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Coniques
C’est une leçon de type « large », c’est-à-dire une leçon de synthèse.
On se place dans le plan affine euclidien P.
→ →
→ −
On note − · − le produit scalaire des vecteurs − et →.
u v
u
v


Si A, B sont deux points de P, on notera d (A, B) , AB ou AB la distance de A à B, [AB]
le segment d’extrémités A et B et pour A = B, (AB) la droite passant par A et B.
Si A est un point de P et D une droite de P, on note :

¡
¢
 
d (A, D) = inf AM
M ∈D

la distance de A à D. En désignant par H la projection orthogonale de A sur D, on a d (A, D) =
AH (figure 3.1). On a d (A, D) = 0 si, et seulement si, A ∈ D.

A

M

H

D

Fig. 3.1 – Projection orthogonale

On rappelle que le barycentre d’une famille de points pondérés {(Ai , αi ) ; 1 ≤ i ≤ n} , la
somme

n

i=1

αi étant non nulle, est le point défini par :
n

−→ −


αi GAi = 0

i=1

63

σ (M ) est sur Γ (figure 3. La distance d (M.1 On appelle conique de directrice D. D) ou encore. En effet.1 n −→ − α i M Ai i=1 Définition par directrice. Démonstration. – pour e = 1. αi −→ − MG = i=1 3. La distance d = KF est non nulle et le réel p = ed est appelé paramètre de la conique.64 Coniques Ce point G est aussi défini par : n ∀M ∈ P.1 L’axe focal est un axe de symétrie de la conique. on a : σ (M ) σ (F ) MF d (σ (M ) . Dans ce qui suit. F ) = e · d (M. et seulement si. et seulement si M ∈ D. D)} – pour e < 1. MH On dit que la perpendiculaire ∆ à D passant par F est l’axe focal de la conique Γ (le mot focal signifie « qui est relatif au(x) foyers(s) »). D) étant nulle si. F ) =e d (M. Le résultat qui suit nous confirme qu’une conique n’est pas vide. en désignant par H la projection orthogonale d’un point M du plan sur D : Γ= M ∈P \D | MF =e MH MF définie sur P \ D.2). On peut aussi dire que Γ est une ligne de niveau de la fonction M → Lemme 3. / À l’origine les sections coniques ont été définies dans l’espace comme intersection d’un plan avec un cône. on dit que Γ est une parabole . F ) = = d (σ (M ) . on notant σ la symétrie orthogonale par rapport à ∆. – pour e > 1. D) σ (M ) σ (H) MH et en conséquence M est sur Γ si. on se donne une conique Γ de directrice D. . on a σ (F ) = F et en remarquant que pour M ∈ P. D) > 0 pour tout M ∈ Γ puisque F n’est pas sur D et on peut écrire que : Γ= M ∈P \D | d (M. Définition 3. foyer et excentricité On se donne une droite D. de foyer F et d’excentricité e l’ensemble : Γ = {M ∈ P | d (M. Le point K à l’intersection de D et ∆ est le projeté orthogonal de F sur D. on dit que Γ est une hyperbole. d’où leur nom. on dit que Γ est une ellipse . on aura d (M. un point F ∈ D et un réel e > 0. Nous donnons dans ce paragraphe une première définition métrique des coniques. de foyer F et d’excentricité e et ∆ est son axe focal. la projection orthogonale de M = σ (M ) sur D est H = σ (H) où H est la projection orthogonale sur D de M.

(K. →) ≡ 0 modulo π) encore équivalent à dire que M le barycentre de {(F. 1) . (K. e)} u v (on a 1 + e = 0) ou celui de {(F. Dire M ∈ ∆ ∩ Γ équivaut à dire que M ∈ ∆ et M F = d (M. On suppose que e = 1.1 1. 2. c’est-à-dire que e = 1. D) . (K. L’intersection d’une ellipse ou d’une hyperbole Γ avec son axe focal est réduite aux deux points A. foyer et excentricité 65 M M H F K H ∆ D Fig.2 – L’axe focal est une axe de symétrie Théorème 3. On suppose que Γ est une parabole. 3. e)} et A le barycentre de {(F. on a alors. A où A est le barycentre du système de points pondérés {(F. ce qui équivaut à M ∈ ∆ et M F = M K (les points de ∆ se projettent sur K). 1) . c’est donc le milieu de [KF ] . 1) . 1) . ce qui équivaut à M F + eM K = 0 −→ − −→ − − → → → → − → → ou M F − eM K = 0 (de manière générale. en notant d = d (O. (K. F étant alignés (ils sont tous sur ∆). ce qui équivaut à : −→ − −→ − −→ − −→ − M F − eM K · M F + eM K −→ − → − − − → les points M. − ) et ici u v u v u v → − (− . −e)} .¡ £ ¢   ¥ ¤ Définition par directrice. On rappelle que si C est un cercle de centre O et de rayon R > 0 et D une droite. Démonstration. K. M2 } si d < R . 2. L’intersection d’une parabole Γ avec son axe focal est réduite à un point qui est le milieu du segment [F K] . 1. Le résultat suivant nous donne au autre définition de la parabole comme lieu géométrique. Dire M ∈ ∆ ∩ Γ équivaut à dire que M ∈ ∆ et M F 2 = e2 M H 2 . ce qui revient à dire que M est à l’intersection de la médiatrice de [KF ] et de ∆. D) :   ∅ si d > R {H} si d = R C∩D =  {M1 . −e)} (on 1 − e = 0). on a − · − = − → cos (− .

→) . 3. Si M ∈ Γ.66 Coniques où H est la projection orthogonale de O sur D et M1 = M2 pour d < R. → − Théorème 3. la condition M F = M H nous dit alors que le cercle C de centre M et de rayon M F (donc passant par F ) est tangent à la droite D. Réciproquement si M ∈ P est le centre d’un cercle C tangent à D et passant par F.1) 1 − e2 x2 + y 2 − 2 xF − e2 xK x = e2 x2 − x2 F K → − Démonstration.3 – Parabole comme lieu des centres des cercles . − . .2 Il existe un repère orthonormé (O..1 nous incite à prendre l’axe focal ∆ pour axe des abscisses (ou des ordonnées) puisque c’est un axe de symétrie.3). où l’origine O est sur ı  → − est un vecteur directeur unitaire de − On note (x. On se donne un repère orthonormé (O. y) les → l’axe focal ∆ et est à préciser et ı ∆. / ¡ £   ¢ Lemme 3.2 La parabole Γ de directrice D et foyer F est aussi le lieu des centres des cercles tangents à D et passant par F (figure 3. − . Démonstration. 3. →) dans lequel la conique Γ a pour ı  équation : (3. Le cas où cette intersection est réduite à un point est équivalent à dire que le cercle et la droite sont tangents. ce qui équivaut encore à dire que O ∈ D et la droite D est perpendiculaire à la droite (OH) .. on a alors R = M F = M H et M ∈ Γ.2 Équation réduite d’une conique Le lemme 3. C D M F H K ∆ Fig.

0) et l’équation de la droite D est x = xK . − ) . −e)} . compte tenu de d = |xK − xF | : x1 = xF − exK xF + exK et x2 = 1−e 1+e ou : xF − exK xF + exK et x2 = 1+e 1−e et on retrouve les deux points d’intersection. Les coordonnées du point F sont (xF . e)} et A barycentre de {(F. ce qui donne : 1 − e2 x2 − 2 xF − e2 xK x = e2 x2 − x2 K F Pour e = 1. la conique Γ a pour FK équation polaire : ed ρ= 1 + e cos (θ) avec ρ ∈ R∗ et θ ∈ R. (figure 3.4). On a alors les équivalences : (M ∈ Γ) ⇔ M F 2 = e2 M H 2 ⇔ (x − xF )2 + y 2 = e2 (x − xK )2 1 − e2 x2 + y 2 − 2 xF − e2 xK x = e2 x2 − x2 K F ⇔ Les points d’intersection de la conique Γ avec l’axe focal sont les points M (x. y) ∈ Γ tels que y = 0. (K. De ce résultat on déduit une représentation polaire de Γ. − . Prenant pour origine O = F et pour premier vecteur de base − = ı − 1 −→ F K. on a une équation polynomiale de degré 2 de discriminant réduit : δ = xF − e2 xK 2 + 1 − e2 e2 x2 − x2 K F = e2 x2 + x2 − 2xF xK = e2 (xK − xF )2 = (ed)2 = p2 F K et on a les deux solutions : x1 = xF − e2 xK − ed xF − e2 xK + ed et x2 = 1 − e2 1 − e2 ce qui s’écrit aussi.3 Dans un repère orthonormé (F. . 1) . x1 = − 1 −→ → → → Théorème 3. ce qui donne : / x= xF + xK 2 et on retrouve le milieu du segment [F K] comme unique point d’intersection. A barycentre de {(F. 1) . où − = ı  ı F K.Équation réduite d’une conique 67 coordonnées d’un point M ∈ P dans ce repère. xK = F K = d et une équation cartésienne de Γ est : FK 1 − e2 x2 + y 2 + 2e2 dx − e2 d2 = 0. on a xF = 0. on obtient : 2 (xF − xK ) x = x2 − x2 K F avec xF = xK puisque F ∈ D. → Démonstration. (K. Pour e = 1.

