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Le Président Bouteflika reçoit le vice-ministre de la Défense nationale

12 Dhou El Hidja 1434 - Jeudi 17 Octobre 2013 - N°14951 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

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PROJET DE RÉSOLUTION SUR LE SAHARA OCCIDENTAL
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L’Algérie salue son adoption par la 4e commission de l’Onu
ATTAQUE CONTRE UN CONVOI DE LA MINUAD AU DARFOUR

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

MM. Bensalah, Ould Khelifa et Sellal accomplissent la prière de l’Aïd El-Adha à la Grande mosquée d’Alger
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L’Algérie condamne «fermement»
COMMERCE EXTERIEUR

Karim Djoudi exclut le recours à l'autorisation d'importation P. 9
ATTRIBUTION PROVISOIRE DES LICENCES 3G À MOBILIS, NEDJMA ET DJEZZY

Ph. A. Yacef

Ph. Louiza M.

QQQ CONTRIBUTION DU FNI AU FINANCEMENT DE L’INVESTISSEMENT PUBLIC ET PRIVÉ

Benbada définit les axes essentiels
DEVELOPPEMENT DE L’ENTREPRISE

Mme Derdouri : « L’ordre de classement établi sur la base de critères objectifs »

VISITE INOPINÉE DU MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS À AIN DEFLA

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Le groupe de travail installé L’entreprise au cœur de la compétition
QQQ PROMOTION DE LA PRODUCTION NATIONALE

M. Chiali traque les points noirs

AÉROPORT INTERNATIONAL D’ALGER

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Ph. Nesrine T.

QQQ EN APPLICATION DES DÉCISIONS DE LA DERNIÈRE TRIPARTITE

Un groupe de travail chargé d'élaborer le pacte économique et social de croissance PP. 8-9

DÉPOLLUTION D’OUED EL-HARRACH

Deux stations d’épuration d’eaux usées opérationnelles en 2015

COMMÉMORATION DES MASSACRES DU 17 OCTOBRE 1961

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

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Une des pages les plus sanglantes de la répression coloniale

Lancement des travaux d’une nouvelle tour de contrôle P. 5

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Mét éo

EL MOUDJAHID

ENSOLEILLÉ

Au Nord, temps relativement chaud et ensoleillé, notamment vers les régions de l’intérieur Ouest et Centre. Les températures maximales varieront en général de 28°c/30°c, avec localement des pics de 33°c vers les régions de l’intérieur Ouest et Centre (Mascara, Relizane, Chlef, Aïn Defla). Les vents seront faibles. Sur les régions Sud, temps généralement chaud et ensoleillé. Les températures maximales varieront de 34°c/40°c. Les vents seront faibles.

Des cartes de vœux ont été distribuées aux usagers de la route et aux citoyens durant les deux journées de l’Aïd El Adha à Tizi-Ouzou par les services de la Sûreté de wilaya. Les cartes de vœux ont été remises à toutes les personnes qui se sont rendues dans les différentes structures de la Sûreté, opérationnelles au niveau de la wilaya, afin de renforcer les liens de proximité et de cultiver l’esprit de confiance et de convivialité entre la Police et le citoyen. Dans le même esprit fraternel, une délégation du personnel de la Sûreté de wilaya a rendu visite, hier, deuxième jour de l’Aïd, aux malades du centre hospitalier «Nadir Mohamed» du chef-lieu de wilaya, où des présents ont été remis aux malades hospitalisés. Le même geste de solidarité a été également rendu aux personnes âgées et enfants de la pouponnière de la Cité de l’action sociale de Boukhalfa.

Des cartes de vœux distribuées par la Police à Tizi-Ouzou aux usagers de la route

AÏD EL ADHA

Le ministre des Ressources en eau, M. Hocine Necib, effectuera, dimanche 20 octobre, une visite de travail et d’inspection dans les wilayas de Mila et d’Oum El-Bouaghi, pour l’ inspection les travaux de réalisation de la 2e tranche du plus grand complexe hydraulique du pays.

Necib à Mila et Oum El-Bouaghi

AGENDA CULTUREL
Spectacle flamenco « SENDEROS »
DIMANCHE 20 OCTOBRE À 19H À LA SALLE IBN ZEYDOUN

CET APRÈS -MIDI À 14H AU BASTION 23
L’association Machaâl Echahid et l’ONM (Wilaya 7) organisent cet après midi à 14 heures au Bastion 23 une conférence historique sur la participation des «porteurs de valises» à la Révolution algérienne.

Hommage aux « porteurs de valises »

L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel entame son programme musical 2013-2013, en présentant un spectacle flamenco riche en émotion «SENDEROS» du groupe Amalgama Compania Flamenca, dimanche 20 octobre à 19h, à la salle Ibn Zeydoun. ----------------------------------------

LUNDI 21 OCTOBRE À 19H À LA SALLE IBN ZEYDOUN

Températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui : Alger (29°- 17°), Annaba (26°- 16°), Béchar (34° - 19°), Biskra (33° - 19°), Constantine (27°- 13°),Djanet (33°- 17°), Djelfa (32° - 16°), Ghardaïa (34° - 21°), Oran (31° - 16°), Sétif (28°- 13°), Tamanrasset (31°- 17°), Tlemcen (31° - 14°).

DIMANCHE 20 OCTOBRE À 14H À L’HÔTEL HILTON
L’Institut national des études stratégiques globales organise, dimanche 20 octobre à 14h à l’hôtel Hilton, une conférence sur le thème : «Quelle stratégie industrielle pour un État dans la mondialisation ?» qui sera animée par M. Jean-Louis Levet, haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne.

Conférence sur la stratégie industrielle dans la mondialisation

Coproduit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et la Société de production studio Dirah, avec le soutien du ministère de la Culture FDATIC, le long métrage de fiction TITI, de Khaled Barkat, sera présenté en avant-première, lundi 21 octobre à 19h, à la salle Ibn Zeydoun, en présence du réalisateur, du producteur et des comédiens. Une projection de presse sera donnée le même jour à 10h. ----------------------------------------

Avant-première du film TITI

LE 23 OCTOBRE À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE

Festival maghrébin de la musique andalouse : conférence de presse

LUNDI 21 OCTOBRE À 10H À L’HÔTEL HILTON

Conférence sur la 18e édition du SILA

Dans le cadre de son action en faveur des femmes et enfants victimes de violence, le Réseau Wassila/Avife organise, samedi 26 octobre à partir de 10h, au restaurant Les Cèdres du Liban, 97 rue Laperlier, El-Biar, une vente de solidarité. Les fonds collectés seront destinés à renforcer les capacités de ces femmes en difficulté, essentiellement sur le plan juridique et médical.

Vente de solidarité aux femmes victimes de violence

SAMEDI 26 OCTOBRE À 10H À EL-BIAR

SAMEDI 19 OCTOBRE À 10H À SIDI BEL-ABBÈS
L’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA) organise, samedi 19 octobre à 10h, à la maison de jeunes de Telagh, wilaya de Sidi Bel-Abbès, une rencontre régionale de wilayas de l’Ouest algérien.

Rencontre régionale de l’UNJA

Dans le cadre de la 5e édition du Festival maghrébin de musique andalouse, le commissariat du festival organise une conférence de presse pour la présentation des grandes lignes sur cette manifestation, et ce lundi 21 octobre à 10h, à l’hôtel Hilton.

Le rendez-vous culturel majeur de cette fin d’année sera la 18e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA) qui se tiendra du 30 octobre au 9 novembre au palais des Expositions Safex. L’inauguration officielle aura lieu le 30 octobre avant son ouverture au grand public le 31 octobre de 10h à 20h. À cette occasion, une conférence de presse sera donnée mercredi 23 octobre à la Bibliothèque nationale d’El-Hamma.

FÉDÉRATION ALGÉRIENNE DES DONNEURS DE SANG Appel au don de sang

Le président du FNA, M. Moussa Touati, tiendra une conférence d’information, samedi 19 octobre à 10h, à la maison de la Culture Abdelkader-Alloula.

Conférence de presse du FNA

SAMEDI 19 OCTOBRE À 10H À TLEMCEN

Activités des partis

Le Conseil de la concurrence organise, lundi 21 octobre à partir de 10h, au siège d’ALGEX, une conférence-débat animée par M. Bruno Lasserre, président de l’Autorité française de la concurrence, sur le thème «La concurrence et sa relation avec la croissance, la création d’emplois, la lutte contre la pauvreté et l’innovation».

Conférence sur la concurrence et sa relation avec la croissance

LUNDI 21 OCTOBRE À 10H AU SIÈGE D’ALGEX

L’association El Amel pour personnes handicapées organise, samedi 26 octobre à El-Kettani, jardin Sofia, un semi-marathon sr le thème «Vivons ensemble un moment de handicap sur fauteuil roulant».

« Un moment de handicap sur fauteuil roulant »

SAMEDI 26 OCTOBRE À EL-KETANI

Jeudi 17 Octobre 2013

La Fédération algérienne des donneurs de sang (FADS) a lancé un appel au don de sang à l'ensemble de la population, dans le cadre de la célébration de l'Aïd El-Adha et de la Journée nationale des donneurs de sang le 25 octobre 2013. La FADS invite les citoyens âgés entre 18 et 65 ans et en bonne santé à répondre en masse à cet appel et à accomplir ce simple geste humanitaire, en se rapprochant de l'hôpital le plus proche.

EL MOUDJAHID

le président de la république, M. abdelaziz Bouteflika, a reçu lundi à alger, le vice-ministre de la défense nationale, chef d’état-major de l’armée nationale populaire (anp), le général de corps d’armée ahmed Gaïd salah. au cours de l’audience, le vice-ministre de la défense nationale a fait un compte-rendu au président de la république sur les activités de la délégation politique et militaire algérienne, chargée par le chef de l’etat d’assister aux obsèques du général Giap qui se sont déroulées, samedi dernier à hanoï (vietnam). il a également fait le point au chef de l’etat sur la situation sécuritaire et les activités des forces armées, notamment aux frontières sud et est du pays.

Le Président Bouteflika reçoit le vice-ministre de la Défense nationale

Nation

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es présidents du conseil de la nation et de l’assemblée populaire nationale (apn), respectivement abdelkader Bensalah et Mohamed larbi ould Khelifa, ainsi que le premier ministre, abdelmalek sellal ont accompli, mardi matin, à la Grande mosquée d’alger, la prière de l’aïd el-adha avec les fidèles, dans un climat de piété et de sérénité. des membres du gouvernement, des représentants de partis politiques et de la société civile, ainsi que des membres du corps diplomatique arabe et musulman accrédité à alger, ont également accompli la prière de l’aïd eladha à la Grande mosquée d’alger. dans ses deux prêches, l’imam imad Benameur a considéré que cette fête des sacrifices, vient couronner les dix jours du mois hégirien dhou alhidja, après le rassemblement sur le Mont arafat. a travers le sacrifice du mouton, les fidèles, relève-t-il, «se rapprochent de dieu, suivant la tradition des prophètes ibrahim el Khalil

MM. Bensalah, Ould Khelifa et Sellal accomplissent la prière de l’Aïd El-Adha à la Grande mosquée d’Alger
et Mohamed (qsssl)». et rappelle que ce sacrifice prend tout son sens et toutes ses valeurs en ce jour béni qui vient perpétuer la tradition du prophète ibrahim qui s’est résigné avec son fils ismail à la volonté de son créateur. l’imam a souligné l’importance de «l’échange de visites familiales et de la charité en ce jour de l’aid, appelant les croyants à raffermir leurs liens de solidarité et d’entraide. l’imam a, en outre, ajouté que l’union des musulmans ne saurait se concrétiser qu’à travers la consécration de la justice, loin du népotisme, et l’édification d’une économie fondée sur des bases scientifiques solides, de par la mobilisation de tous les moyens matériels nécessaires pour atteindre l’autosuffisance». il a également évoqué les défis qui pèsent sur «la sécurité et la stabilité de la nation musulmane de l’intérieur et de l’extérieur», appelant à bannir la discorde. a propos des valeurs, l’imam a appelé les présents à rester fidèles

messages de vœux aux souverains et chefs d’etat arabes et musulmans à l’occasion de l’aïd el-adha dans lesquels il a souhaité à leurs peuples davantage de progrès et de prospérité. le président Bouteflika a également reçu des messages de souverains et chefs d’etat dans lesquels ils lui ont adressé leurs vœux de santé et de bien-être, de progrès et de prospérité à l’algérie et de gloire et de grandeur à la nation musulmane. ils ont également souhaité que l’humanité tout entière puisse s’inspirer de cette fête pour transcender les différends et se rassembler autour de l’essentiel. ces messages émanent du président de l’etat des emirats arabes unis, cheikh Khalifa Ben Zayed al-nahyane, de l’emir de l’etat du qatar, cheikh tamim Ben hamad al-thani, du président des etats-unis d’amérique, Barack obama, et du président de la république tunisienne, Mohamed Moncef Marzouki

Le Chef de l’Etat adresse ses vœux aux souverains et chefs d’Etat arabes et musulmans le président de la république, abdelaziz Bouteflika, a adressé des

aïd el-adha

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le premier ministre, abdelmalek sellal, a reçu lundi à alger, le président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du conseil consultatif iranien, alaa-eddine Boroujerdi, indique un communiqué des services du premier ministre. «l’entretien a porté essentiellement sur la coopération entre les deux pays et les voies et moyens de les renforcer davantage compte tenu des liens forts d’amitié qui existent entre les deux peuples», précise le communiqué. la rencontre a été l’occasion d’un échange de vues sur des questions internationales et régionales d’intérêt commun, ajoute la même source

M. Sellal reçoit le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère iranienne

au serment des martyrs, d’une part, et d’autre part, à œuvrer pour le développement de l’algérie à travers «la consécration et la consolidation de la justice et de la liberté», loin de toutes discordes et frictions. a cet effet, l’imam a fait part de l’importance du développement économique, préco-

projet de résolution sur le sahara occidental

nisant une «économie structurée et ouverte». dans le même contexte, le dr Benameur rappelle les efforts consentis par les pouvoirs publics pour réduire le taux de chômage. aux hauts responsables, l’imam, se référant toujours à des versets du livre saint, appelle à l’«encouragement

des initiatives loin de tout divisionnisme». pour y parvenir, l’algérie, poursuit-t-il, a «besoin de ses hommes à l’image du président Bouteflika auquel nous souhaitons un prompt rétablissement et un retour sur la scène». abordant le volet social, l’imam souligne l’impérieuse nécessité de l’union entre algériens, laquelle permettra de «lutter contre la gangrène de la corruption». et d’ajouter : «notre religion est celle du respect et de l’intégrité». quant au volet médiatique, l’imam a déploré l’«excès du négativisme» qui marque certains organes de presse. si, dit-il, l’accès à l’information «est un droit inaliénable, le bon traitement de l’information en est un devoir». après la prière, MM. Bensalah, ould Khelifa et sellal ont reçu les vœux de nombreux citoyens, ainsi que des membres du gouvernement et du corps diplomatique. Fouad I.

Ph : Yacef

le ministre des relations avec le parlement, Mahmoud Khedri, a passé en revue, lundi à alger, avec le président de la commission de sécurité nationale et de politique extérieure du Majlis iranien alaa-eddine Boroujerdi les moyens de renforcer les relations bilatérales entre l’algérie et l’iran. M. Khedri a évoqué avec M. Boroujerdi, en visite en algérie à la tête d’une importante délégation parlementaire, la profondeur des relations unissant les deux pays et les moyens de les consolider davantage dans tous les domaines d’intérêt commun notamment celui de l’action parlementaire, indique un communiqué du ministère des relations avec le parlement. le ministre des relations avec le parlement a présenté à son hôte iranien un exposé sur «l’expérience démocratique pionnière de l’algérie et l’action parlementaire efficiente» ainsi que sur les modalités de fonctionnement et d’organisation de la relation entre le gouvernement et le parlement, ajoute le communiqué. la rencontre a été mise à profit pour mettre l’accent sur la nécessité d’insuffler une dynamique à la coopération bilatérale, de la diversifier et l’élargir à d’autres domaines en adéquation avec les capacités et potentialités importantes que recèlent les deux pays.

MM. Khedri et Boroujerdi examinent les moyens de renforcer les relations bilatérales

le président de la commission de sécurité nationale et de politique extérieure du Majlis iranien alaa-eddine Boroujerdi a affirmé lundi à alger que les relations entre son pays et l’algérie étaient bonnes formant le vœu qu’elles «s’améliorent davantage à l’avenir». dans une déclaration à la presse à l’issue de l’audience que lui a accordée le ministre des affaires étrangères ramtane lamamra, le parlementaire iranien a indiqué que les relations entre l’algérie et la république islamique d’iran étaient vouées à un avenir meilleur. il a fait savoir que ses entretiens avec le chef de la diplomatie algérienne ont porté sur les relations bilatérales et des questions d’intérêt commun pour les deux pays. le parlementaire iranien a été reçu dimanche dernier, par les présidents de l’assemblée populaire nationale (apn), Mohamed larbi ould Khelifa et du conseil de la nation abdelkader Bensalah.

M. Boroujerdi  : « Les relations entre l’Algérie et la République d’Iran sont bonnes »

l’algérie salue l’adoption par la 4e commission de l’onu du projet de résolution sur la question du sahara occidental, a indiqué, mardi, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, amar Belani, dans une déclaration à l’aps. «nous saluons l’adoption par la 4e commission du projet de résolution sur la question du sahara occidental, par lequel elle recommande à l’assemblée générale de l’onu, d’appuyer le processus de négociation en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du sahara occidental», a précisé M. Belani. «en réaffirmant, une nouvelle fois, la prééminence du paramètre central relatif à l’autodétermination, ce projet de résolution s’inscrit dans la conformité des principes de la charte des nations unies et souligne la responsabilité des nations unies pour assurer le règlement de cette question, dans le respect du droit inaliénable du peuple du sahara occidental à l’autodétermination», a-t-il souligné. «s’agissant d’une question de décolonisation, nous considérons que toute tentative d’inscrire la question du sahara occidental dans un autre contexte ou une autre approche ne peut que retarder son règlement

L’Algérie salue son adoption par la 4e commission de l’Onu

jeudi 17 octobre 2013

"l'algérie condamne fermement la récente attaque perpétrée contre un convoi de la mission conjointe onu-union africaine au darfour (Minuad) qui a entraîné la mort de trois membres de l'unité de police de cette mission", a indiqué hier le porte-parole du ministère des affaires étrangères, amar Belani, dans une déclaration à l'aps. "nous appelons toutes les parties prenantes au darfour à coopérer pleinement avec la Minuad à laquelle nous réaffirmons notre soutien dans la mise en œuvre de son mandat relatif à la protection de la population civile, l'acheminement de l'aide humanitaire et l'appui au processus politique inclusif pour parvenir à un règlement pacifique du conflit au darfour", a ajouté le porte-parole du Mae. trois casques bleus sénégalais, membres de la Minuad, ont été tués et un autre blessé dimanche matin dans une embuscade près d'el Geneina, capitale du darfour-ouest.

L'Algérie condamne "fermement"

attaque contre un convoi de la Minuad au darfour

et saper les efforts déployés par le secrétaire général de l’onu et son envoyé personnel», a affirmé M. Belani. il a relevé que «le débat de cette année, au sein de la quatrième commission, a été marqué par de nombreuses interventions mettant en exergue l’exploitation illégale des ressources du sahara occidental et dénonçant les nombreuses violations des droits de l’homme commises dans cette dernière colonie en afrique». «la question du sahara occidental a mobilisé les chefs d’etat et de gouvernement de l’union africaine lors du sommet de janvier 2013 et lors de la célébration du cinquantenaire de l’oua/ua en vue de l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, en application des décisions de l’organisation de l’unité africaine (oua) et des résolutions pertinentes des nations unies pour consacrer la réalisation complète du processus de décolonisation de l’afrique», a-t-il rappelé. la question du sahara occidental a été discutée lors des débats de la 4e commission de l’onu sur les questions de décolonisation des 16 territoires non autonomes (du 7 au 14 octobre) avec la participation d’etats membres de l’organisation et de la société civile internationale.

Une des pages les plus sanglantes de la répression coloniale Il y a cinquante-deux ans, des milliers d’Algériens, hommes, femmes et enfants, sortis manifester pacifiquement dans les rues de Paris pour protester
COMMÉMORATION DES MASSACRES DU 17 OCTOBRE 1961
contre le couvre-feu discriminatoire qui leur a été imposé et répondre à l’appel à la mobilisation de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN), ont été sauvagement réprimés par les forces de l’ordre, sous la direction du sinistre préfet de police Maurice Papon.

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Nation

EL MOUDJAHID

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n effet, tard dans la soirée, les rues de Paris étaient jonchées de cadavres d’Algériens, d’autres ont été jetés dans les eaux froides de la Seine, sans compter les milliers de manifestants qui ont été arrêtés et détenus dans les commissariats où ils ont été sauvagement torturés par les policiers. Difficile à ce jour d’établir le bilan macabre de cette répression d’État d’une extrême gravité, perpétrée par quelque 7.000 policiers, chauffés à blanc et déployés en cette nuit glaciale et pluvieuse contre une marche pacifique, organisée pour appuyer la revendication d’indépendance d’un peuple en proie à une guerre sanglante. Les historiens et la Fédération de France du FLN évoquent plusieurs centaines de morts et de disparus. Plus de onze mille Algériens sont arrêtés, détenus, dans des conditions atroces durant plusieurs jours. Des autobus de la RATP ont même été réquisitionnés pour les déporter dans des stades, ou les enfermer dans des commissariats pour être sauvagement torturés, souvent à mort. Les survivants au massacre ont été expulsés massivement vers l’Algérie. Pour de nombreux historiens, les massacres du 17 octobre 1961 marquent l’apogée d’une répression meurtrière déjà renforcée depuis le mois de septembre de la même année. En effet, dès ce mois-ci déjà, les harkis, ces supplétifs de l’armée française, s’installaient au bidonville "La Folie" de Nanterre pour pratiquer des méthodes éprouvées de quadrillages, de terreur et de torture. Les contrôles policiers, que les Algériens subissaient déjà, les insultes, les brimades, les rétentions de plusieurs jours se multipliaient. On constatait alors que les décès d’Algériens, dont on retrouvait les cadavres sur la voie publique, augmentaient chaque jour. Lorsqu’on évoque le 17 octobre 1961, on ne fait que rappeler l’exis-

L’historien et spécialiste du colonialisme français, Gilles Manceron, revient, dans cet entretien, sur les massacres de centaines d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris. Même s’il concède que le communiqué du président français, François Hollande, reconnaissant avec lucidité ces faits, est un acte important, il affirme qu’un travail politique et historique est à poursuivre pour que la France tourne enfin la page coloniale de son histoire.

« La France doit faire un travail politique et historique pour tourner la page coloniale »
L’HISTORIEN GILLES MANCERON :

tence d’une communauté sortie ce jourlà, portée par un immense désespoir imposé par les injustices coloniales, mais aussi par un immense espoir de se faire entendre et se faire reconnaître dans sa pleine dignité. Aujourd’hui, la communauté internationale sait ce qui fut fait de cette dignité sous les ordres de Papon, exécuteur de consignes dictées par les plus hautes autorités d’un État colonial répressif. Largement dissimulés par le mensonge de l’État et recouverts par l’indifférence dominante, les massacres perpétrés cette nuit-là sont restés, pendant plusieurs décennies, délibérément occultés. Pendant longtemps, la France refusait de reconnaître officiellement ce

crime pour diverses raisons, mais aussi, parce que les responsables ont continué durant longtemps à occuper d'importantes fonctions dans l'État français. Maurice Papon, préfet de police en 1961, a été ministre jusqu'en 1981, et Roger Frey, ministre de l'Intérieur en 1961, a présidé le Conseil constitutionnel jusqu'en 1983. Il a fallu le développement de recherches de la part d’historiens, de chercheurs, la publication de livres, un mouvement inlassable de la société civile pour que, peu à peu, la vérité se fraye un chemin. Le procès intenté en 1999 par Maurice Papon contre l’historien et écrivain Jean-Luc Einaudi qui, à travers ses enquêtes et recherches, a dressé un pano-

rama étourdissant de la répression antialgérienne, a été un moment crucial qui a permis que ce massacre soit reconnu pour la première fois. Depuis, un mouvement de reconnaissance a pris forme de la part de nombreuses municipalités, dont la capitale française, Paris.

