collèges. le . amende de oO as (3 francs). p. Si l'excuse était admise. o. Sous la noms donnés aux les république. Nous avons vu que dans de Lanuvium. nous citons encore quelques magistrats supérieurs. p. On admettait certaines excuses pour l'ajournement du serment de sortie (ejeratio) l'absence pour un procès ou pour les intérêts du collège. et peut-être des quinqueviri dans le collège des fabri tignuarii. ne pouvait plus briguer même voter sans encourir une nouvelle amende de oOO as. à Rome. dans un collège funéraire de la même ville et dans une decuria armamentaria de bagues. » III. Quand le colle- gium Jovis Cernent d'Alburnus Major se dissout. c'était lui qui supportait l'amende '. il il une amende de oOO présidence. Si le messager était d'au : en défaut. président est cela fait aussi récompensé supposer si son administration a été intègre rendre ses comptes 3. 924. « VI 10298. 3 Voyez supra. et supra. qu'il doit Autres noms du président. à avaient des duumviri. et qu'il n'avait personne encourait la de le A défaut de prêter ce serment. Rome. L'intéressé devait le faire savoir et les nouveaux magistri appréciaient. amende de 100 as (6 francs). ce qui prouve bien qu'ils devaient le faire aussi le collège en sortant de charge 2. l'un des deux magistri rend également ses comptes. que lui-même permis à n'avait pas violé le règlement. S'il négligeait de l'annoncer pour le jour de la sortie. ni as (30 francs). n. pourvu qu'on fût éloigné de Rome : moins 1!20 milles. 338 et 394. fabricants de on trouve des triumviri dans un collège servile. 402. .I 405 ) « maître » de ce collège devait jurer qu'il avait bien administré la « chose publique » transgresser.

Inst. 55-61. Sign(inorum) q{uin)q{uennalis). 37U|jiEXT|Tat *. : majores. n. voyez Mommsen : 10299). Oehler. 4847 quin(que)vir. Sur III.. Schiess. : X 5968 patronus et rector colleg(ii) dendr. comme chez les Augustales d'Ostie.. . Sur les sex ou decem primi des appariteurs. les mesureurs de blé. Eranos Vindobonensis. Cfr. pp. d. trib(umis). à Concordia. LiebeNAM. hon(oratus) 2211. 10347 et la 'note de Henzen. p. praefectus. p. nommé naire inférieur au président. VI 85 rect(or) imm{unis) II. quaestor. voyez la chap. Le studium juvenum cultorum 2. le recteur est donc un fonction. curator. 65-66. Les fabri subidiani de Cordoue sont présidés. praepositi. — IX 1681 tels rector in c[ollegio fabr. Ordinairement. VI 2213 = (supra. Maué. 54. 52-53. Dans des collèges de toute espèce. dei Herculis de Bénévent appelle ses présidents majores Les collèges grecs de l'Asie Mineure les appellent ap^wv. V 7372 '/]. 206-207. 4. — 4 279. ex decvria armamentaria quinquevir bis. à côté duquel il y a un quinquennalis éponyme chez ces derniers. . pp. que principes. Henzen. — VI 9405 : vit (collegu fabrum V 1883 tign. etc. 1851. s. 185. par trois redores. Schiess. voyez nos Indices. p. Praef. Les dendrophores de Signia ont un redor doute q{uin)q(uennalis) qui est aussi leur patron. 2 II 2). J.( 400 ) Concordia *. Curât or. nous trouvons un ou plusieurs curatores. il est sans pour cinq ans. Ann. pp. épyaTrjydç. n. à Corduba. En 198. 157-159. pp. a Rome. il donne deux Castors aux mensores. et surtout dans les colfunéraires. III e partie. : lit. en 308. ont un redor. 9290\ 9291. fabr Voyez nos Indices. dont une inscription dit huic (sex)viri Aug(ustales) post curarh lèges : 1 VI 9-144 = I 1107 : duomvir conlegi anulariiprum): — V : VI 9290" : /// vir. Sur d'autres noms. ?). le curateur est un fonctionnaire subordonné au président. : Dert. Voyez supra. 3 à Dertona. v. pp. ce collège a pourtant six magistri quinquennales (VI 996.

. 384. Allmer.( 407 *. helL.. 4488.. Les cullores Aesculapi nalis ayant Hygiae sont présidés par un quinquen- sous lui deux curateurs. n. 2 3 * VI 1872. pp. Gr. chez les nautes du Rhône. C. : 5 G 7 6 et II 167. les curateurs viennent au troisième rang dans les distributions de sportules. 393. quinquennalitatem optuler{unt) C'est ce qui résulte claire: ce ment d'une dédicace des pêcheurs et plongeurs du Tibre collège honore un patron d'une statue qui est inaugurée en présence des deux patrons. 401. 10-12. un quinquennalis avait auparavant exercé . 100. Cfr. Bull. Chez ceux d'Ostie XIV 281. Musée de Lyon. de Boissieu. p. et un nu<jLsX n TYi. n. 1. 23. Les fiayiïc. Wilmanns. XI. a VI 10234. et ils nommés pour cinq sont obligés de consul- pour l'admission des membres nouveaux. ibid. Chez les ivoiriers et ébénistes romains. de Thyatira ont un èiri<jT(ixij<. Cfr. De seviris Aug. Nous avons déjà vu que. p. nous trouvons à la fois un curateur et un quinquennalis 3. Gradenwitz. 2506. pp. leur part est inférieure à celles des patrons. 2236. II 165. nales sont ter ceux-ci ou plusieurs quinsont élus pour un an. des deux quinquennaux et des trois curateurs. Quand et les collèges qui ont à la fois des magistri quinquennales des curateurs. 1. deux de la fois les fonctions de curateur 4. chez les dendrophores ville. ils leur sont donc évidemment subordonnés 3 Chez les négociants en vin de Lyon. dans ce même collège. 3. /. 1890. p. même et des centonaires ont à et la fois des magistri et des curateurs 8 . Voyez sup7-a. y a quatre curateurs annuels à côté d'un ils quennales. -4077 cfr. il y a un curateur et un praefectus 6. /. ibid. tandis que les quinquenans. la synhodus magna psaltum a trois magistri et un curateur 7 A Brixia. A Rome. XI. 81-8:2. 4449. II /. . = Wilm. n. corr. Supra. t 3496-3498. Orelli. on suit évidemment l'ordre descendant. les collèges des fabri . qui ont une part moindre dans les distributions 9. Cfr. Allmer. II 169. énumèrent leurs 1 XIV 316. 100-103. des quinquennales perpétua et il des magistri 2. Allmer.. p. Supra. Schmidt. * V 4333... I 171.4489. 356. p.

