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Observatoire Régional des Arts et de la Culture en Limousin

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Etude sur l'emploi
dans les secteurs culturels en Limousin
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LIVRE I
SPECTACLE VIVANT, CINEMA ET AUDIOVISUEL

Chapitre 1. L’emploi direct dans le secteur du spectacle vivant
(hors Fonction publique)

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Etude sur l’emploi culturel en Limousin ORACLIM. 31, avenue de la Libération. Limoges
Livre I. Chapitre 1. Mai 2009 oraclim@orange.fr
Avertissement introductif
Les travaux et publications de l’ORACLIM visent à contribuer, comme le stipule la convention d’objectifs signée avec la DRAC et la Région, à "accroître la connaissance des
réalités et problématiques artistiques et culturelles en Limousin" et à "apporter par l’analyse des éclairages utiles pour l’élaboration des politiques culturelles et pour les choix
d’interventions des décideurs et acteurs culturels".
Les résultats des investigations centrées sur les secteurs "spectacle vivant" (SV) et "cinéma & audiovisuel" (CAV) constituent les deux premiers chapitres du Livre I de l’étude,
le troisième chapitre étant spécifiquement consacré à l’intermittence du spectacle, qui concerne ces deux premiers secteurs mais nécessite aussi une analyse plus large.
Le chapitre 4 sera ultérieurement consacré à l’emploi public et aux « marges » de ces deux secteurs. Le Livre II sera consacré aux autres secteurs culturels. Le Livre III fera
une synthèse générale sur l’emploi culturel en Limousin, approche compilée et comparée de l’ensemble des secteurs culturels.

Cadre et objet des travaux

L’observation, démarche relativement récente dans le champ de l’activité culturelle, se développe avec des articulations inter-régionales facilitant la constitution d’un
réseau et la construction d’un savoir-faire partagé. (1)

Les travaux réalisés par l’ORACLIM, présentés de façon synthétique dans « Fenêtre sur », constituent un socle de données essentiellement descriptives de la réalité.
A ce stade, même si certaines hypothèses et analyses sont parfois formulées, ils n’ont pas de dimension explicative, évaluative, prospective, encore moins
prescriptive. Ils ont vocation à servir de référentiel aux acteurs et décideurs culturels pour des temps d’analyse et de réflexion partagées, que ce soit dans le cadre de
la COREPS, de la démarche GFE-ARGOS-Prisme, ou de tout autre commission où ils prendront tout leur sens.

Le premier chantier d’observation confié par la DRAC et la Région à l’ORACLIM porte sur l’emploi culturel et la formation. Le choix a été fait d’entamer ce
chantier par le champ des secteurs du Spectacle (Spectacle vivant et Cinéma & audiovisuel) qui apparaissent comme prioritaires dans les préoccupations des
responsables des politiques culturelles. (2)

L’ORACLIM a conduit son travail en s’appuyant sur les référentiels méthodologiques spécifiques à ce champ, préconisés au niveau national par la commission
permanente sur l’emploi du Conseil National des Professions du Spectacle (CNPS), (3).

Champ des travaux

Le secteur d’activité du spectacle vivant est à distinguer de celui du spectacle enregistré (aussi appelé du cinéma et de l’audiovisuel, qui sera présenté dans le prochain
« Fenêtre sur »), même si ces deux secteurs ont en commun de recourir régulièrement à l’emploi d’artistes et techniciens intermittents du spectacle (qui fera l’objet
du « Fenêtre sur » suivant).

La loi n° 99-198 sur la licence d’entrepreneur de spectacle a défini le spectacle vivant par « la présence physique d'au moins un artiste du spectacle percevant une
rémunération lors de la représentation en public d'une œuvre de l'esprit ».

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En l’absence d’une définition juridique plus précise, la commission permanente sur l’emploi du CNPS a retenu comme périmètre du spectacle vivant les activités des
codes NAF 2003 suivants :

923 A Activités artistiques 92 3B Services annexes aux spectacles 923D Gestion de salles de spectacle 92 3 K Activités diverses du spectacle (dont bals)
Méthode

Pour ce premier chantier, l’ORACLIM a limité le « partage » en amont de la démarche d’observation et privilégié une réponse rapide aux attentes de la commande
par l’exploitation des données les plus complètes et les plus récentes produites par les organismes sources répertoriés par le CNPS (4) et gratuitement mises à
disposition, soit par le biais du DEPS (Insee, Audiens) ou de la DRTEFP (CNASEA), soit directement (Unistatis, AFDAS) parfois dans le cadre d’une convention
(Urssaf, CNCS, ANPE).

Une Commission de projet (5) accompagne les travaux de l’ORACLIM sous l’angle méthodologique et valide les restitutions qui lui sont présentées. Les membres
du Conseil d’administration de l’ORACLIM et les organismes régionaux fournisseurs de données (6) sont associés à des réunions préparatoires à la restitution
publique des travaux.

Contenu, limites et perspectives des travaux

Les travaux dont la publication est prévue pour 2009 offrent essentiellement :
- une analyse du poids économique de chaque secteur, par activité ;
- une approche territoriale des employeurs, de l’emploi, des effectifs, des masses salariales, des emplois aidés ;
- des éléments de comparaison rétrospective à 10 ans, avec un panel de 4 autres régions (7) et avec l’activité régionale…

Ces travaux comportent donc des limites parmi lesquelles il convient de souligner :
- un champ circonscrit au secteur culturel défini selon les codes d’activités NAF retenus par le CNPS et ne prenant en compte que l’emploi direct et que
l’emploi hors fonction publique,
- le peu d’éléments (sauf pour le chapitre spécifique à l’intermittence) sur les actifs, sur les professions culturelles, sur la formation,
- l’absence d’éléments permettant de traduire les effectifs en Equivalents Temps Pleins…

Des travaux ultérieurs apporteront, grâce à l’exploitation de données actuellement non disponibles (DADS) ou en cours d’actualisation (RP 99, Licences
d’entrepreneur de spectacles), des éclairages sur les actifs et les professions culturelles.

