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‫بسم هللا الرحمن الرحيم‬

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux Le problème fondamental, selon nous, c'est pas de savoir s'il y a ici des religions pacifiques et des religions violents; en orient comme en occident, les principaux doctrines religieuses ont toujours mis l'accent sur l'utilisation de la force et de la violence pour justifier la guerre comme «lutte armée collectif, organisée et sanglante entre des groupes idéologiquement et politiquement opposés». Le problème est plutôt de comprendre pourquoi la guerre est maintenant devenue le disvaleur absolue, le mal suprême, alors que dans le passé, elle était considéreé comme « une vieille fete crudele» (comme il disait le polémologue italien Franco Cardini). Dans les sources traditionnelles on parle des épées et des lances, pas d'armes chimiques et nucléaires. C'est l'hypersophistication des armements qui a déshumanisé et délégitimé la guerre, en annulant ses fonctions, ses motivations et ses pulsions, et en la faisant devenir le tabou des tabous de l'époque moderne. L'erreur réside dans aujourd'hui envisager toute action ou réaction-action militaire est logique, puisque les moyens par lesquels nous nous battons sont intrinsèquement mauvais et inhumain. Luis Pasteur, plus d'un siècle avant, il a écrit avec lucidité: «Un jour viendra où la guerre tuera la guerre grâce au progrès scientifique permettant des dévastations si considérables que tout conflit deviendra impossible.» Le mot «irhâb» ne signifie pas 'terrorisme'. Le mot occidentaux n'est pas l'équivalent du mot arabe dans son sens originel. L'Islàm n'a rien à voir avec l'intolérance, le suicide, le crime, et le fanatisme. En ce qui concerne le mot «jihâd», qui dans le registre linguistique occidental devient souvent “guerra sainte”, n„a rien à voir avec la guerre, qui, en arabe se dit ‘ḥarb„ o ‘waghâ„, mais il peut signifier, selon le contexte: ‘effort dans le sentier de Dieu„ , ‘lutte intérieure„, ‘bataille des idées„, ‘propagande religieuse„, ‘réfutation des hérésies„, etc. Mais le problème ici est contextuelle pas scripturaire: les sources scripturaires n'ont rien à voir avec ce discours. Dans notre religion, le fin ne justifie pas les moyens. Les moyens par lesquels se déroulent les conflits actuels ne sont pas destructeures seulement pour les êtres humains (il suffit de penser à l'impact des armes nucléaires sur l'environnement). Le progrès technologique a permis des catastrophes dans tous les domaines, et en premier lieu sur le front de la guerre, comme le confirment les chiffres des massacres et du génocide des non-combattants partout dans le monde, après la seconde guerre mondiale, qui n'ont été possibles que grâce à l'existence de moyens très sophistiqués qui agissent à distance (la guerre "zéro mort" représente le résultat de cette projection de puissance). Nous disons aux terroristes: faites votre révolution avec vos armes maudites, en donnant à l'ennemi un prétexte pour continuer à détruire la planète. Nous préférons prendre la houe et semer les graines pour faire revivre le désert que vous laissez derrière vous, en utilisant vos corps comme fertilisant de nouvelles formes de vie. Nous sommes supérieurs à l'ennemi parce que nous avons une conception plus élevée de la vie.

«N'obéis donc pas aux infidèles; et avec ceci (le Coran), lutte contre eux vigoureusement.»