You are on page 1of 20

Édition du lundi 23 septembre 2013

|

VOLUME LXXXII NO 3

- Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa -

DÉFAITE

PREMIÈRE

À DOMICILE

ACTUALITÉS

ARTS et CULTURE

Pétition pour des AG à l’U d’O
Photo Jérôme Simon

NUIT BLANCHE Deuxième édition
Photo Ming Wu et Jackpine

Page 5
FACEBOOK www.facebook.com/LaRotonde.ca

Page 10
WEB www.larotonde.ca

Photo Léa Papineau Robichaud

TWITTER @LaRotonde

L

L

ÉDITORIAL
redaction@larotonde.ca

23 septembre 2013

Tout le pouvoir aux Assemblées!
Ghassen Athmni Rédacteur en chef Au Québec, les Assemblées générales ont manifestement fleuri lors du printemps érable, mais nous pourrions essayer de nous aventurer plus loin pour trouver que ce n’est pas une attraction spécifique à quelques institutions ou à quelque groupe particulier. Ce n’est pas non plus où de groupuscules comme ce que la droite veut éperdument faire croire. À contrario, les AG constituent la forme de pouvoir la plus démocratique qui soit dans un cadre tel que l’université. De par le monde, nombre organisations syndicales, professionnelles et étudiantes, ont recourt à ce type d’institution pour déterminer leurs choix tactiques et stratégiques. Dans certaines conjonctures de lutte, des AG ont été tenues tous les jours, voire plus d’une fois par jour, et ont été capitales pour permettre des débats de fond concernant le chemin à prendre. Se doter d’un organe qui permet une telle articulation ne peut être que bénéfique. quelque millier qui sont au premier cycle, ne seraient dès lors plus le fait d’un bureau exécutif composé d’une demi-douzaine de personnes, ou d’un conseil d’administration qui ne saurait de toute façon être à l’écoute de toutes les préoccupations des membres de la Fédération, ni être à l’affut des tous les enjeux qui y sont inhérents. Cela offriraitaussi la possibilité de s’habituer à une nouvelle méthode de fonctionnement démocratique, nettement plus directe et plus palpable, de forcer à participer aux débats réels et se forger un avis dessus. Cela imposerait inévitablement des efforts de formation, de réflexion et de recherche de la part de tous les acteurs et autres intervenants potentiels. Les AG seraient ainsi un outil de rupture avec la passivité et l’ignorance intensément cultivées jusqu’ici. Par le biais de la prise de mesure de l’importance des responsabilités qui leur incombent, cela forcerait aussi chez les étudiants une prise de conscience de leur capacité à décider pour et avec leurs semblables et non pas seulement accepter d’être gouvernés, que ce soit par un conseil d’administration ou par un cabinet ministériel. D’aucuns s’opposeront surement à cette démarche et pesteront en chœur que cela ne représente pas l’intérêt de la majorité soit disant neutre des étudiants. Ceux-là ne font que rouler pour ceux que nous avions déjà décriés dans les papiers précédents, ceux qui veillent «  à tuer la larve dans l’œuf », pour reprendre la formule d’un chroniqueur du Droit qui déblatérait sur la hausse des frais de scolarité à l’U d’O.

Table des matières
Rock en faveur de la guerre en Syrie p. 3 Entretien avec Seamus Wolfe p. 4 Pétition en faveur des AG à la FÉUO p.5 Réunion du Bureau des gouverneurs p. 6 Conseil d’administration de la FÉUO p. 7 Semaine d’orientation GRIPO p. 7 Feuille de route du bilinguisme p. 8 Revue de presse p. 8

Actualités

Pour un pouvoir effectif

La seule voie réellement démocratique
La tenue de telles réunions permettrait, contrairement au mode opératoire actuel en matière de prise de décision, à tout un chacun de faire parvenir sa voix, ses opinions et ses réserves au corps décisionnel suprême et, définitivement, à un plus grand nombre d’étudiants. Les politiques que subissent les trente-cinq et

Il ne suffit pas de se doter de l’organe, il faut absolument s’assurer de lui conférer les attributs indispensables pour l’ériger en corps décisionnel suprême. Dans cette perspective, l’existence d’un mécanisme de révocation des élus étudiants est primordiale. Le mandat irrévocable a déjà fait preuve de son efficacité et de son aspect anti-démocratique, et ce, que ce soit à l’échelle étudiante ou à des échelles encore plus grandes. Il serait donc intéressant d’aller de l’avant et d’instaurer des modes de contrôle du rendement des représentants étudiants. Au-delà des champs de compétence assez évidents et que le club marxiste et l’exécutif de la FÉUO adoptent tout naturellement, comme les finances, les élections et les politiques générales, le projet devrait clairement expliciter que les AG sont aussi censées légiférer sur l’existence des institutions internes. Les AG seraient aussi plus efficaces et plus démocratiques si elles se propageaient dans toutes les associations fédérées, un point qu’il faudrait étudier dans l’éventualité où la population étudiante appose son « oui » à la pétition et au référendum qui en découlerait. Pour en arriver là, il ne faut pas rechigner à exhorter ceux dont La Rotonde souhaite défendre les intérêts, à examiner le projet présenté par l’Association des étudiantes et étudiants marxistes, et d’interagir avec leurs propositions.

Arts et culture

Festival du filme d’animationt p. 9 Nuit Blanche Ottawa-Gatineau p. 10 Entrevue avec StillNative p. 11 Exposition sur les droits humains p. 12 Chronique de Léa P. Robichaud p. 13

Sports

Horaire des étudiants-athlètes p. 14 Troisième défaite au football p. 15 Tirs de barrage avec Catherine Traer p. 16 Chronique de Louis-Charles Poulin p. 17 Étoiles de la semaine p. 17 Statistiques et classement p. 17

Opinions

Célébrer l’histoire du Canada p. 18 Investir dans l’éducation p. 18

Les Fauteux de Troubles

Procrastination p. 23

La Rotonde est à la recherche d’un directeur artistique. Veuillez envoyer votre candidature à embauches@ larotonde.ca
2

www.lar otonde .c a

ACTUALITÉS
actualites@larotonde.ca

23 septembre 2013

POLITIQUE INTERNATIONALE

Allan Rock pour une intervention militaire en Syrie
Ghassen Athmni Rédacteur en chef

Le recteur de l’Université d’Ottawa (U  d’O), Allan Rock, avait cosigné avec La communauté syrienne divisée le recteur de l’Université du Manitoba, guerre qui se déroule actuellement en Syrie oppose Lloyd Axworthy, deux billets d’opinion d’unLacôté l’Armée syrienne régulière, dirigée par le parti dans le Globe and Mail afin de presser la Ba’ath (également orthographié Baas), d’orientation communauté internationale à intervenir nationaliste arabe, à laquelle se sont alliés des miliciens du même parti ainsi que des combattants kurdes, à l’Armée dans le conflit syrien. Le dernier syrienne libre, essentiellement composée de scissions de article, publié le 26 août, s’appuie sur le l’armée régulière et de Jabhat al-Nosra (Front pour la principe de responsabilité de protéger comme argument fondamental pour que « J’écris sur la l’Organisation du traité de l’Atlantique responsabilité de protéger Nord (OTAN) envoie ses troupes au et en parle depuis des Levant afin de faire chuter le régime de Bachar Al-Assad. années, en fait depuis ma
« Une question de responsabilité »
M. Rock et M. Axworthy, deux anciens ministres du gouvernement libéral de Jean Chrétien, fondent leur argumentaire sur la nécessité de mettre un terme au conflit afin d’éviter que le nombre de victimes ne se multiplie frénétiquement. Ils emploient l’exemple du Kosovo pour illustrer leurs propos. « J’écris sur la responsabilité de protéger et en parle depuis des années, en fait depuis ma participation, en tant qu’ambassadeur canadien aux Nations unies (ONU), aux négociations qui ont mené à son adoption unanime par les états membres de l’ONU, lors du Sommet mondial de 2005 », révèle M. Rock. Le principe en question suggère que la communauté internationale doit, en dernier recours et sous l’égide du Conseil de sécurité des Nations unies, intervenir militairement au cas où un état membre est incapable de fournir la protection nécessaire à ses citoyens. Plusieurs voix s’opposent cependant à cette norme, considérant qu’elle souffre d’un deux poids deux mesures, ou encore que cela constitue une violation de la souveraineté nationale du pays visé. La dernière fois que ce principe a été invoqué fut pour bombarder le territoire libyen en 2011. M. Rock estime par ailleurs qu’il n’y a aucune contradiction entre sa fonction et le fait qu’il adopte une telle position.

« Les leaders universitaires, comme toute autre personne, peuvent faire part de leurs commentaires et de leurs opinions sur des questions de politique qui font l’objet de débats publics lorsque leur expérience ou leur expertise leur permet de le faire », considère-t-il.

participation, en tant qu’ambassadeur canadien aux Nations unies (ONU), aux négociations qui ont mené à son adoption unanime par les états membres de l’ONU, lors du Sommet mondial de 2005 » - Allan Rock

victoire), un mouvement armé d’obédience islamiste. Les combats ont éclaté suite à plusieurs mois de protestations contre le parti au pouvoir. Le bilan humain serait supérieur à 100 000 morts et plusieurs centaines de milliers de blessés. Le recteur de l’U d’O considère à ce propos que l’immobilisme des forces internationales a permis aux extrémistes religieux d’infiltrer l’opposition syrienne. Dernièrement, l’usage d’armes chimiques a compliqué davantage la situation. Les

deux belligérants s’accusent mutuellement d’avoir recouru au gaz sarin et causé la mort de plus de 350 personnes selon l’organisation Médecins sans frontières. À l’image de ce qui se passe dans leur pays d’origine, les Syriens d’Ottawa ont des opinions extrêmement divergentes sur le sujet. Rama Imadi, vice-présidente aux affaires externes de l’association des étudiants syriens d’Ottawa et étudiante à l’U  d’O, partage l’avis de M. Rock «  au lieu de condamner, la communauté internationale devrait agir et intervenir en Syrie pour empêcher le régime de continuer à perpétrer ces massacres », confie-t-elle. Pour la jeune Syrienne, la majorité de ses concitoyens sont pour l’intervention d’une force internationale, ce à quoi s’oppose Mounir Louis, président de l’Association arabe syrienne du Canada. M. Louis est farouchement opposé à une telle « ingérence » dans les affaires de son pays d’origine. « Nous espérons qu’un jour, les pays impliqués dans la guerre civile en Syrie nous laissent choisir notre avenir et qu’ils arrêtent d’envoyer des armes et des mercenaires pour soutenir les islamistes de Jabhat al-Nosra », déclare-t-il. Selon le Conseil de sécurité, les représailles contre le régime syrien sont conditionnées par l’abandon de son arsenal d’armes chimiques, un pas que le gouvernement syrien s’est déjà dit prêt à faire.

www.lar otonde .c a

3

23 septembre 2013

actualites@larotonde.ca

ACTUALITÉS

POLITIQUE ÉTUDIANTE

Wolfe fait le point sur le mouvement de désaffiliation à la FCÉÉ
Vincent Rioux Journaliste

Dans la foulée du mouvement de désaffiliation de plusieurs associations étudiantes à travers le pays, La Rotonde est allée à la rencontre de Seamus Wolfe, commissaire aux affaires externes de l’Association des étudiant.e.s diplômé.e.s (GSAÉD) et vice-président du caucus national des 2e et 3e cycles de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ).