ils peuvent être réélus 4. Ils sont ordinairement choisis parmi les confrères Leurs fonctions ne sont pas subalternes questeur dérés : comme celles du et du scribe. 5738. numéro de Désignés d'avance pour entrer en foncdu collège tions au mois de janvier. 3). XII 3861 curatorein cujusque anni 5 (coll. trois. 364). . n. VI 253. 177.. 4. Cfr. deux. « Allmer. bis funct{us). V 5869 : curator ark(ae) Titianae colliegii fabr. Wilm. V 5612.) de même : : V 5578. son collège ou chez des (VI 4709. 1. 384. 177. 9682. : c'est-à-dire : curateur de la première année du collège. 430 (= X543>. llll (XIV 106 encore n. 18: a curatoribus n{umero quatuor) : sui cujusqiue) anni. p. Miltlt. fun. XIV 3540). fois. 2. 2 et portent souvent le l'année les collèges : on en trouve un. VI 10294 {socii).). L. — On a aussi 10328. XII 730. II 167. Ici ces deux fonctions sont successives. (p. 171. et cent. curator prunus. autre corporation collèges. secundus c'est celui qui fut curateur le socii premier dans 10332. — On trouve VI 8826 — VI 1022. en outre. 1 Ajoutez 8. Leur nombre diffère suivant Les curateurs sont annuels 3. 4107. — Curator iterum : voyez nos Indices. 9. 2236. Il y en avait quatre (V 5612). à Milan (années 40. 363. 982. ces derniers suivent toujours les premiers l . Allmer. XIV 309. magister d'un ou de plusien sieurs autres collèges que Plusieurs appartiennent à des familles riches et influentes et jouissent d'une position 1 Voyez supra. 1 Il VI 10333. 287. curator anni I. d.. 2 /. 171. II 167. p. Voyez supra. p. 471). M. 180. II. L. 70. chez les ivoiriers et ébénistes... 199.. Selon Liebenam n. Exceptions V 5738 aUect(us) eidem : : colKegio). 1890. VI 467. : curateur pour : première 5683. d. : XIV '258 (voyez supra. L. ou bien il est. du collège). cur[alor) in k(alendas) Jan(uarias) design{(Uus). il est en même le temps curateur de plusieurs G. Wilm. d.( 408 ) dignitaires dans les inscriptions. 2506. Allmer. anni CLl. M. et on les confie à des membres consi- le curateur est parfois patron de son collège ou d'une . la aira(m) agentibus ann(o) pri[m]o. 171 s : curatura ejusdem corpor(is) item qq. 10326. 2506. quatre et jusqu'à -\ cinq. 5612. 137 p. cl. M. cela voudrait dire : 198. n.

: curatura ejus[dem corporis functus].. p. 52-53).. 408. curam agere). et on leur décerne des honneurs que l'immunité. qiuaestor) : infra. Il semble avant tout gérer les finances. au monument tels funéraire. Mais le curateur est un fonctionnaire du collège et sa charge. curator et Finances. administrer les biens et surveiller l'exécution des décrets [curare. II blent parfois cumulées Cur(ator) iteraun). \Q(uaestor) et] curator Allmer. s\oluti. pp. Il 180.( 409 ) élevée dans la cité : ils ont rempli les fonctions de duumvir ou même toutes les fonctions municipales L Ils doivent payer leur élection par des largesses et l'on attend d'eux toutes sortes de libéralités : banquets. distributions. qui avait exprimé cette opinion (Vereine. 5 VI 807.. Allmer. VI 10330 cur(alores) col[leg{ii)\ a c[ura Allmer. Voyez nos Indices. II 167. Cfr. 61). . : 1888.V. on leur Le curateur occupe donc un rang élevé à côté du présiOn a même cru que c'était un commissaire désigné par le gouvernement pour surveiller et contrôler la gestion des collèges. il y a des femmes curatores 2 3 VI 10331. p. * Notifie. pour tenir la caisse. p. 169. n. autels et et statues. I 6. 412. Cfr. mais en l'absence de la d'un questeur. : L. et on l'a comparé aux curaîores reipublicae. l'a repoussée ensuite (Praef. pp. L /. v. 4). inspecdent. /. /.. appelée cura ou curatura *. d'abord extraordinaires. le garde caisse. s. d. Allmek. d.]. En revanche. n. : — La curatura et la : quaestura semVI 10333. Dans les collèges funéraires. Il a une partie des attributions qui reviennent au président quand celui-ci est seul.. puis permanents. . : 21383. 279-281 : curam qui 170 adm\inistraverunt). que les empereurs donnaient aux villes 3. fubr. Maué. 1 V 4333. 189. 10350. XIV 284 qui cura(m) gesseru[nt] cannoforum 0[st. dans les Atti des Lincei. II VI 8744. et il en est de même dans plus d'un collège curateur avait la § . VI 8826 : rura(m) agentibus anno primo. tra- vaux divers au local élève des statues -. 2. 171 (voyez supra. teurs financiers. 23328. 21383. L. M. est une charge collégiale. Les dendrophores de Lyon avaient un questeur à côté du quinquennalis et du curateur.

3. n. tirées de la caisse. Cfr. que de l'année. Ils ils encourent une amende de 4 °/ par mois de étaient donc caissiers (ce collège n'avait pas de questeur). de l'emploi de donations les par Salvia Marcellina 3. 356. 3 1 VI 10234. Bull. p. 8826. ils sont responsables. -408. 1882. comme tules dans les collèges funéraires.. Les Augustales de Puteoli honorent leur curator perpetuus pour ses libéralités et sa leurs affaires : bonne administration de et ob perpétuant et plurifariam munificentiam . p.( 410 ) C'est ce qui et fit donner aux quatre curateurs du collegium le fabram cèntonariorum de Milan. p. 1625 b 159. n. Dans corporations qui ont un monument commun. 2). responsables des recouvrements. curator. 140-141 (Voyez supra. n. s VI 816. pp. du président ou avec que la leur nom figure sur les statues élevées par les collèges. au lieu C'est parce qu'ils lui. 1 Voyez supra. X 6677 2 curator arc. 1. 557. Les quatre curateurs annuels des ivoiriers et ébéassez bien ils nous sont 6 : connus par les statuts fragmentaires de ce collège étaient chargés sous leur responsabilité. coin. p. /. Les juvenes de Tusculum ont un aedilis 1892. /. 371. et qu'ils doivent peut-être fournir de leurs les deniers. 1022. [quod supere]sset in arca corporis. nom de curatores arcae Titianae *. Gradenwitz. VIII 6940. de l'admission des memles bres nouveaux aux jours de fête. ainsi que des vivres. avec le quinquennalis. ils distribuaient des spor- en argent. les places sont parfois accordées permis(s)u curatorum surveillent les travaux. à la fin ils le boni entre confrères. retard. partagent statuts déterminent. Bull. et p. 110. . n. . XIV 2636. à Antium.. quod res negotiaque eorum intègre administret 2 Dans faites le collège d'Es- culape et d'Hygie.. : X 6675 : : [cur(ator)'!\ arkae col(legii) fabr . sur le ils frontispice de la schola dont dirigent la construction ou réparation nistes s. 1872. 7 Voyez supra. t. V 5305 ob curam intègre ac liberaliter gestam. ordonnateurs des festins et chargés de l'admission. 19-22. X 1881. 7 . 1888. corn. XIV 2408. en 165. 3 (Scabillarii). *. Aug(ustalium).. par les Augustales de Côme.

