Biographie de Maître Cheng Man Ching, d'après les notes de son secrétaire particulier et assistant, Tam Gibbs

Maître Cheng Man Ching Maître aux Cinq Excellences

Calligraphie, peinture et poésie Cheng Man Ching est né en 1901 sous la dynastie Qing, dans la province de Zhejiang (Wenzhou), dix ans avant la création de la République de Chine. Son père décédé alors qu’il était encore un jeune enfant, c’est sa mère qui lui enseignera la poésie et la calligraphie. Il pouvait, semble-t-il, apprendre par cœur d’un seul coup d’œil. Mais lors de sa neuvième année, une brique tomba d’un mur endommagé, sous lequel il jouait, et lui percuta la tête. Il resta dans le coma pendant deux jours. Un professeur d’arts martiaux nommé Chou Min Chi partit dans les montagnes et ramassa des herbes qui guérirent l’enfant qui demeura cependant comme un légume et perdit sa prodigieuse mémoire. À 10 ans, il commença l'étude de la peinture avec le Professeur Wang Hsian Chan. Il ne pouvait rien faire d’autre que se tenir debout près du professeur et broyer de l’encre continuant ainsi de se rétablir tout en regardant les peintures. Au bout de trois ans, il commença à aller un peu mieux. Le soir, il utilisait ce qui restait des petits emballages en papier des médicaments de sa grand-mère pour y peindre une fleur, une feuille, un insecte ou un oiseau. Un jour, la femme de son professeur lui demanda de peindre une glycine. Ce qu’il fit avait la saveur de Yun Nan Tien et Huai Hsing Lo, deux peintres célèbres. Son professeur, ravi, surnomma le studio du Professeur Cheng : le Studio de la Glycine. À partir de ce moment, Cheng Man Ching fit vivre sa famille grâce à ses peintures. Il avait 14 ans. Il recevait également de l’aide et des conseils de la part de sa tante Chang Kuang, qui était connue sous le nom de Hung Wei Lao Jen, dans l’art de peindre les contours. De temps à autres, il jouait avec son cousin qui lui bandait les yeux. Il tentait alors de peindre un bambou entier de plusieurs pieds de long avec la méthode du « contour ». Il y parvenait sans faire d’erreur, ni aux articulations, ni aux brindilles ni aux croisements des feuilles. À18 ans, il alla à Pékin où il publia dans le journal des poèmes dans le style « Chang Ho » (un style de poésie où deux personnes prolongent ensemble un poème – la première personne écrit un vers et la seconde en écrit un autre qui rime avec le premier, malgré une différence dans le contenu ou la façon de penser) avec 2 poètes

À 24 ans. dont la famille était célèbre depuis neuf générations comme praticiens en médecine.de ses amis. le reconnaissant comme un maître de la peinture à l’encre. Il faisait également partie des fondateurs de la Société des Beaux Arts de la République de Chine (Taiwan). et une autre à l’exposition mondiale de New York en 1964. Il accompagnait souvent sa mère pour cueillir des herbes. Quand le Professeur Cheng était jeune. Chang Chao Chin. En réalité. la littérature. La force des attaques de son pinceau semblait traverser le papier. Il fut invité pour un poste de professeur à vie par le Collège de Culture Chinoise à enseigner dans ces matières : poésie. Les artistes occidentaux furent très impressionnés et lui exprimèrent tout leur respect. et pendant trois ans. il créa le « Groupe de Calligraphie et Peinture des Sept Amis ». Sa peinture était simple et raffinée tout en étant ferme. la calligraphie et la peinture. le Professeur Cheng reçut une invitation de l’université de Yu Wen pour y enseigner la poésie. Tao Yun Lo. Après s’être exilé à Taiwan en 1949 et avec des poètes phares comme Yu You Jen. Il mit tout son cœur et tout son art à étudier les classiques et les sages. L’encre paraissait maintenir sa fraîcheur et même l’eau semblait prendre corps. À 30 ans. Avec Ma Shou Hua. À 29 ans. sa poésie devint pure. Grâce à ses efforts constants. l’histoire se déroula de la manière suivante : . avec Huang Ping Hung et d’autres. âgé alors de 25 ans. C’est ainsi qu’il pénétra le Tao du Savoir. Il soulignait que la poésie. il fonda un cercle de poésie. Chang Ku Nien. sans interruption. sans fioriture ni artifice. Il voyagea à Yang Hu dans la province du Chiang Su et étudia avec le maître des classiques Chien Ming Shan. unifiée. Chang Ching Wei et d’autres. À Pékin. le Docteur Sung recherchait le Professeur Cheng. le Professeur Cheng créa le Collège de Culture et d’Art Chinois où il occupa le poste de vice-président. Le Professeur Cheng fut élu officier de cette Société et on lui demanda de participer à l’organisation