c

'

SCRIPTA PONTIFICII INSTITUTI BIBLICI

FÀTIMA
ET

LES FILLES DE

MAHOMET

NOTES CRITIQUES POUR L'ÉTUDE DE LA SÏRA

HENRI LAMMENS
PROFESSEUR DE LITTÉRATURE ARABE À
l'

S.

I.

INSTITUT BIBLIQUE

CUM APPROBATIONE SUPERIORUM

ROMAE
SUMPT1BUS PONTIFICII INSTITUTI BIBLICI
1912

ROMAE

EX TYPOGRAPHIA PONTIFICIA INSTITUTI

PII

IX.

LISTE
DES SIGLES ET DES PRINCIPALES ABBRÉVIATIONS

Ag.

~
»

Kitâb al-Agâiti,

i ère

édit.

Balâdorï. Fotoûh =: Fotoûh al-boldâit, éd. de Goeje.

Bohârî, Sahïh
Caetani,

= Ansâb al-Asrâf, manuscrit de Paris. = Le recueil des traditions musulmanes, prince Caetani Islam par Annali = Annali
Ansâb
dell'

édit.

Krehl


;

Juynboll, Leiden. plusieurs vol. (en

le

di

Teano

cours de publication).
»

Studi

Studi di storia orientale,

I

er

vol.

1911.
;

Chatitre

=

H. Lammens, Le chantre des Omiades
le

notes biographiques

et littéraires

sur

poète arabe chrétien Ahtal.

Chroniken (Wûst.)
Fihrist

=

F. Wûstenfeld,

Die Chroniken der Stadt Mekka

;

3 vol.

=

G. Flùgel, Kitâb al-Fihrist.

Gâhiz, Bayait
» »

=

Al- Bayait wa't tabyïn,

Caire.

Haiawan

=

Kitâb alHaiawân, Caire, 7 vol.

= éd. Van Vloten, Leiden, 1903. = éd. Van Vloten, Leiden, 1900. » Mahâsin = Kitâb al-Mahâsin, attribué à Al-Gâhiz, éd. Van Vloten, Leiden, 1898. vol. Goldziher, M. S. — Muhannnedanische Sludien, vol. Abhandlungeit = Abhandlungen zur arabischen Philologie, » Hassan ibn Tâbit, Divan = The Dïwân of Hassan ibn Thâbit. éd. par Hartwig HirTria opuscula
»

Avares

2

2

schfeld.

Hamts

Tarïh al-Hamïs de Diarbakrî, éd. du Caire, 1302.

Ibn al-Atîr, Kâmil
Ibn Doraid, Istiqâq

=

Tarïh al-Kâmil. éd. Tornberg.
Kitâb al-Isliqàq, éd. Wûstenfeld.

Ibn Hanbal (ou Hanbal;

=

Ahmad

ibn Hanbal, Mosnad, 6 vol.

Ibn Hisâm, Sïra
'Iqd

Strat ar rasoïd, éd. Wûstenfeld.
chiffres, placés

Al-iqd al/arïd d'Ibn 'Abdrabbihi, Caire (Les
voient aux éditions de
'Iqd utilisées).

en exposants ren-

Ibn Hagar, Isâba
I.

=

Kitâb al-isâba fi tamyïz as-sahâba, Calcutta, 4 vol.
(éd.

S.

Tabaq.

=

Ibn Sa'd, Kitâb at-tabaqât al-kabïr

sous

la

direction d'Ed. Sachau).

Isti'âb

= d'Ibn 'Abdalbarr, éd. de Hyderabad. Mas'oûdî, Prairies = Les Prairies d'or, éd. de

Paris, 9 vol.

Liste des sigles et des principales abbre'viations

Mo'âwia

H. Lammens, Études sur

le

règne du calife omaiyade Mo'âwia
the rise

P

r

.

Margoliouth,

Mohammed

Mohammed and
al-

of islam,

3

e

édition.

— Montahab Kanz animal, 6 vol. en marge du Mosnad d'Ibn Hanbal. = Édition du Caire. L'exposant 2 renvoie à celle de 1327 H. Naqa'id Garïr = JVaqâ'id Garir wal Farazdaq. éd. Bevan. Navvawî, Tahdïb = Tahdïb al-asmâ\ éd. Wùstenfeld.
Montahab Kanz
Moslim, Sahîh
Nôldeke-Schwally,
Schwally.
Geschichte
=2

Geschichte

des

Qorâns de Noldeke;

2 de

édit.

par

Osd

Osd al-Gâba d'Ibn

al-Atîr, Caire, 5 vol.
al-

Qotaiba, Ma'ârif =. Ibn Qotaiba, Kitâb
Qotaiba, 'Oyoilu

Ma àr if (éd.
et

Wùstenfeld;.

Qotaiba, Poesis

= Ibn Qotaiba, 'Oyoûn al-ahbâr (éd. Brockelmann). = Ibn Qotaiba, Liber poesis poetarum; éd. de Goeje. — —
H. Lammens, La république marchande de
Lehre des Mohammad,
la

Qoran

=

Recension de Fluegel.

République marchande

Mecque vers

l'an
.

600 de notre ère (extrait du Bulletin de F Institut égyptien, 1910, pp. 23 54
Sprenger,

Mohammad

Das Leben und

die

3

vol., 2.

édit.

Tab. Tafsïr
Tab.

=
zzz

Tabarî, Tafsir al Oor'ân, 30 vol. Caire.

= Annales

de Tabarî, éd. de Goeje.
et

Triumvirat

H. Lammens, Le Triumvirat Abou Bakr, 'Omar
la

Aboû 'Obaida

(extrait

de Mélanges de
Ya'qolibi, Hist.
z=.

Faculté orientale de Beyrouth, IV, pp. 113-44).

Al-Ya'qoûbï Hisloriae, éd. M. Th. Houtsma.
califat de

Yazïd

zzz

H. Lammens, Le

Yazïd

Ir

(extrait

de Mélanges de

la

Fac. orient.

de Beyrouth, IV-V).

Waqidï (Kremer)
»

(Well.)

= Kitâb ab Magâzi, éd. Von Kremer. = Vakidi's Kitab al-Maghazi par Wellhausen.
2 de

Welihausen, Reste =: Reste arabischen Heidentums,

édit.
I,

Ziad ibn Abïhi r= H. Lammens, Ziâd ibn Abïhi, vice-roi de V Iraq, lieutenant de Mo'âwia
1-139 pp., extrait

de

la Rivista degli studi orientali,

IV.

WZKM —

Wiener Zeitschrift fur die Kunde des Morgenlàndes.

ZDMG = Zeitschrift des deutschen morgenlàndische Gesellschaft. MFO z= Mélanges de la Faculté orientale de Beyrouth. La lettre E renvoie aux éditions égyptiennes des ouvrages
arabes,
bïh

utilisés.

Les géographes

comme

Istahrï,

Ibn Hauqal, Maqdisï, Ibn al-Faqïh, Ibn Rosteh, Mas'oudï, Tansont cités d'après les éditions de
l'édit.

(—

Kitâb at-tanbïh wal isrâf)

la Bibliotheca geogr.

arabicorum, (de Goeje); Hamdâni, Gazïrat al-'Arab, d'après

D. H. Mùller.

Pour

les

manuscrits, nous nous contentons d'un renvoi sommaire au lieu de proBerlin, Paris,

venance: Leiden,

Damas,

le

Caire (Bibliothèque Khédiviale

etc. Il s'agit

des fonds arabes de ces dépôts. L'immense majorité des manuscrits de Constantinople n'étant pas paginés, nous devons nous borner à indiquer les bibliothèques particulières

de

la capitale

turque.
le

Comme

dans nos publications précédentes, parues dans

les

Mélanges, nous suivons

système de transcription, adopté par l'Imprimerie catholique

de Beyrouth.

AVANT- PROP<

>S

Cette monographie ouvre une série d'études détaillées que

n<

nous

sons de consacrer a&lalà^l à la Sïra et aux
l'islam.
Ki'

ments de
dans
le

nt suite

aux

articles,

commi publiés précédemment

Journal
dans
le

asiatique,

dans

les

Recherches
égyptien du Caire, pendant les
les

Paris, et
s

Bulletin de

f Institut

[910-H1

Comme

le

présent travail, où
sou!-

principales

ques-

tions,

relatives à la
la

Sïra>se trouvent
la

Iles

permettront de

juger

valeur documentaire de

primitive

littérature

musulmane.
de \a.Stra
la

Dans ces monographies nous ne perdrons pas de vue, que tout

comme
est

le

Corpus de

la

tradition

musulmane,

l'inspiration

d'abord exégétique
est destinée à
lui

Dérivée en droiture du
servir

texte

du Qoran,
elle

de commentaire en action;

doit

traduire, en anecdotes pré<

pittoresques, les allusions les plus
les

obscures, les sous-entendus

moins

intelligibles
si

d<

lâchasse à l'anonyme, à l'impersonnel,
-,

déconcertants dans

la

lecture

partout, pour ainsi dire, apposer des plaques
la

commési

moratives, multiplier

mention des noms propres,

les

dates,

pru-

demment
1

évités par Aboû'l
étii

Qâsim.
1.:

-.

pie au premier chef,

\

mais

plus d'abandon, avec une affectation moins ostensible
la

Tradition.

!..
loi

e et doctrine, intelligence du

Livre d'Ail
la

on de
enfin
si

h

religieuse, du
le

dogme, de

la

morale, de
e multi]

liturgie

négligée par

Pri

remièn

rations

islami |ues.

L'ii

rdivement,

lemenl

>ur la

vin

Avant-propos

personne d'Aboû'l Qàsim.
vénération, partant

Il

s'agissait

de découvrir une base à cette
les faits et

de connaître de plus près

gestes du

Maître, de recueillir les souvenirs, les traces de son passage.

A

cette

évolution contribuèrent encore le contact avec les tributaires, en possession d'annales religieuses, enfin les discussions politiques soulevées

par l'organisation de l'empire arabe: question du
pensions
etc.

califat,

droit

aux

Cette déclaration de principes laisse intacte
attribuée aux traditions particulières de la

la

valeur objective,

période médinoise. Mais

même

dans ces hadït, reconnus authentiques, sahïh, après examen,
trouve primé par l'exégèse, l'édification et
l'en-

l'intérêt historique se

seignement doctrinal. La présente étude permettra de s'en rendre
compte. Dans
pléter, et
s'il

les

monographies subséquentes nous tenterons de com«sàil

se peut, d'achever la démonstration,

*là

1

!

Rome, Janvier igi2.

I.

LES

SŒURS DE ÎWTIMA

Parmi

les regrets,
il

axant jusqu'à
faut mettre en

la

fin

de sa carrière, torturé
le

le

cœur de Mahomet,
paternité.
Il

première ligne
signes

désir

de de

la

la

considérait
la

comme

un des

distinctifs

prédécesseurs dans
dit

voie du prophétisme.
(*)

Nous
I

leur avons donné,

Allah, des épouses et une postérité

),s

épouses,

il

était accordé, bien

au-delà de

la

mesure, com
mâle,

Aucune ne
survivre.

lui

avait

assuré

une descendance
1

destinée

à

lui

Comme
cett<!

tous les Sémites,
la

attachait la plus

grande impor-

tance à

marque de

bénédiction divine. L'ancien orphelin, n'ani

yant Minais connu ses parents,
rait

partagé
issus

les

jeux d'un

frère,

à se survivre

dans des

héritiers,

de son sang.
sa

Ce
l'infanticide.

ccupations peuvent
Partout clans
il

avoir

inspire

polémique contre

le

Qoran, on constate l'amour des entants,
<

garçons surtout:
vie terrestre
» (

les

appelle gracieusement
figurer a

Fornemenl
les

2
). Il

les

lait

côté

des richesses, parmi

biens du monde, vraiment dignes d'envie

Ces biens peuvent
:

-

sumer en
seul

cette formule stéréotypée du

Qoran
:s

Ctf

^J lj JJ94&N
et

3
(

)-

1

ft

"

ntre ses serviteurs

le

partage

filles

des garçons,

Q

11

.-i

->-

S^JJ ÂJo

;

.

Qoran

41
:

.-•'.
.

ia,ai

;

.

Mahomet

et les enfants

condamnant à la stérilité. Ces enfants constituent une véritable tentation pour le cœur du fiVoilà autant de considérations développées par le Qoran dèle ).
les favorisant selon

son bon

plaisir,

ou

les

I

(

et plus tard reprises

par

la

Tradition.
il

Abtar, privé de postérité mâle! Incessamment

se figure enten-

dre retentir cette injure; quand ce n'est pas celle de sonboûr, palmier isolé dans la campagne, au tronc grêle, au rare feuillage. « Tel

Mahomet,

disaient les Qoraisites; n'ayant ni
»
(

fils

ni

frère,

à sa mort

son souvenir est condamné à disparaître

2
).

Comment demeurer
?

insensible devant ces insinuations malveillantes

Elles

lui

firent

per-

dre son sang-froid et l'amenèrent à maudire

nommément,

contraire-

ment à son habitude de maudire en bloc,
invectives.
pte.

le principal

auteur de ces

La

tradition

musulmane

s'en est parfaitement

rendu com-

Dans
il

ses efforts pour multiplier le
est impossible

nombre des

enfants de Ma-

homet,

de méconnaître

comme

une consolation post-

hume, accordée à cette grande infortune. Efforts en définitive malheureux! Cause desservie par l'exagération,

mise à

la

défendre! Pour croire à l'existence des Tâhir,
c

Mo-

tahhar, Taiyb, Motaiyab, des

Abdalozzâ

et

'Abdalmanâf, l'orthodo-

xie islamite elle-même manque d'unanimité. Si le petit Qâsim a droit à l'existence, ce ne peut être qu'en vertu de la konia d'Abou'l Qâsim,

d'où

(3)

l'on s'est cru autorisé

à la déduire. Celle d'Ibrahim serait-

(')

Qoran. 42.

48, 50, et

toc.

supr.

cit.

Cf.

Ibn Hanbal, Mosnad, VI,

118,

2;

éloge de Hadîga,

amené principalement pour
97,
112.

attester qu'elle lui
.

adonné une

postérité;
fils

comp.

Ibid. VI,

remarquez:

<\J
'
:

jJo,

Voir
,

comment on excuse Hosain
;

de Fatima d'avoir

laissé

peu d'enfants

Iqd

4

II,

255, haut

Ya

c

qoûbï, Histoire (éd.

Houtsma),
2

II,

293.

( )

Qoran. /oS, 2;J> jJj àS ^J^m,V yôl

J^s?

;

Balâdorï, Ansab al asràf ras. Paris)
'

26T

a
;

i'<> gkiul

O^ ^
1

r-\

y3

^?

^ cT^
Qoran
et

'

Abo ° obaid G arlb al-hadlt
>

ms. Kuprulu,

Constantinople) 3a
(?)

En

interprétant de travers la théorie de la konia et en

lui

attribuant une
la
c

re-

lation nécessaire avec nia à des
Ibid.

un

fils.

Cf.
;

Tradition, p.

13.
1.

Mahomet accorde
;

ko-

Sahâbîs sans enfants

Wâqidï (Kremer)

257, 4 d.

Hanbal, VI,
;

16,

à Âisa,

VI, 107, 151.

A
i

Médine

kyblkJI

^ ^J^o ^ ^sT°

,^-J JUo

on en

a

conclu

qu'ils

descendaient d'une
b
.

fille,
:l .

d'ailleurs

demeurée anonyme, de

la

grande Hadîga;

Balâdorï, Ansâb, 26

2Ô2

'

elle
les

plus solidement attestée

"

Au moment,
<»n
>.

l

i

grandes lignes de
<

la

Slra,

montrait à

M
1

in

beh

appelé

belvédère

d'Omm
Le

Ibrahim

Cette Omm

Ibrahim, une Juh
int

vraisemblablement
pas
l'ha

itemporains de

Mahomet au
(']

de porter des

noms
j

bibliques

A
la

Médine, une
concubine
très
|

tradition locale

pensa plus tard
fils

reconnaître

du
ar

Prophète
i

et

son second

dans Ibrahim, mort
le

aussi insaisissable

que

petit

Qâsim.
l'existence

|.

un. lis la

Sira

n'a

mis en

question

de

itre

filles:

Zainab,

l-'atima.

Roqaya,

Omm

KoltoQm.

Les deux den

disparaissent, sans laisser
les
.1

de postérité.

Leurs noms figurent parmi
int

appellations féminines les plus

commun»
on ne
lui

Omm

Kolîoûm, en dehors de

cett<

connaît

;

d'autre
la

nom

-'
.

On

ne s'est pas davantage mis en peine pour var

biographie des deux sœurs. Impossible d'y méconnaître des dicl
à des
toul
tirer
fils

communs! Mariées
eux,
el

d'AboQ Lahab

lis

renvi

itissent

harem de
Aboû'l Qâsim des im

<

Hman. l'homi
financiè

providentiel, chargé de
et politiques: à

rjfodaibiya, à

Taboûk
le

et ailleurs,

quand Aboû Bakr
;

et

'Omar
de

se dérobent,
\.»ir
le

comme dans

cas
lui

d'Omm Koltoum

(

.

M

avant de
fille

complaisant Omaiyade
doit se

créer une situation

Mahomet

morfondre dans une interminable viâuit
r

attendre que
Il)ii

la

mort
concilier

lui

ait

ouvert

l'asile,

offert

par

'Atïan.

Comment

cette

attitude

avec

l'em]

•s

Juifs;

R>D
«les

H.iiiImI.

flfosmad,

VI, 6,

1.

16.
l

Le hawari Talha
S

aurait

m
.1;
Dt
le

en donnant

noms

bibliqu*

ots;

—J LJ

j^j
:
;

,

Ta*
fut
tt

XV.

le

mariage

accompli

:

les

am
I

naulmans

-

contraire; maia aloi

al
K<><;

Omm

KoltoQm pendant
on

divorce

et

la

mort de

Compagnon

ne

me
est

situât!

d
il

rae dana

la

ti

Pmaqne
elle a Ion.

..
•<:.

A

Lahal

Les

«

deux lumières

»

témoigné pour Fâtima, avec
re-t-on,

le
?

dévouaient aveugle,

professé, assu-

par

les

Compagnons
la

Ils

se disputaient les cheveux, les cra-

chats de

Mahomet. Pourquoi

hésiter à abriter chez

eux

la fille

du Pro-

phète? Les rédacteurs de

Slra ne paraissent pas avoir remarqué
compilation hétéroclite,

cette antinomie dans la version, préférée par eux.
Il

faut

l'attribuer

à l'origine de cette

formée d'apports
et

successifs.

Comme

dans

le

Ooran, à côté du Nàsih

du Mansouh, on y a laissé subsister les plus choquantes dissonances. S'efforcer de les élaguer, de les harmoniser? La tentative eût

échoué devant
contemporains

la

croyance

encore partagée par des orientalistes

à l'authenticité de ces fragments discordants.

De

bonne heure

la

Slra éloigne Roqaiya en l'envoyant en Abyssinie.

On
e

la voit

reparaître un instant, puis au retour de Badr,

Mahomet
fera
(?)

arrive trop

tard pour assister à son enterrement

I

( ),

comme

Alï aux derniers

moments de Fâtima. Son unique

fils

'Abdallah

meurt en bas âge.
sants.

On

écarte, dirait-on, tous les témoins

embarras-

Omni Koltoûm

se trouve mentionnée une seule fois

dans
2
(

la

plus antique rédaction de la Slra,

parvenue jusqu'à nous

).

Om-

bres insaisissables, les deux sœurs passent sans révéler leur présence
sur l'écran de l'histoire!

Reste

le

surnom de

leur

possesseur des deux lumières

!

commun mari, "Otmân, Doun noïirain, Que signifiait-il au juste Quelle est
? ?

l'ancienneté de cette appellation

Pourquoi

est-elle

passée sous silence
calife
(

dans

la longue notice, consacrée par Ibn Sa'd

au troisième

3)

?

(*)
2

I.

S.

Taàaç., III

l
,

37
;

;

Ibn Hisâm, Sïra, 208, 241, 457.
Osd, V, 400,

( ) 3
( )

Ibn Hisâm, Sïra, 121
I.

S. Tabac., III
d.
1.
l

*,

36-58.

Fréquence des noms, formés avec
III,

<*>

:

Wâqidi, (Kreverb.

mer) 108
5 >.

(U^lki»; Hanbal,

117:
_

^oi^l

*>

;

l'index

de Taban sub
titre

_"

Ni Ibn Hisam, ni Ibn Qotaiba, ni Mas'oudî ne mentionnent le
II,

^

y f
.s

5*^

$>•

D

,

a-

près Hanbal,

271, haut, les

surnoms de DoQ'l Yadain

et

de DoU's-Simâlain

dési-

gnent

le

même

personnage.
1.)

Rapprochez-en
en convient

Doû'l Waghain, évidemment défavorable,
le

(Bohârî, IV, 126, 3 d.

comme

hadît
IV,

;

Hanbal, 307.

;

JjUai

^l^—
le

une

femme,

Ibid.,

VI; 358, 10:

^ilsjjl *>

Ibid.

159.

Dans

ses

nombreuses

élégies

sur 'Otmân, Hassan ibn Tâbit ne mentionne pas ce

titre

d'honneur, tout en
3,

disant
difficile

gendre du Prophète

;

voir son

Divan

(éd.
il

Hirschfeld)

CLVII,

il

devient

de déterminer

les

parties authentiques;

faut l'utiliser

avec infiniment de précautions.

'

(m compagnon
de
I

fort
1

obsi
<

iîl

ad Dausi
>

i

le

surnom

>"

mi Noûr
i

(').

>ans les

deux lumières
'•

la

Tradition se hâte

de reconnaître
:

du Prophète
I

Mais
I

as

.es
;

surnoms de o

>rte

étaient
<1

ontemporains
pellait
les

^

ikJI

cJ

j

hommes et femmes. Une fille On connaît parmi les SahaKis
I

les

Doû'l

A
lions

DoU*l Yadain. les

lnu's

Simalain

(3).

Pour tous

no

de hadit ont su trouver des explications appropriées,
à l'honneur des
titulaires,

et infalliblement

même quand

il

s'agit

de surnom

promettants que

,^'lLiJ

O^

et ^^-.^~.-

*-•

De

nos

jours
i

quel

homme,
le

quelle

femme
la
la

s'aviseraient d'en tirer vanité.

Toute

prouve surtout
cas

féconde imagination de
pouvait
se

nos écrivains.
succès:

Dans
elle

de

Oîmân,

glose

promettre du
des

favorisait à la fois les prétentions

dynastiques
la

Omaiyades,

leur

vénération pour 'Ojmân

(,

t

les

tendances de

Sïra,

soucieuse d'as-

surer au prophète les honneurs d'une plus large paternité
1

:-•

penser

de

Zainab, mort.'

également avant son pèreî
teignirent au

(

>n

lique

mal pourquoi ses

descendants
(

milieu de

l'indifférence
t-elle

de l'opinion musulmane
suite de son père?

5 ).

Pourquoi Zainab n'émi
de
l'hégire,

pas a

la

Au moment

on

la

dit

laif,

en villégiature; semble-t-il, auprès d'un Taqafite

Goeje) 214.
NiH.iwi,
/"///,/:'>.

I

S.

fabaq

.

[V

'.

176.

409.
cit.;

[bn Rosteh, to
tiUln.

Ibn Hanbal, Afosnad,

IV. 67. 77;
.

Goldziher,

V
\',

WZKM
II.

XIII.

$24-25; Qotaiba, MtCàrif, (Wust
.-ici)
I.

164.
;

165.

u

H. '/in al-KSsi
le

p.

il'
VIII,

T. il'..
r8a.

III.

:

.

Ibn 'Abdalbarr) 737

;

S
pour

émis


un

p
.1

rtisans

0&m8n
a la

avaient besoin de Roqaîya
justifier
(n'

;

les

premiers pour

Badr

cetl

mer)
tionné

«y<.

Comp

msc anonyme
traditionnelle

tAàJlàU

^u }15

1595,

Pai
-

meneL
<*o

l'explication

«le

^^»

«

j-o
jX}>

.

;

o
.

J*Ji

.

iJ
1

Uy.
surnom
3d.

*****
n'était plus
1.

c$

^ ô£

3

CXr&ji *~ *-~*r

y~.

En d'antn
.i
;

le

compris

Leméd

^-1^ j«
\

Mnii.in.

Sahih (Krehl), IV.

ts6,

.1

qoQl

Zainab sœur de Fâlima

Explication maladroite!

En

réalité, elle

ne se soucia pas de quitter
c
!

la

Mecque,

ni

son mari,

le

riche

Omaiyade Aboû'l Âsi
2
(

(

).

Un

texte heu-

reusement non révisé
àS~* ^\i £à}\

le

donne clairement à entendre:
).

^yoLsJl

^1 JjTj

j^è

J,l

^yi

^J* L^st*

Dans

le

but de tout arranger, on

a inventé

la captivité

de son mari, sa seconde délivrance par Zainab,
distique, d'ailleurs apocryphe,
il

réfugiée à Médine.

Dans un
elle

atteste

alors et sa qualité d'époux de Zainab et le séjour
la

de cette dernière à
la

Mecque
3
(

j.yJ.

Comme

y

est

appelée

fille

de l'amin,

Slra

s'est

empressée d'y
sim
),

recueillir ce qualificatif, si

honorable pour Aboû'l Qâdonnait à sa légende de

sans s'inquiéter du démenti qu'elle
Il

Zainab.
elle
c

est

aussi question d'un accident, survenu au

moment, où
c'est

tente de s'évader de la

Mecque

(

4 ).

Si son

mariage avec Aboû'l
(5),

Àsi.

comme

en convient

la Tradition,

ne

fut

jamais rompu
sien.

que Zainab ne consentit pas à séparer son sort du
à
la faire

On

s'est

décidé
la si-

mourir avant son père, pour ne pas compliquer encore

tuation, créée

par

la

survivance de Fâtima. Ainsi avait-on agi pour

leurs sœurs.

Lorsque
conduira,
légataire

l'an

12 H.,
s'il

Aboûl Âsi
ibn
fils

c

la

suivra dans la tombe,

il

se

comme

ne se connaissait

pas d'héritiers et instituera
fils

universel

«

Zobair

e

alc

Awwâm,

de son

oncle

».

Attitude

déconcertante!
sa
fille
fils,

Son

Alï était

mort,

assure-t-on; mais

Omâma
cessifs

lui

survécut près de 40 ans et donna à ses maris sucmorts,

des

tous

comme

elle-même

dans l'obscurité

6
( ).

Pourquoi frustrer de leur part d'héritage ces descendants du Prophète
?

Pourquoi

les

contemporains

n'ont-ils

pas protesté contre ce déni

1

Sibt ibn al-Gauzi,

Talqih ms. 'Asir effendi. Constantinople
II,

6a

;

idem, Mir'at,

(ms. Kuprulu, Constantinople'

192*

sjj^s.

i_^b p [^yolsdl
I.

«pi ]

«^3^.»; on la prétend

convertie six ans avant son mari; Hanbal.
2 ( )
3

26

r.

Tab., Annales,
I.

III,

2303.
;

( )

S.

Taba</., VIII, 21
III,
II.

cette épithète n'a pas d'autre origine.

4 ( )
5 ( )

Tab., Annales,

2296.
208, haut;
I.

Comp. Hanbal,
b
.

S.

Tabac.

VIII,

22..

Ralâdorï,

Ansâb

(ms.

cité)

251

Histoire romanesque,

comment
Mecque

Zaid ibn Hârita, (voir plus loin)
;

réussit

à

favoriser l'évasion de Zainab de la
6
( )

Tarîh al-Ha»iïs,
la
fin

I.

309.

Balâdorï, Ansàb, loc.

cit.

Nous en reparlerons à

de cette monographie,

comme

de

la

qualité

de

légataire, accordée à Zobair ibn

al-'Awwâm.

lainab
nari

a

volontairement ranj

parmi

les
(

rallies

w-

.

>.

honnis par

la

tradition alide.

)uand

la criti<

|ue

pour voir crouler sous ses yeux

le

château de

cart<

•.

lai

ment

élevé par nos auteurs. Cédant au

rient, ils

e

naturément
pliant leur

les
s

filles

du

Prophète

En

multi-

nombre,
térité

ils

n'avaient

qu'à l'avam

cord

r

u

i

|uelconq
l'unité,
la
la

promettait
roui.

inutilement
|

cohérei

m

histt nii

ie,

intitulé

S

* *

Avec lapima nous abordons un
tion
d

terrain

moins mouvant S
la

stence ne peut être révoquée en doute. C'est

principale signi
la
1<

de cette

fille,

issu.-

du mariage de Mahomet avec

vieille

1

la-

A vrai dire, nous éprouverons
igure fuyante,

de

la p<

lessiner

itours

demeurée dans une mystéri nombre. En revanche l'ambition d< valu à la mère une
i

bruyante célébrité

et

-avantage
à

eurs

— de

voir

nom

figurer clans la poésie,

une époque

relativement

tardiv

Peut-4 tre

lans
sd.

<

<..•..

VII,
|

to,

ai
;

:n<.-t

ici

un
.

Krenkou
Il

XXI,

uommi

-

^^-o »

.^V ^JJ

:

le

nom de
'Ah;
les

Fatima.
I,

figure

dans des pour Maa'oQ

le

'«-*>;'
t.

attribues à

Tat'.

1426;

même remarque
(voir
sr.i.
la

Pas

nommée

dans

HàHmiyài de Komait
.

l'excellente
parti politique, la personnalité
les

commencement do
tont l'intérêt
;

H. Pour
1

de 'Alïab-

id

I

que prime

con
1

Mahom<
«le

;
..

Il

.

[9
1

Poni

leur aut:

.<>ir

l'introduction

l'éditeur

Kr

tncienne

fail

bournu-

irchabantes,
re

coma
ailleurs,
<l.
I .

du Prophète, introuvable par
.•>.

ma
1

:

U

2

97,
la

et

rmatioa de

Les

califes,

gendres du Prophète

Fâtima possède sa biographie propre, pauvre
historiques. C'est

d'ailleurs

en réalités

un nouvel avantage sur

les autres filles

de Mahomet,

principalement Roqaiya et

Omm

Koltoûm,

celles-ci fraternellement as-

sociées et confondues jusque dans les plus banales péripéties de la vie.

Parmi

les

quatre premiers successeurs de Mahomet,

l'ordre

de

transmission du pouvoir correspondrait au degré de sainteté islamique

de ces personnages. Cette conviction paraît de bonne heure
établie

s'être

au sein de l'orthodoxie. La thèse se heurtait pourtant à une
:

difficulté

comment Otmân
premiers
califes
e

c

avait-il

pu précéder
pu obtenir

le

mari de Fâtima
c

?

Mais
fut

les

avaient été tous alliés au Prophète, et

Alï

son gendre. Pour que

Otmân
lui

ait

le

pas sur
e

lui,

on a
son

conclu à l'existence de liens encore plus étroits entre
troisième successeur. Afin de
cidé à doubler pour
lui

Mahomet

et

permettre d'évincer Alï on

s'est dé-

le titre

de gendre du Prophète. Ces

subtilités

elles

abondent dans ce chef-d'œuvre d'ingéniosité que nous appel-

ions la Sïra

offraient l'avantage d'assigner à

Aboû'l Qâsim deux
e

autres

filles,

disparues par ailleurs sans laisser de traces.

Otmân
lui

de-

vait se porter garant

de leur existence.

On
les

finira

même
».

par

dé-

couvrir le surnom, «possesseur des deux lumières

Trouvaille peu
hésitations
et

ancienne, mais
faire

suffisante

pour enlever

dernières

accepter des conclusions sur lesquelles

tous les partis voulai!

ent être d'accord, puisqu'on les croyait à l'honneur du Prophète

Pour revenir à Fâtima, à
tion

la

date de sa naissance
:

cette quesoc-

en suppose une autre, demeurée insoluble
la série

le

rang d'ordre,

cupé par Fâtima dans
laquelle était l'aînée

?

des

filles

du Prophète. Des
la

quatre

Pour toutes on a réclamé cet avantage, excep-

peut-être
la

pour

Omm

Koltoûm

(*),

moins intéressante aux
le

yeux de
chiffre

Tradition. Celle-ci

l'utilise

pour augmenter d'une unité
rendre moins énigmatique

de

la postérité
11

de Mahomet
c

et

le

qualificatif c^Jr-

y

»

accordé à Otmân.

On

ne

pouvait

décemment
l'éta-

réclamer

le droit

d'aînesse pour cette

fille,

mariée seulement après

Badr. C'eût été renouveler inutilement les embarras, causés par
blissement tardif de Fâtima.

En

multipliant les

filles

du Prophète,

les

rédacteurs de la Sïra ne se sont

pas souciés des complications du

(')

Je ne

me

rappelle aucun texte en sa faveur.

.

problème chronologique Ces fluctuations tiennent au
par chacun de nos auteurs. Plus spé< ialement frapp<
tradictions,

observées dans

la

Stra, ilsont
-

pro-

cédant
i

i

un numérotage plus
il

in

de

la famille prophétique.

tout

le

privilège,
,.

compte du grand â revendiqué pour les femmes dé Qorais*
fallait

tenir

Malgré
d
le

on a jugé plus opportun de ne pas avant D'autre part, on voulait éviter pour Fatfma une son mariage avec Ali. Selon le maturité, à l'éj
r
,

m

mettra

ande
le

plu

moins d'importance, accordée à chacune de ces
a tantôt avancé, tantôt reculé la date
la

deux
i

difficultés
I

de sa

nai
l

té jusqu'à
la

présenter

comme
et

l'aînée

du groupe

est

l'opinion
si

plus

rement soutenue
tient la
!

ajoutons, la plus compromettante;
filles

l'on

main-

pluralité des

de Mahomet.
information
directe, on a tablé
-

n

l'absence de
priori

toute

sur

princi

le

Prophète a

En bon père- de famille dû commencer par marier
Roqaiya

ainsi

a-ton raisonné
filles
>

l'aînée

de ses

3
(

).

>urquoi Zainab (4) et

établies, pense-t-on, avant

Fa-

tima passent pour être ses aînées. Roqaiya primerait

même

Zainab.
it

Cette dernière opinion devait avoir de

la

vogue;

la

dé-

cidée a expédier en Abyssinie Roqaiya, en

compagnie de son mari
le
fils

'Otm.m.

postérieurement a son

divorce avec
fait

d'Aboû
avait

Lahab.
la

A

raison
>

de ce divorce, on
5
(

la

marindit

antérieurement a

ré-

vélation

).

Il

ne devait pas être

que Mahomet

ao

l

( )

Cf. notre
,i
;

Calilat de

Yazul

I.

p.

43-

,

,,,s,-.

Berlin),

v

.

De même
le

ri

Zainab, Roqaiya ont été
leur
i:

pour prévenir
< la

BCandale
».

-le

païens, on la .loue déclaré antérieur à
vieillesse

prophétie
à
I
'.

Pour éviter

:'•

<le
plufl

la

de tjadi&a, une opinion

mine

celle-ci

'f

_SJ1

yb'uJI

.

'Ah ibn Soii.ui

-Min,

li.n

'Abdalbarr,

/

Maq-

nzi,

fmût (ma. Kuprulu)
-.,:.
i

m,
il'.,

tectioa
1.
;

au* enfanta de
1
1

Manon

[[]

.•;;.,.

//-.,,;:.

1

.

[bu

HisSm, Slru, rai, ao8; Paeudc-B
la

IV

'.

Praùùs,

IV.

ibj,

v

dei 611et de Mahomet,

i.

Date de

la naissance

ses

filles

à des pol3 théistes, aussi animés contre l'islam,
r

comme on
unie à un

représente les

Lahabides.

Pour

le

même

motif,

Zainab,

Omaiyade Mahomet,

infidèle,
si

peut disputer

le droit

d'aînesse à Roqaiya.
il

Chez

rogue dans son monothéisme,

est

assez

surprenant

de constater cette préférence

pour des gendres
filles

derniers consentent à les garder, les

Quand ces d'Aboû'l Qâsim ne cherpaïens.

cheront pas à les quitter. Dans la famille prophétique, les convenances mondaines exercent, on
le voit,

une influence décisive.
serait la cadette et

D'après Ibn al-Kalbï

(*),

Roqaiya

Fâtima

la

précéderait immédiatement.

On

se

demande

alors

comment

justifier

son entrée dans

la famille

païenne d'Aboû Lahab, son émigration en
son
aî-

Abyssinie, puis son mariage avec 'Otrnân, au détriment de

née

Omm

Koltoûm.

On

voit au milieu

de quelles contradictions se
leur évidente

débattent nos généalogistes et

comment
:

bonne volonté

aboutit à cette solution découragée
filles

«

nous ignorons l'ordre exact des
«

de Mahomet
»
2
(

»

.

Le célèbre

Zohrï,

la

première autorité en cette
3
),

matière

),

Zobair ibn Bakkâr. encore un spécialiste

ne se monpas
l'aînée;

trent pas

mieux renseignés. D'après eux, Fâtima

n'était

voilà tout, le reste

demeure

incertain

3
(

).

En résumé, Zainab

n'a jal'aî-

mais été présentée

comme

la cadette,

ni

Omm Koltoûm comme

née des quatre sœurs. Toutes
nées.

les autres

combinaisons ont été imagi-

Toutes reposent exclusivement sur des raisons de convenance,

(')

Maqrïzï, Imta

,

III.

loc.

cit.;

Ibn Gauzî, Talqïh, (ms. 'Âsir effendi)

p.

6a

;

Ha-

mis,

I,

308;
s-

Omm

Koltoûm, l'aînée de Fâtima et de Roqaiya, Osd, V, 612; Roqaiya,
I.

l'aînée
1'

de toutes:

Hisâm, Sïra,
,

121.
,

2

^jLiJI \S^j> ^\)1 yt,
I

Sohailî,

Sarh as Sïra (ms. Berlin)
l'a

lui

attribue

une Sïra

?

\LoVl (k C-Jl)
3

Sj^~j ,J^1 (^a »
IJjb

;

qui

vue

?

( )
4

£jL£JI

<L^\
(

j_yx>

yb

;

Kalâ'ï, Iktifà'

ms. Berlin) 42K

( )

Fâtima

serait l'avant

dernière,

Omm

Koltoûm
a
;

la

plus jeune;

I.

S.

Tabaq.

I

\

85; Maqdisî ij^vJl <Lo))à. (ms. B. Khéd.) 36
(ms. BSyazîd)
I

Ibn Qâiym al-Gauziya, Zdd al-Mo'âd

vol.; d'après

Hamïs,

I.

310, Zobair ibn

Bakkâr aurait déclaré

comme

l'aînée Roqaiya.

Le fragment de son Nasab
;

Qorais, conservé à Kuprulu, ne parle pas
;

de

la famille
4

du Prophète
,

Maqrïzï, ms. cité
la

Nowairî, Nihâia,

II,

(ms. Kuprulu) sec-

tion 16. 'Iqd

II,

202,

en

nommant au premier

rang, semble la présenter

comme

l'aînée des filles.

aucun*

eut s'imposer à notre adhésion;

aucune

n'a

i

l'u-

nanimité des
1

e

tarions ne pouvaient

faire le

compte de

la tradition p<

térieure, surtout
i

parmi

les

Si ites,

admirateurs

fervents

Famille

.

Zainab, déclare

[bn

Abdalbarr, est l'aîné
aucun'i !

la

cadette,
lis

l'affirmation contraire
rel

ne mérite

attention
«

on a
t

te

dernière qualification
et

ifima,

la
i
'

tante,
.

continu»-

il.

retombe sur Mos'ab
-

sur

Zob air
•'

ibn

Bakkâr

El

deux Zobairides ont principalement

travail'.'

rifier

les
rait

familles

d'AboQ Bakr
signait-

et

de Zobair

Le
les

même

par son animosité cotre

Aiides

II

»n

tlbarr

semble d'autre part ignorer l'affirmation du grave Zohri
celle
soit,

concordant ay>c
Quoiqu'il
l'A/.
j

des généalogistes zobairid*
cette indignation
les

en

s'explique

chez

l'auteur
rtion,

i

ne voit
lui:

conséquences embarrassant*
de

combattue par

l'indifférence

Mahomet pour

son

aînée,

celle

lions,

montrant

si

peu d'empressement

à entrer dans la

famille

du Prophète, enfin l'insignifiance personnelle
elle

de

l-'atima

voyant se prolonger pour
cilier

l'épreuve

du

célibat;

comment
la

con-

tout cela avec

le

système, laborieusement édifié par

S

La

théorie zobairite en marquait brutalement l'effondrement.

Dans
sonne de

sa Vie de

Mahomet. Sprenger
>n a.

n'a

pas réussi à s'orienter
la

a travers les discussions chronologiques
1

engagées autour de
la

per-

auma.

<

<

pense-l
n<

il.

calcule

d
» (*).

d'après des traditions que nous
voit,

Ions plus

Comme on

le

c'est

toujours l'erreur fondamentale, la supposition gratuite d'une
le

information directe,

trompe

l'œil


«-

-

Yisnàd et

île

la

pseudo-érudi-

;

de

i.i

«

|

74.
i

la

principale autorité
la

'--t

'Orwa ibn Zobair.
%**

plus

jeuoe de
i,

Ma,

B.

K

Va qoQI

H

Comment on la

calculée

tion

du

hadït.

Dans

le

cas

présent,

nos auteurs sont

allés

chercher

moins

loin leur

documentation.

Le
dans
le

point de départ a été fourni par la mort

de Fâtima, placée

courant de

la

11

e

année de
1
i

l'hégire.

Cette
il

argumentation
s'agit

régressive constitue le procédé
l'âge des témoins
carrière,

ordinaire,
).

quand

d'évaluer

de cette période
la

On

redescend à tâtons leur
paraît

au

lieu

de

remonter. Si
la

la

méthode nous

empi-

rique,

nous aurions tort de
celle

blâmer.
la

La

date de

la

naissance étant
(?)

généralement ignorée,
servée, fournissait

mort plus rapprochée, mieux une base moins vacillante, même quand elle
de

ob-

n'était

pas d'une solidité à toute épreuve.
a ajouté les trois
2
(

Aux

1 1

années

ainsi

obtenues, on

),

séparant l'hégire de
la

la

mort de Hadïga.

Au

delà

de ces indications, fournies par
tendre: la

Sïra, nos auteurs cessent de s'en-

pomme

de discorde

fut l'âge
la

de Hadïga.
le

Saurons-nous jamais pourquoi

Vulgate a accepté

mariage du
?

Prophète avec une femme, qui aurait pu être son aïeule

3
(

)

Mais
la lé-

comme

le fait était

admis,

il

fallut

en tenir compte, en rédigeant
les

gende de Fâtima, sauf à manipuler adroitement
nière à écarter l'hypothèse d'une

détails,

de ma-

mère sexagénaire. Voilà pourquoi

on
à

s'est
la
«

généralement décidé à placer sa naissance, antérieurement
».

prophétie
la

Cette décision semblait ne rien compromettre et
plus

laissait

porte ouverte aux
effet le

ingénieuses

combinaisons.
la
(

Nous
ré-

ignorons en

nombre

d'années, écoulées entre
15, 10 ou 7 ans?

première

vélation et l'émigration à
Si

Médine:

4 ).
l'aî-

parmi nos auteurs, certains inclinent à voir dans Fâtima
c'est

née ou une des plus âgées de ses sœurs,
l'objection, tirée

pour avoir redouté
vic

de

la vieillesse

de sa mère. D'autres au contraire,

siblement préoccupés de l'époque de son mariage avec

Alï. reculent

(') Cf.

notre article, L'âge de
',

Mahomet

et

la

chronologie de la

Sïra,

dans Jour.

Asial.,
2 ( )

191

1

209-50.
ans,

Ou deux

comme
;

dit le

mosnad de

'Àisa,

dans Ibn Hanbal, VI. ou
c
;

« cinq

ans d'après l'école de Basra
parle de « 2 ans ou à
(-'
v

kii liAJi*», ajoute Balâdorî, Ansâb, 26i a
>. Ibid.

Or\va ibn

Hisâm

peu près

-

r

oJo iJI
l

&I-3-

^-^.f

pls=v* £j*

\y?^

'

ains '

^

a décrit 'Àisa

;

Hanbal. VI, 150.

4
( j

Cf.

L'âge de

Mahomet

et la chronologie

de la Sïra.

(

ant cette solution

i

I

se contentent

de placer
;')

la

naissance de
aurait alors
la
;

Fâtfma

\

ou

5

ans avant
a
);

la

prophétie

»

Mahomet
serait

compté 150U41 ans année que Mo'awia

on l'ignore au juste

Elle
'

née

même

et

Aboo Horaira
à l'effet

deu

mpagnons
rtifice

vorables aux prétentions, émises plus tard par les 'Alides.

Le fradit ne
lui

dédaigne pas de recourir

des contra

p<

met de détourner

l'attention, tout

en se donnant des apparent
I

rudition chronologique,

en inventant des synchronismes.
la
le

«'autres bio-

aphes, toujours avec l'intention de réduire

distano

irantla

naissance
e

et

le

mariage de
la

;
I

atima, placent
>•

premier
il

événemi

un an

avant

Prophétie

Dans

cette voie,

faut s'attendre à

voir les écrivains, connus

pour leurs sympathies
elle serait

'alides,

se disting

par leur
à la

\insi,

au dire deYa'qoûbï,
,

née postérieurenv
sémillante 'Àiia
les

«vocation prophétique
elle

La
et

vision
il

de
leur

la

hante visiblement; entre
vérital
1

Façima

répugne d'admettre une

roportion.
arrive à la supprimer, en donnant à la

»•)

mère de Hasan

1

ans au

moment de la
ans
'-).

naissance de ce premier
les
1

fils

.

D'autres plus mo-

dérés ou plus adroits admettent entre
cinq

deux femmes une différence
Fàtfma serait née
mettre sur
la
«

D'après Mas'oûdi

huit ans
la

avant l'hégire

.

Comme
la

il

les

marie un an après cette date,

ten-

dance poursuivie se
rime de 'Ali et

trahit clairement:

même
:
,

ligne la
a pour-

favorite,

épousée

à 9 ans'

Un

détail

i

..

[H, 3434;

1

nos.

Bib Khed.)

51'

;

I.

S

ge comptait seulemenl
.

.

38 ans >

;

VIII,
[]

:

pal

1

cite /

WSqidi en faveur
771;

'le

cette opinion dans

Ibn

H.>

I

ilban-,
I.

P arle
15

de

J5

au
C
1

ou encore moins;
tel

S

de

*

15

-

U1S *

mi,
I.

Ffamis,

J13; Ya'qoflbi
/>..''.!,

HisL

x

il

Ibn

Hagar,
I

IV,

addition de

Juo

.

Praùri

<.

IV,

synchronisme indiqué, rjanl

c

^

j.

yU

.

FStima

mptei un cen
l'on peut s'en rapp

14

Age de Hadïga

tant

échappé à l'auteur des Prairies d'or: huit ans avant
!

l'hégire,

Hadïga
la

(

)

comptait 60 ans bien

sonnés
les

!

On
).

pensait

sans doute y
les limites

avoir pourvu, en étendant

pour

femmes de Qorais
2
(

de

maternité jusque vers

la

soixantaine

9.

D'après ce
elle

même

récit

Mahomet

se

comporte

comme
26,

s'il

n'avait pas

d'autre

fille,

et

devait être nubile! L'ancienneté de Qoran,
cf.

214 ne peut être contestée; ef
II,

Nôldeke-Schwally. Geschichte des Qorans, 126;
C)
2
(
;

Hanbal,

449.

De

l'aveu de tous, morte à 65 ans

;

voir p. ex. Maqàtil at-Mibiyn, 19.

Cf. notre Yazld, 43; outre la légende de Hadïga, celle de le mère de 'Alï, mère de nombreux garçons, nés chacun à 10 ans d'intervalle, a dû contribuer à accréditer

cette fable.

m

MARIAGE DE FA IMA
I

Pour arriver
le

à

obtenir une image
i

i

le

la

mine- personnapi

Façima,
d<

il

faut

par abstraire de l'auréole,

autour
elle
l'ut

»nt

par les historioj

D

m

vivant,

traitée

comme
ter

une femme ordinaire par ses contemporains:
père, son mari et les plus éminents Sa!

sans en

son
et

comme

Al. on

Bakr

'Omar. Nulle part on ne la surprend jouû

d'un régime de

faveur,

d\mv

considération

supérieure au

commun
la

des Bédouines de ce temps. Dans l'entourage

du Prophète, nous

us occuper une place des plus restreintes, disparaître
'Àisa, les Hafsa, les

Zainab

et

autres

<

mères des croyants
ui

».

s'en convaincre

il

suffirait

de mesurer

l'es

accordent

les

pins anciens annalist
tout deux mentions
(')

une

la

Stra d'Ibn Hisàm. Elle obtient en
si

dans cette compilation,

favora

V

!

composant
du

la

notice de ce dernier, Ibn Sa'd dans ses T&àoQ&* trouve
le

moyen de ne pas prononcer

nom de
lui

sa

femm
le
g<

Aux 23opages( a)
Hanbal, qu'on
auteur:
la

m
la

Visa

dans

le

grand

recueil d'Ibn

pare

insignifiante

que

consacre
les
<

même

La vénération systématique pour
quit au second
rique,
'

famille» na-

omme

il

s'agissait,

non d'une question histo

mais de fabriquer une machine de guerre, on

ne»

i

nul*

')

Cf.

I

U'ii

HiiSm
i

[bo M.
el

dans

'•

<lc

I

âtima

,

i6

Enfance de Fâtima

lement de mettre en
fils

relief l'ingrate figure

de Fâtima. Son mari, ses

absorbèrent

la

principale

attention
c

dans l'élaboration de cette

théorie dynastique. Voilà pourquoi Alï s'y trouve généralement avan-

tagé au profit de sa pâle compagne.
Elle apparaît à peine dans le recueil

de X Agàni: réserve
c

signi-

cative chez

un auteur aux tendances,

si

nettement alides! Tous ces

écrivains appartiennent à des écoles et à des régions diverses.

Quant
on

à l'épanouissement, spécifiquement

f

Minute, de la légende
:

r

alide.

en trouve des spécimens dans de Bagdad

Mas

r

oudi et dans Ya'qoûbl

leurs sucles califes

cesseurs se chargeront de la développer.

On

sait
c

comment

exploitèrent d'abord la popularité des Alides, puis l'étouf-

fèrent dans des flots de sang,

comme on

peut

le voir

dans

le

mar-

tyrologe Maqâtil

at- Talibiyn, titre

significatif,

le

nom

de Fâtima

doit céder la place au

patronymique de son mari.
le droit

On
l'hégire,

n'aura

donc pas

de s'étonner

si.

antérieurement à

nous ignorons presque tout de l'enfance de Fâtima. Ce

nom

paraît avoir été

commun
2
(

dans

la

famille

d'AboQ Tâlib

(').

Depuis

l'importance, prise au sein de l'arabisme, par la théorie de la konia,
si

chère à

la

Slra

),

on a tenu également à nous transmettre sa
).

konia:

Omm

Abïha

3
(

Sa tournure
4
(

très

archaïque

était destinée,

pensait-on, à produire
notices de basse

une favorable impression d'authenticité. Des
)

époque

la

présentent
ici

comme
dans

très caressée

par

son père. Nous nous dispensons d'entrer
bien

les détails.
la

Toujours
la

informés, nos auteurs ignorent, à dix ans près,

date de

naissance de Fâtima. Cela ne les

empêche pas d'en

décrire minutieu-

(')
2
(

Comp. dans

Balâdorî, Ansdb, 349 etc. le chap.

tiT_>'\

,^aJL *Ll

<vàJl

S>
Elle

)

Elle y a découvert l'existence

de Qàsim,

fils

du Prophète. Cette question de
signification

la

konia

mériterait

une étude
la

spéciale, à cause

de sa

historique.

permettrait de débarrasser
d'autres personnages
fictifs.

scène de l'islam primitif des Qâsim. des Tâlib et de tant
a reçu ce

Fâtima

nom

.LUI

^0 l^^sr
;

*

1

g t

^« jJ.Lrj

cûôl

^\)

Montahab Kanz al-'Ommal, V,
3
(

97, 8

(—
lui

désormais Montahab Kanz).
Osd, V,
1

)

Tab.,
18;

III,

2302-03; Dahabî, Tarïh, (ms. Paris) ii2 b
Tahdlb, 850,

520; Maqâtil
les

at-

tâlibiyn,

Nawawï,

donne

la

konia

>L{J1 ?

Parmi

noms

safaïti-

ques. on rencontre «

Boû Abîhi
Hamïs,
I,

» père

de son père. R. Dussaud. Arabes de
'Abdalbarr, Istïâb, 772.

Syrie, 100.

)

Osd, V. 520;

313;

I.

.si//;

|

ara

ient les
le

antécédents merveilleux,

la

visite

de son père au Paradis.
neul

Fruit

reçu de Gabriel.
«'
.1

Façima
le

serait

née

mois après Vùrâ,
la

ya'qoûbi

nous donne

spectacle de sa douleur à
pris<

mort de sa
larmes de-

nvrr

I

l.i.h.

Désormais l'habitude sera
elle

les

viendra pour

comme
la

un

trait caractéristique!

Ah

besoin d'en rouvrir

»

>urce.
la
.

Parmi
1-atiina.
si

les

personnages de
1

Sïra, aucun ne

pleure

autant

que

ce n'est Al"..:

i.ikr

mais

les

larmes
relij

vaut qoraisite proviennent de
y
iu

la

ferveur

kola
<

don des larmes! Fâçima serait
chagrin
<•;
e

la

Niobé de

Sh
»n

perpétuellement voilé de deuil!
Alid<
-

ne

l'igno-

rait
fille

pas dans la famille des

La sémillante
la

et

frivole

Sokaina,

de Hosain, se

félicitait

de ne pas

compter parmi ses aïeul

maternelles et expliquait de la sorte son
sique,
dél>ile.

humeur

folâtre
5

').

Au phyinfir-

Fatima ne se trouvait pas mieux
sa
la

avantagé

constitution

maigreur

( ),

3

s<-s

couleurs

anémiées, ses fréquentes
'•

mités

rendirent impropre aux durs travaux
ar
elle

.

:

LUX
le

femmes
homet,

Comme

tous les entants,
elle

vrais

ou sup]

Ma-

mourra jeune:

exhalera son découragement dans
elle les

plainte suprême.
se

A

moins d'avoir pour

yeux de

la

Sfa, on

demande comment on a cherché à rendre intéressante cette ombre de femme gémissante. On devine ses malheurs et ceux sa postérité; on comprend a son égard l'indifférence de Mahomet,

on

excuse

presque

la

dureté

de

Ah
les

envers

son

infortui

compagne.

Même

aux auteurs.

s\

mpatisant avec

Alides.

il

arrive

rare[aiva
!

ment de vanter la beauté de Fatima, a l'eue, -ntre de sa su-ur Ro Autour de cette dernière s'est développé tout un cycle de

récits,

i'

H%sL % H, 35, 4; on traite de fable
.

l'histoire
11
.

de

la

ÏXm. Jum

Kma
iraa

.

V

XI.
. :

ir,.,.

bas;

xvi

Wellhausen,
:

(J)

Cf.

'l'ai)..

III.

lus b

-.

1

;

pleur

la
•>

tceui
la

R
d<
II

VIII, 34,
re;

bu

(

et lorsqu'elle apprend

que QoraM

perte

rjanbal,

1.

;s>.^;

elle

maudit sea persécuteurs; BoJ

ri

(Krehl)
*

Enuméréi dana

i.i.mt-.ii.

VI

oomp.

I.

s.

!

g

Portrait

charmes physiques de cette fille de Mahomet ('). Ils raient décidé Otmân, lui-même un des plus beaux Qorais tes
attestant les
c c

au2
( ),

à embrasser
s'arrêtait

la

nouvelle
la

foi,

afin d'obtenir sa main.
;

En

Abyssinie on

pour

contempler

elle finit

par en être obsédée et éclata

en imprécations contre ses admirateurs indiscrets (3). Nulle part Fâ4 tima ne bénéficie de l'éloge, accordé par Mahomet à Zainab ( )
d'être

^J^> J^>\ ». Quand Orwa ibn Zobair racontait ce hadït le pacifique Alï ibn Hosain entrait en fureur ne « Tu prétends, disait-il, par là abaisser Fâtima » (5). Le soupçon
«

c

la plus

capable de ses

filles:

e

:

manquait pas de fondement. Il atteint non pas Orwa, un nom Zobairide, habilement choisi pour combler les vides de l'isnàd, mais la tradition orthodoxe, désireuse de contrebalancer les exagérations de la
Sfa. L'exaltation de Zainab n'offrait aucun danger, des descendants n'étant plus là pour chercher à en abuser, comme c'était le cas pour

e

Fâtima. Si les

allusions à sa beauté

sont

rares,

on trouve encore

moins souvent l'éloge de son
c

intelligence.

Dans

ces conditions, elle ne

pouvait lutter avec succès contre une rivale, aussi heureusement douée que Àisa, ni déjouer les intrigues, ourdies par la favorite au profit du

groupe Aboû Bakr
altérée,
in

c

et

Omar

6
(

).

Telle,

dans

la tradition

la
is

moins
divine

nous apparaît Fâtima,

«

the

embodiment

of

ail

that
»,
s'il

womanhood,

the noblest idéal of

human conception

faut

en

J

( )

Admis par M. Marçais, biographie de Mahomet, dans Grande

Encyclopédie

;

Reckendorf,
C)

Mohammed utid die Seinen. ^UJl Js-1 o-o, malgré des traces de
éd. Cheikho),
I,

vérole; Hanbal,

I,

72, 8, 73

;

'lqd\

II

214

Ibn Batrïq
(3)

lï,

33.

Hamïs,
p.
ib
;

310;

elle est

^UJI

oî^

-^

^-aJ

;

Magmdû'a

n° 349 (Tarîh. ms. Bib.
il

Khéd.)

vient se plaindre à son père de ses ennuis domestiques:
».

la

renvoie:

« Je n'aime pas entendre une femme se plaindre de son mari

Qazwînî, Nasab an-nabï.
f

(ms. Berlin, 9570, 3a
(*)

.

Ou de
159;
eff.,

cet autre: f UUI

J* Jo^XJI

J*âà*'&L*JJ1

J*

'dJJ^s.

J-âs

:

Hanbal, Mos-

nad, VI,

pour

la

beauté de

Roqaiya, voir
fille

encore Maqdisï, Ansâb al-Qora'siyn

(ms. 'Asir

Constantinople), non paginé; la
II,

de
.

Hamza

était la plus belle Qoraisite:
elle

Montahab Kanz...

484, d.
I,

1.

J^.f

<j b'Us

J^-l

nonobstant

ne peut se marier

qu'après Haibar; Hanbal,
5

98, 132.

( )

Hamïs,

I,

309.

6 ( )

Cf. notre

Triumvirat, 122 etc. (dans

MFO,

IV).

reté

croire la

plume enthousiaste d'un moderne
[*).

publiciste

indien,

Syed

Ameer

Ali

Dans ces conditions Fâçima ne pouvait passer, on en conviendra, comme imparti désirable aux yeux des contemporains. Sa qualité de
fille

du Prophète
'•

'

aurait
lors
1<-

sans
culte,
le

doute compensé^) tous
le

vantages

si

dès

dévoûment pour
r

la
;

me
prête

d'AboO
par
la

1

(

|asim avaient atteint
si

développement,
connu
la

u ratuit<-m.-nt su]
lui

Sira;

dès lors

<>n

avait

pan. le que

la

au jour de la résurrection, toute parenté disparaîtra, e Le second calife s'en autorisera pour épouser une fille mienne
.

'Ali,

n'ayant
n'ont
'

pas

encore

atteint
le

la

nubilité;

si

toutefois

nos

a:.

listes
lité

pas inventé

dicton pour voiler cet acte de sensua-

sentie

L'Arabe ne demeure jamais étranger aux
son futur mari. Fatima
allait

calcula

d'intérêt
vi

A

apporter une corbeille de noces
n'avait pas héril

Personnellement pauvre,

Mahomet

a premi<

femme. Pendant toute

la

période mecquoise,

Allah refusa pour

son

Envoyé de
Médine
Il

(oindre

l'adroite

aux dons surnaturels les Liens de ce monde. A politique du Réformateur pourvoira à cette pénurie.

admettre avec scepticisme pour cette époque les descriptions du mosnad de 'Àisa(S), sur le dénûment de la famille du Prophète: deux où Ton demeurait deux mois sans allumer du feu "i. ou les
faut

noirs

i

b*~oVi. 1rs

dattes et l'eau, formaient

le

menu

ordinaire: détails

légendaires, destinés à produire une haute idée du

leMahomet
les

Nous avons

le

droit

de demander, où avaient passé

biens de rja-

'

!

uun»n-d, 325.
v.i

Un marchand de Médine
H.mi...l.