en notant γk une paramétrisation de Γk . sin (θ)) = γ1 (θ) et Γ1 = Γ2 . que : γ2 (θ + π) = ρ2 (θ + π) (cos (θ + π) . 1 + e cos (θ) en en déduit. c’est-à-dire : ρ= ed ed ou ρ = − 1 + e cos (θ) 1 − e cos (θ) Réciproquement l’équation ρ = e |d − ρ cos (θ)| entraîne M F = eM H. on a Γ = Γ1 ∪ Γ2 . 3. donc Γ = Γ1 . 1 − e cos (θ) En remarquant que : ∀θ ∈ R.£ ¡ ¢   68 Coniques M ρ H θ ∆ F K D Fig. on a : M F = x2 + y 2 = ρ M H = |xH − x| = |xK − x| = |d − x| = |d − ρ cos (θ)| et l’égalité M F = eM H équivaut à ρ = e |d − ρ cos (θ)| . soit ρ = e (d − ρ cos (θ)) ou ρ = −e (d − ρ cos (θ)) . Γ2 ] la courbe d’équation polaire ρ = ρ1 (θ) = ed ]. Nous allons maintenant revenir à la représentation cartésienne (3. ρ2 (θ + π) = −ρ1 (θ) ρ = ρ2 (θ) = − ed [resp.4 – Conique en coordonnées polaires En posant pour M = (x. sin (θ + π)) = ρ1 (θ) (cos (θ) . . y) ∈ P \ {F } (on a M = F pour M ∈ Γ). En désignant par Γ1 [resp. x = ρ cos (θ) et y = ρ sin (θ) avec ρ > 0 et θ ∈ R.1) en distinguant les cas e = 1 et e = 1.

1 69 Les paraboles Équation réduite d’une parabole Si Γ est une parabole. − . 0 . OF KF p on a alors xF = OF = = . →. Une représentation paramétrique de cette tangente est donc : p  t2 t0  x= 0 +λ 2p p λ∈R  y = t0 + λ Une équation cartésienne est obtenue en écrivant que : t2 0 0 x − 2p tp (y − t0 ) 1 =x− t2 t0 0 − (y − t0 ) = 0 2p p . cette tangente étant dirigée par 2p t0 . on a alors e = 1 et : (M ∈ Γ) ⇔ y 2 − 2 (xF − xK ) x = (xF − xK ) (xF + xK ) ce qui nous conduit à choisir l’origine O de sorte que xF = −xK . on a : y 2 = 2px ⇔ (x − xF )2 + y 2 = (x − xK )2 ⇔ (M F = M H) . on étudie cette courbe pour y ≥ 0. milieu de [KF ] . on déduit que la parabole Γ admet une tangente en chacun de ces points γ (t0 ) = γ (t0 ) = t2 0 . c’est-à-dire que O est le milieu → 1 − → de [F K] .1 p ne s’annulant jamais. → → Cette équation nous permet un tracé de la parabole Γ dans le repère orthonormé (O. puis on complète le graphe 2p obtenu par symétrie par rapport à l’axe ∆ = Ox. en posant xF = et 2 2 2 xK = −xF . soit l’unique point d’intersection de Γ avec son axe focal. Réciproquement si Γ est une courbe d’équation y 2 = 2px dans un repère orthonormé − → (O. On dit que le point O. Le tracé du graphe de Γ s’en suit. 1 . on peut ı  déduire la paramétrisation : t2 γ:t∈R→ . En effet. de sorte que dans ce repère une 2 2 équation de la parabole est y 2 = 2px. − ) .2. →. est le sommet de la parabole. Paramétrisation et tangentes à une parabole − → De cette équation cartésienne de la parabole dans un repère orthonormé (O. on vérifie que Γ est une paraı  p p p bole de directrice D d’équation x = − et de foyer F .Équation réduite d’une conique 3. En prenant − = ı OF . ı  1 2 Avec la parité de y → y . − ) . En O on a une tangente verticale. t0 . xK = −xF et xF − xK = p. Cette fonction est strictement croissante de x R+ sur R+ avec → +∞.t 2p Le vecteur dérivé γ (t) = t . − ) avec p > 0. on a donc une branche parabolique de direction Ox (c’est la y y→+∞ définition). en remontant les calculs précédents.

4 Soient Γ une parabole. Pour H ∈ D on désigne par DH la perpendiculaire à D passant par H et par DH la médiatrice du segment [HF ] (comme F ∈ D. 2 Ce qui peut aussi s’écrire. − ) . la tangente à Γ en M0 (x0 .0 . Si une telle tangente est parallèle à la directrice D. F . Les points de la parabole sont donc les points d’intersection de la perpendiculaire DH à D passant par H avec la médiatrice DH du segment [HF ] . Construction à la règle et au compas d’une parabole Des considération géométriques élémentaires nous fournissent un procédé de construction de la parabole à la règle et au compas. 0) .70 Coniques ce qui donne : p (x − x0 ) − y0 (y − y0 ) = 0. −y0 ) et la médiatrice DH a pour équation : −→ − − − −→ HF · M0 M = p (x − x0 ) − y0 (y − y0 ) = 0 c’est donc la tangente à Γ en M0 . La tangente à Γ en M est la médiatrice de [HF ] . y0 ) = MH un point de la parabole ainsi construit. cette tangente est aussi la hauteur issue de M dans le triangle F M H et la bissectrice intérieure de l’angle en M (figure 3. l’application H → MH nous donne une pa→ → ramétrisation de la parabole dans un repère orthonormé (O. On peut remarquer que les tangentes à une parabole ne sont jamais parallèles à l’axe focal (l’axe des abscisses) puisque une telle droite serait d’équation ax + by + c = 0 avec a = 0 et le coefficient p est strictement positif. − . ce qui donne x0 = 0 (y0 = 2px0 ) et M0 est le sommet O de la parabole. p p En notant M0 (x0 . elle est alors perpendiculaire à l’axe focal 2 donc d’équation x = x0 et y0 = 0 dans l’équation ci-dessus. Si M n’est pas sur l’axe focal ∆.1 En notant DH ∩ DH = {MH } . Théorème 3. on a H(− . y) = 2px − y 2 = 0 de Γ. Cette tangente coupe [HF ] en son milieu IH (p. y0 ) a pour équation : ∂f ∂f (M0 ) (x − x0 ) + (M0 ) (y − y0 ) = 0 ∂x ∂y soit : p (x − x0 ) − y0 (y − y0 ) = 0. où O est le sommet de la ı  parabole. . La différentielle de f ne s’annulant jamais. y0 ).5). On a alors : / (M ∈ DH ∩ Γ) ⇔ (M ∈ DH et M F = M H) ⇔ (M ∈ DH ∩ DH ) L’intersection DH ∩ DH étant bien réduite à un point puisque DH n’est pas parallèle à DH (sinon (HF ) serait perpendiculaire à ∆ et F serait sur D). M un point de Γ et H le projeté orthogonal de M sur la directrice D. compte tenu de y0 = 2px0 : px − y0 y + px0 = 0. 2 2 −→ − HF = (p. on a H = F ). Cette équation cartésienne peut aussi être obtenue à partir de l’équation implicite f (x. Remarque 3.

− . FK En notant H (t) la projection orthogonale de M (t) sur D et en dérivant l’égalité : −−→ −− F M (t) on a : 2 −− − − − − −→ − M (t) H (t) 2 = 0. − ) . où − = ı  ı F K. de sorte que : − −→ − − − − −− − − − → −− − −− − − − → − −→ F M (t) · F M (t) + M (t) H (t) · F M (t) = 0 soit : − −→ −−→ −− − − −− − − − → −− − F M (t) + M (t) H (t) · F M (t) = 0 . les vecteurs M (t) H (t) et F H (t) sont orthogonaux. − −→ − − − − −− − −→ − − → −− − −− − − − → − − → −− − F M (t) · F M (t) − M (t) H (t) · F H (t) − F M (t) = 0. y (t))). cette médiatrice est aussi la hauteur issue de M et la bissectrice intérieure de l’angle en M. 3. Considérant que le triangle M F H est isocèle en M (M F = M H). H (t) sont sur l’axe des y qui est −− − − − − −→ − − → −− parallèle à D (on a H (t) = (xk .¢ ¡   £ Équation réduite d’une conique 71 D H (t) M (t) F H (t) K ∆ Fig. y (t)) et H (t) = (0. On vient de voir que la tangente à Γ en M est la médiatrice de [HF ] . −− − − − − −→ − → Comme M (t) H (t) est orthogonal à D et les points F.5 – Tangente à une parabole Démonstration. On peut aussi montrer ce résultat en utilisant une paramétrisation régulière : γ : t → M (t) = (x (t) . y (t)) − 1 −→ → → → de Γ dans un repère orthonormé (F.