Enfin, la reconnaissance
Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a fait un geste fort en inaugurant une plaque commémorative au pont Saint-Michel, où est écrit "À la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961". Le 17 octobre 2011, le candidat so-

cialiste à la présidentielle, François Hollande, déposait une gerbe de fleurs au pont de Clichy, d’où des Algériens furent également jetés à la Seine, affirmant que "trop longtemps cet événement a été occulté des récits historiques", et ajoutant qu’"il est important de rappeler ces faits". Un an plus tard, le 17 octobre 2012, c'est un communiqué de l'Elysée, tant attendu depuis des décennies des deux côtés de la Méditerranée, qui exprime la reconnaissance officielle de ces faits tragiques. Dans ce communiqué, brisant le silence de l’État français, le président François Hollande déclarait alors que "le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression". "La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes", a-t-il ajouté. Toutes les associations qui se sont mobilisées depuis des décennies pour réclamer une telle reconnaissance ont salué cette déclaration assimilée à une "victoire importante" dans leur combat pour la vérité sur cet épisode parisien sanglant. Pour elles, c’est la fin du déni et des mensonges officiels qui ont longtemps cherché à dissimuler ce crime d’État, même s’ils estiment que cette déclaration ne couvre pas tous les crimes coloniaux commis en Algérie. Pour nombre d’observateurs cependant, au-delà du geste politique, cette déclaration devrait être le signal de la poursuite du travail des historiens pour que soient établies les circonstances de ce drame, ce qui implique un plus large accès à toutes les archives qui s’y rapportent et qui doivent être apportées à la connaissance du public longtemps mis à l’écart de la vérité. APS

fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée." Son communiqué de l’an dernier sur le 17 octobre 1961 va dans le même sens. Mais il reste un énorme travail pour "remonter la pente" et des groupes nostalgiques de la colonisation continuent à propager leurs mythes funestes. Là est le vrai enjeu. Lors de sa visite d’État en décembre dernier à Alger, le président français a, dans un discours très attendu devant le Parlement, reconnu les "souffrances" infligées à l'Algérie par la colonisation, qualifiant le système colonial français de "profondément injuste et brutal". Ces propos, rappelant quelque peu ceux tenus par le président Sarkozy en décembre 2007 à Constantine, pourraient-ils concourir à un apaisement entre les deux pays, où doit-on s'attendre à un geste "plus fort" de la France pour y parvenir ? Lors de sa visite en décembre 2012 en Algérie, François Hollande a dénoncé un système colonial "profondément injuste et brutal", reconnu "les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien" et cité "les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata" qui "demeurent ancrés dans la mémoire et dans la conscience des Algériens". Ce sont des paroles importantes qui sont nouvelles dans la bouche d’un président de la République française. C’est très différent de Nicolas Sarkozy qui, en 2007, a fait le "grand écart" entre des propos qu’il a tenus en Algérie sur la violence de la colonisation, quelques phrases, simples "produits d’exportation", et tout ce qu’il ne cessait de dire en France lors de tous ses déplacements électoraux à travers tout le pays disant exactement le contraire. L’un de ses thèmes favoris était le "refus de la repentance" et l’œuvre civilisatrice de la France outre-mer ! Ce n’est plus le cas avec François Hollande. Mais il reste à poursuivre un important travail politique, historique et pédagogique pour que la France tourne enfin la page coloniale de son histoire. APS

Le 17 octobre 2012, le président Hollande affirmait que la France reconnaît avec lucidité les massacres du 17 octobre 1961 à Paris. Nous ne sommes plus visiblement dans le déni, mais force est de constater qu’une année après, ce geste n’a pas pour autant enclenché le début d’un processus pour une "meilleure connaissance" de ces faits par, notamment, l’ouverture souhaitée des archives coloniales sur cette période précise. Quelle lecture en faites-vous ? Le communiqué du président de la République, du 17 octobre 2012, était, à mon avis, un acte important. Il a employé des mots forts : "Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité, ces faits. Cinquante et un an après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes." Mais il reste, en effet, du travail aux historiens pour mieux comprendre comment un tel crime d’État a pu être commis et quelles sont, en particulier, les responsabilités du Premier ministre de l’époque, Michel Debré. Le couvrefeu du 5 octobre a été décidé par un conseil interministériel convoqué par lui. Il faut que les archives qui concernent les plus hautes instances de l’État à cette période, en particulier les Conseils des ministres et ce Conseil interministériel, soient accessibles. Chacun sait qu’un préfet ne peut pas prendre des décisions aussi graves que celles qui ont été prises alors sans des instructions des autorités dont il dépend. Le 23 octobre 2012, le Sénat a adopté une résolution

tendant à la reconnaissance par la France de la répression de cette manifestation et souhaitant la réalisation d’un lieu du souvenir à la mémoire des victimes du 17 octobre 1961. Il faut que les autorités concernées mettent en œuvre la construction d’un tel lieu du souvenir. Il pourrait être voué en même temps au dépassement des drames d’hier et à la construction de rapports fraternels au sein de la société française comme d’une relation d’amitié entre la France et l’Algérie. Même si le déni officiel concernant ces évènements est levé, il n’en demeure pas moins que lorsqu’il s’agit d’autres crimes commis par la France coloniale, ceux-ci ont généralement un nom et sont clairement désignés. Pourquoi, selon vous, les massacres du 17 octobre 1961 ne sont pas officiellement désignés comme crimes d’État ?

La France a prolongé ses crimes coloniaux par le déni de ses crimes. Loin de faire avancer la clarification nécessaire du regard de la France visà-vis de son passé colonial, les présidences de Georges Pompidou, de Valéry Giscard-d’Estaing, de François Mitterrand, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, n’ont fait que cultiver l’oubli des crimes coloniaux et la réconciliation avec les jusqu’au-boutistes de la colonisation, les honneurs à leur égard, en décalage avec les progrès importants de l’écriture de l’histoire et de l’enseignement et avec l’évolution sur cette question d’une bonne partie de l’opinion publique, surtout parmi les nouvelles générations. François Hollande a fait quelques gestes. Le 15 mai 2012, en commençant son mandat, ayant choisi de rendre hommage à l’œuvre scolaire de Jules Ferry, il a tenu à préciser : "Je n’ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation

Jeudi 17 Octobre 2013

EL MOUDJAHID

La commission d’appel à la concurrence de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications, ARPT, a rendu, lundi dernier, son verdict sur l’évaluation des offres techniques et financières présentées par les opérateurs de téléphonie mobile pour le déploiement de réseaux 3G.

Mme Derdouri : « L’ordre de classement établi sur la base de critères objectifs »
ATTRIBUTION PROVISOIRE DES LICENCES 3G À MOBILIS, NEDJMA ET DJEZZY

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es résultats de l’attribution provisoire des licences 3G, selon le principe de la soumission comparative adopté par l’ARPT, placent Algérie Télécom mobile (ATM, Mobilis) premier du classement, suivi par Wataniya télécoms Algérie (WTA, Nedjma) et Orascom Télécom Algérie (OTA, Djezzy). « L’ordre de classement établi sur la base de critères objectifs. Ces critères objectifs ont tenu compte de plusieurs facteurs, notamment ce qui a été réalisé par ces opérateurs dans le cadre des licences GSM (2e génération), leurs projets par rapport à la 3G, leur déploiement ainsi que les moyens et les investissements qu’ils comptent engager », a indiqué à cette occasion, la ministre de la Poste, des Technologies de l’information et de la communication, Mme Zohra Derdouri. « Le premier classé aura ainsi la possibilité de choisir en premier, les fréquences et le déploiement dans les différentes wilayas », a expliqué Mme Derdouri. Toutefois, la ministre a assuré que les trois opérateurs seront "présents assez rapidement" dans toutes les wilayas d’Algérie, le cahier des charges prévoyant un processus de couverture de l’ensemble des wilayas en moins de cinq ans, avec au moins un opérateur dans chaque wilaya dans un premier temps. Mme Derdouri a relevé, en outre, qu’avec le GSM (2G), il y avait une concentration dans le Nord, faisant observer que cette fois, les opérateurs "seront obligés de se déployer dans toutes les régions du pays de manière à permettre à tous les Algériens de bénéficier de la 3G assez rapidement et partout". Concernant la tarification, la ministre a précisé que les coûts sont "décidés par la concurrence" entre les trois opérateurs, ajoutant que l’opérateur offrant les meilleurs services attirera "certainement plus de clients".

10 jours ouvrables suivant la notification, de donner à l’ARPT « une garantie de paiement de la partie fixe de la contrepartie financière de la licence » et compléter leurs dossiers en fournissant à l’ARPT « les attestations exigées à l’article 16 du règlement ». 7 ans pour assurer la couverture totale de toutes les wilayas Pour rappel, l’ARPT avait lancé l’appel à la concurrence le 1er août 2013 pour l’attribution des licences 3G+. L’ouverture des plis des offres commerciales et techniques avait intervenue le 15 septembre dernier. La commercialisation de la 3G+ interviendra le mois de décembre de cette année, selon le calendrier de l’ARPT, après l’attribution définitive des licences par décret. Pour le président de la Commission d’appel à la concurrence, le lancement commercial peut ne pas intervenir en décembre 2013. « Les opérateurs ont jusqu’à six mois après l’attribution définitive des licences pour lancer la commercialisation de la 3G, au-delà des six mois, ils encourent le retrait de ladite licence », a expliqué M. Mehgoune. Notons enfin que les trois opérateurs doivent être présents sur tout le territoire national dans un délai de 5 ans après l’attribution définitive des licences et 7 ans pour assurer la couverture totale du territoire national. Salima Ettouahria

Le PDG de Djezzy, Vincenzo Nesci, dont l’entreprise a été classée 3e du classement par l’ARPT après évaluation des offres technique et commerciales, estime que le fait d’être dans la course est une satisfaction en soi. « Nous sommes très satisfaits (du résultat). Je remercie l’Autorité de régulation, le ministère ainsi que les autorités pour nous avoir permis d’être partie prenante dans l’appel d’offres », a déclaré Vincenzo Nesci. Rappelons qu’au lancement de l’appel à la concurrence pour l’obtention des licences

Djezzy satisfait d’être dans la course

Obtention définitive de la licence : là où la vraie compétition commence La prochaine étape de ce processus sera, en effet, l'obtention définitive de la licence et son exploitation commerciale. « C’est la vraie compétition entre les opérateurs », comme l’a rappelé la nouvelle ministre du secteur de la Poste et TIC, Mme Zohra Derdouri lors de son allocution précédant l’annonce des résultats par le président de la Commission de l’appel à la concurrence de l’ARPT. La ministre a affirmé, en outre, que le gouvernement s’est engagé "résolument", avec le lancement de la 3G+, dans le processus "irréversible" de développement d’une économie numé-

rique fondée sur la connaissance et l’intégration des technologies de l’information et de la communication. Elle a estimé que le haut débit mobile (HDM) qui sera introduit en Algérie par le déploiement de réseaux mobiles 3G évoluée, contribuera "fortement" à l’usage des TIC et stimulera la croissance économique à travers la création de nouvelles richesses et l’émergence d’un vivier d’emplois à fort potentiel d’innovation. Mais avant cette entrée en compétition pour le lancement commercial du réseau 3G, les opérateurs devront accomplir certaines procédures. Selon le président de la Commission de l’ARPT, Salah Mehgoune, « les trois opérateurs sont invités à se présenter au siège de l’ARPT,

le 21 octobre, en cours à 14h30 afin d’exercer leur choix en matière de déploiement pour les cinq années à venir ». Ils devront également se présenter à l’ARPT dans les 5 jours ouvrables suivant la notification de l’avis d’attribution provisoire de la licence pour finaliser leurs cahiers des charges. Aussi, ils sont tenus, dans les

3G, Djezzy a été donné non éligible en raison d’un différend avec la Banque d’Algérie. Le ministre de la Poste et des TIC d’alors, Moussa Benhamadi, avait rappelé que Djezzy devrait obtenir le quitus de la Banque d’Algérie pour soumissionner. Le PDG d’OTA préfère parler des prochaines étapes du processus du lancement de la 3G en Algérie. « La bataille sera maintenant sur le terrain », a-til indiqué. Salima E.

Les opérateurs de la téléphonie mobile en lice pour l’attribution des licences de troisième génération (3G+) ont manifesté leur satisfaction à l’issue de l’annonce des résultats de la Commission de l’appel à la concurrence de l’Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications (ARPT). Le PDG de Mobilis, Saad Damma, s’est déclaré « très satisfait » du résultat, car le « classement » de premier donne l’opportunité à l’opérateur historique de choisir les wilayas les plus rentables, en dehors des quatre wilayas « obligatoires » (Alger, Oran, Constantine et Ouargla) ainsi que les fréquences. Le défi pour Mobilis, a-t-il dit, est d’accélérer le déploiement du réseau afin de proposer les services du haut débit mobiles pour les Algériens. « Nous sommes prêts pour le lancement de la 3G en matière de déploiement réseau et les autres services afférents à cette technologie », a-t-il promis. Pour Joseph Ged, la deuxième place qui revient à Nedjma devant l’opérateur leader du marché de la téléphonie mobile, Djezzy est une confirmation des « efforts entrepris durant les quatre dernières années par l’opérateur en misant sur le marché de la 3G ». Le PDG de Nedjma n’a pas manqué de rendre hommage aux autorités algériennes et à l’ARPT pour les conditions du déroulement de l’opération du lancement de la 3G en Algérie, annonçant « des surprises pour le consommateur algérien après le lancement commercial de la 3G ».

Les trois opérateurs prêts à se lancer

La réalisation de cette œuvre permettra de moderniser les infrastructures aéronautiques de l’aéroport d’Alger et de normaliser les installations des infrastructures aéronautiques vis-à-vis des codes édictés par l’OACI et l’Etat algérien. Le ministre des Transports, Amar Ghoul, a procédé lundi dernier, à l’inauguration des travaux de réalisation de la nouvelle tour de contrôle de l’aéroport international Houari-Boumediène. Ce projet entre dans le cadre du développement des infrastructures pour la gestion de l’espace aérien. Il fait partie du projet de réalisation de cinq blocs techniques et tours de contrôle pour les aéroports d’Alger, Oran, Constantine, Ghardaïa et Tamanrasset. Le coût de cette nouvelle tour est estimé à 2,5 milliards de dinars avec un délai de réalisation de 18 mois. M. Ghoul a mis l’accent sur la nécessité de construire la future infrastructure selon des normes modernes qui prennent en compte l’intégration de la production nationale dans l’équipement, avec la condition que celleci soit de qualité. « On doit encourager notre production nationale et réduire notre dépendance à l’importation », a déclaré le ministre. La concrétisation du projet se fera en deux phases. La première consiste dans la réalisation en tous corps d’état du bloc technique et tour de contrôle. La deuxième en la fourniture, installation et mise en service des équipements spécifiques à la navigation aérienne. La réalisation de cette œuvre permettra de moderniser les infrastructures aéronautiques de l’aéroport d’Alger, de normaliser les installations des infrastructures aéronautiques vis-à-vis des

Lancement des travaux d’une nouvelle tour de contrôle
AÉROPORT INTERNATIONAL D’ALGER

codes édictés par l’OACI et l’Etat algérien. Il s’agit également faire face au développement que connaît le secteur du transport aérien et permettre la gestion de son espace. Il y a lieu de rappeler que le Syndicat national du personnel de la circulation aérienne (SNPCA) avait appelé les pouvoirs publics, à finaliser le projet de construction de la nouvelle tour de contrôle de l’aéroport international Houari-Boumediène. Il a estimé que « l’actuel bloc tech-

nique, structure datant d’avant l’indépendance, ne peut plus répondre à une prise en charge du trafic aérien de l’aéroport de la capitale qui enregistre près de 300 mouvements au quotidien.» Selon ce syndicat, le projet de construction de la nouvelle tour de contrôle « accuse un retard depuis plus de 8 ans à cause des lourdeurs administratives incompréhensibles et inacceptables ». Lors d’une visite d’inspection qui l’a mené aux différents projets du secteur dans la capitale,

M. Ghoul, n’a pas hésité à avertir toute société étatique ou privée qui enregistre des retards dans la livraison des projets. C’est le cas du projet de réalisation du téléphérique reliant Oued Koreich à Bouzaréah, où le ministre a été ferme, quant au retard enregistré par la société chargée de sa réalisation. A la gare routière du Caroubier, M. Ghoul n’a pas hésité à inspecter plusieurs coins de cette station, où il a mis l’accent sur la nécessité de prendre en charge certains aspects qui sont état délabrement et où l’hygiène laisse à désirer. S’adressant aux responsables de la gare, il a insisté sur l’amélioration des services. En ce qui concerne les travaux d’extension de la ligne du tramway de Bordj El Kiffan vers Dergana, il est prévu que l’achèvement des travaux du tronçon Bordj El Kiffan-Kahwat Echergui se fasse en décembre prochain, soit juste avant la fin de l’année 2013. Aussi, l’exploitation commerciale débutera en mars 2014, comme l’a confirmé le directeur général de l’entreprise du Métro d’Alger Omar Hadbi. En ce qui concerne le tronçon reliant Kahwat Echergui à Dergana, M. Hadbi a affirmé que « les travaux prendront fin en avril 2014 et la mise en service se fera en juin », imputant le retard enregistré à ce niveau à des obstacles liés aux opérations d’expropriation et aux travaux de détournement des réseaux d’AEP et du gaz. Le ministre a donné des instructions pour effectuer d’autres études sur l’extension de la ligne du tramway vers Ain Taya, Rouiba et Reghaïa. Wassila Benhamed

Jeudi 17 Octobre 2013

Ph : Nesrine

Ph : Louisa

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Le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), Dr Cherif Delih, a annoncé, lundi à Alger, qu’ils ont enregistré la réception de 2.600 boîtes de lait sans phénylalanine destinées aux malades atteintes de phénylcétonurie.
a PCH s'est engagée à importer 2.600 boîtes de lait destinées aux personnes atteintes de phénylcétonurie avant l'Aïd-el-Adha", a affirmé le Dr Delih dans une déclaration à l'APS, ajoutant que cette quantité est arrivée en Algérie et sera remise aux malades prochainement. Le responsable a saisi cette occasion pour saluer le rôle des services des douanes et de la compagnie Air Algérie en matière de facilitation des opérations de transport et de dédouanement. Il a précisé, dans ce sens, que les malades recevront leur quota de ce lait en coordination avec l'association des malades atteints de phénylcétonurie qui se chargera de transmettre les noms et adresses des patients aux cliniques chargées de la distribution des médicaments. Les personnes atteintes de cette maladie ne peuvent consommer que du lait phénylcétonurie ou une farine spéciale qui peut coûter jusqu'à 6.000 DA le kilogramme. La PCH a mené des négociations intenses avec le laboratoire producteur et est parvenue à réduire le prix de la boîte de 100 à 53 euros, a indiqué son

Réception de 2.600 boîtes de lait destiné aux personnes atteintes de phénylcétonurie
PCH

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EL MOUDJAHID

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directeur général. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière avait introduit le lait sans phénylalanine dans la loi de finances de 2012, parmi les produits pharmaceutiques exonérés des taxes douanières après son inscription sur la liste des médicaments en attendant de l'ajouter à la liste des médicaments remboursés par la sécurité sociale. La phénylcétonurie est une maladie héréditaire rare qui se transmet des parents aux enfants et atteint le cerveau. Faute de prise en charge précoce de l'enfant, ce dernier pourrait perdre 25% des fonctions cérébrales. Le ministère de la Santé a élaboré un programme national pour le dépistage précoce de la maladie. À ce propos, le premier responsable du secteur, Abdelmalek Boudiaf, a donné des instructions pour la réalisation de trois laboratoires régionaux pour la prise en charge du dépistage qui viendront s'ajouter au seul laboratoire national existant à Alger.

Une jeune fille de 25 ans présentant un déficit osseux maxillaire mandibulaire important a subi avec succès, lundi à Ghardaïa, la pose d’implants dentaires avec une greffe osseuse importante par une équipe médicale dirigée par le Pr Mahmoud Skender du CHU Mustapha (Alger). La patiente de 25 ans souffrait d’un trauma occlusal sévère accompagné d’un déficit osseux important des deux mâchoires et d’une mobilité dentaire au stade 4, suivis d’une récession parodontale, a affirmé le Pr Skender. C’est un cas rarissime qui a nécessité une série d’exploration, d’élimination des foyers infectieux, la régularisation du niveau osseux par un apport en os et des implants dentaires, a expliqué le praticien, précisant que cette intervention qui a duré trois heures, sous anesthésie générale, a été réalisée en utilisant une technologie de pointe. Cette intervention, effectuée par une équipe chirurgicale de 3 praticiens sous la conduite du Pr Skender, et suivie dans le cadre de la formation continue par quelques stomatologues et chirurgiens dentistes de la région de Ghardaïa, s’est déroulée d’une manière "satisfaisante", a-t-on fait savoir. Elle a permis de réaliser une greffe d’os autogène sur les deux mâchoires pour combler le grand déficit avant la mise en place immédiate d’implants dentaire de

Opération réussie de pose d’implants dentaires avec greffe osseuse à Ghardaïa
CHIRURGIE DENTAIRE

Une prouesse à l’hôpital Dr Benzerdjeb d’Aïn Témouchent
NEUROCHIRURGIE
Une intervention chirurgicale de haute précision a été réalisée au service de neurochirurgie de l'établissement hospitalier (EH) Dr Benzerdjeb d’Aïn Témouchent, at-on appris lundi du directeur général de cet établissement. Il s’agit de l’ablation en totalité d'une tumeur du rachis dorsal d'origine hématologique. Cette tumeur causait une paraplégie complète depuis environ un mois au patient, a précisé Dr Kouider Assi. L'intervention a été réalisée par guidage, système de "neuro-navigation", et la mise en place "d'ostéosynthèse" par tige vis pédiculaire. Le patient a récupéré presque complètement la motricité et la force de ses deux membres inférieures, a signalé le docteur Assi. Par ailleurs, neuf (09) cas de scoliose ont été pris en charge du 4 au 6 octobre au niveau du service de chirurgie infantile. Les enfants originaires d'Oran, Saïda, Béchar, Tiaret, Tlemcen et Aïn Témouchent, âgés entre 4 ans et 15 ans, souffraient de malformations et de déformations de la colonne vertébrale. Avec ces neuf (9) cas réalisés, le nombre total de scolioses prises en charge à l'EH Dr Benzerdjeb est de l'ordre de 45 cas, a-t-on indiqué.

L'imagerie médicale est un élément "incontournable" dans la chaîne des soins, et l'État a fait de "grands efforts" dans ce domaine, a relevé, dimanche à Alger, le professeur Mustapha Boubrit, chef de service imagerie médicale au CHU de Béni Messous. "L'imagerie médicale est un élément incontournable dans la chaîne des soins. Il s'agit d'une spécialité relativement récente nécessitant de gros moyens et qui s'est développée ces 5 dernières années en Algérie aussi bien dans le secteur public que privé", at-il indiqué, lors du forum du quotidien DK News. Le professeur Boubrit a salué, à cette occasion, les efforts consentis par l'État pour développer cette spécialité, "même si beaucoup reste à faire, notamment en matière d'infrastructures et dans le domaine de la formation de personnel qualifié", a-t-il expliqué. À titre d'exemple, il a précisé que l'Algérie "dispose de 8 centres de radiothérapies au moment où le Maroc en a 15", faisant remarquer que la radiologie était "fortement" liée à l'évolution techno-

Un élément "incontournable" dans la chaîne des soins
IMAGERIE MÉDICALE

dernière génération sur le tissu osseux reconstitué, a-t-on indiqué. Ces implants sont des dents artificielles, une sorte de vis en titane à placer dans l’os alvéolaire de qualité pour placer une ou plusieurs dents, a-t-on expliqué. Si le tissu osseux présente un déficit, une greffe s’impose, explique-t-on. L’opération a permis de redonner goût à la vie de cette patiente qui vivait recluse depuis plusieurs années, afin d’échapper aux regards des autres, et d’apporter un soulagement aux troubles psychologiques et fonctionnels de cette jeune fille, a affirmé, de son côté,

le Dr Zerbani, chirurgien dentiste de Ghardaïa. "L’opération de pose d’implant qui se démocratise en Algérie s’est effectuée dans les conditions les plus sécurisantes avec un plateau technique de dernière génération et une assistance de haut niveau", a-t-on ajouté. Ouverte en 2002, la clinique "Oasis" de Ghardaïa où a été effectuée l’opération dispose d’un plateau technique performant et d’un équipement d’exploration et d’imagerie médicale de dernière génération, accompagné d’un système multimédia pour la formation continue des praticiens.

