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"î ENRIQUE LARRETA HISTORLILES COLECCIÓN »K ESCRITOS Y DISCURSOS 1908-1920 BUENOS AIRES IMPRENTA Y CASA EDITORA «CONl» 684 — CALLK PKRÚ — 684 1921 .

.

¡ ah ! mi venerado e incomparable maestro. no queda hoy más que una vana todo ij ceniza. ¡Ahí mi señor don Quijote. cuánta burlesca desilusión Y. para siempre inútil mis propias manos p iadosas. a punto de perderse del si . :\ . harto bien se me alcanza. viera.'^ calzar la // a soñar del mismo modo y a espuela y a embrazar la adarga el a enristrar lanzón. vanidosas r "i / Cuánto I afán. de todo aquel fuego sonoro no queda más. si las mismas ocasiones se presentasen de nuevo yo vol. quién .PREFACIO De todo aquel ardiente rumor. con igual ardi- ' miento. sin embargo. de fijo. .

según vieja costumbre. género literario . si al terminar es- breve prefacio no pido excusas por el desaliñado traje de mis discursos y declaro. do tan de prisa paramos. Lenguajero naci. la paz y la dicha de los nidos sin pájaros . nada más cuerdo que embriagarse de amor y de Iiomxt ? ¿ Hubo nunca mayor cordura c¡ue la locura de una bondad incorregible y de un absoluto f bello ideal No te espantes. ¡ AJi ! eso no. en este ruin mesón de caminantes. hay. vos también alabasteis alfin. cordura ! ¡ Quijano. que fueron todos compuestos desdeñando atavíos y al correrde la pluma. te lector. Quijano ! ¿ Hubo nunca en esta menguada vida.6 — pudiera borrar del libro de vuestra vida aquellas tan lamentables palabras que dijisteis en el leclio de (i muerte ! Vos también. Hijos son del orgullo No y del esfuerzo. por otra parte. por la pesadumbre de veros vencido ». ¡ tj a eso llamasteis .

— . 7 más embarazoso ni más arriesgado Dícelo. me parece. a ima- gen de aquella larga nube de polvo que debían dejar en el aire. los carros antiguos. setrabajo vera y presuntuosa. la diaria experiencia. porque al verlos asi reunidos parecióme queformaban como un aro en torno de histórica tragedia. Al. . Páseles por título esa voz latinizante. gunas de estas oraciones me dieron tanto como los más recios capítulos de ese libro que ha de ser para mi patria corona duradera y suave. siguiendo la for ma del estadio. si para mí de espinas.

.

Discurso

pronunciado en
al

el

banquete ofrecido

señor don Eugenio Garzón

por los residentes sudamericanos

París, diciembre 23 de 1908

Nous vous devions depuis longtemps, monsieur, ce témoignage

de notre reconnaissance.
l'intérêt d'art,
et

Votre œuvre, au Figaro, dans

de

TAmérique
prévoyance.

latine, est
tact,

une œuvre

un
de

chef-d'œuvre de

de noble sagacité

Ne vous étonnez donc pas

si elle

produit sur certains esprits l'illusion trom-

peuse de la

facilité,

comme tant d'autres chefsrencontré
se

d'œuvre. Quant à moi, j'avoue franchement,
messieurs, que
zón,
il

si j'avais

M. Gar-

ya

six

ou sept ans,

promenant, rê-

veur, quelque soir, sous les fenêtres éclairées

du Figaro,
Et

et qu'il

m'eût alors confié ses in-

tentions, j'aurais cru, vraiment, qu'il délirait.
il

délirait, peut-être,

mais du délire des

inspirés et des bienfaiteurs.
Il

a dû lutter alors,

M. Garzón, d'un

côté

pour se défendre des mauvais «bons con-

12

seils »

de ses amis, de l'autre pour rassurer

l'étonneraent qu'il a

dû provoquer en propoétait,

sant sa collaboration exotique.

En
son

ce temps-là,

il

au boulevard, un
faire suivre

inconnu. C'est vrai qu'il pouvait

nom

de sa qualité d'ancien sénateur de
;

l'Uruguay

mais est-ce que ceci ne contri-

buait pas encore à ajouter plus d'ombre au-

tour de sa personne, la rendant plus mystérieuse,

dans un pays

comme

celui-ci

où l'on

a le bon goût funeste d'ignorer, à demi, la

géographie universelle ?

Par

contre,

il

a dû retrouver bientôt les

hautes qualités de l'âme française.
çais, qui

Le

fran-

éprouve toujours un premier mousalutaire devant toute

vement de méfiance
cellence

entreprise nouvelle, sitôt qu'il reconnaît l'ex-

ou

la noblesse

d'un

effort,

n'importe

d'où qu'il vienne, est l'homme du
plus hospitalier,
loyal.
le

monde

le

plus généreux, le plus

J'ai dit le plus hospitalier, c'est trop peu,

puisqu'on

sait très

bien que les français s'en

vont dénicher partout, des célébrités étrange-

Capus. di- gne. à la bonne volonté de la direction la du Figaro. Et s'agit faut le dire bien haut il ne pas d'une réclame. dans ce journal. et tant d'autres. nous n'en avons pas besoin. des hommes com- me Loti. Nous Garzón voici enfin. rédigé par des penseurs des artistes. Vogué. faite dans ce journal d'une tradition de la illustre. Ballot. Zamacoïs. grâce à l'effort de et M.— res 13 — la pour les amener dans offrir le sacre lumière rayonville. miracle quotidien de lit presse contemporaine. et enfin. aux beaux chiffres. où l'on de simples aperçus aussi finement ouvragés que les pages d'un beau livre. favorisés par gande qui ait meilleure propa- jamais été il faite pour nos pays : en Europe. Bourdon. Chevassu. Vonoven. Beaunier. et avec son style concis le puissant et tant de courage. font de l'admirable journalisme avec la faci- . Berr. nante et leur de cette sans lequel toute couronne de gloire reste obscure et suspecte. Huret. Lautier. Gaston Calmette. Glaser. mais d'une propagande sobre. Des hommes bon goût dans tels que M.

Il me reste à vous dire que nous reconnais- sons tous les hautes qualités intelectuelles et morales de difficile M. oh î non. de ce qu'elle enlève à la littérature. car l'homme n'a jamais rien compris de ce qui se passe.14 — ferait lité dont un grand peintre des affiches ravissantes. Garzón et qu'il aurait été très de trouver parmi nous une personne aussi apte à remplir la tâche que lui-même a . devant ses yeux. en sont temps. gobelet municipal sans la laisser féconder libre- ment les terres de l'esprit ou former Îe lac in- time où Est-ce la nature se regarde. je me plaiVous le gnais autrefois. le journalisme fait d'une source naturelle une fontaine publique. Est-ce un bien? sais rien et un mal ? Je n'en n'aime pas philosopher sur les choses du présent. un auteur mais j'avoue que . J'admire la presse. Ce étant n'est pas mépriser le journalisme. savez très bien. par fidélité et par élégance. le la forçant à remplir indéfiniment et populaire. et surtout la bonne.

d'un héros qui joua le rôle dans notre Iliade dans la mêlée d'un Patrocle. les riches émaux de son àme espagnole. n'ont fait que révéler et fixer les couleurs.— conçue. dans une armée turbulente. l'aime. Quoiqu'il ait 15 — talent du comme écri- vain et comme homme du monde. sa ville natale. on l'entou- d'autant de sympathie qu'à Montevideo. Il est le fils d'un héros. servait à signaler de loin et l'honneur. . Sol- dat sans tache. tout le monde rait A Buenos Aires. le sang noble Je crois voir parfois sur ses épaules noir manteau de velours. dans vieille Espagne. héritier est le digne de ces vertus traditionnelles. un lion en même temps. le général Garzón fut et. Le feu des guerres bar- bares et cet autre feu. plus dangereux encore. Notre cher ami. Sa perla le sonne évoque pour moi tout ce qui. un esprit de concorde et de sagesse. de tous les vices civilisés qu'il a dû frôler dans sa belles vie. messieurs. Il représente hautement les plus nobles qualités de notre race.

et conquis des Eldorados des mais comme il ne reste rien à dé- couvrir aujourd'hui. que suscitait au visage le plume fantasque entourant chapeau et retombant en arrière. en soie rouge. sans doute. parce que ce morceau de cristal fait relever la tête avec le même geste hautain la et imposant. les l'ar- deur de son àme l'aurait poussé vers tures héroïques . alors. Né au seizième siècle. aven- il aurait.— 16 — avec la croix de Saint-Jacques ou de Calatra- va brodée sur le côté gauche. et découvert Florides . j'en suis sûr. et s'il porte aujourd'hui le monocle. c'est. — la cupidité humaine étant beaucoup plus vaste que le il monde. je éperons d'or des anciens chevaliers de CastiIle. rêve à la rumeur des Quand il marche. — : décida de vous conquérir vous-mêmes. n'était pas. plus facile ni moins digne conde. non sanglante. et fé- à mon avis. . en Espagne. mes- sieurs. pour la cause de l'Amérique latine et cette entreprise.

qu'en se servant d'explosifs épouvantables. cet instant : mon cher ami. de la supériorité. On très se souvient trop peut-être ici de nos et époques de crise de violences. heureusement.. à mon avis. votre pensée de je dise vous ne voulez pas que : seulement pour terminer verre a la santé de j'ajoute aussi. de l'homme infé- rieur.— Nous sommes de son succès. Je devine. je crois même que le Seigneur n'est arrivé à créer l'harmonie parfaite de l'Univers. très fiers nous savons très bien que sa l'é- propagande n'égarera personne poussant pargne française vers nos pays.. et 17 — tous très contents. le capital français a toujours été chez nous inconstant et timide. Le français manque. « Je lève ! mon M. dans les affaires. Disons-le franchement. qu'on n'a pas encore découverts. Garzón » Mais que et je le fais avec un grand . Mais on sait bien que ces violences ont été partout le prix nécessaire de la paix et de l'ordre.

mon au bonheur M. suivant l'expression de Pascal. de cette France. et surtout à gloire de cette France. dont nous venons. puisque la vraie mesuré des choses. . Gaston Calmette de la tous vos collègues du Figaro. la nation la plus puis- sante de la terre.— plaisir : 18 — verre à la santé et et « Je lève de. le baiser de grâce et de lumière. est dans la pensée. que ici. nous aimons tous. enfin. siaste et d'un amour enthoul'art. pèlerins de recevoir sur notre iront.

