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BIBLIOTHÈQUE

EGYPTOLOGIQUE
TOME PREMIER

CMALUN-àUli-^AUNt;
I.MIMllMI.IUl::

FIlASf/AISE

liT

OKIIiNTALi:

DE

L.

MARCEAU

\NT LKS ŒL\KKS DES ÉGYPTOLOGDES Cl ERANIIAIS ce jour Disporscos dans divers Iteciioils qui u'out pas encore (Hr réunies jiisciu'ù HUULllil:. Directeur d'cluiles MASPERO Momhri' do l'Inslitut à l'Érole pialiqiic de? Haules-Kludi Professeur au Collège de France TOME PREMIER (i. sous 1.JJinLlOTllÈUUE ÉGYPTOLOGIQUE COMPr<i:N.KROI'X.. 2S 18'. G. I. MAsi>i:ii() ÉILDES DE MYTHOLOGIE ET D'AKCUÉOLOGIE ÉGÏi'TJENNES I PARIS ERNKST ~S.». ÉlUTKrR ULK HoNAl'AlilK.^ .V 1) I II KC 1' 1 ON U i.

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ETUDES DE MYTHOLOGIE ET D'ARCHÉOLOGIE ÉGYPTIENNES .

1>E h.CHALON-SUR-SAONE l\M'UIMi.ilIE IIIASÇAISE ET ORIENTALl'. MARCEAU .

]•: I{ ( ) L' X ..ii: ÉGYPTIENNES G. K D iS I TEU R iuk 1!i)N U'AiM i.rncDEs DE """jKiif.Miinlire i\o l'Inslilul PircrtiMir ilVludes à l'École prntir|iie des llautes-Éliiilfi: Professeur au Coliésc de France TOME PREMIER PAHIS ERNEST L :l'8. Il iriii(:iiiijii. MASPERO . 1893 .

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— G .

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s'étaient la route tracée par les grands Égyptologues qui : occupés de ces sujets par Lepsius. quelque soin que je prisse de les faire porter au [uincipal sur des matières d'histoire et de gram- maire.iit . dépend tellement de signilication qu'on attache à ce nom. En pre- mier lieu. Je suivais au début.AVERTISSEMENT Je ne me suis pas adonne par goût aux études reli- gieuses. qu'une demi-ligne de fois à texte courant m'a contraint plus d'une trois leçons faire deux ou il de théologie. qu'on est toujours sûr de rencontrer à l'unité partout au premier rang. cités Il dogme et à la mythologie de fallaitexpliquer les épithèteset le rôle des dieux à presque chaque instant. par Dévéria. de Hougé. Je croyais vraiment à du Dieu égyptien. mes cours à l'École des Hautes-Études et au Collège de France. et le sens de maint idiotisme la égyptien. son immatérialité. touchaient souvent au l'ÉgypIe.par Chabas. où entre un nom divin. surtout par E. à la subli: mité de l'enseignement que donnaient ses prêtres tout él. les circonstances m'ont obligé à m'y livrer. comme était naturel.

1.iil rire la rè^loc(Mlaino drloulo locliorclio si'M'icuso. comprendre les quatre mille lignes d'ins- criptions qui couvrent encore les Pyramides. et je n'ai le plus souvent publié <iue les .-ivoir les Égyptiens eux-mêmes nesemblaicnl jamais ni professé. et je ne du ilouble ii demeura la ans me décidai divulguer qu'en 1878 : le Congrès des Orientalistes de Lyon me fourriit l'occasion favorable.ol rnxioinc Noniina nunu)ia mo paraiss. et dont je me suis ])ien trouvé. le Je n'ai jamais songé à ennuyer minaire que j'ai public de tout labeur préli- du accomplir avant d'arriver au point où travail j'en suis. publier. lia arrivé à définir la nature et le rùle dece mot ^ si étrangement transformé en une sorte de thème pronominal. Les dix-neuf vingtièmes de ce me restent entre les mains.VI \\ i. et de la mes élèves.Nr Soleil pour moi coninio pour uics niaides. de ne jamais répandre une sur lliéoiie nouvelle qu'après l'avoir essayée [ilusieurs années. C'est une coutume que me suis imposée. seulement soupçonné. Depuis lors. dès le dé])ut.0 contact direct des nioiuiuients ébranla d'abord puis détruisit ma foi égyptienne. leur prétait si la plupart des belles doctrines qu'on généreusement. me fallut bientôt copier. La doctrine pleins à l'épreuve. l'idée . je n'ai cessé de pousser mes études dans Il la voie inexplorée qui venait de s'ouvrir. je dus reconnaître que .uiissKMi. En analysant les stèles funéraires du Louvre. j'en étais . ]tremier mouvement de trois surprise passé.le me contentai d'exposer dans mes cours discuter avec que je m'étais faite du double je . et avoir le mes auditeurs pendant vu l'effet qu'elle leur produisait. et je ne pouvais y parvenir qu'à la condition de connaître par le détail les autres textes religieux le de genre analogue.

l'un à avec les qui contradictions qu'ils renferment de l'autre.Mi:NT résultats. zone. dans des endroits où m'a semblé que le sens . puis on s'est habitué à l'ena visager de plus près et l'on vrai l'emportait trouvé que. le dans le jugement c^ue j'en prononçais. et. je faisais connaître la mon sentiment sur des parties importantes de religion égyptienne. puis la plus gros ainsi Revue Critique. Au- jourd'hui. publiés autrefois les commentés. Lefébure.A\i:irrissi. on m'a prié de en volumes : les réunir les voici. de — et peut-être — de voir ce que devenait entre mes mains sagesse égyptienne. et s'expliquent par le mouvement même des éludes pendant ces quatorze années. Chaque que l'apparition d'un ouvrage nouveau m'en otîrait l'occasion. d'insérer le texte hiéroglyphique des termes et des phrases transcrits à l'origine en caractères latins. Schiaparelli. a fourni le La Revue de l'Histoire des Relifjions contingent à ce recueil. Diimichen. On s'est étonné d'abord. Brugsch. après quatorze ans. scandalisé. Je me des suis contenté de rendre uni- forme la transcription noms égyptiens. Pierret. Lantour l'occasion Wiedemann m'ont fourni tour à d'exposer mes doctrines. somme toute. Les articles que sont recherchés. de les développer. de les modiller. comme Revues qui ont bien voulu les accueillir ne sont pas toujours d'accès facile aux savants qui vivent hors de France. j'ai cause gagnée aux yeux j'ai de beaucoup de gens. J'ai jugé que mieux était reproduire les articles tels qu'ils ont été écrits. puis d'ajouter çà et il là quel- ques mots. vu pour les sans induiiicr les procédés employés fois obtenir. Naville. la vieille les corriger. de la que de les Transactions et les Proceedinifs Société d'Archéole logie biblique de Londres.

mais sur qu'ils mobilier des tombeaux la égyptiens. comparai- sons enlie les diverses parties du recueil. seulement pour jus- sens que je prête depuis longtemps au terme traite. J'aurais pu insérer beaucoup de fragments demeurés auraient peut-être éclairci inédits. au temps où j'étais encore imbu de il d'idées difîérentes. et l'on mesurera plus aisément le chemin par- couru depuis lors. j'y ai ^g dont fondu la la substance d'une et note que j'avais insérée dans Zeitschrift. ce qu'était l'exégèse religieuse en Égyptologie y a vingt ans. préféré n'en adfnetli'c (ju'ini pelil les nombre pour et le moment. j'ai léparli aussi au bas pages un eeilaiu nouibre de renseigncmenls bi(jui faciliteront les bliograpliiques et de renvois. complètent ainsi série des Mémoires consacrés au douille. qui renfermait J'ai quelques textes précieux pour l'interprétation. le mon départ suspendit et publi: manuscrit s'égara je le crus perdu je le retrouvai l'an passe seulement. J'ai fût-ce encore intérêt tifier le il donner.\ III \\iKri>>iMi:N'i' inorcciHi clos rl. sur les fouilles d'Egypte sont parce qu'ils contiennent les textes beaucoup de détails le non seulement sur des Pyraet mides. On verra. pages Sur l'Evcstre de Paracehe Sur l'expression Md- lîhrôou. et (|ni divers points J'ai auxquels je n'ai jusqu'à |>résent touché qu'en passant. Elles allaient ]iaraîlre. dans «à un amas de vieux cru qu'il y avait papiers que je me à préparais le brûler. Les deux rap[»orts là. quand je fus ap|»elé en Egypte dans la les der- nières semaines de 1880: cation.iil ilii dovcMiii im peu ol)S(iir. surtout dans Revue Critifjue. en les comparant au reste l'ouvrage. . rejeté en appendice la les articles que j'avais écrits.Co^ dernières ont eu une destinée malheureuse.

j'aurais eu curiosité à de rechercher une surprise analogue. à il y en a aussi beaucoup Il y aurait avantage : remettre en lumière. à nous qui commençons Ils déjà à compter dans les rangs de l'ancienne. D'autre part. et les journaux : même n'est d'où elles pas la étaient extraites. et j'en ai deux de rci'il «piatre cents la chacun. Il y a dans tout cela beaucoup de choses qui peut-être ont été utiles en leur temps. nous n'avions l'on choix des moyens nous acceptions de paraître où et voulait nous l'ecevoir.N r IX Je ne complais nu drbiit ({uc sur un volume de cinq cents pages. à l'on consacre de longues heures d'études .WIKlIssi-. et quand le je débutai. : ni moi. difficiles à sont dispersés dans vingt recueils. faut bien l'avouer la nouvelle école égyptologique connaît peu nos travaux. et j'ai reconnu que la encore je ne travail me j'ai rendais pas un compte exact de somme de que fournie depuis mes plus qu'il débuts. ni personne. mais qui ne valent la peine d'être reproduites.Ml. Je ne croyais j'ai pas avoir lanl sur J'ai religion égyptienne et la été si étonné grandement. quand on nous accordait tirage à part de vingt-cinq exemplaires un maigre que nous distribuions à nos confrères. Aujourd'hui ces brochures. nous nous estimions heureux. d'histoire ou d'archéolà logie. Ce n'est pas notre faute. sont in- trouvables ce faute des savants actuels s'ils cette : en ignorent parfois jusqu'à l'existence. en 1867.l'ai des sujets qui ont été déjà étudiés sulTlsamment. connaître. traitent propos de ceux de mes articles (jui de grammaire. souvent autographiés de façon rebu- tante. pu constater que les trois quarts environ de mes Mémoires géographiques . ignorance est une cause de déconvenues fâcheuses croit découvrir clia(|iie jour des faits et ({iii on ont été découverts.

doinicr à cette série d'Eliidcà reli(jlcuscs une suite d'études sur riiistoire intérieure et sur la politique exté- rieure de rKgy[ile. Maspero.X ou liislori(|ues AVi:Kiissi:Mi:Nr sont aujourd'hui comme perdus. J'espère pouvoir en rassembler procliaiiicmeiil et la i»Ius grande partie. Ci. Maleslicrbcs. le 26 scplcnibre 1892. .

TABLE DES MATIÈRES Pages Avertissement v-x 1-34 Udg formule des Stèles funéraires de la XII« dynastie. 35-52 53-75 77-91 Sur l'expression ^ ' Mcâ-khrôou 93-114 Pierret A propos de deux ouvrages de M. sur travaux exécutés en Egypte (1885-1886) 221-281 Le Rituel du Sacrifice funéraire Le Livre des Morts Egyptian Soûls and their Worlds Variétés : 283-324 325-387 388-406 407-411 I. Le Double et les Statues prophétiques L'Histoire des . Sur l'Evestre de Paracelse 412-415 .. d'après les monuments du Musée du Louvre De quelques Documents relatifs aux Statues des morts. Oberziner — II. âmes dans l'Egypte ancienne. 115-143 Premier rapport à l'Institut égyptien.. sur les fouilles exécutées en Egypte de 1881 à 1885 145-220 les fouilles et Deuxième rapport à l'Institut égyptien. Sur un livre de M.

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tantôt dans les environs de certains sanctuaires. secrétaire. Lyon. attirait chaque année un grand concours de 1. Confôrence faite à Lyon. Les stèles funéraires. le 3 septembre 1878. présidenf . en l'honneur de personnes mortes. de Genève. faites ou à faire. p. Elle Comptes rendus du Conijrès procincial des Orient.UNE FORMULE DES STÈLES FUNÉRAIRES DE LA X r DYNASTIE' I y a dans tous les travaux d'arcliëologie égyptienne une purement technique qu'il faut réserver pour les spécialistes. 1 . et a été publiée dans les talistes. i. où le culte d'Osiris. par exemple. vicc- pri'sident. 235-263.wille. Edouard N. On les trouve tantôt dans les tombes. 1878. dans l'après-midi. Aby dos. sans appareil scientifique^ les résultats de mon étude. Il partie : — — les stèles funéraires sont couvertes d'inscriptions qui parlent toujours d'offrandes. de New-York.le dieu des trépassés. et par stèle on entend une plaque de pierre tantôt carrée. tantôt oblongue et arrondie du haut. William Bermann Berend. Le bureau se composait de MM. par les vivants de la famille. devant les Orientalistes réunis en Congrès. Gaston Maspero. Je vous demande la permission de ne rien vous dire des procédés par lesquels je suis parvenu à découvrir le sens des textes dont je veux vous entretenir il me suffira de vous exposer.

éd. Le «voyage vers Abydos». ne montre pas le celui-ci reposait à Beni-Hassan. à Gizeh. rappelait la aux âges futurs avaient entre|)ris la famille le le nom et ([ualité des personnages qui pèlerinage.t-. £v -zi 'Aêjoto to'j.at oovxto'j. xx. dans le caveau que le défunt s'était préparé de son vivant. auprès du tombeau d'Osiris. iv-v. en effet. 118-130. à l'occident d'Abydos » il fallait que les trépassés commençassent par se rendre en Abydos avant d'avoir accès à l'autre monde. et fut gravé vers le trente et unième ou trente-deuxième siècle une formule avant notre ère. ou l'auteur quel qu'il soit du traite Sur Jsis et Osiris. . Cf.. e'joa([Jiovaî Ttov Al'('jizz'n)>'/ ôijLOTdt'ioi». Cf.) que certains Égyptiens très dévots aient pris soin qu'on les enterrât dans Abydos. ou des membres décédés de pour le salut desquels il avait été accompli heureu- sement'. Parthey.j[jiaxoi. « à la bouche de Peffcût. une prière qu'on : lit assez souvent sur les les monuments de la même épofpie. A. Études cfjjjpdcnnes.'. pi. déposée dans cette partie du territoire sacré où s'élevait du «dieu grand». 'Oj-piooî. Maspero. Il se compose de trois parties commune à toutes les stèles funéraires.. Musée du Loucrc. pour le compte d'un mort étranger à la ville. Stèles de la XII' dynastie. p. qu'on voit souvent représenté sur les tombeaux et quelquefois sur des stèles funéraires.'. comme spécimen des caractères hiéroglyphiques dont se sert l'Imprimerie Nationale. Il remonte à la douzième dynastie. p. non pas dans Abydos. commencement des pérégrinations est possible. i. parents et les serviteurs du défunt Plutarquo. 'it/oT'. Elle représente la stèle C 3 du Louvre.2 dévots. . Il -/. . Le voyage qu'on lui attribuait est un voyage idéal. -H. ijA'/. : éternelles auxquelles il se livrait à la suite des dieux. un tableau dans lequel 1. STKLKS FUNlinAIRK? DE LA XlT DYNASTIK On y venait prier pour soi-môme et aussi pour les rescalier ancêtres: une stèle. à la bouche de Fcnlc.'jl Oir. à transport réel du corps Saqqarah. Le monument reproduit sur la planche' est de ceux qui furent dressés dans Abydos. Cette planche a figuré à l'Exposition universelle de 1878. raconte que les Egyptiens riches et de bonne maison se faisaient transporter à Abydos et enterrer au tombeau d'Osiris «.-tjOy. 2. t. » (Ch.jjio'juÉvooî eTvai -roô (it. L'entrée de l'autre la monde était . Peut-être le transport et la consécration d'une stèle sur Vescaller d'Osiris avaient-ils pour résultat de favoriser leur passage. Gayet. mais ce dut toujours être l'exception.

quand les colonnes eurent été taillées » dans la carrière. sous la Majesté du roi des deux Égyptes Khopirkerî. outre la une biographie de l'ingénieur Merri L'an IX. un canal fut creusé qui atteignait jusqu'au fleuve. moi. femme. pour lui préparer un tombeau éternel. à cause de la » grandeur de mon activité. pour faire place à l'cnumération des noms de la famille. dans les et assj/rienne. qui renferme. Osiris Khontamentit se réjouit de cette fondation de mon » » seigneur. . son serviteur véritable. d'ordinaire Osiris. Mélanges d'arcliéolofjie éijr/pticnne une traduction de cette même partie du texte qui renferme plusieurs erreurs. des par- désignerai provisoirement par humaine que je terme égyptien de Jxa LJ. plein de qualités. » Cf. vue] de je me réjouis et mon cœur se dilate [à la mon œuvre. le 20. c'est-à-dire dans l'Enfer. t. qui est dans son cœur et accomplit ses ordres tout au long de chaque jour. Sur notre stèle. en des vêtements. a afin qu'il Ijière. moi-mémo. la prière intermédiaire est entière- ment su])primée dans beaucoup de cas. le serviteur actif (?) Merri. ou bien le défdé de la famille occupe plusieurs registres superposés. de l'encens » à une portion de l'àme le : la traduction du début de la stèle C 3. Voici date. plusieurs dieux sont mis en scène « Proscynème à Osiris. donne des provisions fu- néraires en pain. 2. Litt. raaitre de Mendès. » une palme d'amour. : L'ordre de ces trois parties n'est pas toujours constant la scène finale est parfois placée en tète et remplit le cintre. dit « Je suis le serviteur. p.STKLES FL'NKRAIRKS DK LA sont représentés lui faisant XII" DYNASTIK à lui et à sa 3 une offrande. les obélisques et l'avant-corps de l'édifice sont en pierre blanche de Tourah. Ousirtasen. à Khont-Amentit % fums. (( : : » » portes. toujours actif et par chemins. en vin. i. quelquefois précédée d'une date et d'un nom de roi'. La formule initiale. né de la dame Moxkhitou. selon la grandeur de Vers la xiii'' dynastie. Les » couloirs et la chambre intérieure l'emportent sur toute autre place et » reproduisent l'ouvrage des dieux. le féal. le deuxième mois de la saison Shaït. sont plus ou moins longues. fils du Soleil. maître de féauté. 221. les 1. vivant comme le soleil à jamais. annonce toujours une offrande présentée à un dieu. Mon maître m'envoya en mission. Souvent aussi l'invocation du début et la prière la pierre. : Celui qui est dans l'Occident.

: Celui qui ourre les voies du ciel. il les repassait au toute matérielle : (( . la au A// de l'ingénieur MiiRiirr.. On verra plus loin. tout ce que donne le ciel. C'est ce que les monuments appellent pir/Jirôou ou piUhvôou. 4. à Ouapouaïtou résidant dans Abvdos. le dieu Chacal. employé chaque jour à distribuer aux morts un assortiment complet de provisions \ 1.\ WV DYX ASTIK '. Celte formule revient tout ce qui est banal : fré(juemment se a eu le sort du on ne donne plus peine de l'expli- quer. gnaient de t>. » La plupart des objets énoncés étaient servis réellement devant le dieu. L'oiïrande est : on souhaite au mort. pour avoir présidé à fondation d'Abydos. . Hincks. au moment de la consécration d'une stèle ou d'un tombeau mais le dieu ne les gardait pas pour lui. 7 de la planche. que le Nil apporte de ses sources mystérieuses''. né de si dame Monkihtou cpi'elle la ». D^ *^^=^. pour et tloniieiit des provisions en * ]xùn en vin. « une formule fréquente sur les stèles. non pas les jouissances abstraites et vagues d'un paradis chrétien. ou plutôt on aecepte.3. '=^ que Nil apporte de ses châsses la sorte les Q 9 ^n le Le mot à mot donne Les Egyptiens dési- ». Voir l'interprétation d'E. ceux qui ont formé et débrouillé le chaos. les à la déesse Hikit' et au dieu Khnouniou. L. la première explication qui en a (*lé donnée dans l('S])remiers temps de l'égyptologic Il '. La déesse Hikit. la la nature de l'oiïrande et faut y considérer deux choses personne pour laquelle l'oiïrande est faite. seigneur de Siout. et le dieu Khnoumou. en milliers de toutes choses bonnes et pures. un des noms d'Anubis. mais de la nourriture et des biens semblables à ceux qu'il possédait làbas. repré- sentent les dieux des éléments primordiaux. Osiris ^devenait une sorte d'intendant. à tOte de grenouille. à tous (ju'ils dieux d'Abydos.l STÈLES FUNKRAIRRS DK I. ka sur le champ. ou plutôt 2. sans y songer. dans des Litt. qu'ils passaient . C'est le On 1842. dieu grand. Il leur remettait à chacun. 5. dans la un passage de notre stèle. maître d'Abvdos. the lifji/ptiau Stèle or Table t. sources inconnues du Nil. que produit la terre.

p. 1. L'olïrande complète devait être servie à de certains jours. vu. la chambre ouverte de son tombeau C 55. aux douze fêtes des mois. Louvre. et les listes d'of- nwniiments. 4.) conditions que nous essayerons de déterminer. à la fête de la grande flamme.. 1. Transactions of the Sorieti/ of Bi1-30. règle avec ses prêtres les conditions de son propre culte funéraire. chargés (!<• i<Mii' rendre un culte api'ès la nioi-j et l)i(Mi : ])ayés i)Our r(Mni)lir leur ollîce. Grande inscription de Béni-Hassan. cf. à la fête de la grande année. Dans un tombeau de l'Ancien Empire. *. Recueil d' inscriptions inédites Musée êgijptien du Louvre. En face de lui. à la fête du commencement de l'année. et Mariette. p. une cruclic de bière. Choix (h dans Pierret. t. pi. Ils instituaient un collège de prêtres spéciaux. Recueil. dans la les du présent volume. des gâteaux pris sur les gâteaux des Maîtres de l'Etcrnil('. à toutes les fêtes des vivants et des morts*. t. 90. » Le dernier delà dit : « . La légende avec \o. « à la fête du commencement des saisons. La traduction de ce texte est dans blical Archaeoloi/f/. p. pi. en anglais. à celle de la fin de l'année. Monuments divers. et on français. 1. la d'assui'er à ravance le mesure de blé et la qualité d'étolïes qu'il convient chaque prêtre. II. suite 3. » Les pauvres ne pouvaient pas répéter souvent cette olTrande : les riches s'ellorçaient de la perpétuer au moyen de fondations pieuses.STKLKS ITNliRAIIiH. Le texte est publié dans Prisse cV Avenues. des pots de l)ière. pour que chacpie prêtre donne une nombre exact de pains et de cruches quantité déterminée d'objets et de provisions diverses à la du défunt'. à la grande fête. Tout était régl('' à de bière. liquides et gâteaux viennent pirIJirôou. a publié le contrat par lequel Hapizoufi. (lu 2.S DH I. » C'était un véritable repas qu'on servait au mort dans 1. 16 1. et il reroit sa vinndc de la niasse de chairs qu'il y a sur rautcl du Dieu llrand'. une procession de serviteurs apporte des oies.A XlT DYNASTIK « . prince de Siout au temps de la xiu' dynastie. des guéridons chargés de pains. xvii. aux l'êtes du mois et du demi-mois. lxvi ctsuiv. on voit le défunt debout devant une table d'offrandes. 00-96. à celle de la petite année. Les préposés aux pains. à la fête des cinq jours épagonèmes. etc. aux statue douze fêtes des quinzaines. à la fête de jeter (?) le sable (?). à celle de la petite flamme.

toute espèce de substance c'est. « de pains. Chabas. g.'>8. . mais une substance humaine ])lus subtile que celle dont est pétrie le corps'. ( l'àme i^^^haï). le ^ srit). Je ((u'ils prétention devons api)rendre exactement ce Il ])ensaient à ce sujet.» (Lepsius. 11. Laissons de côté. pl. servait pour ainsi dire de corps céleste aux parties hautes de la personne humaine. si les Égyptiens n'avaient pas pris la peine de le représenter quelquefois sur les monuments.cccxL. si vous }' consentez. Rosellini.K? 1 rMlRAlUKS DK lo I. une masse de terre en forme de : galette. Le défunt seule partie tout entier n'en avait pas raul)ain»\ mais une les lliéories du défunt.a était quelque chose d'intermédiaire entre le corps et l'âme. humain singulièrement pas comi)liqué qu'il ne Test pour nous. Il dit Posez des milbœufs. le le lumineux et le nom. Pour j^lus la les Égyptiens. C'est le cas à Louqsor. un gâteau. p.) 1. nom. Ka signifie. pi. Dans des reli- gions modernes. Monuments (le l' Efi!i[ilc et de la Nubie. par étymologie. se trouve dans Birch. trad. C'est alors un personnage identi(|ue au personnage qu'il accomhomme. séparée du corps terrestre par la mort. textes où il est question apparaît comme vous sulHra de savoir (jue. Mémoire sur une patèrc cfji/pti''nnc du Musée du Loucre. gazelles. à ])ropremcnt pirler.6 STin. 2. si le personnage est un enfant : ' . L'âme (haï) était une matière raffinée qui.92 e. le ka. pour Aménophis III (("hampollion. la sub- stance humaine.xxix). x. au lumineux. le lumineux (^^h'hou). on admet que cluujue homme l'être possède une était âme n'ai et un eorps. MonumeiUi reali. 18. Le premier travail sérieux qui ait été fait sur le mot ka. elle nous un composé de nombreux éléments.A XlT DYNASTIK le frandos gravées sur mur uous en fout conuaitre menu par le détail. l'ombre ko.'iteaux. dans les de la personne humaine. si le pagne enfant. Le /. liqueurs. . le corps. bande surveille l'opération liers et donne des ordres. au sens premier du mot. Drnhinâ: ler. Le ka humain est donc.57-68. l'ombre. Il ne me serait pas facile de vous le décrire. par exemple.

Une glace sans tain. de Rougé. 3. p. c'était seulement ])ar aventure. séparé du corps. beaucoup d'entre nous ont pu juger du degré de vérité auquel on est arrivé en l'art d'évoquer au théâtre de véritables spectres.m:s rrNi:HAiin:s dk i. . reçoit. il avait une existence propre. XVII. se retirait dans le tombeau il pouvait entrer et sortir. N'allez pas en conclure que les Égyptiens voyaient l'homme double à l'ordinaire de la vie. 2' partie. pi. son nom avait : : reposer sous les sycomores qui entouraient le monument ou aux jours descendants goûter le frais à l'ombre de l'hypogée. j-cnli. Le corps momifié d'li. dressée sur la scène et invisible au spectateur.ji/pic. les lui il recevait. pi. { personnage est un homme'. Après la mort."j du Louvre ropioduite dans Prisse.a xir dvnastii-. Gl-(î3. mais vaporeuse et transparente. 2. comme les fantômes de nos superstitions populaires. Cfirestoniathio èf/f/ptieane. 5-7. et^ si le double qu'ils sculptaient parfois sur leurs monuments pouvait devenir visible et tangible. 2. Nestor Lhôte. pi. juste de tons. E. donne une curieuse peinture de ce qu'était la vie du mort dans le tombeau. Mon. Ils le voyaient simple comme nous faisons. il s'a])])uyait sur le corps et s'identifiait telle- fini par devenir une sorte de thème pronominal. et qui est le double aérien d'un être vivant. le ka. 1. au moyen d'un jeu de : miroirs. Monuinvnts cfiiiptiens. Il y a quelques années de cela. on disait « Je donne des louanges à ton ka ». religieuse. p. xli. Le ka était comme une projection dans l'espace de la figure humaine. formée d'une matière ténue qu'on ne peut ni voir ni toucher à l'ordinaire.sti. Champollioii. Le ka devait avoir l'apparence d'un de ces spectres de drame: seulement. Lettres écrites . La stèle C 5. on obtient de la sorte une figure nette de contours. dans un drame qui eut du succès. l'image d'une personne placée dans la coulisse Pendant la vie. se : ment à lui (pie^ dans l'usage commun. Mo- numents. cccxL Rosellini. comme on aurait dit « Je te donne des louanges S). projection vivante et colorée. ses fixés par la loi hommages de et le culte que rendaient ses prêtres'.

dans les pyramides. commis pour lui.8 PTKI-FS FlNKliAIUllS Di: I. quinze.. mais il est devenu démon il tue ou frappe de folie qui vient le troubler dans sa retraite'. p. devenu démon au changement de religion. dix. . il un bruit épouvantable qui lui faisait presque faillir le cœur.) Les histoires merveilleuses que Mourtadi raconte des pyramides devaient avoir cours déjà à Memphis sous forme égyptienne. » lequel esprit ne partait point de devant même compoune statue et un esprit. qui avait entendu ce bruit en mourait. en Egypte et au Caire. C'est cctto clianibro (juo les Le nom de scrdab. pris Sar/f/ara/i. 8-0. 1864. Notice des principaux /nonu/ncats. quand ce côté-là et celui quelqu'un jetait sa vue. le couloir. Alexandrie. ne sont souvent qu'un travestissement des traditions antiques. 21. a passé dans la langue archéologique (Mariette.) 2. qui avait les deux yeux ouverts et était assise sur un trône. dans les statues représentant les dieux. Le ka tombeau où son corps fut déposé autrefois. 46-61. {L'Égj/pic de Mourtadi. La loi en l'existence du ka <4ait si bien ancn'e dans l'espi-it du peuple. ayant auprès d'elle comme une entendait de hallebarde sur laquelle. Les traditions arabes du moyen âge qui.. l'article Sur les Statues prophéLes gardes des deux autres pyramides avaient la sition. « Le garde était delà pyramide orientale une idole.a des dieux était cette partie d'eux-nir-nies que la consécration attirait et retenait 3. dans la suite du présent volume. soigneusement murée. ])liis le ka avait de chances de durer'. placent pour gardes.«.. p. tiques. Pierre Vattier. malgré deux changements de religion. H y avait un esprit servir ce garde. L'esprit n'est autre que le /.A MI'' DYNASTIM eomnic le corps aurait pu so kn perdre sou appui. On ne i)eu1 r(>mpèclier de mal hante toujours le : Arabes appellent lo serdab. mdclxvi. cf. Le /. fils du Gaph'phe. dans cette acception. une statue aidée d'un esprit. qu'elle n'a pas servait de support inerte. les riches déposaient dans une chambre spéciale. (pii les rei)résentaient aussi lidèlement que possible \ Ces statues étaient le soutien du ka i\('^ humains. p. et Sur les tombes de l'ancien empire r/uoii troucc à 1. vingt statues ou plus. mais détruire et le : disparu avec la civilisation égyptienne et subsiste encore aujourd'hui. de même que les statues des dieux étaient le soutien du Jxn do^ dieux i)lus elles (MaiiMii nonibrcuscs. de la traduction de M. Paris.

Un amas d'otîrandes de toute nature est présenté par un homme debout. s'avancent le vers Mfrri. Au . partie dans le deuxième registre. V^oilà déjà bien des patience. et . qui appartenaient évidemment à la famille. c'est lui (pToii tue. Horou.sa femme Six. qui délile et présente les objets de l'ofïiandc. Ti et SiTsiNiT qui. ce qui arrive souvent. sont la de chaque côté d'une table d'olïrandes. . assis deux bar- hommes. Merri est sœur Tana (?) se tient debout derrière eux sont deux hommes. et. : Entouf. Dans le premier registre. IIor-Oisir et Sit-Entoif. assis. les statues encore intactes cjuc lenl'cinie la chambre sépulcrale. père de Merri. mais dont le degré de parenté n'est pas indiqué. et sa femme Monkhitou. qui fait «l'otîrande sont assis sur un : même fauteuil sous le fauteuil âOsiris [pour qu'il y ait des] rations funéraires en ])ain et liqueurs. né de dame Haxoutou. le tableau se compose de deux registres. deux femmes sont accroupies. au moment mrme de découverte. accroupie. C'est toutela famille.STKI. KHOXTKHrn et Hor-Olsir. amis. domestiques. je suis ari'ivé i)ientot à DfM'rièi'e noms Un de mon cata- deux personnages et toui'nê vers la gauche. réunit en une même adoration le mort luimême et le père et la mère du mort. en détruisant son support. Rangées partie dans le fauteuil registre i)récédent sous de Merri. en milliers de toutes choses au dévot Horou. » Derrière ce personnage. Le repas funéraire annoncé dans tableau final en est la première formule. et la frayeur superstitieuse (ju'ils éprouvent en ces occasions a causé la ruine de })lus d'un monument la précieux. tandis (jue sa .-TIH la 9 qu'on mutilant. le peinture exacte. et A droite et affrontés. à droite. cond registre.sela assis. Les Arabes n'y manquent jamais (juand ils entrent dans un tombeau. même scène. sont huit jarres de forme diverse pleines des essences canoniques. Khontkuitihotpou. Dans la scène (jue vous avez sous les yeux. ces Hanou.KS FlNKIlAlKliS faire I)K LA Xll" DYNA. KFiONTKHiTiMriÀ[T bares logue. regardent une procession do trois esclaves femelles. parents. chargées d'offrandes.

pi. sous quelle forme et par quel moyen les lui expc- diait-onf Les textes ne nous fournissent aucun l'enseigne- ment précis à ce sujet. (I^psius. qu'on trouve reproduit en tout ou en partie sur les en vert figurines funéraires. « l'Osiris Efônkhi ». Je crois pourtant qu'on peut donner aux (]uestions que je viens de poser une réj)onse certaine. le re/*/ pour les yeux \ le parfum sit. si ces objets parvenaient jusqu'à lui. . A'o</oe des principaux monuments. C'étaient. se teignaient le dessous des yeux. les On déposait j^arfois sur le sol (pies-unes. d'une pioche. d'un lléau et d'un de la chambre funéraire. L'Osiris Efônkhi dit Efônkhi est ordonné pour tous les travaux qu'on fait ici dans l'Enfer. On peut voir l'effet que produisait cette étrange parure sur les statues de Sapi. A XIl" DYNASTIK le parfum nikhnomou. 3. Todto/ihuc/i. En voici la traduction. d'une houlette. 2. pour remplir les canaux d'irigation. 36. On ensevelissait avec lui des statuettes en terre cuite. p. « C'est moi ». comme un homme de corvée. IMII C'est par la vertu de cette formule que les Répondants. au Louvre. le parfum hakotwu. et parfois on les enfermait soigneusement dans des coffrets peints. surtout ceux des anciennes époques. Le ha se servait-il réellement dans l'autre monde de tous : les objets qu'on lui avait offerts? et. exclamez-vous [ainsi]! et. d'autres en possédaient des milliers. ainsi nommés parce qu'ils répondaient à l'appel pour le Lepsius : « — : . Certaines momies en ont à peine quelsac à somailles. si vous êtes ordonnés chaque jour pour tous les travaux qu'on fait dans l'Enfer. selon Livi'e des la richesse ou la piété des parents'. l'essence d'anis. comme le dit forserviteurs mellement un chapitre du 1. d'après le texte publié par Chapitre de /'aire faire par les Répondants les tracaur de « O ces repondants. pour transporter les grains d'Occident en Orient. « Ccsl moi » exclamez-vous. équipées pour : le travail. Mariette. et souvent un mobilier complet. l'essonce d'acacia scynl. 1864.' Si l'Osiris l'Enfer. Les Égyptiens ne se bornaient pas à offrir au mort des provisions de bouche et des étoffes ils lui envoyaient des domestiques. et pour frapper les impies qui y sont. pour cultiver les champs. la poix. Morts\ des Les Égyptiens. la myrrhe. Le chapitre vi. Le mort n'a pas à se plaindre tout est bien dans les règles. en pierre ou en bois.10 STl'lLES FrNKR\IRES PK I.

ta fjrosscsse ou te prèr/nant. Paris 1826. de . de la bière. s'animaient à l'appel d'Anubis. on entassait dans les cliamljres de l'hypogée des meubles de toute sorte. Le ka des meubles et des étotïes. un outil.KS 1-LM. Le sarcophage Le prègnant vercle Chair en tiii. le cou- On trouvera dans Tylor. de la viande. des arnies. nattes. s'aiiiinaient. 1864. de la onzième dynastie. : contre les mauvais esprits. recevaient chacun leur scription. nous a souvent conservé. ils donnaient à chaque objet un la nom qui le distinguait des objets do mémo espèce. le corps des pains.\ jours de fête ou qu'on avait déposés une fois pour toutes dans son tombeau '. Voir le Catalofjnc raisonne et Ulstoriqnn des aaiiquUès décou- vertes en É<i!ipte par partir de la page 111 2. étaient au corps de l'homme. n du mCme ouvrage. des jouets d'enfant '. La statuette. s'appelait Bôqit.ni. 32. un double '. 34. le se battaient mort qu'elles représentaient demeurait en repos. 1. p. En tout cas. la Cirilisadon primidre. ïrieste. 2-4). un sabre. la théorie de la transle sacritice. Beaucoup de peuples. de la bière. en même temps que les statuettes. labouraient. et leniplis- saient dans l'Enfer leurs devoirs de domestiques. un résumé des croyances relatives à l'âme au t. M. si c'était un enfant qu'on enterrait. i. 36. ustensiles de ménage et de cuisine.S Di: LA XIl" DYNASTH: 11 du mort (piaiid on l'appelait dans l'autre monde. Une canne. l)en/. Le sarcophage du roi Montouhotpou II. pi.sTKF.. AouF-EM-isT-EF. et le couvercle du sarcophage. mission de Vdnie du sacriûce au dieu qui reçoit . même civilisés. p. une palette. le ka des pains. chaises. 543 et suiv. à Mariette. A Tlièbes. Clidu' en lui (Lepsins.x et des objets . 140 c. de l'édition française. ou plutôt animaient leur Ar/. et. attribuent une âme aux objets il semble que les Égyptiens leur aient attribué un ka. par la vertu (\c>i formules (ju'on avait gravées sur elles elles cluH'gés de répondro à la place le faire travaillei- pour : allaient à la corvée. que manie égyptienne de tracer une in- y a place pour une inscription. tandis que compte du défunt. semaient. des instruments de musique. auraient été au ka de l'homme ce que le corps des meubles et des' étoffes. Joseph Passalacqua. Xotice. ou plutôt les statuettes. des animau.. 3.|{ AIlîl'. de la viande. lits. Le fantôme de l'être humain vivait ou se servait du fantôme des objets qu'on lui oiïrait au. partout où il nom. 1. n'était pas la même personne que t.

interpelle l'une après l'autre toutes classes la société égyptienne et les conjure au « de leurs intérêts les plus chers subsistants sur terre. Le souhait. C 15. dénué de tout.12 SÏÈLKS FINKRMUKS DK l. montre qu'on croyait que le ha pouvait s'affaiblir. mais il en soulTrait '. plusieurs des papyrus de Liverpoob sont le d'un procès en violation de sépulture jugé à Thèbes. il les elîets. 4. 3. lieu de s'adresser « aux seules personnes de sa qui venez après moi les ' s'adresse à l'humanité entière. d'une bonne santé ou de force pour le ka. 1. l'n peuple aussi crainlil' (pie l'i'taient les h^gypticns des dangers de l'autre monde avait du prévoir pareille catasde résidence. stùlcs de la XII' dynastie. pro})hètes f|ui ' ! — subsistants sur terre! ô vous traversez l'éternitéj prêtres. les êtes vivants à toujours et d'Osiris. les pièces Papijrus Sait. habiles officiants dans divines paroles. C 210. vers onzième siècle avant notre ère. dernière ligne. rju'on trouve mentionné parfois. uv. Le ko. au famille. 1. commandants d'Abydos. Musce du Loucrc. 8-9 . cf. Louvre. Louvre. Beaucoup de stèles portent en effet une formule dont on n'a pas. qui elle. ju. le sens. dans un moment de gêne.A XII" DYNASTIE Et pourtant. quelrpie roi. en dépit dos soins qu'on prenait pour assurer le jour venait où les ofTrandes lon<i:tem])s renouvelées cessaient enlin. cé- qui com]>osent nom : lébrants. pi. criait la faim et la misère: je ne crois pas qu'il mourût de son abandon. par devant les les différents Plusieurs papyrus conservés dans le musées de l'Europe. 2. le Pap!/rits Abbott. ma syringe ou passez devant ma commémorez mon nom sans hésitation. Gayet. où les objets déposés avec la momie l'avenir. oul)liait ses trophe et tacher d'en conjurer essayé d'expliquer mais. morts les prêtres du ha. devenaient infidèles à leur contrat. C'est toujours le défunt qui parle. n'i'tant plus surveillés. récitez entrez dans stèle. Tantôt c'est d'une : manière générale tantôt il hommes » . étaient volés et détruits \ La familli' s'éteignait.squ'à présent. nobles du nome Thinite. dépouillait la tombe de ses domaines et de ses revenus. . cliaiiLceait .

Lire la stèle d'un mort ([ue les siens avaient peutêtre abandonné. si vous aimez la vie et (jue vous vouliez ignorer la mort. [millier d'étoffes] au ka d'ENTOUF*.STÈLES FUNKIIAIKMS DK I. A. xvii. cf. tout scribe. tout olViciant. maître de Karnak Proscyticme alors dites: pour (ju'i'l donne millier de viti. Les ka d'Entouf et de Nakhtminou ont reçu tout à l'heure le repas que et . XVII. 16-10 2-4. ne pas goûter la terreur de l'autre monde. selon ' (jue / » vous aurez dit : Proscynème au défunt Xahlitiinnou — « subsistants sur terre. pi. était un devoir de charité journalière. que le hasard amènera stèle. en ce moment. tous mortels. Louvre. 2(3. Stèles pi.A XIl" DYNAS'IIK 13 maîtres de vérité. de la AIT dynastie. millier de saeliets de parfums. . prononcée par une voix humaine. . et qui i)àtissait dans son tombeau. Il conjure seulement les âmes devant sa syringe ou devant sa dévotes. 2. de rappeler son nom et a Olîrande à de réciter en sa faveur le début de la prière Dieu pour qu'il donne des provisions au ka d'Entouf ou de Nakhtminou! » Cette formule. » Le mort ne demande aucune stèle étant scribes. 1. leur promettait la ])riêre : c'est une bonne fortune qu'ils n'avaient pas eue depuis longtemps. tout ])rctre. et léguer vos biens à vos enfants soit ciue vous récitiez vos paroles sur cette ! soit que vous écoutiez [qui les récite]. qui entrez en ce tombeau creusé dans le sol. être dans la faveur des dieux de vos villes. millier de bœufs. mais être ensevelis dans vos syringes. je viens de le remplir. Les Égyptiens pieux s'en et moi-même. millier de pains. olïrande réelle : c'eût été trop exiger d'un simple passant. C C Sô. Monuments. est un véritable charme qui agit dans l'autre monde : procure au ka la jouissance effective de tous les biens dénombrés. vous transmettrez vos dignités à vos enfants après une lon- gue vieillesse. à Amoii . acquittaient soigneusement par le seul fait que je vous ai répété trois formules gravées sur les stèles du Louvre. millier d'oies. car vous sciez dans la faveur de vos dieux. Louvre. 1. Prisse. Gayet. 1. cf.

14
\'oilà

stî:m:s riNiiRAiRKs dk
jiour le ha.

i.a

xii"

dynastif.

que s'adresse la du LouvreA'ous me permettrez de ne pas vous raconter longuement les vicissitudes de sa destinée je ne les connais pas bien encore. Les K<:vi)tiens se figuraient le monde comme une sorte de disque l)lat au-dessus duquel le Nil céleste s'étendait et formait la voûte des cieux. Les eaux éternelles, sorties <ic Tombre à l'orient, tombaient V(M's l'occident en large cascade et s'engouffraient, par la boucbe du Pegait', dans les entrailles delà terre, entraînant avec elles la barque du Soleil et son cortège de dieux lumineux'. Pendant douze heures, l'escadre divine j>arcourait de longs corridors où des génies, les uns hostiles, les autres bienveillants, tantôt s'efforçaient de l'arrêter^ tantôt l'aidaient à vaincre les dangers du voyage. D'espace en esj)ac<'. une i)orte défendue par un serpent gigantes(iue s'ouvrait devant elle, et lui liviait raccès d'une salle immense, remplie de flamme et de fumée, de monstres aux formes hideuses, et de bourreaux qui torturaient les damnés puis les couloirs recommençaient, étroits et obscurs, et la course à l'aveugle au milieu des ténèbres, et les luttes contre les
à clic

Et ràiiie? C'est

scooiule partie tlu texte conserve sur la stèle

:

;

1.

Perjarit, situé

Le Ro-PcfjnU, on Ro-Perjcirit, ein.it situé dans le Ouou Pépiait, ou lui-môme à l'occident d'Abydos. Le nom signifie littératic

lement Bourlic
le Soleil

la fente, et désigne la fente, \a.fiàsurc, par laquelle
le

descendait dans
t.
i.

monde

de la Nuit. Cf. Maspero,

Éludes

èfji/ptienncs,

p. 121.

2. La description de la course du Soleil nocturne se trouve dans le Liera de sacoir ce qu'il y a dans r/iémisphère inférieur, dont le texte conservé sur des papyrus, sur des sarcophages et sur les parois de quel-

ques tombeaux, peut ùtre rétabli presque en entier dès aujourd'hui. Il donne, heure par lieure, avec figures explicatives, les épisodes de la marche du .Soleil, le nom des salles parcourues, des génies et des dieux

du supplice des damnés et les discours des personnages mystiques qui accueillent le Soleil. Cf. Maspero, Les Hijpogccs roijaux dt Tlièbes, publié dans la Reçue de l' Histoire des Religions, t. XVII, p. 2.51-.310 et t. xviii. p. 1-67, et reproduit plus loin dans
rencontrés, la peinture
le

présent volume

faisais alors

j'ai dû modifier, comme on le verra, l'idée que delà constitution physique du monde Egyptien.
;

je

me

STÈl.KS

FUNKRAIRKS

DF'.

I.A

XIl'

DVNA^TIK

\7>

génies malfaisants, et raccucil joyeux des dieux propices. ])ai1ir du milieu de la nuit, on remontait vers la surface de

A

au malin, le soleil avait atteint rextrème limite de la contrée ténébreuse et sortait à l'orient pour éclairer un nouveau jour. L anie s'embarquait sur le navire céleste. Tantôt
la terre:

identifiée à Osiris, c'est elle qui est le dieu, tantôt elle fait

simplement

j^'u-tie

de l'équipage du dieu.
la

Cette destinée de l'àme,
notre stèle que je ne vous
ai

voici dt-crite dans la partie de

pas encore traduite.
^

Le défunt
les fêtes

Merri
le

«

a passé les bras chargés d'olTrandes
les

du cimetière, avec
nobles d'Abydos
« Il
'
;

suivants d'Osiris

',

dans

[aussi] font

service funéraire pour lui les chefs de Mendès, les dieux

ouvre

les voies qu'il lui plait,

en paix, en paix,

[et]

l'exaltent les dieux qui résident dans le

nome

Thinite, les

prêtres
» Il

du dieu grand. a aidé à la man(ruvre

*

dans

la

barque sur

les voies

de

l'Occident;
»
Il
;

manœuvre
il

les

rames-gouvernails^ dans
»

la

barque
*

Màditi
il

dii'ige la
:

navigation dans labarfjue Saktit
!

[et]

lui est dit
» Il

«

Va
',

en paix
le

par les chefs d'Abydos

;

conduit
«

avec

dieu grand à la bouche du Pegarit,

1.

Litt.

:

Le bras sous

les offrandes. »

Le texte donne, par erreur du graveur, Isi au lieu d'Osmi. 3. Ce sont les dieux du cortège d'Osiris, dont les titres, maître de Mcndcset maître d'Abi/dos, figurent dans l'en-tête du proscynème. 4 û Ti-tot « Il a donné les deux bras dans la barque». ^ 4. Litt.
2.
:


I

est

un idiotisme égyptien qui

signifie aider.
les

5.

Le mot

^

i

hapitou désigne

grandes rames d'arrière qui servent

de gouvernail.
6.

Les barques MÂditi et Saktit sont
;

les

l'heure de la journée
soir.

l'une est la barque

du matin,

barques du Soleil, selon l'autre la barque du

7. Litt.

:

« 11 fait

tracerscr

»

le ciel,

d'orient en occident, à la barque

solaire.

16
la

i>TÎ:i,F.S

FLNKFÎAIRF.S DK LA XU" DYNASTIE
'

grande barque sacrée lors de ses courses dans les ^féles des morts* », [et] le taureau d'Occident* célèbre pour
'

lui le
» Il
» Il

service funéraire.
a dirigé sa course avec ses rames-gouvernails
'
;

entend
à

les

dieux qui acclament à

la

porte du

nome
de
'
;

'l'hinito,

la fête

de

«

"l»7<s à

moi

''

! »

lors

de

la nuit

la
il

fête

de l'alitement, à

la laie les

de l'alitement d'Hoii-SiiEN

jiarcourt rapidement
tricts

voies

excellentes jusqu'aux dis-

(?)de l'horizon d'Occident, jusqu'au quartiei- qui donne

des offrandes, au magasin plein de provisions',
glorifient

[et] le

Kiinoimou et Hhvit. les ancêtres qui ont été, au commencement, les parrains au berceau d'Abydos ', qui sont sortis de la bouche de Hâ lui-même, lors de l'organisation
1.

NosHEMiT
Le

est le

nom

général des barques sacrées d'Osiris.
1

2.

texte gravé sur pierre porte

J'avais cru (jue l'original

hiératique devait donner ^1

^

iun skt avec une ligature et une cou-

pure fréquentes à
courses. »
3-

la

depuis de cette formule montrent qu'il faut

douzième dynastie. Les variantes que j'ai trouvées lire ta nomtitous, « en ses

4.
T}.

Mot à mot, dans les fêtes du Khri-Noutri. Un des noms d'Osiris.
Le verbe
T"""^

hakonou, employé dans ce passage^
wna/v\

est

nouveau

pour moi. J'y vois, avec doute, une forme en
(hrifjcr, rcfjt'r.

n de

la

racine hik,

6. C'est l'anniversaire du jour où le dieu créateur a dit au Soleil Viens à moi » et où le Soleil a commencé d'éclairer le monde. 7. C'est une des formes d'Horus je ne sais pas d'ailleurs ce qu'étaient les deux fêtes mentionnées dans ce passage. Le signe de la ruât est remplacé dans l'original par un signe mal fait qui ressemble à la peau
:

«'

!

;

d'animal.

Ce sont des épithètes du tombeau, qui font allusion aux offrandes On trouve sur un autre monument du Louvre (C 170, 1. .5) la mention du « quartier (cimctiùrc), maître des offrandes. » 9. Litt. : « les premiers accoucheurs (m.\skhonitou) d'Abydos ». Les mnsl.honilou sont les personnages, hommes ou femmes, qui se tiennent auprès de la mère au moment de l'accouchement, et donnent à l'enfant sa destinée, quelque chose d'analogue aux fccs-marraincs de nos contes.
8.

funéraires.

STKi.K^î fi:n'î:iiairi:s

dk

i,a

xiT dynastik

17

d'xVbydos

;

ils lui

suivants d'Osiris,

donnent de pures olîrandcs i)ar la main des [et] le mettent en joie les [dieux] habitants
le fait

du nome Thinitc; Osiris
chefs de la nécropole.
((

entrer en sa place, parmi les

Il

prodigue

^

les

d'objets [qu'on offre]

gâteaux et les provisions^ les brassées à Osiris dans la fête Ouarjàit, dans les

fêtes de la namm(\ a la foie du commencement des saisons, aux grandes ietes, à la procession [de AJinou] ', aux plus solennelles de toutes les grandes fêtes qu'a célébrées le dieu grand
;

« Il

a passé

comme

le

dieu
il

Mehounou
il

',

son bras [chargé]

d'ofîrandes au dieu grand,
tête des défunts et des

s'assied à la droite d'Osiris, à la

Mânes,

atteint l'escorte

du

dieu,
il

il

le suit sur toutes ses voies

pures de la nécropole, et

offre

des olîrandes sur

la

grande table d'offrandes, tout au long de
»

chaque
«

jour.

Le dévot, ingénieur, Merri, né delà dame Monkhitou *.
« 11

1. Litt.

:

INONDE. »

2.
3.

Le

texte porte

simplement

«

la procession »,
le

sans

nommer

le

dieu.
stèle.

Je ne connais ce génie ou ce dieu que par

passage de notre

4. La traduction a été reproduite en partie et corrigée dans Maspero, Études Effi/pdcnnc?, t. i, p. 121-123. La stèle C 3, offre un excellent sujet d'étude grammaticale. Chacun des versets y est divisé en deux

parties opposées l'une à l'autre par le sens et la construction. 1" L'auteur

énumère

les différentes

actions que
et les

le

défunt doit accomplir pour témoi-

gner sa dévotion aux dieux,

les dieux accordent en échange des services rendus. On a d'ordinaire deux membres de phrase introduits, le premier par un verbe au passé, mast-naf, tit-naf-totouï. .., HAKEN-NAF..., qui a le défunt pour sujet; le second, par un verbe sakhou, qui a pour sujet un nom divin, et pour régime un pronom sou, rappelant le nom du défunt. 2° L'auteur énumère différentes actions ou séries d'actions que le défunt accomplit, comme complément des actions antérieures, ou reçoit la permission d'accomplir, en conséquence des faveurs que le dieu ou les dieux lui ont accordées dans la partie précédente du verset. Ici encore, on a deux membres de phrase construits, ou peu s'en faut, sur le modèle des deux membres de phrase du premier demi-verset un verbe au présent, apouf... z'oseri-f..., sakdou-f..., etc., qui a le
:

faveurs que

2

18

STKi.rs FUNÎiRAinrs

ni-:

i.a

xir dvnastik
heiuicoup

Des parties de cette
d'autres stèles de
quittant
la

priî're

se retrouvent sur

la

niènie ê])oque.

Le mort ou l'âme du mort,
navire divin
et

terre,

s'embarque sur

le

])rend sa

place dans l'équipage. Elle décrit les incidents du voyage,
l'arrivée augoulTre occidental, les acclamations

que

les

dieux

protecteurs d'Abydos poussent à l'apparition du Soleil défunt,

du Soleil-Osiris. Je ne vous demanderai pas de la suivre parmi les « terreurs de l'autre monde » il me faudrait, pour vous y conduire avec elle, non pas une demi-heure de parole, mais plus d'heures que vous ne seriez peut-être disposés à m'en accorder.
:

Je voudrais demander à M. Maspero, puisnous, s'il ne peut pas nous donner quelques parmi qu'il est renseignements sur cette autre partie de l'àmo humaine qui

M. GuiMET.

est représentée

par Vécentail,

y^ Y ombre?

M. Maspkro.

J'ignore complètement ce que les

Égyp-

tiens entendaient par l'ombre.

La

figure en est très rare.
les

Un

jeune égyptologue italien, qui suivait l'an dernier

cours

du Collège de France, M. Ernest Schiapparelli, a eu l'occasion d'examiner les documents qui se rapportent à cette partie de l'ame humaine. Je ne connais pas encore les conclusions
qu'il a tirées, et je préfère
sujet.

vous avouer

mon

ignorance à ce

M. GuiMKT.
de rencontrer

— Ne vous est-il jamais arrivé jusqu'à présent
le

ka

et l'ombre, figurés côte à côte sur le

môme

mur?
; un verbe ska..., sua..., qui a pour sujet un nom divin un pronom rappelant le défunt pour régime direct ou indirect. Le tout forme trois versets bien définis après quoi, le parallélisme est rompu, et le morceau se termine par une série de phrases où est dépeinte la condition bienheureuse du mort qui a rempli tous ses devoirs envers la

défunt pour sujet
et

;

divinité.

STl^XES

FUNKRAIRKS DK

L.\

XlT DYNASTIE

lO

M. Maspefkj,
de Mint''[)hlah,

Je ne connais jusqu'il présent f(u'une

imag(3 vrainii^nt autIi(Miti(jUo de l'ombre. Elle est au
lits

tombeau

de Ramsès

II.

C'est une figure noire qui

reproduit le contour d'un individu; seulement, elle est plus longue et plus lluette que l'image ordinaire d'un vivant. 11 s'agit des cérémonies ordinaires de l'enterrement qui, en

Egypte, étaient fort compliquées. Le fds du mort y prenait une paît active et était souvent mis en tête-à-tête, soit avec
la

momie de son
il

})ère,

soit

avec des prêtres qui jouaient

le

rôle des dillereuts dieux conducteurs d'àme.

A

un moment

donné,

voyait Y ombre se détacher sur
je n'en sais rien'.

pourquoi?
Après

le mur. Comment et {Applaudissements.)

cette lecture,

M. Naville,

président, dit

:

Le Mémoire de M. Maspero m'a vivement un travail qui fera autorité dans la matière.
Les sujets qui touchent à
été étudiés suivant
la religion

intéressé. C'est

de l'ancienne Egypte

sont parmi les plus difficiles et n'ont, selon moi, pas toujours

une méthode parfaitement saine. On a

trop souvent considéré les anciens Égyptiens

comme n'ayant
leur his-

pas changé de religion depuis

le

commencement de
Les

toire jusqu'à l'époque romaine.

livres qui parlent

de

la

religion la représentent presque toujours

comme un système
textes pris

bien coordonné (pie Ton reconstruit au
faux, et que la religion des Égyptiens,

moyen de

à des épocpies très différentes. Je crois (jue ce principe est

comme

leur histoire

et leur civilisation, a subi des modifications considérables.

Le

vrai

moyen de

l'étudier, c'est

de faire

comme M. Mas-

pero, de s'en tenir aux textes d'une certaine époque, et de

montrer ce qu'était cette religion à un moment donné, sans vouloir trop vite généraliser et étendre ses conclusions à une époque antérieure ou postérieure. En effet, comme l'a dit
1.

On
ici

sion

dans

trouvera la description de la cc^rémonie à laquelle je fais allul'article sur le Rituel du Sacrifice Funéraire., reproduit

plus loin.

:l^0

stki.es funï^irairks
.

di',

i.a

\\v dynastii-:

Masporo, nous voyons encore, dans lescroyanccs des conla douzième dynastie, un côté tout matériel. Dans les peintures ou les bas-reliefs de celte époque, nous trouvons un tableau de la vie extérieure des morts. Le défunt tenait à montrera ses descendants (pril avait (''t(' un lionHiio heureux, qu'il avait posséder de grands troupeaux, (|u'il était propriétaire de nombreux villages. Dans les tombeaux de Beni-Hassnn, on voit même les jeux auxquels le défunt s'est
temporains de
livré ])en(lant sa vie.

M

Plus tard,

il

se

fit

un changement con-

sidérable dans les idées des Egyptiens à cet égards et l'on en
vint à ce mysticisme étrange que nous

sommes encore

loin

d'avoir compris, et dont les représentations fantastiques re-

couvrent

les

tombeaux des

rois.

rent,

Après un échange de propos relatifs à des matières d'ordre difféune question posée par le baron Textor deRavisi, que nous
le

reproduisons ci-après, devint
cussion
'
:

point de départ d'une nouvelle dis-

J'ignorais qu'à propos des stèles funéraires, M. Maspero nous ferait l'honneur de développer une partie des questions que je me proposais de traiter. J'ignorais encore qu'à propos du papyrus de Soutimcs, M. Naville développerait ces mômes questions. Par conséquent, je demande à supprimer la lecture de mon mémoire. Cependant, je me permettrai d'interroger les maîtres de la science que nous avons parmi nous, au sujet de la croyance â Vlinmoi'ialiié de l'âme clie^ les anciens Egyptiens.
1.

On

reconnaîtra

sans

peine qu'une

partie considérable des idées

exposées dans cette discussion n'ont plus cours aujourd'hui. Les quinze

années écoulées depuis
Efj'jf'tifin

lors ont modifié
le

beaucoup

les

doctrines qui parais-

saient alors être établies

plus solidement.
j'ai

On

trouvera dans l'article

Soûls anrl t/icir VV'or/r/s, que une doctrine fort différente de celle que

reproduit dans ce volume,

je prolessais alors.

STKLES

FLNl';UAIPvi:s

])K

LA XlT DYNASTII-:
;

21

Tous

les

congrès sont solidaires

tous ont pour but d'ap-

peler â eux les j)riiicipau\ savants et de vulgariser leur en-

seignement.

A

.Saint-Étiennc, j'avais soulevé cette question

à propos des textes mosaïques. Moïse avait été élevé dans la

connaissance de toutes

les

sciences des Égyptiens, ai-jc dit,

donc

il

devait connaître leur système de croyances. Je pensais
la solution était

qu'au point do vue scientifique

trouvée.
assesseur,

M.

Cliabas. qui

me

faisait

l'honneur d'être
ajoutait
fait

mon

répondit que

telle était

son opinion, mais qu'il n'avait pas
Il

étudié spécialement ce sujet.

que l'immortalité
le

de l'àme n'était pas encore un
égyptologique.
Je

acquis dans

monde

me

suis

donc mis en correspondance avec plusieurs

savants, entre autres

MM. Wiedemann

et Golénischefï^ qui

m'ont donné des réponses très intéressantes, et, comme complément de la discussion interrompue à Saint-Étiennc, j'ai l'Ame et le Corps, d'après les textes écrit un Mémoire égyptiens '. Les deux maîtres de l'égyptologie qui sont parmi nous pourront mieux traiter la question. Quant à moi, j'ai trouvé dans les auteurs qu'il y avait, au sujet de l'immortalité de l'âme chez les Égyptiens, une croyance populaire et une croyance philosophique. Dans cette séance, nous n'avons à nous préoccuper que de la question de savoir quelle avait été, à l'époque de Moïse, la croyance des Egyptiens sur V immortalité de l'àme. A Saint-Étienne, M. Cliabas a fait part au Congrès des Mœrimes du scribe Ani, qui témoignent de théories, de systèmes et d'idées qui détruisent une partie de l'enseignement que nous avons reçu au sujet des Égyptiens, et qui élèvent bien haut leur philosophie. Voilà donc les croyances des Égyptiens définies vers l'an
:

1.

Les Mémoires de

MM. Wiedemann,
le
:

Golénischefî et Textor de Ra101-100,

visi ont été publiés

dans

Congrès procincial des Orientalistes franp.

rais de Saint-Étienne

K<jyptologic, 1" bulletin, 2« volume,

143-420.

De même pour 1 immortalité de l'âme.es FINHUAIUKS r>M I. Textor de Ixavisi a bien voulu me poser. Notre âme est une substance disqui prévalent aujourd'hui. Si Égyptiens. l'être le humain s'anéantissait les gros.sentant rid(''e (|ue nous nous faisons de l'ànie en général. qu'après tout entier. ou même des écoles religieuses. Maspkro. d'abord. Égyptiens croyaient que l'âme ne mourJe ne veux pas dire par là qu'il n'y ait jamais eu en Egypte des hommes isolés. et ensuite. Mais dans la vie. Masj)ei'<> de Tàmc se distingue nous a dit f[ue dans rame il y avait. on peut affirmer que . car c'est justement sur cette seconde j)aitic (juc porte la discussion. les qui ont pensé. notamment au point de vue de l'époque de Moïse. — J'éprouve quel((iie dillicnlté à i(''pondre à la question (pie M. L'influence que cette définition a sur notre esprit est tellement forte. bien ! Eh oui. nous substituonsmalgrénous à tincte du corps. une seconde partie sur la nature de laquelle on n'était ])as d'accord. rait pas. une conception qui repose sur l'idée que le mot Dieu éveille en nous. M. ils finissent toujours par nous échapper et nous ramènent vois les idées nous parlons du dieu des la conception que les Égyptiens se faisaient du dieu. nous songeons seulement a nous demander s'ils la croyaient mortelle ou immortelle. les mots dont nous nous servons })our rendre les termes égyptiens nous font conunettre nombre d'erreurs involontaires. la j)arlie repré. M. Je lui serai reconnaissant de bien vouloir i)récist'i' la question.2? STK1. En premiei' lieu. A XIl'" OÏNASI IM 140<) avant Jésus-Chrisl. et qui. ne mourra plus jamais. ayant commencé de vivre à un certain moment. depuis mort des religions et des civilisations antiques. a été tellement fort qu'ils en sont restés comme polarisés nous avons beau vouloir les détourner vers d'autres sens que la : celui vers lequel ils ont été plies â la longue. Le courant d'idées qui les a traversés. qu'en recher- chant quelle était la nature de l'àme chez les Égyptiens. L'inuiiorlalilé d'une nianii're parfaite.

dans l'ensemble des devenirs ( ^ (1 (^ t KHOPRiou) qui avaient précédé et qui devaient suivre. dans cet intervalle. elle avait un infini de durée après la mort. ^'ous lu'avouei'ez pourtant que.h'E. ^xwi. je ne dirais pas qu'elle est immortelle avait eu . Je pense. Et ces vicissitudes.STKLIîS FUNKRAIRKS I)I-: I. nous serions exposés à nous tromper. M. voyez combien. président. en appliquant notre conception chrétienne de l'immortalité de l'âme. pour durer sans jamais plus changer de condition. une religion a le temps de changer plusieurs les théories de dogmes et de principes. ( ^ khopir). Apres cela. La vie terrestre n'est qu'un devenir mourir de la sorte. Elle un inhni de durée avant la naissance.A XIT' DYNASTIR 23 Égyptiens ont cru à rimmortalitc de ïime. et que. en elïet. L"idée exprimée de la sorte être mort la première. L'immortalité des Égyptiens était un vivre et un mourir perpétuel. elle ne les subissait point seulement après la vie humaine. Maspero vient de répondre la avec beaucoup d'autorité à question que lui a posée à\L le baron de Ravi si. il faut avoir continué de vivre après morts. Avant de naître à ce monde.. pour mourir une seconde fois. L'immortalité que nos religions concèdent à l'àme l'oblige â ne mourir qu'une fois. Celle que je viens de vous exposer me parait avoir été adoptée oiriciellement sous les dynasties thébaines. vous m'objecterez que l'Egypte a duré pendant fois plus de quatre mille ans. Et ici. . que l'âme traversait en gardant son identité. — M. Si j'avais à résumer sa condition d'être en un seul mot. Ils y croyaient si bien qu'ils la faisaient mourir plusieurs fois. elle était née et morte à beaucoup d'autres mondes. j'aimerais mieux dire qu'elle est éternelle. qu'on trouverait en Egypte au moins le germe de toutes ailleurs sur la destinée de l'âme qu'on a imaginées humaine. et avaient dans 1 leur enfer des personnages (ju'ils appelaient les deux fois nous paraît sentir étrangement son paradoxe. jjouryu (jue l'on continue à toujours on peut espérer qu'en fin de compte on aura l'immortalité.

Aussi les fouilles faites en diverses parties de l'Egypte.ait ces le défunt après la mort. et que l'usage se répandit de les déposer dans les tombeaux. et (pie j'ai l'honneur de présenter au Congrès. d'autres forment tout un volume. Le premier savant qui étudia le Licre des Morts ce fut Champoilion. La majeure i). à côté des momies. puisqu'il ne remonte guère qu'au règne des Psammétiques. Mossioiirs.Z4 STKLKS I TNKRMKKS DK I.A XIT' DYNASTIE Pormottoz-m<^i. Lepsius. de date récente. collaboration do d'ajoiiloi' quoliiuos détails sup- pltMiKMitairos. Ces papyrus apparaissent déjà sous le moyen papyrus dans les empire. tombeaux. c'est-à-dire sous les dynasties qui ont précédé la treizième. en 1842. où l'Egypte fut à l'apogée de . en M.et a servi jusqu'ici de base à toutes les études qui ont été faites sur le Lave des Morts. sous le règne des Thothmès et des Aménophis. en ont fait retrouver beaucoup et de fort beaux. C'est un recueil d'hymnes et de litanies qui étaient censés être récités par pla(. et surtout dansles nécropoles de Thèbes et de Memphis. Lefcburc. qui examina surtout un papyrus du musée de Turin. mais c'est sous la dix-huitième et la dix-neuxième dynastie qu'on se mit à copier des Rituels en grand nombre. Ce pa])yrus a été publié.t<\s ([uc Champoilion a désignés sous le nom do Rituel et rpi'on désigne sous le nom de Livre des Morts. par M. Il importe maintenant de reconstituer le texte tel qu'il devait être à une époque plus ancienne. Le plus ancien texte d'une certaine étendue que nous ayons conservé est déposé au British Muséum. On Leur nombre est très considérable. Il appartient à une reine de la onzième dynastie. il yen a d'une dizaine de lignes. le livre est plus ou moins long. intitulée Le papy ruti funéraire de Soudmès. qui sont aujourd'hui disséminés dans les divers musées d'Europe. Suivant que le personnage était plus ou moins riche. Guioysso. à propos (riine publication do : M.nii(' dos |)apyrus égyptiens est composée d'une classe partioulioiv do t(\\.

défunt inteipelle succes- sivement chacun des (|uariinto-deux témoins. taient point consciencieux dans la reproduction mais ces scribes n'édu texte. a faire des illustrations qu'on payait probablement fort cher la . i>i. de la psychostasie. Ce dieu. le LIcre des Mo/Us êti'an. pour avoir le Livre des Morts des grandes dynasties thébaines. c'est la scène du jugement. rangés dans un ordre qui nous parait du papyrus. i. se trouve l'emblème de le la déesse Vérité. l'écriture hiéroglyphiquedontils avaientà tracerles signes. le plus intéressant du panthéon égyptien. en résulte qu'il y a des différences considérables dans la valeur des textes écrits à peu près à la même époque.sti:m:s itnkrairiis sa gloire. comme on l'appelle d'ordinaire. et j'espère que le prochain Congrès international en verra l'achèvement. Le Livre des Morts est composé d'hymnes et de prières sans lien immédiat.a xir" dvnastik 25 . La copie du texte sacié n'(!'tait ('vid(Mnment. sont venus s'y ajoulei". Tous ne comprenaient pas. il faut nécessairement faire une comparaison minutieuse des divers exemplaires qui nous ont été conservés. dans l'un des plateaux de laquelle on dépose le cœur du mort. est actuellement en voie d'exécution. ou. pour beaucoup de scribes. il en est un qui présente un intérêt particulier. est le président d'une cour de justice composée de quatre juges.::es s'est dciiatiiré des interpolations souvent s'y sont ^^lissées. et qui diffère suivant la date introduit dans une salle à colonnes au fond de laquelle Osiris est assis sur le dieu un trône. qu'une all'airc d'industrie. Au centre de la salle est une balance. Quelques-unsétaient fort habiles à dessiner les vignettes. tandis qu'en face. Le défunt est tout à fait arbitraire. et que. qui a été décidé par le Congrès de Londres. dans l'autre plateau. des chapitres entiers se sont perdus. et déelare qu'il commis celui des f|uarante-deux péchés Ciq)itaux . d'autres. dont Il correction leur était -assez indifTérente. assistés de quarante-deux témoins. loin de la. Ce travail. Avec le temps. Parmi tous ces morceaux détachés. au contraire. Pendant que n'a point l'on j^èse son co'ur.

donné une grande importance à tout ce qui touchait a l'irrigation du pays. de plus. il en est qui ne se trouvent piis dans le papyrus de Soutimès et qui ont un caractère tout à fait égyptien ce sont ceux (jui concernent le régime des eaux. Cependant. la traduction la plus considérable qui ait été tentée depuis longtemps. Il en est de la Confession négative comme de tout le Livre des Morts.son cours. Nous avons jusqu'à présent une seule version complète du Livre des Morts. Nous n'en avons qu'une intelligence très imparfaite.st empreint de ce mysticisme bizarre que nous signalions naguère dans les tombeaux. C'est. et qui est due à M. Lefébure ! : C> O Feu () Ji' grand inarflicur sorti dWii enveloppant sorti de Klierau! — n'ai pas connuis (rini(iuil('\ — Je n'ai ! pas tourmenté.\eiui)les que l)reu(ls au hasard dans traduction de M. doit être considérée comme remarquablement réussie et faite d'après les principes d'une saine méthode philologique. Le langage e. On comprend que et ainsi «juarante-deux j^éehés ne sont . (|ui comme le dit Hérodote^ est un don du Nil. Kn la voioi (juclques c. n'ai Dévorateur d'onil)res sorti ciel ! de la eaverne — Je pas volé- O Double lion sorti du — Je n'ai pas gâté les récoltes. que d'entendre le défunt déclarer qu'il n'a point détourné un ruisseau dans . l'Egypte qui. . et dont nous n'avons pas encore la clef. elle est en anglais. ou qu'il n'a point pratiqué de prise d'eau sur un canal auquel il n'avait pas droit. dans cette justification solenncdie. I. dis-je. Chose étrange! les i)as les mêmes dans tous les textes. Lefébure. Rien de plus naturel donc. de suite jusqu'à quarante-deux. on comprend. la traduction qui accompagne les planches du papyrus de Soutimès. et ceci me ramène à la doit au fleuve son existence <iu'elle ait belle publication à propos de laquelle je me suis permis cette longue digression. C'était une faute grave que d'enfreindre les lois ou les usages qui réglaient la distribution. et même.?r» STK1J:s 1 TNKHAIliKS DV.A Ml" DYNASTIH qui prôoocupo paiticuli«Mvment \o «^cMiie jt^ auquel il s'adresse.

Devéria."-TH!: '^ t M. .STKl. chez les bouddhistes. si la vie de l'homme se prolonge dans une autre vie future ayant principalement pour but de châtier les méchants et de récompenser les bons. Morts des Anciens Éf/i/ptiens.à ce sujet. qui était un grand progrès à lY'pO(|ue où il parut. Il me semble pourtant que cette question ])Ourrait être posée dans des termes que tout le monde comprendrait. ix-601 . Lefébure de la nianière distinguée dont il s'est acquitté de cette tâche ditlicile. le baron TextordeKavisiaposé. Leroux. ou bien. Pierret. parexemple. M.A \ll" 1)YNA. ou bien l'homme dure au delà de la vie présente. a savoir. est maintenant fort dépassé. qui a répondu que cette croyance ne pouvait être définie avec précision. Nous possédons aussi la belle traduction due à la plume du regretté M.sans l'avoir résolue. l'abbé de Meissas. 1882. une question à M. (|ui ne partage pas les conditions du corps qui l'a servie. C'est à côté de ce travail que vient se placer celui d<î M. si la destinée de avec la s'il mort. mais il s'est arrêté à la lin du (juinziénie (•liai)itr<'. Les quelques mots que j'aurai à dire se rapportent à la croyance des Égyptiens sur l'immor- — de l'àrae. Pierret. comme. destinée de Il faut se demander si la l'homme se borne à la vie présente. si elle finit y a une substance qu'on appelle l'àme. d'un papyrus du Louvic. fois. mutuellement. Je crois que les illustres maîtres qui sont 1. Le Congrès ne devrait pas clore la séance talité d'aujourd'hui . M.ES FlNKltAlllKS c'est [>E I. et c'est dans ces termes que je prétends la poser. Paris. Hiiiiiscli a lait une nouvelle tentative. Encore une nous ne pouvons que féliciter M. C'est dans ce sens que je voudrais voir résoudre la question au point de vue de la religion des Égyptiens. })ubliéepar les soins de M. le D"" Bircli (jui en est rauteiir \ Mais ce travail. le Licrc des p. d'une manière i)lus générale. Depuis lors. nous avons ou la traduction de M. Maspero. et la comparaison entre les traductions des <leu\ auteurs est aussi instrurtive (ju'intéressante. Depuis lors. in-b". Lefébuix' les deux textes se complètent . ou bien si elle se perd dans le vague. M.

Mais qu'était cette vie future ? Quelles étaient les transformations par lesquellesTàme devait passer? c'est là une question très complexe à laquelle nous ncpouvons pas toujours donner une réponse précise. à ma connaissance. l'homme était responsable de ses actions et devait en porter les conséquences. Elle faisait espérer aux hommes qu'après leur mort. Xavili.seul être avec lui. celle des prêtres. comme celle de la plus grande partie des i)euples. Tout cela. M. suivant les époques. il n'est dit qu<^ la vie de Tàme linisse avec la vie terrestre.A XII'^ DYNASTir: parmi nous pourront répondre que telle a été la croyance des Kgyptions. telles que les pyramides. nous trouvons surtout le besoin de durer au delà : de conserver son corps à l'abri de la corruption.KS FINKHAUÎKS DM I. C'est là l'origine de l'embaumement et même des grandes constructions funéraires. leur àme pourrait s'assimiler avec le dieu Rà. et M.28 STKI. comme dans le bouddhisme. Ainsi^ la doctrine philosophique de la dix-neuvième dynastie. Et cependant. Il y a. où le défunt cultive . —A la question posée dans ces termes par M. à cet égard. des doctrines différentes que nous avons quelquefois à concilier. au point de ne plus former qu'un . parait être en contradiction avec la doctrine panthéiste des prêtres. l'ahbé de Meissas. Au contraire. on croyait à cette loi morale d'une grande élévation dont la Confession négative est l'expression la distinction entre le bien et le de cette terre et . D'autres morceaux du Livre des Morts nous renseignent sur l'état de l'homme après la mort. ces deux doctrines vivaient côte à côte. à première vue. prùsidctit. néanmoins. Maspero est certainement du même avis que moi sur ce point. Nous y voyons la scène des Champs-Elysées ou des Aalous. Nous savons donc que les Égyptiens croyaient à une vie future. les papyrus du Livre des Morts nous enseignent qu'à la même époque on croyait au jugement devant Osiris. même mal était établie de la manière la plus catégorique . voici ce que je crois pouvoir répondre Dans aucun texte égyptien.k. avait une grande analogie avec ce que nous appelons le panthéisme.

En Egypte. c'est-à-dire qu'elle n'avait pas eu de commencement et qu'elle ne finissait pas. de l'Egypte. ou ne font que des allusions désespérées à la vie future. l'abbé Guinand se joindra à moi.STKI. attribué à un roi de la onzième dynastie. Maspkro. l'abbé de Meissas. car « VAmenttt est une terre de sommeil et de ténèbres lourdes'. La notion de l'immortalilé de l'âme M. une femme est censée s'adresser à son mari pour lui recommander de jouir de la vie aussi longtemps qu'il le peut. Notre définition à nous porte sur une âme. implique la croyance à une durée infinie d'une substance qui naît et ne meurt plus après sa naissance. Mais vie ceci n'est qu'un accident. au contraire. D'autres textes. t. il passe par des séries de portes mystérieuses. p. 102-185. litudcs Égyptiennes. p.A \H" UYNASTIK 2d en paix ses champs arrosés par le lleuve céleste. renferme une véritable profession de foi épicurienne la mort enlevant tout^ il faut profiter de la *. » Un chant. 185-190. 11 me semble donc qu'aucun peuple n'a jamais été si constamment préoccupé de ce qu'il y a au delà de cette vie que les Égyptiens. l'àine ne naissait pas plus qu'elle ne mourait. tique. il prend des formes d'animaux ou de p^énies. ou nirme il se repose dans le palais d'Osiris en jouant aux dames. est ici. Quand 1. je dois protester contre toutes les idées matérialistes. il Maspero nous a ecclésias- cité des textes matérialistes — Comme et si M.KS rUNKRAIRKS DH I. Maspero. . M. je demande pardon des termes qui naît à un moment donné pour ne plus dont je me sers^ — : — — mourir. Éludes lù/rjpdrnncs. i. paraissent montrer qu'on ne savait ce que devenait l'âme après la mort. — L'honorable M. certains textes semblent indi(juorque l'âme était éternelle. Sur un monument d'époque ptolémaïque. et les idées exprimées dans ces morceaux ne peuvent être considérées comme formant une doctrine religieuse. Maspero. i. 2. t. J'en reviens à ce que je disaisau début: chez les Égyptiens. ailleurs.

comme tous ceux qui ont étudié la Bible. ^I. en un mot. Maintenant. — — Pas de texte clair. Le Décalogue. puisque c'est surtout à ce point de vue que je me préoccupe de la question. je demanderai. du reste. d'autant plus qu'on la trouve plus tard principale- L'honorable abbé m'a i)aru dire que les de Moïse. livres ment chez eux. demander si Moïse a cru h l'immortalité de Hébreux. Il n'est pas permis à quiconque a lu la Bible attentivement d'allirmer qu'elle ne fait pas mention de cette doctrine consolante. il M. avec idées existaient cliez les Égyptiens. L'immortalité de l'àme n'est pas érigée Weinrerg. Je crois que sa conclusion a été qu'il n'y avait pas de texte formel sur cette doctrine. Ils sont cependant indiqués et en quelque récit des principaux tissés dans le événements de cette charte relisi l'histoire du peuple Israélite. sauf celui de . gieuse. M. — M. et je ne voudrais pas fatiguer l'assemblée en les citant. ont cru à cette doctrine de la même façon que les Égyptiens y croyaient. l'immortalité de l'àme n'est pas enseignée en termes formels dans le Pentateuque. l'abbé de Meissas. peut en servir de preuve. que convient avec nous que ce n'était qu'à l'état d'exception. l'Ancien Testament. presque pas de dogmes formulés dans ces livres. quelles conclusions il faut (Ml tirer relativement à Moïse.sorte de Dieu. l'unité . venant en masse de l'Egypte. on en trouve des allusions frappantes dans plusieurs passages. Weinberg. Maspcro. ne parleraient pas de l'immortalité de l'àme. qu(3 si l'on s'en tenait à l'ensemble des livres de l'Ecriture^ il n'en sortirait pas d'autres données que celles qui ressortent du texte lui-même. Mais.A XII'' DYNASTIR ces bien moine nous admettrions. Je sais. Moïse n'aura pas voici la raison cru devoir entrer dans tous les détails que cette doctrine comporte. J'ai l'opinion que les Égyptiens avaient cette doit donc se si les On l'àme et doctrine. morale et sociale.30 i^TÈLES FINKRAIRKS DK l. : En ce que nous avons entendu dans cette séance . en dogme dans les livres de Moïse il n'y a.

qui est éternel. les MM. il n'y aurait plus de mérite aux bonnes œuvres. » ilbid. et ne nous occupons que de celles qui sont à notre portée. il conclut cependant qu'il n'y a que le corps qui retourne à la terre d'où il est venu. Si rimmortalité était prouvée d'une manière certaine. un passage qui semblerait donner raison aux matérialistes.viii. tandis que l'âme retourne vers Dieu qui l'a donnée. Maspero Egyptiens avaient. naturelleégy[)tiennes.ucs. bien des préjugés et des superstitions qui auront décidé Moïse à laisser cette question dans l'ombre. parce qu'elles auraient un but intéressé. 7. ô Seigneur. C'est ainsi qu'il se pose la question de savoir si l'âme humaine ne meurt pas comme celle de la brute.) « Le Seigneur notre Dieu. xvi.) Nous trouvons également dans Psaumes des passages où la croyance à la vie future est clairement énoncée. au sujet de cette Naville. Si ce dogme a . » (Ps. (Ecclés. les xii. D'ailleurs il faut laisser quel- que chose à la foi. l'attente d'une récompense dans l'autre monde. dans la crainte de n'être i)as bien compris de son peuple. » Or. Il y a bien.) Je soutiens donc que rien n'est plus erroné. Salomon. cfui en est l'auteur. et d'après lequel le dogme de l'immortalité de râmc ne serait pas mentionné dans les livres de Moïse et de tout l'Ancien Testament. xi. « Un bonheur éternel m'attend à ta droite. que préjugé qui a exist(' jusqu'ici. 11. plus faux. mont imbu des croyances L'on a pu remarquer que la législation de Moïse est frappée au coin de la clarté et de l'évidence. dans le livre de l'Ecclésiaste. discute le pour et le contre sur les plus graves problèmes de la théodicée et de la morale. prouve que question. l'immortalité de l'âme appartient à ces choses mystérieuses et l'on ne peut soulever le voile qui la cache.STÈLES FUNÉRAIRES DE de la bouclie des I. A la fin de l'ouvrage. et qui était peut-être un peu sceptique lui-même. Maisil fautsavoir ce que c'est que ce livre.. nous conduira au delà de le la mort. « Laissons à Dieu les choses mystérieuses^ a dit Moïse.A XII* DYNASTIE 31 et savants ôgy[)lolo«j. 15.

coinmont no raiii-ait-il pas c\r par M<)ïs<\ (pii ('tait initie à toute la saij:essc des l\uvpliens? Je conclus en disant que le peuple hébreu. Si cette foi ne lui avait pas enseigné l'immortalité de d'une vie moi Heure. mais qu'il en était profondément pénétré. Mais le double n'est qu'une partie de l'Égyptien. Masporo si les Égyptiens ne croyaient pas que la vie se prolongeait au delà du tombeau. qui n'a été qu'une longue suite d'amertumes et de tribulations supportées avec tant de courage pour sa foi. (iACHON.KS FUN1^:RAIRES DK I. il y a le Nirvana et la rentrée dans la vie. mais le fait n'est pas prouvé.32 été STÈI. doit subir des changements. dans trois ou quatre mille ans. dans la mesure des bons souvenirs que les hommes avaient laissés derrière eux sur la terre. C'est ce que j'ai et donn(' respéian(^o môme rame souiïcrt pour elle — appris dans mon cours d'histoire. j'ai affirmé seulement qu'il devait éprouver plus ou moins de désagréments. M. Je n'en veux pour preuve que de ce peuple. et je ne saurais dire si ce que je crois avoir découvert à son égard n'a i)as été appli(jué à toute l'ànic humaine. les l'abbé DE Meissas. M. si l'offrande n'était pas faite ou si elle n'était pas renouvelée par dos prières. un système religieux. — Ne faudrait-il pas dire que.seigner. c'est une contradiction comme on n'en rencontre pas dans un état de choses bien très souvent . oommo il n'ost pas i)ossil)lo d'en doulor. Il se pourrait qu'il en eût été ainsi. Je demanderai à M. Je n'ai pas dit qu'il mourût. C'est ainsi qu'on pourrait vous donc que également s'expliquer les offrandes après la mort. — J'ai parlé du double qui se nourrissait de l'olfrande. Maspero. non seulement la vie connaissait parfaitement cette doctrine. Les documents que je connais sont insuffisants pour me ren. il n'aurait pas un martyre de dix-huit siècles. on rencontrait de l'incohérence? Dans le bouddhisme.A XII" DVNASTIK admis jxir les l^-jfypticns. chez Égyptiens comme chez les bouddhistes. Pensezla durée de la vie apiès le tombeau dépendait des offrandes funéraires? M.

Maspero. La nature humaine est telle. M GuiMET dot ensuite la séance par les paroles qui suivent : Messieurs.K. Vous serez certainement d'accord avec moi pour féliciter le égyptologues Congrès d'avoir eu à la tête de sa séance égyptienne. Au début. l'heure. ni Mariette-Bey Nous avons partagé ce regret.S DH LA XII'' DYNASTII-: 33 coordonné. Naville. avec M. qu'elle doit être recompensée après la mort si elle a fait du bien. qui est le résultat du travail formidable de M. C'est pourquoi. dérer il faut se garder de la consi- comme un système parfaitement coordonné.STKLKS FIINKRAIRI'. des tels que MM. ! 3 . ^ x\iL\. Naville a exprimé son regret de ne voir parmi nous ni Cliabas. lors- — qu'on écrit sur cette religion. préside/it. Nous avons entendu l'intéressante communication et les incessantes explications données par M.) . Naville et Maspero. nous ne l'éprouvons presque plus. mais. et je ne puis admettre que la vie soit prolongée au delà de cette terre. Naville et Maspero. Ainsi que je le disais tout à M. je crois aussi. et ne pas vouloir immédiatement faire une synthèse où l'on risque de s'égarer. seulement dans la mesure des bonnes actions que l'homme y aura posées. comme une doctrine sortie d'une école philosophique. ainsi c(ue la conférence si profonde et â la fois si élevée. nous ne pouvons pas terminer cette séance sans remercier les honorables savants qui en ont fait tout l'éclat. et punie si elle a fait du mal. Eh bien je crois que c'est un devoir et un plaisir pour nous de voter par acclamation des remerciements à MM. après l'intérêt scientifique de la s('ance qui va être close. M. l'abbé de Meissas. qu'il y a dans la religion égyptienne de l'incohérence ou du moins des idées que nous avons peine à concilier. Je tiens avant tout à faire constater l'existence d'une vie future. Il faut d'abord se rendre compte des faits. {App!ai(disscmc/i(s.

LA \11'' DYNASTIK pussions entendre qu"un(^ vraimeiU fâcheux que nous ne messieurs. MM. Vous êtes tous conviés à y aller\ La visite eut lieu. la la théorie du double qui avait le été formulée le 3 nettement pour tembre. ainsi (pie M. et j'eus occasion d'j' développer à noules veau. 11 Un mot serait fois ces palais Saint-Pierre. viendront examiner avec nous le Musée égyptologique au cnroro. jiMidi malin. Je vous annonce clone que. en elTet. Navilleet Maspero. première fois dans ménioiro lu au Congrès sep- .KS FINKUAIRK^ hV. sur monuments.34 STKl. Herend qui représente ici les États-Unis d'Amérique. 1.

L'ensemble. 816820. sans presque s'arrêter. tantôt carrées. p.594. « qu'en ce temps-là on travaillait bien la pierre. la égyptienne n'est guère qu'un lieu de passage. p. et dans le Bulletin de l'Association Scientifique de France. n° 3. 1. la plupart des personnes qui visitent le Louvre.373-384. des sarcophages en pierre massive. laisse d'ordinaire tesse et d'ennui. deux grands sphinx de granit rose affrontés. des plaques de calcaire. un endroit qu'on traverse. 23 mars 1879. V . Vous vous en rappelez l'aspect général milieu. . dos statues colossales. où la date de la Conférence a été reportée par erreur au 20 mars. sévère et aux visiteurs une impression de trisdû se dire à lui-même ce qu'un jour j'entendais dire tout haut par un ouvrier égaré dans le musée. mars 18T9. des cercueils à forme humaine. avant d'aller aux gale- Pour salle ries de peinture. . 8' année. t. mais que ce qu'on fait aujourd'hui est plus flatteur pour l'œil ».HISÏOIIIE DES AMES DANS L'EGYPTE ANCIENNE D'APRÈS LES MONUMENTS DU MUSÉE DU LOUVRE' Messieurs. 8 février 1879. froid. — le des murs et dans l'embrasure des fenêtres.wiii. n° . : au — de long chaque côté. tantôt oblongues et cintrées par en haut. Plus d'un a Sorhonne pour l'Association scientiflque de publiée dans la Reçue S<?icn(('Ji</ue de la France et de l'Étranf]ei\ 2* série. Conférence le faite à la France. que nous appelons des stèles.5.

ws i. qu'on jetait à la fosse commune. à côté du cercueil. des ustensiles de ménage. le mort aurait manqué de ce qu'il lui fallait pour durer et reposer en paix. Les statues diffèrent sensiblement. et. après avoir payé sa place. que. par le témoignage des anciens. Sans eux. de tant de choses coût-euses. en majeure partie. la tombe était une maison éternelle. des statues.yptf: anciknnk Quelque disparates qu'ils semblent être au premier al)ord. et recherchaient le rarement des propor- . des meubles. maître de l'enfer. Dieux ou rois. des ai'mes. et l'Égyptien avait ses raisons pour désirer la possession. pour un bon Égyptien. Depuis longtemps déjà nous savons. des provisions de bouche. consacré au dieu des tombeaux.'i'. Usiris. où chaque momie. en y faisant déposer avec eux de grossières amulettes ou des objets leur ayant appaiienu. Rien de tout cela n'était mis au hasard. Ils y entassaient. des tombeaux ou du sancluaire d'Abydos. au prix de laquelle les maisons de cette terre étaient des liôtelleries. avaient des liy- pogées banaux. Les gens du peuple. ont d'ordistèle. Les les : ouvriers aisés. des stèles. placés à la porte des temples ou sous la voûte de salles gigantesques. les bourgeois de petite ville. allait s'enfermer. dûment étiquetée pour prévenir les méprises^ attendait sans ennui la fin des temps.3G iiisToini". des jouets d'enfant. Les riches se creusaient dans le roc ou se construisaient à la surface du sol des chambres funéraires qu'ils ornaient et meublaient de leur mieux.(. ni la stèle . par l'aspect. La statue n'était pas indépendante de la du sarcophage statue. après sa mort. i)i:s ami:s n. essayaient de s'aj)proprior à jamais les quelques pieds de sable (pi'on leur accordait. des étoffes. Les simples particuliers préféraient calcaire ou le bois. objets que renferment les n^. des statues de rois et de divinités. stèle et sarcophage étaient nécessaires à l'idée (pi'on se faisait de l'autre vie.ilerics égyptiennes ont presque tous une commune origine ils viennent. I naire des formes pleines et massives ils sont assis sur de larges cubes ou se tiennent appliqués à des montants énormes de : basalte ou de granit.

mais lourdeur qui dépare est svelte. ne faudrait pas en conclure que. plus barbares que les les Arabes. ont jugé à propos de 1. et l'un la deux a coquetterie jusqu'à se mettre du fard vert sous les est. ou les marchands d'antiquités. Les Arabes. le mouvement juste^ l'expres- sion irréprochable. : (Maspero. et le nettoyage a enlevé. Révillout. Les statues plus anciennes que possède la III'' Louvre peuvent remonter à répoc^ue de dynastie. 2. plus de quatre mille ans avant notre ère*. et que nous reste.i-t>4. Elles représentent un certain Sapi et sa femme. mal dégrossie.50). L'œuvre trapue. p. Sapi ne possédait ni grande fortune. l'art de style fort médiocre. l'homme d'un pagne court bridant sur la hanche. Catalogue de la sculpture n" 822-^25. Il du avons sous les yeux un morceau de sculpture primitive. dans leur état actuel. J'ai trouvé plus d'une fois dans des Mastabas de la V^ dynastie des groupes de même style et décorés de la bande verte les statues de Sapi ne sont probablement que l'œuvre d'un sculpteur médiocre de cette époque. lourde. . . ces mo- numents ne sont plus complets. Ce ne sont pas encore des chefs-d'œuvre d'élégance et de grâce. donnent meilleure idée de ce ciu'un la sculpteur habile était déjà capable de produire'.) ègt/ptienne. ni grade élevé dans la hiérarchie il : eut été riche et puissant qu'il aurait pu s'adresser à un ar- tiste trois s'est médiocre ou se contenter d'un portrait de pacotille. p. la femme d'une longue robe collante qui l'enveloppe du cou poussé à la cheville. yeux. égyptien fût dans l'enfance. La taille démarche légère. 200. même alors. et sont vêtues à la dernière mode du temps. 6.IIISTOIRI-: Di:s AMKS DANS les l/l':(iYI'Tl-: ANCIKNNK 37 le tions colossales. nettoyer. de Rougé (Soticc sommaire (les monuments égijptiens. Ils étaient recouverts dans l'antiquité d'une couche mince de stuc sur laquelle l'artist<3 avait fouillé au ciseau les dernières finesses. Notez que. Ils portent perruque. ne me paraît pas être exacte. Archéologie égyptienne. p. que notre musée décidé îi acquérir. quel- ques siècles avant la construction des grandes pyramides. Les hommes en bois de la VP dynastie. la le portrait de Sapi a disparu. Cette appréciation qui était celle d'K.

Assises ou debout. ils vivent malgré les mutilations subies. c'est le sheikliel-beledj le maire de Saqqarah. Le maire actuel de Saqqarah reproduit trait pour trait la belle statue en bois de Ràmké que possède le musée de Boulaq. E. étudiez-les une vous n'en trouverez aucune que vous soyez tenté de h une confondre avec la voisine. Ils ne sont pas très dilîérents des gens qui habitent aujourd'hui les environs du Caire. ce (uruii cadavre ëcorché est à riioniine encore habillé de sa peau.j!/pticns. . si. et plus d'un fellah vivant à notre époque promène de Gizéh à Bédréshéin la face et le corps d'un ancêtre inconnu. en héliogravure. Ce scribe accroupi. le corps qui lui a servi de modèle ressuscitait paiini nous.nne sine doiil le poussière îunMinuih'O des siècles. n'est pas une tète idéide.38 avec la nisToiiîi". ni:s ami:s dans i.])ar un prodige inatlendu. à la statue (Fautrefois. nous le reconnaîtrions sans peine. A. Rayet. p. Prenez toutes les statuettes exposées sur le palier de l'escalier. . Notice sommaire dos monuments c. Cette tète peinte en rouge. : : 1. dans le premier volume des Monuments de l'art antique. La ressemblance est tellement frappante que les indigènes eux-mêmes l'ont aperçue et l'ont interprétée à leur manière Ràmké n'est plus peureux Ixàniké. ce sont des bourgeois ou des dames de Memphis. Ils le bois était enduit. Quelques conservateurs du Louvre l'avaient prise pour une tôte de statue péruvienne. avec un texte explicatif. de Longpêrier la restitua définitivement à l'Kgypte. Et pourtant. d'O. malgré les raideurs voulues de la pose. ([u'on a ])lacée sur la cheminée de la salle civile. de Rougé. sont. Je l'ai publiée. qui fixe si étrangement ses y<Mix d'iMuail sur l(^s promeneurs. où elles forment comme une cour de pierre à un Ramsès II d'albâtre. lancées en avant ou immobiles. on sent qu'on a sous les yeux des personnages réels qui ont été autrefois ce Cjue nous les voyons aujourd'hui. mort il y a bientôt six mille ans en bâtissant les Pyramides.'r:(iYi'Ti': ancif. c'est le portrait réaliste d'un Égyptien réel'. auxquels l'artiste a su donner des traits caractéristiques et la démarche individuelle. 66.

» C'est le Lit. d'ordinom. 2. et Sa Majesté me fit en cela une grande faveur. et Sa Majesté me fit en cela une grande faveur. quand le roi Ousir' trône'. Je passe quelques titres dont la traduction française serait peu intelligible. et Sa tasen P"" monta en paix sur le scribe suppléant au harem. et j'étais enfant porte-couronne auprès de Sa Majesté. cf. au faire arricer en paix : (( le roi Ousirtasen 4. Lit. sous le roi Amenemhâït II. Simontou. dit Je naquis au temps du roi Amenemhâït P^ le défunt. . Sa Majesté me fit scribe enregistreur des blés du Nord dans le midi et le nord de l'Egypte. Le féal scribe royal. » «•'CIIIÎCaZMiSSIEElî^ri A^AAAA AAA/SAA tt 1 1 1 1 1 * Jï ^^^~^ I ^' I I I ^ I _MS^ ^^^ ï ^AA^AA 1 . Ouna.5. Sa Majesté me fit scribe royal et chef des constructions de l'Egypte entière. noble héréditaire : de la maison royale '. et Sa Majesté me fit en cela une grande faveur. parole blâmable. Sa Majesté me fit scribe en chef du harem '. « scribe du harem grand. Je ne connais pas beaucoup d'exemples de biographie complète tracée sur une stèle « : L'an III. ses titres. Sa Majesté me fit scribe comptable. Page au service du roi. Auprès de Sa Majesté. 2. 3. et ' Majesté m'eut en grande faveur à cause de l'amour qu'elle avait pour moi et je prospérai (?) car jamais je ne répétai . scribe royal. I". rarement une prière en son honneur ou des fragments de sa biographie c'était sur une stèle qu'on inscrivait le pUis souvent les particularités de La statue nous naire son : vie publique ou privcequ'il jugeait convenable de transmettre il à la postérité. sa filiation.HISTOIRK DKS AMKS DANS l'kGYPTK ANCIKNM-: 30 donne toujours le portrait du mort. Simontou^ » Engéné- 1. 1. le y en a pourtant. Sa Majesté me fit Sa Majesté me fit en cela une grande faveur. : nom d'une des espèces de blé que produisait l'Egypte.

dans p. se réjouit des monuments construits pour mon seigneur. p. C. ii. c. cf.•10 iii^roiin': dus ami'./lonian and Oriental Record. et par H. Menge- doht. 203. et la traduction donnée aux pages 15 sqq. elle fut pu- bliée par Sharpe. 3. t. 12 . Elle a été copiée par Champollion. 3. Ktudes (-f/!jpiienncs. pré- céd«»e d'une chapelle et d'ohéliscpies. Éfjr/ptian Inscriptions. W. (pie son Il maître. . p. les Mélanges cgi/ptologif/ues de Chabas. 221- 222. celui f|ui a iirécodê inniiédiatement l'érection de la lils Merri. cf.t. le dieu de l'cnlVi'. stèle. 3' série. est plus prolixe que Merri dans ses fi /wvw^ _S^ S T Q Cette stèle provient d'une des premières collections d'Anastasi. l'an Le tout fut termine en (pu» Mei'ri IX' et beau aux contemporains « en eut un accès de vanité Osiris.''pisodc de la vie d'iin homme. 13-17. dans 1. rai l'inscription ne raconte (lu'un sinipK^ (. à IT-poque où elle se \ ©ï ^ c=^ ^ ^ O M^ ^• trouvait encore à Alexandrie . v.(. p. 6Î)7. s'agissait de construire une tombe parut si : royale. de Horrack. 121-123. Du roi Louvre. t. r. rfji/pticnnc. t.Yi'ii-. Ousirtasen « l'envoya en grande mission». Mélanges (rarrhèolofjic i. p. le roi de la dame Monkhitou. nous ai)prond I''"". du présent volume. Louvre. une pyramide. Xodccs. Ousirtasen I". » Amoni-Sonbi '. t. I-. an( ii:nm'. une fois au British Muséum. 83.s dans i. pi. fils de la dame Nibtiotf. 2. mon cœur s'é|>anouit quand je vois mon œuvre'. ii. The Bah. et moi-même.

» Lit. Lit. : « le « comte de la ville » subsistant clans son cabinet. à qui on payerait de la sorte la restauration d'une cathédrale gothique. et on y Sens douteux . i)i:s AMi:s dans i/i'Kivi'Ti': anciknnk fils 41 explications. La présence dos oxwv'xav?. ensuite dans ses inscriptions. Khou-Bahon. ^'oiei que j'allai avec lui. qui ne connaissait pas l'usage de la la monnaie. ensuite dans ses couleurs et dans le dessin de ses tableaux. de pains et de bœufs '. : de purifier. un des titres d'Osiris. . : qui soiii. sous l'Ancien Ami hak-oiif. Voici que le comte du cabinet vint en descendant la rivière voici c^u'il vit les travaux voici qu'on s'en réjouit par-dessus ' " : ! . remettant à neuf ce qui avait été fait par Ousirtasen P'' \ Voici ciue le dieu Osiris arriva pour se réunir à sa place en ce temple \ et le capitaine du chancelier Sianhouri le suivait. on consacrait le temple ramenait en irrande pompe la statue du dieu. Lit. » Voici (pie je restaurai le temple dans les parties d'en bas et les parties d'en haut. 2. dosùcrait le temple et La restauration finie. toute chose. disant: Voici pour mit un ordre devant de restaurer le temple ' d'Abydos. 7. des domaines du trésor des biens du dieu. » Cinq siècles au moins auparavant. quelques-uns des signes illisibles. ainsi que les prêtres ordinaires qui sont sur les domaines des biens du clergé *. Lit. dans ses murs. Pour un Égyptien. 1. 5. serait fort embarrassé de son salaire. vint me mander et je en mission de eomte.iiisToïKi'. » Ici.et on te donne les ouvriers nécessaires à cela. Un architecte de nos jours. trouvai '. comte d'Ahydos qui toi l'ordre se tenait dans son cabinet \'oici f(ue ce no])Ie ])ersonna<^e a moi. : « les prêtres (( de l'heure du temple. » 4. Sonbi. 8. forçait le dieu à en à nouveau. a Le soribo du le préfet. 6. P'mpire. et à qui l'Ktnt servait son traitement en nature. de Z'at. . â l'honneur Amoni-Sonbi joint le bénéfice plus positif d'une récompense matérielle. Voici qu'il me complimenta « Prospère celui qui fait les fort et par-dessus tout. disant » Voici qu'il me donna la valeur de dix alîaires de son dieu outens et une provision de dix peaux. 3. sortir.

la Majesté du le r(n Harmhabi. p. 2" partie. r lO I Âoooooo ^•^^'^^8^sr/itk''^'=^fifi?.oy xJI ml r.42 ni>r(>iRH ni:s amks dans L'i':r. Et justiMuiMit une des stèles du Louvre nous montre im roi qui remet à un grand officier de la couroinie une gratification P"". cf. Ledrain. Recueil d'inscriptions inédites du Mnàèc cgijpiicn du Loucre. sous Majesté se leva. voici que Sa '. : « sa salle de vie et puissance. A k Ci <CZ. comme Soleil. fait l'offrande des pains à son père Amon. 1" octobre 1876. » . lui dont le parapet lui cache le bas du corps. que donnait à ses cr<'anciers. Jl UO/C=r:lzl n AAAAA/^ 1 JlO c. en sa salle d'audience après avoir 1. Séti debout sur une estrade. lors Louvre. I ^j . Lit. de vin ou d'étolîes. « L'an III. débité en lingots ou façonné en colliers ou en vases faisait l'appoint le trésor royal des quantités de blé. La Stèle du Collier d'or dans le Contemporain.> T AAAAAA 2-1.Yi'TK ancii:. L(^ métal précieux. bien méritée de colliers d'or. I ^ I ^*_ZI _Z1 I I I I ^^=_ J\ ^AAA^A I 1 Jj AAAAAA I & '^' ^ ï _^j^ n D -U. a devant un personnage bien vêtu. 10. 21'^. pnhVid' [)3iV Pierret. L'inscription est mutilée mais d'antres inscriptions analogues nous racontent le détail de la cérémonie '. n'était pas à dcdaiginM-.^iii^i iX^iii W'I I I 5n s II A/SAAAA rt AAA/A^ 3. auquel deux officiers attachent l'or de la vaillance '. C.nnh récompense dAmoni-Soiibi de formes variées.

187G. Brugsch. Le prêtre prend ici C'est brusquement la parole. «C'est une palme. des portraits intimes. t. comple teur des dons. le prêtre. sur les côtés la foule bariolée des seigneurs et des officiers au milieu . Hisiorischc Inschrijïcn. 4. La réponse du personnage. de viande. 2. i. qui connaît qui l'a qui protège qui suivi. pour recevoir les marques faveur du roi en milliers de toutes sortes de choses^ d'or^ d'argent. Recueil de monuincitts. Dûniichen. t. peinte et dorée au ! . comme que trace de sa femme un petit roi thébain *. un amour auprès des femmes que la princesse. d'i^tolTes. dont Râ est le corps et dont le disque solaire est l'être à jamais ' » La grande salle d'audience. de rendre pul)li(iues les marques de ma faveur ». une palme auprès de tous les hommes. de bière. le [vrai] '.iiisToiiM': i)i. t. lx Maspero.s AMi:s dans i/i':(iYi'Ti-: anciiinxk la 43 do la procession quo ce dieu a faite dans . qui favorise cpii l'a servi. de pain. p. « C'est le prêtre d'Amon. de gâteaux. tout un décor de pièce historique que ces quelques lignes d'hiéroglyphes font passer sous nos yeux. ii. La Troucaille de Dèir cl-Bahari dans les Mémoires de la Mis3. Çà celui et là des descriptions. une jouvencelle dont jamais on 1. . sion du Caire. Probablement le Ràmeni dont on a plusieurs scarabées curieux(Maspero. Noaceorix fragments d'un comiiientairc sur le second licre d'Hérodote. p. salle d'or du Temple des le cris de joie et des acclamations courent à travers ciel. pi. fond l'estrade royale. ainsi comblé. . l'Egypte entière et rallégresse monte jusqu'au prêtre la On appela de d'Amon. entourée de la garde du palais. Xol'irhotpou. 37. du Pharaon que Nofirliotpou veut parier en cet endroit. (( ' qui dit : « Le [vrai] multiplicateur des biens. dans l'Annuaire de l'Association pour l'Encouragement des Études grecques. otîre un bon échantillon de ce qu'était le style de cour dans l'ancienne Egypte. 1. une palme d'amour gracieuse entre les femmes. et devant l'estrade. 187-188. Nofirhotpou. « selon l'ordre de mon « maître Amon. c'est le Dieu roi des dieux connaît. d'essences parfumées. 761-762). : qu'on revêt du grand collier d'or au bruit des acclamations c'est toute une scène. pi. de cruches.

pour toutes les époques. ses seins sont bien plantés sur sa Plus fr('(|ueninient. Maspero. lUO. Éludes égyptiennes. en fournit la formule la plus simple et en même temps la plus complète « J'ai donné du pain à qui avait faim. j'ai donné de l'eau à qui avait soif. elles nous font connaître celles qu'on exigeait des vivants et nous permettent de reconstituer. On flatter pense bien qu'il n'oublie guère de se et se garde d'indiquer ses défauts. I. par M.44 n'a nisToiRK nr. 10. j'ai donné des vêtements à qui était nu. et par Pierret. FI. teuses ou non. Monuments crj'jp- iiens. Menbon. 207-2. Le Livre des Morts.58. 1085). anciknnk plus que le noir vu la paroille. p. Notice de quelques textes /liôrof/lijp/iiques 45 (extrait de VAt/icnœuniFra/uais. aurait été de mise en Egypte. 1.seport des âmes dans l'autre monde. les épitaphes égyptiennes ont cela de qu'en nous énumérant les vertus supposées des morts. » Les véritables panégyriques : : 1. Grecne. j)lus plus que les grains du jaspe rouge. dont on déposait un exemplaire sur chaque momie. 53-54. p.'kiïypti'. ce pas..5-106. p. la règle morale et le code social de l'Egypte. Xoire est sa clicvoliirc (le la nuit. menteur comme et peut-être le une cpitaphc. publiée par Prisse d'Avenues. au lieu d'un ])ortrait ])ljysi(iue.. et t.. un ])ortrait moral que le mort a trace de lui-même. dans la Zeitschrijt. C. 1879. régiuK^ trine'! c'est »> que l'entame d'un \)o\- d<^ dattes. 2* part. IV. Xotrs sur quelques points de p. qu'il faut un véritable effort d'imagination pour se représenter l'état d'esprit d'un Égyptien. cf. plus (jue les haies du i)runellier. rou^'e sa joue. Le dicton moderne.s dans i. Grammaire et d'His- recueillis p. Louvre. de Roug»'*. je n'ai pas calomnié l'esclave auprès de son maître. toire § 3.sont plus aisément comprises par les modernes elles répondent à des mœurs tellement éloignées des nôtres.'iHî>o. pi. . Je dois avouer qu'un certain nombre des prescriptions de cette loi ne ..s ami-. l'idée de la bonté et de la charité universelle. Recueil d'inscriptions inédites. Une même idée domine dans toutes celles dont nous parvenons k saisir le sens. trouverons-nous (|U(^l(|ue jour au coin d'un papyrus.