D’autres travaux, en vue de l’analyse de l’emploi dans des secteurs d’activités (enseignement artistique, encadrement des pratiques artistiques en amateur, services de
collectivités publiques, organisations associatives NAF 913E,…) qui, dans une approche territoriale plus globale, peuvent être considérés comme connexes au
champ du spectacle vivant défini par le législateur et par le CNPS, nécessiteront l’élaboration préalable de démarches méthodologiques spécifiques.

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Notes :

(1) La première étude sur l’emploi culturel en Limousin, menée par le Cabinet Ecarts pour l’OREF, date de juillet 1998. Observer la culture en région. Ouvrage
collectif sous l’égide du Ministère de la culture. Novembre 2003

(2) Rapport des Entretiens de Valois « Pour une rénovation des politiques publiques du spectacle vivant ». janvier 2009.

(3) La commission permanente pour l’emploi du CNPS a été relancée en 2003. Elle associe, sous la Présidence de M. Claude Seibel, Inspecteur général de
l’Insee, plusieurs services de l’Etat, des représentants des collectivités territoriales et des professionnels, syndicats, employeurs, organismes paritaires. Ses
rapports sont téléchargeables sur www.culture.gouv.fr/deps

L’emploi dans le spectacle en région. 1 - Préconisations méthodologiques pour la réalisation d’études. CNPS. N° 37. Avril 2005

Voir aussi
Observation culturelle en région.1 - L’emploi culturel. Les notes statistiques du DEPS. N°18. Juin 2006

(4) La commission permanente pour l’emploi du CNPS a fait le constat qu’il n’existait pas une seule mais une dizaine de sources de données. Ses travaux
visent à établir un système d’information cohérent, chaque source étant mobilisée pour ses apports spécifiques et originaux.

(5) Etat (DRAC, DRTEFP), Région (Service Culture et Service Etudes et prospective), Université, Prisme (membres du CA de l’ORACLIM invités).

(6) Insee, AFDAS, ANPE, Unédic, Urssaf

(7) désignées par la DRAC et la Région comme utilement comparables avec le Limousin : Auvergne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Picardie

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Sommaire

L’emploi direct dans le secteur du spectacle vivant (hors Fonction publique)
Section 1. Poids économique et spécificités du secteur du spectacle vivant (SV) dans l’emploi régional (hors Fonction publique)

1.1. Nombre d’établissements employeurs et effectifs des salariés permanents (Données Unistatis)
Comparaisons interrégionales

1.2. Poids du secteur SV dans l’emploi (Données Unistatis)
Comparaisons interrégionales

1.3. Taille des établissements employeurs selon les d’effectifs de salariés permanents (Données Unistatis)
Comparaisons interrégionales

1.4. Poids du SV dans l’activité du Limousin (Données Urssaf)

Section 2. Poids économique et spécificités par activité de l’emploi dans le secteur du SV (hors Fonction publique)

2.1. Etablissements employeurs et effectifs salariés par activité (Données Unistatis)
Comparaisons interrégionales : dominante de l’activité 923A
Analyse régionale par activité : 923A, 923D, 923B

2.2. Implantation des établissements du SV de statut privé en Limousin, par activité avec taille d’effectif (Données Unistatis / SIG Région)
3 cartes 1995 – 2000 – 2005

2.3. Effectifs salariés et masses salariales par catégorie d’emploi et par activité (Données Audiens)
2.3.1. Comparaisons interrégionales :
Poids des régions par catégorie d’emploi : l’emploi de salariés permanents, l’emploi de salariés intermittents
Effectifs salariés par catégorie d’emploi et par région : effectifs de permanents, effectifs d’intermittents
Poids des effectifs par catégorie d’emploi et des populations par région

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2.3.2. Analyse régionale de l’évolution 2004-2006 des effectifs par catégorie d’emploi et par activité

2.4. Masses salariales annuelles moyennes des permanents (Données Audiens)
Comparaison interrégionale
Analyse régionale par activité

2.5. Variations trimestrielles de l’emploi par activité en Limousin (Données Urssaf)

Section 3. Structuration de l’emploi et action publique d’aide à l’emploi (hors Fonction publique)

3.1. Structuration de l’emploi :
Comparaisons interrégionales
Analyse régionale par activité
Analyse détaillée de l’absence d’emploi permanent par activité (923A et 923B)

3.2. Action publique d’aide à l’emploi

Indicateurs et chiffres clés + synthèse des données 2006 & 2007 sur l’emploi direct dans le secteur du Spectacle vivant en Limousin
(hors Fonction publique)

Annexe : nomenclatures, notes sources, glossaire.

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Section 1. Poids économique et spécificités du secteur du spectacle vivant (SV) dans l’emploi régional

1.1. Nombre d’établissements employeurs. Effectifs des salariés
permanents
NB : les Données Unistatis ne concernent que les établissements
employeurs privés et excluent les salariés intermittents. Elles
permettent des comparaisons avec l’emploi privé régional.

Le nombre d’établissements du secteur SV augmente fortement
sur la période 1993-2007 dans toutes les régions sauf Champagne-
Ardenne.
La dynamique de progression a été particulièrement marquée entre
1998 et 1999 en Limousin : le nombre d’établissements passe de 60
à 120. Elle s’est ensuite stabilisée comme en Champagne-Ardenne,
alors qu’elle est restée forte dans les 3 autres régions et
particulièrement en Franche-Comté. Une nouvelle progression a été
amorcée partout en 2005.
Le nombre d’établissements du SV en Limousin s’élève à 136
en 2007.

Les effectifs des salariés permanents du secteur SV ont subi une
évolution plus singulière d’une région à l’autre sur la période.

Irrégulière en Champagne-Ardenne, la hausse a été constante en
Auvergne et Franche-Comté, conséquente en Limousin, les effectifs
passant de 144 en 1993 à 468 en 2002, mais interrompue en 2003
par une forte baisse, les effectifs chutant à 362
Une baisse des effectifs, constatée dès 2001 en Champagne-
Ardenne, s’est également produite en 2003 et de manière encore
plus sensible en Picardie.
Les effectifs sont repartis à la hausse en 2005, probablement grâce
aux soutiens publics, dans toutes les régions sauf en Champagne-
Ardenne, et se montent en Limousin à 417 en 2007.

