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Autriche: Crise ou victoire de la démocratie ?

Le Banquet, Domaine politique Par Laurent Berthet
Un cas d'école pour le débat démocratique

thème

n°15, extrême

2000. droite.

À écouter nos amis démocrates, la démocratie serait menacée en terre autrichienne. Que de menaces, de mises en garde, de rappels à l'ordre pour le peuple autrichien et, plus encore, pour ses dirigeants par les panégyristes du principe de légalité et de légitimité qui veut que le pouvoir provienne d'en bas, qu'il n'y a de souveraineté que du peuple. Ce dernier s'est exprimé mais, hélas pour celui-ci, pas comme l'auraient fait ceux qui, se déclarant pourtant démocrates, rejettent tumultueusement les résultats officiels de ce vote, ceux qui, en somme, se proclament démocrates à la condition que les citoyens approuvent leurs idées. Et pourtant, l'électeur, supposé armé intellectuellement de la capacité de voter, n'est-il pas, à travers l'élection, le seul maître quant aux choix des dirigeants politiques de son pays? Et les partis politiques et leurs chefs de file ne sont-ils pas, à travers ce régime politique dont on pense faussement qu'il est théoriquement l'unique à respecter et défendre les individus et leurs droits fondamentaux — ce qu'il ne fait pas toujours de façon pratique —, les seuls à représenter une population qui les a élus pour un mandat représentatif? Et c'est bien là que le bât blesse. Lors des dernières élections législatives du 3 octobre 1999, le peuple autrichien s'est prononcé. Il l'a fait en connaissance de cause, à la suite d'une campagne électorale et lors d'élections en tout point démocratiques, c'est-à-dire transparentes. L'électorat autrichien a alors voté à 26,91% pour le FPÖ ( Freiheitliche Partei Österreich), faisant de celui-ci la deuxième formation politique du pays. Ce vote n'est en rien une simple protestation éphémère ou un coup de semonce qui viendrait à disparaître aussi rapidement qu'il serait apparu. Bien au contraire. Le FPÖ, malgré ses prises de position extrémistes, progresse régulièrement dans l'électorat autrichien, voguant de succès électoraux en succès électoraux depuis 1986, date à laquelle Jörg Haider prit les rênes d'un parti alors moribond. Ainsi, en nombre de représentants élus à la Chambre basse, le parti de Jörg Haider est-il passé de 18 députés en 1986 à 42 en 1994 et 52 en 1999. Le FPÖ est parvenu à accaparer jusqu'à 27,53% des suffrages lors des dernières élections européennes, record qu'il égala donc presque au mois d'octobre 1999. Ainsi peut-on affirmer qu'une grosse minorité du peuple autrichien vote en connaissance de cause et de façon constante pour ce parti depuis nombre d'années. Un objet sacré Que reprocher, démocratiquement parlant, à ces électeurs? Pris individuellement, chacun d'eux pèse une voix et, comme dans toute démocratie digne de ce nom,