8e congrès international de chirurgie vasculaire
LES 27 ET 28 OCTOBRE À ORAN
Le 8e congrès international de la chirurgie vasculaire sera organisé à Oran les 27 et 28 octobre, avec la participation d’éminents chercheurs algériens et étrangers, a-ton appris auprès des organisateurs. Organisée par l’Association de chirurgie vasculaire d’Oran, la rencontre scientifique sera animée par une pléiade de spécialistes de France, Suisse, Belgique, Portugal, du Maroc et de la Tunisie, ainsi que des experts nationaux des établissements hospitaliers d'Alger, Constantine, Sétif, Tlemcen et Oran, pour exposer leurs résultats de recherche en matière de chirurgie vasculaire. Un riche programme de conférences a été tracé comportant une soixantaine d’interventions sur des sujets vasculaires très variés autour de l’anévrisme aortique et le traitement vasculaire des lésions, a-t-on souligné. Des communications aborderont, entre autres, "La chirurgie ouverte des anévrismes de l’aorte thoracique", "Les artériopathies juvéniles", ainsi que "Les complications chirurgicales au décours de la greffe rénale avec donneurs apparentés". Les dernières avancées technologiques en la matière seront également exposées telles "L’avènement de la robotique en chirurgie vasculaire", "La chirurgie de l’aorte abdominale entièrement robotisée".

logique. Abordant les difficultés que rencontrent les patients pour faire une imagerie médi-

cale, le conférencier a indiqué qu'il s'agissait d'un problème d'offres et de demandes. "Malgré

cette situation, nous faisons le maximum pour répondre aux demandes. À titre d'exemple, la nuit dernière, nous avons passé sept (7) scanners", a-t-il ajouté. Le professeur a indiqué, en outre, avoir élaboré, par le passé, une série de recommandations à même de développer davantage la spécialité de l'imagerie médicale, "lesquelles sont toujours d'actualité". Il a plaidé, notamment, en faveur de l'établissement d'un cahier de charges préalable à la mise en place des plateaux techniques, la création de pôles de formation et de recherches dans le domaine de l'imagerie médicale et d'une formation "continue" au profit des personnels médicaux et paramédicaux. Par ailleurs, le conférencier a longuement insisté sur la nécessité de lancer un débat autour du système de santé en Algérie en incluant tous les acteurs impliqués, "pour pouvoir définir des objectifs à atteindre à court, moyen et long terme". Dans ce contexte, le professeur Boubrit s'est dit "favorable" à la tenue d'assises nationales sur la santé.

Jeudi 17 Octobre 2013

EL MOUDJAHID

En annonçant que deux stations de traitement des eaux usées industrielles installées à Baba Ali et à Oued Smar seront opérationnelles en 2015, la ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, a précisé que «la capacité de traitement de chacune d’elles sera de 1.500 à 3.000 m3/heure».

Deux stations d’épuration d’eaux usées opérationnelles en 2015
DÉPOLLUTION D’OUED EL-HARRACH

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n effet, les eaux usées provenant des usines implantées dans les zones industrielles d’Oued Smar, Baba Ali, El-Harrach et Eucalyptus, dans la wilaya d’Alger, polluant oued El-Harrach, seront traitées par deux stations d’épuration à partir de 2015. Selon la première responsable du département de l’Environnement, «le ministère sera destinataire, dans deux à trois mois, d’une étude sur le sujet avant que les appels d’offres ne soient lancés». La ministre a fixé l’échéance de fin d’année pour lancer les appels d’offres. La première station sera réalisée dans la zone industrielle d’Oued Smar, et la seconde dans celle de Baba Ali pour épurer les eaux polluées d’Oued Smar et d’El-Harrach pour la première, et Baba Ali et Gué de Constantine pour la seconde. La deuxième tranche de la STEP de Baraki, en cours de réalisation, permettra de traiter les rejets qui sont dans l’oued El-Harrach et pour lesquels la direction a lancé des travaux de réalisation de collecteurs. «Ce projet sera terminé en décembre 2014, soit une année avant la fin du projet», a-t-on appris d’une source proche du dossier. «Pour ramener les eaux usées vers cette station, deux grands collecteurs sont en cours de réalisation, dont le premier à oued El-Kerma sur 13 km, au niveau de Draria, Saoula, Kheraïssia, Douéra, Birkhadem et Gué de Constantine. Le deuxième, localisé à Baba Ali, desservira la partie nord de Saoula, Ouled Chebel, Birtouta et une partie de Kheraïssia», précise-ton. Mme Boudjemaâ a expliqué que 400 entreprises sont installées au long du bassin versant d’oued El-Harrach dont la source est

cure et qui se déposent en sédiments au fond de l’oued.

Un mécanisme plus performant de lutte contre la pollution
Les nouvelles unités devront se conformer à la loi de 2002 sur la protection de l’environnement les obligeant de procéder à une étude d’impact sur l’environnement avant obtention de l’autorisation d’exploitation. Elles devront aussi se doter de dispositif antipollution et de technologies propres. «Certaines industries très polluantes devront effectuer un prétraitement de leurs rejets avant d’être autorisées à effectuer une connexion aux réseaux des deux stations», a indiqué la ministre. Cette opération, dit-elle, «ne se limitera par à oued El-Harrach, car le ministère prévoit déjà de renouveler l’expérience avec oueds Chélif et Seybousse à Annaba». Par ailleurs, il est prévu, à l’horizon 2016, de collecter et d’épurer 90% des eaux usées de la capitale. Les 10% restants vont tirer jusqu’en 2018, où le département de Mme Boudjemaâ lancera la 3e tranche de Baraki. Ainsi, l’oued sera, après le curage et le dragage, navigable sur les 5 premiers kilomètres jusqu’au viaduc Sapta de l’autoroute (rocade sud Dar El-Beïda-Zéralda). Il y a lieu de rappeler, enfin, que les travaux d’aménagement d’oued El-Harrach, qui connaissent un taux d’avancement de 25%, sont menés par un groupe algéro-coréen (Cosider et Daewoo), dont 850 ouvriers sont engagés sur les sept chantiers en cours et qui seront 1.750 avant la fin de l’année. Sihem Oubraham/APS

Renforcement de la coopération entre pays producteurs et consommateurs de gaz
M. ZERGUINE À DAEGU (CORÉE DU SUD)

située à Hammam Melouane (Blida), «mais il ya quelque 70 unités, situées dans les zones industrielles d’Oued Smar, Baba-Ali, El-Harrach et Eucalyptus qui sont les plus polluantes», a-t-elle précisé. Il y a lieu de préciser que de nombreuses entités économiques dans différents domaines déversant des eaux usées non traitées dans l’oued et contribuant au dégagement d’odeurs nauséabondes sont identifiées. Il s’agit des sociétés activant dans le secteur de la chimie, de la mécanique, de la tannerie et de l’agroalimentaire. Il est espéré au minis-

tère que le traitement des rejets liquides permettra aux riverains de l’oued de retrouver une qualité d’eau telle qu’elle était au début des années 1950. Elle a rappelé que «c’est à cette époque qu’un maire français a délivré au propriétaire d’une fabrique de levure, qui a fermé depuis, de déverser les déchets liquides dans l’oued». Depuis cette date, il est devenu courant que les unités industrielles ne se soucient guère de la pollution générée, car ne disposant même pas de mécanismes de prétraitement de l’eau afin d’enlever les éléments les plus polluants comme le mer-

L

e PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, Abdelhamid Zerguine, a souligné mardi à Daegu (Corée du Sud), la nécessité de renforcer la coopération entre pays producteurs et consommateurs pour assurer un développement harmonieux du marché mondial du gaz et garantir la sécurité de l'approvisionnement. "Les pays producteurs et les pays consommateurs doivent trouver un terrain d'entente et un juste équilibre, sur le court et le long terme, pour pouvoir assurer un développement harmonieux du marché mondial du gaz", a-t-il soutenu dans son intervention devant le panel sur "les marchés du gaz naturel", lors du congrès mondial de l'énergie. Selon le premier responsable du groupe Sonatrach qui a plaidé pour un partage équitable des risques entre importateurs et

SALON INTERNATIONAL DE LA CONSTRUCTION, DES TRAVAUX PUBLICS ET DE L’HYDRAULIQUE

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a 4 édition du Salon international de la construction, des travaux publics et de l’hydraulique (Oran Expo) débutera dimanche prochain au Centre des conventions Mohamed-Benahmed d’Oran (CCO). Environ 100 entreprises nationales et étrangères ont confirmé leur participation à cet événement économique, notamment la France, le Portugal, l’Espagne et la Roumanie. Plus de 5.000 visiteurs professionnels sont attendus durant cette manifestation économique dont les stands sont destinés aux expositions de divers segments du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique (BTPH). La wilaya d’Oran, qui abrite désormais un Centre des conventions devenu un espace
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Les projets de modernisation d’Oran en point de mire
de rencontres d’envergure à la fois nationale et internationale (congrès mondial du gaz, Forum global de lutte contre le terrorisme, conférence internationale du fiqh... ), le plus grand nombre d’hôtels du pays ( même si du travail reste encore à faire dans les services), une façade maritime devenue la première destination estivale du tourisme domestique, un nombre impressionnant d’immeubles à réhabiliter, ainsi que des projets phares pour la hisser au «rang de métropole internationale à travers l'exploitation de sa longue côte, la préservation de son identité historique, le renforcement de son énergie économique, universitaire et touristique, avec la mobilisation de différentes institutions en favorisant, pour la première fois, un partenariat mixte public et privé», a mis sur la table 14 milliards d’euros pour sa modernisation jusqu’en 2025. Des projets et un pactole que ne veulent pas rater les entreprises participantes, dont nombre d’elles ont déjà un pied intra-muros pour avoir décroché des marchés de réhabilitation d’immeubles ou de construction. Un stand sera, certainement, au centre de l’intérêt des participants : la wilaya d’Oran a, en effet, réservé un espace d’exposition regroupant ses différentes directions pour présenter les projets entrant dans le cadre du plan de modernisation. Un programme qui suscite toutes les convoitises. Il s’agit de la réhabilitation du vieux bâti qui comprend, dans une première étape, 600 immeubles. D’autres projets, comme la créa-

exportateurs, cet équilibre "doit tenir compte des évolutions des marchés de gaz et des incertitudes qui pèsent sur l'industrie gazière". Ces incertitudes, a-t-il poursuivi, "peuvent affecter les investissements alloués au développement de nouveaux gisements et des infrastructures d'approvisionnement", dans la mesure où les capitaux à investir dans le développement des maillons de la chaîne énergétique pour garantir la sécurité d'approvisionnement et assurer la demande mondiale future sont "considérables". Il a fait remarquer, dans ce sens, que les politiques de sécurité énergétique adoptées par les pays consommateurs, même si elles sont légitimes, induisent la production de grandes quantités de gaz, une opération qui nécessite le développement de la chaîne d'approvisionnement, augmentant ainsi le risque de perturbation du mar-

mesure en terme de politique énergétique a un impact considérable sur le marché", a-t-il averti. Nécessité de renforcer le partenariat stratégique Rappelant l'importance du rôle et de la responsabilité assumés par les pays producteurs de gaz dans l'approvisionnement des marchés mondiaux en gaz naturel et les menaces potentielles qui pèsent sur les contrats de long terme, le PDG de Sonatrach a souligné que "le recours disproportionné au marché spot peut entraîner des risques graves sur le développement de projets futurs". M. Zerguine a jugé "plus approprié" d'accorder la priorité aux contrats à long terme et de "renforcer les partenariats stratégiques". "Cette approche a toujours été favorisée par Sonatrach et a été mise en œuvre avec une fiabilité absolue, grâce à la fourniture de

ché. M. Zerguine a appelé à "une concertation permanente" entre producteurs et consommateurs de gaz afin de développer cette source d'énergie propre et préserver la stabilité du marché. "La concertation entre pays producteurs et consommateurs doit être permanente en gardant à l'esprit que toute nouvelle

plus de 1.000 milliards de m3 de gaz vers l'Europe sans aucune interruption depuis le début des années 1960", a-t-il affirmé. Ce défi a été relevé grâce "aux investissements considérables" consentis dans le développement de l'industrie gazière, notamment dans le réseau de transport, a-t-il ajouté. Il a rappelé que le groupe a prévu d'investir près de 100 milliards de dollars entre 2013 et 2017, principalement dans les activités amonts, et compte également continuer à évaluer les ressources en hydrocarbures non conventionnels avec des ressources estimées à plus de 700 TCF de gaz de schiste. Le PDG de Sonatrach a réaffirmé l'engagement de son groupe à encourager le partenariat pour faire face aux défis auxquels le secteur sera confronté et garantir, ainsi, l'approvisionnement qui constitue "une priorité" pour l'Algérie.

tion de marinas dans les localités d’Aïn Franine et Madagh, d’aquariums dans la daïra d’Arzew et la localité de Kristel, d’une résidence d’État à Belgaïd et de la bâtisse de Châteauneuf devant abriter le futur siège de l’hôtel de ville, seront également exposés par la wilaya durant ce Salon qui se poursuivra jusqu’à mercredi prochain. Un port de plaisance, la réhabilitation des arènes de la ville, l’aménagement d’un couloir vert passant par une partie du quartier d’El-Hamri sur une superficie de 132 ha et une distance de 4 km, une salle d’opéra à la cité Akid Lotfi et, bien évidemment, la nouvelle ville El-Djadida, prévue sur la plaine de la M’leta, sont également dans le viseur de ces entreprises. M. Koursi

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contriBUtion dU Fni aU FinancEMEnt dE l’invEstissEMEnt pUBlic Et privé

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e responsable du Fni qui résumera le rôle de son institution dans la sphère économique et sa mission dans le cadre de la démarche des pouvoirs publics tendant à élargir l’intervention du Fonds aux entreprises privées, a tenu d’emblée à préciser que le Fni n’interviendra qu’auprès des pME structurées, autrement dit, les entreprises viables financièrement. le Fonds prend une participation à hauteur de 34% dans le capital des entités financées, ajoutera M. Hassan Haddad. l’institution qui n’est entrée pleinement dans ses missions qu’en 2012, est dotée de «statuts promulgués par loi n’obéissant pas au code du commerce ni aux règles prudentielles de Banque d’algérie», a-t-il dit. «c’est un outil d’accompagnement et de réindustrialisassions destiné aux grandes pME structurées et non au financement des tpE, les actifs devant être garantis, a encore souligné M. Haddad. le Fonds qui intervient dans huit portefeuilles à savoir, l’industrie, le tourisme, les transports, l’agroalimentaire, le BtpH, les services financiers, les tic et les énergies renouvelables comptabilise déjà six dossiers recevables dans le secteur de l’industrie et trois dans l’agroalimentaire sachant qu’il est partie prenante dans des projets comme renault, aXa ou encore dans la sidérurgie avec «Qatar steel» et le tourisme à travers le com-

L’atelier qui sera chargé de proposer les modalités de contribution du Fonds national d’investissement (FNI) au financement de l’investissement national, public et privé, a été installé, lundi, au siège du ministère des Finances, par M. Mohamed Djellab, ministre délégué chargé du Budget, en présence du SG de l’UGTA et de responsables d’organisations patronales. Outre le directeur général du Trésor, ce groupe de travail regroupe en son sein, le DG du FNI, le président de l’ABEF, M. Abderezzak Trabelsi, un représentant du ministère du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement et les présidents-directeurs généraux du CPA et de la Banque d’Algérie ainsi que de représentants du patronat et de l’UGTA.

Le groupe de travail installé

Economie

EL MOUDJAHID

L

e siège du ministère du développement industriel et de la promotion de l’investissement a abrité, lundi dernier, une cérémonie d’installation du groupe de travail chargé d'élaborer un pacte économique et social de croissance. ce groupe de travail, rappelons-le, a été installé en application des décisions de la dernière tripartite. En effet, lors de la 15e réunion tripartite organisée sous la haute autorité du président de la république et présidée par le premier ministre, M. abdelmalek sellal qui a annoncé, à l'issue des travaux, le jeudi dernier, la mise en place de cinq groupes de travail, lesquels groupes seront chargés d'identifier les dispositions susceptibles d'encourager le développement de l'entreprise nationale. le premier ministre avait souligné, dans son intervention prononcée à la clôture des travaux de la tripartite, que le premier groupe est chargé d'«élaborer le pacte économique et social de croissance dans un délai qui ne saurait excéder les trois mois». ce groupe, composé des représentants des trois partenaires et d'experts, a pour mission de concevoir la stratégie de développement économique et social qui cadre avec la politique du gouvernement, tout en se basant sur l'efficacité économique et l'équité sociale, à travers l’amélioration du climat des affaires et la nécessité de diversifier notre économie. dans son intervention, lors de cette cérémonie d'installation, le ministre du développement industriel et de la promotion de l'investissement a indiqué que ce groupe de travail tiendra sa première réunion la semaine prochaine. aussi, M. Benyounes a précisé que «le rapport du groupe sera soumis au premier ministre durant la première quinzaine du mois de décembre pour être débattu lors de la prochaine tripartite prévue avant la fin de 2013». le ministre a mis l’accent sur «l'urgence d'aller vers un système de production permettant de réduire la dépendance du pays visà-vis des hydrocarbures». poursuivant ses propos, il soulignera toute l'importance de répondre, dans ce pacte, à la nécessité de relancer la croissance économique et de préserver la stabilité sociale. cette cérémonie d'installation du groupe de travail chargé d'élaborer le pacte économique et social de croissance s'est déroulée en présence du secrétaire Général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGta), M. abdelmadjid sidi said, des présidents d'organisations patronales et de cadres du secteur. M. Boualem M'rakech, président de la confédération algérienne du patronat (cap), a mis en relief que les propositions de la cap porteront notamment sur l'enrichissement et l'actualisation du pacte économique et social élaboré en 2006. il a ensuite ajouté que l'expérience des dernières années sera mise à profit pour élaborer ce nouveau pacte et assurer un suivi régulier du travail des différents acteurs participants à cette œuvre. Soraya G.

Un groupe de travail chargé d'élaborer le pacte économique et social de croissance

En application dEs décisions dE la dErnièrE tripartitE

plexe qui sera réalisé à skikda. le secrétaire général de l’UGta a salué la «démarche sérieuse de l’Etat quant à participer dans l’investissement» ce qui «dénote d’une volonté politique d’aller vers cet engagement d’amener l’investissement  en zones d’activités» autrement dit vers la création d’emplois et de richesses. «nous ne pouvons que soutenir avec beaucoup de ferveur cette initiative et nous y apporterons notre contribution», a dé-

L

e groupe de travail chargé de la promotion et de la protection de la production nationale ainsi que de l’examen de l’application du crédit à la consommation pour le produit national et ce, en application des décisions de la dernière tripartite, tenue le 11 octobre courant, a été installé, lundi dernier, au siège du ministère du commerce. présidée par M. Mustafa Benbada, ministre du commerce, la cérémonie d’installation s’est déroulée en présence de MM. abdelmadjid sidi saïd et Habib Yousfi, respectivement secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGta) et président de la confédération générale des entrepreneurs algériens (cGEa). lors de l’installation du groupe qui entamera ses travaux dès la semaine prochaine, le ministre du commerce a longuement insisté sur le rôle important que doit jouer ce groupe qui a «la latitude et les prérogatives de proposer ce qu’il y a de mieux pour promouvoir et protéger la production nationale». saisissant cette occasion, M. Benbada a proposé cinq axes essentiels qui pourraient constituer le cadre de travail de ce groupe. il s’agit de la promotion de l’entreprise à travers sa modernisation, de l’amélioration de sa compétitivité, de la création d’un environnement adéquat susceptible d’assurer une concurrence honnête, notamment par la modernisation des systèmes de régulation du commerce extérieur. ces axes comprennent également la stimulation de la consommation interne en tant qu’outil de promotion de la production nationale, a précisé le ministre qui a souligné la nécessité pour le crédit à la consommation, dans le cas de sa re-

L’entreprise au cœur de la compétition
conduction, d’œuvrer à «l’amélioration de la qualité et de la compétitivité du produit national». le quatrième axe proposé par le ministre du commerce relève de «la promotion des exportations hors hydrocarbures en ciblant les marchés extérieurs». par contre le cinquième et dernier axe concerne la création d’un système d’information économique fort et compétent et ce, à travers la «mise en place d’une base de données économiques globales régulièrement actualisées et mises à jour par la facilitation de l’accès à l’information économique à tous les niveaux et à tous les acteurs de l’économie». pour sa part, le secrétaire Général de la centrale syndicale a pour sa part, insisté sur «l’accélération des actions visant la relance du processus de restitution de la place du produit national auprès du consommateur algérien», tout en imputant à ce groupe de travail, «la responsabilité» de l’aboutissement de cette opération. selon M. sidi saïd la réalisation de cet objectif permettra de «créer deux millions d’emplois durant les cinq prochaines années». abordant le chapitre lié au crédit à la consommation, M. sidi saïd a précisé que cette opération concernera exclusivement le produit national, notamment les secteurs du textile et des équipements électroniques et électroménagers, tout en excluant de ce crédit le financement de l’acquisition de véhicules de tourisme neufs. prenant la parole de son côté, M. Habib Yousfi s’est, notamment intéressé à la promotion et à la distribution de la production nationale. il a, à cet effet, mis l’accent sur «la nécessité d’assainir et de réorganiser les canaux de distribution du produit

proMotion dE la prodUction nationalE

claré M. abdelmadjid sidi saïd. les présidents des organisations patronales ont estimé qu’il serait opportun d’ouvrir un large débat sur la contribution du Fni à l’investissement privé notamment, d’expliciter le rôle du Fni dans cette phase nouvelle, d’élargir la concertation pour trouver les solutions adaptées en matière d’accompagnement du monde industriel. les patrons présents qui se sont montrés favorables au partenariat pu-

blic/privé, ont souligné leur disponibilité à s’impliquer dans cette démarche. aussi, ontils émis certains questionnements sur le mode d’appréciation des risques par le Fonds, et la prise de participations dans le capital des entreprises. l’une des propositions a porté sur la nécessité d’un «code de conduite pour que tous les instruments (financiers cela s’entend), soient au service de l’économie». le ministre délégué au Budget a souligné le fait «qu’il ne faut pas que certaines idées aillent dans l’intention d’atteindre aux prérogatives du Fni» qui, a-t-il rappelé, est récent (2011). M. Mohamed djellab, l’ex-p-dG du cpa qui connaît trop bien les rouages bancaires, a plaidé, par contre, pour une réflexion commune à même d’aboutir à des solutions. il s’agira a affirmé le ministre, de voir «comment faire évoluer le Fni et élargir son intervention». «il n’ y a pas de limites, tout sera mis sur la table», a rassuré M. djellab qui parlera de «consacrer le rôle du Fonds à un rôle plus élevé». le ministre délégué du Budget qui a consacré la séance à l’écoute des différentes parties, a donné rendez-vous à la commission après l’aïd après contact de l’ensemble des associations et institutions pour entamer le travail. D. Akila

national». pour le président de la confédération générale des entrepreneurs algériens cette action représente une des conditions importante pour la promotion de la production nationale. il y a lieu de rappeler que la dernière tripartite a été sanctionnée par la mise en place de cinq groupes de travail qui se sont planchés; notamment sur entre autres, un pacte de croissance, le rôle du Fonds national de l’investissement, le crédit à la consommation pour les produits locaux et ce en élaborant le contrat économique et social de croissance, et en proposant les modalités de la contribution du Fonds national d’investissement (Fni) au financement de l’investissement national public et privé et les modalités facilitant l’intervention des entreprises nationales du BtpH dans la réalisation du programme national d’équipement, et en encadrant les actes de gestion. chaque groupe de travail est présidé par un ministre ou un ministre délégué, à l’exception du groupe chargé de l’encadrement des actes de gestion qui sera pour sa part supervisé directement par le premier ministre, abdelmalek sellal qui a appelé les patrons à adhérer à une nouvelle démarche de «patriotisme économique». le premier ministre a mis en avant «l’immense défi» à relever dans un contexte international difficile et instable. il appelle aussi à un consensus renforcé entre tous les partenaires autour de la bataille de la croissance, de la dynamisation du développement économique national et la relance industrielle ainsi que de la création de l’emploi par la construction d’une économique forte, diversifiée et indépendante des hydrocarbures. Sarah SOFI

Jeudi 17 octobre 2013

EL MOUDJAHID

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es mesures soumises au Conseil interministériel (CIM) pour réguler les importations algériennes ne prévoient pas la mise en place de l'autorisation d'importation, a indiqué le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, dans un entretien accordé à l'APS. ''Il n'est pas prévu d'autorisation administrative d'importation du fait que l’Algérie évolue dans une liberté de commerce extérieur, dans une convertibilité courante du dinar tandis que les importations sont régulées par la machine économique et par des outils de politique économique'', a affirmé le ministre au cours de cet entretien accordé en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale tenues à Washington. La facture des importations de l’Algérie ne cesse d'augmenter, se traduisant par une forte baisse de l'excédent commercial qui a reculé de 46% au cours des huit premiers mois de l'année 2013 par rapport à la même période en 2012, rappelle-t-on. A la question de savoir quelle est la nature des mesures proposées pour endiguer cette hausse exponentielle des importations, le ministre s'est gardé d'en donner les détails mais a expliqué les lignes générales du dispositif. S'exprimant, tout d'abord, sur le processus suivi pour l’élaboration des mesures proposées, M. Djoudi a indiqué que trois groupes de travail, constitués de plusieurs ministères et pilotés par celui des finances, s’étaient réunis, il y a quelques semaines, et ont avancé une série de propositions qui ont fait l'objet de débat. Le premier groupe de travail a concerné ''la régulation des importations et les modalités d'aborder cette régulation avec une série de mesures d'ordre réglementaire et d'ordre de politique économique et commerciale'', a-t-il indiqué. Le deuxième groupe de travail a porté sur le Crédit documentaire (Credoc) et la manière de pouvoir ''assurer une plus grande facilitation et un meilleur encadrement'' du Credoc, tandis que le troisième groupe s’était penché sur les transferts illicites de

Karim Djoudi exclut le recours à l'autorisation d'importation
COMMERCE EXTERIEUR
devises, a poursuivi le ministre. L'essentiel des mesures proposées par ces trois groupes de travail, a-til révélé, ''sont d'ordre réglementaire ou d'ordre de gestion et ne nécessitent donc pas une loi mais plutôt des instructions ou des règlements de l’autorité monétaire (Banque d’Algérie)''. Les conclusions et les mesures préconisées par ces 3 groupes ont fait l'objet d'un débat au niveau du CIM qui va tenir prochainement une autre réunion ''afin d'arbitrer définitivement'' à l'initiative du Premier ministre, a encore fait savoir M. Djoudi. En fait, a ajouté le premier Argentier du pays, les mesures soumises au CIM, présidé par le Premier ministre, ''sont des mesures traditionnelles pour une bonne régulation du commerce extérieur et qu'un certain nombre de pays appliquent''. Ce dispositif ''n'est pas une volonté de quelque protectionnisme que ce soit, mais il s'agit simplement de la bonne conduite du commerce extérieur de l’Algérie'', a-t-il soutenu.

