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La mise en cause de la responsabilité des dirigeants : La faute de gestion

INTRODUCTION
Beaucoup d’obligations pèsent sur les épaules du chef d’entreprise. En effet, le dirigeant est amené à prendre des décisions importantes à l’occasion de ses fonctions de direction, d’administration, de surveillance et d’exploitation de l’activité. Mais ces fonctions peuvent s’avérer dangereuses. Ainsi, la contrepartie de ces larges pouvoirs est la mise en jeu de la responsabilité du dirigeant lorsque ses choix portent préjudice à la société, aux associés ou aux tiers. Les règles relatives à cette responsabilité évoluent régulièrement. Néanmoins, le législateur a depuis longtemps établi que la responsabilité du dirigeant peut être de nature civile, mais aussi pénale ou fiscale selon les cas. D’autre part, elle peut être retenue à l’égard des dirigeants de droit comme des dirigeants de fait, c'est-à-dire à l’égard des personnes qui n’ont pas été régulièrement nommées mais qui assument, en pratique, les fonctions conférées par le mandat social. Plus précisément, le représentant de la société sera le dirigeant, le gérant, le directeur général, l’administrateur ou le membre du directoire, ou encore le Président-directeur général. Le régime de la responsabilité civile du dirigeant est spécifique. Elle peut être retenue dans trois situations : en cas d’infraction aux lois ou aux règlements, en cas de violation des statuts, et lors d’une faute de gestion. C’est cette dernière hypothèse qui retiendra donc notre attention dans cette étude. Comme nous le verrons, seuls la société et les associés peuvent agir contre le dirigeant sur ce fondement. Les tiers quant à eux ne pourront pas engager la responsabilité du dirigeant pour faute de gestion. En cas de préjudice, ils devront se retourner contre la société, celle-ci jouant alors un rôle d’écran entre les tiers et les dirigeants. S’ils souhaitent agir contre le dirigeant d’une société, les tiers devront prouver une faute détachable des fonctions du dirigeant pour espérer recevoir des dommages et intérêts lorsqu’ils subissent un préjudice. Si le législateur n’a pas donné de définition précise de la faute de gestion, il est intéressant de se demander comment la jurisprudence qualifie cette notion et dans quelles situations est-elle mise en œuvre. Ainsi, nous envisagerons dans une première partie la faute de gestion, suivie en seconde partie des différents cas permettant l’engagement de la responsabilité du dirigeant pour une telle faute.

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il semble qu’une appréciation in concreto de la norme soit exigée du juge.NOTION DE FAUTE DE GESTION. prise dans le sens commun. En effet. Ces choix. Elle sera la référence des juges afin de déterminer s’il y a faute ou non. avec prudence et diligence. La notion de faute de gestion s’avère complexe pour les juristes en ce qu’elle n’est pas purement juridique. Afin de mieux comprendre cette notion. Elle va donc se décortiquer en un ensemble de choix d’opportunités. sont parfois. la distinction qu’il doit être faite entre la faute de gestion et l’erreur de gestion renforce cette idée. Il compare ces exigences à des réalités idéologiques.LA FAUTE DE GESTION. Celle ci réside dans l’appréciation du caractère diligent du dirigeant. au risque de brider l’évolution et donc la croissance de l’entreprise par des choix trop prudents. réfléchis et assidus. il découle des cas jurisprudentiels que les dirigeants sociaux doivent être prudents. (Droit des sociétés de Dominique Vidal . voire souvent. le dirigeant normalement dirigeant respecte certains essentiels : « loyauté. mais dans son intérêt personnel. la norme est posée. la faute de gestion va être fondée sur des critères économiques ainsi que sur des critères juridiques.I. Il en découle que l’appréhension de cette notion va dépendre de l’appréciation qui va en être faite. il faut revenir à sa base. pris dans l’intérêt de l’entreprise. A. Par cette définition. respect de l’égalité ». Ils doivent employer les instruments comptables de contrôle et de prévision et savoir s’arrêter à temps. Il en découle la distinction fondamentale entre la faute de gestion et l’erreur de gestion. p. il ne saurait être question d’incriminer le dirigeant. c'est-à-dire le comportement d’un dirigeant soucieux de l’intérêt de sa société. Page 2 sur 9 . assortis d’un risque. Et. transparence. Lorsque le risque se réalise au détriment de la santé de l’entreprise. aux termes de la définition. La faute de gestion se définit comme qualifiant le manquement aux règles qui définissent le comportement d’un dirigeant normalement diligent. Selon le président Pierre BEZARD. En effet. correspond aux actions d’administration et celles visant à la rentabilité d’une entreprise. 214-215) En outre. La gestion d’une entreprise. Elle se fonde sur des critères juridiques lorsque le dirigeant ne gère pas la société dans l’intérêt social.