on pourrait affirmer qu'en Autriche aujourd'hui. Or. À la raison. peuvent et veulent prendre en compte la recherche du . par choix électoraux interposés. il convient de s'attarder et de prendre en compte. elle semble obtuse en ce sens qu'elle est incapable de discerner la dangerosité et l'irréalisme politiques présents chez un parti comme le FPÖ. par exemple. l'agrégation des intérêts personnels ne saurait définir l'intérêt général. La religion démocratique n'est rien d'autre que la sacralisation du nombre. globalement et dans leur juste mesure. avant le choix de toute décision. Le penser. le suffrage universel préfère le nombre. Le dilemme est de savoir si. Celle-ci est classiquement conçue comme la gestion optimale de la cité. il s'agit de la main du diable! Faire reposer la source du pouvoir — quand bien même la démocratie directe n'est guère pratiquée dans les sociétés occidentales — sur les citoyens et leurs visions et défenses de leurs seuls intérêts particuliers soulève un paradoxe. «Nous sommes vingt et vous êtes un. toute la signification et toutes les conséquences. au contraire. si l'on devait réellement préciser à qui appartient cette main. outre que ladite population peut paraître électoralement étroite — c'est-à-dire qu'elle peut persister dans sa mauvaise appréciation générale d'une situation —. C'est-àdire qu'il soumet la politique à ce que le plus grand nombre considère comme son intérêt personnel le plus profitable. Chirac. Ce n'est donc pas tant sur le choix du vote de ces électeurs qu'il nous faut porter l'attention — comment reprocher à ceux-ci d'utiliser leur pouvoir électoral comme ils l'entendent alors que les défenseurs de la démocratie font de ce droit la force même de ce régime sur lequel il ne saurait être question de revenir? — mais plutôt sur la pertinence qui fait accorder ce droit explosif à une population dont une grande majorité n'a probablement pas la capacité d'en saisir. En effet. de reprocher la politique qu'a fidèlement menée Hitler — ou si doit plutôt être fait le choix d'une solution dont la quintessence repose sur la définition même de la politique. je peux vous forcer: cédez dira l'homme armé» . censée expliquer à elle seule l'autorégulation de la société. y compris politique. pour parvenir à cet objectif. la possibilité de peser politiquement. dit le suffrage universel: cédez ou nous vous forçons! — Vous êtes vingt. Or. et à moi seul. il est inconséquent. écrivait joliment Ernest Renan au siècle dernier. générale. il faut se fonder sur ce que propose.l'utilise à sa discrétion. la situation générale des individus d'un territoire. particuliers. En accordant à tous les citoyens. en Allemagne hier. En effet. Haider ou Mandela. elle ne se trompe pas. ne pas adhérer à la recherche de ce dessein à partir de ceux qui seuls. divers et antagonistes des citoyens? Comment. la majorité — ou la grosse minorité — d'une population citoyenne — et dans ce cas-là. pour mener à bien la gestion de la cité. de par leur volonté et leurs possibilités. Politiquement. Qu'importe que la majorité. c'est-à-dire l'addition de chiffres. le suffrage universel suppose que l'agrégation des volontés et des choix particuliers est le moins risqué des principes de gouvernement. quelles que soient leurs différences. mais j'ai la raison. comment penser que cette gestion découle de la seule prise en compte des intérêts particuliers. que la masse puisse voter pour Hitler. c'est agir de concert avec Adam Smith et sa «main invisible».

Car constater qu'un peuple supposé instruit. le suffrage universel. dont la systématicité laisse supposer que nombreux n'auraient rien à gagner. d'un parti comme le FPÖ. déclencher des guerres. publiciste du XIXe siècle. Pour la doctrine démocratique. écrivait Antonin Rondelet. habitant dans un pays développé. revisitée. à l'action politique. par l'intermédiaire du suffrage universel. personne de nos jours n'oserait — quand bien même le choix des votants peut sembler des plus surprenants. supprimer des libertés fondamentales. sans aucune contrepartie demandée. Quand l'auteur des Dialogues philosophiques affirmait que «les masses étant aveugles et inintelligentes. amener des extrémistes au pouvoir. repensée. comme dans le cas autrichien — remettre en cause l'origine de tout pouvoir dans les sociétés dites développées. de nationalité. laisserait supposer que pourrait effectivement se poser la question de l'utilisation de celui-ci par le peuple. fait le choix. la démocratie doit réussir! L'élection. et hors quelques restrictions judiciaires. à ce qu'un débat contradictoire sur la capacité du peuple soit entrepris. voire beaucoup à perdre. appréhendée par le suffrage universel. sociale et politique du pays en question est globalement satisfaisante. «[La religion démocratique] vit à l'ombre d'un respect que ses adeptes transforment aisément en terreur» . Comment pourtant partir de la possession de soi dans le strict domaine privé au droit politique intangible de participer à l'action collective? Parler présentement du peuple dans les termes dont Renan usait il y a cent trente ans serait inimaginable. l'essentiel est de se persuader de la justesse du lieu commun churchillien. La monarchie a fait son temps. dans le cadre démocratique. Et pourtant la démocratie a probablement besoin d'être bousculée. ne doit-il pas nous conduire à poser enfin les questions éludées depuis si longtemps par les ayatollahs du démocratisme et par les thuriféraires du démagogisme — qui sont souvent les mêmes. d'un politique comme Jörg Haider. si ce n'est des plus dangereux. peut se tromper. on retournerait aujourd'hui son idée pour affirmer que quiconque oserait de nos jours remettre clairement en cause le rôle politique du peuple en appellerait à la civilisation de la barbarie. Interdiction est dès lors implicitement faite d'émettre quelque critique sur ce régime et son objet sacré. à plusieurs reprises. et alors que la situation économique. plus ou moins directement. Sous les simples réserves d'âge. Cette constatation vaut-elle encore aujourd'hui ? Si tel n'était pas le cas. qui est personne est citoyen. à savoir les électeurs à qui échoit obligatoirement le droit de vote. dans un intervalle assez long. les totalitarismes ont échoué. Masochisme électoral . Qui conteste ce pouvoir est un tenant de l'idéologie totalitaire! Drôle de conclusion. la remise en cause de la démocratie. la démocratie a stipulé péremptoirement et éternellement que toute personne a le droit naturel de prendre part. c'est en appeler à la civilisation de la barbarie» .bien public? Pourtant. n'en appeler qu'à elles.