^ Presentación de cartas credenciales Palacio del Elíseo. diciembre 30 de 1910 .

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Heureux et fier de la haute mission qui m'a été confiée et qui confond pour moi. Sáenz Peña m'accrédite en qualité d'envoyé extraordinaire et plénipotentiaire auprès du gouvernement de la République Française. d'intérêts réciproques. son excellence ministre M. la mon amour de la patrie et mon France.Monsieur le président. et aussi les relations intellectuelles qui existent si heureusement entre nos deux pays. dans un même devoir. J'ai rhonneurde remettre à votre excellen- ce les lettres par lesquelles le président de la République Argentine. Je reconnais avec joie que la tâche m'est rendue singulièrement aisée grâce à la clair- . ten- dront à développer encore est possible les rapports d'amitié. tous mes s'il amour pour efforts.

celui qui. J'ose espérer. Le peuple argentin n'oubliera pas. ici. et forme des vœux très sincères pour ce. avec la participation du gouvernement de votre excellence. le plus éclatant la hommage le à mémoire du général San Martin.22 — prédécesseur. et aux le voyante activité de mon sentiments de franche cordialité dont gouvernement de votre excellence vient de nous donner tout récemment un éloquent témoignage. au milieu de la sympathie populaire. s'est tourné ins- tinctivement vers la France pour y finir une vie toute vouée à l'idéal et à l'héroïsme. monsieur le président. et le bonheur personnel de votre excellenla gloire pour de la République Fran- çaise. que le bienveillant appui de votre excellence ne me fera pas défaut dans l'accomplissement de ma mission. que l'on a accordé. après avoir assuré avec Bolivar la liberté de l'Amérique méridionale. que c'est dans la terre même et de l'abnégation féconde. mon- sieur le président. . grand homme de notre émancipation.

En la inauguración del Pabellón de la República Argentina en la Exposición de Roubaix Junio 9 de 1911 V .

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empressée de témoigner son et haut devoir d'amitié de gratitude. prend chez nous tous les ans plus de la moi- de la laine utilisée par ses tissages. La République Argentine. cette ville si prospère et dont ne saurait dire.Mesdames. La ville charmante que nous venons de on des traverser. que les y a à peine cinquanpremiers Argonautes il roubaisiens ont traversé la mer pour aller chercher en Argentine la toison de nos troupeaux.siècle te : ans. Ces relations commerciales datent seule- ment d'un demi . en vérité. gens experts en matiè- . Esprits avisés. Messieurs. comme les lys champs tié : « qu'elle ne travaille ni ne file ». cier à cette la invitée à s'asso- magnifique exposition du nord de s'est France. en eñ'et.

les plus A partir de ce mo- grandes maisons de Roubaix- Tourcoing installèrent chez nous des entrepôts et des succursales. dans le mode espagnol et et pittoresque. avec leurs innombrables mou- tons de belle race. pleins de nir de notre pays. En même temps leurs foi prévoyants directeurs. achetaient des en l'ave- immeubles dans nos villes et de grands domaines dans la ville nos campagnes. deviendraient bientôt pour eux une Colehide nouvelle. ment. Je dois encore ajouter que ces hardis industriels du nord de la France ne jouissent pas seulement chez nous du presti- ge attaché à leur grande puissance de labeur. . les hidalgos du travail. Chaque année de Roubaix-Tour- coing importe d'Argentine pi us de 75 millions de kilogrammes de laine.— re de lainage. 2Ô — ils ont compris tout de suite que nos pampas. mais aussi d'un renom très mérité de loyauté et de droiture les rément que nous pourrions assuappeler. et l'on peut évaluer aujourd'hui à des centaines de millions de francs les capitaux roubaisiens engagés dans nos affaires.

c'est le une chose fort utile pour développement des rapports industriels. les graines les plus humbles prennent un aspect de pierreries. rouges. . où sommeille n'est pas sensible au charme de ces graines. à mon avis. pour les disperser. Un souffle. brunes.— Le temps nous a sieurs. Voici des étalages. qui auraient fait certainement la joie de Virgile. Et qui d'entre nous. 27 — mesuré. qu'une manifestation de cette sorte où on expose amplement les produits d'un sol étranger. ce palais charmant. pleine de noble poésie. Aussi. bâti en jours et si peu de dans lequel. c'est aussi une chose belle. grâce à leur prestigieuse présentation. que de signa- ler tout simplement aujourd'hui. le meilleur éloge de l'intelligence et de l'actisi vité des organisateurs. dorées. est-ce faire. mes- été bien pour édifier ce pavillon et y disposer toutes choses. la mystérieuse anxiété de la Nature. bienveillamment aidés par les autorités locales. A coup sûr. d'un geste étonné. messieurs.

que de ici. Cet ensemble si ordonné.— un peu de terre 28 pour le recevoir. Et quelle joie pour nous. fils du pays lointain. la remarquer sur forme symbolique d'une corne d'abondance. si méthodique exprime. vous la carte. messieurs. dont été l'églogue. une grandeur nouvelle pour la latinité. les échantillons de ses récoites. de ce pays. et tous ces petits riens deviendront. à la bénignité du climat et aux qualités de la race. Mais. on verra éclore. et multiple le prodigieuse de notre pays. où. messieurs. d'une façon saisissante. dans tout ce qu'elle a de plus essentiel. C'est notre ter- re natale qui est représentée. de ce pays enfin. qui envoie en France. qui contienne tes frontières tous les climats dans ses vas- du monde et auquel avez dû le le Créateur s'est plu à donner. en quelques mois. seul. grâce à la richesse du sol. des créatures épanouies et frémissantes. pouvoir contempler en terre de France. une émotion plus précise s'ajoute à j'ai cette poésie un peu tenté de murmurer ici trop générale. en la fécondité effet. pour nous. . dans un avenir prochain.

sorte qui de toute nous attachent heureusement à ce pays généreux. M. témoignage de no- reconnaissance. graines ailées. à M. de s'élever le dans les airs et de parcourir monde. tre le préfet la prière de porter au gouvernele ment de la République. Giróla. Vous connaissez les liens si très bien. à tous les or- . dans l'organisation de notre société et dans la culture de notre esprit. lui et combien nous devons. d'idées élevées et fécondes. Et maintenant. graines voyageuses aigrette comme celles qui doivent à leur et de légèreté de grâce. ces idées de France. Merci encore à bet. le Maire de Roubaix pour l'accueil si bienveillant qu'il vient de nous réserver. j'adresse un remerciement à M.29 cette expression frappante de notre vitalité et de notre travail. mes chers compatriotes. dont toute la terre est semée. à M. l'importance grandissante de nos rapports réciproques. le consul général Llo- à messieurs les commissaires généraux et Nelson Ségard.

— 30 — ganisateurs enfin de ce beau pavillon que je suis heureux et fier d'inaugurer aujourd'hui la au non du gouvernement de Argentine. République .

Paz Boulogne-sur-Mer.En del ocasión los despojos mortales embarque de del doctor José C. junio 17 de 1912 .

í .

cette dépouille mortelle est une vraie relique de la loyauté. effet. gran- de énergie ne fut certainement que l'expression d'une ferme conscience. Messieurs. qu'il créa si modestement vers l'année 1870 du monde. Le grand journal puis La Prensa. dans l'ex- traordinaire développement de cette œuvre. M. et qui est de- devenu un des plus puissants journaux est né d'une ardente et patriotique aspiration de jeunesse et je ne vois. il de l'honneur. avait.Monsieur le Secrétaire général. Paz tre. Pour ceux qui placent au-dessus de tout dans leur conception de la vie les sentiments chevaleresques. toujours excitée par l'idéal. . en faut le reconnaîet sa une âme loyale et courageuse. Monsieur le Maire.

le plus bel hommage qu'on pu rendre à José C. Ce norer n'est certainement pas l'occasion d'holes hautes qualités d'esprit et de cœur de M. de notre grand héros San Martin. C'est une des belles choses de cette vie que ces réussites grandioses qui viennent couron- ner parfois.— 34 — la qu'un résultat direct de volonté de puis- sance et de droiture de son fondateur. ait messieurs. et enfin. dans ville de Boulogne chère à notre patriotisme les paroles si touchantes qui viennent d'être prononcées. cette garde d'honneur formée par des soldats français. grand patriote sans reproche. l'ami enthousiaste et lutteur de la France. riche mère désintéressée d'un jeune seulement de rêverie et d'orgueil. avec le temps. Paz par un récit de sa longue vie toute pleine de philanthropie et de clairvoyance. voici. ces soldats qu'on nous apprend à considérer dans nos écoles comme les fils M. Ce drapeau qui enveloppe maintenant son cercueil. sous le rayonnement d'immortalité cette . Paz. l'audacieuse chiétudiant. aimés de la gloire. dont la vie fut un exemple magni- .

. Victor Margueritte. Je remercie blique de ce le gouvernement de la Répugou- nouveau signe d'amitié envers notre pays et me fais l'interprète de mon monsieur vernement en adressant l'expression de vive reconnaissance à ma le secrétaire général de la Préfecture. pour qu'ils l'hommage si éloquent viennent de rendre à la mémoire de M. et. à le président de la Chambre de com- M. à M. le Maire. à monsieur merce. Paz.35 fique être. José C. Jules Claretie et à M. de cette mâle énergie créatrice de biende confiance. comme vient de dire : l'illustre écrivain Jules Claretie d'hygiène morale.

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mayo 17 de 1913 .En por el el banquete ofrecido Comité « France-Amérique » en honor de la Embajada especial argentina París.