Economie

L’Algérie revendique une industrie dynamique et forte
Jeudi dernier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait annoncé, à l'issue des travaux de la tripartite, la mise en place de cinq groupes de travail chargés d'identifier les dispositions susceptibles d'encourager le développement de l'entreprise nationale. Le premier groupe est ainsi chargé d'"élaborer le pacte économique et social de croissance dans un délai qui ne saurait excéder les trois mois", avait-il souligné dans son intervention prononcée à la clôture des travaux de cette rencontre de concertation qui a regroupé le gouvernement avec le patronat et le syndicat. Ces groupes de travail, composé des représentants des trois partenaires et d'experts, sont d’ores et déjà installés et se chargeront de concevoir la stratégie de développement économique et social qui cadre avec la politique du gouvernement, tout en se basant sur l'efficacité économique et l'équité sociale. L’installation de ces groupes de travail, marque une entrée en force du gouvernement dans l’application des décisions de la 15e tripartite. C’est aussi un bon signal pour les opérateurs économiques publics et privés, qui veulent surtout mettre fin à tous les blocages. Il ne s’agit pas de sauver les apparences, mais de permettre à la machine économique de reprendre très rapidement du service. Dans les rangs des organisations patronales et du syndicat on reste optimiste. De manière générale, tout le monde se félicite de voir le gouvernement s’engager résolument dans cette voie, on estime que le gouvernement veut réellement une reprise en main de la situation. C’est que les défis sont de taille quand on sait qu’il s’agit de relancer l’industrie et réussir à attirer de l’investissement. Si à l’issue des travaux de cette réunion tripartite, la presse est restée plus au moins prudente dans ses commentaires, les opérateurs ont réagi avec vigueur. C'est le cas notamment de la CPA et des organisations patronales qu’elle regroupe, pour lesquelles la constitution de ces groupes de travail est un message clair que le gouvernement et ses partenaires socioéconomiques veulent aller de l’avant. Le retard du secteur de l’industrie, en Algérie, est une aberration qui ne conduira qu'à rogner un peu plus dans les richesses du pays, au lieu de contribuer à leur développement. Tout le monde en est conscient et il existe une prise de conscience de la gravité de la situation et ce que cela implique comme responsabilités pour y faire face. Cette relance devrait contribuer à faire de l’Algérie une terre d’accueil d’investissements nationaux et étrangers, une terre d’accueil de multiples sociétés étrangères en quête de rentabilité, une terre d’attraction et de fructification des projets industriels. L’Algérie revendique une industrie dynamique et forte et ces groupes de travail devraient notamment proposer des pistes devant garantir les conditions d’une relance industrielle réussie. Un chantier vaste, d'autant que plusieurs initiatives similaires ont déjà été initiées sous des gouvernements précédents sans produire d'effets majeurs sur le secteur. En attendant de découvrir les propositions des groupes de travail, puis leurs effets concrets sur le secteur, on constate néanmoins l'intérêt croissant que la sphère politique et économique porte à l’industrie, de moins en moins marginalisé au sein de l’économie. Faute de mieux, c'est déjà ça. Farid Bouyahia

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Stimuler la production nationale
Mais dans son analyse sur le lien entre le commerce extérieur et la production nationale, le ministre a relevé que les importations sont fortement tributaires de la croissance des revenus des ménages et de la machine économique nationale alors que la production locale en biens de consommation, en biens durables, d’équipements et intermédiaires ''n'arrive pas à accompagner la forte augmentation de la demande interne.'' Devant cette situation, a-t-il poursuivi, il est évident que la question fondamentale qui se pose est de savoir comment stimuler la production nationale pour faire face à cette demande dont la couverture, n’étant pas suffisamment assurée par le marché national, s’opère sur le marché international. Décortiquant les chiffres du commerce extérieur, M. Djoudi relève, cependant, qu'en parallèle d'une hausse des importations

des produits alimentaires soutenus par l'Etat (blé, légumes secs...) fortement tributaires de l’évolution des cours internationaux et du niveau de consommation de ces produits, ainsi que d'une augmentation des importations de véhicules, il y a également une hausse des importations des biens intermédiaires, entrant dans le processus de production, ainsi que des biens d’équipements. Cela signifie, selon lui, que le processus de production et la croissance économique hors hydrocarbures deviennent ''relativement importants'' et que la machine économique nationale continue à s’équiper que ce soit pour les investissements publics ou privés.

Les concessionnaires automobiles doivent devenir un levier à l'investissement
Interrogé, par ailleurs, sur les sanctions prévues envers les concessionnaires automobiles qui ne se soumettraient pas à l'obligation d’installer une activité industrielle dans un délai de trois ans tel que prévu par le projet de loi de finances 2014, M. Djoudi a expliqué, de prime abord, que lorsqu'il y a un marché aussi important que l'Algérie, les concessionnaires devraient être ''un levier à l'investissement.'' Ainsi, après les trois années d’activités du concessionnaire, il y aura un contrôle par les services compé-

Benbada définit les axes essentiels
DÉVELOPPEMENT DE L’ENTREPRISE
Tout en rappelant les orientations du Premier ministre lors de la dernière tripartite, M. Benbada longuement insisté sur la mise en place des cinq groupes de travail chargés d’identifier les dispositions susceptibles d’encourager le développement de l’entreprise nationale. Il a rappelé dans ce cadre les grands axes de ces groupes de travail dont le premier est lié à « la promotion intrinsèque de l’entreprise à travers la consolidation du programme national de mise à niveau afin de permettre à l’entreprise d’être plus compétitive. » Selon le ministre, il y a lieu de voir dans quelle mesure on peut améliorer le rendement de ce programme. Le deuxième axe se situe dans la régulation du commerce extérieur à travers « la mise en place du système normatif, à savoir les normes et à tra-

tents du ministère chargé de l'investissement pour vérifier si l'investissement a été effectivement lancé et réalisé dans les délais, a-t-il avancé. ''Les concessionnaires qui ne respecteront pas cette obligation auront à connaître un certain nombre de sanctions qui seront définies par un texte élaboré par tous les services qui auront matière à pouvoir contrôler et sanctionner'', a prévenu le ministre. M. Djoudi a estimé que les concessionnaires se trouvent dans un contexte d'investissement favorable dans le secteur des véhicules et activités industrielles connexes, qui va se traduire par des entrées en production, à partir de 2014, de Renault Algérie Production (RAP), le complexe moteurs tracteurs de Constantine et d'autres investissements qui participent au développement de la sous-traitance, à la mise à niveau de l’économie et à répondre à la demande locale. Par ailleurs, invité à donner son point de vue sur le rapport du FMI sur les perspectives économiques de l’Algérie, publié mardi dernier, M. Djoudi a indiqué que lors de ses rencontres avec les hauts responsables du Fonds et de la Banque mondiale, en marge de leurs assemblées annuelles clôturées dimanche, ces derniers considèrent que l’Algérie aborde le contexte de crise économique internationale ''avec un certain nombre d'atouts à travers son épargne interne et externe et dans la conduite de sa politique économique.'' En fait, selon lui, les grandes inquiétudes du FMI et de la BM sont exprimées davantage à l’égard des pays en proie à des difficultés économiques et sociales extrêmement fortes au point de compromettre la stabilité économique et la mobilité des capitaux. De l'avis des responsables du FMI et de la BM, a-t-il noté, l’Algérie a su constituer une épargne budgétaire relativement conséquente qui lui permet d'avoir une visibilité sur le moyen terme mais tout en considérant qu'il y a une nécessité d'accentuer le processus de la diversification économique.

• M. Mustapha Benbada : « Le groupe de travail est chargé d’élaborer un pacte économique et social de croissance en application des décisions de la dernière tripartite. »

E

n marge de la cérémonie d’installation du groupe de travail chargé de la promotion et de la protection de la production nationale ainsi que de l’examen de l’application du crédit à la consommation pour le produit national, le ministre du Commerce, M. Mustapha Benbada, a animé un point de presse dans lequel il a expliqué la méthode de travail à entreprendre et ce en la répartissant sur cinq différents groupes proposés. Il s’agit, dira-t-il, d’arrêter « un échéancier de rencontres et une méthode de travail afin de pouvoir se lancer dans le travail à partir de la semaine prochaine.» Répondant à une question liée à l’objectif visé par le groupe de travail chargé de la promotion et de la protection de la production nationale, le ministre a répondu que le groupe de

travail est chargé d’élaborer un pacte économique et social de croissance et ce, en application des décisions de la dernière tripartite.

vers la mise en place du système de contrôle.» Le troisième axe se base sur la promotion de la consommation du produit national, soit à travers la sensibilisation et les campagnes médiatiques, etc., soit à travers l’instauration du crédit à la consommation qui doit être lié à un système de labellisation. «En réalité ce dernier est un système d’incitation et d’encouragement à l’entreprise », dira le ministre. S’agissant du quatrième axe, le ministre a indiqué que celui-ci réside dans la promotion des exportations par contre le cinquième axe réside dans « l’information économique avec la constitution de bases de données réelles actualisées sur notre potentiel collectif », conclu-t-il. S. Sofi

Ph. Nacera

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e bilan des réalisations du secteur des Finances depuis l’indépendance de l’Algérie vient d'être retracé dans un ouvrage publié récemment par le ministère des Finances. Intitulé Ministère des Finances, 50 ans de réalisations - histoire et évolution, cette publication comporte 9 chapitres consacrés à l’historique du ministère, au système budgétaire, à la sphère financière, l’administration

50 ans de réalisations du secteur des finances
RETRACÉS DANS UN OUVRAGE RÉCEMMENT PUBLIÉ
fiscale ainsi que les services de la comptabilité et les organes de contrôle. L'ouvrage dresse le bilan des réalisations du ministère des Finances. Il consigne l'apport de cette institution de souveraineté au développement socio-économique au profit du citoyen. Il revient, en son chapitre premier notamment, sur les différentes étapes ayant marqué le processus d'évolution du ministère au rythme des mutations économiques du pays. Des passages sont consacrés à la création et au développement des douanes algériennes, aux réformes initiées dans le secteur, aux programmes de modernisation de ce corps et ses perspectives d'avenir. L'ouvrage de 244 pages comporte une présentation de la direction des Domaines et le rôle des structures des ressources humaines. Des responsables qui se sont succédé aux différents services centraux du mi-

nistère des Finances y apportent également leurs témoignages sur les différentes étapes ayant marqué l'évolution du secteur du point de vue organisationnel, structurel et humain. Des états chiffrés relatifs au bilan du secteur illustrent le bilan de cinquante années de réalisations et d'activités notamment en qui concerne le développement des structures de base et des ressources humaines au niveau national.

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CONSTANTINE

I

Les citoyens premiers responsables
AMONCELLEMENT D’IMMONDICES À ALI-MENDjELI

Régions

EL MOUDJAHID

l faut dire que le spectacle offert à l’entrée et dans le voisinage de certains bâtiments de la nouvelle ville est "désolant, voire révoltant", pour reprendre l’expression de Mokhtar B. (71 ans), retraité, résidant au 7e étage d’une tour AADL au beau milieu de l’avenue de l’ALN, principale artère d’Ali-Mendjeli. Il est difficilement possible, en effet, d’emprunter les trottoirs, dans la nouvelle ville, sans être obligé d’enjamber ou de contourner (en prenant soin, de préférence, de se boucher le nez) un tas de détritus nauséabonds ou des flaques d’eau stagnante, même devant les commerces, voire des bâtiments publics ou des établissements scolaires, a-t-on constaté. Pour le vieux Mokhtar, "il est trop facile de pointer du doigt la seule commune d’El-Khroub (collectivité dont relève administrativement Ali-Mendjeli, ndlr)". Selon lui, "même avec toute la bonne volonté du monde et des moyens matériels ultrasophistiqués, les éboueurs ne pourront jamais venir à bout de cette situation si les riverains ne s’impliquent pas en commençant à +balayer devant leur porte+". L’opinion du septuagénaire est partagée par Abdelhafid S., 42 ans, enseignant : "j’habite une tour et j’aperçois régulièrement certains voisins jeter de leurs balcons des sacspoubelle pleins d’ordures sans même se soucier du lieu où ils atterrissent !" Abdelhafid affirme qu’un petit "comité" s’est constitué pour prier ces voisins peu "scrupuleux et inconscients" de faire preuve d’un peu plus d’"esprit citoyen", mais, soupire-t-il, dans un haussement d’épaules, "c’est chaque fois peine perdue". De plus, ajoute le même enseignant, "beaucoup de familles, notamment celles qui résident dans les derniers étages des tours de l’AADL, confient à de jeunes enfants la tâche de sortir les sacs-poubelles de 10 à 15

De nombreux habitants de la nouvelle ville Ali-Mendjeli ne se font pas prier pour reconnaître que le manque d’hygiène qui caractérise plusieurs endroits de l’agglomération, marquée par l’amoncellement d’immondices aux abords des immeubles, relève avant tout de la responsabilité des citoyens.

Sacs-poubelles jetés des balcons

SOUK-AHRAS

Le taux d’occupation par logement (TOL) sera réduit pour passer à 5 personnes "d’ici à 2015" à Souk Ahras, contre 6,2 en 1998, ont indiqué les services de la wilaya. Ce taux sera atteint au terme de l’exécution du programme complémentaire retenu pour la wilaya et qui prévoit la construction de 5.000 logements publics locatifs et l’octroi de 3.000 aides au logement rural, ont précisé les mêmes services. Entre 1999 et la fin du 1er semestre de l’année en cours, 52.327 habitations, tous types confondus, ont été réceptionnées à travers la wilaya, permettant de ramener le TOL à 5,4, soit un niveau inférieur à la moyenne nationale qui est de 6,4 personnes par logement, selon la même source. La wilaya de Souk Ahras occupe la 10e place à l’échelle nationale en termes de réalisation du programme d’habitat en dépit de l’insuffisance de ses moyens de réalisation, du manque de la main d’œuvre qualifiée et du problème de disponibilité foncière, a noté la même source. L’absence d’entreprises locales de réalisation classées à la catégorie 7 a retardé le lancement de plusieurs projets, dont la cour de justice, l’Institut national d’éducation physique, l’hôpital de M’daourouch et l’établissement pénitentiaire d’Oum Laâdhaim, a-t-on encore indiqué à la wilaya. Le programme quinquennal en cours réserve à cette wilaya 9.690 aides au logement rural dont 80 % ont déjà été attribuées, selon les mêmes services qui affirment que les 20 % restant le seront "avant la fin de l’année en cours". Cette formule d’aide au logement a favorisé la sédentarisation des populations rurales et favorisé le développement du travail de de la terre,

Un taux d’occupation par logement de 5 personnes d’ici à 2015

kg". Abdelhafid affirme avoir vu "plus d’une fois" des écoliers traîner difficilement leurs fardeaux avant de s’en débarrasser "où ils peuvent", c'est-à-dire au coin d’une rue, tout simplement. Un autre citoyen d’AliMendjeli, Mourad B., jeune étudiant de 21 ans, soutient de son côté qu’une "grande part de responsabilité revient aux commerçants, en particulier les gérants de café et de gargote, qui, sous prétexte de nettoyer leurs boutiques, lavent à grande eau et +poussent+ tous les détritus que leur activité génère dans le caniveau", y compris, jure cet étudiant, "des restes de plats, des os et même des bouts de pains entamés, sans compter les centaines de gobelets en cartons dans lesquels on sert désormais les cafés". Il précise, à ce propos, que la majorité des clients des cafés, "encouragés" par le fait que les tasses ou les verres

ne sont pratiquement plus utilisés par les cafetiers, se "baladent" avec leur gobelet en main et les jettent partout. Mokhtar, le vieux retraité, revient à la charge en prenant à témoin les personnes assistant à l’entretien. "Regardez, dit-il avec une moue révulsée, toutes ces ordures, cette boue et ces canettes de bière vides jonchant l’entrée d’un poste transformateur de la Sonelgaz ; n’y a-t-il aucun responsable de cette entreprise à qui ce spectacle fait +mal au cœur+ (youdj’ou guelbou) ?" Une remarque qui semble amuser un préposé de la Sonelgaz qui passe à cet instant précis pour relever les compteurs. "Notre ville qui se prépare à accueillir un événement importantissime dans moins de deux

L’image de Constantine et de l’Algérie

années (manifestation Constantine capitale 2015 de la culture arabe, ndlr) ne saurait s’accommoder d’une telle situation", estime Mokhtar, car il y va, selon lui, de l’image de l’Algérie. Contactée par l’APS, l’Assemblée populaire communale (APC) d’ElKhroub, par la voix de Mme Saloua Hamoudi, vice-présidente chargée de l’hygiène, de la santé et de l’environnement, reconnaît que les services communaux d’hygiène sont effectivement "débordés par cette anarchie" qui s’explique aussi par le "manque flagrant de décharges publiques". L’unique décharge, récemment mise en place "provisoirement" à AliMendjeli, "ne répond pas aux besoins de toute la population", ajoute cette élue, avant d’affirmer que la prolifération des déchets ménagers dans cette ville est également due à l’éra-

SÉTIF

wILAyA-PILOTE POUR UN gRAND PROjET DE PRévENTION ROUTIèRE

dication de la décharge publique située près de la forêt d’El-Baaraouia, dans la commune d’El-Khroub. Une décharge, explique-t-elle, devenue un casse-tête dès lors qu’elle occasionne de sérieux désagréments aux riverains, notamment aux fellahs dont les terres agricoles se trouvent à proximité des lieux. Mme Hamoudi tient cependant à souligner que la décision d’éliminer cette décharge a été prise par les services agricoles et ceux de l’environnement, dans le cadre de la protection du patrimoine agricole et la préservation de l’environnement. Des mesures visant la création de nouvelles décharges publiques dans cette agglomération ont été lancées par l’APC avec la collaboration de l’établissement de gestion urbaine de la ville d’Ali-Mendjeli (EgUvAM), ajoute-t-elle, faisant savoir qu’un terrain d’assiette a été déjà sélectionné à la nouvelle ville Massinissa, "en attendant le choix d’autres sites". Mme Hamoudi soutient également que les cinq entreprises privées engagées par la commune pour le ramassage des ordures ménagères à Ali-Mendjeli sont "insuffisantes" par rapport au nombre d’habitants, en constante progression. "Cent-trente (130) personnes dont 110 relèvent de l’EgUvAM sont chargées du ramassage des déchets à Ali-Mendjeli, mais cela reste, c’est vrai, insuffisant." La quantité de déchets ménagers collectée quotidiennement à la nouvelle ville AliMendjeli, assurée par 11 camions d’une capacité de 12 à 20 m3, un rétro-chargeur et un tracteur, dépasse les 50 tonnes, selon la responsable qui fait également état de la pose de 700 corbeilles d’une capacité de 240 litres et de 380 bacs à ordures, dont 300 ont une capacité de 660 litres. Mme Hamoudi indique également que sur les 150 Mda mobilisés par l’APC d’El- Khroub, au titre de l’exercice 2013, pour le ramassage des déchets, 140 millions sont destinés à la seule agglomération d’Ali-Mendjeli.

