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Année

2002

Comité départemental de cyclotourisme
FFCT
32 rue Paul Courboulay
72000 Le Mans

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Drogues
Et
Dépendances

Dossier réalisé, avec l’aide financière de la DDJS, par Marie Pierre Dubois, médecin de La
Ligue des Pays De La Loire FFCT.
Source : Drogues : « savoir PLUS risquer MOINS » de la mission interministérielle de lutte
contre la drogue et la toxicomanie
DROGUES ET DEPENDANCES

Toutes les DROGUES ou SUBSTANCES PSYCHOACTIVES agissent de la même façon
sur le cerveau : que ce soit le tabac, l’alcool, les médicaments ou les drogues illicites. Elles
procurent du plaisir en augmentant la quantité de DOPAMINE dans le cerveau.

EXEMPLES :
- boire un verre d’alcool pour se détendre, pour goûter un bon vin, pour surmonter un
moment douloureux.
- Fumer du tabac pour faire comme les autres, ou parce qu’on ne peut plus s’arrêter.
- Consommer une substance de façon abusive pour atténuer une sensation de malaise,
oublier une situation douloureuse…

Chaque personnes a des raisons différentes de consommer. Cela peut être lié à son histoire, un
état de santé, une situation familiale ou sociale.

QU’EST-CE QU’UNE SUBSTANCE PSYCHOACTIVE ?

C’est une substance qui agit sur le cerveau, en modifiant l’activité mentale, les sensations le
comportement. Il y a des risques et des dangers sur la santé, sur la vie sociale. Il peut y avoir
une dépendance.
DEPENDANCE : c’est un état brutale ou progressif qui apparaît quand on ne peut s’arrêter
de consommer sous peine de souffrance physiques ou psychiques.
- dépendance psychique : l’arrêt du produit entraîne une sensation de malaise,
d’angoisse pouvant aller jusqu’à la dépression.
- dépendance physique : cela se traduit par un état de manque (sueurs, courbatures,
tremblements, nausées, agitations, insomnie).

Il faut distinguer l’usage, qui n’entraîne pas de complications pour la santé ni des troubles du
comportement, de l’usage nocif, qui provoque des dommages physiques, affectifs,
psychologiques ou sociaux. Cela dépend de la quantité, de la répétition, et de la dangerosité du
produit.

Dans la grande majorité des cas, l’usage n’entraîne pas d’escalade.

Il faut se méfier de la polyconsommation :alcool + tabac, cannabis + tabac + alcool, ecstasy et
autres médicaments psychoaffectifs.
29% des hommes qui prennent des somnifères ou des tranquilisants on un consommation
d’alcool problématique.
75% des consommateur de cannabis déclarent fumer de temps en temps du tabac. 55% en
fume régulièrement (en plus du tabac contenu dans le joint) ;
LE TABAC

Le tabac est une plante cultivée dans le monde entier. Après séchage, les feuilles sont mises à
fermenter pour obtenir un goût spécifique.
Le tabac est un produit licite, dont la production, la vente et l’usage sont réglementés (fixation
des teneurs maximales en goudrons, notification sur les emballages « nuit gravement à la
santé », « provoque le cancer », publicité et distribution gratuite interdite, interdiction de
fumer dans les lieux publiques…
Le tabac contient de la NICOTINE qui a un effet anxiolytique et coupe faim. La combustion
des additifs (humectants, goût) produit des goudrons, du monoxyde de carbone … nocifs pour
la santé.

ACTION DES DIFFERENTS COMPOSANTS :

- sur le fonction cardio-vasculaire : augmentation de la tension artérielle, accélération
du rythme cardiaque, détérioration des artères. Les risques d’infarctus et de maladies
coronariennes sont multipliés par deux. Les artères du cerveau (hémiplégie) et des
membres inférieurs (artérite) sont aussi touchées. Le tabac est également nocifs
pendant la grossesse( prématurité, petit poids de naissance).

