1873. 7e édition...

contenant l'étude comparative de tous les procédés d'anesthésie connus jusqu'à ce jour
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Préterre, Pierre-Apollonie, dit Apoléoni. 1873. 7e édition... contenant l'étude comparative de tous les procédés d'anesthésie connus jusqu'à ce jour. 1873.

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LE

APPLICATION

AUX OPÉRATIONS CHIRURGICALES
ET

A L'EXTRACTION

* DES DENTS SANS DOULEUR
PAIl

PAHTICUL1ÈREMENT

CK. LAURÉAT DE LA

DENTISTE

AMERICAIN DE MEDECINE dentaire ET MILITAIRES DE 1^67, ETC., ETC. DE PARIS

FACULTÉ

RÉDACTEUR EN CHEF DE l'Art FOURNISSEUR MÉDAILLE DES HOPITAUX CIVILS

D'OR UNIQUE A L'EXL'OâlTION

Découverte Préparation et propriétés. avec dans Pièces —

du

Protoxyde

d'azote. et anesthésique.

Action

physiologique méthodes avec

Comparaison Opérations pratiquées

les autres

d'anesthésie. le protoxyde d'azote.

les hôpitaux justificatives.

7» ÉDITION,
ET DE TOUS LES

CONSIDÉRABLEMENT
CONTENANT L'ÉTUDE

AUGMENTÉE

COMPARATIVE CONNUS JUSQU'A CE JOUR

PROCÉDÉS

D'ANESTHÉSIE

PARIS
J.-B BAILLIÈRE, 19, rue Hautefeuille DES ITALIENS
A NICE
DE SA MAISON

CHEZ L'AUTEUR,
8, PLACE

29, BOULEVARD
MAS3BNA, 8,

ET A LA SUCCURSALE

1873

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par du prix M. LAURÉAT DE PRÉTERRE Cil. préterre par a l'Académie et renvoyé à la présenté a l'Académie M. Kicord.XPOSITION Mémoire an nom de M. ETC.. Commission expérimentale. Coste.MILITAIRES 1867. LA DENTISTE AMERICAIN DE MÉDECINE DE PARIS FACULTÉ RÉDACTEUREN cuEK DE l'ArtFOURNISSEUR MÉDAILLE D'OR DES UNIQUE HOPITAUX CIVILS dentaire' ET DE . ETC. de physiologie des Sciences de Médecine.LE APPLICATION AUX OPERATIONS CHIRURGICALES ET PABTlCCUEltEMENT A L'EXTRACTION DES DENTS SANS DOULEUR PAR A. . A LV.

MÉDAILLE D'OR (UNIQUE). (Cette collection comprend les observations détaillées des malades confiés à M. 10|fr.ou de timbres-poste français. Leurs inconvénients. TRAITÉ PRATIQUE DES MALADIES DES DENTS. PRINCIPALES RÉCOMPENSES DÉCERNÉES A M. 1 volumecin-8° illustré de 97 gravures. Notice sur la poudre et Félixir Préterre. illustré de MUSÉE DES RESTAURATIONSBUCCALES.3e édition. 2. DIPLOME ET MÉDAILLE D'HONNEUR. PRÉTERRE. GRANDEMÉDAILLE D'HONNEUR A L/EXPOSITION UNIVERSELLE DE LONDRES 1862. PARIS 1867. Iiï-18. DE LA PREMIÈREET DE LA SECONDEDENTITION. Préterre par MM. illustré de nombreuses gravures. 3 fr. GRAND PRIX DÉCERNÉEN 1863 PAR LA FACULTÉ DE MÉDECINEDE PARIS. In-32. EXPOSITION UNIVERSELLE. rue Christine. 1 fr. [1870-1871.) L'ART DENTAIRE. (Souspresse.) Ces. 50 fr. Prix 15 fr. Conseils aux mères de famille.ouvragesse trouvent au bureau do l'Art dentaire. POUR SOINS DONNÉSAUX BLESSÉS. 45 volumes in-8°. PRÉTERRE MÉDAILLE UNIQUE (PROTHÈSE) A L'EXPOSITION UNIVERSELLEDE PARIS 1855. TRAITÉ des divisions congénitales ou acquises de la voûte du palais cl de son voile. 50. 1 volume in-18.PRINCIPALES PUBLICATIONS DE M. le volume. Paris. . boulevard des Italiens. — Imprimerie J. 1 fr. DES ÉLIXIRS ET POUDRESDENTIFRICES. 1 fr. 29. CONSEILS AUX PERSONNES QUI ONT PERDU DES DENTS. Un album in-folio magnifiques plancbes gravées sur acier d'après nature. Ils sont expédiésfranco en échanged'un mandat. et la description illustrée des appareils construits pour les diverses lésions de la bouche. In-32. les médecins et Chirurgiens des hôpitaux de France et de l'étranger. DUMAINE.

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rue Hautefeuille CHEZ L'AUTEUR. Découverte Préparation et propriétés. 19. Pièces 7« EDITION.. DE PARIS RÉDACTEUR EN' CHEF DE l'Art FOURNISSEUR DES HOPITAUX CIVILS ET MILITAIRES MÉDAILLE D'OR UNIQUE A L'EXPOSITION DE 1867. les hôpitaux justificatives.-B BAILLIÈRE. DENTISTE LA FACULTÉ AMÉRICAIN DE MEDECINE doitaîrc ETC. BOULEVARD DES ITALIENS MASSÉNA. DE TOUS LES CONSIDERABLEMENT L'ÉTUDE AUGMENTÉE ET CONTENANT PROCÉDÉS COMPARATIVE CONNUS JUSQUA' CE JOUR D'ÀNESTHÉSIE PARIS J. et anesfhésique. avec dans — du Protoxyde Action d'azote. 8. 'LAUREAT DE PRETERRE CIÏ. ETC. le protoxyde d'azote. A NICE ET A LA SUCCURSALE DE SA MAISON 1873 .LE APPLICATION AUX OPÉRATIONS CHIRURGICALES ET PARTICULIÈREMENT A L'EXTRACTION DES DENTS PAR SANS DOULEUR A. physiologique méthodes avec Comparaison Opérations pratiquées les autres d'anesthésie. PLACE 29. 8.

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sans ameuter autour de soi les intelligences médiocres.AU LECTEUR On ne crée jamais quelque chose d'utile. qui avaient le plus profité de nos travaux et de nos recherches. et. les esprits passionnés et les ambitions déçues. il y a plusieurs années. il a bientôt été reconnu égal au chloroforme ou à l'éther. en Europe. pour produire l'insensibilité pendant les grandes opérations chirurgicales et bien supé- . chose qui paraîtra peutêtre étrange à ceux qui ne connaissent pas les hommes. où il était absolument ignoré comme anesthésique. Introduit par nous. l'opposition que nous avons rencontrée sous nos pas nous est venue de ceux-là mêmes. Le protoxyde d'azote a subi le sort commun. a écrit quelque part le publiciste Capefîgue. nous avons pu constater la justesse de la pensée qui précède. Depuis plus de vingt-cinq années que nous nous sommes des connaissances dévoué au progrès et à la vulgarisation relatives à la chirurgie dentaire.

nous .nous sommes mis encore à la disposition des nombreux médecins qui nous en ont fait la derépéter mande. Cle succès a lait naître bien des convoitises. dentiste peu connu a trouvé moyen de.rieur à ces deux agents.accourir derrière imitateurs . Un dlécrire.bénéfices d'un procédé anesthésique qui offre au patient le double avantage de supprimer la douleur et d'être .des recherches des autres tout en s'. devant les noms les plus illustres de la chirurgie contemporaine (!•). de dépenses et d'ennuis pour arriver à établir cette vérité. ceux-là seuls qui ont suivi nos recherches peuvent s'en faire une idée.rentout en disant du ..qui essayent de profiter .effoiîçant de les déprécier. . Ce qu'il nous a fallu de. Les uns sont venus nous . Non content de nos expériences dans tous les hôpipubliquement taux. page 81. La presse s'. pour les opérations de courte durée.réclamer bientôt nous .avons vu .avons vu d'innombrables les . l'avulsion des dents notamment.demander des conseils. dans un dic- fi) 'Voir. la liste dos médecins devarït'lesquels nous avons -opéréetdes opérations quiiontétéipratiguées.longtemps .nos . examiner nos appareils. temps.mal . et bientôt nous la tourbe épaisse de-ces nous-. et malades venir .denos recherches..empressés de profiter seignements.est . puis se sont .absolument inoffensif.occupée de nos expériences. Nos patients efforts ont été couronnés d'un entier succès.

alors que les traités les plus classiques. tels que l'ouvrage de Trousseau et Pidoux. nous avons tellement perfectionné • les appareils servant à la préparation du protoxyde d'azote des articles publiés sur . et le contenu de notre Mémoire. faute aussi de rieuses.afin qu'il ne restât aucun doute dans l'esprit des lecteurs sur l'efficacité de notre méthode. avaient déjà fait connaître les expériences pratiquées par nous dans les hôpitaux de Paris. Nous avons tenu à citer les noms des médecins devant lesquels nous avons opéré. plusieurs pages sur les propriétés anesthésiques du protoxyde d'azote sans nous nommer. Nous ajouterons que. et faute d'investigations connaissances scientifiques élémentaires.(1) Voir à la fin de ce travail quelques-uns notre nouvelle méthode d'anesthésie par les principaux organes de la presse scientifique et médicale. depuis les premières éditions de notre brochure. ils ont proposé à notre méthode des perfectionnements dique leur dangereuse ignorance. . ils ont oublié que le progrès ne s'ac-^ D'autres complit qu'au prix d'investigations patientes et d'études labo^ et d'études. évitant même de citer notre Mémoire dans l'index tionnaire qui termine son article. malheureusement.de médecine fort connu. dont l'énoncé seul iib- Cette nouvelle édition de notre mémoire contient quelques additions importantes. se sont engagés dans une voie en apparence meilleure en essayant de perfectionner ce que nous avions fait . les journaux (1) et les annuaires scientifiques les plus bibliographique répandus.

ne pouvant plus mâcher. ensuite de le respirer A. et qui.— 8 est devenue aussi pratique que celle que son administration du chloroforme et de l'éther. Sur 12. sans avoir préalablement le malade à son influence. PRÉTERRE. Après l'avoir respiré pour subir beaucoup d'individus par plaisir. Nous ne faisons plus d'extractions profitent pas à en faire usage pour les moindres opéra- de dents ni d'opérations soumis douloureuses sur les dents. ne pouvaient plus digérer. dans la crainte de la douleur provoquée par l'extraction de quelques racines.000 personnes environ auxquelles nous l'avons déjà administré. chaque jour des bénéfices de notre méthode. . nous demandent aucune n'a été inune opération. Son innocuité est telle que nous n'hésitons tions. commodée. Reaucoup de personnes qui n'osaient pas se faire poser des appareils ou des pièces dentaires.

on pourrait probablement l'employer avec avantage dans les opérations chirurgicales qui ne s'accompagnent pas d'une grande effusion de sang. de celle de détruire la douleur. le chimiste anglais Davy reconnut que le protoxyde d'azote jouissait de la propriété de de sensations agréables. » Les expériences de Davy sur l'action singulière du protoxyde d'azote furent répétées dans toute l'Europe . Il y a environ soixante ans. Il écrivit sur ce gaz un volume dans lequel se trouve la phraseproduire accompagné suivante : « Le protoxyde d'azote paraît jouir. mais personne ne songea à s'assurer si ce gaz possédait réellement un sommeil . entre autres propriétés.LE PROTOXYDE ET AUX D'AZOTE APPLICATION A L'EXTRACTION DES DENTS OPÉRATIONS CHIRURGICALES SANS SOUFFRANCE CHAPITRE PREMIER Histoire de la découverte des Propriétés anesthésiques du Protoxyde d'azote.

Malheureusement. L'idée du grand chimiste ne fut donc pas vérifiée. L'éther et le chloroforme et le pro- sont deux agents extrêmement précieux. cependant elle n'avait pas été complètement oubliée : un an ou deux avant la découverte de l'éthérisation..— 10 — les propriétés anesthésiques qu'il lui attribuait. Sédillot. pensa à la vérifier. à la suite de nombreuses expériences. dont nous dirons plus loin l'histoire. Ricord. Horace Wells. il n'osa pas essayer de la renouveler.).. Robert. Après beaucoup de re*américains eurent l'idée. jour usage. avait dit le père de la médecine. très-dangereux. un dentiste. soit l'éther. il y a cherches. quelques années. il faut poser cette redoutable question de vie et ' de mort quand on emploie soit le chloroforme. Ils reconnurent que ce gaz était un agent anesthésique bien supérieur. surtout pour les petites opérations chirurgicales (avulsion des dents. On a fait beaucoup de tentatives dans le but de les remplacer. malheureusement aussi. car de l'aveu même de MM. toxyde d'azote retomba bientôt dans l'oubli. Baudens. d'examiner à l'éther et au chloroforme. et ce ne fut que quarante-six ans plus tard qu'on découvrit les propriétés anesthésiques de l'éther . Divinum est opus sedare dolorem. Cette oeuvre divine paraissait être un rêve au-dessus des forces de l'homme et dont la réalisation-était impossible. une expérience tentée en public n'ayant pas réussi. etc. les chirurgiens de nouveau les propriétés du protoxyde d'azote. ouverture des abcès. que les individus placés sous l'influence du protoxyde d'azote ne ressentaient plus la douleur. etc. Il reconnut. Forget. mais. dans beaucoup de circonstances. et actuellement ils en font chaque .

tentées sans succès.et l'administration Nous avons promptement reconnu que pour toutes les opérations chirurgicales en général.du protoxyde d'azote.prochapitre aux propriétés physiologiques toxyde d'azote et résumé l'état de la science sur cette question. .durée en particulier. . ans (1). Désireux (1) 'M. sacré un intéressant dans son excellent traité de Pneumatologie. mais il ne mentionne pas les travaux des Américains. .—11 — En France. il y a quarante de propager une méthode d'anesthésie qui nous paraît devoir rendre d'immenses services. ses propriétés physiologiques et anesthésiques. les expériences des Américains sont restées pendant longtemps complètement inconnues .Nous allons exposer les moyens à employer pour préparer le protoxyde d'azote. nous montrerons est le plus précieux des anesthésiques.ce:gaz pouvait remplacer. nous avons répété sur une grande échelle les . qu'il employés . avec beaucoup -d'avantage.Ce sont les résultats de nos recherches que nous nous sommes proposé de faire connaître en écrivant cet ouvrage.. et celles de peu de . et en le comparant ensuite aux différentes méthodes en aa-sage pour détruire la douleur pendant les opérations chirurgicales.. en nous efforçant de rendre pratiques les-moyens pour la préparation .. le chloroforme et l'éther. a con- du .expériences faites en Amérique. personne ne paraît s'être occupé des propriétés anesthésiques du protoxyde d'azote. Demarquày. les auteurs qui en font mention ne citent que les expériences.

y brûlent avec un vif éclat. qu'à la forte proportion d'oxygène qu'il renferme et à la facilité avec laquelle il se décompose en présence des corps portés à une très-haute température. celle de l'air prise pour unité. à. d'une saveur légèrement sucrée. c'est le seul gaz qui jouisse avec lui de la propriété de rallumer les corps en ignition : le soufre.CHAPITRE II. plongés dans le protoxyde d'azote. Sa densité est de 1. Le protoxyde d'azote n'existe pas dans la nature . Le protoxyde d'azote. les principes dans ce sel se décomposent et se convertissent renfermés en eau et . Préparation et propriétés chimiques du protoxyde d'azote. Il est incolore et inodore. est un corps gazeux à la température et à la pression ordinaires. il se liquéfie. On le prépare en décomposant l'azotate d'ammoniaque par la chaleur. du reste. aussi nommé gaz hilarant en raison de l'action particulière qu'il exerce sur l'homme. sa découverte a été faite en 1776 par Priestley.52. Le protoxyde d'azote présente de grandes analogies avec l'oxygène. Sous l'influence d'une température élevée.la température de zéro. sous une pression de 30 atmosphères. A une température de 100 degrés au-dessous de zéro il se solidifie. Cette propriété du protoxyde d'azote d'entretenir la combustion ne tient. le phosphore.