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1.2. Poids du secteur SV dans l’emploi régional (hors Fonction
publique) Les données Unistatis permettent cette mise en
perspective, région par région sans distinction toutefois entre statut
privé associatif et statut privé commercial des établissements.

Comparaisons interrégionales

Même si son poids reste faible (autour de 0,76 % pour les
établissements et de 0,27 % pour les effectifs en 2007) le secteur
SV, grâce à une trés forte progression, très marquée en 1998,
occupe depuis lors, dans l’activité régionale, une place plus
importante en Limousin (malgré le fléchissement 2003-2005), que
dans les autres régions (sauf la Franche-Comté depuis 2003).

Au niveau national, le poids du SV s’élevait en 2007 à 0,38 % de
l’effectif salarié total.

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1.3. Taille des établissements employeurs selon les effectifs de
salariés permanents : un nombre important d’établissements
avec de petits effectifs.

Telle est la réalité du secteur SV privé. On la perçoit bien en
mesurant le poids respectif des établissements et des effectifs.

Comparaisons interrégionales

L’effectif moyen par établissement est le plus faible du panel en
Auvergne et Limousin et se réduit sur toute la période (de 4 à 3
salariés).

Il est plus important dans les trois autres régions, mais se réduit plus
fortement (de 6 à 8 salariés, il passe à 4 à 5 salariés).

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1.4. Poids du SV dans l’activité du Limousin (Données Urssaf)

Ces données sont établies à partir des Déclarations trimestrielles et
intègrent le privé, les Etablissements publics à caractère commercial,
ainsi que les contrats de travail de droit privé établis par les
Collectivités territoriales.

Les effectifs et masses salariales intègrent toutes les catégories de
salariés (permanents et intermittents)

Elles donnent des indications complémentaires sur le poids du SV
dans l’activité régionale sur une base plus large que les Données
Unistatis

- le nombre d’établissements du SV est passé de 196 en 2002 à 225 en 2007, (mesuré en moyennes annuelles). Le poids du SV dans le nombre
d’établissements du Limousin se situe autour de 1 % avec une tendance à la hausse.

- les effectifs rémunérés du SV sont passés de 1034 en 2002 à 1197 en 2007, (mesurés en moyenne annuelle) Le poids du SV dans les effectifs
régionaux reste autour de 0,5 %. Il baisse entre 2003 et 2005 et amorce une hausse légère en 2006.

- la masse salariale (MS) annuelle du SV est passée de 8.883.331 € en 2002 à 11.197.437 € en 2007. Le poids du SV reste cependant
stable avec à peine plus de 0,23 % de la masse salariale régionale annuelle sur toute la période.

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Section 2. Analyse du poids économique et des spécificités de l’emploi au sein du secteur du spectacle vivant (SV) par activité

2.1. Etablissements employeurs et effectifs salariés par activité

Comparaisons interrégionales

Dominante de l’activité artistique (923A) au sein du secteur SV

Tant par le nombre d’établissements que par les effectifs, on peut
constater une dynamique des entreprises artistiques, beaucoup
plus forte en Limousin que dans les autres régions du panel, avec
une progression très marquée entre 1997 et 2000.

On peut faire l’hypothèse que cette progression traduit le soutien des
pouvoirs publics aux initiatives des porteurs de projets artistiques car
elle coïncide avec la mise en place du dispositif emploi-jeunes.

Le nombre d’établissements du 923A (compagnies théâtrales,
ensembles musicaux) représente plus de 80 % du nombre
d’établissements du SV en Limousin (50 % en Franche – Comté, 70
% dans les 3 autres régions).

Les effectifs correspondant représentent 80 % de l’effectif du SV en
Limousin contre 50 à 60 % dans les autres régions.

La dynamique des établissements artistiques (923A) étant très forte
en Limousin, nous avons limité les comparaisons interrégionales à
cette activité.

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Le nombre d’établissements artistiques (923A) se hisse en
Limousin à la même hauteur qu’en Auvergne et Picardie entre 1998
et 2000, (hypothèse d’un recours important au dispositif emplois-
jeunes en Limousin), puis reste stable plusieurs années avant de
croître à nouveau à partir de 2005.
Il reste sur toute la période plus élevé qu’en Franche-Comté (sauf
depuis 2006) et qu’en Champagne-Ardenne.
La croissance a été plus lente et plus régulière dans les autres
régions.

Les effectifs salariés permanents des établissements 923A
suivent une progression similaire.

Ils dépassent en Limousin ceux de Franche - Comté, Champagne –
Ardenne et Auvergne, avant de subir comme en Picardie, une forte
chute entre 2003 et 2006, passant en dessous de ceux de toutes les
régions du panel. Cette chute coïncide avec la fin du dispositif
emploi-jeunes. Elle pourrait confirmer l’impact de ce dispositif dans le
développement de l’emploi dans le secteur SV sur la région mais n’a
pas d’incidence sur le nombre d’établissements.

C’est a priori en Auvergne que l’effectif moyen par établissement est
le plus faible.

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Analyse régionale par activité

En Limousin, le nombre d’établissements stagne pour la NAF 923B (Services
annexes du spectacle), diminue pour le 923D (Gestion de salles de
spectacles), « explose » pour le 923A (Activités artistiques).

Les effectifs stagnent en 923B, diminuent en 923D, explosent aussi en 923A
entre 1997 et 2003, chutent entre 2003 et 2005 et amorcent une nouvelle
progression depuis.

L’activité artistique 923A joue donc un rôle essentiel sur les évolutions du
secteur SV en région Limousin.

L’effectif moyen oscille autour de 3 en 923A (un grand nombre
d’établissements de petite taille), autour de 2 en 923B (un petit nombre
d’établissements de petite taille), augmente de 3 en 1993 à 8 en 2004 et
revient autour de 7 en 2007 en 923D (un petit nombre d’établissements qui
consolident un effectif de taille moyenne).

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2.2. Implantation des établissements du SV de statut privé en Limousin, par activité avec taille d’effectif

3 cartes 1995 – 2000 – 2005
(Données Unistatis / SIG Région)

NB : ne figurent pas dans ces trois
cartes les lieux fonctionnant en régie
(tels centres culturels municipaux ou
intercommunaux)

Ces trois cartes illustrent par code NAF
l'évolution (1995. 2000. 2005) des
implantations d'établissements avec
leur taille d’effectif.