p. 20 : Item [cura: tores quaterni omnibus] annis fièrent [ex al]bo per ordinem. dans le seul curateur et d'un quinquennalis . 139. auraient été nom- més au début du lustre pour faire le recensement. qu'il et s'agit nommé. les HII viri des viri municipes des colonies les Pareils aux // viri ou //// quinquennales. Schiess. dans le même monument. 59-60. L'imitation des villes par les collèges ne se ici. suivant l'ordre de leur inscription sur Y album 1 . 4419. Stud. A Vérone. remplir tour à tour ces fonctions onéreuses. Hirschfeld. comprendrait guère car ils n'avaient pas de recensement quinquennal à faire. nous d'un curateur fait croire. pour inscrire les nouveaux et exclure les indignes. p. L'analogie des magistri quinquennales. d. non un an. 2 5 1 V 3387. Voyez injra magistri cenarum. pp. par exception. Ann. n'avaient pour présidents des curateurs dont le titre et un ou plusieurs auraient reçu tous les cinq ans les II viri de quinquennales. premier nalis. 1892. 1. curatores quinquennales.. 4496 quinq. fabr(um) Henzen mtre )as s'est demandé si les et collèges chez qui Ton ren- à la fois des curateurs des quinquennales.. à collegium fabrum. et comme 3. qui sont élus pour cinq ans. avait des curateurs spéciaux : pour prendre soin du matériel d'extinction menti Veronae[n)s{ium) ex numéro colleg(ii) curator instru-. 17 (253). l'un tait des curateurs est remplacé par un quinquenl'a fait Mais ce peut s'expliquer autrement que ne Henzen. Henzen. p. avec Schiess. tous les cinq ans. pour cinq ans. der Savignystiftung. dans ce collège. L. l'autre '*. 1856.( 411 ) Peut-être les membres étaient-ils astreints. Henzen cite deux inscriptions provenant du colombaire de la familia Marcellae : l'une indique l'année par les noms d'un mentionne deux curateurs 11 est clair que des deux côtés nous avons affaire aux magistrats suprêmes du même collège et que. ou quinquennales tout court. Ailleurs encore. cas. Gall. : . III. VI 4418. on trouve le terme cura- 1 Zeitschr. 12. la revision de Y album. Cfr. XII. tandis que son collègue est élu pour suivant la règle. le qui faisait l'office de pompiers.

7281.). Voyez infra. d. Les mots curatoribus sens est douteux. — Les cinq curatores anni secundi (VI 471). p. et c'est alors qu'ils décernent le titre honorifique de curator perpetuus. probablement dans le sens que nous venons «l'indiquer '. Mattiacorum (Bram- 7 VI 10234. qui agissent seuls au nom du On cherche vainement des magistri au-dessus d'eux. p. 1851. p. pp. \ p. VI 631 (gladiateurs de Commode). Souvent le Henzen. 408. le titre de quin- « V1 10334-40336 (coll. 59. VI 4418. chargés surtout de l'administraet le tion financière. n. 9-11. Il que 3. quaestor VI 4470. Parfois les titulaire s'appelle : deux fonctions sont cumulées et quinquennalis curator 8 . il ressort de ces deux inscriptions que ce collège n'est pas rare funéraire était présidé par des curateurs qui n'avaient à côté d'eux que des questeurs 2 . comme curam egit Iconius (VI 9384). où il s'agit plutôt de véritables fonctionnaires. de Priv. 273 (et note 7). VI 10324 : : fun. 4480. /. 6 Schiess. cfr. et nous venons de voir que dans les collèges professionnels les curateurs étaient subordonnés et qu'ils étaient aux magislri. épitaphes. Marceline). 158. 102). même les socii Marquahdt. * 5 3). 4711 (Mon. un quinquennalis et deux curatores. et curator mag(ister). dans un coll. qui figurent collège >. dans les peuvent indiquer des commissaires désignés pour s'occuper des funérailles d'un confrère. 10331. n.( 412 ) tor quinquennalis. VI 10231 : immunes et curator et pleps universa collegi. La date est indiquée à la fin parles consuls de l'an 153. 4481. /. L. du colombaire et la répartition des places les collèges Mais il n'en était pas ainsi dans funéraires 7. Chez les Augustales. XIV 2 et 4140. cur(ator). : 2 3 Curator. 4692. 276. Op. Voyez supra. En tous cas. les collèges : funéraires donnent à leurs présidents ce nom de curateurs on f trouve des curateurs qui sont seuls éponymes seuls en tête de Yalbum *. 10100. 360) et les hastiferi civitatis columbariorum (VI 10294. fun. bach. — Cfr. 8 XIV 309 quinq. Chefs ils suprêmes. 6221. . Ostiens. 7281a. frumentarior. c'est-à-dire de la deuxième année du collège (voyez supra. 9322. (Schmidt. voyez : VI 6220. 1336). Ann. n. 101. sont aussi présidents. c. voyez Schmidt. p. bis. — Les Àugus taies sont parfois aussi présidés par des curateurs. 6.. 7. tous dirigent la construction (ollae) 6 . p. illis. corporis mensor.

6. trésorier. appelé quaestor. arcarius. 208. 387 et page précé- dente. fin. mag(ister). n. supra (qq. Parmi est le les fonctionnaires subalternes. et XIV 374 et quaestor et : qq. Ibid. pp. . Etc. H est parfois curateurs. Regiensium (XI 970). : arcarius. corporis pistoram Ostiens(ium) q(uaestor) Port(uensium). appelés même curalores arcae^. les et ou bien le prési- dent cumule ces fonctions avec mayister quaestor et 5. : mag. le plus important 2. 61-62. 410. quaestor. colleg{ii) mag. comme celui de quin*.cii) fullon(um). Jovis Cerneni) se rapportent au prési- dent et aux questeurs. p. Schiess. p. ri q.). arcarius. Voyez. plusieurs taires sans citer le énumèrent leurs digniremplacé par des questeur 3. Voyez infra III v. Il et q(uaestor) : II. fabr. 4168. quaestor. Sur curator. quennalis perpetuus Quaestor.( 413 ) quennalis et d'Ostie. On prenait des précautions contre ses malversa- 1 XIV 281 (dendr. à la ! nam. d'Ostie). sodaHj. mais pas dans tous les collèges. n. Liebe- quaglator. 3. 10231. p. lit. 409. 4 •"• Voyez supra. IX 5450 : 408. p. p. 6 Collège militaire sine dilatatione tici{i)s de Lambèse adnumerare curabit. Dans le coll. quaestor. 11 tenait le livre des recettes et des dépenses. 5. Les mots : neque funera- sufficerent 924 : coll. pp. : quae anulària sua die quaestor VIII "2554. n. est curator perpetuus que décernent les dendrophores probablement honorifique. Il remettait la prime funéraire et les autres primes prévues par les statuts aux ayants droit' 5 . (III. ra^iaç On le rencontre chez des collèges de toute espèce. r ' Voyez nos Indices. cent. ils sont appelés d'abord quaestores. puis quaestores et magistri. VI 6214. siennes et s'appelle parfois . quaestor quinquennaUs curator et Le trésorier encaissait les recettes et opérait les payements. en effet. 10318 trib(unus). s. voyez supra. fabr.

