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Vî.^

i.«»

.

DES

NOTATIONS MATHÉMATJQl]ES
ÉNUMÉRATION, CHOIX ET USAGE

Désiré

ANDRE.

L'Algèbre, comme tontes les langues, a ««s grands écrivains qui savent marquer tous les sujets à l'empreinte de leur géoie.
J.

Bertrand.

De quibusdeua magui momenti miiiutiis
Stoljl.

PARIS,
GACTHIEU-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE
t)l-

BUREAU DES LONGITUDES, DE l'ÉCOLE
Quai des Grands-Augustins,
55.

POI.

YTECll MQU

K,

1909

DES

NOTATIONS MATHÉMATIQUES
ÉNEMÉRATION, CHOIX ET USAGE

4'2G6l

PARIS.

IMI'HIMERIE G A

l

T H lE R

-

V

l

LLA RS

,

Quai des Grands-Aiigustins, 55.

DES

NOTATIONS MATHÉMATJQLES
ÉNUMÉRATION, CHOIX ET IJSAGE

Désiré

ANDRÉ.
L'Algèbre, comme toutes les langues, .1 ses grands écrivains qui savent marquer tous les sujets à l'empreinte de leur génie.
J.

Bertrand.

De quibusdam magni momenti miniUiis.
Stoll.

PARIS,
GAUTHIEU-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE
DU BUREAU DES LONGITUDES, DE l'ÉCOI.E POLYTECHNIQUE,
Quai des Grands-Augustins,
55.

1909

QA

m

lous droits de tiaducliun

cl

de reproduction réservés.

.

.

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

Définition des notations mathématiques

En

tout écrit

moderne sur

les

Mathémaliques, chaque page pour
d'une part, un

ainsi dire, abslraclion faite des figures et autres illustrations nécessaires,

nous présente des écritures de deux sortes
;

:

texte tout à fait analogue à nn texte littéraire

de l'autre, un ensemble

lettres, de chififres, de signes, de symboles, c'est-à-dire un ensemble de caractères idéographiques spéciaux. La première de ces parties pourrait se nommer le discours; la seconde s'appelle

de

(V ovà\ni\'ueV algorithme

de

la

question.

Ce sont

les
la

éléments variés
locution géné-

constituant cet algorithme que nous désignons par
rale de

notations mathématiques
son
litre

Comme

l'indique,

le

présent Ouvrage est consacré

entièrement

à l'étude

de ces notations. Cette étude, semblable en

cela à l'Algèbre, est à la fois

une science

et

un

art

:

une science,
leur forme,

puisqu'elle nous fait connaître les notations usitées,
leur signification,, leur origine, leur histoire;

un

art,

puisqu'elle
les

nous donne des règles sûres
employer.

pour

les

bien choisir et

bien

Remarques
Les géomètres,
ployaient guère
soit

historiques.

de l'antiquité,
signes

soit

du moyen âge, n'emles

comme

spéciaux que

lettres

de leurs
les

alphabets; encore ne

les

emplovaient-ils que
les

|)Our

désigner

éléments des figures, ou

quantités géométriques,

longueurs,

DISCOURS PRELIMINAIRE.

Diophanle (') paraît être le premier qui ait représenté par une lettre l'inconnue d'un problème d'Arithmétique Yièle (2), le premier qui ait représenté de la même façon les
superficies, volumes.
5

nombres connus,

c'est-à-dire les données.

Les signes d'opérations,
antérieurs au xvi^ siècle.
d'inégalité et,

+, —, X,
Il

:,

ne nous semblent pas êlie
des signes d'égalité,

en est de

même

en général,
:

de tous les signes de relations. Les

signes de coordination

parenthèses, crochets, accolades, lignes

de points, se sont introduits peu à peu, selon le besoin.
tion d'un signe uni(|ue a eu parfois les plus

L'inven:

heureux
a

résultats

le
le

signe exposant, dû ce semble

à

Descartes,

a

notablement abrégé

calcul algébrique; l'algorithme
les

commode
;

de Leibniz
de

fort accéléré

progrès du calcul dilïerentiel
(^),
a

le

signe de congruence, imaginé
les

par Gauss

simplifié toutes

égalités

la

théorie

des

nombres.
lences,

Certaines notations particulières
:

sont nées de nos
celles des équipol-

jours, par exemple
celles

celles des déterminants,

des

quaternions.

Quelques-unes
:

même

ne

nous

paraissent pas encore absolument fixées

telles

sont celles des fonc-

tions elliptiques, celles des groupes, celles des ensembles, celles de
la

géométrie vectorielle.

Quoi

qu'il

en

soit,

du temps de Pascal

tions étaient encore imparfaites et

mètres du

xYiii*^ siècle et

et de Fermât (^) les notaincommodes. Ce sont les géodu commencement du xix", principalele la

ment Euler, Lagrange

(^) et leurs disciples, qui ont constitué
et lui

système actuel des notations mathématiques,

ont donné

forme sous laquelle nous l'employons couramment aujourd'hui.

P?'e?niers

avantages des notations.
les

Les signes d'objets, c'est-à-dire
les

signes de |)oints,

de lon-

gueurs, de surfaces, de volumes, de quantités quelconques,

même

groupes de

chifl'res

représentant des nombres déterminés, ne

(') Environ 35o ans après Jésus-Clirisl.
(')

Né en

i54o,

mort en

i6o3.

(') Descaries. iSgG-iôSo; Leibniz, 1646-1716; Gauss, 1777-1854. (*) Pascal, 1623-1662: Fermai, 1601-1660.
(=) Euler, 1707-1783; Lagrange, i736-i8i3.

DISCOURS PnÉLIMINAIRE.

VII

constituent pas une langue
clature, analogue à

ne forment, au plus, qu'une nomencelles de la Botanique ou de la Zooloo^ie. Les
:

ils

anciens, qui
liraient

ne possédaient point d'autres signes spéciaux, ne de ceux-là que des avantages très faibles, se réduisant pour ainsi dire à des abréviations graphiques. Dans la plupart de leurs
lités,

théorèmes, Euclide, Archiniède, Apollonius (*) emploient des égades proportions surtout, qu'ils combinent souvent entre elles.
leur faut les énoncer toutes eu langage ordinaire;
et
il

Il

leur faut
les
!

énoncer encore de cette façon,
transformations
qu'ils
!

démontrer
subir.

à

mesure toutes

leur

font

Quelles

complications

Quelles longueurs

ne peut se faire

expérimenté soi-même, on une idée de leffort nécessaire pour comprendre, ou
l'avoir
les

A moins de

simplement pour suivre,

démonstrations ainsi rédigées.

Au
tions,

contraire, dès qu'aux signes d'objets dont nous venons de

parler on associe les signes d'opérations, de groupement, de rela-

on obtient,

à la place

d'une simple nomenclature, une langue

véritable. Les signes d'objets ne sont,
substaiitifs
;

pour

ainsi

parler,

que des

les signes

d'opérations et de groupement permettent de

lier ces substantifs

entre eux; les signes de relation nous donnent

le

mojen
sujet,

d'écrire de véritables phrases.

Toute
le

égalité,

toute inéest

galité n'est-elle pas
le

une proposition dont
est
le

premier membre
et

dont

le

second membre

l'altnbut,

dont

le

signe
difft'-

même

de relation constitue

verbe? Grâce au système de ces

renls signes, les phrases mathématiques n'ont plus besoin d être
écrites en lanjjao:e ordinaire
:

elles s'écri\ent à l'aide

de notations

spéciales et deviennent infiniment brèves, précises et claires. Bien
plus, grâce à cette

même

écriture,
les

il

n'est plus nécessaire d'explifait

quer
subir

ni
:

de démontrer à mesure

transformations qu'on leur

l'Algèbre les eflfectue, sans explication, d'une façon abso-

lument mécanique.
Ces
très

De

là,

pour

le

lecteur

comme pour

l'auteur,

d'énormes abréviations

et siujplificalions.
les seuls.
le

grands a\anlages ne sont pas

Les équations ou
tout ce qui les

relations quelconques, qui interrompent

discours, nous en j)ré-

sentent d'autres.

En résumant, pour
et
la

ainsi parler,

précède, elles nous indiquent ce qui est déjà
à

fait et

ce qui reste

faire.

L'attention

mémoire eu sont singulièrement soulioo

Cj

Euclide, 3oo; Archiméde, 2ju; Apollonius,

ans avant Jésus-Clirisl.
a.

VIII

DISCOURS PRELIMINAIKE.

lagées.

Elles le sont aussi

par l'emploi, qu'on ne saurait trop

recommander, des signes de coordination, en particulier des signes de sé|)aralion et de correspondance. Toute démonstration, toute recherche se partage évidemment en différentes parties ou phases rien n'est plus avantageux, pour l'œil et pour l'esprit, rpie la mise
:

en évidence, à
successives.
la

l'aide des signes

de coordination, de ces divisions

— Sans doute on aurait tort de dire avec Lagiange que

Géométrie ancienne, qui ne se sert point de nos signes spéciaux, doit être regaidée comme une langue morte. Mais on serait, selon nous, bien près de la vérité en affirmant que c'est à l'usage continuel qu'elles en font que
les

Mathématiques modernes doivent prinles

cipalement leur supériorité sur
tour leurs différentes parties.

anciennes, leurs progrès inces-

sants et surtout les généralisations et extensions qu'ont reçues tour
à

Extensions
Considérons un problème
(es

et généralisations.
à

une seule inconnue, où
les calculs,

les

données
sur
à la

sont des nombres déterminés, écrits en chitTres.

En raisonnant
nous arrivons

données

valeur

et efTectuant à mesure numérique de l'inconnue.

Si un

problème tout

pareil se
il

présente, ne différant de celui-là que par les valeurs des données,

nous

faut,

pour

le

résoudre, recommencer, dans leur ordre, tous
:

nos raisonnements et calculs

le

travail n'est

guère moindre cette

seconde
tions les
lettres

fois

que

la

première. — Mais supposons que nous représend(;s lettres et

données par

que nous raisonnions sur ces
les

comme nous

avons précédemment raisonné sur

nombres.
;

Les calculs ne pouvant plus être effectués seront seulement indiqués
les

données représentées par
ou

les lettres

ne se prêtant plus à aucune
traverseront
;

simplification
j)hases

réduction numérique

toutes

les

delà question sans cesser d'être reconnaissables

finalement,

nous obtiendrons une expression qui nous fera connaiiie par quel ensemble d'opérations l'inconnue se peut déduire des données. L'égalité ayant pour second membre cette expression et pour premier membre l'inconnue est ce qu'on appelle une formule. Celle

formule nous fournit
particuliers, en
les valeurs

à

elle seule la solution

de tous

les

problèmes

nombre

infini, qui

ne diffèrent du premier que par
:

numériques des données

il

nous

suffit,

en eHet, d'j

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

IX

remplacer dans chaque cas
les

les lettres

par

les

nomlires et d'efTectuer

opérations. Elle est analogue aux recettes de l'industrie, car elle

les résultats à coup sûr, sans avoir à recommencer ni essais ni recherches. De là l'extension, l'universalité, pour parler comme Newton ('), donnée à l'Arithmétique (-) par

nous permet dohlenir

les signes

de l'Algèbre. Cette extension,

il

faut bien le remarquer,

uniquement due à l'idée qu'a eue Vièle de représenter les données par des lettres de l'alphabet. Tel problème d'Algèbre ou de Géométrie, traité par le calcul,
est

conduit à des expressions qui semblent n'avoir aucun sens, ou
plutôt qui paraissent absolument impossibles. L'Algèbre ne s'arrête

point court devant ces impossibilités. Avec une audace dont

les

autres sciences n'offrent guère d'exemples, elle passe outre; elle

accorde droit de cité à ces expressions impossibles;

elle

se

les

approprie au
elle

lieu

de

les exclure.

A

l'aide

de notations nouvelles,

en constitue ce qu'on appelle des symboles; et ces symboles,
fictifs

nombres

ou pseudo-quantités, par convention résolvent
les sciences

le

problème. Il est nécessaire dans mesure qu'on avance. Les symboles
ration des

de généraliser

à

ainsi

formés permettent
la

les

plus utiles généralisations. C'est grâce, par exemple, à

considé-

au xvii^

nombres négatifs et des nombres imaginaires, créés siècle, que tonte équation algébrique du degré m peut

être regardée

comme

admettant toujours exactement

m

racines.

D'ailleurs, la théorie des opérations sur les

nombres imaginaires,
de ces calculs
xix^ siècle,
à

les

nombres négatifs, les nombres complexes, et l'appropriation
elles

des usages pratiques et réels ont pris, surtout au
:

une extension considérable

constituent l'un des

plus beaux titres de gloire des savants modernes.

Certains ont dit qu'il n'avait
des coordonnées pour inventer,

manqué

à

Euclide que

la

notion

métrie analytique.

suppose l'usage
de
quantités,

et

plus de 2000 ans, la Géoil j a semble bien cependant que cette invention signes l'habitude des notations mathématiques
Il
:

d'opérations,
le

de

relations.

En
la fin

fait,

elle
les

ne

s'est

accomplie, par

génie de Descartes, qu'après tous

progrès

que

les

notations avaient réalisés pendant

du xvi"

siècle et le

(')

(-)

Né en 1G42, mort en 1727. Arithmetica universalis est

le titre

d'un Ouvrage de Newton.

X

DISCOURS PRELIMINAIRE.
xvii^.

commencement du
l'Algèbre et
la

— On en

connaît

les

immenses

résultats

:

Géomélrie soudées ensemble, ou plutôt se pénétrant

l'une l'autre; l'étude des courbes et des surfaces

ramenée

à

celle

des équations

et,

réciproquement,

les

courbes

et les surfaces ser-

vant à

la

représentation, à l'interprétation des fonctions de deux et

de

trois variables.

Les notations ont permis d'aller encore plus
si

loin, car les

hyperespaces, introduits

hardiment dans
faits

la

Science,

ont (ourni une interprétation géométrique des
analytiques relatifs à un

algébriques ou
variables indé-

nombre quelconque de

pendantes.
les noms de calcul fonctionnel, calcul des opérations, on comprend tous les calculs où les signes symbolique, calcul

Sous

d'opération perdent leurs significations ordinaires et deviennent
soit des signes

de quantités, soit des indications purement
le

niques.

— Dans
la

premier

cas,

on peut opérer sur eux

mnémocomme sur

les signes

de quantités, en avant soin seulement de se soumettre au

permanence des règles du calcul. C'est ce que fait constamment la nouvelle Algèbre. Dans le second cas, qui est de beaucoup le plus fréquent, on écrit à la façon d'une expression ancienne, très connue, une expression nouvelle qui lui ressemble. Renconlre-t-on, par exemple, un polj'nome rappelant le développement d'une certaine puissance du binôme? On lui applique la
principe de

notation de cette puissance, en avertissant qu'il s'agit d'une puis-

sance symbolique. C'est ce que l'on

fait

lorsqu'on représente

les

différences successives d'un système de nombres, ou
tielles totales

les différen-

successives d'une fonction de deux variables.

On

doit bien l'avouer, ces différents calculs ne présentent pas toujours

une

clarté,

une précision parfaites
lesquelles

;

ils

ne possèdent ces qualités que
à l'esprit

pour

les lecteurs qui

ont bien présentes
ils

toutes les conven-

produisent une grande simplification, une grande abréviation. Quoi qu'il en soit, ils nous offrent un nouvel exemple des généralisations considérables qu'apportent avec eux nos divers systèmes île notations.
reposent; mais alors
ils

tions sur

Mécanisme algébrique.

A tous les avantages déjà énumérés que donne rem|)loi de ces notations, viennent s'ajouter ceux qui résulte;)! de ce (pi^on pour-

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
rail

XI

appeler

le

mécanisme algébrique. Ce mécanisme
elles

consiste en

règles très simples et très nettes, qui résument et, pour ainsi parler,

emmagasinent en

une multitude de raisonnements. Dispensant

de répéter ces raisonnements à tout propos, elles rendent les calculs infiniment courts et faciles. «
est

O est facile comme
Ces règles,

l'

A Igèbre

»

un mot célèbre de Lagrange.
soit attentif

d'ailleurs,

pour peu

qu'on

en

les

appliquant, donnent

même

aux calculs

une sûreté qui inspire toute confiance. Euler

est allé jusqu'à dire

géomètre doit son propre jugement
que
«
le
•>•>.

se fier

au calcul algébrique plus qu'à
ne saurait
le nier,

On

ces règles mécail

niques de calcul sont pour l'algébriste un secours admirable;
qu'à
il

n'a
(' );

les

suivre

;

elles

ne

le

dirigent pas seulement, elles

le

portent

n'a besoin

pour

les

appliquer que d'une attention presque maté-

rielle et,

que de ses yeux. Soit une formule contenant plusieurs lettres désignant des quantités distinctes, la formule, par exemple, des intérêts simples qui
pour
ainsi dire, offre ces quatre quantités
:

nous

le

taux,

le

capital placé,

la

durée

du placement et l'intérêt produit. On peut la résoudre successivement par rapport à chacune de ces quatre quantités. De là quatre formules différentes donnant la solution de quatre problèmes généH Ya raux. Voilà un résultat très vaste, obtenu immédiatement. plus si la formule initiale se rapporte à un phénomène quelconque,

:

elle

nous fournit aussitôt, par de simples transformations algéla totalité,

briques, un certain nombre, sinon
ce

des lois par lesquelles

phénomène

est régi.

De

la

formule qui donne l'espace parcouru

pendant un temps déterminé, dans le mouvement recliligne uniforme, on déduit ainsi, en deux ou trois lignes d'écriture algébrique, toutes les lois de ce

mouvement

:

Galilée (2), qui ne faisait

pas usage de formules, consacre quatre pages (^) à les établir.

L'Algèbre, on peut le dire, est une admirable machine à déduction. Dans les diverses parties des Mathématiques, les équations iniqui servent de fondements aux théories, s'établissent d'ordinaire par des considérations et raisonnements directs. Mais,
tiales, celles

ces équations une fois établies, rien ne saurait remplacer

le

calcul

pour en dévelop|)er toutes
(•) A.

les

conséquences.
in-8°,

(^)
(')

liEBiÈRE, Mathématiques et mathématiciens, Né en i56^, mort en 1642. Giornata terza, de Motu /Equabili.

Paris,

1889,

p.

3o.

XU
C'est Eiilerqui

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

donna

le

premier l'exemple de ces longues déducle calcul, à lui seul,

tions où, les conditions du problème étant exprimées tout d'abord
à l'aide des notations

mathématiques,

surmonte

toutes les dif'licultés et fournit tous les

résultats. — C'est Lagrange,

dans sa Mécanique analytique, qui a porté cette méthode à sa perfection. Il s'j était proposé a de léduire la théorie de celte
science, et

Vart de résoudre les problèmes qui s'y rapportent, à des formules générales dont le simple développement donnât toutes les équations nécessaires pour la solution de chaque problème ». Ce but est entièrement atteint. L'Ouvrage ne contient
point de (îgiires; on n'y trouve ni constructions, ni raisonnements

géométriques,
jetties à

mais seulement des opérations algébriques assuet

une marche régulière
ces

uniforme

:

tout s'y déduit du seul

princi[)e des vitesses virtuelles par le simple jeu des notations.

Ce sont

retrouve dans

la

mêmes méthodes, fondées sur le Mécanique céleste de Laplace,
figure, et

calcul,

que

l'on

qui ne contient

non plus aucune
matique,
tels

dans

les

Ouvrages de Physique mathéet

que ceux de Fourier

de

Lamé

(').

Grâce

à ces
ils

derniers travaux et aux équations diUerentielles auxquelles

ont

conduit, des analogies remarquables sont apparues entre
rentes parties de
la

les diffé-

Physique

et plusieurs parties

de l'Analyse, voire

de

la

Géométrie. L'hydrostatique

et la

théorie
la

du potentiel ont
la

introduit les familles de surfaces de niveau;
a introduit celles des surfaces

théorie de la chaleur

isothermes;

la

théorie de

lumière,

celles des surfaces d'onde. C'est l'étude
libre d'élasticité

math<''mati(|ue de l'équià

des corps solides qui a conduit

considérer trois

familles de surfaces conjuguées et orthogonales. L'étude de certaines

intégrales se tiouve liée aux plus importants des problèmes

que

posent

les

théories

électri(|ues.

Ce sont des transformations de
Lagrange
le

calcul qui ont tiré des formules de

tvpe des équations

différentielles auxquelles plusieurs tendent à

dans

les

sciences physiques,

la

notion (-)

ramener aujourcriiui, mèuie d'explication méca-

ni(|ut'.

(') Laplace, 1749-1827; Koiirier, 17(58-18)0;

Lamé, 1795-1870.
Paris,
i<)oâ, p.

(-) Émii.k Pk;aiu),

La Science moderne,

\n-i?.,

?3.

DISCOURS PRELIMINAIRE.

Éloges

et

critiques.

L'Algèbre

et l'Analjse
si

d'une part,
liées,

les

notations mathématiques
faire l'éloge

de l'autre sont
la

étroitement

qu'on ne saurait

ou

critique de celles-là sans faire en
celles-ci.

même

temps

l'éloge

ou

la

critique

de
le

grand bien

Nous ne sortons donc pas de notre sujet en résumant et le peu de mal qu'on a dit de l'Algèbre et de l'Ana«

lyse.

On
gèbre

connaît cette phrase de Condillac (')

:

Une

science bien
:

qa une langue bien faite (-). » H a dit aussi « L'Alune langue bien faite et c'est la seule (•^). » Lorsque Leibniz songe à créer une langue, une écriture idéale, c'est l'Algèbre qui lui paraît être le modèle à imiter. « Celte écriture, dit-il ('*), serait une espèce d'Algèbre générale et donnerait le moyen de raisonner en calculant, de sorte qu'au lieu de disputer on pourrait dire : Comptons. Et Use trouverait que les erreurs de raisonnement ne seraient que des erreurs de calcul qu'on découvrirent par des épreuves comme dans l' Arithmétique. » Il est certain que l'Algèbre est une langue condensée, se prêtant
traitée n'est
est

merveilleusement aux combinaisons de

la

pensée, en tant qu'elle a

pour objet
secours,

la

comparaison des formes
supplée au génie,
et le

et

des grandeurs. Par son

l'art

génie a eu des succès qu'il

n'aurait jamais obtenus, réduit à ses propres forces.

Il

ne peut y

avoir de langage plus universel

que lAnaljse, plus simple, plus
digne d'expi-imer

exempt d'erreurs
les

et d'obscurités, c'est-à-dire |)lus

rapports invariables des êtres naturels ('): C'est une écriture

qui n'a point de signes pour exprimer les idées confuses, qui est

capable de condenser dans ses symboles un nombre immense de
résultais,
et

qui possède une admirable puissance de transforma-

tion et de prévision ("). C'est une

méthode lumineuse,

universelle,

(')

Né en

1715,

mort en

17S0.
l.

(-)

Œuvres
p.

complètes, in-i3, Paris, 1822,
5.

XVI,

p. 6.

(5) Ibid.,

(*) Leibniz, éclit.

Gerhardt, l. Vif, p. 26. roLRiEK, Théorie de la chaleur : discours préliminaire. (^) E. Picard, La Science moderne, in-12, Paris, igoS, p. !\-.
{')

XIV

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

applicable à tout, aussi

bien au

discontinu qu'au continu, aussi

bien aux questions,

purement mathématiques, qui naissent de
les

l'imagination du géomètre, pour ne pas dire de son caprice, qu'aux

questions que nous posent

autres sciences, principalement

la

la Chimie, L'emploi du calcul est comparable à celui d'un instrument dont on connaît exactement le degré de précision. On lui a reproché de

Physique,

l'Histoire naturelle.

dispenser celui qui s'en sert de réfléchir et de raisonner, et il est bien certain que beaucoup de personnes emploient l'Analjse comme

quelques manufacturiers se servent de
douter de son
la

la

machine

à

vapeur, sans se

mode

d'action.

On

a dit aussi qu'elle

détourne de

considération directe des objets; qu'une science n'est point faite
l'a

quand on

réduite

à

des formules analytiques (')

;

que

la

méthode

géométrique des anciens est plus lumineuse et présente une évidence plus sensible. Il y a dans tous ces reproches une part de vérité; mais les purs géomètres, Chasles par exemple, n'en admirent pas

moins l'instrument analvtique; Poncelet (-) n'en a pas moins tiré de l'Analyse les premiers fondements de ses travaux; tous ne s'en servent pas moins des notations mathématiques. Comme l'a écrit Lagrange (•''), « C Algèbre planer pour ainsi dire également, sur

r Arithmétique

et

sur la Géométrie
a,

».

On
y

répète souvent qu'il n'y

dans une équation, que ce qu'on

a mis. « Les Mathématiques, a dit Faraday (^), sont comme un moulin à café qui moud admirablement ce qu^on lui donne à moudre, mais qui ne rend pas autre chose que ce qu'on lui a donné. » Pures calomnies. La forme nouvelle sous lac]uelle on

retrouve les choses étudiées constitue souvent
imjiortante découverte. Telle est
qu'il suflit

à

elle seule

une

même

la

fécondité de l'Analvse,
les vérités parti-

de traduire en celte langue universelle

culières pour

voir sortir de leurs expressions des vérités nouvelles

et inattendues (*).
la

L'Analyse

est

vraiment créatrice

:

c'est à elle

que

science contemporaine est redevable de ses plus hautes, de ses

plus vastes conceptions.

(') PoiNsoT,
('-)

Théorie nouvelle de fa rotation des corps,
iii-'t".

p. So.

Cliasles, 1793-1880; Poncelet, 17.SK-1867.

(^)

Résolution des équations numériques,

Paris, un \l,

p. vi.

(*)
(')

Né en

mort en 1867. IvATLACE, Système du monde,
1791,

t.

\',

cliap. IV.

DISCOURS PRELIMINAIRE.

Grands écrivains en Mathématiques.
Pour que l'Algèbre
priétés,
leté
il

et l'Analjse

possèdent ces admirables prosoient maniées avec une habi-

faut

évidemment quelles
et,

rôle

mathématiques v jouent le que ces notations j soient correctes, bien choisies, bien employées, en un mot qu'elles j soient excellentes. Il en est rarement ainsi. Dans la plupart des Livres et Mémoires,
les notations

extrême;
capital,

puisque

il

faut

des fautes de notation existent; parfois elles fourmillent. Et je ne
parle pas
ici

de cet abus des symboles qui dépare certains Ouvrages,
illisibles et

qui

les

rend

qui se rencontre jusque dans
('), l'un

les

dernières

communications de Cauchy
géomètres. Je ne
dites, qu'aux fautes contre

pourtant de nos plus illustres

fais allusion
la

qu'aux fautes de notation proprement
raison, contre le

bon

sens.

«

L'Algèbre,
»

comme

toutes les langues, a ses

grands

écri-

vains qui savent
génie.
en

marquer

tous les sujets à l'empreinte de leur[-)
le

Sans parler de ceux qui vivent encore,
plusieurs.

xix* siècle nous
citer
(')

présente

Nous nous contenterons de
et

Lamé
dans

dans ses Ouvrages de Physique mathématique

Cayley

ses admirables travaux d'Algèbre. Mais celui qui, dans les Sciences

mathématiques,

est sans contredit le
la

premier des écrivains, c'est

Lagrange, l'immortel auteur de
style est réputé classique;
il

Mécanique analytique. Son

doit être regardé

comme

le

prototype

qu'il faut étudier et imiter.
la
«

Tout
les

le

monde

s'est plu à

en célébrer
:

perfection.

On

connaît cette phrase d'Élie de Beaumont (^)

Pures

et faciles

comme

vers de Racine, les formules de
la Science,
cette autre

Lagrange ont augmenté
en

le

nombre des adeptes de

même
(

temps qu'' elles ont facilité leurs travaux
:

», et

de Biot

5)

«

Lorsqu'on a une fois lu un Mémoire de Lagrange,

(')

(-)

Né en 1789, mort en 1857. J. Bertrand, Discours prononcé aux funérailles de Lamé.
première épigraphe.

3

mai 1870.

C'est notre
(')
(
*

)

(*)

Né en 1821, mort en iSgS. Éloge de Legendre. Mélanges scientijiques et

littéraires.

XVI
o?}

DISCOURS PRELIMINAIIIK.

n'a jamais besoin d'y revenir
))

:

on a tout compris,

et

pour

toujours.

Quand on
souvent dans

vante
le

les

bonnes notations,

le

mot qui revient

le

plus

discours est celui à^élégance.

On

l'ajDplique consfaut-il

tamment au
lui

style analytique de
lui

Lagrange. Mais quel sens
la littérature et les

attribuer? Celui qu'on

donne dans

beaux-

arts, celui (jue lui assigne

son étj'mologie, eligere, choisir. L'éléElle implique une foule de qua-

gance est le résultat d'un choix.
lités

dont

les principales,

dans

les

notations mathématiques, sont
la

la facilité, la

simplicité,

la

netteté; on pourrait dire la vérité et

beauté. Les Mathématiques ont leur côté philosophique et artistique. Les notations excellentes présentent aux personnes initiées
à

ce langage une sorte de
se

charme qui

les

entraîne vers l'étude.
la

Lagrange malade
les
les

délectait, dit-on,

dans

contemplation de
Il

calculs algébriques bien écrits et bien disposés.

est certain

que

systèmes de formules réputés parfaits présentent pour
regarde,

Tceil qui

comme pour

l'oreille qui les

entend

lire à

haute voix,

ou musicale, c'est-à-dire une jouisune sorte d'harmonie sance esthétique d'un ordre très élevé. Une expression, une forvisuelle

mule peut

s'écrire de plusieurs rrianières toutes égalenient exactes

et correctes,

mais non pas toutes également bonnes. Ce qui
à l'autre,

fait

préférer l'une

ce qui fait prendre

la

plus élégante au vrai

sens du mot, c'est une sorte de don naturel, un bon sens délicat que possèdent au plus haut poitit les grands écrivains malhématiciues et qui,

comme

dans

la

littérature et

les

beaux-arts, n'est

autre chose que le goût.

Objet

et

but

du présent Ouvrage.

Revenons au présent Ouvrage. Comme son litre l'indique, il se énumération, choix et usage. La precompose de trois Parties
:

mière
la

est la

science des notations;

la

deuxième,

l'art

de

les choisir;

troisième, l'art de les cinplover.

Dans

la

première, nous
la

("aisons

connaître les notations actuel-

lement usitées,

manière de

les écrire,

de

les

disposer, de les

rendre absolument correctes. Nous nous y occupons seulement des nolatious usitées couramment dans les iMalhéniati(|ues des divers

DISCOURS PRKLIMINAIBE.

XVII

ordres, ne nous arrêtant point à celles qu'on n'emjjloie qu'à titre exceptionnel. C'est, pourrait-on dire, Texposé des notations con-

temporaines.

Dans

la

deuxième

et la

Iroisième Partie, nous donnons les règles
et
à

simples et nettes qui doivent présider au choix
s'inspirer de l'énoncé de

Tusao-e des

signes. Ces règles sont fondées sur ce principe évident qu'il faut
la

question, c'est-à-dire de

la

nature des
leurs

objets étudiés, de leurs propriétés,

de leurs analogies, de

différences, de leurs rapports, des divers

modes de

classification

les

ils sont susceptibles. Frappés des avantages que nous offrent formules et équations symétriques, plusieurs auteurs recommandeut de chercher la symétiie. Précepte trop étroit, puisqu'il ne

dont

vise

souvent inapplicable, puisque bien des expressions veulent être dissymétriques. Pour nous, il ne faut
et

qu'une qualité,

chercher en particulier
autre qualité spéciale.

ni la symétrie, ni la dissvmétrie, ni
qu'il faut

Ce

aucune chercher toujours, avant tout,

c'est la vérité des notations.

Afin de bien montrer et faire comprendre l'esprit de nos règles,
leur signification exacte et
la

manière de

les appliquer,
et

nous ferons

suivre chacune

présentant, les uns
imiter, les
nette.

nous en une application correcte, par conséquent à autres une infraction plus ou moins grave, mais très
d'elles

d'exemples nombreux

variés

Ces derniers seront de beaucoup

les

plus nombreux, car,

s'il

n'y a qu'une manière d observer fidèlement une règle, il v en une multitude de l'enfreindre. D'ailleurs, pour qu'ils soient à

a
la

portée d'un plus grand nombre de lecteurs, nous avons toujours
choisi

nos exemples,
les

soit

de bonne,

soit

de

mauvaise écriture,

parmi

plus simples et les plus courts.

Quelques-unes des fautes que nous condamnons paraîtront peutêtre à plusieurs très légères, pour ne pas dire insignifiantes; elles ne seront à leurs veux que des minuties indignes de nous arrêter.
Mais certaines minuties sont d'une grande importance.
L'illustre

médecin
ait écrits

Stoll
:

«

(M De quibusdam tuagni monienti minutiis{-).
a intitulé l'un des

Chapitres

les j)lus utiles qu'il
»

Ce

titre

conviendrait admirablement à

bien des paragraphes du présent

(')

?s'é

en 17^2, mort en

17)^8.

(-) C'est cette plirase

que nous avons prise pour notre seconde épigraplie.

DISCOURS PRELIMINAIRE.

Ouvrage.

Est-il,

d'ailleurs,

des minuties de l'écriture pour

beaucoup plus ridicule de s'occuper la rendre excellente que des minuties

du raisonnement pour le rendre rigoureux? En de telles matières, on ne saurait se montrer trop exigeant pour atteindre au bien, il
:

faut viser au parfait.
Il

se

peut même, tant

la

plupart de nos règles sont naturelles,

simples, évidentes, que bon
inutiles.
le savait,

nombre de nos
on
le savait.

lecteurs les jugent
si

Tout

cela, diront-ils,

Sans doute. Mais,

on

pourquoi ne l'appliquait-on pas? Pourquoi,

comme nous

l'avons fait observer plus baut, les fautes les plus graves se ren-

contrent-elles dans des Ouvrages sérieux et les plus légères

même

dans des cliefs-d'œuvre? C'est (pi'on ne s'en occupe pas; c'est

qu'on écrit trop

vite; c'est

que

la

bonne écriture

paraît cbose néglila

geable. Et cependant, de toutes les sciences, n'est-ce pas

Mathé-

matique qui
tire le

fait le

plus grand usage des signes spéciaux et qui en

plus de profit? Les notations bien choisies, bien employées
travail

ne sont-elles point pour un
sur
nécessité d'écrire

mathématique une condition de

succès et une garantie de durée?
la

Nous voudrions appeler l'attention correctement. Nous voudrions que, grâce
à

au présent Ouvrage, tout géomètre un peu attentif pût arriver
écrire bien, par principes,

comme

les

mieux doués écrivent bien

tout naturellement, par une sorte d'instinct.
le but que nous nous sommes proposé. L'avons-nous En avons-nous seulement approché? Nous ne savons. La composition de notre Livre était malaisée; les matières si nom-

Voilà

atteint?

breuses qu'il

contient

étaient

difficiles

à

mettre en ordre;

les

redites, les omissions, les longueurs, les erreurs peut-être, difficiles
à éviter.

Nous avons

fait

de notre mieux. Connaissant nos collègues
les
«

et

confrères

comme nous

connaissons, nous pensons pouvoir

compter sur leur indulgence.

Hominis ingénia

est

benè

velle. »

DES

NOTATIONS MATHÉMATIQUES.

PREMIERE PARTIE.
ÉNUMÉRATION.

1.

Cette première Partie du présent Ouvrage est entièrement

consacrée à l'énumération des notations ou signes mathématiques
actuellement en usage. Elle en
détaillé.
est,

pour

ainsi dire,

l'inventaire

Nous y considérons d'abord les signes de nombres ou nombres entiers, nombres fractionnaires, quantités ensuite, les déterminées, nombres ou quantités indéterminés;
quantités
:

signes de calcul

:

signes d'opérations, de coordination, de fonctions,
les notations particulières

de relations; de
les
la

— puis

de

la

Géométrie pure,

Géométrie analytique, des Mathématiques appliquées;

— enfin

signes de rédaction, c'est-à-dire les signes qui servent, dans toutes
parties de la Science,

les

au bon agencement des Ouvrages ou

Mémoires,

à leur distribution, à leur disposition.

CHAPITRE

I.

NOMBRES ENTIERS.

Chiffres.

2.

L'écriture de loiis les

nombres

se

ramène

à celle des

nombres
civilisés,

entiers et

ceux-ci, présentement, chez tous

les

peuples

s'écrivent à l'aide

de dix caractères spéciaux,

nommés

chiffres

arabes, ou simplement chiffres. Ces caractères sont
I, 2,

3, 4i 5, 6, 7, 8,

9 et o.

neuf premiers nombres

Les neuf premiers d'entre eux, pris isolément, représentent les on les appelle et en portent les noms
:

chiffres sif^nijicaiifs. Le dixième, appelé zéro, ne représentant

aucun nombre, une place dans
l'employer

est dit
les

non significatif

:

on

l'a

créé pour occuper

groupes de chiffres; on
signe du néant.

a été

amené

ensuite à

à part,

comme

3.

Sous leur forme originaire,

les chiffres significatifs

i ,

2, 3. 3,
le

.

.

.

n'étaient, paraîl-il,

que des lignes brisées présentant i, 2, côtés ou angles. En certaines langues, en turc par exemple,
n'est qu'un sinqjle point; en anibe,

...

zéro

on

le

nomme

çafar, et ce mot,

qui signifie le vicie, nous a donné,
cifra, noire

j)ar

l'intermédiaire de Titalien

mot

IVançais chiffre.

4.

Dans
lettres
à à

la

théorie générale des signes, les chiffres sont analogues

aux

de l'alphabet.

Les

lettres,

caractères

phonétiques,

servent
servent

écrire les écrire

mois;

les chiffres, caractères

idéographiques,
a\
tel

les

nomhres. Tel mot,
(]u

comme
lettre

nombre,
tel

comme comme

0, ne

demande

un .aractère,

ou chiffre;

mot,

or\

tel

nombre, cumme 328, en exige deux ou plusieurs.

CHAPITRE

I.

NOMBRES ENTIERS.

Numération
o.

écrite.

Les nombres qui ne dépassent pas neuf s'écrivent chacun à

l'aide

du

chiffre qui le représente, c'est-à-dire à l'aide d'un chiffre

significatif

au contraire,

unique. Les nombres supérieurs à neuf s'écrivent chacun, à l'aide d'un assemblage de chiffres, parmi lesquels se
le

rencontre fréquemment
6.
la

zéro.

Ces assemblages sont constitués conformément aux règles de
écrite.
Celle-ci,

numération

comme
les

suppose
se

les unités qui

composent

la numération parlée, nombres préalablement réu-

nies en groupes de di\ en dix fois plus considérables. Ces groupes

nomment

unités des différents ordres; ce sont

:

les

unités

simples ou unités du

premier ordre,
écrite

les

dizaines ou unités du

deuxième ordre,
Les règles de

les
la

centaines ou unités du troisième ordre, etc.

numération

peuvent

se

résumer

ainsi

:

pour

un nombre, on marque par un chiffre significatif combien ce nombre contient d^unités de chaque ordre, en prenant soin de placer, à partir de la droite, au premier rang, le chiffre des unités du premier ordre; au deuxième rang, celui des unités du deuxième ordre; au troisième rang, celui des unités du troisième ordre ; etc.; et en prenant soin aussi de combler à mesure, par des zéros, les places ou rangs laissés
écrire

vides.
7.

Dans l'assemblage de
les

chiffres représentant ainsi

un nombre
gauclic

quelconque,
sur une

chiffres sont placés à la suite les

uns des autres
la

même

ligne horizontale;

chaque

chiffre placé à

d'un autre représente des unités dix fois plus grandes; chaque chiffre aussi possède deux valeurs une valeur absolue, qui est liée
:

à sa

forme, une valeur relative, qui dépend de sa position; et
n'est autre chose,

le

nombre représenté

évidemment, que

la

somme

des valeurs relatives de tous ses

chlfi'res.

Base de
8.

la niimération.

C'est parce que les unités des différents ordres sont de dix en

dix fois plus grandes que notre numération est appelée décimale cl

4

PREMIÈRE PARTIE.
le


la

ÉNUMÉRATION.

que

nombre
10

lo en est appelé
qu'il

base. Sans aucun doute, on
doigts.

a

choisi

parce

est le
2, 8,
Il

nombre de nos
et la
la

On

eût

pu

prendre

comme

base

12,

numération eût été binaire,
pratique, 12 eût été

octavale, duodécimale.

semble que, pour

avantageux, parce qu'il est exactement divisible par 2, 3, 4 et 6. Au dire de Voltaire, Charles XII aurait proposé comme base le

nombre 64 qui

une sixième puissance.

un carré, un cube et, par conséquent, une époque assez reculée, on a compté chez nous par vingtaines, comme en témoignent les archaïsmes
est à
la

fois

A

quinze-vingts, six-vingts, quatre-vingts, soixante-dix, quatre-vingtdix, etc., dont les derniers persistent encore, en dépit de la logique
et

du bon sens.
9.

En

tout système de numération écrite,

le

nombre des

chiffres,

y compris le zéro, est juste égal à la base. De là la nécessité de la bien choisir puisque c'est du nombre des chiffres que dépendent, au moins pour
système.
la

plupart, les avantages et les inconvénients

du
en

Quand
est soit

la

base est grande,

le

nombre des
et,

chiffres l'est aussi;

il

de
de

même
la

du nombre des éléments,

soit de la

Table d'addition,

Table de multiplication
le

par suite, du nombre des

résultats que
est petite,
le

calculateur doit apprendre et retenir.
chiffres est petit
:

Quand

elle

nombre des

dans
il

la

numération
l'opération
et les loga-

binaire, qui possède la plus petite base possible,
chiffres,
i

n'y a que deux

et o; comme Leibniz l'a fait remarquer, nommée multiplication n'y existe pour ainsi dire plus,

rithmes y sont inutiles.
10. Plus
écrire
la

base est grande et moins
la

il

faut de caractères
le

pour

un nombre donné. Dans
la

onze caractères; dans

Si l'on tenait à écrire

nombre io25 exige base 64, il n'en demande que deux. les nombres de façon que chacun d'eux ne
base
2,
il

présentât que peu de chiffres,
assez grande.
Il

conviendrait de choisir une base
le

serait

commode

de prendre pour base

nombre aS
ih lettres

des lettres de notre alphabet, en prenant

comme chiffres ces

elles-mêmes.

11.

Dans

les

cours d'Arithmétique,

lorsque Ion propose des

CHAPITRE

I.

NOMBRES EXTIERS.

5

exercices sur les changements de base, on représente par des lettres
latines

ou grecques
12,

les chiffres

supérieurs
et
|5

à 9. Si,

par exemple,

la

base est

on représente par a
Parfois

les

chiffres
:

significatifs

réj)ondant res[)ectivement aux nombres 10 et 11

on

écrit ainsi le

nombre 3a5
écrit

j.

même, pour bien montrer que
le

ce

nombre
le

est

avec

la

base 12, on
la

met sous

cette

forme 3a53|o,

l'indice

n'étant autre chose que

base, écrite bien entendu dans

système

décimal.

12. D'ailleurs, dans tous les systèmes qu'on vient de voir, et

quelle que soit

la

base choisie,

les unités

des différents ordres for-

ment une p?'ogression piéométrique;

aussi pourrait-on dire

que ce

sont des systèmes à f^roiipement régulier.

On en

a

imaginé d'autres,

où celte régularité n'existe point, qui ne s'emploient que pour certaines recherches, mais qui
vices. Telle est la

par M. Laisant,

et

y rendent parfois les plus grands sernumération factorielle (*), qui a été inventée qui facilite grandement l'étude des permutations.

Supériorité de la numération écrite.
13. Notre numération écrite actuelle,

la

seule dont nous nous

nous vient des Arabes ou plutôt des Indous. Elle ne s'est guèie répandue en Europe avant la fin du xii*" siècle (-). Ce n'est même qu'au xvi^que ses chiffres ont pris une figure uniforme. Elle a été déduite de la numération parlée, nous ne savons au juste
occupions
ici,

ni

où, ni quand, ni

comment; mais

il

est certain qu'elle

lui

est

très supérieure.

14.

La numération parlée, qui

est

décimale depuis l'aïuiquité

la

plus reculée, présente, en effet, une vénients, les uns inhérents à sa nature, les autres provenant de
l'usage, mais dont pas

foule d'irrégularités, d incon-

un ne

se

rencontre dans

la

numération

écrite.

D'abord,
nation à

numération parlée varie, comme les langues, d'une c'est un ensemble de systèmes locaux. La une autre
la
:

(') Bulletin

(-) LiBRi, Histoire des

delà Société mathématique de France, Mathématiques en Italie, t. I,

l.

XVI, 1888.

p. laô.

6

PREMIÈRE PARTIE.
écrite,

ÉNUMÉRATIOX.

composée de signes idéographiques, est la même chez tous les peuples c'est un système universel. Ensuite, la numération parlée ne tient aucun compte des ordres d'unités qui man(|uent; elle supprime parfois le mot un; elle exige, lorsque le nombre devient très grand, qu'on invente de nouveaux
numération
:

mots. La numération écrite tient compte, par ses zéros, des ordres d'unités manquants; elle ne supprime jamais le chiffre i; et, si

grands que
tères

les

nombres deviennent,

elle n'exige

jamais de carac-

nouveaux.
la

Enfin,
seul,

numération parlée condense parfois deux mots en un
lorsqu'elle dit

comme

douze pour dix-deux, cinquante pour
décimale,

cinq dizaines ;

elle cesse parfois d'être

comme

lorsqu'elle

remplace octante
dans
J^a

par quatre-vingts,
les

nonanle-un par quatreles

vingt-onze; eWe énonce parfois
le latin

unités avant

dizaines,

comme

septem-et-decem, dans l'allemand ein-und-zwanzig.

numération écrite ne réunit jamais deux ordres d'unités; ne cesse

jamais d'être décimale; n'intervertit jamais l'ordre de ses chiffres.

Avantages de

la

numération

écrite.

la. Notre numération écrite ne

comprend, on vient de

le voir,

qu'un petit nombre de règles,
souffrent aucune exception.

très

courtes, très simples, qui ne

A

chaque nombre correspond toujours

un signe

écrit,

simple ou complexe, mais unique.
chiffres
les

A

chaque
et
il

chiffre

ou groupe de

correspond toujours un nombre
dix caractères a|)pclés
citijj'res,

un seul.
suffit

Quand on
et,

connaît

de

(piehpies minutes pour apprendre à lire les plus grands

nombres;
sait les

ce qui est

la

marque d'une écriture excellente, dès qu'on

lire

on

sait les écrire.

la forme où ils sont décomposés en leurs unités des

16.

Sous

écrits en chiffres, les

nombres sont

dilfércnts ordres, et le sont d'une
lecture, les unités qui s'y présentent
;

façon régulière, uniforme.
les

K

la

premières sont

les

plus irn|)()rlanles
à

dans

les calculs,

on n'a

jamais, en dernière analyse,
à

considérer de nombres supérieurs

neuf; et il suffit, pour ainsi dire, de rapprocher les nombres écrits pour que leurs unités des mêmes ordres se placent les unes sous les

autres.

CHAPITRE

I.

NOMBRES EXTIERS.

7

Romains, possédaient noire numéraleur mais numération parlée; écrite, formée de lettres numétion
17. Les anciens, Grecs et

nombreux défauts. Ils ne pouvaient s'en servir pour efFectuer aucun calcul; ils étaient obligés ou de calculer de tête, ou d'employer des abaques, des jetons, même de petits cailrales, présentait de

loux, d'où notre

mot

calcul. Les chiures

romains en

particulier

étaient de très mauvais signes. Ils ont subsisté jusqu'à nos jours;

mais nous ne

les

employons plus que comme nombres ordinaux,

que

comme numéros.
C'est sur notre manière d'écrire les

18.

nombres que reposent

nos règles pratiques d'addition, de soustraction, de multiplicalion, etc.

C'est sur elle que sont fondées les
la

machines à calcul,

dont Pascal a eu

première idée,

et qui

vont sans cesse en se per-

fectionnant, en se répandant. C'est d'elle, et d'elle uniquement, que

dépendent

la

plupart de nos cavaclères de divisibilité

.

On

peut dire,

sans exagération, que notre numération

écrite constitue

un système

de signes parfait.

Il

n'en existe, dans les sciences du moins, aucun

autre qui puisse lui être comparé.

Nécessité de bien écrire les nombres.

19.
la

Il

faut apporter à récriture des

nombres

le

plus grand soin,

plus grande attention. D'abord, les questions où on les emploie,

quelles appartiennent aux Mathématiques pures ou aux Mathématiques appliquées, exigent toujours une précision absolue. Ensuite,
les

erreurs qu'on

commet en

les écrivant

sont toujours graves;
celles

infi-

niment plus graves, en particulier, que
l'écriture des mots.

qu'on

commet dans

Dans un mot, en

effet,

une

lettre

mal formée, déplacée, ajoutée
:

le plus souvent, ou omise n'a guère de conséquences fâcheuses qui n'existe antre un par elle remplace le mot qu'on voulait écrire qu'il y hasard, pas dans la langue; et lors(iu'il arrive, par grand

existe,

ce

nouveau mot
la

est
le

presque toujours incompatible avec
le

l'ensemble de

phrase

:

contexte indique immédiatement
les

mot
on

nombres, rien de qu'on eut dû écrire. Dans mal formé, déplacé, ajouté ou omis remplace

pareil
le

:

un

chiflre
(\u

nombre

8

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.
existe toujours, et dont

devait écrire par un
le

nombre nouveau, qui

contexte ne permet, en général, ni de reconnaître, ni a fortiori

de corriger l'erreur.
11

nous faut donc, en écrivant
les

les

nombres, appliquer strictement,

non seulement
sur

règles de la

plusieurs autres règles, d'ordre
les chiffres isolés, les

numération écrite, mais encore purement matériel, portant les unes

autres sur les groupes de chiffres.

Chififres isolés.

20.
Il

Les caractères appelés chiffres doivent être nets
les déliés et les pleins. J'ai
la verticale
:

et

simples.

j

faut éviter les traits superflus, les

même

ornements de tout genre, vu un chiffre 4) imprimé, où les
étaient tellement fines (ju'on ne

deux barres autres que
les distinguait

presque plus

tères dont les traits ont

abus de déliés. Les caracj une largeur uniforme, constante, sont plus
il

avait là

faciles à former et surtout à percevoir. Les chiffres que les imprimeurs français nomment chiffres hâtons, et les imprimeurs anglais ClarendorC s figures remplissent parfaitement cette condition c'est
;

ce qui expli(|ue l'usage
les les

si

fréquent qu'on en

fait

sur les enseignes,
les fiacres,

wagons,

etc.; et celui qu'on
et,

en devrait faire sur

sur

automobiles

dans

les

expositions de peinture, sur les cadres

des tableaux.
21.

mieux

Les meilleurs chiffres sont ceux qui se distinguent le les uns des autres. Les chiffres y et doivent différer absoi
:

lument
crits,

lorsqu'il est bien tracé, le chiffre 7 n'a nul besoin d'être

barré. Présentement les chiffres 3 et 5, soit imprimés, soit

manustrait

nous offrent souvent, à leur partie supérieure, un
:

même

horizontal

sous cette forme, ces deux chiffres se distinguent mal;
et 55; c'est là

on peut confondre 33
l'évite

un in(;onvénienl grave

:

on
la

en modifiant convenablement l'un au moins de ces chiffres;

en composant, par exemple,
nouvelle écriture de
la

comme on
le chiflVe

le

fait

toujours dans

musique,

3 de

deux demi-cercles

ou arcs de courbe superposés. Ces fautes, d'ailleurs, ne sont pas les seules on trouve, en certains livres, des chiffres 3 et 6 formés d'une manière si défectueuse qu'on les peut confondre l'un et l'autre
:

avec

le

chiOVe 8.

CHAPITRE

I.

NOMBRES ENTIERS.

Chiffres réunis.

22.

Dans

les

groupes de

cliilTres

représentant
la

les

nombres supé-

rieurs à neuf, les chiffres sont placés les uns à

suite des autres sur

une ligne droite horizontale.
alignés, bien
lier

Ils

doivent être bien formés, bien
:

d'aplomb

et très

nettement séparés

il

ne faut point
lie

entre eux les chiffres d'un nombre

comme on

entre elles

les lettres

d'un mot.
certaines Tables numériques,

23.

Dans

comme

celles de

Schrôn,

tous les chiffres sont de

même

hauteur; dans certaines autres,
ils

comme
6 et 8

celles de Lalande, de Callet, de Houëi, de Diipuis,

ont des hau5,
le

teurs inégales

:

7 et 9 se prolongent vers le bas;
le

3, 4^

s'étendent vers
vers
le

haut; o,

1

et 2

ne dépassent ni vers

haut ni

bas

la

partie centrale de l'écriture. C'est une question impor-

tante pour les imprimeurs de savoir lesquels de ces chiffres doivent
être préférés.

Les uns

et les autres

ont leurs inconvénients et leurs

avantages. Les chiffres inégaux, par leur inégalité
les

même, rendent
les

longues suites de chiffres plus faciles à
les

lire;

chiffres tous

égaux

rendent moins

lisibles,

mais cet inconvénient disparait

lorsqu'on partage ces longues suites en parties assez courtes; et
les chiffres

égaux possèdent,
a

d'ailleurs, l'avantage de

pouvoir être

plus aisément soulignés ou

marqués d'un

astérisque. L'essentiel,

lorsqu'on

opté entre ces deux sortes de chiffres, c'est de s'en

tenir au choix qu'on a fait; de bien calibrer les chiffres; de ne

pma'is parangonner, c'est-à-dire de ne jamais écrire sur une
ligne des chiffres de corps différents.

même

Du
24.

retournement.

Lorsqu'on retourne

les chiffres

6 et 9,

ils

s'échangent entre

eux. Lorsqu'on retourne les chiffres o,

1,8,

écrits

comme

ils

le

sont souvent,
faits

ils n'éprouvent aucune modification. analogues sur quelques groupes formés de ces

On

observe des
chiffres
:

mêmes

108 et 801 s'échangent; 6699 et 181 restent chacun ce qu'ils sont. Certains nombres sont parfois écrits en chiffres sur des supports

lO

PREMIERE PARTIE.

EMMEUATION.

isolés,

susceptibles d'être retournés. C'est ce qui arrive dans les
les

boules du loto,
Si ces

jetons des vesliaires,

les

numéros des omnibus.
se transformer en
les

nombres, dans ce retournement, peuvent
il

d'autres,

y a des

confusions

à

craindre.

On

prévient en martrait.

quant

la

partie inférieure

du nombre par un point ou un

Des
25.

vides.

En

tout signe, lorsque les éléments sont

nombreux,

il

con-

vient de les partager en plusieurs groupes. C'est ce qu'il faut faire,
et ce

qu'on

fait,

en général, lorsqu'on écrit un

nombre

à l'aide

d'une

suite déchiffres qui en conlient beaucouj).

Dans
se

la

plupart des Tables numériques, les suites de sept chiffres
l'autre

partagent en deux groupes, l'un de trois chiffres,
les suites

de

quatre;

de huit chiffres, en deux groupes de quatre chiffres de dix, de quinze, de vingt chiffres, en deux,
chiffres.

chacun;
trois

les suites

ou quatre grou|)CS présentant chacun cinq
les
à partir

Dans notre
numération

numération écrite usuelle, tranches de trois chiffres
écrite anglaise, en

suites de chiffres se

partagent en
la

de

la

droite; dans

tranches de six
le

chiffres.

26.

De quelque manière que
la

partage soit effectué,

il

présente

:

dans

théorie pure un inconvénient; dans
la

la pratique, |)lusieurs

avantages. Dans
<rof5cAf|^/'e5

théorie pure,

le

partage usuel en tranches de
.

donne aux unités des quatrième, septième, dixième, ordres une importance non justifiée et contraire au principe même de notre numération. Dans la pratique, ce même mode de partage est conforme à la règle que tious venons de citer sur le groupement des éléments nombreux il rappelle les classes de notre numération [)arlée, qui sont, d'ailleurs, choses de grammaire et non pas de mathématique -il rend les grands nombres plus faciles à lire, à
.
.
; ;

écrire et à mar)ier, puis(pril en raiurnc

la

lectuie,

I

écriture et

le

calcul à ceux des

nombres

inférieurs à mille.

Le partage en tranches
les

de six cliilfres usité en Angleterre |)résente
cl

mêmes

aNr.nlages

le

même
Il

inconvénient.

27.

sera toujours bon, lorsqu'un
le

ensemble de

chiffres en

con-

tiendra plus de quatre ou cinq, de

partager en plusieurs groupes.

t

CHAPITRE

I.

NOMBRES KNTIERS.

II

On

effectuera ce partage en laissant, entre les groupes consécutifs,
il ne faudra jamais, un signe quelconque. En particulier,
:

des intervalles suffisamment larges. Mais

dans

ces inter<,-alles, placer

n'y faudra-t-il jamais placer ni virgule, ni point

la

virgule et

le

point possédant chacun, dans l'écriture mathématicjue actuelle, une
signification spéciale, qui leur est propre, et en dehors de laquelle
il

ne

les faut

pas employer.

28. Ainsi, dans l'écriture usuelle des

nombres
de
la

entiers, les chiffres

devront se grouper trois par trois
ainsi

à partir

droite, les tranches

absolument vides. constamment observée elle est à chaque instant enfreinte. Dans les nombres de plus de trois chiffres gravés sur nos billets de banque, ne se trouve aucune séparation, aucun intervalle; dans ceux rpie nous offrent les journaux financiers, chaque intervalle contient un point; dans ceux qui figurent sur la
elles des intervalles

formées laissant entre

Une

règle aussi simple devrait être

:

plupart des tickets et coupons, chaque intervalle nous présente une
forte virgule.

Disposition à donner aux nombres.

29. L'écriture des Malhémaliques nest pas toujours linéaire; elle
exigerait

fréquemment plusieurs dimensions; sur

le

papier,

comme
:

sur

le

tableau noir, nous ne pouvons lui en donner que deux

c'est

ce que nous faisons dans nos Abaques, nos Tableaux, nos Tables à double entrée, ainsi que dans la plupart de nos calculs. Dans les calculs, les nombres doivent en général se placer les

uns sous les autres, dans des positions déterminées. Ils doivent former des lignes bien horizontales, nettement séparées par des
blancs.

On

doit donc, en

les

écrivant, éviter les chiffres déginet

gandés, qui empiéteraient d'une ligne sur une autre,
allonger
le trait

ne point trop
les divi-

supérieur du chiffre 6, ni
à

la

queue

des chiffres ; et 9.

Les nombres

ajouter ou

à

retrancher, les produits et

dendes

partiels, les restes successifs des racines carrées
les autres,

ou cubiques,

lorsqu'ils sont placés les nus sous

doivent se correscorrespoiKh-n
les

pondre
ainsi

chiffre à chiffre.

Il

faut <pic les chiffres

cpii se

forment des colonnes
se

bien verticales,

et

que

vides des

nombres,

correspondant exactement, forment

aussi,

pour

ainsi

12

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.

parler,

des colonnes bien verticales
les calculs

de vides. Les nombres mal

disposés rendent

pénibles et causent une foule d'erreurs.

30.

Un nombre quelconque
si

est la

somme

des valeurs relatives
sa

de tous ses chiffres;

donc on

écrit des zéros à

gauche, ce

nombre ne change point. Il s'ensuit qu'oAz peut donner, à tous les entiers entrant dans un calcul, le même nombre de chiffres. C'est ce qu'on fait dans les arithmomètres et autres machines à calculer; c'est ce qu'on fait aussi dans ces machines, beaucoup plus

nommés numéroteurs. Cette pratique présente, dans les numéroteurs du moins, un inconvénient et un avantage. L'inconvénient, si par exemple on emploie constamment quatre caractères,
simples,
c'est

de donner à ces entiers l'apparence de nombres tous compris

entre 999 et loooo. L'avantage, c'est de prévenir les erreurs qui pourraient résulter de la chute réelle ou supposée d'un caractère
:

lorsque vous lisez

le

nombre 354, vous pouvez vous demander
le

si

ce n'est pas i354, 2354? etc., dont

premier

chiffre serait

tombé;

lorsque tous

les

nombres présentent quatre

chiffres,

vous

lisez

o354

et n'avez nulle hésitation.

31. Le géomètre qui écrit à la craie sur nombres où il veut, dans l'ordre qu'il veut;

le
il

tableau noir place les

groupe par des vides,

de

la

façon qui

lui

convient, les chiffres de chaque
il

nombre
il

et les

nombres de chaque colonne;
l'aide

souligne les données;

sépare à

du calcul; il encadre même, pour le mieux montrer, le résultat final du problème; il jouit évidemment d'une liberté que le typographe ne possède pas de là la
de
traits les différentes parties
:

grande supériorité

du tableau noir pour

la

recherche et surtout

pour l'enseignement.

Nombres
32.

écrits

en toutes

lettres.

On

aurait

pu écrire

les

nombres en
les

toutes lettres; mais les

nombres

ainsi écrits auraient eu tous les défauts des
et,

représentent

par conséquent, tous

défauts de

la

mots qui les numération
la

parlée. Et, d'ailleurs, au point de vue de la clarté et de

brièveté,

quelle différence entre cinq cent rjuatre-iingt-dix-scpt, qui exige
vingi-six caractères, et 597 qui n'en

demande que

trois!

CHAPITRE

I.

NOMBRES ENTIERS.

l3

33. On ne doit donc jamais employer les nombres écrits de cette façon dans l'écriture proprement dite des Mathématiques; on doit donc toujours les écrire en chiffres. Il est des cas toutefois, non

point

il

est vrai

l'on peut,

dans le calcul mais dans le texte qui l'accompap^ne, pour abréger, désigner les nombres sans les écrire, ni
dira, par

en toutes lettres, ni

5o4o
tiers

objets.

On

en chiffres. Supposons que l'on considère exemple, qu'on en prend la totalilé, le

ou

le

cinquième, au lieu de dire qu'on en prend 5o4o, 1680

ou 1008.

34'.

On

peut citer certains cas

oîi

des nombres de deux sortes,
les

considérés en

même

temps, doivent être représentés

uns

à l'aide

des chiffres, les autres parleurs
;

noms en toutes lettres. Soit, en effet, V équation donnée admet les deux racines à écrire cette phrase l'j et 19. Il me semble bien que, des trois nombres qui j figurent, tout le monde écrira le premier en toutes lettres et les deux derniers
en
chiffres. Il y a là, selon

moi, une distinction à

faire, distinction

délicate, presque subtile, ressemblant fort à celle

que font certaines

langues, l'anglais par exemple, entre

un

article indéfini et
la

un

adjectif

numéral,

i-es

nombres qui jouent dans

phrase un rôle plus ou
s'écrire

moins analogue à celui de l'article indéfini doivent lettres. Tous les autres, en chiffres.

en toutes

CHAPITRE

II.

DES FRACTIONS.

Généralités.

3o.

Une fraction

n'esl aulre chose

qu'une partie aliquote de

l'uniié ou qu'un ensemble de parties aliquoles égales. Jusfju'au

xvi" siècle, les

nombres de

celle sorle se soiil

nommés nombres

roupts{')^ c'esl-à-dire rompus. Le mol fraction a élymologiquemciil le même sens, puisqu'il vienl du laiin frangere, rompre,
briser.

30. Toute fraclion s'exprime et se représente à l'aide de deux nombres entiers: l'un, appelé dénominateur, indique la nature des parties aliquotcs cpie l'on considère; l'autre, appelé numérateur,

combien on prend de ces
treizièmes
le

parties. Si l'on considère des treizièmes
la

de l'unité et qu'on en prenne sept, on forme
:

fraction

sept

dénominateur

est i3; le

numérateur

-.

37.

Il

est

bien évident qu'une fraction est inférieure, égale ou

supérieure à l'unité, suivant que son
égal ou supérieuile à

numérateur

est

inférieur,

son dénoniinaleur.

On

donne, en Arithmétique,

moven de remplacer une fiaclion plus gr.inde que l'unité par la somme d'un nombre entier et d'une fraction moindre que un. On v donne aussi le moyen de rempincer |)ar une seule Iraction la somme d lin nombre entier cl d une Iraclion ([uelcontpie.
38. Certains auteurs réservent exclusivement
tions ;iux fractions plus polilcs (pic
i"uiiil<'

le

nom
le

île

fracde

el

doiinenl

nom

{') MiciiKL BuKAL. Essai

de sémanti(/ue,

i

\i>l.

in-S", l'aiis, 181)7, p. -3 (nulc).

CHAPITRE

II.

DES FRACTIONS.

l5

iiojnhres fractionnaires à celles qui sont plus grandes. Celle distinction est inutile, puisqu'il n'y a aucune diflerence, ni pour l'écriture, ni pour la lecture, ni pour le calcul, entre ces deux sortes de nombres; elle est tout à fait contraire à l'esprit des sciences, où
l'on généralise de plus en plus à

mesure qu'on

s'élève; tout à fait

contraire aux usages des Mathématiques supérieures, où Ton repré-

sente les
Si
le

nombres par des
changeait avec

lettres, sans

s'occuper de leur grandeur.

nom

la valeur,
el

tion ayant

pour numérateur n
el cl seraient

cotnment appellerait-on la fracpour dénominateur d^ lorsque ces

nombres n

deux entiers inconnus?

Ecriture et lecture des fractions.

une fraction en plaçant son numéraleur au-dessus et en séparant ces deux nombres par une barre horizontale. La fraction sept treizièmes s'écrit -p^.
39.
écrit

On

de son dénominateur,

40. Réciproquement, pour nommer une fraction ainsi écrite, on énonce son numérateur, puis son dénominateur, en faisant suivre ce dernier de
la

terminaison ième.

Il

y

a

exception lorsque

le

déno-

minateur

est l'un des

nombres

2,

3,4:

les fractions 4, |,

f s'énoncent

respectivement un demi,

deux

tiers, trois

quarts.
écrite en

41. Très souvent aussi on

nomme
mot

une fraction

énon:

çant son numérateur, puis
traction

le

sur, puis son dénominateur

la

^

se

nomme

ainsi

dix-sept sur vingt-neuf.
:

Cette seconde manière possède deux avantages
n'est sujette à

d'abord, elle

aucune exception; ensuite,
elle, les

elle

ne prtxluil jamais

d'équivoque. Par

deux fractions
celle

-j^ et

-^

s'énoncent de

façons très diflerenles, tandis que, par le premier procédé, elles

s'énonçaient

toutes

deux sous

même

forme

trente-cinq

cent-vingtième.

Barre de fraction.
42. La barre de toute fraction doit être bien horizontale. Lllc doit se placer très exactement sur la ligne principale de l'écriture,
eljusle eu face du
trait

horizontal de celui des signes -H ou

<|ui hi

précède ou

la

suit.

l6

PREMIÈRE

l'ARTIE.

ÉNUMÉRATION.
le

Celle barre une fois tracée, el Iracée bien horizontalement,

numérateur

et le

dénominateur

doivent s'écrire celui-là au-dessus,
de sa longueur.

celui-ci au-dessous, au milieu

même
à

Aucun

cliiflVe

de ces deux nombres ne doit arriver
forte raison, à la Ircaerser.

toucher cette barre

ni, à jjlus

fractions,

il

c'est-à-dire

Dans la j)ratique, pour bien écrire les comme nous venons de l'indiquer, d'opérer bon est de commencer par tracer la barre.
expression numérique présente, au-dessus les
il

43. Lorsqu'une

unes des autres, plusieuis barres de fraction,
plus d'importance

y en

a

une qui
la

a

que

les autres, qui est

en quelque sorte

barre

maîtresse. Si on
et

la

change,

la signification

de l'expression change,

presque toujours aussi sa valeur. Cette barre maîtresse doit être
les

un peu plus longue que
la

autres, et c'est elle qu'il faut placer sur

ligne principale de l'écriture.

hes fractions continues nous offrent toujours, au moins, deux
barres superposées
:

elles

en présentent parfois une suite indéfinie.
la

C'est la première d'entre elles qui est
être placée sur la ligne principale.

barre maîtresse et qui doit

Barre en
44'.

biais.

Quelques personnes, en écrivant les fractions, tracent la barre en biais. D'après ce que nous venons de dire, c'est une faute. Il ne la faut jamais commettre en écrivant aucune expression, aucune équation. Dans les ouvrages imprimés, on la rencontre rarement. Je trouve cependant, en un Traité de Trigonométrie élémentaire,

log6= i/2[Iog(a-Hc)-+-log(a—
Celte barre en biais possède toutefois deux
d'abord, dans une ligne du texte,

c)].

menus avantages

:

la fraction '^/i,, par exemple, occupe de haut en bas moins de place (|ue la fraction ensuite, elle se prèle mieux à la rapidité de l'écriture. Voilà, sans doute, les deux raisons qui rendent ce motle d'écriture si fréquent dans les
^^

;

factures, comptes, bordereaux.
blient les journaux,

Sur le cours de la Bourse que punous vovons tous les jours, écrits de cette
3 Y*

manière,

le 2 '/a °/o anglais, le

Vo

italien, etc., etc.

CHAPITRE

II.

DES FRACTIONS.

43.
suit

Dans les expressions numériques où la fraction ordinaire qui un nombre entier présente ainsi sa barre en biais, cette frac^

tion s'ajoute toujours à cet entier; l'expression 3

j^,

par exemple,

équivaut toujours
telle

à 3 -{- ^.

Dans

la

bonne
le

écriture mathématique,
^,

qu'on

la

pratique aujourd'hui, l'expression 3

avec

la

barre

horizontale, représente, au contraire,
la

produit de l'entier 3 par
à

fraction ^.

Une

foule de livres élémentaires présentent

ce sujet

des confusions regrettables. C'est un point sur lequel j'aurai bientôt

occasion de revenir et d'insister.

46.

Quant au symbole

"/o,

emplové

à la

place de

la

locution

pour

cent, il y aurait, au contraire, une véritable faute à j placer la barre horizontalement. Ce sjmbole, en efl'et, ne représente point une
fraction;
il

n'est

même

point un sjmbole malhémati(|ue. C'est Tune

des abréviations, en quelque sorte techniques, qu'on emploie dans
la

finance et

la

comptabilité, concurremment avec plusieurs autres
'^jc,

:

^/o,

compte ouvert;

compte courant;

etc., etc.

Fractions éqmvalentes.

47.

Une même

fraction, sans changer de valeur, peut affecter
-j

une

infinité

de formes différentes. Ainsi

est égal à |, à
si

|, à |,

.. ..

Voilà l'un des premiers exemples de ces expressions,

communes
la

en Algèbre, qui peuvent prendre divers aspects, tout en gardant

même On

valeur.
profile de l'équivalence de ces fractions et, en général, de

toutes ces expressions, de

tances différentes

:

pour

la

simplifier ;

deux manières et dans deux circonsune fraction ou expression unique, lorsqu'on en a plusieurs, pour les rendre comlors(pi'on a

parables.

On simplifie une fraction unique, en divisant ses deux termes par un même nombre; on rend plusieurs fractions comparables, en les ramenant à avoir toutes le même dénominateur. L'Arithmétique
48.

donne des procédés faciles pour calculer, dans le cas dune traction sa plus simple expression; dans le cas de plusieurs, leur plus peut dénominateur commun.
unique,
A.
2

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.

Nombres décimaux.
49. hes /raclions décima/es ne sont autres choses que
c'est-à-dire les |)uissances de
les frac-

tions ordinaires qui onl ])Our dénom'inaleiivs les puissances de lo,
la

base

même

de notre système de
de pouvoir s'écrire

numération. Elles doivent
et,

à cette particularité
la

par conséquent, se calculer à

lacon des nombres entiers.

Le principe fondamental de notre numération écrite, c'est que chaque chilTre placé à la gauche d'un autre représente des unités \o fois plus grandes. Ce principe, pris en sens contraire, chaque chiflre placé à la droite d'un autre peut s'énoncer ainsi représente des unités lo fois moindres. Le chiirre placé à la droite du cluifre des unités siinples représentera donc des dixièmes; le
50.
:

chiflre placé à la droite de celui-ci, des

centièmes;

et ainsi

de suite.

Pour indiquer nettement le virgule à la droite de ce
Celte virgule partage
le

chiflVe des unités simples,

on place une

chiffre, c'est-à-dire entre le chiff're des

unités et celui des dixièmes.

nombre en deux
la

parties

:

à

gauche,

la

partie entière;
chiffres

à

droite,

partie décimale ou

mantisse. Les
spé-

de celte seconde partie se

nomment d'une manière
les

ciale chiffi- es
la

décimaux ou simplement décimales. Dans
;

3 1, '-28,
les

partie entière est 3i

la

mantisse est 728;

décimales sont

chiffres 7, 2, 8.

51.

Evidemment
que

le

nombre complet
les

est supérieur

ou inférieure

l'unité suivant

sa partie entière est

supérieure ou égale à zéro.

Mais, pas plus c[ue |)Our

fractions ordinaires, nous ne distinsoit inférieuiou

guerons ces deux cas par des mots différents. Qu'il
supérieur
à l'unité, le

nombre

sera toujours

fractionnaire décimal, ou décimal.

même, pour

abréger,

pour nous un nombre un nombre

Groupement des décimales.
52.

Dans

la

|)ratique,

lors(|ue

les

décimales sont nombreuses,
en groupes de deux,
trois,

on

les

sépare,

à l'aide d'intervalles vides,

CHAPITRE

II.

DES FRACTIONS.

19

quatre, cinq chiflres;

plus souvenl en groupes ou tranches de trois chiffres, à partir de la virgule. Comme nous l'avons dit à
le
il

propos des nombres entiers,
de séparation,
naire décimal,
ni point, ni
s'il

ne faut jamais mettre, dans

les vides

virgule, ni rien.

Un nombre

fractionet

est bien écrit,

ne contient aucun point

ne

présente

qu une virgule.

53. Le groupement habituel trois par trois, soit des chiffres de la partie entière, soit des chiffres de la mantisse, a l'avautage de faciliter la lecture, l'écriture et le calcul;
il

a

l'inconvénient de donner,

en apparence,

à

certains chiffres décimaux, une importance qu'ils
le seul.

n'ont point en réalité. Mais cet inconvénient n'est pas

Dans
existe

les

nombres décimaux, par

la

nature

même

des choses,

il

une symétrie parfaite autour du chiffre des unités. Le premier chiffre à gauche de celui des unités représente, en eil'el, des
à droite, des dixièmes; le deuxième à gauche, deuxième à droite, des centièmes; et ainsi de suite. Sur le nombre écrit, le mode de groupement employé d'ordinaire, et la place toujours donnée à la virgule, non seulement ne montrent point celte symétrie véritable; mais ils la masquent, et

dizaines;

le

premier
le

des centaines;

ils

mettent en évidence, autour de la virgule, une symétrie menet cette place
la théorie

songère. Ce mode de groupement

de

la

virgule sont
ils

donc mauvais au point de vue de constituent deux fautes graves.
:

générale des signes,

54.
à

Ce sont

elles qui ont
la

conduit

la

plupart des Traités d'Algèbre

donner, pour
positive

caractéristique des logarithmes, suivant qu'elle

ou négative, deux définitions disparates. Lorsqu'on compte de la symétrie réelle autour du chifi're des unités, on arrive à cette définition unique, où le changement de signe correspond simplement, comme il convient, à un changement de sens
est
tient
:

la caractéristique

du logarithme indique
elle est

le

rang du premier chiffre
si

significatif

du nombre, à la gauche du
droite,
si

chiffre des unités,

elle est

positive ;

à sa

négative.

Fautes d'écriture.
55.

On

n'indique point dans tous
le faire.

les

pays

le

chiffre des unités

comme

nous venons de

En Angleterre

et [)arfuis

en Belgique,

.

20

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNIMERATION.

au lieu de placer une virgule à

la droite

de ce chiffre, sur

la

ligne

principale de l'écriture, on place vers le haut un simple point qui

sépare

la partie

entière de la partie décimale et qu'on appelle point

8*07 au lieu de 8,07. en France nous présentent des imprimés Ouvrages Quelques logarithmes de Lalande, la caracde faits analogues. Dans les Tables téristique est suivie non pas d'une virgule mais d'un point, seule-

décimal.

On

écrit ainsi

ment

ce point est placé

comme

le

serait

la

virgule,

sur

la

ligne

principale.

Dans un

livre

d'Arithmétique élémenlaire,

le chid're

des
:

uuilés est séparé de celui des dixièmes par une sorte de tiret

le

nombre 7,2818 s'écrit 7-2318. Quant aux intervalles destinés au groupement des décimales, on ne les laisse pas toujours vides. Dans une certaine Table de logarithmes
à

5 décimales,

la

mantisse est partagée en deux parties
:

séparées par un intervalle où figure un point
se présente sous la

la

mantisse i5473

forme i5.473. le Ces divers emplois du j)oint constituent autant de fautes point ne doit entrer dans une expression numérique que comme
:

signe abrégé de la multiplication
56.

Quoi

qu'il

en

soit,

la

numération des nombres décimaux
celle des

n'est autre chose

qu'une extension de
à

nombres
oîi

entiers.

C'est ime numération

groupement régulier,

les

unités des

différents ordres, prises successivement, de

gauche

à droite,

forment

une progression géométrique décroissante dont la raison est un dixième. Comme nous l'avons déjà dit, le grand avantage de cette
notation, c'est de

nndrc
la

le

calcul des

maux

analogue sinon identi(|ue à celui des

nombres fractionnaires décinombres entiers. Elle a
la

été publiée tion de
l'avait

pour

première

lois

par Piliscus, dans
2.

seconde édila

sa

Trigonométrie, parue en 161
il

JSapier (') à

vérité

imaginée auparavant, mais

ne

l'a fait

connaître qu'en i()i4-

Usage des
57. Considérons un

zéros.

nombre décimal

bien écrit, c'est-à-dire pré-

sentant une virgule unique et des intervalles absolument vides.

(') l'iliscus,

i,')Gi-i(>i3;

Napicr, i55o-iGi-;.

.

CHAPITRE
Si l'on place

II.

DES FRACTIONS.
soit à la

oi

un ou plusieurs zéros

gauche,

soil à la droite

d'un pareil nombre, sans toucher à sa virgule, ce nombre ne chano-e pas de valeur. Il résulte de là deux conséquences importantes.

D'abord, étant donnés plusieurs nombres décimaux, on peut les ramener tous à nous oflVir le même nombre de décimales. C'est, au fond, une manière infiniment simple de les réduire tous au même

dénominateur. Pour l'addition

et la soustraction,

on peut, théorila

quement,
suffit

les

supposer mis sous cette forme; dans

pratique,

il

est
:

inutile d'écrire les zéros

complémentaires
les

et

on ne

les écrit

pas

il

de placer

les

nombres

uns sous

les autres

de façon qu'ils se

correspondent chiftVe

à chiffre, et

que leurs virgules forment une
si

colonne bien verticale. Evidemment,
contrait parmi eux, on le traiterait

un nombre
s'il

entier se ren-

comme

présentait une virgule

à

la

droite de son chiffre des unités.
si

un nombre fractionnaire décimal se termine par un ou plusieurs zéros, on peut supprimer tous ces zéros, ce qui revient,
Ensuite,

au fond, à simplifier

la fraction.

08. Mais cette simplification ne peut, ne doit s'effectuer que sur
les

nombres décimaux connus exactement.
est exact,
il

Si le

nombre 2,34o, par

exemple,

est juste égal à
est

par 2,34. Si ce

même nombre
qu'il l'est à

2,34 et il peut être remplacé approché, en le lisant sous la

forme 2,34o, on voit
tième.

réduite 2,34, O" pourrait croire qu'il ne

moins d'un millième; sous la forme l'est qu'à moins d'un cenles

Même
les

dans

les

Mathématiques pures,

nombres ne sont

le

plus

souvent qu'approchés. C'est ce qui arrive presque toujours pour
logarithmes des Tables.

On

indique parfois qu'un logarithme est
à la droite

approché par excès en plaçant au-dessous ou
nière décimale

de sa der-

un

Irait

horizontal fort court.

09.

La conversion des
le |)lus

fractions ordinaires en fractions décimales

conduit

souvent

à

des suites périodiques indéfinies.

forcé, en les écrivant, de s'arrêter après quelques /?e/70C?e5.

On est On fait
par

suivre la dernière d'un certain

nombre de

points

:

on

écrit,

exemple, o,5i8i8i8.

.

.

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.

Usage des puissances de
60.

10.

Pour multiplier un nombre fractionnaire décimal par lo, ., il suffit d'en avancer la virgule de i, 2, 3, ... rangs vers la droite; pour le diviser par 10, 100, 1000, ..., il
loo, looo,
.

.

suffirait,

au contraire, d'en reculer la virgule de

i,

2,

3,

...
ait

rangs vers la gauche.

Comme

on peut toujours supposer qu'on
soit à la

écrit préalablement, soit à la droite,

gauche du nombre
le

décimal donné, un nombre assez grand de zéros, l'avance ou
de
la

recul

virgule, dans

la

mesure où

il

est nécessaire, peut toujours

être effectué.

61.

Il

suit

de

que, dans

un nombre fractionnaire décimal
la

quelconque, on peut toujours amener

virgule à la place (pi'on veut,

pourvu que,
divise le

après l'avoir

amenée

à cette place,

on multiplie ou
10;

nombre par une puissance convenable de
le

pourvu que,

en d'autres termes, on

multiplie finalement par une puissance

de 10 présentant un exposant convenable, positif ou négatif. Soit,
par exemple,
le

le

nombre 3409,8'^

:

on peut

l'écrire
le

34 ,508-, 10-,
la

point qui figure dans cette expression étant

signe abiégé de

multiplication.

62.

Il

existe des cas

l'on fait

un grand usage de cette transforla

mation

et

où Ton amène toujours

virgule à la droite du premier

chiffre significatif

imaginée par
lorsque
zéros;
le

les physiciens, est fort

du nombre fractionnaire. Celte façon d'écrire, avantageuse en premier lieu,
:

nombre donné,
second
lieu,

étant entier, se termine par une foule de

en

lorsque

ce

nombre,

étant
Il

fractionnaire

décimal,

commence par des
nombres

zéros nombreux.

est

évidemment

très clair d'écrire les

SySooooooo
sous les formes respectives
3,75.10'

cl

o,ooooo87y.

et

8,72.10-8.

63.

En résumé,

les

nombres fractionnaires décimaux peuvenl

CHAPITRE
s'écrire de trois

II.

DES FRACTIONS.
:

23

manières différentes

à la

façon des fractions ordi-

naires;

duit où
est

façon des nombres entiers; sous la forme d'un promultiplicateur esl une puissance de lo, dont l'exposant un entier quelconque, positif ou négatif.
à la
le

Nombres dans
1

le texte.

6i. Dans écriture des nombres décimaux, nous employons constamment la virgule pour marquer le chiffre des unités et, de temps

en temps,
écrit

le

point

comme

signe de

la

multiplication. Lorsqu'on
les calculs,
il

en chiffres, dans

le texte

même

qui accompagne

des nombres soit entiers, soit fractionnaires décimaux,

faut faire

en sorte que

la virgule et le
la

point dont nous venons de parler ne se
le

confondent jamais avec
tion du texte.

virgule et
à l'aide

point servant à

\a

ponctua-

On

y parvient

de quelques précautions assez

simples, dont nous allons donner des exemples.

60.

Supposons qu'on doive

écrire en chiffres, à
il

la

suite les

uns

des autres, plusieurs nombres entiers:
virgules.

faudra les séparer par des

on rappellera dans
serait

Pour bien montrer que ce sont des virgules de ponctuation, le discours que ces nombres sont entiers on dira,
;

par exemple, considérons

les

nombres entiers 385, 5G8, i35-;
les

il

mauvais de

les écrire

385-568-i35", en

séparant par de

petits traits.

Supposons qu'on doive écrire en chiffres, à la suite les uns des autres, des nombres les uns entiers, les autres fractionnaires décimaux. Il ne suffirait pas de les séparer seulement par des virgules;
on
352
les
;

séparera par des points-et-virgules de cette façon

:

12,70;

4, 2876.

66.

Quant au
pour
le
le

j>oint

de ponctuation,

il

ne faut

|)as qu'il

puisse

être pris

si^^ne

de la multiplication.

On

ne devra donc

jamais

faire suivre

termes, on ne devra jamais

d'un nombre écrit en chiffres; en d'autres commencer une phrase par un pareil
pas, au milieu

nombre.
à sa

On

n'écrira

donc

du

texte, à

la

suite d'une

phrase terminée, 127 est un

nombre

premier, car 127 aurait alors
il

gauche

le

point final de cette |)hrase;

faudra choisir (|uelquc

24

PREMIÈRE PARTIE.

ÉMMÉRATIOX.
:

autre tournure, par exemple celle-ci

le

nombre

127 est premier.

Cette dernière précaution, qui est toujours bonne, deviendrait absolument indispensable, si le point séparant les deux phrases se trouvait placé enlre

deux nombres

écrits

en chiffres, l'un terminant
la

la

première phrase, l'autre commençant
façon générale,
il

seconde. D'ailleurs, d'une

est disgracieux

par un nombre écrit en chiffres.
initiale

Il

qu'une phrase du texte commence en est même ainsi pour la [)hrase
qui
la

d'un alinéa, bien que

le

nombre

commence ne

soit

précédé d'aucun point.

Incommensurables.

67. D'a|)rès leur définition, les

nombres incommensurables ne
fictifs, d'origines et
les

sont ni entiers, ni fractionnaires, et ne peuvent être représentés

exactement en
de

chiffres.

Ce sont des nombres

natures très diverses.

On

les a

imaginés pour étendre

notions

de racine d'un nombre, de rapport de deux grandeurs, de
d'une série convergente, etc. Nous citerons
racine carrée de 3;
le
le

somme comme exemples la
:

rapport de

la

circonférence à son diamètre;

nombre qui
68.

sert

de base aux logarithmes népériens.

rables, on les

effectue des calculs où entrent ces incommensuy remplace respectivement par leurs valeurs plus ou moins approchées, exprimées d'ordinaire en nombres fractionnaires
faire entrer

Quand on

décimaux. Mais, lorsqu'on veut
tions spéciales
la

dans des formules

les

valeurs exactes de ces incommensurables, on j emploie des nota:

racine carrée de 3 se représente par
le

le

svm-

bole

y

3, sur lequel nous aurons à revenir;

rapport de
la

la

circon-

férence à son diamètre, par la lettre grecque ~;

b;isedes logarithmes

népériens, parla lettre latine

e.

L'emploi de ces deux lettres-, e pour représenter ces deux nombres

déterminés n'est en
rien de

réalité (piiine abréviation.
(|u

H

n'a

évidemment

commun

avec l'emploi

on

fait

en Algèbre des difft'rentes
les

lettres de l'alphabet,
les

pour y re|)résenter nombres inconnus ou indéterminés.

grandeurs variables et

09.

On

peut, d'ailleurs, rapprocher de ces

deux

lettres e et

7:,

CHAPITRE H.

DES FRACTIONS.
la lellre

qui représenlcDt des nombres déterminés,

/et

le
le

signe

y:.

Cette lettre

i est celle
\'

qu'on emploie pour représenter
oc,

symbole

imaginaire
représente,

i.

Le signe
on
dit,

qui est une sorte de huit couché,
:

comme

l'infini

on

le

place, bien horizontale-

ment, sur

la ligne

principale de récriture.

CHAPITRE

III.

QUANTITÉS DÉTERMINÉES.

Généralités.

70. Les quantités déterminées se leprésentent, en général, par
le

nombre

écrit en chifTres qui les
les

mesure, joint

à l'indication

de

l'unité

employée pour
que
la

mesurer.

Si la quantité à représenter est

discontinue ou discrète,

c est-

à-dire n'est
les

réunion d'objets semblables, réellement séparés

uns des autres,

comme
il

cela arrive

pour un sac d'écus, pour un
prendre pour unité l'im de

troupeau de moutons,
ces objets semblables.

est naturel de

Lorsque
est

l'unité a été ainsi choisie, le

nombre

qui mesure
l'on ait

la

quantité est forcément entier ; de plus, pour peu que
soin,
il

compté avec

rigoureusement exact.

Si

la

quantité à représenter est, au contraire, continue ou con-

crète, c'est-à-dire peut s'augmenter d'aussi peu qu'on veut,
cela arrive

comme

pour

les

longueurs, les poids,
le

les angles, les

durées, on

peut choisir l'unité arbitrairement;
déterminer, on ne peut jamais

nombre qu'on

obtient est, en

généval, fractionnaire; mais, quelque soin qu'on ait apporté à le
le

regarder que

comme

un nombre

approché.
Quantités discontinues.

71. Considérons en |)remler lieu une quantité discontinue, par

exemple
droite

l'effeclil

d'une compagnie, d'un bataillon.

On

écrir;i

en

chilTres le

nombre des liomuies; puis, en caractères plus petits, à la de ce nombre et un peu en haut, soit le mol homme, soit son

initiale h.

On

écrira ainsi
il

:

un bataillon de

85^'"'"'™''%

ou de

So^''.

D'ailleurs,

sera bon, pour

la (juantit<'' à

mesurer, de n'employer

CHAPITRE

III.

QUANTITÉS DÉTERMI^ÉES.
et d'écrire,

%-j

qu'une unité dans
dire, le

sa

mesure;

comme on
le

vient de le

nom
:

de cette unité ou l'abréviation qui

remplace.
soit placé

Il

faudra, répétons-le, que cette abréviation ou ce

nom

un

peu haut

la ligne principale

toujours, exclusivement,

aux

chiffres

de V écriture devant être réservée mêmes du nombre.

Quantités continues usuelles.
72.
les

Les quantités continues usuelles sont au nombre de sept longueurs, les surfaces, les volumes, les poids, les valeurs,
:

les durées et les angles. Les cinq premières forment l'objet de notre système décimal des poids et mesures; les deux dernières n'en

font point partie.

73.

Chacune de
:

ces quantités possède, d'ailleurs, plusieurs unités

différentes

l'une,

principale ;

les autres,

secondaires. Lorsque

ces unités sont de dix en dix, de cent en cent, de mille en mille fois

plus grandes on plus petites, elles forment un ensemble décimal;
la

quantité mesurée se représente par un

nombre

fractionnaire
:

décimal où l'on ne doit indiquer c^vLune seule unité
ne sont pas toutes entre
tité

c'est ce

qui

arrive dans notre sjstème métrique. Lorsque les différentes unités
elles

dans ces rapports décimaux,
de ce qu'on appelle un

la

quan-

mesurée s'exprime

à l'aide

nombre comchiffres,

plexe ; son expression se compose de plusieurs groupes de et comporte l'indication àe plusieurs unités.

74. Quelles que soient, d'ailleurs, les unités employées, elles se

représentent chacune par une abréviation que l'on
tères

en caracnombres (raclionnaires décimaux, du chiffre qui précède immédiatement la virgule; dans les nombres complexes, du dernier chiffre de chaque
écrit,

plus

petits,

à

la.

droite et en haut: dans

les

groupe. JNous allons faire connaître, pour ces quantités usuelles,
abréviations qu'il convient, selon nous, d'employer.

les

Abréviations dans
75.

le

système métrique.

Le mètre,
le

unité principale de
le

longueur,
kilomètre,

se
le

représentera

par

m;

décamètre, V hectomètre,

myriamcire

28

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATIOX.
le

se représenteront par

mètre,

le

millimètre,

Dm, Hm, Km, Mm; par dm, cm, mm.

décimètre,

le

centi-

I
l'initiale

76. Le mètre carre, unité principale des surfaces proprement
dites, se représentera par

mq, en empruntant

q du latin

quadratus; le décamètre carré, V hectomètre carré, le hilomètre carré, le myriamètre carré se représenteront par Dmq, Hmq, Kmq, Mmq; le décimètre carré, le centimètre carré, le milliUare, unité principale des mètre carré, par dmq, cmq, mmq. mesures agraires, se représentera par a; Y hectare, par Ha; le

centiare, par ca.

volumes proprement décamètre cube, Y hectomètre cube, le kilomètre cube, le myriamètre cube se représenteront par Dmc, Hmc, Kmc, Mme; le décimètre cube, le centimètre Le litre, unité cube, le millimètre cube, |)ar dmc, cmc, mmc.
77. Le mètre cube,
se

unité principale des
le

dits,

représentera

par me;

principale des mesures de capacité, se représentera par
litre,

1;

le

déca-

Vhectolitre,

le

kilolitre,
le

le

myrialitre

se

représenteront

par Dl, Hl, Kl, Ml;
dl, cl,

décilitre, le centilitre, \e iinllilitre, par

ml.

Le

stère, unité principale

pour

le

bois

de chauffage,
par ds.

se représentera par s; le décastère, par

Ds;

le décistère,

Le gramme, unité principale de poids, se représentera le décagrammc, V hectogramme, \e kilogram?7ie, \emyriagramme se re|}résenleront par Dg, Hg, Kg. Mg; le décigramme, le centigramme, le milligramme, par dg, cg, mg.
78.

par g;

79.

l'our les

monnaies,
f;

l'unité principale est le

représente

par

les

seules
le

unités secondaires

sont

franc, qui se le décime,
c.

qu'on n'emploie jamais, et

centime, qui se représente par

Remarques sur
80.

les abréviations.

Dans tout ce cjui précède, V unité principale se marcpie par une ou deux lettres, selon que son nom s'écrit en un mot ou en
deux;
et,

sauf dans

le

cas des monnaies, les unités secondaires

CHAPiraE

II [.

QUANTITÉS DÉTERMINÉES.

29

s'indiquent de
l'unité

la

façon

la
fait

plus régulière. Pour les multiples de

principale,

on

précéder

le

signe de cette unité

des

majuscules D, H, K, M, initiales des préfixes grecs déca, hecto^ kilo^ myvia. Pour les sous-multiples, on le fait précéder des
minuscules
d,
c,

ni,

initiales

des

préfixes

latins

déci,

centi,

mim.
Ces abréviations sont
celles
très régulières et

très simples.

Ce sont
et

qu'on rencontre dans divers Ouvrages techniques
pratique, devraient être les seules employées.

dans

plusieurs Arithmétiques, celles qu'on devrait rencontrer partout et
qui, dans
la
il

Malheu-

reusement
81.

n'en est point ainsi.

Beaucoup de personnes \^onlsuivre chaque abféçiation d'un point. Elles écrivent m. pour mètre; m.q. pour mètre carré; D.m.q. pour décamètre carré; H. a. pour hectare. Il est bien clair que ce
point est inutile et que
le lecteur n'a

nul besoin d'être averti qu'il a

affaire à des abréviations.

Est-il |)lns nécessaire d'écrire fr
st

pour franc, gr pour gramme,
surabondantes,
il

pour stère? Si ces notations

fr,

gr, st sont

en

a fortiori de même de met. cub. pour mètre cube; de hectol. pour hectolitre; de kilog. pour kilogramme; de hectog. pour hectogramme; de décig. pour décigramme. Les abréviations /„; pour centimètre, ™ „j pour millimètre ne
est
""

s'expliquent point; et

il

est tout à fait insuffisant

de représenter

le

kilogramme par k, par kil, par kilo, au viations pouvant s'employer aussi bien
le

pluriel kilos, ces trois abréet

pour

le kilolitre et

pour

kilomètre.

82. Les ahréviations internationales ne diffèrent de celles que nous avons recommandées que par la supj^ression des majuscules et l'introduction des abréviations dal, m-, m^ L'abréviation dal représente le décalitre, bien que d rappelle déci et que a rappelle are.