d’une Exposition Nationale de Peinture et Calligraphie et d’en être l’un des juges. Pendant 25 ans. limpide. Chen Feng. comme la taille des sceaux (un art en lui-même) sont tous d’une importance égale. devint son disciple. sa fille. Selon Katy Cheng. régulière et ferme. Sa calligraphie était pleine. l’École d’Arts Plastiques de Shanghai lui demanda d’occuper le poste de directeur du département de peinture chinoise. Ma Shao Wen. il était souvent malade. c’est ainsi que naquit en lui le désir d’utiliser le savoir médical et les plantes pour aider le monde. Liu Yen Tao et Kao Yi Hung. Le Professeur Cheng. Il voulait éliminer la tendance moderne à la beauté superficielle et frivole. le Professeur Cheng cessa d’enseigner. L’une d’elles eut lieu à la Galerie Nationale Cernuschi à Paris. peinture et calligraphie dans le département des Beaux-arts de l’Université. Il fut également nommé Directeur des Beaux-arts de la branche américaine du Mouvement de la Renaissance Culturelle de la République de Chine. forte et réelle. Médecine La mère du Professeur Cheng était capable de différencier les herbes médicinales. Le Professeur Cheng fit la rencontre de Sung You An de la province d’Anhui. Grâce à cette association. il fit de nombreuses expositions et conférences chez lui et à l’étranger. ils étaient assez célèbres pour leurs œuvres culturelles. Chen Han Kuan.

. Quand le Docteur Sung entendit que le Professeur Cheng était un jeune homme. espérant pouvoir. il refaisait le long voyage pour rendre visite à son vieil ami. le Professeur Cheng décida de rendre visite au vieux Docteur. le Docteur Sung. mais le vieux Docteur Sung déclara que ce n’était pas nécessaire. de comparer leurs théories. il acheva avec brio et maîtrise ses propres études de gynécologie et d’obstétrique chinoises traditionnelles. Song. conseillait au Professeur Cheng d’aller étudier avec le vieux Docteur Sung. car. De plus. Mais lorsqu’il apprit que ce jeune homme était déjà un professeur. Comment pouvait-il présumer demander à un homme qui était déjà installé comme professeur de devenir étudiant à nouveau ? Le Docteur Sung retourna très déçu à Anhui. Mais le Professeur Cheng était tellement occupé à donner des cours et à administrer son université qu’il n’avait pas un moment de libre en dehors des jours fériés et des vacances d’été. Il accrocha le signe indiquant qu’il pratiquait à nouveau la médecine. Ses quatre enfants étaient tous de célèbres médecins. De toute évidence. Yuan. veuillez vous prosternez devant mes ancêtres.« Le Docteur Sung avait plus de soixante-dix ans et avait pris sa retraite depuis longtemps. celui-ci devait être un médecin âgé et expérimenté. Finalement. le Docteur Sung sortit de sa retraite. Il dit au Professeur Cheng : « Très bien. et c’est là que le Professeur Cheng fit la cérémonie. Sans aucun doute. Ming et Qing. C’est ainsi qu’il pénétra profondément les mystères merveilleux des prescriptions des grands médecins des dynasties Tang. son espoir s’écroula. d’une manière ou d’une autre. l’ami du Docteur Sung insista. de même que de médecine orthopédique. Dés qu’il en eut achevé la lecture. pour deux barbes blanches de médecine. Et son ami. Cet homme devait être l’étudiant à qui il pourrait transmettre tout son savoir. Le Professeur Cheng voulut le saluer comme il se doit (s’agenouiller et poser le front à terre trois fois) et accomplir la cérémonie formelle d’usage pour devenir élève. Néanmoins. Il serait plaisant. Ceci permit au Professeur Cheng d’expérimenter en exclusivité la manière dont le vieux docteur traitait ses patients de A à Z. et le Docteur Sung voulait avoir l’opportunité de discuter médecine avec un homme pareil. Ce dernier fut vraiment heureux d’enfin le rencontrer. Juste après cela. L’histoire allait-elle s’arrêter là ? Se sépareraient-ils à cause de leur insistance mutuelle ? C’est alors que le Docteur Sung trouva un moyen de satisfaire les deux parties. » Il lui indiqua alors l’autel qui contenait les tablettes spirituelles de ses ancêtres. dans ce cas. Il suggéra qu’ils se conforment à la tradition de « l’enseignement sans regard sur la différence d’âge ». De temps à autres. mais leur père était toujours à la recherche de quelqu’un à qui enseigner tous les mystères de son savoir médical. Le Docteur Sung rendait visite à un vieil ami à Shanghai lorsqu’il tomba par hasard sur une prescription du Professeur Cheng. pendant ce temps. et le Docteur Sung ne voulait pas que le Professeur Cheng s’incline devant lui. L’ami du