U

a-t-on également ajouté.

jeudi 17 Octobre 2013

n projet piloté par l’Union européenne au titre du programme Euromed-Transport et qui, de sa phase de planification, est passé rapidement à sa phase d’exécution. Dans une wilaya qui constitue un véritable carrefour, abritant, par son importance, la seconde population du pays après celle d’Alger, un parc avoisinant les 400.000 véhicules et un important réseau routier, ce projet qui se propose de réduire le taux de mortalité de 30% engendré par les accidents de la route, en l’espace de 3 années, est d’autant plus important quand on sait, comme devait en faire état M. El-Hachemi Boutalbi, le directeur général du CNPSR, que la wilaya de Sétif se classe pour les 8 premiers mois de l’année en cours en première position, avec 1555 accidents de la route qui se sont traduits par la mort de 138 personnes et 2.282 blessés. M. Oussama El-Bachaouti, un des 2 experts délégués à Sétif, pour accompagner ce projet touchant ainsi une wilaya-pilote qui est celle de Sétif, ne manquera pas de nous dire toutes les facilités qui sur la bases d’indicateurs objectifs produits par des institutions compétentes en la matière, ont permis d’avancer rapidement réduire donc à une courte durée la phase de planification. À propos du projet de Sétif, ce dernier poursuit : «Nous avons donc commencé par voir la base de données existante sur Sétif et d’identifier les facteurs de risques majeurs des accidents de la route qui nous ont amenés à identifier l’excès de vitesse comme premier facteur de risque et, partant, l’établissement autour de ce facteur de risque, le projet de sé-

Réduire le taux de mortalité de 30%

curité routière qui pivote autour de 5 axes principaux. Le premier concerne l’ingénierie, donc tout ce qui est infrastructures et équipements routiers, ensuite un projet éducatif pour les jeunes dans les établissements scolaires et les universités, de même que les conducteurs dans une approche qui balance entre la sensibilisation et la formation. Le troisième axe a trait au volet inhérent à l’encouragement et faire que tous les usagers de la route se sentent responsables et acteurs décisifs dans la préservation de leur vie et celle des autres. Le quatrième axe concerne les services des urgences et la prise en charge du point de vue médical, développer dans ce contexte les savoir-faire des personnels et la compétence des personnels agissant dans ce domaine ; et le cinquième axe qui a trait au contrôle et à la législation.» Accompagné de Sandra Arbid, experte spécialiste dans le domaine de la sécurité routière, notre interlocuteur ne manque pas de faire état du climat qui a prévalu dans la mise en place de ce projet soulignant : «Pour ne rien vous cacher, nous sommes épatés par la qualité de la participation qui nous permet d’avancer que bien mobilisée et bien encadrée, elle nous permettra d’aboutir à des résultats spectaculaires en 3 ans. Il reste qu’au-delà du projet en lui-même, le plus important est d’inculquer cette culture de sécurité routière à tous les usagers de la route et cette culture de coordination entre les différents acteurs.» F. Zoghbi

EL MOUDJAHID

TIZI OUZOU

Deux communes et quatre villages primés
PRIX RABAH AISSAT DES COMMUNES ET VILLAGES LES PLUS PROPRES
es communes d’Azeffoun et Tizi-Rached ont été sacrées lauréates de ce prix parmi les 12 communes ayant participé à ce concours baptisé du nom de l’ancien P/APW de Tizi-Ouzou, Rabah Aissat, assassiné par un groupe armé le 12 octobre 2006 dans un café de son village natal Ain Zaouia (Draa El Mizan). Les deux communes lauréates bénéficieront d’une enveloppe financière de l’ordre de 10 millions de dinars chacune. Les quatre villages primés parmi les 39 villages ayant concouru à ce prix sont respectivement Zoubga (Illilten), Ait Khelifa (Abi Youcef), Ait Zellal (Souamaâ) et Takhlijt (Abi Youcef). Ces quatre villages recevront chacun des enveloppes financières de pas moins de 500.000 DA qui y seront utilisés, selon les représentants de ces villages, dans des opérations de maintien de la propreté et d’embellissement pour améliorer d’une manière significative le cadre de vie des citoyens de ces villages qui le mérite largement dès lors que c’est grâce à leur mobilisation quotidienne que ces villages sont nominés puis consacrés lauréats de ce prix. Ce dernier a le mérite de provoquer l’émulation et la concurrence entre les communes et villages de la wilaya, dont certains se sont mis à enclencher des opérations de nettoiement pour être nominés et décrocher le prix Rabah Aissat doté d’une substantielle enveloppe, tandis que d’autres ont pris leurs dispositions en enclenchant des opérations de même nature pour être fin prêts à la prochaine édition, a souligné le P/APW lors de son allocution d’ouverture de la cérémonie de remise

Régions

11 Inauguration d’AGB
AGB, une nouvelle structure bancaire a ouvert ses portes dimanche dernier, à Mascara. L'agence a été inaugurée par le wali qui a présidé la cérémonie de la mise en opération de cette institution financière qui s'ajoute à celles déjà existantes sur le territoire de la wilaya. L'agence automatisée est constituée d'un bloc de distributeurs sécuritaires tandis que l'accès à l'intérieur n'est permis qu'aux détenteurs des cartes propres à l'AGB. La technologie constitue l'unique moyen d'expression des financiers à leur tête les banques. L'AGB prend les choses en main en mettant le paquet dans de tels investissements, le but étant de permettre à ses clients de gagner autant de temps, nous a-t-on indiqué. Comme déjà annoncé dans ses précédentes sorties, le wali de Mascara a dit qu'il accorde une grande importance à l’installation des agences bancaires et leur multiplicité jouent en faveur des investisseurs, la diversité des agences ne peut qu’être bénéfique pour les opérateurs économiques en ce sens que chacun trouve son compte au niveau de la banque de son choix. Le wali a encouragé ses banques a ouvrir leurs succursales au niveau de l’ensemble des dairas de la wilaya ou toutes les facilités leurs sont accordées. Le wali n' a pas manqué de rappeler à cet effet le souhait pour que chaque daïra ait sa banque, cela permettra à coup sûr d’éviter aux opérateurs des déplacements dangereux avec des sommes importantes liquides en leurs possession. les daïras disposant de terrains résiduels ou d'anciennes bâtisses, des facilités sont accordées aux banquiers qui introduisent leur dossier pour l’obtention de locaux devant abriter ces agences bancaires, a indiqué le chef de l’exécutif à la presse locale écrite et radiophonique et s'est dit vraiment heureux de voir la multiplication des institutions bancaires et financières ce qui constitue un encouragement supplémentaire pour les investisseurs de la région afin de se mobiliser pour faire de la wilaya un pôle agro-industriel et commercial à part entière.

NOUVELLES DE MASCARA

Deux communes et quatre villages se sont vus attribués, hier, le prix Rabah Aissat des communes et villages les plus propres de la wilaya de Tizi-Ouzou institué par l’Assemblée populaire de cette wilaya pour impliquer les collectivités locales et l’ensemble des villages dans la lutte contre la prolifération de décharges sauvages dont la wilaya détient la première place au niveau national.

L

de ce prix, à laquelle ont assisté les membres de la famille Aissat, le wali et le secrétaire général de la wilaya, des membres de l’exécutifs ainsi que les élus locaux et nationaux. Le wali de Tizi-Ouzou s’est dit, pour sa part, ravi de prendre part à cette cérémonie de remise de ce prix qui encouragera à coup sûr tous les villages et communes à se lancer dans la compétition et par là y participer à la prise en charge de l’environnement qui est une priorité pour la wilaya vu l’état dégradante dans laquelle est enfoncé cet environnement. «La situation est grave», a lâché le wali de TiziOuzou en évoquant la problématique environnementale de la wilaya où sa prise en charge tarde à s’y installer en dépit de la mobi-

lisation de pas moins de 400 milliards de centimes dans le secteur. «Les pouvoirs publics et les citoyens sont responsables de cette situation qui constitue une véritable menace sur la santé publique», a reconnu le wali, en annonçant la tenue sous dizaine des «états généraux sur l’environnement pour réfléchir ensemble et prendre à bras le corps cette situation». En attendant, la participation à ce concours n’a pas été à la hauteur de l’importance et de la valeur du prix, en témoigne d’ailleurs le nombre réduits d’APC et de villages ayant concouru, à savoir seulement 12 sur 67 communes et 39 villages sur prés de 1.400 villages que compte la wilaya. Cette faible participation à ce concours devrait inéluctable-

ment emmener la commission santé et environnement de l’APW à faire preuve de plus de communication et d’information pour convaincre l’ensemble des villages et communes de la wilaya à prendre part à ce prix, dont les montants du prix en veulent la chandelle. Il faut signaler qu’un vibrant hommage a été rendu hier et avant-hier au défunt ancien P/APW de Tizi-Ouzou, feu Rabah Aissat, par les militants de son parti (FFS), des citoyens de son village ainsi que les autorités locales à leur tête le wali de TiziOuzou qui a rappelé, hier, les qualités intrinsèques de cet homme sage et valeureux. Bel.Adrar

AIN DEFLA

C

’est de nouveau la crise pour la filière pomme de terre au niveau de la wilaya d’AinDefla, une crise que subissent et supportent les producteurs, principalement les petits producteurs, les prix de vente atteignant des seuils insupportables, «pour chaque kilogramme de pomme de terre vendue», estime M. Meziane Abdellah, producteur membre de l’association de wilaya des producteurs de pomme de terre et membre de la filière semence au niveau du Conseil national interprofessionnel de la filière pomme de terre, «le fellah perd 10 DA». Le produit étant cédé à 12 DA, voire moins selon la qualité alors que sur les étals des marchés, il dépasse les 30 DA. Une sonnette d’alarme d’ores et déjà tirée d’autant plus, qu’outre la grande quantité stockée dans le cadre du SYRPALAC, la production nouvelle sera sur le marché dans près de 70 jours. Avec une production globale record (saison et arrière-saison), qui a atteint 7.317.000 quintaux sur les 42 millions de tonnes récoltés à l’échelle nationale, les producteurs peinent à écouler leur production. Pour M. Hadj Djaâllali, le président de la Chambre d’agriculture de la wilaya d’Ain-Defla, le segment de la commercialisation n’est pas au diapason et n’a pas suivi le développement de la filière qui s’est investi dans le professionnalisme autant en

De nouveau, la hantise des producteurs

CHUTE LIBRE DES PRIX DE GROS DE LA POMME DE TERRE
services agricoles de 600.000 m3 à l’horizon 2019. Un horizon qui concerne également la production de cet important aliment de base et désormais considérée comme stratégique avec une production nationale projetée de l’ordre de 48 millions de tonnes. Une échéance pour laquelle le circuit de commercialisation notamment avec la mise en service des nouveaux marchés de gros dont celui de Bourached en cours de travaux dans la wilaya d’Ain-Defla se doit d’être également au rendez-vous. «Nous avons toujours répondu présent, nous ne sommes pas un syndicat, nous produisons et nous demandons nos droits pour la survie de la filière et son développement» relève M. Meziane. 48.700 tonnes de pomme de terre sont sous froid actuellement entre stock de sécurité et stock de régulation. Une opération de déstockage est synonyme de mort lente pour les petits producteurs, aussi plaide-t- on localement pour une reprise de la part de l’Etat d’un quota dans le cadre des grandes opérations humanitaires à destination des pays frères. Les regards mais aussi les espoirs restent braqués cependant vers l’investissement dans le secteur agro-alimentaire, la future zone industrielle de Tiberkanine réservée exclusivement à ce créneau sera-telle la solution clé à ces crise à répétition. L’espoir reste de mise. A. M.A.

Un mort et quatre blessés sur la RN 97

amont dans le respect de l’itinéraire technique de production qu’en aval avec la multiplication des chambres froides pour son stockage. Il faut savoir, en effet, que le recours au froid s’est de fait imposé comme nécessité au niveau de cette wilaya au regard des grandes chaleurs. «De 10.000 à 30.000 m3 sont chaque année réceptionnés » signale le directeur des services agricoles,

M. Boudjema Zerrouk. Avec trois opérateurs seulement qui disposaient de structures de froid vers la fin des années 90, le nombre s’est multiplié subséquemment avec l’aide des pouvoirs publics dont ont bénéficié 23 producteurs de pomme de terre. Au jour d’aujourd’hui, la capacité globale est de 321 000 m3 pour les 161 chambres froides avec un objectif relève le directeur des

Un accident mortel s’est produit sur la RN 97, avant-hier vers les 14 h, quand une voiture de marque Titus appartenant a une société Chinoise a percuté un camion entre la localité de Chorfa et la ville d’Oran faisant 1 mort et 4 blessés parmi les occupants de ce véhicule, la victime a été transportée à la morgue de l’hôpital de Sig et les quatre blessés évacués vers le même hôpital pour des soins. Il est utile de rappeler que depuis le début de l’année a la fin du mois de septembre 2013, les services de la Protection civile ont enregistré des dégâts matériels importants qui se chiffrent a 1.102 véhicules dont 163 camions, 22 cars, 7 tracteurs agricoles et 68 motos, un bilan jugé lourd malgré toutes les campagnes de sensibilisation et de prise de conscience engagées à tous les niveaux ainsi que les mesures dissuasives prises pour juguler ces drames de la route dont la wilaya détient un bilan peu reluisant dans cette hécatombe. A. Ghomchi

Jeudi 17 Octobre 2013

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L’opposition appelle à une mobilisation massive le 23 octobre
TUNISIE
La coalition de l'opposition tunisienne a appelé à des manifestations à Tunis et en régions le 23 octobre afin de réclamer, notamment, "la nomination d'un gouvernement de compétence".

Monde

EL MOUDJAHID

Le mouvement Hamas appelle à la fin des divisions
PALESTINE
Le chef du gouvernement limogé du Hamas à Ghaza, Ismaïl Haniyeh, a appelé, mardi, à la "fin des divisions" entre Palestiniens, insistant sur la nécessité de "l'unité nationale". Lors d'un entretien téléphonique avec le président palestinien Mahmoud Abbas, M. Haniyeh a souligné "la nécessité de revenir à l'unité nationale et de mettre fin aux divisions" entre le Hamas et le Fatah du président Abbas, a indiqué un représentant du Hamas, cité par l'AFP. Lors d'une réunion au Caire le 14 mai dernier, le Fatah et le Hamas, se sont donné trois mois pour appliquer les principales clauses de leurs accords de réconciliation. Ils avaient alors convenu de former un gouvernement de consensus national conformément à la Déclaration de Doha en février 2012.

L

e Front de salut national — regroupant des partis allant de l'extrême gauche au centre droit — "invite les Tunisiens et Tunisiennes dans toutes les régions, en particulier dans la capitale, à une mobilisation massive mercredi 23 octobre" afin de réclamer, notamment, "la nomination d'un gouvernement de compétence". La date choisie pour les manifestations marque le deuxième anniversaire de l'élection d'une Assemblée nationale constituante (ANC) qui devait à l'origine adopter en un an une Constitution, mais faute de consensus entre les islamistes, leurs alliés et l'opposition, ce calendrier a été sans cesse repoussé. La coalition d'opposition a aussi accusé lundi les islamistes d'Ennahda d'user de "manœuvres pour gagner du temps" et "d'aggraver la crise" politique tunisienne en ne tenant pas son engagement de négocier la composition d'un cabinet apolitique. Ennahda qui conduit l'actuel gouvernement s'était engagé le 5 octobre à respecter une feuille de route qui prévoyait la mise en place avant la fin du mois d'un nouveau gouvernement, l'adoption d'une nouvelle Constitution, d'une loi électorale et d'un calendrier pour les législatives et la présidentielle, alors que la vie politique est paralysée depuis le 25 juillet et l'assassinat d'un député d'opposition, Mohamed

D

es dizaines de groupes rebelles syriens ont rejeté, hier, l'autorité de la Coalition nationale syrienne, qui chapeaute les groupes d'opposition, et dénoncé son échec. Près de 70 groupes du sud du pays ont fait défection, selon un communiqué lu par un porteparole rebelle dans une vidéo. Ils s'ajoutent à la dizaine de groupes qui avaient rejeté l'autorité de la Coalition en septembre. "Au vu de l'échec des groupes politiques qui prétendent représenter l'opposition et les groupes révolutionnaires, nous, chefs de groupes militaires et révolutionnaire dans les provinces du Sud, retirons notre reconnaissance à tout groupe prétendant nous représenter", affirme le porte-parole dans la vidéo, en référence à "la coalition et ses responsables". Sur cette vidéo, tournée dans une zone déserte non identifiée, on voit des rebelles vêtus de treillis militaires tenant leurs armes en l'air devant une banderole frappée du logo de l'Armée syrienne libre (ASL), la principale coalition rebelle sur le terrain. Un porte-parole de l'ASL, Louaï Moqdad, a affirmé à l'AFP que ce communiqué ne représentait pas un rejet de son organisation. "Nous avons vu le communiqué, et nous allons être en contact avec les dirigeant de ces groupes", a-t-il dit. "Quant à nos frères de la Coalition, ils doivent écouter attentivement la voix de leur peuple en Syrie, de ceux qui payent de leur sang, des révolutionnaires sur le terrain", a ajouté M. Moqdad, précisant que "les de-

De nouveaux groupes rebelles rejettent la Coalition nationale
SYRIE
mandes des révolutionnaires ne doivent pas être prises à la légère". La Coalition, basée à l'étranger où elle représente l'opposition syrienne, est de plus en plus décrédibilisée sur le terrain. Son incapacité à procurer notamment des armes et de l'aide humanitaire exaspère les combattants rebelles et les militants de l'opposition depuis plusieurs mois. Les troupes rebelles qui combattent le régime de Bachar El-Assad ont fait de grands progrès ces derniers mois dans le sud de la Syrie, et plus particulièrement dans la province de Deraa, à la frontière avec la Jordanie et près de la province de Damas. "La libération de Deraa est la clef pour libérer Damas. Tout le monde le sait, même Bachar El-Assad", explique M. Moqdad.

Brahmi. Le parti islamiste a ensuite remis en cause ce calendrier, estimant que le compte à rebours ne pourra être déterminé qu'avec le début effectif d'un "dialogue national" sur l'ensemble de ces problèmes. Aucune date n'a été fixée

dans l'immédiat, les différents partis n'ayant participé jusqu'à présent qu'à des "réunions préparatoires". Le Front de salut national a dès lors réclamé que ces négociations débutent au plus tard le 19 octobre.

Le fils d'un chef de l'armée tué à Benghazi Le fils d'un chef de l'armée liLIBYE

L'

Iran a affirmé hier que l'étape finale de son plan présenté à Genève prévoit des inspections surprises de ses sites nucléaires, rapporte l'agence de presse iranienne Irna. "Ces questions ne sont pas prévues dans la première étape de notre plan, mais font partie de la dernière étape", a affirmé le chef des négociateurs nucléaires iraniens, Abbas Araghchi, cité par irna, en référence au plan présenté mardi par l'Iran au groupe 5+1 (ÉtatsUnis, Royaume-Uni, Russie, Chine, France et Allemagne). Ces propos ont été tenus à Genève où s'achève mercredi la deuxième journée de négociations sur le programme nucléaire iranien controversé. Interrogé pour savoir si l'application du Protocole additionnel du Traité de non-prolifération (TNP) et la question du niveau d'enrichissement d'uranium faisaient partie de l'offre iranienne, M. Araghchi avait expliqué plus tôt que le plan proposé aux grandes puissances

Visites-surprises des sites dans l'étape finale du plan iranien
NUCLÉAIRE

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Manmohan Singh évoqueront, lundi prochain en Russie, la situation en Syrie et en Afghanistan, a annoncé hier un communiqué du Kremlin. Les interlocuteurs "procéderont à un échange de vues sur les questions internationales d'actualité, dont la situation concernant la Syrie et l'Afghanistan", rapporte le communiqué. MM. Poutine et Singh "envisagent

Rencontre prochaine russo-indienne sur la Syrie et l'Afghanistan

byenne a été tué dans la nuit de lundi à mardi à Benghazi, ville de l'est du pays, selon un officier de la sécurité. Un engin explosif placé sous un pont a explosé au passage d'Anas Faraj Alsossaa, fils d'un chef de l'armée qui était proche du régime de l'ancien dirigeant Mâammar El-Gueddafi, a déclaré le colonel Abdullah Zaidi, porte-parole de la Chambre conjointe des opérations de sécurité à Benghazi. Il a succombé aux blessures subies lors de l'explosion, a déclaré le porte-parole.

d'évoquer les axes prioritaires du partenariat stratégique russo-indien dans les domaines économique, commercial et culturel", selon la même source. "Ils examineront également les perspectives de la réalisation des projets conjoints dans l'énergie, en premier lieu dans le nucléaire civil, ainsi que dans l'aéronautique, les constructions mécaniques, les télécommunications et le secteur financier", rapporte le communiqué du Kremlin.

Un contrat d’armement d’un miliard de dollars La Russie a conclu avec l'AnRUSSIE-ANGOLA

comprenait deux phases essentielles. Une première phase, qui doit durer six mois, permettra de "rétablir la confiance mutuelle" et une phase finale où l'Iran applique des mesures de vérifications de l'AIEA pour faire la "transparence" sur son programme nucléaire

contre la levée des sanctions internationales. Le protocole additionnel permet des inspections renforcées et inopinées des installations nucléaires par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et oblige un pays à communiquer des renseignements sur toutes les

opérations du cycle du combustible nucléaire. L'application du Protocole additionnel était l'une des demandes du secrétaire d'État américain John Kerry à l'Iran pour montrer sa bonne volonté dans les négociations. Les résolutions de l'AIEA et du Conseil de sécurité de l'ONU exigent aussi que l'Iran signe et applique ce protocole additionnel. L'Iran, signataire du TNP, a appliqué de manière volontaire le Protocole additionnel entre 2003 et 2005 avant de cesser de le faire quand le dossier nucléaire iranien a été envoyé au Conseil de sécurité de l'ONU. Le niveau d'enrichissement est aussi une des questions centrales des discussions entre l'Iran et le 5+1, qui demandent à l'Iran d'arrêter l'enrichissement à 20%. Téhéran affirme que le droit à l'enrichissement d'uranium est une "ligne rouge", mais se dit prêt à discuter "du niveau, de la forme et de la quantité de l'enrichissement".

gola des contrats militaires représentant un milliard de dollars, faisant de Luanda le premier acquéreur d'armements russes en Afrique, a rapporté hier le journal russe Vedomosti. Ces contrats portent notamment sur la livraison de 18 avions de chasse Soukhoï-30 datant des années 1990 et utilisés auparavant par l'Inde, a précisé une source au sein de la société publique en charge des exportations d'équipements militaires russe, citée par le quotidien russe. Selon Vedomosti, ces contrats d'armements ont été signés la semaine dernière à l'occasion d'une visite en Angola du vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine. Les ventes d'armes de la Russie ont augmenté de manière considérable depuis dix ans et ont atteint, en 2012, un montant record de plus de 15 milliards de dollars, ce qui en fait le deuxième fournisseur d'équipements militaires dans le monde après les États-Unis.

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L’

occasion fait le larron et les enfants n’étaient pas les seuls à festoyer d’ailleurs, les adultes n’avaient rien à leur envier sur ce registre. La capitale, en cette journée étonnamment printanière avec un ciel d’un bleu inaltérable, un air doux et apaisant. Seule fausse note, les commerces qui par nature ou par vocation, ont coutume d’imprimer aux rues et ruelles d’Alger une réconfortante fébrilité et une intense activité économique, se sont illustrés par leur absence. La grande majorité de ces magasins avaient baissé rideau au grand dam des citoyens. La plupart des boulangeries se sont défaussées en dépit des mises en garde des pouvoirs publics. Comme le serpent de mer, cette entorse à la règle réapparait, avec une régularité de métronome, non sans causer des désagréments aux habitants. Les commerces d’alimentation générale ont fait de même, foulant aux pieds la réglementation consistant à assurer une permanence durant les deux jours de l’Aïd. Encore une entorse perpétrée en dépit de l’appel de la Fédération algérienne des consommateurs aux commerçants et autres prestataires de services à assurer un service minimum. Malgré les amendes pécuniaires, voire le risque d’une fermeture du local. Mais à chaque chose malheur est bon. La circulation d’habitude si infernale et tellement «dantesque» se faisait signaler par une singulière fluidité. Dès l’aube, et pareil à chaque Aïd, les fidèles se sont

Alger était plongée dans une atmosphère de calme et de quiétude que rompaient allégrement les joyeuses ribambelles de gosses vêtus de leurs plus beaux atours.
D’autres personnes ont préféré confier leurs moutons aux bons soins des abattoirs de l’Etat pour s’épargner des efforts physiques assez conséquents et pour tenir compte des impératifs d’hygiène, de sécurité, de santé et de propreté. Contrairement à certaines idées reçues, ils étaient nombreux à se diriger vers l’abattoir du quartier du Ruisseau pour s’acquitter de la tâche même si les prix pratiqués au sein de l’abattoir n’étaient pas très abordables, aux dires des clients. Egorger un mouton pour la somme de 2.000 DA, est considéré comme plutôt cher mais au regard des commodités, aux tracasseries générées par un sacrifice «at home», le jeu valait la chandelle. Cette saine disposition se justifie d’autant plus que l’abattoir est doté d’un service vétérinaire, des conditions d’hygiène requises, de la propreté indispensable en pareille circonstance pour éviter tout imprévu sanitaire préjudiciable.

