Oeuvres patriotiques de Voltaire, Catherine la Grande et le Grand Frédéric, suivies des trois héroïnes de France

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Oeuvres patriotiques de Voltaire, Catherine la Grande et le Grand Frédéric, suivies des trois héroïnes de France. 1845.

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CBIZTOUS LIS LIBRAIRES. 20 CENT.If r ŒUVRES PATRIOTIQUES DE 1 VOLTAIRE. la Grande Catherine Frédéric. PRIX. TAU*. et le Grand SUIVIES DES TROIS HÉROÏNES DE FRANCE. 1845 1845 § .

.et Comp. de LACOUR rue St-Hyacinthe-St Michel.linpr. . R**T5. 53..

sur le frontispice duquel on lit : Aux grands hommesla ! Patrie reconnaissante Aux personnes qui voudront connaître le grand citoyen du dix-huitième siècle. . lisez et méditez les lignes suivantes. elles vous apprendront à juger si celui qui les a écrites méritait un pareil apothéose. nous dirons. La révolution a ouvert aux cendres de Voltaire les porter du Panthéon. pour éclairer leur esprit et leur pensée. elles sont extraites de ses œuvres.ŒUVRES PATRIOTIQUES DE VOLTAIRE.

Et cependant un seul Français. et l'on sait que cette victoire remportée sur la France enorgueillit à un tel point les ennemis. Rosbach nous rappelle Waterloo. ses espérances ou ses vœux. quels que fussent son rang. L'attaque fut vive. la terreur inexplicable. Mais à Waterloo.4 Je me bornerai à deux faits seulement: l'un est la bataille de Rosbach. l'autre est le partage de la Pologne. je . Catherine la grande. consommé au mépris et contre les intérêts de la France par ce même grand Frédéric et par sa digne sœur et cousine. parmi ceux à qui les événements profitèrent. son opinion. la lutte était politique autant que militaire. qu'une colonne fut élevée dans les plaines de Rosbach. comme celle qui domine les champs de Waterloo.a-t-il jamais écrit à l'un des vainqueurs de Waterloo en ces termes: « Toutes les fois que j'écris à Votre Majesté sur une affaire un peu sérieuse. la déroute sanglante. remportée en 1757 par le grand Frédéric.

Le valet est toujours aux pieds de ce maîlre avec lequel il finira par se brouiller. Aussivaillantau pillage LAC DEBUIS LES COMnu. 28 mars 1775). QUE Dans toute sa correspondance. comme vous leur avez appris le métier de la guerre. » (Lettre au roi de Prusse. dans laquelle vous peigniez si bien Cepeuple sot et votage. li tant est qu'ils l'aient appris. Voltaire ne parle pas autrement. Ou enfin : a Vous souvenez-vous d'une pièce (hirmanle que vous daignâtes m'envoyer il y a plus de quinze ans (peu après Rosbacb).5 tremble comme nos régiments à Rosbach. . Ouencore: < Vous apprendrez aux Welches(les Français) à détester le fanatisme.. et qu'il traitera presque aussi mal que s'il était un de ses compatriotes. » (17 novembre 1774).

Voltaire répond : « Il n'y a point de Welche qui ne tremble en voyant ce portrait. A quivoustaillezdes croupières. dans lesquelles la bassesse du style vaut la bassesse du cœur. Qu'on nous pardonne le langage de ces citations. sontconvaincus. Frédéric lui envoie son portrait.6 Voltaire est aux pieds de son Frédéric. reniant la France aussi volontiers qu'il renie Dieu. et sacrifiant à tout propos les Welches au héros de Rosbach. quevos rimesfamilières Immortalisent les beaux. Mai. . Nosblancs-poudrés Detout ce que voussavezfaire.je savaisbien vu les derrières Quevousaviez Des guerriers du roi très chrétien. C'est précisément ce que je voulais. De ceux que vous avez vaincus Ce sontdes faveurssingulières. Hérosdu Nord.