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une fabuleuse richesse en denrées nourrissantes. A quel mouvement mystérieux et profond de sympathie obéis- sons-nous? Je crois qu'en dehors des relations politiques ou protocolaires. d'un côté. ri- che en étincelles d'intelligence et de Certains diront peut-être que tout cela ne tient qu'il qu'à des raisons purement utilitaires . que blique la France et la jeune Répu- que . disponible de l'autre. une immense épargne . Eh bien ! c'est faux. par une atraction plus joie. plus cordiale. plus vrai- ment amis. . j'ai l'honneur de représenter par- mi vous deux pays qui soient poussés l'un une attraction plus sponta- vers l'autre par née. y a.Voici encore une belle manifestation d'amitié franco-argentine. il n'y a pas aujourd'hui deux pays plus amis.

ce fameux collège de Conceppremier. l'ami de Jules Simon et de Paul . Amédée Ja- Jacques. qui n'est nullement en rapport avec l'énorme influence que vous exercez depuis longtemps sur nos idées. il M. sur nos aspirations. je suis ici Ar- gentine prend de jour en jour une importance pour là le savoir. il faut en convenir. M. ción del Uruguay où firent leurs études la plupart de ceux qui ont illustré. le professeur. notre Sorbonne. le livre a précédé l'argent. Cette fois. messieurs. dans les derniers temps. Le collè- ge national de Buenos Aires. le : ce fut un français. la politique argentine. mais n'oublions pas qu'il y a un phénomè- ne d'une date toute récente. dirigea. fut fondé aussi par un français. l'homme d'affaires a suivi Voilà une méthode bien fran- çaise et qui est tout à l'honneur de votre pays. sur notre culture générale. qui. Laro- y a plus d'un demi-siècle.— 40 — français en Le placement des capitaux plus considérable. Ecoutez ceci que.

41 — un Traité de phiune intense idéali- avec lesquels il écrivit losophie spiritaaliste où plusieurs généra- tions argentines puisèrent té. enfin. ils abrègent les dis- cours et sont parfois le meilleur raccourci de la pensée. Les noms propres d'ailleurs ont grande qualité littéraire. M. sieurs. mes- également un français qui dirige depuis trente ans notre Bibliothèque nationa- — natu— rellement merveilleux écrivain en langue le. l'éclosion de notre prospérité dans ce qu*^elle a de plus digne est . une sorte de poli^ J'ai cité au hasard et avec joie ces noms une propres. Et. qui est devenue maintenant pour nous fort opportune. c'est fonda l'école delà Marine l'observatoire de La Plata. Il faut le dire bien haut.— net. Paul Groussac. un toulousain espagnole et en langue française et dont le grand talent nourri et discipliné exerce sur toute notre vie intellectuelle ce despotique et salutaire. Le il lieutenant Bœuf était encore et un français.

le et aucun moment de qu'il don d'intelli- gence ne fut plus répandu plus étonnant . oui! pour les idées grandes. le génie français est une aurore toujours renaissante et c'est avec rai- son que votre race prit comme emblème le irisé et fier coq au chant animateur. à l'histoire. admiré la parole. Votre lumière a éclairé et animé notre matin. Ah. la clarté et la nous avons reçu de vous la chaleur de les fieurs . la Pour nous. d'une souche toute latine écouté. cri le geste. à votre insu peut-être. suivi. pensé . Dès les premiers jours de notre vie indéet pendante. vous êtes les vrais héritiers de Grèce dans le monde moderne. Jamais. pour les œuvres géné- reuses et fécondes.— 42 — en grande partie un triomphe magnifique du génie civilisateur de la France. le de la France. l'oiseau que votre grand poète Edmond Rostand a si noblement exalté dans une des plus hautes conceptions de la poésie contemporaine. ne la l'est à présent dans votre pays et ja- mais passion critique dialectique ne . respiré avec véhémence de votre culture.

aigrette même de charme et de soleil qui ornait l'Acropole et qui servait surtout à tenter au loin la curiosité des voyageurs. Quant à moi. fut et Aucun peuple ne jamais plus apte au jeu subtil de la raison les aux compréhensions de plus diverses de la science. plus coloré. au mi- de cette cité bienheureuse des esprits. au doux regard pensif et malicieux. l'aigrette. de grâce et de puissan- . de l'art et la vie tout entière dans ses austérités et ses jouissances. vous ici avez su la maintenir et la la sagesse noble mesure des forces dominatrices. lieu je crois voir s'élever. sur son casque corinthien. Oui ! la belle harmonie symbolisée par dans toute les attributs d'Athéna pacifique et guerrière. Minerve anti- une Pallas lutécienne.43 — un langage plus vif. joie et Admirable équilibre de de travail. la une nouvelle incarnation de que. et portant toujours. cette même aigrette étinla celante qui signalait aux marins de cette mer Egée l'emplacement d'Athènes. trouva pour s'exprimer plus spirituel. armée de la lance héroï- que. d'ordre et de fantaisie.

cités d'au delà l'océan. Pichón. on apprenne aux chevaux de guerre à danser au son de la flûte. Car nous sommes aussi des pagnols . d'avoir bien voulu honorer de leur présence cette fête franco-argentine. ministre des Affaires étrangères. son excellence M. En dehors de ses qualités d'homme politique. l'écrivain. Sa vie est un activité. bel exemple de courageuse de zèle patriotique. Baudin. ministre de Marine. ainsi que notre la fidèle ami M. se la pensée par la force matérielle. ruches nouvelles de la latinité. mons pas non comme les gens Sybaris. et permettez-moi de boire avec vous au bonheur de mon cher compatriote. Láinez.— ce. Je remercie l'éminent homme d'État. lui l'artiste qui. on reconnaîtra un jour en . 44 — de génie et d'héroïsme que nous voudrions reproduire un jour dans nos latins. des latins es- nous n'aimons pas qu'on alourdisnous n'aide plus que. de large semaille intellectuelle. Je salue en lui ble. le le travailleur infatiga- parlementaire. M.

— mieux que tout 45 — autre. sut faire repousser à travers la culture cosmopolite. capitaine intrépide de trois caravelles qui portent inscrit à leur proue : la Courageuse. notre ami providentiel. et le le grand écrivain meneur d'idées incomparable. Je bois aussi au bonheur du président du Comité France-Amérique. la souche au- thentique et vivace de notre génie national. la Pensive. la Courtoise. . de M. Hanotaux.

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marzo 9 de 1914 .Discurso pronunciado en el banquete mensual de la « Société des gens de lettres » París.

v .

monsieur bles '. nom de Clémen- ' . en qualité ma d'homme de effet. a reconnu aux œuvres étran- gères littéraires et artistiques le droit de propriété que notre Constitution accordait déjà J'ai plaisir aux œuvres nationales. ici à rappeler que cette loi fut votée en présence de M. par une de l'année 1910. lettres.Je vous remercie. également. Georges Clemenceau. En de monsieur. comme vous venez loi le dire. Il y est dit : « La loi présente sera désignée sous le M. le Parlement argentin. Je vous remercie. Georges Lecomte. de tant de char- mante et confraternelle injustice à mon égard. L'article dernier en a fixé le souvenir par un très juste et sympa- thique loi hommage. pour les no- pensées que vous venez d'exprimer en l'honneur de mon pays et du président Sáenz Peña.

. somme toute. On vous jouait du Lavedan. en matièsi je re littéraire. ce qui revient à dire que tout était à tout le monde^. nous honore. on jouissait chez nous. puis m'exprimer ainsi : hormis les oeuvres indigèdans vas- nes rien n'était à personne. tout la comme celles d'un poète dixième olympiade. le plus beau des cachets de plomb ou de Avant la promulgation de cette disposition législative. C'est grâce à cette coutume que nous avons pu rattrapper en peu de temps la vieille Eu- rope dans sa culture lente et séculaire. mais non sans un petit air ennuyé qui. du Bernstein ou du Capus comme on aurait pu jouer les tragédies antiques . ce n'était guère plus coûteux qu'Euripide ou Sophocle. Nous l'avons abandonné dans un souci de droiture. d'un état paradisiaque. C'était un régime excellent. cire.— ceau » . je pense. 50 — le ce. te trésor le de la littérature universelle. qui vaut. N'im- porte qui pouvait traduire et publier à son compte grec de les productions d'un de vos poètes d'aujourd'hui.

Buenos Ai- où. ! Mais. lorsqu'il s'agit de cette propriété-là . plus animée que la vie et plus . le gouverneur de la ville lui enleva Cunégonde.. Il faut reconnaître. d'avoir bien voulu me convier à cette fête charmante d'une société qui. Vous pourriez me réque le il pondre. des Nouveau Monde est le meilleur mondes possibles. présidée par un homme le. Merci encore. que Candide risqua cette affirmation avant de débarquer a res. monsieur Georges Lecomte. le bon que ceux qui exercent dur et prodi- gieux métier de tirer de leurs rêves cette chose impalpable. dont la haute culture se trouve si bril- lamment représentée ici. nos amis du Brésil. est vrai. comme vous le savez. viennent de signer avec la France une convention par laquelle la propriété littéraire est mutuellement éta- blie. messieurs. avec le Candide de Vol- taire. — 51 — J'apprends que nos voisins. de votre valeur intellectuelle et moraIl est réunit tant de brillants écrivains..

c'est le nous à en mesdire taigne. et la qu'ils exaspèrent davantage l'envie méau- disance du monde. sans doute. convenir. Combien ne serait-il et et plus digne d'entourer d'une respectueuse gra- . vengeons» . de je ne sais quelle antipathie caquepas plus juste teuse et impitoyable. à aucun faut en fut plus moment. mot de Monéclat. elle ne mesquinement harcelée par a le vulgaire. les je qu'on voyage selon suit leurs auteurs beaux livres. qu'on aime. mais. on pourne sais quelle vilaine de inimitié. littéraire n'a La gloire jamais été plus doil minatrice qu'aujourd'hui. L'auréole delà sainteté a perdu son les couronnes martiales n'ont plus de champ ni d'aventure. resserrent entre eux des liens de solidarité et de défense. et les lauriers la on dirait qu'il les ne reste que d'Apollon pour . tandis qu'on rêve. apothéoses de Renommée c'est pour cela.52 — belle parfois que la nature. Toute petitesse est jourd'hui permise contre la gloire d'un grand écrivain et. Ne pouvant pas l'aveindre.

