l'ampli à lampes pour les nuls

Le fonctionnement des amplis à lampes Cette page est extraite du site créé par Jack. Le fonctionnement des amplis à lampes reste un grand sujet mystique pour beaucoup de guitaristes. Le problème provient surtout de ce que l'information disponible sur le web est le plus souvent en anglais, ce qui rebute légitimement pas mal de monde, mais aussi du fait que les techniciens qui rédigent les pages disponibles emploient des termes complexes inaccessibles au commun des mortels. L'objectif de ces pages n'est pas de fournir un cours sur les amplis à lampes, ni même de tout dire sur ce sujet inépuisable. Il s'agit plutôt de tenter d'apporter des réponses claires, en français compréhensible par tout un chacun, aux musiciens qui se posent plus ou moins toujours les mêmes questions, et n'ont pour réponses que les échanges techniques souvent contradictoires entre spécialistes. Pourquoi un ampli ? Le son des lampes fait fantasmer les débutants, et les guitaristes confirmés sont capables de parler durant des heures de leur cher ampli tout lampes. Il y a une sorte de magie vaudou derrière ces engins : "le son du rock, c'est le son des lampes", ce dogme est désormais établi, à tort ou à raison. Avant d'aborder ce sujet, il faut bien avoir en tête qu'un son se compose en fait de trois choses : • Un timbre, c'est à dire une répartition des harmoniques dans des proportions données • Une coloration, qui modifie le timbre par simple modification du gain dans différentes plages de fréquence • Une dynamique, c'est à dire la façon dont l'amplitude du signal varie dans le temps La particularité d'un ampli hifi, c'est de transmettre tout cela sans le modifier depuis la source sonore jusqu'à sa conversion en puissance acoustique par les baffles. Dans un ampli guitare, c'est tout l'inverse : le timbre peut être totalement chamboulé par la saturation, la coloration est essentielle pour donner de la personnalité au son, et la dynamique doit autant à l'ampli et au baffle qu'à la guitare et à ses micros. Et pour compliquer le tout, les trois leviers timbre, coloration et dynamique sont en interaction permanente dans un bon ampli, ce qui interdit de les aborder séparément les uns des autres. Tout le savoir-faire d'un constructeur d'amplis guitares consiste à maîtriser ces trois leviers pour donner le son recherché... Le sujet du son des lampes mélange joyeusement des arguments assez rationnels, voire techniques, avec des arguments beaucoup plus subjectifs (marketing et culture musicale). On peut alors développer trois constats distincts : • Les amplis guitare haut de gamme sont presque tous des amplis à lampes, et on ne trouve pratiquement plus d'amplis à transistors haut de gamme. • Ce qu'on entend avec un ampli à lampes est différent de ce que l'on entend avec des transistors, mais dans le même temps, il est extrêmement facile de se faire piéger en blindtest. • Ce que l'on ressent en jouant avec un ampli à lampes est clairement différent de ce que l'on ressent avec des transistors, même si, là encore, un blind-test prouve que la différence est souvent subjective. Son des lampes, son du rock ? Historiquement, les premiers amplis étaient des amplis à lampes. C'était tout simplement la seule technologie disponible, bien avant l'invention de la guitare électrique. On peut donc dire que, d'une

certaine manière, les guitaristes sont restés aux amplis à lampes par simple tradition. La technologie des amplis à transistors existait bien au début des années 60, lorsque le rock s'est véritablement développé, mais ce n'est qu'à la fin des années 60 que l'on a su fabriquer pour le grand public des amplis de puissance sans lampes. Ceux qui ont inventé le rock (Rolling Stones, Led Zeppelin, Who, Beatles, et bien sûr Jimi Hendrix) l'ont donc fait sur la base d'amplis à lampes, avec tout ce que ça peut avoir d'impact sur notre oreille mais aussi sur l'image du guitariste de rock avec son ampli à lampes. Lorsque les amplis à transistors sont arrivés, le "mal" était fait, et ces amplis n'ont jamais pu détrôner les lampes, du moins sur le terrain du rock : Ritchie Blackmore et ses Marshalls, Brian May et ses Vox, David Gilmour et ses Hiwatts ont continuer à jouer avec des lampes dans les années 70. Santana, puis Steve Lukather ont porté le mythe Mesa/Boogie jusque dans les années 80, là où d'autres marques haut de gamme comme Soldano et Rivera se sont à leur tour précipité dans le marché du "gros son", le metal étant désormais grand consommateur de ces amplis hors de prix mais réputés indispensables pour un son de qualité. À quoi ressemblaient les amplis à transistors dans les années 70, décennie qui a marqué l'apogée du rock comme musique grand public ? De mauvais produits dans l'ensemble, avec une puissance qui atteignait péniblement les 100W, là où les lampes faisaient plus depuis longtemps. Pas de "son", au sens du guitariste: on a donc commencer à coller aux transistors l'image d'amplis sympas pour le son clair, avec le célèbre JazzChorus de Roland en 1975, ou bien les Polytone des jazzmen, mais imbuvables en saturation (ce qui est un non-sens, puisque les pédales de distortion et les fuzz de l'époque - compléments indispensables des amplis à lampes - étaient bien sûr à transistors!). Une exception dans tout cela: puisque les transistors n'étaient pas faits pour la puissance, on trouve cette exception là où on ne l'attend pas: l'ampli portable à piles Pignose, conçu par un des musiciens du groupe culte Chicago. Jimmy Page a joué le solo de guitare de Stairway to Heaven sur un Pignose: ça calme. La stratégie marketing des constructeurs d'amplis est donc stable depuis plusieurs années : produire d'excellents amplis à lampes d'un côté, en y investissant toutes leurs ressources R&D (Recherche et Développement) mais aussi commerciales, et de l'autre, produire des modèles économiques à base de transistors, qui par la force des choses, ne peuvent pas avoir la qualité des modèles plus coûteux. Et les amplis à transistor de qualité sont dans la pratique ignorés des musiciens de rock pour être réservés au jazz ou à l'acoustique. Le son du rock, c'est le son des lampes, mais le son des lampes, ce serait avant tout le son du rock. Il faudra attendre quelques années pour que le solid-state prenne sa revanche, comme on va le voir plus bas. Son des lampes, son saturé ? Tout guitariste de bonne foi admettra qu'en son clair, en l'absence de toute saturation, il est pratiquement impossible de distinguer un ampli transistors d'un ampli lampes. Le son cristallin du Jazz Chorus est resté une référence à cause de cela, et peu d'amplis à lampes sont véritablement capables de rivaliser sur ce type de sons. Mais inversement, un ampli à lampes en son claire procure une sensation "d'élasticité", une souplesse en fait, que les amplis à transistors ne peuvent restituer. Cela est probablement (mais probablement seulement) du au fait que les lampes subissent physiquement les vibrations du son. L'ensemble assez complexe de fils et de plaques métalliques vibrent physiquement, provoquant ainsi un début de réverb. Le même phénomène, lorsqu'il se produit dans une lampe en fin de vie et devient audible, s'appelle microphonie. C'est alors un défaut de la lampe qui impose son changement.

désigne la technologie des semi-conducteurs qui. les notes gagnent en moelleux et n'ont pas la raideur que l'on éprouve avec des transistors. le AxSys 212. un opérateur mathématique ou fonctionnel chargé d'une mission précise. Ces composants. le guitariste qui joue ressent plus de souplesse dans son jeu. lorsqu'on les utilise sans finesse pour remplacer les lampes dans une logique "un pour un". Les années 80 et la revanche du solid-state Le terme "solid-state" (état solide). figés: les diodes et les transistors sont les deux composants de base les plus connus. excellait dans le fait de se trouver toujours à la limite du son clair et du début de saturation. la transition se fait avec plus de naturel semble-t-il. contrairement aux lampes construites autour d'un flux de particules dans un gaz raréfié. Un circuit intégré est. Le concept remonte à 15 ans auparavant lorsqu'un des maitres du son.La différence devient sensible lorsque l'on commence à loger un voile de saturation sur le son : les plages de réglage où le son est essentiellement clair. et ils sont d'ailleurs utilisés dans quantité de pédales et d'amplis hybrides dans le but d'imiter ce son des lampes. beaucoup plus qu'un composant électronique. De plus. ça écorche les oreilles plus qu'autre chose. ne sont. qu'elle soit à lampes ou à transistors. lorsque Line6 a breveté la première simulation numérique d'ampli. pas particulièrement musicaux: une fuzz. une disto. à qui l'on va donc demander (en l'associant avec d'autres composants). il y a une famille de circuits intégrés particulièrement critique: l'amplificateur opérationnel (AOP). Du même coup. d'effectuer une opération mathématique sur un paramètre (le signal sonore). il faut bien le dire. Là où le transistor écrête brutalement le signal. ce signal sonore est représenté par une tension (des Volts!) qui a un comportement analogue à celui du signal sonore: nous traitons bien d'électronique analogique. mais où il commence à saturer progressivement si l'on pousse un peu sur les cordes. Sont apparus dans les années 70 des composants complexes. lorsqu'on les branche directement dans une console. semblent tous converger vers un consensus : ce n'est qu'à fort volume qu'un ampli à lampes fait la différence. constitués de plusieurs. Un transistor et une lampe ne saturent pas de la même façon. Là. Pour le son. Un AOP est un opérateur mathématique quasi-pur. les transistors auraient détrôné les lampes sans trop de difficulté. puis de plusieurs dizaines. Dit autrement. sont intégralement constitués de matériaux solides. Ce phénomène. ainsi que les avis généraux que l'on peut croiser. avec ses amplis à lampes Fender. puis de plusieurs centaines de transistors et de diodes: les circuits intégrés. Les fameux AOP permettent de construire très facilement ce que les lampes ne font que de façon maladroite: reproduire mathématiquement un comportement déterminé par avance sur le papier. cela se dit. c'est mathématique. en un seul mot: modéliser. les différentes études menées sur le sujet. une lampe le fait plus en douceur. • Reproduire mathématiquement. que ce soit dans le registre crunchy ou les grosses saturations. Tom Scholz. • Ce terme de "modélisation d'ampli" n'est réellement apparu qu'en 1996. l'ampli à lampes serait beaucoup plus progressif. rappelons-le. Dans un circuit électronique. s'il ne s'agissait que de reconstituer avec des transistors la forme d'onde (le timbre du son) générée par les tubes. La même technologie a en revanche permis une chose innaccessible aux lampes: la miniaturisation et donc l'intégration. fatigué des problèmes liés aux . Le comportement technique des composants ne suffit pas à expliquer ce phénomène. souvent appelé "soft-clipping" est illustré ci-dessous: Mais cette raison n'est pas suffisante en elle-même : les transistors à effet de champ ont un comportement similaire aux lampes. Stevie Ray Vaughan.

