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Au-delà du contrecoup : la réalité sur les biocarburants

Le 28 juillet 2008 Par: Candace Webb http://www.explorecuriocite.org/Content.aspx?ContentID=1789 De nos jours, les biocarburants font la une de l’actualité. Le plus souvent, les récits tournent autour de la controverse sur leur contribution à l’augmentation des coûts des aliments. Il se peut que tu te demandes si tu vas être obligé de choisir entre tes céréales ou ta voiture. Qu’en est-il? Les biocarburants sont-ils bons, mauvais, ou quelque part entre les deux? Les biocarburants sont produits à partir de matières biologiques telles que les plantes. Quand les gens parlent de biocarburants, ils font référence au bioéthanol et au biodiesel. Le bioéthanol est un substitut de l’essence, alors que le biodiesel, tu l’as bien deviné, est un substitut du diesel. FAIT : les biocarburants ne sont pas nouveaux. Henry Ford avait prévu initialement de mouvoir son modèle T en utilisant l’éthanol, mais l’essence est devenue le carburant de choix, parce qu’il était bon marché, abondant et pouvait produire plus d’énergie par litre. Comment sont produits les biocarburants? La majorité du bioéthanol provient des cultures. En Amérique du Nord, le maïs est la principale matière première pour la production du bioéthanol. Pour produire de l’éthanol à partir du maïs, l’amidon, un complexe polysaccharide, doit être décomposé en sucres simples comme le dextrose et le glucose. Ces sucres sont ensuite transformés en éthanol par un processus appelé fermentation. FAIT : les polysaccharides sont de grandes molécules composées de plusieurs sucres reliés entre eux. Durant la fermentation, la levure transforme les sucres en éthanol et en dioxyde de carbone. Le biodiesel est produit à partir des huiles végétales ou de la graisse animale. L’huile de soja et les huiles de cuisson recyclées sont les matières premières principales en Amérique du Nord. Une réaction appelée transestérification est responsable de la transformation des huiles végétales en biodiesel. La transestérification est la réaction de l’alcool avec de l’huile ou de la graisse pour produire des esters alkyliques d’acides gras, également connus sous le nom de biodiesel. Les biocarburants sont-ils bons ou mauvais? Eh bien, ni l’un, ni l’autre. Il y a des avantages évidents dans l’utilisation des biocarburants. Ce sont des ressources renouvelables, des combustibles plus propres que l’essence et le diesel, et ils peuvent réduire les émissions de gaz à effet de serre. Par contre, ils ne sont pas parfaits. Depuis 2000, de plus en plus de cultures de maïs de l’Amérique du Nord sont détournées au profit de la production du carburant. En 2007, environ 20 % des cultures de maïs ont été utilisées dans la production du carburant comparativement à 5 % ou moins avant 2000. Cela a été un facteur important dans la hausse des prix du maïs, qui a finalement entraîné l’augmentation des prix des aliments. Pour couronner le tout, l’augmentation des terres défrichées pour développer des cultures destinées à la production des biocarburants a entraîné une augmentation de concentration du dioxyde de carbone dans l’atmosphère et une réduction de la biodiversité. Qui dit plus de cultures, dit aussi plus d’eau, et dans le cas du maïs, de grandes quantités d’engrais azoté. Un usage accru d’engrais peut entraîner la pollution des lacs et des ruisseaux par ruissellement et une augmentation d’oxyde de diazote, un gaz à effet de serre qui peut détruire l’ozone. Solutions de rechange pour la production du biocarburant La bonne nouvelle est que les cultures vivrières ne sont pas nécessaires dans la production des biocarburants. L’huile provenant des algues peut être en mesure de remplacer le soja comme matière première pour le biodiesel, et l’éthanol peut être produit à partir de la cellulose (éthanol cellulosique), un composant polysaccharide des parois cellulaires des végétaux. L’éthanol cellulosique peut être produit à partir des déchets agricoles, des plantes non alimentaires telles que le panic raide, les copeaux de bois, et les déchets provenant des pulpes et de l’industrie papetière. Ces matières ne rivaliseraient pas avec les cultures vivrières et ne nécessiteraient pas de terres défrichées. FAIT : Iogen, une entreprise située à Ottawa, est à l’avant-garde dans la recherche sur l’éthanol cellulosique. Actuellement, elle est la seule entreprise ayant une installation adéquate pour la fabrication commerciale de l’éthanol cellulosique. En fin de compte, ce ne sont pas les biocarburants qui sont mauvais, mais la façon dont ils sont produits. Quand nous arrêterons d’échanger des aliments contre du carburant, les biocarburants seront une puissante source d’énergie.