Quant aux notations de m- pour mètre carré

et

de
:

m^*

pour mètre cube, elles sont fautives pour plusieurs raisons
1112

elles

entraînent des difficultés typographiques et doivent souvent s'écrire
et

m3;

elles détruisent

mêlant des chiffres aux
carré et cube

lettres; elles
la

l'homogénéité des abréviations en y consacrent l'usage des mots

pour désigner

deuxième

et la

troisième puissance

3o

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMERATION.
la suite

d'un nombre, bien que ces mois, dans

des

noms

des puisla

sances, ne soient que des appellations abusives,
larité

rompant

régu-

de celle suite; enfin, rappelant des opérations arithmétiques, elles font naître, comme nous le verrons plus tard (53i, 535), dans l'esprit de beaucoup de lecteurs, des idées entièrement fausses sur
nature

la

même

des unités qu'elles servent à désigner.

Durées.

83.

Pour

les

durées, \ unité principale est d'ordinaire

\e

jour
la

solaire

moyen.

Les unités secondaires sont ^heure, qui est
la

vingt-quatrième partie du jour;
partie de l'heure;
la

minute, qui
la

est la

soixantième
la

seconde, qui est

soixantième partie de

minute. La seconde se partage ensuite en dixièmes el en centièmes.

81.

Le Jour, V heure,

la

minute,

la

seconde
s.

se représentent res-

pectivement par
|)as

les iniliales j, h,

m,
3'

Ces diverses unités n'étant
les

de lo en lo

fois plus petites,

nous sommes tenus de

indiquer

toutes,

et d'écrire,

par exemple,

i7''45"'28% 76, ce qui est un

nombre complexe.
Evidemment, dans
distincts,
et celui
ni
il

ce

nombre complexe formé de quatre groupes
le

ne faut pas mettre de virgule entre

groupe des jours
contraire,

des heures; ni entre celui des heures et celui des minutes;

entre celui des minules et celui des secondes.

Au

il

en

laul |)lacer

une enlre
le

le

chill're

des secondes et celui des dixièmes

de seconde,

nombre

28*,

76 étant véritablement un nomhre frac-

tionnaire décimal.
D'ailleurs, dans la plupart des problèmes, ou est forcé,

pour

la

commodité des calculs, de tout réduire à la plus petite unité. Le nombre ci-dessus devient alors 323 128% 76; el la durée considérée est représentée par un nombre fractionnaire, relatif à celte seule
unité, la seconde.

85.

Dans

les

usages ordinaires de

la vie,

lors(|u'on n'a nul hesoin

d'unegrande précision, on se borne pour ainsi (Wvc àvxx demi-licures et aux quarts. On écrit, par exemple, 3'' '/2> ^'' '/«' *^"* signe -[-, mais avec une barre en biais. Il me semble qu'on ne traduit jamais

CHAPITRE

III.

QUANTITÉS DÉTERMINÉES.

3l

litléralemenl en chiffres les locutions françaises

une heure moins moins heures cinq; non plus quart, deux que les locutions ou un
ist

phrases allemandes, dritte-halh, vierte-halb, es

ein Viertel

auf

sieben Uhr.

86.

On

a

centièmes, millièmes

proposé récemment de partager l'heure en dixièmes, les durées s'exprimeraient alors, non plus
:

par des nombres complexes, mais par des nombres fractionnaires

décimaux.
(Jn a proposé aussi de

deux

séries

compter les heures du jour, non pins en de douze heures, mais en une suite unique de vingtfait

quatre. C'est ce qu'on

déjà en Italie et en Belgique. Les Indi-

cateurs des chemins de (er n'auraient plus besoin alors de distinguer
les

heures du jour de celles de

la

nuit.

Angles.

87. La

mesure des angles

se confond,

on

le sait,

avec celle des
est la trois

arcs de cercle. Uunité principale,
cent soixantième partie de daires sont
et la
la

nommée degré,

la

circonférence. Les unités seconla

minute d'arc,

qui est

soixantième partie du degré;
la

seconde d'arc, qui
la

est la

soixantième partie de
et

minute. La

seconde

se partage ensuite

en dixièmes
la

en centièmes.

Le degré,
tivement par
d'unités.

minute d'arc,
signes
°
'

seconde d'arc s'indiquent respec-

les

",

qui se placent

comme
i8",

les

autres signes
et,
:

On

écrit ainsi
il

un arc de

i45"36'

79

;

dans ce
entre
le

nombre complexe,
chiffre des

ne faut placer

(|ii'une seule virgule

secondes

et celui

des dixièmes de seconde.
se réduire à la
Il

Le nombre complexe qui repiésente un arc peut
alors

plus petite unité, c'est-à-dire s'exprimer en secondes.

devient

un nombre fractionnaire décimal, ne présentant qu'une seule

indication d'unité.

88. D'ailleurs,
la

il

existe plusieurs autres procédés
à l'aide d'un

pour exprimer

longueur d'un arc

nombre

fractionnaire décimal.
:

D'abord, on peut prendre
([u'on fait en

c'est ce le rayon pour unité de longueur Trigonométrie. Ensuite, on peut partager \e quadrant

32

PREMIÈRE PARTIE.

ENUMERATION.
et celles-ci
\e

en cent parties égales
centièmes, millièmes
:

nommées grades,
c'est ce

en dixièmes,

qu'on

fait

dans

Service géodésique

de l'armée française. Enfin, on peut prendre la circonférence entière pour unité de longueur, et en évaluer les parties en fraclions décimales;

dans

le

nombre

fractionnaire représentant l'arc
la

parcouru par un point d'une roue,

partie entière serait alors le
:

nombre des

tours efTeclués par cette roue

des Tables de logarithmes
n'}' a

fondées sur ce principe ont été publiées,

il

pas longtemps, par

un astronome mexicain, M. de Mendizabal-Tamborel.

Angles
89.

et durées.

Pour ses usages dans l'Astronomie et la Navigation, la mesure des angles est intimement liée à la mesure du temps; le nombre complexe qui représente une durée et celui qui représente un angle sont tout à fait analogues. C'est ce qu'on voit sur ces deux

nombres
27J7''43'"
1

1%5
la

et

i3" io'35",o3,

qui expriment respectivement
la

durée de

la

révolution sidérale de
(') dans

Lune et l'amplitude mojenne de son mouvement solaire moyen.

un jour

90. Afin de prévenir les confusions qui pourraient se produire

dans l'écriture, on indique
la

minute
et

et la

minute et la seconde d'arc par et "; seconde de temps par "" et *. Cette distinction est
la
'

d'autant plus nécessaire que, dans

les

Ouvrages destinés aux astrotrès souvent, l'un à côté

nomes
l'autre,

aux marins, on rencontre
et

de
et

un temps

un arc; par exemple, une ascension droite
l'étoile

une déclinaison. Les coordonnées de
el43"34'.

parue subitement, en

février 1901, dans la constellation de Pcrsée (-) étaient 3''24'"25*

Soit négligence, soit ignorance de l'écrivain, celte distinction
n'est pas

toujours faite.

On

trouve fré(|uemment dans

les

jour-

(')

(')

Annuaire du Bureau des Longitudes, Paris, 18S9, p. iôi)-iÔ7. Comptes rendus de l'Académie des Sciences, ib février igoi.

CHAPITRE

m.

QL ANTITKS UKTKHMINÉES.

33

nanx

et

dans toutes sortes d'écrits,

même mathématiques,

des durées

les

minutes
ainsi 8J

et les

secondes sont marquées par des accents. Je

trouve

I9''52'i6".

91.

Dans

les

nombres complexes mesurant des durées ou des
il

angles, et présentant des décimales après le chitlVe des secondes,

faut toujours, avons-nous dit, placer une virgule entre ces déci-

males

et ce chiffre,

mais
:

il

n'en faut jamais placer dans

les inter-

valles qui

précèdent

il

n'y faut

même

jamais placer ni point, ni
:

signe quelconque. Certains auteurs y mettent des points vent 354' .8''. 48'". 33% 6 et, de même, 23". 2-'. 9", 38. J'en

ils

écri-

ai

même

trouvé un qui y place des guillemets en cette sorte 3i » 10''» 2"'^) i5^». \\ arrive parfois, d'ailleurs, ([ue, dans un mêzne Livre, se rencontrent

même temps des nombres où les intervalles dont nous nous occupons sont parfaitement vides, et d'autres où ces intervalles renferment un point chacun.
en
92.

A

une époque déjà lointaine, au
les parties

lieu d'évaluer en fractions

décimales

de

la

seconde

soit d'angle, soit

de temps, on y

-employait des unités nouvelles qui continuaient le

plexe et étaient de 60 en 60 fois plus petites.
tierces,

On

nombre comles nommait
nombres

quartes, quintes, sixtes; et on au moins quand
'",

les désignait respective-

ment

('),

il

s'agissait d'angles, par les

correspondants daccents

"", '"", """.

Cette manière d'écrire est

*ibsolument tombée en désuétude. Je ne sache pas de Livre récent

d'Arithmétique où figurent seulement

les

noms de

ces petites unités.

Autres quantités.

93.

Pour

les

quantités continues usuelles, longueurs, surfaces,
le

volumes, poids, on se sert souvent, dans
et les Sciences, d'unités

Commerce,
fait

l'Industrie

que nous n'avons point

connaître.

On

exprime

les

poids très considérables, ceux, par exemple, des loco-

motives, machines, charpentes en fer, à l'aide du quintal métrique

(')

EuLER, Introduction à l'Analyse infinitésimale, traduction française de
t.

"Labey, in-4°,

II, p. 809,

Paris, 1797.
3

A.

34
et

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATIOX.

de

la

tonne;

les

longueurs

très

grandes, celles, par exemple,

que

l'on considère

en Astronomie,
;

à l'aide

un million de mètres
mètre. Pour
les

les

longueurs très petites,

du méi^amètre, qui vaut celles, par exemple,
qui est le millionième du

des ondes lumineuses,

à l'aide

du micron,

tx,

poids et les volumes très petits, les physiciens ont

recours au microgramnie, y, et au microlitre, A, qui sont respectivement le millionième du gramme, le millionième du litre.

94.

Avant

la

création du système métrique, les longueurs, les

surfaces, les volumes, les poids, les valeurs se mesuraient chez
à l'aide d'unilés très diverses, qui

nous
à

changeaient d'une province

une
des

autre, et qui, n'étant pas

pour une

même

quantité de lo en lo fois
à

plus grandes ou

|)lus petites,
11

conduisaient presque toujours

nombres complexes.
anciennes mesures.

en est de

même

présentement dans

les difle-

renls pays où le système métrique ne s'est pas encore substitué aux

Ces pays sont, d'ailleurs, de moins en moins noml)reux.
espérer
qu'ils

On

peut

en

ai'rlveront

tous

à

remplacer leurs

anciennes
les
le

mesures par nos mesures actuelles.
naturalistes ont décidé

Au Congrès
les

de Moscou ('),

que
\e

le

système métrique serait dorénavant

seul usité en histoire naturelle;

que
la

brasses,

les

nœuds,

les

milles marins,

\e

pied,

pouce,
le

livre,

Vonce,

etc.,

devaient
serait
le

disparaître du langage scientifique; que l'unité de longueur

toujours, dans les cas ordinaires,

mètre;

et,

en micrographie,

millième de millimètre. Les mécaniciens,
mistes ont adopté universellement
\e

les

j^hysiciens, les chi-

déduit du système métrique,

et

les unités
les

système absolu Q. G. S., qui se fondamentales sont
:

pour

les

longueurs,

le

centimètre; pour
la

masses,

le

f^rammeen

tnasse ;
solaire

pour

les

durées,

seconde sexagésimale,

temps

moyen.

Do.

En dehors de

ces quantités continues usuelles, on en consi-

dère à présent beaucoup d'autres, en Mécanique,

en Physique,

surtout en Electricité. Les unités qui leur correspondent se rat-

tachent toutes au système absolu

C.G.S. On peut
la

citer parmi elles

:

en iNlécaniqur et en Physi([U(\
Août

drnc, qui

est

l'unité de force;

(')

1892. ne\'uc Rose,

t.

L, p.

!\b<)-'\ho.

CIIAPITRK

III.

QUANTITES DETERMINEES.

35

Verg, qui est l'unité d'énergie;

en électricité,

le

weber, qui

est

l'unité de courant; le volt, qui est l'unité de force électromotrice'

Vohm, qui
le

est l'unité
\e

de résistance électromagnétique; V ampère,
('), etc.

coulomb,

farad

Dans l'écriture, on représente chacune de ces unités soit par son nom, soit par une abréviation convenable. Cette abréviation se
forme d'ordinaire
à l'aide

des premières lettres du
à

nom même

de

l'unité; elle se tire de ce

nom

peu près

comme

les

symboles chides

miques représentant

les

équivalents ou les poids atomiques

corps simples se tirent des

noms de

ces corps.

On

emploie souvent

les préfixes

tnéga
le

et

micro
le

(-),

que nous

avons déjà rencontrés, pour indiquer

multiple et

sous-multiple

de l'unité principale qui sont un million de
petit.

fois plus

grand ou plus

On

dit ainsi le

mégohm,

le

microfarad.

Manières
96. Toutes
les

d'écrire.

mesures ancienues,

soit

françaises, soit étran-

gères, conduisent à des

nombres complexes;

toutes les nouvelles, à

des nombres décimaux.

Ces nombres complexes s'écrivent
angles et
les

comme ceux

qui mesurent les

temps. C'est ainsi que

le

livres, onces,

gros

et

grains par

le

kilogramme (^) s'exprime en nombre complexe
l5.

^UvreSQonce5s.os33srains_

Il

faut,

comme précédemment, que
chaque groupe
soit

ce

nombre

soit partagé

en

autant de groupes qu'il nous présente d'unités différentes; que
l'unité de

marquée
(|ui,

à sa droite et

en haut; que

les intervalles

séparant les groupes consécutifs soient absolument

vides, à l'exception

du dernier

lorsqu'il existe des décimales,

doit contenir une virgule.

97.

Parmi

les unités

qui se succèdent dans un
le

lorsque quelqu'une manque,

plus souvent on ne

nombre complexe, marque rien à

(')

Annuaire du Bureau des Longitudes,

1889, p. 5^6. iBgS, p. 434-

(') JouBEKT, Traité

élémentaire d'Électricité, in-S", Paris, (') Annuaire du Bureau des Longitudes, 1889, p. 807.

36
la

PREMIÈRE PARTIE.

EMMKRATIOX.

place qu'elle devrait occuper.

Il

vaudrait mieux, ce
écriie,

me

marquer un zéro. Oa gueur du mètre à l'aide des anciennes mesures, non pas
devrait donc

pour exprimer

semble, y la lon-

1'"=

3i''^'''ii"""",44,

mais, en marquant un zéro,

On
vertir

peut, d'ailleurs,

comme pour

les

durées

et les angles,

con-

un nombre complexe quelconque en un nombre fractionnaire il suffit de le réduire à une seule unité. On choisit, en décimal
:

général,

écrit i88275">"s, i5

une unité assez petite. C'est ce qu'on pour la valeur du kilogramme.

fait

lorsqu'on

98.

Quant aux nombres décimaux auxquels conduisent
il

naturelécrire

lement les nouvelles mesures des physiciens,

faut

les

comme nous
tions
:

avons écrit ceux qui correspondaient aux unités du
Ils

système métrique.
ne contenir
ce qui a lieu

devront toujours satisfaire

à ces

deux condiC'est

ne se rapporter qu'à une seule uiiiLé, indiquée un peu haut;
(\\\

une seule virgule correspondant dans le nombre 358^*^^"*% 4;

à cette unité.

Ces deux conditions sont rigoureuses
des nombres décimaux et en rendre
le

il

faut toujours les observer.
la

]Marquer plusieurs virgules, ce serait méconnaître
calcul

nature

même

incommode, pénible.
tacitement aux
:

Marquer plusieurs

unités, ce serait se priver de tous les avantages

qu'oflVe l'emploi de ces

mêmes nombres,
faut

et revenir

nombres complexes.
longueur,
25'",

Il

donc

écrire, par

exemple
.

pour une

702 et non pas 2^" 5ni^din2mm pQj,^. y^g surface agraire, malgré un usage très répandu, (3"",oc)5, et non pas G"'''9"5o'^*.
99.

\^ç.

point ne doit jamais figurer dans ces écritures que

comme
il

signe abrégé de la multiplication; mais, pris
figure souvent, surtout en

comme

tel,

y

Mécanique

et

en Electricité. Le choix
à

qu'on y a

fait

des unités fondamentales conduit fréquemment

des

nombres

très

grands ou très

petits, c'esl-à-dire à des

nombres déci-

maux présentant une

foule de zéros sur leur droite ou leur gauche.

Pour supprimer tous ces zéros, plusieurs auleurs emploient le piocédé que nous avons indiqué plus haut ils amènent la virgule à la
:

CHAPITRE m.

QUANTITÉS DÉTERMINÉES.

"iy

droite

du premier chifTre significalif du nombre, en mullipliant par une puissance convenable de lo. Ils écrivent ces deux nombres
41700000*"'"%
o**'"",

00438

respectivement sous ces formes
4"'% 17.10",
et
il

4'"»"", 38.

10-3,

est bien certain

que ces nouvelles manières

d'écrire sont très

simples et très claires.

Préceptes divers.
100. Evidemment, qu'on écrive des nombres décimaux ou des nombres complexes, il faut que les chiftres employés soient bien alignés, bien calibrés, bien d'aplomb. Dans les nombres décimaux, il faut que les chiffres de la partie entière comme ceux de la mantisse, s'ils sont un peu nombreux, soient partagés en groupes. Dans les nombres complexes, il faut que les groupes correspon-

dant aux diverses unités soient toujours séparés par des vides.
101. Les

Tableaux

numériques,

ceux de
espèce

la

statistique,

par

exem])le, nous présentent souvent des colonnes de

nombres

se rapl'aide

portant tous à des quantités d'une
de la

même
faut,

et

exprimés à

même

ou des mêmes unités.

Il

dans

les

nombres

ainsi dis-

posés, que les vides^ les virgules, les indications d'unités forment

respectivement des colonnes bien verticales. Dans une colonne

uniquement composée de nombres complexes de la même espèce, on peut, sur chaque nombre, marquer les différentes unités; on peut aussi, et on le fait souvent, ne marquer ces unités qu'une seule fois,
au haut des colonnes verticales formées par
de chiffres qui leur correspondent.
les chiffres

ou groupes

Quant à la disposition qu'il convient de donner, dans les calculs, aux nombres que nous considérons ici, c'est-à-dire aux nombres qu'on nommait autrefois nombres concrets, nous n'avons point à
nous en occuper
s'effectuent jamais
:

les calculs

numériques, quels

qu'ils soient,

ne

que sur des nombres abstraits.

102. Les nombres concrets figurent seulement au milieu du texte

ou dans

les

équations de définition.

En

l'un et l'autre cas,

ils

doivent

38

PREMIÈRE

PARTIE.


:

ÉMIMKRATION.
les

s'écrire
les

comme nous

l'avons indiqué

abréviations qui indiquent
toujours, mises en

unités employées doivent y être,

comme

petits caractères à la droite et

simples. On commet très graphiques, celte faute de les placer sur

un peu en haut du cliiffre des unités souvent, surtout pour des raisons typola

ligne principale de l'écri:

tantôt entre ture. On les y met, d'ailleurs, de différentes façons tantôt à gauche, la tantôt à partie entière et la partie décimale,

la
la

droite

du nombre tout
6/(0

entier. C'est ce qui a lieu sur les

exemples
:

suivants que je copie

textuellement dans différents Ouvrages
3i ,25;

9 met. cubes

;

— Irancs

— o,5i3o-4o

toises.

D'ailleurs, l'écriture des

nombres concrets au milieu du

texte se

fait souvent avec beaucoup de négligence. Certains n'indiquent aucune unité ils écrivent 17,00 pour I7^5o^ d'autres ne marquent
:

point de virgule

:

ils

écrivent o'"o8; d'autres

même
:

n'indiquent
écrivent les

aucune

unité

et

ne marquent aucune virgule
32.378.45
et

ils

nombres
82 828 72,

qui signifient respectivement
•32378^,45
et
et
_

32 828'; 72,

que je copie textuellement dans un journal financier.

Nombres approchés.
103. Les nombres
qui mesurent les quantités

continues ne
observer, sup-

doivent

jamais
Il

être

regardés que

comme

des

nombres approdegré d'approxi2"',

chés (70).

ne faut donc point, nous l'avons
qui
les

fait
le

primer
mation

les zéros
:

terminent

et en

indiquent

on ne doit donc point remplacer 2"',43o par
i5*' iG"'.

4^5 "'

i5''i6'"o%o par

lOi. 11 est un cas toutefois où l'on peut supprimer, non seulement un ou plusieurs zéros, mais un ou plusieurs chiftres (piciconques
sur
la

droite d'un

nombre

fractionnaire décimal. C'est lorsque ce
la

nombre, donné comme résultant de
tité,

nous présente plus de chiffres que
n'en comporte.

mesure directe d'une quanla mesure de cette quan-

tité

CHAPITRE

III.

QUANTITÉS DÉTERMINÉES.

aQ

Le nombre des cliitires sur lesquels on peut compter, dans la mesure des quantités usuelles, est en réalité assez faible il est, en général, de trois ou de quatre. Les physiciens et les astronomes, grâce à leurs méthodes et à leurs instruments très précis, ont seuls
:

le

moyen de dépasser

cette limite ('); encore

ne

l'ont-ils

les

poids qu'ils peuvent obtenir avec six

chiflfres exacts, et

que pour pour les

angles qu'ils peuvent évaluer jusqu'aux dixièmes de seconde.

On

trouve néanmoins, en certains Ouvrages, des longueurs données

avec six ou sept chiffres, et des angles évalués en centièmes de

seconde.

Un

métrologiste a calculé avec

i-

chiffres

la

valeur

métrique du pied prussien;

et je pourrais citer

un Traité d'Arithmé-

tique où les rapports des anciennes mesures françaises aux nouvelles

nous présentent chacun 24 figures
lOo.

!

De même qu'on
abstraits,

désigne par les lettres « et

t:

certains

nombres

on désigne aussi par des

lettres certains

nombres
la

concrets approchés, c'est-à-dire certaines grandeurs. Telle est

longueur de
chute

9'",

80606, qu'on désigne par
le vide.

la lettre g' et

qui

est, à

Paris, l'accélération
libre,

du mouvement des corps pesants, tombant en

dans

{') J. BoL'KGET,

Cours d'Arithmétique à l'usage des

élè^'es

de l'Enseignemenl

spécial, in-i2, Paris, iS8^, p. i53.

CHAPITRE

IV.

NOMBRES INDÉTERMINÉS.

Usage des

lettres.

106. Les nombres indélerminés, qu'ils soient, d'ailleurs, abstraits

ou concrets, connus ou inconnus, constants ou variables, ne peuvent se représenter à l'aide de chiffres on les représente par des lettres. On pourrait aussi les représenter par des signes ou caractères
:

spéciaux, créés exprès, selon

le

besoin.

On

préfère les lettres parce

qu'elles sont des caractères déjà inventés,

connus de tous,

et

pos-

sédant chacun son nom.

Cet avantage de posséder un nom est d'une importance capitale. C'est l'opinion, en effet, de la plupart des philosophes qui se sont occupés des signes, que nous pensons à l'aide de mots; (jiie nous
parlons notre pensée intérieurement, avant de l'exprimer au dehorsà l'aide de signes s'adressant soit à la vue, soit à l'ouïe.

107. Si l'on en croit Libri ('), l'usage des lettres pour repré-

senter des objets indéterminés remonterait à Aristote. Pour dési-

gner

les

nombres

et les quantités,

il

remonte seulement

à Viète.

Lettres employées.
108.

en

On emploie constamment les même temps aussi, très souvent,
Wronski
a

lettres

de l'alphabet latin et^

celles de l'alphabet grec.

On

leur associe, dans des cas assez rares, des lettres tirées de l'écriture

gothique.

em|)lové une'

lois la

première

lettre,

alepU, de

l'alphahct hél)rcti.

(') I.iBRi, Hisloire des

Mathématiques en

Italie,

t.

I.

p. 99.

CHAPITRE

IV.

NOMBRES INDÉTERMINÉS.

4l

On

peut, crailleiiis, se servir de toutes les variétés d'un
les

même

alphabet et donner aux lettres choisies

dimensions

et la

vigueur

qu'on préfère.
les

On
les

peut aussi incliner
souligner, etc.

les lettres, les aflecter d'indices,

accentuer,

On

va jusqu'à

les

renverser.

Caractères simples et distincts.

109.

En

toute écriture, les lettres doivent être simples, nettes,

faciles à tracer et à reconnaître.

En Mathématiques, où
évidemment doivent
les

la

précision

est indispensable, ces conditions

être toutes

remplies. Elles

le

sont parfaitement par

lettres

de l'alphabet

latin; elles le sont aussi, bien qu'à
1

alphabet grec; elles ne

le

nn degré moindre, par celles de sont pour ainsi dire |)lus ])ar les minusles caraclères

cules, ni surtout parles majuscules, de l'alphabet allemand.

L'un des meilleurs moyens de rendre
clairs, c'est d'en
trait

simples et

bannir tout ornement, tout élément parasite, tout

dégingandé passant d'une ligne sur une autre. Peut-être

même

serait-il

bon de supprimer les déliés et les pleins (20), et de donner à tous les traits droits ou courbes, qui composent les caractères, une largeur, une épaisseur constantes.
110.

L'important, c'est rpie

les lettres

soient assez bien formées

pour que
en

l'on n'ait jamais, à les reconnaître, ni hésitation, ni peine.

L'important surtout,

c'est

que deux

lettres dillerentes,

employées

même

temps, ne puissent jamais être prises l'une pour l'autre.
elle doit être

Cette règle est absolue;

appliquée rigoureusement

:

dans les sciences, pourrait-on dire, la meilleure écriture est celle où deux caractères différents ne risquent jamais d'être confondus.
Lettres que l'on confond.

111.

En

tout alphabet,

les

lettres

imprimées, majuscules
:

ou

minuscules, sont bien supérieures aux lettres manuscrites

leurs

formes sont immuables,

et les différences
a

qui les distinguent restent

toujours ce que l'auteur de l'alphabet

voulu qu'elles fussent.

Au

contraire, soit négligence, soit maladresse de celui qui les trace, les

42

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.
:

lettres maniiscriles

ont des formes essentiellement rariables

leurs

différences peuvent s'atténuer,

même

s'annihiler.

112. Dans

les lettres

im|)rimées de l'alphabet latin,

comme

dans

celles de l'alphabet grec, ces différences sont toujours suflisantes.

Les seules fautes d'impression imputables à l'alphabet sont
qui résultent de ce que certaines lettres latines n
et
//.

celles
cl

b et q,
le

et

p

s'échangent entre elles lorsqu'on les retourne, commedéjà les chiffres 6 et 9.

faisaient

1

13.

Il

s'en faut de

beaucoup que ces qualités des
les lettres

lettres

impri-

mées

se retrouvent
à la

dans

manuscrites. C'est donc en écriqu'il faut se garder, avec le plus

vant soit

craie, soit à la

plume,

grand soin, de

faire naître entre les lettres des

ressemblances trop

grandes et par suite des confusions.

De

pareilles fautes se

com-

mettent à chaque instant.

Dans

l'alplial)et grec,

on confond

ainsi, en écrivant,

la

lettre v

Dans lalphabet latin, on confond de même parmi les majuscules, E et F; C et G; O et Q; U et V; parmi le^ minuscules, cete; /i et k\ m et w\ /'et ; ^, h elp'^
soit avec la lettre j, soit avec la lettre-'.
:

;

g, y,
et

p

et j^

;

n,

?/,

v et x.

Quelques personnes ont imagine de barrer chacune des lettres z X d'un petit trait horizontal, afin que ces lettres ne puissent être confondues avec d'autres. C'est ce qu'on faisait déjà pour le chiffre 7.

Menus
114. Dans l'impression, non

détails.

j)lus (jue

dans l'écriture,

il

ne faut

jamais rien oublier de ce qui peut aider
les lettres.

à distinguer, à caractériser

En

j)articulier,
i

il

ne faut jamais omettre ni les barres

des

/,

ni les

points des

et des /.

1

lo.

Les circonstances se rapportant
raison,
être

à la

hauteur, soit des lettres
la

imprimées,

soit des lettres manuscrites,

doivent toujours, pour

même

parfaitement indiquées.

A

la
la

vérité,

dans

les

alphabets grec et latin, les majuscules ont toutes
mais, heureusement pour
la

clarté,

il

n'en est point de

même hauteur; même des

CHAPITRE

IV.

NOMBRES INDÉTERMINÉS.
la

43

minuscules.

En
la

lalin et

en grec, au point de vue de
:

hauteur, ces

minuscules se partagent en quatre sortes
la

celles qui n'ont juste

que
bas;

hauteur de

partie centrale
le

ou corps de
le

l'écriture^ celles qui

dépassent ce corps vers

haut; celles qui

dépassent vers
et le bas.

le

celles enfin qui le dépassent à la fois vers le

haut

la

Les minuscules latines nous fournissent comme exemples pour première sorte, a et m\ pour la deuxième, h et d\ pour la troi:

sième,

p

el

q

\

pour
et

la

quatrième, au moins dans
s

les

manuscrits,

notre

y actuel

notre ancien

médian. Les minuscules grecques
la

nous fournissent de

même
la

:

pour

première sorte, a

et s;

pour

la

deuxième,

S et A;

Evidemment,

troisième, a et p; pour la dernière, <l. tracer les minuscules, en tenant compte de ces

pour

diverses circonstances de hauteur, c'est prévenir des erreurs

nomet />;

breuses, c'est empêcher, par exemple, qu'on ne confonde,
je
l'ai

comme

vu faire très soiiNcnl. quelcpies-unes des lettres h, h
q.

a^

cl el

Lettres à formes multiples.

116. L'alphabet grec et l'alphabet latin nous présentent chacun
plusieurs lettres possédant des formes multiples. Telles sont
celui-ci les minuscules manuscrites
les
:

dans

d,f. minuscules manuscrites ou imprimées
point de vue de
la

i\ s. f. »',
,3,
*',

z\ dans
a-.

celui-là

^, t:,

Au

théorie générale des signes, ces formes

multiples sont fautives puisque, à un

même

objet, elles font correslettres,

pondre plusieurs signes. Pour l'usage que nous faisons des
elles sont

avantageuses, puisqu'elles enrichissent de caractères noualphabets où nous puisons.

veaux

les

117. Lorsque nous ne voulons employer que l'une des formes

d'une

même

lettre,

nous pouvons prendre cette forme
l

à volonté;

mais, dès que nous

avons choisie,

il

faut nous y

tenir.

Lorsque

nous emplovons

à la fois

deux formes

différentes, ce doit être

pour

représenter deux nombres ditlerents, et nous ne devons jamais alors

prendre l'une de ces formes pour l'autre.
118.
peut, d'ailleurs, se faire qu'une des formes multiples

Il

d'une certaine lettre se rapproche trop d'une autre lettre du

même

44

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.
la lettre o*

alphabet. C'est ce qui arrive, dans l'alphabet grec, pour
et

pour

l'une,

tn,

des formes multiples de

la lettre t.

Variétés d'un alphabet.

H9. Tout
en
effet,

alphabet

|)eut

présenter plusieurs variétés. Ses lettres,

peuvent être majuscules ou minuscules, droites ou pen-

chées, marquées peu ou beaucoup, de grandes ou de petites dimensions.

120. Les majuscides,

qui n'existent point dans les alphabets

orientaux, se rencontrent dans tous les alphabets européens. Elles
diffèrent, en général, des

minuscules correspondantes, non seulement
la

par

la

grandeur, mais aussi par

forme. Voilà pourquoi, dans

le

présent Ouvrage et en dépit de l'étj'mologie, nous ne remplacerons
jamais les mots inaj uscales et iniiiiiscules par les locutions
lettres el petites lettres.

grandes

121.
la ligne

Les caractères droits doivent être bien perpendieulaires à
principale de l'écriture-;
les

caractères y>e//cAe.ç doivent être
faire,

nettement inclinés sur cette ligne, doivent
elle,

par exemple, avec

un angle de 5o" ou 6o". 11 ne faudrait pas employer en même temps deux alphabets composés de lettres penchées ne différant
le

entre elles que par

plus ou moins d'inclinaison.

122. Dire que les lettres peuvent être plus ou moins marquées,
c'est dire

composent peuvent être plus ou moins épais, plus ou n^oins accusés, plus ou moins noirs peuvent être, en un mot, plus ou moins vigoureux. Ceux qui le sont le plus se nomment caractères gras. 11 faut que leur grande vigueur les distingue nettement des autres caractères. On peut employer à la
que
les traits

dont

elles se

;

fois

des caractères ordinaires et des caractères gras; mais

il

serait

très

mauvais d'employer simultanément des
les

lettres

de

trois sortes,

ne dilVérant
trait.

unes des autres que par l'épaisseur

et l'intensité

du

123.

Quant aux

lettres

de grandes
la

et

de petites dimensions, ce

sont des lettres idenlicpies |)our

(orme, pour linclinaison, pour

CHAPITRE
la

IV.

NOMBRES INDÉTERMINÉS.

45

vigueur, ne difl'érant entre elles que par leurs dimensions

mêmes:
ce sens,

ce sont pour nous les

grandes

et les petites lettres.

En

nous pouvons parler de grandes minuscules et de petites majuscules. Le rapport des grandes dimensions aux petites doit être de du double au simple pour le nature à empêcher toute confusion
:

moins. C'est ce rapport qui devra exister, par exemple, entre les
lettres

O
et

et o;

P

et p

;

S

et s;

V

et v

;

(^

et c, qui

possèdent

la

même

forme

ne difterent que par

la taille.

On
trois

peut employer en

même
:

temps, pour
petite,

les

mêmes

caractères,

dimensions ditïerentes

une

Dans une formule d'Algèbre, les lettres sions moyennes; les indices et les exposants
dimensions; certaines
lettres,
telles

une moyenne, une grande. ordinaires sont de dimenlittéraux, de petites
les

que

majuscules grecques,

employées dans l'expression condensée des sommes et produits, de grandes, pour ne pas dire de très grandes dimensions.
ISl. Ces ditïérents

moyens de modifier
les

les lettres

composant un

alphabet déterminé ne sont pas les seuls qui existent, mais ce sont
les seuls

que nous considérions. En
variétés.

combinant entre eux de

toutes les manières possibles, on obtient, pour

un même alphabet,

vingt-quatre

125. D'ailleurs, saufla distinction des majuscules et des minuscules, tout ce
lettres

que nous venons de

dire,

touchant

les

systèmes de

nommés

alphabets, s'étend, sans modification, au système

des chiftVes arabes, au système des signes d'opération, etc. Dans
plusieurs de ces systèmes, les signes peuvent être droits ou penchés,

plus ou moins vigoureux, plus ou moins grands
variétés, analogues à celles des alphabets.

:

de

douze

Systèmes simultanés.
126. Lorsqu'on emploie en

même
il

temps

soit

deux variétés d'un
dans
les

même

alphabet, soit deux alphabets diiïérents, soit un alphabet et
se présente parfois,

un autre svstème de signes,
systèmes considérés,
ressemblants. Ce sont

deux
trop

des signes

identiques ou des signes

des rencontres fâcheuses qu'il importe

d'examiner.

46

PREMIÈRE PARTIE.

ENUMÉRATION.

127.

Dans l'emploi
ces
la

simultané

de

deux

variétés

d'un

même

alphabet,

ressemblances trop

grandes se présentent surtout
l'on

lorsque, par

négligence du scribe, les différences entre deux

caractères sont trop atténuées.
à la fois

Dans un manuscrit où
les

employait
les

deux variétés de
il

l'alpliabet grec,

majuscules et

minuscules,

m'est arrivé de trouver deux caractères qui auraient
se distin-

beaucoup l'un de l'autre, et qui cependant ne guaient plus un £ trop grand et un S troji petit.
différer
:

128. Lorsque l'on emploie deux alphabets différents et que ces

alphabets présentent des signes identiques,

il

faut

ou bien s'abstenir
latin et l'alphabet
:

d'employer ces signes, ou bien ne
nant à
l'un

les

employer que comme appartetelles

seulement de ces systèmes. L'alphabet

grec nous offrent, au moins, treize majuscules identiques

sont A, B,
alphabets,

M, N. Lorsqu'on
il

se servira en

même temps

de ces deux

faudra ou bien n'employer aucune de ces majuscules,

ou bien
on
les

les

regarder toutes

regarde d'habitude
d'ailleurs,
et

comme appartenant au même alphabet comme appartenant à l'alphabet latin.
il

:

En dehors,
l'alphabet

de ces caractères identiques,

existe

dans

laliii

l'alphabet- grec,

surtout manuscrits,
(|ui se

d'autres
:

majuscules ou couples de majuscules
telles

confondent facilement

TL Ces deux alphabets encore nous présentent des minuscules qui, à la vérité, ne sont pas identiques, mais qui se ressemblent beaucoup. Ce sont, par exem|)le,
sont A, A et A;
et
;

Il

et

a et «; ë el b; o et

<7;

x et

j;-;

v et

i>.

Il

faudra, afin de prévenir
la

toute confusion entre ces lettres, en

augmenter

différence ou,

pour mieux
129.

dire, l'exagérer.

On

rencontre enfin, dans quelques écritures manuscrites,

des chiffres arabes qui ressemblent trop à certaines lettres ou

même
o.

qui leur sont identiques.

J'ai vu,

dans des comptes, des chiffres 5

et des chiflres 8 qui rappellent tout à fait la

minuscule grecque
chiffre
I.

D'ordinaire, les chiflres

i,

a, 5, 6,
/,

9 ressemblent trop respectives,

ment aux minuscules
lorsqu'il est

latines

z,

b, q.

De même
à la
la

le

1,

un peu grand, ressemble trop nombre deux, écrit en chillres romains sous
trop à
la

majuscule
11,

Le
il

forme

ressemble

majuscule greccjue
le

II.

Afin d'empêcher toute confusion,
et ces chillres et ces lettres;

faudra former

mieux possible

on

CHAPITRE
:

IV.

XOMBRKS INDÉTERMINÉS.
lettre i\ de
celle

4^

aura bien soin de mettre un point sur la lettre z vers le bas; de donner au cbiftVe 5
qui ne rappelle point
les traits
la

prolonger

la

de ses deux formes
les chiffres

lettre 5;

de courber, dans

6 et 9

des lettres b et ^, qui dans ces lettres sont droits. Pourquoi n'emploie-t-on jamais la lettre o pour représenter un Algèbre en

nombre indéterminé? Parce
chiffre zéro.

qu'elle se

confond par

sa

forme avec

le

Variétés usitées.

130. Dans

les

Mathématiques
la

actuelles,

on

em|)loie,
et
la

comme

variétés de l'écriture latine,

romaine, l'italique

ronde. Les

caractères de ces trois variétés, qu'ils soient, d'ailleurs, imprimés

ou manuscrits, se distinguent très bien les uns des aulres. L'italique i^our l'écriture est penchée, la romaine et la ronde sont droites. jamais que deux variétés, la droite et la grecque, on n'emploie

j)enchée.

Dans chacune de
reste

ces variétés grecques ou latines, on jieut du employer des majuscules ou des minuscules; des caractères

ordinaires

ou des caractères gras; des lettres de grandes, de moyennes ou de petites dimensions. Les caractères p^ras possèdent cette propriété précieuse de se détacher, ou, comme on dit, de
ressortir nettement au milieu des autres lettres. Les

majuscules

rondes ressortent encore mieux.
13 L Les lettres employées doivent, avons-nous
dit, être toutes

de

même

grandeiu-.
Il serait,

Il

en est de

même

des chiffies qui leur sont
,'pi'un chiffre

associés.

en particulier, mauvais

servant de

coefficient fût d'un autre corps

que

la lettre

qui
les

le suit.

Les
elles

lettres

ne doivent jamais èlre jointes

unes aux autres;

ne doivent point

même être

trop rapprochées.

On

peut toutefois

employer, pour représenter un nombre, une cpiantilé, l'une des
lettres liées

du

latin

ou du grec.
le

On

représente ainsi l'ascension

droite d'un oslre par

caractère iH.

Dans

l'impression, les chiffres, les signes d'opération, de grou-

pement, de comparaison sont toujours droits; mais les lettres sont tantôt droites, tantôt penchées. Dans les Ouvrages publiés en Allemagne, les lettres latines et les lettres grecques sont penchées; mais

PREMIERE PARTIE.
il

KNIMERATION.
No<^'a ('
)

existe des exceptions, car les

Fundamenta

de Jacobi (-)

ne nous présentent que des caractères droits. Dans la plupart des Ouvrages imprimés en France, les lettres grecques sont droites, les
majuscules latines
le

sont aussi; mais les minuscules sont penchées,

de

telle

sorte

que

le

binôme P+/), par exemple, nous présente
une

cette anomalie choquante, d'une majuscule droite associée à

minuscule penchée. Pourquoi empioie-t-on partout en France, dans l'impression mathématique, ces minuscules penchées? Afin,
sans doute, qu'elles se distinguent mieux lorsqu'on les introduit

dans

le texte

qui

accompagne
et

les calculs. INIais alors

ne vaudrait-il

pas mieux, dans l'écriture algébrique imprimée, prendre un parti

bien franc, bien radical,
lettres et signes

n'employer absolument que des

chiilVes,

penches?

Alphabets hébreu, gothique, russe.
132.

Comme

nous l'avons

dit,

dans l'écriture des Mathématiques

latines.

on n'emploie pour ainsi dire jamais que les lettres grecques et Nous avons cité un exemple de l'emploi d'une lettre
et

hébraïque

nous avons

dit

quelques mots des caractères gothiques

ou allemands.
133. L'alphabet hébreu est peu connu, et plusieurs de ses lettres
se

ressemblent trop. Telles sont celles qui correspondent respectià

vement

nos consonnes z

et

/?

;

m

et 5;

i

et /«

;

<^

et ^;

d

et /; etc.

Voilà plus de raisons qu'il n'en faut pour qu'on ne fasse point usage

de cet alphabet.
134. Les caractères gothiques ou
plicité.

allemands manquent de simils

Dans

l'écriture manuscrite,

se

distinguent mal; dans
tels

l'imprimée, plusieurs peuvent facilement se confondre;

sont

:

parmi
les

les

minuscules, c ei e\

f ei

s

médian; n

et u\ r et .r;

parmi

majuscules,

BetV; CetE; GetS;NetR;OetQ.

L'alphabet

gothique ne saurait donc, dans l'écriture mathématique, devenir

(') In-^", fiegioitiontani, 18.29.
(')

Né en

i8o^,

mort en

i85i.

CHAPITRE

IV.

NOMBRES INDETERMINES.
il

4^

d'un usage courant.
le

En Allemagne même,

ne

s'v

emploie pas

:

Journal de Crelle, les Archives de Griinert, les Mathematisclie Annalen, l'Encyclopédie des Sciences mathématiques
sont

imprimés en caraclèies
allemands,

latins.

Si

plusieurs géomètres
surtout,

on
de

physiciens,

français,

anglais

emj)loient

temps en temps, dans leurs équations et leurs calculs, des caractères gothiques, majuscules ou minuscules, c'est que ces caractères
ressortent nettement parmi ceux qui les entourent.
d'ailleurs, les

On
j)lus

pourrait,

y remplacer, comme

le

font déjà plusieurs auteurs,

par

les lettres

de l'écriture ronde, qui sont beaucoup

simples,

qui se distinguent au moins aussi bien, et dont l'usage

a été

récem-

ment recommandé
lijo.

(').

L'alphabet russe, dont nous n'avons encore rien
lettres.

dit,

comla

prend trente-six caractères ou
plupart simples et nets; mais

Ces caractères sont pour

ils

ne

se dislinguent pas toujours très

facilement

les

tères latins

uns des autres. Ils ressemblent, en général, aux caracou aux caractères grecs; on n'en compte guère j)lus

de six qui possèdent une forme originale. Ces derniers, ce nous

semble,

pourraient, dans ceitains

cas,

être

employés utilement.
y,

Nous

citerons surtout

comme

tels la

consonne qui remplace notre

et celle c|ui

équivaut à notre grouj)e ch.

Accents

et indices.

136. Toutes les lettres, avons-nous
affectées à^ indices, soulignées, etc.

dit,

peuvent être accentuées,
"

Les accents employés sont des accents aigus,

'

'",

placés à la

droite et en haut de la lettre. C'étaient primitivement des chiures

romains
on
les

(-).

Aujourd'hui encore, lorsque leur nombre dépasse
écrite à
la

3,

remplace par l'expression de ce nombre,

même
des

place,

en chiffres romains très petits. Rien n'empêcherait, selon
la

nous, de placer aussi, à

gauche

et

en haut de

la

lettre,

accents graves, qui seraient analogues aux précédents

et

qu'on

(')

(-)

Congrès électrotec/iinque de Francfort, 1891. Eller, Algèbre, traductiun française, Lyon, 177J,
A.

t.

II, p.

008, 643.

4

5o
Utiliserait

PREMIÈRE PARTIE.

KNUMKRATIOX.

même. On en trouve déjà d'ainsi placés dans quelques Ouvrages imprimés au commencement du xix^ siècle. Les astéde
risques, d'ailleurs, qu'on emploie quelquefois

comme

accents, se

placent toujours à gauche et en haut.

Les indices s'écrivent à la droite et un peu en bas de la lettre. Parfois, abusivement, on les place à la droite et en haut; mais il
faut alors les mettre, par exemple, entre parenthèses afin

d'empêcher

qu'on ne
de
tels

prenne pour des exposants. On pourrait aussi placer indices à la gauche et un peu en bas. Quelque part qu'on les
les

place, ces indices seront toujours des

nombres

écrits

en chiffres

arabes très petits ou représentés par de très petites lettres. Rien de
disgracieux
grands.
137.

comme une

lettre

minuscule affectée d'indices trop

Evidemment,
la lettre

à ces différents signes,

qu'on place aux quatre

coins de

majuscule ou minuscule, on en pourrait associer

ou substituer d'autres, qui se placeiaient juste au-dessus de celle lettre ou juste au-dessous. Ne pourrait-on pas souligne?' la lettre; mettre au-dessous d'elle un ou deux points; une sorte de virgule semblable à notre cédille; un trait analogue à celui de l'iola souscrit?

Ne

pourrait-on pas placer, au-dessus, un ou plusieurs points
le faisait

comme on

pour

les

fluxions

('),

comme on
j)as

le fait

encore

en Chiiuie et accent pareil à notre tréma ou au signe d'inflexion des vovelles

eu Minéralogie? N'y pourrait-on

placer un double

allemandes; un accent circonflexe; un
tilda

trait

horizontal analogue au

de l'espagnol et du portugais?

138.
lettres

On

rencontre, dans les Ouvrages et Mémoires récents, des
soit

surmontées

de flèches horizontales, soit d'arcs de courbe

concaves ou convexes; on y rencontre aussi des lettres comprises entre traits verticaux sinq:)les ou doubles, entre parenthèses, entre
crochets. Ces notations peuvent être variées
à

l'infini.

Il

en faut
à

expliquer

la

signilication,
les introduit.

de

^la

façon

la

plus

précise, juste

l'instant oii

on

139.

De même que

les lettres, les

nombres

écrits en chiflrcs, soit

(')

Colin Maclaurin, Abrégé

du Calcul

inlégral, traduction française, in-S»,

Paris, 1765, p. 21.

CHAPITRE

IV.

NOMBRES INDETERMINES.

Jl

marques que
avons

romains soil arabes, peuvent être afTectés de toutes ces menues les grammairiens nommeraient des si::>nes diacrila

tiques, et qui sont, dans

théorie générale des signes, ce que nous

nommé
Quoi

des éléments modificaleurs.

140.

qu'il

en

soit, il faudra

aKoir grand, soin de ne point
soin aussi de mettre

réunir,

par un

trait, ces

modificateurs à la lettre ou au nombre

qu'ils affectent.

Il

faudra avoir grand

exactement à

leurs places respectives les accents et les indices.

ne risque rien de mettre les premiers un peu haut, les seconds un peu bas; mais il serait imprtident. pour ne pas dire dangereux. qu'un accent ou un indice vint se placer sur la ligne même de l'écriture ou dans le voisinage immédiat de cette ligne.

On

Indices

nombreux ou compliqués.
ollVir à la fois,

m.
place,

Une

lettre

quelconque peut

en une

même

ligne, à la suite les

deux ou plusieurs indices. On écrit tous ces indices sur une uns des autres, en les séparant par des virgules. On représente ainsi par A„,,«,/, une variante trois indices; par ap^q l'élément général d'un déterminant ordinaire ; par ap^q^,- celui d'un déterminant cubique. Rien n'empêcherait de faire suivre le
di

dernier indice d'une virgule, et celte virgule de points analogues à

nos points suspensifs
des indices marqués
il

:

ce serait

le

moyen d'indiquer qu'en dehors

en existe encore d'autres, en nombre déter-

miné ou indéterminé.
14!2.
11

serait
les

évidemment mauvais de supprimer
Il

les virgules qui

séparent

indices successifs.

le

serait aussi

d'employer des

indices trop

nombreux.

A

fortiori
„„
.,

le serait-il

d'employer,

comme

dans

B,„y„'^...,

comme

dans C„_

des indices affectés

eux-mêmes

d'indices ou d'accents.

Lorsqu'on ne peut éviter de
nuer
le

telles

complications,

il

faut les atté-

plus possible, en écrivant avec grand soin; en choisissant

des caractères très petits; en donnant aux indices des différents ordres des dimensions de plus en plus faibles, sans toutefois nuire
trop à
la netteté.

Pourquoi emploie-l-on

si

souvent

comme

indices

52
les lettres
i

PREMIÈRE PARTIE.
et

ÉNUMÉRATIO.M.
à droite, elles

y? Parce que, de gauche

occupent peu

de place.
serait-il pas bon aussi que deux indices successifs fussent tous deux droits ou tous les deux penchés? J'ai sous les jeux un Mémoire, qui date de moins de vingt ans, où certaines lettres nous oflrent chacune deux indices représentés le premier par une lettre,
les
le

Ne

second par un chiffre

:

le chiffre est droit et la lettre

penchée.

1-43.

Nous trouverons plus

tard des lettres affectées d'indices

négatifs

ou fractionnaires, d'indices entre parenthèses, d'indices

constitués par des fonctions; nous rencontrerons des majuscules

portant au-dessus et au-dessous d'elles des égalités véritables. Ces
complications,

comme nous

le

verrons, proviennent surtout de ce

qu'on veut
tiles,

faire dire

aux signes une ibule de choses, souvent inule texte.

qui seraient mieux placées dans
le

Quoi

qu'il

en

soit, les

auteurs devraient

plus possible éviter de pareilles notations.

Certains d'entre eux, au contraire, semblent mettre à profit tous
les

progrès de l'impression mathématique pour écrire d'une manière

de plus en plus chargée, de plus en plus compliquée!

.

CHAPITRE
SIGNES

V.

d'opérations.

Les sept opérations fondamentales.
144. Les opérations
l'Algèbre sont au
la

fondamcnlales de l'Arithmétique et de nombre de sept (*) V addition avec son inverse,
:

soustraction

; la

multiplication avec son inverse,
avec ses deux inverses,
(-).
la

la

division;

Vélévation

aux puissances

recherche de

la racine et la recherche

de l'exposant

Signes
145. Le signe de ï addition est
et qui se


le

et


+,
qu'on prononce plus,

signe

compose de deux traits, l'un horizontal, l'autre vertical, celui-ci légèrement moins long que celui-là. Le signe de la sousqui se prononce moins, et qui consiste en traction est le signe un simple trait horizontal. L'invention du signe et celle du

,

signe

+

sont attribuées par les uns

à

Henri Grammaticus, par

les

autres à Jean

Widmann

d'Eger

(^).

146. Ces deux signes doivent être tracés avec grand soin;

ils

doivent être disposés bien horizontalement, c'est-à-dire bien parallèlement au bord supérieur ou inférieur de
placés sur
la la

page;

ils

doivent être

ligne principale de l'écriture, et y être placés d'autant

plus exactement que ce sont eux surtout qui en fixent, qui en

déterminent

la

position.

Comme

nous l'avons déjà

dit (42), c'est en

(')

Programme de Steixer {Enseignement mathématique,
Journal de Mathématiques élémentaires, t. II, Henri Grammaticus, i5i8; Jean ^^'id^lann d'Eger, 1^89.

t.

I,

p. 218).
12.

(-) BouRGET,
(^)

p.

54

PREMIERE

PARTIE.

KMMERATION.

face d'eux, ni plus haut ni plus bas,

que

se

doivent mettre les

barres de fractions.

147. Les polynômes entiers se composent de

monômes

séparés
si

par les signes

+

ou

.

Dans

les calculs,

chaque monôme,
tout,

com-

pliqué qu'il soit, se comporte
cable; et les

comme un

comme un

bloc insése

jamais. Pour que ces
tincts, aussi

monômes dill'érents ne se confondent, ne monômes paraissent dans l'écriture
qu'ils le sont]

mêlent
importe
le

aussi disil

indépendants
-j-

dans

la réalité,

que

les signes

ou

qui les séparent possèdent chacun, dans

sens horizontal, une assez arancle lon^^ucîtr.
148. Ces

mêmes

signes

-f-

et
;

présentent chacun,

à droite et à

gauche, des parties identiques

ils

sont,

comme on

dit en

Géométrie,

symétriques par rapport à un axe vertical. C'est une qualité pour le signe +, puisque la somme a-\-b est une fonction symétrique
des nombres a et b. C'est un défaut pour
difléretice

a—b
ne

le

signe

,

puisque

la

n'est pas

une fonction symétrique de ces mêmes
la

nombres.
bien
fait,

Au

point de vue de
l'est pas.

théorie générale des signes,

-\-

est

Nombres
149.
signes

positifs et négatifs.

Créés
-f-

pour indiquer
,

l'addilion

et

la

soustraction,

les

et

toujours employés à cet usage, s'emploient aussi,
à

depuis Descartes,

distinguer les unes des autres les grandeurs de
Ils

même

nature qui sont portées ou comptées en sens contraires.

sont, à présent,

non seulement des signes cVopération, mais

aussi

des signes de direction.
150.

On

connaît les immenses avantages qu'ont retirés, de l'introles difterentes parties
les

duction des nomhves positifs et négatifs^

des

Mathématiques. C'est grâce
de l'Algèbre et celles de
à fait
la

à cette

introduction que

formules

Mécanique ont pu

être rendues tout
la

générales; grâce à cette introduction aussi que

Géométrie

analvtique

(M

doit de pouvoir distinguer, bien qu'ils aient des

(') CiiA.sLEs. Ajii'iru liistori(]ue,

\).

\\.

CHAPITRE

V.

SIGNES D OPÉRATIONS.

55

coordonnées identiques en valeur absolue, deux points sur une droite, quatre sur un plan, et huit dans l'espace.
loi. Lorsque des

nombres sont
sait,

inférieurs à l'unité, leurs loo^a-

rithmes ont,
la

comme on

des caractéristiques né^atiKes. Dans
caractéristique est donc négative et

chacun de ces logarithmes,

la

mantisse positive. Pour qu'on voie bien que

caractéristique n'affecte qu'elle seule,

on

le

de la met, non point en avant
le

signe

du logarithme, mais au-dessus de la caractéristique. Il faut évidemsoit placé bien exactement au-dessus d'elle, ment que ce signe

et qu'il soit tracé

bien horizontalement.

ne doit jamais supprimer, entre deux nombres, ni le signe en d'autres termes, on ne doit jamais supprimer ces signes lorsqu'ils indiquent des opérations; on ne doit
lo2.
signe H- ni
le

On

;

jamais, par exemple, remplacer 3

+

^r

par 3^.
le

Au

contraire, on est
-+-

dans l'usage, lorsqu'on prend isolément
regarder
le

nombre

8,

de

le

comme
-f-,

identique au

nombre

8, c'est-à-dire

de supprimer

signe

considéré alors

comme

signe de direction; en théorie,

cette dernière suppression est fautive, puisqu'il

j

a

dans

-(-

8 une

idée de sens qui ne se retrouve point dans 8; mais, pour
tique,
il

la

pra-

n'en résulte aucun inconvénient.

Signes de la multiplication.

La multiplication s'indique par le signe x que l'on place multiplicande à gauche et le multiplicateur à droite, et que l'on prononce multiplié par. Ce signe doit être bien formé, bien d'ajilomb, et placé bien exactement sur la ligne principale de
133.

entre

le

l'écriture.

Il

faut
la

empêcher

à

tout prix qu'on

le

puisse

jamai?

confondre avec
de ^

majuscule X.

D'après ce que nous venons de dire, a

xb

diffère

logiquement

X a.
:

Mais, lorsque a et b sont des nombres abstraits, c'est-

à-dire des

nombres proprement

dits, ces

deux expressions s'équiune fonction symétrique

valent

produit de deux nombres de ces nombres.
le

est

loi.

Un monôme

entier n'esl i[n\\n produit de plusieurs fac-

56
teiirs.

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNLMÉRATION.

Quel que

soit le

nombre de
lout,

dordinaire

comme un

doivent donc être regardés

ces fadeurs, ce monôme se lra:le comme une lettre unique. Ces facteurs comme liés enlre eux étroitement. Voilà
les

pourquoi
qu'on
de
la

ils

doivent être rapprochés

uns des autres. C'est pour
la

permettre ce rapprocliement qu'on diminue
le

grandeur du signe
qu'on
le

x,

remplace par un simple point ou
.

même
la

supprime
à

tout à fait.

On
à

écrit

ii

volonté a "X

h,

ou a,b. ou ab. La première

ces

notations

est

due

à

Oughtred,
Stiefel (').

deuxième

Leibniz,

troisième

Harriot ou

à

Ces différentes manières

d'écrire possèdent, d'ailleurs, toutes les trois, ce réel avantage de

bien montrer que

le

produit de deux facteurs est une fonction

svmétrique de ces deux facteurs.
loo.

Entre deux
;

multiplication

on
le

écrit

5a,

et

on supprime toujours le signe de la entre un nombre et une lettre, on le supprime aussi, non pas 5 x a, ni ô.a: entre deux parenthèses, on
lettres,
(

supprime encore, bien que Laplace

-

)

écrive

(\r-r-ij.(a--f-2).(j"-i- 3);

entre une lettre el un
écrit
le

nombre, on

le

remplace par un point

:

on

a. 5 et non pas a5. Enlre deux nombres entiers, on ne peut
le

supprimer, sous peine d'écrire
le

produit

3x8,

par exemple,

comme

dès que l'un des facteurs est un

marquer par un point. Mais, nombre fractionnaire décimal, il faut emplover le signe X et écrire, par exemple, 3,5 x 7,8 et non le |)oint. comparé aux virgules, ne serait plus alors pas 3. 5.", 8

nombre 38: on peut

aussi le

:

suffisamment important.
I06.

Comme
il

nous l'avons déjà
le

dit,

lorsqu'on écrira des expres-

sions arithmétiques ou algébriques au milieu d'un texte en langage
ordinaire,

faudra éviter avec

plus grand soin que
le

le

point de

la

multiplication ne se puisse confondre avec

point à'abréviation,

ou

le \io\n\.

de ponctuation.
d'ailleurs,

En Arithmétique,
teurs

comme

en Algèbre,
il

si

l'un des fac-

dun

produit est une fraction ordinaire,

suffit

de l'écrire à

('; Oiiglilred, iboi

(')

Harnul, 1G20; Slicfci. I5^^. Théorie analytique des probabitités.
;

CHAPITRE

V.

SIGNES D OHEUATIoNS.

DJ

côlé de l'aulre pour que

la

miilliplicalion soil claireinent indiquée.
l'écriture
,

Pour toute personne familière avec
X -SI 2:111

mathématique, a ,

et

lient

f.

rtX -

h

et

"X-la

2

r-

01,

11-dans larinauce, on écrit
-f-


o

,,

avec une barre en biais, à

place de -

-j

celte expression est

mauvaise; mais
sant nettement

la

barre en biais prévient toute ambiguïté, avertislecteur que l'expression considérée appartient à

le

une écriture qui
137. Lorsque
ce

n'est jDoint celle des

Mathématiques.

le

premier facteur d'un
.

monôme

est

un nombre,

nombre

s'appelle coefficient
le

Lorsque ce

coefficient est égal à

Yunité. on

pour

ainsi dire

nient, fort

supprime. Bien qu'on écrive 2a, 3a. .... on n'écrit jamais la. C'est là une abréviation sans inconvéanalogue à l'une de celles que nous présente la numérat/-ois

tion parlée, où l'on dit, par exemple, non pas un cent, un mille.

cents, cinq mille; mais

Suppression du signe

X

-

108.

Au
la

j)oint

de vue de

la

théorie stricte, la suppression du

signe de

multiplication entre les deux facteurs d'un [uoduit n'est

pas tout

à fait

exempte d'inconvénient.

A

ce point de vue peut-être

aurait-on dû se contenter de remplacer ce signe par un point.

109. D'abord, cette suppression totale conduit
sières,

à

des fautes grosles
11

où ne tombent d'ordinaire que
il

les

commençants
les

plus
faut

étourdis, mais contre lesquelles

convient de

prémunir.

leur dire que dans

ne sont pas
lettres

les

AB^ qui représente un segment de droite, A et B deux facteurs d'un produit: que dans Aj' et dx les
;

A

et t/

ne multiplient pas x

et qu'il

en est de

même, dans

logvT, sin^c, tangj:,

pour

les caractéristiques iog, sin, lang.

160. C'est peut-être celte
duits par le simple

même

façon de représenter les prof|ui

rapprochement des facteurs
les

a

conduit une

foule d'auteurs

à

regarder

permutations des

lettres a, b, c. ...

comme

des produits, et à les

nommer

des produits, bien cpie ces

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.
et

permutalions ne soient point du tout des produits,
souvent, elles ne soient pas 161. Cette

que,

le

plus

même

des nombres.
n'est

suppression enfin

peut-être

pas

étrangère à
la

l'extension démesurée qu'ont
le

|)rise,

en Mathématiques,
parler
ici

notion

et

mot de multiplication. Je ne veux pas
la

des produits

géométriques, ni de

multiplication soit intérieure, soit extérieure
fait

de Grassmann. Mais on en est arrivé, lorsqu'on

subir à une

expression algébrique quelconque A, une modification, une trans-

formation qu'on désigne par
à appeler

B, à dire qu'on multiplie
à le

A

par B;

produit

le résultat

de cette opération; et
la

représenter

par AB. C'est ce qui a lieu, en particulier, dans
stitutions.

théorie des sub-

Quoi d'étonnant

alors qu'on rencontre, parmi les pro-

duits ainsi définis, des produits de
teurs ne peuvent être intervertis
!

deux facteurs où ces deux

fac-

Signes de
162.
et le
Il

la division.

existe
'.

deux signes pour

la

division

:

la

barre horizontale

signe

formé de deux points superposés. Le quotient de a
\

par b s'écrit donc tantôt a

b^ tantôt
le

j-

11

s'énonce
b.

:

dans

le

pre-

mier

cas,

a divisé par b ; dans
la

second, a sur
la

La première de

ces notations est due à Leibniz,

seconde à Fibonacci (').
il

Au
évi-

point de vue de

théorie générale des signes,
ait

est

mauvais

demment qu'une même opération
Le signe
il
:

deux signes

diflerents.

est

un vestige des anciennes notations mathématiques;
mais
il

est court et net;

a le
le

défaut d'être symétrique

à

droite et à

gauche, c'est-à-dire d'être

signe symétrique d'une opération
Il

dissymétrique.

On

l'emploie de moins en moins.

est

cependant
D'abord,
le

deux
fait,

cas,

mais deux seulement, où l'on gagne

à s'en servir.

lorsqu'il s'agit d'écrire le quotient de

deux
le
',

i-apports,

connue on
les
(/

par exemple, quand on représente

rapport anharmonique de

quatre nombres; par l'emploi du signe
superposées. Ensuite, lorscpi
il

on évite alors

barres

s'agit d'écrire le

quotient de

par 6,
b,

au milieu d'un texte en langage ordinaire; l'expression a

',

en

(')

Liber Abaci, 1202.

.

CHAPITRE
effet,

V.

SIGNES D'oPÉRATIONS.

Sg

olTie

cet

avantage typographique de ne point nécessiter,

comme
et les

le ferait j-,

un plus grand écart entre
celle-h'i.

Ja ligne

elle ligure

deux lignes qui comprennent

La notation j
les écritures

est excellente. Elle est courte; elle est nette; elle

n'établit nulle symétrie entre le dividende et le diviseur, car, dans

les lignes

sont horizontales,

la

symétrie de haut en

bas n'est pas une symétrie véritable. Enfin,

elle est la

même que
la

pour

la

fraction et le rapport, ce qui devait avoir lieu puisque

fraction et le rapport ne sont que des quotients.

163.
la

Comme

nous l'avons déjà

dit

(42) en parlant des fractions,
la

barre de division doit être placée sur

ligne principale de l'écri-

bien horizontalement, bien en face des signes -i- et Dans les expressions où entrent plusieurs barres de cette sorte,
ture,


il

laut placer sur
Il

la

ligne principale

la

plus importante d'entre elles.

y faut placer

la

première dans

le cas particulier

des fractions con-

tinues.

La barre de division doit toujours
que
la

être aussi longue, au moins,

plus longue des expressions entre lesquelles elle se trouve.
le

une nécessité. C'est aussi un avantage, comme nous trerons bientôt en parlant des signes de groupement.
C'est

mon-

l'écriture

peut remarquer que la barre horizontale s'emploie, dans mathématique, à différents usages. Placée au-dessus d'un nombre, elle indique que ce nombre est négatif; c'est ce que nous
16i.
la

On

avons vu pour
elle

caractéristique des logarithmes. Placée au-dessous,
le

indique, en certaines Tables, que
la

nombre

est

approché par

excès. Placée sur

ligne principale de l'écriture, elle constitue

tantôt le signe moins, tantôt le signe divisé par ; mais, dans ce der-

nier cas,

il

n'y a nulle ambiguïté à craindre,

le

signe

moins n'ayant

jamais rien au-dessus ni au-dessous de

lui, et le

signe divisé

par

nous présentant constamment un nombre au-dessus et un audessous.

A
signe

la vérité,

dans

le

mélange de
:

l'écriture

mathématicjue et de

l'écriture usuelle, le signe
:

de

la

division peut se conlondre avec le
le

de

la

ponctuation; aussi mar(jue-t-on parfois
plus fort

premier de

ces signes beaucoup

que

le

second. Le signe moins pour-

6o
rail

PREMIÈRE PARTIE.

K>UMÉRATIO.\.

de

même
éviter.

se

confondre avec

le tiret.

Dans

ce mélange des

deux

écritures,

nombre

de confusions sont possibles qu'il faut soigneu-

sement

Signe de la puissance.
165. La puissance n'^"'^ d'un nombre n'est autre chose que le produit de n facteurs égaux à ce nombre. On l'indique en écrivaut n, en petits caractères, à la droite du nombre et un peu en haut,

La puissance «"""' de a s'écrit «". Le nombre n ainsi emplové, ainsi
de
la

placé, se

nomme
à

V exposant

puissance.

On
la

en attribue d'ordinaire l'invention

Descaries;
).

mais plusieurs
qu'il
oi!i
il

font remonter jusqu'à Nicolas Cliuquel('
le

Quoi

en

soit,

l'exposant simpbfie et abrège beaucoup;
il

seul cas

n'abrège presque point est ceUii où

s'agit

de

la

seconde

puissance; aussi a-t-on continué pendant longlenips à écrire (-)
j)our
a''.

aa

c'est ce

que faisaient encore Lhopital

(•'')

et Euler,

166. D'après

le

sens

même

du mot multiplication

,

le

nombre

des facteurs d'un produit ne saurait être inférieur à 2; on ne saurait

donc, logiquement,
égal
à
I.

parler de puissance
la

première ni d'exposant
puissance,

Afin

de généraliser
a

notion de

on

dit

cependant que tout nombre
autre que

une puissance première, qui n'est
i
;

lui-même
i

et qui a

pour exposant

seulement on
1

traite

cet exposant

comme on
:

traitait le coefficient

dont nous avons

déjà parlé {\.ol)

d'ordinaire on ne l'écrit pas.

167. L'exposant, quel
petits que
le

fpi'il soit,

doit s'écrire en caiaclères
11

plus

nombre
il

qu'il allecte.

doit s'écrire à
la

la

droite de ce

nombre
facteur.

et

notablement au-dessus de

ligne principale de l'écriture.

Ecrit trop bas,

pourrait être pris |)our un coef(icieut, pour un

Lorsque l'exposant 3 du cube de si n a: est ainsi placé trop bas, ce cube se confond avec sin3^^ c'est-à-dire avec le sinus de
l'arc 3.r.

(') Nicolas Ctiuquet, i.\S^.

(-) (')

Analyse des in/inimeiit petits, Né en 1661, mort en 171)'!

in-S», 176S,

p. saî.

CHAPITRE

V.

SIGNES DOPÉRATIONS.

6l

Opérations inverses de

la puissance.

168. Comme la so/nme et \e produit de deux nombres dépendent <symélriquement de ces nombres, ['addition et la multiplication n'ont Tune et l'autre qu'une opération inverse. Au contraire, la

puissance
la

n'"'"'^

de a ne dépendant /?«5 symétriquement de a et de
ofTre

n, l'élévation

aux puissances nous
la

deux opérations
:

inverses

:

recherche de

racine el

Li

recherclie de Texposant.

Ces deux opérations répondent

nombre a nombre
base
<7,

lorsqu'à?}

à ces deux problèmes Calculer le connaît la puissance P et l'exposant n;

Calculer l'exposant n, lorsqu'on connaît la puissance P et le a. Résoudre le premier de ces problèmes, c'est extraire
le

la racine n'^'"^ de a: résoudre le second, c'est calculer, dans la

logarithme de n.
Signe de
la racine.

169. La

racine

/z'^""^^

d'un
n^''^'"^

nombre

f[uelcon(]ue
le

est

un autre

nombre
racine
se

tjui,
n'"""'^

élevé à la

puissance, rcjjroduit

premier. La
le

de

A

s'écrit \/A; le

nond)re n est l'indice;

signe

y'

nomme
170.

radical.
qui a été employé |iour
la

Ce signe

\/

,

première

fois

par

Christophe Rudolf

('), peut s'expliquer d'une façon très simple.
la

Le

\l

qui en constitue

première partie ne serait qu'une modificala lettre

tion,
trait

qu'une déformation de

F, initiale du
1

mot racine. Le
em|)loyés

horizontal qui suit ne serait que
il

un de ces

traits si

autrefois en guise de parenthèses;
la

indiquerait que l'on considère
lui

racine de l'expression tout entière qui
le

est soumise.

Etymoloun signe

giquement,
a j)eut-étre

radical

se composerait ainsi de
:

deux

signes, qu'on
et

eu tort de souder

un signe d'opération

de groupement.
171.

La plupart des anciens auteurs écrivent tantôt ya-\-by

tantôt '^{^ii-\-b).

La notation

'\Ja-\-b,

sans trait ni parenthèse^

(') Christophe lludolf, i522.

62
sei'ait

PRK.MIÈRI:

PARTIK.

ÉNUMKRATION.
serait

une faute grave; mais
y/

\/c

n'en

pas

une,

puisque

le

signe

n'y porte que sur une

seule lettre.

Quant

à la nota-

tion \/(/7

+ 6),

avec

trait

et parenthèse, c'est

un véritable pléole trait

nasme.
Présentement, on ne supprime presque jamais
Tl

du radical.

faut, en letraoanl, lui
trait doit
il

donner exactement
la

la

longueur qui convient.
la

Ce

recouvrir entièrement l'expression dont on cherche
dépasser.

racine;

ne doit jamais
d'une

L'indice

racine

quelconque
à

est

forcément un nombre

positif, entier et

supérieur

l'unité. Jl faudrait toujours l'écrire.

On

le

supprime d'ordinaire

lorsqu'il est

égal à

i.

La racine carrée

1

de 28q par exemple s'écrit y/^Sp- C'est une abréviation fautive, mais qui n'a nul inconvénient.
172.

On

sait

qu'un nombre quelconque,

réel

ou imaginaire,

admet toujours // racines /i"^^""^ L'expression y/A représente l'une quelconque d'enire elles, c'est donc une expression mal déterminée. Lorsque A est réel et positif, on en restreint souvent la signilication
en convenant de considérer y A coijime représentant le nombre réel positif unique dont la /?'*''"' jmissance reproduit A c'est ce
:

et

qu'on appelle
soit

la

valeur arithmétique de y/A. En général, quel que
les

A, pour en distinguer
le seul, c'est

n racines

/i"^"*'^,

le

moyen

le

meilleur,

ou plutôt

de recourir

à l'emploi

des quantités imagià

naires mises sous forme trigonométrique, c'est-à-dire exprimées
l'aide

de ces deux variables,

le

module

et

Xar^ument.

Exposants divers.
173.

Comme

nous l'avons
lui

dit,

l'exposant d'une puissance

est,

par sa nature, un nombre réel, positif, entier et supérieur

à l'unité.

Nous avons vu qu'on
tifs,

donnait aussi

la

valeur

i.

En

généralisant

davantage, on en est arrivé à considérer des exposants nuls, néga-

fractionnaires,

même incommensurables, même imagi-

naires.

174. Par convention, «" représente l'unité;

rt~s^

re|)résente -^;

CHAPITRE
1
les
P

V.

SIGNES d'oPÉRATIONS.
et

63

expressions

a''

et a'\

où p

q sont entiers

et positifs, repréct^,

sentent respeclivenienl

\''a

et \/aP; l'expression

s est

inconi-

mensurabie, représente
vers

la
s.

limite de

a'^

lorsque

la

fraction

— tend

rincommensurable
les

L'exposant d'une puissance peut donc

prendre toutes

valeurs réelles possibles.

On

en a étendu

la

définition aux valeurs imaginaires,
e^+'y

e-«(cosj'

+

i s^in

y)-

175. D'après ce que nous venons de dire des exposants négatifs,
a~V- est éeal à
la

En

particulier, r/~' est égal à -» c'est-à-dire

que

puissance d'ex|)osant

i

d'un nombre quelconque n'est autre

chose que l'inverse de ce nombre.

du reste que, par l'emploi systématique des exposants négatifs et des exposants fractionnaires, on pourrait, dans le calcul algébrique, supprimer à la fois les dénominateurs et les
Il

est évident

radicaux.

La septième
176.

opération.

dit, la reclierclie de V exposant Connaissant un nombre a et Vune P de ses puissances, calculer l'exposant n de cette puissance.

Comme

nous l'avons déjà
:

répond

à ce

problème

177. Celle septième opération, qu'il faut forcément envisager

pour
et

être complet,

manque dans
la

la

plupart des Traités d'Arithmépremier, signalé cette lacune (-)
Il

tique. C'est J.

Bourget(') qui

a, le

indiqué

le

moyen de

combler.

donne

à l'opération

de

la

recherche de l'exposant
par
le

le

nom

(ï exponentation, et la

représente

signe

— — qui se prononce exponenté par. L'égalité
\

doit se lire

:

64 exponenté par 4 égale

3.

(')
(^)

Né en

1822, mort en 18S7. BouRGET, Journal de Mathématiques élémentaires,

t.

II, p.

12.

64
11

PRKMIÈRE PARTIE.


?

ÉNUMÉRATIOX.
la

n'y

a rien à dire

du mot exponentation, ni de

loculion expocelui

nenté par. Quanl au signe
se servait autrefois

——
'-

il

n'est autre

que

dont on

pour indiquer
il

les

progressions arithmétiques.

Ayant déjà un sens,

n'evit

point dû en recevoir un nouveau.

178. Nous l'avons déjà vu

dans

la

base «,

le
la

en exponentant P par «, on obtient, logarithme de P. Ce logarithme se représente
:

d'ordinaire par

notation log^P.
:

C'est ce qu'on fait toujours

On j supprime souvent l'indice a. dans les Mathématiques appliquées,
a

lorsque

le logarilliine est

décimal, c'est-à-dire

pour base

l'entier lo;

dans les Mathématiques pures, lorsque le logarithme est népérien,
c'est-à-dire a

rien de P se représente soit par

pour base l'incommensurable e. Le logarithme népéLP, soit par J^P, soit par log P.
(pie

Ainsi, les logarithmes ne sont cpie les résultats fournis par notre

septième opération fondamentale. C'est ce

montre immédiateV^oilà

ment

la

définition exponentielle qu'en a
la

donnée Euler; mais ce que
celles qui consacrent

ne montrait point

définition fondée sur les progressions.

pourquoi

les

anciennes Arithmétiques,

même

un Chapitre aux logarithmes, ne parlent aucunement de notre septième opération.

CHAPITRE

VI.

SIGXES DE COOR DINAT I0>'.

Préambule.
179.
l'une

Les signes de coordination se rangent presque tous dans
l'autre de ces trois espèces
:

ou

signes de

groupement, signes

de séparation, signes de correspondance.

IdL

la

Les principaux signes de groupement sont le trait horizontal, parenthèse, le crochet. Les principaux signes de séparation sont virgule, le point-et-virgule, les traits droits verticaux ou
signes

horizontaux. Les principaux

de correspondance

sont

la

ligne de points, Vaccolade et le trait courbe. Les noms de ces trois espèces de signes en indiquent
respectifs;

les

usages

mais ces usages ne sont pas
s'emploient, en
effet,

les seuls.

Les signes de
et

coordination

dans une multitude de cas

d'une multitude de manières, toujours d'ailleurs au grand avantage

de l'ordre

et

de

la clarté.

Signes de groupement.
180. Les signes de

groupement proprement
;\a

dits

sont

:

le

trait

horizontal supér\eur

)]\e crochet[ parenthèse { ]. être doit complexe expression qu'une Ils servent surtout à avertir regardée comme simple, doit être traitée comme un bloc, doit
les

toujours, dans

calculs numériques, être effectuée d'abord. Ecrire
c,

a^b —
c'est

{a—-b)d^

[a-i-6]:e,

exprimer que

le

binôme a

+ b doit être successivement diminué
comme un
5

de

c,

multiplié par d, divisé par e; mais que, dans ces diverses
il

opérations,
A.

doit être toujours regardé et traité

tout.

66

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.

181. Lorsqu'on n'emploie qu'un seul signe de groupement, c'est
Je

plus souvent la parenlhèse.

On

pourrait prendre aussi

le

cro-

chet. P«/-e/i^Aè5e et crochet ont été imaginés par Albert Girard,

vers

1629. Quant au trait horizontal supérieur [vinculum),

il

était jadis du plus grand usage; présentement on s'en sert beaucoup

moins

:

c'est lui qui constitue la

seconde partie du signe radical.
de
parenlhèse, soit du

182. Les deux éléments ou

traits, soit
la

la

crochet, doivent être placés sur

ligne principale de l'écriture,

bien à

la

même

hauteur, bien en face de l'expression qu'ils enser-

rent. Ils doivent présenter les

mêmes dimensions,

se regarder entre
à

eux, être parfaitement symétriques l'un de l'autre par rapport

un
la

axe vertical. Leurs ("ormes indiquent, d'ailleurs, d'elles-mêmes
portion de
la

ligne principale qu'ils

comprennent entre eux.

183. Le

trait

horizontal supérieur doit être placé bien exactement
la

au-dessus de l'expression qu'il affecte; doit
à l'autre;
la

recouvrir d'un bout

mais sans jamais empiéter, en deçà ni au delà, sur ce qui
la suit.

précède ou
se

En

particulier,

il

ne faut point que
à recouvrir.

la

barre

du radical

prolonge au delà de l'expression

Peut-être, à considérer toutes les sortes de confusions et d'erreurs

qui se peuvent produire, ne devrait-on jamais placer
rizontal supérieur,

le

trait

ho-

même

parfaitement délimité, qu'au-dessus des
-\-

expressions com[)rises entre deux signes

ou

.

Il

n'y a nul

inconvénient

à

remplacer
{a -^ b)-\c

ou

d — {a

-\-

b)

respectivement par

a
Il

-^ b

-\-

c

ou

d—a

-\~

b.

semble
-t-

qu'il

y eu aurait un sérieux

à

reuq)lacer (a-'rb)c
il

par a

bc.

A. la vérité,
:

dans ce dernier exemple,
il

serait fort aisé
le

d'améliorer l'écriture

suffirait

de

faire

précéder

nudliplica-

teur c d'un signe de multiplication.

Evidemment, ou ne
rieur de

saurait confondre

le

Irait

horizontal supéle

groupement, placé au-dessus d'une expression, avec
,

signe

placé au-dessus de
si,

la

caractéristique des

logarithmes.

Toutefois

dans une

même

question, ces deux traits horizontaux

CHAPITRE M.
se rencontraient

SIGNES DE COORDINATION.
si

67

dans

le

voisinage l'un de l'autre;
il

surtout

le

signe

de groupement

était fort court;

conviendrait, sans loucher au

signe moins, de remplacer le Irait de thèse ou un crochet.

groupement par une paren-

Signes de groupement superposés.

184. Certaines expressions compliquées exigent des signes de

groupement superposés,
autres.

c'est-à-dire

se

comprenant

les

uns

les

Ce sont

les

signes de groupement

des divers ordres.

185. S'ils consistaient tous en parenthèses,
se

chaque parenthèse

composant de deux
Il

traits

courbes, l'expression tout entière nous

présenterait autant de couples de traits courbes qu'elle nous présente

de parenthèses.

faudrait que les traits courbes d'un
la

même

couple

se correspondissent de la façon

plus nette; en d'autres termes,

qu'à l'examen seul de l'expression on pût immédiatement, étant

donné
ti'ait

le Irait
la

qui ouvre une parenthèse quelconque, reconnaître le

qui

ferme.

Pour
c'est

faciliter celte opération, la

première idée qui
qui

se

présente

de

distinguer

celles

des

parenthèses
traits

en

contiennent

d'autres en

donnante

leurs

deux

courbes des dimensions plus

grandes. Mais ce

mode de
a

distinction des traits courbes

manque
les diffé-

de netteté,
rences des

dès qu'il y

plus de deux
il

|)arenthèses superposées.
suffisant

Lorsqu'il n'y en a que deux,

n'est

même

que

si

dimensions sont assez grandes. C'est un

fait

général,

dans

la

théorie des signes, que

deux signes de

même

forme, qui ne

diffèrent
lorsqu'ils

que par leurs dimensions, se distinguent assez mal sont tant soit peu éloignés l'un de l'autre.

186.

Los

difïerences

les

plus

nettes,

celles
à la

que

la

distance

affaiblit le

moins, sont celles qui tiennent
sera

forme

des éléments.

donc de recourir à des signes de formes différentes. Il ne faudra jamais superposer des signes de groupement possédant la. même forme. C'est là une règle stricte. Bien que très facile à observer, elle est

Le meilleur

68

PREMIÈRE PARTIE.

ÉMJMÉRATION.

constamment

enfreinte. L'identité de Jacobi (') s'écrit parfois

((X,.X/)X,)

+ ((X,X,)Xa.j-4-((X,X/,jX/)=:o.

Je trouve, dans des Livres récents, les égalités
((6

— c)2-h(c — a)î-H(a — 6)2)-= i{{b — c^
[b
-+-

-+-(

c

— ay*-{-{a — bf),

a{x' -\- x")\x

^ c — ax' x" = o,

et les expressions

(6^(n-i))r,
ainsi

F(cp(^), -H^)),

G f/(^ +y),

/(:r). /(jk)),

qu'une foule d'autres, tout aussi fautives.

187. Supposons qu'une expression exige des signes de groupement de deux ordres : des signes intérieurs, des signes extérieurs,

ceux-ci englobant ceux-là.

On

pourra choisir, pour

les signes inté-

rieurs des parenthèses, pour les extérieurs des crochets; ou bien,

pour
traits

les extérieurs

des parenthèses et pour les intérieurs de simples

horizontaux.. On pourra écrire ainsi

[a+(6-+-c)2
ou bien
/

— (6 — c)2]^
2

\a

+ b -^ c — b — c

2

^3

j,

indifféremment.
des signes de groupement de trois ordres, on

188.

S'il
:

fallait

prendrait

ceux qui ceux qui

les
les

pour les plus enfermés, les traits horizontaux; pour comprennent immédiatement, les parenthèses; pour

comprennent
[a

tous, les crochets.

On

écrirait ainsi

+ 3 (6 ^ c — d')\.
on

189.

S'il fallait

des signes de groupement de quatre ordres,

prendrait

les trois

premiers

comme nous venons
les

de

le

faire;

pour

les plus extérieurs,

on choisirait

couples,
|

-,

d'accolades.

(')

Dauboux, Bulletin des Sciences mathématiques,

in-S", Paris, 1896, p.

i4-

CHAPITRE

VI.

SIGNES DE COORDINATION.

69

Les accolades,

il

est vrai, n'ont point été

imaginées pour cet usage;

mais

elles

y sont assez souvent employées, sans qu'il en résulte
(|ue

aucun inconvénient.
Il

ne faut point, d'ailleurs, s'en servir quand on n'a

deux ou

trois signes

de groupement

à

superposer.

Il

est

mauvais d'écrire

P-;Q— (R-Sj|=P-Q + R- S.
190. Enfin,
si

l'on avait besoin de signes
il

de groupement d'ordres

encore plus nombreux,

faudrait les créer à mesure.

On

devrait,

bien entendu, les composer chacun de

exactement symétriques,

et se

deux parties de même taille, regardant Tune l'autre, de façon à

indiquer, d'une manière Irès nette, l'ensemble qu'elles enserrent.

191.

Ou

le voit, les

signes de

groupement des divers ordres doile

vent dillérer par leurs formes.

On

voit aussi,
:

il

existe entre ces

signes une sorte de gradation, de hiérarchie

d'abord,

le

trait

horizontal; ensuite, la parenthèse; ensuite, le crochet, les accolades, etc., etc.

Suppression des signes de groupement.
192. Dans certains modes d'écriture,
les

éléments sont parfois

groupés sans qu'on

ait

recours aux signes de groupement propre-

ment
chets.

dits, c'est-à-dire

aux

traits

horizontaux, parenthèses ou cro-

193.

Dans un polynôme

entier,

ordonné par rapport aux puis-

sances croissantes ou décroissantes d'une variable x^ les coefficients
des diverses puissances de cette variable sont souvent eux-mêmes

des polynômes, (^est en particulier ce qui arrive lorsqu'un poly-

nôme

entier contenant plusieurs variables est

ordonné par rapport

Dans tous les cas où les coefficients sont ainsi des polynômes, chacun d'eux devrait être placé sous un trait horizontal ou compris entre les deux parties soit d'une parenthèse, soit d'un crochet. On se dispense souvent de ce signe de groupement en
à l'une d'elles.

écrivant les différents teimes du coefficient les uns au-dessous des
autres, en tirant une barre à
la

droite de

la

colonne ainsi formée,

PREMIERE PARTIE.
et

ENUMERATION.
la

en plaçant finalement

la

lettre

ordonnatrice à

droite de cette

barre.

Au

lieu d'écrire
(

a

+6

)

:r2

H- ( c

0?)

^

-f-

/.-,

on

écrit

Cette manière de procéder est tort

commode pour
la

la

réduction

des termes semblables; elle simplifie notablement
la

multiplication,

division,

l'extraction

des racines des
c'est

polvnomes compliqués.
elle est

L'un

de ses plus

grands avantages,

de diminuer beaucoup, de

gauche
194-.

à droite, la

longueur des expressions où
un
lait

employée.

Il

se présente

analogue dans l'écriture des rapports.

Le rapport du irinome a -^ b

—c
:

au

trinôme a

-\-

b

-\-

c

exige

deux signes de groupement lorsqu'on
{a
Il
-\-

l'écrit

b

— c)

(a

-r-6-f-c).

n'en exige aucun lors([u'on l'écrit
a «
-+-

b

—c
c

-I-

ÔH-

195.

A

la vérité,

dans chacun des exemples que nous venons de
le signe de groupement existe. On poKnomes, non seideinent (|ue la barre
le

donner, on pourrait dire que
pourrait dire
:

dans

les

verticale en tient lieu, mais <pi'elle en est un véritable; dans

rap-

port,

que

la

barre de Traction joue un double rôle, celui d'un signe

d'opération, celui d'un signe de groupement.

Signes de séparation.
196. Les signes de séparation
et
le

les

plus simples sont

la

virgule
à
la

point-et-virgule, que
eiit

les

.Mailiémati(|ues

empruntent

ponctuation. La virgule

très

cmplovée:

le

poinl-et-virgiile l'est
être

beaucoup moins Le point simple ne saurait
ration. puis([u'il est celui de
la

un signe de sépa-

mulliplicalion.

197. Lors(jue nous voulons

('crire les îins à

côté des autres, pour

CHVPITRK

VI.


il

SIGNES DE COORDIXATIOX.
les

7I

en montrer

le

système entier,
(|uestion,
la

diverses quantités qui entrent

dans une

même

nous faut séparer nelleraent chacune

de ces quantités de

suivante.

Nous

effectuons cette séparation en

plaçant une virgule dans chacun des intervalles que ces quantités
laissent entre elles.
lettres,
a,
b,
c,
cl.

Nous

écrirons, par exemple, pour une suite de
e:

pour une suite de nombres,
I,

4-

10,

i5.

21.

Cet emploi des virgules est tout

à fait pareil à celui
la

qu'on en

fait,

comme nous

le

verrons bientôt, dans

notation des fonctions de

plusieurs variables, pour bien montrer que ces variables sont des

quantités distinctes, et non point les différents facteurs d'un
produit.

même

Au
eux.

lieu de placer des virgules entre les lettres

ou nombres qui se
(|ui

suivent, on aurait pu
et

augmenter un peu écrire simplement
a
I

les

vides

existent entre

h

3579.

c

d

e^

Mais, à moins que

les

vides ne soient assez grands, ce procédé,

surtout

loi'squ'il
la

s'agit

de nombres, nous paraît moins net que

l'emploi de

virgule.

198.

Ces

deux

modes
soit
la

de

séparation

s'appliquent

d'ailleurs

quelque longue que
devenant une
d'une série,
il

suite
finirait

considérée, et lors

même

que,

série, elle

ne

jamais. Seulement, dans ce cas

faudrait, après avoir écrit les premiers termes, les

faire suivre, sur la

même

lii;ne,

de points analogues

à

nos points

suspensifs. Pris ensemble, ces points ont la
notre locution et cœtera.

même

signification
le

que

On

les

remplace quelquefois par

signe

abrégé de celte locution

:

c'est ce

que

faisait

constamment Laplace.

Nous écrirons donc, sous
I

l'une ou l'autre de ces formes,

72
la

PREMIÈRE PARTIE.
série appelée

ÉNUMÉRATION.

communémenl
les

série

harmonique.

Il

en

serait

de

même
les

pour toutes

les autres séries.

D'ordinaire, au lieu de séparer

termes successifs, on

réunit par des signes -h ou

.

Mais

celte notation implique
à celle

une idée de somme algébrique, qui s'ajoute
et qui lui est

de suite de termes,

jusqu'à certain point étran-

gère.

199.

On

écrivait autrefois

la
>

progression arithmétique en
et la

la

faisant précéder
la faisant
la

du signe

——
\

progression géométrique en
les

précéder du signe

|-^

Entre

termes consécutifs de
la

première, on plaçait un point unique; entre ceux de

seconde,

on plaçait deux points supe/posés.
'

On

écrivait, par

exemple,

1.3.5.7.9. •••1

pour

la suite

indéfinie des
'^

nombres impairs;

1:2:4:8:16:

...,

pour

la suite

indéfinie des puissances de 2.

Ce sont

des usages

surannés; des notations qui n'ont pas de raison d'être, qui sont
inutiles et
(|u'il

ne faut jamais employer.

200.

S'il arrivait

que

la

suite des quantités déjà séparées par des

virgules dùi être, à son tour, scindée en deux ou plusieurs tron-

çons,

il

conviendrait de placer
011

un point-et-virgule
s'effectuer.

à

chacun des

endroits

les

coupures devraient

On

pourrait rem-

placer, d'ailleurs, ce point-et-virgule par un Irait droit, vertical,

d'une faible hauteur; ou

même

par un double

trait.

Autres signes de séparation.
201. Les traits droits, horizontaux ou verticaux, simples ou
doubles, sont
les mexWexxT?,

signes de séparation lorsqu'il
lettres,

s'agit

de

séparer

les

unes des autres, non plus de simples

mais des

collections de lettres, des expressions, des relations. La résolution

d'une question un

{)eu

longue comprend presque toujours plusieurs

CHAPITRE

VI.

SIGNES DE COORDINATION.

78

phases successives. Il faudrait, sur le papier comme sur le tableau noir, que les calculs correspondant à deux conséculives d'entre elles fussent nettement séparés par un trait.
202.
Bien qu'on ne puisse, à proprement parler, dire que les
ils

vides soient des signes de séparation,

séparent très bien, lorsqu'ils

sont un peu grands, les expressions qui les comprennent.

Ce mode

de séparation cependant nous semble moins net, moins précis, que
celui qui se déduit de l'usage des traits.

203. Quoi qu'il en

soit,

dans une

même

étude, les signes de sépa-

ration doivent être souvent d'importances fort inégales. Le plus faible sera le petit intervalle vide; puis viendront
virgule, le petit trait
et le
la

virgule, le point-etle

simple ou double; enfin
11

giand

Irait

simple

grand

trait

double.

sio-nes

de séparation,

comme

y a une sorte de hiérarchie pour les il y en avait une (191) pour les signes

de groupement.

204. Chose remarquable, les signes de groupement et

les

signes

de séparation, qui semblent au premier abord de natures absolu-

ment opposées, remplissent assez souvent le rôle les uns des Nous avons vu déjà un trait horizontal (180) parmi les
de groupement;

autres.

signes

nous avons vu

aussi,

dans certains polynômes

ordonnés, des

traits

verticaux (193) tenir lieu de parenthèses; les

deux barres verticales qui enserrent les éléments d'un déterminant en forment un ensemble, un tout; il en est de même des deux barres doubles qui enserrent une matrice. Au contraire, la parenthèse, qui est le signe de groupement par excellence, sert parfois à la séparation; dans l'expression {a-\-b)Cf par exemple, non
seulement
elle

réunit
la

a

et

b,

mais

elle

sépare 6 de c

:

par

la

suppression de

parenthèse, cette expression deviendrait a
affaire

+ bc,
de

où l'on croirait avoir
205.

au produit de b par

c.

En dehors du

calcul,

on emploie parfois aussi

les signes

groupement

soit pour mettre certaines expressions en relief, soit pour avertir que certaines autres doivent être prises dans un sens

particulier qui n'est point leur sens ordinaire. Très souvent,

par

exemple, on représente

la

valeur absolue d'un nombre a en écri-

74

PREMIÈRE PARTIE.

ÉXIMÉRATION.

vant ce nombre entre deux petits traits verticaux, qui constituent

ensemble un véritable signe de groupement.

Signes de correspondance.
à un objet, un objet à un un objet ou un groupe à un groupe, voilà le i-ôle que doivent remphr les signes de coordination dits signes de correspondance.

206.

Faire correspondre un objet
à

groupe, un groupe

207. Le plus simple de ces signes est
les
la

la

ligne de points qui réunit

deux groupes ou objets qui

se doivent

correspondre. Telle est

b'gne de points qui, dans les factures, les comptes, les états de

tout genre, réunit le

mot désignant chaque
'

article à la

somme

écrite

en chiflVes qui

lui

correspond. Telle est encore, dans
( )

la disposition

donnée par Bourget
qui réunit
le

aux calculs logarithmiques,
la

la

ligne de points

logarithme, écrit à gauche de
à

page, au Tableau,

placé tout à droite,

l'extrémité de

la

ligne, des calculs dits acces-

soires ou auxiliaires.