d'abord parce que le dégagement du gaz pourrait être trop rapide et produire une explosion. de bioxyde d'azote résultant de la décomposition incomplète gaz ainsi obtenu serait irrespirable. nous avons (1) Pour rendre parfaite la préparation imaginé et fait breveter une lampe disposée de telle façon. le gaz obtenu pourrait être mélangé d'une petite quantité de chlore provenant de la décomposition du chlorhydrate d'ammoniaque que l'azotate renferme souvent.1). Pour quantités installer obtenir dans un état de pureté absolue de grandes d'azote.protoxyde d'azote. on ne pourrait pas le faire respirer sans inconvénients. le gaz qui se dégage est recueilli sur l'eau ou le mercure. ensuite parce qu'il pourrait aussi se dégager certaine quantité d'ammoniaque non décomposée ou. 13 l'équation suivante : ainsi que l'indique se fait en introduisant de l'azotate d'ammoL'opération niaque dans une petite cornue qu'on chauffe modérément avec une lampe . Dans un ballon chauffé au moyen d'une lampe à gaz (. Le du protoxyde d'azote on n'employait pas de l'azotate d'ammoniaque parfaitement pur. que c'est le . Dans cet état. nous avons fait construire et des appareils que nous avons et qui nous permettent d'obquantités de gaz. Il importe de ne pas chauffer trop fortement l'azotate d'ammoniaque. En voici la de protoxyde dans notre laboratoire perfectionnés. du protoxyde. successivement tenir à volonté de très-grandes description abrégée. Si pour la préparation de l'acide azotique.

le gaz arrive dans un gazomètre à cloche en fer-blanc d'environ 400 litres de capacité. Avec le gazomètre à cloche. on en perdrait de grandes quantités à chaque opération si l'on ne se servait pas d'un liquide qui en soit saturé._ 14 — disposée de façon à permettre de mesurer avec précision l'intensité de la flamme. nous a demandé de très- . On est sûr. sulfate de fer. Nous avons préféré le gazomètre à cloche à celui de Mistcherlich. Toutes les matières volatiles qu'il a pu entraîner s'y déposent. acide sulfurique. Ainsi purifié. potasse. De plus. généralement en usage dans les laboratoires. de neutraliser les produits impurs qui pourraient se dégager avec lui (eau distillée. dégagement du gaz lui-môme qui règle l'intensité de la flamme. nous en avons ajouté deux autres dé 300 litres de capacité.). A ce gazomètre. par ce moyen. que nous nommons gazomètres de condensation. dans lesquels nous laissons séjourner le gaz pendant longtemps avant d'en faire usage. le protoxyde d'azote étant soluble dans l'eau. Le gaz qui se dégage traverse une série de flacons laveurs contenant des agents chimiques susceptibles. et on est préservé de toute explosion. etc. manoeuvre très-fatigante quand on opère sur des volumes considérables. longues recherches. il faut le remplir d'eau. on place du nitrate d'ammoniaque parfaitement fur et on chauffe modérément : condition essentielle pour avoir de bon gaz. la même quantité d'eau sert indéfiniment. qui est de la plus haute importance. Ce perfectionnement. d'éviter de trop chauffer le ballon contenant le nitrate d'ammoniaque. parce que toutes les fois qu'on a vidé le gaz que contient ce dernier.

car la rapidité est une condition inévitable du succès. Quand on veut le lui faire respirer. L'appareil dont nous venons de faire la description est un appareil de cabinet . le gaz ne se conserve pas longtemps dans le sac et est bientôt remplacé par de l'air atmosphérique qui y péce chapitre. g. et qui est de notre invention (brevetée s. Un individu inexpérimenté. on en remplit un sac terminé par un tube auquel est adaptée une embouchure semblable à celle décrite plus haut. puisqu'il n'y a qu'à l'adapter à un des robinets de sortie du gaz.). pend près de lui comme un cordon de sonnette. Au moyen de tubes en plomb ou en caoutchouc. elle permet de mélanger une certaine quantité d'air avec le protoxyde d'azote. en terminant . lorsque l'on veut transporter du gaz quelque part. Nous ferons remarquer. qui tenterait de fabriquer ce gaz. Le tube destiné à fournir le protoxyde d'azote à l'individu qui doit être soumis à son influence. on n'a qu'à appliquer contre sa bouche l'embouchure qui termine le tube. Malheureusement. g. est construite de façon que le gaz expiré est rejeté en dehors au lieu d'être renvoyé dans l'appareil qui le fournit* En outre. nous faisons arriver ce gaz dans les cabinets d'opérations. d. qu'il faut certains soins pour réussir à préparer du protoxyde d'azote parfaitement pur.— 15 — L'appareil que nous venons de décrire est installé dans notre laboratoire. Cette embouchure dont nous faisons usage. et surtout être très-bon opérateur pour opérer. nètre par endosmose. s'exposerait à de graves mécomptes. Le remplir est chose extrêmement facile.

à la troisième reprise. d'éclats de rire tels que je n'en ai jamais fait dé ma vie. Après quela cessé tout d'un coup. il recommença la même expéque ce gaz respiré ques secondes. les oreilles m'ont tinté. ce besoin de rire je n'ai plus éprouvé le moindre périence et éprouva. les phénomènes suivants : . Une saveur sucrée a. dans un ouvrage publié sur ce corps en 1800. sans perdre précisément un instant promenant connaissance. et une envie de rire irrésistible.CHAPITRE III. j'ai vidé la vessie. » Quelques jours plus tard. après avoir respiré 5 litres de gaz contenus dans un sac de soie. Alors. Propriétés physiologiques du Protoxyde d'azote. puis je me suis pris. Il reconnut des sensations vives et pur produisait agréables. Voici comment. rempli ma bouche et ma poitrine tout entière. C'est le célèbre chimiste Humphry Davy qui découvrit les propriétés physiologiques du protoxyde d'azote. dans l'instant. et j'ai abandonné la vessie. J'ai vidé mes poumons et les ai remplis encore. il décrit les effets qu'il éprouve en le respirant : « Dès la première inspiration. je n'ai plus éprouvé le besoin de rire. Ayant réitéré l'épreuve dans la même séance. et symptôme. sans y penser. je suis demeuré les yeux dans une espèce d'étourdissement sourd. qui se dilatait de bien-être. mais.

17 —

« La première impression consista dans une pesanteur de tête avec perte du mouvement volontaire. Mais une demiminute après, ayant continué les inspirations, ces symptômes diminuèrent peu à peu et firent place à la sensation d'une faible pression sur tous les muscles; j'éprouvais en même temps dans tout le corps une sorte de chatouillement agréable sentir à la poitrine et aux qui se faisait particulièrement extrémités. Les objets situés autour de moi me paraissaient éblouissants de lumière, et le sens de l'ouïe avait acquis un ce chainspirations, touillement augmenta, je ressentis une exaltation toute particulière dans le pouvoir musculaire, et j'éprouvai un besoin irrésistible d'agir. de ce qui sui(t Je ne me souviens que très-confusément surcroît de finesse. Dans les dernières

vit : je sais seulement que mes gestes étaient violents et désordonnés. Tous ces effets disparurent lorsque j'eus suspendu du gaz; dix minutes après, j'avais recoin ré l'inspiration l'état naturel de mes esprits; la sensation du chatouillenient dans les membres se maintint seule pendant quelque

temps. » Voici le récit d'une autre expérience : « Je ressentis immédiatement la poitrine une sensation s'étendantde dans tous les memdu sens du tact. Les aux extrémités ; j'éprouvais

bres connue une sorte d'exagération impressions j'entendais

perçues par le sens de la vue étaient plus vives, distinctement tous les bruits de la chambre, et conscience de tout ce qui m'environnait. Le par degrés, je perdis tout rapport avec le Ftje..siîiite, "?h\ fraîches et rapides images
''.-,. \ 9

j'avais très-bien monde

plaisir augmentant extérieur.
/>''

— 18 passaient devant mes yeux ; elles se liaient à des mots inconnus et formaient, des perceptions toutes nouvelles pour moi. J'existais dans un monde à part. J'étais en train de faire des théories et des découvertes quand je fus éveillé de cette extase délirante par le docteur Kinglaldc, qui m'ôta le sac de la bouche. A la vue des personnes qui m'entouraient, j'éprouvai d'abord un sentiment d'orgueil, mes impressions étaient sublimes, et pendant quelques minutes je me promenai dans l'appartement, indifférent à ce qui se disait autour de moi. Enfin je m'écriai, avec la foi la plus vive et l'accent le plus pénétré : Rien n'existe que la pensée : l'univers n'est composé que d'idées, d'impressions, france. « Il ne s'était écoulé que trois minutes et demie durant cette expérience, quoique le temps m'eût paru bien plus long en le mesurant au nombre et à la vivacité de mes idées; je n'avais pas consommé la moitié de la mesure du gaz, je respirai le. reste avant que les premiers effets eussent disparu. Je ressentis des sensations pareilles, aux précédentes: je fus promptement plongé dans l'extase du plaisir, et j'y restai plus longtemps que la première fois. Je fus en proie, pendant deux heures, à l'exhilaration. J'éprouvai encore plus longtemps l'espèce de joie déréglée décrite plus haut qui s'accomCependant ehe ne persista pas, je dînai avec appétit, et je me trouvai ensuite plus dis-, pos et plus gai. » pagnait Davy continua, pendant plusieurs mois,.ses expériences; il respirait ordinairement 7 à 8 litres de gaz et ne prolongeait jamais ses inspirations plus de deux minutes et demie. d'un peu de faiblesse. de plaisirs et de souf-

— 19 — Lorsqu'il éprouvait vant : <( Lorsque morales, sublimes. « Le 5 mai, la nuit, je m'étais promené pendant une heure au milieu des prairies de l'A von ; un brillant clair de lune rendait délicieux, et mon esprit était livré aux émotions les plus douces. Je respirai alors le gaz. L'effet fut rapidement produit. Autour tement distincts, seulement pas sa vivacité ordinaire. de moi les objets étaient parfaila lumière de la lampe n'avait La sensation- de plaisir fut d'abord ce moment j'ai je respirai ressenti le gaz après quelques excitations des impressions de plaisir vraiment était sous l'influence du protoxyde d'azote, il

le même bonheur

duhascbich,

que les Orientaux qui ont pris ainsi que l'on peut le voir par lé passage sui-^

locale; je la perçus sur les lèvres et autour de la bouche. Peu à peu elle se répandit dans tout le corps, et au milieu de l'expérience elle atteignit à un moment un tel degré d'exaltation qu'elle absorba mon existence. Je perdis alors tout sentiment. Il revint cependant assez vite, et j'essayai de comà un assistant, par nies rires et mes gestes animés, tout le bonheur que je ressentais. Deux heures après,au moment de m'endormir et placé dans cet.état interméf muniquer diaire entre le sommeil et la veille, j'éprouvai encore comme un souvenir confus de ces impressions délicieuses. Toute la nuit, j'eus des rêves pleins de vivacité et de charme, et je m'éveillai le matin en proie à une énergie inquiète que j'avais déjà éprouvée quelquefois dans le cours de semblables expériences. » On s'occupa beaucoup en Europe des expériences de Davy,

—m et chacun voulut les répéter. Excepté en France, où le gaz dont on se servait était mal préparé, tous les expérimentateurs éprouvèrent des sensations analogues à celles décrites par lui. Orfila, Vauquelin, Thénard et plusieurs autres chimistes français éprouvèrent des impressions douloureuses, parce que, ainsi que le fit très-bien remarquer Berzélius, le gaz dont ils faisaient usage contenait du chlore provenant de ' l'impureté des produits servant à le préparer ou de l'acide hypo-azotique qui se forme lorsqu'on chauffe trop le nitrate pour étudier les propriétés du protoxyde d'azote. Voici en quels termes le naturaliste Pictet raconte ce qu'il observa à une séance où il fut conduit par Rumford : « Nous étions cinq ou six disposés à faire l'essai, et ma qualité d'étranger me valut le privilège de commencer. A la troisième ou quatrième inspiration, j'entrai clans une série rapide de sensations.nouvell.es pour moi et difficiles à décrire. L'effet principal était dans la tête; j'entendais un bourdonnement; semblait les objets s'agrandissaient autour de moi; il me que ma tète grossissait rapidement. Je ne voyais plus qu'au travers d'un brouillard; je croyais quitter ce monde et m'élever dans l'Empyrée; j'étais pourtant bien aise, par une arrière-pensée que je me rappelle distinctement, de sentir autour de moi des amis, et le comte de Rumford en particulier, qui observait, ainsi que nous en étions convenus, la marche de mon pouls, lequel devint de l'irrégularité la plus extrême, et telle qu'il était comme impossible de le compter. Je cessai alors de respirer le gaz, et j'entrai dans d'ammoniaque. Des sociétés se formèrent

puis. il se mit à rire. et enfin de l'état naturel. Celui-là n'était pas de la classe des convulsions . » A ce qui précède nous ajouterons ce que nous avons observé sur nous-même et sur un grand nombre de personnes. je revins à l'état tout à fait naturel. il la retint de toutes ses forces. je j'éprouvais d'une manière répugnais à tout mouvement. lorsqu'elle fut épuisée. des individus suivant la disposition morale dans laquelle ils se trouvent. l'hilarité se manifeste presque toujours au début de l'inhalation. me succéda : ce fut un tout autre genre. il disait que de sa vie il n'avait éprouvé rien d'aussi agréable. ensuite langoureux. Entre le moment où l'on commence à respirer le protoxyde d'azote et celui où l'on se réveille il ne s'écoule guère plus de trois minutes. mais extrêmement agréable. Une activité extrême et qui approchait tout à fait de l'état de « M. qu'on voulut lui ôter la vessie . et ne voulais rien de plus. « M. son agitation devint telle sur la fin des inspirations. Lorsqu'on le fait respirer à une personne qui va subir une opération. Blacford une gaieté bruyante. il est plus rare qu'elle éprouve les sensations agréables précédemment décrites. que l'impression que l'on ressent sous l'influence du gaz varie suivant le tempérament Nous dirons. Eighe vint après. Dans le cas contraire. et par conséquent est toujours triste et inquiète. en thèse générale. En peu de minutes.— 21 — un état-de calme approchant de la langueur. exaltée le simple sentiment de l'existence.. bientôt suivie d'une jouissance plus calme. Souvent le sommeil ne dure pas et surtout . Loin de rechercher l'action musculaire. à par- ler avec beaucoup de vivacité.

une histoire qui montre à quel hasard tient souvent le succès des grandes inventions. . contrairement à ce. €e fut Horace Wells.' — 22 — plus de 40 à 50 secondes. » pas d'une grande effusion . petite ville du Connedicut (Etats-Unis). Dans l'ouvrage de Davy se trouve. Le réveil est prompt et n'est suivi d'aucune sensation désagréable. qui eut. Les effets sont exactement les mêmes lorsqu'on respire le gaz avant ou après les repas. C'est une triste histoire que celle de la découverte des propriétés anesthésiques du protoxyde d'azote. de celle de détruire la douleur. entre autres proprïé« tés. nous l'avons respiré jusqu'à quinze fois par jour sans en ressentir la moindre gêne. qui a lieu dans l'anesthésie produite par l'éther et le chloroforme.. l'idée de Térifier . Le protoxyde d'azote ne produit jamais le moindre accident quand il est bien préparé. dentiste d'Hartford. « de sang. du Protoxyde d'azote. ainsi que nous le disions dans notre premier chapitre. on pourrait probable« ment l'employer avec avantage dans les opérations chirur« gicales qui ne s'accompagnent . la phrase suivante : « Le protoxyde d'azote parait jouir. en 1844. CHAPITRE Propriétés anesthésiques IV.

pas répéter attristé. Horace Wells. répétée sur une douzaine d'individus. Soit que le gaz fût mal préparé ou le patient incomplètement endormi. émise en 1800 par Davy. 11 commença par se faire arracher une dent pendant qu'il était sous l'influence du protoxyde d'azote. La même opération. poursuivi par l'humanité depuis tant de siècles. etf. Il partit pour Boston afin de répéter ses expériences devant les médecins de la Faculté. était enfin résolu. Il partit pour Hartford fession. peu de temps après son arripour l'Europe.un seul homme. Jackson et Morton. En présence des proies* seurs et des élèves rassemblés^ il enleva une dent à un malade préalablement endormi avec le protoxyde d'azote. et n'éprouva aucune douleur. . son expérience. Fatigué de lutter. Profondément Wells n'osa. par un chirurgien et un dentiste. abolir la douleur ! Ce rêve. il retourna aux Etats-Unis. Partout il fut écondui-t. l'opération ne se fit pas sans douleur. Les assistants sans songer que ce n'était pas sur une seule expérience qu'on pouvait juger une invention aussi importante et sans se rappeler surtout qu'une grande découverte ne sort jamais complète et 'avec tous ses détails du cerveau d.— 23 l'hypothèse . et abandonna sa prosifflèrent Deux ans plus tard les propriétés anesthésiques de Féther étaient découvertes. qui avait des droits au mérite d'avoir découvert une substance capable d'abolir la douleur j partit afin de répéter ses expériences sur le protoxyde d'azote. en Amérique. On comprend quelle joie dut ressentir Horace Wells en faisant une semblable découverte. donna des résultats identiques.

