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2 LIEN FRATERNEL : PAS ENCORE RENTRE AU PAYS

L’Assemblée de Dieu de Vitrolles 13127 régions de Marseille France

MAI 2010

N° 42

Rédacteur Vincent Roig

PAS ENCORE RENTRE AU PAYS

Lorsque le transatlantique rentra au port de New York, ramenant le président Roosevelt de sa tournée en Afrique, il reçut un accueil triomphal. La fanfare était présente, les soldats se tenaient au garde-à-vous, les dames d'honneur étaient magnifiquement vêtues. Tous, au rendez-vous, marquaient le retour au pays de leur président.

Du même bateau descendit un vieux missionnaire qui avait achevé son service outre-mer. Un petit groupe de chrétiens l'accueillit bien sobrement. Au milieu du tumulte, ils lui souhaitèrent la bienvenue. "Nous sommes navrés", lui dirent-ils, "de ne pas pouvoir vous offrir le même accueil que celui qui est accordé au président Roosevelt".

Alors le missionnaire, pointant le ciel, leur dit : "Ne vous en faites pas mes amis, je ne suis pas encore rentré au pays".

mais Dieu dit : « Reste tranquille ! » Comme j'apprenais lentement à obéir et à fermer mes oreilles.Extrait de la revue « Vocation céleste 63 » Il y a une vingtaine d'années. Certaines d'entre elles étaient mes propres soucis . à chaque son. Je pensai que ceci était une affaire très facile. je trouvai que. d'autres encore.L'accueil qui sera réservé aux soldats du Seigneur sera bien plus triomphal que celui accordé aux héros de ce monde. Aussi. elle devint pour moi une puissance pour la prière. j'entendis une calme petite voix dans la profondeur de mon esprit. après un espace de temps où les autres voix se turent. à être pensées . et la voix de la sagesse et l'appel du devoir . et il n'exprimait qu'une pensée : c'est que Dieu attendait dans la profondeur de mon être.» Alors vint la lutte des pensées pour le lendemain et ses devoirs et ses soucis . Jamais auparavant. Comme je l'écoutais. et je n'eus plus besoin de penser si difficilement. de prier si péniblement. à être dites. je commençai à rester silencieux. Mais je n'avais pas plutôt commencé qu'un pandémonium de voix atteignirent mes oreilles. dans chaque direction. un ami plaça dans ma main un petit livre dont la lecture fut à l'origine de l'orientation nouvelle de ma vie. je fus tiré. Il me sembla nécessaire d'être attentif à certaines d'entre elles. D'autres étaient les suggestions du tentateur et les voix du tumulte de ce monde. de parler avec moi si je voulais seulement rester assez silencieux pour L'entendre. mes propres prières. et. » C'était un vieux message du Moyen-âge. mille notes bruyantes venant de l'extérieur et de l'intérieur. ou après que je cessai de les écouter. jusqu'à ce que je pus entendre rien d'autre que leur bruit et leur fracas. mais Dieu dit : «Reste tranquille ! et sache que je suis Dieu. C'était : « La vraie paix. LA PUISSANCE DU SILENCE AB Simpson . ou d'espérer avec tant de peine. poussé et salué par des acclamations bruyantes et d'inexprimables agitations. il ne m'avait semblé que tant de choses eussent à être faites. Mais je connus que cette voix calme et légère du .

Saint-Esprit dans mon cœur. Le travail de Dieu est autre chose qu'un phénomène du passé. DEUX QUESTIONS POSEES LE JOUR DE LA PENTECOTE S. chancelant sous la puissance de 1’Esprit et lorsqu'elles les entendirent parler en de nouvelles langues des œuvres merveilleuses de Dieu. Des multitudes étaient venues à Jérusalem pour adorer suivant leurs coutumes. A travers les siècles les mêmes cérémonies s'étaient répétées. Williams (Pentecostal Evangel) Le jour de la Pentecôte a été marqué par divers événements sans précédents. Imaginez leur étonnement lorsqu'elles virent les disciples de ce Jésus rejeté. Ils demandèrent: « Que veut dire ceci ?» Leur doute n'était pas l'incrédulité qui ferme le cœur à toute possibilité de connaissance. . L'action de l'Esprit est constamment nécessaire si le dessein de Dieu doit être accompli. Et pourquoi attendrions-nous moins de Dieu ? Puisqu'il est tellement au-dessus du royaume du naturel. n'est-il pas raisonnable d'attendre qu'il accomplisse des choses au delà de la compréhension du mortel ? Une des grandes fautes de l'Eglise d'aujourd'hui est qu'elle est satisfaite avec des activités de nature simplement humaine dans ses efforts pour annoncer l'évangile. QUE VEUT DIRE CECI ? Les spectateurs au jour de la Pentecôte n'étaient pas seulement étonnés. était la prière de Dieu dans le secret de mon âme et la réponse de Dieu à toutes mes questions. ils étaient aussi dans Le doute.