Jusqu'à
,

le

soupçonner de vouloir uchel
N J

VI,

117:

l

_^-*>

>

;

t*«- *«3

j

j}

^ry^ ^*^. o -^^
1

M-

me

constatation pour sa sœur
elle

Omm

Koljoflm. Renvoj

ane heure

p.»r

ion premier non.
(«)

attend 10-15 »o> svant de rencontrer nn nouvean parti.
n'est pas

La beauté physique

une question

In

I

l*nti

dn

Prophète.

A propos

d'un bel 'Alide
»

éloquent
111

n

K-i

i

.«-—
\

»

•-»

yiL^
(*)

c'^^JI ^.

y£.

|

.

'//>/«,

[bn Hanl

Comp. WSqidi Kp
le

1,

chaque matin on < coupe du bois pour Ma
;

I

Me Une Pourtant

pain de froment y constituait une ran

6.

Retards de son mariage

dïga, l'opulente veuve, convoitée par tous les Qoraisites.

Ils

auraient
la

dû constituer
banque,

le

partage des

filles

de

la riche

tâgira.

Par hasard

la société

commanditaire
fait faillite
2
(
)

('),

dirigées par l'entreprenante Mecla

quoise auraient-elles

ou existé seulement dans
Telle
est

féconde

imagination de

nos annalistes?

l'inconsistance des récits,

formant

trame de notre Vulgate: il faut éviter d'appuyer, si l'on ne veut emporter tout le morceau. Plus tard Mahomet exprimera le regret que Osâma, fils de son favori Zaid ibn Hârita, ne soit pas une
la

demoiselle;

il

l'aurait

voulu couvrir de bijoux, de façon à en faire

le

premier parti de Médine (3). Pourquoi ne l'entend-on pas exprimer ce désir en faveur de Fâtima?

Nos auteurs ne s'embarrassent pas de
nous aurons à évaluer
Fâtima. Ces retards,
il

ces questions.

Tout à

l'heure

les

longs délais, apportés à l'établissement de

faudrait les attribuer
;

non à l'absence, mais

à la foule et à la qualité des prétendants la demande dépassait l'offre. Nommons parmi eux Aboû Bakr, Omar, sans parler des principaux
c

Compagnons, tous

se disputant un tel

honneur

(+).

Les deux premiers
est

califes courtisant la future

femme

de'Ali!

Le tableau

peu banal!

En

l'esquissant, les artistes sfites ont dû se rappeler les humiliations,

infligées par les

duumvirs à

la fille

du Prophète, au lendemain de

la

mort de son père. Leur esprit a savouré cette vengeance déguisée (5). En s'islamisant, en passant de la poésie dans la Tradition, l'ancienne
satire

arabe

s'est faite plus

raffinée: elle a appris à dissimuler

son

venin dans les replis d'un hadït à tournure inoffensive, religieusement accueilli par nos Sahïh et nos Mosnad. Râwias de divans profanes

ou de hadït religieux, chez tous on constate

les

mêmes

passions, la

(')
2

Cf. notre République

marchande de
cf.

la

Mecque;

I.

S.

Tabaq., VIII, 9,

1.

10.
1.

( )
3
(

Cas fréquent à

la

Mecque,
Tabaq.,

République marchande, 18; Hanbal,
I
,

II, 7 d.

)

àlù\ ^5^.

;

I.

S.
II,

IV

43I.

(4)

Ya'qoûbï, Hist.,

42; Baladorï, Ansâb, 258»;

S. Tabaq.. VIII,

n-12: Mon-

tahab

Kanz al-'Ommâl, V,
(5)

98, 99.

Même

inspiration,
15 etc.;

pour

l'attitude

de 'Âisa envers

le

calife

'Otmân
la

;

Hanbal.

Mosnad, VI, 149,

A. Bakr et 'Omar se disputent également
Ibid.,
II,

main

d'Omm

Salama, femme de Mahomet;
Fâtima.

313, 317; c'est le

même

procédé, employé pour

I

même
sant-,

absen

scrupules

En changeant de
littéraire.

matière,

ils

n'ont

rien élevé le niveau

de leur probité

Pourquoi nos

islami-

ne s'en -"nuis pas convaincus plus tôtî

* • *

Au

milieu de ces compétitions, 'Ali songeait
il

lui

aussi à se mettre

sur les rangs. Mais
ses rivaux.

se laissa décourager par

les

titres

imposants de
leurs

Pourquoi

Mahomet

refusa-t-il

de combler

vœux?
de

Tous possédaient
fourvoyer

déjà des

harems respectables. Lui
turbulents

répugna-t-il

dans ces milieux

l'inexpérience de

Fâ$im

commença,

pour colorer son refus, par objecter l'âge trop tendre de
.

son cntant('
9 ans. c'était

Dans

la

bouche du mari de

'Àiéa,
si

épousée

par

lui

à

une pitoyable défaite.

Même,

oubliant les 65 ans
les limites.

nous rajeunissons Fatima au delà de toutes
celle-ci
-levait,

aux environs de

l'hégire,

avoir

atteint
loin.

et

dé]

de "Aisa: nous trouvons en
l'abandon et
realite
le

en fournirons la devant une mise en scène, imaginée pour cacher

preuve plus

Nous nous
pri

célibat

prolongé de notre

héroïne.
il

A

tout

prétextant les situations les plus invraisemblables,
considération
rence.
et
celle

fallait

sauver sa
indiffé-

de son

père, compromises par cette

Pourquoi,

s.'

ravisant enfin, l'accorda-t-il

brusquement
évincés,
ette
il

à

Ah

-

Aux

observations des

nombreux prétendants
pour
rien;
les affaires

aurait

re-

pondu:

«Je n'y

suis

Allah a décidi

union

L'intervention du Ciel dans
présentait rien

domestiques du Prophète ne
troir.

d'invraisemblable.

Les contemporains se

(«j

mu

.

• .

;
-o
.

Constant

litre

du mai

c

À If
.

-

-

loc.

Cit.
il

Va'qoObT,
9S, 99.

//;>/..

.j:.
1
'.

nombre
.

Aux
.

Instance*

d'AboQ
.

1

kr
1

BalSdorï,
1.»

.

•.

,

V, Km* et de 'Omar, Mahomet répond i-jJù)l L^ ^»— vi il. Mahomet accorde nnsd
tations

dans Moniakab

1

1

;

.1

préférence

osio sur

A

Bakr et 'Omar.

'Ah,

ses débuts

tout préparés pour l'admettre.

Rappelons à cet égard

les prolixes

réglementations du Qoran,

le

roman de Zainab, mariée par Allah à

son Envoyé
<

I

(

),

ou

comme

aimait à s'en vanter cette rivale de 'Âisa,

par un décret proclamé au plus haut des sept deux! ». Même quand le nom de Ya'qoûbï ne suffirait pas pour
il
c
:

éveiller

nos soupçons,

paraît difficile de méconnaître le caractère polémique
Alï, préféré

de ces prolixes incidents
«

par Allah et son prophète aux
ces hésitations supposées, opfilles,

deux Omars

c

»,

ses futurs rivaux!

A

posez

la facilité

de Mahomet pour marier ses autres
révélation
2
(
).

pour

les

accorder à des gendres païens, mais riches. Afin d'excuser ces unions,

on

les

prétend conclues avant

la

<

»

Justification mala-

droite!

Que

devient alors

le

prétexte de l'extrême jeunesse de Fâtima?
la
«

Puisque antérieurement à
pouvait avoir

vocation

»,

aucune de ses sœurs ne
il

dépassé dix ans. Si toutefois

doit

être

pris

en

considération, nous voilà forcés d'admettre pour

Omm Koltoûm,
c

entre

son divorce avec

le

fils

d'Aboû Lahab
(

et

le

mariage avec

Otmân,

une viduité de
déjà faite
:

15 à 18 ans

3 ).

Cela nous ramène à une constatation
le titre

l'indifférence des

Compagnons pour
sur
la

de gendre du
historique de

Prophète. Rien d'instructif
elles

comme

l'énumération de ces contradictions:
signification

justifient notre

scepticisme

la Sïra.

Antérieurement à
"Alï,

l'hégire,

nous ne savons rien sur
famille.

les

gestes de

à part son

nom

et celui

de sa

Cette ignorance ne pouvait

faire le

compte

de l'historiographie islamite. Pour

y suppléer

elle

a

1
i

)

Qoran, jj,
Tab.,
III,

37.

(*) ( ) 3

2303; Ag., XV,

2. la

Voilà pourquoi certains annalistes

présentent

comme
ne pas

la

cadette de ses sœurs.
cette

Mais alors pourquoi mariée avant Fâtima; comment

vieillir

dernière?

De même
ibn °Adî
dit

le

pieux

AboO Bakr
et

avait d'abord fiancé 'Âisa au

fils

du riche païen Mot'im

;cf.

Hanbal, VI,

211), le protecteur

de Mahomet, après Aboû Talib. Ce dé-

met

le

Prophète

son futur beau-père en une mauvaise posture.

Ibdashie's

et

'

Alides

23

fabri |ué être,

un

« tngelmm

tnfantuu de

'Ali.

Un des
la

premiers,
valeur»

le

premier

M. Nbldeke
').

a élevé des doutes sur
s'est

comobjectif de
[uatre

position

L'ancienne annalistique

pro|
le

imme
Prophète
el

nouer de bonne heure des rapports entre

premiers successeurs pyx24J -de

11.

principal; rappelons les

Dans ces rapports les femnv noms de Aiéa, de Hafsa et des
Ali.

filles

du Prophète. Pour ce qui regarde

ce zèle n'a pas

toujour

heureusement inspire Parmi ses contemporains,
il

Ali passait

pour un
si

borné, >}***

'
.

AbofJ Talil» ne
la

l'aurait

pas jugé autrement

vraiment nous devons accepter
la

légende de

AH,
i

comme
Abbâs,

l'a

établie
e

Sira. Elle paraît vraiment étrange la facilité

dé-

barrasser de ses cniants, de
à

Ah

surtout.

11

les

cède

à

à

hiamza,
il

Mahomet

(3),

s.-

réservant seulement

la

garde de 'Aqïl;

c'était,

est vrai, le

plus capable

de

tous.

On

se

demande comment

cette

étrange conception est parvenue à s'imposer

Au
s

U>m\ elle mettait tout

le

monde

d'accord. Si elle glorifiait les
ce avant l'hégire
Il

'Alides, elle taisait de ces
et

derniers. — et

les pro-

les

obligés des

E

Abbâsides. Trait génial!

résumait toute
et

la

politique des califes de
urs

Bagdad. Avant eux. Mo'âwia proposé

ses sue-

omaiyades

(

4) s'étaient
d'or, à

comme

objectif d'amener les

'Alides, en les

gorgeant

renoncer aux rêves ambitieux. Ren-

chérissant sur cette adroite politique, les 'Abbâsides voulurent se présenter,

comme

ayant,

même

avant l'apparition de
Talib.

l'islam,

couvert de

leur protection les
jetait

fils

d'Aboû

Cette
e

conception audaci*
et ses
fils

un voile sur
la

le

rôle odieux,

joué par
celui

Abbâs

dans
le

l'his-

famille

du Prophète,

de

traîtres,

comme

ru

lera

plus tard l'Ansarien Qais ibn Sa'd. Cette considération
suffire

n'aurait

pu

pour enlever l'adhésion des amis de

Ali.

Mais l'explication
assurer un
titre

'abbâside s'offrait

comme

le

meilleur

moyen pour

lui

ZDMG
18

y

I.n,

ns

i.

Hiéam, Sira,

:

le

l'enfance

de "Ah

d

.-(/;,;,/

'tri'

Mi'
4.

bas.
etc.;

Cf.
-s.

.v.

>'./.-i

m,

i

=;

i

poui

le

jugement

de

l'Ai

bai

24

La

légende de V enfance de

'Ah

cher à

la

Sfa

T

(

):

celui

de premier croyant, au détriment d'Abou Bakr.

Pour y arriver plus sûrement, on recula la conversion de ce dernier; on voudrait la placer après celle d'Aboû Darr, nom obscur, mais
cher à l'école sfite
2
( ).

Une

dernière considération
elle

assura

le

succès

de

la

combinaison historique:

comblait
e

le

vide désolant de la
la

période mecquoise et dissimulait l'incrédulité de
mites. Voilà

masse des Hâsifaire partie inté-

comment

la

légende de Alï a

fini

par

grante de la Sïra

officielle,

où Mahomet figure
e

comme

présidant à

l'éducation de son jeune cousin.

Cet accord ne doit pas nous en imposer. Alï appartenait à une
famille

demeurée, jusqu'au fatk, indifférente ou hostile à

l'islam.

De

l'aveu

de

tous,

AboQ

Tàlib, protecteur

de Mahomet,

et sa

femme

avec

lui,

s'obstinèrent à mourir dans

l'infidélité.
(

Le nom de

Tàlibiyoûn,

volontiers

donné par

les

\Abbâsides

3)

aux descendants de Fâtima,
e

soulignait ce trait déplorable.
le

Au

milieu de l'hostilité des siens,

Alî
Il

premier paraît avoir

fait

exception. Voilà sa véritable priorité.

fut le

premier, non des croyants, mais parmi les Hâsimites, à em-

brasser l'islam.

Encore
c

attendit-il
4 ( ) et

pour se déclarer,
e

le

départ de

Mahomet pour Médine. Abbàs

Aqîl

5
(

)

se décideront à la
6
( ).

même
deux,

démarche, vers l'époque du fath de
(')
2

la

Mecque

Tous

les

^l^suJ^i »

C-*-^-Jl

^Jjt>\

^Jofi

;

Mas'oudî, Tanbîh (de Goeje), 231.
il

( )
3 ( )

Ya'qoûbï, Hist.

II.

22, bas;

assiste

aux funérailles de Fâtima;

ibid.,

II,

128.

Remarque de Nôldeke,

ZDMG,
^ ilo^.

loc. cit.

4 ( )

A

son sujet un
)

Lahabide dira au

calife
;

Hâroun
209,

ar Rasîd:
13
;

oSl^
5 ( )

Ajj-o-co \o

6j*\

{

-y>

^

ôr*^

'

^y^

Clol

Lo

à^-as

Fihrist,
;

écrivain flagellé par les

'Abbâsides pour avoir parlé librement sur 'Abbâs
Il

ibid.

m,
!

28.

vend

les

maisons de Mahomet
vous êtes
142.

et

de ses propres de

frères,
» crie

c

Alï et Ga'far

;

Baet

ladorï, Ansâb, 4153; «

les esclaves

mon

père

Hamza

à

c

Alï

à

Mahomet; Hanbal.
6
( )

I,

Dans Hassan ibn
de Moûta) figurent

Tabit,
les

Divan

(éd.

Hirschfeld)
et

XXL
Ou

d.

vers (élégie sur

la

défaite

noms de 'Abbâs

de

c

Aqïl.

tout le morceau,

ou

ce

vers

sont apocryphes. Certains biographes s'en sont autorisés pour affirmer dès

lors la conversion
far
<

de 'Aqïl

;

cf.

Hamïs,

I,

184; Tâlib l'aîné .Jo o»:* j,

\

Jfe"

O^

1

Ga

'-

^2wUi.l ^>

est
'Alï,

mentionné par Ibn Qais ar-Roqaiyât.
qualifié

Divan,

(éd.

Rhodokanachi)
s'a-

174; de
git

même

de^ ,,

expression d'autant plus surprenante qu'il
Si ces vers sont authentiques, la
1 er

du panégyrique du Zobairite Mos'ab.
aurait été fixée dès la

légende de

Moûta

seconde moitié du

siècle

H.

I

tlil)

si

toutefois
I

il

.1

existé

iront
la
I

grossir

ntingents

qoraiéites de Badr.

>ans

1<-

Qoran, dans
l'islam,

radition,

on mentionne un

type d'adversaire féroce de
un

d'ennemi personnel du Prophète,

Haéimite, Abofl
à

Lahab.
côté de

Pour énerver
Ali,
».

la

vigueur

de cette objection, l'orthodoxie,
«

le

lion,

l'épée de Dieu
.i

<-t

de son

Envoyé

a voulu placer Hamza Mais pourquoi, antéi

rieurement

Badr, ne pouvons-nous affirmer d'un
M. un. m à Médine, tandis

rtaine la
et

présence de

que sa femme

sa

fille

de-

meurent

.1

la

Mecque? Quant

à

Ga'far,

un autre frère de
la

'Ali,

on

Iroitement éloigné en Abyssinie. Pourquoi attendit-il

conquête
\r?\

de M.uImi- avant de venir mériter
négligence
se
justifie
le

la glorieuse épithète

/
s

:

malaisément.
intelligent

Et

parmi
tous.

t

parents,

le

moins

résolu,

moins
la

de

'Ali

se

serait

séparé

d'eux pour partager
désert?

fortune

d'un

réformateur, prêchant

dans

le

La conclusion ne s'impose
n'est

pas.

Ce

pas

tout.
le

Quand sonna l'heure de
précédèrent
à

l'émigration, les adhé-

rents de

Mahomet
(').

Médine.
'Ali.

Sur
Tous
la

la

liste

de

Mohâ£ir, on constate l'absence du
en conviennent

nom de
"Ali

les

annalistes

A

les

en croire.

demeura a
la

Mecque par
de

dé-

voûment: pour favoriser l'évasion
taire-,

et

terminer

liquidation

de Mahomet, enfin pour protéger et accompagner l'exode de
"),

I'atima
I

On

rencontre

ici

reunis ces

deux noms pour

la

première

lois.

ette dernière mission doit être mise sur le
les

compte des

Sfites.

Dans
état

autres versions
(3).

Ali arrive seul à Médine, à pied et
le

dans un

lamentable
inanijuc

Chez

Prophète, nous nous refusons à admettre
si

un

tel

d'égard

pour un cousin,

vraiment

il

venait de

lui

donner des preuves aussi héroïques de dévoûment

(')

Ya'qoQbî,
1

//.

.'..

11.

.j.\

3.

i.uis

1

i

.

1

1

HiaSm,

s-.ra,

819,

c"est 'Abbfia, qui

amène FSfima

a

Médine;

cf.

Nôldeke,
3 ( )

ZDMG,
Il)ii
-

LU,

24.
II.

al-Atir.

k'amil.

44. haut,

:

- 1»

c_J.Û»\ ,-Xfc.i M-i. jr;.-'

fmOt (ma.

Ku

prulii'

I

|>.trti.-.

26

'Alt et Zaid

ibti

Harita

#

* *

charge d'amener Fâtima à Médine, on substitue généralement Zaid ibn Harita, le maulâ de Mahomet (*), un des favoris de l'école orthodoxe. La Sonna ne se sent pas toujours le cou-

A

c

Alî,

dans

la

rage de s'en prendre directement aux ridicules exagérations de Sfa elle craint d'atteindre par ricochet le Prophète et d'ébranler
;

la
le

fragile

monument

élevé en son honneur.

Aux

attaques de front,

elle

préfère les évolutions parallèles, une série de
Disqualifiée

manœuvres compliquées.

par sa propre crédulité, inhabile à manier l'arme de la critique, elle se borne à miner sournoisement le terrain sous les pas de ses adversaires. Jetant sur Zaid son dévolu, elle a fait de sa
notice la réplique orthodoxe de la légende sTite.

Ces
la

subtilités

ne
c

la

rendent pas plus croyable pour autant.

Quand

Sf a présente

Alï

comme le premier musulman, l'orthodoxie se contente d'énumérer les 2 qualification. D'après M. Noldeke, « personne titres de Zaid ) à cette n'avait intérêt à inventer un tel mérite pour un personnage, dont les
(

descendants n'ont joué plus tard aucun
la

rôle.

Tout au plus entrevoit-on
antisTite
»
(

possibilité qu'il aurait été

souligné par la réaction

3 ).

Cette réaction n'est plus douteuse,

comme

le

démontre toute

l'histoire

de ce maulâ.
Rien n'est redoutable

comme

l'insidieuse

candeur du hadït

(

4 ).

Le

progrès des études comparées en cette branche des sciences islamiques, si redevable à l'érudition de M. Goldziher, permettent de s'en

x

( )

Tab.,

III,

2440:
'Ali

I.

S.

Tabac., VIII, 42-43
fait

cf.

Caetani, Annali,
tentatives,

II,

137; la sub-

stitution

de 'Abbâs à

ou à Zaid

partie

de ces

l'on s'efforce

de

rendre
lités

les 'Alides les obligés
la

des 'Abbasides,

comme

aussi de

multiplier les

probabi-

autour de
2

conversion in petto de 'Abbâs.
l
,

( )

I.

S.

Tabac. III
19.

30, 10;

cf.

Mas'oûdï, Prairies, IV, 137.

(3)
4 ( )

ZDMG, LU,
Dans
la

question du ^UaJU J.^ô"_S on se donne

l'air

de mettre Aisa aux
L^-i*
<iAJ

c

prises avec

Omm

Salama pour

faire affirmer

que

le

Prophète U&.

UJÔ M

£

;

Hanbal, VI, 296.

-r

compte.

(

ta

découvre des mysti
Il

ma

les variantes, les plus
;

inoffensives en apparence.
se

suffit

d'avoir l'attention en éveil,

our ne

laisser dépister par
a
( ),

les artifices
its.

enfantins

')

et

le

semblant

d'objectivité

affectée par

Le

choix d
Il

Zaidcomm
fallait

mier croyant va en fournir un nouvel exemple.
bien

avoir l'esprit

mal tourné pour
on pouvait

y

soupçonner une arrière-peu
sans rien compromettre, sans pr
les

Kalbite,

le glorifier

quer des ambitions dangereuses, sans mécontenter
et

puissants du jour

provoquer

les

rigueurs de la censure 'abbâside.
la

Au moyen de

ce nom,
mpartia-

on pouvait se livrer à
iiti
.

polémique, en

s.-

donnant

A

Ah

ses partisans aiment à faire accorder le titre
la viva-

sou beau-père. Zaid ne se trouve pas moins favorisé: derrière
cité il<s
cile

termes

(

\),

ou

le

Prophète

lui

décerne ce privilège

il

est

diffi-

de méconnaître une intention polémique. Non seulement Zaid amèil

nera l'apima a Médine, mais
n

remplira

la

même
Aux
i

mission pour Zai-

Voilà
le

Ah
finit

distancé

!

par devenir compromettant.

ations de

la

Si a.

i'<

irthodoxie oppose les siennes
les

A

l'effacement, ou

Mahomet
quand

I

son gendre, elle oppose

commandements

militaires
et cela

de Zaid.
il

[a-

mais.ohscrvetelle.il n'y figura en sous-ordre,

avait

»

)n

riantes les plus insignifi<

kj

el

c-v-o.

on

^Jpl

,

'^*io £j1

<H1

i**»!

cj
1

<^»>'~s=
i

OU <^».-o;
-

:

rs »

<>u

«

40

nuits >

:

le

mot
-

>JuL«
.

el

rsa;L.*on
150,

£,

*

_*

(il

s agit de

femmes);

js.-,..»o

-«^j
el

J

etc.;

rjanbal,
JO

Mosnad, VI, [33;
^"*?r>
:nt .

^j.^o
337,

<\J- ....-s,.

;

lUÂ*^
.

OU jA^^o».
Inconnue,

(

)

J

;

}a6: dj

^^
*

1

«I

<*J

««II

Dom d'une femme

ou hésite entre

a.».^.»...;

ou

<*~s_»-~

ou

.

Ainsi dans

une énumération, remarques
ml- .il
\'i

la

finale
•»

:

<

plus

.!

que

j'ai

oublies

>
ri

II.

îur «

d nie on en

oublié quatre
11; II.-.,

*.

Cel .in:.
981

commun;

voir Moslim,
:

$àMA
1
:

,

1

39a,
2.

ta;

• I

l

Maqrizi

1

!

\\ '.••:

;

n.

\
1

.

OJl

J^
1,

.

.

^Ju

viol

.

1.

S
Invitant s sourire

//.;»;.•.!,

-,..q

développement romanesque,

28

Equilibre entre la Sonna et la

S t'a
finir

avec
lui

lui le

collège des Mobassara. Enfin pour

par ce

trait:

s'il

avait
si

survécu,

Mahomet
est

songeait à
2
(

lui laisser

sa succession
c

(*).

Voilà,

je ne m'abuse, un coup droit

)

porté aux partisans de
«

Alï,
».

pour lesquels ce dernier

par excellence

l'émir

des croyants

Pourquoi devons-nous ces importantes révélations a une autorité aussi e suspecte que celle de Àisa? ( 3 ) Et cette affection du Prophète passe
à Osâma,

de Zaid. Après avoir constaté, comme nous, les tendresses paternelles de Mahomet dans le Qoran, les auteurs de nos collections canoniques aiment à le montrer s'amusant avec les enfants
le fils

de Fâtima,

les

prenant sur ses genoux- Mais en face d'eux, sur

la cuisse

demeurée

libre,

nous sommes assurés de voir apparaître Osâma. Ce
ingénieuses
la

tableau forme une des plus

inventions

de l'orthodoxie.
4 ).

C'est l'équilibre parfait, réalisé entre
tion, pensait-on,

sonna et

la sfa, la neutralisa(

des théories extrémistes. Nous aurons à y revenir
signaler ces
efforts

Mais

il

fallait

dès maintenant
la

méritoires,

pour

permettre de préjuger
le

valeur

de

la

légende,

destinée à glorifier

couple

c

Alï-Fâtima.

(•)

Hanbal, Mosnad, VI, 227. haut; 254,
etc.

d.

1.

Comp.
la

les

Fadâ'il
'Alï

de

c

Alï

dans
ré-

Montahab Kanz al'Ommâl, V, 29

on y trouvera
clichés.

légende de

à laquelle

pond

celle

de Zaid

:

ce sont les
il

mêmes
est

Quand dans un

hadït, 'Alï se
;

trouve

en compagnie du
(Krehl)
2 ( )

Prophète,

rare de

ne pas voir surgir Zaid

Bohârï,

Sahïh

II,

74, n. 7.

Ainsi aux apprêts des funérailles de

Mahomet,

les
fils

Hâsîmites apparaissent seuls,

mais l'orthodoxie a soin de leur adjoindre
373
a
,

Osâma

le

de Zaid
le

;

Balâdorï, Ansâb,

374

b
.

37 8

-

Sur

la

route de Badr,

Mahomet partage

même chameau
se

avec

'Alï et
3

Zaid;

{Ibid.,

181 a ) ainsi l'harmonie se trouve rétablie.

( )

Dans Hanbal.
que
celui

Mos?iad, VI, le
'Âisa.

mosnad d'Omm Salama

montre plus favora-

ble à 'Alï
4 ( )

de

Autres preuves d'affection pour Osâma; Hanbal, Mosnad, VI.
la

82.

156-57:

au

fath
cf.
I.

Mahomet monte
S.

chamelle d'Osâma,
43.

ibid.,

VI,

15.

Nous y reviendrons plus loin;

Tabac.,

IV \

.

* *

Avec Çohaib ibn Sinân, Ali homet à Médine ('). Entre l'hégire
ignorons
l'<

iva le dernier à rejoindre
et
a
(
).

Ma*
dû-

son départ de
s -i présence

la
i

Mecque, nous
Badr
esl

de temps
et
il

écoulé

ment constatée
parmi
les

n'apparaît

pas alors,

comme
(

un nouveau-venu

musulmans: nos documents, judicieusement interprétés, ne
affirmatifs.
Ni

permettent pas de nous montrer plus
dre part à aucune des

ne

le
il

voit pren-

lirions antérieures-

A Badr

aurait
il

i

ployé

un»- activité,

une valeur surhumaines. La Sira
principaux
s'efforce «le
lui

<>u

occupera
ainsi
:

tOrmais un
dire

les rôles
le

taire
<

pour
)n

regagner
v
i

temps perdu. A
et

repente rummus.
le

n'a

tenu compt
qidi
éiteSi

axiome,

et

moins que personne

zélé

sfiteWâde Qoraisuffisaient

dans son Kitàb al-Ma\
'Ali

Enorme
.

est la quantité
ploits

immolés à Badr par
illustrer

'

Comme si

ne

pas pour

un débutant, on
(5).

tient à l'associer

aux prouesses
le

des autres héros de Badr

N'est-ce

pas dépasser

l>ut

:

A

Ali.

devenu
de
la

calife,

beaucoup de ses contemporains contesteront
/').

la

science

guerre.
le

Sa valeur personnelle
7

[Lirait

avoir été réelle. Mais

mment

jeune acolyte du Prophète,

élevé jusque-là

dans

l'inl

rieur bourgeois

de Mahomet

( ),

n'ayant jamais

manie un sabr

BalSgori,
2 ( )

.a

La

rthodoxe
ispecte.
I

le

limite à

quelques

i'>urs

:

une plus longue absence de-

98,

20-21

;

on
etc.
7

le

«lit

m

île

mais avec

ta

Cf.

Wftqidi

Kremer), 146
1

duid^,

surtout p

s

r

d.

I,

où app. irait

la

titulature Bitte

^J^.^, ^r

;l

A Honain, AboO Talha

est la réplique

ansârienne de
,

'Ah
45, 7 d.
I.

XV,

D'aprèi

lea

données de

la

Sira

I

naît

pool

M

linois certains exploits,
|

attribués à 'AIT. Ainsi c'est
III

Mohainmad

ibn M. islam.» qui tue
Hll

Marh.-iN

ll.u!..ir;

H.inb.il.

;>s

A

Badr, Hass.m ibn TBbit, Divan (éd
Hfisimit

LXXVI, revendique pour
ment
la

les siens les exploita attribués aux

moitié

'i«-

ce
II,

dwan
103.

est

apocryphe

Voir une remarque

her. «laii-

revue Dit

fslùM

{

jo

'Alt,

mariage avec Fatinia

montre-t-il à la
telle

première occasion un aussi fougueux courage, une
r
(

expérience des combats?

).

Je renonce pour
et

ma

part à explila

quer ce phénomène.

La

vie au bazar

dans

les

échoppes de

Mecque
litaires.

n'était

pas

faite

pour développer à ce point
c

les qualités mi-

Jusqu'à
c

la fin

de sa

vie,

Alï

demeura en mauvais termes avec
il

son frère Aqïl. Après

le

désastre de Badr,
2
(
).

refusera de s'interposer

pour adoucir sa captivité
sonnelle ont pu
le

Cette mésintelligence, sa pauvreté perla fortune

décider à venir tenter

dans l'entourage
il

de Mahomet. Ses débuts à Médine furent pénibles:
au service d'un Juif
et tirer l'eau, destiné

dut se mettre
3
(
).

à arroser les palmeraies

Ainsi s'expliqueraient les retards de son mariage avec Fâtima.

La

Sfa
gire.

complique la situation, en les supposant déjà fiancés avant l'hé-

Ya'qoubï
»

(II,

42) place le

mariage

«

deux mois après
c

leur arri-

vée

à Médine. D'autres écrivains, pour tout concilier, recourent à
la

une hypothèse, déjà exploitée par
cas,
il

légende de Âisa. Dans

les

deux

faudrait admettre

un double mariage:

le définitif devrait être

placé après Badr,

ou plus vraisemblablement après

Ohod.

Comme
(

tous supposent un an d'intervalle entre les deux actes de cette combinaison matrimoniale, la conclusion paraît en avoir été laborieuse
4 ).

Pour
de leurs

les

entre 9 et 12
filles

femmes arabes ( 5 ), l'âge normal du mariage se plaçait ans. Nous voyons des parents s'inquiéter sur l'avenir
quand vers
l'âge

de dix

ans,

les

prétendants se font

(')

Voir

les notes

de Horovitz sur Komait, Hâsimiyâl,
sî'ite.

II,

95-96

;

le

hadît 'alide

s'est inspiré
2

de ce passage du poète
index
...
s.

( )

Cf. Mo'àwia,

v.

'Aqïl
;

;

notre Califat de Yazid
Tabac., VIII,
12 13
;

I,

135-36.
3 etc.
)

(3)
4

Montahab Kanz
Soyoutî, (ms.
e

V, 56
eff.

I.

S.

16,

( )

Âsir
;

Constantinople, Magmoft'a,

n.° 115
II,

<*U-«jUM

^y»-^
;

<*^kli frU-ujl (3, p.

i6i a

Sibtibn Gauzï, Mîr'ai (ms. Kuprulu
te

195, 213b; Maqâtil, 19

Qotaiba, Ma'ârif, (Wùstenfeld) 70; ms. anon. S
i3 ab
;

Sophie, Constantinople, n.°
II,

457,

p.

Hamza somme Mahomet de

lui

procurer de quoi vivre (Hanbal,

175,

bas).

Lui aussi l'indigence a pu l'amener à Médine: à l'exception du banquier 'Abbâs, tous
ces Hasimites se trouvaient réduits à
nourrir ses enfants.
( )
s

la

misère.

Aboû

Tâlib

se voit hors

d'état de

Il

en est encore de
184.

même

chez

les

Arabes de Syrie;

cf.

A. Musil, Arabia Pe-

traea, III,

'.Ut

attendre
taient

(')•

Sans être
j)lns d«-s

|uents, da-

pas non
i

phénomènes en Arabie
\

,

A.mrou ibn aTÀsj
I

se marie a
d*<
»

j

ans; a

i

ans, on
faut
à

mentionne déjà un divorce à
a

i

ii.i

ibn Zaid

Il

donc s'attendre
cette

voir n sa
vi<

forcer de rajeunir

Fâfima

époque importante de

Les multiples combinaisons chronologiques, énumérées plus haut, pour
ic

l'hégire

la

date de sa naissance, n'ont pas un but plus

désintén

-

La

|

le

rion
et

du mariage accule nos auteurs à
de renoncer provisoirement à
la

la

nécessité de citer
syn>\<-

nombres
Fatima.
et

méthode des
la

chronismes élastiques,

comme
clausule

ils

l'avaient

fait

pour

naissance

In

chiffre,
1

fréquemment donné,
la

est celui de 15 ans ou 15 ans

demi

ec

discrète:

^1

J laissant

entendre que

ce total est susceptible de recevoir .les additions

Effectivement des

auteurs, et parmi les plus anciens ( 6 ), parlent de
iluation s'éloigne

moins de

la vérité,

sans l'atteindre encore.
la

Si pour

la

durée totale de sa vie nous adoptons
devait avoir
d(

moyenne de
la

30

ans, Fatima. a l'époque de Badr,
si

vingl
le titrer

même
île

elle

n avait pas atteint l'âge,
'

l'on

pouvait mériter
le

en Arabie

ette constatation

préciserait

sens de cer8

tains hadit. ou elle se prétend plus

âgée que son mari
ans!

( ):

prétention

inadmissible chez une fiancée de

[5

(')

C

I

etc.

Q
f>
;

taiba,

à/,;

97,
II.
I.

10;

Qotaiba, 'Oyoûn,

H-.!i.r

Krehl),

[58,
s.

;.

Cl
ptait
<

y',j ; >,;</

,

iv

',

5c, bas.

Un

petit-fils
la
I>.

d'Ibn

'Al

14 ans,
li

pic BOO père; <>n

I<-s

distinguait a
i ,

couleur

nVmp'.'Y. lient pas

ml
i-i

•ur<->.
rail
.ni

'.

I

.i

!.»<

lor
I

An

A Medine, on

jooei avec les

un cliché emprunt''Abdalbarr,
.'

MOSnad
:

.

B

li.iri,

I\',

l> ih.il>;.

Târih,

ms

Paris

11a b
I.

.

£*«.j'wJl *yk£)
T. il'..
III.

19;

S.

VIII, 13;

«435; Ibn Gauxî, .^JLAJI
I

o^->-^ ims

Koprolu) non pa

,

2

Célibat dans

V islam

c

Alî aurait alors
si

compté environ

25 ans

(*);

une nouvelle

invraic

semblance,

nous devons avec toute la Tradition, considérer
jusque-là célibataire.

Alï

comme demeuré
Dans
la

Sa pauvreté n'explique
2
(
).

rien.

Péninsule, l'ancien code matrimonial connaissait toute une

série d'unions à

bon marché

:

par exemple, la moFa

Les mariages

y étaient précoces pour les deux sexes. Le met, épousant à 25 ans sa première femme ? Mais certains auteurs ont pourtant senti le besoin de rajeunir le Prophète et Alï à ce moc

précédent, établi par Maho-

ment de

leur carrière. Us ont hésité devant l'énormité

de l'hypothèse
«

!

Du

vivant

même

de Fàtima,

c

Alî s'oublie à parler de
3
(
). «

ses

femmes

»

à propos d'un manteau reçu du Prophète

Pouvaient-ils ignorer la doctrine du Maître
dit,

?

Je tremble, aurait-il
les célibataires

pour un jeune

homme non

marié

».

A

ses

yeux

étaient non seulement maudits, mais tous des tisons d'enfer! Malgré
la

vigueur de ces expressions, malgré l'éloquence encore plus démon-

strative

de sa propre conduite,

il

paraissait redouter la contagion de

l'exemple, donné par Jean Baptiste, qualifié de )y^- célibataire, par le Qoran (j, 34). Mais, s'empressait d'ajouter le Prophète, il n'entendait pas voir les siens imiter le
fils

de Zacharie.

Il

ne cessait de dé-

velopper ces principes, recourant aux similitudes
«

les plus expressives.

Deux

prostrations d'un
».
Il
il

célibataire

déclarait

musulman marié valaient plus que 70 d'un « pauvre, deux fois pauvre le célibataire,
».

quand même
«

aurait possédé des millions

On

acquérait plus de
les

mérite en dépensant un dinar pour sa
la

femme que pour

pauvres

ou pour
la

guerre sainte

».

«

Quand deux époux
travers l'interstice

se tiennent par

main, leurs péchés tombent a
«

de leur doigts

».


ses

La valeur du musulman ne
femmes?
(*)
2 ( )

se mesurait-elle pas au

nombre de

»

(

4
)

Maçâlil, 9-10;

I.

'Abdalbarr,

Isti'àô,

771.

Maintenue par
1.

les Sfites.

Après
jJ_J

la liste

des enfants de
,

'Alî,

Ibn Sa d, Tabaq.,

c

III

\

12,

20 ajoute:

s^yt,

yè J^

^

UJ ^o^, }
Fâtima
;

mais

il

a

pu en exister d'audiffé-

tres, issus

de mariages antérieurs à
listes

celui avec
c

on remarque de notables

rences entre les
3

des enfants de
,

Alï.

Voir plus loin pour Ibn al-Hanafiya.
;

( )

,3l~o
137
;

^,-0 lfJ^*vJ>

avec des essais d'atténuation

Hanbal,
4.

I,

91,

2

;

92

;

6 d.

1.,

nous y reviendrons. Boharî,
I,

Safiih (Krehl), IV, 85,
cit.,

4 ( )

Hanbal, Mosnad,

243; Bohârï, op.

III,

412.

33

Un
pour

dernier dicton de
i

Mahomet
verdure
le

semblait viser une infirmité phyet

sique de Ah:

regarder

la

un

\

urne, rien

de

tel

fortifier la

vue

f

(

).

Voilà

plaid

matrimomo^

attril

encorenous sommes-nous contenté d'une cueillette ci* lie dans cette anthologie touffue. Combien de ces dictons remontent réellement is |u'à A.boQ'1 Qasim, nous n'avons pas à le déterminer Mais

Mahomet

en

les lui

attribuant, la Tradition n'a

pas trop présumé, en croyant
et celle
i

Ire

fidèlement la pensée
le

du Maître

contemporains,

ue

Prophète(

a
)

à l'âge de 25

ans

n'en était pas à son prele

mier essai de vie conjugale, que ce
d<

fut

également
les plus

cas de

Ah

et

Fâtima, que tous ont craint,

comme

dévoués disciples du
.

Maître, de mourir célibataires, -> <JU3
parait infiniment probable,
la

.c.

»UJ lyUL

la

conclusion

pour ne

rien dire

de

plus.

D'autre part

composition de

la

Stra implique tant d'autres problèmes que nous
celui-là.

is

nous résigner à classer encore

Nature sensuelle,

comme

;

les siens,
lui

Ah

n'attendra pas

la

mort de latima pour montrer comsa

bien
le

posait la

monogamie. Après

mort

il

s'em

1

de combler

vide, laissé par l'absente, et

de se constituer

un nombreux harem.

1

]

aant à

la
;

date du mariage, a part
.

les

auteurs entes ou a ten
la bataille

dances alides

personne no.,-

la

placer avant
'hod.

de Badr

:

Ceux

qui

le

disent
(

doivent sans doute
la

ntes raisons

>n

devine malaisément

tendance, qui au-

l

(
.

)

Ci.

.

Kanz

le

.

.

.

VI
//•ut.,

E^anbi

III.

m..

fcihûd*\

III.

2f>f\

^_j^
* 1

js?
Xïbii (éd
Hirachfeld

,

11

ne

;

Haas&o

il.

m

en

'..

L'idéal da

musulman,
.\

J^~~^
l

.

Kindi

dan

1

<

tottheil
;

I.

HW

:"i

Comme
(famb

Va'qoûbî, dtè plus liant:
:

cf.

T.»l'..

Il

n

;s

I.

:'>-•

.

I

'Abdalb in
.

Qomme

24

Préliminaires du mariage de Fâtima

rait

pu

les inspirer

ici.

Si pour établir ses

filles,

Aboû'l Qâsim suivait

l'ordre

de primogéniture, Fâtima, supposée

la cadette, n'a

pu précéder
moins
dépit

Omm
deux

Koltoûm;
batailles.

celle-ci

mariée à

c

Otmân dans

l'intervalle entre les
les

Cette conclusion concorde avec les déductions

incertaines, fournies

par l'étude comparée des sources

1

(

).

En

de leurs contradictions, du désordre intentionnel, nos documents n'arrivent pas à dissimuler une constatation, assurément pénible pour
l'amour-propre de

Mahomet

:

la difficulté

de trouver un gendre L'Ara!

bie ne connaît pas l'institution des vieilles

filles:

la

demande semble
le cas, si
fillettes,

toujours avoir dépassé l'offre

2
(

).

Ce

devait être surtout

nous
selon

admettions,
la théorie

comme

générale, la coutume d'enterrer les
le

vulgarisée par

Qoran.

Combien peu avantagée devait
la

être

une

fiancée,
le

pour voir prolonger son célibat par delà
c

vingtaine

!

D'après

jugement des contemporains, notre portrait de Fâtima
s'être résigné

risquerait
passivité,
Il

donc d'être ressemblant. Alï paraît
formant un des
traits

avec cette

de son caractère.

commencé par refuser tout douaire, prétextant dut insister, rappeler la belle cuirasse, Le Prophète son indigence. Cette donnée, recueillie par lui sur le champ de bataille de Badr ( 3
aurait pourtant
).

en l'absence de toute autre information directe, a déterminé beau-

coup d'auteurs, à dater
parfums
ceptait
les
le

le

mariage postérieurement à
était,

la

seconde année
c

de l'hégire. Le Prophète
:

nous

le

savons, grand amateur de
il

en cette matière, au témoignage autorisé de Âisa.
les plus

n'ac-

que

exquis

(

4 ).

Il

recommanda donc à

c

Alï d'employer

deux

tiers

du modeste douaire

400 dirhems

en parfums,
(

reste devant suffire à l'installation du

nouveau ménage

5 ).

Voilà

(')

A

Médine, Mahomet aurait une année entière logé chez Aboîi Aiyoûb l'AnS.

sârien

(I.
2

Tabaq., VIII,
les

14,

2).

Le mariage

doit être postérieur à cette

date.

( )

Parmi

Qorais les garçons
s. v.

paraissent avoir été spécialement

nombreux

;

cf.

Mo'awia, index,
3
(

prolifiques.
I,

)

Hanbal, Mosnad,

80; Ibn Hagar, Isâba, IV, 725, d'après Ibn Ishâq ^jbU=l

^

4

( )
5 ( )

Hanbal, Mosnad, VI. 207, 236; Mo'awia, 366-67.
Sibt ibn al-Gauzï, Mir'at, ms.
cité.
II,
I.

2T3

b
;

Hanbal,

I,

93, 8;

I.

S.

Tabaq.,

VIII, 13, 7; Montahab
« car

Kanz..., V, 99, 8

d.

tU^JI

^

s-

b'I^ol

L^ili

doit signifier:

Fâtima

n'est

qu'une

femme

».

Scène apocryphe de

la nuit

des

noces, on y

fait

-

comment nos auteurs
nés époux.

ont

cru pouvoir expliquer l'indigi
ils

eue

En même temps
ils

ont pensé à un<

détache-

ment, quand

faisaient

donner par Mahomet un déplorable exemple

d'imprévoyance, très conforme d'ailleurs au caractèn
<

Quand
iir

le

Prophète songeait à marier une
gardait-elle
silence,

filles,

il

allait
I

près de son appartement en disant à
le

haute voix: un
l'affaire

prononcé ton nom, La fiancée
conclue; venait-elle à agiter
la

était

portière, les négociations

demeuraient

rompues

i

(*).

Ce hadu

s'efforce,

en mettant en avant l'exemple de
.

M

ihomet, d

garantir une liberté précaire aux futures mariées
<

lib<

reconnue par l'antique £âhiliya.

>n

restreint

malheureusemenl
déclarer auProphète

concession par l'insistance avec laquelle on

fait

que pour
tima

les

jeunes fiancées

'

I,

le

silenceé qui val. ut à un
ir

consentement
ai

Consultée

par

son

son

futur
(

;

mariage
Silence
i

commença

par garder

le

silence

3 ).

de

surprise

d'ahurissement! La malheureuse enfant ne seml
à une pareille proposition. Elle ne tarda pa
festa

être attendue
later

r) et mani-

a

v.n

Tu bruyamment son mécontentement imposer ;v lui dut Mahomet gueux!

m'as mariée,
silence
'Ali.
le
<

ma telle,
le
7
(

(").

Puis pour la

calmer

il

se prit a

enumerer
famille, le

les <iualites

de

le

musulman
instruit
>

plus ancien de

sa

plus

intelligent,

plus

).

.1

femme de

(ia'far le

Volant, pour lors en Abvssiniel

Ag.

XI
y

67

A

lOlt et

.1

travers les HSéimitea doivent intervenu

'Alidea

Hanbal, Mosnaa\ VI, Kanbal, VI, 45, 165.,
garnis,
i

;cf.

II.

259,
12.

;

.7;

1.

s.

fabaç., VIII,

Baladori,
ïx^,I
.

AmsOb 43»
t

b

Komm, loc dt.
'jojk^..
-

Mahomet imp
elle fi
fit

la

on mari;
1

cf.

Hanl-.d

VI, 412:
»

«

<L«LJ \JSjb
1

ûul j_s

.

un signe de

la

main,

1

mme
le silence loc.
cit.
«--

,

.,

<

qull ne
fut

loi

plaisait

paa

«>J

\

Jy3 »
Bal

Comme
tail

on l'avn

de

itnpeni de

I-'.inm.i
-ni

encore plus éloquent

V
jL~»;
cit.;

dana BalSdorî,

yj\
Cl*o
le
'

jL
^_
.

.

—-- A

Ijs

j.

j^

Katu, loc
;

Osd, V, 530;

on cher

renie

reproche d'inintelligence

Us*"

1

U

l

poni

d

36

Portrait de 'Ali


dans
sa

«

Dieu lui-même

le lui

avait destiné

comme époux

».

Dans ce
c

panégyrique,

l'assertion la

moins inattaquable, l'ancienneté de

Alî

l'islam, si elle était

de nature à toucher Mahomet, pouvait laisser
et cousin avait été

fille

indifférente. Si

vraiment son futur époux
si,

élevé à ses côtés dans la maison paternelle,
il

à travers mille dangers,

l'avait

amenée de

la

Mecque,

il

faut

nous demander pourquoi

Fâtima

refusait

de tenir compte de tout ce passé.
ses raisons. Celui de

Le cœur a
volter
fète
?

Fâtima

(*)

avait-il tort
!

de se

ré-

Pourquoi résister à l'éloquence paternelle

Si la

fille

du Pro-

n'était

pas une beauté,

c

Alï se trouvait loin d'offrir l'idéal de

l'esthétique masculine.
la

Chez
2
( ).
c

leurs héros, les

Arabes aiment à relever
le fiancé

hauteur de

la taille

C'aurait été spécialement le cas chez les
3
(
).

Hâsimites, surtout chez

Abbàs

Rien de pareil chez
),

de

Fâtima. Sur un tronc trop court

4
(

au-dessus d'un ventre, démesu-

rément proéminent

5
(

),

se

détachaient des bras ridiculement minces

1
f

)

Margoliouth,
ibid,

Mohammed,

282, le

mariage ne

lui

aurait pas déplu

;

son caractère

chagrin,
2 (
j

236.

Mobarrad, Kâmil, 54-55;

29S;
I,

Qotaiba. Ma'ârif, E, 198;
266, bas,

Ibn Rosteh,

A'iaq

(éd.

de Goeje) 215; Qalqasandï, Sobh.
Safiîh,

il

faut lire Ojt*o

^

-w-nô

;

Adam

comptait 60 coudées; Moslim,
le

II.

352, haut.

Les mosnad des Ansârs réclament

même
3
(
)

privilège pour leurs héros; Hanbal, III,

121, bas.

Après Badr, impossible de trouver à Médine une tunique assez grande pour
I.

"Abbâs;

S.

Tabaq., éd.

IV

1
.

7,

1.

19;
d.

il

atteignait
'Iqd*,
III,

le

sommet d'un
Cf.

,Ja-ol JalL^^i

;

Ibn

Rosteh, A'tâq,

de Goeje) 225,

1.;

302,

n. La comparaison est à douMaqdtil,
p.

ble fin: blancheur

du
I,

teint et

hauteur de
S.

la taille.

38;

Komait, Hasi-

miyât (éd. Horovitz)
(*'

31

;

I.

Tabaq.,

IV

1
,

20.

Détail signalé par tous les auteurs; p. ex.

Waqidï (Kremer
,

87, 273.

'Abbâs,
a
.

son

petit-fils 'Alï,
s
(

longs

comme

des lances oUJOI ^Jjdft^,
78J

Baladorï. Ansàb, 711

)

A

tort

M. Friedlânder (JAOS, XXX,
II,

croit rares les allusions à cette par6,

ticularité; cf.
'Iqd*, II,

Ibn Batriq (éd. Cheikhoj,
I.

33; Mo'âwia, 144; Yazid. 132; Maqàtil, 10,
I,

225; Tab.

3970; Abou'lfida, Histoire (éd. Constantinopl.)
I.

190;

Qotaiba,

Ma'ârif (Wùstenf.) 106;
les signes

S.

Tabaq., III
-l
;

1
,

16, 17.

Plus tard pourtant 'Alï placera parmi

de sa

si'a

^^k-Jl

^

Monlakab Kanz..., V.
'AIT qualifié
b.

440

;

UUaI ,J<vW
par
<>,!>;

les

plus

il-

lustres;

Hanbal,

III,

169, 7, d.
;

1.;

de

^-^vlo <r^J^i
.

les

poètes bédouins;

Baladorï, Atisâb, 427, h. 433 a

433
1.:

Jaudl j>sx^
contiennent

..

«jki

vers apocryphes, cités

par Ya'qoûbï, Hist
point de 'Alï.

II,

143, d.

ils

une

allusion

maladroite à l'embon-

Au

milieu

d'une

tel
(')

rme, de petits yeux éteints
trait
a

<:t

chassieux,

un nez camard!
é imites,
l«-s

Ce dernier
le

achevait de

le

distinguer des Ha-

chez lesquels
»

nez était
Ali
oni

lèvres

(')•

En apercevant
1

pour
I

la

première
le

fois,
fait

une femme

s'était

écrié

.

On

dirait

rajustées au

petit

bonheurl
un

Voilà

au

physique

le

fi

Fatima. Ajoutez:

manque complet
la

d'intelligei

elle

\><

lourdement sur toute sa carrière commun à tous les membres de

enfin,

une extrême pauvreté,

trait

famille

d'Abo
le

\.

'.'-..•

L'avide
la
-

'Abbas en avait
a
la

profité

pour se

faire

céder

privilège de

Ka'l.a. en retour d'un prêt d'argent

qu AboQ
voit,

Talib

se trouva

hors d'état de
iliation
'Ali
-

restituer à l'usurier (4 ).
était

On le

chez les 'Abbâs

des 'Alides
i

une tradition de

famille.

de son indigence pour refuser
lui

d'abord

la

l'atima.

Mahomet
\li
<

en gardera rancune,
il

comme
le
.

aussi des infortul'at-

nes de sa vie
titude
et
i

conjugale;
celle
le

ne se gênera pas pour opposer à mari de
et

de ses gendres omaiyades,
«les

Zainab

Hnian,

possesseur

deux lumières

Roqaiya

Omm
al

Koltoum

(S),

lùix

du moins savaient apprécier
Prophète!
|

l'honneur d'une

liance avec la famille du

('

(Jotaili.i

S

.--J>>

^jlJV^,

^Jul

K)^

Voii

l<
»

-

.

*

-

.rit.

^-i. *j ,^~i <\J¥ ^wkJU-Vjt. ^yt

(5)

.

n.

vjy.
Oïl

ms.

Bibl.

Kbèd.; Moslim,

-Ni//://.

II.

?4&
l.i

l"- h

;;.n

Al.iM- DoniS

livre sur le in. te
l.

aima Sur
VIII,
13,

lenteur d'intelli|
>uô>

an exemple dans
1

S.

/

v

••/.

haut;

^±^

Y

ju
1

vk

J3I.

Pour

s.i

science islamique, voir l'anthologie remue par

S

i.

s

VI11

M. Casanova s'étonne
les
:

de

me voû

relever <

la

ns

d'Ali,

nent dup
cette antithèse n'expliq

»

;

Mak

ntinueronl

Ils

p

ls

le

m

1

.m bon

moment pour

guider

Ils

de 'Ona
contre l'opinion contra

seut.ut le besoin

III.

PREMIÈRES ANNÉES DE MARIA*

ÎE

Mans
sa

l'histoire

d'amour-propre.
fille

de ce mariage on découvre partout des blessures Le Prophète dut se sentir profondément mortifié:
à

lui

était

demeurée
B

charge jusque vers

I

20 ans, plus
l'<

du double de l'âge de Àisa et des fiancées arabes ordinaires, à

que de
l'a
il

leur mariage.

Encore

le

parti était

loin

d'être

brillant!

S'il

ai

ce

nu sans doute pour

sortir d'une impasse.
la

En revanche
la

a pu insérer dans le contrat matrimonial
la

clan-- de

monoga1

mie:

condition, ou lui-même s'était trouvé réduit vis-a-vis de
loin l'occasion

la-

nous aurons plus

de nous en convaincre,
le

[ous

ces froissements aident à

comprendre

manque d'empressement,
mariage
d'inclination.

manifesté par

les

intéressés principaux, à l'occasion de cette mysté-

rieuse affaire, où rien ne laisse l'impression d'un

Les auteurs musulmans rémonial des noces, minutieusement réglé par
dans leurs prolixes descriptions
hronologiques,
et
ils

préfèrent arrêter leurs regards SUT le
le

Prophète

;.'

.

Mais

se détient

trop peu de leurs conles

désireux de glorifier

membr*
ruant

la famille haéimite, ils y font apparaître des personna en Abyssinie, ou demeurés dans l'infidélité à la Mecque.

Pans

leur

empressement pas la mesure

à flatter
'

la

cour de Bagdad, ces écrivains ne gardent

re< [uise

prononce
67:
Klms..

.

r V,

KJJ
tg;

a^*.
l

bïc

//•••
;

J;

Hanbal,

l

S

/ie. ;,-., VIII.

13,

ij

40

Désaccord

eyitre les

époux

Conclue sous de

tels

auspices, l'union de

r

Alî et de

Fatima ne
I

pouvait être heureuse

Au nouveau
la

foyer, à côté

de

la

misère

(

),

la

discorde ne tarda pas à venir

s'installer. Si

Mahomet

n'a pas
le

tenté

de soulager

la

première,

Tradition pense y retrouver

détache-

ment du monde, qu'elle prête volontiers à Aboû'l Qâsim, quand ailleurs elle le montre couvrant de bijoux Omâma la fille de Zainab et Osâma ibn Zaid. Fatima l'appellera de l'indifférence et ne se gênera
pas pour
le lui

dire en face
les

2
(
).

L'année, consécutive à la bataille de

Ohod, coïncide avec

développements, donnés alors au harem de
en-

Mahomet. Les ressources ne manquaient donc pas au Prophète,
richi

par les prises, opérées sur

les

caravanes qoraisites. par

les dé-

pouilles des Juifs et par les spéculations commerciales.
nières,
il

Pour ces der3
(
)

s'était

associé

d'habiles

trafiquants, kalbites

et

autres,

connaissant à merveille les marchés syriens, où de Médine

Mahomet
Zaid ibn

cherchera à évincer ses
Hàrita réunissait

rivaux

de

la

Mecque. Son

favori

les talents d'un capitaine

à ceux d'un adroit agent
le

de commerce et opérait avec dextérité pour
socié et

compte de son
:

as-

maître.

Entre eux tout
c

était

commun
lui

à

l'occasion Zaid

n'hésitera pas à lui céder sa

femme
le

Zainab.

La

mésintelligence entre Alï et Fatima

causa en revanche
l'obliga-

de graves ennuis. Incessamment

Prophète se voyait dans
(

tion d'intervenir, sans arriver à rétablir l'entente

4 ).

La

naissance de

{*)

Pas de

lit

{Montahab Kanz.... V, 56) pour
;

les

nouveaux mariés.
la

I.

S.

Tabac.,

loc. cit.;

Baladorï, Ansâb, 439 ab

on cherche à amener
:

déclaration du Prophète que

'Alï est «
III,

son frère et

le

meilleur de sa famille »
les

il

est assimilé à «
I.

HâroQn

»;

Hanbal,
cf.

32;

Mahomet asperge
als

deux époux d'eau;
Mittel,
,

S.

Tabac., VIII, 14-15;

Gold-

ziher,

Wasser

Daemonen abwehrendes
arabis.

dans Arch.

f. Religionswis., XIII, 20 etc.,

Wellhausen, Reste
2
(
)

Heidetdums
cf.

2

155.
79. 80.

Hanbal, IV. 326;

Ibid.,

I,

3 (
)

Comme
« Allah

le

mystérieux Dahia ibn Halîfa. Nous développerons ailleurs ce
<*JLo.
<=,

point
;

de vue.
bal, IV,
4

m'a donné de tous ses biens

<^Ai

*

<^^les

*

^Mahomet)

Han-

137,
I.

7.

Pourquoi alors rebuter Fatima?
16-18; 23-25;

S.

Tabac., VIII,

scène intime entre

nouveaux
et
I,

mariés et
« sentent

le
la

beau-père;

ce dernier

introduit ses pieds sous leur couverture
;

ils

en

fraîcheur sur leur

poitrine »

Hamïs,

I,

463;

Hanbal, Mosnad.

96. Cette « frai-

Hasan

et

de Hosain nul. tint pas un meilleur résultat
la

La
(').

débil<

tima ne se sentit pas

force de nourrir

ants

Des

tradi

donnalistes courtisans ont chargé de ce soin roujours le même système! Multiplier 1rs obligations ^bbas
'

Omm

al 1-adl. la

femme

des Fâtfmites vis-à-vis des califes de Bagdad, afin de

rendre moins

odieuse

la

situation
les

inférieure et eflfa

neuse souhaitait

maintenir.