- sur la fonction respiratoire : bronchique chronique ou BPCO, cancer du poumon.

- sur la fonction digestive : augmentation des sécrétions gastriques.

- Actions sur le système nerveux central, limitation de l’apport d’oxygène pour le
cerveau et les muscles (maux de tête, vertiges, diminution de la résistance à l’exercice
physique).

Sur l’ensemble des cancers, un sur quatre est associé au tabac.
Le tabac est en cause dans les cancers du poumon, des bronches, des cavités buccales, de
l’œsophage, de la vessie, du col de l’utérus, et de l’estomac.

TABAC ET DEPENDANCE

La consommation de tabac entraîne un dépendance physique, et parfois un dépendance
psychique.
L’arrêt brutal provoque une sensation de manque : nervosité, irritabilité, angoisse, voire
dépression, tremblements, sueurs. L’envie de reprendre une cigarette est difficile à réprimer.

TENDANCE STASTISTIQUE
Les quantités de tabac consommées ont diminué depuis le début des années 90.
La proportion de fumeuses par contre a beaucoup augmenté. (Aux Etats-Unis la fréquence du
cancer du poumon chez la femme a rejoint celle du cancer du sein, cancer le plus fréquent
chez la femme).
La consommation est aussi en augmentation chez les jeunes scolarisées.

LE TABAC EN QUELQUES CHIFFRES

- En 1995, 42% des hommes et 27 % des femmes et 47 % de jeunes de 18-19 ans se
déclaraient fumeurs.

- Un peu plus d’1 adulte sur 5 fume plus de 10 cigarettes par jour (10 millions de
personnes).

- 31% de jeunes de 15 à 19 ans fume au moins une cigarette par jour (en 1999).

- L’âge moyen de la première cigarette : 13 ans.

- Mortalité annuelle directement imputable au tabagisme : 60 000 décès dont 95%
hommes.

- Chez les adultes de 45 à 64 ans, le tabac est la première cause de décès prématuré :
30% chez les hommes et 4 % chez les femmes.

- En 1998, 79 milliards de francs sont dépensés dans l’achat de tabac sous toutes ses
formes.
L’ALCOOL

L’alcool est obtenue par fermentation de végétaux riches en sucre ou par distillation , et
intervient dans la composition des boissons alcoolisées : vin, cidre, bière, apéritifs, liqueurs.
L’alcool est un produit licite : la production, la vente et l’usage sont réglementés
( réglementation des débits de boissons, protection des mineurs, loi Evin : publicité
réglementée, vente et distribution dans les établissements d’activités sportives interdites,
sécurité routière : taux légal alcoolémie 0.5 gramme d’alcool par litre de sang).
La France est classée dans les premiers pays européens par son importante consommation.
Le vin constitue les 2/3 de la consommation totale d’alcool pur. La consommation de cidre
tend à diminuer, contrairement à celle de la bière et notamment les bière fortement
alcoolisées.
En 1995, les français consommaient par an et par habitant 11.5 litre d’alcool pur soit
l’équivalent de 92 litres de vin à 12°.

LES RISQUES ET LES DANGERS DE L’ALCOOL

L’alcool n’est pas digéré, il passe directement du tube digestif dans la circulation sanguine.
L’alcool détend, désinhibe. A forte dose, il provoque rapidement un état d’ivresse avec des
troubles digestifs, des nausées des vomissements.

- Les risques sociaux :

 diminution de la vigilance (accident circulation, du travail)
 perte de contrôle de soi( violence sociale)
 exposition à des agressions par l’attitude provocatrice ou par incapacité à se
défendre

- les risques sanitaires :

A long terme l’alcool est responsable de cancers (bouche, gorge, œsophage), cirrhose,
maladies du pancréas, troubles cardio-vasculaires, troubles psychiques (anxiété,
dépression, troubles du comportement), maladies du système nerveux (polynévrite,
encéphalopathie).