Impliqué depuis plus ou moins cinq ans avec la FCÉÉ, l’ancien président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) connait bien cette organisation nationale, de même que ses bons et moins bons coups au cours des dernières années. Avec ce vent de changement qui souffle sur la politique étudiante pancanadienne, y a-t-il des aspects que M. Wolfe voudrait voir changés? « Certainement qu’il y a des choses que je veux changer », dit-il d’emblée. « Il y a des choses que je veux changer dans la GSAÉD. On analyse toujours si notre structure est bonne, si nous pouvons plus de focus group, changer des campagnes [existantes] ou offrir plus de services aux étudiants. »

s’est-t-il exprimé avant d’ajouter qu’« on ne peut pas attribuer l’absence de mobilisation envers la baisse des frais de scolarité uniquement aux campagnes de la FCÉÉ. » «  La FCÉÉ doit à la fois être un réseau national et donner des services nationaux, et être une structure démocratique et représentative pour tous, d’un bord à l’autre du pays », assure M. Wolfe. « Certainement que le niveau fédéral a une structure un peu plus rigide, parce que les étudiants, au cours des années, ont demandé d’avoir des représentations des provinces et des représentations des minorités culturelles et des voix marginalisées. Tout ça fait que la bureaucratie de la FCÉÉ au niveau national est beaucoup plus lourde qu’elle ne l’était. Les étudiants ont créé démocratiquement cette structure », poursuit-il. Pour M. Wolfe, il faut continuer de travailler avec la FCÉÉ. « Les critiques réclament que la FCÉÉ doit être plus grassroot et qu’elle ait une structure moins verticale. En même temps, ils demandent que la FCÉÉ appuie les grèves comme tactique pour arriver à nos fins. La FCÉÉ est complètement pour les grèves comme tactique! Mais ce n’est pas une structure topdown qui peut faire une grève. Ça doit venir des étudiants! », martèle-t-il. C’est pour cela qu’on doit s’assurer une démocratie directe sur notre campus, selon M. Wolfe. C’est pour cette raison qu’à partir de cette année, la GSAÉD va avoir deux assemblées générales par année qui seront le corps décisionnel suprême de la Fédération étudiante, une initiative dont le commissaire externe de la GSAÉD est visiblement fier. La première assemblée générale aura lieu le 29 octobre. « Si on a ce débat ici à la GSAÉD et à l’U d’O, si on met en place des tactiques qui poursuivent notre idéal, c’est comme ça qu’on va changer les organisations [qui font défaut] et c’est comme ça qu’on construit le mouvement qu’on veut avoir sur notre campus », pense M. Wolfe.

Est-ce que le militantisme de la FCÉÉ a fonctionné au cours des dernières années?
« Ça dépend de quel enjeu il s’agit et de quand [celui-ci] a eu lieu », prononce M. Wolfe avec beaucoup de précautions. Par exemple, selon lui, ce qui fonctionne bien chez la FCÉÉ, c’est une campagne comme « Non c’est non! », contre l’agression sexuelle sur le campus. La FCÉÉ a aussi milité pour la promotion des intérêts des étudiants internationaux et a réussi à obtenir le droit pour ceux-ci de travailler en dehors du campus durant leur séjour au Canada. Après plusieurs secondes de réflexion, M. Wolfe se lance sur les moins bons coups. « On doit réévaluer notre approche pour la baisse des frais de scolarité en Ontario. Comment peuton faire mieux et plus pour cette campagne? »,

Le mouvement de désaffiliation, pas aussi important qu’on le prétend, selon M. Wolfe
M. Wolfe a des doutes sur le nombre d’associations étudiantes qui sont vraiment derrières le mouvement. Le communiqué de presse publié au début du mois de septembre ne divulguait pas toutes les associations qui souhaitent quitter la FCÉÉ. Selon M. Wolfe, ce ne sont que quelques individus marginaux sur les campus des universités qui souhaitent que leur association étudiante quitte la FCÉÉ. Selon M. Wolfe, ce n’est certainement représentatif des syndicats étudiants. Or, selon le journal étudiant The Pheonix, qui couvre les activités de la University of British Columbia Students’ Union – Okanagan, une pétition pour tenir un référendum sur la question serait en train de circuler. De plus, ceci aurait été l’initiative du coordinateur des finances de l’association étudiante, Rocky Kim.

Le Comissaire aux affaires externes de la GSAÉD et vice-président du caucus national des 2e et 3e cycles de la FCÉÉ croit qu’il faut s’assurer qu’il y ait une démocratie directe sur notre campus. - Jérôme Simon

4

www.lar otonde .c a

ACTUALITÉS
POLITIQUE ÉTUDIANTE

actualites@larotonde.ca

23 septembre 2013

Pétition pour modifier le mode décisionnel de la FÉUO

Jean-Philippe Ouellette, membre de l’Association des étudiants marxistes est confiant quant au nombre de signatures que le club pourra ammasser. - Photo Jérôme Simon

Ghassen Athmni Rédacteur en chef

Un nouveau corps décisionnel suprême
L’association, largement connue sous le nom « club marxiste », s’est inspirée du modèle d’assemblée générale répandu dans les universités au Québec pour élaborer sa proposition. L’objectif est de recueillir 1500 signatures, le minimum requis pour organiser un vote dont l’enjeu serait de donner aux assemblées générales étudiantes le statut de corps décisionnel suprême de la FÉUO. Les marxistes prévoient de lui conférer le pouvoir sur les finances, les élections et la politique générale du syndicat représentant des étudiants du premier cycle. L’institution elle-même se réunirait de façon cyclique à chaque semestre et consisterait en une réunion de tous les étudiants membres de la Fédération qui souhaitent participer. Tout étudiant aurait aussi le droit de convoquer une réunion extraordinaire, en dehors des dates de réunions cycliques. Le quorum prévu par le club est de 1 %, soit plus ou moins 350 étudiants. Selon Jean-Philippe Ouellet, membre de l’Association des étudiants marxistes, le nombre de signatures à atteindre ne constitue aucunement une inquiétude. « Nous pensons pouvoir y arriver avant la tenue des prochaines élections partielles, soit au mois d’octobre », a-t-il confié. Pour la mise en place effective du projet, M. Ouellet considère que le printemps

L’Association des étudiants marxistes de l’Université d’Ottawa avait entamé, depuis la fin de la session d’hiver 2013, une initiative pour la tenue d’assemblées générales (AG) dans le cadre de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO). Depuis le début de cette nouvelle année, la campagne est repartie sous forme de pétition à signer en vue de forcer la tenue d’un référendum sur la question. Une session informative a été organisée à cet objet jeudi dernier au Centre de la fierté, qui se trouve à la salle 215 du Pavillon Jock-Turcot.

prochain pourrait être le moment opportun si les bonnes dispositions sont prises. Par ailleurs, le groupe d’activistes entend organiser des campagnes de sensibilisation non seulement autour de la question référendaire, mais aussi afin d’encourager les étudiants à débattre et à participer aux assemblées dans l’éventualité où ces assemblées seraient organisées. Interrogé concernant les groupes ou les associations qui pourraient se joindre à la campagne, M. Ouellet nous a confié que le club marxiste était prêt à collaborer avec l’exécutif de la FÉUO et avec tout autre organisme, mais qu’il tenait à spécifier que l’initiative part d’un groupe indépendant de la Fédération.

L’exécutif appuie la campagne
Anne-Marie Roy, Dave Eaton et Chris Hynes, respectivement présidente, V.-p. aux finances et V.-p. aux communications de la FÉUO, ont assisté à cette rencontre informative. La présidente avait déjà inclus le transfert de la fonction de corps suprême aux assemblées générales dans la plateforme électorale avec laquelle elle a remporté le dernier suffrage étudiant. Elle n’a pas hésité à faire part de son soutien à cette initiative. «  Nous sommes définitivement prêts à nous investir dans cette campagne pour aider l’association des étudiants marxistes à atteindre les 1500 signatures », a-t-elle déclaré.

« Par contre, l’organisation du référendum est une tâche qui incombe à ceux qui ont forgé le projet ». Mme Roy a tout de même révélé son désaccord avec le quorum à 1  %. «  Je pense que pour essayer d’amener plus d’étudiants à s’impliquer, il faudrait peut-être un quorum plus important. » L’exécutif n’a émis aucune réticence à ce que les AG deviennent l’organe ultime de décision au sein du syndicat étudiant, considérant que cela fait partie de leurs propres projets. L’Association des conservateurs du campus de l’U  d’O n’est pas du même avis. Par la voie de Jade Craig-Payette, directrice des communications, les conservateurs affirment qu’un tel bouleversement du mode décisionnel allait « forcer des idées que la majorité ne partage pas » et que « le doute est permis concernant l’efficacité des assemblées générales, compte tenu du conditionnement des affiliés de la FÉUO par les gauchistes ». À cette critique, M. Ouellet répond en objectant que « le mode de fonctionnement actuel ne permet aucune participation des étudiants dans la prise de décision. Seuls les élus sont habilités à prendre des décisions. Les AG permettront d’étendre cette compétence à un nombre d’étudiants beaucoup plus significatif. » Selon les marxistes, près de 500 personnes avaient déjà signé la pétition jeudi dernier, au moment de la rencontre.

www.lar otonde .c a

5

23 septembre 2013

actualites@larotonde.ca

ACTUALITÉS

RÉUNION DU BUREAU DES GOUVERNEURS

Population étudiante et états financiers : un même enjeu

Illustration Nicholas DuBois

Un premier déficit depuis 14 ans
Marc-André Bonneau Adjoint actualités Faisant le bilan des dépenses et des revenus de l’année financière 2012-2013, l’administration a fait état d’un déficit de 1,5 million pour l’année financière 2012-2013, en comparaison d’un gain de 29 millions l’année d’avant. Marc Joyal, vice-recteur aux ressources, rassure que ce déficit de 1,5 million, sur un budget de 1 milliard de dollars, ne constitue pas une source d’inquiétude. Visiblement en désaccord avec M. Joyal, Jeffrey Simpson, membre du Bureau des gouverneurs et chroniqueur au Globe and Mail, a fait part de certaines préoccupations à propos de la situation financière de l’institution, rappelant que les droits de scolarité ont subi « une augmentation de seulement 3 % ». M. Simpson indique ainsi que les deux principales sources de revenus de l’Université, soient les subventions provinciales et les droits de scolarité, « seront restreintes dans les années à venir ». Devant l’augmentation des charges de l’Université, tels que les salaires, il estime que l’Université «  aura l’obligation de faire une étude approfondie de la situation, de la structure même de l’Université, qui est insupportable à moyen terme ». Pour l’année 2012-2013, l’inscription

Le Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa s’est réuni lundi dernier en début de soirée au Pavillon Tabaret. Une réunion lors de laquelle l’administration a présenté les états financiers 20122013, alors que la question de la population étudiante a été largement débattue.

de 1315 nouveaux étudiants, alors que 500 seulement étaient anticipés, « a permis de gonfler artificiellement [la] source principale de revenus », puisque la somme des droits de scolarité collectée était plus grande que celle des années précédentes. Cette situation a créé, selon M. Simpson, des revenus qui ne sont pas représentatifs des finances de l’Université. M. Simpson évoque plutôt que «  la situation [financière] est insupportable à moyen terme », opinion partagée par plusieurs membres du conseil.

La population étudiante explose
Christian Detellier, vice-recteur aux études, a affirmé que l’institution est « victime de [son] succès  », puisque c’est « en continuant d’augmenter les demandes d’admission que [l’Université va] continuer d’augmenter les demandes » en reflétant toujours une meilleure réputation. » Se réjouissant devant cette popularité, M. Detellier a affirmé que « [l’administration va] continuer à augmenter les moyennes d’admission ». Cette augmentation de moyennes s’inscrit

dans les objectifs de Destination 2020, qui établit des cibles à atteindre d’ici sept ans. Denis Cossette, vice-recteur associé aux ressources financières, a affirmé que la croissance de la population étudiante s’est faite en « augmentant le ratio entre les étudiants francophones et les étudiants anglophones. Ce qui fait partie des objectifs de Destination 2020. Commentant les problèmes associés à cette hausse, Sanni Yaya, directeur adjoint au 1er cycle à l’École interdisciplinaire des sciences de la santé, a relevé que « les classes sont complètement surchargées ». Ainsi, M. Yaya a exprimé que, malgré ce besoin de revenus additionnels, une augmentation de la population étudiante « peut être complètement dévastatrice ». Il affirme donc qu’il serait peut-être nécessaire de « baisser le cap » établi de 500 nouveaux étudiants par année. Allan Rock a déclaré qu’il s’attèlera à faire du lobbying auprès du gouvernement de l’Ontario devant les enjeux financiers auxquels l’Université fait face, considérant que « l’avenir de la prochaine génération est en jeu ».

La Rotonde cherche des journalistes, photographes, dessinateurs qui veulent partager leur talent et publier à titre gracieux leur travail dans les pages du journal.

