Passage obligé éludé pendant le chat : la propreté.

Valérie : Que proposez vous pour rendre marseille propre? Missiya : Quel budget pour la propreté ? Quels objectifs ? Marco : Marseille est sale et Marseille souffre. Mettrez vous fin au fini-parti?

La question de la propreté est un sujet qui fait parler, autant les Marseillais que les non-Marseillais. On a parfois l’impression qu’il y a comme une fatalité à ce que Marseille soit sale. Mais c’est faux. Les services de la propreté ne sont plus, je le rappelle, de la compétence du maire mais de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole. Il y a deux aspects à prendre en compte : il faut d’abord que les Marseillais se réapproprient l’espace public pour le respecter. Ils doivent aussi respecter les règles, qui s’apprennent dès l’enfance. On ne jette pas un papier par terre par exemple, on fait en sorte de ramasser les déjections de son chien sur le trottoir. L’anarchie des modes de stationnement renvoie l’image d’une ville désorganisée et figée dans le temps. Et puis, il y a l’aspect de l’organisation. Le fini-parti fonctionne ailleurs, comme à Lyon. Ce n’est pas forcément l'unique clé du problème, si le travail est bien fait et qu'on revient à un cadre de travail plus strict. Il faudra donc axer l’effort sur l’organisation des équipes et particulièrement sur l’encadrement et le management. J’y reviendrai plus longuement quand je présenterai mon programme. Enfin, Marseille et les Marseillais doivent entrer dans le 21 e siècle et trier leurs déchets. L ‘éducation à l’écocitoyenneté doit être renforcée dans tous les milieux et ce dès l’école. Nous ne sommes pas suffisamment sensibilisés aux questions liées à l’environnement. Les collectivités doivent travailler ensemble et encourager l’évolution des pratiques.

Les transports font l'objet de nombreuses questions :
Rémi C. : Vous qui êtes pour la desserte des quartiers nord de Marseille en tramway, ne pensez-vous pas que le métro soit une meilleure solution vu l'étroitesse des rues du 15e arrondissement ? Que comptez-vous faire pour réduire la place de la voiture dans Marseille (si vous pensez qu'elle est trop importante) ? Karim : comment developper les transports sans la métropole? / Visiteur : N'est-ce pas la métropole qui permettra de vraiment régler le pbm des transports à Marseille?

La question des transports à Marseille est primordiale. C’est la raison pour laquelle j’ai chiffré à 3 milliards d’euros en 12 ans, c’est-à-dire deux mandatures, les besoins financiers pour rattraper le retard gigantesque qu’a pris la ville. Les Marseillais et ceux qui viennent travailler à Marseille ne peuvent pas attendre encore 20 ans.

Je proposerai donc un grand plan Mobilité, car tout est lié : pouvoir se déplacer pour aller travailler, pour faire du sport, aller au spectacle. Marseille est une ville bloquée et polluée. Je constate qu’en 2013, Il n’y a toujours pas de transport efficace entre l’aéroport et la capitale régionale qui réponde aux besoins des touristes et des Marseillais. Cela freine donc l’économie, le tourisme. Je défends depuis longtemps le prolongement de la ligne 2 du métro de Bougainville jusqu’à l’hôpital nord. Ce projet n’a pas été retenu dans le PDU et je le regrette fortement.

Autre grand domaine de compétence local, l'éducation :
Billkrsson : En matière d éducation et surtout pour lutter contre l échec scolaire que proposée vous ? / Quel sera votre proposition pour les nouveaux rythmes scolaire et surtout à l'heure d.aujourd.hui qu.allons nous faire pour nous organises en tant que parents? Anonyme : Madame GHALI, que comptez-vous faire pour les garderies du soir dans les maternelles ? Soit elles n'existent pas, soit elles sont payantes ??? VOTONSles13et20octobre! : Madame Ghali, est-ce vrai que vous avez été ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles) = "Tata" ? Etiez-vous alors syndiquée à FO ? Que pensez-vous de leurs conditions de travail actuelles (mépris de leur hiérarchie, absences non remplacées, travail qui s'apparente plus à celui d'un Agent d'Entretien, souseffectifs : moins d'un ATSEM par classe dans les écoles maternelles et entre 11 H 20 et 13 H 20 : 1 agent pour 25 ou 30 enfants en maternelle et 1 agent pour 50 ou 60 enfants en élémentaire?