Cependant on s'aperçut bientôt que ces deux substances présentaient des dangers sérieux. Le succès a justifié notre attente : n'ous avons constamment obtenu avec la plus grande rapidité une anesthésie complète et de courte . ainsi que nous le dirons plus loin. Horace Wells mort. Les chirurgiens. Il y a quelques années. avulsion des dents. se plaça dans un bain. etc.— 24 — vée. des panaris. ouverdonnant ture des abcès. Il produit sans danger et avec une grande rapidité le sommeil anesthésique. Sa supériorité sur les autres agents. pensèrent à expérimenter de nouveau le protoxyde d'azote et reconnurent que ce gaz était un agent anesthésique extrêmement. et l'on hésita de plus en plus à les employer pour les petites opérations de la chirurgie. précieux. l'éther et le chloroforme invention de magnifiques résultats. etc. et actuellement une large échelle aux États-Unis. l'électricité. personne ne s'occupa plus du protoxyde d'azote. il s'anesthésia avec de l'éther. nous avons fait construire l'appareil décrit plus haut et nous avons entrepris un grand nombre d'expériences. essayés. le docteur A 1" Préterre. ceux de l'Amérique surtout. et. plusieurs médecins aux États-Unis et notamment notre frère. a bientôt été admise. et bientôt abandonnés. s'ouvrit les veines. cherchèrent pour les remplacer daus ces circonstances quelque chose de moins dangereux. La comle froid. on en fait usage sur Désireux de nous assurer par nous-même de la valeur d'une découverte qui nous semblait destinée à un grand avenir. furent successivement pression. afin de mourir sans souffrance et profiter au moins une fois d'une à laquelle il avait pris une si grande part..

obtenue beaucoup trop vite pour qu'on puisse admettre qu'il Il nous paraît agisse en asphyxiant comme le chloroforme. temps L'anesthésie produite une petite opération pour pratiquer (ongle incarné. dules que la chirurgie expériences que nous avons répétées. et le moyen d'obtenir facilement avec ce gaz un sommeil de longue durée exempt de tout danger. En prolongeant les inspirations du gaz. par le protoxyde d'azote est extrêmement rapide . le Dr de Saint-Germain. « Le nier serait nier la lumière. dents. de Paris. etc. .durée. probable qu'il possède sur le système nerveux une action spé- (1) Nous publierons prochainement un mémoire sur l'emploi du protoxyde d'azote pour abolir la douleur pendant les grandes opérations chirurgicales. En Amérique. après une à deux minutes au plus elle est obtenue. nous dirons qu'il sur seuleest suffisant nous semble que l'anesthésie produit . Les innombrables dans les hôpitaux tretenu leurs lecteurs. nous avons obtenu plusieurs minutes d'anesthésie. Elle dure en général de 30 à 50 secondes. les chirurgiens se sont peu à peu enparfaitement hardis et ils en sont arrivés maintenant à pratiquer toute sorte d'opérations chirurgicales avec le protoxyde d'azote. Nous ne voulons entrer ici dans aucune considération le mode d'action ment qu'il du protoxyde d'azote . abcès. Ils ont reconnu qu'un individu pouvait être placé sans incon'Vénient pendant plus de vingt minutes sous l'influence du protoxyde d'azote (1). et dont tous les journaux ont ensont là pour prouver aux plus incrévient de s'enrichir d'un agent anes- thésique extrêmement précieux. » disait M.).

. car on sait que l'anesthésie produite par ces substances a souvent été suivie de mort. Nous sommes com aincu que le protoxyde d'azote est un agent utile qui sera bien vite adopté eh France pour les petites opérations chirurgicales. à soumettre un malade à l'action de l'éther ou du chloroforme pour une petite opération telle que celle de l'ongle incarné.— 26 — ciale comparable à celle de la morphine et des autres narco- tiques. s'est promptement telles que le stramonium dissipé. l'ouverture d'un abcès. Le protoxyde d'azote ne présente •au contraire. Chevreul a fait il que les chimistes qui le respirèrent en France. Cloquet. etc. une discussion s'est élevée sur les propriétés remarquer du protoxyde d'azote. un individu. Mais cet effet. en proie à une hallucination passagère. C'est une question que les expériences que nous exécutons actuellement sur les animaux nous permettront bientôt de résoudre. Il ne s'est produit des accirespirait le gaz impur. l'extraction d'une dent. qui se produit quemment du reste très-frédents que lorsqu'on quand on prend certaines substances narcotiques et le haschich. A l'époque où l'on a commencé à l'étudier. Nous avons respiré plusieurs centaines de fois le protoxyde d'azote sans en être nullement incommodé . M. . des milliers d'individus l'ont respiré sans inconvénient. On hésite souvent. aucun danger. après une opération. : A la suite d'une note présentée en notre nom à l'Académie des sciences par M. Une seule fois nous avons vu. et avec raison. c'est-àdire il y a plus de soixante ans. quand on l'emploie parfaitement pur. il en a été de même chez toutes les personnes auxquelles nous l'avons administré. vouloir s'échapper de nos mains.

Toutes les personnes qui en feront usage ces conditions en éprouveront de fâcheux effets. furent en a 60 ans. scientifiques ou politiques ont entretenu le public de nos . Sans doute on ne le substituera pas complètement à l'éther et au chloroforme : mais. Hermann. Nous avons administré le gaz plusieurs milliers de fois sans observer le plus léger accident.— 27 — Berzélfus a donné. . n'est pas au protoxyde d'azote qu'il M. pris eh quantité modérée. avec nos appareils et le gaz que nous avons mis à leur' disposition. l'un et l'autre. la plupart des médecins des hôpitaux de Paris ont fait. ainsi que cela est arrivé récemment à un Allemand. des expériences dont ils ont été émerveillés. déjà d'azote. Absorbés en rique : « Ainsi (i) Ainsi qu'on l'a vu plus haut. il y a incommodés. on lui donnera la préférence sur ces deux corps toutes les fois qu'on l'aura sous la main (1). en raison de son innocuité. mais uniquement à la maladresse des opérateurs. excitent la gaieté et produisent l'ivresse. IL est bien du et du chlore contenait bioxyde employé évident que dans cet état le protoxyde d'azote est parfaitement dans irrespirable. et il en a été de même en Amérique. ce fait en disant que le gaz de l'explication longtemps. Presque tous les journaux recherches. y. Ce des faut s'en prendre insuccès obtenus. Le protoxyde d'azote nous paraît donc un agent anesthésique extrêmement précieux. le protoxyde d'azote agit comme stimulant sur le système. Voici comment le docteur Barker s'est récemment exprimé au sujet du protoxyde d'azote dans un travail publié en Améque l'alcool.

» Afin de mettre en définitive le en évidence la supériorité du protoxyde d'azote sur les autres agents anesthésiques. en déprimant le système nerveux et abaissant ainsi l'action vitale -au-dessous de son point normal. Tous les procédés d'anesthésie connus ont pour but d'arriver à un do ces résultats. et cependant les deux sortes d'agents produisent même effet : l'insensibilité totale. ou celle du cerveau qui perçoit. Des différents procédés en usage pour abolir la douleur. Pour abolir là douleur pendant une opération chirurgicale. Le protoxyde d'azote. au contraire. par ses influences stimulantes augmente la force nerveuse et surélève l'action vitale. il faut. en nous plaçant toujours au point de vue des opérations de courte durée. Le protoxyde d'azote diffère de l'éther et du chloroforme par le pouvoir d'entretenir la combustion et la respiration . ils amènent le narcotisme et Tinsensibilité. ou détruire la sensibilité de l'organe sur lequel on opère. la sensation. ces deux autres anesthésiques agissent probablement comme sédatifs. nous allons. Supériorité du Protoxyde d'azote sur les divers agents anesthésiques dans les opérations de courte durée. examiner successivement la douleur. les différents procédés en usage pour supprimer CHAPITRE V. .— 28 — quantité plus considérable.

le sang. un échantillon de cette substance dont on s'est beaucoup occupé en Amérique il y a quelque temps. Du reste. de Boston. ne circule plus dans les capillaires. occasionné la mort. Celle générale se rapporte à tout f organisme. toires.L'anesthésie peut être générale ou locale. L'anesthésie qu'il produit résulte d'un état d'asphyxie déterminé par Faction directe de ce corps sur les voies respiraChloroforme. Son emploi a plusieurs fois ploie comme le chloroforme. teurs (1). et que le professeur Bigelovv. . Beaucoup plus dangereux que l'éther. — L'abbé Moigno a bien voulu nous remettre Rhigolène. — Agent anesthésique peu usité et qu'on emAmylène. beaucoup d'individus son administration. générale. A la suite de son administration. prétend supérieure à l'éther comme agent d'anesthésie locale. Nous n'avons pas obtenu les résultats dont plusieurs journaux ont parlé. — Parait posséder une action spéciale sur les centres nerveux et agir à la façon de la morphine et des autres narcotiques. Èther. à demi coagulé. celle locale'à une région déterminée du corps. Sans qu'on puisse en déterminer parfaitement ont succombé à la suite de Ja cause. qu'il est douteux qu'on — malgré les soins pris par les opéra- ()) Voyez sur cette question ies savants travaux du docteur Ozanarn. ce composé est d'une odeur si désagréable. — Anesthésic | i".

Anesthésique 5 ou 6 gouttes le précédent. produit le docteur Nunnely. Les trois autres sont : le chlorure de méthyle. Kérosolène. il à divers produits c'est-à-dire. de méthylène est un des quatre composés auxquels donne naissance l'action du chlore sur l'éther méthylique. Chlorure de méthyle et tétrachlorure de carbone.— 30 — parvienne dentaire. C'est un composé fort dangereux. de ce nouvel agent anesthésique. Il a été essayé en Amérique ne présente aucune supériorité sur les précédents. constituerait depuis quelque temps. découvert par M. réveil se ferait sans fatigue ni céphalalgie. —• oVamyle. Il en distillant à le faire adopter dans la pratique de la chirurgie trole. C'est un anesthésique puissant à la dose de 10 à 20 gouttes. — Produit qu'on obtient lé pécomme anesthésique. Nitrate de méthyle. encore plus actif que suffisent pour amener le som- meil. . Richardson et expérimenté avec succès par M. un poison violent. Bichlorure deméthylène. le Le bichlorure chloroforme et le tétrachlorure de carbone. Spencer Wells dans plusieurs opérations dont quatre ovariotomies. mirait D'après les médecins qui l'ont étudié il endoret le beaucoup plus rapidement que le chloroforme. quand il est pur. le sommeil. mais si on l'employait mélangé tel que nous le livre l'insulfurés. — On s'occupe beaucoup en Angleterre. — Expérimenté comme anesthésique par Ce composé. Gaz d'éclairage. dustrie. l'employer Nitrate trop puissant même pour qu'on puisse en chirurgie. —Récemment expérimenté par le docteur Richardson.

4 grammes suffisent généralement . . Il faut au moins 5 à 6 grammes pour amener l'anesthésie quand oti peut la produire. Liquide-peu par la réaction de l'acide sulfurique et de l'alde potassium. celles. expérimentées par Richardson. M. On l'administre Chloral. Une viennent d'être rapidement le réveil n'est suivi d'aucune fatigue. Pour se rendre un compte exact de la valeur médicale de ces composés. dose est supérieure à celle qu'exige le chloroforme. il agit plus rapidement sur la gorge io cool sur le bromure que le chloroforme.chargée de leurs vapeurs dans une certaine proportion. mais son action irritante rend difficile à employer. ce qui explique pourquoi Le temps nécessaire pour rendre l'anesthésie complète varie de 3 à 7 minutes avec le chlorure de méthylène.de ces corps méritait la préférence. — Cette substance est un calmant plutôt qu'un sous forme de boisson. celles du chlorure de méthyle et du bichlorure de méthy-. La. a aussi constaté que ce corps était trèséliminé de l'organisme.— 31 — Ces quatre composés jouissent des propriétés anesthésisont bien connues.. 2 à anesthésique. Bromure volatilobtenu d'étyh — ou éiher bromhydrique.à amener le'sommeil. Richardson a fait respirer à des animaux une atmosphère.du ques : celles du chloroforme tétrachlorure de çarboiie ont été constatées l'année dernière . Il a ainsi reconnu que la' mort arrivait trois fois plus vite avec le tétrachlorure vite avec le chloroforme M. qui a reconnu que le dernier.. Richardson de carbone et deux fois plus qu'avec le bichlorure de méthylène.

tels que le protoxyde d'azote. serait le seul principe auquel rapporter les phénomènes d'excitation. pouvoir d'autant plus prononcé que ces corps sont plus riches en carbone. — Liquide extrêmement volatil.Disons en terminant que. — Obtenu par la réaction de la potasse avec le bromal. c'est un désinfectant très-puissant.' Rabutian.—JNc •ce dernier J'homme. Non essayé sur • - Iodal. d'éthyle. qui se forme il faudrait . Quant aux anesthésiques ne contenant pas de carbone. — Essayé récemment en Allemagne par le Dr Steffen de Stettin. Bromal. mais qui ne saurait être employé dans la pratique parce qu'il est galeux à la température ordinaire . mais non encore essayé diffère du chloral que parce que le chlore de est remplacé par du brome. Très-analogue comme aspect et propriété au chloroforme. ils agiraient eu ralentissant l'hématose et l'expulsion de l'acide carbonique continuellement dans l'économie. également proposé par M. Le carbone. sur l'homme.'— 32 — Bromure de méthyle. puis d'anesthésie. comme le précédent. mais l'anesthésie est rapidement suivie de mort. Les animaux soumis à son action ont été •anesthésiés. toute la série des corps carbonés volatils ou gazeux est douée du pouvoir anesthésique. Il agit plus promptement que le •chloroforme et ses effets se dissipent plus rapidement. — Anesthésique puissant. d'après ce médecin. Rabutian. qui se produisent dans l'emploi des substances anesthésiques. d'après les savantes recherches du Dr Ozanam. Proposé par M. Chlorure Bromo forme.

par le froid obtenu au moyen d'un lide la peau. L'anesthésie locale.' en effet. peut rendre quelques services lorsqu'il s'agit d'opérations n'attaquant que les régions tout à fait superficielles des organes. — Aneslhésie locale. et. La stase du sang dans les vaisseaux peut. avoir pour résultat la gangrène. quoique très-ancien. la circulation s'arrête. Pour être efficace. et la compression de petits filets nerveux peut en altérer la structure et amener la paralysie du membre. On ne peut pour pratiquer l'opération l'appliquer à toutes les parties du corps. il y a insensibilité de cette d'anesthésie. L'anesthésie locale. Dans la partie conrésulte surtout gelée. et l'insensibilité du défaut d'afflux du sang. en outre. On obtient la congélation des tissus par l'application directe d'un mélange réfrigérant ou en dirigeant sur la peau un jet d'eau liquide capable de s'évaporer très-vite et par conséquent de produire beaucoup de froid. — Cette méthode ressemble d'anesthésie beaucoup à la précédente. ne produit pas de quide volatil mis au contact ' 3 . Anesthésie par le froid. du reste. Velpeau de l'ongle incarné. partie. Cette méthode d'anesthésie a été essayée par M. elle est dangereuse. Anesthésie par compression des vaisseaux.— 33 — § 2. par application d'un mélange réfrigérant. Il paraît cependant établi que toutes les fois qu'une partie du corps cesse d'être baignée par le sang. la compression doit être énergique. — Ce genre a été peu étudié.