565. III VI 868. le questeur annonçait les assemblées et fois les décès. il. celui des centonaires de Côme est nyme. ils figurent dans les inscriptions avant le viateur. paron le chargeait seul de la surveillance 3 Dans la curia Jovis de Simitthus. 1022. Allmer. pour ériger les statues dont la caisse supportait les frais. qtfiaestor). I. on l'adjoi- gnait souvent au président pour exécuter les travaux décrétés. Les collèges funéraires confiaient parfois ces fonctions à des femmes 6. M. mais après tous Tantôt il n'y a qu'un questeur. est. lance de sa gestion Le trésorier ne tenait pas seulement la caisse. un décurion dcc(urio). (5679. pour un an et rééligibles 4.( 414 ) lions '.tos konor(es\ quaestor(ios). à Patavium. 17 J et 348. 3-5. c. Dans Lyon. qui avait la surveil-. Henzen. Leurs fonctions sont moins un honneur qu'une charge (munus)^'. 2850. Cfr. questeur ob quaesturam fuleliler ac liberaliter Dans quelques collèges. Corpus. 7 V . 7807. — . : V 5446 quaestor anni primi. ont l'abri des présents à leurs confrères. notes. 10344. 1.- X p. 11 devait obéissance au magister.. n. 2 3 1 Ibid. VI 244. VI 10288. Voyez nos Indices. Y. emplacement pour une sépulture. 3 (Curia -loris de Simitthus). deux deniers. à charge d'entretenir la sépulture de sa famille Des collèges funé- 1 VIII 14683. à :i 6 — Souvent Wilmanns. « 9 V 5304. 1002. fait quo curia dedicata Mommsen. I. tantôt le Ils sont élus par collège les dignitaires. b. et il leur donne un capital de mille sesterces 9. il y en a deux ou trois. If VIII 14683. fabri d*- Ailleurs encore. note au VI 10342. la le curia Jovis de Simitthus. De même ( : : dcc(urio) et quaestor coll\ei)iï) fabr. 170 : pertinentis ad collegium fabror(um) redemp. de quaestor : c'est le président qui porte le nom épo- ainsi. Le collège lui a don d'un . les de Côme honorent un g estant 8 . 5447 q(uaestor) anni. questeur devait une les voit faire comme chez les somme honoraire 7.

Dans plus d'un collège. il fait graver l'album et les fastes et il garde scrinia les archives. 10045.'j-j : Constitytiones. vétérans à Aquilée. 179.. 2733.ma. /'. 2602. dans le coll. tabularius. Mommsen. la Cette variété est collèges. 10046. : : X 5917. p. Abtli. d'Ostie. 201. 419. tabularius. . ils chargent leur le questeur de la surveillance des tra- vaux et celui-ci -. peut-être les privilèges enfermés dans 8.u. inconnu. 67. 1 : : III 870. VI 868. 200.<x-. 210. Cl'r. rédige les procès-verbaux des séances et les inscrip- un tions du collège 7 . dans Zeitschr. 2603. s'il ne faut pas lire itemq(ue).r\\j. avec l'article de Savignystifï. corporis 'Wçvyji'j. VIII 2554.nss. 149. Wii. 347. Cl'r.d <'>: xà •{oim). 2751. pp. 8 Voyez une reproduction de deux scrinia. fabr. cl'r. meilleure preuve de l'autonomie des Scriba. et magister. 146- tion -. 2386 2 r> 2601. note. le président remplissait le les fonc- tions de secrétaire et prend nom 4. XIV 418. Schiess. Liebenam. . l'ait des présents. Le secrétaire fait les des corporations possédaient écritures. Rom. Ces deux scrinia portent cette inscripmunimenta La uûvoooç ^uotixt) tôSv ~to\ à6Àï)T(3v avait reçu d'Hadrien un oiy. pp. de scriba Cependant. XII.. notarius) "\ Le collegium fabrum tignuariorum de Rome en avait six 6. XIV 2299 scriba et magister perpetuus corporis scaenicorum latinorum. 5 Voyez nos Indices. comme ailleurs le est président Les caplatores d'Anagnia ont un questeur qui patron de la cité 3. restent. où il y en a trois dans un coll. provenant de collèges romains.( 415 ) monuments communs parLes collèges militaires de Lambèse noms des questeurs ne nomment jamais d'autres dignitaires sur les listes qui nous raires indiquent la date sur leurs les [ . la magister quinquennalis item scriba plupart ou plusieurs secrétaires spéciaux [scriba. 6 VI 1060. tign. les déposés dans la maison corporative H n'est pas 1 VI 9-291-929-4. au lieu de item q{uaestor). 1892. 7 V 784 scribsit Ulpius Amantius s(criba).

230. Actor. on en trouve un ou plusieurs dans quelques collèges funéraires 4 . Robert. p. collegium magnum Lnrum) et lmag(inum) — Antonini PU Adjulor magistri. n. du moins dans le collège de quoique inférieur aux autres fonccôté d'eux dans les inscriptions *. 1054. 17-20 (Mommsen. pp 23-24. collège de Diane et d'Antinous. il avantages. II 3 115 : nautartim Mosailicor. 1. p. mais sigillum coll. 11. à-oxt'OîcrOat xà Kotvâ. 1055! 1102-1110. esclave et ou libre. VI 7861. Iiber[tus] tabularius. Messager Tels étaient les fonctionnaires principaux les et ordinaires. 1049 : (libre). Dans à . 404. qui représente . |v qi xat -A tspà xa-aôifasaôs xai xà Ypxuuaxa. scriba iterinn. dans :. 10288. V. De un autre sens cotireçu ou quittance de la cotisation payée. XIV 2112. sigil- lum) col{umnam) 1 : - lign(eam). 1 Mommsen. et <$E'.s"Ev à-o- ytoptov. Il I. 1. Le collège des centonaires romains en avait deux. 1070. Kaibel. n. VI 647 (trois). On ne trouve jamais °- 4168. est affranchi du collège. II. VI 671 (esclave). recevait une part exempté des conet demie dans les Viator. le collège en justice les vétérans. Schiess. p. y avait un viateur qui jouissait des mêmes du président. De III coll. a : : : sation). . il convoquait les confrères. . XIV 2112. — Voyez III e partie. fonctionnaires et serviteurs qu'on rencontre plus rarement.. 4. 106-107 II. Nous allons citer. VII 1069. mais Diane et nommé figure à d'Antinous il • tionnaires.j.yOT}vai Antonin le Pieux leur dit : èxéXeudoc û. 106. il il était tributions mensuelles et distributions 3. Épigr. On a cru que les collèges avaient des sceaux. Brambach. voyez supra. Dans ce collège. et notes : il s'agit d'une statue de Mercure. le vie. VI 868. 10254. XIV 2112. 19-20. par ordre alphabétique. ch. de la Moselle. dans les actes et juridiques le on le rencontre chez a Mayenee. Voyez supra. 1.. de là pp. com- prend Antonini Pii ser(vits) actor. 1060.i 416 ) annuel. 19-20.