Je suis Maire d’un secteur où le taux d’échec et de décrochage scolaires sont parmi les plus importants de France. C’est un véritable drame. Les cadres éducatifs ont été malmenés ces dernières décennies, mais je suis convaincue que l’on peut inverser la courbe. D’ailleurs, avons-nous le choix, dans un monde globalisé ? J’ai développé un certain nombre de projets pour les enfants des 15 e et 16e arrondissements, et je ne vais pas vous dresser une liste à la Prévert. Mais en quelques mots, je souhaite qu’il y ait un centre culturel pluridisciplinaire, une médiathèque, par secteur. Concernant l’éducation, je souhaite également que l’aménagement des rythmes scolaires soit adapté au rythme des enfants. Je mettrai en place dans les 6 premiers mois de mon mandat de Maire un Plan d’urgence de l’éducation et de la jeunesse, en favorisant la collaboration des Mairies de secteur, des associations, des syndicats d’enseignants et de parents, des représentants des habitants et des étudiants. Enfin, je développerai ce que j’ai fait dans mon secteur, à savoir l’accès au sport et à la culture pour tous les enfants. Après l’école, un enfant à besoin de prendre du plaisir dans une activité qui va l’épanouir. Je suis et je resterai favorable à toutes les actions éducatives et culturelles qui permettent aux enfants de s’épanouir quelque soit leurs conditions sociales d’existence.

Beaucoup s'intéressent aussi à la gouvernance, sa méthode et son style :
stef13 : quelles sont vos propositions en matière de gouvernance pour la ville ?? Vieux-Port : La cogestion de MPM et la mairie avec FO pourrit la vie des Marseillais au quotidien (espace public sale, voirie délabrée, gros problèmes au niveau des ATSEM dans les écoles), comptez-vous mettre un terme définitif à cette relation en remettant ce syndicat à sa place et dialoguer avec tous les partenaires sociaux ? Jeanne : et surtout comment associer les habitants aux futurs projets ? Billkrsson : Vous avez dit que si vous êtes maire de Marseille vous démissionnerez de votre mandat de sénatrice? Dennis : Dans l’hypothèse que vous perdiez les primaires et que la loi sur le non cumul passe au sénat: Vous choisissez le senat ou la mairie du 15/16?? kerozene : Bonjour, etes vous prête à vous engager à ne pas faire plus de deux mandats consécutifs si vous êtes élue et réélue. Pour que votre liberté d' action en faveur de l'interet general ne rentre pas trop en conflit avec votre volonté d'être réelue. VOTONSles13et20octobre! L'Assemblée Nationale vient juste de voter le non-cumul des mandats à partir de 2017. Le Sénat (où vous siégez) risque de rejeter ce texte à l'automne. Quel sera votre vote ? Si vous êtes élue Maire de Marseille en mars 2014, vous engagez-vous à n'exercer aucun autre mandat ? Si vous n'êtes pas élue Maire de Marseille, voulez-vous rester Sénatrice ET Maire des 15 et 16èmes arrondissements ? Ou d'autres mandats vous intéressent-ils à la Métropole, à la Région, au Conseil Général... ?

Samia Ghali : Comme je l’ai répété à plusieurs reprises, si je suis élue Maire de Marseille, je démissionnerai de mon poste de sénatrice pour me consacrer pleinement à la fonction. Marseille a besoin d’un Maire à plein temps. J’ai également affirmé que je ne ferai que deux mandats afin d’éviter de tomber dans la routine et de ne pas être usée par la fonction, mais aussi parce que deux mandats sont nécessaires pour faire évoluer une ville et la faire entrer dans la modernité. J’ai également affirmé que je gouvernerai avec l’ensemble des Maires de secteur, en les rencontrant une fois par mois. Pour que l’ensemble du territoire marseillais soit pris en compte dans les actions municipales. La question des syndicats, des comités d’intérêt de quartier, des associations, se pose bien sûr. Pouvons-nous agir au 21 e siècle comme nous agissions dans les années 70 ? Je ne le crois pas, au risque d’être une ville complètement «larguée ». Et ça, je suis certaine que les Marseillais ne veulent pas vivre dans une

ville du passé et figée. Internet, les voyages, la Télévision illustrent ce qui se passe ailleurs. Et ce qui marche ! Nous devons apprendre à dépasser nos petits intérêts corporatistes. C’est un grand défi, qui ne se fera ni dans la contrainte ni dans la compromission. Mais dans la définition d’un cadre ferme, transparent et le dialogue.
stef13 : Vous êtes une candidate jeune au regard des autres candidats. Un avantage selon vous ou un inconvenient ?