1). celles-ci étant expressément prévues par le même texte. (Ca Paris 10 avr. La responsabilité du dirigeant peut être engagée même en l’absence d’intention de nuire à la société ou aux tiers. Il faut en outre. En terme de faute d’action. engagent la responsabilité personnelle et solidaire. B. allant de la simple négligence ou imprudence. la faute de gestion va de la simple imprudence ou négligence aux manœuvres frauduleuses caractérisées. Les tribunaux n’exigent pas un acte positif. il faut tout d’abord un élément matériel. parfois c’est le lancement de projets d’investissement démesurés ou encore l’entêtement dans une diversification malheureuse.223-22 al. ce peut être liés à un comportement d’aventurisme ou de témérité. aux manœuvres frauduleuses caractérisées. peut entraîner la responsabilité du dirigeant. il peut s’agir d’une faute d’action ou d’une faute d’omission. Ainsi. pour un administrateur de SA de ne pas dénoncer les agissements frauduleux commis par le président du conseil d’administration ou le directeur général peut être constitutif d’une faute de gestion. par exemple :  La faute de gestion est avérée lorsque trois cogérants d’une SARL qui.L’APPRECIATION DE LA NOTION : PREUVE ET HYPOTHESES Les dirigeants sont responsables des fautes commises dans leur gestion (art L. 1934). la faute est souvent caractérisée par la passivité des dirigeants : le fait par exemple. L’analyse de la jurisprudence révèle que l’éventail des fautes de gestion retenues à l’encontre des dirigeants est très vaste. En effet. Lorsqu’il s’agit d’une faute d’omission. et qui les ont revendues à des tiers très rapidement contre paiement comptant. Cette faute imputable aux trois gérants. ont réalisé d’importantes commandes de marchandises payables à terme. Toute faute. Ces termes généraux englobent l’ensemble des fautes qui ne constituent pas des violations directes du code de commerce ou des statuts. Page 3 sur 9 . Cet élément supporte une appréciation large. dont la SARL n’a pas pu assurer le paiement.S’agissant des éléments constitutifs de la faute. un élément d’illicéité pour constituer la faute. L’illustration la plus commune concernant la faute de gestion concerne l’imprudence ou la négligence du dirigeant lorsque l’entreprise se trouve dans une situation financière ou économique précaire. le défaut de surveillance des cadres supérieurs ou du président. Ainsi. le législateur n’a pas posé de principes généraux concernant le soin et la compétence que les dirigeants sociaux doivent apporter à la gestion sociale. il est reproché au dirigeant de ne pas avoir agit dans l’intérêt de la société. le lancement d’opération sans étude préalable sérieuse ou encore l’absence de comptabilité analytique sont souvent reprochés. que ces conséquences soient minimes ou graves. Dans ce cas. alors que la société était déjà largement déficitaire.

