OUVERTURE AUJOURD’HUI DU SOMMET EXTRAORDINAIRE DE L’UA

M. Lamamra réaffirme l’engagement « panafricain » de l’Algérie et de son Président
LIbÉRATIon dE M. ALI ZEIdAn PREMIER MInISTRE LIbyEn

l M. Sellal représente le Chef de l’État à Addis-Abeba l L'Algérien Smaïl Chergui, élu commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA l Gestion des crises en Afrique : le MAE plaide pour la mise en place de la capacité africaine de réponse immédiate PP.12-13

6-7 Dhou El Hidja 1434 - Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013 - N°14948 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

SELLAL : « NI ULTRALIBÉRALISME NI LIBÉRALISME DÉVOYÉ »
TITE R A P I R T 15
e

L'Algérie « profondément » soulagée
P.3

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

LUTTE CONTRE LE FINANCEMENT DU TERRORISME

DYNAMISATION DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Un nouveau décret exécutif renforce l’arsenal juridique
APN

Trois questions orales à deux membres du gouvernement

P.8

ÉTABLISSEMENTS HOSPITALIERS

P.7

l dépénalisation de l’acte de gestion : « Le Président de la République et les institutions du pays veilleront à la sécurisation des cadres » l Contrôle des importations : « on ne règle pas le superflu par l’interdit et la privation »

PP.4-5-6

Ph : Nacéra

l MM. benyounès et benbada annoncent des mesures d’accompagnement des PME l M. Abdelmadjid Sidi-Saïd, SG de l’UGTA : « Un pacte de confiance entre l’entreprise et les pouvoirs publics s’impose » l Le patronat pour un partenariat stratégique avec les pouvoirs publics l Le CnES pour un nouveau régime de croissance l Soutien aux entreprises : de nouvelles mesures pour la relance économique

l Traitements anticancéreux : 36 milliards de dinars pour 2014

M. Boudiaf : « Une feuille de route pour améliorer la situation »
M. CHIALI DANS LA WILAYA DE MÉDÉA :
P.10

« Pas de lancement de projets sans études techniques ficelées »
M. BEDOUI À AÏN DEFLA :

P.9

ÉLIMInAToIRES dU MondIAL-2014

BURKINA FASO - ALGÉRIE
De nos envoyés spéciaux : Mohamed Amine Azzouz, Makhlouf Aït-Ziane et Billal

AMBIANCE ALGÉRIENNE À « OUAGA »

Ph : Louiza

Rio au bout du pied

AUjoURd'hUI à 17h AU STAdE dU 4-AoûT dE oUAGAdoUGoU

« Un poste d’emploi pour chaque poste de formation »

P.10

MM. TAHMI ET MEBARKI INAUGURENT L’ANNÉE UNIVERSITAIRE DES INSTITUTS SPORTIFS

l 5 avions d’Air Algérie transportant les supporters des Verts, ce matin dans la capitale burkinabaise PP.30-31

Cap sur la qualité

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

P.9

2

Mét éo

EL MOUDJAHID

NUAGEUX

CE MATIN AU FORUM DE LA MÉMOIRE

Au Nord, temps passagèrement nuageux sur les régions est, avec localement quelques pluies éparses près des côtes. Toutefois, le soleil sera prédominant sur l'Ouest et le Centre, avec formations de foyers orageux isolés vers l'intérieur et les Hauts Plateaux en cours d'après-midi et de soirée. Les vents seront variables faibles à modérés (20/30 km/h). La mer sera belle à peu agitée. Sur les régions Sud, temps généralement partiellement voilé. Les vents seront de secteur Ouest à SudOuest (20/40 km/h), avec quelques soulèvements de sable locaux. Températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui : Alger (28°- 17°), Annaba (26°- 19°), Béchar (32° - 18°), Biskra (33° - 21°), Constantine (30°- 14°),Djanet (32°- 18°), Djelfa (29° - 14°), Ghardaïa (36° - 21°), Oran (27° - 18°), Sétif (28°- 13°), Tamanrasset (32°- 18°), Tlemcen (28° - 15°).

Le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, en coordination avec l’Association Machaâl Echahid, organise, ce matin à 10 heures, à l’occasion de la journée de l’Émigration, une conférence sur les moudjahidine de la Wilaya 7. La conférence sera animée par le moudjahid Mohamed Bensadok qui a exécuté le traître Ali Chekkal, vice-président de l’Assemblée algérienne alors qu’il se trouvait aux côtés du président de la République française d’alors, René Coty, au stade de Colombes.

Conférence de Mohamed Bensadok

Départ du 1er vol des supporters de l’équipe nationale

CE MATIN À 6H A L’AÉROPORT D’ALGER

Le Forum d’El Moudjahid recevra, demain à 10 heures, M. Abdelatif Baba Ahmed, ministre de l’Éducation nationale.

Le ministre de l’Éducation nationale invité du Forum d’El Moudjahid

DEMAIN À 10 HEURES

Le ministre des Transports, M. Amar Ghoul, effectuera, ce matin à 6h, une visite à l’aéroport d’Alger (terminal 3) où il présidera, avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, la cérémonie de départ du premier vol du programme d’Air Algérie de transport des supporters de l’équipe nationale de football à destination d’Ouagadougou.

Les journées des mardi 15 et mercredi 16 octobre sont chômées et payées pour l'ensemble des personnels des institutions et administrations publiques, y compris les personnels payés à l'heure ou à la journée, indique la direction générale de la Fonction publique. Toutefois, les personnels exerçant en travail posté sont tenus d'assurer la continuité du service.

Les journées du mardi 15 et mercredi 16 octobre chômées et payées

AÏD-EL-ADHA

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, M. Sid Ahmed Ferroukhi, effectuera demain une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tlemcen, en vue de s’enquérir de l’état d’avancement des projets relevant de son secteur et de l’exécution des axes de la feuille de route sectorielle STRAT-E-SAID dans cette wilaya.

Ferroukhi à Tlemcen

40 quintaux de kif traité saisis entre Tiaret et Laghouat
ANP
Plus de 40 quintaux de kif traité dissimulés dans un semi-remorque ont été saisis jeudi par une unité de l'Armée Nationale Populaire sur la route entre Tiaret et Laghouat, a indiqué hier le ministère de la Défense nationale dans un communiqué soulignant que cette quantité de drogue était "dissimulée dans une caisse minutieusement soudée à la structure d'un semi-remorque". L'opération fait suite à une patrouille de routine des éléments de l'ANP qui ont procédé au contrôle du véhicule, plus précisément dans la région de Hassiène Edhib, près d’ Aflou.

À l’occasion de la célébration de l’Aïd-el-Adha, la Caisse nationale des retraités informe les retraités que la date de paiement de l’échéance du mois d’octobre a été avancée comme suit : Les échéances habituellement payées les 20 et 22 du mois sont versées le 9 octobre. Les échéances habituellement payées les 24 et 26 du mois seront versées le 10 octobre.

Avancement du paiement des pensions de retraite

L’UGCAA organise, ce matin à 10h30, à son siège, 18, rue MohamedBouldoum – Belouizdad, une conférence de presse sur les services de transport pendant l’Aïd concernant les autobus et les taxis.

Conférence sur les services de transport pendant l’Aïd

CE MATIN À 10H30 À L’UGCAA

L’ouverture des travaux de la conférence régionale des cadres du FLN des wilayas du Sud aura lieu ce matin à 9h à la salle omnisports Rouissat d’Ouargla. Cette rencontre sera présidée par le secrétaire général du parti, M. Amar Saïdani.

Conférence régionale des cadres du FLN

CE MATIN À 9H À OUARGLA

Activités des partis

Le World Trade Center organise, ce matin à 12h30, à l’hôtel Hilton, un colloque relatif à l’arbitrage international.

Colloque sur l’arbitrage international

CE MATIN À 12H30 À L’HÔTEL HILTON

À l’occasion des festivités de l’Aïd-el-Adha 2013, la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) informe son aimable clientèle du maintien de tous les trains de grandes lignes habituels avec un renforcement en places offertes du 11 au 22 octobre, sauf pour le premier jour de l’Aïd où un programme spécial Aïd sera appliqué. Le programme de circulation des trains intervilles et banlieues est affiché au niveau des gares SNTF, ainsi que sur le site web : www.sntf.dz.

Programme spécial

SNTF

La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune, animera un rassemblement des cadres du parti ce matin à 10h à la maison de la Culture Ibn Rochd à Djelfa.

Rassemblement des cadres du PT

CE MATIN À 10H À DJELFA

AGENDA CULTUREL
CET APRÈS-MIDI À 14H30 À LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE D’EL-BIAR

CE MATIN À 10H AU SIÈGE DE L’AGEA
Le président de l’AGEA, M. Mouloud Khaloufi, anime, ce matin à 10h, au siège de l’association, une conférence de presse consacrée, notamment à la signature de la convention entre le ministère de l’Habitat et l’AGEA, et au partenariat AGE/CAC ASPROCON Espagnole.

Conférence de presse

Vente-dédicace de Mohamed Ghafir

Conférence sur les équilibres politiques au CRASC

DEMAIN À 14H À ORAN

Le président du parti TAJ, M. Omar Ghoul, présidera, ce matin à 10h, un meeting populaire à la salle Atlas de Bab El-Oued.

Meeting populaire de Taj

CE MATIN À 10H À BAB EL-OUED

La Librairie générale d’El-Biar abritera, cet aprèsmidi à partir de 14h30, une ventedédicace de Mohamed Ghafir, dit Moh Clichy, qui signera son ouvrage, Droit d’évocation et de souvenance sur le 17 octobre 1961 à Paris.

Le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle d’Oran abritera, demain à 14h, une conférence intitulée «Équilibres politiques et référence à l’islam dans les Constitutions arabes de l’après2001», animée par le directeur de recherche au CNRS, directeur du Centre Jacques-Berque (Rabat).

AUJOURD’HUI AU SIÈGE DU PARTI

Le président du Parti de la liberté et de la justice, M. Mohamed Saïd, réunira, aujourd’hui au siège du parti à Alger, les présidents des comités de wilaya du PLJ. Cette rencontre sera consacrée à l’étude de l’état d’avancement de l’opération de structuration en cours dans les wilayas.

PLJ : réunion des présidents des comités de wilaya

Vendredi 11- Samedi 12 Octobre 2013

Le Président Bouteflika félicite le Président Téodoro Obiang Nguéma Mbasogo L
e Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations au Président de la République de Guinée Equatoriale, Téodoro Obiang Nguéma Mbasogo, à l'occasion de la célébration de la fête nationale de son pays, dans lequel il lui a renouvelé sa disponibilité à œuvrer ensemble pour l'approfondissement des relations d'amitié et de coopération qui unissent les deux pays. "Il m'est agréable, au moment où la République de Guinée Equatoriale célèbre sa fête nationale, de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes chaleureuses félicitations accompagnées de mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vous-même, de progrès et de prospérité pour votre peuple frère", a écrit le Président Bouteflika dans son message. "Je tiens, en cette occasion, à vous réitérer mon entière disponibilité à œuvrer, de concert avec vous, à l'approfondissement des relations d'amitié et de coopération qui unissent nos deux pays, afin de les porter à la hauteur des aspirations de nos deux peu-

EL MOUDJAHID

FÊTE NATIONALE DE LA GUINÉE EQUATORIALE

Nation

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LIBÉRATION DE M. ALI ZEIDAN, PREMIER MINISTRE LIBYEN

FÊTE NATIONALE DU ROYAUME D'ESPAGNE

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations au 1er roi d'Espagne, Juan Carlos, à l'occasion de la célébration de la fête nationale de son pays, dans lequel il lui a exprimé sa satisfaction des avancées que connaissent les relations multiformes algéro-espagnoles. "Au moment où le royaume d'Espagne célèbre sa fête nationale, j'ai grand plaisir à vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes chaleureuses félicitations auxquelles je joins mes souhaits de

Le Président Bouteflika félicite le roi d'Espagne…

ples", a ajouté le Chef de l'Etat. "Je demeure convaincu que notre action commune et solidaire au sein de l'Union Africaine contribuera à la

consolidation de la paix et de la stabilité dans notre continent", a indiqué le Président de la République.

L'Algérie est "profondément" soulagée par la libération du Premier ministre libyen, Ali Zeidan, qui a été enlevé et détenu jeudi pendant quelques heures par une brigade d'ex-rebelles, et lui réaffirme son soutien aux efforts qu'il déploie pour assurer la sécurité et la stabilité de la Libye. "Nous sommes profondément soulagés par la libération du Premier ministre libyen, Ali Zeidan", a indiqué jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, dans une déclaration à l'APS. "En ces heures difficiles, nous l'assurons de notre pleine solidarité, et nous lui réaffirmons le soutien de l'Algérie aux efforts qu'il mène inlassablement à la tête du gouvernement libyen en vue du parachèvement du processus de transition politique et pour asseoir durablement la sécurité et la stabilité de ce pays frère", a-t-il ajouté. Auparavant, l'Algérie s'est déclarée, toujours par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, "préoccupée" par les derniers développements intervenus en Libye, à la suite de l'enlèvement d'Ali Zeidan, et a appelé à sa libération "immédiate". "L'Algérie réaffirme sa solidarité et son soutien au gouvernement de transition et au peuple libyens et appelle à la libération immédiate du Premier ministre libyen, Ali Zeidan, ainsi qu'au respect de sa dignité et de son intégrité physique", a indiqué M. Belani. "Nous exhortons toutes les parties prenantes libyennes à faire preuve de retenue pour préserver le processus de transition politique dans ce pays frère et voisin et à régler tous différends éventuels entre Parties libyennes dans le cadre des institutions du pays", at-il ajouté.

L'Algérie "profondément" soulagée

A L’OCCASION DE LA FÊTE DE L’AÏD EL ADHA

Le Chef de l’Etat, a également adressé un message de félicitations au président du gouvernement du royaume d'Espagne, Mariano Rajoy, à l'occasion de la fête nationale de son pays. "A l'occasion de votre fête nationale, j'ai le plaisir de vous exprimer, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes plus vives félicita-

… et le président du gouvernement Mariano Rajoy
tions ainsi que mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vousmême, de bien-être et de prospérité pour le peuple espagnol", a écrit le Président Bouteflika dans son message. "La tenue, à Alger, au début de cette année, de la Réunion annuelle de haut niveau a permis de donner une impulsion nouvelle à notre dialogue politique et à notre coopération

santé et de bonheur pour votre majesté, de bien-être et de prospérité pour le peuple espagnol", a écrit le Président Bouteflika dans son message. "Je voudrais vous dire ma satisfaction quant aux avancées importantes que les relations multiformes entre l'Algérie et l'Espagne connaissent sur la voie de l'établissement d'un partenariat rénové, fondé sur des intérêts mutuels et sur la complémentarité des économies de nos deux pays", a ajouté le Chef de l'Etat.

L'Algérie appelle à la mise en œuvre de la trêve en Syrie L'Algérie lance, à la veille de la célébration de l'Aïd-El-Adha, un appel

"pressant" à toutes les parties prenantes en Syrie pour la mise en œuvre de la trêve proposée conjointement par la ligue des Etats arabes et l'Organisation de coopération islamique (OCI), a indiqué, jeudi, le porte parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. "A la veille de la célébration de l'AïdEl-Adha, l'une des fêtes musulmanes les plus sacrées, l'Algérie lance un appel pressant à toutes les parties prenantes en Syrie pour les exhorter à mettre en œuvre, à l'occasion de cette fête, la trêve proposée conjointement par la ligue des Etats arabes et l'organisation de coopération islamique", a déclaré M. Belani à l'APS. "Puisant sa raison d'être dans les hautes valeurs de clémence et de solidarité de notre sainte religion, cette trêve permettra au peuple syrien frère d'observer cette journée bénie dans un climat de paix et de sécurité et contribuera à consolider l'élan international et les efforts en cours en vue de la convocation de la conférence dite de Genève 2 pour la recherche d'une solution politique visant à mettre fin au cycle de la violence et à prendre en charge les aspirations légitimes du peuple syrien", a ajouté M. Belani.

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a félicité chaleureusement le 1er roi d'Espagne, Juan Carlos, pour le succès de l'intervention chirurgicale qu'il a subie à Madrid, en lui souhaitant un bon et prompt rétablissement. "J'ai pris connaissance avec soulagement et satisfaction du succès de l'intervention chirurgicale que

Le Chef de l’Etat félicite le roi Juan Carlos pour le succès de l'intervention chirurgicale qu'il a subie

économique", a rappelé le Chef de l'Etat. Il a ajouté : "Je me félicite tout particulièrement des entretiens fructueux que nous avons eus à cette occasion et qui nous ont permis de fixer des objectifs ambitieux destinés à jalonner la mise en œuvre du partenariat rénové et d'avenir que nos deux pays s'attellent à concrétiser".

Une délégation parlementaire demain à Budva (Monténégro) Une délégation du Parlement algérien, présidée par le membre du Conseil
de la nation, Hachemi Djiar, participera aux réunions de la session d'automne de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) prévues à Budva en république du Monténégro du 13 au 15 octobre. Plusieurs thèmes seront débattus lors de ces réunions, dont "Faire face au terrorisme et aux menaces transnationales dans la région de l'OSCE et respecter les droits de l'homme" et "L’impact de la crise économique et financière sur la sécurité", indique jeudi un communiqué du Conseil de la nation. Cette session verra également la tenue d'un forum méditerranéen sous le thème "La Méditerranée : une union des civilisations" ainsi qu'un "Débat spécial sur la situation en Syrie", ajoute la même source. Le Parlement algérien participe régulièrement aux réunions de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE en tant que partenaire dans la coopération.

RÉUNIONS DE L'ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE L'OSCE

vous venez de subir à Madrid et je tiens à vous en féliciter chaleureusement", a écrit le Président Bouteflika dans un message de félicitations. "Je vous souhaite un bon et prompt rétablissement et un retour rapide au service de votre peuple et votre pays", a-t-il ajouté.

Une délégation politique et militaire à Hanoï
Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a chargé une délégation politique et militaire, présidée par le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, d'assister aux obsèques du général Giap, prévues aujourd’hui à Hanoï (Vietnam), a indiqué un communiqué de la Présidence de la République.

OBSÈQUES DU GÉNÉRAL GIAP

59e SESSION ANNUELLE DE L’ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE L'OTAN
Une délégation du Parlement présidée par Mohamed El Oued, président de la commission de défense nationale au Conseil de la nation, participera à la 59e session annuelle de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) prévue du 11 au 14 octobre à Dubrovnik en Croatie. L'ordre du jour comprend, selon un communiqué rendu public jeudi passé par le Conseil de la nation, "Les Derniers développements dans la région Mena", les "Stratégie et politiques de l'UE à l'égard de la région Mena", les perspectives et obstacles à la complémentarité à plus grande échelle en méditerranée ainsi que les répercussions de la crise en Syrie sur la région et la sécurité régionale. L'Algérie participe régulièrement aux travaux de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN en tant que partenaire méditerranéen.

Participation du Parlement algérien

M. Messahel reçoit des ambassadeurs et le représentant de l'Unicef en Algérie Le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, a reçu les parties ont "montré leur disponibilité à élargir leurs partenariat et
échanges dans le domaine de la communication", a-t-on ajouté de même source.

jeudi passé à Alger respectivement, les ambassadeurs d'Afrique du Sud, du Japon, de Tunisie et le représentant de l'Unicef en Algérie, indique jeudi le ministère dans un communiqué. Au cours des entretiens,

Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

4

L

es travaux de la 15e tripartite présidés par la Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, se sont déroulés, jeudi dernier, à la résidence El Mithaq, en présence de membres du gouvernement, de représentants d’organisations patronales, d’associations professionnelles, du SG de l’UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd, du président du Conseil national économique et social (CNES), M. Mohammed Seghir Babès, ainsi que d’économistes, d’experts et de responsables d’institutions concernées par les questions économiques. L’évènement, ouvert à la presse du début à la fin, a été soldé par une série de recommandations dont la mise en place de cinq groupes de travail devant plancher sur des thématiques en rapport avec les revendications et propositions soulevées par les partenaires de la tripartite consacrée, dans cette quinzième édition à la dynamisation du développement économique national dans ses segments, relance industrielle et amélioration du climat des affaires. Le premier groupe de travail, chapeauté par le département du développement industriel a été chargé d’élaborer le brouillon du pacte national de croissance économique et sociale, projet annoncé lors du sommet tripartite tenu le 22 novembre 2012, par M. Sellal qui avait évoqué alors, l’impératif d’un « vrai pacte de croissance » dès 2013, invitant l’ensemble des entreprises à s’inscrire dans cette démarche. Le second groupe devra proposer les modalités de contribution du Fonds national d’investissement (FNI) au financement de l’investissement national, public et privé  alors que le troisième groupe, présidé par le département du commerce, sera appelé, à l’issue de l’échéance impartie, à savoir trois mois, de livrer les modalités d’encouragement de la production nationale dont le crédit à la consommation pour les produits locaux. Le quatrième groupe aura dans son agenda la problématique de l’encadrement des actes de gestion, et le cinquième et dernier groupe devra proposer les modalités devant faciliter l’intervention des entreprises du BTPH dans la réalisation du programme national des équipements sous la présidence du ministère de l’habitat. La 15e tripartie tenue sous la haute autorité du Président de la République, a précisé M. Sellal, « revêt un intérêt particulier » car

l Mise en place de cinq groupes de travail devant remettre leurs conclusions dans un délai imparti de trois mois.
production par l’usine Renault et la mise en production prochainement des trois sites de Daimler/Benz, dès le premier trimestre de 2014, a annoncé M. Sellal. La vision de la politique voulue par l’Algérie et telle « que développée par le Président de la République et son gouvernement confirme que notre conception de l’ultralibéralisme est éloquente  ». «  Nous n’irons jamais à l’ultralibéralisme ni au libéralisme dévoyé », a rassuré le Premier ministre. Et d’ajouter : « Nous veillons au patriotisme économique et à ce qu’il bénéficie à tous les Algériens  », a-t-il dit pour rappeler que l’Etat continuera à maintenir les transferts sociaux qui relèvent d’un « choix politique du pays ». Et d’insister sur le maintien de la règle des 49/51 qui « protège notre économie et qui continuera de le faire ». A ce propos, le Premier ministre a rappelé que la reprise du complexe d’El Hadjar à travers Sider l’a sauvé d’une « disparition définitive ». Et d’annoncer un plan d’investissement important pour sa relance car « rien n’a été fait pour la modernisation de ce complexe », a-t-il déploré. Insistant sur le fait que « l’industrialisation du pays n’est pas une utopie », M. Sellal a affirmé que la « démarche du gouvernement s’inscrit dans le cadre d’une démocratie participative » qui milite pour une économie qui concilie entre « la nécessité de la performance et celle d’une politique sociale qui veille à atténuer les inégalités sociales ». Rassurant le patronat, il rassure que l’Etat ne gère plus l’économie « par des injonctions administratives mais par des règles économiques qui prévalent sur le marché ». Concernant le volet investissement, le Premier ministre a déclaré que, l’investissement tel que voulue par le Président de la République sera « le fait des banques et des entreprises ». Le pays qui dispose d’un potentiel investissement, le plus important dans le pourtour euro-méditerranéen, dispose également d’une économie saine et solide en dépit de sa dépendance aux hydrocarbures, a affirmé M. Sellal. « L’Algérie est créditeur net du marché financier mondial, elle est quasiment désendettée, le pays a réalise en 2012 un taux de croissance économique de 3,3% et une croissance hors hydrocarbures de 7,1%, une évolution notable des crédits à l’économie dont 52% sont allés au secteur

« Nous n’irons jamais à l’ultralibéralisme ni au libéralisme dévoyé » a déclaré le Premier ministre
DyNAMISATIoN DU DévELoPPEMENT éCoNoMIqUE NATIoNAL

15e TRIPARTITE

Nation

EL MOUDJAHID

voici le communiqué final sanctionnant les travaux de la 15e tripartite, tenue jeudi dernier à Alger sous la présidence du Premier ministre. Sous la Haute autorité de Son Excellence Monsieur le Président de la République, s’est tenue, le jeudi 10 octobre 2013, à Djenane El-Mithak, la 15e réunion tripartite, consacrée à la dynamisation du développement économique national. Présidée par monsieur le Premier Ministre, cette rencontre a regroupé des membres du gouvernement, la direction nationale de l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), les organisations et associations patronales, les dirigeants de grandes entreprises publiques, ainsi que des experts. Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a rappelé les instructions et les orientations du Président de la République lors du dernier Conseil des ministres sur la réussite de cette tripartite. Le Premier ministre a mis en exergue l’immense défi à relever dans un contexte international difficile et instable qui appelle à un consensus renforcé entre tous les partenaires autour de la bataille de la croissance, de la dynamisation du développement économique national et la relance industrielle, de la création de l’emploi par la construction d’une économie forte et diversifiée et indépendante des hydrocarbures. Aussi, a-t-il été rappelé, que si notre économique reste relativement vulnérable, elle est saine et solide, comme a été aussi évoquée la batterie de mesures prises par le gouvernement pour booster la croissance économique et l’emploi, tout en rassurant les partenaires économiques quant à la poursuite du financement de l’investissement productif durant les prochaines années. De son côté, le secrétaire général de l’UGTA a appelé à la mobilisation de l’ensemble des capacités productives nationales afin de parvenir à une relance industrielle rapide, une croissance plus forte dont les résultats se répercuteront sur l’emploi, ainsi que le pouvoir d’achat, tout en estimant que la réussite de cette démarche passera par la conclusion d’un pacte

Communiqué final des travaux de la 15e réunion tripartite

elle est intervenue « au moment où l’Algérie veut donner une impulsion déterminante à son économie » pour « la rendre plus performante, moins fragile et moins sensible aux chocs externes » pour dire, que la démarche qui exige la mobilisation de tous les acteurs économiques et sociaux, s’est tenue également dans un contexte de crise mondiale, « ce qui doit nous interpeller sur la fragilité et la vulnérabilité de notre économie ». Aussi, l’industrialisation de l’Algérie devra être « le moteur d’une croissance forte et saine qui permette de créer de la richesse, de la croissance et surtout des emplois durables », avec un objectif de 10% de participation dans le PIB du pays. En fait, l’industrie constitue l’un des secteurs les plus probants dans cette démarche d’autant plus qu’« aujourd’hui, l’Algérie ne crée pas suffisamment de richesses et d’emplois. C’est une réalité, les emplois sont créés par la dépense publique, chose qui ne peut pas continuer » étant une menace « sur les équilibres globaux du pays et sa stabilité » admet le Premier ministre. Par conséquent, « il faut impérativement construire une économie indépendante des hydrocarbures. C’est une mission complexe et difficile dont nous sommes tous investis, mais c’est à ce prix seul que nous pouvons effectivement sortir du cercle infernal  que sont les hydrocarbures  ». Il s’agira, expliquera M. Sellal, de « doter le

pays d’une industrie compétitive avec une plus large diversification de nos exportations et une baisse sensible de nos importations » dans le cadre d’une « politique de substitution à l’importation » sans pour autant en faire « un fondement de notre politique ». « En fait, il faudra aller vers une économie diversifiée pour répondre à la demande interne et qui s’inscrive dans le contexte international  », a affirmé le Premier ministre pour qui, l’expérience des années 1970 ne doit pas être rééditée ayant « excessivement focalisé sur le marché local, une économie autocentrée n’étant pas viable dans le contexte actuel ». La nouvelle politique industrielle préconisé devra également « rompre avec cette démarche de charger l’entreprise publique de l’essentiel des investissements, et éviter de maintenir les entreprises sous l’emprise tatillonne de l’administration ». Réussir la transition économique suppose aussi, un traitement égal des entreprises sans discernement entre public et privé, et une implication de l’ensemble des opérateurs économiques appelés à améliorer, quantitativement et qualitativement leur production. Axant sur l’industrialisation, le Premier ministre dira que la démarche exige la création de champions industriels dans des filières qui disposent d’atouts pour citer la pétrochimie et la sous-traitance mécanique, le pays étant doté d’industrie automobile avec l’entame de la

de confiance entre les différents partenaires. Les dirigeants des organisations patronales ont apporté leur soutien et appui à la démarche économique du gouvernement et ont manifesté leur disponibilité à relancer l’économie nationale tout en faisant part de certaines contraintes en matière d’accès au foncier et au crédit et les lourdeurs de certaines administrations. Les travaux ont été marqués par un débat transparent sur les perspectives de l’économie nationale, les participants, qui ont tenu à saluer cette initiative, ont renouvelé leur disponibilité à participer activement dans la démarche visant la dynamisation du développement économique national. Ils ont convenu de maintenir la concertation, la renforcer et l’élargir à d’autres acteurs économiques pour parvenir à un large consensus national autour des questions fondamentales du devenir économique durant les prochaines années. Tout en remerciant les participants pour leur franche et importante contribution pour la réussite de cette rencontre, Monsieur le Premier Ministre a fait part des nouvelles dispositions allant dans le sens de l’encouragement et du développement de l’entreprise nationale, qui est pour l’économie ce que la famille est pour la société, et cela par une bonne gouvernance économique de la transition qui est largement à la portée de l’Algérie afin de la doter d’une industrie moderne et compétitive, et annoncé la mise en place de cinq groupes de travail tripartites. 1- Le groupe chargé d’élaborer le pacte économique et social de croissance. 2- Le groupe chargé de proposer les modalités de contribution du Fonds National d’Investissement (FNI) au financement de l’investissement national public et privé. 3- Le groupe chargé de l’encouragement de la production nationale, dont le crédit à la consommation pour les produits locaux. 4- Le groupe de travail chargé de l’encadrement des actes de gestion. 5- Un groupe chargé de proposer les modalités facilitant l’intervention des entreprises nationales du BTPH dans la réalisation du programme national d’équipement.