6

Écrivez nous à redaction@larotonde.ca
www.lar otonde .c a

ACTUALITÉS
POLITIQUE ÉTUDIANTE

actualites@larotonde.ca

23 septembre 2013

L’exécutif de la FÉUO étale ses priorités
Vincent Rioux Journaliste

Dimanche dernier avait lieu la première rencontre du Conseil d’administration (CA) de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) depuis la reprise des cours. Les membres de l’exécutif en ont profité pour étaler leurs projets et pour rappeler leurs priorités en vue de cette nouvelle année scolaire.

En deuxième moitié de réunion, AnneMarie Roy et les autres membres de l’exécutif de la FÉUO ont rappelé les priorités du syndicat étudiant. D’abord et avant tout, Mme Roy a rappelé aux membres du CA qu’elle allait continuer à lutter pour une meilleure accessibilité à une éducation postsecondaire de haute qualité. Pour ce faire, la FÉUO s’attaquera aux frais de scolarité, aux frais cachés, à l’aide financière, à la qualité de l’éducation et au ratio profs-étudiants. De plus, Mme Roy a aussi assuré qu’elle fera la promotion des intérêts des étudiants internationaux et de l’accès aux cours dans les deux langues, entre autres. L’administration Roy veux aussi miser sur des valeurs de transparence organisationnelle et d’équité afin de bâtir « notre » communauté et d’établir de solides communications avec les membres de la FÉUO.

Pour bâtir cette « communauté », Mme Roy croit que cela passe par un meilleur sentiment d’appartenance envers les GeeGees et le campus en soi, des clubs bien organisés, des activités sociales rassembleuses et des espaces étudiants. En matière d’équité, la FÉUO propose une vérification du bilinguisme sur le campus, un groupe de travail sur le racisme, des campagnes contre la discrimination en résidence, des services pour promouvoir des valeurs équitables et la « décolonisation » du campus. De plus, la FÉUO a tenu à rappeler la nouveauté du poste de vice-présidence à l’équité au sein de l’exécutif. En ce qui a trait à la transparence organisationnelle, la FÉUO a d’abord réitéré sa promesse de mettre en place des assemblées générales sur le campus dès cette année. Les membres exécutifs ont aussi promis de faire

des mises à jour du budget. Au début de chaque CA de la FÉUO, les six membres de l’exécutif soumettent un rapport aux membres siégeant. La coutume veut que les élus fassent leur rapport dans les deux langues. Or, dimanche dernier, par aveu « d’oubli », le vice-président aux finances, Dave Eaton, dont le français est plutôt élémentaire, a prononcé son allocution uniquement en anglais. « Je ne pense pas qu’il l’a fait exprès, c’est peut-être un moment d’inattention », a soutenu la présidente, Mme Roy, avant d’ajouter du même souffle qu’elle croyait que les membres de l’exécutif devait faire leur rapport dans les deux langues et qu’elle allait rappeler à M. Eaton qu’il doit s’exprimer en français durant son rapport. Tous les membres exécutifs s’entendent pour que les rapports soumis aux CA doivent être faits dans les deux langues.

SEMAINE D’ORIENTATION GRIPO

POLITIQUE UNIVERSITAIRE

La rentrée des activistes
Sinda Garziz Journaliste

Les employés de soutien votent un mandat de grève
Marc-André Bonneau Adjoint actualités

« L’art comme résistance » est l’intitulé de la soirée de clôture de la semaine d’orientation organisée par le Groupe de recherche d’intérêt publique de l’Ontario (GRIPO) qui s’est déroulée du 18 au 21 septembre. La soirée s’est distinguée par son ambiance conviviale, lors de laquelle artistes et spectateurs se sont trouvés dans un espace de partage Une participation limitée d’expériences et d’idées politiques à « La semaine d’orientation s’est bien passée en travers l’art. Il n’y a pas eu beaucoup de participants, Nous avons pu assister à général. mais le nombre fut tout de même satisfaisant. La cette soirée et recueillir quelques majorité de nos ateliers ont fait naître de nouveaux impressions sur les ateliers qui se projets qui feront partie de notre plan d’action à venir», nous déclare Danika Jonson, une des sont déroulés durant la semaine. organisatrices des ateliers.
Des ateliers très divers
La semaine d’orientation a débuté par une activité dont l’objectif était de vulgariser les recherches faites dans un cadre universitaire pour les rendre accessibles au grand public à travers des bandes dessinées, des balados ou encore des pièces de théâtre. Cet atelier a été suivi par une soirée ludique, sur le thème de l’activisme. Ensuite, il y a eu la journée de la foire de justice sociale, dans laquelle beaucoup de groupes engagés dans différentes luttes à Ottawa, telles que la justice pour la communauté altesexuelle, l’équité des genres, la justice en Palestine ou encore les enjeux environnementaux, sont venus exposer leurs

projets. C’était une opportunité pour tous ceux ou celles qui voulaient s’informer ou s’impliquer dans ces différentes luttes. S’en est suivi un panel de discussion tenu par des meneurs locaux, dans lequel ils ont exposé leurs critiques des systèmes d’oppression, les moyens de lutte contre ces oppressions et leur impact sur la communauté. Puis, dans la journée du 20 septembre, il y a eu la visite guidée de la ville à vélo. Cette visite a été structurée par quatre arrêts, où à chacune d’elle, un enjeu était discuté : la pauvreté, les droits des cyclistes à Ottawa, les enjeux de la communauté altersexuelle et l’embourgeoisement des luttes. La semaine s’est achevée par des ateliers introductifs aux différents enjeux déjà présentés et la manière dont les luttes peuvent être liées entre elles.

Une majorité de 563 voix sur 691 bulletins de vote a déclenché un mandat de grève pour les employés de soutien, ce mercredi soir. Les pourparlers se poursuivent avec l’administration.
Dans une entrevue avec La Rotonde ce vendredi, Richard Hogan, président de la Fédération des enseignantesenseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO), a indiqué être « très confiant de pouvoir arriver à une entente  ». « Les membres  ont voté à 79 % en faveur du mandat. C’est une excellente nouvelle ». Ainsi, le résultat « démontre qu’[ils] nous appuient dans nos démarches ». Suite aux négociations, M. Hogan demeure confiant qu’il n’y aura pas d’interruptions des services qui affecteront la population étudiante. Il souligne que la présence des employés de soutien est essentielle au fonctionnement du campus. Les 1300 membres du syndicat des employés de soutien ont négocié le renouvellement de leur convention collective pendant une période de 15 mois avant de voter en faveur d’un mandat de grève. L’offre de l’administration, qui a été présentée le 27 août, prévoit « une augmentation salariale moyenne de 2,25 % » pour les quatre prochaines années et une hausse « de 0,8 % au taux de contribution des

Cette année, il y a eu beaucoup d’innovations concernant les activités. Les ateliers étaient beaucoup plus interactifs. Les enjeux des ateliers étaient assez clairs, mais il reste à améliorer la promotion de cette semaine auprès du public. La décision de décaler la semaine d’orientation par rapport à la rentrée universitaire ne semble pas avoir été payante en termes de le nombre de participants de cette année. « Ça reste une bonne décision, dans la mesure que les gens vont s’habituer dans les années à venir, et la semaine GRIPO deviendra petit à petit une tradition au sein du campus de l’Université d’Ottawa », ajoutent certains participants à la soirée de clôture. Enfin, ce fut une semaine qui a ouvert certaines portes pour les participants, en termes d’engagement dans la vie communautaire et dans les différents terrains de lutte.

employés au régime de retraite pour les deux dernières ». Cependant, M. Hogan affirme que certains éléments restent à négocier. Les groupes syndicaux sur le campus font front commun pour appuyer les employés de soutien dans leur démarche. Cette mobilisation regroupe d’autres organisations, telles que l’Association des professeurs de l’Université d’Ottawa, l’Association des professeur.e.s à temps partiel de l’Université d’Ottawa, la fédération étudiante de l’Université d’Ottawa, l’Association des Étudiants Gradués (GSAED) et l’Association CUPE2626. Cette dernière, composée de 3000 membres, représente les étudiants employés par l’Université, tels que les assistants d’enseignement ou de recherche. Isabelle Hétu, présidente de l’association CUPE2626, souligne que l’organisation regroupe des membres qui sont à la fois étudiants et travailleurs sur le campus. Ainsi, leur voix témoigne de l’expérience académique et professionnelle qui définit l’Université. Dans une lettre envoyée à la FEESO, Caroline Roy-Egner, vice-rectrice associée aux ressources humaines, a indiqué qu’en poursuivant le processus, il sera possible d’« en venir rapidement à une entente [et qu’en] en cette période de l’année, il est crucial que tout le personnel se concentre sur les étudiants qui reviennent sur le campus ». Cet été, dans une situation similaire à celle des employés de soutien, l’Association des professeurs de l’Université d’Ottawa (APUO) avait voté en faveur d’un mandat de grève, le premier de l’histoire de l’organisation. Ce mandat avait été obtenu avec une majorité de 82 %. Un accord a finalement été conclu avec l’administration, avant le début des cours.

www.lar otonde .c a

7

23 septembre 2013

actualites@larotonde.ca

ACTUALITÉS

Des employeurs recrutent sur le campus
Elaine-Yanie Desjardins Adjointe actualités De nombreux employeurs se sont présentés jeudi après-midi au Centre universitaire à l’occasion du Salon des emplois à temps partiel, afin de recruter des étudiants. L’évènement, mis sur pied par le Service des carrières de l’Université d’Ottawa, réunissait 11 employeurs potentiels – parmi lesquels on trouvait l’Agence du revenu du Canada, BeaverTails, belairdirect et des compagnies de marketing – qui offraient des possibilités d’emploi dans les deux langues à des étudiants provenant de tous les programmes d’études. Selon Anne-Marie Marcil, spécialiste en évènements d’emploi au Service des carrières, le Salon a connu un achalandage substantiel pendant la journée, et tant les employeurs que les étudiants se sont montrés satisfaits de l’évènement. Le prochain Salon des emplois du service des carrières se déroulera le 1er octobre prochain, alors que des employeurs du secteur public viendront recruter sur le campus.

CONFÉRENCE|BILINGUISME

Débat autour de la politique fédérale

Illustration Nicholas DuBois

Sinda Garziz Journaliste

Un appui gouvernemental pour les femmes francophones
Élaine-Yanie Desjardins Adjointe actualités Le gouvernement fédéral a annoncé cette semaine un appui financier pour soutenir des projets visant à promouvoir l’accès des femmes francophones au pouvoir. Parmi les fonds octroyés par le gouvernement, qui totalisent 5,9 millions $, une somme de 199 999 $ sera allouée à l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC). Les fonds reçus par l’AFFC serviront au financement de l’initiative «  Les jeunes femmes engagées, elles font la différence! », dont l’objectif est d’identifier les obstacles à la participation citoyenne et politique des femmes. L’AFFC recrute présentement des étudiantes francophones de collèges et d’universités membres de l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC), dont l’Université d’Ottawa fait partie. Selon Jeanne Landry, présidente de l’AFFC, « [ce] projet donnera aux étudiantes dans l’ensemble du pays l’occasion de prendre confiance en elles, de surmonter des difficultés et de s’épanouir en tant que dirigeantes. »

Cinq années après le lancement de la feuille de route pour la dualité linguistique canadienne en 2008, se tient une conférence à l’Université d’Ottawa (U  d’O) pour discuter des enjeux de ce projet, de ses perspectives futures et de ses limites. Nous avons pu recueillir quelques informations sur ce sujet par l’entremise de Docteure Linda Cardinal, détentrice de la chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l’U  d’O et organisatrice de cette conférence, un projet censé consolider le bilinguisme.

La Feuille de route des langues officielles du Canada a été lancée en 2008 par le gouvernement canadien. Ses objectifs officiels sont de promouvoir les deux langues officielles du Canada et de soutenir les communautés de langue officielle, ce qui a coûté 1,1 milliard de dollars. Trente-deux programmes et activités ont été efficacement mis en œuvre selon le rapport de 2012. Ces activités ont touché trois secteurs en particulier : l’éducation, l’immigration et la vie communautaire. Cela n’empêche que la dernière version de la feuille de route publiée en mars dernier a suscité quelques réactions, d’où l’idée d’organiser cette conférence. Avant tout, la rencontre avait un objectif pédagogique. Ce fut une opportunité de regrouper des acteurs de différents milieux et secteurs touchés par ce projet : les gens des communautés, les responsables du gouvernement et du milieu universitaire, incluant les étudiants, pour les amener à mieux comprendre, discuter et évaluer les différentes dimensions de la Feuille de route, ainsi que voir s’il y avait un discours commun entre eux.