La mode en mode écolo
Par: Sherry Boodram http://www.explorecuriocite.org/Content.aspx?ContentID=1793 Qu’est-ce qui arrive quand la philosophie de la mode et la durabilité de l’environnement s’entrechoquent? Elles donnent la mode responsable. La mode responsable, appelée aussi « mode écolo », est l’utilisation de vêtements et d’accessoires qui sont conçus dans le but principal de réduire les impacts négatifs de la culture, du traitement et de la distribution des matières textiles sur l’environnement. L’industrie textile, comme de nombreuses industries, utilise de grandes quantités d’eau, d’énergie et des produits chimiques divers, tels que des colorants et des agents de blanchiment, durant le processus de fabrication. Comme résultat de ce processus, des déchets, tels que le peroxyde d’hydrogène, le formaldéhyde, les oxydes d’azote, les oxydes de soufre, le monoxyde de carbone, les composés organiques volatils (COV), les matériaux d’emballage et les chutes de tissus, sont générés à différentes étapes et peuvent finir par se retrouver dans les cours d’eau, l’air et les sites d’enfouissement. • Fait bref : au Canada, la fabrication de vêtements coûte 37 millions de dollars en énergie, en eau et en carburant pour véhicule. Parallèlement à la contribution du gouvernement à la réduction des effets néfastes de l’industrie textile sur l’environnement (Environnement Canada réglemente la pollution produite par cette industrie, entre autres), de nombreux créateurs de mode canadiens y mettent également du leur en transformant l’industrie de la mode en entreprise durable qui est soutenue par de nombreux consommateurs écoresponsables. • Fait bref : Le terme « durable » est souvent utilisé pour décrire des moyens de maintenir les meilleures conditions environnementales possibles afin de protéger la vie sur Terre. Qu’est-ce qui fait qu’un vêtement soit « durable »? Bien qu’il n’y ait actuellement pas de lignes directrices établies dans l’industrie, quelques critères clefs sont généralement utilisés pour classer un produit de mode comme durable : 1. Des matières écologiques sont utilisées (par ex. le coton certifié biologique, les matières recyclées) 2. le processus de fabrication est plus performant et utilise moins de produits chimiques durs, de terre et d’eau 3. Les pratiques équitables en matière d’emploi et de commerce sont observées 4. Les articles sont artisanaux, traditionnels, ou faits à la main En utilisant des fibres biologiques et des matières recyclées ou récupérées, les entreprises de fabrication de vêtements peuvent fournir aux consommateurs un choix écologique pour remplacer les vêtements traditionnels. Les fibres biologiques, telles que le coton biologique, sont produites dans des conditions exemptes de pesticides toxiques, d’engrais chimiques et de colorants chimiques. Les matières recyclées ou récupérées sont faites à partir de restes de fibres ou de matières inédites comme des filtres à café ou des sacs en plastique qui sont récupérés et transformés. Ainsi, l’empreinte carbone du produit est réduite. • Fait bref : la production en masse des vêtements au Canada a commencé au milieu du XIXe siècle et depuis elle a connu un essor jusqu’à ce qu’elle devienne l’une des plus grandes industries de fabrication au Canada. L’inconvénient de la mode durable est que le coût de production, de transformation et de livraison des produits écologiques peut être beaucoup plus élevé que celui des vêtements traditionnels, ce qui fait que ces articles sont un peu plus chers pour les consommateurs. Néanmoins, il s’agit peut-être d’un petit montant que l’on est prêt à débourser pour éviter le coût environnemental auquel nous pourrons faire face si nous ne faisons pas des choix vestimentaires écoresponsables.

L’impact de l’étalement urbain sur l’environnement
May 19, 2011 Écrit par Janis Huntington & Rob Tarulli http://www.explorecuriocite.org/Content.aspx?ContentID=1794 Marches-tu pour te rendre à l’épicerie, à la banque, à l’école? Le transport en commun est-il facilement accessible pour toi? Passes-tu plus de temps en voiture pour aller d’un endroit à l’autre? Si tu as répondu « oui » à la dernière question, tu n’es pas le seul. L’augmentation des habitations en milieu rural influe non seulement sur notre façon de vivre, mais surtout, sur l’effet que nous avons sur l’environnement. Étant donné que, de plus en plus, notre population quitte la campagne pour la ville, la manière dont les milieux urbains sont en train de croître mérite notre attention. Une façon de décrire cette croissance est par l’importance de l’étalement. • Fait bref : le pourcentage de Canadiens qui vivent dans les villes a augmenté de 45 % en 1911 à 80 % en 2006.