ce genre de discours laisse clairement percer dans la rhétorique haiderienne une xénophobie que d'autres déclarations ne font que confirmer. choix de boucs émissaires. xénophobe. sur nombre d'affiches électorales du FPÖ: «Stop der Überfremdung». Qui. fidèles à leurs convictions. sinon l'incapacité du peuple à faire globalement la part des choses quant aux choix de ses représentants (un quelconque ras-le-bol n'excuserait rien puisque . pourrait voter. À l'analyse rationnelle de questions épineuses. Il n'empêche que voter pour cette formation politique s'apparente à du masochisme électoral. dans un discours à des combattants de la Seconde Guerre mondiale. parmi lesquels se trouvaient d'anciens Waffen SS. Sur un plan programmatique. à l'instar d'autres politiques. Révisionniste.Qualifier aujourd'hui Jörg Haider de néo-nazi ou son parti de national-socialiste prête. Il est probablement tout autant opportun de rappeler le slogan placardé. celui-ci «était un simple camp punitif» ou encore. tant sont grandes les incertitudes futures que le FPÖ et son leader font courir. Ainsi peut-on rappeler ces propos de campagne. en dépit des oppositions. Jörg Haider affirma que «le IIIe Reich a[vait] eu une politique de l'emploi ordonnée» . lors d'un entretien télévisée en septembre de la même année. ce dernier terme signifiant «invasion étrangère» et fut une notion clé de la rhétorique du IIIe Reich. révélatrice chez le tribun autrichien d'un terreau d'amalgames politiques et de minimisations historiques. La conséquence première de ce rapprochement numérique ne laisse planer guère de doute et ne peut aucunement rassurer tout défenseur de la dignité de l'être humain. ils sont restés fidèles à leurs convictions jusqu'à aujourd'hui» . tels sont donc les adjectifs à utiliser pour qualifier le politique Jörg Haider. Nous avons eu les Polonais voleurs de voitures. Outre la démagogie de tels propos irrationnels. tenus par le chef du FPÖ en 1999. Les différences sont par trop conséquentes pour que ce parallèle anachronique paraisse crédible. pour un homme politique si dangereux? Qu'est-ce. eu égard à leurs passés. en 1995. le sachant — puisque tout cela est connu depuis de nombreuses années. opte pour une approche mêlant simplisme. Jörg Haider. à n'en pas douter. qu'en 1995. mensonges ainsi que propos redondants et affirmés bruyamment. les ex-Yougoslaves spécialisés dans le cambriolage. En effet. et plus encore continuer de voter. C'est parce que l'Autriche n'a pas encore regardé en face son passé des années 1930 et 1940 que Jörg Haider a pu en profiter afin de donner de cette période une image biaisée et mensongère. à l'occasion du cinquantième anniversaire de la libération du camp de Mauthausen. les Turcs qui organisent le marché de l'héroïne et les Russes spécialistes du marché noir et de l'agression» . repris à satiété par la presse —. démagogue et irréaliste. des hommes de caractère. aux mensonges intellectuel et historique. la validité théorique des idées émises par le FPÖ laisse supposer que le réalisme ne gouvernerait pas l'Autriche si Haider devenait Chancelier. qu'«il existe encore des gens honnêtes. Ainsi en est-il de ce parallèle non vérifiable. opéré en été 1998. il paraît utile de rappeler qu'en juin 1991. affirmant que les «Africains qui viennent ici sont des dealers de drogue qui séduisent notre jeunesse. entre «300 000 chômeurs et 300 000 étrangers déclarés» présents en Autriche. nous donnant la possibilité de lui coller l'étiquette d'homme politique révisionniste.