Les hommes sont les plus touchés : 7% de décès chez les hommes et 2% chez les femmes.
En 1997 , parmi les plus de 15 ans, on comptait 22615 décès directement liés à la maladie
alcoolique chronique :
11 448 par cancers des voies aéro-digestives supérieures
8 865 par cirrhose du foie
2 302 par psychose et dépendance alcoolique
20 000 autres décès : accidents de la voie publique, suicides, autres cancers,( côlon, pancréas),
maladies cardiaques. L’alcool est responsable d’1/3 des accidents mortels de la route, et 1/5
des accidents domestiques.

Plus on dépasse les limites indiqués plus le risque est important.
A partir du 2ème verre, le taux d’alcoolémie est dépassé : on ne peut pas conduire.

Consommation maximale :
Femmes : pas plus de 2 verres standard par jour (1 verre standard = 10g d’alcool pur)
Hommes : pas plus de 3 verres standard par jour

Ne pas consommer :
Pendant l’enfance et l’adolescence, la grossesse, lors de la conduite d’un véhicule ou une
machine dangereuse, quand on prend certains médicaments.

Inégalités face à l’alcool :

Chacun réagit selon sa corpulence, sa santé physique et psychique, le sexe, le moment de la
consommation.
Elimination : on compte environs 1 heure par verre absorbé.
Si on boit sans manger, l’alcool passe d’un seul coup dans le sang et les effets sont plus
importants.

ALCOOL ET DEPENDANCE :

Phase 1 : aucun dommage majeur n’apparaît (activités socio-professionnelles et familiales
conservées. Pas d’altération majeure de la santé mentale et physique).

Phase 2 : apparition de difficultés relationnelles, sociales, professionnelles (les troubles
amènent parfois la personne a réduire ou a arrêter sa consommation).

Phase 3 : alcoolo-dépendance : impossibilités de réduire ou d’arrêter sa consommation malgré
les troubles (tremblements, crampes, anorexie, troubles du comportement).
L’ALCOOL EN QUELQUES CHIFFRES

1 VERRE STANDARD = 10 GRAMMES D’ALCOOL PUR

= 10 cl de champagne (1 bouteille = 7.5 verres standard)

= 10 cl de vin à 12° (1 bouteille de 75 cl = 7.5 ballons standard)

= 1 pression de 25cl de bière à 5°(1 cannette de 33 cl = 1.32 verre
standard)

= 3 cl de whisky (1 bouteille de 70cl à 40° = 23 verres standard)

= 3 cl de pastis (1 bouteille de 70cl à 45° = 25 doses standard)

= 6cl de porto (1 bouteille de 75 cl à 20° = 12 doses standard)

= 3cl de cognac (1 bouteille de 70 cl à 40° = 23 doses standard)

CONSOMMATION DECLAREE : (chiffres 1995)

Tous les jours : 20% des adultes de 18 à 75 ans : 3 hommes pour une femme.

10% des consommations sont nocives à long terme (augmentation de la mortalité des
hommes pour plus de 4 verres tous les jours et des femmes pour plus de 2 verres.

20% des jeunes de 15 à 19 ans ont consommé 6 fois et plus d’alcool par jour dans les 30
derniers jours (26% de garçons et 14 % de filles)
LE CANNABIS

Premier produit illicite consommé en France, le cannabis se présente sous plusieurs formes :
- l’herbe (marijuana) : feuilles et tiges séchées et fumée avec du tabac (joint, pétard…)
- le haschich (shit) : Cette résine est obtenue à partir des sommités fleuries de la plante.
Elle se présente sous forme de barrettes compressées et se fume avec du tabac.
- L’huile : plus concentrée, elle se fume au moyen d’une pipe.