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« L’UGTA est déterminée à contribuer activement à la réhabilitation et au développement industriel national ainsi qu’à la promotion et à la mise en valeur de la production nationale ». Aussi, il est « devenu  impératif que les partenaires socioéconomiques agissent pour mobiliser tous leurs efforts » dans le cadre de cette démarche qui relève « d’une ambition nationale ». En fait, il s’agit, de « dynamiser notre économie  » pour l’adapter «  aux exigences d’une économie compétitive et moderne » et l’inscrire dans « une dynamique d’autonomie ». L’objectif consiste également à permettre au pays « d’entrer de plain-pied dans le groupe des économies émergentes ». Pour le patron de la Centrale syndicale, « le moment est bien choisi pour faire confiance à l’entreprise, qu’elle soit publique ou privée », de même « qu’il faut établir, définitivement, un climat de confiance entre ceux qui sont chargés de créer la croissance et ceux qui sont chargés de veiller à la fluidité de l’application de la réglementation et à la rigueur dans la régulation ». L’approche de l’UGTA, a-t-il expliqué, vise à asseoir la confiance et bannir définitivement la méfiance entre l’entreprise et les pouvoirs publics  ». Dans sa lancée, le SG de l’UGTA a mis en avant la nécessité de « corriger certaines expériences et de faire en sorte qu’une nouvelle dimension nationale de l’industrie soit promue ». Il insistera, à ce propos, sur la reconnaissance des efforts des chefs d’entreprises en matière de contribution dans le développement de l’économie nationale. « Ils attendent qu’on leur fasse confiance, et demandent légitimement de la reconnaissance, de la visibilité sur l’avenir,

« Un pacte de confiance entre l’entreprise et les pouvoirs publics s’impose »

M. ABDELMADjID SIDI SAïD, SG DE L’UGTA :

privé en 2012, tendance qui s’est poursuivie en 2013 et qui sera maintenue en 2014 si nécessaire, il dispose d’infrastructures modernes, de ressources humaines, agricoles, énergétiques et hydrauliques considérables, d’un marché porteur dynamique, d’une expérience industrielle de nature à potentialiser ses investissements » en sus « d’une épargne publique considérable » qui représente entre 40 à 50% du PIB. Le rôle assigné à l’Etat dans cette phase nouvelle consiste en la régulation, l’arbitrage et l’accompagnement, dira le Premier ministre qui insistera sur le fait, que pour l’heure, c’est « la dépense publique qui tire la fonction économique ». En réplique à la demande du patronat et experts quant à la nécessité de consolider certaines mesures et de réviser d’autres, allusion faite au Credoc, il précisera que la loi de finances pour 2014 apporte d’autres avantages pour encourager davantage l’investissement, et que le gouvernement qui est « conscient des entraves et obstacles qui continuent de décourager les projets d’investissements » a pris la décision de redoubler d’efforts pour « combattre la bureaucratie, les passe-droits, simplifier les procédures », et assainir les lois qui compliquent la mise en route des projets. L’option pour le financement du secteur privé par le FNI est également envisagée par le gouvernement, a déclaré M. Sellal. La stratégie du gouvernement vise également à sécuriser les cadres et contribuer à consolider l’autonomie des entreprises publiques « et élargir leur champ de manœuvre  ». L’occasion a été saisie par le Premier ministre pour souligner le rôle des entreprises publiques qui ont pris en charge de lourds investissements durant la phase de développement du pays. Le secteur industriel public a réalisé durant les 8 premiers mois de l’année, une croissance de 10,8% de sa valeur ajoutée sachant, at-il affirmé que les objectifs tracés recommandent des actions en partenariat public/privé. Le Premier ministre qui s’est félicité de la qualité du dialogue avec les partenaires, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre la consultation et la concertation avec l’ensemble des acteurs, instruments garants d’une « bonne gouvernance économique ». Akila DEMMAD

et de la stabilité, mais également, de la protection dans leurs actes », a-t-il enchaîné. La vision de l’UGTA dicte également que «  les collectifs, eux aussi, doivent être écoutés et associés aux stratégies comme acteurs majeurs de l’entreprise » et bien évidemment, « être mieux sécurisés pour être compétitifs ». Il y a lieu, d’autre part, « de redonner à l’entreprise son initiative, son indépendance et son autorité dans son rôle d’acteur économique ». Le secrétaire général de l’UGTA qui s’est dit fier d’être « le syndicat de la République », a affirmé, que le défi sollicitera « l’enrichissement du pacte national actuel par un groupe de travail » dans le sens d’un nouveau « pacte national de croissance économique et sociale ». M. Abdelmadjid Sidi Saïd a proposé, à ce titre, la tenue d’une tripartite en décembre pour examiner les questions sociales inhérentes au monde du travail, notamment l’article 87 bis. Akila D.

EL MOUDJAHID

La part de l’industrie dans le PIB devrait avoisiner un taux de croissance minimal de 8 à 10% d’ici 2020
LE CNES POUr UN NOUvEaU régIME dE CrOISSaNCE

15e TRIPARTITE

Nation

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SOUtIEN aUx ENtrEPrISES

L

e président du CNES présent à la tripartite, a souligné la nécessité pour le pays d’accorder tout l’intérêt à l’industrialisation qui doit constituer « un objectif majeur », insiste M. Mohammed-Seghir Babès. Un objectif qui requiert une convergence de toutes « les composantes de la politique économique du pays ». « Il faut se donner des objectifs de moyen et long termes par le truchement de plans d’investissement et de croissance sectoriels », notamment pour le cas de l’industrie qui exige « la mise en contribution de facteurs d’appui », aux plans, logistique et technologique, pour aider au développement des filières à valeur ajoutée comme les mines, les matériaux de construction et ciments, l’agroalimen-

La transition vers un nouveau régime de croissance s’impose. Aller vers une économie moins dépendante des hydrocarbures, la manne pétrolière étant nécessaire pour soutenir les actions projetées, dans cette phase, consiste à restructurer le PIB pour le soustraire à la volatilité des cours internationaux.
taire, le médicament, la pétrochimie et la plasturgie, explique le président du CNES. La part de l’industrie dans le PIB devrait avoisiner un taux de croissance minimal de 8 à 10% d’ici 2020, at-il indiqué. L’analyse du CNES souligne l’élément de la diversification des exportations comme étant un objectif stratégique lié au précédent, car c’est justement l’industrie qui «  permet de produire et d’exporter une large gamme de produits  », dit M. Babès. Cela ne peut se faire sans une «  profonde réforme du système de régulation » dans le sens d’un encouragement des exportations, suggère le président du CNES. Il faudra retenir dans la vision du CNES, cet impératif que l’Etat devra « négocier au mieux, toutes les clauses de sauvegarde prévues par les accords déjà signés, de profiter, au mieux, des conditions préférentielles  » accordées aux pays en développement dans le cadre de l’OMC, et « d’encourager systématiquement, par des instruments ad hoc, autres que le tarif douanier, des substitutions intelligentes » aux propositions de limitation des importations comme d’opter pour l’encouragement des activités à forte valeur ajoutée, le soutien à la recherche développement, et la bonification des taux d’intérêt. Le CNES dont la contribution porte sur une série de proposition de réformes, financières, administratives et organisationnelles, plaide dans sa démarche pour un pacte de croissance qui œuvrerait pour la promotion de la production nationale

Le patronat algérien représenté dans les deux coordinations créés à la veille de la tripartite veut désormais s’imposer en une véritable force de propositions. Ils étaient unanimes, jeudi, à exprimer leur volonté de contribuer au processus de développement du pays sur la base d’un partenariat stratégique avec les pouvoirs publics. Les différentes interventions ont versé, en majorité, dans la même direction, pour solliciter une plus grande implication du gouvernement dans l’accompagnement et la consolidation de l’entreprise algérienne pour qu’elle puisse être compétitive et apte à assumer son rôle dans la démarche économique du pays. M. Habib Yousfi, président de la CgEa qui s’exprimait au nom de la coordination du patronat algérien (CIPa, CaP, CgEa, CNPa, FCE, SEvE, UNI) a plaidé pour des « solutions structurelles pour la relance de l’économie ». affirmant que la « CPa traduisait une réflexion consensuelle du patronat  », il souligne la nécessité de « lever les entraves sur l’entreprise qui est source de richesses ». M. Yousfi a affirmé, d’autre part, que les mesures prises pour améliorer le climat des affaires et la relance de l’industrie » restent insuffisantes si elles ne sont pas accompagnées de changement au niveau de l’administration et si elles ne sont pas adossées à un cadre organisé où chaque acteur assume son rôle ». « Conscients de la nécessité de participer significativement au développement du pays » le patronat souligne le rôle de l’entreprise à ce niveau et réaffirme « le principe de la liberté d’entreprendre qui a besoin d’être clarifiée » et « l’exigence de la protection de la production natio-

Un partenariat stratégique avec les pouvoirs publics
nale ». M. réda Hamiani a dit d’emblée l’impératif de «  démystifier la statistique économique  » en ce qui concerne l’affectation des crédits économiques notamment. Le patron du FCE qui abordera la problématique des importations devant atteindre le pic des 56 milliards de dollars fin 2013, a tenu à souligner l’importance quant à préserver le chapitre des équipement et inputs au risque « d’hypothéquer notre développement ». « Si on veut limiter les importations, utilisons des instruments modernes plutôt que l’autorisation d’importer », a-t-il suggéré. M. Hamiani qui confirme, dans sa lancée, que « la régulation administrative ne donne pas de résultats », a plaidé, par contre, pour « l’amélioration du schéma de fonctionnement économique en impliquant tous les partenaires ». Le patronat, a-t-il dit, c’est 80% de la valeur ajoutée nationale et 70% des cotisations ». « Nous n’avons jamais eu connaissance des grands chapitres des lois de finances » alors que les « codes du commerce, du travail, des douanes, de l’investissement se font en marge du patronat » a-t-il déploré. M. Hamiani qui parlera de « gap entre l’intention et l’exécution » estime que « la croissance soutenue est le fait de champions et non de PME » et qu’il faudra aller dans ce sens pour dépasser les 680.000 PME existantes et atteindre l’objectif d’un million de PME programmé. Le porte-parole de la coordination nationale du patronat du BtPH a, pour sa part, relevé une « contradiction dans les textes » notamment la loi de 2011 relative à la promotion immobilière qui, du fait qu’elle ne soit pas adaptée à la concession du foncier, « a bloqué le

LE PatrONat vEUt S’IMPLIqUEr daNS LE PLaN dE rELaNCE

« basée sur un nationalisme économique assumé, et une stratégie de promotion de l’expertise nationale ». D. Akila

Plusieurs mesures sont déjà engagées et d’autres en cours de l’être pour faciliter et accompagner l’acte d’investir en algérie, ont affirmé jeudi les ministres du développement industriel et de la Promotion de l’investissement, et du Commerce, MM. amara Benyounès et Mustapha Benbada. En réponse aux préoccupations des représentants du patronat lors de la réunion tripartite, M. Benyounès a indiqué qu’une série de mesures liées à l’amélioration du climat des affaires fait l’objet d’études au niveau de son département. Il s’agit, notamment du changement des statuts de l’agence nationale pour le développement de l’investissement (aNdI) et de l’accès au foncier industriel. Concernant le premier point, le ministre a précisé que des discussions sont en cours pour le changement des statuts de l’aNdI et du renforcement de ses moyens afin d’améliorer son intervention. Il a, au passage, fait savoir que 63% des 8.890 projets d’investisse-

MM. Benyounès et Benbada annoncent des mesures d’accompagnement des PME
ment accompagnés par cet établissement, sont des investissements industriels. Evoquant les investissements directs étrangers, le ministre a indiqué que 38 projets sont enregistrés au niveau du CPE (Conseil des participations de l’Etat), ce qui a permis de créer 17.000 emplois. M. Benyounès a réfuté l’idée selon laquelle les IdE n’ont pas réussi en algérie. Il a ajouté dans ce sens que cinq nouveaux contrats de partenariat viennent d’être conclus récemment dont le projet d’usine automobile renault à Oran, les trois projets dans l’industrie mécanique en partenariat avec des opérateurs allemands et émiratis, l’augmentation à 51% de la participation de l’Etat dans le capital du complexe sidérurgique d’El Hadjar, et le partenariat algéro-français dans la filière électrique. a propos de l’accès au foncier industriel, le ministre a rappelé les mesures prises pour répondre à la demande des industriels, notamment la création de nouvelles zones indus-

FaCILItatION dE L’aCtE d’INvEStIr

secteur sachant que seuls 10.000 logements tous types confondus (sauf aadL) ont pu être réalisés depuis sa promulgation ». M. abdelmadjid dennouni, également président de la CgP-BtPH a évoqué les contraintes financières et fiscales qui ont conduit à la disparition de près de 10.000 entreprises du secteur, en sus des difficultés de recrutement au niveau de l’aNEM ce qui constitue un véritable obstacle pour les chefs d’entreprises. Le représentant de la coordination qui a soumis une quarantaine de propositions au gouvernement, a toutefois salué la disponibilité du ministre de l’Habitat qui a permis de régler 70% des revendications liées au volet financiers, en particulier. Convaincu que « le dialogue, la confiance, et le partenariat, Etat-entrepreneur contribueront à l’assainissement de l’environnement de l’entreprise  », M. dennouni propose, au titre du foncier, d’établir des prix plafonds et des cahiers des charges pour éviter les monopoles et réserver des quotas des programmes pour les opérateurs nationaux. Il s’agit de développer la promotion foncière à l’intérieur du pays et dans les régions des hauts plateaux. On retient des propositions, un rééchelonnement des dettes fiscales, parafiscales et bancaires, la suppression des pénalités de retard, l’effacement des agios pour les entreprises qui réalisent le logement social, et la refonte de la fiscalité à ce niveau, la refonte du code des marchés au profit des opérateurs nationaux, la formation selon les besoins, et l’allègement du droit du travail et le dispositif de l’aNEM. D. Akila

Le ministre délégué auprès du ministre des Finances chargé du Budget, Mohamed djellab, a affirmé jeudi à alger qu’un train de mesures d’ordre législatif, organisationnel et fiscal, destiné au soutien à l’entreprise pour une meilleure dynamisation du développement économique national, connaîtra prochainement des « avancées importantes ». Selon ce responsable, ces avancées toucheront, notamment l’élargissement des entreprises cotées en Bourse par l’introduction prochaine de grandes entreprises à l’instar du CPa, Mobilis, la Caar et Cosider. Cette introduction en Bourse « aura un impact très important en matière de développement du marché financier par le poids de ces sociétés et par la dynamique qu’elles impulseront au marché financier et permettra d’offrir de nouveaux produits d’épargne et d’investissement aux clients », a-t-il souligné lors de la tripartite qui a regroupé le gouvernement, le patronat et le syndicat. Le ministre a annoncé également la modernisation des systèmes fiscal et budgétaire afin « d’améliorer l’efficience de l’économie nationale », et « l’assouplissement dans un espace sécurisé et conforme aux intérêts de l’économie nationale de l’utilisation du Credoc dans le commerce extérieur ». Les nouvelles mesures portent, en outre, sur l’intervention des autres banques publiques dans l’accompagnement des activités connexes à l’activité agricole et la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales et législatives destinées à la protection de la production nationale pour « une meilleure régulation du marché ». M. djellab a indiqué également qu’une évolution du rôle du Fonds national d’investissement (FNI) dans l’accompagnement des investissements issus du partenariat public-privé est en cours d’étude. Le ministre chargé du Budget a annoncé, par ailleurs, « un développement plus fort du maillage du réseau bancaire » en terme de couverture du territoire national et ce, a-t-il précisé, « par des dispositions légales ». L’algérie se positionne à la première place dans le pourtour méditerranéen en matière de pression fiscale dont le taux est de 20% alors qu’il est de 23% au Maroc, 22 % en tunisie et de 24 à 44% dans le reste des pays de la région, s’est-il encore félicité.

De nouvelles mesures pour la relance économique

La rencontre tripartite (gouvernementUgta-patronat), qui est dans la tradition une concertation, une négociation et un partenariat pour que chaque partie trouve, dans la mise en commun du potentiel de tous, des éléments de développement, de croissance et d’équilibre, a apporté, encore une fois, la preuve de son opportunité en algérie. Un "dialogue franc, sans exclusion et très important pour l’algérie en tant qu’Etat et société" selon la formule du Premier ministre à la clôture de la tripartite. Une dette publique quasi nulle, une croissance du PIB hors hydrocarbures de 7,1%, une épargne publique de presque de moitié du PIB (Produit intérieur brut), une première estimation plus qu’encourageante des investissements dans les entreprises publiques qui ont permis d’enregistrer une croissance de 10,8% de leur valeur ajoutée durant les huit premiers mois

de 2013 par rapport à l’exercice 2012… pour ne citer que ces indicateurs ; prouvent d’un réel décollage de l’économie surtout sur sa façade industrielle. Cette dynamique est, certes, le fruit de différentes mesures prises par l’exécutif pour alléger ici, booster là des efforts dans le domaine des finances, de l’investissement et du travail. Cependant, il est évident que cette vitalité demande l’adhésion et l’implication d’un élément déterminant sans lequel tout effort, toute stratégie resteraient lettre morte : la compétence humaine. Le Premier ministre parle d’un « acte de confiance mutuelle », une sorte de pacte entre les cadres et les institutions dans lesquelles ils évoluent. Une sécurité pour leur permettre de donner la pleine mesure de leur aptitude à transformer, manager et offrir les meilleurs options de développement et de croissance à l’entité économique qu’ils ont en charge de

Une question d’équilibre social

PErFOrMaNCE Et rEdIStrIBUtION

trielles selon les standards internationaux et le renforcement des missions de l’agence nationale d’intermédiation et de régulation du foncier (aNIrEF) pour améliorer la gestion des ces espaces. de son côté, M. Benbada s’est penché sur le chantier de modernisation du Centre national du registre du commerce (CNrC) à travers, entre autres, la numérisation des dossiers et la facilitation aux institutions d’accéder aux comptes sociaux des opérateurs économiques inscrits au niveau du centre. Concernant la numérisation entamée cette année, le ministre du Commerce a indiqué que 800.000 dossiers ont été informatisés, soit plus de 50% du nombre total d’opérateurs inscrits. M. Benbada a, par ailleurs, invité les représentants du patronat public et privé à réintégrer la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CaCI) ainsi que ses antennes régionales dans le cadre de leur réorganisation.

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diriger. Les hydrocarbures permettent, sans nul doute, aux moteur du développement de fonctionner, de ne pas être en panne, mais ce moteur n’est qu’un rouage d’une locomotive qui doit, nécessairement, observer des haltes dans différentes gares : entreprises économiques, institutions sociales acquis et autres bienfaits qui apportent confort, sécurité aux populations où qu’elles se trouvent. C’est, en fait, dans cette dualité que gît le rôle subtil de l’Etat. Ni désengagement outrancier ou effacement total face aux règles d’airain du calcul économique, ni interventionnisme asphyxiant dans le rapport du capital au travail. ’’Le rôle de l’Etat est d’être le garant de l’économie nationale et c’est dans ce sens que nous agirons désormais. Nous ne gérons plus l’économie par des injonctions administratives, mais ce seront les règles économiques qui prévaudront au niveau du marché" Un nouveau type d’Etat

se profile à travers cette politique du développement économique et social. Il n’est plus démiurge au point de ne laisser aucune initiative aux autres forces de la société. Il n’est pas non plus effacé, inexistant ne laissant, face aux travailleurs et à la société en général, que des financiers dont le seul souci est d’aligner des chiffres et des montants. L’impératif est de produire de la valeur et de la richesse pour éviter l’enfer de l’endettement, des fermetures d’usine, mais l’objectif ne s’arrête pas au tas de richesse accumulé, mais à la façon de redistribuer les bienfaits du développement. C’est dans ce pacte social-économique que l’équilibre entre la production et la consommation permet de se projeter dans l’avenir pour définir les programmes et les priorités capables d’assurer une protection devant les crises permanentes qui frappent les économies mondiales. M. Koursi

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ans un document remis à la tripartite, le Fce a souligné la nécessité de reconstruire le dispositif de développement de l’investissement pour l’unifier, le simplifier, le stabiliser et éliminer les contradictions qu’il renferme. l’organisation patronale a plaidé pour une stratégie visant à «assurer une plus grande visibilité de la politique industrielle» et une clarification du rôle de l’etat par la définition des secteurs prioritaires dans lesquels celui-ci veut maintenir l’investissement public et l’identification des secteurs porteurs au développement desquels il souhaite apporter son aide. assurer «effectivement» la liberté de l’acte d’investir, constitue pour le Fce une «priorité» qui ne doit être soumis à aucune autorisation ou agrément. «les avantages accordés à l’investissement doivent être octroyés directement par la loi», a préconisé le Fce. le Forum a appelé les pouvoirs publics à assurer «effectivement» la non-discrimination des entreprises nationales selon qu’elles soient de statut privé ou public. concernant la problématique du foncier industriel, le Fce a suggéré d’engager rapidement la réalisation des zones indus-

Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) a présenté, jeudi à Alger, ses propositions pour la relance du développement économique national à long terme en vue d’assurer la stabilité et la diversification de l’économie nationale, et asseoir durablement sa croissance.

Le FCE présente ses propositions
15e TRIPARTITE Relance du développement et de la cRoissance
dépénalisation de l’acte de gestion

Nation

EL MOUDJAHID

economistes et acteurs de la société civile, qui ont participé jeudi à la réunion de la tripartite, ont salué ses résultats et appelé au renforcement des liens entre l’université et l’entreprise, ainsi que la création d’emplois. m. mustapha mekidèche, vice-président du conseil national économique et social (cnes), expert et consultant, estime qu’«un consensus s’est dégagé» sur les mesures à prendre pour relancer l’industrie nationale et améliorer l’environnement de l’entreprise. «il y a un socle inédit qui, à mon avis, se base maintenant sur un certain nombre d’analyses convergentes sur le plan de l’investissement industriel, de la promotion de l’entreprise algérienne, ce qui est une bonne chose», a-t-il déclaré à l’aps en marge des travaux de la tripartite. a l’issue des travaux de cette rencontre, le premier ministre abdelmalek sellal a annoncé la mise en place de cinq groupes de travail qui auront la charge d’identifier les dispositions susceptibles d’encourager le développement de l’entreprise nationale. m. mekidèche a estimé qu’il fallait, en priorité, soutenir l’investissement et l’emploi des jeunes à travers une industrie performante, affirmant que la relance de la base industrielle de l’algérie, qui était l’un des objectif de la 15 réunion tripartite, «est réalisable» vu les projets de partenariat concrétisés par le secteur. il a précisé qu’il s’agit des différents plans de développement et des joint-ventures mises en place par des entreprises nationales et étrangères notamment dans les secteurs de la mécanique, la manufacture, la chimie, la sidérurgie et la câblerie.

Appel au renforcement des liens entre l’université et l’entreprise

des expeRts saluent les Résultats de la tRipaRtite

trielles dont la création a été décidée en 2011 et, dans l’intervalle, prendre les mesures urgentes permettant d’accroître l’offre et mettre en place un système opérationnel de gestion des zones industrielles. le Forum a réitéré sa demande pour le rétablissement du crédit à la consommation pour l’acquisition des biens et des services produits localement. en matière de réforme du système bancaire et financier, le

Fce a préconisé d’assurer une implication plus grande du secteur privé national dans l’activité bancaire. l’organisation patronale a mis l’accent également sur la nécessité de réformer en profondeur le droit économique algérien et de lever la mesure légale interdisant l’importation des équipements et matériels d’occasion.

de l’acte de gestion qui suppose une sécurisation des cadres dirigeants et qui constitue l’une des préoccupations du gouvernement ne peut être dissociée du droit de regard de l’etat sur la dépense publique. «nous veillerons à cela mais nous attendons d’eux, dans un acte de confiance mutuelle, une plus grande implication» dans la prise de décisions. aussi, «l’argent public doit être contrôlé. le président de la république et les institutions du pays veilleront à la sécurisation des cadres, mais nous n’acceptons pas, au gouvernement, qu’au sein de certains comités de crédits, chacun cherche une couverture». «nous serons ensemble pour combattre l’injustice et l’impunité» ajoutera le premier ministre, pour mieux cerner la position de son gouvernement. m. sellal qui parlera de «faux problème», annoncera, pour la circonstance la mise en place d’une commission qui engagera une réflexion à ce sujet, et «étudier la question» car «la problématique doit être approchée en profondeur».

« Le Président de la République et les institutions du pays veilleront à la sécurisation des cadres » le premier ministre a été direct en affirmant que la dépénalisation

liards de dollars à fin 2013 ne «peut être résolu par le négativisme et la privation, mais par l’économie» a affirmé m. abdelmalek sellal. le premier ministre qui a imputé la hausse des importations de l’algérie  à la relance de son économie et, par conséquent, à l’évolution de ses besoins en inputs et autres équipements nécessaires au fonctionnement de son outil de production, a expliqué que la démarche consiste à ne pas importer le bas de gamme, encore moins des produits qui concurrencent la production locale. et d’ajouter «qu’il est impensable de na pas contrôler l’argent du pays». le premier ministre qui a souligné la nécessité de «veiller à l’intérêt national» a déclaré que le dispositif du credoc ou le crédit documentaire institué par la lFc de 2009 sera allégé et qu’il n’est pas question de permettre des triches à travers ce mode de paiement» qui suscite des réserves de part et d’autres.