Docteur Sung gloussa et lui dit que l’auteur de cette prescription n’était pas exactement ce qu’on peut appeler une « barbe blanche » mais qu’il était en fait un jeune professeur. Mais Cheng Man Ching insista sur la relation traditionnelle de maître à disciple. il indiquait au Professeur Cheng quels livres il devait lire et ce qu’il devait y chercher. rencontrer le Professeur Cheng. il écoutait son professeur nuit et jour lui parler du Tao de la médecine. Les deux hommes étaient en conflit : le Professeur Cheng ne voulait pas étudier sans passer par la cérémonie. déclara à son ami qu’il souhaitait en rencontrer l’auteur. ses fils n’étaient pas entièrement capables de saisir tout ce qu’il savait. » L’intelligence du Professeur Cheng était au-dessus de la moyenne. selon la tradition. seul l’étudiant qui était passé par la cérémonie formelle pouvait recevoir entièrement et librement tous les secrets du maître. il sentit un élan d’espoir. très impressionné. Quand le Docteur Sung ne recevait personne.

Maître Yang Cheng Fu. il étudia le Taichi Chuan avec le célèbre maître de Taichi. la lignée directe du Tao de la Médecine s’asséchait de jour en jour. Tous les médecins s’étaient trouvés dans l’incapacité de lui donner une prescription efficace.La guerre sino-japonaise débuta en 1937. le Professeur Cheng accourut et n’épargna aucun effort pour l'aider. avec le Docteur Chin et d’autres amis du Tao de la Médecine fondèrent l’Association Nationale de Médecine Chinoise. L’année suivante. il étudia la boxe de Shaolin pour renforcer son corps. À 27 ans. à Shanghai. Liu Jei Hen et d’autres firent plusieurs propositions pour supprimer la médecine et la pharmacopée traditionnelle chinoise. . Le Professeur Cheng se montra poli mais ferme dans son refus : « Monsieur. elle guérit. le Professeur Cheng prit position à l’Assemblée Nationale en faveur de la construction d’une constitution de la République de Chine. lorsque par la suite l’école traversa une période difficile. Ceci apporterait du poids au collège. lorsque Wang Ching Wei. En 1946. et le Docteur Chin. Alors le Professeur Cheng. En un peu plus d’un an. Sa renommée en tant que médecin se répandit très largement. Le Professeur accrocha le signe indiquant qu’il restait chez lui pour recevoir et soigner les patients. À cette époque. Le Professeur Cheng choisit parmi ses prescriptions spéciales celles qui seraient bénéfiques aux militaires et il les donna aux autorités afin que le gouvernement puisse préparer les remèdes et veiller à leur distribution. Toutefois. et si je devais prendre la position d’honneur. Mais comme le Professeur Cheng ne voulait pas voir mourir la femme de son maître. pour la première fois dans l’histoire de la Chine. il examina celle-ci avec une grande attention. demanda au Professeur Cheng d’être soit Directeur du conseil d’administration soit Président du Collège. comment comptes-tu remercier ce jeune homme ? Tu dois lui enseigner tout ce que tu sais et ne pas garder le moindre secret ! » Se sentant profondément redevable au regard de la faveur que le professeur Cheng avait faite à sa famille. Cette association. Madame Yang dit alors à son époux : « Maintenant que je vais mieux. il déclina l’offre. le Professeur Cheng avait pénétré une compréhension des principes essentiels du Taichi Chuan. le Collège de Médecine Chinoise et de Pharmacopée était organisé. L’année suivante. alors qu’il souffrait de tuberculose au troisième degré. le Professeur Cheng en fut élu président. Le Taichi Chuan Cheng Man Ching s'est toujours présenté comme un disciple de Yang Cheng Fu. Résultat : la médecine chinoise grandit et s’étendit. Ainsi. par cette assemblée. Madame Yang était frappée par une sérieuse maladie. il était élu 'Représentant de la communauté des docteurs de médecine chinoise'. comme le Professeur Cheng était très faible. l’un des plus célèbres et fameux maîtres de Taichi Chuan et petit fils de Yang Lu Chan fondateur du style Yang. Maître Yang se conforma à la requête de sa femme et lui transmit les secrets importants du Taichi Chuan et du Taichi Jien(épée) sans rien cacher. vous avez fourni tout seul le travail pour fonder cette école. Depuis 1928. réussit à réunir tous les célèbres médecins chinois traditionnels du continent pour faire des recherches sur les « points » les meilleurs et les plus efficaces de la médecine chinoise et la pharmacopée. Après la fondation de l’association. Finalement. cela ne saurait être juste ». Dans sa jeunesse. en tant que fondateur de l’école.