fabriqués depuis 1979 et utilisés par d'aussi grands noms que Clapton. Le gros problème des amplis à lampes. Le Rockman a été une révolution: c'était non seulement la preuve que le solid-state peut parfaitement remplacer les lampes. à un moment ou un autre. aucune lampe. Scholz a cessé ses activités de constructeur en 1994. Par delà l'accoutumance culturelle au son des lampes.amplis à lampes.et notamment ses amplis Marshall . était passé maitre dans l'art de customiser son matériel . le fait que l'on entende la lutherie vibrer légèrement est un effet de bord. sentant la vague du numérique arriver. c'est passablement agaçant. et sans aucune puissance. les énormes amplis sur scène ne sont là que pour le décorum ! Les fonctions d'un ampli Nous avons essentiellement comparé les aspects subjectifs du son des lampes. ou du moins des différences secondaires qui ne justifient pas en elles-mêmes la suprématie commerciale des amplis à lampes dans le haut de gamme. prenez le temps de vérifier si les énormes baffles de vos stars sont ou non repiqués au micro: les trois quarts du temps. genre qui a dominé la musique au moins aux USA durant les années 80. joué avec du matériel Rockman: le son de ZZ Top période Eliminator. invente le Rockman. Le "truc" de Scholz. Un mot enfin sur le seul constructeur d'ampli solid-state qui a fait le choix délibéré de cette technologie avec bonheur: les amplis britanniques Session. Avant de passer par le haut-parleur qui est le transducteur entre la partie électrique et la partie acoustique. la structure des amplis de puissance à lampes comporte des différences de conception et de structure avec leurs homologues à transistor. complété par des filtres qui modélisent la réponse en fréquence d'un baffle guitare: nous appelons ça aujourd'hui un "cab sim". plus d'ampli de puissance: une simple boite noire branchée directement dans la console et le son est là. Dans l'entre-temps. c'est d'avoir conçu un circuit de compression qui restitue la fameuse "élasticité" des lampes. il faut donc . Conclusion: lorsque vous allez assister à un concert sur une grande scène. La fonction de l'ampli est de convertir ce signal en vibration acoustique: cela va donc bien plus loin que la simple amplification. et même le grand Satriani sur le mémorable Surfing with the Alien: des amplis opérationnels.avec un résultat incontestable: il a créé ce que nous appelons en France le "rock FM".en 1989. et en laissant de côté la partie du comportement des lampes qui peut assez facilement être reproduite avec des composants solid-state (saturation du préampli notamment). leader du groupe Boston et ingénieur du MIT. Rien d'acoustique là dedans: sur le principe. Scholz. mais également que le concept même d'ampli est passablement ridicule! Tous les grands ont. c'est qu'il est à peu près impossible de reproduire le même son d'une session à l'autre: pour un perfectionniste comme Tom Scholz. L'ampli guitare est à la guitare électrique ce que la caisse de résonance est à la guitare acoustique Le signal issu de la guitare est extrêmement faible. c'est du Rockman. Les micros de la guitare ont pour rôle de convertir les vibrations physiques des cordes en signal électrique. idem pour Billy Idol et sa power-pop. Idem pour Deff Leppard période Adrenalize et Hysteria. C'est sur cette base qu'est né le Rockman: recréer de manière fiable et reproductible le son que Scholz avait en tête pour les disques de Boston. un autre génie du son a repris le flambeau: Andrew Barta a créé le concept Sansamp une extension du concept de Scholz . qui peut passer des mois sur un mix. Plus de HP.

il va essentiellement accroître l'amplitude du signal d'entrée (on passe d'environ -20dB ou -10dB à -5 ou 0dB). La musique enregistrée varie peu en termes de volume. la partie puissance de l'ampli a un rôle considérable dans l'affaire. bref. on n'attaque jamais un ampli de puissance depuis un signal aussi faible que celui d'une guitare. et notamment voir d'où proviennent ces non-linéarités propres aux amplis guitare.convertir les quelques millivolts qui sortent sans intensité de la guitare en un signal électrique porteur à la fois de tension (des Volts) et d'intensité (des Ampères). Et bien sûr. Un système hifi ne résiste pas longtemps aux coups de boutoir d'une guitare. En première approche. il faut avoir préalablement simulé l'action d'un ampli non linéaire dans le préampli. on a la possibilité de faire saturer le préampli pour ajouter artificiellement des harmoniques au signal. qui serait. Il faut au moins remonter le niveau de ce signal (amplitude en tension. sans que l'on parle encore de puissance. elle. . totalement linéaire. medium et aigues): c'est la coloration d'ensemble du son. soit donc de volts (tension). chargée de colorer et saturer le son. le signal serait encore insuffisant pour bouger la membrane des écouteurs. Il ne s'agit que d'amplitude. sans parler de certaines actions sur la dynamique (compression plus ou moins naturelle). et ne présente pas les variations extrêmement brèves que l'on rencontre avec un instrument. puis à se brancher dans la console d'une sono de puissance. Il faut alors affiner le schéma pour comprendre ce qui se passe. sans saveur. en apportant également plus ou moins de compression lors justement de la saturation 2. Mais plusieurs facteurs écartent cette solution : • Ce qui sort d'un instrument a une dynamique beaucoup plus importante que ce qui sort d'un disque. cela revient à construire le son à l'aide d'une série d'effets. Cette saturation a une conséquence immédiate : le signal saturé a toujours la même amplitude globale. La puissance est en effet le produit tension x intensité. mais capable néanmoins d'accepter de fortes dynamiques Dans un tel schéma. que les résultats ne sont devenus corrects que depuis l'arrivée des simulateurs d'ampli (numériques ou analogiques). un ampli hifi devrait fonctionner. On sait que ce n'est pas si simple. puisque le timbre du signal et son enveloppe d'origine ont totalement disparu. Le préampli a pour fonction le formatage du son avant sa transformation en puissance. et c'est la première fonction du préampli. Parallèlement. on pourrait alors traiter le problème en deux parties : 1. Même avec un casque branché à la sortie du préampli. inexploitable pour un musicien qui cherche au contraire saturation et coloration. et pour pouvoir utiliser un ampli de puissance linéaire. que l'on attaque doucement les cordes ou que l'on frappe comme un sourd. • Le son qui résulterait d'une amplification linéaire comme la hifi serait plat. Qu'il soit réalisé avec des lampes ou des transistors. Le rôle du préampli Dans la pratique. l'intensité n'est pas en jeu ici). Une fonction pré-ampli. On revient donc au problème précédent : un préampli seul ne suffit pas à donner le son recherché. Il y a donc d'une certaine manière une "compression". Mais il ne s'agit pas d'une véritable compression. dans le sens où la dynamique du signal devient quasi nulle. Une fonction purement orientée puissance. Vu comme cela. on en profite pour appliquer les corrections de tonalité (basse. et les deux grandeurs doivent être combinées pour obtenir une puissance acoustique en sortie du baffle.