Louvre. 1 . di/nas(ic. tel qu'il croit être. Stclcs de la XII' di/nastic.") li'ouve sur losstrhîsnc sont. et A. montré de la hauteur aux hautains. distinguant les habiles et tournant le dos à l'ignorant. Le mort tenait à ce qu'on le crût véridique : « Ce sont il là mes j'ai qualités. cruel. la nourrice de l'enfiinl. c'est là mon ! heure [de gloire] dans C'est ' ! mon séjour au avait est. Gayet. le mari do la veuve. trésor mon cœur qui m'a mis en tète de tout par sa il guidance toujours » Si le portrait n'était pas toujours fidèle. A. l'avoeut du misérable. Louvre. le défenseur de qui est opprimé en ses biens par plus fort (juc lui. C i. au fond. C. la salle d'asile de l'orphelin. Maspci'O. sain d'esprit en vérité. l'homme cf. la protection contre les barbares '. la salle qui a tenu au chaud quiconque a froid dans la Thébaïde. » Et ne croyez pas que ce fussent vaines phrases auxquelles on n'attachait pas d'importance. 2. misérable. xvi- XXII. .. cfr. il était « un honuiie unique. sage. et il n'y a point de fiction en eux Ce l'arrangement de paroles d'un par des mensonges bariolés fait . tel qu'il n'est pas souvent 1. connaissant le sot du savant. le la terreur du protecteur du déshérité.. Gayet. ! homme qui cherche à éblouir j'ai Mais. le pain des abattus.\ii:s dans i/i'-k^vi'-ik ancimnM': 4. la mère de qui n'avait pas de mère. le père du incnl.. la prétention de l'être : l'homme. Musi-c du Lourrc\ Stclcs de la XII' pi. certes. ce sont bien mes fonctions dans le palais maison royale c'est là . garni de science. pi. plus ou moins prolon^('e. (juc le la dcveloppe- moins licuniuse. dont jamais n'y eut manque au pays du Midi. variation plus ou : . 26 . ceux que ! vraiment. Un (jourcr/iciir de T/irlics an temps de la XII' di/nastic. de ce tlicmo a Moi. » Le prince Entouf conte qu'il a « détourne le bras des violents. celles dont je porte témoignage.nisroiRK (Iii'oii i»i:s a. c'est ce que la . et n'y a point n'est point vantcrie en elles ! Ce sont là mes mérites. abattu l'épaule de qui levait l'épaule » en revanche. lancé la force brutale contie qui lance la force brutale. je suis le hàton du vieillard.

apporta la guirlande de fleurs. comme c'est son droit. prit le voile:. la représentation aussi exacte que possible de l'Égyptien vivant. » tel qu'il est Voilà qui est bien. Nous avons beaucoup de peine à comi)rendre les solutions. voir le dieu de la ville face à : face. un serpent hideux ou quelque autre animal dangereux. Le dieu des Egyptiens apparaît une bête qui se vautre sur un tapis de pourpre. Dieu. je suis forcé. en faisant l'adoration ])ar deux fois. apportale parfum. adora l'arche de Râ et l'arche de Toumou. Elles sont. à mon grand regret. un crocodile. mais est-ce bien tout ce qu'elles représentent? Ici. et ne doivent être admis que sous toute réserve. un prêtre s'approche d'un air sévère. que la sagesse des prêtres avait données aux problèmes (pii agitaient les dévots alors comme aujourd'hui. voulut. versa une libation d'eau. à elles deux. « Il entra dans le temple. Le roi se tint seul. la statue. Les interrogeons-nous sur l'essence de Dieu ? Clément d'Alexandrie répond que « les sanctuaires des temples sont ombragés de tapis brodés et dorés. Les renseignements des écrivains grecs ou romains. Si l'on s'enfonce dans l'intérieur de l'édifice et qu'on cherche voile. Qu'aperçoit- on alors? un chat. et l'oinciant en chef salua le dieu qui éloigne les ennemis du roi. puis referma les battants. poussa le verrou. mais interrogeons les monuments. de vous parler un peu métaphysique. messicnn-s. bizarres parfois.46 HISTOIUK DKS AMi:s 1>ANS l/iiciVl'l l- ANCIKNNK la La statue nou^ donne la figure du mort. stèle sa personne morale. et métapliysi(iue égyi)tienne. ouvrit les portes^ vit son père Râ. la destinée de l'homme après la mort. se purifia d'encens. (jui ont assisté à la décadence de l'Egypte. puis monta les degrés vers le grand sanctuaire. qui chante un hymne en langue égyptienne et soulève un peu le comme s'il voulait vous montrer le dieu. nous trompent autant au moins qu'ils nous instruisent. l'àme. arrivé à Iléliopolis. plaça l'argile et y apposa son . La tâeli(» n'est pas des plus faciles. afin de voir le dieu Soleil lui-même. Le roi accomplit les rites de la porte. Le conquérant éthiopien Piànkhi Miamoun.

Je n'entends pas dire que Clément d'Alexandrie ait voulu tromper ses lecteurs. Râ était vide i)laçait . il était six. 5-7. Le Aa. p.)) 47 L'arche de '. 3. Nestor Lhote avait pourtant raison. De même pour la doctrine de l'immortalité de l'âme. E. l. Hincks a écrit Surelj/ it is his siandard-hcarcr. 2. à propos des représentations funéraires où côté de son corps. Ce dédoublement peut être regardé comme le plus ancien témoignage d'une distinction dogmatique entre l'âme et le corps.) L'exemplaire que je possède des lettres de Nestor Lhute avait appartenu à Ed. ou mieux son génie intime. Stèle do Piùnhhi. que j'appellerai le Doul)/e\ comme un La second 1. Avouez cependantqu'il y a loin du cérémonial qu'il dépeint au cérémonial pratiqué dans les temples de l'Egypte pliaraonique. Le terme Double a été employé pour la première le fois par Nestor figure à Lhùte. En face de la première phrase de Nestor Lhôte. en face de la dernière. le seul mot ahsurd. la suite ./i/pte. p. . qu'elle passait de corps en corps mais. vides aussi les naos. Je ne parpuis un lerai pas de certaines parties basses de lui-même que je ne Il connais pas bien. et comment elle était immortelle? Chez les Égyptiens. » Et il ajoutoit en note « Cela rappelle le Fcroucr des anciens rois asiatiques. je ne me souviens pas d'avoir vu d'autres monuments où l'on ait ainsi représenté le roi et son sosie. avait un corps comme éia'it le nôtre. nous dit-on de quelle âme égyptienne il s'agit. et du serpent-dieu qu'il a vu a ce dieu insaisissable dont on mettait l'emblème mystique dans la niche étroite d'un bloc de granit. 50-61. » {Lettres écrites d'It. et plus peut-être. cf. A l'exception du tombeau d'Aménophis. : demeure le corps et l'âme. . ka. « Aa d'Aï du roi marche un autre personnage qui paraît être son double. 29. On nous dit que les Égyptiens croyaient queTàme était immortelle. de Rougé. J'ajouterai que je n'ai connu ce passage de Nestor Lhote qu'assez longtemps après avoir publié mes études sur le Double. l'homme n'était pas composé de la même manière qu'il l'est chez nous où nous sommes" deux. D. .HISTOIRE DES AMES DANS l'ÉGYI'TE ANCIENNE sceau'. 103-105 . Hincks et a été annoté abondamment par lui.30. Stcle du roi éthiopien Piânc/d-Merianicn. : : A . comme ceux du Louvre étaient la qu'on réelle au fond des temples et qui du dieu.

oxemplaire du corps en liîMV corporelle. parfois le tombeau entier. Lui disparu. pendant la durée de l'existence terrestre. Derrière peine. Ces vivaient parties étaient ou pouvaient être immortelles à des degrés dilTérents. momifié maintenant et défiguré. en disperser les morceaux. rap- avait servi de support au Double. c'est une pièce basse. mais arrieiine de (Mil'aiit s'il ivpi'odiiisanl liait pour trait : d'un enfant. ce nombre vraiment étonnant de statues qu'on rencontre quelquefois dans une seule tombe. Dans les endroits où on l'a rencontrée intacte. les supports. que serait devenu le Double? Il s'appuyait sur les statues.séparées . De là. fenuue s'agissait d'un s'il s'agissait le d'uncî f<Mnme. les corps impérissables du Double. un couloir étroit et long. et. Que . parfois en nombre La présence de ces statues s'explique sans les statues Le corps qui. unique et facile à détruire on pouvait le 1)rûler.j:issait le uik^ malirrc moins dciisc (|U(' la inaune projection colorée. ou réunies. Et le Double? Les insci"ii)tions nous ajjprennent (ju'unc des parties du toml)eau.48 HisToiRi': ni:s amks dans i/ncivi'ii-: ancii'. ou pouvaient vivre dans des mondes difTérents.sans le témoiirnai.onneric à hauteur d'homme. s'appelait la maison du Double. Après du feu divin ou de rintelligencc divine. le corps devenait momie. considérable. Il était.nie des stèles et des sarcophages? Après la mort.seul une presfjue immortalité. du mort. homme s'il l'àme {haï).saurions-nous de leurs destinées . s'a. par suite. Un seul corps était une seule chance de durée pour le Double : vingt statues représentaient vingt chances. j'iiidividii. quelque soin qu'on eût mis à l'embaumer^ ne j)elaitplus forme du vivant. qui servait Double venait elle-même d'enveloppe aune parcelle cpiatre homme. Les statues étaient jdus solides et rien n'empêchait de les fabriquer en la quantité qu'on voulait. d'ailleurs. .nm". La piété des parents multipliait les images du mort. muré et ne communi- quant avec cairée. mur. le démembrer. le monde extérieur que par une petite ouverture la ménagée dans le ma(. lui assurant par que de loin la : cela .

— ou se nourris- à tel autre dieu. Aussi beaucoup d'Egyptiens faisaient-ils graver. des liquides. ainsi souteiui. tait ce représen- qui reste de l'honinie sur terre après la mort. monde. au-dessous de l'inscription.Dans le cintre. comment Elle est ainsi conçue « Offrande à Osiris. villes. On donnait aux dieux les provisions que le dieu devait fournir au Double. Le double des pains. simples particuliers. mais être ensevelis dans vos tombeaux et léguer vos 4 .'i'.) Le JJoublc. Et même il n'y avait pas besoin que l'offrande fût réelle pour être effective le premier venu. C'était comme et attitrés. de la viande.(. le mort suivi de sa famille présente au dieu les objets de l'offrande dans la partie inférieure. fils de N. en toutes siste le dieu. choses Ijonnes et pures dont sub- bœufs. prêtres. en parfums. à côté du texte ordinaire. en bière. passait dans l'autre monde et y nourrissait le Double de l'homme. qu'on lit sur presque toutes. vivait une vie inaléiiellc dunl Il les conditions nous sont connues dès à présent. nous apprend sait. «Les peintures ou les sculptures qui ornent la plupart des stèles illustrent fort clairement les termes de cette phrase.vi'T1': an<ii:nni-: 1'. donne des provisions en pains. il reçoit les offrandes de sa famille. procurait par cela seul au Double la possession des objets dont il récitait Ténumération. — })our qu'il oies. un grand seigneur (|ui st-journait en pays étranger celle il administrait son bien par l'intermédiaire d'intendants La formule ordinaire des : stèles. . des terres cliargécs de son enti'etien. fournir à lui olïrirdcs sacrilices. recevait le culte des parents. les au Double de défunt N. officiants si vous aimez la vie et que vous voulez être dans la faveur des et ne pas goûter la terreur de Tautre si qui entrez dans cette syringe. une invocation à tous ceux que la fortune amènerait devant leur tombeau « vous qui subsistez sur : : : cette terre. scribes. vous ignoriez dieux de vos la mort.msroiui-: dks amks dans i. en vin. li([uides. en vêtements. en lait. des bestiaux. avait des prêtres qu'on payait pour possédait des esclaves. répétant en l'honneur du mort la formule de l'offi'ande.

L'àme s'embarquait avec lui. mais autour de . Tandis que corps et le Double s'attardait dans le formé par monde où avait vécu le cou[)le l'homme.50 iiisTonn'. maître de Kainak. comme on le répète sans cesse. le . — qu'elle subissait sans cesse. elle le faisnitconnaiti'e la (leslin(''e de l'àme et de l'intelligence. : corps au Double et parfois la stèle lui assurait le La statue servait de des moyens d'existence » en faisait connaître caractère et la destinée tersurnaturelle restre. douze heures de la nuit. ni:s ami:s dans i. mourait à comme le soleil à la journée. que l'àme égyptienne fût immortelle. La vie terrestre n'était ii proprement parler qu'un des jours de l'àme. soit que vous en écoutiez : (y Olîrande à Anion. les prêtres avaient la prétention de le savoir et même de le représenter. des milliers de bd'ufs. des milliers de vases de liquides. L'àme mourait d'une vie dans l'autre. terre. C 2G. un des devenir. les 1 Pendant Louvre. des milliers d'oies. le couple formé par l'âme et l'intelligence émigrait dans l'autre monde. — soit qu'étant scribes. des milliers de toutes les choses bonnes et pures au Double du prince Entouf.Yi'ri': anciiinm-: (liiXiiités à vos enfants. ])our(iu'il donne des milliers de pains. On vorra. — dites sur cette stèle. passait de même que le soleil à travers les ténèbres de la nuit pour renaître au matin d'un jour nouveau. — c'est l'expression égyptienne. et chacune de ses vies avait devant elle un infini de durée. Souvent aussi. r:(. qu'il ne fallait pas dire sous la terre.soleil naviguait sous terre dans de longs couloirs sombres et dans des chambres de flammes où les démons torturaient les damnés*. vous récitiez les i)aroles inscrites la lecture. comme elle avait un infini de durée derrière elle. a l'occident d'Abydos. Son existence était identifiée au cours du soleil et en suivait les phases : elle naissait à la vie la vie. 2. L'àme était éternelle [)lutôt qu'immortelle. comme le soleil à la journée. plus loin dans ce volume. des milliers de vêtements. Je ne saurais dire. Ce qu'elle devenait au delà de notre mort.

pi. incapable de perfectionner ce qu'il avait eu l'heureuse fortune de découvrir. celui de Téos ou celui de Psaniitik. anciiinM': le . l'àme avait une destinée plus elle prenait à son gré les formes qui lui plaisaient le mieux.<.Yi'i'i'. On y voit la l)ar(pic du soleil et son cortège de dieux célestes protégeant rame du défunt. E. d'abord idéographique. dont la plus complète est C 5. écriture.") du Louvre (Prisse d'Avenues. Son 1. les dogmes de sa religion. tous les monstres et toutes les terreurs de l'enfer. Inscriptions inédites. par huiuelle on se glisse dans domaine ' des ténèbres. sereine : Selon d'autres textes.'r.-^criptions. autant qu'il m'est donné de les comprendre. sans que rien l'en empêchât*.")! à la fente du Pegaït. 2. les damnés.2"'^ Séries. p. une civilisation complète et d'un type original. Les sculptures et les légendes qui couvrent les grands .(. l'écriture. avant le temps. . Il a été reproduit clans S. Voilà. C'est la doctrine exposée sur beaucoup de stèles du Nouvel Empire pi. Monnmcnfs. f Séries. 17 . tlon. rendait visite à son corps et à son Z)om6/(?. Sliarpe.sarcophages d'époque ptolémaï((ue./i/ptian In. Shaipe. Mais il semble que le travail de la découverte l'ait épuisé prématurément. Son art n'a pas su se débarrasser des contraintes que lui avaient imposées l'inhabileté des premiers artistes et l'imperfection des premiers outils. montait au ciel ou descendait sur la terre. Egr/pdan Insrrip1-21. thébain. D9. lOG . est créateur par nature il a inventé les arts^ les : sciences. Le résumé trop bref que j'ai dû vous en tracer vous i)ermettra d'y temps et selon la condition reconnaître le même mélange de grossièreté et de rallinement L'Égyptien qu'on retrouve dans toute l'histoire du peuple égyptien. ne Louvre. puis ali)habétique. et qu'il soit devenu. je crois bien que chaque Égyptien se créait un paradis à sa convenance dont la description variait selon les de l'individu. Au fond.mi:s kans i. pi. 90-103). i.msroiui': i)i:s a. les génies des régions souterraines. Pierret. sont la reproduction du monde inférieur. l'ensemble d'idées auquel répond la réunion dans le tombeau des dilîérents objets dont se compose notre musée.

])endant i)lus de cent lieues. et.\NS I.»'J Uisiolin-: I»KS AMKS r). toutiis les énergies que ce ]i(Miple avait dépensées à produire des formes nouvelles. on la spiritualisa et dans ce cpi'elle avait de plus pur: mais on ne sut pas se débarrasser des âmes grossières <|u"avaient imaginées les ancêtres.uTasser de iminat(''ri(M. Nil. Apivs peine avoii- considén^ l'ànic coninie une matière à j)lus line (jue la matière du corps. sut pas se dt'b. et on garda jusqu'au bout la croyance en l'Iiomme complexe. ri*]gypte entière n'est qu'une inscription gravée et peinte sur les deux rives du Les de ce livre de pierre nous ont enseigné tant de choses que la face du monde ancien s'en est trouvée comme renouvelée que serait-ce si le livre quelques feuillets déchiffrés : entier nous était à la tâche. Tandis qu'en Grèce la ligne. et connu ? Par malheur.. pour mieux Syène jusqu'au Caire. Sa religion s'éleva jus([u'à la insaisissable. même au Louvre. IKiYl'I'K ANCIKNNH de syllabes (|ui sut pas se débarrasser des signes d'idt^es et coin|)li(]iiai(Mit le on iiK'canisme. le . les hommes manquent temps et l'argent. ne des radoralion riionunc et animaux. nous n'avons pas pu contraindre tous les monuments à nous livrer leur secret. en Egypte on les les et à Home on mesure les textes à mesure au mètre les inscriptions : s'y entassent sur inscriptions et les dire. Une fois arrêté dans son développement. et (1(> concept ii>n du dieu unique. ce qu'on sait n'est rien au prix de ce qui reste à savoir: la moitié des trésors que renferment les seuls musées d'Europe est soustraite à nos regards. il les emi)loya à se conserver il dura ])lus (|u'aucun autre peuple au monde et fit pulluler autour de lui les monuments de luil'identifia à rintclligencc divine : on même. Ce qu'on a copié n'est rien au prix de ce qui reste à copier. depuis tableaux sur les tableaux ou.

je transportai mes statues au temple de la ville. 6-36. d'Archéologie Biblique. t. leur eau de Dans la fils de Nouhri. _ ouàhil I o. dans les Proceedings de la Société Non Minièli. 4. et voici qne je la lis prospérer ainsi que son trésor. leurs viandes sacrées ' . 503 sqq. leur l)ière. Notes au jour le jour. .. publié dans les Transactions.MS RELATIFS AUX STATUES DES MORTS' pou.» p. Taccroissant de toutes clioses. 10 juin 1878. ii. le Écrit d'abord en anglais.l. 77-99. Lppsius. indécis dans l'original. je choisis un prêtre ùa double''. Dcnhm. lu à la Société d'Archéologie Biblique. le dotai de terres et de vassaux. / . 432-433). le texte de Siout nous prouve que le déterminatif de ce mot est une variante de ^ 9'^- IO/Vjt '*" . » » » » ') » » » grande inscription de Beni-Hassan. en face Beni-Hassan (Maspero. vu.)A^. leurs gâteaux.j. dit' : libation. d. Les signes. t. construisant ses chapelles de double. Khnoumhot« Le Roi Amenemhâït II me créa Prince en l'année XlX^dans la ville de Mônaït-Klioufouï'. 1890-1891. p.). 1. et je leur octroyai leurs offrandes de pains. prrtrc (le douille . je fis fleurir le nom de mon père.I)i: 01 KLOUKS nOCUMH. leur encens*. 2. II. comme on le répète depuis ChampoUion {Notices. p. et je 1. 124. semblent être une déformation ooo à . mais les ruines d'El-Anbagé.

tombes de Ràshopsîsou et de Ti. 149 sqq.glKS IMUIMIINTS » » » j'instituai dos repas funéraires de pain. » » » » » » pour la fête du oommencomcnt de l'année. 4. pour la fête de la petite llaninie. Taf. le transport de vi=i_c'est-à- la statue d'un prince au Châleaa de double dire tombe'. hommes le *. L'image de Ti était en bois d'acacia les Dans v\ oo I Q' et en bois d'ébène v\ raj V^'. dans n" 87. on a trouvé des actes entiers ou des fragments d'actes relatifs aux devoirs d'un prêtre de double. ix la et à l'institution des sacrifices pour la statue d'un prince mort.r>i DI-: QlKI. (juc si un prêtre de double ou quelque autre individu y trouble rien.E'jijfitischc 2. Dans les tombes de Kàsliopsisou (v** dynastie) ^ de Ti (vi" dynastie). p. Id. d(} Tliotliotpou (xir dynastie). pour la fête de la grande flaninio.. de banifs. . les statues sont de moyenne taille.Chacune cpii . 64 bis^ a. sous la conduite de deux el Maspero. ])our les fêtes dos cinq jours épagomènes. ii.. 1889-18i)0. DenUm. b). pour la foto de la grande année. pour la fête où l'on jette (?) le sable (?). dans nombre d'hommes qu'on voit employés à cette opération toml^ede Rashopsisou (Lepsius. 3. Dans les tombes d'un grand seigneur anonyme (iV dynastie) et de HàpiZaoufi (xii" dynastie). n* 90. iii. . pourchaciuo fôtc de la Ni'cropolo.)ur les fêtes des dou/c mois. d'oies. pour chaque fête des vivants et » » » des morts. Sur Brugsch. pour la grande fête. GncberucU. est représenté et décrit. puisse-t-il cesser d'être et que son » Nombre de textes et de fils ne soit jamais en sa place ! peintures éclaircissent suffisamment le sens de ce passage. p. aussi porte et est olfi- un prêtre « offrant de l'encens » "^^ ' | Il o o o traîné par douze 1. de gâ- toaux. die C'est le la sens des mots Nonlt Ilnii.. les Procec- dillfjs. ibid. d elles est placée sur un grand traîneau en bois. do biôro. pour la fête de la petite ann(M\ i)Our la fête de la lin de l'année. pour la fête des douze demi-mois.

die . » » )) [Amenjer une statue de treize coudées en pierre de Hàtnoubou*. Newberry. Le texte est dans Lepsius. n" 91. 319-320. Sur le sens et'l'eraploi de t. p. analysée par Krman. 3" série.. Dictionnaire rjèographir/ue. 6. b. a montré que la pierre de Hàtnoubou est l'albâtre. (le « l'inspecteur » I OO » t| et du « primat des ouvriers les cordes. 3. a. a. Tafel . p. 64 bis. y dans bis. il l'aut lirt> n lA^^Aih comme 8. voir Maspero. ii. dans la tombe de Râshopsîsou. 4. 181-109. Vn A " " ^'^'''^ bon voyage grande et à la statue ' ». 293-294. . Brugsch. ii. Mclan. Dcnkni. ' ^ la Lepsius remplit lacune par [1 I A . die ^Er/i/ptologic. la route sur laquelle cette statue est venue.Eg[/ptcn. La partie supérieure trouve dans les papiers de Nestor Lhôte. p.Egj/ptische Grœbcrtcctt. . Or. c'est une chose plus incompréliensil)le que quoi que ce soit. et encore c'est une chose incompréhensible comment les gens qui font le métier de tirer les blocs ont pu y cheminer avec la pierre. Au tombeau le « » )) do Thothotpou la statue était très transport exigeait beaucoup d'habileté professionnelle. m. Lepsius. p. 103-119. iJ^/^wv. Brugsch.. die yEgi/ptische Grœbcricclt. t. Denlan. etenfin c'est une chose incompré' 1. 7. Études èf/ijpticnnes. Les carrières de Hàtnoubou ont été retrouvées en 1892 par M. 632-63 i.. L'inscription a été traduite m par Chabas.RELATIFS Ai:X STATLKS DES MORTS ciors. ii.Ln scène entière est intitulée (( oo â ou M ^%^ [^ ^'^^ (1 1| '^<i=>i Maison voyager le auKMier la statue à l'hypogée par les ouvriers de a éternelle'' ». 64 Brugsch. ou "Tr!!. 'wvw^ IIM" . Tafel m. de chaque Hgne estléjjjèrement endommagée. p. t. 134 une copie inédite s'en et xi. u. Lepsius. 5. Den/cni. et par hnv^Hcb.]cs ô'/i/ptolof/iquos. 2. et Un liommc le sol i)()ur répand de l'eau sur le iiumcctc empêcher » traîneau de prendre feu ^ 'à quand il glisse. n° 89. ii. les titres. b.

ma traduction s'est le pour l'ensemble sur ce paral lélism e évident. ii. p. nn mystère une masse » » de masse) de pierre compacte 2. Cfr..glKS DOCfMKNTS hensible J'('X|)("Hli.i><se de picMio comi). : tireurs de blocs sur ce chemin avec [pareille! ]. une idée analogue à celle de nos classes de conscription. de colossales jusqu'à la place qu'elle occupe demeure un /in/stcre „ le ^^v » " j pour lui. Maspero.n (iu'uik^ in. t. Dans pas l'utilité détail. « Certes. troupes n'est donc qu'une traduction approchée du mot égyptien. je ne vois difficile d'attribuer à Le rédacteur de l'inscription prêt end.Z^R "TT"! -^ I ^ I n I n 'vvwvA zs cmii a _£p^ rv /www <:. 3. Le mot i ^v ¥t^ ^ ' fj^f^^'f^^^^ons. 377.s de tailleui's de pierre et de polisseurs '. comme dans d'autres textes. le cclhu' épanoui de joie. note 7. pour que les trois membres de r('>glée soient construits exactement de môme. 115). ^ nouveau p. avec des coin})a|4nie.: » tirant blocs sur lai acec pierre).. un très grand mystère plus que toute chose chemin sur ces fie f)cns lequel la statue est venue! Certes.^^^s=^l ». n '^^^^^ A/V/V»A n t_crv <^^> •fV O I t<:./. û D le sens _ èijnfjt-.!!'!!» ' ]>. tes Monuments è. (^)iiand je vins pour l'amener. I ^ o o .56 » » » HK QlHr. dans la liecue orientale et américaine. leur pierre mystère (litt.iiTilIo ' ! » « » » pour faire une route à cette statue. exprime ici. 3' série. avec l'exagération fréquente aux écrivains égyptiens. Il enferme tous les hommes de même âge nés au cours d'une même année. et avec eux des primats habiles îi distinguer les honunes lesplus vigoureux '. la population de la ville entière se réjouit tant (ju'il n'y avait rien des Iroujx^s do beaux jeunes ^(Mis de meilleur » à voir (pio cela: les vieillards d'ici eux-mêmes poussèrent ^-fW^f. que la façon dont on a pu traîner une statue de dimensions lui queChabas a prôté {Mél. 1877. un [très grand] mystère (litt./pticns de la cnllèe de Ilani'nànuit.> <—='^ cnnj Ik^ Qini] i D -£!^ /vww> 1 devant j)lirase le doi'iiier p.2>"l « sachant dire les gens de vigueur o JJl l].

HKI. écrasaient) le contre les meilleurs. 1. toutes équipées. Or cette statue. @ 5^ «^7X1 est un mot nouveau qu'on ne trouve qu'au Papi/rus pi. I. sens de ne:-. .AIll'S » » » » » AIX STATlIiS DHs M<»I{TS . un grand bloc carré. mes enfants [marchaient] mes vassaux criaient des louande ce domaine. 1. Le fait passage signifie que les vieillards poussèrent tête baissée. xcix. et les gens de moindre valeur se pressaient ^=^1^ ^1^ c£^ i(ht. J'ai cru il signifiait co qu'il quelque chose d'analogue à ce y a de meilleur parmi les guerriers I comprendre qu'exprime notre mot était sur les barques. tout parés derrière moi. pleines de noblesse. ce fut une chose plus merveilleuse que tout au monde Les barques étaient ' ! » » » » » là. tout ce qu'on a de force. les Litt : « sur enfants. l'élite de mes guerriers et des beaux jeunes gens. [© /-^ I ^ i—l o 1 J ç\ <--'=~^ 1 r^T 111 /^ 1 I ^ "^ I • I . » Restituer: ^ I ^^^ Hi' 5. mais le sens n'en I ressort pas clairement des passages qu'ici élite : où se trouve. la » Quand j'atteignis le site * popu- » lation de la cité entière AAAAA^ !• se réjouit tant que c'était meilleur nu : yn les béliers • Le mot rg signifie baisser le front ou pousser du front d'Amon étaient appelés rn AAAA/\A II les buteurs. de Berlin.Ç comme ^ ^ I C^il -^ \i U Gt II . ceux dont le bras était vigoureux avec ceux dont le cœur défaillait. comme on quand on déploie 2. sont dérivés de c^s::a -^ ^ il } et U de . au sortir de la montagne. et chacun d'eux déploya la vaillance de mille hommes. . et ges. toutes les classes de la société étant mêlées par désir d'assister de prés aux opérations du transport. 11 16. dans ce der- nier cas avec le est dérivé de ^^ \v. les troupes des [citadins] se pressant contre leur élite \ et leurs bouches louant la faveur que je recevais du roi. 248 et au Papi/rus Ebers. 3.U » tctc basse' avec' les enfants. et le bras de ces derniers devint fort'.

ne me paraît pas s'adapter aussi bien que la mienne au sens général du morceau 2. plus haut. je comprends que ^^^k|>^[| ] JŒ! -^'l I P =s. après que se joignit » mon tombeau paraît Être à ses travaux d'éternité.Qri".t. IVaprès la statue des rameaux. W» /^ ^ portant '. mahhaHou. 110-118) sqq.. 3.MKNTs à voir que tout au monde. : « Je bâtis l'éternité. lorsque mon toml)eau eût été complété par ses travaux éternels » Le peuple entier de la ville. ils les curateurs qui avaient existé jadis dans cette ville'. assistaient à la suite de l'inscription semble leur prêter pour leur successeur des sentiments de bienveillance qui se comprennent si l'on songe à la façon dont on concxjvait en Egypte la personnalité des statues de double {cit. Les princes d'auparavant au bord du fleuve. p.s Ddcr.58 » » nr. . je m'assurai l'éternité. p. Et moi. La coupe très ingénieuse que M. Études cg!/pticnncs. sortit pour saluer ce qui reste. Je lis ^v T'^i. {'^)^\xv le fleuve. 1890-1801. usage dont nous avons plus d'un exemple dans les tableaux qui représentent le triomphe des Pharaons. 48 sqq). Sur les "Wy voir Masporo. . Piehl a proposée pour cette plirase (Proceedinrjs de la Société d'Archéologie Biblique. Les statues des princes antérieurs établies aux Awv^^ autels l'arrivée de la statue nouvelle . __L^J mml ' I I ^ 152 1. ni de ce qu'on me faisait. p. qui me une table forme en "^v ^^ déterminatif représente une Il d'offrande couchée à plat sur me semble reconnaître dans cette cession {Mandant les phrase une allusion à l'usage de porter les statues des ancêtres en prof<>tcs. ii. La légende trac('c au-dessus de la foule est trop mutilée pour qu'on puisse savoir exactement ce qu'elle contenait.^èi' I sfiaifiS:. et » )) que j'avais établis sur des autels no » » me portèrent pas envie de ce (lue je faisais. de son prince '. v\ de T V^"^' H' ^'"^^'le sol. certes. Litt. gri:i.

» de ses pères. .llS DICS et MoUTS 59 Ilcrmopolilo est eu fête. si n" g^i^erations de ^^ %\ -M^_M^ ^ ^ A/yv^ 1 ouest de la ville d'IIermopolis venant en paix!» qui disent en mar- 'v\k. par la faveur du suzerain. et dans les autres phrases du même genre. i II "^ I® » 7^ SEŒfv a Vvvrv . car nos cœnu's sont charmés par les 1. depuis l'enfance. et leur cœur s'épanouit quand voient » les monuments de » » s'est fait récompense de ce qui au milieu d'eux \ par sa maison et la maison leurs maîtres. || W \ A/^TVVA A/VWV\ y\ I I I A/WvV% .1U:I. Litt. la rcrompcnsc est la statue colossale qui a été érigée pour rhothotpou/j«/.?. son cœur s'épanouit. » Le colosse est debout un grand traîneau en bois. quand] voient leur )) malli'e qui entre [vers] cette ville. disposés en quatre rangées de quarante-trois chacune. disent : « tandis qu'il a (juon fait à mon la s[)lendide récompense » )) obtenue par les faveurs de quehjue suzerain. » .^ ^^ iiiimiii A/VW^ )) Z "^ Ti 5 X^ Les jeunes gens des maître ' classes.AT1FS » » )) AIX STATL.=^^. ses ils vieux hommes restent immobiles. » sur La _ i rang(M> supn-ieure est -^^^c^L I composée des . allons et servons ses enfants après lui.^ )) © o'vN ^Ori I que « les gens de l'ouest de ils la ville sont en fête. AAAAA^O /T I I Dans la seconde rangée J I A/^^AAA l_ « (( Les générations [de jeunes gens et » j\ dJ de soldats du [nome Jri^^ Hermopolite viennent en paix]. L cli. Ici.-^^— I . 2. pour y faire ses monuments. : du (( à son maître. traîné par cent soixante-douze hommes./«rc«r spéciale TOI. ses jeunes liomuies res- tout immobiles [de stupeur sur place.

sur le traîneau avec la statue . : i Le liJ refrain de sa AAAAAA AAAAA^ JCO chanson I I était en l'honneur du prince JT^ Dit A. solides et pcrpctuelles faveurs » A près lie. . l'eau sur le sol.grKS DOCIMKNTS du roi . I e> \Vt <:i 1 H1 \ « 11 des soldats . ami du roi. '^'•^— -Mkz::!.l. ta ville. appelé Sur la ville de \\\ . dont le nom ne se rencontre qu'en cet endroit à ma connaissance. bien aimé du peuple de ses dieux les maîtres des temples sont ! » » en fête et leurs cœurs s'épanouissent. ami l'un d'eux du Deux hommes sont répand de 1. et le Un homme debout sur les genoux du frappe dans ses mains bat la tambour attaché au dos.î^i mon » que maître vient a la ville .60 » PI' Qll'.î4Tîk du nome Hermopolite de venant Les « générations 1 est. loué Thothotpou. p. voir actuellement Maspero.i[i]¥M. Thothot|)ou. » » et ses pères sont en fête leurs de Terôti.^. ^ » >» -^é'\k B )) le batteur de roi. tandis que le second. colosse. § 19. Notes les Procccdiiifjs au jour le jour.'i-H>. eux nous « Les ordres des prêtres du nome nermo[)() n venant en » » de de Tliotli. cœurs épanouis se réjouis» sent à cause de ses beaux monuments. I^ViÂ^l U mesure 1 AAA^AA " l\f^\f^r^ U _Z1 Ju. Tii-ôti. 1801-1802. dans de la Société d'Archéologie Biblique. (niaiidils voient toutes » La quatrième ranuée (Hait forles faveurs reçues du roi ! ±>. Militi s'y réjouit. mesure pour les ouvriers. 190-101.

ii. dont les devoir était de le 1. on y gravait généralement une formule particulière qui montrait leur origine ^^1. Lepsius n'a point donné légendes gravées dans champ du ta- bleau. . mais elles ont été publiées. plate to face p. détruits.. sc/'ihe olîre de l'encens de ce tombeau ]ll rhai-'ié (lu (rarail. dont les noms sont apportent les bois de traction. ii. 2. ^.A'iu-'s Aix siAi'ri-:s i)i:s morts les titres (11 s ^< ^^Amoni-Onklioii. armés de bâtons. l'homme mort. le ri ^ hoiwa-ka.^ If I ^ diées par une faveur spéciale <LiZ.\\ yS l I du scril)e Nouhri ». p. 1851. par Wilkinson (A popular Account of thc Ancicnt Er/r/ptians.' du '"*'' '^"''"'"' " '''^" roi. La statue est suivie par douze liommes. prêtre de double. du présent volume. assez mal il est vrai. frontispice. et Rawiinson. . à vêtir et à enrichir le double. les fils du prince et des fonctionnaires de la maison du roi \ C'en est assez pour ce qui concerne le transport des statues à la tombe ou au temple de la cité. elles avaientmèmc un prêtre spécial. Trois autres portent un énorm e morceau de l'inscription bois dentelé 1^^ ^i i ' 'n^V""^ ^ ^ • nous apprend que ce sont « les ouvriers qui » Et derrière eux trois contremaîtres. comme on le voit par ailleurs. \ et possédant de des onv/'ie/'s de la niaiso/i roi/aie. sauf ceux du^m. ^ o.iiKi. Cf. t. xi) une copie [)lus complète dont je me suis servi pour établir mon texte. durant la vie obscure qu'il menait au tombeau Xo. et servaient de corps à son double Aussi recevaient-elles des offrandes de diverses espèces destinées à nourrir. t. surveillent l'ensemble du tableau. Trois ouvriers portent de l'eau pour approvisionner l'arroseur u ^A^vAAA ^ T . Hcrodotus. 48 sqq. Dans ce dernier cas. 151). J'en ai trouvé dans les papiers de Nestor Lhote (t. » Elles représentaient '. Quelques-uns de ces personnages étaient.

Qn:s doctmknts du roi . Militi s'y réjouit. dans Procccdiiiys de la Société d'Archéologie Biblique.60 » m-: (01 1:1. )) '1 . l'eau sur le sol. § 19.î#T¥k du nome Hermopolite de Les venant « générations l'est. » » » ta ville. le tambour attaché au dos. .i[i]^Mi' -H>. bien aimé du peuple de ses dieux les maîtres des temples sont ! fête et leurs cœurs s'épanouissent. dont le nom ne se rencontre qu'en cet endroit à ma connaissance. ami l'un d'eux du Deux hommes répand de 1. frappe dans ses mains et bat la mesure pour les ouvriers. Tiro/i. Notes les au jour le Jour. cœurs épanouis se réjouis» sent à cause de ses beaux monuments. de Terôti. » Un homme debout sur les genoux du colosse. voir actuellement Maspero. sont sur le traîneau avec la statue . 190-191. appelé Sur la villfMl"' |i[] . p. (piand ils voient toutes faveurs reçues du roi » La quatrième rannée ('tait for! ±'. ami du roi. loué Thuthotpou. tandis que le second. hothotpou. solides et pcrpctuelles faveurs » A près ile. 1891-1892. » que mon maitrc vient a la ville . eux nous « Les ordres des prêtres du nome Ilermopo venant en » de de en les Tliotli. » et ses pères sont en fête leurs Le » » refrain de sa chanson était en l'honneur du prince : 1 J y le batteur de mesure des soldats roi.

durant la vie obscure menait au tombeau . Xa prêtre de double. dont les devoir était de le Lepsius n'a point donné légendes gravées dans champ du ta- bleau. Cf. n. xi) une copie plus complète dont je me suis servi pour établir mon texte. surveillent l'ensemble du tableau. Herodotus. sauf ceux du > ¥\^ CI] ° du scribe ra c Nouhri )>. J'en ai trouvé dans les papiers de Nestor Lhote (t. elles étaient « dé- diées par une faveur spéciale du roi. p. et servaient de corps à son double Aussi recevaient-elles des offrandes de diverses espèces destinées à nourrir. assez mal il est vrai. olîre sc/'ibe de ce tombeau c/tarf/é du travail. La statue est suivie par douze linnimes.vNAAA Ht bois dentelé . les fils du prince et des fonctionnaires de la maison du roi \ C'en est assez pour ce qui concerne le transport des statues à la tombe ou au temple de la cité. . et Rawlinson. 48 sqq. de rencens | ^ O. l'homme mort. par Wilkinson {A popidar Account of thc Anciciit Erjuptians. Trois ouvriers portent de l'eau pour approvisionner l'arroseur u M>)A.UKI. t. Quelques-uns de ces personnages étaient. Dans ce dernier cas. Trois autres portent un énor me 'Çx'=' morceau de l'inscription ^1 i iPf=)^^~Ç~ ' I nous apprend que ce sont « les ouvriers qui apportent les bois de traction. mais elles ont été publiées. 1854. t. oiici'ie/'s et possédant de scribe des de la Dinison royale. 2. dont les noms sont détruits. plate to face p. Moirrs les titres (il \\ (("TV Amoni-Onkliou. à vêtir et à enrichir qu'il le dou1)le. on y gravait généralement une formule particulière qui montrait leur origine A 'vxVX 1 . du présent volume.A'III'S AIX STATll': 1)1-. 151). ii. » Et derrière eux trois contremaîtres. elles avaient même un prêtre spécial. » Elles représentaient '. frontispice. comme on le voit par ailleurs. armés de bâtons. le U 1. hnnou-ka.

et J. Monuments diccrs. Je me suis borné à indiquer çà et là quelques- uns des points où je ne comprends pas les choses de la même façon que M. a été copiée et publiée par cpie j'essaie MM. Elles 8 « com- mencent par ^\ ment» ou mieux «contrat 1. pi. celles de Mariette et de Rougé. pi. et contenant même formule.62 DK Ql'KI. et scellé par le prince ^V. 1889. E. datant du temps de la iv*^ dynastie. . pi. Celle de M.Qirs DOCTMl'. Mariette.sente a été exécutée d'après les notes le texte de Grifïith.séjour sur terre. et J. Griffith. par E. p. 150-184). 6-8. La tracompris. 2. h. la plupart des grands pi'opriétaircs de l'Egypte passaient. mais la grande inscription de Siout esten assez bon état pour comporter la traduction. Afin que cette façon de culte durât aussi longtemps que possible. pendant IcMii. des ])arfums. ccLxxi- CCLXXXIV. de Rougé. Gj-69. ihe Inscriptions ofSiùl and Dèr Rîfeh. habits. première traduction faite sur deux copies seulement. J'ai retranché qui proposaient des restitutions et qui sont devenues inutiles aujourd'hui pour la plupart. 1882... Inscriptions J'ccuciltics en Efji/ptc. et mille objets de Une partie d'un de ces contrats. pi.. Erman. Inscriptions recueillies en É. aliii (pie la congrégation du tem])l<^ donnât à leur statue du pain et de la bière. rédigées à peu près dans les mêmes termes.NTS (|u'il pourvoir auv nécessités du double servait. de la viande et du vin^ des luxe ou de nécessité. 3. duction pré. Les copies publiées par Mariette'. 1./f/pte. de Rougé \ Elle est trop mutilée pour de l'interpréter. cjui avait à sa disposition les copies de Brugsch et de Diimichen. y o "'^ ScelleA^. de Rougé'. renfermait beaucoup de lacunes et de passages mal 4.. Ma Erman (Zrhn Vcrtrrrrje ans fle/n miltlcren Reirh dans la Zcitsclirifc. de Rougé. de la même manière (|ue le majordome d'un vivant i>ourvoitau\ nécessites du vivant (|u'il sert. et J.. et surtout par Grifllth le *. avec E. m'ont mis à même d'en rétablir complètement texte dans ses parties essentielles \ la L'acte est divisé en clauses. était déjà beaucoup plus correcte. des contrats avec les prêtres de leur ville Ils abandonnaient une ])artie de leur propric'té au dieu.

d'un homme qui doit faire fleurir ses biens et qui . et ta Le texte semble dire que \g prêtre <lc à la répartition des biens accordés Siout. garde que rien n'en soit détourné. déterminant et la quantité de choses qui sont données Chaque clause est û terminée par consentement. en payement de ces chosesqu'ils m'ont données.car je t'ai doté de champs. toi et » » )) )) » » » donnés aux prêtres. lui et ceux de ses enfants qui auront légalement sa charge après lui. entendspour moi le rôle de prêtre de double . s'il aux prêtres ordinaires double sera chargé de veiller du temple de s'élève quelques réclamations. Quant ii toute voix qui s'élèvera au sujet de tous la. j'ai mes biens que ' ton (ils. que ton cœur fût libre que tu présidasses â tous mes biens que j'ai placés sous afin 1. ainsi que chaque seigneurde Siout. donnée nature prêtre ou plus claii-ement. debestiaux. et que. soit prince contre les des prêtres contre les descendants du du prince ou contre toute autre personne. . soit des descendants prfitres. de territoires de chasse et dépêche. Le prince héréditaire.. » de double. que j'ai scellées d'accord avec ces prôtrès sont sous ta survei llancc considé rant que c'est le prêtre . de toute sorte de choses. ^ I Ensuite vient un discours du A.s Moins la 63 » Les conventions qui A foiil l'objet de clause sont intro- « i[ii> en ce qu'il a donné ». à moi.s i)i. généralement quelconques. d'hommes et de femmes. ta chair. . Aix sTA'rri'. » rt doit faire fleurir son revenu considérant que je naître ces choses que j'ai t'ai fait cou- » )) données â ces prêtres. dit à son : prêtre dédouble » )) « Considérant que toutes ces choses. été fait (( f I v ' I formule de les prêtres se déclarant satisfaits de ce qui a pour eux.uin.>AAAA AAAAAA <^ énonrant pour à tel ou tel ([uclles raisons telle et telle cliose est . qui remplira que tu me fisses les offrandes. qui sont suivis i)ar rémunération matières mêmes cju'il donne aux prêtres en échange de ce A lU ([u'ils lui donnent à i<^ C^ I ^1. 11' la ""'^' lui i i)rince. il sera le juge ou l'arbitre chargé de les examiner.AriKs iV. chef prophète Hâpi-Zaoufi.

et où elles feront 2. pour sa statue^ 1. probablenuMit la nécropole de la ville. statue qui est donner un pain blanc i)ar prêtre. par opposition à ces gâteaux en forme de taureaux qu'on voit représentés parmi les offrandes funéraires. p. disant « Vous autres. le taureau vrai. 4.ipi-Zaouri. dans ce temple^ lorsqu'il s'y rend.(V4 r)K giKi. je vous ai le donné cette viande pure qui me revient dans temple. en cas de contestation dans l'avenir. Littéralement. de du nome de Siout. Man- . maître de Haqririt'. il ])our (ju'il man. -dvec-le^ p/'('ù\'-> </e /'/icKfc (lu temple d'Ouap- ouaitou seigneur de Siout. Ils lui » donnèrent donc le gite du taureau '. selon cette parole ((UC je t'ai I. -NL Erman iop. ces ([ue tu » (. Brusjsch. {'{ i-Dinine les voilà placôs devant toi par écrit'. donnée. se rend à ce temple. 3. Sur foi la muraille du tombeau. seigneur de Siout. et qui constitue sa part de viande pure qui de lui ' A ressoi-tit Il )) au prince.•l»osos-l:i seront a eelui-là seul de tes |)ivtre (ils. des volontés du testateur. qui qu'on la voit de la chair d'un bœuf adhérente à l'os de la cuisse. traduit S:^ ^r' 1*''^'" ^-'''^^^'t''/- 11 me parait préférable de prendre est la pièce ici le mot dans sa signification originale. voudras ne les » » » »> (jui soit auprès de moi de double d'entrer l'ai tes enfants. p.gnis DociMKN rs •» iiKiiii. afin que » » soit établi à perpétuité le pain blanc que vous devez me donner. 167). et le domaine mystique où le dieu Ouapouaïtou localitL" *=> /4 Z '^ Qaririt on <rr> <:ir> <=>© <r=>© . : leur parla donc. (juand Ouapoualtou.. pour sa dans le temple d"(Jiia[)()uaitou. Dictionnaire Gcor/raphir/iie. le premier des cin(j jours épagomènes de l'année. telle représentée souvent sur les monuments (Wilkinson. Il leur donna pour cela ce qui lui revient sur le taureau en nature d'Ouapouaïtou^ seigneur de Siout. 856. où se trouvent nos tombes. où l'on pourraleslireàjamais.ue de ce dont je » gratilié. — Convention l'ctTet faite j)ar h^ pi-iiice chef des propliètcs ll. 134G-1347. mais partagera point parmi ses enfants. ''=' Le nom Ranririt semble avoir dêsiprnô une I recevait ses morts. et qui pouvaient servir de substituts aux taureaux réels. t.

— aussi pour qu'ils sortent en pi'ocession. qui est sous la qu'on a allumé le feu dans le temple. /. blé du Xord. 35-36.). C'est comme on voit môme principe que celui du proscyet nèmo 2. on l'offre I prélèvent ^^ ^ est le mot employé. 167) « bevor er Ihnen von être : (?) gegepartie bon hatte » Le mot à mot me paraît [à « Il leur donne le gite. . 1. p. chef des prophètes. choisi. Comme on ne présente j'ai jamais au mort que jambe de derrière C^V de la bête. en Ciistonis. prêtres donné de une certaine quantité de cinndc pure le f r.3^ ^^^ . comme prélèvement sur ce qu'il leur avait donné de cette viande pure \ la Et II. (7.. avec leaprcfrcs de l'heure du temple d'Ouap- — Convention ils agréèrent cela... derrière son prêtre de double. faite par le prince.i7«-3T9. qui se rapproche boucherie égyptienne. sans pourtant le couvrir dieser Keule entièrement. ouaitou. gitc S. une certaine quantité d'objets qu'ils attribuent au mort.'•^ cfr.. qui en gardent partie. le jour du Nouvel An. ordinaire. parmi le termes de la plus du terme de la boucherie moderne. p. leur donna pour cela. la t. . "^ Brugsch. le jour où l'on Il allume feu . pour désigner service qu'on célébrait en l'honneur d'un dieu^ avec ses formules. ses rites et ses amulettes. etc. le ainsi qu'ils font quand ils récitent le service à l'intention de leurs propres morts vénérés. un artabe ^ pris sur Tiers and les ii. .A'riI'S Ai:X STATUKS DKS MORTS Gf^ qui est sous main de son prêtre dédouble.pour sa main de son prêtre de double. dès l'Ancien Empire.RKF. lui donne un painblanc. et après A l'effet que chacun d'eux st^atue. celui de gîte. quand on donne la maison à son seigneur. seigneur de Siout. le aux dieux. Hàpi-Zaoufi. qu'ils donnent à sa statue par l'entremise du prêtre le de double.Egi/pio- logic.. Erman ». p. à la tombée de la nuit. et ils prélèvent sur cette masse une partie spéciale. antérieure toute autre] prélèvement sur ce qu'il leur avait » 1 » cette viande pure. 2* édit. en récitant le service à son intention \ jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'angle nord du Temple. le premier de Thot. Le prince donne aux . die .

le moindre objet qu'on en détourne cause un dommage sérieux: c'est ce que exprime en disant que cela 8^J et ^CCCC^ nehdestpoinidoux. et lors(ju'il aura commencé : à donner. Les prêtres qui sont en leur (emps place (j (I le prince oui est en son temps ci place 1 /WWVA prêtres les et le prince futur de Siout. prêtres de r heure du ^em/)/e pris individuellement ^ et à chaque prêtre qui me donnera ce pain blanc.. le jour de la fête Ouagait. 2. maison] donne Il leur sur les donna pour cela vingt-quatre jours de temple..ses que [à . en outre des cho. chef des prophètes. [ainsi rpie la corporation faite du temple]. et non sur les 1. L'expression 9^ et lui '. le xviii*' de [la Thot. [pris] propres biens de la maison de son père. et A l'efïet de lui donner des pains son seigneur] de la bière. ils — Convention la l'agréèrent. avec corporation du temple. chaque fermier en donnera autant à ce temple des prémices de sa moisson. ne lui fait point plaisir. Il dit donc « Vous autres. I I 1 — ^ ^V — _M^ '-'"' V i '' D"! \V\ ' ' i'fnt U J^^=^. Hâpi-Zaoufi.66 cliaf|ue i>i". ni leur temps * . sans qu'il doive jamais le partager avec les prctrcs du mois.grKi^ rxKiMKNTS ces de la domaine appartoiiiinl à la maison éternelle. il no lui serait point agréable^ qu'on en détournât rien. . Comme 1 offrande en ce monde approvisionne prive d'autant le texte le le mort dans double l'autre. ainsi ({uo clKuiue vassal de Siout fait sur les prémices de sa moisson. (jue nul prince en son tem])s les prêtres annulât ce qu'a scellé un autre prince avec ce blé dans du nord appartient donc aux. vous savez que nulle dos choses que tout seigneur ou tout vassal a données au temple des prémices de sa moisson. » Et III. (jiKi. par le prince. parce qu'ils me donnent ce pain blanc chacun individuellement. des prémimoisson de la maison du prince.CC(^ a un sens plus précis que ne peut l'indiquer aucune traduction moderne.

BLANCS.V . PAINS .Ri:i. A fête l'effet que chacun d'eux le donne un pain blanc^ pour de Thot. directeur des entrepôts II . .. II .. . ce qui : constitue la trois-cent-soixantième partie des pains blancs^ de est la bière. voyez. de toutes les choses qui entrent dans ce temple. si vous partagez toutes les choses qui entrent dans le temple au cours du jour. ce . II II II II ce . . . Zaoufi — Convention . chef prophète. afin c^u'elle puisse m'ofïrir le pain blanc et la bière qu'elle doit me donner. V » » » » » Il leur dit donc « Vous autres. par le prince. bière. le sa la statue qui est dans temple. comme ce sont mes propres biens [pris] sur la maison de mon père. . cccc ce ce ce ce X V V V domestique supérieur du secret stoliste . maître de chef de scribe la grande salle . à savoir quatre jours au chef des prophètes. » » » » un de ces jours de temple que je vous ai donnés et. V V V \" scribe de Tautel lecteur . non sur les biens de la maison du prince. . II . la chambre du double du temple ce ce ce . Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le chef des prophètes IV II II . Ha|)i- avec les prêtres de l'heure lui du ^e/7?/)/ed'Ouapouaïtou. attendu qu'un jour de temple est la trois-cent-soixantième partie de l'année. . ces jours [de temple] devront passer . faite IV. seigneur de Siout. » Et ils l'agréèrent. le xvni'- jour de Ougaït — aussi pour qu'ils sortent en procession^ derrière ..AIirs AIX STATIKS DKS MORTS 07 biens de la maison du prince. à toute corporation [future] du temple. deux jours ù chacun d'eux LiSTE DE CES : CENS JAtlFUS DE BltUE GALETTES. pains de proposition. . viande. parce que je suis un fils de prêtre comme chacun de ceux ([ui — » » » sont ici.

46. 2). — 11 le leurdonna donc entièrement * -fl 'y-n' ^"-^ • Erman ne traduit point ce passage (Zt'/(!sc/(/-//i'. I I j_c' -il OOO suggère une identification avec TteÉice. or. 83. p. p. à la fois » taureau. où Stem {Glossarium.. portent ^ aa^^^a A ^^-^ Ici qui ne me paraît offrir aucun .. I vX '|' . traduirait donc fahct aharc en La ncb « quelque paiement pour chaque latin soliido. LE s les . I (pi. et d'une bassine [lour faire rôtir la victime j'accepte son interprétation. de ce papyrus.Qn:s r»()(rMi:NTs le son prêtre de double. Lcpage-Renouf {Procecdings. y compris celui de M.^. ailleurs (pi. en icnitant service à son intention et en allumant le feu pour lui. 175). on employait i ' JJ. pas plus qu'à réelle est Erman.G8 i>K Qn:i. » Le mot p. pain est à disposition de son pi"être de double. — Dans un des passages de substances :. 2. Grilfith. ) j—D^ .. ot 1. carbo. lire ISS'l-lSS"). 11) on mentionne de mur l ^_d' W Joui ^ 1.d'i Joui ^ ^ m . 1882. ce jouroù l'on allume le feu dans le temple . 104-105) suppose (ju'il faut le T j^î aharc et conjecture que ^^ 1 signifie. Pour détruire les O \>»=/l 0°i-=N I .^âbit pi.^âbil de cuivre 1 .:J26) admet l'identification de Stern.^ °\^ Il n^^^ ' O (pi. ' mouches..1.âbit . en payement de ce qu'ils doivent donner : — aux entrepôts du prince. comme Il un paiement et une solution. I l\l\\^ ' qu'ils doivent payer au trésor. Tous I les textes. faute de mii. ainsi (pi'ils font quand ils réci- tent le service à l'intention de leurs propres le la morts vénérés. 53) reparait au papyrus Ebers. liquide.^ 00 o 1. et ») suppose : qu'il s'au'^it de «cliarbon.sens. fait partie d'une liste les 17 i F . et de la braise la valeur d'une chaudière pour chaque chèvre \ qu'ils doivent remettre aux entrepôts aussi pour chaque taureau et chaque chèvre qui du i)rince entre au temple. 07.-ux. p. B étant écrit . ^J 1 . 16)etpourguérir une maladie de l'utérus. Je crois que la leçon eniièvcineni. 11 leur donna pour cela de la braise la chaigc d'un four pour cliaque taureau. 106.

chef des prophètes. les X AAAAAA W TO IJj i Shonitiou. culté à l'admettre 1. en payement du pain ))lanc que chacun d'eux donne. mèches destinées à allumer le feu au Dieu donna pour cela trois jours de temple et ces trois jours de temple passeront à tout futur stoliste. sujet des Il lui . L'idée com- prise sous ce lesquelles le mot me paraît se rattacher aux conceptions d'après monde était une sorte de boîte carrée. — Convention faite par le prince. « Si quelque prince en son Il leur parla donc. Le temple étant à l'image du monde. angles et sur la qui soutenaient ils étaient les angulaires. les Enfants de l'Horus céleste. dont le couvercle était soutenu aux quatre angles par autant de piliers. I rr-" ^ qonhiliou. au très côté droit duquel pendent deux bouts de corde: cette variante étant fréquente dans les textes du Moyen Empire. avec le stoliste du temple. les . afin que les mèches lui reviennent toujours à lui [Hàpi-Zaoufi]. Ces gens de l'angle étaient gardes attachés aux dieux. disant ' : » » tenq:)s vous (h'compte ces charbons. et formaient auprès de ceux-ci une catégorie de clients et de fonctionnaires.Ri:i. le galettes que la Congrégation du temple xviii*' de Thot. quand ils sortent en procession du temple et récitent le service en son honneur. Vitt. il n'y a aucune diffiici. de même façon que les onidahs de nos jours sont colonnes des des communes égyptiennes. aux princes féodaux. Plàpi-Zaoufi.ATIFS AIX STATl'KS Di:S MORTS 00 de faron à ce (ju'on ne put le leur enlever. Au avec la forme allongée et plate qui lui donne l'apparence d'un """"" i i . » Et V. ils agréèrent cela. sur lesquels veillaient les dieux de l'angle. . en même temps que le don des vingl-(pialre cruches de bière et des deux mille doit lui donnei-. leur a été attribuée par la convention ])assée du temple avec eux. aux rois. les gens du 1 . veiller sur les les les qonbitiou étaient les piliers les les gens qui étaient censés . elle que je vous ai donnée. ([uantité de pain blanc et (|ue ne soit diminuée en rien la de bière que doit et me pré- » » )) senter la Congrégation car voyez./ens de l'angle. moins rapprochés du maitre que cercle.

rendent au Temple du dieu Chacab le cinquième des jours épagomènes. après que ce prêtre est sorti pour faire les cérémonies d'olîrandes dans le temple chaque jour. car lorsqu'il aura commencé à donner.t2 DK Qn:i. àreiïet de donner. jour où l'on allume le feu — aussi.nts qu'ils récitent le service à l'intention le même de leurs propres . vous quelconque a donné des prémices de sa moisson au temple il ne lui est point agréable. Ilapi-Zaoufi. et le jour de la fête du Nouvel An. chaque fermier en donnera autant des prémices de son champ au temple d'Ouapouaitou. d<\s ])rémices de 11 \o\\v donna pour cela du blé du Nord maison du prince. chef des prophètes. morts vénérés. Convention IX. aussi pour qu'ils donnent une des mèches à son prêtre de le : — double après qu'ils auront accompli le service en son lion- . de même la moisson de chaque ferme de la cpie fait tout vassal de Siout des prémices de sa moisson. » me donnera ce » le partager avec les » » du mois. au prêtre dans son mois. — faite par le prince. autres.gii:s no( imi'. la nuit du Nouvel An. ni qu'on en détourne quoi que ce soit. deux assiettées de ragoût et deux tasses de bière pour sa statue qui est à l'étage inférieur de sa toml)e. parce cju'ils donnent ce pain blanc chacun Et ils l'agréèrent. ahn de recevoir les deux mèches l'eiïet qu'ils se A que Zaoufi — grand prêtre d'Ouapouaitou donne au i)rince Hâpiaussi pour qu'ils aillent accomplissant leservice en son honneur jusqu'à ce qu'ils soient arrivés au tombeau. : Le prince Hàpi-Zaoufi parla donc « Vous » savez (pie lorsqu'un prince ou un vassal » » » » )) : )) par bouche et par tête de chaque prêtre qui pain blanc. ni que quelque prince en son temps annule ce qu'un autre ce blé prince avait scellé avec les prêtres en leur temps du Nord appartient donc aux prêtres de r heure du temple. sans qu'il doive jamais prêtres individuellement. avec le chef des gens de la nécropole et les mon- tagnards.

le premier Thot. quarteCustos. quarante pains blancs. de même .HIM. Il leur dit ' donc : « Vous autres. xi. cinq pains blancs les huit montagnards huit cruches de bière. quatre cents galettes. . Mil '. 315. Six boisselées. p. nier. le gardien de la montagne une cruche de bière. qui est sous la main de son prêtre de double. qui viendront les » par la suite. aussi afin 1. . la terre à blé que je vous ai » )) donnée dien de appartiendra à tout chef des ouvriers. et non sur les biens de la maison du prince. LISTE DE CES CENS TEUBE A BI.ATIFS AIX STATLKS DKS MORTS 73 ncur. dix pains blancs.îl-99). A. à tout gar- la montagne. .É Le chef des ouvriers de la nécropole Le gardien [de la] montagne Les huit montagnards Ils lui IV. » » » » que vous soyez derrière ma statue qui est dans ma tombe. Le mien repose sur l'identitédu mot avec lecopteOTpiT AA/VAAA /\A/W\A AAAAAAA AAAAAA i M Ci l. ([u'ils riiccompli. honneur.t. qui est célébrée dans ce temple. Baillet (Recueil de Traraii. à tous les montagnards. afin qu'ils me présentent pains et la bière .r. pour sa statue. jour de la fête du Nouvel An. quand ils accomplissent le service en son cent galettes. il leur leur donna aussi la jambe de devant de chaque taureau égorgé sur cette montagne dans toutes ses chapelles. pour la suivre quand on la transportera au temple du dieu Chacab à toute fête du commencement des saisons. v^ s=5 au lieu de j\<^ v^^ *Le=^cjuedonneGriffith.ss(3nt en riionneur de leurs morts vénères Il donna pour cela deux boisselées de terre à blé des Charaki [prises] sur ses propres biens do la maison de terres son père. » Et ils l'agréèrent. Peut-être vaudrait- il mieux admettre le sens proposé pour ^<::i'^ par M. donnent : le chef des maçons deux cruches de bière. cinquante galettes.

de lui donner iiii(> mesure hihiii (1(> l)ièr(>. deux boisselées de terre à blé des Charahi. un uros gâteau cuit au four. L'exécution de cet ouvrage a été interrompue. par mon départ et mon séjour prolongé en Egypte peut-être me sera-t-il permis de le terminer un jour. pour nous montrer quel sens on doit attacher au passage de l'inscription de Khnoumhotpou que j'ai cité au commence- ment de cet article.74 i»i-: gri:i. Il dit donc au commandant de lui la monta.gri:s Docr. — Convention l'elTet faite i)ar le la montagne. ainsi que le jarret de chaciue taureau égorgé sur cette montagne dans lui domia pour cela toutes ses chapelles. La raison pour laquelle j'y avais introduit ce texte était double. féal. non sur les biens de la maison du prince. Le : . (•in(| cents <. le contrat . » qui doit m'ofl'rir ])ain » Et « il l'agréa. comme tant d'autres.MHNTs prince chef des propliètes.alettes. sur ses propres biens. ])our sa statue qui est sous la main de son j)rèli(^ de double. le Le prince. le chef des prophètes. D'abord. le wni Il de Tliot. et cjui paraîtra proba- de Siout exigerait un commentaire plus étendu blement dans cinq ou six ans. la » » terre passera à tout commandant futur de le la montagne. Hàpi-Zaou(i. il nous montre avec quelle minutie les Égyptiens réglaient les moindres détails de leur culte funéraire. avec le commandant de A . Ilâpi-Zaouli. Pour être tout à fait compris.ijfne : « Toi. X. jepense. le ! maître de féauté )> Les textesque je viens de traduire sont assez clairs. on le trouvera dans l'ouvrage auquel je travaille depuis longtemps sur les Rites fnnrhres de r Ancien Empire. à la nuit de la fête Uuagalt. dix pains blancs. blanc et la parce que c'est bière. de la maison de terres [prises] son père.

le prince attribue : commission^ transmettaient analogue à celui ({ue le reste au destinataire qui s'en donc une sorte de contrat nous avons dans la tombe d'Hàpi-Zaoufi. l'autre rcjle exécutée par où le prêtre du double prend son à côté des prêtres ordinaires. les gens de la terre . la façon dont les clauses en sont rédigées confirme l'idée que nous nous étions : faite d'autre part de l'esprit qui présidait au culte des morts. C'est sur terre l'équivalent exact de ce qui se passait au ciel. L'exécution du contrat passé entre les gens de la terre assurait celle et les du contrat passé entre habitants de l'autre monde. au lieu d'être comme ici les vivants d'une part et de l'autre les prêtres du temple et le prêtre du contentait. de l'autre les dieux et le mort. de plus. mais où les parties étaient d'une parties vivants. L'ofïrande constituait double. Le Ion"- document do Siout a pour objet d'assurer l'accomplissement des rites propres à cette seconde partie il complète ainsi les renseignements que nous fournissent sur ce point les tableaux et les inscriptions des tombes. généralement par l'intermédiaire du prêtre de double. Les parents désireux d'envoyer à une âme ce qui lui était nécessaire commençaient par en faire cadeau à un ou à plusieurs dieux ceux-ci gardaient le gros pour eux. et ceux ci prélèvent sur ce revenu ce ({u'ils doivent donner au mort.Ariis Aix MAiLKs les i)i. et. et. après avoir pour ainsi dire touché leur clause.J service parties : célèbre i)OLir trépassés se composait de deux l'une identique au service ordinaire des dieux et les prêtres ordinaires.i{i:i.s mokts 7. Dans chaque un ou plusieurs objets aux prêtres ordinaires.

.

. la seconde à Paris. et que la maison du ka ^ était l'endroit où se trouvaient les statues animées par y ha. ni sur les demeures de ces statues^ tout ce que j'avais à en dire. j'ai montré que le U statues représentant le J mort. Les légendes relatives aux Pyramides font mentions de statues et d'esprits attachés âces 1 Article imprimé dans le Recueil. 35-. Ce sont les deux conféroncos publiées en tête de ce volume et faites la première à Lyon. 2. dans ces conférences adressées au grand o public.\ 8 février 1879 (p.52). Comme. L'idée que le double humain vivait dans le tombeau ne s'est pas éteinte complètement avec l'Egypte pharaonique. Il forme le § A des Notes sur diJJÏ'rcnts points de Gruininnire et d'Histoire que je publie dans ce journal. 152-160. p. je n'ai pas exposé sur les statues supports de ka. dans deux conférences où sont résupartie les résultats acquis pendant quatre années de més en cours au Collège de France sur les tombes de l'Ancien ka était comme l'àme des Empire '. le '. 1-31). L'Egypte arabe parait l'avoir conservée en l'adaptant à ses croyances et à ses habitudes. je traitais surtout de formules funéraires et d'objets trouvés dans les tombeaux.LE DOUBLE ET LES STATUES PROPIIKTIQUES En parlant du Li ka. i. t. le soptenibre lH78(p.

qui ne partoit point d'auprès de luy. Il y auoit commis pour le seruir vn esprit laid & difforme. les trois les grandes pyramides pontifes. Après que Saurid eut aciieuô de bastir ces Pyramides. établit » » » » » » » » » » » » » » » )) » » » )) » » » un prêtre a pour garde à chaque Pyramide. Le Garde de la Pyramide Occidentale estoit vne Idole de pierre dure rouge. met dans chacune Dans cette la statue et l'esprit./ptc de Mourladi. & ayant sur sa teste vn serpent entortillé. tenant en sa main pareillement comme vne halebarde. & qu'il les eust il enuironnées des corps des substances fit » » spirituelles. qui luy faisoit presque faillir le cœur. Le roi Saurid.tri:s statues qui leur servaient de ^^aidc. Pour Garde de la troisiesme Pyramide. en mouroit.rii. & estoit assise sur vu 'rhrosii(\ ayant auprès d'elle comme vue halebarde. & s'attachoit à eux sans les quiter. Le roi construit les Pyramides. lequel serpent se iettoit sur ceux qui en approchoient. trad. 46-48.K i-:t i. Il y auoit aussi vn esprit commis pour la seruir. se rouloit autour de leur col. il entendoit de ce costé là vn jjruit espouuantable. Les Merccillcs de l'Éf/. qu'elle ne les eust fait périr. lequel esprit ne partoit point de douant luy. il me semble que tous les traits de l'antique croyance égyptienne sont reconnaissables. Il y auoit vn esprit commis pour seruirce Garde. Vatticr. & celuy qui auoit entendu ce bruit. Le Garde donc de la Pyramide Orientale estoit une Idole d'eseaille iamaniqne noire & blanche. sur laquelle (juand quclqu'vn iettoitsa veuë.ks siatii:s i'iî(>i'iii. qui auoit les deux yeux ouuerts. les idoles. il y auoit posé vne petite Idole de pierre de bahe sur une base de mesme^ laquelle Idole attiroit à soy ceux qui la rcgardoient. qui ne partoit point d'auprès d'elle. » & leur présenta les Offrandes choisies pour elles \ forme de la légende arabe. . pour des rois préserver du délujze. p. ou qu'elle ne leur eust fait perdre l'esprit.78 iK noi Hi. après avoir les corjis les enfermé dans antérieurs. leur les Sacrifices. & les faisoit mourir. fait les sacrifices et présente les offrandes: 1.

l-. puisinsti. y déposaitla sta- tue ou les sta tues auxquelles son f/o^^Y^/cs'attaehait. dont les parties honteuses mesme sont découuertes.K KT I. tiail. dès le temps d'Hérodote.iryptien ancien constrnisait son loml)cau. que l'on vit ensuite courir tout nud par les rues sans sens ny entendement'. Va(tiei\ p. transformé en génie gardien de son propre tombeau. La statue gardienne de la seconde assise. tinent il . Plusieurs personnes l'ont veuë » tournoyer autour de la Pyramide sur le midy. quelqu'vn. Les Mcrccillc^ Hérodote. & enuiron » Soleil couchant. & court rit. Vn iour elle fit perdre l'esprit à vn des » gens du Chacambermillc. » Dans d'autres formes de exact de » » » » )) on reconnaît un souvenir à peu près « L'on dit que l'esprit de la Pyramide méridionale ne paroist iamais dehors qu'en forme d'vne femme nuë. Les statues conservées dans le tombeau n'étaient pas les seules auxquelles le double d'un individu pût être rattaché toute statue le représentant. reine Nitaouqrit. elle luy «S*: » » s'approche d'elle elle l'attire à elle. 2 cxxxiv.LE DOURI.s STATIKS PROI'JIK'I'IQUKS 79 rK. d'amour de sorte qu'il pert l'esprit sur vagabond par le pays. tuait le repas ^ î"^ d'olTrandcs destinées à nourrir le double. (le l'Éfjuplc do Moitrladi. 1. en quelque endroit qu'elle fût . la légende arabe a tiré parti de la légende grecque qui. II. & luy faire perdre l'esprit. en main et portant l'urfeus au Les textes antiques parlent souvent de Turœus du roi qui brûle les ennemis de sa flamme : ce n'était pas simple métaphore de )) la entortillé se jette sur ceux cjui légende populaire. belle au reste. Gt-6. tenant le sceptre 1 Pyramide est une statue royale front. Le ka de la )) )) & incon& Talfole l'heure. a pris à la courtisane Rhodopis ses habitudes de vie désordonnée. &dont les manières d'agir sont telles^ que quand elle veut donner de l'amour à la réalité historique. mais une réalité^ et le « serpent en approchent^ se roule les fait )) autour de leur col et la tradition. s'était greffée sur l'histoire*. .5. mourir. » Ici.

pi. ' Ce culte devait être dirigé i)ar le prêtre de ha . Deii/. of Siàt and Dur Rifêh. 64-G9. volume. cf. devciiail un siiii|)ort en résultait que les endroits où se trouvait une statue eonsacrée à un mort de- venaient par et prenaient là même une véritable succursale du tombeau. des Transactions. à certaines consacrer une statue dans un temple 1.''/ la en l'honneur du formule des proscynèmes d'un personnage.tii. p. pi. Rougé.53-54 du présent volume.KS STATIKS de ha.. connue celui-ci le nom de M '-' . p. Inscriptions recueillies en lùjupte. construit demeures de ka les ~^-h ^ \ » La plupart a des statues de particuliers ou même la de roi qu'on trouvées elles dans temples sont. 1. ii.K Kl" I. j'ai . . thc Inscriptions dans E. vu Griflith. ces statues étaient placées dans les temples. dans la Zcitschrift. pi. C'est pour cela qu'on lit dans l'inscription de Klmoumhotpou à Béni- Hassan ses ' : (( J'ai fait fleurir le 1 nom de mon J ' ])ère. 5. 1-32. et y recevaient un culte idenli(juc au culte nMidu dans le tombeau même aux statues enfermées dans le Scrdàb. (Icineui'c dit ha. I^epsius. t. de dans 6-8. le 10 juin 1870. traduite au 271-2K4. La i)lui)art du temjis. Collège de France de 1877 à 1870 et dans un mémoire lu à la Société d'Archéologie Biblique. iv. .80 I. Les mêmes raisons qui poussaient chaque individu à multi])lier dans le tombeau le nombre de ses statues le poussaient à multiplier hors du tombeau le nombre des statues supports de ha. épo- Publiée dans Mariette. dans le temple d'Ouapouaïtou. des supports effet daka: port<?nt en pour /. 125. aus dem Mittlcrcn Reich. ^2 à 83. 1887.^. La grande inscription de Siout n'est qu'un contrat passé entre le prince Ilàpi-Zaoud et les prêtres d'Ouapouaïtou.3-76. Zehn Vcrtrnr/e 159-184 et en français dans le présent .^ ^\yi mort. p. p. pi. publié en anglais dans le vol.i. Monuments dicer. et par les dilîérents corps de prêtres ou d'employés attachés au temple et à la nécropole de Siout. je crois. pour que ceux-ci fassent des olîrandes régulières à la statue de ka du prince déposée à Siout.K ixn IM. l'HOlMlK rigl'KS 11 conservée. Comme le droit de plupart était. 2.

une collection de ces statues. . pi. 2. Le ka des dieux a dû être nécessairement aux dieux ce que le ka des hommes était aux hommes. Bircli. de l'attirer en un lieu déterminé ou de l'en écarter. accordée à un personnage de rang même ' élevé. M. imprimé dans les Transactions.sqq. avaient tout naturellement un ka attaché â leur corps terrestre et à leur momie. Lepage-Renouf. Lepage-Renouf résuma et compléta ses idées sur le quelque temps plus tard.)4-508. avait montré que les dieux peuvent avoir un double -.S l'IiOl'IlKTIgl KS 81 ques au moins.h/e L'i une maison de double. qui avaient régné en Egypte et y étaient morts. Le ka des autres. de l'obliger à faire ou à ne pas faire telle ou telle chose. dans un chaintre de ao^iHibbcrt Lectures. Birch. 1. et M.-.LK DOLIJM'. la permission. pour n'être pas dans le tombeau. Chabas. Y V"^ *^* ^^^^^^'^ Cil faveur de par le roi\ Les hommes n'étaient pas du reste les seuls qui eussent un do(i. Toute religion a dû être à un moment donné une véritable sorcellerie. dans son travail sur la patcre égyptienne du Louvre. lu à la Société d'Arcliéologie Biblique le 4 mars 1870. comme Osiris.V. . 62-64.'^. un droit ro3'al. KT LKS STATUF. ou Sokaris. et cela par des rites et des paroles aux vertus : Voir dans Mariette. Les dieux descendus sur la terre. ou les dieux dynastes. était unegrandefaveurqu'on : prenait soin de mentionner en une formule toujours la même A to\. 1879. p. mais composés de même qu'eux. 1 17 . dans un mémoire tout récent '. a donné plusieurs exemples nouveaux de /. et leur immortalité n'est guère qu'une vie où la mort vient très tard. et toute opération du culte une opération magique il s'agit pour le croyant de mettre la main sur son dieu.t< divins. un double d'eux-mêmes. plus tenaces que les hommes. Mémoire sur une patèrc ègt/piienne. trad. On the truc sc/ise of an import ont Ef)f/ptian irorrf. f. VI. n'en était pas moins attiré et retenu sur la terre par des moyens divers. Les dieux ne sont guère au début que des hommes d'une nature^ je ne dirai pas plus raffinée que ils la nature humaine. p. p. Kamal. . 8.3. t. mais supérieure à la nature humaine : sont plus fortSj plus intelligent.a M.

la médecine. ..i: lutriu. . ASCLÉPIOS « » Quelle est la qualité de ces dieux qu'on >> nomme terres- très ? HERMÈS « Elle consiste dans la vertu divine qui existe naturelleles herbes. lorsqu'elle est irritée Car les dieux terrestres et mondains sont accessibles à la colère. » répand sur les hommes .sacrés pendant leur vie chaque ville honore l'àme de celui qui lui a donné des lois et dont elle garde le nom . » » » » » nant. le premier inventeur de diles. « Nos ancêtres trouvèrent l'art de faire des dieux. malgré des contresens et des liquo tendances métapliysiques. De là vient en Egypte le culte rendu aux animaux qu'ils ont con.K« niystorieiises. » » c'est-à-dire son corps le reste. épouse d'Osiris. . Que de biens » » » » » Isis. Ainsi.. ils y mêlèrent une vertu convenal)le tirée de lu natui-e du monde. car vie est principe du sentiment et de la » riiomme tout il entier. c'est pour- 1 .i:s s lAri i:s i'i.(H'iiî. l'. ils évociuèrent celles des » ») dénums ou des anges puissance de faire sur la le et les fixèrent dans les saintes images et les divins mystères. les pierres. est remonté au ciel. aux bords du fleuve des crocooù est couché ce qui en lui appartenait au monde. ô » » » Asclépios.SJi? i. et l'ayant trouve. ton aïeul. seul moyen de donner aux le idoles la )) bien et mal. lorsqu'elle que de maux.iigi.. le le meilleur de lui-même. leur est propice ! . les » ment dans aromates . Comme ils iK» j)ouvaient faire des âmes. porte secours aux hommes dans leurs maladies.r i. Doux passages du Discours d'initiation licrmérésument assez bien. parce qu'ils sont formés et composés par les hommes en-dehors de la nature.i'. iMainte- ou plutôt lui-même. a un temple montagne de Libye. après leur avoir enseigné l'art de guérir. l'ancienne doctrine égy])tienne à l'égard )) » )) du ka des dieux.

nos dieux ont leurs fonctions particuannoncent l'avenir par les sorts et la divination. persévère en cela dans l'imitation de la divinité car de même que le père et le seigneur a fait les dieux éternels semblables ii lui-même. mais encore illuminent. » 1. mais des corps entiers avec tous leurs membres. . les hymnes louanges. une douce musique rappelant l'harmonie céleste et ce souvenir » » )) » )) conforme à leur céleste nature. se c'est la » » » souvenant de sa nature et de son origine. ainsi l'homme est créateur » » » des dieux » » cpii sont dans les Temples. Hermès Trism('fjiste. Dieu. gardant chacun le du ciel. ô Asclépios. l'une divine. et non seulement sont illuminés.i. Cela en même temps profite â l'homme L'espèce des dieux que forme et affermit les dieux » » )) est la l'humanité est composée de deux natures.r: kt \. Ainsi l'humanité. ces dieux. C'est ainsi que l'homme fait des dieux et ne crois pas. Cjui première et de beaucoup la plus pure l'autre qui . » ils veillent^ chacun à sa manière^ aux choses qui dépendent » de leur providence spéciale et viennent à notre aide comme des auxiliaires. ainsi l'humanité a fait ses dieux à sa propre ressemblance. des parents et des amis \ » Et ailleurs. que ces dieux terrestres agissent au hasard.K Dorni.d. . Mônard. « Comme le Seigneur )) rang qu'il a reçu. » )) matière dont sont fabriqués appartient à l'homme. » lières ils )) )) ou le le père. contents de la proximité de l'homme. ce qui est le terme le plus élevé.U-a. » » )) quoi ils aiment les sacrifices frécjueiits.vs statuks pnopiiKTiQi'Ks 83 et les . . qui n'ont pas seulement des têtes. 107-169. les attire et les retient dans les idoles et leur fait supporter un long séjour parmi les hommes. dans le même discours. Pendant (pie les dieux célestes habitent les hauteurs du ciel. est » créateur des dieux célestes. ù Trismégiste ? p. ou. » : ASCLKPIOS (( \'oux-tu (lire les statues. Hermès explique ce que sont ces dieux créés de main d'homme.

Il faut ici. La demeure de cette statue doublée d'un ha est une demeure de ka. guérissent nos douleurs selon nos mérites'. l'animal sacré était une forme de à Memphis. ni ne lui fait offrande » l'aperçoit point. Ceux-ci reçoivent le sacrifice. p. — — . derrière les noms. — — )) on ne sait le lieu où il est. se plaisentà la musique. ii. 1. sMJ double de Plilah vit attaché à ble l'indicjucr 5© ou Memphis. teur gréco-égyptien. p. négliger l'interprétation mystique pour ne tenir compte que de vieille origine égyptienne. )> » » prophétiques. qui font tant et de si . Apis renouvelait. » c'est la définition du dieu céleste d'Hermès. Hermès Trismàrjiste. ' : — on ne . le trouve point par la » vertu des livres sacrés et. certains »•¥• 9. pleines de sentiment et d'aspi. trad. les statues. comme le tombeau^ la demeurede ka de Phtah. Sallicr.r exemple.SI il littim. 6-8.K KT I. xn. celle des dieux qu'il crée. comme dans tous les écrits du même genre. Ménard. le | « à /a I 1. et le culte qu'on leur rend se fait comme l'indique l'au- Le ha du dieu s'appuie sur la statue du dieu et l'anime comme le ka du mort sur celle du mort. c'est-à-dire la chapelle : où le support. l'ap. et la statue de Phtah comme semHermès. ô Asclépios foi ? de Les st«atues vois-tu comme tu manciues animées. qui prédisent l'avenir par » grandes choses les statues les songes et toutes nous frappent de maladies ou qui sortes d'autres voies. 2. » on n'agit ])oint sur lui parles cérémonies mystérieuses des faits : les faits sont si — . répétait la vie de Phtah. Le titre rappelle la formule uir cui sur monuments remplace.pB. Rappecité de l'hymne au Nil où il est souvent lez-vous le passage des dit de ce dieu qu' « on ne taille point dans la pierre on ne » statues de lui qui portent le diadème royal on ne le sert. .KS STATll'S l'RnlMIKTIQrKS HERMKS « )) Oui. » rations. en supprimant la négation. 145-147.

parfois même en public. pi. Osiris et les égyptien. comme dans | Je remarque crois qu'ici. Recrue Critique . une statue pouvoir magique à une autre statue de Khonsou. la statue. renouvelait la vie de Phtaii. descendants et à ses et nos musées sont remplis de stèles de basse époque où Amon et les dieux de son cycle. Ces statues étaient animées. de la même composaient donc des j souvent multiples pour le i kôounoutriou.hi mort. on n'entreprenait rien sans consulter la statue du dieu.!' » i:t lks statuks propiiktiques 85 voix Juste prière : des personnages au double de qui on adresse la attaché ii le Ar/.I. les divinités terrestres d'Hermès. Dans de Khonsou. se du mort. Karnak. par quatre fois lui fait le sa. 2. sous les derniers Ramessides. au temps de XI X" dynastie et des suivantes. attaché au taureau. Les statues divines. de métal ou de bois. . 497) transcrit il faut transcrire ha noutir. confèrent. reIl muaient.1-: DoiRi. c'est-à-dire se place derrière elle et quatre fois lui impose nuque dieu : f 'wvwv | j ^ la 'P main sur . Lepage-Renouf (p. p. Amon. Les inscriptions nous montrent que. mais réellement.• je que M. par deux fois /wwv^^^='©. question elle disait oui la stèle le de la tête très fort. s'adressait après chaque à la statue et lui exposait l'atïaire. 270-272. parlaient. klilt . Y^^ \ ^o/ihmou. des doubles divins. les statues d'Amon ne fis- sent de véritables miracles. Le roi. t. . > . pour transmettre de Bakhtan. par un décret rédigé selon les privilèges les formules du droit royaux à la princesse jMakeri *. corps de pierre. et du corps ^^^^^^^x t Saniou. Mariette. non point par métaphore. 41 . cfr.jf . renoiicela/t on efîet la vie manière que le /m de Phtah. par décret ]q^_^ 1. '-j^ les J'emprunte cette donn^-e relative à la multiplicité des doubles d'un même lieu au mémoire de M. par />•«. la • Le . transmet dieux de son cycle. dans le sanctuaire. i. même dieu ' . honou La. 1877. Lepage-Renouf (p. 504). la n'est pas possible de douter qu'au moins à Thèbcs.

F.Les débris de la grande inscription de Dëïr-el-Bahari semblent indiquer que c'est . Pierret. Dèïr-el-Bahari. 1880. Mariette. Le récit de l'élection de Nastosenen. Un autre auteur avait donné sur la même cérémonie. nous a transmis. puis lui adressant un discours dans l'ombre du sanctuaire. di Torino. Cette seconde et c'est là.\ la suite d'une conversation réelle avec A mon que la reine Ilàtshopsitou envoya une escadre à la découverte ' » une NI ri délibération du dieu I " [J'jentendisun décret dans le sanctuaire. ainsi le prescrit montagne libyenne rester. On a cité à ce propos le passage de Diodorc relatif au couronne- ment des rois éthiopiens. 1.5. 1. et perfectionnèrent l'usage des statues mouvantes et parlantes. Près de . y déveloples arts dont leurs pères s'étaient servis en Egypte pour usurper la royauté. » Ce : n'est donc pas simple imagination si les inscrijjtioiis des temples ne sont guère que dialogues enti-e les dieux et le roi la métaphore est ici Il l'expression d'une réalité. afin temps de l'élecqu'ils ne sachent rien le 124-12. la que doivent pendant tout » tion. qu'il transportait en Égy|)te. 10.k i:t lks staïies i'rophktiques félicités de la vie future et les prérogatives de Art '. les candidats à royauté.sont élus. le Nil coule entre les deux. dans son pamphlet trop peu connu Sur l'Eriyptien. Illusirazione di due Stèle Funeraric del 2. et s'appelle la la loi. 121-123. . Musco Egizio 2. lui-même. réfugiés en Ethiopie. Rossi. pi. » Tlièbes est une montagne sacrée la grande ville de en face s'élève une autre » » » montagne. et surtout celui de l'élection d'Aspalout. en les arrangeant. II. Les descendants pèrent des grands prêtres d'Amon.86 m: i)(ii hi. des détails plus circonstanciés et un peu différents. ait été semble que cette importance des statues divines plus grande encore à Napata qu'à Thcbes. Recueil d'inscriptions. que Synésios. p.évêque de Ptolémaïs. « \''oici comment » en Egypte les rois . nous montre un Amon de Napata saisissant un des frères royaux.

et permet aux plus éloignés d'apercevoir le roi. Si les deux partis se balancent. DOCHIJ-. : rétablir régalité. et viennent. )) » » » ils forment un premier cercle. Au bas se tiennent ceux qui ont le droit d'assister aux élections comme témoins mais ils ne s'associent que par leurs . Quoique peu nombreux. immédiatement après s'étend un second cercle.I-. in-8". Tous entourent ainsi le mamelon taie : autour du roi. roi '. . Sur le sommet de la montagne sacrée qu'on nomme l'Égyptienne. les plus distingués par leurs fonctions. tion . les sacrificateurs. ils ont une grande influence. est la tente » )) du roi tout près de lui sont les prêtres les plus éminents en sagesse.S l'HOI'HKTIQUES 87 » » » » de ce qui se passe dans l'assemblée. 244-245. » » )) applaudissements à ce qui se passe. et l'on vote. un sacrificateur comme vingt.KS STATTI'. Tout le collège sacerdotal est en mouvement on croit que la divinité est présente et concourt à l'élection. exprimer leur volonté le peuple entend ainsi de c'est : ses propres oreilles les 1. on les invoque sans relâche dans un religieux recueillement. l'. Puis vient le tour d'un second candidat de nouveau on lève la main.T I. par accomplir les cérémonies sacrées. p. » Œm-rcs do Sf/nèsios. dieux décider qui sera par II. qui est au centre. Paris. un gardien comme dix. avec . 1878. non plus par signes.1. traduites Druon. les gardiens des temples. car un prophète compte comme cent guerriers. Dans ce dernier cas. Il lui suffit de se joindre au plus faible pour moment où l'on doit voter. On propose le nom d'un des candidats à la royauté: les guerriers lèvent la main. placés suivant le rang qu'ils occupent dans la hiérarchie sacerdo. jusqu'à ce qu'ils se manifestent sans voiles. les prophètes apportent leurs suffrages. le roi assure la prépondérance à celui en faveur duquel il se prononce. le roi commence. il n'y a plus d'élec- » » » » » aux dieux qu'on s'adresse. Hachette. Quand arrive le » » )) » » » » » » » » » )) l'aide de ceux qui sont désignés pour ce ministère. » )) qui s'élève sur la montagne comme une autre montagne. celui des guerriers.

De cette description fantastique de Thèbes. Le transport de la scène de Napata à Thèbes était Nous savons en moment de 1. il n'y a pas vote préalable. et la supposition d'une intervention personnelle des dieux eux-mêmes. comme pour Osiris dans l Egyptien.88 Il l. La montagne sacrée de Napata ^/] . pour faire entendre leurs lamentations et choisir la députation chargée de collaborer avec les prêtres à l'élection.K DOl HI. La description de Synésios me parait donc reproduire. l'élection faite en son absence. où la statue d' Amon saisit celui àe^ frères royaux qu'elle choisit pour régner. Dans la stèle d'Aspalout.sacrée du récit C'est devant elle : soit due à une erreur de efïet l'écrivain. décrivant une élection de roi éthiopien. ou son auteur.K KT I. On avait dû nécessairement voter sur son nom. Le récit de ce qui se passe dans le temple. remi)lace la statue mouvante parles dieux eux-mêmes. . ou employer quelque autre procédé du même genre.KS STATIKS l'ROPHHTIQLES ne faut ))ns oublior que le livre auquel j'emprunte ce passade est un vrai roman satirique. fait lui-même que copier un ouvrage antérieur. dans lequel rélection du roi est diri^t'e par le roi précédent vivant encore et pressé d'abdiquer pour remonter au ciel. '^ ^'à- quelle s'appuyait le temple d'Amon. lviii sqq. Synésios écrivait de seconde main. pi. Atlas. que Nastosenen était à Méroé au son avènement. que l'armée et le peuple s'assemblent. et l'auteur inconnu dont il se servait n'avait peut-être là. Il me semble pourtant que l'ensemble du récit reproduit les traits généraux d'une élection royale dans le royaume égyptien d'Ethiopie. Voyage à Mùroù. en l'altérant. devait devenir aisément la montagne de Synésios où s'élève le tente du roi-dieu. comme le montrent les planches de Cailliaud'. diffère du récit grec. il se rendit à Napata pour recevoir la consécration. xlix-xlix-xl. mais défilé des prétendants toutefois rien ne prouve que cette différence . et que. un passage d'historien probablement contemporain des Ptolémées. en ceci surtout que Synésios.

transformé en génie comme la plupart des dieux du paganisme. Louvre en a uue au moins. le double des dieux. De cette discussion. L'esprit de la seconde » Pyramide. « L'on raconte plusieurs choses des Pyramides. KT LKS STATUKS l'HOl'llKlKjlES 80 naturel. 2' éd. Wilkinson. hante encore les temples où jadis on lui rendait un culte. qui » porte vn panier sur sa teste et en ses mains vu encensoir : : 1. parlait et remuait: la consécration opérait dans la statue une sorte de transsubstantiation qui assouplissait les membres de pierre et leur prêtait une voix. Nos musées renferment d'ailleurs des poupées égyptiennes articulées\ Le ka des dieux incorporé aux statues divines n'a pas disparu de la tradition populaire. je ne veux retenir ({u'un fait. Manncrs and Cusio/ns. la statue parlait et faciles à concevoir : si remuaitpar des procédés mécaniques quelqu'un doutait de l'habileté des Égyptiens en ce genre d'opération. De même que le LJ double des morts hante encore les Pyramides. ii. t. Pratique. Était-ce la vapeur d'eau ou l'air chaud qui agissait en cette occasion ? On peut se le demander le fait certain est qu'ils employaient un moyen mécanique assez ingénieux pour produire ce pieux tour de passe-passe. rien qu'en allumant le feu sur l'autel. Le . l'on dit ([ue. on n'avait aucun scrupule à dire de l'Egypte primitive ce que des auteurs plus exacts avaient dit de l'Ethiopie. de l'intervention des statues représentant les dieux qui dans les affaires de l'État. Théoriquement. est vn vieillard Nubien. comme au moyen des textes hiérogly- pliiques..LK DOTHM'. 64-66. qui » seroient longues à exposer mais pour ce qui est des » esprits qui régnent sur elles & sur les édifices de pareille » nature nômés Birba. ^ ment... le double animait l'image. c'est la preuve par les écrivains classiques. je le renverrai au passage où l'un des Héron décrit le procédé employé par leurs prêtres pour ouvrir la porte d'un temple. car. toute rantiquitc imaginant que la civilisation égyptienne avait son origine dans l'éthiopienne. (|ui est la colorée. p.

dit-on. » Ce sontlà des doubles les esprits.s statuks propiiktiques dans les Églises.90 » ]. L'esprit du Birba de Semir est un vieillard bazané et noirastre. 37. Il y a pour tous certaines offrandes particulières. par le moyen &: desquelles il se » peut faire que les thresors des Birba des Pyramides » » paroissent& qu'il se forme amitié suiuant et familiarité entre les que les Sages ont » estably \ » Les descriptions de l'Egypte composées par les Arabes sont pleines des mentions de ces génies. L'esprit du Birba de Gaphi paroist en forme d'vn berger vestu d'vne robe noire auec vn baston à sa main. montrant ses dents canines. QuantauBirba d'Acliemime. fort grand de taille. \>. son esprit est vn icuno homme sansl)arbe. Pareille chose. L'esprit du Birba de Phacat paroist en forme d'vne ieune femme noire. laide. L'esprit du Birba de Ridousa paroist en forme d'vn homme (|ui a la teste d'vn Lyon avec deux longues cornes. Quant aux Pyramides de Dehasoure leurs esprits se font voir en forme de deux vieillards noirs.temps. L'esprit du Birba de Samnod paroist en forme d'vn moine qui sort de la mer & se mire dedans. portant sur son bras vn petit enfant noir. sans barbe et nu. & ayant les yeux blancs tout du long. L'Éfiiifitc 2. >> )) » » » » » » » » » » » » » » » » connu parmy les habitants du lieu.r.i-: r. pareil à ceux dont on se sert à avec lequel » )) ilencense autour d'elle assez tous les Obélisques. & ayant la barbe courte. Sacy dans Obseroutions sur le nom des Pyramides. ses Cil^ par Sylvestre de p. hommes & ce )) 1. L'esprit du Birba de Busire paroist en forme d'vn vieux moine blanc qui porte vn Liure.T i. et les frappa si rudement qu'il les obligea à pren» drela fuite. » écrit Makrizî. il les » poursuivit. Tous ces esprits sont veus manifestement par ceux qui approchent d'eux et des lieux de leur retraite & y hantent long.E D<H lu. « Le génie du berba d'Ikhmim. de Mourtadi. . « paraissait. dit-on. Quel» ques personnes étant entrées une fois dans le berba. estarrivée à des gens qui » étaient entrés dans les Pyramides'. » sous la forme d'un jeune homme. nud. G4-66.

i. 495. il faudrait mettre un mot exi)rimant l'idée complexe d'une statue prophétique. laide. p. Le seul moyen de prévenir une folie ou la mort à bref délai est de briser la statue avant que l'esprit ait eu le temps de mal fluence chrétienne faire. 1. est un sens dérivé et n'est exact qu'à peu près dans les endroits où LJ peut se traduire de la sorte. 19 septembre 1879. coiffé du disque solaire entre deux cornes ou deux plum es.K DorMiJ-. : On le voit. . On thc truc scnsr. Je crois cependant que le sens statue. montrant ses dents canines et ayant les yeux blancs tout du long. i:t m:s statiiis i-roimiktiques 91 dont la statue n'est pas mentionnée. à tête de paitie au moins la forme de la statue lionne fronçant les lèvres et laissant deviner les dents. Lepage-Renouf. mais ce Château-Thierry. qui porte dans ses bras un enfant noir. son rendait. La jeune femme noire. qui se jettent sur quiconque vient les troubler. Celui de Gaplii est Osiris dans la maison du chef et \J! i vêtu de la robe et tenant le D'autres esprits ont subi l'insemblent des moines aux musulmans. comme l'a montré M. est une Isis en basalte noir. d'une la statue : statue vivante. aux yeux incrustés d'os ou d'ivoire. le mot n'existe pas dans notre langue. Cette crainte superstitieuse a entraîné la destruction de plus d'un monument précieux. Aujourd'hui encore les fellahs imaginent que les statues qu'ils découvrent dans les tombeaux sont le support de génies. LepageRenouf '. image. le double Y vit encore avec sa statue-support le mais en changeant de religion peuple a changé en crainte le culte respectueux cju'il lui étant l'âme de la statue. L'esprit de Ridousa est un Sliou ou bien un Anhouri à tète de lion. qui porte un Horus. mais qui reproduisent en du dieu qu'ils représentaient. Le ka gner nom put servir à dési- elle-même. ou une Sokhit. bâton de commandement.

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/(/. fréquemment appliqué à la parole. qui admit que « peut» » » » )) trompé en transcrivant |^Q|\ par le verbe copte t«. qualification convenable aux vivants. en sorte qu'il ne comporte jamais unT final. Ce mot est. Champollion. Grammaire L'(jijptiennc. 343. n°450. . cfr. G5. au contraire. groupe qu'on doit traduire par disant la vérité. et Planc/tcs et Explication. 48. montre deux être Champollion s'est-il » formes également usitées «"vx V\ ^ et j ^.oTo.TTe « » )) composé du nom abstrait 5^ Aie ou A*-Hi du verbe |^Q(\f*^o"*'o. 128.. mais il me semble composé du t initial et de oTco^ responsum. n° 447. Précis du Tableau (^encrai.eTô. Il le lut ensuite juL£-T*. p.SUR L'EXPRESSION S MA-KIIROOU L'expression ^ ' a été étudiée pour la première fois par Champollion. 3. constata qu'elle a suit liabituel» mis « en rapport avec » lement le nom propre des défunts ' )) les idées : Ami du vrai. Notre radical. juste on justifié vérité et » *. p. p. de Rougé.. » La lecture fut modifiée légèrement par E. nunciurn. ju. qui. édit. » VAléthéot la Dicé des Mythes égyptiens '. ou •©^••a*" ThnieiA'à Vérité ou lu Justice. en effet..pi'o- )) férer. AxeTèwOTe.otco. véridique. d'abord. et plus encore )) » » aux âmes des morts qui étaient censées rendre compte de leurs actions devant le tribunal d'Osiris en présence de la déesse S^':^ -exie. p. 2' édit. 2. Champollion.Ti^oTe^ dire. 1^'" T'A'^OU 1. si/stc/ne /ticroij/j/phi'iue.

oî. p. ligne horizontale) dans cette variante. Hcnce not ma-tu. 2. as hitherto read. .. -xoot. T o ne sert ici qu'à carrer le groupe. Birch. de manière à traduire parole^ » je citerai l'expression qu'on pourrait prendre pour la « fidèle à sa » '. lever toute hésitation. -xco.SaL^Ï. p.. note a (cfr. The Annals ofThotmes III. La dernière Pour "^^ <—>' prouve évidemment qu'il '^^ faut lire ina-kheru. xcix. I objet très important aux yeux des hiérogrammates. Mémoire sur l'inscription des \auionniers. -xot avec la et T* c T. kheru. » 3. envers.'r.iano esistcnte ncl ducale Museo di Parnia. the origin of the Greek Ma/. as dcriccd from the Hicroçjbjfjhical Inscriptions. chap. but ma cheru. 1838. ^{Rituel de » Turin. E. qui du tombeau d'Ahmès. le caractère idéo- » » » '> graphique tiques 1 est escorté de ses deux compléments phoné- ^"^ ^ ^=^>. Je pense » » » » les suffixes. 1= Tt nous mène directement au thème la je trans- » crirai donc T'A»OU forme 1%^^^ « '. perhaps. RoHclUni. p. S.ip-'. l'uno et l'autre main à sa bouche. » Dans un fragment du '. Le -^te . in fol. but chr. qui appartient à l'orthographe double. t. chef 1. -xe et'^tei. 6.T. xxxv.04 » » » SIR l. . Archœologia. F\apvrus de Parme publié par Rosellini cette formule est . 119) it is : The paddle » I is not tu. Brrr r S'oti^ia intorno a unframmcnfo di Papiro funèbre Egi. de Rougé. les erreur s va riées que renferme ce fut bientôt indiquée * La véritable lecture de puis démontrée clairement par Birch. 37-38. » » » » I) trois fois répétée avec les variantes ^^<c=r>|^. » blest.XPRKSSK^N MA KHHÔOU déterminée par l'homme qui porte donc que ces deux formes reproduisent exactement les deux formes du radical copte le plus usité pour la parole. Parnia. rela- tivement au rôle de ^^^ préposition à. Les formes ^^^ et f ^^^^^ sont coraplètel^"^^ ment identifiées par l'orthographe "^ . » Il est inutile de relever aujourd'hui passage. T'.

SUR » » » i. sans contestation la Égyptologues ([ue traduction jus- Chanipollion avait indiquée. xix etxx qui ont le croit trait à la couronne de le justification. dans hKjuelle la le pronom . c'est > — un parce que | qui est le verbe et non » comme on » » )) généralement. le teur. : l'on trouvera des » phrases dans genre de celle-ci ûd^jà^^^-'I^âjl Jl » » col. . ^^ l\\g(\. Si l'on considère en effet les nombreux passages du Livre des Morts où elle se trouve. le justifcade vérité. 10:^-103).'kxpri'. Ajoutons que. S. Chabas.ï^^sion mA-kiihôoij 95 se trouve sur lo cercueil de Neklit-lier-Nebi ou Nectale nebo I''*''. ^ ' doit être formée de la même manière non point celui dont a été justifiée la parole. et notamment les chapitres xviii. trad. et qui déiiioutre que plion(''ti(iue (b^rnier siu^uc j! ost le déter- minatif du kliei'a\ » et les La tifié. » » » » » La locution et analogue signifier justifié. 2° dans cette locution. a(lniir(Mii on ne changea rien au sens. le diseur mais hian celui qui justifie la parole. c(/!/piicnnc<hi Muscc du Louvre. ^^z:::^ de la seconde personne s'attache à syllabe » dans l'expression composée syllabe qu'il faut considérer ^> preuve évidente que. c'est bien cette comme verbe. dans tous les Mcmnirc sur une paièrc p. jus(iu'au jour où j'ap- pelai leur attention sur les dilficultés qu'elle présentait. 1. a » » » » Le I sens justifié que l'on prête d'ordinaire à cette formule nie parait complètement inadmissible : | 1° parce (|ue je n'ai jamais rencontré suivi _ de la finale e=c> man(|uerait pas d'arriver d ou ^ v» _Zï *'^ ^^'^ "^ si ce groupe était réellement » )) participe passé passif et signilmity«s^///é. 71. Birch. lecture corri^^ce.

autorité. « Cela est exprimé par les la mââ-. p. faii)le (|ue fut le raisoniiein Mit . et I /=i ou \\mââ. pour développer une théorie et Dévéria la ^ Mà-khrôou. le (h'fiint. 1 L'Inscription dèdicatoirc du temple d'Ab'/dos.. I.reru. s'écrier. Dévéria. Th.s-m««-j:'e/VM-eut » » » » » » » donc dire rendre vraie la parole. dire. parler. faire justice. » » » parole . l'observation était juste. L'expression Mûâ-xcrou tratdux. faire faire justice à la Aux chapitres 1. est ordinairement placée dans les textes reprit bientôt ' » funéraires de l'ancienne Egypte après les noms des : morts.. note 2. niênic avant d'avoir subi réprouve du jugement. |. 9. ' p. » . le sens diseur de vérité. autorité ». ce qui ne saurait s'expliquer si répithète en question avait réellement la valeur de y«s(//?t^ qu'on lui attribue d'ordinaire au contraire. autoriser. donner autorité à la parole' 18. de la raison. justice. ' .se éloquente et persuasive qui donnait à sa parole une autorité suflisante pour subjuguer tous les adversaires sans coup signes ^ ' férir. 19 et 20 du Todtenburlt.ses ennemis est tout simplem<ii1 \:\ C'est cette sages. convient parfaitement. justice. » Quelque . | c==<=> ou . qui assure la supô- 1. mââ. Maspero./tvw « voix. « L'épitliète mââ-xeru^ complète du » et ses variantes. t.. que je propose. droit de parole. l'avantage assuré par Thot à jtcrsuasion. 10. autorité de la parole. dans le Recueil de . » C'est enfin la manifestation » toute-puissante du ''^r^^*. : devenant verbe prend nécessairement la mots « donner la vérité..i:XI'RKSSl()N M\ KIlK("»()r » » » » » » » chapitros du Ixituol. » » » Cette épithèt€ réduite à la plus simple expression hiéro- glyphique se compose de deux caractères vérité. jaMiJicateur. vérité. Osiris sur . même dans les chapitres du Ixitucl <|ui précèdent le chapitre cxxv '. faire Il » » » wAvecr-sR transitive. » signification des droit. est appelé ^Z^. parole. droit. droit.. justice de la parole.ÎMÎ SIH i.

i. comme Osiris » » » Ounnowré. p. et "T^^S^^i)^ celui qui i^ubsiste par des nombreux textes on fabriquer de la vérité revient à 1. » Il « véridique » et « per- a l'art de persuader ses ennemis. qui est d'assurer le triomphe du bien sur le mal. — quoiqu'il » )) ait très bien saisi l'un de ses effets. Mais » ils retrouvent leur véritable importance morale dans l'expression du triomphe absolu de la sagesse et de la raison \ » A partir de ce moment. c'est-à-dire la persuasion ou la faculté de persuader. t.. -^^ ^ n . Id. Dévéria.3. au lieu de rapprocher cette c[ualification des titres ordinaires de la — » » » divinité dans toutes ses formes^ ^:z:7 vérité.ssiON mà kiikû(ii: \)7 » )) rioritcWln Ijien sur le mal' Eu rosimié ^ ' inâà-. das Todlenbucli der Allen . .Etjtjpler. 13. Brugsch adopta sans discussion "" ' le sens proposé par Dévéria et traduisit l'épithète Au conpar vainqueur traire. dans le Recueil de travaux. — une opinion nouvelle. 129.\i'Hi. que M.sriî i. ihid. ^L Grébaut énonça. L'homme qui possède cette qualité dans toute sa ex|)rimc la véiit('. Grébaut 7 Revue Archéologique en 1873. la justice. proclamait-il. dans la Zeltsclirift. Bi'UgKCh. dans non Ht/mne à Ammon-Rà \ ' . Tli. « mais de critiquer l'ancienne traduction de lalocution . par la sagesse éloquente dont Tliot ou Hermès lui donna le secret. . p. 14-15). parce qu'il s'est renfermé dans la fable d'Osiris et les récits des Grecs. 2. Dévéria avait raison. 18. les théories nouvelles se suc- cédèrent.reru » » ou l'autorité de la parole. 4.. L'expression Mùà-xcrou . maître de la la vérité. 1872. p. Une courte exposition de la théorie se trouve dans le mémoire préliminaire sur l'Hi/mne à publia dans la Amnion-Rd (p. le droit » » perfection est essentiellement suasif.'i. Les textes ainsi interprétés n'admettent plus le dieu Justi/ié où l'on ne pouvait voir qu'une puérilité » )) absurde. » » )) il n'a pas réussi à en expliquer le sens intime.

DenLin.v^ ou. ses ennemis. la vérité de parole de leur père. 115.. règne qui a mis fin au désordre du chaos. Chepra. en textes religieux que nous possédons nous parlent surtout du ^ ' du soleil couché. seront renversés. les si partisans de Set. maître du double » horizon. que « lorsqu'il de la émet la parole les dieux se produisent ^''''' » : T l ^ i » ^ Il Ic^il' ''"^ //''/'<'/' '^''''<^'/'-''- Et nous voyons que les » » dieux mangeaient cette parole (appelée par suite substance. vérité manifestation du vrai. à Amnioii-Rd des Papyrus Éyi/ptic/is du Musée de Bmilaq. les effets de la lumière succédant aux ténèbres i)rimordiales. et auquel correspondent dans l'ordre physique.. L'homme. vi. Osiris. les ténèbres et mal. le dieu-soleil se manifeste par continuent d'être.. ses 1. sou instrument dans Parole divine. le régne de la vérité.. il est C) vrai de parole : « Tu » )) t'éveilles en vrai de parole. » » » Quand le soleil vrai de parole.Oî^ SIR I. en ce sens. se la vérité I proférée | . aliment) ainsi que d'après les D'ai lleurs . et par laquelle saisit » » » » » » I) elle-même dans son etïet le plus sensible. Chaque matin. la mieux dire. dieu Cliepra dans sa banjue. radieux. est.. Lepsius.. ô beau. pour » )) La vérité avait son expression.'HXPRKSSION MÀ-KIIKÔOLÎ dire enfanter les (Ueu.. Osiris. du bien. Osiris reparaîtra en le » auquel tout défunt appelé a renaître à une nouvelle existence était assimilé. éclatant'! Tout dieu solaire.. E. . Shu. la » » ') mêmes la textes où celui-ci se nourrit de vérité. 2. » » » » » Rà. en même temps que renaît sa lumière. Grébaut. vrai de '.. les venus jusqu'à nous ont été trouvés dans les tombeaux. 111. Ifi/nine p. Comme la plupart des textes religieux parparole^ fait.. proférée ils qui a donné naissance aux dieux. \\\\mon-\lA. dieu des morts... Armachis. de la sagesse. » ») » » Le dieuétoit censé émettre la lumière par ses j-eux et la Notre hymne dit du soleil maître vérité ])ar sa bouche vérité.

ûl p. c'est.. a L'un des privilèges de l'être bienheureux ou de la divinité. 1*15-120. . Aux dieux elle apporte la vérité qui les nom^rit. Musée de Boulaq. est devenu un auteur de vérité de i)arole (.. » )) dans Neter-Kheravec Osiris. Grébaut.<2>^ » » — "S^ . aux puissances typliocomme Cliepra. Hijinnc à Am/non-Iîà des Papf/rus Égi/pticns du p.. en étant la vérité. un vrai '. » » )) )) )) tous les rôles divins. Grébaut précisa bientôt les idées (ju'il avait développées dans son commentaire de V Hymne à Ammon-Râ. en proférant père des dieux.sl:u i/i:xpri:ssi(»n » )) ma kiikôoc 99 actions ont vie conformes à hi vérité. . notel. 2. ii. 75. L'interprétation de Dévéria continua pourtant à trouver faveur auprès de la plupart des Egyptologues.. sans rien y ajouter *. 3.—^•^ faut ciu'elle il devienne une réalité '^^ ^^ 1. il devient lumineux y[\ comme Osiris renaissant avec Rà. de l'être « auteur du vrai. et voit s'accomplir pour lui ce souhait qu'on formait pour tout défunt « Que les dieux lui accordent d'être : lumineux '^^ dans le ciel .sur plusieurs stèles funéraires). faut Grébaut. vrai de parole en Rà. se manifester comme Chepra est manifesté dans . niennes la vérité qui les détruit. Obsercalioa sur l'expression dans losMclanc/es 1. ^ d'Archèolofjie Egi/ptienncet Assr/ricnne. )) » » » dit Naville il '. Naville. note Ed. la parole I y> §A - iii'^is vis-à-vis des ennemis il ne suffit pas que la parole se fasse entendre. . c'est-à-dire comme Chepra que pour le : les » » )) dieux dont le il est le père font reconnaître maître et (1 producteur |r^ I I ' f^ J^l^^ t^e la vérité ^^::Z7 '^^ ^y^ inaitre du vrai^ père des Dieux \ » M. Etre vrai de parole. c'est. t. 2I9sciq.. Son assimilation au dieu (Osiris) étant complète. })ère des dieux ». la Litanie du Soleil. » En résumé la parole exprime la « vérité » du Dieu manifesté par la lumière et la vérité. sa participation aux privilèges divins est sans » » » » » borne . p. qu'elle soit accomplie.