Ferveur et piété

Fête de l’Aïd el AdhA

Société

EL MOUDJAHID

mardi, premier jour de l’Aïd El-Adha, dans la capitale en dépit des sanctions prévues contre les commerçants qui ne respectent pas l’obligation d’assurer une permanence durant les deux jours de l’Aïd. Une tournée dans différents quartiers de la capitale, notamment Didouche Mourad et Larbi Ben M’hidi, montre que les commerçants devant assurer la permanence durant les deux jours de l’Aïd El-Adha ne l’ont pas fait en dépit de l’appel de la Fédération algérienne des consommateurs aux commerçants et autres prestataires de services à assurer un service minimum durant les deux jours de l’Aïd et des sanctions prévues à l’encontre des commerçants. Malgré les amendes pécuniaires, voire le risque d’une fermeture de local pendant une certaine période, toutes les boulangeries étaient également fermées à El-Madania et à Bouzaréah, ce qui a incité certains opportunistes à revendre du pain deux fois son prix, si ce n’est plus parfois, comme l’ont déploré des citoyens rencontrés sur place. «Rien n’arrête ces amateurs de gain facile qui ont acheté le pain la veille de l’Aïd pour le revendre aujourd’hui 20 dinars l’unité», a pesté un citoyen. El-Biar, quartier réputé pour son animation, n’a pas dérogé à la règle puisque tous les commerces étaient fermés. Même les boulangeries de permanence ouvertes avant la prière de l’Aïd ont dû fermer assez vite car ayant épuisé leur stock rapidement. APS

La plupart des boulangeries et des commerces fermés La plupart des boulangeries et des commerces d’alimentation générale étaient fermés

rendus dans les mosquées où les imams se sont évertués à évoquer les principes religieux de la fête de l’Aïd El Adha, sa portée, son sens et ses nobles valeurs. C’était aussi une opportunité pour mettre en exergue la nécessité de pardonner, d’être magnanime, charitable, solidaire, et de faire preuve d’un louable souci d’aider autrui, de lui apporter réconfort et une main secourable. L’on n’a pas dérogé aux traditionnels échanges de visites familiales, aux malades et aux franges les plus indigentes et les plus fragilisées de notre société. Les Algérois, à la fin de la prière de l’Aïd et dans des scènes de congratulations et d’accolades amicales, sont rentrés chez eux pour procéder au sacrifice

du mouton, perpétuant ainsi le rite sacré de Sidna Ibrahim Al Khalil et la vénérable Sunna du prophète Mohamed (QSSSL). Dans tous les quartiers d’Alger et dans un esprit de communion, les citoyens se sont acquis de ce rituel dans une ambiance de joie et de ferveur. Pendant toute une demi-journée, de minuscules et éphémères «abattoirs» de fortune, ont fait florès, dédiés au sacrifice du mouton de l’Aïd, permettant à des mains aguerries ou à de simples néophytes d’égorger les bêtes, de les dépecer minutieusement dans les règles de l’art, pour la grande satisfaction de tous.

des prix prohibitifs ?

Sur l’ensemble du territoire national, la fête de l’Aid el Adha a été célébrée dans une ambiance empreinte de joie et dans le respect du rite et l’immolation du mouton. Les populations des wilayas du Sud ont célébré mardi, en communion avec le reste du monde musulman, l’Aïd El-Adha dans la piété et la ferveur, perpétuant le souvenir du sacrifice consenti par le Prophète Ibrahim El Khalil. Les fidèles des wilayas de Tindouf, Adrar, Béchar, El-Bayadh, Naâma, Laghouat, Ghardaïa, Tamanrasset, El-Oued, Illizi et Ouargla se sont rendus en début de matinée aux mosquées pour, outre les processions de louanges à Dieu, accomplir la prière de l’Aid. Les prêches des imams, ont mis en exergue la portée et la signification de cette fête religieuse véhiculant des valeurs de pardon, d’unité, de fraternité, d’entraide et de solidarité Des éléments de la sûreté de wilaya de Jijel ont rendu visite aux petits patients hospitalisés au service de pédiatrie de l’hôpital MohamedSeddik Benyahia de Jijel, le 2e jour de l’Aïd el Adha, a-t-il été constaté hier. Une équipe composée d’une dizaine de cadres, d’agents et du mé-

La joie des retrouvailles

A TRAVERS LE PAyS

Adha une atmosphère particulière marquée par les visites de familles, associations caritatives et bienfaiteurs pour être au chevet des malades afin de partager avec eux ces moments de joie dans la convivialité. Dans une ambiance empreinte de solidarité et de gaieté, les visiteurs ont tenu a passer cette fête religieuse avec les malades pour leur faire oublier un tant soit peu leurs problèmes de santé et leur éloignement du foyer familial. Les enfants pensionnaires du service de chirurgie infantile au CHU Mustapha Bacha ont été particulièrement gâtés par des cadeaux et jouets offerts par les visiteurs dans le but de leur faire oublier leurs souffrances pour laisser place à la joie. Eu égard à la particularité de ces fêtes religieuses empreintes de solidarité et de fraternité, la direction de l’hôpital a autorisé les visites dans la matinée, notamment pour les associations caritatives. Même constat à l’hôpital Bachir-Mentouri de Kouba. Ce dernier a ouvert ses portes tôt dans la matinée pour les visiteurs désireux de partager la fête de l’Aïd avec leurs proches hospitalisés.

Au chevet des malades La Forem sacrifie 300 moutons et dans les hôpitaux Les hôpitaux d’Alger ont connu en ce premier jour de l’Aïd el
2 dromadaires pour les nécessiteux

C’est avec un réel plaisir que des jeunes se sont retroussés les manches après l’immolation du mouton, en décidant de leur propre chef de nettoyer les lieux, faisant valoir les signes d’une solidarité juvénile très appréciée par les habitants. Les monticules de déchets, de rejets et autres résidus malodorants, qui se sont accumulés, n’ont pas laissé de marbre des jeunes de Bâb El Oued, de Bologhine et d’autres localités. Ils se sont regrou-

Bâb el Oued montre l’exemple

pés pour débarrasser leur lieu d’habitation des salissures et des ordures ménagères qui ont outrageusement proliféré. A la place Provence, à Bâb el oued, les jeunes se sont lancés dans une conséquente opération de volontariat. En ce lieu coutumier et de prédilection servant d’abattoir occasionnel, cette initiative fut considérée comme du pain béni par les travailleurs de Netcom qui n’en espéraient pas tant. Ce fut pour eux, une aide salutaire. Chose encore plus réjouissante. Les éléments de la Protection civile de la commune de Bâb El Oued ont pris part à la besogne. Cette initiative illustre la part grandissante de ce sentiment citoyen d’entraide qui va crescendo, qui se raffermit au fil du temps et des circonstances et qui augure d’une rassurante implication des habitants des quartiers dont ce qui touche à leur quotidienneté. A Bologhine, les gestes volontaires de ces jeunes en vue d’assainir les places, les trottoirs et placettes des résidus et des détritus de l’immolation, témoignent éloquemment d’une certaine prise de conscience. Pour autant que cette initiative est à marquer d’une pierre blanche, il convient de rappeler que les entreprises de collecte des ordures ménagères Netcom et Extranet ont mobilisé 7.500 agents pour prendre en charge les opérations de nettoiement et de collecte des ordures à travers les quartiers de la capitale. M. Bouraib

Ph. Nesrine

decin de la sûreté de wilaya a rendu visite à tous les petits patients dont l’état, jugé trop grave, n’a pas permis un possible un retour au sein de leur familles en ces jours de fête religieuse propice aux retrouvailles familiales. Désertées durant la première journée de l’Aïd El Adha, consacrée, dans la matinée, au sacrifice du mouton et, au cours de l’aprèsmidi, au recueillement devant les tombes des proches disparus, les rues de Constantine et des principales agglomérations de l’est du pays ont retrouvé leur pétillement au deuxième jour de la fête.

Dans toutes les cités urbaines, les enfants, tout de neuf vêtus, parviennent à eux seuls à créer une ambiance joyeuse en piaillant à qui mieux mieux et en exhibant leurs jouets, tandis que les adultes se congratulent et échangent les bons vœux, dans une atmosphère bon enfant. Pendant ce temps, les bouchers ambulants, généralement de jeunes employés de boucheries à qui leurs patrons consentent à prêter tout «l’attirail» nécessaire, s’activent dès le matin, à découper et à débiter les carcasses au pied même des immeubles, à la grande satisfaction des

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pères de familles non véhiculés qui ne peuvent se rendre au marché couvert du coin où, là aussi, de nombreux bouchers font de bonnes affaires. Débiter la viande et dégager le collier du mouton que l’on découpe en tranches est une opération à laquelle les Constantinois sont extrêmement attachés car la préparation du couscous de l’Aïd et de sa sauce parfumée avec cette partie savoureuse du mouton ne saurait attendre. Vers 11 heures, l’air de la rue est déjà empli de ce fumet dégagé par la «popote» familiale que la «matriarche» surveille avec la plus grande attention. Le couscous de l’Aïd doit en effet avoir une saveur particulière. Entre autres, manifestations de solidarité, nous avons pu observer avec beaucoup de satisfaction, des jeunes qui se sont mobilisés dans beaucoup de quartiers populaires pour effectuer des opérations de volontariat à l’effet de débarrasser leur environnement des ordures, des salissures et autres rejets malsains générés par l’immolation des moutons. Synthèse Kafia Ait Allouache

Fidele à ses coutumes, la Fédération nationale de la recherche médicale (Forem) a procédé hier, au siège de l’organisation, au lancement de l’opération de sacrifice de quelques 300 moutons et de 2 dromadaires, au profit des familles nécessiteuses et orphelins à l’occasion de l’aïd el adha. Cette louable initiative qui s’inscrit dans le cadre des actions de bienfaisances initiées depuis plusieurs années par la Forem, vise  à apporter la joie et le bonheur à plusieurs orphelins et à ceux qui sont dans le besoin. En effet, ce geste salutaire et exemplaire a concerné, cette année, trois différents sites à travers l’Algérie, puisqu’il a ciblé 80 familles nécessiteuses à Bentalha, 80 autres à Tissemsilt et 400 foyers démunis, répertoriés au niveau des différentes APC relevant de la wilaya d’Adrar. Selon le Pr Mostepha Khiati, président de la Forem, cette opération s’est  singularisée, cette année, par une importante contribution des bienfaiteurs, des donateurs privés et d'associations caritatives, aux fins de toucher un plus grand nombre de familles nécessiteuses et de personnes démunies surtout durant les fêtes religieuses. Le Pr Khiati a indiqué que cette opération de solidarité envers les couches les plus défavorisées de la société a été financée par des entreprises Turques exerçants en Algérie et l’association turque «Hassana», précisant que l'enveloppe globale affectée pour la réalisation de cette généreuse action a atteint 6 millions de dinars. Présent au cours de cette manifestation, l’ambassade Turc en Algérie, M. Adnan Kececi a tenu à souligner l’importance de ce genre d’initiatives qui visent à tendre la main à des personnes qui sont dans le besoin et à apporter de la joie à l’intérieur de plusieurs foyers algériens. K.h.

Ph. Nacéra

EL MOUDJAHID

D

e leur côté, certains membres d’associations caritatives se sont rendus au niveau de différents services hospitaliers accueillant des enfants passant cette fête loin de leurs proches, et ce afin de leur apporter un peu de chaleur et de réconfort. Il faut dire aussi que les conditions climatiques favorables, qu’a connues la ville et ses environs, ont également contribué à cette ambiance. Ainsi, dès la fin de la prière de l’Aïd, et après les échanges de vœux, les Constantinois se sont occupés du sacrifice du mouton. Ils ont pour la plupart préféré s’atteler à la tâche eux-mêmes, du moins pour l’égorgement, quitte à solliciter l’aide des plus expérimentés pour l’écorchement, la toison étant généralement offerte à la mosquée du quartier, ou encore pour le dépeçage plus tard dans la journée ou le lendemain. Dans les cas du sacrifice d’un bovidé (taurillon, veau ou plus rarement génisse), généralement acquis par plusieurs personnes, la présence d’un égorgeur professionnel est nécessaire, tant la

Les Constantinois ont célébré, mardi, à l’instar de tous les citoyens du pays, la fête de l’Aïd El Kébir, dans une ambiance de piété et de joie. Si le sacrifice rituel du mouton est l’acte marquant de la première journée, celle-ci est également mise à contribution, conformément aux préceptes de l’islam et aux traditions, pour l’échange de visites familiales.

Dans la tradition
FÊTE DE L’AÏD EL ADHA ConstAntInE

Société

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tâche est ardue et demande beaucoup de maîtrise. D’ailleurs, ces derniers monnayent leur talent à 10.000 DA par bête, sans compter un supplément de 5.000 DA pour le dépeçage, car il s’agira de parta-

C’est dans la joie et la sérénité que les citoyens de la wilaya de sétif ont vécu deux jours durant cette fête de l’Aïd El Adha marquée, au-delà du traditionnel sacrifice du mouton, par une joie profonde des enfants tirés une fois encore à quatre épingle et un imposant climat de solidarité avec les couches démunies. Dès la fin de la prière de l’Aïd dans les nombreuses mosquées visiblement trop exiguës pour accueillir cette affluence nombreuse et après l’échange des vœux traditionnels de pardon et de fraternité, les rues de sétif se videront du coup pour laisser place au sacrifice du mouton dans une ambiance

conviviale au moment ou, pour les habitants de certaines cités populeuses, la joie n’en sera que plus grande pour toutes ces familles qui utiliseront leurs terrasses ou un espace du trottoir pour s’adonner à cet usage de la sunna. Un moment fort dont les effets produits par le sacrifice du mouton ne dureront que l’espace d’un moment en effet, vite nettoyés et enlevés par les équipes de nettoiement de l’APC qui parcourront plus d’une fois les rues de la ville et dans une volonté extraordinaire ne laisser traîner que quelques bribes de foin que viendront ramasser dans la soirée les agents affectés sur les différents quartiers. « nous sommes obligés

Joie et solidarité
de faire ça le plus rapidement possible pour rendre à la ville ses normes d’hygiène et éviter d’avoir à faire à de véritables monticules demain, avec toutes les odeurs et bien sûr les effets que peuvent induire ces ordures », nous confie au passage Amar B., agent communal de son état, qui s’affaire aux côtés de nombreux autres agents à cette tâche. Les locataires de l’asile de vieillards de salah Bey, la Cité de l’enfance de sétif ou la Maison de la solidarité, pour ne citer que ces endroits qui accueillent des couches démunies, ne sont pas sans vivre, eux aussi, cette même belle ambiance de l’Aïd et à égorger eux aussi leurs moutons, remerciant

ger la viande entre les quatre ou cinq associés. En fin de matinée, alors que les effluves d’abats et de têtes de mouton grillés emplissaient les différents quartiers de la ville, des enfants, parés d’habits

sEtIF

neufs, paradaient joyeusement dans les rues. Concernant les dispositions prises par les autorités locales pour assurer la continuité du service public durant les deux jours de la fête, il a été constaté une lé-

gère amélioration par rapport aux années précédentes, notamment concernant l’ouverture des boulangeries et magasins assurant la permanence de l’Aïd. De même qu’il n’a pas été fait cas de rareté d’approvisionnement en carburant au niveau des stations-service. Cela dit, les citoyens ont surtout pâti du manque de transport en commun, notamment durant la matinée, le nombre de bus assurant la permanence (cinq par ligne selon la direction du transport) s’étant avéré insuffisant, ce qui fera l’affaire des taxis clandestins en maraude. Autre bémol, l’eau a manqué au niveau de plusieurs quartiers des hauteurs de la ville, notamment El Mansourah et Ziadia, ce qui a contraint les habitants, jerrycans à la main, à partir à la recherche du précieux liquide. Enfin, les opérations de nettoiement et de collecte des ordures menés par l’APC ont permis à la ville de présenter dès la matinée d’hier, un visage propre et digne de sa dimension. I. B.

Cette année contrairement aux années précédentes, on a dérogé à la règle et les commerçants n’ont pas baissé rideau, à la grande satisfaction des ménages en ce premier jour de l’Aïd El Adha, les boulangeries étaient ouvertes toute la journée. Les visiteurs qui se sont rendus à Mascara avant dix heures où les lève-tôt ont découvert une ville presque déserte avant la prière de l’Aïd, mais l’atmosphère a complètement changé après le retour des fidèles des lieux de culte pour procéder au sacrifice du mouton, rituel religieux, et la course derrière « Eddabaha » (égorgeurs) a pris le dessus. Les citoyens de la région de Béni Chougrane ont célébré, mardi, l’Aïd El-Adha dans le recueillement, la ferveur et la communion. Ainsi, tôt le matin, les fidèles se sont rendus, par petites processions, aux mosquées pour accomplir la prière de l’Aïd, à l’issue de laquelle grands et petits, toutes catégories sociales confondues, se sont donné l’accolade en signe de communauté de destin. Que ce soit à Mascara, dans les autres localités de la wilaya ou même les villages les plus reculés, le devoir religieux aussitôt accompli, les citoyens ont regagné leurs foyers pour se consacrer au sacrifice du mouton. Cette fête

Les ménagères sur le gril

MAsCArA

une fois encore cette assistance des pouvoirs publics locaux et l’intérêt que leur porte constamment l’Etat tout au long de l’année et en de pareilles circonstance notamment pour leur éviter toute forme de marginalisation et compenser hélas le vide laissé par tous ceux qui ont osé abandonné parents et enfants. Au moment où des familles se rassemblent pour consolider bien de nobles vertus autour d’un repas, d’autres, comme par la tradition, ne manquent pas de se diriger nombreux vers les cimetières pour se recueillir à la mémoire des êtres chers en cette fête de l’Aïd. Dans les hôpitaux notamment les services d’urgences comme au niveau

des différentes permanences arrêtées pour ces jours de l’Aïd, les consignes données par les différentes instances et organisations ont été respectées quand bien même un affichage de toutes ces permanences aurait été souhaitable pour mieux orienter les citoyens. La seconde journée de l’Aïd, une fois le moutons découpée, est vite identifiée à ces senteurs de viandes bien préparée la veille et cette sauce qui dégage déjà la qualité d’un couscous sétifien bien garni au moment où pour le reste de la journée, les vœux de l’Aïd continueront à gagner du terrain. F. Zoghbi

de la solidarité et du pardon est également celle des enfants, qui vêtus de leurs habits neufs, accompagnent leurs parents dans leurs visites aux autres membres de la famille, voisins et amis. Les visites aux disparus dans les cimetières ainsi que les nombreuses actions d’en-

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traide et de bienfaisance en direction des nécessiteux constituent les autres aspects de cette fête. L’après-midi, les familles ont consacré cette journée, ou du moins la matinée, à la dégustation de la viande dans une ambiance familiale. La grillade de la viande et la fumée qui se dégageait des braséros et

kanoun au-dessus des habitations. Certes, tous les chefs de ménage ne sont pas logés à la même enseigne car tous ne jouissent pas de la même situation sociale, mais certains moins aisés ont dû consentir des sacrifices pour relever la tête de leurs enfants. néanmoins, comme toujours en pareilles circonstances l’esprit de solidarité a prévalu et c’est logiquement que cet élan de générosité exercé par les plus aisés, les associations caritatives et les âmes charitables et généreuses a eu pour effet d’offrir aux ménages en panne quelques kilos de viande fraîche en guise de consolation. A Mascara, la tradition a été respectée même si la société reste divisée sur un point relatif à la consommation de la viande. Certains chefs de famille découpent le mouton le même jour, alors que d’autres par respect aux us et coutumes de leurs tribus, ne le font que le deuxième jour de l’Aïd, la wilaya de Mascara a enregistré une flambée du prix du mouton la veille de l’Aïd en particulier et ceux qui ont acheté bien avant la date de l’Aïd se sont dits heureux d’avoir anticipé l’achat de la bête car la différence était grande au vu des prix. A. Ghomchi

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ENTRETIEN AVEC MAHMOUD BOUSSOUSSA, AUTEUR DE DU CÔTÉ DU 20, RUE DE LA LIBERTÉ…

L’auteur, ancien journaliste au quotidien national d’information El Moudjahid, nous a fait parvenir à la rédaction un exemplaire de la nouvelle édition révisée et complétée de son ouvrage qui figurera parmi les livres présentés au prochain Salon du livre et consacré aux trente années passées au sein de notre corporation depuis l’année 1969 à 2000.
Longtemps spécialisé dans la rubrique «Régions» du journal où il a eu à animer les pages dédiées aux secteurs de l’agriculture, de l’hydraulique, du tourisme, de l’artisanat traditionnel, des transports et de l’enseignement, notre confrère, qui a effectué de nombreux reportages à l’intérieur du pays et à l’étranger, a rencontré au cours de sa carrière d’éminentes personnalités politiques à l’instar du général Giap et d’Abou El-Izz, ancien ambassadeur de la Palestine qu’il évoque dans ce livre, dont le texte retrace aussi ses souvenirs d’enfance et l’itinéraire de ses études. Pourquoi avoir choisi de rééditer votre livre au lieu d’en publier un nouveau ? Lorsque la première édition a été épuisée, le directeur de la maison d’édition m’a contacté pour une nouvelle édition. Le livre a intéressé beaucoup d’étudiants des sciences de la communication de l’institut supérieur de l’information, qui est devenu faculté des sciences de la communication et de l’information. De même que des étudiants de l’université des sciences politiques et les étudiants de l’école supérieure de journalisme, ainsi que des collègues et de jeunes journalistes francophones de quotidiens - public et privé - se sont montrés intéressés par l’ouvrage parce que j’évoque d’une manière honnête et sincère la profession, d’une manière générale la presse écrite, et particulièrement le journal El Moudjahid qui est le doyen et le moule dans lequel se sont formés des journalistes célèbres aujourd’hui, ainsi que des patrons de la presse privée à l’instar d’El Watan, Le Soir d’Algérie ou Liberté. Dans cette présente édition, nous avons changé la couverture du livre avec des photographies en couleur puisque dans la première édition, elles étaient sorties en noir et blanc et une meilleure présentation. Ce qui est important de dire ici, c’est que le texte a été réactualisé parce que nous avons des collègues qui sont morts depuis comme Mohamed Mansouri et d’autres qui ne sont plus de ce monde. Dans ce livre au titre évocateur et nostalgique, j’ai pris mon temps pour la rédaction contrairement à la première édition où l’on m’avait pressé. Je dois reconnaître que tout le mérite revient aux personnes qui m’avaient encouragé. Dans cet ouvrage j’évoque les bons souvenirs durant les trente années de mon exercice ainsi que les personnes que j’ai côtoyées. Vous parlez de confrères et consœurs … Oui, je parle des journalistes hommes et femmes que j’ai connus parce que pour moi l’homme et la femme, c’est la même chose, ils sont tous deux indispensables aussi bien dans les pays africains, disons tous les pays du tiers monde et dans presque la majorité des pays musulmans. Vous évoquez dans ce livre les débuts du journal avec un hommage à tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à son essor… Je parle aussi dans le chapitre trois de la décennie noire, une période très difficile que nous avons traversée et au cours de laquelle nous avons perdu des collègues qui ont été assassinés ; je prends par exemple le cas de Mohamed Abderrahmani, rédacteur en chef, de Mohamed Mekati, etc. Je consacre parallèlement des pages à ceux que l’on appelait autrefois «les forçats du plomb», à savoir tous les travailleurs de l’imprimerie qui exerçaient parfois durant toute la nuit et qui tapaient le texte des articles sur les machines lino avec des plaquettes en plomb. Cette imprimerie était liée au journal jusqu’en 1997 lorsqu’il y eut séparation du titre avec les moyens d’impression. Aujourd’hui, j’ai un peu la nostalgie de cette époque et je ne vous cache pas que je suis parfois triste. C’était une période où l’on a vu passer des gens et des responsables comme Nourredine Naït-Mazi, Farrah, Morsli, etc. Ils constituaient pour nous une pléiade de personnalités importantes. Je parle aussi dans ce livre de Salah Louanchi qui avait contribué au journal à l’époque où il s’appelait Le Peuple et bien avant lorsqu’il était dirigé par ceux que l’on appelait les «ultras» et qu’il s’appelait L’Echo d’Alger. Vous savez à cette époque, les Algériens n’avaient même pas le droit de passer dans cette rue, le 20, rue de la Liberté. C’est pour cela que je dis que ce livre s’adresse non seulement aux futurs journalistes, mais aux historiens car dans ce livre j’évoque à travers l’histoire d’El Moudjahid l’histoire de la révolution, des négociations à Evian. Avez-vous d’autres projets de livre ? Oui, je pense consacrer mon prochain ouvrage à la communauté algérienne vivant en Syrie au départ et comme il y a eu les derniers événements, alors j’ai opté pour la communauté qui vit au Canada, qui est très importante actuellement au Québec et à Montréal au point où il y a eu des accords entre les gouvernements des deux Etats puisque les vols de la compagnie algérienne ont été renforcés. Dans ce livre, je parlerai de la vie de nos cadres algériens là-bas et même des députés algériens au Parlement canadien. Je pense à cet ouvrage depuis mon séjour au «pays du bois et du blé», j’ai beaucoup apprécié ce voyage dans un pays qui représentait pour moi, malgré le climat froid, un véritable paradis sur terre. Propos recueillis par L. Graba

« L’histoire d’El Moudjahid peut servir les historiens »

Culture

EL MOUDJAHID

Décès de la cinéaste et écrivaine sénégalaise Khady Sylla

la presse que dans d’autres secteurs d’activité. J’ai toujours pensé que la femme algérienne a un rôle important à jouer dans la société comme elle l’avait démontré pendant la guerre de Libération en s’engageant et je pense qu’il ne faut pas oublier cela. Son rôle était d’ailleurs tout aussi crucial après l’indépendance pendant la bataille d’édification et j’évoque justement cela dans mon livre. Nous pouvons nous enorgueillir d’avoir actuellement des femmes ministres et des députés à l’Assemblée nationale contrairement à l’idée reçue. La positiaon des femmes est nettement plus avantageuse que dans d’autres pays arabes, je pense ici aux pays du Golfe où l’on interdit à la femme de conduire, cela est valable pour

La cinéaste et écrivaine sénégalaise Khady Sylla est morte la semaine dernière dans son pays, a rapporté mardi la télévision publique sénégalaise RTS. Mme Sylla, 50 ans, était malade. Elle est décédée le 8 octobre à Dakar et a été inhumée le lendemain à Touba (près de 195 km à l'est de la capitale). Elle était saluée comme une cinéaste de grand talent, ayant pris le parti de l'esthétique, en dépit de sa courte filmographie comprenant cinq œuvres dont certaines ont reçu plusieurs distinctions à l'étranger: Les Bijoux (1997), Colobane Express (2000), Une fenêtre ouverte (2005), Le monologue de la muette (2008, coréalisé avec le Belge Charlie Van Damme), ainsi que Simple parole, actuellement en cours de finition, coréalisé avec sa sœur, également cinéaste, Mariama Sylla Faye. Née le 27 mars 1963 à Dakar, Khady Sylla a étudié jusqu'au baccalauréat dans la capitale sénégalaise et la philosophie à Paris, où elle a enseigné l'alphabétisation aux populations migrantes, selon la revue culturelle Africultures. «Elle se consacre à l'écriture et compte plusieurs romans dont Le Jeu de la mer Ed. l'Harmattan 1992, et des nouvelles avant de passer au cinéma ; elle a écrit par ailleurs des scénarios et adaptations», a indiqué Africultures. De même source, Une fenêtre ouverte a obtenu le prix de la meilleure première œuvre au Festival international du documentaire de Marseille (FID) et Le monologue de la muette a reçu de nombreuses distinctions.