Ce

zèle

dynastique néglige

de tenir

compte de
ment
sa

l'indifférence religieuse
1

de 'Abbâs, demeuré àlaMe<
s--

jusqu'à l'époque du fath.

tans ces circonstances, on
fi
1

demande comrôle
s'ils

femme

a

pu remplir au
duplicité de

.aima

le

assujettis

sant de noun
a faire oublier
la

Mais tous les moyens

étaient bons,

servaiem

'Abbâs

et

des siens à l'égard des
la

des

'•

à

rendre moins invraisemblable

conversion

in

de

la

famille hasimite.
lité

Au

sucres de

la

manœuvre contribueraient
complicité

la crédula

de

l'opinion

musulmane
les

et la

des

rédacteurs de

Stra, désireux d'écarter de leur route cette pierre d'ach

nt et

de se prémunir contre

rigueurs de

la

censure

officielle.

A

la

naissance de son aîné,
la

lauma

voulut accomplir lésa

en usage,

'aqiqa

; (

),

pour

téter la venin;

au

monde
la

d'un

ga
6
( )

Mahomet

conseilla

une

autre

pratique; couper

chevelure

au

cheur des m. uns
le

et

des pieds

»

;

de Mahomet
*i--^»

est

un

cli<

lemment
au
lieu

utilh
I

h;..lu.

<)u le dit d'ailleurs

££^j£J1
Kn-h!
,

^^.JL-JI

*i--^

;

de Jc^>, on

aussi -ÀJ^;
1')

Boharï. Sahih.

IV. 97, 9S.
a

Montakab fCan
VIII,
112.
,

aurait eu

une nourrice
<>p.

des Banofl
fa
..

Km. ma

;

.-/.;..

30
.


|

ou Lobaba;

cf.

Baladorï,
la

cit.

I

S

VIII,
1
!

//m.

1.

t7 i;

Lobaba,
1

nom de

femme de
le

'Al'
la

m
le

,:.

,

VI

m. -mis de reculer après
• :

fath

tout
la

mosuad d'Omm Fadl
fath, portant
i

i*

:

p-

34o,
loc.

on

monl

le

cit.

i

Afaçâtii,

2$,
II.

bas.
[8

.

Cf.

H. ml. .il,

BalBdon,

ma dt 159
AOkq (èd

b

.

Mahomel
17

lsmes>yu
aérait

roi les

deux

now
le
;

U"-

tain

né tn
Idaiher,
l

Ibn Rosteh

le

G

hist.

Relig.,

XI\', 49-51.

Sur

I

42

Naissance des

fils

de Fâtima

nouveau-né, estimer

la

valeur du

poids

en argent et

le

distribuer

aux pauvres, de préférence aux mendiants Mohâgir, appelés AJil assofa. Cette même coutume fut observée à la naissance de Hosain ( ). Quelques instants après la délivrance de Fâtima, le Prophète s'était empressé de murmurer à l'oreille de son petit-fils la profession de
!

donna à goûter sa salive. C'était le tahnïk (3), pratique familière à Aboû'l Qâsim, quand on lui apportait les nouveaux-nés. Pour Hosain, il arriva trop tard; Fâtima s'étant
foi

musulmane

2

(

);

puis

il

lui

empressée de
teur,

lui

donner

le sein.

«

Voilà, pourquoi, ajoute

le

narra-

Hasan

fut le plus intelligent

des

deux

frères

»

4
(

).

Impossible

de tracer d'avance une plus sanglante caricature du lamentable héros c de Karbalâ (5). On l'achève en faisant déclarer par Alï « parmi mes
:

enfants,

personne ne

me

ressemble

comme Hosain

»

[

).

Outre Hasan
troisième
bileté
fils,

et Hosain, les
(7).

Mohassin

documents accordent à Fâtima un Son existence problématique — on a l'hade bonne heure

de

le faire

disparaître

est principalement

affirmée par les Sfites, ou par les partisans des 'Alides, désireux de
multiplier

pour Fâtima

les

honneurs de

la

maternité

8
( ).

La

tête rem-

(')

Hanbal,
b
.

VI,

390-91,

392;

Mahomet

<Làs

s yaj^

à3y>

^^,

Balafon:

ms.

cité,

259
2
(

)
3

jwil
Bohârï,

>l

<3

>\, Hanbal, VI, 391.
Si,

( )

Sam" II,
takbïr),

2; III, 512; IV, 115; 158;
cf.

Hanbal,

III, 106, 171, 175,

188

(avec addition
(lire ,JjJ>
4
(
)

du

254,290;
) ;

Yazîd, 185; crache dans la

bouche d'Ibn 'Abbâs;

au

lieu

de (JJo

Balâdorï, Ansàb, 720. b.
cf. cf.

Montahab Kanz..., V, 99;
Montahab Kanz..., V, 103;
Balâdorï, Ansâb. 44S n
.

Balâdorï, Ansâb, 592,
Yazïd, 149-66.

a.

5 ( )

6
( ) 7 ( )

Ya'qoûbï, Hist..
le

II,

252; Balâdorï, Ansâb, 258»;
Balâdorï,

pour
455
b
.

lui

aussi

on donna en

aumônes

poids de

la

chevelure;

ms.

cit.

D'après Al-Mofïd ibn
n.

al-Mo'allim, >\^sô\
la

^

^àl ^ys^- <*Cs-*^
Os-

g

>\J^^ ^_JC^
(un avorton),

(ms. Leiden,

1647) p. 132, après
(sic);

mort de Mahomet, Fâtima vj^kiLJ

nommé Mohsin
I,

Mohassin

,

pas

nommé
II,
8
)

dans

les Hâ'simiyât

de Komaït; mais Hanbal,
fils

q8

le connait.

A

Karbalâ

pour un de ses
Hist.,

fils

nouveau-né, Hosain,
,

de

'Alï, fait le

tahnïk et le adân; Ya'qoûbï,

291,

1;

Moslim, Sahih'1
Prairies, V,

II,

232-34.

Mas'oûdï,
:i

148;

Aboû'lfidâ,

Hist.,

I,

190;

Magmoû'a,

n. 349,

ms.

B. Khéd., p. 2

ajoute judicieusement: Mohassin nous est seulement connu par

le hadït,.

/> phtt<r

plie d'idées belliqueuses.

Ail

—comme
Kri|(
-"

il

l'affirma

plus tard

avait

a tous ses

tils

imposé

le

nom

rr

'

,-r

de ///
il

'.

Cette

m
par
|<

reçut pas l'approbation du beau-père: à Mari)

substitua les noms,
fortifiait

portés jadis par les

fils

de Hâroun

(*).

Ainsi

on

tpprochement entre *Alî et Har moignage même du Prophè cher à la éfa; en même temps on lui prêtait une manifesta! La légende 'alide contre un nom. en honneur chez les Omaiyades
;

-

daigne par de recourir aux petits
Si
t

in<>\

-

l'on

peut s'en rapporter à ces récits, l'argent n'aurait pas

fait

au jeune

ménage Vers cetteépoque Fâtfma
la

se

trouva
lui

même
un

en mesure de soulager

misère d'Aboû'l Qâsim
qu'il

et «le

offrir

morceau de
Le

pain,

«

!«•

premier
<

avait

mangé depuis
pierre sur

tro:
le

iim l'obligeait parfois a

s'attacher une

ventre

»

même
s'y

trait

étant

raconte

de

Ali

4
(

).

on se demande comment

Fâçima

prenait en ces pénibles circonstances: pourquoi un hadit.
le

nous décrit alors
et
!,•
I

Prophète
•»

-

corpulent, resplendissant

vigueur physique
ta

5
(

).

ne s'explique pas

mieux

l'attitude

des Ansars acceptant de

laisser le

Maître, réduit à cette extrémité. Aussi les

mosnad des M<-

Goldsiner,

ZDMG,
9s.
lui
fr.it

L,

(19;

Mafcm

<'••.

loc

cit.

^_-Jo

a

-J*.

-*~>\

ZJ^<

.

.

H.inbal,

I.

enta

<>n

(lire:

les

noms

les

plus

o.IU-nx

à

Allah

Boni

Har

M orra;

cf

Yles
it.n
lill<-s

D,

ÏOJ

BalSdO!
cf.

25960.
T.il'.
I,

POW
Sit>t
111,
.jj.

de FStima,

2029,27
43; Montai
..

alCauzi. Mit\it
-1. 1..

DU,

Cité)
II.

111

V, 56; Haulial,
alors plutôt
I

.m

;.

J00

3or; comp. Ibid.,
II, ',9
1
-,

515.

Le pain de froment
•>

et. ut
<!-•

Médine; rjanbal,

Al

nous indique

le

Lut

ô^^o
comp.

v_-

r-s-J

<Jo

Jl> s_v_^o

J

^oUu ^i^.

^

bjuLô
'•

jpAl >Àa»l>; tfanbal

11,3
la

Rrid
;

VI, 18 bas;

il

»'agit

du£îLa)l Jutl
ï

il

est dit
à

d'eux que pendant

:

^_^.
jfJlat*

^

w--

AftLa
un
dk '-

.

^ JU^yL;
.

leur

vue

les

Bèdo conX
Krehl

;Vui

^.1;

h.in. ÇaJtlÂ

1\'.

124,
1
.

Poui

la

pierre

sur

le

00 CO**** ventre

•".'ilepti.pi.-

Bo
11

ntt*

BUrtOttt
l'.ir

ex. relui

de

Au..s

|bo

MSlik

daui

[bo l.l.mlol.

[Il

225,

I

44

Mahomet

et l'hospitalité des

Médinois

dinois

H

nous

font-ils

entendre un tout autre son de cloche. Je soup-

çonne leurs narrateurs patriotes d'avoir, en célébrant la large hospiappuient sur le robuste talité ansârienne, forcé la note; tellement ils
appétit d'Abou'l Qâsim.
Il

court de festin en festin, on

l'y

accable de
il

viandes et

il

y

fait

généralement honneur.
:

A

un de ces

festins

avait

mangé ses plats favoris la tarlda nationale de Qorais, des viandes et des courges. Rentré chez lui, il y trouva un fort panier de dattes,
cadeau d'une famille médinoise. Le Prophète les apprécia et ne s'ar2 qui posrêta pas avant d'avoir vidé le panier ( ). A Médine, c'était à
séderait le Prophète à table.
volontiers
nulle part
c

Quand

il

recevait une invitation,
c

il

mettait

comme
4
(

condition d'être

accompagné par Aisa

(3).

Mais

on ne l'entend émettre cette stipulation en faveur de Fâtima
).

ou de Alï

1
I )

Hanbal,
s

III,

151- à^À.\

2
(
)

Âl .^ii

$ àS^-\ 3 àS*~*.\ 3 J^-/ ^_~^ £ Jjs-, Hanbal, III, 108. Sur la tarïda ou larïd, voir l'anthologie

poétique, réunie par Gâhiz, Avares, 254, 25556.

A
Or

Médine,

les dattes

formaient

le

fond

de l'alimentation, à l'exclusion du
d'être mangeurs de dattes
;

froment.
cit.,

Les poètes, reprochaient aux Médinois
les

Gàhiz, op.

258.

mangeurs de dattes passaient

pour moins intelligents. Voir notre Tàif, cité alpestre,
le

3-4.

A

Médine

les Juifs

détenaient à

monopole des céréales; jusqu'à
Krehl),
II,

la

fin

de

sa vie,

Mahomet

doit s'adresser

eux;

Bohârî, Sahïh
(3)

9-10,

16.
il

Hanbal,

III, 123,

bas; 177, 180:

se lèche les doigts à la fin et
il

recommande
un bon

d'en faire autant pour les plats. VI, 410,

7,

se brûle pour avoir voulu saisir

morceau dans une marmite
mouton,
fait

bouillante.

Ibid.

VI, 392 bas:
;

mange deux épaules de
le

un bout de

prière,

jstà

Ixb O- o^.^
spécial,

aime

dépôt

laissé

par

le

bouillon, Ibid, III. 220, 13;

a

un intendant
III,

chargé de
et

veiller sur ses réserves

de

dattes, J\J\

^^lo

;

Ibid.

3.
»;

1.

9; 10, bas.

Gros

asthmatique, sa « poitrine

bouillonne
'j

comme une marmite

Ibid.,

IV, 26.

Mahomet
lui

forcé d'emprunter

à
III,

Médine; un marchand
244, 1; IV, 204.

médinois chrétien
destinés

re-

fuse
le

de

vendre à crédit: Hanbal,

Récits

à montrer

détachement du Prophète, ou se rapportant peut-être à ses pénibles

débuts parmi
regards les

les Ansârs.

Quand on
(Ibid.

était riche,

il

était

d'avis de

faire éclater à tous les

dons
/J
rfJJl

d'Allah,

IV,

137
>

,

défend de s'abstenir des douceurs de l'existence: V
5,

JsJ

Lo

Cj'-^> \y*jè?

Qoran,

89.

halitn

*

*

I

><•

bonne heure

les

annalistes

<>nt

éprouvé
ont

le

besoin

d'embellir

la

débâcle de Ofcod.
le

spécialement contribué;

de Médine, heureuse d'exalter

les

mérites des
le

An
les

irfois

même
et

aux dépens desMoha&ir
gens de
la
i

');

ensuite
les

amis de

'Ali
lires,

des

maison

.

Parmi

développements

tenté d'introduire l'intervention dé
militaire

Iatima dans

dt

de

l'histoire

de

l'islam primitif.
ni

Elle

nappartieni
se

aux rédactions
la

les plus

anciennes:
ici

Ibn

I

lisâm

ni

Tabari ne

donnent

peine de mentionner
si

l-atima.

Ce ne peut être
a
( ).

un oubli chez des

écrivains,

bien disposes pour les "Alides
tira

A

cette déroute, d'où

Mahomet se d'une femme
montre
des
loin,
;

péniblement, on s'explique malaisément la;
d'une femme,

et

comme
la

la

débile

épouse de

'Ali-

Le

HntisU d'un \\'a<iidi ne s'en estpaslaissé efS
l-'atima.

procédant dans
à
s<

cour de la mosquée au pansement
<

îde Mail. >met,

»n

retour de

>h< >d.

Quel

[ues lignes plus

sans l'introduction d'un nouvel isnàd, nous apercevons la
le

même
idure

Fatima. exécutant

pansement en

par

'Ali

.

Resterait à
ms.

champ de déterminer comment s'esl
plein

bataille,

Malheureusement l'extrêmi

tuosité

du

;

édité par

Von Kremer, rend

cette vérification impossible.
^a.

La mort de
is

Hamza

devait rouvrir la source des larmes

lors elle aurait

gardé

la

coutume de se rendre tous les deux

I."

v
entendre
celle d'Abofl

Baki

imeL Un dea innombral
dont fourmille
Cl
le
i.>
.

ch.

Xiv
(Tornb

>

10.

cit.

WBqidî,
Krehl
.

Kr

il

Il

46

Les pains au harem de Mahomet

jours à Ohod, pour aller pleurer sur la

tombe du
visiter

«

lion d'Allah
c'est

J

»

(

).

A

cette

mère de

famille,

maladive

et

chargée d'enfants,

imposer

une rude promenade à pied,
e

quand pour

Qobâ, hameau voisin

de Médine, Mahomet ne manquait jamais d'enfourcher son âne, le légendaire Ya four ( 2 ). Ne fallait-il pas légitimer par un exemple,
aussi autorisé et aussi ancien, le culte des saints et des
l'islam
?

tombeaux

3
(

),

Les contemporains de Fàtima s'empresseront d'ouau sein de blier l'emplacement exact, où reposeront sa dépouille et celle de son
mari. L'islam primitif ne s'intéressait pas aux morts.

Après le trépas de Ga voir, Fâtima reprendra son
venait mieux.
délicates,

c

far,

qu'elle eut à peine le
(

temps d'entrelui

rôle de pleureuse
réussit

4 ).

Aucun ne

con-

Son inexpérience

moins dans

les missions plus les
fut

comme
il

lorsqu'elle se laissa

persuader d'intervenir dans
fille

querelles

du harem paternel.
manquait

A

cette

du grand politique que

Mahomet,

la finesse,

requise pour réussir dans les négoil

ciations diplomatiques.

Dans l'intérieur d'Aboû'l Qâsim,
5

existait,

nous

l'avons noté ailleurs
c

( ),

deux

partis: celui

des triumvirs, formé par
filles

Àisa et Hafsa, deux redoutables intrigantes, dignes
et

d'Aboû

Bakr
de ce

de 'Omar,

comme

observe candidement
c

la Tradition.
elles,

En

lace

parti, celui

des autres épouses, divisées entre

mais toutes

liguées contre la
l'inutilité

scandaleuse faveur de Âisa. Fatiguées de constater
elles résolurent

de leurs protestations auprès du Maître,
parvenir par l'entremise de sa
fille.

de

les

lui

faire

C'était

un choix

(')

Waqidî, (Kremer) 283; 303,
I.

10.

Huit ans après Ohod,

Mahomet
H.

y visite

les
la

tombeaux;
2
(
,

S.

Tabaq., II

2
,

10. Si

cette

donnée possède une valeur quelconque,
l'an 3

date de cette bataille appartiendrait au
Balâdorï, Ansâb, 333 b
:

commencement de

voir plus loin les détails sur les
le

montures du Prophète.
première
fois

Il

se

prononce contre l'élevage du mulet; ne
fait

reconnaît pas

la

qu'on

lui

en

cadeau;
la

Hanbal, Mostiad,

I,

77, 98;

à âne et en

croupe Osâma ibn Zaid
II,

(observez

vigueur des ânes de Médine); Bohârï, Sahïh, (Krehlï.
Beit. z. sem. Sprachwiss., 5S.

45,

5,

d.

1.;

Jjo

emprunt éthiopien; Noldeke, Neue
3
(

)

Nous y reviendrons à
lui

la fin

de cette monographie.
de
la

I.

S.

Tabaq., III
fidèle

1
,

n

se

contente de
la

attribuer

l'entretien

tombe de Hamza
b
.

;

'Otmân

à visiter

tombe de Roqaiya; Balâdorï Ansâb,
4
(
)

258".

Ya'qoubï, Hist.,
)

II,

67; Balâdorï, Ansâb, 399

5
(

Cf. notre

Triumvirat, 120 etc.

J' iittntil

tiltct

malheureux. Fâtima

a

elle-même
la

et

son mari. se trouvant en

mauvais
d'influé

te

favorite, se
fille

flattaient

de

re$

i

part

evée

à

la

autoritaire

d'AboQ Bakr.
affublé de la jupe

Elle rencontra son

mpagnie et
dit-elle,

de

Àisa.
dite

«

I

nmes,
'

m'ont
fille

en

pour

réclamer
Fort

de

traitement

avec

bien, fillette
le

*—

répondit

d'Ab Q Mahomet, mon bon plaisir
la

n'est

il
;

tieni

assurément, Prophète
'Àtéa!
;

Alors

tu

'lois

approuver ma
utes de

>nduite vis-à-vis de
et

>

(

F.uima se

retira sur cette réplique
I

vint
crier

rendre compte de sa mission aux autres épouse

Démarche manquée;
atima.
je

il

faut

recommencer! à<
et!
la

Jamais, dé
4 ( ).
fille

clara

;
l

ne

l'entretiendrai
'

plus

Az-Zohri de
l'En-

mte cette

réflexion:

Fâtima

était

véritablement
cette

voyé
un

'l'Allah'
si

, heureux de conclure par
brouillée à

onctueuse

sentei

récit

peu édifiant
\i

Avec
méliorèrent

mort avec

Ai. ses relations
la

pas

pour
«le

autant.

Un

jour, vers

tombée
de

de

la
s<-

nuit.

Mahomet
vait

venait
lors

rentrer dans l'appartement
(

'Aléa, ou
Il

trou-

pour

une autre de ses femmes,
la

'mm Salama.
les
la

ne remar-

qua pas

la

présence de

Mafczoûmite, malgré

signes de
fin

A

s'efforçant d'attirer son attention

de ce côté

A

Omm

Salama

n'y tenant plus

'

.

<

je

le

vois bien, s'écria-t-elle, tes autres
».

femmes
c

ne comptent pas

à

tes

veux!

Et

s'adressant directement a

Âiéa,

l&a£ .jI A^ol j,
p)
'Àisa,

,J.Aj»J1

dCJ

L.»o

;

AboQ QohSfa, père
ces choses
le

d

Aboû

Bakr.

\^.

jc

sJob _r^»)

1

= approuves

naei
;

en lavent
I

Antres querelles

scènes d'injures dans

harem d'AboQ'l QSsim
!<•

s

VIII
licton

Les badï] d'origine
de
i

'alide substituent

uom de

Mahomet: ^>
ma;
voir

~^
la

»L*»«.H jgL BobSri

Krehl

il.

ment

cel
(

fin

de

cetti

Haobal, Mosnad, VI,
)

5
(

Hant'.il,

VI,

15a
i.i
I

Comme

les

suivant

Aisa

il

à la glorification

de

Avui: ion mai
écart'-r les propositions

inrail

mis en avant sa
tte

jalou
ei

du Prophète. La rradidon

donnée

ans bonheur

<!<

conserver l'unité de

48

Fatima

et

Ai'sa

elle l'accabla d'injures.

Vainement
dit

le
«

Prophète cherchait à

la

calmer.
».

N'y pouvant
eut bientôt

réussir,
fit

il

à 'Àisa:

réponds donc à ses insultes

La
elle

favorite ne se

pas prier et avec sa virtuosité bien connue au silence
2
(
)

(*),

réduit

Omm
c

Salama

;

non sans
et

avoir dans

cette sortie éclaboussé

quelque peu Fâtima
«

son mari. Furieuse

Omm
tés
et

Salama
c

alla

les

trouver:

Àisa, leur

dit-elle,

vous a

insul«

débité telle et telle énormité

sur votre

compte !»


le

Va

donc,

fit

Alï en s'adressant à sa femme, voir ton père, pour protester
c

contre l'attitude de
l'avoir écoutée,
c

Àisa à notre égard
se

».

Fâtima s'exécuta. Après
«

Mahomet

contenta de répondre:

Par
».

Maître
c

de

la

Ka ba,
lui

elle est la

préférée

{&L)
il

de ton père!

Quand
c

Alï

connut

le résultat

de l'entrevue,
:

vint à son tour trouver son beau-

père, pour
et
fallait-il

dire

«

ne

suffisait-il

pas d'avoir été insultés par Àisa
elle est

encore devant Fâtima ajouter cette déclaration:
?

ma préférée
Qâsim

»

se vit

Pour mettre un terme à toutes ces querelles, Aboû'l forcé de boucher la porte ( 4 ), menant de chez lui à la
(

3 ).

maison de Fâtima

5

(

).

Ces incidents ne devaient pas contribuer à augmenter pour elle Intella considération de Alï ni à rétablir l'entente dans le ménage. lectuellement les deux époux étaient trop bornés pour comprendre Prola nécessité de concessions réciproques. Leurs relations avec le
c

phète et avec

les

habitantes de son

harem
6
(
),

fortifient cette

impression.
c

D'après l'accord de nos documents
serait

du vivant de Fâtima,

Ali se

condamné

(7)

à la monogamie. J'avoue n'en être pas persuadé.

(')

Dans

les assauts d'injures entre les «

mères des croyants

»,

'Aisa a toujours

le

dernier mot:
2
(
j

l^ûs?l

,

lui

fait

dire le hadït.

Comme

Tinsinue notre récit.

Dans

la suite

on n'entendit jamais 'Àisa prendre
r

la

défense de

'AIT,

comme

il

lui

arriva de le faire

pour d'autres amis de Alï: 'Ammàr

ibn Yasir etc.; Hanbal, VI,
(3) (*)

113, 6.
2
,

Hanbal, Mosnad, VI, 130; Moslim, Sahïk

II,

335-

Samhoûdî

(ms. Beyrouth;,

1

14 b .
Isàba. IV, 730;
I.

Elle était voisine

du dâr de son père; Ibn Hagar,

S.

Tabac..

VIII, 14.
6 (
7
)

Par ex. Tab., Annales,

I,

3470.
ils

Quand

les

Mohâgir qoraisites arrivent à Médine,
r

utilisent leur

premier gain

pour se marier; ex. de 'Abdarrahmân ibn

Auf; Hanbal,

III,

204-05.

D'après

Hanbal

.

Dans
rions

les

ception:

mœurs de l'époque, les unions mon< quand la femme se trouvait en mesure de
«

l'ex

dicter

ondi*

comme

la

grande tjadï£a
Alî a et
'.

f
>

(

J

à

Mahomet.
ine tentative
I

L'indigence de
assurer l'auréole du

pour
n

lui
fils

3ur laquelle insiste sa
était-il

Mohainm.ul

i!>n

al-Hanafiya

plus jeune

que

les

deux

1

On

l'appelait

Mohammad

al-akbar, l'aîné, pour le distinguer, assure
frère

t-on,

d'un autre

Mohammad, son
batailles
et

cadet Mais nous avons appris
l'on

à nous défier de cette érudition traditionnelle, où
quoi de
tout»- la

connaît
il

le

pour*

tout.

Aux

du Chameau
se
3
(

et

de

§iflïn

parait

dans

vigueur

de l'âge
et
il

distingue avantageu
.

courage de Hasan

de hiosain
sera

Après KarKala.
rite,

l'espoir

de

la

Sfa, au détriment
faille

de

la

laissée

par ces derniers. Quoiqu'il

en penser, en venant

s'ajouter au caractère pénible de l-'atima.
la

à l'indifférence de Mahomet,
et
il

monogamie ne
s'y

tarda pas à peser à

Ah

manifesta l'intention
doigt l'ab-

de

soustraire.

Une

fois de plus on pourra toucher du

sence de jugement
II.

4 caractérisant le ( ),
Vl
;'*jV^
wV-*-J

gendre
'

«-lu

Pr

26

:

Jocu-_l

,j.

(3i']

<*°'->

v

i

comme
repi
56;
111

e

mêmepi

affirmé d

l'.akr.

OQ devint

et l'impossibilité <le les concilier;
la

mais
.

il

fallait

l'éqnilibre entre

sonna et
II
,

la

*.-'./.

ikr et 'Ali
.

A. Bakr
le

Sonh;
s. -ils

I

S.

Tabac.,
h.nlit.

la

ûlleurs

d

en ce

lorsque
16"

nous

discuteroi

primitif

du vocable
1912;

tmmuniqué au

rientalistes d'Athén<

.

La Tradition cherche à préoccuper l'objection qu'on en pourrait
I

t

:

r

er

.

ci"

Banautres

al-l/anii/iyu.
....
r

I4-I5.

I

>utr<-

:miaii

Al-Akl>ar
1
,

deux

Mohammad
Robe

fila

j

A etJuoYt;
.

I.
"••
(

S
dernier

.

III

u-12:

Tab„

I

Malin:..
'Ali

l.i

pftltagi

^^._^j (BalSdori

.

/

.mr.ni

.

i«me

en

plnsieura épouses.
taient

Compi
Mecque

mutile d

demeuré*
;

aime
|7I,
1

à la

mettre

'embonpoint

:.

M
< la

Casanova,

Makomti
lement

H

/</

fin oV
»
i>

:

ms mes

appi

a

dupé

même

dea
I

1

les
1
:

au

point

de vue

musulman

».

avec

5<3

'Ali et les familles d'Abou Gahl et d'Abou Lahab.

Parmi
zoûm.

les clans qoraisites,

on distinguait

celui

des Banou Mah-

A

Médine quand
les

Omm Salama, la future
le

épouse de Mahomet,

déclara apartenir à cette famille, on l'accusa de
les

mensonge

(').

Avec

Omaiyades.

Mahzoûmites tenaient
la
«

premier rang dans
les avait

l'aristo-

cratie financière

de

Mecque. La débâcle de Badr
en punition de leur
bienveillant

doulou-

reusement
e

atteints,

infidélité »,

aurait

assuré

Alï

2
(
).

Ce jugement peu
Il

ne l'empêcha pas de prêter

une

oreille

complaisante aux propositions matrimoniales, venues du ne
les

côté mahzoûmite.

repoussa pas, puisqu'il permit aux Banoù

Mogîra de sonder Mahomet à ce propos. Ce pouvait être une manœuvre, destinée à aiguillonner son beau-père: le gendre l'accusait de
froideur à son égard. Presqu'en
ici

même

temps,

si

toutefois

on n'a pas
de ce derlui
(

confondu
c

deux ennemis de Mahomet: Aboû Gahl avec Aboû
fille
3 ).

Lahab, Alï aurait lui-même demandé en mariage une
nier

personnage
fille
c

(

Zaid, le favori de

Mahomet,
la

n'avait-il

pas

aussi

épousé une
la

d'Abou Lahab, sauf à
démarche
5
(

renvoyer plus tard?

4 ).

De

part de

Alï, la

)

était surtout

malheureuse, étant don-

née

l'hostilité

bien connue des Lahabides.

Nos
nuations.

annalistes l'ont senti et se sont efforcé de découvrir des attéc

Alï, assurent-ils,

ne pensait pas attrister Fâtima. Chez

lui,

une

telle

inconscience

ne présente à priori rien d'invraisemblable.
aurait

La

fiancée

lahabide

été

une musulmane

6
(

)

de

vieille

ro-

('

Voir son mosnad dans Hanbal, VI, 2S8
)

etc.

2
(

Montahab Kanz..., V,

454.

3
J

Balâdorî. A?isâb (ms. cité
I.

259

b , la

nomme

Al-'Aurâ'

(sic

!

.

4
(

)

S.

Tabac., III

2
,

}o,

26.
trait

5
(
j

Voir

les variantes

de ce

dans Hanbal, IV, 326;
la

\J

« )))h*. ^-*-*»J ? f*-\
licite.

Col-:*.

^=>-\

=

je

ne veux pas interdire
la

monogamie,

laquelle est

Fâtima avait

dénoncé à son père

démarche de son mari. Mahomet en

profite

pour louer en

chaire la loyauté du mari de Zainab.

De

toute

cette

affaire

des auteurs ont déduit
»_^«JJ1,

que
162

la
>'
;

monogamie
les autres
D
)

était

une des Hasais de Fâtima

fSoyoïïti, <*^-**:LJI

ms.

cité,

musulmanes

n'y auraient pas droit.
fille

On

a

probablement en vue Dorra

d'Abou Lahab,

figure

légendaire et

volontairement confondue avec d'autres Dorra;

elle

épouse Dahia ibn Halïfa

encore

une
I.

figure mythique], puis Zaid ibn Harita; Osd, V. 449; Ibn
Tabac., III

Hagar, Isâba, IV, 568-70;

S.

\

30.

.'

itiotu

df

Mahomet

chc
et

('

».

Une hypothèse
famille
la

aussi plausible

que l'islamisme

in petto

de 'Abbas
pa-

de

s.i

D'autre part on
fille

fait

adresser par le Pr
i

roles affectueuses à

d'AboO Lahab:
2
>

tu

es des

miens

et

moi
mal>

des tiens: kiU* U
veillantes
«

u

^^
:

ju>I
«

(

),

la

défendre contr

les allusions

à la sourate

^wJ

fjA

Ijov^-o; Malheur à Al
filles,

mu Lahab!

p).

Très jaloux a l'endroit de ses
'

Mahomet

n'entendait pas

leur voir assigner des rivales
l'histoire

Voilà une assertion, contredite par

des

filles

et

des gendres du
à

Prophète.

L'excellent

'<

)tman

possédait,

conformément
continua à

son état de fortune, un nombreux harem.
parti et, au

AboQ'l Qâsim parait eu avoir pris son
Sa/uh,
il

témo

.

lui

témoigner

les plus

grands égards,
se
le

lainais

il

ne

le

reçut en robe de chambre,
<-t

comme

il

permit avec

Ab

Bakr

'Omar

P).

Sans doute
et

Ali, soldat

de fortune, ne pouvail

comparer à l'opulent

généreux Omaiyade! Devenu chef d'état, Madéclamations contre
la

homet oublia
ciers
(").

volontiers ses précédentes
s'est

les finan-

Abou'l Asi

vu choisir par
fort

Sîra pour être

le

mari de

Zainab. Nous connaissons

mal

cet autre

Omaiyade, mais ce serait
Cela
J26).
il

vouloir s'abuser de supposer

monogame
débat dans

ce banquier qoraféite.

n'empêchera pas Mahomet de prononcer son éloge Hanbal, IV,

Ce
avait

dernier transporta

le

la

chaire de Medine. ou
Il

j>ris

l'habitude de traiter ses affaires de famille.
l'attitude

protesta

vi-

vement contre
toit
la
fille

de

e

Alï,

<

prétendant abriter sous un
et
celle

de l'ennemi

de

Dieu

de

son

même Envoyé. Au

('

M

lis

alors

pourquoi

le

Prophète
DOS.

<-\prime-t-il

des craintes pour
1\',

la

fo]

de sa

tille;

SiU

ibo al-Catizi.

Mkfai
1

Cité

III

130

.

Manl>.il.

326.

Hanbal, VI. 43a,

L'ortho.ioxic

r.iit

prodiguer cette
cf.

formule
[64,

par

Mahomet
fille

pour ènert

Ite
esl

du ^,~-Jl ^JaI
elle

.•

Hanbal,

I\',

haut Une

d'A-

boQ Lahab
Li» J\
;

une vraie Bportswoman;
11.

apparaît

^-^ ^-iur
noces de
la

^

.

r***'

•»a1**1*

Hanbal,

aoo, 2-;:

Mahomet
Si

assiste

aux

fille

d'Aboli

Lahab;

Amas
(«)

lisait
t.

la

variante

i»ç«o

d

Moalim,

$àMk *,

I

102.

<1

1.

Oui.

V, 52
'

.

min.
p.

Cf.

notre article,
19:1.

Mahomet
1

/util

smcèrtt

2; etc.

extrait

de Rtchtrcktt de

pieuse,

n

et

2.

52

Récriminations de Fâtima

surplus

il

lui laissait la

ressource du divorce »!
il

(*)

C'était clairement

donner à entendre combien

tenait

médiocrement à ce gendre. Le

hadït n'a pas entrevu cette conclusion, préoccupé surtout d'amorcer
l'éloge final
«

de Fâtima, prononcé par son père en cette circonstance

:

elle est

un morceau de

ma

chair;

^» Jt*-^ L^JI
c

»

2
(

).

Assurément en toute

cette affaire,

Alï avait

manqué de

tact;

il

venait de donner une nouvelle preuve de son incurable inconscience,

en négligeant de mettre en ligne de compte

les légitimes
il

répugnances

de sa femme.
à
le

Aux

reproches de son beau-père,

aurait

pu opposer
c

ses doléances; toutes n'étaient pas imaginaires.
le
fit

négliger.

Les Qoraisites eux-mêmes

s'en étonnaient,
3
(

Mahomet s'obstinait comme Alï
Cette froideur met
la

un jour remarquer au père de Fâtima
l'intimité,

).

une note discordante dans
entre
le

imaginée par

légende élite

4
( )

Prophète et l'heureux mortel, choisi par Allah et par son
la

Envoyé pour perpétuer

descendance du

«

sceau des prophètes

».

De
parti

son côté, Fâtima ne cessait de gémir.
filles;

«

Tu

ne prends pas

le

de tes

^3'U-J

.^^^o

\J

»,

disait-elle

à son père.

Dans

ces ré-

criminations reviennent de préférence les plaintes sur sa pauvreté. Celle-ci aurait été

navrante,

s'il

faut prendre à la lettre les récits

de nos au-

(')
c

Balâdorï, Ansâb, 259 b
àÔJb\ ^.ijU

,

cf.

Osd, loc.
il

cit.

La

nuit

de

la

mort de

O. Koltoûm,
Qoraisites
la

Otmân

(Hanbal,

III,

229, 30);

possédait donc un harem. Ces
(I.

ne comprenaient pas

le deuil

comme nous
le

S.

Tabac., VIII, 26,

4),

encore moins
pas 'Otmân
Bohârï,

monogamie,
l'éloge,

même
7.

par égard pour

Prophète!

Pourquoi
les

n'associe-t-il

à

en parlant de son alliance matrimoniale avec
II,

Omaiyades

?

Sahïh

(Krehl)
2

440,

( ) 3

Osd, loc. cit.; Hanbal, IV, 326;

Hamïs,
Hanbal,

I,

464; Bohârï, Sahïh (K.)

II,

440.

( )
4

Montahab
Elle
lui

Kanz.... V, 55, haut.

loc. cit.

( )

fait
I.

remettre

le

dernier cadeau du Prophète (pièces d'argent distribuées
2
,

peu avant sa mort;

S. Tabaq. II

34) et cela par 'Âisa

c
!

Alî reçoit les dernières recomil

mandations de son beau père, mais
califat (I.

elles sont inoffensives,

n'y est

pas question du
l'hon-

S.

Tabaq., II

2
,

37, haut). Ainsi l'orthodoxie s'ingénie à tout concilier:
la

neur de

"Alï et l'unité

de

gamâ'a. Et ce hadït est placé sur

les lèvres

de

c

Alï.

ufS

teurs

Parfois
jion

le

pain venait à
1

manquer Sous

le

poi<

ette im-

démoralisante Fâfima ne pouvait se sentir po

l'aumône
('

et

il

lui

arriva de blâmer les charités indiscrètes de son mari
les

thème, complaisamment développé par
Bilal

mosnad

sTito

arriva un jour en retard pour annoncer
lui

la
r<

prière matinale.

LeProphète
devant
la

adressa des reproches,
ta
fille: elle

je passai,

pondit l'Abyssin,
le

demeure de
a la

s'occupait à

moudre
lui offrir
fils.

blé et dans

son ben eau Mas. m pleurait. Je m'empressai de
en
fils,

mes sen

la

remplaçant
dit
'-lie.

mouture ou près de son
Dieu

Elle refusa:
a
(

mon
motil

me de mon
aussi!»
t.-tant

me

touche encore plus que

toi
ait

>

Voilà
d'elle

le

retard.
(3)

La pauvre femme!

pitié

et

de

toi

A

ces fatigues s'ajoutait le poids

de

la maladie.
je

Son père
pas

un jour venu

demander de
4).

ses nouvelles,

me

sens acca
la
tin

répondit-elle, par la tristesse et par la misère:
.1"

ie

ne vois

mes

infirmités

(

A

ces gémissements elle joignit
e

probablement
occasion
l'islam!

une

récrimination

contre

Ali.

Le Prophète en

prit

pour

exalter les mérites de son gendre, son
e

ancienneté

dans
c<

La

malheureuse femme de Alï parait avoir attendu une
illusoire,

>nsolati<

m moins
pour dé

un confort moins

idéal.

Quand dans
tailler

l'intervalle entre ses maladies, elle arrivait
les
? (
),

son père
la

inconvénients

de sa situation, l'exposant aux
montrait
le

tortures de

faim

quand

elle

lui

les

callosités de

mains, occupées à moudre, ou a pétrir

pain

6
(

),

le

suppliant de

lui

Mas'oûdi
tentures, ornant l'appartemenl

i;

à
,

la

pauvreté de FBtima,

Hanbal, VI
scandale
<U-

même
Gabriel;
fbid.,

chez
il
;

le
5,

l'r

on trouvait

'les

w.-~Jl ,JLiir
la

,

au

grand

FStima soulage pourtant
lesseio cet

détresse

d'AboQ
les

Horaira,
jenre de malice

.

on

a
;

ami des Ornai]

Ce

abonde dans

-

l«.

badî]

surtout
.\.

quand ou oppose

cette charité
le

comme
Daui

dana notre

du groupe

Bakr-'Omar, refusant de secourii
rendresse maternelle des
. \

met; H.n.
III,

ill^v

-;-4--*

Hanbal,

iv
H. ml'. il

^«JLmJ

kJU^^Sali £j3&£>L
/<.'.

<^'-^- 3*w*»l

V

Iba 'Abdalbarr,

Hanbal,

III,

150; Sib) kbo sl*Gaua (ms. cité

il.

214.

54

Maladies de Fâtima

fournir

une assistance quelconque
2
(
).

(*),

le

Prophète

lui

enseignait une

prière à réciter au coucher
victorieuses,
les

Vers cette époque, au retour des magàzi
guerre affluaient à Médine. Fâtima
l'assister

prisonniers de

souhaitait pouvoir

y

choisir

une servante pour

dans ses

tra-

vaux domestiques. Mahomet refusa encore de souscrire à ce vœu de sa fille on le voit fatigué, ennuyé de ses plaintes incessantes 3 ). Alï aurait alors prié sa mère de soulager Fâtima et de la remplacer pour
c
;

(

aller

«

chercher l'eau hors de la maison, à charge pour cette dernière
la fabrication

de suppléer sa belle-mère dans

du pain

»
c

(

4 ).

Malheu-

reusement pour
pas
les la

le

succès de cette version, la mère de Alï ne quitta
cette période
c

Mecque antérieurement au fatli; et à partir de servantes abondèrent dans la demeure de Alï.

La

débile constitution de
les

Fâtima manquait du ressort voulu pour
climat fiévreux de
qoraisites de

lutter contre

effets

délétères du

Médine.
5
(
)
;

Il

continuait à éprouver les

Compagnons
6
(
).

Mahomet

au

point de leur interdire la station verticale, peut-être la partie essentielle

de

la

primitive salât

Sa

vie pénible, les ennuis domestiques,

les souffrances

morales achevèrent de diminuer sa force de résistance.

Elle devint bientôt d'une

maigreur effrayante, son corps paraissait

(*)

D'après un scolion au Divan de Hassan ibn Tâbit (éd. Hirschfeld
le

il

lui

au-

rait

cédé

chef fazârite Mas'ada ibn Hakama,

affranchi ensuite par Fâtima.

L'école

médinoise a inventé cette fable pour se venger du père d'un des capitaines syriens à
la

Harra

(cf.

Yazïd, 265) et au siège de la Mecque. 'Âisa a les
II,

moyens d'acheter de
demeuraient ouverts.

nombreux
1

esclaves, (Hanbal,

100, b)

;

les trésors

du Prophète
LçJ ^.--^^J

lui

)

Ils

devaient préférer ce

qui était

permanent
b.

^^.

^ >
1.

Hanbal,

I,

79;

II.
3 ( )
4
(

166; VI, 298; Balâdorï, Ansâb 442

Ibn Hagar, Isaba, IV, 729-30; Bohârî, Sahïh (Krehl
^jsxkjl^

IV, 114. d.
\£-j\à.

)

^swiH^^LsLb
.

t>

U

<^JS3

o,

&y?5

^JL*J\ Cs^

£

U

;

Balâ-

dorï, Ansâb, 397 b
(

5

)

i

_y

oUJ\

^?
la

<£|s*

&JjAll, Hanbal,

III,

136; 214;
IV).

cf.

Jlfo'âzvia,

240-41

:

notre

ar-

ticle,

La Bâdia
6
)

sous les Omaiyades, 94 etc.

(MFO,
à force
cette

Pour

prolonger on se soutient à une corde, entre deux colonnes à
101
;

la

moset

quée

;

Hanbal,

III,

184, 6 d.

1.

256;

de

la

'prolonger,

Mahomet

les

siens ont les
54. 6;

jambes gonflées; Allah rendit
1.
;

obligation

facultative;

Hanbal, VI.

115. 8 d.

349,
II,

50; 351, bas;

la

prière assis a moitié

moins de valeur que
I.

celle
13,

debout;
9;

Ibid.,

193. Cf.

Yazïd, 188-89; Ziâd ibn Abïhi, 81-82;
2
,

S. Tabac., II

2
.

prière près d'une colonne; Moslim, Sahïh

I,

194.

Les t

55

tondre

,'

.

Repoussée du côté de son
on mari. Si
elle avait
s.-

elle

aurait

dû trouver
illusions

un soutien aupn

jamais nourri des
dissipi
r
(

à cet égard, celles-ci ne tardèrent pas à
famille, 'Ali

déploya

la

même

incapacité, qui plus tard perdra

le

de

l'Iraq.

Arrivés pauvres
n'avaient pas
le

à

Médine, la plupart des Compagnons m<
s')

manqué de
la

créer des ressources
la

;

ils

ne fournissaient
j*i
».

recrues à

corporation de

véranda,

KîLaJI

pauvres
;

diables, vivant
s'enrichir,

de

la

charité publique.

Plusieurs ne

tardèrent
les
il

en s'associant aux fructueuses razzias contre

caravanes
réussirent
l'atl

qoraisites, ou en reprenanl leur ancien
.i

commerce. Bientôt
de
l'existence,

se

procurer
<?,

les
26),

douceurs,

CA~M

comme
fait

Allah (Qoran,

ou
à

plutôt

Mahomet, heureux de rappeler aux
avaient

siens leurs obligations
<

son égard. Ainsi
e

Abo

B

)tmân, Zobair, Talha, 'Abdarrahmân ibn Auf, pour nous borner aux
(3).

noms principaux

Ils

passaient leur

temps au bazar
s.
'

(jjlj**yb,5i-al

.

guettant l'occasion de spéculations heureus<

>mar sévit bienl
Cette prospérité
il

mesure d'acquérir des domaines, enlevés aux
trouver moins souples sous sa main.

Juifs.

ces convoitises ne laissaient pas d'inquiéter Mahomet-,

craignit de
rii

Vous
c

devenez trop

déclara
tard:
la

t-il

un jour a

Aboû
le

Bakr.

Son ami Omar en conviendra
l'avait

plus

passion pour

commerce
et

fréquemment détourne de
historique
les
tut

luit»':

auprès du Prophète
1

d'y

acquérir l'érudition

d'un Abofl

braira.

I

>ès la

seconde année de l'hégire nous
l
.

voyons
avant

entourer d'esclaves et de manias

La victoire de Badr
imp

1

MJ0Ô0&;
I.

l'.i!.,

III.

2436;

Ali

ènumère

I«-s

travaux

Hanbal,

153.
il

ie celui-ci

est dit

que
;

UiUii^
;r

lV-i

-*il

.

la trouvait-il

trop longue, troplar

ge

?

cf.

Hanbal, VI. 199
/.an
i

3

une des nombreuses protestations contn
leur

il'ii

ll.i:

compte;
i

I.

.11
bientôt

'.

&-*

'•'

«hva

Xi/uh
.1

-'.

II.

835,

bas.

Ils

Be rendent a

Bosi
.

et

en Syrie;

Ibn 'Aul
7: naên

la

tète

d'une caravane

Hanbal, VI,
VI,

ns;
II,

316,

amerdal

[but.,

il.

aaa
s.

m

d.

1..

216

bas,

125.

-vo

AboQ Bakr,

les

.m marché;
4

I.

/.;',:;..

III

Cf

Hassan ibn

r [bit,

Di an

1

Hrs< hf< Id

V

I,

:

56

Influence d'Abou

Bakr

et de

'Omar

tout un succès commercial pour Médine, où

Mahomet
place
Si

rêva d'abord

de transporter

la

prospérité économique de la Mecque.

La Sira

n'a pas

exagéré en montrant

la
I

privilégiée, con-

quise par le groupe

AboQ Bakr
c'est

et

'Omar

(

).

Aboù'l Qâsim leur
l'intelligente
2
(

accorda sa confiance,
initiative, les

pour avoir trouvé chez eux

audaces heureuses, caractérisant

les vrais Ooraisites

).


du

réside le secret

de

la

prodigieuse fortune de ces parvenus au sein du

jeune islam.

On

s'en apercevra après le fath. L'éclectisme politique
la

Prophète n'aurait pas attendu cette date pour accorder
tinction aux habiles Omaiyades,
si

même

dis-

dès

le

début

il

les eût

trouvés à

ses côtés.
c

Il

faut sans doute tenir

compte des
3 ).

intrigues de harem,

Àisa et Hafsa étaient passées maîtresses et opéraient librement, sans
la

redouter l'intervention de
c

pauvre Fâtima

(

Mais ce serait grossir
si

démesurément l'importance de ces manœuvres,
père
le

on ne demandait

à l'incapacité de Alï la raison principale de l'abandon, où son beaulaissa

se morfondre.
la

En

dépit de sa sensualité,
4
(

à3^o

à'^_s

complaisamment notée par
ou quand
l'intérêt

Tradition

),

dans

les

moments

critiques

de

l'état était

en jeu,

le très

positif

Aboù'l Qâsim
carac-

savait se ressaisir. H. de Bornier a bien
tère,

marqué ce côté de son

quand

il

le fait ainsi parler:

La femme est le plaisir d'un jour. Mais l'homme, qui lui laisse usurper dans son âme La place des devoirs austères, Dieu le blâme! Aussi dût quelquefois le sage s'étonner, Je partage mon cœur ( 5 ) pour ne pas le donner Je fais, même en cela, le devoir de l'Apôtre; Ayesha, disait-on? Elle pas plus qu'une autre! ( 6 )
!

(*)

Cf. notre et les

Triumvirat, 117, 127, 129. Les Mohâgir acquièrent des domaines à
13
;

Médine

mettent en valeur; Hanbal, VI, 420,

ils

exploitent
5,

le

commerce des
Allah

esclaves, Zobair ibn
()

al-'Awwâm

est propriétaire, Ibid.,

IV,

6.

On
Cf.

craint d'irriter A. Bakr, « ce serait
59,
1.

irriter le

Prophète,

ensuite

»

;

Hanbal, IV,
3
( )

Triumvirat, 122.
i»-~y«JUI

4
(

J

Voir par ex. Soyoûti

r i<vAJl (ms. 'Âsir effendi, Constantinople) p. 146
2b
,

13 ;

Sïra anonyme (ms. arabe, n° 5094, Paris),
5
f

3

b

.

)

Entre de nombreuses épouses. Le Qoran invite en outre «
». 33, 49.
II

les

femmes

croy^Js-

antes à se donner au Prophète
pjtlso cûjl
;

'Àisa est jalouse
d.
1.

;

,J

0^*0

J ^-t^wjLil ^J^e,

^

<)Xi\

Moslim, Sahïh

2
,

567, 3

Le

pluriel

esta remarquer;

et aussi

l'affir-

mation que
6 ( )

l'invitation a été
p. 42-43.

entendue par de nombreuses candidates. Bohârî, IV, 140.

Mahomet,

S'il

utilisa
le

le

courage de

'Ali

dans

les

i

mais à

mettre autrement en évidencd
lui

même
;

par un

commandement
l'administration
il

militaire

confiant certains -emplois,

Mahomet répugnait à remettre aux Hasimites avides
de
ces fonds.
Il

s'y refusa
.

même

ouvertement,

comme

avail
la

lemment pour 'Ah r
de
son
beau-fils,
<*s~^r-°
3 .s

Le Prophète ne tient pas à disaient les Compagnons.
ai

(Balâdori.

Ansà

Au
1.

cours de ses nombreuses

de Médine,

il

préférait
1

lisser

remplacer, au besoin par un aveugle, Ibn
le

Omm
peu

Maktoûm
d(

e

-

lement

savoir-faire de son

gendre

lui

inspirait

«Une. montagne pourra changer de place, mais non pas un
aractère!
» ( 2),

homme
a
la

ainsi

fait-on

parler
il

Mahomet.

Tout

entier

poursuite de ses plans politiques,
tte

n'espérait rien de
lui

Ah.

situation ne pouvait contribuer a
la
tille

ramener Fatima. Par
peine d'eu

considération pour

du Prophète,
.

Ah

se serait abstenu de réla

pondre à ses récriminations
supprimer
les motifs.

s.ms prendre d'ailleurs

Dans

l'intervalle entre les faits
la

principaux
est

de

l'histoire militaire,

pendant

période médinoise,

il

imposs

de

justifier l'emploi

de son temps.
4
,

C'est a croire qu'il demeurait couché

comme
a la

nous
di

le

montrent
avec sa

des

hadit
Il

(«xk^>i), surtout
lui

après ses fréquentes

femme.

arrive pourtant de rapporter
salaire,

maison une poignée
1

de dattes; maigre
d'un propriétaire
tits
(5).

gagné
dit
la

'

en tirant de
a Fatima,
faim,
il

eau pour
tais

le

compte
les

juif.

Mange,
près-,,

il

<-t

manger

D'autrefois

par

devait courir jusque dans

'
i

Confr.

Han!>al.

IV.
c-a-d.

JUM
Al
lUChé]
«J»e

Jijl

^_yX^

rr>tV, doit lignifier:
portent certain
.

<

M"'. Abofll lias. m

[non

,

»jùl

comme

lorsque j'aurai vu.
H.nitoi.
''

Moalim, Xihih \
VI, 443,

I.

399,

15

A ioo défaut
Ai';

Mahomet recommande

Hakr

;

U
I

n'<-st

pas question de

Hanbal, IV

Cf.
1

ll.uii.al.

IV.

166;

Moi

(99,

joo

:

c'est

ion attitude naturelle.

_~_->

,_<-->

Balfidorï,

58

Abou Torab

c

les

Awâli, à une heure de Médine, chercher du

travail.

Mais après

cet effort passager, son

indolence naturelle ressaisissait ce
qualifiait
!

grand

«

dor-

meur

», comme lui-même se Mahomet ne dédaignait

(

).

pas l'assistance des poètes pour répon-

dre aux attaques des Qoraisites.
«
il

On

lui

proposa de se servir de Alî:

c

en est incapable, répondit-il,

^JJ> *j>J&

^^J
4)

2
»
(

).

Il

était

pourtant

le frère

du
3
(
).

e

spirituel

Aqïl; les contemporains ne pouvaient assez s'en
plus tard,

étonner

célébrera
«

Un siècle comme

Komait

le

chantre de la Sfa

le

Le type glorieux du désintéressement, de
les difficultés,

la vertu,
»

habile à ré-

soudre

à raffermir les situations ébranlées

Pour

le

moment

il

ne déploya aucune de ces qualités héroïques.
la solution

Au

lieu

d'aborder de front
il

des problèmes, créés par sa
le

situation domestique,

prit l'habitude

de déserter

domicile conjugal.

Fréquemment

il

préféra aller passer la nuit sous la véranda du dàr

de son beau-père, servant de mosquée.

En

cette circonstance

il

aurait

gagné son surnom d'Aboû Torab

5
(

).

Ce curieux

sobriquet, les auteurs

:

( )

Uy

U=wv

C^JS
r

:

Hanbal,

I,

ru,
<sOâ\

3

d.

I.

;

135.

Comme
£}£>

pour répondre à ce
<1 ;

hadït on affirme de
il

Alï

que

:

(**Lo

,U-^\

^ ÂxivJb
(K.)
II,

'Tqd

4
,

II,

226, 3;

est permis d'y retrouver

une antithèse [au hadït, où 'Omar avoue que
8.

le

commerce

l'a distrait
2 ( )

de

la

société
4,
I.

du Prophète; Bohârï, Sahïh
;

Ag. IV,

11
I,

Hanbal, IV,
35, 8
;

166.

3
( )

Gâhiz, Bayan,

on

fait

vanter

son intelligence par
e

le
il

suspect Ibn
fallait

'Abbâs, lequel insiste sur l'érudition poétique de
et

Alï; Ag.,

I,

35,
la

8;

réagir

rendre vraisemblance l'existence du divan de
le

c

Alï, utilisé

par

Sïra

et par la

STa.
a
.

On

déclare
la

le

meilleur poète des quatre premiers califes; Baladorï, Ansâb, 430

A

Hodaibiya,

convention entre

Mahomet
II,

et Qorais aurait

été

rédigée

par

un

kâtib,
fait

écrivain public (Boharï, Sahïh, Krehl,

180, 5) et
la

non par

'Alï.

Les Sfites ont

prévaloir la dernière version, plus favorable à

capacité intellectuelle de

leur héros.

Beaucoup d'autres
p. ex. celui

écrits,

documents

etc.,

attribués à "Ali sont également apocryphes,

adressé aux habitants de Maqnâ; Baladorï, Foioûh, 60;
103 etc.
I.

comp. Leszynsky.

Die Judcn
4
( )
5 (

in Arabien,

Hàsimiyât

(éd. Horovitz)

61.

)

Cf. Mo'âwia, 316.

Abou Torab

l'homme de

la

poussière,

l'homme couché??

•:t>s

tttiilli

I

musulmans

n'arrivent pas

à en

donner une explication plausible
l'a

II

pourrait bien faire allusion,

comme
le

soupçonné

M

Sarasin
le

'

à l'env

bonpoint du mari de Fa^ima. Qu'il ne consacre pas
action d'éclat, on pourrait

souvenir d'une
cri

deviner aux efforts dé»

vainI.-

alides

pour

le

transformer en

koma

honorifiqi
1

rands Çababîs ne se montraient pas

pourleurs*

gnes
pas
la

Ces malheureuses hésitaient à se plaindre à Mahomet pour
s'attirer

un

ment de

\

iol<

m

i

I

Tradition s'est empressée de

le
I.

mettre sur
151-52).

le

compte d'un Ornaif;
1

yade, Walïd ibn 'Oqba

Hanbal,

Lorsqu'un

lorable

passe dans

le

voisinage du Maître, dans l'édifiante
afin d'en

communauté de
fa-

M

line, les

ÇaJûA s'arrangent
les

charger un

m
1

mille.

Seules

Ansâriennes montraient
les

>ur

résister

aux caprices

moins

justifiés

de leurs maris qoraiéites

ab.

Tafsir, H, 223-24). Devrions-nous
ntrer une seul'- Médinoise dans

à
le

cette particularité de

ne pas

ren-

harem d'Aboû'l Qâsimï
>ru-

A
talités.

plusieurs reprises

le

Prophète aurait protesté contr
disait-il,
"
;

Parmi

les

fidèles,

le

plus parfait devait se distin£

l'aménité envers sa
recueils
ils

femme
'Ali

Ali ne comprit pas
entre
les

la leçon-

de

tiadil
la

citent

des scènes violentes

deux époux;
il

relèvent

dureté de
cette

envers

la

mère de

ses entants:
à

s'oublia

jusqu'à maltraiter

femme maladive,

l'obligeant

s.-

réfugier

aupn

s

de son
3

j

ère

connaissons l'attitude du Prophète en ces conjonctun
Ki'il

licates.

(

s'agisse

de

'Ali

ou de

<

>tman. de

Roqaiya ou de Fâ-

BohSrï,
B
I

rehl)

IV,

.Mn. Sah:h

(Krehl),

[I,

8i, n
-.1

2;

Nombreux exemples; Hanbal, VI
III.

|

Ornai bat

femme, Hanbal,

ja8;

Hassan ibn

T.il.it

Di

Hanbal, VI,
17:

47,

10 d.

I.

;

femme*

omme

d<

rv

ithète

employée par

lea

Bd>

Komaii

6o

Mahomet

et le

féminisme

tima

(*),
».

il

prescrira à ses

filles

«

de s'accommoder à l'humeur de leur
le droit

mari

«

Si

un mortel,
2
(
).

disait-il

encore, avait
la

de se prosterner
se prosterner de!

devant son semblable, j'ordonnerais à
vant son mari
plein midi
il

femme de

»

On
c

ne pouvait se montrer moins féministe
?

En
Ma-

trouva Fâtima couchée. Indolence ou maladie
Alï les

Chez

l'anémique

femme de
3 )!

deux explications sont adm
dans
les

issibles.

homet

la

heurta rudement du pied; un de ses gestes familiers pour ré-

veiller les

dormeurs
4 ).

(

La

rencontrait-il seule
:

rues de Médine,

il

^interpellait

brusquement

«

Quel motif

t'a

poussée hors de ta defaire inculquer

meure ?

»

(

Sans doute nos auteurs ont tenu à
la claustration
si

par

le

Prophète l'obligation de
Ils

pour

les

femmes musulmanes.
laissait

ne se sont pas demandé

dans leur ensemble ces mœurs ne proà désirer.
Ils
si

duiraient pas l'impression d'une famille, où l'union

Le
le

seul point important à leurs yeux, c'est d'établir

une doctrine.
5
(

ne s'inquiètent pas des autres conséquences logiques
trait

).

Tant

pis

s'adapte mal à l'ensemble de la Sir a, au risque d'en faire
!

éclater le cadre

(')

Les auteurs de ces hadît ont dû être malheureux en ménage, avoir avec leurs
altercations,

femmes des

VIII, 16. Zobair traite de

<^\ fréquentes, comme entre même sa femme Asmâ', fille
^^_>yè> » leur dit
;

'Ali et

Fâtima;
;

I.

S.

Tabac.
182-83.
123.

d'Aboû" Bakr

Ibid.

«Vous
2 3

les battez J^csJl^l
l

J^uUl
III.

Mahomet; Boharî, Sahïh, (Krehl) IV,
1.

( )

Hanbal, Mosnad,

159

I.

S.

Tabac., VIII, 16,

21.

( )

Mondirï, Targïb (ms. Berlin) 64»; Waqidï (Kremer) 366,
d.
1.

14;

Hanbal, VI. 457;

cf.