228). XII 718. aedil(uus) vern[arum) Ant(iatium) Apparitor. c'est VI 10296 probablement un esclave du collège. c. Lebas. 258-259. Apulum. huissier. Les collèges qui avaient la un temple en confiaient garde à un aedituus. II. III 5678. 215. p. 62. VI 5183". i>7 . pour reconnaître l'honneur qu'il a reçu (ob honorent aedilitatis). III * '' 6150= 7437. Marquardt. T. posuerunt (voyez supra. 1 Juvenes . Le 3 culte. curator tempuli des colitores hujus Jovis Dolicheni). partie V. receveur des cotisations du collège Censos voyez supra. — V 3351 . 209. 3864. de juvenes et dans quelques collèges funéraires tions. comme le via- Arcarius. I. 3912a. St. 3. 741 et 1571. : Liebexam.-\. -. Coll. 'Apytôw. Aedituus. non spécifiée d'Hiérapolis 5. sur l'Aventin. VI 406 pp.e 6 mot àp^tovTjç désigne le fermier d'un impôt.. Explications.). C'était inférieur. XIV 2636 : aedilis et curator..t 417 ) Aedilis. à Rome. a Schiess. III-. p. et dans les hstes des esclaves impériaux d'Antium on rencontre un Lysi- machus. (coll. Cfr. p. 23. Des collèges religieux ou funéraires donnent ce nom au questeur 4. fun. (scil. Peut-être Rien n'indique ses fonccollegi s'occupait-il de l'organisation des jeux que des cultures Silvani de donnaient les juvenes. C. III 1158 : aedis custos c(ivium) R(omaloci norum). 9289 (aedilitas). l'affranchi C. On trouve un édile dans trois collèges '. X 6638. 377. fait polir la noms pour surface d'un rocher et y fait graver les des confrères qui avaient offert des présents au collège la construction de leur temple : peut-être l'édile devait-il diriger cette construction. Gr. fun. : : VI 9288. I. gardien du monument funéraire 6. A Philippes III 633 : ob honorem aedilitatis titulum polivit de suo 2 et nomina sodalium p. L'édile Philippes. inscripsit eorum qui mimera p. Hirschfelo suspecte l'inscription. . p. Custosmonumenli.?. Dans une <yuvepYa<rîa ce serait le . On un trouve serviteur un [ap]paritor navicular(io- rum) teur à Arles. Julius Chrysantus s'apaedituus coJletji pelle tabemaclariorum. s'il s'agit d'arcarii de ces collèges. VI 9148. 224.

A Ostie. urbana p. autre en justice. à Rome. On ne saurait dire s'ils avaient une mission si bien définie et intérêts des si spéciale. - Vita Alex. Reclus. corporations. patronus defensor (quinque) corporum lenuncularior(um) Ostiens{ium). 211. 59-60. ils devaient défendre soit les collèges soit devant la justice.n.I 418 ) Defensor. defen sori optimo. III à Ostie. en (ixant la juridiction dont chacune dépendait ceux-ci étaient sans doute des avocats chargés de soutenir les procès de la communauté -. A cause de leur rang social. le est rendu a un autre chevalier romain. en tous cas. Madvig [Verfass. lupinaomnino omnium artium idemqueex sese defen- sores dédit et jussit. qui est aussi patron des on trouve encore un defensor des négociants à Sarmizegetusa et des porteurs de litières dans la même ville t.-Y. Ils et en dehors des collèges. 215. defensor codicariorum. conjecture : ex senatu. : VI 1649. caligariorum et Corpora omnium constitua vinariorum. Handlexikon der Quellen der rôm. bateliers d'Ustie comme honorent le le prouve le motif pour lequel : leur d'une statue ob insignem 1 XIV 4144.. Dikksk. 1500 Crasso Macrobio. p. contre les vexations Trad. qui ad quos judiees periineret. la plebs Il-. Ceux des inscriptions sont du deuxième siècle. comme les sont bien antérieurs à ces defensor es qu'Alexandre les et qu'il choisit Sévère donna à toutes dans : leur sein. Sev. 142. représente un Liebenam. defensor désigne celui qui soit sans mandat. 316. . . qui est aussi même honneur patronus et quinquennal du corpus codicariorum . III 1438 : defens{or) leetica- r(iorum). St. II. devant les l'administration. negotiatores provinciae Apul. — En droit. — III 6150 = 7437 : ecâ\iâ) d'un baccliium vernaculorum. une statue à un chevalier romain. p. Mais a aussi un sens plus général. pp. à Rome. ces personnages marchands d'étoupe semblent être au-dessus patrons. p. et en l'an 147. soit avec un mandai il extraordinaire conféré pour une affaire déterminée. Gfr. Marquaiidt.. Au lieu de : ex sese. Heumanx. celui de défenseur. Le defensor civitatis ne fut créé qu'en 364 c'était : un fonctionnaire municipal chargé de défendre des puissants. 33 : rionun.. protecteur.. les bateliers de cinq corporations élèvent. à Nicopolis.

