Le tumulte de la mer et les flots

par Bertrand L. Comparet

Extrait de Votre Héritage Notes critiques de Clifton A. Emahiser

En Luc chapitre 21, les disciples demandent à Yahshua quels seront les signes de la destruction prochaine de Jérusalem et du Temple. La réponse de Yahshua est longue et Il donne de nombreux signes. Certains de ces signes sont liés au siège de Jérusalem par les Romains en 70 p. JC. La réponse à leur question inclut des signes de la fin de cet âge et de la seconde venue de Yahshua. Luc 21:25 est un texte difficile et obscur, et il est rendu encore plus obscur par une traduction incroyablement mauvaise. Il nous révèle l’un des signes de la fin de cet âge, le tumulte de la mer et des flots. Ce passage a déconcerté bien des étudiants de la Bible. Yahshua dit-Il vraiment qu’une tempête en mer serait l’un des signes qu’ils devaient attendre ? De nombreuses tempêtes en mer, certaines d’entre elles d’une terrible intensité, ont eu lieu chaque année depuis que ces paroles ont été dites par Yahshua. Comment une tempête, même si elle est de grande intensité, pourrait-elle constituer un signe reconnaissable ? Cela semble n’avoir aucun sens. Il est temps d’examiner ce sujet d’un peu plus près. Serait-ce un problème de mauvaise traduction ? Une grande partie de ce verset est confuse dans la Bible du Roi Jacques. Cependant, une bonne traduction confirme ce passage sur la mer et les flots qui mugissent. Si cette phrase est correcte et qu’elle ne signifie pas grand-chose si elle est comprise littéralement, nous savons qu’elle doit être comprise dans un sens symbolique. Nous pouvons être sûrs que Yahshua ne parle pas d’une manière embrouillée ; il doit donc y avoir un symbolisme quelconque qui mérite une étude plus approfondie. Malheureusement, beaucoup de prêcheurs essayent de spiritualiser la Bible en la rendant ainsi incompréhensible. Ils veulent rendre tous les mots symboliques, ce qui mène souvent à des significations des plus fantastiques. Parfois, ils en arrivent à des conclusions stupides qui proviennent de leurs propres notions. Parfois aussi, ils arrivent à des conclusions basées sur des sources païennes,

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comme par exemple des sources hindoues, tibétaines, égyptiennes ou autres. Ils sont sûrs de se tromper en faisant cela. Partout où la Bible fait usage de symbolisme, elle fait clairement comprendre que les mots ne doivent pas être compris de façon littérale, comme nous l’avons vu dans le cas qui nous occupe. La Bible fournit toujours la clé de son propre symbolisme, et nulle autre source ne vous donnera jamais la bonne réponse. Il y a beaucoup d’endroits dans la Bible où la mer, ou les eaux, et parfois une rivière, est utilisée symboliquement. Si on peut prouver que cet usage a une signification consistante dans tous ces endroits, alors nous pouvons être sûrs que la mer et les vagues mugissantes auront la même signification ici. Dans les Psaumes, nous trouvons l’utilisation la plus simple de tels termes. Psaumes 18:16–17 dit : « D’en haut il étendit sa main, il me prit, il me tira des grandes eaux ; il me délivra de mon puissant ennemi et de ceux qui me haïssaient ; car ils étaient plus forts que moi ». Psaumes 69:14 continue : « Délivre-moi du bourbier, et que je n’y enfonce point ; que je sois délivré de ceux qui me haïssent et des profondeurs des eaux ». Le Roi David, vivant et écrivant dans un pays désertique 1 , ne se préoccupait pas d’être noyé dans des eaux profondes. Il fait très clairement savoir qu’il compare l’accablement par ses ennemis, qui sont des gens, à un naufrage dans des eaux profondes. Ce symbolisme particulier est également utilisé sur une plus grande échelle, quand la puissance d’une grande armée envahissant un pays est symbolisée par une rivière en crue. En Ésaïe 8:7, nous lisons : « À cause de cela, voici, Yahweh fait monter sur eux [Israël] les eaux du fleuve, fortes et grosses, le roi d’Assyrie et toute sa gloire ; et il montera sur tout son lit, et s’en ira par-dessus tous ses bords ; et il traversera Juda ». Nous trouvons ici encore des eaux utilisées symboliquement pour représenter des gens ; mais cette fois, cela signifie des gens en grand nombre, en tant que nation ou armée. Nous trouvons un autre exemple de ceci en Ésaïe 43:2 : « Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas ».
1. La Palestine, du temps du Roi David, n’était certainement pas désertique ! Cette contrée est décrite dans la Bible comme le pays où coule le lait et le miel ! La Palestine est devenue désertique plus tard, du fait de ses habitants Arabes et Juifs, les scorpions et serpents des Écritures.