.. )) : » " » » qu'un équivalent neutre de 1 la locution active si fré(iuente si V I 1 '^ (au pro])re cdere scrmones. » D'autre part M. S^[l°^^^f$P®(/)?7mïc//^/^ . Boul. . partir de la xr' dynastie.100 » (iiic SIR i. « A cause de l'imporattribuaient à tance que les croyances égyptiennes ce » » » y> triomphe sur le mal. . 1877.. et à qui tout le monde. 41). ». c'est-àdire icahend des 'Wortes. màclitig der Rede. ou (peut-être en vertu d'une fausse étymologie) '' ' fjlcst une épithète constante des morts. 29) ou ^^ ^ ^ > 1 î^ Î (^^^'^^^''^^ 2507) ou . Jlist. bien qu'il signifie à proprement parler ergehend. Je comprends à l'optatif de la même que notre mot même manière que 5JsJ!.'kxprkssion ma KlIUÙor relui qui la prononce ait la le puissance de l'imposer i\ persuasif qwo projwse » M. même ses ennemis. Stem. M.. inùs j'ubere). sur l'aiguillon de la mort et la victoire de l'enfer. le triomphe'. » » y> oi n^' (Pap. Les exemples en c'est le sont significatifs et ne laissent subsist(M' aucun doute sur la la » » » » » )) voix qui passe sur les ennemis vaincus : mot du commandement^ l'ordre impérieux de la souverai- neté. pn'scjue à t la façon de l'arabe aMÎ ou -«^^ i>Ji^y} aM'i ^==z On rouve comme variante de ces courtes formules ^^^ ""^ -^^^ ^ ^ (Pap.L. et qu'il ré- » » pond pour nature de le sens au mot prévaloir. la victoire. l'expression . dans tische Sprache. 121. Dévéria me parait un peu faible le dominateut' rendrait » mieux l'idée du mot égyptien cette domination est celle » de l'être qui commande. Stern s'exprimait ainsi « ne me paraît <j:uêre être » ses ennemis . de c^u'on ajoute à leur nom à le feu... p. Insrlir. â ce fait de trouver grâce devant les juges éternels. Hicrofjli/phisch-hopiischcs. sur le sarcophage d'un certain Imhotep au la Zcitscliriftfàr ^-rj]ip- l. 5. Nehfjet. doit immédiatement obéir. n° 23) ou .j » tM'o" T^^^'' gnice ! At " puisse-t-il prévaloir ou trouver » » )) » .

p. d'infaillible. Mclanrjcs d'Archcolor/ie Éjuptienne p. sortir et le dëve- » » » envéridicjue. au chapitre cxxvii.. Au Livredes Morts.. x. p 124. qu'il faut ici attribuer au xwoivrai. 1. fois dit qu'il est » )) muni {\)Q\\v) des millions de )) de sa vertu magique \. dans le petit texte intitulé chapitre pour sortir en vêridique. ch. Cette puissance de la parole était en queUiue sorte surnaturelle on invoquait Thotli^ dont la : » parole avait une vertu magique'^ {hakau). 24'J. Todtenbuch. « Lefébure sr< et Guieysse ' admettaient » » » ^ signilie vrrde (est) parole. dans la ZcUschrift. le P apur us funéraire de Soutlinùs. » » loi Vatican. Chapitres X et XLviii. c'était sortir contre ses ennemis^ loppement de l'idée y représente toujours l'élu comme » » » )) » » » vêridique contre ses enncnùs . IIG. et xlviii. c'est-à- adjectif plusconcis qu'exact. h'rangile. d'elBcace. Genèse. au Livre des Morts.optisches. xc. Stevn.. Lefébure et Guieysse. 7. G.. mère du défunt -r-jl^l Puissc-t-elle trouver grâce et vivre ! » éternellement' que*'^ » Kiilin MM.^e.. xviii. 14-15.. pour qu'il reste ti déterminer. G. L'expression ma-/i7«eri«. xvii. L'expression ma-kheru comprenait" peut-être d'autres nuances que celle qui vient 1 L. 1877.SIR l'kxi'iihssion MÀ-KHRooi. 5. Hiero. » » » employer un Lesens dccertain. et Assyrienne./l!/phisch-/. ressort de la nuance spéciale que l'expression comporte et dire celui dont la parole est vraie.. dési- gnait une sorte d'acte belliqueux. comme celui qui » » » donne Vélocution à la bouche des élus pour la vertu magique qui est dans leurs entrailles \ Le défunt.... Il faut donc reconnaître que les Égyptiens attribuaient à la parole (ou peut-être à certaines paroles) des dieux et des élus un vérital)le pouvoir *. et ils sont enveloppés dans la destruction. Textes relatifs au Mijtlie (Clloras. 2. 3. .. r(77V/?V/. p. . ch. la : formule est derrière le nom de Takelmi.. fascicule 6. ou.. 4. Cfr. il est véridiquedans V enfer comme les astres) son âme est un feu pour dévorer les corps des damnés qui s'élèvent pournuire.. 8.. 6. Todtenbuch. 1-3. Naville. Grébaut. Cfr. et saint Jean. xxii. et Hymne à Animon-Rù. 3..

la doctrine cpic M. p. le bien... s'inspirant sans doute de doctrine égyptienne. 98-99. entravent son action. Pierret prit délibérément parti [)oui. p. la coudée ou règle j=i..Dèvêria. etc. interprété dans le sens que je viens de dévelop- Pierret. M. que la philoaussi bien la » )) Sophie alexandrine. « Qui dit ccritê dit conformité : » conformité de l'idée avec son objet. dont le contraire est » Terreur. La vérité est la subs- » tance même la la divinité. » M.Ï^.lO'^ SIR l'kXPRKSSION ma KHHÔOl! démontrées exemples recueillis w » » » d'ôtrc reconnuo. Elle représente l'harmonie du monde. du portrait avec le modèle.. la vertu.s citations de textes. du Musée égjiptien du Lou- vre. selon de vérité exempt de fautes '. L'hommey?is<!e est un )) homme » » » tré victorieusement. mais elles n'ont pas encore été par ])ar de. » » » » » )) prouve par la pour déterminatif et pour idéogramme l'instrument type de la comparaison et de la mesure. est la loi qui régit le monde moral le physique... la développe- ment. Grébaut a démon- la valeur religieuse de l'expression ma/cru consiste tout entière dans le mot £=^ ma 1. Grébaut avait enseignée.MP'T'^'^é'^''"' sonnilication elle *''"* '1"'^ i"^"- du mal physique. » » dont le le contraire est le mensonge. 2.en particulier... Elle est en opposition avec les mauvais principes conservation et ''" " » » » )) PJI. l'ordre universel. . que ^ ' . s'appliqu(Mit à l'infaillihilitc de la})arole contre les ennemis.. Tous les M. conformité du récit avec fait. moi. conformité de ce qu'on dit avec ce qu'on pense. confondait avec Dieu. Est r/"a/ d'une manière absolue tout ce qui est conforme à la règle. Id.. De le là l'identité comparaison.. » reproduction des êtres organisés. Mais Elle représente aussi l'ordre moral. 94. . tout ce qui n'est pas autrement qu'il doit être.. La vérité est la raison de la le » )) vie. ibid. aussi La conformité se mot égyptien a-t-il du vrai de et du bien '.. II. que le monde bien unique. Recueil d'Inscriptions inédites t.

a été défendu par quelques savants français. ou. discours. vrai de langage. ^odou. les péchés.N. Le sens de \iiiéi'i\\Q- » » » » vcridique. mais dans un autre ordre d'idées. : Pierrot. et ne se sont pas inquiét(''sdu mot '==^ khrôoii. est loi et ment. comme hhrôou. n'est jamais. ont porté leur attention sur la première partie de la locution. . Loutre.. préoccupés d'idées mystiques dont je n'ai pas ici à discuter le plus ou moins de justesse. . la protection spéciale d'un dieu ni e <=:>^piii . synonyme de donner L'homme estinvesti » » » )) du même pi'ivilèpje lorsqu'il devient dieu. » (Dcnlxm. Piorret. et n'est pas un ma connaissance. chanter des paroles. t. ni T ^ G T : [llPn I roixji . r/xl ^ t accorde que ta parol(> soit » vérité contre tes ennemis » le jour du jugement des paroles.SUR l'kxpriîsskjn mà-khroou » » 103 pcv. parler. 11. celui dont vérité". depuis Cham- Égyptologues qui ont exprimé une opinion sur la matière.. Lepage-Renouf peu de est toujours ajouté temi)s après M. Tous mais ce sens est-il bien justifié? Le mot I V ^ hhei'ôou..2^d a. 2. et 1. C'est toujours un substantif. employé comme synonyme de ^ p. Ilibbert Lectures. 1879. revint à l'opinion de Dévéria modifiée par « Naville » Le terme maa-'/cru au nom du mort et se traduisait d'ordinaire le judifié.)^ M. lorsqu'il vase présenter dans la grande » du jugement. Lepage-Renout. Recueil d'inscriptions inédites du Musée ègj/ptien du p.. Tel est sens du'' ' divin. la/if/ar/e. 180. dire. 100-102.. sur ^=2 tnà. par l'eiïet du tend à lui procurer le chai)itre 18 du TocUenbuch. en de salle » » » certains cas. mais le sens réel Q^i triomphant. ïlslui ont tous prêté sans discussion le sens de parole. en disant qu'il que a vaincu ses ennemis. » la parole l'histoire non pas seulement Telle est en résumé les des lectu res e t des théories diverses qui ont été proposées au sujet de pollion. à verbe. on exprime ((u'il est pur. Faire la vôritê [)ar la parole est le la vi(\.

Du genre èpistolairc. 57. et •xe le langage suivi. ce qui du r?ste ne change rien à mon raisonnement. p. t. j'ai modifié cette transcription. 1.» d. le scribe oj /'x parlant du cultivateur dit ^"^^ T. la sens ï <2 ^ khérnou 11 voix de l'oiseau. Études Êrjtiptiemies. p. 3. 21-26).7//v)o// ^^^ lunnaine. Maspero. y. ix. vi. elle (la voix) dit est : \ oici l'aube. Ailleurs. p. \ l'époque où ce mémoire a été écrit le groupe i ^ était encore lu Zodou . le son qu'émettent les hommes ou est articulé -wwva les animaux sans qu'on s'inquiète de savoir tourterelle a s'il ou non. JûLnc'S'pïïnui*.I/o// ^^ r//V est la parole QTj /. 244. dont t. et j'ai rétabli moutou partout où j'avais écrit Zodou. 5. i. t. Maspero. La H une voix : ! (? aTiVÎf^ ^^fc^ %v^ ^ 0)i^ où » tourterelle résontœ. . Max Mullei- a démontré la fausseté [Recueil. le discours Tk | v\ A est la voijc. 2. Fraf/ments coptes thèbains de la version de V Ancien Testament. résonner^ émettre un son.. M. dans les Mémoires de la Mission du Caire. p. gpooy ^maudit est comme aio^-tc^ comme -xu). 248-249. parole articulée.. h ^ n : niof((/i( \ \univ \o'iv en quoi la il ^. Études Éfjuptiennes. las^ » mon clieminf «La phrase est curieuse parce qu'elle ren- ferme les trois le mots dans une position qui ne : laisse aucun est comme ^pooyil/.inl Ici SI K T. 108. gpooy est employé comme doute sur T. t. 4.TC(-)TÏi » neiiKA-g^ •) : ' : « La voix de la tour- terelle sentend dans notre pavs L'oie également a une » l'oie seplaint ». juLOT-t J/. Maspero. c'est le corbeau'. | ici y (^ QA dans le passage du Cantique des Cantiques: ne^pooy epoq g^ju."K\i'in:ssi()N màkiiuôou fl on i><nit le c<mii)aror au toi-mo dilTiTC de lui. i. Maspero. p. le discours. lpg7\'<^ %y » "^^ I : « Quand il élève la voix. la voix de l oie résonne plaintive : '.

xi'i{i:ssi()N ma-khrôol' K). discouis.T^. La voix ne saurait être vraie moralement elle n'est vraie que physiquement._^^^. le sens de mo- singulièrement.") Dans une des heures de l'Enfer. dans d'autres. khrôou. les Mémoires de la Mission du Caire. 1^. les domaines que parcourt le Soleil ont une voix collective que le texte décrit de façon —H— 12Î r-T\~i : (( On entend la voix des choses en cette chanihre » comme comme la » le piaillement des nids. ./- pour Égyptiens. E. [1 ou » comme la voix d'un essaim de mouches à miel y '^- \^iii\^ J® crois qu'il est inutile d'insister: il n'est aucun Egyptologue qui^ cherchant dans ses notes.r et \\s signifie réellement ne signifie pas parole. n'y trouvera de nombreux exemples où voi.v parole ou par diseoars. ii. de ^cVt /". c'est-à-dire juste de voix.srK i. est r/'a/ de voix. depuis M. bien qui. pi. 1. V:> wAAA(l. elle est juste. 4° partie. quand les signifiait toujours ro/. Lefcbure^ Xe Tombeau t. et désigne l'homme qui n'a pas la voix fausse. admissibles discours ou de formules. Dévéria.-=^J^ . Toutes la règle.') . elle est voix du cii de l'épcrvier divin vOI vn^^'^'^ « i\\ » » » ^=> OU (( connue la voix de hi plainte des taureaux » I et desnu'des y(lf §1 V -H fcv. se Du moment que 1 ^veut dire difie voix. . ne s'agissait le quand il s'agissait de sont plus du moment qu'il de la : simple voix. c'est par abus qu'on il traduit |^ \){\. le les idées mystiques sur la se sont vérité.ci4^ 1 (5 I I ou comme la la le A/VWV\ I I I voix de ceux qui courent aux champs de bataille dans Nou y (1 1 \> en V^ j <=> ^ » ou (] « comme voix » » des gens qui pleurent |(] « ^^ ^^."i. traduit littéralement. dans xLvn-XLix. a En fait. ou. attachées âcette expression. ])our Màemployer l'expression consacrée.

Et d'al)ord.sant en Egypte. telle autre les en combinant les notes l'une avec l'autre on compose ces mélopées que les magiciens entonnent au cours de leurs évocations. Tabella derotlonis de la Nécropole romaine d'Hadrumètc.sir qu'à la condition do mettre la main sur ce dieu'. et qui l'obligeaient à faire ce qu'on demandait de lui. prières. quoi qu'en p. le prêtre. et les esprits. je ne voudrais pas qu'on attachât au mot niafjie l'idée dégradante qu'il éveille presque infailliblement dans l'esprit d'un moderne. 64-65. i. Les vivants pouvaient être justes de voir 1. Voir Cf. devait s'il voulait obtenir ce qu'il demandait. surtout la voix humaine. l'individu qui s'adressait à avoir la voi r. t. il faut bien se garder d'en intervertir l'ordre ou d'en substituer une aux autres on s'exposerait aux ])lus : grands malheurs'. 2. telle autre les apaise. sacrifices. chants. que le dieu lui-même avait révélés. si. Je n'ai pas besoin de rappeler ici quelle importance le carmcn avait dans la religion et dans le droit de l'ancienne Rome. La magie ancienne était le fond même de la religion. Maspero. on veuf bien se rap- magie a joué en Orient et riinj)ortan('e de la voix pour les ojiérations magicpies. La valeur de cette expression est facile à comproiulre. au lieu de se perdre eu considéra- tions mêlaphysi(|ues trop iu<. mais que les adeptes connaissent et dont ils se servent pour leurs opérations. est l'instrument par excellence du prêtre ou de l'incantateur. jus te.èuieuses. il juste de voix. devait être un dieu. 81 du présent volume. Mais comme chacune d'elles a sa puissance particulière. . C'est elle qui va chercher au loin les Invisibles qu'on appelle. p. dans le Musée Alaoui. Telle peler le rôle la que note irrite attire. et chacun des sons qu'elle émet a une puissance particulière qui échappe au commun des mortels. Or la voix.!<>(') sru i. et le sorcier. il était tout-puis. Le fidèle qui voulait obtenir queUpie faveur d'un dieu n'avait de chance d'y réus. ^^ .'kxprkssion ma khhôou la l'homme qui a voix juste. et la mainmise ne s'opérait (|u'au moyen d'un certain nombre de rites.

pi. Recueil de monumeitliy. 11.3. dans de Séti V^ aide son père à sacrifier le taureau du INIidi il tient la bête par la queue. 5. 2. i. t. Séti 1*"" dédie la et Kamsès II. Séti les n'est pas mort. "^^ récite les appels adressés aux rois fils . 4. 3. tandis que le roi se prépare à lancer le lasso. Ailleurs. ainsi qu'il résulte de diverses inscriptions gravées sur les rochers. Abi/dos. 43. l . Ivamsrs H a encore à vivre dernières années du règne de son père et les soixante-sept années de son règne à lui . ^\\ . l'assiste en qualité de le le I"' Jihri-liahi. -5^^ «L'an XXX. pi. i. 10. t. o 1. Abf/dos. Kamsi. un autre nous « dit qu il est q . D(''V('M'ia Dans Table des /a\ rois. MXl'HKSSION M\KIIK()(H' 107 pensent beaucoup d'Ép^yptolopjues. i. Une lo )) ' — d 4 elle. l. le (ils roya ^ '. et celui-ci s'acquitta de sa tâche. 5. Cliampollion Tuvait déjà remarque'''.wxiii. A. Brugsch. p. Ramsès II avait donné ordre à un haut personnage nommé Khài de célébrer une grande fête.\(!ni[)les. Cliampollion.s nous ai)prend rirr ^^275 1 I (lue \\ -« i u n a 1 1 /7a r^nn M i'MIIOTnpr v^ I I < r^fUIIIIIOrnpi I O i||©nili|lDI kM I I ©nn (^ '^ '" " D I '-^ ^±p\ .sou '. le même temple. Mariette. Recueil de travaux. son fils. cimptlcnnc.AkL:^:^^^2nfPm 4. riuclle est sa IcWiide 1 (( Le prince. conlirnioV d il y en a l^eaucoup temple d'Abydijs. Grammaire t. grand héritier de lu Terre-Entière.MKNHIKHOPSHOUF » A Silsilis. piemière 128. » fils aine du roi.^y\ 1%^^ i^PT^. V '. Sa légende » . d'e. Mariette. t. p.SIH I. pi.

/?ec«Pf7 de monuments. Recueil d'inscriptions. ils Ail- 1. 96. 3. t. .10^ » » » SIR i. A 62.. dans ce pays tout entier. morts eux-mêmes.wioi: Juste de coi. Lxxxiii. Si un honmie qualifié de en Tan xl peut encore régler les fêtes de l'an xliv + ?. que le roi ordonna qu'on chargeât le défunt K/iài de régler les panégyries dans ces années? Voici })ourtaiit le dcfïmt Khài occupé. Brupsch. Sa Majesté ordonna qu'on chargeât le prince Kmài de régler les » panégyries. yi. IV Ci ¥ ^ MEM Lrâ\ le ^ Y r!?^ f\ +? mois de Pirit. Ainsi la chanteuse d'Amon : (Icrsr^Q HLP "^^^^ ^ AuHov Juste de roLr. l'an xxxvii. t.r. ii. p. deuxième fête . au midi et au nord. fête laii xxxiv. Et de fait. Sa Majesté ordonna qu'on chargeât la prince les » » K\\\\ de régler la sixième fête de Terre-Entière pour nomes du Nord et du Midi'». p. à régler une nou- fête . » Faut-il traduire ici. le sous Kamsês II. 2. le dédicateur et ses amis encore vivants sont qualifiés ^ comme le mort h qui ' ' ils rendent hommage. sous Kamsès II. 2. au moment où i. pi.'kxphkssion M\-KHHoOU . qui fait vivre son la fille nom». quatrième fête. le 1. reçoit l'honmiage de ^' ^ It' ^^ 4^ 'TT'^ ^^^ ^^^^' ^^ porte-encensoir du » roi. troisième '' l'an xl. le L'icre le fils ou nom de leurs parents qu'à la ne pouvant/aZ/'C condition de ne pas être dédient la stèle'. Pierret. Rfcucil de monuments. plusieurs années plus tard. c'est-à- dire qui est encore vivant. sur les stèles de toute espèce.. ii. n. c'est évidemment que l'épithète ^ n'est pas réservée aux morts. ' velle fête Œ] 6'XX« » du memegenre: ' \\ •<=> Af ' ' MWy^-â^^-^îl Mil _Bf^ <=> 2^L=_ L'an XI. 4. Brugsch. comme Brugsch l'a fait sans hésiter '. texte.

on personnages appelés ^ ne titre. sans faute d'intonation.'l-:\1'UKSSI()N MA KIlKÔOi: 100 Harniinou s'est fait rcprcseiUer recevant du roi Séti P' la décoration du c-ollier d'Or. 10.SIR leiirSj I. pour donne une vie heureuse. 'Justes de voix s'ils veulent ont grandement l)esoin d'être ^ n'en pas être pour leur peine. Il est bien vivant. la Plus encore que Juste de voix. les amis qui font le proscj'nème pour leurs morts. sur les mille objets qui encombrent nos verra que plus de la moitié des sont pas morts au mus ées.. de parcourir une existence excellente en paix. de demeurer sur terre. t. Khai ordonnant les fêtes de Silsilis. le mort avait besoin d'être ^ ^ n'avait chance d'échapper aux dangers de s'il monde que réussissait à les détourner par ses si elles incantations. Le rite qu'ils exécutent n'a sa l'effet et valeur qu'après qu'ils ont récité les formules d'une voix Juste. Recueil d'inscriptions. ii. l'autre Il le vivant. sans intonation fausse qui en compromette donne aux dieux une raison de ne pas tenir compte de prière. . comme le prouvent le discours du roi et la prière qu'il adresse aux dieux pour les remercier de la faveur qu'ils lui ont accordée • 1 1 X I (( Proscynème à Plitah.. Si l'on veut jeter un coup sur les murs des tombeaux ou des temples. et ses incantations n'avaient de vertu que étaient récitées d'une voix juste. du taureau avec moment qu'on leur donne ce bien Rarnsès II récitant les litanies royales Amenliikhopshouf célébrant le sacrifice Séti P''. Pierrct. ce même Harminou s'intitule en tête du discours qu'il adresse » (ju'il )) voix\ Ici d'œil sur les stèles. C 213. les fils. Les 1. encore je n'insiste pas. p. les parents. maître de vente. Aussi pour son père. un ensevelisse» ment excellent aux frais du roi » à Harminou. Or.

le serpent Apôpi dont la place est au ciel. [I'T] ». « pour passer son chemin contre Apôpi. images dans toutes les langues. que Dévéria avait Le mort obtient « gloire au ciel. ^^ po'^ii'fl'ioi a la justesse de " » voixdesamèreNouitplA/vw^'^^^^^^^ Tous les textes o^ V^ùde en sa croisière journalière étudiés se prêtent à la tout naturellement même interprétation. plus soit ne et conunun de toutes les c'est le sort de celui à qui on rapi)li(iue. contre le serpent A])ùpi et contre les ennemis ([ui le nienaeaient se ])0ursuivait en elTet aussi bien avec des incantations (pi'avec des armes nialérielles. la juste voix dans l'autre ait perdu sa valeur pleine marquant la puissance qu'une locution générale. Ilarmakhis (( navigue en juste de .'i:xi'Ui:ssu)N ma kiikôoi: teiuis (lieux aussi ('taient de posséder cette qualité toute La lutte du Soleil. dont l'elTet est de la barque solaire. /". la richesse sur la ten-e.110 SI H i. C'est donc par métaphore qu'on peut diredeThout- ^|^^ÎP^^|^^ des cas ^^^^ ^^ monde ». si bien que ceux « il (jui sont dans » » barque se réjouissent ». j)our ce cercle. 4" partie. : )) » » )) de mettre en pièces en l'autre monde. » La vignette montre en effet Isis débouta la proue même. Qu'on prenne par exemple l'épisode de la navigation nocturne qui met Rà en présence du serpent Nouha-ho le dieu a besoin.ui. 2. (le p. et cela n'a rien qui doive nous étonner. Lcféburo. i.r. grâce aux charmes de la bouchede ce dieu luimalôriollc. . Que dans bien 1. vi. Hfiiiril Le Tombeau de Sétl iratnux. Il » tations d'Isis et des navigue grâce aux incantations d'Isis et aux incantations » de Samsou.sa coi. des incanincantations de Samsou-Thot. t. allongeant le bras et récitant l'incanta- tion en compagnie de Samsou \ On comprend maintenant 1^ pourquoi. dans l'hvmnecité par Dévéria. 15-16. pi. pourquoi s'éveille en Juste de voix IXpI '.

ou <|u'il /^ t° régit les deux terres en Juste de voU' la magie )>. Rà ou Horus. Tliot. corps. la voix 1^ ^ t.SIR I. on s'exposerait. possible. surtout par l'intermédiaire du dieu Thot. victoire. J'ai i. serait plus claire. I le maître des discours ly. Cette justesse de voix nécessaire au salut du mort. et à tromper ceux des lecteurs qui ne peuvent suivre la version sur l'original. 2. en transportant le On doit autant langage d'un peuple dans un autre langage. veillait à ce ses c harmes les personnages qui se . c'est-â-dire des incantations qui permettaient aux hommes et aux dieux d'obtenir ce qu'ils désiraient. que et ^^^ prières. Je n'eu continuerai pas moins à employer la traduction littérale juste de voix dans les cas où une traduction comme que triomphe. on magicien par excellence. on l'obtenait était le dieu ])ar des moyens divers et le sait. 14. Thot Recueil de traraiix. sous prétexte de clarté. de même il en avait noté et transmis mélopée.'kXPRKSSION MÂ-KHRÔoi: mosis « 111 m °^ qu'il e-^t fo rt et ' juste de ro/-rpour renverser cet ennemi « ^ ij 1^ Sp^ ^ _^ ^ ^ ». depuis développé cette idée dans un article sur VEiinèade qu'on rencontrera vers la fin de ce volume. mais est un dieu. Tliouiniosis il III n'emploiepas contre les Syriens. à dénaturer le texte qu'on traduit. En n'agissant pas ainsi. . De même que Thot avait investi et communiqué les divins "^37 la termes des incantations.servaient de pussent intoner exactement il leur ajustait les . Créateur et puissant par la voix comme par la il parole'. du vivant ou du dieu. d'Osiris: tandis qu'Anubis embaumait p. et on suppose métaphoriquement la qu' il ba t les Syriens par le même ])rocédé. par là assurait refTicacité de leurs On sait le rôle qu'il avait rempli lors de le la mise au tombeau 1. avec même arme de justesse de voix dont celui-ci se sert contre Apôpi. respecter ses idées et ne pas leur substituer des concepts qui ne sont pas les siens.

v du défunt ses ennemis. <z:>k^=_1^^^ Ceux-ci étaient immobilisés ou détruits par comme le serpent dont j'ai parlé plus haut et que le Soleil rencontrait dans une des heures de la nuit. cfr. 110 (lu présent volume. Le défunt assimilé à Osiris demandait a Thot le Ix'nélice de la voi. repas de nourriture solide liquide. et celui-ci. Mémoire sur une patcre 1. ch. Naville.5. . ii\ec\e sens des (jui deux termes <=> pirou ct|(^^ hhrôou.r Juste.il)lc la réi'itait les formules destinées à rendre l'œuvre de voix juste. Le et le %\'^'. . Je n'en veux indiquer pour le m!)mont qu'un seul. hirch. cv. Voir p. ira. sans le comprendre. 3. 2. se manifester à la voir:. 242. p. le lui accordant par les chapitres xvui. ii. dus Jiyijptischc Todtcnbuch. son allié. l'incantation récitée d'une voix juste. Chabas. Un des exemples qu'il en cite nous met par ses variantes sur : la voio ^^^\^\r:!\%^^^^ <-^ "-\\-\ ^'^l'i^^tc ^^^ d'ailleurs pour les ÉgypMais quelle valeur doiton attacher à cette interprétation ? Les monuments nous apprennent comment se faisait l'offrande aux dieux. t. xix et xx dv\ Lirrc ries Morts. il neparaîtpas qu'il le avoir saisi lelien qui unit le sens courant de ce et mot tel le déhnit.>si(>N ma Kiiitùor dur. p. 72.'i.11::? SI i{ i. et autant que je puis en juge r. que Birch a déjà signalé en passant. voix. Lcpsius. et entre autres elioses donnait au dieu ([ui lui permettait d'cehapper aux eml)uscades de Sit et de ses suppôts.^^ ^^\W^ nous montre que complet \ fréquente sens était bien tiens sortir. ^ avait bien d'autres effets que les Égypbeaucoup et que les Égyptologues ignorent d'ordinaire.(].^ contre rendait Juste la voi. cfjf/ptionnC. TocKenbuch. dans l'ordre réglé 1. -^ïo. composent*.\n!i. S'il a vu en effet que le mot tiens prisaient '- La voix humaine î"^ renferme le mot I "^ ^ hltraou. célébrant appelait n p ^ 'i haute voix.

r y v\. l'eau et l'air'.SUR par i/kxim{i:ssion mà-khkôol. lorsque » » mort est appelé pour recevoir le pain. étoffe: il sortait alors sur la table ou sur l'autel et faisaient nom du dieu mort. volaille. liqueurs. 113 Iliii les listes. on appelait cette apparition des objets d'offrande sortie à la voir <=r> <z=> 1 V:> ^Aou sortie de OJr^/ 133] HIV voi. Cette petite incantation avait pour effet de consacrer l'objet présenté^ pain. est '-V-^ les déterminatifs des provi- mais on trouve parfois encore l'orthographe étymo- logique <cz=>ï(3QA sur les monuments. dans à ce 120-122. § xxi. et <r=>^^ i\ '''^^^\3\\ *1^^ ^'^ donnait partie au comme cette sortie n'avait lieu qu'après que la voix du prêtre s'était fait entendre. J\ Q (( pourqu'ildonne ^ le l=/l c:. Le proscyncme se fait alors a ^ m ^^î^i^ni^^^M^J Phtaii-Sokar-Osiris. les aides apportaient chacun d'eux et cependant le célébrant le déposaient en tas devant la statue récitait sur lui une courte formule dont les mots allitéraient : A autant que possible à son calembour avec lui. . C'est la vertu de la voix qui trans])ortait les ^ provisions de notre la disposition monde dans l'autre et les mettait à des dieux et des mânes auxquels on les des- tinait : elle les créait . L'orthographe ordinaire sions.£^^ë avec sur l'autel. selon une expres- sion fréquente dans les tombeaux thébains. morceau de viande. tous les objets qui la composaient après l'autre. fruit. \ :T O -r- (( parce qu'il donne un rei)as funé I K^:^ le 1. \otc$ sur quelques points de Gra/nmuirc la Zeitschrift. son appel. lorsqu'on appelle le mort pour voir Rà à son lever au matin. Le passage qui fait allusion 8 monument a été inséré après coup dans le Mémoire. p. . 1^ 1A ° ? ^Tj\ 1 j ()( l\\ ^ 2 ^^ » rairc (une sortie » » de voix). repas funéraire (la sortie I n ^ I I I /wwvv I T^ III c/t^tro/j:'). et d'Histoire. légume. 1882. Maspero. pour être lorsque Kà se couche au [pavs de] vie » il se fait aussi à OsirisOunnophris.

V. t. p. on serait surpris d'y voir quelle puissance la théologie égyptienne attribuait non pas seulement à la parole. l'exposition trèsbrèvedes Des modifications à l'interprétation été proposées par MM. 1. 15-19. 1891). que j'ai admise du mâ-khrôou ont . mais à la voix humaine. On trouvera plus loin. 101.111 SUR l. et Amélineau {Un Tombeau égyptien. p.'l'. Si relatifs soigneusement monuments au dieu Thot. avril 1880. d'avoir montré quel est le sens de l'expression Paris. résultats auxquels je suis parvenu. note 7). Virey (Le Tombeau de Rc/i/imarâ. dans les Mémoires de la mission du Caire. dans l'article sur l'iï/mt'fK/c. extrait de la Reçue de l'histoire des religions. : Je compte entreprendre prochainement suffît cette étude il me en ce moment '.XPRKSSlON MÀ-KllHÔOU Ce ne sont pas l'on analysait les seuls effets les que la voix produisait. Je n'ai pu reprendre ce projet qu'à mon retour d'Kgypte.

je pourrais presque dire le seul. le premier dans le tome i. C'est un Essai sur la Mythologie^. 1. qu'un aspect particulier du dieu. p. 119-129. Une partie des idées qui y sont exprimées ont été reproduites littéralement dans mon Guide du Visiteur au Musée de Boulaq. 83 pages. . p.A PROPOS DEUX OUVRAGES DE I M. Quant aux déesses. est dû à M. PIERRE!^ Le livre le plus important. Hathor joue » souvent à Dendérah le rôle d'un dieu il y a des exemples : . du reste. Pierret tient pour le monothéisme égyptien. « Un Dieu unique et caché se manifeste par le » soleil. lequel devient dieu à son tour et engendre d'autres » dieux destinés à symboliser les phases successives de sa » course. Pierret apporte à tout ce qu'il fait. 1880. in-8% autograpliié. Vieweg. M. La » déesse n'est. 89-103. Paris. composé et écrit avecle soin et la conscience que M. 147-154. 1882. 2. Les deux articles réunis ici sous ce titre ont paru dans la Reçue de l'Histoire des Religions. Pierret. » car elle est coiffée des mêmes insignes que lui. comme Bulletins critiques de la Religion de l'Egypte. elles n'ont que deux rôles à » jouer elles personnifient ou la lumière de l'astre ou » l'espace dans lequel il prend naissance et disparait. p. 1879. le second dans le tome V. qui ait paru en 1879 sur la religion égyptienne.

» théiste » elle était essentiellement mono- Les différents dieux que les monuments représentent ne sont pas des dieux. aucun théologien d'école mais il thébaine n'ait conru un système analogue au sien faut distinguer toujours entre l'idée métaphysiciue que tout théologien se fait d'une religion et les faits ou les dogmes qui composent cette religion même. — 2. qui conserve dans chacune de ces » formes son identité et la plénitude de ses attributs'. 6-7. les fonctions du dieu suprême. 3. jusqu'à conquête romaine'. ee qui en apparence » lui constitue un caractère absolumentoriginal. Le fait. l'allirmer. Ce (]ui distingue la religion — » » égyptienne des autres religions de ranticjuité.11<) » )) A PROPOS DE DEUX OUVRAGES DK M. . » mais les rôles divins. poly. Essai sur la Mi/thologie. Malgré le talent qu'il a déployé dans l'accomplissement de sa tâche. dans la religion égyptienne. c'est l'existence d'un nombre considérable de personnages divins. je suis en mesure de (l'un soleil en deux mots. Que ces personnages soient des attributs. c'est que. P. de » même que le lion à tête humaine appelé sphinx n'a jamais » passé pour un animal réel. Tcllo est. Je ne voudrais pas allirmer que. » Telle est la thèse AL Pierret la poursuit jusque dans ses moindres détails et l'appuie de textes bien choisis. P. C'est ce que i\L Pierret appelle une apparence polytliéiste : c'est ce cjue j'appelle un polythéisme bien caractérisé. ayant des noms et des formes différents. : )) : : 1. vers la XX'' dynastie. p. du » dieu unique et caché. j'avoue qu'il ne m'a pas convaincu. — 3. l'IIMîUKT féminin et de déesses il \ pliai li(|iirs. Les divers personnages du Panthéon repré» sentent non les attributs. la eonception qui. 6. comme on l'a cru longtemps. a la )) » dominé toute l'Egypte depuis Mènes. « Leur » forme même nous démontre qu'il n'y faut point voir des » êtres réels un dieu représenté avec une tête d'oiseau ou de » qua(lru])cde ne peut avoir qu'un caractère allégorique. mais des symboles. théiste*. Tout cela n'est que de Vhiérofjlijpinsme.

Pline. 2. Les formes ambiguës elles-mêmes. Explication de la Mosaïque de Palestrine. Les formes animales dont on revêtait ces une personnalité bien marquée i>lus . Si reconiin. p. . : 1. dans Wilkinson. peu importe. Klien. 39. que.. pend.. En voir la collection II.nulail à dévot à IMitali. 2'édit. N. ){. 775. et Strabon \ L'onocentaure. figure comme le sphinx sur la mosaïque de Palestrine et nous est connu par Elien *. ils i'ii:hi{i:t 117 des rôles ou des fonctions.i'. '1. 35.s ])]: m. 9. Strabon. humaine^ si peu réel qu'il soit pour nous. ont chacun un par une se Plitali nom et une (existence (pie le fidèle reconnaissait le dévotion plus ou moius particulière. ni:ix orvRAc. un léopard qui a sur le dos une tête humaine. 41. Les peintures de Beni-Hassan et de Thèbes nous montrent..int la durée du second Empire thébain. 29 . Barthélémy. ne pense se mettre par là même sous celui de saint Antoine de Padoue. comptait pas sur la })rotection dieux n'ont i)as un caractère allégoricpie elles marquent une adoration de l'animal (pi'on retrouve dans plus d'une religion : ancienne ou moderne. Plitali avait à ses yeux il ne de Sovkou qu'un dévot en se mettant sous le patronage de saint de nos jours Julien. p.ssait dans le désert. 11 est poset la crédulité des anciens Le lion à tête : il est certain si l'on veut. x. 5. xvi. 21 . c'est (pie . Manners and Customs. Diodore.A iMjni'os Di". De Nat. prouvent simplement l'ignorance en matière d'histoire naturelle. vi. m. parmi les animaux qu'on cha. 93. moitié bête. ou âne à tête humaine. a passé pour exister pendant toute l'antiquité Pline le décrit \ et Diodore'.t p. des prêtres instruits aient cru devoir attribuer à un syml)olisme profond l'adaptation de formes bestiales à certaines divinités mais quoi qu'ils aient adoré sible. un léopard à cou et à tête de serpent\ Le culte du sphinx était pour les Égyptiens. cfr. Anim. moitié homme. un griffon. en implorant Plitah. xvii.viii. //. 72. de même que celui du bœuf^ le culte d'un animal qui existait réellement.

désireux-de retrouver partout l'unité de Je : Dieu. D'autres.lis A PROPOS DK PKLX OL'VRAGKS DK M. PIKRHKT dansThoth-Ibis.son par quelque endroit. ont clierché partout les preuves d'une conception monothéiste. je suis tenté de demander de quelle religion égyptienne il s'agit. tort sur le plus grand nombre de points. ressort jusqu'à du témoignage des monuments. et le dieu-oignon. Le défaut que je lui reproche lui est d'ailleurs commun avec presque toute l'école. découvrent partout quelques autres pensent que les dieux ne sont que la représentation concrète des notions métaphysiques les plus abstruses.semblent avoir rai. on s'est toujours laissé guider par quelque idée préconçue. religion égyptienne était que la une religion monothéiste. Pour certains le polyfrappés surtout par le théisme. Tous me . Le bœuf Hapi a été un bœuf divin avant de devenir un ba^uf symbole d'un dieu. recommanderai cependant la lecture du livre do M. Quelques-uns le soleil et les cultes solaires. ou de .ses nuances de panthéisme. c'est un ibis et non pas un liiéroglyplic qu'adoraient les premiers qui se sont prosternés devant l'ihis. Est-ce de la religion égyptienne de la IV'' dynastie ou de la religion égyptienne de l'époque ptolémaïque? Est-ce delà religion populaire ou de la religion sacerdotale? de la religion telle qu'on l'enseignait à l'école d'Héliopolis. Chaque fois que j'entends parler de lareligion égyptienne. vague des formes divines et voyant qu'elles rentrent sans peine et s'absorbent l'une dans l'autre. ont cru reconnaître parmi les diverses doctrines énoncées diver. Pierret on en trouvera dillicilement qm défendent avec plus d'habileté la cause du monothéisme égyptien. dont se moquent les satiriques romains. et l'évidence le polythéisme le plus grossier. Il me semble qu'en étudiant les monuments religieux pour en tirer les dogmes et les croyances de la nation. ont démontré. négligeant les témoignages qui déposaient contre leur théorie. aurait existé que je n'en serais nullement surpris. Les uns. â leur satisfaction. et.

monuments on remarquera des divergences notables. p. avait modifié l'idée qu'on se faisait de l'univers et des forces qui siècles Depuis dix-huit il : à peine que le christianisme existe. 26 sqq. il y a cinq mille ans d'intervalle. Le sur les le régissent. dieu de Thèbes. et et de sa vie politique.A PROI'OS DK DKUX OUVRAGES DH M. en s'écoulant. et les dernières pierres gravées à Esnéh sous César Philippe l'Arabe. développé fois le plupart de ses dogmes qui combien de règne de sacerdoce égyptien ne dut-il pas altérer les siens. Amon. prescjue sans distinction. qui parait contenir l'exposition du système du monde tel qu'on l'entendait à Héliopolis au temps des premières dynasties. le nombre des interprétations avait augmenté' les rares Si l'on considère le rôle que les dieux jouent textes religieux de l'Ancien et du Moyen Empire. ou bien l'eau primordiale. transformé. par maintes vicissitudes de vie morale et intellectuelle. temps. . nous est connu par plusieurs exemplaires de la XP et de la XII® dynastie. selon les écoles. et celui qui leur est attribué postérieurs. les étudiant de près Voir l'analyse très pénétrante que Lepsius a donnée des premières lignes de ce document dans ses Acltcstc Texte des Todtenbuchs. la assyrienne la conquête persane domination éthiopienne la royauté grecque . Pasteurs. nous est connu par les ruines de Thèbes et ces ruines . dans quinze siècles plus tard. . sont assez considérables pour qu'en 1. le démiurge devenait le feu solaire Rà-Shou. Sans compter de théo/of/ie l'invasion des . l'Egypte a passée pendant ces cinq mille ans. si différentes que. les pendant cinquante siècles séparent le Dioctétien des rois constructeurs de pyramides? Ajoutez qu'on a emprunté les matériaux à toute espèce de monuments. Le chapitre xvii du Licve des Morts. la a travaillé. les mille révolutions Non . Chacun des versets qui le composent était déjà interprété de trois ou quatre manières différentes. l'IHRRKT la religion telle 110 que la concevaient les membres de la Faculté thébainc? Entre le premier tombeau memphite portant le cartouche d'un roi de la III" dynastie.

où des prêtres thébains chantent les louanges et la grandeur de ces dieux je préférerais.iiHirr on puisse rcoonstitiior avoc oorlitiidc l'iiistoiro du (Uilte d'Amon. des allusions relatives aux dieux des morts. l'assembleur des nuages? Sais est détruite. le témoignage des i)rètres thébains. pour savoir ce ({u'elle adorait dans Plitali. que savonsnous de Sovkou (Sébekj? Les monuments thébains. lycopolites sur Anubis. que savons-nous d'Harsbafi? Abydos est détruite. diou llu'haiii.i. Anubis.x OL"VKA(iKs Di: M.Phtah. Osiris. les Rituels de l'embaumement et de l'enterrement contiennent des allusions à tous ces dieux les papyrus thébains nous ont conservé des hymnes à Plitah^ Anubis^ Shou. pour mon instruction personnelle. dieu de Mempliis. thinites sur Shou. Anhouri. quels documents avons-nous pour rétablir son do^umef Mempliis est détruite entièrement. après avoir criti(pié les systèmes un système nouveau. de rOsiris du Delta. Les textes latins qui assimilent Zeus à Jupiter sufliraient-ils à nous faire comprendre l'idée (pie les Grecs se faisaient de Zeus. que savons-nous directement sur la Nitli de Sais? Hnès est détruite. des documents memphites siu. de Sit-Typlion. Pères Jésuites des xvii*' etxvni*' siècles connaissaient bien la Chine et nous fournissent sur elle des renseignements pi-écieux les documents chinois valent mieux (pie tous leurs mémoires pour qui désire faire une étude approfondie de la : religion chinoise. . l'ii. Il nous reste. à ])arlir de la XMIb' dynastie. que savonsnous d'Anhouri?Que savons-nous d'IIaroiri. le Livre des Morts. comme il était juste. j'ai réussi seulement à classer par ordre de matières et par ordre de dates un cerd'autiui. Depuis que je travaille sur les textes égyptiens. du Chacal de Siout? Il y a plus le temple d'Esnéh est presque intact. de bâtir moi-m('^mc . Sokaris. Sans doute les : . mais inc'dit. Mais Plitali. et ses cimetières renferment surtout. (pii avaient adopté Plitab en le sul)ordonnant à leur di(>u Amon et ne voyaient en lui qu'une forme associée à Amon. Je n'ai pas la prétention.1*20 A l'Hoi'Os DH i)i.

: . Ceci était écrit avant l'ouverture des Pyramides. Les dieux des morts sont Sokaris. à Menîi)liis. peut-être Horus le jeune. sauf quelques rares exceptions. Voici en gros les conclusions que j'ai cru pouvoir tirer de l'examen de ces documents. l'eau i)rimordiale. au contraire. des recueils d'hymnes.'etc. Éf/t/pticnnc l'Ennèadc. Anubis. Parmi les dieux solaires je classerai Rà. Sibou^ le ciel. Plitali. Tliôbes et : le sud de l'Egypte entrent en scène les formules sont plus explicites. répondant à autant de conceptions différentes de la divinité les dieux des morts^ les dieux élémentaires. nous avons des représentations de tous les dieux.i. Sit-Typhon. Haroïri. Hàpi. dont nous ne connaissons le culte et l'histoire que par allusions. mais.i«i:r r?l nombre de ceux (|ui traitent des matières religieuses. toujours les mêmes '. les monuments ne sont pas des monuments religieux. qui renferment un Rituel complet.A l'Kopos tain Di: i»i:i \ o! vi. au Sinaï. . et probablement aussi des dieux comme Sovkou. etc. le résultat de mes dernières recherches à ce sujet.'. Nephthys. Lesdieux élémentaires représententla terre. Les dieux qui composaient ces trois les groupes sont. Nou. dans la les noms divins n'y paraissent que vallée de Ilammamât : par occasion dans quelques formules. et sur . J'ai dû modifier depuis lors le classement de plusieurs de ces dieux: on trouvera.\(.. dans les articles sur la Mi/lhologù. les dieux solaires. à l'époque iiistorique. 2. à Abydos et dans quelques localités de la Moyenne-Egypte. représentants du 1. Les dieux égyptiens se répartissent dans trois groupes d'origine différente. : le « quotidien ))).. accompagnées de légendes plus ou moins développées. des amulettes qui peuvent servir à reconstituer les religions. Osiris et Isis.i:s dm m. Sous la Xr-XII'^ dynastie. des rituels. où la plupart des dieux Égyptiens sont nommés plus ou moins fréquemment. Xouit. Pendant l'Ancien Empire. Shou Anhouri Amon (litt. A partir de la XVIII'' dynastie. « le journalier ». i'ii. le Xil. je ne trouve guère de monuments que sur quatre points.

par exemple. Les plus anciens monuments que nous ayons. : : : et peut être adoré à côté de le lui sans s'absorber en lui. Seul. comme Osiris en certains autres et neditîérait probablement d'Osiris que par des nuances plus ou moins sensibles où l'on adorait le soleil sous le nom de Râ. Osiris.Râ. (|ue des doublures politiques ou géographiques les uns des autres. Il semble bien que chacune des personnes. du nome . ceux de lalIPetdelalV® dynastie. dieu un â Héliopolis. il est vraisemblable qu'on ne l'adora pas d'abord sous le nom de Shou. Pour des raisons qu'il n'est pas très facile de discerner. Ils étaient associés à des dieux- animaux et à dos fétiches. mais ce dieu n'est pas encore le dieu de Sais ou d'Héliopolis. est devenu assez populaire pour qu'on l'ait identifîéauxautres dieux des morts: àMeniphis. soit encore indépendante de ses voisines. Le dieu nout- unique n'est que ii). dont le culte était on houncur aux siècles les plus brillants.il est SokarOsiris. mais ne se confondaient pas encore l'un dans l'autre. mentionnent souvent Dieu. En tous cas..dieu un â Memphis. le dieu unique. par exemple. etc. n'est pas lemêmequc P}itah. car on ne trouve pas de ces noms comme SovkouRà. même Plitah-Sokar-Osiris. le dieu des morts. ii proprement parler.122 A PROPOS m-. le dieu un. â côté des personnes divines. pii:mii:T polytliëisine par lequel débuté la religion égyptienne à répo(|ue préhistorique. Râ. Phtah. qui est arrivé â la conception du dieu unique. On dirait que le monothéisme est avant tout un monothéisme géographique l'habitant de Memphis. Plusieurs de leurs noms ne sont.s dk m. Sokaris. était le nom du dieu des morts en certains endroits. donne à ce dieu les noms que ses ancêtres donnaient à leurs différents dieux nationaux. le monothéisme s'établit très tôt en Egypte. DKix a oi:vHA(ii. dieu du nome ou de la ville {noutir qui n'exclut pas l'existence du dieu unique de la ville ou voisins. les trois groupes avaient chacun des facultés et des attributions bien tranchées ils se complétaient l'un l'autre. où un Dieu résultant de la fusion de deux autres dieux prend leurs deux noms pour s'en faire un.

le soleil mort. Amon-Rà ne fut pas seulement un dieu propre à Thèbes et à Héliopolis^ par exemple: il devint un dieu égyptien qui eut des temples à Memphis : et ailleurs. s'était malgré l'organisation imposée depuis Mini^ entraîna l'unité de conception religieuse. fils. Osiris fut le soleil de nuit. à Héliopolis. à Memphis. le dieu qu'on adorait à Thèbes sous le nom d'Amon-Rà et on en fit le dieu unique. et réserves. Ces identifications ne s'établirentpas sans difficulté. après tout. identifié à Râ. plus de traits communs que à l'autre. puisque dans la divinité le père et la mère ne sont qu'un avec le fils. Le patriotisme local empêcha Memphis d'abandonner leurs dieux pour prendre Amon mais on adora à Memphis. c'est-àdire. Le dévot de Memphis égaré à Héliopolis ou le dévot d'Héliopolis en voyage à Memphis. probablement sans avoir conscience de leur œuvre. Le principe de la triade. féodale du pays.i{ri. père. devint Amon-Rà^ et. Les dieux des morts et les dieux élémentaires furent presque tous identifiés au soleil pour se fondre dans l'unité divine. de dissemblances. sous le nom de Phtah. par l'autorité des monarques thébains tout-puissants. ou devinrent seulement fort tard Sibou-Rà. à Thèbes. une sorte de syncrétisme. à Abydos. le soleil diurne. Nouit-Rit. Quelques-uns pourtant résistèrent à l'absorption Sibou. formèrent.A pROi'Os DK DKi X (»rvuA(ii:s Di-: M. Les écoles de théologie établies à Sais. mère. |'Ii. où l'on lit entrer de gré ou de force presque toutes les conceptions existantes à la surface du sol. On s'en débarrassa en faisant d'eux le père et la mère des dieux solaires. Il les identifièrent l'un sauf semble que cette tendance à rapprocher les dieux devint plus forte avec l'avènement des dynasties thébaines.t 123 L'unité de pouvoir politique qui. comme Râ était le soleil vivant. puis les théologiens des deux villes reconnurent que le dieu un de l'une et le dieu un de l'autre présentaient. des dieux-soleils qui avaient existé avant que le monde fût sorti du chaos et qu'il y eût un soleil matériel circulant à travers l'espace. Amon. qui et les autres cités : . Nouit ne devinrent jamais à ma connaissance.

l'autre y reconnaissait l'essence de la divinité mauvaise. les guerres religieuses paraissent : ne pas avoir été inconnues à l'ancienne Egypte ce ciu'une école admettait comme étant l'essence de la divinité bonne.l'^i A i'K<)i'(» i»i-: iii:r\ oi \ i. Ici. l'ii. votre Dieu est mon » diable. » Ce qui était feu en un endroit était eau en un autre.On se tirad'alTaire en donnant ces deux divinités à une triade antagoniste. Sit. Une i)areille religion aurait existé à un moment donné que le travail des années l'aurait rapidement détruite. Les hérésies. là et à d'autres époques. \(. des morts. réellement.(pril n'avait proba- l)lement pas au début. Ici. Anubis. Nepli- — thys. Isis. le premier se fut exécuté. du moins. y a une apparence de régularité: dans bien des endroits. les sont flagrantes.iunrr avait pnn'alu avec la prcHloiniiiaïU'O des dieux solaires. prit un (ils. On conte que deux théologiens modernes.i:s \)\-. le dieu dans une triade solaire. mais sans perdre son cortège ancien desdieux secondaires. mais en réalité elle n'exista jamais. Anubis (pii. et on eut deux semblants ùo triade. Xepliîbys et Anubis. mais sans leur enlever leur rôle primitif. Ainsi. Osii'is. contradictions La ])lupart des écrivains modernes ont eu le tort de vouloir les effacer et trouver dans rEgyj)te une religion foi'inant un tout logique et bien constitué. Horus. Isis. convinrent de se donner l'un à l'autre leur définition de la Divinité. dont l'un se réduit à Sît seul. celle de Sit. Le monothéisme égyptien n'est que la résultante d'un polythéisme antérieur. entrant Horus. gôna (|ueU|uef(>is les théologiens. c'est le mal Quand » incarné. Sît est un dieu bon au même titre qu'Osiris. se décomposent en deux groupes. ou à certaines époques. après avoir discuté longtemps sans s'entendre sur la nature de Dieu. et dont l'autre ren- il ferme Osiris. Nephthys. Horus. l'autre lui dit: «Je ne m'étonne plus de notre désaccord. VA même ce monothéisme n'était point conçu partout de même façon. Il n'a jamais su débarrasser l'unité de son dieu des éléments complexes et contradictoires dont il s'était servi pour le former. Les modernes ont essayé de reconstituer la religion . m.

M. d'un ' encore prendre un des livies canoniques et en extraire les notions qu'il lenferme relativement aux divinités. Paris. et s'évertuerait à tirer de ces éléments disparates une doctrine logi(|ue et identi{iue de tous points. Grébaut. i..A PROPOS DK sans qu'ils le hVX'. chrétien. Musée de lioulaq. les différents bornant toutefois à enregistrer ces notions sans vouloir enLe jour où le Livre des Morts et Rituels auront été analysés de la sorte. sans se référer à un temps ou bien à une localité déterminée.\. dans le Recueil de le Lefébure. dcr^Eyyptisclie Fetischdienst und Gœtterylaube eineni » (Proleyornenu jur « œyyptischen MytJiuloyie) fiir nacli in dor 1878. plus tard. 112-131. Pietschmann pour les origines du fétichisme en Egypte \ On peut dieu. En attendant ({u'il en soit ainsi. Le travail le plus utile en ce moment serait de faire la monographie d'un à ce qu'ont fait dogme ou d'un symbole.) . Pietschniann. Lefébure pour le mythe Osirien *.X 0UVRAC4ES DI': M. p. 1875^ xx\'ii-304 p. Grébaut pour Amon-Ra et pour les yeux d'Horus. quelque chose d'analogue M. Les yeux d'Horus. solaire. PIllUiniT 135 rechercher la provenance ni hi date des matériaux employaient. II. pour rétabhr do^me prendrait des textes gnostiques des des fragments d'écrits protestants. 3. ïlli/mnc à Arn/non-Rd des papijrns égyptiens du iii-S". . (Tirage à part de la ZeitschriJÏ Jïir Elhuoloyie. Sctilesischen Gesellschaft Vateiliindische Cultur erhaitonen t. 25G p. (Jsiris. 1874-1870. 153-182. M. on pos- sédera des matériaux plus solides que ne sont des textes pris au hasard sur tous les points du sol et à des siècles de distance. Vortrag. Travaux. 72-87. y joindrait des considérations tirées du catholicisme de nos premiers siècles. R. puis jours. Il me parait que l'on commet une erreur de méthode quand on prétend réduire la religion égyptienne à un dogme unique et définir ce qu'elle a été absolument. t. Vieweg. en se core en tirer des doctrines. Paris. ferait quelque chose d'analogue à ce qu'on pratique trop souvent à l'école égyptologique. Mythe Osiricn : — I. — In-4". et Des deux yeux du Disque 2. Un historien qui. Viewcg. je ne conseillerais 1. p.

On the true Sensé ofan important Egj/ptian Word. devenus démons au moment de la conversion des fellahs au christianisme. p. . qui touchent directement au culte des dieux on peut joindre deux Mémoires qui ont pour objet la condition de l'àme humaine après la mort. M.r?r» A à PROPOS DK DKUX OL'VUAriKS IH'. imprimé dans les Transactions. mais qu'il fallait nourrir et entretenir comme le corps lui-même ce double vivait dans le tombeau des offrandes qu'on faisait aux fêtes canoniques et aujourd'hui encore un grand nombre des génies de la tradition populaire égyptienne ne sont que des doubles. M. selon les époques et selon les individus. M. Ces idées furent exposées publiquement en septembre 1878 au congrès de Lyon. L'idée que les Égypl)as : tiens s'en faisaient n'était pas des plus nettes : l'àme. puis en février 1870 à la SorbonneV De son côté. Lepage-Renouf et Maspero la matière de deux Mémoires presque identiques dans leurs conclusions. PIKIÎUIIT un savant qui ne fût pas égyptologue de profession de s'aventurer sur le domaine de la religion égyptienne il courrait grand risque de s'y égarer. lu le 4 . puis à l'islamisme. a été pour eux une simple repro(kiction matérielle de vante. Celle de ces conceptions que les textes citent le plus souvent et que les modernes avaient le moins la un souille ([ui pénétrait dans le étudiée. ou tout cela à la fois. mars 1879 à la Société d'Archéologie Biblique de Londres. 1. 2. Voir les deux premiers Mémoires recueillis dans ce volume. Depuis cinq ans déjà. t. Lepage-Renouf était arrivé à des idées analogues en travaillant sur les mêmes textes. Maspero avait démontré à son cours du Collège de France que le ka une sorte de double de la personne humaine. le ka. Rien est . d'une matière moins grossière que la matière dont est formé le corps.5 . personne humaine vicorps par l'oreille ou la narine. Lepage-Renouf. A ces travaux. vi.52. une parcelle de feu divin ou d'intelligence divine. et les a exposées à la Société d'Archéologie Biblique anglaise '. 3. 494-508. vient de fournir à MM.34 et p. p. I-.

de chatte ou de vache raisonnable d'en conclure. Pierret. de bélier ou de crocodile. » Le dieu des Égyptiens de M. . « Dans un Essai publié l'an dernier. j'ai. pour en faire le canevas sur lequel vont » se dessiner les nombreuses figures du panthéon./i/pticn. au moment » même où les scribes traçaient sur le papyrus ou gra- sur la thèse ^ . iu-8". vi-112 p. II Je voudrais bien ne pas avoir à revenir une fois encore l'apparition du que je viens de discuter Panthéon Égyptien m'y oblige*.A PROPOS DK DKIJX OUVRAGES I»i: M. Schmidt. et ne connaissaient pas les recherches l'un de l'autre. PIF. infini. contrairement à ce que l'histoire . Ici encore. le sym})olisme profond et la conception abstraite qu'on croyait avoir existé en Egypte au sujet de l'âme à une réalité assez grossière.RRKT 127 de plus convainquant que l'accord ainsi établi entre deux savants qui ne s'étaient pas entendus à l'avance. « Cependant. les phases de l'évolution religieuse. éternel. Pierret est un dieu unique^ sans second. dit jM. Pierret. des artistes sculptaient des dieux à tète d'épervier. )) )) » vaient sur la pierre les inscriptions qui affirmaient cette » » » » croyanceetqui sont entre nos mains. Leroux. Paris. illustré de 75 dessins par J. par P. des est-il déesses à tête de lionne. » nous a appris sur 1. fois Il humaine font place en sera toujours ainsi chaque qu'on étudiera à fond un point quelconque de religion ou de philosophie égyptienne. Ernest 2. conservateur du musée égyptien du Louvre. ébauché une vue » d'ensemble de la mythologie égyptienne que je reprends aujourd'hui. que le Voir le premier paragraphe de ce chapitre. 1884. Le Panthéon lî.

les Égyptiens semblent s'être fait une loi de nous dérober leurs — » » » premiers tâtonnements en toutes choses. son identité et la plénitude » » » » » de ses attributs \ Fétichisme. incisiblc. etc. ne voyant rien au delà de l'idole qu'on lui mettait sous les yeux. des crocodiles. avec une langue complètement formée. employés comme symboles. impossibles. Les animaux. aurait adorés. Les divers personnages du panthéon matérialisent les rôles le si divers.1"^. . fut maintenu par le despotisme des prêtres dans un abject fétichisme. Il a dû sans doute en résulter que le vulgaire ignorant. Ici. J'ai exposé dans mon Histoire )) . . à corps de scarabée.'^ A i'U(^i'()s Di'. dans chacune de ces formes nombreuses et si infimes qu'elles soient. en même temps qu'on les y voit en possession d'une civilisation en plein épanouissement. ui-iv. qui en maintient l'haimonie par la la source du bien. polythéisme. sont devenus sacrés par ce seul fait qu'ils ont eu l'honneur de servir de vêtement à la pensée religieuse. cachant son nom ci tlans \o sa forme. adorait des éperviers. et leurs monuments les plus anciens nous les montrent déjà parvenus à l'idée monothéiste. Le Panthéon Éi/ypticn. — 2. ([uo divinité un mémo i)ays concurrennnent même peuple qui comprenait la connue inarcessib/e. des ce ne sont pas seulement des ])éliers.i:s ni'. i)i:rx orvuA(. Ils sont monotliéistes sous une apparence polythéiste'^ » Qu'il y ait eu en Egypte des gens qui adoraient un dieu unique^ je le crois volontiers. p. Pierrot. des hommes à tête d'oiseau ou de (|uadrui)ède. » des lionnes. p. v-vii. des serpents a jambes humaines. i'ii:i{in:T » monothéisme régnait avec le » » )) fétichisme. qui a créé course quotidienne du soleil et qui est » » » » monde. les fonctions de ce dieu abstrait qui conserve. C'est inadmissible.. telles sont les trois étapes de la pensée religieuse.. monothéisme. Malheureusement. m. mais les initiés ne reconnaissaient (|u'un dieu unique et caché. fantastiques. des chattes et des vaches? Et remarquez que » » » )) animaux (ju'il )) » » » » » » » » mais des êtres monstrueux. 1.

» la XX' dynastie (p. 20 sqq. La multiplicité des dieux est peut-être incompatible en bonne logique avec l'unité de Dieu. et chez vers les mêmes individus. et d'un Pharaon céleste des dieux. 1879. Maspcro. as far » but it » rently to back as our knowledge of the language enables us to trace common noun. des membres. Et de fait. Pour lÉgyptien qui arrivait à la notion de l'unité. It was indeed restricted in its it. le suzerain des dieux. and was applied inditfecach of the powers which the Egyptian imagination conceinever ceased to be a to the » ved as active in the uuiverseand » power from which ail powers » proceed. il faut admettre que le Dieu unique régnait sur des réalités de dieux. un homme infiniment plus parfait que les hommes. Lepage-Renouf. » use. . la mère des dieux. elle ne l'est pas dans la réalité de l'histoire. des croyances fétichistes. Lepage-Renouf a fait un n'était jamais dieu remarquer très finement que le mot noutir.) Ancienne un des systèmes mouotlicistes en vogue à Tlièbes le temps de la XX^ dynastie. des attributs. comme le 1. le dieu unique Osiris..A PROPOS ' I)K DKUX OLVltA(4KS DK M. le 3' éd. p. Hibbcrt Lectures. c'est quand il refuse d'admettre la coexistence aux mêmes époques. Dieu est toujours le dieu unique Amon. n"a jamais cessé d'être nom pour devenir nom propre*. le dieu tout court : M. le dieu unique Phtah. nouti. p. le dieu unique Amon n'empêche pas l'existence de deux Khonsou. une famille. sous 2. et nous donnent de lui l'idée roi Pharaon terrestre est le roi des rois. commun un nom. un costume. dieu. 99: « But the Egyptian nutar never became a proper name. Les titres nous apprennent qu'il est le père des dieux.. qu'à moins d'admettre que Pharaon régnât ici-bas sur des abstractions de sujets et de rois. inilHUKT 12'. 278-285). dans la quatrième édition passage modifié a été reporté à sa véritable place historique. polythéistes et monothéistes. c'est-à-dire un être bien déterminé. Pierret. ayant une personnalité. tous les deux médecins. L'assimilation entre Pharaon et le dieu unique est à ce point complète. Histoire Ancienne. et je compte bientôt en exposer un autre qui me parait être contemporain de la X1I^ Où je dilîère d'avis avec M.

. l'Égyp- Mempliis ])roclaniait l'unité de Plilali d'Amon. Lu Panlhi'on Éfji/ptien.'. des Le dieu soleil est représenté par un épervier » » » ou par un homme à tête d'épervier. n'empêchait pas la réalité des autres dieux. si l'Égyptien de Tiièbes à l'exclusion proclamait l'unité tien de d'Amon à l'exclusion de Plitah. etc. L'unité de chacun des dieux uniques..HU1:T dont envoyé en Syrie par le roi Ranisès XII. groupes hiéroglyphiques. l'un.13() A l'UOPOS DK Dl'lX OUVRACIF. M. v-vi. Chacun des dieux unicjues dominait ses parèdres divins. En résumé ce n'est pas du dieu unique de l'Egypte qu'on devrait parler. quand on traite du monothéisme égyptien. Si était : Khonsou l'existence de l'autre. les traitait de mille manières.S DK M. Pierrot ne peut pas se résoudre à admettre que ces animaux soient des dieux comme » » » » les autres : « Il faut voir dans ces figures étranges de V(iritables symboles. une divinité. la déesse mère allaitant le dieu fils porte une tête de vache parce que la tête de vache explique sa fonction de nourrice. Un dieu réel peut chasser un démon et rendre la santé aux malades je ne vois pas trop comment une manière d'envisager la divinité i)ourrait opérer des miracles. guérit la une abstraction. ni à faire d'eux ses aspects. » Expliquer l'existence de ces figures autrement 1. mais des dieux uniques de l'Egypte. J'ajouterai que. les incorporait à sa famille. . des ibis qu'on adore comme les dieux. mais ne songeait jamais à leur refuser la réalité Ce de l'existence. en composait ses membres. p. 1'I1. des éperviers. n'est pas tout à côté des dieux à forme humaine : les monuments nous montrent des bœufs. Pierret. pour être absolue dans l'étendue de son domaine. des id('ogramnios. parce que la course de l'astre dans le ciel était comparée au vol de cet oiseau. simple manière d'envisager la je ne com])ren(ls plus le sens de cette histoire. et que l'unité de l'un n'excluait pas de son esprit princesse de Bakhtan. Il me paraît évident que l'Egyptien pour qui Amon était le dieu uni(iue croyait fermement au dieu Khonsou.

Quant aux explications proposées par M. Pierret. en guise de tête. Pierret soit bonne pour la première s'applique-t-ellc aussi naturellement à la seconde? Évidemment non la vache a pu être prise pour le type de la bonne nourrice. Pierret. La déesse à tête de vache allaitant l'enfant n'est pas seule de son espèce nous connaissons encore une déesse à tète de chaiie ou de lionne qui remplit la même fonction. ne leur donne une réponse différente. d'un nœud ou d'un couteau. comme ^L Pierret. aux yeux de l'artiste qui l'a dessiné. en donnant à leurs dieux des formes bestiales. » J'avoue que cette dernière raison me touche peu. la reproduction d'un être à l'existence terrestre duquel il croyait. PlKItRKT 131 que par la symbolique nous forcerait à admettre la coexistence du monotliéisme et du fétichisme. Mais ces dieux factices ne doivent pas être confondus avecles dieux monstrueux. Que sera-ce s'il s'agit d'une déesse à tête de serpent? Le plus simple serait peut-être d'admettre le témoignage des monuments et de déclarer que les Égyptiens. ce (jui serait contraire « à ce (|ue l'histoire nous apprend sur les phases de révolution religieuse. interrogée par d'autres que M. Je pense. mais non pas la chatte ou la lionne.A PilOPOS DK DKIX orVRAdKS DH M. et nous forcent à chercher une interprétation nouvelle pour chacune des formes de la série. ont songé à adorer les animaux. elle montrerait la croyance aux gris-gris et aux vaudoux coexistant chez les nègres de Saint-Domingue avec le catholicisme le plus fervent. Je crains bien que l'histoire. Je ne prétends point que toutes les figures de divinités qu'ils nous ont laissées aient eu un prototype réel ou supposé tel. qu'un corps de femme surmonté. n'était pas. moitié hommes moitié . Admettons que l'explication trouvée ])arM. Elles n'expliquent d'une façon satisfaisante qu'une seule des formes animales. elles me paraissent présenter un défaut assez grave. Pour ne citer qu'un exemple contemporain. avec : : : l'intention bien arrêtée d'exprimer l'union d'idées et de sym- boles distincts. Il y a des figures composites que les prêtres ont fabri((uées de toutes pièces.

39. n. 410-411). Indica. 30. Pomponius Mêla. M(''gasthènes. IJist. 5. Pi:r\ (>rvitA(ii:s dk m. fragm. je citerai. . 4. 10 eti2 (Fraym. 29. 42.i{i:i' botes. assez d'autres peuples ont aduré le Ixnuf etle serpent pour qu'on n'ait pas à s'étonner les de voir le culte des bêtes en Egypte. passages d'auteui-s anciens il classiques d'écrivains de peuplades sans houclie '. de serpents ailés ou munis de pattes. quand ou l'on voudra. 30. cfr. Grœc. » les initiés ne partageaient pas à cet égard l'opinion de la foule. Gvœc. et M. 32. 30 (Fragm. 15. ou à têtes d'oiseau. % 31 Mégasthènes. Ctcsias. lxxv-lxxvi.Mégasthèncs. Mégasthènes. où est question ' contemporains de Pline et d'Élien. Voir p. fragm. Si orientaux. Hérodote III. Grwc. I/lat. les documents qui ])rouvcnt que les autres. mais il faudrait se rappeler que le gros d'une nation n'a ni le temps d'étudier la théologie. 3. ii. p. les an- Égyptiens comme croyaient à la iN'alité du sphinx les et (le l'onocentaure'.1. ni la qualité d'esprit nécessaire pour en saisir les finesses et se faire initier. III. . 8. t. en . xxii. de tribus d'oreillards % de fourmis grosses comme des renards '. cvii-cix. S'il 1. Ilisl. Hérodote. 423.3-426). 2. 117 du présent volume. p. fragm. J'ai déjà cité les ciens.T2 A PROPOS Di'. Vulgaire ignorant est fort bien. II. 2t). m. 424-425). II. fragm. Ammien-Marcellin.35. La (luestion se réduit : donc ici à une simple constatation de fait les monuments nous montrent-ils des animaux réels ou fantastiques adorés à toutes les époques? Les monuments sont très explicites à cet égard. je ne vois pas pourquoi les Égyptiens de répocjuc pharaonicjue auraient été moins crédules.. 434-4. si les musulmans du moyen âge ont admis presque sans réserve la réalité de ces êtres fantastiques. Quant au dieu bœuf ou au dieu serpent. 33 (Frar/in. 1'[i'i. Pierret lui-même admet si bien le fait matériel de l'adoration de l'animal qu'il en rejette la responsabilité sur le compte du « vulgaire ignorant. p.t. t. maintenu ])ar le despotisme des i)rêtres dans un abject fétichisme.

il atïecte de se servir d'un langage obscur à dessein. nous devons admettre que la religion égyptienne reconnaissait l'existence des animaux-dieux. les cultes nition. p. les employés. J'ai \e Rcctiril. et s'adressent aux pauvres d'esprit pour le moins autant qu'à ceux ouvriers.'}3 théologien aujourd'hui ])()ur échapper à l'accusa(jue lui d'ail- tion de vulgarité ignorante. tous ceux qui n'étaient pas initiés et ne faisaient pas métier de raffiner leur croyance. ou. et l'on n'a presque jamais vu un culte d'initiés devenir un culte po[)ulairc bien au contraire. Aussi a-t-il été toujours la grande ressource des amis de la symbolique c'est à lui qu'il est le plus facile de prêter les idées profondes et les larges synthèses. s'il parle par hasaid. Pierrot cite la légende. ii. : : d'initiés ne sont publié dans le [)lus souvent <pie des cultes populaires 1. KKS. Si les commerçants. les gens du monde. L'initié est. les l'existence des dieux animaux et s'accordaient a les adorer. On nous bien le dira que l'initié voyait derrière delle le dieu unique et caché qui a créé croire puisqu'on me l'affirme. M. les (|ui sont riches d'intelligence. Je veux mais quand même il en ne me parait diminuer en Amon. les stèles de Turin où la l'on voit des Égyptiens de classe moyenne adorant riiii'ondellc et chatte. I'Ii:iiri:t 1. Pierrot est-il bien sûr ou moi nous y échapperions? Les religions ne sont pas leurs la propriété exclusive des initiés.A l'uoi'os fallait être r)H i)i:r\ oivkaghs m-: m. l'opinion de l'initié rien la valeur de la croyance populaire. serait ainsi. par défi- un ])ersonnage discret: il s'obligea « couvrir d'un voile le flanc de tout ce qu'il a vu ». elles appailionncnt au peuple entier. t. avaient foi en soldats. comme ce prêtre Miril)litah dont M. Mais sa discrétion même lui est un obstacle à exercer de l'inlluence surceux qui l'entourent. . Le dévot qui adresse sa prière à l'hirondelle prouve l'existence de la même manière que le figure humaine nommée du dieu-hirondelle \ dévot qui adresse sa prière à la Amon prouve l'existence du dieu l'hironle monde.

Si l'initié a le par voir rière un bcinif. au taureau. Il faut. est-on bien certain qu'il ait vu derrière les formes matérielles des dieux tout ce qu'on a bien voulu lui faire voirf « Le dieu abstrait se manifeste par le » soleil qui devient dieu à son tour. c'est que la religion égyptienne proclaïuiiit la divinité de l'hiron- delle et la divinité lui-même. nité s'incarnait dans ces bouche des que la divi- animaux. le fécondateur des dieux et le fécondateur de sa propre mère. PIIIKHIT déformés fini et gâtés sous prétexte d'amélioration. selon moi. qui en tiraient d'importants revenus. et fornifiuant c/i luil'initié » » Et même.l.se le sanctuaire.ES Di: M. pourquoi » si souvent repré'^enté par un homme n'ayant du taureau que la tête? » Si je comprends bien ce ce dieu serait-il passage. puis la comparaison prend corps l'idée et l'on place un taureau dans cho. c'est dieu unique derrière une hirondelle et derà coup silr qu'il avait trouvé dans les cultes populaires un dieu-hirondelle ou un dicMi-hœuf. chercher dans cette image l'explication du culte d'Apis et de Mnévis. engendre les dieux qui sont destinés à personnifier ses phases. dit le Livre des Morts.'ll A PROPOS DK DEUX OUVRAr. Si et le culte d'Apis n'eût » » été que l'adoration pure simple d'un taureau. Ces taureaux sacrés de Memphis et » )) d'Hèliopolis symbolisaient dans la doctrine ésotérique la faculté du dieu unique de multii)licr ses formes. du bœuf. le bœuf Apis ne doit son existence qu'à la une méta- phore. s'engendre . et la doc- » trine ésotérique enseignait au vulgaire par la » » prêtres. passée du domaine de perpétuelle on compare rhétorique dans celui de l'imagerie religieuse. pour exprimer l'idée de reproduction le dieu à l'animal ardent par excel- lence. Ce que nous savons d'Apis concorde-t-il avec prétation? Il suffit cette interstèles d'examiner quelques-unes des du . mais sans voir autre abstraite en lui qu'un hiéroglyphe vivant de primitive. » » » » » lui-même pour se perpétuer c'est ce que les textes expriment énergiquement en disant qu'il est le taureau.

âme d'Osiris.") comme un s'apercevoir qu'Apis y est partout traité Supposons que nous ne connussions pas la figure d'Apis et que nous n'eussions que ses légendes pour nous imaginer ce qu'il est. naissait assez naturellement un dieu mixte. Nous en concluons que plusieurs dogmes différents se confondaient dans Apis. vie de Toumou et forme première d'Osiris. fils de Pasiphaé et d'un taureau d'une vache et de Phtah. avec tous les rites consacrés pour l'adoration des dieux. dieu à forme huiiiainc. p. archéologique Mémoire sur les soixaiUc-qudtre Apis. fils de dieu^ âme de dieu^ forme de dieu. elles s'expli(juent de la même manière que le Minotaure. 18j5. Jïls de P/itali Q j|. arrive à savoir (pie le taureau représenté sur les stèles n'est que le portrait d'un taureau qu'on adorait dans le temple de Phtah. c'est-â-dire un dieu-taureau ? Quant aux formes semi-humaines. Des images découvertes plus tard nous apprennent ensuite que ce dieu a la forme d'mi taureau. je parle ici du mythe d'Ai)is tel que nous le 1. La conclusion naturelle à tirer de tous ces faits ne serait-elle pas que nous avons dans Apis un taureau enfermant un dieu. homme [)ar le corps. et de recherche en recherche on en . l'autre à Toumou. Bien : entendu. est par là même un dieu. nous en arrivons ainsi à concevoir l'idée d'un dieu fils de dieu. PIKRRHT 13. Mariette. taureau par la tête. l'autre à Osiris mais nous en concluons aussi qu'Apis. D'autre part nous voyons qu'Apis est appelé Osiris. celui qui /•('produit (sur terre) la vie ^' de Phtah J-9le D^ ou même ' ^"^^ly ° h Hapi vivant second de Phtah . le Bulletin . Apis est appelé constamment le i)our Scrapéum dieu. dans lie l'A (hcnœum français. 67. qu'en témoignage de son origine il portait des marques distinctives toujours les mêmes. par exemple.A PROPOS DK DKVX OrVRAGKS Di: M. et dont la vie sur terre n'est que la reproduction exacte de la viedu dieu son père. que ce taureau naissait d'une vache par une opération spéciale de la divinité. l'un qui le rattachait à Phtah.

Je ne saurais mieux définir son œuvre qu'en négligé les disant qu'elle est un essai de restitution de ce qu'aurait pu être une religion égyptienne. comme laire » : il le dit. Pierret et moi. Diziotiavio (li Mi(olor/ta Ef/Lria. n'était pas taureau l)ien les il y a quelques raisons de le croire et je un compte exposer un jour. 90 la suite Voir compte rendu de de cet ouvrage. Il en résulte que son Panthéon est incomplet et ne renferme qu'un nombre restreint des personnages et des représentations divines qu'on voit sur les monuments. M. in-8. c'est-â-dirc fort éloigné déjà de ses origines. Pierret. lui aussi. Ce que je suis en mesure d'affirmer pour le moment. per Ridolfo V.vnAr. Le Dictionnaire encore qu'à la mytliolofjique de : M. dieu fils. convaincu (pie tous les dieux ne sontque des doublures les uns des autres. J'ai voulu montrer une fois de plus que le fond du dél)at reste toujours le même entre M.i{in. et si Phlali.V^C) \ PROPOS . Lanzone. Torino. Pierret. hcs qualités sont les mêmes dans les deux ouvrages et aussi les défauts. si des Égyptiens avaient eu sur leurs divinités les idées qu'il a développées dans son Essai sur la Mf/tholof/ie. « tous les acteurs du drame so- il a étudié très brièvement les premiers rôles et a utilités. cela n'est (ju'une indicationsonuiiaire.i m-: ni:iix oi. une énumération complète des dieux égyptiens. ne s'est pas astreint à pascjue je fasse à propos des trente lignes nommer. M. les principes qu'il avait posés dans V Essai.i:s m-. 1881. c'est qu'il promet de nous donner ce qui manque au Panthéon de M. fratelli Doyen. Lanzonc ne ' n'en est première livraison la je me permettrai donc pas de porter un jugement sur valeur cpi'il peut avoir. ne suppose pas une forme la bestiale du dieu : père. on peut se demander si la forme bestiale d'Apis. pii. . 1* Disp. pensa con plus loin XLVII le Tavole. 1. m. que M. Au début. XIX"' dynastie. Pierrot a consacrées au culte des taureaux sacrés. et l'on n'attend ici Tout une exposition complète du mytluMl'Apis. Pierret a développé et appliqué îi la pratique. dans le Panthéon.T connaissons.

Je n'entends pas dire qu'il a réuni tous les dieux de l'Egypte: leur nombre est légion.i. Lectures on the Oriçjin and Growth of RcUijion. The Ilibbcrt Lectures. le commencement. je n'hésite pas à dire qu'il est le meilleur 1. pour les passages où les facultés principales de ces dieux sont indiquées le plus clairement.s di: m. les renseignements que l'on trouve sur les monuments classés sans esprit de parti. as ilUistraicd by thc Rclif/lon of Ancient lùnjpt dcliocred in May and June 1879. Lanzone a prétendu faire. sansahstractions. mais d'utilité. indic|ué la tendance générale de l'histoire. p. L'ouvrage qu'il a publié sur conté temps à garnir leur esprit de notions préliminaires il leur a le déchiffrement. Les documents ont été réunis consciencieusement. sans théories. les planches sont dessinées avec soin. Elles portent un peu la peine de leur origine. 1X79. Leen page-Kenouf nous oblige brusquement d'Italie de l'Egypte* est la mise au net de six conférences faites en 1879 devant un auditoire nombreux. . égyptologues ou non égyptologues. n'est : pas un sujet fort attrayant aussi bien n'est-ce pas œuvre que M. M. in -8. 1'1I. x-239. exposé les incertitudes de la chronologie. sans système préconçu. on ne saurait être sévère pour quelques oublis ou quelques méprises. M. ^L Lepage-Renouf. WiUiams and Norgate. : Tel qu'il est. Peut-être le volume aurait-il gagné à être allégé de tant de généralités. Lepage-Renouf.A l'iîoi'os Di: i)i:i \ (n vi!Ac. by P. l'exposition est brève et précise: je souhaite que la fin de l'ouvrage vaille ce que vaut d'agrément. et d'ici longtemps nul ne pourra se vanter de les avoir tirés tous de l'oubli dans lequel ils sont tombés. Une religion classée par ordre ali)lial)étique.khi:'i' lU? avec portraits et renvois aux textes anciens ou aux mémoires modernes. Londres. Lanzone aura du moins cet avantage de fournir aux savants. a dû consacrer un bon tiers de son la religion Angleterre. Lanzone nous avait mené de France en à passer Italie. pour être compris des gens qui l'écoutaient. 1880. Le dictionnaire de M. Où il est impossible à un seul homme de faire complet.

et de fait. peut être détestable. Combien y avait-il d'Égyptiens à prendre ces mots dans un .Tistant » » » mêmes comme l'a correct? Y avait-il réellement. si fréquents dans les textes religieux. seirjneur du ciel et de la terres » » » » qui a fait toutes les choses qui sont? Où trouveronsnous. « Où trouverons-nous un païen grec ou latin » parlant. du grand dieu. le scarabée était à la fois un objet d'adoration et un symbole de divinité. 1879.138 A PROPOS PK DHrX OUVRAGES I)K M. ainsi qu'on affirmé souvent. Puis certaines phrases ne laissent pas que d'être ambiguës et se prêtent à deux interprétations dont l'une. Il n'y a pas de » » » » » » mots qui expriment plus distinctement la notion de l'Être par soi-même. comme le païen d'un papyrus conservé au British » Muséum. qui m'as : » » m'as formé. la populaire. une doctrine ésotérique connue aux scribes et aux prêtres seuls et distincte de la croyance » » populaire? On n' a produit jusqu'à présent aucune preuve en faveur de cette hypothèse\ » Pour 1. p. mon maître. une prière analogue à celle-ci o mon dieu. la véritable. donne-moi un œil pour voir. tandis que l'autre. concilier l'unité des dieux avec leur multiplicité^ Hibbert Lectures. Il admet (pie la notion de l'unité des dieux a du exister en même temps que celle de la multiplicité. que khepera klieper fcsof.sont accompagnés constamment fait et » » » » » » d'autres passages où le vieux langage polythéiste est employé sans hésitation. Mais le mot khepera signifie scarabée aussi bien qu'étire.sens que nous consentirions à considérer nouse. une oreille pour entendre tes gloires »? D'autre partj ces passages et ceux du même genre . M. . 216-217. peut être excellente. IMKHRllT manuel de religion égyptienne que nous possédions aujourd'hui. Lepage-Renouf se refuse fort justement à reconnaître deux religions dans la religion égyptienne. l'autre i)Our le peuple. l'une ])0ur les prêtres. au temps du paganisme grec ou romain.

l'IKRRKT 130 M. nature qu'une seule force universelle qui revêt différentes formes. - 3. . aussi bon que tous les dieux. une » » phase do la pensée reli. Chaque dieu est. LL. HibbcH Lectures. 230-231. p. — 2. c'est-à' . » » dire à la doctrine d'après laquelle toutes les choses prises isolément ne sont que les modifications de Un et Tout..i \ (MVl!A(. on ne s'étonnera pas que les conclusions soient presque identiques. un être suprême et absolu. le mouvement de recul devint irrésistible. 235. » » » monde-dieu éternel et infini : il n'y a dans la. dit-il.A l'IiOl'OS DM I>i. p. et ce que j'ai appelé la croyance aux dieux uniques par opposition à la croyance au dieu unique. et celui» là seul qui accomplit les vœux parait en pleine lumière » » devant les yeux des adorateurs C'est. Tout le reste des dieux s'efface à la vue. mais est en elle-même éternelle et immuable '.i?icuse où les dieux individuels qu'on invoque ne sont pas conçus comme étant limités par le pouvoir des autres.s les I)i. en d'autres termes. « C'est. p. se développèrent à outrance et finirent par prévaloir ])resque complètement. /(/. Les éléments fétichistes. Le principe étant le même des deux parts. à chaque dieu pris individuelle» ment. » en dépit des bornes nécessaires qu'une pluralité de dieux » impose. « Les Égyptiens s'arrêtèrent au panthéisme. dans notre esprit. au gré du suppliant.. m. l'idée que J'ai déjà exprimée sur la nature du monothéisme égyptien. » Une fois commencé. la pensée » religieuse de l'Egypte dévia et s'égara sur une fausse » piste '.i. Lepage-Renouf adopte » » vues de Max Miiller sur l'hé- notliéisme par rapport au monothéisme.. 219-220. » a Je crois donc qu'après avoir approché de fort près le point où le » polythéisme aurait pu tourner au monothéisme. Lepage-Renouf je serais obligé de transcrire )) : — 1. Je ne veux pas poursuivre ))Ius loin l'analyse du système exposé par M. qui dégoûtèrent si vivement les écrivains juifs et chrétiens. Il est perçu sur le moment » comme étant une divinité réelle.

. encore. on voit sa pensée religieuse et sa civilisation entière s'airmer.lo veux seulement faire observer que rétude des documents purement religieux a mené M. de l'Ethiopie. moi. Du moment que l'Egypte nous est connue. comme pour 1. magie et des Égyptiens plaisir de ])ouvoirconstaterquelqueaccord entre les idées de M. Lopage-Renouf. n'a pas dû être pour peu de chose dans l'hommage rendu au dieu de Thèbes par les autres dieux de l'Egypte et des pays étrangers. vers la fin XX** dynastie. Une des sections du livre de M. et par suite la domination du dieu de leur cité royale. Ici. p.MO A pHdi'os 1)1-. Éludes Étjyplicnnes. j'ai le textes et sur quelques représentations funéraires relatives aux funérailles Wouv M. ce sont eux <pii l'ont extrait des textes déjà anciens de la littérature sacrée l'ont et appliqué pendant des siècles. i»i:rx oiivRAGiis Di'i M. LepageUenouf et celles que j'ai exposées dans V Étude sur (jueUiues c'est-à-dire de la croyances ([ue Ici les entretenaient sur l'âme humaine. et c'est la de la chute de son empire mondain qui décida. 81 sqq. le triomphe de l'ancien polythéisme sur l'hénothéisme des la hymnes thébains. se perfectionner et arriver à l'apogée au temps des dynasties tliébaines. t. Le fait matériel de l'hommage rendu au chef terrestre de Thèbes par les chefs terrestres d'Abydos^ deMemphis. iMi:i{in:T la moili('' du livre. la grandeur politique du pays a aidé à l'élévation de la pensée je ne puis m'empêcher de croire que les prêtres thébains n'auraient pas conçu aussi nettement qu'ils l'ont fait l'unité et la suprématie d'Amon. Ma.spero. si les rois thébains n'avaient pas étendu leur domination. de la Syrie. sur la moitié du monde connu. Lepage-Renouf traite de communion du monde visible avec le monde invisible. Lei)ageHenouf au point où m'avait mené l'étude des documents purement historiques. Ce ne sont pas les })rètres d'Amon qui ont créé le dogme de l'unité des dieux. i. de Tanis. Le seul dieu toureligieuse : jours victorieux a dû devenir plus facilement le seul dieu. comme toujours. .

heureusement rendus à . ce qui nous manquait jusqu'à présent. l'habiller. On se demande conimi'nUmeàme aussi matérielle aurait pu s'accommoderdu dieu abstrait. de Téti. les fouilles de l'an dernier et de cette année fait connaître. le le ka. celles d'Ounas (V^ dynastie). mais non pas indéchilTrable. et non seulement les dieux de haute volée. ceux qu'on a toujours considérés comme fondamentaux. en 1878.i 1 11 rùmc égyptienne. pour s'introduire dansleurs corps ])(jur y dcUerminer rap})arition des maladies. des fragments considérables des livres religieux de l'Ancien Empire. mais les découvertes récentes forceraient M. Je n'insiste pas sur ce chapitre : il faudrait donner l'analyse de mon mémoire et nul n'est bon critique de ses propres idées. et quelques années d'étude nous permettront d'en saisir les finesses. connnun avec jourd'liui. i'ii. les esprits de l'enfer et les génies si stellaires. Dès maintenant j'y retrouve au grand complet le panthéon égyptien des époques postérieures. elles ont parlé dès qu'on les a interrogées convenal)lement. Elle est aussi complète qu'elle pouvait l'être il y a quatre ans. est matière et n'a rien de pur esprit que nos religions conçoivent auloger. Ilorus.i. mais les dieux secondaires. la nourrir. Je préfère passer sans retard à la partie du travail de M. Isis. le double. les dieux même nous ont infinies. Elle pouvait revenir sur pour tourmenter les vivants. Les Pyramides royales qu'on avait cru si longtemps muettes ne demandaient (pi'à parler. La la plupart de ces livres religieux.A F'Uoi'os Di'i i)i:rx 01 viîA(ii:s dk m. Sovkou.i{i. de Papi P'". Lepage-Renouf qui est consacrée à l'examen des livres religieux de l'ancienne Egypte. La langue en est dillicile. lui assurer la terre Il fallait la des revenus et des serviteurs. Sans parler du Rituel de l' Eiiibaumement et du Rituel des Funérailles dont il existait déjà des traductions. de Mirinri II (VP dynastie) nous ont livré plus de (juatre mille lignes de textes inédits pour la plupart. Sit. Usiris. Cinq d'entre elles. Lepage-Renouf à l'augmenter considérablement s'il publiait une nouvelle édition de son ouvrage. de Papi II.

existent au temps des rois mem- phites. Les allusions sont pourtant assez claires dans bien des cas pour nous perniettrc d'affirmer que. d'IIorus et de Sit.seulement c'est que le canon des écritures égyptiennes était déjà pris et figé dans son moule à la fin de l'Ancien Empire. Près de quatre mille ans d'histoire n'ont pas changé une ])hrase à quelques-unes connaître les tiers : des formules. Faut-il y voir une preuve que la religion égyptienne a été immuable depuis la V*^ dynastie jusqu'à l'avènement du christianisme? M. à l'état de sous-entendu perpétuel. mais la mythologie égyptienne.semble de la mythologie. . Le Pant/tcon h'rji/pticn. Il y a mieux.sprit égyptien qu'on ne songea plus à les altérer sensibleidentité des textes l. et » n'ont amené que des : variantes d'ej?/)/'ess/o/<'. Les formules de la prière et de la croyance égyptienne étaient déjà rédigées d'une manière si nette pour l'e. étaient déjà formés complètement à cette épo- que qui nous paraît la lutte reculée. lui qui pen. Un au moins des textes que renferme la pyramide du roi Ounas se retrouve sur des monuments des temps postérieurs à la XIP. même dans des papyrus écrits vers le second siècle de notre ère. p. Pierrot le croirait volontiers.11'^^ A l'ROPOS DE DEUX OUVRAGES DK M. science. à la XVIIP. essai de vue d'en- . Pierret. PIERRET ne renferment que des prières en l'honneur des le dogme n'intervient que par fragments. Et je n'entends pas seulement dire que le sens des textes est conservé dans tous ces documents d'époques diverses c'est la lettre qui est identique ou peu s'en faut. lij-lG.se » » )) que « les différences dont on fait une objection contre tout forme et d'époques et de cultes locaux. L'histoire d'Osiris et d'Isis. à la XXVI" dynastie. Elles portent sur la non sur le fond. l'identification delà vie humaine avec la course du soleil. sous une forme très voisine de celle que nous font monuments d'époque grecque. » La presque aux diverses époques me parait prouver une chose . où non seulement le dogme si égy|)tien. morts. n'ont pas l'importance qu'on leur attribue.

se sont appuyés sur la lettre toujours la même des Livres l'a Saints : la forme ne s'est pas modifiée. être rejeté. .A PROPOS DE DEUX OUVRAGES DE M. les autres comprenaient l'eau primitive. Malheureusement. soit dans les Mémoires des congrès de Florence. phrase à phrase et sauf erreur du scribe. Je préfère terminer en annonçant que M. Pour être complet. PIERRET ment. décembre 1881. Quand cet ouvrage sera livré au public. identique au chapitre xvii qu'on transcrivait pour les morts d'époque romaine. Mais l'inaltérabilité 143 du livre saint ne prouve rien pour du dogme. mais la signification s'en était tellement transformée en chemin. où les uns entendaient le feu primordial. il n'est pas facile d'analyser en quelques lignes des articles qui souvent n'ont pas plus de quelques lignes. et de dire ce qui me paraît pouvoir être admis dans le interprétée de mille manières. Toutes les hérésies. tous les systèmes de théologie qui ont prévalu tour à tour. mais on Il en était de même en Egypte. que.dynastie était. elles n'ont pas amené seulement des variantes d'expression. il me fournira l'occasion de rassembler toutes les notions ou toutes les hypothèses éparses dans les articles de revue. En résumé. il me faudrait citer quantités d'articles parus isolément soit dans la Zeiischrift de Berlin. Le chapitre xvii du Rituel qu'on transcrivait pour les morts de la VI'. mais surtout des variantes de dogme. Naville va bientôt publier la première partie de sa grande édition du Livre des Morts. soit dans le Recueil de Travaux. » Voila les principaux ouvrages qui ont paru depuis que j'ai parlé pour la première fois de religion égyptienne dans la Revue de l'Histoire des Religions. de Saint-Étienne et de Lyon. Les Évangiles et les écrits canoniques du Nouveau Testiiment ne se sont pas modifiés depuis l'inaltérabilité le ur' ou le iv*" siècle : le dogme et la discipline chrétienne attachés à ces écrits ne sont pas demeurés immuables. : nombre ou devoir Boulac]. je substituerais volontiers à la formule de M. Pierret la formule diamétralement opposée « Les différences d'époque portent sur le fond plus que sur la forme.

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10 . (le Un extrait légèrement niodiOé en avait été inséré dans t. tenté. A Memphis l'elïort Mariette ne croyait pas qu'il y eût intérêt à en entreprendre l'attaque. 2.5.3-139. le t. Publié dans le Bulletin de l'Institut lù/i/pticn. à Saqqarah. les causes de cette abstention 188. . vi. xii. 129-169. disait-il. le importance où j'ai eu l'honneur de dans les localités de moindre hasard de mes voyages m'a conduit. Thèbes et I. 2" série. Voir le rapport publié dans Bulletin de 1881. \a. p. )) l'ouverture d'une pyramide 1. 3-91. 12.PREMIER RAPPORT \ L'INSTITUT ÉGYPTIEN SUR LES RUILLES EXÉCUTÉES E> EGYPTE DE 1881 A 1885' Le détail des découvertes accomplies ' trouvaille de Deir-el-Bahari est épars en Egypte depuis la dans une vingtaine de : Mémoires ou inconnue. Reçue l'Histoire des Relifjions. p. « Je n'ai jamais. p. — Fouilles de Memphis principal a porté sur les Pyramides. Je diriger à d'articles peu accessibles au public la marche des travaux qui les ont produites est prescjue entièrement demande le à l'Institut la permission de lui tracer à grands traits tableau des fouilles ciue à Memphis.

S FOl'II. Maspero. Mariette me remit les estampages des inscriptions. puisqu'on est à peu près certain que la chambre intérieure de la pyramide n'a pas d'inscriptions. de l'entreprise est nul. ce qui fait que le nom môme du fondateursera tout aussi inconnu après qu'avant l'opération. En quatrième lieu enhn. exécutés par M. je reconnus au premier 1 . au moins par les premiers chrétiens ('té violées. sinon Egyj)tiens. conservateur-adjoint du Musée. En troisième lieu.146 » l'RIlMIl-. et le dis.R UAl'I'ORT SIR Ll'. publié par G. selon toute » » » » » » » » » » » Arabes du temps des khalifes. dans les premiers jours de 1880. in-4\ Paris. fragment du dernier ouvrage de Mariette. commencés en avril sur les indications du réis ]\Iohammed Cliàhln. une lui somme de 10. . j'insistai raisons pour y faire droit.KS sont volontaires et je n'iiésite pas à les fornuilor. Xavier Charmes eut assez confiance en mes francs pour l'aider en ses fouilles. avec prière de et de les traduire. ()()() qu'on pour imposât d'ouvrir une au moins des Pyramides de Saqqarah. mais Mariette était trop prévenu en faveur de ce qu'il appelait sa théorie des Bien qu'ils d'origine. amenèrent la découverte de deux chambres ruinées et d'un couloir d'hiéroDe retour en France. soit à cause du peu de solidité de la construction qu'on peut craindre de voir s'ébouler â mesure qu'on pénètre dans l'intérieur. vraisemblance. soit à cause de la masse énorme des pierres à remuer. comparées aux gigantesques et monuments de Dalishour elles ont les par de Gyzéh. En » » » » » premier lieu.I. l'exploration d'une pyramide offre pour les travailleurs des dangers que ne comet les l'intérêt loin lui pense point l'importance des résultats espérés \ » J'étais de partager son avis quand le Gouvernement français . En second lieu. alors glyphes. les im])ortance très Pyramides de Saqqarah n'ont qu'une secondaire. les examiner ne portassent aucune indication coup d'œil qu'ils provenaient du tombeau de Pépi P»". Emile Brugsch. 1882. et M. Les Mastabas de l'Ancien-Empire. Les travaux. accorda. p. 20-21.

p. je n'ai pas même Maspero.daQS le Recueil de Travaux relatifs à la Philologie et à l'Archéologie cggpticnnes et assyriennes. et celles des dynasties intermédiaires entre la XL' et la XIP. Le succès fut d'abord des plus rapides la pyramide d'Ounas s'ouvrit le 28 février. Outre l'espoir de rencontrer des textes précieux pourl'liistoire des religions. La décou. en décembre 1880. cinq des soi-disant Pyramides muettes de Saqqarah avaient parlé. Moniteur Égyptien du 15 mars 1881. entamés : . vigoureusement en décembre 1881. à Dahsliour. mais là s'arrêta notre progrès quatre Pyramides du voisinage. d'Abou-Roash à Lisht. n'ont rien livré jusqu'à A Zaouyét-el-Ariàn et à Dahsliour. découvert un nias! al )a de .grandes dimensions. Pépi-pcn et Miriri-pen. Le dé- blayement. 1. mais que je défendais depuis de longues années. quelques jours à peine avant sa mort \ Les fouilles. Les Pyramides sont classées pour ainsi dire du Nord au Sud^ celles de la lY" dynastie à Gîzèli^ celles de la V^ à Abousîr. celle de Pépi II Nofirkeri le 13 avril. ne livrèrent aucune inscription. sur les lieux mêmes. et les autres groupes. put seul le détromper. . 2. d'une seconde pyramide où était enterré le pharaon Mirinri Mihtimsaouf. un moment interrompues après lui. verte des Pyramides de Pépi P"* et de Mirinrî. présent. d'après le roi sous lequel il avait vécu. j'espérais vérifier. En moins d'un an. explorées de mai à juillet. à Lislit. appartenant il un simple particulier nommé alternativement. même où la théorie affirmait qu'on pouvait le me décida à diriger l'attaque sur front entier de la nécropole mcmphite. une idée qui n'était pas celle des Égyptologues en général.KXHCLTKKS KN KiiYI'TK 1 17 pvraniidesmuettcs. celles de la XI L' au Fayoum celles de VP devraient donc être à Saqqarali. peut-être à jMeldoum '. à l'endroit les trouver. 137. t. pour convenir tout d'al)ord de l'exactitude il i^'éféra supposer qu'il avait du fait qui la renversait . reprirent avec une nouvelle vigueur dans les premiers jours de février. la Pyramide du roi Pèpi /". celle de Téti le 29 mai. V.

Les bords de la panse sont entourés de deux longs bras.i:s i-'orii. omme je le pensais. En examinant le plan des Pyramides d'IUahoun (Pétrie. comme si l'on avait voulu représenter un personnage accroupi les mains croisées sur le ventre les tètes d'homme qui servaient de m'obligèrent îi suspendre les travaux. notre remarqué. les blocs employés à du moins. : n" 1054-1057. Dans celle-là J'ai 1. des vases d'albâtre en ligure d'oies formés de deux moitiés creusées et coupées en long. des vases. ou de du maître sur le sarcophage. les restes de ])lusieurs boites en bois (|ui avaient renfermé du mobilier funéraire. Kaliun and Gurob. pi. analogue à celles qui ont trait-elle bien réussi à M. ii) et de Hawarâ (Pétrie. Illahun. quand nous n'étions plus guère qu'à cinq ou six mètres de l'antichambre. A Lislit. Il fallut nous arrêter. pi. probablement pour contenir les momies des oies d'offrandes. Pétrie.Ks réussi à découvrir ronlréc. : couvercle sont d'une délicatesse d'exécution qui rappelle les beaux temps de la IV'' il dynastie \ Le couloir de la seconde a été dégagé. et appar- tenir.i. au fond duquel débouchent des chambres inondées aujourd'hui par les infiltrations du Nil la peine n'a pas été entièrement perdue. permetlire le de recueillir des tables d'offrandes. Les recherches ont été interrompues. nom . enfin des canopes d'une tournure particulière. les têtes Ces objets ont été déposés au Musée de Boulaq les oies creuses et de canopes sont décrites dans le Guide du Visiteur. on reconnaît que celles de Lisht devaient offrir des dispositions semVjlables. des obstacles imprévus Dans une des Pyramides l'eau jaillit. Peut-être une exploration si sous l'eau. 2. sous le pic des ouvriers. une gaine de poignard formée de deux feuilles d'or mince soudées par la tranche sur toute leur longueur. entre deux des blocs gigantesques de granit qui bouchaient le couloir. et n'ont pas été reprises. parmi construction. p. ii-iv). à la XII' dynastie.lÀ^ 1'Im:mii. Gurob and Hcucarâ. aussitôt après mon départ d'Kgypte en 1886. parmi les éclats d'une vingtaine d'objets. Kaluin. mais ce ne fut pas avant d'avoir recueilli. mais aboutit à un puits perpendiculaire. une longue architrave '. Le réis Roubi llanizaoui découvrit.h hai-port sru i. 222-223.

fig. et la forme des noms comme celle de l'écriture indique la XX*' dynastie l'un d'eux s'appelait le scribe Sohari quinze mètres environ au-dessus du carrée. l. Le couloir descend à travers la maçonnerie l'espace de vingt mètres. trahissent la deux grandes ailes. puis s'enfonce dans le roc à cinquante-trois mètres de profondeur. sur le rebord même du cadre où le bloc de fermeture était enchâssé. La chambre.liXKCUTHIvS KX ^(iYI'Tl': ' 1 11) en granit. est vide un appareil de poutres et de cordes anti(|ucs. puis donc (jue les été détruit aussitôt après la fondation pharaons de la V^ dynastie reposent à Abousir et ceux de la à Saqqarah. car. p. : : =^Vh^. devant lui. W et. taillée rudement dans la pierre vive. la fouille. l'c'peiviei' mitre ^ et accompagné de l'uneus qui : surmontait une bannière verticale la droite.'W. encore en place au-dessus de l'orihce. C'était la signature de deux curieux. il se redresse. a été publiée dans Maspero. aujourd'hui détruit. était A Méidoum. mais qui surmontait un portrait du Il est peu probable que l'édifice d'où ce fragment provient ait . d'environ . puis remonte perpendiculairement vers la surface. l'Arc/icolo'jic Jù/i/plicitiir. montre que les voleurs ont extrait le sarcophage h loisir \ La violation était déjà accomplie à l'époque pharaonique. Une 139. L'entrée est à : sol c'est une ouverture un mètre de côté. portant le cartouclie de Kliâfrî f^^^ "" ^. . commencée en déterminée en février 1882. vers présence d'un épervierou d'un vautour roi. je vis deux grafïiti tracés à l'encre. en examinant les parois du couloir. six mètres et demi plus haut. cembre 1881. X" ou à la XI". et atlleure dans le sol du caveau. à peu de distance de la porte extérieure. l'autre Amenmésés et constatait sa venue en 1. ceux pour qui les Pyramides de Lishtontété W à la bâties devaient appartenir à l'une des dynasties postérieures. court horizontalement sur une longueur de douze mètres.

pourquoi admettre au sujet de Méidoum une manière de raisonner qui n'est admise nulle part ailleurs? Différentes considérations me portent à penser que la Pyramide a été construite par un des pharaons de la XIP dynastie. 1892. le Mariette l'attribuait à Snofroui. pour ils ([u'ils i)ussent arriver à l'enln'e Par malheur.siiî i. pour avoir rencontre car- touche de ce prince dans les mastabas voisins. la mis au jour. Mcdiim. le rôle des principaux dieux.i:s rorii. : des morts. à Dahshour. et que la Pyramide de Méidoum est p. La disposition des parties M. d»!'Combre<'. '. On laient sous les premières dynasties le culte ne savait rien des idées religieuses qui prévales destinées de l'âme. sous l'ouver- ture même du chapelle fun<'raire conservée intacte par les cfr.Ks le Il (iii»"" l'amas de décombres qui recouvre pied de la Pyramide du couloir existât di'jà. . l'une des deux Pyramides de Snofroui. sans conclure de ce fait qu'il repose dans une n'a rien de décisif: elle des Pyramides de Gizéh. n'ont pas jugé à propos de nous qu'ils venaient dire à qui appartenait le monument de visiter. (Pétrie. On n'avait aucun texte développé qui remontât d'une façon certaine jusqu'au temps de l'Ancien-Empire nous possédons maintenant quatre mille lignes au moins dont la plupart ont été rédid'hymnes et de formules gées pour la première fois aux temps antéhistoricpies de : . Tcn Ycnrs Dif/f/infj in Efjupt. l'Egypte.) Les fjraffUi dont les parois sont couvertes semblent bien montrer que je me suis trompé. peut-être Amenendiàit II mais c'est là une conjecture sur la([uelle je ne veux pas insister pour le moment.m{i:mii:r h \iMMiin. de Saqqarah ou de Dahshour. sans rien nous apprendre sur le site présumé du tombeau de ce prince.l. nous sont connus aujourd'hui avec 1 .M) fallait . . clarté. 138-147. mais la présence du cartouche prouve simplement (pie le propriétaire était attaché au culte de Snofroui. Il est considérable. On a trouvé plusieurs de ses prêtres à Gizéh.i. Le résultat des quatre campagnes dirigées contre les Pyramides est donc tout entier à Saqqarah. à Sacjqarah. Pétrie a repris les fouilles en 1891 et a couloir.

et la description de l'une d'elles. et était fermée par ime pièce énorme de loir incliné. rencontrant le noyau rocheux.EXKCUTKKS KN dont se composait la KGVl'TI': 151 tombe royale est la même dans les cinq Pyramides du groupe. sauf en ce qui concerne les dimensions '. planche vis-à-vis de la disposition la page 177. bas de : 1. Au-dessus de chaciue herse l'architecte avait ménagé un vide. rempli de blocs en grande taille. les derniers ouvriers. s'applique à toutes les autres. haute de 1 mètre 30 centimètres. Au sortir de cette pièce. L'ouverture est pra- tiquée au milieu de la face nord. sous la première assise de maçonnerie. en se retirant. un réduit. faisant face au couloir. à gauche. Elleest presque carrée. Voir.î. tombant en place. de la herse avant la fermeture de la . puis. entre les blocs et la pierre vive. A'^'^. puis entre quatre murs de syénite poli. La partie construite en granit est interrompue par trois dalles énormes formant herse. d'abord entre des parois de calcaire. on marche. le Recueil. après quoi le calcaire calcaire de : reparait et l'on débouche dans le caveau funéraire propre- ment dit. et les trois dalles. 2. dans lequel elle était maintenue par des supports qui laissaient le trois fois passage libre : la momie une fois dans la chambre. Elle donne accès sur un cou- d'environ dix mètres de long. calcaire. ouvert le long du couloir. Pyramide d'Ounas dans p. une vignette montrant Pyramide. percé la couche extérieure de maçonnerie. IV. qui mène à la première chambre. droit vers le centre. celle d'Ounas par exemple. fer- maient l'accès aux vivants '. Le caveau se divise en trois compartiments une première pièce. Voir. l. large de 1 mètre 30 centimètres. lui aussi. VArchcologic Éijupticnno.5. dans Maspcro. fig. un boyau étroit et sinueux c[ui pénètre dans la première chambre. le plan des cliainbres intérieures de la t. Il était. enlevaient successivement tous les suj)ports. et couverte d'hiéroglyphes. et les voleurs qui nous avaient précédés s'étaient bien gardés de l'aborder directement ils avaient d(Mn<^li une ])artie du revêtement.

enfin salle funéraire. était placé la tête au nord. les piods au sud. tracés à pointe et rehaussés de noir et de vert. Les deux grandes chambres sont recouvertes de blocs gigantesques. enfermés entre de larges lignes. en ))asalte noir ou en granit. Il faut remarquer d'ailleurs cjue les bas-reliefs sont rigoureusement exclus du caveau royal seuls les textes y figurent.sarcophage est occupée au quart par les dessins d'architecture. la surface réservée à la décoration devient plus étroite. au fur et à mesure qu'on descend plus bas dans la VP dynastie. et les hiéroglyphes sont de haute taille. à cinquante centi- quand il porte une du roi avec quelque brève formule. les scènes l'emches. Je n'ai pas à revenir sur le sens de ces mots que les recherches des dernières années ont élucidé sufTisamment. les lignes se pressent et s'entassent. Ce n'est point là. Dans la plus ancienne. habitait toujours les chambres ouvertes à la récep- . mais de destination et d'emploi. (ju'on croyait être la reproduction fidèle du vivant. Celle-ci est la plus soignée amé- nagé en niche pour sarcophage. celle d'Ounas. question de capi-ice ou de mode. l'on nettoya les autres chambres pour recevoir le mort. portent sur les légendes. . Dans les mastabas au contraire. c'est le nom sions. encombré le : d'éclats de la piiMTo entassés à la hâte par les onvriers au moment où le fond. espacés. le caveau était celle de l'âme. Le double (^ ha).Vri 1'I{i:mii:h haim-out si i{ i. est décoré d'ornements la simulant des portes. et semés d'étoiles à cinq branches. la chapelle était la demeure du double. sorte de serdal) À ticMs niches.i. la chambre du . assemblés deux à deux à angle aigu.i:s Forii. l'écriture en- vahit les couloirs et les chambres qui d'abord étaient blanparties de la Tout porte à croire que la coutume d'orner les tombe que les anciens laissaient nues dut être introduite par Ounas ou par ses prédécesseurs immédiats.iis plafond. je crois. La décorationn'estpas uniforme pour toutes les Pyramides. les hiéroglyphes diminuent de dimenmètres environ de la muraille ouest et le titre : inscription. Le sarcophage.

La faim et la soif le travaillaient.KXKCLTKIIS HN ^(iVl'TI': 153 tion des olTrandes et à l'accomplissement des cérémonies réglementaires. Le nombre des prières et des formules adressées aux anielïrt>i maux venimeux montre quel le serpent et le scorpion . L'âme (^^t la '^0- 0^' *^^ ^^ représentait sous forme d'une sorte de grue ou d'un épervier à tète humaine. c'est-à-dire à l'anéantissement définitif. que le double avait pénétré. Le venin des ser- pents. munie d'ailes pour s'envoler vers un autre monde ou pour revenir à son gré dans celui-ci. il n'était pas immortel. la vieillesse finissait par avoir raison de lui et par l'emporter. gage de leurs écrivains. pour p arler le lanétait . A l'époque où les Égyptiens fixèrent la conception du double dans ses grandes lignes. Les scènes des mastabas avaient trait surtout aux destinées du double. il était exposé à la seseconde mort. les textes nous le laissent entendre clairement. et cette catastrophe suprême pouvait être produite par les mêmes causes qui produisent la première. auprès du corps qu'elle avait animé. lui aussi.Ce qui l'homme continuait à habiter l'Egypte le et plus s'était particulièrement passée. coin où son existence visible Ce qu'était sa condition. dans le caveau. d'une autre terre survivait de n n . des scorpions et des insectes venimeux. on lui avait assigné son logis parmi les salles murées du sépulcre. ils n'avaient certainement pas encore l'idée d'un autre monde^ ou. les textes des Pyramides ont trait surtout à celles de l'âme néanmoins ces deux formes successives de la survivance humaine étaient dès lors si exactement superposées et si bien confondues. En premier lieu. et que sa vie y est décrite à côté de celle de l'âme. circulait dans son corps chairs de comme dans le corps du vivant. La dent des bêtes féroces avait prise sur ses chairs de double comme sur les l'homme tangible et visible. en exprimant ce qu'on lui souhaitait d'avoir ou de ne pas avoir après le jour des funérailles.