Il n'y a toujours pas de puissance à ce niveau. en hifi. Pour rappel. ou un seau d'eau que l'on verse par terre. un seau d'eau jeté d'un avion. Une goutte d'eau qui tombe de plusieurs centaines de mètres. puisque le signal n'a déjà plus de dynamique.Une remarque au passage : placer un compresseur après un étage de saturation est rigoureusement inutile. on peut se contenter de brancher directement le HP en sortie du circuit: l'écart d'impédance varie seront la fréquence du signal. Un compresseur se place donc toujours avant une saturation. Bien sûr.. il faut parler du rôle de l'alimentation qui convertit le courant alternatif issu du secteur en courant continu exploitable par l'ampli en lui-même. L'ampli est un générateur qui a une impédance de sortie. . mais là encore. Cette conversion passe par un redressement du courant alternatif issu du transfo. ont une impédance de sortie élevée. qui se dissipe en chaleur. Dit autrement. il y a une déperdition de la puissance transmise. on va encore augmenter l'amplitude du signal. on s'arrange pour le faire travailler dans sa plage nominale de fonctionnement. Son rôle est de transformer le signal issu du préampli. dans un ampli guitare. la technologie n'influant que de façon très subjective le résultat. la tension est similaire à la hauteur d'une chute d'eau. on ne travaille que sur la tension du signal. qu'il faut impérativement adapter via un transfo d'impédance: Le transfo de sortie impacte fortement le résultat sonore. l'intensité étant comparable au débit de cette chute d'eau. avant le filtrage qui va niveler les variations de tension du courant redressé. L'ampli de puissance Détaillons maintenant la partie puissance de l'ampli. via un étage appelé "driver". On montre par des calculs assez simples que si ces deux impédances sont différentes. ça commence à faire des dégâts arrivé en bas. et une part de saturation électro-magnétique. l'impédance est la notion qui caractérise la relation entre tension et intensité dans un montage. En première approche. Tous les blind-tests conduisent à la même conclusion : le son des amplis à lampes ne provient pas de leur préampli. Dans un premier temps. Un bon circuit transistors et plus particulièrement à transistors à effets de champ peut donner des résultats tout à fait similaires. transistors ou lampes. Dans le cas d'un ampli à transistors. mais il reste acceptable. qui a déjà augmenté l'amplitude du signal produit par la guitare. et le HP est un récepteur qui a une impédance d'entrée. mais également produire de l'intensité. On arrive enfin aux éléments de puissance. Et un signal saturé est fortement chargé en bruit. seule la conception du circuit conditionne le son dans un préampli. L'alimentation de l'ampli Pour être complet. En revanche. sans compter que le compresseur va relever de façon importante le niveau de bruit dans le signal.. qui vont non seulement passer à des amplitudes de signal fortes (plusieurs dizaines de Volts. Pour avoir de la puissance. Un transfo fidèle dans ses transmissions sur toute la bande passante est en effet assez coûteux. mais également un débit important. le fait de le pousser dans ses retranchements va ajouter des non-linéarités. ne suffisent pas à porter de la puissance. à comparer aux quelques millivolts sortis de la guitare). des distortions de phase. destiné à mouvoir la membrane du haut-parleur. eux. Les amplis à lampes. Le transformateur est un merveilleux déformateur de son. mais il est également une des explications du coût élevé des amplis à lampes. en un signal électrique porteur de puissance. il faut à la fois une certaine hauteur de chute.

la puissance est égale au produit tension x intensité). Les lampes. ou bien sature encore plus selon le cas. Pour permettre au guitariste d'exploiter la satu de la partie puissance d'un ampli à lampes. on peut fort bien se retrouver avec 140. et elle est même risquée pour les transistors qui sont plus fragiles de ce côté là. la saturation de la partie puissance n'est pas intéressante sur le plan sonore. avec pour but explicite de donner des sons saturés particulièrement gras. Cela mérite d'être rationnalisé. ce redressement était réalisé également à l'aide de lampes. mais peut être reproduit avec quelques astuces même avec un redressement à diodes. La différence sonore entre un ampli à lampes et un transistors provient de sa partie puissance et notamment de la présence d'un transfo de sortie. pour une même valeur crête du signal envoyé au HP. voire 170W (Marshall Plexi) électriques à passer dans le HP. Le HP monté sur un ampli à lampes à 1300 euros est plus performant que celui que l'on va trouver sur un ampli à transistors à 500 euros. On lit tout et son contraire à ce sujet: certains vont même jusqu'à asséner des ratios "1W lampes = 3W transistors" par exemple. Prudence avec les discours commerciaux des constructeurs! Puissance des lampes et puissance des transistors C'est un fait connu et maintes fois constaté: les amplis à lampes sonnent plus fort que les amplis à transistors. 4. l'ampli commence à saturer.Avant l'apparition des diodes au silicium. Si le constat du fait que les amplis à lampes sonnent plus fort que les amplis transistors est avéré. Réponse de Soldano: l'effet est intéressant. avec plus de fiabilité. La puissance électrique est convertie en puissance acoustique par le HP. Dans un ampli à transistors. et notamment des amplis à lampes avec des alimentations correctement dimensionnés avec des amplis transistors dont les alimentations ne sont pas prévues pour suivre la partie puissance lorsqu'elle sature. le fait d'affirmer des trucs comme 1W lampes = tant de watts transistors est vide de sens. et l'alim est taillée pour largement aller au delà des 100W RMS son clair (les watts de la hifi). 2. 3. 1. il faut donc une alim dimensionnée en conséquence. Ces lampes redresseuses ne participaient pas directement au son. Les diodes ont un comportement constant quelque soit la puissance tirée par la charge sur l'alimentation. Du même coup. ce n'est pas une différence structurelle entre transistors et lampes. En final. Cette vieille technologie des lampes redresseuses avait disparu: elle donnait simplement un grain particulier aux amplis vintage. c'est une question de qualité des composants. la saturation de la partie puissance est utilisée. Ca. elles. Les alims calculées pour sortir 100W RMS en son clair ne peuvent pas sortir plus de 100W. et de créer la ligne des amplis Rectifier (le terme anglais pour redresseur). la puissance étant malgré tout maintenue sous forme d'intensité (encore une fois. Chaque harmonique amène de la puissance. 2. ont une propriété qui impacte le son: lorsque la puissance sollicitée devient trop importante. mais là encore. même en son saturé avec des harmoniques. Ce phénomène est particulièrement prononcé dans les graves. et. On compare en général des choux et des carottes. mais leur comportement est différent de celui des diodes. l'impression de puissance supplémentaire des lampes vient essentiellement du . 1. c'est réel et mesurable. Dans un ampli à lampes. Des blindtests ont été faits qui confirment que ce n'est pas le préampli qui fait la différence. 5. Mais Mesa Boogie (encore eux) a eu l'idée de ressortir le principe des cartons. elle fléchit et délivre une tension moins importante pour pouvoir assurer l'intensité demandée.

si un transfo peut transformer 220V en 5V. Ca ne fonctionne pas. La puissance correspond en effet à la libération d'une énergie en un intervalle de temps donné. l'ampli sonne bien entendu beaucoup plus fort. Cette énergie électrique peut être utilisée sous forme de puissance (c'est à dire consommée en un temps court) parce que le compteur électrique est capable de fournir un débit suffisant (intensité) sous une tension suffisante. et quelque chose pour la moduler. est un convertisseur qui transforme la puissance électrique en puissance acoustique. c'est très simple maintenant! Il nous faut une énergie (sous forme de très haute tension disponible avec une intensité suffisante). pas plus qu'il ne transforme la micro-puissance qui sort de la guitare en puissance acoustique. et par exemple d'envoyer des puissances crêtes (la fameuse puissance "musicale" qui n'a pas de sens en hifi) énormes sur des transitions courtes. lui. à une puissance électrique capable de faire bouger la membrane d'un haut-parleur. un flux . amplifier ne veut pas dire transformer: amplifier. parce que cette tension ne serait pas accompagnée d'intensité: les 44V. passée dans un transfo monté "à l'envers". nous pourrons le triturer autant que nous voudrons. s'appelle une modulation. Imaginez que vous partiez en vacances en laissant un robinet ouvert chez vous: la masse d'eau cumulée (et donc l'énergie cinétique consommée) qui sera tombée au fond du lavabo sera énorme. Un ampli de puissance est donc une machine à libérer ou contenir une énergie fournie par une source externe. Rien ne se perd. débités dans un HP de 4 Ω. Le haut-parleur. Plus l'énergie libérée est grande.. Si le HP est capable de restituer ces coups de boutoir. nous voulons contrôler cette énergie depuis un instrument. il ne disposera toujours pas de la puissance souhaitée. La même masse (plusieurs tonnes) lancée contre un mur l'abattrait sans problème. plus la puissance est grande. dans un ampli de puissance.. La triode Et bien. rien ne se crée. Ce serait trop simple. Ce contrôle. Un ampli module l'énergie fournie par le secteur en fonction du signal d'entrée. Un ampli ne crée pas d'énergie. c'est avant tout moduler une énergie (non porteuse d'information) par un signal (porteur d'information). sans puissance. et que je leur colle une tension forte. En résumé. qui leur permettent d'aller bien au delà des watts RMS style hifi. Avant de décrire le fonctionnement d'une lampe et les montages nécessaires à leur utilisation. la tension en question chuterait carrément devant la charge du HP. Ré-inventons la lampe à vide ! Si je prends deux morceaux de métal. il peut aussi faire l'inverse: un signal d'un volt (à peu près ce qui sort d'une platine CD). ne donneraient pas les 44*44/4 = 484W attendus. tout se transforme! Si nous n'apportons pas d'énergie au signal d'entrée. ressortirait ainsi avec 44V d'amplitude. En fait.. La compréhension du principe des lampes deviendra alors beaucoup plus aisée. mais cela n'aura aucune conséquence. en terme technique. Parce que bien sûr. Une alimentation suffisamment dimensionnée permet que la puissance des harmoniques générées par la saturation de l'ampli de puissance se cumule avec celle du signal d'origine. mettons 400V. L'objectif. rappelons brièvement ce que l'on appelle "amplifier" en électronique. mais il faut surtout que cette consommation d'énergie se déroule en un temps très bref.dimensionnement de leurs alimentations. au lieu de s'y substituer lorsque l'alimentation ne peut pas suivre.. Qui n'a pas un jour imaginé la chose suivante: pourquoi ne pas simplement placer un transformateur entre la guitare et le HP ? Après tout. La puissance électrique est en effet le produit d'une tension par une intensité. est de passer d'un signal très faible. Amplifier.