. (Actes 2/32.. ils ne savaient que penser.. Le peuple à Jérusalem avait accès aux saintes Ecritures.tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et tu les as révélées aux enfants...» Lavés par le sang de Christ.. Les flèches arrêtées par la cuirasse d'incrédulité de ceux de la cité Sainte. perçaient les cœurs moins endurcis de ceux qui étaient venus dans ce lieu sacré pour adorer le Seigneur. de sentir la puissance de l'Esprit et aussi leur besoin de l'amour d'un Sauveur. « Ces hommes sont pleins de vin doux. dit: « ces gens ne sont pas ivres comme vous le supposez . Ceux qui résidaient à Jérusalem avaient manqué les nombreuses opportunités d'accepter Jésus.36) A partir de là Pierre n'a pas cessé de leur prêcher Jésus. Mais ceux qui étaient venus après un long voyage.. ses prêtres. Sûrement il y a une raison pour que Jésus ait prié. « 0 Père. Son expiation étant acceptée au trône éternel.» fut leur réponse à ce phénomène.. Quel avertissement pour ceux qui se confient dans ce qui est extérieur. au Temple. qui n'étaient pas endurcis dans leur propre religion.. Satan a toujours des fidèles prêts à donner une réponse grossière pour ce qui concerne le travail de Dieu. car Pierre se présentant avec les onze. Mais cet accomplissement a chassé aussi le nuage qui demeurait sur le Sauveur crucifié. les disciples étaient au dessus d'une telle intempérance.. Mais la réponse des moqueurs n'a pas été la seule reçue par la foule en ce jour.. la louange émanait de la bénédiction même de Pentecôte. Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël. car il attestait Sa résurrection et Son ascension auprès du Père. Leur conduite correspondait à l'accomplissement des Ecritures. étaient saisis dans leurs cœurs et acceptaient Son salut.» QUE FERONS-NOUS ? . Il fut donné aux pèlerins venus de loin.Leur doute provenait de la réalisation de leur ignorance...

Notre devoir auprès du monde incrédule est avant tout de proclamer l'évangile.» c'était là un mot d'appréciation soudaine. nous les trouvons posant la seconde question. Comme Ruth des âges passés ils pouvaient dire: « Ton peuple sera mon peuple. ils posèrent la deuxième question. reconnaissance qu’entraine toujours la soumission. Ainsi prenez garde qu'il ne vous arrive ce qui est dit dans les prophètes : «Voyez. Certains voudraient partager les bénédictions qu'apporte l'évangile mais ne veulent pas se ranger avec ceux sur qui repose la bénédiction. Mais maintenant c'est de l'honneur. L'Eglise n'explique pas tous les mystères. les disciples avaient plus de connaissance qu'eux-mêmes. ton Dieu sera mon Dieu. » s'exclamèrent-ils. Pour ces cœurs qui cherchaient. Ces âmes honnêtes ne furent pas laissées sans réponse. contempteurs. Il y a ici la reconnaissance de leur parenté et l'expression de la volonté de se joindre à eux. non pas de le défendre. et combien puis-je recevoir au travers de ces humbles canaux.Touchés par la vérité de l'évangile.» (Actes 13/40-41) . Ce n'est pas le dessein de Dieu de satisfaire les fantaisies d'un cœur dépravé. une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. la volonté de tout abandonner afin de pouvoir devenir cohéritiers de ces Galiléens. soyez étonnés et disparaissez.» Après cette reconnaissance. L'Eglise est appelée à porter un témoignage positif à la vérité et à faire briller sa lumière. Car je vais faire en vos jours une œuvre. Mais l'Eglise n'a pas de réponse pour celui qui cherche avec un esprit critique et incrédule. ils allaient plus loin «Frères. sans perdre de mon prestige ?» Mais c'était la soumission totale du cœur. « Que ferons-nous ? » ils croyaient que pour les choses spirituelles. Mais ceux dont les cœurs furent touchés à Pentecôte ne se contentèrent pas de compter ces humbles disciples comme leurs égaux. ce n'était pas. Jusque là on n'avait montré à Jésus et à Ses disciples qu'un manque de respect. « Quelle faible part de moi-même je peux confesser. Nul ne trouve le Seigneur Jésus si le mépris de Ses disciples remplit son cœur. « Hommes frères que ferons-nous ?» «Hommes. La désignation d'«hommes » les mettait sur un pied d'égalité avec les autres. et ils voulaient apprendre.