l’ambassade britannique organisa un banquet. la tuberculose. le Professeur Cheng sembla simplement retourner sa main et tourner légèrement son corps tandis que son adversaire retomba plus de 10 mètres plus loin ! La même chose se reproduisit plus tard lors d’une fête organisée par l’Armée Américaine. Le Professeur Cheng dû prouver qu’il était un artiste martial digne d’être à la tête de cette province pour les arts martiaux. Leur préoccupation majeure était d'apporter une meilleure santé au peuple chinois. il connaît les classiques et il excelle en calligraphie et en peinture. Après vingt années de pratique constante. le Professeur Cheng condensa la forme en 37 pas. Un jour. En 1936. Le maître de cérémonie demanda au Professeur Cheng s’il pouvait faire une démonstration de Taichi Chuan. le Professeur Cheng pratiqua des techniques merveilleuses de souffle du Taichi Chuan avec Zhang Qing Ling. Il est à noter que le Hunan. alors en charge du département des arts martiaux de la province du Hunan. se soit guéri d'une grave maladie pulmonaire. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles Yang a choisi Cheng pour la préface de son livre. il était Conseiller au Gouvernement Provincial de Hunan et occupait le poste de Directeur des Arts Martiaux de la province de Hunan. À cette époque. dans la province du Shanxi. À l’époque. Les responsables des arts martiaux de chaque canton venaient étudier avec le Professeur Cheng et repartaient ensuite dans leur canton respectif pour enseigner ce qu’ils avaient appris. certains maîtres de Taichi Chuan comme Wu Jian Quan et Yang Cheng Fu transformaient peu à peu le Taichi Chuan que leur avaient transmis leurs aïeux en une technique de santé accessible au plus grand nombre. Selon Cheng Man Ching. est une province célèbre pour ses arts martiaux. apporta beaucoup de crédit au livre de Yang Cheng Fu et notamment sur l'influence du Taichi Chuan sur la santé. la forme originelle du Taichi Chuan comportait seulement 13 postures. Etant attaqué. Plus tard. il enseigna le Taichi Chuan à l’Académie Militaire Centrale (jadis l’Académie Militaire de Huang Po) l’équivalent du « West Point » des Etats-Unis. elle fut allongée. À 38 ans. « Taichi Chuan Ti Yong Quan Shu » (le livre de la substance et des applications du Taichi Chuan) dans lequel celui-ci expose sa méthode de Taichi Chuan. à la grande surprise de l’assistance. Sa qualité de médecin associé au fait que lui aussi.C’est pourquoi en 1934. Il choisit donc de simplifier la forme longue en 108 mouvements apprise auprès de Yang Cheng Fu afin d'en intensifier la diffusion dans le but de renforcer la santé de ses compatriotes. grâce à sa pratique assidue du Taichi Chuan. c'est à partir de ce moment que le Taichi Chuan s'est largement développé. il voyagea à Chongqing dans le Sichuan où il était chargé d’enseigner le Taichi Chuan dans le Groupe d’Entraînement Militaire Central. il rédigea la préface du livre de Yang Cheng Fu. La forme en 37 pas En 1937. traditionnellement. le Hunan comptait 75 cantons. face au manque de persévérance des adeptes. Quelques membres de l’Armée Britannique voulaient se battre avec lui. à Tai Yuan. À 32 ans. passant d'une technique martiale jalousement gardée à l'intérieur d'une famille à une technique de santé originale et adaptée à tous ou presque. tout d'abord Cheng est un brillant lettré. célèbre maître de la lignée Yang (maître de Wang Yen Nien fondateur de l’école yang jia michuan). il crée l’enchaînement de la forme en 37 postures à partir de la forme de Yang Cheng Fu. .