Je crois. du sein de » dévoré ce qui sort de serpent qui des! » A'oilà une des compréhensibles qu'on juge des autres. mais. si l'on n'en contrebalançait pas les effets par l'absorption immédiate d'une nourriture plus réconfortante. nonseulement dans toutes les Pyramides. « C'est l'horreur de Teti que la faim. la terre. 2. dans le Recueil. t. M. faut une certaine difficulté pour l'homme à les considérer comme une fonction naturelle de son corps. sous même des quanta moi. » Cette faim qu'on mange et cette soif 1. tombe esclave^ . Quelques-unes sont évidemment cadencées et étaient probablement. qui ne inspiraient paraissent plus avoir été complètement comprises. » (( S'enroule le serpent : c'est le serpent qui s'enroule autour du veau. Piiraiaide du roi Ounas. p. p. à Saqqarah. La 68-G9. p. iv. 220. ces textes obs- curs. couche-toi châtré. qu'on avalait comme on avale les aliments.74-75. mais qui agissaient à la manière des poisons. Il La faim et la soif étaient plus malaisées à combattre.30. Proceedings de la Société d'archéologie biblique. 1. Elles mettaient en fuite tous les êtres venimeux ou annulaient l'effet de leur poison. XIII. . des chansons de charmeurs de serpents. \. Beaucoup d'entre elles sont écrites dans une langue et avec des combinaisons de signes. scribes. caries Égyptiens en faisaient deux substances ou deux êtres particuliers. dans le tombeau de Bokounrinif. remontent au delà du règne de Mini. au cours des » cends. Ounas qu'elles appartiennent au plus vieux rituel et qu'elles triple. c'est l'horreur de Teti que la soif. tu as replié sur lui-même. » et il ne la mange pas. Pleyte a publié une intéressante étude sur l. La Pyramide du roi Téti. dans les t. plus siècles qui précédèrent immédiatement notre ère. 12-. et jusque sur des sarcophages d'époque ptolémaïque.ir>l l'HHMlKI^ HAI'I'ORT SUR LKS FOUILLES aux Égyptiens. qui sort toi . le Xaj'a. v. Telle était pourtant la foi qu'elles inspiraient qu'on les retrouve. à l'origine. 12. toutes rentrent plus ou moins pour nous dans la catégorie de ce qu'on appelle le galimatias et sous les Pépi. dans le Recueil. et croire qu'il y a » il ne l'a point bue'.

memphite u Entre terre et : même image que Il le théologien ciel se tenait ce héros. et Téti déteste ce qu'il y a de détes» table en lui. chassé par la faim et par Ui soif. Il en voyait continuellement la figure. Inferno. J'ai dit ailleurs que les offrandes représentées sur les parois du tombeau étaient destinées à le délivrer de cette cruelle alternative. et plus d'un l(?cteur croira à une erreur de traduction. amour de la rhétorique.KXi':cLTi:i:s i. et la répétition des formules prononcées sur elles le jour de l'enterrement suffisait à hii en assurer la réalité. » d'une faim ambroisiennc et d'une soif exquise en proclamant le lils de la Mère Vierge^ » Le sort du double livré . Quand le double sortait de sa tombe.pOYâ[J. déplorables. p. sans souci se nourrissait » )) des vents qui souillaient de toutes paris. Il ne faut pas cependant aller bien loin pour rencontrer des expressions analogues. y.o'j. et les du texte égyptien ne laisse aucun doute Dante y plongeait ses damÉgyptiens en réservaient l'user aux morts aban: donnés des leurs. E fjuindi giù ucl fosso Vidi gente attufîata in uno sterco Che dagli uman privati parea mosso. xvni .r. la Un ])ar poète byzantin. textes s'adressent a la faim elle- Aniliologr'e. Pour phis de précaution.pjT7tov iJLTfixpôî à7r£'. parlant des jeunes d'un stylite. 3. Téti a horreur des matières liquides'. La Piivainùlc c. c'est-à-dire de rebuts et d'ordures. 09 : VUa 2. 1. emploie.. il se nourrissait comme il pouvait de ce qu'il trouvait gisant sur le sol.. » Téti rejette les urines. ))La por- tion idéographique sur la nature de ces excréments nés'. 11. Téti a horreur des matières solides et ne les » mange pas. 68-69. i. . dans l'autre monde à ses propres ressources était des plus « C'est l'horreur de Téti que les excréments. de dévorer des matières dégoûtantes ou de mourir une seconde fois. : dans le Recueil. t. nos 1.n r:(ivi''n-: 155 qu'on boit sont étranges ù imaginer. v. <fu roi Tcti.

Téti fils » » n'a pas soif comme Tafnouit. détourne-toi vers l'océan divin. v. Voir à ce sujet les passages du Rituel do Vcinbanmcmcal. Mémoire sur quelques Papj/rus du Loucre. Téti subsiste de ce dont Shou subsiste. l'eau qui rajeunissait ses membres. dans Maspero. Recueil. car les quatre génies d'Hor détruisent cette faim qui est dans le ventre de Téti. ne viens pas à Tôti. 1. p. mais d'une opération toute matérielle. La Pf/ramide du roi La Pf/raniide du roi Tcti. Chez les peuples barbares. 99-100. 10. » ils cherchent à change qu'elle a alTaire avec faim. Notez bien qu'il ne s'agit pas ici d'une assimilation mystique. Téti n'a pas faim et — — est rassasié^ qu'il comme Shou.156 riJi:Mii:H iîaitokt sri^ hii donner un dieu. dans dans le le Recueil. qu'Hor a mangé que lui fait sa fille ainée^ qu'il prend sa pleine part. ou bien n'était pas abolie depuis longtemps chez les Égyptiens quand furent rédigés les textes où l'on décrit certains — )) . 1.i:s koiii. t. t. p. les princes prisonniers qu'ils ramenaient de leurs campagnes. 2. la soif de Téti est avec Tafnouit » Téti subsiste du pain de chaque matin qui vient en sa sai» son. Téti mange de » ce dont Shou mange. le sacrifice de l'ennemi est accompagné d'anthropophagie on mange le chef de guerre brave et rusé. 53-61. car Téti est rassasié. : : 1. 3. pour s'approprier les vertus qu'on lui reconnaît. ou bien était en vigueur. 62-65.lks et à hii ])ersuader même. » » )) va à Nou. v. INIais la garantie la plus forte que lui procurât la religion c'était l'identification avec les dieux. Téti. Cette pratique. Le sacrifice humain n'a jamais été complètement aboli dans l'Egypte pharaonique les tableaux et les textes s'accordent pour nous prouver que les conquérants desgrandes dynasticsthébaines assommaient. 10. « le i. devant Amon. en certains endroits mystérieux des cataractes '. . ce qui survivait de l'Égyptien possédait l'eau de Jouvence. » cette soif qui est dans les lèvres de Téti\ » « La faim de Téti est avec Shou. c'est du pain de froment d'Hor. et qu'il puisait aux tourbillons du Nil.* » Contre la vieillesse. p. de l'absorption et de la digestion des dieux par le mort.

maître des types. car Ounas juge avec le dieu sans nom au jour de dépecer les » » )) )) » » » )) » » » » » )) » » » » » » » » premiers-nésdesdieux. » » « 157 Le ciel l'oiul on eau. 1. Le coiu^beur de fronts qui est dans les champs a lacé les dieux pour Ounas le génie dont la tête est sacrée les a reconnus bons pour Ounas et les a traînés vers lui. leur a fendu la gorge pour Ounas et a extrait leurs entrailles car c'est lui le dieu messager qu'Ounas mande à rencontre d'eux. le dépeceur des maîtres. vassaux se sauvent quand ils comme un dieu (jui vit de car ses pères et (|ui s'assimile ses mères. le nom des génies ou des . C'est Ounas dont la » )) main est armée contre les génies du lac des flammes. les sagittaires font leur ronde. . C'est Ounas qui dévore leurs vertus magiques et qui mange leurs âmes. ! .. les étoiles se Ijattent. Shosmou les a dépecés pour Ounas et a cuit leurs pièces dans ses chaudrons brùlants. si bien qu'il a parcouru le double ciel en son entier. et qu'il a fait le tour des deux régions en lesquelles il se partage car c'est Ounas le grand type. les moyens d'entre eux sont pour son dîner^ les petits d'entre eux sont pour le souper d'Ounas au soir. . c'est Ounas la forme sacrée la plus grande des formes ' . dieux qui aident Les mots imprimés en italiques forment la mort dans son œuvre.. . les vieux et les vieilles sont pour ses fours Les grands au ciel ont rué la flamme pour Ounas contre les chaudières remplies des cuisses de leurs héritiers celui (]ui afait marcher en procession leshabitantsdu cielautour d'Ounas di jeté dans les chaudrons les jambes de leurs femmes.KXKCLTKKS KN KCYI'IK repas du double.. et qui se nourrit de ceux qui viennent remplir leur ventre des sortilèges du lac des flammes. le maître de la bande les allés Khonsou.. et les grands d'entre eux sont pour les repas d'Ounas au matin. Ounas est le vaillant qui se tient à l'écart. les os des génies du matin et du soir treml>lent et leurs » » » voient Ounas a|)[)araitre âme. qui vit de l'être de tous les » )) dieux.C'estOunasquimange les hommes et qui se nourrit d'eux.

cuisent. t.se avec sa suite pour prendre la victime il tire la corde au moyen de laquelle le piège s'abat sur les oiseaux. Le roi part en chas. mais afin de s'emparer des s'en repaitre. les provisions d'Ounas sont lesre/)M.])ond trait pour trait à celle que je viens de montrer : les aides rabattent le gibier. p. c'est son période que le toujours. 1. assimilation de la victime au dieu. L'idée d'une action aussi puissante de l'homme sur le dieu ne pouvait guère naître et se développer dans un temps où tombe et 1.sacrées.s. 59-61. Le morceau est comme l'explication de ces scènes du sacrifice royal qu'on souvent représentées sur la paroi des temples. ce qu'il ti'ouve cluMiiiii \o mange avide- » » )) meut.. en d'autres termes. dans le Recueil. en quelque forme qu'il lui plaise prendre » ou qu'il déteste ne pas prendre au sein de l'horizon. La Pi/ramUlc du roi Ounas. v.. l'égorgent. le le lacent. voit si : Ses aides abattent la bête.saisirles taureaux dans le pâturage. des dieux qui dévorent l'ofïrande des mortels. puis absorption du dieu lui-même..ses vivres sont ccuc dont Icft ver/ us inariiqucs se nourrissent de . . voilà les procédés auxquels l'Égyptien devait recourir pour prolonger sa vie au delà de la pour échapper à l'anéantissement. le dépècent. et la vertu magique d'Ounas est supérieure à toutes les formes maîtresses de l'horizon. à » toujours et à jamais \ » Je prie le lecteur de passer sur les détails obscurs pour s'arrêter au sens général. comme dieux et de il faisait sur terre. Ounas en mange sa part. Ounas est parti en chasse. Ici. La scène décrite n. ou il lance le lasso qui va . Il a mangé la sagesse (ou le rassasiement) de tout » » dieu. il a mangé la couronne blanche. et c'est la vie d'Ounas que la durée.158 » » » » pRKMiiiR lîAPPOirr sru sur sou i. Ainsi.lks il .sent et il en mange sa part. 491-521. : cœurs. l'égorgent.ks koiii. la dépècent. et ses vertus magiques se renouvellent par la digestion de ceux dont les vertus magiques se nourrissent de cœurs. Ounas a pris les cœurs des dieux il a dévoré la couronne rouge. la cui.

Comme cette masse énorme ne pouvait rester suspendue au milieu des airs. métal du ciel. le \ fer en gardait dans . nous montre à quelle haute antiquité remontait . La terre est une surface plate et mince ==?=??=.S KN l'uiVI'li. les eaux primordiales? Ni les monuments. sans être appuyée de quelque support qui l'empêchât de tomber. faute d'un meilleur nom. Il parcourt donc le monde entier. semblable à un immense plafond de fer auquel on donnait le nom la de Ba. sans l'obliger à quitter son pays d'origine. d'après les textes gravés sur la muraille des Pyramides. pourvu bien entendu qu'il se soit mis en règle avec dieux. à manière de l'Océan des Grecs. et par suite nous oblige à admettre déjà l'existence du d'aiitrc Ton n'avait qu'on se faisait "(^t ^'- Le ^^^ bf\ que j'appelle l'âme. mais ce monde diffère tellement de celui que nous avons appris à connaître cpe je crois utile d'en esquisser le tableau. la mort. 159 idée de la partie survivante que celle du double. comme la terre. l'entourât de toutes parts. dont la forme même l'idée. plus longue que large. fl'v\ flû Baït. en apprenant les prières et les actes nécessaires à les se faire respecter le ciel par eux. langue en copte commune le nom de benipit K\ UtJ teumi. Nageait-elle sur le Non. nemm M. dont un être emprisonné d'abord dans \c toml)eau. Elle nous transporte au delà des limites du sol égyptien. on avait imaginé de la maintenir en place au moyen de quatre étais YYYY . lui a donné la faculté d'en sortir et d'y rentrer à volonté. dans des régions étrangères aux vivants. ne pouvait jouir en aucun cas. puis attaché a cette terre. n'est pas enchaîné à la demeure souterraine où repose sa larve humaine. le ciel F=q s'étendait. La chasse aux dieux supposait une vitalité et une libei'té de mouvement. ni les textes n'en disent rien jusqu'à présent : d'une manière précise oîiit la j il semble bien pourtant que VOuozit- . Aeiime T. Au-dessus d'elle.KXKCUTKF.^gA^w^^^ la très verte.

lorsqu'ils commentaient le premier chapitre de la Genèse et le récit biblique de la Création \ D'autres avaient modifié légèrement cette conception pri- au lieu d'une surface plate et parallèle à la terre. C'est. disque solaire au-dessus de sa . iv. Tel tableau nous représente le dieu Sibou allongé au-dessous de la déesse Nouit dont le corps courbé le protège c'est le ciel qui recouvre la terre. chez eux. . mitive : : telle est. Telle est l'idée que les Égyptiens se faisaient du monde. était l)ois fourchus I|||. à (luelciues détails i)rcs. Ainsi à Dendérah. Il va de soi que les cieux et la terre étaient autant de dieux et de déesses. ils avaient imaginé une voûte surbaissée. agenouillé et portant le ciel. Pour marquer ledouble ciel. Letronne. me padirectement du type de Shou. le système que défendaient : encore les Pères de l'Église.3. t. la disposition roulaient la vie des hommes et la vie des dieux.. On verra dans les chapitres suivants quelles modifications j'ai apportées successivement à cette première conception de l'univers les égyptien. dont la sagesse des prêtres avait su deviner la figure.-J. soutien de la maison prile ciel Le poids était d'autant plus considêral)le (]ue double et se divisait en deux compartiments superposés l'inférieur servait de lit aux eaux célestes.382 sqq. dans les Œucres choisies de A.hs foi'ili. rait dériver La ligure d'Atlas.). le caractère et les fonctions. suspendre. Shou avait séparé sou- levé à la hauteur de ses bras. dont les extrémités portaient sur les colonnes. agenouillé et soulevant le tôte. le ciel du théâtre sur lequel se déLe jour de la de la terre et l'avait Création. nom qu'on lui donnait': Cfr. Le nom fj V:^ J| du dieu Shou vient de la racine Kv^. 21. et le supérieur recouvrait comme d'un toit l'ensemble de l'univers. . d'où le 1.1()0 1'iu:mii:h clos rapport sir i. d'autres tableaux nous montrent deux déesses Nouit étagées l'une au-dessus de l'autre*. m. éle- ver. sliou. Lepsius. p. le Mémoire sur Opinions losmographiqucs des Pères de l'Église (2' série.s ce sont mitive.f. et les mains et les pieds de la déesse reproduisent exactement les quatre colonnes de la tradition. 2. Denkrn.

interrompus par de larges cavernes. et dont je n'ai pas ^^ox réussi encore à dresser la carte^ la contrée de Poutrit Q:£^. Voir sur le la Bouche tic la fente. dans les deux méHi/pogécs foj/aux de Thcbcs.n:xi':cuTi'. dans un grand nombre de régions <=> i'^^ **xrk que le soleil parcourait Tune après l'autre. 2. p.n kcypti: 101 la scène prête. et formaient le soleil une longue théorie dont ileuve était le chef. lune.^ vv — r. Grand Lac la ^^^=^. les acteurs étaient entrés en jeu. il . Les terrestre et les pays non égyptiens avaient là haut. Le soleil. etc.i:s i-. tlii 11 . note 1. la autant de points brillants. minces en nomes de l'Egypte leur contre-partie queUpies endroits. les . 11. était à l'image de l'Egypte même: du Non y coulai t^ serré comme ([1 le Nil entre deux bandes et étroites de terrain cis:::^!^ Atboui). ou le plutôt l'autre teire. celle de HiHt les ^^ r^r^ le . Le ciel. Passait-il au revers de il plaine habitée par les le hommes monde et voyageait- sous elle? Sa course nocturne menait-elle seulement vers le derrière les montagnes qui bordaient le Nord? certain ne me permet de choisir entre ces deux marches également possibles pour l'esprit des anciens. moires sur Licrc des Morts et sur les prOsont volume. C'est la doctrine qui sera développée plus loin. étendues et larges en quelques autres. étaient chacun un dieu ou une déesse les uns plongeaient dans les profondeurs de TOcéan divin. les astres (|u'on apercevait au lirmament comme autres flottaient à la suiface. dans des barques. Le la franchissait la ' Bouche de fente. située à l'occident d'Abydos et se terrait. il trad(î longs corridors. (jueUjues textes seulement m'inclineraient à pencher vers Aucun document versait seconde hyi)othèse \ Une fois dispaiu à l'horizon. celle de Nadit \\ . champs d'Offrandes t le lac de l'Autel soir arrivé. où il rencontrait d'autres contrées et d'autres populations au milieu de la nuit. il commençait à remonter vers la lumière la : 1. d'Ialou . 1 []^[|j] [J^^ . les champs Ijni.

que ses ailes portaient à son gré jusque dans les régions d'en haut. dont quelques-unes sont assez difBciles à concevoir je ne vois point. elle quittait les dieux et redescendait sur terre.KS FOLlI. immense —*^ R nia- au séjour des dieux. le soir des funérailles. Horus.I.sée. Shou. quel bonheur il goûtait à parcourir : mêmes la région Poutrit * -"^ . soutenaient le mort dans son ascension périlleuse et le conduisaient au trône de Râ. La conception du bi n'entrainait pas plus que celle du double l'idée le d'une rétridouble. et lui faire.S et sortait des téncbresàrOrientpouréclairerun nouveau jour. si l'honnêteté était récompen. cette existence n'était guère moins ma- térielle que celle du double. par exemple. D'autres enfin supposaient qu'elle se rendait à la Bouche de la fente. mais.R RAPPORT SlR I. et rejoignait le cortège divin au moment même qu'il pénétrait dans le monde nocturne. munies des talismans indispensables.F. le bi ^^^ avait le choix entre plusieurs moyens de monter au ciel. elle dut justifier de la bonne conduite qu'elle avait menée durant la vie terrestre. Une dressée à l'Occident. afin de visiter son corps et son double. Hathor en avait la garde et en permettait l'accès aux âmes qui se présentaient devant elle.1(>2 PRKMIF. soleil. La seconde âme égyptienne. Il semble bien que. peut-être cependant avait-elle quelques conditions un peu plus relevées. En résumé. . l'abondance des offrandes faisait fermer les yeux sur bien des faiblesses humaines. D'autres considéraient 1 ame comme un oiseau. De temps à autre. On croyait encore à l'époque des Pyramides qu'une échelle qd'it. était menacée des mêmes ennemis que se nourrissait des aliments que lui et jouissait de toutes ses félicités. reliait la terre fois au ciel. pour entrer dans la barque du soleil et pour participer à ses joies. puis repartait par le chemin qu'elle avait suivi la pre- mière fois. bution future : le bi était mortel comme subsistait des dons que les survivants voulaient bien ou plutôt qu'ils prodiguaient aux dieux en son nom. Nouit. . elle partageait les destinées du lui.

Sans doute la connaissance n'en était pas accessible à tout le monde. et l'épithèteyws^e de voix le mort porte dans les textesV Le dieu que ( tn^ adjuré selon la forme voulue. 2. des gest^îs rythmés qu'on devait placer sur certains temps. il les légumes. fruits^ les poulets. mais ces conditions étaient purement matérielles c'était une mélopée spéciale qu'on devait entonner. n'était plus maître de rien refuser l'homme mettait la main sur lui et l'obligeait de souscrire à ses exigences quelles qu'elles fussent. î)3-114 du présent volume mémoire Sur Vcxprcssioii les Mà- khrûou. lui aussi. l'effet. les dont se nourrissait. toute une modulation et toute une mimique dont on ne devait point s'écarter un : moment Egypte. sous peine d'annuler . p. le laitage les viandes. dieux . chez nous et une pétition La prière n'était pas comme que l'homme présente au dieu. Et avant d'aller plus loin.r. étaient comme une indemnité qu'on lui payait pour l'usage qu'on l'obligeait à faire de sa puissance'. et le Rituel en avait entouré l'émission de conditions plus ou moins difficiles. et dont renonciation exacte oblige le dieu à concéder ce qu'on lui demande. Parfois le il Cf. les que : le dieu est libre d'accepter ou de refuser à gré c'était une formule dont son termes ont une valeur impé- rative. peut-être ne sera-t-il pas inutile d'exposer ce qu'était à mon avis le sacrifice en Egypte et l'esprit qui avait présidé à ses dispositions. voir 81 sqq. La prière était à vrai dire une incantation de là l'importance que la voix avait en en Orient. Ce que le vivant accomplissait par la voix. Sur la contrainte que p.Yi'TK 163 mules tieinient ne doit-on pas s'('tonncr si le sacrifice et ses forune grande place dans nos textes. le pain. le caractère magique. Le sacrifice dont on accompagnait l'oraison le dédommageait de la contrainte exercée à son ailleurs f^i^f comme J>^hrôou) : égard. et sa prière présente également 1. le mort était capable de l'accomplir. par la prière. que lui-même avait souvent révélée.KXKf irKKs Aiissfi i-:n î. l'homme prétendait exercer sur du présent volume.

de la racine Toumou complète. 3. il y a calembour. de gâteaux lorsqu'il » parcourt le ciel en sa barque. « ils se jettent nez contre terre à Pa])i. » Les Pyramides nous ont conservé bien d'autres textes plus explicites que ceux-là. tu ne te détruis pas. achecer. et alors ton nom vit sur terre.i. 4. Je crois qu'ici . roi Pepi Pi/ramidc du roi Pcpi I". et menez-le aux Champs d'qiyrande. v.ms Foni. les génies lumineux viennent vers le mort en courbant r('chine. mais qui demanderaient un commentaire perpétuel. prenez la main de ce roi Papi. v. 9. t. pour qu'il vous présente une grande propo» sition de pains. si je voulais les rendre intelligibles aux savants qui ne font pas profession d'Égyptologie. La Pi/ramidc du La Pyramide du Lri roi Pcpi I" .U>i i'in.v. 160. 1". V et le sens compléter. 181. recevoir vos gâteaux d'offraudes.Mii:R haim'Oht sir : i. que Papi soit guidé par les » dieux attachés à chacune des provinces célestes^ et que » Pa])i y ])rcnne hi couronne comme Horus. dans dans Recueil.iis mol » le marclu' en main aux dieux la (( dieux de riiorizon^ la qui présidez à voie céleste. 1. le Recueil. 1. t. t. Toumou est un des f dieux-soleil. vous oindre de vos parfums. 161-162. . 1. fils de Tou» mou '. de liqueurs. » Ailleurs. Ceux qu'on vient de lire suffisent à » les glorieux. dans le Recueil. grâce à hi puissance de son livre. vous parer de vos vêtements. pour(|u"il vous di)nne sa gloire parmi pour qu'il vous donne sa domination parmi » les dieux. \ » puisque ton âme est là parmi les dieux. » ses pieds. . Papi. parmi les lumineux. tu ne » t'anéantis pas â tout jamais*. si vous désirez jouir de M » » » vie complète de Toumou'. c'est la puissance magique de ton livre qui » agit sur leurs cœurs. . puisque » tu te mets toi-même sur ton siège de dieu qui réside parmi » les vivants. ^ (le la : jouir de la vie de Toumou le était jouir de la vie [lifinitude de la vie. une grande » ofïrande de pains^ de liqueurs. p. 19-21. p. de gâteaux. » c'est ta crainte qui agit sur leurs cœurs. p. 1. . 161. 2. ton » nom dure vieux sur terre.

prière Ils n'auraient pas produit le même effet s'ils s'étaient contentés de purifier leurs cœurs par les œuvres ou par la . survi- vance humain(> n'était qu'un double habitant le toml)eau. où sont dénombrés les objets présentés au mort. obligeaient les dieux à leur obéir comme ils obéissent à Râ. vins et viandes étaient donnés directement au défunt. : c'est La composition du tableau est comme un vaste menu où à leur goût. la pureté commandée par le Rituel était la bonne action par excellence. les oies. laver. il la (juand les donateurs s'étaient retirés. Il leur commandait par la « vertu de son livre magique ». aux dieux. riiuile. le même Dans beaucoup de tombeaux^ pains. qui primait de bien haut à leurs yeux tout ce que nous . la transmission de. les parties de notre Rituel consacréesà l'otïrande sont de deux sortes un tableau plus ou moins développé. Tant que la . Ces deux manières répondaient évidemment aux deux conceptions du double n'était plus naturel et plus '-' et du bi f^. qui s'en emparait sans plus de formalités et s'en nourrissait dans l)eaucoup d'autres le tout était servi l'otïrande pouvait s'opérer de façon ditïérente. et de gazelle. puis rentrait . Cela posé.sommes habitués à considérer de l)onnes actions. mais la propreté physique. Autant que je à toutes les époques double et l'âme choisissaient puis en juger. des formules : comme où l'on recommande aux dieux de la lui transférer ces objets. les à la conforme quartiers de bière. en se lavant avec les substances que Ra emploie à se la . je dirais plus. On déposait sur le sol. Papi^ Ounas. . « par la crainte qu'il leur » inspire » même la pureté dont il parlait souvent n'était pas la pureté morale. sortait de son réduit. à la condition expresse de lui en ré. le i)ain bœuf . Teti. le vin.server la meilleure part. mangeait et buvait son saoul. rien tendance des vieux peuples que de livrer des vivres à l'être dont on sentait la présence derrière la muraille de la chapelle funéraire. ou sur la table placée devant l'imag'».KXKCUTÉES EN KGYl'TE montrer dieux et la 105 nature de l'influence que le mort avait sur les manière dont il l'exerçait.

les objets ne passaient pas matériellement dans : l'autre terre seuls. si on la claire quand considère au point de vue de telligible. Anubis. parlaient de leur religion. et on les chargea du transport. notre ignorance de ce qu'était le culte égyptien au . bien entendu moyennant commission Osiris. leur idée s'y rendaient qu'eux-mêmes restaient sur le sol de la chapelle. mais je ne puis m'en affliger qu'à demi . on jugea que les dieux étaient assez puissants pour réussir. Les prières qu'on récitait en les consacrant opéraient sur chacun d'eux et produisaient l'effet désiré pour être plus certain du résultat. dont le sens littéral est certain. IMainte allusion. Ui'i les iiommes ne ])ouvaient plus rien. Du 1 ame s'envola vers l'autre monde. problème se comi)Ii(iua puisque.R lui HAl'PORT SUR LES FOUILLES jour où : à loisir. acceptèrent complaisamment de transmettre le sacrifice. Le fait est regrettable. ils moderne une cause sérieuse Les Égyptiens se comprenaient à demi-mot . d'après ce deuxième système. malp-é son changement de résidence. il fallut hicu iinanincr en sa faveur une th('orie nouvelle. Il va de soi que. ou peu s'en faut. est perdue entièrement pour nous telle prière de vingt lignes. la ])résentation directe n'était déjà ])lus qu'une formalité traditionnelle on employait les dieux à nourrir indifTéremment le double et l'âme. sauf à déduire leur portion de la masse. et leur office était jugé à ce point nécessaire. faute la grammaire. et leur interle vention perpétuelle est pour de difficulté. textes des Pyramides. V\ par exemple.inn chez le l'in-MIl. tandis : leur double. leur âme. elle avait faim comme le d()nl)le et réclamait impérieusement sa pitance. et dont la traduction est irréprochable. qu'une moitié au moins des formules gravées dans la chambre du sarcophage a pour objet avoué de les contraindre â servir d'intermédiaires entre l'âme et les Ils vivants. apportaient â l'accomplissement de cette fonction les qualités et la vertu propres â chacun d'eux. les autres. on les identifiait avec les dieux et on : voyait en eux l'CEil d'Horus. qui était pour eux. demeure inin- de connaitre les dogmes dont elle procède. Dans les .

pour l'existence ou l'importance du dieu lui-môme à l'époque où ils furent gravés il y avait longtemps. et Phtah n'est presque jamais mentionné dans les prières des tombes memphites. ou du moins n'avait pas : . au moment où les textes furent n'digés que. que Memphis adorait Phtah. . divin est môme fugitive. Il me permettra seulement de croire que Phtah n'avait rien de commun avec les morts ni avec le soleil. de Tliot. Les dieux le j)lus souvent cités sont ceux qui ont le plus d'influence sur les destinées de la survivance humaine. l'action deNephthysetd'Isis. La . Les renseignements que nous pouvons tirer de ces documents ne sont pas évidemment d'égale importance pour tous les points de la mythologie. la combinaison de Phtah avec Sokaris et de Phtah-Sokaris avec Osiris n'était pas encore inventée. Pour n'en citer qu'un exemple. Constatons d'abord que le panthéon égyptien est aussi peuplé dans ces inscriptions de l'Ancien-Empireque dans les écrits des Ramessides. d'Horus et de ses serviteurs sont déjà réglées dans leurs moindres détails. par suite. môme incompréhensible. Je ne saurais décider si tous les dieux qui figurent à la V*^ dynastie se retrouvent également à la XX*^ plusieurs d'entre eux seraient morts ou auraient changé de fonctions dans l'intervalle que je n'en serais pas étonné. L'oubli dans lequel Phtah est laissé ne me fera pas dire que Phtah n'existait pas ou que sa ville était insignifiante. la religion osirienne est telle que nous l'avaient révélée les monuments de l'âge thébain. les dieux des morts et plus spécialement le groupe osiriaquc. d'un nom un gain inappréciable pour la science.EXHCUTKKS EN KGYPTE temps des premières dynasties est si grande. lutte d'Osiris et de Sit. 107 que la mention. On ne saurait donc tirer aucune conséquence de la présence ou de l'absence d'un nom divin. Les mythes qui correspondent à chacun des noms nous apparaissent déjà fort développés et fort complets. sous la V* dynastie. l'inter- vention d'Anubis. puis les dieux solaires : les dieux élémentaires n'interviennent que rarement et sans rôle bien défini.

après s'être préparé sa maison éternelle sous le règne de ce ])liaraon. Une seconde : observation du même genre me le suLrg<M'ée par Texamon des noms géoij:ra])hiques assooi('S aux l'Osii'is noms divins mentionné est celui d'Abydos. avant de prendre la forme sous laquelle nous le connaissons actuellement. cycle solaire celui d'Onou-Héliopolis. quelques-unes au moins des nombreuses tombes privées qui les entourent. antérieur à la XP dynastie. Il ne faut pas oublier en efîet que les Egyptiens de distinction poursuivaient . C'est donc au dogme mendésien.1G8 assez (le i'Ki:mii. avec l'espoir avoué de trouver quelque hypogée renfermant le nom d'un roi pos.souvent la construction et la décoration de leurs sépulcres pendant la durée de leur vie. du moins à Memphis sous l'AncienEmpire. partant que la rédaction en est une rédaction héliopolitaine cette thèse demanderait toutefois une longue discussion avant de pouvoir être admise comme dc'montrée. mais qu'il avait été remanié ou simplement adapté dans les sanctuaires d'Héliopolis. on verra plus dans les Hi/pogècs royaux de Thcbcs. 1. : térieur à la W".u rapport sur lks fouilles ]i(''n(''lr('' partisans pour avoir dans les t'crils canosera niques. J'ajoute même qu'à mon avis le dogme abydénien ne nous arrive pas directement de son lieu d'origine. et je la donne ici par manière d'acquit. J'en conclurai donc avec la vraisemblance que les deux religions {|ui ont contribué pour plus grande part au Rituel mortuaire en usage^ sinon dans l'Egypte entière. loin . qu'il était primitivement le dieu de Mendés. modifié dans Héliopolis. s'est continuée depuis sans relâche. sont celles des deux cités d'Héliopolis et d'Abydos. La recherche des mastabas^ commencée vers le mois de juin ISKl. Il pouvait donc arriver qu'un Égyptien né sous Papi II. eût servi plusieurs de J'admettais encore qu'Osiris était originaire d'Abydos. dans le même temps. qu'il faut appliquer ce qui est dit ici du dogme abydénien. pour compléter l'exposition de ma pensée \ Ce n'est là qu'une esquisse ra])ide des succès obtenus grâce à l'ouverture des Pyramides le travail aurait été incom[)let si je n'avais exploré.

de Rougé.hxi':cutkp:s en kgvptm 169 ses successeurs f[ui auraient exemple. à partir probablement du jour où le premier d'entre eux reçut des mains d'un pharaon l'investiture de . . nous donne certainement la généalogie des princes de Thèbes antérieurs à la XIP dynastie. Je n'ai pas l'intention d'improviser à ce sujet une théorie nouvelle ou de remanier une des théories déjà proposées je dois pourtant résumer les idées qui m'ont guidé jusqu'à présent et me guideront encore dans mes recherches à travers . quelle que soit la manière dont on l'interprète. 1" série. 561 sqq. par parois le cartouche de tous les princes qui auraient reçu son hommage. appartenu à la MI'' dynastie. et par suite de supposer une invasion de l'Egypte par les Plirousliàïtou. et l'on doit s'en tenir. Lettre à M. Les monuments découverts dans les diverses nécropoles de Memphis n'ont fourni le nom d'aucun roi nouveau. les nécropoles égyptiennes. Lccmans. 1846. analogue à celle des Pasteurs. et le dernier pharaon qui y soit mentionné est Nofirkeri Papi II. je crois. p. texte ne la me parais. de Kougé a montré. les débris du Papyrus de Turin. Ils a})[)artiennent à l'époque memphite. Les familles intermédiaires entre la W'^ et la XI" dynastie restent donc aussi incertaines que jadis. il v a bientôt quarante ans. aux documents déjà connus. la table de Karnak. les tables d'Abydos. comme on le veut d'ordinaire^ l'existence d'un vide monumental entre l'Empire memphite et l'Empire thébain. M.son fief ou devint maître de la ville par une usurpation heureuse. La Chaml)re des Ancêtres de Karnak. Je me hâte de dire et gravé sur les que le résultat n'a pas jusqu'à présent répondu à mon attente. dans Jiccac ai-chcologùiue.sent E. une erreur que d'admettre. C'est. Wiedemann a élevées le contre cette manière d'entendre 1. pour le classement et la durée. que les façons différentes dont les membres de la famille sont ])résentés et intitulés répondent bien certaineleur influence et de leur pouvoir terri- ment aux progrès de torial \ et les objections que M.

cfr. La Grande t. p. Visiteur. tandis que les autres obéissaient à des princes sans cartouche ni couronne. L'Egypte paraît le même état où elle se trouva au moment de l'invasion de Piônkhi. et deux du cartouche. compte seize générations successives. C'est à lui. La famille des Antouf. dont deux Antouf etun Montouhotpou. par mariage ou par faveur royale. sont déjà désignés d'entre eux sont honorés Hor tep ^^p. ses confrères Ses trois successeurs. 160 sqq. A le partir de l'Antouf suivant. celles de Nibkhrôourî Montouhotpou et de 1. une bonne moitié de Haute-Egypte les '. et dont les uns étaient gouvernés par des rois.170 PRKMIHH RAPPORT SIR LKS POUILLKS pas être de nature à ébranler l'argumentation de notre maître La longue inscription deBéni-IIassan est lapour nous apprendre comment un personnage sans importance^ aventurier. et fonda comme pharaon légitime dynastie qui régna quarante-trois ans*. et comment ses la . soit de son vivant par la XI*^ les autres grands seigneurs. enfants agrandissaient le lîef récemment fondé. pi. . Guide p. le Inscription de Bèni-Hassan. et planche. dont deux représentent la XI^ dynastie. \. ou autreLe premier Antoui est Erpâ hâ '. dicers. et p. 2. p. sans doute quelque mariage avec une princesse de la race dominante avait légitimé leur usurpation. du 4. soit plus tard par les chronologistes. divisée en États placés nominalement sous la souveraineté d'une dynastie centrale. jEfjtiptische Geschichtc. 131-134. Cet état de choses dura avoir été alors dans jusqu'à l'avant-dernier de la lignée thébaine qui fut reconnu. i. qu'appartient la stèle publiée par Mariettc- Maspero. 260. telle qu'on la connaît aujourd'hui. l'Héracléopolitaine suivant Manéthon. q "^^ comme princes de nomes. Discorsi critici sopra la Cronologia egi^ia. en héritage ment. petits-enfants finissaient par posséder. p. dans Recueil de Tracuux. Monuments . 16. devenait seigneur terrier. je pense. Maspero. Wiedemann. tous reçoivent le cartouche et protocole royal . comment ses à tous ' . Barucchi. t. 3.34 50 b. petit fonctionnaire ou cadetdefamille.

contemporains de rois des XXI^. J'ai donné depuis dans la propos de l'ouvraije de M.KXKCUTIŒS KN KGYPTK 171 Sônkhkeri Amoni. En attribuant à cliacun de ces quatorze personnages vingt ans de règne ou de principat. . et qu'on classe d'une manière générale dans la XI'' dynastie. GrifTith. et nous savons qu'une des meilleures familles féodales de la XIP dynastie^ celle des princes d'HermopoIis. de Rougé. devraient être inscrits au compte de la dixième héracléopolitaine de la même manière et pour la même raison que les monuments des princes de Tlièbes^ d'HéracléopoIis.Z. E. descendait ou prétendait descendre des grands prêtres d'Ounit qui avaient vécu sous la sixième'. le Recueil.a Grande Inscription de Bèni-Hassan dans p. Maspero. 178-179. 1846. une exposition plus complète de ce qu'on sait sur dévelop- pement 2. à The Inscriptions of Siùt and Dèr le Ri/eh. Lccnians. dans la Reçue archcolocollatéral des 1" série. p. ()if/uc. ce qui n'est pas exagéré en Egypte. M. 419-421. 3. dans la Chaml)re des Ancêtres. d'HermopoIis. I. Antouf et des deux dynasties héracléopolitaines. t. XXIII^ et XXIV« dynasties sont placés dans ces . t. Revue Critique. qui précède la tli<'baine sur le canon de jNIanétlion. on est reporté do deux cent quatre-vingts années en avant dans le soi-disant vide monumental. . dynasties'. p. Lettre à M. Les objets datés de l'un des Antouf ou des Montouliotpou antérieurs à Nibklirôouri Montouhotpou. et les Égyptiens se montraient fort ingénieux à ce genre de travail la reconnaissance du droit héréditaire des femmes '. tandis (iiic les quatorze autres doivent nécessairement tomber dans la dynastie hcracléopolitaine. de Hougé pensait que le rapprochement des premiers Antouf avec Teti et Papi. 1889. 061. ii. C'est une tendance naturelleà toutes les maisons princières de vouloir éta])lir un lien direct entre elles et ce qui les a précédées. : 1. pourrait l)ien indiquer de la part des historiens de Thoutmosis III la prétention de rattacher la première famille th('baine qui eût régné à la dernière des grandes dynasties memphites Le fait n'a rien d'invraisemblable en soi.

la famille de Papi se prolonge au delà de Nitocris et ne forme qu'un avec les princes que Manéthon avait attribués à la VIP et à la VHP dynastie. en effet. X+ des années des dynasties héracléopolitaines. Là. Tout cela est assez approché des dispositions de Manéthon pour qu'il soit permis de considérer que le Canon de Turin mettait sensil>lement le même nombre d'années entre la fin des Memphites et l'avènement officiel de la XP dynastie. 56-57. un intervalle de temps suffisamment restreint pour que le raccord ne fût pas trop invraisemblable. Cette induction trouve une sorte de confirmation dans les fragments du Papyrus de Turin. grâce à son mariage avec une princesse si l'on veut. et 5-1-14 (19?) ou 5+ 19 pour les HéracléopolitainsV Le total : . Il me semble qu'ici le témoignage de tous les documents connus est assez concluant. Le canon manéthonien donne. selon une tradition 2° deux dynasties liéracléopolitaines de de 109 et 185 ans. soit 294.Mii:i{ lîArroHT sir lks koiim. 294. pour qu'on puisse déclarer dune manière générale que le commencement des Antouf était proche de la fin des Memphites. Le rédacteur de la Table !. 70. l'invraisemblable \'II*' et la MII'\ soit 142 ans et quelques jours. et qui sont peu nombreux. La seule question que nous droit de leur poser à ce sujet. Lepsius. si l'on admet la plupart des corrections que Lepsius y a introduites 1^ deux dynasties mempliites. est assez proche du total porté en gros au compte des quatorze générations contemporaines d'Antouf. Le Papyrus indique ensuite unefamille nouvelle. Le nombre des rois que ces dynasties représentent serait 9 pour les Memphites. p. à la famille de Teti et de Papi. Introd.172 leur y ayons s'il i^Rr. c'est de leur demander P"" y avait.. entre q ""^^^ Erpâ hâ Antouf et Papi ou du moins ses successeurs immédiats. qui se prolonge jusqu'aux Antouf avec une vingtaine de rois plus ou moins^ et répond aux Héracléopolitains des listes grecciues.ks était (l'un le grand secours. . et par suite que le premier Antouf se rattachait. Kœnigsluch.

comme faire. t. Maspcro. pi. la mort du roi a donné le signal d'une brusque les localités ont donc porté naturellement sur suspension des travaux : les fonctionnaires qui avaient com- un tombeau ont tout abandonné. qui étaient en calcaire fin. et rellement en petits blocs irréguliers n'est pas assez : difficile à creuser. i. les scènes ont été ébauchées légèrement à la pointe. Les mastabas n'ont pas été ensevelis par l'efTort constant du désert. ix a-c). comme à el-Amarna. La ma(. Ausicahl. comme aïeux lointains Ousirtasen 1" faisait de mC-me. et Snofroui. qui consacrait une statue à la Anou. . ainsi qu'il en est ailleurs. pour aller recommencer ailleurs autour de la pyramide d'un roi nouveau. La pierre en est dure et fendue natula XII*" dynastie. Le rédacteur de la Salle des Ancêtres de KarnaL. A Lislit. à ce qu'on voit à Bershèh et à Béni-Hassan. De la colline domine les hauteurs envi- ronnantes et est incessamment battue par des vents qui ne permettent pas au sable de s'y accumuler. C)n dirait qu'en cet endroit. et les murs. Sahourî .N KGYPTE 173 l'atta- Ancêtres de Kanuik pouvait sans invraisemblance l*a})i la cher à lignée des Anlouf reclierclies '. dans \os Mrmoires publics par rncmhrcs de In Mission archrolof/irftie française au Caire. Trois Annècsdc fouilles. de V' dynastie (Lepsius. Le plateau qui porte les deux grandes Pyramides en pierre de Dahshour ne nous a presque rien rendu. brisés en petits morceaux au commencement de notre siècle. construits sur une grande échelle. des Antouf l'un d'eux. durables.EXKCUTKKS (les F. ils sont restés accessibles comme au premier les p. elle compacte pour qu'on y établisse des chambres plus . les 238-240.reconnais- sait Pharaons Anou. lors de la construction du pont de Bamèli les quelques débris assez larges pour qu'on y reconnaisse un ou deux mots complets sont dans le style de se construire : mencé à ressemblent beaucoup. Mes premières dans les cimetières dcMemphis où j'avais le appartenant plus d'espoir de découvrir des monuments à l'époque de transition. les mastabas ont été démolis. Les mastabas deMéidoum. 1.onnerie terminée. n'ont pas été décorés pour la plupart.

a été dépecé il y a une trentaine d'années. Les seuls rois qui soient encore cedernier n'est-il . |>.s lui avec sont Khafi'i et Sâhourî de Dalishour. sur un petit tertre et dans un ravin creusé en contrebas du plateau principal. 1(5 parce (ine son cartouche entre dans d'un des domaines du d('fniit\ ('oiiuiie toujours. le ment en poussière sous l'action On distingue encore çâ et là contour mal défini d'un cartouche.^ Aniirrs ilcfonillcs. i. mais rien qu'on puisse déchiffrer. qui y tient lieu de la stèle ordinaire.S'. plupart des tombeaux voisins.174 jour. . Troi. coiiiiiie pense. Les puits et la chambre funéraire ne renferment aucun texte. les cimetières de Sa(|qarah nous ont la. ce qui n'a rien je le d'étonnant.'uis Maspi^ro. publircs (l.t. aucune lettre. quelques signes émoussés.l (l(! succcsseiii's (MIcs ont 1. Les recluuches y ont été Pyramides de anuMK' la d('('0uverte \"('. l'ardeurdu soleil d'Egypte a dévoré. dttliH les CcH tnaHt'ihaM sodf. si. était de dimensions colossales : les hiéroglyphes. par ordre d'un riche propriétaire. très espacés. 1<SS l. là (ju'acci<l(!ntellemeiit.. au sud de la Pyramide noire méridionale. qui trahisse l'époque de la construction ou le nom du mort. Toutefois.s la |)his riclK^. Snofioui (Hait enterré dans l\yranii(J<. (on('(îiilf'(''('s J*iij)i |)rcs(|ii(' cniièicincnl niildiir des . Partout la forme extérieure la est reconnaissable. un grand mastaba en calcaire blanc de Tourah. on reconnaît que maçonnerie subsiste. le mais quand on approche. pour ainsi dire^ ceux qui sont plus avant dans le désert. au dire des gens du pays. PREMIER RAPPORT SUR LES FOUILLES Les liabitants des villages voisins ont démoli ceux d'entre eux qui bordaient la vallée. sont taillés en ronde bosse et travaillés chacun avec autant de soin qu'un bas-relief. le sable s'est accumulé et a enseveli un certain nombre de tombeaux assez bien conservés. La fausse porte. MùinoircH <fr la Mission ilii Caire. Le plus beau. noyau seul de la surface extérieure est tombée lentede la chaleur et de la lumière. nom foiu'iii moisson s(. i. comme unedes cités dans la Le cartouche de Snofroui s'y lit encore.

haut d'environ cinq ou six mètres. sur le versant de la colline qui descend au village . Celles du premier type ressemblent aux mastabas décrits par Mariette. On y déposait le sarcophage en pierre blanche. Au-dessus du toit pUit. aux Mémoires de la Mist. dans lequel sont ménagées des chambres revêtues de calcaire fin sculpté. puis. une seule. celle de Rokhouï J^ m\\. Dans l'intérieur étaient réservées plusieurs espèces de cours rectangu: laires qui suppléaient le puits des mastabas d'ancien style. 191-194. aussi large et aussi longue que lui.une fausse présentent. : mais toutes. tions'. Elles s'élèvent au nord-est du Mastabat el-Faraoun. haute d'environ un mètre et recouverte de dalles posées à plat au fond. La description détaillée de l'une d'elles. s'ouvrait une niche qui faisait office de serdab. on bâtissait au-dessus . avaient été détruites par les chercheurs de trésors et dépouillées de leur revêtement en calcaire par les habitants du village de Saqqarah. à l'exception de trois. et se composent d'un noyau de maçonnerie en pierre ou en brique. une voûte de décharge d'environ cinquante centimètres de rayon. ou dans une des parois. C'est porte en calcaire tient lieu de la stèle traditionnelle mais cette partie du monument a disparu presque partout. sans ornement du sarcophage une chambre en calcaire. Cette construction occupait les deux tiers environ de 1. i.EXÉCUTÉES EN EGYPTE 175 de tombes appartenant à deux types difEërents. suffira à donner une idée exacte des dispositions qu'elles un massif rectangulaire de grosses briques. celle de Biou J (l'^^. sion du Caire. Sur la façade Est. Les premières ont été découvertes en juillet 1881. . possède encore des inscrip- Les tombes'du second type diffèrent très sensiblement pour la forme et pour la décoration des mastabas connus jusqu'à présent. Publié dans Trois Années de fouilles. dans le voisinage. p. un peu à l'ouest de la Pyramide de Nofirkeri Papi II j'en ai depuis exploré une vingtaine environ. on montait ni inscription.

mentale.s posaient sur le couvercle et la cellule n'i'tait (xliliécet lerait. .i:s rouii. on murait l'ouverture de la chambre et on comblait ce qui restait de la cour. . Les voleurs ont cru qu'elle marquait l'emplacement d'un trésor et l'ont démolie. Le constructeur y avait pratiqué' une niche où ('talent d<'i)osés les vases en terre ou en pierre qui servaient de mobilier. une porte monu. La paroi de droite est divisée en deux registres. et le sarcophage pouvait être ouvert ou fermé à volonté. tantôt sculptée et peinte. paquets d'oignons. Cette innovationest due sans doute au même mouvement d'idées qui a poussé les scribes de la V° dynastie à remplir de textes funéraires les caveaux et de la le simple particulier a suivi. et la table d'offrandes placée sur trois hauteurs.i. décorée qu'après ils l'enlerrenient de la momie . On y voit des greniers et des tas de fruits ou de graines où le du fond est mort venait s'approvisionner. Les fuîiérailles terminées. Sur la paroi de gauche et près de l'entrée. même du sai'cophage. lotus.s cavito et avait l'aspect d'un four dont la ^uioiile bâilQiieKjuefois les nuir. monuments des mastabas du premier chanil)rc fuiK-raire ne renferme aucune dans ceux-là au conti'aire elle est tantôt peinte. les étoffes. les parfums. les vases néces. La paroi ordinairement détruite. entre lesquels . cuisses et têtes de bœuf ou de gazelle. pains et gâteaux de diverses espèces derrière ce tableau. l'exemple que le pharaon lui donnait.saires à l'habillement et au ménage du défunt. le plus souvent portent sur deux montants de briques.r. que je serais enclin à en faire descendre la construction jusqu'à la XIV dynastie.170 la i'Ri:Mn:R rapport sir i. Les mastabas de ce type se rencontrent autour de la Pyramide de Papi II et de celle de son père Papi P^ Quelques-uns d'entre eux se rapprochent tellement des tombeaux de Thêbes par le style des figures et des hiéroglyphes. oies. selon ses des Pyramides moyens.sont répartis les parures. des tas de victuailles. d<'Coration W : sentés sont toujours les mêmes. Cette disposition ingénieuse n'est pas la seule dif- férence qui sépare ces type. Les sujets repréla Dans ceux-ci.

Le 5 avril 1884. et j'ai trouvé plus d'une fois. dont quelques-unes ne remontent pas plus haut cjue le siècle des Antonins\ Celles qui s'élèvent à l'ouest de la Pyramide de Papi P'" sont mêlées à des hypogées de la VP dynastie. avaient été crépies à la chaux. encore elles ont été dépouillées presque toutes aux temps gréco-romains et ont servi d'asile à de mauvaises momies. Les exemples de ce genre ne sont pas rares. sur le plateau qui domine Saqqarah. avait presque lini I^'iiisuccès de ses perquisitions la vie politique par lui fairecroire qucMeniphis avait mené : une existence misérable sous et les habitants les Ousirtasen aurait été concentrée à Thôbes ou dans la Moyenne-Egypte. Ainsi le mausolée superbe d'Abi est voisin d'une chapelle où l'on reconnaît encore le cartouche de Papi 1". Une de celles-ci qui n'est pas antérieure au m' siècle après notre ère portait au cou un collier d'amulettes superbes. Les tombes médiocres ont seules échappé. Tout cela était probablement le produit de fouilles secrètes et de vols dans les vieilles nécropoles de Mempliis. assez riches pour s'ériger des mausolées durables. les ouvriers dirigés par Khalifah. rend l'hypothèse de Mariette intenable. et probable1. des vases ou des objets d'équipement d'une antiquité très reculée. mirent au jour une tombe intacte. mais la beauté des matériaux employés les a signalés aux destructeurs. mais dont la plupart étaient de l'époque des Ramessides. de Tancienne capitale n'auraient plus été La mise au jour d'une nécropole de la X. ouvrant vers le nord. Quelques-uns des hypogées étaient de fort bon travail. mais qui a été usurpée par un Montouhotpou. au moins dans ce qu'elle avait d'excessif.EXKCUTÉKS EN EGYPTE 177 Mariette avait clierelK' en vain des cimetières qu'il put attribuer à cette (époque. les parois. et recouvertes chacune par une voûte en grosses briques. également en briques. ou même ne sont cpe des mastabas de la VP' dynastie remaniés. à côté de momies presque modernes. La moitié méridionale en était remplie par deux petites chambres oblongues. fils du réis Roubi Hamzaouï. C'était une cavité carrée creusée dans le sol. dont quelques-uns remontaient jusqu'à l'Ancien-Empire. .W dynastie.

est d'un homme d'âge mûr. la tête au nord. Le crâne d'Hori. parmi les décombres. et attendaient le moment de percer Le sarcophage en pierre de Khopirkeri était en l'état où l'avaient laissé les fossoyeurs. celle qui remorquait le convoi. celui de Sitbastit au contraire est d'une toute jeune fille. on avait mis double llottille les barques sauvées de la destruction sont celles où reposait la momie. c'est la disposition des mastabas du type doKokliouï. j'y aperçus un cercueil en bois. un second cercueil en bois reposait par-des- renfermait un cadavre de femme. Commcoii voit.R RAPPORT SUR LKS FOUILLES ment revêtues d'inscriptions. et avait tout écrasé dans ramassé pourtant. trois grands colliers. des perles en cornaline.\7^ l'RKMIF. et était conîblée de sable et d'éclats de bric{ues amoncelés.seconde dentition n'était pas achevée au moment de la mort. fermé par un couvercle peint et . le dont cercueil ne porte la aucune inscription . L'autre moitié de la cavité servait de cour. Toutefois. mais l'enduit était tombé partout. Les momies elles-mêmes étaient en lambeaux la tête seule demeurait intacte. friable et noirci par la terre. Ouvert soigneusement devant moi. cinq bateaux funéraires intacts et les débris de plusieurs autres. Comme la tombe donnait asile à deux cadavres.sculpté. la momie apparut. Le sol de cluujuc cliamljre n'était autre que le couvercle d'un sarcophage en pierre. Les corps d'Hori et de Sitbastit sont au Muséum d'histoire naturelle de Paris. une de celles (pii étaient chargées d'amis et de pleureurs. plusieurs des dents étaient encore engagées dans la partie supérieure de leur alvéole. le système d'habillement diffère s'était sa chute. celle de l'ouest a Hori et à dame Sitbastit. Ce second couvercle enlevé. . La voûte qui recouvrait écroulée sur la chambre d'Hori la dame Sitbastit. J'ai : : 1. et ressemblait d'une manière générale aux belles momies de la XIX« dynastie. La . La chambre de avait appartenu à Khopirkerî et à une de ses parentes. une de celles qui portaient la statue. grossièrement sus. Elle était couchée sur le dos. qui l'est taillé et sans écriture.

188-239 et planches. vert et bleu. le tomni W'. masque visait évidemment La perruque était peinte en un collier. deux ou trois sur le corps et sur les membres. sur la face. un seul tour d'étoffe. ne laissant derrière qu'une poignée de fragments d'os \ la momie fondit sous II.KXKCUTKES HN î. femme de Montouhotpou 1. du plâtre très fin avait été coulé.YPTr-: 170 de celui que j'ai ol)scrvé jusqu'à présent sur les momies du Nouvel-Empire. . Par-dessus ce linceul de bandelettes. j'ai XP dynastie que la plupart des hypogées de la explorés à Thèbes ne renferment aucun : des renseignements que j'espérais y rencontrer ni beau de la reine Tmom. et plus baSjdcux lignes verticales de beaux hiéroglyphes.(. Noies sur quelques points de grammaire et d'hisles toire. dans les environs de la Pyramide de Papi II. bleu. Masi)€ro. eût commencé â s'ériger un tombeau vers la fin de la X% et eût introduit dans les inscriptions le cartouche d'un roi héra: cléopolitain. le à reproduire les traits du mort. I. dans Mémoires publiés par les Membres de la Mission archéologique française au Caire. devait m'amener à faire des fouilles solution dans les divers cimetières de Thébes il y avait des chances pour qu'un personnage. 2. p. 1883. étaient séparés par un trait blanc. au-dessous. sur la poitrine descendait dont les rangs. Par malheur. la face en rouge. — Fouilles de Thèbes Le même raisonnement qui m'avait entraîné â chercher la du problème à Memphis. L'épaisseur du maillot était fort mince. et elle mes yeux. rouge. 77. Zeilschrifi. Cette gaine de plâtre se réduisit en poudre comme j'essayais de copier les inscriptions. Trois Années de fouilles à Thèbes cl à Memphis. tracés à l'encre noire sur fond blanc. un scarabée noir aux ailes déployées. mort au début de la XI^ dynastie. t. p.

on voit encore quelques murs en briques. et à l'Archéologie p. Les mastabas à caveau peint de Saqqarah et bains sont identiques à l'art et les hypogées que j'ai ouverts à Thèbes prouvent au contraire que l'art et la religion théà la religion momphites. et t. 17-148 b). qui paraissait s'enfoncer sous terre à de grandes profondeurs. vu jadis et publié par Lepsius au Musée de Boulaq (Maspero. Le cercueil. seuls restes d'un des nombreux couvents coptes établis en cet endroit du v« au vi^ siècles de notre ère. a Sur le versant de la montagne qui ferme vers le nord le cinpie de Déir-el-Bahari. II. 2. 224. . 217-218. le réis Mohammed Abderrassoul me signala un trou à demi bouché. dans une sorte de boyau haut de quatre-vingts centimètres au plus^ la terre manqua sous moi tout d'un coup le nazir du Musée.5 sqq. p. 1 t. érjufiticiincs et assi/rienncs. (Dcnhtn. entre la VI'' et la XI'' <lynastie. S'il y a en effet un système qui ait été admis sans discussion par presque tous les Égypvelle au riiistoire tologueSj c'est celui de Mariette. en: 1. Mémoires. m. Les II et les familles royales intermi'diaires entre Papi Entouf. la reine Nofriou '. la disposition des tombeaux. les formules.180 celui l'RKMIKR RAPPORT SUR LES FOUILLES do liotpou. Un peu à l'ouest de ces débris. 134. a été considérable pour l'histoire de l'art et des idées religieuses. p. n° 1053). Guide du Visiteur. à côté du sentier qui mène à la Vallée-des-Rois. ces tombeaux. ni celui d'Harne m'ont rien fourni dont pût profiter l'histoire. d'après lequel l'Egypte thébaine est une Egypte nouvelle. celui d'IIaihotpou. i. Recueil de Tracaux relatifs à la Pliilologie t. ni celui de Dagi'. où les œuvres d'art. qui venait après moi. sontpresque opposées à ce qu'elles étaient dans l'Egypte memphite. Mohammed Effendi Kliourshid. Le plus important de été découvert en 1883. S'ensuit-il n('ccssairement que les fouilles de ces cinq dernières années n'aient apporté aucune donnée nou- problème? Le prolit^ nul au point de vue de proprement dite. restent donc aussi incertaines (pie jadis. xii. est aujourd'hui p. Après avoir rampé l'espace de trente mètres environ.. 2.

tant certains des filons sont minces. qu'une sorte de baie juste assez large pour laisser passer la momie. Le procédé était économique il a été employé même pour les souverains. unique peut-être dans les musées. formées de blocs réunis par un peu de ciment et par des queues d'aronde. me tomba sur le Le premier moment de s'élevait surprise passé et les bougies rallumées. d'où il ressort sur la droite pour aboutir à la chambre funéraire. Il nous est facile de nous représenter la façon dont les ouvriers s'y sont pris pour l'édifier. mène à une sorte de vestibule. on a bâti le mur de face. vers la fin de février. C'est en effet une des particularités du Moyen-Empire de substituer fréquemment aux grandes cuves monolithes des manières de caisses rectangulaires. Comme cette matière ne se prêtait nullement à la taille et à la décoration. de ce qu'étaient les tombeaux thébains du Moyen-Empire. le travail était La chapelle extérieure est complètement dans la détruite. ma chute. : après y avoir creusé une cavité de dimensions convenables. les deux murs de droite et de gauche furent élevés et décorés tout d'abord. Le corps de montagne est formé en cet endroit d'une sorte de roche brune. en n'y réservant. comme porte. en blocs de calcaire blanc bien parés. Un couloir fort raide. puis les pierres introduites et ornées dont on composa le sarcophage. au milieu de laquelle un beau sarcophage.EXÉCUTÉES EN EGYPTE traîné par 181 dos. un sarco- phage et une chambre carrée de trois mètres quarante centi- mètres environ sur deux mètres quatre-vingt-dix centimètres. l'architecte. C'est un spécimen. Combien de temps reposat-il en paix dans son caveau? Le voisinage d'une laure établie : . comme le prouve l'exemple de la reine Tmom. friable^ dans laquelle se sont infiltrés par milliers des filons de calcaire blanc je ne saurais mieux la comparer c^u'à une pâte feuilletée. Le mur du fond. y construisit. Le sarcophage en place. grossièrement taillé le roc. Il fallut environ quinze jours les terres et remettre les galeries pour enlever primitif : dans leur état terminé. je me trouvai dans une chambre peinte.

les étoffes.\\'ill)oura reconnu dans lacollectionAbbot. sauf celle de l'entrée.àNcw-York. Les voleurs défoncèrent lesdeux bouts du sarcophage.i l^RKMII-R RAPPORT SIR I. les rames et quek|ues matelots d'une barque également en bois. car M.i:s TOriLLES quelques mètres de la porto ne lui permit guère d'échapper nu fanatisme des moines. numéro 4599. une destruction prochaine les blocs. io\x^ ouvrages dont l'origine héliopolitaine Laisser le tombeau en place eût : été l'exposer h : 1. du Rituel de V Embaumement. tous les menus objets furent volés ou détruits j'ai ramassé dans les décombres un bras de statuette en bois d'un travail admirable. Guide du Visiteur. En tout cas. les armes. un bloc qui provient d'une des ])ai-ois du sarcophage. 251-2.1S2 . analogue au mobilier découvert par Passalacqua et déposé au musée de Berlin.sont transcrits des extraits du Rituel des Funérailles. Le reste est divisé en deux registres superposés. dont l'ensemble représente une porte c'est la contre-partie des portes que j'ai signalées dans les mastabas de la VP dynastie. afin de voir si elles ne contenaient pas de l'or ou quelques trésors cachés.Ô7. p. Dans celui du haut sont dessinés les objets de ménage. puis remontés dans l'ordre même où ils étaient à l'origine '. Dans celui du bas . Le cercueil de bois fut brisé en petits morceaux. . cassèrent à coups de pic deux ])ierres du mur de droite et une pierre du mur de gauche.Chaque paroi. il fut ouvert do nouveau pendant la première moitié de notre siècle. enlevés un à un et dûment empaquetés sous ma surveillance. Masporo. furent transportés par eau de Thèbes à Boulaq. al'un des côtés occupé par un panneau de cfessins géométriques. du Livre des Morts. les vases à parfums et la table d'offrandes qui couvrent les murs du caveau de Kokhoui et des caveauxsemblables. à supposer (lu'il eût été éjxirgné par l'avidité des voleurs païens. et d'autres débris qui prouvent l'existence d'un mobilier : funéraire. dont les Pyramides nous ont fourni l'édition la plus complète.

. 210-212 et planches. en encre rouge. et les figures des objets paraissent avoir été copié(\s sur un : modèle. Guide du Visiteur. t. copte. a été transportée au Musée *. dans les Mémoires. numéro 5650. : tion qu'elle se soit permise a consisté à joindre les scènes des nastie. . et forme comme eux un caveau dans le caveau même :il a ses portes identiques à légendes. la première époque tliébaine les a copiées servilement la seule innovalivres liturgi(iucs. les tombeaux peints de l'époque tliébaine ne renferment que des hiéroglyphes cursifs\ même Le grand charme des fouilles en Egypte c'est qu'en pour- suivant une piste on est certain de relever. 1. ses extraits des Loin donc de changer quoi que ce soit aux idées et aux images de l'époque memphite. 2. i. Maspcro. p. mille indices et mille faits nouveaux qu'on ne s'attendait pas le tombeau de Dagi. chemin faisant.EXliCUTKKS KN EGYPTE est prouvée. analogues à celles des XIP dynastie celles des jnuraillcs. Ailleurs. des sermons entiers en langue copte. et couverte d'inscriptions en à rencontrer. l'une de ces dernières. une copie en colonnes verticales de l'Oraison Dominicale. un des chefs-d'œuvre de la gravure thé- p. Trois Années de fouilles. 33-50. dans les Mémoires. Les textes coptes ont été publiés par M. L'E<jlise copie du tombeau de Dèrja. en grec et même en syriaque. Maspero. Bouriant. Les dévots moines avaient aussi tracé sur la nuiraille. 13. réussi à détacher l'un des plus curieux et à le rapporter au Caire stèle '.i71. tirer le En déblayant j'ai sarcophage. p.M87. 3. 183 Le sarcopliagc est couvert de peintures ou de cercueils en bois de la découverts à Saqqarah. ses tables d'olïraiides. t. pour en mis au jour les ruines d'une église consacrée à saint Épiphane. La seule différence réelle est dans l'écriture sculptés ou peints. caveaux piivés aux textes des caveaux royaux de la VI'' dyLe faire artistique est le même dans les deux cas. les mastabas ne renferment que des textes en hiéroglyphes soignés. au tombeau de Pouimrî. c'est une grande en granit rose. des ])assagcs des Pères^ j'ai des arrêts de conciles. i.

402. voirie Bulletin de l'Institut 2' série. . j'ai dû creuser dans la roche vive un couloir de vingt mètres de long. avant de trouver dans la berge du Nil un endroit favorable à l'embarquement. et sauf un éclat l'année 1885 ont été consacrés à extraire du puits où sait. 188i. 1869. et afin d'éta- blir nos machines. La reine est représentée étendue sur le couvercle. Des sondages méthodiques entrepris dans la partie méridionale du grand temple. v. Quelques statues royales. une ou deux stèles sont venus enrichir le Musée. Sur ces découvertes d'objets antiques. pour retirer la : momie. p. c'est un lit baine sous la XMII" la funéraire de XIIP dynastie V Les trois premiers mois de il repotemple de Déir-el-Médinèh^ le sarcophage en granit rose de Nitocris. du côté des pieds. : 1. C'est le sarcophage dont parle Russell. t. petite-fille de Psamitit| I''" '. Karnak et Louxor. Les le difficultés de l'entreprise étaient considérables puits avait trente-cinq mètres de profondeur.l>îl i'hi:mii:i{ happort sur lks fouilles dynastie. Elle se compose à proprement parler de deux groupes de ruines distincts l'un de l'autre. le long des pylônes d'Harmhabi et de ThoutmosisllLont révélél'existence d'inscriptions historiques importantes. A Dianj in the East. dont les unes nous montrent . 2. derrière le presque imperceptible à les l'aile du nez. 64-65. during the Tour of the Prince and Princess of Wales. un pyramidion d'obélisque du temps dcThoutmosis lll. Égyptien. Ailleurs encore. sa statue est intacte : voleurs qui ont violé son tombeau dans l'antiquité ont brisé la paroi de la cuve. p. fallut le traîner à travers la plaine^ l'espace d'environ vingt kilomètres. les Le public qui voit la monuments en place au Musée ne se doute guère de somme de portée. Le sarcophage une fois hors delà il montagne. Karnak avait été attaqué vigoureusement par Mariette et aurait exigé plus d'argent que je n'en ai à ma disposition j'y ai peu touché. labeurs qu'on a dépensée pour les amener à sa Tel est le travail accompli dans la Thèbes des morts la Thèbes des vivants ne nous a pas donné moins à faire.

Maisonnouve. t. il y a une douzaine d'années. 1. Maspero. le 1888. ([a. I. p. le naos qui renfermait la Thouéris du Musée de Boulaq. 1. et me décharger sur le hasard du soin de nous mettre en bonne voie. t. A Thcbcs . arrêtera pour quelques années au moins la chute du pylône qui la précède. p. 2U. vi. . au milieu des reste de maisons qui encombrent l'angle nord-est de l'enceinte \ et d'un petit temple de Psemouth^ en avant du pylône ptolémaïque *. Je ne doute pas qu'une exploration méthodique des hypostyle ruines de la ville ne fût féconde en surprises dans les massifs : les édicules consacrés au culte des grandes familles thébaines étaient enveloppés et comme noyés de maisons. p. 386-393. Dans les le temple proprement dû me borner à restaurer : portions les plus ruinées de la salle un mur de soutènement. p. 3.33-135 18S3. Cfr. Des déblayements. Publiées par Naville. 70-77. Inscription historique de Pinodjem III. dans la Zeitschrift. Recueil de Travaux. 1883. IVotcs sur quelques point s de r/rammiiiro et d'hisioirc. dirigés habilement par le réis Diab Timsah. p. Les textes ont été publiés par Bouriant. Rapport au Ministre de l'Instruction publique. élevé à temps.ns Recueil de Tracanx. dams les Mémoires de la Mission du Caire. ont amené la découverte d'une chapelle de la reine Shapenouopit et du roi Piônklii. p. fjraad prêtre Paris. 70-94. . 1882. Max Millier. 2. C'est dans l'un d'eux que fut retrouvé.EXÉCUTÉES EN EGYPTE 185 \ tandis que dit. Erkbirung des Gro-^sen De/crets des Kôniç/s Har-eni-liebc. Toutefois les travaux qu'entraînerait ce genre de recherches sont trop coûteux pour notre budget. 41-51. dans la Zeitschrift. J'ai profité d'ailleurs des fouilles passagères pratiquées dans divers endroits de l'enceinte pour étudier je préfère certaines questions qui ont trait à la vie privée des anciens Publiées par Souriant. j'ai combien prêtres fut glorieux le règne d'Harmhalji la les autres jettent un jour nouveau sur dynastie des grands d'Anion '. i. d'Animoa à Thèbes.La Stcb de Hor-em-hcb. et par G. le plus souvent sans façade qui en indiquât l'existence au dehors. i. 4. vi.

Tout ce qui se rapporte à la disposition de leurs villes. Nulle part sol. . Les temples s'élevaient au milieu de cet amas confus. Les parties fouillées de Thèbes présentent l'enchevêtrement de ruelles et d'impasses.ISO PFîK. Médinet-Habou. la chaussée n'est que ce. dont beaucoup sont si bien conservées qu'on peut en discerner aisément le dessin et la structure. et dont les autres.sur les pans de murs voisins. par les ingénieurs de l'expéà dition française. dont la place est encore marquée . A Memphis. ne présentaient plus que des buttes de décombres. au plan et à la construction des maisons.MIKIÎ RAl'I'din' SIH LKS FOUILLES Égyptiens. sans qu'il de trouver d'autre motif à ces irrégularités que caprice ou l'intérêt du propriétaire. Les tranchées menées à travers les décombres ont mis au jour des quartiers entiers et des maisons de tout genre. Aucune loi semble n'avoir les maisons présidé au tracé des voies de communication partout où j'ai : font saillie ou soit possible le retrait sur l'alignement général. le La largeur n'est pas égale sur parcours entier : ici. de cours et de places Pour l'aspect général. une ville sans issues apparentes. plus loin. c'est un boyau d'un mètre à peine. Beaucoup de ces ruelles étaient munies aux deux extrémités de portes en bois. jadis occupés par des habitations. il le plan du Caire y a prés de cent ans.sse le battu par les pieds des passants et sans exhaus. resserré entre de hautes murailles. égyptienne ancienne devait ressembler singulièrement à une ville égyptienne moderne. à Ombos. il n'est question de dallage. qu'on retrouve sur dressé. situés en contre-bas. Les quartiers les plus peuplés étaient probablement entrecoupés de terrains vagues dont les uns.sé les rebuts et les ordures rejetés des maisons. l'espace entre les deux côtés atteint trois ou quatre mètres. eu l'occasion d'examiner l'emplacement d'une ville. au tracé des rues. est encore obscur. par se remplissaient d'eau au moment de l'inondation et for- maient de véritables étangs pendant cinq ou six mois de l'année. j'ai observé le même fait.

puis. ils s'arrêtent à un mètre environ de la surface. et n'a-t-on pas dépassé soixante centimètres dans la : . puis un humus fort dense. je ne dirai pas de ])haraon. le même scrupule ne m'arrêtait pas la chute d'un pan de mur en briques n'était pas un malheur à redouter. car les recherches que poursuivies jusqu'à présent : ne m'ont jamais mené dans les quartiers riches de Thèbes rien n'est encore sorti de terre que j'ose attribuer avec quelque apparence de vraisemblance à un palais. JNIais . les maçons indigènes se contentent d'écarter les terres rapportées et jettent les fondations dès qu'ils tou- chent le sol vierge. et j'ai pratiqué des sondages en divers endroits de Karnak. : jourd'hui. des bouesp lus ou moins liquides selon la saison. sans se préoccuper de leur pré- parer des fondations suffisantes. si celui-ci est trop loin. à partir du niveau des infiltrations. Au. mais simplement de grand seigneur. Un des reproches les plus sérieux qu'on adresse aujourd'iuii aux architectes égyptiens c'est d'avoir construit des monuments gigantesques. Naturellement je n'ai pas osé creuser profondément dans le voisinage des pylônes et une imprudence périlpour les ruines de maisons particulières. Je me garderai cependant d'allirmer quoi que ce soit à cet j'ai égard. encore une pareille profondeurest-elle l'exception. Les vieux Égyptiens en agissaient de même je n'ai rencontré aucune maison antique dont les fondations fussent à plus d'un mètre vingt centimètres.EXÈCUTKIiS et les I:N KGYI'TE 187 avenues qui les prccëdaient étaient sans doute les seules voies largement ouvertes que possédaient les grandes villes. La nature du sol ne leur permettait nulle part en plaine de descendre beaucoup les fondations c'est d'abord une couche de terre rapportée qui n'a d'épaisseur que sur l'emplacement des grandes villes. des murs en gros appareil leuse dans bien des c'eût été cas. coupé de minces veines de sable. J'ai voulu savoir ce qu'il y avait de vrai dans cette assertion. J'ai fini par reconnaître que les architectes égyptiens n'ont pas été libres d'agir autrement qu'ils n'ont fait.

qui avaient voulu mettre les cités à l'abri des eaux. ne sontcjue les restes des maisons plus vieilles. Souvent aussi . entrecroisés en damier. tous les rebuts du travail accumulés. on posait les premières bricpies à consis- même. mais pour une maison à plusieurs étages. On égalisait la surface des on construisait à quelques pieds plus haut que décombres. dont les sommets dominent parfois de vingt ou trente mètres la campagne environnante. Quand la maison à bâtir occupait le site d'une maison antérieure. les éclats de bri- ques. Souvent on no se fatiguait pas à creuser des tranchées : on nivelait l'aire à couvrir. on construisait des murs massifs en bricjues. les déchets de mortier. qui percent sous les débris des maisons relativement modernes. On ne prenait alors d'autre précaution que d'élargir la base des murs et de voûter les étages. de l'inévitable Sésostris en particulier.ISS i'ki:mii. les murs entrecoupés.r uai'I'oht sir \a:s fouilles plupart des cas. La mai. L'épaisseur ordinaire était de quarante centimètres environ pour une maison basse. précédemment: aussi cliaque ville est-elle assise sur une ou plusieurs buttes artihcielles. on allait jusqu'à un mètre ou un mètre vingtcinq centimètres des poutres. on comblait les videsavec des terres de déblayements et on élevait les maisons sur ce patin gigantesque.son terminée. couchées dans la maçonnerie et . Le [)eu de profondeur des fondations n'empêchait pas les maçons de monter haidiment la bâtisse : j'ai noté dans les ruines de Memphis des pans encore debout de dix douze mètres de haut. Les historiens grecs attribuaient ce phénomène d'exhaussement à la sagesse des rois. et probablement la après l'avoir arrosée lari^ement pour augmenter tance du terrain. d'espace en espace^ la liaient et la consolidaient. et les modernes ont cru reconnaître le procédé employé à cet effet. écroulée de vétusté ou détruite par un accident^ on ne prenait pas la peine : de raser les murs jusqu'au et pied. Je n'ai rien découvert à Karnak qui répondit à cette description. formaient une couche de vingt à trente centimètres la partie du mur enterrée de la sorte tenait lieu de fondations.

à Médinet-Habou. le long duquel les pièces étaient rangées. L'entrée franchie. ne valaient guère mieux que les cabanes de fellahs. de magasins pour le blé et pour les provisions. chambres marchands. proviennent généralement d'un temple ruiné les Égyptiens d'alors n'avaient pas : plus scrupule que ceux d'aujourd'hui à dé})ecer leurs monu- ments. étaient logés plus au large. employés seconquelques daires. C'était alors peint. Les petites gens vivaient dans de vraies huttes qui. de granit ou tlalhàtre qui y sont mêlés.EXÉCUTÉES EN EGYPTE on édifiait le roz-de-cliaussée la l)ri{[ue 189 eu moellons l)ien appareillés et supérieurs. dès (|u'on cessait de les surveiller. et le linteau est surmonté d'une gorge peinte ou sculptée. et se composent d'un rez- de-chaussée que surmontent parfois d'habitation. la Partout où les étages supérieurs subsistent encore. un grand étaient séparées de la rue par une cour étroite couloir s'ouvrait au fond. à Kom-Ombo. Quelques- unes des maisons bourgeoises. un mur surmonté d'une corniche et sans ouverture que la porte. Plus souvent la cour était garnie de chambres sur : trois côtés . la ils repro- duisent presque sans modifications distribution du rez-dc- . Les fragments de grès. ou troue irrégulièrement de quelques fenêtres. A Karnak. même dans des maisons sans prétentions. dont on a retrouvé les ruines. dans la ville pharaonique. dont la dernière prend jour sur cour centrale. dans la ville romaine. on passait successivement dans deux petites pièces sombres. La porte était fréquemment en pierre. Les gens aisés. Le rez-de-chaussée servait ordinairement d'étable pour les baudets ou pour les bestiaux. Les jambages sont en saillie légère sur la paroi. plus souvent encore la maison présentait sa blanchi à la chaux ou façade à la rue. dans la ville copte^ les maisons de ce genre ont rarement plus de quatre ou cinq mètres de façade. chefs d'ateliers. pour être bâties en briques. do cellier et de cuisine. Le calcaire de la étages aux onreléguait montagne voisine est la seule pierre dont on se soit servi réguliér(Mnent en pareil cas.

les portiques qui l'entourent. Mariette. disait-il. étroit et coupé à des intervalles très rapi)rocliés par de petits paliers carrés.l'.. et rhauss('0. à recommencer fatigant et intermi- » » » nable d'Edfou. Le second groupe de ruines. à Akhmim ou à Esnèli. : Qanstions rclcUiccsaux noue elles fouilles à faire en Égapte. En résumé. se collaient le long des murailles et écrasaient les architraves du poids de d'à moitié sous leurs biiques les deux minarets de la mosquée d'Abou'l Haggagdominaient tant bien que mal cetensemble malpropre. Extrait d'un Mémoire intUiilé p. Le temple. a là le travail Nous aurons. disparaissaient plus un amas de huttes.ti) l'm-. Mariette^ que sa longue expérience des choses d'Egypte rendait assez circonspect. sans régularité ni symétrie. 1). 1.r.n nAPPOUT pi:r les Foni. garnis d'une sorte de grille en bois à barreaux espacés. connue on en voit par centaines à Qénèh. à les débarrasser de leurs habitants. était presque entièrement inexploré il y a cinq ans. en partie dégagé au commencement du les siècle (fig. Tous les Égyptologucs en avaient signalé l'importance et exprimaient l'espoir qu'on parviendrait à le dégager quelque jour. trente maisons et quatrevingts paillottes s'appuyaient au fût des colonnes. à les nettoyer au nom de la science? Je voudrais le croire ^ ». .. une maison arabe d'une petite ville de ])rovince. c'étaient des soupiraux placés presque a la hauteur du plafond. Les pièces ('talent ohlongues et ne recevaient de lumière et d'air que par la porte loi'squ'on se d(''cidait à percer des fenêtres sur la rue.s On y arrivait par un escalier extérieur. Réussira-t-on à occuper ces lieux. la pre- mière cour. raide. qu'il présentait. était partagé entre le désir d'entreprendre l'opération et la )) crainte d'échouer dès les préliminaires. .i. 49. Vers le nord. les deux tours qui flanquent la i)orte d'entrée. : fermés par un volet plein. celui de Louxor. s'était presque : entièrement recouveitde maisons de])uis trente ans environ voyageurs (jui l'ont visité ces temps derniers se rapi)cllent sans doute encore l'aspect misérable.Mir.

EXKCUTHES EN EGYPTE 191 # ¥ .^) .

celle du cadi d'Esnt'li otcelled'un AghaAyat.102 PREMIER RAPPORT SIR LES FOUILLES Sous la grande colonnade qui relie la cour du nord au sanctuaircdu sud. averti à temps. encombré de débris de murs en pisé et de cahutes groupées par trois et quatre des certain Mousta])lia . Un Européen. à d'un village qu'il . à du sol antique.d(Mix maisons. une lourde bâtisse à demi ruinée appartenant à la France depuis cinquante ans. alors sous-secrétaire d'État au Ministère des travaux publics. il aurait a. et calculait déjà qu'en abattant une dizaine de colonnes. le Gouvernement égyptien reconnut qu'il y avait lieu de procédera l'expropriation. la prison.ssez de matériaux pour élever une maison à deux étages. la poste. L'intervention d'un voyageur sauva l'Egypte de cette honte. Une fois même. sans que personne songeât à l'en empêcher. L'opération était loin d'être simple : c'était la moitié fallait déplacer avant d'enlever une seule pelletée de terre. La première idée de déblayement fut conçue au mois d'avril plus de quinze mètres au-dessus . et despigeonniersen poteries se dressaient triomphalement sur ce qui tions de colonnes restait de la terrasse du temple. 1881. de Belgique et de Russie. à la recherche d'un emiDlacement favorable pour construire un hôtels avait profité de l'occasion qui s'offrait. les magasins du gouvernement. La partie de façade occidentale qui est tournée vers la rivière était masquée par divers édifices. fit rompre le contrat. Mariette. parcs à moutons et à chèvres étaient établis entre les chapi- teaux des colonnes. à noter le nombre et la dimension des maisons condamnées. Toutes les porou de murailles qui n'étaient pas protégées par les fabriques modernes servaient de carrière aux habitants quiconque avait besoin de pierre venait s'approvisionner là. et l'hiver de 1881-1882 se passa à dresser le plan de la partie du village voisine du temple. la caserne de gendarmerie. agent consulaire d'Angleterre. la moudirièh de Qénèh mit en vente les terrains du temple sans prévenir l'Administration des fouilles. Derrière ce premier rang de masures s'étendait un terrain vai^ue. en 1879. Grâce à l'intervention de Rousseau Pacha.

Je profitai de ces loisirs forcés pour exécuter des sondages sur divers points des ruines. 1*^ 103 Cliacun des habitants délogés avait droit une mesure de terrain égale à celle qu'il possédait. et que la souscription. Mariette avait affirmé que les pans de maçonnerie enfouis étaient rongés par le salpêtre et ne supporteraient pas le déblaiement nos fouilles démontrèrent qu'elles étaient saines et solides. consentit à dégrever le qu'alors à l'accomplissement du ])rojet n'étaient . le colonel Scott-Moncrielï. en appela à l'Europe. La plu])art des familles exj)ropriées le terrain et accepté joyeusement l'argent qu'on leur avait alloués. situés en face d'une des portes de l'hôtel. envoyée 13 . pas écartées après avoir encore. Pendant l'hiver de 1883-1884. et. C'est après constatation de ce fait heureux que jM. Arrivé à Louxor dans les derniers jours de décembre 1884. successeur de Rousseau Pacha. nous fournit l'argent qui manquait pour conduire rapidement l'entreprise. Sur mon moudiiich de Qénèli fut chargée de régler les frais sur son budget particulier. et n'avait pas été combattue assez rudement par les employés de la moudirièh. pour lui faciliter l'opération. refusaient de vider les lieux. Leur résistance était encouragée sous main par les intrigues de quelques marchands d'antiquités. 2*^ une indemnité en argent calculée sur la valeur de la bâtisse. Pour donner une idée de ce que coûtent les maisons à Louxor. le Gouvernement français échangea les terrains occupés par la maison de France contre des terrains d'égale étendue. ouverte en France par le Journal des Débats^ en Angleterre par le Times. L'ordre d'évacuation. je dirai que la plupart de celles que nous avons abattues ont été estimées de huit à dix francs: la plus luxueuse a été achetée trois mille francs.EXKCUTKKS KN KGYPTK en calouler à recevoir: le prix. pour qui le directeur des fouilles est l'ennemi. le Gouvernement égyptien Musée du payement des indemnités. on convint qu'elle se ferait en trois fois. je m'aperçus que les difficultés qui s'étaient opposées jusla : rapport.

non sans . Pi'évoyant (ju'il durerait assez longtemps. le 20 janvier. et condamné.104 PRKMIl-R RAPPORT i^l'R I. Le 5 janvier 1885. et le déménagement commença. sans avoir lien fait. jeme résignai à concentrer mes efforts sur la partie méridionale du temple. le nombre des fouillcurs moindre de cent cinquante. accumulé sous les maisons depuis des siècles. deux cents d'entre eux y travaillèrent avec ânes et chameaux. demandèrent l'autorisation de l'enlever gratuitement.KS FOni. apprenant que le sebakh serait jeté au Nil.LES novenil)re 1884. Cette manœuvre un peu puérile ne nous arrêta pas longtemps. jamais depuis. Cela ne faisait pas l'affaire de nos adversaires ils es. expédié à Qénèh. cinquante hommes et deux cents enfants. Les gens de Karnak. j'avais dix hommes et cinquante enfants. de Médamout et de Bayadièh furent trop heureux d'accepter le . moitié menaces. Un peu d'énergie remédia bientôt à leur négligence. surpris par moi comme il lançait des pierres contre un groupe de tra: vailleurs. dans plus d'un endroit la couche atteint huit mètres. do juillet à : n'avait pas été pris en considération les ingénieurs égyptiens. deux reprises par le Miiiislèi-e. et^ pendant un mois. sentant que leur mauvaise volonté d'une bonne aubaine sans nous nuire en rien. Les fellahs. n'a été et. J'eus d'abord quelque ])eine à me procurer des ouvriers : divers personnages induents. selon l'usage. revinrent à une appréciation plus juste de leur intérêt et s'enrôlèrent à qui mieux mieux.salaire que nous leur offrions. les mécontents les privait de Louxor. Amîn. Le temple de Louxor est rempli d'un sebakh excellent. fils de Moustapha Agha Ayât. fut saisi. venus à Louxor en grand fracas. Le plus ardent d'entre eux. étaient repartis tran(|uillement quelques jours plus tard. moitié prières. A ces ouvriers rétribués s'adjoignirent bientôt des auxiliaires d'une nature particulière.sayèrent d'éloigner les volontaires par la violence. avaient persuadé aux habitants qu'ils gagneraient à ne pas travailler pour nous. L'engrais à la mode en Egypte est la terre imprégnée de nitre qui se trouve dans les ruines et que l'on nomme sebakh.

était construite en grosses pierres de taille et se terminait par une inscription en frise. je me m'a suis applifiué à leur préparer la besogne. la caserne de gendarmerie. Partout où l'on signalé l'existence d'un dépôt d'engrais. les boues s'étant amassées. de sable ou de cendres qui le cache. commencent à poindre sous la couche de débris qui les enveloppe. Au nord de la maison de France. Dans les temps qui suivirent la construction. la maison de France avait été abattue et le sanctuaire d'Aménopliis III complètement dégagé. A l'automne prochain. et les arasements du mur. le temple n'était pas séparé de la rivière par un terre-plein ({u'il de largeur variable. ils déblayeront le reste pour nous. de quai. Au sud. En résumé. qui les encadrait vers le nord.rXKCUTKKS EN EGYPTE peine. Les colonnes ne sont plus enterrées qu'au tiers environ de leur hauteur. surmontée d'une corniche sculptée et celle qui remj)lissait l'office peinte . j'ai fait enlever par nos ouvriers payés la croûte de tessons. la face occidentale la galerie directement de comme de Phila3 ou comme certains palais de ^'enise. à 195 et un mois de prison pour coups les blessures. on traça en avant du temple les restes le protègent seuls aujourd'hui Louxorcontre empié- tements du Nil. aujourd'hui détruit. Quand les paysans arriveront plus tard. au nom d'Aménopliis III. les magasins de l'État. La fouille nous a révélé à ce sujet quelques faits nouveaux. et la cour est devenue visible jusqu'à la colonnade centrale. de l)riques brisées. à l'époque romaine. Cet exemple découragea turbulents : nos gens n'eurent plus . désormais nulle attaque à redouter corvée nous priva de leur secours dès février. la poste. Plus tard. ont disparu. La muraille inférieure. malheureusement les la premiers jours de Comme je suis certain de les voir reparaître. sans nous en coûte rien que la peine de les surveiller. la paroi supérieure du temple sortait directement de la quai gigantesque dont les corniche. voici quelle était la situation du temple méridional au terme de la campagne. . Le canal et toute la face méridionale et jaillissaient le Nil coulaient à ses pieds : une partie de l'eau.

l'. PRI'MIl'R RAPPOnr s.l'S FOriI.I.iR I.S .lor.

Dans plus lentement : tem])l(ulu nord. mal exécuté par l'ingénieur de la moudirièh et rempli d'erreurs volontaires.x îk^ypti-: 107 après que les leur tâche.— M. Le premier cadastre. ne pouvait nous servir. Église catholique : . Maison de Moustapha Agha. Peu à jx'u cependant le vides'est fait dans la première cour et de chaque côté des pylônes. les endroits où il a travaillé ne se distinguent guère du reste cpie par l'absence d'hiéroglyphes. pour mettre au jour le dallage antique'. à mesure que la pioche les dégage. L'état général des surfaces nouvellement découvertes est des plus satisfaisants. comme les indigènes ne voulaient plus quitter la place. Shounrh attenant A. mais je ne suis pas autrement allligé de ce délai. D. Zaptièh. la besogne a si marché les c'est au plus j'ai réussi à déloger habitants et à renverser leurs masures. Deux tombeaux de cheiks.Exi':cuTKr-:s i. Maison E. de la Mosquée. est debout dans l'angle nord-est de la cour. les grisés clairs les portions non déblayées. la Zaptièh. B. Bureau de poste. les autres encore droits à leur place.— G. dès les premiers moments. Mosquée. K.Sheuoudah Effendi. comme autant d'ilôts.— F. Les minarets \\. Ici encore la résistance a été des plus vives. Çà et là pourtant. on les restaure avec de la brique cuite et du ciment. au milieu des décombres. et j'ai pensé qu'il prudent de refaire les parties endommagées. J'ai eu la chance de rencontrer à serait plus Louxor même un maçon le très habile. et sept maisons s'élèvent. ([uel(|ues pierres ont été détruites par le salpêtre ou par la main de l'homme. i'i — — — — — — — — — «X cadère antique du temple de Louxor. L. il fellalis chercheurs de sebaUk auront achevé ne nous restera plus que quelques pieds de sable à enlever. du Cadi. L'indemnité touchée. les La mosquée uns renversés. Escalier et débarJ. I. — Louxor. Maison de France. Un petit portique du temps de Ramsès II s'est révélé à nous. ainsi que plusieurs colosses en granit rose. Quai d'époque ptoléniaiquo. Entrée des jardins de IHôtel de maison de . —Les grisés la fin de la campagne serrés représentent les parties du temple dégagées de 1884. 1. L'éloigneC. il a fallu le recommencer. elles ne toml)eroiit (luc d'ici à l'an prorhaiii. j'ai dû recourir i)res(]ue partout à l'intervention de la gendarmerie tocale.

lOS
moiît do

IM{KMli:U
la rivirro

RAPPORT SUR LKS

FOIII.LKS
ici

m'oblige à employer

un matériel diffépr('sent.
J'ai

rent de eelui dont je
aeliet<^

me

suis servi

juscju'à

d'oeeasion une trentaine de wagonnetset l.r)OOniètrcs

do
j'ai

rails,

qui

me

permettront de verser

les débris

au Nil;

mais wagonnets et rails avaient besoin de réparations, et
dil

remettre à l'an prochain de m'en servir.

J'ai

donc

assez de

temps devant moi pour
les ])lus entêtés.
fr.

lasser l'obstination

môme

des fellahs
pris 500

La

solde des ouvriers absorbe en

moyenne 75

fr., la

par jour; mais le train de wagonnets cpii m'a location des baudets et des chameaux néces-

supplémenmaisons n'avaient pas été comprises dans le plan primitif^ le salaire du maçon et de ses hommes, ont fait des brèches profondes au capital que la souscrij)tion nous avait procuré. J'ai cru même pousaires à l'enlèvement des débris, les indemnités
taires accordées à divers individus

dont

les

voir disposer de 1.500

fr.

environ pour aider des familles

j'ai reconstruit sur un terrain nouveau masure d'un vieillard boiteux et sans enfant; j'ai remis 120 fr. à une femme infirme^ dont le mari vient d'être tué au Soudan, et qui n'avait plus aucun parent pour l'aider dans son déménagement j'ai partagé 700 fr. entre deux ouvriers blessés grièvement par la chute d'un bloc. C'en est déjà assez de chas.ser les gens de la place où ils étaient nés et où ils comptaient mourir i)artout où l'expropriation aurait amené la misère, j'ai pensé que les souscripteurs m'approuveraient de con.sentir à un sacrifice d'argent. Cette générosité ne nous a pas d'ailleurs coûté si cher ((u'elle nuise aux inté-

pauvres; par exemple,
la

;

:

rêts

de

la

science

:

les frais n'ont

pas dépassé 12,000

fr.
il

tout

compris,

et, la

campagne de

cette

année terminée,

m'est

resté de la souscription 7,000 fr. environ, qui suffiront à peu près aux besoins de la campagne prochaine. Je voudrais que les personnes qui nous sont venues en aide pussent voir l'aspect que présente dès maintenant la partie déblayée du temple; elles reconnaîtraient que leur générosité a déjà porté ses fruits. Je n'hésite pas à dire que

EXÉCUTÉES EN EGYPTE
LoLixor. débarrassé des bicoques
raient, est presque l'égal de

199

modernes qui le déshonoKarnak par la grandeur du

plan et par décorent
les

la

beauté des proportions. Les sculptures qui
et les colonnes sont d'un travail fin et

chambres

délicat; quelques-uns des tableaux

ne seraient pas déplacés
Ils

à côté des bas-reliefs

les

plus heureux d'Abydos.

sont

encore empâtés par
recouverts au

le

stuc dont les moines coptes les avaient
âge, et noircis par la

moyen

fumée des feux

que

les

habitants allumaient chaque jour dans leurs cahutes.

Dans bien des cas, les dégâts sont irréparables; j'espère que le plus souvent quelques mois d'exposition à l'air et au soleil feront tomber l'enduit et le noir de fumée. Mal nettoyé qu'il est, le temple arrache déjà un cri d'admiration aux
visiteurs.

III.

Recherches dans diverses localités du Saïd

L'exploration acharnée des grands sites ne m'a pas

fait

oublier les petites localités. Mariette ne les aimait pas: c'est,

perdre son temps que s'arrêter à Gaou el-Kébir, (|uand on a devant soi des champs de fouille aussi riches que ceux de Saqqarah, de Thèbes et d'Abydos. La plupart des
disait-il,

endroits qu'il négligeait de parti pris ne méritent pas ce

dédain. J'ai l'habitude de leur

con.sacrer,

chaque année,

quinze jours ou trois semaines, et jusqu'à présent je n'ai pas eu à regretter ma peine. Quelques-uns possédaient des inscriptions royales, des stèles, des

tombeaux

isolés; tous ont

rendu des objets curieux ])our l'étude des mœurs et de la vie privée. Si peu cju'on y découvr(\ notre connaissance de l'histoire y gagne et les salles du Musée se remplissent. El-Amarna passait pour être épuisé c'est pourtant un des villages où je me suis arrêté le plus souvent et où j'ai
:

trouvé

le

plus de

monuments inconnus. Dès

le

mois de dé-

200

pui:mii:r

rapport sur lks fouilles

combrc 1881, une course rapide à travers la montagne m'avait permis de constater que beaucoup de toml)Cs étai<Mit restées inexplorées. Deux autres visites, en avril 1883 et en décembre 1884, ont ]>ro(luit les l'ésultats les ])lus heureux. Les recherches ont été dirigées au sud-est, sur
le

versant de

la colline

où s'ouvre l'hypogée d'Aï, beau-fils
et les indices certains

et successeur

de Khou-

niaton: près de quarante grottes nouvelles ont été déblayées,

que

j'ai

relevés sur le terrain

me

font

croire que

cette partie de la nécropole est loin d'être épuisée.

inscriptions recueillies ne répond pas malheusement à la fjunntité des tombeaux dégagés. Le cimetière d'el-Amarna ap))artenait à une corporation d'ouvriers, qui creusait les chaml)res, en décorait l'extérieur, mais attendait pour orner l'intérieur que le client se fût présenté et eût donné ses instructions. Le plan n'est pas très varié. Au

Lenombredes

dehors, une petite cour
et

ménagée dans

le flanc
le

de

la

percée d'une porte très simple, dont

linteau porte
soleil,

scène d'adoration au disque rayonnant du
les

montagne une tandis que

montants parfois sont couverts d'un hymne au dieu, parfois n'ont que les titres et le nom du défunt. La chambre même est assez petite et sans décoration quelquefois cependant elle est soutenue de colonnes épaisses aux chapiteaux variés. Une de celles dans lesquelles nous pénétrâmes, appartenait à Màhou, chef de la police à Khouitniaton, une autre était au nom d'un Ramsès qui était entré au service sous Amenhotpou III une troisième avait renfermé la momie du basilicogrammate Apii '.Les fouilles sont malheureusement
;
;

assez difficiles à exécuter dans cette localité. Les habitants des

deux villages voisins, El-Tell et Hadji-Kandil refusent de travailler à quelque prix que ce soit ils sont du reste en
;

Le résultat de ces fouilles a été publié par U. Bouriant, alors condu Musée de Boulaq Deux Jours de fouilles à Tell cl-Amrirna, et Rapport au Ministcre de l'Insiruction ptdj lirj ue, àans les Mviiioircs publiés par les membres de la Mission archcolorjirjue française au Caire, t. i, p. 1-22, et .307-399.
1.

servateur-adjoint

:

p:xi;cLTKi-:s

kn

i':(;yi>tk

201

Bédouins MaâzMi, campés dans le montagne qu'à la condition d'être i)iot('gés par une escouade de ghafirs et de soldats. Chaque journée de recherches est une véritable expédition militaire, fré(iuemment interrompue par des alertes fausses ou vraies. Les ruines de l'antique Ptolémaïs sont d'un accès moins périlleux. Elles sont ensevelies en partie sous les maisons du bourg de Menshièh, en partie sous les décombres d'une cité copte ou arabe, qui s'étendait au sud-ouest delà ville actuelle et semble avoir été détruite ou abandonnée au moyen âge.
les

guerre perpétuelle avec

voisinage, et ne s'aventurent vers la

Un

quai construit en bel appareil grec les protège encore

contre les attaques du Nil. Mettre des ouvriers en cet endroit
coûterait trop cher
;

je

me
si

])ornc à

y passer chaque année une

dizaine d'heures, pour ramasser les ol)jets trouvés par les
fellahs, et

mes

séjours,

courts qu'ils soient, n'ont jamais été

une inscription dionysiaque en beaux caractères grecs, où la compagnie du théâtre énumère les membres dont elle se compose, acteurs tragiques et comiques, poètes, musiciens, machinistes, jusqu'au comité des amateurs
inutiles. C'est tantôt

locaux
statue.

'

;

tantôt la dédicace d'un

temple de style mixte,

moitié égyptien, moitié hellénique; tantôt un fragment de

que Menshièh en objets de pharaonique de Coptos, étendue le long d'un canal profond, est presque entièrement détruite quatre énormes piliers de granit rose, retaillés en partie par les chrétiens, sont tout ce qui reste d'un temple construit ou réparé parThoutmosisIILLavillegréco-romainc
Kouft seule
est plus riche

l'époque ptolémaique.

La

ville

:

est prescpie intacte

;

elle se

groupait autour d'une vaste

j)lace

rectangulaire, bordée de temples et plus tard de basiliques.

Un autel carré en basalte noir y marcjue encore l'emplacement d'une chapelle édifiée par un des Ptolémées vers le sud-est,
;

1.

Publiée par E. Miller, I/iscrip(iotis tjrccjucs de
p.

l'iù/f/ptc,

dans

le

Bulletin de Corre.<pondancc hellénique, 1885,

131-146.

202
S

PREMIKK RAri'ORT SlR LKS KOLILLKS
l'Isis et

olovait le sanctuaire consacré à

à

l'Horusde Coptos.
:

La

seule partie qui en soit connue a été déblayée en 1883

c'est

un couloir pratiqué entre deux murs en
la

calcaire, bien

conservés jusqu'à

nombreux
la pointe,

gratfili

hauteur de trois ou quatre mètres. De grecs et démotiques y avaient été tracés à

dans

les

premiers siècles qui ont précédé notre ère,

puis ont été recouverts de tableaux et de légendes grossières

en hiéroglyphes, sous le principat de Caligula. Le front Est de la place est défendu par une enceinte romaine en briques sèches, flanquée de tours rondes une seule brèche, celle-là sans doute par laquelle les légions de Dioclétien pénétrèrent dans laville, demeure visible vers l'angle nord. Les ruines sont
;

une mine inépuisable pour les fellahs du voisinage figurines en bronze ou en terre cuite, intailles antiques, ustensiles de ménage, vases sacrés, la moitié au moins des objets que les voyageurs achètent à Louxor proviennent de Kouft. En 1881, le Musée y acquit un diplôme militaire du temps de Domitien,
;

en 1883,
la

les

débris d'une inscription latine, destinée à rap-

peler les travaux exécutés par les légionnaires sur la route de

mer Rouge et dans le port de Bérénice \ Je ne cite que les monuments importants c'est déjà par centaines qu'on évalue
;

grecques ou égyptiennes, les statuettes, les objets de tout genre que les ruines de Coptos ont rendus au
les stèles

Musée. Les environs dcThcbes paraissent avoir été occupés de tout temps par une population nombreuse la plaine est large et
:

les terrains

sont excellents à

la culture.

Trois sites ont attiré

mon attention dans ces parages, celui de Neggadèh au nord, ceux de Taoud et de Rizagàt au sud. La ville qui s'élevait sur l'emplacement de Neggadèh dut être riche dès l'AncienEmpire, car j'ai ramassé, en 1882. dans la montagne, les frag1.

Cfr. E. Desjardins,

tions et Belles- Lettres, 1883, p. 217 sqq., et

iamenta

icriia

Comptes rendus de l'Académie des InscripMommsen, dans \q^ Addiad Corporis Volumen III, p. 5-17.

ICXl'XLTKKS KN

l-KiVl'TI-:

203
à la

monts d'un beau linteau de porte remontant

W

dynastie.

assez étendue,

dynastie y avaient laissé une nécropole malheureusement dévastée depuis peu par les marchands d'antiquités de Gournah. En février et en mars 1884, une exploration de trois ou quatre jours a révélé l'existence de nombreuses petites grottes, qui rappellent, par le travail et la disposition^ les tombes non ornées de Béni-Hassan, de Bershch, d'El Kal), de Kom-el-Ahmar. Sur une des parois du fond, ou extérieurement, près de la porte, une stèle était encastrée, qui contenait le nom et le portrait du mort.

La

XP et la

XII*'

Trois

de ces

stèles,

les

seules qui

subsistassent

ont été

transportées au

Musée de Boulaq.
et la

Elles sont d'un type assez
la classe

étrange et paraissent rentrer dans

des

monuments

gravés entre la VP XI® dynastie. Le personnage y est représenté debout, armé du casse-tête et d'un arc aussi haut que lui sur la ])lus grande, il est accompagné de trois chiens dessinés l'un au-dessus de l'autre, sortes de lévriers efflanqués avec des queues fort courtes, retroussées en trompette, un museau pointu et de longues oreilles de chacal. Taoud, jadis appelée Zoriti, avait dès la XIP dynastie un temple de
;

Montou, dans lequel
table d'offrandes

le roi

Ousirtesen

P'"

consacra une belle

découverte en 1882, et un naos représenté sur l'une des parois. Ce temple, reconstruit sous les Ptolénn'es, existe encore,
village. J'avais

mais

il

est

masqué par
le

les

maisons du
les

songé un instant à
suis rejeté sur la

déblayer;

préten-

tions exagérées des habitants m'ont forcé a
projet, et je

renoncer à ce
la

me

nécropole. Elle est très
;

riche en pâtes de verre et en améthystes taillées

plupart

des scarabées en pierre fine qu'on rencontre sur

marché en proviennent. Les fouilles do 1884 ont mis au jour un petit tombeau de la XP' ou de la XI H' dynastie, déjà détruit dans
le

l'antiquité. D'autres hypogc'cs,

appartenant à des gens riches

de la localité, avaient subi le même sort, et c'est à grand peine que j'ai ramassé au milieu des éclats de pierre deux fragments chargés de figures et d'inscriptions à en juger
:

'2[)i

l'KKMiKR rvAPl'OUT SIR LKS FOIILLMS
le

nom>. ils devaient appartenir à la XII'' dynastie. Taoïul. appauvrie aux temps de la grandeur th(^'baine, reprit (piehiue vie ajirès la ruine de Thèbes et fut le siège d'un évOelié à l'époque byzantine. J'y ai récolté, de
par
style et par les

1881 à 1884, nombre de monuments chrétiens, et
naturellement par
le sable,

j'y ai signalé

un cimetière copte des plus curieux. Les cadavres, desséchés
ou artificiellement par quelque la plui)art dans un état parfait de conservation. On les enveloppait de longs linceuls, ou plutôt de longues robes en laine colorée, rose, bleue, verte, jaune la plupart semblent avoir été moines ou religieuses dans un couvent voisin. Au mois d'avril 1884, on a déterré le corps d'un haut dignitaire ecclésiastique, probablement un évêque. Il portait des vêtements sacerdotaux magnifiques, que des eaux de pluie récentes avaient malheureusement endommagés je n'ai pu en sauver (|ue des lambeaux informes. Les pièces du costume étaient en laine rouge, pourpre et jaunâtre, sur laquelle étaient cousues des broderies en fds de lin ou de soie, à personnages. Des animaux fantastiques couraient autour de la calotte, qui était ronde le devant de la robe était décoré d'une grande rosace, renfermant la Vierge entre deux saints, dont les noms écrits en lettres coptes sont peu lisibles. Tout me porte à croire que le cimetière en question est du VIII" ou du IX" siècle de notre ère au plus tard. Rizagât a moins fourni queTaoud. Ce que j'en ai vu. au mois de mars 1882, est en plaine, â quelque deux cents mètres d'une église dédiée à la Vierge et abandonnée aujourd'hui. Les tombeaux, creusés dans le roc à peu de profondeur, appartiennent tous à la classe pauvre. Un puits, un caveau où sont dépo.sées les momies sans sarcophages; en tout et pour tout, une stèle de la XIII" dynastie, deux Pyramides funéraires de travail grossier de la XX*=,mais des milliers de perles en pâte bleue, en cornaline, en verre de couleur, et de vases en albâtre de toute grandeur et de toute forme. Ce qu'est Taoud pour les améthystes, Rizagàt l'est pour
procédé que
je n'ai

pas discerné, sont pour

;

;

;

EXÉCUTKi:S
l'albâtre
:

l'.X

KfiYPTi:
le

205

la

mine où s'approvisionne

marche de Louxor \

C'est parfois le hasard (lui se charge d'attirer l'attention

sur ces points secondaires. Depuis (jue je leur ai accordé

moitié de la trouvaille, les fellahs, toujours à
quités,

l'affût

des anti-

ne manquent pas de nous indiquer les monuments trop gros ou trop lourds pour cpi'il soit prudent de les voler. Au mois de décembre 1884, des ouvriers qui foraient un puits à quelque distance d'El-Khozâm, à six lieues au nord de Tlièbes, exhumèrent des restes de murs en briques, au milieu desquels gisait une dalle longue de trois mètres ou à peu
près.

En

Orient,

toute dalle cache

véridiques des Mille et

un trésor une N'uits sont là pour
fut

;

les

récits

le

prouver.

Le premier mouvement
elle résista;
les

de briser

la pierre, alin d'ar-

river à l'or ([u'elle ne pouvait

manquer de

recouvrir, mais
la

voisins

accoururent, puis

police, qui

suspendit les travaux jusqu'au
pecter les lieux. Les

moment où

je viendrais ins-

murs marquaient l'emplacement d'une chapelle, construite par un seigneur thébain de la XP dynastie. La dalle était une stèle renversée, taillée en forme de nous l'enleporte, et dédiée à la mémoire du propriétaire
;

vâmes, malgré sonnes s'étaient assemblées de dix lieues à la ronde, et attendaient avec impatience qu'on eût terminé l'opération dès que la pierre fut en route vers le tleuvc, elles se précipitèrent dans la tranchée que nous avions été obligés de pratiquer pour la dégager, et se mirent à défoncer le sol avec la main. Le désappointement fut grand de ne trouver, au lieu de pièces
le
;

poids et les dimensions. Plus de cent per-

de calcaire et des tessons de poterie, puis persuada qu'en creusant plus profondément on serait plus heureux. Vingt hommes perdirent deux mois entiers à retourner la terre, sans succès, l)ien entendu. El-Kliozâm
d'or, ((ue des éclats

on

se

n'avait qu'un
1.

monument

à donner, et nous le tenions.

et

Masporo, Trois Annccs de fouilles dans les tombeaux de Thèhes de Me mp lu s, àa,ns les Mémoires publiés par les meinbresde la Mission archéologique française au Caire, t. i, p. 181-187.

» nous ne sommes pas ses serviteurs. nous vous frap» perons et votre sang retombera sur vous. Cet or a été mis là par » nos pères. Des traditions le courant par pays avaient attiré leur attention sur le cimetière de Drongah. et les ouvriers tombèrent pêle-mêle dans une chambre grossièrement équarrie. présence de deux la nouvelle se les habitants de le tumulte éclata Drongah. : » » « appartenait à l'administration qui. » mais ilsrefusaientderien entendre. avait droit d'en disposer à sa guise . une réputation de Un de ces mogiirébins persuada à deux Grecs qu'un trésor antlcjuc était caché dans la montagne. petit bourg à moitié ruiné. de curieux telle qu'il avait fallu la soldats de police pour la contenir. situe à une demi-heure de marche de la ville: ils résolurent d'y com- mencer leurs exj)lorations.ks A Siout. luisante. On essaya d'abord de parlementer avec eux a Le trésor répandit au dehors. un tas de terre noire. à six mètres plus un bloc céda sous les coups de pic. qui sont Coptes. dont l'entrée ancienne était bouchée par un éboulcment delà mètres de Ixis. » Pendant le débat. l'émotion fut plus vive et les mieux justifiée.r:s fouii. Les travaux avaient attiré dès le début une grasse au toucher foule . Après quelques conjurations pré- liminaires. accoururent en masse avec des bâtons. Un four en briques.:?ort pni:MiKiî rapport sur i. épaisses d'un quart de millimètre. tout était enduit d'une couche de suie. en Egypte. seule. . le magicien indiqua l'endroit précis. il est à nous si vous y touchez. Qui est votre administration ? Nous ne la connaissons pas. à quatre la surface on atteignit le rocher. plafond et murs. encore muni de sa porte en métal.i. voûte. sous la surveiUance d'un employé du Musée. Les Algériens et Tunisiens ont. dans un coin. au sud de Siout ils demandèrent l'autorisation de l'y chercher sorciers Ijien établie. et voulurent descendre dans le trou pour tout piller. . les habitants d'un village musulman étaient survenus et réclamaient leur . car vous êtes des » voleurs et des étrangers. et. plus de deux cents vases en pierre et en bronze de formes diverses. quelques feuilles d'or roulées. Sitôt que .

et. et nous sommes » Coptes. Vous. Au contraire.KXKCUTKKS part . arrivait baïonnette au canon. Mais à Siout l'imagination populaire se monte aisément le jour même on évaluait le trésor au kilogramme. au contraire. Des tasses en albâtre où coula le vin des libations renferment la provision de tabac d'une famille. Le fourneau était d'aspect et de façon relativement modernes. dans un des bazars du Caire. dans une hutte. Restait à expliquer la présence de tant d'objets disparates chambre mystérieuse. )) )) . au temps des chrétiens et pendant les . le lendemain au boisseau. on ne causait dans la campagne que des seize ardebs d'or découverts par l'administration des : fouilles.sages journaliers de la vie. les vases appartiennent à la période archaïque de l'art égyptien. et l'un des beaux vases en bronze du Musée était sur le feu. vous êtes desMusulmans et les » tombes de vos pères sont en Arabie allez chercher là-bas l'or (|u'ils ont enfoui. s'emparer du butin. quand j'eus la chance de le découvrir à Kouft. Il n'était que temps. et ont dû être dans la de la montagne.800 fr. en 1883. F. et laissez-nous celui que nos pères ont caché poumons dans notre pays. L'adaptation aux besoins du ménage des ustensiles déj)osés dans les tombes devait être bien plus recueillis Il dans les tombes les plus vieilles n'est pas rare aujourd'hui encore fréquente encore. L'or était de bas titre et la discussion au moment en quantité minime on : en estima la valeur à 1.\ KC. un détachement de soldats. un mois après. je ne pense pas qu'on puisse en reporter la fabrication au delà du vu" ou du VHi^ siècle de notre ère. plein de fèves. qui ont été détournés de leur destination primitive et servent aux u. de rencontrer chez les fellahs des objets antiques. car musulmans et chrétiens s'étaient réconciliés et se préparaient à : . sauf à reprendre du partage. les gens de Drongah se jetèrent sur eux « Cet or a été trouvé en terre copte. mandé en hâte de Siout.YPTK 207 mais au premier mot. » C'était une petite querelle religieuse en surcroît de l'émeute tandis qu'elle faisait rage.