« On ne règle pas le superflu par l’interdit et la privation » le problème des importations qui frôleront les 56, voire 60 mil-

contRôle des impoRtations

de son côté, l’économiste abdelhak lamiri a plaidé pour le renforcement des passerelles entre l’université et le monde de l’entreprise à travers la création d’incubateurs et des pépinières d’entreprises. il a également proposé l’ouverture du monde de l’enseignement supérieur au secteur industriel et l’entrepreneuriat privé, à l’image de plusieurs pays émergents tels que la malaisie, le Brésil et la corée du sud. le professeur chemseddine chitour a de son côté appelé à mettre l’école «au cœur de la problématique du développement économique et social» du pays. il a également préconisé une stratégie multidimentionnelle pour planifier le développement sur le long et le très long terme, en incluant les énergie renouvelables, l’agriculture et les ressources en eau entre autres. m. chitour a, au passage, salué l’approche des pouvoirs publics en matière d’exploitation du

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gaz de schiste précisant que l’algérie doit améliorer sa maîtrise des technologies très avancées liées à cette industrie, tout en préservant l’environnement, les écosystèmes et la richesse hydrique. de son côté, abdelkrim Boudraa, représentant du collectif nabni, a affirmé que l’algérie devra diversifier son économie sur la base d’un nouveau modèle de croissance, qui soit indépendant des revenues des hydrocarbures, parallèlement à l’institution de la concertation et la transparence comme socles de l’efficacité de l’action de l’etat. le représentant du collectif s’est félicité, par ailleurs, des résultats de cette réunion qui a été sanctionnée par la mise en place des cinq groupes de travail. «c’est bien qu’il y ait des groupes de travail qui poursuivent l’effort de réflexion et de proposition dans un délai de trois mois. nous considérons que c’est positif», a estimé m. Boudraa.

s’il est admis que l’algérie dispose d’une assise et d’un fort potentiel lui permettant d’entamer son industrialisation, il n’en demeure pas moins, que le défi qui s’impose au pays, dans cette phase de transition consiste à aller vers une modernisation accrue de ses moyens et outils de production. le premier ministre qui insistera sur ce défi majeur a ouvertement déclaré « qu’il est aujourd’hui illusoire, pour un pays comme l’algérie, de fonder sa compétitivité sur le coût de la main d’œuvre ou sur un bas de l’énergie», autrement dit, exporter des hydrocarbures masqués dans des produits à faible teneur technologiques et à faible valeur ajoutée. «il faut être conscient de cette réalité et se préparer à un combat sur le front des technologies» d’autant plus que le taux d’intégration technologique au sein de notre industrie représente à peine 8 %, un taux qui atteint 20% ailleurs, a déploré m. abdelmalek sellal. l’autre faiblesse réside dans le fait que les entreprises, les pme notamment sont connectées à internet à hauteur de 10 % seulement au moment où on entame la 3g. «c’est dramatique», dira le premier ministre.

Sellal : « Il est illusoire de baser notre compétitivité sur des produits à faible teneur technologique »

a peine 8 % d’intégRation technologique

tripartite, qu’un projet de statut pour l’agence nationale de développement des investissements (andi) était en cours de maturation. l’entreprise qui répond aux attentes des opérateurs économiques pour lesquels certaines lois sur l’investissement devraient être revues, assouplies et adaptées au contexte économique, devraient également permettre, a souligné m. sellal, aux cadres de l’andi d’accomplir leurs missions dans de bonnes conditions. D. Akila

Un projet de statut pour l’ANDI le premier ministre a annoncé, jeudi, dans le cadre de la réunion

investissement

EL MOUDJAHID

L’Assemblée populaire nationale (APN) a repris, jeudi, ses travaux en séance plénière, présidés par Mohamed Larbi Ould Khelifa, consacrés aux réponses à trois questions orales adressées à des membres du gouvernement. Il s’agit d’une question soumise au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à propos des mesures en faveur du développement du Sud, et deux questions posées au ministre de l’Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed.
Le gouvernement a pris des mesures depuis des années en faveur du développement du Sud Le ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, a affirmé que le développement des wilayas du Sud algérien a toujours été au centre des préoccupations des autorités publiques précisant que l’Etat accorde 1% de la fiscalité pétrolière pour les wilayas concernées en plus des programmes complémentaires dont elles ont bénéficié, ajoutant que 60% de la part des subventions vont au Sud par rapport à ce qui est accordé aux wilayas du Nord. A une question orale posée par le député Mohamed Lahbib Koreichi, datant du mois de mai dernier au sujet de la politique du gouvernement concernant les mesures d’urgence en faveur du développement des régions du Sud, dans les domaines du logement, de l’agriculture, de l’emploi, de la santé et les travaux publics, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé, dans sa réponse lue par le ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, que l’Etat algérien n’a pas attendu 2010 ou 2013 dans sa politique de développement du Sud, une partie intégrante du territoire national soutenant que des retards et des lacunes existent comme partout dans le pays, et personne ne peut surenchérir à ce sujet. pourvus de réfectoires en raison de leur implantation proche des lieux de résidence des élèves. Alger-Ouest compte 36 lycées dont plusieurs fonctionnant en demi pension sont en voie d’équipement à Souidania, Chéraga, Baba Ahcène, Saoula, Gué-deConstantine, Hammamet et Ain-Naâdja. D’autres cantines scolaires sont en voie de réalisation au niveau des communes d’Aïn Benian, Ouled Fayet et Kheraissia. M. Baba Ahmed a enfin indiqué que le coût de toutes ces mesures sociales a atteint, en 2013, près de 48 milliards de DA pour un montant initialement fixé à 43,5 milliards DA, en 2012, affirmant que ce montant confirme l’importance des mesures sociales et solidaires adoptées par l’Etat annuellement dans l’amélioration des prestations du secteur de l’Education nationale.

Trois questions orales à deux membres du gouvernement
REPRISE DES SEANCES PLENIERES A L’APN

Nation

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Ph. Louiza

Concernant l’habitat, le représentant du Premier ministre a annoncé l’approbation par le gouvernement d’un décret portant sur les caractéristiques techniques de construction de logements dans les régions du sud du pays conformément aux spécificités architecturales propres à la région. Il a, à ce titre, rappelé les dispositions prises par le gouvernement en matière d’augmentation de l’aide de l’Etat au profit de l’habitat rural à hauteur de 700.000 DA à un million de dinars pour les wilayas du Sud précisant que ces mesures visent à développer le foncier public dans ces régions par la mise à disponibilité des intéressés de lots de 150 à 205 m2 à des prix très raisonnables. Au sujet de l’obtention du logement rural, le gouvernement a initié l’allégement des mesures d’aides et donné des instructions aux autorités locales pour accélérer l’établissement des listes de demandeurs de l’aide de l’Etat avec des procédures de vérification au niveau du fichier national. Revenant aux mesures d’urgence, le premier ministre a soutenu que le gouvernement a pris une série de mesures pour le développement du Sud expliquant qu’au plan de l’agriculture, le gouvernement a mis en exécution un programme complémentaire pour la période allant de 2012 à 2014 doté d’une enveloppe de 78,9 milliards DA et dont 10 milliards de DA ont déjà été dégagés au profit des walis. Il a précisé que le programme comprend l’aménagement et la préservation des terres sahariennes, le développement des activités d’élevage, la préservation de l’agriculture oasienne et l’augmentation des capacités de production agricole parallèlement à la consolidation de l’encadrement technique et administratif.

Habitat : des aides publiques et des prix très raisonnables

trictions sur la superficie a encore ajouté le Premier ministre expliquant que les wilayas du grand Sud bénéficient de subventions allant jusqu’à 60% contre 50% pour les wilayas du Nord. Dans ce cadre, une enveloppe de 3,512 milliards de DA a été consacrée à 10 wilaya du Sud dans le domaine de l’électricité pour l’année 2012, en plus du programme complémentaire tracé pour les wilayas de Tamanrasset, de Biskra, d’El Oued et de Laghouat pour la réalisation d’une ligne électrique sur 550 km, d’un montant de 1,775 milliard de DA. Le programme de développement agricole du Sud a permis à 348 exploitants agricoles privés de bénéficier de terres agricoles dans six wilayas, qui sont Ouargla, Tamanrasset, Ghardaïa, Adrar, Laghouat et Illizi pour une superficie globale de plus de 40 ha en plus des mesures incitatives qui sont prévues dans le projet de la loi de finances 2014 à propos de la promotion de l’emploi dans les wilayas du Sud en complément des mesures déjà prises par l’Etat tout au long de l’année. Ces mesures concernent la prorogation à 10 ans, de la période d’exemption d’impôts sur le revenu global imposée aux bénéfices des sociétés et de la taxe sur les activités professionnelles au profit des microentreprises ayant bénéficié de l’aide du Fonds spécial de développement des régions du Sud et créées dans le cadre des dispositifs de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et du Fonds national d’assurance chômage.

Au plan de la santé, les mesures en faveur du développement du Sud englobe également, la consolidation des infrastructures médicales existantes et la réalisation d’un nouveau CHU à Ouargla parallèlement à l’ouverture de deux facultés de médecine, l’une à Béchar et l’autre à Ouargla. Au niveau des travaux publics, le Sud a bénéficié d’un ensemble de réalisations accomplies ainsi que des projets en cours citant les travaux de réalisation de la route reliant Ouargla à Touggourt et ceux relatifs à la réalisation de la route nationale reliant Ouargla à Ghardaïa.

D’autre part, le développement agricole a bénéficié de subventions pour l’acquisition des équipements hydrauliques, ainsi que des dispositions prises récemment concernant l’octroi des aides publiques sans res-

Développement agricole et travaux publics : une enveloppe de 3, 512 milliards de DA pour 10 wilayas du Sud

A titre indicatif, il faut rappeler que la prorogation à 10 ans de l’exemption du paiement de la taxe sur le foncier pour les fonciers exploités intervient dans le cadre des activités menées au niveau des wilayas bénéficiaires de l’aide du Fonds spécial de développement des régions du Sud. Et les résultats en chiffres démontrent que durant les cinq premiers mois de l’année 2013, la création et le financement de 2.761 micros entreprises entrant dans le cadre de l’ANSEJ et du Fonds d’assurance chômage. Il y a lieu de citer également, la révision à la baisse du taux d’intérêt des crédits d’investissement dans le secteur du tourisme pour les wilayas du Sud et du Nord, de 4,5% ainsi que la révision à la baisse du taux de l’IRG et de l’impôt sur le bénéfice à 50%, durant une période de transition estimée à 5 ans à compter du 1er janvier 2010 sans oublier la baisse de 80% des prix des terres cédées pour la réalisation de projets d’investissement touristique.

Emploi : 2.761 micro-entreprises créées et financées dans le cadre de l’ANSEJ

En réponse à une question posée par le député Ahmed Chérifi au sujet de cantines scolaires dans les établissements primaires et secondaires, le ministre de l’Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed a affirmé que toutes les écoles primaires du pays seront progressivement dotées de cantines scolaires. Le ministre a expliqué que des efforts ont été conjugués en collaboration avec d’autres départements ministériels pour la prise en charge d’une bonne rentrée scolaire dans le but de permettre aux élèves de bénéficier des meilleures conditions de scolarisation dans tous les domaines y compris celui de la dotation des écoles primaires de cantines scolaires

Education nationale : Toutes les écoles primaires seront dotées de cantines scolaires

au niveau national. Abdelatif Baba Ahmed a, à ce titre, indiqué que pour l’année scolaire 2012-2013, il existe 14.739 cantines qui offrent des services de repas à 3 millions d’élèves, soit 81% de bénéficiaires du nombre total des élèves du cycle primaire, ajoutant que ce taux a atteint 94% dans les établissements scolaires du Sud. En détails, le ministre a rappelé l’existence de 14.600 cantines scolaires pour le primaire, 2.424 réfectoires pour le moyen et 1.439 dans le secondaire au niveau national tout en annonçant qu’une enveloppe de plus de 14 milliards de DA a été dégagée, en 2013, pour atteindre 20 milliards de DA en 2014 et ce, en raison de l’augmentation du nombre de bénéficiaires de ces cantines qui s’élève à 3,3 millions d’élèves. D’autre part, le ministère a enregistré le recul du régime de l’internat dans les établissements de l’enseignement, avec une baisse de 53.000 élèves alors que celui des demi-pensionnaires a dépassé les 900.000 élèves. Au sujet du nombre de cantines au niveau des établissements relevant de la direction de l’éducation d’Alger-Ouest où l’on enregistre une augmentation du nombre d’habitants, le ministre de l’Education nationale a affirmé que 110 écoles primaires sont dotées de cantines pour plus de 44.000 élèves inscrits. Les établissements d’enseignement moyen relevant de cette direction ne sont pas

Le ministre de l’Education nationale, Abdellatif Baba Ahmed, a affirmé que son département a rattrapé le déficit en encadrement pédagogique enregistré dans les matières scientifiques et les langues vivantes dans les régions du Sud à l’exception de certaines zones éloignées, en réponse à une question du député Mohamed Adam indiquant que le déficit accusé dans les matières de mathématiques, de physique et des langues vivantes au niveau des wilayas du Sud, a été réglé, à l’exception de certaines zones éloignées, et ce, à travers l’octroi aux encadreurs, des avantages sociaux et matériels. Pour les régions enclavées, qui enregistrent un manque d’encadrement dans la matière des langues étrangères, en raison du refus des enseignants à se rendre dans ces zones, le ministre a indiqué que des logements de fonction seront mis à leur disposition pour encourager les enseignants. Pour améliorer le niveau scolaire et l’encadrement de l’enseignement, notamment dans les wilayas du Sud et des hauts plateaux, le ministre a souligné que plusieurs conférences régionales ont été organisées à l’effet d’examiner les moyens pour déboucher sur des mesures incitatives matérielles et sociales, évoquant à titre d’exemple, le logement de fonction et les cantines scolaires, généralisées à toutes les écoles du Sud. Baba Ahmed a souligné la réussite des réformes de l’école au sud du pays, donnant pour preuve, les chiffres en hausse du taux de réussite au baccalauréat durant plusieurs années successives depuis la mise en œuvre des réformes dans ces régions. Il a ajouté que ces statistiques montrent que sur les 14 wilayas du Sud, 10 ont bénéficié de réformes indiquant que les résultats du baccalauréat se sont nettement améliorés. Houria A

Le déficit d’encadrement pédagogique dans les régions du Sud réglé

Le président du Mouvement des citoyens libres (MCL), Mustapha Boudina, a fustigé, jeudi dernier, à Alger, "les partis qui appellent au boycott de la prochaine élection présidentielle" qualifiant ces appels d'"antidémocratiques". Lors d'une rencontre avec les cadres du mouvement venus de 41 wilayas, le président du MCL a appelé ces derniers à "continuer à lutter pour la consécration de la démocratie", affirmant que sa formation politique "a toujours su se prononcer en temps opportun et après concertation". M. Boudina a indiqué

Le Mouvement des citoyens libres fustige les partis appelant au boycott
PRÉSIDENTIELLE DE 2014

que sa formation décidera lors de son congrès extraordinaire si elle présentera un candidat ou soutiendra un autre pour la prochaine présidentielle. Concernant la ligne politique du parti, il a affirmé que le MCL "n'est ni le parti du pouvoir ni celui de l'opposition, c'est le parti du peuple", a-t-il insisté. Après avoir présenté un bilan des activités et des positions de sa formation, il a appelé à l'édification d'une "Algérie nouvelle dont le socle est le respect des droits et des libertés". Le MCL a été agrée en avril 2012.

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L’arsenal juridique de lutte contre le financement du terrorisme s’est renforcé par un décret exécutif relatif à la procédure d’identification, de localisation et de gel des fonds et autres biens, publié dans le dernier Journal Officiel (JO).

Un nouveau décret exécutif renforce l’arsenal juridique
LUTTE CONTRE LE FINANCEMENT DU TERRORISME
les listes récapitulatives et leurs mises à jour établies par les organes spécialisés des Nations unies, dès leur réception, aux assujettis et autorités compétentes », selon l’article 3. Les assujettis doivent « identifier les fonds et les biens des personnes et entités inscrites sur les listes susvisées et communiquer immédiatement les résultats de leurs actions à la CTRF » et « surseoir immédiatement » à l’exécution de toute opération des personnes et entités inscrites sur les listes susvisées et la déclarer à la cellule, selon le même article. En vertu de l’article 4 du décret la CTRF « peut s’opposer, à titre conservatoire, pour une durée maximale de soixantedouze (72) heures, à l’exécution de toute opération des personnes et entités inscrites sur les listes susvisées. Les listes des personnes sur lesquelles pèsent de fortes présomptions

Nation

EL MOUDJAHID

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e présent décret n°13-318 du 10 Dhou El Kaada 1434 correspondant au 16 septembre 2013, a pour objet, selon son premier article, de « fixer les modalités d’application de l’article 15 bis 1 de la loi n° 05-01 du 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant au 6 février 2005, modifiée et complétée, relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.» La cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), est chargée de « la mise en œuvre de la procédure d’identification, de localisation et de gel immédiat des fonds et autres biens des terroristes, organisations terroristes, personnes ou entités désignés au titre des sanctions financières ciblées liées au terrorisme et au financement du terrorisme », stipule l’article 2 du décret. La CTRF doit « communiquer

de terrorisme ou de financement de terrorisme sont « établies par les institutions nationales concernées et transmises dans les mêmes formes, conformément à la législation en vigueur », est-il noté dans l’article 5. « Le gel et/ou la saisie de tout ou d’une partie des capitaux ainsi que leur produit, appartenant ou destinés à des terroristes ou à une organisation terroriste peut être ordonnée par le président du tribunal d’Alger, pour une durée d’un mois renouvelable », selon l’article 6 du décret. La décision de levée du gel ainsi que le retrait des listes récapitulatives et leurs mises à jour sont « communiqués par la CTRF, dès réception, aux assujettis et autorités compétentes visés », selon le dernier article du décret.

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es travaux des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale se sont ouverts, hier, à Washington dans un contexte de reprise économique mondiale languissante alors qu’un ralentissement de la croissance a gagné même les pays émergents. Durant trois jours, ce grand rendezvous des argentiers du monde entier, où l’Algérie est représentée par le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, ainsi que par le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci, permettra de traiter les grands dossiers mondiaux liés aux perspectives de l’économie dans le monde, à la lutte contre la pauvreté, au développement économique et à l’efficacité de l’aide au développement. Selon le rapport publié mardi dernier par le FMI, les perspectives mondiales ne semblent pas réjouissantes avec une croissance mondiale qui reste faible à un taux de 2,9 % en 2013 et de 3,6 % en 2014, l’économie mondiale risquant même de s’enliser pendant une période prolongée. Alors que la zone euro doit continuer à rétablir son système financier,

Assemblées annuelles FMI-BM sur fond d’incertitudes économiques
MM. DJOUDI, MINISTRE DES FINANCES, ET LAKSACI, GOUVERNEUR DE LA BANQUE D’ALGÉRIE, REPRÉSENTENT L’ALGÉRIE À WASHINGTON
les Etats-Unis doivent trouver une solution à l’impasse sur le plan budgétaire et relever rapidement le plafond de leur dette. Globalement, la croissance dans les pays émergents et les pays en développement devrait évoluer entre 4,5% et 5% en 2013-2014, mais les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) resteront confrontée à des transitions économiques et politiques difficiles. Pour le FMI, afin de faire sortir l’économie mondiale d’une période prolongée de croissance terne, il faudra avant tout que les pays avancés s’attaquent à leurs problèmes financiers de longue date, et aussi que les pays émergents et les pays en développement manœuvrent délicatement à travers la transition de leur croissance en menant une politique économique crédible. Dans les pays de la région MENA, la Banque mondiale a, pour sa part, clairement indiqué que les troubles politiques persistants dans plusieurs pays de cette zone avaient davantage compromis l’activité économique et les investissements qui étaient déjà affectés par l’absence de réformes économiques significatives. Il est alors constaté que les troubles politiques ont affecté non seulement le volume mais aussi la qualité des investissements directs étrangers (IDE) en faveur des industries extractives relativement moins créatrices d’emplois, tout en contribuant à réduire les investissements de qualité tels que ceux des industries de la transformation et des services à forte intensité de main-d’œuvre. Mais il n’en demeure pas moins que les pays de la région ne peuvent pas se permettre de continuer de négliger les obstacles économiques de longue date qui existaient avant ces troubles politiques, selon la BM. C’est dans ce sens que l’institution de Bretton-Woods prévient les pays du MENA que l’absence de réformes économiques significatives couplée à l’instabilité politique et macroéconomique risque fortement de freiner le potentiel d’investissement et de croissance, non seulement à court terme mais également au cours des années à venir.

Une nouvelle architecture de la profession

ASSEMBLÉE EXTRAORDINAIRE DE L’UNION NATIONALE DES PROMOTEURS IMMOBILIERS

L’

Union nationale des promoteurs immobiliers (UNAI) a tenu, jeudi dernier à Alger, une assemblée extraordinaire qui a regroupé des représentants de plusieurs wilayas. Selon M. M’amenda Sahraoui, président de l’unit, cette rencontre vise à déterminer les différentes démarches à mener par le futur syndicat qui sera formé prochainement et d’établir une feuille de route pour harmoniser et coordonner les actions afin de promouvoir le métier du promoteur immobilier et améliorer les conditions du travail des gens de la profession, ces derniers étant confrontés à une série d’obstacles pour accomplir leurs missions. Selon le président de l’unit, les promoteurs immobiliers qui s’impliquent à fond dans la mise en œuvre du programme colossal d’habitat, lancé ces dernières années par l’Etat, rencontrent d’énormes

contraintes, d’ordre administratif notamment. Ils étaient près d’une cinquantaine à exposer les pratiques qui entravent leur fonction, ce qui a contraint certains à abandonner ce métier. Les promoteurs immobiliers ont plaidé, au cours de cette rencontre, pour un allégement des procédures

et une harmonisation des actions pour le financement des différents programmes de logement. Certains intervenants ont également abordé la question relative aux contraintes du foncier à travers les circuits, les modalités et difficultés liées aux acquisitions. A ce sujet, ils ont plaidé pour l’éradication de toutes formes de bureaucratie et ont appelé à la coordination entre les différents acteurs de la chaîne de réalisation des programmes d’habitat pour le bien du citoyen. Pour ce qui est de la création d’un syndicat, M. Sahraoui a indiqué que l’Union est en train de constituer un dossier qui sera soumis au ministère du Travail pour obtenir le récépissé de dépôt pour commencer à fonctionner en tant que syndicat. Kamélia H.

Une délégation du Cnapest reçue aujourd’hui au ministère
EDUCATION NATIONALE

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e ministère de l’Education nationale reçoit aujourd’hui, à son siège, une délégation du bureau national du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST), pour essayer de trouver un terrain d’entente en vu de mettre fin au mouvement de protestation des enseignants affiliés à ce syndicat, en grève depuis lundi dernier. A l’appel du CNAPEST, des professeurs de l’enseignement secondaire et technique ont observé mercredi dernier un sit-in devant l’annexe du ministère de l’Education nationale (Alger) pour réclamer l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle. Le CNAPEST a entamé un mouvement de grève depuis lundi pour réclamer la satisfaction d’une plateforme de revendications portant sur 9 points essentiels. Ces points portent sur les différentes revendications. Le Cnapest exige dans ce sens la réintégration des professeurs de l’enseignement technique et de

l’école fondamentale dans les postes adaptés dans le statut particulier de l’éducation. En plus de l’actualisation de la prime de zone selon le salaire actuel, le Cnapest exige des solutions concrètes au profit des enseignants atteints de maladies chroniques. Le Cnapest exige, dans ce contexte, la promulgation de textes ministériels pour la création de postes aménagés au profit des enseignants souffrant de maladies chroniques. Le syndicat exige, en outre, la réintégration des enseignants suspendus une année après leur recrutement par le concours organisé en 2012. La grève du Cnapest vise aussi, selon le syndicaliste, à interpeller la tutelle quant aux conditions dans lesquelles se déroulera l’année scolaire avec, en toile de fond, une surcharge des classes. Le Cnapest réclame enfin un départ à la retraite après 25 ans de service et une commission d’enquête sur les biens et les fonds des œuvres sociales du secteur de l’éducation. Salima Ettouahria

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EL MOUDJAHID

mm. tahmi et meBarki inaugurent l’année univerSitaire DeS inStitutS SportifS

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a cérémonie d’ouverture de l’année universitaire des établissements de formation supérieure, relevant de la tutelle qui s’est déroulée en présence des fédérations de sports, de représentants de la DgSn ainsi que des principaux intervenants dans le domaine de la jeunesse et des sports, a été une occasion pour mettre en exergue le rôle de la formation et de la ressource humaine pour que les structures en question assument véritablement leurs missions et aller ainsi vers un enseignement de qualité et des résultats plus performants, à la hauteur des orientations et des stratégies du secteur. S’exprimant à cet effet, m. mohamed tahmi a tenu à affirmer d’emblée l’importance que revêt le dossier de la formation, point névralgique  dans la gestion des ressources humaines et de leur développement, rappelant qu’une commission ministérielle a été chargée d’établir un diagnostic sur le système actuel sectoriel  de formation, en procédant à une évaluation objective et précise qui fait ressortir les points forts et les lacunes. il s’agit, estimera le ministre d’introduire les amendements qui s’imposent pour mieux répondre à la demande exprimée aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif pour l’encadrement sportif et des activités de jeunes au niveau national. en effet, insistera m. mohamed tahmi, la nouvelle loi 05/13 portant sur l’organisation et le développement des activités physiques et sportives consacre tout un chapitre, composé de 31 articles, dédiés aux activités de formation sportive et de recherche scientifique. il ajoutera en outre

Les ministres de la Jeunesse et des Sports et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, respectivement MM. Mohamed Tahmi et Mohamed Mebarki ont procédé, avant-hier, à l’inauguration de la rentrée universitaire des instituts du secteur, à partir de l’Ecole supérieure en sciences et technologies du sport Rachid-Harraïgue

Cap sur la qualité

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Dalila BouDjemaâ rencontre michèle SaBBan repréSentante De r20

qu’il est indispensable de combler le déficit en matière d’encadrement sportif et de jeunesse afin d’atteindre les normes admises et reconnues. il jugera ainsi nécessaire à moyen et long terme, d’œuvrer en association avec le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique national, dans le cadre d’une ap-

proche complémentaire, à travers la commission nationale de la tutelle pédagogique des établissements des formations supérieur du secteur pour répondre aux clauses du cahier de charge spécifique aux programmes pédagogiques. une démarche qui permettra la valorisation de la formation au niveau des structures du secteur de la

jeunesse et des sports, ce qui contribuera à la réduction du temps et du coût de la formation mais aussi permettre aux étudiants, issus des différents instituts, en partenariat avec le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de poursuivre leurs études de doctorats et de renforcer ainsi le corps professoral. le ministre évoquera aussi la formation de courte durée destinée à tous les sportifs et animateurs du mouvement associatif de jeunes qu’il faut adapter car considérée comme source non négligeable pour l’encadrement des sportifs et des jeunes. il mettra enfin en relief l’intérêt de la formation continue et du recyclage pour renforcer les capacités du secteur. intervenant pour sa part, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique soulignera que son secteur ne ménagera aucun effort pour mettre à la disposition du ministère de la jeunesse et des sports, dans le cadre d’une démarche basée sur la complémentarité et le partenariat, tous les moyens nécessaires pour que les instituts sportifs assument au mieux leurs missions, rappelant que le système lmD devrait être élargi à toutes les filières, y compris sportives car il est reconnu comme diplôme national, et, est appliqué à travers toutes les wilayas du pays, avant de conclure qu’il existe aujourd’hui 80 parcours de formation lmD, toutes spécialités confondues et 50 autres pour les filières en rapport avec le secteur de la jeunesse et des sports. Samia D.