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Le tumulte de la mer et les flots Ésaïe s’adressait ici au peuple du royaume du nord d’Israël, formé de dix tribus. Ils venaient tout juste d’être emmenés en captivité par le grand empire assyrien pour être réinstallés dans une vaste zone autour des rives sud de la Mer Caspienne. En Ésaïe 8:7, le prophète avait parlé du roi d’Assyrie et de son armée comme d’une rivière qui déborderait de ses rives et inonderait le pays, ce qui fut fait lorsque le royaume d’Israël fut envahi et conquis. Maintenant Ésaïe assure à Israël que Yahweh sera avec eux quand ils passeront par les eaux et qu’ils ne seront pas entièrement submergés par les rivières dans leur déportation et lors de leur réinstallation dans leur nouvelle contrée, en Scythie. Il ne sera pas permis à l’Assyrie de détruire Israël. Ésaïe voyait encore plus loin ici ; il voyait des évènements qui se passeraient des siècles plus tard. À cette époque future (pour Ésaïe), le peuple d’Israël serait connu sous de nouveaux noms : Scythes, Visigoths, Ostrogoths, Angles et Saxons. Comme ils commençaient la longue marche vers leur nouveaux foyers européens prédestinés, une grande marée humaine monta d’Asie : les Huns, conduits par Attila. Les Huns tentèrent de se mouvoir assez rapidement pour croiser le chemin d’Israël et leur couper la route. Cependant, Yahweh ne permit pas cette invasion jusqu’à ce que les tribus d’Israël se soient installées confortablement dans le nord de l’Europe. Les Huns ne purent qu’aboyer sur les talons de l’arrière-garde d’Israël. Il ne fut pas permis à cette rivière, la grande armée des Huns, de submerger Israël, exactement comme l’avait promis Yahweh. En Révélation chapitre 12, Jean vit une femme, symbole évident d’Israël, qui donnait naissance à un enfant mâle devant régner sur toutes les nations avec une verge de fer. Il fut amené vers Yahweh et Son trône. Bien entendu, il s’agit ici de Yahshua, le Christ. Ensuite, le serpent persécute la femme, la nation d’Israël, et Yahweh lui donne les ailes d’un grand aigle avec lesquelles elle peut s’échapper dans le désert. La plus grande partie de l’Europe, à l’époque de l’établissement d’Israël sur ce continent, était un désert, des terres non occupées. « Et le serpent lança de sa bouche de l’eau, comme un fleuve, après la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche ». Ainsi fut-il : les hordes puissantes des Huns s’écoulèrent sur la plus grande partie de l’Europe. Ils parvinrent au sud des contrées où Israël s’était établi. À la mort d’Attila, en l’an 453 ap. JC, sa vaste armée rompit en désordre et s’en retourna en Asie, dans la retraite. Mais bien des choses devaient se passer sur ce temps-là. Deux gigantesques empires puissants étaient au pouvoir alors ; et pourtant, ils devaient s’écrouler comme l’avait voulu Yahweh. L’un de ces empires était l’Assyrie et l’autre était l’Égypte. Zacharie 10:11 nous raconte cela et prophétise :