Les villes que l’on considère comme les plus « étalées » ont les caractéristiques générales suivantes : faible densité ou développement résidentiel et non résidentiel éparpillé; déplacements effectués plus couramment en véhicules privés qu’à pied, en bicyclette ou en transport en commun; pas de limites à l’expansion. La configuration des villes influe sur la façon dont nous nous rendons au travail, sur notre santé et sur notre interaction avec les autres; elle influe aussi sur l’environnement dans lequel nous vivons. • Fait bref : une mesure de l’étalement urbain est le niveau de « marchabilité » d’une ville, c’est-à-dire la mesure dans laquelle une personne peut facilement avoir accès à ce dont elle a besoin en marchant. Pour calculer la « marchabilité » de ton quartier, visite le site www.walkscore.com.

Dans les villes qui s’étalent, les gens doivent compter sur leur voiture, parce que l’installation d’un service de transport en commun efficace coûte cher. L’étalement urbain sépare souvent les zones commerciales des zones résidentielles et exige que les gens fassent de longs trajets pour avoir accès aux commerces et autres services. Même si le transport en commun est disponible, il représente un inconvénient par rapport à l’utilisation de la voiture. Cette augmentation de la circulation de véhicules accroît la pollution de l’air et la consommation d’énergie. L’expansion sans limites en périphérie ravage inutilement la végétation naturelle, nuit aux écosystèmes fragiles, et réduit la diversité des espèces. Étant donné que la construction résidentielle s’étend de plus en plus loin des noyaux urbains, les espaces naturels disparaissent en même temps que la faune qui y habitait. Certaines des meilleures terres agricoles perdent rapidement du terrain à cause de l’étalement urbain. La perte des terres agricoles de la périphérie de la ville fait que cette dernière est plus dépendante des ressources alimentaires qui doivent être transportées de plus loin, ce qui nécessite plus d’énergie. Comme tu peux l’imaginer, l’étalement urbain n’est pas viable. Qu’est-ce qui est fait pour y remédier? Des urbanistes novateurs et des décideurs sont en train de travailler pour un développement axé sur le transport en commun. Plusieurs villes sont en train de mettre en œuvre les limites de croissance urbaine qui déterminent l’étendue de l’expansion. Le but est de créer des villes plus vivables où il serait plus facile de choisir de marcher au lieu de conduire, et d’établir un équilibre entre les besoins des résidents et la santé de l’environnement.

Les sites d’enfouissement : où vont les emballages de Big Mac
Aug 18, 2011 Par: Victoria Veldhoen http://www.explorecuriocite.org/Content.aspx?ContentID=1790 T’es-tu jamais demandé ce qui arrive aux emballages de tes repas rapides une fois jetés dans la poubelle? Tu sais probablement déjà qu’ils terminent dans un site d’enfouissement, mais sais-tu comment fonctionnent ces lieux d’élimination des déchets? En pensant à un dépotoir, la plupart des gens imaginent un tas d’ordures malodorantes. En réalité, les sites d’enfouissement sont des structures bien organisées qui ont été conçues pour minimiser l’impact environnemental.

Fait bref : le Canadien moyen produit 2,7 kilogrammes d’ordures par jour (approximativement le poids d’un petit chien).

Avant qu’un site d’enfouissement soit aménagé, on explore l’espace proposé. Y a-t-il assez de terrain? Quelle est la composition du sol sous-jacent et du substratum rocheux? Quels sont les effets potentiels sur la faune et la flore locale? Le site a-t-il une valeur historique? Une fois qu’on a répondu à ces questions, une autorisation peut être obtenue du gouvernement et la construction du site d’enfouissement peut démarrer. Après qu’on a creusé un grand trou, on couvre le fond et les bords d’une couche d’argile, d’une matière synthétique flexible ou d’une combinaison des deux. C’est cette couche qui protège le sol extérieur du contact des déchets. Le site est aussi équipé d’un système qui collecte le méthane (un gaz à effet de serre) produit par les ordures. Quand les déchets sont amenés au site d’enfouissement, ils sont compressés dans des zones appelées casiers, qu’on couvre d’une couche de terre à la fin de chaque journée pour réduire la mauvaise odeur et pour tenir à l’écart les insectes et les rongeurs. Ce processus est reproduit jusqu’à ce que le casier soit plein.

Fait bref : 80 % des déchets industriels et municipaux au Canada sont déposés dans des sites d’enfouissement.