Patriarche » d'Antioche. J'aurais désiré le recueillir et le soumettre aux recherches des savants compétents. la teignit en blanc. Vansleb. mais nos Arabes. transformé en laboratoire par quelque fanatique du grand œuvre? Le tas de terre noire me fournit une preuve décisive à l'appui de cette opinion une pincée. D. » Noucclle Relation en forme de Journal. de étaient jadis des savants de mérite et s'occupaient à la trans- mutation des métaux \ L'alchimie. il d'entre eux qui s(^nt y a (picUiues milliers d'années. par le P. R. Les moines coptes de Siout. Belle » occupation pour des gens qui ont renoncé au monde et aux richesses.iis preiniers siècles de l'Islam. pour avoir soutenu » et étendu la Doctrine de Dioscore. d'un Voyage fait en É.j!ipte. les marteaux. Beaucoup des vases de Drongali ont appartenu certainement aux momies des princes qui régnaient a Siout. mais t<iut l'attirail lieux m'avait d'abord incliné à penser que le hasard nous avait conduits dans les coins. dont les ruines . elle exigeait d'ailleurs des évocations d'es- prits auxquelles une tombe était favorable. avait besoin de mystère..sont à quehjuc distance dans la montagne. on d'un ancien Monastère dédié a Sévères.H UAl'I'OUT STU i.i:s l'orii. ceux en dioritc et en granit noir tacheté de la blanc ressemblent trop aux coupes qu'on déterre à Sa(|({arah pour ne pas remonter jusqu'à W"' ou à le la V'' dynastie. chez Estienne Michallet. « Un » )> habité par trois cent soixante Religieux. repaire d'un faux mon- moules. pour prospérer . jetée sur une pièce de cuivre rougie au feu. sur cette mesme montagne. et à travailler à la Chymie. les la frappe. 380- .lxxvii. une autre me vint naturelle à l'esprit. La chambre de Drongah ne serait-elle pas un hypogée ancien. A Paris. leur Patriarche. qui ne s'appliquaient qu'à chercher la pierre philosophale. plus versés que nous : » voit les ruines peu plus avant. et spécialement ceux du couvent de Saint-Sévère. dont ils suivent » les dogmes.i. vers le Midy. en 1672 et 1673. mdc. L'Evcsque de Siùt me dit qu'anciennement il avait été 1. Cette hypothèse écartée. p. comme Varsenic des philosophes. manquaient. proscrite sévèrementpar les lois chrétiennes et musulmanes. que les Coptes révèrent comme un S.:L^()S l'HKMlI. les pinces. L'examen des nayeur.

qui ne pouvait se procurer à aucun prix des Égj'ptiens de qualité. des éclats de bois. montagne^ l'ouverture de quelques grottes. car nous avons déterré. à Akhmim. avaient reconnu du premier coup ce dont il s'agissait et avaient tout emporté. en étaient réduits à fabriquer de fausses momies. nous en avons trouvé une partie li auprès du villnge d'El-Qaçâa. Du liant des pylônes d'Edfou. la plupart des petites localités ne nous Il faut bien le dire réservent pas aussi bonne aubaine qu'El-Khozâmou Dron^ab ce qu'elles nous livrent le plus. à Edfou. des ossements humains. Qu'elles aient été percées de main d'homme et employées comme sépultures. pour fabriquer la poudre de momie dont les médecins usaient : . le fait est incontestable. c'est la momie et le mobilier funéraire. Ils allaient pendant la nuit déterrer les morts de la ville. . toujours ingénieux quand il s'agit de tromper le prochain. à Gébéléin. les Marseille enveloppaient de vieux chiffons. Après trois années de recherches. ses correspondants d'Alexandrie disaient que les cimetières anciens étaient épuisés. dans une de ses lettres. Il est fâcheux que ce joli remède soit passé de mode. de préférence les juifs ou les chrétiens. dans la plaine. beaucoup à cette époque. celle où n^posaient les grands prêtres d'IIorus et les princes d'Apollonospolis. des tessons épars dans la et tous les indices d'un petit cimetière la gréco-romain. Avec meilleure volonté du monde. on aperçoit vers l'ouest. les séchaient au four. la jolie histoire d'un pharmacien de ses amis.EXÉCUTÉES EN É(4YPTE 209 dans les sciences secrètes. Au-dessous. à deux heures au sud d'Edfou. pour répondre aux demandes qu'on leur adressait d'Europe. mais elles ont été si soigneusement dévastées qu'on n'y voit plus aucune trace d'hiéroglyphes ou de figures. Le savantPeiresc rapporte. depuis le mois de février 1884. ce dont les pauvres malades souffraient grandement. et les expédiaient à comme momies authenti(|ues. et que les indigènes. on ne peut reconnaître l'em- placement de la nécropole pi'incipale. de quoi approvisionner toutes les drogueries du monde.

six Un seul puits carré. Il de est vingt mètres à peine et à moitié noyé dans cales. p. Une porte basse.se dessinent sous le maillot. La pierre qui la porte avait été brisée dans l'antiquité. il est facile de reconstituer l'histoire du tombeau. mais pourris et tombant sous le doigt à la moindi^e pression. vers la fin de l'époque ptolémaïque.ssure étaient souillées de bitume ' . 1.210 C'est PUKMIER RAPPORT SUR LES FOIILLKS un hM'tiv 011 mauvais grès mêlé de calcaire. l'autorité civile et religieuse.=i. et se sont effondrées en plus d'un endroit. vers le temps de Septime-Sévère.«raturés comme les sont noirs. et enveloppés à peine de deux tours de bandelettes^ api)liqués si étroitement que les reliefs du buste du visage . Il avait appartenu. haut le sal)le. Un ou deux siècles plus tard. Les deux chambres en renfermaient trois cents au moins. Dans la et les fragments en avaient servi ]irol)ablement à caler les les momies pendant et dernières cérémonies. ménagée au fond dans la muraille ouest. deux beaux cartonnages d'époque gréco-romaine. les uns et les traits encore étendus à leur place primitive. ouvre sur une chambre assez vaste . le Bulletin de Correspondance hellé- nique. Les cadavres n'y sont pas entassés pêle-mêle comme dans les hypogées ordinaires romaines. séparées traversé en tout sens par des galeries horizontales ou verti- par des parois si minces qu'elles ont cédé sous le poids de la voûte. peints et dorés magnifiquement. Publiée par Miller. oblongues. les autres jetés à terre première chambre. de deux mètres de largeur sur de profondeur. cassants. de bitume. au nom du roi. puis une moitié d'épitaphe grecque en vers barbares. il était déjà ca. . d'où l'on passe dans une salle plus vaste encore. 14M l. car les faces et la Grâce à ces menus détails aux inscriptions mutilées des deux cartonnages. est encore en bon état. à deux membres de la famille féodale qui gouvernait à Edfou et y exerçait. Ils : ils occupent des niches étroites. et dépouillés. disposées en étage loculi des catacombes ."}. dans 188.

nulle figure. près de l'endroit où s'élève aujourd'hui . et couronnée aujourd'hui par la coupole d'un santon. Grammaire les et d' Histoire. Elles n'en sont pas moins curieuses pour nous. car elles nous montrent ce qu'étaient devenus l'art de l'embaumement des sanctuaires et l'observance des rites funéraires le dans un plus populaires de la Haute-Egypte. do c'étaient les ])rètres d'Amon-Kâ. les bourgeois riches. jdii*L«. Depuis lors. les emmagasina et momies des employés inférieurs du temple pas de leurs parents. Une partie des morts franchissaient INIéàlah' le Nil et allaient s'établir sur l'autre le village bord.les chanteuses du dieu. une le triomphe du christianisme \ et Esnèh. dirigée du Sud au Nord. le fleuve coule entier dans l'ancien sorte de barrage naturel. longue 3. le canal Ouest a été comblé par les alluvions. Maspero.EXKCLTKES EN EGYPTE al)nndonné 011 l'on 211 et fut transformé en une sorte de fosse commune. qui courait d'un côté à l'autre de la vallée et formait. Tout trahit en elles la misère et scarabée. p. et n'en avaient laissé subsister bras oriental. 3-4.000 mètres. nulle inscription. même un dénuement est si bien connu pas la des Ara]:)es du voisinage qu'ils ne se donnent même peine de les ouvrir. gens du pays prononcent écrivent Méàlah . le Nil était obstrué jadis par un banc de mauvais calcaire. Les autres étaient enterrés à quelques centaines de mètres de la ville. La nécropole est répartie sur les deux rives. 1885. et. une centaine d'années avant A mi-route entre Erment premières dynasties. qui a succédé à Aphroditêspolis. nulle amulette. Encore à l'époque romaine elles entouraient cet îlot de roches. est assez loin dans l'intérieur des terres. dans 2. Les eaux l'avaient percé dès les qu'une d'environ tranche mince. 1. Notes sur quelques points de la Zcitschrift. et leur l'ignorance. haute de GO au point culminant. se rejetant sur la gauche. de nos jours. et le village de Gébëléin. Les cadastres et officiels écrivent Maliallali âU:. les gens à prétention. arrosaient au passage la petite ville d'Aphroditèspolis. comme à Gebel-Silsilèh.

les tombes sont des cellules sans ornements. La tête.212 r'PvF. Beaucoup de cercueils ne sont que des boites en palmier mal dégrossies. . De pauvres petits enfants sont roulés dans des nattes conmiunes ou empaquetés. La gaine est recouverte d'un vernis jaune. . Ces observations ont été importés soit me portent à croire qu'ils n'ont pas été fabriqués h Aphroditêspolis. sans colliers. Les chaussures ne sont pas ordinairement très soignées. Les cercueils qu'on peut regarder comme ayant été taillés dans les ateliers de la localité sont en effet d'une rudesse de style incroyable. emmaillotées lourdement. sans écriture. en cuir rouge ou noir. retombe sur le front. où les cercueils s'empilent par vingt et par trente. éculés. en vert. Les traits du visage ont été hachés plutôt que découpés dans le bois par le sculpteur. à Méàlah. culte d'Amon thébain. et la maladresse du peintre chargé de dessiner les légendes est telle. parfois assez fine d'expression. dans des étoffes de fibre de palmier.S FOIMLI^KS au pied de la monlagne.MlKR RAl'PORT SIR LF. en noir. et qu'ils pour satisfaire aux caprices de la mode. sans peinture. de vrais souliers de fellahs. sans fleurs mais elles ont toutes une paire de chaussures et un bâton pour le voyage de l'autre monde. soit pour remédier aux imperfections de l'industrie provinciale. est ceinte d'une couronne de fleurs un beau lotus bleu. Sur la rivo droite. que les lettres ressemblent aux hiéroglyphes qu'on voit dans les ouvrages de Kircher et de Paul Lucas. troués. sur lequel les hiéroglyphes et les tableaux s'enlèvent en bleu terne. comme en bourriches. déchirés. Tous les cercueils de ce genre ou ne portent aucun nom de propriétaire ou appartiennent à des personnages attachés au . en rouge. sans amulettes. dont les lanières sont découpées . mais à Thèbes môme. sans cartonnages. épanoui. Les momies sont jaunes et friables. ce que le mort avait de plus mauvais dans sa garderobe çà et là pourtant j'ai ramassé des sandales de luxe. à forte semelle. Les meilleurs ont la forme humaine et se rapjM'Ochent pour le type des cercueils thébains du VU'' au vi^ siècle avant notre ère.

si je ne les avais trouvés moi-même. de plats en terre rouge cuite au feu. C'est volontairementqu'on les brisait. car j'ai vu souvent des chiens et même des chèvres en manger des lambeaux avec les signes de la joie intense. de ceux que les Nubiens emploient encore et qu'ils nomment angarebs. les grains. une centaine de vases.ser. cassés pour la plupart. gisent pêle-mêle des vases et des armes votives. Figurez-vous un cadre en tendu d'un bois d'acacia ou de sycomore. un : dans un cas seulement. leur double. des cuillers en bois et en ivoire. les cadavres ont été enfouis nëgligemmentdans des fosses si peu profondes. les . filet on posait le en cuir ou d'une toile en damier. le pain. de bien que le dormeur n'a pas la place de s'étendre et doit se pelotonner sur lui-même. si la largeur.. des gobelets en corne. La pièce principale en était un lit bas. le fard pour la toilette. des flûtes en roseau. allaient rejoindre dans l'autre monde l'âme le et le double du défunt. mais le mobilier funéraire abonde. les cosmétiques. On se demande ce que les chacals et les hyènes peuvent trouver : à ronger sur une momie il faut croire que le linge et la chair l)ituminés ont une saveur appétissante. dégagés de leur enveloppe matérielle. des poupées modelées en cire rouge sur armature de jonc. miel. luisants d'apparence neufs et si que l'authenticité m'en aurait inspiré des soupçons. soixante centimètres. point de chambres et peu de cercueils. tlèches. d'ornements du meilleur goût. le blé. Les provisions de bouche. ciue les bêtes les ont déterrés et dévorés à moitié. et. A côté de ce meuble commode. arcs. des pierres à aigui. à quatre pieds. des guéridons à trois ou quatre pieds. Sur la rive gauche. et pour les tuer : leuràmC. sur laquelle matelas <juand il y en avait un la longueur est : d'environ un mètre cinquante centimètres. des tabourets. Le mobilier funéde mauvais chevets en bois. de si coupes. complètent l'équipement : à Gébéléin. boumerangs. Les momies sont donc rares qui ont échappé à la voracité des animaux et à la cupidité des Arabes. massues.EXKCUTKi-s et gaufrées i:n kgyptk 213 raire n'est pas considérable coffret.

vue du nufacturière llouve. un sheikh musulman avait tué d'un coup de couteau un Copte (pii ne lui cédait point le i)as assez vite à son gré. et gardées d'espace en espace par des escouades de chiens efllanqués. forment comme un rem])art de verdure les murs d'enclos sont garnis de ronces folles. Vers l'est. La plaine environnante passe a bon droit pour être l'une des plus larges et des mieux cultivées qu'il y ait en Egypte. de beaux jardins touffus. animées à peine par le bruit sourd de c|uel(|ue métier. de routes |)endant l'hiver. un cimetière d'aspect miséral>le se groupe autour de deux santons croulants des buttes de décombres et d'immondices accumulées tracent la ligne des anciennes fortifications.i{ ilmtout sch les fouillks l'on tombes sont do vrais magasins. un petit bazar ])ropre et discret où vingt marchands contemplatifs attendent soir et matin une clientèle qui semble n'arriver jamais. dont les brandies retombent au milieu du chemin et font la guerre au visage des passants. Un moulin domine de ses à vapeur cheminées et en masque le front. donne l'illusion ma- comme Erment ou Rodah. . la veille presque de mon passage. les fèves étaient en fleur. séparés l'un de l'autre par des fossés profonds. un vent de fanatisme souffle sur ce monde endormi et le tient éveillé l'espace de trois ou quatre jours en mars 1882. derrière ces premiers plans modernes. en décembre 1881. .21-4 I'1?i:mii. tout ce qui était nécessaire^ a uu ménage de petits d'une ville Aklimim. et les tiges montaient si haut qu'hommes et bêtes nous étions plongés jusqu'au cou dans les masses de bâti à pic sur la berge la : . ([ui servent de canaux ])cndant l'été. . cinq ou six ])elles mosquées. sans trop de frais. La première fois que je la traversai à la recherche de la nécropole. Mais_. Vers le sud. Par intervalles. des blocs de calcaire et de grés épars dans un creux indi(iuent l'emplacement du temple. dont une au moins remonte aux premiers siècles de l'Hégyre et est la copie amoindrie de la mosepiée d'Amr. une vieille cité égyptienne s'étend indolente et silencieuse des ruelles étroites. où bour<j:eois égypti(Mis. peut se procurer.

L'année d'api'ès. les autres de forme humaine. les uns carrés. quand ils avaient besoin d'une montagne et ne tardaient pas à en retirer ce qui leur convenait. exploré la colline sur une longueur de trois kilomètres au moins. dont les habitants se com])tent par milliers et se lèvent tour à tour le à notre appel. Notre chevauchée nous : 215 mena aux montagnes du nord. les ruines d'un couvent copte. et ])artout je l'ai trouvée remplie de J'ai restes humains. toutes les failles du calcaire ont été utilisées pour y déposer les cadavres. Je laissai à Akhmim un de auge neuve. Souvent les sarcophages étaient intacts. ce fut le tour des collines qui courent à l'est de l'ouady. avec ordre d'exécuter des sondages en face du bourg d'El llaouaouish. et ne nous fournirent rien que Nestor Lliôte et Lepsius n'eussent déjà signalé avant nous. en 1884. de Gournah. nos réis. au siècle dernier. En parcourant les villages de cette région. mais sans résultat les tombes sont peu nombreuses. C'est vraiment une ville. n'attachaient aucune valeur aux antiquités et ne faisaient pas métier de les chercher . Khalil-Sakkar. Cette fois la piste était bonne : quinze jours ne s'étaient pas écoulés qu'il avait ouvert vingt tombeaux. Les paysans. et où Pococke vit encore. ils allaient à la . interrogés Ils sur la provenance. Non seulement elle est percée de puits et de chambres. renfermant près de huit cents momies. quelques-uns descendent . l'idée me vint que la nécropole pourrait bien être dans un ouady qui débouche au nord-est de la ville. Plus tard. sans que nombre |)araisse en diminuer depuis deux ans. Les puitssontd'ordinaire assez profonds. Jamais cimetière antique ne mérita mieux que celui d'Akhmîm le nom de nécropole. répondaient de façon assez vague. mais toutes les fissures naturelles. et alors les momiesavaicnt la face dorée souvent aussi ils étaient vides de vieille date ou ne contenaient plus que des éclats de bois et des ossements. mais. j'avais observé c^ue les auges placées devant la porte des maisons à l'usage des bestiaux étaient des sarcophages en pierre blanche.EXÉCUTÉES EN EGYPTE verdure.

une de la VI'' dynastie.secondaire. boites pour ne rien perdre de l'espace. On est tenté de croire au ])reniicr aboid ([ue ce sont là des séi)ul turcs de famille. sans s'inquiéter de savoir si on les endommageait ou non. Les grottes suiiout ont l'aspect de fosses communes. Les simples momies. on a enfoncé de force les derniers cercueils entre le plafond et la masse accumulée. plusieurs de la XVIIP et même du règne de l'hérétique Toutônkhamon. une douzaine de cercueils. En résumé.I. . ne se faisaient aucun scrupule de déposséder les momies d'autrefois et les familles éteintes pour s'emparer de leurs tombeaux. prêtres de rang . vases à collyre. tabourets. sont empilées sur le sol par réguliers. Par-dessus. chevets. Les premières momies découvertes en face d'El-Haonaouish étaient d'époque greccjue. La plupart des chambres ont dû changer dix fois de maîtres avant de recevoir ceux que nous y trouvons aujourd'hui. mais il n'en est rien. comme : le bois dans les chantiers.216 à quinze PRKMIKR RAPPORT SIR l. emmaillotées. etj dans chaque cliambre. nous avons rencontré des tombes de plus en plus anciennes.si les documents contemporains ne nous à parfum. logies inscrites sur les couvercles. les généa. indiquent prescjue autant successives d'une de familles diverses qu'il y a de momies. gens de métier. et les générations même race sont disséminées à travers les quartiers différents. Les habitants d'Akhmîm. celles-ci violées dès l'antiquité et changées en véritables charniers. on a entassé jusqu'au plafond les momies à cartonnage et à gaine de objets qui leur appartenaient sont jetés Ijois tous les au hasard dans l'épaisseur des couches. bourgeois ai. comme ceux de Thèl)es. Les noms. et . et je pensai d"abord que la nécropole entière était des bas temps. les titres.KS lOllI.KS ou vingt mètres et ont ])lusiours étages tel d'entre eux a huit ou dix petites elianibres superposées. Mais au fur et à mesure que le champ des fouilles s'élargissait. un cimetière de petites gens. souliers. mais sans lits cercueil.sés. L'entassement des corps et le peu de soin avec lequel ils ont été traités ne s'expliqueraient pas aisément.

Les riches descendaient dans les puits et avaient une case à elles au fond d'une chambre ])articulière. Ces magasins constituaient une propriété qu'on pou. position de ces familles la même. les vieilles momies étaient reléguées à l'arrièreplan. et là encore le plus ou moins d'égards qu'on leur témoignait était proportionné à leur fortune. Les tombeaux isolés n'offrent rien (pii l(>s distingue du commun des hypogi'es. et. Les sarcophages et les stèles sont en calcaire blanc compact et ont été extraits des carrières de Girgèh ou du Sheikh-Ilaridi. Les riches seuls avaient le privilège d'occuper une chambre isolée et de s'assurer par des fondations pieuses les prières d'un prêtre spécial les gens de fortune et de classe moyennes conhaient leurs parents à des entrepreneurs alliliés au sacerdoce. ou se fatiguaient de payer une rente pour des ancêtres qu'elles n'avaient jamais connus les magasins s'encombraient sans cesse de corps nouveaux. . comme le terrain était aussi précieux dans ces cimetières qu'il l'est dans les nôtres. acheter ou vendre comme la propriété ordinaire il seulement joindre à l'acte la liste nominative des momies actuellement en place. on les empilait les unes sur les autres sans craindre de les briser. les conditions de contrat passé avec les familles. Les stèles appartiennent . qui les logeaient dans des magasins. et dont chacune représenfallait tait pour les parties une valeur plus ou moins bonne.(4V1'TI': 217 fournissaient ])ms les renseignements les plus précis sur la manière dont Tentrcticn et le culte des morts étaient réglés. chargeaient de veiller à leur conservation et de célébrer sur eux vait les cérémonies canoniques. Celles-ci en effet finissaient par changer de résidence ou par s'éteindre. . moyennant une rente annuelle ou une somme payée une fois pour toutes.KXKcrTÉKs i:n i'. On les emportait alors pour les enterrer définitivement dans quelque coin. vingt sont nus ou muets. se . pour un qui [)()rte des inscriptions. aux jours fixés parla loi reli- gieuse. selon le rang. les pauvres allaient à la tombe commune et. puis devenaient gênantes.

les souliers en lourde coiffure en diadème. Les hommes sont drapés dans la toge et fait tomber sur un quartier où ont la tête couronnée de le fleurs femmes ont péplum et la cuir lacés sur le devant. p. trois . et l'aspect général rappelle publiées en partie par U. les bracelets aux bras et cheville. aux pieds et à la tête. dans le Recueil. une Isis et une Nephthys allongent leurs ailes avec la grâce tendre ration et mélancoliciue des déesses égyptiennes. ai .sont comme un moulage du mort et le représentent vêtu de ses habits de fête. dans les Mémoires. et sont tiavailloes d'un(^ main habile et niiiuitieuse i)lus de cent (igurentdéjà dans lescoUeetions du Musée etienombres'en accroît chaque jour\ Les sarcophages sont rares. 114 Rapport au Ministre. le tatouage au l'aile à la menton et à du nez. Petits MonuTextes recueillis en Êr/j/p(e. le hasard nous a ne reposent que des familles contemporaines des Antonins. Des génies à tête et d'hommes d'animaux marchent sur les côtés. Les faces ne sont point parallèles et se déjettent visiblement. La déco- mort vint réclamer son tombeau. ces matières —mais elles sont couvertes de scènes ciselées et peintes avec beaucoup de goût. Les tunfque brodée. la ou de rameaux d'olivier. i. p. sous le 1. et l'on distingue encore nettement le (juadrillage que le sculpteur avait tracé pour placer régun'était pas achevée au moment où h? lièrement les hiéroglyphes et les ligures. Quelques-unes ont la forme de gaines.218 PREMIKII RAPPORT SUR LES FOIILLKS presque toutes jusqu'à présent à l'époque ptolémau|ue. les moindres détails du corps se modèlent vêtement avec exagération. Non loin de ce sarcophage. t. Elles ont été et petits ments sq^ri-. Bouriant. mais la plupart . et nous y avons rencontré des momies d'un type entièrement neuf. J'en ai pourtant recueilli une demi-douzaine. un quatrième est un immense surmonté d'un couvercle en dos d'ane. pour le moment du moins. ))riers — les mar- n'avaient pas souci de l'exactitude et de la symétrie en . coffre. t. le fard aux joues. 369 sqq. le noir à l'œil. les bagues aux doigts. d'entre eux de fort bon style. vu.

qui vivait sous le règne de]Minéphtah. et nous y avons recueilli deux images accroupies d'un grand prêtre de Thinis. Elles y font bonne figure à côté des momies chrétiennes que Mariette trouva jadis à Saqqarah. . Alèshéikh. mais intéressants. Le chacal était en honneur chez les habitants de l'Akhmîm antique. Sur cent momies de ce type^ c'est au plus si on en sauva trois ou quatre. inconnus jusqu'à . et dans le nombre. Los animaux eux-mêmes avaient leurs hyi)Ogées entremêlés à ceux des hommes ici les éperviers entassés par centaines dans des boîtes en bois. Cette composition est devenue tellement friable au cours des siècles qu'elle tombe en poussière au moindre choc. et décoré par lui de statues à tètes de chattes enlevées au temple de Karnak nous en avons mis une partie au jour. celles de deux évoques de Phihe. situé près d'Assouàn. et c'est à force de précautions que j'ai réussi à en transporter une demi-douzaine à Boulaq. Un de ceux dont nous avons découvert la momie avait un petit sarcophage humain. là des chacals empilés dans les trous. Un couvent copte.EXKCUTKKS KN la KCiYl'TK 219 femme do luuom plutôt (|ue la matrone grecque ou romaine. d'autres n'ont donné ([u'un objet on doux. cachait un petit tem[)le construit par Ramsès II. en face de Girgèh. La matière de ces figures n'est ni le bois ni la toile: c'est et recouvert d'une fait de feuillets de papyrus agglutinés^ couche assez épaisse d'argile stuquée et peinte. a enrichi nos collections d'une vingtaine d'épitaphes monacales du vu'' siècle. Que dire maintenant des explorations rapides que nous avons entreprises le long du Nil ? Beaucoup n'ont rien produit. Qui s'attendait à rencontrer au village deHellèh le tombeau d'un écuyer de Ramsès III et le portrait de deux chevaux de bataille du roi! Les fragments d'inscriptions ramassés à Girgèli semblent bien prouver (jue cette ville : une sorte de carton s'élève sur le site de l'ancienne Thinis. Je n'en finirais point si je voulais décrire les types variés que la pioche de nos ouvriers tire clia({ue jour du sol. on l'appi'ivoisait et on le nourrissait dans les temples.

'22{) l'HKMlKlî '. Notice des monuments coptes du le Recueil. t. et ce (prelle nous a livré jusqu'à ce jour est peu de chose à côte de ce (prelle nous cache encore. GO sqq. comme on l'a dit trop souvent depuis vingt ans elle renferme de quoi oceuper vingt générations de travailleurs. 1. Musée de Boulaq. v. . dans Publiées par U. HAÏ-PORT SLR LKS FOUILLKS. p. Bouriant. vc-iité l'Ktrypte n'est présent Non. on pas : <!'puisée. KTC.

entre autres celle . à Gébéléin : donné qu'on pouvait les La fortune. s'agissait cette année ne avant tout de con- commencés l'an dernier sur les différents points du sol égyptien. tout le quartier méridional du temple de Louxor et le côté est de la première cour avaient été déblayés. taient encore debout sur d'autres points. qui nous avait favorisés d'une façon singulière jusqu'à présent^ n'a point voulu.DEUXIÈME RAPPORT A LINSTITUT ÉGYPTIEN SUR LES FOUILLES ET TRAYAIX EXÉCUTÉS E> EGYPTE — 1885.1886 - Le programme des tinuer les travaux fouilles à exécuter Il promettait guère de surprises. à ces localités nous avaient déjà tant croire épuisées. Akhmim. n'a pas été moins heureuse que celle des années précédentes. L — Fouilles de Thèbes Tlicbes a toujours la meilleure part du temps dont je Au moment de la quitter en 1885. à Louxor. nous aban- donner cette fois encore. commencée avec peu d'espoir de succès. La campagne. mais beaucoup de maisons resdispose.

je ne sais. le la payer. furent terminées promptement. menées avec énergie par Mohammed Bey Bédaouy.Lesopérations. Les autres tomberont l'an prochain. fit monter l'ensemble des frais prévus pour l'expropriation au chiffre de La somme était forte. Ay. je ne m'étais occupé de désintéresser deux ou trois des propriétaires sur les fonds de la souscrip- Ministère des travaux publics se chargea de en deux tion française. seize cents livres égyptiennes. Le rapport concluait à l'achat d'une trentaine de maisons. Dès les premiers jours de février. Si rapidement que ces décisions eussent été prises. dont le prix. par oubli ou de parti pris. les travaux de la commission. Je fus obligé de réclamer une enquête.I. qui s'avançait comme un coin entre la grande colonnade et la cour de Ramsès II sur l'emplacement présumé du second pylône. Le pâté de masures. : à la requête de M. les derniers obs- tacles qui empêchaient les visiteurs d'aller en droite ligne .i:S trop fameux Moustapha Aglia les propriétaires. après de longs mois d'attente la nomination d'une commissioivnouvelleciucprésidait le moudirdeQ(''néh. puis démoli et le terrain livré aux chercheurs de sébakh. les allées et venues à la moudiriéh avaient duré près de deux mois. MoncriefT. Lors(iuejc voulus en indemniser je m'aperçus que la plupart d'entre elles n'étaient pas inscrites sur le premier cadastre.222 (lu DKrXIKMK RAl'POIÎT SL II I. la correspondance avec le Ministère. fut acheté de la sorte. chaleureusement appuyée par notre confrère. dès mon arrivée en janvier. joint à celui des maisons désignées précédemment. et il ne restera plus alors dans l'enceinte antique d'autre édifice moderne que la mosquée d'Abou'l Haggag. les premières maisons ne me furent livrées que vers le milieu de mars. jusques et y compris la maison de Moustapha Agha.HS F(Mn. Le déblayement n'aurait donc fait aucun progrès. si. ouékil de la moudiriéh. le colonel Scott MoncrielT. trop forte pour notre budget fois. et ma demande.it. amena. mais Les maisons qui encombraient la grande colonnade et le flanc ouest du temple durent être évacuées surle-champ.

avait été enterrée de bonne heure sous des masses de terre et de dé- combres. Elle représente : Louxor.3. placée dans l'angle sud-est du portique. mais le colosse était assez dégagé pour qu'on jugeât de la taille il mesure cinq mètres deh aut et peut-être davantage. le modelé du torse et des bras bien étudié.i-. Au moment où coiffure. Une la architrave ou un bloc détaché du plafond lavait atteinte à la tête en tombant et lui avait enlevé le pschent qui la couronnait. et. statue a été reproduite dans Maspcro. Toutes étaient mutilées à l'exception d'une avaient descendu de trois mètres seule. Ils te'm[)l(. dans l'attitude de marche une petite figure de reine est debout contre la jambe gauche. . qui. et encombrées de La en travaillant moi-même aux frais 1. selon l'usage. mais sans toucher au reste de la Ramsès II jeune. et â combler des tombeaux et des puits pour en vider d'autres. Les réis et les survivants des grandes campagnes de 18G0 et 1861 ont perdu je quittai : le souvenir exact des localités qu'ils avaient nettoyées. Archcoloçjic Égyptienne^ p.yith 223 d'un lK)ut du volontaires sol. des statues en granit de haute taille. 196. on en a été réduit à jeter vers la droite ce cpi'on enlevait sur la gauche.n i':(.' ù l'autre étaient abattus et les ouvriers le niveau du ne tardèrent pas à découvrir des fûts de colonnes étètés. Faute d'argent. Les recherches de l'année auraient produit ce seul chef-d'œuvre que je me considérerais comme amplement dédommagé de mes peines '. dans l'espace qui les séparait. Les ruines et les sables s'y sont accumulés en certains endroits à des hauteurs telles que ce ne serait pas trop d'un million de francs pour nettoyer les principaux sites et transporter les déblais au Nil. l'ensemble laisse une impression de force et de majesté souveraine. La tête est souriante. 22. puis la sorte. fig. les foui Heurs n'étaient pas encore parvenus au piédestal.t TR.WAix iiXKCiTKs i. J'ai déjà expliqué pourquoi une exploration méthodique de la nécropole thébaine n'est pas possible en ce moment.

t. celles qui subsistent sont noircies par la fumée des foyers et des lampes. et de fait les personnages qui étaient jadis enterrés en cet endroit ont tous vécu sous Thoutmosis III et sous ses successeurs immédiats. et sont aujourd'hui au Musée de Boulaq.sert qui jonchaient le sol ont été ramassés non loin de là. Tous avaient été violés dès l'antiquité et avaient été habités au moyen âge les cloisons de rochers qui les séparaient ont été percées. C'est le tombeau de Montouhikhopchauf que j'ai publié dans le V des Mémoires de la mission française. peut-être funéraire? Le tableau a-t-il un sens mystique et se rapporte-t-il à quelque péripétie de la vie d'outre. Je me suis donc décidé .tombe? Le mur sur lequel la scène avait 6té gravée a été photographié soigneusement par un voyageur hollandais. pour permettre aux habitants de circuler de pièce en pièce. et M. Ils avaient pour la plupart rempli des charges importantes et leurs fonctions les avaient mis en contact avec les peuples étrangers. car elles étaient couvertes de sculptures peintes d'une perfection merveilleuse. et ce procédé nous a valu cette année-ci encore des succès inespérés. Bouriant nous dira bientôt ce que l'examen attentif des légendes lui aura révélé à ce sujet \ Des fragments d'une chasse au dé. Est-ce simplement la commémoration d'un massacre de prisonniers? Ne doit-on pas reconnaître plutôt une mention de sacrifice humain. quelquefois abattues en partie. . consacré aux tombeaux thébains. sans jirolit jhmu' la scienee ni pour : 1. D'autres du budget. et c'est vraiment dommage.224 DiuxiKMK j'aurais RAi'i'Oirr srn lks foiillks refaire les le fouilles de Musée. Ce fut d'abord une demi-douzaine de tombeaux groupés sur l'une des dernières ondulations des collines qui bordent l'Assassif. M. C'est le style de la X\' IIP dynastie dans toute son élégance. été exposé à Mariette. Un d'eux a fait graver une série de scènes qui paraissent se rattacher à quelque épisode de conquête: des ennemis liés sont amenés devant lui puis étranglés.\ n'entreprendre les recherches que de compte 11 demi avec les fellahs. Insinger.

avaient réservé pour leur usage personnel une vaste étendue de terrain. Nsiamon^ Khonsou. seulement ils faisaient leur provision de figurines à la même fabrique où Pinotmou II et ses descendants achetaient les leurs. 48. A une centaine de mètres au sud de Déir elMédinch. nos associés. de Wilkinson. et où ils construisirent un hameau aujourd'hui ruiné. de Sait. BitlU'fin df l Institut lù/i/pticii. à qui je les avais . 18s5. p.ont profité abandonnées presque toutes afin de les payer de leurs peines. Les vieux morts qui possédaient ce charmant émail s'appelaient Nakhti. situées dans l'Assassif même et sur le versant septenti'ional de la colline de Slieikh Abd-el-Gournab. pour enlever le cercueil de la reine Nitocris \ déci1. ni avec l'a famille des grands prêtres d'Amon. appartiennent à la XX"^ dynastie et sont très endommaj^ées. Les personnes qui savent assez d'hiéroglyphes pour lire un nom propre reconnaîtront aisément la fraude. et n'avaient rien de commun avec les souverains des dynasties royales. Le 31 janvier. Tentamon. Cette localité. l'un des plus habiles parmi les agents volontaires de nos fouilles^ vint nous prévenir précipitamment qu'il avait découvert une tombe vierge. de la ressemblance pour les vendre aux touristes en grand mystère. que les Coptes envahirent à Tépoque byzantine.KT TRAVAUX KXIÎCUTKS EN EGYPTE 225 tombes. les employés du quartier funéraire nommé Isit MùU r [). comme provenant de la cachette où reposaient les momies royales. On y était revenu dans ces derniers temps. Elles renfermaient pourtant une centaine au moins de figurines revêtues du même émail bleu clair qui décore celles de Déir el-Baharî. et les longs travaux que j'y fis exécuter en 188G. Les fellabs. exploitée au commencement de notre siècle par les pourvoyeurs de Drovetti. . de Mimant. le Sheikh Omar de Gournah. 181 du présent 15 volume. dans le vallon qui court entre la colline de GournétMourraï et le rebord du plateau libyque. avait été négligée depuis lors. et p. la maison vraie.

et p. et nous ne tardâmes pas a le suivre. était encore intacte. et cou- avec précaution. 44. Mohammed Elîendi Khourchîd. y a trois mille ans. Elle était encore fermée au moment de la découverte^ et l'empreinte il du sceau du prêtre qui en fait était sorti le dernier. à Boulaq. Leurs premiers clTorts ne furent })as (ju'iis mirent au jour avaient au moyen âge. On rencontre d'abord un puits carré ouvrant à ciel ouvert. le 1. XX*' dynastie nul Kgyptologue n'avait eu jusqu'alors la bonne fortune de pénétrer dans un tombeau inviolé de cette époque et d'y constater la disj)osition des objets. . 1885. taillé partie dans la roche. enlevé stuqué.^^2G DiaxiKMi-. conduit par une d'éclats pente douce et une poterne basse. et la décoration détruite ou empâtée par la fumée. p. La trouvaille d'un tombeau intact était donc un événement inespéré. Des deux côtés de la porte.3 du présent volume.s (lôrcnl le slioikli Omar et ses associés à y transporter leurs équipes d'ouvriers. Bouriant et moi et le reste de nos compagnons.ii. et sa Il aujourd'hui l'ornement de notre Musée est en bois vert sur les deux faces de scènes où le maître du tombeau premier rôle. femme jouent Cf. M. malheureusement les peintures et les textes ne sont que des extraits du Livre des Morts. Elle m'émut d'autant ]>lus que la description sommaire donnée par le sheikh Omar semblait annoncer un monument de la. Bulletin de l'InstUut Ériypticn. analogue à celle du tombeau d'Harhotpou \ à la chambre funéraire proprement dite. Il que trois mètres quatre-vingts de profondeur et donne accès dans une chambre brute presque carrée. en forme de four et bariolé des plus vives couleurs. peint en jaune. happort sur Lr-:s fol. Le nazir du Musée. Il est de mètres et voûté.lk. 180-18. Le battant. pratiquée dans la paroi du fond. Une porte. n'a guère de pierre qui forme le sol meuble de la vallée. Le caveau a environ cinq demi long sur deux et demi de large. partie dans le sable mêlé iKHU'eux : tous les hypogées été violés puis habités . fut détaché à la hâte pour suspendre les travaux.

Ràskhou. et. comme c'est le premier que des Européens aient trouve. le jupon ou fils la : colorés robe à manches flottantes. dont le couvercle représente le mort. Cinq d'entre eux contiennent un second cercueil. huit d'adultes et trois d'enfants. dont le Musée Britannique possède une stèle \ La plupart d'entre eux avaient été ensevelis avec Sennotmou. Les momies sont d'une bonne facture. non plus enchaîné dans : sa gaine. p. t. Ràhotpou. brodée et frangée de la dame Inofriti tient à la main une guirlande de lierre peint qui lui retombe sur les genoux. mais paré de ses bijoux et vêtu de l'habit civil. dont deux nouveau-nés.i:t lUAVArx kxkcutks en kgypïe 227 des tableaux relatifs aux funérailles et à l'arrivée du mort la momie étendue sur son lit dans le monde surnaturel : funèbre. Irioutnofir. risit Inofriti. dans le Recueil de . Bounakhtif. Rapport sur une mission en travaux. Les pièces les i)lus importantes sont deux traîneaux superbes. encore en place depuis plus d'un demi-siècle. Ânhotpou. les gardiens des dix pylônes infernaux et le de famille. Quelques-uns de ces personnages sont connus par ailleurs ainsi Khàboklmit. mais sans autre ornement qu'un long collier de verroterie. Ràmsès. sa sœur la dame Sâhou. Ils sont tous de belle forme et recouverts d'un vernis superbe^ rouge ou empilés l'un sur l'autre^ jaune les peintures et les légendes sont finies avec un soin minutieux. 189-190. je me suis appliqué à en dresser l'inventaire aussi complet que possible. et leurs momies remplissaient le tombeau au moment de la découverte. Sennotmou et sa femme leur avaient donné l'hospitalité à eux et à tout leur appareil funéraire. ii. Italie. Le mobilier est le plus curieux du monde. Maspero. Khonsou. Les cercueils étaient : c/omes%we Sennotmou (des rois défunts) banquet dans : : au nombre de onze. Le mort était sa femme était la dame Mùït et s'appelait Les parents et les alliés c(ui leur rendent les derniers le domestique devoirs sont énumérés l'un après l'autre de risit Mà'Ct à Vouest de Tlièbes Khàbokhnit. sur lesquels on avait mené les 1.

des amis ou des esclaves. C'est objets et de là ce qui explique l'extrême rareté de ces beaucoup d'autres du même genre : les fouilleurs. on l'entourait de panneaux mobiles. mais tuaire à comme terre et mené par du la les bœufs. : .KF. KOIII. Les Arabes ont l'habiils en vendent les panneaux peints aux voyageurs. recevaient les cordes de traction. pratiqués dans les façons courbes de l'avant. la valeur. on avait eu recours à un subterfuge. sans porte ni ouverture d'aucune tout d'un .I. tantôt tirés par des attelages d'hommes ou de bœufs. Le traîneau était porté pendant quelques minutes. tantôt ciiargés sur les épaules des parents. munies en dessous de deux anneaux en bois rapporté. et se servent des parties non décorées en guise de bois tude de briser ceux qu'ils découvrent à brûler. qui donnait à l'ensemble l'aspect d'un petit temple. pendant les quelques minutes qu'il demeurait sur les épaules de la famille ou des amis. hauts d'un mètre et plus. Deux trous.52î^ DKI'XIKNIK HAPPOIîT STR I. Le cercueil placé.i:s. On connaissait los traîneaux par les montient. puis posé à proches. où passaient les bâtons destinés à enlever l'appareil et à le soutenir. morts à Thypogôe. Le plancher est établi sur deux poutres épaisses recourbées en avant. et que l'appareil funèl)re pesait lourd. Le Kitucl exigeait en etîet peintures qui nous les que la le corps quittât cette terre sur les bras de ses le chemin était long de la maison mortombe. comme débris de cercueil. Il était descendu dans tombe y restait quand : la famille était assez riche pour en payer la valeur. qu'on fixait au moyen de chevilles insérées dans des trous ménagés d'avance puis on recouvrait le n'en connaissant ni l'usage ni pas ou les détruisent. ou ne les recueillent Les deux nôtres sont d'une conservation merveilleuse. à cet office. cpii sauvegardait à la fois les intérêts de la loi religieuse et les forces des aflligés. d'ordinaire et c'était la bête ou les bêtes sacrifice qu'on employait. couvercle à corniche. Un d'eux conelle était en fibre serve quelques fragments de la corde de palmier et grosse à peine comme le petit doigt.

lonp. dans des coffres en bois. dans des vases à liqueurs ou à parfums c'est la première fois. sont dessinés au noir sur les côtés. qu'on les trouve dans des cercueils à figurines. Elles étaient au nombre de cent. un pliant. On avait joint â ces objets de première nécessité des gargoulettes en terre commune. C'est un cadre en bois. en calcaire. l'un à tête de chacal. chargés d'inscriptions. dans des statuettes creuses d'Osiris. le troisième que je recueille en trois ans. les unes hautes de dix centimètres à peine. A première vue. De môme. qu'on rencontre le cœur. mais longs de quarante centimètres. en terre cuite. et que les incrustations d'ivoire. les boites à figurines et les coffrets â ce ne sont que des contrefaçons habilement combinées des boites et coffrets de prix. ne sont que pur trompe-l'œil. : j\lais quand j'eus déroulé et ouvert l'un d'eux^ je m'aperçus qu'ils contenaient les viscères et remplaçaient les canopes.ET TRAVAUX KXKCL'THS EN sorte. tacles internes du corps dans des récepoù on ne les cachait pas d'ordinaire.'.s appartenaient à Sennotmou et ù femme. Je confondis d'abord avec elles quatrecercueils de même style. Du moins les figurines sont-elles du meilleur travail. on sa : croirait qu'il était fort riche les de son vivant. si je ne me trompe.Vl'TI': 220 Les deux catafiilcjue. et qui étaient enveloppés d'une toile line cousue et sans légende. était placé sur un lit. de pierres et ils de métaux précieux dont paraissent être couverts. deux tabourets à quatre pieds avec fond de toile peinte imitant la tapisserie. celui de Khonsou. monté sur des pieds très bas et barbouillé de blanc deux serpents. Une douzaine environ étaient couchées dans de petits cercueils en calcaire blanc. on s'aperçoit que ses meubles sont en bois commun. les autres de trente ou trente-cinq centimètres. Ce n'est pas la première fois. l':(. Un des cercueils. Sennotmou avait pour s'asseoir un beau fauteuil. mais à considérer choses de plus près. habillées au jMnceau de lleurs. bijoux Son luxe est avant tout un luxe écono- mique. en bois. tant s'en faut. dont les grands propriétaires se servaient pendant la vie et après la mort. le foie et les parties : .

des armes : 1. on et l'explication que j'en propose est la plus plausible donnait des livres aux morts comme on leur donnait des provisions de bouche. Ce n'est pas la pièce la moins précieuse de la trouvaille. Le fait est aujourd'hui assuré. qui manquaient au Papyrus de Berlin n*^ 2. des outils. des paniers en paille tressée. sa coudée. Les premières lignes des Mémoires de Sinouhit. des vêtements. mais.230 i>i:i \ii":. quand il s'agissait de petits enfants. à la balle et à la poupée.Mi-. des bouquets de lotus montés sur tiges de palmiers. dans les Mémoires t. long d'un mètre et écrit avec soin. tuées d'après l'ostracon Mi^pcro. resti274 19 du Musée de Boulaq. . son équerre. Sennotniou aimait proljablement à lire des romans pendant sa vie. on l'avait révoquée en doute et écartée presque complètement.servé des fragments de contes ou de morceaux littéraires passaient pour provenir de tombeaux. comme cette attribution ne reposait que sur le témoignage toujours suspect des Arabes. comme ceux qu'on voit dans les tableaux qui reprësentent le convoi des gens riches ou aisés. 1-3. un autre niveau de forme plus compliquée. On a écrit soigneusement ])our lui les premières lignes du conte de Sinouhit. pleins de pains et de fruits secs. et on a voulu lui procurer cette distraction. de l'Institut Éfjijptien. destiné au même usage auquel nous employons nos niveaux d'eau h bulle d'air. gisait en deux morceaux à côté de soncercueir. un niveau de maçon triangulaire avec son peson. Beaucoup des ostraca (jui nous ont con. ii. p. haitokt sir lks kouillks de feuillages et do bandes concentriques. On avait poussé l'attention jusqu'à lui fournir un rudiment de bibliothèque car un grand éclat de pierre. car il nous a rendu les premières lignes des Mémoires de l'aventurier Sinouhit. Le mort avait emporté avec lui ses instruments de travail. l'homme qu'elle devait divertir. puis on a cassé la pierre sur laquelle la copie était tracée on l'a tuée de la sorte et son double est allé rejoindre le double de : . comme après sa mort on assurait à d'autres le plaisir de jouer aux dames ou au solitaire.

des légendes en grosses Le tombeau de Sennotiiiou n'a été pubUé encore que dans les Esfudios de Toda. fig. de meubles et d'objets de ménage. Madrid. . moitié pour en bois de sycomore. mêlée au sable et à la ])Oussière. entièrement plat. sinon â tous. ou plutôt des niches creusées rudement dans le roc.. 2. laminas de José Riudavets. Aucune représenta- environ. moitié pour son com[)te. Une décou- verte heureuse nous permit bientôt d'assurer à beaucoup de ces objets./ Textos de un Egipcio de la XX^ dînas lia. AkHMÎM. Chacune d'elles contenait un cercueil rectangulaire. — GÉBKLÉIN. En voir un spécimen dans Maspero. AgANDÎYÈH ci Les que sites les secondaires n'ont pas moins rendu cette annce- précédentes. qui conduisait le les fouilles compte du Musée. haut de soixante centimètres d'une corniche peinte. ÉlÉPHANTINE. 21. Inccntario . ce fut d'abord la môme profusion d'armes. Le sheikh Omar de Gournah. A Gébéléin. Arehéologie Égi/pticnne. à deux cents mètres k peine au sud du village. une origine plus ancienne et plus respectable que celle qu'on est porté à leur attribuer d'ordinaire. mais au dehors. 1. Et/i//)foloi/icot> in-8". était garni tion à l'intérieur. Ce sont des chambres étroites et basses. So/i-yotcm en Tebas.Lecouvercle. 231 pour ^ flatter leur goût et pour leur prêter la nourriture de l'esprit en celle môme temps qu'on leur procurait du corps II. large àpeinedecinquante. sans inscriptions.5. mit au jour. a laissé un dépôt épais et mal odorant. sans peinture. dont quatre au moins n'avaient jamais été ouvertes depuis qu'on y avait déposé le mort. des vases à vin accouplés. des burettes d'huile où l'huile. sans enduit. p. 24'. mais non comniunif(uants '. 1887.KT TRAVAUX EXKCUTKS KN îiGYI'TE et des jouets.despotsde miel. toute une rangée de tombes. dans un des derniers contreforts de la montagne.

la bouche béante. et ces ouvriers ne savaient pas grand'chose. et le mort pose sa tête sur un chevet que des décorateurs mieux dressés ne se donnent pas ordinairement la peine de représenter. sur la tête un masque en linge stuqué. barbouillé de couleurs discordantes. faute de mieux. sous la : joux. du blé. ou un vase renfermant des fruits. (l'un stylo si barbare qu'on est tenté d'y reconnaître le faire de la d(>rnière épociue romaine. qui le croirait ? contemporains des maîtres qui ont tracé les bas-reliefs et les tableaux de Siout. Les momies ne valent pas mieux que le coffre où elles reposent. parfois une paire de nuque un plat en terre jaunâtre et des morceaux de pain. sans inscription. les jambes ramenées l'une sur l'autre. moins il essayait de raclieter la faiblesse de la composition costume des vivants est reprole moindre accessoire. Le cadavre n'était pas disposé dans l'attitude du repos on le momifiait dans la posture où l'agonie l'avait laissé. un collier en grains de verroterie ou d'améthyste. point de papyrus.KS FOUILLKS lettres bleues et noires. Gébéléin était alors une petite ville de province ])ar l'exactitude du détail : le duit avec une minutie qui permet d'en saisir sans ressources artistitiues : les habitants en étaient réduits à employer. de Béni-Hassan. et c'est bien au temps des premières dynasties thébaines que nous sommes obligés de reporter ces grossiers monuments. la tête inclinée. point de bandelettes écrites. deBershèh. Les noms indiquent le MoyenEmi)ire. Les malheureux qu'on ensevelissait si misérablementétaient pourtant les premiers de leur ville: que devait-ce être des derniers? . Des bonshommes de hauteur lit inégale sacrifient le bcr'uf réglementaire et présentent l'offrande à une momie coudu chée sur un funèbre. Le maillot est de grosse toile et peu épais. les ouvriers qu'ils avaient sous la main. Elles ont à côté d'elles un bâton. un scarabée émaillé de vert. Les tableaux sont d'un dessin aussi maladroit ((uc les liiéroglyphes. Point de bisouliers en cuir. Les pauvres hères qui ont orné nos cercueils sont.^32 DKlXIKMi: RAITORT si I{ l. de Méidoum. Si l'artiste était peu habile.

peut-être en retirera-t-on quelque exemplaire des P. ni trempés dans antiques le natron.^aumes ou des Évangiles. puis on les roulait dans de vieux linges.N KCYl'TH 233 Dans la. dont la forme rappelle de loin le hennin des femmes occidentales. et quand le paquet avait atteint une épaisseur moyenne de quarante à cinquante centimètres. décharnés. Le mot de momie est peut-être impropre pour désigner les débris humains que nous y rencontrons depuis six mois. Une seule de ces momies présentait un type extraordinaire. mais on n'y réussira qu'à la condition de détruire l'agencement des bandelettes j'ai préféré remettre l'ouverture au jour où nous aurions une seconde momie du même genre. grimaçants. : : . Le corps est revêtu d'un lacis de rubans multicolores garni de longues franges on dirait le vêtement funéraire d'un Peau-Kouge.s fouilles se sont un peu : déplacées. Les corps ne sont point préparés d'après les procédés on ne les a ni ouverts. Peut-être y trouvera-t-on une coiffure haute un casque. on le recouvrait proprement d'une toile bien tendue qu'on cousait aux extrémités et sur le côté le tout ressemble moins à une momie qu'à un ballot oblong de marchandise. court sur les contours et les masque tant bien que mal. teinte en pourpre violette et relevée de broderies au fil blanc. lt3. une mitre. Les quartiers parcourus jusqu'à présent avaient momies d'époque gréco-romaine ceux maintenant rendent les momies byzantines et qu'on exploite coptes. L'extérieur est peu orné une bande de laine. Ils semblent avoir été desséchés au feu et sont jaunes. La tête en est surmontée d'une sorte d'appendice conique. ni vidés. large de six à huit centimètres. Il serait curieux de savoir ce qui se cache sous ces apparences bizarres. s'ils avaient appartenu au clergé de leur vivant. On les revêtait de leurs habits de fête ou de leurs ornements sacerdotaux. Plusieurs des personnages déterrés dans le voisinage appartenaient aux rangs les plus élevés de la hiérarchie ecclésiastique l'un d'eux était même vêtu de manière à nous surtout fourni des : : : .KT TRAVAIX IIXKCLTKS 1. nécropole d'Akiiniini.

à ce que disent les Arabes. « Nous allâmes. et même en or. Il portait sur la tête une calotte brodée. au bout pointu et relevé. sont décorées de rinceaux et de feuillages entremêlés d'animaux fantastiques. mon attention avait été attirée par plusieurs passages des voyages de Paul Lucas et de Pococke. échancrées sur le devant. Depuis longtemps déjà. une découverte des plus intéressantes pour l'histoire de la province. puis à coups de guinées. la garniture du cou^ la bordure du bas. prévenus de la trouvaille. Les fouilleurs. : . stimulés par l'appât du gain. par une Ix'lle plaine jusqu'à un défilé de » cinquante pas de largeur qui est à deux lieues de la Ville. en maroquin rouge ou jaunâtre. Aucune des tombes ne parait être antérieure au x*' siècle. La nuque repose sur une sorte de bourreleten cuir. Un carré cousu sur la poitrine représentait le plus souvent un portrait de la Vierge entre des médaillons de saints.rxiKMK happort sir les fouilles inspirer le soupçon qu'il était l'évoque d'Akhmîm ou l'abbé couvent voisin. sont pendues au cou par une cordelette ou par une lanière de cuir. en argent^ en verre de couleur. était : Les voyageurs européens et les marchands d'antiquités. où cette vallée est décrite assez exactement. s'en sont disputé le produit à coups de piastres d'abord. Les pièces des poignets. recourbé en croissant et semé de croix grecques peintes ou découpées. » dit Paul Lucas. des manipules^ des pantoulles ornées aussi richement (|ue la calotte. Akhmim ne nous donnera guère pour le Musée que des objets d'époque chrétienne. ont presque entièrement abandonné le cimetière gréco-romain pour se lancera la recherche des tombes coptes jusqu'à ce que cette veine nouvelle soit épuisée. Les pieds sont chaussés de babouches sans talons. sur le corps une grande dalmatique.234 nr. C'est en cherchant les ruines d'un monastère que j'ai été amené à faire^ dans la vallée du Sheikh Shakoun. La mode duu en ce temps-là aux tapisseries et aux étolïes brodées chaque mort en emportait avec soi dans la tombe de quoi remplir une armoire de musée. De petites croix en bronze.

la vallée était entièrement déserte. . à l'exception d'une chapelle de brique. situc'e entre deux hautes montagnes.abl(» pour les chevaux. Quelques-unes de ces petites cellules sont fermées par-devant d'une muraille. pour » fuir le commerce du monde.et après avoir fait deux milles de chemin. 3(52-363. On trouve au sortir du couvent un chemin dangereux pratiqué dans un rocher à plomb. dans laquelle on a pratiqué une porte. )) » » » » » » )) au Couvent des Martyrs. Ce » lieu est le désert le plus affreux que j'aie vu de mes jours » nous marcliânies ainsi une heure et demie sur des Rochers^ » qui étant tombez de ces hautes Montagnes ont presque » comblé le chemin. Voi/atje (lu i^icur t. taillées dans le roc. que les Élus ont toujours » regardé comme l'obstacle le plus opposé à la perfection \)) Un santon musulman vivait à la place où les moines chr<'» pées et : tiens avaient prié. et les cellules taillées dans le roc. nous » firent juger que c'était-là la demeure de quelques solitaires » qui s'étaient autrefois retirez dans un lieu si affreux. j'arrivai au couvent appelé Dermadoiid qui est une des plus affreuses solitudes qu'on puisse voir. tion. lequel est bâti au pied de la montagne. et il y en a une plus grande que les autrès (pli parait avoir servi de réfectoire. MDCCXXIV. Un « demi-siècle plus tard.cuTi':s kn kc.vptk 235 Les deux Montagnes qui bordent ce passage sont si escarsi droites. ù MDCCXIV. chez Josse. » » » » » » » » )» Je fus d'abord trois milles â l'Orient. » élevez exprès pour rendre cet endroit inaccessible. p. sur une petite éminence. Paul Lucas fait en Paris. Je descendis de là dans une \^illée étroite.ET Ti{A\Arx » i:xi'. 1. Il n'est composé que de grottes. et qui parait avoir servi de cellule à (piehpie hermite. Noucctlc édi- . qu'on les prendrait pour des Remparts. Les ruines d'une Eglise que nous trou» vames ensuite. Le chemin est tellement rempli de pi('rres qu'il est imprati(. II. sur les murailles de laquelle il y a plusieurs inscriptions cophtes. lequel conduit à un petit bâtiment qui est à moitié chemin de la montagne.

p. rue Saint-Jean-de-Beaucais. sauf la chapelle. (jui n'est autre chose qu'une n'a suite de grottes creusées dans le rocher. . et l'on trouve le cou- vent copte appelé McCdoud. les excavations se multiplient. 2. Voyages de Richard Pococke. et on Ta fréquenté dans la suite. Il y a dans cet endroit un \nn\&i\p\w\é Bir-E la/ta m.don{ l'eau est la seule en Egypte qui ne vienne point du Nil. 60. c^ui pu être destinée qu'à d'antiques sépultures égyptiennes. t. 217-210.MDC CLXXII. comme » les murs par lesquels ils ont fermé l'ouverture des grottes » antiques qui formaient les cellules de leur couvent '. traduits de l'anglais sur la seconde édition. qui visita les ruines au commencement de notre siècle. En avançant dans la se replie vers l'Est. dans les flancs de toute cette montagne. Description de l' Egypte. Le couvent copte était bien tel que l'avaient vu Paul Lucas. Costard. iv. Une la grotte. et vallée. j'avais visité la vallée. On trouve. Pococke et Saint-Genis. I. à Paris chc^ J. On trouve auprès des grottes et des cabanes que les chrétiens ont » probablement construites'.)) Saint-Genis. libraire. p. uapi'out sur les fouilles » » » Cet endroit peut avoir servi de retraite dans les temps de persécution. et qui se dirige presque en remontant vers le Sud-Est. dans les derniers jours de décembre 1881. des grottes antiques qui sont la suite de celles d'Akhmimj et qui ont servi de refuge aux chrétiens pendant la persécution de Dioclétien. à cause de l'eau qu'on y trouve et qui filtre à travers des rochers. » Une première fois. » )) qui est bâtie en briques. est située à mi-côte et presque inaccessible. t. on trouve de petites habi» tations que les solitaires ou les moines ont bâties. Autour de 1. P.23(> » hkixihmi. . Rien n'est égal à présente toute » cette vallée. en parle à peu prés dans les mêmes termes que ses prédécesseurs « La chaîne » » : » » » » ») » » » )> forme une gorge profonde dont les talus sont très rapides. » » )) et n'a pu servir ensuite de demeure qu'à de courageux l'horreur des solitudes que hermites. L'une de ces excavations. par une Société de gens de lettres.

L'ouverle . deux années durant. : . à ne revis la vallée d'Akhmîm retour de la Hautc-Égypte. Arabes lui affirmaient qu'il qu'au mois de mars 1886. Les parois sont taillées à pic. le reste est bâti en avant. qui étaient couverts de graffiti tracés aux encres : noires et rouges. sur la gauche des ruines.KT TRAVAUX i:XÎ:CLTr. agent consulaire de France à Akhmîm^ m'encouragea dans ma résolution : les y avait.S HN KGYPTR 237 partie des cham])res est creus('c dans le roc. D'Akhmîm à la vallée. se sont délitées et ont déposé une légère couche d'humus à la surface du rocher de hautes herbes à moitié brûlées du soleil ont envahi ce coin de : terre. A chaque tournant les talus se déplacent et changent de côté les eaux les minent de donner suite à ce projet : je mon . un rocher couvert d'écriture et s'offraient à m'y conduire. . Les ruines avaient un peu souffert depuis le milicni du dernier siècle les murs de la chapelle. l'ardeur des baudets se ralentit le reste du voyage se fait prudemment au pas. En passant de la terre au sable. Aucun ture en était pourtant visible à trente ou quarante mètres au- dessus du sol. et quelques arbustes poussent courageusement à était inaccessible. fabriquées avec du limon apporté de la plaine. Les briques crues. Cette excursion n'avait produit aucun résultat scientifique. sur le talus de la montagne. on reconnaît qu'on est dans le lit d'un torrent le fond est un sable fin. Frénay. La grotte dont parlent Paul Lucas et Pococke avec moi n'en connaissait même qu'elle des Arabes qui étaient chemin l'un d'eux prétendait avait été comblée par un éboulement. par El-Haouaouîsh et le long du canal antique. l'abri des pans de muraille. ont été lavés par les pluies et aucune inscription n'est lisible. . Des affaires de tout genre m'empêchèrent. un temps de galop d'une heure environ. Dès l'entrée. semé de longues files de roches roulées. non loin du couvent. mais l'action du soleil en a détruit la crête et les couches supérieures la pierre désagrégée s'est éboulée en longues traînées de décombres. M. mais l'impression de beauté sauvage que m'as'ait laissée cette solitude était si forte que je me promis d'y revenir.

de cascade. Non il loin un énorme bloc. et obstruée de galets qu'elles charrient un peu plus loin chaque année. peut-être avant qu'il y eût une Egypte. Elle est coupée en six endroits par les des bancs de pierre dure et comi)acto. Chaque fois qu'on passe de l'un à l'autre. s'étrécit bientôt. puis emportent pièce îi pièce et les rejettent plus bas vers la plaine. une plante grasse aux feuilles rondes et charnues^ et une espèce de tamarisque que les gens du pays appellent hahbal-el-gédrèh. Elles ont creusé une tranchée profonde de six à huit mètres. La gorge. qui peut aisément abriter cinq à six . et que les eaux n'ont pas encore réussi à user complètement. Quelques flaques. C'est le rocher écrit que les Arabes avaient signalé à M. Ce sont comme six gradins superposés. large de trois ou quatre.:?. dernier reste des dans un endroit plus : que de les autres un mince filet d'eau courait.i:s koiii. Il est plus large au sommet qu'à la base et se couronne d'une manière d'auvent. d'où six cascades s'échappent aux temps des pluies. remplis de cailloux croulants. Une variété de câprier à fleurs violettes..38 i)i:r\iî:Mi': raftort sir i. large de deux cents mètres. scintillent çà et là resserré poignée déterre végétale. Une végétation vigoureuse s'y développe et s'y maintient à l'ombre des rochers. détaché de la montagne y a bien longtemps de cela. L'intervalle entre quatrième et le cinquième est un plateau uni. Frénay. longtemps encore après que les chaleurs de l'été ont tout desséché à l'entour. qui traversent calcaire le marneux. et coupé au centre d'une sorte de rigole dont on ne reconnaît pas d'abord la nature.Kiiichivt'r aux endroits où vient frapper le courant. se dressait sur le côté droit de la vallée.i. Les eaux refont là en petit le travail qu'elles ont exécuté en grand et qui a formé la vallée. large d'abord de quatre-vingts à cent mètres. on doit descendre de baudet et escalader la nuu'aille par de petits sentiers étroits et le abrupts.i-is cli. partout où se rencontre une pluies de l'hiver. et tombant d'un caillou à l'autre se donnait des airs là. se cramponnent et poussent dans les crevasses.

le phallus dressé. et qui se reposa plusieurs fois en cet endroit pendant ses tournées officielles. » ou bien « Moi.j dans cette ville et dans les . Quelques pieux personnages ajoutent à leur titre une profession de foi et une prière « Un y a qu'un dieu qui secourt Théophilos. priej pour moi. afin que Dieu me remette mes péchés.symboles de Mîn. car parmi les inscriptions j'en ai remarqué une d'un scribeThoutmosis. le protecteur d'Akhmîm. Les années s'écoulent.ypti<: 239 Les chasseurs de gazelles y viennent été. Les plus longs ont été tracés par un certain Dexios. » Le christianisme ne tarde pas à décliner. Orion. le paganisme égyptien et grec cède la place aux sectes chrétiennes. environs. Apollon. comme les Syriens d'aujourd'hui. . Johannès '. ou. Peut-être l'un des dix ou douze Nestorios. Paniscos. Tkéon. Un Sémite a c'était écrit son nom presque à côté en caractères araméens peut-être quelque marchand. des chevaux. et les moines du voisinage viennent à leur tour rendre visite au rocher. ou l'image du dieu lui-même. le pauvre sire. comme à Thinis et peut-être à Siout. Le nom de Joliannès est écrit à plusieurs reprises avec le hori barré qu'on rencontre dans les papyrus coptes d'Akhmim preuve de plus que le dialecte de ces papyrus était en usag. dont j'ai relevé la : : hommes contre le trace. un homme â cheval quelques-unes des oies affrontées qui sont un des . Les graditi grecs sont très intéressants. La plupart n'y mettent que leurs noms. le bras levé. les deux plumes sur la tête et entouré d'un grand cercle. et c'est une coutume qu'ils ont faire la sieste pendant héritée de leurs ancêtres les i)lus reculés.i:t TRAVAix soleil. Des figures grossièrement gravées avec la pointe d'une flèche ou d'un couteau se mêlent aux écritures. qui était gardechasse en chef du nome Panopolite. quelque droirman de dahahièh accompagné de ses touristes. Daniel. La plupart représentent des gazelles. qui fut exilé à Khemmis^ y mourut. Leontios. est- il le célèbre hérésiarque. en hiératique de laXIX*" ou de la XX*^ dynastie. et l'arabe succède au copte aujourd'hui encore les chasseurs musuly vécut et : : 1. 1 i:xi':cuTi-:s en K(.

Je les trouvai dans l'état où je les avais laissés quatre ans auparavant. Au tournant prochain de la vallée. N'est-ce pas. et y avait vécu six mois durant la sente que ses pieds avaient fini par tracer était visible le long de la pente. et l'un des gaffirs qui nous accompagnait s'y lança résolument.240 DiaXIKMM UAPI'ORT SUR LKS FOUIM. Des graffiti à peine lisibles en hiératique et en démotique montrent qu'elle existait déjà à l'époque des Pharaons. Les débris du monastère sont à vingt minutes environ de cette station. Les inscriptions ont été pubUées par M. Un rocher la surplombait jadis. Nous passâmes plus de deux lu'ines. ou plutôt une niche étroite et peu profonde. est également chargé d'inscriptions de tout genre. on se Chaque année les pluies d'hiver nouveaux s'abattent sur le demande malgré soi combien de temps encore la la source. La caverne était redevenue accessible. Uniront par croire qu'elle renferme un trésor et : mettront en pièces. 2. Un chasseur de gazelles y était venu s'établir en 1885. Bouriant dans est le t. à copier ce qu'il y avait là de plus curieux. L'eau sourd lentement au fond la : d'un entonnoir étroit. dans un coin perdu et sur une seule pierre. dans le bassin de élargissent la fissure. L'eau a fini par ronger le pied du rocher. en nous voyant si affairés autour d'elle. Rouriant et moi. qui est le une faute d'audition pour Bir el-Aîn.KS et les mans ant'ètres païens bédouins du voisinage s'inscrivent à côté de leurs et ohrétions. sur la face orientale duquel on avait creusé une grotte. et je crains bien ({ue notre passage ne soit funeste à la pierre' les fellahs. mais assez haute pour qu'un homme pût y tenir aisément debout. Puits de réel. comme le n'sumc des destinées de l'Egypte entière? Un nuire roclier. M. où elle s'amasse et se conserve toujours fraîche. la falaise s'est déchirée du haut en bas la tranche ainsi détachée a glissé d'un seul morceau et est descendue . et 1. des blocs sol. le puits que Pococke appelle Bir el-Aham' nous attendait. placé à quelques mètres en arrière. viii du Recueil. Bir el-Aham Source. mais plus effacées. la nom .

à en juger par les tas de tessons à demi décomposés qui jonchent le sable environnant. Je crains bien qu'il ne soit le dieu Min. Ce sheikh paraît avoir été un joyeux compère il a encore. Les chasseurs de gazelles viennent boire et se reposer à cet abri sous roche. les habitants d'Akhmîm et des villages se trois rendent en niasse au débouché de la vallée et y campent ou f[uatre jours durant. où poussent de mauvaises et un superbe Ixwiquet de palmiers 10 jaillis- . Chaque année. on boit. C'est d'abord ime gorge étroite. pour permeWre aux voyageurs de s'abreuver plus facilement. : prennent une part égale aux réjouissances. Certains indices me portent à croire qu'il remonte aux temps pharaoniques. on y allume des feux. au moyen de grosses pierres fichées dans le sable. le don : de féconder les femmes qui viennent l'implorer et s'abreuver de son eau. comme on le voit par les représentations traest On s'y renferme la nuit par groupes.Yi'TM 241 masse entière gardera son é(iiiilibre. herb(.'s Derrière ce rempart s'ouvre un petit vallon. L'usage est ancien. Ces craintes de l'avenir ne tourmentent pas les gens du voisinage. La vallée se termine en impasse à six ou huit cents mètres du Bir el-Aîn. et le sheikh Shakoun exauce presque toujours leurs souhaits. entre autres vertus mirifiques. à demi barrée par d'énormes pierres entassées. on se raconte des histoires chrétiens et musulmans cées sur le rocher.(iTî. Il a donné son nom à toute la contrée. C'était sans doute dans des cercles analogues que les païens dévots plaçaient l'image du dieu Min. dont l'âme habite encore le voisinage. et on lui célèbre des fêtes qu'on m'a dit être assez fré- quentées. Le rocher et la source sont consacrés à un sheikh Shaklioun. Les femmes qui désirent avoir des enfants ne manquent pas de faire ce dévot pèlerinage.s i'. et les dévots y déposent des vases en terre cuite rouge. caché sous un déguisement musulman. Leur premier soin en arrivant de tracer des cercles plus ou moins grands.l'/r 'rUAVAix i:xî. on chante. on regarde danser des aimées. font leur les caravanes b(klouines parties d'Akhniîm y première station de nuit.n Kr.

2i2
sant d'une

nKUXIÈME RAPPORT SIR

I.KS

KOriI.I.KS

môme souche. La tige principale n'a guère plus de cinq mètres, mais elle est entourée de six tii^es ])asscs à l'ombre desquelles la verdure foisonne. A (juarantc mètres plus loin, derrière un talus de rochers écroulés, un palmier isolé, haut de deux mètres à peine, semble se plaquer contre la montagne. La paroi est formée à sa base de lits r(''guliers de calcaire, séparés par de minces couches de silex
d'aspect
si

régulier (ju'ou dirait les assises

d'un

mur en

A un mètre environ au-dessus du sol, juste en du palmier, un trou laisse suinter goutte à goutte une eau légèrement ferrugineuse, qui s'amasse dans un j^ot en terre cuite placé là par des mains pieuses, déborde, et, suivant la pente, se répand parcimonieusement dans le vallon, où une longue traînée de lichens jaunes dessine .sa trace sur le rocher. Cette source est, elle aussi, un but de pèlerinage. Les visiteurs doivent cueillir une feuille du palmier voisin et
maçoimerie.
face

l'introduire dans Torilice,

comme

la

camicllc d'un tonneau.
jaillit

Si l'eau enfile cette voie nouvelle et
c'est signe
:

imriiédiatement,

dehi, la

de bonheur sinon, gare à la mauvai.se fortune. Au gorge se resserre et s'emplit comme d'un torrent de
.se

pierres croulantes, puis elle s'élargit de nouveau et

déploie

en cirque de cent cinquante à deux cents mètres de rayon. C'est la naissance de la vallée. Pendant l'hiver, les pluies tombées sur les hauts plateaux s'y engoulîrent à gi'and fracas,

de gradin en gradin, entraînant les rochers dans leur course. Leur force s'use à ce travail, le sable les absorbe au fur et à mesure qu'elles descendent rarement elles dépassent la lisière du désert. Les habitants d'ElIlaouaouîsh prétendent n'avoir reçu leur visite que deux fois depuis le commencement du siècle.
et se précipitent
;

Assouan

n'est pas

un endroit favorable aux

fouilles

:

le

sable a recouvert la plus grande partie de la ville antique, et

on entre dans le temple ptolémaïque déblayé, il y a une douzaine d'années, par Mariette, comme on ferait dans un
souterrain.

Mon

attention s'était donc portée, dès le début,

ET TRAVAUX KXKCUTHS KN KGYPTE
sur la région située sur l'autre rive
et d'Klépliantinc.

243

du

Nil^ en face de

Syène
le

s'élevait, à l'époque
les chrétiens

romaine,

la station

de Contra-Sycne. Là,
vi*-"

avaient bâti, vers

un grand couvent, fré(|uemment restauré au moyen âge, mais abandonné depuis la con((ucte turcpie. Il
siècle,

s'élève sur le

versant méridional

d'une petite vallée qui

débouche droit au Nil, en face la pointe septentrionale de l'île d'Éléphantine. C'est un rectangle allongé, posé de travers sur le liane de la montagne. Il est entouré de hautes murailles, ca[)ables de résister à un assaut et même de soutenir un siège
régulier.

La vie des moines, sur cette frontière de l'Egypte musulmane et du royaume encore chrétien de Nubie, était plus troublée et moins assurée encore que dans l'intérieur du
fatimites et les sultans

pays. Les mercenaires turcs, arabes et nègres, que les califes

temps relever

la

mamelouks envoyaient de temps en garnison ordinaire d'Assouàn, pillaient tout
({u'ils

sur leur passage, et les soldats berbérins, tout chrétiens
étaient, n'éprouvaient
les biens

aucun scrupule

à mettre la

main sur

de l'Église. Le couvent

était

donc une véritable

forteresse.
drilatère,
la

La porte
non

principale s'ouvre au flanc nord du qua-

loin de l'angle est. Elle est disposée

comme
fois

porte d'un château, avec cour intérieure, corps de garde,

couloir en zigzag de nature à favoriser la défense.
franchie, on se trouve dans

Une

un dédale de cours

et

de bâti-

ments, en partie ruinés, en partie intacts^ qui se répartissent le long de la pente et se commandent l'un l'autre d'une façon

L'ennemi qui avait forcé l'entrée n'avait pas encore place gagnée il devait emporter chaque maison pied
fort ingénieuse.
:

â pied, en circulant à travers des ruelles étroites et tortueuses.

Des murs longitudinaux, menés de l'est à l'ouest, divisaient la ville en trois ((uartiei's, ou plutôt en trois étages superposés,
où l'on n'avait accès qu'au

moyen

d'escaliers en pierre, sans
la colline

parapets et sans abri. Tout au haut, à l'endroit où
pierres brutes vers l'angle occidental

s'étend et forme plateau, une sorte de donjon, construit en

du mur, domine

et le

$44

DEIIXIKM1-: lîAi'i'oirr

sru

i.i:s

i-oni.i.i'.s

le désert. Une longue galerie voûtée traverse le bâtiment central. Elle est tlanquée, ii droite et à gauche, de portes (jui donnent sur des chambres isolées ou sur de petites

moiiastcre et

maisons en briques, à deux: ou
tions
pieuses,
le

même trois étages. Des inscriprouge sur
le crépi,

tracées à

l'encre

nous

révèlent

nom de quelques moines. Cette galerie aboutitd'un

côté à une façon de tour en ruines, dont je ne vois pas bien

au milieu des constructions, de l'autre à l'église principale du couvent. Le chœur était arrondi et surmonté d'une coupole. Le mur du fond, le seul qui subsiste à peu
l'utilité

près entier,

est

décoré de fresques assez bien conservées

:

vingt-quatre personnages, et parmi eux les douze
dessin est raidc, la couleur est sale
je

apôtres,

sont rangés côte à côte dans les attitudes consacrées.
:

Le

ne crois pas qu'on

puisse reporter ces peintures au delà
cellules et les salles

du xiv*^ siècle. Les rangées autour du chœur sont littéraleinscriptions, grilîonnées hâtiveles fidèles.

ment couvertes de longues ment par les prêtres et par
bciille

Un

puits très profond

sur

l'enceinte

heures â
l'est,

avoir été enfermé dans Après avoir passé près de deux visiterce couvent, qu'on appelle aujourd'hui Déirle

côté droit, et parait

même

de

l'église.

el-Gliarbich, nous allâmes exi)lorer

le

cimetière.

Il

s'étend à

rebord du plateau et sur la pente de la colline. Les tombes sont en tout semblables aux tombes d'aujoursur
le

d'hui.

On

creusait la

fosse dans le sable, à

deux ou

trois

pieds de profondeur. Le mort y reposait dans ses suaires en toile ou en laine de couleur j'ai recueilli sur les
:

lieux des débris d'étofïe

ravée rou'ïe et blanche, jaune et

rouge, rouge et bleue, de travail grossier. Les habitants du

couvent étaient pauvres et n'avaient point,

comme

les

gens

d'Akhmim, des linceuls brodés ou garnis de bandes en tapisserie. Chaque tombe était surchargée de pierres plates entassées, pour empêcher les chacals de venir déterrer le
en grès ou en calcaire portait le nom de l'occupant, son métier, la date de sa mort. Un marchand
cadavre.

Une

stèle

i:t

travaux kxkcltks

i;n

kcyi'te

245

d'antiquités établi à

Assouàn m'en avait apporté un certain

nombre,

de mes précédents voyages '. Une recherche patiente de plusieurs heures enrieliit notablement notre collection. Uien n'est plus monotone que cette épigraphie
lors
«

monastique.
»

f Jésus-Christ f

.

— Le jour de

commémorer

bienheureux frère I^nnophri, qui s'endormit le 2 de Pachons de la IS*' indiction, l'an de Dioctétien 445», c'estLe jour de îi-dire 729 de J.-C. « f Jésus-Christ f. » commémorer la bienheureuse Anatolia, celui où elle s'en» dormit, c'est le 1^''" de Tybi, de la indiction, de l'an 497 » de Dioctétien », 781 de J.-C. Çà et là pourtant on recueille quelque renseignement utile à l'histoire. Ainsi nous apprenons le nom d'un prélat jusqu'alors inconnu, Pousi, « évoque
le
))

4*^"

de Pliihe, et premier père de ce monastère o. ]\Ialheureusel'inscription est mutilée à l'endroit où il aurait été le plus intéressant de l'avoir complète si nous possédions la

ment

:

date de la mort de Pousi, nous saurions par là
la la

même

celle

de

fondation du couvent. Pousi a dû vivre vers le temps de conquête arabe les inscriptions des tombes environnantes sont presque toutes du vnr' siècle. En quittant le cimetière, au lieu de redescendre au fond de la vallée, je suivis le rebord du plateau, dans la direction
:

du

Nil.

Dix minutes de marche

me conduisirent

à

une nécro-

pole d'époque romaine, profondément bouleversée par les

dans un repli de terrain, qui court du sud au nord, et vient aboutir au rameau principal de la vallée, à cent mètres environ do la rive du Nil. La plupart des tombes ne sont que des trous creusés, partie dans la
fouilleurs. Elle est cachée

roche, partie dans le sable en quehiues endroits où la montagne présentait naturellement une paroi verticale, on a taillé des cellules basses et peu profondes, sans ornement ni
:

Xodce ih's MonumciUs èU'^ publiées par M. Bouriaiit du Muscc de BouUiq, clans le Recueil de iracaux relatifs à la Philologie et à l'Archcolotjie è(j;iptieiiiics et assijrienncs, t. v. p. 62
1.

Elles ont

:

coptes

240

DKIXIKMI';

RAPPORT SUR LKS FOUILLKS
de
stèle,

inscri])lion.

Un

frnumciit

ramassé à l'entrée do
la

l'une d'elles, porte
et le

une représentation de

triade osirienne
très

commencement d'un i)roscynèmc en caractères de basse époque. Les morceaux de momie épars sur le sol
toile grossière
:

sont

enveloppés de

ils

suintent

un bitume

noirâtre,

d'odeur repoussante. Des tessons de poterie rouge, cuite au feu, sont mêlés à des fragments de vases en terre jaunâtre revêtus d'('niail bleu et vert, analogues à ceux qu'on trouve

dans

l'ile

d'l*J('[)hantine. C'était

en

elïct les

morts d'Éléphan-

tine et non ceux de Syène qu'on ensevelissait en cet endroit, et je ne doute pas que des fouilles dirigées avec soin n'ame-

nassent

la

découverte de quelques tombes curieuses

de

l'époque grecque et romaine. Celles de l'époque pharaonique

doivent être cherchées plus au nord, à l'endroit où l'agent consulaire Moustapha et le général Grenfell ont découvert

tombes des princes d'Éléphantine sous la VI"^ et la XII® dynastie. La haute colline qui s'élève sur la rive gauche du Nil, en face de l'entrée du port d'Assouân, et au pied de laquelle s'étendait jadis le bourg de Contra-Syène, est criblée de grottes antiques, les unes encore ouvertes, les autres plus ou moins comblées par les sables. Les premières se
les

trouvent surtout dans les parties hautes, au pied de l'oratoire en ruine qui couronne le sommet. Sous la domination byzantine et

pendant

le

moyen

âge, elles ont servi d'asile à de voisin
:

nombreux ermites dépondant du couvent

aussi les

quelques traces de peintures qu'on y remarque sont-elles presque entièrement oblitérées par la fumée des torches et du foyer, où les hommes de Dieu cuisaient leurs provi.sions. Les nombreux graffiti coptes tracés sur quelques parois ne
sont pas pour nous consoler de la perte des inscriptions anciennes. Il était à présumer que les tombes ensablées dont

on apercevait l'ouverture çà et là n'avaiont pas été plus épargnées que les autres. Les bras manquaient d'ailleurs

pour les nettoyer. La population très peu nombreuse du canton s'occupe exclusivement de commerce et de culture
:

i:r

TKAVALX KXKCLTKS KN

KCVI'TI-;

247
le

iiicmc en payant fort cher, on n'aurait pas ramassé

noml)re

d'ouvriers suffisants. J'avais doncctc obligé, commeMarictte,

de classer cet endroit parmi ceux où le Musée ne devait entreprendre aucun dcblayemcnt à moins de circonstances extraordinaires. Pendant les derniers mois de 1885, l'agent consulaire d'Angleterre à Assouan, un ancien drogman nommé Moustaplia, s'avisa que les grottes pourraient renfer-

mer quelques
compte
à

objets d'antiquités précieux et de défaite facile
Il

auprès des étrangers.

demanda

l'autorisation de fouiller de

demi avec le Musée, et mit au jour une sorte de caverne immense remplie de cercueils brisés. Le général Grenfell,qui commandait à Assouàn, intéressé parce premier
et fit continuer les égyptiens placés sous ses ordres. Le succès fut plus grand encore qu'on n'aurait osé l'espérer. Les

résultat, se substitua

au sieur Moustaplia

travaux par

les soldats

architectes égyptiens choisissaient pour y creuser les tombeaux des veines de pierre bien en vue, sises assez haut pour

ne pas être menacées par rexhaussement progressif du sol, assez bas pour que le cortège funèbre pût y monter aisément.
Tantôt,

comme

à Siout, à Bershèh, à Tlièbes, les hypogées
:

sont dispersés aux divers étages de la montagne

à Syène,

comme
fell

à Beni-IIassan,

ils

suivent les ondulations du filon et

sont rangés sur une ligne à peu prés droite.

Le général Gren-

eut bientôt fait d'en ouvrir une dizaine environ, et tout
à croire qu'il n'est pas

me porte
Ils

au bout de ses découvertes.
différentes.
II

appartiennent à deux époques

Un

seul

porte les cartouches de Nofirkerî Papi
les

de

la

VP dynastie;

autres sont des premiers temps de la

été préparés pour des princes d'Éléphantine.

XIP. Ils ont tous De même que

Eschmounéin, Siout, Thèl)es, Éléphantine était la capitale d'une i)iin(i[)auté féodale, dont le territoire couvi'ait une partie de la Nubie. Placée qu'elle était sur la frontière, ses chefs comptaient parmi les seigneurs les plus importants de l'Egypte, proba))lement aussi parmi ceux que les pharaons surveillaient avec le plus de soin. Ils ne devaient
Minièh,

248

DKIXIKMK RAPPORT

si

R

I.liS

FOUILLES

que les gouverneurs héréditaires de la marche o>'vntienno et les eommandants de la irarnison rovale étahlie à demeure dans leur ville. Leur nécro[)ole donne une haute idée de leur ])uissanc(' et de leur richesse. Le calcaire de la montagne n'est })as très fin et éclate aisément sous le ciseau. Les tombes ne portent donc que fort i)eu de
ù\ro presque toujours

sculptures; elles étaient peintes avec soin, et celles d'entre
elles
(|ui

ont échappé aux moines soutiennent presque la

com])arais(>n avec ce que nous avons de
à HtMii-Ilassan.

mieux à Bershèh

et

L'hypogée de

la "\'r'

dynastie a une entrée

une baie étroite et de sa hauteur, par un linteau carré qui réserve une porte dans la porte même. Un second tombeau avait été creusé sur la gauche, probablement à la même époque, mais, violé bientôt après, il avait été usurpé puis agrandi vers la XIL dynastie. Le nouveau propriétaire abattit la cloison qui séparait les deux chambres, et obtint de la sorte une .salle immense, de forme irrégulière. La partie de droite, qui correspond au tombeau plus ancien, est soutenue par deux rangs de piliers carrés. La partie de gauche est ornée de colonnes rondes, du genre de celles qu'on appelle assez improprement protodoriques, et présente une disposition que je ne me rappelle pas avoir rencontrée ailleurs. La travée centrale, celle qui est dans h' i)rolongement de la porte, ne marche ])as de plain-pied
des plus oiiginales.

On y

pénètre

])ar

haute, coupée en retraite, vers

le tiers

jusqu'au fond. L'architecte y a laissé sul)sistcr entre les colonnes un seuil de pierre, haut d'environ un mètre, taillé

par devant en forme de table, et qui servait probablement à déposer l'offrande funéraire. Au delà s'ouvre une niche, dont la paroi terminale est sculptée de façon à figurer une
stèle et porte l'inscription dédicatoire.

La décoration

parait

n'avoir été jamais achevée. Des traces de peinture et des

tableaux .sculptés ça et là près de la porte montrent qu'elle ne devait pas être des plus soignées. La toml)e violée une

seconde

fois,

on ne

sait à quelle date, était

vide à l'époque

1:T

TKAVAl X HXKCITKS KN

KciYI'Tli

2V.)

gréco-romaine.

Un

entrepreneur de pompes funèbres s'en

un dépôt de momies. C'étaient pour la eni[)ara et y ])lui)ait des gens pauvres et de condition médiocre. Leur cercueil était en bois de mauvaise qualité, peint rapidement. Leur mobilier consistait surtout en vases de terre mal cuite et de forme barbare. Leurs stèles sont presque toutes des plaques de grès commun, j'en ai reçu plus d'une trentaine
établit
(\iu^ le

général Grenfell avait mises de côté à l'intention du

Musée. Elles sont quelques-unes en démotique, les autres en hiéroglyphes de très mauvais style, et on ne saurait les faire siècle après Jésus-Christ. Elles remonter plus haut que le sont presque toutes dédiées à la triade locale, celle dont
r'""

Klmouphis
titre.

était le

dieu principal et sont intéressantes à ce

Les chrétiens brûlèrent une partie des cercueils, brisèrent les autres, dépouillèrent les momies le sol était couvert d'une couche épaisse d'(M-lats de bois, de pierres^ de poteries, et de débris humains, ;ui moment do la découverte. En déga:

geant la plate-forme, M.

le

général Grenfell Ht une découverte

inattendue. L'escalier qui
d'ordinaire ou détruit, ou

mène de

la

plaine au tombeau est
et à

comme

à

Thèbes
le

Béni-Hassanj

enseveli et reconnaissable seulement aux rangées parallèles

de grosses pierres, qui en marquent
sable
:

tracé à la surface

du

Conlra-Syène, il {;st intact. 11 commence au bas de la ix'iiie, a une manière d'estrade, taillée dans le rocher audessus du niveau des plus hautes eaux. Il esta double rampe et monte entre deux murs de pierre sèche. Je ne crois pas que nous ayons là l'escalier primitif, celui de la VI'Hlynastie il avait dû être détruit, au moins en partie, mais le propriétaire d'époque romaine le fît réparer et serrer entre deux murs, pour le prot«'ger conti'e l'envahissement des sables. On n'avait pas songé à prendre semblable précaution au début, fpiandil ne servait que rarement, aux jours de fêtes ou d'offrandes pour les morts on en reconnut la nécessité lorsque le tombeau fut devenu une sorte de fosse commune, où les
à
; :

parents

et les

prêtres avaient alîaire à cha(jue instant.

Un autre tombeau. C'est cette figure qu'on a prise pour colle d'un lioninie qui avait eu bôquille. la fumée de l'encens^ le sacrifice du Ixnuf et assiste aux travaux des champs. taillées à même dans le roc et adossées k la montagne. qu'on observe ce genre de décoration.i. debout. Elle se compose de deux anticliaml)res sans inscription. fils de la dame Satethotpit. et dans d'autres moins bien conservés. L'ordre dans lequel ils ont vécu n'est pas facile à établir. C'est la première fois. reçoit la libation d'eau. et a son fils légitime. Le couloir même a une chambre plus petite. Ati. devant une table d'offrandes.ks koi:ii. les noms d'une demidouzaine de princes qui ont gouverné le fief de la cataracte. Il est original et de bon eiïet. Ankhou )). celle des surveillants . Le mort est assis dans le fond. puis d'un couloir bordé de grandes figures de momies. appuyés sur leur nahoiit. au fond de laquelle est encastrée une niche en belle pierre fine. on recueillerait aisément dans ces tombeaux. : : : 1.es les époques. son favori » qui l'aime au cours de chaque jour.250 ni-rxiKMK rai'Poiit sur i. deux Ankhou. malheureusement tous les visages ont été démolis à coups de pioche ou de marteau. a sa décoration en plein air. Siranpit. et la ligne d'hiéroglyphes (jui descendait le long de chaque gaine a été mutilée.ks La plus belle des tombes de la XII'' dynastie ap]Kirlenait au prince Noubkeouri Naklit. situé plus loin. la jambe cassôeetqui s'appuierait sur une La pose est fréquente dans les tombeauxdetout. non plus que la nature des liens qui les rattachaient les uns aux autres ils paraissent avoir appartenu à une même famille et s'être succédé sans interruption. En cherchant bien. etc. à ma connaissance.lui présente le repas traditionnel. mais sur El-Kab c'est là toutefois un point sur lequel je demande à ne pas insister en ce moment. Les titres semblent indiquer que son pouvoir s'étendait. non seulement sur Kléi)hantine et sur Assouan. c'est encore qui dirigent un travail. le long de la muraille de rocher dans laquelle on a pratiqué le mort. appuyé sur son bâton de commanla porte dement'.

^'eI•s la lin du xr siècle de notre ère. Paris. Turcs vinrent au midi et allèrent jusqu'à Ibrini. science. prirent. p. » La fin est trop effacée pour qu'on en tire autre chose que des lettres isolées. J'éprouve un plaisir véritable à . pénétra dans leur pays et s'empara d'Ibrim. qui sont conservés à Bibliothèque Nationale. celui d'Ati. et une copie s'en trouve la au m des Papiers de ce savant. Le texte a été publié par Bouriant. 1811. 22 Tôbé. ii. et dans et ils la » » d'Amba Théodoros. premier jour de la lune.son exemple sera suivi par d'autres officiers. nous a fourni la seule inscription copte purement ]iistorif|ue que j'ai relevée jusqu'à présent. et l'un d'eux. pour le plus grand profit de la complet que celui pagne. E. copiée à Assouàn. pendant la royauté des : )) Turcs sur ces jours la terre entière d'Egypte.s en kuvi'TI-: 251 Leurs tombeaux ont été hal)ités par des moines. 218.i:t travaux kxkcltk. 89-93. Avant de quitter la Haute-Égy[)te. rfèographiqacs et historiques sur l'Eijypte. Recueil. le . l'évèque d'x\ssouân. Quatremère. vu. le sultan Saladin expédia contre eux son frère Sliems-ed-Daoulah. Petite Inscription historique le en dialecte thèhain. au » jour d'aujourd'hui.septième jour de Tobé'. 2. on aperçoit. de » l'ère des Martyrs SS^J. il arriva. avait été recu-^illi par Nestor Lhôte . Mcmoires t. qu'il les enregistra tout au long « Or. je veux dire quelques mots d'une descente que je fis à El-Agandiyèh. après un siège de trois jours \ Ces événements firent une impression si profonde sur l'esprit du solitaire qui vivait dans l'hypogée d'Ati. qui les repoussa. t. les chrétiens de la Nubie ayant pilh' Assouàn et envahi le Said à plusieurs reprises. p. Le général Grenfell se propose de reprendre prochainement les » travaux : je lui souhaite un succès aussi prompt et aussi qu'il a remporté dans sa première camle remercier de sa collaboration et j'ose espérer que . dans II t. sur la 1. A mi-chemin à peu près entre Edfou et Gebel-Silsilèh. . la ville notre père Amba les )) Markos étant archevêque de d'Alexandrie.

Elle a une enceinte en forme de trapèze. reliés par un cinuMit jnunâtre où il entre de la chaux et du gravier.es fouilles Elle est du Xil. les ruinos d'une ville antique. qui donne son ruines. de taille assez forte. Le sol est ))auvre et ne produit (pic des palmiers et des doums rabougris.sont construits en deux appareils. dont la position sous l'eau est mal connue des pilotes larges de trente à .ct sa silhouette rappelle un château féodal de l'Europe plutôt qu'une ville d'Orient. L'accès n'en est facile. verdissent à grand'peine entre le fleuve et le désert.sées au jeu des machines. . à quelque distance au sud de la ville. le village d'El-Agandiyèh. deux ou trois baudets efflanqués le long du l'ivage. nom aux Une dizaine de pâturaient au hasard chèvres et de moutons. Des champs de ricin et de dourah. qui soleil.soixante mètres. à placée comme chevauchons. moitié nue et nous servit de guide. a laissé se décompose chaque année par l'action du rouler d'énormes blocs degrés.o\o rivo droite i)i:rxii:MK lîAi'iM^in" sliî i. Le mur d'enceinte et la plupart des tours que j'ai examinées . Derrière cette étroite ceinture de végétation. Après quelques tâtonnements. sur une sorte d'('j)eron ahrupt que la montagne lance vers le ileuve^ et descend i"ai)idenient du sommet à la berge. mêlés çâ et là à de grosses pierres. le réis découvrit un point d'abordage. Oanquée de tours rondes disposées régulièrement d'espace en esj)ace. dans les parties expo. cache ses mi. En 1(S85.sérables cahutes de pisé. : une mancouvrc maladroite pouvait nous jeter contre l'un d'eux et l)erdre le Menshrch. Le vieillard qui paissait le troupeau laissa ses bêtes à la garde d'une petite fille à. J'avais toujours été frappé par la singularité de son apparence mais le manque de loisir m'avait empêché de m'y arrêter. je réussis à les épargner. Les tours . A la base. une maçonnerie en blocs irréguliers. sur la traversée de Louxor à Assouàn. du moellon et des galets. Au-dessus. ])<)int La montagne. quelques heures qui étaient nécessaires. mais disposés par lits presque normaux. Les gens du pays sont Nubiens d'origine et se rattachent à la grande tribu des Ababdèhs.

deux ou trois carrefours. A peu près vers le milieu. vers le ileuve. A mesure qu'on monte. les ruines deviennent plus compactes et le plan de ruelles irréguliôres. l)()rtes et fenêtres étroites. et les habitants pouvaient sortir de plain-piedpar les fenêtres du premier étage. vers une vallée aride qui se dirige â l'intérieur. extraire de la pierre à bâtir. larges â peine de quelques pieds. donne accès sur un chemin encaissé dans les rochers. dans le désert. llanquée do deux tours. Tout au haut de la colline le mur est presque intact. Une sorte de crête décharnée va rejoindre en s'abaissant d'autres collines situées à l'est.KT TRAVAUX i-:xî. une église ou un couvent se dresse et domine les masures voisines. sur le même modèle que les maisons d'aujourd'hui. les crépis portent quelques traces de peinture et la place de l'autel est encore reconnaissable. non plus que dans le reste de la ville. Autant c|ue j'ai pu en juger. La pente est tellement raidepar endroits que les rues se changent en escaliers et ciue les maisons semblent s'en dessine mieux. Les cjuartiers les plus ont beaucoup souffert. pièces sombres. les inondations ont emportés par morceaux et ont fait écrouler plusieurs la rivière des pâtés de maisons qu'elles n'atteignaient pas. par lequel on descend.crTi':s en i'kîypti-: 253 sont rondes ou ovales. mètres à l'enceinte avait une largeur moyenne de proches de les cincj la base. Elles sont bâties en briques crues. en saillie très prononcée sur le front du tracé. à gauche. et gens du voisinage ont fortement endommagé le revêtement de la courtine pour en. je n'y ai découvert aucune inscription. La nef est bien conservée et possède son toit voûté . assez rapprochées l'une de l'autre et ne dépassent pas de beaucouj) la crête ainsi ciue les escaliers (|ui les du mur. Une porte. La . lacis Un prêtes â glisser dans le fleuve de moment en moment : ki terrasse de l'une est au niveau du rez-de-chaussée de l'autre. Les créneaux ont disparu. escaliers où une personne peut à peine passer. menaient au chemin de ronde. â droite. une seule place oblongue. mui's épais pour résister aux attaques des voleurs. Malgré mes recherches.

HS position était des plus fiMtos on n'y trouve pourtant au(Hui débris d\''p»ique pliaraonique. et ses habitants durent y avancé. La tentation de les piller ou de prélever sur eux un droit de péage devait être forte. sans cesse en lutte avec la garnison d'Assouàn. Je pense qu'elle fut détruite entre XI" siècle la le ix*' et le de notre ère. et pirates. quand les incursions des Blemmyes puis des Nubiens forcèrent les officiers de sur l'empereur à occuper des points qu'on n'avait point songé à fortilier jusqu'alors.2ÎA DKUXIKMK RAPPORT SUR : I. La population. sont restées à peu près ce qu'elles étaient au moment de la catastrophe. et n'a été en usage qu'un siècle ou deux a])rès la conquête arabe. ni L'ai)pareil des même d'i'^pocjue impériale. massacrée ou déportée tout entière. Elle ne prit de l'importance que vers la fin de la domination romaine. al)andonnées à elles-mêmes. ])robablement et des murs cette localité de Tlmiouis ou de TiMun. maisons est postérieur à la période byzantine. à l'occasion.KS Foi II. Toum était admirablement placée pour leur servir de poste Les rois chrétiens pour devenir. de la Nubie. la rive droite du Nil. et les ruines.I. pendant une révolte des chrétiens de Haute-Egypte. . le site ne renferme point de mosquée et ne montre aucun vestige d(^ tombes musulmanes. Elle même commandait céder souvent. entretenaient des rapports perpétuels avec leurs coreligionnaires du Saïd et trouvaient un appui auprès d'eux dans leurs incursions en territoire musulman. D'autre part. et tous les bateaux qui circulaient entre les deux grandes villes d'Esnèh et d'Assouàn étaient obligés de passer sous ses murs. Il n'y avait là qu'un village dans l'anliquitc'. un nid de les débouchés du Gebel Silsilèh. dater des siècles qui suivirent l'expédition Son plus grand dével()p])ement doit d'Amr ben el-As. ne fut jamais remplacée. (|ue les itinéraires romains mentionnent entre ApoUonopolis Magna et Silsilis.

que j'aurais été presque obligé de l'attribuer au premierEmpirethébain. Bulletin <Ic l'Institut È'ji/pticn. 188. p. — l*'(il II. 1885. p. sans autre le moyen d'en apprécier la date que style des figures et des hiéroglyphes. du type de ceux que j'ai signalés dans avait à peine effleuré la lisière.I.n r.(rii. 171-170 du 180-183 du présent volume.5.l. cfr. Roubi a mis au jour une dizaine de mastabas nouveaux. 1. :^8-10. D'un côté. Ils appartiennent tous à la forme des noms et les VP cartouches royaux qu'on rencontre. mais l'un d'eux se rapproche tellement du faire de la XIl° dynastie. ])el Il a vidé de dix mètres et bâti en fonctionnaire de la d(^ appareil.î-. p. p. qui s'étend au sud de la Pyramide d'Ounas. Le réis Moustaplia a eu la bonne fortune de choisir pour théâtre de ses travaux un endroit où sont réunis des monuments de diverses époques. d'après laquelle l'avènement de la XP dynastie marquerait l'apparition d'un art nouveau. Bulletin (fc l'Institut luji/pticn.(iYPTK 255 m. L'un présentait cette particularité curieuse d'être pour ainsi dire à deux étages d'âge différent. 2. C'est une preuve de plus contre la théorie de Mariette.KS 1)K jMkmIMIIS L'exploitation des nécropoles de Saqqarah s'estralentie sans s'interrompre. où logeait un puits profond un grand XIX" dynastie.KV THWWK i. et dont Mariette Tous deux ont été heureux dans leurs recherches. inch'pendant de l'art et de la tradition memphites '. le réis Roubi l"'*' et son fils Khalifali continuaient à sonder les profondeurs du plateau sur lequel s'élèvent les le réis Pyramides de Papi et Moustaplia attaquait la vaste plaine de son fds. .s i. mon rapport de l'an dernier \ dynastie. comme le prouvent et la si je l'avais rencontré isolé.xi. De l'autre.17. sablonneuse. présent vohniic. et des mastabas en pierre la \'"^ et de la VP'. cfr.

c'est que tout l'efïort de Gizèh. car les fragments qui en restent sont couverts de tableaux en haut relief. Les monuments nous ont conservé le souvenir de plusieurs des déblayements qu'il subit. le mort et sa famille recevant l'iiomniage des vassaux./nâlcr. Si le champ de Saqqarah a moins rendu que les années précédentes^ ce n'est point qu'il commence à s'épuiser. G3. pi. le mort porté en pahuuiuin. Le roi raconte que. et semblent être l'univre d'un artiste de la XII'" dynastie. au rebord extrême semble hausser la tète autre eut lieu sous Thoutmosis IV. s'ensabla vite et fut ruiné en peu de temps. Les sujets sont si curieusement disposés et le travail est si précieux. où on l'a reconstruite contre le mur du fond de la salle du Centre. A peine terminé. décoré lui de sculptures eu très relie l' de la \^1'' dynastie: le mort voguant sur la mer d'Occident.2^)6 ni:r\iî:Mi-: rapport sir i. m. du temps où il n'était encore que prince 1. a été démoli à son tour par les fellahs en quête de calcaire pour les fours à chaux. Ce premier moiuiiuent. dont les fondations ne sont autres que les débris des anciennes murailles.ks roriLLKs La partie inférieure formait un toinbeaii comi)let. les sables l'envahirent et l'ensevelirent jusqu'au cou. Lc'psius. Le plus ancien que nous connaissions fut exécuté au temps de Khâfii \ probablement lors de la construction de la seconde des grandes Pyramides. Vn second personnage s'établit sur l'emplacement. L'histoire campagne s'est porté sur le Sphinx de du Sphinx est bien comme et les péripéties la principales s'en répètent avec une monotonie désespérante. comme en fait foi la stèle en granit qui est encore debout entre les pattes de la bête. . situé dans un pli du terrain. que j'ai fait enlever et transporter la paroi entière au Musée deBoulaq. du plateau Lil)y(iue. et édilia un mastaba neuf. et c'est grand dommage.il pour être le premier à découvrii.pardessus la vallée le lever de son père le Soleil. Dc/i/. Ce mastaba. Un Taillé en plein roc. qui dominait tout le voisinage.

comprit que le dieu lui avait parlé. sans se donner peine d'en façonner le revers. Il se tint parole à lui-même dès le début de son règne. » Le sable de la montagne sur laquelle je suis m'envahit. et Bircli.à Kannouti^à Isis. dans la région montagneuse du nome Mempliite. la blanche » et la rouge. p. Cette stèle a été pubhée dans l'ouvrage de Perring sur les Pyrala fin cfr.. contem» pie-moi. le dieu tir vers qui toutes les maisons de Memphis le et toutes les villes du voisinage lèvent en adoration leurs mains chargées d'offrandes. qui te donne la royauté (sur » l'Egypte) et tu porteras ses deux couronnes. Records of the Pasi. 1876. ô mon fils Thoutmosis^ car je suis ton père Harmakhou-Khopri-Rà-Toumou. il lui sembla que le dieu lui adressait la parole comme un père à son fils.Xl'aiTKS i:\ KCiVI'TK 257 avait riuil^itudc de s'en aller incognito.in. Un jour. mon défenseur » approche. il La piété s'alliait chez lui à : l'économie. dès qu'il pourrait^ le déblayement qui n'avait pas eu lieu depuis le temps de Khàfri. sur le trône de Sibou. à du tome m. et y grava son histoire. « Regarde-moi. et il ne architraves le la prit une des du temple voisin. La chaleur était lourde. il se mit pour faire la sieste de midi â l'ombre du grand S{)liiiix. pour de l'arc surles lions et sur les gazelles. t. pendant son sommeil. 89 sqq.. souverain des dieux. 17 . » Paye-moi de retour pour mes bienfaits. et dans les Denianâler de Lepsius. dans la Zciischrift. et. et résolutde recommencer.()3. entre les pattes du Sphinx \ une stèle en granit rose )) — )) : : qui raconta sa vision. prince s'endormit. » Le prince.. il i'. à Sokliit.a Si(. H. en me faisant ce que je désire. en l'an I. celui qu'on appelle aujourd'hui temple du Sphinx. il dressa. Je sais que tu es mon fils.. Ramsès II {)laça plus tard lit pas venir de Syène un bloc nouveau I . que le hasard l'avait men(3 dans la ])artie de la ncrropole consacrée à Sokaris. en s'éveillant. mides. me voici avec toi. l'image du très puissant Kliopri. \" série. xn.KT TllANAI \ royal.pl. Brugsch. je suis (ton père bien-aimé). en s'exercer au compa- gnie d'un seul seiviteur.

et menait les curieux et les dévots en face du dieu. dans le même sur la naufrage où périt le sarcophage de Mcnkeourî.2r>î^ in:r\iKMi-. contre la poitrine. divisé en deux étages par un palier. on songea à le préserver de l'envahissement des sables au moyen d'un système de murs assez compliqué. Les visiteurs. inscrivaient leur patte droite. descendait doucement. mais il semble l'enleva qu'après sable ne tarda pas à revenir. une sorte de chapelle précédée d'un second autel stèle encore en place aujourd'hui. ils construisirent un mur qui longeait les flancs. qui a été transporté à Londres par Vyze. il et qu'on rendit le dieu à l'admiration des fidèles. tête était encore intacte. Quand on de nouveau.s foi:ii. à peu de distance du corps. le dallage en rouge. enfoncée de huit à dix mètres au-de. parfois avec nom une légende en prose ou en vers. puis. lion avait beaucoup souffert. Les ingénieurs des Ptolémées pensèrent sans doute que ce serait trop forte dépense que de déblayer en entier le terrain sur lequel il reposait. Un escalier. Au fond. entre les pattes. La la mais le corps effrité n'avait plus du recouvrit les pattes et que la forme générale.f.ssous du niveau du plateau. la de Thoutmosis IV. iîAi'i'diiT sru de i. puis on le repeignit.i. une esplanade étroite. En même temps. Autant que je puis en juger par les relevés de Caviglia et de Mariette. à droite et à gauche.r. après avoir fait leur offrande.s deux stèles plus petites à côt<^ lui le . irrégulière. les joints en jaune. le long des pattes et devant la poitrine. deux stèles moins importantes de Ramsès II. On lui poitrine de dalles irrégulières qui lui rendirent l'ampleur première de ses contours. ou érigeaient une stèle le long des parapets qui bordent l'escalier quelques-unes des épigrammes que Caviglia avait recueillies ne manquent pas de mérite. à moins qu'elles n'aient été englouties sur les côtes d'Espagne. et sur l'esplanade même. qui ont été enlevées égale- ment par Vyze et qui doivent être à Londres.i celle-là. l'époque gréco-romaine. L'empereur Hadrien vint rendre hommage au Sphinx^ comme il fît aux statues de : . Ils trouvaient à mi-chemin un autel. et réservait.