Supposons qu'un objet unique doive correspondre à un groupe d'objets ou réciproquement. Le signe à employer est tout
208.

indiqué

:

c'est V accolade.
la

On

la trace

horizontalement ou vertica-

lement; on

tourue d'un côté ou de l'autre. L'essentiel, c'est qu'on
[)oinle et, entre ses cornes,
le

mette l'objet unique en face de sa

groupe des objets correspondants.
L'accolade est un signe tellement bien
fait,

tellement bien adapté
l'a

au rôle qu'on

lui fait ainsi

remplir, et pour lequel on

évidem-

ment
face

créée, qu'elle indique pour ainsi dire d'elle-même sa signifi-

cation.

De

son fréquent usage dans

les

comptes, pour placer, en
les

des dilTérentes parties d'une colonne de nombres,

totaux

non moins fréquent, dans les classifications de tout genre, notamment dans les Tableaux svno|)liques par lesquels les discussions mathématiques un peu
qui leur correspondent.

De

aussi son usage,

longues sont presque toujours résumées.

(')

J.

BouRGET, Algèbre élémentaire. in-S". Paris, i88o,

p. 483.

CHAPITRE

VI.

SIGNES DE COORDINATION.

73
les

209.

On

connaît ce trait courbe, plus ou moins allongé, que
et qu'ils placent
:

musiciens

nomment cow/e

au-dessus ou au-dessous

de certains groupes de notes

c'est

pour eux un signe de groupec'est

ment. En Malliéniatiques, où on l'emploie assez souvent,

un

signe de correspondance, une sorte d'accolade.

Supposons,
ligne,

|)ar

exemple, que des {juantités, étant écrites sur une
le

on en \euille indiquer

nombre. Au-dessus

d'elles,

on pla-

cera ce trait courbe; et au-dessus de ce trait, en son milieu, on

marquera ce nombre, de cette sorte

:

abc
b
à

.

.

.

j

k

l

Supposons encore qu'une variable x croissant de rt à 6 puis de c. une variable différente j'. qui dépend de x et qui s'annule lorsque x égale b, gardent le signe -h dans le premier de ces deux intervalles et le signe dans le second; on résumera ces faits par celte sorte de Tableau

y
Ce
trait

courbe, on

le voit, se

place tantôt au-dessus, tantôt auil

dessous du groupe ou de l'intervalle;
vité, et
il

le

comprend dans

sa

concalui fait

tourne sa convexité du côté de l'objet unique qu'il

correspondre.
210. D'ailleurs,
si

Tobjel

et le

gioupe d'objets qui
à
le

se correspon-

dent étaient un peu éloignés liin de l'autre, on tracerait une ligne

ponctuée allant de
milieu du
Si
trait

l'objet

unique

la

pointe de l'accolade ou au

couibe qui enserre

groupe.

deux groupes quelconcpies d'objets se correspondaient, on les mettrait chacun dans une accolade, et Ton |)l?cerait ces deux
accolades dos à dos, de façon que leurs pointes fussent en face l'une

de

l'autre.

On

pourrait
le

évidemment remplacer
cas où les

les

accolades par des

deux groupes seraient un peu éloignés, on joindrait encore par une ligne ponctuée les pointes des accolades ou les milieux des traits.
traits

courbes. Dans

211.

Il

est à

remarquer que, présentement, on remplace souvent

76
pai'

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNLMÉRATION.

de simples

Iraits

droits les traits courbes

dont nous venons
trait droit n'est

de parler et

même

les accolades.

Cet emploi du

pas

toujours heureux.

Résumé.
212. Les signes de coordination servent encore à mettre en évidence, sur
tribution,
le

papier

comme

sur

le

tableau noir, des

modes de

dis-

des classifications, des partages. Peut-être pourrait-on
la

dire qu'ils servent surtout, et dans tous les cas, à
sition, à la

bonne dispo-

bonne ordonnance des
un

calculs.

trait, en eflet, sous les données d'un calcul, c'est une place à part. Si l'on partage la surface où l'on écrit en plusieurs cases ou compartiments, c'est pour séparer les unes des autres les portions ou, comme nous l'avons dit, les phases successives du calcul. Si l'on encadre les résultats, c'est pour les

Si l'on tire

pour leur

faire

bien mettre en évidence, en

relief.

On
pitres,

sait

toute l'importance du rôle que jouent, dans l'écriture
la

ordinaire, les signes de ponctuation;

division en alinéas, en chales

en

livres.

Dans

l'écriture des

Mathématiques,

signes de

coordination jouent un rôle analogue, plus important encore.
n'est qu'en les

Ce

employant constamment qu'on peut rendre

les

cal-

cals clairs ; qu'on peut y introduire

V ordre,

et

Vy montrer.

CHAPITRE

Vit.

SIGNES DE FONCTIONS.

Notion de fonction.
213. La nolion de fonction est
difficile à

définir. Certains la

définissent d'une façon négative (').

Une

c|uantité, disent-ils, est
la

fonction d'une autre lorsque, cette deinière ne vaiiant pas,

pre-

mière ne varie pas; une quantité
pas non plus.

est

fonction de plusieurs autres
la

lorsque, aucune de ces dernières ne variant,

première ne varie

Le plus souvent, on en donne une définition positive. On
borne alors
celles-ci

se

à dire

qu'une quantité variable

est fonction

d'une ou

plusieurs autres lorsqu'elle

dépend d'une manière quelconque de
est ainsi

ou de

celle-là.

La notion de fonction

ramenée

à la

notion de dépendance, qu'on regarde

comme

primitive et que,

par conséquent, on ne définit pas.

Quant aux mots constant, variable, ils se comprennent d'euxmêmes. Les variables évidemment sont dépendantes ou indépendantes. Les variables dépendantes ne sont autres choses que les

fonctions; mais

il

serait désavantageux, selon nous, de
la

remplacer

le

mol fonction par

locution variable dépendante.

Fonctions explicites.
214. Les fonctions
nées immédiatement
elles

les
à

plus simples sont celles qui nous sont don-

l'aide de la variable

ou des variables dont

dépendent, de certaines constantes appelées souvent para-

(') H.

Laurent, Traité d'Analyse,

in-8, Paris, iS85,

t.

I,

p.

i.

^8

PREMIÈRE PARTIE.
et

ÉNUMERAïION.

meures,

de quelques signes d'opération et de groupement. Telles

sont les expressions

(x^rMa — x),
qui dépendent des variables
les

'


et

^^i

s/ax'^-^ -ïbx -^

c,

x

y;

telles sont,
à écrire.

en général, toutes

expressions que nons avons appris
les plus

Ces fonctions sont

simples,

non point objectivement,

mais subjectivement; c'est-à-dire non point en elles-mêmes, mais par rapport à nous. Étant écrites, en effet, d'une manière bien correcte,
la
il

nous

suffit

de

les

regarder attentivement [)Our en pénétrer

composition

et

pour

savoir,

dans chaque cas particulier,
la

par

quels procédés on en peut calculer
rait dire qu'elles

valeur nutnérique.
:

On

pour-

s'expliquent d'elles-mêmes

de

là le

nom

de fonc-

tions explicites qu'on leur

donne communément.
a,

215. Elles sont, d'ailleurs, bien écrites dès que l'on
vant, observé fidèlement les règles

en

les écrila

données plus haut louchant
éléments dont
elles se
le

forme,

la

grandeur

et la disposition des

com-

posent. Pour faciliter l'écriture et
certains

langage, nous pouvons, à de

moments,

les

désigner par une lettre unique; dire, par
le

exemple, que nous appelons u
unes ont un
produit,
la

trinôme ax:

-\-

bx

-{- c.

Quelques-

nom

qui leur est propre

telles sont la

somme,

le

moyenne arithmétique, géométrique ou iiannonique de deux ou plusieurs nombres. En général, h-s fonctions explicites ne possèdent ni noms parlés, ni symboles écrits, et il est inutile de
leur en assigner.

Toutefois, sans rien sacrifier de

la

clarté ni de la précision,

on
in

peut représenter sous forme condensée ou abrégée celles de ces
expressions qu'il serait long,
difficile

ou

impossible d'écrire

extenso. Nous reviendrons plus tard (814) sur ces repiésenlations

condensées ou abrégées.

Variantes.

216. Parmi en est dont
les

les

fonctions

cpii

se présentent en

Mathématiques,
instant.

il

variables ne peuvent recevoir (pu- des valeurs
à

riques entières. Elles se rencontrent

chaque

numéM. Méraj

CHAPITUE
les a

VII.

SIGNES DE FONCTIONS.
les

79

nommées

des variantes ('), pour
il

distinguer des fonctions

proprement

dites;

a

appelé

les

variables dont elles dépendent

indices, parce que ces variables, dans l'écriture, se représentent

d'ordinaire par les indices dont nous avons parlé (136).

217.

Une

variante à

un indice

se

représente
et

par une lettre

affectée de cet indice, placé toujours

à droite

en bas. Le terme
à

général d'une série s'écrit ainsi Un.
se représente par

Une

variante

deux indices

une

lettre affectée

de ces

deux

indices, placés

tous deux encore à droite et en bas. L'élément général d'une Table
à

double entrée, celui d'un déterminant, par exemple,

s'écrit ap^q.
à

On

peut imaginer des variantes

à

trois, à

quatre,

un nombre

quelconque d'indices. Le ternie général d'un déterminant cubicjue est une variante à trois indices. Il s'écrit ap^q^,-

Dans

le

premier de ces exemples, l'indice n
le

est

un numéro

d'ordre; dans
se rapportant

deuxième,
à
/?,

lun

p q en sont encore deux, une ligne, l'autre à une colonne; dans le troiles

indices

el

sième, les indices

^,

/•

en sont trois se rapportant à trois direcil

tions rectangulaires entre elles. Mais

n'en est pas toujours ainsi.

Le nombre, en
ni

effet,

des permutations de

m

lettres s'écrit ?„,

;

le

nombre des arrangements simples de n
numéros.
218. Dans
le cas

leltiesyo à

p

s'écrit A,i^p et,

dans l'une ni dans l'autre de ces variantes,

les indices ne sont

des

de deux indices, on place très souvent l'un des

deux en exposant.

Comme

nous l'avons
dans

fait

déjà remarquer, cet
Il

usage est fautif puisqu'il peut faire naître des confusions.
deviendrait tolérable que
si,

ne

la
si

question traitée,

ces confu-

sions étaient impossibles, ou cpie

l'on avertissait, par l'écriture

même, que
a

l'indice ainsi placé n'est point

un exposant.
à la
il

Un

auteur

imaginé de mettre cet indice, non point

droite et en iiaut,
p écrit ainsi B^.
le

mais au-dessus

même

de

la

lettre principale
la

:

plus souvent, sans changer

place de l'indice supérieur, on

Le met

entre parenthèses. C'est entre parenihèses aussi qu'il convient de

mettre

le

symbole d'une variante

à

un ou deux indices, avant de
in-8°,

(')

Charles Meray, Aouveau précis d'Analyse infinitésimale,
I.

Paris,

1872, p.

8o

PRKMIKRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.

l'élever à

une puissance

:

le
-a

sons simples de

m

objets/?

p

cube du nombre dm,p des combinais'écrira donc {(^m,pY-

219. Les diflerents symboles que nous venons de considérer se composent tous d'une lettre, majuscule ou miniiscide, qui en paraît être la partie principale, mais qui n'y sert, en réalité, que de support aux indices. On supprime parlois cette lettre et l'on se

borne

à

mettre l'indice ou les indices entre parentbèses ou entre

crochets.

On

écrit ainsi, sous l'une des

formes

(/7<,

/»),

f

1>

>

en changeant parfois l'ordre des deux indices,
sentée
plus haut par
le

la

variante repré-

Dans un Mémoire déjà ancien ('), j'ai représenté par (m, p)^^ le nombre des combinaisons régulières, d'ordre to, de m objets/; à />, nombre qui constitue évidemment une variante à trois indices. Ces derniers modes de représymbole
C^,/;-

senlation des variantes sont

commodes

et

souvent emplo^'és.

Fonctions indéterminées.

220. Les fonctions proprement dites sont celles où

il

est

permis

de donner
tions

à la

variable toutes les valeurs (pi'on veut. Ces fonc:

peuvent être définies d'une manière quelconque
notations
il

soit à l'aide
soil,

des

mathématiques,

soit

en

langage

ordinaiie,

comme
la

arrive dans les sciences d'observation, d'une façon pure-

ment empirique.
teurs, etc., etc.

Elles peuvent exprimer une grandeur, un nombre,
la

limite d'une série,

limite

du produit d'une

inllnité

de fac-

On
afin

peut aussi considérer des (onctions d'une ou

plusieurs variables qu'on ne délinil point et qu'on laisse absolument

indéterminées,
généralité.

de leur donner

le

plus haut degré possible de

221. Ces fonctions très générales se représentent d'ordinaire par

une

lettre

unique qu'on

fait suivre,
la

le

plus souvent entre parenvariables.

thèses, des lettres désignant

ou

les

On

écrit ainsi,

(')

Mémoire sur

les

combinaisons régulières

et leurs applications
t.

(Annales

scientijiques de l'École

Aormale supérieure,

2° série,

V, 1876,

p.

lôô-igS).

CHAPITRH

Vil.

SIGNES DE FONCTIONS.

8l

pour

les

fonctions indéterminées d'une variable,
fKX),
o{x)',

pour

les fonctions

indéterminées de plusieurs variables.

Evidemment,

lorsqu'il j a plus d'une variable, ces variables doi-

vent être placées entre parenthèses; évidemment elles doivent être,

comme nous

l'avons dit, séparées les unes des autres par des vir-

gules. L'absence de séparations pourrait amener des confusions
fâcheuses, celle par exemple de
variables
x.,

la

fonction /"(or,

y.^

5) des trois

y,

z,

avec

la

fonction fi^xyz) du seul produit xyz.

222.

On marque fréquemment, non
dépend.
11

seulement

la

variable ou les
la

variables, mais certaines constantes, ceriains

paramètres dont

fonction

est

bon de séparer

alors d'une façon nette

l'ensemble des variables de celui des constantes.
plaçant entre eux soit
tical.

On

y parvient en

un point-et-virgule,
...,;„;
a,

soit

On

écrit ainsi
;

G{x,y;
,

a, b) dans le cas de
,

un trait droit verdeux variables et
dans celui de n
jd,
a-,

deux paramètres f^tt
variables et

t-y^

ao,

.

,

ci-m)

m

paramètres, Les fonctions elliptiques

H

s'écri-

vent respectivement p{u; g^, g-^)., o(f^|o), cd'), H(«|K, lorsqu'on j indique à la fois la variable et les deux périodes.
Il

/K'),

peut arriver aussi qu'on

ait

en

variables; on les sépare encore de
•^(

même même
X-2,
. .

:

temps deux groupes de on écrit, par exemple,
.,

M,,

ll-i,

.... U,.\ Xi,

X,i

).

On

n'indique parfois ni
la

varialjles,

ni constantes.
cpo,

On

dit,

par

exemple,

fonction

/',

les
la

fonctions ç,,

03. Quelquefois, au

contraire, sans déterminer
priétés.
ainsi
ey

fonction, on en exprime certaines prof)i

k

Les expressions
:

C5,„(a7, jk), /"'"(.r),

/^(U, z) représentent

une fonction homogène, du degré m, de x (onction une du degré m de x une fonction du degré m par y, rapport à U et du degré k par raj)port à ;. 11 va sans dire que, dans
respectivement
'^

celle dernière expression, les lettres

m

et

k doivent

être placées

bien exactement au-dessus des lettres

CJ et ;.

223. Quoi qu'il en
A.

soit,

on indique en général

les

fonctions
6

S'^.

PREMIÈRE PARTIE.
les

ÉNUMÉRATION.
les
|)ai'

indéterminées par

grecques
rondes,

cp,

y,

<]j\

mais on peut

minuscules latines y, «, h on les indiquer aus-^i

minuscules
des lettres

quelconques, majuscules ou minuscules, droites ou penchées,

même
peut

même

golhiqiu^s,

même
les

hébraïques on arabes.

On

encore, pour représenter
la

fonctions indéterminées, se servir de

notation des variantes

:

c'est ce

qu'on

fait

lorsqu'on représente
cl

une fonction de x par P^

;

et

une fonction de x

de

y

par Qx,^.

Fonctions déterminées.
22i. Les ïoncûonyi particulières, c"esl-à-dire
définies, bien

les

fonctions bien

déterminées sont en nombre
[>ar

illimité.

Les plus fré-

quemment employées ont reçu des noms
ont été désignées

qui leur sont propres et
à

des symboles qui correspontleni

ces

noms
fonc-

et, le plus souvent, les rappellent. Telles sont, parmi une (bnle

d'autres, les logarithmes, les lignes Irigoiiométriques, 1rs

tions hyperboliques, \e^ fonctions elliptiques,

('omme nous
la

l'avons

déjà vu,
le

le

logarithme népérien de
log\r,
;

x
le

se représente par

log^ ou \^x;
base a par

logarithme vulgaire par

logarillime dans

haX,\o^aX ow même '^logx; le cologarithme par cologa:. 11 faut évidemment dans chaque cas indiquer la notation qu'on choisit, à
l'instant

où on

la

choisit; puis n'en plus changer.

225. Les six lignes

t

rigoîiomét riques de l'arc a se représentent
Il

ordinairement par sina, cosa, tga, cotga, séca, coséca.
tile

est inu-

d'écrire cos-sina,

ou cosina;

il

l'est aussi

d'écrire tanga; mais

les

notations tan a et cota, surtout lorsqu'elles sont manuscrites,

paraissent insuffisantes.

Les fondions hyperboliques s'écrivent ch:r, sha?, tha:, et se prononcent respectivement cosinus hN perbolicpie, siuiis hyperbolique, tangente hyperbolique de x. On sait qu'elles se déduisent
de
la

considération de l'hyperbole équilatère à
la

la

façon dont les

fonctions trigonométriques se déduisent de
cercle.

considération

du

la théorie des fonctions elliptiques, se rencontrent un bon nombre de notations diverses siw/, eu a, dn;/; H (m), H, (m), 0(//), 0, (w), Z(;/), ,] '7U.'tu, pu, \\x, .... Ces der-

Dans

assez

:

.

.

CHAPITRE

VII.

SIGNES DE FONCTIONS.
;

83
.
.

nières sont dues à Weierstrass

H

et

Z

précédentes H, 0, Z, (* ) où figurent des majuscules grecques, sont dues à Jacobi; quant
les
. ,

aux fondions sn ;^, cnw, dn m, qu'on énonce en nommant leurs trois lettres, on ne les a pas toujours écrites ainsi Abel (-) les
:

représentait par-^,/,

F

et

Briot par A(.2;), uL(.r), v(.r). La théorie

des fonctions elliptiques est encombrée de notations, ou plutôt de

systèmes de notations, qui varient suivant

les auteurs.

Il

faudrait

évidemment remplacer tous ces systèmes par un système unique. On tentl à ce résultat un Ouvrage paru récemment n'expose plus que deux systèmes de notations celui de Weierstrass et celui de
: :

Jacoiji.

Caractéristiques des fonctions.

226. Dans les symboles qui précèdent,

le
la

signe écrit à

la

gauche
la

de

la

variable constitue ce qu'on appelle

caractérisliqae de

fonction. Log, tg, sn sont ainsi les caractéristiques respectives

du

logarithme, de

la

tangente, du sinus d'amplitude. Ces caractéris-

tiques sont composées chacune de deux ou plusieurs lettres. Mais

lettre unique. C'est ce qui

on en rencontre, en assez grand nombre, qui sont formées d'une a lieu pour la fonction générale y (j;),
dont
aussi
la

caractéristique est
la

la

lettre

unique
la

/.

C'est ce qui a lieu
Ô (.2;),

|iour

fonction F

(a;),

pour

fonction

et

pour

les

fonctions
Il

nii^

Ç«, ^u.
des notations de fonction où
la

existe

même

caiactéristique

manque.

Elle

manque par exem|)le lorsqu'on
parenthèses,

se contente de mettre

les variables entre

comme on

le fait

lorsqu'on repré-

sente par (/«,

/?) le

nombre des combinaisons simples de

m

objets

p

k

p\

comme on
ç, Y|).

le fait

lorsqu'on représente une certaine fonction
aussi dans la notation des détermi-

par(.r,jK;

Elle

manque

nants, lesquels sont des fonctions de leurs éléments, représentées

par

le

Tableau de ces éléments eux-mêmes, placés entre deux

barres verticales.

Par contre, certaines caractéristiques sont doubles, c'est-à-dire se

composent de deux mots, de deux

signes. Telles

sont arc cos,

(*)
(-)

Né en Né en

i8i5,

1802,

mort en mort en

1897.
1829.

PREMIERE PARTIE.

ENTJMERATION.

Lad,Ls,
laisser

qui se prononcent respectivement arc cosinus, logarithme
11

d'addition, logarithme de soustraction.

faut, entre les

deux mots,

un vide assez

petit,

mais n'j placer

ni virgule ni point.

227. Les caractéristiques, du moins pour

la

plupart, nous rap-

pellent d'elles-mêmes leur signification. La caractéristique y* nous

moi fonction ; les caractéristiques log, sin, tang nous rappellent les mots logarithme, sinus, tangente. Pour former ces caractéristiques, on s'est évidemment inspiré de ces mots. Mais il
rappelle
le

ne faut point cependant

les

regarder

comme

n'en

étant (|ue des

abréviations. Elles sont, en réalité, des signes techniques spéciaux;

des signes idéographiques où les lettres ne possèdent plus aucune
signification phonétique,

elles

ne sont plus, pour parler encore

noire langage, que des éléments non significatifs.
Ainsi
les

caractéristiques des fonctions sont des signes simples,
la

d'une nature particulière. Pour en bien montrer
lière,
il

nature particu-

bon de n'y employer que des lettres empruntées à un alphabet particulier ou à une variété particulière d'alphabel par exemple des lettres gothiques ou des majuscules rondes. Pour en bien montrer la simplicité, il serait bon aussi, lorsque la caractéserait
:

ristique se

compose de plusieurs
la

lettres,

de

lier toutes ces lettres

ensemble, d'en former un véritable
ligatures de

monogramme, analogue aux
alle-

langue grecque, aux lettres doubles de l'alphabet

mand ou
la

au signe abrégé de notre locution et cœtera.
la

H

faudrait

en outre que

(orme de ce
lier

monogramme nous
les lettres

en lappelàt encore

signification.
Il

ne (aul jamais

entre elles
il

qui constituent

les

facteurs d'un produit;

faut

toujours lier celles qui composent
celles qui n'en représentent

une caractéristique.

C'est une |)ren)ière manière de distinguer les

lettres qui représentent des

nombres de
à écrire les

pas. Une seconde consiste

premières en italique et

les

secondes en caractères droits. Dans
tains Livres

les

expressions données en cerles

pour

les

fonctions sn//, cnw, dn m,
la

caractéristiques

sn, en,

dn sont droites;
lettre

variable u est penchée.
à

La première

d'une caractéristique peut être
il

volonté majus-

cule ou minuscule. Mais

ne faut point qu'elle s'écrive tantôt d une
Il

façon, tantôt d'une autre.

est

mauvais que certains auteurs écri-

vent sin^r, cos^, tgx,

.

.

.

,

et certains autres Sinjc,

Cosx, Tg^, ....

CFIAPITRK

VII.

SIGNES DE FONCTIONS.
la

85
c'est

228. Quoi
toujours après

qu'il
la

en

soit,

dans

notation des fonctions,
elle existe,

caractéristique,

quand
Il

que

se place la

variable ou le groupe des variables.
soit très

rapprochée; mais

il

ne

Îav\1

faut que la caractéristique en jamais, puisqu'elle n'est pas

une abréviation, qu'elle soit suivie d'un point. On doit écrire logj;, sinx, et non pas, malgré beaucoup d'exemples, log..r, sin.:r. Ici se pose d'elle-même une question importante. Dans la représentation d'une fonction d'une variable unique, faut-il mettre celte
variable entre parenthèses?

On

écv'w.

f(^x) et l'on écrit

?,'\nx

:

voilà

deux usages contradictoires. Suivant nous, il conviendrait de toujours supprimer la parenthèse, et d'écrire fx comme on écrit 0"?^, î^w, pu. Il n'en résulterait aucun inconvénient si la caractéristique possédait une forme telle qu'on ne pût jamais la prendre pour un facteur, qu'on ne put jamais confondre une expression telle que fx avec le produit dey par x. Cette confusion serait impossible si Ton écrivait la caractéristique comme nous avons conseillé

de

le

faire;

ou

si

l'on

marquait d'un point, d'un
la

trait,

d'un

diacritique spécial quelconque,

lettre

ou

le

monogramme

qui la

représente.

Mais
lorsque
écrira

il

est

bien certain que

la

parenthèse devient indispensable,

la

caractéristique est suivie de deux ou plusieurs lettres.
y., z), cp(.r

On

donc/(x,

-t-y,

-^y)-!

sin(a

+ +
Z>

c), ....

229.

On

appelle fonction

de fonction, dans

le

cas

le

plus

simple, une fonction d'une autre ("onction. Si u est une fonction

de X, l'expression f{u) désigne une fonction de fonction. Pour prendre des exemples particuliers, log(sinx), tang(e^), sont
.

.

.

des fonctions de (onction.
plusieurs fois
f\^f{x)^.i
la

Il

peut arriver que l'expression renferme

même

caractéristique. C'est ce qui a lieu

pour

pour log(log.r),

etc., etc. Dans toutes ces expressions,
les

on peut, sans inconvénient, supprimer
logsinj:*,
.,

parenthèses et écrire

lang e^ ffx, log log.r. Il faut, d'ailleurs, que les deux caractéristiques qui se suivent soient, non pas liées, mais très rap-

prochées.

Nombre dépendant

d'un autre.

230. Dès le commencement de l'Arithmétique, on rencontre des nombres, constants ou variables, qui dépendent d'un ou plusieurs

86

PREMIÈRE PARTIE.

ÉMMÉRATIO?*.
entière d'un

autres.

On

peut citer conime
diviseur et

tels la partie

nombre,

sa

valeur absolue, son module, ses multiples;

grand

commun

le

plus petit

comme tels aussi le plus commun multiple de deux

ou plusieurs nombres.

231.

\.^

partie enlière d'un nombre,

c'est le plus

grand entier
j->

contenu dans ce nombre. Les parties entières de x^ de
représentent respectivement par E(.r),
parfois dans ces notations soit
la

de

\^l

a

se

E j
(

\i

E(

\^l

a

).

On supprime

parenthèse, soit

la

caractéristique.
le

On

écrit,

dans

le

premier

cas, E.r,

E

j-,

Ey/a; dans

second (^),

(f )

(v/«).

La valeur absolue d'un nombre réel n'est autre chose que ce nombre lui-même, pris avec le signe +. Pour la représenter, on met le nombre entre deux traits verticaux, ou l'on place, au-dessus
de
lui,

un

trait

horizontal.
la

On

écrit ainsi

|::|

ou

:;.

On

opérerait de

même pour

indiquer

valeur absolue d'une expression, celle par
inutile,

exemple de « b. Il nous semble d'avoir créé un signe nouveau pour

ou plutôt

très

mauvais,

cette valeur absolue.
c'est le
la

Le module du nombre a
avec
le

+ bi,

nombre \^a'-—b-

pris

signe

+.

Il

se

confond avec

valeur absolue lorsque b est

nul, c'esi-à-dire lorsque le
le

nombre

est réel. Il s'indique
\z\

comme

elle

:

module de z s'indiquera donc par
se présente sous
à l'angle
co,

ou
/

z.

u
Il

la

forme p(costo -h

sinoj) son
:

Lorsque l'imaginaire module est p.
le

Quant
quées;

c'est

V argument de u

on

désigne par arg?/.

faut d'ailleurs se garder avec soin des notations un peu compliet

ne pas écrire par exemple p.r.w pour indiquer

la

partie

réelle de l'imaginaire u.

232.

On

appelle multiples d'un

nombre

les

produits qu'on obles entiers

tient en multipliant

successivement ce nombre par

con-

sécutifs 1,2,3, ....

Tout nombre possède une induite de midtiples.

Un

midtiple quelconcpie de a s'écrit à volonté nuilt. de a. ni^ de a

ou m^a^
duit

Ma

ou

OÏL a.

Le mieux
le

serait

de

le

représenter par

le

pro-

m. a

ou ma^ dans lequel

facteur ju serait un entier indéter-

CHAPITRE

VII.

SIGNES DE FONCTIONS.

V

miné. Lacroix a représenté un multiple de
entier
:

p

par Eyo, où

E

est

un

cette notation a le tort de rappeler /;«/-^/e entière de p.

Les locutionsp/M5

grand commun diviseur
et l'autre assez longues.

el

plus petit

commun
les

multiple sont l'une

Beaucoup d'auteurs
majuscule A
[ji.

remplacent par
tent
petit
le

les

abréviations

pgcd

et

ppcm.
la

Certains représenel le plus

plus grand

commun
par

diviseur par
la

commun
les

multiple
lettres

minuscule

Ces notations sont

excellentes,

A

et

a rap|)elant, par leurs significations
tailles,

phonétiques, les mots diviseur et multiple; par leurs
locutions plus

les

grand

et [)lus petit.

Fonction dépendant d'une autre.
233.
Il

existe des fonctions qui ne sont pas,

à

proprement

parler,

des fonctions d'une autre fonction, mais qui ne sont définies que

par rapport à cette autre fonction. Telles sont
rentielle, la dérivée, l'intégrale, le résidu

la

différence, la diffé-

d'une fonction donnée,
leurs di[férences pre...
;

234. Soient les nombres Uf. Wo.

U:^,

;

mières

se représentent par A^^,, A;^o, AM3,
-^''^s?
;

leurs différences

deuxièmes, par A-«,, A-Woi
sièmes, par
1'^

•••; leurs

différences troi-

U\
la

,

A^;/2i

-^^
t^

"3^ ...

et ainsi

de suite. Les différences
;

successives de

fonction

de

.r

s'écrivent Af, A'-c, A^^', ...

si la

la forme /(x), ces différences s'écri\-f(x), l^/{x)^ .... Dans tous ces exemples, les caractéristiques sont les lettres A, affectées ou non d'un indice supé-

fonction était donnée sous
raient \f(jc),

rieur.

Les différentielles successives de
notation des différentielles est tout à
rences.

la

fonction : de
<i-,

x
d^

s'écrivent
,

dz^ d'-z^ d^z, .... Leurs caractéristiques sont d,
fait

.... La
diffé-

analogue à celle des

23o. La dérivée de

la

fonction u de

x

se représente,

presque

indifféremment, par
u
.

—rctx

5

1)

«

.

La dérivée defi^x), par
y,.,,

'M^,

D/(.,.

88

PREMIÈRE PARTIE.

ENCMERATION.
la

Dans

les

premières de ces notations,
les

dérivée s'indique par un
la

accent; dans

deuxièmes,

elle

s'écrit à

façon d'un quotient,
-i-;

mais
les

l'on pourrait

presque dire

(|ue sa

caractéristique est
j)as

dans
la

troisièmes, cette caractéristique n'est

douteuse, c'est

majuscule D.

Pour

Les dérivées successives s'indiquent d'ordinaire par des accents. les quatre premières dérivées s'écrivent la fonction f{x),

f [x)^ f" (x), f" [x), /"'(.r). On continue, à l'aide des indices supérieurs, écrits d'abord en chiffres romains, ensuite en chiffres arabes

mis entre parenthèses. D'une manière générale,

la

dérivée

/i"^""^

de

f{x)

s'écrit à volonté

sous l'une ou l'autre de ces formes
cl" f(

/("'(:r),

—i-—,

T

)

DV(-r).
et

hesjluxions de Newton sont des vitesses
sements. Les premières fluxions de
.r,

non point des

accrois-

.r,

y^

z se représentaient par

j, z]

les
la

secondes, par x, j, i; et ainsi de suite. Ce que nous
dérivée dejK par rapport
a -~;

appelons
est

k

x

s'écrirait^- Cette notation

analogue

mais, quoi

(pi
le

ou en

ait dit,

y

el

x

n

y sont point

des différentielles.

Au

reste,

mot

et le signe

de fluxion sont

aujourd'hui complètement inusités.

236. La définition initiale de

la

dérivée suppose que

la

fonction

ne dépende que d'une variable. Lorsfju'elle dé|)end de plusieurs, on imagine que chacune de celles-ci varie à son tour, mais est alors
seule à varier.
tielles

De

là les

dérivées partie/les, puis
et ainsi

les

dérivées parles

de ces dérivées part ieUes,

de suite, c'est-à-dire
/"(.r, j^,

dérivées partielles de tous les ordres. La fonction
trois variables x,
)
,

z) des

z possède les trois dérivées partielles du premier

ordre

y^., f'., f'^; les six

/>,

f":^, f"y^, f"^^, f"jcy\
/?,

elc, etc. D'une manière générale,
à

dérivées |>artlelles du deuxième ordre y^j, la dérivée
x, puis
|5

d'ordre

[)rise

a fols par rapport
à z, s'écrit

fois

par rapport

à

y,

puis Y fois par rapport

indilléremment

l'entier

n étant toujours

la

somme

des trois entiers

a,

^3,

y.

,

CHAPITRE

Ail.

SIGNES DE FONCTIONS.

89

Une chose

à

remarquer

clans la notation des dérivées, c'est cette

forme de quotient qu'on leur donne dans la plupart des Ouvrages. Celte forme s'explique. La dérivée, en eHet, peut toujours être
regardée

comme un

véritable (|uotient et

il

y

a

avantage à

le

rap-

peler. Mais, dans les calculs, les dérivées des fonctions d'une seule

variable peuvent seules être traitées

comme

telles.
le

Dans

la

dé-

rivée
et le

-rcLv

de

la

fonction u de

la

seule variable x.

numérateur

dénominateur peuvent être séparés, éloignés
employés isolément. Dans
5,
il

l'un de l'autre,
la

écrits et

la

dérivée -— de

fonction v
-r-

des trois variables x, y^
doit être regardée

n'en est plus de

même
:

;

l'expression

comme un

bloc insécable

on ne peut

la tiaiter

comme un
les
'

quotient; on n'en peut sé|)arer les deux termes. Si on
effet,
1

séparait, en
1

dans un calcul où entreraient
la
.

à

la

fois

.

àv

dv -T—> T-» oy oz

on obtiendrait, sous

même
^

r

forme ov,

»

'1


1

O.JC

trois quantités

de

définitions diverses et, en général, de valeurs différentes. C'est pour

rappeler cette insécabilité qu'il est nécessaire d'écrire
partielles

les dérivées

un peu autrement qu'on

n'écrit les dérivées ordinaires.

De
et d.

l'emploi, d'ailleurs récent, des d'eux lettres différentes
et d'erreurs;

d

Cet emploi prévient une foule de confusions

par

malheur,

comme

on

l'a

fait

remarcjuer,

il

est

impuissant

à les pré-

venir toutes.

237. Bien que
définition
elle.

\^ fonction primitive def(x) n'ait point la même que ïintégrale indéfinie de J\x)dx, elle coïncide avec

Cette fonction piimitive se désigne souvent par Py(.z;); cette

intégrale définie, par

/(^x)dx. Fonction

primitive et

intégrale

possèdent, d'ailleurs, chacune, une infinité de déterminations qui

ne différent entre
arbitraire.

elles

que par une constante, appelée constante
/
*

L'expression plus particulière

/(x)dx

représente

Il

l'intégrale a|)rès qu'on a choisi la constante de telle sorte

que

cette

intégrale s'annule pour

la

valeur a de x\
/

Quant

à

1

intégrale définie

/(x)dx,

c'est,

non plus une fonc-

^

go
lion de

PREMIERE PARTIE.

E^UMERATIO^^
b.

J7,

mais une fonction des limites a et
h

Le signe
il

/

lap-

pelle

le

signe

^

que nous considérerons plus tard;
cpi'ii se

le

rappelle

même
qu'il

d'autant mieux
soit ainsi,

prononce

somme de a à

b. Il est

bon
b

en

puisque l'intégrale définie, par sa nature même,
la

n'est autre chose

que

limite d'une

somme

représentahie par

/
n

,

lorsque

les

termes de cette

somme

sont infiniment petits et infini-

ment nomlireux. Dans
les

intégrales
les

multiples,

dans

/

/

\f{x^

V-,

z-)dx

dy dz^

par exemple,

signes

/ peuvenl présenler des
comme
indéfinies.

li.nites

on en être

dépourvus. Ces intégrales multiples peuvent donc être regardées
tantôt

comme
cas,

définies, tantôt

Ce sont
le

:

dans

le

premier

des limites de \^ superposés; dans

second, des

intégrales simples également superposées.

238.
si

On

connaît
le

la

notion de résidu, imaginée par Cauehv, et

importante dans

calcul intégral.

Le résidu

n'est au fond

qu'une

intégrale définie, (^auchv le désigne, à peu près indilléreinment, par
l'une ou l'autre des notations (')

i^((/(-))),

^^ [/(-'].
la

£/(-),

£/(^-)-.

dont
cas.

la

dernière, qui est

plus simple, suffit dans
est

la

plupart des

Le résidu intégral, qui
\

une somme de résidus ordinaires,
le

se représente par

f\z).

il

convient d'ailleuis de rappioclier

SNmbole

1

du

nom

d'excès qu'on a parfois donné au résidu.

Valeurs parti ciilièr es des fonctions.
239. Les symboles
variés

si

que nous venons d indiqurr pour

la

représentation des fonctions sont presque tous ce <pie, dans notre

(') H.

Lauhkxt, Traité d'Analyse,

iii-8,

Paris,

t.

III,

p

2^3.

CHAPITRE

VII.

SIGNES DE FONCTIONS.

théorie générale, nous appelons des signes doubles, triples,

quala

druples,

.... Ils
la

permettent, en général, d'écrire, de

la

façon

plus expressive,

valeur que prend une fonction pour des valeurs

déterminées des variables.
240. Les valeurs que prend /"(x), pour
se représentent
les valeurs a et h de x^ respectivement par f{a) et f{b). La valeur de pour les valeurs a^ b, c de x^ y, jz se représente par

o{x,
23

JK, -s)

(a, 6, c). Lorsque
)',

x

est égal à a, la fonction
à

P-^

devient P^;

lors(|ue X,

z sont

égaux

a, b, c,

la

fonction Qx.r.z devient
<7,

Q«,6,c-

Les dérivées successives dey'(.r), quand x égale

s'écrivent

/'(«),/'(«),/-(«), etc. Dans tous ces exemples, il nous a suffi de remplacer les lettres x^y, z qui désignaient les variables par les lettres a, b, c qui en désignaient les valeurs numériques respectives. Mais, quand les
variables ne sont point en évidence, ce procédé ne se peut appli-

quer.
riorité

De
de
,

là,
la

dans

le

cas particulier de la dérivée

âe/(x), une supéla

notation
à

y

(.r),

qui est due

à

Lagrange, sur

nota-

tion

-^

ax

oui est due
*

Leibniz.

241. Supposons qu'une fonction de x soit représentée simplement par j'. Les valeurs de cette fonction et de ses dérivées, pour la valeur a de x, s'écriront j'^, y^, y"^, .... Si les dérivées éltiient dy d-y représentées \^^iV -j- —r^^ ••, leurs valeurs oarticulieres, iioiir la dx dx'^
.

,

,

i

>

i

,

'

'

'

'

valeur a de x, s'écriraient

(

-n

)

'

(

-f^

)

>

••

La dérivée

partielle
z^

du second ordre de

la

fonction u des trois

variables x, y^

prise d'abord par rapport à x, ensuite par rappai' -^

port à

j)^,

se

représente

j-'
z

La valeur particulière qu'elle
respectivement par
r/,

prend lorsqu'on j remplace x, y,
jreprésente par -, ^ ^ \dx djja,b,c
(

6,

c se

)

:

et

il

en est de

même

|)Our toutes les
'

dérivées partielles des fonctions de plusieurs variables.

242. Certaines fonctions de x, lorstpi'on v remplace x par a, prennent une for nie indéterminée; mais possèdent alors ce qu'on appelle une vraie valeur. Cette vraie valeur n'est que la limite vers

9i

PREMIÈRE PARTIE.


ou

ÉNIMÉBATION.

laquelle tend la fonction lorsque
lim 1^/(37)]^^

x

tend vers a.
\\maj\^)-

On

récrit

C'est

d'ailleurs

par

cette

notation

que s'indique une

limite

quelconque.
243. Ainsi, dans ces divers cas, pour marquer
lière
la

valeur particu-

de

la

fonction, nous

nous bornons

à

placer en indices les

valeuis particulières que nous attribuons aux variables. QueUjues

auteurs placent en indices, non point ces simples valeurs, mais
égalités
(pii

les

leur correspondent.

Au

lieu d'écrire

dxja
ils

\àx dy j a,bj

écrivent

Ce sont

des notations compliquées, qu'un peu de soin dans
à

la

rédaction suffirait

rendre siqierllues.

Quant

à la

notation
p(«, aj'=oo) pour
p(i<, w'),o=oo,

quoique

je

la

trouve dans un I^ivre excellent, elle est francliement

détestable.

Fonctions inverses.
244. Lorsque deux variables sont liées entre elles d'une manière

quelconque,

chacune

d'elles

est fonction

de

l'autre et

les

deux

fonctions ainsi définies sont inverses

V une de
de
le

l'autre. Considérons

un arc
l'autre
:

et

son sinus; chacune de ces longueurs est fonction de

ce sont,

comme nous venons

dire,

deux fonctions
dite et

inverses. Si l'on prend l'arc pour variable
le

proprement

qu'on
le

désigne par

.r,

son sinus se représente par
le

sina;. Si l'on
l'arc se

prend

sinus pour variable et (ju'on

désigne par x^
et arc sin.r

représente

par arc sinx. Ces deux fonctions sin:r
de l'autre.

sont inverses l'une

245. La caractéristique arcsin est un sjnibole trop long et assez

CHAPITRE

Vil.

SIGNES DE FONCTIONS.
dit,
il

g3

mal
ainsi

fait.

D'après ce que nous avons
la

la

faudrait remplacer,

que

caractéristique sin, par un

simple

monogramme.

Il

faudrait
telles

que ces deux monogrammes eussent des formes qu'on s'aperçût immédiatement qu'ils représentent des fonc-

même

D'une manière générale, il serait bon qu'on eût un moyen, étant donnée la caractéristique d'une fonction quelconque, d'en déduire immédiatement celle de la fonction inverse.
tions inverses.

CHAPITRE
SIGNES
DK

YIII.

RELATIONS.

Diverses sortes.

246. Les signes de relations sont de deux sortes
d'égaliLé,
les

:

les

signes

signes d'inégalité.
dit est le signe

Le signe d'égalité proprement
rapprocher
le

=. On

en peut

signe à' identité,

^

ou :^;

le

signe de congruence,

^;

le

signe cVéquipollence,

£]=; le

signe d'équivalence, r^.
les signes

Les signes d'inégalité pvopvemeni dits sont On en peut rapprocher les signes négatifs
9^

>

et -<•

>

<

et les signes

doubles

(\m leur correspondent chacun

à

chacun.

Sigue

2i7. Le signe ^, qui se prononce égal à, se place entre les deux expressions dont il indique l'égalité. Ces expressions constià gauche, le premier^ à tuent les deux membres de la relation
:

droite,
F^e

le

second.
ligne principale de l't^critnre.
il

signe égal doit être parfaitement iiorizontal, et placé bien
la
Il

exactement sur

doit avoir une

longueur assez grande. Les deux traits dont être égaux et bien parallèles. La dislance qui

est

formé doivent

les

sépare doit èlre

.

CHAPITRE

VIII.

SIGNES DE RELATIONS.

gS

modérée
le

:

trop grande,

signe

=

dans quelques écritures manuscrites, paraîtrait plus un signe simple; trop petite, comme ne
il

comme

dans certains Mémoires imprimés,

ressemblerait au signe

2i8. Le signe

=

tel

que nous

le

formons
les

est attribué à l'Anglais
tie

Recorde

(' ).

Il

ne se trouve point dans

Ouvrages

Descartes,

lequel employait constamment, dans l'écriture de ses équations, une
sorte de lettre a

ou de

chiffre 8

non

{'ermé et couché,

oc.

Quelle

est l'origine

de chacun de ces signes? Le signe
traits

=

actuel

a-t-il été choisi

parce qu'il est composé de deux

parfaitement
ouï dire,

égaux? La

lettre a

de Descartes la-t-elle
l'initiale

été,

comme

je l'ai

parce qu'elle nous rappelle

œ

du verbe

latin

œquare? Oes

conjectures sont fort vraisemblables. J'en hasarderai

cependant une autre, qui possède cet avantage de convenir aux deux cas. Les signes astronomiques remontent à la plus haute antiquité
:

ils

sont de bien des siècles antérieurs aux signes de TAIgèbre.

D'un

autre côté, les époques des équinoxes sont celles où les jours et
les nuits

sont

égaux

sur toute

la

surface de

la

Terre. Les deux

signes cpie nous étudions ne seraient-ils j)oint de simples modifications ou déformations des signes
est certain
la
il

astronomiques des équinoxesl II que notre signe égal e>\. presque identique au signe de balance; et que, pour obtenir le signe employé par Descaries,
de coucher
le

suffirait

signe du bélier.

249.
citer le

Comme

autre forme du signe égal, on pourrait peut-être
:;

système de quatre points
s'est

figurant les quatre

sommets

d'un carré. Ce système
ce

perpétué jusqu'à nous; mais n'a jamais,
\

me

semble, été employé que dans
il

ancien algorithme des pro-

portions, où

se

prononçait comme. La relation
a
b
::

'.

c

'.

d

se lisait

a

est

à b

comme

c est

Présentement, dans

les égalités

à d. proprement

dites,

on ne se

sert,

on ne doit

se servir,

que du

seul signe

=.

(

'

)

Vers

ihb~j.

y

96

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.

Signe d'identité.
200. Les égalités sont de trois sortes. D'abord,
les égalités telles

que
7

+ = 9,
'^^

où ne figure aucune
chiffres
:

ce sont les

où tous les nombres sont écrits en égalités purement numériques. Ensuite, les
lettre,

égalités telles

que
{

X

-\-

y)( X

— y) = x^ — yet
:

qui contiennent plusieurs

lettres

qui sont vérifiées

quelques

valeurs qu'on attribue à ces lettres
les égalités telles

ce sont les identités. Enfin,

que
a:^ -+1

1

2-

=

6 :r"-

-f-

6,

qui contiennent une ou plusieurs lettres, mais qui ne sont vérifiées

que lorsqu'on substitue
particulières
:

à ces lettres certaines valeurs

numériques

ce sont les équations.

201. Les identités, définies

comme nous venons
à

de

le faire,

ont

paru

à

quelques auteurs, en raison de leur caractère propre
l'aide

et

de

leur importance, devoir s'écrire

d'un signe spécial, qu'ils
le

nommeat précisément signe
plus

d'identité. Celui qu'ils emploient

fréquemment est le si^ne ^, qui est tiré de la théorie des nombres, poui- laquelle il a été créé, et où il constitue le signe de congruence. L'usage qu'ils en font pour indiquer l'identité est,
par conséquent, incorrect, fautif.
Il

faudrait,

pour cette indication,

un signe particulier, qu'on n'employât que pour elle. On se sert parfois du signe i^, qui ressemble trop au signe de congruence.

Mon

prédécesseur,

l\L

V^azeille, se servait

du signe X?

qu'il avait

peut-être inventé, et qui ne présenterait que des avantages.

202. Egalités purement numériques, identités, équations, toutes
ces relations, d'ailleurs, peuvent s'écrire à l'aide du seul signe

^.

On

lésa, jusqu'à ces derniers temps, écrites les unes et les autres à

l'aide

de ce signe uni(]ue. De bons esprits pensent que celte pra-

tique était

bonne

et méritait

dètre conservée.

Il

est ceitaiu (pie le

.

CHAPITRE

VIII.

SIGNES DE RELATIONS.

g-

signe d identité n'est point indispensable; qu'il ne faut point s'en
servir à tout propos; quil ne
faut point surtout imiter
le

ceux qui
(pie

donnent aux

égalités

purement numériques
écrire

nom

à'

identités, et

qui emploient pour

les

lun des signes spéciaux

nous

venons d indiquer.
Signe de congruence.
2o3. La notion
les
et le

signe de

congruence sont dus
ses

à

Gauss, qui

a définis
{^).

à

la

première page de

Disquisitiones arithme-

ticœ

La congruence

a^b
où a^ b
Cl

(

iiiod/?),

el

p

sont

des entiers
le

jiosilifs

ou négatils,

se
la

prononce
difTérence

congru à b

snivant

module p.

Elle signifie que

Cl

1

b est exactement divisible par^o. Le module se place, entre parenthèses, en face, mais non pas à intérieur du second membre de la congruence. On ne se dispense de récrire (|ue quand le texte en indique nettement la valeur.

Soi. La congruence n'est pas une égalité véritaljle. Il faudrait. pour en rendre les deux membres égaux, ajouter à Itm on à r.mtre un multiple de p. Quant au signe ^, il rappelle tout à fait le
signe
barre.

=

dont

il

ne diflère que par l'adjonction d'une troisième
dit rpi

Nous avons

on lemplovait fréquemment

comme
le le

signe

d identité et que cet emploi était incorrect. Par contre, on
place quelquefois, dans
1

remi^:

écriture des congruences, par
:

signe

dont nous avons déjà parlé

c'est

une nouvelle incorrection.
telle
l'a,

2oo. La notion de congruence,
rapporte qu'aux nombres entiers.

que Gauss Va

définie, ne se
à

On

depuis, étendue

l'Algèbre.

Deux polynômes
à

entiers,

f{x)

et g[.v),

sont congrus par rapport
diffé-

un troisième 'lix). qui

est alors le

module, lorsque leur

rence est exactement divisible par ce troisième polynôme. C'est en
ce sens cpiil faut com|jrendre cette proposition
:

deux imaginaires
est i--\1

n'est

cju'une congruence

une égalité entre dont le module

(

'

)

Traduction française de Poullet-Dciisle. Paris, 1S07.
A7

.

gS

PREMIÈRE PARTIE.

ÉMMÉRATION.

Signes d'équipoUence

et d'équivalence.

206. \J équipoUence est une égalité véritable; mais nue égalité géométrique, une égalité dont chaque membre re|)résente soit un vecteur, soit une ligne brisée composée de plusieurs vecteurs. Elle
s'indique
à

l'aide

du signe

=2=

qui se prouonce

équipoUent
la

à, et

qui n'est autre chose que

le

signe astronomique de

balance,

c'est-à-dire de l'équinoxe d'automne.

207.
sorte de
a

La théorie des équipollences constitue, on le sait, une géométrie analytique plane ('), qui a été inventée, il y

déjà longtemps, par G. Bellavitis.
à

On

en peut rapprocher

la f/ieo/7e

des quaternions , qui se rapporte

l'espace et qui est

due

à

Hamilton.
£]z,

Ces théories renferment l'une

et l'autre,

en dehors du signe

plusieurs signes qui leur sont propres. Les limites que nous nous

sommes imposées ne nous permettent point
258. Quant au signe
à^ équivalence ,
rxj^

d'en parler.

si

employé par Kro-

necker (-) et son école, il appartient, non point à la Géométrie, mais à la théorie des formes et à celle des nombres algébriques.
Placé entre les expressions de deux systèmes,
il

exprime que ces

systèmes sont équivalents.
les unes, d'ordre

I^es relations

il

figure sont, d'ailleurs,

arithmétique;

les autres,

d'ordre analytique.

Signes d'inégalité proprement

dits.

239. Les signes d'me^a/fVe proprement dits sont
se

le

signe

>,

qui

ou supérieur à; et le signe «<, qui se prononce plus petit que, moindre que ou inférieur à. Ces signes
siècle et paraissent

prononce yo/M5

grand que

remontent au xvi*

dus

à

Harriot. Les deux
les

expressions entre lesquelles on place l'un ou l'autre sont

deux

membres de
(')

l'inégalité.

(-) Bellavitis, i8o3-i88o; llauiillon, iBoJ-iSGô;

GiusTO Bkllavitis, Equipoltenze, in-4°. Modena, i854. Kroneckor, 1823-1891

CHAPITRE

VIII.

SIGNES DE RELATIONS.

99

260. Les inégalités pourraient,

comme

les égalités, se

partager

en trois sortes
quent, tous

:

celles

où ne figure aucune
écrits en

lettre et où, par

consé-

les

nombres sont
celles qui

chiffres;

celles

qui con-

tiennent plusieurs lettres et qui sont vérifiées, quelques valeurs qu'on
attribue à ces lettres
;

contiennent une ou plusieurs

lettres,

mais qui ne sont vérifiées que pour des valeurs comprises en de certains intervalles. Les inégalités de la première sont évidemment

numériques; celles de la deuxième correspondent aux identités, mais n'ont pas reçu de noms; celles de la troisième ont reçu, en quelques Ouvrages, celui à^ inéquations. Mais, pour aucune de ces trois sortes, on n'a imaginé de signes
des inégalités purement
particuliers.

261.

Il

est à

remarquer que
a

les inégalités
c

> 6,

<

0?

reviennent respectivement aux propositions :a
est négatif.

— b eslpositif, — d
c

remarquer aussi que l'usage ordinaire des signes >>, <^ aux seules quantités réelles, qu'il ne s'étend point aux quantités imaginaires. On définit, en effet, l'imaginaire nulle,
Il

est à

est restreint

mais on ne
tive, ni

dit

point ce qu'il faut entendre ni par imaginaire posi-

par imaginaire négative.

Signes négatifs de relation.

262.

Il

existe des signes négatifs

prenant

les signes d'égalité

de relation. On les forme en ou d'inégalité et barrant chacun d'eux

d un trait oblique, droit ou courbe. Ce sont les trois signes

La

relation
b.

a

^b

s'énonce a non égal à 6, ou plutôt a diffés'énonce a non plus

rent de

La relation
supérieur à

a^ b
a

grand que

b^

ou a non ou a non

b.

La

relation
b.

<^ b s'énonce

a non plus petit que

b,

inférieur à

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.

263. Ces signes négatifs de relation sont assez récents. Les deux derniers sont rarement employés; mais le premier l'est fréquemment. Tous les trois, selon nous, sont des signes assez mal
faits. Ils

présentent cet inconvénient grave de se confondre avec
le trait,

les

signes positifs correspondants dès que

qui seul les en dis-

tingue, cesse d'être très fort, très marqué.

Signes doubles de relation.

264. Lorsque l'on compare l'une

à l'autre

deux quantités
:

réelles

a

et 6,

il

ne

se

peut présenter que

les trois cas suivants

a
Ecrire,

=^ b^

a^ b,

a <C

b.

comme on

vient de le faire à l'aide des signes négatifs
trois cas,

de relation, qu'on ne se trouve point dans l'un de ces
c'est écrire

évidemment qu'on
trois, et

se trouve dans l'un des

deux

autres.

Telle est l'origine des signes doubles de relation, lesquels sont
aussi au

nombre de

correspondent chacun
doubles sont

à

chacun aux

trois signes négatifs.

Ces

trois signes

265. Pour exprimer que a n^est pas égal à
eslpliis

b,

on exprime

qu'il

grand ou plus petit,

en écrivant

la

relation

a^b,
laquelle s'énonce soit a plus

grand ou plus

petit

que
b,

b, soit

a su-

périeur ou inférieur à b. Pour exprimer que a n'est pas plus grand que
qu'il lui est

on exprime

inférieur ou égal, en écrivant

la

relation

agb,
laquelle s'énonce a inférieur ou égala b. Il est incorrect de dire a plus petit ou égal à 6, puisque plus petit veut être suivi de la conjonction que. Il l'est aussi, et pour la même raison, de dire a moindre ou égal à 6, comme le répète constamment Laplace.

Une tournure

très correcte et très française, qui aurait

seulement

le

CHAPITRE
tort de

VIII.

SKiNES DE RELATIONS.

lOI

ne point rappeler

la

complexité du signe double, ce serait dans

le langage ordinaire, a au plus égal à b. Pour exprimer que a n'est pas plus petit que 6, on exprime qu'il lui est supérieur ou égal, en écrivant la relation

de dire,

comme on

le

fait

qui s'énonce a supérieur ou égal à h;

qu'il

serait

incorrect

d'énoncer a plus
par cette

grand ou égal à b; mais qu'on tournure a au moins égal à b.
:

pourrait résumer

266. Les deux signes doubles, ^, ^ se composent chacun de deux signes simples, placés sur une même verticale, assez près l'un

de l'autre.

Au

lieu

de

les écrire ainsi,
la

on

les écrit

souvent, surtout

dans

les

manuscrits, de

manière suivante £,

^.

Ces formes nouseulement un

velles diffèrent très

peu des précédentes;
se servir

elles sont

peu plus brèves; on peut
autres.

indifféremment des unes ou des

267. Les signes doubles sont, ce nous semble, bien préférables aux signes négatifs de relation qui leur correspondent. Ils ne peuvent jamais se confondre avec d'autres signes; ils nous permettent
d'écrire des propositions affirmatives;
ils

expriment, d'une façon

plus analytique, dans la suite indéfinie des quantités croissantes,
les positions relatives

des deux quantités comparées.

26S. Lorsque ces deux quantités sont prises au hasard,
l'infini à

il

y a

parier contre

un

qu'elles sont inégales. \J égalité est
:

un
cas

cas singulier, absolument exceptionnel

V inégalité est

le

a ce tort de traiter le cas général négation du cas singulier, de définir en quelque sorte celui-là par celui-ci. C'est un non-sens philosophique. Il vaut donc beaucoup mieux se servir du signe double ^. La seule objection qu'on pourrait faire à ce signe proviendrait de ce que, pour les

général. Le signe négatif

^

comme

la

imaginaires, on ne sait ce qu'il faut entendre par plus grand ou
plus petit. Mais est-on tenu de se rappeler toujours l'étymologie

d'un signe

?

Mais

les

imaginaires ne se traitent-elles pas constam-

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.

nient, dans le langage, l'écrilure eL le calcul,

comme

s'y traitent les

quantités réelles?

Sur les relations mathématiques.
269. Les signes d'égalité, d'identité, de congruence, d'équipollence, c'est-à-dire les signes

=, ^, ^,

£b, sont tous des signes

simples;

comme

tels, ils

devraient être tous formés d'un élément
ils

unique ou à^élémenls unis entre eux;
d'éléments non
significatifs

sont composés tous

séparés

:

c'est

un défaut grave en
n^,

théorie, mais sans inconvénient dans

la

pratique. Les signes d'équi-

valence et d'inégalité, c'est-à-dire

les trois signes

>,

<;, ne

nous présentent pointée défaut, puisqu'ils sont chacun formés d'un
seul trait.

Ces mêmes signes d'égalité, d'identité, de congruence, d'équipollence nous offrent tous les quatre les mêmes parties à droite et à gauche; ils sont chacun symétriques par rapport à un axe elle y est donc vertical; leur signification exigeait cette symétrie
:

une

qualité.

Le signe d'équivalence r^
il

est le signe dissymétrique
la lettre

d'une relation svmétiique;

rappelle par sa forme
:

S
:

et,

par conséquent, l'idée de similitude

c'est

un signe assez mal
ils

fait.
ils

Au

contiaire, les signes d'inégalité sont des signes excellents
et ils le

devaient être dissymétriques

sont;

montrent

ils

très bien

par leur forme qu'on passe, dans
le

les relations
à

figurent, avec
le

signe <; d'une quantité plus petite

une plus grande, avec
ils

signe

>

tVune plus

grande
ils

à

une plus petite;

nous rappellent

tout à fait les signes musicaux

vulgairement soufflets;

sont

nommés crescendo, decrescendo, et comme ceux-ci des signes très
les signes

expressifs et par conséquent très bons.

Les signes de relation négatifs,

de relation doubles

sont ceux-là des signes simples, ceux-ci des signes complexes; leurs
défauts et leurs qualités sont analogues à ceux ou à celles que nous

venons d'étudier sur

les signes

de relation proprement

dits.

270. Quoi qu'il en

soit, toute relation,
à le

mathématique
le

se

com-

pose de

trois parties

:

gauche, l'expression constituant
signe de relation; à droite,

premier

membre; au

milieu,

l'expression

CHAPITRE

VIII.

SIGNES DE RELATIONS.

Io3

second membre. C'est une proposition véritable dont le premier membre est le sujet, dont le signe de relation est le verbe, dont le second membre est Vattribut. En toute proposiconstituant
le

tion ces trois parties sont importantes,
c'est le

mais

c'est celle

verbe qui joue

le rôle

prépondérant.

En

toute relation

du milieu, masigne de

thématique

donc, ce rôle prépondérant appartient au

relation. Voilà

pourquoi ce signe

v

doit toujours être très fort, très

marqué; y doit toujours |josséder, dans le sens horizontal, une grande longueur. D'ailleurs, une relation mathématique quelconque doit toujours être écrite de façon telle qne l'œil y distingue immédiatement, sans hésitation ni peine, le premier membre,
assez
le

second membre,

et le signe

qui les unit.

CHAPITRE

IX.

NOTATIONS DE LA GÉOMÉTRIE.

Objets de

la

Géométrie.

271. Les objets donl s'occupe
les Siiilvcs

la Géométrie sont les uns simples, complexes. Les objets simples sont le point, la ligne, la

surface. Les objets complexes sont

les

figures composées de deux

ou plusieurs de ces objets simples.

272. Lorsque tous

les

éléments coiiïposant une (igure sont situés
est

dans un

même

plan, cette figure

dite

plane ;
il

elle

peut être

tracée exactement. Lorsque ces éléments ne sont pas tous dans

un

même plan,

elle

ne peut être tracée ainsi

:

faut se borner à la
à l'aide Cies

représenter, d'une façon plus ou moins imparfaite,

pro-

cédés graphiques fondés sur
principitlement qui constituent

les
la

projections, à l'aide de ceux
sur elle, sans

géométrie descriptive.
à

On
faire

peut aussi parler d'une (igure, et raisonner

aucun mode de représentation, rien qu'en lui attribuant un nom ou un sig;ne. Il est, dans beaucoup de cas, avantageux de procéder ainsi il est même

aucun

tracé, sans avoir recours

;

quelquefois impossible de procéder autrement
(tu

:

c'est ce qui arrive

particulier lorsqu'on étudie

la

géométrie dans

les

espaces

à

plus de

trois

dimensions.

Figures planes rectilignes.

273. Soit sur

le

papier,

soit

sur

le

tableau noir,
vient de

les

figures
leurs

planes

se

tracent exactement,

comme on

le dire, et

difïérentcs parties se distinguent les unes des autres au

moyen de

CHAPITHE
lettres.

IX.

NOTATIONS DK LA GEOMETRIE.

103

Ces

lettres

peuvent être latines ou grecques, majuscules

ou minuscules, employées telles quelles ou affectées d'indices et d'accents. Elles peuvent nous offrir toutes les variétés dont nous
avons précédemment parlé (H9).
des chiffres ou numéros.

On

les

peut

même

remplacer par

274.

Un
:

point placé n'importe où
point A.

se désigne

par une

lettre

unique

le

Une
lettres

droite tracée se désigne par une lettre unique ou par

les

deux de ses points ladroite A, la droite AB. Lorsque Ton a en vue, non pas la droite indéfinie, mais le segment de celte droite compris entre les points A et B, il est bon de placer
correspondant
à
:

un

trait

au-dessus du couple de ces
la

lettres,

en cette sorte AB.

On

pourrait aussi indiquer

longueur de ce segment par une minus-

cule, latine ou grecque, placée en son milieu.

Un angle s'indique tantôt par une lettre unique, placée à son sommet; tantôt par trois lettres placées l'une au sommet, les deux autres sur les côtés. C'est l'usage de mettre la lettre du sommet entre les deux autres; c'est l'usage aussi de mettre une sorte
d'accent circontlexe au-dessus de
trois lettres qui
la lettre

unique ou du groupe de
par exemple, placée en

représente Tangle. La grandeur de l'angle peut,

d'ailleurs, s'indiquer par

une minuscule,

co

son intérieur. L'angle des deux directions OP,

OQ

se

désigne

parOP, OQ.
27o. Une ligne brisée quelconque se désigne par les lettres majuscules placées en ses sommets. Les longueurs àe ses éléments,
par des lettres minuscules placées vers leurs milieux. L'angle de

deux éléments
trois

consécutifs, par les trois lettres correspondant aux

sommets de
la lettre

ou par

Un

la ligne brisée que ces éléments nous présentent, unique placée au sommet qui leur est commun. triangle se désigne tantôt par une lettre unique le triangle T;
:

tantôt par trois lettres placées en ses trois

sommets

:

le

triangle

ABC.
qu'ils

Les côtés s'en indiquent
joignent
:

|)ar

les lettres
les

des deux sommets

longueurs de ces côtés par les minuscules correspondant aux majuscules des sommets opposés
les côtés

BC, CA, AB;

:

les côtés a, 6, c. Il est à

remarquer, en Trigonométrie, que

les

angles

I06

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.

du triangle

se représentent toujours
à

chacun par une seule
et,

Jellre

:

la

majuscule placée

son sommet.
le

Le quadrilatère,
lygones
lettres.

pentagone

en

général,

tous les

po-

se désignent par les lettres placées

en leurs sommets. Les

angles de ces figures s'indiquent respectivement par ces
Parfois,

mêmes

on abrège beaucoup
la superficie,

:

on désigne un quadrilatère
par une lettre uni(jue, placée

par deux lettres placées en deux sommets opposés; un polvgone,

dont on ne considère que
en son intérieur;

etc., etc.

Figures planes curvilignes.

276.

Une circonférence de
(li.

cercle peut se désigner par une seule
:

lettre, placée alors

en son centre

la

circonférence O,
le

la

circonfé-

rence

Ou
la

bien par une lettre marquant
:

centre et une autre

donnant
rajon R.

longueur du rajon

la

circonférence de centre

O

et

de

Ou

bien par trois lettres, placées en liois quelconques de

ses points.

Une

ellipse se désignera, suivant les cas

:

par une lettre unique

placée en son centre; ou par les quatre lettres j)lacées en ses quatre

sommets; ou par cinq
points.

lettres placées

en cinq quelconques de ses

Une hyperbole

se

désignera encore de celte façon; une

branche d^ hyperbole s'indiquera par une, deux ou trois lettres. Il en sera de même pour une parabole, une cissoïde, une strophoïde, un limaçon, etc., etc.

Figures polyédriques.
277. Les figures non planes ne peuvent se tracer exactement
sur
le

ni

tableau noir ni sur

les

pages d'un

livre.

On

les

y dessine, en

général,

comme on

les voit, c'est-à-dire

en perspective.

278. Le plan est une surface indéfinie
dessin l'aspect d'un parallt'-logramme
le

:

on en figure une partie

limitée, qui est le plus souvent rectangulaire, mais qui
le
:

prend sur

certains auteurs et pro-

fesseurs

représentent aussi par un angle. Quelque

mode qu'on

CHAPITRE
:

IX.

COTATIONS DE LA GÉOMÉTRIE.
le

IO7

deux,

tantôt une lettre unique, emploie, on y afFecte tantôt trois, le plan ABC. le plan PQ
;

plan P: tantôt

Uangle dièdre
les faces

est la figure

formée par deux plans qui
est l'arête.

se

cou-

pent et se terminent à leur droite d'intersection. Ces plans sont

du dièdre; cette droite en
tantôt par

On

représente un

dièdre
dièdre

:

tantôt par une lettre unique, placée en son intérieur, le

D;

deux

lettres placées

respectivement sur

les

deux

faces, le dièdre
et

PQ;

tantôt par quatre lettres, placées une sur

chaque face
ce qu'on

deux sur

l'arête, le dièdre

ABCD.

Par analogie avec

fait,

en géométrie plane, pour

les angles,

on met au milieu

du groupe

les

deux

lettres placées sur l'arête.

Un

trièdre est

la

figure formée par trois plans qui passent par
à

un même point et se terminent unique est le sommet du trièdre,
tantôt par
rieur,

leurs intersections.

Le point

les trois

plans en sont les faces;

leurs droites d'intersection, les arêtes.

On

désigne un trièdre
lui,

:

une

lettre

unique placée
le

à

côté de

ou en son inté-

ou à son sommet,

trièdre

T;

tantôt par quatre lettres,

placées l'une au sommet, les trois autres respectivement sur les
trois arêtes, le trièdre
lettre

SABC.

C'est un bon usage que de mettre la
et

du sommet

la

première

de

la faire

suivre d'une virgule, en
six éléments
les
:

cette sorte S,

ABC.

D'ailleurs,

un trièdre présente

trois dièdres et trois faces.

Les dièdres s'indiquent par
;

majus-

cules A, B, C, placées sur leurs arêtes respectives

les faces

opposées

par les minuscules correspondantes, a, 6,

c.

279. Le plus simple des polyèdres est

le

tétraèdre o»

pyramide
à côté

triangulaire.
de
lui,

On

le

désigne

:

par une lettre unique, placée

ou par quatre

lettres placées en ses

quatre sommets. Souvent
:

on considère l'un de ses sommets d'une façon particulière
alors
le

c'est

sommet proprement
:

dit.

On
lui

place en tête

du groupe des
on
la fait

quatre lettres celle de ces lettres qui

correspond
écrit
à

et

suivre

d'une virgule gner une
base

le

tétraèdre S,

ABC. On opère de même
d'abord

|)Our dési-

pyramide quelconque. On
pyramide pentagonale S,
la

la lettre j)lacée
le

au sommet; ensuite celles qui servent
:

nommer
Il

polygone de

la

ABCDE.

va sans dire que, dans

certains cas, on désigne
d'ailleurs, ce

pyramide par une lettre unique. C'est, pour une figure quelconque. Les polyèdres qui nous présentent deux bases parallèles, tels
qu'on peut
faire

Io8

PREMIÈRE PARTIE.
les prismes, les tas

ÉNL'MÉRATION.
les troncs
le

que

de pierres,

de pyramides consi-

dérés habiluellement, se désignent
lettres,

pins souvent par plrisieurs

placées les unes autour de
la

la

base inférieure, les autres

autour de

supérieure. Les polyèdres réguliers, les polyèdres
se désignent par des lettres placées à tous lenrs

quelconques,

som-

mets ou seulement

à

quelques-uns d'entre eux.

Figures courbes dans l'espace.
280.
r^es

cylindres sont analogues aux prismes

:

ils

se dési-

gnent

comme eux

par des lettres placées sur leurs deux bases. Les
ils

cônes sont analogues aux pyra/7i ides;
leur

se désignent

comme

elles

par des lettres placées sur leur base, et par une lettre unique placée
à

sommet.
se

La sphère
centre
:

nomme

:

à l'aide

d'une lettre unique placée en son
lettres placées

la
la

sphère
sphère

O; ou de deux

aux extrémités d'un
ellipsoïde,

rayon

:

OA; ou

de quatre lettres placées en quatre points
:

quelconques de
se désigner de

sa surface

la

sphère

ABCD, Un
lettres.

un

hyperboloïde, un paraboloïde, une surface quelconque peuvent

même

par une ou plusieurs

281. Quant aux lignes à double courbure isolées dans l'espace, ciaux lignes tracées sur les différentes surfaces, elles s'indiquent
le

plus souvent par des lettres marquées en deux ou trois de leurs

points. C'est ce qui a lieu pour les cubiques gauches; pour les dif-

férentes hélices qu'on peut tracer sur
petits

ou grands qu'on peut tracer sur
est à

un cylindre; pour la sphère; pour
(pie,

les cercles
les

lignes

de courbure,

les lignes asymptotiques, les lignes géodésiques des
Il

diflerentes surfaces.

remarquer

sur

la

sphère,

les

arcs

de grands cercles jouent un rôle fort analogue
plan; qu'ils s'indiquent par les

à celui

des droites du
les triangles
:

mêmes moyens;
par a,

et

que

sphériques se

nomment comme
A, B,

les triangles rectilignes

leurs angles

se désignant par

C

et leurs côtés

6, c.

Des projections en général.
282. La projection d'un point sur une surface,
façon
la

c'est,

de

la

plus générale,

Vun des points où

cette surface est

percée

,

CHAPITRE

IX.

NOTATIONS DK LA GEOMETRIE.

IO9

par une

droite indéfinie passant

sant, en outre,

par le point donné et satisfaià deux conditions simples. Celte droite, qui est
se
la

complètement déterminée^ sur laquelle on projette,
d'ordinaire
le

nomme la projetante; et la surface surface de projection. On désigne point projeté par une majuscule, le point A; et le
la

point qui en est

projection par

la

minuscule correspondante, a.
.

La projection de la figure composée des points A, B, G, c'est \a figure composée des points a, ^, c, ... qui en sont
projections respectives.

.

,

les

En

particulier, la projection d'une ligne A,

c'est le lieu, À, des projections

de tous

les points

de cette ligne. Les
l'on

projetantes de tous ces points forment une surface réglée que appelle surface projetante.

On

peut imaginer une multitude de systèmes de projections. Ces
la

différents systèmes se distinguent les uns des autres par

nature

des conditions qui achèvent de déterminer

la

projetante de chaque

point. Les plus importants d'entre eux, les seuls emplovés fréquem-

ment, sont

:

le

svstème des projections coniques

et le

svstème des

projections cylindriques.
283. Dans
premier, toutes
droites projetantes passent par

le

les

un

même

point,

que

l'on

désigne

le

plus souvent par O. La surface
est

projetante d'une ligne quelconque
projection conicjue. C'est
le

un cône

:

de

là le

nom

de

système des projections coniques qui

nous donne ce qu'on appelle V ombre au flambeau d'une figure; c'est lui aussi qui nous en donne la perspective ; c^est même en
que consiste presque uniquement la science de la perspective linéaire, de la perspective proprement dite. En cette science, on regarde les droites projetantes
l'étude de ce système de projections

comme

elles

des rayons lumineux,

comme

des rayons visuels, et

le

point

concourent
elle est

comme

le

point de vue,
se

servateur.

La surface de projection
si

comme l'œil de l'obnomme alors surface du
Quant aux

tableau;

un plan,

c'est le

plan du tableau.

notations qu'on y emploie, ce sont précisément celles que nous

venons d'indiquer.
284. Ce sont ces

mêmes

notations

(|u

on

cni|)l()ie

dans
les

notre
proje-

second système de projections. Dans ce second système,
tantes des j)oints A, B,

C, ..., au lieu de passer toutes par un

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.
à

même

point O, sont toutes parallèles

une

même

pi'ojetantes des différents points d'une ligne
:

droite A. Les quelconque forment

donc un cylindre projetant de là le nom de projections cylindriques. Lorsque la surface sur laquelle on projette se réduit à un plan, la projection cjlindrique est oblique ou orthogonale suivant
que
les
dit,

projetantes sont obliques ou perpendiculaires à ce plan.

On

dans l'un et l'autre cas, que

la

figure aèc.
soleil.

.

.,

projection
dit aussi

cylindrique de
qu'elle en est
\?l

ABC...

en est

Vombre au

On

perspective cavalière.

Géométrie descriptive.
285. La perspective linéaire représente
tels
les objets
les

de l'espace
représenter
la

que nous

les

voyons.

On

peut

se

proposer de

tels qu'ils sont.

On j

parvient surtout par les procédés de

géo-

métrie descriptive.
286.
ses

Eu géométrie

descriptive, toute figure se représente par

projections orthogonales sur deux plans perpendiculaires
est le plan

entre eux. L'un de ces plans
désigne par
plans se

horizontal;
la
la

l'autre, le plan

vertical; leur droite d'intersection s'appelle

ligne de terre
figure sur ces

et se

xy

ou LT. Les projections de
res|)ectivennent
les
\di

deux
ei la
fait

nomment

projection horizontale

projection verticale. Pour
tourner d'un angle droit
le

réunir sur un plan unique, on
la

plan vertical autour de

ligne de terre,

de

telle

sorte

que
la

la

partie supérieure de ce plan vertical

vienne

s'appliquer sur

portion |)ostérieure du plan lu)rizontal. Après ce

rabattement, les deux projections ne forment plus, sur une
feuille,

même

qu'un dessin unique

:

on

l'appelle

une épure.

287. La projection horizontale d'un point

A

de l'espace se

désigne par a; sa projection verticale para'. Ces deux projections,

dans l'épure, sont situées sur une
ligne de terre en un point

même

perpcudirulairi'

à

la

ligne

de terre; cette perpendiculaire, appelée ligne de rappel, coupe
la

qu on désigne par

a.
:

Une droite
celui (|ui a

se

détermine, en général, par deux de ses points

pour projections a et a'; celui qui a pour projections

CHAPITRE IN.

COTATIONS DE LA GEOMETRIE.
les

tll

b et ab,
les

b'

.

Les projections de celle droite sont donc
:

deux droites

a' b'

on

dit la droite

ab,
et

a' b' .

Souvent

aussi, appelant
la

D

et

D'

projections horizontale

verticale de

droite,

on

nomme

celle-ci la droite

DD'. Une

parallèle au plan horizontal de projec:

tion sappelle

une horizontale

on

la

désigne parHH'; une parallèle

au plan vertical s'appelle une ligne de front ; on la désigne par FF'. On détermine un plan : soit par trois poinls, le plan aa', b//, ce';

une droite et un point, le plan DD', aa' soit par deux droites qui se coupent; soit par deux droites parallèles. En particulier, on peut déterminer un plan par ses traces, c'est-à-dire par
soit par
;

les droites

suivant lesquelles
la lettre

il

coupe
le

les plans

de projection
la

:

le

plan POP',

O

désignant

point situé sur

ligne de terre.

Un
de

plan horizontal est déterminé et désigné par sa seule trace ver-

ticale

V;

un plan de front, par
c'est-à-dire

sa seule trace horizontale
à

H; un

plan

profil,

un plan perpendiculaire
il

la

ligne de terre,

par le seul point

w où

coupe cette

ligne.

288.
tions
:

Un triangle de
le triangle

l'

espace
.

se désignera

par ses deux projec-

abc^

a! b'

son

sommet
.

et

par celles de sa base

d Une pyramide, par les projections de la pyramide s, s'; abcd^
: :

a' b' c' d'

Un prisme,
d' e'

par les projections de ses deux hases

le

prisme def^
ses

f

\

d^ e^f^,d\ e\f\.
:

deux projections

la

ligne abc^

Une ligne de V espace, par a' b' c' Une surface de révolu.

tion, par son axe et l'une de ses génératrices, etc., etc.

289. Les lignes qu'on voit sur une épure sont de deux sortes
celles qui servent à la

:

représentation des figures de l'espace; celles

qui servent seulement au tracé de l'épure. Celles-ci se

nomment
uns
:

d'ordinaire lignes de construction
soit

:

on

les trace soit à

l'encre rouge,

en pointillé, c'est-à-dire en petits

traits tort ra|)prochés les

des autres. Celles-là appartiennent aux données ou aux résultats
elles

sont pleines ou ponctuées suivant que les portions de figure

qu'elles représentent sont,

pour

le

spectateur, visibles ou cachées.

290. La géométrie desciiptive et

les différentes sortes
la

de per-

spectives ne sont d'ailleurs que des applications de

théorie des

projections. Celle-ci cousiilue une méthode de transformalion et

PREMIERK PARTIE.

ENUMERATIO>î.

de recherche qu'on peut étudier en elle-même. Les propriétés d'une
figure qui subsistent lorsqu'on
la

projette sont ce qu'on appelle,
la

depuis Poncelet,

les

propriétés projectives. Elles font l'objet de
et insister.

géométrie projective (707) sur laquelle nous devrons, dans notre
seconde Partie, revenir

Lettres sur les figures.

291. Bien que

les objets
:

dont s'occupe

la

Géométrie soient des
considère forcément,

êtres de pure raison
ni largeur,

points sans dimensions, lignes sans épaisseur
épaisseur, on les

surfaces sans

lorsqu'on les dessine,
plan

comme

des êtres matériels.
le

comme une
le

sorte de planchette,

dièdre

On représente le comme un livre

ouvert,

cube

et la

sphère de

comme
et,

des masses pleines; on marque

les différentes parties

la figure

de façon

à

distinguer ce qui est

en avant de ce qui est en arrière
tive,

comme
les

en géométrie descrip-

ce

(jui est visible

de ce qui est caché. Tout cela donne plus de

relief

aux figures non planes; permet de
dit,

mieux comprendre;

et,

comme on

aide à voir

dans l'espace.
les figures ainsi tracées,
ait nulle hésitation
il

292. Lorsqu'on place des lettres sur
faut les

j placer de
la

telle sorte qu'il

n'y

sur les
pla-

parties de ces figures auxquelles ces lettres se rapportent.

On

cera donc

lettre

désignant un point, très proche de ce point;

celle qui désigne

un angle, au sommet ou à l'intérieur de cet angle;

celle qui désigne la

longueur d'un segment,
(|ui

très

proche du milieu

de ce segment; celle
aire, et

désigne une aire, à l'intérieur de cette

de façon

telle qu'elle

ne paraisse point se rapporter
figure au fur et à
il

à

un

élément particulier du contour.

On
qu'on

place d'ordinaire les lettres sur
la

la

mesure

construit. Lorscpi'on opère ainsi,
(|ui

faut tenir gratid

compte
pourrait

des conseils

précèdent. Si ur)e lettre, par exemple, n'était point
il

suffisamment rapprochée de l'élément qu'elle désigne,
arriver que l'on fut conduit, par
Id

suite des constructions, à placci-,

plus près de cet élément, une lettre qui ne s'j rapporterait point.

On
cules
:

peut emplover,
celles-ci

à

volonté, des lettres majuscules ou minus-

ont l'avantage d'occuper moins de place.

En

certains

CHAPITRE

IX.

NOTATIONS DE LA GEOMETRIE.

Il3

Livres, dus à des géomètres éminents ('), on n'emploie que des

minuscules.
293. Combien
faut-il

mettre de lettres sur une figure, pour

la

nommer
lettres

et

l'étudier? S'il
lettre

ne

s'agit

que de

la

nommer,
il

il

suffit

souvent d'une

unique.

S'il s'agit

de l'étudier,

faut assez de

pour pouvoir désigner non seulement l'ensemble de la mais aussi, séparément, chacun des éléments qu'on y doit considérer. Il existe, dans chaque cas, un nombre de lettres nécesfigure,
saire et suffisant.

On

peut dire, d'ailleurs, que ce nombre de
la fois, et

lettres,

nécessaire et suffisant, dépend, à
stances où on
la

de

la

figure et des circon-

considère;

et qu'il diffère,
la

en général, du
11

nombre
est rare
ellipse.

des conditions analytiques simples qui
qu'il faille

déterminent.
5 sur

marquer 4

lettres sur

une parabole, ou

une

Géométrie sans
294r.
dit,
il

figure.

Dans

les

espaces d'ordre supérieur,
les figures.

il

est,

nous l'avons

impossible de tracer

Dans

les

espaces ordinaires,

est difficile de dessiner celles qui sont

un peu compliquées. Aussi
plan,

emploie-t-on des images stéréoscopiques pour montrer certaines
lignes, certaines surfaces.
figure,

Même

sur

le

il

peut arriver qu'une

ou trop particulière ou imparfaitement dessinée, trompe

l'observateur, et le conduise à de faux raisonnements. Pour ces
différentes raisons,

on

se

dispense parfois de tracer
toujours,

les

figures.

C'est ce qu'on fait sinon

du moins

très

souvent dans

quelques Ouvrages élémentaires; dans plusieurs Cours de Géométrie

analytique; dans certains Traités de Géoméirie projective;
la

et,

surtout, dans

Géométrie analytique supérieure de Monge

et

de

Gauss.
Celte suppression de tout tracé a encore d'autres avantages. Elle

épargne

à l'auditeur,

au lecteur

la

peine de recourir sans cesse

à la

figure dessinée. Elle

empêche qu'une

partie de l'attention nécessaire
soit

pour bien entendre une démonstration ne

employée

à

démêler

un ensemble de lignes et de points. Elle débarrasse la chaîne des raisonnements de l'encombrement des représentations graphiques.
(')

Par exemple
A.

:

Bobillier, Cours de Géométrie,

ii" édition, in-8", Paris, 185-.

8

Il4

PREMIÈRE PARTIE.
la

ÉNUMÉRATION.

Elle laisse l'esprit en face de

définition abstraite de la figure,

sans
Elle

le

troubler par une image concrète, forcément particulière.
le

donne enfin

moyen

d'obtenir dans

le

langage une grande

brièveté et, par conséquent, une grande clarté.

293. N'est-il pas tro|> long de désigner une droite par 2 lettres, ? Lorsqu'on ne trace pas un angle par 3, un quadrilatère par 4, chacun désigne des objets dont on s'occupe de la on figure, de
• •

façon
tel,

la

plus courte.

Quand

l'objet est simple ou regardé
le

comme
le

on

lui

assigne une lettre unique, afin que

signe soit simple,

et rappelle par sa simplicité celle

de son objet.
la

On
/,

dit ainsi

point a,
l'angle
le

la

droite D,

la

distance

<?,

longueur

la

parallèle P,

o), le

triangle T, l'aire A, la surface S,
la lettre

volume V. Très souvent
:

ainsi

la courbe gauche C, employée se place entre

parenthèses; on écrit

la ligne

(L), la surface (S),

le

faisceau de

courbes (C),

le

système de surfaces (S).

Le langage

se trouve ainsi

notablement abrégé
:

et simplifié.

On

arrive à des phrases

comme

celles-ci
le

le

point a est situé sur

angles ^et ^ sont égaux; cercle (C); la droite (D) est tanles

les surfaces (S) et (2) se coupent gente à la courbe (T); la surface (C) reste tangente à une enveorthogonalenient ; telle portion de la surface (2) est limitée par un loppe [C];

contour (C). Les énoncés des théorèmes prennent aussi des formes simples et Si Von peut tracer, sur nettes. Je n'en citerai que cet exemple une surface algébrique S, une série de courbes C, de même genre p et de mêmes modules, on peut y tracer une seconde série de
:

courbes C, de

même genre p'

et

de mêmes modules

(').

296. Quant aux figures complexes non tracées, elles se désignent par des signes complexes, formés d'éléments sim|)les correspondant aux éléments simples des ligures. Ces figures étant infiniment nombreuses
et variées, leurs

signes sont infiniment

nombreux
loin.

et variés.

On

les forme d'une manière régulière, systématique (707), par des

procédés uniformes que nous exposerons plus
(')

Geouges ïlvymEWT, /iendicon II del Circolo mateniatico di l'alermo.

l.

III.

1889, p. 277.

CHAPITRE
SIGNES
Dl-

X.

LA

GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE,

Coordonnées.
297. La Géométrie analytique proprement dite est due à Descartes; elle représente et étudie les figures à l'aide des équations;
elle est

fondée sur l'emploi des coordonnées.

On
on
le

appelle coordonnées, certaines quantités qui déterminent,
la

toutes ensemble,
n'a pris

figure prise

comme

élément. Pendant longtemps,
a pris

pour élément que
sphère, etc., etc.

le

point; on

plus lard

la

droite,

plan,

la

298. Sur un axe fixe X'X, portant un point
la

fixe

O, on détermine
-|-

position d'un point quelconque

M, en

faisant connaître la lon-

gueur du segment
ou du signe

OM,

et

en alléctant cette longueur du signe


x
le

suivant que, sur cet axe

X'X,

le

point

M

est situé

d'un côlé ou de l'autre du point O. Cette longueur, avec son signe,
se désigne par
:

c'est la

coordonnée du point M; on

dit plus

par-

ticulièrement que c'en est l'abscisse; l'axe

X'X

est

Vaxe

des

x ou

des abscisses;

point

O

en est

\

origine.

Suv un plan, un point quelconque

M est

parfaitement déterminé

lorsqu on connaît ses projections sur deux axes fixes qui se coupent.

On

désigne respectivement ces axes par

X'X

et

T'\

;

on appelle

O

leur point d'intersection; et l'on projette le point

M

sur chacun
la

d'eux, |)arallèlemenl
jection sur

à l'autre.

On
x

détermine

la

position de

pro;

X'X

par sa distance

au point O, prise avec son signe
la

on détermine de

même

la

position de

projection sur
est

Y'Y

par

la

longueur positive ou négative)'. Le point

complètement déter-

miné par X
donnée.

el

y

qui en sont les coordonnées;

x

Vabscisse,

y

Vor-

Il6

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.

axes fixes X'X, \'Y, Z'Z, Dans Vespace, on considère passant par un même point et non situés dans un même plan, l^our déterminer un point quelconque M, on le projette sur chacun de ces axes, parallèlement au plan des deux autres, et l'on donne les
irois

longueurs ^, K, z, positives ou négatives, qui font connaîlre la position de chaque projection sur son axe. Ces trois longueurs sont les

coordonnées du point
cote.

:

x en

est V abscisse ;

y, X ordonnée ;

r,

la

On
sur
le

dit,

d'ailleurs,

que ces coordonnées, dans l'espace comme
les

plan,

sont rectangulaires ou obliques, suivant que
à

axes

sont rectangulaires deux

deux, ou ne

le

sont pas.

299. Les coordonnées que nous venons de définir se
qu'elles forment est

nomment
plus

coordonnées rectUignes ou coordonnées cartésiennes. Le système
le

plus employé et ordinairement

le

com-

mode. Mais
Tels sont
est

il

en existe une infinité d'autres.

les
:

systèmes bi-polaire

el

tri-polaire,
ii

où un point

déterminé
fixes;

dans

le

plan, par ses distances
jiar ses

el v k
<^,

deux points
points

ou pôles

dans l'espace,

distances w,

w

à trois

ou pôles.
Tels sont surtout
les

systèmes des coordonnées /?oZat/'e5 propre:

ment dites, où un point est déterminé dans le plan par une longueur et un angle; dans l'espace, par une longueur et deux angles. Dans le plan, on considère un point fi\e O appelé pôle et une demi-droite fixe OX, ap|)elée axe polaire ; les coordonnées du
point

M

sont

la

longueur du rayon

OM et

V angle polaire

XOM

:

on les désigne tantôt |)ar p et to, tantôt par /• et G. Dans l'espace, on considère une demi-droite (ixe OZ qu'on suppose verticale; un plan fixe passant par O, perpendiculaire à OZ, par conséquent horizontal; et, dans ce plan, une demi-droite OX; les coordonnées
du point

M

de l'espace sont

:

le

rayon vecteur

à-dire l'angle de

OX avec

la

projection de

OM OM sur
z>

;

Vazimut,

c'est;

le |)lan

horizontal

enfin

la

dislance zénithale qui n'est autre que l'angle
se

ZOM

;

le

rayon vecteur

désigne par
6.

p,

l'azimut par

ou

•!»,

la

distance

zénithale par T ou

CHAPITRE X.

SIGNES DE LA GEOMETRIE ANALYTIQUE.

II7

Généralités sur les coordonnées.

300.

Un système de coordonnées

est

homogène, lorsque

les

coordonnées de chaque point j sont toutes des quantités de même nature. Le système des coordonnées rectilignes, les systèmes bipolaire et tri-polaire sont homogènes, car les coordonnées de chaque point y sont toutes des longueurs. Le système polaire ne Test pas, puisqu'il nous présente à la fois des longueurs et des

angles.

Un système de coordonnées
rique

est

parfait lorsque,

à

tout point

déterminé, correspond, pour chaque coordonnée, une valeur numéunique,
et

que, réciproquement, à tout groupe donné de

valeurs numériques des coordonnées, correspond un point unique. Des différents systèmes de coordonnées dont nous venons de parler un seul est parfait celui des coordonnées rectilignes.
:

301.

De

la

manière

la

plus générale, les systèmes de coordon-

nées, soit sur une surface, soit dans l'espace, peuvent se définir
ainsi.

Considérons, sur une surface,

deux familles de
"k

lignes,

dépendant respectivement des paramètres

et

jj.,

et telles

que, par
:

chaque point, passe une ligne de chaque les valeurs numériques des paramètres X
aux deux lignes
point.
se

famille, mais
et
|ji,

une seule

qui correspondent

coupant en un point, sont

les

coordonnées de ce

Dans Vespace, on considère de même trois familles de surfaces, dépendant respectivement des trois paramètres X, u, v, et telles que, |)ar chaque point, passe nne surface de chaque famille, mais une seule; les valeurs numériques des paramètres répondant aux trois surfaces passant par un point sont les coordonnées de ce
point. Telles sont les définitions, soit sur une surface, soit dans
l'espace, de ce qu'on appelle les

coordonnées curvilignes.

302. Quelles que soient
que, pour déterminer
la

les

coordonnées employées, nous voyons
il

position d'un point,

en faut

:

une sur
rai-

une

ligne,

deux sur une

surface, trois dans l'espace.

Pour des

sons que nous dirons plus tard (1010), on en prend parfois un plus grand nombre, lesquelles alors, évidemment, ne sont pas indépen-

Il8

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.
fait

dantes les unes des autres. C'est ce qu'on

dans

les

coordonnées
coordonnées
et

homogènes, dans
tique, dans les

les

coordonnées trilatères, dans
fait

les

tétraédriques; c'est ce c|u'on
Serret

surtout, d'une manière systéma-

coordonnées surabondantes de Bobillier

de Paul

(

'

).

303. Lorsque l'onconsidère lepointcommel'élémentdel'étendue,

on n'a besoin que de définir
nous venons de
le

les

coordonnées du point. C'est ce que
considère

faire.

Quand on

comme élément

la

droite,

plan,

la

sphère, ,.., on doit définir leurs coordonnées, c'estla

à-dire les quantités qui les déterminent. Ces quantités sont, pour

droite

:

dans

la

géométrie plane, au nombre de deux; dans
sphère, au

la

géoplan,

métrie de l'espace, au nombre de quatre. Elles sont pour

le

au nombre de trois; pour

la

nombre de quatre;

etc., etc.

Des
30i.

lettres

en Géométrie analytique.

En Géométrie
par

analytique, on désigne d'ordinaire un point
lettre

quelconque

une
telle

majuscule

ou minuscule, latine ou

grecque, laissée

quelle ou alTectée soit d'indices, soit d'accents.
la le

C'est l'usage d'employer

lettre

M

pour

\e

point qui décrit une
la

courbe;
lettre

la

lettre P,
\e

pour

pied de l'ordonnée ou de
la lettre

cote;

la

C, pour

centre d'un cercle;

F, pour

\q

foyer d'une
:

parabole; etc., etc. Parfois aussi, on emploie des chiffres

les

sommets d'un
305. Sur

triangle se

numérotent

i,

2, 3.

la figure,

la

tangente
|)ar

à

une courbe en un point
les

M

se

désigne par

MT

et parfois
cl

T'MT,

points ï' et
i^a

ï

étant

toujours placés de part

d'aulrc du point

M.

normale en

une courbe plane ou
ou

à

une surface se désigne de

même

par

Mà MN
le

N'MN. On sait ce
par

(pi'il

faut entendre, en géométrie plane, soit dans

cas des coordonnées rectilignes, soit dans celui des coordonnées

mots sous-tangente, sous-normale, tangente, normale. Ce sont quatre segments de droite. On les désigne j)ar Sf,
polaires,
les

S„, T, N.

(')

Mé en

1S27,

mort en

1898.

CIUPITRE X.

SIGNES DE LA GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE.