Elles traduisent :

- le faible nombre des établissements
932D, gérant des salles de spectacles
(lieux de diffusion) sous statut privé en
Haute-Vienne.

- la multiplication des petites unités de
production artistique (923A) sur
l'ensemble du territoire régional.

En 1995, l’activité 923A est concentrée
sur Limoges et 923D sur la Souterraine.

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En 2000, l’activité 923D s’est réduite à
La Souterraine, mais développée sur
Tulle et Aubusson.

De nombreux établissements artistiques
affectés dans le code de l’activité 923A
se sont créés, disséminés sur
l’ensemble de la région, avec un pôle
nouveau sur Guéret et un renforcement
de celui de Limoges.

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2005 confirme la prédominance de
l’activité de production artistique 923A
et la dissémination sur le territoire
régional d’établissements avec de petits
effectifs salariés, avec un pôle fort sur
Limoges et 4 centres d’emploi de taille
moyenne (St Junien, Solignac, Brive et
Tulle).

L’activité « Gestion de salle de
spectacles » (923D) a été réduite à
Aubusson. Elle est restée
principalement implantée sur Tulle et La
Souterraine.

Les Services annexes au spectacle
(923B) sont concentrés sur Limoges.

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2.3. Etablissements, effectifs salariés et masses salariales du
SV par catégorie d’emploi et par activité
(Données Audiens 1996-2006)

Les Données Audiens intègrent les permanents (hors Fonction
publique) et intermittents (en les distinguant), salariés
d’établissements employeurs privés et publics.

La progression de l'emploi généré par les établissements du SV
implantés en Limousin (multipliés par 5 en dix ans, de 32 en 1996 à
162 en 2006) a été forte (100 % en dix ans), soit une évolution par
catégorie respectivement de 105 % pour les effectifs d’intermittents
et de 89 % pour les permanents.

En 2006, le Limousin pèse respectivement 1 % du nombre total des
établissements du Spectacle Vivant, 1,38 % de l’effectifs total des
permanents et 1,21 % de l’effectif total des intermittents salariés de
ces établissements.

La masse salariale (MS) du SV est sur la période également en
constante augmentation, à nouveau plus forte depuis 2005.

Elle passe de 3.129.377 € en 1996 à 7.217.444 € en 2006 (soit
une progression de 130 %).

La masse salariale se répartit depuis 2004 environ pour moitié pour
l’emploi de permanents et pour moitié pour l’emploi d’intermittents
(respectivement en 2006 3.709.854 € et 3.507.590 €).

La MS délivrée en Limousin en 2006 représentait 0,68 % de la MS
totale du SV, soit respectivement 0,77 % pour la MS des
permanents et 0,6 % pour la MS des intermittents.

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2.3.1. Comparaisons interrégionales par catégorie d’emploi :
(Données Audiens)

Poids des régions par catégorie d’emploi

L’emploi de salariés permanents

Le poids du Limousin dans l’emploi total de permanents du SV est
élevé en comparaison avec les autres régions et ceci dès le début de
la période. Il diminue relativement à partir de 2003 parce que les
autres régions (sauf Champagne-Ardenne) « rattrapent » la situation.

Comparativement au poids de l’effectif, celui de la masse salariale
(MS) souligne le faible niveau des rémunérations en Limousin.

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L’emploi de salariés intermittents (1)

Le poids du Limousin dans l’emploi d’intermittents augmente entre
2001 et 2005, puis se stabilise, alors que celui de Picardie et que
ceux de la Franche-Comté, de la Champagne-Ardenne et surtout de
l’Auvergne, augmentent.

Globalement, il reste inférieur à celui des autres régions, à la
différence de son poids dans l’emploi de permanents du SV.

Le poids du Limousin dans la Masse salariale confirme le faible
niveau de rémunération qui prévaut aussi en région pour les
intermittents.

Pour mieux apprécier ces données, il convient de les mettre en
parallèle avec les valeurs absolues des effectifs de chaque région.

(1) Analyse détaillée de l’intermittence : cf Chapitre 3 du Livre I de la
présente étude

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Effectifs salariés par catégorie d’emploi et par région

Effectifs de permanents

On constate que le nombre de permanents salariés du SV en
Limousin, est plus élevé en 1996 que celui de la Franche-Comté et
celui de l’Auvergne.

En 2006, il reste supérieur à celui de l’Auvergne (malgré une forte
progression des effectifs, comme en Picardie) et se situe quasiment
au même niveau que celui de la Franche-Comté et que celui de la
Champagne-Ardenne.

Effectifs d’intermittents

L’emploi d’intermittents a progressé en Limousin dans des
proportions assez proches de la progression de l’emploi de
permanents.

Cette progression a été plus forte dans les autres régions.

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Poids des effectifs par catégorie d’emploi et poids des
populations par région

La comparaison en 1999 et en 2006 / 2007 du poids de chaque
région dans la population totale française, dans l’effectif total
d’intermittents du spectacle (IS) et dans l’effectif total de
permanents salariés du SV, apporte un éclairage sur la singularité
du Limousin.

Au cours de la période, le poids de chaque région dans la
population totale a peu varié.

Le poids de l’emploi d’intermittents et celui de l’emploi de
permanents varient peu pour le Limousin entre 1999 et 2006 / 2007
(à l’instar de la Picardie). Caractéristique du Limousin : ils restent
proche du poids de la région dans la population totale.

Ce n’est pas le cas dans les autres régions :
Exception faite de l’Auvergne, dont le poids dans l‘emploi
d’intermittents dépasse en 2006 / 2007 le poids dans la population,
le poids dans l’emploi d’intermittents et le poids dans l’emploi de
permanent restent pour chaque région très inférieurs au poids dans
la population, en 1999 comme en 2006 / 2007.

Le poids de l’emploi de permanents, même s’il régresse
légèrement comme en Champagne-Ardenne, par rapport au poids
de la population et en comparaison avec les autres régions, est
important en Limousin en 1999 et le reste en 2006.
Cela peut s’analyser comme l’expression d’une politique de
structuration du champ culturel.