Zéro déchet pour la ville d’Oran

afin de mettre sur pied et de manière concrète le programme pilote «Zéro déchet» pour la wilaya d’oran, projet qui s’inscrit dans le cadre de l’accord de partenariat signé en juin dernier entre le ministère de l’aménagement du territoire, et de l’environnement et le r20 fondé par l’ancien gouverneur de californie arnold Schwarzenegger. la ministre du secteur, Dalila Boudjemaâ et la présidente de l’organisation «région action pour le climat (r20)», michèle Sabban, se sont rencontrées, jeudi dernier, au siège du ministère pour finaliser ce projet d’économie verte, sobre en carbone et créateur d’emplois verts. le projet adopté par les deux parties s’attaquera particulièrement aux déchets, à travers la mise en place d’une gestion «Zéro déchet» qui consiste en une valorisation économique des rejets industriels et ménagers, ainsi que la mise en place d’infrastructures destinées à l’assainissement des eaux, la récupération des boues et la gestion des pneus usagés, Si la gestion «Zéro déchet» est un succès, ce modèle gestionnaire sera étendu non seulement aux autres régions algériennes, mais aussi à d’autres régions-monde du r20 désireuses de bénéficier de l’expérience. la rencontre entre mme Boudjemaâ et la présidente du r20 a abouti a la décision de faire de la ville d’oran le siège du bureau du «r20 méditerranéen», branche régionale de cette organisation mondiale. les entretiens ont porté notamment sur l’évaluation de l’état de mise en œuvre du projet d’oran et la tenue de la conférence internationale décidée par le premier ministre lors d’une audience qu’il avait accordée au président d’honneur de la fondation. ce sommet, qui bénéficie du soutien du r20, doit se tenir en février prochain à oran et propose de rassembler les pays africains en vue de débattre de leurs positions et de leurs intérêts communs par rapport aux enjeux environnementaux mondiaux et aux questions des changements climatiques en particulier. en adhérant au r20, l'algérie rejoint la liste des 560 gouvernements locaux et régionaux à travers le monde à faire partie de l'organisation, aux côtés du maroc, qui est un des 24 membres fondateurs. créé en 2010, le r20, à l’image du g20 qui rassemble les 20 pays les plus puissants au monde, affirme viser le rapprochement des vingt régions les plus importantes et les plus représentatives du globe   afin de développer et mettre en place des projets durables au niveau régional, neutres en carbone, mesurables et démultipliés à large échelle. pour atteindre ces objectifs, l’ong repose sur un partenariat public-privé, réunissant gouvernements locaux, entreprises privées, institutions financières, institutions académiques, organisations gouvernementales, organisations intergouvernementales et agences des nations unies, qui lui apporte les financements nécessaires pour soutenir les programmes de développement. Farida Larbi

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Soulignant la nécessité d’assurer le suivi régulier des travaux déjà entamés et de veiller au «respect du planning des opérations projetées au niveau de chaque segment», le ministre des travaux publics, m. farouk chiali a déclaré qu’«aucun projet ne sera lancé, si les études techniques ne sont pas ficelées». «aucune autorisation de lancement de projet ne sera délivrée sans la présentation d’une étude technique complète et approfondie», a affirmé, jeudi le premier responsable du ministère des travaux publics. afin de s'enquérir  de l’état d’avancement des projets relevant de son secteur, le ministre des travaux publics, farouk chiali, a effectué jeudi, une visite de travail et d’inspection dans les wilayas de médéa. Des projets structurants qu’il a qualifiés d’«importants» pour le développement de l’économie nationale, m. chiali a souligné, à l’adresse de l’entreprise chinoise (cScec), qui a en charge la réalisation des travaux de dédoublement du tronçon chiffa Berrouaghia, la nécessité de prouver sa capacité et à relever ce défi technique, «vous avez affirmé que vous avez les capacités», donc, ditil, «vous n’avez aucune excuse pour ne pas réaliser dans les délais contractuels». accompagné de m. Zoukh abdelkader,  wali de médéa et d’une importante délégation des cadres de son département, le ministre a procédé à l’inspection des projets en cours de réalisation, lors de sa visite dans la wilaya de médéa. il s’agit, du projet, de la rn 1, qui est l’un des axes routiers les plus importants en algérie traversant du nord au Sud le pays sur 2.500 km. cette route est l’élément clef du développement économique et social de l’algérie. le but du projet de déboulement de la route nationale est d’augmenter sa capacité et sa sé-

De nos envoyées spéciales : Sihem Oubraham et Nacera Ikessoulene

M. Farouk Chiali : « Pas de lancement de projets sans études techniques ficelées »

le miniStre DeS travaux puBlicS DanS la wilaya De méDéa

Ph : Nacera

curité dans le cadre de l’autoroute nord-Sud et relier l’autoroute estouest à la quatrième rocade et à l’autoroute des haut-plateaux. en effet, il est conjecturé la réalisation de deux chaussées séparées, l’amélioration des paramètres de tracé pour une vitesse de 80 km/h, le contournement des agglomérations urbaines, les échangeurs correspondants et les voies supplémentaires pour les poids lourds dans les sections à forte déclivité. le dédoublement, sur 125 km, débute sur l’échangeur de l’autoroute est-ouest, à la chiffa, et finit au Sud de la ville de Boughzoul. vu la possibilité de construire par tronçons, le projet a été divisé en trois sections, conformément aux termes de référence, selon sa fiche technique. le ministre a, en outre, inspecté, le chantier de réalisation du projet de contournement nord de la ville de médéa, par la rn 18, qui fait la jonction entre les parties ouest et est de la wilaya. le ministre a également mis en service un tronçon routier du cw138, sur 29,5 km qui relie les communes de Si-mahdjoub et Benchicao, au niveau du carrefour de la rn62, qui a fait l’objet de

Ph :Louisa

travaux de réhabilitation, ainsi qu’un ouvrage d’art sur le cw 238, au niveau de la périphérie sud de la ville de médéa. félicitant le wali pour le suivi d’état d’avancement des projets le ministre a estimé «ce que j’ai pu constater, aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de retard». «je crois que ce que nous avons vu, aujourd’hui, nous donne un aperçu du sérieux avec lequel les projets ont été menés », a-t-il lancé. Dans une déclaration à la presse en marge de sa visite d’inspection m. chiali a expliqué que le retard que certains projets accusent est dû à «des rallonges de délais qui sont dus aux intempéries». Quant à la révision du coût financier des travaux de dédoublement du tronçon de la rn 1 Berrouaghia - Boughzoul, le ministre a écarté cette éventualité estimant que le retard enregistré sur ce projet n’aura pas d’incidence financière notable sur la cagnotte initiale débloquée pour sa réalisation. il a affirmé que «que le marché est clair, net et précis». S. O.

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« Une feuille de route pour améliorer la situation des établissements hospitaliers »

M. AbdelMAlek boudiAf rencontre les directeurs de lA sAnté de wilAyA :

Nation

«L

e secteur a besoin plus que jamais de véritable militants qui se mobilisent et se dévouent, dans les limites bien comprises de leurs missions et de leurs tâches, afin de réhabiliter notre secteur. des cadres qui ont en permanences à l’esprit que notre seule raison d’être est de servir le malade. dans ce cadre, vous êtes sur la première ligne du front du nécessaire et indispensable renouveau du système national de santé», a déclaré, jeudi dernier à Alger, le ministre de la santé, de la Population et de la réforme hospitalière, Abdelmalek boudiaf, lors de sa rencontre avec les directeurs de santé des wilayas. s’adressant aux gestionnaires du secteur des 48 wilayas, M. boudiaf a expliqué qu’«en tant que premier responsable de la santé au niveau de chaque wilaya, les directeurs de la santé ont la charge de veiller personnellement à la mise en œuvre de la feuille de route de chaque établissement sous votre tutelle». et d’ajouter  : «Votre action en la matière servira à votre évaluation. cette dernière

À la lumière des moyens mis en œuvre par l’État, il est urgent que la performance du secteur connaisse un bond qualitatif et quantitatif, grâce à une grande rigueur en matière de management des ressources humaines et matérielles.

sera permanente. des inspections sans préavi seront menées, et toutes les sources d’information seront exploitées afin de suivre les indicateurs du redressement du secteur de la santé dans les wilayas.» selon lui, les indicateurs sur les bases desquelles ils seront évalués portent sur les domaines des urgences médico-chirurgicales, de la prise en charge de la maternité, du respect des horaires de travail et de garde et de l’hygiène, et l’environnement général de chaque structure de santé. également, sur la prise en charge du cancer, de la disponibilité des produits pharmaceutiques et du suivi du programme de développement du secteur. le ministre a estimé qu’«à la lumière des moyens mis en œuvre par l’état, il est urgent que la performance du secteur connaisse un bond qualitatif et quantitatif, grâce à une grande rigueur en matière de management des ressources humaines et matérielles».  Wassila Benhamed

le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PcH), M. chérif delih, a indiqué, lors d’une présentation sur la situation de la pharmacie centrale des hôpitaux que «les créances détenues par la PcH sur les hôpitaux s’élevaient à 16,7 milliards de dinars et que celles des banques sur l’entreprise étaient de 22 milliards de dinars.» il a affirmé que «ce fait entravait les activités de la pharmacie qui a consenti des efforts colossaux pour assurer l’approvisionnement en médicaments jusqu’à 2016, grâce aux aides de l’état». il a déclaré que «le budget de la PcH avait augmenté, passant de plus de 26 milliards de dinars en 2009 à plus de 48 milliards de dinars en 2012. il a atteint, au mois de septembre 2013, plus de 37 milliards de dinars». M. delih a expliqué que «l’enveloppe allouée au budget cancer de la PcH pour l’année 2014 s’élevait à plus de 36 milliards de dinars, soulignant que le part de ces médica-

Les créances détenues par la PCH sur les hôpitaux s’élèvent à 16,7 milliards de dinars

ments avait atteint, au mois de septembre 2013, plus de 19 milliards de dinars». le budget de la PcH réservé aux produits d’oncologie médicale représentait, au mois de septembre 2013, 48% du budget global de l’entreprise, suivi des médicaments utilisés pour les maladies du sang qui est de 21%. en ce qui concerne le coût médicamenteux des maladies orphelines, M. delih a indiqué que «les besoins en médicaments destinés aux pathologies à pronostic vital sont estimés à plus de 608 millions de dinars, alors que ceux destinés à gérer les situations de catastrophes naturelles s’élevaient à près de 2,5 milliards de dinars et des réactifs à plus de 50 millions de dinars. les médicaments destinés aux programmes de santé préventifs atteindraient en 2014 plus de 1,7 milliard dA». W. B.

le Ministre de lA forMAtion et de l’enseigneMent Professionnels à AÏn deflA :

redonner au secteur de l’enseignement et de la formation professionnels la place qui lui revient de droit, une place charnière entre le secteur éducatif et le monde du travail dans tous ses segments, un défi que s’est lancé le nouveau ministre de la formation et de l’enseignement professionnels, M. noureddine bedoui, et qu’il s’est étalé à en expliquer les contours tout le long de sa visite de travail dans la wilaya d’Aïn defla, jeudi dernier. «il faut sortir du carcan de l’Administration, je veux des managers au niveau des directions de wilaya et au niveau des établissements de formation», a-t-il relevé. des managers qui seront, sur la base des contrats de performance, soumis à une obligation de résultat. Pour ce faire, du niveau de la wilaya ou les comités locaux de participation présidés par les walis concernés à leur démembrement au niveau communal, chaque responsable est tenu, dès l’entrée d’un stagiaire, à penser et à lui trouver un poste d’emploi à l’issue de sa formation. usant d’une grande pédagogie, M. bedoui est allé directement vers le stagiaire et vers le président de l’Assemblée populaire communale concernée pour expliquer cette démarche. une démarche qui se veut une nouvelle dynamique à insuffler au secteur pour offrir la main-d’œuvre qualifiée et la technicité qui fait défaut, autant dans le secteur de l’agriculture, vocation première de nombre de wilayas du pays, dont Aïn defla, que dans les secteurs de l’habitat avec ses différents segments comme l’électricité, la

M. Bedoui : « Un poste d’emploi pour chaque poste de formation »

plomberie, le coffrage, la maçonnerie. ce sont les instructions du Président de la république : il faut placer 20% de jeunes diplômés des centres de formation professionnelle dans le monde du travail. un travail, faut-il le relever, qui est là avec ce programme de deux millions de logements, ou encore ce renouveau rural et agricole grand demandeur de maind’œuvre qualifiée. à cet égard, le ministre a présidé une cérémonie de signature d’une convention-cadre entre le directeur de l’oPgi et le celui de wilaya de la formation professionnelle. Après une visite au niveau des communes de sidi-lakhdar, de tacheta-Zougagha, d’el-Amra et

Vendredi 11 - samedi 12 octobre 2013

d’Aïn defla, où il s’est enquis des conditions de cette rentrée d’octobre de son secteur, M. bedoui a présidé une rencontre au niveau de la bibliothèque communale avec des stagiaires et des représentants de la société civile. «Aideznous, a-t-il souligné, il nous faut avoir une vision complémentaire, car sans formation professionnelle, sans apprentissage, on ne peut parler de développement.» le ministre a donné rendez-vous aux présents pour le mois de février prochain, «pour une première évaluation de ces contrats de performanc». A. M. A.

la prise en charge des cancéreux est placée au centre des préoccupations du gouvernement, avec la mise en place, en 2012, du comité intersectoriel de suivi qui accompagne pas à pas toutes les activités et les objectifs à atteindre en matière de prise en charge de ce problème devenu épineux. dès son installation à la tête du gouvernement, le Premier ministre s’est montré très attentif à cette importante question qui demeure parmi les priorités de M. Chérif Delih, DG de la PCH la santé publique. l’enveloppe octroyée au titre de l’année 2014 à la PcH pour l’achat, pour le compte du ministère de la santé, de la Population et de la réforme hospitalière, des médicaments essentiels, et leur distribution au niveau des établissements de santé selon les besoins exprimés, est de 36 milliards de dinars, a annoncé, jeudi dernier à Alger, le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PcH), M chérif delih, qui a précisé que la part de ces médicaments avait atteint, au mois de septembre dernier, plus de 19 milliards de dinars. tout en insistant sur les créances détenues par la PcH sur les hôpitaux qui s'élevaient à 16,7 milliards de dinars et celles des banques sur l'entreprise qui étaient de 22 milliards de dinars, M. delih a affirmé que ce fait entravait les activités de la pharmacie qui a consenti des efforts «colossaux» pour assurer l'approvisionnement en médicaments jusqu'à 2016, et ce grâce aux aides de l'état. il a, à cet effet, précisé que le budget de la PcH réservé aux produits d'oncologie médicale représentait, au mois de septembre 2013, un taux de 48% du budget global de l'entreprise, suivi des médicaments utilisés pour les maladies du sang estimé à 21%. selon le ministère de la santé, tous les anticancéreux connus à travers le monde existent dans la nomenclature algérienne. le Premier ministre a insisté sur la nécessité de mettre à la disposition des officines, des hôpitaux et des établissements de santé de proximité, tous les produits essentiels préconisés par l’oMs. l’Algérie a dépassé le chiffre de 350 produits obligatoires pour les pays en voie de développement. on compte actuellement entre 600 et 800 produits essentiels, avec des formes et des modes de dispensation différentes. Afin d’éviter les ruptures de stock, il a été décidé d’élaborer une nomenclature des médicaments essentiels, y compris les médicaments anticancéreux, qui doivent être disponibles de manière permanente au niveau de l’ensemble des structures hospitalières publiques. concernant le coût médicamenteux des maladies orphelines, M. delih a indiqué que «les besoins des hôpitaux s'élevaient à près de 5 milliards de dinars». les besoins en médicaments destinés aux pathologies à pronostic vital sont, eux, estimés à plus de 608 millions de dinars, alors que ceux destinés à gérer les situations de catastrophes naturelles s'élevaient à près de 2,5 milliards de dinars et des réactifs à plus de 50 millions de dinars. les médicaments destinés aux programmes de santé préventifs atteindraient, en 2014, plus de 1,7 milliard dA, selon ce même responsable qui a affirmé, dans le même cadre, que le budget de la PcH avait augmenté, passant de plus de 26 milliards de dinars en 2009 à plus de 48 milliards de dinars en 2012. il a atteint, au mois de septembre 2013, plus de 37 milliards de dinars. il y a lieu de rappeler que l’Algérie enregistre, selon l’organisation mondiale de la santé (oMs), près de 40.000 nouveaux cas de cancer chaque année, à savoir 20.800 nouveaux cas chez les femmes et 18.600 chez les hommes. ce chiffre devra atteindre 45.000 nouveaux cas en 2015. durant ces dernières années, la prévalence du cancer en Algérie est passée de 80 cas pour 100.000 habitants, en 1993, à 120 cas actuellement. Parmi les types de cancer les plus répandus chez les hommes, on note le cancer des poumons, car il n’est pas surprenant de savoir que 12,7% de l’ensemble des cancéreux recensés souffrent d’un cancer des poumons et dont la cause principale demeure le tabac. on compte aussi le cancer de la vessie, de l’appareil digestif, du colon, du rectum et de la prostate qui représentent 52,5% du taux de prévalence de cette maladie chez les hommes. les femmes sont plus sujettes aux cancers du sein, dont plus de 9.000 cas. une pathologie qui cause le décès de 3.500 femmes par an. le cancer des ovaires aussi et du col de l’utérus, ainsi que celui du colon et du rectum, avec un taux d’atteinte global de 68%. le col de l’utérus et de la prostate demeurent les plus répandus en Algérie, avec un taux de prévalence de 50%, pour une moyenne d’âge de 59 ans chez l’homme et 51 ans chez la femme. les cancers de l’enfant représentent de 1.000 à 1.500 cas sur la totalité des cancers recensés. le taux d’incidence du cancer en Algérie est de 77,6 sur 100 000 habitants pour les femmes et de 73,8 sur la même population chez les hommes. S. SOFI

PCH : « Une enveloppe de 36 milliards de dinars »

budget PréVisionnel 2014 Pour le cAncer

EL MOUDJAHID

EL MOUDJAHID

M. Jean-Louis Levet demain en Algérie
cOOPérATIOn ALGérO-FrAnçAIsE
Le Haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, M. Jean-Louis Levet, se rendra dimanche en Algérie où il aura des entretiens avec de hauts responsables du gouvernement.
sorte que la réconciliation francoalgérienne ne soit pas qu’un discours mais entre dans les faits, même si beaucoup de choses ont été faites auparavant », a-t-il insisté. M. Levet a également indiqué qu’il est chargé, au terme de sa visite en Algérie, de rendre compte des discussions qu’il aura avec ses interlocuteurs algériens, au comité mixte économique franco-algérien (cOMEFA), une instance créée à la faveur de la déclaration conjointe algéro-française, destinée à assurer un suivi des projets économiques et commerciaux en cours entre les deux pays, et qui se réunira en novembre prochain, permettant ainsi de préparer la tenue du comité intergouvernemental de haut niveau, prévue au mois de décembre à Alger. « L’Algérie est un pays important, il faut que nous y allions parce que nous n’y sommes pas assez allés. notre mission est par conséquent de convaincre les entreprises françaises d’y aller et nous sommes là pour les accompagner sur le plan technique et administratif », a-t-il affirmé. « Il y a, certes, entre l’Algérie et la France des cas d’exemplarité en matière de partenariat productif, mais aujourd’hui, il est temps de passer à la vitesse supérieure », a jugé M. Levet.

Economie

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cOnGrEs MOndIAL dE L’énErGIE

C

ette visite qui intervient à l’invitation du ministre du développement industriel et de la Promotion de l’investissement, M. Amara Benyounès, s’inscrit dans le cadre de la déclaration conjointe algéro-française, signée en décembre dernier à Alger. « La mission dont je suis investi s’inscrit dans le cadre de la déclaration conjointe franco-algérienne, ‘‘Pour un partenariat industriel et productif’’, signée en décembre 2012 entre les Présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande, à la faveur de la visite que celui-ci a effectué en Algérie », a précisé M. Levet, hier à l’APs. « Ma visite en Algérie a dès lors pour but de renforcer la coopération avec nos partenaires algériens pour améliorer la compétitivité des entreprises de nos deux pays et mieux exploiter nos complémentarités sur la base d’un principe d’égalité et d’échanges réciproques dans le cadre d’une relation de confiance », a-t-il expliqué. La nomination en juin dernier de M. Levet à cette mission par le gouvernement français qui s’est traduite par une « Lettre de mission », signée par nicole Bricq, ministre du commerce extérieur et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, consistera par

M. Youcef Yousfi en Corée du Sud

conséquent à identifier, « en étroite relation avec les correspondants désignés par l’Algérie », les filières porteuses en vue d’un « partenariat industriel et productif », ainsi que les coproductions envisageables entre les entreprises des deux pays. « Le message qu’ont fait passer nos deux présidents dans leur déclaration conjointe, signée en décembre dernier et qui met l’accent sur les fondamentaux de l’économie, est de nous dire que nous devons œuvrer pour un axe Paris-Alger qui nous paraît essentiel aujourd’hui, d’abord pour l’avenir des deux pays et audelà, pour la Méditerranée », a souligné M. Levet, également

rEncOnTrE ALGEX-OPérATEurs EXPOrTATEurs à AnnABA
Les travaux animés par le directeur général d’ALGEX se sont focalisés sur les entraves à l’export et les doléances des exportateurs. Le directeur général d’ALGEX a évoqué succinctement l’état du commerce extérieur qu’il estime dans une situation difficile en raison notamment de la facture très onéreuse à l’import allant en augmentant avec outre l’importation des véhicules, celle des céréales. Le coût à l’import, selon l’intervenant, a avoisiné les 60 milliards de dollars. Le chiffre, à l’évidence, est mieux appréhendé quand on sait que les exportations hors hydrocarbures demeurent insignifiantes. c’est ce qui fait dire au responsable d’ALGEX le danger que représente la dépendance de l’économie nationale des recettes de la vente des hydrocarbures dont le marché est connu pour être très

C

omment booster les exportations hors hydrocarbures ? c’est l’interrogation à laquelle ALGEX tente de trouver une réponse dans une démarche reposant sur la concertation et l’écoute. Le cycle de rencontres avec les opérateurs exportateurs, inauguré par la réunion d’Oran en septembre dernier se veut dans cette perspective un espace pour cerner autant que faire se peut les contraintes rencontrée à l’export et répertorier les attentes des exportateurs potentiels, notamment en matière d’accompagnement. dans ce même cadre, Annaba a accueilli la deuxième rencontre organisée par ALGEX et la ccI seybouse ayant réuni les chambres de commerce et d’industrie de constantine, skikda, Oum El Bouaghi, El Tarf  et Guelma et des opérateurs économiques.

Booster les filières hors hydrocarbures

conseiller auprès du commissariat général à l’investissement, placé auprès du Premier ministre. « Pour cela, il est important d’intervenir sur les déterminants de l’économie, à savoir la recherche, la technologie et l’industrie au sens large » a-t-il en outre observé. Il a tenu à faire valoir aussi que depuis sa nomination, son objectif est à la fois de « comprendre et identifier les besoins de nos amis algériens en termes de partenariat industriel et voir ensuite quels sont les opérateurs français qu’on peut placer pour construire des cas d’exemplarité en matière de coopération », at-il fait valoir. « Il s’agit de faire en

Le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, participera aux travaux du 22e congrès mondial de l’énergie, prévus du 13 au 17 octobre à daegu, en corée du sud, a annoncé jeudi dernier un communiqué du ministère. Au cours de ce congrès placé sur le thème « les opportunités d’affaires : ressources et technologies », M. Yousfi prononcera une allocution sur les opportunités d’investissement dans le secteur de l’énergie en Algérie. Il prendra également part à une table ronde ministérielle pour un débat sur le thème « Fournir l’énergie de demain ». En marge de cette manifestation, M. Yousfi aura des rencontres avec ses homologues et des responsables de compagnies pétrolières et gazières, ajoute le ministère. une délégation composée de cadres du ministère, de sonatrach et de sonelgaz accompagne le ministre.

L

e projet de route transsaharienne reliant l’Algérie à Lagos (nigeria), regroupant quatre autres pays (le Mali, le niger, le Tchad et la Tunisie), s’intègre de façon idéale avec le schéma directeur d’aménagement du territoire, a souligné jeudi dernier à sétif le secrétaire général du comité de liaison de la transsaharienne (cLrT), M. Mohamed Ayadi. La transsaharienne se fond également dans la politique générale d’intégration régionale, pour encourager les échanges et les liaisons avec l’Afrique profonde, a ajouté M. Ayadi qui animait une conférence-débat sur ce méga projet au siège de la société des études techniques de sétif. M. Ayadi a indiqué que ce projet stratégique, dont la conception remonte au début des années 1970, « avance globalement de façon satisfaisante » en dépit de quelques obstacles, notamment la conjoncture actuelle au Mali. Evoquant le couloir principal entre Alger et Lagos, sur une distance de 4.500 km, M. Ayadi a indiqué qu’il ne reste qu’un tronçon de 223 km dans le niger, dont les travaux seront lancés en 2014. ce segment d’un coût de 140 millions de dinars pour lequel le montage financier est en cours, relie Asamaka sur la frontière algérienne, à la région d’Arlit au niger. Le tronçon tchadien qui a bénéficié d’un financement, sera réalisé « plus tard » compte tenu du retard de la partie de cette route située en territoire malien, a ajouté le même responsable, précisant que l’Algérie a fourni tous les moyens de réalisation. Le tronçon entre Alger et la frontière nigérienne (2.400 km) étant entièrement achevé, il ne reste à réaliser que le tronçon Tinezouaten-Timiaouine dont les travaux viennent d’être lancés, a souligné M. Ayadi. Au cours de sa conférence intitulée « Tracer et mettre en œuvre une politique cohérente de développement des grands axes de transport transafricains, dans le cadre du soutien à l’intégration africaine à l’échelle continentale », le secrétaire général du cLrT a affirmé que ces grands axes, pris en charge dans le cadre de l’initiative du partenariat pour l’Afrique (nEPAd), seront lancés au début de l’année prochaine, au cours du sommet africain qui réunira les chefs d’Etats,

Une politique d’aménagement du territoire pour encourager les échanges avec l’Afrique

TrAnssAHArIEnnE

fluctuant. Et d’enchaîner par l’impératif de diversifier l’économie nationale. L’opportunité a été également saisie par le même directeur général de revenir sur la démarche empruntée par son institution à l’effet de promouvoir les exportations. un programme est mis sur pied pour booster les capacités à l’export à travers notamment l’appui à certaines filières et autres créneaux porteurs. Aussi Algex a-t-elle à son actif l’organisation chaque année de manifestations et autres salons pour faire connaître l’offre à l’export, mais l’action reste peu efficace en raison de l’absence de stratégie pour déterminer le marché. Les rencontres entre Algex et les ccI et les associations professionnelle s’inscrivent dans la quête de promouvoir le produit à l’export. Les opérateurs ont fait part de leurs préoccupations

prévu à dakar (sénégal). Le sommet africain, a-t-il précisé, sera couronné par un forum ouvert au secteur privé, au cours duquel des échanges d’opinion sur les possibilités de financement de ces projets destinés à rattraper les retards dans les domaines de l’économie et des infrastructures de base, seront prévus. Parmi ces grands projets transafricains, M. Ayadi a cité la route qui reliera dakar à djibouti via n’djamena sur une distance de 8.715 km, le projet de fibre optique entre l’Algérie et le nigeria en passant par le niger, le gazoduc nigeria-Algérie, long de 4.200 km, d’autres projets routiers d’une longueur totale de 56.000 km et le projet de l’axe routier devant relier Le caire (Egypte) à dakar (sénégal). Tous ces projets destinés à combler les retards accumulés par l’Afrique dans le domaine des équipements et des infrastructures, nécessite de résoudre l’équation du financement, a souligné le conférencier, mettant l’accent sur l’insuffisance des axes routiers qui reste, selon lui, l’une des causes de l’arriération économique actuelle en Afrique. Bien que peuplée par un milliard d’habitants, l’Afrique, qui occupe 30 millions de km2, ne représente que 3% des échanges économiques internationaux, contre 13% seulement d’échanges bilatéraux. Les coûts des transports représentent 50% de la valeur de la production, d’où le problème du transport qui se pose souvent avec acuité. M. Ayadi a appelé les bureaux d’études et les entreprises algériennes à participer aux efforts d’ouverture et de développement de l’Afrique, estimant que l’Algérie représente un exemple de sérieux dans la conduite des projets, en particulier des projets routiers de la transsaharienne. L’intervention du sG du cLrT a été suivie par de riches débats portant sur les projets d’intégration africaine, la place de l’Algérie dans cette stratégie, la rentabilité des opérations proposées dans le cadre du nEPAd. La société des études techniques des travaux publics de sétif qui a abrité cette rencontre, constitue l’un des cinq bureaux nationaux d’études dans ce secteur vital. Elle emploie 176 travailleurs, dont 80 ingénieurs.

procèdera avant la fin de l’année en cours à l’ouverture de deux nouvelles antennes régionales à sétif et Béchar, a-t-on appris jeudi dernier auprès de cet organisme. Pour se rapprocher davantage des porteurs de projets et des PME, le FGAr concrétise son expansion par une série d’antennes régionales à travers le pays, a indiqué à l’APs un responsable du Fonds. A cet effet, le FGAr procèdera à l’ouverture d’une antenne, la 4e du genre, dans la wilaya de sétif afin de toucher les wilayas de la région des Hauts plateaux et une autre (la 5e) à Béchar dans le but de se rapprocher davantage des porteurs de projets notamment des PME, précise ce responsable. Le FGAr a déjà ouvert trois antennes régionales, la première à Oran (mars 2011) pour couvrir la zone de l’ouest, la 2e à Annaba (juillet 2012) pour la région est et enfin la 3e à Ouargla en mars dernier pour la région sud.