II9

306. La longueur de Varc d'une courbe plane ou gauche se dé-

rayon de courbure en un point par R; le rayon de torsion par T; la courbure et la torsion elles-mêmes, qui sont les
signe par 5;
le

inverses de

ces

rayons, par
t.

/•

et

t.

L'angle de contingence se

nomme
En

presque toujours

tout point d'une courbe
a

gauche existe un trièdre trirectangle
la

remarquable, celui qui
cipale
la
et la

pour arêtes

tangente,

la

normale prin-

bi-normale. La tangente

se désigne toujours par

MT

;

normale principale, par

MN

;

la

bi-normale, par

MB.

Une courbe de
Une aire
A.y ,
Il

l'espace s'appelant (C), ses projections sur les

plans des coordonnées s'appellent respectivement (Ca;), (Gj), (C-).

A

de l'espace a pour projections sur ces

mêmes

plans A^,

A2

est enfin certaines notations, relatives

aux courbes du second
à

degré, que l'usage a pour ainsi dire consacrées, et que nous ne pou-

vons taire

:

a

et 6,

pour

les

demi-axes des coniques

centre;

c,

pour
\e

la

distance du centre au fojer; e et/?, pour V excentricité el

paramètre.

Points; coefflcients directeurs.

307. Les coordonnées du point qui décrit une courbe sont ce

qu'on
par
X.,

ap|)elle les

coordonnées courantes.
pour
les

On

les

désigne sur

le

plan

y.

et

quelquefois par X, Y; ce dernier

mode

offrant cet avan-

tage de laisser disponibles,
culier fixe, les minuscules

coordonnées d'un point partifait

x^y. On

de

même

dans l'espace

:

X,

Y, Z étant
particulier.

les

coordonnées

courantes, et x, y., z celles d'un point

Quand on

représente les coordonnées courantes par x,

r, ^, celles d'un point fixe particulier se désignent souvent par Xq.,
j/qî Sq.

Les coordonnées courantes ne

s'affectent jamais ni d'indices,

ni d'accents.

On
plan,
e

désigne souvent un point par ses coordonnées; on dit
le

:

sur

le

point

(.r,

y),

le

point (a, b); dans l'espace,

le

point (x,

y., z),

point

(rt, b,

c).

Sur

le

plan, en coordonnées polaires, les coordonnées du point
la

qui décrit

courbe

se

désignent tantôt par

p et

w, tantôt par /-et 0;

celles d'un point

particulier se

désignent par ces

mêmes

lettres

PREMIERE PARTIE.
affectées d'un indice, po et

ENUMERATIOX.
/'o

Wo ou bien

et 80.

On

dit aussi

:

le

point (p,

to), le

point (po,

'-O0).

308.

Une

direction se détermine, en général

:

dans

le

plan, par

coefficients a, P; dans l'espace, par trois. Ces coefficients ne sont que les coordonnées d'un point pris sur une demi-droite, parallèle à la direction et issue

deux

de l'origine.

Quand
la

les

axes sont rectan-

gulaires, ce ne sont

que des nombres proportionnels aux cosinus
de
direction avec les parties

des angles que

fait la partie positive

positives des axes; et, très sonvenl,
dit
:

que ces cosinus eux-mêmes.
l'esjiace, la direction (a,
|3,

On
y).

sur

le

plan,

la

direction

(a,

[3);

dans

nous reportons au trièdre trirectangle remarquable (306) nous avons parlé on désigne les cosinus directeurs de la tandont gente par a, ^, y; ceux de la normale principale, par a', ^', y'; ceux
Si nous
:

de

la

binormale, par
les

a", ^", v"-

^e sont

ces notations qu'on emploie

dans

formules

si

utiles

de Frenet

(').

Équations de

la

Géométrie analytique.
les

309. La différence profonde qui existe entre

points d'une

ligne et les points d'une surface, c'est que les coordonnées des pre-

miers sont fonctions d'une seule variable indépendante ou,

comme

on

dit,

d'un seul paramètre, tandis que celles des seconds sont fonc-

tions de

deux
le

variables indépendantes, de
f,

désigne

paramètre unique par
:

on représente

deux paramètres. Si l'on deux paramètres par u et v, une courbe plane par les deux équations
les

x=f(t),
une courbe de l'espace par

y=

g{t);

les trois

équations
z

^=f{t),
une surface par
les trois

y=

g(t),

=

h(t);

équations

C'est

ce qu'on appelle

la

représentation

paramétrique de

ces

(')

Né en

i8no,

mort en

1900.

CHAPITRE X.


le

SIGNES DE LA GEOMETRIE ANALYTIQUE.

121

courbes
naturel;

et
il

de cette surface. Ce
est aussi

plus

mode de représentation est le plus commode pour l'étude du lieu que

l'on considère, et

pour

sa construction.

310. Mais on peut, entre les équations précédentes, éliminer

le

ou

les

paramètres arbitraires.

On
y)

arrive ainsi à représenter

:

une

ligne plane, dans son plan, par l'équation
o(j",

= o;

une ligne dans l'espace par

les

deux équations

une surface

|)ar

Téquation unique
^{ X, y,
2
)

= o,
par rapport
à z.

qu'on suppose,

très souvent, résolue

En

certains Livres et Cours, cette dernière façon de représenter
seule employée; la représentation

les lignes et les surfaces est la

paramétrique n'y figure point.

311. Si l'on désigne toujours par a

et v les

deux variables indé-

pendantes dont dépendent
une relation entre u et

les

coordonnées de chaque point d'une

surface, toute ligne tracée sur cette surface sera représentée par
v, telle

que

'f(M, C)
Il

=

0.

en sera amsi des lignes de courbure, des lignes asymptotiques,
se représentent, sous

des réseaux conjugués; etc., etc.

Les familles de courbes

forme ordinaire

:

dans

le

plan par
/(>•,

y; a)

=

o;

dans l'espace par
f{x,y,
z; a)

=

0,

g{x, y, z; a)

=

o;

sous forme paramétrique par

x^f{t;
ou par

a),

y=
g{.t;a),

g(f, a);

»

x=f[t;a),

y=

z

^

hi^t; a).

lli

PREMIERE PARTIE.

ENUMERATION.

hes familles de surfaces se représentent par

f{x,y,

z\ a)

=o

ou, sous forme paramétrique, par

X

=

'-^{n-i

f

;

Cl),

^=

/ ("i

^'^

^)i

z

=

'J>(

M, v\ a).

312. Comme nous l'avons dit, on peut prendre pour élément géométrique, soit la droite, soit le plan. Si Ton représente en géométrie plane, la droite par l'équation
:

px
en géométrie de l'espace,
le

-\-

qy

=

I

;

plan par l'équation

px-i-qy-^rz^\,
les coelficients

p

et

q de
/>,

la

première sont

les

droite; les coefficients

q^ r de la seconde sont les

coordonnées de la coordonnées

du plan.
d'un point, soit

Toute ligne plane peut être regardée soit comme la trajectoire comme Venveloppe d'une droite. L'équation

qui exprime que

le

point

(x^y) appartient constamment

à la ligne,

en est l'équation ^o/?c///e//e; l'équation
ffip, g)

= o,
à
la

qui exprime que la droite

(/:>,

q) est constamment tangente
les

ligne, en est l'équation tangentielle.

De même,
et

si
/•

l'on

désigne par x^y^ z

coordonnées d'un point,

par

/j,

^,

celles d'un plan, les équations

f(x,y, z)
représentent respectivement

= o,
la

gip,

q, r)

=

o
la

surface lieu de ce point et

surface

enveloppe de ce plan.
313. Les lignes usuelles,
les

surfaces usuelles possèdent chacune

un nom
la

:

ellipse, cissoïde, strophoïde,

hjperboloïde, paraboloïde,
à

tore, etc., etc.

Ce nom

n'est

qu'un signe abrégé destiné
la

remplacer
la

définition, ordinairement trop longue, de

courbe ou de

sur-

face.

CHAPITRE X.

SIGNES DE LA GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE

123

L'équation de l'ellipse
62

=

I,

celle

du paraboloïde hyperbolique

y
p
q

=9.37

peuvent être regardées
tion, soit

comme
le

étant cette définition

même. L'équala

d'une courbe plane, soit d'une surface, joue donc un
:

double rôle

elle
:

en est

signe, et elle en est

définition.

Lorsqueje

dis

soit la

courbe
y^

— ax {x^^ y^) =^ o^
la définis.

je

nomme

la

courbe que je considère et je
je la représente par
les propriétés.

On

pourrait

dire aussi

que

un signe
Il

écrit qui en contient

implicitement toutes

en est de

même quand
très

je

représente, par des équations entre les coordonnées, soit une ligne

gauche, soit une surface. Ces équations sont des signes
trop compliqués.

bons,
et

mais qui ont en général cet inconvénient grave d'être trop longs

314.

On

considère souvent, outre

les lignes et les surfaces,

des

ensembles d'éléments qui en contiennent chacun une
tiple.

infinité

mul-

Tels sont

les

complexes

et les

congruences de

droites.

Un

complexe

est l'ensemble des droites de
à

l'espace dont les 4 para-

mètres satisfont
de celles où
les
ils

une relation donnée; une congruence, l'ensemble
équations générales
usitées
-\-

satisfont à 2 pareilles relations. Si l'on représente
si

droites

])ar les

X
il

= az -f-/^,

y

^^

bz
les

q,

suffit d'écrire la relation
/?,

4 paramètres «, b,

deux relations entre les q pour achever de définir le complexe ou la
unique, ou

congruence.

Hyperespaces.
315. Nous ne connaissons que trois sortes d'espaces ou d'éten-

dues

:

l'espace à

une dimension,
la

c'est-à-dire la ligne; l'espace à

deux

dimensions, c'est-à-dire

surface; l'espace à trois dimensions,

124

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION.

c'esl-à-dire le

volume. Nos sens ne nous donnent nulle perception
à 4: à 5, 2

d'un ordre plus élevé.

On

a

imaginé cependant de considérer des espaces
dimensions.
il

à 6, ...

De même

mensions,
faudra 4,

nous
les

faut,

que, dans les espaces à pour déterminer un point, i,
5,

i

,

ou 3 di-

2

ou 3 cooril

données; dans
^1 6,

espaces à 4?

6?

•••

dimensions,
les

nous en

....

Ces nouveaux espaces sont
à
la

espaces supé-

rieurs ou hyperespaces. Certains peuvent croire à leur réalité objective et,

par conséquent,

réalité

objective de

la

géométrie

à

n dimensions. Pour nous, qui
tions ne laissent point
l'algébriste

n'y croyons nullement, ces conceputilité. Elles

que d'avoir leur
à

permettent

à

de donner

certains

faits

généraux, purement ana-

lytiques, des énoncés

géométriques, des énoncés en quelque sorte

pittoresques.

316. L'équation à 2 variables
x--\- y-

=

r^

représente

le

cercle dans

le

plan ou,

si

l'on veut, la

sphère dans

l'espace à 2 dimensions;

l'équation à 3 variables

représente

la

sphère proprement

dite, la

sphère dans l'espace

à 3 di-

mensions;

l'équation à 4 variables

représentera
suite.

la

sphère dans l'espace

à 4

dimensions;
et fjui

et ainsi

de

Ces équations toutes de

même

forme,

ne dill'èrent que

par

le

nombre des

variables, doivent à celte grande ressemblance

de posséder un certain nombre de propriétés analyticpies com-

munes, constituant chacune un théorème analytique très général. La considération des hvperespaces permet de donner à ces théo-

rèmes analytiques des énoncés géométriques, de leur
conséquent, exprimer les propriélé.s générales
les sphères.

l'aire,

par

communes

à toutes

317. Abstraction

faite

des
il

ensembles analogues
n'existe dans
le

à

ceux dont

nous avons parlé plus haut,

plan, c est-à-dire

CHAPITRE X.

SIGNES DE LA GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE.
:

laS
la

dans l'espace
ligne.

à

2

dimensions, qu'un seul être géométrique

Dans

l'espace
il

à 3 dimensions,

proprement en existe deux
il

dit,
:

c'est-à-dire dans

l'espace

la

ligne
:

et la
la

surface. Dans
la

l'espace à 4 dimensions,
le

en existera trois

ligne,

surface,

volume. Dans l'espace

à 5

dimensions
;

il

en existera quatre; dans

l'espace à 6 dimensions, cinq

et ainsi

de suite.

Représentation intrinsèque des courbes.
318.

Une imperfection

de

la

Géométrie analytique proprement
la

dite, c'est

de mêler dans les équations ce qui dépend de

nature

de

la

ligne ou de la surface, et ce qui
la

dépend de

la

position des

axes ou, plus généralement, de

position des bases fixes de coor-

données.

On

a

imaginé des systèmes de représentation analytique

où ces bases

fixes n'existent plus.

Le plus simple d'entre eux

est le

système de représentation intrinsèque des courbes, où l'on ne considère que des éléments pris sur les courbes elles-mêmes l'arc, la
:

courbure,

la

torsion.
et
le
la

Ce mode de représentation ne suppose aucunes coordonnées
représente les courbes abstraction faite de leur position soit sur
plan, soit dans l'espace.

Toute courbe plane
la

s'y

détermine par

relation qui fait connaître

courbure en l'un (juelconque de
la

ses

points en fonction de l'arc aboutissant en ce point;
l'arc se
et,

longueur de

désigne ordinairement par
la

5;

le

rayon de courbure par
est

R

par suite,

courbure par—; ['équation intrinsèque

donc

Les lignes gauches
naître, en
la
le

s'v

représentent par

les relations

qui font con-

fonction de l'arc aboutissant en un point quelconque,
et la torsion

courbure

en ce point
le

;

cet arc se

nomme

toujouis 5;

rayon de courbure et

rayon de torsion

se désignent respecti-

vement par

R

et

T;

la

courbure

et la torsion sont tt' t^î les

équa-

tions intrinsèques de la courbe s'écrivent

126

PREMIÈRE PARTIE.
le

ÉNUMÉRATIOX.
la

319. Pour construire sur

plan ou dans l'espace

courbe

représentée par son équation ou ses équations intrinsèques, on peut

courbe que l'on prend pour orien ce point et, s'il y a tangente gine des arcs, la lieu, la position du plan oscillateur. De là une multiple infinité de courbes. Ces courbes ne diffèrent entre elles que par leur position dans l'espace elles sont toutes identiques de forme, toutes superse

donner

à

volonté

:

\e

point de

la

direction de

la

:

po sables.
Géométries analytiques sans coordonnées.

320. Les autres modes de représentation, indépendants des coordonnées proprement dites, me semblent reposer tous sur la considération des quantités complexes, des quantités dirigées, des
vecteurs.

321. La théorie des équipollences, due

à Bellaviiis,
le

prend pour

élément géométrique

le

vecteur même, c'est-à-tlire

segment de
se dis-

droite considéré en grandeur, direction et sens.

Le vecteur
Il

tingue du segment en ce que aa position n'est pas déterminée.

Le

vecteur
^•àx

AB

a

pour origine A, pour extrémité B.

se représente

vecteur AB, ou vect.KS». Sa grandeur, abstraction faite de sa direction, se représente souvent par AB, ou par gr. AB. Des vecteurs en

nombre quelconque

se

peuvent désigner par m,,

jAo,

..., u,i-

Sur que

le

dessin, on représente

le

vecteur par un segment de droite
le

l'on

termine en pointe de flèche pour en indiquer

sens. L'in-

clinaison du vecteur

AB

sur une droite fixe prise arbitrairement se

désigne par incl. AB.

Deux

vecteurs sont équipollents lorsque,
ils

ayant
l'un

même

grandeur, direction et sens,

peuvent

se

remplacer

l'autre.

lences

Nous avons déjà dit que cette théorie des écjuipolcomprend un signe particulier de relation, qui n'est autre
la

que

le

signe astronomique de

Balance. Elle nous offre, en outre,

un caractère particulier, qui
par
lui

a été
à

imaginé par Bellaviiis
/,

et

nommé

ramuno

:

il

équivaut

notre symbole

c'est-à-dire à^'

i.

322. La considération des vecteurs conduit
rentes notions nouvelles
:

d'iiilleurs

à

diffé-

celle

du produit géonictrique de deux

CHAPITRE X.

SIGNES DE LA GÉOMÉTRIE ANALVTIQIE.

127

vecteurs; celle du bivecteur ; celle de V index du bivecleur. Ces
trois

quantités se représentent respectivement par
T.{a, 6),
[a, b],
\

[a, b].

323.
la

On

pourrait dire que

la

théorie des quaternions n'est que

théorie des équipollences étendue à l'espace.
trois

Un

quaternion est

une quantité dirigée, dans l'espace à
nion

dimensions. Le quater-

A

se représente par l'expression

une partie numérique et où i,J, k sont des clés. Les quaternions possèdent un algorithme qui leur est propre. Quant aux clés, on les a imaginées pour généraliser la notion des quantités
où «0
est

complexes ou dirigées.
324. L'idée d'un calcul géométrique, c'est-à-dire d'une suite
d'opérations s'effectuant sur des éléments géométriques, remonte à

Leibniz; mais elle ne s'est développée qu'en s'appujant sur celle

des quantités complexes ou dirigées. Ces quantités tirent, d'ailleurs,
leur origine de la représentation géométrique des imaginaires, dont
le

premier inventeur paraît avoir été
quantités complexes

le

Danois Wessel.
|)lusieurs

(^ette repré-

sentation peut s'effectuer de différentes manières, de telle sorte que
les

peuvent affecter

formes.

Les

études qui en ont été faites successivement par Cauchy, Môbius,
Bellavitis,

Hamilton, Grassman
:

(^),

nous ont conduits à de grands

corps de doctrine
nions,

théorie des fonctions, équipollences, quaterlehre, etc., etc.

ausdehnungs

De

plus, elles nous ont con-

duits à une sorte de calcul

gées, et ce calcul nous

a

graphique relatif aux quantités diridonné lui-même plusieurs systèmes de
les

Géométrie analytique,
grands
celui de

fort dillerents des systèmes usuels. C^es sys-

tèmes nouveaux présentent sur
:

anciens deux avantages très

n'employer aucunes coordonnées; celui d'opérer
éléments géométriques des figures.

directement sur

les

(') iMôljius, 1790-1868; Grussmaiiii, 1809-1877.

CHAPITRE

XI.

MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES.

Stéréotomie et charpente.
325. La stéréotomie esl l'arl de tailler les corps solides. Elle se compose de deux parties principales la coupe des bois ou ciiar:

pente;

la

coupe des pierres ou stéréotomie pro|)rement
la

dite.

Dans

l'une et dans l'autre,

pièce à tailler, pierre ou bois, se

représente par les procédés de

la

Géométrie descriptive. Les pièces
jiar
la

elles-mêmes, ainsi que leurs différentes parties, se désignent
des lettres majuscules
:

la

pièce A,

pièce B. J^es points se dési:

gnent, en général,
point
I, le

jjar

des chifTres, qui peuvent être accentués
cliiflVes

le

point

2'.

Les segments de droite, par deux
i

:

le

segment qui va du point
par 1-2, l'espèce de
trait
le

au point 2 se désigne par 1-2, ou
les

même
empê...

d'union placé entre
le

deux

chifires

chant de confondre

segment 1-2 avec

nombre

12.
1',

Dans
les

la

coupe des

bois, on désigne souvent par

2',
. .

3',
..

points correspondant aux points désignés par

i, 2, 3,

Dans

les

questions d'assemblage,

j)ar

exemple, on considère

les lignes i-i',

.2-2', 3-3',

.... D'ailleurs, sur les pièces de bois elles-mêmes, pour
les parties

indiquer

qui se doivent correspondre,
les

les

charpenlieis se
la

servent de signes particuliers,

mêmes pour

toute

France, qui

ne sont que

les chiffres

romains plus ou moins modifiés.

Édifices, meubles,

machines

Pour donner une idée générale d'un édifice, on le représente en perspective. Pour permettre de le construire, et en faire
326.

connaître exactement tous les détails, on en dessine ce

qu'on

CHAPITRE
ajîpelle \e

XI.

MATHÉMVTIQUES APPLIQUÉES.
et la

l-jq

p/an, Vélévatioii

coupe, c'est-à-dire

les

projections

orthogonales sur des plans rectangidaires deux à deux.

Le

plan

proprement
à la

dit,

on géométi^al,

c'est la projection orthola

gonale sur un plan horizontal; Vélévation, c'est

projection sur

un plan parallèle

façade principale;

la

coupe,

c'est la projection

sur un plan parallèle aux façades latérales.

On
le

donne, en génrral
besoin, plusieurs

un plan par étage; on donne
coupes,
les

aussi,

selon

unes transversales,

les autres longitudinales.

327.

On

procède

à

très

peu près de

la

même

manière pour

la

représentation des meubles, pour celle des voitures, pour celle des navires, des machines, des instruments ou appareils de la Physique
et

de

la

Chimie.

soit en

328. Les dessins ainsi définis se tracent soit en noir sur blanc, blanc sur noir ou bleu. Lorsqu'on dispose d'une place suffi(pi'il

sante, et
lelties le

n'en résulte aucune surcharge, on écrit en toutes

nom

qu'on
ain-<i,

fait

de chaque partie sur cette partie elle-même. C'est ce en particulier dans les plans des maisons, où l'on écrit
les

aux places convenables,

mots salon,

galerie, fumoir. Mais,

lorsqu'on ne dispose point d'une étendue suffisante, on se contente

de marquer, sur chaque partie, une lettre ordinairement majuscule, ou un nombre écrit soit en chiffres arabes, soit en chiffres romains.

Ces

lettres

ou nombres sont alors reproduits au bord ou au coin du

dessin et y sont

significations respectives.

accompagnés de l'indication in extenso de leurs Le Tableau de ces indications porte le
il

nom
jilus

de légende. Très souvent
petits.
le

se scinde en j)lusieurs Tal)le;uix

C'est tout à

fait

de

la

même
les

manière que

s'in(li(|iienl

,

sur

dessin, les différentes parties, roues, arbres, j)ignons, vis,

lunettes,

.

.,

dont

se

com|)osent
les

machines

et a|)pareils.

D'ailleurs, lorsque

édifices

ou machines représentés nous
assez l'usage de les

oflVent des parties similaires,

c'est

marquer

toutes d'une

même

lettre

ou d'un

même nombre. Sur

un plnn de

maison, on indique, par exemple, toutes les chambres à coucher par la même lettre C. Dans un dessin de pompe à incendie que j'ai

moment sous les veux, les deux extrémités du balancier sont marcjuées D, D; les i\cu\ barres qui leur correspondent, l'\ F; les
en
c<'

deux corps de pompe, P,
A.

P.
9

PREMtERE PARTIT.

KNL.MERATIOX.

Géométrie cotée.
329.

La Géométrie cotée est iioe sorte de géométrie descriptive

l'on

n'emploie qu'un plan de projection.

On
le

j

|)rojette

tout,

orthogonalement, sur ce plan unique, qui est
zontal et que,
zontal.

plus souvent horile

pour

cette raison, l'on

nomme

toujours

plan hori-

330.
cote

Un
:

point

A

se

représente par sa projection

a

et

par sa

Ka

cette cote s'écrit en chiffres à côté de celle projection.

Une

droite, non perpendiculaire au plan de jirojection, s'y pro-

jette suivant

une droite

:

on

la

désigne

j)ar les

projections cotées de

deux de

Un

proj. PQ, cote P, cote Q. plan se détermine par trois points; ou par une droite
ses poinis;

on

écvil

et

un

point; ou par deux droites jiarallèles.

On

le

nomme

à l'aide

de ces

éléments.

331.

On
le

appelle
la

pente d'une

droite

AB,

cl

Ton désigne par

pente AB,
fait

tangente trigonométrique de l'angle f|ue celte droite

avec

plan de projection.
à

Les parallèles;

ce plan se

nomment

des horizontales.
la

Tous

les

points d'une horizontale quelconque possèdent
dit-on qu'ils sont de niveau, aussi
sullît-il

même

cote; aussi

d'écrire la cote d'un seul

d'entre eux.

On

représente souvent un plan par sa ligne de plus

grande

pente ou, comme on dit, par son échelle de pente, qu'on figui'c en général par une droite douhle portant des poinis équidislants. Ces
poinis avant des cotes en progression arithmétique,
celles de
il

suffit d'écrire

deux d'entre eux. Les j^erpendiculaires
d'ailleurs,
les

à la ligne

de plus

grande pente d'un plan sont,

horizontales de ce

plan.
Topographie.

Topographie est l'art de représenter le terrain; elle se compose de deux parties le leier des plans; le nivellement. Le lever des plans se nomme aussi planimétrie. 11 a pour ohjel
332. La
:

CHAPITRE
la
la

\I.

MATHEMATIQUES APPLIQIÉES.

l3l

construction du plan proprement dit du terrain, c'est-à-dire de projection orthogonale du terrain sur un plan horizontal. Il
:

s'effectue par des procédés variés
à la

lever à la chaîne, à la planchette,
le terrain était

boussole; triangulation: etc., etc. Si

horizontal

cl plan, cette projection en serait l'image exacte.

Mais

il

en est rarement ainsi

:

le

plus souvent

le

terrain est acci-

denté. Pour en bien déterminer

la

forme, on a recours alors aux

procédés du nii'ellemcnl.
verticale

loscpiels consistent à mesurer la hauteur ou cote de chaque point du terrain au-dessus d'un même plan horizontal à\l plan de comparaison. Les différents points se

représentent alors,

comme

dans

la

géométrie cotée, par leurs pro:

jections accompagnées de leurs cotes

le

point

A

du

terrain est

représenté par sa projection a et

la

valeur numérique de sa cote

Aa.

La cote

se

nomme

aussi altitude.

333. Pour bien marquer sur
représente,
celui des
il

le

dessin
:

le relief

du

terrain (pi'on

existe

deux procédés
les

celui des coiirhes

de niveau :
le

hachures.
courbes constituées sur
terrain

Les courbes de niveau sont
par
les

points ayant une cote donnée.

On

représente ces ligues par

et i)ar leur cote, écrite en chiffres à côté de quelques-uns de leurs points. ()n marque, en général, les courbes de niveau correspondant à des altitudes en progression arithmé-

leurs projections

tique, par

exemple de

lo'"

eu

lo'".

Plus sur

le

dessin ces courbes

sont rapprochées les unes des autres, plus

Je terrain est al)ru|)t.

Les hachures sont des lignes de plus grande pente. Elles vont
d'une ligne de niveau à
et d'autant plus serrées
la

suivante. Elles sont d'autant plus épaisses
est

que leur longueur
suit

moindre. Lorsqu'elles

ont une épaisseur constante, on leur donne souvent un écartemenl
égal au quart de leur longueur,
il

de

que

les

hachures

j)ro-

duisent sur

le

dessin une teinte d'autant plus foncée que l'escarpo

ment

est plus grand.

334.

(Je

dessin se

dit le plan

d un domaine,

nomme, en général, plan topographique. dune ville, d'une commune. Lorsque
le

(

)n
le

terrain a

une vaste étendue,
:

plan

topographique devient une
d'un canton, d'tin arrondis-

carte topographique

on

dit la carte

sement, d'un département.

l32

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNIMÉRATION.

Dans lous
(idole

les cas, la carte ainsi conslrnite est

nne représentation

de réduction adopté se

du terrain. Elle en est une représentation réduite. Le rapport nomme Véchellc. Dans la Carte de l'Étal'-

Major, Téchelle est j^^^ par une longueur de i""".

une longueur de

80'"

j

est représentée

Toute carte un peu
tions
Ter,
. .

détaillée présente
...;

:

bois, vignes, marais,
..

une multitude d'indicacours d'eau, routes, chemins de
sont marquées par des
traits

Sur

la

Carte de l'État-Major, les limites administratives des
. .

départements, cantons, communes,
des
signes

.,

divers; les châteaux, fermes, puits,

usines,

télégraphes, .... par
parfois

conventionnels,

accompagnés

d'abréviations

écrites.

La plupart des
les

écritures sont parallèles au côté horizontal

du cadre:
lettres

noms

des villes, bourgs,

communes

sont écrits en

romaines, de hauteur variable.

335.

A

1

aide du plan topographique d'un terrain, on peut con-

struire, en plâtre

par exemple, un relief re|)résentant ce terrain

lui-

même. Ce

relief s'appelle
à

souvent

.v/z/'/Vacc

topographique;
la

il

cor-

respond évidemment
c'est-à-diie à

une équation de
à

forme
le

::

=

/"(.r, jj^),

une Table
cette

double entrée. Dans

cas particulier de

l'équation z
cation.

=zxy,

Table n'est autre que

la

Table de multipli-

Géodésie.

33G.

La Géodésie étudie
les

la

forme

et la

grandeur de

la

Terre. Elle

donne

moyens de représenter
:

les

terrains d'une étendue très

considéiable

provinces, royaumes, continents; les représentations
les
la

qu'elle en fournit sont

cartes géographiques ou cartes prosurface entière de
la

prement

dites; la carte de

Terre se nomme,
qu'cllt; tient
la

suivant les cas, ni((j>])eiunnde ou plan isplière.

La Géodésie
com|)tc de
la

dillèrc surtout de

la

Topo;4raphie en ce
la

sphéricitr ou plutôt de

forme exacte de

Terre.
à

Dans une première ap|)ro\imation,
une surface
idéale,
(pii

elle

suppose celle-ci réduite
si

serait celle du niveau des mers,
elles.

ces mers
elle

c()niinuni(piaient toutes entre

Pour marquer

le

relief,

mesure
[)oint

l'altitude

de cha(|uc

|)oiiit,

c'est-à-dire la hauteur de ce

au-dessus de cette surface idéale.

CHAPITRE

XI.

MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES.

Ij'î

337.

Une

portion de surface spliérique ne peut jamais se déve-

se déchirer ni se plisser. Il est donc qu'une carte plane représente d'une (açon parfaite une impossible portion étendue de la surface du globe. Quelques procédés qiion

lopper sur

un plan sans

emploie pour

la

construire, les contours ou les aires relatives seront

plus ou moins altérés. Ces procédés, d'ailleurs assez
sont ce qu'on appelle les systèmes

nombreux,

de projection.

la projection orthographique sur un pour les Cartes de la Lune la projection 5^e/'eoméridien, employée grapliique, qui n'est qu'une perspective, et où les angles se con:

Ce sont principalement

;

servent;

la

projection

homalographique de Babinet, qui
la

n'altère
d<'

point

le

rapport des aires;

projection conique ou cylindrique

Flamsteed, dont on

s'est sei'vi

dans

la

Carte de France, l'our

les'

cartes marines, on a recours à la projection de Mercator ('),

les

formes

et les

grandeurs relatives sont extrêmement altérées, mais
droites parallèles.

les

méridiens possèdent cette propriété précieuse d'être repréfies

sentés par

En

certaines études de Géologie,
les faces

on projette

la

surface de

la

sphère terrestre sur

d'un po-

lyèdre régulier circonscrit, par exemple sur les faces d un dodécaèdre pentagonal
droite.
:

tout grand cercle s'y projette suivant

une ligne
le

Le seul mode de représentation absolument exact est celui où
a lieu

dessin est tracé sur une sphère et non pas sur un plan. C'est ce qui

pour

les

globes terrestres.

338. Dans
opération

la

construction d'une carte géographique,

la

première

à effectuer, c'est

de tracer sur

le

papier

les

méridiens et

les parallèles.

On

tudes, les différents points

y marque ensuite, d'après leurs latitudes et longidu globe. Il est bien clair que des points
le

suffisamment rapprochés permettent de tracer
nents et des
îles, le

contour des contiles

cours des fleuves, les chaînes de montagnes,

limites des empires, etc., etc.

Les nombres de degrés correspondant aux méridiens
lèles s'écrivent,

et j^aral-

en général, sur

le

cadre de
les

la carte.

Le sens où

ces

nombres varient permet de distinguer

latitudes australes

des

boréales; les longitudes orientales des occidentales. Sur un globe,

(') I-'Iamsleed, 1646-1719; Mercator, iJi2-iJ9^.

Io4
les

PREMIÈRE PARTIE.

KNl MÉRATION.
le

numéros correspondant

aiiv

méridiens se placerU

long de
le

l'éqnaleur; ceux qui correspondent aux parallèles se ()laccnt

long

d'un méridien. Sur toutes les cartes géographiques,
vent, en caractères plus ou

les

noms

s'écri-

moins grands

:

ceux des
le

villes, parallè-

lement au cadre de

la carte; le

ceux des fleuves,

long de leur cours;

ceux des pays, dans

sens de leur plus grande dimension.

339. C'est un usage très ancien de tracer un

trait colorié le

long

des frontières d un royaume, mais
se trouve alors

à l'intérieur
la

de ces frontières.

H

que tout
couleurs

le

long de

même

frontière se côtoient

deux
plate.

traits

de-

difïérentes.

Présentement,

on

couvre

l'étendue entière de chaque })ays d'une couleur uniforme ou teinte

A chaque pays
qu'il

corresj)ond une teinte particulière. Chose

remarquable, pour

ne se |)roduise jamais de conlusion,

il

sulfit

de quatre couleurs.

On

emploie, d'ailleurs, ces teintes plates, non seulement dans
politiques, mais dans les cartes économi(pies; dans les
11

les caries

cartes ethnographiques; etc., etc.

est

bon alors d'indiquer, sur

une légende,

la signilication

conventionnelle de chaque teinte.

Astronomie.
340.

En dehors

des signes mathémaliques dont elle

fait

un con-

tinuel usage, l'Astronomie possède des signes qui lui sont propres,

qui remontent parfois à

la

|)lus

haute anticjuité. et qui nous ont été

conservés précieusement
sont
les

|)ar les

astronomes

et les

astrologues. Tels
(]€<

signes des conslellations, ceux du zodicKiue, ceux

pla-

nètes, etc., etc.

Pour décrire
la

l'aspect

du

Ciel,

on suppose tous
l'œil

les astres placés à
liclive,

surface

tle

la

sphère céleste, c'est-à-dire d'une sphère

de

rajon très grand, ayant pour centre

de l'observateur. La place

qu'on y attribue à chacun d'eux est le point où celte surface est percée par le rayon dont le prolongement passe par l'astre. Si l'on
désigne
par
rt,

les

astres

eux-mêmes par A,
les

lî,

C,

...,

on désignera

0,

Cf

...

points

(|ui

leur corres[)ondenl ainsi sur la

sphère.

On

construit des

"lobes célestes pleins ou creux et aussi des

CIIAIMTRE XI.

MATHKMATIQLES APPLIQUEES.

l35

cartes célestes, analogues aux globes et aux cartes géographiques.

On

y

marque chaque

astre d'après ses

coordonnées

célestes. L'astre

se figure tantôt

en noir sur un fond blanc, tantôt en blanc sur un

lond bleu ou noir.

341. Les étoiles forment sur
pects
très variés

la

sphère céleste des groupes d'asconstellations.

Les anciens ont supposé tracée, sur chaque constellation, une (îgure qui lui donne son nom, mais qui n'en rappelle nullement la forme. Telles sont

qu'on

nomme

Orion,

la

Grande Ourse,

la

Petite Ourse,

le

Taureau,

la

Baleine.

Les étoiles d'une

même
ix

constellation

se désignent,

dans l'ordre

d'éclat décroissant, par des lettres grecques, des lettres romaines

Baleine, U d'Orion, la 6i^ du Gjgne. On donne parfois aux lettres des indices placés comme des exposants o' et 0- du Taui'cau. Les étoiles les plus remar(|uables se nouiment étoiles fondamentales. Il j aurait 38*2 étoiles fondamentales, dont

ou des numéros

:

de

la

:

•11

circumpolaires.

342. Le zodiac/ue est une zone de la sphère céleste qui s'étend

de part et d'autre de l'écliptique, tout

le

long de ce grand cercle.
à

On

le

suppose divisé en \i parties égales qui coirespondaient,

l'époque de l'invention du zodiaque, aux 12 constellations zodiacales.

Ces constellations ont
Bélier

les

noms

et signes

que

voici

:

l36

PREMIÈRE

l'ARTIE.

ÉNC.MÉRATION.

Ces noms sont Ions tirés de la mythologie. Il en est de noms, Deimus et Phobus, des denx satellites de Mars.

même

des

3i4. Les nombres qui figurent dans l'élude des astres, ceux qui en sont,

comme

on

dit, les

éléments, se i-eprésenlent par des nota-

nœuds asceuclanl al descciulanl se désignent respectivement par Q, et 7^. Dans l'étude des satellites, L représente la longitude movenne du satellite; (o l'angle compris entre la ligne des nœuds et la ligne des apsides; / l'inclinaison,
tions spéciales. Les longitudes des

e l'excentricité,

demi-grand axe de l'orbite; T la durée de la révolution sidérale; ni la masse du satellite. Dans le Tableau des couK-ies paru dans V Annuaire du Bureau des Longitudes de 1889,

a

le

T

représente l'époque du passage au
;

|)('rihélie

en temps moven de
le

Paris; E,, l'époque de l'osculation

M

Tanomalie jnoveune; log^/

logarithme de

la

distance périhélie; e l'excentricité; E^ l'équinoxe
etc., etc.

moyen;

p.

le

moyen mouvement diurne;

34o. Le calendrier, évidemment, se rattache à l'Astronomie. présente beaucoup de noms; mais peu
culiers.

Il

de signes graphiques partilî,

On y peut citer cependant les
dominicales.

majuscules G, F, E, D, G,

A,
les

prises en sens inverse de l'ordre alphabétique, qu'on
lettres

nomme

vent

les

y peut citer aussi la fraction dont se serpour indiquer à la fois les dates dans le calendrier Russes
le

On

julien et dans
10 février
-^r
,,,-

calendrier grégorien

: ils
i

écrivent, par cxenq)lc,
'
.

i

mais

loOi.

G

/-.?

est toujours
•'

1

la

en numérateur date placée *
1

(lui
'

appartient au calendrier julien.

Mécanique.
346. Parmi
sim|)le est le
les

phénomènes qu'étudie
à

la

Mécanique,

le

plus

mouvement
z.
les

d'un point matériel.
linstant où on

On
le

désigne ce point
les

par

iM, et ses
jc,

coordonnées,

considère, par

lettres
\J'

y,

instant est pour

durées ce que

le

point est pour les lon-

gueurs.

Un

instant est parfaitement déterminé

quand on connaît
/,

le à
le

temps

t

(pii s'est

écoulé depuis linstant pris pour origine jusipi

l'instant considéré.

Lorsqu'on donne

.r, j',

z en fonction de

CHAPITRE

XI.

MATHEMATIQUES APPLIQCÉES.
et les

loy

mouvement du point
expriment
:r,

est

complètement connu,

équations qui

y, 5 constituent une représentation paramétrique de
évident qu'il faut trois équations de

la trajectoire. Il est, d'ailleurs,

meut d'une manière quelconque; qu'il n'en faut plus que deux lorsqu'il se meut sur un plan; cl (pi'une seule, quand il décrit une droite.
ce genre lorsque le point se

SU. La position du point mobile sur sa trajectoire peut se déterminer sans coordonnées. C'est ce qui a lieu quand on fait connaître l'arc positif ou négatif de cette trajectoire qui va d'une origine fixe donnée à la position du mobile. La lo/igueu/' de cet arc s'appelle
d'ordinaire l'espace, et se désigne par e.
la loi

La

relation

e=f{t)

est

des espaces. Les relations
e =^

a

-+-

bt,

e

=

a

-r-

6< -^ ct-

sont respectivement les lois des espaces dans

le

mouvement

u/ii-

forme

et

dans

le

mouvement uniformément
Xt.,

accéléré.

On

désii;ne parfois par
t,

yti ^t et Ct les valeurs numériques, à

l'instant

des coordonnées et de l'espace parcouru. L'équation
I

1

est alors la loi

des espaces dans
le

la

chute, sans vitesse initiale, d'un

point pesant dans

vide.

348.

De

la

comparaison des espaces parcourus
parcourir nait
la
la

et

des temps
celle-ci,

employés
par des

à les

notion de vitesse; de
notion

et

considérations analogues,

à^ accélération.

La
y.

vitesse se représente d'ordinaire par c; l'accélération par ^v

ou

L'accélération due à la

pesanteur se désigne presque
sont des
est

toujours

par g.

La

vitesse et l'accélération
Il

quantités avant chacune

grandeur, direction et sens.

des vecteurs. C'est, d'ailleurs,

commode de les représenter par comme les vecteurs qu'elles se comla vitesse v

posent
les

et se

décomposent. Les composantes de
Vy.,

suivant

axes se désignent souvent par Vx,
cvjp, (ï-j,

Vz',

celles

de l'accéléra-

tion, par

Ws.

On décompose
la

aussi l'accélération en

deux
autre

composantes dirigées, Tune suivant

tangente à

la

courbe,

1

l38

PREMIÈUE PARTIE.

ÉNUWÉRATIOX.

siiivanL la

normale principale.
iVc

On

désigne ces deux composantes
à

par les notations

et iv„.

Quant

ce qu'on appelle la \ilesse
('«.

aréolaire, on

la

désigne d'ordinaire par

349. L'étude du /uonve/}ie/ii des corps solides se ramène

à celle

des translations et des rotations, lesquelles, se représentant aussi par des vecteurs, peuvent se

composer

et se

décomposer. Le mousolide,

vement d'un point
fait

et le

mouvement d'un corps
cpii les la

lorsqu'on

abstraction des causes

produisent ou

les

modident, cons-

tituent le double objet de

La Statique

et la

Dynamique,
:

Cinématique. les deux autres
notion de force,

parties de

la

Méca-

nique, supposent deux noiions nouvelles, qui se définissent j)our
ainsi dire l'une par l'autre
la

la

notion de masse.
l*.

La masse

se

représente par M,

m

ou

[jl.

La lorce, par F,/,

La force possède point d'application, direction,
représente par un vectenrajanl pour origine
le

intensité.

On

la

point d'application;

pour direction,
tensité.

la

direction

même

de
la

la force;

pour grandeur,

l'in-

On

suppose toujours que

force tire et l'on termine en

flèche le vecteur qui la représente. Les
plicalion se désignent par
x., y.,

coordonnées du point d'ap-

z;

les

composantes de
les

la

force

])arallclement aux axes, par

X, Y,
.Tj

Z. Plusieurs forces considérées

sinuillanément se représenleni par F,, F^, ...;
leurs points d'application par

coordonnées de
;

^,

^,, x.^y-^ z^, ...
.... Si

leurs com|)o-

sanles par

X, Y,

Z,,

X2 Vo
:

Zo,

elles

ont une résultante
les

unique, on représente
axes par X, Y, Z.

cette résultante par
.t,

F;

coordonnées de
les

son point d'application par

y, z\

ses

composantes suivant

Un

système de forces agissant en

même temps

sur un solide se désigne souvent par S.

350. Toutes

les

forces

ap|)liqu(''es à

un

même
à

j)oint peuvent se
à

réduire à une seule. Toutes les forces appliquées
solide peuvent se réduire à deux, ou bien

un

même

corps

uiw,

force

et à

un
Les

couple. Le couple n'est cpTun groupe de deux forces, égales, parallèles,

de

sens contraires,

mais non

directement
ils

op|)Osées.

couples se représentent aussi par des vecteurs;
poser, se décomposer
et,

pcnvent se com-

quel que soit leur nombre, se réduire à
les

un

seul.

Le cou|)le formé par

deux forces P
ll._,

et

l'

se représente

par (P,

— P).

Les deux résultantes K,,

auxquelles se réduit un

CHAPITRE

XI.

MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES.

l'iç)

système quelconque de forces constituent un système nouveau, qui se représente par (R,, P>2)-

Tout vecteur possède un moment par rapport à un point, par à un plan. 11 en est ainsi de toute force. Le moment d'une force par rapport à l'origine se note Mo;
rapport à un axe, par rapport
les

moments par rapport aux
Moj, Mos-

trois

axes se notent respeclivemenl

Mo^r,

On représente parfois le

premier par G;

les troisder-

niers par L,

M, N.

351. La Mécanique rationnelle comprend encore quelques autres notions celles du ti-avail, de la force vive, des surfaces de
:

ni^'eau, ...

;

celle aussi

sente par
tant
T,-.
('

ï

:

du centre de gravité. Le travail se repréon distingue le travail moteur T,„ et le travail résis2
si

La

force vive est - mv'-.

l'on désigne par o
1

m

la niasse et

par

la

vitesse.

Une

surface de niveau se représente,
.r,

comme

toute

surface, par une équation en

y.

z.

....

Le centre de
ou
la

gravité

d'une figure se marque, presque toujours.

G

".

3o2. Ce qu'il faut remarquer surtout dans

Mécanique rationramène

nelle, telle qu'on l'enseigne présentement, c'est l'emploi systéma-

tique qu'on y fait des vecteurs. Grâce à eux, la Mécanique se

tout entière à la théorie des vecteurs et, par conséquent, à une

branche unicpie de

la

Géométrie.

Physique, Chimie, Histoire naturelle.
3o3. La Phvsique.
la

Chimie, l'Histoire naturelle représentent

leurs instruments et appareils soit d'une façon complète, soit d'une

façon abrégée ou,

comme on

dit,

schématique. Elles

se servent

d'ordinaire, dans l'un et l'autre cas, des procédés indiqués plus
liant.

Depuis quelque temps,

elles

y ajoutent

la Pliologra|)liie.

Quant aux

figures qu'elles emploient,

notamment en Optique,

pour l'explication des phénomènes, ce sont de yér'xldAiies figures de Géométrie ; on les note comme telles on désigne par F le foyer principal d'un miroir concave; par y un des foyers secondaires:
:

par rt6 l'image, dans une lunette, de l'objet AH; [)ar OA' la position du pendule OA, après qu'il a subi une certaine déviation; etc., etc.

l4o

PREMIÈRE PARTIE.


la

EN LMÉRATIOX.

Ces

mêmes

sciences,

surtout

Physique, considèrent,

nous
la

l'avons vu (9o), des

grandeurs qui
:

leur sont propres, et jiour

mesure desquelles

elles

emploient des unités particulières. Ces
les

unités pourraient se classer ainsi

unités géométriques,
et,

les

unités cinématiques,
qui se rap[)ortent à
la

les

unités mécaniques

en outre, celles

chaleur,

à réleclricilé, à la

lumière. Les ques-

tions d'unités sont fort importantes; elles ont fait l'objet d'Ouvrages

spéciaux

('), et

ont été étudiées dans des congrès récents

(2).

Ces

grandeurs
l'on

et unités, d'ailleurs,

donnent

lieu à des équations d'une
et

espèce particulière, qu'on appelle équations de dimensions,

met toujours
les

les

deux membres entre crochets.
la

3o4. Dans

problèmes usuels de

Physique,

les

notations
,

sont en quelque sorte consacrées.

On

représente un volume par \
la

un poids
poids du

i^ar P,

une densité par D. Dans
:

formule qui donne
/?,

le
la

litre
la

d'air

t

désigne
/î,

la

température centigrade;

pression; L,

latitude;
la

la

hauteur au-dessus du niveau de
les
:

la

mer; R,
le calcul
la

le

rayon de

Terre. Dans

formules baiométri(|ues pour
à la station inférieure, pai/

des hauteurs, on représente

H

hauleur du baromètre, par

T

sa

température, par
t'

celle
les

de lair;

à la station supérieure, par A, T' et

respectivement

nouvelles

valeurs de ces

mêmes

quanlités.

3oo.

En Chimie,
le

tout corps simple se représente
et

|)ar

un symbole

qui en rappelle

nom

en \u<\'u\ueVéquii'alent ou Vatome, c'estcorpis

à-dire un certain poids.

Tout

composé

se

désigne par deux ou

plusieurs de ces svndjoles juxtaposés entre eux, ou séparés au jdus

en deux groupes par une

virgule.

Lorsque

le

conijiosr'

contient

deux,
le

trois,

quatre atomes ou é(|uivalents d'un

(certain

corps simple,

2,

svmbole de ce corps est marqué, à droite et en haut, du nombre 3, 4- Ce nombre occupe ainsi la place dun exposant, bien qu'il
:

ne soit cjunn coeificienl

c est

un

abus sans conséquence,

puisque

les calculs

véritable, et (pii

nous permet de juxtaposer

chimiques ne nous oflVent jamais d'exposant les symboles cnliant
la

dans

la

formule du corps compost-, d'écrire, par exeuqjle, sous

(')

l'ai'

(-)

exemple Guillaume, Unités et étalons, Congrès de Moscou, de Francfort, etc.
:

1

vol. iii-iS, I^aiis, 1890.

CHAPITRE

XI.

MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES.

l4l

forme Fe^O',
écriraient

une

formule

que

les

Marhématitjues

ordinaires
ainsi
le

3Fe-[-40. La notation chimique supprime
entre les éléments des corps composés,
le

signe

+
:

comme

VAli^èbre
est le

supprimait

signe

X

entre

les facteurs

des

monômes. Le but

même rappeler par Vunité du signe celle On sait, d'ailleurs, que la Chimie indique
structure intime des corps

de l'objet représenté. aussi fréquemment la
de triangles, d'hexaliée à la

composés

à

l'aide

gones,

même
l'était

de tétraèdres. Elle se trouve ainsi
déjà
la

Géométrie,

comme

Minéralogie ou plutôt

la

Cristallographie.

3o6. L'Histoire naturelle ne mesure guère que des poids, des
longueurs, des surfaces. Suivant une convention récente,
doit se servir pour ces mesurages que des unités du
elle

ne

Système métrique ('). Elle emploie, d'ailleurs, des formules pour faire connaître les nombres de dents des différents animaux; des notations
abrégées pour indiquer
le

grossissement linéaire ou superficiel des

microscopes; mais ces notations ni ces formules ne sont véritable-

ment algébriques. Par contre, elle possède, dans la phvllolaxic, une belle théorie mathématique, qui est due à Bravais.
357. Depuis Descartes, de
la la

Physique
tend

se ra[)proclie de plus en plus

Mécanique, à

la(juelle elle

à se

réduire.
suit

Conformément

à

une prédiction de

Bertliollet (-), la

Chimie

une voie analogue.
dire d'une manière
les

Plusieurs tentatives ont été faites récemment pour soumettre au
calcul les |)hénomènes biologiques.

On

peut

le

générale

:

en Phvsique, en Chimie, en Histoire naturelle,

consi-

dérations mathématiques, les notations mathématiques jouent un
rôle dont

Timporlance va sans cesse en grandissant. C'est là un inévitable, nét-essaire. Toute science, en eifel, à mesure qu
avance, s'enrichit de
lois

fait

elle

numéricpies de plus en plus nombreuses

et

précises. Or, rien ne saurait remplacer l'Algèbre
pareilles lois et

pour exprimer de

pour en dévelop|)er toutes
1892.

les

conséquences.

(')

{)

Congrès zoolo^i(|ue de Moscou, aoùi Bcrlhollct, né eu 174S, mort en 1S22.

CHAPITRE

XII.

SIGNES DE RÉDACTION.

Divisions d'un Ouvrage ou Mémoire.
3o8. Tout Ouvrage on
soin,

Mémoire de Mathématiques, rédigé avec
nombreuses, d'im)30rtance variable.

présente des divisions

Les plus étendues sont les dilTérenles parties de l'Ouvrage. Chaque partie à son tour se parlage en livres; chaque livre, en chapitres;

chaque chapitre en paragraphes. Une
Toutes CCS divisions rendent
séparent
les
le

partie,

un

livre,

un chapitre

peut aussi se partager en plusieurs sections.
Livre beaucoup plus clair; elles
matières diffi^rentes, montrent où chacune d'elles com-

mence
sur
la

et finit,

mettent en évidence l'ordre suivi par l'auteur.
traitées et

Il

esl

bien certain qu'elles doivent être naturelles, c'est-à-dire fondées

nature des matières

non point seulement sur leur
dans
les

étendue. Chacune des plus petites parties, ou paragraphes, doit en
particulier avoir son unité
:

c'est ce fpii arrive

précis do

Géométrie divisés en théorèmes.
359. Les portions, d'importance décroissante, en lesquelles l'Ouvrage est partagé sont caractérisées par les vides et les
plus en plus petits, qui les séparent.
litres,

de

On

laisse,

par exemple, une
livre

page blanche devant chaque partie; on ne
sous

commence un

que

sur une |)agc de droite, c'est-à-dire qu'en belle pap^e : on trace un
tiret
la

dernière ligne de chaque chapitre; on sépare chaque
j)ar la

paragraphe du suivant
capitales

un fort interligne. Pour
justification,

les titres,

on

les

imprime, au milieu de
graphe présente un

en grandes capitales, en

plus petites, en caractères ronds, etc.; lorsqu'un paralitre,

on

l'écrit,

en caractères gras, au

commen-

mencemeut même du

lexte.

CHAPITRE

XII.

SIGNES DE RÉDACTIOX.

i43

360. Les parties,

livres,

chapitres et paragraphes sont
:

numé-

rotés, soit en cliiffres romains, soit en cliiflVes arabes

lorsqu'un

chapitre présente plusieurs sections, on les distingue souvent par

des lettres, majuscules ou minuscules.

On

numérote

les livres

dans

l'intérieur des parties; les chapitres, dans l'intérieur des livres, de
telle
les

façon que l'Ouvrage présente, pour

les

chapitres

comme pour
parties,

livres,

plusieurs suites de numéros. Les

numéros des

comme ceux
suite,

des paragraphes, ne forment au contraire qu'une seule

commençant avec l'Ouvrage et finissant avec lui. Le dernier numéro de paragraphe fait connaître alors le nombre des objets
distincts considérés dans l'Ouvrage tout entier.

Cet Ouvrage, quel
suite ininterrompue
lin
:

qu'il soit, jDrésentc, d'ailleurs,

une troisième
à la

de numéros, allant du commencement
la

celle des

numéros des pages. Ceux-ci
tirets.
la

se placent le plus souvent

au-dessus du milieu de

ligne de tête; on les

y met quelquefois
au-dessous de
la

entre parenthèses ou entre

On

les

place souvent aussi au

coin supérieur et extérieur de
ligne

page; ou

même

du

bas.

Il

faut toujours

que leur forme, leur grandeur, leur
à la suite

position les rendent très apparents, très lisibles.

Les Ouvrages de Mathématiques,
pitres, jjrésenlent parfois des

de leurs livres

et

cha-

énoncés d'exercices ou de problèmes;

ces énoncés sont
chiilres gras,

numérotés d'une manière spéciale, par exemple en

romains ou arabes. Ces chiffres peuvent aussi être accompagnés d'astérisques ou de lettres, qui indiquent le degré de difficulté. On marque souvent, d'ailleurs, par un astérisque, les paragraphes qui, à une première lecture, peuvent être passés.

Quant aux avant-propos,
l'Ouvrage proprement
dit,

préface ou introduction qui précèdent
les

pages s'en marquent souvent en

chiffres romains; et les paragraphes,

dans bien des cas, peuvent

n'en être pas numérotés.

Tables et

titres courants.

36L Pour

trouver, dans
:

un Ouvrage quelconque,
il

le

paragraphe
ou
il

qu'on cherche, on peut
est bien

soit recourir à la table, alphabélicpie

analytique; soit se servir du litre courant, quand
fail.

existe et

qu

l44

PREMIÈRE PARTIE.

ENUMÉRATION.

362. Les tables ordinaires ne sont que des résumés du Livre.
Elles en reproduisent, dans leur ordre, toutes les divisions, avec
leurs litres plus ou
les séparent.

moins grands

et les vides

d'étendue variable qui

Chaque paragraphe j possède

sa ligne et,

dans beaucoiq)
:

d'Ouvrages de Mathématiques, celle ligue présente
le

à

sa giiuche,
il

numéro du paragraphe; à sa droite, celui de la page où commence. Il est bon d'indiquer toujours, pour chaque paragraphe, ces deux mêmes numéros. Lorsque l'Ouvrage est (brl étendu, on leur
en adjoint un troisième, d'ordinaire en chiffres romains, pour indi-

quer

le

volume."

363.

Le titre courant n'est que

la

ligne, en grandes ou petites

commencement de chatpie J>age. Le litre courant n'existe pas toujours. Quand il existe, mais qu'il reste le même du commencement à la fin de l'Ouvrage, ne sert absolucapitales,

que

l'on

place au

il

ment

à

rien.

Pour
à

(|u'd soit utile,

il

faut

(|u'il

indique, à cluupie
lit

instant, l'endroit

l'on se trouve.
le

En
du

certains Ouvrages, on
livre; à droite, celui

en

haut des pages
pitre;

:

gauche,

titre

du cha-

ou bien

:

à gauche, le litre

du chapitre,
trouver ce

et à droile, celui

du

paragraphe. Ce sont

d'excelleules prali(pies. Elles permellcrit,
d'_^'

rien qu'à feuilleter l'Ouvrage,

f|u

on y cherche.

Appels de Notes.
36-i.

Les notes au bas des pages s'impriment en caractères plus
ceux du
texte.
Il

petits qu'e

eu est de

même

des notes marginales,

jadis

si

usitées, et aussi, ordinairement, des notes rejelées à la fin

du Volume.

Le plus souvent,
(riudi(|uer
lecteur.
le

les

noies au
le

bas

des

pages ont pour but
aucpiel on reinoie le

Recueil, l'Ouvrage,

Mémoire

Ce sont des notes bibliographiques.
si

Elles n'ont touie leur

utilité ([lie

elles sont

complèles

et précises.

La note reinoyanl
:

à

le un IMémoire paru dans un Keciieil déviait toujours indiquer titre exact du Mémoiie, le nom du Recueil, la série, le volume,

l'année,

numéros de la première et de la dernière page. On remplace (pielquefois les noms des Recueils par des abréviations
les

même

expli(piées au

commencement de

l'Ouvrage. Celle pratique a ses

avantages, mais aussi ses inconvénients.

CHAPITRE XH.

SIGNES DE REDACTION.
le texte

l45

36o. Les signes intercalés dans qui
les

pour renvoyer aux notes
notes.
Ils

reproduisent se

nomment appels de
la

sont d'espèces

variées.

Ce sont

tantôt des astérisques, des lettrines, des
droite
la

en caractères très petits, placés à

rapportent et un jdcu au-dessus de

nombres du mot auquel ils se ligne du texte; tantôt des

croix, des espèces de poignards, etc., etc. Présentement, ces
signes, toujours aussi petits et placés de la
tent entre parenthèses, c'est-à-dire entre

mêmes

même

manière, se met-

deux

traits

courbes qui se
traits,

regardent. Parfois, on ne trace que

le

second de ces

ce qui

produit un

effet assez

disgracieux.

366. Lorsque les appels de notes sont des numéros,
ces

la

suite de

numéros recommence d'ordinaire
elle

à chaque page. Quelquefois

cependant

se

continue tout

le long-

du cbapitre ou

même

de

l'Ouvrage entier. C'est ce qui

a lieu

dans V Encyclopédie des sciences
le

mal liéniatiq lies.

C'est ce qui a lieu aussi lorsque, pour expliquer

texte et en faciliter l'intelligence,

une

suite systématique de notes

court au bas de toutes les pages, et forme ce qu'on appelle un com-

mentaire perpétuel.

Renvoi à un paragraphe.
367. C'est l'usage, avons-nous
à l'aide d'une suite de
dit,

de numéroter

les

paragraphes
1

numéros

allant d'un

bout à l'autre de

Ou-

vrage ou Mémoire.

Le plus grand avantage qu'on y

trouve, c'est de
la défi-

pouvoir, à tout instant, renvoyer au paragraphe contenant
nition dont

on

a besoin, ou le théorème sur lecpiel on s'appuie.

368. Pour l'envoyer ainsi

le

lecteur à

tel

ou

\.ç\

paragraphe, on

indique toujours
sur
la

le

numéro de

ce paragraphe, soit dans le texte, soit

marge extérieure. Dans le texte, on se contente parfois d'écrire le numéro; d'autres fois, on le fait précéder soit du mot article, soit du n\ol paragraphe, soit du signe §, qui leur est écpiivalent; le j^lus souvent, on emploie
l'une cjuelconque de ces indications,

en

la

mettant entre parenc'est toujours sans
lo

thèses ou entre crochets.

Quand on
A.

place

le

numéro dans

la

marge,

l46

PREMIÈUE PARTIE.

lÎM MÉRATIOX.
à

parenthèses d'aucune sorte; ce numéro correspond alors
risque^

un asté-

marqué dans
le

le texte, et

qu'on reproduit ou ne reproduit pas

devant

numéro.
Texte

et figures.

369.

Comme

nous l'avons déjà

dit,

il

existe des

Ouvrages de Géolà

métrie où les figures ne sont point marquées (294); mais c'est
fait

un

encore rare. D'ordinaire, les Ouvrages de cette sorte nous pré-

sentent une suile de figures correspondant aux parties successives

du

texie.

370.

Il

est

évidemment
\a

essentiel qu'il existe
le

une concordance

parfaite entre
lettres

figure tracée et
ordre.
serait

texte qui l'explique. Les
s'y

mêmes
trouver

doivent se trouver dans l'une et dans l'autre, et

dans

le

même

Il

mauvais qu'une
celle-là.
il

lettre

citée

dans

celui-ci ne fut point

marquée sur

Quand ou

parle, par

exemple, de l'angle
X',
11

X'OX

d'une figure,

faut fpic ces trois lettres

O,

X

V soient marcpiées.

faut aussi

que

les figures soient
les lettres

d'aplomb,

et

non point

|)en-

chées ou renversées; que

n\

soient point retournées; et

qu'on voie immédiatement sur
le texte.

le

dessin les éléments indiqués dans

Peut-être pourrait-on, dans les cas compliques, imiter les
la

naturalistes, qui placent la lettre à côté de

figure, et indiquent

par un

trait

pointillé,
lettre

terminé en llèche,

le

point de

la

figure

auquel celte

correspond.

371. Dans un Ouvrage imprimé, les diflérentes parties d'une
figure se présentent

quées par

le

texte

cord qui a ses

simultanément ; elles ne sont indi(piées, explique d'une manière successive. C'est là un désacinconvénients, mais qu'on ne peut faire disparaître.

Dans

l'exposition orale, lorsqu'elle est consciencieuse, ce désac-

cord n'existe point.

Le professeur sérieux
linstanl

Irace les difïerenls éléments de
j^arle;

la

figure à
leiii-

même

il

en

c'est aussi à cet instani
lettres.
Il

(piil
le

donne des noms
le

et les

marque de

pousse

même
S'il

soin

jusqu'à faire toujours concorder son geste et sa parole.

nomme
s'il

segment AB, son doigt ne montre point

le

segment BA;

dit

CUAl'ITRK \II.

SIGNES DE REDACTION.
sa

l4y
la

qu'il élève la perpendiculaire

PO.

main n'abaisse point

per-

peDdicnlaire

OP.
(pii

Quant au procédé
sur
il

consiste à tracer la figure à l'avance, soit

le

tableau noir, soit sur une grande feuille de papier ou de toile,

n'est excusable

que pour

les figures très

compliquées, qu'on ne

peut tracer à main levée, sans instrument.

372.

Il

serait

démonstration
recourir à
la

difficile,

évidemment mauvais qu'il fallût, à la abandonner à chaque instant

lecture d'une
le

texte

pour

figure. Cette suite d'interruptions distrairait l'attention
et

du lecteur

répétons-le,

augmenterait sa fatigue. C'est pour cette raison, que certains auteurs, surtout lorsque la figure est compliquée, en suppriment le tracé (294) et se contentent d'en désigner
les

éléments

à l'aide

de notations bien choisies. Sans supprimer
les

la

figure,

on en diminue notablement

inconvénients en

la

plaçant

tout près

du

texte correspondant ou,
la

Parfois aussi, le texte couvrant

comme on dit, dans ce texte. page de droite, on place la figure

en regard sur

la

page de gauche, qui devient ainsi une véritable

planche. Cette dernière pratique est excellente, surtout pour les
cahiers des élèves
n'est pas
:

on ne saurait trop

la

leur recommander. Mais

il

bon que

la figure,

lorsqu'elle ne présente point des

dimen-

sions trop grandes, fasse partie d'un atlas séparé, ni soit rejetée,

>ur une planche complémentaire, à

la

fin

du chapitre ou de l'Ou-

vrage entier.

373. Lorsque
l'endroit

la

figure est placée dans le texte, sur la page et à
il

même

où on l'explique,
il

est inutile

de mar(]uer aucun
la

renvoi. I.orsqu

n'en est point ainsi, on afVecte
le

figure d un nu-

méro que l'on reproduit, dans
ou (figIl

texte, sous cette

forme
la

:

fig. .3.

3).

On

place parfois cette indication dans

marge, en

la

rappelant dans

le texte

par un astérisque.

est bien clair que, tpiand la figure est tracée sur

une

|)lanclie.
la

il

faut donner, outre le
(>e

numéro de

la

figure, le

numéro de

planche.

dernier s'écrit d'ordinaire en chiffres romains.

37-i.

Il

est

à

remarquer que, dans
peut
le vérifier

les

Ouvrages de Science
le

iiiqirimés au xvi^ et au xvu'^^ siècle, les figures sont placées dans
texte,

comme on

sur les Ouvrages de Salomon do

l48

PREMIÈRE PARTIE.

ÉXUMÉRATION.

Caus, de Descaries, de Huygens
])ris

('). C'est

au

xviii'^ siècle

qu'on a

l'habitude de les rejeter à

et cet

usage

s'est

du Livre, ou même sur un atlas; malheureusement perpétué jusqu'à ces dernières
la fin

années.

Texte

et calculs.

plupart des Ouvrages de deux sortes d'écriture Val^orithme de l'Analyse ou de l'Algèbre, pour les équations et les calculs; V écriture ordinaire, pour le discours qui les accompagne. On établit souvent une sorte de correspondance entre les deux

375.

Comme

nous l'avons

dit,

dans

la

Mathématiques, chaque page nous

olïre

:

parties ainsi écrites.
parties dans l'autre.

Il

arrive

même

qu'on introduise l'une de ces

376. Lorsqu'une expression, une équation, une formule
d'être rappelée dans le
texte,

a

besoin

on

la

fait

précéder d'un signe de

rappel approprié
soit

:

chiffre,

minuscule grecque, majuscule romaine,
crochets,
soit

placé

entre

parenthèses ou

suivi

seulement
de

d une seconde moitié de parenthèse. d'un ou plusieurs accents. Quel qu'il
l'écrire
la

On

affecte

parfois ce signe
il

soit

d'ailleurs,

suffit

dans

le

texte

pour rappeler aussitôt l'expression, l'équation,

formule. Ce signe, bien entendu, ne doit pouvoir se confondre

avec aucun des signes de renvoi ou d'appel déjà considérés. Les

numéros des équations peuvent

d'ailleurs

former différentes

séries,

ou n'en former qu'une allant d'un bout
formules importantes, formules

à l'autre

de l'Ouvrage. Ce

dernier cas se présente lorsque l'auteur lient à mettre en évidence
les
les

à retenir.

377.

On

introduit parfois ralgorilhme de l'Algèbre ou de l'Ana-

lyse au milieu

du discours en langage ordinaire. C'est ce qu'on

fait

lorsque l'on insère, au milieu du texte, un

nombre

écrit en chiffres,

ou une

lellre

désignant une quantité

el écrite,

d'ailleurs,

en

ita-

lique, en

ronde ou en caractères gras. C'est ce que

l'on fait surtout

lorsqu'on j écrit une expression ou une écpiation. Certains écrivent cette expression ou celte équation sur la ligne du texte, sans la

(')

Né en

1629,

mort en

idj').

CHAPITRE

XII.

SIGNES DE RÉDACTION.
la

ijq
la

séparer aucunement des mots qui
tains

précèdent on

suivent. Cer-

même

n'hésitent pas à scinder l'expression ou équation en

deux
elles

parties, placées la
la

première

à la fin

d'une ligne,

la

seconde au

commencement de
bien écrire.

ligne suivante. Ces pratiques sont mauvaises;
si l'on manquait de place pour on n'enjambe jamais d'une ligne

ne se pourraient justifier que

Quand on

écrit bien,

sur l'autre; on met entre parenthèses les expressions qui figurent

dans

le

texte; on consacre

une ligne entière

à

chaque équation, en

plaçant celle-ci au milieu de cette ligne.

378.

De même qu'on
le

introduit l'algorithme dans

le

texte,

on

introduit parfois

langage ordinaire au milieu de l'algorithme.

On
plet

désigne ainsi une quantité par l'ensemble d'un mot,

comtrièdre

ou abrégé, et d'une lettre de l'alphabet
rt6;incl.

:

angle A;

(OjXyz); proj.AB;hyp.
[ah
-\-

AB;

gr.

AB;

vol.

AOB;

val. abs.
le

1

aX

-\-

b)

.

On

écrit

de

même d^
les signes

et yjfP

pour désigner
livre très

degré
taire,
la

et le

premier terme du polynôme P. En un
de
la

élémen-

au milieu d'une équation,

mulli|)licalion et de

division sont remplacés respectivement par les locutions multiplù'
et divisé

par

par. En d'autres,

très sérieux, toutes les quantités

figurant dans les équations sont désignées en langage ordinaire. Je

trouve ainsi ces égalités
Vitesse

:

= hm

espace ijarcouru —
'
' ;

temps employé

,,, ('))

Latitude

=

hauteur mér. vraie +- distance polaire

(-).

par son

Cette façon de désigner, au milieu d'un algorithme, une quantité nom en langage ordinaire est évidemment mauvaise. A peine
si

serait-elle excusable

cette quantité ne figurait qu'une seule fois

dans tout l'Ouvrasfe ou Mémoire.

Mots
379.
11

très fréquents.

est

évidemment
le

très

naturel,

lorsqu'un

mot

revient à

chaque instant, de

représenter dans l'écriture par une abrévia-

(>)

(') Collet,

BuRAT, Précis de Mécanique, in-i2, Paris, 1869, p. 128. Navigation astronomique simplifiée, in-f», Pans,

1891, p. 3.

.

lOO

PREMIERK PARTIE.

KNUMKRATIOM

lion,

par une
à

inillale,

par un signe quelconque. Ce signe peut être
;

clioisi,

volonté, parmi les signes existants ou en dehors d'eux

l'essentiel, c'est qu'il soit très court et très lacile à lornier.

C'est

peut-être

à

ce besoin d'abréger, de sim|)lit]er, d'épai-gner un elTort
la

même

léger qu'il faut faire remonter
:

création des signes algé-

briques
gente.

signes d'opérations, signes de relations, signes d'objets.
serait ainsi

UA/gèbre ne

que V invention d'une paresse

intelli-

380. Les signes d'opération

idéographiques.
les

Ils

sont

les

+, — x, :, ... sont purement mêmes dans tous les pays, tandis que
,
:

mots

et locutions qu'ils
la

remplacent plus, moins, multiplié par,
langue d'un pays
à

divisé par, varient avec

un autre.
les

Les signes d'égalité, d'équivalence, de congruence;
d'inégalité, simples

signes

ou doubles, sont tous aussi des signes idéogra])Our la similitude des figures, des signes ana-

phiques.

Il

existe,

logues, peu connus et pour ainsi dire inusités.
X- ^. é'

Ce sont

les signes

qui sont formés des majuscules S et

D

couchées sur une ligne
:

horizontale et qui signifient respectivement
blable, semblable ou dissemblable (').
signes,
Il

semblable, dissem-

est bien clair

que ces

comme

le

font ceux d'égalilé ou d'inégalité, permellraient

d'écrire de véritables propositions.

flèches

Quelques professeurs ont imaginé depuis peu de se servir de : horizontales, montantes ou descendantes, pour remplacer les mots tendre, croître ou décroître Ce sont là encore
: .

des signes idéographiques, permettant d'écrire d'une façon claire
et rapide des

phrases véritables. Les écritures

/
se liraient, en français
:

X
:

x tend

vers a
le

u croît; v décroît.

J'ai

vu

un étudiant
signes

écrire devant moi, sur

tableau noir, l'ensemble de

X
f|ui

a
a.

< h,

devait se lire

:

x

croît de

à

b.

(')

François Callet, Tables poitathes de togaritlimes, in-S", Paris,

i;»)'),

p. 79.

CHAPITRE

\II.

SIGNES DE REDACTION.
les

381.

On

remplace depuis longtemps dans

manuscrits,

et

même

dans quelques Ouvrages imprimés, les

noms de

certains objets

par des signes qui n'en sont que des images très petites. Je trouve,

dans un Ouvrage du xviii" siècle
11,

('), les signes
I

V,

,

pour

les

mois parallèle, angle, perpendiculaire ;
A,

les signes

L,

n,

o,

mots triangle, triangle rectangle, carré, cercle; etc., etc. L'auteur de cet Ouvrage pense du reste que les Mathématiques présentent déjà trop de signes, et qu'il n'en iaut inventer de nouveaux
pour
les

que
Il

s'il

y

a, à le faire,

nécessité absolue.
(-)

est à
la

remarquer, d'ailleurs, que, dans quelques Mémoires

sur
et

théorie des nombres,

on représente un carré parfait parD;

par A, un

nombre triangulaire.

382. Les mots qui reviennent sans cesse dans les raisonnements,
qui pour ainsi parler les encadrent, or, donc, car, puisque,
...,

pourraient être remplacés chacun par un signe. Peut-être en serait-il

de

même
:

des locutions parce cjue,

que

l'on a

viations

pourvu cjue, quoique, etc., etc., nommées groupes articulés ("•). On connaît les abréQ. E. D., pour quod erat dcmonstratuni; C. Q. F. D.,
les
.•.,

pour ce qu'il fallait démontrer. Plusieurs Ouvrages anglais,
uns anciens,
1

les autres

récents (*), représentent par

•.*,

ou par

équivalent anglais de notre

mot

français donc.

Pasigraphie mathématique.
383. Les signes idéographiques ont des avantages et des inconvénients.
Ils

sont plus brefs que les signes phonétiques,

ils

sont
in-4°>

(') Savf.riex,

Dictionnaire universel de Mathématique et de Pliysique,
p.

Paris, 1753,

t.

I,

125.

(-) LiouviLLE

ou Besge,

Jouvnal de Malhéniatiques pures

et

appliquées,

10-4°, Paris, vers 1860.
(') Mictiel
{'')

Bréal, Essai de Sémantique, in-8", l'.ais, 1897, p. 186. Dionysius Lardner, Differential and Intégral Calculas, in-8", Loiidon,

1825, p. 221.
p. 117.

— Cahr's,

Jon. Cape,

a

A Course of Matfieniutics, in-8°, London, i844, t. I, Synopsis of elemenlary résutts in pure Mathematics, in-8",

London,

t886, p. 66.

132

PREMIERE PARTIE.
et,

ENUMERATION.

indépendanls des langues
veusemenl, par
la

par conséquent, des lieux; mallieudes choses,
ils

force

même

sont nombreux,

com-

pliqués, parlant difficiles à apprendre et à retenir.

38i.

Une

écriture nialhéniatique idéographique,

comprenant
la

à la

fois la ])artie

de calcul et

la partie explicative,

permettrait de diminéces-

nuer l'étendue des Ouvrages ou Mémoires,
sité

et

supprimerait

des traductions. C'est, sans doute,

la

considération de ces avan-

tages qui a porté, en ces dernières années, plusieurs mathématiciens
italiens à inventer

une multitude de signes nouveaux pour écrire,
écri-

non seulement les formules, mais encore les démonstrations. Tous ces signes forment-ils ou formeront-ils ensemble une
s

ture mathématique idéographique, une pasigraphie matlu'uuitù/iK-

appliquant à toutes

les

branches de

la

Science? Cette pasigraphie.
les

une

fois créée, scra-t-elle

adoptée par tous

géomètres? Une

fois

adoptée, poiirra-l-elle se perpétuer sans se modifier constamment,
sans augmenter

constamment
le

le

nombre de
il

ses signes?

Autant que

di-

Cjuestions difficiles,

auxquelles on n'ose répondre par l'affirmative.
résultat final,
est certain

Mais, quel qu'en soit

cette
et

tentative des savants italiens a exigé d'eux beaucouj) de travail
d'efforts; qu'elle les a obligés à

un examen a|)|)rofondi

et

fructueux

des idées (bndamentales des Mathématiques.

On

peut dire, tout

bien considéré, qu'elle leur

fait le

plus grand honneur.

DEUXIEME PARTIE.
CHOIX.

385. Dans cette deuxième Partie, nous nous occupons du choix
des signes; en d'autres termes, nous faisons connaître
suivre,
les règles à
le

un système d'objets étant donné, pour
le

le

représenter par

système de signes
les

meilleur possible. Nous v énumérons d'abord
les signes

conditions auxquelles, pour être excellents,
:

doivent

satisfaire

netteté, précision, rappel des propriétés de l'objet, rappel
les

des rapports entre

objets;

nous montrons ensuite
les objets,

la

façon de

choisir les signes généraux et les signes des quantités mesurées;

nous examinons
de

les cas

simples où

en nombre
sorte
;

soit déter-

miné, soit indéterminé, sont tous d'une

même

— nous passons —

aux objets de deux sortes

et

aux correspondances qui peuvent
est

exister entre eux;

puis aux objets de plus de deux sortes;
il

enfin à certains cas singuliers, où

souvent impossible d'obtenir

des signes excellents.

Nous sommes

parfois conduit,

dans celle deuxième Parlie, à

revenir sur certaines questions déjà traitées dans la première.

Nous

aurions j)u y renvoyer simplement le lecteur. Nous avons pensé lui être plus utile en résumant, sous forme très abrégée, ce que nous
avions déjà dit.

CHAPITRE
NETTETÉ
1)L

I.

"SIGNE.

Définition de la netteté.

386.

Nous désignons par
pour

le

ntol netteté rcnsenible des condi-

tions auxquelles,

être bon, doit satisfaire

un signe quelconque,

considéré en lui-même, c'esl-à-dire considéré isolément, abstraction faite de l'objet qu'il représente.

Nous

allons énumérer, en les

expliquant par des exemples,

les

principales de ces conditions.

Visibilité

du signe.

387. Tout signe écrit doit être bien visible. Pour qu'il possède
cette propriété,

grand,

et

il faut évidemment qu'il soit assez viQOui'eux, assez que son contour ne présente nulle indécision.

388. Dire que

le

signe doit être vigoureux, c'est dire qu'il doit

être fortement accusé, qu'il doit se détacher

vivement sur

le

fond

qui

le

supporte. Les signes mathématiques sont tracés d'ordinaire
11

en noir sur un fond blanc, ou en blanc sur un fond noir.

faudra

donc que l'encre ou
très

le

tableau soient très noirs;
le

la craie

ou

le

papier

blancs.

Il

faudra aussi ipie
absolue.

fond, papier ou tableau, soit

d'une

pr<)])relé
le

Dire que

signe doit être assez

grand,
Il

c'est dire

qu

il

doit |)0s-

séder des dimensions suffisantes pour pouvoir être,

jusqu'en ses

moindres
ainsi
:

parties, parfaitement

perçu.
faut

n'en
les

est |)oint toujours

c'est

un défaut grave.

Il

que
ollrc

plus

menus éléments,
|)etits.

points, virgules, accents, indices, ne soient jamais trop
Il

faut enlin

que

le

signe nous

un contour aljsolument

CHAPITRK
arrêté.
(le

I.

^

NKTTETK
la

1)L

SIGNE.
le

1

55

Le contour
il

est indécis lorsque

main qui

trace
:

manque
le

fermeté;

l'est aussi

dans deux autres circonstances

lorsque
le

signe est tracé à l'encre sur un pa|)ier mal collé; lorsque
tracé à la craie, en

signe,

remplace un autre qui n'avait

|)as

été parfaite-

ment

effacé.

comme une
samment

tache,

Dans ce dernier cas, il se produit sur le tableau noir comme un nuage le contour n'est plus suffi:

arrêté; le fond n'est plus suffisamment j^ropre.
il

Quand un
doit

signe est erroné ou mal formé,

faut toujours l'effacer très soigneule

sement avant de tracer
placer.

le

signe exact ou correct qui

rem-

Forme du
389.
Il

signe.

une forme franche et décidée, c'est-à-dire que les traits qui le composent soient nettement longs ou courts, droits ou courbes, réunis ou séparés, placés de façon bien déterminée les uns par rapport aux autres. Tout ce qui produirait la moindre hésitation dans l'écriture ou la lecture
faut d'abord

que tout signe

ait

doit être sévèrement banni.

390. Nos signes

d'opération,

de groupement, de relation,

les

chiffres aiabes, les caractères de l'alphabet latin, surtout lorsqu'ds

sont bien imprimés, bien écrits, remplissent toutes ces conditions.

Comme

nous l'avons
à

remplissent

dit (109), les caractères de l'alphabet grec les un degré moindre; ceux des alphabets gothique,
les

hébreu, arabe, ... ne
Il

remplissent pour ainsi dire plus.
le

conviendra donc, dans

choix des lettres, de donner
s'il

la

préféles

rence aux caractères latins; de leur associer,

en est besoin,

caractères grecs; mais de ne recourir à ceux des autres alphabets

que dans des cas tout à

fait

exceptionnels.

On

se

demande

si

les

fonctions aleph de Wronski, lesquelles ne sont que des polynômes homogènes très particuliers, exigeaient un nom et un caractère

hébreux.

391.

d'un

On même

peut choisir d'ailleurs l'une quelconque des variétés alphabet lettres grandes ou petites, majuscules ou
:

minuscules, droites ou penchées.
gras,

On

aux caractères bâtons,

à

ceux de

la

peut recourir aux caractères bâtarde, à ceux de la ronde.

l56

DEUXIÈME PARTIE.
ait fait,
il

CHOIX.
la variété la

Quelque choix qu'on
férer la

faudra, dans

choisie, pré-

forme

la

plus franche,

la

plus décidée,

plus connue, celle

(|u'on pourrait appeler la forme

normale;

et

il

faudra prendre cette
ajouter aucun
trait.

forme
ture

telle (pielle,

sans

la

modifier, sans

lui

Les ornements, quels qu'ils soient, doivent être exclus de

l'écri-

mathématique

:

nous avons

même

conseillé plus haut (20) de

supprimer
traits

les déliés et les pleins, et

de n'employer partout que des
sans

d'épaisseur constante.

Ce

qu'il faut rejeter toujours,

exception, soit pour les chiffres, soit pour les lettres, ce sont les

caractères de fa nta is ie

.

Position et orientation.
place que
s'il

392.

Il

faut indiquer

la

doit occu|>er cha(|ue signe

dans l'ensemble de l'écriture; dire
pale, au-dessus

doit être sur la ligne princi-

ou au-dessous. Les signes de nombres, de quantités,
principale; certains signes de groupciucnt se

d'opérations, de fonctions, de relations, d'objets quelcoïKjues se

placent sur

la ligne

placent au-dessus,

tel le trait

horizontal employé en façon de paren-

thèse; certains signes de rédaction s'y placent aussi, tels les astéris-

ques
faut

et les ciliffres

employés

comme

renvois ou appels de notes.

Il

que

la

position de chaque signe soit nettement indiquée.

393. YJ orientation du signe doit
les traits

l'être

également.

Il

faut dire

si

principaux qui

le

détern)inent sont horizontaux, verticaux,
|)ar le

ou placés dans quelque direction intermédiaire. Ce n'est que

mode
celle

d'orientation que diffèrent

:

les

barres des valeurs absolues de
l'infini; les

du signe moins;

le

cliiflre

8

du signe de

carac-

chose qu'une difTérence d'orientalion, quand on couche une lettre, comme on le fait parfois pour l'S et le D; quand on la retourne de haut en
tères

romains

des

caractèies

italiques.

Etablit-on

autre

bas,

comme

on

le fait

pour

le

A

et le

T?

Positions relatives.

39i. Considérons deux signes ou éléments de signes, 1res rap-

prochés l'un de

l'autre, et tracés sur

une page

très petite.

Suppo-

CHAPITRE

I.

NETTETE DU SIGNE.

1

3-7

sons

le

premiei' an centre de cette page.
lui,

port à
les

Le second pourra, par rapoccuper huit positions différentes bien déterminées
:

quatre coins de

la

page, et les milieux de ses quatre cotés. Ces

huit positions existent

évidemment

à

l'égard
d'elles

dun
que
le

quelconque; ce sera toujours en l'une ou élément devra être placé.

premier signe second signe

Telles sont, autour du signe principal, les positions relatives des

menus éléments significatifs qui l'affectent, et que j'ai nommés éléments modificateurs. Les indices se mettent à droite et en bas, les
accents à droite et en haut; mais on pourrait aussi les mettre à

gauche
juste

et

en haut,

à

gauche
le

et

en bas.

On

pourrait encore les placer
le

au-dessus,

comme

faisaient

Newton pour

point des

Cramer (') pour certains indices; juste au-dessous, comme on le fait quand on souligne une lettre on un chillVe. Les traits, droits ou courbes, qu'on emploie en Géométrie pour marfluxions et

quer
dans

les
la

cordes et

les arcs; les

accents circonflexes dont on se sert
signe principal. Les guillemets,

notation des angles, se placent au-dessus des groupes de
trois lettres
les

deux ou
les

constituant

le

parenthèses,

crochets, les petites barres verticales, servant à
iin

isoler

une quantité ou
la

nombre,
se
le

à le mettre en relief, à en

mara

quer
choisi

valeur absolue,
cas

placent à sa droite et à sa gauche.
plus important, après

Quelque
le

qui se présente,

qu'on
la

modificateur à emplojer, c'est de bien préciser
assignera par rap|iort au signe principal.
11

place

qu'on
qu'il

lui

ne faut point
la

y ait jamais, au sujet de cette place, le moindre doute,

moindre! hésitation.
39o.

Aux

liuit

positions

relatives
:

qu'on vient d'énumérer, on

n'en saurait ajouter que
à

deux

celle

le

second élément

se place

du premier, celle où ce second élément se superpose au premier. Parmi les signes mathématiques, les exemples d'éléments occupant l'une ou l'autre de ces positions sont extrêmement rares. Comme élément placé dans un autre, on ne peut guère citer
V intérieur

que la minuscule qu'on écrit parfois, en souvenir peut-être de la numération grecque, entre les deux jambages de la majuscule H. Comme élément superposé, que la barre ou l'arc qui figure dans les
Né en
moil en

(')

1704,

1752.

l58
silènes néi^alifs

DEUXIÈME

l'AUTIE.

CMOIX.
la

de relation

^, >, <; que
simple que
la

barre

vei'licale
les

double
sigues

et

la

banc

liorizoïilale

nous présentent

abrégés $ et

£ du

dollar et de

livre sterling.
la

Ce

n'est qu'après

mûre

réflexion qu'on pourra, dans

création des signes nouveaux,

avoir recours aux éléments insérés ou superposés.

Assemblage des éléments.
deux éléments voisins doivent toujours absolument séparés. Il serait mauvais être absolument réunis ou qu'on put liésiler sur celte réunion ou séparation. En particuliei', il
396.
signe,

Dans un même

ne faut

point que

les

accents,

exposants, indices,

qui

doivent

toujours cire séparés des lettres ou chillVes rpTils afl'cctcnt, puissent

jamais leur paraître réunis.
397. Tout signe doit être séparé du signe qni
celui qui le précède.
le suit,

comme

de

On

devra donc en écrivant éviter tous ces

traits

légers qu'on

nomme

liaisons et qui lient, en eUet, les signes entre

eux.

A

fortiori, ne faudra-t-il jamais qu'un trait appartenant à un

signe traverse un autre signe; que des lignes trop serrées empiètent
les

unes sur

les

autres; que les lettres ou cliiflVcs placés en
la

numé-

rateur cou|)cnt

l)arre borizontale

de

lr;iction.

398.

Il

semble que

les

lettres très

pencbées, celles par exemple

de l'écriture dite anglaise, empiètent plus facilement que les autres sur les lettres voisines. 11 est certain qu'elles en paraissent moins
séparées. Voilà pourquoi nous pensons que, dans l'écriture mallié-

matique manuscrite,

il

faut

donner

la

préférence aux caractères

droits, ou i>res(jue droits.

Brièveté du signe.

399.
la

'J'ont

signe doit être bref, c'est-à-dire doit n'occuper, sur
l'écrit,

page où on

(pjunc place relati\cmeul

faible.
(pi

Une
faite.

science, suivant un

mot

célèbre, n'est
de.
\'

une langue bien

On

pourrait |)rcsqiie dire

WgèUrc

(pTelle n"c>l (pi'une

CHAPITRE

I.

NETTETÉ DU SIGNE.
la

iSq

écriture. C'est de

la

brièveté des signes qui

composent, que

cette

écriture tire ses principaux avantages.

manquer de brièveté pour deux raisons souvent réunies parce qu'il occuj)e une trop grande étendue; parce qu'il présente des éléments trop nombreux. Le premier soin à prendre pour obtenir la brièveté sera donc de ne donner aux signes, non plus qu'aux vides qui les séparent, qu'une étendue raisonnable. Le second, de réduire au minimum le nombre de leurs éléments.
signe peut
:

Un

400. Certaines lettres sont trop étendues
sont
la

tie

haut en bas

:

telles

plupart de celles qui
le

dépassent
à

le

corps de l'écriture.

D'autres
1

sont trop de droite

gauche

:

telle est la lettre

m

que
à

on

est

en quelque sorte obligé de comprimer dans

les

machines

écrire.

Pourquoi

les

minuscules

/,

y,

t

sont-elles

si

usitées

comme

exposants ou indices?
remplir ce
fpi'elles

A

cause de leur étroitesse. Pourquoi, pour

même

rôle, les
:

majuscules

le

sont-elles

si

peu? Parce

sont trop grandes

elles le paraissent surtout lorsqu'elles

atVectent des lettres minuscules.

Dans
qu'entre

les

calculs,

le

signe
il

x

de

la

multiplication occupe aussi

ne faut, pour ainsi dire, l'emjjlover une trop grande place; les facteurs numériques qui présentent des décimales en
:

tous les autres cas,

il

convient de

le

remplacer par un point, ou
le

même,
fait.

s'il

n'en résulte aucun inconvénient, de

siq^prlmer tout

à

40L
ments.

11

est toujours

avantageux de diminuer

le

nombre des

élé-

Il

faut le faire toutes les fois qu'on ne produit ainsi ni

ambi-

guïté, ni erreur.
N'est-il pas

On dit

d'ordinaire l'angle

POQ,

le

tétraèdre

ABCD.

beaucoup meilleur, s'il n'en résulte aucun inconvénient, de dire langle O, le tétraèdre T? Il faut réduire au minimum le nombre des lettres employées pour désigner les ligures. C est ce
fait

qu'on

toujours, lorsqu'on raisonne sur elles sans les tracer.
choisit
il

Quand on

un signe graphique quelconque parmi
si

les signes

déjà existants,

faut,

l'on peut s'exprimer ainsi, le réduire à sa

plus simple expression, en v suj)primant tous les éléments non indis-

pensables.
veau,
il

Quand on

crée de toutes pièces un signe graphique noufort petit

le faut

composer d'un

nombre de

traits, trois

ou

l6o

DEUXIEME PARTIE.
:

CHOIX.

quatre au plus
sigiiificatifs

c'est là

Je

nombre maximum des éléments non
les chiffres

que nous présentent

arabes et

les lettres

de

notre alphabet.

Signes compliqués.
402. Rien de plus contraire à la netteté du signe que sa compli-

cation.

11

la

faut éviter à tout prix. Cette complication, d'ailleurs,
:

peut provenir de deux causes différentes

de ce qu'on veut faire
le

dire trop de choses au signe; de ce qu'on introduit dans

signe un

ou plusieurs éléments
403.

inutiles.

Comme

nous l'avons déjà
l'est

dit (142),
il

il

est

mauvais

([ue les

exposants ou indices soient trop grands;
trop

l'est aussi qu'ils

soient

nombreux;

il

encore qu'ils soient aileclés à leur tour
il

d'exposants ou d'indices;

l'est

surtout qu'ils se présentent à nous

sous forme de poljnomes, d'expressions, de fonctions.

On

va pré-

sentement, dans cette mauvaise voie, jusqu'à, écrire, en exposants

ou en indices, des égalités véritables. D'ailleurs, on peut le dire, dans l'écriture actuelle des iMalhématiques, on abuse des égalités. Pour indiquer la valeur particulière de la fonction U de x qui correspond à la valeur particulière a de cette variable, on écrit \Jx-a- Ne suffirait-il point d'écrire U^? Pour
désigner
le

point du plan qui a pour coordonnées cartésiennes

ci

et

//,

certains auteurs, et

non pas des moindres, écrivent
le

Ne

suffirail-il

point de
et,

désigner par

la

=^ «, y b). notation (c/, b) qui est
i^x

=

beaucoup plus courte
404.

au moins, aussi claire?

Un

signe compliqué n'est point seulement pour nous un
uii

ensemble d'éléments trop nombreux. C'est
posé, mal ordonné, confus,

ensemble mal dis-

obscur. Pour dire qu'un signe n'est

point com|)liqué, nous eussions aimé dire qu'il est simple; mais,
d'après ce

qui précède,

cette épilhète eut été insuflisante.

Pour

nous, en tout cet Ouvrage, simple sera l'opposé de complexe, et

non pas
toujours

celui de

compliqué.
j)as

Comme

nous

le
:

verrons
la

j)lus

lard, la

complexité ne peut
l'être.

toujours être évitée

complication doit

405.

Quoi

qu'il

en

soit,

des considérations d'un autre ordre nous

CHAPITRE

I.

NETTETÉ DU SIGNE.

l6l

donneront bientôt de nouveaux moyens d'augmenter la brièveté du signe et d'en diminuer la complication. Mais c'est seulement dans notre troisième Partie, c|ue nous nous occuperons des jirocéilés à

employer pour

écrire,

d'une façon abrégée

ou condensée,

les

expressions à éléments trop nombreux.

Immuabilité du signe.
406. Quel que soit l'objet mathématique à représenter,
le

signe

mathématique, nous l'avons
le

dit plusieurs fois, doit être choisi avec

phis grand soin.

De

plus,

quand

le

choix est
il

fait,

il

faut c|u'on s'v

tienne.

Le signe ne immuable.
407.
11

doit jamais changer;

doit être invariable,

doit l'être absolument, dans sa forme, dans sa grandeur,

dans

sa

position, toutes les fois

que

les

circonstances restent les

mêmes; par conséquent, dans
ou manuscrit, dans tout
noir.
la

toute l'étendue d'un

Mémoire imprimé

le

cours d'une démonstration au tableau
à

La position du signe relativement

l'ensemble de l'écriture,
rapport au signe, ne doi-

position des éléments modificaleurs

|)ar

vent

même

point changer avec

les

circonstances. Les dimensions du
le

signe varient, au contraire, forcément, puisque, sur
elles
le

tableau noir,

le cahier ou pour ce qui est de la forme, il faut que deux représentations de grandeur différente du même signe soient toujours deux figures semblables et semblablement placées, c'est-à-dire deux

sont forcément supérieures à ce qu'elles sont sur

Livre. Mais,

figures liomotliéticiues.
Il

est évident

que

la

machine

à écrire, la typographie, la stéréo-

typie sont très favorables à l'immuabilité du signe, mais que l'écriture manuelle, à la plume, au crayon, à la craie, lui est fort contraire.

Lorsqu'elle est tracée vite et sans soin, l'écriture manuelle
elle

apporte au signe mille modifications diverses;
à lui faire

en arrive parfois

perdre toute individualité,
suit

à le

rendre méconnaissable.

408.
l'on

Il

évidemment de
le

ces différentes considérations que

ne saurait, dans

cours d'un calcul, remplacer des chiffres

égaux par des inégaux; des lettres majuscules par des minuscules; des caractères romains par des italiques. Si une certaine lettre de
A.
II

iGti

deuxième PABTIE.

