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Vice-présidence à la Stratégie et à la Communication

Fiche argumentaire : Sarkozy et le bilan de l’UMP

le 10/07/2013

L’emballement médiatique créé par le faux retour de Nicolas Sarkozy sur la scène politique française, suite à la sanction financière infligée par la CNCCFP (et confirmée par le Conseil constitutionnel) pour non-respect des règles électorales, a été l’occasion pour l’UMP de réenclencher la machine à enfumage dans le but de faire oublier aux Français le bilan désastreux du quinquennat de l’ancien chef de l’Etat. Par le double discours permanent qui est le sien, et par le faussé abyssal qui sépare sa parole des actes, l’UMP apparaît politiquement comme un mouvement au moins aussi dangereux que le Parti Socialiste (dont il partage par ailleurs l’ensemble des grandes orientations politiques, économiques et sociales). Dans ce contexte il importe de garder en mémoire la réalité de que ce fut le mandat de Nicolas Sarkozy.

Promesses

Bilan

« Réduire l’immigration »

Explosion de l’immigration : sous son mandat, la seule immigration légale a concerné en France plus de 200 000 personnes par an, soit en moyenne 30% de plus que pendant les années Jospin.

« Réduire l’insécurité »

Explosion de l’insécurité : l’échec de Nicolas Sarkozy est renforcé par les 5 ans qu’il passa au ministère de l’Intérieur entre 2002 et 2007. Pour les années de sa présidence les chiffres parlent d’euxmêmes, exemple : +14% de violences physiques sur les personnes entre 2006 et 2011. Par ailleurs, entre 2007 et 2012, ce sont plus de 12 500 postes de policiers et de gendarmes qui ont été purement et simplement supprimés.

« Assurer la place et le rayonnement de la France dans le monde »

-Soumission aux intérêts américains et réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. -Réorganisation des implantations militaires à l’étranger, loin de notre sphère historique d’influence, de l’Afrique vers le MoyenOrient. Absence de vision globale des intérêts stratégiques de la France. -Opération militaire en Libye : assassinat d’un chef d’Etat étranger, mise au pouvoir des islamistes et instauration de la Charia.

« Plus de démocratie »

-TRAHISON du peuple, par le non-respect du référendum de 2005 sur la Constitution européenne : Nicolas Sarkozy a fait voter en 2008 par le Parlement réuni en Congrès à Versailles le Traité de Lisbonne, copie conforme du précédent texte. -Non-respect de sa promesse formulée en 2007 de l’introduction

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d’une dose de proportionnelle aux élections législatives (déjà…).

« L’Europe des peuples »

L’Europe des banques et de la grande finance : refusant de tirer les conséquences de la crise de l’euro en organisant sa dissolution ordonnée, Nicolas Sarkozy, suivant en cela les exigences de l’Allemagne, a engagé la France dans des plans de renflouement à répétition qui ont déjà coûté 70 milliards d’euros de dette supplémentaire à notre pays. Objectif : sauver l’euro au seul bénéfice des banques et au détriment des peuples, soumis à des cures d’austérité socialement dramatiques (Grèce, Chypre, Espagne, Italie, etc.) En guise de structures institutionnelles contraignantes pour mettre en œuvre ces plans de renflouement, Nicolas Sarkozy a fait voter par le Parlement à la toute fin de son mandat le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), et signé le TSCG (ratifié ensuite par François Hollande, contrairement à ses engagements de campagne) qui ôta à la France sa souveraineté budgétaire.

« Bloquer l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne »

Ouverture de nouveaux chapitres de négociations : 5 en 2007, 4 en 2008, 2 en 2009, 1 en 2010… adoption d’un « Agenda positif » en décembre 2011 pour maintenir la dynamique des négociations. Explosion de la dette et du déficit : sous la seule mandature de Nicolas Sarkozy, la dette de la France s’est creusée de 600 milliards d’euros, passant de 68 à 88% du PIB ! Sur ce chiffre, la Cour des comptes a estimé que « la crise » ne pouvait justifier qu’un tiers de la facture…

« Maîtrise des finances publiques »

« Non-augmentation des impôts »

Multiplication des taxes et hausse des prélèvements obligatoires : Nicolas Sarkozy a créé pas moins d’une quarantaine de taxes pendant son mandat, parmi lesquelles une taxe sur la bière, sur les nuitées d’hôtel, sur les sodas ou encore sur les véhicules « polluants ». Entre 2010 et 2011 le niveau des prélèvements obligatoires a augmenté brutalement de 1,2 points passant de 42,5 à 43,7% (pour s’établir en 2012 à 45%). Avant même François Hollande, il a procédé au gel du barème de l’impôt sur le revenu (en 2011), provoquant une augmentation indirecte des impôts de l’ordre de 2% par foyer imposable. Entre autres hausses indirectes, on peut également citer l’instauration d’une franchise médicale ou la fin de l’exonération des prélèvements sociaux sur certains contrats d’assurance-vie.

« Je serai le président du pouvoir d’achat »

Effondrement du pouvoir d’achat : pendant son mandat, la progression moyenne du pouvoir d’achat a été divisée par deux par rapport aux cinq années précédentes (passant de 1,3 à 0,6%). Ce médiocre résultat doit de surcroit être nuancé par l’importante déflation des prix enregistrée pendant la crise et qui rentre en compte dans le calcul global du pouvoir d’achat (au sens de l’Insee).

« Réduire les inégalités sociales »

Creusement des inégalités et explosion du chômage : l’écart de revenus entre les 10% les plus riches et le reste de la population s’est considérablement accentué. La crise semble ainsi avoir bénéficié à quelques uns… Par ailleurs le chômage a explosé ; alors que Nicolas Sarkozy promettait le « plein emploi » au terme de son mandat, entre 2008 et 2012 le taux de chômage (au sens du BIT) est passé de 7,5 à plus de 10% de population active.

« Renforcer la défense nationale »

Le saccage de nos armées : baisse drastique des crédits militaires (l’effort de défense s’est effondré pour s’établir en fin de mandat à 1,5% du PIB) ; non-application des lois de programmation militaire (sur la LPM 2009-2014, retard déjà cumulé en 2012 de 3 milliards d’euros dans son exécution) ; plus rapide diminution des effectifs depuis la seconde guerre mondiale (-54 000 hommes) ; réorganisation de la carte militaire et fermeture de centaines de sites, bases et implantations diverses.

Auteur : Joffrey Bollée