la démocratie préfère l'intérêt particulier et le grenouillage. à l'irrationalité collective. L'Autriche l'a de nouveau prouvé. la formation de Jörg Haider. qui est ici — comme très souvent — en cause? De la raison globale La démocratie est en fait tout autant le règne de la rationalité primaire et égoïste des citoyens que le royaume arbitraire et absolu des partis politiques et de leurs leaders. qui se solda par nombre de démissions de ses cadres. «le “business” d'un parti est de s'assurer le contrôle du pouvoir non de faire triompher une idéologie. Ainsi peut-on rappeler que celui-ci connut aussi une affaire retentissante — à savoir l'affaire Rosenstingl. son seul et unique objectif est de s'approprier le principal poste politique de son pays. l'ambition démesurée du pouvoir des hommes politiques. comme nombre de politiques. et à privilégier. non de réduire l'inflation ou le chômage» . Comment la gestion de n'importe quel État peut-elle sortir grandie d'un tel état de fait? Il serait bien naïf de croire que des hommes politiques neufs viendront y changer quoi que ce soit. la démocratie est à l'origine de conséquences pratiques imprévisibles. moraux et immoraux. au centre des préoccupations. afin de parvenir au sommet du pouvoir (ou presque). Ainsi les conservateurs. Quitte à utiliser tous les moyens. L'un des principaux risques d'un tel régime se situe en effet dans un second temps. Comme l'écrit Olivier Ihl. L'actuel Chancelier autrichien ne l'a jamais caché: depuis le début de sa carrière politique. outre le poste de vice-chancelier tenu par Susanne RiessPasser. commentant Schumpeter. c'est-à-dire non pas la somme des raisons individuelles. À deux reprises — lors du vote des électeurs et dans ces combinazione —. Si Wolfgang Schüssel est aujourd'hui Chancelier. si le FPÖ.l'abstention ou le vote blanc doit alors être utilisé). le court au long terme. de par leur approche simpliste de la réalité et leur souci du seul bien privé. en été 1998. cela s'explique avant tout par l'appât du gain. À cette raison globale. et particulièrement son chef. qui peuvent conduire. a obtenu cinq portefeuilles ministériels. excédés de treize années de seconds rôles en politique. Une fois les élections passées va s'opérer un marchandage entre diverses factions politiques afin de dépecer le pouvoir et de s'arroger une mainmise sur les postes à responsabilité. Pour exemple. ont-ils profité d'une faille de la démocratie pour s'emparer du pouvoir. mais la raison générale qui a pour souci le bien commun et pour moteur la vertu et la compétence intellectuelle . a dû remiser nombre de points centraux de son programme politique (politiques fiscale et européenne principalement) par tactique politicienne. caractérisée par des détournements de fonds du parti par un de ses responsables — ainsi qu'une crise au sein même de ladite formation politique. Le FPÖ ne semble pas plus crédible lorsqu'il se proclame le chevalier blanc de la politique autrichienne. . Ces dernières ne mettent jamais la raison globale.