Deux nouvelles antennes régionales du FGAR ouvriront prochainement Le Fonds de garantie des crédits aux petites et moyennes entreprises (FGAr)

InVEsTIssEMEnT

en ciblant les pratiques bureaucratiques persistantes et les contraintes liées au système bancaire qui ne suit pas encore. A l’unanimité, les intervenants ont insisté sur une implication plus poussée de l’Etat et une plus grande agressivité des représentations à l’étranger. Ainsi M. saïdi, dG de BIG informatique, suggère que le marketing et l’organisation de séminaires à l’étranger portant sur l’acte d’exporter, soient financés par l’Etat comme dans le reste du monde. Lakhdar Mansouri, lui, propose de créer la Maison Algérie à l’étranger pour pallier les faiblesses dans l’acte d’exporter et que l’on impute aux opérateurs. un autre intervenant M. Khallout insiste sur le fait que l’entreprise soit présente dans le débat national. S. Lamari

OuVErTurE d’unE LIGnE AérIEnnE dIrEcTE EnTrE ALGEr ET VIEnnE

Vendredi 11 - samedi 12 Octobre 2013

L’Algérie et l’Autriche ont finalisé un accord pour l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Alger et Vienne, a annoncé jeudi dernier le ministre des Transports, Amar Ghoul. La nouvelle ligne aérienne Alger-Vienne avec une fréquence de trois vols directs par semaine sera assurée par la compagnie nationale Air Algérie, a précisé M. Ghoul lors d’une audience accordée à l’ambassadrice d’Autriche en Algérie, Mme Aloisia Worgetter, selon un communiqué du ministère. « La signature de cet accord interviendra au lendemain de l’Aïd El Adha », a ajouté la même source. Les deux parties ont, par ailleurs, évoqué les différents domaines de la coopération bilatérales dans le secteur du transport aérien et ferroviaire afin de « parvenir à un véritable partenariat qui prend en compte les aspects liés non seulement aux équipements mais aussi à la maintenance, à la formation et au transfert de savoir-

Finalisation de l’accord

faire », souligne le communiqué. M. Ghoul a insisté, à cette occasion, sur « la nécessité pour les entreprises autrichiennes de rechercher des joint-ventures en matière de formation, de maintenance, de modernisation des équipements ». Il a également annoncé la mise en place d’une commission de suivi des projets en cours de réalisation pour une meilleure prise en charge des contraintes et des lenteurs administratives, tout en affichant sa disponibilité pour faciliter les investissements autrichiens dans le cadre du partenariat. « Les entreprises autrichiennes ont une expérience et un savoir-faire qui intéressent les entreprises algériennes, notamment dans la signalisation et la communication dans le domaine ferroviaire, et l’Algérie développe un vaste programme de réalisation d’un important réseau de chemins de fer », ajoute-t-on.

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es relations de l’Union africaine (UA) avec la Cour pénale internationale (CPI) seront le thème principal d’un sommet extraordinaire prévu aujourd’hui à Addis-Abeba (Éthiopie). Le Conseil exécutif de l’UA, réuni en session ministérielle dernièrement à New York, a recommandé la tenue d’un sommet extraordinaire qui sera consacré à l’examen des relations de l’Union avec la Cour pénale internationale. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, représentera le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, aux travaux de ce sommet extraordinaire. Le réexamen des relations entre les pays du continent africain et la CPI constitue le point essentiel du sommet, et les chefs d’État et de gouvernement, membres de l’UA, devront se prononcer sur le retrait ou non de leurs pays respectifs des accords de Rome, a-t-on appris de sources concordantes dans la capitale éthiopienne. Les chefs d’État de

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal représentera le Président de la République
RELATIONS UA-CPI
SOMMET EXTRAORDINAIRE AUJOURD’HUI À ADDIS-ABEBA

Nation

EL MOUDJAHID

l’UA, qui compte 54 membres, vont converger, à ce propos, pour

tracer une nouvelle vision pour leur continent, à la lumière de l’évolu-

tion de la dynamique sur la scène internationale, et ce sur la base de

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a plaidé, hier à Addis-Abeba (Éthiopie), en faveur d’un soutien renouvelé des États membres à la décision prise, en mai dernier, sur la mise en place de la capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC). "La réalisation de cette initiative (CARIC) conditionne, dans une large mesure, l’appropriation africaine et le leadership continental que nous n’avons cessé d’affirmer", a indiqué M. Lamamra dans son allocution prononcée aux travaux du Conseil exécutif préparatoire à la réunion extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement, prévue aujourd’hui, autour des relations de l’UA avec la Cour pénale internationale (CPI). Il a rappelé, à ce sujet, que le continent africain, malgré les avancées enregistrées dans la quête de la paix, "continue d’être affligé par de nombreuses crises", et que l’architecture africaine de paix et de sécurité, en dépit des avancées, "reste encore incomplète dans a mise en œuvre". "Eu égard à l’expérience des ces dernières années, les relations entre l’UA et les

Le MAE plaide pour la mise en place de la capacité africaine de réponse immédiate
GESTION DES CRISES EN AFRIQUE

L'Algérie s'est déclarée "entièrement solidaire" avec le Kenya, dont le président Uhuru Kenyatta, le vice-président William Ruto et le journaliste Joshua Arap Sang sont actuellement accusés de crime contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI). "Nous sommes entièrement solidaires avec le Kenya et avec tous les pays africains dont les dirigeants sont traînés devant la justice internationale", a déclaré, hier à Addis-Abeba, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, en marge des travaux du Conseil exécutif de l'Union africaine sur les relations de l'Afrique avec la CPI. Il a ajouté que le débat, au sein du Conseil exécutif, a porté sur la question de savoir "s'il faut se contenter d'éléments politiques ou faudrat-il recourir à des instruments juridiques dans les rapports de l'Afrique avec la CPI".

M. Ramtane Lamamra : « L'Algérie est entièrement solidaire avec le Kenya »

l’appel lancé récemment par certains États africains à revoir leurs relations avec la CPI. Le sommet à été précédé par les travaux hier de la session extraordinaire du comité exécutif de l’Union africaine (UA) par l'étude du rapport sur la mise en œuvre de la décision de la session ministérielle relative à la juridiction internationale, la justice et la Cour pénale internationale (CPI). Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, préside la délégation algérienne à cette session, ainsi que le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra. L'élection d'un nouveau commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, en remplacement à l'Algérien Ramtane Lamamra, est également à l'ordre du jour de la rencontre. Le Conseil exécutif de l’UA pourrait appuyer la candidature de l’ambassadeur algérien Smaïl Chergui à ce poste, selon des sources proches de l'Union.

mécanismes régionaux méritent d’être clarifiées", a ajouté le chef de diplomatie algérienne, pour qui les dispositions du Protocole créant le Conseil de paix et de sécurité (CPS) "sont dépourvues de toute ambiguïté". Selon M. Lamamra, l’UA a "la responsabilité principale de la promotion de la paix, de la

sécurité et de la stabilité sur le continent", et ce principe "doit être réaffirmé avec force et appliqué effectivement". Il a, en outre, souligné l’importance des partenariats internationaux et la nécessité d’œuvrer inlassablement pour que ces partenariats "confortent le leadership africain".

LORS D'UNE RÉCEPTION ORGANISÉE EN L’HONNEUR DE M. LAMAMRA AU SIÈGE DE L'UA :

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, Commissaire sortant à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), a réaffirmé, jeudi à Addis-Abeba, l'engagement "total" de l'Algérie envers l'Afrique. "Le fait que le Président Bouteflika ait choisi le Commissaire à la paix et à la sécurité à l’UA au poste de ministre des Affaires étrangères est une claire réaffirmation de l’engagement total de l’Algérie envers l’agenda et la destinée du continent africain singulièrement en ce cinquantième anniversaire de l’UA", a déclaré M. Lamamra, lors d'une réception organisée en son honneur au siège de l'UA, à l'initiative de l'ambassade d'Algérie dans la capitale éthiopienne. La cérémonie, marquée par la présence de plusieurs ministres africains des Affaires étrangères, d’ambassadeurs et de personnalités africaines, a été l’occa-

« L'Algérie demeure totalement engagée envers l’agenda et la destinée de l'Afrique »

Les analyses de l'Algérie et de l'Éthiopie concernant les relations de l'Afrique avec la Cour pénale internationale (CPI) sont "tout à fait identiques", a indiqué, jeudi à Addis-Abeba, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. "Les points de vue et les analyses de l'Algérie et de l'Éthiopie concernant les relations de l'Afrique avec la CPI sont tout à fait identiques", a déclaré M. Lamamra à l'APS, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre éthiopien et président en exercice de l'Union africaine, Hailemariam Dessalegn. De son côté, M. Dessalegn a indiqué que cet entretien avait été l'occasion de faire le point, avec son homologue algérien, sur l'ordre du jour du Conseil exécutif et du sommet extraordinaire de l'UA. Le Premier ministre éthiopien a également exprimé ses sentiments de "considérations" et de "respect" pour le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

« Les analyses de l'Algérie et de l'Éthiopie identiques »

sion, pour M. Lamamra, de "faire ses adieux" à tous ceux qui l’on accompagné dans son périple africain au sein du Commissariat à la paix et à la sécurité de l'UA. La présidente de la Commission de l’UA, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, a rendu, à cette occasion, un vibrant hommage à M. Lamamra dont elle a loué les "services", ainsi que sa contribution à la conception et à la mise en œuvre de l’action africaine, notamment en matière de paix et de sécurité dans différentes régions du continent. Elle a également mis en exergue le rôle "important" de l’Algérie au sein de l’UA, ainsi que ses engagements panafricains "constants". M. Lamamra a occupé le poste de Commissaire à la sécurité et à la paix de l'UA de 2008 à 2013.

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, s’est entretenu, jeudi à Addis-Abeba (Éthiopie), avec la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma. Les deux parties ont procédé, lors de la rencontre, à un large échange de vues sur la situation prévalant à travers le continent africain, ainsi que les voies et moyens susceptibles de promouvoir l’action africaine commune.

Entretien avec la présidente de la Commission de L’UA

Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

EL MOUDJAHID

L

e ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a réaffirmé hier, l’engagement «panafricain» de l’Algérie et de son Président Abdelaziz Bouteflika. «Il me plaît de réitérer l’engagement panafricain de l’Algérie et de son Président, M. Abdelaziz Bouteflika. Il s’agir d’un engagement de longue date que le Président Bouteflika a porté au courant des années 60 et 70, alors qu’il assumait les fonctions de ministre des Affaires étrangères, notamment à travers son discours historique à l’Onu portant exclusion du régime de l’apartheid». Le ministre a assuré, à ce propos, que l’Algérie «ne ménagera aucun effort pour la poursuite et l’aboutissement de notre ambition commune». «Notre ancrage africain est très solide et la politique de l’Algérie vise a conforter cet ancrage», a-t-il affirmé. Abordant, par ailleurs, le thème de la réunion du Conseil exécutif de l’UA au-

M. Lamamra réaffirme l’engagement « panafricain » de l’Algérie et de son Président
RELATIONS UA-CPI

Nation

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Le Président du Conseil exécutif de l'Union africaine (UA), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé hier, à AddisAbeba, à l'élaboration d'un cadre africain sur la réconciliation nationale et la justice et à la finalisation du protocole sur l'établissement de la Cour de justice et des droits de l'homme en Afrique. Intervenant à l'ouverture de la 15e session extraordinaire du Conseil exécutif de l'UA, M. Tedros, également ministre des Affaires étrangères de l'Ethiopie, a exprimé le souhait de faire accélérer les travaux au sein de la Commission africaine sur l'élaboration d'un cadre africain de réconciliation nationale et de justice sur la base des instruments juridiques pertinents de l'UA. Il a aussi appelé à ce que le protocole sur

Appel à l'élaboration d'un cadre africain sur la réconciliation nationale et la justice
CONSEIL EXÉCUTIF DE L'UNION AFRICAINE
l'établissement de la Cour de justice et des droits de l'homme en Afrique soit finalisé afin de «faire cesser, a-t-il dit, les violations flagrantes des droits de l'homme au sein de notre continent pour éviter toute ingérence extérieure dans nos affaires». M. Tedros a affirmé à cet égard que les Africains «doivent se référer» à la feuille de route de leur organisation, ajoutant que «nous devrions être en mesure d'évaluer les progrès qui ont été accomplis en termes de mise en œuvre». «Ceci nécessite la mise en place d'un groupe d'observateurs de haut niveau qui doit être très utile pour gérer les situations de violations des droits de l'homme sur le terrain et soumettre son rapport à l'UA», a-t-il précisé, ajoutant qu'il est «grand temps que nous réaffirmions notre propre processus de paix et de sécurité conformément à notre principe de fournir des solutions africaines à des problèmes africains». Le Président du Conseil a, par ailleurs, affiché son étonnement quant à la manière avec laquelle la Cour pénale internationale «traite» l'Afrique et les africains. «Ce traitement injuste laisse beaucoup à désirer», a-t-il regretté, affirmant que «loin de sa mission de promouvoir la justice et la réconciliation, la Cour s'est transformée en un instrument politique visant l'Afrique et les Africains». Il a indiqué à ce sujet que «nous refusons totalement ce traitement et exprimons nos préoccupations graves à la CPI, en particulier en ce qui concerne le Kenya». Le

tour des relations entre l’Afrique et la CPl, M. Lamamra a précisé que les conclusions recommandées

aux chefs d’Etat africains «devront prendre dûment en charge nos responsabilités envers nos peuples et

affirmer notre rang dans le concert des nations». «La problématique de la justice internationale doit intégrer la nécessité du respect de la souveraineté et de l’indépendance nationale des pays africains», a-t-il soutenu. «Qu’il s’agisse des pratiques contestables et contestées du bureau du procureur de la CPI ou celles des tribunaux de pays européens s’arrogeant le droit de procéder à l’arrestation de responsables africains, il y a un déficit de respect qu’il est impératif de combler comme il y a urgence de restaurer des relations égalitaires entre Etats souverains», a souligné M. Lamamra. Il a, par la même occasion, réaffirmé la solidarité de l’Algérie avec le Kenya et le Soudan «qui ne sont pas seuls dans ce combat», car au-delà de ces deux cas, a-t-il relevé, c’est «la destinée de l’ensemble du continent qui est en jeu».

président kenyan Uhuru Kenyatta, le vice-président William Ruto et le journaliste Joshua Arap Sang sont actuellement accusés de crime contre l'humanité devant la CPI. Les chefs d'Etat africains présents au dernier sommet de l'UA avaient adopté une résolution invitant la CPI à renvoyer à la juridiction kenyane l'affaire de crime contre l'humanité impliquant ces trois personnes. Les dirigeants africains ont mandaté la commission de l'Union africaine pour présenter une objection à l'ONU à propos des procès de la CPI contre Uhuru et Ruto. Ils ont annoncé que 99 % des cas traités par la CPI sont au détriment des Africains.

L'ambassadeur algérien Smail Chergui a été élu, hier, à Addis Abeba (Ethiopie) nouveau commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine (UA). L'élection s'est faite par les membres du Conseil exécutif de l'UA, réunie en session extraordinaire avec, à l'ordre du jour, l'examen d'un rapport sur les relations de l'Afrique avec la Cour pénale internationale (CPI). L'ambassadeur Smail Chergui, qui succède à son compatriote Ramtane Lamamra nommé ministre des Affaires étrangères, sera confirmé, samedi, par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA qui se réuniront en sommet extraordinaire.

L'Algérien Smail Chergui élu commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA

Nkosazana Dlamini-Zuma : « Beaucoup peuvent témoigner du talent, de la sagesse et de la connaissance de M. Lamamra »
La présidente de la Commission africaine, Nkosazana DlaminiZuma, a indiqué hier, à Addis Abeba (Ethiopie) que «beaucoup peuvent témoigner du talent, de la sagesse et de la connaissance de l’ambassadeur Ramtane Lamamra» commissaire sortant à la paix et à la sécurité en Afrique. «Je suis sûre que beaucoup peuvent témoigner du talent, de la sagesse et de la connaissance de l'ambassadeur Lamamra et de sa riche et longue expérience acquise en tant que diplomate accompli pour son pays et pour l'Union africaine», a déclaré Mme Zuma à l’occasion d’un déjeuner d’adieu offert par la Commission en l’honneur de M. Lamamra, en marge de la réunion extraordinaire du Conseil exécutif de l’UA. La présidente de la Commission a tenu à remercier, au nom de tous les Africains, M. Lamamra pour ses «contributions immenses» à la promotion de la paix en Afrique. Elle s’est également félicitée des nouvelles responsabilités confiées à M. Lamamra en reconnaissance, a-t-elle dit, à ses «capacités exceptionnelles». Les ministres africains des Affaires étrangères présents à ce déjeuner ont, pour leur part, rendu un vibrant hommage à M. Lamamra pour ses «contributions significatives» au développement de l'Afrique, notamment en matière de paix et de sécurité.

DÉJEUNER D’ADIEU OFFERT PAR LA COMMISSION AFRICAINE EN L’HONNEUR DE M. LAMAMRA

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et son homologue éthiopien, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ont réitéré mercredi dernier, à Addis-Abeba (Ethiopie) leur volonté commune de «poursuivre et de renforcer la concertation sur un certain nombre de questions majeures au double niveau africain et international». Les deux ministres se sont félicités, lors de leur rencontre, de la «convergence» de vues et de positions de l'Algérie et de l'Ethiopie «à chaque fois qu'il s'agit de défendre les intérêts du continent sur la scène internationale», a indiqué un communiqué de l'ambassade d'Algérie à Addis-Abeba. M. Lamamra a rencontré son homologue éthiopien en prévision des travaux de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine (UA) sur la relation de l'UA avec la Cour pénale internationale (CPI), qui se tient à Addis-Abeba depuis hier et jusqu’à aujourd’hui. Les relations bilatérales entre l'Algérie et l'Ethiopie ont occupé une place importante dans les discussions entre les deux ministres, a précisé le communiqué. Ils ont, à cet égard, marqué leur appréciation quant à la qualité et à la dimension stratégique de ces relations en insistant sur «la nécessité de leur insuffler une nouvelle dynamique» à la mesure des rapports politiques de choix qui lient l'Al-

La volonté de renforcer la concertation sur les questions majeures réitérée
ALGÉRIE-ETHIOPIE
gérie et l'Ethiopie. Par ailleurs, au cours de leurs entretiens, les deux ministres se sont longuement entretenus sur à la fois, la question à l'ordre du jour du sommet extraordinaire, les questions régionales et internationales d'intérêt commun, tout comme ils ont passé en revue l'état d'évolution et les perspectives de renforcement des relations bilatérales algéro-éthiopiennes. Sur la question de la relation de l'UA avec le CPI, une convergence de vues s'est dégagée pour promouvoir le principe de la lutte contre l'impunité inscrit dans l'acte constitutif de l'UA en toute harmonie avec le respect des

La réunion de la commission de coopération mixte algéro-éthiopienne se tiendra en janvier 2014, a annoncé jeudi à Addis Abeba, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. La prochaine réunion de la commission de coopération mixte algéro-éthiopienne intervient à un moment où les relations bilatérales connaissent «un nouvel élan», particulièrement dans le cadre institutionnel, a déclaré à l'APS, M. Lamamra, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre éthiopien et président en exercice de l'Union africaine (UA), Hailemariam Dessalegn. M. Lamamra a rappelé, à cette occasion, la déclaration de partenariat entre l'Algérie et l'Ethiopie signée lors de la dernière visite du ministre des Affaires étrangères éthiopien en Algérie, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Par ailleurs, le chef de la diplomatie a annoncé l'ouverture d'une ligne aérienne entre les deux capitales Alger et Addis Abeba.

Réunion de la commission de coopération mixte janvier 2014

obligations internationales des Etats africains ainsi que la nécessite de promouvoir des solutions politiques respectueuses de la souveraineté et de l'indépendance des pays concernés dans le texte d'approche d'appropriation tendue vers la réconciliation nationale et le respect des acquis démocratiques. Les deux ministres ont également abordé «les abus des instances judiciaires de certains pays extra-africains dans la mise en œuvre d'un principe dit de compétence universelle qui se manifeste par des atteintes graves à la souveraineté des pays africains», a conclu le communiqué.

Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

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Le signe d’une certaine fragilité sécuritaire
LIbéRATION dU PREMIER MINISTRE LIbyEN APRèS SON ENLèvEMENT

Monde

EL MOUDJAHID

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près sa libération, le Premier ministre a accusé "un groupe politique", sans le nommer. Selon lui "C'est un parti politique qui veut destituer le gouvernement par tous les moyens. Par la force, par la démocratie, par les voies non démocratiques ou par n'importe quel autre moyen", a-t-il poursuivi. Reste, toutefois, que cet enlèvement, qui a ciblé le Premier ministre, témoigne, à ne pas en douter, de la fragilité de la situation sécuritaire qui prévaut dans ce pays et ce, depuis la chute de l’ancien régime. Elle démontre aussi la difficulté à laquelle font face les nouveaux dirigeants libyens en vue d’instaurer la stabilité politique et la relance de l’économie du pays, mais bien plus grave encore, cet enlèvement révèle le poids des rebelles qui se sont constitués en brigades militaires sur lesquelles l'Etat n'a plus aucun contrôle dès que l'intérêt de ces dernières est en jeu indiquent des observateurs. Et parce que les autorités ont, jusqu'à présent, échoué à former une police et une armée professionnelles, elles leur a même donné une légitimité en leur confiant des tâches relatives à la sécurité. Cette difficulté de reprendre le contrôle de la situation a été annoncée par de nom-

Enlevé et détenu jeudi passé pendant quelques heures par une brigade d'ex-rebelles, le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, a été libéré le jour même.

Le prix Nobel de la Paix a été attribué, hier, à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), a annoncé le comité Nobel norvégien. L'organisation fondée en 1997 et basée à La Haye est primée "pour son travail considérable en vue d'éliminer les armes chimiques", a déclaré le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland. Chargée de superviser la destruction de l'arsenal syrien suite à une résolution historique des Nations unies, votée afin de prévenir toute intervention militaire dans le pays ravagé par un conflit sanglant depuis deux ans et demi, l'OIAC se retrouve depuis quelques mois au cœur de l'actualité. Cela n'a pas toujours été le cas : entrée en fonction en 1997, l'OIAC a longtemps travaillé dans l'ombre,

Le prix à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques

NObEL dE LA PAIx

breux pays. du reste la multiplication des attentats terroristes qui visent soit des étrangers soit des personnalités libyenne est un signe qui ne trompe pas sur les dangers en-

courus de voir la Libye sombrer dans la violence. Une crainte qui a incité la Russie à fermer son ambassade. Moscou a du reste déclaré que la réouverture de sa représenta-

tion ne sera envisagée qu’ « une fois que les circonstances seront adéquates pour le travail des diplomates ». Conscient de l’impact négatif de son enlèvement sur l’opinion, notamment internationale, le Premier ministre libyen a appelé après sa libération et au sortir d'une réunion avec son gouvernement et des membres de l'Assemblée nationale libyenne à la « raison » et à la « sagesse » tout en évitant « l'escalade ». Il a, aussi, tenu à rassurer les étrangers qui vivent en Libye en déclarant qu’ils « ne sont pas visés », mais si Ali Zeidan s’est empressé de dédramatiser son enlèvement en appelant à la raison et à la sagesse, c’est surtout parce qu’il ne peut oublier que cet acte peut avoir un coup fatal au processus de construction de la nouvelle Libye. Le premier ministre mène, soulignet- on, des efforts en vue du parachèvement du processus de transition politique et pour asseoir durablement la sécurité et la stabilité. L’attentat à la voiture piégé qui a visé, hier, le consulat de Suède à benghazi, provoquant d'importants dégâts matériels au bâtiment et au voisinage, mais sans faire de victime, démontre malheureusement que le chemin à parcourir est encore long. Nadia K.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, s'est félicité, hier, de l'attribution du prix Nobel de la Paix à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, saluant la "mission essentielle" menée par l'OIAC en Syrie pour y éliminer les armes chimiques. "Le monde n'oubliera jamais la mort de plus de 1.000 innocents Syriens, tués dans une attaque insensée avec des armes chimiques le 21 août. Il ne pourrait y avoir de rappel plus saisissant de la raison pour laquelle, depuis plus de 100 ans, la communauté internationale a repoussé l'usage de telles armes bien au-delà des limites définissant une conduite acceptable", déclare M. Kerry dans un communiqué. "depuis cette attaque horrible, l'OIAC a réalisé un travail extraordinaire en un temps record pour répondre à cette violation flagrante du droit international", rappelle encore le chef de la diplomatie américaine.

Kerry salue la "mission essentielle" menée en Syrie par l'OIAC

détruisant 57.000 tonnes d'armements chimiques, en Irak, Libye, Russie, aux Etats-Unis. Le travail de l'OIAC "a été le sujet d'années et d'années de patiente diplomatie", a récemment assuré son porte-parole, Michael Luhan. L'OIAC, dont le bâtiment et les laboratoires sont situés dans des banlieues de La Haye, supervise en fait la mise en application de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), signée le 13 janvier 1993 à Paris et entrée en vigueur le 29 avril 1997. A ce jour, l'OIAC compte 189 pays membres représentant plus de 98% de la population mondiale. Quatre Etats — la Corée du Nord, l'Angola, l'Egypte, le SudSoudan — n'ont ni signé ni ratifié la Convention.

Les Etats-Unis souhaitent poursuivre leur relation avec l'Egypte, a assuré jeudi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en dépit du gel d'une partie de leur aide militaire au pays. "En aucune manière, il ne s'agit d'un retrait de notre relation ou d'une rupture de notre engagement à aider le gouvernement" intérimaire égyptien, a déclaré M. Kerry, à Kuala Lumpur, lors d'un point de presse avec les journalistes qui l'accompagnent en Asie du Sud-Est. Les Etats-Unis ont officiellement gelé mercredi une partie de leur aide à l'Egypte, en représailles

Washington assure vouloir poursuivre ses relations avec Le Caire
à la répression des manifestations des partisans du président égyptien destitué Mohamed Morsi, dont le procès pour "incitation au meurtre" s'ouvrira le 4 novembre. Le "recalibrage" de l'aide américaine, qui s'élève à 1,5 milliard de dollars dont 1,3 milliard d'aide militaire chaque année, passe par l'arrêt de la fourniture d'équipements lourds et de son assistance financière au gouvernement "en attendant des progrès crédibles vers un gouvernement civil démocratiquement élu", a indiqué mercredi la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki.