Georges Lecomte. poète sans modestie. Je viens de savourer. son livre magis- . déjà et : Les dieux disposent des destinées triomphe ou la dé- cident le afin chute des hommes. aux bords du golfe de Gascogne. que des générations futures puissent com- poser des poèmes et des hymnes.— titude la vie tistes. M. Louis Barthou. d'un récent séjour près du Béarn. qui ce et sa être. Je lui dois. une grande joie de lors l'esprit. (( disait. 53 — ces grands ar- ou la mémoire de de ees êtres inspirés qui enchantent la route. je tiens à le dire. la peuvent devenir Torgueil d'une raet verdeur immortelle qui sont. à la santé de M. peut- plus grande raison des exploits de ce ! monde Homère. » Je bois à la prospérité de la Société des gens de lettres et au bonheur personnel de son digne président. et de tout cœur. Je bois aussi. qui nous honore de sa présence.

elle est entourée d'atmosphère. à la fois. Jamais la figure du grand orateur ne nous fut présentée d'une manière plus saisissante. Louis Barthou. la terrible rumeur. j'ajouterais même rée d'orage. Elle se détache. elle remue dans ce livre.. comme dirait un qu'elle est entou- peintre. J'admire cette œuvre. à l'homme de lettres. à l'illustre confrère. le réalité. A M. au bibliophile.. . qu'on sent déjà autour d'elle la tumultueuse.— tral le 54 — sur Mirabeau. où la palpitation document prend contour de la de la vie et où l'imagination accentue et respecte.

Discurso pronunciado en el banquete de « La critique littéraire » París. mayo 26 de 1914 .

.

On trouve toujours. mes- d'être logicienne habile et flatteuse. cer- tainement. le sens de l'opportunité puisqu'ils * M.Monsieur le président '. . se. vous avez eu la bienveillance de m 'inviter à présider ce banquet de «La critique littéraire». vous le savez. en toute choet c'est le une raison d'ordre général. Lorsqu'il y a quelques jours. propre de la tentation. Messieurs. j'en ai trouvé l'honneur tellement au-dessus de mes suis pauvres mérites personnels. Francis Chevassu. sieurs. que je me mis à chercher quelque raison d'ordre général capable de justifier et de faciliter mon ac- ceptation. Je me suis dit : Ces messieurs ont tous.

Paris. Mais. on entendrait. dont peut se passer toute âme altérée d'idéal . Vous metet tez.— sont des critiques . de bien des choses. au milieu d'une clameur unaniplus d'un récit me de reconnaissance. messieurs. pour . c'est certain. si l'on pouvait réu- nir tout ceux qui viennent chez vous. Votre pays. le dire. 58 veulent. pourraient se vanter le savons : mais je crois qu'il faudrait toujours placer parmi leurs plus hautes vertus cette admirable hospitalité de l'esprit dont je viens déparier. nous et en particulier votre radieuse capitale. Paris n'est pas pour ces essplendeurs dans les matérielles de votre cité et beaucoup moins dans ses vaines jouissances. trop de naturel mais de grâce les bien- dans votre accueil pour en calculer faits et les décrire . sans doute. hâtons-nous de prits-là. vant de rédemption et émou- de triomphe. libérer et fortifier leur inspiration. vous-mêmes. les ils exprimer par leur choix un sentiment qui honore : l'hospitalité intellectuelle de la Franplaisir ce et je ne saurais me soustraire au de leur servir de symbole.

votre sensibilité enthousiaste toute ris. gracieuse et pensive. imaginative et féconde. d'où qu'elle vienne Pac'est votre critique large. pour sub- œuvre géniale. pour eux. pour eux. ou par les grosses jalousies de l'ignorance. pro- Paris. pice à la respiration de la pensée . ah je sais ! ce qui représente. entou- de myrtes et de platanes qui rappelleraient jardin d'Académus. le signe de salut que leur envoie de loin votre déesse favorable. pour eux. messieurs. cette Minerve lutécienne. dans leurs esprits affamés de justice. c'est vous-mêmes. à son tour. enfin. Paris. . en marbre et en or. cette Pallas. résonnante. c'est votre fièvre dialectique. Et quant aux vrais artistes qui luttent en- core dans tous les coins du monde étouffés par les fausses gloires qui les étreignent. tile. et que notre sympathie re- connaissante voudrait voir se dresser un jour. comme je tiens à l'appeler. votre ironie impitoyable contre l'esprit de bêtise et de lourdeur. dans quelque lieu choisi de rée le l'Ile de la Cité. c'est votre ambiance spirituelle. et placée de telle sorte .— 59 — si eux.

paraît-il. elles restent souvent ignorées du vulla gaire et accumulent et couvent leur poison dans les cavités les plus secrètes de cons- cience. Contre ces douleurs rable.— que sa les 60 - ondes de votre fleuve pussent porter magique irradiation aux grandes eaux uni- verselles de la mer penser. noble inspiration les souffrances . comme ces souffrances sont unipersonnelles et qu'elles isolent plutôt qu'elles ne rappro- chent. à la frez je il n'y a rien de compa- drogue fine que vous of: au pèlerin dans vos fioles rabelaisiennes veux parler des précieux excitants de votre esprit critique. certes . ce sont les drames de l'intelligence. bien des fois. Mais est-ce que cet esprit cri- tique ne serait-il pas imprégné chez vous d'in- dulgence aveugle ou de douceur compatissante? Non. qu'il y a des drames aussi cruels que ceux qui affligent notre cœur . et c'est justement parce qu'il est à l'ordinaire railleur ou dédaigneux . d'une découragée seulement. L'observation de la vie des écrivains et des artistes m'a fait mes- sieurs.

votre critique goûte les genres de beauté les plus . belles créations ce. en inspiration. Jadis les cours de littérature ne décrétaient qu'un écrivain avait du génie que que . messieurs. elle poète. la pétulance Le Rolandfurieux. aussi inventive. autant de génie dans l'œuvre critique de M. que dans ces derniers temps. elle les y promène sa jouissanelle entoure de nouvelles rêveries. Taine que dans l'Arioste. de dépitée et affirmative Et que vous êtes déjà loin de ! Ayant fait le tour de toutes les idées et de toutes les fantaisies. elle prend comme plutôt qu'elle n'analyse. Aussi colorée. aussi vivante que l'œu- vre du romancier ou du sujet.— 61 — que ses rares consécrations gardent toujours et leur valeur et leur éclat. les surpasse parfois en grâce. les . en profondeur. Disons pour finir. s'il avait composé un beau poème épia. la critique littéraire est deve- nue en France un art splendide. de nos jours nous allons jusqu'à recon- naître qu'il y au moins.

11 est certain que votre philosophie de l'art se colore et s'enrichit dans l'hésitation aux la changeantes lueurs. Elle sait regretter. qui regarde la certitude comme le point mort le de l'esprit. la aime le polissure et l'àpreté. aspire avec la allégresse le lui même parfum du lys religieux que ce- de la rose lascive. messieurs. comment ne pas célébrer la supériorité d'une critique qui ne craint ni de flotter ni de fléchir. apprécie la grandeur de certains défauts et s'irrite souvent de la fadeur de certaines perfections. n'est que rapièce- ment et bigarrure ». la di- vine fraîcheur de l'imagination et se demand'art. en matière stérilité et la vieillesse. la de à elle-même bilité si trop de raison et trop d'ha- ne dénoncent pas. elle n'oublie pas que « l'homme en tout et partout. Je crois que pisseries de la Licorne les tala du Musée de Cluny et rendent mélancolique. Toujours méfiante de sincérité des formules trop exclusives. de- vant ces figures ingénues sublimes. Elle 62 — précis et le vague.— contraires. selon le mot de Montaigne. et reconnaît dans doute la plus . Enfin.

fallait ajouter que la critique est inutile. des paroles si tes qu'il touchan- vient de m 'adresser. Permettez-moi. Francis Chevassu. il à tout ce que je viens de dire.ence. ce ne serait la qu'une raison de plus pour plus belles choses de ce placer parmi les monde. de remercier tout particulièrement. y a pas mal de gens qui prétendent. que la critique est inutile. que l'art n'a Il que faire de ses confuses tracasseries. et M. que j'aime en ami et considère. eh bien ! messieurs. dans le sens positif du mot. par la clarté vivace de son style par sa riche et profonde fantaisie de pen- seur et d'artiste. . l'un de vos meilleurs écrivains. votre président. messieurs.— 63 — excitante et féconde faculté de notre intellio. Je le remercie encore et vous remercie tous. je le sais. que plus le beaux chefs-d'œuvre furent composés tribunaux contradictoires si. lorsque la critique n'avait pas encore organisé ses .

critiques. une des plus heureuses satisfactions de ma vie littéraire. . Auteur au milieu de nouveau d'ici. d'avoir bien voulu cette réunion confraternelle. Daniel.— 64 — me conviera messieurs. sain et sauf^ j'emporterai je vous l'assure.

1915 d'argile» .Prefacio de «La lampe Paris.