qu'on trouve chez les et dans un collège de Dertona. l.. c(oloniae) M. lmmunes. III. mais ses patrons. Honorati. intendants particulier. 366-367. contrôleurs de la comptabilité. V 5847 : patron(us) et repunct(or) colt(egii) collège (voyez supra. voyez supra. ob mérita ejus.. 454. qui sont tous deux chevaliers romains qui ont été revêtus. fonctionnaires ou employés chargés de faire revision des comptes. Trad. p. p. du : questeur reçoit et le dis- pensator débourse llaryspex. Mommsen les compare aux dispunctores la des municipes. à Plaisance. Renier. 404. on peut croire qu'ils de contrôler les comptes de cette probablement un subside de la communale decuriales geruli à pait Rome Le dispensator. où il s'agit d'esclaves. p. inspecteurs des finances -.( 419 in ) ejus in a\efend]endis se et tuendis eximiam diligentiam. voyez supra. ou caissiers (dispensator) d'un proche celui de Dertona du l'officier Mommsen (V 7372. 2026» dd 1. à Placentia. V 7372. repunctor. Hiuschfeld. occucaissier le un rang moins *. VI 9320. Slud. Cfr. 9321.. 2 III . VIII 9020. voyez infra : Finances. aerar(ii) col(oniae) M(edioL) n. 177. Judex. le dignissimo [a]tque abstinentissimo viro. p. p. 260. Marquardt.ediol. élevé et remplissait sans doute l'une d^s fonctions du trésorier. p. note. dispensator payeur. pp. 356. caisse collège. 1101. 9699. p. 208. Liebenam. Cfr. voyez supra. lnterrexs. Dans un collegium 1 XI 1230 : repunctor splendid(issimorum) collegiorum fabrum et cent. 19 (255). note de Mommsen. les villes : t. L. Dispensator. p. 3 « Pour III 2026. la ville ont été chargés par qui recevait 3. Cfr. et On en connaît deux. et p. p. A l'armée. note) rapest repunctor. Voyez infra. n. Gall. VI 360. 6). 177. des prêtrises et des magistratures municipales *. c'est le même V 5847. 307. . qui ont géré des fonctions élevées et qui ne sont pas membres du corporation. Nous avons vu que certaine juridiction les magistri avaient parfois un*' sur les confrères.). dont il est aussi patron. Comme ce sont des personnages considé- rables. Ce dernier se trouve dans collège des fabri et des centonaires de Milan. Mélanges. .

p. 396. iten Taciti Secularis ea colegio 5 fabrum. suivant l'ordre de la soin des banquets confrères devaient remplir tour à tour les fonctions de magister cenae. *. rem. n. 90) : judexs inter elect. XV. Friedlaender. ordonnateurs des les banquets. De coll. quatre par an. était Evidemment les confrères ne se contentaient pas d'un si 1 XIV 2630. de amphore de bon être vin chacun. Schiess. I. p. mais devait prendre à son tour la place de ce dernier Tannée suivante et payer une amende de trente sesterces. lit/fini. de chaude qui devait les ils mélangée au vin. 2112. pp. I I. et c'est parce que le cette fonction était cas onéreuse que les statuts avaient prévu où un membre chercherait à s'y soustraire le récalci: trant remplacé par celui qui le suivait sur Y album. XII ab ordine lust(ro) on trouve un judexs inter XXII. le Dans le fameux collège funéraire de Lanuvium. ex ordine albi 3. pp. 274. p. II. V 8143 : ex judicato Aquiti p. dans une énumération de S'agit-il fonctions collégiales. enfin.'>9. 224. n'incombait pas au président. potière debeb[unl] vini boni amphoras singulas (chaque magister une) el panes : : a(ssiuni) II. [lustrd] X[X]l. 8-10. . un ils pain de deux as l'eau et quatre sardines pour chaque convive. Mais que signifient alors inter electos et ab ordine? 2 Cfr. pp. 14-16 qu[oqu]o ordine /tontines quaterni (mots apposés à magistri). b . ï. 105-106 et notes Liebenam. devaient fournir doute. sàrdas n[it]mero quattuor. XXII. /'. 112: Zeitschr. 1. Voyez supra. R. coussins et la vaisselle nécessaires Sans devaient faire tout cela à leur frais. 48. II. 14-16. 364. XIV 2112. /. ab ordine lust. liste matriculaire. 349-3.. qui et nùmerus collegi fuerit (un pain pour chaque convive).. 142. et dans Gradenwitz. d'arbitres qui tranchent les différends entre confrères *? Magistri cenarum. Mommsen.( 420 ) fabrum de Tusculum ou elect(os) d'Ostie. 108-109. XII. strationem caldam cum ministerio. 262 * XIV magistri cenarum ex ordine albi facti. g. Peut-être faut-il lire avec Schiess (p. Les quatre magistri cenae étaient tenus de dresser placer sur les tables une les triclinia. W. c'est-à-dire l'un des douze juges choisis par l'assemblée pour le douzième lustre de ce collège 1 .

s'agit mais il plutôt ici des magistri ordinaires 3. et en effet. InsL. qui étaient il les anniversaires de Césen- nius et de ses parents. /. 411. nombre de quatre par de la caisse et an. antérieurement.. 236.. 1890.. p. placuit. voyez infra Finances. outre les sportules qu'ils tiraient qui servaient à l'achat si de la viande (3 à 5 deniers par couvert). tations exigées des curateurs : (Placuit) item sportidae ex arca darenlur et (denarii très). 1890. publ. quoiqu'elles ne soient pas mentionnées Mommsen dans la suppose qu'il y avait -. 1. Récemment il a conjecturé que les quatre curateurs annuels des ivoiriers et des ébénistes romains avaient une mission semblable. : la partie la plus importante leur venait de bien- En effet. ils étaient au . et a cur(atoribus)[panem? caldam pas]sive praeslari de Verespatak (C. 142. pp. 1 Mitth. libéralités y était sans doute pourvu par des semblables. Voyez ScHMiDT-dans Ephem.( 421 ) frugal repas faiteurs. à la fête de Diane et à celle d'Antinous. des fêtes. 113. le collège recevait 400 sesterces de Césennius. p. 288-289. l. ils devaient fournir à leurs frais des accessoires déter- minés par dattes. aux autres s. 17-19. 4. V 498 * 5 et dans le Corpus. et Rev. Voyez supra. n. . suivant l'ordre de Y album 4 ils étaient ordonnateurs des banquets. VIII : 14683. de l'instr. p. 12 : si quis magisier [curiae] (essse voluerit). au jour de l'on voulait célébrer un festin. 953). Mommsen. p. 1 2 3 Voyez supra. III. X 444. p. d.. le règlement : l'an. p. 12-13. son patron les pour quatre autres fêtes. 37 en Belg. une boisson composée d'eau chaude et de vin Sous ce rapport. des gâteaux. curantibus sui cujusque anni magistris. faites 4. a. 1. I. . 1. Voyez les articles cités supra. et. des figues sèches et des poires. plutôt que magister [cenarum]. La construction des phrases distingue les sportules puisées dans la caisse et les presn. Il une organisation analogue le collegium Silvani plupart des collèges pense que de Lucanie avait également des magistri cenarum annuels pour prendre soin des banquets convenir entque ii qui in collegio : essent ad epulandum. De coll. Dans Gradenwitz. p. — Sur : la tabula errata XV L. 1. 2.