-

I,

S. ? 4 ( )

Comp. Gâhiz, Mahâsin,
II,

349, 17;

cf.

286,

15.

Hanbal,

269, haut. Nasâ'î, Sonan, livre

du mariage (ms. Noûrî 'Otmânï, Conl'avoir,

stantinople). Médinois
le seuil
5 ( )

menace de tuer
Hanbal,
III,
I,

sa
15.
II,

femme pour
435, où les

à son retour, trouvée sur

de

sa porte;

41,

Boharî, Sahïh (Krehl)
180, n°

122;

différends

entre

r

Alî et
le

Fâtima

sont atténués; IV,

40

les utilise

dans

le

sens 'alide pour expliquer

surnom

d'A. Torab.

IV.

CHEF

1

>'l.

I

AT. MAI

H

AU

I

\l.<

iLIGE

1

AI IMA

Le moment

est

venu d'examiner de plus près
e

les motifs

de l'aban-

don, du quasi-dénûment, où Mahomet

laissa Ali et Fatima.

Sommes-nous
rallier enfin

autorises a mettre en avant la pauvreté personnelle
esprit

du Prophète,
nous

de détachement à l'égard de sa

famille?
le

à

aux explications, proposées ou insinuées par
Principalement depuis
chez
lui

hadit:

la

conquête de Ilaikir, on peut constater
L<-

les traces

d'une importante évolution.
d'état.

Prophète se trans-

forme insensiblement en chef
nalité

Ce changement dans la personcomplexe d'Aboûl Qâsim n'avait pu échapper à la perspicacité
fins

des B douins, généralement

observateurs.
le

Cethomme
Aboù
est

aspireà
1

dominer

les

Arabes
N

,

avait dit
»

chei fa'iyte Zarr ibn

!_yd! Cj*. oo --fJ

^

Sadous ^y

j;Cv

(')•
;

L'avisé politique

Sofiân devait forl'empire com-

muler la

même
-'•
\

observation:

Le prophétisme
E

fini,

mence

>

Impossible de se montrer plus clairvoyant
le

En

protestant

contre cette antithèse,
sait

banquier

Abbas, oncle de Mahomet, obéisflatté

a s.-n zèle

de néophyte:

elle eût

l'amour propre d'Al

m D'après 'AbdalmMïb
11.1.1:^.1
il

al-Kindî. Ri

ramaremonter trop beat

prétendit, *JL*«2j
es débnti

coll.

Chai
\
\

-:
[oQblj
lui
//•>.'
il,

.

.

J

..

j

-fc*

^„-o
»
l'

6o. < K.»i

nu prophète?

oui

iis'-nt

contre

du

62

Mahomet

et la souveraineté

Qâsim. Des replis obscurs de sa conscience s'élevaient tumultueuse-

ment des

2
(

aspirations,

de plus en plus précises vers

la
(*).

domination, la
Il

souveraineté, a/-mo/k,
),

comme

disaient

les

Arabes

se sentait

et

ne se trompait pas, pour gouverner ses contemporains. dans
le

Jadis,
tions,

Qoran

(j, 13)

il

avait
:

énuméré
«

la série

des tenta-

parvenant à asservir

les

humains

la

passion des

femmes

3
(

),

le désir

des enfants mâles, la soif de
la

l'or et

de

l'argent, les
:

chevaux

fringants,

possession des troupeaux et des domaines
»
;

toutes les

jouissances de cette vie terrestre
les assurer.

le

Prophète voudra désormais se

A

la

Mecque,

il

n'avait cessé d'affirmer la pureté
il

de ses
4
(

intentions, son désintéressement. Cette protestation,

l'a

placée pour
).
il

son propre compte dans

la

bouche des prophètes, ses prédécesseurs
foi
?

Pourquoi
les avait
rait-elle?

n'aurait-il

pas été alors de bonne

Ces déclarations

émises au début de sa carrière aventureuse.


les
la

le

mène-

Le novateur méconnu

s'ignorait

lui-même,
«

entraîne-

ments

de l'ambition,

les séductions de la fortune,

plus grande
»

peut-être qu'un chef eût jamais possédée dans l'Arabie centrale
tani).

(Cae-

Après une pénible période de tâtonnements,
délicate! Lui laisserait-elle la force

le

succès était arrivé

Epreuve

de résister? de persévérer
?

dans son premier rôle de réformateur sans arrière-pensée

Désormais sa principale préoccupation consistera à s'entourer
du luxe
e

et des attributs

du pouvoir suprême, du molk, comme devait
la

se le représenter un
7

Arabe du Higâz, dans
5 ),
il

première moitié du.

siècle.

Souverain

(

l'était

devenu, non seulement dans sa propre

(')
2

Cf.

Mo'âwia, ch. X.

Le molk des Omaiyades,
2
,

189 etc.
(?)

( )

Des

élégies contemporaines, mais
I.

partiellement

authentiques

le

célèbrent

comme
3
(

saiyd;

S.

Tabac., II
le

93, 2; 95, 7; 97, 28; 98, 5.
la

)

Chez Mahomet
la

premier symptôme de

maladie est
;

ainsi signalé:
II
2
,

^ OjO
1.

cL^JI
5.

;

santé revenue, &L«^JJ ^s>^=, às\

^*S

„*iJol

I.

S.

Tabaq.,

5,

23;

6,

A

ce signe les
4
(

Compagnons
25,

se prennent à espérer.
109,

)

Qoran,

6,

57, 90; 26,
il

127, 145, 164, 180; 34, 46; 36, 20; 38, 86; 42,

22 etc. Cf.

Mahomet fut

sincère, 46,

^extrait

de Recherches de science

religieuse, 191

1,

n os

1

et 2).
5
(

)

Sur cette évolution,
jut-il sincère,

cf.

Caetani, Studî di storia orientale,

I,

354, 360, 390; notre
(éd. Schulthess),

Mahomet

48

etc.

Comp. Omaiya

ibn Abi's-Salt,
attesté.

Dïwân

XXIII, 3; un apocryphe d'ailleurs et tardivement

Le

judicieux Ibn Hisâm, qui

-

63

estime, mais encore dans celle de ses contemporain

i

,

Au

milieu de

I

miettement, dans

la

poussière de tribus, depuis

la ruine

de

l'état

amiante
aux
leur

on

n<-

se souvenait plus d'une pareille- puissance, réunie entre les mains

d'un seul
trois

homme. Les
cités

oasis du
IJi.ua/.
il

Nord-Ouest

lui

appartenaient;
autorité.
et

grandes

du
la

avait

imposé son

Malgré

intelligence,
ses,
les

malgré

supériorité de leur culture
lui

de leurs riches-

u Livre n'avaient pu

résister.

s 'il avait consenti a eu
1rs

tolérer certains de leurs établissements, c'était

réduisant à
les
i

la

condition de tributaires et de fermiers.

A

des degrés divers,
les vid<- s «le s.-.

douins subissaient sou influence:
militaires,
ils

ils

comblaient

lui

servaient d'espions et d'écumeurs du désert Sur les

confins orientaux du Hi£àz, les grandes tribus du
les

Nagd:

'.

dm,
2
( ).

Gaçafân, les

Tamîm

observaient

la

neutralité,
les

ou offraient leurs
fonds du tàlif

services, en

échange des subsides, tournis par

Au

milieu de

leurs divisions intestines, les minorités, les partis vaincus

venaient solliciter son intervention, demander
affiliés

comme

une faveur

a la confédération

médinoise. Après des manifestations aussi

significatives,

comment

pouvait-il douter
ils

de sa propre puissano
roi

:

Comment
Arabes»?
contemplé

ne l'auraient

pas pris pour «le
le

et l'arbitre
'

Ainsi l'avait proclamé
la gloire

grand poète
(

A
la

éâ

.après avoir

des Lahmides et des

iatnides.

Il

leur apparaissait

comme
émirs
(4).

le

continuateur,

comme

l'héritier

de

puissance de ces

Ses poètes de COUr, Hassan ibn

I'al>it.
<-t

"Abdallah ibn Rav.aha.

Kal» ibn Malik chantaient

comme A

sa.

le

Prophè

-ardait

a

un

(i

il

pour
i.

les

apocryphes trop patents,

l'a

ignoré ou dédaigné. Pour
I.

la

poésie apo-

cryphe Mans
(')

H;-. mi, voir Goldziher,

AbhcauUmtgen,
D° 53;
il

6.),

n

2;

Wellhausen, Resi
.les

l'.uhan. Saluh,

iKrehl), IV, 92.

se

lait

faire
il

anneaux

d'or,
les

mais

aurait refusé de B'en servir: c'est l' explication postérieure,
1rs

n'emploie que

parfums

plus précieux;
Cl
.'
;
.

fbid.,

IV.

100.

voii

ce

mot

à

V index. WBqidi

(Kremer),

1

de

Mahomet,

139, 2u6,

207.

545
\\i
;

[bn
1

i

Ei

d,
1.

1.

1

>u

.1

aussi

comparé Mahomet an

<

bon pasteur

>

;

S.

f,i/>a./..

Il

.

5;. d.

(<)

De

là.

le le

caractère politique de

la

majorité

d<

Beaucoup de
Une.
inst.

tribus <'nt

Prophète, mais avec

le

mattrede M
mis

Allah
bibl.]

lui

c laissa le choix
l>.

a', tre

Prophète-roi»; Al-BSbî, NomMa

2-,

64

Allah £ encourage

bien de protester contre leur terminologie profane.

A

l'issue

des an«

nées d'humiliation,

il

savourait

intérieurement son triomphe.

Ne
far-

t'avons-nous pas dilaté la poitrine?

Soulagé du poids de ton

deau
cès

Sous lequel

(')

tu courbais le dos?
la

Après

l'épreuve, le suc-

«

Bientôt

munificence de ton Seigneur comblera
t'avait-il
il

tes désirs


la

T'ayant trouvé orphelin ne
il

pas protégé?
t'a enrichi
»

trouvé errant et

t'a dirigé

- -

trouvé dénué et

?.....

Quant à

faveur de ton Seigneur, tu peux la proclamer!

2
( ).

Ainsi

Allah cherchait à soutenir son Envoyé.

Encouragements en
la figure

vérité superflus Jamais
!

il

ne put comprendre
il

du

Christ, humilié, crucifié.

Tous

les

prophètes,

les

fait

assister à l'écrasement

de leurs adversaires. Son islam est une restaudouceurs de l'existence, at-taiybàt, voilà
«

ration du sémitisme, sous sa forme la plus aigiie, la plus terre à terre.

Les biens de ce monde,
la

les

récompense des envoyés d'Allah,
»

vivre riches et dans l'abon-

dance
Il

3
(

)!

ne

demandait qu'à prêcher
de son triomphe.

la réalisation

des promesses
des siens,
il

di-

vines, la plénitude

Aux yeux
(

jugea

prudent d'abord de voiler toute cette évolution, de ménager leurs
anarchiques instincts d'indépendance
le
4 ). N'essaya-t-il

pas de présenter

molk,

comme

le
5
(

complément naturel de
permettent de
le

la

prophétie ? Certains ver6
(

sets qoraniques

)

supposer

).

A

un pauvre Bé-

(' 2

Qoran,
)

94,

1

etc.

(

Qoran,
style

93, 5 etc.

Pour l'âge de ces sourates

cf.

Nôldeke Schwally,
la

op.

cit..

p. 94.

Le
3
(

de
le
\

la

sourate 94 semble bien triomphant pour appartenir à

période

mecquoise, où
)

ton

demeure
jAs;

plus résigné.

<o-<ài-^.

$ UJi

Omaiya ibn

Abi's-Salt,

Dïwân,

(éd.

Schulthess), XXIII,

3; voir plus haut notre
4
( )

remarque sur ce
cf.

vers.

Comme
lui

dans Qoran, 88, 22;
4,

Tab.,

Ta/slr,
a

XXX.

91.
fait

5
(

)

Par ex. Qoran,
dit

56, 57.

«

Tu nous

enrichis,

nous a
I.

servir
II
a

par des
,

esclaves»,

une élégie d'une douteuse authenticité;
voir Tab.,
Ta/sïr, loc.
cit.),

S.

Tabaq.,

97,

5.

L'exégèse qoranique

recourt

ici

au nasih wa mansaïïh pour

affirmer le pouvoir souverain
II,

du Prophète;

le

hadît raisonne de

même; Moslim,
Si,

Sakïh 2

,

117, bas; 11S.
6
I

)

Comp. Qoran,
...

./,

67:

«tout prophète doit être obéi»; Qoran,
;

19.

21;

^fri\ £.lko

J^^

;

motà', épithète des grands saiyd

cf.

Mo'àwia,

75, 79, 85.

Makomti

et h-

s

pat tutus

douin, impressionné par l'appareil, entourant
;i

le

Prophète,

il

consentira

d'une femme de des lui adressent députations le titre de membres Quand veut bien leur recommander de ne rien e d aiyd •,
dire
I--

ne suis pas un

roi,

mais

lils

'

les

«

maître,

il

Mais jusque dans

le

mode,
<"»
-

<ians la mollesse

de

la

recommandation,
lui

on devine combien peu
de

s

manifestations royalistes

déplaisaient.

Pourquoi Mans une scène, d'ailleurs invraisemblable,
t-il
1«-

le

hadit oublie-

tain- protester,

lorsque

les

Compagnons,
L^diJ
,Ja

attei

prédications fatalistes, tombent a genoux,

~-^ pour

demander
I.Iatim.

grâce
\

leurs saiyd

l<-s

j

>lus
le

influents, à

Adi
oir

fils

du grand

Bédouins contesteront
nàdi,

droit

de

sur un tapis au conseil.
e

de

la

tribu.
et ses

Pour arracher ce privilège, Adî devra invoquer son
infirmités
l

grand âge

>-

[usqu'àce

jouTi

Mahomet

avait m<

tement préside

les

réunions
(5),

«lu

Vendredi, dans son

accroupi

sur un coussin en cuir

le

dos appuyé contre un tronc de palmier
le

Le vainqueur des Ahzàb ou Confédérés,
la

conquérant de llaikir. de

Me,- |ue

ne pouvait

se

contenter de cet appareil démocratique.
7
(

Au

jour

donc des prières générales
.

),

pour

la
la

réception solennelle

il

donnait ordre de parfumer

mosquée
,

I

-

plus

rares essences brûlaient dans de grands réchauds, jf?

parfois ornés

de figures en

relie»"

.

apportés de Syrie ou du
«

Yémen
Ai

par se
•/•<?-,

commerciaux. Dans l'Arabie,

patrie des parfums,
<!<•

plus qu'en toute autre contrée

f<

>H

ait,

un des premii

Iba al-Gauzî,
!

//'.//</'.

(ms. Leideu

toi,/'.

.ml.al.

IV. 2j.
II.

»S.

l.luil.al.

M2.

ta d.

I.;

^>J

Ja ly^;

Moslim,

6x,

.1.

I.

été pin
«i.uix
/.'.',;

'

asùtf.,
!-

IÇII

1
.

|>.

-'

1

j,

Ainsi

trouva 'Adi Iba H.uim: [bn
V.
:

I.I.i.i!...!.

mment convoq
Il

tnproviste;

Kaoba), VI
la

fallait

leur inspirer

MM
H.

Dante idée
section
ù

'I'-

nouvelle pu
l

-

CI,

Ibn

MS&ah (ma

Khèd

M«l'-

v.»i

:

M
S

65

Les

« chaires »

du Prophète

celui

des parfums

(*).

Aboû'l Oâsim et ses disciples se rappelèrent
et la Syrie.
Ils

opportunément l'Abyssinie

y avaient vu

les

hauts fonc2
(
).

tionnaires trôner sur des chaires, placées sur des estrades

Cette

position dominante devait séduire ces esprits primitifs; elle symbolisait le pouvoir du régent! On mit en avant le prétexte de permettre à

l'assemblée - on cherchait sans doute à calmer ses
taires -

préjugés égali-

de suivre

les

mouvements de
:

la

prière de

Mahomet
si

(3).

Il

s'empressa d'adopter cet usage

ce fut l'origine

du minbar,

célèbre
col-

dans

l'histoire

de

l'islam

(

4 ).

Il

ne tarda pas à posséder toute une

lection
nités,

de chaires, plus ou moins luxueuses, selon le degré des solenoù elles devaient figurer. Les Vendredis ordinaires, certains
montrent
installé

récits le

dans un siège, reposant sur des pieds en

fer

L'exégèse philologique de ces hadît a beaucoup exercé les commentateurs et les auteurs de Garîb ( 6 ). Au début on se contenta
(5).

d'un simple escabeau en bois, comptant trois à quatre degrés; travail
d'un menuisier, esclave au service d'une Ansârienne et vraisemblable-

ment

originaire

de Syrie

7
(

).

x j

Cf.

Mo'âwia, 366-67.
I,

2 ( )

Becker, Die Kanzel, dans Orient. Stud.,

335- 345. 346-68; Mo'âwia, 204-08;

suggestion

(ms. Leiden)
(3)
4 ( )

étrangère d'un Zs*3) ,à ce qu'on assure; Hanbal, V, 330; Dârimï, Mosnad b Wâqidï (Kremer) 184; notre Ziâd ibn Abïhi, 33. 7
;
,

^J NLo l^LaXJ

Nasa'ï,

Sonan (ms. Noûrï 'Otmânî).
etc.

Hanbal, V. 137; SamhoQdî, (ms. Beyrouth), 107

(5)

joj^. à^\^(s\c)i^SÀ. j_s~y; Maqrïzî, Imtâ'

III

(ms. cité) et

dans

la

plupart

des grands Sahïh.
6
(
j

Nombreuses variantes
et expliqué
?

et interprétations

dans

Maqrïzî. op.

cit.

On

a

lu

«—-i^.

(ainsi vocalisé;

par

^j^

.

Autre explication: àCy^^.

>^\ C^

L-tLs*.

^\j x\y

\

JojX.

,

de l'ébène alors

D'après Ibn al-Gauzï:

^

<*Ol_^s <— *^

£>3&- C*
les

1

3$ ^ O^
difficultés,

uJut^Jl yt> ^.j4-U »IJ^
il

^-?.r?--

Une

variante voudrait

résoudre toutes
les

faudrait lire: « Ijoj^.

Lji\^ SS*.
fer ».

^/

,

un siège dont

pieds

me

[au narra-

teur

du

hadît] parurent

en

Comp. Mo'âwia,

204-08, 273. 342.

Un

siège en brancité)

ches de palmier peut paraître bien fragile! Aussi Ibn al-Gauzï, JVafâ' (ms.
n'ose rejeter
la

124^

première leçon,

si

bien attestée. Nasal, Sonan (ms. cité) section t_jU5"

àJo

ii\

,

lit

C-JiaL. Possède
la

un

petit

minbar; Moslim, Sahïh

2
,

I.

376, 9 d.

1.

( )

7

Comme

plupart des artisans à Médine, de là son qualificatif de roûmt;

cf.

notre

Ziâd ibn Abïhi, 20-21.

Désormais de cette éminence -à la haranguera les foules, non pas debout
tradition surannée, mais
assis,
<!<•

fois
.

tr<

tu

et
l'a

tribune-

il

ainsi

prétendu

une

dans

la

plénitude de son autorité de
11

législateur, de son prestige
sort'

Prophète Roi

tiendra en main une

de sceptre,

-~^-

-r-r^. bâton,^*»** en
lance ou javelot
travaillés,
=>

bois

précieux
,

incruste

d'or et d'ivoire, une courte


le

r

Tels

les

bâtons

ommandement, artistement
déplacer,
il

que

rnement by*).

zantin remettait aux chefs barbares,
ses

ralliés

à l'empire

Doit-il
lui,

se

appariteurs
1»'

porteront
(

cet
1<-

insigne

devant
une

«juand
installe

s'avisera de
la

leur remettre

s ).

Il

reprendra,

lois

dans
cours

chaire, et s'en servira pour souligner les parties de son dis).

6
(

'Abbâs
Cf.

lui

conseille d'adopter un

J^f-

I

-'

II*,

'

11.
.

.1/ •'.,'.: /.

206; A.DOÛ Da'oÛd, Smart (ms.
1.

1

îzi,

ms

cité

io5 b

;

Tirmiili,

SaHk,

321. bas;
III.

^24. 1-;
II.

Moslim

SaMk,

I.

239;
II,

II

mi. Triàd as-sari.
108: VI, 37;
14:

53; (>sJ,

2S0;
17'',

Mohan.

SaJtik,

4:1, 9;
126
île

Hantol
•— j-

V,

SamhoQdï,
Ibid.,
p. 9*.

ms.

cité,

69;

DSrimï,

.Uosna*i.

^j«_t.>

o_j J.o£

:

comp.

Nasâ"î,

l<x

cette version essaie

concilier les

positions: debout et assis

Cf
Rnhari

Becker, op. sup.
I,

cit.;

<iahi/..
It'ii

Bayait.

I,

51, 53

6o,bas;
;

.

/

.

XIII,
I.

166.

SaJtikf
Cf.

40s, q

58; [66, 7:
r

M OSlim, V :/;.'/;•',

191. 192.

C

Diehl, Justinien, 37

;

ce b&ton serait un cadeau du Négus;
Caetani, Studi.
I.

Ibo

Gs

H\i'a\ i:s

c'était

une

'arnica; cf

341.
.

l'.ohari.

Sahth,
I,

II.

395, haut.

.un,

<<p.

cit.,
•' :•.

27s, 279;
i
.

Ihn Getttï, Op.

Mahomet appelé ï^\-^\ s-^-^-^ cit.; 111s. anonyme 2007.
11

7.7

I.

134;

l'a:

I

,-. II,

;.

6
(
j

Moslim.

S.ihi/t,

;.Sj;

Maqnzi.

<»/>.

cit:

WSqidî,

<

K renier

80.

68

Muezzins

et

hérauts

Egalement à

l'instar

des gouverneurs impériaux,

il

possède ses
2
(

chambellans (*) et ses hérauts, appelés mdaddin ou monâdi derniers sont attachés à son service de publicité, les agents
actifs

).

Ces

les plus

de sa chancellerie locale à Médine, chargés de faire les proclamations, les convocations aux meetings, aux assemblées et à la
prière.

Le nègre

Bilâl

cumulera

les fonctions d'appariteur et

de crieur

l'homme (maulâ) d'Aboû Bakr; ce dernier très intéressé à connaître les incidents de la vie journalière de son beau-père. Sa voix de stentor le désignait d'ailleurs pour cet office. Il ne fut pas
public. C'était
le

seul,

comme
le

voudrait certaine tradition
le

(3),

mais

le

plus connu
Il

parmi ceux qui

remplirent dans l'entourage du Prophète.
-

est

demeuré
de dais

type du monâdi
le

mo'addin.

Aux

grands jours,

Bilâl

mar-

chera devant
(

Prophète, déployant au dessus de sa tête une sorte
n'y voyait pas
5
(
),

4 ).

Le nègre abyssin
le

clair,

sa prononciation

se trouvait être fort défectueuse

et

un autre de ses confrères, Ibn

Omm

Maktoûm

lieutenant ordinaire de

Mahomet pendant

ses

(')

Comme Rabfa
III,

ibn

Ka

c

b; voir son

mosnad

;

Hanbal, IV. 57"59: mosnad d'Anas
la

ibn Mâlik; Hanbal,
Garïb,
2

98

etc.;

Ibn Mas'oûd remplit également

fonction; AboQ'Obaid,

n
)

a

.

(
I.

Ibn Hisâm, Slra, 588; Sohaim, muezzin de Mahomet;

Hanbal,

III, 349,

12;
la

S.

Tabaq.,

IV

1
,

21,

17:

de Médine un mo'addin

est

envoyé à Qobâ pour annoncer

mort de 'Abbâs.
(3)

Nasal, Sonan (ms.

cité) à'^uJl
le voit

ejUS"; kyJl ^>JLo

,

maulâ de 'Ammâr ibn Yâsir

*"*

J

est a>yt> à

Qobâ, plus tard on
:

j

Uv

^

Ç*s.
_j

^> ^1

^j,^>.

,^£0 Sj-oJl

J^.

j^oJI (3

3*

Ibn Gauzï, Montazam, (ms. Constantinople): nombreux mo'addin de Ma-

homet,
(*)

cités

dans Maqrîzï,
,

Itntà',

III;

Hanbal, IV,
pèlerinage;

47, 48,51.

127, d.

1.

^jy à^ls. >y. au dernier Comme les rois, Mahomet
correspondances étrangères;
Il

Hanbal, V.

26S;

I.

S.

Tabaq.,
I,

II

1
.

aura des eunuques;
Il

Gâhiz, Haiaivân,

75,

croit

devoir l'en excuser, c'étaient des cadeaux!

possède également des interprètes
2
,

officiels

pour

les
s
(

I.

S.

Tabaq., II

115,

9.

)

confondait ^y> et ^y>
(ms. 'Àsir effendi),

,

hadît repoussé par Soyoutï, CUiiLaJSH (j ïjXÏJl\

j^\

8-j^iJ.l

,

I73b .

Médine
mité,
si

i

tait

complètement aveugle
ent
fixes.

l

infir-

les

cinq

prièn

e

des

lor

étant attachées à des heures
'

Mais nous

nous en

tenir à cet
j

égard

iand

Mahomet
à la

présidera

dans

le
'

minbar,
.

BilâJ

au
i

.lu

trône, une

épée nue en mains

l'épée

même
I

met,
irade

arme de luxe

garde d'argent artistement
(

n'a\ ant jamais servi

h\ voit.

les

<

>mai> ades et
à

ont prisl'idée de s'entourer pre ou
jadis
la

d'hommes d'armes
i

la

mo
.

couleur
le

ri

un insigne

«lu

pouvoir

Mahomet
.

avait

proclamé

rouge
le

la

couleur favorite de Sal
s'affubler

De b
erain,

heure pourtant, on
cet

voit

d'une tunique «cariâtI
I

accoutrement courir

les foires,
le

mazvàsim, du

Abou'l Qasim se réservait
cien réformateur.

droit de répudier
le

l<

igés
in

de

l'an-

Pans KImtà\ Maqrizi

montre changeant
\

ment de costun*

refusant impitoyablement les

laine (7 ).
tique,

Son organe

déli

n'en pouvait supportes l'odeur

déterminée par ses sueurs très abondantes, quoique toujours parnis

au dire de

la

Sïra.

Ami de
pas
la

la simplicité
il

dans

la vie

ordinaire,

Mahomi
Pour

l

laignait

représentation:

savait être souverain.

les circonst

Hanbal,
le

III
la

:

Tab
'attaxa

Tafsir,

VIII,

144;

I.

S

précède, portant

on lance courte; BalSdorî,
ioi*ioa,

15,


(3

notre Ziâd ibn Abïki,

dans h.
Htunàsa (Cheikho n° 1105: Ibn Qaiym
I

îyd; Bohtorï,

ma
1

BSyand, Constant! nople

vol.

taiba,

Mohtah/
Hist.,

al-ka
II,

Ya'qoûbï,

2;,
rtira

t

<l.

!..

on

le

dé]
lain<

pins tard les habita de

:

ur Aani
I

Moslim,
|

210. Tontes les

ivenl

se

prévaloir do
-•

M
cf
166,
7
" .

1

Hanbal, IV
J
-

Moslim, S' /,:J
.

.i

"

07.
la

laqi

ImBt

III
.

Prophi

' L

dans

H. il. l'ion.

Tuniques d'apparat

solennelles,

il

revêtra donc
2
( )
:

la

grande chlamyde rouge

J

(

).

Elle
si

lui

avait

coûté 50 dinars

50 de ces brillants aurei d'Héraclius.
les

amoureuil

sement caressés par dans sa garde-robe

sarràf de

la

Mecque
(4)

(3).

Ou

bien

choisira
le

les

tuniques en soie

ou en pourpre

(5)

beau

manteau, chamarré d*or. rapporté par Hâlid ibn al-Walïd de Doûmat al-Gandal d'autres tuniques d'apparat, cadeaux de moines, habitant 6 chrétiens de Nagrân ( 7 ), ou achetées par ses les déserts voisins ), des
:

(

agents en Syrie, en Egypte

8
(
),

à 'Aden, à Sohar,

à Qatar, au Ha-

dramaut

et

dans

les autres centres

manufacturiers

(9),

comme Manbig
U*oV^
f

(*)

Hanbal,

III, 477,

bas; IV, 295, 303; Balâdorï. Ansâb, 253^; Dahabî,
II,

£*.p
(ms.

ms. Paris, 71-72; Moslim, Sahïh,

217;

Tirmidï, Sahïh,

II,

133;

Halq

an-nabï,

Leiden) 313, 337.
2 ( )

I.

S

Tabaq.,

IV

1
,

45,

14.

Comp. Naqiïid Garïr
des dinars
».

(éd.

Bevan) 756, 5: «bâts de

chameaux, sculptés, ornés,
3 ( )

comme

Ag., XXI, 39, 4;

cf.

notre République marchande, p. 14.

A

l'occasion des wofoûd,
\j3
1
,

À_>Lo £~<~=J

^~^J

^

;

Ibn al-Gauzï, WafÏÏ 158".
et les
cit.,

On
I.

connaît
S.

le

,

chargé de peser
152,
6.
II,

et d'estimer les
4
( ) I.

monnaies

métaux précieux;

Tabaq., III

Ibn al-Gauzï, op.

126, Bohârï, E, Sahïh, IV, 27;
II,

Moslim, Sahïh,

151;
cit.)

S.

Tabaq.,

IV

a
,

58; Ya'qoûbï,
le

98.

Ibn Qaiym se donne beaucoup de mal

(op.

pour prouver que
rouges: Hanbal,
5

Prophète revêtait seulement des habits avec des raies ou bordures
229, 7 d.
1.

III,

( )

l^.vl

,

avec bordure de soie; par dessus
cité
;

tunique rouge;
cité,

il

porte manteau

de

même
6
( )

nuance. Maqrizî, ms.

Ibn

al-Gauzï, ms.

i26 b

;

porte habit de soie

pendant

la prière;

Hanbal, IV, 143, bas.
cité)

Nasa'ï,

Sonan (ms.

*SàÙ\ i^US"

;

Tirmidi, Sahïh,

I,

331; Moslim, Sahïh,

II;

152; Hanbal,
(?)

III,

317; 337, 7; 34718.

Bohârï, Sahïh (Krehl) IV, 78, n°

Hanbal,

III.

121: annuellement

ils

devaient

fournir 2000 holla.
8

( )

Ibn Qaiym al-Gauziya, Zâd,

I

(ms. cité) k-JJI L^sx^wO,
lui

C^^ ^J\ c^^^
(

O^î

ce sont les<£Xk*i,
habit blanc;
9
(

^L^s

;

Dahia ibn Halïfa

en
p.

fait
"fl.

cadeau; Hanbal. V, 205; «^-^-s

cf.

scoliaste de Komait, Hâsimiyât,
les

Comme
,

à5,y^ <Oj^
154, 6;

,

de Sephoris (Galilée); Hanbal,
il

III,

441,

12 d.
II
1
.

1.

.

les

à^L^i
I,

de fabrication égyptienne,
134,
12;

y

entrait

de

la soie;

I.

S.

Tabaq,

124,

Hanbal,

Aboû
;

'Obaid, Garïb (ms. cité) p. 48". Les tuniques syriennes
IV,
222,
223,
244,

fréquemment appelées

<*I^

Hanbal,

255

bas.

2S9;

Mas'oûdï,

Prairies, IV, 150; Ibn al-Gauzï, Wafâ', 126^. Abou Da'oQd. Sonan (ms. cité) 104»; habit syrien avec <*!* bordure. Hanbal, VI, 177, 6 d. 1. Montahab Kanz.... VI. 204; habits
, ;

blancs, étoffes £L~Ji (étymologie'
Tabaq.,
II
2
.

;

Bohârï (Krehl) IV, 82. n° 24;

84,

n° 28; 85;

I.

S.

38.

1.

kèU

de

Syrie.

Les habits, fabriqués en cette a jn/va{ ): c'est du moins la forme légèrement déformée( ), con
1

servée par nos $aJfâ et nos

Mosnad au

lieu

de

la

graj

manbigàniya.

La tunique rouge surtout lui seyait sa belle et abondante chevelure geait
;
i

à merveille,
(

i

'

md

il

arran

J^y^*
lui

>,

il

frap
'•••
l

rds. Sur ce point les

témoignages

se

trouvent d'accord
rien

om
ieux,

bien variée

la

garde robe du Prophète! Pour
de

de

tr

quand
cart et

il

s'agissait

d'éblouir les Bédouins des environs.
la

Les simples

fidèles devaient s'abstenir ici-bas

soie,

de

la

pourpre, du brod< le
l»el

de tout luxe mondain
-

(S),

sous peine de ne pas jouir
le

avant. ig<

dans l'autre monde. Mais
les siens »,

souverain de Médine,
les

exemple pour

comprenait

exigences de sa nouvelle
il

dignité. 'Tout spécialement les jours

de combat,

n'oubliera pas d en-

Ou même
I

«àLolaail»

(pour «Lolaailc

=

dui Içû.
d'eau
>,

Doiy
Vêtements des Arabes,
(c'«**
line

un

< biscuit,

apprêté avec de

l'huile et arrosé

172

D'après Baihaqî, Adaè
tion dérivée des hadit

ma

B.

Kh.)

k^
figure)

à~s
<J,l

M

M *t-^

^'^Jl
*

explica-

où ce terme
a

(__j»-~--<

yfelÀ*

a

^

^-yy*—*

C>?' <J'

J

*\JL

.

Cf.
,1

/"•'.'

al-'Arom

v.wô;
la

Yaqoîlt, Afo'£am,

IV, 655; Aboû'l fida,
So.

7a

VI,
cf.

J7,

revue arabe AJ-MaMq, 191t.

24a Moslim
III.

II.

463;

Karabacek, MtOkeil ans der
'

Sctmùmg

Erxk

Rentier,

131-33; C

H.

Beck

:itt

Remhardt,

51.
la

Bakrï,
«

.1/.'.,;»/.

543 indique

correction et le rapport avec Manbij

ManbigSnï » de Manbi

»

étrange, à rencontre des toponymes

comme

hkandivaui de Iskaudariya,
\r

Liidn/tint,

de

I.aJuiiya,

S<ilihan:

de

.S'.:/.7/:

tintant <le Sfafarrya, Qirçisata
lei
.1

de

Qtrqisiya et

non

Qtrçisàn, corni
r.

M.
le

1.

propos du Karalte
le

XXVI,

93

D*»1

Liban on rencontre des msfa, formés sur
Syi
el
.'t^du/.

type de

.

1/, .-•;''. „-..".

.-

àfismii, en
les

/>

index de T.duri
tfié

Baladorï,

par ex.

^Lmij»,
tfanbal,

!".<!•..

/fawofer,

1.

-

d'ordinaire a 'Àiéa;
1;

l\'.

163,

VI,

50;

cf.

Bofe&rï,

•>'•*»*.

IV, 96,

t. ..s,

97,

:..

Moslim*,

1

(été >;
I.

Mai,
VI,
Il

"',;'.;
.

94»,

u^ 6

.

s.

/'./'.;.,'..

189, bas;

poui

ir

plus

loin

Moslim, Sahih*,

y2

Luxe

des «

Compagnons

»

dosser une précieuse tunique de soie
(I.

(').

Pour

les

parades solennelles

tel le

pèlerinage d'adieu
II
1
,

-

il

s'abritera sous

un parasol de brocart.

S.
Il

Tabaq.,

127, d.

1.).

autorisera
c

d'ailleurs

ses intimes, les grands Sahâbïs,
c

comme

Zobair, Talha,

server de la

Abdarrahmân ibn Auf à porter la soie pour se prévermine et comme remède contre les démangeaisons de
lecteurs de

peau!

Banale exégèse au service du prétendu ascétisme de l'islam

primitif!

Les

Sahlh et de Mosnad voulaient bien se con2
(
).

tenter de cette distinction

Rien n oblige à imiter leur discrétion

( ).

3

Nous le verrons distribuer de riches tuniques de soie, non seulement aux femmes de son entourage, de sa parenté, Hâsimites et mères des trois noms, soigneusecroyants, mais à Osâma, à Alï, à Omar ( 4 )
c c
:

ment

triés

pour attester

l'impartialité

du donateur
fils

et prévenir toute

interprétation des écoles extrêmes.

L'austère

d'Al-Hattâb s'em-

pressera de les vendre, pour n'avoir pas à sacrifier les tuniques de
soie,

réservées aux bienheureux habitants du Paradis.
:

La Tradition
ré-

l'affirme

elle

pourrait avoir raison

\

ces

marchands de Qorais ne
Mais

sistant

jamais à l'appât d'une fructueuse transaction!
le

ailleurs

nous voyons

Maître,

aux grands jours, entouré d'une véritable cour,

(')
cf.

Hanbal, VI, 355, bas. Rapprochez-en

la

conduite de Hosain et d'Ibn al-Gasïl
[?)

;

Yazld, 248;

Mahomet
le

porte

la soie,

mais antérieurement

à

la

défense

;

Hanbal,

III,

234; interdit
'

rouge,

Ibid.,

IV, 141, bas; Bohârî, IV, 87.
25,
15 etc.;

Qotaiba. 'OyoTm

Brockelmann

Abou 'Obaid, Garlb

ms.

cit.)

48 a

.

Il

distribue aux Sahâbïs des «
280, n°
;

manteaux de

soie,

brochés d'or», Bohârî, Sahlh (Krehl),

II,

n. Aboïi Horaira
Bohârî, op.
cit.,

dira:

«Je ne

portai pas la soie »

(comme

les autres

Comporte

pagnons
le

II,

436,
v

10; contre la soie, Ibid., IV, 82-83.

Mahomet

rouge

et l'interdit

aux autres

cela

revient à se le réserver
Ibid., 87.

;

toute

une catégorie

d'habits défendus; revêt
s
(

du brocart d'or;

89, 5 d.
«

1.

Décidément

la

parole de

Mahomet
la

à 'Alï

:

partage ces robes entre tes femla

mes

» indique la

polygamie de 'AU. C'est
:

conclusion suggérée par

comparaison

des nombreux hadît parallèles

même

invitation à

Osâma

ce dernier polygame et
^J^>
,

comptant déjà plusieurs divorces. Enfin

les atténuations: ftUwJJl
2
,

(oWyiJI

^^o

etc.

achèvent de nous édifier; Moslim, Sahlh
4
( )

II,
1.

205, 5;

cf.

208, 209.

A

Ga'far;

Hanbal,

III.

229,

7

d.

Comp.

Bohârî,
I,

Sahlh
etc.;

Krehl

i,

IV, 82-85
,

et ibid. tout le Kitàb al-libâs,

IV;

celui

de

la prière,

10,

3

Moslim. Sahlh'2

II,

206, 208.

.

7^

et

au

premier

rang

le

collège
'

des

M
les

ou,

<*-

•*?

comme

parlent nos textes
elle

hr

si

parmi

istait

une aristocratie,

était

avant tout constituée

par

les

M
ui

Sur son ordre,

ils

apparaissent étincelants dans leurs brillants
ref<

ant de

»ndre

1

itn

\

l

loule
d'efl

de l'ascétisme chrétien,

le

remanîment traditionnel a négligé

ces traits, troublant l'harmonie de l'ensemble.

Même
rtent

grands amis de Mahomet, formés directement
des rol.es précieuses

du Vémen, et de Séphoris en Galilée

* *

*

En dehors des
tations,

h<>tl>as

du Vendredi, pour
dans
(

la

réception des dé]
la

on dressait

parfois,

la 4>
.

vaste cour de

m
pos

.

une

spacieuse tente de cuir écarlate

comme

en avaient
^<-s

émirs £afnides

et

lahmides

5
(

); elle

accompagnait

déplacement

(')

1.

S.

Tabaq.,

IV

.

67. 24; StrtU

\

'Omar
II.

la

la

holla, reçue <le
-

Mahomet, rapporta 2000 dirhemsl Moslim,
h'an:..,,

Sah:>:-.

206.

Montahab

IV,

198;

I.

S.

Tabaq.,

IV,

loc. cit.

"Omar,

la

soie;
( )
3

Moslim, Sali:h\
Hanli.il,
I\'.

II,

206,

1-5;

208.

75,

17.
la

Accoutrement de 'Om
Conférences
de-

l'image popularisée
p.

par

Tradition;

Scànt-Etienne

[érnsalem

132

Nous renvoyons ans vol
11

IVetVde
ses

Caetani, .bina!:

de 'Om

trouve mis au point
//ist..
II.

donne
les

1

femmes des douaires de

10,000 dinars; Va'qoflbï,
:

171,

10

Lui et
,

autres

Compagnons poussent

le

luxe; Moslim, $aÂik
*)

II,

20
elle

liant". il.

I,

.101.
.

.11s;

pouvait contenir 40 personnes, toute

onde
'.'.

raqïf;

Maqrïzî, Imta'
.

[II,

ms.

cité;

Hanbal

I\', 7 8;

Bo&arï, E

19

Moslim,
les

^i>i:h
Is
I,

.1,

El

pan

laiyd;

A
Wust

Bevan
;
.

107, n° 17; II, 3
.

XI\'

:

II.

:;=;,

6;

.1

;

noti

GoUlzilu-r.

ZDAfG,
^_J^S

18

,\,

p

:

Maqrïzî,
-

Da'oQd, Sonan

m-

1

ms

-

-4

Représentations d'êtres animés

\J! f$\ ('), hôtes c'était les frapper devait couleur voyante, en forçant l'attention,

Chez

les

anciens Arabes, race fastueuse entre toutes,^

cette

:

un symbole de grandeur et de puissance! C'est nous rapprocher de la vérité, de replacer Mahomet dans son milieu. Dans le grand pavillon,

dans

le

maglis du Prophète, s'étalaient

les plus belles tentures
2
( ).

de

la

Perse, les étoffes damasquinées

de Syrie, les tapis d'Orient

Partout sur les divans, sur les lourdes portières, c'était un scintille-

ment, une vision éblouissante de couleurs, d'écarlate et d'or, avec des figures d'hommes, des représentations d'animaux, d'êtres fantastiques,
le tout

encadré de croix uJUii

(3),

d'entrelacs et de desseins
d'êtres animés,

géomé-

triques,

semés à profusion. Ces images

Mahomet

au dire du hadït

— répugnait
(

à les rencontrer dans ses appartements.

Non par

préventions d'iconoclaste! Chez les Arabes, grands admira4
),

teurs des images byzantines

l'islam postérieur

développera plus
le

tard ces sentiments. Mais, pieux interlocuteur d'Allah,
trouvait distrayantes

Prophète
5
(

les

pendant ses entretiens avec
6
( )

le Ciel

)

Il

leur
enfin

reprochait encore de s'interposer

entre

lui

et

la

qibla,

ou

(*

Cf.

Yazïd,

192-93. Gâhiz,
II,

Tria opuscula, 45, 13: ^s?\

^V^

^^

^

»a
v

2

( )
3

Cf. Moslim. Sahïh',

218-23.

Bohârï, E, Sahïh-, IV, 37,

nd.

1.;

Dârimî, Mosnad (ms. Leiden) 226 b

.

Quand
croix;

il

voit

e^v^aXJl ç-oyo çka J^r^o^I Jls
devient
ici

<*,.C*i9

ULL^

l_5y

;

donc de
Après

vraies

l'insistance

significative.

Abou

'Obaid,

Garïb, 9

*-b.

Mahomet on
1.

continue à porter les étoffes « mosallaba »; Hanbal, VI,

140, bas.

Cf. VI, 52 d.

Pen-

dant plus d'un siècle, la croix

continue à figurer au verso des dépêches

officielles,

expédiées par les gouverneurs arabes d'Egypte. Ceux-ci se gardent d'adresser à ce pro

pos des observations aux scribes chrétiens.

Cf. Bell,

Aphrodito Papyri, Introduc.

XXXVII.
2
,

La mode ne
218 23:

devait donc choquer personne. Raison de plus pour mettre en circulation

des hadït réprobateurs de ce latitudinarisme,
« les

Comp.

le

chap. de

Moslim, Sahïh
».

II,

anges évitent

la

demeure, renfermant un chien ou une image

La

juxta-

position est suggestive.
4 ( )
5

Comme
Il

l'attestent les divans poétiques.

( )
I,

en

fait faire

des tapis

un

biais trouvé plus tard


le

Bohârï, Sahïh
cit.
Il

Krehl),

107, haut. E, IV. 24. Hanbal, III, 151. 486; Dârimî, Nasâ'ï. loc.
le

proteste aussi

contre

luxe
2
,

des
II,

tapisseries
220,
11.

avec figures animées!


,

long des murailles;

Moslim. Sahïh
6
(
)

Comp.

:

i^J^Jb

\\^L\

Uy^vo

\li

s'NUJl

^

f^JS IM

il

s'agit
il»;

de tentures avec
Hâzimï, Nâsih wa

représentations d'êtres animés; Sïra de

'Omar

II,

ms. Beyrouth,

Mansoûh (ms.

Berlin) 27 b

,

119 2

.

parce qu'elles

lui

rappelaient inopportunéra

dusiècl*
ur

Toujours
Sa/u/i
'

les motifs

du tokd chrétien,

impudemnv
pouvait
l'égal

les

Gabriel évitait

Mahomet ne
à

l'ignorer
cell<

-

les

meures, ornées de figures profanes,
a un chien, une clochette.

de

Ce d

rnier
(

rapprochement

trahit sut

nsamment la tendance. Des figures? >n en rencontrait sans peine -ur les tenl chez Mahomet dans ses salons, sur les ta] ia fem es, sur appartements lans irtières du gynécée,
.

s

toflfes,

servant à les habiller, sur les chatons de leurs baj

sur les ustensiles à l'usage du Prophète, jusqu'aux p<

a distraire

la

capricieuse Âiéa
objets
la
liste
la

La pr
voisin-. L'ancien islam
1er

pourrait être allongée

endance économique de
le

Péninsule à l'égard

d<

hanifisme libéral,

comme Mahomet aimait
fo


5 ).

ne découvrit rien de choquant dans ces emprunts

s'inquiéter d'y porter
et jouit, en attendant, des

remède,
pro
ici

il

s'en
ferts

accommoda allègrement
par
les

civilisations
«le

plus
l'art

avancées

(

Nous touchons

a la question

des origines

musulman, problème insoupçonné par Aboûl Qâsim et ses contempoec leur mentalité mercantile. La Tradition commet un anachro

-

-'-•-

J j^-w
loc

i

M'.slmi.

,V,,

hih.

II,

132,

163;

TinuM:.

Sah:h.

II,

~

•Jiih,

nip.
151,
s

hîanbal,

III

d.
«l

1.

:

Moslim, £i*J*,
.1

II

161,

4

d.

I.

immt
BogSrï,

celle par lui
!•:.

muée

A
ÇaJtth,
I.

IV
325;

'•

IV,
20S.

37-38
5

i

Tirmidï,

<^r^-

C.

»

J-s**

'

H

ni'.il.

VI,

d,

I.

Naal'i, loc cit
..utr--

Nous noua contenl
VI. s:. 6; on

Id

la

meaui
abal
la
I

M

<•.•:/»

»,

il.

<^*..

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^

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.

Quant

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!» i>

ÂboQ

H
tini

-9 b -

_^
2

In

n
*

dons du
e
.

Prop
.

contre
VI,
)6a

ni
S
-

" llc

Hanbal,

II

a8a,

"

im

76

Mahomet

préfère les étoffes étrangères

nisme de

plus,

en prêtant à ces naïfs jouisseurs

(')

son intolérance et

ses protestations iconoclastes.

Parmi
f

les

Sahâbïs, les plus fortunés imitèrent
\J
!

«

le

beau modèle

».

\L^f\ <j

£olx*s

Tous

se gardaient d'adopter l'austère conception
les

de

la vie,
2
(
)

observée par eux chez
oriental.

grands représentants du monala

chisme
l'idée

Après

les

dures privations de

higra primitive,

ne pouvait venir à cette génération réaliste de repousser les douceurs de l'existence, les CJ^> célébrées par le Qoran (3). Le pro,

duit des anciens

domaines
et des

juifs, les

contributions des cités

du limes

syrien, de
tions

Nagrân

bords de l'Erythrée, leurs propres spéculaleur
luxe.

commerciales

suffisaient à alimenter

En

multipliant

les protestations

du Prophète contre

l'exhibition

malséante t*,^ des
fréquence.
sur les

représentations figurées, l'orthodoxie atteste surtout leur

Et non pas seulement,
descentes de

comme

elle

voudrait

le faire accroire,

tapis des parquets, destinés à être foulés, sur les couvertures, sur les
lit,

sur la bordure des robes féminines

4
(
)
:

concessions,

ad duritiem

cordis,

arrachées à

la

condescendance du Maître.

En

élevant ces protestations,

apparemment
aux grossiers
il

il

avait oublié de se

regarder lui-même. Pour
l'industrie juive à

s'habiller,

tissus,

fabriqués par
le

Haibar

et

à Fadak,

préférait, nous

savons
sur ces

déjà, les fines étoffes

de Syrie, d'Egypte
les

et

du

Yémen

(5).

Or

étoffes

6
(

),

prédominaient

combinaisons géométriques, encadrant

(')

^y^^Jl

^é fJ^..<
I,

ils

s'engraisseront, signe des derniers

temps

!

Ainsi fait-on

parler le Prophète; Hanbal, IV, 426, 427. Ibn

'Abbâs a un réchaud (kanoûn) avec figures
train

en

relief;

Hanbal,

320. Ibn

'Omar part en pèlerinage avec un
I,

encombrant de

Uk-^à
2
(

et
)

de

£>)f*\
:

Bohârî,

386, n°

5.

Cf,

Wellhausen, Reste, 232
les vigiles etc.
tel.

etc., lequel

affirme p. 241
le

que

les

débuts de l'islam

furent ascétiques

préconisées par

Qoran sont une variante oratoire
pour l'intelligence de ce
livre.

un

idéal,
3
(

demeuré

La

distinction est importante
sud. verb.
III,

)

Concordance du Qoran
Cf. Roharï, E,

4
( )

IV, 37-38; Hanbal,

4S6

;

IV, 302, 303; et références pré-

cédentes. Peintures dans une maison en construction à Médine, appartenant à
ibn
104.

Marwàn
.

al-Hakam
\y&>,
s
(
)

tendance antiomaiyade

?),

Hanbal.
,

II,

232, 5;
?

comp. Roharï Krehl

IV,

)^^° ^»^*1

(j ... A-OkAlob

sl>

des fresques
170,

Hanbal, V, 205; Wâqidï
Qastallâni, Irsâd,
I,

Wellhausen)
;

171, 242.
II, 158.

6
)

453, 463, 464
1.,

Moslim, Sakïk,

4 d.

1.

:

àJ£^J> <^i^ks

;

Bohârî, Sahïh, IV, 45, 5

d.

elle sert

de bât pour son âne. Quand Aboîi

Horaira

animaux fantastiques
l'on
,

et

des figures humaine

le

triomphe
de

appellera

l'aral

de

1"

méandres enguirlandés de
.»ut un

fleurs et

de

lian<

ensemble annonçant

et

préparant

l'art

arabe

stérieur!

Plus tard l'influence des néophytes

juifs

contribuera au triomphe
le

d'une violente réaction iconoclaste.
st
:.

(

ta

n'en saurait rendre

Prophète

calomnier

le

libéralismi

de

lui

prôl
la

»ntre les

images de mîsérabli
jour du jugement,

miquesdans
Allah obligera
a
>

nre de

suivante
la

Au

les

aut-urs a

communiquer

vie à l'œuvre

de leurs mains

(

).

Pour

n
aucun des
très

faste princier, le

sensuel
:

A.boû'1

Qasim ne

s'est

int

m

i

sa portée
(3)

et

grâces aux relations commert
contrées voisines,
1

étendues du Hi£az

av<

ces

m<

étaient
terait

méri moins restreints qu'on se l'imagine d'ordinaire. 1. ornerons écha] traits, nous ces à une monographie. Nous

a la révision

orthodoxe

et

conservés dans
(

les

grands recueils

nique
;

unpris ceux- de Bobari
et

4 ),

ce sultan des

armées de
arabes

la

foi
<

de Moslim, son brillant second.
les

ta

verra mieux encore. Lorsque

conquêtes

auront

lana les mus..:

"
nu. 6
d.

line,
I.

c

H se

lave les braa jusqu'au
le

i

&

iL

^.

>

;

P.. >li.

.n

op.

cit.

IV.

Est-ce

ose pour
sur les ha
Cf.

la /"

-

voir p. es

:•

Gayel

Art

fie,

215-16; 230; 236.
ii!

IV
etc.

06.

3
(

)

Cf. notre

RéfmbHtpu marcha*
to

:

pie
,1,1ns

jjJ SL** •fjWL*Jka Dr. E De Saman
'••
1
I

l;

ma

anon.

750
date du

N
2;

D
ni
1

le

le

nombreux

fi

des

omme

tures murales n'offrent rien d
les

maisons
»

prii
ter
la
i

rmeul
rai
I.»

la

règle

dam
.ir»-i-

'Atnr.i

Inuti

découverte, due au vaiUanl
voir
l<

Pour

Iri,

">

p-ir

N

-

78

Peintures à Médine. Le « hima »

mis

les

en leur
r

Compagnons en présence des civilisations étrangères, tout fournissant les moyens de satisfaire leur penchant au luxe,

on rencontrera des artistes-peintres, disciples authentiques du Prophète ). L'aristocratie de Médine les chargera d'orner de fresques
(

leurs palais de ville

2
(
)

et leurs luxueuses villas,
c

perdues dans
les

la ver-

dure du Aqîq

c

(

3 ).

Un

siècle plus tard,

les

Abbâsides

imiteront

ou plutôt

ils

maintiendront l'ancienne tradition à Bagdad et à Sa-

marra. Ces Médinois amateurs ne peuvent être que des Omaiyades, «ces pelés, ces tondus, d'où provient tout le mal». La Tradition
affecte

de ne prononcer
plus

ici

que

les

noms de Sald

et

de Marwân

4
( )

:

il

de donner dans ce panneau. Le phénomène ne devait pas être isolé, puisque dans les provinces on rencontre dans e les demeures des Sahâbïs et des tâbi ïs des icônes de la Vierge (5).
n'est

permis

Au temps

de

la gâhiliya. les

sanctuaires,

les

grands saiyd

6
( )

possédaient leur hvnà: points d'eau,

terrains de pacage, de chasse,
;

de culture, soustraits au domaine de la communauté timides essais de propriété privée, au sein de l' anarchique Arabie. Mahomet comprit
tout le parti à tirer de cette institution.
droit, réservé
Il

la
).

revendiqua
il

comme

un

à Allah et à son Envoyé

7
(

Ainsi

a pu

tenter d'é-

r

( j

II

s'agit

d'un

musulman,
infidèle

puisqu'il

consulte,

^^liL^l

,

Ibn

c

Abbas; Moslim,

Sahïh

2
,

II,

223,

1-8.

Un
cit.,

n'éprouverait pas de scrupules à cet égard ou ne con-

sulterait pas un docteur de l'islam.
2
( ) 3 ( ) 4
(
)

Moslim,

op.

II,

223.

Voir ce mot à X index de Mo'âwia.

De

là le

geste prêté à

AboQ

Horaira. ami et commensal des Omaiyades, lieu-

tenant de Marwân,
plus haut.
5
(

comme gouverneur
cit.,

de Médine.

Voir

la

référence de Bohârî, citée

)

Moslim,

op.

II,

222, 4 d.

1.

Le même

cite

des

aigles,

des chevaux
7.

ailés et

même
6

des

J^'Lr dans

les

appartements du Prophète; 220; 221,
,

1 Wellhausen, Reste arabis. Heidentums

105-08; Mo'âivia, 202,225; Ag. XI, 26,
points
ri,

hima des Lahmides
(oSU

;

VIII.

159,

chef se réserve les

d'eau;
6
;

^^i\

^^ ^f
»

^

lyM

1

^

,

Sigistanï,

Mo'ammaroûn
cité)
I,

(éd. Goldziher)
;

«

^3- ^Lo J*J
sur le

(Ma-

homet); Dârïmï, Mos nad (ms.

2i4 b

Maqrïzï, Imtâ'
1.

,

IV: paragraphe
3,

hima

du Prophète; Moslim, Sahïh,
tion subsiste encore;
<*—13(
,

469, 9 d.
II,

Naqôïid Garïr (Bevan), 539,

9;

l'institu-

Doughty, Travels,

215, 285; Jaussen, Pays de

Moab,

136,

Jpj\

lisez <4ols-; cf.
j

notre Ziàd ibn Abïhi, 91, 92.
1
;

7

Hanbal, IV,

38,

hima des tribus: Hassan ibn Tâbit, Divan, CXIX,

2.

Le

«

Mm

,

tablirà Médine un

fora* à l'instar du
badïl
le

territoire sacré

de

la

MecqueC)la
la

L'école médinoise l'afiirme avec ensemble. Tout en admettant

dance probable de ce
Ansflrs une sainteté,
la
i

désir

de
la

conférer à

cité

des

comparable

à celle

de

métropole

qoraiéil
I!

tentative n'offre rien

d'invraisemblable

chez

Mahomet
la

tenait

relever son prestige et celui

desa

capitale, surtout antérieurement

a la période,

il

entrevit

la

possibilité
il

de

conquérir
parcs

Mecque.
des pâ-

Comme
vaux
larité,
.1

les

grands chefs bédouins,

posséda des
*).«

et

pour ses troupeaux et ses chevaux
lui.

Non pas pour ses checette particu
;

se

liât-'

d'ajouter Ibn

'<

hnar, en signalant

mais pour

les

chevaux des musulmans

Cette correction
instincts

rentre dans l'esprit

de

l'islam primitif,

tout
tout,
la

imprégné des
il

démocratiques de

la

race arabe.

Avant

fallait

éloigner de

Ma

homet

le

soupçon d'une royauté profane,
l'institution

condamnation, pro:
,

noncée pur lui-même contre
Mais
le

du rûmâ

Maître savait

comment tourner
les

la difficulté

rmateur méconnu, avide de popularité, avait pu,
rences aristocratiques, flatter
dait
la

A ma

la

Mecque,

le

masses. Le souverain du

1

maintenant une Weltanschauung bien différente. Il louera désormais forme monarchique des pouvoirs humains. Tins il avancera, plus
.

comme partisan de l'unité dan- la religion, dans la famille, dans l'état, comme adversaire du polythéisme, du matriarcat, de l'anarchie. Un seul Dieu, un seul Prophète-roi! voilà dorénavant
sa devise.

Le Qoran ne séparera plus ces
le

tr<

ispersonnaj

Ulah,

son Envoyé et

Les fidèles doivent les réunir dans leur soules aimer par dessus eux-mêmes, leur famille, leur fortune mission 5 ). S'il lui arrive de signaler le himâ, comme un et toute l'humanité
roi.

(

'

H.intial.
Ils

V
p.ir

2

sont enlevés
l-Ianbal,
II.
il.

les

Bédouins
5a; VI,

;

tonti

'

,it-

nombrwui

chameaux;

ioo;

IV,

J37.

^s

-

H.uil.al,
,

IIS.

;..•;

: 1

rée parmi lei a. mm. il. l. -s

invention! do


M-.slim
ipotrel
-

|]

.-il

rst queal
I.

.\i/,:Ji\

;le

.

éày~»j

y dttHyfcjU
Il

< le

butin ap|
>
'

Allah

, paailm dani

Qoran.

dira:

<

i\UVI Kp&J\pmî

g

Haras de chevaux

des phénomènes, ayant accompagné l'apparition de l'idolâtrie, comme une infraction au dln d'Ismaël (*); il s'empressera d'ajouter cette 2 J le himâ demeure réservé à Allah ( ) et correction: <*J_^y $ <& V» Jr N
à son

Envoyé

(

3 ).
il

En conséquence
quisition

possédera des haras

(4).

Il

consacrera à Y ac-

de chevaux l'argent des Banoû Qoraiza, vendus sur les marchés du Nagd. Tout en favorisant parmi les siens l' élève du cheval, il n'hésitera indispensable pour ses projets ultérieurs de conquête

paraît avoir rarement profité pour il pas à établir des courses (5) lui-même de ce moyen de locomotion, demeuré d'abord un luxe à Médi-

ne

6
(
).

On

le

rencontre généralement à chameau ou sur un âne

7
(

).