.

que vous en acces l'hommage en souvenir de deux journées d'Espagne et de France. par son côté mystique. '7 Si vous n'étiez pas pour moi l'ami que vous êtes votre . c'est voulu dédier cet essai de drame païen et chrétien. sans doute. guidé. à la et fois. répond. aussi. de vertige elle de remords. . à cette angoisse pascalienne. où. même si j'ose m'exprimer de le qui fait. à chaque page. la sorte. Mon cher ami. Mais ceptiez belles je voudrais. de boue de flamme. Fable impure et et pure. charme fiévreux et profond de vos écrits. si je ne vous connaissais que par encore à vous que j'aurais œuvre. il me fut donné de connaître.A Monsieur Maurice Barrés. par la divinité tutélaire des voyageurs.

vaut. tre mais l'une et l'au- d'une rare et puissante lucidité. après avoir . la fraîcheur ténébreuse d'une église de Castille.— 68 — en votre compagnie. une vie ensorcelée.parcouru trois pendant deux ou heures le vieux fau- bourg d'Antequeruela. Je savais qu'une jaillir nouvelle inspiration pouvait toujours du détail le plus fugace. lorsque parcourais le pays de mes ancêtres dans l'ambitieux dessein d'exle primer. aux blancheurs sarrasines. A ce moment. passionnant clair- obscur de l'âme épique pagne. parfois. Toute chose prenait autour de moi. en un seul livre. j'entrai — les yeux altérés de pénombre Rien ne soleil — dans l'obscure cathédrale. je il y a déjà plus de douze ans. de la chapelle Mo- . toutes différentes l'une de l'autre. vous le savez. par une journée de aveu- glant. Un radieux matin. d'un de ces petits riens infinis qui furent. deux impressions. la semence d'une œuvre immortelle. et monacale de l'Esalors. Ce fut d'abord à Tolède.

les du fleuve. à une profon- deur effrayante. d'une digieuse sur Tolède. un endroit vue pro- d'où l'on jouissait. l'eau triste stériles. 69 — C'était vous. n'aurais pu souhaiter meilleure occasion de lire et relire. ses rivages echarpes de brouillard qui allon- gées et tordues par les souffles raissaient du ravin. Aurais-je jamais connu la Ermita de la Virgen del Valle. nous parlions de mille choses. selon vous. nous parlions de la Volupté. Je un homme sortait.— zarabe.. sur l'autre rive du Tage. Ce soir même vous m'invitiez à visiter en- semble. Quelques inset nous étions des amis. Penchés à une des fenêtres de la chapelle. tel qu'on imagine un paysage d'outre-vic. nous parlions de la Mort. nous parlions du Sang. pa- envelopper des âmes douloureu- . connaître l'auteur d'un ouvrage admirable que je venais de tants après. rencontré? si je ne vous avais pas ruines du Le soleil se cachait derrière les château de San Servando. au bord même du rocher vertical. nous voyions.

tantôt incertain. dans toute sa palais mélancolique. J'ai toujours fut celle qui pensé que cette impression m'inspira la couleur que je de- . Tout à coup. en ce moment. Cependant. j'ai pensé. et. à la prodigieuse mon épopée de l'Espagne. que l'empereur Charlesgloire. surmontant l'image claire de la cité vibrait à trale le roc. Mais la il portait maintenant bure monacale.70 ses. tantôt précis. Les carreaux de l'Alcazar flamboyaient au loin d'une façon étrange et légendaire. les cloches de la ville sonnè- Ce fut comme les derniè- res voix exaltées d'un chœur de religieuses. en face de nous. de toute la force esprit. baignée dans haut d'une som- nolente lumière de rêverie. vers l'abîme. évoqué sans doute par les esprits du fleuve. dans quasi nocturne. il portait le froc sombre du couvent d'Estrémadure. Je me suis rap- pelé. Alors. rent l'Angélus. ce Quint avait habité. comme s'il y avait à l'intérieur une fête de cour. saisi par le recueille- ment de de l'heure. le fantôme impérial se dressa devant l'air moi.

tranchées de France maternelle a abrité et ré- conforté dans son sein entr'ouvert les apôtres du Christ sauveurs de l'Idéal dans le monde. lors de notre excursion en Lorraine. la rotation Pour âges — catacombes — la terre et les deuxième fois.— vais donner. une autre colline d'où l'on dominait la corne tre et du Bois-le-Prê- une large vallée. vous avez aussi fixé dans Le se- cret de Tolède. par les tranchées sablonneuses qui s'en allaient. Pendant que daient. toute la poésie de ce soir au bord du Tage. vers la la Seille. à 71 — œuvre. sillonnée. aux canons ennemis que des fumées terribles fulminaient dans . en paroles d'une saisissante beauté. enfin. dans de des Rome. Tout récemment. et les canons français répon- coup par coup. seulement. la mon double couleur de gloire et de cendre. D'ailleurs. en zigzag. sous l'œil de l'ennemi. nous avons encore gravi ensemble.

depuis les temps d'Attila. dans le creux le de sa maiu tendue ver se dresser monde. dans l'ivresse du péril. je la voyais une Victoire augúrale. en Lorraine. vraiment. a dû subir toujours et premier choc des invasions successives hérissé de bouches de fer qu'aujourd'hui. que la j'ai connu. tunique va- collée à son corps et creusée comme une gue par les souffles J'aurais bien voulu vous dédier un travail moins indigne de vous et ces deux grandes impressions. sifflements en- aux flammés. l'histoire du rocher où nous le étions : bastion naturel qui. Je savais déjà té comment se redresse la fier- de votre race au premier appel du sentiment patriotique . qui orneront toujours mon ami- . mais c'est sur la colline de Mous- son. déjà. vous m'avez expliqué. vivante image de la France bravant l'envahisseur de son geste antique et farouche. tandis que. guerrière. fait penser à la tête de Méduse sur la poitrine de Minerve.— l'air et 72 — sur le sol. de l'avenir.


tié

73

d'un double enchantement; mais hélas!

les

temps ne sont plus aux oeuvres achevées.
écrit

Ce poème dramatique,
gue qui n'est pas
iicultés

la

mienne —

dans une lanet

dont

les dif-

me

déconcertent de plus en plus, à
je l'approfondis

mesure que
regardé que

— ne
de

doit être
frise

comme un fragment

dé-

taché d'une vaste architecture.

D'aucuns n'y

trouveront qu'un vain morceau de marbre;
d'autres

y verront,
serpent

peut-être, tout le temple

ruineux découpé dans l'azur, les colombes,
le lierre, le
!

Discurso pronunciado en

el

banquete

de los secretarios
de las Embajadas de

ambas Américas

París, Hotel Grillon, abril 2 de 1916

en compagnie de S. je connaissais déjà votre excellente idée de vous réunir. aussi.Je tiens tout d'abord à remercier vive- ment le secrétaire de la légation si de Cuba. le savez. messieurs. vous de vous ex- primer ma grande sympathie pour un mouveet ment qui vous honore tous dialité les par lequel vous ne ferez que resserrer encore les liens de corclairvoyante qui unissent déjà toutes républiques du Nouveau Monde. et. et l'ambassadeur des Etats-Unis collègues d'Amérique. M. fois au moins par mois. Tejedor. d'avoir bien voulu m'y convier féliciter et m'oiïrir ainsi l'occasion de les de vive voix. de mes chers En une effet. aux organisateurs de cette réunion. E. je pas manqué. . dans un dîner confra- ternel. des paroles amicales qu'il vient de prononcer à mon égard et. lors n'ai d'une réunion préliminaire.

dans le problèmes les livre vivant et terrible qui pose. originaire de votre pays. n'ignore pas non tout.— Vous dans de 78 représentez aujourd'hui. devant nos yeux. que d'un mouvement modeste. de vous com- muniquer vos ments et d'accorder vos sentisi je de lire ensemble. des chefs de mission ou des dirigeants de la politique des nations respectives . que vous ayiez ressenti tous. de plus louable. mais. à tout instant. que vous obéissez avant et à ces sen- timents de cordialité d'union qui brillent déjà. notre jeunesse sortiront diplomatique d'où demain. idées. monsieur. la nécessité de vous rapprocher daafin vantage les uns des autres. qu'il ne s'agit de votre part. au milieu des événements actuels. plus. les (( comme le étoiles nouvelles » . puis m'expri- mer de la sorte. quoi de plus naturel. Il faut reconnaître que si les jeunes nations . messieurs. la la capitale France. dont parlait poète Heredia. sur les pays d'au delà l'océan. tout simje plement amical. les plus graves et les plus angois- sants de la vie politique et sociale ? Je n'ignore pas. sans doute.

par des tes particulières. n'étaient pas capables de réaliser une conception supérieure et harmo- nieuse de la vie internationale. envers pouvons. si ces jeunes nations. avec leurs vastes frontières déli- mitées pour toujours. le et. ayant constaté. et dont les différences de production vraient être ou d'intérêts matériels ne de- qu'un élément de plus à leur rapet à leur prochement bonheur. là. elles auraient manqué par monde. réaliser cette raisons tou- conception sufaire périeure et harmonieuse nous pouvons . la pleine efficacité du remède lé- gal de l'arbitrage. leur vraie mission dans le Nous pouvons. . dis-je. nous. à maintes reprises.— 79 — la largesse du Nouveau Monde. puisque nous devoir. nées dans d'une nature splendide et dans l'heureuse ignorance des traditions séculaires d'hostilité et de rancune. nous en avons et le nous envers les autres. aboutir cette aspiration qui devait être l'essence de ce qu'on appelle la vie civilisée.

l'ombre matinale la endormie dans brume dorée delà mer. nous devons montrer que. aperçoit le premier. la « Mer ténébreuse Je vous engage. c'était comme dans terre la civi- vraiment une nouvelle. cette idée une portée plus grande encore que celle . celle qui devait surgir pour lisation du providentiel mystère de ». avec une volonté digne de vous. messieurs. pour être lui et dignes de cet instant prodigieux. j'en suis sûr. Elle peut prendre dans le temps. dans l'ordre moral l'ordre matériel. messieurs. après de longues journées de décou- ragement d'une île et de souffrance. Et bien.— Vous devez vous 80 — comme moi d'ail- plaire. pour donner encore une plus haute expression lui garder toute sa grandeur. leurs. à vous représenter sou- vent dans votre imagination l'instant sublime où le matelot Rodrigo de Triana. à persévérer dans votre idée. et réveille brusquement ses compagnons : de voyage criant du haut du mât de misaine « / Tierra! ».

être à votre propre inspiration.— On 81 que ne saurait lui attribuer votre charmante modestie. messieurs. le Sachez. ne peut jamais prévoir d'ail- leurs le sort de l'arbre que l'on sème. pour fidèles moment. .

.

Discurso pronunciado en ofrecido el banquete de despedida por la Embajada de Estados Unidos y las legaciones de América París. octubre 3 de 1916 .

.