Le principe actif est le TETRAHYDROCANNABINOL, responsable des effets psychoactifs
est inscrit sur la liste des stupéfiants.
La loi française interdit la production, la détention, la vente et l’usage des stupéfiants. On
encourt un an d’emprisonnement en cas de détention de ces produits. Depuis 1999, lors des
accidents de la route, la loi prévoit que les enquêteurs recherche la prise de drogue chez un
conducteur impliqué dans un accident mortel.

EFFETS ET DANGERS DU CANNABIS

- Effets psychiques : légère euphorie, sentiment d’apaisement, envie de rire, somnolence.
A forte dose il y a altération de la perception visuelle, de la mémoire immédiate,
difficultés a accomplir une tâche. Les effets peuvent être dangereux si on conduit ou si
l’on utilise certaines machines.
La dépendance psychique est parfois constatée lors d’une consommation régulière, avec
difficultés scolaires, de concentration, des risques sociaux pour se procurer le produit, et
chez les personnes les plus sensibles il existe des hallucinations, des modification de la
perception de soi-même (dédoublement personnalité, persécution).

- Effets physiques : palpitations, bouche sèche, yeux rouges, nausées.
On ajoute les effets respiratoires du tabac mélangé avec le cannabis, ou lors d’inhalation.
La dépendance physique est minime.

Utilisation médicale : le tétrahydrocannabinol est utilisé dans certains pays contre les
vomissements et la douleur (USA, Grande-Bretagne).
LE CANNABIS EN QUELQUES CHIFFRES

ADULTES DE 18 à 44 ANS :

- 31 % ont consommé au moins une fois dans leur vie du cannabis
- 11 % ont consommé au moins une fois dans l’année du cannabis

JEUNES SCOLARISES DE 15 à 19 ANS :

- 32 % ont consommé au moins une fois dans l’année du cannabis
- 14 % ont consommé au moins 10 fois dans l’année du cannabis

INTERPELLATIONS EN 1998 :

- 73 000 personnes pour usage et usage revente (âge moyen 22 ans).
- 3 000 personnes pour trafic.

TENDANCE STATISTIQUE :

La consommation déclarée de cannabis est en hausse, en particulier chez les jeunes.
MEDICAMENTS PSYCHOACTIFS

DEFINITION : un médicament psychoactif permet d’atténuer ou de faire
disparaître une souffrance psychique : anxiété, dépression, maladie maniaco-
dépressive, troubles délirants…

Ce médicament est prescrit par un médecin en fonction d’un diagnostic précis. Il y a 4
catégories :
- les tranquilisants ou anxiolytiques : ils diminuent l’angoisse et les manifestations de
l’anxiété (insomnie, palpitations, tension musculaire…). Les benzodiazépines
entraînent une dépendance physique et psychique. Parfois utilisés de façon
toxicomaniaque.

- les somnifères ou hypnotiques : ils diminuent la vigilance et peuvent être dangereux en
conduite. Les benzodiazépine en font partie. Parfois utilisés de façon toxicomaniaque.

- les neuroleptiques ou antipsychotiques. Ils sont utilisés dans le traitement des
psychoses. Il n’y a pas de dépendance.

- les antidépresseurs sont utilisés dans le traitement de la dépression (diminution de
l’envie et du plaisir, troubles du sommeil, sentiment de culpabilité, dévalorisation de
soi…). Ces médicaments peuvent entraîner une somnolence, une excitation, une perte
de vigilance. Il n’y a pas de dépendance physique.

Associés à d’autres substances psychoactives, ces médicaments comportent des dangers.
Exemple : l’alcool potentialise les effets de certains médicaments.

Lorsque la consommation d’un médicament psychoactif est perturbée, détournée ou
augmentée on parle de toxicomanie médicamenteuse.
LES MEDICAMENTS PSYCHOACTIFS

EN QUELQUES CHIFFRES

ADULTES

- un adulte sur dix consomme régulièrement (au moins 6 mois par an) des
médicaments psychoactifs

- 9% des femmes et 4% des hommes déclarent consommer tous les jours des somnifères
ou tranquilisants.