A

près une première tentative de Fella Matougui intitulée Nahla et les Touareg, les éditions Z-link ont enrichi leur collection de mangas destinés au lectorat féminin avec un nouvel album collectif titré Loundja de l’auteur Amir Cheriti et de la talentueuse dessinatrice Yasmine Boubakir. Ce manga version féminine relate le quotidien d’une lycéenne attachante, prénommée Loundja atteinte d’une «maladie» rare qui lui fait inverser les expressions de tristesse et de joie sur son visage, ce qui l'expose aux moqueries de ses camarades et l’exclut peu à peu de la vie sociale. Plus Loundja est triste plus elle rit aux éclats et inversement, un état qui l’empêche de vivre sa vie d'adolescente et inquiète au plus haut point ses parents et son unique amie. Pensionnaire d’un orphelinat, la petite Camélia devient la confidente de Loundja et l'aide à surmonter progressivement son handicap. En retour, Loundja s'avère d'un appui précieux à la jeune orpheline traumatisée. Grâce à une solidarité sans faille et leur sens de l'entraide, les deux amies arrivent à soulager leurs peines et à sortir de l’isolement... Par son style minutieux et son souci de l'esthétique, Yasmine Boubakir sert avec un certain art le genre «Shôjo» de manga destiné à un jeune

La jeune bédéiste Yasmine Boubakir signe son second album
PARUTION

lectorat féminin. L’influence des mangas japonais est aussi très claire dans le style de l’auteur qui a créé des personnages dans ce genre de BD. Reconnue pour son talent en matière d’illustration, Yasmine Boubakir était la première dessinatrice à rejoindre l’équipe de la revue spécialisée Laabstore en 2008 avant d’éditer son premier «Dz-Shôjo» intitulé Une geisha, un destin. Rencontrée par l’APS au dernier Fibda (Festival international de la bande dessinée d’Alger, elle ne tarit pas sur l'intérêt qu'elle porte au manga et à l’aspect visuel de la BD qu’elle «cultive», avouet-elle, grâce aux adaptations TV. Loundja se révèle le parfait exemple d’un travail d’équipe professionnelle où chaque bédéiste s’occupe du volet qu’il maîtrise le mieux. L'album est le fruit d'une collaboration avec Amir Cheriti qui en signe le scénario. Auteur à ses débuts de BD courtes, il a déjà réalisé un album, Roda, paru en 2012. S'il confirme la tendance du manga destiné au lectorat féminin à s’éloigner de la fiction pure au profit de situations vécues, le scénario de Loundja, élaboré en Français, son découpage évoquerait, cependant, plus un épisode de sitcom qu’une narration cinématographique, observe-t-on.

FESTIVAL DU CINÉMA CORONA CORK (IRLANDE DU SUD)

L

e long métrage Rengaine du réalisateur franco-algérien Rachid Djaïdani prendra part au 58e festival du cinéma «Corona Cork», prévu du 9 au 17 novembre prochain dans la ville de Cork (sud-ouest de l'Irlande), annoncent les organisateurs. D'une durée de 75 mn, Rengaine (2012) traite des questions du racisme et des conflits dus aux différences culturelles et communautaires. Ici les communautés maghrébine et d'Afrique subsaharienne de France. A travers l'histoire de Dorcy, un jeune chrétien, interprété par Stéphane So Mongo, et Sabrina, jeune Maghrébine incar-

Rengaine de Rachid Djaïdani au programme
née par Sabrina Hamida, Rachid Djaïdani s'attaque à l'incapacité à aller vers l'autre et à l'accepter dans ses différences religieuses et culturelles. Epris l'un de l'autre, Dorcy et Sabrina s'emballent dans un amour impossible provoquant de vives oppositions dans leurs entourages respectifs au projet de leur mariage. Slimane Dazi dans le rôle de Slimane, le grand frère de Sabrina, porte à l'écran avec une grande violence les tensions générées par une telle union. Rengaine a obtenu plusieurs distinctions internationales dont le prix de la Fédération de la presse cinématographique (Fipresci-2012) et le prix

du Festival international du film indépendant de Bordeaux (France) en 2012.

Jeudi 17 Octobre 2013

EL MOUDJAHID

Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du jeudi 12 Dou El-Hidja 1434 correspondant au 17 octobre 2013 :
- Dohr.........….............12h33 - Asr.............................15h42 - Maghreb................... 18h12 - Icha……...……....... 19h30
Vendredi 13 Dou El-Hidja 1434 correspondant au 18 octobre 2013 :

CONDOLEANCES
Le Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Locales, le Secrétaire Général, le Chef de Cabinet, les cadres des Collectivités Locales et l'ensemble du personnel, très affectés par le décès de la belle-mère de Monsieur SENDID Mohamed Mounib, Wali d'El Oued, présentent à sa famille leurs sincères condoléances et l'assurent, en cette pénible circonstance, de leur profonde compassion. Ils prient Dieu Tout-Puissant d'accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde. «À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub

Vie pratique

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CONDOLEANCES
Le ministre des Affaires étrangères, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, le secrétaire général et l’ensemble du personnel du ministère des Affaires étrangères, très affectés par le décès de la mère de leur collègue Monsieur ABDELMADJID NAAMOUNE, lui présentent, ainsi qu’aux membres de sa famille leurs sincères condoléances, et les assurent, en cette pénible circonstance, de leur profonde compassion. Ils prient Dieu le Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde.
El Moudjahid/Pub ANEP 546125 du 17/10/2013

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El Moudjahid/Pub du 17/10/2013

Vends

Demande d’emploi

CONDOLEANCES
Le ministre des Affaires étrangères, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, le secrétaire général et l’ensemble du personnel du ministère des Affaires étrangères, très affectés par le décès du fils de leur collègue Monsieur MOSTEFA BOUDIB, lui présentent, ainsi qu’aux membres de sa famille leurs sincères condoléances, et les assurent, en cette pénible circonstance, de leur profonde compassion. Ils prient Dieu le Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde.
El Moudjahid/Pub ANEP 546126 du 17/10/2013

Jeune homme, 20 ans, cherche emploi en qualité d’aide-cuisinier, diplôme dans la filière, expérience 14 mois. Téléphone : 0558.22.79.67
El Moudjahid/Pub du 17/10/2013

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA

EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA

20, rue de la Liberté, Alger Téléphone : 021.73.70.81 Présidente-Directrice générale de la publication

Kamal oulmane — Achour cheurfi
diRectioN geNeRAle Téléphone : 021.73.79.93 Fax : 021.73.89.80 diRectioN de lA RedActioN

Naâma Abbas
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BUReAUX RegioNAUX coNStANtiNe 100, rue Larbi Ben M’hidi Tél. : (031) 64.23.03 oRAN Maison de la Presse 3, place du 1er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94 ANNABA 2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24 BoRdJ BoU-ARReRidJ Ex-siège de la wilaya Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000 Tél/Fax : (035) 68.69.63 Sidi Bel-ABBeS Maison de la presse Amir Benaïssa Immeuble Le Garden, S.B.A. Tél/Fax : (048) 54.42.42 BeJAiA : Bloc administratif, rue de la Liberté. Tél/Fax : 034.22.10.13 tiZi oUZoU : Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts) Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville Tél. - Fax : (026) 21.73.00 tleMceN :12, place Kairouan Tél.-Fax : (043) 27.66.66 MAScARA : Maison de la Presse Rue Senouci Habib Tél.-Fax : (045) 81.56.03 ceNtRe AiN-deFlA : Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste) Tél/Fax: 027.60.69.22 PUBlicite Pour toute publicité, s’adresser à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de Publicité “ANEP” AlgeR : 1, avenue Pasteur Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43 Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150 Télex : 81.742 oRAN : 3, rue Mohamed Khemisti Tél. : (041) 39.10.34 Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320 ANNABA : 7, cours de la Révolution Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38 Régie publicitaire EL MOUDJAHID 20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70 ABoNNeMeNtS Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux ou commandes de photos, s’adresser au service commercial : 20, rue de la Liberté, Alger. coMPteS BANcAiReS Agence CPA “Che” Guevara - Alger Compte dinars n° 102.7038601 - 17 Agence BNA Liberté - Dinars : 605.300.004.413/14 - Devises : 605.310.010078/57 Cptes BDL - Agence Port Saïd - Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28 - Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28 Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger iMPReSSioN Edition du Centre : Société d’impression d’Alger (SiA) Edition de l’Est : Société d’impression de l’est, constantine Edition de l’Ouest : Société d’impression de l’ouest, oran Edition du Sud : Unité d’impression de ouargla (SiA) diFFUSioN centre : EL MOUDJAHID tél. : 021 73.94.82 ouest : SARl “SdPo” tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARl “tdS” tél-fax : 029 75.02.02 est : SARl “SodiPReSSe” : tél-fax : 031 92.73.58

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CONDOLEANCES

ANEP 546120 du 17/10/2013

CONDOLEANCES
Le Directeur Général et L'ensemble du personnel de la Caisse Nationale des Retraites (CNR), profondément attristés par le décès du frère de notre collègue KHIRI Azzedine, employé à la CNR Siège, lui présentent ainsi qu’à toute sa famille leurs sincères condoléances, et les assurent, en cette pénible circonstance, de leur profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. «À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub ANEP 546091 du 17/10/2013

Le Président-Directeur Général d'ATM Mobilis, ainsi que l'ensemble du personnel y exerçant, très affectés par le décès du frère de notre collègue Melle OUNIS FATIHA, de la Direction des Transmissions d'ATM Mobilis, lui présentent, ainsi qu'à sa famille leurs condoléances les plus attristées et les assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa sainte miséricorde et l'accueille en Son vaste Paradis. «À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub ANEP 546090 du 17/10/2013

CONDOLEANCES

Société de Gestion des Participations de l’Etat «Ports» SOGEPORTS Entreprise Portuaire de Djen-Djen SPA au capital de 1 040 000 000 DA

SOCIETE CIVILE DES COMMISSAIRES PRISEURS Maîtres CHERFAOUI Mohamed & NEKMOUCHE Yahia 05, Rue du 1er-Novembre BOU-ISMAIL Tél (024) 46-10-89 //(0770) 54-86-05 (0661) 67-21-40

France : iPS (international Presse Service) tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

Le Directeur Général de L'entreprise Portuaire de DJEN-DJEN, les cadres dirigeants, le Comité de Participation, la section Syndicale et l'ensemble des travailleurs de l'entreprise Portuaire de DJEN-DJEN, ayant appris le décès de la mère de Monsieur FARAH Hocine, Directeur Régional de la CAAT. Constantine, présentent à toute la famille, parents et alliés, leurs sincères condoléances et les assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur profonde sympathie. Qu'Allah accorde à la défunte Sa clémence et sa miséricorde, et l'accueille dans Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub ANEP 25009188 du 17/10/2013

Il sera procédé, le 23 octobre 2013, à 10h, au siège de l'entreprise EPIC GECETAL Décharge Domaine HAMCI Ramdane MAHELMA, à la vente aux enchères publiques des lots suivants : 01- 75T PLASTIQUE PRESSE EN BALLOTS (PVC/PET/PEHD/SACHETS) 02- 75T PLASTIQUE NON PRESSE (PVC/PET/PEHD/SACHETS) PAPIER 03- ALLUMINIUM/ETEIN 04 - AUTRES METAUX Pour tout renseignement complémentaire, s'adresser à notre office de BOU-ISMAIL, les journées ouvrables de 09h30 à l2h. Conditions de vente habituelles, les soumissions cachetées doivent être déposées par l’intéressé à BOUISMAIL, au plus tard une journée avant la date de l'adjudication, joindre copie pièce d'identité, les Fols Enchérisseurs ne sont pas admis, Vente au Poids (kg).
El Moudjahid/Pub du 17/10/2013

AVIS DE VENTE AUX ENCHERES PUBLIQUES

Jeudi 17 Octobre 2013

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Cette journée sera très importante du fait qu’elle va nous renseigner sur la force tranquille du leader belabbésien. En effet, la sortie de l’USMBA, de Bira, à Batna pour y affronter le MSPB sera assez périlleuse.

Périlleux déplacement du leader à Batna
LIGUE 2 (8e JOURNÉE)
Programme Rencontre Catégorie Séniors Horaire 15H Vendredi 18 Octobre MSPB / USMBA 2013 // // // // «lait sur le feu», de la formation locale qui est en train de récupérer un peu de sa superbe. Les Nahdistes qui restent sur un nul à domicile ont intérêt à renouer avec le gagne s’ils ne veulent pas se faire distancer par la meute des «grosses cylindrées». WAT-CAB, le choc entre deux ex-pensionnaires de la Ligue 1, sera très intéressant à suivre. L’avantage du terrain aura son importance, c’est certain ! Par ailleurs, la logique prédominera, notamment pour les équipes recevantes. Hamid Gharbi // // // ASK / MCS USMAn / NAHD ABM / USMB USMMH / USC ABS / OM ESM / ASMO WAT / CAB

Sports

EL MOUDJAHID

C

ar les Batnéens du MSPB sont en train de se reprendre, comme le montre leur dernier bon classement qui leur avait permis d’accrocher le CAB dans le derby des Aurès. L’ASMO, une équipe qui marche bien en ce moment, se rendra à Tlemcen pour tenter de prendre la mesure d’une équipe mostaganémoise en très mauvaise posture en ce moment. Les Blidéens, qui amorcent une spectaculaire remontée actuellement, n’auront pas la partie belle en allant presque tenter le «diable» à Merouana. L’équipe locale est à la recherche d’un succès pour remonter la pente, elle qui est très mal positionnée après le déroulement de la 7e journée de Ligue 2. L’ABM va profiter de la venue des Blidéens pour grimper un peu au classement général. Toutefois, les Blidéens qui ont le vent en poupe suite à leurs derniers bons résultats ne va pas leur faciliter la tâche. Ils joueront pour la gagne. Le NAHD, qui se déplacera à Annaba, devra se méfier, comme le

Lieu Stade du 1erNovembre Batna Stade ABEDHamdani ElKhroub Stade 19-Mai Annaba Stade Merouana Stade 5-Juillet Hadjout Stade OPOW Bousaada Stade Com FERADJ Mostaganem Stade Akid-Lotfi Tlemcen

Séniors Séniors Séniors Séniors Séniors Séniors Séniors

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MONDIAL-2014

evirement de situation au Khroub. Après avoir annoncé avec insistance l'éminente arrivée de Mourad Rahmouni, c'est finalement Khezzar qui s'installera à la barre technique du club khroubi. Celui-ci vient succéder à Zekri, démissionnaire de son poste il y a une dizaine de jours. Initialement, c'est Mourad Rahmouni, parti du MOB, lui aussi, récemment qui devait être nommé. Le technicien avait tout conclu avec Khettabi et il ne restait plus que la signature du contrat,

Rahmouni, les raisons d'une volte-face
ASK
d'autant que les deux parties s'étaient même entendues sur les objectifs à atteindre, avant que les contacts ne s'interrompent d'un coup. La raison ? Mourad Rahmouni a été mis au courant, nous diton, que des membres du conseil d'administration auraient tâté le terrain auprès de Bouarrata. Une offre lui a même été faite, mais l'ancien entraîneur du CAB, pourtant à l'arrêt, a décliné poliment l'offre. Cette façon de faire a grandement déplu à Mourad Rahmouni qui aurait demandé à son agent

d'interrompre les négociations, car ne voulant pas faire office de choix par défaut. Entraîneur ayant déjà fait ses preuves au MOB, avec une accession historique en Ligue 1 sur son CV, Rahmouni demandait à juste titre du respect. Dans l'urgence, la direction de l'ASK s'est rabattue sur la piste Khezzar. Celui-ci entamera ce week-end sa mission avec comme objectif l'accession. Pas si évident que ça. A. Benrabah

L

e défenseur international algérien du FC Parme (Serie A italienne de football), Djamel Mesbah, a estimé mardi que l'équipe nationale est appelée à bien préparer son match retour face au Burkina Faso, prévu le 19 novembre à Blida (19h15), comptant pour le tour des barrages qualificatif à la coupe du monde 2014 au Brésil. "Il faudra bien se préparer. Chaque joueur va essayer d’être en forme pour ce rendez-vous. Il ne faudra surtout pas passer à côté de ce match qui peut nous qualifier pour la coupe du monde", a indiqué le latéral gauche des Verts au site spécialisé RMC sport. L'Algérie s'est inclinée samedi à Ouagadougou face au Burkina Faso (3-2), en match aller disputé au stade du 4 août. Les Algériens ont longuement contesté le penalty accordé aux "Etalons" en fin de match, qui a offert le succès aux locaux. "On est

Djamel Mesbah (défenseur) : "Il faudra bien se préparer pour la manche de Blida"

BARRAGES RETOUR ALGÉRIE - BURKINA FASO :

PATRICE BAUMELLE (NOUVEL ENTRAÎNEUR DE LA ZAMBIE) :

joueurs de la sélection avec Madjid Bougherra, reste confiant en vue du match retour. "On doit penser à nous. On sera à la maison. C’est un match couperet. Mais je ne me fais pas de souci. Nous avons une bonne équipe, un bon groupe. Nous allons aborder ce match avec de la confiance, mais aussi de la prudence. Si nous serons au top, il n’y aura pas de souci", a-til conclu.

"Qualifier l'équipe pour la CAN2015 n’est pas une sinécure"

Le Ghana atomise l'Égypte 6-1
déçus par rapport au résultat et à ce penalty en fin de match qui n’y était pas du tout. Mais on va retenir les points positifs de ce déplacement. On a marqué deux buts. C’est de bon augure pour le retour. Il faut oublier ce qui s’est passé sur ce penalty. C’est une grosse erreur, un scandale à ce niveau de la compétition, mais il faut l’oublier", a-t-il ajouté. Mesbah (29 ans), l'un des plus anciens L'équipe ghanéenne de football a largement battu mardi son homologue égyptienne (6-1, mi-temps 31), en match aller disputé à Kumasi, comptant pour le tour des barrages qualificatif à la Coupe du monde 2014 au Brésil (12 juin-13 juillet). Le Ghana a marqué ses buts grâce à Gyan Asamoah, auteur d'un doublé (4’, 54’), Wael Gomaa (c.s.c, 22’), Waris Majeed (44’), Sully Muntari (73’, sur penalty) et Christian Atsu (89’), alors que l'unique réalisation de l'Égypte a été inscrite par Mohamed Aboutreika (41’, sur penalty). Grâce à cette large victoire, les "Black Stars", qui ont dominé les débats de bout en bout, mettent carrément un pied au prochain Mondial brésilien, d'autant que la mission des joueurs du sélectionneur des "Pharaons", l'Américain Bob Bradley, est quasiment impossible. Le match retour se jouera mardi 19 novembre prochain au stade de l'Académie militaire au Caire.

Belfodil pourrait partir à la Fiorentina (Italie)

La Fiorentina (Serie A italienne de football) voudrait recruter l'attaquant algérien Ishak Belfodil, en manque de temps de jeu à l'Inter Milan, comme doublure de l'avant-centre allemand Mario Gomez, croit savoir mardi la presse locale. Selon le quotidien La Nazione di Firenze, l'entraîneur de la "Viola", Vincenzo Montella, voudrait un vice-Gomez plus expérimenté que le jeune croate Ante Rebic, 20 ans. Il a ainsi dans son calepin le nom de Belfodil. "Montella croit beaucoup en Rebic, mais la deuxième partie de saison, où les matches vont se succéder sur trois fronts (Serie A, coupe d'Italie et Europa League) va être dure, et le club a besoin d'un joueur qui connaît déjà le championnat italien et ses mécanismes", écrit le journal florentin. Le club des frères Della Valle songe ainsi sérieusement à entamer des pourparlers avec l'Inter pour le prêt d'Ishak Belfodil, 21 ans, durant le mercato hivernal avec option d'achat, ajoute-t-on de même source. L'international algérien avait rejoint les "Nerazzurri" durant l'intersaison en provenance de Parme pour un contrat de cinq saisons, mais sans pouvoir s'imposer au sein de la formation milanaise dirigée par Walter Mazzarri.

Le nouvel entraîneur de la sélection zambienne de football, Patrice Beaumelle, a reconnu que la qualification des "Chipolopolo" à la coupe d'Afrique des nations 2015 (CAN-2015) n'allait pas être une "sinécure" puisque les éliminatoires sont "toujours difficiles", selon une interview parue mardi dans le magazine France Football. "Qualifier une équipe pour la CAN n’est pas une sinécure, les éliminatoires sont toujours difficiles. Dans ma courte expérience d’entraîneur, j’ai appris qu'en football, tout va très vite. Alors, je dirai que l’envie et la motivation sont intactes. Après, est-ce que je serai à la tête des Chipolopolo, ça je n'en sais rien pour le moment !" a déclaré le jeune technicien français, sous contrat avec la Fédération zambienne (FAZ) jusqu'en août 2014. "Notre métier d'entraîneur est tel que nous devons toujours être prêts à relever des challenges, quels qu'ils soient. Je dois énormément à la Zambie et aux Chipolopolo. À 35 ans, j ai participé à trois CAN, et gagné celle de 2012. J’aime la Zambie et le continent africain avec toutes ses spécificités et ses complexités", a ajouté Patrice Beaumelle, nommé sélectionneur de la Zambie en remplacement d'Hervé Renard, parti à Sochaux et dont il était l'adjoint depuis avril 2008. Beaumelle débute ce mardi dans ses nouvelles fonctions à l'occasion du match amical de prestige contre le Brésil à Pékin, ce qui va compenser, selon lui, "une partie" de la déception née de la défaite (2-1) contre le Ghana à Kumasi en éliminatoires de la coupe du monde, synonyme d'élimination de la course au Mondial brésilien. "Tout le monde a été déçu, car après avoir remporté la CAN-2012, c’était notre rêve d’amener les Chipolopolo au Brésil", a-t-il raconté. "Jouer le Brésil a forcément une saveur spéciale et un privilège. Jouer cette fantastique équipe à Pékin au stade Olympique, le +Nid d'Oiseau+, restera une expérience incroyable pour moi, mais aussi pour les garçons. Aussi, nous prenons ce match comme une consolation, mais ça me laisse un petit goût amer. Nous allons représenter le pays, mais aussi tout le continent africain, et j’espère que nous serons à la hauteur de l’événement. Je souhaite prendre du plaisir et tirer beaucoup d’enseignements de ce match, face au quintuple champion du monde", a conclu l'ex-adjoint d'Hervé Renard.