pouvant être considérés comme faute de gestion. la société n’a fait la preuve d’aucune conséquence néfaste pour elle de la gestion fautive de son ancien gérant. mais que le législateur ne le considère pas comme tél :  Ainsi on peut rencontrer cette situation lorsqu’il y a non atteinte du chiffre d’affaires mensuel que l’intéressé s’était fixé lors de sa prise de fonction . grâce à la nouvelle gestion ayant été totalement redressée et la confiance des fournisseurs rétablie (Ca Paris juin 2001 n° 00-21262 3ème ch. il y a des cas de faits de gestion relev és à l’encontre du gérant d’une SARL qui. qui a différé le remboursement des sommes dont celle-ci s’était reconnue débitrice. contrairement à ce que l’on peut croire. laissé à l’appréciation d’un employé dont les domaines d’activité n’avaient pas été définis. même à défaut de détournement frauduleux. notamment en licenciant quatre employés de la société  La réalisation de dépenses somptuaires en louant un véhicule alors que l’utilisation du camion dont la SARL était propriétaire aurait nécessité l’embauche d’un chauffeur.  Le dirigeant d’une société. pourtant supérieur au capital minimum. a commis une faute préjudiciable à la société. Cette négligence constitue une faute de gestion dont l’ancien gérant doit répondre.Egalement. ce qui aurait pesé plus gravement sur les finances de la société. la situation de la société. alors qu’il a pris des mesures de réduction du personnel. ) Ainsi tous ces exemples constituent « la faute d’imprudence ou de négligence » qui sont les cas les plus souvent portés devant les juridictions civiles que ceux de la faute intentionnelle. dont il doit réparation en garantissant à cette société des intérêts moratoires qu’elle a dû verser à son créancier (Cass com. Page 4 sur 9 .  Avoir maintenu des charges salariales trop importantes. il a été jugé que l’insuffisance du capital d’une SARL. la faute de gestion n’entraîne pas automatiquement un préjudice économique et financier mais elle est tout de même avérée :  L’ancien gérant d’une société a commis une négligence par excès de confiance en ne vérifiant pas les stocks dont le contrôle.  C’est le cas de la situation particulière de la création de la société. révèle une imprudence fautive des gérants fondateurs susceptible d’engager leur responsabilité (Rouen octobre 1983) Cela dit. Dans d’autres cas. Au-delà de ces cas fréquents. 12 janv 1993 RJDA 10/93 n° 800). Or. s’il en résulte un préjudice pour la société. il existe également des situations moins communes et qui prêtent à débat ainsi qu’une analyse plus affinée. s’est avéré inexistant.

en plus des compétences de gestionnaire que doit posséder le législateur.Il est évident que la faute de gestion suscite un débat qui touche en même temps le législateur mais aussi le dirigeant. Ainsi. « nul est censé ignorer la loi ». en plus des 40 000 textes et lois que le dirigeant doit connaître les subtilités car. celuici doit distinguer la faute de la simple erreur qui n’est pas sanctionnée. D’un autre côté. Page 5 sur 9 . d’où la position délicate du législateur et l’aspect controversé de certaines décisions concernant la faute de gestion. il doit également prendre des décisions quotidiennes et le plus souvent déterminantes pour la survie de la société. le législateur ne peut se fier qu’à la jurisprudence pour apprécier la faute de gestion. Ainsi. De plus. il doit donc faire un traitement au « cas par cas » des différentes situations qui se présentent à lui. le juge ne doit pas intervenir dans les choix stratégiques et ne doit pas porter de jugement sur les outils de gestion utilisés par le dirigeant et qui ont probablement entraîné une faute.