Messieurs. Si les noms propres sont parfois meil- leur raccourci de la pensée. serait dire que nous avons. Qu'il me soit permis. France. messieurs. ne m'appartient pas l'œuvre immense de ce que qu'ils — humble témoin de accomplissent — de dans le parler ici ses l'histoire inscrit déjà pages éternelles. l'idée. le génie de la . tout d'abord. de re- mercier particulièrement les illustres personnalités françaises qui ont bien vouhi me faire l'honneur insigne d'assister à cette réunion amicale en des et moments où de graves devoirs même des Il peines profondes absorbent leur esprit.Monsieur le président. la volonté. ce soir parmi nous. vous nommer.

une grande ténacité et J'ai mis. dé- ma modeste personne honore. beaucoup d'enthousiasme dans notre œuvre commune de constituer à Paris un groupe . jeune na- tion du Nouveau Monde que j'ai représentée et qui en France pendant plusieurs années. toute la noblesse et toute la portée de votre che- valeresque hommage. cette je contije nue à me rappeler qu'à présente ici heure ne re- autre chose qu'une sorte designe occasionnel de notre grande aspiration'collective. resteront toujours vivantes dans ma gratitude. saura reconnaître. à passe de mon et départ. et au delà de moi-même. avant la tout. Je sais également que cette magnifique la veille démonstration. croyez-le. malgré l'enivrante générosité de ces fleurs de fidèle amitié et de bonne courtoisie.— 86 — Monsieur le ministre : Les touchantes paroles qu'en votre nom au et nom de nos chers amis. vous venez de m'adresser. mais je dois dire pourtant que. messieurs. sans doute.

de l'Equateur. chaque mois. il et savent franchir d'un gra- faut le reconnaître. d'un égal enthousiasme. ceux qui. les ministres du Chili. du Brésil. fraternité. nous avons tous dé- veloppé. mouvement et parde mes qualités person- Je n'ai pas l'intention de reprendre ici. à notre senti- ment unanime de Voilà de votre part. sauront prendre. le passionnant sujet que l'ambas- sadeur des États-Unis. les obstacles . cieux élan.— 87 — diplomatique panaméricain. dans ses détails. de et Cuba. je crois. de l'U- ruguay moi-même. dans ces banquets charmants qu'organisent. étant les plus jeunes parmi nous. mon seul titre à tant de considération Ceux qui sont au courant de la marche de cette idée et qui mettent au-dessus de tous les prestiges le rare chef-d'œuvre d'une amitié entière et loyale. d'histoire et d'or- ganisation politique aussi. votre com- donner l'indigence nelles. dont l'existence ne devient que trop compréhensible si l'on pense à nôtre communauté et. regardent vraisemblablement un hori- zon plus avancé.

ver les quatre vents de la terre. maintenant. au triomC'est phe définitif de l'esprit pacifique. qui ne . dans les jeunes pays du Nouveau Monde. d'étroites amitiés sont nées entre nous. tuera la guerre l'idée française.— de 88 — de dire. la routine. J'appartiens peut-être à une espèce naïve. faut l'espé- rer. dans chaque jour ces jeunes pays qui fortifient les moyens de conciliation et qui ont donné tant de fois l'exemple de soumettre à un bon juge les occasions de conflit. mais je crois fermement. Il suffit que que les paroles prononcées ont eu un grand et retentissement dans nos pays respectifs. C'est. Mais. un encourageant succès. en fin. et à avis. fécondée aujourd'hui par le sang de tant de martyrs? Peut-être. ! La guerre. vraiment. mon les un des premiers signes annonciateurs et d'une chose nouvelle qui palpite déjà dans pays d'au delà l'océan flera. et c'est notre grande aspiration. à la suite de ces réunions confraternelles. dans quelle terre assez forte et bénigne pourra-t-elle enraciner cette idée. dont l'esprit il souf- dans un avenir prochain. et universel je l'avoue.

C'est justement lorsque le vent souffle très fort. a rendu possible l'organisation libérale de nos grandes démocraties. est née où elle devait naître et que nous la tenons. 89 — dissait comm^ Montai». tre du génie harmonieux de le la Fran- Elle est née dans le pays humanitaire entous. gne. ne tombent pas seulement sur les sillons de sa glèbe. Je crois qu'aujourd'hui. ce. nous.— sont les plus souvent. dont je cette viens de parler. mais s'envolent aussi vers les il champs lui suffit les plus éloignés de la terre. lorsque la tourmente l'agite. que des « occasions grammairiennes Mais reconnaissons maintenant que grande aspiration. dont qu'il de savoir y a des hommes qui labourent. les meilleures. dans pays qui a payé tant de fois de son sang les plus grandes conquêtes historiques de la dignité humaine et qui. surtout. que la Fran- ce aime à ouvrir sa main. pendant . afin que ses graines. par sa grande révolution et ses guerres de liberté. toute grande.

qu'elle garde au Louvre.— que ses 90 — ruissellent de sang et beaux drapeaux de gloire. Des se. que rage d'apôtre et imprécations d'Evangile. lorsque les voix de la muraille. son âme essentiellement religieu- puisque ses plus brusques rébellions ne sont. l'epée de feu de l'ange noc- turne. les plus souvent. tout dernièrement. à ce grand idéal qu'elle se préparait déjà à propager dans le monde. jours radieux luiront bientôt pour la et France. de nouveau. pendant' que sa brûlante grandeur morale prend. de paix universelle. la France rêve enet sans core à son grand idéal de fraternité universelle. pendant que l'on voir déjà se placer sur la sublime Victoire de marbre. à l'humanitaire espérance. sans félonie fraude. aux yeux du monde l'évidence entier. . et qu'elle dut abandonner. d'une main invisible. ! comme au saisissant passage de crièrent de nouveau : Senna- chérib et qu'elle reçut dans l'ombre. la tête phrygienne de la France. de l'ange exterminateur. croit du soleil. reviendra. la Bible. forcée par la nécessité et par l'honneur.

que dans toutes dans toutes les consciences.— Mais. l'esprit de Sagesse sur l'esprit de Fureur. triomphe sur une autre philosophie le génie de l'Acropole sur les génies monstrueux de la force. Merci encore. tous. lutte actuelle. et pour moi le sens le plus profond de la les pensées. . c'est faut. jusqu'au dernier. il 91 — dans » l'intérêt faut d'abord. mes généreux amis. mes chers. une philosophie . de que les «douze travaux de l'héroïsme il s'accomplissent.

.

Discurso de despedida en el banquete ofrecido por el Senado y la Cámara de Diputados de Francia París. octubre 14 de 1916 .

.

les géné- reuses paroles qu'on vient de m'adresser. me le charme. dans quelques heures. messieurs. toute cette atmos- phère de noble cordialité. mais tout cela aussi. à ces banquets aux couronnes de lierre que célébraient les anciens. je vous l'assure. de . les propos charmants et subtils qui se sont échangés autour et de moi. de haute et fine intelhgence française. ce que je quitte en quitla aujourd'hui France. et ce n'est pas d'un esprit insouciant. messieurs.Cette émouvante manifestation. me touche. à la tristesse de mon Je tant sais. la mé- lancolie. que je m'éloignerai. en fin. qui me faisaient penser tout à l'heure à ces banquets philosophiques. entre mes voisins de table. — pourquoi ne pas dire? — ajoute à départ. m'honore grandement.

Il C'est. A ma l'homme sage et sensible imiterait tou- jours ce que font ces vrais amis. je suis homme utile. De plus. 96 — si en des moments solennels et si glorieux pour votre pays et après un séjour de neuf ans. tendrement. le faire. de neuf ans qui comptent dans ma vie comme les plus décisifs et pour mes idées et pour Il mes affections. qui Oui. se disent: «A demain.— cette ville. aux déclarations général. l'un a veuille qu'ils se l'autre. par un hasard qui m'étondevenu peut-être un la vie puisse jouer à ne moi-même. en ce mon- . sachant bien mentent. Je viens d'être et je représentant officiel d'un pays me devais encore aux paroles diplomatiobjectives. qui. d'ailleurs. à demain». Qu'on partir me perdonner de n'avoir pas su Je ne pouvais pas le de la sorte. l'un des tours les plus inattendus que nous arrive parfois. un poète. les vrais pla- sentiments craignent les adieux. ce. d'intérêt ques. à la veille d'une grande séparation. (( y a un vieux proverbe arabe qui dit: Au moment du départ méfie toi des amours tombent de l'étrier».

— Gide,

qu'une chose qui

était tout à fait

en de-

liors

de notre vraie vocation, de notre forma-

tion

ou de notre déformation d'esprit,

et

qu'on

accepte

un

jour d'un
si

cœur ondoyant
on ne
sait

et léger

devient peu à peu,

pas s'en dé-

tacher, la préoccupation principale et la plus

tyrannique de notre existence.
s'en étonner.

Il

ne faut pas
de
la

Pièges de

la vie, pièges

nature!

C'est toujours la
la

même

malice su-

prême qui met

graine dans le fruit, la pro-

création dans l'amour, le devoir dans le caprice

ou l'ambition.
long séjour parmi vous, la mission
je

Mon

diplomatique que

viens de remplir,

mes

nombreuses amitiés françaises, dans

les plus

hauts milieux de la politique et de la littérature, et, d'autre part, la nationalité argentine
et

mes bonnes relations avec les personnalités
plus remarquables de l'Amérique hispafont de moi, aujourd'hui,

les

no-lusitaine,

un

homme fort bien placé pour travailler, chaque
jourd'une manière plus efficace, au rappro-

chement de
bliques.

la

France avec nos jeunes répuje

Mais permettez que

me

pose à

98

moi-même une

question en votre présence.
fidèle à

Une

fois loin

de vous, serai-je

mes

sentiments d'amour et d'admiration pour votre pays, serai-je fidèle à

ma

profonde grati-

tude? Oui, messieurs,

je le serai.

Ces senti-

ments que
tre

je porte et

depuis longtemps au cen-

de l'âme,

qui sont parmi les sources les

plus fécondes et les plus musicales de
intérieure,

ma vie

ne peuvent que s'aviver encore

dans l'absence.

Je serai en Argentine votre ami enthousiaste et véridique, votre

témoin de

la

paix

et

de

la guerre.