Aussi

certains apologistes

musulmans

lui

appliquent-ils le bftl

2D1 du pro-

C)

^

<&

s't-ssxH

CsLs

£** ^}2\

;

Sigistani,
eflf.)

Mo'ammaroun, fGoldziher ri;

Ibn 'Abdalbarr,
les roitelets
2
(

^A\

5

o^£>\

^J^
En

(ms. 'Àsir

Goldziher,
149, 2.

M.

S.,

I,

236-37.

Tous

de Kinda ont leur himâ; Ya'qoubï,
38, 71
:

Hist.,

)

Hanbal, IV,
le

Balâdorï, Fotoïih,

9.

C'est l'application de
il

ihlâs ad-dTn »,

recommandé dans
d'institutions
:

Qoran.

faisant intervenir Allah,

déprofanisera

une foule

la

Ka'ba, les masâ'ir, les masagid

polythéistes.

Nous y reviendrons dans
des Nabatéens.
à expliquer
:

un

travail sur le
(3)

concept primitif du masgid,
la

la

masgidâ

KTJDE
difficile

Par ailleurs

rigueur de la Tradition n'est pas

himâ

est

synonyme de haram,
homet

et l'existence d'un

haram conduit aisément au polythéisme. Mase

a voulu également, je le soupçonne,
II,

réserver l'usage

de

la

kotiia;

comp.

Moslim, SahïJf,

229,

S,

fort explicite à cet égard. C'était

une marque d'honneur
l'hégire.

à l'exception pourtant des sobriquets


a

fort rare

aux environs de
la
II,

Ne comici

prenant plus cette situation,

le

hadït

borné l'interdiction à
cf.

konia AboQ'l Qâsim,
228.
11

laquelle n'a d'ailleurs pas été observée;

Moslim,

loc.

cit.,

aurait agi

comme
(*)
5 ( )

pour l'interdiction du himâ, des habits rouges etc.
Toutes
les

Sïras ont un chap. spécial sur ce sujet: Tab..
;

I.

T

782.
i9 b
;

Dàrimï, Mosnad, 205"
.

Fawâid

Garni' al-Osoûl (ms. Berlin),

II,

Balâdorï,

Ansâb, 334 b
6
( )

Lui-même

le

rappellera aux Ansârs

;

Hanbal,
les

III,

89.

9.

(7)

De même
(

les saiyd ansariens,

comme

deux

Sa'd, Ibn

Mo'âd
;

et

Ibn ObSda,

c

à

chameau
364;
I.

f^>\S

ou à âne
2
,

;

le

cadavre du premier, porté sur un âne
1.

Moslim, Sahïtf,
craignant
l
,

II,

S.

Tabaq., III

5 d.

A
le

Haibar Mahomet
retour;
voir

interdit
I.

leur chair:
S.

de n'avoir plus de montures pour
Moslim, Sahïh", 151-53-

surtout

Tabac,, II

82,

13;

a

phète

I

te

PI

tard
a
(

il

utilisa

également
parcourt
les

la

mule

I'

pour

lui

en Egypte

).

A

âne

il

l'oasis

de Yatrib
la

Est-il

venu

.1

pied, on
; I

le

hamea ramèn
i

irs

dans
n
lui
vi-

laissant

monture comme cadeau
Ibn
(

>.ms une de
ilï,

sitant le chef ansarien

>bai)
ll.i.r...

son
A.us.

âne
Ibn

faillit

m

aux prises Médinois

et

Mecquois,

et

O
Mahomet
futur

mode par
de M". ta.

l'infection
<

delà monture prophétique,
le

pria
le

carter Ya'for.
il

Mais, cria

bouillant
toi
>.

Il>n

kauaha,
réplique
et
les

martyr
>nna

sent

mieux que
la

Cette

une

mêlée générale entre
Obaiy. Nous
rjaibar.
le

suite

de Mahomet
à

contribules d'Ibn

rencontrons également
la

âne, se rendant au
Visrà^ tenait

Boraq,

fantastique monture de

de l'âne

et

du

mulet

(S).

Un

jour pourtant, on

le

voit à cheval, chemin. un
.

dans

le

Wâdil

ensuite pendant un de ces

j-i

ou paniques, venant périodi-

alttestam, Wissensckaftt
1

XV
Cavalcade

mac

ar.

a

9602

Berlin

•:

.

Maqrûri, (fifaÉ (éd. G. Wiet). 139
I,

n. 4.

Tal>..

ra'y.r.

61.
;

Hanbal, IV, 407
(3j

V, 43

;

mule ou âne (la Tradition doute)
1

/•'.-..'..

III,

.

.'19

Preuve d'humilité
20
.

d'après [bn al-Gauzï, Wafà
//•
1 .

:

.

Hanbal, I\

59

71.

149.

Ya'qoûl

Il,

42
»

:

au
variante indiquée)
1

mi
ment

-

une

un aoe

Hanbal,
-'.

!

rconstanc
entre
loi

-

1
-

Moslim, Sah:h
prièi

II.

2-;.

-

A

et la qibla,

<

il

a coupé notre
sa

Ane Va'for
:

cf.

/./..

IV, 64;
i\'

V,

\B\

bui

mule grise > devant
»n

H
;

iladori,

llmlal
mule,
«-n
7

14..

188;

VI,

^2.

<

écrit aussi

Ya'foûr

à

Honain, mal à

>ur sa

descend; Moslim,
1.

><z//.-/r.

'

s

Hanbal, VI,

La

multiplii

Médine

a

soulevé

la

queal

l'on pouvait manger leur ebair. Dana
la
l,-s

possesaioQ

les

chevaux
un

est

énumérée parmi

les

plus graves tentations
1

q

m
-,

tait

Chaque Bédouine
n

d'un cheval

:

B

>'n.,r

.

:

j.-|

MS

:.>s

mentionne

.'»

tort,
lu

is,

u-s

chevaux d
11

lea
il

Bano
s

I

non

B.

Nuaair,

comme
l

l'éditei

1

d'un cheval
II

agit

d un ÇahBl

»mme
il.
:

un

en route

moût--

et
III,

marche alternativement^ Bohari, Sahïh,
495; Bohari, ÇaMiM (Krehl),
.:.
I.

Hanbal,
1

6

32

Mahomet

et le cheval

quement troubler la tranquillité à Médine ('), même après les règle2 ment de police, édictés par Mahomet ( ). Fait exceptionnel sans doute
car les rédacteurs de la Sïra ne cessent de le citer, pour prouver le

courage de leur héros
le

(

3 ).

Tant on

prisait le prestige

du cavalier dans
il

pays du chameau!

(

4)

Pendant une autre de ses cavalcades,
(5).

fut

projeté contre un palmier et se démit le pied
le

Cet accident a pu
6
( ),

dissuader de recommencer ses essais antérieurs.

Malgré sa médiocre habitude de

l'équitation

il

n'en prétendait

pas moins être bon connaisseur en matière de chevaux, l'emporter même sur e Oyaina ibn Hisn, le chef de Fazâra ( 7 ), un de ces volages
saiyd bédouins, que l'intérêt rendit tour à tour adversaire et
allié
»

de
8
( ).

Mahomet.

«

Rien, assurait-il, ne
(9),

lui plaisait

comme

les

chevaux

En

guise de commentaire
IO
( )

le hadït s'attarde
la

à enregistrer les dic-

tons du Prophète
riser

en l'honneur de
il

race chevaline. Pour favo-

son développement,
il

aurait interdit l'élevage du mulet, et
XI
(

aux

courses,

serait allé jusqu'à autoriser les paris

). Il

tenait

apparem-

1

Hanbal, IV. 204; V, 77; à cheval
:

suit

un enterrement;
trait dirigé
I.,

215, achète cheval à
le

un Bédouin

Ibid., IV, 67-68,

en refuse un autre
cf.
I,

contre

père de Samir

ibn Dî'l Gausan, meurtrier de Hosain,
taiba. Ma'ârif, E, 49.
2
(
j

Yazïd, 157 etc.).

S. Tabac.,

IV

2
,

90; Qo-

Moslim, Sahïh

2
,

353, 356.

Nous en possédons un document dans son grand
Bohân, Sahïh (Krehl) IV,
cité)

o^s- avec

la

population de

Médine.
3

121.

Il

aurait
[ras.

alors
cité)

monté à
:

poil,

^f\

Halq an'
'

Nabï (ms.

355

;

Aboû Da'oud,
.

Sonan,

116a

Montahab mosnad Abd

ibn

Homaid
(

(ms. Berlin), io6 b

4
)

les piétons
III,
.

devancent

les

chevaux
I,

;

Hanbal, IV.
il

51,

2.

5

(

)

Hanbal,
334 b

300; Bohârï, Sahïh,

476;

est

emporté par son cheval, Balâ-

dorï, Ansâb,
6
(
)

Cf.

Caetani, Studi di storia orientale,

I,

349, 350.

Il

déclare l'orgueil une tenta;

tion ordinaire aux

possesseurs du cheval

parce que animal de luxe

Moslim,

Sahïh
(

', 7
)

I,

40.
le

On

proclame...
;

^a

(J-r^? r**^ ou i_y°T^
IV,
103,
104,

>

H anDa
184^

l-

IV, 387.

8
( ) 9 ( )

Hanbal, V, 27

cf.

Ibid.,

183,

Comp.

la II,

variante: «J'aime les femmes... et les
213, 214,

chevaux»;

Mo'azvia, 306-07.

Bohari, Sahïh,
10
(

215, 216.
2
,

)

Cf.

Qotaiba. 'Oyoûn, 189; Moslim, Sahïh
II,
I,

II,

127-29; Tirmidï, Sahïh,

I,

316-

17; Bohârï, Sahïh,

213 etc.; un vrai mosnad du cheval!
II,

(") Hanbal,

225;

3;

III,

160; Tirmidï, Sahïh,

I,

316-17; Moslim

2
,

II,

127.

ment à s'assurer
a qui
le

ce billon de noblesse, que
lui

le

cheval

communique
cl
»

fréquente, ou

consacre sa vie
fait

'

La rareté du

dans l'Arabie d'alors en avait
avalier, était

par excellence
,

un animal noble

2
(
).

synonyme de saiyd e seigneur de Médine ne pouvait décemment se désintéresser d'un sport aussi distii
I

surtout

après

la

doulourei

de Ofrod,
de
la
<

<»ù
(

il

avait pu
D se fera

constater

la supériorité militaire
le

cavalerie qoraiiite

5 ).

intimer par
afin

(Yès-Haut l'ordre de
les

préparer une
>

forte

cavalerie

de tenir en respect

ennemis d'Allah

Qoran,

G

d Avenel, Les Français de

mou

iemps,
s-10.

nrquoi

le
'<

ca:

I

nu cavalier

hi

.

Qotaiba, 'Oyo&n, 165,
«

Au
»->

tabil

irwa ibn
\*î&\
I

un Fanatique de chevaux
TafriUj
,

on
II.

i< »i t

i<-

dicton

y*iL\

is+w

ij ^•jj»-<

S.

VI,

ai; Boh.in. SafrJi,
le

414

15.
1

C'est

cheval qui
I

donne Bon nom au
13; Ag:,XX., [65,
r,

aj ^^>«J
11-12;
I.

-

-S

s

cf.

247,

bevalines;
«_

Nt

\.

Hanbal,

195:

L^-' j
4£*

AX^Ji £*i\

*

.

HSsimites, un clan pauvre.

Ou du moins une
66; XIX, 13g d.
I.

épithète indispensable de saiyd;
jg,
cf.

XII, 148,

8<LL; XIV,
. :
,

Osa\
jo,

III,

11; 40, 7;
Mo'atvia,
[

IV, 227, 9;
».

Ibn

Doraid, /.

n
_-

«

12;

index,

v

.

cheval;

beaucoup de

p

1

ont

composé un J^il
1

{

,

JS

;

Flflgel,

GrammaHsche
monture

Sckule*

i

^
de

v

'j

;

Hanbal,

1.

170.

2.

M.ihomet appelle
la

le

cheval de course
I.

la

'lu

démon

.

passion du jeu

Hanbal

Les montures de

Mahomet
-r^y.

rvent
'•

leur
ImtTT,

jeunesse ^j~-III.

.-

^—
(sommet

>

~—

»Ji

-

3-^ -

c^

Maqrïa,

ms.

cil

mulets ont été trouvés poui
iffirmée par

commentaire
Al-BSl

a Qoran,

ç£Jb\i}\ (msc
la

Instant biblique de Roi

ion

de

parole; AJ-B9bî,

msc

La mule Doldol survécut jusqu'au régne de

V.

M AN»

All.l

ET LES IAI- \N 1S DE LE PR( M'I IÈTE INTIME

1

A

I

[MA.

1

>ans l'histoire préislamique, des chefs entreprenants apparais»

périodii

[uement

et

essayent de grouper autour d'eux

les tribu

de

la

Péninsule. Inspirés par des ambitions étroitement personnelles,
la

mal combinés, leurs efforts aboutissent tout au plus à

formation
l'Arabie

de confédérations temporaires.
classique, celle

Antérieurement à

l'hégire.

du centre

et

du Nord, ne connut pas d'états permala

nents, d'organismes politiques viables. Pour leur assurer

durée,
I

pour neutraliser
seul»1

l'action dissolvante
:

de l'anarchie bédouine,

la

avait

échoué

il

fallait

un levier moral, un
les

programme
l'islam.

religieux.
Il

ramme,

ce levier

Mahomet

apporta avec
il

les

ma-

nia avec

une dextérité incomparable. Mais

ne

néglige

pour
l'avoir

autant les

moyens
les

plus vulgaires à sa portée.
si

Nous pensons
En
de

montré dans

pages précédentes,

toutefois nous

avons compris

les documents traditionnels, allégués par nous.
et

dépit de leurs ré*
écrits

de leur incohérence,

plus

ou

moins voulu»
la

attestent chez l'auteur du

Qoran

l'intelligence
s'il

situation et

une

merveilleuse activité politique.
sa im prochain-',
il

Comme
|

avait le pressentiment de

s'agite fébrilement

gagner

le

temps

;

Or

cette activité coïncida précisément avec les
(').

années de mariage de

1-apm.i

M
l'échec
«li-s-

:<>n

toute vraisemblance

postérieur à

0h<

surtout
<l

depuis

cAhzâb

>

<iik-

Mahomet

d'homme

état.

86

L'influence de

Fâtima

décline

Coïncidence malheureuse pour

la fille

du Prophète Son influence
!

personnelle n'avait jamais été considérable auprès de son père. Elle
alla
1

en déclinant à mesure que

le

tumulte de

la politique envahissait

'âme d'Abou'l Qâsim. Pendant
l

qu'il s'apprêtait
fief

à modifier l'équilibre

politique en Arabie

(

)

au profit de son

médinois,

comment

la

pâle et

gémissante
(3
.

2
(

)

figure de

Fâtima

aurait-elle
fin les
c

réussi

à captiver
e

son attention

Il

lui

manquait à cette

grâces, la redoutable

capacité d'intrigues de

la très intelligente
elle,

Âisa.
lui

Même
il

si

Alï avait

constamment marché d'accord avec
égards, dûs à la
tort
(

s'il

avait témoigné les
s'en vantait à

fille

du Prophète, ^Uil

^ — comme
lui

4)

— l'aide

de son imprévoyant époux
la

eût été d'un mince se-

cours pour lutter contre

faveur de l'avisé

Aboû
fini

Bakr. Les querelles
la

domestiques de ce ménage

désuni avaient
les

par lasser

patience

d'Aboùl Oâsim, déjà obsédé par
sité.

appels incessants à sa générola

Depuis

qu'il

projetait la

conquête de
c

Mecque,
était

le

concours
in-

d'hommes de valeur, comme le père de Àisa, lui dispensable. Le Prophète a pu d'abord escompter la
c

devenu

collaboration de
lui

Alï.

Après

l'avoir

mis à l'épreuve,

il

ne trouva en

qu'un soldat
le

courageux, mais maladroit. Force

lui fut

de se retourner vers
était

groupe
à
c

d'Aboû Bakr.
elle

Comme

la

tendance de ce parti

hostile

\Alï,

acheva de

ruiner l'influence

de Fâtima au

profit

du groupe Àisanos auteurs
consacrant

Hafsa.

Dans

le

but de détruire cette fâcheuse impression,
lui

nous montrent son père, avant et après ses voyages,

0) Occidentale. Rien ne prouve qu'il
Higâz.
(')

ait

regardé au delà du Nagd, limitrophe du

Elle lui réclame des servantes
II,

pour

la

soulager dans son intérieur; Moslim,

Sahïh*,
3

434-35; elle

lui

montre ses mains

calleuses; motif fréquent.
la

( )

Les chroniques des Arabes chrétiens ne manquent jamais d'insister sur
roi

qua-

lité

de

chez Mahomet.

Aux exemples précédents

ajoutez Agapius Mabbugensis, éd.

Cheikho, dans CSO, 334. Le Qoran, 88,
d'état,

22, lui interdit

de prendre des

allures

de chef

JaL^Jo

.

Mais ce verset

observent

les

commentateurs

aurait été abrogé

par d'autres textes. Ces derniers sont en effet les plus
cf.

nombreux

et les plus expressifs;

Tab.,
4
( )

Tafsir,

XXX,

91.
1,

Moslim, Sahïh*,

129, bas.

•./

de

Mak
:

une

avant d'ane tenait pas en place A son lever, f ab. III. a voir annoncé l'heure de la prière à la porte de Fâçima
visite
il
I

Mais surtout on ne

tarit

pas ru détails sur (affection d'Al
et

'.isim

pour ses

petits-fils

I

lasan

Hosain.

Dans

cette anthologie familiale, tout n'est

pas de pure invention.
eloppement!
fin

Selon leur coutume, nos auteurs ont
libre cours
à

manqué de mesure, donné trop
prolixi

leur imagination.

Mais ces

vent recouvrir un noyau de vérité historique. Vers la

de

la

période
sur
il

médinoise, quand
trrière agitée,
it

il

arrivait au

Prophète de jeter un coup

d'oeil

en tare de ses succès,

comme homme. d'état,
la

se

forcé de constater les déceptions de sa vie domestiqua.
idylliques,

En dépit des couleurs
union avela

prodiguées par

Sn\u son
la

vieille

Iladi.ua ne l'avait pas réconcilû
la

monoil

gamie. Devenu libre de régler
pas
la

composition de son harem,
croyants.

n'eut

main heureuse dans
méditait
à

le

choix d<s mères des

Leurs
i

divisions, leurs intrigues troublèrent les dernières

année

vie.

Au moment
réussit

il

la
la

conquête de l'Arabie occident
polir.-

malaisément
le

faire

de

sou

gynécée

turbulent

and

frottent les

Prophète tombe malade, observah 'Omar veux, rouges de larmes: revenu à la santé,

ils le

prennent

k*Ui —_ :. il. .ni. ..1.

*Jk^fr
II.

Â.T
:

;

S

'

Ibn

il

Ôaurï, Mirât,

III,

;:

.

Ibn
e

'.*•

21
|

III.

a8s;
<

pourtant refuse
•'..

qu'il

B|

res

oouvean

h a h t icono.
[,

II.

2

\

77, g

-ille la

nuit

pour
long.
linin

Il

lui

concède
In

le

privilège d'un*

Ji>,
'

«l'une

coudée de
1

r^anbal
r<»ir dé-

>mp.

polémique dn hadî|

...ntre ce dét.

par

l

limite ligence
itions

liment à
te, appro]
1

le

monta
74);

de droit, de p

Us en font le

"
.

nsiiltc.
i
''•'•

m

Moslira
<-t

haaai naou-

,lr<-

bomi
s

ce
le

an
'•<•

:

Dana
:•

même
'Ali
la

bnt on a inventé

livre

renfermant
•,
I

i.i

valeur

de

cette con

Moslim, -SaAïA
:

noua présente 'Àisa, renvoyant s

pour

une consultation
'Ali

Moslim,
bs
a

quand par

ailleurs elle

supprime

mention de

dans

les

honneur;

88

'Ai'sa se

fâche

à

la

gorge

»

!

(*).

«
Il

La femme
l'appelait

est fatale!
«

»

2
( )

répétait sentencieusele

ment Aboû'l Qâsim.
sexe
fort ».

la plus

redoutable épreuve pour

«

Gare aux femmes.
l'autre,

*L*~J1 lyLJ'l disait-il
»

fréquemment
petit Ibrahim,

à ses Compagnons, l'enfer en est peuplé

3
(

).

L'une après
la

les

filles

de Hadîga. enfin

le

mort venait de

les lui

enlever. Sur leurs dépouilles, enfouies dans
,

l'humide bas-fonds du

Baqf
lui

tout près de son dâr, l'herbe avait poussé.
offraient l'unique espoir

Les enfants de Fâtima

de perpétuer son
(

nom:

et cette perspective attendrit toujours le
illusions.

Sémite

4 )!

Impossible

Une nombreuse descendance? Allah lui avait refusé cette marque des prophètes. Alî me remplacera » se disait-il 5 mélancoliquement Ce sentiment résigné ne l'avait pas, nous l'avons vu, rendu plus tendre pour le père de ses petits-enfants. Quand
de garder ses
r

«

!

(

.

il

l'aurait désiré,

son embarras serait devenu extrême. Essayait-il de se
'Ali,
il

rapprocher de
c

provoquait

les

bruyantes protestations de

l'iras-

cible

Aisa.

«

Tu

ne m'aimes pas, clamait-elle de façon à être enten-

^j àJiSjo ^JÔâ.1
slJll <3 ?J-«*^
j

IM;

I.

S.

labaq.,
III,

II

2
,

37.

16.
la

Boharï (Krehl).
;

418.

Comp.

scène entre "Âisa et Zainab au
;

UJ^La—j"
1

Aboû Bakr

doit intervenir et
2
,

crier
;

Prophète
261, 13,

<J,l

^ f^-\

>ljJl

^yV&l^àl

<j>

C«a*\ 3 k^LoJl, Moslim, Sahïh
«

I,

567

II,

260-61

où femme

est

remplacé par
3

hâdim
2
,

».
II,

( )

Moslim, Sahïh
le la

437-38. Gâhiz,

Mahâsin, 272,
la

d.

1.

A
-Il

ces hadït, à ceux
:

affirmant que

passage d'une femme coupait

prière,

c

Aisa répondait en ricanant
si

«Assurément
cit.,
I,

femme
Ile

est

une méchante bête, s-y^

<à_>I.aJ

^1»: Moslim,

op.

195,
4

5.

( )
5

Comp.
f

R

j S(

XVII, 18: réflexion d'Absalon.
V, 30, bas
v
*
:

( )

Montahab Kanz

....

J*»^—

o>

^Lo
J>

UJ ^ ,3 ,^-J Jfi

(U>J
s

.<

^ S

,

J-*^- <&\

o*

w
^JsS.

v.j^Jwo <j c_sXiv>;

f cf. --Jil

J^JI

,

effendi), 29b. Ses larmes à ( Asir
e

la

mort du pe:

=

tit

Ibrahim; Hanbal,
«

III,

ri2:

«û)l

^}y^s cr° eJ^r
»
,

3*-'^

f^-)^
85.

O^

'

J^-' "-^.'j ^°

''

quali-

fie les

deux Hasan
c

»

Lo jJI
lui

^ AXilsu
parler
fils
;

Ibid.

II,

Quand Mahomet

est

en co-

lère, seul

Alï aurait osé

Balâdorï, Ansâb, 428, b.
"Alï,

On

insiste sur la ressem»,

blance entre

Mahomet
à*oy>&
II.
^J,!

et les

de
>

Hasan

« par le visage

ou jusqu'au nombril
I,

Hosain,

(sic)

<*J'^*o
:

c^

Balâdorï, Ansâb, 632, a; Hanbal,

99;

II.

342

:

Boharï,

Sahïh (Krehl),
ble pas à 'AIT,

446, 6

comme

Fâtima, Aboïi Bakr observe que Hasan ne ressem-

au dehors, tu

me

sacrifies à

Ali,

moi

et

mon

père

V
la ra

kr!i

Seule l'intervention de ce dernier parvenait
l'aim

à la

mettre à
rej a dit
fille

tmmes,
').
11

les

parfums

et

les

bons

tvait

il

le

Prophète

affectionnait également, nous l'avons

our, port. mi entre ses bras un
dit s'écrier

des enfants de sa
d<

on l'enten
Tradii
s

Chers

petits,

à

cause

l'homm
Vu dire de
(<
Il

et

ivare;
lui

vous êtes
et

les
la

parfums d'Allah!

la

entre

Hasan
'.:•

n ssemblance était frappante
petit-fils et

parait

pé beaucoup de ce
el

plus tard de Hosain.

A

les

Mosnad
ne

foisonnent de traits touchants et d'un

pittoresque
littérale.
Ils

mi generis,
de
la

permettant

pas

toujours

une tradu

se proposent, tout en produisant

une opinion favorable

de

l'humilité,

tendresse familiale du Prophète, d'enseigner cer:

taine- règles pratiques sur les ablutions

et sur l'attitude

à observer
d

pendant

la

prière

Pour amener ces

traits,
ils

nos auteurs, frian
ont choisis
l'a

détails vécus, avaient besoin d'enfants,
e

les

dans l'entourage immédiat du Prophète. Mais en

d'un

lien

rigoureux entre ces tableaux de pure imagination
-

et

de

historiques,
figurer.

il

leur arrive de varier les acteurs enfantins, char-

gés d'y

Cela dépend des

tendances,

r<

auteurs.

On
Hasan
prière
il
.

voit »!<>nc

fréquemment
de
les

le

Prophète s'amus
entre
ses

es

deux
la

comme
la

faire

passer

jambes. Pendant

il

leur permet de grimper sur son dos.

Dans
le

ce

sture,

prolonge

prostration pour ne pas troubler

plaisir

des chers

Hanbal, IV

275.

Hanbal, VI,
|e
I

:

-

-

-

oy-"^ r° l;
nom
la

M' 11

» 1 ''

11

-

VI, 409.

Hanbal,

III.

[64;

parlantes,

ménagées poui permettre

a

Ho

démai

Mahomet; Hanbal. VI,

1,

$aMA
de
pi

.

I

El

aussi

ontre

la

duret<

mis; Hanbal,

II.

AboQ H01
.

Hasan
.

-

mbril,
3 **** -^-rr*

<»û

il

.1

vu

Mahomet l'embrai
•n

, Xjlî

'

'

des

1

i

m

tendus da ha

I

o

Mahomet,

l'ange et

Hosain

petits.
l'a

Trouvant

le trait

charmant,

le

fougueux

sfite, le

Saiyd al-Himiarî
le ter-

mis en vers: poésie médiocre, mais aidant du moins à fixer
I

minus a quo du hadït

(

).

La
il

prière achevée,

Mahomet

les

prend sur

ses genoux, dans ses bras;

leur appuie le pied sur sa poitrine, pour
2
(

les hisser jusqu'à ses lèvres,

)

leur sucer la langue avidement.

Cet âge est sans pitié!

Un jour

l'ange de la pluie

(

^Lu^îU-*) sollicita

d'Allah l'autorisation d'entretenir Abou'l Qâsim. L'ayant obtenue, ce
dernier avertit sa

femme
4 ).

Omm
Sans

Salama de
;

surveiller la porte

3
(
)

afin

d'arrêter les indiscrets. Survint

Hosain

il

força la consigne et la résis-

tance

d'Omm Salama
«

(

se laisser intimider
le

par
les

la

présence

du céleste
grand-père.

visiteur, le petit

grimpa sur

dos et sur

épaules du

demanda l'ange à son interlocuteur. rément, répondit Mahomet ». « Et pourtant, continua l'ange,
L'aimes-tu
?

— Assules tiens

le

mettront à mort
».

;

je puis,

si

tu veux, te signaler l'endroit
il

il

pé-

rira

Puis frappant dans sa main,

lui

exhiba une motte de terre
cette pièce à convic-

rouge.
tion
».
5
(

Omm
La
).

Salama s'empressa de conserver
le

conversation, conclut
récit,
il

narrateur, faisait allusion à Kar-

balâ

Quant au
fin

appartient au cycle merveilleux, destiné à

embellir la

du peu glorieux héros de cette équipée.

Au moment
la

de ce dernier événement, on fera de nouveau intervenir

motte de

l

( )

yi.^lluy-iU.1 cyc -jilJ^jXa. <*^?->
p

£&?

^
;

[

r j*tA

rf^?

»

Balâdorï.

Ansâb,

588 b; Ag.
(*)

VII,

16.
eff.)

Maqdisï, Ansâb al-Qorasiyïn (ms. 'Âsir
;

Osd, V. 400, 12; Hanbal,

II,

228,
« les

440, V. 44

sa prière à Allah

:

« aime-les,
;

comme
r

je les

aime

»

;

Hanbal,

II,

249

;

aimer, c'est l'aimer lui-même »
3

Ibid., II, 288.

( )

«JIjLJI

^-^* i_P-^

î

on
<£i\

le voit

cour

i

après

le petit

Hosain
>

U^a
IV
'

^-oJI 3*^*
72
;

iSiL\

^^la

àS^^l^ (oaLo
et

J^
2^3

>

J-*^

*r* ^-(-*
le

me
«

page,

Hasan

Hosain cherchent à arriver

31 *f° premier auprès de leur grand-père.

Ibid->

J

à la

mê "

Pendant

prostration de
ft

Mahomet, un verre d'eau placé sur son dos n'eût pas versé
r
1

3,\yJ>, jû ^y=rk <J^
4 ( )

^> cr?

^

^ *' ^ anbal
(ZDMG.

>

*>

I2 3lit

Au

lieu

de

JJ.I.iALo
;

,

Goldziher

L, 485)

« l'ange

Matran

»,

emprunté

à l'angélologie talmudique
tir,

comp. Hess dans Recueilde travaux, XXXIII,
la pluie,

157. note:

Ma-

nom

d'un Bédouin, né à l'époque de

ceux de ses deux frères Mutât et
des montagnes
».

Mtêràti. Al-Bàbï (msc. cité), 27 a,
aussi

mentionne
2

« l'ange

On

le

retrouve

dans
(5)

les Sahïh,
III,

comme
242 265.

Moslim.

II,

92.

Hanbal,

\

Mahomti

H

'
<

9'

terre et

Omm
était

Salama

'
;

on oubliera seulement que cetteMère
Karbalâ. La

croyants

enterrée depuis trois ans, à l'époque de

chronologie, voilà un des

nombreux

écueils

où fréquemment viennent
mts.
les bai

échouer

les

finesses de nus mol>addi$!
à

L'ange disparu. Mahomet revenait
sur
le

Il

ventre

[')

il

se

prend à

les

flairer

,

à leur sucer les lèi
et

la langue, à leur

prodiguer toutes

les

marques
A
[

nous en
le

d'une tendresse un peu primitive familières aux Arabes. Ainsi

bon
leur

calife

Oîmân

flairait

longuement
un

ses nouveau-né
d'atïection.
s'il

n

de
1rs
.

garder

perdre ^JJ

^

plus
»

tard

sentiment

venait
^

a
,

vi

yjÂk

g

<*J

*_i. J*

a£»

\

%^ <*o'^
bien
le
lui

i^*aJ

Détail non moins significatif et dénotant

laisser-aller

de

Mahomet pendant
La chaire:

cette période,

il

les

prend avec
la

dans

le

MM-

point

central pièce

plus

importante du mo-

rt"

ootre Karttf 178 ; Hanbal, VI, 298
II,

;

Gabriel la

lui

doni

Ya'qoûbï,

///.«/..

292.

On

t

ment intervenir

Omm
5-

Salama, l'année d après.

à propos de
tes

la
r.
;

révolte d'Ibn Zobair et de l'expédition de Yazîd contre les villes

du
a

II'.-

Moslim,
II,

•>'.;//://

.

11,

493,

16;

comp.

494.

( )

Haut. .il.

241,

393: 488, 5; IV, [32;
•;

Maqd
Salama BOUS Y
ir

[bn al-Gauzï,
BalSdj
lever
la

//',//'.;'.

ma. Leiden) 14
b.

Soyoûtï, AlHasffis aLKobrà (ma. Bei
fait

-.

ILim:s

II.

3;!

mourir

<

».

en-

contradiction.

Sur cette marque de tendresse, 570; au
stincts
tlair

cf.

Mb'dzuia, 78, n.

1

;

Hanbal,
»

II.

3°=;.

l

<

VI,

on reconnaît les enfants comp. Isaac et Jacob
Haùnvàn,
;

wr_^--~

•—
x

(cf.

(iahiz.
[,

II.

10

[.S
I.

Tabaq.,
ja8,

IV

'.

1:3.

7; Tirmidî, §altik

6 d.
to d.

|,

2S9

BojiSrï,

£oMi,
158,

13;
;.

Nawawï, Tah
I.

V,

t

1

;2.

1

;

VIII, 90.
1

11; XVIII,
a

4;

XIX.

8

~~-

I

,>rm "

.-t

Mascate (communication de fen A. Goguyei
Prophète
el

•c le

son 61s Ibrahim

;

BohSri, £>oH$,

IV,
***

^L
)

.

puis celle entre

Mahomet

\JS»

É^Xàl
6 -Mil

3
;

rfuafli

^
:

et

tfasau

i*y°R

^

l^s

*^t*•

^A-'o^

.y- J!

p

l>1

„~v
Comp.

fe

lj ^ U

Hant.al

[V

ce badi] a

[ée à Hasan); on a trouvé piquant d'attribuei Mo'awia |acob en Palestine senl l'odeur de son fils |oseph ; Qoran, 77.96 t7»; VI, » I-îM ':; a ::, M Hanl S; IV
5
j

1.

S
.

;:

.

s

.

H

inbal,

V, 37-3

Crehl),

II.

92

Hasan

et

Hosain

deste mobilier de la mosquée; timide essai pour en dissimuler
désolant! Réservé à l'imâm de la gamâ'a,
la hotba,
c

le

vide

il

y

paraît pour prononcer

recevoir la ôai a,

c

ou procéder en temps de calamités au
I

do a' ou à la cérémonie de l'istisqa
sur la gravité d'une affirmation du chaire
2
( ).

(

).

Sent-on

le

besoin d'appuyer
dit

Prophète, on
auteurs

la

proférée en

Dans
fils

leur

ferveur "alide, nos

se

souviennent de
ils
3
)

toutes ces prérogatives du minbar. Voilà pourquoi

tiennent à y

exhiber
catif,

les

de Fâtima à côté du Prophète-roi!

(

Geste

signifi-

suggérant une longue série de conclusions, toutes à
la

la glorifi-

cation des médiocres idoles de

légende

sTite.

En
et

l'esquissant, le

Maître semblait pour ainsi dire

se les associer

attirer

sur

eux,

comme
sentant

sur des successeurs éventuels, les regards de ses sectateurs.
4
(

Cette intention se trahit

J

parfois
il

impudemment, lorsque en
de saiyd
5
( ).

pré-

Hasan à
jour, le

l'assistance,

le qualifie

Un
de
la

voyant

lui

et

son frère Hosain
livrée

s'avancer au milieu

mosquée, dans leur éclatante

rouge et trébuchant à chaque
allocution.

pas, AboQ'l

Qâsim interrompt brusquement son
il

Descen-

dant de chaire,
et s'écrie
:

les

enlève dans ses bras, les transporte sur l'estrade
dit
:

«

Allah et son Envoyé ont bien
»

«

vos enfants sont une
petits s'avancer d'un

tentation pour vous

6
(
).

Quand
(

j'ai

vu ces deux

pas chancelant, je
les

n'ai

pu m'empêcher d'arrêter mon discours pour
»
7 ).
c

prendre avec moi

Le but de

l'anecdote est avant

tout

d'assurer

aux enfants de

Alï le titre d'enfants

du Prophète. L'on

comprend l'agacement d'un Haggâg, témoin de ces manœuvres, dan-

(')

Hanbal,
Cf.

III,

261

;

cf.

notre Ziad ibn Abthi, 37, (extrait de
II.

la

Rivistà
I,

r
[.

Mo'âwia, 204-208; Bohârï, Sahïh.
106, 6;
II,

134,

2

d.
II.

1.

;

Moslim, Sahïh,
IV, 70.

236

S.
(

Tabaq., VI.
3
)

Hanbal,
169.

III,

7,

1.

8;

18; 62;

32,

Bohârï, Sahïh,

4

( )

On

se sert à dessein d'AboQ Bakra, connu par sa médiocre sympathie pour
notre Yazïd, 141,
;

les 'Alides, cf.

133.
II,

Auprès du minbar, un faux serment

£jl_**o

<

_^s.

*)

^

«LUI àJ 0~^£».a 1-^5)
5
(

Hanbal,

329.

)

Et de

fils,

« îbni

hâdâ

»

;

Bohârï, Sahïh,

II,

169; Hanbal, V, 38,

1.

6
( )

Allusion au Qoran; passages cités au
la

commencement de

ce travail.

Même

en

présidant
petite-fille
7
(

prière publique,
;

il

fait les
I,

prostrations, ayant sur le dos et les épaules sa

Omâma

Moslim. Sahïh.

205.
II,

)

Hanbal, V, 354; Bohârï. Sahïh (Krehl),

134.

2 d.

1.

;

Moslim, Sahïh,

I,

236.

our
peler
fils

la

tranquillité publique.

<

>n

devait, affirmait-il,

l<

de

Ali.
le
->

conformément

à la termin

Qoran, depuis

roman de Zainab.
ittendu
sur
l<

familiales ont parfois un épiloj
le

embrassés, vautrés dans

giron, ou à califourchon

du Prophète,
les

les

innocents s'oublient jusqu'à inonder ses habil
devait
.1

bambins

d'alors, l'accident

être

fréquent

.

er
///

d'après l'importan
les plus

irdée

l'épisode par nos recu<
1

vénérés, \es Afosnad^ les Sonan les plus anciens tiennent à

rer

an paragraphe spécial, s.ms s'interdire

d'3
rich<

revenir pour

le

lions connexes.

A
1,

leurs

yeux

la

matière est

eignements.
petits

Ils
.tin 3
(

s'ingénient à varier la condition, jusqu'au se
d'établir la
s

ad

vn

le

traitement spécifique à appliquer en l'occurrence

).

Incidemment
(.l'un

ils

tout intervenir un

membre de

la

famille

abbaside ou
rivi1-

dan ansârien On ne manque aucune occasion de montra
dans
l'entoi
lu

îés

Prophète; auprès

d<

entier

rations les plus vulgaires, acquérant une
s

valeur

inestimable.

I

'«•

là,

l'ancienne annalistique, une catégorie de modestes titula

les

Ashâb al-wodoû'

»,

char
ils

veiller

aux ablutions du Mai;
s.-

A

défaut de missions éclatantes,

doivent

contenter de

celles-là-

Tous iv peuvent être son porte fanion. Mais chacun se dispute
sandales, son
>!1S

tapis

de

prière,

ou

le

récipient

servant

aux

puriti-

Leur
II

s.ilivc

coule sur

lui,

pendant

qu'il

les

porte
les

mu

-•

I,

II,

vue préparée pour leur
1

faire attribuer

prh
.

-

-J~

J
--^.
tout

il

les

entend pleurer ^Uùl

U

o«-»j
;

~^

une
d'a|

àjj^ jJJI ^l

Ce derniei
,

annaliste avait

compose un

^JL^^

s

,-^>

sur les dise urs
i»«>ur

:

eignements sur
lofcâri
;

les 'Alides

Xi/i:/i

III.
.

51a;
:

IV.

115.

Hanbal,

paasim.

Comme
.il

le

futur calife
il

Mo'

Horaira Ibn

Al
.

As'nri

foi..

.II.4;
;

.•/.;

XVI.

I.
II.

S

VIII,

1

;q

rjUmbal,
.
.-

Ibn Mas'ofld est appelé ^3-*.

-~

».

.

.^j»^.

*_.

<*»

Ua
^-69

rartoat

VI

LES

GENS

I

>l.

L

\

MAIS<

>N

Au

milieu de ses absorbantes préoccupations de
s'in

chef d'état, Aboû'l Qâsim, l'ancien marchand, continuait à

aux questions commerciales
les

Nous
I

le

savons par ses relatio
I

Kalbites Zaid ibn
<

I.larita et

>ahia ibn

lalifa.

i

i

visites a

>kâz,

au marché des Banoû Qainoqâ* et au bazar
fluctuations du
le

d<

dine

f
(

).

Il

tenait à suivre les

commerce
les

local
la

souris profanes avaient causé
«

scandale des païens de

Mecque.

Non seulement
il

il

mangeait
bazars
'

et buvait,

comme
8,

simples m<
y achevait

mais

courait,

les

Qoran, 25,

22).

«Il

une

familières, en
les

compagnie d'Aboû Horaira, examinant
<

marchandises, retournant les monceaux de blé,
il

en vent

lorsque au retour
sur
le

se rabattit sur
il

la

maison de Fâçima
appeler

S

••

seuil
*-•-

de
'

la
I

porte,
t'ois

se

mit à

Hasan:
c

Arri

vaurien
ponse.
riva
raira

rois

il

recommença
c'est

l'appel, sans

obtenir

de

ré-

Il

venait de s'asseoir dans l'appartement de

Àisa, quand ar-

Hasan. Sans doute.
sa

la

réflexion
lui

mère

avait dû le retenir

pour

mettre son

du narrateur AboQ Hocollier ._j=~

S.

Hanbal, Afasnad,

I.

168,

;

II,

448,

1-.

IV

I

.

MoeHm
us

remet

pont prêcher
ènéfice
le

le

moaotl

:

dira

de

la

-

N

chargement d*on<

Bobfiri,

$aÂJA

fi,

ai;

IV

qg

Mahomet,

« le beau

modèle »

A

sa vue

le

Prophète s'empressa de
les

le

serrer

contre
lui:

sa
«

poitrine,

pendant que
s'écria
t-il,
»

bras du gamin se refermaient sur
je l'aime;

Mon

Dieu,

comme
(*)

aime-le

comme moi

et

tous
II,

ses amis
331).

avec

lui!

Trois
la

fois

il

répéta ces paroles. (Hanbal,

Peu après

naissance de Hasan,

Omm

al-Fadl

on ignore corn

ment

elle se

trouvait à Médine

l'avait

apporté au Prophète. Placé

sur ses genoux, le bébé, avec l'inconscience propre à cet âge, s'oublia. c L'épouse de Abbâs se précipitant lui donna des coups entre les

deux épaules.
mal à mon

«

Doucement,
.

cria le grand-père,
2
(
),
il

ne va pas causer de
se contentait de ré-

fils »

Dans

ces circonstances

parer l'accident avec quelques gouttes d'eau et redemandait ses enfants. Scène attendrissante! Jusque dans les détails les plus intimes,

Aboû'l Qâsim demeurait pour

la postérité

«

le

beau modèle, £u~*.
lui

^1
(

».

De

l'air le

plus convaincu, la Tradition continue à

prêter

la

pleine
3
).

conscience de ce rôle et l'amène à poser
c

comme devant un objectif
et lui
fils

Cette curiosité a profité à

la famille

de Alî

a valu dans l'estime
la

de

la

postérité une importance exagérée. Ses
la

ramenés à

maison,
faire

Fâtima, à

façon

des
:

mamans

bédouines, s'amusait à

les

danser
'Alï
».

;

elle

chantait

« ils

ressemblent au

Prophète et non pas à

1 arqïs naïf et peu aimable pour son mari, lequel prenait le KL. parti d'en rire ( 4 )! Sans doute par égard pour son beau-père, à^JJ

(')

Pourtant Gabriel

lui

ayant refusé une
il

visite à

cause de
;

la

présence d'un chien,
II,
I.

servant à distraire ses
cet ordre
2 [ )

petits-fils,

ordonnera de tuer l'animal

Hanbal,

305.

Sur
etc

de tuer

les chiens, voir réflexions
;

du sceptique Gâhiz, Haiazvân,
I.

141

Balâdorï, Ansâb, 737. b

Hanbal, IV, 348; VI, 339:
serait

S.

Tabaq., VIII, 204,
(sic

Omm
elle «

al-Fadl,

de son

nom Lobâba,
après l'islam

«la première convertie après Hadîga »
»
;

émigré à Médine

de 'Abbàs

I.

S. Tabaq., VIII, 203-04.
officielle.

Tout

cela

est affirmé, sans

aucun isnâd :

c'est la

doctrine 'abbaside

Pour

la

date on n'arI.

rive pas à s'entendre:

époque du Handaq, de Haibar
ibid.,

;isnâd

suspect);

S.

Tabaq.
ibid.

IV

',

10; aveux significatifs,
1.

'Abbâs

et

sa

femme, convertis avant Badr,

20. d.
3
[

)

On

lui

fait

choisir les pratiques les

plus

faciles

;

il

craint
183,
12.

incessamment de
233;
il

«créer une sonna»; Hanbal, VI,
dans
I,

34, 51, 61, S6,

169,
;

170,
Ibid.

182,
II.

est

observé
,

les

circonstances les plus intimes: A^.U*. ^s.

2 13; Moslim, Sahïk

118.
4
[

)

Ya'qoûbï, Hist.,
V, 102
;

II,

130;

'Iqd,

I,

277,

Hanbal, Alosnad,

VI, 283:

Montahab

Kanz

...

Balâdorï. Ansâb, 354.

1

.

1

.

»

Nés de parents médiocrement doués, lesenfant
tement à
la

Uèrentlen-

vie

de

l'esprit.

Hasan mit longtemps avant de pouvoir
.

proférer une parole

^—
la

'

f)M VLal

Mahomet
fois

venait de sertir en sa corn*
le lu
la

que l'occasion
tement ce
cri fut

se présenta

de pousser

Immédi
grande
«

répété jusqu'à cinq

par L'enfant, à

joie

du Prophète. Ainsi

première

parole de
la

Hasan

aurait été

Vllah

akbar
Il

I

te là

l'usage des cinq takéirk

fèU annuelle,
-

n'est

pas

lifncile

de deviner L'inspiration de cet
les

difiant récit,
tr<


fils

1

on de

s'efforce
Ali.

de sanctifier
jour

débuts dans
ses

la

vie
ai

du

aiel

Un

Fapma amena

deux
>,

Ire

\isit<-

a

leur

grand-père.
répondit
h-,

Octroie-leur un cadeau

demanda
il

lanière.

A

riasan,
I

le

Prophète, j'accorde

L'intelligence et la ret

Losain

gréi

té et la considération
').
1

Puis

les

plaça

paternellement
.

chacun sur une jambe

.a

retenue a Hasan, l'homm

mille

femmes

Sachons gré
frère,
1<-

a nos conteurs

de n'avoir

;

ervé

l'intel-

ligence à son

héros inconsidéré de Karbalâ?
la

Un
la

trait,

habilement exploité par
les

Sfa, c'est L'entrevue de Mai£ran.

homet avec
Nagrânites

députés chrétiens

d

N

Elle

aurait abouti à

mobàhala: nouveau Balaam, Aboûl Qasim voulait essayer sur
l'effet

de

ses

imprécations.

Ce

serait

une

des

rares

occasions, où

hauma

se vit avec les siens mis.: en évidence par son
4
(

père

(

3 ).

Cette scène
la

)

en a inspire une autre, beaucoup plus
alide:
la

Lèbre dans

littératures

so-n<'

des privilégiés du mont
à son

Parmi
il

les

leçons, adressées par

Mahomet
33, J3):

harem remuant.

faut

compter ce verset du Qoran

«Allah veut enlever de

::i|.

cette parole

de

'AIï;
.

c les tnull

:

yasan

mont
tre

valu d'innombrables inimitiés». BalSçjorï,
,1

h

b
voir no-

b.\ 592,

a.

Pour l'attitude de H<

Ya:;J, chap.

X

et

XI.
.

ll.ui!

..1

IV,

VoÙ
1 >

«i.ms
I

)\i::J le ch
le B

)nt

le

cadre
s.-

«rni par

Qoran,
',

•;.-

nt

|e

Messie

(rem

lit

DOmmè, 00
Cf

nit-

r

il"

cor;-

•.cures allusions

qoraoiqnes

noti

"'.

daoa

Rt

Reco>>iuiandations de

Mahomet

à son

harem

vous, gens de la maison, la souillure et vous

purifier

».

Que

le

Pro-

phète apostrophe
jalousie a voulu
sainteté spéciale.

ici

ses

épouses, tout

le

contexte
le

le

montre! Sa

leur créer
Il

une situation à part,
de
les soustraire

bénéfice d'une
et

s'agissait

aux tentations

aux

obsessions de ses disciples après sa mort.
dirent pas cette heure

Ces

sollicitations n'atten-

suprême pour se

faire jour.

Des Sahâbïs

et

des plus qualifiés

— on

nomme

le

Hawàrï Talha
s'entendit

— annoncèrent

l'in-

tention d'épouser "Âisa. Aboû'l
éventualité,
t-il,

Qâsim

pour prévenir une

si

conforme aux mœurs arabes, mais désastreuse, pensa(*).

pour son prestige personnel
qoranique.
»

Elle a inspiré la minutieuse ré-

glementation
res

Il

confère

à ses
il

femmes

le

titre

de

«

mè-

des

croyants

(

châtiment pour leurs

En revanche leur annonce un double 3 fautes ( ). Ne fallait-il pas raffermir leur vertu
).

2

chancelante, prévoir la reprise du

roman de

'Âisa et de Safwân

?

Il

ne craint pas de leur faire adresser par Allah de pressantes exhortations en ce sens: la réserve, la modestie, la pratique de la prière,
la claustration,

avant tout

la

continence après sa mort! Toutes ces
«

vertus

il

voudrait les inculquer aux
le

gens de

la

maison

»

(

4 ).

Rien

de pareil à l'endroit des 'Alides:
exagérations de

Qoran ne
difficile

contient

pas

même
les

une allusion à leur existence. Silence
la Sî'a!

à concilier avec

(')

Formellement affirmé par Maqrïzï, Imtà'
.

',

III,

volumineuse Sïra, mais non pa-

ginée
2

ms. Kuprulu
( )

Qoran, 33. 6
cit.)

:

ce

titre

de mères enlevait aux fidèles
lien

le droit

de

les

épouser,
c

(cf.

Maqrïzï, op.

en créant un

de parenté. S'adressant aux musulmans,
«Loo^'iJI

Âisa

invoquera plus tard son droit de maternité
3
i
)

^^.

;

Moslim. Sahïh,

I,

143.

Qoran, 33, 30.
Qoran,
II,

4

33, 31 etc., 53.
1.)

Qu'elles

gardent yai.1 sj^b
!

les

dos de leur tapis

(Hanbal,

446, d.

c-à-d.

ne quittent pas leur maison
;

Hassan ibn Tabit, Divan,
(religieuses) i__-*aU Jl ,J-£/o

CXXXIV,
Le

S présente les

veuves de Mahomet

'y^AA ^JL^ùS_

hadït nous montre pourtant (texte cité plus haut) 'Àisa habillée de rouge!

Des

rao94,
:

hannat fréquentent leurs demeures, du vivant de Mahomet; B oh Sri, Sahïh (Krehl), IV,
n° 62.

A

propos de Qoran,
<te*-\j
\\a,

33, 6, signalons l'étrange style

de Gâhiz, Tria opuscula,
le

19, 12
la

(O^yjl^l

O^j-^'

Jp*^. (3

_j

A

l'époque de Gâhiz,
trouvait-il

passage, relatif à
le

ma-

ternité des
Il

épouses de Mahomet, ne se

pas encore dans

textus receptus ?

le

signale

comme une

variante

O^r*^

Jp*^

I

:

Mais

le

prn


:

ion

trop

belle;

1

la

maison
[es

demeurait suffisamment vague, pour être
et

Aiides

par
>str<

leurs

partisans.
l<

I

tans

le

i

!

Mahonv

pher

innés,

réun
.

tant

alors ^a maison, c'est à dir<

le
I

véritable ahi de l'homme,
ni

comme
a

le

comprend
,

la

langue arabe
r

a

Ah.

ni

l-.uim.i

habitant à part. Cette

nant

la

Sï'a,

elle a
le

préféré adopter la signification plus
ahl al-bait
>

1

eux
cclusion
'!«

doit d

Ali et les siens

ton

es
fils,

in

jour

donc,

les

abritant to

Fatima
Voilà
-

<-t

leurs

deux

sous son manteau,
»'

Mahomet aurait
lors
(

déclaré

:

les

gens de

ma maison
la
}
..

Depuis
le

les

quatre person*

portent dans
la

tradition éfite
:

titr«- (!<•

gens du manteau
'Aiides

perçoit

tendance
s]

revendiquer pour
le

les

r

le

pri

ireté

énoncé par
le

Qoran.
se

En

accueillant

récit,

les
'

grands recueils orthodoxes,
Ainsi

son!

le

rendre inoffensif

on

fait assister

Omm Salama
prouver
le

Dans Moslim, §akih
traire
;

*,

II.

;2s, surtout

',26

on

pou
4- sJ
'

con-

le
1

raisonnement
''

est

captieux.

;:o, 417.

Les
actuellemei
d.
I.
'

=

épo

>_^-~^

^jt

gens de

la

maison,
.

un

même

toit

H
maison
>

11

Le

l'Ut
t

<lu

Proph
<

rmer en iabou
hr

les

la la

commma.

Mu contexte.

cette

interdiction

ne peut convenir à

famille fie

Moslim,

SàMA

*,

II.

;?4

Et aussi celle
<>ù

d(

1

aux 'Aiides

1

expression de

_~-^_

^.-*

nombreux exemples,

on l'applique
:6.

à

d'autres
Il

familles:

M.di/oumites
,

"j'.il-

IX.

d

I

.

H.iui
6.

«I.

I

161

1\'.
;

150, 7

d

1

,

VI, 42:. W&qidî

Kr-ri

c't-tte-

tendance se trahit dans les moindres
*

»

cr*

J&^— ^ ^rr^ J*
'

-'

tf^obal,
:

II

aoq.

d.

1.

« Je

vous

.mille

du Prophète,
ouvrir
la

m
m dans un
badft, char.

mên
'

bofl

1

loraira de
:o

pro lamei

d

l.

Extension de ce privilège

à l'entrevue et englober par son

mari parmi
e

les

«

gens de

la

mai-

son

»

(').

On y agrège également
c c

les Ga'farides, les
les

descendants du

mécréant Aqïl,

frère

de Alï et enfin

Abbâsides; cette dernière
2
( ).
c

extension, inspirée par des motifs politiques

La Sra continue
c

à pousser sa pointe en faveur des

Alides.

On

connaît les hadït, où parmi tous ses contemporains,
préférer Àisa, puis Aboû Bakr parmi
tion elle a
e

Mahomet

déclare

les

hommes.

A

cette déclara-

opposé

la suivante.

«

Fâtima m'est
la

la plus

chère, ensuite
si

Alï

»

3
(

> Celui-ci étant

revenu à
il

charge, curieux de savoir,

dans

l'affection

de son beau-père,
«

ne l'emportait pas, ce dernier aurait

répliqué:

Fâtima

est la plus
<JI

aimée

et toi
il

le la

plus cher, i2**J
manifestait

<*-J=U

Lv^

J^j-*1

v^uil_5

^U*

».
il

Cette affection,

en toutes
à boire.

les occasions.

Un

jour

les

trouva endormis. Hasan

demanda
de

Au

lieu

de

réveiller les parents, le
soif

Prophète
(

prit sur lui

traire

une

brebis et d'apaiser la

de

l'enfant

4 ).

On

voit

comment on a
les

cherché à combler

les

lacunes

de

la

S'ira,

où dans

rédactions

primitives Fâtima occupe à peine plus de place que dans le

Qoran

(5).

1
I

)

Hanbal, VI, 292, bas, 296, bas, 298, 304, 305;

le

manteau

est tantôt
;

de Fadak

tantôt

de Haibar.

Au

Higâz, on

le savait, les Juifs

détenaient l'industrie

de

ce

flot-

tement topographique.
2

(

)

Cf. Goldziher,

ZDMG,
Hanbal,
«

L,

114 etc. Moslim, Sahïh
III,

2
,

II,

332.

(3)

Cf.

Triumvirat, 121; Osd, V, 522; Hanbal,
;

156.

4
(
)

Osd, V, 522

I,

101
1

;

VI, 391-92

:

les

Banoû Hasim appartiennent

à

la famille

de Mahomet.

Le
*
1

SQ J
'Abbas,

comprendrait tous ceux, qui ne mangent pas de
Ga'far
et 'Aqïl ».
;

la

sadaqa, à savoir

3* J
pour

Balâdorï,

Ansàb, 442, b. Les
I,

Hâsimites forment
motifs sont utilisés

« la famille

d'Abou'l Qâsim »

Komait, Hâsimiyât,

45.

Tous
femmes

les

les y introduire

subrepticement.

Au

pèlerinage, Ibn 'Abbâs dé-

clare avoir été expédié
les enfants;

en avant par
I,

le

Prophète
1.

<*IaI

Ai_»^>

^

c-à-d les

et

Bohari, Sahïh (Krehl),

423,

Dans

sa dernière maladie,

Mahomet
;

oblige

tous les « gens de sa famille » à prendre un remède, excepté son oncle 'Abbâs

Moslim.

Sahïh
(

2
,

II,

253

;

332 où Ibn Ga'far est déclaré de
?

la famille.

5
)

Pourquoi se gêner
le hadït,

Quand

il

ne

s'agit

pas du Prophète, disait 'AU, je prends
I,

des libertés dans
est

<iU^À.

<-jM
partis
;

U

,

Hanbal,
le

131.

Aveu précieux

!

Le
!

hadît

donc une arme aux mains des

on

compare

à

une ruse de guerre

VII.

MAHOMET, LES ENFANTS DE /AIN. M'. DERNIÈRES ANNÉES DU PR< >P1

1.1
Il

OSÀMA.
1

I.

Du
tises
lier,
cl--

côté orthodoxe, on

amène
fille

1<-

Prophète a prodiguer

la

même

tendresse aux enfants de sa
tout son harem, en

Zainab.

Un

jour

il

excita les convoi-

lui

arrivé
la

du

Yémen.

«

Je le

coldonnant a admirer un p destine, déclara-t-il gravement, a la
(').
«

personne

plus chère de

ma famille,^
la fille

Dans ce

cas, s'écriè-

rent de concert ses

femmes,

d'Aboû Qohàfa

est sûre

de l'em-

porter

de -a

Sans s'arrêter pour relever cette insinuation jalouse a l'adresse partialité connue pour Âisa, le Prophète suspendit le bijou au
.

e

cou

de

Omàma,

la

fille

de

Zainab

2
( ).

Par moments, on

le

dirait

préoccupé de
la

tenir la balance égale entre les siens

de dérouter par

correction de son attitude les conclusions outrées des partis extrêles luttes

mes de prévenir
tures.
la

sauvages, causées par leurs divisions

fu-

Car avec

la

fradition islamite, nous devons prêter

au Prophète
Moindres

pleine conscience de son rôle, de
es
n

l'importance

d<

pour l'avenir de sa communauté. Ce
ne manquait jamais d'inspirer
Juifs
la

rôle, attribué a

A

verve
disaient
ils

eptiquesde Méaux
croyants.

dine,

et

autres

I

leunux mortels,

bol» intentionnellement
..m.".
r,i:.,:h

^.i

valeur

constitue

le

fond du débet

tus

Constantinople]

p
.

Qodfi*ï

^
•>.

-*~-

c&&
-

mt

'Otnoûmlya, Constantinople

.

Maqrisf, Ituta. nu. dt<
erlin),
II.

yanbal, V

29^- VI
i68-69

148

.

I.

S

/•••'•'•/

,

VIII,

Les

enfa?iis de

Zainab

votre Maître n'a rien oublié, jusqu'à
naturels!
»

la

façon d'accomplir les besoins

(Moslim.

2

I,

118). Faudrait-il

encore soupçonner nos auutilisés?

teurs de

ramener

ici

des

clichés, déjà

C'est

la

répétition

de démarches, de gestes, connus par
fèrent.

ailleurs,

où seuls

les

noms

dif-

Fàtima compta deux garçons
une
fille.

(*);

Zainab aurait eu un garçon
les «

et

Ainsi

qu'il s'était

comporté avec
lui
;

deux Hasan
la

»,

Maavait

homet
les

les

prend en chaire avec

il

accomplit

prière tout en
s'il

gardant dans ses bras, ou juchés sur son dos.
impartialité

Comme

voulu démontrer son
la

absolue

2
(
),
il

recommence avec
Cette

progéniture de Zainab toutes les attitudes de

la salât rituelle.

apparente bonhomie, ce

laisser-aller patriarcal font partie
ils

de

la tacti-

que

traditionnelle.