De l'exil au Maître aux Cinq Excellences En 1949. sa propension à vouloir diffuser plus largement le Taichi Chuan provient certainement de l'influence bénéfique de cette technique sur sa propre santé. « Je veux non seulement contribuer au développement de la force de mon pays mais aussi faire bénéficier à tout le genre humain des bienfaits du Taichi Chuan ». Il s’appela également « Le Vieil Enfant qui ne se lasse jamais d’apprendre ». En 1964. n'ont guère accès à cette pratique. juste après la deuxième relecture : « Si je dois mourir. en Asie du Sud-est (Malaisie. même après ces soixante ans.N. Pour lui. le 23 mars 1975. Il fondera suite à cela. Après la cinquantaine. Cheng Man Ching reste aux E. à New York. il précise et détaille le sens martial des gestes accompagnant les photos décrivant l'enchaînement. préservant ainsi la tradition martiale du Taichi Chuan. On l’envoya immédiatement à l’hôpital. il continuait d’étudier souvent toute la nuit sans fatigue. Dans ce livre. le Professeur Cheng effectua de nombreux voyages avec son épouse en Amérique et en Europe. il quitta ce monde. et déclara à de proches amis. le Centre pour la Culture et les Arts « Shr Jung » (l’école de Taichi Chuan) ouvert à tous ceux qui désiraient étudier. il commence l'écriture de son premier livre « Chengzi Taichi Chuan Shisan Pian» (les treize traités de maître Cheng sur le Taichi Chuan) la publication ne sera faite qu'en 1950 à Taiwan à cause des événements de l'époque. à cette époque. il fit une remarquable démonstration de Taichi Chuan devant les membres de l’assemblée. Il relut personnellement les épreuves.En 1946. en 1965. Il devint un pionnier du Taichi auprès des occidentaux qui. Cheng Man Ching. Dans ce même livre. Son deuxième ouvrage « Chengzi Taichi Chuan Zixiu Xinfa » (la nouvelle méthode d'apprentissage personnel du Taichi Chuan selon maître Cheng) est publié en 1966. on le retrouverait la tête posée sur ses bras sur la table. fort de son expérience auprès de nombreux élèves. Au cours de ses dix dernières années. l'ouvrage se présente comme un manuel à la portée de tous permettant un apprentissage aisé de la forme en 37 pas. » . il dut s'expatrier et rejoindre l'île de Taiwan comme l'ont fait de nombreux autres maîtres d'arts martiaux et d’intellectuels et y fonda l’école de Taichi Chuan « Shr Zhong » 'le juste rythme'. Des funérailles nationales eurent lieu pour ce grand homme de Taichi et de peinture. je n’aurai aucun regret.Tout le monde crut à une plaisanterie. Qui aurait pensé qu’à minuit.U. comme s’il dormait ? Il ne devait jamais plus se réveiller. le 26 mars. À 2h15. jusqu'en 1974. En 1974.U. Et comme. il retourna à Taiwan pour publier Yi Chuan (Commentaire sur le Livre des Changements) qui comporte plus de 100 000 caractères. en Europe et même en Chine Populaire . « Taichi Chuan Tiyong Chuan Shu ». la forme en 37 pas est présentée comme une technique souveraine pour la santé.U. aux E. invité aux Etats-Unis au siège de l’O. il s'associe ainsi au courant intellectuel chinois de la première moitié du 20ème siècle qui cherchait la renaissance du sentiment national face aux occidentaux et aux japonais. Son enseignement rayonne toujours à Taiwan. son ouvrage se place dans la continuité du livre de Yang Cheng Fu. on lui donna également le nom de « L’Hôte de la Tour du Long Soir » (Le Professeur Cheng adopta ce nom d’écrivain à New York où il vécut dans un appartement d’un immeuble d’où il pouvait voir les grattes-ciel new-yorkais durant les longues soirées). Bornéo…). Un autre de ses noms d’écrivains était « L’Ermite de l’Encrier de Jade ». il s’était laissé pousser la barbe et prit le nom de « Man Jan » ou « L’Homme aux Favoris ». Singapour. Il était dans sa 75ème année.

