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Corrigé du devoir 1, TES

I Savoir faire Ce document est un graphique présentant l’évolution, en France, entre 1960 et 2010 de la VA nationale (le PIB), du nombre de travailleurs, de la durée annuelle du travail (par travailleurs), et de la productivité horaire. Il a été établi par l’INSEE. Les sources du PIB sont nombreuses et le document d’attarde sur deux d’entre elles : - Le facteur travail (mesuré en termes de travailleurs ou d’heures de travail) - La productivité horaire du travail Le PIB a augmenté entre 1960 et 2010 de près de 350%, Il a donc été multiplié par presque 5. Si l’on compare cette évolution avec les sources présentes dans le document, il s’avère alors frappant que la productivité horaire suive de très près la même dynamique. Cette dernière a donc aussi augmenté de 350%. En revanche le volume horaire ainsi que le nombre de travail ayant quasi-stagnés depuis 50 ans (voir baissé pour le volume horaire annuel), on peut en conclure que le facteur travail a un impact très faible sur la croissance par rapport à la productivité horaire du travail. L’analyse de Solow est donc confirmée par les faits, c’est le progrès technique, mesuré par l’accroissement de la productivité qui est à la base de la croissance. II Savoir analyser Comment peut-on expliquer le progrès technique ? Le PT est un phénomène complexe, et extrêmement important pour son rôle dans la croissance économique. Il se manifeste quand les facteurs de production deviennent plus productifs. Il est si complexe que les économistes, jusque dans les années 1980, ne cherchaient pas à l’expliquer. C’était le temps des théories de la croissance exogène. Cependant, il est aujourd’hui admis que le PT a de nombreuses sources que l’on va chercher à expliquer dans ce travail. L’explication la plus triviale est d’avancer le PT serait le fruit du hasard ou de la chance. Des scientifiques ou des industriels découvrent une nouvelle matière première ou de nouvelles manière de produire, celle-ci améliore la productivité des facteurs et c’est toute l’économie qui en bénéficie. Ensuite, si on analyse le PT comme un phénomène moins aléatoire, on peut mettre en avant le rôle des innovations, qui pour certaines, améliorent la productivité. Par exemple, les machines deviennent plus performantes, les salariés gagnent en expérience, l’organisation du travail est plus efficace… C’est donc parce que certains entrepreneurs ont pris le risque de transformer une invention en une innovation, et que celle-ci fini par se diffuser, que des gains de productivité vont se réaliser. Qui dit innovation dit investissement, ce qui nous amène donc aux théories de la croissance endogène pour expliquer le PT. Pour ce courant de pensée, la croissance et le PT peuvent trouver leur source, non pas du hasard, mais dans le système économique même. Il s’agit alors de chercher des éléments de la vie économique qui permettent des gains de productivité. Pour Romer, le PT s’explique par les externalités positives dont bénéficient les secteurs économiques à forts investissements. Ce qui profite à une entreprise profite aux autres. L’Etat doit donc investir dans la mise en place de zones d’excellences ou de compétitivité afin que les effets positifs se diffusent efficacement entre entreprises. Barro, lui, montre que si l’Etat

investi dans l’amélioration des infrastructures économiques (routes, réseau de télécommunication,…), cela améliore l’activité et incite à l’investissement de par les entreprises. Enfin, Lucas développe l’idée selon laquelle le capital humain (l’ensemble des connaissances et des savoir-faire accumulés par les individus) engendre un certain niveau de productivité du travail et dans ce cas, investir dans du capital humain permet d’accroitre la productivité, donc génère du progrès technique ! L’Etat, ici doit permettre aux individus de faire les meilleurs choix d’investissement en capital humain en favorisant l’émergence d’universités, de la R&D, des formations continus (reprises d’études)… En somme, c’est par un mélange d’investissement des individus, des entreprises et de l’Etat que le PT peut se faire selon ce courant de pensée. On peut, enfin, chercher les sources de la croissance de part de prisme des droits de propriété. Sans droits de propriété, il n’y a pas d’incitation à produire, à investir ou à innover. Si ce qu’une entreprise produit, si ce qu’un ménage consomme ne lui appartiennent pas, alors il est fort probable que le système économique sera très instable. Les droits de propriété rétablissent cela en motivant la production (qui engendre un profit) et la consommation (entraînant du bien-être). Le système de brevets, qui protègent les innovation de la copie, peuvent alors expliquer pourquoi nos économies semblent de plus en plus « modernes et dépassées » en même temps. Chaque entreprise, cherche à sortir du lot, et de ce fait propose sa façon de générer du PT. Le PT, élément central de la croissance économique, est donc partout en même temps, ce qui rend son analyse plus complexe et les possibilités de croissance plus nombreuses. L’innovation, les investissement, la chance et le hasard mais aussi les institutions sont autant de sources d’explication de ce phénomène.