mais nos belles lois exigent. Il dit que cet uniforme ne doit servir qw'A. on vousa peint. Il trouve qu'il y aurait de l'infamie à paraître à genoux avec l'uniforme d'un officier prussien devant les robins. Morival est un garçon pétri d'honneur. je crois ne pouvoir mieux pren- . qu'on se mette à genoux devant le Parlement.par les juges de son pays ( Je me jette à vos pieds avec Morival les gens qui sont aujourd'hui les maîtres du royaume des Welcbes lui.-7 - ToutWelchequi vousexamine Deterreurpanique est atteint. tout Welche que je suis. Que dansRosbach Il recommande à Frédéric un gentilhomme : français condamné. Et dit en voyantvotremine. J'approuve un tel sentiment.C'est à peu près ce qu'il mande à votre ministre à Paris. A GENOUX FAIREMETTRE LES WELCHES. ( Tandis que Votre Majesté fait probablement manœuvrer trente à quarante mille guerriers.donneront sa grâce.

et ce Vous n'est pas le cas de ces messieurs. » (21 janvier 1775). dessinée par M. et qui change toute . 11ne veut plus d aucune grâce en France. et ses banqueroute. dont on dit que vous faisiez peu de cas. Il faut avoir beaucoup d'argent comptant à perdre actuellement pour s'amuser à ravager le monde. Et que dit-il ailleurs à son roi sur la politique. connaissez parfaitement le pays welche. la force militaire de la France? «Je ne vois pas que nos Welchesveuillent faire parler d'eux. Il enétait déjà bien dégoûté ! Vos dernièresbontés OBJETQUE ferment son cœur à TOUTAUTRE CELUIDE MOURIR » (Mai 1775). ses banqueroutes passées. présentes et futures.8 dremon temps pour lui présenter la bataille de Rosbach. d EtaHonde. les finances. II bniled'envie de setrouver à unepareillebataille. PRUSSIEN. < Vous savez que ce peuple de welches a maintenant pour son végèce un de vos officiers subalternes.

» (. la douloureuse agonie de la Pologne.9 la tactique de France. » (Avril 1777). comme quait aujourdnui les Anglais je serais surpris si notre puissance ou impuissance osait attaquer Votre Majesté sans avoir discipliné ses troupes pendant vingt années. imposée par Catherine.. < Je serais étonné si la France attasur mer. Voulez-vous le voir maintenant aux pieds de la grande Catherine? On sait quelles iniquités s'accomplissaient au nord de l'Europe. 1774). l'élection de Poniatowski. Voilà comment le philosophe de Ferney faisait les honneurs de son pays au vainqueur de Rosbach. de sorte que l'on ne sait plus où l'on en est. les soldats russes dominant la diète et enlevant ses membres dans Varsovie pouv les mener expier au fond déjà Sibérie leur patriotisme et leur courage. sans un motif . On sait enfince traité froidement exécuté sans ombre de droit.

et que le traité s'est fait à Postdam. et par lequelles trois puissances se partageaient le territoire d'un état libre.Et ailleura: « C'est donc dans le Nord que tous les arts fleurissent aujourd'hui! C'est là qu'on fait les plus belles écuelles de porcelaine. peu d'années auparavant. et ce partage de la Pologne est resté dans le souvenir de toutes les générations comme une des plus odieuses iniquités du monde politique. Son Frédéric et sa grande Catherine ont tout fait. les élans d'admiration que ce triomphe de la force inspire au philosophe. qu'on partage des provinces d'un trait de pluqp . et dont Catherine. On sait tout cela. parce qu'il y a là du génie. reconnu par elles toutes. qui avez imaginé le partage de la Pologne. Sire. Je le crois. ! Tout pourrait-il ne pas être sublime c On prétend que c'est vous. » (Au roi de Prusse. avait garanti l'inviolabilité et l'indépendance. 18 novembre 1773).10 autre que l'ambition. Il faudrait vous dire maintenant les cris de joie.