1) et pour M (X. Pour tout M ∈ Γ qui n’est pas sur l’axe focal. On dit que cette longueur est la sous-normale de la parabole. YH ) de M sur D est définie par : XH + YH = 0 (H ∈ D) − (X − XH ) + (Y − YH ) = 0 ou encore : −→ − − HM · → = 0 v XH + YH = 0 XH − YH = X − Y Y −X . Exercice 3. Ce repère est (O. où O (1. 2 2 Nous verrons plus loin comment trouver la directrice et le foyer d’une parabole définie par une équation du type 3. on déduit que tout rayon lumineux parallèle à l’axe focal ∆ se réfléchi en un rayon qui passe par le foyer. . Un exemple de parabole → → Considérons par exemple. on désigne par T le point d’intersection de la normale à Γ en M avec ∆ et par P la projection orthogonale de M sur ∆. − = √ (− + →) et − = √ (−− + − ) . cette projection est K (0. 1) . pour M = F. 1) et de la médiatrice de [HF ] . on représente cette parabole avec la construction du point intersection de la perpendiculaire DH à D passant par H (−1. − . → La droite D est dirigée par − = (−1. De ce théorème. ce qui donne 2X 2 −2X 2 −16X +16 = 0) et dans un repère adapté. 2) .2. dans le plan euclidien R2 muni de sa base canonique (Ω. ce qui signifie que c’est la hauteur issue de M = M (t) dans le triangle M F H.72 Coniques c’est-à-dire : − −→ − − → −− − −− F H (t) · F M (t) = 0 −− − − −→ La tangente à Γ en M (t) qui est la droite passant par M (t) et dirigée par F M (t) est donc perpendiculaire à [F H] . − )).6. 2 En particulier. e1 e2 Sur la figure 3. Le triangle étant isocèle en M. Montrer que la longueur P T est constante. le sommet est le milieu O (1. √ − → Le paramètre p de cette parabole est p = KF = ΩF = 2 2.1 Soit Γ une parabole. une équation est y 2 = √ 1 → − 1 → → → → → → ı  ı e1 e2  e1 e2 2px = 4 2x. C’est le principe des miroirs paraboliques.2) → → (c’est l’équation de la parabole dans le repère (Ω. 0) = Ω. 1) de [KF ] (c’est aussi le point d’intersection de la parabole avec l’axe focal d’équation Y = X. − ) . on a les autres résultats. La condition M F = M H se traduit alors par : ce qui donne YH = −XH = (X − 2)2 + (Y − 2)2 = (X + Y )2 2 ou encore : X 2 + Y 2 − 2XY − 8 (X + Y ) + 16 = 0 (3. − . − . − ) la e1 e2 parabole ayant pour directrice la droite D d’équation X + Y = 0 et pour foyer le point F (2. Y ) ∈ R2 la projection orthogonale v H (XH .

b) = (0.6 – Parabole : X 2 + Y 2 − 2XY − 8 (X + Y ) + 16 = 0 Intersection d’une parabole et d’une droite Soit Γ une parabole et y 2 = 2px une équation réduite dans un repère adapté. on a alors a = 0 et une équation de la droite est x = αy + β et du système : x = αy + β y 2 = 2px ce qui donne un unique point d’intersection. à savoir M = . b = 0 et le système d’équations précédent nous donne :  c  y=−  b 2 2  x= y = c  2p 2pb2 c c2 . Si cette droite n’est pas parallèle à l’axe focal. 3. on a alors a = 0.− . 2pb2 b On peut remarquer qu’on a une infinité de telles droites coupant Γ en un seul point et aucune de ces droites n’est tangente à Γ.¢ ¡   Équation réduite d’une conique 73 D M H F K ∆ Fig. Les points d’intersection de cette parabole avec une droite d’équation ax + by + c = 0 où (a. 0) sont obtenus en résolvant le système de deux équations à deux inconnues suivant : ax + by + c = 0 y 2 = 2px Si la droite est parallèle à l’axe focal ∆ (l’axe des abscisses).

En désignant par A et A les points d’intersection de la conique Γ avec son axe focal ∆.74 Coniques on déduit que y est solution de l’équation de degré 2 : y 2 − 2pαy − 2pβ = 0 qui peut avoir 0.3) devient : e 1 − e2 x2 + y 2 = a2 − a2 e2 ou encore : y2 x2 + 2 = 1. on a K . →) on a une équation : ı  (M ∈ Γ) ⇔ 1 − e2 x2 + y 2 − 2 xF − e2 xK x = e2 x2 − x2 K F (3. à savoir la perpendiculaire à ∆ passant par O est un axe de symétrie. (K. Réciproquement. et seulement si.3) Équation réduite des coniques à centre On choisit l’origine O sur l’axe focal ∆ de sorte que xF − e2 xK = 0. −e2 )} (on a 1−e2 = 0). − . F (ea. 1) . ce qui équivaut à pα2 pα2 β = − et l’équation de la droite est x = αy − . (K.2 Les coniques à centres. alors : 1. a2 a (1 − e2 ) Avec cette équation. La droite a donc pour équation : 2 x= y0 y0 y2 y0 y − x0 = (y − y0 ) + 0 − x0 = (y − y0 ) + 2x0 − x0 p p p p ou encore p (x − x0 ) − y0 (y − y0 ) = 0 et cette droite est la tangente à Γ en M0 . Précisément.2. Théorème 3. 3. on déduit de cette équation le résultat suivant. les tangentes à Γ sont les droites non parallèles à l’axe focal qui coupent Γ en un seul point. e)} et A celui de {(F. Γ a un unique centre de symétrie qui est le milieu O de [AA ] . ce qui équivaut à − → 2 −→ − − → OF −e OK = 0 et revient à dire que O est le barycentre de {(F. on retrouve le fait que ∆ est un axe de symétrie et on constate aussi que le point O. 1) . δ = p2 α2 + 2pβ = 0. a En notant a = xA l’abscisse de A dans ce repère. ellipses et hyperboles On suppose pour ce paragraphe que e = 1. (K. On aura un unique solution si. → − Dans un repère orthonormé (O. c’est-à-dire que Γ est une ellipse ou une hyperbole.5 Si Γ est une conique d’excentricité e = 1. le point d’intersection étant M0 = 2 2 2 pα (x0 . . 0) et (3. y0 ) = . 1 ou 2 solutions réelles. milieu de [AA ] est un centre de symétrie et l’axe des y. 1) . on a: xF + exK xF − exK xA = = exK et xA = = −exK 1+e 1−e c’est-à-dire que O est le milieu de [AA ] . pα . où A est le barycentre de {(F. −e)} . 0 .

directrice et foyer définis ci-dessus (il suffit de remonter les calculs). où D [resp. Remarque 3. 0) avec xF = ea = a2 + b2 . y0 ) a pour équation : x0 y0 (x − x0 ) − 2 (y − y0 ) = 0 2 a b 2 2 x0 y0 ce qui peut encore s’écrire compte tenu de 2 − 2 = 1 : a b x0 y0 x − 2 y = 1. a2 b Pour e < 1. x2 y2 Réciproquement une courbe Γ d’équation 2 − 2 = 1 dans un repère orthonormé est une a b hyperbole d’excentricité. x2 y2 De 2 = 1 + 2 ≥ 1. on déduit que x2 ≥ a2 et l’hyperbole est strictement contenu dans a b a P privé de la bande délimité par les droites D (d’équation x = xK = ) et D (d’équation e a x = − ). On dit que le point O est le centre de la conique et que Γ est une conique à centre. de foyer F et d’excentricité e. On peut remarquer que l’axe des x (l’axe focal) coupe l’hyperbole en A (a. directrice et foyer définis ci-dessus (il suffit de remonter les calculs). x2 y2 Réciproquement une courbe Γ d’équation 2 + 2 = 1 avec 0 < b < a dans un repère a b orthonormé est une ellipse d’excentricité. l’équation . On dit que les points A. − . √ a2 − b2 a a2 et L’excentricité est e = . F ] est le symétrique de D [resp. →. F ] par rapport à O. Γ est aussi la conique de directrice D .Équation réduite d’une conique 75 2. − ) : ı  x2 y 2 + 2 =1 a2 b avec 0 < b < a. x2 y 2 + 2 = 1 définit un cercle qui n’est pas une ellipse a2 b définie par directrice foyer et excentricité (on verra qu’un cercle peut être vu comme une ellipse d’excentricité nulle et de directrice rejetée à l’infini). e On déduit de cette équation implicite que la tangente à l’hyperbole Γ en M0 (x0 . elle a pour équation réduite → − dans (O. √ a2 + b2 a a2 L’excentricité est e = . la directrice D a pour équation x = xk = = √ a e a 2 − b2 √ le foyer est F (xF . Γ est une ellipse et en posant b2 = a2 (1 − e2 ) . la directrice D a pour équation x = xk = = √ et a e a2 + b2 √ le foyer est F (xF . 0) avec xF = ea = a2 − b2 . Pour e > 1. Exercice 3. elle a pour équation dans − → (O. 0) et que l’axe des y ne coupe pas Γ. →) : ı  x2 y 2 − 2 = 1. Γ est une hyperbole et en posant b2 = a2 (e2 − 1) .2 Montrer que les paraboles n’ont pas de centre de symétrie. 0) et A (−a.2 Pour a = b. A sont les sommets de l’hyperbole. a2 b On dit que a est le demi axe (ou que 2a est l’axe) de l’hyperbole.