d'Antium. VI 10312 : ministri. 910. Etc. 346. à Sentinum. X 3789 X 824-828. deux questeurs libres et nous trouvons deux madeux ministri esclaves 3. mais nous avons vu qu'ils avaient d'autres fonc- tions importantes qui leur étaient communes avec les cura- teurs ordinaires. dans un collège inconnu ville. Dans les autres collèges on ne trouve rien de prouver de certain '. — On les trouve aussi à côté des magistri qui ministri Larum. le Les fonctionnaires libres. 368. il de môme y a quatre [m]inistr[ei] esclaves et quatre magistrei affranchis. A cette même époque. ii.( 422 ) ces curateurs ressemblaient donc aux magistri cenarum de Lanuvium. dans ici c'est un serviteur du culte. Relig. XI 5737 menesterio (= ministro) Servit) Felice. On ne trouve que dans les petites corporations profession- nelles à l'époque républicaine. p. ont sous leurs ordres des fonctionnaires esclaves sous Les cochers de Préneste à nom de ministri -. VI 10330 : ser{vus) minist(er). idem tudos] prim(i) : fecer(unt). X douze esclaves. 885. Les non esclaves du collège. ministri sont membres et : : : 137. on ren- 1 Mommsen cite encore : viles donnant chaque année quatre ou XI 1356. 4789 4791. 6638. dans et un collège d'esclaves et d'affranchis impériaux gistri affranchis. 7953. 159 et suiv.o) et os lia et fastus de sua pecun[ia\ fecer[unt. 924.. 307. « p. . desservent un sacettum I. X 6679. rom. Ministri. figurent côte le Ces fonctionnaires serviles à côte dans les inscriptions. XIV 2982. Voyez supra. ils les administrent ensemble collège. derniers une petite on réserve d'ordinaire à ces part d'autorité dans un ordre inférieur. 1269. 2. 205. X 3790. Médiats voyez supra. et nous croyons qu'il serait difficile que cet usage était général. Cfr. » (cisiariei) ont deux ministri esclaves côté de la deux magistri affranchis. 2 3 G. dans le premier. ce sont les décurions. X 6637. comme le croit Liebenam. I 1129 : (= XIV 2874). de ces six fonctionnaires. p 294. . Dans les associations qui contiennent des hommes libres et des esclaves. 245. Doissier. II. pp. A Pornpéi un collège de Mithra. il est dit [aedem lapide qua]drat. appelés magistri. p. fastes de collèges sersix noms.

III. Un de ces officia semble être Il mentionné au n° 5272 : ofliciium) tesserarior(um). éd. Pun. VI p. des subdivisions de ce collège en vue de l'extinction des incendies car chaque membre devait être exercé à un service spécial. les décurions et les principales du collegium fabrum décrètent lège. h. c'étaient les remplaoflicio- çants des magislri À Côme. pp. d'un celui-ci est le secrétaire. Officiâtes. St. qui a été . Cauer. pp. IV. 1P. p. 33.-V. on . dans scribe . Les tesserarii portent les ordres. ce sont les sous-officiers inférieurs aux centuibid. p. 346. 31. mag(ister) juben(um) 6 on peut la se demander de la si c'est un fonc- tionnaire municipal placé à tête jeunesse ou un magistrat collégial. Praefectus. XI 3256. Ce seraient. : Voyez la III e partie. Ephem. et le magister dirigeait tous ces 6 7 offices. Dans les collèges *. Principales. voyez la III e partie.. * ad custodiendas suffragiorum Voyez supra. A Nepet. ex omnibus cistas in comitiis. Mommsen. dans le collegium fabrum de Tusculum ou d'Ostie 3.. 2 3 406408 et 413 note.. c'est peut-être une statue à une façon de désigner un patron de ce colles présidents 7 . XI 3215. p. un collège de Jupiter Dolichenus.juv. urnes électorales. XIV 2630. 5 V 5310. 355-481. De III même à Sutrium pr. les commanque les dants des collèges organisés quasi militairement. Mommsen. 1 Voyez supra. s'agit peut-être . se fondant sur un passage de pendant le Pline. 1210. 374. Sillig electi : Praeter hos etiamnurn nongenti vocabantur. on trouve un praetor juventutis. n. 531-537. pense que c'est un fonctionnaire chargé. et les curateurs à côté '. 544. 404. A l'armée. 2. trouve un magister r{um) colleg{ii) fabr{um) qui est difficile à expliquer o..( 423 ) contre aussi des esclaves parmi les magislri Notarius. suivant quelques-uns. [abri qui faisaient l'office de tels pompiers. Nungentus ad subfrag{ia) lustra XVI. chap.. A Apulum. de garder les seizième lustre du collège. celui-là le sténographe. rions. Marquardt. Voyez supra.. Praetor. de Brixia. .

p. placé en dehors de dans tous les corporation. Le mot vient de congulare. 17 (253). la quaglator un haut personnage. 75. VI 9004. qui a géré toutes les magistratures municipales et les cultores [Jovis tories). 29. à Carsulae. XIV 25. X 3910. II. Cfr. loca collegio la '' 4038 — ob honorem tribunatus \pè\c{unw. II a 3 2008. Sacerdos. Le tribunus fabrum navalium Portens{ium) le <> est patron des fabri navales d'Ostie. Hikschfei. XIV 409. 8 '• pacem coagulwre. Capitolina..d.. 4395. Schmidt. qui a rempli dans sa ville toutes les fonctions publiques et qui est devenu patron du municipe. Gall. Schiess.Stud. quand le collegium magnum Larum et Imaginum domini n{ostri) Caesaris de Poetovio décerne l'honneur du tribu nat à un décurion de la colonie. : arbitre. n. A Gales. nos Indices. 4. Miscell.. 390. XIV 263G. Il — XI 4371. Tutoris) d'Ostie ont deux quaglalor(es) le curaesi Dans les le premier de ces deux collèges. fat»-. : p.) sua p. le prend pour un 109. voyez supra. 3. XI 3123. — * negotia On ne peut songer à un mandataire procurator est qui aliéna mandata domini administrât (DlG. 1 XI 4579. et fecit..). selon Maué. n. différends entre confrères qu'un receveur ou caissier Repunctor. Augustin. et deux c'est plutôt un arbitre chargé de trancher *. procurator. . Mommsen (X 3910 note) III. : XIV 2405 : coaglavi semper amicos. ce serait com- mandant de ces ouvriers. p.( 424 ) Procurator. il ne peut s'agir que d'un titre honorifique (i . Le tribun se rencontre aussi dans les collèges funéraires. ces mots expliquent ses fonctions Quaglator. centonaires ont un quaglator . 24. receveur.. Le collegium juvenum l'honore ob plurima bénéficia ejus et munificentiam ergase collata L Faut-il l'assimiler au curator juvenum ou bien au curator lu sus juvenalis -? Le procurateur des échansons impériaux (collegium praegustatorum) soin des funérailles d'un lib(ertus) est un affranchi qui prend membre les : curavit Eridanus Aug[uslï) 3. Le procurator juvenum. et piitronus. peut s'agir aussi de son emploi dans la maison impériale. 'est un collège de maison impériale. le rapproche decoactor. Tribunus. pr. 3. Praef. employés au Portus comme pompiers. voyez dispensator. p. est un personnage considérable. 1. Psalni. XIV 111 Maué. 70. 4106.