La repentance est personnelle et urgente ainsi est personnel la réception du don du Saint-Esprit. Pierre a dû la recevoir pour lui-même les autres disciples aussi. La même promesse dans les mêmes conditions est offerte à tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. les supplications. la prière. «Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés. des conditions scripturaires étaient requises de l'individu pour qu'il reçoive la bénédiction. pourquoi 120 seulement furent-ils remplis du Saint-Esprit ? Bien que ce jour là l'Esprit ait été répandu selon la désignation de Dieu. et il en est de même pour nous. Est-ce qu'après Sa Résurrection notre Seigneur Jésus n'a pas été vu par plus de 500 frères en même temps ? Remarquez bien que c'était des frères. et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour la rémission des péchés. pour vos enfants.» PRIERES . et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Ne vous trompez pas. Ces conditions étaient réalisées par 120 et négligées ou rejetées par plus de 300 autres.Mais pour le cœur honnête les réponses de Dieu sont suffisantes et claires. la promesse du Père est personnelle. la louange. Car la promesse est pour vous. « Que veut dire ceci ?» « Que ferons-nous ? » C'étaient les questions posées à la Pentecôte. en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. La réponse de Pierre était précise. mais l'Ecriture nous enseigne différemment. La réponse n'a jamais changé : « Repentez-vous. et vous recevrez le don du Saint-Esprit. et pour tous ceux qui sont au loin. Pourquoi à la Pentecôte les 500 n'ont-ils pas reçu la promesse du Père ? Si il n'y avait pas eu des conditions humaines pour être rencontré comme l'attente. l'adoration.» Certains nous disent que la Pentecôte était une affaire collective et ne dépendait pas des personnes.

mais il ne permit jamais aux affaires même les plus urgentes de lui ravir les premiers instants de la journée qu'il consacrait à Dieu et à la lecture de la Bible. Le secret de sa force. doué d'une puissance purificatrice. La rhétorique et la belle phraséologie s'adressent à l'intelligence humaine. président des EtatsUnis. L'onction du Saint-Esprit donne à la prière sa vraie profondeur. La réalité et la puissance que nous devons avoir dans la prière sont trouvées. et atteint jusqu'au trône de Dieu. qui balaye l'âme et l'esprit de l'homme. mais aussi son humilité. mais la prière est autre chose que de belles phrases. «C'était la plus belle prière jamais offerte à pareil auditoire !» Quel rapport significatif ! Prions-nous pour impressionner les autres ? ou prions-nous pour communiquer avec Dieu ? La prière dans le Saint-Esprit est ce flot spirituel. en «priant dans le Saint-Esprit». La vraie prière n'est pas matière de mots.«Priez dans le Saint-Esprit» Quel commandement ! C'est là la prière dans son essence la plus vraie. son livre de chevet. IL LIT SA BIBLE On ne peut s'empêcher d'admirer l'œuvre immense d'Abraham Lincoln. Il commentait la prière du pasteur disant. . relatait une réunion de grand public. Son travail l'absorbait du matin au soir. le ressort de sa vie. sa profonde sincérité. tous fruits de la grâce de Dieu en lui. se trouvait dans ses convictions religieuses inébranlables et dans son ferme attachement à la BIBLE. la plus pure. sa vraie puissance. Un reporter. sa grande bonté.

convoqué pour cinq heures du matin était arrivé quelques minutes plus tôt et attendait dans l'antichambre. «Non. Lincoln lit la Bible et prie à haute voix de quatre à cinq heures». il demanda au domestique si le président recevait des visiteurs avant cinq heures. — Le fait-il chaque matin ? — Oui. Monsieur le Président est seul. Entendant parler dans la pièce voisine. mais il lit sa Bible. M.Un visiteur. (Croire et servir) . tous les matins.