a b La distance d’un point M à T0 est donnée par : x0 y0 x+ 2y −1 2 b d (M. T0 ) = = 2 2 2 x2 y0 x2 y0 x2 y0 0 0 0 + 4 + 4 + 4 a4 b a4 b a4 b 2 2 4 2 2 2 |x (a − b ) − a4 | |x x − a | = b4 4 0 2 F 4 2 = b4 0 4 2 2 b x0 + a y 0 b x0 + a4 y0 . B sont les sommets de l’ellipse. − ) . Montrer que le produit des distances des foyers de Γ à une tangente quelconque est constant égal à b2 (le carré du demi petit axe).1 On a F (xF . A . b) et B (0. 2 a b De x2 y 2 → → Exercice 3.3 En utilisant le théorème de Pythagore. T0 ) d (F . 0) et que l’axe des y la coupe en B (0. 2 a b 2 2 x0 y 0 avec 2 + 2 = 1. 0) avec xF = ea = a2 − b2 et la tangente T0 à Γ en M0 (x0 . e On déduit de cette équation implicite que la tangente à l’ellipse Γ en M0 (x0 . y0 ) a pour équation : x0 y0 x + 2 y = 1. On dit que les points A. On peut remarquer que l’axe des x coupe l’ellipse en A (a. − . −b) . 0) et F (−xF . Remarque 3. √ Solution 3. B.76 Coniques On dit que a est le demi grand axe (ou que 2a est le grand axe) et que b est le demi petit axe (ou que 2b est le petit axe) de l’ellipse. Il en résulte que : FB = FB = F B = F B = a y2 a2 a x2 a = 1− 2 ≤ 1. ı  a b avec 0 < b < a. T0 ) = a 2 2 x0 y 0 + 4 a4 b et : x2 2 0 x0 x0 x −1 xF − 1 xF + 1 4 F a a2 a2 d (F. on a : F B 2 = OB 2 + OF 2 = b2 + e2 a2 = a2 . 0) et A (−a. y0 ) a pour équation : x0 y0 (x − x0 ) + 2 (y − y0 ) = 0 2 a b 2 2 x0 y 0 ce qui peut encore s’écrire compte tenu de 2 + 2 = 1 : a b x0 y0 x + 2 y = 1.3 Soit Γ une ellipse d’équation 2 + 2 = 1 dans un repère orthonormé (O. on déduit que x2 ≤ a2 < 2 . soit − < x < et l’ellipse est strictement 2 a b e e e a contenu dans la bande délimité par les droites D (d’équation x = xK = ) et D (d’équation e a x = − ).

où Γ1 et Γ2 sont les courbes d’équations paramétriques respectives : t ∈ R → γ1 (t) = (a ch (t) . Une autre paramétrisation peut s’obtenir comme suit. De γ2 (−t) = −γ1 (t) . y1 (t) b De même avec → − . on déduit que la droite d’équation ay +bx = 0 est asymptote x1 (t) t→−∞ a à l’infini. en posant y = b sh (t) avec t ∈ R (sh est bijective de R sur R). b x0 + a4 − a2 x2 0 d (F. b tan (t) t∈ − . L’etude de γ1 se fait pour t ≥ 0 puis on complète le graphe obtenu par symétrie par rapport à → l’axe Ox. → γ2 (t) = 2 2 − a . 2 2 cos (t) et : π π t∈ − . Réciproquement tout point a2 (±a ch (t) . compte tenu de 77 2 x2 y0 0 + 2 =1: a2 b |x2 (a2 − b2 ) − a4 | 0 x2 0 b4 x2 + a4 b2 1 − 2 0 a |x2 (a2 − b2 ) − a4 | 0 = b2 2 2 = b2 . on déduit que la droite a une tangente verticale en A (a. Les tracés de Γ1 . Pour a = b. de b2 = a2 (e2 − 1) . Ces paramétrisations nous permettent un tracé de Γ. T0 ) = b4 Paramétrisation des coniques à centre Ces équations implicites de Γ permettent d’obtenir des paramétrisation. avec γ1 (0) = b− . b sh (t)) et : t ∈ R → γ2 (t) = (−a ch (t) .Équation réduite d’une conique ce qui s’écrit. où Γ1 et Γ2 sont les courbes d’équations paramétriques respectives : a π π → γ1 (t) = . on déduit que e = 2. On a donc Γ = Γ1 ∪ Γ2 . Les fonctions ch et sh sont strictement croissante. il suffit de tracer Γ1 . b tan (t) est 2 2 (t) a cos cos (t) cos (t) sur l’hyperbole. on a En posant y = b tan (t) avec t ∈ − . b sh (t)) est sur l’hyperbole. Γ2 et Γ s’en suivent. on déduit qu’on  b et − e−t b y1 (t) = → . on a x2 = 1 + sh2 (t) = ch2 (t) et x = ±a ch (t) où ± est le signe de x. b sh (t)) Γ1 et Γ2 sont les deux branches de l’hyperbole. Réciproquement tout point ± . √ Une hyperbole équilatère est donc une conique d’excentricité 2. 0) et avec x1 (t) a et + e−t t→+∞ a d’équation ay − bx = 0 est asymptote à l’infini. On a donc Γ = Γ1 ∪ Γ2 . 2 2 2 2 x2 1 a a = 1+tan2 (t) = et x = ± . Dans ce cas. T0 ) d (F . Pour l’hyperbole. on déduit que Γ2 est l’image de Γ1 par la symétrie de centre O. b tan (t) cos (t) . les diagonales d’équations y = x et y = −x sont asymptotes et on dit que Γ est une hyperbole équilatère√ (les asymptotes sont perpendiculaires). π π π π (tan est bijective de − . sur R). Pour ce faire.

soit y = sin (±α) . Théorème 3. sin (π)) = (−1. Avec y 2 = 1 − x2 = sin2 (α) . soit O − .4) → → (c’est l’équation de l’hyperbole dans le repère (Ω.78 Coniques En posant u = tan trisations : t 2 . A et des tangentes horizontales en B. Ce repère est (O. Comme x2 + y 2 = 1. − ) . 0) = Ω. π[ (pour (x. Un exemple d’hyperbole → → Considérons dans le plan euclidien R2 muni de sa base canonique (Ω. 0) . −2) . 1] et il existe un unique réel α ∈ [0. 3 3 √ x2 y 2 4 2 et dans un repère adapté. D’où l’unicité. Y ) ∈ R2 on a déjà vu v Y −X que la projection orthogonale H (XH . cette paramétrisation permet un tracé de l’ellipse. c’est terminé. Si t ∈ [−π. L’étude se fait pour t ∈ 0. e1 e2 Les sommets de cette hyperbole sont les points d’intersection avec l’axe focal d’équation 2 2 2 Y = X.6 Si x. on peut écrire que x = cos (±α) et on aboutit à (x. ı  e1 e2 ı 3 3 3 4 2 2 . 2) . / On en déduit la paramétrisation de l’ellipse : t ∈ [−π. pour M = F. sin (−π))). 0 étant la seule solution puisque t = π ∈ [−π. b sin (t)) π 2 puis on complète par symétrie par rapport aux axes. cos (t) = u ∈ ]−1. y sont deux réels tels que x2 + y 2 = 1.b 2 1 − u 1 − u2 . − → → OA a e2 − 1 = √ . on déduit que t = ±t. une équation est 2 − 2 = 1 où b = Le demi axe est a = OA = 3 a b √ √ 1 → → 4 2 3 → →. on déduit que y = ± sin (α) . où O − 2 . on déduit que t vaut 0 ou −π. 2 En particulier. π[ tel que x = cos (t) et y = sin (t) . Avec la parité de la fonction cos. sin (t)) avec t ∈ [−π. π[ → γ (t) = (a cos (t) . 2 2 Le centre est le milieu de [AA ] . B . Pour l’ellipse. On a des tangentes verticales en A. − ) l’hyperbole e1 e2 ayant pour excentricité e = 2. − = √ − = √ (− + − ) . Démonstration. x est dans [−1. YH ) de M sur D est définie par YH = −XH = . pour directrice la droite D d’équation X + Y = 0 et pour foyer − le point F (2. π[ . sinon t = −t et de sin (t) = sin (t ) = − sin (t) . − . La droite D est dirigée par → = (−1. on écrit (x. 1[ . − 2 . on a u ∈ ]−1. La condition M F = 2M H se traduit alors par : (X − 2)2 + (Y − 2)2 = 2 (X + Y )2 ou encore : X 2 + Y 2 + 4XY + 4 (X + Y ) − 8 = 0 (3. y) = (cos (π) . − . y) = (cos (t) . il existe alors un unique réel t ∈ [−π. tan (t) = et les paramé2 1+u 1 − u2 1 + u2 2u . ce qui donne l’équation 3X 2 + 4X − 4 = 0 de racines −2 et et les sommets A . le résultat qui suit nous conduit à une paramétrisation. de cos (t) = cos (t ) . y) = (cos (−π) . 3 3 3 et A (−2. cette projection est K (0. π] tel que x = cos (α) . π[ est une autre solution. 1) et pour M (X. Si t = t. 1[ → ±a 1 − u2 2u . − )). − . Là encore.