CHOIX.
il

l'alphabet possède deux formes diflférentes,
choisir l'une et ne jamais
la

faut opter entre elles,

remplacer par Fautre, laquelle doit être
signe sans rapport avec
le

regardée dès lors

comme un

précédent.

inconvénients qu'il y aurait, dans déplacer, ajouter ou omettre un modifier, à nombres, des l'écriture même pour tous les éléments d'un de ou plusieurs chiffres. H en est

Nous avons

dit (19) les giaves

signe quelconque,

même

pour

les

menus éléments

dits

modifica-

teurs

:

il

n'en faut jamais modifier, déplacer, ajouter, ni omettre

aucun.
409.

Ouand on
il

a fait,

relativement à l'écriture, ime convention

quelconque,

faut Vohserv'er

scrupuleusement

,

et

se garder,
11

à

quelque moment

que ce soit, d'v contrevenir, de l'enfreindre.
de mettre, dans
le

ne

faudra jamais contrevenir, par exemple, aux conventions qu'on
pourrait avoir faites
:

groupe de

trois lettres qui

désigne un angle,
entre parenthèses
tion.

la lettre

du sommet au milieu; de prendre, pour
minuscides; de placer

initiales des notations sin, cos, tg, des lettres
la

variable qui suit une caractéristique de fonc-

Signes assimilables.

iiO.

On

n'emploie un signe avec

facilité

que quand on
le

le

possède

bien, que quand, au

moment du

besoin, on

retrouve immédialele signe,

ment
telle
le

et sans peine. Il est

donc nécessaire que

en tant que

signe, abstraction faite de l'objet qu'il représente, soit de nature

que nous puissions, sans trop d'efforts ni de temps, arriver à retenir très bien, à nous le rendre familier, à nous Vassimiler.

411. Le

moyen

le

plus simple pour obtenir des signes qui nous

soient assimilables, c'est de puiser dans les collections de signes que

nous possédons |>arfaitement, c'est-à-dire dans les alphabets (pii nous sont bien connus, dans celui surtout de notre langue maternelle et d'j prendre certaines lettres pour en constituer nos signes. C'est ainsi qu'avaient procédé les Grecs et les Romains pour se procurer des signes numériques, des chiffres. C'est ainsi c[u'on doit procéder, et (^u'on procède en effet depuis \ièto, pour représenter
;

les (piantités et les

nombres

indétermin(''s.
ci

Les lettres prises ainsi dans ral[)habcl

portées dans l'écriture

CHAPITRE

I.

NETTETÉ DU SIGNE.

l63

de l'Algèbre perdent évidemnienl leur ancienne signification pour en prendre une nouvelle; de caractères phonétiques qu'elles étaient,
elles

deviennent des caractères idéographiques. Toutefois,

elles

conservent leurs noms, et c'est

un grand avantage, car il est nécessaire pour qu'un signe puisse entrer dans un discours, dans un raisonnement, que ce signe ait un nom.

On

peut aussi,

comme nous avons
nombre de
source.
Il

conseillé de le faire (227)

pour

les caractéristiques

des fonctions, former un signe nouveau en liant
lettres, c'est-à-dire

entre elles un petit

d'éléments puisés

encore à
alphabets,

la
il

même

faut bien

l'avouer,

en dehors des

n'existe guère de collections de signes
utiliser.

que

les

Mathé-

matiques puissent
et déjà

On

pourrait citer
ils

la

collection des signes

spéciaux de l'Astronomie, mais

sont peu nombreux, compliqués
:

employés dans certains calculs

Bellavitis en a tiré

cepen-

dant son signe de l'équipollence.
412. Pour ce
à

c|ui est

des signes nouveaux formés de toutes pièces,
la

moins

qu'ils

ne soient de petites figures tirées de

géométrie

plane, ou de petites
retenir.

images

fort simples, ils sont très difficiles à

Toutes les personnes qui ont dû apprendre un alphabet complètement ignoré d'elles se rappellent ce que cette étude leur a
conté d'efforts.

On

peut

le

dire,

d'une manière générale,

il
il

faut
n'en

être très réservé

dans

la création des signes

nouveaux ;

faut imaginer qu'en cas de nécessité absolue.

CHAPITRE
PRÉCISION DL

II.

SIGXE.

Définition de la précision.

i-lS.
la

Plusieurs signes considérés ensemble, abslraclion faite de
qu'ils représentent, doivent
Il

iiaUire des objets

pour

être

bons
les

posséder certaines qualités.

f;nit

(juMs différent franciieuient
à

uns des autres; qu'ils corrrspondent chacun

chacun

à leurs

objets

respectifs; quils puissent être facilement rapportés à ces ol)jets.

C'est l'ensemble de ces qualités fpie je (lésigne par

le

n\oV précision.

Différence de deux signes.

ili.

Deux
:

signes différents ne doivent jamais risquer d'être con-

fondus

ils

doivent toujours présenter une différence nettf, tranla

chée. Cette différence est conslitulioniielle, lorsqu'elle tient à

forme

même

des signes; accidentelle, lorsqu'elle résidle des altéra-

lions produites par

une mauvaise écriture. Elle

est

simple ou mul:

tiple, suivant qu'elle

dépend d'un seul
les

détail

ou de plusieurs

la

différence entre

m

et n est simple, la différence entre a' et

A est
se

multiple

:

c'est
le

évidemment parmi

différences simples

que

rencontreront

plus souvent les différences insuffisantes, les diffé-

rences à éviter.

41o. Les caractères, soit imprimés, soit manuscrits, qui ne diflèrent pas assez se présentent fréquemment.
tians l'alpliabet lalin, les

Nous trouvons
minuscules
majuscules
les

ainsi

:

majuscules

E
to

et F, les et nr, les

c et e;

dans l'alphabet grec,

les

minuscules
les

O

et

0:
13

dans l'alphabet allemand,

minuscules

f et s;

majuscules

CHAPITRE
et

II.

PRÉCISIOX DU SIGNE.

l65
:

V;

M et W. Parmi
du nœud

les cliiftVes arabes, les signes

on peut confondre
le

i

et 7

;

3

et 5; 8, 3 et 6.

Parmi

astronomiques,

signe de

la
à

Vierge ressemble trop
celui

à celui

du Scorpion;

et le signe

du Lion

ascendant.

Ces ressemblances trop grandes se rencontrent plus souvent encore, lorsqu'on emploie simultanément plusieurs systèmes de
4-16.

caractères

:

lettres latines, lettres

grecques, chiftVes arabes, signes
:

astronomiques. Nous pouvons citer comme tels r, z et 2; h et a; et p. La lettre ^ et la lettre y sont presque identiques, celle-là p,
'j.

au signe de Neptune,
-417.

et celle-ci

au signe du Bélier.

Deux

caractères ayant des figures analogues, mais dont l'un
et l'autre

nous présente un conlour anguleux

un contour arrondi^
la

I

se distinguent

parfaitement
les

:

nul ne confond, à

lecture, les lettres

gothiques avec

romaines.

Au

contraire,

la

différence entre les

caractères droits et les caractères /je/ic/^e^ disparaît pour ainsi dire

dans l'écriture manuelle

:

aussi, sur la copie qu'il
lettre,

meur, l'auteur qui veut qu'une

un mot

soit

donne à l'impriimprimé en itaaux circons-

lique, fait-il bien de le souligner.

Une

diflerence,

due
à la

à V orientation, à la position,
si elle

tances, n'est suffisante que

est très nette.

11

est certain c|u'on

ne confond point
exposants avec

lecture les barres horizontales avec les verti-

cales; ni le chiffre 8 avec le signe 00; ni, lorsqu'ils sont bien placés,
les
les indices. Si le

signe moins et

la

barre de fracils

tion

ne se prennent jamais l'un pour l'autre, bien qu

soient
le

identiques et que leurs positions soient les mêmes, c'est que

prele

mier n'a jamais rien au-dessus
l'autre au-dessous.

ni

au-dessous de

lui,

tandis que

second se présente toujours entre deux expressions, l'une au-dessus,

Un

ex[)osaiit

qui

n'est pas

placé

assez

haut
lire

peut être pris pour un coefficient; au lieu de sin-j?, on peut
sin2.r
:

il

faut

donc que

les

menus

modificateurs, accents, expoil

sants, indices, soient parlaitement à leurs places;

faut aussi qu'ils

soient assez forts, assez marqués pour ne pouvoir passer inaperçus,

malgré leur petitesse; lorsque ces conditions sont remplies,
différences sont suffisantes, sont bonnes,

les

comme on

le

voit

sur

a

et

rt',

sur b el bt.

418. Les différences dues seulement aux dimensions relatives

l66

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.
le

ne sont pas, en généra], suffisantes. Elles ne
elles sont exagérées,

deviennent que

si

que

si

les

dimensions du plus grand signe sont
petit.
:

presque doubles de celles du plus
d'union du

Ce

n'est

que par une

pareille
le

exagération que l'on distingue bien
tiret;

en toute écriture,

trait

en tout alphabet,
les

les

grandes lettres des

|)etites;

dans ral|diabet

latin,

majuscules O, C, V, L des minuscules
à la disposition, à

correspondantes.

Une
I'o/yZ/'c

différence-

due au mode de groupement,

des éléments est suffisante dès (pi'elle est nette. Arrive-t-il
:

jamais que l'on confonde

en Arithmétique, 210 et Sai; 34,5
7-

et

3,45? en Algèbre? a

— h ei b — n\

et -, en

Géométrie,

ABet BA
CAB,

qui représentent deux segments égaux et de sens contraires;

ABC, BCA

qui désignent sans ambiguïté les trois angles du triangle des considérations

ABC?

C'est sur

tordre que notre admirable

système de numération écrite est principalement fondé.

Première règle fondamentale.
4-19. Que le même signe représente toujours le même objet. Que deux objets différents soient toujours représentés par deux

signes différents. Ce sont

deux énoncés équivalents, exprimant chacun notre première règle fondamentale. Celte règle évidemment est tout à fait stricte. On ne saurait

l'enfreindre sans rendre impossible tout raisonnement, tout calcul.

Pourrait-on suivre une démonstration géométrique où une
lettre se rapporterait tantôt à

même
un

un élément de

la figure,

tantôt à

autre? Pourrait-on effectuer un calcul d'Arithmétique, d'Algèbre,

d'Analyse pendant

le

cours duquel un chiffre, une lettre, un signe
Il

quelconque changerait de signification?
dans une

faut n'employer jamais,

même

question, un

même

signe, ni

deux signes identiques,

en leur altiibuant des significations dillérentes.

4'20.

Les infractions

à
la

la

présente règle sont

extrêmement
les

graves, car rimperfeclion
signes, c'est rambignïlé,

plus grande que puissent présenter

la

multiplicité de leurs significations. Les

fautes de ce genre sont tcUenicnt faciles à éviter,

que

l'on devrait,

CHAPITRE

II.

PRÉCISION DL SItiNE.

1

67

ce semble, n'en rencontrer jamais de telles.

cjtiemment dans

les

copies des élèves, et

On en rencontre frémême dans des Ouvrages

imprimés.

Dans

les

copies
/',

lettres «,/>,

des élèves, on rencontre souvent lune des employée pour représenter une longueur quelconcpie,

dans une question où cette

même

lettre

représente déjà
parabole, ou

le le

derni-

grandaxe d'une
d'un cercle.

ellipse,

ou

le

paramètre

dune

rayon

Dans des Ouvrages imprimés, je rencontre une foule d'exemples aussi fautifs. En une même question de Mécanique, e repiésente
tantôt Tespace parcouru, tantôt la base des logarithmes népériens;
i^,

tantôt

le

gramme,

tantôt l'accéléralion

due

à la

pesanteur; V,

tantôt
tielle,

uiie vitesse,

tantôt un angle; 1^,
t; ni,

tantôt une force tangen-

tantôt une force à l'instant
forces.

tantôt une masse, tantôt

le

nombre des

En une même
x-2j

cpieslion d'iVIgèbre,

un auteur
a]i[)elle les

considère une é(piation du quatrième degré en

x

et

en

quatre racines x, Xf,

^3, sans s'apercevoir qu'il

donne
le

à

x deux
la

significations difîérentes.
lettre

En une même
les

question de Géométrie,

P

parfois désigne un point, parfois remplace

mol projecthéorie des
l'arc

tion
les

; les lettres

x,

y

sont tantôt

coordonnées courantes, tantôt
fixe.

coordonnées d'un point particulier
les surfaces, 5

Dans

la

courbes tracées sur
la

représente tour à tour

de

courbe, et

la

dérivée partielle du second ordre de z. prise succes-

sivement par rapport k

x

ei h

y

:

un géomètre plus

attentif,

pour

éviter cette faute, a remplacé par 7 le premier de ces

deux

s.

421.

En

différents systèmes de grandeurs,

une

même

lettre, prise

comme
elles. Il

abréviation, peut représenter des unités sans analogie entre

n'en n'sulle aucun inconvénient, c[uand ces svstèmes ne sont

point employés en

même
se

temps; mais, lorsqu'ils viennent à
:

1

être,

une foule de fautes
minute;
toise;
).,

produisent

m

signifie tantôt mètre, tantôt
t,

s,

tantôt seconde, tantôt stère;

parfois tonne et parfois

tour à tour une latitude,

un microlitre, une longueur
i",

d'onde. Je ne parle pas des notations
sentent suivant
les

2",

3°,

..., qui repré-

cas des

numéros d'ordre ou des noinbies de
10""^,
11'"*^,

degrés; ni des abréviations
tantôt des

12"'^,

.

.

.,

qui représentent

numéros d'ordre

aussi, tantôt des parties alitpiotes de

l'unité. Lorstpie ces fâcheuses

rencontres viennent à se produire,

il

.

^

l68

DEUXIÈME PARTIE.
(aiit

CHOIX.

en

supprime, en modiliant
tant

supprimer ou, tout au moins, atténuer les suites. On les les abréviations, par exemple en leur ajoulettre

une seconde

convenablement choisie.
le

On

les atténue,

en

rédigeant de telle

sorte que

contexte indique toujours, à chaque

instant, la signification qu'il convient d'attribuer au signe.

Notation des dérivées.

•422.

D'après notre première règle fondamentale, l'accent employé

pour marquer les dérivées exclut ('), de toute question où il ligure, les accents employés à un autre usage quelconque. Nulle faute n'est plus commune que celles qu'on commet en ne tenant aucun compte de cette exclusion. Les exemples fourmillent.
423.

En une même question
dérivées de
j',
:;,

:

t'

est

une dérivée,
lettres

r'

n'en est pas

une; Q' désigne un point, F' une dérivée; M', un point encore, x'

y\
la

z' les

x^y,
mais

z] ces
a',
[j',

mêmes
"''

accentuées sont

les

dérivées de x,

sont les cosinus directeurs de

normale principale. Dans une question où figurent des dérivées
:

marquées par un accent z' n'est pas àe u] S et S' sont deux surfaces, to
)/ et u/

la

dérivée de

:;

;

a' est l'inverse

et w'

deux périodes;
ij..

V

et S',

de nouvelles valeurs de

V

et

de S, de \ et de

Bien plus, dans certaines théories des dérivées, où
sont toujours marquées par des accents, on trouve
:

les
z'

dérivées

pour une
valeur

valeur particulière de
l'accroissement;
s'

la

variable; // pour

une nouvelle valeur de
m' pour
la

pour un infiniment

petit;

absolue de l'exposant m. Dans la recherche du coefficient angulaire j^' d'une courbe au point M, on appelle M' le point de la courbe qui se rapproche de M, et dont l'ordonnée, dans une bonne notation, devrait s'appeler alors j^'. Pour démontrer que, si la dérivée j/' est constamment nulle entre a et Z>, la fonction y est constante, un
élève a pris devant moi, dans cet intervalle, deux valeurs de x, et
les a

nommées

x' ^

x"

424. Les géomètres déplorent, depuis longtemps, les mauvaises

(') PoiNCAUÉ,

Enseignement matliéniatique,

t. I,

p.

io6.

,

CHAPITRE

II.

PRÉCISION DU SIGNE.

169

notations employées pour les dérivées (236). Si u est une fonction

de
la

la

seule variable

.r,

l'expression -j- exprime

la

dérivée ordinaire,

véritable dérivée de u par rapport à
les

véritable rapport, dont
est

^; le rapport indiqué est un deux termes peuvent être séparés. Si u
-y- n'est plus

une fonction de x
dite
;

et

de y, l'expression

une dérivée

proprement
les

c'est

une dérivée
il

partielle; le rapport indifpié est
traité

toujours un vrai rapport, mais

ne doit pas être

comme

tel

:

deux termes n'en peuvent être séparés,

isolés.

Voilà donc un

même

signe -y- qui représente deux objets différents. Pour faire disla

paraître celte faute, on a imaginé de remplacer, dans

notation

des dérivées partielles, les

d

droits par des d ronds; écrivant
la

toujours

-r~

pour

la

dérivée ordinaire, on représente

dérivée par-

tieile

,

par

du uu — -• ôx
il

Cet emploi du d rond conslilue un perfectionnement réel;
assez récent;
il

est

a été universellement

adopté; mais

il

ne

suffit pas à

empêcher toutes les confusions possibles. Supposons, par exemple, que u désigne une fonction des variables indépendantes x e.1 y eX, d'une fonction z de ces variables, et cpie l'on demande la dérivée
partielle de

u par ra|)port à x.

En

appliqviant
à l'égalité

la

règle de dérivation

des fonctions composées, on arrive
du Ox du Ox

du dz Oz Ox

qui paraît absurde.

II

est clair

que

— y figure

avec deux significa-

tions différentes. Peut-être, pourrait-on indiquer par
à effectuer et par l'un des ^ dx drait alors
d

—u

le

calcul

devientermes du résultat? L'égalité "
du dx du àz àz dx

dx

Mais cette nouvelle manière d'écrire,
à

même

associée

l'emploi du d rond,
s'il

ne serait pas toujours suffisante.

comme On

ici

se

demande

est possible de créer, pour les dérivées, un système de

notations qui ne soit jamais en défaut.

170

DEUXIEME PARTIE.

Seconde règle fondamentale.
4-2o.

signe.

Que le même objet soit toujours représenté pcw le même Que deux signes différents représentent toujours deux

objets difjérents. Ces deux énoncés sont équivalents et expriment

chacun notre seconde règle fondamentale. Cette seconde règle correspond tout à fait
est la contre-partie et,

à la

première;

elle

en

pour

ainsi parler, le

pendant. Les fautes qu'on

peut faire contre
pas plus rares.

elle

sont tout aussi faciles à éviter. Elles n'en sont

La multiplication s'indique tantôt par le signe X, tantôt le simple rapprochement des facteurs; la division, tantôt par deux points superposés, tantôt par une barre
4î26.

par un point, tantôt par

horizontale; l'identité, tantôt par

le

signe
le

i^:,

tantôt par le signe

jï^,

tantôt par le signe de congruence;

logarithme népérien, tantôt
log.

par un
Il

L

majuscule, tantôt par

le

groupe

faudrait garder les

mêmes

notations pendant

tout le cours

d une

même

question, surtout (l'un

même

calcul.

par exemple, pour un angle unique, tantôt A, tantôt

Ne pas écrire, ABC. Ne pas

employer

à la fois

pour une

même

grandeur des unités différentes;

ne pas désigner, par exemple, dans un
tour
à

même

problème, l'angle droit

tour par

i'',

par -, par 90". Pour les notations
la

même

qui,

par leurs objets, se peuvent rencontrer en
traitées

plupart des questions
les

dans un Ouvrage, on ferait bien de
entier, de
les

conserver dans cet

Ouvrage tout

même

qu'on garde constamment, en Géo-

métrie descriptive,

mêmes

façons de ponctuer.

427.

Tl

serait bien à désirer

que tous
Ils le

les auteurs, soit

d'un

même

pays, soit de pays différents, employassent, pour les
les

mêmes
ils

objets,

mêmes
le

signes idéographiques.

font déjà pour les nombres,
chiffres
;

qu'ils écrivent tous à l'aide des

mêmes

mais

sont loin
à

de

fane pour tous

les objets,

expressions, fonctions qu'ils ont

représenter. La factoriellc n se désigne en France par n\\ en Alle-

magne, par

(/i);

en Angleterre, par

\'K

La fonction inverse de
les

sinjc se représente

chez nous par arcsinx, chez

Anglais par

CHAPITRE
sii>~'.:r.

II.

PRÉCISION DU SIGNE.
et

I71

Les nombres de Bernoiilli se désignent
la

même

se défi-

nissent d'une foule de façons différentes. Les géomètres n'ont pu

encore s'entendre pour représenter, tous de
fonctions elliptiques,

même

manière,

les

non plus que leurs périodes. Pourquoi n'adopteraient-ils |)as uniformément les notations sn?/, cn;^, dnii, dues à Jacobi et abrégées par Gudermann, en leur associant, en cas de
besoin,
les

notations de Weierstrass?

428. Les notations employées dans l'Algèbre de Viète, dans

la

Géométrie de
celles

iJescartes, et

même,

plus près de nous, dans Vlntro-

duciio in analysin In fini toi' nui d'Euler diffèrent beaucoup de

que nous employons présentement.
se

On

a

remplacé

les signes
la

anciens par les signes actuels dans plusieurs éditions récentes de

Géométrie de Descartes; on demandait
à

propose d'en

faire autant

dans une
(')

nouvelle édition des OEuvres de Viète;
(-)

le très

érudit

Terquem

qu'on effectuât aussi cette substitution en publiant
in analysin.

nouveau

V Inlroduclio

Ce changement de nota-

tions,

dans des Ouvrages anciens et célèbres, aurait sans doute ses

avantages; mais ne piésenterail-il pasaussi quelques inconvénients?

Ne

modilierait-il pas trop

l'aspect et

comme

le

caractère de

ces

Ouvrages? Ne risquerait-il point, pour peu que l'édileur manquât de soin ou de compétence, d'y introduire des contre-sens, ou même
de giaves erreurs?
Signes équivalents.
429.

Au

point de vue de

la

théorie générale des signes, notre

seconde règle fondamentale est aussi
première. Dans
les infractions
la

pratique, elle
faire

l'est

qu'on y peut

rigoureuse que la beaucoup moins, parce que ont des inconvénients beaucoup
stricte, aussi

moindres.

Il

est

bien évident que nos deux manières d'indiquer la
suites vraiment graves.

division, nos trois manières d'indiquer la multiplication peuvent
s'utiliser

concurremment sans entraîner de

430. Dans beaucoup de cas, d'ailleurs, des signes qui semblent

(') (-)

Né en

1782, mort en iSG'. Nouvelles Annales de Mathénialiques, in-S",

Pai'is, 1843, p. V'7-

172

DEUXIEAIE PARTIE.
ii

CHOIX.

enfreindre cette règle

v

contreviennent qu'en apparence. Suppoquestion, nous ajons à considérer simul-

sons que, dans une

même

tanément deux
3°, 4°7

suites linéaires d'objets;
et

respondre deux suites de numéros;
. •

que nous leur fassions corque nous écrivions 1°, 2",
et
I,

pour

les

numéros de

la

première suite,
dire,

II,

III,

IV,
4° et

.

pour ceux de la seconde. Peut-on IV soient deux signes représentant un
.
.

par exemple, que
objet?
Ils

même

repré-

sentent, en réalité,
Il

deux objets

différenls.
si

en est de

même

des expressions, des nolal'ions équivalentes,
|

fréquentes en Mathématiques. Les fractions
signes différents

et

^

sont-elles

deux

dun même

objet? Nullement; elles représentent

deux nombres, à la vérité égaux, mais différents par leurs définitions mêmes. Sont-ce deux signes différents représentant un même objet que 26"', 5 et 263'*'"? Non pas; ce sont deux signes différents de deux objets diflerents; les longueurs qu'ils désignent, bien
qu'égales dans
esprit.
la

réalité,

ne

sont point

identiques

pour notre

Gomme
:

nous lavons

dit plus haut,

on met à profit l'équiva-

lence des signes dans deux circonstances et pour deux fins difiérentes

dans

le

cas d'un seid objet,
le cas

pour en obtenir

le

signe

le

plus simple possible; dans

de plusieurs, pour leur altrd^uei'

des signes comparables entre eux.

4-31.

Quoi
le

qu'il

en

soit,

lorsque nos deux règles fondamentales
:

sont parfaitement observées
senté par

un

même

signe;

un

même objet est toujours reprémême signe représente toujours le

même

objet;

deux signes deux objets

différents;
différents.

deux objets différents sont toujours représentés |>ar deux signes différents représentent toujours
Les objets
(pie l'on

considère et
ils

les

signes

qui les représentent sont alors en

même nombre ;

se

correspon-

dent chacun à chacun;
inséparables.

ils

sont choses corrélatives, liées ensemble,

Initiales

mnémoniques.
que
les

432.
retenir.

Il
Il

faut,

avons-nous

dit,

signes soient faciles à

faut de

plus qu'ils soient faciles à rapporter à leurs
arrive à les rendre tels, en se servant
les

objets respectifs.

On

dun

procédé mnémonicpie simple, imaginé par

premiers algébristes,

CHAPITRE H.
et

PRECISION DU SIGNE.
le

Ij3

qui consiste à établir un lien, non pas entre
le

signe et l'objet

Ini-mènie, mais entre

signe et

le

nom

de

la

coiiluine,

si

ancienne

et si générale,

de l'objet. Je veux parler de choisir, pour repré-

senter un objet, une ou plusieurs des premières lettres de son

nom.

433. Si l'on parfait,
xviii* siècle ('),
les

dit

un auteur du commencement
sols,
s.

de pistoles, d'écus, de

écus

e, les

pistoles p, les sols

du on pourrait appeler C'est ainsi que nous agissons

constamment.
N'appelons-nous pas

d

la

raison des progressions par différences;

q, celle des progressions par quotients; et,

dans

les

deux
la

cas,

n

le

nombre

total

des termes,

s
:

leur

somme, p

leur produit?
Soleil,
e, la

Nous

désila

en Astronomie, le gnons presque toujours Terre par S, L, T; en Mécanique, l'espace par
travail
le

Lune,

force par y, le

G; en Physique, le poids, D; dans les équations de dimensions, la longueur par L, la masse par M, le temps par T. Dans les figures de la Géométrie élémentaire, on met C au centre des cei'cles ou des sphères; S au sommet des pvramides et des
par T.
la
le

centre de gravité par

volume,

densité par P, V,

cônes; P au pied d une j^erpendiculaire

;

T

sur une tangente;

N

sur

une normale. Dans
hauteur par H; une
droite (D),

les

formules, on désigne une base par B; une

aire

par A; un volume par sphère (2),
le

V'^

;

un ravon par

I\.

Lorsqu'on raisonne sur des figures non tracées, on
la

dit le plan (P),

la

courbe (G),

la

la

surface (S).

Pourquoi,

en Géométrie analytique,

point

qui décrit une
est l'initiale

courbe

se

nomme-t-il toujours
la

M?

Parce que

M

de

mobile. Pourquoi

variable dont dépendent, à chaque instant, ses
t'7

coordonnées se nomme-t-elle toujours
tical? Parce

Parce que
la lettre

t

est l'initiale

de temps. Pourquoi place-t-on toujours

z sur l'axe verle

que

la

direction positive de cet axe indique

zénith.

434.

Il

va sans dire, d'ailleurs, qu'une initiale déjà employée

pour rappeler un mot ne peut plus l'être, dans la même question, l'initiale N du mot nord exclut ainsi pour en rappeler un autre
:

celle flu iwoi

nadir.

11

va sans dire aussi qu'il faut toujours craindre
lettres,

de

faire naître,

par un mauvais choix de

une fausse ana-

('

)

Le W. P. Bernard, Éléments de Mathématiques,

in-12,

Paris, 171Ô, p. 347.

174

DEUXIÈME PAUTIE.

CHOIX.
:

logie et,

par conséquent, une confusion, une erreur

on aurait

tort d'appeler

M un
s

point^t^re, ou

F un

point mobile; de

nommera
indicpier

et b les

deux bases d'un trapèze, car a ne semble point en
l'erreur absolue et a l'erreur relative d'un a rappelant d'elle-même le
la

une; d'appeler
approché,

nombre

lettre

mot absolue; on
le

aurait tort aussi,
tpier,

comme

plusieurs professeurs l'ont déjà fait remar-

de représenter par

m

une fonction de

x

dont on cheiclie

maximum
'iSo.

ou

le

mini?num.
les

Leibniz insiste beaucoup, dans l'une de ses lettres, sur

avantages qu'offre l'emploi des indices.

Ces avantages résultent

surtout de ce que les indices jouent très souvent, dans les notations, le rôle
ffo,

d'éléments mnémoniques. C'est ce qui arrive pour

r/,,

«3, •••:

les

indices sont des

qui désignent l'espace parcouru et
et V/i, qui

la

numéros d'ordie; pour e^, Vti vitesse à l'instant t] pour y^
et l'accélération
le

désignent l'accélération tangentielle
T,-,

nortra-

male; pour T,„, T„,
jections d'une aire

qui représentent le travail moteur,

vail utile et le travail résistant;

pour

A.r, A,-,

A^, qui sont

les

pro;

A

de l'espace sur

les trois

plans des coordonnées
trois

pour (Cx), (Cv), (C;), qui sont pareillement, sur ces plans, les projections de la courbe (C).

mêmes

il36.

Au

lieu d'écrire linitiale
les

seulement du

nom

de lobjet. on
:

en écrit parfois
qu'on
seillé
fait

deux, trois ou quatre premières lettres
écrit log, sin, tg; c'est ce

c'est ce

quand on

que nous avons con-

de faire toujours pour représenter les caractéristiques des

fonctions déterminées particulières.

Lorsque

le

nom

de l'objet se compose de deux parties,
:

d'en prendre les deux initiales

nous avons opéré
les

ainsi

il est bon pour indi-

quer en abrégé, dans
niulli|)les

le

système métrique,

multiples et sous-

de l'unité principale, en écrivant, par exemple, dm, cm,

mm
cube.

opéré de

pour décimètre, cenlimètre, millimètre; nous avons encore même, en écrivant mq pour mètre carré et me pour mètre
désigne souvent
le

On

centre de gravité par cdg et le système

chacune de ces abréviations se compose de trois lettres. Quand on écrit pgcd pour plus grand commun diviseur et ppcm pour plus petit conumin rnullipic, on
des nouvelles mesures par
:

C.G.S

CHAPITRE U.

PRECrSION DU SIGNE.
le

lyj

emploie

les

quatre initiales des quatre parties composant
il

nom

de

Tobjel; mais

y a

surabondance de
le

lettres.
les

11

est bien clair qu'il
ei

eùl suffi de rappeler, dans

premier cas,

deux mots grand
et

diinseur ; dans

le

second,

les

deux mots petit
les

multiple

:

c'est ce

que rappellent piécisément, lorsqu'on
leur
taille et

considère

à la lois

dans

dans leur nature,

les

deux

lettres

grecques A
o

et u. 11

est évident, au [)oint de

vue mnémoni(|ue, que

ne vaudrait

rien.

CHAPITRE m.
RAPPEL DES PUOPRIÉTÉS DE l'oBJET.

Nécessité de ce rappel.

437. Les procédés

mnémoniques

i\ue

nous venons d'indiquer
ne nous rapel, le

(432) nous permettent,

comme nous

l'avons dit, de rapporter faciils

lement

les signes à leurs objets

respectifs, mais
leurs

pellent ces objets

que par l'intermédiaire de

noms:

plus
il

souvent,

ils

ne nous disent rien louc\\anl\eiirs propriétés. Or,
les

est

bien évident que l'emploi qu'on fera des signes, cpie les laisonne-

nements auxquels on
ces propriétés

soumettra dépendront précisément de

mêmes. Nous devrons donc en avoir constamment
avantages des bons signes, l'un des j)riucipau\

(pielques-unes, au moins, présen'tes à l'esprit.

Parmi

les divers

mémoire, de lui venir en aide. Il faudra donc que tout signe, pour être bon, nous rappelle, d'une façon et dans une mesure convenables, les propriétés de son objet.
est de soulager notre

Rappel

direct.

438. Certains signes ne nous rappellent point leurs objets par
l'intermédiaire des
ils

noms;

ils

nous montrent ces objets eux-mêmes;
ainsi, suivant l'expression

en sont de petites images, appartenant
la

consacrée, à

pictog rapine, c'est-à-dire au n»ode de représenta-

lion qui se trouve à l'origine de toutes les écritures. Tels sont les
petits signes, cités plus liant (381, 412),

employés pour représenter

un angle, deux perpendiculaires, deux parallèles, un cercle, un
triangle,

un carré,

etc., etc.

439.

Il

existe d'autres signes, qui ne sont pas des images, qui

CHAPITRE

III.

RAPPEL DES PROPRIETES DE L OBJET.

I77

n'en peuvent pas être, et qui cependant rappellent lewr signification par leur /o/-me. Tels sont les premiers chiffres chinois

,

=,

^,

et les

premiers chiffres romains
les

I,

II, III.

Tels étaient aussi,

dans leur tracé primitif,
taient,
paraît-il,
trois,
. . .

neuf chiffres arabes, puisqu'ils consis-

en lignes brisées présentant respectivement nn,
angles ou côtés.

deux,

Les signes d'inégalité >>, -< indiquent d'eux-mêmes qu'on passe
d'une quantité plus grande
à

nne plus

petite, et

réciproquement.

Les signes de

l'égalité

=,

de l'identité

^, de

l'équipollence =i,

expriment évidemment qne
tité

égale. Et,

nne quanpour parler des signes de coordination, une barre
l'on passe d'une quantité à

verticale ne marque-t-elle pas, naturellement, la séparation;

une

parenthèse,
lade, la

le

groupement des éléments
une direction

c[u'elle

enserre; une acco-

correspondance entre un objet
;

et

un groupe d'olqets; une

flèche droite,

une flèche courbe, un sens de rotation?

440. Certains éléments modificateurs rappellent aussi, par leur
J'ormc^
la

signification des groupes où

ils

figurent.

Grâce

à

Taccent

circonflexe,

on
les

sait

que

AOB
l'arc

est
sait

un angle; grâce au

trait

courbe
repré-

ou droit qui

surmonte, on

que

les signes

AB

et

AB

sentent respectivement
arc
:

qui va de

A

en

B

et la

corde de cet

la

simple noiation

AB

ne serait point suffisante.

Cet emploi du niodificateur-iniage est donc excellent. Malheureusement, il ne peut guère s'étendre. Supposons que l'on veuille,
en y ayant recours, distinguer, dans un cercle, le triangle rectiligne AOB du secteur AOB qui lui correspond; il faudrait marquer,
au-dessus du grou|)e

AOB,
petit

dans

le

premier
:

cas,

un petit triangle;
assez

dans

le

second,

un

secteur

ce

serait

complicpié.
ce qui

(Quelques auteurs représentent le triangle par

AOB,

me

semide mauvais,
tion

et le secteur par

AOMB,
0,AB

ce qui exige

une explica-

pour

la lettre

M. Je proposerai

pour

le triangle, et

0,AB

jiour le secteur.

Signe d'un objet simple.
441. J'appelle objet simple, signe simple,
tout objet et tout

signe qui ne nous offre point différentes parties, séparées les unes
A.
12

178

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

des autres. J'appelle, en parliciilier, signe graphique simple ton
signe graphique formé
cité
d'

un seul

trait.

Il

est évident

que

la

simpli-

de l'objet doit être rappelée par

la

simplicité du signe.

Tout

objet simple, ou regardé
sigue simple.

comme

tel,

doit être représenté par un

442. Les signes de relation devraient être formés chacun d'un
seul trait.
Il

en est aiusi des signes >> et «<

;

mais

les signes

=,

:^,

=
1'/

,

ont

le tort

de comprendre chacun deux ou trois

traits séparés.

Les
et

lettres
le

de l'alphabet latin sont des signes simples car, sauf
sont toutes formées d'un trait unique
èti'e
:

y, elles

chacune

d'elles pourra donc

choisie pour le signe d'un objet simple.
il

Parmi
choisir

les
:

majuscules grecques,
et

en est deux qu'on ne j)ouriait
la

ce sont les lettres

S

qui se composent,

première de

deux,

la

seconde de

trois

éléments séparés.

Les signes du zodiaque devraient tous aussi être simples; il en l'écreest quatre qui se composent chacun de deux parties séparées
:

visse, la balance, le verseau et les poissons.

443. La caractéristique d'une fonction est un objet sinq)le
signe
seillé

;

son

doit

donc

être

simple.

Voilà pourquoi nous avons con-

lier ensemble toutes les lettres mnémoniques dont composons. Le centre de gravité, le plus grar)d commun diviseur, le plus petit commun multiple, malgré la complexité de

(227) de

nous

le

leurs

représente

noms, sont des objets simples; il faudrait donc, quand on les jiar cdg, pgcd, ppcm, lier entre elles les trois ou quatre lettres dont ces groupes sont composés; il faudrait remplacer chacun
])ar

d'eux

un véritable monogramme.

Signe d'un objet complexe.
444. Tout objet comprenant plusieurs parties distinctes est pour nous un objet complexe. Tout signe comprenanl /?/«.s7Vw/\s parties séparées est de même un signe complexe. Il faut évidemment que
tout objet com[)lexe, ou regardé

comme

tel, soil

représenté par un

signe complexe.
iio.

Le produit, seulement indiqué, de deux ou plusieurs fac-

.

ClUl-ITRE

III.

UAPI'KL DES l'ROPRIETKS DK LOBJKT.
il

17g

leurs, est
lier

un objet complexe:

ne faut donc point, dans

l'écriture,

entre elles les lettres qui représentent ces facteurs.

Un nombre,

écrit en clntlres, est aussi

un objet complexe;

ses chiffres doivent

D'une manière générale. lorsqu'on écrit une expression, une équation, une relation mathématique quelconque, les signes simples qu'on y emploie ne
donc être séparés
les

uns des autres.

doivent jamais être
i46. L'objet

liés

entre eux.
par consécpient, son signe peuvent,
triples,

complexe

et.

d'après

le

nombre
.

de leurs éléments, être dits doubles,
Il

quadruples, ....
druple,
.

est clair que,
1

si

l'objet est double, triple,

qua-

.,

son signe doit

être aussi.

En

d autres termes,

il

faut

que

le

nombre des éléments du signe

soit le

même

cjue celui des

éléments de l'objet. C'est justement ce qui
ture matliématique,
les

a lieu,

dans notre écri-

pour les produits de facteurs littéraux; pour nombres écrits en cliiffres etc., etc. Le terme général d'une table à double entrée sera donc représenté
;

par un signe double,
entrée, par
les

(/?,

un signe
à

triple (/>, q. ;), .... Il en sera de
trois, quatre,
. .
.

q) par exemple; celui d une table à triple même pour
indices.

variantes

deux,

Rien de plus

pouvons
dices,

citer
rt'',

commun que l'emploi des signes multiples. Nous comme tels les lettres accentuées ou affectées d'in:

«',

...,

6,,

b-i.

...;

les

notations usuelles dx.,

...,

Xr.

...

des différentielles et des difYérences; celles des fonctions
...; etc., etc.

f{x),f[x,y),

Structure

.

ï^l en

.

Non seulement
à

les

éléments du signe complexe doivent être
l'objet,

même nombre que
positions relatives.

ceux de
ils

mais

ils

leur doivent corresles j^ropriétés et

pondre chacun
les

chacun;

en doivent rappeler

Pour employer un mot qui
Chimie,
le

se

comprendra de

lui-même, nous dirons que,

dans l'écriture des Mathématiques

comme

dans celle de

la

signe doit avoir la

même

struc-

ture que son objet
i48. Lorsqu'on se sert de

la

numération décimale, tout nombre

l8o

DEUXIEME PARTIE.

CHOIX.

est

n'en contient plus de neuf.
rité,

décomposé en groupes d'unités des divers ordres, dont aucun On y considère même, pour la régulades groupes
fictifs

qui n'en contiennent aucune.
fictifs,

A

ces diffé-

rents groupes, soit réels, soit

correspondent évidemment,

chacun à chacun, les correspondent dans le
ture.

différents chiffres

du nombre

écrit;

ils

leur

même

ordre

:

objet et signe ont

même

struc-

419.

L'écart entre deux éléments du signe doit rappeler, par sa
sa petitesse, l'écart existant

grandeur ou

entre

les

éléments corres-

pondants de

l'objet.

Voilà pourquoi nous avons
:

recommandé (154)

de rapprocher beaucoup l'un de l'autre
le coefficient de
la

dans un
dans
le

monôme

tel

que oa,

lettre qui

le

suit;

produit ab de deux
les

facteurs littéraux, ces

deux facteuis eux-mêmes; dans
de
la

notations

sin.r, log.r, la caracléristicpie

variable.

-4oO.

Comme

nous

le

verrons dans notre troisième Partie, c'est

surtout dans l'écriture des expressions algébriques, des équations,

des relations de tout genre, qu'il faudra se préoccuper des questions

de structure. Lorsque

la

struct^ire

du signe est parfaite, on en

comprend, on en pénètre immédiatement la composition; l'écriture mathématique devient infiniment claire et. pour ainsi parler, limpide, transparente.

Symétrie

et dis symétrie.

AdI. La notion de structure suppose complexes
signe, ^lais
il

et l'objet et le
et

en est deux autres,

cpiil

importe de rappeler,

qui

non seulement aux signes et objets complexes, mais encore aux signes et objets simples. Ce sont les notions âc symrfrie
se rapportent,
et

de dissymétrie.
452.

La

tion, soit
le

symétrie ou dissymétrie qui existe, soit dans une reladans une opération, doit toujours être rappelée par
relations est rappelée,

signe.

La svmélrie des

comme

il

convient, par

les signes d'égalité, d'identité,

d <''qui[)ollence, qui sont tous svmé-

Iriques de droite à gauche. La dissymétrie est rappelée de

même

CHAPITRi:

m.

RAPPEL

DIîS

PROPRIETES DE L OBJET.

t8l

par les signes >>
galité.

et -<, c'est-à-diie

par

les

signes simples d'iné-

nous l'avons fait lemaïqiier déjà, la somme elle [n-odiiit de deux nombres dépendent symétriquement de ces nombres. Le signe de l'addition et celui de la multiplication doivent donc préc'est ce qui senter, à droite et à gauclie, des parties symétriques

Comme

:

a lieu

:

pour

le

signe

-+-

;

pour

le

signe
la

x.

et

pour

le
le

point qui
signe

parfois le remplace.

Le signe

de

soustraction et

——
'-

de l'exponentation, qui sont symétriques, devraient ne pas l'être, puisque leurs opérations ne le sont pas. Quant à la division de a
par b, qui est une opération dissymétrique, elle s'indique tantôt

par j, tantôt par a

:

6, et

il

est évident

que

la

seconde de ces nota-

tions a le tort d'être symétrique.

453. Ce que nous venons de dire touchant
tions symétriques

les

opérations et rela-

ou dissymétriques s'étend,

d'ailleurs, à tous les
:

objets et à tous les signes. C'est une règle générale

tout objet

symétrique doit être représenté par un si^ne symétrique; tout Cette règle objet dissymétrique, par un signe dissymétrique.

générale,

comme

celle

de

la

structure, trouvera surtout son appli-

cation dans notre troisième Partie. jiGur l'écriture des expressions,

équations, relations.

Objet regardé

comme

simple,

comme complexe.

Ad^.

On

a

pu

le

remarquer

:

nous avons parlé précédemment

plexe, ou regardé

regardé comme simple (4-41); d'objet comcomme complexe. Nous pouvons, en effel, regarder un même objet tantôt comme simple, tantôt comme comà'objet simple, ou
plexe, suixant les circonstances où nous l'envisageons.

^oo.
est

nombre considéré comme une collection un ensemble homogène, analogue à un tas de
\]\\

d'unités simples
sable; c'est

un

objet simple. Si nous
divers ordres, c'est
cas, le

le supposons formé de groupes d'unités des un objet complexe. Nous disons, dans le premier nombre n\ dans le second, par exemple, le nombre 3^25.

iSa

DEUKIÈMK PARTIE.

CHOIX.

Si

un seul angle

a

son

Si plusieurs angles ont leur

sommet en A, on pourra l'appeler l'angle A. sommet en ce même point, et qu'on n<^
cliiflre

puisse mettre de lettre ou de

en leur intérieur, on désignera

chacun d'eux par un groupe de

trois lettres,

A occupera

la

place

du milieu. L'angle, qui
le sera

était

désigné d'abord par un signe simple,
triple.

maintenant par un signe

Considérons un segment de droite. Si nous ne nous occupons

que de sa longueur, nous Si nous voulons indi(juer
les

le

désignons par

/

:

c'est
le

les
et

deux points qui

un signe simple. comprennent, nous

désignons par

A

et

B

nous représentons

le

segment par

AB

:

c'est

un signe

doul)le. Si

nous donnons un sens

à ce

segment, nous
horizontri|)le.

pouvons, pour l'indiquer, placer au-dessus de
tale,

AB une llèclie
c'est

ayant sa poinle
il

à

droite ou à gauche

:

un signe
lettres;

Mais

est alors infiniment plus

commode

de ne marquer aucune

flèche, et d'indiquer le sens par l'ordre des

deux

de représeg-

senter par

AB

le

segment

pris de

A

en B, et par
les

BA

le

même
la

ment
la

])ris

en sens contraire. D'après
lettres

conventions consacrées,

première des deux

désigne l'origine du segment;

seconde

en désigne l'extrémité.
selon nous, une idée de génie lorsqu'il a imale

456. Chasles

a eu,

giné d'indiquer ainsi

sens d'un segment par Tordre des lettres.
à elle,

Celte notation a les plus grands avantages. C'est giâce

quand
la

on considère
identité

les

points A, B, C, D, ..., L, prisa volonté sur une

droite, (pie l'on peut écrire,

pour

ainsi dire

mécaniquement,

belle

AB
Il

-^

BG

+ CD

-T-

.

.

.

-^

LA

=

o.

est, d'ailleurs,

évident que l'on peut étendre celle considéra-

tion de l'ordre des lettres à la notation des angles, et écrire
et
le

AOB

BOA

pour un

même

angle,

|)ris

d'al)ord en un sens, ensuite dans

sens opposé.

4o7.

Les signes multi|>les, en j)articulier
la

les

signes doubles, sont
le
.,

souvent, pour

désignalion des objets, plus av;uitai;cux <|ue ne
^, ..

sont les signes simples. Sup|)osons j)lusicurs varial)les .i',y,
à

chacune desquelles on donne un accroissement.

On

peut désigner
/.-,

ces accroissements respectifs par les signes simples h,

/,

...,

ou

CHAPITRE

III.

RAPPEL DES PROPRIÉTÉS DE l'OBJET.
A)',
A:;,

i83

par les signes doubles Ax,

....

Ces derniers expiinienl
se
le

d'eux-mêmes
rap|)ortenl;

à

quelles variables les

différents accroissements
les fois

c'est

une propriété précieuse, toutes

que

variables n'est pas très petit. Dans cet exemple, la supéelle provient de ce qu il y du signe double est évidente possède une vertu inncinoiiique supérieure.

nombre des
riorité

:

Rappels nécessaires.
4o8.
n'est pas nécessaire
il

Il

que

le

signe d'un objet en rappelle

toutes les propriétés; mais

est indispensable (|u'il rappelle toutes

celles d'entre elles qui interviennent

dans

la

question

à

étudier.

En

d'autres termes, le signe devra rappeler toutes celles des propriétés

de l'objet qui nous pourront être utiles.

•4o9.

En

tel

tliéorème de Géométrie se rencontrent à
et des

la

fois

des
la

éléments mobiles

éléments
à

fixes.

Toute

la

difficulté

de

démonstration consiste souvent
uns, quels sont les autres.
11

se bien rappeler quels sont les
le

faudra donc que
la fixité.

signe de chaque

élément en rappelle
par

la

mobilité ou
et

On
fixe;

représentera ainsi

M

et

A

une droite mobile
Il

une droite

pôles i^especlifs.

faudra éviter

a leurs tout ce qui pourrait amener des
par
i7i

et

confusions; et se garder, par-dessus tout, des notations
raient

cjiii

pour-

donner des idées fausses.

Si plusieurs

nombres sont

écrits

en chiffres dans des svstèmes de
la

numération différents, on devra, pour chacun d'eux, indiquer
base du système.
ainsi

On

la

mettra, par exemple, en indice
le

:

32548 sera

un nombre

écrit

dans

système octaval.

On
signes

+ et — pour l'indication des deux sens d'une même direction,
même
rotation. C'est grâce à

connaît tous

les

avantages que l'on retire de l'emploi des

d'une

eux que

les

formules, celle par

exemple du mouvement uniforme, deviennent précises et tout à fait La confiance que nous avons dans la généralité (pi'ils apportent nous conduit même à n'établir ces formules que dans un seul cas, nous dispensant ainsi des longues énuméralions et disgénérales.

cussions.
signes

On
et

distingue ces deux sens, que l'on caractérise

|)ar les

+

,

dans

les

longueurs,

les

temps,

les angles,

les rola-

l84

DEUXIÈME PARTIE.
les

CHOIX.

tions, les aires,

volumes.

l'objet susceptible de
lui est attribué.

11 faut absolument que le signe de deux sens nous rappelle celui de ces sens qui

Nous avons vu comment on
sens d'un segment.
direction et
le
Il

rappelait l'origine, l'extrémité et
la

le

faudra rappeler pareillement

grandeur,

la

sens, dans les forces, les vitesses, les accélérations;
les vecteurs et quantités dirigées.

en un mot dans tous
460.

Il

faut,

d'ailleurs,
le

lorsqu'on choisit un signe,

le

définir

toujours avec

plus grand soin,
la

c'est-à-dire en faire connaître

toujours, avec le plus grand soin,

signification et V étendue. La
Jl

signification devra être précise; l'étendue, nettement délimitée.

faudra indiquer

:

si

telle lettre

représente une quantité prise en

valeur absolue, ou prise avec l'un des signes

+ ou —

;

si telle

autre

représente une imaginaire complète, ou seulement son module, ou

seulement sa partie
ambiguïté; mais

réelle.

On

ne dira pas n nombres entiers, conA",

séculils, croissants à partir de
/i

ce qui présenterait

une certaine
la

nombres
il

entiers, consécutifs, croissants, dont le
(c/,

premier est

/,-.

Si l'on représente par

b) l'intervalle où

variable

est assujettie à

demeurer,

faudra dire

si

cette variable peut prendre

l'une des valeurs limites, ou loul'es les deux, ou ne peut prendre

m
les

l'une ni Tautre.

Les adverbes inclusivement, exclusivement,
précision.

signes doubles 5,^, employés en pareil cas, ont toujours pour clfet

d'augmenter

la clarté et la

Parmi

les

nombreux mérites

qui appartiennent à Cauchj, on doit placer en première ligne celui
d'avoir soutenu

constamment

la

nécessité de rendre les signes très
et la

précis, d'en définir bien

exactement V étendue

signification.

Rappels superflus.
•i6L Le signe, avons-nous dit (437), doit rappeler tout ce

cpi'il

nous

est utile
il

de savoir de

la

nature et des propriétés de son objet.
//

Par contre,

ne doit rien nous rappeler dinutiU;. En deux mots,
le

faut que

le

signe dise

nécessaire, taise

le

superflu.

462. Est-il nécessaire, dans un j)roblrme ortiinaire de Mécanique,

de marquer, par un modificateur quelconque, qu'on prend

pour

CHAPITRE

m.

RAPPEL DES PROPRIETES DE L OBJET.

l85
il

unité de temps

Ja

seconde sexagésimale?

A mon

sens,

ne faut

même

pas que l'énoncé contienne ce mot.

Vy écrire constamment? Ne vaut-il pas mieux, comme on le fait souvent, le remplacer dès le commencement par une lettre unique, s par exemple, sauf remplacera son tour, tout à la fin, cette lettre uni([ue parle
Si le double signe zh figure dans
calcul, faut-il
;"i

un

double signe?
Si,

dans

le

cours d'un calcul, pendant un certain temps, on n'a

numérique d'un nombre, n'a-t-on pas raison, au lieu de l'écrire constamment en chiffres, de le représenter, pendant tout ce temps, par une simple lettre? Si une expression, tant soit peu compliquée, ne subit aucune
nul besoin de considérer la valeur

modification dans une ou

|)lusieurs

des phases successives d'un

calcul algébrique, pourquoi l'y reproduire
ÎS'est-il

constamment

telle

quelle?

pas plus avantageux, au lieu de

l'y

écrire in extenso^ de l'y

remplacer, pendant tout ce temps encore, par une lettre unique?
4-63.

Les signes doubles

et,
.

plus généralement, les signes
.

com-

plexes, triples, quadruples,

.

nous présentent cet avantage qu'on

v peut substituer un élément à un autre de façon à rappeler, par les changements du signe, les modifications qui se sont produites dans l'objet. La fonction f{x) prend ainsi les valeurs /{((), f{f^)i f{c) quand on v substitue successivement a, b^ c la place de x. Si l'on
à.

fait

ces substitutions,
si

il

est nécessaire de représenter la foiKUion

Y)Avf(x);
C'est donc

on n'en

fait

aucune,

il

suffit

de

la

représenter par/.

ici la

considération de l'usage qu'on en fera qui devra

le choix du signe. Pour démontrer que deux équations à une inconnue sont équivalentes, on établit que toute racine de l'une est racine de l'autre, on devra donc écrire et réciproquement; on fait des substitutions

déterminer

:

ces équations sous les formes

Pour démontrer que deux équations à deux variables sont équivalentes, on établit de môme que toute solution de la première est on devra donc écrire solution de la seconde, et réciproquement
:

ces équations sous les formes

f{x,y)

= o,

g{x,y)

=

o.

(86

DEUXIÈME PARTIE.
si

CHOIX. à eftectuer,
il

Mais,
tile

l'on n'avait

aucune substitution

serait inu-

d'eniplover ces notations complexes; on réduirait, dans cliaque

cas, les

premiers membres de ces équations aux simples
est toujours

lettresy*,

4».

464.

11

mauvais d embarrasser, de compliquer de choses.
jNe lui faire dire

signe, en lui faisant exprimer trop
le strict,

que

nécessaire, c'est

le

moyen de
la

l'abréger, de le simplifier,

d'augmenter, par conséquent,

brièveté, la netteté, la clarté des

raisonnements
souvent, dans

et
la

des

écritures.

En Arithmétique, on
les

raisonne

démonstration des théorèmes, sur des nombres
malgré
apparences,
les

particuliers écrits en chiflVes;

démons-

trations n'y perdent rien de leur généralité; mais

combien, par ces
diffi-

valeurs numériques remplaçant les lettres qu'on pourrait employer,

ne deviennent-elles pas plus lourdes, plus complicpiées, plus
ciles
à

suivre!

On
de

connaît,
la

au contraire, tous

les

avantages que

retire l'Algèbre
lettrcîs;

représentation des nombres par de simples
la

tous ceux (|ue retire
(
'

Géométrie analytique de l'emploi,

imaginé par Pliicker

),

des éf|untions non développées.

(')

Né en

iSoi,

mort on

1S68.

CHAPITRE

IV.

RAPPEL DES RAPPOKTS ENTRE LES OBJETS.

GénéraKtés.

-i6o.

Considéré en lui-même, isolément, loul objet nous présente
cet objet doit

un certain nombre de propriétés. Le signe de
utiles

nous

rappeler toutes celles de ces propriétés qui peuvent nous èlre

dans notre étude on recherche.
le

C

est ce

que nous avons

expliqué en détail dans

Chapitre précédent.
les

Considérés ensemble, comparés
dififérents

uns aux autres, des objets

en nombre quelconque nous présentent toujours entre

eux des ressemblances, des analogies, des différences, des oppositions,

en un mot des rapports de tout genre, ce terme de rapport

étant pris,

non pas dans
lui

le

sens très précis qu'on lui attribue en
sens général et, par conséquent, un

Mathématiques, mais dans
peu vague qu'on

le

donne en Philosophie.

A

ces rapports entre les

objets devront correspondre, entre leurs signes, des rapjiorts de

même
de

nature;

et ces rapports entre les

signes devront être,

en

quelque

sorte, des

images
à

fidèles des rapports entre les objets, afin
les lajipeler.

suffire

toujours

nous

Objets analogues, objets disparates.

466. Soient

deux objets
11

figurant

dans une

même

étude ou

recherche mathématique.

se peut

avec l'autre, une ressemblance

telle

que ces objets nous offrent, l'un que nous soyons immédiatetpi'ils
la

ment
à

portés à les rapprocher, celte ressemblance tenant, d'ailleurs,

leur nature, à leur forme, au rôle
:

jouent, etc., etc.

On
sont

pourrait dire

lors(ju*ils

possèdent

niênie nature,

qu

ils

l88

DEUXIÈME PARTIE.
lorsqu'ils présentent la

CHOIX.

homogènes;

même

forme, qu'ils sont senj-

blables; lorsqu'ils jouent le

même
ils v

rôle dans la question, qu'ils y

entrent symétriquement; etc., etc. Mais ces différents mots sont
déjà xisités en Mathématiques;

possèdent chacun une significa-

tion nettement définie; leur em|)loi introduirait, dans nos raison-

nements, des distinctions

et

une précision gênantes. Nous dirons que ces objets
si

simplement, dans tous
des ol)jets analogues.

les cas,

ressemblants sont

467.

Il

peut arriver, au contraire, (pie
si

les

dérés nous paraissent immédiatement

différents entre

nous soyons portés aussitôt
rences qui
les

à les éloigner l'un

deux objets consieux que de l'autre. Les diffé-

séparent, qui les opposent, peuvent jirovenir aussi de

leur nature, de leur forme, du rôle qu'ils sont apjielés à jouer.

On

pourrait donc, suivant les cas, dire que ces objets sont hétérogènes,

dissemblables, dissymétriques; mais ces mots seraient trop précis.

Les adjectifs distincts et différents conviendraient
mais
ils

à

tous les cas;

seraient insuffisants, car ils exprimeraient seulement que deux objets ne sont point coufondus, ne sont point idcnlicpies. Faisant usage d'un mot très expressif, quoique peu usité, nous dirons que ces deux objets sont deux objets disparates.
les

que nos deux objets ne sont pas toujours ou aussi éloignés cpie nous venons de le supposer. Nous dirons néanmoins toujours (pie ces deux objets sont analogues ou disparates. Les raisons tpii nous leur feront appliquer Tune ou l'autre de ces épilhèles devront toujours être tirées de l'étude
468.
Il

est bien clair

aussi rapprochés

attentive de l'énoncé du problème, et de

la

comparaison smiultauée

de tous

les objets qui

y peuvent figurer.

Signes analogues; signes disparates.
469.
Il

semble tout naturel,

l()rs(pie

l'on

passe des objets aux

signes qui les représentent, d'étendre à ceux-ci les qualifications

imaginées pour ceux-là. (^est ce que nous ferons. Nous dirons que

deux signes voisins sont analogues, que deux signes éloignés sont disparates. El nous pourrons ainsi énoncer les deux régies sui-

CHAPITRK

IV.

RAPPEL DES RAPPORTS ENTRE LES OBJETS.

189
:

vantes, qui sont strictes et doivent être

constamment observées

Deux

objets analogues doivent toujours être représentés

par
par

deux signes analogues ;

Deux

objets disparates doivent toujours être représentés

deux signes disparates.
•470.

quer.

La seconde de ces règles est évidemment très facile à appliElle semble ne demander aucune attention. Nous avons
telle

cependant une
contre
elle,

habitude de certaines notations qui pèchent
ainsi dire à notre

que nous l'enfreignons souvent, pour

que nous faisons, par exemple, lorsque nous écrivons l'équation delà ligne droite sons la forme
insu. C'est ce

car nous représentons alors par les deux signes analogues

a et b deux objets qui, au point de vue géométrique, ne sont seulement pas du même degré un nombre et une longueur. deux objets tout
à fait disparates,
:

471. La première de nos

attention réelle. Mais le précepte,

deux règles exige, au contraire, une donné plus haut (437), de choisir
facilite
à ce

des

signes rappelant les
rap|)lication.

propriétés de leurs objets, en

deux objets analogues simples seront représentés par deux signes simples; deux objets analogues complexes, par deux signes complexes; .... C'est là, dans chacun de ces cas, un commencement d'analogie; mais ce beaucoup
précepte
:

Conformément

n'est

qu'un commencement.

Deux
il

signes,

en

effet,

peuvent être
le

simples sans être analogues, car
qu'ils

faudrait pour qu'ils

fussent

nous présentassent, en quelque sorte, un

même

genre de sim-

|)licité;

deux signes, a fortiori, peuvent
il

être

complexes sans être

analogues, car

faudrait qu'ils nous présentassent un
la

même

genre

de complexité; qu'ils nous oflVissent

même

structure; ....

On

aurait grand tort de regarder cette première règle

comme une

simple

conséquence du précepte que nous venons de rappeler.

rapport entre deux signes quelconques doit nature que le rapport entre leurs objets ; il en doit toujours être une image fidèle. Voilà une condition essen472.
le

En résumé,

toujours être de

même

igo
lielle.

DEUXIÈME PARTIE.


les

CHOIX.

qui ne peut souffrir aucune exception.
le

Ce

qu'il faut éviter

deux signes ne rappelle un rapport différent de celui qui existe entre les deux objets; que deux objets analogues soient représentés par deux signes disparates; ou, au contraire, deux objets disparates par deux signes analogues. Il
avant tout, c'est que

rapport entre

est bien clair que des signes entachés d'un pareil vice feraient forcément naître des idées erronées, des idées fausses ce seraient des
:

signes menteurs.

Sortes d'objets.

473.

Des

objets en

même

question, peuvent nous présenter des propriétés
telle

nombre quelconque, considérés dans une communes
à les

de nature

que nous nous sentions spontanémenl portés

rapprocher, à
la

les réunir.

Nous disons

alors

que ces objets sont de
le

même

sorte; qu'ils constituent une sorte d'objets.
paraîtra peut-être pas à tous

Ce mot sorte ne

meilleur qu'on

eût pu choisir; certains penseront qu'on eût dû

bii

préférer l'un des

mots ensemble, classe, espèce, groupe ; mais ces quatre mots avaient pour nous un défaut rédhibitoire, celui d'appartenir déjà, tous les quatre, à la terminologie mathémati((tie, et d'y posséder chacun un
sens propre, bien déterminé.

474. Les objets d'une

même

sorte sont
le

évidemment analogues
sens que nous
lui

deux

à

deux, ce mot analogue (conservant

avons

Mais des objets |jeuvent être analogues, même deux à former une sorte, il laudrait, en ellet, jjour cpi ils en forsans deux, massent une, que l'analogie existant entre les deux objets de chaque
attribu»'.

couple fût

la

même pour

tous les couples.

Lorsqu'il ne s'agit que de deux objets, on peut dire, au contraire,

indifféremment, que ces deux objets sont analogues, ou qu'ils sont

de

la

même

sorte

:

ces

deux locutions sont alor?

tout à fait équiva-

lentes.

47o. Les objets considérés dans une
toujours de
la

même

question ne sont pas

même

sorte;

ils

forment d'ordinaire, en se réunissant

d'après leurs analogies, des sortes différentes en
f^es

nombre

variable,

éléments d'un polygone se partagent évidemment en deux

CHAPITRE

IV.

RAPPEL DES RAPPORTS ENTRE LES ORJETS.

19I
:

sortes

:

les côtés et les angles.

Ceux d'un polyèdre, en

trois

les

faces, les arêtes et les angles solides.
Il peut arriver que l'un des objets considérés ne soit analogue à aucun des autres. Conformément à l'esprit de généralisation qui domine tout le langage mathématique, nous dirons que cet objet,

à lui seul, constitue

une

sorte.

Dans un

triangle insent à

un

cercle,

nous pourrons dire
les

ainsi qu'il existe trois sortes d'objets: les côtés,

angles, le cercle circonscrit.

Sortes de signes.
-i76.

La notion de sorte, dans

les

termes où nous venons de

la

définir (473)

pour

les objets, s'étend
11

évidemment d'elle-même aux

signes qui les représentent.
V a

y aura des sortes de signes

comme

il

des soi'tes cV objets.

Ail.

Aux

objets

constituant

une

sorte

cV objets

devront

toujours correspondre
signes;

des

sif;nes

constituant

une sorte de

Aux objets constituant deux sortes différentes d'objets devront
toujouis correspondre des signes constituant
rentes de signes.

deux

sortes diffé-

Ces

règles

sont évidemment

des

règles

strictes

(|ui

doivent

toujours être observées.

478. Nous les énoncerons souvent de cette nouvelle manière qui,

au fond, n'est peut-être pas
relle et

très correcte,
:

mais qui nous paraît natu-

qui est un peu plus brève

A

une sorte d'objets devra toujours cor/espondre une

soi-te

de

signes;

A deux

sortes différentes d'objets devront toujours corressortes différentes de signes.

pondre deux
479.
Il

serait

très

mauvais que des objets d'une

même

sorte
diflé-

fussent représentés par des signes de rentes;
et,

deux ou plusieurs sortes

réciproquement, que des objets de différentes sortes

fussent représentés par une seule sorte de signes. Si mauvais (|ue

,

192

DKUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

soient ces
rares.

Les Livres

titude

modes de représentation, ils ne sont cependant point et même les Mémoires nous en présentent une muld'exemples. Bientôt nous en citerons bon nombre.
soit, les règles
:

480. Quoi qu'il en

qui précèdent entraînent cette

conséquence immédiate
satisfaisant

les

objets considérés dans une

même

f|ues-

tion étant distribués en sortes, et les signes qui les représentent

aux conditions que nous venons d'énoncer,

les sortes

cVabjets et les sortes de sif^nes se correspondront chacune

à

chacune; elles seront en
sigj^es sera

même nombre;

le

système entier des

une image fidèle du système entier des objets. 11 y aura, en général, dans un système d'objets, moins de sortes (jue d'objets; mais il pourrait arrivei' qu'il y en eut juste autant, chaque sorte d'objets se composant d'un olijet unique. Il en sera de même dans les systèmes de signes. Quels que soient d'ailleurs les systèmes, c'est par le nombre des sortes qu'ils contiennent, que
nous
i8J
les

caractériserons.

.

Un

système d'objets,
sin'iple,
.

un

système

de

signes

sera

pour

nous

:

un système

lorsqu'il n'en contiendra f]u'une sorte;
. .

double, triple, quadruple,
quatre, .... Et

'lorsc|u'il
la

en conliendia deux, trois,

comme,

d'ailleurs,

notion de sorte pourra encore

s'étendre aux expressions et aux équations, nous pourrons aussi
parler,

pour

les

équations et

les

expressions, de systèmes simples

ou multiples. C'est ce que nous ferons souvent dans notre troisième
Partie.

Correspondances entre
482.

les sortes.

Deux

sortes d'objets,
le

compris dans un système unique,
d'objets, tantôt

tantôt nousoflVent

même
En
()

/?o/?i6/'e

nous en offrent
et les faces

âes

nombres

différents.

tout polvèdre, les
:

sommets
il

constituent deux sortes d'objets
et 4 faces;

dans

le

tétraèdre,

v a 4

sommets

dans

le

cube,

faces et 8

sommets.
dans
les
il

183.
ils

Quand

les

objets sont en

même nombre
à

deux

sortes,

j)cuvent se correspondre chacun
fju'ils

chacun; mais

arrive fré-

(jucmment

ne se correspondent point. Dans un polvgi'jne con-

CHAPITRE

IV.

RAPPEL DES RAPPORTS ENTRE LES ORJKTS.

ig'i

vexe, d'un

nombre impair de
:

côtés, les côtés et les angles opposés

forment deux sortes d'objets
se

ces objets sont en

même nombre
oîi les

et

correspondent respectivement. Dans une équation algébrique de
le

degré m, où

premier coelficient
lettres, ces

est

Tunité et

autres sont

représentés par des
et les racines

derniers forment une sorte d'objets

de l'équation en forment une autre; ces objets sont

dans les deux sortes; mais ils ne se correspondent nullement, chaque coefficient dépendant symétriquement de toutes les racines et ne se rapportant spécialement à aucune d'elles. problème quelconque figuIl est bien évident que, si dans un
en
raient toutes les racines de l'équation précédente, mais ne figurait

même nombre m

qu'un seul de ses coefficienls littéraux,
coefficient unique de

les

m

racines d'une part,

le

l'autre, constitueraient

deux sortes d'objets.
à

On
tous

pourrait dire
les autres.

que l'objet unique conespond

l'ensemble de

484.

Au

lieu de c onsidérer

simultanément, dans

le

sjsltme qu'on

étudie, deux
trois, quatre,

sortes seulement d'objets, on en pourrait con.^idérer
...,

les objets

contenus en chacune

d'elles

pouvant
Il

être d'ailleurs en

nombres quelconques, égaux ou inégaux.
à

fau-

drait

examiner aussi quels genres de correspondances existent entre
deux,
liois à trois, ...,

ces diverses sortes prises deux
toutes ensemble.

ou

même

48o. Les signes deviont reproduire ou, du moins, rappeler tout
ce que nous auront appris les
sortes d'objets du

comparaisons entre

les différentes
ils

système qu'on étudie. En particulier,

devront

rappeler

si

les

objets constituant deux ou plusieurs sortes se corres-

pondent ou ne se correspondent point; ils devront même, lorsqu'il une correspondance, en montrer nettenient la nature; ils devront montrer si les objets se correspondent chacun à chacun; ou
existe
si

un objet unique correspond

à

plusieurs,

et,

dans ce deriaer

cas,

s'il

leur correspond symétriquement.

Représentation des sortes d'objets.
486.

Comme

nous l'avons vu, pour représenter

les

quantités ou

nombres indéterminés,
A.

les points, les lignes, les surfaces, les forces,
i3

.

19l

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

les

espaces, les vitesses, les nccéléralions, etc., etc., on se

sert

surtout, dans les Mathématiques actuelles, des lettres de l'alphabet.

On

peul prendre, d'ailleurs, des lettres latines on grecques, majus-

cules ou minnscnles, rondes, gothiques, ....
lettres
telles quelles,

On

peut employer ces
soit d'ac-

ou bien

les affecter soit d'indices,

cents.

487.

Comment
:

représenterons-nous

deux objets analomies?

Par deux lettres consécutives appartenant à une même variété d'un même alphabet par exemple a et 6; [x el v. — Comment représenterons-nous deux objets disparates? Par deux lettres, non correspondantes, appartenant
riétés d'un
à

deux alphabets

dirtérents, ou à

deux valettres,

prises dans

même alphabet; ou bien simplement par deux une même variété, mais assez éloignées l'une de
a
et k.

l'autre,

par exemple

Deux

objets analogues pourront se représenter aussi parer, et aa,
a!' .

par a! et

Pour nous, a
à

et a!

ne seront point deux signes ana-

logues; a

et «I n'en seront pas

entre a et a, est,

non plus. La différence entre a et a\ nos jeux, beaucoup plus grande que la difféentre «,
et a^-

rence entre

a' et «",

La

lettre «,

sans accent ni

indice, se doit toujours rap|)orter à un objet

plus important

488. Nous représenterons

les

objels constituant
à

une sorte par des

lettres consécutives, appartenant

une

même

variété d'un

même

alphabet,

[)ar

exemple
a, b.
c,
.
.

.

;

a, p,

lorsque

Ce mode d'o|)érer est excellent; il doit être préféré le nombre des objets est assez petit.

à tout autre

Lorsqu'il est grand, on doit se servir d'une

même

lettre affectée

d'indices ou d'accents consécutils, par exemple
«1, «2;
«.)<
• • • ;

a

,

a

^

a
i,

On

pourrait

même employer

la

suite

a,
les

3,

entiers, qui seraient regardes alors

comme
deux

... des nombres numéros des objets.
la

Mais, d'après ce que nous venons de dire sur

présence

et l'ab-

sence des indices et des accents,
rt,

les

suites

«1.

rt.2,

CHAPlTRi: IV.

RAPPEL DES RAPPORTS ENTRE LES ORJETS.

igS

seraient également faiitWes. Elles ne deviendraient correctes

dans des cas singuliers, tout
rons plus tard des exemples.

à fait

que exceptionnels, dont nous donne-

489. Les objets constituant une sorte

:

tantôt se refusent à être

mis

les

uns

à la suite des autres

dans un ordre quelconque; tantôt
être
ainsi

demandent, pour ainsi dire d'eux-mêmes, à ordonnés. Des points, situés d'une manière
l'espace,

placés,

quelconque
les

dans

ne sont susceptibles d'aucun ordre;
polygone.

polygone, au contraire, doivent se
trouve lorsqu'on parcourt
le

sommets d'un succéder dans l'ordre où on les

En désignant

ces objets,

dans tous
soit par

les

cas, soit par les lettres consécutives d'un alphabet,

des lettres affectées d'accents ou d'indices, soit

même

par

des nombres entiers, nous les représentons
portent en
tion est

par des signes qui

eux-mêmes

l'indication d'un certain ordre. Celte notafautive.

donc tantôt excellente, tantôt

Représentation des correspondances.
490.
les
Il

est,

en général, assez

facile

de faire passer dans

les

signes

correspondances qui existent entre les objets de deux sortes. Dans le cas le plus simple, celui où ces objets sont en même nombre et se correspondent chacun à chacun, si les objets de la première
sorte sont représentés par a, 6, c,
. . .
,

on représentera ceux de
lettres affectées
lettres affectées

la

seconde par A, B, C, ...
seul accent «',

;

ou par

les

h\ c\

...

;

ou par ces

mêmes mêmes

d'un
d'un

seul indice, «oj b^, Cq, ....

On
a,
|j,

pourrait aussi se servir des lettres correspondantes d'un autre

alphabet;

on utiliserait de préférence celles de l'alphabet grec,
Il

V, ....

est à

remarquer

à ce

propos que l'alphabet
lettres

latin et

l'alphabet grec

nous présentent des groupes de
:

consécutives
les
/,

qui se correspondent parfaitement
rt,
).,

au

commencement,

groupes

b. c.
<j.,

il.

e

et a,

^, y, û, î;

au milieu, les groupes

m, n

et

V.

()n emploie, d'ailleurs,
les

respondaient très bien,

couramment, comme s'ils se corgroupesy, ^, h etcp, y, '} les groupes x,
;

y, z

et ;,

y..

:.

491. Si

les objets

de

la

première sorte étaient représentés par

.

196

DEUXIÈME PARTIE.
<72j
:

CHOIX.
la

«),

(hi
soit

••-,

on

a',

a", a"\
...

...,

ceux de
ag,

seconde devraient

l'être

par A,, Ao, A3,
b'\ b'"
^

ou

A', A", A'", ...; soit par è,, 60,
7.2,

63, ...

ou

b' ,

...

;

soit
les

par a,,

...

ou

a', a", a"',

....

On

trouve

à

chaque instant
"1
Vl

deux

^z

séries
«i
t'4

"2
t'2

...,
•..,

qui se correspondent terme à terme.
Il

serait très maui'ais, selon

nous, que,

les objets

de

la

première
la

sorte

étant
le

représentés par des lettres différentes,
fussent par

ceux de

seconde

une mènie
b,
c, le

lettre

affectée d'accents ou
le

d'indices ; qu'au groupe «,

par exemple, correspondît

groupe m', m", m!" ou
^

groupe m,, mo, m^.

492.

Au

lieu

de deux sortes contenant des objets correspondants

en

tage.

même nombre, on en pounait considérer trois, quatre ou davanOn représenterait ces objets par des signes, analogues aux
les tables à
il

précédents, qui en montreraient les multiples correspondances.

Dans

double entrée, dans

les

déterminants, dans

les

matrices,

existe ainsi des

correspondances entre les éléments de

deux lignes ou deux colonnes quelconques. C'est l'usage de représenter chaque élément par une lettre afl'ectée de deux indices se
rapportant l'un à
la ligne, l'autre à la

colonne qui se croisent en cet
il

élément. Gel usage est excellent, car
dances.

montre bien

les

correspon-

On

pourrait imaginer des cubes, des parallélépipèdes rectangles,
serait représenté par

où chaque objet
nombreuses.
indices

une

lettre, afTeclée

de

trois

indices, qui rendrait manifestes des correspondances encore plus

On

pourrait

même

imaginer des systèmes d'objets qui
5j

devraient être représentés par des lettres affectées de 4i
:

6,

.

.

les objets

d'une

même

sorte seraient alors

donnés par des

signes qui ne différeiaienl les uns des autres que par
iudices multiples.

un

seul de ces

493.

Lorsque

les différentes

sortes d'objets qui
le

composent un
d'objets, la

système ne com[)rennent pas toutes
très

même nombre
difficile.

question des notations devient souvent assez

Les exeniples
les

nombreux

et très variés

que nous en donnerons dans

Cha-

CHAPITRE

IV.

RAPPIÎL DES RAPPORTS

ENTRE LES OBJETS.

197

pitres qui vont suivre vient,

dans

la

plupart des cas,

nous montreront par quels procédés on parà surmonter ces difficultés.

Méthode à

suivre.

494. Les anciens géomètres se préoccujiaient assez peu àa choix

des lettres par lesquelles

ils

représentaient les quantités ou mar-

quaient les éléments des figures. Pascal, entre une foule d'autres,
sur son triangle semble n'avoir aucun souci (706) des notations il des met lettres, tantôt grecques, tantôt latines, arithmétique ('),
:

sans ordre et

comme

au hasard. Présentement, on rencontre des
:

mathématiciens qui ne s'en préoccupent guère davantage

j'en ai

connu un, professeur éminenl, qui prenait dans l'alphabet latin, en le suivant depuis le commencement, les lettres dont il avait besoin,
à l'instant

il

en avait besoin, établissant ainsi une sorte de cor-

respondance entre l'ordre alphabétique et l'ordre chronologique!
495. Evidemment, quelque question qu'on étudie,
senter par des signes les objets qui y figurent.
Il

il

faut repré-

faut de plus,

con-

formément aux règles qui précèdent, que ces signes nous rappellent, dans la mesure de notre besoin, les propriétés que possèdent
leurs objets et les rapports qui existent entre eux.

Ce

n'est

que par un

examen

comparatif des objets

à étudier,

que

par un examen soigneux, minutieux, que nous pouvons nous mettre

en état de choisir des signes remplissant ces conditions.
devra toujours précéder ce choix.

Oelexamen

496. La première opération à efTectuer sera une analyse
Condillac
:

à

la

elle consistera surtout

dans Vénuniération bien exacte,
la

sans omission ni double emploi, des objets figurant dans
à étudier.
Il

question

faudra ensuite distribuer ces objets en sortes, et les distribuer

ainsi d'après leur nature, d'après leur rôle, en les considérant en

eux-mêmes

et

non point par

ra|)port à nous.

distribution devra être objectif et

Le fondement de cette non point subjectif. Comme nous

(')

Œuvres complètes de

Pascal, in-i3, Paris, 1866,

t.

III,

p. a^'i-

DEUXIEME PARTIE.

aurons occasion de
des variables,

le voir, clans

bon nombre de problèmes

il

est

inutile, sinon nuisible, de distinguer par leurs signes les constantes
et

surtout les inconnues des données.
les objets

Après avoir comparé

entre eux,
Il

il

faudia comparer
si

entre elles les diverses sortes d'objets.

faudra voir

les objets

composant deux ou plusieurs de ces sortes ne se correspondent pas chacun à chacun ou d'une autre manière quelcou(pie. Il est bien clair que ces correspondances établiront de nouveaux modes de

groupement, de distribulion.
vera

Par celte étude approfondie du système entier des objets, on arrile plus souvent à une classification unique; mais parfois
:

aussi à des classifications multiples, pour ainsi dire superposées.

Les signes dev/o/)t non seulement s' inspirer de ces classifications, mais encore nous les rappeler et, en quelque façon, les

reproduire

ci

nos yeux.

CHAPITRE
CHOIX
Di:S

V.

SIGNES GÉNÉRAUX.

Les deux grandes espèces de signes mathématiques.
497. Toute reclierclie mathématique,
exige qu'on
y fasse usage,
si

peu

difficile qu'elle soit,

pour

les quantilés,

pour

les calculs,

pour

les figures, pour une foule d'objets divers, de signes spéciaux plus ou moins nombreux. Ces signes se partagent naturellement en deux grandes espèces : ceux qui ne dépendent point de la question à traiter, ceux qui en dépendent. Les premiers restent, pour ainsi

dire,

les

mêmes dans

toutes les questions;
à

les

seconds changent
les

quand on passe d'une question

une autre. Les premiers sont

signes numériques, les signes d'opération, les signes de groupe-

ment, de fonctions, de relations, de rédaction
signes généraux ;
signes de figures
:

:

nous

les

nommerons

les

seconds sont
les

les

signes de quantilés et les

nous

nommerons signes particuliers.

iOS. Les uns

et les

autres doivent être choisis conformément aux
le

principes que nous venons de poser; mais
s'effectue pas

choix qu'on en

lait

ne

toujours dans

les

mêmes

conditions et ne présente

pas toujours les

mêmes
facile,

difficultés.

en général, très

car

il

ne

Pour les signes généraux, il est, demande point qu'on définisse,
les objets à
le

qu'on étudie, ni qu'on classe au préalable

représenter;
très
les

pour

les signes particuliers,

au contraire,

choix est souvent

laborieux, très difficile, parce qu'il

exige, presque toujours, que

objets à représenter aient été tout d'abord, très soigneusement, déJinis, étudiés et classés.

Pour familiariser nos lecteurs avec l'application des principes <pie nous venons de rappeler, nous donnerons des exemples, très nonj-

DEUXIEME PARTIE.

breux

et

très

variés, de

la

façon dont
le

il

convient de choisir

les

signes. Les

exemples contenus dans

présent Chapitre se rappor-

teront aux signes

généraux ; ceux

des sept Chapitres suivants, aux

signes particuliers.

Choix des signes numériques.
499. Les

signes numériques sont ceux qui représentent
décimales limitées ou illimitées, ainsi que certaines

les

nombres déterminés,
les fractions

c'est-à-dire les entiers, les fractions ordinaires,
irra-

tionnelles, certaines imaginaires qui se rencontrent

fréquemment

dans

les calculs.

500. Nous n'avons
les chiffres, ni la

à

choisir,
les

pour écrire
les

les

nombres
les
Il

entiers, ni

manière de

assembler. L'idée ne pourrait venir
calculs,
ni

à

personne de changer, pour

figures

de nos

chiffres, ni les règles

de notre numération écrite.

est vrai

qu'on
des

pourrait prendre une autre base;

ou

utiliser

:

pour

l'élude des
celle

nombres,

la

décomposition en facteurs premiers; pour
la

M. Laisant (12). Ces deux derniers modes de représentation ne demanderaient aucun signe nouveau; mais le choix d'une base supérieure à lO exigerait que l'on créât de nouveaux chiffres dans la base 12, il en faudrait rien n'empêcherait créer deux, l'un pour dix, l'autre pour onze
permutations,

numération

factorielle de

:

:

d'j employer les deux premières lettres de l'alphabet grec, a et p.

Ainsi que nous l'avons

mains

s'utilisent

remarquer déjà (17), les chiflVes roprésentement encore comme numéros d'ordre. Ce
fait

serait se priver

d'une ressource que de s'astreindre à ne

les

employer
la

jamais. Seulement,

quand on en
vij

fera usage,
:

il

les

faudra prendre
letlrey

sous leurs formes

les

plus simples, et éviter
;

d'une part,

qui figure par exemple dans
telles

de

1

autre, les formes bizarres,

que

13C

et

CI3,

qui représentent respectivement six cents

et mille.

501. L'écriture

dt-s

sacrée; nous ne saurions

fractions ordinaires est une écriture conla modifier en rien; cependant il nous

faudra choisir entre les formes dillerentes, mais équivalentes, dont

CHAPITRE

V.

CHOIX DES SIGNES GÉNÉRAUX.

20r

loute fraction est susceptible. Lorsqu'il s'agira d'une fraction isolée,

nous aurons soin de

la

réduire à sa plus simple expression
la clarté,

:

nous

remplacerons, par exemple, au grand avantage de
réduirons

j| par |.

Lorsque nous aurons plusieurs fractions en même temps, nous les à leur |)lus petit dénominateur commun, afin de pouvoir facilement les comparer, les ajouter, les retrancher.
Les nombres fractionnaires décimaux s'écrivent encore d'une façon consacrée, qu'il ne faut point changer. Nous n'avons
o0'2.
j)as à

en choisir

le

mode de

représentation. Notre seul soin doit être

de

les écrire

d'une façon correcte, c'est-à-dire d'v placer une virgule
chifl're

à la droite
vicies,

du

des unités, et de grouper,
la

à

laide d'intervalles

sans virgules ni points, les chifiVes de
la

partie entière,

comme

ceux de

mantisse.

à

503. Quant à ces irrationnelles ou imaginaires qui reviennent chaque instant dans certains calculs, on les désignera chacune par une lettre, toujours la même. C'est ce qu'on a fait en représentant
:

le

rapport de

la

circonférence au diamètre par?:;
;

la

base des logai.

rithmes népériens par e
suffit
\itis

la

racine carrée de
il

i

par

Celte lettre

i

parfaitement pour ce dernier usage;
eût pu se dispenser d'inventer
le

semble bien que Bella-

signe spécial (321) qu'il a

nommé ramuno.
Choix des signes d'opérations.
o04.
Il

serait,

crojons-noiis, très difficile,
le

même

en remontant

d'un ou deux siècles dans
tion et
la

passé, de trouver des livres où \ addiles

soustraction fussent indiquées autrement que nous ne

indiquons aujourd'hui. Nos signes
versel
;

+

et

sont d'un usage uniles

nous n'avons pas

à les choisir;

nous n'avons qu'à

prendre

tels qu'ils

sont; et, dans l'écriture, qu'à les former de notre mieux.

505. La multiplication peut s'indiquer de trois manières difterentes entre lesquelles
il

nous faut opter
toutes

:

par

le

signe

x

;

par

le

point

.

;

par

le

simple rapprochement des facteurs. C'est ce dernier
les

mode

qu'il

faut préférer,

fois

qu'il

ne résulte de son

emploi nul inconvénient, nulle ambiguïté. Le point présente pour

DEUXIEME PARTIE.
ainsi dire les

mêmes

avantag<'s.
il

Le signe

x

esl d'ordinaire
est

liop grand; le seul cas où deux facteurs à mulliplier tionnaires décimaux.

devienne indispensable

beaucoup celui où les
frac-

l'un par l'autre sont

deux nond^res

Quant

à la division,

on aura

à choisir,

pour l'indiquer, entre

les

deux points superposés
est le meilleur^ le

et la barre

horizontale.

Ce dernier
texte, la

mode
:

premier est cependant avantageux dans deux cas
milieu

lorsqu'il s'agit d'indiquer, au

même du

division

d'un
le

nombre

par un autre; lorsqu'il s'agit d'indiquer, n'importe où,

quotient de deux rapports.

o06.

On écrivait encore souvent, au commencement du xix'' siècle,
:

aa pour aà

je crois bien

qu'on ne

le

rencontre plus nulle part. La
a
fini

notation des puissances à l'aide des exposants
tous.

par s'imposer

Le radical s'emplovait, nous l'avons vu, tantôt avec la barre de groupement, tantôt avec une parenthèse on l'emploiera toujours
:

avec

la

barre.
ni'''^^^^

La racine

d'un

nombre peut s'indiquer
calculs

soit j)ar

un radical

pourvu d'un indice,

soit [)ar
les

un exposant fractionnaire. Ce second

mode

apporte dans
la

beaucoup de

régularité, et
il

il

facilite

grandement
de
le

difTérentiation et l'intégration;

ne faudrait point

cependant abandonner l'usage du radical. Peut-être ferait-on bien
réserver soit pour l'indication de
la

valeur arithmétique de

la

racine m"""'^; soit, plus généralement, pour celle de l'une, plus particulière,

de ses
à

m

déterminallous.
à la

Quant

Vexponentation,

surpuissance des différents ordres,

à X extraction

des racines de racines, ce sont des opérations relati-

vement rares, qui peuvent s'indiquer à l'aide des signes usuels, et pour lesquelles il était tout à fait inutile d'imaginer des signes nouveaux.

Choix des signes

de*

coordination.

507. Les signes de coordination se partagent, nous lavons vu,
en trois espèces principales
tle
:

les

signes de

groupement
Nous
les

.

les

signes

séparation,

les

signes de correspondance.

avons énu-

CHAPITRE
niérés en
détail.

V.

CHOIX DES SIGNES GÉNÉRAUX.

2o3

Ce sont des

signes consacrés, assez
il

nombreux,

parnji lesquels, presque toujours,

nous

suffira

de choisir.

o08. Lorscjue nous n'aurons pas besoin de superposer des signes

de groupement, lorsque

les

expressions à écrire n'en demanderont
la

qu'un, nous prendrons
naire
:

la

barre horizontale, ou

parenthèse ordi-

la

barre,

si

employée

autrefois, mériterait de Têtre aujourd'hui

plus souvent qu'elle ne

l'est.

Lorsque nous aurons

à

superposer des

signes de groupement, nous devrons, en allant du dedans au dehors,
les

placer toujours dans cet ordre

:

barre horizontale, parenthèses,

crochets, systèmes d'accolades.
faudrait

Ce n'est que dans le cas où il en superposer un plus grand nombre, que nous serions forcés

de créer des signes nouveaux.

509.

On
la

emploiera

:

pour indiquer

la

séparation de droite

à

gauche,

virgule, le point-el-virgule, le trait vertical;
le

pour indisimple ou

quer

la

séparation de haut en bas,

trait horizontal,

double.

On

pourrait aussi, dans l'un et l'autre cas, laisser, entre les

groupes à séparer, des vides plus ou moins grands. Quelques signes
de séparation qu'on
utilise,
il

faudra établir entre eux un certain

ordre, une certaine hiérarchie qu'on devra constamment respecter.

510. Pour ce qui est des signes de correspondance

:

lignes de

points, accolades, traits courbes, traits droits, chacun des trois pre-

miers répond à un besoin particulier et s'impose pour ainsi dire
nous.
ni
11

à

n'y

a

jamais

à

hésiter pour l'emploi de

la

ligne de points,

pour celui de l'accolade. Ce dernier signe
à

fait

correspondre un

groupe d'ob)ets

un objet unique. Le
il

trait

couibe sert souvent au

même
lent

usage; mais

peut très bien indiquer seulement que diffé-

rents objets doivent être pris ensemble, réunis. Le trait droit, excel-

comme

signe de séparation, est fort médiocre
:

comme

signe de

correspondance

il

ne saurait, en aucun cas, remplacer l'accolade.

511. D'ailleurs,

comme nous
le

l'avons déjà dit (212),

il

est

toujours

avantageux, dans

cours d'un calcul,

comme

dans celui d'une

recherche quelconque, de faire un grand usage des différents signes

de coordination.

204

DEUXIÈME PARTIE.

Signes de fonctions.
512. La première chose à faire pour représenter une fonclion

indéterminée d'une ou plusieurs variables,
notation \]x, ^x,y des variantes et
la

c'est

de choisir entre

la

notation /( .37),

g{x^y)

des

fonctions proprement dites. L'une et l'autre ont leurs avantages. Nous avons même vu (222) qu'il convenait parfois de supprimer
toute indication de variable, et de représenter simplement
lion par
la

fonc-

ou par f. Nous pourrions, d'ailleurs, au lieu de de/, prendre une autre lettre quelconque, latine ou grecque.
513. Les fonctions déterminées usuelles,
lières
:

U

U

ou

les

fonctions particutrigonométriques,

exponentielles, logarithmes, fonctions

fonctions elliptiques,
représentation.
toutefois,
Il

possèdent chacune leur
l'adopter,

mode consacré

de

faudra

sans
les

le

modifier.

On

devra
les

en écrivant,

lier

entre elles

lettres

composant
il

caractéristiques.

Pour représenter une fonction

particulière nouvelle,

faudra

imaginer une caractéristique nouvelle.
de cette fonction, et

On

formera cette caracté-

ristique en prenant une, deux, trois des premières lettres

du nom

en

liant

toujours ces lettres entre elles de

façon à en constituer un
être aussi

monogramme. Ce monogramme devra
et

court que possible,

rappeler toujours

le

nom

de

la

fonction.

Nous avons indiqué (231) les différentes manières de représenter les nombres particuliers qui dépendent de certains autres
514.
:

partie entière d'un quotient, valeur absolue d'une différence, portion réelle d'une imaginaire, etc., etc.
les

On

les

représente en mettant
les

nombres d'où

l'on part entre

parenthèses ou crochets, en
d'un signe spécial,

soulignant, en plaçant au-dessus d'eux

un petit trait horizontal.
choisi

Ou

pourrait aussi les faire précéder

exprès, qui deviendrait alors une véritable caractéristique.

515. Lorsque, dans une (piestion ou recherche quelconque, figurent en

même temps

plusieurs fonctions différentes,

les signes

qui

CHAPITRE

V.

CHOIX DES SIGNES GÉNÉRALX.

2o5

les représentent cessent pour ainsi dire d'être des signes généraux pour devenir des signes particuliers, des signes d'objets. Il faul procéder à l'égard de ces fonctions comme nous avons recommandé

de
les

le faire à

l'égard des objets, c'est-à-dire les étudier, les comparer,

distribuer en différentes sortes, voir les correspondances qui
les fonctions de deux sortes; en un mot, une classification de ces fonctions.

peuvent exister entre
effectuer

Ce

n'est qu'en s'inspirant de celle classification, qu'en

cherchant

à la faire

passer dans

les signes,

qu'on pourra obtenir (ïexcelletites

notations.

Signes de relations.

ol6. L'égalité ne possède présentement qu'un seul signe, employé
toujours et partout; c'est
à Descartes, et le signe est
11

le

signe

^. Le

signe

oc

n'a

guère survécu
proportions,

employé pour aujourd'hui complètement abandonné.
;:, jadis si

les

n'existe de

même qu'un

seul signe, £b, d'équipollence

;

et

qu'un

seul signe, r^^ d'équivalence. Voilà

donc
pas.

trois relations

:

égalité,

équipollence, équivalence, pour l'indication desquelles

la

question

du signe

à

employer ne

se pose

même

pour l'indication de Videntité et pour celle de la congruence, les auteurs contemporains sont loin de s'entendre, employant à ces deux usages, et presque indifféremment, les trois
contraire,

Au

signes

On ferait bien,
le

selon nous, d'abandonner

le

deuxième,

et de réserver

:

premier

à la

congruence,

le

dernier à l'identité, pour lesquelles,

d'ailleurs, ils ont été

respectivement imaginés.

517. Les signes simples à^inégalité.,
tous. Je ne sache

>

et <<, sont

adoptés par
les

même
Il

pas qu'on

ait

jamais proposé de
et les

remtels

placer
quels.

[)ar

d'autres.

faut

donc

les

prendre

employer

518.

Quant aux

signes négatifs de relation

.

2o6
il.s

DKIXIÈME PARTIE.

CHOIX.

correspondent cliacuu à chacun aux signes posili/s doubles

ils

leur sont respectivement équivalents.

On

peut choisir

à

volonté

les

uns ou

les autres.

Ce

sont, selon nous, les signes doubles qu'il

convient de préférer.