malont pris part . est celui qui est le plus commode pour l'application dece système. etc. discussion Lefort. _. . un grand nombre d'appareils . obtenue par ce moyen réfrigérant est trèssuperficielle ... et partant.Te]Je a semblé :.. si elle permet de diviser la peau.JVLDçlcomixiète?i professeur suppliant.. Foucher. l'éther.grékfacilité. court. .Velpeau. sans douleur.Richardson..chirurgien n#pceK. cecqmposé par^n'ftgkî^g^em^n^queçomHtieréfrigérant.".. ...Simpson ayait.. La question reste donc à peu près au même point . ..nt.. être l'opinion if ... L'appareil par exemple..--.. il: n'en est plus de même lorsque l'on pénètre dans la L'insensibilité profondeur des.de méder locale un de 1.CQrpsquéjJVL.certains. .pour projeter à la surface de la peau de grandes quantités meilleurs résultats el'im liquide volatil.. générale.. Société de chirurgie sur ce sujet. . car. Velpeau. voulons pailer. ... en un temps trèsavantageusement modifié de.une odeur insupportable et la persistance des effets anesthésiques : npujS.. tissus. à laquelle etc. (séances du 14 mars et du 4 avril)..— Si- que la méthode précédente. par Robert et Colin. . ...nous avons été un des..:..-..-donne. marqués.d'aiiesthésie .. . duire du froid.cle...discussion .. et auquel ce. inconvénients. du.: . -.C'est.. a repris comme: agent. de pro.-.. . .sulfare de carb onejamais. On a imaginé. que . dans ces derniers temps. à-l-Écple..de l'insensibilité... MM. ce qui résulte clairement d'une ...çause...Richardson...à la.on peut toujours se demander si les mélanges réfrigérants n'offrent pas îles avantages M. ...9.:. :. que..l'appareil de....tenté d'appliquer .•.premiers à essayer. nptarnme. cine de Nancy.pour produire avait dû re^ l'anesthésie...

gaz.vcomme>résuméd. fGeux employés pour prosont idai^er^uxijfieux duire . abolirla douleur.°.générale enusage pour..) . les •. incqn vénients : aussi croypnsrnous pouvoir. -Le .1.r<.:. :présentent fdes inconvénients plus ou moins sérieu*. aucun au contraire.— 35 De ce qui précède.. . Malheureusement. car si le froid peut permettre d'inciser la peau sans douleur. Nous venons. d'autres.-.1a. i!.«ns vu.:. .pratpxyde 4'azoie jouit de .mêmes.présente.0f ...UB^sommed .faiterne.an<esthésigtifl!e. penspras-iiaous...:.à le faire connaître en nous sommes parvenu à France . nombre d'opérés ne ressentent auRéprouvent.n e..grand nombre d'opérations.pas.2° Liorsqse ce.dépasser sueeessiïYeinent . .d'anesthésie en usage jusqu'ici-pour..il peu| être respiré sans dangej. .de d'azote.. A?iesthésie locale obtenue au moyen de l.de^odm>e tiiçsrFiajpidemant..nptre . au moyen... la pratique n'a guère gagné.de l'électricité. les. Si un grand cune... soulagement.: i .enrevue.. .de.. ajoutons que l'application n'est pas très-facile.r. on comprend qu'à notre point de vue spécial...CD^fte}id^rée.Tes.électricité.et-ne -produit jamais . — Ce procédé d'anesthésie a été imaginé par un dentiste amériavons été le premier .l'anesthésie. pratiquer sans douleur un . i. Nous constants. que..il est sans action quand un nerf aussi profondément caché et il faut insensibiliser aussi protégé que le nerf dentaire .e..diffé- rents procédés .}.poser les conclusions/SuivaaitQS. .obtenir l'anestliésie-localesontinefficaces..d'apci^ent».. est employé' par.ainsi. nous l:'av.tpropriété... Leprptoxy. .• . trav^l..... Tous. . résultats qu'on obtient sont loin d'être cain.. douleur..pyr.

Nous allons consacrer un chapitre à l'étude du protoxyde d'azote sous cet état. admettait que l'air. La découverte de la propriété que possèdent certains gaz. ne pourrait rester à l'état gazeux. liquides dont nous n'avons aucune idée. est devenue telle qu'il existe dans ces pays plusieurs usines qui livrent le gaz à l'état liquide. Lavoisier. de nouveaux . De la liquéfaction du Protoxyde d'azote. extraction abcès. dont la science déplore Ta perte récente.' - 36 — " ' avulsion des 3° Pour toutes les opérations des dents. incarnés. on doit lui donner agents anesthésiques connus. et il en résulterait. faute d'un degré de chaleur suffisant. supposant la terre portée dans les froides régions des espaces célestes. de passer à l'état de liquide sous l'influence du froid ou delà pression. Avant l'illustre physicien Faraday.. c'est-à-dire sous une forme aussi portative que l'éther et le chloroforme. ajoutait l'illustre chimiste. est toute moderne. de peu de durée. la préférence des ongles ouverture sur tous les CHAPITRE VI. on ignorait que la plupart des gaz placés dans des conditions convenables peuvent être liquéfiés et même solidifiés. etc. L'importance qu'a prise le protoxyde d'azote dans ces dernières années en Amérique et en Angleterre.

devaient faire éclater les tubes dans lesquels ils s'étaient produits. Ce procédé est facile. car ces gaz. soumis à des pressions dépassant quelquefois 50 atmosphères.-spécialement par m'avaient. année 18. ples. du tube. il y a trente ans environ. Thilorier(l). dit Faraday. qu'on avait eu préalablement réfrigérant. les matières par leur réaction un grand volume le gaz se liquéfiait par sa propre dans un espace limité. Faraday eut bientôt recours à des procédés plus scientifiques et entreprit sur ce sujet une série d'expériences dont les résultats sont consignés dans un mémoire qu'il publia sous ce titre : On the liquéfaction and solidification ofbodies Transacgenerally existing as gas: dans les Philosophical tions of the royal Society of London. mais aussi fort dangereux. de nos connaissances. Cernémoire étant très-peu connu en France. liquide sous l'influence du froid Les appareils dont il se servait d'abord étaient fort simtube de verre de faible capacité. des dans une branches condensait se et pression.45. ce qui arrivait fréquemment.— 37 qui réussit. à faire passer les corps de l'état gazeux à l'état ' ou de la pression. Il renfermait dans un L'illustre Faraday fut le premier recourbé eh siphon. faites sur la liquéfaction des gaz et les résultats qui de temps en temps ont été ajoutés précédemment à cette branche M. nous allons donner une traduction de ses parties les plus essentielles. En se dégageant (i) Les expériences auxquelles Faraday fait allusion' sont celles de . laissé le désir consLes expériences soin d'entourer d'un mélange susceptibles de dégager de gaz.

Thilorier en est . Cagnard de Latour. fut de soumettre le gaz à une pression considérable' en mêiwe temps qu'à une température fort basse. surtout si l'on remarque que mes expériences peuvent être plus étendues que je n'ai pu te faire. et. ainsi que lesiconsidérations qu'on pouvait tirer de la simplicité et de Funitô. Ce. j'employais par un conduit disposé de manière à forcer le gaz de la première de passer à travers les. ainsi que la manière de les obtenir. Cette seconde pouvait recevoir le gaz déjà condensé à 10. soupapes de la seconde.. 15 ou 120 atmosphères et le chassait à une pression supérieure dans le récipient destiné à le recevoir en dernier lieu. m'ont engagé à persévérer dans mes. apparente de là constitution moléculaire des corps quand ilssont réduits en vapeur ou gaz d'après les expériences. La première pompe avait un piston d'un pouce de diamètre..désir.— 38 -~tant de répéter mes recherches. de M. Elles étaient unies sion. consigné dans le tome GOdes Ahnales de physique et de chimie. l'hydrogène à l'état solide ou liquide et ce dernier peut-être à l'état métallique. et l'espoir. ainsi que celui dès autres expérimentateurs. bien que mon succès n'ait pas été aussi grand que je l'espérais. je crois cependant que quelques-uns des résultats obtenus.de voir l'azote. Les gaz sur lesquels on voulait expérimenter étaient préparés et conservés dans des gazomètres ou des cloches. expériences sur ce sujet. Mon but. et la seconde d'un demi-pouce de diamètre. pourront intéresser la Société royale.obtenir la presdeux pompes à air fixées sur une table. l'oxygène. Pour. puis Le résultat sur la liquéfaction de l'acide carbonique.

Le Mémoire de Faraday est ici accompagné de deux figures explicatives que nous croyons utile de reproduire. et pour fixer une douille. en forme de siphon renversé^ pouvaient être refroidis dans leur partie inférieure. quand cela était nécessaire. . glace et de sel à 0 Fahrenheit. On rendait les bouts des tubes de verre rugueux au à l'intérieur moyen d'une lime. Les douilles porLes tubes étaient réunis taient des ouvertures assez grandes pour que les extrémités des tubes de verre y entrassent librement et étaient munies d'un pas de vis qui facilitait d'adhérence du mastic. .. Ils étaient disposés de deux manières: les uns horizontalement et munis d'une courbure qui leur permettait de plonger dans le liquide réfrigérant . expériences environ. supportant des pressions variant de 30 à 50 atmosphères. les pièces étaient chauffées. en se rendant du gazomètre à la pompe.. de . de façon à fondre le mastic avant d'ajuster leurs extrémités: ces jointures.. on pouvait introduire des manomètres quand cela était nécessaire.. Dans la partie horizontale du tube recourbé et dans la plus longue branche du siphon. et de 1/42 et 1/30 de pouce d'épaisseur. . les autres... contenir. mais faites avec plus de soin.— 39 — chassés par pression dans des tubes condensateurs. Quand les gaz étaient recueillis sur l'eau ou qu'ils:pouvaientveni ils passaient. à travers un tube de verre entouré d'un mélange.) aux pompes par des douilles et pièces d'assemblage semblables à celles des pompes à gaz ordinaires. ne manquèrent qu'une fois sur' 100: ' :::. Les tubes condensateurs étaient de verre vert à bouteille de 1/6 à 1/7 de pouce de diamètre extérieur.

sans accident ni rupture. de 0. Ces données peuvent servir à choisir des tubes assez forts pour résister aux pressions auxquelles on veut les soumettre. en représentant par 15 lb. Un tube dont je m'étais servi.6 de pouce de diamètre extérieur et 0. j'enn ployais le mélange de Thilorier. Pour soumettre ces tubes au plus grand froid possible. par pouce carré la pression d'une atmosphère. Avec l'assistance de M. Un tube comme ceux que j'employais pour dégager les gaz sous pression. Adam.035 d'épaisseur. L'instrument employé pour mesurer le degré de pression auquel le gaz était soumis dans le condensateur consistait en un petit tube de verre fermé à son extrémité inférieure parse mouvant dans son intérieur. composé d'acide carbonique solide et d'éther. éclata sous une pression de 25 atmo- sphères. éclatait à une pression de 64 atmosphères.— 40 — étaient rendues étanches au Toutes les jointures moyen de feuilles de plomb. j'ai essayé leur résistance à la presse hydraulique et obtenu les résultats suivants : un tube de 0. ayant 0. J'ai souvent soumis ces tubes à une pression de 50 atmosphères .0175 de pouce d'épaisseur.225 de pouce de diamètre extérieur et de 0. supporta une pression de 118 atmosphères sans se briser et sans rupture du capuchon ou du mastic. Un vase de terre de 4 pouces cubes de vo- .24 de diamètre extérieur et de 0.03 de pouce d'épaisseur. une colonne de mercure Par l'expression 10 ou 20 atmosphères j'entends une force capable de réduire une masse d'air au 10e ou au 20" du volume qu'elle occupait à la pression de 30 pouces de mercure.

je fis un thermomètre à alcool dont la graduation fut portée au-dessous de 32° Fahr. et les tubes de verre peuvent y être plongés sans se rompre. l'acide carbonique. ou que l'alcool à la température ordinaire. par degrés égaux en capacité à ceux se trouvant entre 32° et 112°. le baromètre ordinaire étant à 39. au lieu d'avoir une pression de 1 atmosphère.4. A cette basse température. 41 — hune'était placé dans un autre vase un peu plus large . Pour obtenir une idée de cette température. La température s'abaissa tellement que la vapeur de l'acide carbonique. il s'abaissa température de 106°.2 pouces. je tâchai d'obtenir un froid encore plus considérable. il accusa une sous la machine.2 pouce de mercure..—. Placé dans le bain. le bain d'acide carbonique et d'éther fut mis sous le récipient de la machine pneumatique et on fit le vide rapidement. n'avait que 1/24 d'atmosphère de pression. Un tel bain peut durer de 20 à 30 minutes. Mais comme je fondais mes espérances de succès plutôt sur l'abaissement de la température que sur l'élévation de la pression. sans que l'acide carbonique perde l'état solide. Pour obtenir le degré de température nécessaire. Introduit à 166° ou à 60° au-dessous de la température à la pression atmosphérique. ou 1. Il y a. mélangé à l'éther. n'était pas plus volatil que l'eau à 86°. abandonnée par le bain. car le baromètre de la machine se maintenait à 28. on enveloppait de quelques doubles de flanelle et on plaçait le mélange réfrigérant dans le vase intérieur. des résultats obtenus par le froid et sur lesquels la pression est sans effet. du même bain . en effet.

Protoxyde d'azote. et je pus m'en assurer en plaçant le tube qui contenait lé liquide dans un bain été d'environ l'acide . Le froid produit par l'évaporation était considérable. car en ouvrant à l'air un tube contenant beaucoup. Tarn-' arsénié. l'acide bromhydrique. l'hydrogène ment au protoxyde d'azote. il se mit à bouillir. sur la manière de conserver les gazliquéfiés dans les tubes. l'acide carbonique . La -température nécessaire a 150° (Fahr. l'acide iodhydrique. le protoxyde d'azote. comme le fait. mais resta liquide. Je pensai que le protoxyde liquéfié ne pouvait se congeler par l'évaporation sous une seule atmosphère. l'hydrogène phosphore.) au-dessous de 0. ce qui fut trouvé vrai. se refroidit. l'acide sulfureux. l'acide carbonique. disposition qui permet de conserver ce corps un jour entier. c'està-dire le gaz oléfiant. l'oxyde de chlore.- 41 — Après quelques explications sur la-manière de combiner le froid à la pression. Relativemoniaque. J'obtiens cette substance solide au moyen du bain d'acide carbonique et du vide. le cyanogène. La pression de la vapeur du corps solidifié était inférieure à celle de l'atmosphère. de ce corps liquide. en les fermant à lalampe aunlessous du point où se trouve le gaz liquéfié et sur la conservation de l'acide carbonique solide dans un vase de verre entouré de 3 enveloppes de verres concentriques séparées l'une de l'autre par des morceaux de laine sèche. vante :. l'hydrogène sulfuré. il s'exprime de la façon suifluoborique. Faraday étudie les propriétés des gaz qu'il a condensés. sous forme d'un corps cristallin incolore. l'acide fluosilicique.

et pendant ce temps la pression indiquée par le manomètre resta fixe. Il est donc probable qu'onpourra employer ce corps danscertaines occasions pour produire des froids beaucoup plus considérables que ceux que peut produire l'acide carbonique. cette substance produise une température plus basse que toutes celles que l'on connaît. et les pressions de la vapeur du protoxyde d'azote liquide à différentes températures qu'il obtint sont indiquées dans le tableau suivant : • Le d'acide. On ne peut douter que. quelque basse qu'elle fût. mais de force élastique différente. placée dans le vide. et peut-être autant au-dessous du bain d'acide carbonique dans le vide qu'elle l'est de la température de ce dernier. relativement à celle du même bain exposé à l'air. la présence d'azote dans son protoxyde par suite de l'existence de chlorhydrate d'ammoniaque dans le Soupçonnant nitrate qu'il employait. qu'il se comportait àson égard comme un corps chaud. était'-donc encore si supérieure à celle du liquide qui y était plongé.— 43 — avec rapiditévLa température du bain. résultat dont on ne peut tenir compte qu'en admettant la présence de deux corps différents solubles l'un dans l'autre. Je gardai quelques semaines ce corps dans un tube fermé par des robinets. protoxyde d'azote comme le gaz oléfiant donna à différentes reprises des résultats incertains relativement à la pression de sa vapeur. carbonique où il se mit à bouillir . Faraday employa du nitrate d'ammoniaque pur.

au lieu d'être serait-il un mélange de différents gaz •actuellement .11 4.34 21. condensable dans celui qui l'est moins (1). Tout en faisant connaître les propriétés nouvelles des gaz liquéfiés.58 4.90 31._ .74 10. l'oxygène.85 12. que ces nombres ne donnent pas l'idée d'une substance simple et pure. S. il fit connaître comment se comportaient (1) Cette réflexion.37 1. à l'exception de six : l'hydrogène.36 6. mériterait un sérieux examen. A. Pression '-il atmosphères.76 — — — — — — — — + + + + + + + + 40 35 30 25 20 15 10.82 .70 5. connus? du protoxyde d'azote? Ce gaz.15 17. l'hydrogène protocarboné. P. considérés comme simples par les chimistes.04 13. Pression en atmosphères —125 —120. sont soupainsi çonnés être des corps composés par les physiciens.40 Il est évident.70 19. Température en degrés Fahr.u — Température degrés Falir.80 26.10 33. car les pressions correspondant aux plus basses températures sont trop élevées.09 6. Je crois à la présence de deux corps. —118 —110 —105 —100 — 95 — 90 — 85 — 80 — 75 — 70.34 2.22 1. une in- .80 28. 3. 14. Faraday réussit ainsi à forcer tous les gaz connus à se liquéfier.77 2.70 3. passée inaperçue.89 24.07 22.03 2. .55 1. dit Faraday.71 9. et que le plus volatil est. certains corps. En serait-il pour les éléments combinaison.11 .69 16. — 65 — GO — 55 — 50 — 45 1 1/10 1.89 7. le bioxyde d'azote et l'oxyde de carbone. 0 5 10 15 20 25 30 35 8. ainsi que je l'ai dit. l'azote. .