EgyPTE

Interrogé sur une éventuelle levée de ce gel, M. Kerry a répondu que cela serait évalué "sur la base des performances" du gouvernement intérimaire égyptien, notamment en ce qui concerne sa "feuille de route" qui doit conduire à des élections démocratiques l'an prochain. "Nous allons continuer à faire en sorte que cette feuille de route reste l'objectif premier du gouvernement, parce que je crois qu'ils veulent poursuivre leur relation avec les Etats-Unis de façon positive", a conclu le secrétaire d'Etat.

vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

Une dizaine de terroristes ont été tués début octobre à Tombouctou, dans le nord du Mali, a annoncé jeudi passé le ministère français de la défense. L'accrochage, qui a duré plusieurs heures et a impliqué un hélicoptère et des troupes au sol, a conduit à la "neutralisation d'une dizaine de combattants islamistes" qui cherchaient à fuir à bord d'un pick-up après avoir été repérés, dans la région de douaya, a déclaré le porte-parole de l'état-major des forces armées françaises, le colonel gilles Jaron, à la presse. Un "groupement tactique" de Serval, l'opération militaire française au Mali, patrouillait le matin dans la région lorsqu'il a été informé de la présence de "groupes terroristes" sur le marché de douaya, près de bamako, a expliqué le porte-parole. Un hélicoptère a été envoyé sur place, ce qui a provoqué "la fuite de plusieurs pick-up". L'un d'entre eux a fini par être repéré en milieu de journée. "Le pick-up contenait des éléments armés (...) appartenant à un groupe armé terroriste", a-t-il précisé. Après des tirs de sommation de l'hélicoptère pour tenter d'arrêter le véhicule, plusieurs individus sont

Une dizaine de terroristes tués en octobre à Tombouctou

MALI

descendus du pick-up et ont ouvert le feu sur l'hélicoptère, a-t-il ajouté. "Tous se sont battus jusqu'à la fin, sans, à aucun moment, faire signe ou tenter de se rendre", a affirmé le colonel. Les rebelles à bord des autres pick-ups ont en revanche réussi à fuir. S'agissant des tirs de lundi contre gao, la principale ville du nord du Mali, le colonel Jaron a indiqué qu'ils provenaient de roquettes "très artisanales" qui étaient situées à 16 km au nord de la ville et qu'ils ont blessé une personne et détruit une habitation. Quant à l'explosion survenue à Tombouctou le 28 septembre, elle provenait d'une charge d'une cen-

taine de kilos et a fait quatre morts, dont deux civils, provoquant des dégâts aux habitations alentour, at-il indiqué. Environ 3.200 militaires français sont encore présents sur le sol malien dans le cadre de l'opération Serval, intervention militaire française lancée en janvier à la demande du président malien de transition, dioncounda Traoré. Ils poursuivent des missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes armés et à poursuivre le transfert progressif aux contingents de la Minusma, la mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali, composée de forces africaines.

EL MOUDJAHID

Plusieurs élus et ONG algériens ont plaidé à l’ONU la cause sahraouie et appelé à la mise en œuvre du droit à l’autodétermination.

Des élus et ONG algériens plaident à l’ONU pour le droit à l’autodétermination
SAHARA OCCIDENTAL

Monde

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D

evant la Commission de décolonisation de l’ONU qui a auditionné les pétitionnaires de la société civile de plusieurs pays sur la question du Sahara occidental, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Mohamed Mahrez Lamari, a relevé que le Maroc poursuivait toujours sa politique d’occupation, d’exploitation illégale des richesses, de répression dure et féroce et de violations systématiques des droits de l’homme dans les territoires du Sahara occidental occupé. Face à cette situation inquiétante, il a recommandé la création d’un mécanisme onusien de surveillance et de protection des droits de l’homme des Sahraouis. "L’aveuglement des autorités marocaines à ignorer une réalité historique établie confirme leur entêtement à vouloir détourner la volonté des Nations unies, exprimée clairement et sagement dans ses différentes résolutions", a-t-il noté. "Les accords signés publiquement et officiellement avec le Front Polisario, puis reniés par des volte-face indignes, démontrent à l’évidence la panique, l’incohérence et l’irresponsabilité caractérisée du gouvernement marocain qui continue à défier la communauté internationale", a-t-il encore remarqué. Présente à ce débat, la présidente adjointe du groupe parlementaire de fraternité et d’amitié Algérie-République arabe sahraouie démocratique, Mme Saida Bounab, a rappelé que le Sahara occidental est un territoire occupé depuis 38 ans par le Maroc et que sa population subit quotidiennement des violations des droits de l’homme graves, tel que constaté par des ONG internationales des droits de l'homme comme Human Rights Watch, Amnesty International et RFKennedy Center. Elle a aussi plaidé la cause des femmes sahraouies ''qui ont payé un prix très fort pour avoir revendiqué pacifiquement leur droit à l’autodétermination'', ajoutant qu'elles sont battues, violentées et incarcérées par la police marocaine. Comme conséquence de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc, a-t-elle poursuivi, ''la famille sahraouie est déstructurée et vit dans la misère et la violence, ce qui ne diminue en rien sa détermination à manifester pacifiquement pour jouir de son droit à l’autodétermination par le biais d’un référendum''. Dans ce sillage, elle a exhorté la communauté internationale et l’ONU à protéger le peuple sahraoui des violations des droits de l’homme qu’il subit aux

La société civile mondiale appelle à un référendum
ONU
Sahara occidental, qui se tient du 7 au 14 octobre au sein de la Commission onusienne de décolonisation, l’audition sur la question sahraouie a permis à plusieurs pétitionnaires de souligner également que le Sahara occidental occupé par le Maroc est bien une ''colonie''. Dans son intervention, la juriste américaine Kathlyn Thomas a indiqué qu’en sa qualité d’ancienne membre de la MINURSO chargée des questions juridiques, elle avait contribué, en 1995, aux négociations sur les critères d’éligibilité, agréés par les parties au conflit, au référendum d’autodétermination et avait participé, en 1999, à la publication de la liste des électeurs. À ce propos, elle a confié qu'elle était venue témoigner à ce débat devant la Commission de décolonisation ''dans le souci de dissiper le mythe selon lequel le référendum ne pouvait pas avoir lieu en 2000 pour des raisons pra-

mains du Maroc et d’organiser rapidement un référendum d’autodétermination. Prenant part à ce débat de la commission de l'ONU, le président de l’APC d’Alger-Centre, M. Abdelhakim Bettache, a dénoncé ''les pressions quotidiennes et les transgressions graves perpétrées par les forces marocaines dans les territoires sahraouis occupés''. Il a cité ''l’obstination du royaume marocain à ignorer la légitimité internationale et à faire fi des résolutions du Conseil de sécurité''. Dans ce sens, il a rappelé que la résolution 1514 de décembre 1960 de l’Assemblée générale de l'ONU posait les fondements du droit au développement et qu’elle a inspiré d’autres résolutions dont la résolution 1803 de décembre 1962 relative à la souveraineté pérenne des États sur leurs ressources naturelles. Il a aussi attiré l’attention sur la résolution 3281 de décembre 1974 portant sur les droits et obligations économiques des États et a fustigé '' la spoliation que continue de pratiquer le colonialisme marocain dans les territoires sahraouis occupés''. Appelant, par ailleurs, la communauté internationale à faire pression sur les autorités marocaines afin qu’elles libèrent les prisonniers politiques sahraouis, M. Bettache a demandé au Conseil de sécurité d’élargir les prérogatives de la MINURSO afin d’intégrer la protection des droits de l’homme et d’accélérer

l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

Situation alarmante des droits de l'homme
Pour sa part, le représentant de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, M. Abdelouahab Mordjana, a rappelé que l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice et les résolutions pertinentes des Nations unies appelaient à un référendum au Sahara occidental en vue de réaliser le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. ''L’argument colonialiste marocain ne résiste pas à l’épreuve de la réalité'', a-t-il ajouté, relevant que la politique marocaine s’est assortie d’une ''action répressive'', comme l’attestent les différents rapports des ONG internationales des droits de l'homme. En effet, a-t-il regretté, la situation des droits de l’homme est ''alarmante'' dans les territoires occupés, avant d’appeler la communauté internationale à adopter les mesures appropriées pour faire cesser les violations des droits de l’homme, notamment par l’élargissement du mandat de la MINURSO à l’évaluation de la situation à cet égard. À son tour, le directeur du comité scientifique de la Fondation nationale algérienne des études stratégiques et sécuritaires, M. Said Ayachi, a affirmé, devant la Commission de décolonisation,

qu’il régnait une ''atmosphère de terreur'' dans les territoires occupés du Sahara occidental. ''Une terreur organisée par l’armée et les forces de police marocaines, une terreur délibérée contre la population sahraouie'', s’est-il révolté, précisant que les Sahraouis subissent quotidiennement des arrestations arbitraires et injustifiées et des disparitions forcées. À l’heure actuelle, a-t-il aussi affirmé, ''nous sommes sans nouvelles de 561 Sahraouis''. Il a aussi dénoncé comme ''inéquitable'', le procès mené par le tribunal militaire de Rabat, en février dernier, contre 24 Sahraouis, et a attiré l’attention sur les fosses communes découvertes en juillet dernier. Par ailleurs, il a dénoncé un "véritable embargo médiatique imposé aux territoires sahraouis occupés dans lesquels il n’est possible de se déplacer que sous haute surveillance des forces marocaines". M. Ayachi a appelé la communauté internationale à mettre un terme au ''calvaire du peuple sahraoui'' et à apporter une solution juste et définitive au conflit, notamment par l’organisation rapide d’un référendum d’autodétermination qui permettra au peuple sahraoui de choisir librement son destin. Intervenant également à ce débat, M. Lies Saadi a rappelé que l’Algérie soutenait le droit à l’autodétermination de tous les peuples opprimés. Plaidant fortement pour la tenue d'un référendum d’autodétermination libre et transparent au Sahara occidental, il a insisté pour que les obstacles posés par les autorités marocaines à l’autodétermination du peuple sahraoui doivent être levés. De son côté, le vice-président de l’Association algérienne de la sauvegarde du patrimoine et de l’environnement et du développement des zones sahraouies, M. Mohammed Lahcene Zeguidi a rappelé le droit du peuple sahraoui à son indépendance et à l’autodétermination, tel que validé par la Cour internationale de Justice (CIJ), soutenant que le dossier sahraoui est une question de décolonisation classique qui s’inscrit dans le cadre de la résolution 1514. Les débats de la 4e Commission de l'ONU sur les questions de décolonisation des 16 territoires non autonomes se tiennent du 7 au 14 octobre avec la participation d'États membres de l'ONU et de la société civile internationale. Ces débats seront suivis par l'adoption, entre autres, d'un projet de résolution sur la question du Sahara occidental, qui sera soumis à l'Assemblée générale de l'ONU en décembre prochain.

Un grand nombre de pétitionnaires de la société civile mondiale ont appelé l'ONU à honorer l’engagement d’organiser un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et à introduire le mécanisme de surveillance des droits de l'homme au sein de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Lors d'un débat sur la question de décolonisation des 16 territoires non autonomes, dont le

tiques''. Elle a alors confirmé que ''la seule raison pour laquelle ce référendum n’a pas eu lieu, c’est la décision du Maroc de se retirer du processus, parce qu’il a craint que les électeurs sahraouis se prononcent pour l’autodétermination''. Le Maroc, a-t-elle poursuivi, ''veut forcer le peuple sahraoui à accepter un avenir dont il ne veut pas et qui ne réglera rien au conflit''.

Le Front Polisario réaffirme sa volonté de coopérer avec Christopher Ross
(Bosnie) où avaient été retrouvées, des années plus tard, plusieurs victimes de massacres commis en 1995. À ce propos, M. Boukhari s'est demandé si les 600 civils sahraouis disparus, depuis plusieurs années, n'auraient pas connu le même sort quelque part dans le désert. Dénonçant également les ''simulacres de procès'' des militants sahraouis dans les tribunaux militaires marocains, le représentant du Front Polisario a soutenu que tous ces actes de violation des droits de l'homme sont ''indignes d'un État qui veut avoir un siège au Conseil des droits de l'homme de l'ONU''. M. Boukhari n'a pas manqué de fustiger le ''pillage'' continu des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc avec l'aide de l'Union européenne et d'autres pays. Devant la Commission de décolonisation, le représentant sahraoui a affirmé que tous les peuples, dans des circonstances similaires, ont assumé leurs responsabilités pour protéger leur liberté et leur dignité contre la violence coloniale. Rappelant que le Front Polisario avait accepté de signer le cessez-le feu après l'engagement de l’ONU à déployer la MINURSO au Sahara occidental avec le mandat explicite d'organiser un référendum, M. Boukhari a rappelé que 22 années se sont, depuis, écoulées sans que le référendum promis n'ait encore eu lieu, et ce, en raison de ''l'obstruction systématique'' du Maroc. En fait, s'est-il indigné, ''la MINURSO est prisonnière du Maroc et elle est dans l’incapacité de s’acquitter de son mandat pour lequel elle a été créée''. Appelant à mettre fin à ce ''scandale colonial'', le représentant sahraoui a, alors, invité l'ONU à examiner la question de la décolonisation du Sahara occidental avec plus de détermination, à l’instar de l’Union africaine.

Le Front Polisario a réaffirmé, jeudi à New York, sa volonté ''inébranlable'' de coopérer avec l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, en vue de parvenir à une solution qui permette au peuple sahraoui d'exercer son droit à l’autodétermination. Intervenant devant la Commission de l’ONU de décolonisation, qui tient son audition annuelle des délégations et pétitionnaires sur la question du Sahara occidental, le représentant du Front Polisario à l’ONU, M. Ahmed Boukhari, a réitéré la pleine coopération des Sahraouis en prévision de la tournée de M. Ross dans la région dans les prochains jours. M. Boukhari a, cependant, indiqué qu'il redoutait que M. Ross ne revienne à New York ''les mains vides'' compte tenu du refus du Maroc de coopérer pour l’émergence d'un processus de décolonisation ''ou-

vert et transparent''. Soutenu par plusieurs intervenants au cours de cette audition, le représentant sahraoui a encore dénoncé l’occupation militaire d’une grande partie du Sahara occidental par le Maroc, ainsi que les abus et les violations des droits de l’homme commis par les autorités marocaines contre le peuple sahraoui.

Sur ce dernier point, il a fait état de la découverte, en juin dernier, par des experts étrangers en médecine légale, de fosses communes où des Sahraouis avaient été enterrés après avoir été assassinés, selon l'expertise, avec une balle dans la tête et dans la poitrine. Cela rappelle, a-t-il poursuivi, les fosses communes de Srebrenica

Vendredi 11 - Samedi 12 Ocotbre 2013

16 EL MOUDJAHID

Placée sous le signe «10 années au service de la solidarité et de la défense des droits de l’Homme», le Festival du cinéma au Sahara occidental, ouvert mercredi soir, au camp de Dakhla des réfugiés sahraouis, rassemble plus de 320 participants, venus 20 pays, et présentera pas moins de 65 films, dont 25 traitant de la cause sahraouie.

Un message de solidarité
court-métrage et le reportage, a-t-elle dit. Le festival a prévu plusieurs ateliers d’innovation audiovisuelle, en plus de la projection de pas moins de 65 films, dont 25 traitent de la cause sahraouie et livrent des messages clairs au monde, dans le but de faire connaitre le conflit opposant le Sahara occidental au Maroc, a noté la ministre. Des représentations artistiques et musicales allant toutes dans le sens de la solidarité avec la cause sahraouie sont également programmées dans le cadre du festival. Cette édition est une manifestation de solidarité placée sous le signe de «10 années au service de la solidarité et la défense des droits de l’Homme», et véhicule aussi un message de solidarité du peuple sahraoui avec les défenseurs sahraouis des droits de l’homme croupissant dans les geôles de l’occupant marocain, a souligné Mme Hamdi. Elle regroupe des participants «venus, nombreux et issus de divers horizons et religions, qu’ils soient artistes, acteurs, réalisateurs cinématographiques, ou gens de l’information, porter un seul message de paix et de solidarité avec la cause sahraouie juste», a poursuivi la ministre de la Culture. Les Etats-Unis d’Amérique sont les invités d’honneur

OUVERTURE DU 10e FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA AU SAHARA OCCIDENTAL

Culture

Elles sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser à la bande dessinée sous toutes ses formes, ces jeunes dessinatrices généralement issues de l’école des Beaux-arts, qui présentent sans complexe au FIBDA 2013 leurs planches et leurs différentes perceptions de la BD.

Le 9e art se conjugue aussi au féminin
FIBDA

EL MOUDJAHID

17

L

L

es participants représentent une pléiade d’artistes, de techniciens, et d’hommes des médias. Cette manifestation culturelle constitue «une nouvelle passerelle de solidarité avec la cause sahraouie, en plus d’être un soutien et un élargissement de la chaine de solidarité internationale avec le peuple sahraoui combattant», a indiqué à l’APS la ministre de la Culture sahraouie, Mme Khadidja Hamdi. Elle a présenté ce festival du cinéma comme «un message clair au gouvernement marocain qui continue d’ignorer la question sahraouie et de tourner le dos aux résolutions de la légalité internationale». Cette édition du festival est marquée par une bonne participation arabe, à travers la présence de cinéastes arabes dans ses (festival) ateliers, venant notamment de Tunisie, d’Arabie Saoudite, d’Egypte, de Palestine, du Maroc, et d’Algérie qui est présente avec une forte délégation officielle, a relevé Mme Hamdi. La manifestation a pour objectif aussi, à travers la diversité de ses programmes, de donner une impulsion à l’expérience sahraouie dans l’audiovisuel, d’encourager les jeunes et les personnes intéressés à s’investir dans le domaine, et de présenter l’expérience sahraouie dans le

de cette édition du festival auquel prennent part des délégations officielles d’Afrique du Sud, du Mexique, de Cuba, d’Espagne et autres, a fait savoir Mme Khadidja Hamdi.

M. Kgositsile réitère le soutien des cinéastes sudafricains au peuple sahraoui
Le conseiller au ministère de la Culture de l’Afrique du Sud, M. Keorapetse Kgositsile, a réitéré, jeudi, le soutien des cinéastes et acteurs sud-africains à la cause sahraouie, en marge de la 10e édition du festival international du cinéma au Sahara occidental (Fisahara). «La voix du peuple sahraoui devra se faire entendre, à travers le cinéma, aux quatre coins du monde», a déclaré à l’APS M. Kgositsile qui conduit la délégation de l’Afrique du Sud à ce festival cinématographique, qui se tient au camp de Dakhla des réfugiés sahraouis. «Il appartient de briser le mur du silence imposé par l’occupant marocain sur le Sahara occidental et sur les souffrances endurées par les jeunes et les défenseurs des droits de l’homme sahraouis dans les territoires occupés», a-t-il estimé. «Le cinéma au Sahara constitue une tri-

bune de solidarité que l’Afrique du Sud exploite pour poursuivre sa solidarité et son soutien à la lutte du peuple sahraoui avec lequel il entretient des relations», a souligné le conseiller sud-africain. Et d’ajouter que «l’Afrique du Sud tend à trouver, en plus des fora internationaux et des activités diplomatiques, d’autres créneaux, dont le cinéma, pour réaffirmer son soutien à la cause sahraouie». «Abandonner son soutien à la cause sahraouie serait trahir la lutte du peuple Sud africain contre le régime de l’Apartheid», a estimé M. Kgositsile, avant de souligner «la nécessité de libérer, à travers l’indépendance du Sahara Occiden-

tal, l’Afrique de l’exploitation». «Le continent africain poursuivra son combat tant que le Sahara Occidental restera sous occupation marocaine», a affirmé le représentant de l’Afrique du Sud, avant d’émettre le vœu de faire du festival international du cinéma au Sahara Occidental «une fenêtre sur le combat africain pour la libération du Sahara Occidental». «Nous avons en Afrique du Sud utilisé l’industrie cinématographique comme moyen de lutte contre l’Apartheid, et nous pouvons faire autant pour le Sahara Occidental», a-t-il encore soutenu en précisant que le cinéma est «un moyen important de véhi-

culer un quelconque message car facilement accepté par l’autre». L’intervenant a indiqué, à ce titre, que le gouvernement de l’Afrique du Sud s’engage à exploiter toutes les occasions qui se présenteront à lui pour faire connaitre au monde la cause sahraouie». Le festival international du cinéma au Sahara occidental est une initiative culturelle adoptée par le gouvernement sahraoui depuis plusieurs années, et qui se tient avec le concours de la coordination espagnole de soutien au peuple sahraoui.

ors de la 6e édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), qui se déroule dans la capitale, certaines ont édité leurs premiers albums alors que d’autres présentent des travaux réalisées en ateliers de formation. Un album collectif, intitulé Les déchainés et composé des planches de bédéistes ayant suivi la session de formation de la précédente édition, regroupe à lui seul une dizaine de jeunes dessinatrices de différents horizons. Une œuvre qui confirme s'il en est la tendance de cette année qui voit un grand nombre de jeunes filles s’intéresser de plus en plus à la BD. Sans aller jusqu'à parler de perception spécifiquement féminine de la BD, deux dessinatrices se distinguent par une tendance à proposer des scénarios puisés dans le quotidien ou dans le vécu, loin de la pure fiction. Hana Kerboua, étudiante à l’école des Beaux-arts se démarque par un premier album de quelques pages «Shurga» marqué par un style de personnages et une richesse de couleurs qui s'adresse plus aux petites filles. Pour Bouchra Mokhtari, jeune dessinatrice d’Oran, étudiante en biologie et lauréate du «Prix du coup de cœur» de l'édition 2012, «les couleurs réputées féminines suscitent plus l’intérêt des lectrices», ce qui fait que les dessinatrices ont plus «tendance à créer des héroïnes auxquelles elles mêmes s’identifient». Auteur de l’album Les aventures de Zozo, Papa la bourrique, cette bédéiste en herbe, qui a suivi les

ateliers du Fibda 2012, se réjouit de pouvoir trouver en ce festival un cadre, le seul dit-elle, lui permettant de canaliser et de travailler sa créativité. Fella

VALORISATION DU PATRIMOINE CULTUREL EN ALGÉRIE

FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA DE CHICAGO

"Yema" de Sahraoui à l’affiche

L

Le long métrage algérien Yema de Djamila Sahraoui participe au 49e Festival international du cinéma de Chicago (Etats Unis) qui s'ouvre jeudi, annoncent les organisateurs sur le site du festival. Yema sera projeté en off dans le programme Spotlight Africa, une «opportunité» pour faire découvrir la production cinématographique contemporaine africaine et des réalisateurs engagés sur des sujets touchant à la politique, à la société et à l'éthique, appréhendés avec toute la diversité qui caractérise le continent, expliquent les organisateurs. S'étalant jusqu'au 24 octobre, le festival de Chicago accueille 180 productions cinématographiques représentant une soixantaine de pays. Parmi les films prévus au programme Spotlight Africa, Malak de Abdesslam El Kellaï (Maroc -2012), Die Welt d'Alex Pitstra (Tunisie/Hollande-2013), et Black South-Easter de Carey McKenzie (Afrique du Sud - 2013). Yema, dans lequel la réalisatrice tient le rôle principal, avait obtenu plusieurs distinctions internationales dont le Yennenga d'argent au 23e Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), la meilleure interprétation féminine au Festival international du film africain de Belgique, ainsi que le prix 2013 de la meilleure expression artistique au 19e MedFilm en Italie. Crée en 1946, le Festival international du cinéma de Chicago décerne deux principales distinctions, le Hugo d'or et le Hugo d'argent qui mettront en compétition lors de cette édition de nombreux longs et courts métrages ainsi que des documentaires.

e Cinquième Pouvoir, retraçant l'épopée de Wikileaks, est sorti, hier, en première mondiale au RoyaumeUni : la critique lui accorde la moyenne, David Cameron parle d'un jeu d'acteur «fantastique» mais Julian Assange hurle au navet truffé de mensonges. Dans un e-mail envoyé à l'AFP depuis l'ambassade d'Equateur à Londres, où il est retranché depuis seize mois, le fondateur de Wikileaks décrit le long-métrage comme «un festival d'ennui gériatrique que seul le gouvernement américain saura apprécier». Il ne saurait y avoir pire condamnation dans la bouche d'Assange qui craint toujours d'être extradé aux Etats-Unis pour y être jugé après la publication de centaines de milliers de documents diplomatiques et militaires. Le cybermilitant australien pense que tous les moyens sont bons pour l'administration américaine de décrédibiliser le paria qu'il est devenu. Il est donc persuadé que le réalisateur Bill Condon agit en service commandé pour le dépeindre en «mégalomane anti-social» dans un film qui aurait faux sur toute la ligne. Le Cinquième pouvoir se penche sur la trajectoire de Wikileaks entre 2007 et 2010, l'année où l'organisation est devenue célèbre avec la publication des «War Logs», qui dévoilait des abus commis par l'armée US en Irak et en Afghanistan, et du «Cablegate», riche en milliers de documents diplomatiques. Interprété par l'acteur britannique Benedict Cumberbatch, Assange apparaît dans le long-métrage aux côtés de Daniel Domscheit-Berg, incarné à l'écran par le comédien allemand Daniel Brühl, dont le livre autobiographique a inspiré en partie le film. Ce simple fait

Le film sur Wikileaks qui fait bondir Assange
LE CINQUIÈME POUVOIR

IL AURA LIEU DU 3 AU 8 NOVEMBRE

Alger, ville du festival culturel du film maghrébin

U

suffit à résumer le parti-pris du film, insiste-t-on dans le camp Assange, puisque DomscheitBerg est en conflit «personnel et juridique» avec Wikileaks depuis son départ de l'organisation en 2010. Assange en revanche n'a jamais été associé au projet. Son seul contact avec l'équipe du film se limité à un échange par e-mail avec Benedict Cumberbatch, qu'il a publié mercredi soir. Il lui demandait alors de refuser le rôle. Assange «nous a identifiés très tôt comme un projet hostile», a rappelé le réalisateur Bill Condon lors du festival de Toronto dont le film a fait l'ouverture le 6 septembre. Douze jours plus tard, Assange confirmait à sa manière en publiant sur internet une «version mature» du scénario du «Cinquième Pouvoir», amendé par une note dans laquelle il descend une nouvelle fois le long-métrage en flammes. Entre «inventions», erreurs factuelles et «sources biaisées» le film en prend pour son grade, d'autant qu'il suggère qu'Assange se teint les cheveux. Ce que son équipe dément vigoureusement. «Les gens aiment la vraie histoire de Wikileaks : celle

d'un petit groupe de journalistes dévoués et d'activistes techno qui, contre vents et marées, combattent la corruption et la criminalité d'Etat. Mais ce n'est pas le sujet du film», écrit Assange à l'AFP. Il reproche par ailleurs au scénario de faire la part belle au Département d'Etat américain. Assange lui-même n'a pas encore vu le film. Ce ne serait pas faute d'avoir essayé, selon une source proche de l'activiste. Mais Dreamworks, la maison de production, a repoussé toutes les demandes, alors que même David Cameron a eu droit à sa copie. Le Premier ministre britannique a déclaré mardi qu'il avait trouvé Benedict Cumberbatch «brillant», partageant ainsi l'avis de la critique britannique. Pour le reste, la même critique estime que le film souffre de la comparaison avec «The Social Network», le long-métrage de David Fincher sur le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg. Qui — soit dit en passant — n'avait pas apprécié lui non plus à l'époque la manière dont on avait retranscrit à l'écran l'histoire de sa vie.