Au regard de la population régionale, le secteur SV en
Limousin témoigne d’une vitalité importante et constante,
également répartie entre l’emploi d’intermittents et de
permanents.

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2.3.2. Analyse régionale par catégorie d’emploi et par activité :
(Données Audiens)

De 1996 à 2006, les deux catégories d'emploi se sont fortement développées
sur la période et de façon importante dans les entreprises d"'Activités
artistiques" (923A), essentiellement au bénéfice des intermittents pour les
entreprises de "Services annexes au spectacle" (923B).

En "Gestion de salles de spectacles" (923D), recul en début de période, puis
progression de l'intermittence, concomitante à une hausse puis une
stabilisation de l’effectif de permanents (structuration du secteur), diminution
des effectifs, en 2004 chez les intermittents, puis 2005 chez les permanents.

Le ratio nombre d'emplois d'intermittents pour 1 emploi de permanent est
passé de 6 en 1996 à 4,83 en 2006 dans le 923A, de 1,3 à 2,2 pour le 923B,
de 6,6 à 3 pour le 923D.

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2.4. Masses salariales moyennes par permanent
(Données Audiens)
(NB : Ces données n’intègrent pas les salariés de la Fonction
publique.
Rappel : cf. Chapitre 3 pour les analyses concernant l’intermittence)

Comparaison interrégionale

L’évolution de la masse salariale (MS) annuelle moyenne a été
moins irrégulière en Limousin que dans les autres régions.
Son montant (6.672 € en 2006) reste inférieur de 1.500 à 3.500 € à
celui des autres régions.
(La MS annuelle moyenne française se monte en 2006 à 10.412 €)

La MS annuelle moyenne progresse dans les 5 régions depuis 2005.

Analyse régionale par activité

De grosses disparités existent dans l’évolution des masses salariales
annuelles moyennes selon l’activité :
- elle a augmenté dans les Services annexes du spectacle (923B)
depuis 2004 mais à 3.380 €, elle reste encore en 2006 inférieure de
plus de moitié de celles en 923A et 923D.
- dans les activités artistiques (923A), elle a chuté de près de la
moitié entre 1996 et 2006 (de 16.000 à 9.010 €).
- sur la même période, elle s’est améliorée de moins de 6.000 à plus
de 8.213 € dans la Gestion de salles de spectacles (923D).

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2.5. Variations trimestrielles de l’emploi par activité en Limousin
(Données Urssaf)

Les données Urssaf agglomèrent sans les distinguer permanents et
intermittents. Elles permettent de visualiser les variations trimestrielles et
annuelles d’effectifs, essentiellement liées à l’emploi direct d’intermittents
(hors contrats de cession), mais aussi les constantes :
- variations annuelles modérées et effectifs généralement plus
importants au T3 et au T2 en Activités artistiques (923A) (été >
printemps)
- variations annuelles marquées et effectifs généralement plus
importants au T4 et au T3 en Services annexes au spectacle (923B)
(2005 année exceptionnelle)
- variations annuelles très fortes et effectifs généralement plus
importants au T4, au T1 et au T2 en Gestion de salles de spectacle
(923D)

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Section 3. Structuration de l’emploi et action publique d’aide à l’emploi

3.1. Structuration de l’emploi
(Données Audiens)

Comparaisons interrégionales

La spécificité du Limousin, déjà observée, quant au poids de l’effectif de
permanents, est confirmée par la comparaison interrégionale des
pourcentages d’établissements disposant d’au moins 1 permanent.
Le Limousin vient largement en tête, au moins jusqu’en 2004, des régions
selon le tauxd’ établissements du SV disposant d’au moins un permanent.

Cependant ce taux, qui était de 71 % en 2001, a fortement chuté depuis,
comme dans les autres régions.
La coîncidence, dans toutes les régions, de la croissance puis de la chute du
taux d’établissements employant au moins un permanent avec le début et la
fin du dispositif emplois-jeunes, favorise l’hypothèse d’un lien entre les deux.

Analyse régionale par activité

Entre 2001 et 2006, les établissements du 923A disposant d’au moins un
permanent sont passés de 70 % à 36 % (49/133), ceux du 923B de 90 % à
40 % (8/19), ceux du 923D de 100 % à 85 % (6/7), et ceux du 923K se
situent à 30 % (1/3).

Cette évolution, alors que parallèlement les effectifs de permanents ont
globalement augmenté, pourrait s’expliquer, outre l’hypothèse liée à la fin des
« emplois-jeunes » déjà formulée, par un effet « Licence de spectacle »,
favorisant la croissance du nombre d’établissements et des effectifs d’IS.
De nombreuses initiatives continuent donc à émerger sans que la capacité
de structuration et de stabilisation par de l’emploi permanent suive au même
rythme.

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Analyse détaillée de l’absence d’emploi permanent par activité
employeurs dominants (923A et 923B)

Activité artistique (923A)

Bien qu’il continue de croître, le nombre d’établissements 923A avec
permanent, supérieur jusqu’en 2003 à celui d’établissements sans
permanent, est dépassé depuis l’explosion des créations d’établissements en
2003, vraisemblablement liées aux nouvelles exigences de la licence
d’entrepreneur de spectacles.

Ainsi les établissements employeurs du 923A (compagnies théâtrales, de
cirque, de danse, ensembles musicaux) fonctionnant sans permanent (84)
sont presque deux fois plus nombreux en 2006 que ceux disposant d’au
moins un permanent (49).

Services annexes au spectacle (923B)

L’évolution plus logique confirme l’effet structurant des emplois permanents :
le nombre d’établissements sans permanent augmente quand le nombre
d’établissements avec au moins permanent diminue. L’activité semble
s’équilibrer ainsi. On compte cependant une dizaine d’établissements 923B
sans permanent en 2006.

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3.2 Action publique d’aide à l’emploi

En complément des aides aux projets des établissements, l’Etat et la
Région apportent leur soutien à l’emploi par le biais de dispositifs
spécifiques : ces aides concernaient en Limousin 93 emplois
permanents du spectacle vivant (SV) au 31/12/2007 :

- 53 aides Région (Emplois associatifs - EAR),

- 40 aides Etat (Contrats d’avenir - CAV, Contrats
d’accompagnement dans l’emploi - CAE).