Quelles propriétés nouvelles acquerraient les corps si l'on parvenait à les soumettre à une température de plusieurs centaines de degrés au-dessous de 0. ils ne pouvaient produire des froids inférieurs à 50° au-dessous de 0. un constructeur viennois. MM. La science le dira peut-être un jour. manoeuvrée avec un volant. Un fragment de fer chauffé à 2.-— 45 — corps en présence de froids extrêmes. Tandis que des températures les physiciens savaient produire supécertains rieures à 2. il faut donner 4. puisant dans un gazomètre le gaz à condenser et le refoulant dans un rémélange réfrigérant. c'est ce que nous ignorons. desquels les tempéraêtre considérées comme d'extrêmes auprès Vers l'époque où parut le Mémoire dont nous venons de traduire une partie. ont.000° au-dessus à 2. Faraday le premier donna le moyen de descendre à 100° au-dessous de 0. Dans ces dernières années. Nalterer. on fermait le récipient et on le séparait du reste de l'appareil. entouré d'un .000 degrés au-dessus de 0. que deviendrait-il? d'avoir montré qu'on pouvait mais à Faraday l'honneur produire des froids artificiels tures des pôles peuvent chaleurs. imaginait un appareil pour condenser le protoxyde d'azote par la pression.Blanchi. et fit voir qu'à cette température la plupart des corps ordinaire deviennent liquides ou gazeux à la température solides. de 0 prend une teinte éblouissante. Lorsqu'une certaine quantité de gaz était liquéfiée. Avec cet appareil.000° au-dessous. ' cipient de bronze.000 coups de piston pour obtenir : un quart de litre de gaz liquéfié. Deleuil et . M. Cet appareil se composait d'une pompe aspirante et foulante..

1a lasse éclater. ::.dans . HJuaiit -aux . que la tension de la vapeur du protoxyde d'azote liquide «roît. se font les cours •sont généralement à .rotoxy<iej.. La machine à liquéfier le protoxyde d'azote de M..^centimètres d'épaisseur j.liquB'fier Ta&ide/:--e*b&nique. Deleuil..is!UiF)iuue -peut finir par s'échauffer assez pour iqueJa pression de l.appelons sur ceifait'Fàttention'des^professeurs-nfort rares du reste-—'qui font publiquement des:expériences sur ' • le protoxyde d'azote iiquidie.. dans l'appareil de . HÎ suffit.1esortir de son enveloppe réfrigérante et de le tenir -à. parce que... de prévoir. On comprend dès loïs que. la table.d'azote puisse et provoquer une élévation.ii On .faire' aane.-(de -l'-épo.aband0ainé©'.. . s.une température assez. Bianehi est construite de façon à résister à des pressions de 600 atm. s'échauffer Nous . la main ou sous le bras..avec la température. d'une .Bianehi on est obligé de .uyaptftble (accident arrivé le 3 décembre 1840.. dans cet appareil. se souvenir.un . l'appareil de N.. En consultant le tableau-doané précédemi-neiît. de vapeur telle qu'il puisse en résulter une formidable explosion. Les salles :où. pour verser le liquide qu'il contient. :...reste.effets que pourrait produire l'explosion. <et.' voit..atterer..protoxyde.yipo. le vase qui contient le . .couffs -publiû. le vase-contenant le protoxyde liquide reste tandis que toujours enveloppé d'un mélange réfrigérant.. ce qu'il était facile. dépression. dans ses détails. bouteillea'emplie de!p.élevée.rapidement. avecd'appareil'idiBf¥Mloïier. métallique de plusieurs..oumis: brusquement à une température de plus de 30 degrés au-dessus de 0..s':en . du.. .a -vapeur qu'elfe -contient .iHr..bouteille.:Méef de.on .— 46 — modifié.-mais nous lui préférons l'appareil construit par M. pour:.

Si la glace fondait et si l'eau s'échauffait.et hermétiquement fermée.47 — opérait la liquéfaction de Ge dernier corps. aux suites de l'amputation qu'on fut obligé de lui faire subir. Mais. il s'y résigna. il s'était seulement chargé de la bouteille contenant le gaz bouteille soigneusement placée dans une caisse liquéfié. Les flacons de fer dans lesquels on livre maintenant en Angleterre et en Amérique le protoxyde d'azote liquéfié doivent donc être maniés avec là plus grande précaution. Néanmoins. Toutes ^nrdeviné les cinq minutes. Si elle allait s'égarer quand la glace serait fondue. les perplexités de l'infortuné physicien.— . cil tâtait sa caisse pour?en reconnaître la température. <"était dans un wagon de première forclassej et la caisse.. Aux bagages? Il n'osait. amis.à •coup. pour une conférence qui devait se faire dans une ville située à plus de 50 lieues de Paris. autrement.'se'trouvait compagnon cément en contact avec un.. une terrible explosion se fit entendre : l'appareil venait de voler en éclats. Ne voulant pas amener avec lui l'appareil à liquéfier le gaz. placée entre ses jambes. pleine de glace. On nous permettra de placer ici. Un de ces éclats alla briser les jambes du préparateur Hervy. lorsque. Deleuil a racontée à un médecin de nos avait été chargé de préparer du protoxyde d'azote liquide. où placer la caisse? Ici commencèrent les perplexités de l'opérateur. de ces cylindres'pleins d'eau chaude qui servent aux voyageurs à se chauffer les pieds. à ce propos. qui succomba au bout de trois jours. Cet habile constructeur . une petite anecdote que M. ou si un employé ignorant la posait dans un endroit fortement chauffé ! La garder avec lui? C'était là un ne pouvant faire peu: agréable. tout.

semblent visqueuses. Les gaz liquéfiés par le froid ou par la pression constituent des liquides d'une mobilité extrême. et sur son refus énergique de recevoir un nouveau cylindre d'eau chaude qu'apportaient les employés. La faible quantité qui se volatilise absorbe un calorique latent si considérable pendant ce changement d'état que l'autre portion se maintient liquide. et ne soupçonnaient guère quel redoutable engin elle cachait dans ses flancs. pendant que les voyageurs regardaient avec indifférence la terrible caisse. . d'une saveur sucrée qui représente 1/400 du gaz qui l'a fourni. d'azote jouit des C'est un liquide très-fluide.— 48 — qu'amverait-ii. à côté desquels l'eau et des substances les plus fluides. et l'opérateur eut à subir plus d'une remarque désobligeante de ses compagnons sur sa "persistance à produire des courants d'air en ouvrant incessamment les portières. telles que l'alcool et l'éther. CHAPITRE VIL Propriétés du Protoxyde d'azote liquide. lui humectait grand Dieu ! A cette idée. une sueur froide les épaules. Le protoxyde mêmes propriétés. On peut le conserver pendant quelque temps à l'air libre. Le voyage parut long.

celui-ci produit un. de l'idée de M. X. Si au lieu de mercure on plonge dans le liquide un fil de métal. Cette expérience 4 . Si on jette du mercure dans un vase contenant du protoxyde d'azote liquide. Que dire. de quelques heures dans d'épouvantables souffrances. voulant faire boire du protoxyde d'azote à ses malades pour les anesthésier ! Supposons que ce dentiste ait pu se procurer du protoxyde d'azote liquide. sous l'influence du froid le métal se solidifie instantanément. l'instrument ù 90° centigrades au-dessous de 0. ce métal se solidifie aussitôt et prend la consistance et la ténacité de l'argent en barre. il entretient la combustion des-corps. ce charbon brûle avec un vif éclat. se trouvent En sorte que dans le même vase en présence une température supérieure aux feux de forge les plus violents et un froid bien plus considérable •que les froids des pôles les plus intenses. plus rapidement encore que s'il eût avalé de l'huile bouillante. Le protoxyde d'azote liquide conserve en partie les propriétés du protoxyde d'azote gazeux. La plus petite quantité de protoxyde d'azote liquéfié mise en contact avec la peau la désorganise comme le ferait un 1er rouge. Comme lui. En jetant un charbon allumé dans un vase contenant du protoxyde d'azote liquide. voyez-vous d'ici les conséquences de son opération! Le patient mort au bout. en produisant une vive douleur. bruit analogue au sifflement que fait entendre un fer rouge au contact de l'eau. après cela. Si dans le même vase on jette quelques grammes de mercure.— 49 — Si ou plonge un thermomètre dans un vase contenant du s'abaisse rapidement protoxyde d'azote liquide.

exige un travail considérable. il se présente sous forme d'un beau corps cristallin incolore. mais encore qu'il se solidifie. tandis que le protoxyde d'azote. il suffit. une des plus curieuses de la physique mo- . Pour obtenir ce corps à l'état liquide. de faire dégager une grande quantité d'acide carbonique clans un espace restreint. il se liquéfie sous la pression de l'atmosphère. c'est-à-dire une pression égale au poids d'une colonne d'eau 6 à 7 fois plus haute que le Panthéon. Le protoxyde d'azote peut être liquéfié de deux façons : par la pression et par le froid. il est évident que c'est par le froid obtenu au moyen de l'acide carbonique et non par la pression qu'on pourrait l'obtenir économiquement. pour être liquéfié. Nous avons vu plus haut qu'il fallait 4. il suffit de pla^ cer ce corps dans un tube entouré d'un mélange d'acide carbonique solide et d'éther qu'on place dans le vide. une pression de 50 atmosphères. A une température de 110" au-dessous de 0. Le froid produit est si intense que non-seulement le protoxyde d'azote se liquéfie. comme on sait. Si jamais le protoxyde d'azote liquide pouvait devenir d'un usage général.000 coups de piston pour obtenir un quart de litre de protoxyde avec l'appareil Natterer. La préparation de l'acide carbonique liquide n'exige aucun travail mécanique et est peu coûteuse.— 50 — est certainement derne. est nécessaire pour le liquéfier. A la température de 15 degrés au-dessus de 0. Dans cet état. Pour obtenir une température suffisamment basse pour liquéfier le protoxyde d'azote sans pression.

plein de protoxyde liquide. est un véritable obus qui peut éclater si on élève sa température. du protoxyde d'azote est une opération très-coûteuse et qui ne peut être pratiquée que par un opérateur très-exercé . nous croyons pouvoir établir les conclusions suivantes : 1° La liquéfaction. 2° La conservation du protoxyde liquide présente de sérieux dangers. Un vase fermé. .— 51 — Eu nous basant sur ce qui précède.

produit des sensations extrêmement agréables. fut en proie à une hilarité très-vive. . La première fois qu'il en fit usage. (( Le composé dont il s'agit est le protoxyde d'azote. célèbre chimiste anglais. pourrait peut-être remplacer avec avantage l'éther et le chloroforme. En s'éveillant il s'écria : « L'univers n'est de plaisir et de soufcomposé que d'idées. il.CHAPITRE VIÏI. provoquer le rire chez ceux qui le respirent. et qui. PIÈCES JUSTIFICATIVES. 4° Opinions de la presse sur le protoxyde d'azote. respiré pur. après en avoir respiré quelques litres. Elles se liaient à des mots inconnus et prenaient des perceptions toutes nouvelles pour lui. il éprouva. Une suite de fraîches et impression rapides images passaient devant ses yeux. (( Humphry Davy. d'impressions frances. une de plaisir très-vive. dans certaines circonstances. » Pendant plusieurs minutes. découvrit en 1799 que le protoxyde d'azote. depuis quelque temps. « On s'occupe beaucoup. aussi en raison du pouvoir qu'il possède de nommé gaz hilarant. d'un nouvel agent anesthésique doué de propriétés très-curieuses.

Le secret d'abolir la douleur. il s'ouvrit les veines et s'anesil lutta pendant . La même expérience. mais personne ne songea alors à vérifier son hypothèse.— 53 — « Les effets produits par le protoxyde d'azote nous ont paru se rapprocher de ceux produits par le hachisch. cherché pendant tant de siècles. Horace Wells. De gracieuses visions s'agitent devant vos yeux. Sa fin fut profondément triste . et il écrivit qu'on pourrait peut-être l'utiliser pour apaiser la douleur pendant les opérations chirurgicales. Mal disposée. et les assistants sifflèrent l'inventeur. répétée sur une douzaine de personnes. l'éthérisation passa en Europe pour faire connaître les propriétés du protoxyde d'azote. Wells « Deux ans après. donna les mômes résultats. qui se retira profondément attristé et renonça à l'exercice de sa profession. de couleur et où le soleil jette des « Davy avait cru remarquer que le gaz hilarant était un calmant. qu'il résolut de se suicider. A bout de ressources. était découverte. Bientôt. un chirurgien américain. vous errez dans proie aux hallucinations le pays des rêves. Partout il fut éconduit. était enfin trouvé ! Justement fier de sa découverte. Wells voulut répéter une expérience en public. quelque temps contre la misère. En les plus étranges. eut l'idée d'étudier les effets du protoxyde d'azote. (( Quelques années avant la découverte de l'éthérisation. elle échoua. Il se fit extraire une dent après l'avoir respiré et n'éprouva aucune douleur. elles se transforment et disparaissent bientôt dans des paysages tout brillants pluies d'or. l'avenir lui parut si sombre-.

utile surtout pour les opérations de courte durée. qui étudiait depuis quelque temps l'action du gaz hilarant sur les animaux. 11 y a environ deux ans. mais il ne sut pas lutter contre la médiocrité et l'envie. donna les mêmes résultats^ « Je crus alors devoir appeler l'attention des médecins sur le protoxyde d'azote. Ils reconnurent que l'infortuné inventeur a\ ait eu raison. me pria. l'oubli.— o4 — thésia. Tous lès chirurgiens de Paris voulurent de se mettre M. afin de mourir sans souffrances. C'était un homme supérieur. « Wells mort. et que le protoxyde d'azote était un excellent anesthésique. l'auteur d'une découverte déclarée impossible par le plus grand des médecins de l'antiquité et par un des plus illustres chirurgiens modernes. répétée le lendemain. il y a deux mois. vaincu par le sort. elle se mit à rire et me déclara n'avoir rien senti. « M. En se réveillant. périt. et l'on ne s'occupait guère des autres anesthésiqlies. et je-publiai dans un journal de médecine un article sur' ses propriétés. Deux dents furent extraites en ma présence à une jeune dame extrêmement nerveuse. et des expériences furent l'expérimenter. quelques chirurgiens américains eurent l'idée de répéter ses expériences. Préterre eut l'obligeance à leur disposition. dentiste distingué de Paris. . Préterre. L'éther sa découverte resta plus de 20 ans dans et le chloroforme suffisaient à tous les be« Ainsi soins. d'assister à une expérience qu'il avait l'intention d'exécuter. Une expérience analogue. préalablement soumise pendant quelques secondes à l'action du gaz. Ce fut le seul bénéfice qu'il retira de son invention.

pratiquèrent le protoxyde sur des malades endormis-avec d'azote. » Malgré tous ses efforts pour exprimer par des mouvements qu'elle n'était pas endormie. En se réveillant. etc. à l'Hôtel-Dieu . Broca. et il entend ce bruit particulier que connaissent tous ceux qui ont étudié sur eux-mêmes l'action bientôt sa respiration s'accélère Si l'anesthésie n'est pas et le pouls s'élève considérablement.entreprises dans les hôpitaux de Paris. le patient ressent à l'extrémité des membres rapidement inférieurs un fourmillement qui gagne les mains. il lui fut impossible de remuer la main. MM. mais il perd la sensibilité et le pouvoir d'exécuter des mouvements.. elle fut prise d'éclats de rire qui durèrent plusieurs minutes . et la malade. il ne perd pas complètement connaissance. de l'éther et du chloroforme. à Saint-Antoine. Voici ce que nous avons observé : « Après quelques inspirations. . des opérations Guérin. pour qu'il l'opérât d'un kyste synovial de la face dorsale du poignet. à la Charité . Velpeau. « Nous avons assisté à la plupart des opérations exécutées sous l'influence du protoxyde d'azote. Dolbeau et Maisonneuve. tous déclarèrent n'avoir ressenti aucune douleur. Une malade que nous avions conduite chez M. et nous avons respiré ce gaz une douzaine de fois afin de bien connaître ses effets. nous a dit avoir été toute la journée dans une disposition d'esprit excellente. Elle s'aperçut très-bien qu'on enfonçait le bistouri clans les chairs. que nous avons revue le lendemain. la face était animée. mais ne ressentit aucune douleur.— 55 — . nous a raconté à son réveil qu'elle avait entendu le chirurgien dire : « La sensibilité a disparu. Broca. à Saint-Louis. poussée trop loin. les yeux brillants.