l'anode. Sinon. Le circuit de chauffage est donc un circuit auxiliaire. appelée cathode (nous reviendrons sur le système de chauffage). Enfin. L'intensité. On peut aussi. Plaçons pour cela une grille métallique entre la cathode et l'anode. On a une tension forte.. Il nous faut maintenant un moyen de "pincer le tuyau". Si nous voulons faire des vagues vraiment parfaites. assortie d'une intensité non négligeable: la voilà. dont on peut contrôler le débit en appuyant plus ou moins le pied dessus. pas toujours. Il faut: • Placer les électrodes dans un quasi-vide. Si la tension de grille est suffisante.d'électrons va s'établir entre ces deux électrodes. . mais on ne trouve plus ce système dans les amplis actuels. mais l'intensité est par convention orientée de l'anode vers la cathode. notre pied doit osciller autour d'une position intermédiaire. jusqu'à absorption par la deuxième électrode. Portons progressivement cette grille à un potentiel négatif. Les électrons sont eux aussi négatifs. générer des "vagues" plus ou moins fortes en sortie du tuyau. même si cela reste une image. Le "quasi-vide" est important: lorsque l'on parle de flux d'électrons. on a obtenu un "tube à décharge": on peut avec un peu de chance reproduire le phénomène des éclairs de l'orage et observer des mini-éclairs entre les deux électrodes: les électrons arrachés se propagent comme ils peuvent d'une électrode à l'autre. et chauffons celle qui est au potentiel bas. on peut même totalement bloquer le flux d'électrons. qu'on arrache des électrons à la première électrode. et attirés par l'autre électrode. on constate un débit constant dans le circuit. dans laquelle ils ne peuvent passer que dans un seul sens. Le courant circule. Ecartons les électrodes. Pas terrible. pour pouvoir visualiser nos vagues. les crêtes ou les creux des vagues seront.. Créer un véritable flux d'électrons dans le vide demande des moyens beaucoup plus conséquents: ça s'appelle un accélérateur à particules ! Là. Imaginons que le tuyau alimente un petit bassin sur lequel on a posé un bouchon. • Les rapprocher suffisamment. ce qui signifie que des électrons sont libérés par la cathode chaude. Un peu comme si le tube était un tuyau d'arrosage. plus d'éclair. Le bias. si l'on est doué. justement. miracle. est orientée en sens inverse de ce flux négatif: les électrons "vont" de la cathode vers l'anode. et avec un ampèremètre. On peut déjà communiquer en morse. Certaines lampes comportaient des cathodes qui faisaient également office de résistance chauffante. et toujours dans le même sens. appelée anode. le plus simple étant un tube en verre. On place donc un filament résistant près de la cathode pour la chauffer. Un rappel au passage: les électrons sont des particules négatives. En fait. Nous venons de créer une vanne à courant électrique ("Valve" en anglais). Une diode est une soupape à électrons. c'est une image. et la grille de commande. l'énergie que l'on va moduler. à potentiel positif. sans lien direct avec le circuit audio. ils vont donc être repoussés par la grille. c'est quoi? Reprenons l'analogie avec notre tuyau d'arrosage sur lequel on pose le pied. en appuyant et relâchant la pression du pied. parce qu'il y a deux électrodes. Là. Il est plus juste de dire. notion mesurable abstraite. cette vanne va s'appeler Triode: elle dispose de trois électrodes en tout: la cathode. Deux mots sur le système de chauffage: une simple résistance électrique fait l'affaire. et que cette perturbation que l'on a créée va se propager au sien du nuage d'atomes que l'on a pris soin de laisser dans le tube. Impossible physiquement d'inverser le sens de ce courant: ce montage s'appelle "Diode à vide". Il nous faut maintenant un dispositif permettant d'augmenter ou diminuer ce flux d'électrons.

il faut osciller autour d'un point milieu.. parce que c'est le premier sur la liste et le plus simple à réaliser. La classe A . Nous avons une impédance de sortie de 8 Ω. C'est ridicule. et qui définit l'intensité qui circule dans la lampe en l'absence de signal d'entrée Notons une chose importante qui va servir par la suite: les modulations ne sont pas déformées tant qu'elles restent dans une plage raisonnable. dans une lampe à vide. et indirectement une tension. nous disions qu'un transformateur ne peut pas convertir la puissance très faible qui sort d'une guitare en une puissance suffisante pour faire bouger l'air. se pose un problème: la lampe seule est un générateur de puissance à forte impédance. Cassons donc tout de suite le mythe "mon ampli est en Classe A et c'est ce qu'il y a de mieux": c'est bêtement le plus simple à concevoir. qui a besoin d'un ratio plus faible.. Revenons aux Volts et aux Ampères. Pour "dessiner des vagues" avec les électrons. mais il peut modifier le ratio tension / intensité! Par exemple: • Une lampe générant des amplitudes de 100V. mais aussi U = R x I. cette pression du pied autour de laquelle nous allons soit relâcher soit appuyer notre "modulation"."écrêtés". vont ressortir à 8W avec des pertes. la puissance (tension x intensité). produit 100 x 0. avec une impédance très élevée (100/0. à quelques pertes près. Le bias (polarisation de grille en français). mais pas de jolies vagues bien sinusoïdales.1 = 80mW. le ratio entre tension et intensité est trop élevé pour actionner un haut-parleur. et s'appelle un transformateur d'impédance. que nous appelerons de "Classe A".1 = 1000 Ω dans l'exemple). passés dans un transfo étudié pour. La tension négative (en Volts) appliquée à la grille contrôle l'intensité (en Ampères) entre la cathode et l'anode. on a donc P = R x I x I La solution existe. nous avons: • Un tuyau dans lequel est établi un flux d'électron mesuré par une intensité (et non une tension) • Une tension de bias (tension continue) appliquée en permanence à la grille de commande • Une modulation (tension alternative) qui s'ajoute à la tension continue de bias La lampe est bien pilotée en intensité par le biais de deux tensions additionnées sur le grille: • La tension de bias définit l'intensité au repos de la lampe • La modulation d'entrée (tension) est reproduite par une intensité qui est modulée autour de sa valeur de repos Le bias est la tension continue appliquée à la grille de commande. qui ne doit pas être trop faible ni trop fort. On aura des bouffées d'eau. Un transfo conserve. • Ces 10W.100 = 10W.Le transfo d'impédance Nous disposons de suffisamment d'éléments pour construire un étage de puissance simple.1 x 0. En résumé. sous peine d'avoir des crêtes ou des creux aplatis. c'est cette position intermédiaire. d'autant que les 100V ont pu endommager le haut-parleur. Là. Le HP ne restituerait que 8 x 0. . un peu comme des bouffées de fumée. Notons que la puissance électrique traitée dissipée par un haut-parleur se comporte comme le carré de l'intensité: P = U x I. fort heureusement. Tout au début de cette page. Nous venons de voir plus haut que la triode permet de moduler une intensité. par exemple sous la forme 8V et 1A. avec une intensité de 100mA. Si on "appuie le pied trop fort" ou si "on relâche trop la pression". nos vagues vont avoir des à-plats: c'est le principe de la saturation. En clair.