Les 93 emplois ainsi aidés au 31/12/2007 représentaient 22 % des
417 permanents employés en 2007 par les établissements du
secteur SV implantés en Limousin (selon les données Unistatis).

Un soutien appuyé aux activités artistiques 923A

65 % des emplois aidés en cours fin 2007 dans le SV étaient
concentrées sur des établissements « d’activités artistiques »
(classés NAF 923A), c’est-à-dire au bénéfice de structures de
production de spectacles (compagnies théâtrales et chorégraphiques
et ensembles musicaux) : 41 aides de la Région et 26 de l’Etat.

Ces aides pourraient expliquer la remontée depuis 2005 du
pourcentage d’établissements du SV employant au moins un
permanent en Limousin.

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Les aides visant à la professionnalisation du spectacle vivant (SV) et
soutenant le développement d’emplois structurants se sont accrues
de façon conséquente, particulièrement celles de la Région,
intervenues dès la fin 2004.

Pour autant, couvrent-elles les besoins, au regard notamment de
l’importance, observée plus haut, du nombre d’établissements
employeurs (en particulier du 923A) restant sans permanent ?

Quels sont leurs effets ?

Bien que garanties sur une durée de 5 ans, pour celles de la Région,
les aides restent limitées dans le temps. Les établissements
bénéficiaires ont-ils la capacité pour prendre le relais ? …

Quelques questions qui soulignent l’utilité d’enquêtes qualitatives
complémentaires.

(NB : les aides sont prises en compte uniquement selon les NAF du
SV. Une analyse plus large sera présentée fin 2009 dans un rapport
spécifique sur les emplois culturels aidés)

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Indicateurs et chiffres clés 2006-2007 de l’emploi direct dans le secteur du spectacle vivant en Limousin,
hors Fonction Publique
(selon les données à disposition et exploitées au 31/12/08.)

A. Eléments sur la quantification de l’emploi
Chiffres clés 1. Données Unistatis 2007 Evolut° /
(NB : excluent les salariés intermittents) N-1
1. 1. Etablissements employeurs de statut privé du SV implantés en Limousin
136 Nombre d’établissements employeurs du Spectacle Vivant implantés en Limousin ↑↑
0,76 % Poids du Spectacle Vivant dans le total des établissements employeurs en Limousin ↑↑
1.2 Effectifs des salariés permanents des établissements employeurs de statut privé du SV implantés en Limousin
417 Effectifs de salariés des établissements employeurs du Spectacle Vivant implantés en Limousin ↑↑
0,26 % Poids du Spectacle Vivant dans l‘effectif total de salariés d’établissements employeurs du Limousin (France = 0,38 %) ↑↑
3 Effectif moyen de salariés par établissement employeur du Spectacle Vivant implanté en Limousin =
2. Données Urssaf 2007
(NB : incluent tous les emplois de salariés de droit privé, intermittents et permanents sans distinction)
2. 1. Etablissements du SV implantés en Limousin employeurs de salariés (hors FPT)
225 Nombre annuel moyen d’établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin employeurs de salariés (hors FPT) ↑
1,03 % Poids du Spectacle Vivant dans le nombre moyen annuel total des établissements employeurs implantés en Limousin ↑
2.2. Effectif des salariés rémunérés par les établissements du SV implantés en Limousin (hors FPT)
1197 Effectif annuel moyen de salariés rémunérés par les établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin (hors FPT) =
0,5 % Poids du Spectacle Vivant dans l‘effectif annuel moyen total de salariés rémunérés par les établissements implantés en Limousin =
2.3. Masse salariale de l’emploi de salariés par les établissements du SV implantés en Limousin (hors FPT)
11 197 437 € Masse salariale annuelle de l’emploi de salariés par les établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin ↑
0,23 % Poids du Spectacle Vivant dans la masse salariale annuelle de l’emploi de salariés par les établissements implantés en Limousin =

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Chiffres clés 3. Données Audiens 2006 Evolut° /
(NB : incluent tous les salariés du SV en distinguant intermittents et permanents) N-1
3.1. Les Etablissements employeurs du SV implantés en Limousin
162 Nombre d’établissements employeurs du Spectacle Vivant implantés en Limousin ↑
1 % Poids du Limousin dans le nombre total national d’employeurs du Spectacle Vivant =
3.2. Effectifs de salariés employés par les établissements du SV implantés en Limousin
2305 Effectif total des salariés distincts employés par les établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin =
1,34 % Poids du Limousin dans l’effectif total national de salariés distincts des établissements du Spectacle Vivant ↓
1812 Effectif de salariés intermittents distincts employés par les établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin =
1,38 % Poids du Limousin dans le total des salariés intermittents employés par les établissements du Spectacle Vivant ↓
556 Effectif de salariés permanents distincts employés par les établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin =
1,21 % Poids du Limousin dans le total des salariés permanents employés par les établissements du Spectacle Vivant ↓
3.3. Masses salariales délivrées par les établissements du SV implantés en Limousin
7 712 744 € Masse salariale totale délivrée par les établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin ↑
0,7 % Poids du Limousin dans la MS totale délivrée par les établissements du Spectacle Vivant =
3 507 590 € Masse salariale délivrée pour l’emploi direct d’intermittents par les établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin ↑
0,6 % Poids du Limousin dans la MS totale délivrée par les établissements du Spectacle Vivant pour l’emploi d’intermittents =
3 709 854 € Masse salariale délivrée pour l’emploi de permanents par les établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin ↑
0,7 % Poids du Limousin dans la MS totale délivrée par les établissements du Spectacle Vivant pour l’emploi de permanents =
6.672 € Masse salariale annuelle moyenne d’un salarié permanent d’un établissement du SV en Limousin (moyenne France 10.412 €) ↑↑

