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Krishnamurti

ET LA RÉVOLTE
PAR ANDRÉ NIEL

LE C E R C L E

DU

LIVRE

L’HUMAIN ABSOLU

« N'est-il pas important de mettre de côté celte perpé­ tuelle aspiration vers quelque chose, si nous voulons téellement com prendre ce que c’ est que vivre ? »
K R I9 H N A M U R T I

(Paris 1950, p. 87).

« Qu’entend-on par transformation ? C’est assurément très sim­ ple : c’est voir le faux en tant que faux et le vrai en tant que vrai... Car nous sommes entourés par tant de choses fausses (que) percevoir ce faux d’instant en instant est transformation » (p. 348). (1)

« Pour aller loin, nous devons commencer près (p. 218). Ce qu’il nous faut faire tout d’abord, c’est cette chose extraordinaire qui est le premier pas. » (p. 91).

(1) Krishnamurti, « Madras, 1947 - Bénarès, 1949 », p. 348 ; trad. Carlo Suarès. Ed. «Le Cercle du Livre». (La plupart des citations qui suivent sont détachées du même ouvrage, à la page indiquée).

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« Un esprit qui croit ne peut jamais être calme. Toute croyance conditionne l’esprit, engendre l’antago­ nisme... Un esprit pris au piège d’un dogme ne peut jamais être créateur » (2).

(2) Krishnamurti, «Paris, 1950», p. 27.

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« Les difficultés qui nous entourent doivent être comprises à un tout autre niveau, et c’est là que je sens qu’une révolution est nécessaire» (p. 11).


« Pour avoir la paix dans le monde, nous devons ces­ ser d’être Brahmanes, Indiens, Musulmans, Anglais, etc. Toutes les divisions doivent être abandonnées parce que vous et moi sommes un, biologiquement (p. 35)... Si vous sentiez que vous êtes un être humain, pensez-vous que vous vous battriez de la sorte ? Vous êtes un hindou et vous combattez un musulman... » fp. 83). « sentir qu’on est un être humain »

« Nous sommes un biologiquement »

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« Je suis ceci et veux devenir cela... Telle est la lutte constante de chacun, de l’employé, du directeur... Nous sommes pris dans ce tunnel de dou­ leur oit nous essayons toujours de dominer un des termes de la dualité et de devenir l ’autre. » (p. 180).

« Nous sommes déterminés par nos étiquettes : allemande, anglaise, japo­ naise, chinoise... Nous ne sommes pas des êtres hu­ mains... » (p. 60).

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« Vous jetterez sur ce que je dis le filet des paroles... VoUs créerez un nouveau système sacré sür les mots de Krishnamurti... et provoquerez une nouvelle division entie les hommes. » (p. 230).

« Considérer l’homme comme un tout est ce que très peu de person­ nes acceptent de faire... » (p. 212).

« Combien extraordinairement vides nous sommes, quelle extraordinaire solitude nous vivons... sous le couvert de nos évasions... » (1).

(1) Paris, 1950, p. 133.

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« Considérer Vhomme comme un tout... »

« Nous ne devrions pas employer les mots mien et vôtre... Celui qui s’oppose au monde avec son moi et son non-moi se ferme à la compréhen­ sion... » (1).

« penser d’une façon neuve au monde et à nous-mêmes, sans identifier ni compa­ rer » (2).

« C’est une réelle révolution, celle qui consiste à expéri­ menter intégralement (la vie) en tant qu’être humain total. » (p. 294.)

« Lorsque l’individu est en opposition avec le monde, il revendique ses droits... mais
(1) Ojaï, 1944 ; p. 11. (2) Ici.

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pourquoi devrait-il se mettre en état d’opposition ? n’estil pas une partie du tout ? Ses problèmes ne sont-ils pas les problèmes du monde ? Lorsqu’il se percevra claire­ ment, il saura qu’il est une partie du tout... un résultat et une partie du tout. » (1).

« Une existence individuelle n’est qu’un fragment de la totalité et c’est parce qu’elle le sent qu’ elle s’efforce de se réaliser, de trouver son accomplissement dans la totalité. » (2).

« Il n’y a pas d’existence en dehors de ce qui est. » (p. 180.)

« Vous êtes le point focal de ce chaos... Ce que vous êtes à l’intérieur de vous-mêmes a été projeté en dehors dans le m o n d e » (p. 218). (1) lbid. (2) Krishnaniurti et l'Unité humaine, par Carlo Suarès,
ouv. cité, p. 164.

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« Lorsque je parle de l’individu, je ne l’oppose pas à la masse... Au contraire je veux élimi­ ner cet antagonisme... qui crée des conflits... de la misère... Si nous pouvons comprendre comment l’indi­ vidu ... est une partie du tout... nous nous libérons nousmêmes... de notre désir de rivaliser, d’opprimer... de devenir un disciple ou un c h e f » (1).

« La vérité n’a, certes, aucun rapport avec aucun in d ivid u » (2).

« Un homme qui a encore

(1) Ojaï, 1944 ; p. 7. (2) Ojaï, 1949 ; p. 203

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le sentiment de l’autorité et du rang n’est pas capable de guider autrui et de l’instruire (1)... Vou6 gardez l ’idée que seules certaines personnes détiennent la clé du Royaume du Bonheur. Mais personne ne la détient... Ce bonheur et cette force... Vous ne pouvez (les) trouver qu’en vous-mêmes » (2)...

(1) Ojaï, 1944 ; p. 41. (2) Cité par Carlo S u a r è s ,

m êm e

ouvrage, p. 133.

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«L ’importance de l’individu est suprême, mais... il nous faut voir la totalité de son être et non le seul aspect de son activité individuelle (p. 15). Le monde est un processus total » (p. 228). « Pour comprendre ce qui est, vous ne devez évidemment pas réprimer ni dominer, mais regarder sans condamnation ni justification » (p. 16).


« Lorsque vous regardez un tableau... faites-vous un effort ? Oui, si vous voulez critiquer, comparer... Mais si vous voulez réellement comprendre, vous vous asseyez tranquillement devant le tableau... dans cette tranquil­ lité..; vous comprenez sa beauté » (p. 111).

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« Voilà un merveilleux état de confusion, et vous ne voulez pas le regarder. Vous voulez que quelqu’un l ’éloigne de vous » (p. 125).

« le produit de nos rapports réciproques » (p. 219) ?

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« La compréhension de nous-mêmes comporte une étude objective, bienveillante, sereine, de nous-mêmes... Mais si, cette compréhension initiale faisant défaut, nous ne construisons pas les fon­ dations du penser, nous ne pourrons pas nous acheminer vers de plus grandes altitudes » (1).

«Com prendre, cela exige un effort extraordinaire »(p .25).

« Lorsque, dans l’action de comprendre, il y a inten­ sité, l’esprit est évidemment tranquille» (p. 271).

« A quel m o­ ment découvrez-vous quelque chose ? Lorsque vous êtes spontané, absolument libre, et non lorsque vous êtes emprisonné, aveugle» (p. 63).

(1) Ojaï, 1944 ; p. 8.

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« Pour moi, l’individu n’est que l’homme qui a découvert son unicité, l ’homme qui est devenu totale­ ment conscient de soi » (1).

(1) Cité par Carlo Suarès : Krishnamurti, Ed. Advar, 1947, p. 229.

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