Mon héroïne prenait dès ce temps-là même un parti plus noble et plus utile. ils ont été très mal instruits. 29 mai 1772). méritent assurément toute votre indignation. celui de détruire l'anarchie en Pologne. Nos Don Quichotte Welches ne peuvent se reprocher ni bassesse ni fanatisme . Catherine. combattre pour combattre pour le liberum veto. c'est que mes compatriotes soient dans Cracovie.11 qu'on dissipe des Confédérations et des Sènats en deux jours. en rendant à chacun ce que chacun croit lui appartenir. Quelques Français avaient été porter secours à la Pologne : c Nos extravagants de chevaliers errants. très imprudents et très injustes. çant par elle-même a J'ai bien un autre chagrin. 1 : les comIl faut citer et ne faire que citer mentaires font inutiles. et en commlfl(A. au . et qu'on se moque surtout très plaisamment des confédérés et de leur Notre-Dame. qui ont couru sans mission vers la zone glaciale.

J'attends le dénouement decelteaffaire et celui de la pièce que l'on joue actuellement en Danemarck. et on dit qu'il faut être bon citoyen. comme un blaireau dans Cracovie. Ces chagrins sont que des gens de ma nation s'avisent d'aller combattre chez les Sarmates contre un roi légitimement élu. du ridicule et de l'injustice. de sagesse et de bonté. dit-on. plein de vertu. Nos chevaliers welches qui ont été . je mets à vos piedsmes respects et mescha* grins.12 lieu d'être à Paris. Cela me paraît le comble de l'absurdité. (A Catherine. Je ne peux pas dire que je souhaite qu'ils vous soient présentés avec le grand visir par quelques-uns de vos officiers: cela ne serait pas honnête. je me flatte que V. 6 mars1772). M.Impériale les guérira de leur maladie contagieuse. (Voltaire à Catherine. ( Une autre peste est celle des confédérés de la Pologne . le Congrès ne les connaît pas. 12 mars 1772). avec lequel ils n'ont rien à démêler. a Tandis qu'un de nos Français entrait.

mais je sais un remède qui les guérira. D'Alembert avait la simplicité de réclamer au nom de la philosophiequi a horreur du sang. Cela ne seryira pas à faire valoir la prudence et la » (A Cathegalanterie de ma chère nation. vous les auriez persuadés. . s'ils ne meurent pas du charbon. Voltaire eut moins de scrupules. doivent mourir de faim. Voilà une plaisante croisade qu'ils ont voulu faire. ¡¡ (A l'Impératrice.13 porter leur inquiétude et leur curiosité chez les Sarmates. ces prisonniers Français. rine. 19-30 mars 1772). Cedernier remède vientenSibérie : ils le prendront sur les litux. vous les auriez ramenés au droit sens. ( Si ces fous de confédérés étaient des êtres capables de raison. 1erjanvier i772). il demande pour eux tout simplement la Sibérie. ( Lettre de l'Impératrice. il novembre 1773). J'en ai un aussi pour les petits maîtres sans aveu qui abandonnent Paris pour venir servir de précepteurs à des brigands.

ni à ses soldats permettait à un censeur royal de mettreeon veto sur les rêveries politique de Catherine. ni : mais il à ses diplomates. quitté sa famille et son pays pour aller.LiLe crime sans doute était irrémissible d'avoir pris parti contre les oppresseurs de ia Pologne. aux yeux de Voltaire. assez complaisant pour son héroïne. niaiseries philantropiques. . simple soldat. Il n'avait fait appel. auxquelles s'asait la doucereuse conquérante de la Pologne et l'aimable veuve dePierre IU. Le pouvoir avait l'indignité de ne point laisser circuler en France les œuvres de Catherine. contre les co-partageants de la Pologne. comme plus tard M. son assoupissement et son égoïsme. pour êtreallé dans le Nord défendre les intérêts mêmes de la France.deLatayette. d'avoir. porter secours à un peuple que trois puissances accablaient. quand le pouvoir qui gouvernait la France les trahissait gar son impuissance. Et ce pouvoir même n'était pas encore.