Signes de rédaction.
519. Avant de

commencer

à

rédiger un Ouvrage ou
il

Mémoire

fpielconque de Mathématiques^

est

nécessaire d'en arrêter le

plan, c'esl-à-dire de déterminer
il

les difterents livres

ou parties dont

se

composera
11

et

l'ordre dans lequel ces livres ou parties se succé-

deront.

faudra ensuite partager ces livres en chaj)ilres, et ces cha-

pitres en paragraphes, voire en alinéas.

o^O.
à

On

devra assigner des numéros à ces livres, à ces chapitres,

ces paragraphes; on en devra assigner aussi
les

aux notes placées

soit

au bas des pages, soit dans

marges extérieures,

soit tout à la fin

du Volume; on en devra assigner encore aux pages elles-mêmes, aux figures qui accompagnent le texte et aux planches où ces figures

peuvent être rejetées.

On

écrira ces divers

numéros,

les

uns en

chiffres arabes, les autres en chiffres

romains; on leur donnera des
sur
la

dimensions variées; on
l'écriture,
soit

les placera, soit les

ligne principale de

au-dessus; on pourra
les faire

mettre entre parenthèses

ou entre crochets;
ihrse.
initiale

précéder ou suivre d'une demi-parenaffecter d'accents,

ou

finale;

les

d'indices, d'asté-

risques.
lai

Au

lieu

de chiffres, on pourrait aussi se servir de lettres

Inès ou grecques, majuscules

ou minuscules. L'important,

c'est

que deux numéros de
f

sortes différentes ne puissent jamais être con-

bndus

o!21.

A

ces signes qui

marquent

les divisions

de l'Ouvrage,

et à

ceux qui permettent d'établir entre
saires, s'ajoutent

elles les

correspondances nécesparagraphe est

encore d'autres signes
effet,

qu'il faudra aussi choisir.
tel

On
que

devra souvent, en
tel

indiquer que

très

important; que
tel

antre,

aune première
est facile

lecture, peut être passé;

problème énoncé

ou

difficile.

On

aura recours,

CHAPITRE

V.

CHOIX DES SIGNES GENERAUX.
:

207
lettres,

pour ces diverses indications, à des signes particuliers

flèches, mains, astérisques simples ou multiples, etc., etc.

522. Les signes de rédaction doivent èlre pris parmi
qui nous sont très familiers.

les

signes

On

aurait grand tort d'en imaginer de
le

nouveaux.

11

les faut

choisir avec

plus grand soin.

Ce

sont, en

effet, des signes très importants, qui apportent avec eux beaucoup

d'ordre et de clarté.

Ils

nous rendent, dans

la

composition d'un

Ouvrage,

les

services que nous rendaient, dans le cours
les

d'une

recherche quelconque,
coordination.

signes que nous avons appelés signes de

Résumé.
523.
tion,

En

résumi', pour certains signes généraux, celui de l'addila

par exemple,

question du choix ne se pose
la

même

pas.

Pour

certains autres, tels que celui de

multiplication, nous n'avons à

opter qu'entre des signes connus, au nombre de deux ou
d'autres, nous

trois. Pour pouvons choisir entre des signes consacrés un peu plus nombreux; c'est ce qui arrive pour les signes de coordination. Enfin il existe des cas, toutefois assez rares, où nous sommes forcés

de créer des signes nouveaux.
524. iNous ne devons créer de
tels

signes que lorsqu'ils sont

indispensables. Nous ne devons créer de nouveaux chiffres, de nouveaux signes de coordination ou de rédaction qu'après avoir employé tous ceux qui existent. Nous ne devons créer de nouveaux signes àe fonctions, d'' opérations, de relations que pour des fonctions, des opérations, des relations véritablement nouvelles.

Des fonctions nouvelles se présentent d'ailleurs assez fréquemment le calcul intégral en est une source inépuisable. Tout revient, pour chacune d'elles, à en créer la caractéristique. Ou la formera, nous lavons déjà dit, en prenant deux ou trois des premières lettres
:

du

nom de la fonction et en les liant entre elles. On n'imagine guère d^ opérations nouvelles. Cependant on |)eut citer comme telles Vexponentation et les surpuissances. JNous
avons indiqué plus haut (1"7)
renversés.
le

signe de V exponentation ; celui

d'une surpuissance quelconque n'est qu'un ensemble de radicaux

2o8

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.
les signes

Les relations relativement récentes, dont on a dû créer
respectifs, sont les relations de

congruence, à'éqiiipollence, à'équi-

valence,

à' identité et

de similitude.

o2o.

Pour

la

création d'un signe nouveau,

il

est

bon de

s'inspirer

des signes déjà existants. Gauss et Bellavitis ont eu raison, loisqu'ils

ont créé les signes
contre,
il

^

et :^, de s'inspirer
tel

du signe de

l'égalité.

Par

serait

mauvais de prendre
le

quel un signe ancien, tombé

en désuétude; a fortiori,

serait-il

de prendre un signe encore
le

emplojé

:

c'a été

une faute de prendre

signe

— — des progres\

sions arithmétiques pour indiquer l'exponentalion c'en a été une beaucoup plus grave de prendre le signe de la congruence pour en
;

faire celui

de

l'identité.

combien ces expressions nouvelles, appelées néologismes, rendent difficile la lecture des Ouvrages où ils abondent. Les signes idéographiques nouveaux, ceux notamment des Mathésait

On

matiques, présentent des inconvénients qui ne sont pas moindres.

Dès
Il

le

milieu du xviii^ siècle, on se plaignait de
ils

la

multiplicité

di;

ces signes; présentement,

sont encore plus nombreux.
la

conviendra donc d'être très réservé dans
Il

création des signes
11

nouveaux.

n'en faudra créer qu'en cas de nécessité absolue.

est

d'ailleurs bien clair qu'en créant ces signes

donner des noms,

et les

doter de toutes

les

nouveaux on devra leur qualités nécessaires pour

en faire des signes excellents.

CHAPITRE

YI.

MESURE DES QUANTITÉS.

Définitions précises.

526.

En

toutes les parties des Mathématiques les définitions
l'être plus

doivent èVve précises. Elles ne doivent jamais
les

que dans

problèmes sur

les

quantités mesurées.

527. Il faut dire toujours de quel genre de quantités

Von

parle. Si Ton

combinée

à

que l'eau est formée dune partie d'o\ygène deux d'hydrogène; que le bronze de nos monnaies se
dit
i

me

compose de gS parties de cuivre, 4 d'étain et de zinc, on ne me donne que des énoncés insuffisants, car on me laisse ignorer la
nature de ces parties. Sont-ce des poids, sont-ce des i^olunies?
dites jamais
telle

Ne

quantité,

telle

proportion

d'un

corps;

dites

toujours

volume, te\ poids. Lorsque la nature de la quantité est connue, il faut indiquer l'unité dont on se sert pour la mesurer. On n'appellera pas x la
tel

longueur d'une corde, ou
d'une pierre; mais
le

la

capacité d'un tonneau,

ou

le

poids

nombre de mètres, ou

de litres, ou de kilo-

grammes

qui mesure cette longueur, cette capacité, ce poids.

528. Lorsqu'un commerçant vend une marchandise qu'il a pré-

cédemment
exemple,

achetée, et qu'il réalise un certain bénéfice, on dit, par

qu'il
:

gagne 20 pour loo. Cette façon de parlèrent encore
sont-ce 20 pour 100 du prix qu'il a acheté
l'a
la

insuffisante

mar-

chandise, ou 25 pour 100 du prix rpiil

vendue?
du pendule? En
formule
la

Comment

définit-on la
si

durée de

l'oscillation

général d'une manière

|>eu

précise que, dans

2IO

DEUXIEME PARTIE.
se


la

CHOIX.

on

demande souvent

si

t

désigne

durée d'une oscillation ou

celle

seulement d'une demi-oscillation.
quantités

529. Pour définir certaines

avec

précision,
la

il

faut

donner deux

indications. C'est ce qui a lieu pour

vitesse dans le

mouvement
et

rectiligne uniforme.

On

y doit considérer une longueur
60'^"' à
l

un temps.

On

dira

une vitesse de

lieure, et

non pas sim-

plement une
Il

vitesse de Ôo"^"'.

est des cas

trois indications sont nécessaires.

G

est ce qui

arrive dans le mouvement rectiligne varié, pour définir ce qu'on j appelle la vitesse moyenne pendant un temps déterminé. Il faut le nombre de mètres |>arcouru pendant ce temps; faire connaître le nombre de secondes qui mesure ce temps; l'heure (pie marque une horloge à l'instant où ce temps commence.
:

Que

serait-ce pour définir

une force/

Il

faudrait

donner

à la fois

les trois

coordonnées de son point dapplicalion

et ses

projections

sur les trois axes de coordonnées, c'est-à-dire six quaulilés!

530.

Il

conviendrait peut-être

de rappeler

ici,

en passant,

la

différence de signification des mots

temps
:

et instant. Si l'on repré-

sente

la

durée indéfinie par une ligne

le

temps

est

un segment de

cette ligne; V instant n'en est qu'un point.

Sur les abréviations.
531.
Il

faudra, pour chaque quantité cnlranl

d.ins

la

question

étudiée, faire connaître Vunité (prou a choisie.

On

écrira

le

nombre

résultant de la mesure, et l'on indiquera l'unité employée.

Nous avons exposé précédemment (75), avec tout le détail nécessaire, la manière d'écrire les nombres concrets et d'en marquer l'unité ou les unités. Nous rappellerons que, pour les quantités usuelles, le nombre décimal écrit ne doit |)résenler qu'une seule
virgule et ne porter qu'une seule indication d'unit('': cpie, pour les

quantités complexes,

il

faut,

au contraire, autant d unités que de
les
les

groupes de chillres; mais que, dans ce dernier cas,
deviennent beaucoup plus
siinj^les

calculs

lorsqu'on réduit

nombres

com|)lexes à des nombres décimaux ne présentant qu'une seule
unité.

CHAPITRE

VI.

MESURE DES QUANTITÉS.

211

032.
sieurs,

Que

l'on ail, d'ailleurs, à

indiquer une seule unité ou pluabréviations que nous avons fait
se présenter

on j emploiera toujours
(i21) où
il

les
il

connaître plus haut. Toutefois,
tiotinels

pourra
les

des cas excep-

conviendra de

modifier légèrement.

Supposons qu'une question nous offre en même temps des quantités de natures si différentes, que les abréviations se rapportant aux unités de deux d'entre elles se trouvent être les mêmes; que
l'on ail. par

exemple, à considérer à la fois des slères et des secondes de temps ; ou bien des minutes de temps et des mètres. Dans le premier cas, les stères et les secondes seraient représentés par la

même même

lettre s;

dans

le

second,

les

minutes

et

les

mètres, par

la

lettre
il

m. Pour prévenir
cas,

les

confusions qui alors se pourraient

produire,

suffirait d'avertir le lecteur

qu'on ajoutera temporaireà l'autre

ment, dans chaque
viations;
la

une

lettre à

Tune ou

de ces abré-

quon

indiquera, par exemple, dans
se

la

notation des durées,

seconde par
033.

ou se;

la

minute par
que
les

mn

ou mi.

Il

est évident

du

reste

deux cas que nous venons de

considérer sont des cas tout

à fait

exceptionnels; et que, en dehors

d'eux

et

de ceux qui leur ressemblent, nous pourrons toujours,
le

comme

nous

répétons

à

dessein, employer les abréviations

que

nous avons méthodiquement exposées (To) dans notre première Partie. Ces abréviations ne sont point de notre invention; elles
forment un svstème régulier, simple, commode.
dire autant de celles qu on a

On

n'en pourrait
substituer.

récemment proposé de leur

Erreurs courantes

.

534. C'est une vérité d'observation que beaucoup de personnes,
instruites, ne se font pas une idée nette des superficies, ni des volumes exprimés à l'aide des unités métriques et de leurs sousmultiples. Pour ne parler que des aires, ne rencontre-t-on pas des prospectus de grands magasins où Ion parle de mouchoirs de poche de 2.5'^""'? Dans son remarquable Ouvrage sur les unités ('),

même

M. Guiliaunie ne

cite-t-il [jas

un règlement de douanes, rèi;leinent

(') L'nités et étalons,

i

vol.

in-12, Isatis, i8y3, p. 59 (noie).

212
officiel,

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

il

est question

de vitres de

So*^""!?

Les rédacteurs de ces
et le

prospectus,

comme ceux

de ce règlement, ont sans doute voulu
le

parler de deux carrés ajant
Il

premier

25*^™

de côté,

second

5o''".

semble que beaucoup de personnes ignorent ce qu'est cette petite aire, grande à peu près comme une face d'un dé à jouer, qui constitue le

centimètre carré. Dans une locution
elles

telle

que 82 centisorte

mètres carrés,
terait

regardent
à

le la

mot

final

carrés

comme une

d'adverbe, qui s'ajouterait

locution 32'"', la(|uelle représen-

simplement une longueur.

535. D'où peut provenir une pareille erreur?

De deux
la

causes au

moins,

le

langage et l'écriture.

Il

semble que

locution centi-

unique;

mètre carré, composée de deux mots, représente mal un objet et que ^abréviation officielle cm- le représente encoie
il

plus mal. L'exposant étant un signe d'opération,
lisant l'expression
32""',

est naturel

qu'on

on

soit

conduit

à

la

regarder

comme

l'équivalent de

(32*^"')',

et à se

figurer qu'elle représente un carré

de

32*^"'

de côté. Encore cette dernière expression serait-elle incor-

recte, puisqu'elle signifierait 32'^™
tiplication

x

32*^'",

et indiquerait

une mul-

dont
le

le

multiplicateur serait un

nombre

concret!

On

ne

mètre carré, en abrégé inij. doit être regardée comme un tout insécable; il est absolument mauvais d'en sé|)arer les deux parties en la représentant par m^. Il en est de même de la notation m'' employée pour représenter la locution mètre cube, en abrégé me.
saurait trop
redire, la locution

536. Dans notre souci inconscient de
rité,

la

logique et de
tel

la

régula-

nous ré|)ugnons

à

considérer un couple de mots,
étant
la

que censouci
(|ui

timètre carré,

comme

représentation d'un objet unicpie.
le

par exemple, une certaine petite surface. C'est

même

nous fait attribuer un nom simple à certaines pièces de monnaies, qui nous fait dire un sou au lieu d'une pièce de 5 centimes, un louis
au lieu d'une pièce de 20 francs.

Signes comparables.
537. C'est une règle générale que
les

signes de

même

nature,
il

employés en

même

temps, doivent toujours être comparables,

3

CHAPITRE
s'ensuit
tités

VI.

MESURE DES QUANTITÉS.

21

de

immédiatement, dans le cas qui nous occupe, que les quanmême nature, employées en même temps, doivent être

exprimées toutes à V aide de la même unité. Il existe, pour chaque genre de quantités usuelles, des unités différentes. Pour les longueurs, par exemple, sans sortir du système métrique, nous comptons une unité principale, quatre nuilliples et
trois sous-multiples.

On

peut choisir, pour l'expression des lon-

gueurs entrant dans une
mais
si

même question,
le

telle

ou

telle

de ces unités
d'elles,

;

l'on choisit,
le

par exemple,

décimètre pour l'une

il

faudra

choisir aussi pour chacune des autres.

Qu'il s'agisse, d'ailleurs, de surfaces, de volumes, de poids, de
valeurs,
celte règle

doit toujours

être

observée. Elle doit l'être
les durées,

aussi, en dehors

du Système Métrique, pour

pour

les

angles,

etc.,

etc.

Les angles figurant dans une

même

question
.

devront être exprimés tous en degrés ou tous en minutes
bien tous,

.

. ;

ou

comme ils

le

sont parfois en Géométrie, à l'aide de l'angle

droit et de ses parties alicpiotes.

038. Par exception, dans

le tracé

des courbes qui représentent

graphiquement
échelles,

les

fonctions,

on

emploie assez

souvent

deux

deux unités de longueur différentes, l'une pour les abscisses, l'autre pour les ordonnées. C'est ce que font les ingénieurs dans la représentation du profil des terrains; c'est ce qu'on lait sur la plupart des tableaux si emplovés aujourd'hui dans
c'est-à-dire
la statistique et les

sciences d'observation. Cette pratique est sans

inconvénient parce que, d'ordinaire, ces deux sortes de longueurs

ne

se

mêlent point. Elle
l'allure et le

offre ce

grand avantage de rendre plus

visildes les variations des fonctions, d'en

mieux montrer, comme

on

dit,

mouvement.

039. Tout problème numérique comporte l'emploi des

nombres

abstraits. C'est sur eux, en effet, que s'effectuent tous les calculs.

Les nombres concrets ne se montrent qu'au moment où on commence la résolution du problème, et qu'au moment où on la finit
:

pour l'expression des données; dans le second, pour celle des résultats. Il y a donc un instant où l'on abandonne les nombres concrets et un instant où l'on v revient. Uans chacun d'eux, il faut avoir grand soin de ne point écrire d'égalité telle que
dans
le

premier

cas,

2l4
celle-ci
:

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

l5o

X

8,08

=

12 12^

membres est abstrait et l'autre concret, c'est-à-dire où deux membres ne sont point comparables. Ces égalités hétérogènes et, par conséquent, fautives ne devraient jamais se rencontrer on en trouve à chaque instant.

l'un des
les
:

540. Pour revenir aux nombres concrets qui représentent
quantités d'une

les

même

espèce, nous devons ajouter que, |)0ur être
s'ils

absolument comparables, ces nombres,
fractions ordinaires ainsi

sont fractionnaires,

doivent ne nous offrir que des fractions d'une

même

nature. Les
le

employées devront donc avoir toutes
décimales, toutes
le

même

dénominateur;

et les fractions

même

nombre de chiffres décimanx. En écrivant ainsi les unes et les antres, on met évidemment à profit l'équivalence des formes différentes que
peuvent prendre, sans changer de valeur, toutes
tions.
les sortes

de frac-

Quantités correspondantes.

541.

Il

faut,

avons-nous

dit (537), (pie les quantités
la

d'une

même
la

nature soit exprimées toutes à Taide de

même

unité.

Lorsque

question qu'on étudie présente des quantités de natures diverses,
cette condition n'est point toujours
la

seule qui s'impose.

11

faut,

dans beaucoup de
constitué de

cas,

que

les

unités choisies pour ces différentes

quantités se correspondent entre elles. Notre Système Métrique est
telle

façon

(pi'il

nous

offre

de lui-même

les

unités cor-

respondantes.

gueurs, des surfaces

542. Lorsque, dans une question, on considère à la fois des lonet des volumes; si les longueurs sont expri-

mées en mètres, les surfaces devront l'être en mètres carrés, les volumes en mètres cubes; si les longueurs sont exprimées en décimètres, les surfaces devront l'être en décimètres carrés, les volumes
en décimètres cubes;
etc., etc.

Uare,
que
le

c'est-à-dire l'unité des

mesures agraires,
à

n'est autre chose

décamètre carré; l'hectare est donc égal

l'hectomètre carré
les

et le centiare au

mètre carré.

On

évaluera donc

longueurs en

CHAPITRE

VI.

MESURE DES QUANTITES.

213

décamètres, en hectomètres ou en mètres, suivant que l'on voudra
évaluer les aires en ares, en hectares ou en centiares.

Le stère équivaut au mètre cube.
lin

Si

las de bois de chauffage,

il

en faudrait mesurer

Ion voulait mesurer en stères les dimensions à

l'aide

du mètre

linéaire. S'il existait,
et,

dans une

même

question, des

longueurs d'une part

de lautre. des volumes exprimés en stères,
il

dé(;astères, décistères,

faudrait prendre le mètre pour unité de

longueur
stère
linéaire.

pour unité de volume, le décastère et le décine correspondant à aucun multiple ou sous-multiple du mètre
et le stère

Quand on
faut de

considère

à la fois

des longueurs
se

et

des capacités,
les

il

même

que leurs unités

correspondent. Si
le

longueurs

sont exprimées en centimètres, les capacités
litres, si les

seront en milli-

longueurs sont exprimées en décimètres, les capacités le seront en litres: si les longueurs sont exprimées en mètres, les capacités le seront en kilolitres. Fait à remarquer, lorsque le pro-

blème nous présente

ainsi en

même

temps des capacités

et

des lon-

gueurs, nous ne devons jamais choisir,

comme

unité de capacité,
les

ni le décalitre, ni l'hectolitre, ni le mjrialitre

parmi

multiples

du

litre,

ni le décilitre,

ni le centilitre

parmi ses sous-multiples,

parce que ces différentes capacités ne correspondent ni au mètre
linéaire, ni à

aucun de

ses multiples ou sous-multiples.

343. Le

gramme

a été

|irimitivement défini de

telle

iacou que

nos unités de volume

et

nos unités de poids se corres|JOndenl.
si

Pour
le

les solides et les

liquides,

les

volumes sont exprimés en
les

centimètres cubes, en décimètres cubes, en mètres cubes,

poids

seront respectivement en grammes, en kilogrammes, en tonnes.
les solides et les liquides,
si

Par suite, toujours pour

l'on

prend

le

nombre décimal
corps,
il

iibstrait

qui représente

le

poids spécifique d'un
la

suffira

d'v placer,

au-dessus de

virgule,

l'indication

abrégée des mots
aussitôt le poids

gramme, kilogramme ou
cor})s.

tonne, pour obtenir

du centimètre cube, du décimètre cube, ou du

mètre cube de ce
oAA.

Il

existe, eu

Astronomie, une liaison étroite entre

la

mesure

du temps
les

et celle des

longitudes et les

arcs ou des angles. Cette liaison est telle que ascensions droites peuvent s'exprimer à volonté

2.16

DEUXIÈME PARTIE.
Il

CHOIX.

pour évaluer ces deux sortes de Ce choix est d'autant plus facile que les nombres complexes qui mesurent les temps et ceux qui mesurent les arcs sont, pour ainsi dire, calqués les uns sur les autres; que les sous-mulli[)les de l'heure, comme ceux du
faut donc,

en arcs ou en temps.

quantités, choisir des unités correspondantes.

degré, sont
les

<le

soixante en soixante fois plus petits, et qu'ils portent

mêmes noms
les

de minutes et de secondes. Lorsqu'on voudra rendre
il

décimales
en

subdivisions de l'heure,
les

faudra rendre décima/es

même temps

subdivisions du degré.

Grandeur de

1

unité.

545. Toutes les quantités d^ une même nature doivent être exprimées à l'aide d'une même unité. Mais, parmi les unités, principale ou secondaires, primitive ou dérivées, qui existent pour
les

quantités de

la

nature considérée, quelle est celle qu'il convient
la

d'employer? Dans

pratique, certaines unités s'emj)loient cons-

tamment, d'autres ne s'emploient presque jamais.
546.

On évalue
les

les petites

longueurs en millimètres

en mètres;

grandes en kilomètres.
le

les moyennes Le mètre carré est d'un
;

usage continuel;

kilomètre carré est usité en Géographie;

le

décamètre carré
agraires sous les

et

l'hectomètre carré s'enq)loient
d'are et d'hectare.

comme mesures
chauHage sous
le

noms
:

— Le mètre cube aussi est
bois de
le litre,

d'un usage courant

on l'emploie pour

le

nom

de stère;

le

décimètre cube constitue

qui est l'unité

principale de capacité et qui s'emploie constamment, ainsi que ses

multiples,

le

décalitre et l'hectolitre.

Pour
le

les poids,

on choisit

comme

unités le
le

gramme,

le

kilogmmme,

quintal, la tonne, et

centigramme et le milligramme. comme unité de Par contre, on ne prend pour ainsi dire jamais longueur, le décimètre, riicctomètre, le myriamètre: comme unités de surface, les sous-multiples du mètre carré, non plus (pie le myriaparfois aussi
:

mètre carré;
le

comme
le

unités de volume, les multiples

du mètre cube,
le millilitre;

décastère et

décistère, le myrialitre, le décilitre et

comme

unités de poids, le
le

myriagramme, l'hectogramme,

le

déca-

gratnme,

décigramme.

CHAPITRE

VI.

MESURE DES QUANTITES.

217

o4T.

Il

semble qu'on

ait

créé,

pour chaque unité principale,
Ils

trop de multiples et sous-multiples.
plus grands ou plus petits.

sont de dix en dix fois
le

Peut-être eût-il suffi cprils

fussent

de cent en cent? Pour les monnaies, ne passons-nous j)as du franc au centime sans jamais prononcer le mot de décime qui possède cejiendant une existence officielle?
Peut-être

même

eût-il été prélérable de
fois

prendre

les

multiples et

sous-multiples de mille en mille

plus grands ou plus petits? Ce
soit

dernier

mode

eût été en parfait accord avec notre numération
Il

parlée, soit écrite.

sest d'ailleurs introduit, pour ainsi dire sponl'industrie et la science. Les unités
elYet
:

tanément, dans
les plus
le

le

commerce,
v sont,

emplovées
le

en

pour

les

longueurs,
les

le

micron,

millimètre,

mètre,

le

kilomètre; pour

volumes ou capa-

cités, le microlitre, le millilitre, le litre, le kilolitre

ou mètre cube;
le

pour

les

poids,
la

le

niicrogramme,

le

milligramme,

gramme,

le

kilogramme,

tonne.

oi8. Nous nous formons, en général, une idée assez nette des nombres entiers inférieurs à mille, c'est-à-dire des nombres qui ne sont ni trop grands ni trop petits, des nombres modérés. Nous

avons vu déjà comment on peut,

à l'aide

d'une multiplication par

une puissance convenable de lo, ramener un nombre quelconque à nous présenter, dans l'écriture, une partie entière comprise, par exemple, entre et looo. \ oilà un premier moyen de ramener tout aux nombres modérés. Un autre consiste à bien choisir Vunité de
i

mesure. C'est
résultiits

la

nécessité d'obtenir des nomh/-es modérés,
la

comme

des mesurages, qui domine toute

question du choix de

r unité.
549. Plus l'unité employée esl petite, plus
et
le

nombre

est

grand

réciproquement.

Une somme de
de
à
la

loooo*^, par

exemple, s'évalue
très

en Angleterre,

à l'aide

livre sterling,

par un nombre relative-

ment

petit; en Portugal,

l'aide

du

reis,

par un

nombre

grand.

En

France, quand nous |)arlons d'une fortune modeste, nous pre-

nons volontiers

comme

unité le millier de francs;
le

lons d'une grande fortune,

million.

quand nous parPour obtenir des nombres
quantités très petites à

modérés, nous devons donc mesurer
l'aide

les

d'unités

très petites;

les

quantités très

grandes

à l'aide

2l8

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

d'unités très grandes.

Nous devons, en quelque manière, proporà celle

tionner
l'on fait

la

grandeur de l'unité

de

la cjuanlilé.

C'est ce que

presque toujours.
le

On

emploie

milligramme pour peser
doses et
les

les

médicaments qu'on
telles

n'ordonne qu'à
(jue les sels

très petites

substances très rares,
le

de radium.

On

emploie
les

micron pour mesurer

les

longueurs extrêmement petites,
de
la

longueurs d'onde, par exemple,

lumière etde

l'électricité.

On

évalue en tonnes les chargements des wagons et des navires;
les

en milliers ou millions d'habitants

populations des diderenles

contrées;

en milliers de kilomètres carrés les superficies des

Etats de l'Europe;
parties

en millions de kilomètres carrés, celles des
des Océans.

du monde
à la

et celles

On

évalue

la

distance de
et celle

la

Terre

Lune ou au
la

Soleil en ravons terrestres;

de

la

Terre aux étoiles

que décrit

du grand axe de Terre dans son mouvement autour du Soleil.
les plus voisines, à l'aide

l'ellipse

CHAPITRE

Vil.

OBJETS d'une seule SORTE, EN NOMBRE DÉTERMINÉ.

Règle.

une même sorte doivent être représentés par des signes d'une niéme sorte, qui soient en nombre égal à celui des objets, et qui leur correspondent chacun à chacun. Le nombre des objets peut, linfini; il peut s'étendre d'ailleurs, être un nombre quelconque
550. C'est une règle énoncée plus haut (iTS)
:

les objets d'

:

ii

il

peut se réduire

à l'unité.

551. Dans ce dernier cas, on est en droit, pour représenter Vobjet unique, de choisir un signe arbitraire, pourvu quil soit très net et très simple. On choisira une lettre latine ou grecque,

majuscule ou minuscule, qu'on

se gardera bien

d'affecter

d'aucun

accent, d'aucun indice, en un mot d'aucun élément modificateur.

552. Le cas le plus simple, après celui d'un objet unique, est évidemment celui de deux objets d" une même sorte, celui d'un

couple d'objets analogues. C'est à l'étudier en Chapitre est presque entièrement consacré.

détail

que

le

présent

Bonnes notations de deux
553.

objets analogues.

La manière
sorte par

la

plus simple de représenter

deux

objets de

même
par

deux signes de même
à

sorte, c'est de les représenter

deux
(^

lettres consécutives appartenant

non seulement au même
:

alphabet, mais

une
et B.

même
Ces

variété de cet alj)habet

par a et b\

par a et

;

par

A

lettres rappellent qu'elles sont des signes

DELXIEME PARTIE.

analogues, el par

la

ressemblance de leurs formes,
la

et

par

la

conti-

guïté de leurs positions dans

suite d'où

on

les tire.

Appartenant

à des alphabets différents, à des variétés différentes,

ou occupant

des places non consécutives, elles seraient évidemment des signes
dispai-ates.

ùoi.

Il

j
:

a

dans notre alphabet des couples de lettres consé-

cutives qui sont constamment emplovés, et pour ainsi dire consacrés

par liisage
Il

tels sont a el b; h el k et n p el q; u el v; x el y. en est d'autres, qu'on pourrait employer aussi, mais qu'on n'em; \

m

ploie pour ainsi dire jamais

sont e el f; Il et /; j el k] q et r. L'alphabet grec nous présente de même des couples de lettres
:

tels

consécutives
miers, a,

qu'on

emploie continuellement,
:

et

d'autres qu'on

n'emploie presque point. Nous citerons
j3;
[JL,

comme exemples
yj,

des pre-

v;

comme exemples

des seconds,

0; p,
le

a-.

Parmi

les

couples les plus usités de l'alphabet latin,
oral,

couple m,
réel
:

n présente, pour l'enseignement

un inconvénient
si

les

deux

lettres

m

et

n qui

le

composent ont des noms
les

ressemblants,

qu'il arrive

souvent à notre oreille de

confondre; plusieurs pro-

fesseurs craignant cette confusion évitent de les emplover en

même

temps. Dans l'écriture évidemment, cet inconvénient disparaît.
ooo. Les auteurs qui écrivent bien emploient constamment, j)Our

représenter deux objets analogues,

les

notations

si

simples que nous

y deux inconnues ou deux variables analogues; par h et A', les accroissements de deux pareilles variables; par a et |j, les deux racines d'une équation du
venons de conseiller.
Ils

représentent par

x

el

et b, deux longueurs jouant le même rôle; deux points analogues de l'espace; par M et N, deux points pris sur une même courbe; et deux forces analogues soit par F et G, soit par P et Q. Sur le plan, les deux coordonnées cartésiennes d'un point sont des longueurs analogues on les désigne par x el y. Il en est de même, toujours sur le plan, des coordonnées bipolaires qui conon les nomme u et v\ et des coordonsistent en deux longueurs

second degré; par a
par

A

et B,

:

:

nées bipolaires qui consistent en deux angles

:

on

les

nomme

a et

ji.

CHAPITRE

VII.

— OBJETS D LXE SEULE SORTE,

EX NOMBRE DÉTERMINÉ.

iai

Nouvelles bonnes notations de deux objets.
006.
soit
est

11

bien évident que
accent, a' et
6',

deux
soit

lettres consécutives affectées

du

même

du

même

indice,

ciq

et

bf,.

con-

stiluent encore un couple de
aussi correct

que

le

deux signes analogues. Ce coujDle est couple a. b. mais il est moins simple. Laccent
est, d'ailleurs, inutile

ou

considérés sont
il

et

lorsque les deux objets que Ion considère; dans le cas contraire, peut servir à indiquer la correspondance entre ces deux objets deux objets appartenant à une autre sorte.
l'indice
les seuls

commun

557.

Deux

lettres identiques affeclérs soit de

deux accents conet a^.

sécutifs, a' et «", soit de

deux

indices consécutifs, «,

forment

Ces couples sont frédeux variantes analogues; par.r'et j:", les deux racines d'une équation du second degré; et de même par m^ et /«o? les masses de deux gaz; par R, et Ro, les rayons de courbure principaux d'une surface en un point; par/, el fi, deux fonctions jouant le même rôle; par (S|) et (-2)5 les deux nappes dune surface focale; par F, et Fo, les premiers membres des deux équations d'une ligne gauche.
aussi d'excellents couples de signes analogues.
v'

quemment employés. On désigne par

et c",

Il

est à

remarquer que, dans
on ne
à

les

couples de signes analogues

ainsi constitués,

se sert guère

que des accents '"
et

et

que des

indices

1

et 2.

R

est naturel qu'il en soit ainsi, puisque ces accents

ou indices équivalent
5o8. Dans ces

nos mots premier

second.

mêmes

derniers couples, les lettres ne servent

souvent que de supports aux accents ou indices.
se servir d'accents isolés;
les indices, et

On

ne peut sup-

primer celles qui servent de supports aux accents, car on ne saurait mais on peut supprimer celles qui portent employer ces indices isolément. Les deux objets anales chiffres
i

logues sont alors représentés par

et 2 qui
les

en sont

les

numéros. Nous l'avons vu déjà (325), dans
points par les chiffres
tiques pures.
1

Mathématiques

appliquées. Perspective, Charpente, ..., on représente ainsi deux
et 2. 11 en est de même dans les MathémaEn Géométrie élémentaire, par exemple, on |)eiit très bien représenter par ces deux mêmes chiffres, deux points, deux

222

DEUXIEME PARTIE.

CHOIX.

angles, deux cercles, elc, etc.

On
à

place quelquefois ces chiflres
l'intérieur d'un cercle
:

entre parenthèses, entre crochets,

c'est,

pour

ainsi parler, leur

redonner un support.

Mauvaises notations de deux objets analogues.

oo9.

Deux

lettres b et

t.,

|)ar

exemple, qui appartiennent

à

une
à

même
jamais

variété d'un

même

alphabet, mais qui n'y figurent point

deux places

coiitiguës, sont

deux signes disparates. On ne

doit

les employer à la représentation de deux objets aualogues. une faute de désigner par O et C les centres de deux cercles C'est
le

jouant

même

rôle.

560.
t:

Deux formes

difiérentes à

et p,

ne peuvent être

une même lettre, et ^; - et ro; employées pour deux objets analogues ce
:

sont encore des signes disparates.
lettres

11

en est de

même

de

deux
'.:;,

correspondantes, a et a, prises dans deux alphabets différeprésenter deux fonctions analogues par y et Pourquoi rents.
lorsqu'il serait
si

simple de

les

représenter par^" et g^.

Deux mêmes
juscule
et l'autre

lettres appartenant à

deux

variétés d'un

même
ma-

alphabet, par exemple l'une droite et l'autre penchée, l'une

minuscule, sont lon\onYS

deux signes disparates.
le

On

ne saurait
Il

les

employer

à la

représentation de deux objets ana-

logues.
a, a.

est vrai

qu'on n'y emploie pour ainsi dire jamais
lettre latine et
le

couple

formé d'une

à

chaque instant
et
/"

d'une italique; uiais on y emploie couple B, b que forme une majuscule avec la
ainsi,
très

minuscule correspondante. Nous rencontrons

souvent,

F

pour deux fonctions,

C

et c

pour deux couiques, bien que
fait

ces deux fouctions et ces deux coniques soient tout à

ana-

logues.

561.
rates,

Il

va. d'ailleurs, sans dire,

que ces
les

cou|)les de signes dispa-

ces derniers

comme

tous

précédents, qu'on

ne peut

employer

à la représentation des

couples d'objets analogues, trouil

veront très utilement leur emploi quand
des couples d'objets disparates.

s'agira

de représenter

CHAPITRE

VII.

OBJETS DL'XE SEULE SORTE, EX NOMBRE DÉTERMINÉ.

223

Nouvelles mauvaises notations de deux objets.
06^. Nous avons
existe entre
dit

précédemment
est telle

Ja

grande différence qui

une lettre non accentuée

et la

même

lettre affectée

d'un accent. Cette différence
si'ynes

que

les lettres

a

et a' ,

par

exemple, doivent toujours être regardées et employées
disparates.
Il

comme deux

ne faut jamais s'en servir pour deux objets
les règles strictes,

analogues. Cette règle est peut-être, de toutes
celle qui est le

moins observée

:

on Tentreint constamment.
lautive

503.

On

représente ainsi,

dune manière
et

:

deux points ana-

logues d'une courbe par

M
:

M';

— deux points homologues d'une

deux points svmétriques relativement à homographie par R et K' les centres de deux cercles une droite ou à un plan par A et A';
analogues par
et


\

O

et O';

les

points d'intersection d'une conique
les

d une droite par

m
et,

et

m'

pôles de deux faisceaux en involu-

lion par
soit

P et

P';


la

par

F et

F', les

deux fovers

soit

d'une conique,

d'une cassinienne.

On commet
logues par A et

même
;

faute lorsqu'on désigne

:

deux droites anaet P';

A'

— deux parallélépipèdes analogues par P —
et (^').
:

deux coniques ou deux quadriques analogues res|)ectivement par deux surfaces analogues par 5 et 5', par C et C par Q et O';
,

(S) et

(

S'),

par (S)

On

la

commet

encore, lorsqu'on représente

par

II

et k'

deux
et

hauteurs analogues;

— par / et r

deux rayons analogues;

— par G

G

deux génératrices rectilignes analogues;

par
;

x

et x' les abs-

cisses de

dans une surface,

par R et R', deux points iiomologues d'une involution sections normales deux courbure de rayons de les par m et m', les coefficients anguperpendiculaires entre elles;

laires

de deux droites analogues, ceux notamment, dans

les

coniques,

de deux diamètres conjugués.

On
Y

a

également

tort de désigner

deux

forces,

deux
les

vitesses,

deux
[)ar

accélérations analogues respectivement
et v':

|)ar

F

et F',

par v et

t',

des

— deux nombres analogues par N et N'; — dans fonctions elliptiques par 210 et 2w'; —
et,

deux périodes le théorème de

Descartes, par v

et v' les

nombres des

variations de l'équation pro-

posée

et

de l'équation transformée.

224

DEUXIEME PARTIE.

CHOIX.

Autres mauvaises notations de deux objets.
o64. La différence qui sépare a de «, est de
la

même

importance

que

celle qui séparait

a de

a!

.

Elle suffit donc à faire du couple

que de tous ceux qui lui ressemblent, un couple de deux signes disparates. Il ne faut donc jamais, pour désigner deux objets analogues, prendre une lettre quelconque et la même letlre
a, «,, ainsi
affectée d'un indice. Celte nouvelle règle est identique à celle qui

précède. Elle est enfreinte presque aussi souvent.

565.
rôle;

On

représente par
/"i

8

et B,

deux fractions jouant

le

même

par/,

ou F, F, deux fonctions analogues;
arbitraires analogues;

par C, C,

deux constantes

ratrices rectilignes d'un

même
et

système;

par D, D, deux généet,

encore

:

deux
(

trièdres analogues par

T

T,

;

deux courbes analogues par C)
).

el

(G)); deux aires planes analogues par (A) et (A,
56G. (^hose à remarquer

:

l'indice

unique figurant dans chacun
mais
les

des couples de signes qui précèdent est toujours l'indice un. L'indice zéro se rencontre aussi quelquefois
;

deux signes a

et

«o

ne sont pas moins disparates que a
dice zéro.
serait difficile de

et a^.

Voici, d'ailleurs, un exemple bien curieux de cet emploi de l'inIl

concevoir f/eMX objets plus analogues

que ne

le

sont deux quantités imaginaires conjuguées.

On

a

ima-

giné dans plusieurs Ouvrages^ du reste très bons, de représenter ces

deux objets si analogues par lument disparates.

les

deux signes

z et Zq, qui sont abso-

Remarques sur nos
567. L'emploi des couples fautifs

règles.

tels cpie

A

et A'

d'une pari,

A

et

A( de l'autre, pour

la

repiésenlalion de deux objets analogues
Il

est,

on

le voit,

extrêmement fréquent.
il

est passé

dan? nos habi-

tudes

et,

pour

ainsi parler,

est

consacré par Tusage. Aussi plusieurs

de nos lecteurs doivent-ils penser que cet emploi ne constitue point

CHAPITRE

VII.

OBJETS d'uNE SEULE SORTE, EN NOMBRE DÉTERMINÉ.
et

225

une faute véritable,
qui
le

que nous avons eu

tort

d'énoncer

les règles

proscrivent.
ils

Nous espérons fermement que, quand

auront lu nos Chapitres
la classiils

sur la représentation des objets de plusieurs sortes, sur
fication des objets et des signes qui leur corx-espondent,

trou-

veront, au contraire, que nos règles sont justes et que nous avons eu raison de les énoncer.

Objets d'une

même

sorte,

en nombre déterminé.

068. La manière

la

plus simple de représeniev plusieiws objets

d'une

même

sorte, c'est de les représenter par

un nombre égal de
variété d'un

lettres consécutives appartenant à

une

même

même

alphabet. C'est un procédé qu'on emploie constamment.

On

désigne par a,

b, c, les trois

racines d'une équation du troi-

par A, B, C, par P, Q, R, trois formes linéaires; d'un triangle; par A, B, C, D, les quatre les trois sommets

sième degré;

sommets d'un quadrilatère.
C'est l'usage, en Astronomie, de désigner les différentes étoiles

qui

composent une constellation par
^3,

les

lettres consécutives

de

l'alphabet grec, a,

y, o,

....

569.

Il

y

a toutefois,

dans l'application de ce procédé, certaines

précautions à prendre.

D'abord,
soit grec.

il

faut bien observer

Vordre alphabétique,
le

soit latin,
cp,

On
le

rencontre assez souvent, au lieu du groupe
sont dans l'ordre de l'alphabet,
les

y,

'i;,

les lettres

groupe

cp,

d»,

y, qui

n'est

que

précédent dont

verties.

Un

deux dernières lettres ont été intergéomètre contemporain illustre n'emploie jamais que
lacune dans
la
la

cet ordre fautif s, 6, y.
Il

faut ensuite ne point laisser de
la suite

suite choisie.

Lorsqu'on écrit

M, N,

P, on passe
le chiffre

lettre

O, peut-être

parce qu'elle se peut confondre avec
des trois forces P,
qu'elle rappelle le

zéro.

Lorsqu'on parle

Q, S, on passe la lettre R, mot résultante. Quels qu'en

sans doute parce
soient les motifs,

ces
Il

deux omissions sont des fautes graves. convient enfin de ne jamais mêler les unes avec
A.

les

autres des
i5

226
lettres

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

de différents alphabets. C'est une faute de représenter,

comme

on

le fait
C2,

trop souvent, trois fonctions analogues par les

trois lettres y,

6.

Usage des accents.
570.

On

peut aussi, toujours pour représenter des objets cl'nne
se servir

même

sorte,

de lettres identiques, affectées

à^ accents

nombres par N', N", N'"; trois points })ara', a", a'"; quatre points par M', M", M'", M". A moins de molifs particuliers, très sérieux, on prend toujours les jjrciniers
consécutifs; représenter, par exemple, trois
accents.

dans ce qui précède (487, 569), il ne faut jamais mêle?', pour la représentation d'objets d'une même sorte,
571. Mais,

comme

aux
Il

lettres accentuées
serait

une

lettre qui
:

ne

le soit

pas.
d'une

mauvais de désigner

trois points
trois

même
«,

sorte

par A, A', A" ou par M, M', M";
les trois

nombres par
,

n\
de

n"

;


:

inconnues d'un problème par x, x'
analogues par
<:/,

x"

\

et,

même

trois coefficients

a', a";

trois cercles
//,

analogues
A', /i";

par C, C, C";
les trois axes

les trois bailleurs

d'un triangle par
par
a, a', a";

de dilatation d'un

cristal

un système

de

trois forces,

par/,/', /" ou F,

F', F".

o72.

On

représente souvent
/•',

les

racines d'une équation de degré

donné par

r,

;•",

.

.

.

,

ou par
fautif.
Il

x., a:',

x"

^

....

Ce mode de reprélorsque

sentation est

toujours

le

devient encoie plus,
/•

l'inconnue de cette équation se

nomme

ou x. Dans ce cas singulier,
lettre

en

effet,

en se servant de ces notations, on
celle

très

grave,

d'employer une
différents
:

même

commet une ou x
/•

faute UDuvelle
à la rej)iésen-

tation de

deux objets

l'inconnue de cette équation, et

une valeur particulière de

cette inconnue.

Usage des
573.

indices.

Des

lettres

identiques,

affectées

à' indices

nunicritjues
sorte,
très

consécutifs, forment encore des signes d'une

même

CHAPITRE

VII.

— OBJETS DINE

SEULE SORTE, EN NOMBRE DÉTERMINÉ.

227

propres

à

représenter des ohjels d'une
:

représenter
trois

trois fonctions

jouant

le

même sorte. On a raison même rôle par es,, c5o.
',23;

de

hauteurs horaires consécutives par H(, Ho,
<:/,
,

H.-,;

quatre

droites analogues par

c/2,

d^, d,]

quatre forces par F|. Fo,

F3, F4

;

les

cinq racines d'une équation dn cinqnième degré, dont
/,

l'inconnue est
droite donnée.
les

par
;,,

f)|,

Oo, O3,

O.,,

85;

et,

dans l'espace

à

cinq

dimensions, par
11

Ho, Ç3, ^4, ^5 les

cinq cosinus directeurs d'une

est à

remarquer qu'on prend toujours pour indices
i,

premiers nombres entiers,

2, 3, ....

dTI. Les lettres affectées d' indices ne doivent point être mêlées
à celles

qui ne présentent ni indices, ni accents. C'est une faute
r/o
;

grave de représenter liois coefficients analogues par «, «,,
trois fonctions par /, J\.
f-2',


a^
;

trois

poids par P, P,, Po

:

trois

rayons vecteurs par


de

trois fractions

— trois angles analogues par com|)rises entre o et par B,, do; —
0,

0,, c^;

a,

7.,,

i

f),

les

para-

mètres angulaires de

trois points

d'une ellipse par
,

cp,

o,, z^:

et

même

:

quatre points par P, P,
b-,,

Po, P3 ou

M, M,, Mo,

AI3;

BC, B,C,, BoCo, B3C3. Cette faute est pareille, sinon idenlicpie, à celle que l'on commet en mêlant aux lettJ^es accentuées une lettre qui ne l'est pas. Toutefois, aux jeux de certaines personnes, cette dernière paraît un peu moindre telle qui, pour désigner trois objets d'une même sorte,
quatre droites par b, 6,,
^3 ou
:

emploie A, A', A", n'emploierait

j)as

A, A,, Ao.

573. L'indice zéro, dont on se sert parfois, doit nous arrêter un
instant. Selon nous, Oq et a^ ne sont pas
Il

deux

sig;nes

analogues.
sorte,

s'ensuit que «05

<^\-i

^2-

<^3

ne sont pas des signes d'une
z^,
:;,,

même

et qu'on

ne doit pas représenter par

^o, ^3 quatre (piantités

analogues, quatre racines.

L

marquer un objet

spécial,

à la vérité, est utile pour pour indiquer une homogénéité, une

indice zéro,

correspondance; mais ces diiVérents usages se rencontrent seulement dans les questions qui nous offrent plusieurs sortes d'objets.

Dans
pour

celles (jui

jamais figurer. L'y employer
disons
voici le

ne nous en offrent qu'une, l'indice zéro ne doit serait, non seulement mauvais, mais

ainsi dire ridicule. C^)uand
:

A oici

le

premier,
\e

le

nous montrons trois deuxième, le troisième
et le

objets, nous
et

non pas

:

zéroième,

premier

second.

228

DEUXIÈME PARTIE.

Usage des numéros.
576.
Il

convient de rattacher au\ indices

les

nombres qu'on
i,

emploie,

comme numéros,
En Géométrie sommets d'un
la

à

la

représentation

des objets d'une

même

sorte.

analytique, on représente parfois par
triangle
;

2, 3, les trois

— par

i

,

2, 3,
les

.

.

.

,

9, les

neuf

points d'inflexion d'une cubique plane.

Dans

épures de

la sté-

réotomie

et

de

charpente, on désigne, nous l'avons vu (32o), les
sorte par des

points d'une
satellites

même

numéros. En Astronomie

:

les

de Jupiter, qui sont, je crois, au
plus souvent par des
III

nombre de

sept, se dési-

gnent
I

le

numéros
...
;

écrits

en chiffres romains,

To, II

Europa,

Ganymède,


si

les petites planètes

que nous

connaissons, et qui sont aujourd'hui

nombreuses,

se désignent

par des numéros écrits en chiffres arabes, et placés d'ordinaire
entre parenthèses, (1) Cérès, (2) Pallas, (3) Junon, (4) Vesta, ....

577. Les numéros

même
Il

sorte.

toutefois,

faut

ainsi employés forment des signes d'une Leur emploi ne présente nul inconvénient; il exige dans la pratique, que l'on prenne certaines précautions. choisir les premiers nombres entiers consécutifs i, 2,
Il

3, ...,

en commençant par l'unité.

faut se garder d'intervertir

l'ordre des
faibles.
Il

numéros,

et

de laisser entre eux des lacunes,

même

faut ne jamais mêler les chiffres

romains aux

chiffres

arabes, ni employer
différents. Enfin,
sorte, c'est-à-dire

concurremment des
le cas 011 le
il

chiffres arabes de types

dans

n'y

a

que des objets d'une seule
il

dans

cas qui nous occupe présentement,

ne

faut jamais se servir

du numéro zéro.

CHAPITRE

VIII.

OBJETS d'u>e Même sorte, en nombre indéterminé.

n objets d'une

même

sorte.

578. Dans toul ce qui précède, dous supposions

les objets tous

d'une

même
et

sorte et en
les

nombre déierminé,

c'est-à-dire

donné en

chiflVes.

Nous

supposerons dorénavant en

nombre indéter-

miné;

nous désignerons ce nombre par n.
à

579. Lorsque nous ne tenons pas
vons représenter ces objets par
latin

marquer ce nombre n sur

les

signes par lesquels nous représentons les objets donnés, nous poules lettres

consécutives de l'alphabet

ou de l'alphabet grec, en commençant par « ou a; finissant
les

par /ou À; et ayant grand soin de ne pas écrire toutes
intermédiaires.

lettres

par l'une

Le système des n objets donnés ou l'autre de ces deux suites
a, b, c, ..., l;
<x,

est alors représenté

p, y,

..., X.

Grâce
le

aux

points interposés, on peut toujours dire,

cpiel

que

soit

nombre /i, que chacune de ces suites contient n lettres. Le plus souvent, comme ci-dessus, on écrit, au commencement, les trois ou quatre premières lettres de l'alphabet employé et, à la
fin, la

seule lettre

/

ou

A.
la

Quelquefois cependant, avant cette derlettre
les

nière lettre,

on écrit

qui, dans l'alphabet,
la

la

précède

immédiatement, ou
l'on fait

même

deux qui
se

précèdent. C'est ce que
vérifier,

notamment lorsqu'on

propose d'établir ou de
à

dans

la

suite considérée,

quelque propriété relative

deux termes

équidislants des extrêmes.

580. Lorsque nous tiendrons

à

bien mettre en évidence, sur les

.

.

23o

DEUXIÈME PARTIR.


:

CHOIX.

signes

mêmes,
la

le

nombre n des

objets donnés, nous emploierons,
soit

pour
3,

représentation

de ces objets

des

numéros,
a',

i,

2,

..., n; soit

des lettres afTectées

d'accents,

a",

a"\

...,
a-2,

«'"^; soit, le plus souvent, des lettres afTectées d'indices, «,,
«3,
.
.

. ,

a,i.

Nous représenterons
...,

ainsi

:

par M,, M2, M3,
.x,t',

M„

;

n points pris sur une courbe
.ro,

n nombres par ^,,
7.3,

.

X3,

..

,

les

n racines d'une équation par ai, aj,

., y.„.

581.

Comme précédemment
une

et

pour

les

mêmes

raisons,

il

sérail

mauvais de représenter celui des objets qu'on place en
suite soil par
lettre sans accent ni indice, soit par
Il

tête

de

la

une

lettre

affectée

de l'indice zéro (575).

serait

mauvais de représenter,
.

comme le lait constamment Laplace, n objets par/?, p', p", — et, comme le font une foule d'auteurs, n forces
/"o,
.

.

.,p^'*~*^;
/*,

par

.

.

i/n-i

',

— n nombres par u^^ Uf,
a,, ao,
z,l_^^,
.

y,,

u.2i
'1

-

-,

iin-\

]

'^îs

n racines

d'une équation par ao,
à z

.

.,

"J-h-k

les

n valeurs données

par

Cq.
,

^t,

-0,

...,
,

les

n permutations de
les

p

lettres

par Aq, a,

A2,

.

A„_,
n objets consile

Toutes ces façons défectueuses de désigner

dérés ont pour effet immédiat de mettre en évidence, non point

nombre donné
o8;2.
Il

n, mais le

nombre précédent n

1

sera

bon d'éviter

cette anomalie, et de l'éviter
:

même

dans

les suites d'expressions.
/i

Peut-être ferait-on bien
le

pour représenter

entiers consécutifs, d'appeler

premier, non pas a, maisa-t-i
....

et décrire a-i-i,

a-f-2,

a

-T-

n;

plus généralement,

pour représenter n termes consécutifs d'une
r,

progression arithmétique de raison
et d'écrire

de

nommer
a-^nr.

le

premier a

-+- /*,

a
583. Nous devons

-f-

/•,

a-(-2/\

...,

le

faire observer, d'ailleurs

:

dans tout ce que

nous venons de dire, nous supposons qu'on nous
désignant
point à
la

ait

donné

la lettre

le

nombre des
deux

objets considérés, et que nous n'ayons

choisir. S'il en était autrement, la question exigerait

qu'on

choisît des signes de

sortes

:

des signes pour représenter les

CHAPITRE

VIII.

— OBJETS DINE
la

MEME

SORTE, EX NOMBRE INDÉTKRMINÉ.

23

1

objets; un signe pour en indiquer le

nombre. Nous nous occupe-

rons plus tard de

façon d'elTectuer ce double clioix.

Suite limitée ou illimitée.

o8i. Dans une foule de cas, pour représenter une suite limitée

ou illimitée d'objets d'une
les

même
Dans

sorte,
le

on peut ne représenter que

premiers de ces

objets.

cas

dune

suite illimitée,

il

est

même
080.

impossible d'opérer autrement.

La manière

la

plus

simple de représenter ces

premiers
n'est
:

objets, c est de les représenter par des lettres sans accent ni indice.

On peut dire la suite a, 6, c, même pas nécessaire de prendre
il

.

.

.;

la

suite a,

^3,

v
l

fl

les

premières lettres de

alphabet

suffit

(|iie

les

lettres

employées soient consécutives; on repré-

'-i, y, -iy, ... une suite de fonctions. peut employer des numéros et dire la suite (i), (2), (3), .... Mais peut-être est-il bon de mettre alors, comme nous venons de le

sente ainsi par

On

faire, ces

numéros entre parenthèses.
et

On

peut aussi employer des lettres affectées d'indices

repré-

senter, par

exemple

:

une

série par «,, Wo? "35
:

'\

—-la

suite des

fonctions de Sturm par V(, V2, V3, ...

celle des

polynômes de

Legendre par X,, Xo, X3, ....

On

|)eut enfin avoir

recours aux lettres accentuées; désigner
F', F", F'". ...:

:

une suite de dérivées par
par n\ n"
d'.ci"
,

une suite de nombres
quelconques par a\

n"'

,

...;

^

une

suite de quantités

086. Mais,

comme précédemment,
il

lorsqu'on
le

fait

usage d'accents

ou d'indices,

est

mauvais de représenter

soit par une lettre sans accent ni indice, soit de Vinclice zéro. Dans le cas où nous nous plaçons présentement,

premier objet (488) par une lettre affectée

c'est-à-dire

dans

le

cas

les

objets considérés sont tous de
:

la

même

sorte,
/i', fl
.

il

serait
:

mauvais de représenter

...
rt,

ou

jjar

— une suite — a, «2?
, •

•!

une suite de nombres par /«, de quantités quelconques par a, a', a", ... une série illimitée par Uq, w, u^^ ....
,

On

indique souvent par w„

le ternie

général d'une série

:

suivant

232

DEUXIÈME PARTIE.
série
le

CHOIX.

que celte
le

commence par
rang
/?

u^

ou par
à

rang n ou

+
ne

i

;

ce détail

ii^^ ce terme Un y occupe nous montre encore l'avantage

qu'il y a, lorsque rien

s'y

oppose,

commencer par
les

u^.

587. Dans tous les exemples qui précèdent,

premiers termes

de

la suite, les seuls

qui soient écrits, sont suivis de points analogues
: ils

aux

points suspensifs
la

doivent toujours

l'être,

pour qu'on voie
dit,

bien que

suite considérée contient encore d'autres termes, en

nombre

limité ou illimité.

Comme

nous l'avons déjà
le seul

Laplace

substitue souvent, à celle ligne de points,
écrit sous l'une des
est

mot

et cœterciy

formes abrégées
:

etc.

ou &. Cette manière d'écrire

tombée dans

l'oubli

bien qu'elle ne présente guère d'inconvé-

nient, elle ne mérite point d'en être tirée.

Objets en suite linéaire.

588. Dans toutes nos manières de représenter

les

objets d'une

même

sorte,

nous avons toujours opéré

comme

si

ces objets étaient

disposés en une suite linéaire et nous les avons toujours représentés par une suite linéaire de' signes, l'objet et son signe occu-

pant des places de
Il arrivC;,

même

rang dans leurs suites respectives.
les

dans une foule de cas, que

objets donnés répondent

à cette supposition, c'est-à-dire sont disposés naturellement, d'eux-

mêmes, en une
denles
:

suite linéaire. C'est ce qui a lieu
la

pour certaines

expressions dont chacune se déduit de
fonctions de Sturm
;

précédente ou des |)récé-

polynômes de Legendre; nombres de
les valeurs

Bernoulli et d'Euler; termes d'une série récurrente; termes d'une
série

quelconque; valeurs que prend une fonction pour
à

entières, consécutives, d'une variable unique, en d'autres termes,

valeurs successives d'une variante

un

seul indice.

JNous

représenterons une

pareille

suite d'objets

comme nous

l'avons fait jusqu'ici, par des lettres consécutives latines ou grecques;

par des numéros placés ou non entre parenthèses; par des lettres
identiques alléctées soit d'indices, soit d'accents.

589. C'est encore cette disposition naturelle en suite linéaire que

nous présentent

:

les j)oints

en

nombre quelconque

placés sur une

CHAPITRE

VIII.

— OBJETS D'UNE MÊME SORTE, EN NOMBRE INDÉTERMINÉ.
;

233
;

ligne droite ou courbe

— les sommets successifs d'une ligne brisée — les côtés d'une telle ligne; etc., etc. Tous ces objets sont évideml'o/r/z-e
o?'^

ment disposés dans
ligne, dans

les

rencontre celui qui parcourt cette
ses pas.

C'est cet ordre

un sens ou dans Tautre, sans jamais revenir sur que les signes nous devront indiquer.

Suites fermées.

590. Considérons, non plus une ligne brisée quelconque, mais

une ligne brisée fermée, c'est-à-dire le contour d'un polvgone. Les sommets de cette b'gne forment une suite qu'on peut appeler
indifféremment suite fermée, suite tournante, suite rentrante. Leur nombre peut être quelconque, déterminé ou indéterminé. On
les

prendra dans l'ordre où on

les

rencontre en parcourant

le

po-

lygone.

On

les

désignera,

s'ils

ne sont pas trop nombreux, par des
s'ils

lettres consécutives

de l'alpliabet;

le

sont trop, à l'aide de

numéros ou de
B, C, les trois

lettres affectées d'indices.

On

désignera ainsi par A,
les

sommets d'un triangle; par A, B, C, D,
et ainsi

quatre

sommets d'un quadrilatère;
Il

de suite.

pour des points, en nombre déterminé ou indéterminé, placés sur un cercle ou, plus généralement, sur une
en serait de
ligne fermée quelconque. Notre cercle trigonométrique a sa circon-

même

férence partagée en quatre parties égales ou quadrants, séparées
entre elles

par quatre points équidistants qu'on

nomme

d'ordi-

naire A, B, A', B', mais qu'il vaudrait mieux, selon nous, appeler A,
B, C,

D. Le cadran de nos horloges
les

a sa circonférence partagée

en

douze parties égaies, séparées

unes des autres par douze points

équidistants, qui correspondent naturellement aux douze heures;

on les numérote soit en chiffres arabes, soit en chiffres romains; on numéroterait de la même manière, sur de nouveaux cadrans,
les

points

qui en partageraient

la

circonférence en vingt-quatre

parties égales.

o9l. Sur

les

courbes

comme

sur les lignes brisées fermées, on

doit tourner sans jamais revenir sur ses pas.

Mais tourner dans quel
sur
à

sens 2
le

Dans

celai qu'on voudra.

En Trigonométrie, on tourne

cercle en sens direct,

à cause

sans doute des applications

234

DEUXIÈME PARTIE.
les

CHOIX.

l'Astronomie. Sur

cadrans des horloges, en sens rétrograde, à
Soleil.

cause sans doute du

mouvement apparent du

Chose
le

bizarre,

en Géométrie analytique, pour aller de

Ox à Oy

par

plus court
(');

chemin, on tourne
dans
la

dans la Géométrie plane, en sens direct Géométrie de l'espace, en sens rétrograde.
:

o92. Quoi
désigner
les

qu'il

en

soit,

dans

la

plupart de ces manières de

objets formant

une suite fermée, deux inconvénients
cercle trigonométrique
sait

graves

se rencontrent, qui ne sauraient être évités.
si,

En

premiei' lieu,

sur

le

comme

sur les
la

cadrans de nos montres, on

en quel point doit être placée

première

lettre

ou

le

premier nombre, sur un polygone quelconque
les

ou sur

la

circonférence d'un cercle, tous les sommets, tous

points

premier. Notre mode de notation a le tort d'indiquer un premier sommet, un premier point. En second lieu, quand nous tournons autour d'un polygone ou d'un cercle divisé, nous passons d'un sommet ou d'un point de
sont analogues;

aucun d^eux

n'est le

constamment la même. Il sommets ou points il y a une opération singulière, un saut brusque à effectuer pour passer de la dernière lettre à celle qui la suit immédiatement sur le contour,
division au suivant d'une façon qui est

n'en est pas ainsi pour

les

signes de ces

:

et qui n'est autre

que

la

première.
notations proviennent du désaccord

Ces deux défauts de nos

absolu existant entre les objets que nous considérons et les signes

par lesquels nous les représentons. Nous ne

pouvons
Ils

d'ailleurs

représenter ces objets d'une manière irréprochable.
effet,

forment, en

ye/mee, sans commencement ni fin; leurs signes devraient constituer une suite analogue ces signes forment, au contraire, dans les systèmes d'où nous les tirons, uue suite rectiligne, ouverte, possédant une lin et un commencement.
une
suite circulaire,
:

Combinaisons.
593. Lorsque
les

objets d'une

même

sorte possèdent une certaine

propriété

à

des degrés tous différents, ces différences de degré

(') BouRGET et HousEL Ont tenté sans succès de changer cet usage. analvtitjue à trois dimensions, in-8°, Paris, 1872, p. i.

— Géométrie

CHAPITRE

VIII.

— OBJETS d'uXE MÊME SORTE, EN NOMBRE
disposer en séries linéaires
et,

INDÉTERMINÉ.

235
les
:

permettent de

les

par suite, de

bien désigner par lettres, accents ou indices. C'est ce qui arrive

pour des nombres inégaux; pour des droites de longueurs inégales; pour des polygones, des polyèdres, des corps matériels, dont les
aires, les

volumes,

les

poids sont tous inégaux.
par gradation ou dégradation,

On

disposera de pareils objets

c'est-à-dire dans l'ordre de leurs grandeurs croissantes

ou décrois-

santes:

et.

après

les

avoir ainsi disposés, on en pourra facilement

choisir les notations.

o9i. Supposons que
simples,

les

objets

à

nommer soient

les

combinaisons

p à p, de n éléments analogues. Il sera difficile, et le plus souvent impossible, de les disposer en une suite linéaire. Il est un
le

cas toutefois où
celui où

problème admet une solution immédiate
n

:

c'est

où les n éléments eux-mêmes ont été, p ou peuvent être, disposés en une série ordonnée. Soit, par exemple, à disposer de cette façon les combinaisons 3 à 3 des 4 lettres v, x, y, z. Prenons Tune de ces combinaisons, la
est égal k
i
,

et

combinaison vxz. Quel rang devons-nous
lettres

lui
la

attribuer?

Des

trois

qui

la

composent,
quatrième.
la

r
Il

demanderait
v a

première place,

x

la

deuxième, z
si

la

ambiguïté, partant indécision. Mais

nous remarquons que

combinaison considérée, vxz, comprend
difficulté

toutes les lettres données sauf une seule, y^ nous voyons aussitôt

que nous su|>primon> toute
elle,

en ordonnant par rapport à
le

et

en assignant, par conséquent,
les

troisième rang à notre
à 3,

combinaison. Nous écrirons
p,

combinaisons, 3

des 4 lettres

X, y, z dans l'ordre suivant,

^y^'
et

^y^i

vxz,

vxy,
les

nous

les

désignerons tout naturellement par
V,

4 majuscules

X,

qui correspondent respectivement aux minuscules manquantes.

Les combinaisons, 2 à

2,

des 3 lettres x^ y, z devront, pour
:

la

même

raison, se placer dans cet ordre

yz,
C'est toujours ainsi qu'on les

xz,

xy.
écrit les équations

ordonne quand on

des quadriques.

236

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

o9o. Dans

mon

Livre sur V organisation des assauts complets,

c'est-à-dire sur l'organisalion des

Concours d'escrime nommés vul/î

gairement yoOM^e^,

j'ai

distribué les combinaisons 2 à 2 de

éléments

{n étant impair) en n groupes contenant chacun tous les éléments, un seul excepté, mais ne les contenant qu'une fois chacun. Comment disposer ces groupes en séries linéaires, afin d'arriver à les bien désigner? La réponse est analogue à celle de l'alinéa précédent. Les

n éléments étant désignés par
nous représentons par
celui qui

les

A

le

groupe

n minuscules a, b, c. ..., /, c|ui ne contient pas a : par B

ne contient pas b:

et ainsi de suite.

o96.
Il

En résumé, nous ordonnons
/i

et

nommons

les

combinaisons,
la lettre

I

à

I

,

de « éléments par

la

considération de

unique
le

manquant dans chacune
naisons simples,
/?

d'elles. ?Sous
à

reviendrons, d'ailleurs, sur
et à

cas général où les objets
à/>, de

ordonner

nommer
/?

sont

les

combi-

n éléments,

l'indice

étant quelconque.

Ordre
d97.
Il

introdiiit

parmi

les objets.

peut arriver que

les objets, tous

d'une

même

sorte, qui

nous

sont donnés ne nous présentent aucune particularité permettant de
les disposer

en série linéaire. C'est ce qui arriverait pour des points

matériels, de masses égales, dispersés au hasard dans l'espace.

En

quel ordre les disposer? Afin de
les placera

les

représenter par des signes, on
et

dans un ordre arbitraire quelconque,

on

les

désignera

soit par
s'il

une suite de lettres consécutives a^ b, c, ... /, soit même, en faut marquer le nombre, par une suite de lettres identiques
. .
.
,

affectées d'indices «,, «o, a^,

a,/.

remarquer que les lettres alphabétiques déterminent l'ordre d'une façon moins stricte, et surtout moins visible, que ne le font les numéros ou indices. Dans ime suite de lettres consécu598.
Il

est à

tives, je sais et suivie

bien qu'une lettre, h

[jar

exemple,

est

précédée de
le

g

de

i\

mais je ne

sais point
le

immédiatement
il

rang qu'elle

occupe dans
suite de

la suite;

pour

savoir,

faudrait compter.

Dans une

me dit numéros ou d'indices, chaque lui-même son rang. Il sera doue avantageux, lorsque aucun ordre
signe, au contraire,

CHAPITRE

VIII.

— OBJETS DUNE MÊME SORTE, EN NOMBRE
pour

INDÉTERMINÉ.

287

n'existera dans le système crobjets, de choisir,

les représenter,

des lettres plutôt que des numéros.

Voilà pourquoi, lorsqu'on veut citer des personnes sans établir
ào.

préséances, on

a

raison de placer leurs

noms dans

To/rZ/'e c/Z/^Aafait

hétique. \ oilà pourquoi aussi Torganisateur d'un concours

bien
.
. . ;

de désigner, en abrégé,
il

les

concurrents par
le

les lettres

A, B, C,

lait

d'autant
à

mieux que,

concours une

fois

terminé, on assi-

gnera
qu'ils

numéros marquant les rangs y auront respectivement mérités; c'est ainsi que j'ai procédé dans mon Ouvrage sur les Assauts complets.
ces divers concurrents des

599. Les sommets d'un polvgone sont, nous l'avons vu. des objets

d'une

même

sorte;

ils

forment une

suite rentrante;

mais

ils

sont

naturellement disposés en série linéaire, dans un certain ordre. Les

sommets d'un polyèdre
sorte
;

régulier sont aussi des objets d'une

même

si

l'on

pouvait dire qu'ils forment une suite, cette suite serait,

pour

ainsi ^miAev,

plusieurs fois rentrante; mais

ils

ne nous pré-

sentent aucune trace d'ordre, et nous ne saurions les représenter

d'une façon satisfaisante.

On
sidère

a

imaginé, pour ces objets d'une

même

sorte, impossibles à

bien désigner, de les distribuer en diflérents groupes que l'on con-

comme

formant des sortes différentes.

sorte par plusieurs;

On remplace ainsi une un système homogène d'objets par un svstème
a fait,

hétérogène. C'est ce qu'on
désigner
les

comme nous
la

le

verrons, pour

trente-deux

rumbs de

rose des vents; c'est ce que
soit les

nous ferons, pour représenter par des signes,
les faces, soit les arêtes

sommets,

soit

d'un polvèdre régulier (714).

600. Quoi qu'il en

soit,

dans tous

les cas

les

objets donnés

ne nous offrent nulle trace cVordre, nous introduisons parmi eux,
en
les

désignant par des signes, un ordre véritable.

Il

y a

désaccord
les

entre l'ensemble des objets et l'ensemble des signes qui

repré-

sentent, celui-ci étant ordonné et celui-là ne l'étant point.

Nous

pouvons répéter

ici

ce mot,

que je

crois de

Bacon

(')

:

V esprit
v en a.

humain met souvent dans
('; Fi-ançois

les choses

plus d'ordre

c/u' il n'

Bacon, 1561-1626.

CHAPITRE

IX.

OBJETS DE DEUX SORTES.

Deux
601.

objets disparates.

Deux

objets disparates doivent toujours être représentés
:

par deux signes disparates
par deux signes analogues.
leltres

ce serait

une faute de

Jes représenter

non consécutives

On pourra les désigner soil par deux d'un même alphabet, soit par deux lettres
lettres
tirées

a|)partenanl à des variétés distinctes, soit par deux

d'alphabets différents.

602.
par

Deux
cp

fonctions disparates pourront ainsi être représentées

/et

ou par

/et

s;

mais non point par

/et

g.

Dans
par B,

cet
les

énoncé, trouver

la

condition pour que

A

soit divisible

deux nombres considérés sont mal désignés, puisque ce sont des objets disparates. Les deux termes d'une fraction ordinaire n'ont

point

la

même

signilication et ne se traitent point de

même

dans

les

calculs; ce sont des

nombres disparates;
j)ar

il

est

donc mauvais de

représenter une

telle fraclion

|;

il

serait,

au contraire, excel:

lent d"imiler les auteurs qui

la

représentent par ^
c/

il

le

serait

d'autant plus que ces lettres n et
et

rappellent les mots

numérateur

le système des coordonnées polaires, les deux coordonnées d'un point sont deux quantités disparates une longueur et un angle; on les nomme tantôt p et w, lantùt /• et ce sont là de bonnes notations. Comme nous l'avons déjà fait remar:

dénominateur. Sur le plan, dans

f)

:

quer (470), dans l'équation
y

= ax

-\-

b,

CHAPITRE
(iiii,

IX.

OBJETS DE DEUX SORTES.

239

mal choisis, car
logues.
Si

en Géométrie analytique, représente une droite, a et b sont les objets qu'ils représentent ne sont point ana-

deux points, placés sur une
les

même

ligne, sont l'un fixe, l'autre

mobile, on peut très bien

désigner par

A et M.

— Si

une droite,

mobile dans l'espace,

se déplace

une droite

fixe et sur

un cercle

fixe, les

en s'appuyant constamment sur points où elle touche ces

deux lignes ne sont pas des objets analogues; il ne faut pas les L'origine et l'extrémité d'un vecteur, d'un segnommer P et Q. ment, sont évidemment deux points disparates; on pourra désigner vrai, où le premier par O, le second par E. Dans le cas, il est

plusieurs points A. B. C,

...

sont jdacés sur une
parler

même

droite,

on

du segment AB. du segpeut, borne à se servir, pour désigner se ment BC, ...; c'est qu'alors on les segments, de lettres déjà choisies, et qu'on ne choisit point le
sans être répréhensible,

signe du segment.

Nous avons
le

vu, d'ailleurs, que l'ordre des lettres

employées indique alors

sens du segment, et en marque nette-

ment

l'origine et l'extrémité.

Majuscules

et

minuscules.

603.

Il

arrive souvent, surtout dans les

problèmes usuels, que

deux quantités de
l'une petite, Vaulve

même

nature, mais cependant disparates, sont

grande.

On

les

représente alors par une minus-

cule

et

lettres

majuscule correspondante. La différence de ces deux montre que ces quantités ne sont point analogues et marque
la

l'ordre de leurs grandeurs.

60i. Supposons que. pour des raisons particulières, on distingue, bases en soit dans un trapèze, soit dans un tronc de cône, les deux Supposons que, grande et petile on les représentera par B el b.
:

dans un problème de Géométrie, figurent deux
l'autre
petit;

cercles, l'un grand,

ra_yons par
les

R

on en désignera les circonférences par C et c, les et r. C'est ce qu'on fait, d'ailleurs, sur la sphère, pour

cercles

qu'on

nomme

précisément grands cercles

et petits

cercles.

Deux

hauteurs barométriques, deux pressions peuvent

se

repré-

24o

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

senter aussi

par

H

el

Ji.

On

a raison,

dans

la

lliéorie

de

la

machine d'Alwood, de représenter chacun des deux poids égaux
par P, et
le

poids additionnel par p.
le

On

a raison

de représenter

de

même

par P

poids d'une caisse pleine, et par

cette caisse vide.

p

le

poids de

pendant un certain
bout de ce temps,

un capital a est placé, à nombre d'années, la valeur
Si

intérêts composés,
qu'il acquerra, au

sei'a très

bien représentée parla majuscule A.

60o. Dans tous ces exemples, les notations employées expriment Yordre de grandeur des quantités considérées. Elles pourraient, dans d'autres questions, indiquer le degré d' importance des objets. On emploie, en Géométrie, une majuscule A pour désigner un point de l'espace, et la minuscule a pour en désigner la projection sur un plan. Le premier de ces points n'est pas plus grand que le

second; mais

il

esl plus

important. Les notations sont justifiées.

606.

Il

ne faut jamais employer une majuscule avec
s'il

la

minuscule

correspondante,

peut résulter de cet emploi une erreur ou
les

seulement un doute. Si, dans
des deux quantités ou

questions précédentes ou dans des
la

questions analogues, on représentait par
le

minuscule

la

plus grande

plus im|Jortant des deux objets, les nota-

tions seraient absurdes et causeraient des erreurs.
se

Lorsqu'un point
se
la

meut sur une

droite,

si

sa distance à

une première origine
il

désigne par x^ et sa distance à une seconde par X,

semble que

seconde abscisse doive être plus grande que
s'il

la

première; on ne

sait

en est ainsi

:

il

v a doute.

Accents

et indices.

607. Deux objets disparates ne sauraient être représentés ni par

deux

lettres

identiques affectées d'accents,
les

ni

identiques affectées d'indices. Si
consécutifs,

accents

par deux lettres ou indices étaient
Z>,

comme

dans

a' et a",

comme
et

dans

et b^, les signes
S'ils

sembleraient représenter deux, objets analogues.
point, et qu'on eût par

ne l'étaient

exemple p'
yo"

p"\ ou

^,

et g^, le lecteur
il

chercherait naturellement

ou

q-i-,

qu'il

croirait oubliés;

ne

s'expliquerait point qu'on ait choisi ni/?'", ni q^.

1

CHAPITRE

IX.

OBJETS DE DEUX SORTES.

^4

et une lettre accentuée ou affectée d'un indice constituent deux signes disparates. Toutefois, comme nous l'avons fait observer déjà, la lettre exempte de modificateur indique d'ordinaire l'objet le plus grand, ou le plus important, ou le plus ancien.
letlre

608.

Au

contraire,

une

sans accent'ni indice

On

peut très bien

représenter

:

par a

la

valeur exacte d'un

nombre et par a' une valeur qui n'en est qu'approchée; par un point de l'espace et par A' celui qu'on lui fait correspondre
l'aide

A
à

d'une transformation quelconque.

— C'est l'usage, en Algèbie.

une fonction de x étant représentée par /'ou t, d'en représenter
la

dérivée

pary

ou^)'.

Il semble, au premier abord, en Géométrie descriptive, que les deux plans de projection soient deux plans analogues et, par suite, que les projections d'un même point de l'espace sur ces deux plans soient deux points analogues. En réalité, dans la Géométrie des-

criptive,

comme
le
:

dans toutes

les

Mathématiques appliquées,

le

plan
le

horizontal et

plan vertical ne sont pas deux plans remplissant

deux plans disparates. Il en est de même des projections d'un point quelconque sur ces plans. Aussi représente-t-on
rôle ce sont

même

communément
et

par «

la

projection du point
le

A

sur le plan horizontal,

par
fi09.

a' sa

projection sur

plan vertical.

Lorsque, pour

la

représentation

de deux objets dispala

rates, on associe à une lettre

quelconque

même

lettre affectée

d'un indice, on choisit très souvent V indice zéro.
sentant, par exemple,
le

h», lettre

M

repré-

point mobile qui décrit une courbe, on

représente par My l'une, déterminée, des positions de ce point. Les

deux points considérés, qui sont évidemment deux objets disparates, sont alors représentés par M et My. Ce choix de l'indice zéro, qui
est déjà
très

bon, deviendrait excellent
si

si

le

point fixe désigné

Mo comme
par

jouait le rôle d'origine,
l'origine de l'arc

on

le

considérait, par exemple,

MqM.
Cas singuliers.

610.

Avant de choisir

les lettres qui
il

doivent représenter deux
les

nombres, deux quantités,

importe d'examiner attentivement

rôles que jouent ces quantités ou ces nombres,
A.
i6

24'2

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

Les deux coordonnées cartésiennes d'un point sont, nous l'avons
dit,

deux quantités analogues

:

on

a

raison de les désigner par les

lettres consécutives

x

et

y

.

Il

en est de

même

lorsque ces coor-

données sont
Mais
tités

liées

par une équation quelconque, et que l'on prend
tantôt la seconde

tantôt la première,
si

comme

fonction de l'autre.
})ar

l'on regardait

constamment Tordonnée,

exemple,

comme

fonction de l'abscisse, ces deux quantités deviendraient deux quan-

disparates; on pourrait alors,

comme

on
la

le

lait

parfois dans

certaines équations différentielles, désigner

variable par x^ la

fonction par Y.

611. Soit

à définir

une transformation géométii(pie quelconque.
le

Le point d'où l'on part et
imporlani,
déduit,
j)ar

point qui

lui

doit correspondre sont
est

deux objets disparates. Le premier, qui
le

évidemment
le

le

plus

plus ancien, se désignera par A,

second, qui s'en

A'.

Au

contraire,

supposons

la

transformation

définie,

effectuée;

supposons-la réversible; et considérons-en deux points correspondants. (jCS

deux points seront deux objets analogues;
sii;iies

il

nous

faudra les désigner par deux

analogues.

Nous

les

appelle-

rons P' et P", ou bien P, et Po.

61l2.

Dans

les

quantités imaginaires, telles qu'on
le coefficient

les

considère

le

plus souvent en Algèbre,

de

i et le

terme indépendant

de

i

sont

à ce qu'on

deux objets disparates; on devrait donc, contrairement fait d'ordinaire, les représenter par deux signes dispaexemple, a
-\-

rates, et écrire, par
la

a'

i

ou a
la

-f-

a/.

Au

contraire, dans

théorie de Cauchy, c'est-à-dire dans

théorie actuelle des quan-

tités complexes, ce terme et ce coefficient deviennent les deux coordonnées cartésiennes d'un point, deviennent, par conséquent, deux objets analogues : on a raison d'écrire a -\- bi ou x-\-yi. Encore

ces nouvelles notations ne sont-elles point irréprochables, puisque,

par

la

présence du symbole

i,

elles

établissent

une dissymétiie
serait,

entre les deux termes du binôme.
ce

La meilleure notation

me

semble, celle de M. Méray

('), qui envisage les quantités

imaginaires

comme

des cou|ilcs de quantités ordinaires se

com-

(')

Xouveau précis d'Analyse

infinitésimale, in-S", Paris, 1872.

p. 8.

CHAPITRE
binaiil entre

IX.

OBJETS DE DEUX SORTES.
et

243

eux suivant des règles convenues,

représente ces

couples par
613.

(a', a"), (6', b"). ....

l'intersection de

le plus souvent une courbe gauche fixe comme deux surfaces fixes. Ces deux surfaces, jouant tout à fait le même rôle, sont deux objets analogues. On les représente par les deux équations analogues

On

regarde

/=o,
Supposons, au contraire,
cherche du plan tangent
considère
la

g=

o.

comme on

le

fait

parfois dans la re-

à

une surface donnée, supposons que l'on
la

courbe gauche variable résultant de

section de la

surface fixe donnée par une surface variable. Ces

deux surfaces

ne sont plus

deux

objets analogues ; on écrira leurs équations sous
la

de nouvelles formes;
les

courbe gauche variable sera représentée par

deux équations

/=
qui sont,

o,

9
l'être,

=

0,

comme

elles

doivent

nettement disparates.

2 objets d'une sorte,
614. Si trois objets donnés sont
il

1

de

l'autre.

2

faut

que
les

les

notations

le

rappellent.

d'une sorte et de l autre, Ce serait nue faute grave
i

que de

représenter par 3 signes d'une
si

même

sorte, par 3 signes
elle se

analogues. Cependant, à chaque instant.
61'3.

grave que soit cette faute,

commet

Etant donnés deux entiers quelconques désignés par
est

A

et B.

il

mauvais de représenter par
ces trois

C un

de leurs diviseurs com-

nombres ne sont point d'une même sorte. trois nombres satisfaisant à des conditions données, et dont le premier soit la somme des deux autres, il ne nous faudra point désigner ces trois inconnues par x, jK, -', la première devra posséder un signe non analogue à ceux des deux autres nous pourrons l'appeler u. Pour écrire que les
muns, car
Si
1

on nous demande de calculer

:

entiers b el c sont congrus par rapport à un certain module,
se garder,

il

faut

malgré l'exemple de Ganss

(^).

de désigner ce module

C) Recherches

ar'itkmetiques, in-4', Paris, 1S07.

p.

i.

244

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

par a.

Dans

]a

théorie

des séries à
la

termes réels de signes
des n premiers termes
P,^,

quelconques, on désigne souvent

somme
s'y
jiar

par S«, celle des termes positifs qui

trouvent par

celle des

\aleurs absolues des termes négatifs
l'égalité

Q«, de façon que Ton a

Ces notations sont bonnes; elles montrent très bien Tanalogie (|ui existe entre les deux sommes pai tielles, ainsi que le caractèie parliciilier

de

la

somme

totale.

616. Lorsqu'une forme quadratique

à

plusieurs \ariables

a^",j', ..

.

ne renfeime aucun carré, on l'ordonne souvent par rapport

à

(hux,

X

et^^, de ces variables.

On

l'écrit alors

axy

-H

Vx-^

Qy

-\-

R.

Cette notation est mauvaise, caries trois lettres consécutives P, Q, R semblent représenter trois o])jets d'une même sorte, tandis
qu'elles

représentent,

en

réalité

:

R une forme
le

quadralif|iie
il

:

P

et

Q

deux formes

linéaires.
z-,

Etant donné

rapport—»

est

mauvais de l'appeler
signes analogues.

car les trois signes
est

— —

Il

x., y, z seraient trois mauvais aussi, en Géométrie anaKtique

plane, de représenter,

comme on

le fait

souvent,

la

variable

d'homo-

généité par;;, car elle n'est point de

la

même

sorte que les coor-

données X el y. 11 serait très mauvais aussi d'apj)elcr O:; une droite quelconque, menée j^ar l'origine, dans le plan des axes0.z%

Oy.

Etant données deux forces et leur résultante, on ne devrait

point représenter ces trois objets par les trois lettres consécutives P,

représenter
et Fo.

Q, R, Conservant R pour la résultante, les deux forces par G et H, ou par F'

il

serait

bon de

et F",

ou par F,

617.

On

désigne frécpienimcnt un angle isolé par
la lettre

les trois

kttres

consécutives A, B, C,
les

deux autres sur
fautif.
effet, trois

les côtés.

du milieu étant placée au sommet, et Ces trois lettres consécutives forment
désignent ne sont pas,
d<'si-

un ensemble
en

Les

trois points qu'elles

points analogues.

On

pourrait, pour bien écrire.
étant placée au

gner l'angle par

AOR,

la

lettre

O

sommet.

De

CHAPITRE

IX.

OBJETS DE DEUX. SORTES.

245

même,
donné,
tact

si

l'on

mène d\in pôle donné deux

lang-entes à

un cercle

les

points de contact sont analogues entre eux, mais non pas

analogues au pôle.

On

pourra

nommer

le

pôle P, les points de con-

A

et B.

Si l'on étudie le triangle isoscèle en lui-même, et

non point comme cas particulier du triangle quelconque, il sera bon d'en traiter le sommet proprement dit, c'est-à-dire le sommet commun aux côtés égaux, d'une manière spéciale on le pourra
:

désigner par S.
618. Supposons qu'on veuille démontrer que deux droites parallèles à

une troisième sont parallèles entre
la

elles.

Les deux premières

droites sont d'une sorte,

troisième est d'une autre.

On

pourra

nommer

celle-ci

A

et celles-là

A

et B.

— Supposons

qu'on veuille

deux points donnés aux côtés d'un angle donné. L'équation cherchée dépendra de trois droites les côtés de l'angle et la corde des contacts. Ces trois droites ne sont pas analogues, la dernière jouant un rôle spécial.
écrire l'équation générale des coniques tangentes en
:

On

pourra représenter

les

premiers membres de leurs équations

respectivement par P,

Q

et

T.

Il

serait

mauvais de

les

représenter

comme

dans l'équation habituelle

PQ
par
les lettres

+ X R2 = o,

consécutives P, Q, R.

De même,
:

l'équation géné-

rale des surfaces conoïdes
les

dépend de

trois plans

le

plan directeur;
directrice recti-

deux plans qui, par leur intersection, donnent
Ces
trois plans

la

ligne.

ne sont point analogues; ce serait une lourde

faute de représenter les premiers
trois lettres

membres de
le

leurs équations par

consécutives.
et

On pourra prendre, pour les deux derniers,
faudra choisir, pour

les lettres

P

Q; mais

il

premier, une lettre
à

très

éloignée

de ces deux-là, ou

même

appartenant

un autre

alphabet, A, par exemple. L'équation générale des surfaces conoïdes
sera alors

/(A;

P,

Q)

= o.
à

On

sait

que cette équation

est

homogène par rapport

P

et à

Q,

mais non point par rapport à A. Les lettres ainsi choisies indiquent
d'elles-mêmes cette dissjmétrie.
619. Dans l'équation

ax -+- by

-(-

c

= o,

246

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

qui, en Géométrie anal\tif|ne plane, représente nne droite, les coefficients

de X

et

àe

y

sont d'une

même

sorte; mais

le

terme tout

connu

est

d'une sorte différente. Cette équation est donc mal écrite.
en Analjse indéterminée, l'équation

— Au contraire,

où P, Q, H sont trois nombres entiers, est écrite convenablement, puisque les trois letlres P, Q, H ne sont point consécutives. Je

rencontre, en un bon Ouvrage, l'équation
{x

— Vf-^{y —

1^)2

— v2 = o,
|j.,

qui représente un cercle. Les lettres consécutives X,

v

qui y figu-

rent sont mal choisies. Les objets qu'elles désignent ne sont point,

en

effet,

d'une

même

sorte, les

deux premiers étant
longueur du rayon.

les

coordonnées

du centre;

et le troisième, la

n objets d'une sorte. 1 de
620.
Il

l'autre.

peut arriver que l'on
les notations,

pour en choisir
T

ait à considérer en mèrne temps, n objets d'une première sorte, et

objet unique, d'une sorte différente.

On
les

opérera toujours de

la

même
mêmes

manière.

Il

faudra que
:

les lettres

choisies se partagent d'elles-

en deux groupes
le

n

lettres

pour

premiers objets,

i

lettre

unique pour

dernier.

C2I. Considérons une famille de surfaces

à

un paramètre. Son
temps,
les

équation devra contenir ce paramètre

et,

en

même

coor)',
:; ;

données d'un point quelconque.

On

désignera celles-ci par.r.

celui-là par A; et on écrira l'équation

f(x, y,
en ayant soin,

z; X)

=

o,

comme nous

avons conseillé de
le

le

faire (222),

de

séparer par un point-et-virgule
Soit à désigner un diviseur
qui, en
la

paramètre des coordonnées.
des quatre entiers a. b.
c,

commun
II

d

question, sont analogues.

ne faudra point

le

désigner

par

e.

Dans

l'expression, sur une surface, de l'élément linéaire ds^ on

désigne par E, F,

G

trois coefficients

d'une

même

sorte

:

c'est bien.

CHAPITRE

IX.

OBJETS DE DEUX SORTES.

247

Mais on désigne en
L'équation

même temps
:

par

H

l'expression

yEG — F-

qui

ne leur est point analogue

c'est

évidemment une
cz
-4- f/

faute.

ax

-^

by

-T-

= G,
écrite

qui représente un plan, n'est pas

mieux

que

celle, citée

plus

haut (619), qui représentait une droite, car ses quatre coetlicients sont exprimés par quatre lettres consécutives, bien que les trois
premiers soient d'une
rente.

Il

en est de

même sorte et le quatrième même de l'équation
I

d'une sorte diffé-

i-\-ax
H

-f-

è.r
j-

I

-H e.r

,

H

H

rt

= G,

le

sorte

nombre représenté par d n'est certainement point de même que les nombres représentés par «, 6, c.

622. Lorsque des droites joignent un
autres, le point
les

même

point à plusieurs

commun

d'où elles partent est d'une certaine sorte;

points où elles arrivent sont d'une sorte différente.
le

On

pourra

désigner
le

premier par A;

les autres

par P, Q, R, S;

et

représenter

faisceau qu'elles forment par

A(PQRS). Ce
trois objets

serait

une faute de

le

représenter

|)ar

A(BCDE).
analogues, trois objets
à

Les sommets d'un triangle sont
d'une

même

sorte; tout autre point

du plan appartient

sommets par A, B, C, faudra donc désigner aucun autre point par D. Le centre du
différente. Si l'on désigne ces trois
inscrit,
le

une sorte il ne
cercle

milieu d'un côté,

le

pied de

la

hauteur abaissée d'un
s'appeler D.

sommet sur le côté opposé ne devra donc point le nommera O, M ou H.

On

623. Prenons un tétraèdre. Ses quatre sommets sont d'une
sorte
:

même

on

les
il

appellera A, B, C, D. Mais
arrive

si,

dans une question

quelconque,
dit, la face

que

l'un d'eux
il

joue un rùle particulier ou
le

prenne une importance spéciale,

deviendra

sommet proprement
désignera par S,
et

opposée deviendra

la

base.

On

le

les trois

sommets de la base se nommeront A, B, C. Ce dernier cas est celui qui se présente toujours dans

les

pyra-

mides dont la base a plus de trois côtés, car il est bien évident que, dans une pareille ligure, le sommet proprement dit n'est point de

g/îS

DEUXIÈME PARTIE.
sorte

sommets d'une pjramide pentagonale se désigneront, non point par A, B, C, D, E, F; mais par S; A, B, C, D, E, la lettre S représentant le sommet proprement dit.

même

que

les

sommets de

la

hase. Les six

p

objets d'une sorte, q de l'autre.

624. Étant donnés
plusieurs objets
choisis puissent
à'

j^lusienrs

objets
il

d'une première sorte
les

et

une seconde,

ne faut point que

signes

jamais faire croire que

tous ces objets sont de la

même
Il

sorte.

est

donc mauvais de nommer A, B, C,
el,
(3

D
F

les

quatre sommets

d'un quadrilatère
des côtés
:

en

même

temps, E,

les

milieux de deux

car ces

points sont de deux sortes, et ces 6 lettres sont

consécutives.
Il

est

donc mauvais de représenter

:

deux points

pris sur

une

droite par A, B, et deux points pris sur une autre
trois points pris sur

|)ar

C,

D;


une

une courbe par A, B, C,
les trois

et trois pris sur

autre par D, E, F;
aussi
et* les

sommets d'un

triangle par A, B,

C

trois

sommets d'un gutre par D, E, F;


D

les

quatre

sommets d'une
la face

face d'un parallélépipède par A, B, C,

et

ceux de

opposée par E, F, G, H.
les six

Les quatre

lettres

du premier

du deuxième et du troisième, les huit du dernier constituent, en efTel, toutes ensemble, une suite de lettres consécuexemple,
tives.

6!2o.

On

sait

en diftérenis i)oints d'un
à

que des forces en nombre (pielconque, appliquées même solide, peuvent toujours se réduire
données, au nombre de cinq, sont représentées il ne faut point que les deux qui les peuvent
représenter par

deux. Si

les forces

par A, B, C, D, E,

remplacer
cutives.

le

soient par F, G, car on aurait alors sept lettres consé-

On

pourra

les

P

et

Q.
i',

Une forme quadratique aux
A:7-2-i-

trois variablesx,

z s'écrit

souvent

B7--+- C--

f

ilyyz

-r-

>t;-.r

-4-

lY xy.

Les

trois

lettres

A, B,
les

C

première sorte;

trois

lettres

désignent alors des coefficients d'une D, E, F des coefficients d'une

CHAPITRE

IX.

OBJETS DE DEUX SORTES.

249

de

seconde. Ces notations sont mauvaises, puisque ces deux groupes trois lettres se raccordent et forment un groupe unique.

Dans

les

applications géométriques
la

de l'Analyse,

on regarde
fonc-

ordinairement
tion de ses

cote

:;

d'un point d'une surface

comme une

par

/^

et

q

les

deux autres coordonnées x et y. deux dérivées partielles du premier ordre de
el k

On

représente alors
z

par

ra|)port k

y, puis par/-, 5, t les trois dérivées partielles du second ordre de cette même fonction par rapport à ces mêmes
un
très long usage,
t

x

variables. Ces notations, consacrées par

sont

néanmoins mauvaises,
en deux groupes

les

cinq

lettres /?, q, r, s,

étant consécuil

tives et ne se partageant point d'elles-mêmes,

comme

le faudrait,

différents.

CHAPITRE

X.

CORRESPONDANCES ENTRE DEUX SORTES DE SIGNES.