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Chiffres clés B. Eléments sur la structuration de l’emploi Evolut° /
N-1
39,5 % Pourcentage d’établissements du SV implantés en Limousin disposant en 2006 d’au moins 1 permanent (Source Audiens) ↑
53 Nombre d’emplois du SV en Limousin aidés par le dispositif « emplois associatifs » de la Région au 31/12/07 (Source Région) ↑↑
40 Nombre d’emplois du SV en Limousin aidés par l’Etat (CAE & CAV) au 31/12/07 (Source DRTEFP) n.c
22 % Pourcentage des emplois du SV en Limousin bénéficiant d’une aide publique au 31/12/07 n.c
(croisement des données Unistatis/DRTEFP/Région)

Légende :

Evolution relative entre N-1 et N : (= en baisse ou en hausse < à 3 %).(↑ en hausse ↓ en baisse de 3 à 10 %).(↑↑ en hausse ↓↓ en baisse > à 10% et < à
20 %).(↑↑↑ en hausse ↓↓↓ en baisse > à 20 %). n.c : non communiquée

IS : intermittent du spectacle (NB : salarié déclaré comme tel, ce qui ne signifie pas intermittent bénéficiaire du régime chômage spécifique)

SV : secteur spectacle vivant. (Etablissements dont le code NAF était jusqu’en 2008 : 923 A, 923B, 923D, ou 923K)

Unistatis : source des données fournies par l’UNEDIC et les ASSEDIC

Audiens : caisse de retraite complémentaire du spectacle

MS : masse salariale

DRTEFP : Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle

CAE & CAV : dispositifs de l’Etat : Contrat d’accompagnement dans l’emploi et Contrat d’avenir

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Synthèse des données 2006 & 2007 sur l’emploi direct dans le secteur du spectacle vivant
en Limousin (hors Fonction publique)
Situation du Spectacle Vivant en Limousin au sein de l’emploi régional

En 2007, selon les données Unistatis (Assedic), 136 établissements du Spectacle Vivant implantés en Limousin (0,7 % du total régional) ont
employé 417 salariés permanents (hors intermittents) (soit 0,27 % de l’effectif régional), avec un effectif moyen de 3 salariés par établissement.

La même année, l’URSSAF a comptabilisé un nombre annuel moyen de 225 établissements implantés en Limousin (1,03 % du total régional),
ayant rémunéré 1197 salariés de droit privé (effectif annuel moyen, permanents et intermittents confondus) (soit 0,5 % de l’effectif annuel moyen
régional), pour une Masse salariale annuelle de 11.197.437 €, représentant 0,23 % de la Masse salariale annuelle régionale.

La situation de l’emploi dans le secteur du SV se caractérise par un poids relativement faible au sein de l’emploi régional, quels que soient la
source et le périmètre des données prises en compte. Le poids du nombre d’établissements, plus important que celui des effectifs, souligne la
multiplicité d’initiatives de petite taille. L’effectif moyen le confirme. Le poids de la Masse salariale laisse penser que les conditions de
rémunération sont a priori plus faibles que dans les autres secteurs.
Cette situation est en nette amélioration depuis 2006, après un sensible flèchissement entre 2003 et 2005.

Situation du Limousin dans le secteur du Spectacle Vivant national en termes d’emploi :

En 2006, Audiens recensait 162 établissements du SV implantés en Limousin (1 % du total national), employant 2305 salariés distincts (1,34 %
de l’effectif national), (dans le détail : 1812 intermittents distincts, soit 1,38 % de l’effectif national des IS, et 556 permanents distincts, soit 1,21
% de l’effectif national des permanents du secteur). La masse salariale délivrée s’élevait à 7.712.744 € (représentant 0,7 % de la MS nationale),
répartie pratiquement pour moitié entre intermittents et permanents. La masse salariale (MS) annuelle moyenne s’élevait à 6.672 € pour un
salarié permanent du SV en Limousin en 2006 (10.412 € en moyenne française).

Le nombre d’établissements continue de progresser, de même que la MS annuelle. La situation se stabilise toutefois en termes de comparaison
nationale. Dans la même tendance, la stabilisation des effectifs en Limousin se traduit par une perte relative de poids de la région au national.
Bien qu’en progression sensible par rapport à 2005 (+ de 12 %), la MS annuelle moyenne d’un salarié permanent du SV en Limousin reste
inférieure à la moyenne nationale, de près de 4.000 € en 2006.

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Structuration de l’emploi dans le secteur du Spectacle Vivant en Limousin (hors Fonction publique)

En 2006, 39,5 % des établissements disposaient d’au moins 1 salarié permanent. (Source Audiens)
Au 31 / 12 / 2007, 93 emplois de permanents du secteur (soit 22 % de l’effectif selon les données Unistatis) bénéficiaient d’une aide publique (53
émanant de la Région et 40 de l’Etat).

65 % des emplois aidés en cours fin 2007 dans le SV étaient concentrées sur des établissements « d’activités artistiques » (classés NAF 923A),
c’est-à-dire au bénéfice de structures de production de spectacles (compagnies théâtrales et chorégraphiques et ensembles musicaux).
Ces aides ne sont certainement pas étrangères à la place occupée par l’activité artistique qui représentait en 2007 80 % du nombre
d’établissements et 80 % des effectifs permanents du secteur du Spectacle vivant en Limousin. (Source Unistatis)

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Annexe
Nomenclatures - Notes sur les sources

Nomenclature Spectacle vivant
Le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) circonscrit ce secteur aux entreprises dont les codes NAF sont les suivants :
923A Activités artistiques - 923B Services annexes aux spectacles - 923D Gestion de salles de spectacle
923J Autres spectacles (hors bals) à partir de 2003, 923K Activités diverses du spectacle (dont bals)

Nomenclature Cinéma & audiovisuel
Le Ministère de la Culture retient pour ce secteur les entreprises dont les codes d’activité sont les suivants :
221G Edition d’enregistrements sonores - 921A Production de films pour la télévision - 921B Production de films institutionnels et publicitaires
921C Production de films pour le cinéma - 921D Prestations techniques pour le cinéma - 921F Distribution de films cinématographiques
921G Edition et distribution vidéo - 921J Projection de films cinématographiques - 922A Activités de radio - 922B Productions de programmes de télévision
922C Diffusion de programmes de télévision
AUDIENS ajoute à cette liste :
922D : Edition de chaînes généralistes - 922E : Edition de chaînes thématiques - 922F : Distribution de bouquets de programmes de radio et de télévision