0n donne le livre à examiner à un cuistre. appelée le pays des Welc lies. en le renveie en Hollande sans autre examen.15 t J avais lu . gouvernement avait défendu l'entrée du meilleur livre et du plus respe ctabie que nous ayons. comme si un polisson deParis était juge de ordres d'une souveraine. on n'aurait pas commis cette insolence imbécile dans l'empire de Moustapha. censeur des livres. f Et je suis encore chez les Wekties! Et je respire leur atmosphère ! et il faut que je parle leur langue ! Non. et je suis persuadé que . que dans une contrée dee l'Occident. il le déclare à sives à une oreille welchc la chancellerie comme un livre dangereux. et de quelle souveraine! Cemaroufle imbécile trouve des pro positions téméraires. malsonnantes.. offen. comme si c'élait un livre ordinaire. qu'en un mot il n'éta it pas permis de faire passer à la douane des pensées l'instruction sublime et sage signée Cathe rine . comme un livre de philosophie . je ne pouvais le croire.

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il savait les crimes de cette Sémiramis. D Si les princes prenaient des devises . Voltaire la connaissait bien . que le diable nous tue. Ils méritent. dont les maximes de justice et d'humanité lui paraissaient si divines. si juste sur le papier.« (Juillet 1771). il n'avait pas oublié le meurtre de Pierre III.17 Kin-Fong ferait mandarin du premier degré le lettré qui traduirait votre instruction en bon chinois. qui était si douce dans ses Codes. Ils méritent. écrit-il quelque part. comme ellele dit. une espèce de bête féroce. « Il vaut mieux. « Ma bonne amie de Russie.. vient de faire imprimer un grand manifeste sur Yavenlure du prince Iwan. qui était en effet. dit le proverbe. tout ce qu'ilsont. « Et cependant cette reine philosophe. ( Sont-ce donc ces maximes divines que les Welches n'ont pas voulu recevoir? Ils méritent. tuer le diable. cette législatrice amie du genre humain. si humaine dans sa philosophie.

il mesemble que celle-là devrait être la sienne. et d'imprimer ensuite qu'on en est bien fâché. quelle avait si bien témoignée dans les aventuresde ea famille et de sa tolérance qui l'avait menée à envahir la Pologne. méprisable par ses cette Messaline débauches aussi bien que détestable par ses crimes. H ne fau.t pas faire trop souventde ces sortes d'excuses au public. mais que ce n'est pas sa faute.18 comme autrefois. il les lui pardonnait si bien en faveur de sa philantrophie. elle avait osé combattre encore contre Frédéric après la bataille de Rosbach . Je conviens avec vous que la philosophie ne doit f-\s trop se vanter • de pareils élèves. Cependant il cstjjwu d'être obligé de se défaire de tant de [IÎClieux gens . elle n'a- . il est vrai. Mais que voulez. La France. » Et il aimait tellement Catherine avec ses défauts.yous? Il faut aimer ses amis avec leurs défauts. que vous allez voir comment il traîne sa patrie aux pieds de du Nord. était bien coupable.

elle osait censurer les œuvres immortelles et le français un peu russe » 'l de SémiramisCi eau. par la corruption de ses mœurs. la triomphante Catherine.contre le partage de la Pologne .rivait pas toutdesuite baisé les genoux de son ello avait murmuré (bien ua. demeuraient encore dans cette nation. abaissée. par la mollesse. est raillée. et enfin. grâce surtout à deux protecteurs de la philosophie. cet abaissement de la France n'avaitétéxjTie trop réel. vainqueur .con. et plus en • core peut-être parles tristes succès de ses philosophes. quels sentiments d'honneur dans la noblesse. la glorieuse. rabaissée de toute façon devant la grande. voyez comment la pauvre France . Mais combien de ressourcos encore combien de nobles traditions. il faut en convenir. cependant). elle avait laissé aller quelques-uns dessiens à son secours. au risque des balles et de la Sibérie.- . Oui: sans doute. de religion chez le peuple.avilie. lo Régentet Mmede Poinpadour. • Ainsi. que decaraotères élevés.

Le dernier opéra-comique n'a paseu un grand succès. il sera exécuté dans la première ville de l'u- .20 tre laquelle ses gouvernants semblaient travailler de gaieté de cœur. et cela dans le même temps que les troupes de Votre Majesté impériale entre dans Percéop ! Cette nouvelle vient devienne. On dit qu'elle a de très beaux bras. Ce qu'un Français pouvait penser avec douleur. suis-je assez heureux pour qu'on ne m'ait pas trompé? Quinze mille Turcs tués ou faits prisonniers auprès du Danube. madame. vous vanter les exploits de ma patrie. est-il bien vrai. Nous avons depuis quelque temps une danseuse exceilente à l'Opéra de Paris. mais on en prépare un qui fera l'admiration de l'univers. devait-il le dire à une étrangère et à une reine? Etaitce au fils à révéler la honte de sa mère? Il faut citer ici la lettre tout entière: « Madame. Puis-je y compter? mon bonheur est-il certaia? « Je veux aussi.