ne pas avoir eu conscience de ce qui s'était passé. nous avons respiré le gaz à plusieurs reprises. » « Dr Gustave LE BON. il nous était impossible d'exécuter le moindre mouvement.d'être témoin de deux opérations prati- quées. Afin de l'étudier. Après quelques inspirations. au réveil. un mal de tète intense accompagné de pesanteur dans les jambes. malgré le désir de retirer le membre pincé. 56 — « Ce fait de la perle de la sensibilité et du mouvement avec conservation de l'intelligence est extrêmement curieux. en chargeant une personne placée auprès de nous. on n'est jamais incommodé. mais. Les personnes qui ont respiré de l'éther ou du chloroforme ont. Nous avons respiré des quantités considérables de protoxyde d'azote. 1er août 1866. de nous pincer vigoureusement.—.) ' . M. par. les idées sont toujours gaies. sous l'influence du protoxyde d'azote. Bien de semblable avec le protoxyde d'azote. cependant. . après le réveil. semble plus vive. nous avons vu des malades qui nous disaient. tout le reste de la journée. Au moment où le patient se réveille. et le sujet reste dans une disposition d'esprit excellente. l'intelligence. nous nous apercevions parfaitement qu'on nous pinçait . il est généralement pris de violents accès de rire : c'est cette propriété de provoquer l'hilarité qui avait fait donner au protoxyde d'azote le nom de gaz hilarant par Davy. Préterre. » {VÉvénement. sans pouvoir réussir à perdre complètement connaissance. absolument <( Nous venons. au contraire.

expiration la soupape intérieure devait se on voyait le sac en' caoutchouc se gonfler et les deux pour donner passage au produit procédé l'inspiration de la se fait Par cet ingénieux . qui cou- vrait complètement les ouvertures du nez et de la bouche . Une seconde soupape devait exister dans l'intérieur du tuyau. fermer. bords libres s'ouvrir respiration. dont la dentition irrégulière exigeait l'extraction de deux petites molaires saines à l'une.par les deux côtés. L'aide de l'opérateur nez l'extrémité lui plaça alors devant la bouche et le élargie d'un tuyau en caoutchouc. et d'une petite molaire. « La jeune fille de douze ans avait une appréhension affreuse de l'opération. nous ont paru « Il s'agissait de jeunes filles de douze à treize ans. A chaque.— 57 — Les effets de ce nouvel agent anesthésique mériter de fixer l'attention des praticiens. deux feuillets de caoutchouc rapprochés l'un de l'autre . par un de leurs bords. également saine. la soupape intérieure inspiré. « A peu près à un mètre de l'extrémité du tuyau. il maintint cette embouchure appliquée contre le visage et ouvrit en même temps le robinet du gaz. à l'autre. Enfin on put obtenir qu'elle se plaçât clans le fauteuil et qu'on lui mît entre les mâchoires un petit coin pour maintenir la bouche ouverte. mais formant une poche ouverte par les bords opposés au côté adhérent au tube. et depuis deux heures se trouvait dans un état nerveux des plus pénibles. je vis adhérer à ce tuyau. se rapprochaient l'un de devait s'ouvrir et le gaz était. A chaque inspiration les deux feuillets de caoutchouc l'autre . C'était une soupape.

- 58 — toujours avec le gaz seul. Ce réveil n'est accompagné d'aucun malaise. ici. d'aucune fatigue : « Je n'ai absolument rien senti. on force les doses. Ceux qui vont se faire enlever une dent ont généralement fait provision d'appréhenHumphry sion plus ou moins grande. « Nous avons été frappé de la rapidité d'action de ce gaz. Préterre "enlève la dent. avant de le respirer. et Davy humait le protoxyde d'azote à son aise. dans une meilleure disposition d'esprit. . « Nous n'avons observé ni cette gaieté ni cette exaltation charmante qu'éprouvait Davy quand il respirait ce gaz . qui ont été opérées l'une après l'autre. et plus encore de l'absence complète de tout phénomène pénible. et après 30 ou 40 secondes. il avait lui-même fait l'observation que ce gaz lui prôcuraitdes sensations d'autant plus agréables qu'il se trouvait. elle fit quelques efforts pour dégager sa bouche. et leur esprit est peu tourné vers les idées joyeuses. c'était évidemment un effet de la frayeur. M. L'enfant semble contrariée d'être réveillée. l'anesthésie était complète. ainsi que du retour immédiat et facile de la respiration normale. au plus. Au reste. » telle est la réponse des deux jeunes filles. et l'enfant est ' encore sans connaissance . tement. enfin de l'état de bien-être complet qui suit cette opération. ramenèrent le calme. « Quand la petite fille inspira le gaz. aussitôt qu'ont cessé les inspirations du gaz. Trois ou quatre. De plus. mais cela se comprend facilement.fortes inspirations. mais la respiration sefait immédiaet quelques petites tapes sur les joues dissipent ce sommeil paisible. on éteint toutes les sensations. qui n'est jamais altéré par l'air que rejettent les patients.

à la fameuse grotte du Chien. Au bout de quelques secondes l'animal le"maître suit alors avec attention tombe sans les progrès connaissance. le pauvre patient revient ainsi successivement du sommeil à la vie. un second et un troisième acte semblables au premier ont lieu. immédiatement . il reprend son chien dans ses bras. quoiqu'il sache ce qui l'attend. le gardien s'empresse d'appeler son chien. il ne se fait pas prier. en ont assez et demandent grâce. Préterre nous dit l'avoir fait avec plusieurs médecins qui venaient l'expérimenter. faisant cette les expéquestion. comme M. <cII est bon d'ajouter que ce chien reçoit. nous nous rappelons involontairement riences qui se font chaque jour en Italie. ni ce gaz avant et pendant puisse respirer impunément les repas. Quand les voyageurs. c'est l'état naturel. et l'animal revient immédiatement à la vie. et. Ici rien de particulier. et de la joie aux apparences de la mort. étonné ni qu'on puisse endormir qu'on et je ne suis pas plusieurs fois de suite. « Mais enfin comment ce gaz agit-il ? En nous. et. lorsque l'on seprésente pour voir la grotte. Le gardien prend le chien entre ses bras. et nullement sur les personnes restées debout. où se trouve en permanence une couche inférieure de 30 à 40 centimètres d'acide carbonique qui agit sur les chiens et les personnes couchées.— 59 — • « Nous n'avons pas vu non plus cette sorte d'ivresse que l'on observe après l'inhalation de l'éther ou du chloroforme. dans la grotte. de l'asphyxie. quelquefois cet animal est occupé à faire son repas : l'habitude de la soumission lui fait tout quitter pour suivre son maître. il dépose son chien à terre. Tous ceux qui ont visité ce pays se rappellent que.

une particularité : c'est que le gaz est meilleur après douze à vingt-quatre heures de fabrication. d'après ce que nous avons vu. expériences pour en prouver les dangers. plusieurs d'autres citèrent membres d'anciennes déclarèrent ce gaz inoffensif. mais que. si le gaz fabriqué est pur ou non.- 60 - après. Evidemment. et toujours sans répugnance. Mais nous croyons qu'il leur est préférable pour les extractions de dents. plusieurs fois par jour depuis nombre d'années. entre autres. avait bien les effets inoffensifs remarquables signalés par Davy. « Si le protoxyde d'azote se trouvait dans la nature. pour les opérations courtes. il peut amener des accidents. quand il contient du chlore. et s'assurer. « Nous avions été rassuré par avance par M. M. « Le gaz protoxyde d'azote détrônera-t-il roforme dans la pratique habituelle et qu'il le fabrique l'éther et Je chloet les moyens qu'il de la chirurgie? C'est fort douteux. puis il revient à la maison continuer son repas. Préterre. mal préparé. qui nous avait montré le laboratoire où se fabrique ce gaz. à l'état de pureté. Dumas explique cette divergence d'opinion en disant que ce gaz. il y a là des phénomènes analogues. une récompense de son maître. chaque jour pour le lendemain. en un instant. et à l'état impur. a pris pour avoir constamment et avec. Il nous "a indiqué. Préterre. « Lors de la communication faite à l'Institut par M. et il fait ce métier chaque jour. nous croirions volontiers que la grotte du Chien contient du pro- toxyde d'azote. ou quand il passe à l'état de deutoxyde. certitude du gaz parfaitement pur. .

. » Revue de thérap. « MARTIN-LAUZER. En prolongeant l'aspiration du gaz. fera tôt ou tard son entrée dans tous les hôpitaux. « M. 15 mai 1867. temps suffisant pour pratiquer les opérations de la petite chirurgie. Préterre se sert du protoxyde d'azote pour toutes les opéra- et il ne lui est survenu.— 61 — mais très-douloureuses. elle dure de 30 à 50 par le protoxyde une ou deux minutes d'inspiration secondes. plusieurs médecins américains et notamment M. d'azote se produit après . nous en sommes convaincu. aucun accident.) » (( En 1864. de New-York. Préterre a fait dans sa clientèle de nombreuses applications « L'anesthésie de ce gaz. Depuis ce premier essai. Préterre. mais il n'a pas voulu aller plus loin. journellement tions douloureuses. 11 arracha six dents ou racines à une jeune dame extrêmement nerveuse. M. Préterre Ce fait a été de Paris a répété ces expériences en 1866. établi avec uue certitude incontestable. qu'il avait placée sous l'influence du protoxyde d'azote. ont expérimenté de nouveau le protoxyde d'azote. médico-chirurg. A. M. qu'à son réveil la patiente priait l'opérateur-de commencer bien vite. de la" chirurgie. Le protoxyde d'azote. une fois. trois minutes d'insensibilité complète. frère de M. M. Préterre a obtenu. L'opération fut si peu douloureuse.ce gaz est un anesthésique précieux.. jusqu'à ce jour. Préterre de Paris. et reconnu ainsi'que .

FIGUIER. On peut endormir le patient. « L. ». et qui exclut l'idée d'une action asphyxiante analogue à celle le protoxyde d'azote ne présente aucun danger sérieux. douce et peu durable. en 1844. le tout dans l'espace de deux minutes. Balard. d'un procédé d'anesthésie locale. Il a respiré ce gaz jusqu'à quinze fois dans la même journée. respiré à l'état de gaz. et ne saurait donner lieu à aucun accident grave. le réveiller. » {Presse. L'amylène agit d'une façon prompte. lui extraire deux molaires et. Mais prôci- . et d'un procédé d'anesthésie . Année scientifique et Merveilles des sciences. carbure d'hydrogène découvert par M. avec le protoxyde d'azote. M.— 62 — '« Ce qui caractérise l'anesthésie amenée par le protoxyde d'azote. Préterre l'a essayé sur lui-même quelques centaines de du chloroforme. dans la réaction du chlorure de zinc sur l'alcool amylique.) « Le chloroforme a été substitué à l'étirer. La dose de gaz nécessaire pour produire l'anesthésie est de 25 à 30 litres. sans en ressentir le moindre mal. employés comme réfrigérants. fois sans en être incommodé le moins du monde. « Ainsi la petite chirurgie vient de s'enrichir. c'est la rapidité avec laquelle elle se produit et sa courte durée. avec la glace ou l'éther pulvérisé. « D'après la rapidité avec laquelle l'anesthésie se produit. presque en même temps.générale. Peut-il à son tour être remplacé par des substances plus actives ou autrement actives? On a proposé l'emploi de l'amylène.

devant les yeux. « En est-il de même d'un gaz dont les propriétés stupéfiantes sont depuis longtemps connues. et. Ce n'est point le sommeil sombre et taciturne du chloroforme. au nom de M. tirés de l'huile de pétrole. en est de même du kérosolène et du righolène. de composés ont été ainsi à ne plus employer aucune Il suffisait. A peine a-t-on respiré quelques litres de ce gaz. et gai de toutes les douceurs . Rien n'est plus curieux que et les récits de ce genre faits par les plus graves savants. qui sont de plus très-inflammables et d'un usage roforme. ne semblent avoir nul avantage sur le chloIl et l'agent connu vaut ici mieux que l'inconnu. acétique. découvert en 1776 par Priestley. qu'une ivresse. physiologique par Humphry Davy. Cloquèt a à l'Académie des recommandé. On cause en effet de cette façon une sorte de catalepsie dont les inconvénients sont trop réels et les avantages trop peu certains pour que l'usage s'en soit répandu. ayant expérimenté sur lui-même ses joyeux les observations effets. et que M. étudié sous le rapport. dans une des dernières séances. ni' treux. incommode. Leséthers bromhydrique.agréable se déclare et que les images les • plus riantes passent. disait- on. On est même arrivé substance et à endormir par l'hypnotisme. oenanthique. de regarder avec attention un objet brillant placé un peu haut entre les deux yeux. Préterre. qui lui a donné le nom dé gaz hilarant.— 63 — sèment elle est trop prompte et difficile à bien diriger. ce n'est point la légèreté un peu inconvenante mais un sentiment insouciant des rêves qu'évoque l'éther. sciences.de l'année 1866"? C'est le protoxyde d'azote. Des séries entières essayées. amyliodhydrique.

Wollaston. le liquide ainsi obtenu est difficile à conserver. substance aussi délétère que le protoxyde est bienfaisant. quelquefois même de bioxyde d'azote. témoigner ses impressions ni les raconter? On ne saurait affirmer en effet que la. qui se dédouble en eau et en protoxyde la cornue. On l'a souvent respiré longtemps et sans précautions. il en faut respirer vingt ou vingt-cinq litres. même pur. comme le protoxyde d'azote sans doute. et quelLe sommeil et l'insensibilité ' . Malheureusement les points de comparaison manquent. Davy. car on ne peut compter au nombre de ceux-ci les douceurs de ce sommeil. le gaz entraîne d'azote. « L'éther. Enfin. la faculté d'exprimer ses sensations et de s'en souvenir. ce qui est incommode à garder et à transporter. puis. est propre à la respiration et entretient la combustion. Rumfort. Les paraissent ainsi surpasser encore les avantages. et l'asphyxié semble impossible. En s'échappant de souvent avec lui des particules /l'acide azotique. agit sur le cerveau et sur l'intelligence avant d'abolir la sensibilité. souffrance n'est pas réelle un instant. C'est déjà beaucoup d'empêcher les inconvénients malades de souffrir. La rapidité de l'effet est 'd'ailleurs extrême. on prépare ce gaz en décomposant par la chaleur l'azote d'ammoniaque. puisqu'on ne pourrait. il n'est pas nécessaire de les amuser. A l'état gazeux. comme le chloroforme. On perd donc avant toute chose Je raisonnement et la mémoire. puis oubliée.— 64 — de l'existence. sont pourtant peu durables. Pictet ont déclaré que de leur vie ils n'avaient été si heureux. quoiqu'on puisse liquéfier le protoxyde d'azote à une basse température et par une forte pression. Comment s'assurer que la douleur est nulle. puisque le gaz.