la lampe est déjà fermée. Mais ne perdons pas de temps: ce concept ne tient pas. les transistors. Deuxième résultat: l'intensité dans la lampe augmente avec le signal d'entrée. Poussons le concept un peu plus loin. typiquement. tout simplement parce que nous savons facilement arracher des électrons (satellites du noyau d'un atome) à la matière. ce courant vaut à peu près la moitié de ce que la lampe peut supporter. Inversons les fils. dans un ampli en Classe A. En effet. elle est revenue au repos. tant qu'à faire de la science-fiction. les PNP et les NPN. Ajoutons un signal d'entrée à cette tension de bias. selon la règle du "juste nécessaire". mais nous comprenons qu'elle est traversée en permanence par une intensité non nulle. on utilise des lampes montées en Classe A. Délire à oublier? Pas tout à fait. inventés bien plus tard. Et pour cause. symétrique de la première. puisqu'elle est négative) de façon à bloquer totalement le flux d'électron lorsque le système est au repos.Branchons un HP d'impédance 8Ω en sortie du transfo. Il est "hors-phase" par rapport à la première version. et nous ne sommes pas là pour traiter le sujet des transistors.. et le signal est inversé. l'idée de maintenir le robinet à électrons toujours ouvert n'est peut-être pas la meilleure idée pour construire un ampli performant! Augmentons donc la tension de bias (en fait. et qui pousse à passer à la Classe B pour construire des amplis plus puissants. C'est cette caractéristique qui limite les performances des amplis en classe A.. Fantastique! Là.. mais le troisième résultat est désastreux: lorsque le signal d'entrée devient négatif. nous avons l'outil qu'il faut: le transformateur. tandis qu'arracher des protons (soudés dans le noyau) revient à concevoir une mini-centrale atomique (c'est la fission). inversons le signal! Et là. À chacune des extrémités. Premier résultat: l'ampli ne dissipe plus inutilement de la chaleur alors qu'il ne fait encore rien. Mettons ce point milieu à la masse. ce composant a pour rôle de transmettre des courants alternatifs qui circulent dans des bobines de fil. qui dissipent donc beaucoup de chaleur. et cette chaleur dissipée est autant de puissance qui s'envole en pure perte. Revenons à notre triode: l'intensité qui la parcours varie sans cesse en fonction des oscillations du signal d'entrée. La classe B . Mais leur concept n'a rien à voir avec les tubes à vides. existent en deux variétés symétriques. mais hors-phase l'une par rapport à l'autre.Le montage push-pull Puisque la Classe A est limitée en puissance par contruction. une dizaine de watts. On obtient un demi-signal. Une lampe courante en Classe A va développer. on la diminue.. et au repos. Après tout. la deuxième moitié étant purement et simplement rasée! L'idéal serait alors d'avoir une lampe inversée. Mâââââgique ! . et il est impossible de renverser le flux d'électrons pour reproduire la totalité de la modulation. Inversons le sens de bobinage de ce fil. nous avons deux versions du signal traité. Avec. puisque nous avons pris la précaution de lui appliquer une tension de bias calculée pour que la lampe soit toujours plus ou moins ouverte. Ce montage est en effet le plus simple à mettre en oeuvre et donc à contrôler. il faut revoir le principe de départ.. miracle. sont toujours parcourues par un courant non nul. un flux de protons positifs au lieu d'un flux d'électrons négatifs. Les amplis de Classe A sont donc par construction des amplis qui chauffent beaucoup. Plus simple encore: un transfo a deux points de sortie (chaque extrémité du bobinage). et concevons un transfo avec un point milieu. C'est la définition "officielle" de la Classe A: les lampes. Oui. séparant la bobine en deux demi-bobines identiques. La puissance électrique transmise est alors 8 x 1 x 1 = 8W. et le même signal apparait comme vu dans un miroir.. Dans les préamplis. et de concevoir ainsi une paire capable de traiter l'ensemble du problème. Autre idée: puisque nous ne pouvons pas inverser les lampes. qui ne nécessitent pas de puissance. On peut espérer développer plus de puissance avec le même tube. on peut "faire bouger l'air".

C'est un peu le même principe que les micros humbucker à double bobinage. c'est fâcheux. puisque nous avons vu plus haut que ce transfo de sortie est de toute façon obligatoire avant d'attaquer le haut-parleur! D'une pierre. Il permet de développer des puissances plus importantes que la Classe A (une paire de 6L6 développe à peu près 50W). pendant que l'autre se repose. et ne travaillent que durant la moitié d'un cycle complet du signal alternatif. attaquons deux lampes qui traiteront chacune une moitié de leur modulation. on les aurait oubliés depuis longtemps. mais comme on ne les a pas préalablement déphasés. avec un peu d'astuce! Le signal qui sort du transfo et qui est issu de la première lampe peut être inversé si son fil est bobiné dans le sens ad-hoc. Mais sa finalité n'est pas du tout la même : en Classe B. Le montage est le même: on produit deux versions symétriques du signal d'entrée. Notons au passage que le transfo de sortie effectue une soustraction entre les deux demi-signaux: S = S1 . le push-pull est nécessaire par définition. Elle ne peut traiter qu'une demi-alternance de signal est doit donc être associée avec une autre lampe parfaitement symétrique pour traiter la totalité d'un signal. Prélevons une part de ce signal et réinjectons le dans la deuxième lampe. et c'est gagné! Remarquons une chose: une lampe tire dans un sens. Augmenter la puissance . mais ça marche et ça a un avantage: les bruits divers et variés que subit le circuit sont eux aussi soustraits. Ca devient génialement génial. Comme les techniques de fabrication des lampes ne permet pas de garantir à l'avance ces caractéristiques d'une lampe à l'autre. et nous recollons les morceaux. C'est un peu tordu. Tout est devenu symétrique. Ils sont tous les deux dans le même sens.. En fait. Ce câblage s'appelle "Classe B". qui sont traitées par deux lampes montées en Classe A.. Ce besoin de symétrie parfaite a une contrainte: en Classe B. et il est un peu plus complexe dans sa conception. Il reste que si les amplis Classe A était limités à une seule lampe dégageant 10W. Les lampes sont câblées pour avoir une intensité nulle au repos. les deux lampes d'un push-pull doivent être appariées. et nous avons deux demi-signaux de sortie parfaitement complémentaires. il peut se produire une distortion (dite "de croisement" ou "de raccordement"). deux coups..Le push-pull Classe A et le montage en parallèle On conçoit que le fait de fonctionner avec deux lampes permet à la Classe B de dégager plus de puissance. en musique. mais qu'à cela ne tienne: un autre transfo à la sortie pour refaire le "coup du miroir". En Classe A. va également assumer la fonction du transfo d'entrée. de même que la moindre dissipation de chaleur permet une meilleure utilisation de l'énergie et donc de concevoir des amplis plus puissants. on aime ça: ça ajoute des harmoniques. c'est à dire que leurs caractéristiques électriques doivent être identiques. Le montage symétrique que nous venons de développer s'appelle un "push-pull". En hifi. il s'agit simplement d'une manière un peu tordue de combiner deux lampes pour additionner leur puissance. On a dit plus haut que le montage Classe B implique une distortion au moment où l'on "recolle les . soit donc S = S1 + S2 Et ce n'est pas fini: ce même transfo de sortie. Cette opération a un coût non négligeable.Avec notre transfo à trois points de sortie.. Une lampe qui fonctionne en classe B est polarisée pour que l'intensité cathode-anode soit nulle au repos. Il a un inconvénient: lors du recollage des deux alternances. la seule solution est de les trier en bout de chaîne... puis prend le relais et pousse dans l'autre sens le signal. et leurs sorties sont à nouveau soustraites pour que les deux signaux hors-phase s'additionnent (au lieu de s'annuler). ils s'annulent dans le transfo de sortie.(-S2). déjà chargé d'une double mission. le principe du push-pull peut être adapté à la Classe A.