Deux réactions importantes, relatives à la durée du projet, ont été relevées lors de ces discussions. Les programmes et activités de la Feuille de route s’étendent sur une durée de cinq ans seulement et ne visent pas le long terme. Cela n’est pas suffisant pour atteindre les objectifs mentionnés, d’où le décalage entre ce qui a été mentionné dans la Feuille de route et ce qui est nécessaire sur le plan local concernant le soutien des communautés de langue officielle en situation minoritaire. Puis, il y a aussi des interrogations que la Feuille de route a suscitées chez les universitaires et qui nécessiteraient encore de la recherche. Une des problématiques souvent mentionnées à ce sujet est le manque de financement. «  Nous trouvons dommage que la Feuille de route ne consacre pas de financement pour la recherche », déclare Mme L. Cardinal. Le rôle effectif de cette politique dans l’amélioration des conditions des communautés linguistiques minoritaires ou dans l’intégration des nouveaux arrivants reste donc à évaluer.

Elaine-Yanie Desjardins Adjointe actualités

Revue de Presse
Découverte d’une tombe mochica au Pérou The Peak, Simon Fraser Institute
Matthew Go, un étudiant de 20 ans au baccalauréat en archéologie à Simon Fraser Institute, a participé à la découverte cet été d’une tombe d’une prêtresse mochica au Pérou. Selon Go, cette découverte permettra « de mieux comprendre comment, pourquoi, et quand les Mochicas ont disparu. » En plus de la dépouille de la prêtresse, qui occupait selon Go une fonction politique de haut niveau chez les Mochicas, les étudiants et chercheurs qui ont fait la découverte ont aussi trouvé de nombreux artefacts qui pourraient permettre de mieux comprendre cette civilisation. Les artefacts ont été déplacés vers un laboratoire de Lima, où ils feront l’objet de recherches plus poussées. Quant aux restes de la prêtresse, ils devront rester dans la tombe, la dégradation de la dépouille étant trop avancée pour la déplacer.

Démissions à l’USM et à l’UBC après des chants de ralliement controversés
Elaine-Yanie Desjardins Adjointe actualités Des chants de ralliement controversés scandés lors de la semaine d’initiation de l’Université Sainte-Marie (USM) et de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont mené à la démission de leaders étudiants en charge des activités initiatiques aux deux universités. À l’USM, le président de l’association étudiante (SMUSA), Jared Perry, a annoncé cette semaine qu’il quittait son poste devant l’ampleur de la controverse, qui a laissé sa marque dans les médias nationaux. De plus, deux étudiants responsables des activités feront face à des mesures disciplinaires. À l’UBC, les étudiants responsables des activités d’initiation de la Sauder School of Business, mis en cause dans ce scandale, ont aussi quitté leurs fonctions. Les chants en cause, qui ironisaient le viol, étaient apparemment scandés depuis plusieurs années sur les deux campus.

L’efficacité des programmes anti-intimidations mise en doute Quartier Libre, Université de Montréal
Une étude de l’Université du Texas à Arlington, citée par Quartier Libre, met en doute l’efficacité des programmes visant à combattre l’intimidation dans les écoles. En effet, l’auteur de l’étude, le chercheur et professeur de criminologie Seokjin Jeong, estime que ces programmes pourraient notamment apprendre aux intimidateurs à savoir quoi répondre si leur comportement éveille des soupçons. M. Jeong préconise plutôt, comme façon de combattre l’intimidation, une sécurité accrue dans les établissements scolaires, notamment par la fouille des sacs et des casiers des étudiants, l’embauche de gardiens de sécurité et l’installation de détecteurs de métal.

Possibilité de grève pour les stagiaires postdoctoraux Queen’s Journal, Queen’s University
Les stagiaires postdoctoraux de l’Université Queen’s (QU) devront voter sur la possibilité d’accorder un mandat de grève à l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC). Les stagiaires tentent d’obtenir les mêmes avantages sociaux que les autres employés du campus, notamment en ce qui concerne l’assurance des soins dentaires et une régulation des salaires et des augmentations salariales. « Nous sommes les seuls employés à temps plein [de l’Université] qui n’aient pas accès aux soins dentaires », a dénoncé Abdi Ghaffari, un stagiaire postdoctoral à l’Institut de recherche sur le cancer et membre du comité de négociations. L’AFPC négocie depuis avril 2012 avec l’administration de l’Université et un médiateur, afin d’obtenir la signature d’une convention collective pour ses membres.

8

www.lar otonde .c a

ARTS et CULTURE
Maude Rousseau | culture@larotonde.ca

23 septembre 2013

FESTIVAL DU FILM D’ANIMATION

L’imaginaire à l’honneur

Jérémy Clapin et autres animateurs, lors de l’activité Meet the filmmakers au Festival. - Photo Benjamin Roy

Paola Boué Journaliste bénévole

Le Festival international du film d’animation d’Ottawa se tenait du 18 au 22 septembre, proposant aux spectateurs de tout âge de plonger dans le monde de l’animation avec des compétitions en tous genres, des ateliers, des conférences, etc.
Plein les yeux
C’est lors des compétitions entre courts-métrages que les spectateurs sont littéralement subjugués par des univers hétéroclites et souvent décalés, ballotés entre les imaginaires des continents américain, européen et asiatique. Les réalisateurs nous ouvrent les portes d’un nouveau monde, où tout devient possible, où envers et endroit, saugrenu, étrange et illogique n’existent plus. L’assistance adopte alors parfois un air plutôt dubitatif, qui se trouve à être, dans certains cas, précisément le résultat escompté. « Le but n’était pas de faire un film forcément clair, » nous explique le réalisateur français

Jérémy Clapin, venu présenter son nouveau court-métrage Palmipédarium, « mais je voulais évoquer quelque chose qui venait de l’enfance, des sentiments liés à cet âge-là ». Il pousse même plus loin la confusion, avec un néologisme en guise de titre : « Palmipédarium est un mot inventé. C’est quelque chose d’assez complexe, et c’est un peu ce qui se passe dans le film. […] C’est comme un aquarium, un endroit où on met plein d’espèces de poissons complètement différentes et on recrée un monde. Palmipédarium c’est pareil, c’est un endroit où on met plein de canards d’espèces différentes. Ça peut être le jouet, le volatile, celui qui est mort, l’espèce de pancarte en forme de canard qui sert à attirer les autres canards pour les faire venir et leur tirer dessus ». C’est donc au moyen d’une mise en abîme que Jérémy Clapin parvient à faire rêver ses spectateurs, en imaginant un monde qui en recrée un lui-même. En découvrant les films, on ne peut s’empêcher de se questionner sur ce qui les a inspirés. Michelle Kranot, la réalisatrice de Hollow Land – Terre d’écueil, mettant en scène un couple immigrant dans un nouveau pays pour y fonder une famille, nous éclaire : « Tout d’abord, nous nous inspirons de notre propre histoire, des histoires de notre famille. En effet, mes parents étaient issus d’un pays différent de celui où je suis née, et leurs parents eux-mêmes venaient d’un pays différent de celui où leurs enfants sont nés ». De même, Jérémy Clapin nous permet, à travers son film, d’apercevoir une partie de sa propre enfance, avec un hommage à Duffy Duck : « C’est un personnage qui m’a étrangement marqué. J’en faisais des cauchemars. Je trouvais très bizarre le fait qu’il puisse continuer à vivre quand il perdait son bec ». Par ailleurs, dans le but de mettre en valeur l’aspect visuel, beaucoup de réalisateurs font le choix de films muets, comme

Michelle Kranot ou Jérémy Clapin. « L’absence de dialogue provoque une tension [par le silence], juste en non-dit, où on n’appuie pas les choses, où tout est raconté visuellement. Je voulais que l’on prenne un peu de distance par rapport à la réalité, puisqu’ils n’agissent pas vraiment comme de vrais personnages. On est dans un environnement qui est assez éloigné de la réalité », explique M. Clapin.

La rencontre de deux mondes
De plus, le Festival international du film d’animation d’Ottawa a rendu possible la rencontre entre l’imaginaire et le réel, en donnant aux intéressés accès aux dessous de l’animation, avec entre autres des ateliers et des entrevues avec les réalisateurs. Ainsi, sont présentées et expliquées certaines techniques lors des ateliers « Toon Boom ». Le spectateur assiste alors avec des yeux éblouis aux étapes nécessaires pour donner vie à des personnages qui ne sont à l’origine que quelques traits sur un papier. La recherche perpétuelle d’une nouvelle esthétique marque donc une étape cruciale dans l’élaboration d’un film d’animation, en ce sens qu’elle va rendre possible l’adhésion à l’imaginaire de l’artiste. Mais cela prend du temps, comme l’explique le réalisateur japonais, Koji Yamamura, dont l’œuvre, Kojiki Hyuga hen a nécessité « un an pour réaliser les 12 minutes du film ». La grande variété de styles possibles est par ailleurs notable dans le court-métrage de Michelle et d’Uri Kranot « La majeure partie du film est une animation image par image […] et il est composé numériquement avec une peinture et des décors faits à la main. Il y a également une séquence qui est en animation 2D traditionnelle, avec papier et crayon », affirme Mme Kranot.

Université d’Ottawa

Voulez-vous faire du bénévolat à l’étranger?
Vous avez accès à des bourses d’engagement communautaire.
• Bourse J.-Armand-Bombardier • Bourse de service communautaire en Amérique latine • Fonds Alex-Trebek pour l’innovation et le défi • Bourses d’engagement mondial et communautaire • Programme d’entraide Aéroplan • Programme de leadership communautaire PFF (date limite : 7 février 2014)

Envoyez votre formulaire de demande avant le 30 septembre ou avant le 28 février.
Pour en savoir plus, visitez notre site Web :

www.auservicedumonde.uOttawa.ca

Ou contactez-nous :

auservicedumonde@uOttawa.ca

www.lar otonde .c a

9

23 septembre 2013

culture@larotonde.ca

ARTS et CULTURE

NUIT BLANCHE OTTAWA-GATINEAU

édition signée Supernova
Marie-Claude Charron Chef web

Un festival nocturne innovateur;
roulante d’un jeu de lumière interagissant avec sa création musicale. Il espérait notamment que ses lumières répondent aux mouvements des passants. Tel qu’expliqué par Mme Nadeau, cette forme d’art convient à ses autres projets : « c’est un festival intéressant pour lui. Il a déjà fait beaucoup de projets, que ce soit en écriture, avec des publications zines, ou en rapport à l’engagement social. Il a même créé une peinture de dix pieds. C’est un homme très innovateur, qui ne craint point les obstacles. Il est une supernova. » Au Marché By, Nuit blanche mettait en vedette des étudiants de l’École d’Art d’Ottawa qui nous proposaient des performances variées, en direct. The Time Machine, par Cameron MckNight-MacNeil, entre autres, offrait une vision futuriste de la surconsommation « post-industrielle ». De plus, maints tableaux se faisaient peindre intuitivement sous une tente, les protégeant de la pluie incessante. Enfin, deux œuvres flottant dans le Marché représentaient la nuit Supernova : un immense dirigeable éblouissant, son titre étant « The World Is Yours », et la Lune, un concept similaire et hypnotique.

Voodoo - Photo Marie-Claude Charron

L’équipe de La Rotonde s’est aventurée, durant la nuit du 21 septembre, au festival Nuit blanche. Supernova, le thème de cette deuxième édition, inclut maintenant le quartier du Vieux-Hull à Gatineau. Les visiteurs pouvaient ainsi suivre le parcours des expositions artistiques multidimensionnelles et découvrir des talents dispersés dans l’ombre de la nuit, jusqu’à l’aurore.