7). dans le plan euclidien R2 muni de sa base canonique (Ω. YH ) de M sur D est définie par YH = −XH = . − . 2) . 0) = Ω. Y ) ∈ R2 la projection v Y −X orthogonale H (XH . pour M = F. (figure 3. − )). →.7 – Hyperbole : X 2 + Y 2 + 4XY + 4 (X + Y ) − 8 = 0 Un exemple d’ellipse − → Considérons aussi. 2 En particulier. pour directrice la droite D d’équation X + Y = 0 et pour foyer 2 − le point F (2. D M F H A O A ∆ Fig.5) . 3. cette projection est K (0. 1 La condition M F = M H se traduit alors par : 2 (X + Y )2 (X − 2) + (Y − 2) = 8 2 ou encore : 2 7X 2 + 7Y 2 − 2XY − 32 (X + Y ) + 64 = 0 → → (c’est l’équation de l’ellipse dans le repère (Ω.Équation réduite d’une conique 79 1 − = √ (−− + − ) et l’équation est : → → →  e1 e2 2 ¤ ¥ £   ¢ ¡ 9x2 − 3y 2 = 32. e1 e2 (3. La droite D est dirigée par → = (−1. 1) et pour M (X. − ) l’ellipse e1 e2 1 ayant pour excentricité e = .

− ) . une équation est 2 + 2 = 1 où 3 a b √ √ → 2 2 1 − − 8 8 1 − − → → b = a 1 − e2 = √ . →. 4) et A . D A O F A M H ∆ Fig. 3. − .8). e1 e2 . 3 3 4√ x2 y 2 Le demi axe est a = OA = 2 et dans un repère adapté.8 – 7X 2 + 7Y 2 − 2XY − 32 (X + Y ) + 64 = 0 Intersection d’une ellipse et d’une droite → → Soit Γ une ellipse. . Ce repère est (O. − ) . cette ellipse a pour équaı  tion : x2 y 2 + 2 =1 a2 b .− = ı 3 3 OA 3 2 1 − = √ (−− + − ) et l’équation est : → → →  e1 e2 2 ¢ ¡ £   ¥ ¤ 9x2 + 12y 2 = 32. (figure 3. . Dans un repère orthonormé adapté (O. 3 3 8 8 Le centre est le milieu de [AA ] .80 Coniques Les sommets de cette ellipse sont les points d’intersection de l’ellipse avec l’axe focal d’équa4 tion Y = X. . où O ı  OA = √ (→ + →) . ce qui donne l’équation 3X 2 − 16X + 16 = 0 de racines et 4 et les sommets 3 4 4 A (4. soit O .

Le discriminant de cette équation est : 2 δ = a2 uy0 − b2 vx0 − a2 u2 + b2 v 2 2 a2 y0 + b2 x2 − a2 b2 0 2 = a2 b2 a2 u2 + b2 v 2 − u2 x2 − 2uvx0 y0 − v 2 y0 0 = a2 b2 a2 u2 + b2 v 2 − (ux0 + vy0 )2 soit en tenant compte de ux0 + vy0 = −w (M0 ∈ D) : δ = a2 b2 a2 u2 + b2 v 2 − w2 . on a M0 ∈ D ∩ Γ et : 2 a2 y0 + b 2 x2 0 2 2 2 2 −a b =a b 2 x2 y 0 0 + 2 −1 a2 b de sorte que : 0 = δ = a2 uy0 − b2 vx0 et : a2 uy0 − b2 vx0 = a2 b2 u =0 2 y0 x0 −v 2 b2 a − → x0 y 0 ce qui signifie que V = (−v. Elle a donc 0. a2 b2 la tangente à Γ en M0 . une paramétrisation de cette droite est : x = x0 − λv y = y0 + λu L’intersection D ∩ Γ est non vide si. alors δ < 0 et D ne coupe pas Γ . La droite D est donc tangente à Γ. y0 ) un point quelconque de D. v) = (0. alors δ = 0 et D coupe Γ en un unique point. On se donne une droite D d’équation : ux + vy + w = 0 avec (u. v) = (0. et seulement si. u) est orthogonal au vecteur . → − Un vecteur directeur de D est V = (−v. 0 Cette équation est de degré 2 puisque a2 u2 + b2 v 2 = 0 du fait que a > 0. 1 ou 2 solutions réelles. Prenant ce point comme origine M0 de D. – si a2 u2 + b2 v 2 = w2 . 0) . il existe un réel λ tel que :   x = x0 − λv  y = y0 + λu  x2 y 2  + 2 =1 a2 b ce qui entraîne que λ est solution de l’équation : b2 (x0 − λv)2 + a2 (y0 + λu)2 = a2 b2 qui est équivalente à : 2 a2 u2 + b2 v 2 λ2 + 2 a2 uy0 − b2 vx0 λ + a2 y0 + b2 x2 − a2 b2 = 0. u) et désignant par M0 (x0 . qui est orthogonal à . On en déduit alors que : – si a2 u2 + b2 v 2 < w2 .Équation réduite d’une conique 81 avec 0 < b < a. b > 0 et (u. 0) .

alors δ > 0 et D coupe Γ en deux points distincts. qui est orthogonal à la tangente à Γ en M0 a2 b2 n’est pas nul et D n’est pas tangente à Γ en M0 .82 Coniques – si a2 u2 + b2 v 2 > w2 . En notant M = γ (t) . ı  Théorème 3. γ (t )) = a cos (t) −a sin (t ) b sin (t) b cos (t ) = ab (cos (t) cos (t ) + sin (t) sin (t )) = ab cos (t − t ) = 0 π ce qui est encore équivalent à t = t ± modulo 2π et donne deux possibilités pour N. Théorème 3. 2 Démonstration. – si a2 u2 + b2 v 2 = w2 . b sin (t)) − → dans un repère orthonormé adapté (O. →.8 (premier théorème d’Appolonius) Soient M ∈ Γ et N ∈ Γ tel que la tangente à Γ en N soit parallèle à (OM ) .7 Soit D une droite d’équation ux + vy + w = 0 avec (u. γ (t ))| = det b sin (t) b sin (t ) 2 2 1 = ab |cos (t) sin (t ) − sin (t) cos (t )| 2 1 1 = ab |sin (t − t)| = ab. 2 L’aire du triangle OM N est alors : 1 1 a cos (t) a cos (t ) |det (γ (t) . 2 2 A= On a aussi : OM 2 + ON 2 = a2 cos2 (θ) + cos2 (θ ) + b2 sin2 (θ) + sin2 (θ ) = a2 cos2 (θ) + sin2 (θ) + b2 sin2 (θ) + cos2 (θ) = a2 + b2 . v) = (0. Les théorèmes d’Appolonius Soit Γ une ellipse de paramétrisation : t → γ (t) = (a cos (t) . – si a2 u2 + b2 v 2 < w2 . alors D ne coupe pas Γ . . On peut remarquer que ce résultat est faux pour la parabole. alors D coupe Γ en un unique point M0 et est tangente à Γ en ce point . Les droites tangentes à une ellipse sont donc celles qui coupent cette ellipse en un unique point (un point double). donc le − → x0 y 0 produit scalaire de V avec le vecteur . dire que la tangente à Γ en N = γ (t ) est parallèle à OM équivaut à dire que : det (γ (t) . On a donc montré le résultat suivant. − ) . on a δ = (a2 uy0 − b2 vx0 ) > 0. L’aire du triangle OM N est alors constante égale à ab et OM 2 + ON 2 = a2 + b2 . – si a2 u2 + b2 v 2 > w2 . En prenant pour 2 origine M0 de D l’un de ces points de contact. 0) . alors D coupe Γ en deux points distincts et n’est pas tangente à Γ.

Si les plan P et P sont orthogonaux. On a alors : OI 2 + OJ 2 = a2 . Soit γ : t → M (t) une paramétrisation régulière de Γ dans un repère − 1 −→ → → → orthonormé (F. On a : OI 2 + OJ 2 = a2 cos2 (θ) + cos2 (θ ) = a2 cos2 (θ) + sin2 (θ) = a2 .Équation réduite d’une conique 83 Théorème 3. Démonstration. on a : − MF − → d −→ − − − → d −→ u (t) · M F = ±e− · M H. − − MF MH − 1 −→ → ı avec − → M H = ±− puisque ces deux vecteurs sont colinéaires et de norme 1 et en notant − MH −→ − − 1 −→ u (t) = − → M F .9). La tangente à Γ en M coupe la directrice D en un point T tel que le triangle M F T soit rectangle en F (figure 3. on a : − − − − e −→ d −→ 1 −→ d −→ − → M F · dt M F = − → M H · dt M H.11 Soient Γ une conique et M un point de Γ qui n’est pas sur l’axe focal ∆. Démonstration. cette projection est alors un segment que l’on peut voir comme une ellipse écrasée.3 Construction des tangentes à une conique Un procédé de construction de la tangente à une conique en point M qui n’est pas sur l’axe focal est donné par le résultat suivant. − ) . FK −→ − −→ − En dérivant l’égalité M F = e M H . Théorème 3.9 (deuxième théorème d’Appolonius) En gardant les notations du théorème précédent.10 Soient P et P deux plans non orthogonaux de l’espace et C un cercle inclus dans P. on désigne par I la projection de M sur l’axe focal (l’axe des abscisses) et par J celle de N. où − = ı  ı F K. Projection orthogonale d’un cercle de l’espace sur un plan Les ellipses peuvent aussi être vues comme les projections orthogonales d’un cercle de l’espace euclidien sur un plan. Théorème 3. − . 3.2. ı dt dt avec : − − − − · d − → = − · d − → + − · d −→ → ı MH → ı MF → ı FH dt dt dt . La projection orthogonale de C sur P est une ellipse ou un cercle.