C'est en partie sur la foi de ces témoignages que Caviglia entreprit de le dégager. Les monuments de la fille sur lesquels le grand Sphinx est figuré. j'avais Les motifs que de le déblayer étaient de deux sortes. et après le pèlerinage resta à la mode quelque temps encore Le sable revint. Les écrivains arabes sont persuadés de leur côté qu'il recouvre des salles souterraines et s'attendent à le trouver rempli de trésors. nous le montrent couché sur un piédestal presque aussi haut que lui. Peut-être faut-il reconnaître dans la tradition recueillie par Pline et par les Arabes le souvenir d'un fait véritable. dés qu'on cessa d'entretenir les murs. et décoré de ces rainures prismatiques qu'aimaient les architectes de l'Ancien-Empire. Il n'a été déblayé que de nos fut prise joui's : une première fois . qu'il contenait le tombeau d'un roi Harmakhis. Je n'entends pas dire par . et le sable était pour empêcher un nouvel remonté à son niveau primitif quand j'arrivai en Egypte. et quel meilleur cadeau à leur offrir que le déblayement du Sphinx de Gizèh? En second lieu. et quelques Bédouins âgés m'ont montré un trou profond que Pcrring pratiqua violemment dans le dos de la bête. pour pénétrer par là dans une des chambres intérieures. et sa croupe se cacha pendant toute la durée du moyen lui. Les artistes égyptiens ne modifiaient s'ils pas à leur fantaisie le ont représenté les attributs et la forme des dieux Sphinx couché sur un piédestal. âfre. c'est : très probablement qu'il était ainsi. d'après le témoignage d'un historien alexandrin. Pline rapporte. par Caviglia en 1818. la La plupart des grands travaux entrepris par le direction des fouilles ont été exécutés dans cessibles à : Saïd. le Sphinx ne nous a peut-être pas dit tous ses secrets. la stèle de Khéops et la stèle de Thoutmosis IV. le Sphinx disparut peu îi ]ieu. une seconde fois par Mariette en 1853 mais aucune précaution ne ensevelissement.FT TRAVAUX KXKCrTKS EN EGYPTE 259 Mcmnon dans la plaine de Tlièbes. et sont inac- ceux des voyageurs qui ne vont pas au delà du Caire il n'était que justice de tenter enfin quelque chose pour ces derniers.

il sullira distance sur la l'escalier de pousser quelques sondages à petite droite et sur la gauche. Or le Sphinx est le plus vieux monument do l'Egypte. Si.I. On voit quel champ d'exploration nouveau nous ouvre riiypothèse que je viens d'exposer et combien elle mérite d'être étudiée avec soin. là qu'il repose sm' un cube isolé de tous les côtés. mais dans la masse rectangulaire sur laquelle lecorpsétaitcouclié. on rencontre le sable .::?<'•(» DF. Le déblayement conduit jusqu'au lit du rocher sur lequel posent piédestal. non pas dans le corps même. : tombeau pouvait être. surtout en avant. le fait Du moment qu'on admet l'existence de ce piédestal. et l'on se sera borné à rendre au jour une des œuvres les plus étonnantes de l'antiquité. le Sphinx n'a jamais eu de piédestal. combien plus rapide n'aura pas été l'ensevelissement d'un piédestal ? Peut-être ce dernier n'était-il plus visible dès le temps de Kliafri. il était certainement oublié au temps de Thoutmosis IV et des Macédoniens. S'il a un tombes qui ne peuvent manquer d'être creusées à ses pieds appartiendront nécessairement aux siècles qui suivirent immédiatement l'érection de la monstrueuse idole.K^. les les pattes. peut-être avant la construction des Pyramides. Si le Sphinx a été enterré rapidement.KS FOIII. Enterrées de bonne heure. RAPPORT Sl'R I. comme un piédestal ordinaire de statue il suflît que la rociie ait été : i-ament'c à la verticale siu' 1i-ois la côt(''s. qu'on serait encore en droit d'espérerquelque découverte importante. D'ailleurs. Si l'on rencontre toujours l'hypo^ thèse est fausse. d'Hadrien. une partie au moins d'entre elles aura pu échapper aux recherches des Égyptiens et des Arabes. sous le roc.UXIKMF. au contraire. le tombeau rapporté par Pline n'est plus impossible le n'existerait pas. Lesdévotsqui déterrèrent le corps du dieu ne descendirent pas au-dessous du niveau des pattes: ils ne touchèrent pas à ce qui était plus bas. ou seulement même Egyp- sur le coté qui est tourné vers plaine pour (pie les étant assis sur le tiens l'aient consid('M"é comme ]ii('destal qu'ont représenté les sculpteurs de la stèle de Thoutmosis IV. Rien n'est plus facile que de la mettre à l'épreuve.

sera probablement telle qu'une centaine de mille francs sulliront à poinc. on praticpierait des sondages pour constater si le socle présumé existe ou non. et quelques centaines de francs dépensés chaque année sufiiraient à tenir la place nette. en 1884. un nouvel ap{)el de fonds sera nécessaire.i:t THAVAix i:xi. qui m'avait paru suffire aux premiers besoins quinze mille francs furent récoltés en trois jours et mis à ma disposition. Je n'avais pour me tirer d'embarras d'autre ressource que do m'adresser â la générosité publique. le i)i(''destal existe. et l'Europe entière tiendra sans doute à honneur de prendre part à la découverte la masse de sable à enlever . 201 jusqu'à une profondeur de luiit ou dix mètres au-dessous du niveau des pattes. Il n'était et ne pouvait être question que de dégager dans le Sphinx. S'il existe. je Le budget du Musée est si i)auvre. Les déblais retirés des ruines sont ordinaireuKMit rc^jctc's à di'oite et à gauche de l'excavation : commencée . que me serais considéré presque coupable d'en appliquer même la moindre part à des travaux qui peuvent n'avoir aucun résultat certain.yi'Ti.cLTi':s kn j':(. empêcheraient le retour rapide du sable. et qui sait ce qu'on peut espérer ? fortes. Ce premier point gagné. mais elles avaient aussi un côté aven- tureux qui me rendait assez diflicile le passage à l'exécution. Je le fis pour le Sphinx. Les raisons que j'avais de ni'altaqucr au Sphinx étaient comme on voit. et ^L Renan exposa en ternies éloquents l'inti'i'cM qu'olîrait la fouille projetée. il devenait indispensable de les transporter à . Le Journal comme des Débats se chargea d'ouvrir une souscription en France. Pour assurer l'exécution de ce programme. il fallait modilier la manière de procéder que nous avions employée jus(ju'alors. comme je l'avais déjà fait pour Louxor. d'abaisser le niveau du sol environnant jus(ju'àlaplate-forine rocheuse^ bref de remettre le l'état : monument il où on les le voyait vers le milieu du second siècle de notre ère murs anticpies. refaits dans les endroits où était nécessaire. J'avais demandé une somme de (juinzo : mille francs.

je les installai îi Gizêh dans les derniers jours de décembre ISSo. la stèle de granit^ ouvriers et les mit sous : . Les résultats ne se firent pas attendre tout ce que Caviglia et Mariette avaient déjà vu. M. les pattes. la stèle de granit. après quelesfouilleseurent duré une quinzaine de jours. à soixante mètres environ en avant de la ])oitrine du Sphinx. La mise en train terminée^ les devoirs de Tinspection m'appelèrent dans la Ilaute-Égypte. Emile Brugsch Bey. il déplaça les le menton môme du Sphinx. et la tranchée fut ouverte dans la seconde semaine de janvier 188G. Pourvu qu'un employé du Musée passât tous les huit jours dans les chantiers. et je laissai la direction à rofTicier chargé de la garde des Pyramides. La Daira Sanièh m'avait vendu a bon compte un train de wagonnets système Corbin. constatât l'état du matériel et fit envoyer au forgeron les essieux et les boulons qui auraient besoin de réparations. et huit cents mètres de rails restés sans emploi à l'usine de Minièh. mais. étaient plus aptes que personne à diriger l'enlèvement du sable. J'eus d'autant moins de scrupules à m'absenter que cette première partie du travail n'exigeait aucune science archéologique et ne présentait distance.202 DKUXiÈMK UAiM'oirr sri{ les fouilles la plaine où la prochaine inondation les emporterait au loin. Brugsch Boy la s'acquitta à merveille de cette partie toute matérielle de tâche. sous la haute main de M. impatienté de ne pas voiries marches. Mohammed AbouHiggazi et Moustapha. Au lieu de les transporter à Louxor comme c'avait été mon intention première. conservateur du Musée. et qu'en des- cendant jusqu'à dix ou onze mètres on verrait reparaître successivement la plate-forme. Le trois terrain choisi était un terrain connu. appelés à collaborer avec le réis des Pyramides Hatoui t'ait. continuer sans encombre jusqu'à la fouille pouvait mon retour. celui que Caviglia et Mariette avaient déjà On savait qu'à deux ou mètres de profondeur on rencontrerait les marches hautes de l'escalier. aulant que possible dans aucune remué. Roubi Hamzaoui. Lesréis de Saqqarah. reparut au jour. difficulté d'exécution.

circulent parmi eux. personne ne songea à souscrire. Les liquides qu'on y verse se mettent à tournoyer si le mouvement se propage de droite à gauche. Moncricff.KT TFîAVAIX le petit i:Xl':CLTl':S KN HfiYI'TI-: 203 ainsi : sanctuaire entre les pattes. les Il faut se rappeler du reste. c'est signe de prospérité. renouvelées de Mourtadî et de Makrizî. Vers le milieu de mai. s'il se propage de gauche à droite. Les beaucoup d'habitants indigènes du Caire refusèrent de sable dans l'intérêt unique de la science. Vingt histoires de trésors enfouis. le train de wagons du système Corbin est devenu insufiisant j'ai fait acheter un train du système Decauville^ dont les wagons sont plus grands et {)lus solides'. à l'exception d'un colonel de l'armée des Indes qui voulut bien me faire remettre une Cairotes. Le déblayemont a été presque achevé le long de fellahs et et refusent encore de croire qu'on déplace tant : : 1. La modification les apportée à mon plan de cam})agne eut deux conséquences l'une fâcheuse. car elle l'autre heureuse. D'après la plus accréditée. et leur somme confrère relativement importante par l'intermédiaire de notre M. c'est signe de malheur. car. très platoniquement du reste. la joie des voyageurs et des donna occasion de s'intéresser au travail. pour apprécier la les résultats obtenus. circonstances : particulières dans lesquelles je me suis trouvé appelé à agir les difficultés la révolte des quatre colonels. mais on ne doute pas que les afrites commis à sa garde ne finissent par nous jouer un mauvais tour. de toute sorte qui signalèrent les les premiers temps de l'occupation anglaise. surtout embarras Oiianciers . La première partie du programme est donc en voie d'exétion. guerre contre Arabi. Elle est taillée dans une seule onyx de grandes dimensions et jouit de propriétés particulières. car elle augmenta sensiblement fit frais. Ce fut le dcrnior acte de mon arlniinisti'ation. fils de David. nous cherchons à déterrer la coupe de Salomon. J'ai le souvent i'e. On ne dit pas comment la coupe de Salomon a été déposée dans le Sphinx. qui est enterrée sous le Sphinx.:rrotté de n'avoir pu nie procurer ce nialériel dès des fouilles auxquollos j'ai début : j'aurais exécuté bien dû renoncer.

Le ministre des travaux publics. et n'a pas peu contribué à la rapidité le qui m'obligèrent à me contenter du budget plus restreint service des fouilles ait jamais disposé. E. Mahmoud Pacha dont le wagonnets acheté avant mon départ a été employé depuis par M. avaient été découvertes les loger Arrivées à Boulaq. Rapport sur la trouralUc <lii Déir cl-Baliafi. 1. Grébaut à Louxor.I. après avoir remis au jour les murs explorés par Mariette en décembre 1888. Les fouilles du Sphinx dévièrent après mon départ. îi la demande de notre confrère Rousseau-Pacha. 129-1(59. qui était alors sous-secrétaire d'État. a l'époque été découvert deux fois par Mariette. Le problème demeure donc tel que je l'ai laissé. en 1881. dans le Bulletin do l'Institut É'juptien. S. qui reliait l'esplanade fouillées par ravi<2:lia et par Perring. 2. . le ne joignais au récit des compte rendu de celles (jui ont eu lieu (I. Le train de des déblayements. car on n'a presque aucune chance Le système de couloirs et de du Sphinx au temple vers romaine. la salle où elles reposent encore aujourd'hui. p. et qu'on puisse constater l'exactitude de l'hypothèse que m'a suggérée l'étude des monuments \ IV. J'ai raconté comment les momies royales de Déir el-Bahari '. les ouvriers la ont été reportés au sud : c'est la partie plus ingrate de l'univre. — Lks Momies royales Ce rapport serait incomplet. Lsmail Pacha Eyoub. en 1^53 et en 1S80. quelques semaines avant sa mort. Les chambres du sud et de l'est ont été d'y rien trouver de nouveau. Grébaut les abandonna. De longs mois s'écoule- ront avant (ju'on arrive aux points intéressants. si je opérations entreprises dans ailleurs les ruines.?<U DI-. M.uis l'enceinte du Musée. à Déir el-Haliari. 1881.rXIKMH HAI'I'OKT SIU I. il fallut d'abord convenablement. Son successeur au ministère. leur construisit.KS l'escalier. portes.KS 1-(H II. à Médinét-Habou.

Vers le mois de septembre de l'an dernier. celle de la reine Nofritari probablement. elle avait été déjà Arabes et la face en était défigurée. en présence de son lointain successeur.i:t TRAVAix i. et le corps enterré provisoirement: il menaçait de tomber en putréfaction au contact de l'air'.xr:( iTKs KN i':(4Yi'Ti': 205 Folimy. le Khédive désirait depuis longtemps savoir Ramsès II lui-même que nous avions dans portait le nom du conquérant. D'autres momies. étaient adossées. M. que S. A. Ramsès II fut si c'était bien qui le cercueil le premier des pharaons qu'on dépouilla de ses bandelettes. celle d'un prince anonyme enfermé dans une gaine blanclie. avec soin et à loisir. M. 1. le conservateur-adjoint du Musée. et réintégré dans les salles du Musée. Les péripéties de l'opération sont racontées en détail dans le procès-verbal suivant. Scott Tout Moncriofî. la momie de Thoutmosis III . commenraient à exhaler des senteurs étranges et menaçaient de se décomposer. Le séjour dans le sable et dans la terre sèche arrêta. fut ouverte par M. Brugsch pendant mon absence. ce qui avait été fait jus- qu'alors rapidement et sans précautions suflisantes. comme je m'y attendais. . douze vitrines pour préserver les })rincipales du contact immédiat de l'air. une seconde momie. Dès les premières semaines de leur séjour à Boulaq. sans ordre et pendant mon absence. Puis ce fut notre confrère. ce commencement de putréfaction : il fut déterré. leur donna. n'avait pu résister au désir de voir face à face l'un au moins des souverains dont il avait la garde. qui ouvrit les crédits nécessaires pour boiser en partie les murs auxquels elles cela ne s'était pas accompli sans de lon^s relards dont elles avaient souffert. S. Ces accidents divers et l'impossibilité où je me trouvais de les prévenir me décidèrent enfm à faire fouillée par les moi-même. que sa mauvaise odeur m'avait obligé à reléguer dans les magasins du Musée. Emile Brugsch. le Khédive a bien voulu signer dans l'intérêt de la science. et avait démailloté. en 1882. A. après mon départ. celle de Soqnounrî.

HS rolIIJ. directeur de la Maièh de S. A. dans la salle dite des Momies royales. Emile Brugsch-Bey. le Khédive et par les hautes personnes réunies dans la salle. médecin de S. Abaza Par les soins de M^L Gaston Maspero. conservateur adjoint du Musée de Boulaq. directeur général des fouilles et antiquités de l'Egypte. Khaïri-Pacha. Takla-Bey. extraite la première de sa cage en verre. XM X . A. La momie n" 5233. président du Conseil des ministres. au dépouillement des deux momies qui portent au catalogue imprimé les n'^** 5229 et 5233 et proviennent de Déir-el-Bahari. Kliédive d'Egypte. Henry Drummond Wolf. ministre de l'Intérieur. correspondant au vingtliuit de chaaban 1303 de l'IIégire. est celle de Kamsès II Sésostris. et Ahmed-Bey llamdy aides de camp de S. Nubar-Pacha. Salem-Pacha. liant-commissaire de Sa Hautesse le Sultan. le Khédive. le Khédive. Hitrowo.xwvi et le l*^"^ juin. enroulée autour du corps. la première enveloppe fut enlevée. grand-maitre des cérémonies de S. du grand prêtre d'Amon PinotmouP*". . ministre des Finances. le Khédive. Abd-el-Kader-Pacha Hilmy. tracés sur un premier linceul à l'endroit de la poitrine.2C)Ct DiaXIKMK HAl'I'OKï SUH I. Daninos-Bey. le Khédive. il a été procédé. AbdourrahmanPaclia Rouchdy.KS L'an Mnccci. conservateur. Et en présence de Leurs Excellences IMouktar-Paclia Ghazi. Walpole. et Urbain Bouriant. agent et consul général de Russie. comme en font foi les procèsverbaux des années VI et du grand prêtre d'Amon Hrihor-Siamoun. A. et l'on découvrit successivement une bande d'étoffe large d'environ 0"'20. haut-commissaire de Sa Majesté Britannique. A. Par ordre et en présence de Son Altesse MoliammedPaclia Thewfik. Abdallah-Bey Fawzy. Chouki-Bey. à neuf lieurcs du malin. ministre des Travaux publics et de l'Instruction publique. La présence de cette dernière inscription une fois constatée par S. Moustaplia-Pacha Felimy. puis un second linceul cousu et . Zoulfikar-Pacha. A.

ainsi que le le profil de la déesse rappelle. l'arcade sourcilière saillante. Le front est bas. La peau est d'un jaune terreux. Il apparut. détachée au ciseau. légèrement écrasé au bout par la pression du maillot. La moustaclie la et la barbe. mais rudes et hérissés^ ont une longeur de 2 ou 3 millimètres. le masque de la momie donne très 1. La tête est allonLe sommet du crâne est les entièrement dénudé. mesure encore 1"72. En résumé. ils ont été teints en jaune clair par les parfums. puis une couche (>tait de pièces de toile. mince^ busqué la comme le nez des l'oreille Bourbons^. peu fournies et blancs rasées avec soin pendant la vie. parfaitement symétrique \ gée. la tète^ pommette proéminente^ mâchoire ronde. bien conformé. Les cheveux. a laissé entrevoir quelques dents très usées et très friables. puis deux épais- seurs de bandelettes et une pièce de toile Cmc tendue de lu tôte aux pieds. Une bande placée sous cette amulette. écartée de la forte et puissante. largement fendue. et : nuque l'ccil petit. forment de véritables mèches lisses et droites. le nez long. menton La bouche. . Môme après le il tassement des vertèbres et la rétraction produite par la momification.ET TRAVAIX HXKCUTKS KN HCYPTH ninintonii d'ospace par des 207 bandes (itroites. Ramsès les servis. d'environ un prescrivait mètre. mais blanches très long. le est bordée de lèvres épaisses et charnues elle était remplie d'une pâte noirtâtre. pliées en carré et maculées par s'étaient II la matière Cette bitumineuse dont embaumeurs dernière enveloppe écartée. petite par rapport au corps. prendre. nouvelle le profil connaître les pur et délicat de Séti I'^ tel que nous le font bas-reliefs de Tlièbes et d'Abydos. comme ceux de la chevelure. d'environ 0'"05 de longueur blancs au moment de la mort. rares sur s'épaississent à la tempes. à s'y méle Rituel . y est dessinée en couleur rouge et noire. la tempe creuse. avaient cru au cours de la dernière maladie ou après mort . Une image de la déesse Nouit. . les poils. et bien entretenues. plaquée de noir. est grand. étroit. dont une partie.

ainsi qu'une autre le momie sale et déguenillée. régna nombre d'années avec son père Séti soixante-sept ans seul. ensevelies à part dans le creux d'un r)sirisen bois. on en avait conclu que la momie n° 5229 était celle de cette reine. hautes. et probablement.ks i-oriLi. atrophiés par dégénérescence sénile on muscles sont en effet.se. Reléguée aux magasins du Musée. frottés de henné comme les mains.2r)S DiaxiKMi': uaim'Out sih le i. mais la réduction des chairs en a modifié plus profondément l'aspect extérieur. et aurait été placée à côté de Nofritari par les prêtres chargés de cacher les cercueils royaux dans le trou de Déir el-Bahari. L'autre momie aurait a])partenu à une princesse encore inconnue. selon un usage assez répandu. peut-être légèrement bestiale.i:s siiHisamnKMit l'idée de ce qu'était masque du roi vivant: une expression peu intelligente. les bras croisés sur la poitrin(\ les les épaules sont fines et mains la rougies de hennés les ongles très beaux. taillés à hauteur la delà chair et soignés plaie par laquelle les comme ceux d'une petite maîtres. La poitrine est ample. de l'obstination et un air de majesté souveraine qui perce encore sous l'appareil de l'embaumement. II Hamsès Le dépouillement de instants. : les sait. Les cuisses les et les jambes sont décharnées. femme du roi Ahmos F'' de la XMII" dynastie. Elle avait été trouvée dans le grand sarcophage n"^ 5247. embaumeurs avaient ôté les viscères s'ouvre l)éante au flanc gauche. Le reste du corps n'est pas moins bien conservé q^c la tête. que I"''. Après un repos de quelques vers dix heures moins dix minutes. mais de la lierté. Les parties génitales ont été enlevéesà l'aide d'un instrument tranchant. la momie de Ramsès II n'avait pas exigé [dus d'un quart d'heure. un peu plats. la momie n" 5220 fut retire à son tour de la cage en verre. Comme le sarcophage porte nom de Nofritari.. minces. Le cou n'a plus (pie le diamètre de la colonne vertébrale. Les os sont faibles et fragiles. et dut mourir presque centenaire. pieds longs. elle acheva de s'y corrompre et répandit bientôt une telle odeur qu'il devint nécessaire de s'en débar- .

A. roi des dieux^ : 1. très répandu à Tlièbes. La toile d'orange détachée. sur le linceul en toile blanche qui venaitimmckliatementau-dessous.i. les autres afîirmant ('tait que la couleur noire de son visage et de son corps une simple liction des prêtres: son culte. Une courte légende. nous apprit que le linge ainsi décoré était un don du chef blanchisseur de la maison royale. portait une scène d'adoration du roi Ramsès III à deux formes d'Amon. De là des dis. on aperçut. M. le 2S. la déesse delà mort et des ténèbres. découvert le sarcophage n" 5247. femmes ou filles dans de Ramsès III. Maspero rappela à S. L'ouverture de la momie n" 5229 allait probablement l'ésoudre à tout jamais ce problème d'histoire. Elle ne portait aucune inscription apparente on voyait seulement autour de la tête un bandeau couvert de figures mystiques. mi-partie en hiéroglyphes cursifs. n" 5229 était enveloppée proprement d'une toile de couleur orange.(iVi'TK 2G9 rasser. une inscription en quatre lignes « L'an XIII et le second mois de Shomou. le Khédive que Nofritari est représentée peinteen noir dans certains tableaux. mais un lambeau d'étolTe. Ou rouvrit donc et on reconnut qu'elle était eniniail- qu'il toml)a littéralement cadavre fut à peine exposé à l'aie en putréfaction et il se mit à en suinter un pus noirâtre d'une puanteur insupportable. appartenant à la nici) hlanclie \ Les bandelettes n'avaient aucune trace d'écriture. le c'c'tait u!ie mais constata ([ue femmed'àge muret de taille moyenne. la déesse noire.t 'iM{AVArx KXKcrTi'::^ i:n r. ^'<>il' à ce sujet la note de la page 2C<î>. La momie cussions interminables entre les Égyptologues. les uns pré- tendant que la reine était une négresse. le premier prophète d'Amon. . mi-partie en hiératique. en faisait une forme d'IIallior. mais que d'autres monuments lui attribuent le teint jaune et les cheveux lisses des femmes égyptiennes. ce jour-là. On lotée avec soin. et on pensa que la momie anonyme était d'une des nombreuses sœurs. fixée par des bandelettes de toile ordinaire.

salle. allèrent restaurer le défunt roi Ousirmarî-Miamoun et l'établir pour l'éternité. Quelques-unes des toiles portaient des tableaux et des légendes à l'encre noire : le dieu Amon est assis sur son trône. couches de linge se firent jour à travers l'ouverture momie semblait fondre et se dérober sous nos doigts. au-dessus. un dernier linceul de toile rouge. Khédive quitta la . 111 fut dressé sur ses pieds et photographié dans son costume de bandelettes.i. et la momie anonyme Hamsès était sans doute Nofritari.ks foi'ii. pour que le dieu Amon lui accordât vie. La péripétie qui substituait un des grands conquérants de l'Egypte à la reine la plus vénérée de la excités au plus haut degré XMII« dynastie les avait surpris et le dépouillement recommença au : milieu de rimjïatience générale. n'avait que la repréd'Isis et . en bois doré. en or pur. un désappointement vivement ressenti par l'assistance la face était noyée dans une masse compacte de goudron qui empê. Nephthys adorant le Soleil mais l'autre. puis on fut arrêté par un maillot de canevas cousu et enduit de poix. » Ce qu'on avait pris jusqu'alors pour Nofritari était donc le cadavre de Hamsès III. Faïtâatnimout.'^H) i>i:r\iKNfi-: rai'Port sir i. était de Hamsès 111. Trois épaisseurs de bandelettes disparurent rapidement. S. une ligne d'hiéroglyphes nous apprend que cette bandelette a été fabriquée et offerte par un dévot du temps ou par une princesse de sang royal. Ce point constaté. A. Tous avaient quitté leur place et se pressaient péle-méle autour des opérateurs. plis » : Deux pectoraux le se dissimulaient sous les de l'étofïe premier. elle parut longue encore au gré des spectateurs. la puis. et le scribe de nécropole Boutehanion. santé et force. « par la dame chanteuse d'AmonRâ.kj^ Pin<>tniou. Piônkhi. cette gaine fendue à coups de ciseau. Une dernière gaine de canevas poissé. Si courte que fût la pose. lils du proini<^r prophète d'Ainon Piônklii. de nouvelles . roi des dieux. la le scribe du temple Zosersouklionsou. . et.sentation ordinaire : chait de distinguer les traits. fille du premier prophète d'Amon. le A onze heures vingt minutes.

aux hanches. de Ramsès La bouche II . Ramsès III est comme une imitation réduite et Houe de Ramsès II la physionomie est plus fine et. ni très haut. mais de mauvais style et d'exé. Bref. celle puis remplie de chiffons. aux articulations. lèvres minces laissent apercevoir des dents blanches et bien rangées. se détacha peu à peu. mais aux bouches du Nil et sur les frontières de l'Egypte. sculpteur adjoint au Musée. le nez moins arqué. la première molaire de droite semble s'être brisée à moitié ou s'être usée plus vite que les autres.XKCUTKS KN KiiYI'TR 271 Les opérations furent reprises dans l'aprivs-midi du même jour et dans la matinée du jeudi 3 juin. Le corps. en Syrie ou en Ethiopie. L'oreille est moins écartée du crâne. Les traits sont moins bien conservés que ceux de Ramsès II on peut . mais la taille est moins haute. les pommettes sont moins saillantes. les épaules sont moins larges. : .KT TI{AVAi:X F. Le front. Le goudron. des constructions.somme toute. mais on ne peut rien affirmer à cet égard celui de . Les yeux étaient peutêtre plus grands. vigoureux et bien musclé. son règne l'est au règne de Ramsès II des guerres. la cavité avait été vidée. le menton et la mâchoire moins lourds. . Ce qu'il ('tait lui-même à la personne. La peau ridée forme derrière la nuc{ue. Pinotmou I*^"". non plus â distance. est celui d'un homme de soixante ou soixantecinq ans. sans être ni très large. La tête et la face sont rasées de près et ne montrent aucune trace de cheveux ou de barbe. Un nouvel examen des bandelettes a permis de reconnaître des inscriptions sur deux d'entre elles la première est de l'an IX. des plis énormes imbriqués l'un sur l'autre le roi était obèse au moment de la mort. . que pendants. elle est percée pour recevoir des les est démesurément grande. : les paupières avaient été arrachées. la vigueur était moindre. la seconde de l'an X du ^n-and prêtre d'Amon. attaqué prudemment au ciseau par ]\L Alexandre Barsanti. . cependant recomposer jusqu'à un certain point le portrait du conquérant. plus intelligente. est mieux proportionné que Ramsès II l'arcade sourcilière est moins forte. sous le menton.

La reine Nofritari et sa fille Ahhotpou étaient enfermées dans des espèces de P"" . lourd.i.son petil-lils : lai. celui de Soqnounrîj est trapu. presque joyeuse le mort voudrait bien nous tête et la coiffure sont peintes en jaune. ijAi'poirr pi('t(' sn? i. Le plus vieux. Ils ont la figure souriante. à Ils se les décrire.s. partagent naturellement en deux groupes. ce fut le tour de Séti I<"" et de Soqet des grands prêtres d'Amon. distingués de l'autre par l'apparence exti'rieure. sont rangés les pharaons de la X\'II'\ de la XMII« et de la XIX" dynastie. D'un côté. recouvert d'une couche de stuc blanc jadis doré. et un désir 1t>l (If ('(^picr lils en tout son illustre prédécesseur d(\s lils (|u'il donna à dans Ui ses les noms de Ixamsès II cl pi'es(|U(' même ordre. ])ar la pose et l'aspect de la momie. depuis So(|l'un II de l'autre. la nounrî jusqu'à Ramsès . ceux de la XX*' et les grands prêtres d'Amon depuis Ramsès III jusqu'à Pinotmou III. sauf la tête qui est enduite de jaune clair.i:s i-oiii.sez simples. Après Kamsès II et III. * Les opérations ainsi commencées ne s'arrêtèrent plus.statues gigantesques.'•^i'2 DKrxiKMK liàtive. Ceux d'AmenhotThoutmosis II sont à fond blanc. par la façon dont les linges sont placés autour du corps. I*"" pou et de . mais avec des ressouives moindres. une vanité aussi elTrénée. puis celui d'Alunos Un mois entier sullit à déshabiller tous ces Pharaons. à leur arranger une dernière toilette qui les rendit ])ropres à figurer décemment dans le Musée. uounrî.i-s cul ion une aussi fastueuse».ser croire qu'il est content de son état. à les I*""' mesurer. Séti . hautes de plus de trois mètres. Les deux momies replacées dans leurs ea^es après une légère préparation seront désormais exposées à visage découvert eomnn» celle du prêtre Nibsoni. Les cercueils du premier groupe sont d'ordinaire as.

les hiéroglyphes et les figures de l'ornementation menus fragments de pierres précieuses et d'émaux enchâssés dans l'or. le sarcophage était taillé dans un bloc immense de granit ou d'albâtre ouvré finement. la fin dont l'usage devint général vers de la XIX" dynastie. surtout si on la rapproche du luxe que ces roitelets obscurs ont déployé pour sont formés de décorer leurs piètres personnes. mère du pharaon Hrihor. La reine Notmit. Une feuille d'or recouvre chacun de ses deux cercueils à Texception de la coiffure et de quelques reproduit portrait détails . La face et les mains sont ou dorées ou revêtues la tête d'une feuille de cuivre doré: le est ciselée avec amour et du personnage.-imc caisse de bois nu. On les glace presque tous de ce vernis jaunâtre. Les grands prêtres d'Amon et ceux de leur famille n'avaient point. Kamsès II.K'I' TlîAVArX IlXKCLTÎiS KN l'-KiYPTE 273 avait des yeux d't'mîiil incrustés. comme les confpiérants qui les avaient pré- de l'Egypte et des pays voisins. employèrent ce qu'ils avaient de ressources et d'énergie à se creuser un hypogée enfoui profondément dans la montagne. et chaque cercueil est décoré avec un soin . sans peinture. minutieux. leurssujets étaient pauvres. le décor extérieur change complètement. la : faculté de puiser indéfiniment dans les trésoi's 18 . au lieu de leur sépulture. Leur pouvoir ne s'étendait que sur une partie de la vallée du Xil. La simplicité des grands morts ne s'explique pas bien du premier coup. se distingue entre tous par la splendeur de son appareil funèbre. peu importait que le bois où dormait la momie fût peu ou point décoré. Les couvercles et les cuves se chargent de scènes et de légendes dessinées et enluminées avec soin. barhouillée de blanc Ramsès 11. leur budget médiocre ne leur permettait pas d'entreprendre de longs travaux ils renoncèrent à se préparer des tombes cédés. Séti I'^'". même. Les parois en étaient sculptées ou peintes. Il faut se rendre à Thèbes pour en comprendre la raison. Ramsès III. Dès qu'on passe au deuxième groupe. et une caisse en forme de momie. Les momies ont double et triple cercueil.

Quelques tours de bandelettes. entre les bras et les hanches.i?74 niirxiKMK uaitort str i. des rogiuu'es de barbe et de poils. une substance granuleuse. qu'une ]ireuve de plus à joindre nombreuses que nous avons de leur faiblesse déjà aux preuves de leur pauvreté. On sait quel rôle les cheveux humains jouaient dans la magie il suffisait de les brûler avec des cérémonies et des incantations déterminées pour acquérir une puissance presque illimitée sur la personne à laquelle ils avaient appartenu. n'en avait qu'une de seconde main qu'on avait dérobée au prince Montouhotpou. renferment le cœur ou la rate.ks fouilles monumentales C(M'i-ueils n'est. et dépensèrent ce qui leur restait d'argent à se fabriquer de belles caisses en sycomore. moins favorisée. Les jambes. mais la aussi une copie exécutée spécialement pour elle princesse Miritamon. les bras. souple. surchargé de prières à l'usage de l'autre uîonde. Le roi Thoutmosis III avait de la sorte un exemplaire presque complet du : Livre des Morts. et c'était le moyen le plus sûr de soustraire ces débris aux magiciens de mauvaise volonté. D'autres paquets. aussi légère et aussi transparente que la mousseline de l'Inde. Les momies du premier groupe ne sont pas très étroitement emmaillotées. fils Amenhotpou II avait fait écrire La princesse Mashonttimihou en possédait . puis venaient une seconde pièce d'étoffe et des bandelettes nouvelles.. que son à son intention. autour du cou. puis on arrivait au . Les embaumeurs ensevelis. glissés dans l'intervalle des cuisses ou des jambes. des cheveux tressés ou coupés en mèches et libres. Le suaire le i)lus rapproché de la momie était quelquefois un véritable amulette. Des morceaux de natron à demi pulvérisé sont roulés dans des chiffons de toile grossière et disposés irrégulièrement le long du corps. Le luxe de leurs en résumé. où j'ai cru reconnaître des restes de cervelle desséchée. moelleuse et chaude au toucher.saient avec les morts les portions de chevelure et de poils qu'ils avaient dû leur enlever pendant les manipulations. les mains sont enveloppés d'une étoffe fine.

: le crâne seul Les gardiens prirent le parti de lui fabriquer une aj^parence de corps avec la tête qui subsistait. et furent volés par les Égyptiens. se gardaient bien de l'aller révéler même s'ils n'étaient pas complices. Plusieurs ont été brisés. ils excitaient la convoitise des détrousseurs de tombeaux. Si mince que fut la valeur de ces objets. Encore ne faut-il pas trop plaindre les pharaons qui n'ont perdu rien de plus.KT TRAVAIX KXKCITKS KN I-KiYPTK liiKMMil cxl(3i'i(Mir. La momie ainsi reconstruite était trop longue . Ramsès II. noyés dans l'épaisseur des bandages. qu'ils ont arraché le lobo de l'oreille avec la boucle^ ou détaché à coups do hache ou de couteau les bracelets qui adhéraient trop étroitement à la peau. lorsqu'ils découvraient le sacrilège. des côtes de feuilles de palmier. La ])lupart des moniies portent peu de bijoux ceux qu'on leur avait donnés étaient pour la plupart déposés à côté d'elles dans le cercueil. Thoutmosis III ne les ont plus depuis longtemps les gens qui les ont dépouillés respectaient si peu la majesté : : royale. ils répondaient sur leur vie de l'intégrité des corps qui leur étaient confiés. Ils s'efforçaient donc de faire disparaître au plus vite les traces du dégât et le réparaient de leur mieux. La momie de Thoutmosis III avait été cassée en trois morceaux ils les ont raccordés bouta bout. un ou deux bracelets et quelques amulettes en pâte de verre ou en or. peut-être par les embaumeurs eux-mêmes. Elles n'avaient probablement qu'un scarabée^ un ou deux pectoraux en or ou en bois doré. d'autres ont été emportés dans quelque endroit reculé. où on les a dépouillés à loisir. . Les surveillants de la nécropole. quelques débris d'ossements et des chiiïons. La princesse Sitamon. do toile rouge tetidue proprement sur le tout. Séti I". fille d'AhmosisL^'". pour les empêcher de ballotter dans leiu' nouveau maillot. une enfant de ti-ois ou quatre ans. une paire de boucles d'oreilles. et les fragments laissés sur la place. entre deux petites rames de bois peintes en blano^ comme entre deux éclisses. : avait été littéralement réduite en poussière restait intact. (jiic (lissiiniilail parfois 275 une haiKh.

et nous apparaissent brouillés. vigoureux. un paquet de cliilTons simula Hommes et femmes ont les le sont grands. vernis jaune de de corps . la de bouche est large et bien garnie. emprunté aux débris la XX*' dynastie. Le tout était si hardiment combiné. Ils buste ample.llS pour sa largeur: luais les iuspocleurs royaux avaient mille raisons de ne pas la regarder de trop près. ils s'inquiétaient peu de ce qu'il y avait au dedans. La la tète est plutôt petite par rapport au coj-ps. les yeux sont petits l'autre. élancés. les pieds eiïilés et bien cambrés. les mains fines. fortement bâtis. Les pharaons du premier groupe appartenaient à deux familles différentes. Le type (|ui se dégage de l'ensemble se rapproche sensiblement du beau type nubien de nos jours. III a la face écrasée entièrement.I. La plus ancienne descend directement d'un des dernici's princes de la X\'lb' dynastie. d'iHi cercueil à Un morceau de bois. un i)aquet de chitïons les pieds. les corps sont si bien conservés qu'on peut se figurer sans peine l'aspect qu'ils présentaient pendant la vie. comme Nubiennes d'au- jourd'hui. allongée d'avant en arrière. les muscles de l'épaule et du cou développés à l'extrême. et. les jambes nerveuses et sèches. Souqnounri III Tiouàqen^ et comprend cin({ générations au moins. lui tint lieu la (ëte. lourde dans partie du bas.l-s R>1 U. La reine Maslionttimihou avait disparu complètement. la chevelure drue^ épaisse. bouclée chez celles des femmes qui ne les la portent pas tressée en petites nattes serrées. Où l'homme s'est abstenu de détruire. Thoutmosis II un air de faiblesse et d'astuce. que l'on n'aurait jamais soupçonné la IVautle. comme à travers un Les autres ont eu le nez aplati par la pression des . large. étroite à la hauteur des tempes. mais cet accident ne nuit pas trop à l'expression de leur physionomie. Thoutmosis ses traits voile.X^TO DKLXIK. les bandelettes . mince. Le nez est long. bras longs. Ahmosis r-*" a de la dureté et de la hauteur. pourvu que les dehors fussent en bon état. si je ne m'étais avisé d'examiner la princesse.MK RAPlHtlir SI U I. droit le et rapprochés l'un plus souvent.

La poitrine est soulevée violemment. le corps entier est comme agité des dernières convulsions de l'agonie.sse avait disparu. la reine Anhàpi. I*'''. paraît avoir été atteinte d'éléphantiasis. Son courage l'entraîna trop avant dans la mêlée il fut entouré et abattu avant que les siens eussent le temps de le dégager. fut tué Il les pieds sont crispés . Miritamon. HUe d'Ahmosis ne succomba qu'après une agonie longue et douloureuse. la peau flottait et a formé en plusieurs endroits des amas de plis imbriqués l'un sur l'autre. la s'était rasé la barbe le matin même et selon l'expression égyptienne. . Elle était obèse comme beaucoup de femmes égyptiennes mais elle avait dû languir longtemps avant de mourir. Thoutmosis II avait de vingt-six à trente ans au moment de la mort on le voit à l'état de ses dents. . Le roi Souqnounri s'était. caria grai. face à l'ennemi. les bras se jettent en avant d'un geste raide.yptI': 277 reines une sorte de laideui' résignée. lui fendit la mâchoire. Miritamon a la tète penchée sur l'épaule droite d'un mouvement convulsif.KT TiLVVAix KXKd'iKs i:\ i'. la mâchoire pendante. Soqnounrî avait une quarantaine d'anla princesse Ahmas Sitkamos trente ans au [)lus. et ce résultat de l'examen médical est d'accord avec ce que les monuments nous avaient appris sur la longueur de son régne et de sa vie. le renversa à terre étourdi: un second coup pénétra profondément dans le crâne. L'usage n'avait pas encore prévalu de disposer toujours les cadavres dans une attitude de repos on momifiait les gens comme la mort les prenait. Un coup de hache lui enleva : comme une partie de la joue gauche^ lui découvrit les dents. la jambe droite s'enlace : . une dague ou une . le paré pour le combat dieu Montou. les mains se tordent. autour de la gauche. : . les épaules sont contractées. L'<Uu(le minutieuse des corps a permis souvent de déterminer à peu près l'âge de chaque individu.(. la bouche béante et tirée vers la droite on dirait que l'àme s'en est allée dans un grand cri. nées Thoutmosis II est encore marqué aux stigmates d'une maladie de peau une de ses aïeules. dans une bataille contre les Hyksos.

''j)andue aveugle l'œil droit. laissent apercevoir la mcàchoire et la langue mordue entre les dents. S'agit-il d'une simple intrigue de harem ? L'homme avait vingt-trois ou vingt-quatre ans et sa jeunesse autorise pai'cille supposition. les soixante-dix jours de l'embaumement réglementaire. peut-être est-ce . Une peau de mouton Tenveloppait. et on s'en remit aux embaumeurs du soin de faire disi)araitre toute trace du crime.S KOl'IM. à rcnt à le corps et l'ombaumèdomi doconiposé. sont autant d'indices certains. ])uis un épais lacis de bandelettes. fétide. la Los Égyptiens rooonquirent hâte. onctueux au toucher. et l'aspect du personnage suflit à montrer pourquoi on avait eu recours à ce procédé expéditif.I'. Les matières préservatrices n'avaient pas ('lé injectées. légèrement caustique. on les avait répandues autour du corps avec une habileté qui trahit une longue expérience de ce genre de travail. puis une couche de natron Ijlanchàtre chargé de graisse humaine.278 DKl'XIKMH RAPPORT SIR l. le front est pliss(!^ les lèvres. et les viscères qu'on avait coutume d'extraire de la poitrine et du ventre sont encore en leur place. . et Il avait été empoisonné : la contraction du ventre de l'estomac. p]st-ce plutôt un prétendant au trône qu'on aura sup[)rinié discrètement? Le (ils aîné d'A: menhotpou I*" mourut avant d'avoir régné . On avait voulu éviter les longueurs ordinaires. sans inscription. un second maillot. Une autre momie du même groupe est jikis effrayante encore. on les maintint par de fortes ligatures. Elle était enfermée dans une caisse blanche.KS lance courte lui creva le front vers la droite. avant de l'envoyer à Tlièbes au tombeau de la famillt\ Les traits respirent la rage et la fiiivur de la lutte une grande plaque l)lane]iàtre de cervelle (. Les bras et les jambes avaient été tordus par la souffrance on les ramena. et n'avait rien sur elle qui permit de constater son identité. rex])ression d'angoisse et de douleur atroce qui est répandue sur la face. un peu au-dessus de l'œil. un second lit de natron et le cadavre. Il n'avait pas ôté ouvert. le mouvement désespéré i)ar lequel la tète se rejette en arrière. rétractées en cercle.

savons que conjurations étaient fréquentes en Egypte Ramsès III juger et exécuter un certain Pentoirit. On ne l'ignorait pas sans doute à Thèbes. et qui avait comploté de le détrôner. de vigueur et de conservation telle fierté. Ils se femmes à l'ancienne lignée mais ce qu'ils avaient en eux de sang royal ne leui' avait donné aucun des traits qui distinguent lesThoutmosiset les Amenhotpou. Les momies fuient habillées avec j)lus de soin les tissus furent de meilleure qualité. rattachaient par les Ils se ressemblent beaucoup l'un le l'autre. . Les inspecteurs de la nécropole continuaient à lui rendre les honneurs princiers et à se taire sur son nom et sur la cause de sa mort aucun d'eux n'a osé tracer sur le cercueil ou sur le maillot le moindre de ces procès.xi-. qui semble avoir été un de ses frères.s kn i-:(ivi'Ti-: 279 lui que nous avons retrouvé les fit clans le cercueil sans nom. sous le règne des grands prêtres d'Amon. Il semble qu'en sortant des troubles qui l'avaient agitée pendant près d'un demi-siècle. Séti I" et Ramsès II sont d'un type assez différent. se ressemblent d'ordinaire père et que mais Séti a l'expression plus douce et plus intelligente. et pourtant trois mille ans et plus sont leur écoulés depuis qu'ils régnèrent sur l'Egypte.cLTi-. Ramsès II a plus Tous deux sont dans un état de morts depuis quelques .i:t TRAVAi X i. Ramsès III appartient encore par les traits du visage. Nous . C'est à la XVIII* qu'il appartenait.verbaux qu'il écrivait si volontiers sur les autres : morts. près de mille ans après l'événement. l'Egypte ait voulu redoubler de luxe et de recherche pour tout ce qui touchait a la personne des vivants et des morts. La forme du cercueil et la niain-d'dHivre de l'emmaillotement m'empêchent de reconnaître dans notre personnage un prince de la XX*' dynastie. et les monuments nous révéleront peut-être un jour le secret de sa vie.se qu'on les jurerait jours à peine. plus peut-être le fils . mais les procédés d'emmaillotement employés pour lui ne sont déjà plus ceux dont on s'était servi pour ses illustres prédécesseurs. les bandages plus : .

c|es modèles incomparables de laideur . tressée très lâche avec de la paille fine. enduit de l'c'sine et de poix. des peaux d'oignon couvrent parfois la yeux .280 serres. toilette du mort un diadème en or. la maigreur du nez.sru i. des bracelets sont cousus dans les ('toiïes. Elle est recouverte à son tour d'une généralement teinte en rouge orange. l'ne toile grossière. est roulée {\r la autour momie. brillent à travers les cils. par des bandes disposées parallèlement de Des bijoux et des amulettes complètent la : .i. on rencontre une enveloppe de linge poiss<' comme le mascpie de la figure. cache le maillot. niiinix cnroiili's autour du corps et de cl la manière à exclure j^lus coniplclcniont Tair huniciv. et fixée la tête aux pieds. i>i:i xii'. des anneaux pendent aux oreilles. Des yeux en émail. Des serviettes et des écharpes pliées. Les corps sont en bon état. Deux reines.Ks jdus ('pais. mais je doute qu'elles fussent ce que nous les toile plus fine. à la hauteur des poignets et des chevilles. Entre les jambes. La plupart des la bandelettes ont ctè fabri(|ué(\s par les meml)res vivants de famille ou )H)rtent la ]):u' les serviteurs. Nsitanibashrou et Ilonttoouï. voyons aujourd'hui. ont disparu sous une couche épaisse de fard. Vn le nias(iue de linge lin. en argent ou en cuivre doré. et frangées aux deux extrémités. bouche et les d'espace en espace. de couleur. cache visage. orne le front.Mi. Quelquefois une sorte de natte. les bras. la contraction des lèvres. et date de la fabrication.s Forii. Honttooui et Nsitanibashrou n'étaient probablement pas fort belles de leur vivant. ont la figure encadrée dans les tresses d'une énorme ])erruque. méthodiquement . insérés sous les paupières. un papyrus roulé quelquefois un second papyrus s'étale sur la ])oilrine. au tiers environ de l'épaisseur totale.i. haitoui. Les rides de la peau. la tôte elles sont l)ordées de raies rouges et bleues. un pectoral et un scarabée sont attachés au cou. la face surtout est parée avec une coquetterie presque enfantine. tracée à l'encre. sur laquelle est peinte une scène d'adoration. garnissent les jambes. parfois lil l^rodée au entières. dans le tcmjile d'Anion.

Les embaumeurs ne savaient plus conserver aux sujets qui leur passaient par les mainscetteexpressionde vigueur etde calme que nous voyons sur Iq. i des Mùinoires de la Mission. en photographie \ 1. souverains. Cette quatrième jDartie presque entière a été lue en séance publique de l'Académie des Inscriptions en 1^86. comme comme l'Italie. on publie leur portrait d'après nature. elle nous rend les hommes mêmes qui ont érigé les monuments et fait l'histoire. comme l'Assyrie et la Judée. la cerveau.i:t thaval'x kxécutks en kgyi'TE pauvre de 281 f^rotesque. L'Egypte et est vraiment la terre des merveilles ! Elle ne se la Grèce de nous restituer les monuments dont on refait l'histoire du passé. on on jauge la capacité de leur coupe de leur nez et de leur : bouche. hideuse : elle est ridicule. s'ils étaient chauves. Maspero. et. dans française du Caire. III. ne noms détachés de toute forme et flottants dans l'imagination. Les grands contente pas. Voir. Sésostris. La mort déguisée par leiu's soins n'est plus rieures . les Momies Déiv cl Bahavi. comme s'il s'agissait d'un contemporain. Thoutmosis sont plus des les touche. Séti P"". . s'ils avaient quelque infirmité secrète. pour plus de détails sur tous les personnages découverts dans la cacliette. sans couleurs et sans contours on mesure leur taille. on sait quelle était on les voit. Elles appartenaient à cette la XXI" dynastie. rof/alcs de le t. visage de Séti h'^ ou de Ramsès II. Ramsès III. niomification décadence avait déjà atteint il l'art la comme avait atteint tout le reste. Ils tachaient de réparer par des artifices puérils les dommages que leur maladresse avait causés^ et ils réussissaient de la sorte â atténuer l'horreur (iu'ins]>ir(Mit certaines nîomies dos époques anté- mais ce n'était que pour tomber dans un défaut plus grand peut-être.

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que d'analyser brièvement'. l'instant précis où chaque parole devait être prononcée. 15i)-188. i/c l' Histoire îles Religions. de Téti. t. commé- moratifs qu'on célébrait chaque année. La raison pour laquelle les scribes égyptiens des âges récents 1. sans détailler les personnes qui prenaient part aux sacrifices. où chaque objet devait être présenté. p. de Papi !•'''. des temps gréco-romains. de noter mêm(> exactitude qu'on ferait aujourd'hui un ballet. Les versions d'Ounas. xv. Extrait de la Reçue Cf. p. le nous perle mettent de reconstituer avec la drann^ des funi'railles. t. Celles de Mirinri et de Papi II fournissent dêjàciuelques renseignements sur la mise en scène. xiii. dont on observait scrupuleusement tions en tout ce qui concernait la consécration les du tombeau. Reoue de l'Histoire des Religions. leurs mouvements. et . 123-139. illustrent plus anciens et multiplient les indications ritua- quelques-unes même contiennent des tableaux qui et qui chaque moment des opérations. leur mimique. à date en l'hon- neur des morts. Celles du second Em[)ire thébain^ de l'époque saïte.LE UITIEL DU SACRIFICE FINÉRAIRE' Les textes des Pyramides. suppléent au silence des monuments listiques. 152-1G8 du présent volume. p. cérémonies des funérailles et celles des services fixe. 2. ne donnent le plus souvent que les prières. j'ai déjà eu roccasion les indica- font partie d'un Rituel des plus compliqués.

et on s'obstinait d'autant plus à les accomplir qu'on en comprenait moins la portée. Le Livre des Funérailles a été découvert.K ritli:l du sacrifice itmiraikh multiplièrent les renseignements saute aux yeux les plus prévenus. et laissaient à Tàme le soin de discerner la bonne. qui malheureusement iVL Schiaparelli a établi le texte n'est pas encore achevé. p. se rapportent. Schiaparelli. peut-être A mesure que les siècles s'accumulaient. on commença d'y joindre en rul^riques toutes recomman- dations nécessaires à qui voulait les réciter efficacement. comme la le Rituel de V Embaumement \ à la les autres. 1. au moyen de trois documents principaux. E. les uns. . Le premier est conservé au musée de Turin. auxquels revenait le soin d'ensevelir les momies. à partir de 1881. même à disparaître mentet comme par machine. à préparation du cadavre. vers 1877. Mémoire sur r/uclques Papyrus du Louvre. De même que les libraires charle Livre des Morts. On les respectait cependant. Beaucoup d'entre eux ne répondaient plus en aucune façon aux idées qu'on entretenait sur les conditions de l'autre vie. ne voulaient gés de copier rien retrancher du cérémonial utile il traditionnel. 14-104. Publié par Maspero. et publié par lui. par M. dans un Mémoire. de peur de sup- primer quelque formalité son tombeau. les prêtres.284 i. comme le Livre des Funérailles. lorsqu'ils hésitaient entre deux leçons différentes d'une même phrase ou d'un même chapitre. on les pratiquait indilTérem- sans trop savoir quel motif les ancêtres avaient eu de les établir. . et comme bien des choses. mise au tombeau. le sens véritable des rites tendait de plus en plus à se modifier. Les ouvrages où l'on a reconnu ce mélange de prières et d'annotations professionnelles. si était à craindre au bonheur de l'homme en qu'on oubliât l'on continuait à ne tracer que les le texte des oraisons dans les chambres funéraires et sur les papyrus. les transcrivaient à la suite l'une de l'autre.

avait pris part à tant d'enterrements. le Directeur gênerai des 7 et 8 du Moniteur Unicersel des mars 1851. Il avait été commandé. Dévéria. fils de Tlioutmosis et de dame Bokiamon \ Ce personnage. dans Mélanges d'Archéologie égyptienne. aux encres rouge et noire. de Rougé. Ces lacunes sont pres(|ue toujours faciles à combler. dans le et s'en était servi. 2. qui appartenait au scribe royal de la nécropole thébaine. Dévéria en avait reconnu l'importance reprises. l'un des plus précieux que possède la riche collection du Louvre '. et le calqua en entier. 45. grâce au papyrus de riiathorienne Saï. Th. VII. anguleuse. Schia[)arelli l'étudia à Paris pendant l'hiver de 1877-1878. celle des Soter. Th. sur les deux couvercles de son cercueil. à plusieurs consacra au fer et à l'aimant Égyptiens \ mais la mort ne permit pas qu'il en donnât une édition. p. leur nom et leur usage dans l'ant. 4. l'écriture en est maigre. qui. en forme de momie.LH RITUKL DU SACRIFICE I-LNKRAlRlC'est 285 un cercueil de bois. 3. et 170-171. 19). pour une dame thébaine nommée Saï. M. dans Musées nationaux p. son Rapport adressé à (extrait M. Ce sont environ trois cents lignes en hiératique de la XX*' dynastie. C'est donc un des monuments les plus récents qui nous soient parvenus de la paléographie égyptienne. i. voulut sans doute emporter avec lui dans l'autre monde un exemplaire du manuel où il s'était instruit à ses fonctions. p. Bouteliiamon. inv. n" 3155. Catalorjue des Manuscrits égyptiens.^1 par M. net et lisible. Quelques égiatignures du bois ont supprimé çà et là des mots ou même des portions de lignes. C|ui appartenait probablement à une grande famille d'archontes. Dévéria. Le Fer les l'Aimant. Un hasard heureux lui révéla bientôt une troisième récension plus importante qu'il Mémoire chez les 1. vers la fin du premier ou le commencement du second siècle de notre ère. L'importance de ce monument avait été reconnue dès 18. pendant sa vie. et le lit transcrire. . vit qu'il contenait une version du livre de Bouteliiamon. cienne Egypte. gauche.

E. Schiaparelli. 1873. tradotto e commc/itaio da Ernesto Schiaparelli. en 1873. 2. AL Schiaparelli a depuis lors passé près de six mois en Egypte. p.ibro dci Funerali der/li antichi E. Lœscher. ci de la Nubie. malgré la tendance mystique qu'on y remarque par endroits.:iani. dans la Zeilschrift. Monuments de lligi/pie 2. mais bien placées. quelques lignes des inscriptions gravées sous les figures. Firenze. et gr. de texte. et. vol. M. ccxLiii-ccxLviii. Naville. ce fragment coïncidait avec un scènes des plus curieuses. où l'on voit des à à vêtir.vxvn. dans Zcit- sr/irift: 3. et '. et rend un compte suffisant de ce qui se passait pendant le sacrifice en l'honneur des morts. et a recueilli dans les tombeaux de Thèbes des documents nouveaux dont il j)rofitera pour compléter son œuvre 1. mais de retracer les péripéties diverses de la cérémonie.ji. le commentaire est des plus intéressants. ses carnets de voyage. sacrii'uk autres. La version illustrée à profusion par des sculpteurs de grand permit non . '. Naville avait fait connaître. Champollion. où signé une copie plus fidèle que celle de Rosellini. dans les papiers comme un bonheur seul. Un Chapitre inédit du Livre des Morts. La de Séti talent. // I. Naville lui communiqua. Erm. avait con- même P^ temps. i)re. 50 fr. kin-khaiui-: peut-être que les deux Champollion avait des- siné dans la syringe de Séti P^ la puis jjuhlié. m. Roma. d'ailleurs M. nourrir statue du roi passage du livre de Boutehiamon inédits de Rosellini. lui traduction est nette. 1881-1882.sque partout excellente..2<SG i. Torino. in-4. 3 volumes de planches. Schiaparelli eut la fortune de retrouver une copie complète.K uihki. à huiler. une série de ))rè très occupés \ Les trop courtes légendes qui accompagnaient les tableaux concordaient très exactement avec certaines indications du Livre des Funéfail/es. les notes philologiques sont courtes en général. prix 100 — Le deuxième volume a paru en 1890. viii-166 pages. . planches la ccx. de même il (juim malheur ne vient jamais vers le M. prix fr.seulement de comprendre le texte. 28 sqq.

hcransf/rgcbrn ronJo/ianncs Diimic/icn. xxvi pi.K lUTCFlL DU SACniKICK FLNKRAirtK 287 Ceux que M. ne se sont pas accoutumés à celle-là et payent leur tribut comme les autres. par métier. iii-1 : I. Dùmiclien. . J. Dilmichen de tous les a placés à sa disposition. mais il y a persévéré pendant de longues semaines. à toutes les odeurs. ])Cuvont dès à présent compter '. M. nnd mit Vehcrset^unc] und Erlâd/crunfjrn dcrsclhcn. leur diwân. et je me figure aisément ce qu'il a dû souffrir à copier les textes dont ce tombeau maudit est littéralement couvert. dcr Grabpalasi des Pataamcnap in der Thcbanischcn NrLropolis.56 p. et c'est là un acte de dévouement dont on ne saurait trop lui être reconnaissant. dont deux sont déjà entre nos mains. Dumichen a profité des versions du Livre des Funérailles et des textes des Pyramides pour combler les lacunes. Même les employés du Musée de Boulaq. II. aguerris. riquiers arabes. mais ce qu'il a recueilli lui a fourni la matière de six grands volumes in-quarto. indiquées avec soin. évitent au lecteur les difficultés qu'on éprouve d'ordinaire à se recon1. Il n'a eu ni le temps ni le désir de tout dessiner. . Leipzig. J. Non seulement il a entrepris ce travail.5. ^^^^ n'v sont pas demeurés longtemps.. ÎSans parler inopinément de et du danger qu'ils y de tomber dans un qui puits. Dumichen avoue n'avoir pas été.. lui non plus.I. Ses restitutions. Hinrichs. les millions cliauve-souris y ont établi leur quartier général. parmi les plus importants la La plupart des voyageurs qui \\\ U n ont visité plaine de Thèbes sont entrés dans le tombeau (1 de Pétéménophi affrontent de glisser Vir. xiii-18 p. M. in collsiaiidif/cn Copie scincr Inschriftcn undhildlichcn Darstcllunrjcn. l'ont comme disent les bour- empesté au point qu'on ne peut y séjourner quelque temps sans être saisi d'un mal de cœur irrésistible. et à colle Égyptologues. . 1884-188.-C. à l'épreuve de la nausée. Les murs du tombeau et les inscriptions ont souffert beaucoup du temps et des hommes. 2 vol. xxix pi.

les textes les plus anciens et les les plus obscurs aussi bien que pouvaient Égyptiens instruits qui \ ivaient sous les dernières dynasties indigènes. t.288 l. pendant les siècles qui précédèrent notre ère. et celles même que j'y ai relevées me paraissent provenir souvent d'erreurs commises par les scribes. Les variantes y sont rares. Schiaparelli ou le faire des miennes que par des nuances. C'est là un fait de nature à les encourager dans leurs recherches il est beau d'en être arrivé. mais illustrés de vignettes nombreuses. naître au milieu de phrases mutilées liciel l'examen le plus supcr- montre d'ailleurs (lu'elles ont été exécutc'cs avec une hal)iletéet ime |)récision qui laissent peu de prise à la critique. Il est à remarquer ciue les fautes se rencontrent presque toutes dans les endroits où les Égyptologues modernes hésitent et proposent des interprétations diverses. 11 faudrait joindre maintenant aux textes la ('•tudiés par Dumiclien Recueil. Elle était très développée dans le tombeau de Pétéménopbi. . à comprendre . que j'ai publiés dans le xii. La langue archaïque de ces documents ne devait plus être comprise couramment. p. après soixante ans seulement d'étude. ceux de PM-aniidede Papi II. Dumiclien l'a comparée ii d'autres documents du même genre qu'on trouve dans les mastabas de l'Ancien-Empire et dans les syringes de l'époque théi)aine et saîte'. et les prêtres les plus habiles commettaient plus d'un contresens en les lisant. Ce qui vient ensuite reproduit pour la plupart les formules que j'ai copiées dans les Pyramides royales de la V'' et de la VP dynastie. iSl. . Les introductions renferment la traduction complète de tous les morceaux. Les traductions de ^L Dumiclien ne diffèrent de celles de M. On y trouve mêlés une partie des textes de Scliiai)arclli.K niTLTL ni! SACRIFICE FlNÎlRAIRF. Le premier volume est consacré presque entièrement à la table d'olîrandes. 78-9-1. Les savants étrangers 1. dont les données rectilient parfois et parfois c()mj)lètent ce que nous avaient appris les figures du tombeau de Séti P"".

Le décrire en entier serait adresse. et de le placer les monde. je me contenterai })ar d'en exposer la partie la plus importante. La minutie n'est point mon fait. de manger. et on imagina pour cela un cérémonial des plus compliqués. et qui voudraient se servir de nos traductions pour connaître les idées des Égyptiens à l'égard de l'autre employer. ro|)ération les yeux ^ I hKiuelle on ouvrait la bouche et lui . Cet étrange peuple. tantôt c'était une des statues en bois ou en pierre. de voir. de l'approvisionner. elle est celui des Égyptiens eux-mêmes. Tantôt c'était la momie elle-même qui le subissait. de parler. n'avait voulu rien laisser au hasard en matière aussi importante. J'ai déjà rappelé à plusieurs reprises que les cér(imonies de renterremcnt avaient pour objet de préparer au mort une maison.cs>I Ci du mort pour la permettre de recevou* et de manger le repas funéraire. d'accomplir aucune des fonctions indispensables de la vie en l'autre monde comme en celui-ci. qu'on enfermait dans le tombeau et qui servaient de support au double. Il ne se contentait pas de jeter une offrande au mort il s'inquiétait aussi de savoir comment elle parviendrait à son . l'un des plus subtils et des plus formalistes qui aient jamais existé. mais qu'il profitât de tout ce que la piété de ses enfants ou sa propre prévoyance lui avaient seconde assuré pour l'entretenir en santé après sa disparition d'entre les vivants. emprisonné de bandelettes. peuvent lui-même dans des conditions telles qu'il ne mourût pas une fois à jamais. Dr SACRIFICK FL'NKIIAIRK 289 au déclliiïrcment. incapable de marcher. La momie n'était plus fastidieux . sans courir le risque de se tromper sur autre chose que sur des points de détail..K HITIKI. Elle s'accomplissait dans une chapelle extérieure et sur l'espace libre des chambres de . Bien des personnes ont été surprises de la minutie avec laquelle j'ai suivi cette idée jusque dans ses dernières conséquences. et se sont demandé si je ne m'étais pas avancé trop loin. (|u'un corps inerte. celui-là même qu'Horus avait inventé au prolitde son père Osiris. de la meubler. On s'efforça de lui rendre ce Cjui lui manquait.I.

qui serait toute Tôjv TTptô-rwv <f. 350 sqq. Lepage-Renouf égarer par pense que E. même en ces derniers temps. pour bonne par ami. "? 2. thc ^ récemment la par M. igc^Hp. i. Lepage-Renouf ( dans xn. le rouleau de papyru. par deux pleureuses en chef. La forme I copte ujfrnp est du reste un dérivé parfaitement légitime de l'antique T smirou. I à tiadiiin T smirou ¥ smir ouàiti par ami ^+^ ^i rnirif est nniijue.^0 LE RITUEL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE qui s'étendait dmant le tombeau. titres comme les de parents.fils d'Osiris. laisser M. priestli/ characier of Société Égi/ptian Cicilisation. indicjuait à chacun la place à prendre ou les gestes à exécuter. de Rouge a eu fortuit de tort de se un rapport IT avec l'expression ptolémaïquo /t'8^\io/iH/»en/s. """^^ v"^ Â • devenu le nom d'un prôtre qui rem- du mortOsirisàlafois le rôle d'Horus. c'est aussi le titre du prêtre d'Osirisdansle nome Héracléopolitain. et aurait été apportée en Egypte par Alexandre et ses La question d'origine du titre n'est pas si claire ni si bien tranchée que M. Lepage-Renouf parait le croire plusieurs des savants : qui s'en sont occupés. son les Jils qui l'aime (^^ la ^. On les Procccdings de d'Archéologie Biblique. et je l'échange de b et de m en égyptien est un fait trop connu pour que croie nécessaire d'y insister. par le tils même *.eait la cérémonie. •'^^- mirif) 1.?/a)v (Recherches sur macédonienne successeurs. ou bien était réellementchoisi parmi lesamis. si bien que I T smir ouâiii serait l'ori- ginal du grec.ct celui du fils du mort quand le fils du mort n'était pas là pour accomplir les rites. par un ami (0? snûroii)^ qui. frères.s en main. 57). t. Plusieurs ])ersonnes y prele naient part. récitait ou soufflait les discours qu'on devait tenir à chaque moment de l'action. p. plissait auprès . depuis Letronne (Inscriptions f/rccr/ucs ci latines de l' Egypte. grande qui Le sens ami ont été et le rapprochement du mot smirou rejetés ilic IT avec lyfiHp. oubienétait un employé de rang secondaire chargé de les représenter. Il était aidé dans sa tâclie par un domesti<jue {y^\ somou). Je continuerai et donc à tenir l'opinion de Roug/. p. C'était d'abord V officiant ou lecteur (S 11.. t. diri<.). du mort. etc. hliri-Juibou) qui. pensent à l'in- verse que les rois macédoniens ont pu l'emprunter à l'Orient. le 359). p.

tav. Les \\\y simples ou doubles. Leur nom vient de la racine ë mas. qui veillait sur morts conservait où ce dieu était 2. par qui pointent de la lance. la petite • qui figurait O Neplitliys par un et bouclier ( V^ iiguraiits. pique à la garde d'Horus (Lanzone. ^\ fW^ ami-khontit ou gens de la Â/ionj!i7 sont donc ceux des serviteurs d'un personnage vivant qui se tiennent dans cette pièce je traduirai . Ils sont littérale- ment ceux qui piquent avec un instrument quelconque.kft- La (j[[] Cl hhoniit est la première salle d'un l'extérieur. sentant d'Anubis. Vami-asi —H est un personnage les funéraire. percer. 291 . Di:rionario di Mitolo(jia Egi^ia. mos. syringe) ^^ les chambeUans ou les ami-kJiontit ( Hh f(jj] ^\^ ffH]. quand son fils. C'était à la représentation du mystère divin qui s'était accompli autre- fois autour d'Osiris. était .LE RITIKL DU SACRIFICE FUNERAIRE figurait Isi^.^ main et ç «ms/u'^tOM. vie particulière au-delà 1.la celui qui est dans . p. s'étaient réunis autour de ses restes mutilés^ et avaient réussi parleurs incantations etleurs manœuvres àen faire la première momie.. édiflce. (les : le magasinier ou l'am/asi (. sont parties des les magasins voûtés où : l'on gardait certaines d'où le terme magasinier que j'emploie ici. faute d'un terme plus exact que ne réussis pas à trouver. son serviteur. ceux . suite. x. et les Il était le repré. puis avaient ranimé cette momie et lui avaient fourni les moyens de reprendre une nst. 3. ' amenhou)j [Ihf I par litt. piquer. chaque enterrement Vliarkhitit et d'autres encore. chambellan) \ masnitiou ^ ^ ^ OU m^ les forgerons. h'asi funéraire étant le magasin où l'on conservait les momies (cfr. gardes du corps d'Horus)'. p. ( "^'"^f^'^^h V^ '. ses amis. celle qui se présente d'abord quand on vient de Les JUfjTh. les/or-7croHS (voir plus la loin l'article sur les Forgerons d'Horus). je Les rn masniou. 215-217 du présent vo- provisions du mort lume) . cette expression par chambellans. -\i- ami-ouit. 326-327. ses sœurs. sont représentés à Edfou formaient la 3). faute de mieux. d'où sculpter et naître.

La iiiomio du mort était Osiris. l'officiant.202 LK UITI'KI. Ces quatre personnages.\(|ui avaient jadis enseveli Osiris. les dieux des quatre points cardinaux du sentation de ce s'en procurer . ce qui aurait compliqué leur œuvre de piété et rendue périlleuse. dont la profondeur varie entre trois et quarante mètres. Leurs mouvements l'écrit spécial et leurs discours sont : consignés dans qui portait pour titre ( « Faire l'ouverture jà la statue ». Si donc Voucerture de la houclie avait dû y . la chambre funéraire n'est pas de plain-pied avec les autres salles on n'y parvient que par un puits vertical. les prêtres et les gens de la famille auraient été obligés de descendre et de remontera chaque instant au bout l'aurait d'une corde. le sacrifice sanglant. les amioukJiontit. Dans la plupart des mastabas et des hypogées de l'Ancien et du Nouvel-Empire. Elle aurait dû s'accomplir toujours dans l'intérie ur du tombeau. Horus. ciel. c'est-à-dire dans la chambre même du sarcophage. le repas funéraire fort peu pour celles qui avaient le caveau comme théâtre. Vamiasi. tous les . le convoi. représentait Horus. deux sœurs. La momie n'avait presque jamais autour d'elle plus de quatre personnages à la fois: Horus et ses trois enfants. los i)lcurousos. dont le principal. DU SACRIFKK FINKIIAIHK ses du toinboau. mais l'étude directe des monuments montre qu'il ne pouvait pas en être ainsi le plus souvent. la lamentation. que les Égyptiens appellent la salle cVor { r52T_ liatnoubou). On se diMuandera peut-être conil)ien d'acteurs exigeait la repré- drame? Autant qu'on voulait ou ([u'ou jxyuvait pour toutes les scènes cjui s'accomplissaient à l'extérieur du tombeau. Isis et Nephthys Anubis. devenaient tour à tour^ selon les besoins de l'action. de la bouche \J ouap-ro) et des yeux( ou au mort lui-même. ceu. peut-être môme le fils du mort. les masnitiou. . Il me paraît résulter de l'examen. et (pii lui avaient donné chacun le droit de circuler et de vivre dans la partie du monde qui était placée sous sa protection. être célébrée. dieux de la légende osirienne se pressaient autour de lui.

On la posait. figure à Edfou. trois ou quatre mètreSj selon les cas. . 28-30. sud'. qu'après avoir creusé le sol où un temple devait s'élever à deux. p. l'en: censoir â main. C'était d'abord avec l'eau contenue dans quatre vases à goulot latéral vQ. Vami entrait en scène. et l'amoncellement du sable sur un point quelconque suffisait probablement. partie du rituel observé à la fondation. un véri- du mort devenait la statue. et qui devenait la sr<//ef/'o/" pour la circonstance. pour effet temps présent. ta propreté la est la propreté de Tliot et réciproquement.LK RITLKL DU SACRIFICK FrNKRAiRK des peintures et des bas-reliefs 293 souvent le la statue. montrait qu'on établissait. il région stérile de l'Occident. Cela fait Je domestique ou rah. puis surtout. Schiaparelli. l a. sur une couche de sable de dix ou quinze centimètres d'épaisseur qu'on façonnait en une sorte Le la sable était à deux le fins : il simulait la mon- tagne funéraire. à Dendéparmi les scènes où le roi officie lui-même. ». et commençait les purifications préli- minaires. la Il tournait autour de la statue. 1. si on l'opérait avec les précautions voulues. C'est un usage remontant fort haut. . : ta propreté est la propreté de Sopou et réciproquement as purifié tes os auprès de Sibou. versement du sable. à Esnèh. on couvrait de sable à l'épaisseur d'une table temple. à constituer une chapelle provisoire. il Libro dci Fuitcrali. Tout endroit où l'on célébrait un rite devait être une chapelle. II passait quatre fois derrière la statue et l'aspergeait en récitant une courte formule : « Ta propreté est l)reté est la propreté d'Horus et réciproquement. tu es pur. soit que l'on dressait le plus dans l'une des chambres de la chapelle sur la petite extérieure. » tu as pris ta tête et tu Les quatre dieux invoqués pi. ô Osiris N. face au de petit tertre. dont l'image en dizaine de centimètres toute la surface surbaissée blissait ensuite les fondations sur ce lit Cette cérémonie faisait et le on étade nature particulière. soit même plate-forme qui précédait tombeau. ta propropreté de Sit et réciproquement. en répétant à quatre reprises « Tu es pur.

Schiaparelli. une étoffe. p. un parfum. 1. La purification par l'eau à peine terminée. tu es propre.294 LE RITUEL DU SACRIFICE FUNERAIRE présidaient aux quatre points cardinaux. puis : ajoutait en guise de conclusion « Tu es propre. . on recommençait une seconde fois avec quatre vases de forme dilTérente nommés les rourjes''^^ ( Fig. que ce fût de l'eau comme ici. partagé en deux . Osi- ris N. 1. pi. par quatre et les fois encore : « Tu — La as reçu ce qu'il y a dans les libation yeux avec les vases rounres. que rembaumement lui avait enlevé. tout ce Thot. tout l'offrande qu'on l'œil de Sit : présentait au mort était donc appelée ^^ Y œil d'Horus. Tliot à l'ouest. du lait. une cuisse de bœuf comme nous le verrons plus loin. comme dans beaucoup d'autres cériMnonies. Le à domestique en invoquant il ou les Vanu le refaisait quatre reprises tour de la statue quatre dieux. Sopou à l'est. et de nettoyer ses os à la satisfaction du dieu de la terre dans laquelle il reposait. La libation avait pour elïet premier de rendre au mort l'usage de sa tête. » D'après la théologie y avait de bon au monde ce qu'il v avait de mauvais de était sorti de l'œil d'Horus. devant chacun des dieux qui y siégeaient. La ])urification par l'eau n'était pas la seule des cérémonies qu'on exécutât en partie double la plupart des rites religieux étaient répétés par deux fois. Sibou. 1). Ici. on disposait tout de telle sorte que le personnage fût prêt à se présenter dans chacune des (juatre grandes maisons du ciel. te purifiant de ce qui ne doit pas exister en qu'il toi'. une plante. Sît au nord. il Libro dcl Funcrali. l b-c. en effet. Horus au sud. du vin. et chacun des vases répondait à l'un des dieux.)). 30-37. Le monde était. une pierre précieuse. d'Horus deux vases rouges de égyptienne.

c'est ce qui affermit le cœur des deux Horus. . . » suffisamment ici. [le voici] ton parfum [qui] ouvre ta bouche. ta senteur est la senteur dcThot et réciproquement. Sît celui du Nord. lui donnait donc le blé du Nord et le blé du Sud. Osiris N. car ta . tant « : Il tournait quatre fois autour de la statue en répé- es pur. les deux Horus. I — li ( . ta senteur est la senteur de Sopou et réciproquement. dont la localité principale s'appelait de ce nom ou d'un nom analogue « Ta senteur est la senteur d'Horus et réciproquement. goûte son goût dans les demeures. le parfum de ta bouche. cinq nouveaux grains de parfum du Nord de l'espèce nommée in ^ X3an ^ sliint-jnt <=> qu on recueil^© s/ut-jjit) .^). l'encens du Nord et l'encens du Sud. c'est l'exsudation de Sît. . C'est l'exsudation d'Horus. En premier lieu le domestique ou Vami prenait cinq grains du natron du midi. de celui qu'on recueillait en petite quantité au voisinage de Nekhabit. car Horus est le dieu du Sud. Osiris N. tombeau qu'à eompb'taieiit miiluolicmeiit : celui du Nord et relui de la coui'onne blanche et celui de la couronne rouge. Cette allusion fort le domestique de présenter . tu es pur. le bœuf du Nord et le bœuf du Sud ici l'eau du Nord et l'eau du Sud. . le vin du Nord et le vin du Sud. c'est Horus et Sît considérés chacun comme roi d'une des parties nette n'empêche pas Vami ou de l'Egypte.LE RITl-EL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE 295 celui mondes qui so du Sud. On . ». Sois établi au milieu de ces dieux. le parfum. La purification par l'encens comportait trois degrés. à quatre reprises Parfum. car ton encens [c'est celui avec lequel font leurs] « Tu La nécessité de présenter au mort les deux sortes d'encens était déjà indiquée purifications les dieux suivants d'Horus. ta senteur est la lait : senteur de Sît et réciproquement. le parfum. Le mort ne pouvait être assuré dans son la condition d'avoir accès à l'un et à l'autre et de disposer à son gré de ce qu'ils renfermaient. la dernière des grandes villes religieuses de l'Egypte méridionale aux temps les plus anciens. . dans les paragraphes qui suivent immédiatement. ^ «i ^Ti l J dans l'ouady Natroun (Fig.

y avait de grains. [et le i)arfum] Fig. tes os sont nettoyés de ce OsirisN. DU SACRIFICM ITMIKAIKH la l)oiicli(' d'iiii bouche jour (!<' est [a^ls^i notle que] sa naissanc(\ » veau il(^ lait. monte. ta So])ou et réciproquement. pour (l'encens) t'ai donné l'œil d'Horus je en garnir ton visage. parfumée. il fallait les mêler avec un ])nrfum d'origine étrangère. Il la posait à ])lat sur la paume de la main gauche et la })ortail deux fois à la bouche. monte [vers toi]. lo ^Ml^ ^^^ Les grains du parfum du Nord et du Midi ne suflisaient pas encore. qui ne doit pas exister en toi. es pur. puis l'élevaitâ . ta senteur est la senteur de la SU et réciproquement. autant de fois en tout (ju'il uatron du Nord.20G l. mais avec statue. \r [larf'uin (lirin).. ((juatre fois). reiieens Il ( | ^ La mar- Si'/i/toulri.. deux fois aux yeux. Osiris Tu tu es es pur. tu es parfumé. 3). «0 OsirisN. Le domestique avait mis les grains dans une petite corbeille ou dans une écuelle.. Puis litanie « il reprenait sa Ta senteur est la senteur d'Horus et réciproque- ment. l'd'il d'Horus t'est présenté et son odeur monte vers toi. t. tu N.^ sait tous les grains sur un plat creux en • i i 4 deux mains vers le visage. ta senteur est senteur de Thot et réciprosenteur est la senteur de quement. „. parfumé. car ta tête est est parfumée. ton double est propre. terre ou en bronze. une fois à la main de la l)eUc. frères les ta tète Sois établi au milieu de tes dieux. le domestique ou Vami entas-a i . che autour de ])lus la statue repi'enaitdc Fig. 3.K RITIKI. — La présenta- tion de Tencens. — La présentation du : une variante (Fig. et le promenait une seule fois autour de la statue. ))La présentation terminée.

(quatre fois) \ » L'encens était brûlé en guise de fumi^'^ation. et l'on voit. li. les quatre aiguières et les quatre vases rouges. t. i. il nKM'idional. il tourne quatre fois autour du dieu et lui répète à chaque fois « Tu es pur. . Dr sacrii-ick i'inkiiairh 297 L'odeur de s'étal)lil à l'u'il d'IIoriis la ville monte vers toi. 1. honoré par Thoutmosis III de l'eau du Nord et de du Sud.5. Les morts n'en avaient pas le privilège : les statues des dieux les subissaient aussi à l'occasion. l'officiant tient à la main gauche le rouleau de papyrus sur lequel sont tracées les prières d'ordinaire il récitaitparcœur ce qu'il avaità dire. t. 182-183. Grabpalast des Paiuamcnap. il pare. pi.K uiTri:i. Dùniicfien. mort ». sur un plateau. il Libro dci Funcroli. de nouveaux personnages paraissent en scène. Schiaparelli. il vient le parfum nettoie. pi. que les Égyptiens modernes mettent dans les zîr. Maspero. iir. préparé et mêlé de quelque substance aromatique. tu es pur ». Osiris N. Le natron servait à purifier l'eau du mort et ne passait pas pour un parfum au sens où nous entendons ce mot. p. dans le Recueil. l </. Tandis . p. p. comme le domestique ou Vanii du sacrifice l'eau : Amon funéraire. 10-1. La purification de l'eau et la présentation au double des substances destinées à l'opérer étaient le préliminaire obligé de toute offrande solennelle. tu es pur. issu de il de Nekhahit. et tu es pur. Le chambellan a les mains vides. C'était l'équivalent antique de ces boulettes d'alun ou de nitre. et le rouleau n'était guère (pTuii insigne de sa fonction. clcr . Ce prologue achevé. afin de clarifier l'eau qu'ils veulent boire et de lui communiquer une légère odeur. Ils pagne court et une écharpe à trois plis longitudinaux^ passée sur l'épaule gauche. au temple de Déir el-Baharî. 13-18. demeure sur tes deux mains. \J officiant et le cJiaiiibella/i (. vi. La Pi/ra/nidc d'Ounas. a-c. 1."^T-SS.-rÇÔTi ami-k/iontit) le vont vers la « syringe et entrent i)our voir le ont l'un et l'autre l'uniforme de rigueur.i. Le roi tient à deux mains.

les jambes repliées. L'Archrolofjic EgyptÂcnne. que j'ai déblayée i)endant les fouilles de 1886 '. sans dépouiller le linceul qui l'enveloppe (Fig. y retrouvait la vigueur et la vie. passant par cette peau. Vangareb des Nubiens d'aujourd'hui. on retrouve les mômes cérémonies. selon W^ 2. à côté du magasinier. vont se ranger derrière la statue. La paroi sur laquelle est représenté le sommeil du domestique reproduite. Le domestique se redresse aussitôt et croupit sur son lit ou sur une sellette préparée à cet » s'aceffet. Il s'est couché sur un lit bas et court. debout derrière elle s'écrie veille sur le dormeur. entre s'est enveloppé la une belle tombe de la XVI II« dynastie^ celle de Menni. Les deux chambellans annoncés. « le dispositif d'Or ' » a changé. père : paraître : « » (quatre fois) tique pour lui dire « Je trouve les voyant et réveille le domeschambellans debout en les à la porte. En entrant. c'est-à-dire Voffîciant et le chambellan proprement dit. dans Le Tombeau dcRehhmarà. que ce Montou-hi-khospshouf. Le dotncstique pièce d'étolïe. v des Mémoires de la Mission Française. 4). où elles reposent poing contre poing. Les documents que M. Le magasinier Père. Virey vient de publier au t. en fac-similé. que M. soit de le corps soit d'une longue peau de vache '. Voffjciant et le chambellan trouvent donc le domestique couché et sommeillant » devant autres dans (( la statue. La peau A l^ de vache et les cérémonies auxquelles elle don- en partie aux tombeaux de Rakhmirî et de semble bien.298 LK RITLKL DU SACRIFICE FUNERAIRE de la salle qu'ils approchent. et a ramené les deux mains fermées sur la poitrine. d'après certains passages. 151 . mort. fig. Le fut la peau de Sît dont Horus enveloppait la momie de son père. est 3. rss-i Zosrou m hâii-noubou. les deux coudes sont en dehors saillants sous TélolTe. . Schiaparelli a connus ne lui ont point fourni de figures qui illustrent cette partie de la scène. le magasiniei'{- -\ amiasi). 147. dans Maspero. et tous quatre réunis représentent. comme s'il dormait. nait lieu sont figurées Il p. mais j'en ai trouvé nombre d'exemples à Thèbes.

dont le il a été question à 3. '. bellans reprennent aussitôt la formule du domesticjue for- mule qui aussi. 4. — Le sommeil la et le réveil du domestique. de chacal et d'homme qui ont enseveli la premier à rompre le Les trois chambellans {Voffîciant. c'est-à-dire mort. Ici la ligne précédente. puisqu'ils sont. i. . 2. enveloppé du » Les cham. eux d'Horus : J'ai vu formes' — mon père en toutes ses celui (les chambellans) protégeant qui n'est 1. la face est filet. une glose de quatre enfants d'Horus étaient considérés premier d'une mante religieuse. le il représente père du domestique. en faisant allusion au mort et à sa statue « N'est-ce pas ici ton père ? » Le domestique réplique par une allusion est le momie silence d'Osiris. il Libro /c. texte de Séti I" insère résulte la laquelle que forme. Le pronom 1 v^. voilée et qui est roulé dans ses bandelettes [recouverte d'jun funèbres l'a « le dieu dont filet '. : Le domestique « J'ai vu mon père en toutes ses formes. (Ici Funcrali. le lu c. le « dieu dont » face est . les dieux à tête d'éperde singe. I.LK RITUKL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE la glose 299 vicr. les le au bas de la colonne. les quatre enfants d'Horiis. les comme prenant trois autres de trois guêpes ou de trois abeilles. le chambellan et le magasinier) lui répondent. )) : Fig. Scliiaparolli. ici pi. à Osiris. les leur appartient fils comme « à lui.

pour aller se promener pendant le jour. etc. pi. Vâme. comme le double. DU SACRIFICK FUNKRAIRK domestique) « si bien qu'il n'y a pas de trouble Les paroles sont mystérieuses. Schiaparelli. 2. recevant la visite de l'âme. sortant du tombeau. et ne seront intelligibles que le jour où de la mort et : nous connaîtrons en leur entier chaient à la mort d'Osiris. p. avaient accomplies pendant l'enterrement du dieu. 54-68. dontrovale allongé sedétaclie enl)lanc.niicetlesbrasballants (Fig.K HITli:!. on devait la rappeler au moment où on reconstituait l'homme pour sa vie nouvelle. Le sens du rite et son objet s'expliquent donc le jeu et les discours des acteurs demeurent une énigme pour moi. \J ombre noire (\\m\ J^ j hhaïbit) . à Yâme et au lumineux. et les légendes qui se rattades opérations qu'Isis. noire ^ l'exception des yeux. tout le temps que le cadavre étendu ne projetait ])lus d'ombre. l'ouverture de la bouche et des yeux peut com1. et la rattacher à la statue et au corps. . 5). Il me semble que cette apparition est significative. accompagné de son survivant du mort. l'ombre est fixée au corps et à Yàme.300 plus l. j^^giementairc. 5. après avoir été consi- dérée aux temps les plus anciens comme étant l'âme même de l'homme. le sens de la cérémonie ne l'est pas moins. Lombre pendant le jour ». lu a-c. La statue et le mort sont purs. » I*"'' : c'est une ombre haute et fluette. et surtout assister au sacrifice et en recevoir sa portion '. La figure qui en illustre les derniers nous l'explique pourtant mots dans le tombeau de Séti (le — en lui'. le lumineux et nom. n'était plus depuis longtemps qu'une X des parties de à l'instant la personne humaine le . le détail Nephthys. pour que le défunt pût aller et venir dans sa syringe. il Libro dei Funcrali. On voit cette ombre noire représentée parfois dans les vignettes du Licre des Morts.'. en « sortir et y rentrer FiL. Horus et leurs compagnons. Disparue pendant les cérémonies de l'embaumement.

Avant toute chose. qu'il est louable . 1. j'ai sacrifié du bâton : « J'ai désiré mon l'ai à mon : père^ j'ai dressé mon père. sans parler des oiseaux et des gazelles. chacun revient à sa place et le domestique dit à l'un de^forgerons « Je suis Horus-Sit. Le chœur des gardes du corps. qui lui descend au creux de l'estomac. moi. pour t'embras. je ne permets pas que place qu'il occupait auparavant. — Un seul — l'encouragent à attaquer la tête de la statue et à la toucher avec les des yeux. DU SACRIFICE FUNKRAIRK 301 mencer. et s'attache sur les épaules un raljat (1 O en verroterie ou en pierres fines. Horus . continue et tout le monde reprend « ^'oici les choses qui sont utiles à mon en cluiHU" avec lui » Il ' garde du corps. » C'était. Ses circonstance le du cou compagnons prennent pour la nom générique ({q forgérons gardes du corps trois .ser. et ces paroles père.ucoup de gardes du corps. Frappe ton père ». je modelé grande image. dit-il. .LK RITUKI. tandis que les gardes viennent se ranger à la « Frappez mon père. bâton dans tête de la main gauche. me paraissent pas pouvoir C-tre comprises autrement que dans la traduction courante. Elle nes'olHenait qu'au prix de manœuvres coiiii)liquées et par le sacrifice de deux bœufs au moins. j'ai fait Romounibou. gardes du corps — Masniti. Travaille-lui la tète. ton fils je t'ai pressé la le qui t'aime ». le domestique s'avance vers la statue et la salue père. instruments destinés à l'ouverture de la bouche et « Je suis venu. en devoir du fils de rendre au père les derniers devoirs. touche la bouche du petit doigt. hQa. : ce soit toi qui fasse briller la tête de effet. et. (i^i masnitiou) et les ciuaf re réunis représentent une fois de plus les quatre enfants d'Horus. — Masnitiou. Masnitiou-as/iitioa. s'arme d'un bâton court terminé par une fleur de lotus â moitié épanouie. un garde du corps ne — . le mon père. dépouille le le domestique manteau qu'il avait porté jusqu'alors. Sitôt costumé. Horus. Les gloses du texte de Séti I" les : « . » tous les hommes . voici de frapper ton père^ la statue de l'Osiris N. il lève la main droite vers la statue. se lève. moi. et passe la derrière elle. bouche. » puis. unéplwd.

LV a. 68-81. pour ((ueUiues minutes. dit-il. » Le domestique regagne alors son poste. et on les faisait par la même occasion servir à son bien-être. n'entend pas en laisser le soin à un étranp'r. Schiaparelli.302 et le I. en un personnage nouveau. on exécutait une fois de plus les ennemis d'Osiris. avait saisi l'œil qui renfermait l'âme d'Horus et avait failli le dévorer. Schiaparelli. Horiis. ut a-d. » Le domestique âxait pris le bâton et le rabat pour se faire introduire auprès du mort maintenant que la présentation est achevée.K lUTlKI. Le domestique insiste sur cette idée « Tu as tranché ton œil où est ton âme *. s'y transforme. pi. les magasiniers reviennent au leur. Au cours de la guerre qui s'était engagée entre les dieux. . Libro dei Funerali. il dépose ces insignes. lui a-c. DU SACRIFICE FUNÉRAIRE domestùjue qui représente le fils d'Osiris. L'o^Vm/?/?assume le personnage d'Horus et annonce l'arrivée prochaine de l'offrande « J'ai délivré. qu'il désigne de la sorte par un simple pronom. » Cependant les victimes attendaient au dehors le moment fatal. de quadrupèdes et de poissons découverts malgré leurs dégui. et l'un d'eux. 82-85. mais Horus avait sauvé son œil. les partisans de Typhon s'étaient cachés dans des corps d'oiseaux. le snica/it d'Horus {And-KhitHorou). p. sements. revêt la peau de panthère. l'ennemi d'Osiris. travesti en porc. et va se placer debout derrière la statue pour suivre les péripéties diversesdu sacrifice sanglant. sans prononcer aucun mot de mauvais augure. Sît. 11 ])assc donc derrière la statue. » C'est Sit. Les bœufs étaient d'ordinaire du nombre de ceux qui : 1. ils avaient été décapités. il lv h-d. 2. pi. Le sacrifice funéraire était : une répétition de ces scènes de carnage en égorgeant les animaux qui le composaient. liv a-c. et les trois chambellans en ligne devant la statue s'écrient « Isis. il Libro dei Fanerait. . Horus est venu embrasser son père. mon œil de sa bouche et je lui ai : : : : abattu la cuisse. Vofficiani\ lui dit « Viens voir ton père. Après la victoire décisive. p.

s'écriait : celle qui })crsonniliait Isis. le lacer.On rappelle donc les deux pleureuses. qui. puis l'abattre d'un coup de son épée de bois lourd 0. et le livrer aux bouchers armés du couteau qui le dépeçaient. \J officiant amenait le domestique en face de la tête de la bête. » Domestique du taureau du Les cérémonies « du sacrifice remontaient l'olli- Fig. brandissait un instant le casse-tête au-dessus du cou de la bête. lors du premier entei-rement. sans doute . chambre. et saisis-toi Midi. au moment où du tom- les chanibellatis saient à l'entrée beau (Fig.).LK RITUEL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE 303 avaient été attelés au traîneau et avaient amené la momie à sa dernière demeure. 6. Le sacrilice passait pour être l'image exact de celui qu'Horus avait ofïert pour Osiris. compoi'tait les simulacres de la chasse et de la prise au lasso : le sacrilice funéraire . de l'endroit où lamentaient. Le rite complet. 6. lacé et le lié les quatre pieds ensemble devant célébrant. — Le sacrifice du taureau du Midi. tel que le roi le pratiquait encore dans certains cas. plaçait aux pieds la grande pleureuse. dans le cas présont était le domestique. taient Isis et B a (jraiide et la petite qui représenelles se Nephthys. et tous les personnages qui avaient aimé et suivi le mort devaient y prendre part comme jadis tous ceuxqui avaient aimé et suivi Osùis.supposait l'animal pris. la Le bœuf couché parais- sur le sol. puis les enfants d'Horus statue était déjà lié sortent tous de la demeure seule pendant quelques et instants. Celui-ci. jusqu'à l'époque où ciant devait aller chasser lui-même le taureau.

» « Je te présente la ^officiant s'adresse alors à la statue cuisse. et voici. p. Schiaparelli. 1-16.!' UniKI. Il manger là '. eomme ennemis. ! — Je . leur tribut sur leurs les prisonniers des pharaons « au îetour de campagnes lointaines. » Le amenait deux gazelles et leur tranchait la tête. lui disait te Vofficiant. c'est ta bouche qu'on t'ouvre. » Ceboucher ô Toumou « . je t'ai amené tes mains et sur leur tête ». et je te les ai immolés. . lvi ii. 2-4. t'ai apporté apporté . 7. une éeiielle et de devant du eùt(' gauche. œil d'Hor. la le cuisse à \ offi- cœur à Xami. verbe il ^^ Tlci t. Vofjîciant et 1V</»/ Fig. y a un jeu de mots intraduisible entre le àrll. 1. y\ à. r. ed'ur sai^nianl. la dccollait.304 I. le nom de la gazelle.rou. 7). dcr Grabpalast. a-b. cœur à terre devant ce dieu. . la gazelle qui t'atta- tranchant sa tête je t'ai l'oie. et 2. Dr SACKiriCK itnkhaihk ])uis le le \Mmv sinuilcr rahala. V. ])cndant donne ciant. attaquer. 85-98. pi. la cuisse étant aux mains de Vofficiant et le cœur aux mains de Vami (Fig. monter contre Fuiicrali. je t'ai apporté le cœ'ur de ton ennemi qu'on : n'attaque plus ce dieu quait tête. p.uc enlevait ck'tacliait le boucher mettait f<'n(l:ul la siii' ])()itrine. « Je te les ai empoignés. courent » vers la « — Apport de la cuisse et du cœur chambre funéraire sent la cuisse et le po- à la statue. tandis (juc la pleureuse nuuiuurait à l'oreille du domestique : « Ce sont tes la ])alte lèvres qu'on ilo/nesd'tjue une oie et fait. Libro Dùraichen. tranchant sa » Le le sacrifice est accom])li il ne s'agit i)lus tirer les conséquences et de préparer la statue que d'en ou plutôt le mort à 1. qu'on n'atle ta(|ue pas ce dieu. lv cl.

I.K

RITrKI, DC SACIilFICK
lui

ITNKRAIRK
lui

305
revenait.

On
Le

débutait par

faire ^^oiiter la j)art qui
la

domestique ramassait
«
il

cuisse que VoJJiciant avait posée

à terre et

», en ou faisait, à quatre reprises, le sinudacre de frotter la bouche et les yeux de la statue avec la chair saignante. « O statue d'Osiris N., je suis venu pour t'embrasser. moi ton fils; je t'ai pressé la bouche. Ta mère en

ouvrait la Ijouche et les yeux du défunt
frottait

d'autres termes,

pleurs l'avait frappée, tes alliés (les enfants d'Horus) l'avaient
frappée, mais ta bouche était toujours bouchée, et c'est
(|ui l'ai

moi

remise en
»

état, ainsi

que

tes

rOsiris N., c'est

œil d'Horus.

tout au plus à

moi qui t'ai séparé la Ce n'était qu'une sorte de dégustation, bonne exciter l'appétit du mort. Restait à lui ouvrir

dents \ ô statue de bouche avec la cuisse,

réellement la bouche.

On

simulait cette opération sur

la

statue

ou sur la momie, au moyen de plusieurs herminettes à manche de bois et â lame de fer, ou de quelques autres outils du

même

genre.

Chacun d'eux

avait son

nom

spécial qui désile

gnait ses vertus, sans que nous puissions toujours

traduire

exactement. Les deux premières herminettes, construites pro-

bablement avec
laient les

le fer et

le

bois

du Nord

et

du Sud.

s'appe-

deux
la

divines

(

|n
fois

noutriti), et avaient été

em-

ployées pour
d'Osiris
étoile (I
r'^^
:

première

par Anubis, lors de l'enterrement

prises séparément,

on

les

nommait

l'une la

grande

jHc^^(f^
tounitot).

^sihoirou), Y autre la pointeuse {<=^:a

X

Le domestique prend

les

deux

divines et

en met

lame à quatre reprises sur la bouche et les yeux de « Ta bouche était toujours bouchée^ c'est moi (pii l'ai remise en état ainsi que les dents, ô statue de rOsiris N., c'est moi qui t'ai séparé la bouche, statue de l'OsirisN., c'est moi qui t'ai ouvert les yeux. statue de l'Osiris N.. je t'ai séparé la bouche avec l'herminetted'Anubis, je t'ai ouvert la bouche avec l'herminette d'Anubis, la cuisse en
la

la statue

en répétant

:

1.

Litt.

:

«

Je

l'ai c-quililjive

avec

tes dents. »

20

SOr»

I.K

RITIKI,

Dr SACRIFICE FUNKUAIRF!

la bouclie des dieux '. Ilorus de l'Osiris N., Horus sépare la bouche à la statue de l'Osiris N. Horus a ouvert la bouche à la statue de l'Osiris N. avec ce qu'il emploie pour séparer la bouche de son père, avec ce qu'il emploie pour séparer la

fer

'

avec
la

liuiiiello

on sépare
la statue

ouvre

bouehe

l)Ouche d'Osiris, avec le fer issu de Sît, avec la cuisse dont
se sert

il

pourséparer

la

à

la

statue de l'Osiris

bouche des dieux. Tu ouvres la bouche N. et il vient, il va, son corps est avec

la grande neu vaine des dieux dans le grand château du prince qui est à Héliopolis', et il y prend le diadème auprès d'Horus, maître des hommes. » Le magasinier marque la fin de cctt<3 prière du cri (juatre fois répété « père, père. » L'ouverture est faite, les lèvres et les paupières sont .séparées, mais la plaie n'est pas cicatrisée, et elles ne peuvent pas
:

encore agir. L'instrument oïrhikaou {"^^^^

'-'

le puissant

en sortilèges) achevait l'œuvre des herminettes. C'était une tige de métal, tordue en forme de serpent, et terminée par une tête de bélier que surmonte une ura^us levée*. Le domestique saisit V oïrldkaou le brandit trois fois, applique la tête de bélier à quatre reprises sur la bouche et sur les yeux de la
,

bouchée,

pour lui a Ta bouche était toujours remise en état ainsi que tes dents, ô statue de l'Osiris N., Nouit t'a levé la tête; alors Horus a pris son diadème et ses vertus, alors Sit a pris .son diadème et ses vertus, alors le diadème est sorti de ta tête, t'a amené
statue. Uofficiant parle
c'est
:

moi qui

l'ai

1.

Le dessin de l'herminette égyptienne rappelle
4'^€^.

celui de la cuisse de

bœuf
2. 3.

Cette ressemblance avait frappé les prêtres, et leur avait

suggéré plus d'une image analogue à celleque nous avons dans notre texte.

Pour préparer leurs statues à recevoir le sacrifice. Le temple de Râ à Héliopolis, qui passait pour
\\

être le

Grand
terre

Château

où Rà avait habité durant, son séjour sur

comme
4.

roi

d'Egypte.

voit dans les
p.

des demi-serpents en cornaline ou en jaspe rouge qu'on musées (Maspero, G'wiWe du visiteur au Musée de Boulaq, 279, n" 4195, p. 28.3-284, n" 4241) sont des oïrhikaou de petite taille.

La plupart

I.l'

RITII'I.

nr SACRIFICH FUNKIJAIRK
fait

307
vivre, tu es

tous les dieux, tu les as enchantés, tu les as

devenu
et et

le

plus fort et lu as pratifjué les [)asscs de vie avec
la

eux, derrière

statue de cetUsiris N., pour qu'il prospère
t'es

ne meure pas; tu

môle aux doubles de tous

les

dieux
tu te

comme

tu te lèves en roi de la Haute-Egypte,

comme

lèves en roi de la Basse-Egypte, souverain

dieux et leurs doul)les,
c'est lui rOsiris N.
,

s'il

parmi tous les alors donc, Sliou, fils d'Atoumou, vit tu vis; il t'a armé Shou, il t'a
il

acclamé Sliou,
et tu as

il

t'a

exalté Sliou,

t'a

fait

souverain Sliou,
la

pratiqué
si

les passes

de vie derrière

statue de

rOsirisN.,

bien que ta vertu de vie est derrière lui pour

t'a sé])aré la

ne meure jamais. statue de l'Osiris N., Horus bouche, il t'a ouvert les deux yeux avec l'herminette divine de YoïrJiikaou dont on se sert pour séparer la bouche de tous les dieux du Midi. » Ici encore le magasinier
qu'il vive et

poussait par quatre fois son appel accoutumé

:

«

père,

père

' !

»

Le discours de Y officiant n'est pas aussi mystérieux qu'il en a l'air, pour qui connaît certaines idées égyptiennes. Les dieux avaient à leur disposition des forces de diverse nature,
les

unes innées en eux ou du moins en certains d'entre eux,

(io\nm.Qi\-àforce

de vie (y

-V1

sa-ni-ankhou),
l f

les autres
la

/\ AAAAAA

extérieures,

comme

les soi-tilèges (q

^

hikaou) de

magie.

Grâce aux sortilèges, aux incantations magiques, ils se dominaient l'un l'autre de la même manière que les hommes les dominaient eux-mêmes le dieu qui adjurait ses confrères avec les formules voulues, ou (jui dirigeait contre eux l'in:

fluence des talismans nécessaires, les obligeait à travailler

pour

lui.

Uoïi'liikaou "^r* Q
celle-là peut-être

^

était

une

vérital)le

baguette

magique,

que la tradition mettait dans la main des savants de pharaon et qui s'animait à leur voix •.
1.

Schiaparelli,

?7

Libro dci Fancrali,
pi.

pi.
i,

i.vii
1.

a-h, lviii a-r,
1.

i.ix
•I-.O.

a,

p. 98-121;
2.

Dùmichen, dcr Gralpalast, Exode, vu, 11-12.

17. pi. m,

19, p.

308

I.i:

RITIHI.

DU SACRIFICE FUNKRAIRR
il

Par

les sortilèges

dont

('tait
il

ivnipli cl (jui lui avaient valu

son nom, non seulement

lemettait en état la bouche et les

yeux du mort;
son
fils

il

lui

assurait la domination sur les autres

dieux. Nouit avait, en pareille occurrence, soulevé la tète de

qu'Horus et Sît y pussent placer chacun la royauté du Midi et diadème de la royauté du Nord. Elle rendait le même service à chaque mort ; les sortilèges contenus dans ces couronnes, ou dans
Osiris, ])our

son diadème, diadème de

l'ura'us qui les décore,

enchantaient

(

v^
leurs
(

s/iodoii) les

dieux,

les

réduisaient à

ne
à

])lus

vivre qu'au gré et par
intluences

rinlUience du défunt, et
(jue

n'employer

dans son

intérêt.

Leur vertu innée

t, «j^^ sa) paraît

regardée par les Égyptiens connue une sorte de fluide, analogue à ce qu'on appelle chez nous de différents noms, fluide magnétique, aura, etc. Ce n'était pas sans raison qu'on rex])rimait aux yeux par plusieurs
avoir été
d'esprit,

espèces de nccuds de corde
résultait
les

«W**-,

v

ainsi

que

la vie •¥"

qui

de son application. On sait les rôles importants que jouaient dans la magie antique, et le signe du sa n'était sans doute à l'origine que l'image de l'amulette en

nœuds

corde

<#«<.,

U

avec lequel on nouait

la

vertu protectrice à

l'individu qui la recevait. Cette vertu se transmettait par l'im-

position des mains et par de véritables passes, exercées sur la

nuque ou sur
a])pelait

l'épine dorsale

du patient'
,

:

c'était ce

qu'on

sotpou sa, V, et ce que j'ai tray duit à peu près par pratiquer des passes. Les dieux, con-

^^

)

,

traints par les .sortilèges qui les
la statue

dominent, se placent derrière avec Vofjiciant et avec le mort qu'il représente ils lui imposent les mains, et lui pratiquent les passes qui doivent l'animer, lui infuser la vie. Le reste de la prière n'est
;

que

la répétition, sous

une autre forme, de cette idée fonda-

1. E. de Rougé, Etude sur une stèle èfjjjpiicnne appartenant à la Bibliothèque impériale, p. 120 sqq.

LE RITUEL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE

309

mentale. Le mort, désormais tout-puissant, est roi des deux

Égyptes, ce
la vallée

(|ui

entraîne

le

prêtre à l'identifier avec l'une

des plus populaires pai-mi

les divinités

qui avaient régné sur
tant

du

Nil,

Shou

fils

de Rà.

En

que Shou

il

renouvelle sur sa propre statue les

manœuvres

vivifiantes qui

l'empêcheront de jamais mourir, et tout cela, grâce aux herminettes et à l'oirliikaou de fer, celui-là même avec
lequel on ouvre la bouche et l'œil des dieux lorsqu'ils viennent

à mourir eux aussi.

Le premier

sacrifice n'était pas plus tôt

achevé que

le

second commençait. 11 était plus court, car la statue n'exigeait pas de purifications nouvelles, mais il n'était pas moins important que le précédent. La bouche était ouverte ainsi

que les yeux, mais certains détails manquaient encore, qui ne permettaient pas au mort de se servir de ces organes aussi aisément qu'il l'avait fait sur terre. Ils restaient ternes et sans couleurs, leurs mâchoires étaient encore serrées et n'agissaient pas librement. 11 fallait, pour remédier à ces inconvénients, l'intervention de nouveaux personnages. L'un d'eux,
Vhé/itier
(

n

erpà), n'a qu'un rôle secondaire.

Il

prend,

pour un moment, la place du domestique derrière la statue, ou plutôt il est le domestique sous un autre nom, puis il récite à Vofficiant la formule que le domestique avait déjà em« Sa mère en pleurs l'a frappé », dit-il, dans la ployée chambrefunêrcdre puis il la quitte, et, arrivé dans la chambre aux parfums, il ajoute a Ses alliés l'ont frappé' ». Le suicantd'HorusYQ'^^w^ii et s'écrie de nouveau en présence des magasiniers « Isis, Horus est venu embrasser son père. » Le domestique déclare aux gardes du corps, comme il l'avait fait quelques instants auparavant, qu' « il est Horus-Sît, et qu'il ne leur permet pas d'illuminer la tête de son père ». mais cette fois, au lieu de se réserver pour lui-même le rôled'Horus, il le
:

,

:

:

confie au
1.

fils

même du
p.

mort. Le

fils

qui l'aime

(

<%v^

^^

Voir plus haut,

300 sqq. du prcseut volume.

310
si-mi/'i-f),

LK RITUia DU SACRIFICE FUNKRAIRlî

pour
lils,

r;ii)poler
le

comme

faisaient les Egyptiens, ou,

à défaut du

son nom, était
«

personnage qui tient son rôle et qui prend hors du tombeau avec le reste de la famille.
trouvent à la
la syringe,

YSnfficiatit et le ilo/Ncsiifjuc sortent et le
».

porte

puis

le

ramènent

et « l'introduisent

dans

pour

qu'il voie Ilorus », c'est-à-dire son père.

Le domestùjue
l'oblige

le tient

par

la

main
l'ai

droite, et de la
la

main gauche

à cour1)er la tète devant
je suis

statue. «
fils (jui

statue de l'Osiris N.,
l'aime, pour (prit te

venu, je

nmené ton

Fig. 8.

— l.'ourortui-c de

la

bouche a\ ec

le cisoau.

sépare la bouche, pour qu'il t'ouvre les yeux.
nier se place derrière la
fds qui t'aime.
»

»

Le magasi:

statue,

en

lui criant
:

«

Vois

le

« Fils qui Uofficiant dit de son côté (quatre du défunt N. bouche et les yeux l'aime, ouvre la fois répété), d'abord avec le ciseau de fer, ensuite avec le

doigt de vermeil'. »

Le

fils

prend le ciseau^ qui a

la

forme d'un

ciseau de sculpteur l, l'élève à deux mains et touche respec-

tueusement du tranchant
1. C'est

la

bouche

et les

yeux

(Fig. 8).

dans

les

le prototype des doigts en jais et en verre noir qu'on trouve tombes (Maspero, Guide du visiteur au Musée de Boulaq,

p. 2.31-232,

n»4562).

LE RITUKI, DU SACRIFICP: FUNHRAIRE
L'officiant
récite
j'ai

311
statue de

cependant

la

formule

:

«

rUsiris N.y

pressé ta bouche. Cette pesée sur ta bouche,

ô statue de l'Osiris N., [je te la fais] en
statue de l'Osiris de Sokari'. il t'a Horus t'a presse ta bouche ouvert les yeux et ils sont désormais solides*. statue de l'Osiris N. ta bouche était encore bouchée je l'ai remise en état ainsi que tes dents, je t'ai séparé la bouche, Horus t'a séparé la bouche et je

ton

nom

N.

,

,

,

,

t'établis

solidement

la

bouche.
séparé

statue

la bouche, de l'Osiris N., Horus t'a t'a ouvert la bouche et les yeux. » Le domestique succède au fils, refait l'opérail

Fig,

avec le petit doigt d'abord (Fig. 9), puis avec un sachet rempli de pierres rouges,
tion,

9.— L'oucerture de la bouche avec

le doigt.

jaspe ou cornaline (Fig. 10).
l>our lui l'o^ciant, ta

«

statue de l'Osiris N., dit
était

bouche

fermée

(le

domestique

Fig. 10.

— L'oucerture de

la bouche avec le sac de pierres rouges.

1.

Ici,

nouveau jeu de mots intraduisib le en tre

le

mot

X
1

so/kOu, tirer, peser, et le
2. Litt.

nom du

dieu Sokari

'

W
sonlii scnou.
I

:

« ils

sont fondés»,

CsS

o o UM

)

|

I

3V2
parcouit du

i,r

RiTri;i,

du sacrifice funkrairh
la

iiolit

doi_ij:t

fonte

de

la

bouche');
(il

je

l'ai

remis

la

houelie en état ainsi que les dents

fait le

simu-

lacre de relever la lèvre supérieure

et d'abaisser la lévrc
la

inférieure avec le petit doigt)
et
ta

'.

Horus a séparé

bouche,

bouche est établie solidement '. Il a pesé sur ta bouche (le domestique pèse avec le sac sur la bouche de la statue), et ta bouche est établie solidement, tes yeux sont établis solidement. » Je soupçonne que la présentation des pierres rouges avait pour objet de rendre aux lèvres et aux paupières décolorées par lamoinilication hnir teinte naturelle
:

le le

jaspe rouge et la cornaline sont en effet appelés sou-

vent

sang

crisis.

Uami

succède au domestique et va se
:

poster derrière

la statue,

sur l'ordre de Yofficiant
»

«

Tu

es

venu, tu as puritîé ton père.
l'aime. Quatre objets,
et qui seraient selon
û]
tS),

Puis c'est

le

tour du Jils qui

M. Lefébure

de forme ovale au tombeau de Séti I^'' les testicules de la victime

intervenaient ensuite. lisent plus souvent, ail-

leurs, l'apparence

de masses oblongues, rectangulaires, et
fer

il

du Nord et du Midi *. Uami les prend, pèse quatre fois sur la bouche et les yeux, sépare quatre fois la bouche et les yeux avec chacune d'elles, « tandis que l'officiant récite la formule défunt N., ta bouche est établie solidement, établis solidement tes deux
faut

y voir quatre briquettes en

:

1.

Cette action est rendue, clans la glose, par
,

le

verbe hanifja

.,^
deux

serrer, enfoncer.

Il

y a

évidemment
»

jeu de

mots entre

les

verbes houiir/aQ
de la rubrique.
2. Cette

vj

S ^^7

fermer, du texte, etQ

^^r.

ha/nr/a,

action

est

rendue par

le

verbe ^^;^

1^^^ ÀA

MaUia,
marque

peser, mettre en équilibre.
3.