Samia Ghali : Ce serait bien présomptueux d’avancer l’idée que ma jeunesse est un atout. Ce que je sais en revanche, c’est qu’avoir 45 ans, avec des enfants jeunes adultes, adolescent et petit à la maison me fait vivre la ville comme la plupart des Marseillais. J’ai aussi dans ma famille des gens qui vieillissent. Je suis confrontée quotidiennement à ce que vivent les Marseillais. Je vis ma ville, comme vous. L’école, l’université, les transports, la santé, le sport, etc., tout est familier pour moi puisque c’est le quotidien de mes enfants, de mes amis, de ma famille. La notion de jeunesse ne doit pas occulter l’expérience qui est la mienne, un ancrage dans le paysage politique depuis plus de 25 ans transformé au fil du temps en une volonté de m’engager avec vous pour Marseille.

Position par rapport au PS et à la gauche en général
Envie de Gauche : Pourquoi vous ne vous mettez pas d'accord à Gauche pour vous rassembler ? Quelle idée avez-vous que les autres n'ont pas ? Union de la gauche : Vous ne dites des choses précises que pour taper sur vos partenaires PS. Comment comptez-vous rassembler ? Electeur du PS : Vous êtes sénatrice PS. Comment pouvez-vous vous opposer systématiquement à ceux qui vous ont permis d'être élue ?

Samia Ghali : Je trouve plutôt sain que des primaires soient organisées. C’est un processus démocratique, qui laisse les citoyens choisir. Personne n’est imposé. Ce qui ne signifie pas que nous sommes en guerre les uns contre les autres. Qu’ils y aient des divergences entre nous, ça aussi, cela me semble sain. Nous ne sommes pas tous de la même génération, nous n’avons pas la même histoire. Je ne crois pas, comme cela est dit parfois, que ces primaires soient contre productives. Chacun des candidats aux primaires a jusqu’au 13 octobre prochain pour donner sa vision globale de Marseille et définir quel avenir il propose aux Marseillais. Nous sommes en plein cœur de l’été et je crois que les gens ont en ce moment d’autres préoccupations. Et puis, avant de présenter un programme, il est indispensable de rencontrer, d’écouter, d’analyser et de voir ailleurs. Un programme ne se construit dans un bureau coupé du monde. L’analyse politique de bureau est une phase importante mais l’analyse des besoins des marseillais est un préalable indispensable. Je suis déterminée à faire évoluer Marseille en mettant tout en œuvre pour que ce qui manque cruellement aujourd’hui à Marseille, appartienne au passé.

Économie, jeunesse, développement de la ville
Estaqueplage : quel est votre programme economique pour relancer l'activité economique sur marseille, avez vous l'experience de l'entreprise privée , y avez vous deja travaillé car je me trompe mais je pense que votre experience profesionnelle se "limite" à des jobs d'elus ou en tant que salariée dans le public Samir : Que pensez-vous de la fin programmée des deux ZFU fin 2014 en pleine crise économique ? En face on a 200 contrats d avenir proposés ? Malika : Pour la jeunesse quels sont vos projets Charlie : Vous êtes la candidate qui inspirez le plus la jeunesse, la modernité, Que comptez vous faire pour notre centre ville, symbole dans toutes les grandes métropoles de dynamisme et d'activité sauf encore une fois à marseille.

Samia Ghali : L’emploi est la grande inquiétude des Français, quels que soient leur âge, et peut-être plus encore des Marseillais, qui subissent un taux de chômage plus élevé qu’au niveau national. Marseille a des atouts incontestables que la gestion municipale en place a du mal à exploiter. Il faut écouter les chefs d’entreprises, les entrepreneurs, et le politique doit être un interlocuteur capable d’impulser et d’accompagner les projets porteurs d’avenir. Des énergies, des compétences, il y en a autant à Marseille qu’ailleurs. Et pourtant, ici, tout semble plus compliqué. Les emplois d’avenir proposés par François Hollande et le gouvernement sont un début. Mais je ne crains pas de dire que c’est insuffisant. Partout, dans l’économie numérique, dans l’économie verte, au Port avec les croisières et la réparation navale, dans l’économie du tourisme, chez les commerçants et les artisans, il y a des emplois à créer. J'écoute les doléances de chacun, avant de faire des propositions qui répondront à un principe de réalité et non pas à de petits calculs électoralistes. Mon objectif de femme politique responsable, c’est de participer à l’amélioration de la situation économique, en soutenant les mesures efficaces et pérennes.
Bebert : Marseille tourne le dos à la mer, alors que c'est une formidable opportunité de développement. Avez vous des projets sur ce thème ? Laurence : Puisque c'est l'été et que la moitié des habitants de la ville ne part pas en vacances, parlons baignades ! Que comptez-vous faire pour la propreté et la sécurité des plages (à part envoyer l'armée), sachant que de par une directive européenne de 2006, plusieurs plages régulièrement polluées de Marseille sont menacées de fermeture en 2015, et constatant les différents faits-divers sordides chaque été, notamment aux Catalans (bagarres en bandes, viol d'une jeune fille, tentative de meurtre d'un policier, etc) Trouvezvous normal que la seule piscine olympique de la ville, ouverte à l'année, soit celle du CNM et que les quelques bassins publics soient aussi vétustes et régulièrement fermés pendant les vacances et le dimanche ?