Au musée jusqu’à l’aube
Stéphanie Nadeau, commissaire des programmes publics, éducatifs et communautaires, a partagé ses impressions sur le camp de base de La Cour des arts avec nous. « Le thème de Nuit blanche est bien exploité dans le cadre créatif, par exemple, grâce à l’artiste Victoria Ransom et à son projet éducatif pour les jeunes. Son idée fut de décoloniser notre façon de contempler les étoiles à travers les histoires algonquines traditionnelles. » De l’autre côté de la rivière, le Musée canadien des civilisations a attiré notre attention par ses projecteurs extérieurs ainsi que la musique du DJ Stefan Bergeron. L’institution ouvrait ses portes jusqu’aux lueurs du matin pour accueillir des expositions « Voodoo » et des portraits des grands personnages canadiens, dans le cadre de l’évènement « Volte-face ». Le placeur Daniel Spence a précisé qu’outre ces présentations, le Musée ne projetait que de la musique et des lumières dansantes. D’après M. Spence, « Volte-face présente une grande variété de figures qui ont marqué le Canada, comme Tom Longboat, Leonard Cohen, Madeleine de Verchères et d’autres activistes. » Selon les organisateurs, Nuit blanche Ottawa-Gatineau a été est une expérience très inclusive.

L’innovation consacrée
Par ailleurs, Mme Nadeau a présenté son invité coup de cœur, Bucko Art, qui nous a enchantés par une musique interprétée sur son iPhone. Ce n’est pas tout, puisque Bucko, avec l’ingéniosité d’un programmeur, a affublé sa chaise

Voodoo - Photo Marie-Claude Charron

Le dirigeable de Geneviève Thauvette volait au dessus de Ottawa School of Art - Photo Ming Wu et Jackpine

L’artiste Bucko - Photo courtoisie

Volte-face - Photo Marie-Claude Charron

10

www.lar otonde .c a

ARTS et CULTURE
ENTREVUE

culture@larotonde.ca

23 septembre 2013

StillNative
« une expérimentation continue »
Marie-Claude Charron Chef web

La Rotonde a rencontré le groupe de musique ottavien StillNative à leur demeure, le Castle Rock, où sied leur studio d’enregistrement. À défaut de les comparer aux groupes qu’ils reprennent parfois sur scène, ce duo Blues-Rock transcende son énergie et nous entraîne dans une expérience où la « performance en direct se fait reine ». Patrick Steele (voix et guitare) ainsi que Max Savage (batterie) se doivent, après leurs efforts et maints résultats qui promettent, de conquérir une place de choix dans la scène locale.
La  Rotonde  : L’année 2013, propulsée par le lancement de votre premier album, a été très chargée, tout comme celle qui l’a précédée. Pouvez-vous revenir sur quelques évènements récents? StillNative : Notre première tournée en août dernier, à travers les Maritimes, nous a promus davantage et nous a permis de rencontrer des artistes inspirants. En fait, nous avions fait des demandes aux journaux de l’Université

d’Ottawa l’année passée qui n’ont jamais abouti. Maintenant que l’album et la tournée sont passés, on ressent un intérêt plus prononcé de la part des médias. Dernièrement, ça a bougé beaucoup pour le groupe. Nous venons de participer au Festival de l’Outaouais Émergent (FOÉ), à l’Ottawa Fashion Week et au festival E.L.E., en plus du Bluesfest et du festival Fringe qui ont précédé la tournée. Nous avons aussi introduit un nouveau membre au groupe dans le cadre du FOÉ, le bassiste George Douglas, qui nous accompagnera pour certains spectacles. L’équipe du festival était professionnelle et nous a offert un préposé à l’équipement, la scène principale, le temps de produire une vidéo musicale après notre performance, puis une belle (et petite) audience. Nous comptons toujours devenir plus connus dans la région. Le festival E.L.E. est une bonne opportunité dans ce cas puisqu’il se situe sur le campus et ne coûte pas un sou. D’ailleurs, nous sommes fiers d’y présenter notre collaboration HipHop avec Atherton, un artiste professionnel dans sa manière de travailler qu’on a rencontré à l’Ottawa Rock Lottery. LR : Cette collaboration fait-elle partie de votre nouveau son? Exactement. Certains admirateurs restent attachés au duo, mais nous voulons consolider notre style musical avec l’ajout de collaborations. Bref, nos projets incorporeront du Jazz, du HipHop et même un côté électronique. Nous ne cesserons jamais d’expérimenter. LR : Quels sont vos échéances les plus immédiates? Nous allons diffuser deux vidéos, celle qui a été enregistrée pendant le FOÉ et une deuxième filmée lors du lancement de l’album éponyme. Nous prévoyons de sortir un EP en février prochain et chercher des fonds pour faire un nouvel album. Notre prochain concert aura lieu au Château Cyr le 31 octobre.

Photos Marie-Claude Charron

www.lar otonde .c a

11

23 septembre 2013

culture@larotonde.ca

ARTS et CULTURE

Exposition d’art sur les Une explosion de saveurs droits de la personne
GASTRONOMIE
Maude Rousseau Chef de pupitre C’est au cœur de la municipalité de Rockland que le salon des vins et de la gastronomie Prescott-Russell a fêté sa cinquième édition. Encore une fois, il y en avait pour tous les goûts. Plusieurs types de vins, de bières, de porto et de bouchées étaient offerts aux amateurs de gastronomie. que les gens seraient intéressés. » En effet, la plupart des amateurs de gastronomie n’en étaient pas à leur première visite au salon. C’est le cas de Johanne Lalonde, qui était là pour une deuxième année de suite. « Ça nous a permis de découvrir qu’est-ce qu’il y avait à offrir dans la région. Je viens de la région, je suis partie quelque temps et je découvre qui a ouvert de nouvelles choses. On découvre toute sorte de mets de différentes cultures. » Il y avait plusieurs nouveautés sur place, dont un bar chocolaté et le concours coup de cœur du public, présenté par la Cité collégiale. Les gens pouvaient se rendre au kiosque et voter pour leurs vins, leurs bières ou leurs bouchées gourmandes préférés. Maude Rousseau Chef de pupitre Pour la première fois, le Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne de l’Université d’Ottawa (CREDP) a utilisé le milieu artistique pour faire un lien avec les droits de la personne. Les œuvres sont présentement exposées au pavillon Fauteux et elles seront accessibles au public jusqu’au 11 octobre. habileté unique pour faire des connexions avec d’autres disciplines, parce que c’est une image que l’on n’a pas besoin d’expliquer pour comprendre, c’est visuel. » La principale inspiration de ces artistes vient bien sûr des droits de la personne, mais aussi de la justice sociale. « C’est une exposition unique parce qu’il y a différents types de sujet. Les œuvres peuvent toucher la torture, la guerre, l’accès à l’éducation, etc. », souligne M. Lubben.

De nouveaux projets
Une deuxième exposition aura lieu en octobre, toujours au pavillon Fauteux. Le professeur Lubben explique qu’il s’agira de la suite de l’exposition qui est présentement à l’Université, mais qu’à la demande de la chaire de recherche Fulbright, elle inclura des artistes canadiens. Que ces artistes soient des étudiants de la Faculté des arts ou bien des amateurs, l’important est de créer un dialogue et d’intéresser les gens. Par ailleurs, M.Lubben mentionne qu’il a un certain intérêt pour le côté bilingue d’Ottawa : « Je trouve qu’Ottawa est un bel exemple de la manière dont les différents langages peuvent travailler ensemble. Mon institution est près de la frontière du Mexique. Nous sommes aussi bilingues, mais ce n’est pas la même compréhension des cultures. » Le Centre de recherche sur les droits de la personne de l’Université d’Ottawa participera aussi au Festival du film des droits de la personne au mois d’octobre, en collaboration avec l’Institut canadien du film.

Un rendez-vous pour les amateurs de gastronomie
Plus de 45 exposants de la région étaient présents pour faire découvrir à la foule leurs différents produits. Pour eux , cette exposition gourmande est un moyen de découvrir les différents produits que l’on trouve près de chez soi et pour ensuite faire des choix locaux. D’ailleurs, le salon des vins et de la gastronomie est gratuit pour les exposants. Une des fondatrices de l’évènement, Bernadette Sarazin, nous explique d’où vient l’idée d’organiser ce salon. « Martine et moi on était des adeptes de vin, on aimait beaucoup fréquenter ces évènements-là à Ottawa. On a eu l’idée de faire un salon ici parce que c’était quelque chose que l’on n’avait pas dans notre région. On a pensé

L’art de s’exprimer
C’est avec l’aide de la photographie que plusieurs artistes américains et internationaux se sont exprimés sur le thème des droits de la personne. Les œuvres viennent de la chaire de recherche Fulbright en matière de droits de la personne et de justice sociale, occupée par Richard Lubben. Le but principal de cette exposition est d’ouvrir un dialogue sur les droits de la personne grâce à ces différentes œuvres : « C’est vraiment quelque chose de nouveau au Centre et je pense que ça peut ouvrir un différent dialogue sur certains sujets », explique l’agente de communication du CREDP, Michèle Philips. Selon l’artiste, aussi professeur agrégé au South Texas College, Richard Lubben, l’art serait un moyen de briser les barrières sur certains sujets entourant les droits de la personne : « Je crois que l’art a une

Une formule gagnante
Durant ces cinq années, les fonds amassés par le salon sont remis à un organisme de charité. « On choisit différents organismes de la région à toutes les années et puis les organismes fournis des bénévoles pour la soirée. Cette année, c’est la Maison Tucker qui bénéficiera des fonds. », explique Mme Dion. Pour une cinquième fois, le salon des vins et de la gastronomie était à guichets fermés. Martine Dion remarque le très grand intérêt des gens pour cette foire gourmande. « Je pense que le succès est là et que l’intérêt l’est aussi. Alors oui, probablement qu’il y aura une prochaine édition. »

FÊTE DES FRANCO-ONTARIENS

CONCERT

BAR 1848

MEHDI CAYENNE CLUB

FR
25 SEPT 2013 20H30
GRATUIT

12

www.lar otonde .c a

ARTS et CULTURE
CHRONIQUE CRITIQUE

culture@larotonde.ca
CRITIQUE CRITIQUE

23 septembre 2013

Télévision d’automne
Léa Papineau Robichaud Adjointe à la rédaction L’été est officiellement terminé pour laisser place à l’automne frisquet et pluvieux. C’est le temps de s’installer confortablement au chaud dans nos salons et d’écouter les nouvelles émissions de télévision que nous proposent les différentes chaînes canadiennes. Radio-Canada offre quelques nouvelles émissions réalisées au Québec telles que Les pêcheurs, La vie parfaite et Qu’est-ce qu’on mange pour souper? , des émissions ma foi fort intéressantes. V télé, pour sa part, nous présente des concepts nouveaux avec Apollo dans l’frigo ou bien Brassard en direct d’aujourd’hui . Comme nouveauté, on retrouve aussi Allume-moi et le Tic-tac-show . Les postes anglophones ont eux aussi quelques nouveautés à leur programmation. Played , une émission qui met en scène des policiers, ainsi qu’une comédie canadienne appelée Spunt out seront sur les ondes de CTV dès le 3 octobre. Pour sa part, CBC présentera la télésérie américaine Crossing Lines . Oui, vous avez bien lu, le radiodiffuseur public canadien présentera une série américaine sur ses ondes. Certains l’excuseront en rappelant les coupures budgétaires récentes au sein de la Société Radio-Canada (SRC) ou bien en soulignant que l’un des acteurs principaux de la série, Donald Sutherland, est canadien. Pourtant, je trouve inacceptable cette américanisation de nos programmes télévisuels. Je pointe CBC du doigt, car étant média public, c’est d’autant plus choquant, mais à d’autres chaînes, c’est encore plus grave, à mon avis. On retrouve une panoplie d’émissions américaines adaptées par les Québécois, comme le Tic-tac-show , ou pire encore, seulement doublées en français, telles que Qui perd gagne , ou bien Du talent à revendre . Parce qu’il ne faut pas seulement dénoncer et s’insurger, mais qu’il faut aussi savoir applaudir les bons coups, je souligne tout de même l’effort de V télé et de CTV, qui présentent des émissions conçues au Canada. C’est un effort louable qui donne un résultat intéressant. Je félicite aussi Radio-Canada pour ses nouvelles émissions rafraichissantes qui viennent s’ajouter aux séries marquantes qui roulent depuis plus d’une saison, telles que Unité 9 . Les autres chaînes, appartenant à un certain empire médiatique que je ne nommerai pas, devraient se remonter les manches et prendre exemple sur leurs concurrents. Après tout, nous avons beau être les voisins des États-Unis, nous n’avons pas leurs valeurs. Enfin, j’ose l’espérer…