9 – Tangente en un point d’une conique et : − − − − − − · d −→ = d − · −→ = d − · −→ + −→ = d − · −→ = 0 → → FH → F K KH → FK ı FH ı ı ı dt dt dt dt −→ − − − − et − · −→ = −→ ne dépend pas de t.¢ ¡   £ 84 Coniques D M F K T ∆ Fig. = 0. 3. on a M T = λ M F dt et : − → d −→ − − → −→ − − − − − d −→ − → −→ ı ı u (t) · M T = λu (t) · M F = λe (±→) · M F = e (±− ) · M T dt dt ce qui entraîne : − − → − → −→ − − −→ 2 − −→ − − → − → − → −→ − − − F M · F T = F M · F M + M T = M F − M F u (t) · M T − −→ − −→ − → −→ ı M F − e (±− ) · M T = MF avec : − − − − − − · −→ = − · − → + − · −→ = − · − → = ± − → . . dt dt −→ − − d −→ Si T est le point d’intersection de la tangente à Γ en M avec la directrice D. → M T → M H → HT → M H MH ı ı ı ı ce qui donne en définitive : −→ − −→ − − → F M · FT = MF −→ − −→ − MF − e MH c’est-à-dire que le triangle M F T est rectangle en F. On a donc : → → FK du fait que KH est orthogonal à ı ı FK − → d −→ − − − → d −→ ı u (t) · M F = ±e− · M F .

F et de grand axe 2a. on a : M F 2 = (x − ea)2 + y 2 = e2 M H 2 = e2 x − soit : MF = e x − a e a e et : 2 2 (M F ) = (x + ea)2 + y 2 = e2 (M H ) = e2 x + soit : MF = e x + Sachant que x2 ≤ a2 < 2 a e 2 a e a2 x2 y 2 a a (déduit de 2 + 2 = 1 et e < 1). . Réciproquement. → → Démonstration.5). y) de l’ellipse. 0 . 0) .12 Soit Γ une ellipse de directrice D. Théorème 3. Théorème 3. − ) . On se place dans un repère orthonormé (O.3 85 Définition bifocale des coniques à centre On a vu qu’une conique à centre a deux foyers et deux directrices (théorème 3. e e De plus F F = 2ea < 2a puisque e < 1. F (ea. on déduit que − < x < et : 2 e a b e e MF + MF = e a a −x +e x+ = 2a. de foyer F et d’excentricité e < 1. on a le résultat suivant. a a On peut aussi remarquer que l’encadrement − < x < pour M (x. alors l’ensemble : Γ = {M ∈ P | M F + M F = 2a} est une ellipse de foyers F. en notant a = OA. on a K Γ et − = ı . 0) et OA e pour tout point M (x. on a : Γ ⊂ {M ∈ P | M F + M F = 2a} avec 2a > F F . − . où O est le centre de ı  → a 1 − → OA. F sont deux points distincts de P et a un réel tel que 2a > F F . Il en résulte que tout point M de l’ellipse est à e e l’intérieur du segment [HH ] et en conséquence : M F + M F = e (M H + M H ) = eHH = eKK = 2a. De ce résultat nous allons déduire une autre caractérisation métrique des coniques à centre. Dans ce repère.Définition bifocale des coniques à centre 3. F (−ea. En désignant par F le deuxième foyer de Γ (le symétrique de F par rapport au centre O de Γ) et par 2a le grand axe. y) ∈ Γ nous dit que e e l’ellipse Γ est strictement contenue dans la bande verticale limitée par les directrices D et D a a (d’équations respectives x = et x = − ).13 Si F.

a 2a e De M F + M F = 2a. → − On peut aussi travailler analytiquement toujours dans le même repère orthonormé (O. On note O le milieu de [F F ] et on se place dans un repère orthonormé → 1 − − → → (O. ses coory2 données vérifient l’équation x2 + = a2 . Les calculs précédents nous conduisent à poser xF = OF = ea. F et de grand axe 2a. →. F et de grand axe 2a. ı  2 2 2 La condition M F + M F = 2a équivaut à M F + M F + 2M F · M F = 4a . Donc Γ est contenu dans l’ellipse de foyers F. on a : e MH = a 1 − x = (a − ex) e e et M F = eM H. où − = ı  ı OF . Réciproquement si M est un point de l’ellipse de foyers F. F et de grand axe 2a. − .86 Coniques Démonstration. →) . a Le projeté orthogonal de M ∈ Γ sur D étant H . y . soit à : (x − ea)2 + y 2 + (x + ea)2 + y 2 + 2M F · M F = 4a2 ou encore à : x2 + y 2 + e2 a2 + M F · M F = 2a2 ce qui peut aussi s’écrire : M F · M F = 2a2 − x2 − y 2 − e2 a2 On a donc : (M ∈ Γ) ⇒ M F 2 · M F 2 = 2a2 − x2 − y 2 − e2 a2 ⇒ (x − ea)2 + y 2 ⇒ 2 (x + ea)2 + y 2 = 2a2 − x2 − y 2 − e2 a2 2 1 − e2 x2 + y 2 = a2 1 − e2 avec 0 < e < 1 et Γ est contenu dans l’ellipse de foyers F. La réciproque a été établie avec le théorème précédent. ce qui équivaut à : 1 − e2 MF 2 · MF 2 = 2a2 − x2 − y 2 − e2 a2 2 . − ) . on déduit que : 2 M F 2 − (M F ) = (M F + M F ) (M F − M F ) = 2a (M F − M F ) avec : 2 M F 2 = (x − ea)2 + y 2 et (M F ) = (x + ea)2 + y 2 ce qui donne : 2a (M F − M F ) = −2eax et de : M F + M F = 2a M F − M F = −2ex on déduit que : M F = a − ex > 0. OF OF FF a soit e = = < 1 et à définir la droite D d’équation x = .

 a a   e x− −e x+ = −2a e e soit |M F − M F | = 2a De plus F F = 2ea > 2a puisque e > 1. on a : Γ ⊂ {M ∈ P | |M F − M F | = 2a} avec 2a < F F . on déduit que x < − ou x > e a b e e et :  a a  e −x +e x+ = 2a   e e ou MF − MF = . 2 2 . − ) .14 Soit Γ une hyperbole de directrice D. on a : M F 2 = (x − ea)2 + y 2 = e2 M H 2 = e2 x − soit : MF = e x − a e a e et : 2 2 (M F ) = (x + ea)2 + y 2 = e2 (M H ) = e2 x + soit : MF = e x + 2 a e 2 a e x2 y 2 a a a2 Sachant que x ≥ a > 2 (déduit de 2 − 2 = 1 et e > 1). ce qui équivaut à M F + M F = 2a.5 Si M ∈ P est tel que M F + M F = 2a où a > 0 est donné. On se place dans un repère orthonormé (O. Théorème 3.4 Dans le cas où les foyers F et F sont confondus. on déduit que : 1 − e2 2a2 − x2 − y 2 − e2 a2 = a2 − x2 + 1 − e2 a2 − y2 1 − e2 ≥0 et M F · M F = 2a2 − x2 − y 2 − e2 a2 . Remarque 3. − . 0) − Γ et ı OA. on a K a . ont on des résultats similaires. en conséquence l’ensemble {M ∈ P | M F + M F = 2a} / est vide si 2a < F F et pour 2a = F F c’est le segment [F F ] . → → Démonstration. en utilisant l’inégalité triangulaire. y) de l’hyperbole. Pour ce qui est des hyperboles. en notant a = OA. de foyer F et d’excentricité e > 1. Remarque 3.Définition bifocale des coniques à centre et avec x2 ≤ a2 . F (ea. OA e et pour tout point M (x. En désignant par F le deuxième foyer de Γ (le symétrique de F par rapport au centre O de Γ) et par 2a le grand axe. où O est le centre de ı  → → = 1 − Dans ce repère. 0 . 87 y2 ≤ a2 . 0) et F (−ea. on obtient le cercle d’équation M F = a que l’on peut voir comme une ellipse d’excentricité nulle et de directrice rejetée à l’infini. on déduit que : F F ≤ F M + M F = 2a l’inégalité étant stricte si M ∈ [F F ] .