JEUNES DE 12 A 19 ANS

- 9% des jeunes de 12 à 19 ans ont pris un médicament psychoactif dans les 30 derniers
jours : 11% filles, 6% garçons.

- 10 % des lycéens ont pris plus ou moins régulièrement des médicaments psychoactifs
au cours de l’année, et 20% de manière exceptionnelle.

LES TENDANCES STATISTIQUES :

La consommation est en croissance, mais les pathologies psychiatriques sont insuffisamment
traitées et prises en charge.

La vente des antidépresseurs est en croissance, et celle des anxiolytiques est en baisse.
CONDUITES DOPANTES

On parle de conduite dopante lorsqu’une personne consomme certains produits pour affronter
un obstacle réel ou ressenti, afin d’améliorer ses performances (compétition sportive, examen,
entretien d’embauche, prise de parole en public, situations professionnelles ou sociales
difficiles).
Dans le monde sportif cela prend le nom de DOPAGE.
La France est le seul pays à posséder une loi spécifique contre le dopage, promulgué en
1965 elle a été modifiée en 89 et 99 ( loi du 23/03/99 dite Buffet).

FACTEURS INTERVENANTS :

- le sexe : les garçons se dopent plus que les filles
- l’âge : le nombre d’usagers augmente au cours de l’adolescence.
- Le milieu familial : le comportement des aînés vis-à-vis des substances psychoactives
est important.
- L’obligation de résultats.
- L’isolement social : éloignement du domicile, des lieux d’études, de travail, ou
d’entraînement sportif.
- Le système de carrière dans le milieu sportif et la recherche de célébrité.
- Le milieu familial : la pression ou le désintérêt de l’entourage vis-à-vis des résultats.
- Les amis, les collègues de travail : le besoin de s’intégrer.

3 à 5 % des enfants sportifs et 5 à 15 % des amateurs adultes utiliseraient des produits dopants
(étude internationale)

LES PRODUITS DOPANTS DANS LE SPORT :

Les substances interdites :
- les stimulants
- les narcotiques
- les anabolisants
- les diurétiques
- les hormones peptidiques, de croissances, l’EPO

Les méthodes interdites :
- le dopage sanguins
- la manipulation pharmacologique, chimique et physique.

Les substances soumises à restriction :
- l’alcool
- les cannabinoïdes
- les anesthésiques locaux
- les corticostéroïdes
- les bétabloquants

Les diurétiques, l’hormone de croissance, l’EPO, les anesthésiques locaux comportes des
risques et des dangers pour la santé mais d’entraîne ni dépendance physique ni modification
de la conscience.

LE DOPAGE
QUELQUES CHIFFRES

Etude en Lorraine en 1998 auprès de 2000 sportifs amateurs.

- 9.5% des sportifs amateurs utilisent des substances dopantes
(10 % pratiquent la compétition, 5 % font du sport loisir)

- 30 % des éducateurs sportifs estiment que sans dopage un sportif n’a aucune chance de
réussir.
- 10 % estiment qu’un dopage médicalement assisté est sans danger pour la santé.
- 7% des jeunes de 8 à 18 ans approuvent le dopage sportif en France.

Le dopage ne remplace pas l’entraînement.

Certaines substances peuvent améliorer la performance.

Certaines substances relèvent de la croyance et peuvent aboutir à l’effet inverse recherché.

DANS TOUS LES CAS, LES RISQUES ENCOURUS SUR LA SANTE PEUVENT ËTRE
DANGEREUX.

IL EXISTE DES ALTERNATIVES AU DOPAGE QUI PERMETTENT D’ETRE
PERFORMANT SANS AIDE ARTIFICIELLE.

LE DOPAGE EST DANGEREUX

SE DOPER, S’EST AVOUER QU’ON A PEUR !

LE DOPAGE , DIRIGEANTS, ENTRAINEURS,
MEDECINS, PRATIQUANTS SPORTIFS,
PARENTS, NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.