la calligraphie et la peinture) Dans le champ de la médecine. pas simplement des compendiums du travail d’autres spécialistes.Man Jan Hsieh Yi (un recueil des peintures du Professeur Cheng dans le style Hsieh Yi) . il y avait une harmonie entre le passé et le présent. on trouve : .Man Ching Tsu Hsuan (une sélection par le Professeur Cheng de ses propres Tsu (une forme de poésie) Des livres avec ses peintures et calligraphies. Le Professeur Cheng Man Ching reste dans la mémoire de tous comme le maître aux cinq excellences de par sa maîtrise de la calligraphie. il avait pénétré les profondeurs des principes de la philosophie. et toujours fidèle à la droite ligne de conduite qu’il s’était fixé. Ainsi. « Je n’aurai jamais pensé que le premier discours d’hommage que je dusse écrire fusse pour un vieil ami ».Cheng Man Ching Hua-chi (un album des peintures du Professeur Cheng) . Le vénérable Yu You Jen le louait en ces termes : « Il est un don unique de cette époque. Ce n’est pas une consécration vaine! Les accomplissements de sa vie entière furent dirigés dans le sens du développement et de l’expansion de la culture chinoise traditionnelle.Tang Shih Chen Tu (Commentaires expliquant les poèmes de la dynastie Tang) . écrivit un discours commémoratif pour le Professeur Cheng. Il n’hésitait ni ne faisait de compromis avec lui-même. En vérité. ses livres sont les suivants : . Il pouvait les unir comme s’il s’agissait de perles enfilées sur un fil.Cheng Man Jan Shu Hua Chi (un livre des calligraphies et peintures du Professeur Cheng) . tout seul. et étaient des travaux réellement originaux.Man Jan San Lun (Ecrits du Professeur Cheng sur la poésie. Ceux-ci étaient les fruits de sa nature éclectique et de son génie pénétrant. la médecine et le Taichi Chuan. les sages antiques et cet homme du monde moderne. qu’il était un homme honnête et intègre. « Pour apprendre le Taichi Chuan. d'un peuple. comprenant : . Ses amis. lui. Cheng Man Ching « Sa pratique développe la vigueur d'un corps.Nu Ke Hsing Fa (une publication comprenant les prescriptions et les théories du Professeur Cheng à propos de Gynécologie) . » Cheng Man Ching Parmi ses recueils de poésies. d'un pays. Ce fil était le Tao. il faut investir dans la perte ». le président de la République de Chine( Taiwan). la poésie. le fait bien et facilement. la peinture.Yu-Ching Tsao Tang Shih-chi (consistant en 2 volumes de poésies originales par le Professeur Cheng) . Yien Chia Kan. Ce que les autres considèrent comme la chose la plus difficile. ses proches et ses disciples disent qu’il avait l’allure d’un gentleman distingué avec un air cultivé. les responsables politiques pourraient s'en inspirer. ces écrits résisteront au temps et aux critiques ! » Quand on l’interrogeait sur ces domaines maître Cheng déclarait que parmi toutes ces disciplines celle qui lui apportait le plus de joie était le Taichi Chuan pour la simple raison qu’on en retirait que des bienfaits sans rencontrer d’inconvénient. Parce qu’il avait étudié à fond les classiques et les sages.où Cheng Man Ching est reconnu désormais dans l'histoire officielle du Taichi Chuan.

Jen Wen Chien Shuo (les pensées du Professeur Cheng sur la philosophie.Ku Ke Ching Wei (concernant l’orthopédie) Ses écrits sur le Tai chi Chuan sont : . Concernant la culture et la tradition.Yi Chuan (Commentaire sur le Livre des Changements) .Taichi (en anglais.Cheng Tsu Tai chi Chuan Tsu Hsiu Hsing fa (la nouvelle méthode d’apprentissage personnel du TCC selon Maître Cheng) . Smith).Cheng Tsu Tai chi Chuan Shih San Pien (les 13 Traités de Maître Cheng sur le Taichi Chuan) .Hsueh-Yung Hsing Chieh (un commentaire sur le Grand Apprentissage et la Doctrine de la Signification de Confucius) .Lun Yu Shih Chih (Commentaires sur les Annales de Confucius) .Hsing Pen (le traité du Professeur Cheng concernant la question ancienne à propos du fait que l’Homme soit né intrinsèquement bon ou mauvais) . coécrit avec Robert W. la culture et la culture personnelle) .Tan i Pa Yao (sur le cancer) . il a publié les ouvrages suivants : .Lao Tsu Yi Chih Chieh (commentaire du Tao Te King de Lao Tseu) ..Tai chi Chuan (publié en anglais) .

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