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« Et il passera par la mer, par l’affliction, et dans la mer il frappera les vagues, et toutes les profondeurs du Nil seront desséchées, et l’orgueil de l’Assyrie sera abattu, et le sceptre de l’Égypte sera ôté ». Il n’existe aucun enregistrement historique de perturbations de la mer et des rivières réelles. La mer symbolique des vastes armées assyriennes fut frappée et son fier empire fut abattu, totalement détruit. De même, l’Égypte, si souvent symbolisée par son grand fleuve Nil, subit son destin prophétisé : « Le sceptre de l’Égypte sera ôté ». Ce fut seulement un peu plus tard que l’Égypte perdit son indépendance et devint le vassal d’un grand pouvoir après l’autre. En Jérémie 51:42, le prophète prédit la chute prochaine de Babylone. Il déclare : « La mer est montée sur Babylone ; elle a été couverte du tumulte de ses flots ». Nous savons que Babylone se trouvait des centaines de kilomètres à l’intérieur des terres et ne courait aucun danger venant d’une mer d’eau. Ce passage prophétise évidemment l’invasion et la conquête par les grandes armées de Médie et de Perse, qui se passèrent environ 60 ans après que Jérémie les ait prophétisées. Le prophète Ésaïe, lui, regardait vers un futur de 26 siècles, vers notre propre époque, lorsqu’il écrivit, en Ésaïe 17:12–13 : « Malheur à la multitude de peuples nombreux ! – ils bruient comme le bruit des mers, – et au tumulte des peuplades ! Ils s’émeuvent en tumulte comme le tumulte de grosses eaux. Les peuplades s’émeuvent en tumulte comme les grandes eaux s’émeuvent en tumulte ; mais Yahweh les reprendra, et elles fuiront au loin, et elles seront chassées comme la balle des montagnes devant le vent, et comme le chaume devant le tourbillon ». Aujourd’hui, nous voyons le rassemblement satanique de tous les peuples sombres de la Terre, qui se sont rassemblés dans l’espoir d’écraser et de piller la race Blanche, qui est la seule race réellement productive sur cette planète. En vérité, ces peuples se rassemblent uniquement pour leur propre destruction, car Yahweh va contrecarrer leur plans diaboliques ! Nous trouvons ces maux mentionnés en Révélation 13:1 : « Et je me tins sur le sable de la mer ; et je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème ». Le dernier des empires bestiaux se lève de la mer des vastes hordes d’Asie et d’Afrique. En Révélation 17:1, 15, nous lisons :

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Le tumulte de la mer et les flots « Et l’un des sept anges qui avaient les sept coupes, vint et me parla, disant : Viens ici ; je te montrerai la sentence de la grande prostituée qui est assise sur plusieurs eaux, avec laquelle les rois de la terre ont commis fornication [. . .] Et il me dit : les eaux que tu as vues, où la prostituée est assise, sont des peuples et des foules et des nations et des langues ». Dès lors, quand Yahshua utilisait le symbole de la mer et des flots mugissants, Il parlait d’un tumulte de nations et de races. Les Psaumes nous parlent de la même chose. Psaumes 2:1–3 : « Pourquoi s’agitent les nations, et les peuples méditent-ils la vanité ? Les rois de la terre se lèvent, et les princes consultent ensemble contre Yahweh et contre son oint [Israël], disant : Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leurs cordes ! ». C’est exactement ce que nous avons observé depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les races non civilisées d’Asie et d’Afrique ont exigé leur indépendance. Avec la connivence de sinistres politiciens, ces peuples l’ont obtenue. Nous en voyons le résultat dans les massacres insensés, non seulement de Blancs, mais même de leurs compatriotes sauvages, au Congo, à Zanzibar, au Tanganyika, au Kenya, au Rwanda et au Burundi, où les Nègres se conduisent comme des Nègres ! La seule trace de civilisation qu’ils aient jamais eue fut ce que les hommes Blancs leur apportèrent, et elle disparaît lorsque les Blancs sont chassés. Ces cannibales sauvages ont été groupés artificiellement en nations, ce qu’ils n’avaient jamais été auparavant. Leurs frontières nouvellement créées incluent de nombreuses tribus séparées, farouchement hostiles les unes aux autres. Tout cela n’avait qu’un seul but : fabriquer des nations artificielles à partir de ces tribus de cannibales de façon que leurs votes aux Nations-Unies étouffent le monde civilisé. Le résultat escompté est que le monde entier est tiré vers le bas, vers la destruction, une situation dont profitent toujours les voleurs et les meurtriers. Ceci n’est pas nouveau pour Yahweh. Psaumes 83:1–4 en parle : « O Yahweh ! ne garde pas le silence. Ne te tais pas, et ne te tiens pas tranquille, ô Yahweh ! Car, voici, tes ennemis s’agitent, et ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils trament avec astuce des complots contre ton peuple, et ils consultent contre tes fidèles cachés. Ils ont dit : Venez, et exterminons-les, de sorte qu’ils ne soient plus une nation et qu’on ne fasse plus mention du nom d’Israël ». Et c’est exactement ce qu’ils ont fait. Des traîtres à l’intérieur de notre nation, espérant profiter de la situation en s’enrichissant et en obtenant de plus en plus de pouvoir dans cette tyrannie qui sera mise en place sur les ruines d’une république autrefois libre, essayent vraiment de faire en sorte que nous ne soyons plus