Leo’s Early Breakfast

Depuis toujours, j’entendais la mer, une célébration de la vie

Le cœur perdu d’Élysabeth de Marie Gray

Maude Rousseau Chef de pupitre Samuel Poulin Secrétaire de rédaction Si vivre c’est mourir, Depuis toujours, j’entendais la mer propose plutôt un regard rassurant sur cette thématique, abordée depuis l’Antiquité, qu’est celle de la mort. Défini par l’écrivaine ellemême de « roman-tombeau », ce premier ouvrage romanesque d’Andrée Christensen mise en effet sur l’idée universelle de la mort, mais pour en faire un roman qui s’articule aussi bien autour de celle la vie. Roman-tombeau puisque, malgré l’omniprésence de thèmes obscures, ceux-ci servent néanmoins d’inspiration émotionnelle pour l’art, la naissance et la continuité de la vie. D’une beauté poétique qui ne saura dévoiler ce sombre tableau que pour en partager les plus beaux côtés, ce roman de l’écrivaine francoontarienne affriolera tous ceux qui s’aventureront dans ces pages à l’histoire touchante, et dont les péripéties évoquent des questions sur sa propre relation avec les questions existentielles. Le roman de Christensen, c’est le récit de la vie de Thorvald et de sa relation perpétuelle avec la mort, qui, une fois comprise, deviendra libératrice. L’auteure nous offre une pensée rafraîchissante, une œuvre littéraire au souffle philosophique, mais au style à la fois léger et imagé. Bref, un roman qui viendra pincer le cœur, et même modifier notre propre perspective sur la raison d’être. Depuis toujours, j’entendais la mer, c’est la célébration de la vie, par l’entremise de la mort. Des sujets-chocs et des histoires d’amour, le roman de Marie Gray nous transporte dans la vie d’une adolescente qui vivra beaucoup de grandes premières en un an. Élysabeth est une étudiante très talentueuse et choyée par la vie. Elle est entourée d’amour de la part de ses parents, de ses amies et surtout de son copain, Nico. Les deux tourtereaux ont une relation très intense depuis un an, sauf qu’elle se termine de façon très brutale. C’est alors que la vie d’Élysabeth change. Elle vit pour la première fois une peine d’amour qui l’entraîne vers des jours plus sombres. La jeune fille se replie sur elle-même et doit faire face à plusieurs autres problèmes. Élysabeth se retrouve dans une montagne russe d’émotion. Elle fait la rencontre de Sébas, un garçon avec qui elle tente d’oublier son beau Nico. Malheureusement, cette nouvelle relation est beaucoup plus nocive que réparatrice. Après toutes ses épreuves sentimentales, quel tournant prendra la vie de la jeune Élysabeth? Réussira-t-elle à se sortir la tête de l’eau et aller de l’avant, vers une nouvelle vie? Auteure de livres destinés aux adultes, Marie Gray sort des sentiers battus. Elle explique de façon très touchante et réaliste la vie troublante des jeunes adolescentes. Même si ce roman est à l’origine écrit pour les adolescentes, l’histoire est vraisemblable et nous rappelle des moments de notre vie, des sentiments déjà vécus. Je recommande ce livre aux filles qui voudraient vivre toutes sortes d’émotions.

Myriam Bourdeau-Potvin Journaliste bénévole Cette India Pale Ale au thé et à la goyave est d’inspiration américaine. Elle est née d’une collaboration entre la brasserie danoise Kissmeyer, celle de Dunham, située dans les Cantons-de-l’Est, et la maison de thé Camellia Sinensis de Montréal. Elle étonne autant par ses origines variées que par ses arômes complexes. On constate au premier coup d’œil sa couleur dorée dénuée de mousse, troublée par des petits dépôts blanchâtres. Au nez, elle dévoile d’intenses arômes d’agrumes liés à une forte odeur de thé Earl Grey. Un peu plus douces, des effluves de goyave qu’on retrouve également en bouche : celles-ci répandent leur subtil sucre tout de suite après l’amertume tranchante. On retrouve au palais du zeste d’orange flambé, mélangé à des arômes boisés d’écorce sèche. Elle évoque les tropiques et les fruits exotiques, soit l’ananas, les fruits de la passion et l’orange sanguine. Une finale qui se prolonge et s’éternise jusqu’à la gorgée suivante, qui ne saurait tarder!

C A LE ND RIE R CULTU RE L
Lundi 23 septembre :
Conférence : Diderot et les encyclopédies Pavillon Morisset salle 038 à 9 h Danse : Soirée danse Blues Café Show à 19 h

Jeudi 26 septembre :

Musique : The Bernie Worell Orchestra (Funk) Babylon Nightclub à 21 h. Musique : Jean-Louis Cormier Salle Jean-Despréz à 20 h

Centre National des Arts à 20 h. Musique : La Roda de Samba (musique brésilienne) Le Petit Chicago à 21 h. Musique : The Night Watch (Metal) Mercury Lounge à 19h30

Mardi 24 septembre:

Conférence: L’inappropriabilité de la Terre Pavillon Simard Salle 125 à 18 h Musique : Jaguar Priest (Hip-Hop) Café Nostalgica à 22h

Musique : Mehdi Cayenne Club (Rock) 1848 à 20h30 Théâtre : Alexandre Barette-… et personne d’autre Maison de la culture de Gatineau Salle Odyssée à 20 h.

Mercredi 25 septembre:

Célébration : Fête acadienne Carrefour Francophone Pavillon Jock-Turcot à 20 h. Théâtre : Les Peintres du charbon Maison de la culture de Gatineau salle Odyssée à 20 h. Festival: Oktoberfest Ottawa Clarke Fields à 18h.

Vendredi 27 septembre :

Dimanche 29 septembre :

Célébration : Fête de la culture Centre National des Arts à 11h30

Samedi 28 septembre :

Littérature : Le slam, de la poésie au rap, Bibliothèque municipale de Gatineau à 14 h Musique : Googoosh (musique iranienne),

www.lar otonde .c a

13

SPORTS

23 septembre 2013

Louis-Charles Poulin | sports@larotonde.ca

HORAIRE CHARGÉ DES ÉTUDIANTS-ATHLÈTES

Concilier sports, études et travail
Louis-Charles Poulin Chef de pupitre

Pour les étudiants, il est souvent difficile de concilier sports, études et, pour certains, un travail à temps partiel. C’est ce que dénonce l’ex-Alouette de Montréal et chroniqueur sportif, Matthieu Proulx. « La réalité des étudiants-athlètes du circuit universitaire n’est pas toujours glorieuse. Elle comporte son lot de sacrifices et de moments difficiles », explique-t-il. Les étudiantsathlètes de l’Université d’Ottawa (U d’O) sont eux aussi touchés par cette problématique.
Dans une chronique parue dans la presse la semaine dernière, Matthieu Proulx énonçait comment il avait trouvé difficile de concilier le football et ses études universitaires. « L’obligation de jumeler études et football me fait hésiter sur ce désir de retourner dans le temps », se rappelle-t-il en se demandant s’il aimerait revivre son parcours universitaire. Les athlètes de l’U d’O ne font pas exception à cette règle. Nombre d’entre eux doivent faire des choix difficiles pour arriver à obtenir leur diplôme tout en excellant dans leur sport. La thérapeute sportive en chef de l’U d’O, Crissy McPhee, confie que plusieurs athlètes viennent la consulter par rapport à ce type de problème. « Je crois que c’est toujours difficile de planifier et de bien balancer son horaire en fonction du sport et de ses études, surtout pour les jeunes athlètes durant leurs premières années d’étude à l’université  », dénote-t-elle. À titre d’exemple, on pourrait s’attarder sur l’horaire des joueurs de l’équipe de football des Gee-Gees. Les lundis en soirée ont lieu les rencontres d’équipe. Du mardi au jeudi, il y a chaque jour des rencontres et des pratiques s’étalant de 14  h jusqu’à la fin de la soirée. Les vendredis a lieu une

autre rencontre et ensuite, le samedi, l’équipe dispute son match de la semaine pour enfin le visionner le lendemain en après-midi. « C’est vraiment un horaire chargé. Tu n’as pas beaucoup de temps pour toi. Pour l’école, je fais de mon mieux, surtout que j’ai un travail à temps partiel en plus  », indique Simon Le Marquand, receveur des Gee-Gees. L’athlète, qui obtiendra son baccalauréat en Criminologie cette année, remarque qu’il n’est pas le seul de son équipe à vivre cette situation. « Quand on est dans l’autobus pour les matchs à l’extérieur, il y en a beaucoup qui étudient », dit-il. Selon lui, les entraîneurs s’adaptent bien et sont compréhensifs par rapport à aux études. Les athlètes pratiquant des sports individuels doivent eux aussi bien gérer leur temps pour réussir à combiner le sport et les études. « Lorsque je faisais mon bac, j’avais cinq entraînements d’escrime, deux séances de musculation et deux de cardio par semaine », explique Marc-André Leblanc, escrimeur et diplômé en traduction à l’U d’O. « J’essayais de faire un équilibre entre les études et le sport. Ma priorité était l’escrime et ce qui a pris le bord, c’était ma vie sociale », analyse l’épéiste. Marc-André occupe maintenant un poste de traducteur tout en étant entraîneur pour le club d’escrime de l’U d’O. Il remarque que plusieurs de ses athlètes sont affectés par ce problème. « Pour certains, ce sont les études qui en souffrent parce qu’ils se concentrent sur le sport. Pour d’autres, ils se présentent moins au club d’escrime pour étudier, et ce sont leurs performances sportives qui en souffrent », déplore-t-il. Il ajoute que, comme entraîneur, il remarque que la pression des résultats académiques affecte l’ambiance lors des pratiques. À l’U d’O, des services sont en place pour ces étudiants-athlètes afin de faciliter leur gestion du temps. Danika Smith, agente des services pour étudiants-athlètes de l’U d’O, croit que ces derniers sont bien encadrés. « Ils ont beaucoup de pratiques, de temps au gym, de voyagements et les attentes des résultats sportifs sont élevées. On essaie de les aider au niveau académique le plus possible. Chaque équipe a un coach académique qui fait du mentorat et qui les suit sur la route. Il est aussi possible de leur fournir des chambres pour étudier, s’ils en ont besoin. » Elle ajoute que les étudiants doivent maintenir une bonne moyenne académique pour faire partie d’une équipe interuniversitaire.

14

www.lar otonde .c a

SPORTS
FOOTBALL

sports@larotonde.ca

23 septembre 2013

Les revirements coûtent le match aux Gee-Gees

Marc-Antoine Laurin et son coéquipier tentent d’arrêter le joueur offensif de l’Université Queen’s. - Photo Léa Papineau Robichaud

Louis-Charles Poulin Chef de pupitre

Les Gee-Gees ont été défaits 36-21 par les Gaels de l’Université Queen’s à domicile. Malgré la pluie, les partisans des deux équipes étaient au rendez- La défensive et les unités spéciales limitent vous au campus Lees de l’Université les dégâts d’Ottawa (U d’O). Les unités spéciales et la défensive d’Ottawa ont livré une
L’attaque de l’U d’O a été incapable de marquer suffisamment de points pour prendre le dessus sur les Gaels, toujours invaincus cette saison. L’offensive du Gris et Grenat a été victime de plusieurs revirements, déplore l’entraîneur-chef Jamie Barresi. « Je ne sais pas combien on en a eu, mais ils nous ont fait mal. On a échappé le ballon ou été intercepté lors des moments où nous devions faire des jeux importants », analyse-t-il. « Nous avons joué contre Queen’s, McMaster et Western, qui nous ont battus cette saison et nous ne sommes pas loin derrière eux. Avec de l’amélioration, je crois qu’on peut rivaliser contre ces équipes », ajoute-t-il en soulignant que son équipe a fait des progrès depuis la semaine dernière.