Malheureusement, il y a beaucoup de problèmes environnementaux associés à l’utilisation des sites d’enfouissement. Peut-être, le problème le plus évident est que nous finirons par ne plus avoir de place pour enfouir nos déchets. Un autre problème est que même les sites d’enfouissement les mieux conçus s’usent et ont des fuites de déchets dans les terrains environnants. Cependant, en attendant que des techniques d’élimination des déchets efficaces soient largement disponibles, la meilleure façon de limiter le volume de déchets envoyés inutilement aux sites d’enfouissement est de recycler et de réutiliser autant que possible. Des solutions consistant, par exemple, à apporter sa tasse de café réutilisable chez Starbucks au lieu d’utiliser des tasses en papier, ou le fait de déposer les fruits pourris dans un tas de compost au lieu d’une poubelle aident à réduire la quantité des déchets destinés aux sites d’enfouissement.

La conservation des sols
Jun 29, 2011 Par: Chris Langley http://www.explorecuriocite.org/Content.aspx?ContentID=1791 Si je te demandais de nommer des choses dont toute vie sur la planète ne peut se passer, tu pourrais probablement donner quelques bonnes réponses : la nourriture, l’eau, le soleil, la gravité. Toutes ces réponses sont bonnes, mais je te parie que tu n’aurais jamais pensé à dire la santé du sol. Que tu joues au soccer dans la boue, que tu marches sur un sentier dans les bois, ou que tu tondes le gazon, il est facile d’oublier que le sol est en réalité l’une des choses qui nous gardent en vie sur cette planète. • Fait bref : le sol est composé de matières inorganiques pulvérisées provenant des roches et de matières organiques décomposées et en décomposition comme les branches des arbres, les feuilles et les insectes morts. Les plantes poussent grâce aux nutriments et à l’eau provenant du sol, mais il se peut que tu ne sois pas conscient que le sol, à lui seul, possède un environnement incroyablement diversifié. Il est rempli de nutriments organiques et inorganiques qui ne sont pas seulement consommés par les plantes, mais aussi par des microorganismes comme les bactéries et les champignons. Tout comme les plantes, les microorganismes sont une source d’aliments pour les petites bêtes (par ex. les insectes) qui à leur tour sont dévorées par les grosses bêtes (par ex. les oiseaux) et par de grandes créatures (par ex. les humains). En fait, le sol constitue la base de chaque chaîne alimentaire sur terre, ainsi la santé et la conservation du sol sont d’une importance significative. • Fait bref : Franklin D. Roosevelt a dit : « La nation qui détruit son sol se détruit elle-même. Les forêts sont les poumons de notre terre, elles purifient l’air et donnent une force nouvelle à notre peuple. » Quand des ordures sont jetées par terre, il y a une fuite d’huile, ou quand un jardinier vaporise des pesticides sur les fleurs, le sol devient submergé de produits chimiques étrangers. Cela interrompt le fragile équilibre biologique du sol. Le sol ne peut simplement plus fournir aux plantes et aux microorganismes des nutriments. Il a besoin d’en retrouver pour maintenir l’équilibre. • Fait bref : l’érosion est une sérieuse menace pour le sol, et peut être provoquée par les vents ou l’eau. Elle fournit de grandes quantités de sol et de nutriments inutilisables en les envoyant dans les fonds des rivières et des océans. La conservation du sol est une combinaison de toutes les méthodes utilisées pour combattre la détérioration et l’épuisement du sol par les processus naturels et artificiels. Les pratiques de la conservation du sol sont habituellement utilisées dans la foresterie et l’agriculture. Certaines de ces pratiques sont : • la fertilisation utilisant du compost de fumier au lieu d’engrais chimique • la pratique aratoire antiérosive : qui laisse un tiers du sol couvert de matières organiques après la plantation, ce qui aide à maintenir le sol actuel en place • la rotation des cultures : on change les cultures qui poussent dans un champ d’une année à l’autre pour empêcher l’accumulation des insectes nuisibles, ce qui arrive souvent quand une seule espèce est continuellement plantée. • le pâturage en rotation : le bétail est déplacé dans un nouveau terrain de pâturage une fois qu’il a tout brouté dans le terrain où il se trouve. • les zones tampons de protection : de la végétation permanente, telle que des arbres ou de la luzerne, est plantée en bandes afin de réduire les fuites à partir des champs et d’éviter que les sédiments et les nutriments n’atteignent les lacs ou les cours d’eau Quand on se rend compte de l’importance profonde que la terre qui se trouve sous nos pieds a dans le maintien de la biodiversité et de la vie sur cette planète, on ne peut s’empêcher de la protéger. Références : http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/conservation-des-sols