somme des deux. avec un recouvrement assez important des deux demi-signaux. Si le bias est intermédiaire. comme il est dit plus bas). le bias ayant été calculé pour cela. voire plus si on veut gagner des watts: le montage en parallèle peut être étendu "à volonté". les lampes sont fermées au repos. En effet. mais de manière exactement inverse. va fermer la lampe. consiste à faire travailler la lampe en permanence. n'oublions pas qu'avant d'imaginer le principe un peu tordu du push-pull. cette intensité est à peu près la moitié de la capacité du montage. le signal est déformé. nous pouvons beaucoup plus simplement combiner deux lampes en Classe A en les montant en parallèle. pour les signaux faibles. mais va mordre sur la Classe B dès que le signal d'entrée. Le push-pull Classe AB C'est le montage qui s'est le plus répandu. à chaque passage de main d'une lampe à l'autre. En Classe A. Augmenter la puissance . La Classe AB profite donc des qualités et des défauts des deux montages de base: peu de distortion en Classe A. nous . elle varie en suivant le signal. ajouté au bias. qui est nécessaire en Classe B. ce sont deux choses différentes. En push-pull. C'est la distortion de raccordement. cela n'a pas d'autre conséquence que de jouer un peu sur l'amplitude du signal combiné. mais sans distortion. un push-pull va fonctionner en Classe A pour les signaux suffisamment faibles. L'intensité qui traverse la lampe varie en fonction du signal.Le montage en parallèle Pour être complet. Dans la pratique. Nous doublons ainsi l'intensité disponible et donc la puissance de l'ampli. le bias est calculé pour que la lampe soit toujours parcourue par une intensité non nulle. qui correspond à la présence forte d'harmoniques impaires peu agréables à entendre. Lorsque l'intensité augmente dans la première lampe. On recompose le signal en sortie. Ce principe du montage en parallèle peut bien entendu être utilisé en Classe B: on met par exemple 2 lampes de chaque côté du push-pull. non ? Cela joue sur le dimensionnement de l'alimentation. Le taux de recouvrement important entre les canaux du push-pull est générateur de distortion (mais pas de saturation. forte puissance avec moindre dissipation thermique en Classe B. reste constante. suffisamment fort pour limiter l'intensité au repos. Pour des questions d'équilibre mais aussi de réduction du bruit. rappelons le. On parvient alors facilement à près de 50W avec 4 EL84 en Classe A. et que l'on trouve sur la plupart des amplis du marché. mais c'est tout. on se contente d'additionner deux signaux complets: si l'un des deux est un peu plus fort. tant qu'à mettre 4 lampes dans un ampli. Nous avions déjà 50W avec deux 6L6 en push-pull. On peut donc se contenter d'une seule lampe. mais cela n'est aucunement nécessaire. En classe A. Le signal est recomposé en sortie. ce montage est toujours combiné avec le principe du push-pull. alors que dans un push-pull Classe B. Cela donne en principe un peu moins de bruit. n'est qu'un "plus apprécié" en Classe A. en dehors du fait que le dégagement de chaleur d'un ampli Classe A est par construction plus important. cette contrainte n'existe pas. mais n'est jamais nulle. La lampe traite l'intégralité du signal à chaque alternance. La Classe A. Autre avantage: l'appariement des lampes. on préfère les associer de façon symétrique.morceaux". En classe B. Il reste peu de choses à dire pour l'expliquer. elle diminue dans la deuxième et inversement. Conséquence: l'intensité totale. et le signal garde son intégrité tout du long. les deux lampes qui travaillent en inversion de phase voient leur intensité varier de façon totalement synchrone. Au repos. Etonnant. Chaque lampe traite une demi-alternance. il en faut donc deux en push-pull pour traiter chacune à leur tour une demi-alternance. mais pas assez pour fermer la lampe. et cela donne des amplis à 4 lampes (deux de chaque côté). Un push-pull Classe A possède une propriété "amusante".

tout montage électronique présente ces défauts dans des proportions qui lui sont particulières. Il faut donc les analyser séparément. La distortion de raccordement correspond à un ajout d'harmoniques impaires. mais en son franchement saturé. il faut apparier les lampes par paire pour garder la symétrie nécessaire. En crunch. C'est le phénomène du "clipping". • Les FET et les transistors bipolaires supportent mal les excès. Seules les harmoniques peuvent. Les différentes sources de distortion La distortion correspond à une déformation du signal. Tant que l'on est en fonctionnement linéaire. transistors à effet de champ (FET) et transistors bipolaire: • Les lampes. et on ne peut pas les violenter trop longtemps ni trop fortement dans cette position sous peine de les faire claquer.arrivons au chiffre magique de 100W. et le plus simple à comprendre. La compression est un phénomène tout à fait différent. elle va gentiment claquer aussi!) • La transition entre la partie linéaire et la partie saturée de la courbe est beaucoup plus brusque avec un transistor bipolaire. tout va bien. Lorsque l'on approche du seuil de saturation. mais aussi les FET. Là. Ce qui suit n'est pas propre aux lampes. Elle est redoutrée en hifi. La distortion a plusieurs origines qui n'ont pas les mêmes effets. ni donc en dynamique. Notons que ce problème n'existe pas en Classe A. et le signal de sortie est donc écrêté si le signal d'entrée est trop fort. le signal a perdu toute dynamique. où le signal clair est encore perceptible. de compression en parlant de saturation. Lorsqu'on atteint les limites de . qui agit sur la dynamique du signal sans agir sur le timbre (proportions des harmoniques): parler de compression en parlant de saturation (transistors ou lampes) est donc un contre-sens et doit être évité. qui fournit l'énergie que l'on module. ils perdent leur linéarité et la courbe s'infléchit progressivement pour devenir horizontale. on l'utilise en musique pour ajouter artificiellement des harmoniques au signal. mais lorsqu'elle est contrôlée. On parle de "soft-clipping". conserver au son une part de sa dynamique. transistor ou lampe. Le composant d'amplification. Les lampes n'ont pas ce problème (sous réserve bien sûr de ne pas délirer: collez 2000V à une EL84. il reste une dynamique partielle. L'alimentation ne peut pas fournir plus qu'une certaine limite. on note des différences de comportement très nettes entre lampes. À chaque passage d'un côté à l'autre du push-pull. Alimentation Les composants sont soumis à la qualité de l'alimentation. la saturation supprime toute variation d'amplitude au signal. Raccordement Il s'agit du problème de raccordement des demi-alternances dans un montage push-pull. qui peuvent être assez désagréables à l'oreille. C'est aussi le seul qui soit immédiatemment reconnaissable à l'oreille. se produit une déformation plus ou moins nette. module une énergie à capacité finie. La saturation C'est le phénomène le plus connu. à tort. ce qui fait que certains parlent. Là encore. en fonction de leur dosage. Retenons deux choses: • Les FET permettent une bonne imitation du timbre produit par les lampes en saturation • Ni les FETs ni les transistors bipolaires ne peuvent suivre en puissance les lampes en mode saturé. agissent par pincement d'une intensité (principe du tuyau d'arrosage). Dans tous les cas.

Développer cet approche spectrale deviendrait trop complexe pour cette page. personne n'aurait parié un . il faut: • Que le signal de sortie soit rigoureusement proportionnel au signal d'entrée. C'est ce qui se passe notamment dans une correction de tonalité ou un equaliser. le fléchissement intervient de façon progressive et intéressante. C'est impossible dans la pratique. l'alimentation ne peut pas éternellement suivre la charge. dont le comportement reste constant quelque soit la manière dont elle est sollicitée. et parfois oscillation parasite. Dans la réalité.l'alimentation. au lieu de ressortir toutes avec la même amplitude. En général. La combinaison de ces deux sources de problème. nous avons un phénomène qui s'apparente à la compression: lorsque le signal d'entrée augmente. mais là encore. Cela peut bien sûr aller jusqu'à provoquer la saturation du composant (transistor ou lampe). l'intensité cathode-anode doit donc être proportionnelle à la tension de grille.. notamment en basse fréquence. • Que le signal de sortie traduise instantanément les variations du signal d'entrée. ainsi bien sûr qu'avec des algorithmes logiciels). Nous avons jusque là imaginé une alimentation "parfaite". les fréquences du spectre ressortent selon une courbe qui est loin d'être horizontale. en compétition automobile. mais aussi incapacité à passer instantanément d'un front vertical à un état stationnaire: il y a rebond. le fléchissement de l'alimentation limite le signal de sortie. mais ce n'est pas obligatoire. au lieu d'utiliser des diodes "solid-state" pour redresser le courant dans l'alim. et les fréquences élevées notamment ont du mal à être restituées. se traduit de façon tout aussi simple si l'on raisonne en spectral: la réponse en fréquence n'est pas constante. avec des lampes et des transistors. il y a de fortes chances pour que ces amplis sonnent aussi bien que leurs productions à lampes: pour faire un parallèle. et que le débat est donc faussé au départ. Cette déformation de la réponse en fréquence est obligatoirement assortie d'une distortion de phase. Le problème se manifeste de deux façons: incapacité de la lampe à traduire un front vertical. les signaux forts seront déformés. un composant présentant toujours une inertie. Cela est vrai dans une portion seulement de la courbe: si la tension de grille augmente trop. il y a écrêtage. Mais il faut en retenir une chose: toute déformation de la réponse en fréquence est obligatoirement accompagnée d'une déformation des phases du signal avec ses harmoniques. le résultat n'est pas heureux. Dans une lampe. La non linéarité Un composant actif est supposé reproduire sans le déformer le signal d'entrée. on perd cette linéarité. la technologie des tubes à vide est plus souple et donne des résultats intéressants. Si Mesa ou Rivera se mettait dans la tête de fabriquer des amplis à transistors. qui devient du coup une pente très raide.. Guide d'achat simplifié Avant de parler de l'utilisation des amplis à lampes. Là. Pour cela. les signaux faibles seront correctement traduits. Que l'on soit en mode saturé ou non. qui peut dans certains cas être utilisé à des fins musicales. C'est le principe des amplis dits "rectifier". Il s'agit bien d'un défaut de l'alimentation. l'alimentation peut fléchir. il faut dire deux mots de l'achat. Si. que l'on vient de décrire dans leur aspect temporel. et donc du choix de l'ampli. qui elle même n'est pas constante selon la fréquence. on utilise des tubes à vide (rectifier tubes). ces filtres ne pouvant pas mathématiquement déformer la réponse en fréquence sans altérer les phases du signal (ce phénomène est mathématique et est indépendant de la technologie: il est vrai en numérique et en analogique. si l'on augmente la demande. surtout avec des transistors. Il faut toujours garder en tête que les amplis à lampes sont aujourd'hui plutôt des hauts de gamme. En pratique. D'une façon générale.