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une nation. Ils tentent de nous placer complètement sous la direction du gouvernement mondial des Nations-Unies, dans lequel nous ne possèderont qu’un seul vote. Le monde civilisé tout entier aurait, dans ce monde globalisé, quelques 12 à 15 voix contre presque 100 voix ennemies, des ennemis qui attendent avec grande impatience le moment où ils pourront faire de nous leurs esclaves et nous piller entièrement. Yahweh anéantira leurs complots, comme le dit Psaumes 46:1–3 : « Yahweh est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver. C’est pourquoi nous ne craindrons point, quand la terre serait transportée de sa place, et que les montagnes seraient remuées et jetées au cœur des mers ; quand les eaux mugiraient, qu’elles écumeraient, et que les montagnes seraient ébranlées à cause de son emportement. Sélah ». Nous savons que le mot montagne est souvent utilisé comme symbole d’un royaume, d’une nation organisée. Combien de fois, à notre époque, avons-nous pu observer une montagne, ou gouvernement, secoué puis, finalement, emporté au milieu de la mer, c’est-à-dire dilué dans une révolution par un peuple turbulent de la mer des peuples ! C’est de ce signe que parle Yahshua, la mer et les flots mugissants. Ils sont certainement un signe de la fin de l’âge que nous avons connu. S’il est permis à ce tumulte d’augmenter, toutes les civilisations seront balayées et de nouveaux âges sombres commenceront. Yahweh a promis, et nous pouvons avoir confiance en Lui pour nous sauver ; nous ne pouvons certainement pas avoir confiance en nos politiciens. La grande alliance du monde des ténèbres marchera sur nous, non pas pour notre destruction, mais pour la leur. Psaumes 46:6–8 complète le tableau : « Les nations s’agitent tumultueusement, les royaumes sont ébranlés ; il a fait entendre sa voix : la terre s’est fondue. Yahweh des armées est avec nous ; le Dieu de Jacob nous est une haute retraite. Sélah. Venez, voyez les actes de Yahweh, quelles dévastations il a faites sur la terre ! Il a fait cesser les guerres jusqu’au bout de la terre ; il brise les arcs et met en pièces les lances, il brûle les charriots par le feu ». Le tumulte des nations non civilisées contre nous est une chose malfaisante. Nos dirigeants n’auraient jamais permis qu’il puisse avoir lieu s’ils avaient été fidèles à la confiance placée en eux. Ce tumulte est là et sa présence est un signe, non seulement des troubles dans lesquels nous nous sommes enfoncés de nousmêmes, mais aussi de l’approche rapide de la fin de cet âge. Psaumes 65:5–7 nous rassure :

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Le tumulte de la mer et les flots « Tu nous répondras par des choses terribles de justice, ô Yahweh de notre salut, toi qui es la confiance de tous les bouts de la terre, et des régions lointaines de la mer ! Toi qui as établi les montagnes par ta force, qui es ceint de puissance. Qui apaises le tumulte des mers, le tumulte de leurs flots, et l’agitation des peuplades ». Réjouissez-vous donc d’avoir pu observer ce signe de la mer et des flots qui mugissent. Bien qu’il soit mauvais et une menace de mort et de destruction par luimême, il est pourtant le signe que le retour de notre Rédempteur, Yahshua le Christ, est proche. Nous sommes à la fin de cet âge terrible, mais à l’approche du Royaume de Yahweh en pleine puissance sur toute la Terre. Yahshua le Christ sera assis sur Son trône en tant que Roi des rois, pour toujours.

Note critique de Clifton Emahiser :
Comparet s’est réellement surpassé dans cette leçon, et plus spécialement lorsqu’il dit : « Aujourd’hui, nous voyons le rassemblement satanique de tous les peuples sombres de la Terre, qui se sont rassemblés dans l’espoir d’écraser et de piller la race Blanche, qui est la seule race réellement productive sur cette planète ». À partir de cette observation et jusqu’à la fin de son message, il fait de nombreux commentaires opportuns. Il faut se souvenir que Comparet est décédé en août 1983 ; les « peuples sombres de la Terre » nous ont fait bien plus de mal que tout ce que Comparet aurait pu envisager. OOO

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Traduction : Bahrmanou © 18 septembre 2013

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