A. ainsi qu’aux associés. Toutefois.LA RESPONSABILITE CIVILE DU DIRIGEANT DE DIRIGEANT DE LA SOCIETE IN BONIS. d’une part. L’action en responsabilité civile du dirigeant peut être une action individuelle engagée par tout associé justifiant d’un préjudice personnel. soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés anonymes. d’une faute (en l’espèce. mais aussi lors d'une procédure collective (B). cette dernière restriction n’empêche pas plusieurs Page 6 sur 9 . envers la société ou envers les tiers. d’une faute de gestion) et enfin du lien de causalité entre ces deux éléments. cette action est ouverte à la société elle-même. En effet. le préjudice doit être personnel. soit des fautes commises dans leur gestion. avoir pour cause la faute du dirigeant et non celle plus large de la société. D’autre part.II. Il s’agit de la mise en œuvre de la responsabilité du dirigeant alors que la vie de la société n’est pas en danger. Quant au régime de l’action en responsabilité civile. L’étendue des pouvoirs des dirigeants sociaux se délimite par l’objet social. Elle est régie par l’article L 225-251 alinéa 1er du Code de commerce : « Les administrateurs et le directeur général sont responsables individuellement ou solidairement selon le cas. Cette responsabilité ne peut donc être engagée qu’en cas de faute. car il est fait application du principe général de la responsabilité pour fait personnel. par opposition à la responsabilité du dirigeant mise en œuvre suite à l’ouverture d’une procédure collective. indépendant de tout préjudice subi par la société. le préjudice subi par le tiers ou l’actionnaire doit. il va dépendre de la personne ayant subi le préjudice et de la ou les personnes agissant en justice. les statuts et les dispositions législatives et règlementaires. La responsabilité civile du dirigeant pour faute de gestion peut être retenue quand la société est in bonis (A). il s’agira de faire la démonstration de l’existence d’un préjudice.LA MISE EN ŒUVRE DE LA RESPONSABILITE CIVILE DU DIRIGEANT POUR FAUTE DE GESTION. Cette action est peu fréquente du fait des conditions de mise en œuvre. Ainsi. pour fonder une telle action.» La mise en œuvre de cette responsabilité relève donc du droit commun. On en déduit qu’elle revêt la nature de responsabilité contractuelle lorsqu’elle émane de la société (par le biais de ses représentants légaux). soit des violations des statuts. En effet. La responsabilité qui pèse sur les dirigeants dans la direction de leur société est la contrepartie de leurs pouvoirs.

C’est pourquoi. L’alinéa 2 de l’article vise essentiellement le vote du quitus. sous réserve que l’association réponde aux conditions fixées par l’article L225-120 du Code de commerce. les actionnaires peuvent seulement espérer que les dommages-intérêts obtenus par la société entraîneront une valorisation de leur titre. il est bon de rappeler que l’action en responsabilité du dirigeant pour faute de gestion se prescrit par trois ans à compter du fait dommageable ou de sa révélation en cas de dissimulation. Aucune décision de l'assemblée générale ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les administrateurs ou contre le directeur général pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat. En outre. ». l’être quand une procédure collective est ouverte à l’encontre de la société. Cette action sociale ut singuli est exercée par un ou plusieurs actionnaires représentant au moins le vingtième du capital social. or la société sera la seule bénéficiaire de la réparation obtenue à l’instance. Cette dernière s’attaquant directement à la fonction qu’ils occupent. Page 7 sur 9 . il est rare que les représentants légaux de la société soit à l’origine de cette action. Ce sera le cas après révocation du ou des dirigeants : le nouveau dirigeant agissant contre l’ancien. et surtout. B. elle peut aussi. il est possible depuis une loi de 1994 qu’une association d’actionnaires intente l’action sociale. Cette action sociale peut être mise en œuvre par le représentant de la société. En effet. qui ne saurait avoir pour effet de d’éteindre la responsabilité du dirigeant. Cependant. (article L 225-253 du Code de commerce) « Est réputée non écrite toute clause des statuts ayant pour effet de subordonner l'exercice de l'action sociale à l'avis préalable ou à l'autorisation de l'assemblée générale. les actionnaires ont la possibilité d’exercer cette action sociale. ou qui comporterait par avance renonciation à l'exercice de cette action. Dans la meilleure situat ion à leur égard. aux termes de l’article L 225-254 du Code de commerce. Il peut s’agir d’une action sociale lorsqu’il s’agit de réparer le préjudice subi par la société. il convient de noter que l’exercice de l’action en responsabilité est protégé par le droit.LA RESPONSABILITE DU DIRIGEANT POUR FAUTE DE GESTION DANS UNE SOCIETE EN PROCEDURE COLLECTIVE : LA RESPONSABILITE POUR INSUFFISANCE D’ACTIFS Si la responsabilité du dirigeant pour faute de gestion peut être soulevée quand la société est « in bonis ».actionnaires ayant subi individuellement un préjudice provenant des mêmes faits de se grouper pour agir. On parle d’action sociale ut universi. Enfin. Il est à noter que les frais de l’instance sont avancés par les actionnaires agissant. Enfin et pour clore ce propos.