on a les résultats suivants sur les tangentes. Une démonstration analogue donne le résultat suivant pour l’hyperbole. F et M un point de Γ. En dérivant −→ − −→ − l’égalité M F + M F = 2a. F sont deux points distincts de P et a un réel tel que 0 < 2a < F F . Démonstration. Démonstration.17 Soient Γ une hyperbole de foyers F. on a : − − − − 1 −→ d −→ 1 −→ d−→ M F · M F + − → M F · M F = 0. . ce qui signifie que le vecteur tangent Théorème 3. Soit M : t → M (t) une paramétrisation régulière de Γ. Démonstration analogue à celle concernant l’ellipse.6 Si M ∈ P est tel que |M F − M F | = 2a où a > 0 est donné. La tangente à Γ en M est la bissectrice intérieure issue de M du triangle M F F . F et M un point de Γ. en utilisant l’inégalité triangulaire.16 Soient Γ une ellipse de foyers F. Remarque 3. en conséquence l’ensemble {M ∈ P | |M F − M F | = 2a} / est vide si 2a > F F et pour 2a = F F .88 Coniques Théorème 3. F et de grand axe 2a. La tangente à Γ en M est la bissectrice extérieure issue de M du triangle M F F . alors l’ensemble : Γ = {M ∈ P | |M F − M F | = 2a} est une hyperbole de foyers F. En utilisant la définition bi-focale des coniques à centres. encore équivalent à dire que la tangente à Γ en M est la bissectrice extérieure issue de M du triangle M F F . − −→ − dt dt MF MF En remarquant que : − − − − d−→ d − → d −→ d −→ MF = MF + FF = MF dt dt dt dt −→ − −→ − − − 1 −→ 1 −→ et en posant u (t) = − → M F et v (t) = − → M F on a : − − MF MF − → −→ − − − d −→ u (t) + v (t) · M F = 0 dt − → −→ − − − d −→ M F est orthogonal au vecteur u (t) + v (t) qui dirige la dt bissectrice intérieure issue de M du triangle M F F . Théorème 3. on a :   MF − MF = FF ou |M F − M F | = 2a = F F ⇔  MF − MF = FF ce qui équivaut à dire que Γ est la doite (F F ) privée du segment ouvert ]F F [ . on déduit que : 2a = |M F − M F | ≤ F F l’inégalité étant stricte si M ∈ [F F ] .15 Si F.

et seulement si : a2 u2 + b2 v 2 = (ux0 + vy0 )2 ce qui est encore équivalent à : 2 a2 − x2 u2 − 2x0 y0 uv + b2 − y0 v 2 = 0 0 qui signifie que (u. Si 2 + 2 < 1 (i. si 2 + 2 > 1 (i. M0 est intérieur à Γ). v) est dans le cône isotrope de la forme quadratique q définie par : 2 q (X.1 Lieu orthoptique d’une ellipse Soit Γ une ellipse dans le plan euclidien P d’équation : x2 y 2 + 2 =1 a2 b (3. il passe alors exactement deux tangentes à Γ a b par M0 . M0 est extérieur à Γ). 3.Lieu orthoptique d’une conique 3. on déduit la paramétrisation : γ : t ∈ R → (a cos (t) . 0) et elle est tangente à Γ si. ı  On rappelle que la tangente à Γ en M1 (x1 .6) . →. M0 sur Γ). où 0 < b < a. Démonstration. y0 ) ∈ P. Y ) = a2 − x2 X 2 − 2x0 y0 XY + b2 − y0 Y 2 .4 89 Lieu orthoptique d’une conique Étant donnée une conique Γ. Une équation de cette tangente est donc donnée par : x − a cos (t) −a sin (t) y − b sin (t) b cos (t) = b cos (t) (x − a cos (t)) + a sin (t) (y − b sin (t)) = b cos (t) x + a sin (t) y − ab = 0 Lemme 3.6) − → dans un repère orthonormé (O. si 2 + 2 = 1 (i. il passe alors une seule tangente à Γ par M0 . on s’intéresse au lieu des points M du plan euclidien P d’où l’on peut mener deux tangentes à Γ qui sont orthogonales. Une droite D0 passant par M0 a une équation de la forme : u (x − x0 ) + v (y − y0 ) = 0 où (u.4. 2 a b De l’équation cartésienne (3. b sin (t)) et la tangente à Γ en γ (t) est dirigée par γ (t) = (−a sin (t) . e. 2 x2 y0 0 1. v) = (0. il ne passe alors aucune tangente à Γ par a b M0 . − ) . e. a b 2 2 x0 y 0 3.7) . 2 x2 y0 0 2.3 Soit M0 (x0 . e. y1 ) est la droite d’équation : x1 y1 x + 2 y = 1. b cos (t)) . 0 (3.

on a δ = δ = 0.7 On peut aussi utiliser la signature de q dans la démonstration précédente. 2 x2 y 0 0 2 Pour 2 + 2 = 1. a b 2 Si (x2 . y0 ) = (a2 . 0 0 ce qui entraîne que le cône isotrope de q est une droite vectorielle et il passe une seule tangente à Γ par M0 . 2 x2 y0 0 2 Pour 2 + 2 < 1.10). son discriminant est nul. l’équation (3. de sorte que D0 est une droite passant par (±a. (figure 3. 0) ou (0. Cette droite et sa perpendiculaire en M0 sont alors tangentes à Γ (par exemple pour M0 = (a. 2 2 Si (x2 . donc (a2 − x2 ) (b2 − y0 ) = 0 et les équations de degré 2 0 a b 2 2 (a2 − x2 ) t2 − 2x0 y0 t + (b2 − y0 ) et (a2 − x2 ) − 2x0 y0 t + (b2 − y0 ) t2 n’ont pas de racine réelle 0 0 (puisque δ < 0). donc son cône isotrope est réduit à {(0. son discriminant δ est strictement positif et la forme q est définie (positive ou négative). b2 ) . son discriminant est strictement négatif. Théorème 3. Il passe donc exactement deux tangentes à Γ par M0 . 0)} et il ne passe pas de tangente à Γ par M0 . 0)} . on a δ > 0. ±b) parallèle à l’un des axes. b) . donc q se réduit à q (X) = 2 (X) 1 et son cône isotrope est la droite d’équation 1 (X) = 0. – Si sgn (q) = (1. 0) est la droite d’équation x = a et la tangente en B (0. y0 ) = (a2 . b2 ) .18 Le lieu des points M du plan euclidien P d’où l’on peut mener deux tangentes à l’éllipse Γ qui sont orthogonales est le cercle d’équation : x2 + y 2 = a2 + b2 . Remarque 3. la tangente à Γ en A (a. 0) ou (0. (a2 − x2 ) t2 − 2x0 y0 t + (b2 − y0 ) 0 2 2 2 2 2 et (a − x0 ) − 2x0 y0 t + (b − y0 ) t ). b) est la droite y = b). 2 x2 y 0 0 Pour 2 + 2 > 1. 2) . .7) devient : 0 2x0 y0 uv = 0 et u = 0 ou v = 0.90 Coniques Le discriminant de cette forme quadratique est : a2 − x2 −x0 y0 0 = a2 − x2 2 0 −x0 y0 b2 − y0 2 x2 y0 0 = −a2 b2 + 2 − 1 = −δ a2 b δ= 2 2 b2 − y0 − x2 y0 0 2 (δ est le discriminant des équations de degré au plus égal à 2. donc (a2 − x2 ) (b2 − y0 ) = 0 et les équations de degré 2 0 a b 2 2 (a2 − x2 ) t2 − 2x0 y0 t + (b2 − y0 ) et (a2 − x2 ) − 2x0 y0 t + (b2 − y0 ) t2 ont une unique racine réelle. – Si sgn (q) = (2. ce qui entraîne que le cône isotrope de q est réduit à {(0. – Si sgn (q) = (1. 1) . 1) . on a δ < 0. donc q se réduit à q (X) = 2 2 1 (X) − 2 (X) et son cône isotrope est la réunion des deux droites distinctes d’équations respectives 1 (X) − 2 (X) = 0 et 1 (X) + 2 (X) = 0. alors l’une des équations de degré 2 (a2 − x2 ) t2 − 2x0 y0 t + (b2 − y0 ) ou 0 0 2 (a2 − x2 ) − 2x0 y0 t + (b2 − y0 ) t2 (δ > 0) a deux racines réelles distinctes et le cône isotrope de q 0 est la réunion de deux droites vectorielles distinctes.

Ces tangentes T1 et T2 ont pour équation : uk (x − x0 ) + vk (y − y0 ) = 0 (k = 1. 2) où (u1 .10 – Cercle orthoptique à une éllipse Démonstration. y0 ) ∈ Λ. Supposons d’abord a2 = x2 . v2 ) sont deux solutions linéairement indépendantes de l’équation : 2 a2 − x2 u2 − 2x0 y0 uv + b2 − y0 v 2 = 0 0 et dire qu’elles sont orthogonales signifie que : u1 u2 + v 1 v 2 = 0 (3. 2). 2 et mk = sont les deux solutions réelles de : vk 2 a2 − x2 t2 − 2x0 y0 t + b2 − y0 = 0 0 et le produit de ces racines d’une équation de degré 2 est : m1 m2 = 2 b2 − y0 .8) (le vecteur (uk . il passe alors par M0 exactement deux tangentes à Γ. on a alors (a2 − x2 ) u2 = 0 et uk = 0. vk ) est orthogonal à Tk pour k = 1. Donc vk = 0 pour k = 1. v1 ) et (u2 . ce qui est 0 0 k uk impossible. Notons Λ ce lieu orthoptique. 3.Lieu orthoptique d’une conique 91 M0 T2 T1 A B Fig. a 2 − x2 0 . Si M0 (x0 . Si vk = 0.