il est toujours préférable de faire un saut "à la préfecture" où on pourra essayer plusieurs modèles et marques dans plusieurs magasins. Pourquoi sont-ce de mauvaises questions ? Les pros disposent de moyens colossaux et sont assistés d'une armée d'ingés sons et de guitar-techs. Un ampli correct vaut plusieurs centaines d'euros. le Caliber sonnait beaucoup plus fort que mon Marshall JCM800.50 Caliber. et l'ampli sonne deux fois plus fort à puissance égale... et le prix n'était pas un problème.). • Pour jouer en appartement. J'avais des moyens conséquents (c'était dans les années 80. il est donc idiot de se cantonner à ce que l'on a près de chez soi pour effectuer des essais. de matériel musical par correspondance: c'est un non-sens. D'autre part. à moins de l'avoir essayé auparavant. Dans les questions à se poser: • • • • • • • • Quel musique joue-t-on ? Dans quels endroits l'ampli va-t-il être utilisé ? L'ampli sera-t-il repiqué via une sono ? Quel budget est-on prêt à investir ? Qui joue sur telle marque d'ampli ? Que pensent les conseilleurs bien intentionnés sur les forums du web ? Que vend le magasin d'à côté ? Que trouve-t-on sur eBay ou chez Easy-Cash ? Dans les questions à ne pas se poser: Si les premières questions (les bonnes) semblent tomber sous le sens. alors que le Caliber permet tous les sons ou presque et sonne bien quelque soit les réglages. et le MarkIII était donc surdimensionné côté puissance. j'ai essayé un MarkIII et un Caliber. L'essai d'un ampli permet en final de se faire une idée raisonnable du son de l'ampli. Les forums peuvent éviter de faire de mauvais achats. l'expérience montre que la plupart des achats sont malheureusement réalisés en fonction des deuxièmes (les mauvaises). mais il donne un vrai confort par rapport à un 30W si on doit jouer sans sono dans des endroits genre club.. J'ai donc opté pour le . il est difficile de dépasser les 10 ou 15W sans gêner tout le monde. lorsque j'ai acheté mon premier Boogie. quand ils n'ont pas les custom-shops des constructeurs qui oeuvrent directement pour eux. un diesel peut gagner le Mans.. lorsque l'on a une idée en tête et que l'on souhaite connaitre les inconvénients d'un modèle. qui est déjà trop puissant pour jouer à la maison.. il est difficile de dépasser 5W en soirée sans voir les voisins débarquer. Comme pour tout dans la vie.. le MarkIII est une usine à gaz très délicate à régler. Pour les mêmes raisons.. Pour l'anecdote. à puissance égale.centime sur un moteur diesel il y a dix ans. ainsi que de la pertinence de ses réglages. on n'achète pas. • Pour jouer en direct à côté d'un batteur. ou dans des salles . Conclusion des essais: d'une part. Aujourd'hui. c'est aussi stupide qu'acheter une voiture de série parce que le proto qui porte le même nom a gagné le Paris-Dakar. Même si on habite au milieu de nulle part. Acheter telle marque d'ampli parce bidule joue dessus en espérant avoir le même son. • Pour jouer à la maison.. Mais les points de vue personnels des uns et des autres ne peuvent rien faire là où un seul critère doit prévaloir: l'essai en conditions réelles de plusieurs amplis avec sa propre guitare. • Un ampli de 50W est donc souvent surdimensionné. on n'effectue pas ce genre d'achat avant d'avoir cerné son besoin. Pour la puissance et l'encombrement. 30W lampes sont très suffisants. il est rigoureusement nécessaire d'avoir en tête les points de repère suivants: • La qualité du haut-parleur a un impact énorme sur le volume sonore: 3dB de mieux en rendement.

Côté son. c'est le trop-plein de puissance ! Et oui. repiqué dans la sono... dès l'allumage. Pour faire court: le premier switch "on/off" ne fait qu'une seule chose. le pourcentage des auditeurs qui saura sentir une différence depuis la salle est totalement epsilonesque.. Le point réellement important est en fait de ne pas déplacer l'ampli tant qu'il n'est pas raisonnablement refroidi. lorsqu'on passe de son premier ampli 15W transistors. à un 30W lampes avec un HP sérieux à 98dB.de taille raisonnable (moins de 300 personnes). beaucoup plus faciles à vivre. Ca. où les lampes sont non conductrices au repos. Dans les gens qui feront une différence. Gérer la puissance.. En Classe B. on se trouve à peu près dans la situation du conducteur de Ferrari limité à 50 en ville: il roule au mieux en seconde. les amplis à lampes disposent d'un switch supplémentaire: le stand-by. on se retrouve avec 4 fois plus de son dans la pièce. Le problème le plus courant avec les amplis à lampes. et sont particulièrement chaudes. et où les HP avaient des rendements assez faibles. Le deuxième switch (stand-by) contrôle la THT (Très Haute Tension) ainsi que les tensions de polarisation des grilles (les fameux bias)... La tradition veut que l'on fasse d'abord chauffer les lampes avant de les mettre sous tension: on laisse donc l'ampli chauffer 30s environ avant de basculer le stand-by. Revenons au son. on a tendance à suivre la même procédure: mise en stand-by puis coupure complète. et remettre le tout sous tension après la pause sans repasser par la phase de chauffe. un truc personnel pour l'achat du matériel: le matos professionnel se trouve d'occasion. et le guitariste lui-même est dans la pratique le seul qui saura véritablement sur quoi il joue et qui sentira une différence (à cause des interférences indescriptibles entre l'instrumentiste et son matériel). il faut de plus décompter ceux qui ne l'auraient pas faite s'ils n'avaient pas aperçu l'ampli sur la scène. mieux pensé. Mais c'est surtout dans l'autre sens que le stand-by prend son sens: on peut "éteindre" l'ampli sans faire subir un refroidissement inutile aux lampes. Pour l'arrêt complet de l'ampli. à peu près au même prix que le matériel grand public neuf. avec un ampli lampes de 20 ou 30W en appartement. c'est ingérable. mais l'ampli ne peut pas sonner. mais à la maison. Allumage et extinction Et oui. Très bien sur scène ou en répèt'. Se faire plaisir (car c'est un vrai plaisir) en jouant avec des lampes suppose beaucoup de contraintes. sensibilité 95 dB. Pour s'en convaincre. et d'autres sont passés par là pour essuyer les plâtres alors que les nouveautés plus sexy peuvent révéler bien des défauts à l'usage. L'arrêt en deux étapes permet donc un refroidissement plus progressif. cela se comprend facilement: les lampes sont conductrices même au repos.5 ou 2 sur 10: le son est sans intérêt. En dessous. équipé d'une gamelle 10' made-in-pasher. En Classe A... cela a beaucoup moins d'impact. La tendance en 2006 est plutôt au petit combo avec un bon HP. le volume ne passera pas 1. Il est souvent plus efficace. Il y a deux parades (en dehors du fait de laisser l'ampli en . après quelques années.. ça a une incidence réelle sur le vieillissement des lampes: on ne déplace pas un ampli chaud. relire le passage sur la participation de l'ampli de puissance dans le son d'un ampli lampes. à une époque où les guitares n'étaient en principe pas repiquées en sono. Baisser le master? On se retrouve à chercher le point magique vers 1/10 où on entend quelque chose. enclencher le chauffage des lampes (circuit des filaments). Pour finir.. Le plus important : un ampli lampes ne commence à respirer qu'au tiers de sa puissance environ. il y a une différence avec les transistors: en plus du switch "on/off" que l'on trouve sur tout appareil. Pour fixer les choses. autant rester aux transistors. • Un ampli de 100W est totalement ridicule si on ne joue pas régulièrement sur de grandes scènes: ces engins ont été conçus dans les années 60.

