Lobbyisme

Lobbiysme pour l’industrie: Foratom
Est-ce qu’il y a une carrière classique pour un lobbyiste ? Quelle a été la votre ? Je ne viens pas d’un milieu scientifique, et je dois dire que c’est le cas pour la plus grande partie des lobbyistes à Bruxelles. J’ai fait des études de politique finissant avec un master en Finlande, après j’ai fait des études de droit en France, à Paris. J’ai travaillé pour la direction générale de la recherche à Luxembourg, poursuivi de mon engagement pour la délégation finlandaise comme conseiller et puis j’ai été recruté par un chasseur de tête pour Foratom. que je voulais bien travailler pour une industrie que je peux supporter en utilisant mes contacts et mon expérience. Je supporte fortement l’énergie nucléaire – et en même temps, je protège l’environnement. établir des contacts avec des politiciens ou avec des gens qui sont influents dans leur matière comme des directeurs d’ instituts de recherche, et on donne des informations sur les développements dans la politique pour nos membres de l’industrie nucléaire autant que nous aidons la politique en donnant des informations sur les développements dans l’industrie.

Concernant les salaires… Il ya des lobbyistes qui gagnent vraiment beaucoup d’argent. Ce sont plutôt ceux, qui sont déjà connu dans la matière, qui sont connus par les commissaires de l’Union Européenne : Des ex-politiciens, des diplomates, des avocats connus… Pour eux, il n’existe pratiquement pas de limites, ils gagnent peut-être 5-10,000€/jour. Les autres, ils gagnent autour 2000-5000€ le mois.

Avez-vous toujours rêvé de devenir lobbyiste ? Je n’ai jamais éte und politicien mais toujours une personne politique. J’adore l’idée de travailler proche des politiques, est c’était une étape logique. Travaillant pour la délégation finn, je me suis rendu compte

Quel est votre travail typique ? On aide nos membres à organiser des événements comme des discussions ou des présentations ou on les fait nous-mêmes, à

Sami Talonen est lobbyiste pour l’organisation européene Foratom, répresentant quelques 100 entreprises à Bruxelles

Lobbyisme pour une ONG: Greenpeace
Jan Haverkamp est lobbyiste pour Greenpeace. Ses thèmes sont l’energie nucléaire et les energies régéneratif. Vous avez cité la „transparence“ et la „crédibilité“ comme étant des valeurs fondamentales. Qu’est ce qui caractérise le „bon“ lobbyisme? Quels instruments soient les instruments typiques d’un tel lobbyisme, particulièrement en regard de ce que l’on pourrait appeler le „mauvais“ lobbyisme? Faire du mauvais lobbyisme, c’est d’ imposer un agenda qui ne peut pas proprement être corroboré avec de l’information appropriée, en utilisant tous les moyens possibles. [Ces moyens comportent] de la déesinformation, donc l’utilisation d’une ‘information qui est en grande partie fausse; des rapports non-transparents, dans lesquels on ne peut plus distinguer si les données utilisées soient valides ou pas; des faveurs particulières, ou même de la corruption [corruption, comme par exemple d’organiser des petits dîners personnels, de verser des “pots-de-vin”. Faire du bon lobbyisme, c’est d’essayer d’accélérer les processus qui amènent la prise des décisions en Europe, surtout en se fondant sur l’utilisation d’une information valide et transparente. La transparence, c’est vraiment l’essence du „bon“ lobbyisme. Que pouvez-vous dire sur la carrière d’un lobbyiste? Y a t-il un parcours „typique“ du lobbyiste, notamment pour ceux travaillant dans le domaine scientifique? Mes collègues viennent des contextes assez hétérogènes. Dans les ONG, les lobbyistes sont plutôt passés par une scolarité scientifique ou politique; pour les entreprises, ils se recrutent souvent des métiers du marketing. Mais on ne peut surtout pas généraliser cela. En effet, les sciences naturelles sont surreprésentées dans notre secteur, mais on y trouve aussi des gens venant de la sociologie, des sciences de la communication. Ce qu’il est le plus important c’est d’avoir de l’expérience dans le champ où on souhaite s’engager. N’avez-vous jamais pensé à abandonner votre profession? Êtes vous parfois tenté de cesser ce travail ou même de changer de cotés? J’ai été tenté de démissionner plusieurs fois. Et si je voulais travailler pour des entreprises pro-nucléaires, je pourrais l’effectuer pendant un mois, en y gagnant quatre à six fois plus d’argent. Ils m’ont fait plusieurs offres pour cela. Mais puis à ce point là, je me souvient toujours d’un de mes professeurs à l’université, un professeur de la philosophie qui m’a dit: „Si tu veux essayer de vivre une véritable vie, il faut que tu emploies au moins la moitié du temps à quelque chose qui te semble importante et nécessaire, et l’autre moitié à t’assurer d’être capable de le faire.“ Donc j’ai surtout eu plusieurs emplois afin de m’assurer que je fusse capable de suivre ma „vraie“ vocation. Une question concernant le salaire: combien d’argent gagne -t-il, le lobbyiste „typique“? Je ne peut que préciser ce que moi, je gagne. Pour moi, cela fait moins de 2000€ net. Je n’ai aucune information sur les salaires de mes collègues ou bien des lobbyistes des autres métiers. Je me souviens seulement de l’offre que j’avais reçue d’une des organisations pro-nucléaires: ils m’ont offerts un contrat de 6000-7000€ par mois. La politique européenne, a t-elle vraiment besoin du lobbyisme? Y a t-il une vraie nécessité de ce métier? Ce qu’il y faut, c’est surtout d’avoir l’interaction fluide entre les politiciens, les „policy makers“ (comme j’appelle la Commission Européenne) et la réalité. Et je pense bien que le lobbyisme a le potentiel pour y jouer une rôle constructive et importante. Mais ce qu’il y manque dans ce métier, surtout en Europe, c’est de la transparence.

La formation
Il n’y a pas seulement une formation pour devenir lobbyiste. Au contraire, on trouve de nombreuses approches, dépendant autant de la matière que de l’organisation qui est représentée. C’est la raison pour laquelle on trouve des nombreuses formations chez les lobbyistes : Beaucoup de politiciens, de journalistes ou d’avocats. Il y a enfin beaucoup d’universités qui offrent des programmes master de la communication politique, par exemple : universités de Bielefeld et de Berlin, Erfurt School of Public Policy, Paris 12 : Val de Marne, Institutes d’Etudes Politiques de Lyon et de Paris, université Wien - Institut für Publizistik, Graduate school of political management (GSPM), Washington, DC., université Maastricht, United Business Institute (UBI) à Bruxelles, Brunel University West London, universités Ulster, Loughborough, universités Zurich et St. Gallen.

Lobbyisme
La profession: avantages - désavantages
Influence sur l’opinion du peuple et des politiciens Travail très varié L’image négative du métier au public Temps de travail plutôt irrégulières Salaires plutôt bas (comparés au chercheurs p.ex.)

Profession controversable - un regard dans un métier peu connu

Sebastian Schmidt & Sebastian Olényi (c) 2008

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