Au

bas de la colonne, la rubrique la bouche est fondée, qui
le petit doigt.

la fin
4.

de l'opération avec

L'ordre de présentation nous montre que ces briquettes sont
la table d'offrandes,

nom1

mées sur

fer (ha)

du Midi
pi- vi,

et fer
1.

du Nord

(Dùmichcn, der Grabpalast,

1. 1,

37-28; pi.

xviii,

a-0.

sà'Of<. et frais 20) du copte du beurre c&eip. substance en grains ou en Ijoulettes arrondies cjue les textes Le domestique l'apportait à )) nomment sa//'Oî^ et le portait à la v^ . (1er Grab- t. que ton visage n'en clair. i. je t'ai sépare la bouche.ipc.. afni ». et qu'il ne s'échappe pas. saù-ow. Les Égyptiens emploient en liquide. hcurre... 1. car je t'ai pesé sur la bouche.*^"^"' *^^'^ ^^'^^ de.. du beurre dur comme nôtre. L'of/tciant le soumettait à une première épreuve pour voir si l'appareil entier fonctionnait l3ien. > -21 ooo p. < cô. être privé de. a été rapproclié par moi du copte t. Recueil. 183. rite ne m'est pas La plume 1. Prends-le. on donnait troisième. pi. ô dt'funt N. 2G-29.. point privé' Le mot Le sens de ce v\ . par Dùmichen (dcr Grabpalast.. disait \'o[/iciant. et désormais elles sont divisées. les le deux premiers. » Le mort pouvait donc mâcher ce qu'on lui offrait.. soit une graisse \ choisissait un grain bouche de la statue « O Osiris N. le sairou du Nord et celui r"^r-| '^ La cérémonie Dans du Midi dans .) le Nouveau calembour entre nom la plume shon'i'. ooo Oimas. 17-20. » Le domestique d'Horus saisissait le ensuite une plume d'autruche : et en soit caressait quatre fois visage de la statue en disant « L'œil est présenté. une autre le graisse. décrite ici en abrégé se décomposait ordinairement en trois actes. palast. . » Restait à écarter les deux mâchoires et à leur rendre spécial l'élasticité naturelle : c'est à quoi servait un amul ette ( nommé le diviseur de la mâchoire ) v poshi-ni-kafa). (Maspero. Diimichon. DU SACRIl-'ICK FLNKHAIHK 313 yeux.. Il disait au domestique : « Approche les grains de sa Celui-ci prenait un panier ou un vase rempli d'une bouche. j'ai établi solidement tes deux mâchoires à ta face.. m. on te : présente l'œil d'iiorus à prendre. lorsque tu prends le grain dans la bouche.K RITLKI. deux mains et le présentait à la bouche de la statue: «OOsirisN. VI. o .1. nommée shakou x* t. [) et le verbe U W^'"^fe-:. 19-21. je t'ai séparé les yeux avec quatre bri(|uettes. p. effet le à côté semn. 1. . de p. 2. fromage. et qui était probablement soit du beurre ou du fromage. Osiris N. dans I.

pi. Horapollon. ta bouche est tes solidement établie. . Le plus probable est qu'il faut voir dans cette cérémonie une variante de celle où le domestique versait à la statue la libation de lait et la libation d'eau.. 1. servait de la statue. Les tables d'otl'randes présentent.. 1. » De nouveau. en elfet. la plimic d'autruche vertu d'ouvrir par simple attouchement '.solidement établis N. le domestique lui répondait « Tu as tranché ton œil où est ton âme. Cf. La plume. mais que les Égyptiens lui attribuaient universellement ? Le contact d'une plume d'ibis frappait le crocodile d'immobilité avait peut-être la ' . tout ce qui était fermé Peut-être enlin n'avait-elle d'autre prétention que de rappeler que tout était juste. et je lui ai abattu la cuisse. V officiant s'écrie pesé sur la « défunt N. et cérémonie avait été accomplie jusqu'alors avec toute l'exactitude désirable: la plume est en elïet le symbole de l'exactitude et de la justesse. dans Diimichen. en règle. » De nouveau. n. PAAA/\AA le mot mensa [g]. ô défunt » t'ai bouche. dcr Grabpalast.K urnr. pi. 21-22. disait-il.314 joue-t-elle i. vi. deux yeux. la mention du lait et que la d'une eau spéciale qui est désignée par . Dans nos campagnes. la Table d'offrandes de Pétéménophi. — . c'est-à-dire par le nom même de la plume d'autruche'. mon œil de la bouche de Sit. Il a-b. nr sacrificI': i rNi'. Une fois de plus^ V officiant s'identifie avec Horus et annonce l'arrivée prochaine de la victime « J'ai délivré. je t'ai séparé la bouche. lxxxi. je séparé les deux yeux avec les quatre briquettes. vers cet endroit. trempée clans le licpiide. on attribue à certaines plumes de queue du pivert la faculté d'ouvrir toutes les serrures fermées. la Le — 2. xviii. \e/ils les lèvres comme de pinceau pour humecter suit n'est Ce qui : : qui Vaime prend fois la les quatre briquettes et la statue : les présente quatre chacune au visage de et pour lui ouvrir les yeux et bouche. car je t'ai 1. édition Leemans. 3.i.RAiin-: ici le rôle d'un éventail et n'a-t-clle pour ol^jct que d'ëcarter les mouches f N'a-t-elle pas plutôt une force que nous ne connaissons plus. 1. après le beurre et la graisse. guère que la répétition de cérémonies déjà connues.

151). Il II w . 1. les autres prêtres quittaient la chambre et allaient assister au sacrifice. personnage nouveau. le scribe mention taureau du Midi. la du Nord.-^ ton Vor^^^^ ni si-miri) ^ v\ ^^^1^.18) fournissent la leçon véritable. v. vi. in-sa-to sapi ni I AAArA^ arn-tot. ux b. Diimichen. 1. pi. Les textes plus soignes (C de Schiaparelli. p. vu. Funcrati. p. 1-17. et Diimichen.LK RITLKL DU SACRIFICE FUNKRAIHE domestirjiie Teîàia'àii la 315 môme cérémonie. 3. 1. dont chargé de je le ne comprends pas ramener au jour '. pi. pi. HhU il n I No^rcrtot r *^—-^ " /wI^aa. <r::>^^Nephthys. puis le cortège rentrait la chambre et recommençait les la manœuvres de V ouverture de 1. mais qui était Le fils sorti. les prêtres. . n I ^^ ysj ^. 122-150 pi. a que A de Schiaparelli (p. la seconde opération ne première. Schiaparelli. p. 50. bouche et des yeux avec la que ^ les variantes nous obligent à comprendre -^ r V- ^^^^^ ^ n n ij 1 le mem bre '^ I de phrase difficile: . saisis-toi du taureau du Nord. ni. lxii. Le domestique ou l'a/??/ le saisissait par le bras droit et le forçait de la main gauche à courber la tête devant la statue. ii. prenait de grande. 107. 151. erreur. 2. der Grabpalast. taureau Dans quelques par textes. bien le nom. » Le moment du second sacrifice était arrivé. puis il le a renvoyait sur terre et le livrait à Vam-tot l'œil ^ -11- ° ». . le boucher enlevait sort cœur et la cuisse et les remettait â qui de droit. continuait en s'adrcssant à statue « On t'a présenté d'Horus ainsi que la paumée d'eau qu'il renferme. C'est ainsi. la dlnniiV qf/ïciant. pi. je crois. 1. admettaient le /ils qui l'aime à prendre congé de son père. Cette fois il s'agissait du taureau du Nord^ le poste et ]a petite la pleureuse. avant de sortir. L'officiant plaçait le domes: tique il la tête la bête et lui disait » « Domestique. mais avec une autre lui : intention et il : « Apporte une ])aumée d'eau ». le Le f/owes/'/^^^e brandissait le de nouveau casse-tête. différait point de de la A cela près. 6-11. Des gazelles et une oie du N<jrd partageaient le processionnellement dans du taureau. tels répété. qui n'appartient qu'au premier sacrifice. Lihro di:i t.

Et ce qui se passait à l'ouverture de la bouche n'était (prune partie des manipulations auxcjuelles on soumettait la statue. le magasinier indiquait la fin du rite par le cri quatre fois répété : « Père. le jour où cela nous plaira. pi. enve« Elle est loppe de coujiyèli l'Osiris N.v Qu'il coiffe ta face. que nous pourrons aujourd'hui encore.31'') I. l. p. qu'il te pare en son nom de couronne blanche de IJ officiant ({'\i'à\\ : ! . et chaque objet était tenterai de accompagné d'actions et de prières appropriées à sa nature. domestique: « Prends la coujiijèh. » Ceci n'était qu'une introduction à la présentation des parfums. plus haut. gestes. vu. puis il récite venue la coujiyèh. et plus tard le nombre en fut porté à neuf et même à dix. elles rendaient au corps la souplesse et la vigueur qu'il avait . dcr Grabpalast. I. 18. 302.K RITIKL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE : cuisse. u. Je me en contoile montrer ici comment on s'y prenait pour la parfumer et la revêtir des coujiyèhs et des bretelles qui soutenaient son pagne dans les grandes circonstances. ! Nekhabit. sqq. lxih a-c. Les prières étaient identiques à celles qu'on avait déjà récitées '. Dûmichen. p. 49. réglé. pi. tout était prévu. les Égyptiens aimaient à la folie les huiles et les pommades odorantes dès la plus haute antiquité. les insignes de toutes sortes. les monuments nous font connaître sept espèces d'essences qu'on devait donner aux morts. et avec les herminettes le on ne poussait pas cependant scrupule jusqu'à employer de nouveau Voïrhikaou et le sac de cornaline. père ' ! » Mouvements. avec une telle minutie. et p. Voir ces prières. et. 150-166. pi. comme plus haut. Outre le plaisir riue l'âme éprouvait à les sentir. . Comme tous les peuples de l'ancien Orient. il Schiaparelli. les parfums. viii. 2. 11 est venu l'œil d'Horus blanc. paroles. elle est venue hi coufiyèli Elle est venue la blanche elle est venue la blanche. ». 1. On la préparait à recevoir les étoffes. 11-12. reconstituer entièrement la céré- monie. dont il (Horus) a coiffé les dieu. Libro dei Funcrali.

13-32. mais l'œil d'Horus t'orne en son nom de verte. par exemple. qu'un Égyptologue de grand mérite. 2. entretenaient en lui une jeunesse éternelle. dcv Grahpalast. sacrifice fl. C'est d'abord une allusion à l'opération que subit la statue. Diimiclien. les parfums défilent devant la statue. a pu fabri(jucr deux de ces parfums en collaboration avec i\BI. dont les temples d'époque ici encore. le défunt N. De même qu'Horus n'a éprouvé aucune angoisse. et il te parfume en son nom de parfum.^mou-sti). prend de plonge l'index de les la la main gauche un pot plein d'huile. où les bienfaits réels ou supposés de l'objet sont énoncés par des jeux de mots ou des allitérations malaisées à traduire et souvent assez niaises pour nous si : ici. les ptolémaïque nous ont conservé des copies les ingrédients. l'huile 1..ni':iiairk 317 rempêcliaicnt de se dcsséclier ou de se crevasser aux ardeurs du soleil. recette des plus compliquées. Des échantillons de ces parfums égyptiens ont octobre 188G. puis fardé ton œil de fard vert et de poudre d'antimoine. rempli la face d'huile.i. Victor Loret. énumérer à scrupuleux Égyptiens ont été si à énoncer les quantités. y main droite. Chacune d'elles était préparée selon une eues pendant la vie. » Ce couplet et ceux qui suivent sont construits sur un modèle uniforme. Après cette entrée en matière. c'est parce qu'elle porte le nom de parfum {/w. n'éprouve aucune angoisse quand ses yeux reviennent à son corps. U officiant je t'ai j'ai récite en même temps la formule ai « défunt N. l'huile d'abord. puis une comparaison avec l'œil d'Horus et avec les mythes qui s'y rattachent. Le domestique. enfin une description de l'effet produit. à décrire les phases de l'opération. quand son œil est revenu à son corps. ii. La présentation commence par une formule générale.i'. et barbouille la bouche et yeux de : la statue. t. parfume {s/io^mou-s(i) le mort. toujours revêtu de sa peau de ^ : panthère. iuti:i:l dl. Rimmel et Domère'. dans séance du 21) . p. et j'en enduit tes yeux. été déposés sur le la })ureau de l'Acadéniie des inscriptions et belles-lettres.

et l'unissant à [à garder] à tes chambellans '. 12-13. accorde qu'il redevienne maître de son corps. p. tes ennemis car lui. je te remplis la tète d'huile sortie de l'o'il d'IIorus en son nom d'huile.. reau^lWom^/o« ^ f^ Vessence (l'acacia (-^^ b> haït-nt-às/iou). le parfum (n fl la ])oix touaït). les idées que les Égyptiens avaient sur la survivance humaine. pris la couronne tu as parmi est les dieux. que j'ai été amené à découvrir. . ceux qui sont encore sur terre t'acclament. 41). il y a une dizaine d'années. Dtî SACniFICK FUNKUAIRK parfum de fête d'incocadoN (^ 8//>/). devant toi pour ouvrir tes voies contre tu as pris ton œil [l'huile]. pi. [Ouapouaitou]. der Grabpcdast. le dieu Sibou assuré par . On pourra.son héritage.1-: RITl'K!.818 puis le I. ô défunt N. n.. Car. [toi] cette mèche de y officiant « z?^ et riiuile : devant Horus qui est au front d'Horus. tu l'as donné et . mets-toi au front du défunt N. [il. tu as la voix juste parmi les dieux gardiens. t. C'est en examinant avec attention ceux d'entre eux qui étaient connus. je te remplis To'il d'huile. car ils avaient été fermés par l'embaumement). pour que tous les lumineux le voient. Une courte formule de présentation correspond à chacun d'eux. ^m>^^/>'. si l'on veut 1. pour qu'ils entendent tous son nom. de ( ^ r^t\~i l'ess^/jce" r7(? taJionou ( '=^ ^ g | liaït-ent-taJionou). viii. ix.!. dès que t'a la déesse Sokliit décret eu cuite pour toi. 7-2. l'eau ç^^ Q {y ç^ sti-ha/xonou) D Œ] s(i-/iaU>u). 1. Dùmichen. le guide des chemins du Nord du Midi. . de myrobalan («^^x oiix). Dès l'a qu'elle est mise sur ton front. et la cérémonie s'achève par une longue apostrophe de toi ce parfum^ ce parfum. accorde que ses yeux soient fendus (de nouveau. pour qu'il soit i)a)'fumé parloir et pour qu'il tire profit de toi . » Ces exemples suffisent pour montrer et les difficultés spé- ciales que présententces textes et l'ardeur avec laquelle on les a recueillis depuisquelque temps.

insignifiant. Le culte des dieux n'a jamais été étudié jusqu'à présent. et ne La plupart des Égyptologues c|u'elles croient. sans idéales. le Mé- moire sur Double et les Statues prophétiques.\M RiTn:i. mais une statue en pierre ou en bois. ont été dès le début. Il ne faut pas cependant grande attention pour reconnaître que la figure d'Amon n'est pas une image impalpable. illustrent. est censé ne représenter que le roi devant la divinité. Recueil. trop savoir pourquoi. comme le prouvent les débris d'inventaires c^ui nous ont été conservés. jusque dans les plus petits détails. C'est à elles directement que le roi s'adressait et qu'il présentait l'offrande. et per- sonne ne s'est inquiété d'en profiter pour rétablir les grands rites qu'on accomplissait dans les temples en faveur des dieux égyptiens. coifEé et posé d'une certaine manière. I. Ici encore. adressant une prière et un hommage à l'idée abstraite du dieu. Ces idoles fatidiques. qui flétris. et les bas-reliefs où le roi et la statue sont figurés en face l'un de l'autre. et de plus qu'elles capable de remuer. p. dont j'ai déjà parlé ailleurs % se comptaient par centaines dans les grands temples. Ce n'est pas que les ressources manquent. 77 sqq. auraient dû nous renseignera ce sujet. de gesticuler et même de parler. de l'inévitable épithète banal. la mimique des diverses religions qu'on pratiquait dans un temple. le t. mais les innombrables tableaux et les interminables inscriptions. sont pour ainsi dire rois et des prêtres. répondent à aucun fait matériel dans la vie des Un tableau où l'on voit Séti P'" debout devant Amon-Rà. lô2-l(J0. analogue àcelles des morts. animée comme elles. la meilleure manière d'en montrer l'importance sera de décrire et d'analyser quelque monument sur lequel nous soyons 1. et p. . Le dédain a été poussé si loin qu'on ne s'est même pas demandé sérieusement quelle était la nature exacte des scènes représentées. du présent volume. Dr saciukick funkrairk s'en 319 donner la peine^on cxli'airc des renseignements piM'cieux culte des sur des matirres qui semblent être étrangères au morts.

K RITII'I. placées de chaque côté d'une porte et sur lesquelles du maître de la maison étaient inscrits du public. pi. une fois pour les dieux du Midi. Chaque cérémonie devait être répétée deux fois. Les rites s'accomplissaient autour d'une statue d'Amon-Râ en grandeur naturelle. qu'on amenait du temple pour la circonstance. A la porte d'un temple. des stèles hautes. Je me texte de Lepsius. La première reproduction exacte en a Excerpta hicrofjlijfjkica. 294-295 du présent volume.. p. la seconde sur les faces est et sud. in. Le dieu était debout^ vêtu d'un pagne court. xlviii-l. Dans certains cas pourtant. donnée par Burton. . pays d'Horus. ils annonçaient à tout venant le nom du dieu à qui appartenait le temple et celui du roi qui les avait élevés. avaient le pas sur les dieux du Nord. dans rents un ordre facile à saisir. accompagnée dun service spécial. nr SACRIFICK FUNKRAini: certains de trouver. leurs faces ne sont couvertes que d'inscriptions longitudinales. ce double arrangement en deux puis en quatre monde égyptien en deux terres et de chaque terre en deux maisons^ selon la direction des points cardinaux. pays de Sit. Denh-m. répondait à la division du Comme je l'ai dit plus haut*.320 I. pour le 2. dirigé par le roi en personne ou par le per- Les obélisques paraissent n'avoir été à l'origine que de véritables enseignes. servi surtout du présent Mémoire. 21-23. sauf près de la base ou du pyramidion où l'on rencontre une scène d'offrandes. et les dieux du Midi. été suis V. l'inscription n'occupe qu'une bande et est flanquée à droite et à gauche de nombreux tableaux. les dilîc- moments d'une même cérémonie. était La consécration des obélisques sonnage qui les avait fait élever. Le plus souvent. une fois pour les dieux du Nord. Le grand obélisque de la reine Hatshopsitou à Karnak est le plus intéressant de tous à étudier \ Les scènes sont partagées en deux séries réparties symétriquement sur les faces ouest et les noms et les titres pour l'édification nord. coiffé du diadème à longues plumes qui lui est propre (n° xxvii de Rochemonà celle 1.

n. Comme une description des différents sera ques- tion dans les pages suivantes prendrait trop de place et ne serait être pas comprise. autant que possible avec uneépitliètc nouvelle. vers diadèmes dont il la face 1. de Rochemonteix a publiée dans 2.) 21 . pour la première fois et que le maître des dieux [Amon] lui dit C'est ton père. la statue est placée le dos tourné à la face méridionale. massue à devant ». M. Dcnkm. le jeune roi prenait par intervalles le titre et faisait l'offrande au compte de son père. se refuser à exaucer les prières qui lui avaient été La reine était assistée. de Thoutmosis III.K RITUKL DU SACRIFICE FL'NHRAIRK 321 teix^). et ne pouvait. Je ne noterai pas ces différences de personnes. du moins sous les principaux d'entre eux. quand la majesté : de ce dieu [Amon] rendit gloire au roi Thoutmosis I*% lors de l'érection des deux grands obélisques par la reine. le roi Thoutmosis I". vi. se présente elle et dieux. qu'il droite. par conséquent. mais assez autour loin d'elle. élevant à deux mains.» en pierre blanche à Cette première scène est gravée sur la face est. je préfère peut- renvoyer le le lecteur à la planche que t. vers le milieu de la hauteur de l'obélisque : les scènes suivantes s'étagent au-dessus et semblent monter vers le ciel. et où sont repré- sentés les types principaux de coiffures des dieux et des rois égyptiens. la de l'obélisque pour qu'on puisse circuler coiffé du pschent. et je remplacerai le nom de chacun des Pharaons par le titre général de souverain.. 23. Au début. lu. Le fait est prouvé par l'inscription de le de façon durable nom de son père sui' ce la face est « La reine aétabli monument. comme le premier projet des obélisques avait été conçu par Thoutmosis I«'''.mort depuis longtemps au moment de la dédicace. de sorte qu'à la fin de la fête. Recueil. le bâton à la tête main gauche. qui a préparé l'érection des obélisques. pour la circonstance. il avait été invoqué sinon sous tous ses noms. adressées. qui régnait dès lors avec elle mais. A cliaque acte nouveau le prêtre l'adorait. pi. maître du ciel va « la main annonce à « Amon. Le souverain.I. et c'est ta Majesté qui a renou: velé ces monuments. La plus proche nous montre le souverain coiffé du diadème osirien (n° xxxvi de Rochemonteix). » (Lepsius. . qui sont accidentelles. roi des lui dresser deux obélisques.

maître de la création des deux terres ».. DU sACRiFiCK funkrairp: ciel ». montre qu'il a raison du présent volume. et non Lepsius. etc. deux. « R donne toute vie et toute santé » il donne on la force et la vaillance. dans la cérémoCfr. tandis que le bras gauche se recourbait derrière le cou comme pourl'embrasser. lui tourne le dos. .i- niTiKi. Amon est assis sursontrône. 295-297. H rendait en écliange de chaque objet un souhait lui. a encore une coiffure à plumes (n° xix et il n" xxxvi de Rochemonteix). mais « Amon-Kà. maître de la du ciel ». maître. » Dans deux regis- tres qui suivent. et olîre à a AmonKà. Après l'offrande du linge. avec cinq grains. {( Quatre : fois il passe derrière » la statue.. 89 1. Puis(coiiîure n" xix de Rochemonteix) parfumée. maître c'est l'huile il donne le blé à Amon-Rà. mailrc du d'eau du fois » un )latpau cliargé de quatre vases « « Noid (/vww% 1^§S il tourne quatre autour de la statue. m en disant lui Il : Tu es pur. La cérémonie terminée sur la Lepsius a passé l'une de ces scènes. et qu'un prêtre devait énoncer pour l'obélisque en abrégé : qui est inscrit sur . les quatre vases à longues })Uunes. le souverain. timdis que le dieu lui pose le casque sur la tctc. puis avec parfume à deux reprises une « grosse pastille d'encens \ Au-dessus (coilîure n° xxvii de Rochemonteix). retirait le sceptre et la croix ansée des mains de la statue^ qui était une de ces statues articulées tem[)les '. tu es pur. nomsit). nie de Voucerture de la bouche. en répétant les à chaque fois a Tu il es pur. Sur le pyramidion. communes dans la les et on lui disposait les bras de façon que main du roi il droite posait sur le bras gauche du roi et semblait le saisir. rouges. et au-dessous môme du pyramidion (coifïure n° xlv de Rochemonteix)^ ce sont les étoffes que le dieu reçoit. nous assistons fin la du premier acte. Ainon de Karnak. p. 2. p. terre.322 d' « i. » A l'étage supérieur. a la coilîure mais posée sur deux cornes de bélier flamboyantes (n" xxi de Rochemonteix). agenouillé devant lui. tu es pur. mais Burton les donne toutes et ce que nous avons vu plus haut. ».

les habillements qui leur étaient nécessaires. les parfums. une fois repu et approvisionné. et répète nonisit. Après s'être avancé devant le dieu. dans le même costume mêmes coiffures les offrandes le seules étaient changées. sur les deux autres faces en l'honneur des dieux du nord. le Il renfermait le même nombre de scènes moins une. il présidait dans l'attitude sacramentelle au sacrifice du bœuf et à l'apport des morceaux de la victime il présentait successivement la chair rôtie (?) et les deux vases de vin. « jetait devant le dieu la masse blanche de farine ». le casse-tête à la la droite. mon- La statue avait rec^u par la consécration la . ne faisait rien. comme le domestique autour de la statue du mort. le souverain main main gauche. puis les mets. ordre. l'objet était le le même dans deux On préparait le dieu et mort. la statue d'Ainon était roi)ortée en avant de la face sud et le second acte coniinenrait. ou plutôt leurs statues animées. dans le même ordre. Les purifications et les olïrandes diverses s'y 'succèdent de la même manière. en pareille circonstance. les mêmes paroles. tandis que le mort. ni- SACRIFICE funi^:raire 323 face est. Ce qui frappe avant saluait à (juatre reprises. et probablement ne pouvait rien. c'est l'identité presque complète de ces rites solennels avec ceux qu'on accomplissait pour les morts pendant l'ouverture de la bouche. à recevoir d'aljord les purifications préliminaires. les viandes. pour récompenser le vivant^ le dieu. et versait la double libation d'eau fraîche le couronnement par Amon est retracé une seconde fois sur le pyramidion. y reparaissaient dans et avec les (jue le précédent. le bâton et la massue à . Seulement. et les acteurs môme . puis. : tout. Les mêmes cérémonies se reproduisaient. celle qui était consacrée aux dieux du sud. avait le droit et la faculté de se trer reconnaissant. les quatre vases deux fumigations d'encens le roi tourne quatre fois autour de la statue du dieu. les (piatre vases rouges^ les . Ces deux actes formaient la première partie de ce petit drame religieux. Cette identité des manœuvres extérieures les nous obligea penser que cas.M- mil Kl.

lui imposait lui les mains. p. qu'on ne pourrait comprendre autrement. lo sa dont j'ai parlé })lii.s le sa de vie Y •¥". de placer à du souverain les prêtres (jui l'aidaient. ni de graver les prières qui accompagnaient chaque mouvement. vertu (liviiic.308. 307-. va de soi que le peu d'es- pace dont côté l'artiste disposait sur l'obélisque ne lui a point permis de représenter le détail des cérémonies. de l'ordre La connaissance de des gestes dans lequel elles se comportent et des accessoires qu'elles grâce nécessitent est d'une fort grande utilité pour l'étude des temples à elle. à chatiue sacrifice. permettent de reconstituer des scènes. qu'elles : et même des chambres entières. grâce aux incantations prononcées au moment de la consécration et renouvelées virtuellement^ sinon expressément. quelques débris de figures ou de légendes. V. 2. ces cérémonies. lui donnait sein . éiaiiderrière elle • W "^v ^i^" l'animait et pénétrait en elle. et parfois. au fur et à mesure une partie de celui qu'elle possédait en le transdéperdition de la force divine était réparée Chaque mettant. les recueillir. Ce n'est pas ici le lieu de le faire j'ai voulu seulement montrer par un exemple quel intérêt ces tableaux et par suite si dédaignés ont pour l'histoire du culte égyptienne.i: RiTir. La statue commençait par embrasser couronnait et le roi. sur les murs du temple. des parois succèdent. .3"?4 i. du présent volume. qu'elle usait par un afllux constant.L m: sacrificf-: FUNi':RAmK liant' . Sans chercher bien longtemps on trouvera. de les mars 1887. les mêmes le : scènes reproduites par le menu et on pourra rétablir cérémonial dans son intégrité'. et de les traduire ? Paris. 1. le si elle représentait une déesse. envoyé parle dieu qu'elle représentait. de la religion Qui d'entre nous aura la patience de classer. puis elle le rendait en autorité divine ce qu'il avait Il apporté en olTrandes matérielles.

Londres. du deuxième Congrès international des Orienta- listes. de l'archéologie et de la religion égyptiennes en d'autres termes^ nous donner le 1° sous l'Ancien-Empire Livre des Morts tel qu'il était 2° sous les dynasties thébaines du Nouvel-Empire. la Reçue de l' Histoire des Religions. les Égyptologues réunis à Londres. 412.LE LIVRE DES MORTS' îi l'occasion Le 19 septembre 1874. 1876. pris au hasard. 3'' sous les — . Si les textesde l'Ancien-Empire sont rares et incomplets. la langue.un comités'organisa. Transactions of the Second Session ofthc International Con. Bircli. Lepsius. p. que la collation de vingt papyrus. held in London in Scptctnbcr 1874. 206-316. Naville voulut bien matériaux j\L Lepsius assura à l'œuvre l'appui de l'Acadc'mio de Berlin et du Gouvernement prussien. Dès les premiers jours. Cette édition devait fournir une triple recension ce vénérable monument de . Lepsius et Naville. t. Publié dans 2. décidèrent qu'il y avait lieu de publier « une édition de la Bible des anciens Égyptiens. Chabas. le Rituel. — ou le Livre des Morts. ceux de la XX\^I'' dynastie sont trop nombreux et contiennent si peu de variantes réelles. 1.p. on dut reconnaître que le projet présentaitdesdilFicultés d'exécution presque insurmontables. *. donnedes résultats Psammétiques (XXVP dynastie) les se charger dô rassembler .xv. comme — Champollion l'intitule l'appelait.jrcss ofOrientalists.quifutcomposéde NIM. » M. Trùbner. comme de aussi critique et aussi complète que possible. .

p. recueil : puis Birch. puis d'un texte de base. tenuto XX 1878. 1880. douze ans api'ès la décision du Congrès international de Londres '. mais sufiisamment net et très lisible Dans l'introduction. Unterrichts. et M. qui forme un tome à part de petit format plus que les autres. L'ouvrage. Atti dcl IV Conrjvcsso Internationale dcf/li Orientalisii. Einleituiuj. M. 1 Band. Lemonnier. Naville nous l'a donnée en 188G. d'une introduction donnant tous les renseignements voulus sur les matériaux employés. Naville déclara en 1878. 2.32Ci m.v-204p. qui a dessiné figures et inscriptions avec une fidélité et une élégance qu'on ne saurait trop admirer. i. . Asher und C". enfin d'un lexique complet de tous les mots du Livre des Morts \ » Cette édition restreinte. Celui des variantes est d'un trait fin et moins encore. in-4". mit Unter. Tcxt und Vigneiten. puis Lepsius. qui sera la reproduction exacte de chaque chapitre pris dans un certain papyrus. ne devait pas être une édition critique. t.und MedicinalAngelegenheitcn. ]\L Naville a rendu pleine 1.ccxi\ pi. en premier lieu. tel qu'il le concevail. ni. Berlin. Il le plan qu'il a eu la chance de rencontrer dans sa propre famille un ouvrier incomparable. « Il se composera donc.stiitzung des Kôniglichin Firo. Naville. in-lolio. 447 p. Éd.Erjuptiscke Todtenhuch dcr XVIII bis Dynastie. Naville a exécuté fidèlement en 1878. — . s'était tracé M. 1886.nse ncl Setleinbrc Preussischcn Ministeriunis der(ieistlichen. dont le texte aurait été reconstitué artificiellement parla collation des manuscrits. das .ivni'. aus verschiedenen Urkunden zusammengestellt und herau^gegeben von Edouard Naville. mais un méthodique des documents nécessaires à qui voudrait ensuite entreprendre l'édition critique. II Band. Firenze.s morts son i)lan insiirnifiaiits. moins sur. qu'il enfermerait désormais ses recherches dans les limites de l'époque thébaine. puis de toutes les variantes recueillies. i. Variantcn. Aussi est-il le volume detextesetde vignettes d'une fort belle venue. Le comité modifia primilif. 95. au Congrès de Florence. La mort avait dans l'intervalle dissous le comité Chabas partit le premier.

c'est quand il attribue à E. de Kougé. des demi-chapitres il tout entiers. des phrases. fallait donc. une fois achevé à l'occasion des funérailles et déposé avec la momie. lui. Il sienne. et beaucoup de )) fautes des textes hiéroglyphiques s'expliqueraient d'elles- mêmes dès qu'on connaîtrait bien les textes hiératiques \ manière trop générale les expressions de M. sont précisément ceux qui ont donné lieu à des . I. et l'iiistoirc qu'il trace des différentes publications ou tentatives d'interprétation qui ont précédé la Sur un point seulement. . dit-il. il me parait avoir commis une méprise. Einlcilung. semble n'avoir eu pour but que de remplir matériellement sa page. mais cet excellent calligraphe n'était pas un savant on remarquera. de Rougé l'idée « que les papyrus fiméraires étaient écrits primitivement en cursive. pour être brève. p. de magnifiques exemplaires de l'ancien style. soti calame exercé le transcrivait en beaux hiéroglyphes. que les signes qui. Je pense que M. « Nos musées possèdent. ne devait jamais être contrôlé par les regards d'aucun homme vivant. dans un travail qui. d'après commencer l'étude par ces derniers. Ed. Ainsi le bel exemplaire hiéroglyphique de Turin est rempli d'erreurs qui prouvent suffisamment ({ue le copiste travaillait d'après un manuscrit cursif.l-. Naville.l. dans l'écriture cursive^ se ressemblent jusqu'à la confusion. Les transcriptions opérées entre les manuscrits des diverses sortes d'écritures devinrent une autre source d'inexactitudes. 1. qui sont toujours écrits en hiéroglyphes linéaires disposés en colonnes malheureusement les tableaux et les vignettes semblent y jouer le rôle principal l'écrivain a passé fréquem. Naville a compris d'une ment des mots. . Celui-ci ne prétend pas que tous les textes hiéroglyphicpies du Livre des Morts sont des transcriptions de l'hiératique. n'en est pas moins instructive. et que les textes hiéroglyphiques ne sont c[ue la transcription des textes hiératiques.IVKI': DKS MORTS 327 justice à ses devanciers. 3 sqq. en effet.

du tirage à part. p. M. et ^L Ludwig Stern du Gouvernement qui E. Éd. C'est là une critique de détail (pii n'enlève rien à la valeur de l'introduction. L'ouvrage est digne. et que beaucoup des fautes qu'il renferme s'expliquent. a donné du français de Naville une traduction allemande fort soignée. comme les frais de pul)lication étaient à la charge de l'État prussien. constate (pie le : diverses par lesquelles son entreprise a passé depuis 1874. publié par Lepsius et(jui est d'époque saïto-grecque. il reconnaît rimj)ortance des textes thébains en hiérogly])lies s'il s'est attaché surtout à l'étude des textes saites en hiératique. décrit et classe les manuscrits dont sujet de il s'est servi. Le texte original de l'introduction était naturellement en français. ajoute quelques détails sur le chaque chapitre et sur la j)lace qu'il occupe dans chaque exemplaire le tout se termine par une table des : chapitres avec leurs titres hiéroglyphiques. si on suppose un original cursif mal interprété par un scribe ignorant. c'est que le Louvre et les musées d'Europe renferment un nombre considérable de manuscrits de l'époque saîte contre quelques douzaines de manuscrits de l'époque thébaine. 11 cite un cas particulier. Einleitung.328 méprises'. Naville. mais il aurait tort que le passage où il développe cette idée ne comporterait pas le sens que Naville lui attribue.E I. p. « I. de Rougi''. 11 me paraît avoir pleinement raison en cela. il ne pose pas une règle générale. . 1 Élude sur le Rituel funéraire des anciens Égyptiens. après avoir déclaré que les papyrus d'ancien style sont (ok jours en papyrus hiéroglyphiciue de Turin. de Rouge. a dû être copié sur un texte hiératique. en tous points. et des grands savants qui en ont surveillé l'exécution. 7-8 2. Comme Naville. ^L Naville apprécie brièvement l'histoire du Livre des Morts et de ses éditions successives *. l'a pris à son compte. Après avoir exposé les vicissitudes hiéroglyphes. 18-46.IVRK DKS MORTS Le passage est bien clair.

Je ne puis songer à en publier ici une traduction nouvelle. est donc de rechercher quelle idée ceux qui l'ont compilé se faisaient de l'âme et du milieu dans lequel elle tombait en quittant le corps. p. Paris. dans les Proceedinifs de la Société d'Arcliéologie Biblique. 65-72. un recueil de prières. dont les quinze premiers chapitres ont été seuls publics Das Todtenhuch der Alten . parfois comme une ombre d'incantations. Lepage-Renouf a coinniencé d'en donner. 2. ou. il y a vingt ans'. en français par Pierret. Morts des anciens Éi/j/piicns.IVRK DHS MORTS 320 Le Livre des Morts a déjà été traduit deux fois en entier.3. Si estimables et si utiles que ces œuvres aient été à leur heure. il y a six années à peine'. 129-134./pter dans la Zeitsc/irift. une nouvelle traduction anglaise. et ne repré- sentent qu'une leçon souvent inintelligible de l'ouvrage égyptien. La première condition à remplir. p. l'apparition du livre de Naville elles ont été leur a enlevé beaucoup de leur importance : faites Tune et l'autre d'après le texte de Tui'in. pour en saisir le sens et la composition. Le Livre des Morts était destiné à instruire^ l'âme de ce qu'elle doit faire après la vie. depuis 1801. le grand ouvrage de Bunsen. dont les unes ont pour objet de donner à l'homme des renseignements généraux sur le sort qui l'attend au delà du tombeau^ et dont les autres s'appliquent à des cas particuliers de l'existence funéraire. xxxiiidela BibUuthèqne orientale ehèciricnne de E. : ::z:>Saqrou. 1. C'est un recueil si ce mot effraye trop les personnes qui encore à reconnaître dans les rites s'habituer pas peuvent ne égyptiens quelque chose qui ressemble plus à la magie qu'à la religion. 18()7. V. mais peut-être ne sera-t-il pas inutile d'en donner une analyse exacte. EgijpCs place in Uniccrsal Hisiof'!/. Pierrot. .]:}. Le Liera des t. 1872. ni simple. 123-. in-l8. M. en anglais par Bircli. Leroux.€g. Dans t. Brugsch en avait entrepris une traduction allemande. 1881. p. Ce qui survit de l'homme est traité parfois comme un double (y ka).LK I. Point n'est besoin de l'étudier pendant longtemps pour découvrir que cette idée n'est ni une.

le père des Dieux *. /". Reçue de V Histoire des Religions. un monde différent du nôtre et qu'on atteint après un voyage plus ou moins pénible. du présent volume. comme un comme un épervior vanneau. 1. . xii.i de l'oiseau. Stclcs de la XII' dj/nastic. 104.330 I.). cfr. 2 (Gayet. Licre des Morts aux La description complète ne s'en trouve nulle part^ mais. le tombeau mrnie qui renpour être mal ferme le corps. que dieux n'étaient pas encore nés. n'y avait pas encore de terre. ^ : autre terre * \\ [] que les textes mentionnent souvent. et dans cette eau primordiale. 1. ch. pi. ^aaaaaascuI existait. p. Papi dans le Recueil. et par conséquent le système de l'univers tel que les Égyptiens l'avaient imaginé. lig. t. de l'esprit et défini est. Au commencement. Licre des Morts (éd. notre monde entier ou celle des régions de notre monde où il lui plaît se transporter. comme une grue (^^^ ^>^. dans la stèle C 24 du Louvre.parfoiscoiiini(uniosprit lumineux (^v\/. xvii). on parvient cà en recomposer le tableau général. 064. Dans le passage de Papi I" que j'ai cité. entre autres.E LIVRE DES MORTS (^^?^AAr/r6//). Shou souleva 1. 2. A parfois tète humaine. 123 et suiv. xvii. p. principe de toute chose. ^rt'". Toumou Nouit (1. t. Toumou. l'eau. viii. qu'il n'y avait pas encore les d'hommes. (|u'il « quand il n'y avait pas encore de ciel. Le jour de la création arrivé. pour beaucoup. p. ^0' pî^i'^oi^ enfin comme un personnage composite qui tient à la fois du double . 3. 3-4. sqq. pour d'autres. en le réunissant ce que nous apprend enseignements que contiennent les autres livres religieux. J'ai parlé déjà et du je n'ai double et du sort qui l'attendait dans son tombeau pas eu encore l' occa sion d'exposer ce que c'était que cette et de l'ombre. est aussi le dieu primordial et a pour femme . 664 sqq. Naville). Le lieu où rôside cet les uns. qu'il n'y » le N'oit avait pas encore de mort'. 4. 152 C'est l'expression employée.

On imagina d'entourer la terre d'une 4 sqq. 3. 2. 1. les dieux des points cardinaux. Naville). les pluies torrensigne du ciel détaché de ses 'jjipp'. C'est de là que Livre des Morts (éd. tielles.i à l'écartement de tes enjambées . 1. par calembour. Tioumaoutf. Deux de ces sceptres-piliers 1 sont figurés sur beaucoup de stèles. 15t)-lGU terre émaillée nous du présent volume. Tcti. le premier jour se leva et le monde fut désormais constitué tel qu'il devait rester à jamais. ont pour déterminatif quatre soutiens et tombant la le tempête. p. où Râ-Harmakhis. Horus et ses fils Hapi. allèrent aussitôt se poster aux quatre coins de la table inférieure et reçurent les quatre angles du firmament surlapointe de leurs sceptres' le soleil apparut à la voix du dieu. xvii. Il est et soulève d'abord à genoux ^ péniblement la masse des eaux.]. tle ch. les jambes écartées. Cfr. je nom Shou U\>J\' crois. 474. qu'il devint lumineux.i\nK i)i:s MORTS 331 les eaux sur l'escalier qui est s'aplanit sous ses pieds ai)parut au-dessus de dans Khmounou\ La terre comme une longue table unie. . selon la doctrine syncrétique de l'époque Ramesside. 1. la et racine 5/<om Kvi^^f^. Ce le que plus tard. soulever. On avait cru d'abord de bonne foi que les quatre lequel roulait l'Océan divin . et l'on craignait les sans cesse qu'ils ne fussent renversés au milieu de quclciue tourmente. Ounas. on en modifia la nature et la forme. vient son n'est. le ciel sa tête comme un plafond de fer sur '. Harmakhis « Tu as élargi la terre tu as élevé le ciel à la longueur de tes bras ». 1. les br as al longés au-dessus de la tôte et soutenant le ciel sans efîort apparent ^^- C'est : l'illustration très exacte d'un passage de l'hymne à R. joint à son rôle propre celui de Shou et des autres dieux.v. puis il parait debout. Cfr. Les peintures et les figurines en montrent deux moments dans l'acte de Shou. 232-233. supports étaient des poteaux fourchus au sommet |j I|- comme ceux qui étayaient le toit des maisons. pendant laquelle le ciel s'abattrait sur la terre : mots qui désignent l'orage. Amsit. ]. Plus tard. adroite et à gauche de l'inscription ou du tableau.

par les plus anciens habitants de l'Egypte. Afrikanische Scklion. un autre pic Bàkhou. qui est souvent mentionné dans les listes géographiques.3. Cfr. la de l'Ouest s'appelaient yl/)?7^o «>-=> (W) corne du monde '. Sur Bàkhou et Manou. 18G4. étaient de beaucoup les plus importants. '. 1. sur le sommet desquelles le firmamenl s'appuyait de tous côtes. Ueber den Osi- und Wcst- punlit des Sonncnlaufcs nac/i den Aliaf/i/plischen Vorstellunfjcn. l'expression géographique des Grecs Noroy xé^oaç. . . dans la J. qui était le soutien véritable du firmament.332 LE LIVRE DES MORTS ceinture de hautes montagnes. Plus tard. vie ^^ Manon Manou. ceux du Sud. Bâshou anni . 73-76. sur l'un de ces pics qu'ils aper- cevaient à l'horizon lointain^ et derrière lequel sait naître : le soleil parais. 4. C'est ainsi que le signe du ci«lt J. . Zeilschrift. ç\ a^ (^ de là. légèrement voLilc' selon l(>s autres \ Quatre ])ics signalaient les le nom de celui qui se dresquatre points cardinaux : sait au Nord est encore inconnu. p. qui surmonte beaucoup de stèles funéraires ou historiques. ce nom de Bàkhou «(}dL> W) enfante- nient. le mont de la le la naissance.5"' Orienlalisten-Conffresses. on peut admettre que le pilier oriental du ciel a été placé. le nom resta à la montagne. L'un d'eux. voir Brugsch. s'appelait identifié par Bàkhou f^^^^ J . Bàkhou n'était pas une montagne fictive. j et est Brugsch avec le Mont des Emeraudes des géographes anciens *. Die altâfji/ptische Vôlkcrlafcl. 2. article rédigé sur des indications de Diimichen. qu'ils lui donnèrent. bien loin à l'Est. ii. plat selon les uns. de l'Est et r-4-. dont quelques-uns s'élèvent à près de deux mille mètres et sont visibles de la vallée. ou qui Onixlut ¥" montagne de et le Bàkhou et marquaient lever coucher du soleil. BàQ:£}=q C^^^ . mais on supposa qu'il y avait. Sans insister sur cette hypothèse. Le pays situé entre le Nil et la mer Rouge renferme plusieurs pics. dans t. s'arrondit et suit le cintre de la pierre. les Verhandlungen des p.. c{uand le cercle de leurs connaissances géographiques s'agrandit. 62-63.

Environ dix-huit mètres et demi de long et un mètre et demi de 2. cxx. Licre des Morts C'est. lequel nageaient des oies symétriques. ][ Idiaït. Ils se figuraient ce lac sans doute à la manière dont représentaient les étangs de leurs jardins. ch. ~IQA\ I — | qui est mentionné >' souvent dans lac de les textes l des Pyramides ^ ^^. cviii. Peut-être^ est-il le oT ^^v hha nom de la feuille du nénuphar. t. ch. pi. planté de lotus. Le portail confinait vers le Nord à V Étang des mille oies \ vers le Sud au Ruisseau des oies. 3. la perche pour six pieds métriques et la coudée pour cinquante-deux centimètres ou à peu près. 1. 161 du présent volume. i. l'encadraient de chaque côté. comme le prouve l'ortho- graphe TTT ^^ certains exemplaires du Licre des Morts. 1. Environ sept cent quarante mètres de haut et soixante-treize de en prenant. 5. 6. 1-2. et dont la tête avait trois coudées de sec- Toumou. Sovkou le crocodile. CLxviii. tout en pierres précieuses de couleur verte '. t. i. « Celui qui est dans sa flamme. large. r . si 1. Licre des Morts (édit. 1. cix. Cette traduction est inexacte.IVRH DKS MORTS '. pi. comme un bassin rectangulaire. Litt. en égyptien : je la conserve jusqu'à nouvel ordre faute de mieux. 7. : section.I. Les chiffres varient selon les exemplaires. le (édit. et que j'ai appelé autel le (cfr. C'est entre ces deux tion*. perches de liaut et cent quarante coudées de large serpent Ami/tahouf U. y attendaient l'arrivée du soleil'. i. Naville). ch. (édit. signifie autel est car mot qui féminin ©T '^^ . cxLix. les jardins d'Ialou. pi.\\ Il était \ long de trente-cinq coudées. 9-14. 333 Ce sommet fabuleux gardé par le avait^ disait-on trois cent soixante-dix '. Naville). et deux sycomores. pi. même étang.. je crois. 15. avec notre monde.K I. cxix. et sous-en- tendaient un mot oie. et le lac aurait-il été appelé : de la sorte d'après la plante dont on le supposait orné les Égyptiens de l'époque classique y voyaient le chiffre mille. Les divinités de l'Occident et des ténèbres. et sur Naville). Ilathor. avec Lepsius. I. Licre des Morts t. Le dieu sortait des régions où il avait voyagé la nuit par un portail immense qui faisait communiquer le paradis. » 4. cvii. . qui est exprimé dans ils le nom suivant. 2-6 . t. p. i. ch. cxiv.

debout sur ses pattes de derrière. Naville). 14.iviJK ni:s Moins d'après certains mythes sycomores que le soleil paraissait. Les vignettes du chapitre clxxxvi' nous en montrent les talus abrupts. allirmercc fait avec assurance. ccxii. avait soixante-cinq coudées de long. Ro-Staou La vignette d'un 1. A. pi. ccxii. ccxii. Sittisou *T^ . 1. Naville). cviii. Naville). 1. Au sommet. mais nous ne pouvons pas encore. ccxii. ' * quelquefois un buste de femme le sans tête et deux bras blancs : qui s'étendent pour saisir Manon dans fente la " ^ /WVAAA® coucher. Naville). d'après les écoles la memphites par une porte analogue à porte d'Orient et qu'on appelait la ): .K i. 2. mais le serpent qui le gardait. on aperçoit quelquefois un mince croissant de lune nouvelle". ccxii. Le pic de Manou avait probablement répondu vers l'origine à (piehjue colline du désert libyque dont on distinguait la silhouette des bords du Nil. t. b- 4. Licre des Morts (édit. i. sous la forme d'un veau qui vient de naître'. une courbache ou un sceptre à la patte de devant. 7. clxxxvi. le museau tourné vers l'Orient. un fourré de lotus jaillit brusquement de la pente aride. i. t. parvenu à l'extrémité de sa course. ch. t. t. comme pour Bakhou. qui identifiaient sa mère. 3. L. p. a. D. Licre des Morts Licre des Morts Licre des Morts Cfr. poka''). {édit. t. Naville). Il était un peu moins haut et un peu moins large que le pic de l'Orient. par une (tt^. Apit ou Touirit. entrait O DDD ^ '1. 161 (édit. A mi-côte. (édit. p.1 r^r^ ^ disque solaire c'est la cime de qui reçoit son père Râ en son montagne. pi. pi. i. 1. Livre des Morts (i-dit. et la vache Hathor passe la tète ou le train de devant par une fente de la montagne. ch.334 i. le ciel. pi. pi. Au pied. p. Naville)./v\ mi . 5. d'après les théologiens d'Abydos. recouverts de sable comme ceux de la chaîne libyque. i. du présent volume. A. avec une vache. i. 6. Licre des Morts (édit. 15. . la déesse Hippopotame. veille. Le dieu. porte des couloirs. L. vignette.

Je no le connais que par une photographie très réduite. Elle voyageait le long d'une vallée dont le fond était occupé par un grand lleuve. comme il chercher le (/rt/^ ^"^^ . le chemin qu'il suivait pendant la nuit l'aurait mené sous terre. avec une notice de H. dans l'article sur les Ili/poijècs thcbains. une fois entrée dans la montagne. mais : Freihcrrn D' Alexandcr con Minutoli. et ce serait sous terre que nous devrions son lever. n" 5378. Brugscli.I. comparé l'Oirounas à l'oôpavô. La barque solaire. p. les modifications qu'il convient d'apporter aux faits exposés ici. S'il fallait soleil sortait donc du ciel à son coucher.Sa^^^vl et toutes provient. le des vivants. lea Jarclifis cl Mou la fl ^Mû"^^ Cette erreur . Cologne. s'établit prescjue les contrées qu'il parcourait. était entré à y en croire la plupart des Égyptologues. portes. 1875. en douze régions correspondant à chacune des douze Ce papyrus a été publié à Paris. il y a cinquanto ans environ. ne descendait pas sous le monde ciel. 2. 263. l'Oirounas * ^^=^ —"— et qui était divisée. je n'ai pu réussir à nie procurer un exemplaire de l'édition. On verra. de confusion qui entre invinciblement dans notre esprit. L'avant de la barque a déjà ])longé dans les profondeurs de la montagne . la poupe n'a pas disparu encore.K t.IVRK DKS MORTS 'SS7) papyruSj qui appartenait jadis à la collection Minutoli \ le représontcà ce moment critique de son existence. se retournent pour jeter un dernier regard sur monde Le ([u'elles vont quitter. par des murs munis de . en dehors du dans un plan parallèle à celui de la terre^ et courait vers Nord. . qui accompagne le Catalo<j dcr Samnilttngcn ton Mciscatalogue de la vente Minutoli tcriccrLcn der Imlustrie und Kunst ^usainmengcbracht diirch Hcrrn 1. Birch a. Isis et le Neplitiiys. et les deux déesses. il y a longtemps. Elle continuait sa course.servaient d'appui . cachée aux yeux des vivants par les montagnes qui au hrmament. comme beaucoup fait d'autres. l'idée qu'on se aujourd'hui de l'Univers et celle que pou- vaient en avoir les anciens Égyptiens. des Grecs {Description ofthc Pupi/rtts oj Nash/œm. p. 6).

et se continuait à ciel ouvert pendant la première heure. 2. : sur le lac des DeuxA'érités. : La promière d'entre ])rcniière porte porloà renlré(^ sixième heure. Le texte et la glose décrivent donc le chemin que la barque solaire parcourait jusqu'à l'entrée dujardin d' lalou. aussitôt après la disparition du dieu derrière l'horizon. Deuxpar c'est la route Toumou s'avance. Diclionnairc géofjraphiquc.seconde heure de xvii. . J'arrive à la terre montagne d'Horizon. de la sixième heure de La navigation conunençait â Abydos. au lac) des habitants de la —(0— "^lporte méridionale est à clont la Naroudoaf "^ V\ et la porte septentrionale au domaine d'Osiris.IVHM DKS MORTS nuit. — A'.Naroudouf ou NaroufQiii nom de la nécropole de Hnès. afin et le portail de gagner ^ Bàkhou de l'Est. comme l'atTlrment d'autres textes. jusqu'à hi tin la nuit.Vérités. Heracleopolis Magna 1. 1. Licrc des Morts (édit. {car. 15. lorsqu'il se dirige vers les jardins d lalou. Naville). 45-49. explicpic la ^iloso du verset 14. heure du crépuscule où le firmament conserve encore le reflet de l'astre.Vérités. « c'est. 14. porte qui était. p. pi. 2.330 heures do l. c'est-à-dire.3-28. '. c'est-à-dire. à la première porte de la région des couloirs. Au sortir de la soleil franchissait la porte septen- le pic de Cet itinéraire est décrit très clairement au chapitre xvii du Livre des Morts « V. La porte de la .i I. la nuit. ch. Quant au lac des Vérités. t. selon la glose. i. et je sors par la porte Sacrée. laquelle — En d'autres termes. dit l'ànie. 346-347. la au commencement de la la barque du elles n'avait ])as de de l'autre monde s'ouvrait seconde heure. sur le lac des Deux. c'est Abydos. ])ar la route que j'ai appris à connaître trionale. L'entrée dans l'autre terre s'accomplissait au début de la seconde heure. » La i-oute cjue le mort connaît sur le lac des Deux. xxiiiet p. au lieu appelé A^a/'owrfoî^/' 1k le v>^ . Je vais.K l. puis revenait à l'Orient. Brugsch.

Comme chaque heure avait un domaine de longueur sensiblement égale \ peut-être avonsnous le droit d'estimer que la longueur totale du monde. p. large de cent vingt (763. sont. et que Pierret a publié en transcription cCItiscriptions inédites. maîtres de l'inondation. xvii du Licre des Morts (édit. à cette porte Sacrée.). i. vignettes. 103 sqq. Le Papyrus sans nom. le Nil et sa forme féminine Mirit. c'est-à-dire que Shou y commence à soulever la déesse Nouit chaque matin. 310) l'occasion d'expliquer ce que cette phrase signifie. fermée et . 21 sqq. lorsqu'il s'avance vers la montagne orientale du ciel.800 m. que Dévéria a traduit (Catalogue des Ma- nuscrits vfjf/pticus. i. Ces dieux.).t. La était ! terre des habitants de la montagne d'Horizon. xxviii). liiéroglyphique (Recueil Naville. ou bien les deux Nils du nord et du sud. entre en réalité.785 m. J'aurai plus loin (p.i. était donc à Abydos et la porte Sacrée. Etce n'est pas tout. t. les ou bien 3. 22 . le soleil avait marché vers le Nord. la porte de l'autre monde. Quant le ciel'. Le texte dit que les soulèccmcnts de 5/ioa s'y accomplissent. que les vignettes duch. pi. 2. t. Naville.).i. porte où — en — en » d'autres termes. p.. I. à forme humaine.). nous donne les dimensions du domaine de chacune des trois cent neuf aiourou (1. où des dieux qui sont der- rière le sarcophage produisent les provisions'. combien : borné l'horizon géographique des Égyptiens à l'époque où le mythe prit naissance La glose du verset 15 complète les renseignements que celle du verset 14 nous avait fournis. c'est la porte à deux battants par laquelle s'avance ToumoU. pi. 1. iAWŒ i)i:s M()i{'rs 337 la hauteur do Hnès. à laquelle le mort arrive. c'est la d'autres termes. Le domaine des autres était de même longueur. comme on le voit par d'autres documents. xxviii) montrent en effet derrière le catafalque sous lequel repose la momie du mort. Le chemin que le soleil parcourait durant cette ])remière étape était évalué à la distance qui sé])are Ahydos d'IIéracléopolis.verrouillée {Licre des édit. D'Abydos à Iléracléopolis.866. équivalait à six fois l'espace qui sépare Abydos d'Héracléopolis si ce calcul est exact. c'est Shou soulève la porte nord du Daït. La porte Sacrée est représentée dans les tantôt ouverte le et laissant paraître entre ses deux montants tantôt le disque solaire ou dieu Toumou Morts. est « le jardin d'Ialou.

porte Sacrée^ est placée par relever deux gloses au nord du ciel. dans le Livre des Portes des tombes royales. en avant de son domaine. LeM'bure. p. Les six premières couvrent le mur du sud. Recueil d'Inscriptions. la La ])orte par la- pénètre dans ce jardin. le point extrême de la course du soleil. et. c'est-à-dire se rattachent à la fois au sud et à l'occident les six dernières sont dessi. Pierret. Cfr. I nées sur le mur du nord. à égale distance de Bâkhou et de Manou. 112-11. domaines propres. comme on voit. les jardins d'Ialou. Ses il commencent avec la porte Sacrée est la porte qui sépare la sixième de la septième heure . hommes ou dieux '. The Book of Hades. les douze heures sont partagées en deux séries. 2. dont chacune était tracée sur un mur opposé du tombeau d'Osiris. au point où Sliou commence à la déesse Nouit et à préj)aror le jour.338 I. 1" série. où le texte égyptien n'est pas traduit. et par suite à quel endroit précis de l'autre monde la porte se dresse pour recevoir. pour en interdire l'accès à l'âme dont les lettres de créance ou le passeport ne lui paraîtront point valables. x. qui siège sur son tribunal pour le juger comme il juge tous les morts. .K I. septième heure. c'est-à-dire sont rattachées à la fois au nord heure. et à l'orient ^ Quand le soleil parvient à la sixième y rencontre le domaine d'Osiris. Si Ton veut savoir à quel moment le précis de la nuit le soleil arrive à la porte. celui à partir 1. dans les Records of the Past.3. l'âme humaine ou divine pénètre dans la septième heure. duquel il se dirige vers l'Orient. est placé juste au milieu du Daït. t. 111 sqq. où elle subit sa destinée. le paradis où vivra désormais nourri des quelle les il mêmes provisions que les dieux. le jardin d'Ialou.IVRK DES MORTS est La terre à laquelle arrive le mort donc le il domaine ]-)ropre d'Osiris. puisqu'elle est la porte septentrionale du Daït. Osiris lui-même. p. il convient de s'adresser au Livre de savoir ce qu'il y a dans le Daït. La sentence rendue. et. Osiris est établi. Là. 'La.

les Cfr. sous forme de veau. 28) |i. Sur ces opinions. 7 : Oj os ÛttÔ vf// -A aJToa \i'. steooi 'j-o- àÀAà TTEo'. du système d'Anaximèue dans Hippolyte.^ MORTS 339 Le système est à la fois grossier et compliqué. la terre'. Cfr. la : Qu'Anaximène ne fût pas seul à penser de ii. X/^cpajiv. le soleil nait au matin forme d'un veau \ Ce veau journée. cela résulte du passage d'Aristote (Mctéorol. de même qu'Hapis de Memphis. . l'exposé l. 2')0 sqq. a.T.ivsTaOai TTjV Hérésies. v. étendue sur 1.ov o'jy ÛTTO y/jv yîvôfjLEvov. le taureau de Rà. 4.%{ oià XT. le ciel est une vache au ventre étoile.(ï)v a'jTOj -^vjoiii'/r^'i àrôsTaT'. ou le la taureau qui a quatre cornes. des flancs de la vache céleste.. i.. àXX' twv Tr. Pour les représentations figurées de ce mythe. Ce taureau soleil était le Mnévis d'Héliopolis qui. D'après une autre doctrine. Ajoutons que la mythologie donnait à ces idées une forme plus extravagante encore dont les revêtait la science égyptienne. et renaissait le lendemain matin. y. sorte. voir. entre autres."V' tj-ov -ojtov. et par les voies naturelles sous devient. To ttoXXo'Js TtstuOTiva'. 3. comme le bélier d'Amon ou une corne et une tête pour chacun des quatre points cardinaux.IVRK DF. •/. pi.[jt£Tipav X£'iaÀT. taureau de l'Occident. xûJ7:-:£aOa( otto zt TÔv T^X'. i. c'est-à-dire Osiris. plus haut p. p. -/. qui ne sont pas l)eaucoup ])lus raisonnables*. p. La 7V' Philosophie des Grecs (trad. Voir à ce sujet Lcivonne.r: I. ii' partie. Zeller. pas plus cependant que ne Tétaient les tiiéories des auteurs de cosmogonie et des premiers philosophes chez les Grecs\ On en retrouve chez les apologistes chrétiens de langue grecque et latine.OV Ç/ioEjOat j-ô Y'V^ ~-^.aOib. D'après la théorie très ancienne à laquelle j'ai déjà fait allusion.v -jrXâtôva •f.v axpioszui to TrtXtov.I. Cliaque matin. au cours de la soleil taureau.xl Z0-) 1. TlOV ip/'x'. Sur /.ç y'^î •j'Ir^lo-ioM'j ijLîpwv jxî-tÔijlîvov. Fagnan).biW (JtîTîlOpoXÔYWV TÔV tJX'. -:. Des Opinions cosnwfjraphi'jues des Pères de l'Église. t. t. 382 sqq. devenait après la mort un Osiris taureau.v. 334 du présent volume. clvi sqq. le ciel était une déesse à corps de femme. d'Osiris a (juatre têtes. Boutroux) 2. dont les quatre jambes repré- que celle sentent les quatre piliers du monde. •/. Lanzone.ionario di Mitologia Egizia. 354. rapprochées des doctrines philosophiques de la Grèce dans ses Œucres choisies (édit. r. X. le dieu homme Sibou.ij.z'. Di.

337 et note 4 2. I. p. où était la place des morts ? Selon les uns. iv. pi. p. 31 à38. car on la trouve déjà exprimée très textes des Pyramides. elleétait sur terre. la : déesse se i'a1)attait la fécondait elle accouchait au matin. Pendant la nuit. plus liaut. par laquelle disparaissait le soir. sortant d'entre ses cuisses et naviguait long du ventre il de la poitrine jusqu'à la bouche de sa mère. et même oiseau. i. celui auquel elle devait sans cesse revenir. dans fort 3. Cett« idée est crûment dans les le Recueil. du présent volume. Licrc des Maris (<. devaient de nouveau sur Sibou. Que la murs de la chapelle du sarcophage et jusque sur les ais survivance fût un double. et les différentes fonctions de sa vie. t. qui. dans les chambres du tombeau ils y subsistaient tant bien que mal des olîrandcs : réelles qu'on leur aj)i)(»itait à certaines fêtes. ancienne. y respirer le vent frais du Nord. mais son point d'attache. sur les parois du cercueil. elle '. Naville). . y rentrer.'31() Ll". t. une ombre. 70. qui s'exercer aussi longtemps que durerait la vie de l'Univers et des dieux '.dit. D'autres ne se tenaient point pour satisfaits de cette conception. xvii. A enfantait le soleil. vers roniplaccmont de pov\o Saerée Slioii nrracliait la la scnilcvait i^vii- déesse aux eml)rassements de son époux et duellement: la lin les deux pieds et les attachés au sol et liguraient les deux mains doniouraient quatre étais du lirmament. 2G-27 . cela ne changeait rien à sa condition sortir s'envoler vers le ciel. Ounas.IVRK DES la MORTS '. 1. par exemple dans TcU. xxiii. 1. ])uis des provi- sions fictives qu'on dessinait sur les funéraire. 577-078. Ils pensaient que le mort restait en Egypte le temps nécessaire à l'embaumement et à la mise au 1. ch. ce que nous aurions le droit d'appeler son domicile légale était le caveau où reposait son corps embaumé. se promener ou se reposer pendant le jour à l'ombre des arbres de son jardin. Dans un monde construit de la sorte. voyager par toute l'Egypte. le de la douzième heure de la nuit. un : elle pouvait de son tombeau. répétées régulièrement de vingt-quatre en vingt-quatre heures. 1. cfr.

pas donné à tout monde d'en trouver le chemin^ et les nombreux qui y avaient pouvait abordé. croyances du temps. ix {Édit. Le terme àl'7.LK LIVRE DKS MORTS 341 il tombeau. comme l'a déjà vu Birch [The Funereal Ritual.es Contes populaires de V Egypte ancienne. Nacille. . Ces p. Quiconque en sortait n'y plus rentrer elle vivants étaient sans doute peu : se résolvait en vagues et fondait au sein des flots quatorze 1. par W. 100-122. Un conte populaire. qui paraît avoir été l'une des régions réservées par la volonté des dieux aux âmes désincarnées. et aborda à Vîle du Double. dont mu. le les côtés comme pour les Grecs de la première époque séjour des hommes était une ile ceinte de tous VOua^-oïrit |. abandon- nait son corps momifi('' et quittait sa patrie pour aller chercher On l'envoya d'abord dans quelque partie de notre terre inconnue aux vivants. sans nom d'éditeur. et ressemblait n'était le assez aux îles Foi-tunées de la tradition grecque. les funérailles. èrjuptien. II. p. îles Les de ^Amentit^ qui sont énumérées au chapitre '. 1882. et la description de chacune des dit corros- pond plus à demeure. p.). il prenait sa source dans la mer Mystérieuse. p. est île dans bien des l'idée îles cas.sée de Saint-Pétersbourg par manuscrit a été découvert au M. le fleuve Océan. mais qu'aussitôt après fortune au loin. Pour les Égyptiens classique. Reproduit dans le des 5'" internationalen Orientalistcn-Cont. Le Litre des Morts des anciens Egyptiens. Imprimerie de Breitkopf et Hiirtel à Leipzig. i. Af'rikanisclie Scktion. des Verhandlungen gresses gchalten ^u Berlin.^^A^AAA^^ la par Grande le Verte. Le mot signifie également ce chapitre. Elle était gardée. 145). dans la vignette du ch. 507 sqq. Notice lue au Congrès des Orienà Berlin. pi. lxxii-lxxix Sur un ancien Conte talistes 3. 1881. Golénischeff\ parle d'un selon les vaisseau qui remonta le Nil jusqu'au point où.qui sert à désigner les localités énumérées dans rendu d'ordinaire par demeure (Pierret. île qu on se fait d une elles sont figurées. in-8. cxxiii). 2. t. 21 p. par un serpent gigantesque. Maspero. Golénischeff. et comme les cimes de Bàkliou Il de Manon. qu'à celle qu'on se fait d'une furent plus tard transportées dans les jardins d'Ialou . Z.

n'était pas sous lespieds des vivants. et « cingle vers le champ d'oJJ'randes. Naville). Musée du Loutre: Stèles de la XII' dj/nastic. qu'on appelaitdes 1. Les cadavres étaient transportés au désert. surtout dans les collines d'Occident: le cimetière. '. du lac d'Occident exil est cellent. On supposa donc qu'il y avait_. du lac d'Occident très excellent. Études Éfji/ptiennes. Le terrain cultivable est si précieux aux bords du Nil. t.]: 1. » ou « croise coup dans l'autre d'Homère dans l'enfer romain. 123-126. » Ce voyage. Ci en espace par d'immenses chambres voûtées. clxxu. des couloirs staou galeries de carrière ou de mine IJirit des y ^S^^ coupées <=>. étaient aussi. dame de l'Occident '. t. i. 4. comme ont fait beaucoup de peuples de l'ancien et du nouveau Continent. Licrc des Morts (édit. . Les Égyptiens ne la plaçaient pas au-dessous du sol. t. des cavernes amniaJdt. une fois commencé. comme plus tard les îles Fortunées Encore à l'époque des premières dynasties. 1. » ou « va^ en remontant le courant. clxviii-clxxi. le pays des morts. question du lac d'Occident. d'espace i. situées jadis au milieu de l'Océan . Maspero. dans l'Amentit excellent. Le mort. 2.1 vRK Di:s morts les du Lirrc (les Moi'(s\ et dont la vignettes du clia- pitre CL représentent au naturel probablement. on n'y enterrait point. i. qui entourait notre terre elles ont été transportées après monde. pi. ne tarda pas à entraîner l'a me a u delà des limites de notre terre^ dans une autre terre '' h n inaccessibleaux vivants.i. cette conception du séjour des âmes était des plus répandues. pour rejoindre le marais verdoyant d'IIathor. p. embarqué à bord d'mi grand bateau. Lixre des Morts (édit. commande lui-même la manœuvre.342 c\i. 2. i. Dans beaucoup de tombeaux mempbites. elles forme exacte'. xvn. Naville).i\ ]. qu'à part certains cantons situés au cœur du Delta. La nature par- ticulière du pays qu'ils liabitaient ne se prêtait pas au développement d'une conception de ce genre. dans les montagnes de l'Ouest. mais à côté de leur domaine. pi. pi. Gayet.

v. à cause do leur forme. communiciunit avec notre Ci^^ <=> n "^ Tk (^ —(?porte des Couloirs. \'à —> n qrirlt û cq I ). n'avaient pas hésité à se servir d'une échelle pour franchir la heures de notre nuit 1. Tous les mots qui marquaient soit la tombe même. qu'il parcourait pendant les c'était la demeure des âmes. et le conflit peri)étuel qu'on rencontre dans la plupart des chapitres entre ces différents termes et les idées. s'est opposé dès le début et s'opposera longtemps encore à ce qu'on en comprenne aisément toutes les parties. soit les îles bienheureuses. On verra dans l'article sur roi/aux une définition plus complète et la description du Daït. ® . sans doule parce qu'elle se conciliait mieux que autres avec le riiypotlièseastionomi(jue d'un lîrmament. et pénétrait dans une terre nouvelle. elle servit plus tard de modèle aux tombeaux que les carrière divine. Le soleil. les Une der- nière théorie. Uaa delà des Égyptiens est une sorte de pays éclectique^ où l'on trouvait réalisées les conceptions les plus contradictoires.i. la plus répandue à l'époque historique. Ceux qui pensaient que le ciel était supporté par quatre piliers. f^^^ i?oiQVVQ\)'AY V r\^^ staoïi. plarait royaume des morts au delà des frontières du monde. Ces imaginations diverses. traversait les montagnes de l'Occident. soit les souterrains. soit l'autre monde. sont employés indifféremment à le désigner dans les textes du Livre des Morts. si opposées qu'elles fussent. LIVH1-: i)i:s MORTS 343 fours (<=> *= hlirinoutri. . ne se détruisaient pas l'une l'autre: elles subsistaient pêlemêle dans les mêmes cerveaux et se fondirent tant bien cpie mal au cours des siècles. le Daït ^ -k : . C'est le mot qu'on traduit de faoon très inexacte par l'expression les Hf/pofjèes de ciel inférieur. Cette miuo. dans un ciel nouveau. souvent irréconciliables qu'ils expriment. mais qui ne faisaient pas de l'âme un ois(\iii muni d'ailes assez fortes pour s'élever jusqu'au lirmament. en sortant de notre terre et de notre ciel. cette |<=> i pharaons se creusèrent dans la vallée des Rois.

mais plus grandes. dans un tona- beau de nécropole J'ai d'Akhmîm. dans le Recueil. v. 7. 00-70. Témoin la la petite échelle que j'ai découverte en 1884. il entrait au champ des offrandes. En quittant l'échelle. 4. n. t. iv.J-579. dcr Grabpalast des Paiuamenap. p. p. Dijmichen. : la terre L'échelle était parfois consacrée a Ilathor. t. analogues^ les Arabes emploient encore et qu'ils qualifient du nom d'échelle j^. à ceux que trouvé depuis des débris d'échelles semblables. don de Tliot '. à Sit. pi. . 197). da. dieux ou morts?) lui tendent la main » ])our l'aider . iv. 1. qu'elle fût dressée spécialement pour Après que le roi Teti s'est lavé sur cette même berge de où se lave Rà. ii. priant. . xxix. 579-583. iv. t. dans le Recueil. t. dans le Recueil. lui il arrivait au lac de l'Autel. et mêmes des troncs fourchus de doum. . à Drah abou'l Neggah et à Gournèt-Mourraï. grâce aux prières de ses parents. 2. parfois identifiée avec Hathor elle-même. dans Papi /".32. p. où il vivait en paix des provisions que ses amis prodiguaient aux dieux a son s'être concilié les intention'. pi. Ounas. 69-70.i monter'. 1. 1. dans les hypogées de la XIU* et de la XX° dynastie. 1. ces dieux la dressaient et en assuraient les montants de leurs mains. 5. 57. et qualifiée fille de l'Amentit. Cette échelle. 30. p. Teti. Ounas. Dùmichen. il hausse l'échelle^ et les habitants de la Grande-Demeure (les habitants du ciel. les uns croyaient (|u'elle était étal)li(> â demeure sur la berge occidentale de la terre. v. 1. t. p. à Râ. 1. l'invocation aux dieux qui apportent l'échelle. t. dans le Recueil. 1.344 LM LIVRE DKS MOlîTS distance qui séparait les doux étages du monde. après bonnes grâces du taureau à quatre cornes de Râ. où le génie Niou accordait franc passage. 70-71 Papi I". t. p. 30-. dcr Grabpalasi des Paluanicnap. 1. et qui est aujourd'hui déposée au Musée de Boulaq. cfr. 200-201 (Recueil. t. dont on disposait encore un modèle dans le tombeau à répocpic gréco-romaine'. à Horus.575-j76. 3. 192196. v.ns le Recueil. 1. 36-37. xxix.199-202. 194-198. puis. Elle appartenait également à Sibou. afin que l'homme pût sortir au ciel sans obstacle *. les autres que chaque mort devait lui « la dresser lui-même ou obtenir. Ounas.

33.LE LIVRE DES MORTS 345 anciennes époques. et à laquelle Joniard attribue l'ensablement des à l'oasis thcbaine et sert encore parfois de ruines d'Abydos. \i. p. dont est question dans la Description de l'É. 5. 1. la vallée t. Le nom de territoire de la Fente est. route iv. p. Le bâton de voyage à la main. Selon les légendes de l'Egypte méridionale. Elle mène aux caravanes. 3. ils posent le pied sur la pente de la montagne et commencent l'escalade '\ La porte ne s'ouvrait pas sans difficulté. 2. sur le prolongement d'une gorge creusée dans la chaîne libyque. avant d'entrer dans pi. toujours les mêmes. Antiquités. un peu à l'ouestnord-ouest de la ville. qu'on se passât de l'échelle.5-336 du présent volume. C'est dcr Grahpalast des Patnamcnap. xxxviii. Aeltestc Texte. mythe d'Abydos. Diimichen. domaine de la première heure de la nuit *.3-60. . Cf. 1. Les morts n'avaient qu'à se rendre^ à pied ou en barque. région des Portes. xxix. et les morts y accouraient en foule de tous les points de l'Egypte pour sortir de notre monde. Ce procédé mais^ naïf était en faveur aux très (lès le temps des dynasties meniphites. xa. La substitution d'une chaîne do montagnes aux colonnes permettait. .)j/pte.. il ii. 1.3. au point précis où l'entrée de l'autre terre s'ouvrait dans la montagne. t. seuil qu'après s'être assuré l'appui de plusieurs dieux in- 1. eh. on ne le trouve mentionné que dans un petit nombre de textes. 7. et dans laquelle le soleil parait s'enfoncer quand on le voit se coucher du site où le la Fente d'Osiris temple s'élevait jadis ^ La gorge de menait au territoire de la Fente. 30-32. appliqué dans le soleil le nuit que parcoula rait à ciel ouvert. Lopsius. cxxviii. je 4. i»!. pi. dont deux ou trois seulement ont été encore copiés à la XII*' dynastie et sous les Saïtes par des amateurs de religions antiques. à la partie du monde de la crois. on n'en franchissait le ^ ' . La vignette qui accompagne le chapitre cxvii du Livre des Morts les représente en route pour la porte des Couloirs. c'était à l'occident d'Abydos. pendant la première heure. \. cxvii. Licre des Afor^s (édition Naville). en effet.

des vêtements. p. .spero. ou croupie et infecte. verdàtre '. . des talismans contre les dangers qui le menaçaient. une place où restent ceux qui y sont! Dormant en leurs formes de momies. à ce sujet les ch. i. épaisses était était : L'Amentit était vraiment le pays des ténèbres le soleil. Ma. était sujette à la souffrance. t. c'est de l'eau croupie avec moi. à la mort.340 fluents\ Lli I. chargée de tempêtes. 2. leur mère. comme le vivant dont elle était le reste. elle vient vers quiconque est sur la terre. ils n'aperçoivent plus leur père. Études ùrjjiptiennes. De même qu'il n'était qu'un vivant amoindri et dégénéré. l'atmosphère lourde. sans ardeurs et sans éclat. le monde où il s'agitait était moins riche et moins hof^pitalier que celui qu'il avait quitté « L'Occident est une terre de sommeil et de ténèbres lourdes. le mort ne pouvait plus rien par lui-même tout ce qu'on disait sien. pi. aux accidents. des armes. cxxix-cxxx. et elle est croupie ])our moi l'eau qui est près de moi \ » Le monument qui nous a conservé cette plainte lugubre est contemporain de César Auguste. i. pesante. L'eau y chaude à ne point la boire. selon l'expression des textes. Partout des soleil un 1. Cfr.IVRK DES MOUTS Une fois entrô.3. | Un disque de Mafhait \\ ^^•"'^ awvaa^sX c'est-à-dire de pierre verte. ou à la prévoyance qu'il avait eue de se préparer pendant la vie un viatique et comme un pécule. pendant les douze heures qu'il y passait. de la nourriture. oiseau. que trouvait-on nu delà? L'âme égyptienne. leur cœur oublie leurs femmes et leurs enfants.i. esprit. cxvii et cxix du Livre des Morts (édition Naville). Encore celui-ci réussissait-il à se procurer^ par sa seule énergie. le tableau qu'il nous retrace est d'une haute : antiquité^ et les éléments s'en retrouvent épars à toutes les époques. double. Au contraire. 187-188. ils ne s'éveillent plus pour voir leurs frères. L'eau vive que la terre a pour quiconque est en elle. . à la faim. ombre. sous quelque forme qu'on se l'imagine. il le devait à la piété de ses amis et de ses proches.

de leurs âmes et de leurs ombres.H LIVRE Di:s MORTS 347 serpents venimeux. voir G. p. aux mailles des filets. instruit et lo "^N^ [\ Rliou cquipc on ntuni. Maspero. et que la perpétuité de l'âme au delà de la vie était riches ou nobles. mais les esclaves et les pauvres n'avaient pas d'ordinaire ( 1 moyens d'instruire leur came (] <zp> saqrou) et d'équiper (Dm âpjirou) aussi complètement et aussi sûrement que les gens de bonne maisonV Avant d'arriver ^\\\ jardins d'Ialou. I Khou 105-100. il fallait affronter des grottes obscures et des lieux dc'serts ou peuplés de bêtes féroces. 1. se nourrissaient du cœur et du sang des morts. L'âme n'avait d'espoir que si elle savait opposer à chacun de ces dangers le talisman qui convenait le mieux pour échapper au poison des serpents. Rapport sur une Italie. rois. des génies aux formes eiïrayantes. t. dont les portes étaient gardées par des démons affamés.I. Quelques oasis étaient éparses dans cette contrée sinistre. m. Non le privilège d'un petit nombre. les Jardins d'Ialou. qu'il y eût différence de nature entre les ce qui subsistait des uns et des autres. . se repaissaient d'excréments les crocodiles. Elle devait avoir des provisions ou les charmes nécessaires à se procurer des provisions de bouche. dévorées mises en pièces par les génies^ ou bien souffraient la soif et la faim. traverser des pylônes. mission en dans le Recueil. mais quelles chances l'àme avait-elle d'y atteindre saine et sauve f A bien considérer les choses. franchir des torrents d'eau bouillante et des lacs barrés de filets. par Leurs âmes étaient piquées par les serpents. je suis tenté de croire qu'au début les hommes ne survivaient guère à la mort. les mets et les libations qu'on offrait pour eux étaient rares et insuffi- sants. aux mains avides des génies malfaisants. le champ des offrandes. à la dent des crocodiles. Les pauvres connaissaient rarement toutes les formules indispensables. Sur la distinction entre le '^fe. des animaux nuisibles. des châteaux.

. seule nourriture qu'elles eussent à leur portée. il décida de leur continuation indéfinie ou de leur anéantissement immédiat en les pesant dans la balance du jugement. qu'Osiris le terre également un dieu des vivants. Plus tard seulement. Son histoire. blé y avait sept couDes canaux. Ce paradis était des plus grossiers. Osiris. Cette formule est trop absolue. c'était pour elles la seconde mort. Le dées de haut. Osiris au début. les textes La description qu'en font nous donne l'idée d'une sorte d'Egypte céleste. Les riches ou les nobles.348 liumains LK LIVRK DKS MORTS et d'urine. On n'exigeait d'eux que la culture des la champs et les travaux de moisson. Osiris leur imposa l'obligation de se confesser à lui avant d'entrer au jardin. d'une fertilité inépuisable. parvenus aux champs cV offrandes et auxya/'dins d'Ialou. à boire. Delta puis la . on imagina de leur tenir compte des actions bonnes ou mauvaises qu'ils avaient commises pendant i'i la vie. y entretenaient la fécondité et la fraîcheur. le maître de tout. à jouer aux dames. est On verra dans l'article sur les Hr/porjècs thcbains. était un dieu des morts et n'était que cela '. et. y étaient désormais à l'abri de l'infortune et de la mort. qu'ils exécutaient par corvées. Osiris. l'idée de la rétribution se répandant. un Nil fécondant d'Egypte entière. comme les fellahs ordinaires. De toute façon. c'est-à-dire le néant. Plus je considère les données relatives aux jardins d'Ialou. et de ses assesseurs. au sort des morts qui l'habitent aux attributs du dieu qui y règne. 1. telle . moins je puis y reconnaître une forme du mythe de Râ ou de l'un des dieux solaires. et il aurait fallu en atténuer l'ex- pression. régnait sur eux et n'exigeait pour les admettre sa suite que la connaissance de certaines incantations et le don d'offrandes abondantes. et suecombaient d'inanition. Les morts y passaient leur temps à manger. encore pouvait-on les : exempter de ce labeur. sans cesse remplis d'eau. dont deux pour l'épi. en leur procurant des remplaçants ces petites figures en terre émaillée ou en pierre qui sont si nombreuses dans nos Musées.

trois de rière. dont les traces ne sont pas toujours faciles à reconnaître. 49. Ces théories tombèrent en discrédit ou disparurent même presque entièrement. Ainsi rois. est comme l'histoire idéale de l'homme pendant la vie terrestre et pendant la vie d'au delà. et il semble bien que les chapitres du Livre des Morts relatifs aux transformations en vanneau. la métempsycose. lorsqu'on imagina de comparer soleil à la vie le cours du soleil de l'homme. pour renaitre et mourir de nouveau le jour suivant. et par suite. trois de la Haute-Egypte à l'arE. en serpent. s'était peu devenu un Osiris aux suivant de Râ s'identifia 1. Le passage de l'âme humaine dans un corps de bête. la confusion entre le dieu et l'âme qui fait que tout mort devient un Osiris.LE LIVRE DES MORTS 349 que nous la connaissons par les livres classiques et par le tcmoignagc des monuments. où la barque est dirigée par six Basse Egypte à l'avant. en oie. du ch. la vignette la . pour se coucher ou mourir à l'Occident. était encore admis généralement. je me bornerai à rappeler ici le dernier trait du mythe. Le privilège de monter sur sa barque. en se présentant. Étude sur le Rituel funéraire^ p. de parcourir avec lui le Ciel et le Daït. de à même que le suivant d'Osiris peu identifié avec Osiris et était le siècles antérieurs â l'histoire. fils et représentant de Râ sur la terre \ Puis le simple particulier fut admis à l'honneur de se mêler à ou nait l'équipage divin. Ce n'est pas ici le lieu de développer cette pensée. cfr. paraît avoir été d'abord réservé au roi. d'y vivre de ce dont il vivait. à l'époque où l'Egypte entra en contact avec la Grèce civilisée. aient été primitivement rédigés pour répondre à une idée de ce genre. Le soleil se lève matin à l'Orient. d'attribuer au la même le destinée qu'on prêtait aux âmes. xvii. en hirondelle. d'y partager ses triomphes et ses périls. D'autres doctrines avaient cours. comme un pharaon. de Rougé. il est vrai. Puis. il sort du ciel et nous laisse dans l'obscurité pendant la nuit.

on nous affirme qu'il vit au fond du tombeau. le Recueil. il rame dans la baniue du Soleil et nal\à et devint l\. Il est certain d'ailleurs qu'elle se mêla très tôt. dans un endroit de son tombeau. prolonger teindre. s'y transportait sous forme d'oiseau dans un autre. 1.ivRF ni:s morts XX*' dynastie au plus tard'. Rapport sur une mission en Italie. avec ses obscurités et ses absurdités sans fin. 104-106. on nous le montre assis sous les bosquets desjardins d'Ia/ou ou traversant le /ac de l'Autel . i.F. impli(iuant des idées contradictoires.i. je n'insisterai pas : les vigue avec Rà le ciel de jour et le ciel de nuit. . plus loin. là. Ici. Le Livre des Morts reflète fidèlement cette confusion de doctrines. formées de fragments empruntés à droite et à gauche. images et les textes qui nous révèlent cette doctrine sont familiers aux Egyptologues. Le même mort qui montait au ciel par l'échelle. Les foi-mules qu'il contient ont toutes un objet effet commun. t. un vers la encore. m. la vie de l'ame et l'empêcher de s'équ'elles mais les moyens emploient à cet montrent qu'elles ont été écrites sous l'influence des conceptions très diverses que j'ai exposées. dès avant l'époque où furent rédigées les prières gravées dans les caveaux des Pyi'amides. dans p. On aurait tort de s'effrayer de ces dissonances et d'essayer de les écarter. trop heureux si les textes nous permettent de la saisir partout et de la présenter à nos contemporains dans toute sa grossièreté. avec toutes les doctrines qui avaient cours sur lïime de l'homme et sur l'autre monde. Il résulta de cette union un ensemble de théories confuses. elles se contrarient souvent l'une l'autre.350 avec lei i. par l'idée qu'elles reflètent de la survivance humaine et du milieu dans lequel ses destinées se continuent après la mort. à côté de sa momie. Maspero. Il faut prendre la pensée égyptienne telle qu'elle est. dont la vague sublimité permît de tout concilier. Les unes tiennent pour démontré G. en torturant les mots et les phrases pour en extraire un sens symbolique.

XXIII Cliapitre de donner ou d'ouvrir la bouche du 2. Lxxiv 11. 7. cxxxiv Chapitre d'aller à la barque de Rà. XXI. le cœur'. dans ISIeniphis. remuer : le . xxviii. 8. 6.M': I. Ch. Ch. on voulut l'empêcher de les perdre à nouveau. XXII. les autres supposent qu'elle voyage en ce monde et lui procurent un bon accueil dans Pou' ou dans Héracléopolis ici elle monte sur la barque de Rà et se laisse entraî^ . Cfr. Ch.IVIU-. pour être parmi les suivants du dieu. i)i:s MORTS 351 que l'àmc est un d()ul)le ot. cxii Chapitre de connaître les âmes de Pou. p. cxLvi Chapitre de connaître les pylônes du palais d'Osiris dans les jardins d'Ialou. XXVII : Chapitre de donner : le cœur au mort. 12. Ch. cv : Chapitre d'approvisionner le double. Chacune de ces conceptions. Cliapitre de les 10. 5. xxvn. 289 sqq. Ch. 4. poursuivie jusque dans ses moindres détails. jambes et de sortir sur terre. cxxxvi A Chapitre de travailler à la manœuvre dans la barque de Rà. XII Chapitre d'entrer et do sortir axi Khrt'-noritri. : : : — : : : : mort. et eurent des chapitres spéciaux pour lui rendre la bouche*. cvi : Chapitre de donner l'abondance chaque jour au défunt. Ch. Ch. lui l'ouriiisscnt à manger dans son tombeau '. xLii Chapitre do repousser la destruction dans Hninsou. Ch. Ch. les jambes ^°. lui dérober son cœur ^\ lui crever les yeux^'. lui 1. et on chercha des prières dirigées contre les puissances qui voudraient les lui enlever. Ch. Ch. 3. qui lui étaient nécessaires à ces fonctions. Ch. » ils s'inquiétèrent de lui piocurer tous les organes elle agissait . du présent volume. fournit prétexte à des prières nouvelles les Égyptiens portèrent en cette matière : cette même prudence minutieuse que j'ai signalée ailleurs ^ Partant du principe que l'âme doit agir dans l'autre monde comme il ne leur suffît pas de en celui-ci lui accorder d'une manière générale le droit « d'aller et de sortir'. — Ch. 9. là elle s'établit à jamais dans royaume d'Osiris '. ner dans sa course journalière le '. xxxi. Ce n'était pas tout de lui restituer ces organes. xLi Chapitre de ne point trancher les yeux du mort dans Khri-noutri.

3. Les quatorze premiers chapitres sont couronnés par une même vignette et : 1. partie dans le ciel'. Lenormant. 5. car ils ont terminé cette portion par une vignette verticale (chapitre xvi de Lcpsius) qui interrompt le texte et coupe habituellement tout le manuscrit elle contient des scènes relatives au texte du chapitre xv. 4. si on ne les avait classées préalablement de manière à lui rendre moins difficile la tiïche de les retenir. on continua à les récentes. xxxviii B. comme après tout on tranclior le cou lui ' : ])rocura n'était pas bien sûr que les formules d'autrefois eussent si employer à côté des plus considérable que l'àme n'aurait pu se les rappeler et choisir parmi elles. naître une vaste composition Charles Lcnormant y avait cru recondramatique dont l'action se passait partie sur la terre. p. xLiii Kkri-noutri. . : écrits. 2. après qu'elle eut ramassé ses membres épars. 9-20.3. et M. Un examen les rapide des titres de chaque cha])itre nous permettra peut-être de mieux discerner les procédés mis en pratique par prêtres égyptiens. Champollion avait déjà songé à partager le Livre des Morts en trois sections l)erdu leur valeur. Le nombre en fut bientôt d'inégale longueur *.")"^ I. Fr. Les quinze premiers chapitres forment une section à part. xLiv Chapitre de ne point mourir une seconde fois. puis. C'était pour chaque on homme le mémo travail de recomposition qu'Isis avait accompli pour Osiris. les Livres che^ les Éf/yptiens. on en inventa d'autres. Ch. Comme certaines formules ne paraissaient pas assez efficaces. : Chapitre de ne point trancher la tête du mort dans le Ch. pour assembler les formules et en com- poser un seul ouvrage. Champollion l'avait déjà démontré. de Rougé avait reconnu que « cette division était conforme à Tintention des hiérogrammates. XXXVIII A. Il fait perpétuellement allusion à cette division dans ses mais n'en a jamais publié le détail exact.i: LIVRE DES MORTS on ne lui accorda pas seuleniont de vivre S de ne point mourir'. Ch. 1857.

2. mais seulement aux chapitres qui le suivent immédiatement de I à xvL On très sait en effet que les Égyptiens commençaient souvent un ouvrage par l'expression collective '=^ T\ . . ici « d'un sage à ses élèves ou à "-^ ^\ I Hà m I rôou.. titre le p... par Naville.. » Le nom de Livre de sortir penv\ qu'on a applique au : dant jour <:=>^Q\ Livre des Morts entier est donc inexact il faut le réserver pour la première section du livre.. « ==^ t\ fl ^| ^ ^Hâ m sat'odou. » titre se les Ce dans Les manuscrits d'époque tliébaine toujours par le le suivant : « Chapitre d'aller vers remplacent presque les gardes- assesseurs d'Osiris *. ses début des instructions enfants.. réunis papyrus Açj iBritish 23 n° 9901) a seul le premier {Einleitung. le Rituel funéraire. » On est porté à conclure de ce fait qu'il ne saurait s'appliquer à l'ensemble de la collection. début des chapitres du Jardin des offrandes et des chapitres de sortir pendant le le jour. début et entrer au Khri- au chapitre cx:(( '•^^^ ^Ùv Hâ m rôou. » . Ils ont en effet un objet unique. ainsi =^ l>v des accomplissements de rites noutri ». celle qui contient les chapitres que Champollion avait déjà séparés du reste. » i ^ ' Hâ m sbaïou.. De Muséum. p. V§()' pour sortir " ^" '^^ stesou.LE LIVRE DES MORTS par un entier'. 353 livre même » titre qui sert d'introduction au lit tout : manuscrits d'époque saite « Commencement des chapitres de sortir pendant le jour. Études sur tous les textes 1. de Rougé. d'accomplir les rites pour sortir et entrer au Khri-noutri. I des chapitres » composés pour l'instruction du mort.A( Début de. 115). la A chaque collection nouvelle. début des chants d'un pharaon .. les exploits (lu » de victoire destinés à célébrer | >'<^\ « -=^ ^. début des portes. Hà m. une tendance commune. au chapitre XVII :« m ême formule reparait . E. qui nous explique pourquoi on les récitait le jour des funérailles.. .. 10.

Recueil d'Inscriptions inédites. les limites fin. . se promener sur son lac chaque jour.H I. sur cette terre. qu'il plaît le défunt revêtir '. etii sortir elle a été pendant 1.. p. se rafraîchir à son ombre et boire l'eau de son lac chaque jour. se poser sur les arbres du jardin qu'elle s'est fait à elle-même. M. t.IVRK DES MORTS en génc^ral des procédés à employer pour transporter le mort de cette vie dans l'autre^ et pour lui assurer en gros une existence tranquille et confortable ils lui concèdent l'autorisation d'accomplir ce qu'on appelait \epiroa-m-harou : ^° dilï<'renTes.354 Ils traitent l. et Choix de Monuments. ii. toutes actions qui montrent (|u'elle (( continue à séjourner^ .sons jusqu'à présent. la durée de sa vie sur terre. et ne répond pas à ce que nous savons des idées des Égyptiens sur l'autre monde. 90. Le type de cette formule nous est fourni par la Stèle C 55 du Louvre. n'avoir plus mener une existence que ne bornent plus ni le temps ni l'espace aussi la phrase sortir du Jour est-elle souvent complétée par les mots sous toutes les formes commencement ni . par Pierret. Sortir du Jour ou de son Jour ne signifie point quitter la vie et perdre à jamais l'existence.si elle le veut. comme l'âme grecque. Naville : jour « C'est. de vie terrestre. Elle demande à pouvoir entrer à volonté dans sa syringe et en sortir. sans cesse. xvii. par traduction qui se rapproche le plus de la signification habituelle du verbe pivou <=> et de la préposition ^v m. Elle a été publiée par Prisse d'Avennes. et so/'lir (lu Ces mots ont été traduits de vingt façons l'interprète. p. » L'interprétation me paraît trop subtile. 2. le Jour du tombeau où déposée au temps Naville.. pi. la après Dévéria. 23-24. l'àme égyptienne. le Jour d'un indiciclu. Einleitunr/. D'ailleurs divers textes prouvent qu'on désignait par Vexprciision. dit-il. redoute surtout les ténèbres de la nuit et appelle à grands cris la lumière.. — il V avait aussi une vie ônkh •¥ 1 — mais franchir ni © la de l'autre côté de la tombe. Dans toutes les formules que nous connais. prendre le frais sous ses sycomores * ».

i. p. Lepsius. 11-12 (édit. iv. ' )). 3. xxxi. C'étaient ces petites figures de pierre. et. le chapitre vi leur rendait les ouvriers que le chapitre v leur avait enlevés. de faïence ou de bois qu'on ramasse par miniers dans les cimetières armées de la houe et du sac à grains. de transporter les grains. t. » à quoi les Rituels de l'époque saite joignent un sauf-conduit pour « cheminer au ciel et sur terre seule. Naville. . Toutefois cette permission n'aurait pas suffi à elle : Les morts étaient corvéables comme les vivants à l'appel de leur nom. pi. i. Naville. pi. p. p. Lefébure il y a une quinzaine d'annc'cs '. et écartaient de : pendant 1. ce qui leur procurait le loisir nécessaire pour sortir. vi. t. . non seulement elles gardaient le personnage dont le nom était tracé sur leur corps.ct Einleitung. de moissonner. .LE LIVRE DES MORTS 355 des funérailles \ La traduction sortir pendant le Jour. Le Per-ni-hrou Etude sur la cie future che^ les Égyptlons. le . Le premier chapitre l'introduisait parmi les compagnons d'Osiris ou. c'est cette faculté de sortir pendant le Jour dont la possession décidait du bonheur de rame. . 116-117. 2. ils étaient oljligés de labourer les champs divins. 218-241. pL xvi) le mort sort jour et marche sur terre avec les vivants. dans les Mèlamjes Égyptologiques de Chabas IIP série t. comme le veut une rédaction abrégée publiée par Naville \ faisait entrer la momie dans l'autre monde le jour de l'enterrement. 5. Einleitung. Ainsi au ch. 416. Todtenbuch. Dès le second et le troisième chapitre^ elle obtient l'autorisation de « sortir pendant le jour et de vivre après être mort*. Lepsius. et les raisons dont il l'appuie concordent si bien avec mes proi)res recherches que je l'adopte sans hésiter. ii. sortir de Jour. Ce que les seize chapitres du début valaient au mort qui les avait appris. pi. 4. ch. ii 1. a été proposée par M. Le chapitre v avait pour objet de les « dispenser de faire les travaux dans le Khri-noutri ». et \. comme les dieux n'étaient pas d'humeur à laisser leurs domaines improductifs.

défaire exécuter par les ouashbiti les travaux du mort dans le Khri-noutri (t. Einleitung. m): Chapitre de sortir contre les ennemis dans le Khri-noutri. vi. t. le dos du serpent Apôpi. il « sortait pendant le jour et pénétrait au Daît » par la vertu des chapitres viii et ix * Les prières suivantes insistent sur le même ordre d'idées que le chapitre vu. Ch. i. pi. du British Muséum) et a été reporté par Naville {Einleitung pi. : ' Maspero. pi. XII. Sur une tablette appartenant à M. 1. le mort passait sur . vu Einleitunr/. 1. Ch. pi. ne s'est pas rencontré jusqu'à présent dans les t. p. pi. XIV. Ch. . 119. II. manuscrits d'époque thébaine (Naville. xiii. i. ix. X de Lepsius (pi. 118-119. de dispenser le défunt de faire les travaux au Khri-noutri (Naville. ce maudit' » qui lui barrait le chemin: après l'avoir percé de sa lance. i. Naville. 1 t. p. 3. 119. 117). viii. Ch. 7. : x. xii. 119-120. pi. 119. thébaine que dans le papyrus Aa (n' 9. 16 sqq. Naville. dans le Recueil. mais en se tenant toujours dans les généralités elles assurent au mort la justesse de voix nécessaire à prononcer les invoqui lui vaudront la victoire sur les ennemis ^ lui cations accordent une fois de plus « d'entrer au Khri-noutri et d'en sortir » à volonté \ « d'entrer dans l'Occident et d'en sortir '. Rogcrs. t. 119). 8. eh. V. 9. i. xvLiii avec lequel il se confond. t. Ces quatorze formules suffisaient amplement et composaient un volume complet. pi. 4. les ou manier a rame '. p. p. Lxii) au ch. à celui que nous rencontrons à la fin du livre répondants. p.35G lui LE LIVRK DES MORTS ce qui aurait pu lui nuire \ mais elles répondaient en ses lieu et place^ d'où leur nom « d'ouashbiti ^\c:szi\ la terre \l\. 2. p. I. i. xi. et couraient piocher le Dans chapitre vu. 6. Naville. Le ch. Einleitung. terminé par un quinzième chapitre analogue.900 p. i. pour le sens et pour l'intention. Einleitung. t. t. Einleitung. m) ne se trouve jusqu'à présent à l'époque Chapitre de sortir enjuste de voix. Einleitung. Le ch. pi. . II de Lepsius (pi. XIII. Einleitung. Naville. » elles « détruisent tout ce qui pourrait soulever le dégoût contre lui dans le cœur du dieu'». 5. p. 117-118). Naville. VIII et IX. Cil. p.