El Djadida, d'Abdelhak Benchikha, se qualifie pour la demi-finale
COUPE DU MAROC

Résultats des matchs (aller) du tour des barrages :
Burkina Faso-Algérie Éthiopie-Nigeria Tunisie-Cameroun Côte d'Ivoire-Sénégal Ghana-Egypte (3-2) (1-2) (0-0) (3-1) (6-1)

L’équipe du Difaâ Hassani d’El Jadida (DHJ, D1), entraînée par le technicien algérien Abdelhak Benchikha, s’est qualifiée, lundi soir, pour les demi-finales de la coupe du Maroc en éliminant le Wydad Casablanca, vainqueur du trophée à neuf reprises, aux tirs au but (5-6) au complexe sportif Mohammed-V de Casablanca. Le temps réglementaire et les prolongations se sont achevés sur un score de parité (1-1) après les buts du Gabonais Johan Lengoualama (12’) pour le DHJ et l'égalisation de Nabil Oualji (26’) le WAC. Les Jdidis rejoignent, dans le dernier carré, l'Olympic club de Safi (D1), le Raja de Béni-Mellal (D2) et le Raja Casablanca (D1). Pour rappel, l'ancien sélectionneur de l'équipe nationale algérienne de football a été engagé, en juillet dernier, pour une saison renouvelable. C'est sa première expérience à la direction technique d'une formation marocaine.

Jeudi 17 Octobre 2013

EL MOUDJAHID

Retour à la compétition après un arrêt de plus d'une semaine, en raison de la sortie officielle de l'équipe nationale dans le cadre de la manche aller des éliminatoires du Mondial 2014 (barrages aller) face au Burkina Faso (3 à 2).

Le vrai test pour les "Canaris"
LIGUE 1 (8ème JOURNÉE)

Sports

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JSK-ESS

Litige ENTP-Al Djazzera : Le principe de réciprocité
Dans la lucarne
Le match Burkina Faso-Algérie comptant pour la manche aller des barrages pour le Mondial brésilien avait été suivi par un conflit qui a surgi entre l'ENTP et Al-Djazzera qui avait acheté au prix fort les droits TV. En effet, l'entreprise algérienne qui n'avait pu conclure ses négociations avec les responsables d'Al Djazeera qui ont placé la barre très haut pour les clouer d'avance au pilori et de leur créer des problèmes avec leurs téléspectateurs qui aiment l'EN plus que tout. Les desseins de la chaîne qatarie étaient évidents. Car, dès le départ, elle avait décidé de faire transmettre le match Burkina Faso-Algérie sur sa chaîne non cryptée afin d'obliger les Algériens à suivre le match sur sa chaîne AlDjazeera-sport et montrer par ricochet que l'ENTP n'était pas capable de faire profiter le public algérien pour suivre cette rencontre. On a voulu ainsi "piéger" l'ENTP. Heureusement que ses responsables et notamment le Directeur Général, M. Toufik Khelladi, avait donné instruction à ses techniciens de faire passer le match sur la chaîne terrestre. C'est ainsi que les Algériens ont pu voir et entendre la couverture du match avec une "voix" typiquement algérienne. Cette position prise par la chaîne algérienne n'était pas du goût d'Al-Djazeera qui avait dénoncé le fait que la Télévision Algérienne ait diffusé le match Burkina Faso d'une manière illégale. Elle l'avait fait à travers une pancarte écrite à la main. Ce n'était nullement la meilleure manière de gérer cet incident. Toujours est-il, le premier responsable de l'ENTP a affirmé sans ambages qu'il "assumait" sa position du fait qu'il n'a fait qu'utiliser le principe de la réciprocité. Il avait usé d’un argument qui mérite d'être pris en considération, puisque Al-Djazeera avait retransmis, la saison écoulée, la finale de la coupe d'Algérie USMA-MCA sans qu'elle soit autorisée à le faire. Malgré l'opposition de l'ENTP, Al-Djazzera est passée outre la position algérienne en transmettant le match d'une manière illégale. On peut dire qu’on est quitte à ce moment-là. Pourquoi, aujourd'hui, certains n'ont pas hésité à vilipender l'ENTP en proférant des insanités à son encontre tout en défendant les intérêts d'Al-Djazzera comme s'ils étaient, eux-mêmes, des salariés directs de cette chaîne. Pourtant, comme l'avait affirmé le DG de l'ENTP, cette affaire qui a pris des proportions assez grandes, dépasse le cadre d'une simple opération économique ou financière. Lorsqu’on veut imposer à l'ENTP d'ouvrir un bureau d'Al-Djazzera à Alger, on cherche d'autres raisons pour infléchir la position de la Télévision algérienne. C'est, d'ailleurs, la principale raison qui a fait que les négociations entre AlDjazzera et l'ENTP n'ont pas abouti dès leur amorce. Ce n'est donc pas un problème d'argent qui est derrière ce litige qui n'a pas connu son épilogue jusqu’ici, puisque la chaîne qatarie a intenté un procès contre la chaîne algérienne. Pour la manche retour, le DG de l'ENTP est décidée à retransmettre Algérie-Burkina Faso aussi bien sur la chaîne terrestre que sur les chaînes satellitaires. Il faut dire que le pouvoir de l'argent doit cesser. Pour cela, il faut que les nations africaines qui font le spectacle réagissent. Elles sont actuellement vraiment "exploitées", puisque les sous-traitants arrivent à leur « fourguer » leur propre spectacle à des prix qui dépassent l'entendement. Il est clair que les Africains sont victimes de sous-traitants qui ne reculent devant rien pour imposer leur diktat à des équipes africaines livrées, le moins que l'on puisse dire, à elles-mêmes. Perdurer dans l'erreur est diabolique, comme dit l'adage. La CAF doit changer la manière avec laquelle elle vend les droits de l'image, puisque l'acheteur exclusif revend ses droits à un sous-traitant pour augmenter le prix des droits de transmission. Le problème se pose uniquement en Afrique. Ailleurs, tout est réglé comme sur du papier musique. On doit sortir de cette spirale infernale qui ne sert pas les affaires des téléspectateurs africains ! Hamid Gharbi

G

C

ette reprise de la Ligue 1 coïncide avec le grand choc entre la JSK et l'ESS qui se déroulera sur le synthétique du stade du 1er-Novembre de Tizi-Ouzou. L'importance de cette empoignade réside dans le fait qu'elle aura lieu entre le leader, l'ESS, et son dauphin, la JSK. Deux points les séparent pour le moment. Les locaux profiteront de ce face-à-face avec les Sétifiens pour tenter de reprendre leur fauteuil avec un point d'avance en cas de succès. Un nul, cependant, ferait les affaires des visiteurs du fait que les choses resteront, auquel cas, à l'identique. Une victoire, par contre, des poulains de Christian Lang, l'ex-entraîneur de la JSK, va leur permettre de prendre carrément le large. L'enjeu de cette sortie au sommet est on ne peut plus évident. Les "Canaris", qui étaient invités à Agadir à l'occasion de l'inauguration du stade d'Agadir qui abritera

des matches de la coupe du monde des clubs, ont pu jouer un match amical contre Hassania Agadir. Certes, ils ont perdu sur le score de 1 à 0, mais AïtDjoudi et son groupe estiment avoir bien joué. Selon les spécialistes, les poulains d'Aït-Djoudi ont très bien préparé cette joute assez importante pour la course au titre, même si le chemin est encore long. Il va permettre aux locaux de soupeser leurs forces devant l'une des meilleures équipes d'Algérie, surtout qu'elle est le champion d'Algérie en titre. Les Sétifiens, pour leur part, constituent un ensemble pas facile à amadouer. Les Mouloudéens, qui les avaient affrontés au stade du 08-Mai 45, l'ont vérifié à leurs dépens, puisqu'ils leur ont laissé les trois points de la victoire. Ce qui montre que cet ensemble sétifien n'est pas à la portée du premier venu. Il faudra être vraiment au "top"

pour espérer le surprendre. Il est certain que cette rencontre qui sera télévisée ce samedi sera très captivante, puisque le suspense sera omniprésent, eu égard à l'équilibre des forces. Par ailleurs, la sortie des Usmistes, à El-Eulma, pour se mesurer au MCEE, ne sera pas de tout repos. Au stade de Bologhine, le derby du Centre entre le MCA et le RCA, le nouveau promu, sera très rude pour les gars de l'Arbaâ qui ne sont qu'à trois points de l'ESS. Par conséquent, il faudra faire très attention de cette équipe de la banlieue d'Alger qui évolue sans le moindre complexe. La logique prédominera dans les autres confrontations. Hamid Gharbi

Programme : Samedi 18h00
- USMH-JSMB (15h00) - CABBA-ASO - JSK-ESS (17h45) - MCA-RCA - MCEE-USMA - CSC-CRBAF - JSS-MCO (15h00) - MOB-CRB

La qualification de Hameur Bouazza en stand-by
ES SÉTIF
La qualification de la nouvelle recrue de l’ES Sétif (Ligue 1 algérienne de football), l’ancien attaquant international, Hameur Bouazza, est "toujours en stand-by", a appris l'APS mardi auprès de la direction du club des hauts plateaux. "Nous avons déposé le dossier de Bouazza depuis plusieurs jours au niveau de la Fédération algérienne de football (FAF) pour qu'il soit qualifié au sein de l'ESS, mais à l'heure actuelle, la situation est toujours en stand-by. Nous allons profiter de la réunion, prévue ce jeudi, entre les présidents de clubs et Mohamed Raouraoua (président de la FAF, ndlr), pour lui exposer cette question", a affirmé à l'APS Azzedine Arab, président de la SSA/ESS. Hameur Bouazza (28 ans) avait signé un contrat de deux saisons avec le champion d'Algérie en titre, mais il est toujours dans l'attente de la dérogation que doit lui délivrer la FAF, en sa qualité d’ancien international. Le président de la Ligue professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj, avait estimé qu’il était difficile à Bouazza d’être qualifié à l’ESS, avant le prochain mercato d’hiver en dépit de son statut d’ex-international. Le premier responsable de la LFP a expliqué que le système de régulation des transferts (TMS) de la Fédération internationale de football (FIFA), nécessaire pour la qualification d’un

Pas de match avancé demain vendredi (Ligue1)
La LFP avait pris l’habitude de faire avancer une journée du championnat national de Ligue 1 afin de faire profiter le public algérien de deux matches télévisés par week-end. Cette fois-ci, et exception à la règle, il n’y aura pas de match avancé. On a agi ainsi afin de laisser les joueurs profiter, on ne peut mieux, de la fête de l’Aïd El Kébir et surtout des retrouvailles familiales. H. G.

joueur venant de l’étranger, est "actuellement fermé". Bouazza n’est pas le seul ex-international dans cette situation, puisque le milieu de terrain offensif, Amri Chadli qui vient de s’engager pour deux saisons avec le MC Oran, est également dans l’attente de sa qualification. La FAF a souvent accordé des dérogations aux joueurs ayant porté le maillot national afin d’être qualifiés dans des clubs de leur choix en dehors des périodes de transferts fixées. Une procédure visant à les aider à renouer avec la compétition pour éventuellement être utilisés en sélection nationale.

Les condoléances du Président de la LFP
DÉCÈS DE M. KHELFA MOHAMED
M. Khelfa Mohamed, ancien président des Commissions de finance et de discipline de la Ligue Nationale (2006/2011) est décédé vendredi à l’âge de 73 ans. Il est mort dans le bureau qu’il occupe au stade de Bologhine en sa qualité de président actuel de l’OMSE Bologhine. Suite à cette triste nouvelle, le président de la Ligue de Football Professionnel, M. Mahfoud KERBADJ présente au nom du Conseil d’Administration et de tout le personnel de la Ligue, ses condoléances les plus attristées à sa famille et à l’association de l’OMSE Bologhine. Il prie Dieu le Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en Son Vaste Paradis.

Jeudi 17 Octobre 2013

VisiTE inopinéE DU MinisTrE DEs TrAVAUx pUBLiCs à Ain DEFLA
e ministre des travaux publics, Farouk Chiali a effectué une visite inopinée la veille de l’Aïd, lundi dernier au niveau du tronçon autoroutier qui traverse la wilaya d’Ain-Defla. Accompagné du wali de la wilaya d’Ain-Defla qui a déclaré n’avoir été informé de cette visite qu’à la dernière minute, M. Farouk Chiali s’est enquis de visu et in situ des travaux de maintenance et de suppression des points noirs dans les deux sens du tronçon à hauteur des communes de Zeddine, Tiberkanine, Bourached et de Djellida. Le ministre a pointé du doigt la mauvaise qualité des joints de dilatation, des plaques métalliques enrobées d’une couche en caoutchouc, au niveau d’un ouvrage d’art. Ailleurs, ce sont des affaissements et des détériorations de chaussée qui ont été réparées. «Ce sont des points noirs à l’origine d’accidents et pour lesquels nous avons instruits les directeurs concernés lors du dernier regroupement à y remédier avant la fin du mois courant car il y va de la sécurité des usagers » a déclaré le ministre des travaux publics. Une détérioration qui touche

Pétrole Le Brent à 110.90 dollars

Le ministre a pointé du doigt la mauvaise qualité des joints de dilatation, des plaques métalliques enrobées d’une couche en caoutchouc, au niveau d’un ouvrage d’art. Ailleurs, ce sont des affaissements et des détériorations de chaussée qui ont été réparées.

M. Chiali traque les points noirs

Monnaie L'euro à 1.351 dollar

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D E R N I E R E S

L

essentiellement le côté droit des voies autoroutières et dues prin-

T

rente-neuf produits importés ont été refoulés par les agents de contrôle du commerce aux postes frontaliers des ports d’oran, Mostaganem et de Ghazaouet (Tlemcen) durant les mois d’août, septembre et octobre, a-t-on appris lundi à oran auprès de la Direction régionale du commerce. Le refus d’entrée de produits alimentaires concerne 23 tonnes de kiwis, 49 tonnes de poissons congelés, 17 tonnes de viandes et de foies, 133 tonnes de pois chiches en boîtes, 24 tonnes de boissons gazeuses, 11 tonnes de produits de céréales destinés aux enfants, 413 tonnes d’eaux minérales et 80 tonnes de semences de pois, a détaillé la même source. parmi les produits industriels refusés d’entrée à ces ports dans l’ouest du pays figurent 11 tonnes de chaussures, 37 tonnes d’équipements de pesée pour cuisine, 25 tonnes de fils de

Refoulement de 39 produits importés aux ports d’Oran, Ghazaouet et Mostaganem

ConTrôLE CoMMErCiAL

«Ce sont des projets d’un montant de 1.000 milliards de dinars qui sont en cours de réalisation dans le secteur des travaux publics» a indiqué M. Chiali, ce lundi, dans la wilaya d’Ain-Defla. «Une grande dynamique» a-t-il souligné qui «touche l’ensemble du territoire national et de grands projets vont démarrer avant la fin de l’année en cours». A une question d’El-Moudjahid sur la part du maître de l’œuvre quant à ces travaux de maintenance et de remise à niveau pour ce tronçon mis en service en 2009, le ministre des Travaux publics a déclaré que l’assurance décennale ne s’applique pas au secteur des travaux pu-

Des projets d’un montant de 1.000 milliards de dinars pour l’ensemble du territoire national

cipalement à la surcharge des véhicules lourds, sur ce point, M.

.Chiali a déclaré être en contact avec le ministre des Transports pour l’élaboration de textes d’applications et la mise en place d’un système de pesage qui sera contrôlé par les services de la gendarmerie nationale. Concernant cette mise à niveau de l’autoroute avec la suppression des points noirs et la mise en place d’une signalisation, M. Chiali a indiqué que 1/7e du linéaire sera effectué chaque année, la période d’entretien s’étalant sur 7 années. A.M.A

L’auteure néo-zélandaise Eleanor Catton obtient le Man Booker Prize

LiTTérATUrE

blics  «l’Etat est son propre assureur et nous veillons à ce que les normes soient respectées». Des normes qui ont laissé perplexes des experts américains lors du séisme de Boumerdès ou hormis un ouvrage d’art au niveau d’El-Harrach qui a vu le déplacement d’une poutre, aucun des autres ponts n’a subi de dégâts. «Ces experts nous ont demandé alors des détails sur les normes algériennes en la matière car devaient-il relever plus de 100 ponts ont été détruits lors du séisme qui avait frappé la côte californienne » a souligné M. Chiali. A.M.A

AsTronoMiE

Une fabrique d’armes artisanales et de chargement de cartouches, implantée dans la ville de Ain oussara, a été démantelée, cette semaine, par les éléments de la Gendarmerie nationale de Djelfa, a-t-on appris, lundi dernier, auprès du commandement du groupement local de ce corps constitué. Cette opération a été menée sur la base d’informations parvenues à la Gendarmerie nationale, faisant état de l’existence d’une fabrique

Démantèlement d’une fabrique d’armes artisanales
d’armes artisanales et de chargement de cartouches dans la ville d’Ain oussara, à une centaine de kilomètres au nord de Djelfa. Des perquisitions des domiciles des présumés impliqués dans cette affaire ont été aussitôt effectuées par les éléments de la Gendarmerie nationale. Cette opération a permis la saisie de deux fusils de chasse de fabrication artisanale, 5 autres fusils avec un seul canon, des appareils de chargement de cartouches,

DjELFA

raccordement, deux tonnes d’ustensiles en plastique, 28 tonnes de produits d’hygiène corporelle et 12 tonnes de pièces détachées. Les raisons du refoulement des produits importés de pays arabes, d’Asie et de l’Union européenne (UE), sont le non respect de l’obligation d’informer le consommateur, non possession d’autorisation d’importation, non respect de l’obligation d’hygiène des produits alimentaires, absence d’étiquetage en langue arabe et du nom et adresse de l’importateur. Dans le cadre de l’application du décret exécutif portant conditions et modalités d’utilisation d’additifs aux produits alimentaires, entré en vigueur en mai dernier, les agents de contrôle ont refusé l’admission au port d’oran de 24 tonnes de poissons congelés importés de Chine et au port de Ghazaouet de 20 tonnes d’abricots secs importés de Turquie.

7 sabres, 15 poignards, deux paires de jumelles, 400 douilles, 400 balles et autres étuis d’armes. Le démantèlement de cette fabrique d’armes artisanales s’est soldé également par l’arrestation de deux individus âgés de 40 et 63 ans. présentés, lundi dernier, devant le parquet d’Ain oussara, ces mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire.

météorite dont l’onde de choc avait fait un millier de blessés en février dernier dans l’oural a été extrait, hier, d’un lac, rapportent des médias russes. L’opération qui a permis de remonter ce fragment d’un mètre et demi de long du lac Tchebarkoul a été retransmis en direct par la télévision. «D’après de premiers examens, on peut dire que c’est un fragment de la météorite», a déclaré sergueï Zamozdra, professeur de l’université de Tcheliabinsk, à l’agence de presse interfax. «C’est le plus gros fragment de cette météorite et il fera probablement partie des dix plus grandes météorites jamais retrouvées», a-til souligné.

Un fragment géant d’une météorite retrouvé dans l’Oural Un fragment géant de la

L’auteure néo-zélandaise Eleanor Catton s’est vu décerner mardi à Londres le «Man Booker prize», pour son roman The Luminaries, devenant ainsi le plus jeune récipiendaire de l’un des prix littéraires les plus prestigieux au monde. Eleanor Catton, âgée de 28 ans, a reçu le prix 2013 au cours d’une cérémonie à Londres devenant le second écrivain néo-zélandais à recevoir cette récompense attribuée tous les ans à une œuvre de fiction de langue anglaise d’un auteur du Commonwealth, de la république d’irlande ou du Zimbabwe. The Luminaries raconte les aventures de Walter Moody, désireux de faire fortune pendant la ruée vers l’or en nouvelle-Zélande au milieu des années 1800. Le président du jury, robert Macfarlane a qualifié l’ouvrage de 832 pages, le plus long ayant jamais été couronné par le Booker prize, de «roman éblouissant et magnifique».

Une quantité de drogue estimée à 162 kg de kif traité a été saisie lundi dernier, par les éléments de l’armée nationale populaire (Anp), à une quinzaine de kilomètres au sud de Hassi-Messaoud, a-t-on indiqué dans un communiqué de la 4ème région militaire (4e rM) à ouargla. Agissant sur informations, les éléments de l’Anp, appuyés par des éléments de la police judiciaire, ont récupéré la quantité de drogue, conditionnée dans six sacs, dans une zone déserte, est-il précisé dans le communiqué. La

Saisie de 162 kg de kif

HAssi-MEssAoUD

Le prix nobel d’Economie 2013 a été décerné lundi aux Américains Eugene Fama, Lars peter Hansen et robert shiller pour leurs travaux sur les marchés financiers, a annoncé lundi à stockholm le comité nobel. Les lauréats de cette année, des Américains comme ces deux dernières années, sont récompensés pour «leur analyse empirique des prix des actifs», a indiqué l’Académie royale suédoise des sciences. Les lauréats ont posé les bases de la compréhension des prix des actifs. s’il est impossible de prédire le prix des actions et des obligations pour les prochains jours et semaines, grâce aux travaux de Fama, Hansen et shiller «il est tout à fait possible de prévoir le cours général de ces prix sur de longues périodes comme les trois à cinq prochaines années», a relevé l’Académie dans son communiqué.

Trois Américains à l’honneur

prix noBEL D’éConoMiE 2013

CONDOLEANCES
Le Président-Directeur Général de la Société d’Impression d’Alger «SIA», profondément touché par le décès du père de M. OUCHEN Mohamed, wali de Blida présente à ce dernier, ainsi qu’à toute sa famille, ses sincères condoléances, et les assurent, en cette douloureuse circonstance, de sa profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons».
El Moudjahid/Pub du 17/10/2013

Les éléments du groupement territorial des garde-côtes ont intercepté hier au large de Mostaganem 16 candidats à l'émigration clandestine dont deux mineurs, a-t-on appris auprès de cette instance. La même source a indiqué qu'une embarcation monomoteur de 30 chevaux (CV), avait à son bord les "harraga" issus du quartier Diar El Hanna (Mostaganem, ville) a été interceptée à 40 km au nord du port de Mostaganem. selon la même source, ces candidats à l'émigra-

Arrestation de 30 personnes au large de Mostaganem et d’Annaba
tion clandestine ont embarqué dans la soirée de mardi à partir du phare de "Cap ivy" relevant de la commune de Benabdelmalek ramdane, située à 27 km à l'est du chef-lieu de wilaya. Au large d’Annaba, un groupe de 14 candidats a été intercepté dans la nuit de mardi à mercredi à 5 miles au large de ras El Hamra, ont indiqué hier les responsables du groupement territorial des Garde-côtes. Ces émigrants clandestins, âgés de 18 à 35 ans, avaient pris la mer sur la plage de

EMiGrATion CLAnDEsTinE

drogue saisie devra être remise aux services des douanes, conformément aux procédures réglementaires d’usage, a-t-on signalé à la direction de l’information et de l’orientation de la 4ème rM. Dans une opération combinée Anp- Gendarmerie-douanes, une quantité de drogue estimée à 35,75 quintaux de kif traitée avait été saisie samedi dernier près de Hassi-Messaoud, rappelle-t-on.

sidi-salem pour tenter de traverser la Méditerranée à bord d’une embarcation de fabrication artisanale lorsqu’ils ont été arrêtés par les Gardecôtes qui effectuaient une patrouille de routine, a précisé la même source. Les personnes arrêtées devaient être présentées dans l’après-midi devant le procureur de la république près le tribunal d’Annaba après avoir subi la visite médicale d’usage.

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