Non seulement
3
(

préviennent en faveur de
ils

la

vé-

racité

de

récits

aussi naïfs

)

mais

sont principalement destinés
le

à dérouter l'attention du lecteur. Dans

cas présent,
:

il

s'agit

de

masquer
de
la

les desseins réels, poursuivis

par l'orthodoxie
les

au moyen de

quelques hadït à tournure inoffensive dirimer

divergences au sein

gamWa mahométane,

ou, à tout le moins,
sfites.

émousser

les

armes

aux mains des adversaires
clusions lontaines.

Tout a
la

été

prévu, jusqu'aux con-

Cette dérogation à

gravité,

au recueillement

de

la prière

on veut bien l'assurer

— constituait
Omm

une des Hasais

O
avant
la

II

n'est pas question
;

des
sa

filles

de Fatima. La cadette
l'aurait

Koltoum

serait née,
;

mort du Prophète

sœur Zainab
la

précédée immédiatement
;

Fà-

tima n'ayant pas eu d'enfants après

mort de son père
si

Osd, V, 469.

Si le

mariage

de leurs parents a eu
la leur,

lieu

après Ohod,

la

naissance des « deux Hasan » a précédé

ces fillettes devaient être fort petites
ni

du vivant de Mahomet

:

voilà

pourquoi

elles

ne figurent
2
( )

dans

la

Sïra

ni

dans

le hadït.
(j,

Nasa'ï,

Sonan (ms. Noûrï 'Otmânî, Constantinople) paragra.,
Atisâb alQorasiyn

bl^oJI <J^effendi
;

£,
S.

s^LoJl

;

Ibn

al

Gauzï, ms. cité; Maqdisï,

(ms.

e

Âsir

I.

Tabac.. VIII, 26; 168-69
laisse

Ainsi le Prophète prend sur son
5,

chameau Ibn Zobair

et dé-

Ibn Ga'far
3 ( )

;

Hanbal, IV,

bas.
2
,

Autre exemple dans Moslim, Sahïh

I,

97, 9S.

Mahomet

était

de bonne humeur,

quand

il

mangeait de

la

viande,
il

surtout <^J1 à'LiJl <-4^-^

C^>^ j
^'

^
c

JJ1

.

Après un
.

vigoureux coup de

dent,

s'écrie: «-CoUiDl ?0p

^y^ ^y^

Silence..
les

nouveau

coup de dent;
tiennent de

le

Prophète reprend sa première affirmation. Quand
ils

Sahâbïs s'entreÀisa pour
« en-

Mahomet,

se trouvent assez près des appartements de
»
;

tendre

le

bruit

de son cure-dents

Moslim,

op. cit..

I.

483.

,

1^3

d'Aboûl Qasim
croupe
s
'Ali.

'

Le

jour

de son entrée
'.

à

la

Mecque,
les

il

avait en

frère

d'Omâma
;

Tous

ces

détails,

écrivains, in-

à ta Si a les

ont laissés tomber. Mous devons leur conservation des collectionneurs sonnites ou

au zèle orthodoxe

abba
:

3t

partout

le

même

sans-gêne

vis-à-vis

de

la

vérité

"-;

trique.

*

*

Le père de Fâçima
tratif
<

se montra,

s'il

se
la

peut, encore plus

démons-

pour
dàii

<

teâma
.

fils

de Zaid. Cela a valu
J-^..

peu banale appellation de
de l'apôtre d'Allah
>

_«.^

j^

J-s^

^1

amour

fils tic

l'am< >ur
(

au rejeton de son favori Zaid et de

la

négresse

Imm Aiman.
et

(

teâma,

un monstre de laideur physique, ventru, au nez écrasé,

noii

comme

sa mère, l'ancienne gouvernante du

Prophète! La

tradition

rien

n'empêche de
le

le

soupçonner
du

-

a pu

même

forcer les couleurs

de ce portrait dans
tion doctrinale:

but de rendre plus concluante sa démonstra-

l'équité

Prophète

dans ses affections
les

et

l'im-

possibilité d'y trouver un

argument pour

prétentions

sfites

Le

Soyoûtî,

^T

~r^L\
ex

^qjLt>

j,

k^^wJJI

p.i%4\)l

mis. 'Àsir
6'.

eff.

>

i

:

M
( )
J

iqn/i, /m/3*,
p.

ms. cité;

Itm Oauzi, Talqth,
III.

Comme
Non,

Hanbal,

33 bas.
'(

Le Prophète
se

prédit qu'on se batl

le

tdwtl du Qor.m.
dit

Aboâ Bakx

et

>m.ir

lèvent [voulant

demander
«

s'ils

le

Prophète, mais celui

qui

recout sa

semelle.
la
i

>r

'Ali

cous

I

sa

semelle

».

Allusion à l'interprétation allégorique,
les

pratiquée par

Mahomet s'amuse également avec
eux, «J.^;-^
«
it

enfants de 'Abbas, joue à

la

course avec
ha

ft,

1

"***
1

3

5

rT°

*

»v^-o

J^

£)y*JO
699,

»

à^2\

^JLJ^^>
.


I

plein

de ces

récits. Cl

AnsSl

liant». il,

a 14.

Ce thème
-

se trouve largement développé
• •

Mahomet prend en croupe Ibn Ga'far
fils

et Ibn "Al

Ibn Zobair;

il

leur adjoint parfois un
l<-

de 'AU.

Fadl
l.

ibn

'Abb
.

simultanément avec
212. 216, 231
.

petit
,

OsSma

;

Hanbal, Mosnad,

:o;. ro4
!

...

IV

'I

autres HSéimiti

par

le

Prophète

mont'

et

placés devant et derrière lui; Ibid
le

250 bas,

1

admettre

même
/..

privilège

]><>ur

Ibn Zobair

Ibn 'AbbSs se cha:

240.

Un

<les artifices

du had

comme

ici

de

rerun

adversaire en quai"

tnt

04

Le châtiment du

vol

petit
r

Osâma

s'étant fait en

tombant une blessure au

front, l'altière

Aisa, malgré l'invitation

pressante de son mari, dédaigna de s'oc-

cuper du négrillon.
plaie
selle,

A
«

cette

vue Mahomet se précipita pour sucer
;

la

de

l'enfant

(').

Ah!

s'écriait-il parfois, si

Osâma

était

demoi»

je le couvrirais de soie et de

bijoux

des pieds à

la tête

2
( ).

Au

pèlerinage d'adieu,

Osâma

dut s'écarter pour satisfaire un bela

soin intime.

Mahomet

suspendit les cérémonies et arrêta
favori.

marche
les

du cortège pour attendre son

Cette

partialité

provoqua

protestations des pèlerins yéménites. Leur mécontentement les aurait

même, au
après
au

dire

du passionné Orwa ibn Zobair, poussés à

c

la révolte,

la mort d'Aboû'l Qâsim (3). C'est assigner un bien futile motif mouvement national de la ridda arabe! Dans un moment d'énervement, Mahomet avait prescrit en son Qoran (5, 42) de couper la main aux voleurs. Il entendait bien en

rester à la

menace, ne se souciant pas d'avoir à mutiler
4 Il ( ).

les

innom-

brables larrons d'Arabie
contre les adultères.

agit de
il

même

pour

la lapidation, édictée

En

l'adoptant,

chercha principalement une ocjuifs.

casion de se montrer désagréable à ses voisins
ses razzias, innombrables étaient les cas
tribunal.

Au

retour de

d'inconduite, déférés à son

Les retardaires ou

qaidoïïn,

demeurés à Médine, avaient

(')
2

Ibn al-Gauzï, Montazam (ms. cité
I.

,

II,

61b.

I.

S.

Tabaq.,
<*~oLol

IV \

43.
;

( )

S.

Tabaq.,

IV

r
,

43, àJL*lz*.
la

j A—iyA^SJ <^_^-

^
£J,I

^

Ibn
II,

al-Gauz!,

Montazam; Mahomet pénètre dans
puyé sur
lui,

Ka'ba, suivi d'Osâma, Hanbal,
le
lui,
;

3; sort ap-

III,

281, S; la voleuse

Mahzôumite
relatifs
Ibid.,
II,
1.,

prie

d'intervenir pour elle auprès
II,

de Mahomet, IV, 386. Autres hadît
la

à 32

Ibid.,
le
1
;

20;

Mahomet

entre
,

à

Mecque

sur le

chameau d'Osâma,

il

déclare

^UJl

C+*±J\

mais

une variante ajoute
(le

<0^
I.

UoU».Lo
:

;

II,

106, d.

107.

élevé par

Mahomet

Al&\ Jf^s^S

terme de

^Jjt>\

revient encore)
S.

reçoit

une tunique de 50
1
;

dinars, portée d'abord par
II,

Mahomet en
3
( )

chaire;

Tabaq.,

IV

z
,

43,

45

;

Hanbal,

40;

il

propose volontiers

Osâma comme mari (Hanbal,
I.

VI,

411 414) aux musulmanes, venant le consulter.
Bohârï,
Tàrïh,
I

S.

Tabaq.,

IV \ 44;

(ms.

Kuprulu,

non paginé) notice

d'Osâma.
4
(

Cf. notre

Ziâd ibn Abihi, 42-43. Ces recueils

postérieurs citent
la

d'autres cas;
;

mais
(éd.

les plus

anciens Sahïh connaissent seulement celui de
;

Mahzoûmite
;

Ibn Rosteh
II,

de Goejej 193-94

cf.

Hanbal,

r

I.

4 19

:

Alï

coupe des mains

Ya'qoubï, Hist.,

251.

.

la

partie

belle

pour

tenter
(').

la

vertu

hésitant

musulm
le
9

leurs maris

Aussi recommandait-il
de ne
m
i,

ne
hu-

jamais rentrer de
miliantes
"")

nuit,

afin

Tout en

qualifiant d<

Mahomet

-

évir contre ces libertins
i

Leur nombre, leur qualité aura
législ
i

une trop rude épreuve son prestige de
l'engager a retrancher le verset
le

ette

considération a pu

de
lu
(

la
;

lapidation

de son recueil, où
l

calife
il

Omar

prétendait l'avoir

).

'n

jour pourtant

jugera urgent de donner un exemple.
la

I

damna une

voleuse Mahxowmitr à avoir
u*

main couj
un
<

G
les plus

la

sentence, atteignant
'

considérés de
il

la

Meo

[ue

1

.es

_>•
|

«raiéites

s'adressèrent à
il

K.una

jouissait d'assez d'influence

auprès du Prophète;

ne résisterait pas

à cette intercession!
il

Le lendemain

déclara gravement: -Si latima
vol,
i'-

fille

coupable de
rant
lité
il

persisterais à

lui

Aboûl Qâsim monta en chaire; de Mahomet s'était rendue couper la main (5 Au demeui

se contenta de l'effet produit. L'application de l'atroce pénala

se démontrait impossible dans

pratique;
vole:

le

Qorân ayant
quart

né-

gligé de déterminer la valeur
trois

de
:
'

l'objet
Si

un

de

dinar,

dirhems ou moins encore
tte spécification,

l'auteur
il

du Kitâb Allah
faut mettre en
utilise

dispense de d

apparemment
la.

sa ferme résolution d'en rester

L'orthodoxie a

l'incident
i

pour

taire

une nouvelle réclame à

Osâma

et à

latima. Elle

__~o»-:

femmes dont
I,

les

maria

^mt absenta

sûreté à Médine; H. tiil.il.
Ifoslim, S'ihih
'.

245.
146.
4 «.46.
le

II.
II.

Moslim Sahih

.

136.
vin,

Il

intervient tonjo

:.uiil

Comme

pour

la
i

règlement
*(

I

ment on d
Schwally, GtsekickU,
I,

tmar.

148 etc.

M
Moslim, $aÂJA

',

II.

.11.

4a.

Un bad
d
.ni.

'.eur

l'un asnl et d d

Pour te

tirer

un-

>i«'s

comment
la

Voir
,

discussion dans

l

107-08

ins.

instit.

biblique

K>>:

io6

Fatima

et

Abou Sofian

adroitement libellée pour ne pas rompre l'équilibre entre
tions
fils

les prétenici

de

la

Sonna
la

et

de

la

Sfa,
la

la

première représentée
e

par

le

de Zaid,

seconde par

femme de

Alî.

*

*

*

Devenu propriétaire des riches oasis du Higâz septentrional, Mahomet assigna à Fatima une dotation annuelle de 85 charges d'orge (*)

A

la veille

de

la

reddition de la Mecque,

Abou

Sofiàn venait d'ar.
le

river à Médine, en vue de conclure
s'agissait

un accord avec
dans

Prophète.

Il

en

réalité

de combiner

le scénario,

devant permettre à ce
des Qoraisites. Sa
les

dernier de
fille

pénétrer sans coup

férir

la cité

Omm

Habîba, mariée à Abou'l Oâsim, avait dû préparer

voies aux négociations,

entamées
si

alors.

Yazïd,
il

fils

d'Aboû
2

Sofiàn, a
la foi

pu

s'y intéresser

également,

dès lors

avait

embrassé
( ).

nou-

velle,

comme

certaines notices semblent l'insinuer
les

Aimant
dans
la

situations imprévues,

les

rédacteurs de
le

la

Sïra ont

trouvé piquant de représenter à cette occasion

père de Mo'âwia
(3).

maison de Fatima,

la

priant de s'interposer en sa faveur

(')

Baladon, Fotouh, 30; Ya'qoubi,

Hist., II,

142; Ibn Hisam, Sira, 776

;

I.

S. Ta-

baq.,

VIII, 17.
2

(

j

Cf.

Mo'àwia, index,

s.

v.

Yazïd ibn Abi Sofiàn.
récit est sans isnàd
les
cf.

( )

3

Baladorï, Fotouh, 37,

7.

Tout ce

dans

I.

Hisâm, Sïra, 805
la

etc.

On

y découvre l'intention manifeste d'humilier
fils

Omaiyades en
I.

personne d'A2 d.
1.

boû Sofian. et aussi de glorifier les
réalité

de Fatima

;

Hisâm, Sïra, 807,

En

Abou'l Qasim

était fier
lui

de ses relations avec

les

Omaiyades met

et la Tradition éga-

lement. Elle tient à

assigner deux gendres omaiyades et
et

leur

éloge
il

dans
les

la

bouche du Prophète. Avec AboQ Bakr
en négligé. Annonce-t-on
II.

'Omar,
il

celui-ci

ne se gêne pas,

reçoit
2
,

la visite

de Otmân,

c

compose

aussitôt sa tenue. Moslim, Sahïh

321.

Ces

détails

trahissent la

modeste origine d'Aboù'l Qâsim. En guise de con-

solation,

on montre

les plus illustres

Compagnons,

lui

rendant

les plus

humbles

servi-

ces,

s'occupant de ses ablutions (voir plus haut),
al-As'arï;

lui

servant de portier,
Ibid.
II,

comme Abou
Si

Mousâ
ont
si

Moslim. Sahïh

.

II,

322; et Ibn 'Abbâs,
c

351.

nos Sahïh

facilement admis
II.

l'histoire

des fiançailles de Alî avec
le

la

fille

d'Aboû Lahab

ff>nl..

339), le désir

de rehausser

pauvre mari de Fatima a pu y contribuer, puisgendre!

que

les

B.

Mahzoum

le

recherchaient

comme

le

l'entretien

prête au grand
le

diplomate

omaiyade un
te

rôle

grotesque. Nous voyons

petit

Hasan ramper par

pieds de sa
certains
le

mère ('

détail
il

en désaccord avet son
était

mme
la

prétendent

la

seconde année de l'hégire
date de
cetto

yeux de

la

Nu.

il

importe infiniment d'avancer

sance, afin de pouvoir revendiquer

pour

l'ainé

de

Façima

un<

quentation effective du Prophète.

A
assisté

la
-i

suite
la

de son père
la

et

de son mari,

la

mère de Hasan
de

a
aître

reddition de

Mecque. Nous lavoyonsalor

aux ablutions de Mahomet
:

Le

zèle des auteurs

'

ne

réussit

pas à

lui

découvrir

une

activité ou des initiatives
les

d'un ordre plus élevé.

Rendus au Prophète,
infinie!

plus infimes

acquéraient une valeur
Survient
1,-ur-

la

dernière maladie du Prophète.

Nous avons

décrit

ntrigues, ourdies pendant cette longue agonie. Autour du mo-

ribond,
lui

Aisa monte bonne garde.

La Tradition se

devait pourtant de
seule survi

ménager une suprême entrevue avec Fàçima,
l'aurait
la

la

parmi ses enfants. Mahc >met
obtenir

envoyée auprès de ses femi
4
( ).

dispense du (awâf, ou tournée quotidienne

Ici

encore

l'imagination de nos auteurs aurait pu trouver une mission plus
rieuse
a
:
;

éviter de

la
lit

taire intervenir

pour confier son père malade
aurait prédit qu'i
lit

Aisa

'".

Sur son

de mort,

il

lui

la

Moslim, Sah:h

»,

I.

140
ni.

;

Hanbal,

\'i
I,

rtains

mosulm

-

I

Moe
(3)

$aMM ,

CC

n«>trc

H.
la

t30 etc. Sur

le

CODPetl

«le

;

de

maison de M.iunouna

ch<

emblable, quand on connaît
la

fa\

Mentionnons

m

;

l'adieu
;

;

Hanbal,

III

Mahomet
homet
mettre en évidence
h m, Sahtti.
I.
l<-

63 victin*
'

1

couph

ma; fal

ji

;

I.

Hisfim

;' ,i v

;

io 8

Douleur de Fathna

première de sa famille à
c

le

suivre

dans

l'autre

monde;

prédiction

rendue vraisemblable par l'épuisement total de la malheureuse femme de Alï. La douleur de Fâtima s'exhala en vers, conformément à

mode arabe; elle serait allée les réciter sur la tombe paternelle. Quand Anas ibn Mâlik, le fidèle serviteur du Maître, revint de l'enterrement, elle l'accueillit par cette apostrophe « Comment avezl'ancienne
:

vous eu

le

cœur de

confier à la terre la dépouille de l'Apôtre?

»

(')•

(')

Tab.
;

I,

1140; et tous les recueils de hadït.
III,

I.
c

S.

Tabaq. (ms. cité) 126-27.

Il

2
,

83,

24; 84, 7

Hanbal,

204; dernière entrevue de Alï avec

Mahomet

:

Ibid.

VI, 300.

VIII.

]

DERNIERS

l<

>URS

I

>K

;
1

.\TIM.\

De
fille

nouvelles épreuves allaient marquer les derniers jours de

la

du Prophète. Pendant que par un

coup d'audace
le

le

triumvirat.
a

Bakr, 'Omar et A.boO 'Obaida, enlevait

califat

des BanoG Sàida
'Alï, s'étaient

'
!

.

leurs adversaires, joints
1<-

aux principaux amis de
Elle devint le centre
'(

réunis dans

maison de lapm.i.

de

d'Aboû Bakr. Conduits par accoururent pour les y forcer. Chez partisans du triumvirat
l'opp<»sition

au

pouvoir

)mar\ les

les Al-

la

tente ( a),
le seuil
fil

la

demeure privée étaient considérées comme
E

inviolables;

sur

toutes les poursuites devaient s'arrêter. Cette considéra-

tion ne

pas reculer

Omar

•).

encore moins

le

deuil et

le

prestige

Cf.

de FStima sur sou père; 'Iqd
)'./:.-./.

'.

II.

Cf. notre

[58-59,
«

1^;

;

nom-

/.•..•,.

>:,

»U. 1rs ^.jl OC>
res

**i Jlï
. :

y>L

&
|

ÛLsC* JIjj1 i.jlLl çjAi wt>'J
.

w
"delà

M
la

a

.

H.i!

Faut-il traduire

!

c je le puis
i

en vertu de

religion fondée

par ton père?>
Bakr;
(I.

— « Tu neti

Mahomet»

avait dit 'Ali à Abofl

S

fondée, quand on compare l'empressement

Pendant 36 heures au m<

du Prophète démet
i-j).

horriblement gonflé
la

(I.

s.

fabaç.

il

Poui

directement cet abandon,
le

Tradition essaie longuement

ou ne pouthéorie, ntiHsée par

la

mort de Mahomet

C'est

Ui

M

(

nova.

Mahomet

toilette dit

cadavre

nu
a
l'.a.ir

riens sVni;

ment survenu

et

Testament du Prophète

de Fâtima.
reuse
vrir
fille

la malheudu Prophète, sortant de sa demeure, menaçait de découIl
J

en vint aux mains avec Alï, cependant que

c

en public sa chevelure
2
(

(

),

le

signe suprême de détresse chez les
la

femmes arabes
où Alî
e

)!

On

organisa un véritable siège autour de
c

maison,

s'était retiré

avec ses partisans.

Omar

le terrible lutteur, rele

douté dans

les foires

de Okâz, vint
4
( )

c

s'y

mesurer avec
imposent au

gendre du
3
( ).

Prophète, avec Zobair et les autres adversaires du Triumvirat

Le Ooran,

la

Tradition

après
(5).

lui,

fidèle

l'obli-

gation de rédiger son testament

Esprit pratique,

Mahomet

a voulu

prévenir les contestations
cette précaution?

inutiles. A-t-il

pu pour lui-même négliger
et leur

Les Sfites se refusent à l'admettre

argu-

mentation, convenons-en, ne

manque pas de
6
( ).

valeur.

Sur
le

la fin

de

Mahomet,
nie

il

plane un mystère, insuffisamment voilé par

désordre

intentionnel des versions contradictoires

Pendant cette longue ago-

de

15 jours,

Abou'l Qâsim ne retrouva-t-il plus un
le

moment de
qu'il

lu-

cidité

pour manifester ses volontés suprêmes;
la

Triumvirat

réussit-il
ait séil

à

supprimer

preuve de cette manifestation? Non pas
'Ali,

rieusement songé à

pour sa succession, quand de son vivant

avait affecté de le tenir à l'écart des affaires.

Aux yeux

de

la

Sfa,

à

Ohod

!).

Ils

l'achèvent, les

yeux bandés, par crainte de
II
2
,

cécité,

s'ils

apercevaient

la

'aura d'Aboïî'l

Qâsim:

Ibid.,

60,

19; 6i,

16 etc. Ils
d'état,

eurent aussi les oreilles boules triumvirs.

chées, puisqu'ils ne s'aperçurent pas
(')

du coup

accompli par

Ya'qoûbï, Hist.,
Ag.,

II,

191

;

maison de Fâtima
137,

fouillée, Ibid., II, 155.

1

XV.

7:

;

99, 18;

XVIII,

10; 202. 27: se détourner quand une fem809,
2

me dénoue ses cheveux. Ibn Hisâm, Sïra, 105-96. Au fath de la Mecque, les femmes
vaux,
(

d.

1.

;

Wellhausen, Reste

2
,

199,

comp.

qoraisites se précipitent, au devant des chea.
2
,

la
3
)

chevelure découverte; Balâdorï, Ansâb, 226,
Tab.. Annales,
I,

1818, 1820;

comp.

1.

S.

Tabac., III

223, 14.

D'un coup de
*

poing,
lim,

'Omar renverse Abou Horaira ^^X^oV
2
,

O; y*? ^^
Samson

rj^

**£*£ r+*
la

>r***

'•

^os-

Sahïh

I,

34. Cette
'Ali,

extraordinaire vigueur corporelle est

réplique sonnite au

personnage de
4 (
)

reproduisant les gestes de

à Haibar.
II,

Ne jamais
Qoran,
Cf.

se coucher sans son testament rédigé; Hanbal,
la

4

;

34

;

cf.

no-

tre République
?
l

marchande de
2,

Mecque, 20; Moslim. Sahïh

",

II,

10.

176:

5.

105.
I.

(*)

Triumvirat, 130-32;

S.

Tabaq.

{vas.

cité)

123

b

etc.:

151 b etc.

.

Ah
le

<-st

le

^.

.

te

légataire par excellence du

Propl
Jre du
e

n| s
'

.

sensuel et léger lia

,^dans
le
a

^.
le
s:

i<

mprenn<
'•i

testan*

fréquemment
les

l'honneur

Parmi

Aral)»-s.

contemporains de Mahomet, nous voyons fréquemment des s.uis postérité mâle <>u laissant des enfants mineur

de

l.i

sorte

mbait mesure de
.

t<>u;<>urs sur
les

-

influents, en
îs

faire

respecter

droits des orpheli
les
d<

'-M

leur sein
le

comme

on

«lisait.

Nommons

:>r<-ini'T-

califes et

richissime et violant Zobair.

Ainsi donc 'Ah
c'est

aurait

étt

chargé de

veiller sur la famille
fille

d'Aboûl Qâsim,

a dire

épouses

et sa

ou

encore sur sa communauté

naissant'-.

A

lui

aurait été dévolue la mission de les réchauffer dans son sein. A'

de ces considérations

quand

ils

échappe aux partisans du* mari de latima. revendiquent pour lui le titre d< ment, s'<
n'a
i

Komait, apostrophant
«

le

Prophète
a part

».

Tous

tes

hommes,
«le

t<>i.

laisseraient un

légataire,

<-t

l'on

blâme, parce qu'à bon droit nous refusons de l'admettn

La Sonna

s<«n

côté s'est insurgée contre cette argumentation
~.
v

Aux

titre-s

de ^*oj, -

.

-

ii

-seur.

légataire,

a..

Ali

;

Koi

miyài,
tn.«r

I.

6o, 62, 72
est

éd.

I

Horovitz
1

.

Voilà pourquoi
.-

.m

p

qu'il

prêt a acquit*

M ihom

1

lamationa pour

l*héi
l<

Aboû'l Q9sim; Moslim

II,

:j

matiou

eal

e à

atténuer
j^.irt.ns

«ve

adjoint aux revend!

lira,

$*MA

n. 73

Ce

détail,

a les 'AI

prouver qu

ma,
.

lei

plus proches héritiers

du Prophète Unethè»

DOtel
;

\h
<

'Al:

aurait fruSÙ

a.

I.

>n

\..it

à quelles

armes

Sur

la

nature
voir Ul

-

-mit de

1

s.

menl

leur
le

sadaqa

;

fbid.
l<-

MoaHm
<i<-

comme

déclare

texte marginal
II.

Moalitn

Komait,

44

;

Komait,

Fatima réclame Vhéritage de son père

elle

a opposé une longue série de hadït, montrant

le

Prophète,

ter-

rassé par la violence et la
nisant,

soudaineté de sa dernière maladie, agointestat. L'obligation

aphone, et mourant finalement
elle

de rédiger

un testament s'évanouit;

demeure sans
le

objet, lorsque le

mourant
le

ne possède rien à léguer.
entier

Or

Prophète serait mort dans

plus

dénûment, mieux encore, débiteur envers un Juif médinois! Pourquoi aurait-il songé à un document de ce genre ne laissait-il pas
:

après

lui

le

Qoran, dépositaire de ses pensées suprêmes?

(*).

'Âisa se

trouvait toute désignée pour prendre la responsabilité de ces syllo-

gismes, de ces
sur

récits,

à tendance polémique.

«

Le Prophète a expiré
»

ma

poitrine et avant que je m' en aperçoive

2
( ).

Cette affirmaest

tion, la favorite la

présente sous toutes les formes
l'a

3 Il ( ).

mort dans

sa maison, elle ne

pas quitté un
?

instant.

Quand donc

aurait-il

pu

rédiger ou dicter un testament

* * *

La persévérante
avaient
fait

politique de

Mahomet,

ses luttes contre les Juifs

grand propriétaire foncier du Higâz ( 4 ). Il possédait de vastes domaines à Médine, à Haibar, à Fadak, à Wàdi'l Oorâ. Fâtima résolut de revendiquer sa part dans l'héritage paternel
de
lui le

plus

et tout spécialement l'oasis

de Fadak.

De

son vivant

elle

en avait

x

( )
2 (
)

Moslim, Sahïh
I.

2
,

II,

r3, 4 d.

1.

;

14,

to.
cf.

S. Tabac., II
la

2
,

49 etc. Hanbal, VI, 274
:

Triumvirat, loc.
laisse

cit.

;

Vazïd, 73. 75.

3
(
)

Comme
Jj-o

suivante

en mourant

le

Prophète

quelques dinars et presse
ré-

'Âisa de l'en débarrasser. Quelques recommandations insignifiantes, voilà à quoi se
duit
II
2
,

<sà\

àX*>*

A^U; Hanbal,
I,

VI, 315, bas; Moslim, Sahîh

2
,

II,

14;

I.

S. Tabaq.,
;

44 etc.: Moslim, Sahïh

523-24. L'école 'abbaside s'en était déjà aperçu
I.

voir la

réponse, attribué à Ibn 'Abbas, à ce sujet.

S. Tabaq., II

%

51, 21.

Aussi oppose-t-elle

ses hadït à ceux de 'Âisa; (Ibid., 50-51) 'Alï a recueilli le dernier soupir
Elle proteste contre l'intervention
II,

du Prophète.
2
,

brutale

de 'Omar

à ce

moment; Moslim, Sahïh

13-14.
4
(

)

Du

Juif Mohairiq

il

aurait hérité le vaste
7.

domaine, formant
le

la

sadaqa du Pro-

phète à Médine; Waqidî (Kremer). 259.

Comp.

mémoire de R. Leszynsky, Die

Juden

in

Arabien zur Zeit Mohammeds.

déjà réclamé
it

la

possession. Si on la place alors
justifier

l'un
r.

ref L'in-

sans doute pour

d'avance la conduite d'Ab<
-

tervention des veuves

d'Aboul Qasim,
la

.r

part

de Fadak, doit répondre à

même

préoccupation

'

Historiq

ou non.

Attestations diminuaient d'autant les droit

Dans
laiss.-

le

développement de
parti.
la

cet incident,
prii

nous nous

>ut

aux préjugés de

Fidèle à son

Prophète
aux côtés d'Abofl

n'a

;

de testament

Sonna

se ran e
la

Bakr
1

de

(

>mar. affectant de considérer
d'état.
s'était
fait

fortune territoriale

d'Abo

1

i

)âsim

comme domaine

Le Prophète

intimer par Allah

Q
comme recueil s
p

or-

dre de ne pas se presser pour éditer le Qoran,

La précaution

était

prudente, étant
il

donné

le

e inconsistant
révi

de certaines révélations;

voulait

s.

réserver
il

le

loisir

deles

Fidèle a cette recommandation d'en-Haut,
lui

évita

de

laisser

des stipulations écrites,
la

même

en

une matière

aussi

importante
nai

que
Il

transmission du pouvoir, au

sein de la

communauté

redouta avec raison de ne pas voir respecter ses dernier,-, volonl En portant la contestation .levant le tribunal du premier suc
r

de Mahomet, latima.on pouvait

le

prévoir, s'y prit maladroitement.
la realite

En l'absence d'un document, attestant
nelle.
ella
cita,

de

la

donation pal

comme

témoins. Ali et ses deux
<

fils

l.Iasan et l.losain
la

dernier ne comptant pas six ans'

)n

voit

pourquoi

S

lv-

ivancer

les

dates de leur naissance et du mariage de leurs parents

Aux
tte

réclamations de Fâtfma,
hypocrite
fin

AboG Bakr
:

s'était

contenté d'opposer

de non-recevoir

les

prophètes ne laissent
difficile

d'héritiers

La

distinction ne pouvait

être
fait

à trouver et les
l-'atima.
1

écrivains, favorables

aux

Alides. en ont

honneur à
t6)

comm<
l'héritage de

citation

du Qoran (27,
ajouta
le

Salomon
»bvie

recueillit

David

,

puis elle

dùti

la

;

Boh.iri.

.-

1

iiadorî, 1

Hanbal,

I.

3.
.
1

*

:

VI. 44,
H..x.
(

143
iii

\

mort
t'ils

aurait

compté

^

..u-

l

'Ah

.II-

ion

'Ali.

puis de

Mobammad

61a

u

tf oaain

;

//.i».

cf

DOtl

U4

Dissentiments entre

'Ah

et

'

Abbas

phétie. les privilèges suréminents, attachés à cette dignité, ne se trans-

mettent pas; accordé! Mais l'héritage demeure!

»

I

(

).

Une
ajouté
Si

autre version

I.

S.

1 abaq.,

II

2
,

86) préfère l'intervention
cité

du

mari de Fâtima.
celui

A

l'exemple de Salomon,
c

par sa femme,

il

aurait

de Zacharie, père de Jean Baptiste (Qoran,
le

iç, 6).

précédemment

couple

Alï-Fâtima avait déployé autant de

décision et d'intelligence, vraisemblablement le triumvirat aurait échoué

dans ses tentatives pour accaparer heur de
l'

le califat.

C'eût été pour

le

mal-

empire arabe,

comme

la suite le

montrera. Mais au temps

d'Ibn Sa"d et

même

de Komait,

la Sï

c

a devait posséder déjà son arsec

nal d'armes polémiques.
la décision

Nous y voyons Omar revenir plus tard sur d'Aboû Bakr, céder en indivis à 'AH et à Abbâs les biense

fonds du Prophète, situés à Médine; mais à

la

condition d'en appli-

quer

les

revenus à des œuvres

d'utilité

publique.

En

dehors de cette
e

charge onéreuse, l'astucieux Ibn al-Hattâb spéculait sur leur mésintelligence. Elle
traita

ne tarda pas à éclater.
c

En présence du
qualificatifs

calife,

Abbâs
\Sjb

son neveu Alï de

«

menteur, scélérat,
les

traître, déloyal,

^i&JI

^plil ylàJl ($y\ »;

absolument

mêmes

que

le

duo hâ-

simite avait adressés dix ans auparavant au prédécesseur de 'Omar.

La

version du Sahïh de Bohârï s'est empressée de supprimer ces ex2
(

pressions malsonnantes

).

etc.

D'après

Ibn

al Batrïq

éd.

Cheikho

,

II,

38,

19.

Hosain aurait

atteint 63

ans;

il

serait

donc né deux ans avant
16, 17,

l'hégire! Ligne 17, lisez ^Jos.'o
Tafsïr,

O^o

^y^SJa

.

Pour

le

sens de Qoran, 75,
la

comp. Tab.,
;

XXIX,
2
,

101.
6.

Mahomet

modifie des sourates

dernière année de sa vie
(')

I.

S.

Tabac., II
\

104.

ijj

Tab.,

III,

5 14,6 une source "alide
^

Jy^

^1 (3^4.

^V^

à'j^Jjl ^,1;

Mas'oûdï, Prairies, IV, 55-56; comp.

comme

l'insinue l'isnâdj.

Mahomet
la

avait déclaré inac-

ceptable
famille:

le

témoignage d'un familier ou d'un membre de
_|aI
1

famille

en faveur de
\^ -^
^J

la
;

O^-Jl
II,

à^s. ^i-o

^3>ÀJl çiULll ...

CU-yJl Jj&V çJl&JI
les

lol^yiô

Hanbal,
raira
!),

204; hadït directement dirigé contre
II,

prétentions de Fâtima

(Aboû Ho-

Ibid.,

242,

76

d.

1.

2

( )

Bohârï (Krehl),
Tabac., II

II,

272-74; Moslim, Sahïh

2
,

II,

7r

;

Caetani, Annali,

II,

687-89;

cf.

I.

S.

\

85-87.

IX.

MORT DE FÀTIMA: SES FUNÉRAILLES, SA TOMBE
:

!

DEUIL

<

111/

LES ANCIENS

A!

ISLAM

On
trois,

s'accorde à placer

la

fin

de Fàtima,
la

l'an

n

II

un,

deux,

quatre, six

ou huit mois après

mort de son père C
ne possédait aucune informa
lu

divergence

suffirait à

montrer que

l'on

don directe sur un événement, passé inaperçu au milieu des intestines pour la conquête du califat, et de la sanglante
de
la

ion

ridda.

Comme

elle

avait vécu, l'unique

tille

survivante du Pro-

phète s'éteignit parmi l'indifférence générale
cieux de se partager l'héritage politique

d<

emporains, sou-

du Maître disparu, beaucoup

plus que de recueillir les souvenirs, se rattachant a cette grande

moire.

Quand
la

ils

auraient entrevu des lors

l'utilité

de cette érudition

historique,

liberté d'esprit leur taisait défaut.
l'an
11

La date de
attribut e a
s,

a été déduite de la
la

prophétie posi evenhtm^
2

mi

père sur
le

mort prochaine de sa

fille

(

),

on peut
l<>n

dément supposer
m- trouvait
n

processus inverse

de

l'impossibilité, <>ù

pour prouver l'existence de Fâtjma, postérieurement

a

différend avec A.boQ Bakr.
la

A

ce dernier elle

avait
la

juré

de

ne

plus adresser

parole

;

(

.

Comme

on

voit,

peu après

mort de Ma-

:':.n

'Abdalben

Hanbal, VI,

i

,

[n/t.

II.

72. T. il...
'..1

il.

i8as

irme Ibn ForBI
lin al-Gauxî,

ma

1595,

:

reconnu

jasti(

Ma*

Il6

'Ait, absent

aux

derniers

moments de Fatima

homet, Alî arriver à composition avec le premier calife et se conde sa femme. stituer un harem complet, on a conclu à la disparition partir de ce u. A l'an sur Voilà comment on est arrivé à s'accorder
terme, la personnalité de Fâtima demeurait sans emploi. Sa conservades héros tion eût entraîné à des aveux pénibles pour la réputation
islamiques.

On

ingrate figure.
sa vie privée.

empressé sans trop de regrets à supprimer cette Ainsi avait agi Alî dans la nouvelle organisation de
s'est
c

Fatima demeura obsédée jusqu'à la fin par cution. Aux veuves de Mahomet, entourant son
plaignit

la
lit

manie de
de mort,

la perséelle

se

des

vexations,

dont

elle

avait

été

victime

sa vie durant.
et ce

Elle se déclara heureuse d'avoir à quitter leur
d'iniquité,
la justice

compagnie

monde
expira

l'on avait foulé
«

aux

pieds ses droits, ses privilèges, violé
le

à son endroit,
»,
c

annulé

testament de son père;

elle

à l'âge de 23 ans

affirme

gravement
la

Ya qoubï

e

(II,

128-29).
J

A
),

ce

moment suprême,
pris, assure-t-on,

Alï se trouva absent du domicile conjugal
la

(

sur-

par

soudaineté de

catastrophe.
rien prévoir.
S'il

A

Médine,

il

paraît avoir été le seul à ne
la

est

permis d'en juger, d'après

longueur des discours de Fâtima aux
la visiter

femmes des Ansârs
nière maladie
2
(

et

de Qorais. venues pour

dans sa deril

),

cette

mort n'eut

rien de soudain.

Mais

fallait at-

ténuer

le

côté choquant de cette absence. Aussi

le fait-on

revenir

(3)

B.

Khéd.) préfère nier

le

différend.

Voici

le

résumé du dialogue (d'après Baladorï,

Ansâb, 34041; entre A. Bakr et Fâtima: « Quel est ton héritier?

"

Ma

famille „
».


Et

Pourquoi détiens tu l'héritage de
ses terres

mon père?
?

Je n'ai recueilli ni or ni argent
.

à Fadak £Jj^ Ixs ,Xo

il

faut lire iiSl^

Une
e

autre version la réconcilie
I.

avec A. Bakr et montre ce dernier, priant à ses funérailles.

S.

Tabaq., VIII. 17. 19.

Abandonné par ses partisans
Bakr: Moslim, Sahïh.
II. 72.

après

la

mort de Fâtima, Alï

fait la

paix avec

Aboû

^»\i sUa* ^UJl
le

^
il

AJy*.}

3^

C$

Personnellement

son prestige devait être mince; encore
(')
2
(

devait

à sa qualité de gendre!

I.

S.

Tabac., VIII, 17-1S
II,

;

Hanbal, VI, 461, 462; Ibn Hagar, Isâba, IV, 729.

)

Ya'qoûbï, Hist.,

12829. 260
b
;

(3)

Tab.,

III,

2435; Baladorï, Ansâb, ms. cité
phtisique,

Moslim, Sahth,
:

II.

54. 5.

Fâ-

tima a dû mourir

comme

son

aîné

Hasan, J1~jI

il

expira en rendant ses

poumons

;

Baladorï, Ansâb, 602 a . Inutile de

faire

intervenir le poison,

comme on

1

a

;

pour présider
Mes,

à la

toilette

funèbre de

la

morte Quand

il

perdait une

Mahomet

affirment les Salnh

voulait y voir api

ter les soins les plus minutieux,

multiplier les lotions du
').

cadavre mêd'une
I

lées à des essences précieuses

Celle de Fâtfma se

fit

plutùt

sommaire avec

l'assistance inévitable
lieu
la

de'Abbi

n

fils.

Les funérailles eurent
plus

nuit

même

a

(

de son

avec

la

grande précipitation. AboQ Bakr en eut connaissance trop tard. Lorsque Omm Salama, la future mère des lit son
i

premier mari,
produirait
ture,
la

elle

se

proposa de
vi, osas
»tsô

<

lui

consacrer une lamentation, qui
'

sensation, a-*

*~&K
vanité.

Indifférent

par

na-

l'Arabe cède volontiers à
le

la

A

défaut de ce

sentiment,

piété pour

Prophète n'avait pas encon
à son dernier entant ces

es racii

indes, afin

de valoir
Il

suprêmes marques
désarroi, régnant

de dé ërence-

faut

sans doute tenir compte du

alors a Médine, travaillée par des dissensions intestines,
le

soulèvement de

la

ridda,

si

l'on

vent comprendre ce

men manque
Ya
>

d'in-

telligence chez

A'i et

chez

les

triumvirs.

Quant

à l'âge total de Pâtima, nous avons déjà entendu
lui

parler de 23 ans. D'autres

accordent

2j. 20

ans

1

ou environ

4
(

).

Cette dernière restriction
listes

laissait
lui

une marge

suffisante. Certains anna-

en ont profité pour

assigner 30

et

même

35 ans

prétendu

;

cf.

M

Varia,

14951.
;

Au

lieu

<le

la

fille

d'Aé'at, on

iba Sohail,
BalSdorï,
(')

femme de Hasan
.

rite aurait

reçu 100,000 dîaSrs de

nomme Mo

celle
••

de'Amrou
le

a

peur

coup

1.

Moslim, Safnh

.

1.

$45-47.
;

Innombrables h»
VIII,
(8,

lu

'Ali
»,

l'enterre sans
72.

même

l'avoir

n

S

tàaç.,

haut; Moslim.

SaMA
.

II.

Moalim, $aJtik
if-jVa
s

1.

Pour

le

testament
1

<ie

I

Hanbal, VI,
-j.-JLo.
la

.

JjLj

»j«.-^ aâi\

Jv«ij jl^

àj^ji^^.\ LjJ

y»LJ1 p*ji ^J^' L
et

JL**Ji

j
tenture

trf'j

^ L*.
s;;r

Quel

est

ce .-~~ introduit par Fatima

mis en rapport avec
plus haut?
Ali

ou portière couverte d'images, dont

nous avons

par:.-

aurait

;.

une élégie

la
1.

tombe de
[825,

sa
li

femme;

'Iqd*, 11,7,1
;

1869;
1

Ya'qoûbï,

toc. ciL\ la

Ibn

al

Atir.

fTàmU

rornb),

II.

259.
;
.-.

Elle
;i

.^.

non aubile
total

au début de
;•«

mission de

Mahomet

Mosl m,

v;'..

91

D'où un
1

d'au moins
•>.

ans
rr.h.
•:.'
.

.:.

'Abdalbarr,

/•.

Nawawi

B50-

plusieurs

mois»;

BalSdorï, AtuOb, 25C

Le

culte des

morts dans £ Arabie préislamite

croyons

inutile

de revenir sur ces évaluations après avoir plus haut
fait

discuté le motif de ces divergences. Si nous n'avons pas

fausse

route dans l'exposition de cet imbroglio chronologique,
décider son choix pour les chiffres les plus élevés.

le

lecteur devra

*

*

*

La

gâhiliya ignora

le

culte des morts.
la

On

constate plutôt la hâte

pour se débarrasser de leur dépouille,
I

fréquence des enfouissements

nocturnes et précipités, pratiques conservées aux premiers temps de
l'islam
(
),

et

pour
c

les

personnages

les plus

vénérés:

nommons
2
(

le

Pro-

phète, sa favorite Aisa, son beau-père
lifes.

Aboù Bakr

et les
)

premiers cales plus pro-

La

religion

de Mahomet plongeait ses racines

fondes dans Xarabisme.

L'auteur du Qoran n'a pas compris l'oppor-

tunité d'une réforme en cette matière.

Ce

Qoraisite positif, étranger

à

la

psychologie, s'est contenté de légiférer pour une collectivité ma-

(')

Cf.
I
,

Triumvirat, 133-34
143,
;

;

Hanbal,

II,

240, 388, 474. Wellhausen, Reste
I,

2
,

112.

I.

S.

Tabaq., III

146,

147,

148; VI, 64, 19; 73; Tirmidï, Sahth,
l'allure doit

189,

200; Moslim,
çj$>
;

Sahïh,
I,

I,

258-59

aux

funérailles,

être

rapide,

mais

<—

^il

Hanbal,
hyènes;

43 2

;

Arabes recouvrent à peine
;

les cadavres,

fréquemment déterrés par
« se traîner

les

Gâhiz, Haiawàn, VI, 15455

aux enterrements défense de
1
;

comme

les Juifs »,

(Mahomet), Hanbal,
turnes
(
;

II,

344,

ailleurs

Mahomet

proteste contre les enterrements noc-

Ibid., III,

295.
,

2

Comp., fçd 4

II,

4,
II.
I,

9 d. 41
;

1.

recommandations suprêmes de'Amrouibn

c

al-

Àsi

;

Goldziher, Abhandlungen,
et
1

du
;

même
les

sur «

le

culte des morts
2
,

dans

le

paganisme

dans l'islam

»,

M.

S.,

229-63

Wellhausen, Reste

177-86.

La

plupart des récits, où
les

on découvre

le culte

des morts chez

Arabes préislamites, ont été composés,

vers
le

anciens furent remaniés à l'époque impérialiste, lorsque les conquérants éprouvèrent

besoin de rendre leurs

ancêtres présentables.
il

Quant aux

récits,

prêtant aux premiers

musulmans une

insensibilité contre nature,

n'est pas interdit d'y

soupçonner des
(cf.

ten-

dances polémiques contre d'anciens usages, jugés entachés de polythéisme

Goldziher,
dispo-

M.

S.,

I,

258

etc.).

L'esprit

du hadït

est

non

historique,

mais doctrinal.
l'islam.

Cette
vie

sition

rend particulièrement épineuse l'étude des débuts de
la

La
lit

de Fatima
de

en fournit
sa

meilleure démonstration. 'Âisa n'hésite pas à établir son
la

à l'endroit

chambre, où repose

dépouille du Prophète;

I.

S.

Tabaq.,

II

2
,

85, 15.

Ce

dernier

hadït peut contenir une protestation implicite contre le culte des tombeaux.

S

119

scu/ifu-.

pour

les

rudes compagnons de

è

ntau

détriment des sentiments les plus délicats du
a son silence,
la la

cœur humain. Supp
d<

rradition la plus ancienne préconise
nature. Elle

tombe un stoïcisme contre

impose au Prophète
la

mander grâce pour
Sa

ses larmes, versées

sur

mon
étroite

évérité s'empresse de proscrire
[').

les plus

innocentes manifestât* us

du deuil

Partout elle affecte de flairer une

menace pour son
elle

ption du monothéisme,

quand en
ar;

réalité

renchérit

o

sur

la

dureté de l'ancienne société

Chez beaucoup
les

de Sémites, observe

le

Pi

lin,

-nomm
i

Palmyréniens,

les

Araméens,
*

les

Nabatéens

et

Juifs
la

le

la monument d'Absalon importante des tombeaux»

stèle
2
>.

apparaît
le

comme

la partie

plus

(

Rappelons
^<-s

célèbre

Qoss ibn
la

établissant entre les tombes de
.

frères

un masgid, peut-être une

Pans sou
les naçaè,

zèle étroit, l'orthodoxie

a

pu redouter

confusion

condamnés parleQoran. De
n

là l'interdiction
le
I.ladit.

de

trans-

former

les

tombeaux en

édictée par

/antérieurement à l'hégire, les tribus consentaient pourtant a

mettre une exception en faveur d'un ancêtre,

'l'un paladin,

d'un

1.

immortalisés par leur courage ou par leur générosité.

Un entassement
0:1

de blocs

(

3 ),
s

un cercle de pierres suffisaient pour
tom1>es,
et

marquer Femplace
Pas

en l'honneur de ces mân<-s glorieuses
1<-

venait y verser une coupe de vin ou

sang
le

des victimes (4).
;

de tombes,
la

faisant saillie, toutes a

même

sol!

>

ainsi

prononce
(

Tradition.
''
.

Et pour produire plus d'impression, elle
a]

montre
mort

>mm

Habïba

se fardant, se parfumant trois jours

d<

Divan de Oi
1

ibi's
ii«lu>>
-'

S

XXXV

6

Ci.

tfanbal,

II.

vi.

'

135,
1.

.m x funérailles; Innombrables hadij en ce sens;
1

[69, haut;

Sahih
dei

Sellin,

/m

iieuiimgdn

'

». dana

1

191a, p. iao

Noua

y reviendrons

dans un antre

travail

en

pi

.

Tirmi.li, $aJHA,

I.

:9.s;

Moslim,

-S f *.->.•

I

164-65; rjanbal,

I

9*

".

VI,

endre pari

sus

mai

L'élégie de

Garir

père

Abou
de

Sofiân,

«

afin d'obéir

au précepte du Prophète
c

».

Un
r

des
("),

favoris

la Tradition,

Ibn

c

Omar

préside des courses de chevaux

en revenant des funérailles d'un de ses enfants.

Amrou

ibn

al-

Âsi, le

conquérant de l'Egypte, meurt en vrai croyant.

Voici ses dernières
confié à la

recommandations à son entourage
terre, arrêtez-vous

:

«

Quand vous m'aurez
le

autour de

ma

tombe,

temps requis pour immoler

un chameau et consommer sa chair. Votre présence
(Moslim, Sahïh
2
,

me

consolera

».

1,

60).

Le Bédouin
chères
2
(

se glorifie
il

de son

insensibilité

au milieu des plus

grands désastres:
).

se défend de pleurer sur ses affections les plus

Un

poète, chantant une épouse, enlevée par la mort, voilà
la littérature

un thème plutôt rare dans

arabe

!

A quoi
!

bon

s'affliger

?

Une femme
se consoler,

s'en va,

une autre prend sa place
la

C'était leur façon

de

comme
la

malicieuse
la sienne,

c

Àisa

le

rappellera à

son auguste
(

époux. Sur

tombe de

Garïr avait prononcé une élégie
,

3

).

la vérité

de l'émotion

s'unit

au naturel de l'expression

deux

ca-

ractéristiques,

peu communes dans l'abondante production élégiaque
l'infortuné

du désert. Mais

poète semble demander grâce et vouloir

désarmer d'avance

les rigueurs

de

l'opinion.

Ecoutons son début:

mottalib

;

Hanbal,
II,

II,

169; [CU4.I

j

^^>

o^

?

l*JJ1

(Hanbal,

244) était
fait

mal vu;

cf.

notre Ziâd ibn Abïhi, 59. Sur la
« huit ans après » cette
si

«Ls^Lo ^ C~s-Jl Jj&I <J,\ cUW^I tombe des martyrs
bataille.

de Ohod on
13
.

prier
le
la

Mahomet
Sïra

Hanbal, IV, 154,

A

cette

époque

Prophète avait cessé de vivre,
;

nous devons nous en tenir

à la chronologie de
la Sïra.

voir notre travail, L'âge de

Mahomet

et la chronologie de

On
273,

a senti la difficulté et l'on
2
.

met

cette prière

dans
la

les derniers jours

du Pro
;

phète
Ibid.
.

;

Moslim, Sahïh
d.
1.

II,

2S5.

Il

s'excuse de pleurer à

mort d'un de ses enfants

I,

'Âisa
;

lui

dit:

«au

retour

de mes

funérailles

^>^,

*aJ ^_^JJJiJ

cilcJ^jl

Jp*^j> IXo~jLo

Bohâri, Sahïh (Kr.), IV, 46. Pour la forme des tombes, voir
I.

com-

mentaire de Fr. Schvvally,

S.

Tabac.,

II

2
,

38.

Il

faut mettre en ligne
les

de compte

l'habitude des Arabes de dissimuler les
Ainsi,
sol les

tombes pour prévenir
2
.

vengeances posthumes
fait

pendant l'occupation de Rhodes sous Mo'âwia, Fadâla ibn 'Obaid

égaler au
cit.

tombes des soldats morts tombes lapidées,
cf.

;

Moslim. Sahïh

I,

357,
f.

5.

cf.

Mo'àwia,

loc. sup.

Pour

les
x
(

R.Hartmann dans Archiv
Ralâdorî, Fotoûh,

Religiotiszviss.
:

XV,

148-49.

)

Autre exemple de l'ascète Motarrif ibn 'Abdallah
135;
I.

Sa'rânï.

Lawâqih al-anwâr
150; VIII, 70.

29

a,

(ms. Institut biblique);
2

S.

Tabac.. V,

( )

Cf.

Vazïd,

191.

3
(
)

Citée pour sa beauté dans Ibn Qotaiba, Poesis, 280, 308.

'

N'était

le

respect humain, de nouveau

je

m'abandonnerais aux
un être chéri;

larmes,
fe

je

visiterais ta

tombe,
et

comme

on

visite

contemplerais
la

pourquoi détourner

les

regards?

-

une

1

où a pénétré
I

pioche.

a mort a déchiré

mon

cœur, au déclin de

ma
de

vie....'
l'hégire,
la
I.

(').

Nous sommes
ans.
l'islam

a l'aurore
le

du second

siècle

lai

avait eu

temps, semble-t-il, de

modifier
la

mentalité
i

des nomades, de l'ouvrir
:

aux sentiments de

pitié.

ou

[ue

de Farazdaq va nous montrer combien

les

appréhensions de
pi.

Garir se trouvaient fondées

Sa verve macabre
rival:
la vie.

se

m

a

un époux malheureux, un poète

Les
visite à

visites se font

pendant

mais

je

ne puis admettre

la

un mort, couché dans sa tombe.
l'as

Cette ignominie tu
pulcre,
<>u

conçue, tu Tas exécutée en
2
(

'a

e

pénétra

la

pioche

).

Ta morte
hyènes
serte
4
(

tressaillit
;
.

d'épouvante

<Lm^ sa fosse) à la vue avec
elles

«le
).

Bolaiya

se trouvant seule

dans

la

plaint

(')

Naq&'id Garir

éd.

Bevan
-\_j_rJ1

p

/..-..

Vil. 62. 2; hadï] favorable aux mani*

festations de
II,

demi: J^j^*.

^\

«

<4oi*b

£ *1\
T

^1

»,

<*->'~o-o

^~JJJ\ ^\

.

rjanbal,
le*

273, 10.

Pour proteater contre cette dureté et fonder leculte des toml>e.uix, un montre
les

des croyants,

grands ÇahSbîs,

le

calife

Mo*Swia,

fidi

les

martyrs

de Ohod; WSqidï, (KremerJ $03-04;
explication de ce hadit dans

Mahomet qualifie de
Bfoslim,
via
le

kofir les lai cite,
-

Nawawï, Sarh
faire

mac.

Institut

biblique
prier
la

de
bui

Rome
les

.

t5a

a.

On
s

.1

tenu pourtant à
il
"'.

pour

\

ni'>rN

-.1

/''•!..

<:>.

Les Arabes enterraient fréquemment dans
cf.

mai-

son: coutume de plusieurs peuples de l'antiquité classique,
dt'lla

C. Pascal
l

12

rign

!<

•<

Uns SymboUu
de reprendre

htierariiu

m

ktmorem

p.

230.
3
1

)

La

•::;:.!:

iffecte

les

expression!

.une elle

uflise

la

même

rime.
la

Lieu de sépulture de
(*)

temiiir de

Garû

;

Comme
,'jLâ

l'insinue le

texte de Gihif, cité plu* haut, le
< la
1

fait

l'exploite ici; littéral;
I

morte
•• Cl

't les

deux hyéi
/»:.-,;';

plaine
éd. Griffinl
17.
::.

•••>
.

^ <,-*¥*

^i

J^A ^

Ain. il.

Ya'qoflbî,

On

oublie l'emplacement de la

tombe de Fatima

Quand de nos

jours tu t'apitoies sur ses ossements, où parmi des

jointures brillent des vertèbres.

Quoi, lorsque les hyènes

lui

ont dévoré les côtes, tu verses des

larmes? Puisse

le

Tout-Puissant te confondre!
la

Ta

complainte

déshonore dans sa tombe. Ce
!

n'est

pas

là l'at-

titude d'un

homme

d'honneur!

»

(

).

On surprend aussi l'écho de sentiments plus humains. La nature ne perd jamais ses droits, même au sein de l'islam primitif, si fortement imprégné de préjugés arabes. Ici même nous avons vu. comment
par l'exemple de Fatima on a voulu protester contre la dureté des mœurs anciennes, déplorable héritage de la barbarie [gafa) bédouine.

Mais ces protestations appartiennent à un stade plus avancé de l'évolution mahométane, et il est permis de se demander si l'auteur du

Qoran

les eût

approuvées.

Que

les

Sahïh aient cru devoir

les lui at-

tribuer, leur prétention

ne

suffit

pas pour constituer une preuve. Ainsi

à force d'instances,

il

obtient d'Allah d'aller prier sur la
« S'il

tombe de sa

mère.

Il

préconise les funérailles expéditives.
c'est hâter

s'agit d'un

homme
il

de bien,

pour

lui

l'heure de la récompense; sinon,
».

y a

tout avantage de se débarrasser de sa dépouille
les mérites, acquis

Par

ailleurs,

il

exalte
disso-

en accompagnant

les
la

convois funèbres. Ces

nances servent surtout à alimenter

sagacité des commentateurs.

On
pour

ne pourra donc s'étonner,
la

si

l'on
2
(

ne tarda pas à oublier l'em).

placement exact de
celle

tombe de Fatima

Ainsi

il

arrivera plus tard

de son mari.
lui dit:
«

Un

jour Âisa

c

s 'étant plainte

d'une migraine,

Aboû'l Qâsim

à mourir avant

moi!

»

Quel bel enterrement je te ferais, si tu venais Oui, répondit vivement la fille d'Aboû
en compa>

Bakr; au retour des

funérailles, tu oublierais ton chagrin,

gnie d'une de tes femmes et
dire

cela dans

ma

propre demeure!

3
(

)

Au

de Mas oûdï,

r

la

perte de Fatima aurait causé un vif désespoir

(')

JVaqà'id Garïr, S71.
réciter cette élégie,

Comp.
il

Ag., VII, 66, 2-10.

A

Médine, Garir redoute égale

ment de
2
)

s'interrompt après l'avoir
!

commencée. Médine conser-

vait pourtant le plus

pur esprit de l'islam
I.

Tab..

III,

2436;

S.

Tabac. VIII. 19-20; Maqdisï, Géographie (de Goejej, 46,

12-13;

même
Cf.
I.

constatation pour les
S. Tabac.. II
,

tombeaux de Ohod
25
;

:

Wâqidî
,

Kremer), 302-03.

24,

1.

'Otmàn

àlib\

^JjS

quand mourut O. Koltoûm.

à

Ai

I

ette
-'
.

mort
Il

lui

enlevait son principal

titr<-

a l'attention <les
1

musulmans

ne parait

indifférence pendant la

-y rendu compte dernière maladie de sa femme (4), son
I

sèment indécent

.1

raccourcir
la

la

d

treuvaj

éderàde
du Prophète

place, laissée vide

par la

fille

enfin

.1

se

rapprocher du Triumvirat

Mai

oQdl,

/'> .:.•»:.••.

IV,
la
'.:
' •

Auasil
p. 14

:i

court faire

nis. H.
,
!

Kh.

Uitude en cette circonstance, voir

I "

a1

»

.

1nmâtfI

Excepté
toc.
(*)
I,

peut-être

quand

11

se

vit

délaissé

<i<-

t.