3. v1 ) et (u2 . 0) d’équation 2 x + 2 y = 1. soit y = b et T2 est la tangente à Γ en M1 (a. v2 ) sont solutions de : 2 −2x0 y0 u + b2 − y0 v = 0 2 donc sur une même droite. T1 est la tangente à Γ en M1 (0. 3. 0 a − x2 0 2 Si a2 = x2 et b2 = y0 .92 Coniques mais en divisant (3. 0 On donc montré que Λ est contenu dans le cercle d’équation x2 + y 2 = a2 + b2 . donc perpendiculaires.8) par v1 v2 . on a alors y0 = b2 . soit M0 (±a.3 Lieu orthoptique d’une parabole Soit Γ une parabole et y 2 = 2px une équation réduite dans un repère adapté.4. on déduit que vk = 0 pour k = 1. Avec u1 u2 + v1 v2 = 0. alors l’équation (a2 − x2 ) t2 − 2x0 y0 t + (b2 − y0 ) a deux racines réelles distinctes 0 0 2 b2 − y0 = −1 nous dit m1 et m2 qui sont les pentes de ces tangentes et la relation m1 m2 = 2 a − x2 0 que ces tangentes sont orthogonales. Réciproquement soit M0 (x0 . − ) .19 Le lieu des points M du plan euclidien P d’où l’on peut mener deux tangentes à l’hyperbole Γ qui sont orthogonales est le cercle d’équation : x2 + y 2 = a2 − b2 . soit 2 a b a b x = a. 2 et (u1 . On a donc b2 = y0 pour a2 = x2 et encore 0 2 x2 + y0 = a2 + b2 . Par exemple pour M0 (a. où 0 < b < a. b) . v2 ) sont deux solutions linéairement indépendantes de 0 l’équation : 2 −2x0 y0 u + b2 − y0 v v = 0 et uk = 0 pour k = 1.2 Lieu orthoptique d’une hyperbole Soit Γ une hyperbole dans le plan euclidien P d’équation : x2 y 2 − 2 =1 a2 b (3. b) d’équation x1 y1 x1 y1 x + 2 y = 1. y0 ) sur le cercle d’équation x2 + y 2 = a2 + b2 . 2.4. on a : m1 m2 = u1 u2 = −1 v1 v2 2 b2 − y0 2 et 2 = −1.20 Le lieu des points M du plan euclidien P d’où l’on peut mener deux tangentes p à la parabole Γ qui sont orthogonales est la directrice D d’équation x = − .9) − → dans un repère orthonormé (O. 2 Si x2 = a2 . On a alors : 2 2 2 x2 y0 a2 + b2 − y0 y0 a2 + b2 0 2 + 2 = + 2 = + y0 2 2 2 a b a b a 1 1 − 2 2 b a >1 et il passe par M0 exactement deux tangentes T1 et T2 à Γ. (u1 . Théorème 3. ce qui équivaut à x2 + y0 = a2 + b2 . v1 ) et (u2 . →. ı  Théorème 3. ce qui n’est pas possible. ±b) (ce sont les sommets d’un rectangle) 0 et ces deux tangentes sont l’une parallèle à l’axe Ox et l’autre parallèle à l’axe Oy. 2 . Si x2 = a2 .

étant donnés des réels y1 . 0 Il s’agit alors de vérifier que r > 0. 0 On a donc : 2 P (t) = t4 + 4p (p − x0 ) t2 − 8p2 y0 t + 4p2 x2 + y0 − R2 0 4 (t − yk ) = t4 − σ1 t3 + σ2 t2 − σ3 t + σ4 = k=1 avec :  4  σ =  1 yk = 0    k=1   σ = yi yj = 4p (x0 − p) 2 1≤i<j≤4   σ3 = yi yj yk = −8p2 y0    1≤i<j<k≤4   2 σ4 = y1 y2 y3 y4 = 4p2 (x2 + y0 − R2 ) 0 (fonctions symétriques élémentaires des racines). Réciproquement. yk ) de Γ sont cocycliques équivaut à dire qu’il existe un point M0 (x0 . 4 Une condition nécessaire de cocyclicité est donc σ1 = yk = 0.1 93 Cocyclicité de 4 points sur une conique Cocyclicité de 4 points sur une parabole Soit Γ une parabole et y 2 = 2px une équation réduite dans un repère adapté.Cocyclicité de 4 points sur une conique 3. Les conditions imposées nous disent que les yk sont racines de : P (t) = t4 − σ1 t3 + σ2 t2 − σ3 t + σ4 2 = t4 + 4p (p − x0 ) t2 − 8p2 y0 t + 4p2 x2 + y0 − r 0 . Dire que les quatre points Mk (xk . y4 deux à deux distincts tels que σ1 = 4 yk = 0. y0 ) de P et un réel R > 0 tels que : 2 yk = 2pxk (xk − x0 )2 + (yk − y0 )2 = R2 et les 4 réels yk sont nécessairement racines du polynôme de degré 4 : Q (t) = 2 1 2 t − x0 2p + (t − y0 )2 − R2 soit de : 2 P (t) = t4 + 4p (p − x0 ) t2 − 8p2 y0 t + 4p2 x2 + y0 − R2 . les réels yk étant deux à k=1 deux distincts. on définit les réels x0 et y0 par : k=1   4p (x0 − p) = σ2 = yi yj 1≤i<j≤4  −8p2 y0 = σ3 = yi yj yk 1≤i<j<k≤4 et le réel r par : 2 4p2 x2 + y0 − r = σ4 = y1 y2 y3 y4 .5.5 3. y2 . y3 .

b sin (t)) − → dans un repère orthonormé (O. c) ∈ R3 \ {0} et (d. b. soit M0 ∈ Γ. soit la réunion de deux droites parallèles. 2. 4 yk = 0. yk ) . − ) . On désigne par Γ une telle courbe d’équation ϕ (x. y) = ax2 + 2bxy + cy 2 et h (x. k=1 3. (r = 0 donnerait y1 = y0 et x0 = Théorème 3. pour 1 ≤ k ≤ 4.2 Cocyclicité de 4 points sur une ellipse Soit Γ une ellipse de paramétrisation : γ : t ∈ R → (a cos (t) .21 Les points deux à deux distincts Mk (xk . alors Γ est soit vide. + (y1 − y0 )2 > 0 1 2 1 2 y1 = y . et seulement si. soit un cercle éventuellement réduit à un point. ce qui n’est pas ) et peut poser 2p 2p 0 r = R2 avec R > 0. e. soit : q (x. soit une hyperbole. Si δ < 0. alors Γ est soit vide. Les conditions Q (yk ) = 0 pour 1 ≤ k ≤ 4 nous disent alors que les points Mk sont cocycliques. k=1 3. y) = 0 où ϕ = q + h est la somme d’une forme quadratique non nulle et d’une fonction affine. soit une droite. yk ) . y) = 0. y) = 2dx + 2ey + f avec (a. pour 1 ≤ k ≤ 4. sont cocycliques sur la parabole Γ d’équation y 2 = 2px si. On a donc montré le résultat suivant.5. Si δ = 0. b sin (t)) si. soit une parabole. Théorème 3. sont cocycliques sur l’ellipse Γ de paramétrisation (x.23 1. Le réel δ = b2 − ac est le discriminant (réduit) de la forme quadratique q. ı  Théorème 3. soit une ellipse. alors Γ est soit la réunion de deux droites sécantes. Si δ > 0. f ) ∈ R3 .94 Coniques et en remarquant que P (y1 ) = 0 équivaut à : 1 2 y − x0 2p 1 2 Q (y1 ) = 1 2 y − x0 2p 1 2 r= on déduit que : + (y1 − y0 )2 − r = 0. où 0 < b < a. y) = (a cos (t) . 4 yk ≡ 0 modulo 2π.22 (Joachminstal) Les points deux à deux distincts Mk (xk . .6 Équations des coniques dans un repère quelconque On peut définir une conique dans un repère cartésien (non nécessairement orthonormé) par une équation implicite ϕ (x. 3. et seulement si. →.

les valeurs propres de la matrice A de q définissent les directions principales (ou les axes) de la conique. y) = 0  ∂x  ∂ϕ f (x. y) = 0  ∂y soit : ax + by + d = 0 bx + cy + e = 0 .Équations des coniques dans un repère quelconque 95 Dans le cas où δ = 0 et Γ est une conique. Cette conique est à centre et les coordonnées du centre s’obtiennent en résolvant le système :   ∂ϕ f (x.