Quelques instants s'écoulent avant qu'il ait compris que tout est fini. et le malade s'étonne. bilité. » « Paul DE RÉMUSAT. le chloroforme et ses analogues n'en seraient pas moins précieux. habiles en psychologie. a dit Montaigne. d'apprendre ce qui s'est passé pendant le sommeil.) « C'est vers le commencement Davy constata les propriétés de ce siècle qu'Humpliry du protoxyde 5 anesthésiques . En général. » {Débats. et admirer. qui aiguise la douleur et la volupté. les légères mains de M. Quand il se tromperait alors en ne se rappelant pas qu'il a ressenti une souffrance qu'il ne pouvait traduire. cependant. peu de chose. l'oubli Le repos d'esprit avant l'opération. et si l'on retranche de la il reste en vérité douleur l'appréhension et le ressentiment. la connaisopération qu'elles ne sentaient sance est perdue avant la sensibilité. comme s'il s'agissait d'un-autre.— 65 — que étrange que soit cette supposition. l'immodes souffrances. Elles pouvaient suivre les phases d'une pas. L'imagination siques comme les peines morales. en revenant à lui. « C'est la pointe de notre esprit. ont assuré que la conscience n'est pas entièrement endormie. Cependant quelques personnes. 26 janvier 1867. sont des biens qu'il ne faut augmente les peines phypas méconnaître. Nélaton et la délicatesse de ses outils. elle n'a rien d'absolu- ment impossible.

la. ne fut guère'plus heureux en 1844. Mortou. portée de tous.. conseilla à Morton de donner la préférence à l'éther. de Faraday l'analogie des effets produits par le gaz nitreux et l'éthei.' connaissant par les travaux. on ne vit là qu'une singularité physiologique. Depuis.. du protoxyde d'azote. et c'est surtout en médecine que le succès immédiat est réservé aux pratiques hasardeuses : on se laisse séduire par une apologie adroite. ne cause aucune sensation. Quand Davy découvrit le pouvoir anesthésique du gaz nitreux.'.. estelle due à ce qu'il arriva au bon moment. il s'était montré parfaitement efficace entre les mains de celui qui l'avait expéans. à supprimer la douleur dans l'avulsion des dents . à.' s'adressa an chimiste Jackson pour avoir du gaz nitreux. et sa tentaiive fut mal accueillie. dentiste américain. par les inhalations. n'éveille aucune curiosité. il réussit fort bien.. plus facile à obtenir. son emploi a été repris aux Etats-Unis.-deux mais ses succès restèrent . et c'est un.. On sait quelle fut la fortune de l'éther .la. nette. Horace Wells. voulant reprendre les essais de Wehte. inaperçus. tandis qu'un fait dont la preuve est facile. dentiste aussi.pratique dentaire. pu à ce qu'il fut bien lancé ? « Les droits du protoxyde d'azote à la faveur des chirurgiens demeuraient cependant intacts . Jackson.. Mais il ne suffit pas de formuler une idée féconde pour appeler sur elle l'attention. dans. dentiste rimenté. Ce ne fut que deux ans plus tard: qu'un de ses compatriotes.. bien qu'il eût fait passer la spéculation de Davy dans le domaine des faits.— 66 — d'azote et indiqua qu'elles pourraient être utilisées en vue de supprimer la douleur dans les opérations chirurgicales.

il n'en a pas été de même chez une des opérées de M. If n'y avait pas eu sommeil . jeune fille de dix-neuf ans. nous avons pu constater est obtenue rapidement et est de courte durée. fort intelligente. elle avait eu brusquement un sentiment d'oppression.essayé d'éloigner de sa bouche le pavillon tement conscient. de constater autre chose que le phénomène complexe de la suppression en masse de la douleur . L'analyse des faits est délicate chez les malades qui redoutent beausoit l'anesthésie. Davy en a décrit les effets et vanté les charmes avec trop dé complaisance les opérations dont M. un geste que nous crûmes d'abord de nature réflexe. La main soulevée retomba . Aussitôt après l'avulsion de la dernière dent. M. avait trois molaires à. ceux-ci. la patienté se releva en souriant. ne craignait pas du tout l'opération et ne désirait pas être endormie. qui Vient de le naturaliser déci- dément en France. Préterre jugea l'anesthésie suffisante et procéda aux ex' tractions. Préterre. sacrifier. avec contraction thoracique-. et il est difficile. l'opérée avait entendu et vu tout ce qui s'était passé autour d'elle. Après une minute et demie d'inspirations. Cette patiente. pour écarter l'émbouchurë tion. « Nous ne nous étendrons pas ici sur la symptomatologie de l'anesthésie par le protoxyde d'azote. de l'appareil à inhalasujet fît. mais que nous sûmes plus tard avoir été volontaire et parfaiaussitôt.. n'ayant jamais eu de dent arrachée. c'est alors qu'elle avait.. Préterre.— 67 — américain. D'après rendu témoin. et elle a pu nous rendre fort bien compte de ses le sensations. Préterre nous a que l'insensibilité peut-être. chez coup soit l'opération. qui. M. à un moment donné." A.

Ricord.) présente le protoxyde d'azote comme un des moyens les plus prompts et les moins^dangereux de produire l'anesthésie dans certaines opérations chirurgicales de courte durée. c'est l'opinion qu'elle a gardée de cette pratique : elle ne croit pas à l'anesthésie. non-seulement ses propres expériences. chaque jour. le chloroforme. et l'on va voir que nous avons de bonnes raisons de n'en pas suspecter la sincérité. car. Préterre . « V. et il donne comme preuve à son assertion. senti l'application des instruments et la sortie des dents. Ce qui maintenant nous qu'il porte à croire à la vérité des assertions de la malade. y a eu non-seulement mais encore de la sensibilité tactile. « J'ai donc voulu en avoir le coeur net. le sentiment d'oppression avait été très-passager . 31 décembre 1866. TRIPIER.— 68 — de l'appareil inhalateur . Broca^ Saint-Germain. mais demeure convaincue que l'extraction des dents n'est pas une opération douloureuse. la patiente avait ensuite assisté à l'opération. Si ce récit est fidèle. Cloquet et de plusieurs autres chirurgiens. mais encore celles de MM. Voillemier. « La question est d'une grande importance et intéresse tout le monde. » {Revue contemporaine. j'ai écrit à M. préparé dans les meilleures dents. il faudrait admettre conservation de la conscience. cause de déplorables ^acci- « M. Préconditions.

par parenthèse. assise au coin de sa cheminée. une minute trente-huit secondes. et qui ne recourt jamais qu'à l'éther. « Une jeune femme. s'est élevé avec autorité contre l'emploi trop souvent fatal. tient de près à un membre de l'Institut. du chloroforme. de même . Il est d'ailvants leurs d'accord en cela avec M. qui disait récemment. qui. même quand on « agit avec la plus grande « règles de la science. Velpeau. cette fois. a mis encore plus de promptitude à subir l'influence du protoxyde d'azote. a témoigné le même calme à son réveil. le premier et presque seul. Cependant j'ajouterai que. une femme âgée et d'un tempérament des plus nerveux._ terre 69 — pour lui demander de me faire assister à ses expériences. et dont était témoin un de nos sachirurgiens. enfin. « Il n'a fallu que trente-quatre secondes pour endormir le premier. et je l'ai vu anesthésier successivement trois malades pour procéder sur chacun d'eux à l'avulsion des "dents. aussi calme qu'elle l'eût été dans son salon. avait duré d'une « J'avoue que je suis resté perplexe en présence de ces trois faits irrécusables. qui s'est réveillé en riant aux éclats et en déclarant qu'il n'avait éprouvé qu'un tressaillement dans les jambes et une légère difficulté de respirer. dans un 'procès bien connu : « Avec le chloroforme. jeune homme d'une vingtaine d'années. qui. » prudence et d'après toutes les « J'ai exposé les pièces du procès . je laisse à mes lecteurs le soin de rendre l'arrêt. qui. « il y a des cas où la mort peut arriver. et elle est sortie léthargie d'une minute. Son sommeil avait duré quatre-vingtsept secondes.

. il rend de grands services et peut en rendre de plus grands encore. que le fabuliste grec èi* sait être la pire et la meilleure des choses. on songea à revenir à l'éther. « Or. le chloroforme sembla offrir de sérieux dangers. nulle hésitation n'est venue assaillir les esprits des chirurgiens en ce qui a trait à la suppression possible de la douleur. l'anesthésie entra dans le domaine commun. nelle histoire de la langue d'Esope. a révélé l'usage plus prompt et plus généralement sûr du chloroforme comme résultat anesthésique. dans les plus simples comme dans les plus pénibles observations. Impur. 25 mars 1867. pour l'avulsion des dents en particulier. les accidents causés par le chloroforme rendirent plus circonspect . Toutefois. c'est encore là! 'éter-.. dentiste des plus éminents. Ce point pivotai une fois acquis.. M. » (Patrie. grande pureté et par les moyens suivants : « Henry BERTHOTJD (Sam. d'être comblée par M. Cette lacune vient. Rien de plus désirable que d'avoir à sa disposition un anesthésique à l'action rapide et aux effets innocents. Préterre prépare le protoxyde d'azote avec une. Préterre.) « Depuis que le docteur Simpson. Pour les petites opérations surtout. pensons-nous.que pour toutes les choses humaines. dont les remarquables travaux de prothèse. en Angleterre. -le protoxyde d'azote est dangereux . pur.).

en disposant maniable parvenu à rendre très-facilement dont il fait un emploi quotidien. ni écoeurement d'aucune'sorte. est et usuel ce gaz. est donc loin de porter toujours à ce caractère d'expansion bruyante qu'on lui avait attribué. Le gaz à inhaler est pris à une source commune qui le déverse dans un gazomètre d'où on le retire par des conduits particuliers. qu'on soit obligé de s'occuper des mouvements du thorax. En quelques secondes. nous pensons qu'il est du devoir du publiciste de projeter une pleine lumière sur tout ce qui peut intéresser la profession.— 7i — sont universellement connus et appréciés. des Humphry expériences de l'illustre d'azote. spécial muni d'une embouchure. sans indique l'intensité en laquelle se réalise l'expiration. au grand contentement patients: •« Bien que l'on soit porté à se défier de l'enthousiasme dn premier moment. Le réveil a lieu sans difficulté aucune. telle du moins qu'il nous a été donné de l'observer. fait anesthésier pour l'arrachement . A chaque fauteuil d'opération arrive un tuyau s'effectue tout. l'effet dure de deux à trois minutes. ainsi qu'on a nommé le protoxyde d'azote. L'inspiration à l'aise . M. durant lesquelles l'opérateur a toute la latitude d'agir. Préterre à la mise en oeuvre du nouvel anesthésique. Nous avons assisté chez M. et dans un calme qui nous a paru presque constant. Préterre. ne résulte ni nausée. Le gaz hilarant. fendue sur le coté. De son application. et devant les effets produits nous n'avons pu que nous déclarer convaincu. Un interne des hôpitaux qui s'est. une petite poche de caoutchouc. en notre présence. Reprenant les Davy sur le protoxyde mieux les appareils. l'anesthésie est complète.

« Assurément.— 72 — d'une dent. théorie abstraite.) .peut obtenir droit de cité parmi nous. on doit espérer que l'avenir ne fera les bons résultats obtenus. pour la chirurgie. le nouvel anesthésique..le maniement de cet excellent anesthésique soit confié à des mains exercées. déjeuner du meilleur appétit. a pu. Nous engageons nos confrères à s'informer et à voir par eux-mêmes. Si. » (Frmce médicale. et bientôt les observateurs. La préparation du protoxyde d'azote a besoin d'être dirigée la plus minutieuse des procédés chimiques. « Dr Henri FAVRK. o. Ce de l'application directe et gination. haut intérêt un jugement qu'eux seuls peuvent rendre légitime et sans appel. A qu'étendre et confirmer M. Préterre réviennent l'honneur d'une initiative hardie et le mérite d'avoir disposé un ensemble d'appareils ingénieux n'est point là vue de l'imapour conjurer tout danger. 6 février 1867. la prudence exige que. presque immédiatement après. Avec l'ensemble de précautions nécessaires. avec l'entente comme de nombreuses observations tendent à le démontrer. sous l'influence du protoxyde d'azote. usant des voix retentissantes et de la publicité cet agent du plus à sur auront prononcer indépendante. Bien que la pratique ne soit pas entièrement assise encore. Déjà quelques opérations plus sérieuses ont été faites dans les hôpitaux. Un nouvel anesthésique est. c'est fructueuse. un progrès considérable se trouvera désormais accompli. la plus précieuse richesse. Que le protoxyde d'azote se répande et soit étudié en tous lieux. aucun accident n'est à craindre.

d'avoir pu « signaler la part active. le professeur Bertsch. dans une leçon qu'il a consacrée au protoxyde d'azote. nous a écrit ce savant. nous terminerons donnée fout récemment à nos travaux par M. « Je suis heureux. » .— 73 — Ne pouvant reproduire tous les articles écrits sur le proen citant l'approbation toxyde d'azote. intelligente et considérable que « vous avez prise à une application si utile de la chimie à la « chirurgie.

Ettraciionsetcautérisation. Ouverture d'abcès. etc.. . Deux cautérisations profondes au fer rouge d'une tumeur cancéreuse e' opération du phimosis. VJÎRNEUIL FOLLIN RICHBT GOSSELIN GIRAUD-TEULON. Ongle incarné. Ouverture d'abcès profonds situés à la face interne de la jambe. Val-de-Grôce. . . MM.74 2° Liste des médecins devant lesquels notts avons opéré.. . GUÉRIN BROCA Saint-Antoine. Midi Lariboisière . Ouverture d'un kyste synovial de la face dorsale du poignet. Ouverture d'un large abcès. Piiimosis. . Ouverture d'un panaris. FOUCHER RICHARD SAINT-GERMAIN. . Idem Saint-Louis. Ouverture d'un panaris. VOILLIÎMIER Saint-Louis. Saint-Antoine . Incision de plusieurs Uimmrs chez une jeune fi 1 le. Diverses opérations. Opération sur le sein. BLACHE LEOOUKST . Beaujon. . OPÉRATIONS Charité hôtel-Dieu.. H.. Cochin Pitié Idem: H. Phimosis. . des cliniques Fi. . Opération sur les seins. . . PRATIQUÉES. Dilatation d'une fistule lacrymale.. VELPEAU DOLBEAU MAISONNEUVE.. . des Enfants. NOMS HOPITAUX DES MÉDECINS or NOUS AYONS orÊiiÉ. I" TABLEAU.. . des opérations avec Hôpitaux dans lesquels nous avons pratiqué le protoxyde d'azote. . Fistule à l'anus. devant lesquels nous avons ppéié. . . .

veuse pour calmer ses crises. Dr LHÉRITIER. M. de deux dents molaires chez Extraction LeprofessenrCRUVEiuiiRH une dame extrêmement nerveuse. l'Empereur. Extraction PiiUGOT (de l'Institut).Administré rine. de Paris. mé. . MERICOURT. MAGNE >. deméd. Dr MICHEL LÉVY.BERTRAND (dellnst.) d'une canine.. de 2 dentschez un jeune homme. .— IIe TABLEAU. Dr BERGERON. GUENEAUDE MUSSY. . OFÉBATHWS PRATIQUÉES. siden t de l'Académie i tu pénale de médecine)..médecin des Extirpation. de deux racines. LEROY DE. Extirpation • Dr CAMPBEIX .N SI'MS.Plusieurs extractions. D'DESJIAIÎES Extr. . Le professeur BOUCHOT. .. de G racines et de plusieurs molaires. Extractions. — Opérations 75 — dans notre cabinet.Extraction le gaz à une personne très-nerdecin en chef de l. méde. Extraction dame que l'on n'avait pu réussir à enet l'éther. .. médecin de Extraction l'Hôtel-Dieu. redoutant tellement la douleur qu'il. Plusieurs extractions. cin des hôpitaux. M.). et extraction d'une grosse molaire chez nn individu . était venu de Madrid pour se faire opérer.professeur NÉLATOR (de Administré le protoxyde d'azote à une dame très-nerveuse. SERRET (de l'Institut). .. Le professeur RICORD (pré.. Le succès a été complet. directeur Rupture d'ankylose. cile l'ouverture dentaires. . Extraction Deux extractions. médecin de Idem.i Ma. du Val-de-Grâce. profesExtractions seur au Muséum d'histoire naturelle de Paris. dormir avec le-chloroforme de deux dents ayant déterminé Dv ITÉRARD. SAULCY (de l'Institut). . pratiquées I N°^SSfNS devant lesquels nous ayons opéré. une énorme fluxion qui rendait très diffide la bouche. .Trépanation dentaire. h la face externe du menton. l'Institut).d'abcès multiples (de l'Institut). Iridectomie. la Fac. de deux dents de sagesse ayant produit plusieurs abcès. prof. hôpitaux. . MiLNKEDWATiDS(derinst. de clinique à Hernie étranglée. de deux grosses molaires ayant Le professeur Jes CLOQUET Extraction déterminé la formation.. . Cautérisation et avulsion de dents. Extraction. Le. Georges VILLE. PIORRY. de nerfs dentaires. de trois dents chez une jeune Dr MARIO.

