Projet Interreg 4B Europe du Nord Ouest 17 partenaires dont 9 collectivités sur des sites pilotes Les partenaires français

du projet sont le SIAGM et l’Université de Brest (UMR AMURE) Le site pilote français est le territoire du projet de PNR du Golfe du Morbihan

Période du projet Juin 2008 à Octobre 2011 Personnes impliquées pour le SIAGM http://www.golfe-morbihan.fr/ Monique CASSE Ronan PASCO monique.casse@golfe-morbihan.fr ronan.pasco@golfe-morbihan.fr

Personnes impliquées pour l’Université de Brest http://www.umr-amure.fr/ Manuelle PHILIPPE Betty QUEFFELEC Denis BAILLY manuelle.philippe@univ-brest.fr betty.queffelec@univ-brest.fr denis.bailly@univ-brest.fr

http://www.imcore.eu/

Objectif
Promouvoir une approche durable, innovante et transnationale pour réduire l’impact écologique, social et économique du changement climatique sur les ressources côtières de l’Europe du Nord-Ouest.

Axes de travail
1. Les législations (européenne, nationales, locales) liées à la gestion intégrée de la zone côtière et au réchauffement climatique ; 2. L'analyse des conséquences induites par le changement climatique sur la zone côtière et leur anticipation par des outils d'aménagement ; 3. Une simulation selon les différents scénarios des différents niveaux d'élévation du niveau de la mer.

Outils attendus

Outils pédagogiques, de formation et de sensibilisation pour les acteurs locaux pour la prise en compte des changements climatiques sur la zone côtière.

Objectif de l’atelier « enjeux du changement climatique »
Recueillir la perception des enjeux locaux liés au changements climatiques sur la zone côtière. Atelier réalisé en 2 temps : (1) Élus (2) Administrations / Techniciens

L’émergence du problème du changement climatique

• 1827 – Compréhension de la capacité de certains gaz à piéger le rayonnement infrarouge
• 1896 – Identification par Arrhenius du mécanisme de l’effet de serre,
Mais impossibilité d’interprétation des variations du climat

• 1960 – Début d’un suivi sérieux des températures grâce aux satellites, • 1985 – Reconstitution de l’évolution du climat depuis 150.000 ans à partir de l’analyse de
glaces de l’Antarctique Mobilisation de la communauté scientifique

• 1992 – Conférence de Rio en 92 : • 1997 – Protocole de Kyoto en 97 :

Adoption de règles qualitatives Adoption d’objectifs quantitatifs pour 2010 pour les pays industrialisés

• 2005 – Entrée en vigueur du Protocole de Kyoto sans les USA • 2006 – Début de la négociation pour la période suivante. • décembre 2008 – Adoption du paquet « climat énergie » qui définit les objectifs de réduction
des GES dans l’Union Européenne jusqu’en 2020 les changements climatiques(Poznan)
6 • décembre 2008 – 14ème conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur

Changement climatique
Grace à l'effet de serre, le gaz carbonique ou le méthane permettent le maintien sur Terre d'une température moyenne d'environ 15° C alors qu'elle atteindrait à peine -18° C Mais le développement économique basé sur les combustibles fossiles a entraîné des émissions croissantes de GES La concentration en CO2 dans l’atmosphère a progressé de 35% entre 1750 et 2007 : elle est la plus importante mesurée depuis 650 000 ans. Et le rythme semble encore s’accélérer

Conséquence : la température à la surface du globe augmente de façon très rapide
Depuis le début du XXe siècle, elle s'est accrue de 0,6° et pourrait s’élever de 0,6° à C C 6,4° au cours du XXIème siècle C Le niveau de la mer s'est élevé de 20 cm au cours du XXème siècle soit 20 fois plus vite qu'au cours des derniers siècles. Il pourrait s'élever de 80 cm à 1,5 m d'ici la fin du XXIème siècle Le Gulf Stream pourrait ralentir d’environ 25% au cours du siècle (impact?) La hausse des températures la plus importante se produira sur les terres émergées et aux latitudes élevées Le réchauffement global entraînera d'importantes modifications climatiques (pluviométrie, canicule, tempêtes…) dont on ne connait pas encore les conséquences au niveau local

EN FRANCE
XXème siècle : la température moyenne a augmenté de 0,9° contre 0,6° dans le C C monde en moyenne Les dernières années du siècle passé ont été les plus chaudes depuis que sont relevées les températures Les vendanges débutent avec plusieurs semaines d’avance par rapport au début du XXème siècle Météo France constate depuis plusieurs années une baisse des périodes d’enneigement La canicule de l’été 2003 devrait représenter un été relativement banal de la seconde moitié du XXIe siècle Le régime des pluies est bouleversé : - régulières + violentes --> plus d’inondations et de catastrophes agricoles Les régions méditerranéennes devraient subir des périodes de sécheresse plus intenses qu’aujourd’hui La neige pouvant disparaître des sommets de moyenne montagne --> le régime des fleuves fortement modifié --> problèmes d’alimentation en eau pour les populations, les cultures et les industries La montée du niveau de la mer entrainera une modification du trait de côte

La température peut évoluer de +1,5° à + 5,8° d'i ci à la fin du siècle C C Le changement climatique sera « supportable » s'il ne dépasse pas +2° C
- 10 milliards de terriens évoluent vers les émissions du niveau de vie d’un Polonais de l’an 2000 - Les émissions mondiales restent constantes

Évolution de la température moyenne de l’air au niveau du sol, selon les scénarii, et mise en perspective avec le passé
(Climate Change 2001, the scientific Basis, GIEC)

Même si nous parvenons au facteur 4 pour les émissions de CO2 les perturbations climatiques et leurs conséquences seront pour longtemps la réalité dans les siècles futurs. Le changement climatique est une réalité. Il s'agit seulement de le réduire au minimum afin d'éviter un emballement du climat.