Le quart-arrière de l’U d’O, Aaron Colbon, a été intercepté à trois reprises et le quart substitut, Derek Wendel, n’a pas fait mieux. « Rien ne fonctionnait à l’offensive pour nous et la défense adverse cachait bien son jeu. Ça nous mélangeait au niveau du jeu de passe et la pluie n’aidait pas non plus à attraper le ballon. Je dois dire qu’ils ont une bonne défensive », avoue le receveur Andrew Mullings, qui a marqué un touché pour Ottawa. Le numéro 85, Maxim Mireault, a lui aussi connu un bon match du côté d’Ottawa, captant deux passes de touché.

bonne performance, en empêchant trois tentatives de placement et obtenant un total de quatre sacs du quart. Le joueur défensif des Gee-Gees, Ettore Lattanzio, a réussi deux sacs du quart et a bloqué un botté de placement. Il a reçu le titre de joueur du match pour les Gee-Gees. « À la défensive et sur les unités spéciales, nous les avons arrêtés constamment. À l’attaque, ils ont éprouvé des difficultés, mais je suis fier de mon équipe malgré la défaite. Je suis aussi honoré d’avoir reçu le trophée de joueur du match », souligne-t-il. Le match a débuté avec Queen’s déjouant la défensive des Gee-Gees, grâce à une feinte de botté de dégagement, pour ensuite marquer un touché par la course. L’unité spéciale d’Ottawa a répliqué immédiatement en bloquant la tentative de placement de Queen’s pour limiter le pointage à 6-0 en faveur des visiteurs après un quart.

Au deuxième quart, Queen’s a raté un botté de placement et Ottawa a été incapable d’effectuer un retour sur ce jeu, donnant un point à l’adversaire. Par la suite, le Gris et Grenat fut victime d’un ballon échappé, permettant à Queen’s d’inscrire un deuxième touché avec une course de neuf verges. Les Gee-Gees ont marqué pour la première fois du match lorsque Queen’s leur ont accordé un touché de sureté. Le pointage fut alors de 14-2 après une demie, en faveur de l’Université Queen’s. Au début du troisième quart, l’unité spéciale des Gee-Gees a su s’imposer en bloquant un botté de placement. Par la suite, le quart-arrière substitut d’Ottawa, Derek Wendel, a subi une interception qui a coûté sept points à son équipe. En fin de troisième quart, la défensive d’Ottawa a provoqué un échappé qui a semblé motiver l’offensive sur la prochaine série. Après avoir couru pour 63 verges avec le ballon sur le jeu précédent, Aaron Colbon a rejoint le numéro 85, Maxime Mireault par la voie des airs pour un premier touché pour l’U d’O. Les Gee-Gees ont dû concéder un touché de sureté au début du quatrième quart. Aaron Colbon a rejoint Jordan Sutcliffe pour s’approcher de la zone payante. Ensuite, Andrew Mullings a capté le ballon pour une passe de touché de 11 verges, resserrant le pointage à 23-15. Le numéro 5 des Gaels, Aaron Gazendam, a enlevé tout espoir de revenir dans le match pour le double G en captant une bombe de 85 verges pour un touché. Par la suite, Queen’s a ajouté un touché par la passe, élevant la marque à 36-15. Enfin, le receveur d’Ottawa, Maxim Mireault, a capté une passe de 34 verges pour son deuxième touché du match, scellant le pointage à 36-21. C’est un troisième revers en cinq matchs pour les Gee-Gees depuis le début de la saison. Ils reprendront l’action samedi contre les Lions à l’Université York.

www.lar otonde .c a

15

23 septembre 2013

sports@larotonde.ca

Les Gee-Gees en bref
Soccer féminin : au premier rang du SIC
Léa Papineau Robichaud Adjointe à la rédaction Les troupes de Steve Johnson ont prouvé qu’elles méritaient leur première place au classement du Sport interuniversitaire canadien (SIC) en remportant une victoire de 7  à  1 samedi face aux Lakers de Nipissing et une autre de 1  à  0 dimanche contre les Voyageurs de Laurentienne. Samedi, c’est en deuxième demie que tout s’est joué, alors que les Gee-Gees ont marqué six points. Pilar Khoury a marqué deux buts pour ainsi rester au sommet du classement des buteuses des Sports universitaires de l’Ontario (SUO). Vanessa MacMillan, Corina Jarrett, Faythe Lou, Julia Francki et Chantal McFetridge ont été les autres marqueuses pour Ottawa. Les gardiennes de but Cynthia Leblanc et Alexandra Girouard se sont partagé les 90 minutes. À l’Université Laurentienne, dimanche, le travail de la gardienne de but ottavienne, Julia McDonald, a donné un bon coup de pouce à son équipe, réussissant huit arrêts. Corina Jarrett a marqué le but gagnant du match. Le Gris et Grenat affrontera les deux mêmes équipes la fin de semaine prochaine au terrain Matt-Anthony.

Voyager tout en jouant au basket
Léa Papineau Robichaud Adjointe à la rédaction

SPORTS

Catherine Traer, joueuse de deuxième année faisant partie de l’équipe de basketball féminin, a représenté le Québec aux Jeux de la Francophonie qui se déroulaient à Nice en France, la semaine dernière. Pour elle, il s’agissait d’une première participation sur la scène internationale, une expérience qu’elle n’est pas près d’oublier. À l’occasion de son retour sur le campus La Rotonde s’est entrenue avec la basketteuse originaire de Chelsea.

Rugby féminin : toujours invaincues
Léa Papineau Robichaud Adjointe à la rédaction Avec une victoire de 20-3 contre les Carabins de Montréal, Ottawa a porté sa série de victoires consécutives à quatre. La formation prend ainsi possession du premier rang au classement du Réseau des sports étudiants du Québec (RSEQ), tout juste devant Concordia qui est aussi invaincue cette année. « L’offensive a connu du succès », a mentionné la pilote de l’équipe, Jennifer Boyd, après le match. Nathalie Palmer, Simon Savary, Erin Van Gulik et Natasha Watcham-Roy ont chacune marqué un essai. Boyd a aussi souligné le travail de se ligne défensive, qui n’a pas laissé Montréal faire un seul essai durant les 80 minutes de jeu. « Aujourd’hui, nous avons réussi à appliquer beaucoup de choses sur lesquelles nous avons travaillé durant les pratiques, et j’étais très heureuse de voir ça  », a affirmé l’entraîneusechef après le match. Les Gee-Gees affronteront les Stingers de Concordia dans un duel pour la première place au classement vendredi à 19 h au terrain MattAnthony.

La  Rotonde : Comment te sentais-tu à Nice lors des Jeux de la Francophonie? Catherine Traer : J’étais vraiment contente. Enfin, j’ai eu une occasion de jouer à l’international, parce que ça fait trois ans d’affilée que je me faisais couper de l’équipe nationale. Donc j’étais contente d’être là et d’aller me prouver un petit peu. C’était un gros défi de jouer contre ces joueuseslà, mais je suis vraiment contente de l’expérience et j’ai beaucoup appris en tant que joueuse. J’espère être prise par l’équipe de développement l’année prochaine. Cette expérience va définitivement m’aider. Cet été, quand ils m’ont coupée aux essais de l’équipe nationale, ils m’ont dit que je gagnerais beaucoup en expérience en allant aux Jeux. LR  : Pourquoi avoir choisi de jouer au basketball? CT  : Mon père a joué ici à l’Université, donc depuis qu’on est tout petits, mon frère et moi, avant même qu’on ait conscience de jouer au basketball, il nous y a initié . Aussi, le fait que mon grand frère y joue, comme petite sœur, je voulais faire tout ce que mon frère faisait. LR  : Quels sont les aspects du sport que tu aimes? CT : J’ai toujours eu un gros caractère et ma mère me disait, quand j’étais jeune,

Catherine Traer rêve de jouer au niveau professionnel en Europe. - Photo Jérôme Simon

quand je ne pouvais pas jouer, j’étais toujours frustrée. Le basket me défoulait. J’ai réalisé en grandissant que la compétition, j’en ai besoin dans ma vie, parce que dans la vie de tous les jours, je ne suis pas très compétitive, mais quand il s’agit de sport, c’est complètement différent. C’est comme une autre personnalité qui transparaît. LR : Y a-t-il des choses que tu aimes moins dans le basketball? CT : Ça prend beaucoup de temps dans mon quotidien. Ce n’est pas quelque chose que je n’aime pas, mais c’est dur de s’ajuster. Disons que j’ai perdu beaucoup d’amis parce qu’ils n’acceptaient pas de me voir seulement une fois tous les trois mois.

LR : As-tu des passe-temps autres que le basketball? CT : L’été, j’aime bien lire parce que je n’ai pas de livres d’école à lire. J’aime beaucoup voyager aussi et c’est quelque chose que j’aimerais faire avec le basket. Jouer en tant que professionnelle dans un autre pays fait partie de mes objectifs. LR : Quel est ton plus grand rêve? CT : Ça serait de jouer au niveau professionnel après l’université. Mon entraîneuse-assistante cet été, c’était l’entraîneuse de l’UQAM et elle a joué jusqu’à 39 ans dans les rangs professionnels des ligues européennes. Elle m’a parlé beaucoup de son parcours. Cela m’a tellement impressionnée que j’aimerais vraiment suivre son exemple.

16

www.lar otonde .c a

SPORTS
CHRONIQUE

sports@larotonde.ca

23 septembre 2013

L’homme de la situation
Louis-Charles Poulin Chef de pupitre Il y a de cela quelques jours, Jason Spezza a été nommé nouveau capitaine des Sénateurs d’Ottawa. L’organisation de l’équipe hésitait entre lui et Chris Phillips pour savoir qui allait porter le « C » sur son chandail. Lorsque les Sénateurs ont annoncé que ce serait Spezza, je me suis posé quelques questions : ontils fait le bon choix? Sera-t-il en mesure de rallier son équipe et les partisans comme l’a fait son prédécesseur Daniel Alfredsson? J’en suis venu à la conclusion que Spezza est bel et bien l’homme de la situation. Chris Phillips méritait lui aussi d’être capitaine car il est celui avec le plus d’ancienneté chez les Sénateurs. Par contre, Spezza, qui a passé 11 saisons à Ottawa, est un joueur bien connu des partisans. De plus, le nouveau capitaine figure parmi les meilleurs compteurs de son équipe d’une saison à l’autre. Pour attirer les partisans et vendre des billets, il sera plus facile si la tête d’affiche est un joueur qui marque beaucoup de buts. Le rôle de Phillips comme défenseur est tout aussi important, mais on parlera beaucoup plus d’un joueur offensif qu’un arrière qui fait son travail Selon moi, le rôle de capitaine est en quelque sorte un rôle symbolique, un peu comme une mascotte. Il représente l’image de l’équipe et c’est à lui que les partisans s’identifient. Par exemple, je me souviens qu’avec le numéro 11, Daniel Alfredsson, à la 11e minute de chaque période, les partisans criaient son nom, et ce, même s’il n’était pas sur la glace. C’est un sentiment d’appartenance que les partisans avaient éprouvé avec l’ancien capitaine. Je crois que les partisans des Sénateurs sauront s’identifier à Jason Spezza, comme ils l’ont fait avec Alfredsson. Il existe déjà une chanson spécifique entonnée lorsqu’il marque un but à domicile. Chris Phillips, qui est plus discret, aurait eu de la difficulté avec ce rôle. Il sera d’autant plus difficile de succéder à Daniel Alfredsson, qui fut très populaire pendant ses 13 saisons comme capitaine à Ottawa. Chris Phillips pourra toutefois continuer à exercer un rôle de leader au sein de l’équipe. Il sera sans aucun doute un élément sur qui compter pour la nouvelle tête d’affiche des Sénateurs, Jason Spezza.

ÉTOILES DE LA SEMAINE
Simone Savary : Rugby Ettore Lattanzio : Football Pilar Khoury : Soccer

Elle a été nommée joueuse du match samedi lorsque son équipe a défait les Carabins de Montréal sur la route, 20 à 3. La joueuse de deuxième année a réussi un essai, aidant l’Université d’Ottawa à remporter le match.

Le joueur de ligne défensive a réussi à bloquer un botté de placement et a rejoint le quart-arrière de Queen’s à deux reprises dans le champ arrière samedi. Lattanzio est quatrième au classement de la ligue, avec un total de cinq sacs du quart cette saison.

La joueuse de troisième année a marqué deux buts samedi dans la victoire de 7 à 1 de son équipe face aux Lakers de Nipissing. L’équipe de soccer des Gee-Gees est classée première au pays, n’affichant aucune défaite depuis le début de la saison.