- 21 - invers. si Votre Majesté impériale le juge à propos. << Nous avons un régiment dont on a fait la revue. « Pendant que nous faisions des choses si mémorables. il n'y a eu personne de tué. « Je ne manquerai pas. « Notre controleur-général. « Notre flotte se prépare à voguer de Paris à Saint-Cloud. qui n'a pas l'argent de l'univers dans ses coffres. . Votre Majesté s'amuse à pren. « On prétend qu'on a vu un détachement de Jésuites vers Avignon . mais qu'il a été dissipé par un corps de Jansénistes qui était fort supérieur. de lui rendre compte de la suite de ces grandes révolutions. fait des opérations qui lui attirent des remontrances et des malédictions. les politiques en présagent un 1 grand événement. mais on dit qu'il y aura plus de quatre convulsionnâmes d'excommuniés. madame. par les premiers acteurs de l'univers.

et signe: Votre vieux Russe de Ferney. que je ne suis point Welche . 7 août 1771). de protester contre ce sang welche qui coulait malheureusement dans vos veines. mais je ne veux pas mourir parmi eux . et si j'étais jeune. si humiliée. 11 ne restait plus qu'une chose. si humiliante. je suis Suisse . de renoncer une fois pour toutes au nom de Français. Voilà ce que c'est que de n'avoir rien à faire. . à dominer sur la mer de l'Archipel et sur la mer Noire. (9 avril 1774). . ce dernier coup me conduira sous le climat tempéré de Taganrok. Il se ravise plus tard. madame.(18 octobre 1774). et de n'avoir qu'un petit Etat à gouverner. »(Lettre à l'Impératrice.22 dre des provinces en terre ferme . c'était d'abdiquercette patrie. » « Daignez observer.Madame. . à battre des armées turques.. je me ferais Russe. il est vrai que je ne suis qu'à un mille de la frontière des Welches.

en déesse raison. en vestales. 6ages et fous. qui prétendent toujours être Français. hommes. Et sur . nous nous sommes dé.tre un vieux Suisse quevous avex naturalisé votre sujet. et cette mascarade est allée prendre au cimetière les restes pourris de ce dieu. et dans la crolte. ) Voilà donc un de nos grands hommes. riches et pauvres. bourgeois et soldats. elle les a hissés sur un brancard. sots et gens d'esprit. et elle a amené tout cela. elle les a surmontés d'uni figure en cire qui représentait le dieu . un jour d'é. princes. députés. par une pluie battaute. au Panthéon. et femmes.23 « J'ignore absolument en quels termes est actuellement votre empire avec le petit pays des Welches. et pour cet homme. j'ai l'honneur d'ê. en sénateurs romains . magistrats. un beau jour. nous tous trange folie.' guisés en grands prêtres. nous nous sommes tant que nous étions. Et Catherine lui répond : Je sais que vous êtesbonRusse. pour moi.

Non. qui jusqu'au jour où ils sont devenus ennemis mortels. qu'elle a eu l'impertinence de jeter à bas. dans ce petit pays où il n'aurait voulu ni vivre ni mourir.. Ce n'est pas ervFrance. Elle expierait ainsi les audacieuses revanches qu'elle a osé prendre à Iéna et à Friedland. se sont encensés l'un l'au. tre pour que le monde les encensât. et d'ajouter une inscription en .24 le fronton du temple elle a écrit jusqu'à deux fois : Aux grands hommesla patrie reconnaissante. et d'en faire un monument pour son grand écrivain. Il serait bon aussi dene pas oublier tout à fait Catherine. nous n'en avons pas assez fait. il faut mieux que cela. En vérité. le courtisan à son roi. qu'un monument doit s'élever à la gloire d'un tel génie. Elle associerait Voltaire à Frédéric. et mettrait ensemble ces deux grands charlatans. Je voudrais que la JVelcheriereconnaissante obtînt du successeur de Frédéric la permission de relever elle-même cette colonne de Rosbach .