NEUDIN DE CONDÉ. BER- L'énumération tableau THOLLES. BÉRAUD. JEANNEL. BERTHIOT. DEBOUT fils. MOSER. FRANCO. FAUVEL. BALDOU. BIHOREL. FÉRÉOL. BRICHETEAU. DUPRÉ. de St-Pétersbourg. HATTON. pharmacien. GAURAN. CHENU. MAYER. LABREVOIT. BRUTÉ. DESCROIZILLE. DOYON. LEGRAND DU SAULLE. MILLARD. Paul Possoz. JULIEN. JOUSSET. LAMARRE. LANOIX. HILLARET. HUET. BASTIN. LAPRA. RIVOLI. DUMONT PALLIER. BELIT. POGGIOLI. CORLIEU. GALEZOSWKI. LEUDUGER. de Saint-Brieuc. de New-York. FOURNIER (Alphonse). GENT. COURSERANT. père et fils. DUBOIS (Emile). LORNES. CHAIROU. NOACK. PRAT. professeur DE SEYNES. LETELLIER. COURIARD. LEGOUEST.PALLIER.^SERVAUX. DÉLIT. LOWE. LECONIAT. à l'École HURST. AUBERGIER. JADELOT. BLANCHARD. NITARD-BICORD. DUBOIS. MICHEL (Edouard). BAUDIN. CRÉTIN. CALVO. BLONDEAU. CURIE. ROBILTRIPIER. MOITY. DUSSERIS. LACHAPELLE (Ernest). PIETRA SANTA. FERRAND. ISSARTIER. SOTTAS. L'ÉGUILLOU. MORIN. de Lyon. OVION. ANCONA. A. CRAMOISY. PORTALIER. CATELLIER. nous nous bornerons à ajouter complète à notre la liste alphabétique de quelques-uns des médecins non précédemment cités devant lesquels nous avons opéré : MM. CHAIX. LEGRAND (Maximin). GAUME. à _Blois. LE professeur GRIFS. / ^ --''j'>J-:\- . SALES-GIRONS. DUPUY. PARTHENAY. LE CLERC. FORGET. DUMOUTIER. CHAPELLE.DANET. AuBURTIN. BEYLARD. BÉNI-BARBE. CATTIN. BOUTIN DE BEAUHEGARD.CHAIROK. MOUYEOT. LAUNELONQUE. LOMBARD. YjïRLfAèj L'DVE^AYAS (Havane). NORD . PILLON. MONOD. DELORE. HALLÉGUEN. CARNET. MORPAIN. CHABORY-BERTRAND. MILLARD. BOURGEOIS. HERVÉ DE LAVAUR. polytechnique. JOURDANNET. LEBRETON. LAGUERRE. DORÉ.des opérations que nous avons pratiquées étant trop longue. D'ÉCHERAC. CHAPUIS. €HAMPOUILLON. MIRAMONT. d'Angoulème (a pris du gaz pour dissiper une migraine). CLUZEAU. expréparateur DUPIERRIS. CLÉRET. ANGER. CABANELLAS. GRANGE. RENUCCI. CARBONNBL. MAGNE. BRAUD. COIZEAU. MALLEZ. PASQUIER. PORTEFAIX. HERSCHELL. GALHZOSWKI neveu. LACRONIQUE. DEROY. AASSANIS. LARD. MOUTIER. CAMPARDOÙ.

...TABLE DES MATIÈRES "'" * '' ' ' . %. A CHAPITRE VK. \. — Propriétés anesthésiques du protoxyde d'azote.\ V...\. -r.. — Histoirei^eSîa/aécouverte des propriétés anesthéd'azote "\ 'sijues^jlffprotoxyde CHAPITRE II. —Préparation et propriétés chimiques du protoxyde d'azote CHAPITRE III.. . — Propriétés physiologiques du protoxyde d'azote. — De la liquéfaction du protoxyde d'azote CHAPITRE VIL— Propriétés du protoxyde d'azote liquide CHAPITREVIII.::="' i Paffe?. PRÉFACE. 1° Opinion delà — — sur le protoxyde d'azote 2° Liste des médecins devant nous avons opéré 5 9' 12 16 22: 28 2933 36 48 presse 52 lesquels 74 rue Christine. . DUIUAWK. . — Des différents procédés en usage pour abolir la douleur.. Imprimerie de J. CHAPITRE VI. CHAPITRE IV. du protoxyde d'azote sur les divers agents anesthésiques dans les opérations de courte durée Supériorité — Anesthésie § 1": générale — Anesthésie locale § 2. CHAPITRE V.—PIÈCES JUSTIFICATIVES.

Perforations palatines simples ou multiples. etc. Obturateur pour une feneslre palatine pratiquée pour l'enlèvement d'un polype iiaso-pharyugien. ne remplaçant pas seulement la subsianee perdue. Difformités dentaires. Obturateur à cage métallique poilrdivision congénitale du voile du palais.) .(IIôp.) 'i.H. HICOIID.) DiîiiOur. Appareil destiné U combler une perte de substance résultant d'une fracture comminutive du maxillaire supérieur. fioux.) o. Accidents syphilitiques tertiaires. TuOussEAU. des plaies d'armes de guerre. JN'ÉLATO:?. . avait enlevé la presque totalité de la langue et rendu par là impossible la mastication et la déglutition . Appareil destiné à remplacer tout le corps de la mâchoire inférieure. . — Présenté' an Conseil de ' ' s'jlirté îfes armées.. Anomalies. APPAREILS PROTHÉTIQUESCONSTRUITSPOUR LES HOPITAUX CIVILS S MILITAIRES ET POUR LA PRATIQUE CIVILE. . PRÉTERRE. Résections ««nielles ou totales des mâchoires inférieure ou supérieure. en même temps. les docteurs dont les noms suivent. Obturateur à boule excentrique pour uue perforation du voile du palais. . -. (Hôpital du. par M. 4° Pièces diverses dont la nature n'a pas permis te classement. mais rétablissant les fonctions de l'organe . de ~ Chine et du Mexique. Midi. Tous ces appareils sont des duplicata des appareils construits pour les malades blessés ou opérés confiés à nos soins. 8. Obturateur à ressort pour une division syphilitique. — Bataille de Magenta. l'obturateur est porteur de quatre dents incisives. . VELI'EAO. Obturateur à ressorts palmés pour division syphilitique du voile du palais. (Plaie d'arme à feu. (Hôpital Saint-Louis. Restauration du maxillaire inférieur brisé comminutivement par une balle qui avait emporté en même temps une partie de l'arcade dentaire du côté droit (Présenté à tfAcad.. à l'exception des trois molaires du côté gauche. Beç-de-lièvre simple ou double. et ils peuvent être divisés ainsi qu'il suit : 1° Restaurations du maxillaire supérieur et du maxillaire inférieur après leur ablation totale ou partielle.. DEMAHQUAY. ..) fi. .. pièces commandées 3° Restaurations par le Gouvernement français pour les blessés de Crimée et d'Italie. . de méd.. Gueule-de-loup.) ï. des Cliniques.. (hôtel-Dieu. Oblurateur à cage pour division. -1862. . MoiiN-mit.) 17. ces désordres déterminaient une perte de salive et des troubles do la digestion auxquels cet apparc-il a1également remédié. imp.) I k Baron LAIUIEY et PEIIRIN.—Bataille de Magenta.. I. appliqué pour divisiou congénitale de la voûte et du voile du palais avec un plein succès chez un malade qui avait subi (t8'i-7) une opération infructueuse de slapbylorraphio. 2° Obturateurs des fissures congénitales ou acquises de la voûte et du voile du palais. .. Nécroses pliosphorées.. .) 3. DENO. . le 2Gjuillet (Présenté à la Société de chirurgie. — Bataille de Solférino. par MM. avec de la portion palatine et de toute l'arcade dendestruction 1 laire du côté gauche. ' (Hôpital du Yal-de-Gràce. .NVILLIEUS. résection' de l'os incisé et chéiloplastie .. . détruit par une balle qui.MUSÉE DES RESTAURATIONS RUCGALES DE A.congénitale delà voûte et du voile du palais . (Maison municipale de santé.-•.Obturateur mit-rigide^ mi-sdupte. .. . BAIZE. etc.

28 avril 1863. . 41-.) Z2. .) 20. GIRALDES.) fi.Restauration du maxillaire supérieur droit. par un cancer. Obturateur 39. inférieur après fracture commlnulite par un coup de l'eu. PARISEde Lt/fe. LEGOUËSÏ. palais. et s'étendant de chaque côlé du droit principalement. .) 30. i\i.) Cet appareil a eu surtout pour résultat de remédier au chevauchement des dents et autres désordres. (Suite de tentative de suicide. suites inévitables de la perte du maxillaire inférieur. VALLET d'Orléans. LAVERAIS.54.. . Appareil pour la cautérisation de la voûte palatine.) 37. BKOCA (Hôpital de Bicêtre. .) Obturateur pour une division de la voûte du voi'e du palais. . MAISO. (Clinique de la tille. perforation palatine perte pour sives par suite d'ulcération syphilitique. (Hôpital des Enfants. pour remplacer le maxillaire 2ti. . Obturation pour une division congénitale de la voûte et du voile. BAYRAN. . de Lima. Appareil appliqué sur la couverture d'un abcès du sinus maxillaire qui avait entraîné la nécrose et la deslrueiion du sinus et de l'arcade dentaire du côté gauêlie.) Présenté à la société de chirurgie. Cet appareil a permis à M.— -Restauration mécanique de toutes ces parties. NÉLATON. .Obturateur do la Yoûte et du voile du palais.. (Présenté à l'Académie de médecine. (Hôpital de la Pitié.droite de l'aile à la racine.). ( Val-de-Grâce. (Hôpital d'Alger:): ''_ avec des inciune.. 08. de la Pitié. sur la voûte palatine et sur l'arcade dentaire supérieure. . Cet appareil est porté depuis sept ans. Nez artificiel pour masquer la destruction. CUI. Il offre ceci de particulier que leTessort qui soutient la l'ente du voile du palais est de forme entièrement circulaire.) de Boulogne. . . légère perte de subtance de la portion moyenne du maxillaire inférieur.) 46. d'une tumeur de dégénérescence faisait redouter eneéphaloïde. s'agissait ici de traumatisme.) (Malade présenté àl'Acad. MICHAUX. inférieur enlevé pour une tumeur de nature fibreuse développée dans le corps de l'os. . dont l'état ' l'héinorrhagie. BERTIIERAND. (Hôpital Beaujon ) ..) 18. les résultats ont été immédiats : nul n'eût pu soupçonner l'infirmité du malade.y 30. (Bataille de Monlebello. et comme il.. Elévateur do la langue dans un cas de paralysie de i-7. Destruction complète du nez et de la voûte palatine. DUKGLAS. . division congénitale. (Clinique de la ville. le professeur Nélaton d'employer pour la première fois un procédé qui lui est propre pour la destruction. (Assaut de Malako/f. -— Hôpital de la Pitié. Maxillaire supérieur gauche et moitié latérale de l'ethmoïde du môme côté entièrement remplacés à la suite de leur ablation nécessitée par une tumeur fibro-plastique. — Hôp. . ificiiON Appareil pour combler la cavité résultant d'une ablation d'une portion du maxillaire supérieur pour une nécrose de cet os. Appareil destiné à combler une doublé fissure palatine. NÉLATON cl SÉDILLOT. Restauration d'une portion du maxillaire supérieur après son ablation. . (Hôpital militaire du Yal-de-Gréice. Maxillaire inférieur en totalité. .. CHA'SSAIGNAC.18. Obturateur pour une fissure syphilitique du voile du palais. . 38. Obturateur pour une nécrose du maxillaire supérieur avec per30. enlevé pour une tumeur myéloïde..NNEUVE. Appareil contentif appliqué pour la destruction du maxillair inférieur et du menton par une balle. MAISOKNEOVE. deméd. (Hôpital du Midi. . i\. Restauration de la portion droite et de l'angle du maxillaire . . .LERIER. DuCHENiVE cet organe. . HUGBIER. (Fac. foration de la voûte palatine. au moyen d'un chlorure de zinc.du. de toute la partie.

Modèle d'une pièce exécutée pour un malade auquel on avait pratiqué l'ablation du maxillaire supérieur d'ans sa totalité à la suite d'un cancer de cette région. (Hôp. VERKEUIL. Cette pièce est construite sur le principe des dentiers à succion.) 4S3. séparées par un trop grand espace. . . . . du voile du palais.. des sujets porteurs Italiens. 152. 130. . . . t'. Nez artificiel.) 131. . .) C7. des enf. mais il a donné néanmoins des résultats assez satisfaisants. les Chirurle dimanche jours. Obturateur pour une division d'origine syphilitique de la voûte et du voile.l'sco. LANGEMECK de Berlin.. Paris. simulant par sa disposition une division congénitale chez une petite fille de 44 ans. et la fermeture de l'orifice restant a nécessité l'emploi de cet appareil. Appareil contentif à la mâchoire supérieure et maxillaire artificiel pour remédier aux suites d'une ablation de cet os du côlé gauche. 29} bonlevatd\des de MM. RICHET. seule division congénitale sur un sujet âgé de 41 ans. que nous appliquons aux cas congénitaux. Les collections sont soumises ù l'examen et Médecin» tous les «le 4 a 5-kcnres. GOSSEMK. le voile seul ayanl pu être réuni. CALVO Appareil à Yoile mobile pour une nécrose syphilitique d'une portion antérieure du maxillaire supérieur. . Obturateur à cage en or pour division congénitale de la voûte et du voile du palais. (Hôpital Beaujon) \i{). / "C . .tiO. (JOFFKES. MONOU. En prévenant » l'nvance. La figure de cet appareil représente une arcade dentaire supplémentaire et appliquée extérieurement à l'arcade dentaire restante et rétrécie de plus d'un tiers par la blessure. giens ' ' / excepté. PKÉfEKKE. complètement isolée des dents restantes et fixée au palais par le seul moyen d'une chambre à air..) 131. . Obturateur appliqué après une opération "de staphylorraphie. 124. VELPEAU. JOBERTDE LAMBALLE. 6011081™.) . Obturateur fenêtre avec luette articulée. .) •150. .) (il. \ des appareils. obturant deux cavités dans la voûte palatine et une fissure dans le voile du palais. _. . (Hôpital Cochin. Nez artificiel. .:. (Dispensaire spécial de la cité Trévise. . HARDY.:.''X. (Hôpital de la Pitié.• . Appareil pour remédier à la perle des 6 dents antérieures de la mâchoire supérieure et d'une portion de l'os incisif emportée par un coup de pied de cheval. Obturateur pour division congénitale du Yoile du palais. . JAIUAVAÏ. SIMPSON d'Edimbourg. .) 442. .(Hôpital Saint-Antoine..) \"il. . Nous avonsT>u faire profiter cette enfant de la disposition nouvelle de nos appareils. 1*1. . . car nous n'avons pu obtenir du malade qu'il lût remplacé par un plus perfectionné. (Hôpital Sainte-Eugénie. (Hôpital de la Salpélriére. A. GQWRES.construit pour un malade de son service et qui portail une fistule et une nécrose du sinus maxillaire. . 'à ans.—Sujet déjà opéré par M. Obturateur après staphylorraphie . Obturateur du voile du palais. accidents syphilitiques. MARJOLIN. le voile a pu être réunie en partie. et les portions dures de la voûte.) Obturateur pour une division très-large de la voûte et 42u. . Appareil rétablissant la symétrie de l'arcade dentaire inférieure détruite par nne tentative de suicide. Cet appareil est en place depuis six ans. Appareil . mil. Ste-Eugénie. (nôp.) 138. . (Hôtel-Dieu. ion pourra Voir : . . n'ont pu être rapprochées. (Même hôpital. Cet appareil est l'un des plus élémentaires que nous ayons conlruits. .«3. (Maison municipale de santé. appareil porté-depuis. de Vincennes. Appareil destiné à combler la perte de substance résultant de l'ablation d'une portion du maxillaire supérieur suite de nécrose. Roux. . . MALGAIGNE.mal.

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. 1° Opinion de la presse sur le protoxyde d'azote CHAPITRE VIII. 2° Liste des médecins devant lesquels nous avons opéré .De la liquéfaction du protoxyde d'azote CHAPITRE VII.PIECES JUSTIFICATIVES.Des différents procédés en usage pour abolir la douleur.PIECES JUSTIFICATIVES.Propriétés anesthésiques du protoxyde d'azote CHAPITRE V. .Anesthésie locale CHAPITRE VI.PREFACE CHAPITRE Ier. . . . . . Supériorité du protoxyde d'azote sur les divers agents anesthésiques dans les opérations de courte durée § 1er.Histoire de la découverte des propriétés anesthésiques du protoxyde d'azote CHAPITRE II.Propriétés physiologiques du protoxyde d'azote CHAPITRE IV. . .Propriétés du protoxyde d'azote liquide CHAPITRE VIII. .Préparation et propriétés chimiques du protoxyde d'azote CHAPITRE III.Anesthésie générale § 2. .

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