Einleitung. des noutri. p. p. XVI de Lepsius (pi. ainsi que l'homme dans la tombe. i. t. mais ce ne sont déjà plus des généralités vagues comme celles qui ont précédé. de Rougé. XVII. 25-53. XV. p. depuis. de s'asseoir dans le kiosque de plaisance. 357 un hymne au SoleiP. si brèves qu'on sentit debonneheure l'obligation d'y joindre un commentaire qui en traduit et commenté par résumé très La commentée par E. Les formules en sont brèves et énergiques. Ch. traduite et Ch. t. C'est une sorte de condensé de ce que Tàme égyptienne devait savoir sur les dieux et sur ses destinées surhumaines. vi). xvi de Lepsius) qui sépare la première section du reste de l'ouvrage en est le complément nécessaire elle montre le Soleil : par les divinités de l'Occident et prêt à s'enfoncer dans la nuit. E. t. 123-125. parBrugsch. Etudes sur le Rituel funéraire des anciens Égyptiens. pi. où se révèle l'esprit minutieux des Égyptiens il parle de « jouer aux dames. appliquant les principes établis dans le mémoire de Rougé aux versions du Moyen-Empire. p. 46-83. xxi-xxii. rédaction saïte de ce chapitre a été publiée. 120-123. Traduction comparée des hj/mncs au Soleil composant le XV' chapitre du Rituel funéraire égr/ptien. puis accueilli génies célestes '. a disséqué les premières lignes de ce chapitre dans ses jElteste Texte. Rcligionund Mythologie. dans Naville. sortir « incantations pour sortir et aller dans le Khri- pour être glorieux dans l'Occident excellent. Le même travail a été refait 2. Naville. Ch. sans grand changement. » Le chapitre xvii a été admirablement : E. Le titre seul ajoute des détails de nature plus précise. . Franck. p. i. Lepsius. 1868. et a essayé de séparer les couches successives de la glose. de prendre toutes les formes qu'on veutj de sortir comme àme en vie après le jour de l'enterrement*. La seconde section commence. La grande vignette (cliap. i. 4. Lefébure. deRougé*. 3.LE LIVRE DES MORTS entier. Naville. 1. au milieu des acclamations des se lovant le le soir matin. le dix-septième du Recueil complet. pour pendant le jour ». elle aussi. Paris. xxiii-xxx. pi. Einlcr'tung . 21-26. par un chapitre de généralités. xiv-xx . pi.

elle ne vaut rien.ivin>: ni:s morts à son tour ne ôclairclt les obscurités. Ce commentaire sembla pas assez clair et on y ajouta des explications. Les Pontifes de l'ancienne Rome. justifié.K i. Sur le sens de __^ Mr'i-I. Après s'être identilic avec les dieux pour mieux triompher de ses ennemis. 70. du présent volume. si au contraire elle est déclamée avec l'intonation juste et la mimique convenable. la couronne de voix juste qu'on plaçait sur la tête de la momie le jour des funérailles. la vertu d'une formule qui lui serviront de sauf-conduit. lorsle qu'il s'embarquera sur navire du Soleil. Chaque verset y est donc accompagné d'une glose qui. à le transformer en juste de voix Mâklirôou\ Thot. ccridique. voir p. Les chapitres xvni. 110. avec des gestes .358 i. il quitte la terre ahn d'aller rejoindre son le royaume d'Osiris. de tleurs ou de bandelettes. et en Egypte.hrôoa qu'on traduit ordinairement par le Mémoire imprimé plus haut. triomphant. au chapitre cxxv. 9. et est débitée d'une voix fausse. p. lorsqu'il aller ensuite comparaîtra devant Osiris pour y être jugé et pour aux jardins d'Ialou. le dieu de la parole. Pour la valeur de l'intonation juste dans romaine par exemple. les religions antiques. dans l. les dieux ne peuvent se dispenser d'y obéir. Si elle mal appropriés. cfr. du chant. 1.3-114 . Le premier point les prières c'est de pouvoir employer efficacement antique. Le double terme de son voyage sera atteint. le comme dans tout monde la dépend beaucoup de façon dont elle est récitée. le bénéfice en se chargeait de cette opération délicate était assuré par la vertu de la couronne de feuillages. reçoit d'autres gloses. xix et XX sont donc consacrés à donner au mort cette perfection d'intonation sans laquelle ses armes magiques d even aient impuissantes. de l'écriture. elle-même. Les chapitres qui se succèdent dans l'intervalle nous feront connaître les opérations intermédiaires qu'il doit accomplir avant d'arri- ver au terme de sa course aventureuse. ou au chapitre cxxx. et de pénétrer auprès du Soleil. Le sort de l'homme est décrit sommairement. pays.i religion Bouché-Leclercq.

et chaque objet. Les êtres animés et inanimés ne se distinguent les uns les autres que du jour où ils ont un nom particulier. communiquer une vertu procédait à la reconstitution de son être. c'est le nom qui fait la personne. 3. et Einleitung. xxxv. mais il est encore^ pour ainsi dire. p. qui avait été mutilé par les cérémonies de l'embau- mement. le pouvaient lui « * 1. p. et les débris qui en sont conservés dans les musées. 664. dans Naville. 127. dans Naville. XXXIII. pi. xxxi-xxxii. pas plus que les Grecs de l'époque homérique. à se maintenir entier. Peut-être faut-il y voir un complément du costume nécessaire à comparaître devant les dieux « Les dieux. pi. 126-127. . i. 127. p. xiv) n'apparaît dans aucun des exem plaires de la recension thébaine connu j usqu'à présent 4. Le ch.I. 2. i. mais se trouve dans les manuscrits saïtes (Lepsius. XXIV. dans Naville. xiv) ne s'est pas encore retrouvé dans les manuscrits thébains. puisqu'il venait de re- don de voix juste. pi. dans les Actes du sixième Congrès international des Orientalistes. tenu en 1883. i-xxv. Le ch. I. » Toutefois. XXI de la recension saïte (Lepsius. disait Sapho. xxi de la recension saïte (Lepsius. vi' partie. xiv). et Einleitung. Pleyte. xvni et xx. Ch. Il sait déjà parler et manger. à Lcyde. La Couronne de la justification. p. pi. Le ch. pi. XXIII. : ne se couronnaient pour le sacriflce. couvrer C'était d'abord la bouche qu'il cherchait à recon- quérir. impersonnel. t. Le rôle de ces couronnes.K LIVRK DES MORTS 359 qu'elle emportait parfois dans son cercucir. 6. Ch. les Égyptiens. une canne. le signe matériel qui assurait à La couronne lïime la pos- session de cette voix juste. i. ont été étudiés récemment par M. p. Ainsi armé. t. 5. et Einleitung. xv. était l'amulette. e]. xxxiv. pi. pi. La vignette manque jusqu'à présent dans les manuscrits d'époque thébaine. Deux incantations magiques donner sa bouche ». et rien n'était plus naturel. un temple. t. 125-126. 1-30 et pi. une autre « lui ouvrait la bouche » \ par une quatrième « on lui apportait les * charmes » qui devaient lui servir. et Einleitung. se détournent de ceux qui viennent à eux sans couronne (Athénée. xxii est dans Naville. t. un vase. Ch. de concert avec la voix juste. qui lui ])ermettait de réciter vic- torieusement les formules du livre sacré lui il ' : ce n'était pas trop aussi de trois chapitres pour précieuse*. p.

i. t. On est tenté de croire que ces quatre formules suffisaient à rassurer les âmes timorées mais . pi. xxxviii. xxviii. présentait l'uned'ellesau mort. dans Naville. papyrus Ax (Brocklehurst II). pi. se le rappelait désormais \ Une fois qu'il avait recouvré sa personnalité avec son nom. Comme elles portaient le nom de la personne à laquelle elles étaient attribuées. « son cœur qu'il avait de sa mère. D'abord. le domestique. i. » ce qui avait inspiré aux prêtres trois brèves incantations. accroupi devant lui sur une autre natte. comme un liomme ou un animal. accroupi sur une natte.30. parce qu'elles nous montrent jusqu'à quel point Louvre. Ch. a son nom en Egypte. comme Conte des deux frèref. il est debout devant Anubis. p. XL. La vignette qui représente la cérémonie destinée à rappeler au mort qu'il portait ne se trouve qu'au nom 2. xxxvii. t. Ch. i. xxxix. c'est peu connaître l'Égyptien que xxxvi. tout enrécitantlaformule. mais la miniioire de son nom. t. 89) et de Pd (Papyrus de Soutimès à la Bibliothèque Nationale) sont curieuses. xxvii. on s'ingéniait à « empêcher que son cœur ne lui fût pris dans le Khri-noatri. XXIX A. et Einleitung. de valeur égale '. Le ch. 3. reçoit son cœur des mains du prêtre. Dans Pc. xxix de la recension saïte (Lepsius. Le mort a perdu à sa dernière heure le souvenir de tout ce qui l'attachait à notre monde. xxv dans Naville. Les statuettes des répondants avaient leur rcMe indiqué dans cette cérémonie. peut-être pour qu'il l'avale. et Einleitung. 128-1. non seulement la sensation de la vie. Dans Pd. » puis comme le cœur une fois rendu aurait pu être dérobé par quelque ennemi. XXVI dans Naville. le 1. pi. XV) ne s'est pas encore retrouvé dans la version thébaine. son cœur de quand il était sur terre ». Ch. p. 127-128.lemort se reconnaissait lui-même. on a lui donnait son cœur*.K LIVRE DKS MORTS une porte. Bitiou le sien dans le . on s'inquiétait de lui restituer son cœur. etlisant son nom sur son image. Les vignettes de Pc III. le mort. et cette importante opération comportait plusieurs degrés.360 I. les Égyptiens prenaient ces opérations au sens littéral. pi. 11 ne devient lui-même quelejour où ce nom lui'est rendu^ et le chapitre xxv est destiné à lui en restituer la mémoire dans le K/iri-noiitri. qui parait lui porter son cœur à la bouche.

comme s'il était un 1. La parole l'on fût était fugitive qu'il : le talisman durait. t. Ainsi au Conto ries deuxfrrrcs. Lorsque l'acacia a été renversé. 1. le cœur parait avoir une volonté propre il cherche son âme et son corps pour se réunir à eux. XXIX B. qu'on suspendait au cou du mort en récitant une formule. pi. au bout de ce temps. On obtenait. et les formules a empêchent qu'il ne soit écarté d'eux dans \e K/iri-noutri \ » L'amulette à recommander en pareil cas n'était plus le cœur: c'était le scarabée en pierre dure ou en faïence. n° 2) donne à quatre des chapitres du cœur(Naville. D'ordinaire un seul de ces cœurs sufïisait. il est saisi tout à coup du désir d'aller en Egypte et se parle à lui-môme. Pour les uns. dans Naville. sans volonté propre. 128). dans Naville. . Si confiant que dans la parole. Le talisman employé pour protéger le cœur était un cœur de pierre précieuse. c'était un organe inconscient. grâce à ^ . Dans les chapitres xxx-xxx B. et sa vertu s'exerçait tant demeurait intact. portant le texte plus ou moins abrégé du chapitre xxx ou simplement un nom propre. C'est ce que nous apprend le titre commun que Ba (Berlin. xli. . indépendant. pour les autres^ c'était un vivant dans le vivant. être 4. xxx B. Dans les chapitres xxvi-xxix B. en feldspath ou en jaspe vert. qu'on trouve collé sur la poitrine du défunt. en cristal ou en pierre blanche transparente*. xlii-xliii.LK LIVRE DES MORTS 301 d'imaginer qu'il quittera un sujet aussi important à ses yeux sans l'avoir envisagé sous toutes ses faces. Puis. la première idée prévaut on donne ou on prend le cœur sans qu'il puisse s'aider lui-môme. où le cœur de Bitiou vit sur la fleur de l'acacia magique. vers la naissance du cou. pi.sous le maillot de bandelettes. Einlcidinfj. i. xxx A. 1. un beau cœur en cornaline ou en jaspe rouge mais parfois on en voulait trois autres. pourvu d'instinct et d'intelligence'. 2. : : Ch. un être indépendant. on ne méprisait pas d'en augmenter l'effîcacitô par l'emploi judicieux des talismans. . en lapis-lazuli. Ch. on pouvait considérer le cœur de deux manières. p. le cœur reste inerte pendant sept ans.3.

non seulement que cœur ne de son mort. qui n'avaient pas réussi à empêcher l'opération de s'accomplir. une phrase ^ âA ^^ '"''^'^ ^'"^' ^J^' vient immédiatement après r les mots : Je est (c donne ou Je t'ai le donn e. .K I. Cette manière d'envisager les le rôle du cœur avait pénétré profondéles ment dans (*=^ \\ mœurs égyptiennes. Mais verbe — ^ On la tr aduit d'ordinaire u)\\ p — par mon eœur u) \\ ineter. Mais les ennemis. mais encore qu'il ne prit point la parole contre lui au tribunal d'Osiris . ineli. Onl'armait soigneusement contre eux. sa personne se reconstituait aussitôt. x.v. et.IVRK le DKS MORTS fiU point repoussé loin lui. . et déclare que son le cœur est de porter témoignage contre lui devant il tribunal d'Osiris. viendrait à ne pas observer ses engagements est « Je t'ai donné mon cœur en Ch. Cette mention. au : cas où — et 2. en démotique comme en égyptien. \. et aussi la conception du cœur comme un être distinct. dans la formule de donation. de ce qu'on a fait en celui-ci. ce qui me porte à traduire le passage cité par mon cœur en porte tèmoif/nagc ou que mon conir en porte tétnoitjnafje. r satisfait. a le sens de tcstijier. cont rats domotiques portent. Ils étaient tous également eflîcaces. Pour n'en citer qu'un exemple. marque certainement que ces deux chapitres sont d'o- rigine relativement plus récente : ils appartiennent â un temps où l'on croyait déjà que le bonheur ou le malheur dans l'autre monde dépendait. pouvaient songer à en détruire l'effet. pi.3<")2 \. porter témoif/naf/e. en prenant au mort les charmes dont il était muni ou en le tuant à nouveau de diverses façons. témoin. p. 136-1. » t.et ne l'accusât point desmauvaisesactions qu'il avait pu commettre pendant la vie terrestre'. et Einleitung. au moins en partie.xxi et xxxii dans Xaville. Le donateur ou le vendeur prend à témoin son là afin c<^i'Ur de la validité de l'acte. xliv-xi. qui savait s'en servir. tandis que les chapitres précédents ne tiennent aucun compte d'une rétribution future. Il avait à sa disposition deux chapitres « pour repousser les crocodiles qui viennent lui voler ses charmes magiques *. « un pour repousser tous les reptiles » en géné- 1.31.

comme le papvrus de Turin d'époque saïte publié par Lepsius. le patient est saisi d'angoisses et de suffocations : les muscles respira- teurs semblent se paralyser par crises successives. 132. un pour «repousser les deux grosses vipères joulllues ' I). Au bout d'une dizaine de minutes. xxxiv avec le titre le t. n" 2) figure un gros scarabée. qui a en effet ce 5. deux pour « qu'il ne fût pas piqué' » ou « dévoré par l'urteus qui se dissimule dans . 1. 132. : i. xlix. pi.vi.LH LIVRK DliS MORTS 363 rar. dans le Khri-noutri. il faut donc la corriger jusqu'à nouvel ordre. ch. t. pi. 131. . Lesch. Deux autres. 3. xi. Ein- leiticng. peut-êtr e blatte. XVII). p. p. xxxvii dans Naville. sens . qu'on récitait * pour « vivre en respirant dans le Khri-noutri » étaient dirigés également contre les vipères. i. » Le ch. 4. xxxviii pi. un pour « repousser le scarabée venimeux* ». et le xxxv dans Naville. ou par tout autre serpent dans le Khri-noutri '. TorltcnûdïïZI ^ huch. i. par serpent qui se tient caché dans son trou. t. dans Khri-noutri.son trou ». qui désigne le monstre combattu dans ce chapitre. du papyrus Ba {Berlin. pour le mot La vignette ùpshit. n-ui. 132. La traduction ordinaire tortue. et Einleitung. xlvii-xlviii. par une vipère haja ou par un scytale. peut-être entraîné ma l reproduit pour la par la syllabe finale shit du mot. et Einlcitunr/. et Einleitting. 6. On comprend le motif cpii les a décidés lorsqu'on a l'occasion d'assister à la mort d'un homme ou d'un animal piqué par un céraste. la parole xxxni dans Naville. Le ch. i. par le serpent qui se tient dans son trou » (Lepsius. On ne voit pas d'abord pourquoi les Égyptiens réunissaient dans une même formule deux ordres de phénomènes aussi différents que la respiration et la morsure des serpents. et A et xxxviii B dans Naville. 2. pi. un criquet ou peut-être une blatte. 131. i. « Chapitre pour empêle cher que l'individu ne soit manrjc. et Einlctiang. xxxvi dans Naville. l. Cl). Les ch. Todtcnbuch. pi. xvii. XXXIV p. celle du papyrus Le (Lejjde. t. saïte donne le titre du chapitre xxxiv sous la forme « Chapitre pour empêcher que l'individu ne soit pique. p. La recension : pi. pi. n" IV). l'uraeus. n'a d'autre U c^ raisou d'être qu'un déterminatif<5^^. t. p.

se trouvant en état d'ivresse. elle devait nourrir également le serpent gigantesque de notre chapitre et ceux qu'on voit figurés si souvent dans les peintures de l'enfer. mais on sait par les monuments qu'elle nourrissait autrefois des hippopotames. xviii). celle de la recension thébaine.364 LK LIVRE DES MORTS que la vie s'éteint faute d'air et de \ Les Égyptiens n'avaient donc pas tort de demander aux dieux dans une même prière la grâce de « vivre en respirant » et celle do « repousser les serpents. L'âne était l'animal de Sit. entre la les yeux. t. doit mesurer plus de quatre mètres de long. la vallée . morsure des serpents d'Egypte. Les grands ophidiens avaient du disparaître de au nord d'Assouàn. 133. ceux même de l'époque thébaine ne les connaissaient plus que par leurs campagnes dans les marais du Haut-Nil. dans les cas de morsures venimeuses. » Sans expli(iuer de la même manière que nous le mécanisme de la mort. mêmes phénomènes d'étouffement que produit Il fut et Einleitung. à cause de sa rareté. un. des crocodiles et d'autres animaux qu'on ne rencontre plus que dans les régions tropicales. Le ch. petite taille qu'j les manuscrits saïtes prêtent semVjle montrer que les Égyptiens des derniers siècles ne savaient plus ce que c'était que les pythons. La vignette de la recension saïte donne un serpent fort petit (Lepsius. le serpent qui dévore l'âne est donc un des alliés d'Osiris et d'IIorus dans leur guerre contre Sit. cas de ce gardien des serpents au y a une quarantaine d'années. Le ch. sance du nez. l'ennemi d'Osiris. si on déroule ses replis. XL dans Naville. mordu à deux reprises. liv.\ix dans Naville. xx. et l'on dirait souflle fait. et le mort n'avait pas grande le diiïi- Jardin zoologique de Londres. reptile au La mangeur d'âne. ils avaient reconnu qu'elle arrivait par asphyxie. t. Todtenbiich. qui. 138. et . à mesure que les habitants desséchaient les marais où ces animaux se plaisent. dès les premiers temps. 3. et i. ainsi qu'il l'avait vu faire à des jongleurs 1. et cette observation leur donnait le droit de rédiger le titre du chapitre xxxvni comme ils l'ont se perd. vers la naismourut environ une heure plus tard. un serpent qui i. pi. Je citerai. pi. Dans » les chapitres suivants^ le défunt « repousse les » scytales' puis « le grand python qui dévore l'âne*. L'Egypte d'aujourd'hui n'en renferme plus de celte dimension. tira une Cobra di capcllo de sa cage et voulut se jouer avec elle. pi. après avoir manifesté les 2. il indiens en représentation. p. Einleitung p.

on évitait d'avoir la tète tranchée*. xLvi dans Naville. car je suis pur. dans l'article sur les Hj/pogées royaux de Thèbcs. pi. ch. dans leKhri-noutri » (Lepsius. et Einîeitung. XLiii dans Naville. qu'une négation a été passée ch. saïte. XLv dans Naville. Nul ne pouvait cident*. i. pi. Il — noutri (Lepsius. 133-134. et d'échapper aux massacres qui pi. recension saïte a pour titre : « Chapitre que l'individu soit mis en pièces p. le . — le variante. je suis sans péchés pour qu'il se laissât percer d'un coup de lance. au temps des guerres osiricnnes'. est figuré sous une forme très différente. il ne le possédait pas le mort mort vertu demeurerait vivant encore. 6.et nous le retrouverons plus loin. c'était le tour de muni du chapitre xli ne courait plus mis en pièces. : : Le Le Le Le ch. puis « de ne pas se détruire. lviii. 11 dit détruire et d'être en vie. XLiv dans Naville. XLii dans Naville. Après répéc. lix. lvi-lvii. p. t. pi. xxi). i. xx). 134. i. Todtenbuch. 134. i. ch. pi. xLi dans Naville. t. Quicon(pi(^ était risque d'être le poison. pi. La recension le saïte a un titre assez différent : « Chapitre de repousser se font tous les impies mauvais. et pi. p. L'âme se confirmait dans la faculté « de ne pas mourir une seconde fois''. par le chapitre xun. ou de perdre les yeux dans l'Oc- le chapitre xlu. » (Lepsius. 134. 2. Le ch. dans Khri-noutri 4. pas. et Einîeitung. t. par le la de la formule. 5. et pourrait attendre moment d'une reconstitution . et Einîeitung. Le titre pourrait signifier alors que chapitre a pour objet de sauvegarder s'il contre les accidents qui l'anéantiraient aurait beau être détruit. t. Ce qui suivait était une conséquence naturelle des formules précédentes.l. » On admet d'ordinaire. lv. i. mais d'être » en vie. Todtenbuch. d'après la version « Chapitre de ne pas être détruit. Einîeitung. i. 3. clans Livre de savoir ce qu'il y a au Da'ft.E LIVRE DES MORTS : 365 culte àse le concilier \ On n'avait qu'àlui dire aNememange )). mais d'être en vie dans le Kliri-noutii'' ». Lech. lix. p. 7. on échappait au massacre des ennemis d'Horus qui avait eu lieuà Hninsouton. pi. Todtenbuch. » puis « de ne pas pourrir'' ». pi. p. et Finleitung p. lxi. à l'heure où l'on vit. 133. t. avec Le mangeur d'âne. Le texte publié par Naville renferme dans le titre une leçon qu'on peut « Chapitre de se attribuer à une distraction du copiste antique. et Einîeitung. t. xix). enfin. 134. est possible dans le Khricependant que la le : rédaction thébaine ait conservé la forme authentique. La 1.

sur cette conception. et Einleitung. d'aller respirer l'air sur terre '. en deux versions diffésius. Liv dans Naville. t. pi. . lorsqu'il voulait garantir à son âme ces deux félicités suprêmes de l'autre vie chapitre de « donner l'air dans le Klwi-iioutri'^ ». pi. Lech. et Einlcitunrj. comme ses compagnes moins bien pourvues de talismans \ Apres tant de négations. Cf. lxii. otEinlcitunf/. i. Todtenbuch. et Einlcitung^ p. p. 154-150 du présent volume. p. Le ch. voix. de boire de l'eau qui pas à l'abattoir » où l'on décapitait les : (( nouvelle. t. « de respirer l'air et d'avoir de l'eau '. xxi). est dans Lepil 1. Li manque dans la recension thébaine. Des deux chapitres. 3. le . lxvii-lxviii. pi. Todtenbuch. 136. xLViii dans Naville. i. xxi. lxvi. consacrés à ce sujet. 6. lix. l'idéal du confortable. 1. pi. et Einleitunr/. 4. et EinlcUunrj. elle sortait victorieuse contre ses ennemis « n'entrait morts sur un billot % n'était pas jetée la tête en bas dans les «ioulïi'cs de l'autre monde *. 8.366 plus « lui LE LIVRE DES MORTS enlever sa place ' ». i. lxviii-lxxii. p. pi. boire à volonté une eau toujours fraîche. mais. t. Le scribe saïte n'aurait point compris et la signification un peu subtile de sens le cette incantation. pi. Le ch. et Einleitung. Le ch. Les ch. Le ch. Lvii. xLvii dans Naville. 135. les textes des Pyramides cités p. lx. grâce à la justesse de sa '. et n'était pas obligée à se nourrir d'excréments et à s'abreuver d'urine. Le ch. 2. 135. entre lesquels il pouvait choisir.second est dans Naville. était pour l'Égyptien d'autrefois. 135-136. p. 5. pi. xxii-xxni). 1. Le chapitre lviii dans la recension saïte (Lep- sius. Respirer à pleins poumons un air pur. xxi). XLix ne s'est trouvé jusqu'à présent que dans la recension saïte (Lepsius. pi. Todtenbuch. p. on aurait modifié le titre dans le en ajoutant une négation devant le premier terme. » en sortant du tombeau. plus terre à terre. lxv. pi. Le ch. on était en droit d'attendre quelques faveurs positives. Il trouvait dans les RitucU dix ou douze chapitres. Todtenbuch. 135. L dans Naville. 7. lxiv. lxi. 135. p. ui et un. le premier ne se trouve que dans la recension saïte (Lepsius. rentes. Lv dans Naville. pi. lxii dans Naville. pi. comme pour celui d'aujourd'hui.. 136-137. lxiii.

après avoir attire à mainte reprise l'attention de E. Guieysse. avec des vignettes où l'on voit le mort marcliant tranquillement dans une eau qui lui monte jusqu'à la cheville. car je suis le lac de cette rame de Rà.F. je ne brûle pas. mais en vertu d'une théologie assez différente de celle ([ui a inspiré le chapitre xvii. l. p./. 187G. Lxiii B dans Naville. » 2. traduit. Vioweg. prêt surtout i\ entreprendre le grand voyage qui devait le mener à son gré devant Osiris ou devant Rà. encore cette interprétation. p. Il aurait été découvert. Lxiii titre A de dans Naville. 10-11. montre qu'il faut comprendre comme C'est en fait. xxiii) j'ai et le texte confirme elle-môme qui parle « O taureau de l'Ouest.IVRK Di:S »> MORTS 3G7 ne fut pas bouillante'. La forme est plus abstraite. 3. enfin de pouvoir traverser sans que renfei'me l'Anicntit'. effet l'eau : textes comparés.xxiv. 137.A7F. Le Chapitre LXIV. sous Housapa'iti *. 4.\. traduction Cliapitrc Z. de Rougé. selon certains manuscrits. C'est l'un des plus importants du recueil entier. Rituel funéraire ètji/ptien. La variante du recension saïte (Lepsius. et je ne bous pas. au temps de la P" dynastie. et . cyi. commentaires.xiii. et Elnlcidin. Le 1. amène-moi à toi (pour Ctre bue. 137. au temps de la IV*" par Hordidif. pendant ses sorties. la pi. trahit une époque plus récente. i. Todtcnbuch. Le chapitre lxiv ouvre en cette partie de l'ouvrage la liste des formules qui avaient la vertu dejaire so/iir le mort pendant le jour. pi. par Paul Guieysse. Une fois équipé de sa l)ouelio et de son Cd'nr. il se sentait prêt à sortir de jour et à revêtir. commenté par Guieysse. in-4. et cette impression qu'en donne la lecture est confii-mée par la rubrique historique dont le texte est accompagné. Le cil. comme dans la vignette). était nécessaire ce qui lui pour sortir pendant le jour. inailrc de l'air et de l'eau. lx. p. d'après les Papyrus du Louvre et de la Bibliothèque Nationale \ L'âme y apprenait une fois de plus. pi. dans la barque solaire ou aux jardins d'Ialou. d'après les Papyrus du Louvre et de la Bibliothèque Nationale. s'ocliaudcr les cours d'eau oluiude il a été publié. selon d'autres. les formes qu'il jugeait utiles à ses projets. Paris. ot EinlcltiuiQ. sur lequel il navigue quand il vieillit (le soir).

or Men: khérês. Lorsqu'on le rédigea sous sa forme actuelle. dans la Zeitschrift. Todtcnbm-h. a été trouvée à Thèbes. C'était probablement un prétendu fac-similé de l'original découvert dans le temple de Thot. ne pouvait entendre par là qu'un personnage d'époque très reculée. On a text ofthe Book of the Dead bclonrjing to the Old Kingdom.32. à la. domination de Rà. ne devaient pas soulever dans l'esprit des indigènes la sensation de l'archaïsme et du primitif on avait pour rendre : ' . sous les pieds du dieu. 30-. Inccntairc de ta Collection Egr/pticnne. n Goodwin. : ces idées des expressions plus fortes^ qui renvoyaient le lec- teur aux siècles des Serviteurs d'Horus. qui porte le ch. . 142) « It is one of the oldest of ail.368 I. En premier lieu. p. et même celui d'Housapaîti. nommant un roi des premières dynasties memphites. ' . ch. le règne de Mykérinos. Ainsi Birch. aux âges où les dieux régnaient sur l'Egypte. xxv. p.K LIVRE DES MORTS fils de Cliéops ou de Mykérinos. probable- ment dans le tombeau de Pétéménophis. le chapitre LXiv se trouve déjà sur des monuments contemporains de la X'' et de la XP dynastie. et avait été donnée par l'empereur Nicolas au général PérofEsky (Golénischeff. n" 1101). dans un voyage d'inspection que ce prince faisait à travers TÉgypte il était dans le temple de Khmounou. lxiv. Une tablette de pierre dure. écrit en lettres de lapis sur une tablette d'albiUre On explique d'ordinaire cette indication comme une marque d'antiquité extrême on part de ce principe que le Livre des Morts est de composition relativement moderne. dans l'introduction qu'il a mise en tête de sa traduction du Livre des Morts (p. et qu'un scribe égyptien. 169-170. Cette explication ne me parait pas être exacte. lxiv. 1. pi. 54-56. 3. avant que Menés et ses successeurs eussent 1. Lepsius. Ermitage Impérial. on les considérait comme ayant été révélés au commencement. 1866. et n'était certainement pas nouveau au moment où on écrivait les copies les plus vieilles que nous en ayons aujourd'hui '. 2. and is attributed to the epoch of the King Gaga (Housapaïti) Makheru. La plus grande part des chapitres du Livre des Morts ne portent aucune date.

pi. i. p. Les seules de ces prières qui eussent besoin d'étayer leur autorité de quelque roman historique étaient celles qu'on pensait devoir attribuer à un âge plus récent. Le eh. repousser l'ennemi tième. le pendant le jour. ne peut guère avoir été émise qu'en un temps où de nombreux morceaux de ce genre avaient cours dans les collèges sacerdotaux. p. en un seul chapitre ' ». et lunlcifunrj. Le ch. p. et Einleitung. en un seul chapitre \ » ailleurs. lxv dons Na\ille. 1:}'. soixante-cinquième sert à « sortir pendant le jour et à '. p. « chapitre de sortir pendant le jour. 140. dans Naville.xxviii. Les ch. 1. 24 . 140-141. LXIV. Chapitre 2. soixante et onzième. le » Le soixante-sixième. p. sont utiles pour plus*. p. et la découverte Pyramides prouve que ce n'était pas la une vaine prétention. 22. VA. t. Cette prétention de renfermer en une seule toutes les formules qui traitaient de la sortie pendant le jour. » sans on ouvrait les portes du ' Daït et on sortait pendant jour le » . Lepsius. Je ne doute nullement que nous n'ayons conservé quelques-uns d'entre eux sous les n''^ 65découverte. le « sortir « le soixante-huile soixante-neuvième. pi. i. par un récit merveilleux des circonstances qui avaient accompagné : la Les variantes des titres qu'il porte nous une conclusion analogue. lxxx- Lxxxiii. Avec « soixante-septième. Il est appelé. 3. xxni. on sortait pendant jour à travers Papyrus Ca de Mesenmcter. et Einleitiing. ii. LXIV. et le chapitre lxiv était de ce nombre on suppléa probablement à l'antiquité qui lui manquait. 4. le « chapitre de connaître les chapitres de sortir pendant le jour.)-140. le soixante-dixième. t. Lxvi.LK LIVRF DKS MORTS 309 abaissé l'Egypte de la condition d'empire régi par des divinités à celle d'empire régi par des des textes gravés dans les hommes. Todtnnbuch. 22. Lxvii dans Naville. i. i. à 73. lxxvii.xxi pi. i. dans Naville. et Guieysse. sur un amènent papyrus de Boulaq et dans une partie des papyrus saîtes. Chapitre t. et Guieysse. 5. pi. lxxix. t. avec le la soixantegrotte in- douzième.xviii-i. le Ils présentent tous certaines variantes dans le titre.

c chapitre de se trans». « ».3-1 10. lxxvi.\).370 ft'rnalo' « (les . t. Kt d'abord. p. t. i p.3. 14. pi. Puis vi<Mit le détail ». chapitre de se transformer en oie' 4. tête et en bélier ou en cette sorte d'épervicr ^s. '. pi. mais bornée aux migrations de l'àme dans les êtres et dans les objets qui touchent de près ou de loin les dieux première faveur ne lui sutlit pas : félicité. Comme un « » toujours. I.et Eiiilcid/rifj.xxxv. auprès des dieux solaires à qui cette ville servait de résidence'. Le ch. « cha- pitre de se transformer en épervier d'or « chapitre de se transformer en épervier vigoureux ». et EinleUunrj. 3. LXXVI dans Naviile. « elle va vers Héliopolis et y prend un logis ». pi. 142-14. pour arriver au comble de la complètement avec les dieux. i. t. i. former en crocodile 1. « « chapitre de se transformer en hirondelle ». Tous ces chapitres dans Naviile. généralités. « cha- qui éclaire les ténèbres fleur pitre de se transformer en vanneau ». chapitre de se transformer en vipère ». « chapitre de se transformer en dieu Phtah. et Einleiturir/. 5.IVKK DES MORTS « enfin avec le soixanto-quatorziônic. « chapitre d'être dans la neuvaine des dieux et de s'y transformer en chef des assesseurs du dieu ». boire de la bière. « cha])itre de se transformer en âme ». s'habiller et être en vie dans Héliopolis ». pi. des fortunes de 1 ïime en ee monde qu'elle revient visiter. 142. Lxxv dans Naviile. d'où le soleil jaillit au malin. C'est une véritable métempsycose. i. Cette l\irvenii a co point. Lxxxim-c. à quelquefois à bras d'homme. Lxxiv dans Naviile. Lech. « chapitre de se trans- former en héron bleu c'est-à-dire ». i.1-: I. et Einlcitung. « chapitre de se ti'ansformer en la de lotus ». p. elle doit s'identitier d'Héliopolis. 2. hxxx\]u. 143. « chapitre de se transformer en dieu [Lune] ». par lequel les Égyptiens dési- gnaient l'àme. p. et s'incarner dans leurs corps. pi. et Einleiiunfj. la série commence par des : chapitre de se transformer en toutes les formes qui plaisent au mort *. 142. i. Le ch. Le ch. on jouait jam1)os et on sortait on terre » on ne s'occupe plus i[uo. Lxxii dansNaville. pour manger du pain. lxxxvii. t. t. .

la poitrine de la momie et la protégeant de Mais cette conception lugubre d'une âme plongée dans les ténèbres et condamnée à vivre près d'un cadavre inerte. Je ne saurais dire à quelle école on doit rattacher les doctrines qui suivent. de Boulaq (Maspero. 120-l. Celle d'entre elles qui moins de traces au Licre des Morts est celle d'après laquelle ce qui subsiste de l'homme vit dans le tombeau. le quatre-vingt-onzième. mais il est bien certain qu'elles sup})Osent des con- ceptions de l'autre vie différentes de celles qui prévalaient dans les chapitres des transformations.Jl. l'âme s'envolant à tirel'ombre. 2. n" 11121) montre la même scène taillée en miniature 1. Les deux vignettes auxquelles je (n" 9947 du British Muscuin) fais allusion sont celles du papyrus 89). mais non ])oint. t. Ce t.iviiK i)i:s MORTS 371 La métempsycose était. i. et Einleitnmj. m. traite de la réunion de l'âme au corps. mais ils croyaient. Les vignettes nous montrent en effet l'âme posée sur ses ailes'. le second « ouvre les portes de la syringe à l'âme et à l'ombre. cm. dans un caveau étouffant. c'était pour que l'un devint le gardien de l'autre.i: i. cil. et Einleitung. pi. un enseignement d'origine liêliopolitaine. pour une résurrection de la chair'. La vignette nous montre du tombeau béante. et. Le ch. Le xcii dans Naville. Ce chapitre est suivi inmiédiatement de deux autres.i. p. 117. au moins beaucoup d'entre eux. Guide du Visiteur. marchant en plein soleil '. Le premier « empêche que l'âme soit emprisonnée ». civ. s'ils réunissaient ces deux éléments de l'homme. et jambes ». qui en détruisent l'elïet dans ce qu'il a de trop absolu. Un le monument du Musëe dans 3. i. p. comme le prouve l'ensemble de ces formules. Ap et du papyrus Pc (Louvre. comme on le dit d'ordinaire. que l'intégrité du corps est a laissé le indispensable à l'intégrité de l'âme. pour qu'elles sortent de jour et soient maîtresses de leurs en effet la porte d'ailes. . p. toute noire. petit pi. xci dans Naville. Les Égyptiens n'imaginaient pas que le corps pût revivre. Un seul chapitre. 117. granit noir. ne pouvait suffire à un peuple avide de fraîcheur et de lumière.

on veillait â ce qu'elle ne fît même Toutedénoue pas de la peuples plus modernes: pas fausse route dès ' le début. p. i. et Einlciiunrj. ouvraient au mort les portes de sa prison. et Einlcitunfj. comme si jadis. de Mondes et d'Abydos: c'étaità l'Occident qu'étaient Abydos et Osiris Khontamentit. sans lequel il semblait que nul bon Égyptien n'aurait su vivre en paix * elle voie^ il affiliés . Les peuples sont toujours très préoccupés de savoir ce que devient leur survivance. . elle ne se manière en Egypte et chez les la formule et l'amulette. que croyance à l'existence de l'âme au tombeau n'était pas sans avoir laissé des traces profondes dans les dogmes qui s'inspirent de la croyance à l'existence de l'âme hors du caveau. ou vers le royaume d'Osiris. non plus afin d'y séjourner fois. Où qu'elle allât. ch. xciv dans Naville. I. c'était vers l'Occident qu'elle devait diriger sespas. La théologie qui dominait désormais dans des chapitres n'était plus celle des dieux d'Héliopolis. les cérémonies de l'enterrement étant enfin terminées et le corps déposé dans sa dernière demeure.372 M'. ou vers lesdeuxâ la fois.et allait avec lui au tombeau. mais afin d'y attendre sa destinée. qui pouvaient l'aider pondant sou voyage. Le Le ch. 2. t. et celui où.IVRF. pour rr>g-yptien ancien. DKS MORTS qui font allusion aux cliîipitre et les textes faits nombreux la mêmes nous apprennent. Il semble bien que. t.cv. 148. la vie immatérielle va conuiiencer. comme pour le ])arsi. pi. pi. cvi. l'âme désincarnée restait pendant ce temps auprès du corps qu'elle avait aninîé. l'âme se dirigeait. p. comme pour le musulman. xciii dans Naville. entre le moment où la vie matérielle a cessé pour elle. 1. Unefois dans la bonne mais celle des dieux lui restait à gagner la faveur des dieux. pour laplupart au cycle osirien ou lui ayant appartenu dès l'origine. Ii8. la situation est analogue. et lui assuraient la liberté de ses mouvements Selon la doctrine qu'elle préférait. i. ou vers la barque de Râ. Elle obtenait de Thot l'encrier et l'attirail de scribe. et « ne se rendit pas â l'Orient du Khri-noutri la série ». ces ressources habituelles de l'Égyptien dans l'embarras.

non seulement jouait un grand rôle dans le jugement de l'âme. mais les conceptions de la félicité et du paradis. xcviii dans Naville. des charmes propres à reconstituer la personne humaine. comme il étude peu attentive prouve d'ailleurs. mais était l'un de ses meilleurs guides pour la conduire devant le tribunal. n'ofïraient qu'un tissu de contradictions. principal assesseur d'Osiris. TctL l. la superposition et résultent souvent de maladroite d'idées qui appartenaient primi- tivement à deux corps de doctrines distincts l'un de l'autre. La première renferme surtout des instructions générales. i. qu'à partir de cet endroit. il s'agissait de gagner la félicité suprême et d'établir l'ame en son paradis. Il la prenait. 186. xcv. 146-149. t. Il n'en pouvait être autrement. p. Dans la seconde partie.LE LIVRK DES MORTS « 373 cette faveur d'au- était avec Thot^ » et elle appréciait le tant plus que Tliot. la foi les soutenait. cvii-cxi. et les 1. et qui ne variaient guère que dans le détail d'une doctrine à l'autre. puis réunies tantbien que mal. Les ch. Ils ne cherchaient pas à se Égyptiens. ou du moins on ne voit pas trop de prime abord quelles raisons le rédacteur avait de les ranger fait. par-dessus les eaux qui l'en séparaient '. religion. des incantations destinées à armer l'àme contre les dangers de l'autre monde. Je n'en conclus pas nécessairement que l'impression d'incertitude que nous éprouvons fût réellement ressentie par les ou de toute comme les dévots de tout pays empêchait de se rendre compte des antithèses qui nous étonnent. Les chapitres suivants sont classés presque au hasard. la classification de la seconde partie du Une pour nous que celle de la première. Si la disposition des facile à suivre Livre des Morts est moins chapitres nous semble confuse^ c'est que les idées auxquelles ils répondaient sont confuses encore. sur son aile. toutes choses dont l'importance était universellement reconnue. s'il voulait. 2. et la portait aux jardins d'Ialou. pi. diverses à l'origine comme nous avons vu. . et Einlcitunfj.

sont indiquées dans Tylor.36. . ouaou v\ [j . après être monté au le lac ou le canal de l'Autel {Klia) '. 4. Le mythe du passeur qui conduit au domaine d'Osiris est analogue aux nombreuses légendes de l'Ancien et du Nouveau Monde. 3. Le mot que je traduis par bac est traduit d'ordinaire par de mener bac dans barque et pourtant que confondu avec la barque du Soleil. i. des âmes comme séparé du reste de la terre par cours d'eau infranchissable aux vivants*. p. Le le Klui-noutri \ » le premier « chapitre^ nous est connu par plusieurs versions de date fort ancienne. C'est qu'en elîet la barque Soleil. 161 et 333. Voir. rencontrait sur son chemin un mort. et qu'on ne la trouve nulle part . dans lesquelles on conçoit le séjour canal ou un lac profond. 29. la Cicilisation t. ii. relatives au fleuve ou à l'Océan que mort doit franchir. 1. et par conséquent arriver aux jardins d'Ialou. Les textes des le Pyramides nous appren- ciel soit par l'échelle^ nent que soit par tout autre moyen. Sur la forme grecque de ce mythe. On remarquera la barque du Soleil est toujours nommée oua \\ n :=-<a^ . un exemple bien curioux de ce que j'avance. "yn(] /?jrî/iVi^/i?'. Toti.37i I. Il ne pouvait le franchir. un Le bac égyptien a et Le ch. Cfr. màkhenit ^^ ât\ qu'emploie l'auteur de notre chapitre. et Los chapitres xcix-ci nous fcnn'nissent. dès l'entrée en matière. par exemple. du J) oua ni Râ et le bac en question appartiennent à deux mythes et n'avaient rien de commun à l'origine. 2. 78 sqq. pi. du présent volume. Diodore. et Pepi I. qu'à la condition de passer sur l'aile de Tliot ou de monter dans le bac màldienit d'un nocher céleste. p. pri/nitice.51. cfr. Einlcitung. 119-1. p. Un le certain nombre des légendes. cx-cxii. 1. ancêtre éloigné de Charon'. désignée par mâkhunii. i. xcix dans Navillc. 185-200. une série de chapitres relatifs au passeur d'Ialou et à la navigation dans cette barque. 1. croyaient. 396-4.K LIVRK PKS MORTS ils reconnaître dans les données de leurs livres: ce leur était assez. t. note 6.

pi. 1. Pour ceux qui croyaient que 1. et on lui demandait la permission de monter. 1. Masporo. Lepsius.LK LIVRE DES MORTS 875 il pu quolqncfois ration que le ôtrc confondu avec la barque de Ra. Mémoires de la Mission française. mais d('l)ut. pi. — Dis-moi mon nom. 12-15. de fouilles. prenaient successivement s'écrie le est la le les dit le cal- cet. L'opé- mort avait à faire pour s'en emparer compoilait deux moments. ii ces barques fées l'ar- dans ticle 4. conduit ton nom. 4. 18-21. sur laquelle il se tenait. Le bateau : était iéOj comme le toutes les barques divines en général ' : il soumettait suppliant à une sorte d'examen. (cfr. t. le bateau prenait l'homme et le transportait la barque de Rà était employée à ce service. — Nouit ton nom Quand réponses avaient « qui étaient fées la comme lui. 163-167. sur Hypogées roi/aux de Thébes). La barque Noshemit ^^\ d'Abj'dosétaitreprésoutéepar une femme pero. ^ ^ i. — Dis-moi mon nom. coiffée de la barque. p. Dis-moi mon nom. était censée produire ce résultat. Monuments dWhi/dos. n° 293. — Dis-moi mon nom. les de ces Études. cfr. i.^1.. et à le prendre pour passager une invocation de trente-deux lignes. — Celui qui parole. l. et p. où ses parties. Il invitait d'aljord le passeur à s'approcher de la rive orientale du ciel ou du lac de l'Autel. dans 3. Mariette. Guide du Visiteur. Nous rencontrerons de nombreux exemples de peintures du tombeau de Séti I" les t. ex. disent bras. Naville. est dit est *. jElteste Texte. n" 1314. » les été satisfaisantes. n" 179. la voile. qu'on trouve rarement dans la rédaction thébaine \ mais qui est relativement fréquente dans les exemplaires que nous possédons du Moyen-Empire '. . Ensuite on s'adressait au l)ateau même.46. et p. on avait joint au chapitre du bac plusieurs « chapitres d'instruire le lumineux et de le faire sur l'autre rive. 199. 1. — Uéchine d'Ouapouaïtou est ton nom. Trois années t. à laquelle on offrait des sacrificos (Masp. pi. 2. répondait grande sur son chemin défunt. mât. et en était distinct au servait à d'autres usages. p. Naville. 42. les 166 . cxi. — Le cou d'Amsit ton nom. Catalofjue général des n° 1200).

et on n'y entrait qu'après s'être concilié les bonnes grâces des Esprits de l'Orient et de l'Occident qui en protégeaient l'accès \ Ils sont trop connus d'Osiris. C'était môler ensemble les deux conceptions principales de l'autre vie. ch. 3. cm pi. pour approvisionner le double par l'ofîrande ». ch. soit directement. t. la viande et les fruits qu'on déposait dans le tombeau d'où la nécessité des chapitres cv et cvi. et Einleiiung p. i. les p. Les autres croyaient que les esprits cultivaient les jardins d'Ialou pour le compte d'Osiris. i. après les trois chapitres consacrés à du bac et de la barque du Soleil. et Einleiiung. 152. p. et gagnaient leur vie par les mêmes travaux qu'on exécutait sur notre terre les chapitres cvn-cx ont été rédigés pour eux. des rations abondantes * ».IVRI-: dks morts ' monter sur la barciuo parmi les suivants de Rà ». et pour lui « donner chaque jour. On dame d'Occident. i. p. cxix-cxxiii. 335 sqq. pour la position de ces Jardins. les dieux auxquels les vivants demeurés sur terre adressaient leurs offrandes afin qu'ils en distribuassent une partie aux morts. cv. t. le double recevait. c. i. cfr. fix dans Naville. 2. du présent volume. On avait en efïet cherché à expliquer de deux manières la façon dont les morts s'y prenaient pour se procurer les provisions utiles à leur subsistance. cviii. et Einleiiung. dans Naville. 153-156. on tenait à compter parmi ses servideux grands dieux' ». comme du c'est la conception osirienne qui domine dans la partie livre qui l'identification nous occupe. pi.52.376 i. 5. p. mythe osirien. civ cxvi. 4. cviu-cxi. Selon les uns. Les ch. cxv. soit par l'entremise des divinités. et compagne teurs'. m dans Naville. Ces jardins d'Ialou occupaient la moitié orientale du Dait. Le Le dans Naville. Les ch. on revenait à le la des sujets qui s'accordaient mieux avec s'attachait à la gagner la faveur d'IIâthor. i. et Einleiiung. cvi dans Naville. 1Ô1-152. Los ch. . 1. 152-153. et EinlcllunQ.i: I. On allait « s'asseoir entre les : (( : 1. t. p. cxvii-cxviii. pi. pi. pi. dans Memphis. la conception osiriennc et la conception solaire : aussi. t. le pain et la bière. t.

4. et p. 342 sqq. Les ch. 155. 156. le Ro-staou. cxvni dans Naville. 2. elle commence à escalader la montagne de l'Ouest et monte vers la porte des Couloirs (Ro-staou). à se dessiner d'un trait net que dans les chapitres qui suivent^ ceux qui aboutissent aux scènes du jugement de Aussi bien. cxvii. i. Elle implore les et. je suis Thot et jugé entre les deux ennemis Horus et Sit. 157. » Toumou est le dieu d'Hé- liopolis. cxix dans Naville. et FAn- p. si elle est âmes de Pou et les âmes de Khonou. pi. thébaine. cxv ne s'est pas rencontré jusqu'à présent dans la recension t. Lesch. suffisamment protégée. du pré- sent volume. p. ils 3. i. elle a entre au grand palais t. t. pi. pi. franchit l'eau. ou les esprits de l'Est et ceux de l'Ouest *. blée de bonne heure. Icitung. Einlcitung. pour Les ch. 334^ 336. 157-158. D'après ce que l'âme. 377 pour que je ui'arrêtc noter en passant que offrandes l'idée la félicité la matérielle et n'est due qu'à : Je veux seulement dont on y jouit est toute vertu des prières ou des d'une rétribution ne commence l'a me. cxxxi. Maintenant nous la voyons prendre une route différente et tendre vers un autre but. cxxm dans Naville. et Einr ont trait aux âmes d'Hermopolis. t. cxiv. 1. pénètre aux jardins d'Ialou. cxvi dans Naville. les pi. se dirige vers l'Occident. leitunçj. pi. Le ch. et s'est procuré le droit de circuler librement dans le ciel entier. p. . d'Osiris * ». cxxvm-cxxix. le La porte franchie.LI-: LIVRE DES MORTS à les décrire. cxxvi-cxxvii. n du dieu. en d'autres termes les dieux du Nord et du Midi. la conception osirienne de l'autre monde j'ai paraît s'être dédoudit jusqu'à présent. ici i. cxxx. 5. cxix-cxxiii. Le début du texte prouve toi. i. comme elle « ° connaît nom 1. Le ch. Le ch. qui s'étaient mêlés aux luttes d'Horus et de Sît sur les bords du lac de l'Autel et qui avaient d'Horus dans ses épreuvesV Elle implore les et d'Hermopolis. 1. en sortant de notre vie. Lorsqu'elle s'est ainsi rendu favorables les dieux cjui président aux quatre grandes régions du monde. p. bien qu'il s'agit j'ai d'Héliopolis : « Salut à Toumou. qui donne accès assisté l'Œil âmes d'Héliopolis à l'empire d'Osiris'. cxiii dans Naville. Cfr. cxii.

génies des vases canopes et par contre-coup les gardiens des quatre régions 2. qui est en in-8°. CXXV du Rituel Funéraire. i. accoutumé à dire qu'en Egypte la vie de l'homme était comparée à celle du Soleil. le ch. t. s'éteint doucement le soir. pi. le Soleil naît le matin. Elle récite cette longue confession négative. pi. un soleil nocturne. 159. cxxv a été donnée. i. Études ciiJiptoloçjiqucs. pi. traduction anali/tir/ue et commentée d'après les meilleurs manuscrits. cxxv dans Naville. surtout d'après les Papyrus de Leydc. vieillit à mesure que le jour décline. gardiens du bassin de flamme elle devient Osiris et jouit de tous les bonheurs que l'imagination égyptienne était capable d'in- fois citée. p. depuis sens. J'ai exposé ailleurs 294-295 du présent volume. qu'on a tant de le jour où Cliampollion en découvrit le beau code de morale que l'humanité ait connu dans ces temps reculés. Pleyte. cxxiv dans Naville. t. 1866. sont la Vérité du le Leyde. mort. t. qui veillaient sur la momie. il règne là-haut. Les deux Vérités. Du moment qu'il entre au ciel jusqu'au moment où il en sort. « aborde les gardiens d'Osiris ^ ». Le du monde. cxxxiii-cxxxix. venter. et le cette division cf r. le sens de . les La Lech. où elle se sépare de tous les péchés qu'elle a commis et contemple le dieu face à face * ». et Einlcit(tng. et pénètre dans la salle des deux Vérités. II — Étude sur le ch. et qu'Osiris était un soleil mort. pays du Midi. c'est-à-dire les enfants d'Horus. cxxvi. i. t.378 LK LIVRK DKS MORTS iiue la tradition plaçait à Iléliopolis. un appendice. le plus . Brill. cxxxii. dans Naville. dont il est question dans le Nord et la Vérité du Midi. eh. p. comme Pharaon ici-bas. dès qu'il a quitté le ciel pour passer au Dait. et. et Einleituny.les quatre génies « des vases canopes. 165. 159-165. devient un Osiris comme le premier venu. on achève de la purifier par la main des quatre singes.\). par W. comme les deux pays sont pays du Nord . C'est la proposition inverse qui me paraît être la vérité la vie du Soleil est comparée à celle de l'homme. s'est : On 1.158vignette prouve que les gardiens d'Osiris sont bien les fils d'Horus. cxL. titre. Une très bonne édition du ch. On la pèse dans la balance. et Einlcltung. p.

c'est-â-dire dans 1. pi. les génies favorables qui l'aident à remonter vers la renaissance et vers les joies dulendemain. à bord de la barque de Rà. 121-123. cfr. comme on le verra ailleurs. dans une autre. une partie des théories que j'avais attribuées de manière trop absolue aux écoles d'Abydos. Il faut. Cette communauté de le destin entre défunts les hommes et défunt soleil facilita singulière- ment l'identification ouvrit aux écrivains des choses sacrées spéculations. Cette doctrine. Maspero. parmi les gardiens d'Osiris et d'adorer les dieux conducteurs du Daït * 0. c{ui soumettait le grand dieu d'Pïéliopolis au dieu des morts. et un vaste champ de du Dait. 165. p. p. et trouvent leur explication la plus probable dans la formule des stèles funéraires de cette ville'. Le chapitre cxxxiii l'instruit en présence du grand cycle des dieux. dans une dieux des chambres voûtées » « d'aller des cercles de l'enfer.. Les deux rédactions dans Naville. pourquoi l'âme humaine ne les traverserait-elle pas comme l'âme solaire f Qu'on lui procure un poste. et elle affrontera sans grands risques les dangers du Dait. ce qui est la même chose dite autrement. Etudes Éfjj/pticnncs. et le chapitre cxxx lui dit ce qu'elle doit faire â la nais- sance d'Osiris. reporter sur les écoles de Mendès. Ces douze régions tées la de l'ame humaine avec l'âme solaire. lui enseigne la façon de pénétrer en s'aidant de l'appui d'Osiris le jour Ainsi clans 3 du Louvre . « rédaction d'adorer les Le chapitre cxvi permet â l'âme. l'assimile comme il Ce n'est pas Osiris qui est le soleil de nuit. 1. et £'m/c/<'««^. t. ces elle chambres voû- rencontre ses où ennemis. i. son juge Osiris. si petit soit-il. et de fait les barque solaire navigue. cxli-cxlii. où chapitres qui viennent après le chapitre cxxv sont un produit évident des écoles d'Abydos. le Soleil trépassé. la barque C solaire. a dû recevoir sa forme la plus complète dans une ville dévouée à Osiris. . s'assimile les autres morts. c'est le soleil de nuit. 2. qui est Osiris. 1.LE LIVRE DES MORTS il 379 et Osiris se n'est plus qu'un mort semblable aux autres.

cxliii-cxliv. comme je l'ai dit. pi. ch. t.x-là de nouveaux. les feux sait le rôle 1. cxxxiii. o a été vide de mon action. elle bord de la barque du Soleil pour être parmi les suivants du dieu' » avec le chapitre cxxxvi. 2. et Einleilung. le mort n'a pas eu à s'occuper de la rétribution. de la maison que le mort s'est construite. et pourtant. dont la seconde ne se rencontre plus dans la recension saïte. car » balance n'a rien marqué contre moi'. puis rallumés quand le cadavre est sorti pour ne plus revenir. avec deux rédactions. 3-4. cxxx dans Naville. cxlv. t. et EinlcUung. pi. ne supprime pas la valeur intrinsèque de la formule et de l'offrande. t. ne sont de droit qu'après le jugement et naissance du dieu à monte . p. t. i.380 do « LK MVRlî DKS MORTS la '. Le Le Le ch. on reconnaît bientôt que tout s'ex])lique et s'enchaîne sans trop de difliculté. et sa condition s'est réglée d'après d'autres lois que celles de la justice divine du moment qu'il avait récité la prière et accompli le rite exactement^ il avait droit à ce qu'il demandait. dans les chapitres que j'examine. le ch. 166. « Je suis arrivé. ou^ comme dans le chapitre cxxxii. i. cxxxii dans Naville. les foyers éteints dans la maison funéraire. et je n'ai pas été trouvé défaillant. l'accès à la barque solaire. . i^ pi. la dit-il. La théologie d'Abydos. * : comme sanction du jugement. mais elle y joint un sentiment nouveau^ celui de la vertu et de la vérité. i. cxlv. . 5. u elle rame sur la barque du Soleil * ». 166. cxlvi et Einleilung. cxlviii-cxlix iunrj. 167. On que joue la flamme dans les mythes relatifs aux morts. Le chapitre cxxxii l'autorise îi ». Lilt.3. . cxlv. p. Le ch. p. 167. r[ui domine. si l'on pénètre dans le sens des formules. p. et Einleitunp. la jouissance du tombeau. t. pi. i. L'entrée aux jardins d'Ialou. 167-169. cxxxiv dans Naville. » Naville. tous empruntés à la légende osirienne. i. pi. pi. 4. Tout cela « circuler à son aise pour aller voir sa maison parait n'avoir que peu de rapports avec les doctrines dont je viens déparier. Avec le chapitre cxxxiv. t. détails D'autres chapitres complètent ceu. Jusqu'au chapitre cxxv. ch. et Einleicxxxvi dans Naville. 1. p.

l'ennemi d'Osiris./. dans Naville. pi. i. i. cxLii t. cliii. 5. par son orientation. Le chapitre suivant introduisait tifié le d(''funt. p. iden- avec Osiris. L'ame. CXLI. La flamme. 109. i. t. cijv- p. Les Egy[)tiens célébraient chaque année. i. dans les « pylônes du palais d'Osiris aux qu'on présentait à Osiris pendant jardins d'Ialou ». La disposition de sa chambre funéraire. 2. 1 Hérodote. CLXxii. Les doux rédactions dans Navillo.-cm. \A. t. et Einlcidin. régh'c sur celle djLi tombeau d'Osiris. ci. t. 4. et Einlciiung. où les dieux. reconnue bonne. 169. cm. dans les portes. pour que 1 la tombe au moment de amc puisse s'éclairer et se cliaufTor la nuit do l'autre monde. et EinlcKang. vient au mort». il s'y approvisionnait et s'y débarrassait de ce qu'il avait de mauvais en lui. Le ch. qui « règle la nuit après le jour. dieux dos ((uatrc maisons du monde : une représentation les bénéfices abrégée de cette disposition lui conférait tous de l'original et formait le chapitre cli *.xxi!. p. raccueillaient avec des cris de joie*. Venait ensuite la formule grâce à laquelle il avait sa part des offrandes les fêtes des morts*. pi. et Einlciiung. .ivRK r)i:s Moin's 381 l'en- entretenus sur la toml)o ou dans tcrromcnt.i. avait accès non pas seulement dans la ville sacrée d'Abydos. 3. cette fôte soleiHielle dont parle Hérodote. i. lxii. mais dans tous les domaines infcn^naux. l. 180-182. et pendant laquelle chacun allumait le soir devant sa maison une lampe consacrée \ C'est à cette « production de la flamme » que font allusion les deux chapitres cxxxvii A et cxxxvii B'. à propos d'Osiris. cxxxviii dans Xaville. 170-171. CLI dans Naville. ses gar- diens. et Einleitiing. cil. ci.i'. 171-179. pi. 6. il en parcourait les iles aux contours bizarres'. Ces chapitres. qui portent n°'cxLiv-CL dans Naville. Et là ne s'arrêtaient pas les effets de la justice du dieu. mais les défenseurs du dieu la lui dans ont rendue. dans sa cité d'Abydos. les la protection des quatre enfants d'IIorus. p. II. Sit. i. les pi. Le Les cil. l'avait cachée par ses sortilèges. lui assurait. p.

183. les complices de Sit transfornK's en poissons '. ici que la vignette du ch. CLxxxvi. à Thèbes (SJùmoires de la Mission française. CLV. il doit encore éviter la décomposition lente dans son tombeau. à l'époque thébaine. v. placés sur la le chacal. sur une bandelette de momie. clxxvi. t. en deux versions différentes. la colonnette. puis une série d'amulettes en confirme l'effet dans le détail. où l'inscription. 182.i. Il ne lui sullit pas d'avoir échappé aux dangers de destruction violente. liv. Je ne croispas nécessaire depousser plus loin cette analyse qu'on examine les derniers chapitres^ et l'on verra qu'ils se laissent plètement à 1. ch. i. 4. sous d'Abydos. Le Ch. p. cLiv dans Naville. p. stèles delà XI I' dynastie. les pièces momie. ville. qui a été reproduite par G&yet. p. t. clxxix. et EinlcUancj. plus spécialement à l'influence de Mendès et Une formule générale lui accorde cette faveur'. J'ai cru depuis retrouver la trace des cérémonies qui y sont représentées dans le tombeau de Montouhikhopshouf. clxviii A (NaCLxxxvu. lopi)é qu'il s'est dévo- Abydos ou h Héliopolis. t. 183-185. mais en tel les adaptant au caractère du mythe osirien. t. et Einlintanfi p. Ch. pi.ivuK i)i:s morts A les partir do cet endroit^ le livre reprend une à une toutes précautions qui ont été prises juscpi'à présent pour garder l'intégrité du corps et par suite C(>lle de l'âme. On l'écrivait de préférence.382 i. CLiii dans Naville. étaient comme à d'une armure magique destinées chacune corps : défendre une partie du l'utilité et douze chapitres (cliv-clxvi) en exposaient '": en consacraient l'emploi*. i. me bornerai à remarquer pi. 3. renferme de nombreuses allusions aux rites osiriens. la ramener plus ou moins comforme abydénienne du mythe osirien et du pi. c'était pi. la le boucle de ceinture. chevet. Les Je ch. clxvii en partie seulement. t. cMi dans Naville. 463-464). 185-187) se trouve en partie sur une stèle d'Abydos de la XII' dynastie. t. p. . i. et Einleicting. 182. et Einlcitunrj. le vautour. p. un véritable amulette préservateur. Musée du Lourre. dans Naville. clxxvi-clxxviii. I. Le mort se construit de nouveau sa maison sur terre \ Il évite les filets dans lesquels les pêcheurs divins prennent les ennemis d'Osiris. et Einleitang. pi. 2. Le tat. i. pi. i. . malheureusement mutilée. 5.

Elles portent sur des formules qui peuvent s'appliquer indifféremment aux dilTén3ntcs doctrines et aux différents mythes entre lesquels le livre se partage. cette raison existe. le Livre des Morts n'aurait pas été complet. comme moi qu'il personnes qui ont lu ces pages admettront y a dans le Li'cre des Morts un ordre plus rigoureux que celui qu'on y a reconnu jusqu'à présent. qu'on saisit d'ordinaire assez vite quand on étudie les parties qui en sont l'objet. et l'enjeu était si considérable qu'on ne devait rien négliger afin de mettre le plus de chances de son côté.tendus pour qu'on doive y voir autre chose que des recueils d'extraits plus ou moins longs. Mieux valait pour Je ne sais si les objet que plusieurs des moreeaux de le mort être trop instruit que manquer de ressources au moment critique de sa destinée. et se rencontre toujours le même dans les manuscrits suffisamment (. et. qu'elle était valable et Je ne doute pas cependant que pour les Égyptiens. Sans doute l'inconvénient était grave d'allonger outre mesure les rouleaux de papyrus. Elles se produisent sur- . Malgré les six années que j'ai employées à l'étudier. et certains chapitres j'aie réussi sont toujours placés en certains endroits sans que à en soupçonner la raison. Les chapitres principaux se suivent dans un ordre presque constant. Le cadre est fixe. A les négliger. c'est le plus souvent à propos de textes fort courts ou d'importance secondaire. le jour où nous aurons dépouillé nos idées modernes sur les religions anciennes plus complètement que nous n'avons fait jusqu'à présent. et l'âme aurait couru le risque de rencontrer des dangers. S'ils ont parfois le même la le même première partie^ la conception de laquelle ils dérivent diffère sensiblement de celles qui ont inspiré les chapitres antérieurs.K MVRK Di:s MORTS 383 titre et niytlic solairo. bien des points me paraissent encore douteux. Ces changements ont d'ailleurs des motifs. contre lesquels ses instructeurs ne l'avaient pas prémunie suffisamment. que nous la devinerons.I. mais il s'agissait de la vie ou de la destruction d'une âme. si la série est intervertie.

avait ce caractère imper.savons plus bien des choses que chaque Égyptien apprenait dès l'enfance. n'avait besoin que du chapitre xcix.IVKH DKS MOUTS tout fiuand l'objet de la formule transposée se rapprochait. dont deux au moins. qui tenait pour la doctrine osirienne dans toute sa pureté. en effet. C'est. s'il n'avait eu à sa disposition que la fornuilo du bac. Son âme. de robjct des formules au milieu des(juelles on la transposait. Je pourrais multiplier les si je ne craignais de prolonger outre mesure un exemmémoire déjà bien long. arrivée au bord du lac de l'Autel. au moins en apjxireuce. et aurait été désappointé. J'ai parlé jusqu'à présent comme si le Livre des Morts nous était réellement parvenu en plusieurs rédactions différentes.384 l. C'est alors qu'on ajoutâtes quatre derniers chapitres . ju.V. Le Livre des Morts. Mais celui qui mêlait la doctrine solaire aux doctrines osiriennes croyait que le passage ne pouvait s'accomplir heureusement que dans la barque de Râ. Naville expose dans son introduction. ci. satisfaction et le menaient aux jardins d'Ialou par d'autres moyens. et qu'il accepte pour démontrée « La codification du Livre des Morts s'opéra probablement sous les : : : Saites.sont assez complètement connues. mais aussi sûrement que le chapitre xcix menait ceux qui avaient confiance en son efficacité. le dévot.sonnel qu'on exige d'un Guide du Voyageur : si l'agencement des parties ne nous en parait pas toujours clair. Sans doute. réclamait un bac pour le traverser et aborder aux jardins d'Ialou le chapitre xcix lui fournissait le bac nécessaire. Les chapitres c. après tant d'autres. J'ai déjà signalé plus haut un cas de ce genre . l'hypothèse que M. les chapitres la c. nous . c'est que nous ne . I. la rédaction thébaine et la rédaction saïte. ci et eu étaient là pour lui donner ils mettaient la barque de Kà à sa disposition. comme article de foi. mais à tous. ne s'adressant pas à un seul.stifie le Le mélange des doctrines dans les esprits mélange des chapitres dans les livres. s'occupent par ples confusion établie entre en ont été attirés à la place qu'ils le bac du mythe osirien et la barcjue solaire.

1-14. j'en ai tiré la conclusion qu'à côté des variantes accidentelles qu'on y remarque. ce qui nous oblige à supposer un original commun. L'uniformité n'est donc peut-être pas aussi grande dans ces Papyrus saites que l'a pensé M. Naville. on remarque bientôt chez beaucoup d'entre eux des ressemblances de détail qui indiquent une origine commune. l'occasion de collationner les Papyrus saïtes du Louvre et d'en étudier la plus grande partie*. ou étaient devenus : les Papyrus ditîèrent encore illisibles 1. par accident ou ])ar usure '. si on les examine attentivement. p. C'est alors qu'on établit l'ordre de succession et le texte des chapitres beaucoup par la longueur. Les variantes sont bien moins importantes. 36- Le Résultat de cette étude est demeuré presque entièrement inédit. Un mot ou un ensemble de signes aura été omis^ et l'espace qu'il aurait dû occuper laissé en blanc par le scribe^ dans tous les manuscrits de la même série. Le Chapitre de la 2. qui s'attirent et se répondent il y a des variantes voulues mutuellement. p. — i.K 1. le nom d'un dieu. ne sont-ils pas susceptibles d'être expliqués autrement qu'il ne le fait ? J'ai eu. sur lesquels ]\L Naville s'appuie. Boucle 3. IG). mais les chapitres s'y succèdent à peu d'exceptions près de la même manière qu'au Papyrus de Turin. sera écrit avec une orthographe spéciale dans une quinzaine de pa])yrus. un fait identique pour les manuscrits du Rituel de l'EmhsiUmemcnt {Mémoire sur quelques Papyrus du Lourre.1 VRK DKS MOUTS 385 qui renferment plusiiMU's mots Ijiznrres et d'ori^nne étrangère.I. et consistent principalement en corrections d'erreurs ou en diversités d'orthographes \ » Les faits matériels. celui de Thot ou d'Atoumou. Par exemple. J'ai déjà signalé .\^. Et de fait. et il y aurait lieu de rechercher s'il ne convient pas de les diviser en groupes de même nature que ceux qu'on a établis dans les Papyrus d'origine thébaine. on trouvera pourtant une édition critique du chapitre clvi dans mon Mcnioirc sur quelques Papijrus du Louer c. Einlcitung. il y a longtemps déjà. Une version abrégée Naville. où le motet les signes avaient été détruits.

on s'aperçoit bientôt que beaucoup de ceux dont on peut reconstituer l'histoire ont été découverts à Thèbes.l'. grâce aux indications acquises de jusqu'au premier possesseur. et remontant. même au temps de la splendeur de Thèbes. Cela n'a rien d'étonnant si l'on songe.386 I. malgré tout ce qu'on en a dit. de l'époque saite à la de l'époque grecque. M vu H DKS MORTS dans tous les d'un clmpitro important se trouvera insérée manuscrits qui présentent déjà l'un ou l'autre des caractères que je viens d'indiquer. . appartenant par le sang ou par des alliances à cette grande . Les noms et titres des gens pour qui ils ont été écrits confirment l'exactitude des renseignements ainsi obtenus ce sont des prophétesses de Klionsou et de Thot. qu'à partir de la XX!!"^ dynastie. la population diminua . D'autres Papyrus. d'époque saïte et d'origine thébaine. lieu et place la de a la version com- en appUipiant à critique des maïuiserits égyp- tiens du Louvre les mêmes procédés qu'on appliqués à celle des manuscrits grecs. Bref. et dont les cercueils historiés encombrent lesmagasins du Musée de Boulaq. filles de membres du sacerdoce d'Amon-Râ. dérivées chacune d'un seul manuscrit plus ancien. famille des prophètes de Montou ou d'Amon^ fin toute-puissante à Thèbes. mais le temps m'a manqué jusqu'à présent pour les analyser en détail. j'en suis arrivé à me convaincre que la plus grande partie des Licres des Morts. que. le nombre de ces corporations ne devait pas être très considérable pour une population qui. par- courant la sorte. n'a peut-être jamais atteint le chiffre de cent cinquante mille âmes en second lieu. proviennent de Saq(|arah et se rattachent à des originaux memphites. des prêtres et des prêtresses d'Amon-Râ ou de Montou thébain. en plus petit nombre. conservés dans les archives des corporations chargées de l'embaumement et de l'équipement des momies. Bref. on arrive h les grouper par familles. on finit par connaître provenance de chacun d'eux. ont été copiés sur quatre ou cinq exemplaires types. en premier lieu. aux plète. la les inventaires du Musée pour rechercher l'origine des Papyrus. Si.

par suite. on en était réduit à les remplacer par une copie. histoire analogue à celle de la plupart des textes classiques de l'antiquité grecque . un petit nombre d'exemplaires types. raires.]. vers l'avènement des Psamitik. comme je le pense. car on voit par les blancs et les omissions signalés plus haut. et l'histoire de la prétendue recension saïte ne serait plus qu'une et latine. quelque temps au moins encore après qu'ils n'étaient plus en bon état. complétée aux mauvais endroits sur l'exemplaire d'une compagnie voisine. peut-être dérivés eux-mêmes d'un ou deux exemplaires plus ou moins corrects d'époque thébaine. Ces exemplaires n'étaient pas renouvelés fré(|uemment. Si les choses se sont passées de la sorte.IVRK DKS MORTS 387 et. sulfisaient amplement aux besoins de l'industrie mortuaire. codification voulue du Livre des Morts : l'uniformité viendrait uniquement de ce qu'on a reproduit. pendant des siècles. de leur clief. L'identité serait le résultat d'un accident matériel. Quand ils étaient entièrement hors sans cesse.\-] I. que l'on continuait à les prendre pour modèle. les Papyrus d'époque ressemblances extraordinaires qu'on a signalées entre les saite s'expliqueront aisément. Il n'y a pas eu. d'usage. quatre ou cinq exemplaires types. le nombre des corporations funéQuatre ou cinq compagnies et.

stiidy old Egyptian books. et le lecteur qui m'aura suivi jusqu'à ce point se reportera de lui-môme aux endroits voulus . and ])arbaric cnougii its abode lies according to sonie. : — death and a future state. Posthumous humanity is said to be hère a lia y. 23-3G. according to others fî^'? .^ l'TI V\ SOILS AND TIIEIU A)0RL1)S' . 1. ^^'*' tlie (j'v V^^^'^ *^^ world wliich Egypt flourished the Sun-god went thousands of years before its religion was supcrseded by Christianity no wonder its wise mon had more than once to altcr the beliefs their ancestors had entertaincd about through during the night. 1888. even the tonib w hcrc thc l)ody a counlrv far buried. thc Ainentii the X^-^^\^' Aufjril ^^»G ^'^^^^^ ^^'^' ' "f Olïerings '''*^'^*''^ P^|l|"^©. Je n'ai pas cru qu'il fût nécessaire d'y joindre les renvois aux passages dont il donne la substance : cela aurait exigé plus de notes qu'il n'était nécessaire. awav to thc West. thcre \\'hen wc number of a baï^^ or a hhnii '^^^ . Publié dans la Princeton Rcvlcu:. we find in tlicm a words which seem to apply to thc luiman soûl and to tlie places in which it was allowed to dwell after death. Cet article est un résumé des Mémoires précédents et renferme à peu près tout ce qu'ils contiennent.IX. sous une forme très abrégée. ail of which names sound strange is. p.

that did to the physical body in called U : — . two goddesses more arc bringing away two figures of new-born chiklren. with the same features. The component particles of ail thèse doubles were so minute and subtile in their texture. least tlie oldcst we know. everybody and everything had its own double the doubles of oxen or slieep were the duplicates of the original oxen or sheep.IR WORI. of chairs or knives. As with kings and queens. while the first is Amenhotpou. tliere was born with him a doul)le which followed him through the varions stages of life. the same stature. but gods and animais. dark sliadows sucli as by the body upon a wall. only one of which is supposcd to be a visible and tangible reality the inscription engraved above their heads shows that. While the queen-mother is being tended by two goddesses acting as midwives. Some of the reliefs in one of the rooms of the temple at Luxor re présent the birth of King Amenhotpou III. the second is the double. and were sometimes pictured upon the monuments. Wherever a child was born. so it was with common men and women. The clear shadows were ka or doubles. even the same dress. Now tliere are shadows of two différent kinds. the ka LJ of Amenhotpou. the same gait. it came to maturity and declined wlien he came to maturity and declined. but always cling the material part of tlio soûl in the other world as they this. the dark shadows (y kliaïbit) which we nnieet books are no independent beings.DS 389 at The oldcst form witli wliicli tliey ondowod tlie soûl. retained the same appearance as the real linen and bedsj chairs and knives. the doubles of linen or beds. stones and trees^ natural and artificial objects. clear sliadows such upon the i)olislied surface of métal orwood. was ihat of a sliadow. young while he was young. TheEgyptianshadoutlivedtheidea of the soûl being a dark shadow^ atwhat timethey wrote thcir Rituals are projeeted as wo see rcflected in water or for the in their to dead .KGVPTIAN SOILS AND TIIF. And not only human beings. They were the exact counterpart of the man to whom they belonged.

Only certain iiatural gifts or classes of priests or scers spécial trainiiiiifs were enabled by to porccivc the doul)les of the gods. to hunger and thirst. If properly attended to. but to continue living on and on so long. to illness and pain. left it in a kind of trance. and to obtain from them a knowlcdge of past or future events. to beat and cold. Given the définition of what survived in man^ the practical conséquences of it are easily drawn. it ought to decay with the natural term of its its it destinies? Having gradually. so that existence after burial might be mea- sured by the time position of the soûl it takes the human frame to dcsintegrate completely. that their pcrpetuity would seem almost an immortality to . notion in Egypt. whereas the living bave ways and means of protecting themselves against ail the evils which befall them.DS ordinnry pco])lo. and went away to manifest themselves at a distance according to llie nianner of modem gliosts. Since the double was a pcrfect image of the being to wliich it had been Hnked at birth. The . with the certainty of dying out after prolonging their misérable existence for a short time.IIl WOUI. Therefore. cndowed with color and voice. with the aggravation that. the dead are utterly destitute.3rK) tliey EGYFTIAN SOILS ANO roinained iinporcoivod l)y TIll'. what more natural than that it should remain ncar where the corpse lay and participate in grown with it. they maintaincd not only the characteristics of the individiial man they had been while in the flesh. If left to themselves. After death. — — people who believed in doubles for their soûls. but were subjected to the common wants of humanity. they had to roam al)out the phices they had inhabited and to feed upon the refuse of bouses. they had a fair chance. the best means of stopping the décom- was to stop the décomposition of the flesh^ andjothis we owc probably the practiceof embalming. The doubles of men or objects were hidden to sight in the ordinary course of life stilb tliey sometimes Hew out of the body. I cannot say immortality was not a primitive of becoming immortal.

Tiiat is the reason whv so manv statues . gave the double so many chances more. three. only one chance of perpetuity two. was true also of the statues in the temples. Thcre was no limit to their number but the piety of the children and thc wealtli of the family. Still. against the possibility of the mummy mouldering away. cven if not destroyed Ijy man and beast. To prevcnt Ihem from being broken to pièces or carried away they walled them up in dark cells. after ail. : the double of even wlien they rcpresented kings or gods kings or gods. and animated them. during wliich it served as a kind of stay for its former double. the better it was for the dead. ail were as likc the model as art could make them. but loses its power when the body of stone with which it consorts has god. they were things alivc. and are day. not the whole but a particle of it. and haunts. tliat the soûl' might the easier adapt itself to them. been mutilated. Statues were not mère works even to tins of art. the more numerous they were. the spot where it was revered âges ago. One statue was. a Ijad spirit. Most of the statues whicli we discover in a tomb were only bodies for the double of the man Mho was buried in it. Some are standing. to give forth oracles in private or public matters.EGYPTIAN SOULS AND (Irying TlIi:iR WORLDS enal^lcd il 301 to la.st up and liardcning of llie mummy centuries. or dissolved by rain and beat. some sitting. to answer questions whicli were put to them according to rite. ten^ twenty statues. What was true of the statues in the tombs. a saintly soûl or a It is wont to frighten men out of their wits^ to send them raving mad. : Thus it was that they were able to move head or arms. was fixed upon them by prayers and consécration. only the double of old lias turned into a cljinn or an qfn'te in modem Egypt. and then \\\vM would ])ecome of tbe double? The only way thc Egyptians found out of tliis dilTiculty was to provide it witli stone or wooden bodies. mummies cannot kccp on subsisting forcver. a tinie arrives wbcn they must fade and woar ont. some squatting. and sometimes to kill them.

the harp. oil were thrown upon the ground near the sarcophagus the friends . \vine. » Men who called themselves honou-ha A. players of the flûte. or rents imposed upon the domains of the family. servants brought into the réception hall oxcn and gazelles. were given to neighbouring temples. The double was supposed at first to feed on what was left for it in the hall. vegetables. milk.31)2 in EGYPTIAN !?OL'LS AND THKIH WORLDS : tlie our niuseums display a brokcii nose or a battercd cheek fellahecn w ho foiind tlicin defaoed tliem to lame tlie in tluMii its double and j^revent it froni doinjj. at the feasts of the months and half-months. \Vhile the priests. Piecesoflands. on the day of the procession of tiie god Minou. The tomb was house ererlasting. cakes of varions kinds. So much for tlie bodv of thc double. méat. everything that a man niight necd in thosc times to live comfortably. any jiarm. atthe feast of Thot. both roasted and boiled. on days prescribed by law. The same ceremony was formally repeatod several times a year. or the guitar played for thera. geese and doves. introduced the niununy to its vault. or less rooms. béer. « at the feast of the beginning of the seasons. There the dcad was presented with its tirst dinner. at the great feast of Sothis. flat slab of Umestone. at the feast of Uaga. until the night came wlien they went away leaving the double in possession of its new abode. fish. on the day of the funeral. dancers and bulToons danced before them.at the feast of shewbread. at ail the feasts of the Dead. fresh water. as the some which stood open mandara of modem E. that the priests migiit come and perform the rites at stated times. upon a low. liquors. on the first day of the year. Bread. loaves. — a house with more to visitors. — priests or slaves the of the double — received tomb inorder andto make thenecessary sawagestokoep criMcesin duetime. —n of ^!1 pi zotou.Lry])tian habitations. gra- . and the members of the family took their part of ail the good things which had been dished up for their host. assisted by the son.

wliich Egyptologists arc . sandstoue. the générations of the dead ac- cumulating.YI'TIAN SOULS AND lIllilK WOIM.r. In order to supply tliem the neccssities of life. which earth produces. and which the Nile brings out of its unknowui retreat. condilion was. and that double settled forever near the place where the corpse had been buried. Anubis. the Egyptians conceived the idca of representing on the walls of the open rooms in the tomb the on the feast days. or to any of the gods. under the rule of specialgods. prepared from the first for the réception of the living.The painted or carvcd image of things insured the realily of the same to the man on whose account they were executed. Sokaris. and lie ate and drank. Thèse countrieslay. the doubles of Avitli i)ast centuries were neglected for the benefît of more récent doubles. and to go to lands which had been selected for the dead to dwell in. cven and kings. the soûl was not attached to the tomb it was obliged to leave the part of the world which had been . as long as living ser- vants continuod to provide for for princes it. the double saw itself depicted upon the walls of its house in theactof eatinganddrinking. but a day must come. Prayers were added to the picturcs. the conception of the douljJo living upon figures of objects and formulas devoid of reality. orcven terracotta. they ofïerings to be bodily consecrated which used were adjured to présent the double of such or such a man « with ail the good things which heaven gives.F.DS 303 nite. » Such was the process by with Egypt's theologians evolved. Thus far I hâve considered only the doctrine wliieli made what remained of man a double. wlien. acceptal)le. from the notion of the double feeding upon niaterial objects. accustonied to term an offering-tablc it came ont tlie its of its Its own rooms and gnawed tlie bones or drank winc. llicrefore. The most fréquent of thèse was in the form of an adoration to Osiris. According to another creed. whence their name of of . most them. in the direction of the sunset. which strengthened their magical powers and evcn pcrmittcd the dead to dispense witli them.

ris it — ^"^"^^^(^/l To-Sokari. His kingdom. During the journey the soûl incurred ail the risks of travelling in the désert it was exposed to hunger and thirst. from Fayum to the coast of the Mediterranean S ea. scorpions.^n '] staou. Others believed that they retained the human shape.t. ascending. . Avhose mytlis. Anubis. '^^ v\ m kJioa. the sandy slope of the Libyan hills. originally distinct. The dwellers faitlifuUy holding to the corpse they were no mère doubles. became the common name of the soûls. had once animated. J'(^'^^(l(l haï. Osiris. and venomous beetles^ whose bite would hâve been death for it. with a pale bluish light hence people called them '^^'^^ ''^. or the divine quarry. . the shining ones. a nd reigned over the Memphite dead. dcss of the Dcad Khontamentit. in this région <rr> K/tri- noutri. S0L:1. A drawing in the Rook of the Dead shows it. It seems as if cacli nomeof beginning its own lîadcs and god or godbut thèse were superseded by Sokaris. surrounded by snakcs. a hawk with a human liead Tv or a sort of crâne. When : . Solcaris dwelt in the western parts of Middle and Lower Egypt. for which reason the word crâne ^^^ ba. the land of Soka: was called. shall see. — was in the Libvan désert of dark passages. and that they shone. and the reunion which was termed the j grotto.S AM) tiikir of worlds them stretclicd. I D . as Amcntit \ ^ llie Wcs. which ran underground hke the galleries III of a mine. had it not been protected against them Ijy magical formulas and amulets of sovereign virtue. Hatlior. assaulted by bad spirits. staff in hand. The entrance to the Land of Sokaris was not easy of access. the luminous. khouou. but some we from Nortli toEast. and a few more. After dealh the Shining One went in search of Sokaris. Avcre mixed up togetlier in tlie course of timc. ^v Q ammâhit. Egypt liad in tlie . Some said they had the figure of a bird. a human figure dressed in whito.304 KGYPTIAN .

Tlie kingdom of Sokaris was no pleasant abode for those \\\w were admitled to it. king of Busiris and Mondes. since I reached this Valley Give me water which runs towards me. saying to me. after death. . and insured them happiness in tlic otlier world. sluin. son of Sibou. . The northern and eastern districts of the Delta l)elonged to Osiris. their hearts disturbed by the fear of him for there is nobody dares look up at him from amongst gods and men. Two différent restrial life lization. for he never listons to those who implore him. that my heart may cool from its pain. was a personification of man. « The West is a land of sleep and darkness heavy. never wake who settle in it. Osiris. nobody goes to implore him. tliat it may fan me. he never attends to them. the Earth-god. being a dead form of Phtah. it was and led before the god made free of the place and its rights.K(. the Heaven-goddess. and he never . they come to him.VI'TIAN SOLI. The living water which Earth has for every one there. their lieart leaves hold of their wives and thoir cliildren. when he lias summoned anybody to him. I do not know any spot where I would like to be. ! .S itluid reaclicd tho AND rillilK WOIILDS 395 Door of llie Passages. Ro-staouou. he continuod his good work among the dead. » Sokaris. but tears the nursling from the mother as he does the old man. foui is for me the water which is with me. His ter- was spent in teaching his people the arts of civiand served as a model to ail kings of Egypt. and of Nouit. AU the men who beseech before him. The god whose name is Let Complète Death Corne. and everybody who meets him is filled with affright. « Let thy jug never be without water » bringme to thcNorth-windj on the brink of water. is foui hère where I am through it riins for every on who is on earth. to see their brethren they ncvcr look anymore on their father and thoir mother. was often known under the name of Phtali-Sokaris. the great are to him the same as the small and he spares not who loves him. looks to those who bring him présents of ail sorts of things. a place wliere those bering in their forms.

likc the land of Sokaris of which life tbe soûls devoted to liim assembled round bis slirinc. Tbe reasons which the Egyptians proflfered. Old legends said tbat. spot where a ferry-boat. wbicb spread very early ail over Egypt.396 traditions EGYPTIAN ïSOLLS AND Tllinil WORLDS wcreextant about liis character as lord of Ilades. -svitb Sokaris and Pbtab-Sokaris became mixed up Osiris. wbo took tbem upon bis wings and delivered tbem over to Osiris. and tangled thickets of giant bulrusbes. and bore tbe triple name of Pbtalisokarosiris. to wbom tbey made a fuU confession of tbeir deeds and wbo tried tbem accordingly. Tbe second tradition. previously instructed by priests of wbat tbey had to do. went up to a of several islands. take tbem ^v Tbey bad )^ ^^ màklionit. for putting tbeir eartbly paradise in sucb an unlikely place. waited to . tbe Ibis-god. Tbe siniilarity of conception between botb tbe kingdomsof of deatli led to tbe identification botb tbe kings. took a more cbeerful vicw of tbe conditions ofdisembodied soûls. and made inaccessible to the living by mud. Tbis boat tbeory was not a matter of uni versai belief some pcople tbougbt tbat soûls comingto tbe brink of tbe water found tbere Thot. and out of tbe tbree divinities tbere proceeded a complcx being wbo bad tbe attributes of tbem ail. Sbe kept bim concealed tbere until be was grown to man's estâtes to be . Sokaris. It consisted bidden away in tbe marsbes of tbe Delta. tbey were allowed to cross over. his wifelsisflew to tbe marsbes near Buto. and gave birth to Horus. . Thedead. were of tbepurely mytbical order. and quicksands. swal- lowed up in a despairing intensity of darkness. The oldcst one describes his dominion as being laid in dark- ness. It beld tbat tbe Land of Osiris was no underground site. across. On landing. dragged eut tbere tbe samo dreary to tbe believers in bave just spoken and wbicb was promised I . examined by tbe fcrryman wben tbeir answers proved tbem to bave bcen true followers of Osiris. Osiris having been treacherously murdered by his brother Sît. tbey confronted tbe god and bis assessor-judges.

and performed upon powerful incantations that it siiddcnly revived. made for the bencfit of the dead. Horus in Egypt for the living. to reap. it was divided between them and the god^ as it had been on earth between tliem and the reigning king.KGVI'IIAN SOULS AM> ÏWVAH WnlM. they had to tend the cattle. he brouglit tlic tlie mummy of liis fatherto it place Avhere he liad been born. or sat in painted kiosks enjoying the cool breeze. but what was left them was reputed to be probably large enough for their maintenance. to sow. AU oiïcrings. working and restingalternatelyAVliGn called to they corvée. and tlius liad become Each of the islands had its own in the name. to keep watcli upon the waters and tight against Sit and his troops. under the supervision of Thot and other minor gods. the Dead. to till the ground. playing even reading books. sucli ^^nfl to v\i Shosou-Horou . friends. had received burial according instituted Osiris. When lier husand sent liim to war he came back victorious after a old servants of protracted struggle. leisure. to ship the harvest home. Moreover they had the saine rightas the doubles to reçoive gifts from earthly drinking fresli water. games of chess. they fîshed or hunted at their of Asphodel. made love to female soûls. as known in the sacred n^|||(]'^. The .^^%^'^5o/v/»Y Mou literature of Egypt the Field There the soûls lived the days and nights of their second existence in the lightof sun and moon. liis uncle. Osiris in the marshes for such of Ihe dead as had been during their life followers of Horus. the rites identified with by Horus. if thèse dared assault the realm of Osiris. Field of Offering.DS tlic 397 then slie gatliored around liim band wlio against liad remaiiiod faitliful to hcr. The produce of or their labors was not ail their own. accu- mulatcd daily called in a spécial district of the lalou. which was preserved the whole was Book of (or larou). and from that tinie there were two kings in the world. •S'oA7»ï which was n^ Mfl'^© hotpou. When not on duty.

3U8 divinitics HGYI'TIAN SOULS AND TlllilR l)v WOllLDS tlic who liad bccn intriisted living witli the transmission. islands and neighbourhood of the Great Bear. and thoy liad I)eon liandod ovcr to tlie many. the Field of lalou departed from them. we them out of our world. as a pcrceniage . Whateverthemerits of this conception. kopt part for their for tlie onice own use. which in a short time shot up into a large tree. it had at least one fault the site allottcd to it was not secludcd enough to prcvent intrusion. a poor it was. some of which were collected by Greek dragomans thousandsof years afterwards. I do not know whether Osiris and his kingdom passed from Phœnicia to the more remote coast of Cilicia. leaving behind its name. and the king of the country. the fifth It is enough in the to say that. who know what Egypt was. with the story of the blind king Anysis. such as : small districts of the northern Delta till the timc of the Ptole- mies. growing round the chest. among others. in the . so that it could not be seen. it must hâve looked the perfection of happiness. having eut down chest the tree. and « there gently lodged in the branches of a tamarisk bush. in a place which we know to hâve been very closely connected with Egyptian myths. It was said that the chest containing the corpse of Osiris had been carried away to Byblos by the waves of the sea. The realm of Osiris was at its best but a counterfeit of the realm of Pharaoli. had made the part of the trunk wherein the was concealed. settled. to people whose notions of future life had been previously confined to the Land of Sokaris. ail . even in the inscriptions of find dynasty. and a few legends. asked to perform tlie rcst was person or pcrsons designated l)y name in tlic dedicatory formula of the sacrifice. and thence to heaven. and enclosing it on every side. and supplied Herodotus. When the islands in the marshes became accessible to living men. There is some reason to suppose that it landed first upon the coast of Phœnicia. which stuck to one of the that will seem to idéal of a paradise. a pillar to support the roof of his house ».

were no less ready than the others witli tlieir explanation. Sibou and Nouit. Gods and goddcsses watched night. and as marshes and tlic water whicli liad surroundcd them on earth was transformed into a heavcnly océan. . roUing its waves in the northern sky. considcred as being. being practical people. Sufllcc to say that Osiris. iron roof f=^ stretching at some distance from it. 1 hâve not becn able to discover as yet when. Nobody was allowed unless he knew the password. Isis. a shining Imman shape. even after giving . strong pillars TT I ] wliich prevented it from falling and crushing what was underneath. and supported by four tlie morning star. quadrangular slab. thc Osirian family it gods. earth to heavcn. day and climb it Horus and Tafnouit and Shou. and. Hathor. they devised several ways of effecting it. in the by a staircase. as Sopdit.DS northern part of thc Milky 399 Way. ladder. was convcrted into starand Horus were thc same as Saliou. oblong. Those who had been taught it was a khou. who prcsided in Orion. respectively. as they are in our houses. and by what associations of myths or idcas. and a few more. Thus the world was likc a two-storied house. Such of them as believed the soûl tobeabird. wliere. . Tiou-noutir. more like the upper board of a table than anything they could imagine. a globe carried safely through space by the laws of gravitation every body in Egypt knew that it was a flat. At first it must hâve been no easy matter for the Egyptians to contrive means of lifting so high soûls endowed witli a more or less heavy body but. Tlic islands in thc bceamc ishinds in thc firmament. and flew upward to the door of heavcn. to it.HGYPTIAN SOULS AND THMIH WORI. It was surmounted by a flat. ==. the varions parts of which might be connected. affîrmed that it took to its wings after deatli or burial. Earth was not to the Egyptians what it is to us. which went up Sit. or Thc Egyptians supposed a tall that there by a was somewhere straight from it West ladder H. thc ruler of Sothis.

the dead side of a solar divinity. originally of Thinite extraction. Once on thc solid lloor of tlie firmament. According to the . in the same way that men are born of women. a gradually decaying being. his soûl only revived. and the sun whom Nouit brought forth every morning was a new sun vivified and moved by the soûl of ail departcd suns. is never seen in it anymore. The body of the god remained in the West. Anliouri. remain long in lieaven without meeting Khontamentit. the sun returns to it every morning with fresh youth and renovated vigor. Others believed that each new-born sun was essentially the same as the preceding suns. Nouit. once passed from tins our world.' llio i)il('oiis Ihosc poor soûls weiv danger of novor luiiid of top wlio werc net liclped by Ihc somo divinity. AnhouriShou. a strong and all-powerful warrior. The inotherof the sun. leaning on a stafï more and more until he sinks in the West and slowly fades away. The sun-child grows up hour after hour. with heavy liead and bent body. and would never be. was the dcad form. but whcreas thc man.s in AND lill'. tlien lie begins to décline. and culminâtes at noon in mid-hcaven. they travellcd northward until tlicy came to tlie brink of thc borcal occan. or of a solar divinity coupled with a cosmic one. tliere tlicy foiind the ferry-boat or the ibis of Tliot. as the human cliilddoes yearafter year. (|o^\ any ot ^ ''^^ f?/vA//«o«-so/toa^ as indes- tructible as Osiris could iiot them. from birth to death.lH WORl.4(11) K(iYPTIAN sori. Some thought that thc sun of to-day was not yesterday 's sun. Thus. Tliis god. wlierc they scttlcd forcvcr and evcr amongst thc indestructible stars. tlie islands of the Happy. body and soûl. Now the life of a sun is somcthing very like the life of a man. the judgc Osiris and his assessors. whom mythological pictures represent. brings lier son forth in the East every morning.DS roacliiiiL. the Heaven-goddess. the day of a Sun reproduces ail the changes wliich are perce])tible in the life of a man.

floating the golden barges of the gods. \^ pokaït or ^ pokarit. altered its course. coming up to it. was liailed during the day. It met there crowds of soûls who had been sent to Abydos. he came out into light in the East. and even to help the minor gods row him safely in the dark. The where the snn passed from the living world into the world of the dead was known to be west of Abydos. The Egyp- who had first likened the life of the son to the life of man. sun. they described -r\ it as a deep tt and narrow guUy. ail living beings. then changed its direction once more and came down to the eastern door 26 . The sun-boat. after disappcaring in the Mouth ofthe Slit. of slit. to embark with him. in the mountain through which the perennial stream that surged and ran in heaven. The ark of the by the divine apes and the jackal-headed deities who kept watch upon the outrance. flowed from light into darkness. The Egyptians fancied that earth was surrounded on every side by a high mountainous wall which l)ore the four pillars of which I hâve spoken. According to the second. changes from tians life to deatli and continiied subsisting in regular exand from death to life. and was swallowcd every evening by the Mouth ofthe Slit. knew how to escape the common fate of After plunginp: into darkness in the West. The way they had to foUow to reach the eastern parts led them in or near the régions of the sky which were occupied by Osiris and by his Field of lalou. outside that wall which hid it from our world. such of tliem as had been faithful to the god were allowedto join his train. tliey likened thc life of man to the life of the sun. ran up to the North. 401 Klionlamcntit liad in thc of Sokaris West a similar kin^- dom to tlie Lauds and Osiris. wlicrc 1(0 ruled over lie the dead in darkncss and sleep. from ail thc parts of Egypt. a kind . now reversed the comparison. in place the hills of the Liljvan désert . and asked themselves whether it were not possible for man to do as the sun did.EGYPTIAN SOULS AND THKIR WORLDS first tlieorv.

lord of Abydos. and see wliat tliis tliroefohl divinily ordered liim tobelieveabout liis future condition. bore a relation to the other life was not so much a matter of reason for them as a matter of faith they believed in Sokarosiris Khontamentit without trying to analyze their creed. and adopted ail the notions which were embodied in him. . soon an identification between them. to . Imagine for yourself an Egyptian adoring Sokarosiris Khontamentit. which occurs frequently on the funerary stèles of the XYIIP*" and XIX^*" dynasties : Adoration to Ouapouaitou and to Anubis that they allow me to be a glorious soul in heaven. Being a double ^ il must needs livein liis toml^ on the ofïerings N\hicli are presented to him on feast days. true^^^^ voiced in the underground {Khri-noutri) to go in and « . Osiris and Kliontamentit. Take. What remains of mnn after death is cilhcr a double or a soul. this formula.402 KGYPTIAN i^Ori. Osiris and Kliontamentit were addressed as the god Osiri-K/io/itamc/itit. we need not besurprised if Ave find on funeral monuments a Sokarosiris Khontamentit \\\\o united in himself the soûls and powers of Sokaris. Khontamentit.S AND TIIKIR WORLDS of licavcn. Klionlanicnlit liad. to the At the same time. to pass in sight of Osiris. lord of Metides. . it wanders away up to Libyan hills to sleep in tlie land of Sokaris. Tiiis absorption of the tiiree gods in one resulted in the confusion of tlieir several creeds. for instance. it rises heaven where it works for Osiris in the Field of it catches the beat of the sun at the Alouth of tlie Slit and follows Khontamentit. rich upon earth. lîowever conflicting or irréconciliable the one with the other. Everything that lalou. come out of my tomb and to enjoy the coolness of its shade. or Osi/is.When ^ve remember that Osiris was already mixed up in Sokaris. I do not think that most Egyptians were troubled in tlieir minds by the contradictions which are involved in theabove statements. thcreforc. being a soul ^^^. and thc allinity l^etwccn tlie two gods was great enough to promote first a connection.

ail annual plants. We that other people found no difli- culty in wishing for themselves a perpétuai résidence in the the same time when they asked admittance They M'ere taught to believe their childhood. lalou. ail cakes. I the friends.EGYPTIAN SOULS AND THKIR WORLDS 403 in ail ail my own well cveiy day. that may reach the Field and cakes from the cakes of the Lords of Eternity that I may reçoive my dinner from the quantity of méat which is put upon the altar of the great god Osiris. at nobody doubted that it was possible same time ail the privilèges which the devotees of Sokaris and Osiris. to be presented with a jar of béer . that my soûl alight upon the boiighs of the garden I hâve made for myself. each in its season that walk on the brink of my tank every day. but this is no difRcult thing to explain Egyptians of his time had divided the human person into two parts. I ofïerings. amongst the devoted to that I may till my own field in the Land of lalou. to my mcmbcis. corresponding to the old double. that I may cool myself under my sycamore trees and eat from tlieir fruit. Thus we see that for a soûl to enjoy at the were insured to know from other formulas fields of Osiris. with no detaining of my double. that my mouth may exist for me to speak with. with never a scruple or a query. in contradictory dogmas from and believe they did. that thc Nilc may bring drink ont of bc nouii. while the soûl went away of Oiîerings. .'^hing to me . : to the other world. as the Followers of Horusare wont to do that I may go out to heaven or come down to eartli without being repulsed on the way. The allusions to the mytli of Sokaris are when the dead speaks about being true-voiced in the underground. nor pri. may may soning of my soûl. into the beat of Khontamentit. that I may be admitted to the circle of Ofeiris. then the text brings us from earth to heaven and the Fields of freciuent in the beginning of the formula. » Hère we hâve the same man speaking of his double and of his soûl. remained in the tomb with the body. one of which.

that. dom of night. They described the travels of the dead creed. whicli had Ijeen until then reserved for Ihcm. or cities in tlieother. and ruled by gods who recoghours. — — . and this a solar one. He floated down the stream of the dark river in them. p hidden part of the world. and this conviction was so strong in theni.404 EGYPTIAN SOULS AND llicre THl'. dead Ramses or Amenhotpou was no more the Osiris Ramses or the Osiris Amenhotpou. as readily as the princes of the nomes acknowledged the sovereignty of Pharaoh. to tone down and even to to suppress com])letely such of tlicm as were irredncible tlieir under the great Thel)an dynasties.circles. not unlike the kingdom of Egypt. he stoppcd in each of them to address the inhabitants and Ije addressed by them. lived : own They in the the flesh. nized the supremacy of the sun. the Sun-god for a while. at Thebes. They were pcrsuaded that the only way for a soûl to enjoy perpétuai bliss was to become as one with the sun. Thèse cities of Dait constituted as arti- . instead of Ljiving the dead the name of Osiris. Their Systems hâve been preserved to us in books.lR WORLDS sourrlit lifo. several of which are inscribed npon the walls in the Tombs of the Kings. the corpse of Râ. at what time the worship of Amonrà liad nearly succeeded in establishing ail over the land the belief in one single God. to invest them with lands of their own or rents of offerings. as ceremoniously as any Pharaoh did ever navigate the Nile. Aoufou (1 . It was divided into twelve districts. werc otliers who tliouglit about tlicm and to liarinonize the varions conceptions of a postliunious where tliis was not possible. to infuse them with new life. one for eacli of the black one of the books. only they were inhabited by divinities and liuman soûls. But or. Aoufou inspected them every night. they idcntified them with Râ. Daït "R '^ The Dait was a king- sun. districts called/)?//o/2S in The were mansions. but the Râ Ramses and the Râ Amenhotpou. They answered tothe cities and to the nomes of Egypt.

wliicli in tlie Otiier enlitled A Dook of Learninrj wliat ihere were describcd as combining together to form subordinate kingdoms for the old gods of thc Dead. Tlie System which I havo endeavorcd to sum up licre. eightli. and ninth tlicy World. Most of the Egyptians remaincd true to their local dogmas and their soûls went to their respective gods after dcath. till he came to the Land of Khontamentit. In books. The Land of Khontamcntit stretchcd over two liours. such small traces hâve they left in the monumental records. wliicli occiipied two hours more. after disappearing west of Tliebes. and were willing to follow man with the soûl of the Aoufou by night and Amonrâ by day. there were otliers the exposition of which it would be imprudent to try. for the was reserved was a natural resuit of the repartition of creeds at the time of the Theban dynasties. and {\\QAugrit (] v\ '^ . hours belonged the soûls to Osiris. and was bounded by tlie Land of Sokaris. The sixth. seventh. was in the tlie tenth and eleventh hours. went through an cmply country for the space of one hour. when Aoufou came to the city they dwelt in. to live there in darkness except for one brief hour eut of tlie twenty-four. tiic soûls of the initiated enjoyed perpétuai liglit in the boat of Râ. is the resuit of a . Only a few persons in tlie Theban circles were intelligent enougli to perceive the superiority of the theory that idcntified the soûl of sun.M'liere went from the eastern part of the Delta. Osirian soûls to Osiris. of This distribution the dead alongside the borders of Egypt from west to east. While the devotees of the old gods subsidcd eacli into bis own land under his own ruler. Memphite soûls to Sokaris. passing througli the northern régions. and so on. in a few pages. Thesearesomeofthe spéculations in whicli old Egypt indulged for centuries.EGYPTIAN SOULS AND THI-IR WORLDS ficial 405 onc of tlic is a division as Ihc roal is nomes of E^^ypt. The Sungod. from Abydos to Hnes. the twelfth liour prepared birth of the Sun-child and gods of Dawn.

many of which are probably older than the beginning of the Egyptian monarchy. as yet I am toc full of my subject to be a good judge of what I am doing. I cannot say. course of Lectures on Egyptian I conclusions (o wliich : most of wliicli hâve becn discovered in the Pyramids of the Mempliite kings.400 loiiix KGYPTIAN SOULS AND Tllllllî WOIM. . Tliis I am able to allirm.DS rcliiiion. tliat every proposition I liave put forward is founded upon original texts. \Vhether tlie hâve corne are truc or not.

en effet. Monauni. Trento. p. // Cuito del Sole pressa fjli antichi Oriciitali. Oberziner. note d' 1.sir ou la volonté de faire toutes les recherches nécessaires à cet égard. M. on s'aperçoit qu'il n'a pas eu le loi. — SLK UN LIVUE DEM. et que sa 1. sur l'antériorité des cultes M. t. placée à coté de la forme transcrite lire il en caractères européens. l'obligeait à Uerdehet avec est /(. OBEHZINER ^ tout entier à l'Egypte Le premier volume de cet ouvrage est consacré presque *.VARIÉTÉS §1. . sur l'infini de Max Mùller et sur son application à l'astrolatrie. Oberziner n'est pas Égyptologue. autographié. où. cela ne se voit que trop à certains détails \ mais il aurait pu compenser jusqu'à un certain point cette infériorité parla lecture et la comparaison minutieuse des Mémoires que les Égyptologues de profession ont consacrés à des sujets de religion. i. pages. 50. Oberziner aborde résolument l'étude du Soleil chez les anciens Égyptiens. L. il parle d'Osiris qui « porta tal volta ilsopran- Uerdehet o Ucrclebei ». où sont développées quelques idées générales sur le culte des astres. 188G. 2. Après une Introduction d'une qua- rantaine de pages. 177).\o\. est écrit de façon assez indistincte pour qu'il soit difficile de distinguer s'il y a Uerdehet avec h ou bien Uerdebet avec b. Inséré dans la Reçue critique. ^^ A A'^çjf . 1887. i. il aurait vu que la forme nome hiéroglyphique. B. le nom du dieu. Oberziner avait connu quelque peu l'égyptien. G. Si M. Oberziner renvoie au Di^ionario di Mitolorjia de Lanzone (p. M. Dès les premières lunaires par rapport aux cultes solaires. p. Ainsi. 4UU-4U1. in-S" x-218 3. p. et se serait épargné l'erreur singulière dans laquelle tombé.

qui a si bien élu- cidé une partie des problèmes relatifs aux dieux des quatre éléments. Vers la fin de l'ouvrage il s'est servi encore des Litanies solaires de Naville. dont le les Etudes sur le Rituel funéraire. de Lanzone. Lepsius. s'est donné libre carrière dans la religion égyptienne. Enfin j\L Oberziner. tant plus à regretter que. et publiées de 1881 à 1884 dans le RecueU. Manncrs and Customs (édit. et. de Dévéria. und Mythologie der alten JEgypter . ont servi de point de départ à tous les tra- vaux entrepris sur l'origine du monothéisme solaire. Lectures on the Origin and Growth qf Religion.E. Lepage-Renouf. trouvées dans les Pyramides royales de Saqqarah. beaucoup des idées qui ont cours sur la mythologie solaire de l'ancienne Egypte. Il bibliographie égyptienne est des plus : a puisé à quatre sources principales Brugscli. Panthéon égyptien. de Rougé^. et du Mémoire de Lefébure sur le chapitre xv du Rituel funéraire. est cité surtout pour sa reconstitution de l'histoire des six premières dynasties de Manéthon. en particulier sur chapitre xvii. . n'apparaissent qu'incidemment cela est d'au. de Dumichen^ de Chabas. Wilkinson. dérivent de V Hymne à Aninion-Rà ou des Yeuœ d'Horus de Grébaut. La manie solaire. Il y aurait pourtant relevé bien des renseignements importants et des détails nouveaux sur les religions du Soleil dans la plus ancienne Egypte. dont l'ouvrage a paru en 1886. de Pierret et de Lepage-Renouf. s'y sont développés récemment de façon alarmante. Les travaux de Lefëbure. et qui sont exposées dans les ouvrages de Brugscli. as illustrated by theReligion ofAncient Religion . Egypt. Oberziner a consultés de préférence pour comprendre la tendance générale de l'ouvrage. qui a fait tant de ravages dans les religions des autres peuples anciens.408 SIR UN la LIVUi: DK M. et les aurores. de Grëbaut. de Lepsius. OUKIIZINER connaissance de limitées. Il suffit d'indiquer les auteurs que M. paraît ignorer complètement l'existence des deux mille lignes de textes religieux de l'Ancien-Empire. Bircli) Pierret. les crépuscules. est presque entièrement absent dulivre.

» (P. Hur-tmà. comme ses maîtres^ voit partout le soleil et ne voit que lui. dieux des morts. non pas. Phtah est. Hur-sems. 67-68. éclaireur de l'univers. ou Klmoumou le modeleur du monde. leur laissa leurs fonctions primitives si Shou. Sokaris et Af. son caractère spécial que les nous permettent de discerner. Horus. Osiris. » Amon. le dieu qui avait soulevé le firmament le jour de : la Création et l'avait établi sur quatre piliers. par exemple.) C'est en résumé tout le Panthéon égyptien accommodé en guise de Soleil. Chaque dieu possédait donc. comme démiurge ou artisan cosmique 2" celles qui se l'apportent aux diverses phases » de la course journalière du Soleil. selon toute apparence. les êtres . Har» pochrate. Harmakhis. qu'Osiris le roi des morts. tout en attribuant à chacun d'eux en son particulier les qualités qui jusqu'alors avaient appartenu au Soleil. un dieu des morts. en un seul dieu qui avait les vertus de tous les autres. JMais cette opération.SUR IN MVRK DH M. Khnoumou n'a monuments nen du Soleil et paraît avoir Il pétrit l'argile terrestre et en tire les choses et il est originaire le du sud de l'Egypte. Khnoum et Sebek. A la » seconde Khepra. Haroêris. Hur-semt-ta. Phtah. ORKRZINER 409 M. « Les noms et les formes de la divinité solaire se divisent^ nous dit-il. dieux célestes. Mentou. à l'origine. d'ordinaire^ à moment les théolocomme on le dit Soleil. ramener tous leurs dieux au mais à fondre tous les dieux différents d'attributs et d'origine. Oberziner. dieux terrestres. comme Sokaris et rôle de créateur même . que IMontou le belliqueux. en deux catégories 1° les noms et )) : » » les formes du Soleil considéré . et par conséquent représentait le Soleil. joué dans ces parages que Shou moyenne dans la ou dans la basse Egypte. avant de revêtir plus ou moins complètement l'uniforme solaire. A la première catégorie » appartiennent Râ. le soutien du ciel. il reste en même temps le support du ciel. Toum. dieux cosmiques. aussi bien que Shou. devient le fils de Rà et par conséquent le Soleil de chaque jour. Il : : est bien assuré qu'à partir d'un certain giens égyptiens travaillèrent.

Oberziner ne voient là qu'un jeu de mots qui a pris corps. et naturellement M. Il comme Râ. être redouté. le Zrrr/o:.. ou plutôt un dieu de ce qui existait la création du monde actuel c'est après coup seulement qu'on aura reconnu en lui une personnification du soleil couchant ou du soleil couché '. Brugsch et M. et rien n'est plus étrange que de trouver dans le même cycle deux personnages différents pour en représenter un seul. « On établit un certain rapport entre . Si on examinait la série des divinités )) 1. que le vautour^ à la catégorie des dieux animaux. j'assembler. et appartient de même que le taureau.a la a-t-il plus souvent forme d'une le ciel les momie. Oberziner reconnaît avec Brugsch que Sovkou réunit les éléments de la Création épars dans le chaos pour en créer tète le monde. que l'oie. non pas que les monuments nous fassent défaut.IVRK I)K M. mais je ne suis pas bien assuré que Toumou ait été primitivement im Soleil. Toumou a été au appartient au cycle d'Héliopolis début un dieu créateur. Mais M. et devint. que le bélier. Quant à Sovkou. l'idée assez particulière que je me fais d'Atoumou pour le moment. comme le un dieu à la bouche terrible. nyme un et l'animal le premier perdit son caractère origi- » » naire de divinité cosmique. . On verra dans l'article sur la Mijtholofjic crjijptiennc. que le scarabée. Kà pendant est le Soleil. » De fait. Ainsi Brugscli rapproche son nom les d'une racine 1 1 aa\ qui signifierait l'éunir. qui faisait trembler les ennemis du Soleil.410 Osiris : SIR IN du moins le I. dieu homocrocodile. ou Svokou. inséré au second volume de ces Études. Il est bien vrai que Sovkou est représenté partout comme étant un crocodile ou un dieu à de crocodile. le OHKRZlNl'. Un )) des noms du crocodile était I J Sovkou. Sovkou est avant tout le crocodile dieu. le disque vivant qui parcourt jour et en sort pendant la nuit pour traverser régions situées au delà du firmament. Égyptologues les ont négligés pour se lancer dans des spéculations à )riori. on ne sait rien avant : encore de mais lui.

Vaccouchcuèc. Considéré comme un résumé des doctrines solaires de Il l'école égyptologique. il était VHorus qui perce^ l'Horus belliqueux armé de la lance et (jui en traverse les ennemis. ti-ntc- htorou. Obcrziner range dans seconde catégorie. /j«7«t'r. Har-timà. sur les textes originaux.àSi\\% etc. l'ouvrage n'est pas sans mérite.Oberziner^mais les auteurs qu'il a consultés.quiestundieu guerre. au Collège de France. et dont je n'ai pas à critiquer les œuvres pour le : moment. écrit d'un bon style et plus clair que plusieurs des livres auxquels il a emprunté ses matériaux. au moins de la à l'origine.IVRK DK M./)c/'cer. OBERZINER la 411 que M. Il y a une quinzaine d'ann(!'es que j'en ai fait la s 1 démonstration dans et ses variantes mon cours. il se confondait avec Anliouri où les Grecs reconnaissaient Ares'. Horus fils d'Isis. qui n'a rien de commun qu'on trouve dans s=> n \c^timcsit. comme Horus le jeune. Horus l'aîné. sans l'expérience préalable du déchiffrement. Le mot ^^ timà C'est le g sont formés de la racine ^^ avec »iâ. ^^^==^7 ne signifie jusqu'à présent la vérité que chez les Egyptologues. on en trouverait plus d'une dont la nature solaire est douteuse. les traductions faites depuis une vingtaine d'années dans les diiierents pays deTEurope : mais pourquoi aborder. Aroéris. \ etdes=5 > Ti. un sujet qui exige une connaissance particulière de la langue et de l'archéologie égyptiennes ? 1. est bien disposé. . '^1 H. Il semble n'être qu'une doublure géographique du dieu créateur.SUR IN I. le c-'=-^ factitif. \\\. parait n'être au début qu'une résurrection d'Osiris. Horus producteur de c'est-à-dire la seconde naissance d'un dieu qui n'était pas le Soleil.var. ne parait pas non plus avoir débuté par représenter le Soleil. Ainsi Alontou d'IIernioutliis. Chez les Égyptiens. Beaucoup des erreurs et des exagérations dans lesquelles il est tombé viennent de ce qu'il n'a pu vérifier et corriger. Je ne pousserai pas plus loin cet examen ce serait prendre à partie non plus M. ta cacaleric.

existe de par le Traramès. qui. tant que dure la matière dont celui-ci est formé. 11 naît en effet au moment même où l'imagination et la raison se montrent dans les animaux intelligents et dans les brutes. à l'animal. L'ombre grandit et se produit avec un corps et demeure avec ce corps. L'animé ou l'inanimé. Se faire une idée exacte de ce que sont Y Ecestre et le Traramès ei>i le dernier mot de la science. C'est en effet par V Ecestre analogue à l'ombre qu'on prophétise ce qui doit arriver à l'homme. est ou mortel ou immortel. » un peu long de l'examiner en détail. Ceux .412 SLR l'kvestrk de paracelsk §2. Ce qui est raison. au bois. ce qu'on entend par Traramcs est comme qui dirait l'ombre d'une essence invisible. dit Paracelse. Il serait peut-être n'en prendrai que les points principaux. de passer VEvestre sous silence. je « Nous nous garde- rons. ce qui » )) tombe sous les sens commecequin'y tombe pas. tout ce qui donne une ombre a un Ecestre uni à soi. etc. PJiilosophiœ tien. une théorie de la personne humaine qui présente des traits de ressemblance étrange avec la conception du double égypplus curieux. Ainsi donc les Ecestrès » » » » » » » » )) ou bien ont un commencement ou n'en ont pas. — SrilL'EVESTHE DE PAKiCELSE Beaucoup de savants connaissent de nom Paracclse. UEvestre est » » » » )) quelque chose d'analogue à une ombre sur un mur. il y a quelque temps de cela. coma-t-il qui aient jeté un coup d'œil sur ses œuvres ? Le liasard qui m'a forcé à les parcourir. le Traramès leur donne laperspicuité de l'esprit. » » » selon son essence. h'Evestre entre en existence au premier moment où chaque chose est engendrée. m'a montré au livre second de l'un de ses traités les bien y en ad Athenienses Liber secundus. L' Ecestre donne aux êtres le don de prophétie. D'autre part.

ligne.SUR L'EVESTRE de I'ARACELSE » » 413 qui ont eu un commcncomcnt portent leur dissolution en eux-mêmes. lumen naturte — . t. Et c'est de la même » manière. ombre de la raison \ » J'ai traduit ce paragraphe en son entier pour donner une idée du style particulier de Paracelse. ita acuendi in intellectu est mater hoc proplietic. secundum suam essentiamquodautmortalee. quasi per lumen naturaî extrahitur seu elicitur. Silentio autem minime pra^teribimus Evestrum. est. Car le fondement de tout intellect est extrait ou » arrache de VEcestre comme par une lumière de la nature. Quid ratio est. Et hoc modo Trarames quoque umbra rationis dividi vult. Trarames datacumen. etc. tandis que VEvestrc éternel survit. trompeuse et incertaine. Evestrum mortalecognoscit œternum. impostorium et incertum est certum et verax.U Ecestre mortel connaît » VEvestre éternel c'est cette connaissance qui produit le » prophète.sensibile et insensibile conjunctum sibi habent Evestrum.autimmortale. Evestrumenimresest instar umbrœ in pariete. ex Evestro umbratoest. Prophetari enim. Je ne me flatte pas )) qui n'a pas eu de : 1. Ideoque propheta Evestrat. Umbra crescit et oritur cum corporo. 1658. en d'autres termes. p. Genève. Evestrum originem suam habet cum prima reicujusquegeneratione. Paracclsi Opcra. summa^ sophiœ est. ii. La mémo cliose » est donc pour nous fausse. etcum eodem manet usqueadultimani ejus materiam.st. et quicquid umbram dat. quœ eventura sunt horaini. Non principiatum. en vrai et en faux. pro» phétise de par Ecestre. Cognitio hsec Fundamentum enim omnis intcllcclus ex Evestro. De Evestro et Trarame philosophari. Evestrum enim dat prophetiam.animali. vel non habent.Animatumenini et inanimatum. principiatum ad Traramium vim liabet. vaticinatur ex Evestro. fit ex Trarame. Principiata dissolutionem in se habent. cum superstite seterno. 2 19 b. qu'on doit diviser le Trara» mes. UEvesire commencement a dans l'intellect la force » nécessaire à affiner VEvestre qui a eu un commencement » au point d'en faire un Traraniès. Idem nobis fallax. Ideoque Evestra vel principium habeut. id extra sicut etiam est. Trarames autem intelligitur veluti umbra intelligentium et brutorum. Texte XVIII. Mais si c'est l'esprit qui prophétise. ou en » même temps certaine et véridique. » Ainsi donc le prophète évestrise.. Si vero prophetatur spiritus. » c'est en dehors de la lumière de la nature.

C'est VEcestre du défunt qui ne s'éloigne de donne. par l'état 1. Ici. si c'est un » enfant qui nait. Il ment l'intention sinon la lettre . » naît et se produit avec une création quelconque. en résulte que. et » » » » la façon dont il se produit. Texte XXI . soitpar une poussée. et pour annoncer ce qui lui adviendra. et. Texte XXIII. et.. muni d'ombre. que c'est l'esprit ou l'âme de l'homme ou le mort lui-même qui revient Vd. ii. 2. on peut » pronostiquer par lui quelles seront la fortune et la vie de )) l'objet dont il devient VEoestre. Aussi « quand un Evestre.s^/'e ne l'ait prédite. p. b. je crois pourtant avoir rendu exacte- continue dans les du morceau. . Et on ne doit pas dire. Par exemple. . un Ereî^tre nait en même temps (jui est » » » » )) » » » » » pour présager ce qui arrive à l'enfant du berceau à l'heure de la mort. comme ils sont répandus dans les quatre éléments. s'il est dans le bonheur ou dans la peine. comme font les simples. dans la dissolution des choses universelles \ les deux principes se dissolvent^ non sans laisser subsister ce qu'il y avait d'éternel derrière eux. ils peuvent en s'abouchant l'un à l'autre savoir ou bien ce qui se passe actuellement dans tout l'univers. soit par une chute. prévoir tout ce qui s'y passera. par cette double connaissance. xix-xxiii comme elle s'applique surtout à nous montrer les vertus prophétiques de VEcestre et du Traraniès. des indices sur de l'homme au delà. soit par des coups. p. Leur nombre est d'ailleurs infini'. enfermé en lui. 249 250 b. h'Evestre de l'homme reste en efïet sur terre après la mort.je ne la suivrai pas tout du long. ou bien tout ce qui s'y est passé. ou par tout autre phénomène du même genre quand VEvestre se révèle ainsi on peut en présager que c'est un signe de mort. Paracelsi Opéra. Si quelqu'un est sur le point de mourir^ la mort n'arrive point que d'abord l'^'fe. t. La démonstration Textes suivants. L'-ÊTt-es^/'e est d'ailleurs en rapport d'union avec l'éternel.414 SUR l'icvkstrk dk iwracklsk d'avoir comjiris partout le détail de son latin tourmente et volontairement obscur .

MARCEAU . p. Paracelse était un alchimiste Paracelse avait étudié dans l'Est. d'une conception aussi semblable à celle du double que l'est la théorie de FEvestre. dans les œuvres d'un adepte comme Paracelse. Paracelsi Opéra. mêmes termes où il formula celle de . Paris. FIN DU TOME PREMIER CHALON-SUR-SAONE. » On remarquera. On sait combien de théories mystiques étaient mêlées à l'enseignement des alchimistes^ que ceux-ci se transmettaient verbalement. sans que j'y insiste. 250 o. ii. L'Egypte a tant donné du sien pour la formation des doctrines hermétiques. IMP.SUR l'evestre de paracelse » 415 choses la place où il a vécu jusque au terme où toutes » )) se réuuiroiit. t. Texte XXI. que la présence. surtout à Constantinople. de peur de la persécution. nul ne jusqu'aux livres religieux ou magiques de le peut dire. quels rapports il y a entre la conception de VEcestreet celle du double égyptien: la coïncidence est d'autant les plus curieuse la que j'ai connu Paracelse longtemps après avoir formulé théorie diidouble. le 17 novembre 1888.Cet Eces(/'c-\à opère des signes. ne doit pas être simple rencontre fortuite. presque dans VEvesire. FRANÇAISE ET ORIENTALE DE L. : — — l'antique Egypte. C'est en effet par leur seul Evestre que les dieux ont opéré des miracles'. Le détail en est accommodé aux doctrines du temps le fonds en remonte probablement à travers combien d'intermédiaires. 1.

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