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Élévation du niveau des océans due à la

fonte des glaces
Élévation du niveau des océans due à la

dilatation de l’eau
de mer

Température moyenne
Concentration en

CO2 Hypothèse : évolution
des émissions de CO2

L’arrêt des perturbations n’est pas immédiat après la stabilisation de la concentration en CO2, notamment à cause de la « durée de vie » de ce dernier dans l ’atmosphère
(Source : Climate Change 2001, the scientific Basis, GIEC)

La température n’évoluera pas partout de la même manière

Évolution régionale de la température (°C) en 2100 pour le scénario B2 (620 ppmv de CO2 en 2100 ; 2,5 °C d ’élévation moyenne)
Climate Change 2001, the scientific Basis, GIEC

Après la température, la pluie

Outils pédagogiques, de formation et de sensibilisation pour les acteurs locaux pour la prise en compte des changements climatiques sur la zone côtière.

Comparaisons inter-modèles de l’évolution des précipitations
(Source : GIEC, 2001)

2003 et 2006 préfigurent l’avenir ? P’têt ben qu’oui….

Simulation de la température moyenne du mois de juillet en France. L’été 2003 ou 2006 pourraient bien devenir la normale. Des étés à 50 ° ? C

Quels sont les impacts possibles du changement climatique ?

Impossible de « prévoir » toutes les mauvaises surprises possibles : la situation est inédite (pas de base de comparaison dans le passé), l’amplitude des conséquences (plus tard) dépend directement de nos émissions (actuelles), et ces dernières sont imprévisibles au sens strict, Le système climatique est non linéaire, et possède donc des seuils, dont le franchissement est synonyme de « catastrophe », mais dont l’identification est souvent difficile voire impossible
• …

Quels sont les impacts possibles du changement climatique ? • Impact sur les écosystèmes (affaiblissement, disparition, déplacement), naturels et domestiques (agriculture) • Augmentation du niveau des océans, évolutions des courants marins (climats régionaux) et acidification de l’eau • Modification des phénomènes extrêmes (concernant les températures, les précipitations ou leur absence, le vent…) • Impacts directs sur la santé humaine (vagues de chaleur ou de froid, déplacement des zones endémiques de maladies…) et indirects (insuffisance alimentaire, dictatures, guerres…).

Certitudes et variables
Certitudes absolues Blocage par certains gaz du rayonnement émis par la terre Mesure de l’augmentation des températures Impacts pouvant varier Hausse moyenne de la température d’ici 2100 : de 1,4° à 5,8° Ampleur des événements extrêmes : cyclones, canicules,… Adaptabilité des systèmes agricoles selon les régions Accélération du réchauffement par dégel du permafrost et dégagement de méthane Modification des courants marins (Gulf stream) Variables majeures Vitesse dans le temps du déclenchement de processus irréversibles Adaptabilité des écosystèmes et dégradation de la biodiversité Capacité des océans à absorber le CO2 à long terme Niveau d’émission compatible à long terme avec la stabilisation du climat Existence de mécanismes amplificateurs ou au contraire compensateurs
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Corrélation entre concentration de CO2 et température Accroissement des précipitations dans certaines régions Hausse du niveau des mers

Et pour notre territoire
Effets prévisibles Variation de la température Elévation du niveau de la mer. Variation de la pluviométrie Augmentation des tempêtes et de la violence des évènements météo exceptionnels Erosion accélérée. Inondations Intrusion d’eaux salées dans les nappes d’eaux douce Incertitude Dans quel sens ? De combien ? Dans quel sens ? De quelle ampleur ? De quelle ampleur ? De quelle ampleur ? De quelle ampleur ?

Et pour notre territoire • atteintes/conséquences
Atteinte à l’agriculture (terres agricoles salées, disparition de terres) Destruction d’infrastructures (ports, routes, ponts, systèmes d’assainissements) Atteinte du bâti (publique et privé : usage privé, commercial, d’intérêt général). Pt particulier chantiers conchylicoles (bâtiment et bassins) Ressources d’eau douce affectées Risques pour la santé humaine (toxines dans les coquillages…) Atteinte du tourisme balnéaire Atteinte du patrimoine naturel (dunes, zones humides) Atteinte du paysage (sentier côtier) Atteinte du patrimoine culturel Activités professionnelles dépendantes de la mer : conchyliculture, pêche Modification de la biodiversité

Les 3 axes de l’atelier

- Risques et impacts - Stratégie - Moyens d’adaptation