Notes Audiens
(1) Nombre d’individus dédoublonnés sur le code NAF : un individu déclaré sur plusieurs codes NAF n’est compté qu’une seule fois au niveau des totaux.
(2) Nombre d’individus dédoublonnés par statut : un individu déclaré à la fois comme intermittent et comme permanent ne sera compté qu’une seule fois.
(3) Nombre d’individus dédoublonnés sur la région d’implantation : un individu déclaré par deux établissements ayant le même code NAF mais n’étant pas
implantés dans la même région n’est comptabilisé qu’une seule fois au niveau des totaux.
(4) Il s’agit des entreprises déclarant au moins un intermittent, dont le code NAF est autre que ceux précités §1 et § 2, mais dont l’activité principale déclarée
relève bien du spectacle.
(5) Sont comptabilisées dans ce champ les manifestations occasionnelles déclarées par des entreprises qui ne sont pas du spectacle et qui ont
ponctuellement fait appel à des intermittents. Pour une même entreprise, il est comptabilisé ici le nombre de manifestations déclarées au titre de l’exercice
traité. Ce chiffre inclut aussi les déclarations faites auprès du Guichet Unique du Spectacle Occasionnel (GUSO).

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Notes source ANPE : Les 16 codes ROME sélectionnés pour les « métiers du spectacle » sont les suivants :
• Métiers artistiques :
21211 .................. Artistes dramatiques 21212 ....................................................Artistes de la musique et du chant
21213 .................. Artistes de la danse 21214 ................................................... Artistes du cirque et du music-hall
21215 .................. Professionnels de la mise en scène et de la réalisation 21216 ................................................................. Animateurs présentateurs
21217 .................. Présentateurs de modèles

• Métiers technico-artistiques :
21221 .................. Professionnels du son 21222 ..................................................................Professionnels de l’image
21223 .................. Professionnels de l’éclairage 21224 ....................................Professionnels du décor et des accessoires
21225 .................. Professionnels du costume et de l’habillage 21226 .................................Professionnels de la coiffure et du maquillage
21227 .................. Professionnels du montage de l’image et du son 21231 ................................Professionnels de la production de spectacles
21232 .................. Agents de promotion des artistes
---------------------------------------------------------------------
Note commune aux sources : ne sont pas communiqués les chiffres en dessous du seuil de secret informatique, information manquante ou non utilisable.

---------------------------------------------------------
Glossaire et liens :

ADIAM 19 - 23 : Association départementale pour l’information et l’action musicale,
membres du RIC en Corrèze et Creuse Site : http://adiam.creuse.com
AFDAS : Fonds d'assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs.
ANPE : Agence nationale pour l’emploi (service du Pôle Emploi) Site : http://www.pole-emploi.fr
ARGOS : Analyse régionale et grandes orientations du schéma des formations. voir GFE
ATCRL : Agence technique et culturelle de la Région Limousin Site : http://www.culture-en-limousin.fr
AUDIENS : Groupe de protection sociale audiovisuel, communication, spectacle. Site : http://www.audiens.org/
CAE – CAV : contrats d’accompagnement dans l’emploi et contrats d’avenir. Dispositifs d’aide à l’emploi de l’Etat
CEREQ : Centre d’études et de recherche sur les qualifications Site : http://www.cereq.fr
CNASEA : Centre national pour l’aménagement des structures d’exploitation agricole. Organisme payeur des aides publiques à l’emploi Site : http://www.cnasea.fr
CNCS : voir GARP
CNPS : Conseil national des professions du spectacle Site : www.culture.gouv.fr/deps
COREPS : Conférence régionale pour les professions du spectacle (impulsées par le Ministère de la culture)
CRESS : Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Site : www.creslimousin.org
CRMT : Centre régional des musiques traditionnelles partenaire du RIC Site : www.crmtl.fr

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Livre I. Chapitre 1. Mai 2009 oraclim@orange.fr
CRT : Comité régional du tourisme Site :http://www.tourismelimousin.com/fr/
DADS : Déclarations Annuelles des Données Sociales.
DEPS : Département Etudes, Prospective et Statistique du Ministère de la culture. Site : www.culture.gouv.fr/deps
DRAC : Direction Régionale des Affaires Culturelles. Site : www.limousin.culture.gouv.fr
DRTEFP : Direction Régionale du Travail de l'Emploi et des Formations Professionnelles.
EAR : emplois associatifs région. Dispositifs d’aide à l’emploi de la Région Site : http://www.cr-limousin.fr
FPT : Fonction publique territoriale
GARP : Groupement des Assédic de la Région Parisienne-Centre National Cinéma Spectacle (regroupe le GUSO (guichet unique) et le Centre de Recouvrement). Site :
http://www.pole-emploi.fr
GFE : Groupe formation emploi. Démarche Argos. Site : voir OREF-Prisme
Insee : Institut national de la statistique et des études économiques. Site : http://www.statistiques-locales.insee.fr
IS : intermittent du spectacle (salarié déclaré comme tel, sans présumer qu’il puisse bénéficier ou non du régime chômage spécifique)
MS : masse salariale (montant du salaire brut)
NAF : Nomenclature d'Activités Française, code lié à l'activité principale de l'employeur (entreprise ou établissement) attribué par l’Insee. Voir SV. A noter que cette
nomenclature a été modifiée à compter de 2008.
OPMQ-SV : Observatoire prospectif métiers et qualifications du spectacle vivant. Site : http://www.cpnefsv.org/
OREF-Prisme : Observatoire régional emploi formation Site : www.prisme-limousin.fr/orga_obs.php
PFI : Plateforme interrégionale Site : http://www.pfi-culture.org/
RIC : Réseau information culture Site national : http://rmd.cite-musique.fr/ Site en Limousin voir ATCRL
RP 99 : Recensement de la population 1999. Site : http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees
SACEM : société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique
SIG : système d’information géographique
SV : secteur du spectacle vivant, défini par les activités de codes NAF 2003 : 923A, 923B, 923D, 923K
Unistatis : base de données emploi des Assedic Site : http://info.assedic.fr/unistatis (service du Pôle emploi)
Urssaf : Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales

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