qui ont méconnu son humanité. lui dit il. entre cette autocralrice.25 son honneur. qu'il a-aiméemalgrétes défaut*. Voltaire figurerait là entre son ami de Prusse et sa bo rne amie de Russie. malgré tant de t'erllls. et pour faire oublier certaines marques d'une irrévérentieuse sympathie que nous nous sommes permis de donner à la Pologne. A la suite de ce relevé des preuves du patriotisme de Voltaire. sa charité. son innocence. le grand Frédéric mon maître m'a chargé de vous . j'ai à vous annoncer une nouvelle désagréable pour vous et pour moi. un aide de camp se présente chez lui: « Monsieur. il a fini par haïr. ne serait-ce que pour expier les torts de nos historiens. Après quelques lettres peu respectueuses du grand écrivain au grand Frédéric. voici un fait qui nous parait intéressant.etco roi que.

vous savez . les gens d'église. Bien. CONTRASTE Les héroïnes et patriotes françaises qui n'ont pas eu les honneursdu Panthéon. il faut réellement recevoir. mais vous pouvez me faire grâce du reste. je TOUSle délivre.dit l'aide de camp. bourgeois et habitants de la ville de Riom.26 donner vingt-cinq coups de shlague et de tirer un reçu. et il força le philosophe à plier sous le baton justicier du monarque. lettre de Jeanne d Are « A meschers et bons amis. pour le reçu soit. et il donna le reçu. dit le philosophe. Meschers et bons amis.

. > AJEANNE. où nous allons prestement. que veuillez incontinent envoyer et aider par ledit siège. communiquée à l'Académie des sciences morales et politiques par M. de pouldre. Cette lettre. la chose ne longue et que on ne puisse dire en cellestes négligents ou refusant.Ber. ai intention de faire vider les autres places qui sont contraires au roi) mais pour ce grand despense de pouldre. de salpestre. traits et autres habillements de guerre. le 9e jour de novembre. notre Seigneur soit garde de vous. traits. a été fait devant ladite ville et que petitement les seigneurs qui sont en cette ville et moi en sommes pourvus pour aller mettre le siège devant la Charité. souffre. albalestres fortes. et habillements de guerre. Escrit de Moulins.27 bien comment la ville de Moutiers a été prise d'assaut (et à l'aide de Dieu. Chers et bons amis. je vous prie surtout que vous aimez le bien et l'honneur du roi et aussi de tous les autres de par de çà.

. fixe plusieurs points historiques d'une grande importance.- 28 rjat-Saint-Prix.

Philis monta à cheval. de la La petiteville de Nyons (Drome) élève en ce moment. les habitants des pays voisins. accorda à Mlle . battit l'ennemi en plusieurs rencontres.En 1692. en Dauphiné. lorsque le duc de Savoie envahit le Dauphiné à la tête d'une armée considérable. avec cette inscription : Philis de la Charce de la Tour-du-Pin. un monument à IPe Philis de la Tour-du-Pin de la Charce. rassembla les vassaux de son père.Louis XIV. en récompense de tant de déde la Charce une vouement. se mit à leur tête. enfin prêta le plus grand appui au maréchal de Catinat. auprès de celles de Jeanne d'Arc. dans son église pontificale. fit couper les ponts garda les passages. qui commit les plus grandes cruautés. dont Louis XIV avait ordonné que l'écusson.29 = Mlle Philis de la Charce Tour-du-Pin. le portrait et les armes fussent placés au trésor de Saint-Denis.

FIN. . Jeanne Hachette. comme à un brave officier. cette autre Jeanne qui comme l'héroïne de Vaucouleurs se signala contre les Anglais. et fut enterrée dans l'église de Nyons.30 pension de 2. C'est sur cette tombe que la ville va élever ce monument. Jeanne Hachette. La ville de Beauvaissonge à élever un monumentà son héroïne. où se trouve le tombeau de ses aïeux. Philis mourut en 1703.000 fr..

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