62. VI 4012 : 9290 a III. à pp.. des fonctions qui n'avaient rien de commun que les nous Ils y Veœillifer. 7900 : vex(illifer) coll. Il Voyez 1583 les notes à ces inscriptions. 209. Nous avons dû réserver une place parce qu'ils sont en spéciale aux patrons. Salone et de fabri de de Sarmizegetusa. semble qu'on affublait de titres avec pompeux leur nom.. — Voyez supra. q(uaestor) : : sont préposés aux familiae d'esclaves impériaux. Arch. il. 10318 : trib{unus). ici ce mot désigne peut-être ceux qui 10311. p. Côme. à *-. et b. 237-240. Ephem. p. Mater. fabror. 283. tribuni (VI 4305 X 6666 et note tribuni sodales). Nous avons dit collèges prenaient part à des processions religieuses et verrons. 16 (252). Gfr. Patrons des collèges. . V 5272 : schola vexillarior(um) du collegium fabrorum. : tribunicius collegi magni. ainsi qu'une association bachique les collèges et l'on de Xicopolis ont un porte-drapeau spécial. 432. le 6150 = 7437. 8837 : vexillarius collegi fabrum. § 7. Voyez Schiess. porte-drapeau. III = 8018.( 425 ) mais et cette fonction se retrouve vici dans le collegium magnum. qu'il peut croire en était de même partout -. Hirschfeld. /. XII. 2 III III comme les decuriones. IV 370. dehors et au-dessus des fonctionnaires des collèges.. On trouve des collèges composés de collegium magnum trib(unorum) divae Augustae. III 1. 34. dans bacchium vernaculorum. mag{ister). : la tendance des sont d'antiques institutions Le patronat et la clien elles remontent aux pre- ' XIV 2045 10366. étaient précédés de leurs bannières . et dans d'autres collèges funéraires Il est impossible de la définir. Liebenam. Liebenam. 13 : vix(illarius). p. vexillarius. ep. Cfr. dans la troisième partie. Nulle part ne se montre plus clairement corporations à imiter en tout les tèle cités. p. Laurentes il Augustani. et /. Pater. Mitlk. qu'ils figuraient dans les funérailles publiques et dans les cortèges triomphaux.

. 69-71.. I. St. Stevenson. E. 146. il donne une II. auxquels nous renvoyons pour les détails de ce paragraphe.. 1884. 284-287. rom. Cfr. Mai ré. Mommsen. pour eux tion de défendre et pour leurs descendants. la voilà ce la qu'on attendait d'eux. l'exemple des clients : les colonies. pp. I»is<. 212 219: Schmidt. Inst. Elles atten: daient d'eux aide et protection. ils se reposaient sur les patrons pour la défense de ' Marquardt. p. et l'on peut affirmer qu'à l'époque impériale. 1882. Sébastian. pp. fabr. Voyez: Dirksen.. pp. 457-181 (sur XI 2702). le sous l'Empire. Plus tard. Praef. Krause. Liebenam. de prêter leur concours à tous ceux de ses membres '. 106. 187-188. 276-277. « Les patrons assumaient. Relig. la coutume s'était étendue aux collèges de toute espèce. rum 3.. d. nombre des patrons municipaux se multiplia Y album decurio- num de Canusium. et les citoyens riches ou influents le étaient fiers de se dire patrons de nombreuses : villes. Boissier. V. et même de favoriser l'accomplisse» ment de des leurs souhaits individuels Sous l'Empire. Comme les villes. p. Halis Sax. Ann. d'agir toujours au mieux de ses intérêts. en compte jusqu'à trente-neuf Les collèges imitèrent les villes nous possédons au moins deux cents inscriptions qui mentionnent des patroni collegio.. Trad. p. cas échéant est devenu général toutes les cités ont des patrons.( 426 ) miers temps de Rome. elles comptaient plus encore sur leurs festins : libéralités. des sportules. l'usage toutes les villes.. Schiess. Nous en donnerons la liste dans nos Indices. dressé en "*.. 145.-V. Ephem. 136-180. Depatronis coloniarum et iminicipiorum 2 3 . pp. pp. des provinces et des nations entières imitèrent romains. l'an 223. l'obligales en toutes circonstances droits de la commune. bibliographie complète. pp. IX 338. Il. 67-71. et surtout des édifices et des travaux d'utilité publique rel. pp. pp. G. Comme : il est natu- vanité et mode s'en mêlèrent les cités voulurent Ainsi avoir une foule de patrons. Duruy. 61-(>S. les municipes. Aem. qui pourraient avoir à plaider à Rome.. De Augustalibus. pp.

Atti des Lincei. en 190 (XI 970). sa femme. en Etrurie. tôt.. à Sentinum. consul pour fois. con- » » voqué par T. à Sentinum. Cfr. II 5812 322. à Vulsinii. traite notre 1 II "2-211 : Cessera pat(ronatus). le dixième jour avant les kalendes de février (23 janvier 224). Notizie. à Laberius Gallus Ancharia Luperca. on fouilla une maison antique à Bolsena. d'où il résulte » La grande bienveillance et la grande affection avec laquelle : » Laberius Gallus. p. » Attendu le rapport des quinquennaux. Nous en avons neuf. XI 2702 tabula patrocinalis. en 261. Du ici la mode et la vanité exercèrent égale- ment leur empire en tête les collèges se faisaient gloire de mettre de leur album et. en 256. 1880. Sossius Hilarus et Caetennius Onesimus. et seconde de Lucius Bruttius Crispinus.( 427 ) leurs intérêts. en 224. c'est les dont jouissaient les collèges une preuve de la considération que l'empressement avec lequel hommes les plus haut placés recherchaient cet honneur. ou Ostra). incendiée peu après l'an 270 de notre ère. cinquante ans plus tablinum. à Sentinum. : leur crédit. mais ils leur demandaient surtout de se montrer généreux : ils attendaient plus encore de leur bourse que de reste. en 348 Ephem. des fabri subidiani de Corduba. à Luna . p. elle avait et à appartenu. en 260. Pour s'en convaincre. . le collège des fabri de la cité de Vulsinii se réunit dans sa schola. 5748. homme : distingué. 29. à Pisaurum). en 255. il suffit de lire une des tabulae patro natus que nous avons conservées *. terminée au sommet par un faîte triangulaire. XI 5749. 260. des centonaires (XI 1354. des fabri et centonarii Regienses. XI 5750. En 1882. à Ancharia. en '260. patronne des fabri de Vulsinii. en l'an 224. 1880. (II II 2211). d'autre part. Cette plaque avait été remise. les noms d'illustres ou d'opulents person- nages. ses quinquennaux. provenant des fabri (XI 2702. Parmi le les débris gisant à terre dans on trouva une plaque de marbre de 70 centimètres de long sur 48 de large. primipilaire. et dés juvenes de Bénévent (IX 1681). pour « » la » » être affichée : dans sa demeure et elle porte le décret suivant Sous le consulat d'Appius Claudius Julianus.

dont la descendance » a géré toutes les magistratures de notre ville avec une probité » sans tache. » Laberius » Que Après délibération. » afin qu