J'y saurai dire, je crois, les

gloires paisibles de votre vie austère et tra-

vailleuse avant la terrible agression. J'y saurai dire les

heures de joie spirituelle que
ces

j'ai

connues dans votre pays;

heures qui

m'apportaient l'une après l'autre,

comme

des

belles canéphores, les fieurs et les fruits les

plus rares de votre culture merveilleuse ; puis
je raconterai, chapitre

par chapitre, la lutte

sanglante et sublime de votre peuple pendant

— sola

guerre; je dirai, messieurs les sénateurs,

messieurs les députés, l'exemple admirable
d'union et de patriotisme de votre Parlement

aux séances immortelles dont
la

je

garde encore

profonde émotion

;

et je dirai, enfin, la gloi-

re
te

de votre armée, cette gloire sans tache, touabnégation, bravoure, modestie, cette gloiqui semble déjà s'allumer dans l'éternité,

re

ainsi

qu'une

étoile qui serait faite

de tous

les

derniers regards des

héros morts

pour

la

France.
Il

y a quelques jours, M. Briand
:

me

dis-

sait

((

Nous

regrettons sincèrement votre
satis-

départ,

mais nous éprouverons une

faction égoïste et patriotique,

à vous savoir

là-bas».

Je vous prie, messieurs^ de faire
confiance du président du

confiance à la
Conseil.

.:j

noviembre 30 de 1916 .En el banquete de bienvenida en el JocJsey Club Buenos Aires.

.

a pesar de los benévolos homenajes forasteros. creíame yo completamente olvi- dado en mi propia a tierra. las amables y bellísimas palabras que acabo de escuchar. que habéis querido encender en mi honor. todo este noble sía sahumerio de corte- y de amistad. magnífica. después de tan larga ausencia. Vuestra generosa manifestación.Inmensa. nueva confianza ! Me atrevo a decir que la misma indigencia . como de los grandiosos. gracias a vosotros. nueva ilusión. he aquí que surge. acaso tan inmerecidos. señores. Cuando. indescriptible era ya para mí sola dicha la de hallarme de nuevo en mi que- rida patria. mi regreso. inesperada. V en fin. embriaga mi ser y hace de este momento uno más gratos y conmovedores de mi vida. colma ahora mi ventura.

ni tam- que recoge. No que como si se tratara de esas ideas más bien se respiran que se piensan. y huye ligera. antes aumenta que disminuve la expresión v el relieve de vuestro homenaje. Días son estos. para mí. y cuyos actos y palabras político. no logra serenar.— 104 — de mis dotes personales. desinteresados y leales caballe- ros capaces de honrar a un compatriota que y que no puede por lo tanto. dar ni quitar. al Mi espíritu. como poco guardar lo vaso allegado agua de torrencial corriente. de profundas emociones. de sorpresas magníficas. Bien se echa de ver que no necesitáis vosotros de grandes ocasiones para proel bar que aún palpitan en respeto y el alma argentina país. días. y que se encuentran en nuestro hogaño como no es antaño. quita lo que la otra vertió. Imposible concretar impresión alguna. obstante. el amor de las cosas del espíritu. de aturdimiento. en fin. he creído . Cada nueva on- da. hombre muestran a las claras su impaciente atihelo de volver a vivir en el religioso egoísmo de la meditación y del arte. de afanes innumerables.


notar,

105

— muy
nuevo y hala-

desde luego, algo

güeño en nuestros hábitos.

Yo

había pensado siempre, perdonad la

un tanto bravia. ¿ No os parece a vosotros mismos que hay ahora un concepto más inteligente del arte de vivir, más benignidad, y un no sé qué
franqueza, que nuestra sociedad era de elegante y varonil cortesanía en el trato
recíproco, todo ello, dichosamente

amenizado
la

por ese culto del donaire
vez,

que nos viene a

de la sangre y de los libros, de la gracia

tradicional andaluza
los escritores

v de

la sabia ironía

de

de Francia?
así,

Me

dicen todos,
salu-

que ya, sólo priva algo

como un
El mote
la

dable deporte del ingenio.

feliz es

como

el tiro certero

y

el

que anda a
que pone
fin,

busello

ca de cuentos sensacionales

no acusa en
el

mayor malignidad que
dor en su paciencia.

la

pesca-

En

señores, que

hemos pasado a
iio

caza y a la pesca y que necesitamos ya comernos los unos a los
la

otros.

106

Después de mucho

filosofar sobre cuitas

propias y ajenas, después de ver

do y haber presenciado comunal tragedia que vieron
diría nuestro Cervantes,

mucho munde cerca la más deslos siglos,

como
del

con un poquitín

saber de Ulises, y otro poquitín de luces sa-

gradas y profanas, he llegado a convencerme, de que los hombres modernos, estamos

cada día más
la dicha.

lejos

de resolver

el

problema de

Predomina ahora una manera de gentes
que todo
lo

espera de las cosas exteriores,
la felicidad

olvidando que

y

la desgracia de-

penden, ante todo, de nuestra vida interior,

de nuestras ideas y de nuestros sentimientos.

Nada
trato

repercute en esa vida interior

como

el

con nuestros semejantes. Algo de esto
desengañado autor de
la

se le alcanzaba al

Imitación de Cristo. Los hombres sufren con

mayor entereza un revés en sus
ciertos

negocios, que
la

resquemores del orgullo y de Adelantadas estaban, sin duda

honra.

taseme esta descosida digresión,

— adelanta-

— permí-

das y opulentas, las naciones que tan admi-

107

rablemente se destrozan ahora unas a otras
con sas prodigiosas maquinarias
;

sólo

que

nadie se acordaba en ellas de los progresos
impalpables, de esos que pudieran llamarse

progresos del alma, progresos del corazón.
i(

Hay que

ser duros, la

compasión es un

crimen», decían, a una, profesores y soldados. Ya sabéis cuál lia sido el fruto de esas
revelaciones.

Pero, hablemos de nosotros.
nacer, señores, en
país de égloga.

Nos ha tocado
un
por doquier

un

país de alegría, en

La

tierra brinda

su fácil fecundidad, el aire pide cantares.
¡

Quiera

el cielo

dejarnos aún por largo tiem!

po nuestra existencia de pastores
resonar el suelo, según
los sistros,
el

Hagamos
la

compás antiguo de
embriaguez de

y cantemos

la

vida con los brazos

manchados de mosto,

pero no de sangre

;

y sobre todo, no nos en-

turbiemos, unos a otros, las virgilianas fuentes,

habitadas, acaso, por esas divinidades

favorables, pero asustadizas,

que no vuelven

nunca

al sitio

que dejaron.

108


día,

Hay, también para nosotros, hoy
vas razones de
jiibiío.

nue-

Nuestra patria, pobla-

da sobre todo, por gentes del Mediterráneo,

puede ahora concebir mayores esperanzas, y confiar más que nunca en la energía de su
genio guerrero y pacífico. Parece que no era del todo cierto, aquello de que nuestras razas
latinas estuviesen tan amilanadas

y caducas,

y a punto de ser sojuzgadas por otra raza más varonil, más inteligente y laboriosa. No creo
ofender a nadie,
ta
al

decir que lo que

más

resal-

en

la actual

contienda europea, es el magní-

y moral de la raza latina. El pueblo francés, que muchos creían en decafico

verdor

físico

dencia, da ahora muestras de

un

brío sobre-

humano, V de todas
lozana y superior.
¿

las virtudes

de un alma

energía en la
crificio ?

Puede concebirse mayor lucha, mayor pureza en el sadónde puede
lle-

Yo

sé ahora, hasta

gar

el

heroísmo del hombre, gracias a

los sol-

dados franceses. Los que pelean son verdaderos leones, y en los ojos délos que caen por
la patria brilla la sonrisa

de los mártires.

Digamos ahora que

la batalla del

Marne,

y de aceptar la cúratela del más fuerte. de sí la cualidades eternas de la raza. la ninguna que dé más alta idea de audacia y del ingenio del hombre. proeza esencialmente latina.109 uno de los instantes más decisivos en les del los ana- mundo. nosotros mismos hubiésemos juzla gado que innegable. Abatida Francia en aquedecrepitud de la raza latina era jornada. cuando se divulguen italiano. Es muv conocido de mis amisos de Europa y de América ese mi apasionado amor por . en el las Todo se debió al momento preciso. fué. súbito despertar. los por- menores del actual esfuerzo quien no admire la no habrá entereza de ese pueblo esencialmente latino. general en jefe vio junto a victoria antigua sombra de una que le indica- ba el sitio supremo. Dijérase que el ese día. Ahora bien. al desatar su sandalia. con todas las tristezas de un ilo- tismo sin esperanzas. de parte de Francia. y que había llegado el momento de doblar la cerviz. Allí se (xrecia lla jugaba y se salvó nuestra herencia de y de Roma. Otras guerras habrá tan sangrientas.

ese oro platónico de las riberas del Arno. para que ¡ sonasen mejor. a la sangra espa- ñola. Soy de los que piensan que jamás nación alguna podrá sobrepujar las glorias espirituales y heroicas y no cabe duda que mi pobre entendimiento se siente menos estéril así que de España . del mismo modo. al pensar en la nueva gloria de enorgulléceme so- bremanera. Sin embargo. como aquella gotas de oro que se agregaban anti- guamente metal de las campanas. en que algu- nos veían un la diosa reflejo de los rubios cabellos de Anadiomena. de mi olñgen español. en mi ascendencia. Bienvenido sea en mi humilde condición. le exaltan esa altivez y ese culto. si(3n perdonadme una expan. eternamente. harto ingenua en estos días. Italia. un poco de sangre al florentina.— lio — nuestra madre patria y ese orgullo que crece por días. . otras baña en sangre. día. hoy cumbres que serán. recordar que un amor lejano mezcló. que el valor de los hijos de toda Italia. y que iluminará siempre las más altas cimas de la inspiración humana. ese oro espiritual.

que cias al daros las gra- con toda mi alma por esta caballeresca brinde por la fortaleza señal de amistad.B??'^ 111 — la el mejor monumento y más digna memo! ria de tanta intrepidez y de tanto heroísmo Permitidme señores. . y por la gloria del alma latina de nuestra patria.

.

Discurso pronunciado en la Plaza del Congreso Buenos Aires. julio 15 de 1918 .