Idée du Chapitre. 626. Les signes, avons-nous
qui existent entre leurs objets.
dit,

doivent rappeler

les

rapports

Nous nous sommes déjà occupés du cas où tous les objets sont d'une même sorte. Nous allons nous occuper à présent de celui où ils appartiennent à deux sortes diflerentes. Nous aurons à examiner, dans ce nouveau cas, les correspondances de natures diverses qui peuvent exister entre les objets
de
la

première sorte

et

ceux de

la

seconde.
objets des deux sortes

627. Nous supposerons d'abord que

les

sorte qu'il n'y en a de

ne soient pas en nombres égaux; qu'il y en ait moins de la première la seconde; en premier lieu même qu'il n'y
ait

en

qu'un de

la

première sorte. Nous supposerons ensuite
:

qu'il

y en ait autant d'une sorte que de l'autre c'est seulement lorsqu'il en sera ainsi que les objets des deux sortes se pourront correspondre chacun
à

chacun.

Correspondances entre

vm.

objet et plusieurs objets.

628. Considérons un objet unique d'une certaine sorte
faudra (pie
cette correspondance

et plusieurs

objets d'une sorte différente. Si l'objet unique correspond à

lun

des autres objets,

il

soil

indiquée

par les signes.

629. Les trois sommets A, B,

C
la

d'un triangle sont trois points

d'une première sorte. Le pied de

hauteur abaissée du sommet A

CHAPITRE X.

CORRfîSPONDANCES ENTRE DEUX SORTES DE SIGNES.

23

1

sur le côté opposé esl un point d'une seconde. Il correspond évidemment au sommet A. On devra donc le désigner à l'aide dun signe A' ou A,, qui rappelle ce sommet. Ce serait une faute de

une plus grande de l'appeler D, puisque D, d'abord ne rappellerait point A, ensuite formerait avec A, B, C un groupe de quatre signes analogues. Etant donnés plusieurs nombres d'une première sorte a, b^ c. ....
l'appeler P. C'en serait
cette lettre
et

un nombre unique d'une sorte diilérente, correspondant

à h,

on

représentera ce
faute de
le

nombre unique par

b' ^

ou

6|,

ou

,3.

Ce

serait

une

représenter par/? ou par q.
signes des objets de

630. Si

les

la

première sorte se distinguent
il

entre eux par des accents ou indices,
l'objet

suffira,

pour représenter
lettre le

unique correspondant àl'und'euxd'assigner àsa
Si les objets sont

même
....

accent ou indice.

représentés par

«',

d'

,

a!",

ou par

rt),

«o, «3, ..., l'objet unique correspondant au troisième
y!"

de ces objets sera très bien représenté par b" ou ^3, par

ou

X3.

631. Le cas que nous considérons présentement,

celui

d'un

groupe d'objets d'une

même

sorte et d'un objet

unique d'une sorte

différente se rapportant à l'un de ces objets, peut très souvent s'in-

terpréter d'une autre manière. Celui des premiers objels qui corres-

pond

à

l'objet uni(|ue peut, en effet, très souvent, à cause

même

de celle correspondance, être regardé
spéciale, appartenant à

comme un

objet d'une nature

une nouvelle

alors des objets de trois sortes, et

sorte. La question présente non plus seulement de deux.

Objet placé à la tête d'une 632. Dans un ensemble de

suite.

|)oinls placés sur
il

une courbe

et for-

mant, par conséquent, une suite ordonnée^
si

est bien évident

que,

le

premier joue

le

rôle à'origine

pour

les

arcs allant de lui à

d'une sorte particulière,

chacun des autres, ce premier point joue un rôle spécial. Il est les suivants étant tous d'une autre sorte.
pourra désigner ces derniers par A,, Ao, A3,
à
.
.

On

.

,

et le

premier

par Aq, l'indice zéro convenant très bien
gine. Cependant,
si

un point servant d orise distingue pas suffi-

l'on trouvait

que Aq ne

DEUXIEME PARTIE.

CHOIX.

sammenl de A,, Ao, A3,
sans indice ni accent, ou

.

.

.,

on

le

remplacerait par une lettre
telle

A
P.

même

par une lettre éloignée

que

633.

Il

existe de nombreux: exemples analogues à celui-là.
effet,

On

considère, en

fréquemment, des objets en nombre quelconque,

qui se déduisent tous d'un certain objet unique, ou plutôt qui se

déduisent
objet,

les uns des autres à partir de cet objet-là. Ce premier que son rôle spécial met à part, ressemble à une origine; il on le désignera [)ar une lettre appartient à une première sorte
:

sans accent ni indice. Les autres forment évidemment, d'eux-mêmes,

une

suite

ordonnée

:

on

les

indiquera, dans l'ordre où on

les obtient,

par des lettres identiques atlectées soit des premiers indices, soit
des premiers accents.
C'est ce que

Ton faitd'ordinaire dans

la

pratique. S'\y est une fonc-

tion de,z', on en désigne les dérivées successives pary',j/', y'", ....
Si

V

est le

premier membre d'une équation algébrique, et qu'on
la

chercbe, par

méthode de Slurm,
..

le

nombre des

racines réelles de

cette équation qui sont comprises dans

un intervalle donné, on

désigne par V,, Vo, V3,

nomment précisément
ces suites,

les

les polvnomes à calculer, lesquels se Dans chacune de polynômes de Slurm.
.

y,y.r\y\

:

V,

v„ v„

V3, ...,

l'élément de tète est d'une sorte particulière;
et

il

joue un rôle spécial

possède un signe spécial.

Correspondance symétrique.
634. Dans
la

plupart des questions qui nous présentent ainsi un

objet unique d'une première sorte en face d'un groupe d'objets

appartenant
à

à

une seconde, l'objet unique ne correspond pas plus
correspond
qu'il
à

l'un d'eux qu'il ne
à

un autre; on peut dire

qu'il ne
et
lui

correspond
les

aucun ou
la

correspond également à tous,

que

un ensemble symétrique. Cette absence de correspondance particuobjets de

seconde sorte constituent par rapport à

lière,

ou

si

l'on veut celle symétrie, doit se traduire par les signes
les

qui représentent tous

objets considérés.

CHAPITRE X.

CORRESPONDANCES ENTRE DEUX SORTES DE SIGNES.

ib'i

63o. Le point de renconlre des langentes en ne correspond

A et

en

B

à

un
P.

même

cercle ne correspond pas plus à l'un de ces points de contact qu'il
à l'autre
:

ou

le

nommera, par exemple,
on
la

La

hauteur d'un trapèze ou d'un tronc de pyramide ne correspond pas
plus à l'une qu'à l'autre des deux bases 6|, 60
:

représentera
le

par h ou par d.
représenté

Des

trois plans cpii définissent
à

un conoïde,
:

plan directeur ne correspond

aucun des deux autres
le

aussi, ajant

par P et

Q

les

premiers membres des équations de

ceux-ci, avons-nous

désigné (618) par A

premier membre de

l'équation de celui-là.

636. La

somme

de deux nombres est une l'onction sjmétrique

de ces nombres;
raison de
celle des

elle
t

ne doit rappeler aucun des deux
bi
;

:

on aura

nommer

nombres B,

et

somme des nombres t' et ^" de nommer B Bo. — Le produit de deux nombres évidemla même façon. même pour la moyenne
;•'

ment
Il

devrait se traiter de

en serait encore de

arithmétique, géo:

métrique, harmonique entre deux nombres
produits de x, y, z par un

et /"

celte
/'.

moyenne,
Si l'on

quelle qu'elle fut, serait très bien représentée
considérait
les

par

même
:

facteur, le

nom

de
/c.

ce facteur ne devrait ra|)peler ni x, n\ y, ni ;

on

rajipellerait À ou

637.

On

sait

qu'en un point fpielconque d'une surface,

le

ravon

de courbure d'une section normale quelconque dépend des deux

rayons de courbure principaux, mais non pas de l'un plutôt que de
l'autre.
le

On

ne peut donc qu'approuver l'auteur qui désigne par
la

R

rayon de courbure de

section quelconque, par R, et Ro les

deux rayons de courbure principaux. Désignant par X le premier membre d'une équation algébrique, on désigne d'ordinaire parXi, Xo, X3, ... les produits des facteurs linéaires, pris une fois chacun, qui correspondent respectivement aux racines simples, doubles, triples, .... Ce sont là de bonnes
notations.

C

est

une bonne notation aussi de désigner

:

par

m

un diviseur
côtés

premier du produit abcd;
Fo, F3,
...
6, c.
;

par

R

la

résultante des forces F,,
les

par

•2p

le

périmètre du triangle dont

sont

rt,

•204

DEUXIEME PARTIE.

Correspondance symétrique mal indiquée.
638.

On

ne saurait s'imaginer combien

la

règle précédente,

si

simple pourtant, est souvent enfreinte.

ces

La somme des nombres a et h est une fonction symétrique de Le nombres on la désigne par A qui rappelle le premier. produit des deux fonctions f{x), g {x) en dépend symétriqueDeux infiniment on le désigne par'-5(.r) qui rappelle /(.r). ment petits du même ordre étant représentés par A et B, on en En Géométrie analytique représente l'ordre commun par a.
:

:

une droite qui fait avec les axes de coorDans un Ouvrage célèbre, l'un de données les angles a et ,3. nos plus illustres chimistes (*) appelle A et B les quantités de deux
plane, on appelle

OA

acides qui sont nécessaires pour saturer une
base.

même

quantité a de

639.

On

appelle, toujours à tort, a, 6, c les diviseurs premiers

du nombre B.
par
la lettre

Etant donné

le

produit xPyi z'', on
le

le

représente
Je
lis

P, qui en rappelle
:

premier exposant.
le

cet

énoncé dans un Livre connu

partager
c.

nombre donné

proportionnelles aux nombres a, ^,

— Le polynôme F {x) ayant
'^y
.

A en

parties

pour racines

a,

[i,

.

.

.,

on pose constamment

¥ {x)
sans s'apercevoir que
la

=

A(.r

— a;u-(a7—
A

..,

constante

rappelle la racine a.

Lorsqu'une inconnue est susceptible de recevoir deux valeuis,
son

nom évidemment ne

doit pas correspondre à l'une plutôt qu'à

l'autre.

Or, à chaque instant, lorsqu'on forme ré(|uation du second
.27

degré qui a pour racines
Cette faute,
si

6t

facile à éviter, est l'une de celles qui

y, on en désigne l'inconnue par X. me choquent le

plus. Elle se rencontre dans la plupart des Traités d'Algèbre élé-

mentaire.
640. La faute qui nous occupe s'accompagne,
aulic
(|ui

souvent,
lieu

d'une
II

enfreint une règle

précédemment énoncée. Au

de «

,

(') Dc.MAs,

Philosophie chimique,

iii-8»,

Paris,

i'

édition, p.

.!23.

.

CHAPITRE X.


a
.

CORRESPONDANCES ENTRE DEUX SORTES DE SIGNES.

255

on

écrit |)arfois cî^

On commet
le

ainsi

une faute, en établissant une

correspondance entre
sant; on en avait

nombre a et le numérateur a de son expocommis une première, en représentant les deux
les lettres
le
:

termes de cet exposant par

consécutives a et 3.

On

représente par

F

(.r)

plus grand

commun

diviseur des

deux polvnomesy(x) et tp (j:) c'est une faute que F (:r) rappelle f[x)\ cen était déjà une que les deux polvnomes donnés, qui sont

deux objets analogues, fussent représentés par
parates
/"i'^)
la

les

deux signes
par par

dis-

ets(.r).
:

Dans
|)lus

plupart des Traités de Mécanique, on désigne

grande

commune mesure

entre les forces

F
le

et F';

y la R la

résultante de ces

deux mêmes forces;
,

par

V

vecteur résultant

des vecteurs

p,

v'

v\ .... Toutes ces notations sont fautives, car
:

l'absence d'accent établit une correspondance particulière
et

entre

f
le

F, entre

R

et

F, entre

V

et v.

Mais ce n'est pas en choisissant
la

signe de l'objet unique qu'on a

commis

faute

:

c'est en

emplovant,

du groupe donné, des signes qui ne sont point tous de la même sorte. Nous ne pouvons trop le répéter une lettre sans accent ni indice et une lettre affectée de V un ou de l'autre ne peuvent jamais être deux signes analogues.
pour
les objets
:

Correspondances entre

/;-

objets d'vme sorte et

</

de

l'autre.

641. Soient des objets de deux sortes, en nombres diflerents.
Les objets de
la

première sorte peuvent correspondre à quelquesla

uns de ceux de

seconde, ou ne correspondre à aucun. //

faudra

exprimer par
et n'en

les

signes toutes les correspondances qui existent,

indiquer aucune qui n'existe point
Si les objets de
b. c. d,
à
.
.
.

64iî.

par a,

,

et s'il en existe
les

luu des deux groupes sont représentés deux dans l'autre cjui corresappeler

pondent
Cl
.

b et

c,

on pourra

B

et C^

ou

b' et c',

ou

b^ et

ou 3

et y.

Si les objets

du premier groupe sont désignés par des
suffira,

lettres iden-

tiques, affectées de la suite des premiers accents ou de celle des

premiers indices,

il

pour indiquer

les objets

de

la

seconde

256
suite qui

DEUXIÈME PARTIK.

CHOIX.
la

correspondent à des objets déterminés de
des

première, d'en

affecler les lettres

mêmes

accents ou indices.

64-3.

Mais, dans

le cas très

fréquent où

il

j

a

symétrie des objets

d'un des groupes par rapport à chacun des objets de l'autre, c'est-

dépendent également de tous les objets de l'autre, il faudra cjiie les notations n'indiquent aucune correspondance ; et, par suite, si les objets du premier
à-dire où les objets d'un des groupes

groupe possèdent des signes marqués d'accents ou d'indices, il faudra que les objets du second ne nous offrent, dans leurs signes,
ni indices ni accents.

644. Considérons des forces, en nombre quelconque, appliquées
en divers points d'un
fzi ••')fu'

même
le

corps solide, et désignées par
les

y*,, f.^y

On

sait

qu'on peut toujours

i-emplacer par trois ou

même

par deux. Dans

premier mode de réduction, on pourra
le

désigner les trois forces finales par A, B, C5 dans

second, les

deux forces finales par P et Q. Dans l'un et l'autre cas, il faudra éviter que les signes correspondant aux forces finales présentent des accents ou des indices, car ceux-ci rappelant aussitôt quehjuesuns de ceux des forces données indiqueraient de fausses correspondances.

645. Les coordonnées x,y^ z d'un point quelconque d'une surface

dépendent de deux paramètres. Les signes représentant ces
lettres x,

paramètres ne doivent rappeler aucune des
raison de les

y,

z.

On

a

nommer

//

et v.

Ces

lettres u et v, d'ailleurs,

ne for-

ment point avec x^ y, z un groupe de cinq dans l'alphabet employé présentement |3ar
entre les lettres v et x,
la

lettres consécutives, car,
les
ils

géomètres, se trouve,

lettre (v

dont

font à chaque instant

usage.

646. Je rencontre en un certain Ouvrage l'équation
«0 +- «1
a?

-h

«2^-'^ -t-

+

(tin

X"^

= O,
:

dont on représente
mauvaises, car
la

les

racines par a, ^, y, ...
la

ces notations sont

racine a paraît avoir avec
lui est

lettre

a des coeffi-

cients une correspondance qui

propre.

.

CHAPITRE \.

CORRESPONDANCES ENTRE DEUX SORTES DE SIGNES.

XJJ

Je trouve dans un autre l'identité ix
-h-

a){T

-^

b){T

-~ c).

.

.(x ~-

l)

= X'" -^

Bjo;'"-'^ YiiX'"--^.

..

les coefficients

B

rappellent trop b.

Dans un autre encore, on désigne par A et B deux fonctions symétricpies des nombres «, b, c, d, ., sans remarquer que A et B
.
.

rappellent spécialement a et b, et par conséquent excluent loute
symétrie.

Objets en
64-7.

même nombre

:

usage des

lettres.

On

rencontre fréquemment des objets en

même nombre,

appartenant à

deux

sortes différentes, qui ne se correspondent

pas chacun
présente

à chacun,

ou

même

qui ne se correspondent en aucune

manière. C'est ce qui a
:

lieu,

par exemple, lorsqu'un énoncé nous

trois

inconnues

et trois

quadrilatères indépendants l'un

— les sommets de deux de l'autre; — deux groupes de n
données;

points sans aucun rapport entre eux.
Il se faut alors garder soigneusement de désigner les objets de chaque sorte par des lettres accentuées ou aflectées d'indices numériques, car deux accents ou deux indices identiques, ou même

un accent et un indice de valeurs identiques, établissent des correspondances précises, qui sautent aux jeux. Le mieux, c'est de désigner
les objets
la

de

la

première sorte par des

lettres consécutives, et

ceux de

seconde par des
ainsi

lettres consécutives aussi,

mais éloignées

des précédentes.

On
y,
les

pourra désigner

:

par a, b, c les trois données, et par x,

z les trois

inconnues dont nous avons parlé;

par A, B, C,

D

quatre sommets de l'un de nos quadrilatères, et par P, Q, B, S
l'autre. Il est vrai

ceux de
tats,

que ces notations disposent pour
et

ainsi

dire dans le
les

môme

ordre, sur deux lignes, nos données et nos résul-

sommets de notre premier quadrilatère
par

ceux du second;

et qu'elles établissent

objets qu'elles placent au

même

une sorte de correspondance entre les rang. Mais cette espèce de corres-

pondance, qui est inévitable, n'entraîne guère d'inconvénient, vu
que,
le

plus souvent, elle passe inaperçue.

648. Lorsque les objets se corres[)ondent chacun à chacun,

et

que cette correspondance
\.

est bien

indiquée

soit

dans l'énoncé,
17

soit

l58

DlUXIliMh: PARTIK.
le texte, ces

CHOIX.

dans
à la

suites de lettres consécutives suffisent toutefois

rappeler.

Il

est très

bon de représenter

:

par

M

et
et

N

deux mo-

biles qui

parcourent l'espectivement

les droites

(A)

(B);

par

A, B, C les sommets d'uu triangle et par P, Q, R les sommets homopar A, B, C, D, E les sommets logues d'un triangle semblable;

d'un pentagone et par P,

(),

R,

S,

T

les

sommets homologues d'un
suites de lettres, celles

pentagone semblable.

On

voit

immédiatement que, dans ces deux

qui occupent le

même

égaux; que,

si les

rang- correspondeni aux sommets d'angles deux polygones sont directement semblables, on

énonce ces

mêmes

suites en tournant autour d'eux

dans

le

même

sens, mais qu'on toiu'ne en sens contraires lorsqu'ils sont inver-

sement semblables;
soit

et qu'il

en est de

même pour deux

polygones,

égaux, soit symétriques.

quand on considère deux polygones semblables, ou il est toujours bon d'indiquer les côtés et les angles qui se correspondent, (certains auteurs marquent de petits traits, en môme nombre, les côtés homologues; et figurent, dans les angles égaux, des petits arcs de cercle qu ds marquent de même, à
D'ailleurs,

égaux, ou symétriques,

Taide de petits trails.
oral, lorsque l'on

11

est bien évident que,
les

dans l'enseignement

nomme

côtés ou les
les doit

sommets homologues de
toujours

deux polygones semblables, on

nommer

dans

le

même

ordre.

G49. Considérons trois points sur une courbe; on

les

nomme

en

un certain Livre J, M, N et quel défaut de ordonnées
:

l'on a[q3elle P,
coi

H,
!

respondance

Q

les j)ieds

de leurs

Je trouve, en un

autre, quatre points désignés par

D,

(^, P,
:

C

et les pieds

de leurs

ordonnées respectives

|:>ar

A, M, N, B
l'une de

pourquoi cette interversion
minuscules,
laiilre

de l'ordre alphabétique

?

Deux

suites formées,

lettres

des
se

majuscules correspondantes, indiquent très bien des objets qui

correspondent chacun un polygone
...
et

à

cliaciin.

On

peut 1res bien appeler

ABCD
th'-signe
/>,

abc<l
( J,

un

polygone semblable.

On

d'ordinaire par A, B,
c, r/,

D, ... des |>oints de l'espace et par a,

leurs projections ou perspectives.

Monge

(') désignait

(') .\c

cil

i7-|(J,

mort en

iSiN.

.

CIIVPITRE X.


.

CORRESPONDANCES ENTRE DEUX SORTES DE SIGNES.

25q

par A, B, C,
et

.

.

les

projections (') horizontales de certains |)oinls,

par

r/,

b, c, ... leurs projections verticales.
:

On

représente souvent

par x, y, z

d'application d'une force et par

aux axes;
par X, Y,


Z

par
les

.r,

y,

z les

coordonnées du point composantes parallèles anciennes coordonnées d'un point et
les

X,

li

,

Z

ses

nouvelles;

pai" />'

^li

''

^^^ nombres variables et

par P, Q, R leurs limites respectives. On peut employer aussi des minuscules et des majuscules en

même nombre

qui ne se rapportent point aux

mêmes

lettres. C'est

ce qui a lieu, dans les expressions

(a,

7b,

v/c.

pour les indices des racines et les quantités soumises aux radicaux: mais ce mode de notation indique moins nettement les correspondances.

6o0. Nous avons déjà dit (490) que

les

alphabets latin et grec

nous offraient des groupes de
pondaient
/,

lettres

consécutives qui se corres|3,

très bien.
u.,

D'abord, a,

6, c, d^ e et a,

y, 5, s; ensuite

/??,

n et À,

V.

C'est de [)lus une habitude de faire correspondre

X, y, z et

^, Tj,

^.

Deux groupes de

lettres ainsi constitués repré-

sentent très bien deux groupes d'objets qui se correspondent chacun
à

chacun.

Deux nombres approchés
les
à
i',

étant désignés par

A

et B,
i.

on

en peut donc très bien désigner

erreurs absohies par a et


de

Trois variables correspondant
représenter ces variables par x,
ç,
Y,,

trois fonctions,

on

a raison
es,

; et ces fonctions par

^.

y,

-l

ou

Quatre droites correspondant respectivement
|j, "',

à cpiatre

plans,

on

a raison aussi
o.

de représenter ces droites par A, B, C,

D et

ces plans par a,

— Pour définir deux suites de nondjres direcb, c, ...
a,
[j,

tement ou inversement proportionnels, on peut appeler a,
les

nombres de
dans
le

la

première suite,

'',

... ceux de

la

seconde;

écrire,

premier cas.

abc
=
/>

et,

dans

le

second,
«a
i

=

c'

=

.

.

.

Toutes ces notations nous paraissent excellentes.
^')

Géométrie descriptive^

'"-4")

t'ai'is,

an \ll,

p.

(y>

26o

DEUXIÈME PARTIE.

Usage des nombres pairs

et impairs.

6ol. C'est l'usage, un usage excellent, d'appeler A, B,

C

les

sommets d'un

triangle et a, h. c les côtés opposés.

Cet usage pourcôtés.

rait s'étendre à tous les

[)oljgones d'un

nombre impair de

Mais comment désigner, en n'employant qu'un signe par élément, les côtés et les sommets d'un polygone, dont les côtés sont en
pair, ou plutôt en nombre quelconque? Supposons qu'on parcoure ce polygone dans un sens déterminé. Désignant les sommets par les majuscules successives A, B, C, ., on pourra désigner par a le côté qui commence en A; par b celui qui commence en B; et ainsi de suite. Les majuscules désigneront les sommets; les minuscules, les côtés. C'est une première solution

nombre

.

.

de notre problème.

On

en obtient une seconde, en tournant autour du polygone,
les

et

sommets et côtés, les nombres .. On voit immédiatement alors que les nombres entiers i, 2, 3, impairs marquent les sommets et les nombres |)airs les côtés, ou réciproquement. Cette notation a été employée par Beman ('), qui
écrivant successivement, sur
.

.

se servait

de

cliillVes

romains.

Le partage des nombres entiers en pairs et impairs est, d'ailleurs, précieux pour la notation des objets de deux sortes, lorsqu'il est nécessaire d'indiquer un ordre de succession. C'est ce qu'on vient
de voir sur
les

polygones. C'est ce qu'on observe aussi sur
T'"",

le

mode
les

de numérotage des maisons employé, depuis Napoléon
rues de Paris
:

dans

les

numéros

pairs à droite et les impairs à gauclie.

Usage des accents

et indices.

652. Les lettres consécutives, sans accent
lettres, aiïectées toutes

ni indice, et les

mêmes

d'un accent ou d'un indice, constituent deux

groupes de signes qui se correspondent chacun à chacun d'une

manière

très pi-écise.

On
un

peut appeler

:

r/',

/>',

c'

les
r',

quotients des
z'

nombres

a,

/>,

c par

même

diviseur;


t.

.r',

les

valeurs

(') Lnseii^neniciit niat/u'ninliijuc. in-8", l'aris,

1,

p.

17'».

.

1

CHAPITRi: X.

f.ORUESPONnvXCES KNTRE DEUX SORTES HE SIGNES.

26

absolues de x, y, z;
senter de

a',

[j'

deux infiniment
pc^tits

petits équivalant

respectivement aux deux infiniment

a et

[i.

— On peut repréC ou
A,, B,, C,

même

:

par A',

B',
(^,

C,
...
;

...

les

extrémités des vecteurs
B',

ayant pour origines A, B,
les
P',

par A',

pieds des hauteurs abaissées des sommets d'un triangle;
Q', R', ... les projections des points P,

|)ar

axe;

Q, R,

... sur

un

même
le

par A,, B|, G| les points où une transversale coupe les côtés

d'un

triangle

opposés aux sommets A, B, C;

par
et,

triangle sphérique symétrique

du
la

triangle

ABC;

A'B'C

d'une ma-

nière générale^ par a'

h' c'

.

.

.

ligure déduite, suivant

un procédé

quelconque, de

la

figure

abc

.

.

653. Toutefois,

comme nous

l'avons déjà fait plusieurs fois obfait

server (608), les lettres du premier groupe, par ce

seul de ne

nous

offrir ni indices ni accents,

impliquent, dans

les objets qu'elles

(ï antériorité ou dt prééminence. Si les deux groupes sont à^égale importance, si la transformation qui permet de déduire les seconds des premiers est une transformation réversible, il faaclra cjue les lettres servant à les désigner soient toutes accentuées ou toutes affectées d'indices.

désignent, un certain degré
objets des

Si les différentielles de certaines variables sont proportionnelles
à certaines fonctions, on écrira

donc
dx;^

dxi

dx-i

dx,i

On

représentera donc une suite de fractions par
n
n"
II'"

a
établissant par les accents

d

a
très nette entre les
:

une correspondance

numérateurs

et les

dénominateurs.

— On

représentera donc

par
...;

^Ki S21 ^3, ... les

mesures algébriques des segments S|, So, S3,
... les

par P', P",

P"',

pieds des ordonnées des points

AI',

M",

M'", ...;

par A,, A2, A3, A4 et B,, Bo, B3, B4 deux groupes de
à

quatre pôles qui se correspondent deux
a"'\ ...

deux;

par

a',

a'\

et b', b", b'", ... les points formant, sur

deux axes ou sur un
:

que les 11 est évident deux bases d'un prisme sont bien représentées par A, B, CiD, E,
seul,

deux divisions homographiques.

.

aGi
el

Di:i Xlli.MK

PAUTIK.

CHOIX.

A-oBjC^DoE^;
...
,

(|iie

Ton

a

raison de désigner par A,,
...;

Ao,
cl
.

A3,

les

points d'ap|)licalion des forces F,, Fo, Fj,

par ^i g-.,, ^3, ... les en lesquels on a décomposé un pol}'gone plan.

centres de gravité des triangles

^,,

t^, ^^,

.

Objets en

même nombre

:

mauvaises notations.

6oi. Pour que

les

correspondances qui existent entre des objets
à

de deux sortes, se répotidant chacun
sentées,
il

chacun, soient bien repré-

impoite que

les

différences

pnv

lesquelles se distin-

les uns des autres les nature que celles par lesquelles se distinguent les signes des premiers. Geux.-ci étant représentés par deux niinuscules iv et.

guenL

signes des seconds objets soient de

même
il

z,

ne faut point
et

(pie

ceux-là

le

soient par

P

et y>, c'est-à-dire

par

une majuscule

une minuscule;

x.,

y

cl z étant fonctions d'un

même
/',

|)aramètre, ces fonctions ne devront point être désignées par

'j

et'i/;

les

degrés des é(|uations

f=
ne devront

o

et

Ci

=

o

j)oint être désignés
la

non pins

j)ar /n el

p.

Que

dire de

proportion

MA _ m MB ~ ~n'
où Ion
écrit

que

les

longueurs de deux segments, dont

les signes

diffèrent par les lettres

A et

B, sont j)ioporlionnelles à

deux nombres

leprésentés par

les lettres

m

et

/^,

dont

la

première rappelle

M

el

dont

la

seconde ne rappelle rien?

Peut-on imaginer qu'on dé-

signe par

aelx

les abscisses

de deux points représentés par
faute de faire correspondre
lettres
'es

Mq

et

M„?

600.
iX'

(j'est

évidemment une
à

une suite
;

indices numérif/ues
d'ap|)eler, par

une suite de
o,,
'Jo? 'fn

sans indice ni accent


F3

exemple,

fondions d'un paramètre

qui expriment les valeurs de x, y, z]
les forces

d'appeler de

même
mêmes

F,, F2,

qui ont pour points d'application respectifs A, B, C.
pareille de faire correspondre à ces
lettres

C'est

une faute
h",

une suite d'accents.
gner par
II' ,

On

ne doit donc point, dans un triangle, dési-

II'"

les

hauteurs partant des sommets A, B, C;

ni

CHAPiriUi X.
j)ar


les

CORRESPONDANCES ENTRE DEUX SOUTES DE SIGNES.

'.(io

M', M",

M"

milieux des côtés a,

h, c\

ni

par

/;i'

m\ m"

Jes

longueurs des médianes correspondantes.
représente souvent par/-',
/", /'" les

On
scrits
les

rayons des cercles exinb, r;
d,,,
il

respectivement tangents aux cotés a,
a. S,
-'•

vaudrait mieux

nommer
:

— L'i auteur désigne par
et

do, de les points

de contact du cercle des neuf points avec ces
scrits
c'est

mêmes

cercles exin-

une bonne notation,

un emploi ingénieux des

indices littéraux.

Autres mauvaises notations.

OoG. Lorsque les objets des deux sortes se correspondent chacun
à

chacun, leurs correspondances sont analogues, ou tout au moins
Il

d'égale importance.

ne faut donc point, parla faute des notations,
elles paraissent être

qu'une ou plusieurs d'entre
culière ou posséder

d'une nature parti-

une importance spéciale.
il

Etant donnés deux forces et leurs points d'application,
évident que
la

est

correspondance entre chaque force
la

et

son

point

d api^lication est

même;

il

est

donc mauvais d'appeler ces forces

F et

F' lorsque ces points sont désignés par

A et B,
B
:

les lettres

A

et

F,

dépourvues toutes deux d'accents
tion plus étroite

et d'indices,

indiquant une relaet F'.

que ne lest

celle

qu'indiquent

Cette nota-

tion est très mauvaise.
Il

en est de

même
P
t'

de celles où Ion désigne
et

par

x

et x' les

abscisses des points
T';

Q:

par

x

el

y

les sinus

des angles

T

et

par
les

t

et

les

doubles signes du binôme eP-

— s'Q-: — —
par

par

K et V
et F':

— par a
et

ravons vecteurs qui vont d'un point aux deux fojers
et
|j

F
G'

les

angles qui leur correspondent;

G

et

deux génératrices reclilignes appartenant respectivement aux systèmes A
[Ji;

par n

et n' les

ordres respectifs des infiniment

petits a et 3.

657. Ces différentes fautes nous offrent un aspect

proviennent toutes d'une faute
celle

initiale

unique, toujours

commun, et la même;

qui consiste à représenter deux objets analogues par deux
:

signes disparates, savoir
lettre affectée

une

lettre

sans accent ni indice et une
faire.

de l'un ou de l'autre. C'est ce qu'on vient de

•264

DEUXIÈME PARTIE.
:

CHOIX.
;

en représentant
et x'

par

F

et F'

deux abscisses analogues;
;

par x deux torces analogues par T el T' deux angles ana-

logues

etc., etc.

On

voit par là

combien nous avons eu raison (487, o62, 564,
la

611), et avons raison encore, d'insister sur
d'un indice ou d'un accent.

grande différence qui
afl'ectée

sépare une lettre exemple d'a<;cent et d'indice d'une lettre

CHAPITRE XL
OBJETS DE PLUS DE DEUX SORTES.

Généralités.

que nous venons de faire, des systèmes formés par des objets de deux sortes, nous a suffisamment familia608. L'élude
si

détaillée

risés

:

d'abord, avec

la

manière de distinçruer

les sortes din'érentes

et d'en

désigner
et

les

objets; ensuite, avec celle de constater les corles

respondances

de

exprimer par

les

signes.

Dans

le

cas de

plusieurs sortes d'objets, nous n'aurons qu à appliquer successive-

ment, plusieurs

fois,

les

procédés que nous avons déjà employés.

Nous

allons
très

donner,

pour ces objets de plusieurs
très variés,

sortes,

des

exemples

nombreux,

empruntés

à toutes les parties

des Mathématiques.

Nous eussions aimé étudier d'abord les exemples comprenant trois sortes d'objets, puis ceux qui nous en offrent quatre, cinq ou
davantage. Mais cet ordre eût été difficile
à

suivre,

car certains

exemples, qui nous présentent des sortes en nombres différents, ne
sauraient être séparés ni a. or tioi'i é\o\^nés les uns des autres

f

:

tels

sont

les

couples formés de deux exemples, presque identiques,

tirés

l'un de la

Géométrie analytique plane,

l'autre de la

Géométrie anala

lytique à trois dimensions.
partie des

Nous

classerons nos exemples d'après
les

Mathématiques à laquelle nous

aurons empruntés.

Exemples
(>o9.

tirés

de

l'

Arithmétique.

Etant donnés deux nombres entiers, un de leurs diviseurs
et leurs quotients respectifs

communs,

par ce diviseur, c'est-à-dire

cinq objets appartenant
désignés par

à trois sortes différentes,

un élève me

les a

F

et

G, par M, par

D et

D'. Or, la lettre

M,

qui repré-

.

,

>.66

DKLXiÈMIi PARTIE.
le

CHOIX.
;

sente ainsi un diviseur, riippellc

mol multiple
Il

les lettres
le

D

et D',

qui sont deux signes disparates, rappellent chacune
et

mot

diviseur,

représentent des quotients analogues.

serait difficile d'imaginer

de plus mauvaises notations.

Ce sont
où un

là,

je le

répète, des notations improvisées par un élève.

Mais je pourrais

citer

une Arithmétique, d'ailleurs
R',

très bien faite,

l'on désigne par

R,

R"

les restes

des divisions de P, A,

B

par

même diviseur a. On a, au contraire,
A, B, G,
...,

raison d'appeler a. h,

c,
|j,

...,

/

des

nombres

vai'iables:

L

leurs limites; et

a,

y,

...,

A les excès

respectifs de ces limites sur ces

nombres.

Exemples
660. Considérons

tirés

de l'Algèbre.

les séries

simultanées

b^^-^

h^x

-r- b-i

x- -H

.

.

.

Elles nous présentent trois sortes d'objets
ficients «; les coefficients h.
Il

:

est évident

la variable x\ les coefque leurs termes se cor-

respondent deux à deux,

et rpie cette

correspondance

est très bien

exprimée par

les

indices des coefficients.

Pour

établir

que toute équation algébrique du degré/» possède
la

m

racines, on écrit

suite d'égalités
y'i

5

)

r=

(^

«,)./'|(

•=

),

qui nous présente
les racines

évidemment quatre

sortes dubjels.
,

11

faudrait (|ue

par

<^f,

^, c,

àe f(^z) fussent désignées par /•, /o, /'s, ..., et non pas y"o,y3, .... car elles correspondent aux fonctions y')
,

661.

Ln auteur pose
X
-r-

y

=^

e'-'

,

x'

i-

y' ^=

e-''

puis multiplie ces égalités
(pi'il

membres

à

membres

et écrit le résultai

obtient sous

l;i

forme

CHAPITRE

\I.

OBJETS

1)K

PLUS DE DELX SORTES.
et

^.ÔJ

Ces notations sont
et
/'

mau\ aises,

car

x

x comme j'
,

et j^',

comme

t

sont des couples de signes disparates représentant des couples

d'objets analogues.

Les majuscules A, B,
n'est point

C

désignant trois polynômes
A', B',

anx.y,
a,

z,

il

mauvais de désigner par
la

C

les résultats

qu'on
[j, •'.

obtient en y substituant, à

place de x^ y,

z, les

valeurs

Je préférerais cependant de beaucoup

que, les variables étant dési-

gnées par X, \
les

Z, on représentât par <7. b, c les valeurs que prennent polvnomes A, B, C, lorsqu'on y remplace ces variables par x, r, z.
,

deux à deux disparates appartiennent forcément à des sortes différentes, à raison d' un objet par sorte. On les représentera par des signes deux à deux disparates.
662. Des
oJjjets

Dans

les

Tables d'annuités publiées par
:

le

Bureau des Longitudes,

on appelle

l'annuité «;
n.

le

capital à constituer

G;

le

taux r;

le

nombre d'années
L'équation

Ce sont

de bonnes notations.

¥{x)

I-(j-^

qu'on rencontre dans
est,

la

décomposition des fractions rationnelles,
les

au contraire, mal écrite, car les quatre polynômes qu'elle nous

offre sont

encore disparates deux à deux, et

majuscules consé-

cutives E,

F

qu'elle enqjloie peuvent faire regarder
le

comme

ana-

logues deux polynômes qui ne

sont pouit.

663. Il ne faut

jamais que

les

notations indiquent de fausses

correspondances.

deux inconnues sont désignées par x et r, il faudra, dans l'équation du second degré qui les donne, désigner 1 inconnue unique par Z, mais non point par X ou Y. Etudiant la division d'un polynome/(.r) [)ar le produit
Si

{x

— a){x — 6),

un auteur

écrit

f{x)
11

(.r

— a)( X — b)o(x)-^ A.X -^ B.
choisir,

a tort

évidemment de
et

pour

les coefficients

du

reste, les

lettres

A

B, qui rappellent respectivement a

et b.

268

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

Exemples

tirés

de l'Analyse.

664-.

La

suite

complète des nombi'es entiers peut

s'écrire

elle s'étend à rinfinl

dans

les

deux

sens. Si

une

série

s'étend de

même, on

en peut représenter les termes par
...,

U — o,

U—\,

Ko-,

li+\i

"+2)

••••

Soit une fonction continue F.

successives par F', F", ....
Fo,
.
.

Nous en avons désigné les dérivées Nous aurions pu les désigner par F|,
F_.j,

.,

et

désigner alors par F_,.

... les intégrales succes-

sives de F.

Dans chacun de
d'objets
:

dans

le

deux exemples, nous trouvons trois sortes premier, un objet unique qui sert d'origine, des
ces
la

objets qui s'en éloignent vers
vers la gauche
;

droite, des objets qui s'en éloignent
la suite

— dans
la

le

second, un objet unique qui est F,

des dérivées de F.

suite de ses intégrales. Les notations qu'on

vient d'indiquer représentent très bien, dans chaque cas, ces trois
sortes d'objets.

665. Nous avons déjà dit (!22o, 4-27) que c'était une faute d'avoir
représenté par
oi

et

co'

les

deux périodes des fonctions

elliptiques.

Cette faute en engendre d'autres. Certain auteur écrit
IV

= 2/» OJ

-r-

2/Mo',

ce qui est mauvais. Représentant les périodes par a et
et
co", il

|^,

ou par

to'

eût dû écrire l'une ou l'autre de ces égalités
IV

:

=

-2

«i a

-1-

2

n

^j,

IV

=

•>,

ni' m' -h i m!'

m"

.

Si plusieurs objets sont représentés par
les

deux systèmes de signes,

uns anciens,

les autres

nouveaux,

et

se correspondent mal, c'est
Il

que
les

l'un d'eux,

que ces systèmes de signes au moins, est mal écrit.
les

en est ainsi dans

la

théorie des fonctions elliptiques, où l'on

emploie, pour représenter

mêmes

quatre fonctions, tantôt

CHAPITRE

XI.

OBJETS DE PLUS DE DEUX SORTES.
H-j,

269

qualre signes analogues
rates

0,,

Ou,

0-,,

tantôt les quatre signes dispa-

H, H,, 0,, 0. Les fonctions de Weierstrass
M{a-),

se représentent d'ordinaire

par

\fi{x),

\li(x),

Xl-Ax).
les

Il

semble, d'après nos principes, qu'on eût dû leur assigner
i
,

indices
l'a

2, 3, 4la

En

réalité,

on

a eu raison de les noter
la

comme on

fait,

car

première n'est point de

suivantes; elle joue un rôle spécial,
tions
A/, Car)
—-J-

même sorte que les trois comme on le voit sur les équa1

snx

=

\l{cr)

-,

eux

=

XI. \x)
—-Y-,

M{x}

dnx = —^
,

A/3(.ri
,

X((x)

qui relient ces fonctions aux fonctions elliptiques.

666. La forme générale d'un infiniment petit d'ordre n est

A"(A-E),
les lettres A,

A,
Si

î

désignant respectivement

:

linfinimcnt petit prin-

cipal;

un nombre constant
petit.
/;«,

différent de zéro; et

un nouvel

infini-

ment

l'on

en

considère deux
/?,

en

même

temps,

l'un

d'ordre

l'autre d'ordre

on doit

les écrire

/('"(A-^E),
je les

/j'MB

T.);

trouve

le

plus souvent sous ces formes fautives
/i"'(A

oj),

//«CA'—

o/).

S'ils étaient

du

même

ordre, et possédaient

la

même

valeur prinla

cipale,

la

constante liguraut dans les parenthèses devrait être
si

même;
par K.

mais,

ces inliniment petits se

nommaient a
:

et 3,

cette

constante ne devrait sappeler ni A, ni

B

on

la

pourrait désigner

Exemples

tirés

de

la

Mécanique.
si

667. Le parallélogramme des forces, qui est une ligure

simple,

nous présente, dans
point d'application

la

plupart des Livres, de mauvaises notations.
ils

CiOnsidérons-en les quatre sommets;
des forces;
les

sont de trois sortes

:

le

extrémités des deux

compo)

santes; l'extrémité de la résultante.

On

peut

nommer

:

(

le

pre-

270
inier;

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

A

et

B

les

deux

siiivanls;

K
Fii

le

dernier;

comme
lel

dans

la

(igure

ci-dessous. Tel auteur les appelle A, B, C,

D;

autre

M, N, O, P;

et,

dans ces deu\ cas,

les

quatre sommets, qui appartiennent à trois

sortes dillerentes, sont représentés par des signes d'une seule.

Plusieurs, appelant
trois autres

O

le

point d'application

commun,

appellent les
trois

sommets A, B, C
:

ou P,

(),

R,

objets analogues

c'est

pour

ainsi dire la

comme s'ils étaient même faute.

Au

contraire, l'auteur d'un Traité
à

élémentaire de Mécanique,

considérant un point assujetti
agissant sur ce point,

sante tangentielle et
point
lui;

une surface et une force décompose cette force en deux une compoA le une composante normale. Il appelle
rester sur
:
:

donné sur
et

la

surface;

F

l'extrémité de

la

force qui agit sur

N

T

les

extrémités des composantes normale et tangentielle.

Ce sont
668.
à celle

de bonnes notations.

l^a

composition de deux'forces
lieu,

|)arailèles est fort

analogue

de deux forces concourantes;

elle

peut

même

s'en déduire.

Elle

donne

dans

les figures, à d'aussi

mauvaises notations.

Les objets qu'elle nous présente sont évidemment au nombre de
six,

deux composantes; leur résultante; les deux points d'application des composantes; le point d'application de la résultante. \ous avons déjà dit (pi'd était mauvais
appartenant
à

quatre sortes

:

les

de représenter

les trois

points d'a|)plication par

les trois lettres

con-

sécutives A, B, C;
P,

les trois

forces par les trois lettres consécutives

Q, K. Certain auteur

ii|)pelle les

points d'application A,

B,

C

et les forces y",

f\

r

:

ce sont

des notations détestables.

669. Considérons deu\ forces multiples d'une aulie, et eu

même

Ce sont là deux premières forces; leur commune mesure; les entiers exprimant combien de fois chacune de ces forces contient cette commune mesure; les accélérations produites par les deux jn-emières forces; l'accélération
temps
les

accélérations produites

|îar

ces trois forces.
:

huit objets se partageant en cinq sortes, savoir

les

niAPiTRK

\i.

uBJirrs dk plis

de Diax sortes.

2-[

produite par

la

Iroisièiiie. Jl serait
il

facile

de représenter ces huit
:

objets par de bonnes not;itions;

siiftnaii d'.ippeler
/?'

F' et F"

les

deux premières forces; /la troisième;

et n" les entiers

consi-

dérés; r' et r'' les accélérations produites par les premières forces: Dans les Livres, je trouve y 1 accélération due à la troisième. presque toujours F, F'. / pour les trois forces; n et n' pour les deux entiers; v et y' pour les deux premières accélérations toutes

:

:

notations mauvaises, puisque

F

et F',

pas plus que

Ji

et n' ,

pas plus

que y
senter

et la

y'

ue sont des signes analogues. J'v trouve, pour repré([ui

troisième accélération, tantôt-^, tantôt a, tantôtto,

ne

rappellent en rien les signes employés pour les deux premières.

670. Supposons trois forces dont les lignes d'action concourent
en O.

On

pourra, sans employer aucun indice

:

les

désigner leurs points d'application respectifs par F, G,
/'

nommer/, ^, A; H; appeler
pourra, en se

leur résultante et

R

son point d'application.
:

On

servant d'indices, désigner

ces

mêmes

trois forces
;

par/, .y^,

f^'.

leurs points d'application para,, ao, «3

leur résultante par F, et

son point d"ap|>lication
Il

jjar

A. Toutes ces notations sont bonnes.
l'être.

s'en rencontre

souvent qui nous semblent loin de
trois

Tel

auteur appelle p.

/»,, p,, les

forces;

M,

M',

M"

leurs points

d'application. Tel autre, ayant appelé
lignes d'action, appelle /,,/.,
lignes d'action elles-mêmes.

M

le

point de concours des

/:i les forces, et

MA, MB,

MC

ces

671.

G

est riiabitude,

en Mécanique rationnelle, de désigner

:

une force par F;

ses projections sur les axes par
z. à

X, Y, Z;

les

coor-

données de son point d'application par x, y, excellentes. Elles s'étendent d'elles-mêmes
forces.
Il

Ges notations sont

un système de n
les lettres

suffit

de donner des indices à toutes

venons d'écrire.
leurs projections

On
X,
)',
,

considérera alors
,

:

les

forces F,, Fo.
...
;

que nous .., F„
• :

\
;

,

,

Z,

;

Xo, \
z-,:

o,
.

Z^
.;

;

X„, \ n,

^-•n

'•

et les

coordonnées
Si
l'on

.r,,

z^

^o, y-^.

.

x„. )„, c„ de leurs points

d'application.
voulait

en

considérer une tpielconque,

sans

spécifier
/

laquelle,

on

lui

attribuerait un indice littéral, par

exemple

ou

y'.

672. Les Mathématiques appli(piécs. Phvsiquc, Mécanique, Méca-

272

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

nique céleste, nous jDiésenlent fréquemment des systèmes d'objets
disparates deux à deux.
Il

les faut,
à

nous l'avons déjà

dit (469, 601),

représenter par des signes deux
C'est ce

deux

disparates.

qu'on

fait

en Physique
poids,
le

et

en Mécanique, lorsqu'on
et la densité;

désigne par P, V,

D

le

volume


la

par

À,

a-,

u

les coefficients de dilatation linéaire, superficielle el
t,
TZj

cubique;

— par
le

I.

g

les

quatre nombres qui figurent dans

la

formule du penforce qui

dule:'

par

m

la

masse d'un point matériel, par F

sollicite,

par " l'accélération du

mouvement
Mécanique

qu'elle produit.
céleste,

C'est ce qu'on fait aussi, en

pour

le

dévecette
le

loppement des coordonnées
cjuestion
:

elliptiques.

On

considère,
le

en

l'excentricité, l'anomalie

moyenne,

demi-giand axe,

rayon vecteur, Tanomalie excenlrique, qui sont des quantités deux
à

deux disparates.

On

a

l'habitude de les représenter respectivement

par

les signes e, ^, «, r, u,

qui sont aussi disparates deux

à

deux.

Exemples

tirés

de

la

Géométrie élémentaire.

673, Considérons sur un axe deux points fixes, un point mobile
et les distances de celui-ci à ceux-là.

Les deux points

fixes sont
les signes

analogues
disparates

:

on

les désigne,

en un certain Ouvrage, par

O

et O'.

On

y désigne par

A

le

point qui est mobile.

On

y appelle x et j' les distances OA et O'A. Cet ensemble de notations J'aurais désigné est mauvais. les deux points fixes par A et B;

:

le

point mobile

])ar

M;

les

dislances

MA, MB

par x,

y

ou

a,

|j.

674. Pour monlrer que, dans un

même

cercle,

les

angles au

centre sont proportionnels aux arcs compris entre leurs cotés, un

auteur emploie cette figure.
fautives; les

Les notations en sont évidemment
angles, qui sont des points analo-

sommets des deux

gues, y étant désignés par

les lettres tlisparatcs

O

et

C;

et,

au con-

chapitre: \i.

objets de plvs de delx sortes.

273

traire,

les

cinq lettres consécutives A, B, G, D,

E y

représentant

cinq objets qui ne sont point d'une

même

sorte.

Dans
et

cette nouvelle figure, relative à
les

dont

pieds

m

et

deux obliques parlant de O n s'écartent également du pied c de la perpenFic.
3.

diculaire, les notations seraient

bonnes sans pour

la

présence des

trois

lettres consécutives a, b, c pour des points de deux sortes.

Soit la figure sur laquelle on raisonne

établir

que tout point
les

de

la bissectrice

d'un angle est équidistant des deux cotés;

no-

talions en suiil souvent Irés
ici,

bonnes: sous

la

lorme que

Je reproduis

elles

ne valent rien.

11

est évident, en effet, que nous avons à
:

considérer six objets apparlenant à quatre sortes

le

sommet de

langle; ses deux côtés

j

le
:

point de

la

bissectrice; ses projections

sur les cotés de l'angle or, les lettres employées se partagent en deux groupes seulemenl, X, \, et A, B, C, D. La ligure ci-dessous nous présente encore six objets répartis en
Fie.
5.

(piatre sortes

:

le j)oinl

0;.les axes

OX, 0\

;

le

point

M;

ses projiar

jections P et
A.

Q

sur les axes. Celle classification est bien rendue
i8

274
les signes.

DEUXlÈMi: PARTIE.

CHOIX.

Les correspondances entre

les

projections

et les

axes

le

sont bien aussi.

675.

On
les

a

raison d'appeler A', B',

C les points où les
même
point
les

trois droites

joignant

sommets d'un

triangle à un
Il

O

vont ren-

contrer les cotés opposés.

serait

mauvais de

appeler D, E, F,

ces trois nouvelles lettres, dans notre alphabet, suivant

immédiatriangle
le

tement A, B, C.
Si le triangle A' B'

C
M,

a ses trois

sommets sur

les côtés

du

ABC, on pourra
côté B'C.

très

bien représenter par A" un point pris sur

Si l'on appelle L,

N

les

sommets d'un

triangle

dont

les

côtés
il

sont respectivement j^erpendiculaires à ceux du triangle faudra que L,
iM.

ABC,
à

N

correspondent à A, B,
les lettres

C
N

On marquera
respectivement

celle
la

correspondance en plaçant

L,

M,

rencontre des perpendiculaires aux deux côlés partant de A,

au.x

deux côtés partant de B, aux deux côtés partant de C. Pour établir les relations existant entre les aires des carrés construits sur les côtés du triangle ABC et les aires de certains rectangles, triangle

un professeur abaisse

les trois

hauteurs

A A',

BB',

GC

du

ABC,

puis

il

les

prolonge jusqu'à leurs points de rencontre
il

avec les côtés opposés des carrés, et
L, M, N. Ce sont

nomme

ces derniers points

de bonnes notations.

676. Certaines égalités, qui constituent des théorèmes, nous présentent des notalions excellentes.
Telle est l'égalité

ax
oi^i

-+-

by

-|-

c^

= aS,

.r.

rt,

b,

c sont les trois côtés d'un triangle de surface S, et
les

y, z sont, en grandeurs et en signes, d'un point quelconque de leur plan.
677. Le point,
la

distances à ces trois côtés

ligne, la surface, le

volume, considérés

comme
les

éléments de l'espace, sont quatre éléments disparates.
désigner
pary>»,
/,
.ç,

On

pcui

r,

qui sont aussi cpiatre signes disjiarales.

Pourquoi appeler A, B. C, D, E, F les six points où deux droites percent trois plans parallèles? Pourquoi ajipeler de même A, B, (j.

D, E, F

les

six

sommets d'un prisme triangulaire?

N'esl-il

pas

CHAPITRE

XI.

OliJKTS

DE PLUS

Dlî

IHUX SORTES.
les six

•?.-:>

évident que, clans cliaciin de ces exemples,
ojent

points se j)arla-

en deux sortes ou en trois?
a

grandement raison, en Géométrie descriptive, de représenter un point de l'espace par A; et ses projections, sur le plan
horizontal,
«, a' et a.
le

On

plan vertical et

la

ligne de terre, respectivement par

678. Soient A, B,

C

les trois

sommets d'un

triangle, et to,,

'j).,

deux points donnés dans son
par
la
'

|)lan.

Les perpendiculaires élevées

tO)

et

Wo sur Ato,

et Ato., se

coupent en un point cpTon appelle

c'est

une excellente dénomination.

La figure relative au problème de la Carte est souvent mal notée. Dans un certain Traité de Trigonométrie, elle l'est très bien. On y
appelle

M le

point à déterminer; A, B,
b,

C

les

points connus auxquels

on

le

rapporte; a.

c les cotés

du iriangle

ABC:

et a,

|j,

-'

les

angles sous lesquels on les voit respectivement du point

M.

679. Considérons

le

triangle.

Sans

même

nous occuper de ce

qu'on en appelle /a nouvel/e Géoinéti'ic. on j trouve une foule d'objets à classer et à représenter par des signes. Un géomètre (')
en représente
cotés et
le
:

par A, B, C, «, ^,

c,

demi-périmètre;

p

les trois

sommets,
le

les trois
i\y\

par O, R, S,

G

centre

(cercle

circonscrit, le ravon

du

même
/'r

cercle, la surface, le centre de gra-

— par crits; —
vité;
])ar
/if,.
/il,.

o, Oai
/•,

0(,,
//..

Oc les centres des cercles inscrit et exinsles

|)ar

j'a,

ravons respectifs de ces cercles;


de
les
le

Ile

les

trois

hauteurs;
le

par A'.

B',

contact des côtés avec
|)oints

cercle inscrit;
le

C

les points
B^^.
C,',

par

A^,.

de contact des côtés avec
5

cercle exinscril dont Oa tst

centre
objets,

etc.,

etc.

On

ne

saurait choisir,

pour ces nombreux

un meilleur ensemble de notations.

Points sur les courbes.

plan,

En coordonnées cartésiennes un point possède dans le deux coordonnées; dans l'espace, trois. Il laut que ces coordonnées rappellent le point qu elles déterminent.
680.
. :

(') E.MiLK hY.yioi'sz, Association française pour Icnanccnu-nL des Sciences. Congrès de La Rochelle, i88a, séance du 28 août.

276

DELXIKME PARTIE.

CHOIX.

Considérons, dans l'espace, deux, points donnés quelconques. Si on les nomme M, et Mo, on nommera leurs coordonnées x,, r,, Zf
et ^2,

yo, ^2

;

^'

on

les

nomme M'
,

et

M", on désignera leurs coorsi

données par x\ y\ z' et x" y". 5"; désignera leurs coordonnées par .r„,
faut

on

les

nomme A
'-b-

et

B, on

yn-,

Za^lJ^b' yb>

" »e

poinL

comme

le

font certains Livres, appeler
r',

qui ont pour coordonnées

y'

,

z et x'\ y", z"
et Xo, y-j^ z^-

;

P etQ les points ni A et B ceux qui

ont pour coordonnées
081.

.r,,

y,,

^,

Un

géomètre, prenant deux points sur une courbe,
et

nomme
voilà de
j"o

ces points

M

N,

et les pieds
il

de leurs ordonnées

A

et

B

:

bonnes notations: mais
et;r4, ce qui est

désigne leurs abscisses respectives par

Un autre désigne par évidemment très mauvais. par la courbe; Pq et P, leurs proMo et M, les deux points de c'est une noujections sur l'axe des x; par a et b leurs abscisses velle faute, aussi grave que la précédente.
:

Considérant

trois

points sur une courbe, on les
;

nomme,

en un
;

certain Livre, Mo,

M, M,

on

nomme
;

leurs projections

Pq, P, Pi

leurs abscisses «, x, b;

en un autre, on

nomme

ces |)oints Mo,

M', ^I,

:

leurs projections P», P', P»

mais on désigne leurs ordonnées

par j'o?

Tout cela est très' mauvais. JK//M y« Dans une étude sur les intégrales définies, on
fixes /«o et

se

donne sur une
par

courbe deux points
Xit

M

dont on désigne
fixes,

les abscisses

et

variable

X: entre p on
•.

ces
les
• •

deux points

on en insère un
f^ip',

nombre

nomme

,

/;/|,

mo,

•••,

on appelle leurs

abscisses

.27,

,

Xo,

J^p

'

ce sont

de bonnes notations.

682. Dar)s
le

le

choix des coordonnées des points,
la

il

faut distinguer
la

point

<|ui

décrit

courbe;

les

points particuliers placés sur

courbe; et aussi, en dehors
soit mobiles.

d'elle, certains points

donnés,

soit fixes,

Nous supposerons, pour

sim|)li(ier, qu'il s'agisse

d'une

figure j)!ane;
à

mais tout ce que nous dirons
se

pour- le plan s\'leudra

l'espace.

Le point décrivant
ou
de
.r,

nommera M;

ses

coordonnées seront \,

Y

y.

Il

est

avantageux de prendre

les

premières, car on |)eut

alors
la

utiliser les

secondes pour un point particulier remarquable
fait
la

courbe. C'est ce qu'on

d'ordinaire lorsque l'on cherche

r<'fpiation

de

la

tangente ou de

normale

à

une courbe en un poinl.

CIlVinrRE XI.
Si
il

OBJETS DE PLIS DE DEUX SORTES.
les

277

Ton désignait par

x,y

coordonnées du point décrivant M,

faudrait appeler

ou M', M", .... Dans le cas celles où l'un de ces points jouerait le rôle d'origine, on lui attribuerait l'indice zéro. On fei-ait de même si l'on ne considérait sur la courbe qu'un seul point particulier il est bien évident qu'il serait mauvais
,
.

Xonyn, particuliers M, Mo, des points
:r,, j",,

ou bien x' y', x" y",
,
, .

.

.

.

.

:

d'appeler ce point unique par x', y' ou
.r,
,

^1'

ou M,

et d'en

désigner

les

coordonnées

y,.
le

Lorsque

les

coordonnées courantes sont X, \, on peut nommer
plan.

x.y

celles

d'un point pris n'importe où dans

On

désignera
la

ainsi par x,

y les

coordonnées du point P dont on cherche
lixe,

polaire

par rapporta une conique.

Mais quelles notations emplojer pour un point
sur
la

situé soit

courbe,

soit

en dehors, et qu'il est impossible de regarder

comme une
se

position particulière du point décrivant? D'abord, on
le

gardera de

nommer

M

:

on n'appellera donc point

Mq

le

centre

d'un cercle;

on l'appellera G;

sommet, F un loyer, etc., etc. les coordonnées d'un pareil point par
sentera par Xq,

on appellera de même S un Ensuite, il serait mauvais de désigner
a;,,

y, oax',y'
,3.

:

on

les

repré-

yo ou plutôt par

a, b, par a,

683. Soient

à

considérer deux courbes connexes situées sur un

même

plan.

On
la

pourra n'emploxer pour

la

première que des

lettres

latines,

pour
les

seconde que des

lettres
les

grecques. Ces courbes se

nommeront
el
uLo,
[x;

alors

(G)

et [T);

points qui les parcourent, ni
• •


:

celles des coordonnées courantes, x, y, q, r, —-On points parliculiers, x^.y^, x^, yo, .... ;,.r.,, Ço. r.o choisira pour leur point d'intersection l'une des majuscules communes aux deux alphabets, par exemple A. qu'on pourra même

...

positions |)articulières de ces points, nif, nto,
les
;

•,

[J-i,

all'ecter

de l'indice zéro. Quant aux coordonnées de A, elles se
^To, jKo

nommeront
elles

sur la première courbe,
à

^o;

''.o

sur

la

seconde, et

seront égales deux,

deux.

684. Pour les systèmes de points, l'usage des indices est toujours

bon. Supposons n points
unique, on aura raison de

fixes, joints

par des droites à un point
,

les

appeler P,

Po,

.

.

.

,

P^

:

d'appeler

K

,

•27^

DEUXIÈME PARTIE.


r,,

CHOIX.
/j,

le

point unique, et de désigner par

..., /„ les longueurs

des droites P, K, P,K.

Un
de
A^;;

géomètre (')

..., P„K. considère deux

svstènies. l'un de

/

points, Taulie
. . .

m;

il

désigne

les

points du premier .système par A,, Ao,
Bo,
il

ceux du second par B,,
l'appelle

...,

B,„

;

ayant

à

prendre

un quelconque des premiers,
seconds,
il
Bj^..

l'ai^pelle A).;

un quelconcpie des

Ce

sont

des notations excellentes,

pour ne pas dire' parfaites.

Équations de
683. Dans
planes,
soit
la

la

Géométrie analytique.
paramétrique des
à

représentation
a

courbes,

soit
:

gauches, on
les

trois sortes d'objets
les

considérer
qui

le

paramètre,

coordonnées,

fonctions du paramètre
le

les

représentent.

On

désignera toujours

paramètre par

t,

et les coor:

dans le données par x,y^ ou x,y^ z\ on désignera les fonctions plan par /" et i?, ou cp et y dans l'espace, par/, gi h, ou y, 'l. Les coordonnées étant représentées par des lettres consécutives
;

'.p,

du

même

alphabet,

il

serait
:

mauvais de représenter
le

les

fonctions

qui leur correspondent
f.,\

dans
es,
-l

plan par /'et
'i,

cp,

ou

et

'b,

ou

/*,

et

dans l'espace par

/",

ou

'^,

Je trouve en un jjvre excellent

les

par y,, f^. é()ualions
(o.

f.\

ou

tp,

es,, 'i^-

(pii
•l

représentent une hélice

:

il

faudrait
les

évidemment y renqjlacer
coordonnées d'une ligne

par y. Je trouve dans un autre, pour
le>^

unicursale,

«'-(piations

.T=-,
où A, H,
(1

B

C y=-,
ces trois lettres sont mal

désignent des fonctions de

t

:

choisies, car, étant consécutives, elles semblent désigner trois objets

analogues.

()X(').

La représentation paramétricpie des surfaces comporte de
trois sortes d'objel«i
les
:

même

les

deux paramètres,

les trois

coor-

données,

trois fonctions <pii

leur correspondent.

On

désigne

'

}

E. C\n\A\.\.Q. .\oin'e/les [iiixilesde Miitlieni(itiijiu's,.\' série,

l.

\II. fcvi ier

iSc(3.

CHAPITRE

\I.


h.

OBJETS DE PLUS DE DEIN. SORTES.
i(

Ttjg
J".

d'ordinaire les paramèlre» par
les

et

i^;

les

coordonnées par

t,

:;;

fonctions par

/, g',

Un

auteur représente

les

surfaces d'une certaine espèce par les

équations paramétri([ues

X
^
(|ui

=
=
:

i

'f

«)—

'fl(ïfl),

/.<

ll)-^/^(ll^^•

sont triplement fautives
?

il

j faudrait appeler

les

et

?^2

'es

fonctions correspondantes
les

'fi'fo, 'y'«'y'2- '/k'/i'i et,

paramètres «, de plus,

échanger entre eux
tions,
et

seconds membres des deux dernières équatrois lettres

puisque l'ordre alphabétique des

grecques

est

'-:,

y,

'y

non pas

'i,

'i.

y.

687.

Une famille de courbes
^
{

planes étant représentée par léquation
a
}

X, y.

=

o.

un auteur représente, sous forme paramétrique,
à

la

courbe répondant

une valeur particulière de a par

les

équations

x
Cette notation a
le

= fi(t;

«),

r =f-2{.t\ a).

délaut de faire correspondre aux lettres

x

et j^,

non pas deux

lettres diflérentes, telles
et 2.

que gelli^ mais deux indices

numériques

i

Je rencontre, en un certain Ouvrage, les égalités

^=

'j,Cr\

y=o.:,{x),

y=

^^{x),

qui représentent les trois valeurs de r correspondant à une
valeur de x. N'eùt-il point fallu les représenter par j'i
plus, l'auteur de l'Ouvrage,
irois valeurs
,

même
Xo,
x-^

j-.i,

j'3? Bien
,

un instant

après, désigne par
:>^. -j^o. '^3!

j:,

de

x

sans relation aucune avec

688.

Il

faut choisir a^ ec grand soin les lettres employées

comme

coefficients dans les équations de la

Géométrie analytique.

Considérons, par exemple, léquation

x-^y- —
(|ui

-îax

9.

a'

y -^ a =: o,
«',
:

représente un cercle. Elle est très mal écrite. Les lettres a et

qui désignent les coordonnées
faudrait

du centre, sont mal choisies
la

il

a

et b.

La

lettre a,

qui désigne

puissance de l'origine
:

par rapport au cercle, ne devrait point rappeler a

il

faudrait la

remplacer par H,

K

ou P.

28o

DEUXIEME PARTIE.
les

CHOIX.

689. Dans

équations simultanées de deux cercles analogues,
très

on note souvent

mal

les coelficienls qui se

correspondent. Les

exemples de ce genre de fautes fourmillent littéralement. Considérons les deux érjuations simultanées
x"^ -i-

y- -.-

2 xy cos 6

— y.ax — 2 a'y

|j

-4-

a

=

o,
<>.

x-->ry--\- y.xy cosO

^bx

'i-b'y -1- ^ =:

Les

six lettres a, a', a, 6, b',
h',

sont mal choisies
a", //,

:

il

leur faudrait
la

substituer r/,

K' dans

la

première;

K" dans

deuxième.

Les équations simultanées
x^-h y-

X^s^y^
ne sont point meilleures.
Il

— lax -h =0, — 2637-1-^=0
a.

en est de

même
X2

des deux équations

X- -^ y_i_

yi

%a X ^ _ ^_ry,X —

î a'

y -f- a =
À

o,
o.

y-oj)- -:-

=

690. Les équations

xy

-\-\{p

X

-^

q

y -^

1)^^

=

0,
o,

•2"JK-l-X'(/?'.r-f-'-7>—

1)2=

qui sont celles de deux coniques homologiques, sont encore mal
écrites
:

il

faudrait

)/, />',

q'

dans

la

première,

a", />",

q" dans

la

deuxième.

Dans

les

équations des coniques confocales

{x-:Ly-^{y—'^y(.r

= {l x^my-^t
={lix+ m,j -r-

f-,

- a)2
/,

-{-

iy ~

[5)2

i, )«,

il

faudrait

/,

,

/»,,

cl /o, nin, l>le

D'une manière générale, deux coniques analogues, jouant

même

rôle,

ne doivent point être représentées

|iar les
o,

équations

A X\' Xles

— 2 B xy ~
-f- o.Vt'

y- -^
C'j'^

.

.

.=

Xy

-4-

--...=

o; la

coefficients doivent
la

tous porter un accent dans
la

prcmièi'c,
1

deux dans
la

seconde; ou bien, dans
2.

première l'indice

et,

dans

seconde, Tindico

,

CHAPITRE

\II.

CAS DIFFICILES.

Tableaux simples.
691.
Il

est toujours

ligne, sur

bon de supposer les objets disposés, sur une un plan, dans l'espace, conformément à leur nature,

c'est-à-dire à leurs analogies et à leurs différences.

Ce mode de met en évidence toutes les classifications dont les objets sont susceptibles; il facilite grandement le clioix des signes qui les
disposition

doivent représenter.
692. Si
les objets se

rangent d'eux-mêmes en une série linéaire
a lieu

leurs signes formeront une pareille série. C'est ce qui
la série
»1, U^.

pour

»2,

....

OÙ chaque terme ne nous
soit rectangulaire, le

otl're

qu'un indice.

Si les objets se disposent sur

un plan en un Tableau
offre

soit carré,

signe de chaque objet nous

deux

indices,
nota-

l'un
tion

pour

sa ligne, l'autre
les

pour

sa colonne.

On

reconnaît
et

ici la

employée pour

éléments des déterminants

des matrices,

pour ceux de la table d'addition ou de multiplication, en un mot, pour les éléments de tous les abaques ou tables à double entrée. Des objets qui se disposeraient, dans l'espace, de façon à former un parallélépipède un cube, devraient être représentés par des
,

signes nous offrant trois indices. C'est ce qui a lieu dans les déter-

minants cubiques,
693. Réciproquement,
les

signes

que nous venons d'indiquer

peuvent être regardés
particulières à\\ne

comme

représentant l'ensemble des valeurs

... indices. Ces valeurs sont donc des objets susceptibles d'être disposés de façon à former une
k i, 2, 3,

variante

•282

DEUXIEME PARTIE.

CHOIX.

liyne, iiu

parallélogramme, un parallélépij3ède. L'ensemble quelles

forment peut recevoir une disposition géométrique.
Il

n'en est plus de

même

pour

les variantes

qui nous présentent

4, 5, 6,

... indices, à
'^}

moins qu'on

n'ait

recours aux hyperespaces
y être disposées
la

à 4j 5?

•••
à

dimensions. Ces valeurs pourraient

y constituer l'une de ces figures qui continuent segment de droite, parallélo gramme parallélépipède , l'on nomme, pour cette raison, des parallélolopes (').
de façon
,

suite

et

que

Tableaux divers.
G94. Des signes bien choisis, quels qu'en soient d'ailleurs
objets,
se
les

disposent souvent,
à

pour

ainsi

dire

d'eux-mêmes, en

Tableaux analogues
|)récédemment,
les

ceux dont nous venons de parler.
le

Considérons, par exemple,
les

triangle

ABC

;

désignons-en,
côtés par «,
;

comme
Z>,

sommets par A, B, C;
rt, /v;

les

c;

centres des cercles exinscrits par O,,, O^, O,.

les

rayons de
hc\

ces

mêmes cercles parr^,


b

les trois

hauteurs par

h,,, /ib,

ces signes formeront le

Tableau rectangulaire

A
a

B'

C,
c,

Oa
/„
/la

Oo
'•/,

O,,
/•<•.

11/,

hr,

les

éléments de chaque ligne sont d'une

de chaque colonne correspondent à un

même nature, et même sommet. Il y
C^^,^ le

où ceux
a
là,

en

quelque sorte, deux classifications superposées.

On

leprésente d'ordinaire par

le

symbole

nombre des comtous

binaisons simples de

m
Il

objets
est

yy

à/),

en convenant de regarder C,„.o

comme
ces

égala limité.

évidemment naturel de former avec

symboles

le triangle
Gi,o
Gi^i

Co.o

C,,,

G,,,

(') Bulletin des Sciences niatln'nuilitjues.

in-S'. Paris,

i<)OJ.

•'

Partie, p.

ijt.

CHAPITRE

XII.

CAS UIFFICILKS.

^83

les lignes

corresponclent aux premiers indices, les colonnes aux
le

seconds, et qui n'est autre chose que
J'ai

triangle de Pascal.
respectifs des

représenté par 1\.^ et Q„„ç

les

nombres

permu-

tations recliiignes et des permutations circulaires de n éléments qui

présentent chacune
je l'ai fait

.v

séquences.

H

était naturel

de disposer,

comme

dans mes Mémoires ('), les svmboles de ces deux sortes en deux triangles, analogues au précédent.
695. Les séries périodiques sont choses assez fréquentes. Telles
sont les suites de chiffres qu'on obtient en convertissant en fraclions décimales certaines fractions ordinaires. Telles sont la suite

des
la

noms

des jours, dont
la

semaine, et

période composée de ^ jours constitue suite des noms des mois, dont la période composée
la

de 12 mois constitue l'année. Telles sont, dans
sentées par les équations

les

courbes repré-

y=
les suites

sina",

y=
les

sin^a^-H

cos-'.r,

formées par
par
les

les

points d'inflexion, par les points situés

sur

Ox,

et

points où

tangentes sont horizontales.

H faut évidemment qu une suite périodique d'objets soit représentée

par une
la

suite périodique de signes.

Supposons
la

(|ue
les

la

période se compose de trois objets.

On
,

pourra désigner
C\
;

élé-

ments de

première période par
;

<7,

Z-»),

ceux de
;

deuxième

par «2, ^27 Co

ceux de

la

troisième

|)ar

«3, 63, C3

etc.; et disposer

tous ces signes de manière à en former le Tableau
(Il
l'x

a

,

f/j.

....

b,
co

b,
C3,

r,

qui est rectangulaire, s'étend indéfiniment vers
lu

la

droite, et doit être

par colonnes.

696.

Il

est enfin des cas

d'objets, de

où l'on écrit des suites non périodiques nombres sous forme de Tableaux, uniquement pour
lait,

ménager
(')
ifSçjS.

la place. C'est ce qu'on

par exemple, lorsque l'on

p. 2).

de la

Mémoire sur le triangle des séquences {Savants étrangers, in-4°, Paris, — Mémoire sur les séquences des permutations circulaires {Bulletin Société mathématique de France, iii-8", Paris. 1895, t. XXllI, p. i2r'-i8^).

,.

284

DEUXIEME PARTIE.

CHOIX.

dispose les premiers nombres en un carré pour chercher, d'après la méthode d'Eratosthène ('), ceux d'entre eux qui sont premiers. Evidemment cette disposition est fautive, puisqu'elle établit entre ces nombres des corresi)ondances qui ne jouent aucun rôle dans la
question.

Signes multiples.
697. Dans les exemples qui précèdent,
qui correspondent
les

symboles que nous avons
. .

employés sont tous des signes doubles, triples, quadruples,
à

.,

deux, trois, quatre,
et

.

.

.

classifications,

en

quelque sorte superposées,
par
2,

qui

rappellent ces classifications
tiens

3,

4)

•••

indires.

Comme
la

l'avons

fait

observer

déjà (2i9), on peut supprimer

lettre

majuscule ou minuscule

qui sert de support à ces indices, et lemplacer, par exem|)le, 0!„ et
P/i^5

par [m, p) et

(/?,

s).

On

peut aussi employer des minuscules

différentes affectées

chacune d'un indice ou d'un accent. C'est ce

que

l'on fait lorsqu'on écrit les matrices

aibiCidiCi,
aob-jCid-^ei,

a'

b'c'd'e',

a" b" c" d" e"
a'" b'" c'" d'" e'"

a^b^r^d^es,

698. Seulement, lorsqu'on emploie ces dernières notations,
faut se bien

il

rappeler que

les

lettres sans

accents ni indices, de

même que
spéciaux.

les lettres affectées
jie

de l'indice zéro, ne sont point ana-

logues aux autres et

doivent être employées que dans des cas

Les tables

à

double entrée
a

CHAPITRE

XII.

CAS DIFFICILES.

285

Combinaisons, arrangements.

nommés arran gements permutacombinaisons peuvent être regardés comme des objets donnés qu'il s'agit de représenter par des signes. A moins cjue l'ou ne tienne compte des cycles, inversions ou sécpiences qu'ils contiennent, ces groupes sont des objets analogues et doivent, par
699. Les groupes d'éléments
,

tions,

conséquent, être représentés par des signes analogues.
choisir ces signes?

Gomment

Evidemment, on ne peut assigner un signe simple à chacun des le nombre de ces groupes est fort grand par rapport à celui de leurs éléments. Le plus naturel, c'est d'attribuer une lettre ou un numéio à chacun des éléments entrant dans
groupes considérés, car
les grou|jes, et

ments par
pondants.

le

de repiésenter le groupe formé de tels ou tels élégroupe que constituent les lettres ou numéros corresd'autres

En

termes,

les

arrang;ements,

permutations,
les

combinaisons

des éléments

donnés

seront

représentés par

arrangements, permutations, combinaisons des lettres ou numéros

Le nombre des signes représentant et chaque signe contiendra autant de lettres ou numéros que le groupe correspondant contiendra d'éléments.
qui en désignent les éléments.
les

groupes sera donc juste égal au nombre des groupes;

700.

Il

est

un cas où ce nombre de

lettres peut être

diminué.

C'est celui où les groupes donnés sont les combinaisons simples

p k p, el oii m p est inférieur à p. Dans ce cas, en combinaisons considérées correspondent chacune à chacune aux combinaisons des m lettres m p à m p; ces dernières sont
de
objets
effet, les

m

en

même nombre que
elles

les

combinaisons p

à

hypothèse
les

contiennent moins d'objets.

On

p, mais d'après notre pourra représenter

combinaisons des

lettres

m—p
les

à ni

— p.

m

lettres

p

à

/>

j)ar les

combinaisons des
à

ni

Ainsi

combinaisons de

m

éléments

m—

i

m—

i

se repréà

senteront chacune par une lettre unique, celle qui correspondra
l'élément

manquant dans

la

combinaison. Les combinaisons de

éléments

m—

m

2 à

m—

2

se représenteront

chacune par deux

let-

28G
1res, celles qui

DKLXIEME PARUE.

CHOIX.

correspondront encore aux deux élémenls qui mande suite.

quent;

el

ainsi

701. Considérons l'ensemlile des signes l'eprésenlant les arran-

celui, inP,

gements complets p à p de m ('Icments. Leur nonîbre est égal à de ces arrangements complets. On peut, d'ailleurs, les
disposer d'une façon rationnelle.
Si

p

est égal à i, les signes,

composés chacun d'une seule
S\

lettre,

se placeront sur

une

ligne.

Si p est égal à 3, ils formeront table à double entrée, un carré. Si p est égal à 4? ils formeune table à triple entrée, un cube. ront une table à quadruple entrée, c'est-à-dire la figure qui corres-

p

est égal à 2, ils

formeront une

pond au cube dans rhyperes|)ace

à 4

dimensions.
d(.'

En

généi'al, les signes

représentant les arrangements complets

m

éléments, pris/? à/?, ïovmevonV un parallélolope régulier dans

l'hyperespace correspondant au

nombre

p. Cette figure aura

p
à

di/>

mensions: on pourra dire qu'elle résume une classification
dimensions, ou,

comme précédemment, />
la

classificalions superpola

sées; on pourra, dailleurs,

partager

pai'

pensée, à l'aide de

cloisons parallèles à ses faces, en
l'un des
à

mP

cellules contenant

chacune
en un

mP

arrangements complets; charpie cellule appartiendra
la

p

files

parallèles aux arêtes de

figure

:

elle

y sera

comme

carrefour.

70!2.

Les combinaisons complètes de

>.

lelli-es,

m

à m^
le

c'est-

à-dire les termes du développement de [a -h b)"\ abstraction faile

de leurs coefficients numériques, formeni évidemment
I

triangle

a
aa^

b

ah
a-b
ab-

/>'-

A-'

où chaque

fîle

d'éléments parallèle au côté gauche du
file

triangle
droit,

contient une puissance fixe de b\ chaque

parallèle au
la

côl<'-

une puissance
*pii

fixe

de «; chaque

file

parallèle à

base, des termes

^onl, en

a

et b. (l'un degrc-

constant.

Les combiiuiisons tomplètes de 3 lettres,

m

à m. c'est-à-dire

les

CHAPITIIK \n.


-1-

CAS DIFFICILES.

287
faite

termes du développement de [a
coefficients

6

+ c)"% abstraction
6,
.
. .

de leurs
té-

numériques, ont été disposés par M. Laisant en un
hyperespaces à

traèdre analogue au triangle précédent.

A

l'aide des

4,

;^:

dimensions, on j^ourrail

disposer rationnellement les combinaisons romph'les,

m

à m. de

4,5,6, ... éléments.
Notations systématiques.
703. C'est une question, dans une étude un peu complic|uée de

Géométrie, de savoir

s'il

faut

ou ne faut pas tracer
les trace point,
:

les Jigin-es.

Nous avons
tracer.

parlé (!294) des avantages que l'on trouve à ne les pas
il
il

Seulement, quand on ne
le

faut apporter
faut

un

très grand soin dans

choix des notations

créer, en

quelque sorte, des notations systématiques.

On

v arrive en représentant les premiers éléments par des signes

simples, et les objets compliqués par des signes multiples, formés
des signes simples, assemblés suivant des lois ou conventions fixes.

704. Les signes simples employés pour

les

premiers éléments

sont d'ordinaire des chiffres, des lettres, affectés d'indices ou d'accents, et placés souvent entre parenthèses ou entre crochets.

On

désigne ainsi par A,
•'.

13,

C,

D

quatre points placés sur une

droite A, et par a, ^,

o

leurs quatre polaires.
/«,

— On se donne
D

une
le

surface algébrique S,

du degré
/•.

contenant une droite

dont

degré de multiplicité est

— On
la
il

se

propose de mener dans un plan,

par un point m, une tangente à

parabole (w).

On

considère

le

point

M où la

droite

(D) touche

la

courbe (E).
la

Dans

ce dernier exemple,

est

mauvais que

droite et

la

courbe.

qui sont deux objets disparates, soient représentées par deux signes

analogues
((

:

c'est

une mauvaise notation.

Dans

cette phrase

:

Le point

m

décrit la courbe {ni)qui engendre la surface\jn^ ».

les

notations sont, au contraire, très bonnes.

70o.

Il

est naturel

de représenter par des signes multiples, (comles

posés de signes simples,

objets complexes résultant de

la

com-

binaison des premiers éléments.

Un
et

auteur écrit
la

:

soient

i.

2. 3,

..., ^ les sept points donnés

(D)

droite d'intersection des plans (i, 2, 3), (4, 5, 6);

— je

288

DEUXIÈME PARTIE.
:

CHOIX.

Irouve dans un autre (')

soient a, h,

t% cl^

e.f\es

six

sommets de

l'hexagone;
sur
le

les

trois points {ab,

de), (cd, fa), {hc, ef) sont situés

pascal

abcdef (\n' on représente par
ab.
I (

cd,

ef
bc

|

de,

fa.

\

Le premier de ces exemples est excellent, le second a ses lettres mal ordonnées; mais, dans Tun et dans l'autre, les signes multiples sont très clairs et se comprennent d'eux-mêmes.
706. Considérons un polvnome complet, c'est-à-dire un svstème

de n droites situées dans un

même

plan.

Qui empêche d'en désile

gner par
côtés

rt,,

«o,

.

.

.

,

cin les

côtés; par A/, y

point d'intersection des

rt/, (tj]

par A^./Aa,/

la

droite passant par les points A^,/, Aa,/?
(-), la figure ci-dessous

Je troii\e, dans les

Œuvres de Pascal
lettres, très

qui nous offre quatorze

mal placées,

et

formant bien

à

Lorl

deux giou|)es de sept
les côtés

lettres consécutives. IS'eùt-il |)as été plus

simple de remarquer que cette figure se compose uniquement de

deux angles, dont
second;
qui

coupent une circonférence
le

et se
/',
i»"

coupent

entre eux; d'appeler a, h les côtés du premier angle;

ceux du
lettres

w

la

circonférence; et de désigner
le

point d'intersection

de deux quelconques de ces lignes par
les

couple des deux

représentent?

707.

Toute Science qui ne s'occupe que

d'u/i

nombre

liniitr

(') .Sai.mon, Sections coniijues, iii-S", Paris, iS-o, p. 33i, (-) Ediliou Haciielle. in-12,
l.

III, p.

iS',.

CHAPITRE Xn.

CAS DIFFICILES.

289

d'objets, et qui n'effectue sur

eux qu un nombre limité d'opéc'est-à-dire peut s'étudier à
est

rations,

peut

recci'oir son algèbre,

l'aide d'un
la

système particulier de signes idéographiques. Telle
en

Géométrie projectile.

Dans
par
a,
j3,

l'excellent Traité
;

(|u'il

a

donné, Cremona désigne
b.,

les

points par A, B, C, ...
v, ...
:

les droites par a,

c,

...

;

les plans

puis, par des signes multiples, les points, droites

Il

ou plans auxquels les opérations et raisonnements le conduisent. désigne par AB, la droite déterminée par les points A et B;
:


le

par Art,
point

le

plan contenant
à
|i
;

le

point
et

A

et la droite

a;

par

a%

commun
et
le

la

droite a

au plan a;
le

par a^, l'intersection

des plans a

par

ABC,
aux

plan des trois points A, B, C;

par aj^y,
Il

point

commun
le

trois plans a, ^, v.

emploie aussi des signes multiples d'un ordre plus élevé, reprépoint

sentant: par a.BC,
par A.
la
|iv, le

commun

au plan a et

à la droite

BG

;

plan passant parle point

A

et la droite jBy;

droite d'intersection du plan a et
le

du plan Bc;

— par A,
même

— par a.Bc,
,3c la

droite qui joint
lités

point

A

au point 3c.

Il

se sert

d'éga-

pour définir certains objets ou pour en exprimer quelques proa.BG

priétés. L'égalité

= A'
et à la droite

indique que
point A';

le

point

commun

au plan a

BC

est le

l'égailté

u ss
signifie

ABC

que

la

droite u renferme les points A, B, C.

Ces notations de Cremona, qui sont véritablement des modèles, ont été employées C) depuis par plusieurs géomètres et, en quelque
sorte, généralisées.

On
lois,

en est arrivé à représenter un nombre arbipar
la

traire de constructions successives

juxtaposition, effectuée

suivant certaines

des symboles représentant les points, les

droites et les plans.

Rose des
708.

vents.

Un

est celui

exemple remarquable de l'emploi des signes multiples que nous offre la rose des vents. Celte figure se compose
la Société

(')

Cmvxkx, Bulletin de
A.

mathématique de France,

in-8;, Paris, 1887.

19

ago

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

de Irenle-deux rayons, partageant l'horizon en Irenle-deux angles égaux, nommés aires de vents on riunbs. Ces rayons correspondent

évidemment

à trente-deux points partageant la circonférence
Il

en

trente-deux parties égales.

s'agissait

de désigner tous ces points.

Si l'on faisait abstraction de toutes considérations astronomiques

ou géographiques,

et

que

l'on regardât le

problème

comme

un pro-

blème de pure Géométrie, les Sa points à désigner seraieut 32 objets analogues. On ne pourrait les désigner par des lettres consécutives latines ou grecques, puisque chacun de ces alphabets n'en contient que 20 on 24- H faudrait avoir recours aux lettres affectées d'indices de marquer A), Ao, ..., A;(2. Cette notation aurait ce triple lort
:

une origine; de présenter un saut brusque entre A32 et A,; d'indiquer sur la circonférence un certain sens de rotation.

el

709. La façon dont on a procédé est exemple de ces défauts et

peut être donnée

comme modèle. Prenant pour
les a

bases

les 4

points

cardinaux. Nord, Sud, Est, Ouest, on
]N,

désignés par les initiales

S, E,

O

de leurs noms. Ce sont

là les

quatre signes simples qu'on
signes multiples désignant

emploie,

et à l'aide des(|ueis

on forme

les

les 28 autres points.

Les 4 points cardinaux partagent la circonférence en 4 av^s égaux ou quadrants. Le milieu de chaqu-e quadrant se désigne par le couple des deux lettres qui en marquent les extrémités. Ces 4 milieux se
désignent donc par
les signes

doubles NE,

NO, SE, SO,

(ju'on pro-

nonce Nord-Est, Nord- Ouest, etc. La circonférence est maintenant partagée en 8 arcs égaux.
milieu de chacun d'eux se désigne par
le

J^e

couple des signes
signes triples

(pii

en

marquent

les

extrémités,

la

première place étant toujours donnée
obtient ainsi
les

au signe du point cardinal.

On

NNE,

NNO, ENE,

.

.

.

(lu'on prononce Nord-Nord-Esl, Nord-Nord-Ouesl,

Est-Nord-Est, etc.
Les 16 arcs égaux ainsi déterminés doivent être encore partagés chacun en deux parties égales. Le milieu de l'arc qui va du point N au point NNE termine évidemment le premier quart de l'arc tpii va

du point
N|^
l'arc

N

au point
l'on

NE

:

on

le

désigne par

le

signe (juadruple

NE, que

prononce Nord un

(juart iNc^itl-Esl.

Le milieu de
le

qui va du point
l'arc

NE

au point

NNE

termine de

même
le

premier

quart de

qui va du point

iNE au point

N

:

on

désigne par

CHAPITRE
le

XII.

CAS DIFFICILES.

291

signe quadruple

NEjN,

qu'on prononce Nord-Esl un

quart

Nord. Et

ainsi de suite.

710. Ainsi

les

82 points, qui formaient en réalité un ensemble

homogène,

c'est-à-dire

choix de leurs signes, partagés en quatre soi
façon très régulière.

une seule sorte d'objets, ont été, pour le tes, mais l'ont été d'une

Les 4 points de
doubles;
les 8

la

première sorte ont seuls été représentés par
la

des signes simples; les 4 de

deuxième Pont

été par des signes
la

de

la

troisième par des signes triples; les 16 de

(juatrième par des signes quadruples.

Le mode de formation des
le

signes doubles et des signes triples est

même

:

il

pourrait évi:

demment
défaut.

c'est un La rose des vents ne nous en présente pas moins un bel exemple de notations.

s'étendre. Celui des signes quadruples en diffère

Les vingt- sept
711. Sur une surface algébrique
sont 2- objets d'une

droites.

du troisième dégrève
possèdent,
les

trouvent,
:

en général, 2- droites. Ces droites sont analogues entre elles

ce

même

sorte. Elles

unes par

rapport aux autres, des propriétés remaïquables, d'après lesquelles
les

géomètres

les

ont groupées de différentes façons
Sclilafli (').

:

trièdre de

Steinei",

double-six de
2'^

Chacune de ces
il

droites en rencontre 10 autres.

Evidemment,
il

n'y en

a

jamais plus de 3 dans un

même

plan; mais

existe

45 plans qui en contiennent chacun
45 triangles.

3,

de façon qu'elles forment

712. Dans un svstème de notations employé par M. Caron (-), on considère d'abord 12 droites,
«I'
6,,

«îi
h.,,

^3j
63,

^4)
64,

^5)
65,

^61
^6,

qui sont

(\\\.es

fonda m^en taie s
Sclilafli,

et

qui forment deux groupes.

Chaque

(')Steiner, 1796-1863;
(-) Bulletin
p. 73.

1814-1895.
in-S", Paris, 1880,
t.

de la Société mathématique de France.,

VIII,

292

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

fondamentale oe rencontre aucune droite de son groupe, mais rencontre toutes les droites de l'autre, à l'exception de celle qui présente
le

même

indice.

Prenons maintenant deux fondamentales quelconques, «„, 6^, qui se rencontrent; elles déterminent un plan; les deux fondamentales

plans, par leur intersection, nous

correspondantes «^, bp en déterminent un antre; et ces deux donnent une droite, dite seconla

daire, qui est située sur

En

répétant cette opération de toutes
le.>
1

surface et que nous désignons par (pç). les manières possibles, nous

obtenons

5

secondaires
(i4), (i3),

(12),

(i3),

(.6);

f'23),

(2/,),

(25),

(26);

(34),

(35),

(36);

(45),

(46):

(56);
le

lesquelles, associées aux

douze fondamentales, complèlenl

nombre
et

de vingt-sept.

11

est facile

de voir qu'une fondamentale et une

secondaire se rencontrent, lorsqu'elles ont un indice

commun;

que deux secondaires
sont différents.

se rencontrent, lorsque leurs qnalre indices

713. Ces notations sont évidemment fondées sur

la

considération
sortes
:

du double-six. Elles
12

se

composent de signes de deux
\'>.

signes

simples répondant aux

droites

(bndamenlales,

et

i5 signes composés, qui se déduisent des

premiers et répondent
l'une

aux i5 droites secondaires. Elles nous permettent d'obtenir immédiatement
l'j

les

10

droites

que

rencontre

quelconque

des

droites considérées.

Touie fondamentale d'un groupe rencontre les 5 fondamentales de l'autre dont les indices diffèrent du sien, et les 5 secondaires (|ui présentent son indice la fondamentale «3, par exemple, ren:

contre

les 5

fondamentales
(i3),

/>,, Z>2,

^4, b^, ba, et les 5 secondaires
(35),

(23),

(34),

(36).

Toute secondaire rencontre les 4 fondamentales qui présentent l'un quelconque de ses indices, et les 6 secondaires qui n'en présentent aucun la secondaire (sS), par exemple, rencontre les
:

4 fondamentales «2» ^5? ^25 ^s? et les 6 secondaires
(i3),
(i4),

(16),

(34),

(36),

(46).
il

Quant aux 45

triangles

que forment nos 27 droites,

est évident

CHAPITRE

XII.

CAS DIFFICILES.

298

que,

à

Taide de ces

mêmes

notations, on en

pourrait établir

le

tableau complet.

Les polyèdres réguliers.
71-4.

Les polyèdres nous oflVent au moins
des arêtes et des faces.
lettre

trois sortes

d'éléments

:

des sommets,

On

pourrait représenter
telle

chacun de ces élém(;nts par une
affectée soit d'indices,
soit

unique, prise

quelle ou

d'accents.

Mais, de quelque manière

qu'on

les choisisse, les

signes simples constitués par ces lettres ne
positions

sauraient

exprimer

les

des

éléments

d'une sorte par

11 vaut beaucoup mieux n'employer les signes simples que pour les éléments d'une ou de deux sortes, et représenter les éléments restants par des signes multiples formés de ces signes simples. C'est ce que nous allons faire pour \e?, polyèdres réguliers convexes; c'est ce qu'on pourrait l'aire aussi pour les polvèdres réguliers de Poinsot ('), et pour les polyèdres semi-réguliers de Catalan.

rapport aux positions de ceux des deux autres.

715.
le

Les poKèdres réguliers convexes sont au nomljre de cinq
i

:

tétraèdre,

hexaèdre ou cube, Voctaèdre,

le

dodécaèdre

et

Vicosaèdre.
Si

Ils peuvent tous être inscrits et circonscrits à la sphère. Tun quelconque est inscrit de cette façon et que, par tous ses

sommets, on mène des plans tangents

à cette surface,

on obtient

un polyèdre régulier convexe. Les polyèdres de cette espèce se
le tétraèdre se correspond à correspondent donc deux à deux lui-même; Voctaèdre correspond au cube; et Vicosaèdre au dodé:

caèdre.
716. Dans
tétraèdre,

le

les

sommets
à

et les faces

sont en

même
les

nombre,

4?

6t sont

opposés chacun
les

chacune.

Les 4 sommets
au total 8 signes

pourront être représentés par
simples.

majuscules A, B, C, D, et
b.,

4 faces opposées par les minuscules «,

c,

d

:

Quant aux 6

arêtes,
:

chacune pourra

être représentée par

un signe double formé

soit des

deux majuscules marquées aux

deux sommets

qu'elle joint; soit des

deux minuscules répondant

() Né

en 1777, mort en iSag.