Hihihi : Je peux comprendre les appréhensions concernant les nuisances sonores nocturnes quant à l'installation d'une boite de nuit au J1... mais il faudrait tout de même songer à permettre l'ouverture d'un vrai lieu de fête à proximité immédiate de la mer ! toutes les villes de bord de mer ont développé leur vie économique le long des côtes. c'est invraisemblable d'abandonner notre bord de mer à des promoteurs ou de délaisser les plages des quartiers nord. http://www.marsactu.fr/societe/le-clivage-entre-quartier-nord-etsud-exi... Avez vous un projet pour réellement dynamiser le bord de mer de notre ville ? et je ne parle pas que de gadget comme les pistes cyclables sur la corniche... Le vieux-port est le coeur de la ville mais le bord de mer doit en être les poumons!

Samia Ghali : L’exploitation des moyens de transports maritimes intérieurs pour fluidifier la circulation marseillaise est un point largement inexploité par les réseaux de transports. Les pratiques des Marseillais vont évoluer dans le bons sens, puisque des choses ont été faites, comme les navettes vers la Pointe Rouge ou l’Estaque. Mais cela ne devrait-il pas être multiplié, comme des bus de mer ? De même que la question des plages menacées de fermeture en 2015 pour des raisons de pollution. On se baigne dans le port de Copenhague dans une eau d’une propreté indéniable, alors qu’il y a deux fois plus d’habitants dans la capitale danoise, et on ne pourrait plus se baigner sur les plages marseillaises ? Comment en est-on arrivé là ? Où sont les responsabilités ? Qui sont les responsables ? Avec mes équipes, nous appréhendons tous ces sujets et réfléchissons aux mesures à mettre en place. Nous avons notamment mis en place une plate-forme collaborative sur le site www.samiaghali2014, qui permet à chaque citoyen de participer à l’élaboration de façon responsable à un projet pour notre ville. Les Marseillais sont très nombreux à ne pas pouvoir partir en vacances. Compte tenu de leur dangerosité et de leur vétusté, les piscines ferment les unes après les autres. Il est temps de permettre à chaque Marseillais d’aller nager dans des créneaux horaires plus étendus et de trouver une piscine ouverte où chaque enfant puisse apprendre à nager avec des maîtres-nageurs municipaux.
Moh : Vous revendiquez votre héritage culturel mixte, n'est-il pas temps d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire en rapprochant les énergies positives qui existent des deux cotés de la méditerranée ? Marseille est jumelée avec Marakech et Haifa mais avec aucune ville algérienne n'est ce pas un comble ?

Samia Ghali : MOH pose un vrai problème : la croissance se fera demain dans les pays du Maghreb. Nous devons développer des partenariats avec l’Algérie notamment mais plus encore avec les pays du bassin méditerranéen, car il y a une économie à développer au travers d'une véritable coopération. Il y a et il y aura du travail là-bas pour les Marseillais. Là aussi, nous travaillons sur ces questions-là, pour ne plus que Marseille rate des rendez-vous essentiels. Je travaille beaucoup sur cette question économique qui est essentielle pour moi si on veut sortir Marseille

du chômage. Elle est bien évidemment liée à la question du Port où les élu(e)s restent sur des positions de principe sans vraiment connaître cette structure et sa complexité. Je serai la Maire qui remettra le port au cœur de ma politique. Fini le temps où la ville et le port se tournent le dos. Il doit redevenir un aménageur au service du territoire marseillais.

Vous m’avez posé de nombreuses questions, très variées et pertinentes, et je vous en remercie. Je vous invite à vous rendre sur mon site de campagne, www.samiaghali2014.fr, sur lequel j’ai abordé les questions de sécurité, notamment celle du cannabis et du trafic de drogue, sur le mariage pour tous, etc. J’ai été très heureuse de répondre aux lecteurs de marsactu : passionnés par l’avenir de Marseille et par leur avenir, mais également inquiets, je leur présenterai mon programme politique pour les élections municipales très bientôt. Merci encore à la rédaction de marsactu de favoriser la démocratie et l’échange. Bon été à tous Samia GHALI

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