La capitale offrira des films à voir, des longs-métrages et des courtsmétrages fiction mais aussi des documentaires. Le festival sera compétitif avec donc trois jury pour les trois sections : le long-métrage fiction, le court-métrage et le documentaire. « Le Amayes d’or » récompensera les meilleures productions en compétition dans différentes sections. Alger sera la capitale du film maghrébin à partir du 3 novembre prochain et ce jusqu’au 8, date de clôture officiel de la première édition du festival. Le public algérois aura enfin l’opportunité de voir de nouvelles productions cinématographiques maghrébines, impossibles à voir en d’autres circonstances en raison de l’absence de réseau de distribution de films maghrébin. Comprendre que le film tunisien, marocain ou algérien ne circule pas hors de ses frontières et c’est pour le moins regrettable même si la revendication des cinéastes de trouver des voies et des mécanismes pour que le film magrébin ait droit de cité dans les villes du Maghreb, ait été formulée à maintes reprises. Vieux débat qui malheureusement n’arrive pas à trouver réponse adéquate. Il rappelle en même temps, le combat des cinéastes africains pour le même idéal. Les écrans africains aux films africains. Hors festivals, point de film africain à l’affiche dans les capitales du continent à des rares exceptions. Alger avec son festival va certainement relancer le débat autour de la distribution et de la coproduction. En attendant, la capitale offrira des films à voir, des longs-métrages et des courts-métrages fiction mais aussi des documentaires. Le festival sera compétitif avec donc trois jury pour les trois sections : le long-métrage fiction, le court-métrage et le documentaire. «Le Amayes d’or » récompensera les meilleurs productions en compétition dans différentes sections. Dans la section des longs-métrages fiction, le festival donnera à voir des films algériens, marocains et tunisiens, soit une douzaine de productions. La Libye et la Mauritanie à la cinématographie encore embryonnaire n’ont pas présenter de films à la sélection, selon des sources sûres. Ces deux pays ont par contre proposés des courts-métrages fiction et des documentaires. Pour l’instant rien n’a filtré concernant les films sélectionnés par la commission du festival culturel maghrébin du film d’Alger. Il faudra donc attendre la conférence de presse du commissaire de ce festival, M. Karim Ait Oumeziane, prévue après les fêtes de l’Aid. Deux salles de cinéma vont abriter la manifestation, El Mouggar et la cinémathèque. L’appel à participation au festival a eu un échos favorable selon certaines sources et plusieurs productions ont été proposées à la sélection pour la compétition. Avec cette première édition du festival culturel du film maghrébin, Alger renoue avec le cinéma au moyen donc de trois rencontres cinématographiques, à savoir, les Journées cinématographiques d’Alger à la mi-novembre et le festival du film engagé en décembre. Abdelkrim T.

n projet d’appui à la valorisation du patrimoine culturel en Algérie, financé par l’Union européenne (UE) devra être lancé courant 2014, a indiqué jeudi à Batna le directeur national du projet, Zoheir Belalou. Intervenant au cours d’une journée d’étude sur le mausolée numide Imedghassen et le patrimoine historique des Aurès, organisée à l’université de Batna, ce responsable a souligné que l’objectif du projet est d’offrir un accompagnement technique aux acteurs chargés d’exécuter le programme national de protection, de valorisation et de promotion du patrimoine culturel adopté par le ministère de la Culture. Mme Amina Mounira Laâradj, chargée des relations internationales au sein de la mission de l’UE en Algérie, a indiqué que ce programme, signé en novembre 2012, représente "de par l’importance du montant mobilisé estimé à 21,5 millions d’euros" un "précédent" dans l’histoire des programmes bilatéraux de l’UE au Sud de la Méditerranée. Ce programme qui s’étalera sur quatre années inclut l’organisation de formations de formateurs en matière de protection et de valorisation du patrimoine culturel et archéologique, et de restauration de certaines parties des trois sites archéologiques de la Casbah d’Alger, du palais du Bey à Constantine et du mausolée numide Imedghassen à Batna, qui date du 3e siècle

Lancement en 2014 d’un projet d’appui financé par l’UE

Mathougui, dessinatrice de BD autodidacte, qui a déjà quatre albums à son actif, confirme elle aussi l’intérêt croissant des jeunes femmes pour la bande dessinée et notamment pour le manga, sa discipline de prédilection, qui comporte au Japon un genre destiné surtout au lectorat féminin. Une autre nouvelle bédéiste découverte chez l’éditeur Z-link, Yasmine Boubakir, qui vient de sortir son album Loundja, illustre les tendances féminines de la BD dans son œuvre avec un grand sens de l’esthétique et des personnages typés manga sur un scénario puisé dans le quotidien signé Amir Cheriti. Cette tendance (intérêt en hausse des femmes pour la BD) est confirmée par Pascal Genot, en charge des ateliers de formation du Fibda, qui a relevé un «bond quantitatif» des dessinatrices dans son atelier depuis deux ans. Le formateur a affirmé à l’APS que cette tendance n’était pas propre à l’Algérie mais que le constat était «le même dans plusieurs pays notamment en France, en Belgique et au Canada». Au sujet des spécificités de la BD au féminin, Pascal Genot pense que les auteurs femmes ont «plus de facilité à parler d’elles mêmes et de leurs quotidien», ce qui justifie un tant soit peu les choix de scénarios sans en faire une spécificité féminine. Inaugurée mardi dernier à Alger, la sixième édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger se poursuivra à l’esplanade Ryadh el Feth jusqu’au 12 octobre.

Lancement du projet d’extension
MUSÉE DU MOUDJAHID DE TIZI-OUZOU

avant J.C. Un exposé sur le programme de travail, en Algérie, de la société mixte algéro-catalane de restauration du patrimoine culturel a été présenté à cette occasion par un représentant du consortium d’entreprises catalanes spécialisées dans la restauration. Le directeur général de l’Office national de gestion et exploitation des biens culturels protégés (OGEBC), Abdelouahab Zekagh, a souligné l’importance de ce partenariat centré sur la formation dans le domaine de la restauration assurée par des spécialistes de renommée internationale. Il a mis l’accent, à ce propos, sur les préjudices causés au mausolée d’Imedghassen à cause d’une intervention "inappropriée" il y a quelques années, et l’absence du recours à des spécialistes ce qui a provoqué l’effondrement de certaines parties de ce précieux vestige. Cette journée d’étude était organisée par l’association Imedghassen, l’université de Batna et la Direction de la culture, en marge de la 4ème édition du marathon international dont l’objectif, selon le président de l’association, Azzedine Guerfi, est de sensibiliser à l’importance du patrimoine archéologique et une invitation à la société civile pour s’impliquer aux efforts de sa préservation. Le marathon d’Imedghassen aura lieu samedi et verra la participation de 1.200 coureurs de 12 pays, selon les organisateurs.

Des éditeurs afghans pour la première fois
FOIRE DU LIVRE DE FRANCFORT
Des éditeurs d'Afghanistan, un pays ravagé par trente années de conflit meurtrier, sont pour la première fois présents cette année à la Foire du livre de Francfort, qui a ouvert ses portes mercredi. «Erfan Publication», société d'édition dirigée par Mohammad Ibrahim Shariti, représente les quelque 60 éditeurs afghans qui participent à la Foire de Francfort. L'éditeur espère toucher le réseau international de 7.000 exposants venus de 100 pays, afin de montrer que son pays est de retour sur la scène de l'édition, même s'il craint une menace sur la culture et le livre après le retrait des forces de l'Otan en 2014. Disposant d'un petit stand rempli de livres sur l'histoire de l'Afghanistan, sa langue ainsi que des romans et des revues, l'exposant explique que les affaires se sont améliorées car davantage de gens vont à l'école et ont une soif de lecture dans son pays. Pour lui, éditer des livres dans un pays qui possède plusieurs langues ne pose pas de problèmes. Mais, ajoute-t-il, environ un tiers de la population ne sait ni lire ni écrire et l'imprimerie est un secteur problématique dans son pays. Sur la scène littéraire internationale, l'Afghanistan est surtout connue par le succès mondial en 2003 de Les Cerfs-volants de Kaboul de l'Américain d'origine afghane Khaled Hosseini. Ce roman a été suivi quatre ans plus tard par Mille soleils splendides qui resta quinze semaines en tête du classement des meilleurs livres du New York Times, selon le site de l'écrivain.

Un projet relatif à l’extension du musée du Moudjahid de Tizi-Ouzou a été lancé en étude, a-t-on indiqué mercredi, à la Direction de l’Urbanisme et de la construction (DUC). «Ce projet vise à agrandir le musée du Moudjahid, mitoyen au cimetière des martyrs de M’douha, au chef-lieu de la wilaya, avec une surface supplémentaire de 4.169 m2, en vue de sa transformation, à terme, en une structure d’envergure régionale», a indiqué à l’APS le chargé du service d’architecture à la DUC, M. Agha Ahmed. Cette surface supplémentaire est destinée à abriter une salle de conférence de 500 places, des galeries d’arts et une bibliothèque, auxquelles s’ajouteront de nombreuses commodités annexes pour assurer le bon accueil des visiteurs de ce musée, ainsi que des délégations de chercheurs, historiens et autres invités de la wilaya, à l’occasion de la célébration des fêtes nationales, a ajouté ce responsable. La wilaya de TiziOuzou, relevant de la wilaya III historique, compte 20.000 chouhada tombés au champs d’honneur durant la glorieuse guerre de Libération nationale, a-t-on indiqué.

Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

EL MOUDJAHID
Page animée par Mourad Bouchemla

Détente -TV
Mots FLÉCHÉS
Nº 3537
CIRQUE —————————————— ADMINISTRE

21

Mots CROISÉS
Nº 3537
1
I

2

3

4

5

6

7

8

9

10

II

III

IV
ARTICLE —————————————— FAISAIENT DES VAGUES —————————————— EN RADE —————————————— PARTIR

UNITÉS DE POIDS —————————————— NOTE —————————————— PETIT POÈME
CRACK —————————————— MAUVAISE COMPAGNIE —————————————— EPAIS COLÈRE DE THÉÂTRE —————————————— NE PAS ÊTRE CONTENT —————————————— POISSON

V

VI

VII

VIII

IX

X

DE MÊME —————————————— UNIQUE —————————————— CONIFÈRES

SUIT DES YEUX —————————————— EQUIPEMENT —————————————— RÉGIME VILLE DE SUISSE —————————————— COURS D’EAU —————————————— PRÉSENTOIR
A MOITIÉ —————————————— S’HABILLER AVEC MAUVAIS GOÛT —————————————— AUSSI CE

Définitions
HORIZONTALEMENT
I - Unité de poids. II- Fut perse - Affirmation familière. III- Fin d’infinitif - Vieux transport - Pas elles. IV- Aussi vieux - Interjection. V- Traverser un pâté de maisons. VI- Ne rêvent pas. VII- Aire d’une orbite - Coupés en parcelles de terre. VIII - Unité de mesure de métrologie - Solide comme lui - Possessif. IX- De la famille - Abîme. X- Noircira.

PETITES VOITURES DE COMPÉTITION —————————————— RÉFUTAI —————————————— MET À TERRE

VERTICALEMENT
1- Capitale d’Europe de l’Est - Diminua un peu. 2- Fâcherais. 3- Note Arbres du Canada. 4- Graphie latine et grecque - En cours. 5- Ville de France Unité de radiation. 6- Suc de fruits cuits - Capitale nordique. 7- A le - Transport. 8- Sorte de marteau - En vie. 9- Déterminer l’âge des boissons. 10- Elan Lieu de repos et de soins.

SIERRAIENT —————————————— ANIMAL À COQUILLE —————————————— ORDRE DE DÉPART
ASSEMBLAGE EN ENTAILLES —————————————— GOUFFRE —————————————— PÂTISSERIE

SOLUTION DES MOTS CROISÉS
1 2
I R R

3
L

4
O

5
G

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R

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A

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M

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

K
I

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Grille
3. Islamisme 6. Compulser 11. Enclencher
12 . Théologien

3537

Mot CACHÉ
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33. Stripping 34 . Attrapade 35. Emaillure
36 . Offusquer

15. Inerties
20 . Retourner

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N E E P O R U E T N A N
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22 . Ragement 23. Negrillon

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L E G A T U L A H C R E N A E T

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13. Stupéfiant
14. Sycophante

37. Excréteur 38. Goitreux 39. Nacelles
40. Loyalisme

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N E R T

24 . Iconogène 25 . Massacrer
27 . Dissuasif

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M N H T Y R E T O U R N E I S

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16. Inappliqué
17 . Préventifs
18.Remorqueur

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41 . Leucocyte 42. Mercuriel 43. Pratiquer

SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS
1 2
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29 . Recracher 30 . Converser 1. Européens

M E L E P A C G Q H I I

C O N O G E N
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10
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19.Préhension 21. Gabonais 26. Aquitaine 28. Léthargie 31 . Etreinte
32. Cotonnade

E N O F H M A A D

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1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

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7. Classeur 8. Gustatif 9. Chalutage
10 . Cabotiner

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A N R E C R A C H E

2 . Bassinant 4 . Entrainer 5. Elévation

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Agrume. SOLUTION PRÉCÉDENTE : FURIEUSEMENT

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09h00 : Bonjour d'Algérie week-end 10h30 : Yamachi fel leile (01) rediff 11h00 : La femme kabyle ''rediff'' 12h00 : Journal en français+ météo 12h25 : El holm el azrak (02) 13h35 : Iktichaf el afaq (01) 14h15 : El amimi (21) 15h05 : Abtal koret el salla 16h15 : Imily (23) 16h40 : Yakari (19) 17h15 : Oulama'e el djazair 18h00 : Journal en amazigh 18h20 : Yamachi fel leile (02) 19h00 : Journal en français+ météo 19h30 : Khalti lalahoum (14) 20h00 : Journal en arabe 20h45 : Hassan Taxi 22h30 : Gala artistique 23h30 : Algérie, génies des lieux 00h00 : Boucle en français

Samedi

Sélection
18h20

Télévision
20h45

HASSEN TAXI

Ya Machi Fellil
à la suite d’une manipulation, entame une descente aux enfers avant de retrouver la paix, le bonheur et la prospérité. Le fils de Nazim, directeur d’une entreprise d’import-export dans le secteur du médicament, est assassiné. Le père de l’assassin présumé, riche homme d’affaires, réussit à enfoncer d’avantage Nazim en lui faisant endosser la responsabilité de l’importation d’une cargaison d’insuline périmée. Le commissaire Mohamed et le magistrat instructeur qui ont traité l’affaire sont convaincus de l’innocence de Nazim et mènent une enquête qui les conduit à confondre et arrêter les vrais coupables.

Feuilleton réalisé par : CHOUCHANE Omar Avec : Samira SAHRAOUI, Azziz BOUKEROUNI Mustapha AYAD, Omar MAROUF, Mohamed BENDAOUED, Hamid AMIROUCHE, Madjid BOUAGAR, Abdelkrim BERIBER C’est l’histoire d’une famille qui,

Réalisé par Mohamed Slim Riad Avec Rouiched, Salwa, Robert Castel, Lucette Sahuquet, Mustafa Chougrani Hassen obtient en tant qu’ancien combattant une licence de taxi, il sillonnera les rues d’Alger et vivra les aventures les plus rocambolesques.

Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

EL MOUDJAHID

Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du samedi 7 Dou El-Hidja 1434 correspondant au 12 octobre 2013 :
- Dohr.........….............12h37 - Asr.............................15h47 - Maghreb................... 18h19 - Icha……...……....... 19h37
Dimanche 8 Dou El-Hidja 1434 correspondant au 12 octobre 2013 :

Vie pratique
MTP/SGP SINTRA - TP
Société Algérienne d'Etudes d'Infrastructures S.A.E.T.I EPE/SPA AU CAPITAL DE 30.000.000 DA SGP TP SINTRA 48, rue Belkacem-Amani, Le Paradou, Hydra, C.P 16038, Alger, Algérie Tél. : (213) 021 60.11.20 - Fax : (213) 021 60.12.27 Code fiscal : 097416280003039

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA SANTE, DE LA POPULATION ET DE LA REFORME HOSPITALIERE

- Fedjr.......................05h28 - Chourouk.................06h54

AVIS D’ATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHÉ
La Société algérienne d’étude d’infrastructure SAETI porte à la connaissance des soumissionnaires ayant participé à l’avis d’appel d’offres ouvert n°02/2013 portant sur : LOT : ACQUISITION DE MATERIELS INFORMATIQUES

PENSEE
Le 01-09-2013, nous a quittés pour rejoindre le Tout-Puissant et le Tout Miséricordieux, notre père et grand-père MENASRIA MOHAMED Né le 27-11-1929 En cette pénible disparition, ses enfants, ses petits-enfants et leurs enfants prient Allah le ToutPuissant de lui accorder Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en Son Vaste Paradis. «Enna lillah oua inna Illayhi rajioun.»
El Moudjahid/Pub du 12/10/2013

Nom du fournisseur SARL BTSA

Montant de l’offre en TTC 6 690.446.10 DA TTC

Désignation du lot ACQUISITION DE MATERIELS INFORMATIQUES

Institut Pasteur d'Algérie

Tout soumissionnaire qui conteste ce choix peut introduire un recours dans un délai de dix (10) jours, à compter de la première publication du présent avis sur les quotidiens nationaux.
El Moudjahid/Pub du 12/10/2013 REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE WILAYA D'ALGER Circonscription Administrative de Sidi-M'hamed - Commune d'Alger-Centre

Avis d’infructuosité
Conformément aux dispositions de l'article 49 du décret présidentiel n°10-236 du 07 octobre 2010 portant réglementation des marchés publics, modifié et complété, l'Institut Pasteur d'Algérie, sis, 01, route du Petit Staouéli, Dely Ibrahim, Alger, informe l'ensemble des fournisseurs ayant soumissionné à l'appel d'offres national et international ouvert n°02/2013/ IPA relatif à l'acquisition de seringues BCG, que cet appel d'offres est déclaré infructueux au motif qu'un seul pli est retenu techniquement.
El Moudjahid/Pub ANEP 545203 du 12/10/2013

Avis d'attribution provisoire de marché
NIF : 41000200001608501000
Ben-M'hidi Conformément aux articles 49 et 125 du décret présidentiel n°10-236 du 07 octobre 2010 portant - Bibliothèque de proximité 05, rue Robersteau réglementation des marchés publics, modifié et - Les bureaux du contrôleur financier, sis au 2e complété, la commune d'Alger-Centre informe étage du bâtiment 50, rue Larbi Ben-M'hidi l'ensemble des soumissionnaires que l'avis d'appel Paru dans les journaux: d'offres national restreint N°17/2013 relatif au: El Moudjahid : 20 et 21/07/2013 Prestation de nettoyage et entretien Le chiffre d'affaires : 18 et 22/07/2013 - Siège de l'APC, 03, rue Emir-Abdelkader :18 et 20/07/2013 - Annexe BD Krim-Belkacem : 18 et 20/07/2013 - Annexe Frères Bellili - Bibliothèque spécialisée sise 18, rue LarbiBOMOP : Est attribué provisoirement à l'entreprise :
Entreprise SARL HYPRAM NIF : 000815004704757

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA

EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA

Montant mensuel de l’offre en DA/TTC 672.750,00 DA

Montant annuel de l’offre en TTC 8.073.000,00 DA

Délai 12 mois

Note Critère de choix technique 48/80 Moins-disante

20, rue de la Liberté, Alger Téléphone : 021.73.70.81 Présidente-Directrice générale de la publication

Kamal oulmane — Achour cheurfi
diRectioN geNeRAle Téléphone : 021.73.79.93 Fax : 021.73.89.80 diRectioN de lA RedActioN

Naâma Abbas
Rédacteurs en chef

Les soumissionnaires non retenus peuvent se rapprocher du service des marchés de la commune d’Alger-Centre au plus tard 03 jours à compter de la 1er parution du présent avis, pour prendre connaissance des résultats détaillés de l'évaluation de leurs offres. Les soumissionnaires contestant cette attribution provisoire peuvent introduire un recours auprès de la commission des marchés de la commune d'Alger-Centre dans un délai de 10 jours à compter de la première publication du présent avis dans la presse ou le BOMOP. Le Président de l’Assemblée Populaire Commune d’Alger-Centre El Moudjahid/Pub ANEP 545450 du 12/10/2013

BUReAUX RegioNAUX coNStANtiNe 100, rue Larbi Ben M’hidi Tél. : (031) 64.23.03 oRAN Maison de la Presse 3, place du 1er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94 ANNABA 2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24 BoRdJ BoU-ARReRidJ Ex-siège de la wilaya Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000 Tél/Fax : (035) 68.69.63 Sidi Bel-ABBeS Maison de la presse Amir Benaïssa Immeuble Le Garden, S.B.A. Tél/Fax : (048) 54.42.42 BeJAiA : Bloc administratif, rue de la Liberté. Tél/Fax : 034.22.10.13 tiZi oUZoU : Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts) Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville Tél. - Fax : (026) 21.73.00 tleMceN :12, place Kairouan Tél.-Fax : (043) 27.66.66 MAScARA : Maison de la Presse Rue Senouci Habib Tél.-Fax : (045) 81.56.03 ceNtRe AiN-deFlA : Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste) Tél/Fax: 027.60.69.22 PUBlicite Pour toute publicité, s’adresser à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de Publicité “ANEP” AlgeR : 1, avenue Pasteur Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43 Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150 Télex : 81.742 oRAN : 3, rue Mohamed Khemisti Tél. : (041) 39.10.34 Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320 ANNABA : 7, cours de la Révolution Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38 Régie publicitaire EL MOUDJAHID 20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70 ABoNNeMeNtS Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux ou commandes de photos, s’adresser au service commercial : 20, rue de la Liberté, Alger. coMPteS BANcAiReS Agence CPA “Che” Guevara - Alger Compte dinars n° 102.7038601 - 17 Agence BNA Liberté - Dinars : 605.300.004.413/14 - Devises : 605.310.010078/57 Cptes BDL - Agence Port Saïd - Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28 - Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28 Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger iMPReSSioN Edition du Centre : Société d’impression d’Alger (SiA) Edition de l’Est : Société d’impression de l’est, constantine Edition de l’Ouest : Société d’impression de l’ouest, oran Edition du Sud : Unité d’impression de ouargla (SiA) diFFUSioN centre : EL MOUDJAHID tél. : 021 73.94.82 ouest : SARl “SdPo” tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARl “tdS” tél-fax : 029 75.02.02 est : SARl “SodiPReSSe” : tél-fax : 031 92.73.58

Téléphone : 021.73.99.31 Fax : 021.73.90.43 internet : http://www.elmoudjahid.com e-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com

MINISTERE DE L'HABITAT, DE L'URBANISME ET DE LA VILLE

Avis d'appel d'offres national
EPE/SPA - Société de Gestion des Participations «INDJAB»

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA SANTE, DE LA POPULATION ET DE LA REFORME HOSPITALIERE

N°01/2013

La Société de Gestion des Participations «INDJAB» lance un avis d'appel d'offres national pour : La prise en charge de la réorganisation de son portefeuille d'entreprises Les bureaux d'études (personnes morales) spécialisés et qualifiés, intéressés par le présent appel d'offres, peuvent retirer le cahier des charges contre paiement de la somme de 5.000,00 DA au siège de la SGP sis à : Résidence EN-NAJAH 13, avenue des frères BOUADOU Bir Mourad-Raïs - Alger Les offres de service doivent être envoyées par voie postale en recommandé ou déposées avec accusé de réception à l'adresse sus-indiquée au plus tard 21 jours après la parution du présent avis. L'ouverture des plis «offres techniques et financières» aura lieu dans un délai de huit (08) jours calendaires suivant la date limite de dépôt des offres. Les soumissionnaires resteront engagés par leur offre pendant une durée de soixante (60) jours à compter de la date de dépôt de l'offre. Les offres incomplètes ou comportant des documents non valides seront déclarées irrecevables.
El Moudjahid/Pub ANEP 545070 du 12/10/2013

Institut Pasteur d'Algérie

Avis d’annulation de l’avis d’attribution provisoire d’un marché
L'Institut Pasteur d'Algérie porte à la connaissance du fournisseur retenu provisoirement, dans le cadre de l'appel d'offres n°02/2013 portant sur l'acquisition de boîte pétri, que l'attribution provisoire, objet de l'avis du 13/08/2013, est annulée.
El Moudjahid/Pub ANEP 545208 du 12/10/2013

France : iPS (international Presse Service) tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

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Le jour "J" est arrivé. Cette après-midi, la sélection nationale a un important rendez-vous dans le cadre du match barrage aller comptant pour les qualifications au Mondial-2014 de Rio. Elle affrontera à Ouagadougou le vice-champion d'Afrique, le Burkina Faso. Un adversaire coriace qui allie technique et engagement physique, constitué de joueurs évoluant dans différents clubs professionnels européens, tels Pitroipa, Kaboré, Bancé, Dagano et Kone entre autres.

Les Verts prêts à relever le défi
ELIMINATOIRES DU MONDIAL 2014-BARRAGES
Aujourd'hui à 17h, au stade du 4-Août de Ouagadougou

Sports

EL MOUDJAHID

BURKINA FASO - ALGÉRIE

L'

équipe à Paul Put aura l'avantage du terrain pour ce match aller. Elle évoluera, de surcroit, devant son public, sur une pelouse et dans une ambiance qu'elle connait parfaitement. La chaleur qui sévit en ce moment à Ouagadougou (environ 33°), avec un taux d'humidité parfois pesant à certains moments de la journée, ne devrait pas vraiment arranger les affaires des capés de Vahid Halilhodzic, qui pour la grande majorité, ont plutôt l'habitude d'évoluer dans un climat plutôt clément en Europe. Bon, il faut dire que la chaleur n'est pas un fait nouveau en Afrique noir, et que cela ne devrait pas être un alibi pour justifier quoi que se soit. Tous les moyens ont été mis à la disposition de la sélection afin qu'elle puisse aborder cette manche aller comme attendu. Le staff technique a étudié tous les contours de ce match en décortiquant les forces et faiblesses de l'équipe des Étalons du Burkina. Vahid Halilhodzic a mis les bouchées doubles sur le plan tactique. Il a visionné plusieurs matches des Burkinabés, y compris ceux de la CAN-2012 en Afrique du

De nos envoyés spéciaux au Burkina Faso (Ouagadougou) : Mohamed-Amine Azzouz et Billal place et concentrés tout au long du match et qui ne lâchent rien une fois sur le rectangle vert. Il sait que dans des rendez-vous de cette importance, la moindre erreur sera payée cash. De leur côté, les joueurs se sont dit très conscients de la lourde mission qui les attend et se disent déterminés à arracher un résultat positif à Ouaga. Ils savent aussi que ça ne sera certainement pas une partie de plaisir et qu'il faudra être bien armés et solides pour y parvenir. Les Bougherra, Taïder, Soudani, Belkalem and Co affirment être prêts à réaliser un match d'hommes pour préserver intactes leurs chances de qualification lors de la manche retour qui aura lieu à Alger. Le fait de jouer le retour chez nous est certes un avantage qui pourrait Sud. Il sait pertinemment que cette avec le groupe, "coach Vahid" a s'avérer décisif, seulement pour rencontre sera une véritable bataille beaucoup fait travailler ses l'aborder dans les meilleures sur le triple plan physique, tactique méninges afin de mettre en place conditions, il est impératif de bien et mental. Si sur le plan physique, l'équipe la plus redoutable possible négocier le match aller à les joueurs ont été conviés à qui se présentera aujourd'hui sur le Ouagadougou. La qualification se redoubler d'efforts à l'entraînement terrain. Il veut une équipe jouant sur deux manches. Hyper au sein de leur club, du fait que le conquérante, combative, avec des motivée, l'EN fera tout pour staff technique ne dispose que d'une joueurs qui se battront avec leurs arracher une 4e qualification à une période très restreinte de travail tripes, capables de rester bien en Coupe du monde. Si près du but, les

Fennecs du désert n'ont pas l'habitude de perdre lors de la dernière étape menant droit vers le rêves des joueurs, entraîneurs, responsables et peuple algérien, de voir l'Algérie encore une fois participer à la plus grande manifestation planétaire du sport, la Coupe du monde de football. Alors Voulant rentrer dans l'histoire en gagnant leur ticket qualificatif au Mondial brésilien, qui fait rêver tout le monde, les Burkinabés tiennent absolument à gagner sur leur terrain aujourd'hui, parce qu'ils savent qu'à Blida, notre sélection est imbattable. Cela dit, les Verts ne l'entendent pas de cette oreille et on connait le "nif " algérien quand la situation l'exige. Croisons les doigts pour l'équipe nationale. M.A.A.