mais aussi à l’égard d’un dirigeant de fait. La loi du 25 janvier 1985 portait elle aussi certaines dispositions relatives à la responsabilité du dirigeant pour insuffisance d’actif. et ce dans le but de désintéresser les créanciers sociaux.disposition des biens de la personne morale comme des siens propres .En effet. en cas d’inertie du mandataire de justice ayant Page 8 sur 9 . Le régime de cette action est aujourd’hui prévu par les articles L651-1 à L651-4 du code de commerce.accomplissement d’actes de commerce dans un intérêt personnel.usage des biens ou du crédit de la personne morale contraire à l’intérêt de celle-ci ou pour favoriser une autre personne morale ou entreprise dans laquelle le dirigeant est intéressé directement ou indirectement . encore précisé le régime. c'est-à-dire le mandataire judiciaire. le liquidateur et le ministère public. puis étendue aux sociétés anonymes le 16 novembre 1940. si la société est en liquidation judiciaire. Comme dit précédemment. La faute de gestion doit donc être directement à l’origine du préjudice subi par les créanciers. Comme dit précédemment. une faute de gestion commise par le dirigeant.poursuite d’une exploitation déficitaire . il n’a été donné aucune définition précise de la faute de gestion et ce sont les tribunaux qui ont apprécié si cette qualification pouvait être donnée à tels ou tels actes. il faut que trois éléments soient réunis : il faut une insuffisance d’actif. c’est le demandeur à l’action qui a la charge de la preuve.La faute de gestion. c'est-à-dire à l’origine de l’insuffisance d’actif. cette action peut être ouverte non seulement à l’encontre du dirigeant de droit. alors appelée « condamnation au comblement du passif social». La loi du 26 juillet 2005 a renommé cette action en « responsabilité pour insuffisance d’actif. l’étude de la jurisprudence nous donne certains agissements pouvant être qualifiés de faute de gestion et qui auraient contribué à cette insuffisance d’actifs : . et en a. Dans le cas d’une action en responsabilité pour insuffisance d’actif. ou qu’un plan de sauvegarde ou de redressement a été résolu.irrégularités comptables . Cette sanction avait été introduite dès 1935 par un décret-loi. condition d’exercice de l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif Pour que cette action soit recevable. le tribunal ne pourra être saisi que par les organes de la procédure. sous le couvert de la personne morale . et un lien de causalité. 1. Ces fautes de gestion doivent être constituées par des actes commis avant le jugement d’ouverture de la procédure collective. Enfin. tout comme l’ordonnance du 18 décembre 2008. conformément au droit commun. Cependant. le dirigeant peut être condamné à supporter une éventuelle insuffisance d’actif s’il est prouvé que sa faute de gestion en est la cause. Dans le cas de la responsabilité pour insuffisance d’actifs.….

sa faillite personnelle peut être prononcée. dans l’intérêt collectif des créanciers. C’est une sanction patrimoniale qui frappe les dirigeants de sociétés. contrairement aux sanctions personnelles qui consistent notamment en des interdictions de gérer. ce même tribunal peut les déclarer solidairement responsables. Elle atteint donc les dirigeants de sociétés dans leurs biens personnels.qualité pour agir. En cas de pluralité de gérants.Prescription et sanctions L’action en responsabilité pour insuffisance d’actif se prescrit par 3 ans à compter du jugement prononçant la liquidation judiciaire ou la résolution du plan de sauvegarde ou de redressement. Si le dirigeant ne paie pas ce que lui a imposé le tribunal. être saisi par la majorité des créanciers contrôleurs. 2. Page 9 sur 9 . Le tribunal décide le montant des dettes que doit supporter le dirigeant. après décision motivée. après une mise en demeure restée sans suite (article L 651-3 du code de commerce). le tribunal peut également.