.us

m

.-

Cl

i

Peut
<

tndonna-t-il à
p- ut

'Abbaa
1rs

le

aobi de prier sur

Fatima

:iUs.

1860

»u

aussi

soupçonner
^

'AbhBsidea d'avoir mis en avant leur ancêtre
;

^s.

^2
.

<^> Jl
251.

~^ d'après MadS'inî

Ba

-.

A'a

mil (Tornb.

II.

LA DESCENDANCE DE F. MIMA ET DES AUTRES FILLES DU PROPHÈ1 E

Le
sion

sort

des
flots

fils

de l'atima est suffisamment connu. Leur père
a^jjlii

fit

couler des

de sang,

^

ftUjJlj^.*
').

pour reprendre
fils n<

de son propre neveu Ibn Ga'far

L'ambition de ses
(

pas moins funeste au repos de l'empire arabe.

)n

en a
la

fait les

rœwias

de leur mère FâÇima(*): nouvelle raison d'avancer
naissance!

date de leur

En

cette matière

c<-

n'est

pas

la

fille

de Mahomet -ils

l'entrevirent à

peine(3 )- mais un Iraqain, mal famé, quisecharf
île siècle

de compléter leur éducation, plus d'un quart

âpre-, la

mort

le

Fâçima

A

c'est-à-dire vers le temps,

la

Sfa voudra form<

parti au sein

de

la

ganûta

islamite
et
(

Zainab, sœur

de Hasan

vorça avec ce courtisan des

)mai\ ades.
le

de Hosain, épousa Ibn Ga'far, puis di)mm Koltoum. la fille cadette
<

de Fâtima, après son mariage avec

calife

'Omar
et

I,

passa suc

vement dans
trois
fils

harem de "Aun, de Mohammad de Ga'far, le martyr de Moûta
1»;

de 'Abdallah, tous

i

:

a

n

• i

u

/

;

;

[V
i-

M

trque pour

imiu.i.

fille

de Hosain, quoique
VI,
i

m

.

la

n!i<-

>lu
;

Prophète;
notre /.uni

II. ml*. il.

131

,;»».

Wv.iu'i,

T.i.h.f:

1 '.

S^i

;

Balfl

IM,

//.•</..

II.

:;

I2 6

Mésintelligence entre

'Ah

et les enfants

de Fâtima

Après

la

mort de
c

leur mère, les enfants

de Fâtima s'entendirent
s'était

avec leur père Alï
la fille

(')

tout juste,

comme lui-même
les voit

accordé avec

du Prophète. Fréquemment on

former bande à part,
filles

au sein de la

nombreuse

famille

de

c

Alï et s'unir,

et garçons,

contre leur père et contre les enfants de ses nouvelles épouses (Osd,

V, 614-15). Spectacle banal dans les intérieurs musulmans!

Mais

les

descendants de Fâtima avaient

le droit

de se montrer choqués de son
il

empressement à oublier
efforcé
était l'aîné
2
(

l'absente,

de se souvenir combien peu
Si

s'était

de rendre leur mère heureuse.
),

vraiment Ibn al-Hanafiya
leur mésintelliSfites,

cette circonstance aiderait à

comprendre

gence

et aussi le

succès de sa candidature auprès de
lui le

nombreux

croyant reconnaître en

Mahdï.

Ce

succès serait une nouvelle

preuve du médiocre prestige attaché au premier
siècle

nom de
fille

Fâtima, pendant

le

de

l'hégire.

Quant à Zainab, sœur de Fâtima
nous
c

et

du Prophète,

elle laissa,

le
3
),

savons déjà, une
le

fille,

nommée Omâma. D'abord femme de

Alï

(

mari de sa tante, Fâtima, Mo'âwia, pour épouser sur
petit-fils

Omâma

repoussa

les

propositions
le hâ-

du

calife

le conseil

de

'Alï
(

mourant

simite

Mogïra ibn Naufal,
de
la

de 'Abdalmottalib

4 ).

Le souverain

omaiyade
spicacité

serait allé jusqu'à offrir l'énorme dot

de 100 mille dinars,

soit plusieurs millions

francs!

Pas n'est besoin d'une grande perleurs devanciers,

pour deviner

portée de ce roman, ignoré par les plus an-

ciens annalistes.

Mieux informés que

des compila-

(') îi\>

3

Ool
1.

U\à « en quoi cela te regarde-t-il » ainsi parle Hasan à
2
,

'Alî

;

Han.

bal,

I,
2

144 d.
Il

Comp. Moslim, Sahlh
j*ï)l\
le
[cf.

II,

52, 4,
I,


158);

lisez:

( )

est

surnommé
I,

Hanbal,

on

le

\*J& (Jy dit né après
II,

^^o

U^U» J^
la

mort de

Mahomet;
3 ( )

Ibid.,

95.

On
I.

voit

rarement,

comme

dans 'Iqd\

212,

paraître en

compagnie des deux Hasan.
Tab., Annales,
;

2077, 9 10.
laissait

Son père

avait légué son

avoir à Zobair ibn

al-

'Awwàm

comme
le

s'il

ne

pas de postérité. Comp. plus haut. Le sens peut être
:

également

qu'il le constituait

son exécuteur testamentaire
I.

comme semble

avoir

fait

Ibn

Mas'oud pour
4 ( )

même

Zobair;
I.

S.

Tabac., III
14.

1
,

112-113.

Voir sa notice dans

S.

Tabaq., V,

Omâma

n'y est pas

nommée; mais on
?);

parle d'une

homonyme,

fille

de ce Mogïra

(faut-il
I.

admettre une confusion

on revendic

que pour Mogïra d'appartenir au S4Istï'âb,

J^

S.

Tabaq., VIII, 26, 168-69. Ibn Abdalbarr,
n° 349, ms. Bib. Khéd.}.

258 en

fait

un Compagnon;

cf.

Ma g mou' a

1

('»//</

teurs postérieurs ont prétendu mettre un é

liai

au

;

du vainqueur de
la

Ah. montrer

le

prix attaché par
n

lu

famille «lu Prophèt

Mais ce zèle

avan
il

de Mo'awia

Ennemi des prodigalités
politique considérai

inutiles,

ne s)

des raisons d'étal

Or

il

n'avait rien à

gagner
éi

rit

son h
i

a un»- nièce de Fâ(ima
a-t-elle

négligée par les plus fervents
Plus d'un en

tama

m

irvécu à sa

msulman
donné
à 'Ah.

l'admettre

i

').

D'après d'autres écrivains,

Omâma
-"

aurait
.

son.

mier mari, un
l.iiya.

fils

nommé Mohammad
le
1

puis un autre

Ya-

Epousée ensuite par
lui
1

lâéimite

Mogîra ibn Nau
contemporaines du
:dent trois notations
chr<
1

morte chez
Tour
.via.

an

51

les

illustrations

islamiques,

de

les listes

nécrologique
le

giques:
maires,

le

début,

milieu, la

':>i

du califat
substituer
il

A

ces

rubrique

certains

auteurs prêtèrent
'•'

'les

chiffres.

Précision

vent fallacieuse!
lité

Surtout quand
celle

s'agit d'un<

aussi
iussé

insaisissable
les

que

de

<

'marna.

Elle

avait,

croyait-on,

avances de Mo'âwia, puis vécu assez longtemps pour
fils.

avoir un second
l'année 50,
la

Considérations suffisantes pour faire ranger, sous

date de sa

mort
bonne heure,
de
la
s'il

tstérité
tir

se serait éteinte de
\

faut

en croire

ibn

Bakkâr
les

tion

descendance de l'atima.
entente
à faire le silence

on constate parmi
autour
(1

auteurs
la

comme une

etons

de

mainte famille.

C'était en

somme

le

parti

' 1

i

V,

:

'.

l)

après

\c

même
LwaVI

reçue
1

ma, aucune
'

ti

U<

iafiaiment vraisemblable
,

i

.

..

1,473,

raroomm
1a

j<4-

//./»..
;

aommé

daai fat

/..

\'

:

.

XI
. :

.

70, d'on ait

lonyme; Balâdori,

Mai

im&ma
en mol-

s^~.

•._•.
du Prophète!
«

mille, vraie

>n

.1

voulu

affaiblir

cei

1.

•entants

Pour

la

cbi
I.

310.

128

Zainab.

fille

aînée de

Fatima

le

plus sage.

L'effacement de ces rejetons, l'indifférence à leur en!

droit
la

des contemporains, autant de détails embarrassants
c

Jusqu'à

mort de

Alî,

personne ne paraît
partir

s'être inquiété
l'intérêt
le

de

la

descendance
à
s'éveil-

du Prophète,
ler,

A
la

de cet événement,
politique.

commence
(*). Il

mais sous

forme

Dans

principe la Sfa se borna
représentait

à être une opposition dynastique, un parti provincial
les

aspirations

de

l'Iraq

2
(

),

les visées

ambitieuses de l'aristocratie

arabe, établie au-delà du Tigre contre l'hégémonie des

Omaiyades
le

s'appuyant sur
nant
titre
e

la Syrie,

contre

le

monopole de
(

cette province, déte-

les meilleurs

postes de l'empire

3 ).

A

leurs

yeux

principal

de Alï

fut d'avoir établi

chez eux

la

métropole du

califat.

De

l'intérêt témoigné à Hasan et à Hosain, continuateurs de

la politique

paternelle et restaurateurs éventuels de la primitive splendeur iraqaine.

Quant à l'orthodoxie, assagie par l'expérience, connaissant
causées par les intrigues des
fils

les divisions,

de Fatima,

elle

ne se sentait aucune

envie d'exciter l'ambition des branches collatérales de la famille prophétique. Cette tendance s'est perpétuée dans les innombrables hadït
équilibristes, utilisés

par nous.
la

Cette attitude de prudente réserve fut adoptée envers

descen-

dance des

filles

de Fatima,

les

sœurs des
au

«

deux Hasan
fut, dit-on,

».

En bonne
de perpéà son

règle, elles pouvaient invoquer

même

titre le privilège

tuer la famille de

Mahomet. L'aînée Zainab
'àïy*. <*ls'U
(4).

remarquablela

ment

intelligente,

Cette réputation,

elle

doit

attitude

pendant l'équipée de Karbalâ, où seule
5
(

elle aurait

montré de

la décision

).

On

s'expliquerait mal

comment

s'y

trouva mêlée cette

(')

Cf. notre

Yazîd,

139.

M. Goldziher n'admet pas

« l'exclusion

des

points

de

vue théocratiques des anciens contradicteurs delà dynastie omaiyade. Ce n'est pas seulement
le

départ de
le

la

caisse d'état, qui stimule les partisans

de Hosain. L'enthousiale

sme pour

CU^JI

,Jjbl

n'est pas

un intérêt secondaire dans
191
1).

développement de
admettre une

la

politique islamite » (Lettre

du 4 Juin

Peut-être faudrait-il

distin-

ction entre la période sofiânide et celle des

Marwanides.

De

leur vivant les

deux Ha-

san ont excité peu d'enthousiasme autour d'eux.
(")

Cf.

Ziàd ibn Abïhi,
II,

48.
i

3
(

)

Tab., Annales
Osd, V, 469.
Cf.

194,

\.

(«)
(5)

Yazïd, 173.

('tutu

A'oitourn,

la

Cadttte di

épouse

(*)

d'Ibn Ga'far,

si

noua ne

la

savions divorcée d'avec son mari.

très hostile
(aire
1 1

a cette pitoyable

aventure

Nos auteurs ont tenu
de son
celle
ci

à

l'\

figurer

pour atténuer
(

le

lamentable effondrement
fils

sain.

A

Il*ii

i.i

far

'-lit-

donna quatre
a pein<
croit
(

et

une

fille,

plus

lard épousée par

llu.
KoltoQm
<

Sa sœur,

Omm
calife

(*),

de
«-m

;

ans,

nu

livrée (3)

en mariage au

'm.ir.

On

rêver
4).
(

lisant

cette histoire,

longuement exposée par
Il

les annalistes
d'- viol.

Ah

s'y était

d'abord re
i

s'agit

d'une scabreuse affaire

ki l'a

transforma

en mariage, pour tout régulariser; ou bien nous avons là une pr<

de
i'-

la

conception,

que

se faisait

du mariage

l'islam primitif,

tri

que

comprenaient des hommes de la valeur de 'Omar. Au )mm KoltoQm donna un fils (5), nommé /.aid. mort et eut' jour que sa mère. Mariée après la mort de Omari a
<

vieux calife
rr<- le

même
fils

trois

de

Ga'far, on ignore
les
la

"

si

elle

eut encore d'autres enfants

descendants de sa tante

Zainab, et de

sa

sœur

Comme de même
:

pour

nom,

Tradition dédaigne de s'en occuper.

(')

Divorcée. *J^

Oob,

BalSdorï, Amsàè, 2^s

;

4:;,
<1

.1.

Elle et sa

sœur Zainab

obtiennent l'èpithète de ^c,JLs. grande, pour

les distinguer

antres enfant!

homonymes

de

Ali

;

Tal>..

1.

.47.

».

ensuel du vieux calife
tinence, prescrite de jour pendant
si

'Omar;

il

ne tient aucun compte de!
,

le

Ramadan, au point de scandaliser son entourage
Bal&dorï, AnsOb,
<
.1

lar^e pourtant en cette matière;

.îs;

l.

.

VIII,
hisl

'•vit--

d insister

;

T.iL.

.

Inna/cS,

I.

.

atténuer

et

invente DOC

expliquer o
te.

emblable.
le

Omar
I

habitue

''mm Kol|oQmà nu
1.

train

m

Toujours
(*)
(S

tokd de l'austère calife
:

Tal>..

Annatcs,

j./>/•;.;.>*.
'.

Cf.

M
fille,

l.

'Abdalbarr, A/;V\ 795; Tab.,

I.

1

El une
)

nommée FStima ouRoqaiya;
cf.

I.S. Jaôaa,, ll\

190: VIII

6
(

Tué pu un coq;
«'>..'.

Gfihia,

f/aùxwan,

l.

7
(

)

\'.

613*15; elle épousa IbnGa'fai s_--o
5»;
atl

;

jsj»_>

.

c-a-d

après le divorce d
(I

sœur Zainab;

BalSdorï,
'<

156*.

Généralement on conteste

S

(Tfcfaf

toc-

dt
s.

qu'après

»mar

elle

eu des entants, morte avant $0

H
la

puis. pie

BOU frère

Ha

m

assiste a ses tuner .ni les.
ai

Après

s,

,n

div<

lenmient antérieur à cette dernière

Zainab ne

s

eel

plus remariée, puisque
Ibfl

nous
!

retrouvons

|

Karbalft.

Parmi ses maris on mentionne seulement

Ga'far

I,

S

130

Tables généalogiques

*

*

Les tableaux suivants permettront de mieux comprendre ces désans prétendre être tails sur la descendance immédiate de Mahomet complets, ils faciliteront l'orientation en cette matière (*)
:

MAHOMET
Roqaiya
'Abdallah
(?)
c

Omm

Koltoum

Zainab

Fatima
(Voir tabl.
II.)

Alï

Omama
Mohammad
Yahyâ

(?)

(?)

II.

FÀTIMA

Hasan

Hosain

Zainab

Omm

Koltoum (— 'Omar)

'Alï

Ga'far
(ou)

'Aun

'Abbas

Omm Koltoum
Zaid

Mohammad
Fatima (ou) Roqaiya

Imams

'alides

au sein de l'orthodoxie, Fatima passe pour 2 femmes du Paradis, après Mariam ( ), fille de Imrân »

Même

«

la reine
(3).

des

e

Plus on

(')

Moslim, Sahih

2
,

II,

6,

i

cite
5,

un

«

Mohammad
petit-fils,

fils

de Fatima,
e

fille

du Prophèqu'il s'agit

te».

Le hadït
fils

parallèle (lôid.,

II,

2

avant dernière ligne) nous apprend

non d'un
ce dernier
2
(

de Fatima, mais d'un arrière
héros de Karbalâ.

Mohammad
de

ibn

Alï ibn

Hosain,

le

)

Rapprochement
Qu'on
ait

suggestif. Ajoutez la qualification
la

baloûl, vierge,
le

accordée
nier;
cf.

à Fatima.

songé à
451.

Vierge

Marie,

il

serait

téméraire de

Margoliouth,
(3)

Mohammed,

Bohâri, Sahïh, (Krehl)

II,

446-47; fstfàb, 171; Osd, V, 519; Hanbal,

III,

135;

VI, 282.

/./">

«

taJtiil

».

prérogative*

</>

Fâfima

md
la

la

série

chronologique des recueils traditionnels, plus
7/
('
>

s'all
si

liste

des

/'</«•/</

ou prérogatives de cette

fille

de Mahomet,
familial*
la

peu favorisée de son vivant. Les infortunes de sa vie
jugale, l'injuste partialité, dont elle fut victime, après

mon

d<

père, nous attendriraient presque,
la
le

sans

l'insignifia elle
le

rsonnelle de
se trouvera

femme de

Aii.
et

Au

jour de

la

Résurrection,

sur

même

plan

tonnera un seul groupe avec
«

Prophète. Sur son
»

passage un ange criera:

Baissez les yeux mortels!
a
( ).

Le Mahdï,
suffiront

le

Messie islamite, naîtra de sa postérité

Ces

détails

pour

donner une idée de
orthodoxes.
Il

la

littérature

/«•//W/V,

cultivée
si

par

les écrivains

faudrait une
la

monographie,
par

l'on

voulait
la

résumer

les

divagations de

Sï"a sur ce

thème. La véritable,
elle

seule import
la

de Fatima réside dans ce

fait:

s'est

perpétuée

de
à
lui

dance du Prophète

;

(

).

Nous avons cherché, mais en

vain,

dé-

couvrir d'autres prérogatives.

Ce
toire,

résultat négatif

permettra du moins de mieux comprendre

les

malheurs des

Alides.

Mans

le

développement de
couple

leur tragique hiset
1

on retrouvera toute

la légèreté,
le

toute l'inintelligence
Ali-1'atima.

aussi

l'absence d'entente, constatées chez

tans les

pages précédentes (4) nous avons réuni

les pièces principales

du pro-

('

C(.

Istfdby 727,
5

72S

;

Hanb.il.

[,

293,

!

C' Osd, V.

;;
les <

Il'ii

H.ii^.ir.
>

IfSba,

IV.
d'<

VotUakaô

k'iivz

.

.

.

V. 9^.
;

Ifaho
rjanbal,

oge parmi
VI, 29-,
f>.
I

Mabdïs

le

mari

hnta Salama, une de ses

femmes

»n

peul découvrir dana ce badî] une tentative pour rendre moins
«lu

dange*
446. les

renée

la

théorie

Mahdï, en étendant ce

titre.

Dam

Boh.in. Sihih (Kr.J,

II.

tiennent en quatre lignée,

contre

deux pages, ace

1

ceux

de

'.'-

(*)
( )
4

<Wi>l»

^

VI çkijl
ll>n

^JJ\ Jl~J

;

IbO

H
la

..>•(
grande majoi
(Krehl
. I

T.il.

.

I.

>,

:

Le pieux

Sirin déclarait

apocryphe
RohSfî,

badî) relal

Ah.
la

v

>Jx.\ J[Ua ^j.

3*»-?

U

v^^

.

$àMk

II.

436, 4

Poui
avec

!

situation eat encore plus grave.
lea

Comment
s.ihth
;

concilie!

cette

constatation

la

teo-

Ireaee pour
la

enfanta,

l'intensité

du sentiment
.

familial, attestées

chei

le

Prophéi

Tradition? Voit p
les

ex Moalim,

11.

191 9s

Le

même
it'ti

auteui

rement

badf(,

attribua

il

consent I

admettre une exception,

pooi
le

transmis pai Ibn Mas'oQd,

lui-même une mince sutoritél
6* vol

Mas'oDd

est

grand

homme

de KoBfa

(voii

le
l'i

des Jaboqêt d*Ibn Sa*d)

l'école
-,

de

cette vilk
,

vie «le son

nom

de

nipor t.unr qu'elle .iccorile au >+Jk.*~<

^\ dut-sA.

BU

<

!, 2

Traditions apocryphes

ces,

sans craindre de multiplier les références, de signaler

les
si

moindres

variantes.
dict lui

Le

lecteur pourra

donc reprendre

le

procès,

notre ver-

paraît inspiré par une sévérité injustifiée.

il

aurait

formé

le

centre (Voir

notre Ziâd ibn Abïhi,

84).

Comme

pour

Omm
Un

Salama

dont on prolonge l'existence jusqu'après Karbalâ, (voir plus haut p. 91), on 2 I, 15 d. 1., 16, 1). de le faire assister à la bataille de Siffïn (Moslim, Sakïk
,

s'est efforcé

célèbre

mohaddit

sTïte,

Gâbir

al

Go'fî

il

attendait l'apparition de Alï dans les nuages
e

— pos:

sédait 50 ou

même
cit.,
1,

70 mille hadït inédits.

Sur ce nombre

il

aurait réussi à en débiter

30 mille.

On
op.

voit à quelles sources troubles s'est alimentée la légende
12-30. Lire l'introduction

de 'Alî-Fâtima
fabrication

Moslim,

de Moslim,
le calife

I,

9-17 sur
lui

la

des

faux hadït.

Un
c

Zindiq,

condamné

à mort par

Mahdi

déclare: «j'ai fabriqué

en faveur des
LLa*. If-Lo;

Hâsimites

4,000 hadït

^y^\ J^

to

j>^ ^<^ jlaJ

Alï ibn Soltân al-Qari,
,ras.

Maudoû'ât, msc. Université de

^ J^U.1 ^f^\ Beyrouth, non paal

L^

giné

Dans
le

ses Maudoû'ât

B.

Khéd., section hadït, n° 48R)

Ibn

Gauzî s'élève
les

contre

hadït « des amulettes de
».

Hasan

et

de Hosain, confectionnées avec

plumes

de l'ange Gabriel

i

INCLUSION

GD

>IRE

l'<

>STHUME DE FÂ [MA
I

Parvenu an terme de cette longue course,
l.i

le

lecteur éprouvera

sensation «lavoir voyagé dans une région de mirage, d'avoir tratelle
<|ni

versé

la

Suisse
fût

<1

(

Tartarin

-

une série de pa

«

pas
ra
-

un coin.

ne

truqué, machiné

comme
la

les d<

Chaque
<1<-

fois

que nous avons cédé a

tentation d'explorer la solidité
le

la

route parcourue, nous avons partout senti

terrain

s--

dér
la

sons nos pas, chaque coup de pioche on de sonde nous a révélé

ence d'une mine
simulé.

<>n

d'un traquenard,

le

tout
]

gr

ment

dis-

An
la

cours de cette

monotone enquête,
de
la

pour
islamique,

étudier

genèse

et

l'évolution

tradition

en quoi

pouvons-nous nous
ces historiques'elle fut

flatter d'avoir enrichi la
tille

somme de
du

nos connais

Une
,!<•

d,-

Mahomel

a existe

nom de Fapma:
1

femme

Ali et
-,

mère des
les

petit-fils

du Prophète
s

î

autres

détails de son existent

dates de sa naissance, de

n

mai

de

sa
<

mort échappent à nos recherches.
L'islam est une religion, née à
la

pleine lumière

de l'hisl

r.mt de

oix autorisées nous l'ont répété,

que lorsque, remontant

qu'aux o
truquage

mouvement, nous nous heurtons partout an
cette constatation ne lais
joint
\

sentiment de déconvenue se

une sourde indignation, quand nous
pseudo-scientifique, toute
la

nous mettons

\

examiner

l'appareil

fer-

blanterie de Y •<;'/. des variantes, des artifices
a

de rédaction, destinés
le
I

masque

tchinerie primitive.

Comment, dans

tima, expliquer une aussi désolante pauvret

.

134

La Sonna

et la

Si' a se disputent Fâtima

Sa légende
raines, enfin

fait

partie de la Slra.
le

Or

les

sources de la Sïra sont

par ordre d'importance:

Ooran,

le

Corpus des poésies contempo-

un nombre, plutôt

restreint,

de traditions

locales,

d'ob('):

servations personnelles, remontant aux témoins de l'âge héroïque

souvenirs enregistrés, longtemps après la disparition des premiers

observateurs
sujet
siècle
la

2
(
).

Le Ooran, nous

l'avons constaté,
la

demeure muet au

de Fâtima; silence imité par

poésie, pendant tout le premier

de

l'hégire.
«

Absente du Qoran, ignorée par l'ancienne poésie,
»

mère des

deux Hasan
mesure

a d'abord échappé à l'attention des anla tradition primitive,

nalistes et

des mohaddit Quant à
elle la place,

nous avons

vu combien
fille

quel rôle modeste elle accorde à la

du Prophète.
Et voilà comment Fâtima se réduit à être un nom, recouvrant
mais demeurée énigmatique, un fantôme se
d'approche. Autour de cette appari-

une personnalité

réelle,

dérobant à toutes
tion inconsistante,
faite

les tentatives

Sûtes

et Sonnites

en sont venus aux mains

:

lutte,

de menées souterraines, de marches dérobées, de manœuvres

la

parallèles,

multitude des détails
confusion

empêche
ni

la

vue de l'ensemble,
le

l'agitation,
(

la

des partis dissimulent mal

vide de

l'action

3 ).

Cette mêlée sans franchise,
le

grandeur, guerre féconde
l'historien,

en surprises, achève de troubler
fixer l'image fugitive

regard de

désireux de
lut-

de

la

pâle héroïne, occasion et enjeu de ces

tes mesquines.

A

cette entrée en

campagne des deux grandes
les querelles

fractions

de l'armée musulmane sont venues s'ajouter

des écoles,

des tendances particulières, des partis politiques, chacun prétendant
s'autoriser

de l'exemple de cette

fille

du Prophète, pour imposer une

(')

Cf.

notre Qoran et Tradition: nous y développons cette thèse.
ces souvenirs laissait de la

3
( )

Le vague de

marge

à l'interprétation. Ainsi la fa-

mille des Banoû't-tahira a été considérée
I.

comme

issue d'un mariage antérieur de
la

Hadïga

:

S.

Tahaq., VIII.

8.

Tâhira devait évidemment s'appliquer à
avait

première femme du
fils

Prophète,

comme on

donné

le

nom de

Tâhir,

Motahhar à plusieurs de ses

voir plus haut).
f

3
)

Ainsi Sauda, l'épouse renvoyée par
faire office

Mahomet, pour motif de

vieillesse,
;

accepte

pour rentrer en grâce de
^_i

de bonne auprès des enfants de Fâtima
»'!iL*Jl

QodâT,

vUiU ^%^s- (msc

'Omoûmïya, Constantinople
!

L^^-lc

A-Jb\i *>Ja <*>LôIa» vj^ofe"

On

voit l'insinuation

(

Falima

modèle df*

tmu

'

*s

doctrine

'
.

une règle de conduite

'

dea prescriptions morales
es ambitieuses

pour masquer de ce

nom vénéré
s. -ri

d<

La

postérité
la

a cru devoir prendre au sérieux cette anthologie bariolée, où
sonnalité

de Fâtfma

de prétexte, de thème
faciliter

à développements,

de trompe-l'œil pieux, destiné à
s'assurant
la

l'assentiment des fidèles

en

complicité du cœur.
culte,

La vénération pour Fâçima naquit du
culte don! on constate les débuts au

décerné au Prophi
le

premier

l'hégire.

-^

n

'

térieurement
tion,

à

cette époque, personne n*avait
s'était

soupçonné

la significa-

personne ne

demandé

quelle pouvait être la valeur histo-

rique ou apologétique de cette Qoraiéite.

Le nombre des dévots

aug-

menta

à

mesure que

l'islam

éprouva

le

besoin de posséder son ha-

giographie, puis des modèles à offrir à l'imitation du sexe faible.

Tour raffermir
habits, les

la

vertu
à
B <

des femmes,
claustration
- ^^>'->

les battre,

leur refuser des
ainsi
le

condamner

la

perpétuelle
P)i tolls

con

seillait l'autoritaire calife

>mar

&&/**

ces

remèdes

devaient paraître

insuffisants.

posant l'exemple de

Omm

pensa y avoir pourvu en leur proad Darda' 4), aussi érudite que pieu*

On

Mo
de

ada
la

Adawiya, de Râbi'a al-Qaisiyaet de tant d'autres parangons perfection féminine (S). Mais décemment, pouvait- n, sans manB

al

quer de respect au Prophète, passer sous silence

le

nom de sa
qu<

fille?

Sa vague légende
l'attention

prêtait

mieux

à

l'amplification

édifiante

tapageuses annales de l'encombrante Àisa, trop souvent distraite de

aux enseignements de Mahomet par
..

le

miroir et le collyre
'

-affirmait l'original AbofJ fioraira
«lue
le

I.

S

T&t>aq.,\\

[19,4),
la

-

mieux
E

roman d'Aboûl Qasim

et

de Zainab, dont

même

Àisa

Ainsi

>>n

fait

lire

.m Prophète:

c Si
.

FStima

commettah do

vol, je lui

fa

coupei

la

main >;
la

Boh,3rî,

$ahlh

Krehl

II.

eal
-•

Pendant
rituelle

période do pèlerinage, FBtima

utilisée

poni établir

la

irtnatioa
;

dea époux; Nfoslim
cit.,
la
i.

SaMA

1

.<

,

j

etc.

Ali
i

vante d'avoir pratiqué la mot**
p

Moslim, op

',7;.

1

Comme le
.
-

Prophète n

accompli qu'un
s

donc malgré

présence de Fïtima.
:

Aussi cherche-ton

établir

one confusion entre

leua mot*a
<

*\*Ll

.*-*JO:
I

_~^.

«x^-

.

fbùL

loc

cil

'..1I11/.

//,tia:r,iri.

*

\'i>ir

ce

nom dans
t.

llndes de
1

Mo
s
.

•.

Goldsiber, M.

il.

295-;

136

Le légende de Fatima, calquée sur

celle

de 'Ài'sa.

regrettait

de voir perpétuer

le

souvenir par

le

Qoran (Moslim, Sa>

hïh

2
,

I,

84).
«

Les mosnaci des autres

mères des croyants
c

ne se présentaient

pas plus favorablement que celui de Âisa
l'ancienne école orthodoxe, celle de

(').

A

cette dernière pourtant

Médine

- toute

dévouée à AboQ
la

Bakr,

le

fondateur

du

califat

médinois - accordait sans détours

prééminence. Patiemment les rédacteurs de
mitifs avaient

la Sîra, les annalistes pri-

accumulé

les

matériaux, destinés au volumineux mosnad

de
c

la favorite.

Cette prédilection s'explique.

Le Qoran

s'était

occupé

de Âisa, honneur insigne refusé à Fatima! Issue de l'exégèse du Qoran,
la Sïra

a consacré sa meilleure attention aux personnalités,
le

nommées

ou désignées dans

Livre d'Allah.

Il

suffit

de rappeler

le

cas de Zaid

ibn Hârita. Si cet obscur Kalbite a extraordinairement fasciné la Tradition la plus ancienne, c'est

pour être

le seul,

avec Aboû Lahab, à

voir son

nom

inscrit

dans

le recueil

d'Aboû'l Qâsim.

* *

*

Sous

la pression

de

la

Sfa, la rivale de Médine, nous voulons
c

dire, l'école

de Koûfa, reconnaissante à Alï d'avoir

fixé

dans

l'Iraq le

centre de l'empire arabe, s'attacha elle aussi à

la glorification

de sa

femme. Cette réaction provoqua
attentive à contenir le

même
le

les craintes

de l'orthodoxie,
Plus haut

mouvement, à
la

rendre

inoffensif.

nous avons eu l'occasion de nous en convaincre.
c

Comme

la notice

de

Alï

donne fréquemment
2
(
),

réponse à

la

légende médinoise d'Aboû
c

Bakr
la

sur plus d'un point l'esquisse traditionnelle de Fatima est
Âisa.

réplique sTte au personnage envahissant de
les traces

On y
le

surprend

en maint endroit

d'un calque, exécuté sur

mosnad de

(')

Margoliouth,

Mohammed,
dire à

450, lui cherche une place entre les Agrippine et les

Elizabeth de l'histoire.
2
(

)

Ainsi on

fait

'AU

qu'il est le véritable Siddïq
le

;

on

le

représente élevé par

Mahomet pour
spécimen, voir
àJL^.
i

enlever à
le

AboQ Bakr
lui

privilège d'être le premier croyant, etc.
II,

Comme
le

discours que

prête Ya'qoûbî, Hist.,

251

:

'Alî s'y
lui

proclame

,b

;

il

est la Caverne. « l'Arche

de Noé

>

;

en dehors de

point de salut!

"ta

l'insolente favorite

')

La refonte a adroitement
ch<

utilisé le

personi

leux
le

Hasan: élément gracieux qu'on
\isa,
»,

en

vain
urs
«

dans

la

de

l'orgueilleuse
la

épouse

sa

de

vie

terrestre

selon

pittoresque expression d'Abou'l

fâsim.

L'orthodoxie

finira

par se tourner du côté de
elle
;

l-.itim.i

Confiante
l'effii

dans

les

précautions dont

croyait s'être entourée, dans

m système
islamite, en
la

équilibriste

elle
si

rassurera ses derniers scrupules, elle

oubliera l'ambition des Alides,

da
la

pensant à l'honneur que
et à
la

nouvelle tactique vaudt

personne

famille «lu Maître.

I"

l

mtribuant à combler
i

une importante lacune dans la Sïra^ cette
de
lui

modérée

écart*

le

reproche d'indifférence pour

les siens.

A
la

personne

les

retouches,

les

développements

si:

légende prophétique ne devaient profiter

comme aux

".\l>l>afit

L'ambitieuse famille avait [tour ainsi dire

monopo
Bis

le

personnage d'Abou'l Qasim.
sion

Elle s'était fait
6)

payer avec usure l'admisde 'Abdallah

de
le

<

l'orphelin

>

(Qoran, çj.

mecquois, du

dans
se

dan

haéimite.

Le

calife

HisJLm
«

témoin de leurs intrigues, ne

taisait

pas d'illusions à cet égard.

Ces

gens-là, disait-il, exploitent
l

l'Envoyé d'Allah,

comme

un article de commerce

Iroite

évérante politique leur vaudra un trône.

Rassurés désormais, tenant sous leurs verrous,
des supplices
les

sous

la

men

descendants de

Ali.

les califes

de Bagdad

(')
•u

Remarque analogue pour Ah.
de 'AIï?
>
la

<
I.

Mahomet
S.

est
II

il

m
.

rt

la

tête

dans
la

le

Deux chapitres de
waçiya
.

Jaèaç.,
fait

:9-si

discutent

qu<

Importante pour

'alide.

A Ah on
continuent
'..<v».'

payer

les
le

pour donn<
.

lr«-

qu'il
-.-s
tîls
I.»

a l'actif et

j\

même manœuvi
J
'<

('

Bali
Ils

«jiLo
<>ù

«ûil
le

.*

.

toléreront

même

des

h.i-in,
y

calife
l<-ur

(mai
Ile

tr.iitnsf

des 'Abbasides, paice qu'on
c

affirme
>;

appartenance
i

du Pro-

dont

i>:<-n

m

purifié les

cœurs

T

lt

'-

Attmales^

phs de ces récits

\

double poi
tr.utr.-.

à 'Ali l'épithête de
fournir
.ni
i'

^_p'oJ Jkmi\
:

AbbBi
pool
lui,

refuse
<-t

le la

payei
SOI

la

-

fin

de

•!'•

membre de

la

Vfoslim

.

1.

563, 9.

138

Comment

ils

l'exploitent

rent opportun de renoncer à la neutralité hostile, jusque-là observée
vis-à-vis

de

la

légende fâtimite

(').

Adhésion

intéressée, où se trahit

à chaque

trait leur politique cauteleuse.

Chez
désormais
seront

les écrivains, travaillant
la glorification

sous leurs regards,
r

ils
ils

toléreront
leur impo-

du groupe

Alï-Fâtima. Mais

comme
d'Abou

condition de mettre en bonne lumière les obligations

des "Ailles envers leurs puissants cousins hâsimites, de montrer la
famille

Tâlib,

comme

ayant toujours vécu sous leur protec-

tion et subsisté des

miettes

de leur abondance.

c

Abbâs

et

Hamza
après

se verront chargés d'élever les frères de 'Ali.
c

Le premier rachètera
Si.

Aqïl

2
( )

à Badr; sa
c

femme

nourrira les enfants de Fâtima.
à la

l'hégire,

Abbàs continua à demeurer
la

Mecque,

«

ce fut pour

veiller sur

prérogative
pèlerins.

des Banoû'l Mottalib de fournir l'eau et

l'hospitalité

aux

A

tout prix
»
(

ne

fallait-il

pas empêcher ce

privilège

de leur échapper?
c

3 ).
c

Ces écrivains nous présentent
pieds
(sic"

Alî,

baisant
(

les

mains

et

les

à

Abbâs,

et s'écriant:

«

de grâce

4

),

rends-moi ta bien-

x

(

)

L'amour de 'AIL

caractéristique de
la

la

foi

;

Moslim, Sahïh-,

I,

46.

De nombreux
'Alï; tous

hadît insistent lourdement sur

présence en enfer d'AboQ Tâlib,
Moslim, Sahïh
2
,

le

père de

remontent à 'Abbâs
au verset qoranique
Hâsimites sont
avidité,

et à

son

fils:

[,

103.

Le commentaire anecdotique
les

^-^o-si'Sll

S3y^s.

*JJI est utilisé

pour affirmer qu'après Fâtima
;

les plus

proches parents du Prophète
refuse de recueillir
la

Ibid,,

[,

101.

Se défiant de

leur

Aboû'l Qâsim leur

sadaqa.

Ce

refus est présenté
2
,

comme

une conséquence de leur parenté avec Mahomet; Moslim, Sahïh
2 ( )

I,

399. J

Tandis que

'Alï refusera

de parler en sa faveur.

....

yu

..

Balâdorï, Ansâb. 699
4 (

>.

^Xs.

sic) j^-ôjl

^U

b

:

Balâdorï, Ansâb, 701 b

;

comp. Fragmenta

histor.
.

arab.,

éd.

de Goeje,

^o-*
;

l

'-

-

jJo,

i^^lkU^i

^U

^j""-^ ^-^*

^3

U^oIa ^1

Dans Boréclama

hârï (Krehl), IV, 282, n u
tions

3,

c'est

'Abbâs qui soutient auprès d'Abou Bakr
leurs terres à

les

de Fâtima

tous deux

demandent

Fadak [U_^-^ôvl

:

le

but du duel
part à Hai-

est d'introduire subrepticement les 'Abbâsides
bar. Cette dernière

dans

le

C^y^\

Jjfel] et leur

ne leur

était

pas contestée, du moins pour

les

revenus.

Sous
I,

les

'Abbâsides
Ainsi pour

le
la

mot d'ordre

est

de

glorifier

les

Hâsimites. Cf. Tab.. Annales,
89, rien

1825.

pièce, citée dans Ibn

Hisâm, Sïra, 88
(

ne prouve dans
naître la légende

le

contexte
sépul-

qu'elle se rapporte à eux.

Le

vers 89, 4
90,
1,

ture de

Hâsim

à Gazza

;

comp.

la

O^r-* tombe

'•

a

fait

delà

est placée

dans

le

désert Cj^t-*

£&*

l'ai? ut

dt

i

;9

veillance!

>

(')•

El pour ne laisser aucun doute sur les intentions de
cet

toute cette littérature anecdotique, on enregistrera

aveu de
le

Ah
ca-

au
lifat

même
leur
i

Abbâs:
\iii.mi

Dans
valait

ta

famille

résident

la

prophétie et

sanctionner d'avance l'usurpation de
ître
i

si, l»-s.

inhumanité à l'égard des F&timites. fusqu';
i

dlbn

'Abbâs obtiendra une
pouvaient

>llecti<

m

de

l-'<itf>i il,
')«

aussi pr<

>lix<

peine moins

exagérés que ceux de son père
avec
sérénité

Après

cela, les califes

de Bagdad
us

assister a la glorification de
l'avait

de

la

maison

>.

Leur machiavélisme

rendue inoffen

De

la

collaboration, disons mieux du conflit de ces "pillions, de
la

ces préjugés est sortie

biographie touffue de latima

hétérogène

d'éléments

pour

l'immense majorité apocryphes

et fré-

quemment
Son
effort

contradictoires

nous' L'étudiant

Ce caractère peut nous choquer: libre à musulman ne s'inquiète pas de synthèse historique.
ne
s'élève

intellectuel

pas

au-dessus

de l'analyse, une
la

analyse purement externe, s'interdisant de discuter
trinsèque.

crédibilit

A

ses veux le hadit possède avant tout

une valeur théo-

logique, invoquée à l'appui de doctrines isolées.

La

même

méthode, des principes analogues ont présidé à
la

l'éla-

boration séculaire de

Sn-a.

Autour du noyau,

fourni

par

l'inter-

prétation du Qoran, sont venues se superposer des couches inconsi-

Comp

encore Ibn His3m, Sïra, 55,3-4; famille de balïf-prêtres, disputée
idants

pu

lea

ll.--

d'Aboù

Tahl>.

Au

têo

i

d [bu

'A

-

contemp
Prophèt

surtout k-s Qoraisites, contestaient

aux siens
L_< «3

la qualité d'être

parents

du

^y'JJI
a

;

M

shm.

Xiht/t,

II,

104, 6 d

U--Jls.

iiU3

^'J

*

'ol U-U'n L>l.
atit
r-

Ce badïj
de

paru trop dangereux, et l'on s'est efforcé de

lui

donner une

itiou et
cit.,
II.

limiter la dénégation

des contemporains au
chamelle [bn Ga'far
II,

1

du butin;

voir toc

103-04,

Ma-

bomel

1

»r «-H.

i

sur
<>/•

s.i

et
lit

rjasan, mais le Ga'faride se trouve par deest a l'honneui

vant; Moslim,

.••'..

133.

l'ont

ce ha.

des rlSsimitea
.-st

On

fait

rap-

porter par 'Ali relie parole Ue

Mahomet

«

l'espoir
;

de cette nation Hanbal,
I.

.m t'ont

!•

ans», c-à-d annoncer l'avènement des 'Abbasides
('i
Il
II

>>'>.

f>.

t'agil

peut être de

omme
b.
;

celles narrées,

M'

'••.h

.

71.
3 ( )

l'.alaUon,

DU

cité

cotnp.

I.

S.

:

/'.;'/./..

Il

.

--'t.

6

avec nu

I

entièrement 'abblsi
!.

BalBdori, ma, cité, 720.

t..

etc.

iao

Sa valeur pour

l'étude critique de la Sîra

stantes,

amas

bizarre

d'apports chrétiens et judaïques,

amalgamé

avec les théories dynastico-politiques, avec les rêveries théocratiques,
les

opinions des écoles de théologie et de droit, avec les tendances
les aspirations
ïïber

des cercles ascétiques et

du soufisme.

«

Ce

n'est pas,
his-

observe l'auteur des Vorlesungen

den Islam

(p. 20),

l'image

torique, dont les croyants subissent l'influence.

A

sa place se substitue

de

bonne heure

la
».

pieuse

légende de Mahomet, modèle des plus
restreint, la biol'activité

héroïques vertus

Sur un champ, infiniment plus
resterait à faire

graphie de Fâtima nous a permis de surprendre
officine

de cette
pour
les

souterraine.

Il

la

preuve

détaillée

autres parties de la Sîra.

Quand

cette enquête aura été conduite à
la

bonne

fin,

on pourra sans doute prononcer sur

valeur de la Vie

officielle

du Prophète.

* *

*

Fâtima ne
'alides.

fut

pas

la

femme

idéale,

entrevue par

les écrivains

Peut-être toutefois ne joua-t-elle pas un rôle aussi effacé: perelle

sonnellement
rédacteurs

a pu être moins insignifiante que ne l'insinuent les

maladroits

de

son mosnad orthodoxe. Cette impression
la

défavorable se dégage malheureusement de

comparaison impartiale

des anciens documents très sobres, moins chargés d'additions fabuleuses. On s'explique pourquoi la piété des âges postérieurs a voulu
embellir l'image de la
fille

du Prophète
la

l

(

).

On comprend mal
si

pours'était

quoi

elle aurait

sciemment cherché à

déformer,

elle

ne

cru fondée à réagir contre des

falsifications

tendancieuses.

'

Voilà pourquoi dans les hadît affirmant que
:

Osâma

ibn Zaid était

le

préféré
:

de Mahomet, on trouve fréquemment cette correction
labaq.
II

* à l'exception

de Fâtima »

1.

S.

\ 42,6.

ADDENDA ET O

>RRU ÎENDA

}>.

4

,

note

;

dk)

(:>

signifiant

une Femme

^£i IkJI

O^

"* peut avoir qu'une

si-

gnification défavorable.
p.
{,,

note

i:

Au

lieu

de

AVA/ îiui al-Gauzî,
jj.

lisez
....

Uni al*Gauzï.

P.

7.

ligne 7 et.-.:

Le Qoran

59: lifcLLJ
inspiré',

J-» suppose

la

pluralil

es
l

'i--

Mahomet
,:s
I'.

Partant de ce texte

oo aura voulu

à tout le

moins dèconvrii

à

I'.i'jiii.i

iv
14,

I.

21
2
:

lisez:

il

les

marie
la

toutes
re

deux après cette dernière

<late.

P.

u.
1.

corrigez: de
il

m

P.

16,

13:
issus
r

s 'agissait

d'ailleurs

également de

la

descendance des antres

fils

de

"AIT,

non
P35.
1

de Fatima
lisez
:

3

;

équivalait

P. 36.
P.

I.

2:

lise/.;

la

moins attaquable.
_,•.,-.

41.

I.

s etc.:

Le Qoran

49 mentionne

seulement

« les

filles
lui >,

oncles
s.ms

et

tantes, côté paternel et maternel, qui ont

6m

c

affirmer nulle

part que
P. 58,
il.

leurs parents les aient im.t
lieu

2.

Au

de à^l^. ^ ^Jo
la

1

.

lise/

<*»c»J,
il

MKUMMIj

IX,

B6.

A

la

ligne précédente de
i.-

même

note

faut
le

vocaliser l^o*-> ou L**^j ave<

s.ms

foitâo'surlamédiale. Aluni TorSb, «tans
le

principe une injure, signifie ]la

blement
p.

dormem l'homme endormi,
.

lut.

l'homme de

poussii re,

comp

p. 58, n. 5.

61,

I.

m
5;
B
1

lise/,

/.arr
;,

Ibn Sadofls.
ta,

P. 62,
r.

I.

Qoran,
ises
lise/

dans

la

recension de

Flm

68,

'
11.

gem/n
Bilal.

et

non beau pire.

P. P.
1'

69,

70, n. 4
73,
(

lise/

[bn

Qsiym

ai

1

Séphoris, vraisemblablement des tuniques
>t
la

de

Un; pour cette culture
.'<•

et

les

manufactures en Galilée
I

S Kr.uiss,
9066a,

Taimmdùchi

12:
s

la
ls

possession

-le

indue
les

.lu [>.mv,.ir. il. I'..(kr:

.V-'V-"".

-,4.

I'.

7s.

n.

de fresques mu

parois des bains (voh plus bas. p

77. n. 4)

142

Addenda

et

corrigenda

a dû contribuer à faire élever ces protestations. Cf. S. Krauss, Taltnud, Archaeol.,
I,

218, 224, 232-33,
n.

où Ton
2,

vise les

pDlÛ'H ou nVDlÛ'H

,

le

^U^ = ôriuooia.
habituelle.

P. 80, P.

7
1.

:

Dans

le

Qoran,

258 l'âne apparaît

comme
op.

la

monture

86, n.

Pour Mahomet

et ses

contemporains, l'extension
cit.,

de l'Arabie ne pouvait
I,

différer
P.

notablement de celle indiquée dans Bakrï,
L'hébreu
ptî>J
,

5,

8-1

d.

1.

91.

1.

6.

baiser,

a

dû dans
i

le
'>

principe

signifier flairer',

comme
Aug.

l'insinue le

rapprochement avec J^i, A a
in Bibel,

rer

Tâg

al-'Aroûs, VII,
1-2.

76;

voir

Wùnsche, Der Kuss
P. P.
P. P.

Taltnud und Midrasch,

97, n. 3: lisez: le chap.

XXI, consacré à Nagrân.

104 et 105

:

qâ'idoïm et

non

çà'idoûn,

littér.

les sédentaires,

les

demeurés en

arrière.

ii2, n. 3: elle proteste;
113,
1.

comprenez

la

tradition 'abbâside.

22: lisez:
21:
12: lisez:

elle cita.

P. 120,
P.

1.

&Uà^.^I

.

127,

1.

Yahyà et non Yahiyà.

\<

>MS

HISTORIQUES

(')

'Aèôàs

oncle

de

Mahomet:
:

i\.

24;

25*;

a

Obod
il

4s', sa porte rai
s'enrichit

la

mosquée

,

26*

;

banquier,

,v>*

sa taille gigantesque

49*;

55; ses

quaHtéa,

$6;
ss*,

.37; sa conversion, 41 mi*; en désaccord avec
;
1

67*;
'Ali,

68; influence sur le
.^9;

Trop:
.

114,
138-

sévit contre
et
la

Abofl H>-

7;

123*;

137*;

138,

et 'Ali.

raira

bara'a. 99*;

103*;

et

U

139-

Triumvirat,
fils
1

lige le

cadavn
et

'Abbàs,

de Zainab.
;
>.

petit-tïls

du

Pro-

Mahomet,
tX3-XI4;

109*;
lis

.

FStima

Fadak,

phète:

116*;

- et les funérailles

'Abbùsides:
leur
et
1

et 'Alides,

23,

24.

26*, 37;

ensure, 27; 39;
78;
li

41, leur

luxe;

de l'atima, [17,-118: r*3; de Médine. ;6; sa
1
.

et l'école

peintures,

96*; comptés parmi

"Alï,

136.

136*

.

V

les <

ceux
112*;

de

maison

>.

te*»;

103;
per-

xkra:

et

les 'Alides, 92*.

11*;

123*: monopolisent

le

fahbal al GomakT,
.

poète):
:

sonnage de Mahomet, 137; tolèrent la glorification de Ffitima, 138 (Volt 'Ali
des.
//usitni:
tils

>

Abou
// voira

impagnon du Prophète Mahomet: 50.
:

24

;

;

4 ;*

ialiak,

du

calife

'OtmSn: 2;

1

ma, 53*; Bon érudition

historique

55;

tr:

125.

— et
95;
:

la soie,

72*;

et

les peintures,

\Uah ibn Rawàka, poète: 63; 81.
lu
-

rlasan,

Prophète: 33*.
2.
'

et
.

la

6ara*a, 49*;

no*; juçement

du Prophète

sur 'A \i

135

u. in- de
51
.

Mail »m< t: 6;

timogalib, ancêtre

du Prophè
2.
B,

:

daua
[a

le

|

I

;

ihm.r;
cai ivai

tes riches»
et
-

>s

.

aea

aille

Mahomet
ium

;

.

5;

r

s.

17,

18;

pré
vr.it

tendant de Fàtima

20,

21*, 34;

sa fuite

i'i

AJoaté «prrs un

chiffre,

l'astérisque

'

renvoie

ai.x

trxtr

144

Noms
(voir

historiques

Aboû Qohâfa:
Aboïï

Aboû Bakr).
le

gence, son
49.

austérité,

Sofiân:

49

;

inintelligent,
;

et

prophétisme. 61;

55

;

sa porte sur la

mosquée, 49*

traite la reddition
120.

de

la

Mecque, 106-107;

Aboû TcUha, Y Ansârien 29*; à Ohod, 45*. Aboù lâlib: 16, 23, 24; sa misère, 30*; celle de sa famille, 37 138; 139*. (Voir
: ;

Mahzoûmites, 50; et la fille d'Aboû Lahab, 50-51; Mahomet le néglige, 52, 56; 57: grand dormeur, son indoet les

lence, 57-58.
le

— et

la

poésie, 58; déserte

domicile

conjugal;

Hâsimites, 'Alides

.

Torâb, 58-59; maltraite
'Alï: 58-59, 60*:

surnom d'Aboli sa femme, 59;
86; con-

Aboû Torâb, sobriquet de
141.

72;

polygame du vivant de Fâtima, 72*;
à
l'utiliser,

Absalon: 119.

Mahomet renonce sulté par Mahomet
36*.
;

et les
la
»,

califes,

87*;
»,

Adam
65*.

:

sa

taille,

88;

et les «

gens de

maison
99, 100;

'Adî ibn Hàtim, chef arabe: 65

centenaire,

les «

gens du manteau

99; 103*;


:

et les voleurs, 104*;

108; se bat avec

Agapius Mabbugensis, auteur; 86*.
Agrippine
'

136.
13. 15, 18,

Ai'sa,

femme de Mahomet:
26*;
28; 34;

20*;

22*, 23;

et Fâtima, 46-47;

39; 44;

46;


87,

'Omar, 110; légataire de Mahomet, 111112; son âge, 113*; 'Alï au tribunal d'Aboû Bakr, 113-114; désaccord avec
'Abbâs, 114;

absent à

la

mort de sa
funérailles,
il

et 'Ali; 47-48,

femme, 116; préside à ses
ir7; son désespoir, 122:

88; 52*; son luxe, 53*, 54*; esprit commercial. 55*; sa capacité d'intrigue, 56,
86; 69*;
et les

comment

se

— et

les habits rouges.

71*;

console, 123; désaccord avec les enfants

images, 75; d'accord avec Hafsa,

8889; ricane contre les hadït défavorables aux femmes, et Talha, 98; son roman 88*; 95; avec Safwân, 98; invoque son droit de
86; 87*; ses colères,

de Fâtima. 126; et le mariage de sa son appafille Omm Koltoûm, 129 rition dans les nuages, 132*; et la
;

tnot'a,

135*

;

sa

légende,
;

calquée

sur

celle

d'Aboû Bakr, 136
138-139
;

s'humilie devant

'Abbâs,
sides,

(Voir 'Alides, 'Abbâsi-

maternité, 98*;

favorite

du

Prophète,
et
le pe-

Hâsimites).

roi; son cure-dents,
tit

103*;

'Alï,

fils

Osâma, 104; — au lit de mort de Mahomet, 107, 112; 118; —et la tombe de Mahomet, 118*; 120; 122; sa vanité, 135; — et le roman de Zainab, 135-136,
137.

'Ali, fils

de Hosain de Zainab et
;

:

1

13*.

petit-fils

du Prophète:

6;

103
ib?i

130.
fils du Prophète: 18, de 'Abbâs: sa taille, 36*.
'

'AU

Hosain, petit

'Alï, petit-fils

'Alides: (voir
la

Abbâsides), les


;

et

« les

'Alï,

mari de Fâtima (voir
1,

Table
9,

ge'ne'-

rale):

8; poésie

de

7*.

16,

17;

21; son enfance, 23; le premier croyant,

gens de la maison », 98-100; explication de leur tragique histoire, 131 légendes apocryphes, leur nombre, 132*; 137; 138;

2425; 26:
'Aqïl,

et Zaid ibn Harita. 26-27;

voir Hâsimites).

à Badr, sa valeur militaire, 29;

et

A'mâ's, lecteur

30; son âge

à

l'époque

de son

mariage, 32: souffre des
ture sensuelle
;

comment

le

yeux, 33; najuge Fâtima;
;

'
'

36-37;
.sa

on éloge par Mahomet, 35 son portrait, ventre proéminent, 36*; refuse

du Qoran: 51. Amina, mère de Mahomet: 7*; 33*. Ammâr ibnYâsir, partisan de 'Alï: 48*; 98*. Amrou ibn al-'Âsi, compagnon de Mahomet: 31; suprêmes recommandations
118*, 120.

dot â Fât'ma, 37; dupe des Omaiyades, 37*, 49*; à la naissance de ses
.

'Amrou
108.

ib?i

Sohail

:

sa

fille,

117.

Atias ibn Mdlik, serviteur

de Mahomet:

43;

comparé à Hâroûn,
désaccord (86
sa

43;

et

'Aisa, 47-48; en
.

avec sa
;

monogamie. 4S-49

sa mai-

Ansârs: 29; 31*; taille de leurs héros, 36*: leur hospitalité, et le Prophète, 43

;

ne du Prophète, 48*; son indi-

44*, 45; hostilité

pour Qorais, 45*, 81

;

'

•45

Indépendance
ii

d<

les,
le

y/*,
;

4

1'
.

iui

Mahomet

et la

fin

entrent

p

11

dans

h
i

Ma
Itima

du mon
menti

non
et
(la
le-.

A

1 1

^

i!

ieni

da

,


ii

et

lea

*

.

fastueuse

ad
Voii

•m

<

ommen

ial

de

mlrateun d'images byzantines, 71, instincts démocratiques, 79; marques de se, 91; inviolabilité de la maifemmes,
leur
Indifièi
ti
1

A':,

h

vit.

:;
-•-.:

le

Darra

fille

d'Abofl Labs

culte des morts chei etu

«><'-

bismê

et islam,

118; leurs tombes,

120*,

QoVt Auihï:
Araméens:
I

5.

119.

Pou'l Bi&adain:
•tain:
-.1

4'.

4*.
•'

tille,

117*.
.

'•'

AsmV,
'Auu,
130.

fille

d'Aboli
'' '•"
1

Bakr: 60*; 69*.
-5-

Yadain

:

5.
;

Pou'l Wafctuùn

4*.

tils

de Zainab,

petJt-hls

du Propl

Doty:
Elias NisibemtSi écrivain

:

Elisabeth d'Angleterre:

136*.

BaluJcri:

a

Utilisé
>>t
:

MadSlnî, 93.
(voir Mahzoïtmiies).
:

\i

ibn 'Obaid, général

de

Mo

,

clan m.ih/.iitimiti2*
;

50.

120*.
is:

:i'ttahira:
:.:ns:

[34*

Voil

t

103*.
12
1-

lins

observateurs, 6:;

et

Ma
iUe

bomet, 63; leurs instincts d'indépendants; Mahomet et le Bédouin,

de Mahomet (voir
13
15,

la table
e.

65,71:
79;
ret<

le

himà de
les
le
-

leurs

chefs,

78-79;

nérale
9."
'

8;

enlèvent

troupeaux
cheval,
^
;

de

Mahomet,
leur

I

:

;

2.

;

:6; ses

Uui

et

du-

Ci:

19;
'lit
1

20; 2:.
31
;

22;

25.

insensibilité,
1

leurs

•.

26;

proie

sur le deuil,
,

1

10-

sa

Voli Arabe
:

île

s,

m

célibat, ;4; elle proteste
A'.:.

con-

du Prophète fond
.

et

FStima,

tre son

mai

;>;

M

avec

AboQ

Bakr, 68 69; défaut de pro
-

nonciatJon, 68*;

etl'épéedn Propl

à la naissance

I

Ohod,

;

:

s,

m

im|

l

s6.

plaint «le l'ind
I

du
l'ass',.;.-:

Propl

monture du
16*.

1

m
quée par so
ourquoi
n
ir

t

le

Propl
:

sofl

opinion sur

'.Mi et

les Ornai-

61.

Ss; Influ

nante, S6

ce qui

,

,

146

Noms
manquait, 86

historiques

lui

;

Mahomet l'éveille pour
de

la

prière; la traîne

,

87*; a la détarais
;

développement de la Si'a, 128*; figure historique du Prophète, 140.
Hadïga,

et la

marche de son père, 89*; 95;

de
et

96; 97;

à
la

la

mobàhala, 97

femme de Mahomet:
12,

2*,
17,

7; son

et les maison », 99; «gens du manteau ï>, 99, 100; sa place modeste dans la Sïra, 100 ses filles, date de leur naissance, 102*; sa dotales «

gens de

âge avancé, 9;
47*;

;

surnommée Mahomet et la monogamie,
ses enfants, 88; 96*;
134*.

20; 39; la grande, 49; 61*;

13*,

14*,

87

;

mort de
23;

tion annuelle, 106;

Aboû

Sofiân chez

Ha/sa,

femme de Mahomet:
d'intrigue,

15;

46;

106;

à la

reddition

de

la

Mecque,

capacité
'Aisa, 86.