294

DEUXIÈME PARTIE.
elle

CHOIX.

aux deux faces dont
faces opposées par

est l'intersection.
les

11

est,

d'ailleurs,
et les

évident qu'on eut pu désigner
«7,
,

sommets par A,, Ao, A3, A4

a^,

a^-, «/,.

717.

r^e

cube nous
les

offre

6 faces, 8 sommets, \i arêtes. Nous en
(]ui

représenterons

sommets par des signes simples
arête sera

seront des

lettres, et les autres

éléments par des signes multiples composés de

ces lettres.

Chaque

donc représentée par

2

des lettres pré-

cédentes,

et

chaque face par 4 de ces mêmes
les

lettres.

Mais comment placer

8 lettres assignées aux 8

sommets du
le

cube?

Si

l'on ne veut introduire

aucune dissymétrie,

problème

est difficile. Je le résous en
'2

remarquant que ces 8 sommets se pargroupes de 4, et que les 4 sommets de chaque groupe tagent en sont ceux d'un tétraèdre régulier. J'appelle alors A,, Ao, A3, A^ les sommets du |)remier groupe; B,, Bo, B3, B/, les sommets du
second;
les

lettres

de

même

indice,

sur

le

cube,

se

rapportant

toujours à 2 sommets opposés.

Puisque Voctaèdre régulier corres|)ond au cube,
8 faces, 6 2 groupes,

il

nous

offre

sommets, 12 arêtes;
les 4

et.

ces 8 faces se partagent aussi en
à

faces de

chaque groupe appartenant
a,, «2, «3, «4 les faces

un

même

tétraèdre rég^uiier.

On nommera

du premier

groupe;
se

du second. Les autres éléments désigneront par des signes multiples, tous composés des minuset
ft,,

b^-,

63, b^ les faces

cules qu'on vient d'écrire.

718. Le dodécaèdre régulier

est,

tagonal.

11

nous

ofire

12

faces, 20

on le sait, le dodécaèdre pensommets, 3o arêtes. Nous en
2

désignerons chaque sommet par une lettre; puis chaque arête par
de ces lettres, et chaque face par
5.

Toute la difficulté consistera à bien choisir et placer les 20 lettres des sommets. Comme dans le cube, ces sommets se partagent en groupe de 4, les 4 sommets d'un même groupe appartenant à un même tétraèdre régulier. Ces groupes seront au nombre de 5. Nous en désignerons
les

sommets par

les cin(|

groupes de
Al

lettres
Ai, Bi,

Ao
Bo

A3 B3

B,

El

Eo

E3

E4.

CHAl'ITKK XII.

CAS DIFFICILES.

IÇf'i

Les Dotations de V icosaèdre rc'^uUcr s'en déduironl iminédiatenienl.
5

Ce seront

celle

fois

les

20 faces qui
désignera

se

partageront en

groupes de

4» 'es

4 faces de chaque groupe étant toujours celles

d'un

même
de

tétraèdre régulier.
5

On

les

faces

du premier
/>3,

tétraèdre par «,, «2? ^3? ^1
et ainsi
tiples.

celles

du deuxième par

6,, 60,

h,,\

suite.

Les autres éléments recevront des signes mul-

719. Les procédés qui précèdent reposent tous sur

le

groupe-

cube Ce groupement, que je n'ai vu nulle part, est peut-être nouveau. Il domine toute la cjuestion. Pour qu'on le puisse mettre à profit, il suffit de savoir comment, dans le cube et le dodécaèdre, on peut déduire, d'un sommet donné quelconque, les 3 autres sommets du tétraèdre régulier dont il fait
faces dans

ment, 4 pciy 4> tles Voclaèdre

sommets dans

le

et le

dodécaèdre, des

et V icosaèdre.

partie.

Dans

le

cube, un sommet donné quelconque appartient

à 3 faces;

ces faces sont des cariés; dans

chacun d'eux,

opposé au sommet donné
associer.

:

ce sont ces 3

j sommets
il

a

un sommet
lui faut

qu'il

Dans
tient à

le

dodécaèdre, considérons un sommet quelconque

suivons l'une

AK

des arêtes qui en partent.

Son extrémité

A et K appar-

gone,

le

un pentagone dont A ne fait point partie; et, dans ce pentacôté opposé à K nous présente deux sommets, P à droite,

Q

à

couples de points
points

gauche. Puisqu'il y a 3 arêtes partant de A, il existe trois tels que P et Q. Si nous associons à A les trois
de
droite,

nous obtenons
si

les

4

sommets d'un
tétraèdre.

premier

tétraèdre régulier;

nous

lui

associons

les trois

points de gauche,

nous obtenons
est ainsi résolu
;

les 4

et

il

sommets d'un second admet deux solutions.

Le problème

Pour ce qui

est

du partage en groupes de
il

4? ^oit clés 8 faces

de

l'octaèdre, soit des 20 faces de l'icosaèdre,

se

déduit immédiate-

ment du

partage, en groupes de 4, des sommets, soit du cube, soit

du dodécaèdre.
D'ailleurs, dans nos notations des

sommets

et des faces

de nos

poljèdres,

si

l'on

supprimait tous
le

les

indices qui affectent

les lettres,

on trouverait finalement, sur

dodécaèdre, par exemple, 4 lettres A,

296

DEUXIÈME PARTIE.

CHOIX.

manière sur

4 lelLres B,..., et ces lettres seraient toutes placées de la même en partijoueraient toutes le même rôle la figure,

j

:

culier, les 5 lettres placées

autour d'une face seraient toutes

diffé-

rentes; elles y constitueraient l'une des permutations circulaires

des 5 lettres considérées.

TROISIEME PARTIE.
USAGE.

720. Les signes des objets une fois choisis,

il

convient de
à

les
la

employer de

la

façon

la

plus

avantageuse. C'est

enseigner

manière de s'en servir très bien qu'est consacrée entièrement cette
troisième et dernière Partie.

Nous nous j occupons d'abord de
:

l'assemblage des signes choisis

écriture des expressions, expres-

sions mal écrites, structure des expressions, expressions abrégées

ou condensées, notations particulières;
raison des expressions entre elles
:

ensuite de

la

compa-

relations,

relations continues,
il

systèmes d'équations;
s'inspirer des notations

enliti

de

la

manière dont

convient de
:

pour bien

utiliser le

mécanisme algébrique

notations initiales des problèmes, mise en équations, direction des
calculs, vérifications.

Quelques paragraphes de
des paragraphes de
la

cette troisième Partie rappellent encore

première.

Comme dans notre deuxième
très courts à

Partie,

nous avons préféré des résumés

de simples renvois.

CHAPITRE

I.

ÉCRITURE DES EXPRESSIONS.

Signes simples.
721. Supposons choisis, conformément
à

nos règles,
les

les

signes

simples dont nous avons besoin. premier
lieu,

Il

s'agit

de

bien employer; en
les

de

les

bien écrire. Nous rappellerons à ce sujet

préceptes que nous avons donnés.

722. Tout signe simple,
visible;
c'est-à-dire

considéré isolément,
.vigoureux,

doit

être

très

doit

être

de

dimensions

assez

grandes, et de contour bien arrêté. Sa

forme

doit être franche et

décidée, exempte de tout trait superllu, de tout ornement, de tout
ce qui en pourrait faire un caractère

de fantaisie.
arabes;

C'est ainsi qu'il faudra tracer
soit latines, soit
tion,

:

les chiffres

les lettres

grecques;

les

signes d'opérations, de coordinales lettres

de fonctions, de relations;
les

employées pour désisignes de tout genre

gner

points des figures, les variables et les constantes de l'ana-

lyse, les objets des sciences phvsi(|ues:


:

les

qui servent

à

la

rédaction d'un ouvrage

appels de note, de para-

graphe, de planche, de ligure, d'expression, d'écpiation;
les signes

enfin
la

idéographiques nouveaux qu'on se sera trouvé dans

nécessité de créer.

723.
lettres

11

ne faudra jamais ouhlierque

deux

sig/ies

quelconques,

ou chiffres, employés en
F-.es

même

temps, doivent présenter une
dit (21,

différence suffisante.

meilleurs signes, avons-nous

110), sont ceux qui ne risquent point d'être confondus.

On

ne devra jamais, en traçant un signe, omettre ou atténuer
({ui le

auiun des détails

caractérisent.

On

ne supprimera jamais.

,

CHAPITRE

I.

ÉCRITURE DES EXPRESSIONS.

299
i

par exemple,

ni la

barre de

la lettre t^ ni les

points des lettres

et /.

On

tracera toujours la transversale des signes négatifs de relation

de façon qu'elle soit très forte, très marquée.

On

aura grand soin surtout de former très bien

les

caractères que
les traits

nous avons signalés
par lesquels
ils

comme

se ressemblant trop

;

d'exagérer
la

diffèrent: d'exagérer, par exemple,
et

différence de

grandeur des majuscules
formes identiques.
J^e

minuscules qui nous présentent des
/

signe

de lintégrale et

la

caractéristique

/

des fonctions, qui sont souvent presque juxtaposés, peuvent donner
lieu à

des confusions

:

ils

doivent différer à

la fois

parleur forme et

par leur grandeur.

Éléments modificateurs.
7!24.

Lorsque

les

chiffres

ou

lettres

seront

affectés de
traits

menus
être
:

éléments modificateurs, accents, indices, petits
dessus ou au-dessous, ces

placés au-

menus éléments devront toujours
n

assez

grands pour qu'on n'éprouve aucune
telle

difficulté à les percevoir
le

;

placés de

remplissent;

— séparés

manière quil
enfin

j

;iit

nul doute sur

rôle qu'ils

du signe

qu'ils modifient par

un vide

assez petit, mais très net.
les accents des dérivées; — pour les — pour les indices des variantes; — pour et arrangements; — pour les lettres ou

7!2o.

Il

en sera ainsi

:

pour

exposants des puissances;

ceux des combinaisons
chifires

placés en indices et indiquant les valeurs attribuées aux

variables;


et

pour
pour

les limites, inférieure et

supérieure, des lettres 2

ou H;


/
,

celles, par

conséquent, des intégrales définies,

que ces dernières
signe

limites soient d'ailleurs placées, par rapport au

l'une en haut et à droite et l'autre en bas et à droite aussi,
et
1

ou bien Tune au-dessus

autre au-dessous.

Il en sera de même des abréviations marquant les unités dans les nombres qui mesurent les quantités de toute nature. Qu'on ne marque qu'une seule unité, comme dans les longueurs, surfaces,
.
.

.

ou qu'on en marcjue plusieurs,
le

comme

dans
à

les
la

durées et

les angles,

modificateur devra toujours être placé
et

droite et en haut du

nombre,

en être nettement séparé.

300

TROISIÈMK PARTIE.
traits droits placés

USAGE.

Les petits
la

au-dessus d'une lettre pour indiquer
la

valeur absolue d'un
le

nombre ou

valeur algébrique d'un vecteur;

petit trait droit placé au-dessus d'un cliifFre
;

pour indiquer
traits droits

la

caractéristique négative d'un logarithme

— les petits

ou

courbes, placés au-dessus de couples de lettres et indiquant des
cordes ou des arcs
direction;
;
;

— les flèches placées de même pour montrer une
sortes d'accents circonflexes qui

marquent les angles les petits traits et les astérisques indiquant que la dernière décimale d'une mantisse est approchée par excès ou par défaut;
les

tous ces

menus éléments sont autant de modificateurs

qui doivent

être aussi très visibles, très h\ex\ placés, et très

neliemenV séparés

du signe principal.
726.

Nous avons
les

dit

(142,

possible les modificateurs trop

403) qu'il fallait éviter le plus nombreux et trop compliqués,
les

uolamment

indices multiples,

indices

afl"ectés

de menus
et,

modificateurs, les indices qui consisteraient en expressions,
fortiori, ceux qui consisteraient en égalités ou inégalités.

a

Éléments

significatifs

ou non.

727. Dans ma théorie générale des signes, j'ai appelé éléments non significatifs les éléments <|ui, par eux-mêmes, dans l'ensemble


et,

ils

figurent, ne possèdent pas de signification qui leur soit propre

;

au contraire, éléments significatifs ceux qui, par eux-mêmes,

en possèdent une.

Les
les

lettres des caractéristiques sn, log, tang sont toutes, lorsqu'on
les facteurs

considère isolément, des éléments non significatifs;

du produit abc sont, au contraire, des éléments tous
et
il

significatifs,

en est de

même

des modificateurs que nous venons de consi-

dérer.

Les éléments non significatifs doivent toujours être réunis;
les

éléments significatifs, toujours être séparés.

728. Considérons les caractéristiques des fonctions. Comme nous venons de le faire remarquer, leurs éléments ne sont point significatils.

Voilà pourquoi nous avons conseillé (227, 443, 513) de les

CHAPITRE
lier

I.

KCRITIRE DES EXPRESSIONS.
à l'étal

3oi

entre eux; de constituer tonte caractéristifjue

de niono-

grainnie.

Le double point indicateur de

la

division;

le

groupe de quatre

points que nous présente l'ancien algorithme des proportions; les
signes d'égalité, de congruence, d'équipollence, d'identité sont des signes tous formés de deux ou plusieurs éléments
et pourtant séparés
:

non

significatifs

c'est

un défaut irrémédiable qu'il nous faut

acce|)ter.

729.

Les produits de plusieurs
écrits en chiffres, tels

nombres

significatifs.

facteurs, tels que 6ahc\ les que 563-, ont tous leurs éléments Ces éléments doivent donc être séparés par des vides

assez petits, mais très perceptibles. // ne
dit (22),

lier

entre eux

les chiffres

faut jamais, nous l'avons d'un nombre comme on lie
le

entrt' elles les lettres

d'un mot. La virgule des nombres décimaux;

point indicateur de

la

mul-

tiplication; les signes

d'opérations, de coordination, de fonctions,

de relations, étant tous des éléments significatifs, doivent tous être
précédés
et

suivis de légers vides, les séparant des éléments imnié-

dialemeni voisins.

Alignement.
730. Les éléments, significatifs ou non, composant
les

signes

complexes doivent toujours occuper,
des positions bien nettes;
ils

les

uns par rapport aux autres,

doivent surtout être bien alignés.

Ces mots bien alignés signifient que ces éléments doivent être tous f)lacés sur une ligne droite horizontale, qu'on appelle la lionne
principale de
fixent
l'écriture.
trait

Ce

sont

les

éléments ou signes simples
la

contenant un seul
trait,
la

horizontal qui, par

position donnée à ce
le

[josilion

de celte ligne. Tels sont

signe

signe -h,

le

,

et la

barre horizontale des rapports ou fractions.

De

là, la

nécessité de placer lous ces signes simples de telle sorte que leurs

barres horizontales soient bien en face les unes des autres; que
barre de fraction, en particulier, soit bien à
la

la

la
la

même

hauteur que
la

barre horizontale du signe

-f-

ou


la

qui

précède ou

suit;

qu'elle soit bien horizontale; qu'on ne

trace jamais en biais.

731. Le double signe zh, qui contient deux barres horizontales,

302
se placera

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.

de façon que
11

la

ligne principale de récriture passe entre

ces

deux barres.

en sera de
constituent
la

même
les

des signes

=. ^, ^,

£b. Les

angles

^, <,

q^ii

signes positifs simples d'inégalité,

auront leur bissectrice sur
signes négatifs de relation

ligne principale
les

de l'écriture.

Les

^, >, <,

signes doubles ^, ^, <

devront être partagés par celte
en sera de
:

même
.

ligne en

deux

parties

symé-

triques ou, tout au moins, d'égale importance.
Il

même

des signes

ou

x
de

de
la

la

multiplication; du

signe

de

la

division; du signe

y/

racine.

De même
co;

des

signes de groupement, c'est-à-dire des parenthèses et des crochets.

De même encore
d(! la

des lettres, des chiffres, du signe

en un mot,

presque

totalité des signes
les

Evidemment

employés en Mathématiques. numérateurs et dénominateurs des fractions;
symboles
S, H,
/
;

les

limites supérieures et inférieures des

les

expo-

sants, les accents, les indices, etc., devront être placés au-dessus

ou au-dessous de
position
hésitation.

la

ligne principale,
à

il

ne faudra jamais que leur

par rapport

cette

ligne puisse

donner

lieu

à

aucune

Éléments bien calibrés.
732. jNon seulement les éléments significatifs réunis pour former un signe compilexe doivent être bien alignés; mais ils doivent posséder encore des qualités multiples. En parlant de la manière de
les

choisir,

nous avons

dit,

en particulier, qu'il serait mauvais
des caractères italiques et des carac-

d'employer en

même temps

tères romains, ou, plus

généralement, des variétés différentes d'un
à

même alphabet. Nous
occupons que de
ture, c'est
les

n'avons pas

revenir sur ces conseils puisque,
caractères choisis, et ne nous
qu'il faut surtout,
lettres

présentement, nous supposons

les

bien écrire.

Ce

dans

l'écri-

que tous ces caractères,
i\o\i'^dimw\s

ou

chiffres, soient

bien

calibrés, c'est-à-dire possèdent tous la

même

grandeur,

le

même

corps

:

ou ne

par an go nner.
ou chiffre devra être celui des minus-

733. Le corps de
cules e, u,

la lettre

m. Tous

ces corps de lettres ou chiffres devront être, en

quelque

sorte, inscrits entre

deux droites, parallèles

à la ligne prin-

CHAPITRE

I.

-— KCRITLRE DES EXPRESSIONS.

3o3

cipale de l'écriture et com[)renant cette ligne. Certaines lettres des

alphabets latin et grec dépassent Tintervalle compris entre ces
parallèles,
à la fois

quelques-unes vers
le

le

haut, d'autres vers

le bas, d'aiitres

être

tant

Ces diverses circonstances devront nettement marquées; mais il ne faudra point que les traits sorainsi de l'intervalle deviennent trop longs et empiètent sur les
vers

haut

et le bas.

lignes voisines.
chiffres, placés

A

fortiori, ne faudra-t-il point que les lettres et
la

au-dessus ou au-dessous de

barre de fraction, en

arrivent jamais à la traverser.

734.

Une

lettre trop

grande, une majuscule par exemple, placée
effet
:

au milieu de minuscules, produit, en général, un mauvais
effet est

cet

surtout déplorable, lorsque cette majuscule est placée en
le

exposant ou en indice. Mais,
le

choix étant

fait,

nous n'avons qu'à

subir.

Ce que nous devons

éviter en écrivant, c'est de

donner

sans raison de trop grandes dimensions à certains caractères. Je sais

que

un Livre où les coefficients numériques sont beaucoup plus grands les minuscules qu'ils multiplient; oiî Ton écrit, par exemple, sin2a. C'est une véritable faute.

On

peut indiquer de
:

trois façons différentes la multiplication

de

deux facteurs par le simple rapprochement de ces facteurs; par un point placé entre eux; par le signe x. Nous pouvons, en général, prendre indifféremment Tune ou l'autre. Toutefois, il est bien évident que le signe x a des dimensions trop grandes. Il figure dans chacun des produits
(a
1

— 6-T-c)x(<2-i-6-i-c), X 2 X 3 X ... X —
(jO
I ).

On

aurait dû le

supprimer dans

le

premier

et,

dans

le

second,

le

remplacer constamment par un point.

Signes à formes multiples.
735. C'est une faute de représenter dans un
et

même

paragraphe,

a fortiori ddiOfi une même expression, un même objet par deux signes différents. Lorsqu'une lettre telle que t: ou h possède deux formes distinctes, on ne doit point employer tantôt l'une, tantôt

p

.

.

3o4
l'autre. Il est

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.

donc mauvais de représenter un niême nombre tantôt Il le serait même d'v employer tour à tour un a droit et un a penché, ou, plus généralement, deux formes différentes d'une même lettre, empruntées à deux variétés dift'érentes
par «, tantôt par A.

d'un

même

alphabet.

Le

chiflVe 3 et le chiffre 5

possèdent l'un et

l'autre, surtout
Il

dans
les

l'écriture manuscrite,

deux formes

différentes.

ne faut point

em

I

ojer co n c u rremme n t
écrit,

On
opter.

en chiffres romains, tantôt
se

viii,

tantôt viij

:

il

faut

Un signe qui

présente plusieurs fois doit toujours se

présenter sous la

même forme.
manières d'indiquer
la

736. Les diverses

multiplication con-

duisent souvent à des fautes du genre de celles que nous étudions.

Considérons

les

deux produits

m— m( m — m (m — \){m — i)
i

){

-i)

.

.

.

i.

i,

.

.

.i

x

i

Au commencement
par
le

de chacun d'eux,

la

multiplication est indiquée
elle l'est à la fin,

simple rapprochement des facteurs;
le

dans

le

premier par un point, dans
de ces produits que

second par

le

signe

X.

Il

eût été plus

régulier de l'indiquer partout par un point, ou de n'écrire à la fin
le

seul facteur

i.

Dans

l'expression

m(
qui nous donne

m—

i

){

m—
I
.

-i)

.

.

.{m

—p

-\-

i)

?..

3

.

.

.

p

le

nombre des combinaisons simples de
la

m

objets

p

à p,

nous trouvons
les
le

point indiquée en haut

même faute, car comme en bas.
produit.

la

multiplication n'y est

Cette faute toutefois est
d'indication ne
s'y

moins grave, car

deux modes

différents

trouvent point dans
737. Elle
l'est,

même

ce

me

semble, encore moins dans

les

expressions

pqr
P/,

...

X

xpqr ..., 2nK
cet avantage de bien séparer les

où l'emploi du signe

x

a

même

CMAPITKE
(Itiantités
la

I.

KCRITlRi; DES EXPRESSIONS.

3o5

dont on indique

le

produit.
la

On

eut pu cependant écrire

première de ces expressions sous

forme

(pqr... ){pqr...);
et,

dans

la

seconde, remplaceire\|)ression

le sii;ne

x

par un simple point.

Quant

à

a
h
'

c

d'

que nous avons déjà signalée (i62), et où la division est indiquée de deux manières différentes, on ne doit pas la regarder comme
fautive. Elle est, à la fois, plus brève et plus [jrécise

obtiendrait en écrivant

le

que celle qu'on second rapport au-dessous du premier.

Séparations entre les éléments.
éléments, signilîcatifs ou non, ,|ui composent une expression algébrique, doivent toujours être nettement réunis ou séparés. 11 ne faut pas que le lecteur puisse, à cet égard, avoir la
738.
I.es

moindre hésitation. Un élément non significatif, nous l'avons dit (727), ne doit jamais être isolé il sera donc nettement réuni à l'un au moins des éléments qui le comprennent. Au contraire, deux éléments si^^ni:

ficatifs doivent toujours être séparés ; seulement les vides laissés

entre eux seront de grandeurs fort inégales

:

ils

devront être nette-

ment égaux ou inégaux.
séparant un modificateur quelconque, accent, exposant ou indice, de la quantité qu'il aftecte devra être très petit. Il en sera de même de celui qui, dans tangx, sépare la caractérisvide
tique lang de la variable
j:^;

739. Le

ou, dans logsin^,

la

caractéristique log

de

la

caractéristique sin.

De même

encore du vide qui sépare deux

facteurs d'un produit où
l'avons fait

le signe de la multiplication manque. Nous remarquer (loi), c'est afin de pouvoir rapprocher les facteurs d'un produit que Ton a remplacé par un point, ou supprimé

tout à

fait, le

signe

x

de

la

multiplication.

740. Dans
A.

les suites

d'éléments un peu nombreux,

il

y a avantage

3o6
à distribuer les

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.

éléments en différents groupes séparés par des

vides. C'est surtout par cette distribution que l'on arrive à mettre

en évidence

la

composition ou,

comme nous

disons,

la

structure des

expressions. Présentement, nous nous bornerons à faire remarquer

que

les

vides séparant

les diflerents

groupes contribuent

à la clarté,

et établissent,

dans

les

longues expressions, des sortes de repos qui

soulagent l'œil et

l'esprit.

Les cbifTres arabes servante écrire les grands nombres sont ainsi les vides qui sépaient deux partagés en groupes de trois chiffres
:

de ces groupes doivent être évidemment plus grands que ceux qui
séparent
les chiffres

d'un

même

groupe.

Chose remarquable,
tagent

les

personnes qui écrivent avec soin parles

même

en plusieurs groupes

nombres dont
:

l'expression en

chiff'res

romains leur paraît un peu longue
millésime 1847 sous cette forme

l'Imprimerie Royale

écrit le

M DCCC

XLVII.

741.

C'est seulement dans l'un des Chapitres suivants que nous
>*

nous occuperons de plusieurs expressions considérées ensemble. Mais nous dirons, dès à présent, que les vides séparant deux expressions voisines doivent être

beaucoup plus grands que ceux qui
'qu'ils soient,

séparent
sion.

deux éléments,

quels

d'une

même

expres-

Ce

n'est qu'en faisant

précéder et suivre chaque expression

diin vide assez grand qu'on met cette expression en évidence. Voilà

pourquoi on
sur une ligne

est

conduit

à

écrire

une expression tant
de cette ligne.

soit j)eu

longue

à part,

au milieu

même

Une

expression

convenablement
dualité.

isolée

montre d'elle-même son

unité, son indivi-

CHAPITRE

IL

EXPRESSIONS MAL ÉCRITES.

Vides trop grands.
742.

Nous avons

dil

que

les

vides séparant les éléments d'une

même

expression ne doivent pas être tous égaux, et que certains

d'entre eux doivent être très petits. Les fautes qui consistent à

donner

à

ces derniers une étendue trop grande sont rares dans les
:

manuscrits; dans les imprimés elles sont plus fréquentes
paraissent toujours être ce qu'elles
v

elles v

sont en effet

le

plus souvent,

des fautes d'impression.

743.

Quand on supprime

le

signe de

la

mulliplicatiou entre deux

facteurs d'un produit, c'est afin, disons-nous sans cesse (134), de

rapprocher ces facteurs. L'expression

que
les

je copie

dans un Ouvrage récent, est donc loutà

fait

mal écrite

:

deux facteurs U^, U, y sont séparés par un vide trop grand. Les menus modificateurs doivent être très rapprochés des signes
Il

qu'ils modifient.

est

bien clair que dans
f"
-

lexposant de l'indice u en

est

beaucoup trop éloigné.

Dans

la

différentielle totale

/'
les

du

— /'

^

dv

— /'

„,

c/(v,

indices des dérivés sont encore trop éloignés des caractéris-

tiques

y. Mais

à cette

première faute s'en ajoute une seconde

:

ils ils

sont trop rapprochés des différentielles qui suivent ces dérivées;

3o8

TROISIEME PARTIE.

ISAGE.

paraissent appartenir à ces différentielles, en être des indices placés
à

gauche
744.

et

en bas.

Au

point de vue de
elles

la

prali(|ue, les fautes de cette sorte ne

ne produisent guère d'erreurs; le lecteur sont pas très graves; les corrige immédiatement, de lui-même. Il faut cependant les éviter avec le plus grand soin, tant elles rendent récriture incohérente et
lui

donnent un

vilain aspect.

Signes trop rapprochés.
745. Les vides séparalifs doivent toujours être assez grands.

Dans

la

suite

a

b

a X

-\-

h
la

y -^ z

z

— c,
elle

que forment
on
se

les six
si

éléments de

première ligne d'un déterminant,

demande
la

la

seconde

lettre

a ne multiplie pas x\

en est

trop rapprochée.

Dans

suite des trois équations

a

=

(/"'

b

q>^

ab

=

g'"^",

les intervalles laissés
Il

entre elles sont trop petits.
la

en est évidemment de même, malgré
la

présence des virgules,

dans

suite des

binômes
1 1

,

-H -j

'"*""'

Je

lis

dans un Traité d'Arilhméti(|iie

«

combien font
»

6 et 7, 9 et 8, 6 et 9?

ne semble-t-il pas que cette suite nous présente
tionnaire 7, y et le

le

nombre

frac-

nombre

fractionnaire 8,6?

746. Les nombres ou

(|uanlit('s (jui figurent

dans une expression,
de certaines

une écpialion, un calcul doivent souvent
conditions, à de certaines restrictions.
Il

satisfaire à

ne faut point que ces conle

ditions ou restrictions soient écrites dans

voisinage immédiat de

ces expressions, équations ou calculs. Je

lis

dans un Ouvrage excel-

CHAPITRE
lent
:

II.

EXPRESSIONS MAL ÉCRITES.
ei b

3o9

« les

valeurs comprises entre deux nombres a

{a <ib)

».

Je trouve dans un de nos meilleurs Recueils mathématiques

voit-on pas, sur ces deux exeuiples, que la parenthèse finale beaucoup trop rapprochée du nombre ou de l'équation qui précède? N'en devrait-elle pas être fort écartée?

Ne

est
la

747. La phrase

«

assujettissons cette

intégrale à s^annuler

cr, pour une valeur donnée de x^ x ment une faute du même genre les deux
:

=

»

nous présente évidem-

lellres

x

qui se suivent y

sont trop rapprochées.

Je rencontre cette ligne
«

:

Or, dans
lire

AGP,

AC-^ .r- -h j^AGP,

... »,

qui doit se
«

Or, dans
i^roupe

le

triangle

...

».

Ge

AGP
le

ne devrail-il pas être séparé par un grand vide de
suit?

l'équation qui

Dans

cette autre phrase «

divisible

Pour reconnaître si un entier est par un autre M^ M. Perrin a donné ., » ces deux M
.

N

.

majuscules, tout

à

fait

identiques,

ne sonl-ils

pas

encore

trop

rapprochés?
748. Ges signes rapprochés presque jusqu'au contact, lorsqu'ils

devraientêtrenetlement séparés, non seulementformentun ensemble
d'aspect désagréable, mais en arrivent
à

causer des erreurs. Je trouve
:

dans un très bon Ouvrage, au milieu du texte
le

le

point

F

(a, b),

point
point

M

[x,

i',

:;).

Ne

semble-t-il pas qu'on ait affaire à des
:

fonctions? L'auteur
le

a

voulu dire

le

point F, de coordonnées a et ^

;

M, de coordonnées x^ y^

z.

Sa manière d'écrire est plus

brève, mais infiniment moins claire. lin matières difficiles, on ne
doit jamais sacrifier la clarté à la brièveté.
Il conviendrait peut-être, lorsqu'on écrit des expressions mathématiques au milieu d'un texte, de séparer toujours, par un ou plusieurs mots tirés du langage ordinaire, les expressions mathématiques

qu'il V aurait

inconvénient

à

rapprocher trop.

3lO

TROISIÈME PAUTIE.

ISAGE.

Ordre des éléments.
749.

On

doit prendre grand soin de placer dans

un ordre con-

t'ewaè/e les éléments composant une expression f|iielconcjue. I^'oubli

de celte précaution peut causer de véritables erreurs.
7o0. Nous

sommes naturellement conduits
j')/j>,

à croire

que
;

les carac-

téristiques des fonctions portent sur tout ce qui les suil

que, par

exemple, dansy(a.',

dans ^f[x)y-^

la

caractéristique^ porte
prévient celte faute en
la

même

sur

le

facteur final, soit/>, soit j^-.

On

plaçant ce facteur en avant du signe /; en écrivaut

première

expression
Il

/)/(:r, j'), et la

seconde iy-f{x).

en sera de

même

des produits

f{x)iy
cju'on écrira

— z),

9,\na.x,

respectivement
iy

— z)/{x),

xsina.

De même

encore des expressions
\/a
-i-

b X,

'^

'^P ^'i

qui représentent des produits et ([uil conviendra d'écrire
1

X

\J

a -H

6,

x'-

spTp.

Toi. La caractéristique

d de

la dilTérentielle

présente plus que
Il

toute autre l'inconvénient dont nous venons de parler.

ne faudra

donc jamais reniplacer f[x)dx par dxf{x),

ni

[a-\-b)dx par

dx{a

+ b).
la

Bien qu'on écrive sous
\.{\

forme

— x)-i- B(Y— j-)=o
le

l'équation d'une droite passant par

point

x^y^ on

écrira toujours

sous

la

forme
{\

— x) dx -^{Y — y) dy = o

celle

de

la

normale

à

une courbe au point x^v.

D'ailleurs, dans lesdifférentielles, soit isolées, commearctangj;<r/x,

CHAPITRE
soit
le

II.

EXPRESSIONS MAL ÉCRITES.
/

3ll

soumises au signe

/

,

coiume dans

sin

j:"

cos.r dx^ c'est toujours

facteur

dx

qui doit terminer re\|)ression, qui en doit marquer

la fin.

Ainsi, nous

le

voyons,

même

dans un produit qui ne dépend

point de l'ordre de ses facteurs, cet ordre,

pour

la

bonne

écriture,

ne saurait être indifférent.
752.
11

existe,

d'ailleurs,

des
à

expressions

le

changement

d'ordre des éléments conduit
veiait
si

des fautes graves. C'est ce qui arii-

l'on remijlycait
'

a

—h

par b
'

rt; '

et

de

même

-r

par
^


a

'

b

Je

rencontre, dans un Traité de Géométrie analytique, l'équation

ab
c

la lettre
rt,

x

désigne
:

la

quatrième proportionnelle aux
à
I

trois lon-

gueurs

6, c

c'est

une faute grave, tenant

interversion des
est.

lettres c et a,
I

puisque cette quatrième proportionnelle

en

réalité,

,

bc

eeale a ^

a

Éléments omis.
7o3. Uomission,
la

suppression d'un élément

est

une faute qui

peut avoir
expressions

les

plus fâcheuses

conséquences. Dans chacune des

doit-on voir une

somme ou un

produit? D'après
la

les

conventions que

nous avons

faites (io), la
la

première^ dont
la

barre est en biais, équi-

vaut à ^ -r ^;
à

seconde, dont

barre est horizontale, étjuivaut

-

X

^- Mais,

pour ceux qui ignorent ces conventions, qu'est-ce

(|ue ces

expressions signifient au juste?

754. L'omission des signes de séparation est également grave.

Supprimez
non plus
à

la virgule dans f{x, y), le lecteur croit avoir affaire, une fonction de deu\ variables, mais à une fonction du

3l2
seul produit .ry.

THOISIÈME PARTIE.

USAliE.
la

Supprimez

le

poinl-ei-virgule ou

barre droile

dans

les

expressions

^[z\y{T

— ai\
la

llix

a-y),

..., !;(.r-«,;.)],

vous

faites

disparaître

distinclion

entre

les

deux groupes de
expression dépend

quantités ou fonctions. Il importe,

quand une

de deux groupes de quantités, que ces deux groupes soient nette-

ment séparés.
75o. va oubli des signes de groupement n'est pas moins dangereux. produit des erreurs graves et malheureusement fréquentes. Je

11

trouve, dans une publication considérable, l'équalion

i
Ne
lallait-il

P

d.T -h

Q dy =

o.

point que

le

binôme qui

suit le signe

/

fût |)lacé

entre parenthèses?

Dans
forme

ses

Leçons de Mathématiques

('), écrivant le

nombre des
met sous
la

combinaisons simples de

m

oljjets 3 à S, Lacaille (-) le

m .nt —

I

.

1

oubliant de placer entre parenthèses chacun des (acteurs

m—

i,

m

2. le
/i

Bien plus, dans un Traité récent sur
l'auteur, ayant
l'écrit
à

calcul des probabilités,

représenter
fallail-il
A"

le

produit des
le

— k premiers nombres,
la

n — kl

Ne

pas que
el,

signe de

faclorieile portât

sur

le

binôme n
reste,

tout entier

par conséquent, que ce binôme

fût placé entre

parenthèses?
voir, les

Au

nous Talions

signes de gioupenient, paren-

thèses, ci-ochets, etc., soni,

pour

la

bonne écriture mathématique,

d'une importance capitale.

(') (-j

Leçons de Alatliématiques,

iii-8",

Paris, 1784,

]>•

i"')-

Né en

1718,

mort en

1762.

CHAPITBK

II

EXPRESSIONS MAL ECRITES.

3i3

Signes de groupement.
756.
Il

ne sera point inutile de rappeler

iei les

conseils

que nous

avons donnés sur la façon de bien employer les signes de

groupe-

ment proprement
757.
Il

dits

:

traits droits,

parenthèses, crochets.

importe que
s'il

le

trait droit soit bien délimité,
tel

que Ion

voie bien

porte sur telle lettre,

chiftre.

C'est ce qui a lieu

dans

la

doul)lf inégalité

qu'on peut regarder

comme

bien éciite. L'expression

a
est,

-^

bc
si

au contraire, fautive, car on ne voit pas nettement
le

la

lettre c

multiplie
la

binôme a

+

b ou

la

seule lettre b.

Il

la

faut écrire sous

forme
{a-\- b)c,

qui exclut toute hésitation.
C'est

évidemment

le

souci d'éviter une faute de ce genre dans
fait écrire

l'emploi du Irait droit qui a

l'expression

bb

que

je

rencontre dans une traduction française du calcul intégral de
(
'

Maclaurin

).

758. // ne faut

jamais superposer des parenthèses de même
est

forme.
la

Si

une première parenthèse

première sera une parenthèse proprement

comprise dans une seconde, dite, et la seconde un

crochet. C'est ce qui arrive dans l'égalité

qu'on peut regarder

comme

le

type de l'équation différentielle du

premier ordre.

(')

In-8% Paris, 1765,

p. 98.

-

3l4

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.

On
signe

représentera par un simple trait ou une simple parenthèse le

de

groupement qui n'en contient aucun

autre.

11

serait

presque mauvais d'y employer un crochet. Dans Téquation
[. sin
crochet était inutile.

a
cos

al

=

1

-H sin a,

sion des coordonnées de

Dans son célèbre Mémoire sur l'expresLune, Delaunay (') place entre crochets les coefficients de tous les sinus, bien que quelques-uns d'entre eux ne contiennent aucune parenthèse.
le
la

Emploi singulier des signes de groupement.
759.

Lorsque

les

signes de groupement sont employés pour
évident qu'ils ne peuvent être supprimés.
j^^'''

montrer que certaines notations ne sont point prises dans leur sens
ordinaire,
il

est bien

I^orsque je représente par

la
-(-

dérivée troisième de

la

fonction

j>^;

lorsque

je
rt

représente par (a

6 H-

c)'^'
la

le

cube symbolique du
le

trinôme
chiftVe

+

Z>

-f- c,

si

je

sup|)rimais
sa

parenthèse qui enserre
exceptionnelle

3,

ce chiffre

perdrait
le

signification

de
le

numéro d'ordre dans
sant.

premier

cas,

d'exposant symbolique dans

second, pour reprendre sa signification ordinaire de véritable expo-

La puissance svmbolique que nous venons de
assez souvent d ailleurs par
la

citer se représente

notation

((«

+ è + c))3,
indiquer qu'il s'agit d'une opération
écrit

le

trinôme

s'écrit à

I

intérieur d'une parenthèse double. Cette

parenthèse double

suffit alors à

symbolique; mais, l'exposant n'étant point
ciale,
il

d'une façon spé-

serait
Il

très

mauvais de

la

remplacer par une parenthèse
de laquelle, depuis Gauchy
expressions qui possèdent

simple.

ne faut point non plus remplacer par une parenthèse
à l'intérieur
les

simple

la

parenthèse double

et à son

exemple, on place souvent

des déterminations multiples.

(')

Connaissance des Temps,

il1-8^ Paris, i865.

,

x
.

CHAPITRK

II.

EXPRESSIONS MAL ÉCRITES.

3l5

760. he?, parenthèses et crocJiets s'emploient aussi parfois pour

mettre une quantité en évidence, pour attirer l'attention sur
C'est ce qui a lieu dans les expressions
sin(26"33'),

elle.

arc cos(cosa).

Ces parenthèses
saurait être de
n'est autre

et crochets pourraient être

supprimés. Mais
la

il

n'en

même

lorsque

la

quantité placée dans

parenthèse
-\-

chose qu'une

lettre

ou un

chifïre,

par exemple

ou
la

'j,

précédé de l'un des signes

+
( -1-

ou


x
(

.

On
:r).

écrira donc, avec

parenthèse,
arcsinf-i

j>

.r

)

H-

La suppression de cette parenthèse conduirait le plus souvent à écrire deux signes d'opération à la suite l'un de l'autre, sans aucun intermédiaire, écriture très mauvaise puisqu'on n'opère
point sur des signes d'opération, puisqu'on n'établit point d'équations

entre

opérations.

Cette faute cependant est
les

assez souvent

commise. Je trouve imprimées

expressions
,

X
qui sont

-i-

-

I

.r,

(

a

-i-

6)

X—

m,

évidemment mal
ne
sais plus

écrites.
les égalités

J'ai lu je

-i-X-t-

=

-4-,

-f-X

—=—

par lesquelles un auteur résumait les règles concernant les signes,

dans

la

multiplication des

monômes.

Il

est bien évident

que ce

n'étaient point là des égalités véritables.

On

eût pu dire, au plus,

pour expliquer mais non pour

justifier l'emploi

de ces écritures,

que c'étaient des relations, des égalités purement mnémoniques

Expressions ambiguës.
761.
les
Il

ne faut pas qu'on puisse jamais hésiter sur

la

façon dont

éléments d'une expression quelconque doivent être traités dans

3l6
les

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.

calculs; en d'autres termes,
ào\l

il

ne faut pas qu'une expression

ambiguë, soit susceptible de recevoir deux significations difl'érentes. Ce sont surtout Tordre ou l'on écrit les éléments
quelconque
et

l'emploi des signes de

coordination qui

permettent de lever

toute indécision, de supprimer toute ambiguïté.

762. Considérons l'expression sina7(r
sinus de


;),

:;).

Représente-t-elle

le

x[y
le

— s),

ou

le

produit de

sin.2:

P^r
il

représente
sin[j:'(j'
il

sinus du produit

x{y —

y — s?

Si elle

convient de l'écrire

z)\.

faut l'écrire

Si elle représente le produit de sin.r P^^' J>' 2;, z) ou bien, dune façon préférable. (^\nx){y

{y

— z) sin.r.
763. Nous avons vu qu'il
fallait

bien distinguer l'un de l'autre,

par

la

manière

même
Il

de

les écrire, la

cinquième puissance de
sinus de x^

sin.r

elle sinus de bx.

faut éviter aussi que cette cinquième puissance
le
.

de sinx puisse se confondre avec
placé, dans
le

Si le chiffre 5 est
le

premier cas à une hauteur indécise, dans
lettre x.

second

au-dessus de

la

l'expression devient

ambiguë. Dans ce

dernier cas, on lève toute ambiguïté en écrivant (sin.r)^. C'est ce

que

faisait Callet ('

).

764. La notation des différentielles,

comme

celle des différences,

produit parfois de graves ambiguïtés. Considérons les expressions
dx"-,
Ix^-.

Représentent-elles

la différentielle et la

différence de
.r ?

jr-,

ou

le

carré

de

la

didéientielle et de

h

différence de

On

les regarde habituel-

lement

comme

représentant ce cnrré.
célèbre indique
la

Une imprimerie mathématique
et la différence

différentielle

de x- par

les

notations
A.
072,

d.x"^,

où un point précède

.r-.

Il

vaudrait mieux, selon nous, faire usage
le

des parenthèses. Si l'on écrit, dans
dix''),

premier cas

A(x2),

(')

Tables portatives de logarithmes,

in-H', l^aris,

1795. p. 27.

CHAPITRE

II.

EXPRESSIONS MAL ÉCRITES.

3l7

dans

le

second

{dx)\
toute ambiguïté disparaît.

(A:r)-2,

Nouvelles expressions ambiguës.
a

76o.

L'expression

~ï"

que nous avons signalée déjà peut
c'est, selon
les cas, la

être

c

comprise de deux manièi'es, puisque
inférieure ou
la

barre

supérieure

cjui

doit

j

être regardée
il

comme
suffit,

la

barre
faire

maitresse. Ainsi que nous l'avons dit (i3, 163),
disparaître l'indécision, de

pour

donner

à cette

barre maîtresse une plus
la

grande longueur, ou de
a

la

placer bien exactement sur

ligne prin-

cipale de l'écriture. C'est le premier de ces procédés qu'on emploie

quand on

écrit Hb
c

;

c'est le

second, quand on écrit

dx
ôp
Il

_

dy
dq
le

est évident

qu'on obtiendrait

même

degré de précision par

l'emploi des parenthèses en écrivant suivant les cas

c

(S)

766.

L'expression a^' est de

même une
deux

expression ambiguë.

Elle est, en etTel, susceptible de
elle

significations différentes. Mais

n'en souffre plus qu'une lorsqu'on l'écrit
{a^'f

ou

a

^''',

en faisant usage des parenthèses. 767. Les deux expressions

a
par lesquelles on
a

—b

:

c

-T-

d,

b

—a

:

c

— a,

noté

si

souvent deux rapports, sont l'une et

3l8
l'autre

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.

ambiguës, pouvant nous

présentei'

Tune

et l'autre plusieurs

interprétations dilTérenles. La première, par exemple, peut s'écrire

de chacune de ces manières

:

{a^b): {c^
[a -k-{b a -r-[(b
et
il
:

d),

\{a

^ b) ^ [b

:

c\-^

d,

c)] -^ d^
:

a-^(b:c)^d,
a
:

c)

^d].

(c

-i-

d)];

en est évidemment de

même

de

la

seconde.

Les auteurs, avant en vue d'exprimer deux rap|)orts, auraient dû
écrire, à l'aide des parenthèses,

{a
ils

-\-

b)

:

(c

+ d),

(b

— a)

:

{c

— a)\

auraient, en opérant ainsi, supprimé toute ambiguïté.

768.

On

s'est

demandé en Allemagne
a
'.

(')

si

l'expression

b

X

c

était correcte,

si

elle n'était

pas susceptible de plusieurs interpré-

tations.

Il

est évident qu'elle peut en recevoir deux, mais qu'elle

cesse d'être

ambiguë dès qu'on
{a
:

lui

donne
:

l'une ou l'autre de ces
c),

formes,
b
)

X

c.

a

(b

X

lesquelles conduisent, d'ailleurs, lorscpi'on effectue les calculs,

à

des résultats très différents.

Le trinôme
a.b
qui ressemble
si
Il
:

c,

fort

au précédent, est susceptible aussi de deux
effet,

interprétations.

peut se mettre, en
(a.b )
c,

sous chacune de ces deux

formes précises,
:

a .{b

:

c);

seulement
identiques
11

est à

les calculs, on arrive à des résultats deux expressions sont équivalentes. remarquer, d'ailleurs, que si, dans chacun de nos deux
ici,
:

en effectuant

les

trinômes,
a .b
:

c.

a .b

:

c,

C)

Bulletin des Sciences malheniatiques de Darboux, in-8% Paris,

i8i>.!,

p. 290.

CHAPITRE

II.

EXPKESSIONS MAL ÉCRITES.
la

Sig

on eût

su|)|)riiiié

le

point de
a

mulliplicalion, on lût arrivé au\

deux expressions
:

bc.

ah

:

c.

qui ne présentent, selon nous, aucune ambiguïté.

769. Quoi

(|iril

en

soit,

on

a eu

i)ien raison
(^).
la

de

le

dire

:

//

ne

faut point économiser

les

parenthèses
celles

Certaines sont néces-

saires et ne sauraient être

supprimées. Dans
de
précision

plupart des exemples

que nous venons de donner,
deninienl
la

que nous avons écrites sont éviet

condition

même

la

de

la clarté.

Pléonasmes.
770. Dans
célébrité,
dei,
lait

éléments d^ Algèbre

(-) qui

eurent leur heure de

on
{a
{C

remarquer que chacune des quatre expressions
)

—b — d)

fa

\c

—b — dj
,

a
c

b

.

,

.

,

—d
par c

représente

le

quotient de a

—b
la

qu'elle le représente sans ambiguïté. Mais, dans les
les

parenthèses sont inutiles,

eût pu ajouter deux premières, barre horizontale du rapport rem-

— d.

On

plissant fort bien, outre son rôle habituel, celui de signe de grou-

pement. Toutefois, ces parenthèses n'ont d'autre inconvénient que
de charger l'écriture; l'emploi qu'on en
constitue qu'un
l'ait

n'est point fautif;

il

ne

pléonasme.

771. Abstraction
carrée de a
-\-

faite

de l'exposant fractionnaire ->

la

racine

b peut s'écrire de ces trois manières,
\/{a H- 6
),

\/a

— b,

\\a
la

— b),
troisième nous offre un

dont aucune

n'est

ambiguë, mais dont
à

pléonasme analogue

ceux dont nous venons de parler. Cette troisième expression nous présente, en effet, deux signes de groupement, le Irait et la |)arenthèse, dont chacun rend l'autre inutile.
('; Bulletin (-) B""

des Sciences mathématiques de Darbouk,
in-8°, Paris,

in-8', Paris, iSSa, p. 290.

Reyxaud, Éléments d'Algèbre,

iS3o, p. 5.

,

320

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.
les

772. Considérons l'angle que forment enlre eux

deux axes

OX, OY.
trois

Le. cosinus de cet ang-le peut encore s'indiquer de ces

manières,

cosOX, OY,

cos(OX, OY),

cos(OX, OY),
la

qui sont toutes exemptes d'ambiguïté, mais dont

dernière nous

présente encore

y\n

pléonasme,
rôle,

la

parenthèse et l'accent circonflexe

y remplissant

le

même

puisque l'accent y peut être regardé

comme

un vrai signe de groupement.
nous venons d'en voir
les
trois

773. Ainsi,

exemples,

certaines
Elles

notations nous présentent de véritables pléonasmes.

n'en
et

deviennent point fautives;
qu'on pourrait

expressions qu'elles constituent,

nommer

expressions surabondantes, en sont seule-

ment un peu alourdies.

Régularité des notations.
774. Pour parvenir à écrire bien,
Va
il

faut s'efforcer d'écrire dans
les

perfection ;

il

faut être atteniif

aux fautes

plus petites;

il

faut

arriver à en être choqué.

C'est l'usage

de su[)primer, dans l'écriture,

le

coefficient

i,

l'exposant
le

i,

l'indice i de la racine carrée. Cette faute, qui passe

plus souvent inaperçue tant nous j
Il

sommes

habitués, devient en

certains cas très visible.

est clair qu'il vaudrait

mieux

;

dans

la

somme
a
écrire
le

-^ -xb -^ Z c

-\-

\d,
suite

coefficient

i

de a\
I

dans

la

-i-

3 -t- 32

-H 33
le

+

.

.
.

écrire l'exposant

i

de o

;

dans

trinôme

écrire l'indice 2 du premier radical.

77o. L'expression
c'

c"

c'"

c'"'

z

—c

{z

— cf-

{z

— cf

(^

— c/'

CHAPITRE
est

II.

EXPRESSIONS MAL ÉCRITES.
si

321

bien écrite;
I

elle

deviendrait parfaite

l'on y rétablissait l'expo-

sant

du premier dénominateur. La série harmonique a pour termes

les

inverses des

nombres

entiers successifs. C'est un tort de l'écrire
I
I

"^2
en
V

~^'
3

*'
'

supprimant
série

le

dénominateur
I

i

du premier terme.

La

71

^^

II
le

"^ 3i -^

a

pour termes

les

inverses des carrés de ces

mêmes nombres.

Il

faut se garder,

comme

dans

cas précédent,

d'y supprimer le

premier dénominateur.
776. La série convergente qui représente
parfois
T
I

le

nombre

e

s'écrit

2

1

3

!

je la trouve

même

sous cette terme
I
I

:

Ce sont

deux fautes graves. Cette
1 j

série doit s'écrire

I

Ce mode

d'écriture est d'aniani plus imposé que cette série e n'est
la

qu'un cas particulier de

série

X
qui représente
e'".

x-

x^

Cette dernière série, d'ailleurs, n'est elle-même qu'un cas particulier de la série de Maclaurin, laquelle doit toujours s'écrire

/{o)--/'(o,+ -/"(o)+|,/"'(o)--...,
avec
la

factorielle

i

I

comme dénominateur

de x.
21

A.

322

TROISIÈME PARTIE.


I

USAGE.
(*), la

Chose curieuse, dans un Livre déjà ancien
1
I

sériée s'écrit

•2

H
2

\

2.3

-H

-H

2.3.4

Il

y

a ici

double faute

:

le seul

nombre
i.

2; suppression dans toutes

remplacement des deux premiers termes par les factorielles du facteur

initial

777.
longues,

Nous avons déjà vu comment, dans
il

les

suites

un peu
ou

faut avoir soin de
écrit, et

faire suivre

d'un signe

+

te

dernier terme

de placer entre deux signes de cette sorte

le

terme isolé qu'on

ap|)elle le

terme général.
1

Il

faut

donc

écrire,

non pas
I I

I

2

3

.

CHAPITRE m.
STRUCTURE DES EXPRESSIONS.

Monômes
779.

entiers.

Un monôme

est

un produit de plusieurs facteurs.
éciits

Il

importe

que ces facteurs soient
rents facteurs; leur

dans un certain ordre
:

et

non pas au

hasard. Cet ordre doit rendre manifestes

V importance des difï'é-

partage en plusieurs

sortes; en

un mol, leur

mode de

classification

780. Si ces facteurs sont tous de

même

sorte, on les écrira sim-

plement
le

les

uns contre
les

les autres,

en suivant Tordre alphabétique
écrira ainsi
:

des lettres qui

leprésentent.

On

le

monôme ahc\
coefficient,

monôme

a'^b'^c'-.

S'il existe
le

un facteur numérique,

c est-à-dire

un

on

placera tout au
S'il

commencement, exemple
déterminée,
soit

5

a'-

bc.
littéraux,
et

existe

un coefficient numérique, des facteurs
soit et

une /onction
toujours
tion
à la

indéterminée, l'on donnera

la

première place au coefficient,

Ton

rejettera la

fonc-

dernière.

On

écrira ainsi

-

ab iinC,

3ia

— (})\o§x,

^yf{x).

Nous venons de voir l'inconvénient qu'il v aurait à placer la fonction au commenceuient de l'expression, ou seulement au milieu.
781

.

Lorsque

le

monôme comprendra deux
les
le

sortes de facteurs, pair. on pourra, pour lune des formes

exemple
les

les facteurs a. b. c et

fadeurs p^ q,

bien sé[)arer, écrire

j)roduit coni[)let sous

abc.pqr,

{abc)[pqr ).

324

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.

Le produit des deux monômes
l'une de ces manières
:

'jci-bel

^p^ç

s'écrira de

même

de

Dans ce mode d'écriture, le produit complet est indiqué, mais non pas effectué : il n'en est que plus clair. Un produit indiqué montre sa composition, son intérieur; c'est un tout en quelque sorte transparent. Quelle diflerence, pour la clarté, entre le produit indiqué
(b
et le
-r-

c){c-^ a)(a-f- b)

polynôme
(

è

-1-

c

)

a- -H

(

c

-i- rt)

62

-4- (

a

-;-

6 ) c-

-i-

2

abc

qu'on obtient en eflecluant

les calculs!

Voit-on seulement sur ce

polvnome qu'il est un produit de plusieurs facteurs? Il faut le plus souvent, en Algèbre, se borner à indiquer les calculs : on ne les doit effectuer que quand on y est contraint.

Monômes
78!2.

fractionnaires.

Considérons

le

produit de l'inverse de a
trois

par
:

l'inverse

de X -{-y. Ce produit peut s'écrire de ces

manières

II
a X -^ y

I

I )'^

a(x

^y

ax

-{-

ay
la

Dans

la

première,

il

est

simplement indiqué; dans
la

deuxième,

il

est à moitié effectué;

dans
la

troisième,
qu'il

il

l'est tout à fait.

D'après

ce qui précède, c'est

première

hwl préférer.
le

783. Lorsqu'on résout un triangle conn;iissaii

t

coté «, l'angle

opposé

A

et
le

Inn B des angles adjacents,
produit

le

côté inconnu

b est

donné par

a

sinB
—.

iiiA

asiiiB

r

ou
sin

A
première de ces expresqui est, selon nous,
la
la

Toujours d'après ce qui précède,
meilleure. Elle
l'est ici

c'est

la

sions, celle où le calcul n'est qu'indiqué,

pour une raison nouvelle, fondée sur

.

CHAPITRE

III.

STRUCTURE DES EXPRESSIONS.

325

considération de l'homogénéité de dimensions, de V homogénéité

géométrique. En
gueur;
il

effet, le

produit considéié représente une lon-

que celte longueur soit exprimée à l'aide d'une longueur connue multipliée par un facteur numérique connu : la longueur connue est «^ le facteur numérique connu est le
est naturel

rapport de sinB

à

sinA.
d'

"8i. Celte considération de l'inconnue dans toutes

homogénéité s'étend

à

l'expression

les

règles de trois, soil simples, soit

composées. Les problèmes usuels ainsi dénommés consistent ions « Une quantité variable dépend de plusieurs autres, en ceci
:

»
y>

auxquelles
ne lie ;
elle

elle est

directement ou inversement proportion-

»
it

possède la valeur Q, lorsque les autres cjuantités ... quelle valeur prendraont les valeurs at, 6,, ...,).,, t-elle lorscjue ces autres quantités prendront respectivement
|j.|
.

;

))

les

valeurs

a-,^

b-z,

.

.,

A21

;J-2'

?

»

Celte valeur est donnée

par l'expression
a-2

bo

.

.

.

)!

[J-i

.

.

Uibi

.

.

.

Ài

;jt.2

.

.

.

dans laquelle lliomogénéité de dimensions
dence. La quantité cherchée, en
effet, s'y

est

parfaitement en évi-

présente

comme

égale

à

une quantité de
teurs

même

nature, multipliée pav un ou plusieurs /«c-

purement numériques.

Polynômes ordonnés.
78o. La manière
la

plus naturelle,

la

plus simple et aussi

la

plus

usitée d'écrire les fonctions algébriques et entières d'une variable,

c'est-à-dire les

poljnomes

entiers, c'est de les

ordonner suivant

les

puissances croissantes ou décroissantes de celte variable.
ainsi, suivant les

On

écrit

puissances décroissantes,

ax^
x^ -h
X'"-

^ bx -h
-^ g X
_(-

c,

p X-

-i- r,

— A.r"'-i — B a""'~2

C t""-^
ainsi

-j-

786.

11

va sans dire qu'un

poljnome

ordonné ne doit pré-

senter qu'un seul terme de chaque degré. S'il en présentait plusieurs

326

TROISIÈME PARTIE.
il

USAGE.

du degré p^
traits

faudrait y melLre
à l'aide

xP en

facteur

commun,

et les

réduire en un seul, soit

des parenthèses, soit

à l'aide

des

verticaux dont nous avons

particulier,

précédemment (193) parlé. En un polvnome bien ordonné ne doit présenter qu'un seul
Il

terme constant.

est

mauvais d'écrire
x"^ -\-

ax

-^ h -^ k;
et écrire

il

faut réunir les

deux derniers termes
x"^ -r-

ax

-^

(

Il

-^ k).

complet lorsque les exposants de deux termes consécutifs n'y diffèrent jamais que d'une
787.
dit

On

qu'un polynôme ordonné

est

unité.

S'il

n'en est pas ainsi,

le

polvnome
fait

est

incomplet.

Il

est
les

souvent

utile

de laisser des vides aux places qu'occuperaient
(!i'est

termes manquants,

ce que l'on

notamment pour

la

mul-

tiplication, la division

et

l'extraction des racines des

polynômes

incomplets.

788.

Un nombre

écrit

en

cliill'res,

dans une base quelconque,
tous ses coefficients

n'est ciu'un

polynôme

entier ordonné par rapport aux puissances
a

décroissantes de celte base. Ce polynôme
entiers, inférieurs à la base et affectés
s'y servir aussi,
les

du signe

+

;

mais on pourrait
de chiffres

comme

certair)s

ont proposé de
Il

le faire,

uns positifs,
grâce
à

les autres

négatifs.

est, d'ailleurs, à

remaïquer
est

(jue,

l'emploi

systématique du

zéro,

ce

polynôme

toujours complet.

Coefficients des polynômes ordonnés.

789.

Il

est

évident qu'en tout polynôme ordonné
les

les coefficients

d'une part et

exposants de l'autre forment deux suites d'éléments
notations. Elles

qui se correspondent chacun à chacun. Ces correspondances doivent
être indiquées par les
le

sont assez peu dans les

exemples qui précèdent, puistpie A, B, C, ... y correspondent à m, m /?i 2, .... Ces faibles indications suffisent cependant,

I

,

parce que, dans ces exemples, on ne considère cpie des termes

peu

nombreux.

.

. .

CHAPITRE

m.

STUICTURE DES EXPRESSIONS.

827

Lorsque

les

termes sont en assez

grand nombre,
a

les

corresponmais de

dances doivent être indiquées avec précision,

à l'aide,

par exemple,
lieu,

d'indices affectant les coefficients. C'est ce qui

manières différentes, dans

les

polynômes

Ao:r'"-l- A,.r"'-i-t- Aoa7"'-2-r-.

.

.-i-

A,„,
le

puisque l'indice
sont égaux
et,

et l'exposant qui se
le

correspondent, dans

premier,

dans

second, nous offrent

une somme constante,

qui constitue une sorte d'homogénéité.

Dans
tion

le

cas où le

nombre des termes
\oX"'-h A,x'«-i-(- A2

est

un peu grand,
.

la

nota-

'"---!-.

doit

donc

étie préférée à

la

notation
Bx'"-'
-i-

A :r'« -4Par contre,
la

Ga7'«-2

-t-

.

.

.

notation Ao X'" -+- A, xP -+- A2 377 -4. .

serait

avantageusement remplacée par chacune de
Ax'"-+Ba?/'-t-

celles-ci,

Cx<i-+-....

A.,„x"^^ ApXi'-h XqX^
et surtout par cette troisième,

+

.

.

.;

M x"'-i-Pxi'-^

Qx'/-^

790. Cette dernière façon d'écrire est celle qu'on emploie

le

plus

souvent dans

la

démonstration de
étant

la

règle des signes de Descartes.
les

Un polynôme

ordonné suivant
les

puissances décroissantes
tels

de x^ on en distribue
tous les termes d'un
le

termes consécutifs en groupes

que

même

groupe soient affectés d'un

même

signe,

premier terme de ce groupe étant précédé,

et le dernier suivi,

d'un terme de signe contraire. Dans chaque groupe, on
d'ailleurs
écrit les

n'écrit

que le premier teiine, sauf dans le dernier groupe où Ion deux termes extrêmes. Le polynôme nous présente alors

cet aspect,
Ma7'«-i-.
,

.—

Na?"

.

.

.+

Y*xP-\-.

.

.± ^x^±.

.

.d= Tx^,

3'28

TROISIÈME PARTIE.
les coefficients


T

USAGE.


et

M, N,
la

[\

.

.

.

,

S,

sont pris en valeur absolue

covrespondenl de
.

(açon

la

plus précise aux exposants

m,

/?, />.

.

.

,

5, /.

Correspondances entre

les éléments.

791. Les polynômes que nous venons de considérer ne présentaient

On

en trouve trois dans

que deux sortes d'éléments se correspondant chacun le développement
/(o)

à

chacun.

+

^/'(o)
la

+

^/"(o)

+

|^.r(o)+...
:

de

la

fonction

f{x) par
cel

formule de Maclaunn
les

les

exposants

de x^ les factorielles en
dérivées.

dénominateur,
trois

numéros d'ordre des

Dans

exemple, ces
dans

sortes d'éléments ont des

signes qui se correspondent très bien.
Il

en est de

même

les

développements de langa?
:

et

de sécx

lorsqu'on les écrit respectivement sous ces formes

CHAPITRE

III.

STRUCTIUE DES EXPRESSIONS.

829
et les puis-

d'accent établit, entre

les

coefficients

du numérateur

sances de

la

variable,,

une analogie qui n'existe point entre ces

mêmes

puissances et les coefficients du dénominateur.

On
:

peut

faire disparaître cette faute

de plusieurs manières, notamment en
l'autre de ces

écrivant ce ra[)port sous
a'
x'- -\- b'
-r-

1

une ou

deux formes
-+
-\-

X-

-><-

c
c"

a" X'^

b' X-

-r-

X -\- d X -H (/"

o x^ ^- bx'OiX'^

ex
-[X

-r-r-

-^ '^X^

d d

793. Le rapport
9

y

a-i + Y
est

évidemment bien

écrit;

et

il

en est de
les

même, sous

la

forme

qu'on leur donne ordinairement, de tous
se rencontrent en statique,

rapports analogues qui

dans

la

recherche du centre de gravité.

Quant au rapport
A'-^B'v/â^G'v/6^...

A"^
les
y/7>,

BV« ^ G

'

v^^^--.

trois sortes d'éléments A', B',

C,

.

.

.

,

A", B", C"

\fâ,

... s'y correspondraient très bien, n'était le retard des radi-

caux sur leurs coefficients.
794. Les deux imaginaires
a^-r- b^i,

a^-^ b^i
écrites, car leurs

qu'on emploie simultanément sont bien

termes se

correspondent d'une façon

très nette.

Au

contraire, les deux

binômes

a'^-hpb-,
le

c'-^-pd-

sont mal,

et

il

en est de
.r--i-

même
-i-

des deux trinômes
X--Îa'

aa"

K,

X

-k-K.

On

connaît l'identité
{a"^— b-){c-^
d''-)

=

{ac

^ bd)-

-~-

{ad

bc)'^.

Ne

serait-il

pas bon

dy

remplacer

son premier

membre

par les

les deux binômes qui figurent deux binômes
a'i -r-

à

af -^ b\

6|,

33o

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.
les

qui permettraient de bien voir coinmenl

carrés

figurant au

second membre sont l'un

et l'autre

composés?

Cas de plusieurs variables.
795. Considérons
les

fonctions algébriques entières

à

plusieurs
Ils

vaiiables, c'esl-à-dire

les

polynômes entiers en x, y^ ....
lors

pré-

sentent parfois un grand

nombre de termes; mais,

même

qu'ils

n'en présentent qu'un petit nombre, ces termes doivent être disposés

convenablement;

ils

doivent être distribués en groupes très nets,
loi

placés entre parenthèses, et se succédant suivant une

simple.

placera

en x, y, z. Ou 796. Soit f{x^ y, z) un polynôme de degré dans un premier groupe, les termes du degré m; dans un
:

m

deuxième, ceux du degré
degré tn

m—

i;

dans un

troisième,

ceux du

2

;

et ainsi

de suite. Ces groupes homogènes se repré-

senteront par
9,„(.r, jK; -),

'i,n-x{x,y, z),

9,„_.2(

j-,

7,

«),

....

Si l'on n'avait à s'occuper

que des

trois

premiers d'entre eux, on

[Hiurrait les écrire

^{x,y,z),
en supprimant tout indice.

-/Jx.y.z),

'lix^y.z),

Le polynôme particulier
x'*-\-

xz^

-i-

y'*

~ x^

-\-

x'-y -h z^

se partagerait ainsi en
{x'^-h

deux

gr()u|)es et s'écrirait
-\-

xz'^^y^)

(x^-h x^y

-r-

z^).

Une

fonction symétrique et entière de x,

y, z se

partagerait de

même

en groupes homogènes, qui se suivraient dans l'ordre des degrés
décroissants.

On

écrirait,
-\-

par exemple,
(x--^ y--r- z--r-yz -h zx -h xy),
et finissant par

{x^-^ y^

z^)

-j-

en

commençant
Il

pai- les

termes du troisième degré

ceux du second.
est évident

qu'on en arrive

ainsi

à

n'avoir plus

à

considérer

1

CHAPITRE Ml.

STRICTLRE DES EXPRESSIONS.
à

33

que des polynômes homogènes, que des formes. Reste

étudier

le

mode
être

d'écriture de ces formes, et
et

la

façon dontleuis termes doivent

ordonnés

groupés.

797.

On

distribue les termes de

la

forme en groupes symétriques
termes

ou, plutôt, en groupes ne contenant

t|ne des

du même

type.

La forme quadratique ternaire en x^y, z

s'écrira

et la

forme cubique ternaire complète,

+-JK- (Qi ^

-+-

Qî^") -H

--^C R,a.-

-h

Rsr)]

+ 6 ^xyz.
parfois

On

peut remai-quer, sur ce second exemple,

qu'il

faut

superposeriez signes de groupement. Par contre, lors(|uele
écrit sans parenthèse
a--i- b-

nombre

des termes est très petit, ces signes peuvent êlre supprimés.

On

— -lab.
place devant certains

Quant aux

coelfîcients

numériques qu'on
la

groupes, ce sont les coefficients des termes correspondant au t^pe de ces groupes dans
le

développement de

polynôme. Dans
tvpe

la

forme ternaire

de degré m,

puissance d'un certain les termes du
le

^xPyt z''

auront tous pour coefficient numérique
le

coefticient

z)'". Dans les formes développement de {x -\-y binaires, ces coefficients seront ceux du développement de la ffj^ième puigsance d'un binôme. Quoi qu'il en soit, l'emploi de ces coefficients numériques offre une utilité réelle, notamment pour le

de xPy*} z'' dans

+

calcul des dérivées successives des formes.

798. Mais

comment ordonner
la

les

termes, tous de

même

type,

constituant cliacun des groupes? C'est
se

un problème

difficile,

qui

ramène

à

manière d'ordonner
correspondant
lettre
la

les

combinaisons. Quant au
le

coefficient littéral

à

chaque terme, on

représente
qu'il

souvent par une
de variables dans
le

unique afiectée d'autant d'indices

y

a

forme, ces variables étant toujours placées dans

même ordre, et ces indices n'étant autres choses que leurs exposants. On peut écrire ainsi, dans une forme ternaire, en supprimant

.

332
d'ailleurs le facteur

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.

numérique commun,
.,

Ao,r/,,-J"?-''-r- A,,,.,./j'-^'7^ Aç,o,r5"'?^'--f- A,.,o,7.r'-5?-h..

l'indice o représentant toujours l'exposant de

la

variable qui

manque.

Je trouve dans un Ouvrage excellent, sous

la

forme

le

trinôme du second degré aux deux variables
799.
évident que,

x ely.
s'agissait

11

est,

d'ailleurs,

s'il

d'écrire

le
il

quotient de deux polynômes analogues à ceux qui précèdent,
suffirait

d'appliquer, à chacun de ces polynômes, les règles que

nous venons de donner.

Combinaisons de n objets n

i

an —

i

de n objets n

800. Nous avons vu (594) que, pour nommer les combinaisons le mieux était de prendre, pour le nom k n

i

i

,

de chaque combinaison,

le

nom même
méiiie,

de l'objet

manquant ou un

mot rappelant
les

ce

nom. De
la

on ordonnera ces combinaisons

en s'appuyant sur

considération de ce

même
c,
.

objet manquant. Si
.,

objets combinés sont les lettres «, 6,
lieu le

.

on

écrira en pre-

mier

et ainsi

groupe où manque a; en deuxième, celui où manque 6, de suite. La somme des produits 2 à 2 des nombres a, 6, c
bc -h ca
-i-

s'écrira

ab;
ç,

et celle des

produits 3 à 3 des nombres

x,),

:;,

œjz

-+-

yzv

-T-

zv.r +- vxy.

On

écrira de

même
r=(.>'-i-^j-^-

zx{z

-^

x)-^ xy{x

^ y)

De même encore
{bz
cette dernière

— cy)-

-\-

{ex

— az)--^{ay — bx)^.
la fois

somme nous
y, z

présentant à
et

les
c.

combinaisons

2

à 2, et des 3 lettres x,

des 3 lettres a, 6,

Les pioduils dont

les facteurs

sont les combinaisons de

/i

objets

CHAPITRE

III.

STRUCTURE DES EXPRESSIONS.
les

333

n —

I

à

n —

1

s'ordonneront suivant

mêmes

principes.

On

écrira

{b {b -h c
-i-

-i-

c)

(

c

-\-

a)(a

-^ b),
-\-

d){c

-T-

d -^ a){d -~ a

b){a

^ b ^^ c).

801.
;i

On
1,

peut rapprocher des couibinaisons de n objets, n

i

groupes de n objets où un objet uniciue est traité à\\ne façon spéciale, les n autres élant traités symétriquen
les

i

ment.

On

ordonnera par
(è-i-c
I

la

considération de l'objet unique.
a
-^ b

On

écrira ainsi

— a){c -^ a — b
1

){

— c),
i

v/6

-f-

\/c

— y/a
— c)
les

y/f ^- v/«

—Vb

a)
'

v^
(c

-*~

V^^
ci

'

v/c"

«3

^3

(a
et

—b
d

){

a

(b

c){b

— a){c—b)'

de même, pour
(b -h c -^

groupes composés de 4 éléments,
-\-

— a){c -^ d -^ a — b){d -^ a
à

b

— c)(a-i-6-H-c — d).
les objets

802. Quant
sant

l'ordre où

il

convient de placer
le

compo-

chaque groupe, on peut
laissant
les

déterminer de deux manières.
leurs

Ou

bien en
porter
la

lettres

à

places naturelles,
la

et

faisant
lettre,
:

marque
la

dislinctive de l'objet uni(jue sur
.

première

puis sur

deuxième,

.

.,

comme

on

le fait

dans ce produit

Ou

bien en déduisant chaque groupe du précédent pav

permuta-

lion circulaire,

comme on
{b
-i-

le fait

dans

c

— a)(c -^ a — b){a ^ b — c).
ne donne pas toujours un résultat
d'oeil,

Le premier de
très net.

ces procédés

On

ne distingue pas, par exemple, du premier coup

que

les facteurs

du produit
{bcd){acd)(abd)(abc)

sont les combinaisons 3

à 3

des 4 lettres
à la

rt,

6, c, d. Il

conviendrait

peut-être de mettre une étoile

place de chaque objet

manquant

3:^4

TROISIÈME PARTIE.

USAtiE.

el d'écrire
{Hr bc

d){a

jt-

c

d){ab ^ d){abc ^

).

Le second procédé, an contraire, donne toujours des expressions
très

nettes.

Il

est

de plus fort avantageux
à

:

d'abord,

il

soulage

l'attention en réduisant l'écriture

une

sorte

de

mécanisme ;

ensuite,

il

fournit de lui-même une i^érijication, puisque, appliqué
il

au dernier groupe,

redonne

le

|)remier.

803. Si simples, d'ailleurs, que soient
elles

les règles qui
la

précèdent,

sont constamment enfreintes. Dans

somme
-\-

xy(x-\-y)-^yz{y-\-z)-^ zxi z
les

x)^

groupes sont mat ordonnés. Dans
(a -^ b

le

produit
-\-

— c)(a-i-c — b){b

c

— a),

non seulement
voit pas

les (acteurs

sont en un mauvais ordre, mais on ne

comment on

passe d'un lacleur au suivant.

Combinaisons, arrangements, permutations.
804. Les combinaisons de n objets n
le

i

à n

i

sont

le

cas

plus simple et

le

plus facile de

lu

question qui nous occupe.
:

Prise dans toute sa généralité, cette question peut s'énoncer ainsi

ordonner en série linéaire l'ensemble des combinaisons, arrangements, permutations qu'une expression peut nous piésenter.
(j'est là

un problème

difficile
à

qui exigerait de longs développeindicpier quelques-uns des procédés

ments. Nous nous bornerons
qui permeltent de
le

résoudre.

805. D'abord

les

termes

à

ordonner

se partagent en

deux sortes

:

ceux où
est

l'ordre est inditl'érenl et j)eut être cliangé;
et,

ceux où l'ordre
el les
la

déterminé

par conséquent, invariable. Les combinaisons

appartiennent

à la

première sorte;
la

les

arrangements

[lermula-

tions appartiennent à

seconde. Mais, puisque dans

première
disposer

sorte les éléments peuvent être déplacés, nous

pouvons

les

dans un ordre que nous choisissons nous-mêmes,

()ar

exemple,

lorsque ces éléments sont des lettres, dans Tordre que leur assigne

CHAPITRE

III.

STRICTURE DES EXPRESSIONS.

335

l'alphabet d'où

ils

sonl tirés. Les termes peuvent être ainsi ramenés
à celle

tous à

la

seconde sorte,

les

éléments sont placés dans un

ordre qui ne peut être changé.

806. Supposons que

les

termes

à

disposer en série linéaire ne
le le

contiennent pas tous

même nombre
nombre
d'après
ainsi
le

des

même nombre d'éléments, si l'on veut, lettres. On les distribuera en groupes d'après
le

des lettres de chaque terme; puis on ordonnera ces groupes

nombre

croissant ou décroissant de ces lettres.

On

écrira

{abc -^ bcd

.

.

.) -h

(

ab

-^

ac

-h

.

.

.) -^

(a -^ b

-}-

.

.

.);

et

l'on

sera

ramené,

pour achever d ordonner,

à

considérer

les

termes contenus dans chaque groupe,
termes possédant tous
le

c est-à-dire à considérer des

même nombre
le

de

lettres.

807.

Considérons

ainsi
à

système

complet des arrangements
se partager en

simples de

m

objets/?

p.

Ce système complet peut

systèmes particuliers correspondant respectivement aux combinaisons simples,

correspondant

que

le

p, des m objets donnés, et le système particulier chacune de ces combinaisons n'étant autre chose s\ stème des permutations des/? lettres de cette combinaison.

p

3i

à

On

écrira successivement les dillérents svstèmes particuliers en les
les

ordonnant suivant
constituent.

combinaisons qui leur correspondent; puis,
les

dans chacun de ces systèmes, on ordonnera

permutations qui

les
:

ordonner

devra donc elTectuer deux opérations successives combinaisons simples de m lettres p à /?; ordonner les permutations âep lettres. Chacune de ces opérations se rapporte évidemment à des termes qui contiennent tous le même nombre
les

On

d'éléments.

808.

Il

existe un procédr-, artificiel mais très
série linéaire des

commode, pour
de
lettres. Si ces

ordonner en

termes quelconques, permutations

ou arrangements, contenant tous le
lettres sont au
2,

même nombre

3,

.

.

.,

nombre de m^ on les remplace respectivement par i, m. Par cette substitution, chaque terme devient un
dans
le

nombre

écrit

système dont

la

base est

tn

^

i

.

11

ne re^te

plus qu'à placer tous ces

nombres dans

leur ordre de grandeur,

336

TROISIÈME PARTIE.


i
;

USAGE.

croissanL ou décroissant.

On

aurait pu remplacer aussi les
^

les m nombres o, 1,2, ... zéro aurait empêché d'étendre

par

m—
le

m

lettres

mais cette introduction du
les

le

procédé au cas où
de

termes n'auaurait été
lettres

raient pas tous contenu le

même nombre
le

lettres.

On

conduit, par exemple, à confondre
et et

terme composé de deux

représenté par
représenté par

le
le

nombre S'y avec nombre ooS'j.
a

terme composé de 4

lettres

809. M. Laisant

imaginé, pour

les

permutations de n

lettres,

un mode
par

très

simple de représentation numérique. Dans une peril

mutation quelconque,
le

remplace chaque

lettre,

sauf la dernière,

nombre des inversions qu'elle forme avec les lettres placées à Ce nombre étant considéré comme un caractère, comme un chiffre, chaque permutation se trouve représentée par un nombre de /i — chiffres, écrit dans la numération factorie lie (12). Il ne
sa droite.
i

reste plus qu'à disposer, dans leur oidre croissant ou décroissant,
les

nombres correspondant au système des permutations données.
6, c sont ainsi représentées,
les
00,

Les 6 permutations des 3 lettres «,

dans leur ordre, par

6 expressions
01,
10,

n,

20,

21.

les

Ce mode de procéder permet d'ordonner en une suite linéaire permutations des n premiers nombres. Une permutation étant
le

représentée par

signe qui, dans

la

numération

factorielle, corres-

pond au nombre yo, le rang de cette permutation dans cette suite sera le nombre p -\La permutation et son rang seront deux
\
.

objets tellement liés, que, connaissant l'un quelconque des deux,
sera toujours très facile de déterminer l'autre. Cette façon
si

il

remarde leur

quable de représenter
nature; déduite de
la
la

les

permutations

est, d'ailleurs, tirée

considération des inversions, elle repose sur

structure

même

des permutations.

CHAPITRE
EXPRESSIONS ABRÉGÉES

IV.
01

CONDENSÉES.

Expressions abrégées.
810.

Lorsqu'une expression nous présente un nombre assez

^ra/if/ d'éléments, nous ne pouvons pas, en général, les écrire tous.

Nous n'en marquons que quelques-uns. Nous représentons, par exemple, de la manière
I

suivante,

-f-

2 .r

-f-

3 a"- -^

.

.

.

-!-

looa'Ss,

(-T)(-^)(-f)-(-^)une

somme

et

un produit

qu'il serait plus long,

mais non pas plus

clair, d écrire

//i

extenso. Cette façon de représenter ces expressions

consiste, on
les

le

voit> à en écrire les premiers éléments, à

remplacer

suivants par des points, et à

marquer enfin

le

dernier, pour

bien montrer où l'on s'arrête.

8H.
de rang

Très souvent, entre
et l'élément

les

éléments consécutifs écrits au comà la fin,

mencement
i,

unique écrit
i.

on intercale l'élément
et le

exprimé en fonction de
s

La somme

produit qu'on

vient de voir

écriraient alors

I

— 20\

-i-.

.

.H- ix'-^

.

.

.-h

looa:-^''.

I

\

'^

i)

"^ \
i

'
I

)

V

oo

/

Cet élément de rang

e,

exprimé en fonction de
Lorsqu'il est marqué,

i,

est ce

qu'on

appelle Vêlement général.

le

nombre des
Cependant,
oo

éléments
A.

écrits

au

commencement peut

être diminué.

338

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.
il

lorsque sa forme esL simple, qu'elle se deviue facileuient,

vaul

mieux, comme nous
PeuL-èlre
dispenser.
suffit,

l'avons fait d'abord, se dispenser de l'écrire.
dire qu'il vaul toujours

même, pourrait-on
Il

mieux
le

s'en

en i^énéral, d'écrire,

au

commencement de
lecteur

l'expression,

des éléments assez

nombreux pour que
les autres.

puisse immédiatement, sans hésitation, induire, de l'examen de ces

premiers éléments,

la

forme de tous

812. Lorsqu'on écrit l'élément général, l'expression nous présente deux suites de points, l'une entre
le

dernier des éléments ini-

tiaux et TélcMnent général, l'autre entre l'élément général et l'élé-

ment
cées
à

tei-minal unique.

Lorsqu'on ne

l'éciit

[)as,

elle

ne nous en

présente qu'une.

Dans

l'un et l'aulre cas, ces suites

de points, pla:

l'intérieur de l'expression, v jouent un rôle multiple
la

elles

tiennent

place des éléments omis; elles unisseni les différentes

parties de l'expression; elles
à

montrent parfiiiement
série de [loints
-f-

(|u

on

a affaire

une seule
Il

suite.

faut de plus

que chaque
le
la

<o'\\.

précédée
et,

et suu'ie

d'un signe d'opération,
produits,
naire avec
le le

signe

dans

les

sommes
l;i

dans

les

point de

multqjlication, lequel se conlond d'ordile

j)remier ou

dernier des |)Oints de

série.

8L). Cette façon d'écrire
consiste, on
et à les
les
le voit, à

les

expressions à éléments

nombreux

omettre
des

le ])lus

grand nombre de ces éléments
est fort grand,

remplacer

|)ar
le

siiit«'s

de points. Elle nous permet d'écrire

expressions où

nombre des éléments
est

comme
nous

celles

où ce nond)r('
à

indéterminé

et l'cprésenté par n. lille

conduit

des nolalions abrégées, simples, claires,
le

mais souvent

inférieures, pour

calcul,

aux nolalions
condensées.

<pie

nous allons exposer

sous

le

nom

éî expressions

Expressions condensées.
8Li. Lorsque
les

éléments

ipii

composenl une expression sont
(Test ce

constitués d'une (açon très régulière, on peut, quel (|ue soit leur

noml)rc, écrire cette expression sous forme condensée.
(pie l'on fait

constamment pour

les

somnie> conlenant beaucoup de

CHAPITRE

1\

.

EXPRESSIONS ABRÉGÉES

01!

CONDENSÉES.
fiicleurs,

33g

ternies el les produits conlen;int

beaucoup de
et

quand on

connail

la loi

de formation de ces termes

de ces facteuis.

81o. Prenons

la

somme
I
[

I
'

I

r-

1'^

i-

*

'

nt'-.

le

lermequi occupe

le

/"""""

ran^ est l'inverse de

Cette

somme.

sou^

fofme

co/ir/ensée, se leprésentera parla notaiion
/

=

/!

laquelle siyriilie

cju'il

Tant ajouter Ions les résultats (|u'on obtient

en considérant l'expression


est

cpii

suit le

\

?

et

en y remplaçant suci,

cessivement
3,
.
.

la

lettre
le

t

piir

les
i

nombres
et le

entiers consécutifs

2,

.

,

/?,

dont

premier
le

dernier n.

Prenons de

même

produit
I

III
1,2
1.3

3.4

n( n

-î-

I

)

dont

le

facteur de rang

t

est l'inverse

de l[l -+

i).

Sous forme con-

densée, nous l'écrirons

n
1=
1

et cette

notation signifiera qu'il faut multiplier entre eux tous les

résultats

qu'on

obtient

fn

considérant
t

l'expression

,

el

en y remplaçant successivement
tifs
I,

par

les

nombres
i

entiers consécu-

2, 3, ...,/?,

dont

le

premier

est

encore

et le

dernier n.

816.
et

On

simplifie parlois les expressions condensées des

sommes
II,

des produits en écrivant,
t

comme
la

indice des signes S et

la

lettre

qui prend des valeurs entières successives, et en
et

plaçant,

au-dessous
valeurs.

au-dessus d'eux,

première

et la

dernière de ces

On

écrit ainsi

^/(t),

Hoit),

3iO

TROISIÈME PARTIE.

a a

el b étanl les
t

deux entiers qu'on appelle

les

limites du S et du H,
les

et la lettre

prenant successivement toutes

valeurs «,

<7

+

i,

+2,

..., b. Cette simplification, déjà ancienne,

me

paraît due

à J.

Bourgel.

Parfois
à

même, au

lieu d'écrire cette lettre

t

en indice, on

la

place

V intérieur des majuscules S

et

II.

Cette notation, qui n'est pas à

imiter, rappelle la

tuple

numération grecque, où l'on marquait le quind'un nombre en insérant ce nombre dans la majuscule FI.
t

817. Dans certains cas, au lieu de remplacer
entiers consécutifs, on le remplace par des

par des nombres
définis d'une

nombres

manière

s[)éciale

:

par

les

multiples de 3; par les carrés parfaits;

par les nombres premiers compris dans un certain intervalle; par
les

racines d'une équation donnée, elc, etc.
le

On

dit alors

que

le

S

ou

n

s'étend à tous ces nombres. C'est clans le texte qu'il faut
les faut définir

indiquer ces nombres, qu'il

avec précision.

818.

Il

est à

remarquer, d'ailleurs,
t

qu'il est très

mauvais de rem|)nr

placer l'indice

par un noiid)re déterminé; d'écrire,

exemple,

zOn
ne doit jamais oublier que
t

n'est point

déterminé;

qu'il est

toujours susce[)lible de recevoir des Videurs numériques diftercntes.

Éléments en nombre

illimité.

819. Les expressions dont nous venons de parier ne présentent chacune cpiun nombre lim d'clémenls. Il en est où le nombre des éléments peut devenir supérieur à un entier donné quelconque,
c'est-à-dire,

pour employer

le

langage usuel des mathématiciens,

peut devenir infini. Telle
\

est la

somme

-

tang

X
\

\

lang— h
-

.ri

X tang—

-+-....

dont

les

termes sont en nond^re illimité

et (pii se représente,

sous

j

.

CHAPITRE

IV.

EXPRESSIONS ABREGEES OU CONDENSÉES.

3^1

forme condensée, par l'expression
X 2 — tan"—
1
.

j

l'indice

i

prend toutes
le

les

valeurs entières positives

i,

2, 3,

....

Tel est aussi

produit
cos— cos
2
j^

— ces — 22'^

ce

cr

• j

dont

les

facteurs sont en

nombre

illimité et qui se représente, sous

forme condensée, par l'expression

n
I

cos

— 2^
valeurs entières.

l'indice

i

prenant toujours toutes
produit

les

820. Dans

le

,_1
les facteurs

,^l\ .-4
nombre
est

.--!.

sont encore en
la

illimité;

le

facteur général

est

I

:

forme condensée

P-

n,
et l'indice/?

prend

les valeurs

de tous

les

nombres

yO/'em/er^ autres

que

l'unité. C'est

pour rappeler ce

fait,

qui doit être énoncé clans

le texte,

que

l'on

désigne l'indice par

la lettre/».

821.

Il

arrive assez souvent

que

la

somme ou

le

produit indiqué

s'étend à V infini dans les

deux

sens, c'est-à-dire que l'indice prend

toutes les valeurs entières depuis
lieu

— 00 jusqu'à

+00.

C'est ce qui a

dans

la

somme

représentée par l'expression condensée

A
m=— m OÙ
l'indice est
fji

,,,

e

et

la lettre /

représente

la

racine carrée de

1

34-2

TROISIÈME PARTIE.
loiites ces

LSAGE.

822. Ainsi,

sommes
les

et

produits infinis se représentent,
et II, à la

sous forme condensée, par
sans dire, que toutes ces

signes S
le

condition d"v indico. Il

quer l'une au moins des limites par

symbole
à

va, d'ailleurs,

sommes

et

produits infinis, qu'on les donne

sous forme condensée ou qu'on se borne

en marquer

les

premieis

éléments, doivent être écrits avec

le

plus grand soin.

Evidemment,

dans

le

nrodiiil

cos— cos— cos^•

•2

-i-

'x-^

il

vaudrait mieux, pour

la

régularité,
i.

que

le

premier dénominateur

nous présentât l'exposant

Quant

à

l'expression condensée

qui représente une série infinie, elle est mal écrite, |3uisqiie
limites en sont marquées de façons disparates.

les

deux

823. Nous lavons déjà vu, dans

les expressitjus

que nous

écri-

vons en remplaçant

les

éléments omis par une suite de points,
lieu

Laplace enqjioyait souvent, au

de ces points, l'abréviation elc

ou &. Ce n'est point
abrégé une

une taule grave.
infini,

l'our représenter en
italien
(
'

somme ou

un produit

un auteur-

)

en

marque
qn
lin

les

premiers éléments;

les fait suivre

de points, et écrit,

après ces points, cette indication alT injlnito. Ce n'est pour nous
j)téonasme.

Élément excepté.
824.
Il

arrive |)arfois ipie

I

ini

des termes d une

somme ou

1

un

des facteurs

dun

produit doit être excepté de Texpression con-

densée qui représente ce produit ou cette somme; que, dans

2,"'
l'indice
i

""

n

Vi,

doive prendre toutes

les

valeurs entières excepté

la

valeur

|)articulière n.

Comment

indiquer cette exce|)tion?

(')

l\.

lÎLBiNi.

Llemenli di Algebra,

in-8°, iNapoli, i866, p. 472.

CHAPITRE
8"25.

IV.

EXPRESSIONS ABRÉGÉES

OL"

CONDENSÉES.

3^3

Ln premier moven
/i

consisterait à
/

remplacer l'expression

condensée par deux, l'une où lindice
de o
à -fil

prendrait toutes les valeurs
toutes les valeurs de
la
/?

-

I.

lautie où

il

prendrait

i

x. Par ce moven, qui est excellent,

somme

et

le

produit

considérés deviendraient respectivement

n


-:-

1

n

1

X

n
chaque e\pre-;>ion
8!26.

-n
n

\

serait en

quelque sorte dédoublée.
toucher
à

Un autre moven
v

consisterait, sans
le

l'expression

condensée, à

supprimer par un calcul
Il

terme ou

le

facteur qu'on
la

devrait enlever et qu'on y laisse.

suffirait
le

de faire précéder

somme du
facteur
v,i.

terme

— u„.

et

de multiplier

|)roduit par linverse

du

Xos expressions prendraient

ainsi les

formes respectives

— Un ^
cjui

7,

"''

I

I

'^^'

sont très nettes.

Ces manières

d'i'^crire

semblent cepeiufint

La cause en tient sans doute à ce que le facteur «v^ est fréquemment égal zéro el {|u'il nous réjjugne de multiplier une
inusitées.
ci

expression par linverse de zéro.

L'auteur d'une Algèbre excellente
produit, ni
la

('

)

désigne par
i,

t,
,

non pas

le

somme

des nombres entiers

2.

.

.

.

p. mais sim-

plement

la

suite de ces
a

nombres.
le

Il

désigne par ^ celte
a.

même
le

suite

après qu'il y
à fait

supprimé
à celle
I

nombre

Cette façon d'écrire est tout
produit

analogue

que nous venons d'indiquer pour

condensé d'où
8!27.

on excej)te un facteur.
en

Quoi qu

il

soit,

les

deux movens

(|ue

nous venons

d'exposer répondent
étions posé
:

parfaitement au

problème que nous nous
les

représenter par des notations nettes

sommes ou

(') Ch. Briot.

Leçons d'Algèbre,

in-S", Paris,

1879. 2" Paitie. p. 70 bis.

344

TROISIÈME PARTIE.

USAGE.
Il

produils d'où l'on excepte

un élément.

est,

d'ailleurs, évident
l'on en excepterait

que ces mêmes moyens s'étendraient au cas où

deux ou plusieurs.
828. Dans
la

pratique, on se contente
le II

le

plus souvent d'affecler

d'un accent
facteur.

le

S ou

d'où l'on excepte soit un terme, soit un
la

On

écrit ainsi,

dans

théorie des fonctions elliptiques,

la

somme

et le produit

condensés

n
le

u in-

e

pai'amètre

m

devant prendre, dans chacune de ces expressions,

toutes les valeurs entières de
zéro.

:x à -+-

x,

à

l'exception de

la

valeur

U
que

est à

remarquer que

ni l'une ni l'autre de ces dernières expres-

sions n'indiquent explicitement les limites des valeurs de
la

valeur de

que cet

m, non plus remarquer aussi emploi de l'accent pourrait, en certains cas, cire incompa-

m

qui doit être exceptée.

Il

est à

tible avec d'autres

emplois qu'on en ferait dans

la

même

question.

Ce

serait au texte

de combler ces lacunes et de prévenir toute erreur.

Peut-être, au lieu d'écrire

2
vaudrait-il

°

n
la

mieux

écrire

en marquant, à

la

gauche

et

en haut de

caractéristique,

la

valeur a

de l'indice qui doit être exceptée.

Limites de certaines expressions.

829. Les séries et produils

infinis, qu'ils

s'étendent en un sens

ou dans deux,
tels

qu'ils présentent

un élément excepté ou n'en pré-

sentent aucun, sont souvent convergents, c'est-à-dire sont souvent

que

la

somme ou

le

produit de leurs n premiers éléments tende

vers une ///««7e lorsque l'enller n croît indéfiniment.

Nous pouvons

CHAPITRE
citer

IV.

EXPRESSIONS ABRÉGÉES OU CONDENSÉES.
le

345
les

comme exemples

produit et

la

somme

représentés par

expressions
V.

(-f)(-J)(-5)(-5>
830. Dans chacun de ces exemples,
la

limite

dépend de
la

J7,

est

une fonction de x.
tion explicite.

On
dit

peut

la

regarder

comme

en étant une foncvaleur

On

souvent que cette fonction est

même
infi-

de cette

somme ou de
la

ce produit, pris entièrement. Cette façon de
la réalité,

parler est vicieuse, puisque, dans
nité de termes dans

on

n'a

jamais une
infinité

première expression, ni une

de fac-

teurs dans
faut
la

la

seconde. La fonction, répétons-le, est

la limite. Il

nous
la

représenter, dans notre premier exemple, non point par
,r
1
!

série infinie T-2
!

mais par

la

notation

lini <