CLASSEMENTS
Rubgy féminin
MJ V D P C PTS
CONCORDIA 4 4 0 112 42 OTTAWA 4 4 0 118 43 MCGILL 4 3 1 132 41 LAVAL 4 2 2 127 56 CARLETON 4 1 3 92 124 MONTREAL 4 1 3 78 87 SHERBROOKE 4 1 3 87 105 BISHOP’S 4 0 4 0 1248 8 8 6 4 2 2 2 0

Soccer Féminin

MJ V D N BP BC PTS
OTTAWA 8 6 0 2 30 3 20 CARLETON 8 5 2 1 23 6 16 TORONTO 8 5 2 1 12 6 16 QUEEN’S 8 4 1 3 11 5 15 LAURENTIENNE 8 4 2 2 9 6 14 RYERSON 8 3 4 1 8 10 10 NIPISSING 8 1 4 3 10 23 6 RMC 8 1 6 1 4 15 4 TRENT 8 0 8 0 3 36 0

Football

MJ V D PP PC PTS WESTERN 5 5 0 307 84 10 GUELPH 4 4 0 107 64 8 QUEEN'S 4 4 0 132 59 8 WINDSOR 5 3 2 131 140 6 YORK 4 2 2 129 176 4 MCMASTER 5 2 3 179 98 4 OTTAWA 5 2 3 61 113 4 WATERLOO 4 1 3 88 91 2 LAURIER 5 1 4 63 142 2 TORONTO 5 1 4 100 171 2 CARLETON 4 0 4 26 162 0

www.lar otonde .c a

17

OPINIONS
redaction@larotonde.ca

23 septembre 2013

Faisons d’eux des acteurs de changement
Mariama Biki Kaba Journaliste bénévole Il y a présentement 115 millions d’enfants, particulièrement des filles, qui sont démunis du droit à l’éducation dans le monde entier. Ils ne savent ni lire, ni écrire. Le droit à l’éducation est pourtant un droit dont chaque enfant devrait bénéficier, comme c’est le cas ici au Canada. Par son acte salutaire pour le continent africain, le Partenariat mondial pour l’éducation est devenu l’un des outils les plus significatifs du changement dans le domaine

éducatif. Prônant l’équité et la justice sociale pour tous les enfants, ce partenariat est le seul à pouvoir marquer d’une pierre blanche la sortie des enfants de l’analphabétisme. L’éducation est un investissement. Le Canada doit donc s’impliquer encore plus activement afin de réunir les ressources nécessaires au Partenariat, et ce, pour le prochain cycle financier de trois ans. Cela permettrait d’améliorer le niveau de scolarisation des jeunes Africains. Cet investissement sauverait et donnerait un avenir meilleur à un grand nombre d’enfants. Osons faire de ces petits anges des citoyens instruits qui sauront contribuer à changer les choses pour le mieux.

Redécouvrir l’histoire et la célébrer
Samuel Poulin Secrétaire à la rédaction L’étudiant à l’Université d’Ottawa, je ne cacherai pas ma passion pour l’histoire, et encore moins ma fierté d’être Canadien français. Mais ne partez pas à l’épouvante, je n’ai point ici l’objectif de vous relater une leçon d’histoire. Si l’histoire canadienne est pour moi quelque chose d’excitant, je souhaite simplement, ne serait-ce qu’au minimum nécessaire, vous soulever un sourcil, profitant de notre existence en cette année 2013 pour élever votre curiosité sur les grands moments que célèbreront (ou qui le furent déjà) ce grand pays qu’est notre Canada. Plus tôt cet été, alors que je discutais de choses, croyez-moi là-dessus, pas trop intéressantes avec ma mère, notre conversation a abouti (je n’ai aucune idée pourquoi, ni comment) à la monnaie canadienne. C’est alors, qu’à la blague, je lui ai demandé qui était sur nos billets de cinq dollars. Voyez-vous, ma mère est enseignante d’école et, aussi banale que je croyais ma question, j’étais sûr qu’elle allait me répondre : « Ben là Sam, c’est Wilfrid Laurier », ou même, « c’est le bonhomme avec le chapeau haut-de-forme ». Mais, après une interrogation plus approfondie, je me suis rendu compte que les figures historiques, dont les accomplissements furent tels que leurs visages circulent de nos jours partout au pays, et même ailleurs, sont peut-être victimes d’indifférence de la part de plusieurs citoyens. Saviez-vous, et si oui, j’en suis enchanté, que les célébrations du 200e anniversaire de la guerre de 1812 ne se sont pas arrêtées l’année dernière, en 2012? En effet, cette guerre, fut-elle perdue par les Canadiens, vous et moi serions fort probablement Américains, ne s’est terminée qu’en 1815. Il n’est donc pas trop tard pour explorer les différents évènements et pour apprécier les multiples commémorations prévus à la célébration de l’anniversaire historique. Sur ce, je vous incite à vouloir connaître la riche histoire du Canada. Vous y trouverez des épisodes fascinants et uniques, alors que très peu de pays peuvent se vanter de s’être formé sans révolution sanglante, par l’entremise de la paix, pour s’étaler sur un si grand territoire. Prenez le temps, en 2015, de lever un verre au 200 e anniversaire de la naissance de notre premier chef de gouvernement, et père fondateur, Sir John A. Macdonald. Parcourez les rues du centreville, le 1 er juin 2017, au 150e anniversaire de la naissance du Canada. L’histoire du Canada, ce n’est rien de sorcier, c’est une histoire magnifique et presque miraculeuse, qui n’attend rien de plus que d’être redécouverte.

Très prochainement, l’Antenne d’ivoire, l’émission de radio de La Rotonde, sera de retour sur les ondes de CHUO 89,1 FM.

CLINIQUE JURIDIQUE COMMUNAUTAIRE DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA
Nous offrons GRATUITEMENT des conseils juridiques et des services de représentation, ainsi que des services de notariat aux étudiants de premier cycle
Sous la supervision de juristes, des étudiants en droit offrent de l’aide pour traiter divers problèmes d’ordre juridique :
 Droit pénal, tel que : - Possession de drogue - Vol - Fraude  Certaines infractions provinciales  Droit des locataires, tel que : - Réparations - Évictions - Retour du dépôt du dernier mois  Demandes à la Commission d’indemnisation des victimes d’actes criminels

Services de notariat offerts :
   Affidavits Déclarations solonnelles Copies certifiées conformes de documents originaux

La Rotonde souhaite remercier les contributeurs de la semaine :
Les Fauteux de Troubles Paola Boué Mariama Biki Kaba Myriam Bourdeau-Potvin

Heures des cliniques d’accueil: Lundi : 19h00-21h30 Mercredi : 19h00-21h30 Jeudi : 14h00-16h00 Aucun rendez-vous est nécessaire
18

Addresse 17 Copernicus (Coin de King Edward et Laurier) Téléphone : 613-562-5600

www.lar otonde .c a

L

Édition du lundi 23 septembre 2013 VOLUME LXXXII NO3 109, rue Osgoode Ottawa, Ontario K1N 6S1 TÉL. : 613 421 4686 RÉDACTION Rédacteur en chef Ghassen Athmni redaction@larotonde.ca Adjointe au rédacteur en chef Léa Papineau Robichaud adjoint@larotonde.ca Secrétaire de rédaction Samuel Poulin revision@larotonde.ca Correcteurs Héloïse Brindamour correction@larotonde.ca Jean-Marie Rurangwa texte@larotonde.ca Actualités vacant actualites@larotonde.ca Élaine-Yanie Desjardins informations@larotonde.ca Marc-André Bonneau nouvelles@larotonde.ca Arts et culture Maude Rousseau culture@larotonde.ca Sports Louis-Charles Poulin sports@larotonde.ca Opinions et procrastination redaction@larotonde.ca Web Marie-Claude Charron web@larotonde.ca Directeur de production Benjamin Roy production@larotonde.ca Directeur artistique Jérôme Simon direction.artistique@larotonde.ca Illustrateur Nicholas DuBois photographe@larotonde.ca Journaliste Sinda Garziz journaliste@larotonde.ca ADMNISTRATION ET VENTES Directrice générale Vacant direction@larotonde.ca Publicité Cathy Le Réseau Sélect cathy.le@tc.tc Prochaine parution Lundi 30 septembre 2013 La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc., et distribué à 2 500 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

15-Love
Les FTX de Troubles Collaboration spéciale La canado-québéco-polonaise, Aleksandra Wozniak, fut tellement frustrée que le nom de son petit copain, le pas si talentueux que ça Louis Leblanc, soit noirci de la liste des joueurs étant présents au camp d’entraînement du Canadien de Montréal, qu’elle répliqua à l’organisation de la Sainte Flanelle d’un revers composé de méprisants gazouillis. La joueuse de tennis a ainsi agi sans aucune partialité apparente. Ce comportement serait motivé par l’infime apport financier de son copain Louis au compte conjoint. De son côté, Louis Leblanc, qui devrait techniquement prendre le chemin d’Hamilton dans les prochains jours (si ce n’est pas déjà fait), laisse percevoir une hésitation à se joindre au club école du Canadien. Non pas sans stupeur, nous avons eu vent qu’il désirerait déménager sur la Rive-Sud de Montréal. Ainsi, il pourra regarder les pratiques des grands au Complexe Sportif Bell, à Brossard, en plus de travailler à temps partiel comme serveur au restaurant le Chêne Blanc de Boucherville. Les rumeurs veulent que Louis soit l’homme en état d’ébriété qui a causé le renvoi d’une des serveuses de ce restaurant, Valérie Couturier, après qu’elle ait tenté d’empêcher le conducteur saoul de conduire son véhicule. Ayant graissé des pattes pour fermer les trappes des propriétaires dudit restaurant et des policiers l’ayant empêché de conduire avec les facultés affaiblies, il se serait du même coup déniché un emploi. Cela expliquerait pourquoi la direction du restaurant ne peut dévoiler les raisons précises du congédiement de madame Couturier. Comme quoi, l’argent détrône souvent le gros bon sens. Après tous ces bouleversements, les spéculations voulant qu’Aleksandra souhaite maintenant quitter son petit ami Louis de cœur vont de bon train. « Ce n’est rien de personnel », nous a-t-on rapporté, mais à moins que Louis ne se rende à La Coruna réclamer le lot perdu de 6,3 millions de dollars, tous s’entendent pour dire que la relation tire à sa fin. Le sort des deux tourtereaux dépendrait possiblement de la décision de la Cour suprême de la ColombieBritannique relativement au cas de Charlie Zampieri, qui réclame à son ex-fiancée la bague de fiançailles qu’il lui a achetée pour la modique somme de 16 500 $. « Si Charlie a gain de cause, je pourrais réclamer le jock strap que j’ai acheté à Louis cette année pour nos fiançailles.  » Dommage, puisque comme Pat Brisson l’a mentionné à La Presse : « L’an dernier au camp, sur une note de 10, je lui (Louis) aurais donné trois ou quatre. Cette année, [avec son jock strap en diamant] c’est un huit sur 10. » Réflexion : Si le PQ possédait le Canadien, le club deviendrait-il simplement La Flanelle?

Les Publications La Rotonde inc. sont une organisation à but non-lucratif gérée par un conseil d’administration (CA) de membres votants. Vous trouverez en ligne les ordres du jour et les procès-verbaux des réunions du CA, des assemblées des membres ainsi que les Status et Règlements en vigueur qui régissent l’administration du journal. Pour communiquer avec les membres du conseil exécutif, veuillez vous référer aux adresses ci-dessous. Simon-Nicolas Grandmaître – president@larotonde.ca Marie-Christine Corbeil – secretaire@larotonde.ca Jakob Pomeranzev – tresorier@larotonde.ca Membres votants : Réjean Léger et Justin Csécs Membres non-votants : Ghassen Athmni

La Rotonde est à la recherche de personnes, afin de siéger sur le CA en tant que membre votant.
Envoyez votre CV et votre lettre de présentation à president@larotonde.ca

La Rotonde cherche des journalistes, photographes, dessinateurs qui veulent partager leur talent et publier à titre gracieux leur travail dans les pages du journal.

Écrivez nous à redaction@larotonde.ca
www.lar otonde .c a
19