56;

d'accord avec

107-108; ses derniers jours,

109-116; sa

maison, centre de l'opposition au Triumvirat,

109-110;

vers

de

108,

109*;

elle

réclame Fadak,

nal d'Aboù"

11 2- 114; au tribuBakr, 113-114; date de sa

Haggàg, gouverneur omaiyade 92-93; 129*^ Hàlid ibn al- Waltd: 70. Hamza, oncle de Mahomet: beauté de sa
:

fille,

18*, 23; 25;

sa

misère,

30*;

45;

mort, 115; refuse de se réconcilier avec Abou Bakr, 115; derniers moments, 116;

sa tombe, 46; 138. (Voir Ohod, Hasimites).

morte phtisique? 116*; ses funérailles, 17-118; son testa117; son âge total, ment, 117*; sa tombe oubliée, 122; ses Fada il, 131; les données historiques de sa vie, 133; les raisons de cette con1

Harb: Mahomet et le nom de Hàroûn, frère de Moïse: 40*;


43.

,

43.

Hàroûn
Hasan

ar-Rasïd, calife: 24*.
R.
:

Hartmann,
fils

120*.
les «

de Fâtima; 41;

deux Ha;

clusion,
celle

134

;

sa

légende, calquée

sur

san » (voir Hasan et Hosain); 49
affection

53

;

71*;

de 'Àisa; 135; retouches, compléments successifs de cette légende, 137138; conclusion,
140.
fille fille

de Mahomet, 87-93,96; ressem-

Fâtima,

Fâtima,

de Hosain: 125*. du calife 'Omar; 129*,
tribu; 82.
I.:

blance avec Mahomet, 88*, 89; 90*; en chaire avec le Prophète, 92; 95; 96; sa première parole, 97; ses divorces, 97*;
99*;
100; 102*; 107;

130.

— et

le

testament

Fazàra (banoûj,
Friedliinder,

36*; 71*.

de Mahomet, in; témoin de sa mère, 113; mort phtisique, 116*; rawia de sa mère, 125; en désaccord avec 'Ali, 126;
128; 132*; 137;
53, 75;

Qâbir al-Go'fï: 132*.
Gabriel, ange: 17;

139*.

— et les images,
:

_
138*.

Hàsim; son tombeau à Gazza,

91*;

et les chiens, 96*; amulette, pro-

venant de ses plumes, 132*.
Ga'far ibn Abi Tàlib
sinie,

Hàsimi/es: 24; 28*; 29*; leur misère, 30*; leur taille gigantes83*; 35*; le nez des

,

24*
et

;

en Abys-

que, 36, 37;
dité, 57;

Mahomet redoute

leur avi-

25;

35*; 72;

les
fils,

«gens de
125.

la

maison»,

100;

ses

(Voir

72; appartiennent à la famille du Prophète, 100*; nombre des hadït

Hasimites).

apocryphes, 13:*; 138*; 139*.
et
petit-fils

Ga'far

fils de Zainab homet; 130.

de Ma-

Hàsimiyàt, recueil poétique: 7 (voir Komaif). Hassan ibn Tâbit (poète): valeur de son
divan, 4*; 29*; poète de

Gàhiz:

Gafnides (émirs): 63; 73. et la maternité des épouses de

et les veuves

Mahomet, 63; du Prophète, 98*.

Mahomet,
la

98*.
la

Hazrag
mort de
sa

(banou), clan médinois: 81.

Garïr: son élégie sur
Farazdaq).

femme;
(Voir

Héraclius, empereur: 70.

réplique de Farazdaq;

120-122

Herzfeld, E.: 77*.

Hi'sàm, calife omaiyade: son
,

opinion sur

Gala/au

banou

tribu: 63.

les 'Abbâsidcs,

137.
2*, 41; le

Goguyer, A.; 91*.
Goldziher: 26;
29*;
90*;

Hosain,
118*;

fils

de Fâtima:

Prophète

et

le

à sa

naissance; son inintelligence, 42;

'

47
nie d'un
Juii

<-t

1

i

de
lui,

M.i-

hofl

89;

.

(

lemblance avec tanm .S. il. un
:


ap|
'

dans

la

<•

le

Prophèti
il

;

inouï de
I
I
;

;

A

;,
/

tribu

i

de 'Abl
;

Kom
I
1

1

images, 76'
ations de
1
1

consult-

'.Al:.

58;

Mahomt
:./.;'//,

hoinet, IXi;
\ oii

-

13^
:

,

A'; ru.

.

auteur

11.
\1
i

.

Ponui, auteur
auteur:
filfl

Ibn

al- Ci us il:
::.::,

-

[3a*
,

96*

Voit

-

l'basides

.

Ibn al-IIatnijiya,

surnom-


Il>n
1

l

afné 49;
t

le

Mahdî,

126. (Voir 'Ali-

Mahdt

(le;:

99*; (voir I
I<

.

131.

mille

Lbdallah compté dans la Cadu Prophète, 100*; iuj'; - et Ma• .

Mahomet:
1;

le

désir «le

la

paternité chez
fille



et

et le

mariage de ses
B

homet, 103*
Ibn
i

;

comment
:r

h

:

25;

J4i

35i 5

r

>

lement du moi
le

Hâtitm
r
:

19-20;
2
i
;

.

I

eu

1

s

Ibn Hiiàm, écrivain; 45;
Ibn

et

l'apocryphe,


il

mariage de FStima, et l'éducation de 'Ah, 23Zaïd ibn Hanta. 27-. :ient
et
le

envisage

mariage

il>at.

32-

.-.

1

de Mahomet: 6b*,
r.orité,

33; son goût pour les parfums. 34, 63*; 65
;

131*.
-

sa politique

commerciale
-.1

a

Ibn

.<:(

médinois;
:

4

'

Ibn 'Omar
deuil,
1

:

son

1;.

-


47,

partialité

;"••.;••

.

101;
il

-

et la

famille

d'AboQ Lahab,

Ibn

Omm
ilr

iveugle:

57;
et

li<

51;

proteste contre l'altitude de
«.le

liant

Mahom<
15.
|

la

que-

t'ait

léloge

Fï'.m.i, 51-52

;

et

les

69.

membres du
su. dit>-,

<

Triumvirat

-,

56;

sa sen-

Ibn Sud, auteur:

56, h^*;


;

,

*Afi et les HSsimil

Ibn Sinn: et Ibn Zobaù
•."/,
fila

le-.

s,

131*.

56-57;
les

et les

ave
m.u:\
s ( ,n

10a

brutalités des

féminii
réveiller

de Maliou,

Y

59
ei

familier pour
;

Mahomet,

les dornietir>

:l

brusque Fatur.
6i-6a
:

transforme en
63*
in
se-

«lie! d'état,

affirme

;

les

eh. nres .le

.

66

mmandement,

mu
eunuques
et io

t

huiasien

Joseph,

ie

patriarche;:
'ie
:

.

-

Juijs en Aral

3
:

:

3"


ment
fuse les habits d<
leurs, 69;

manies, 55, 76,

Mahomet,

6i*; leur industi

gai
.

.

et

tuniquei
7
1
;

<•

hevelure,

il

use

<!•

105;

Mahomet

leur débiteur,

11a;

1'.

.

148

Noms
de-

Historiques

cuir écarlate, 73-74! représentations

et 74"75; tres animés, croix chez futmusulman, 75"76; l'art de débuts les il revendique le himâ, il iconoclaste? 77!

Marhab, guerrier juif de Haibar: 29*. Mariant fille de 'Imràn 130. Marie (la Vierge): ses icônes chez les mu:

sulmans, 78.

78-79; ses chevaux, 80, 82, 83; des ânes, konia, 80*; il interdit la chair courage, sa monture ordinaire 80*, 8 1 son médiocre cavalier, 82; il interdit 82; pal'élevage du mulet, 82; autorise les sa cavalerie, ris aux courses, développe
,

et la

Marwân
;

ibn

al-Hakam:

— et les

peintures,

76, 78.

Marzvànides, branche omaiyade: 12 S*; (Voir

;

Omaiyades,.

Mas'ada ibn Hakama, chef bédouin; 54. Mas'oûdï, auteur: 13-14; ses tendances
'alides,
16.

succès politiques, 83; explication de ses Bakr et son Aboïï sur s'appuie 85; il
et» la monogamie, son groupe, 86; son hafection pour ses petits-fils, 8788; il juge les comment turbulent, 87; rem femmes, 82*, 88, 89 pleure la mort de

af-

nom bédouin: Matrân, nom d'ange:
Mâiir,
Mo'ïïda
al-

90*
90*.

Adawiya, sainte musulmane; 135.
calife:

Mo'âwia,
tions

13; 91*;

du Prophète, 93*;
'Ali,

— et — et
121*;

les ablu-

la

mort de

;

pour ses enfants, 88*, 119; son amour il s'amuse avec comment enfants, 89; les
eux, 88-93;
il

Hasan ibn
les

116*; 117*; 120*;
126,

et

Martyrs de Ohod,
la

127;

et l'aog e

de

la pluie,
;

90;

pour
cratie

chronologie du règne de
:

— 127.
l'aristo-

fréquente les

marchés, 95

la

famille

Moba's'sara

28

;

luxe des

;

forment

de—, comment on
99-100;

a élargi ce concept,

musulmane,

73.

grand

plats favoris,

amateur de viande, ses gar44. 102*; s'efforce de
dans ses affections, 103;

Mogïra

al: 126, 127. ibn Natif

Mohammad fils
Mohammad,
113*.

de 'Ait:

deux

titulaires

de

der l'impartialité

ce nom, 49*; 127; 130.
fils

comment
io5;

il

_ et les Omaiyades,

punit l'adultère et le vol, 104106*; abandon

de

'Alï

ibn al-Hosain

:

de son cadavre, 109*; mystère, planant
sur ses derniers jours, no; son testament, grand propriétaire foncier, 110-112;
(12;

Mohammad
Hanafiya)

ibn al-Hanafiya

:

(voir

Ibn

al-

comment
filles, 1

il

règle la toilette funèbre
;

Mohammad Mohammad
Mahomet
Mokassin

ibn
ibn
:

Ga'far

:

125.

Maslama, compagnon de
42.

de ses

17

— et

le culte

des morts,

29*.

118-119; 120*; il prie pour sa mère, 122; l'infécondité, caractéristique de sa famille,
127*; tableaux généalogiques de sa deà la Résurrection, scendance, 130;

fils

de Fâtima

:

Morra:
dallah

le

nom de
24*.

43*.
l'anticalife

Mos'ab ibn Zobair, frère de
:

'Ab-

131; intensité du sentiment familial chez

Mos'ab

le

Zobairide, généalogiste: ri.

,

131*; se débarrasse de la vieille Sau-

Moslim, auteur

d'une
il

collection
les

canonialides,

da, 134*; débuts

du culte de —, 135; n'a accompli qu'un pèlerinage, 135*; son roman avec Zainab, 135-136; les 'Abbasides exploitent le personnage

que

:

comment

juge

hadït

131*;
132*.

et

les

traditions

apocryphes,
134*.

de

,

137;

Motahhar,
Motaiyab,

fus
fils

« modèle des plus héroïques vertus », 140; son affection pour Osama ibn Zaid,

de Mahomet: 2; de Mahomet: 2.

Motarrif ibn 'Abdallah, ascète: 120.

140* (Voir ce nom).

Mot'im
Badr, 50; 99*; la
lège,

ibn 'Adï: 22*.

Mahzoumites: 47; les 104*, 105; 106*. voleuse des MaimoTma, femme du Prophète: 107*. er MaisoTtn bint Bahdal, mère de Yazîd I

—à

Mottalib (banou'l):
138.

'Abbas

et

leur

privi-

Mtêrân,
:

Mutar,

nom de Bédouin: 90*. nom de Bédouin: 90*.
136*.

114*.

Margoliouth :

1

36*.

Noe, patriarche:

1

.

1

'

)

19

'tu:

et

l

éducation
ri,
: :

ma;

26.

ion

mai

'

hdi.

Ornai}

cendres de
'1rs

Mahoutel
.

'Ali,

du-

pe
'

"
1

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dition,
1

59

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76

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pour —,
-

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fille

de

Mahom<
.

Ol

pour
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1.1,

101

;

i2'>


.

la

'.

Mo
130.

rai

enfanta de

127;

l'orthodoxie,

[06;

'Oma
tir

:.s,

:s.

19;

l-.i'in

i,

.

prétendant par
ss
:

;

.-

surnommé
et
I

1

Noflrata

'Ali,

37*

;

:s'

.

51;

il

b

enrichit,

bon
sr. 51,
••!!

mer.,. Mit, 58*;

be

de

Roqaiya,
'

bat

».i

femme, 59*;
*.

et

la

soie,

72,

harem, lahomet pour
:6*
:

son

-

.

129*; cavalier,

106*; se
'

:

^9;

Bon jugement sur

l<'s

femmes de Mahole v<
1

t'ai

—a
//

et les

la

mort

et

la-

d'I

>mm Koltoûm

6*;

et le

Triumvirat,
110;
lutteur
I

Omm

109; aux prises avec 'Ali.
Il

itité.
1

(IO; 88

:

I

I*

;

12*;


Q
95*-

et lea

[Ssimites, 114. 137*;

mariage avec
sa

clan

juif:

leur

marché,
nlle.

Omm

Koltoûm,

125,
il

129;

sensualité

129, 1:9*;

comment
16.
1

conseille de traiter

Qais ibn Xi'J,

l'Ansirien

:

.

I

•mines, 135. (Voir

Aboû Hakr

.

Omm
(

AbHha:
.lim.iu,

Mahomet
Karalte
:

;

2.

;,

16*.

hum

ad-Dardà':

$5
«

[uil
i

71*.
leur

(hnm
(hnm

gouvernante

1 1

Trop

:nmes de —,
longée, 9.
14.
ii

al-Fadl,
et

femme de 'Abbâs

:

41;


1

mades femn
-

Médine

Hasan, 96. (Voir Lobàba).

>53*!

et

la

(hnm

tfaéiïba,

femme de Mahomet;
119-120.
d'

106;
richissent à Médine,
55.
<


Omm

à

la

mort de sou père,
Mlle

-

ca-

(hnm Ibrahim: belvédère
Koltoum,
mariages,
129*
125.

;
g

de FBtima:
129;

Médinois,

Bi,

(\

05

;

ses

enfants

129,
la

Me

(hnm KolfOÛm,

fille

de Mahomel
Voir
.

m

uni ;

(

»;;/.

e fille

[eau

eûtes reDte

du Propfa
26*

.

te

dans

femme de Mahomi
.

t

le
;

-

-,

si
r

;

d invite

es

mosulm
\llah

1

Aviia et

F V.ima. 47-4S
le s.i

—,

dOOJM

..u

Trop:

Hoaain et K
1
:.

mort.
ni
,

:

.

<:

encourage Mahomet dans

le

,

150

A oms
T

historiques

vigiles et le

—, 76*; 79;
;

le


et
;

et
le

l'ik-

Tâhir,
Taiyib,

fils fils

làs ad-dïn, 80* 81, 83; le
la

les

chevaux
molk, 86

—,
et

du Prophète du Prophète
il

:

2
:

;

134*.

2.

et le
;

le


;

7 allia

ibn

'Obaid: 3*; ses richesses,

nwbâhala, 97*
la
;

le
;

et les

«

gens
le

pourquoi
98. (Voir

porte
c

la soie,
.

72

;

— et
;

55,

c

Âisa;

de
98

maison

»,

98

il

ignore les "Alides,
vol et
;

variante signalée par Gâhiz, 98*

Talib, frère

Mobassara de Alï 16*
:

;

24*

a-t-il

exi-

ta'wll

du
le

d'après

— 103* — 104-105
,

;

le

l'adultère
la;

sté

?

25.
:

le

verset de la

Tamïtn (banoû), tribu
Tofail ad-Dausï:
e

63.

pidation, 105

;

le

— et le testament, no

5.

pourquoi Mahomet n'a pas édité le 113; 114; il modifie des sourates avant
sa mort, 114*;
le
I

Yahyâ,

fils

de Alï

:

127;

130.

le

et les nasab, 119

;

Ya'foûr et Ya'for, âne de
81
;

Mahomet
tendances de Fâtima

:

46
e

;


l

,

source
?

principale
sujet

de

la

Stra,
134.

sa longévité, 83*.
:

34>

39

muet au

de Fâtima,

Ya'qoubï, auteur

13

;

ses

ali-

Qoss ibn Sâ'ida: 119.
Râbi'a al-Qaisiya, sainte

des, 16; 22; 30; l'âge

d'a-

près


I er ,

,

116. calife: 91*.

RabTa
68*.

ibn KcCb,

musulmane 135. chambellan du Prophète
:

Yazïd
Yazïd,
106.

:

fils

d'Aboû Sofiân

:

sa

conversion,

Roqaiya,

fille

de Mahomet
17-18;

:

3,

4,

5,

8,

9,

10; sa beauté,

37;

sa

tombe,
130.

Walïd ibn 'Oqba, Omaiyade
Wâqidî, écrivain
:

:

59.
c

46*; 59: 130. Roqaiya, fille du

29

;

favorable aux

Ali-

calife

'Omar

;

129*,

des, 45.

Sa'd ibn Mo'âd: 80*.
Sa'd ibn 'Obâda: 80*.

Zacharie, père de S. Jean Baptiste: 32, 114.
Zaid,
fils

du

calife

'Omar;

129; 130.

Safwân

ibn

al-Md attil : son roman avec

Zaid ibn Hârita: 6*;

et Fâtima, 26; le

'Âisa, 98.

Sa'ïd ibn al-Âsi,

Omaiyade

:

78.
:

Sâ'ida (banoû), clan médinois

la saqîfa

des

,

109.
:

Saiyd al-Himiarï, poète

90.

et Abou 27; 40; Lahab, 50 agent commercial de Mahomet, 55*, 95 87*; 136. Zainab femme de Mahomet 15. 22 40; son roman, 93, 135, ce qu'en pense

premier croyant,
;

;

,

:

;

Salomon (le roi): 113; 114. Samir ibn Dïl Gau'san : 82*. Samson: Alï et les gestes de
c

c

Aisa, 135 136.
fille

Zainab,

de Fâtima

;

125

;

son
128;

intelli-

,

110*.
le

gence, 128;
130.

à

Karbalâ,

129;

Sarasin, écrivain

:

son opinion sur
:

sur-

son divorce d'avec
Zainab,

Ibn

Ga'far,

129*;

nom d'Aboû Torâb
Sauda,
Sckwally, Fr.
Sellin,
:

59.
:

femme de Mahomet
120.

134*.

n;

fille du Prophète 3, 5, son intelligence, 18; 37;
:
;

6,

7, 9, 10,

son mari
et
,

E.

:

119.

50* (voir Aboû'l 'Âst)

Mahomet

les

Sohaib ibn Sinân,
29.

compagnon de Mahomet:

enfants de
126,

,

101; enfants de


61.

102,

129; 130.
:

Sohaim, muezzin de
Sokaina
fille

Mahomet
:

:

68*.

Zarr ibn Sadoûs, chef bédouin
Zobair ibn
al-

de Hosain
:

17.

Awwâm:

6; 55

;

propriétaire,
;

Solaim (banoû), tribu
Sprenger
:

63.

56*, maltraite sa
soie,

femme, 60*

porte

la

n.
Ali, écrivain
19.
:

Syed Ameer
Fâtima,

son portrait de

72; 91*; no; choisi comme exécuteur testamentaire, 110; 126*; (Voir
Mobassara).
Zobair ibn Bakkâr
:

10,

11

;

127.
:

Tabarï, écrivain

:

45.

Zohri, auteur

de traditions

10

;

1

1

;

47.

, . ,

.

\'<

>MS

GÉ<

M

iR M'IIK

)l

ES

I

25; 35*; 39; 66.
70.
;<récocité des maria
1

;

96*; ic
.

'

'

Adtn:
payi
et

12*.

Voir Juifs

::: 3; le

mo/A au
relations
.


91*:

.

62;

dtés,

6',;

'lus

parfums,
l'états
ta

65;

cheval en
1'


142

permanents, 85;
I


;

foires, 69:

commerr
les
fuifà

clv

.

86*;

y dé-

de Mahom<

tu-niierit

l'industrie,

ioo*;

voleurs en
doit
:

—,

B

-

-

1*.

Ath-ues: 49*.
il)

'Aha,

hameau de

l'oasis

Iraq:


fa).

la

Sfa

V

Voil

mèdinoise: 58.
liait

5*; 8; 25; 28*; 29; 30, 32; 34;
51
;

un raccès commercial,
109*;
id:
I

sommeil a

— —

Jérusalem
K

:

73*.

7;
'

1

califes

de -, 39 (Voir 'Aôôisi

Ka»

.'.':

:

.

:

.

et la

mort

rj<

90.
letière

de Mèdine:
des,
136.

et

Ibn

Mas'oQd,

131

•a:

12*.

de l'école m<

elle glorifie les

'AH-

Batatya: iai.
55-

Liban

h
H
I

-

manufactures

Brytkt

76.

MOSCOU
,76; us*; n clamé par
1

('<

>man): 91*. 40

/

:

I r

datas de

changeurs
basai de

a

la

,7
79;

rlvaHl

ma, 112-113;
Gai:

16*

Mahomet au
n
<lc


.

73, I41.
19, 20,

34
I
.

;

25- 26

:

:

9

le
//
;

froment rare
»

hospitalité
.

—.43; Mahomet 44: h,s dattes à —,
1

//,;;•


.

-

.

tissus

& —

prisonniers de guerre

:

.

,

152

Noms

géographiques

vre de
rivale

,

54

;

Mahomet
la

économique de

veut en faire la Mecque, 56; 57;

Qatar: 70.

confédération et état de
bains à

— ,63; 66*; 68;

,
;

Qobà: 46; 68*. Qosair ' Amra: 77*.
Rhodes,
île:

75* 141; peintures à —, 76*, 77*, 78 luxe, 78; haram de 79 le che, ;

120.

val,

un luxe à


;

,

80; multiplicité des ânes,

80-81, paniques à

,

91-92;
,

bazar de
les qâ'idoûn

Samarra: 77*;

78.


à

,

95; sceptiques de
,

10 1

;

Sémites: les enfants chez les
et la stèle funéraire,

,

1

;

les

104-105
117;

la

moralité à

,105; 112;

119.

116;

122*;

et à 'Àisa, 136.

dévouée à AboQ Bakr (Voir Ansârs ; la Mecque)125.

Séphoris : 70*; 7 3
Siffïn: 70.

;

[41.

Moûta: 24*; 81;
Nabate'ens : 80*

Sohar : 70. Sonh: 49*.
Suisse: 133.

;

119.

Nagd:

63; 80; 86*.
76;

Syrie:
et les

marchés de
de

— ,40,

55*; 54*;

65*:
70,

Nagran: 70; de —, 97.

Mahomet

députés

66; artisans syriens à Médine, 66*;
étoffes

,

70*; 71574; 76; limes sy-

rien, 76.

Ohod: 30; 33; efforts pour atténuer la désommeil à faite de 45; 83; 85 110*, Mahomet et la tombe des marvisitée par Mo'âwia, 120*, tyrs de

,

;

Taboûk

:

3.

Tâif: 5. Tigre, fleuve
:


1

;

128.

121*,

122*.
10.

'Okàz: 95;

Yatrib: (voir Médine).

Yémen: 65; 73;
Palmyréniens
Perse: 74.
119.

tissus

du

,

76;

104.

'Wàdïl Qorâ: 81

;

112.

EXPRESSIONS ARABES

<*j~\-o

.

:

1

1

aJo'^xjI et àSJ'^:~~*

.

;

J*l

.

99

<*-*-^l

JA
• ,

55
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.

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,

105

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.

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142

4-5.

8

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.

67

^U:>.

J-ài,
^jUï-», 95

14a

^


,

91

wM ?

,

I

11

QORAN, VERSETS CITÉS OU COMMENTÉS

f A'.

*•

17*

...

110
142

sj, 49

141

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j. 8, i, ia 3»

3j, 59
^?. 48.
/\,

112

1

50
50

...
.

.

62, 81*

48,
19,

34
67
42

32

57,

20
.

64
104-105

63, 9.
<5^.

5.

15
14
12,

.

.

.

.

5.
8,

105
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1

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21 13
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9J.

*
1

97

etc

M

33%

17

22

«0,

3

2

TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES

Avant -Propos

........
-

et

des principales abbréviations

v

vu

LES
Mahomet
et le désir
le

SŒ'.'R.S

DE

FAI'

I

MA

de

la

paternité

Les enfants dans

Qoran

... .......
...... ....... ......
la
.

'(

Pourquoi ou a multiplié le nombre des enfants de Mahomet Les filles de Mahomet; inconsistance <lc leur légende itm.ui. le «possesseur des deux lumières» Les surnoms en Pou et Dâi Zainab, la fille de Mahomet; s >n histoire, sou mari, Aboû'l 'A>i ma, la fille de M ihomet [uatre premiers califes; leur degré de sainteté islamique, leurs relations de famille avec le Prophète
.

l<-

la
.1

naissance de FStima

,;

ordre qu'elle occupe dans

série

des

filles

<le

Mali .met
i

Difficultés

de
;

la

question;
:

Commenl
Il

le

grand âge de ll..<i.;i Prophète pour marier ses lilles
le
-

9
>

choisit 'les
«les

gendres p

Lahabides

Embarras
FStima
Le

généalogistes musulmans

n'était

pas l'ainée de ses iceurs
1.

Pourquoi on voudrait

la

cadette

.... .... ....
et les

Omaiyades

généalogistes Zobairides et leur partialité
la

Comment on a calcule Mariage de Mahomet et

date de naissance de FStima
p;difficull
inlève
la

version tradit

01

tardive du

i:

complication
et

lonnée

L'artifice

des contrastes
la
la
I

L'influence de

des synchronismes dans la tradition musulmane rapine de FStima
i

Les limites de

materait)

hea les femn»

lié;

pourquoi on lésa élargies

:

158

Table générale des matières

IL

MARIAGE DE FÀTIMA
Place restreinte de Fâtima parmi les contemporains et dans
tion
la

primitive tradi15

musulmane
:

Explication de cette situation

Enfance de Fâtima sa konia Ses larmes, son caractère chagrin; Abou Bakr et le « don des larmes ». Sokaina, la petite fille du Prophète; le physique de Fâtima La beauté de Roqaiya, sœur de Fâtima Intelligence de leur sœur Zainab Pourquoi Fâtima ne peut lutter d'influence avec 'Aisa. Son portrait chez les Sï'ites Absence de dot; dénûment du Prophète Retards de son mariage. Foule de prétendants; Aboli Bakr et 'Omar rivaux de 'Alî. Satires déguisées dans la Tradition

...........
....
.

»

>
17
»

18
»

»

19

20
21 22

Choix de

'Alî

par

le Ciel

Intervention d'Allah dans les affaires domestiques du Prophète.

...

Sa préférence pour des gendres païens; indifférence des Compagnons. Viduité prolongée d'Omm Koltoûm, sœur de Fâtima Les divorces des sœurs de Fâtima Les débuts de 'Alî. L'histoire de son enfance; valeur de cette composition. Esprit borné de 'Alï. Abou Tâlib se débarrasse de lui et de ses autres enfants

»
»

23
»
>

Les 'Abbâsides présentent les 'Alides comme leurs protégés; leur rôle odieux^ Comment on a réussi à faire admettre cette conception Le premier croyant: 'Alï ou Abou Bakr? Abou Darr, un favori de l'école sï'ite Comment la légende de 'Alï s'est introduite dans la Sîra Toute la famille de 'Alï, demeurée hostile à l'islam; ses parents meurent infidèles 'Alï, le premier musulman parmi les Hâsimites; époque de sa conversion Les Hâsimites, adversaires de Mahomet, à la bataille de Badr Abou Lahab, type de l'ennemi personnel du Prophète. Tâlib, frère de 'Alï Ga'far; pourquoi on l'a envoyé en Abyssinie invraisemblance de cette donnée 'Alï, converti de la première heure Retards de son émigration à Médine; comment on voudrait les expliquer; a-t-il accompagné l'hégire de Fâtima? Zaid ibn Hârita lui dispute cet honneur Pourquoi la Sonna s'intéresse à Zaid? Candeur insidieuse du hadït; artifices enfantins, utilisés par cette compilation La glorification de Zaid, une manœuvre polémique. L'orthodoxie l'oppose à 'Alï; exagérations de la Sonna; comment elle s'ingénie pour neutraliser les théo;

..... ........ ......... .....
....
.
. . .

24
24
»

» »

25
»

....... ......... ........ .........
. •

» »

»

26
»

27

ries sï'ites

L'équilibre parfait, inventé par l'orthodoxie
'Alï,

........
comme

28
»

son arrivée à Médine. Ses exploits à Badr, sa valeur personnelle et
capitaine

Inimitié avec son frère 'Aqïl; ses débuts pénibles à

Médine Mariage avec Fâtima; l'âge normal du mariage pour les femmes arabes

....
.

29

30
»

Table

'

de i m.///"

159

Aïeule* de 22 sus

du mariage en Ai

|uc ilu mariage.

..:... .......
••

31

de

'Al

était-Il

demeuré célibataire

jusque*la? La

m

'Ah da

ma Mahomet
sdn mari
Dal
;

ma vraisemblablement
on anormale du célibat pour FStJma
et
le

'Ah

douaire de

Wtima
uns

Comment

il

consultait ses

filles

FStima, opposée au mai
gyrique de 'AU
Portrait
p.ir

Mahomet
.

physique de 'AD Son inintelligence, son dénûment
-

.......... ..... ........ ... ........ ........ ........
postérieur à la bataille

>
\<,

avant de

les

mariei

.

.

et

la

Famille d'Aboi! Ta"lib;

avidité de l'usurier 'Abbas,

Le nés des

il

simitea

Les gendres omaiyades de Mahomet

III.

PREMIÈRES ANNÉES DE MARIAGE
Amour propre
du Prophète à propos du mariage de Fïtima. gendre? Cérémonial des noces; contre toute vraisemblance on y fait assister des époux. Leur misère. Mahomet refuse de l.i soulager. Res'curées au Prophète par le commerce et les razzias. 11 intervient BOO pour rétablir entente entre 'Ali et Fvima. Kchec de B< ll.is.m et de Hosaic n'obtient pas un meilleur résuit. it s. une de
blessé. Mortification
la

monogamie

à son

i

I

>

1'

Fatima. impuissante

.1

nourrir ses enfants, aurait été suppléée par

Omm

Fadl.
4!

épouse de 'Abbas Toujours le même système: multiplier les obligations s 'Abbfisides; invraisemblance de cette hypothèse. Pourquoi on de la faire admettre et raisons, avant contrit ince de lias. m; cérémonial pratiqué: la 'aqiqa, la coupe des cheveux On s'v conforme pour la naii rventJon du Pn mrquoi Hasan fut le plus intelligent des deux fri

...
.

> >

Que

|

M

bassin?

les honneurs de Is matei 'Ah veut Imposer a ses fila le nom de rjarb; la pauvreté de son père La de ce cliché

.........
On
s*<

.....
le

42

b multiplier poui

»

le
i

Prophét
ir

ventre»;

valeur
>

Mahomet

a-t

il

le

la

faim'

I.
il

le

l'admettre
'Àisa.

I

es

Ansars l'accablent d'invitations;
ri

Qaalm:
a

ses plats favoria
à
i

La

défaite de

Ohod, ou

sures de

Mahomet

............
cherché

.......
gnie

de

Robusl

eml

r.

1

45

T

6o

Table générale des matières

Fâtima et la mémoire de Hamza. Le culte des tombeaux dans l'islam Fâtima pleure la mort de Ga'far Fatima et les partis dans le harem Elle s'occupe de négociations diplomatiques 'Âisa et chargent Fatima d'exposer faveur de la contre protestent Les épouses
.

.

46
»
»

:

leurs doléances; insuccès

Omm

Salama

et 'Aisa.

de la démarche Fatima et 'Alï interviennent de nouveau auprès
Fâtima

47

de
4^
»

Mahomet
Désaccord entre
'Alï s'est-il 'Alï et

condamné
'Alï.

à la

monogamie du

vivant de Fâtima?
était-il

L'indigence de

riage antérieur?
"Alï

.......••••••
Mohammad
ibn al-Hanafiya

....

49
»

son aîné, issu d'un ma-

pense à contracter de nouveaux mariages: il accueille les propositions des Banoiï Mahzoûm et des Lahabides La fiancée lahabide de 'Alï; inconscience de ce dernier en toute cette affaire. Le Prophète n'entendait pas voir assigner des rivales à ses filles. Les autres gendres de Mahomet étaient-ils monogames? Le mari de Zainab
.
.

»

50

51
»

Protestation de

Mahomet

contre

1'

attitude

de

'Alï
.

pu répondre 'Alï: absence d'intimité entre lui et le Prophète Récriminations de Fâtima contre son père Sa pauvreté: elle blâme les chantés indiscrètes de son mari Bilâl s'offre pour soulager Fâtima en son intérieur Aux plaintes de Fâtima contre son mari Mahomet oppose l'éloge de 'Alï Il lui refuse une assistance matérielle Nombreux prisonniers de guerre à Mèdine 'Alï prie sa mère de suppléer Fâtima dans le ménage Maladies de Fâtima. Comme les Compagnons, elle est éprouvée par « la

Ce

qu'aurait

52
»

....

.

53
»
»

54
»
»
fiè-

vre de Médine »

échoue à soulager sa femme il Les Compagnons mecquois s'enrichissent à Médine; leurs spéculations commerciales. Le Prophète, préoccupé de cette prospérité
Incapacité de 'Alï;

55
»

....

L'érudition historique

d'Abou Horaira La victoire de Badr, un succès commercial. Mahomet rêve de transporter à Médine la prospérité économique de la Mecque Pourquoi Aboû'l Qâsim s'appuya sur Aboû Bakr et Omar? L'incapacité de 'Alï, cause principale de l'abandon, où le laissa son beau-père. Intrigues de 'Aisa
et

»

56

de Hafsa

*

Eu
Il
Il

dépit de sa sensualité, le Prophète sait se ressaisir, se dégager de l'empire

des femmes
refuse

de confier des emplois à

'Alï; ce

qu'en pensaient

les

contemporains
ser-

57
»

se fait remplacer par l'aveugle Ibn Nouvelles récriminations de Fâtima. Inertie

Omm

Maktoûm
de
'Alï, forcé

de se mettre au

'Alï, le «

vice d'un Juif pour gagner sa vie grand dormeur »

»

'Alï et la poésie.

Mahomet

utilise les

poètes

»

'Alï déserte le

domicile conjugal

Son surnom d'Abou Torâb; comment on cherche à l'expliquer Les Compagnons maltraitent leurs femmes: on met en cause les
des.

....
seuls

»

59

Omaiya»

Indépendance des Ansâriennes.

On

n'en rencontre pas une seule dans

le harem d'Abou'l Qâsim Le Prophète proteste contre les

brutalités maritales

»

i6i

Attitude du Pi

|]

prend

mtmsnu
La rrad
des femmes
d'histoire

l'importanl

,,t

IV.

CH1

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DÊTAT, MAH< >ME
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GLIGE

l

\

I

IMA

Pourquoi Mahomet se désintéresse de

fille

Le Prophi nsforme en contemporain!
AboQ'l QSsim veut s'assurer
testations

cl

lions d"

'.

lus
-

.
.

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les

jouissam
et

restre »

pro-

ssemenl

leui
»

as.

qui

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coi
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son Influence
Livre

mit

1rs

Bédouins;
les

le

ta'lif\

l'assujettissement des < gens

Comment
Mahomet
Il

ent

Mahomet

Allah encourage son

ne

Envoyé comprend pas If
-.1

:.>mi<-

la

plus aigûe

s'i

flbrce pourtant

de

voi ei cette é
le

des siens, tout en présentant
Appareil roya
entourant
à

le

Prophète

Compagnons
A

Ah

it'ii

11.

itun
.

genoux devant lui 1rs Bédouins contestent
présidait jadis les

........... ......... ........ ... ....
Christ humilié;
l'islam

une restauration du «

>

olution, de méi

molk,

comme

le

complément de

la

prophétie

6s
>

le

droit

'le

u

un tapis an
»

conî
tenant
Il

Comment Mahomet
.i

réunions

'«- dehors démocratiques
la

........
«lu

Vendredi

;

il

renonce main>

ordonne de parfumer
h.

mosquée pour
\

les

réunions d'apparat En
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I

trient

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s

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Prophète; leur
chain
.

emprunt étranger
ix
s

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.

celui
justifia

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....
. . .

l'innovation,

un
66

de «t Garib La chaire, à la
ibellans
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»

.

.

.

»

tribune
le

Mah
ils

'met

commandement
i

harangue debout l'assemb Leur variété; l'usage qu'il en Fait
i

.

li.-r.nits

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sont attachés

son service

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.

1

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Prophète

........
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;

l.i

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Ibn
Mil. il

«

rmra

MaktoQm
Omaiyadea ont
:

l

isi.nn

d'hommes

r irraes

i

la

m

...

pris

j6 2

Table générale des matières

la préfère pour ses habits; il en change incesMahomet et la couleur rouge; samment ses sueurs abondantes et parfumées. Il rejette les tissus de laine. Ami de la représentation, il sait se montrer souverain
il
;

69
»

chaSes tuniques d'apparat; leur valeur; robes en soie, de pourpre, manteaux, marrés d'or Provenance étrangère des étoffes, préférées par le Prophète pour son usage

7o
» 7*
»

.

Tissus de Manbig; anbigâniya ou manbigâniya L'abondante chevelure du Prophète Variété de sa garde-robe. Pour lui rien de trop précieux.
.

.

Il

s'affranchit

de

l'au-

imposée aux simples fidèles; revêt la soie, les jours de combat; pour solennelles s'abrite sous un parasol de brocart parades les Les grands Compagnons s'habillent de soie, comment on a justifié cette exception Mahomet leur distribue, à sa parenté, à son entourage des tuniques de soie. L'usage qu'en fait 'Omar. Les Qoraisites ne résistent jamais à l'appât d'une
stérité,

...

72
»

fructueuse transaction

.......••••
;

» »

Mahomet
Les
«

et sa cour à Médine Mobassara », l'aristocratie des Compagnons leur garde-robe de voyage. Le remanîment traditionnel a négligé d'effacer les traits, troublant l'esquisse austère du premier siècle de l'islam Mahomet et son pavillon de cuir écarlate Il faut replacer le Prophète dans son milieu Représentations d'êtres animés chez Mahomet: figures d'hommes, d'animaux sur les divans, les portières; encadrement de croix sur les étoffes
. .

73
»

74
»
» »

Répugnances, prêtées à Mahomet à ce sujet Les Arabes, grands admirateurs des images byzantines Pourquoi le Prophète aurait protesté contre les représentations d'êtres animés elles le distraient, rappellent les vanités du siècle et s'interposent entre lui
:

et la « qibla »

Les anges les évitent à l'égal des chiens et des clochettes Figures dans les appartements des femmes du Prophète, sur
bagues, sur leurs ustensiles

75
leurs habits, leurs
»

Les poupées de 'Âisa Dépendance économique de l'Arabie à l'égard des pays
réalité le Prophète, l'islam primitif ne s'interdirent

voisins.

...

»

aucun des progrès, ofEn des origines de l'art problème Le avancées. plus civilisations les par ferts musulman. Aboû'l Qâsim ne l'a pas soupçonné

76
»

La Tradition
chrétien.

lui

a prêté ses préjugés iconoclastes

Les plus fortunés

Compagnons

agissent

comme

lui

et

répugnent à l'ascétisme
.

Les protestations de l'orthodoxie attestent la réalité du fait. A quelles conditions le Prophète aurait admis les représentations figurées chez lui. étrangère, Elles prédominent, ainsi que les croix, sur les étoffes de provenance servant à vêtir Aboû'l Qâsim L'arabesque, antérieur à l'art arabe, mis en vogue par les procédés favoris
L'influence
l'islam

» »

des artistes de l'Orient chrétien des néophytes juifs accentuera

77
la

réaction iconoclaste au sein de
»

On

n'en peut rendre responsable Aboû'l Qâsim. Misérables polémiques qu'on son faste lui attribue. Il a usé de tous les moyens à sa portée pour étaler
princier
>

Relations commerciales étendues du Higâz

.

i,

au débat de llilara

i

pédale

iîoii.tr

i

.

le

«
.

sultan
.1

•r«-s

utiiis.-r i».ur cette monogi m musulmans: fresques dan* let p

villas

du

'Aqïq.

au

r

1

siècle

de

i

hégire
-

Imité pai

dana

let

p. il. us

.;
.
• . . .

nouveau
[conea de
la

I

a
V

met en
-

Le

c him.i >

dana

l'Aral

Compagnon! et les mite; Mahomet revend
ajoutée pai
il

m
I

« h. ir. un

à

Médine
i

...
.

>

79
.«pie

poui sea trou]
.i

itricrJon

la

mentalité da Proph
poursuit partout
roi
le

olué:

louera désormais
la

la

fora
l.i

.... ........
principe de l'unité dana
religion,
famille,
la

l'état

1

i:

s

aaaocie à Allah dana
hiina > réseï

vénération,
et

l'afl

Lllah
a

à

ion prophète

application pour l'acquisition,

il

établit

des courses
r.

Le
(

cheval, animal de luxe a Médine:
lui

pi

i

le

chameau

........
.renient

....
l

emp

>n

lui

applique nn texte d'Iaale
|

Sa mule

)oldol

8i

iloQli

.............
ne.

Son ane

Ya'for, cause d'un contlit avec Ibn

i

i

La monture BorBq

Mahomet Combien
lent

à cheval;
<>n

le

* ta/a' »

à

Médine

le pays «lu chameau de Mahomet pendant une cavalcade

prisait le

cheval dana

....
,

Médiocre cavalier,
'iis.
il

il

se prétend

interdit
»

grand connaisseur. Son amour pour le cheval aux co ri du mulet et autoen Ar

Le cheval, un
se
fait

<

animal noble

Mahomet
outre

intimer par Allah l'ordre de «préparer un-

ennemis.

.............

MAHOMET
Dana
l'Ara

El

LES ENFANTS DE l-Al.MA LE PROPHÈTE INTIME

roupements
a

politiques. Causes
it

Pourquoi

Mahomet un programme
m.ir:

religieux

Son

activité politique d

de

........... ...........
matériel!»

un levier

m

tireuse

pour
:

n influent

nant

ma

s.i
\

lut)

Mahomet

<>u

Bakr,

hosl
ette

Comment

les annalistes

musnlmai

impression fach<

T

g.

Table générale des matières

Attentions de
la prière

Son

affection

Mahomet pour Fâtima: fréquence de ses visites, il l'éveille pour du matin pour Hasan et Hosain véritable anthologie familiale. Tout n'y
:

87

est pas de pure invention Déceptions domestiques d'Aboû'l Qâsim Son union avec Hadïga ne l'a pas réconcilié avec la monogamie. Il n'eut pas turbulent. la main heuieuse dans le choix de ses femmes. Son gynécée Comment il traite le Prophète. L'opinion de 'Omar à ce sujet
.

Ses sentences sur l'influence fatale de
Perte successive de ses enfants.

la

femme
lui

Ceux de Fâtima
se

offrent l'unique espoir

de
88

perpétuer son nom Embarras du Prophète.

"Àisa

fâche

quand
les

il

se rapproche

de

'Alï.

Aboû
».

Bakr forcé d'intervenir Dicton de Mahomet: «j'aime affection pour les enfants

les

femmes,

parfums

et les

bons repas

Son
89
»

Hasan

lui

ressemble.

Il

s'en occupe ainsi que de Hosain
Ils

Traits touchants et pittoresques.

sont mis en circulation pour prouver l'humilité, la tendresse familiale du Prophète, enseigner des règles pratiques. Autant de tableaux de pure imagination!
les
«

»

Mahomet s'amuse avec

deux

H asan »

;

^ les garde pendant

la prière,

leur

prodigue les marques de tendresse Mahomet, l'ange de la pluie et Hosain L'ange prédit la catastrophe de Karbalâ L'intervention d'Omm Salama constitue un anachronisme


»

91
»

Mahomet
Il

flaire ses petits-fils, leur

suce les lèvres

prend en chaire à ses côtés Rôle considérable de la chaire dans l'islam Mahomet semble se les associer il qualifie Hasan de saiyd Hosain à la mosquée; en chaire près de Mahomet; but de l'anecdote Protestation de Haggâg contre ces manœuvres Epilogue de ces scènes familières. Comment se comporte alors le Prophète. L'importance qu'y attachent les « Sahïh » La question des ablutions. Les « Ashâb al-wodou », chargés des ablutions
les
:
.

.

92 »

93

du Maître. En sa compagnie, les opérations les plus vulgaires acquièrent une valeur inestimable: aussi a-t-on multiplié les titulaires
.

VI.

LES

«

GENS DE LA MAISON"

»

A

Ses relations avec

Médine. Mahomet continue à s'intéresser aux questions commerciales les commerçants Kalbites; ses visites aux marchés scanda.

.

95
*

lisent les infidèles

Mahomet

et

Hasan après

sa naissance

96
»
» »

Hasan inonde les habits du Prophète Mahomet le « beau modèle » pour les fidèles Le « tarqïs » de Fâtima. désagréable pour 'Alï

tfS

Leurs nu s'éveillent lent

La

p:

leur &'

............
ùa
>
:

>

L entrevue de Mahomet avn
en
l'an:

ce

»

à son barena

i

.et

met vent leur créer nne situation l'allia annonce de
1

â
^

part,
*

lei

protéger contre

lei

1 1

mentation minutiet:

i

des croyant! »: sa signification. ne contient aucune allusion aux gnifie l'expression < gens de la maison
la

........ ...
••

de

« n.

>

.

.

Comment

S:'a

l'a
:

étendue aux 'Alides

manteau
englobe

>

et

Mahomet
le

••.hodoxie étend le privilège afin de
•s

rendre inoffensif. Catégor'

qu'elle y

Des motifs
lace,

politiques y font

comprendre

....
.
.

Mahomet

occupée par Fatima et 'Ali dans l'affection de Mahomet la soif du petit Ilasan: ingéniosité de la Tradition pour com— imuler la modeste place ao bler les lacunes de la &
apaise

VII.

MAHOMET, LES ENFANTS DE ZAINAB ET DERNIÈRES ANNÉES DU PROPHÈTE
I

(

Les enfants de Zainab bénéficient de la même tendresse que ceux de Fatima »m ima. fille de Zainab. et le collier. La partialité du Prophète pour le dit préoccupé de tenir la balance égale entre Importance des moindres gestes de Mahomet. Comment les Juifs se moquent de
.

loi

...

»

cette conception.

On

utilise

d'anciens clichés

met se comporte avec les enfants de Zainab les garde pendant la prière il
Pourquoi on a multiplié ces
et
les
fat
<
:

récits

r.

.....••• ........
comme
avec ceux de Fatima
:

lu
la
fila*

Prophète

>
l! <?

ma, au

h de

M<

[ma

irnommé«ui
ma.

.loi

la

Ti
erinage;

et la bleat
(>s. m:
;

..........

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uj*»»

w-

-r*-^

»

Mahnnet ordonne de couper
Les
«

la

qS*idoûn
qualifie

>

ou

re:

-........
ie

la Prophète main aux

et

pr

Yéménite!

de

cet

-

.

oatitue
-

un dai

le*

musulman'

v.ent

Mahomet
de rentrer de nuit dans leurs demei:

I

et le calife

'Omar

....

ie la la. .

!Ô6

Table générale des matières

La voleuse Mahzoûmite. Osâma prié d'intervenir. Décision de Mahomet La pénalité contre )e vol, inappliquable dans la pratique, la valeur de l'objet
. .

105
»

volé n'ayant pas été déterminée

L'incident a été utilisé pour faire une réclame à

pre l'équilibre entre

la

Sonna

et la Sï'a

......... ........
Osâma
et Fâtima,
la
.
.

sans rom-

106
»

Mahomet accorde une dotation à Fâtima Aboû Sofian arrive a Médine pour renouveler
tervention probable

convention avec Mahomet. In>

et de Yazîd, enfants d'Aboû Sofian Fâtima à la négociation. Hasan aux pieds de sa mère; pourquoi on cherche à avancer l'année de sa naissance Fâtima, à la reddition de la Mecque, assiste aux ablutions de Mahomet. Valeur infinie des plus infimes services, rendus au Prophète La dernière maladie d'Aboû'l Qâsim, 'Âisa monte la garde autour du mourant Dernière entrevue de Fâtima avec son père; mission dont il la charge Prédiction de Mahomet à sa fille et sa douleur à la mort du Prophète; com-

d'Omm Habïba

Aboû Sofian veut

intéresser

.

.

107

,

»

» »

.

.

ment

elle se

manifeste

108

VIII.

DERNIERS JOURS DE FÂTIMA
Remplis par de nouvelles épreuves. Le triumvirat à la saqlfa des Banou Sâ'ida Les adversaires du triumvirat se réunissent chez 'Alï. Les partisans d'Aboîi Bakr viennent les y forcer. Inviolabilité de la demeure chez les Arabes Violences de 'Omar. Il eh vient aux mains avec 'AIL Force physique de 'Omar, un lutteur redouté aux foires de Okâz. Fâtima menace de découvrir sa
.
. c

......... ........
Mahomet
l'a

109
»

»

chevelure
L'obligation de rédiger son testament. Pourquoi

110

imposée

.

.

»

Mahomet
'Alî le

un testament? Arguments des SïMtes. La longue agonie d'Aboû'l Qâsim. A-t-il songé à Alî pour sa succession?
a-t-il

laissé

e

....
. .
.

»

J^-03

,

légataire

Comment comprendre

le

du Prophète et Hasan terme de « wasiy
les

.........
le

J^ojl J^oa

.

ni
»

Les exécuteurs testamentaires chez

anciens Arabes; qualités requises et leurs
»
.

obligations envers les orphelins « déposés en leur sein »

Considérations développées par les Sï'ites
Riposte de
la

;

l'argumentation du poète Komait
le

»

Sonna; ses arguments pour prouver que

Prophète

est

mort

in-

testat. L'intervention

de 'Âisa

112

Mahomet

le

plus grand propriétaire foncier

du Higâz: énumération de ses do»

maines Fâtima revendique sa

part,

spécialement Fadak
. .
.
.

»
.
. .
.

Contestations rivales au sujet de Fadak.

113
» »

La

fortune territoriale d'Aboû'l Qâsim, considérée

comme domaine

Pourquoi Mahomet ne se presse pas d'éditer le Qoran Il néglige de régler la transmission du pouvoir Fâtima au tribunal d'Aboû Bakr; sa maladresse « Les prophètes ne laissent pas d'héritiers

.....
d'état
.

113

»...

....

>>

»

I

Comment FStima répond
Intervention de 'AH:
il

ection

l'exemple de David

el

a

.

114

ajoute l'exemple de
la

Au couple
1

'Ah-K.itmi.i
|

»nt

bit défaut

rmes
ni't.

'Omar cède en
I.cu

la llvli

à

'Ail
.

et

a

'AbbSs une

:d

IX.

MORT DE KA HMA. SES FUNÊRA1L1 LE DEUIL CHEZ LES ANCIENS ARABES ET DANS L'ISLAM
Date de
Elle
la

çu

.....-••
de FStima

mort de FStima: comment

<>n

l'a

obtenue

1

in-

meurt brouillée avec AboQ Bakr
fait
.1

»

'AH

sa paix avec le ca ife

et se constitue un

harem. Pourquoi

la

tradil

sacrifié l'ingrate figure
rs

moments de FStima; ses adieux tuvë absent du domicile conjugal. Comment
ace

*

.......
l.i

spliquero

funèbre Mahomet et les funérailh Enterrement nocturne et précipité de FStima; assistance Omm Salama à la mort «le son premier mari Indiffèrent par nature, l'Arabe cède a la vanité Indifférence M. -s Médinoia à lamort de FStima; les circonsl
Il

préside à

la

toilette

-

.

»
>

tionS intestines,
t

riJJa.

,tal

'. F itima; opinions
»

le

plus vraisemblables

.......•••
div< ::tur-

La cgShiliya
pour
les

ignora
pités,

le

culte des morts-. Eréqu

pratiques
tes

ans

premiers

temps

de

l'is

*
»

1

I. 'islam plonge ses racines d.ins < l'.irabisme >

Mahomet
H
a
1

n'a pas Compris
p "ir

ici

l'opportunité d'une réforme
la

.....
ter

une

collectivité masculine',

Tradition préconise en lace de

l.i

tombe
s

un stoïcisme contre nature; partout
le

une

m

nace pour

monothéisme
,|

Mahomet
I..i

exCUSS
et

c pleurer
les

la

moi!

stèle funéi aire
1.1

Sém
funéraire
.

...
\%
.

<j>ss ibn S'i
<

s.u:

défense de tranaformei Comment les tnlais honoraient la tombe de leurs de pierres, libations de vm et •;•
nas. il. > et le

Qoran

'.es

tombes <n

*

masgi

l

>

.

*

i

ment
.

Pas de tombes, faisant
Attitude d

s.u:.

.

.

Omm
se

Habîba

a

la

mort de

s,

m
'1

père
ibn

..... .......
. . .
.

Au
l

retour des funérailles d'un des siens. Ibn

>mar pré
al

*
*

es dern

mmandati
targue de son ina

Amrou

I.e

Bédouin

su milieu des plus grands

*

i68

Table générale des matières

Un
c

poète chantant une épouse enlevée par
térature arabe
raille les affections

la

mort

;

une exception dans

la

lit-

120
120-22
121

domestiques de Mahomet Élégie de Garîr sur la mort de sa femme: qualités, début de ce morceau poétique La « naqîda » ou réplique de Farazdaq montre où l'on en était au début du
Àisa

On

On

second siècle surprend aussi l'écho de sentiments plus humains. Ils appartiennent à un stade plus avancé de l'évolution islamique. Comment on cherche à les justifier par l'exemple du Prophète. Exemples et dictons contradictoires oublie l'emplacement de la tombe de Fâtima
.

.............
mort de sa femme, comment
il

»

122
»

Désespoir de 'AIT à

la

se console

.

.

.

123

X.

LA DESCENDANCE DE FÂTIMA ET DES AUTRES FILLES DU PROPHÈTE
L'ambition des Fatimites, funeste au repos de l'empire arabe Les fils de Fâtima connurent à peine leur mère origine des traditions qu'on
.

.

.

.

125

;

leur attribue

»

de Fâtima Mésintelligence entre 'ÂIï et les enfants de Fatima; ils forment bande à part. Ibn al Hanafiya fut-il l'aîné de ses frères? Son succès au sein de la Sî'a Médiocre prestige du nom de Fâtima, au premier siècle de l'hégire. Omâma. nièce de Fâtima; ses mariages. La prétendue dot, offerte par Mo'âwia Il n'est pas prouvé que Omâma ait survécu à sa mère Zainab ses fils, la date de sa mort. Comment on l'a calculée. Sa postérité éteinte prématurément. Accord pour faire le silence autour des descendants de Mahomet, à l'exception
Koltoûm,
filles
.
.

Mariages de Zainab et

d'Omm

»

126
»
»

.

.

127

;

»

des Fatimites

Explication de cet accord

Dans

le

principe, la Sï*â se

provincial

............. ..............
borna à être une opposition dynastique, un aux 'Alides. Défiances de l'orthodoxie
.

»

128

parti
»

Pourquoi

l'Iraq s'intéressa

et hadît equi»
.

libristes

Réservé de l'orthodoxie vis-à-vis de la descendance des filles de Fâtima Pourquoi on a vanté l'intelligence de Zainab, l'aînée de Fâtima une réputation gagnée à Karbalâ
;

»

»

Zainab, épouse divorcée d'Ibn Ga'far à l'époque de Karbalâ, ses
histoire de son mariage avec son fils Zaid Tableaux généalogiques de la descendance de Mahomet Descendance des sœurs de Fâtima Celle de Fâtima
;

enfants.

.

129

Sa sœur,

Omm

Koltoûm
;

autres maris

..........
le

calife

'Omar.

Ses
»

130
»

Prérogatives ou « Fadâ'il » de Fâtima au sein de l'orthodoxie

Comment

se résume la véritable importance de Fâtima scendance du Prophète Dans l'histoire séculaire des 'Alides on retrouve tous

...........
:

....
perpétué
la

»

131

elle a

de»

les

défauts

du couple
»

'Alï-Fâtima

La

multiplication de nos références permettra au lecteur la revision

du procès

132

,<rs

169

'.!..

URE P0S1

III

'M M

I

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I

historiques
la

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1.

islam,

une

religion,

pleine Inmiére de l'histoire
les

Appai
le
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entifique,
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la

tradition Islamique.

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lut partie de

la

Sira:

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tte compilation

Nom
A
l'imitation

os

primitifs

.

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du Qoran et de l'ancienne p tésie, la prem FStima, un nom, recouvrant une personnalité réelle, mais énigmatique proche disputent FStima tte lutte. La Sonna et
'

ma
un
fan-

.

.

il

faut y ajouter les querelles des écoles, d

-

cette anthologie bariolée, la personnalité de
à

de thème

développements
1

ttiou

pour F3tima
i

rement au cr siècle, on dque du personnaj

Le

ix>m!
d'ofirir

des modèles

as violent

sulmanes

.

Exemples de
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........... ........ ......... ............. ..........
tnple
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édifiants
lu

culte,

décerné au
la

Pi

rieu-

n'a pas

soupçonne
à

valeur historique ou apolo-

tima

augmenté
le

mesure que
.

l'islam

éprouva

le

«le

vertu féminine
calife

par

'Omar pour protéger

la

vertu des

mu-

Inine Mans l'islam.

Décemment on

ne pouvait oublier

rie.

prétait

mieux
le

à l'amplil
.

elle

vanité de cette dernière, d'après Abofl Horaira

Comment Le "
que

'Àisa appréciait

roman de Mahomet
iits >

.............
la

et de Zainab ne se présente pas plus

.... ....
de 'Àisa

La

favorablement

partialité

pour 'Àisa au sein de
l'ea

l'école
la

1

.

.

urne de

lu

Qoran: de

l'importance

ibu

1

ec Abofl
le

Lahab nommé dans

d'Allah,
liqua a glorifii

Koflfa, rivale
STite

de Médine, Pourquoi
|ue à la

provoqu
légende d'Aboli
in s

La

n<

Bakr,

gend

Poui

.......... ...
nt

..... ..... ....
comm
. .

Les retoucbi

aux
.

'.'.

Hisàm

.

.

170

Table générale des matières

Politique cauteleuse des califes de
la glorification

Bagdad

à legard des

c

Alides

;

ils

toléreront

de Fâtima, mais à condition de voir mettre en évidence les obligations des 'Alides envers les Hâsimites La famille d'Aboû Tâlib vit sous la protection des Hâsimites; ceux-ci élèvent les frères de Alï Pourquoi 'Abbâs demeura à la Mecque après l'hégire? droits au califat 'Ali s'humilie devant 'Abbâs, lui baise les pieds, reconnaît ses But de ces anecdotes; sanctionner d'avance l'usurpation des 'Abbâsides et leur inhumanité à l'égard des Fâtimites. Les « Fadâ'il » de 'Abbâs et ceux de
c
.

138

139

son

Du

conflit

Ibn 'Abbâs de ces préjugés est composition
fils

L'islam ignore

la synthèse historique; il se borne à l'analyse externe. La valeur exclusivement théologique du hadît Les mêmes principes ont présidé à l'élaboration de la Sïra; éléments dont elle

«

se compose La pieuse légende de Mahomet, modèle des plus héroïques vertus La biographie de Fâtima trahit une activité analogue

.........-••• .......-•••••
sortie la biographie

de Fâtima. Valeur de cette

140

» ;Goldziherj

Reste à

faire la preuve détaillée pour les autres parties de la Sïra, avant de prononcer sur sa valeur définitive Fâtima ne fut pas la femme idéale de la tradition sî'ite. Elle a pu être moins insignifiante que ne l'insinue la rédaction de son mosnad orthodoxe. Cette dernière impression demeure pourtant la moins invraisemblable.

Addenda et Corrigenda Table historique Table géographique
Expressions arabes

.... .... ....
.

141

143
151 153 155

Versets du Qoran, cités ou commentés

Table générale des matières

.

157

IMPRIMATUR
Fr.

Albertus Lepidi Ord. Praed

S.

P

A. M.,.

IMPRIMATUR
FraNOSCUS
C'an.

FaBER]

\'ic

l'rbis

A

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