Equipe probable
M'bolhi, Cadamuro (ou Khoualed), Ghoulam, Belkalem, Bougherra, Guedioura, Feghouli (ou Yebda), Taider, Slimani (ou Aoudia), Brahimi (ou Kadir), Soudani.

IMPRESSIONS —IMPRESSIONS —IMPRESSIONS —IMPRESSIONS NOURREDINE KOURICHI (ENTRAINEUR-ADJOINT) :
A sa sortie de l'aéroport international de Ouagadougou, l'entraîneuradjoint Nourredine Kourichi dira à propos de la confrontation qui attend les Verts : «Le moral des joueurs est au top. On a bien préparé le groupe sur tous les plans. Nous avons effectué des séances technico-tactiques comme il se doit. On ne déplore aucun joueur blessé, ce qui est une très bonne chose. On connait bien cette équipe du Burkina. On attend de nos joueurs de faire un bon match avec l'obligation de résultat. L'enjeu est trop important pour la sélection. Je suis persuadé qu'on peut le faire. On n'est pas venus faire du tourisme".

« Le moral au top »

Pour le capitaine de l'EN, cette manche aller a toute son importance, même si le match retour aura lieu en Algérie. Approché par nos soins, il affirma : «On sait ce qui nous attend et ce qui nous est demandé. Je ne vous apprends rien en vous disant que ça s'annonce serré de part et d'autre. On s'est préparé à la dure bataille qui devrait avoir lieu sur le terrain. On se battra et on jouera avec nos tripes. L'enjeu est trop important pour l'avenir de l'EN. Sur le terrain, on se donnera à fond en ayant toujours en mémoire l'envie de donner de la joie et du bonheur au peuple algérien.»

« On se donnera à fond »
MADJID BOUGHERRA :

Accosté par nos soins à la sortie de l'aéroport international de Ouagadougou, Hassen Yebda dira à propos du match : «Un match difficile nous attend. Il le sera pour les deux équipes d'ailleurs. On est venus ici avec un bon moral et la ferme détermination de réussir un résultat probant. Jouer une Coupe du monde est le rêve de tout footballeur. Lorsqu'on voit tous ces supporters qui se sont déplacés jusque-là pour nous, on n'a surtout pas envie de les décevoir. On est très motivés.»

« Réussir un bon résultat est important pour la suite »
HASSEN YEBDA :

Le meilleur buteur de la sélection, en compagnie de Soudani, s'est contenté de nous lancer à l'arrivée de l'équipe jeudi : «Inchallah je marquerai», esquissant un sourire confiant.

« Inchallah je marquerai »
ISLAM SLIMANI : DJAMEL MESBAH :

«L'accueil de nos supporters ici nous touche et nous donne plus de motivation. On doit jouer le match attendu de nous et rester bien concentrés. On fera tout pour rendre heureux le peuple algérien.» M. A. A.

« Tout pour rendre heureux le peuple algérien »

Pas de déclaration d'Halilhodzic et de Raouraoua

Contrairement à l'habitude, cette fois-ci, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua et le coach national Vahid Halilhodzic n'ont pas souhaité s'exprimer pour donner leur point de vue d'avant-match. Ils ont quitté l'aéroport sans répondre aux sollicitations des nombreux médias présents. D'ailleurs, Halilhodzic n'a pas programmé de point de presse avant le match d'aujourd'hui.

Les «Guerriers du désert» sont depuis jeudi, 13h50, à Ouagadougou pour tenter de rendre la liesse au peuple algérien effective dès cette première sortie. A leur descente d'avion, les images du site de la FAF faisant foi, nos capés ont montré une grande détermination pour venir à bout de cette équipe du Burkina Faso. Jusqu’à preuve du contraire, le "onze" de Paul Put, le driver belge de cette équipe burkinabé, est loin d'être celui du Brésil, de la Mannschaft ou de la "Roja" espagnole. C'est une équipe africaine comme les autres avec ses forces et ses faiblesses. On ne dit pas que ce sera une simple formalité et qu'on va les "exploser", mais ils ne sont nullement invincibles. Il suffit seulement d'être à bloc et jouer sans penser à rien. Pour autant, il faudra présenter un mental de "fer" et une volonté inexpugnable. Ces conditions, le moins que l'on puisse dire, sont réunies au sein de la formation du Bosnien Vahid Halilhodzic. Certes, il est, en ce moment, soucieux du résultat final, eu égard à la pression qui y règne actuellement, mais aussi de l'enjeu de cette rencontre majeure qualificative pour le Mondial 2014, mais il n'a pas le droit de nous décevoir. Il sait que la pression va aller crescendo avec l'approche de ce jour de vérité que tous les Algériens espèrent le plus heureux possible. Il est certain que le fait que les Burkinabés soient très optimistes — du moins durant cette première manche aller de Ouagdougou —peut être une très bonne chose. Car les Fennecs n'acceptent aucunement qu'on les toise, surtout si l'adversaire nous a toujours ou presque réussi. Ce n'est pas aujourd'hui que la donne va être inversée. D'où la nécessité de rester vigilants, eu égard à la roublardise et le grand gabarit de Pitroipat, Aristide Buancé et le reste du groupe. Paul Put a quelques soucis lorsque ses "pros" n'ont rejoint le stage d’Ouaga que le mardi après-midi. Ils ont ainsi "vendangé" une importante séance d'entraînement. Ce qui n'est pas le cas de notre représentant qui a eu son groupe dans son ensemble dans les temps requis. De plus, l'infirmerie est tristement vide. On touche du bois. Le fait de disposer de son groupe dans toute sa totalité est en luimême un grand avantage. Ça permet de garder ses idées en place et de ne pas utiliser certains faits comme prétextes pour expliquer l'inexplicable. Halilhodzic et son groupe savent que tout un peuple est derrière eux. Plus de 1.000 supporters ont bravé tous les dangers pour être sur les gradins du stade du 04-Août du Burkina Faso. Le fait de ne pas aller au "charbon" est une autre preuve qui va "booster" les "Verts" à décupler leurs forces pour nous permettre de pavoiser. Ce ne sera pas une sinécure, mais on demeure confiants pour déjouer tous les pronostics afin que la manche retour ne soit qu'une revue d'ensemble d'effectif. Hamid Gharbi

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DANS LA LUCARNE

Un enjeu majeur

Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

EL MOUDJAHID

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es groupes de supporters algériens qui affluaient au Burkina ont créée comme de coutume une ambiance des grands jours. Maillots aux couleurs du club, drapeaux algériens géants, vuvuzelas, coupe de cheveux spéciales et toute la panoplie du supporter ont donné des couleurs algériennes à la capitale burkinabé. La population locale a bien reçu les Algériens. La convivialité était au rendez-vous loin de l'agressivité habituelle des fans de deux sélections qui s'apprêtent à se donner la réplique pour un si important rendez-vous footballistique qualificatif en aller et retour au Mondial-2014. Très chaleureux et pacifiques dans leur état d'esprit envers leurs hôtes, ils se sont franchement montrés très agréables et sages avec nous autres Algériens, là où on passait. L'ambiance colorée à l'algérienne était au rendez-vous de Ouaga. M. A. A.

Ambiance algérienne au pays des «hommes intègres»

ELIMINATOIRES DU MONDIAL 2014-BARRAGES
G 5 avions de supporters d'Air Algérie arrivent ce matin à Ouaga

Sports

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Echos

G Climat chaud

Le déplacement organisé des inconditionnels de l'EN désirant assister à ce rendez-vous important s'effectue ce matin, avec l'arrivée des cinq avions affrétés en la circonstance. Le MJS, le ministère des Transports, les opérateurs de téléphonie mobile Mobilis et Nedjma, en concertation avec la FAF ont tout mis au point pour permettre à un peu plus de 1.400 fans de soutenir les Verts. Des supporters résidant en Europe sont arrivés alors que d'autres le feront le jour du match. Ainsi, l'EN ne se sentira pas seule en terres burkinabés.

G Attention à l'arbitre zambien

Le coup d'envoi de la rencontre sera donné à 16h00, heure locale (17h00 heure algérienne), soit à un moment de la journée où il fait chaud. 33°C indique le baromètre depuis quelques jours. Les camarades de Lacen doivent-être en mesure de gérer leurs efforts pour pouvoir terminer le match dans les meilleures conditions.

Photo : Billal

G Respect des consignes tactiques

Janny Zikazwe, l'arbitre zambien qui officiera la rencontre, est réputé pour avoir la gâchette facile, lorsqu'il s'agit de brandir des cartons. C'est pourquoi, "coach Vahid" a sommé ses poulains de maîtriser leurs nerfs en toute circonstance, surtout qu'un groupe de joueurs est sous la menace d'une suspension pour cumul de cartons. Halilhodzic a averti ses joueurs et a tenu à effectuer un important travail psychologique pour que ces derniers ne répondent à aucune provocation sur le terrain qui viendrait perturber leur concentration et porter par là même préjudice à l'équipe. Il leur a demandé aussi de ne pas contester les décisions arbitrales et de penser surtout à jouer.

«Dans ce genre de match, il faut être mentalement prêt et costaud. Il faut surtout être capable de se surpasser pour réussir le pari de la qualification à une Coupe du monde et ainsi rentrer dans l'histoire. Le Burkina, qui est vice-champion d'Afrique, est un dur morceau. Il est certain qu'il fera tout lui aussi pour rentrer dans l'histoire en arrachant pour la première fois le billet qualificatif au Mondial. Nos joueurs ont des qualités, la jeunesse et l'enthousiasme. Ils doivent oser devant, gérer leurs efforts physiques et ne pas se précipiter. Il faut jouer pour gagner à l'extérieur, comme nous l'avions réussi en 1982 contre le Nigeria chez eux (0-2) et en 1986 contre la Tunisie à l'extérieur (1-4). Un Mondial au Brésil, ça vaut vraiment le coup. Une 4e participation de l'Algérie serait formidable.» M. A. A.

Ali Fergani : « Nécessité de se surpasser »

Chaabane Merezkane : « Rester concentré »

G Jeu offensif ou prudence ?

Rien n'a laissé transparaître quant à la tactique avec laquelle se produira l'EN aujourd'hui. 4-4-2, 4-3-3 ou autres, il est certain qu'Halilhodzic demandera à ses joueurs de s'adapter rapidement au contexte du match et de se dresser comme un mur face à l'équipe adverse, lors de la première demi-heure de jeu, histoire de prendre confiance et de la faire en même temps douter. Prendre ce match par le bon bout semble un aspect important pour lui.

Lakhdar Belloumi : « Jouer pour la victoire »
«Pour gagner, il faut être ambitieux, convaincu de ses capacités, capables de se battre sur le terrain, rester bien concentrés durant tout le match et gérer son potentiel physique afin d'éviter tout relâchement surtout que la rencontre se jouera sous la chaleur. Il faut croire en la victoire à Ouaga et aller la chercher, même si nous avons l'avantage de recevoir chez nous au match retour.»

«Je pense qu'Halilhodzic ne va pas trop chambouler l'équipe qui a joué au Rwanda et au Bénin. Le même bloc défensif devrait être reconduit. Les joueurs doivent rester calmes et sereins et surtout solidaires sur le terrain. Les contres-attaques et les balles arrêtées seront nos atouts, à mon avis. C'est un match barrage sur deux matches décisifs pour la qualification à Rio. Il faut savoir changer de rythme durant la rencontre, doser ses efforts et surtout jouer décontracté en étant capable de prendre le jeu à notre compte en ayant une intéressante possession du ballon, même s'il s'agit d'un match à l'extérieur. Bien orienter le jeu et ne pas s'enflammer en restant concentré et en s'appliquant, surtout que les Burkinabés joueront l'offensive chez eux au match aller afin d'assurer un bon score. Nos joueurs doivent profiter des espaces qu'ils vont laisser. Il faut jouer intelligemment, à la brésilienne, avec une touche technique et des efforts physiques dosés. Personnellement, je m'attends à une victoire, à défaut de quoi, je serais déçu.»

G Pitroipa fait connaître Kadir

En raison de la teneur de cette confrontation aller et parce que l'EN évoluera hors de ses bases, sous la chaleur et devant un public hostile - sportivement parlant -, il est à se demander pour quelle organisation de jeu optera Vahid Halilhodzic. Adepte de l'offensive et de la rigueur dans le jeu, il veut un bloc homogène qui occupe rationnellement le terrain, selon le système de jeu préconisé par ses soins. Il a demandé aux joueurs de s'appliquer et d'éviter un maximum d'erreurs défensives. A vrai dire, il a mis au point un schéma tactique alliant la vigilance à l'arrière-garde, la pugnacité au milieu de terrain et de l'audace sur le front de l'attaque. Ce qui est certain, c'est que l'EN ne se contentera pas de défendre la majeure partie du temps, mais au contraire bousculer le vice-champion d'Afrique chez lui. Ne dit-on pas que la meilleure défense, c'est l'attaque… On verra bien de quelle manière évoluera l'EN.

G Pelouse en bon état

La plupart des amateurs de foot burkinabés à Ouaga, que le match Burkina Faso – Algérie tient en haleine, et que nous avons croisés sur notre chemin, nous ont évoqué le nom de l'attaquant des Verts Foued Kadir, au point qu’on a l'impression que c'est le joueur algérien le plus connu au Burkina. Au fait, pourquoi spécialement ? Eh bien, tout simplement pour la simple raison qu'il s'agit d'un bon joueur, de surcroît néo-coéquipier de l'attaquant vedette du Burkina Pitroipa au sein de l'effectif du Stade Rennais évoluant en ligue 1 du championnat de France. Comme, ils suivent Pitroipa dans le championnat français à travers la télé, ils ont fini par découvrir Kadir.

«Le Burkina Faso est une équipe qui a énormément progressé. Il faut la prendre très au sérieux. Il ne faut surtout pas avoir peur de ce match au risque de ne pouvoir jouer sur sa véritable valeur. Nos joueurs doivent être optimistes tout en restant humbles. Ils ont un sérieux avantage psychologique, puisqu'ils savent que le retour se jouera en Algérie. Il ne faut pas manquer une telle occasion d'aller en Coupe du monde. Nos joueurs sont tenus de rester calmes. Il ne faut pas se mettre trop de fausse pression, mais rentrer sur le terrain pour jouer normalement, comme ils ont l'habitude de le faire. La qualification se joue en aller / retour, chaque résultat aura son importance.» M. A. A.

Salah Assad : « Ne pas avoir peur de ce match »

Mehdi Cerbah : «Il ne faut que des joueurs motivés pour ce genre de rendez-vous»

G Aucun blessé à déplorer

Le gazon du stade du 4-Août, lieu de déroulement du match, est en bon état dans l'ensemble. Cela réjouira certainement les joueurs et le staff technique de l'EN.

«C'est un match difficile pour les deux équipes, qui chercheront à assurer la qualification et seulement la qualification. La Coupe du monde est la plus prestigieuse des compétitions internationales du foot. Le Burkina Faso fait partie actuellement des meilleures sélections d'Afrique. Il est difficile à manier. Il faudra être capable de sortir le grand jeu pour pouvoir le dominer. Nos joueurs doivent jouer le match très sérieusement et se mobiliser pour cela dès le coup d'envoi de l'arbitre. Éviter de se précipiter et y croire les aidera à ramener un résultat positif, ce qui est important d'autant plus qu'on les recevra au retour. Il ne faut que des joueurs motivés pour ce genre de rendez-vous.» M. A. A.

Les camarades de M'bolhi se sont entraînés hier à l'heure du match sur la pelouse du terrain principal devant abriter la rencontre aller entre les deux formations. Les médias ont été autorisés à assister à une partie de ladite séance, avant d'être priés de quitter les lieux pour permettre aux joueurs de travailler leur ultime séance d'avantmatch en toute quiétude et sérénité.

G Séance hier sur le terrain principal

Selon, l'entraîneur adjoint Noureddine Kourichi, l'effectif de l'EN retenu pour le déplacement au Burkina ne déplore aucun élément souffrant de blessure. Halilhodzic pourra ainsi compter sur l'ensemble de ses poulains pour composer son équipe. Certains confrères ont rapporté l'éventuelle défection de Kamel Ghilas en raison d'un bobo à la cheville, mais rien n'a filtré de manière officielle à ce sujet.

Un membre de l'équipe de la Télévision nationale nous a fait savoir, jeudi, que rien n'était totalement réglé quant à la retransmission en direct du match sur la chaîne terrestre nationale. Hier encore, les pourparlers avec les responsables de la chaîne détentrice des droits se poursuivaient. La partie algérienne estimant que pour une rencontre qui concerne directement le public algérien, le prix exigé pour l'acquisition des droits était trop élevé. Il n'est vraiment pas souhaitable de priver des millions d'Algériens amoureux de leur équipe nationale de suivre un match d'une telle envergure. Notre interlocuteur nous fera savoir que la situation évoluait, mais en laissant planer le doute sur la question. M. A. A.

G L'ENTV diffusera-t-elle la rencontre ?

Vendredi 11 - Samedi 12 Octobre 2013

In the light of new items included in the new finance Bill for 2014; the parliament has adopted a very balanced finance act which suits with the Government’s approach oriented towards the promotion of productive investment, controlling imports and improving the quality of public service. Cautiousness in public spending, involving operating costs, and restructuring of the financing of projects according to their maturity and financial capacities are two main lines of this text which devotes the last part of the five-year program (2010 -2014), according to the Ministry of Finance.Article 90 of PLF 2014, , refer to provisions aiming to promote domestic production to curb imports, reduce the tax burden, facilitating access to housing and encourage investment in the provinces of the South. The obligation to reinvest profits for operators has been reframed and limited only to investment in its operational phase, namely the exemption of IBS (corporate income tax) and TAP (tax on professional activity).Currently, investors are required by law to reinvest in a period of four years, the profit shares corresponding to all tax exemptions they had obtained. Foreign investment is to include know how transfer formula when reaching a rate of over 40% of national integration, on the other hand profit and tax benefits of CNI (National Council of Investment) according to an article in the PLF. Foreign investors will not, on the other hand, have to go through the CNI because the review by the council, to the government. ‘Travel agencies activating the tourism industry will benefit from of a reduction of IBS rate of 19% against 25% currently. Exemption from customs duties and VAT for products and raw materials in the poultry industry as well as the VAT exemption of broiler and egg consumption was also extended until August 31, 2014. Mohamed Bentaleb

G

How To Curb Imports

Outlook

Pétrole Le Brent à 111,60 dollars

Monnaie L'euro à 1,356 dollar

Tripartite meeting gathering Governement-Union-Employers came to wind up a Tit For Tat consultation over new conception based on free market economy. Participants have agreed on setting social pact in the light very existing data dealing with national economy requirements. In this regard, Prime Minister Abdelmalek sellal went on addressing the audience by recalling that “Algeria’s conception of the free market economy is completely different from the doctrine of ultra-free market, said Prime Minister Abdelmalek Sellal, adding that it is based on the balance between the profits and social expectations. "I would like to recall that President of the Republic Abdelaziz Bouteflika has always underlined that our conception is completely different from the ultrafree market doctrine, which is behind the recurrent global economic crises and has led many countries to bankruptcy," The participants in the tripartite meetings (Government-Union-employers) agreed to maintain consultation, strengthen it and broaden it to other economic players in order to reach a wide national consensus on major issues relating to the country’s economic future for the coming years, said Thursday a communiqué issued at the end of the meeting.They also

News Social Pact Looms Ahead
TRIPARTITE MEETING

W e e k l y

N e w s

PM Sellal Represents Head of State at Summit
Minister Abdelmalek Sellal will represent the President of the Republic Abdelaziz Bouteflika at the extraordinary Africian Union Summit due in Addes abeba today. The agenda of this extraordinary meeting deals with relations between AU and International Criminal Court. The relations between the African Union (AU) and the International Criminal Court (ICC) will be the focus of an extraordinary summit scheduled Saturday in Addis Ababa (Ethiopia). The Executive Council of the AU, recently met in Ministerial Session in New York, recommended the holding of an extraordinary summit which will center on the review of the AU’s relations with the International Criminal Court.Prime. The review of the relationship between African countries and the ICC is the essential point of the summit and the Heads of State and Government, members of the AU will have to decide whether or not they will withdraw their country from Rome agreements, sources in the Ethiopian capital said.The Heads of State of the African Union will to draw a new vision for the continent in the light of the changing dynamics in the international scene on the basis of the recent call by some African states to review their relations with the ICC.The Summit will be preceded on by a meeting of foreign ministers of the AU member states

AFRICAN UNION-ICC RELATIONS

The IMF has again called on oil-exporting countries of the MENA region, including Algeria, to give priority to diversify their economies and strengthening their resistance to shocks due to lower oil revenues in a dull global economy. That is what the financial institution recommended in its new report on the global economic outlook published Tuesday in anticipation of its annual meeting scheduled for October 11 to 13 in Washington. The Bretton Woods institution noted, first, that the low world oil demand and oil supply disruptions (including in Libya and Iran) have resulted in a decline in oil production in the Middle East and North Africa (MENA) countries.In parallel, the uncertainties arising from the ’’ long political transitions ’’ in the Arab countries that have experienced political turmoil and a weak external

IMF Urges Oil Exporting Countries To Diverse Strategy
GLOGAL ECONOMY

reiterated readiness to actively participate in the process of boosting the national economic development, the source said. Prime Minister Abdelmalek Sellal presented the new measures aiming at encouraging and developing national companies, said the communiqué. The Premier also announced the settingup of five working groups: one in charge of "drawing up a pact on economic and social development, while the second will have to "propose methods for the contribution of the National Investment Fund to the financing of national public and private investments.The third group is in charge of "encouraging national production, through consumer credits for local products, while the fourth will deal with the issue relating to "management acts" and the fifth group will have to propose

methods to facilitate the participation of national building, public works and hydraulic companies in the achievement of the national equipment programme, said the communiqué.In his opening address, the Prime minister recalled the directives of President of the Republic at the last Council of Ministers’ meeting regarding the importance of the tripartite meeting, said the final statement.He also underlined the huge challenge in a difficult and instable international context, which requires strong consensus between all the stakeholders for the achievement of growth, economic development, industrial recovery, and also for the creation of jobs through the building of strong and diversified economy and not dependent on hydrocarbons.

Road Map Built Up To Improve Sector
HEALTH CARE
All managers of Algerian hospitals will be given a road-map that includes measures and a timetable set for their implementation, Minister of Health, Population and Hospitals reform Abdelmalek Boudiaf announced on Thursday in Algiers.The improvement of health sector relies on many steps, "combining urgent measures to be implemented immediately and medium-term structuring actions," stressed Boudiaf during a meeting with hospitals managers, stating that health ministry’s assessment conducted, nearly one month ago "has allowed us to identify shortcomings of each hospital, that penalize citizen’s medical treatment."Besides, the same official called on Health directors to personally ensure implementation of the road map of each hospital, stressing that their action will be permanently assessed by ministry.Unannounced inspections will be conducted and all sources of information will be used to monitor indicators of the health sector’s recovery in each province, minister affirmed.The roadmap, specific to each hospital pertains for short-term management of medical and surgical emergencies, motherhood care, respect of working and on-call hours, hygiene and the general environment of each health facility.In light of the important means used by the State, it is imperative for the sector to record a "quality leap" with "further rigor" in management of human and material resources, Boudiaf highlighted.

environment eventually ’’affected trust’’ in the oil-importing countries of this region. For the IMF, despite an expected increase of global growth in 2014 and a recovery in oil production, the countries of the MENA region must keep in mind that a ’’sustainable ’’ and ’’equitable’’ growth in the midterm depends on the improvement of the socio-political environment, macroeconomic stability, economic diversification, and accelerated job creation. In a number of countries such as Libya, Iran, and Iraq, the report noted that the high geopolitical tensions, economic sanctions against Iran, the unexpected maintenance oil facilities and the deteriorating security disrupted oil supply. Overall, the production of oil from the region should decline by 1% in 2013, driven largely by a reduction of production in Libya and Iran, it noted.

The partnership agreements signed by the Ministry of National Defense (MDN), German automaker Daimler / Mercedes-Benz and Emirate’s group Aabar Investments, Tuesday in Algiers, for mechanical industry projects will enable the development of subcontracting activity, job creation and technology transfer, an MDN officer said Wednesday in Algiers. These projects allowed to embody partnerships between companies under the Ministry’s authority (EPIC) and other public companies, with foreign partners and should "participate in the revitalization of the national industry," said the project manager in charge of partnerships within the MDN military industry department told a press conference.

Algerian-German-UAE Go On Subtracting
INDUSTRY

The three partners signed Tuesday framework and performance contracts relating to the construction of three major industrial projects in Rouiba (Algiers), Ain Bouchekif (Tiaret) and Oued Hamimine (Constantine).The contracts relate to the production of 15,000 vehicles, buses, and trucks per year at the site of Rouiba, 8,000 commercial vehicles / year at the site of Ain Bouchekif (Tiaret) and an annual

production of 25,000 engines at the site of Oued Hamimine (Constantine). The twenty five (25) contracts are related to licensing, transfer of knowledge, the use of the Mercedes-Benz brand, technical support and upgrade of production facilities, the same official said.Industrialization projects manager at Daimler in Algeria, Henri Paccalin said for his part that the production of the three industrial sites in the Mercedes-Benz brand will be the same technical quality with those produced in Germany.Noting the "trust" that prevailed at the conclusion of these agreements between the Algerian side and its partners, he explained that’’ Particular emphasis will be given to the training of a skilled workforce.’’

CONDOLÉANCES
Le ministre des Affaires étrangères, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, le Secrétaire général et l’ensemble du personnel du ministère des Affaires étrangères, très affectés par le décès de leur collègue BOUSSEKINE ABDERAHMANE, présentent ainsi aux membres de sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde compassion. Ils prient Dieu Le Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde.
El Moudjahid/Pub ANEP 545902 du 12/10/2013

The second business and partnership meetings in building and public works, Bati-Maghreb 2013, opened Tuesday in Algiers with the participation of more than 300 exhibitors, including Maghreb and European operators in the area. The major event for the professionals in the building and public works area, BatiMaghreb will offer visitors and operators seeking partnerships genuine opportunities to develop business in

Over 300 exhibitors seek opportunities in Algeria
BUILDING BUSINESS
Algeria. The participants represent architectural firms, engineering and designing firms, real estate developers and building companies from Algeria, Tunisia, Morocco and Italy.According to the event’s organizer, Abdelouahab Louardi, the participants seek to establish contacts for future business and technical relations and partnerships. "Through such partnerships, these firms aim at developing joint projects," he said.

The Italian participants explained that partnerships with Algerians enable them to tender for national projects in various areas. The development of new towns, housing projects and infrastructure networks in Algeria are among the projects that encourage foreign building companies to explore local market of building and public works, said the participants.

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