Cet exemple montre que. Mais subitement. garantis par certains traités. surtout populaires. dans les sociétés occidentales — l'arrivée au pouvoir. il est donc loisible d'affirmer que c'est en fait leur régime politique qui a triomphé en Autriche. montré une fois de plus de quel degré d'imprévisibilité il était porteur. mais aussi et surtout de s'interroger sur l'octroi a priori de ce droit aux électeurs. et par simple stratégie politicienne. mais nous nous demandons pourquoi est constamment mise de côté la question de la source même du pouvoir. le FPÖ était. Certes. Trouver des solutions amenées à parfaire le régime politique dans lequel vivent des citoyens impose probablement de se pencher sur la mise en pratique a posteriori des résultats d'élections au suffrage universel. la démocratie parfaite — et Rousseau l'affirmait déjà en son temps — n'existe pas. La démocratie produit la démagogie. et qu'il existe depuis quelques décennies des principes fondamentaux. afin que personne ne cède à quelque analyse rapide et idéalisée. comme toute formation politique. La source du pouvoir est une chose. Jörg Haider fait du FPÖ un parti caméléon. celui-ci opéra un changement complet. insistant plus ou moins fortement sur) des points centraux de son programme au gré de l'électorat. À l'origine. last but not least. devenant procatholique. Il nous paraît tout à fait nécessaire de s'intéresser à ce problème. inscrits dans la Constitution ou dans la loi fondamentale. si ce n'est clairement athée. Andréas Mälzer. Nous reprenons à notre compte ces précisions. Mais. que ceux qui sont censés garantir la Constitution prennent parfois des décisions qui se situent originellement à l'extrême opposé des principes démocratiques . par ailleurs. aujourd'hui. comme le soleil produit la lumière. à partir des années 1992-1993. Il a. Sans oublier. qui mériterait d'être analysée ailleurs). censés éviter tout risque de débordements et d'excès.Plus symptomatique de la présence de la démagogie et du pragmatisme chez Jörg Haider est le revirement de son parti sur la question religieuse. à la suite d'élections démocratiques. que l'on peut très bien imaginer — y compris. à tout le moins. en permettant l'avènement . changeant (ou. Précisons. Notre papier s'intéresse à la source du pouvoir et à sa légitimité (et pas tant à l'action ultérieure. dans ce pays à l'apparence si tranquille. des récriminations bruyantes des démocrates. Peut-être certains répondront-ils à notre trop brève argumentation par le fait que la démocratie ne se résume pas aux seuls choix des citoyens à travers l'élection. Au rebours des déclamations indignées. n'est plus guère traitée que la question de l'institution de contre-pouvoirs et de freins. la limitation de ses potentialités dans le cadre de son exercice en est une autre. à savoir qu'une frange significative des catholiques ne votait pas pour le FPÖ du fait de ses prises de positions négatives à l'encontre de la religion catholique. à tout le moins anticatholique. en mentionnant qu'est dès lors traitée une autre question. qui limitent la possibilité juridique de faire du peuple et du Parlement. Cette volte-face est explicable par les résultats d'études menées à l'époque par un des théoriciens du parti. d'hommes politiques extrémistes qui iraient jusqu'à remettre en cause certains principes fondamentaux d'un pays.

Avec l'exemple autrichien — auquel pourrait s'ajouter aujourd'hui la guerre électoraliste et populiste que mène le gouvernement russe en Tchétchénie —. n°15.d'un homme politique aussi irresponsable et redoutable que Jörg Haider. Le Banquet. il est à craindre que l'équation létale. rationalité primaire et égoïste des électeurs/marchandages politiciens. La démocratie fut. caractéristique première de toute démocratie. . renvoyant aux calendes grecques une politique fondée sur le respect des individus et la raison globale.thème extrême droite. et jusque dans un passé récent. à de nombreuses reprises. Domaine politique . à l'origine de l'arrivée au pouvoir d'hommes et de régimes qui ont clairement et pratiquement remis en cause les individus et leurs droits fondamentaux (ne seraitce qu'en Allemagne en 1932). 2000. ne se répète encore maintes fois.