La load-box est de loin préférable. un phaser ou un delay... mais cela importe peu. qui fonctionnent de la même façon dans les deux cas. mais c'est bien. tout ça. sauf à y mettre un budget suffisant. et là. Pour les lampes de préamplis. ça donne facilement de la purée.. On peut alors doser ce qui va réellement dans le HP. Brancher des effets Ca parait anodin. changer une lampe d'ampli est aussi simple que changer une ampoule d'éclairage électrique. et on est très content du résultat. le préampli et l'ampli d'un combo à lampes sont en impédance adaptée (l'impédance de sortie du préampli est égale à l'impédance d'entrée de l'ampli). contrairement à un montage transistors. et le fait d'insérer une pédale rompt cette chaîne • Le niveau de signal dans la boucle d'un ampli à lampes est souvent très élevé (entre 0 et 10dB) et les pédales ordinaires n'encaissent pas ces tensions. on entre dans les caractéristiques individuelles de la lampe et ça devient plus compliqué). on peut jouer. modèle historique qui a lancé le concept. Ce bricolage n'existe pas dans le commerce. il faut éviter les pédales. Il faut alors passer au rack de studio. Pourquoi ? Parce que les lampes de préampli opèrent en Classe A et ne sont jamais couplées par paires. La volume-box est une astuce. En résumé. Choisir la marque est purement une question de goût et de budget.. • Dans un ampli à lampes.. qui va atténuer suffisamment le signal pour que le master puisse être monté vers les zones où on peut tourner le bouton. qui consiste à placer entre l'ampli et le HP une charge passive qui va absorber une partie de la puissance. la Marshall Power-Brake. beaucoup plus qu'avec un ampli transistors. On ajoute des effets. Concrètement.. En fait. sans changer de marque (Sovtek. .. Boogie. et surtout la THD HotPlate (les autres ne se trouvent plus que d'occasion). Cela ne résoud rien en pratique. Les différentes marques ont des caractéristiques légèrement différentes (plus ou moins de gain). etc. Plusieurs marques ont proposé ou proposent des load-boxes: la Scholz PowerSoak.salle de répèt'): la volume-box et la load-box. pas conçues pour un son sérieux. C'est la solution professionnelle. Il s'agit bêtement d'ajouter un potentiomètre de volume dans la boucle d'effets. On doit cependant distinguer le cas des lampes de préampli et le cas des lampes de puissance. Le souci ne vient pas des effets en eux mêmes. et veiller à disposer de true-bypass sur les effets chaque fois que c'est possible. 12AT7 parfois). puisque l'ampli de puissance n'est toujours pas sollicité.) et sans changer de "grade" (là. mais il est facile à monter soi-même et ne coûte presque rien. mais là où les effets se chainent sans trop de dégâts avec un ampli à transistors (qui participe finalement peu au son). Mais: • Les boucles d'effets des amplis à lampes ne sortent pas forcément en basse impédance. Changer les lampes et régler le bias Sujet à la fois très simple et très compliqué. et privilégier les effets en rack. aucun état d'âme: il suffit de remplacer les lampes par des lampes de même type (12AX7 en général. C'est très simple. et on retrouve bien le vrai son des lampes. C'est cher.. Et une saturation après un chorus. L'ampli peut être poussé autant qu'on veut. mais n'est qu'une astuce. mais au moins. ça peut devenir carrément pourri! Les effets numériques en particulier peuvent faire mauvais ménage avec les lampes. soigner encore plus le câblage (éviter les longueurs inutiles). on travaille le son avec l'ampli seul. l'ampli de puissance travaille en saturation. Groove. dans la mesure où si l'on remplace les lampes de son ampli par des lampes de même type (par exemple des 12AX7 par des 12AX7). les effets peuvent devenir un problème avec les lampes.

Si l'ampli est en classe AB ou même B. puissance. accessoirement.Pour les lampes de puissance. le signal traité par chaque lampe est en un seul morceau.. et il faut de toute façon régler le bias lors du premier montage. et on peut alors monter ce que l'on veut comme lampes (en respectant toutefois le type!). c'est que deux lampes trop différentes dans un push-pull Classe A ne s'équilibreront pas en termes de débit (intensité). et le changement n'a pas révolutionné son comportement. et que le son se dégrade au cours du temps. 2) le réglage de bias n'est pas critique. La réponse est "un certain temps". Pourquoi ? Parce qu'en Classe A. c'est une vraie machine à tuer. puisque l'on ne connait pas a priori les caractéristiques des lampes et que l'on pourra alors monter ce que l'on veut dessus. de l'usage qui en est fait. le push-pull doit en revanche être équilibré. mais cela n'a pas d'incidence majeure sur le son. ce qui en soit n'apporte pas grand chose (les lampes Boogie ne sont pas forcément plus chères et sont de bonnes qualité). est-il en Classe A ou en Classe B d'autre part. Mais pour un amateur qui. du fait des hautes tensions qui y trainent. À côté de ça. et ainsi de suite. Inconvénient: c'est plus cher. et la somme de ces signaux sera correcte dans tous les cas de figure. par exemple). Il en va des lampes comme des pneus de voiture: il y a du cher et du pas cher. peut être amené à revendre son ampli un jour et devra donc souvent le présenter en état standard.. Certains fournisseurs de lampes (Groove pour ne pas les citer) classent leurs lampes en fonction de leurs caractéristiques (gain. Il y a deux paramètres à prendre en compte: l'ampli est-il ou non à bias réglable. et le réglage du bias conditionne l'allure des demi-signaux traités par chaque moitié du push-pull. Ne pas oublier qu'un ampli à lampes ouvert. sélectionnées pour ses amplis: le plus simple est de laisser les choses en l'état. chacun trouvera son compte ! Les erreurs à ne pas commettre Pour conclure. et ainsi de suite. Qui irait modifier un Boogie à 3000 euros pour monter des lampes chinoises premier prix dessus ? Si l'ampli est d'une marque quelconque et ne dispose pas de réglage de bias.. font le plus souvent modifier leurs amplis et y montent les lampes de leur choix. mais pas forcément.. d'une part. il est en revanche souhaitable de faire réaliser la modif par un spécialiste. Avantage: on peut remplacer les lampes par des lampes de même grade sans avoir à re-régler le bias (cela revient à la situation des amplis à bias fixes avec des lampes triées en usine). etc.. on peut assez facilement lister les choses à ne pas faire dès que l'on veut jouer avec .). Ce sont là des règles générales: il va de soit que les grands pros. Ce qui peut se passer. dont 14 en usage intensif. J'ai changé les lampes d'origine de mon Boogie au bout de 18 ans.. certains pros changent leurs lampes tous les trois ou quatre concerts. L'appariement des lampes est donc souhaitable (ne serait-ce que pour diminuer le bruit). qui. disposent de moyens et ont une oreille plus exigeante que le commun des mortels.". C'est une manip assez simple pour quelqu'un qui a un minimum de notions d'électronique (les constructeurs prévoient dans ce cas le montage qui va bien pour que l'on puisse faire ça avec un simple multimètre). Avec ça. 1) l'appariement des lampes n'est pas rigoureusement nécessaire. Disons simplement que des lampes trop vieilles mettent l'ampli en danger. • Le bias est réglable. mais pas obligatoire. Il y a alors deux cas de figure: • Le bias n'est pas réglable mais le constructeur vend des lampes sous sa propre marque (comme Mesa Boogie. du bon et du pas bon. Cela dépend des lampes. Inconvénient: il faut régler le bias. de même que le réglage de bias n'est plus un sujet critique. ces manips ont peu d'intérêt. mais il faut éviter de s'y lancer sans aucune notion d'électricité. Modifier l'ampli pour le rendre réglable ne servirait qu'à pouvoir monter des lampes d'autres marques. J'allais oublier le sujet idiot "au bout de combien de temps. de l'ampli. Deux mots du fameux "grade" des lampes. Si l'ampli est en classe A (les lampes sont alors souvent des EL84). le sujet est un peu plus complexe. encore une fois.

• Continuer à jouer avec des lampes de puissance trop vieilles. Un ampli à lampes. et c'est le transfo de sortie qui claque! • Mettre sous tension un ampli sans que le baffle soit connecté. • Déplacer un ampli chaud. ils ont aussi leur lot d'inconvénients. Eviter les trois corps 100W des années 60. Ce que l'on entend sur les CD's est le résultat d'un énorme traffic du son.. • Acheter un ampli à lampes pour un homestudio: le repiquage micro mettra immanquablement par terre le superbe son que vous pourrez avoir en écoute directe. alors pensez à votre colonne vertébrale ! • Gâcher le son des lampes avec des effets de qualité moyenne et surtout un câblage désastreux. claquage du transfo de sortie assuré. • Acheter un ampli sans l'essayer.. Là aussi.. ou simplement parce qu'il a "bonne réputation". ça a peu d'incidence. • Acheter un ampli trop puissant. • Bidouiller à l'intérieur de l'ampli sans les précautions d'usage: mêmes les techniciens qualifiés n'aiment pas triturer ces trucs réellement mortellement dangereux. Une lampe de préampli qui lâche. c'est totalement dépassé. et il est dans la pratique impossible d'égaler ce travail chez soi. ce que l'on prend souvent pour un son lampes est souvent réalisé avec des simulateurs analogiques (cas de "Surfin' with the Alien") ou même numériques aujourd'hui. mais une lampe de puissance défectueuse. c'est lourd. ou ne pas attendre suffisamment après extinction pour le bouger. D'autre part.. à cause des transfos. C'est une autre manière de dire que si leur son est généralement apprécié. .des lampes.