.

sacando y creyendo cumplir con tribuna del pueblo .Subo por primera vez en mi fuerzas de flaqueza. vida. a la y os pido a todos me permitáis que comience por dirigirme a los organizadores de esta festación. pues. patriótico deber. que hablen ahora No espere por mis labios las ofuscadas pasiones del momento. nadie. por decirlo así. y fuerte. Tierra sagrada es en todas partes el alma de la juventud. a la ciencia. ¡ Despojóme. a su idealismo. . siempre aquella tierra afable y armoniosa despojóme asimismo de mi gratitud espiritual túnica inconsútil . a su con- su calor. al hablaros. patriotas ! oh jóvenes com- del recuerdo de mis amigos de del F'rancia y aun amor que me ha inspirado . por un momento. a mani- juventud estudiosa. sí que no puedo desgarrar pero dejar que caiga a mis pies.

como los cantoraestallan. ante vuestros ojos. tan sólo. pero en cambio. de vuestro entendimiento cada cada vocablo. la guerra presente Tiene también ese letras les libro charnelas de hierro. a ja propincua. aquí de antaño y allí. hallaréis en sus páginas himnos de fraternidad. tienen el deber de escudriñar el sentido tras- cendental de los hechos. con la hoja cortante de la mentira. porque ellos serán los segadores. aquellos que traen en su aliento el porvenir de la patria. separar. extraer su más vasta enseñanza. Otros pueden atender. salmo de esperanza. a la ^ la venta: impresión del instante pero aquellos que oficio como vosotros siguen el de pensar y comprender. y hallarán entreverados el . confundidos con las notas tremendas del Dtes irae . en días no lejanos. ]¿ de sangre. la justicia la verdad de de la iniquidad. de luto . gritos de dolor. su rectitud varonil.— ¡ 116 — libro el Oh estudiantes ! ¡ Qué que abre. la honra de la des- honra. ! ahora. A vosotros la fuerza corresponde meditar con toda línea.

í^eguían como el coro de la tragedia antigua. esta guerra comenzara.-'"J trigo el y el abrojo. Estáis en la edad ardorosa en que la arrogancia es casi la un deber v la sed inextinguible mayor virtud no querer del espíritu. por ventura. ¿hay todavía motivos de vacilación ? Cuando línge. todos nos el secreto preguntábamos cuál seria de la la es- qué traería en sus entrañas bestia escarlata las y diforme. la la en fin. Ya llegaba el enemigo a puertas de París. cuanto antes. sobre los surcos del dolor y riego de tantísima sangre. Demomento apremia y que convicción y espuela y el entusiasmo fueron siempre orgullo del estudiante. Decid a vuestros ellos compañeros vacilantes que sería en airoso fijar poco sus ideas en estas grala ves circunstancias y que duda no les es permitida sino a condición de llegar por ella. alta voz. meditando en La Minerva . y sus hombres de pensa- miento. a una creencia cidles. que el el más firme. Y.

guerra de los altos ideales contra los instintos rapaces bajo interés. Las divinidades de vieja la Europa resucitaban : Marte. jefe y olvidando todo todo cálculo menguado. muy diverlos Se hablaba del camino de Oriente. del dominio del mar. exclama por fin : Esta guerra no es más que la lucha de la dignidad humana. esta guerra es nuestra guerra. las Walkirias. Neptuno. su claridad augurai. un hombre de América. de un pueblo que no ha la lid la perdido su alma. perdieron. su fijeza. la lucha de la democracia contra las fuerzas humillantes del absolutismo. del hierro de Lorena. de la tonante domi- nación de Germania. digno . justo es decirlo. ni tam- poco. un hombre a quien la profundidad de con- ciencia hízole llegar a las fuentes de la inspi- ración y del genio.— para 118 — protectora blandía su lanza y se apercibía el combate pero sus pensativos ojos no . explicaciones sas. Se daban. de tratados de comercio. Tres años después. empero. ni un momento. Vulcano. Mercurio. guerra del porvenir contra el pasado. lanza a bandera de Washing- . Thor.

pone en libertad a los galeo- y no faltaron tampoco en este caso los insultos y las piedras con que quisieron pagarle la magnánima intención otros Ginesillos de al parecer. por esta entusiasta ma- nifestación del 14 de Julio. toma pero el asunto de la . con el Ya to se echa de ver. y nos honran por igual a todos los hijos del Nuevo Mundo las palabras de del Wilson acerca déla . que el pensamienefecto. En que Francia republicana considera bolo sofía como el sím- más elocuente y tí más plástico de su filo- democrática v de su acción redentora en. Pasamonte encariñados. corbacho y las cadena^. la gloriosa fecha de Wilson es para vosotros la explicación suprema. aquel en que liidalgo castellano tes .los actuales momentos expresión universal y formidable. las dimensiones son inmensamente mayores . del el libro de nuestro Cervantes. 119 ton.y — contra las águilas. liberación pueblo alemán palabras que hacen penpasaje. Los personajes y la escena han cambiado. a sar en el más admirable mi ver. lanza las estrellas Es la misión de América.

sus ti- almenas anacrónicas. ya no la es el pueblo de París. para el que suele mirar las cosas de mundo como el si habitara en lo alto de una montaña. con sus terror. con nuestros vítores de hombres libres. dón de los pueblos. pero más profundo y .— epopeya es toda el 120 — es la Bastilla. tido actual conflicto encierra un senper- más elemental. Ya no Alemania. es civilizada sedienta de fra- humanidad ternidad y de justicia. la que arranca la primera llav c'y par- sobre su rodilla la primera alabarda. es mismo. la te que alza pen- que vierte la primera sangre. otra vez. desde este foro republicano. desde estas rostras populares y gritemos todos a una : ¡ Viva Francia ! Ahora bien este : para el que no es hombre de acción. su ley de nieblas y sus hierros libres . De una parte la nación fortaleza. el Y es Francia. del otro las naciones que quieren abatir sus muros feudales la y poner en su sitio columna de la Julio. Salu- démosla ahora.

Todo vuelve a su principio. la Poco importaría a bierno (lelas dicha de los pueblos una discusión de límites o de formas de go- y mucho menos si el orgullo sangriento banderas. trayendo un retroceso de mil años en las aspiraciones humanita- rias del mundo cristianizado. concepción cada vez (los más pura. ¡oh hijos del bien y del mal » Ahí está para él la ! por momentos y Caín y Caín y Abel ¡ ! ! gravedad de la contienda. La intención rramientas. el todo ello no llevase apareja- do. 121 — Tápase : los oídos ¡ murmura para sí a Abel Es esto y nada más. De lo aquí que en este caso los medios sean principal y puedan olvidarse malhechor la los objetivos. como el árbol a su semilla. como en caso presente. ¿ del dicen sus he- Qué ha hecho lo el militarismo de Prusia con el pueblo alemán ? Todos sabe- mos por relatos o lecturas que era el hombre . No se juegan sólo complicados intereses. la lucha de dos filosofías y el peligro de que una concepción satánica predomine sobre una.— lîianente. se juegan sentimientos primordiales.

disci- plinar el mal.122 de ese pueblo a mediados del pasado Era. En una el palabra. inyectarle en cambio el virus del odio y del orgullo. muy anterior al "^ El furor prusiano encontró naturalmente que no era posible con subditos de tan dulce calaña realizar su obra de dominación. ensueño. compasivo con las bestias V aun con los hombres. se puso al servicio del Se trataba de sofocar en cada alemán. alemán un hombre de natual v candoroso. desde todo sentimiento de compasión. adorador de con algo siempre de músico y botánico. dado la naturaleza. organizar el terror. Federico II había redactado el cínico decálogo. cuartel. Los profesores se ofrecieron buena- mente. cantor de la luna y de las ninfas de su río legendario. preparar en . ral sensible el siglo. entonces. Urgía convertir al blando soñador en hombre de presa. Quedan todavía en nuestro país muchos hermosos ejemplares de aquella especie actual diluvio de sangre. La universidad la infancia. todo ímpetu de rebeldía. el tedesco de aquellos tiempos era más dulce y estimable de los hombres.

progreso Todo inoral. estaban los filósofos para minar los cimientos de la fe o'elio. Cristo era el enemigo . fué medido. felizmente. los misterios del mundo La electricidad y la química hicieron . pintándola pelleja de rojo las garras y de fascinadola ras manchas felinas. explosivos de cataclismo y gases de muerte. » « No comprendo cómo un aledemasiado a un pue- mán puede sentirse cristiano. medio del espanto antes de atacar: Observación de naturalistas ! ¡ método. endemoniar pero ahí la ciencia. Se debía paralizar a presa por la. » « El cristianismo es la inmortal deshonra de la humanidad. calculado. » No blo sería justo culpar que ha sido sometido a semejante régimen. y escarnecer « los preceptos del Evan- El más : brillante de todos exclama tex- tualmente abyecto No hay la como nada tan depresivo y compasión cristiana.123 — la retorta del humanitario Fausto. movimientos sinuosos del tigre. enseñándole Prusia ha querido hacer del dulce pueblo germano un monstruo los le artificial. ciencia. previsto. ex- cepto.

bajo el los vasos puros del saber y lema de la fraternidad huma- na. vano ajedrez de los es- La el doncella de Orléans. mata su ironía. templo ideal en que se guardaban dolarte. atiende sobre todo a sus al consecuencias y no pecialistas. arroja lejos su carátula de escepticismo y ofrece. de súbito. Voces celestiales la dicen su deber y el ideal patriótico se el confun- de en su corazón con místico transporte de . sobrehumano ejemplo de austera y gación y la sorpresa si se viril abne- de la más admirable de las victorias. Juana de Arco. 124 — la chis- pero se les olvidó estudiar pa divina del espíritu y las reacciones del corazón. laque había sido hasta entonces sabroso huerto en que revivían llores las de Atenas y de Roma. ante la feroz agresión. Sólo necesidad la hace abandonar la aldea y su campiña para ajustarse su armadura. abandona sus gracias apacibles. La refinada nación que ellos dieron por vencida de antemano. es verdadero emblema de Francia en esta la guerra de liberación.— prodigios .

El juicio de Dios entre la don- de Orléans v la doncella Acabo de hablar tarismo. que se conserva en la vieja torre del castillo blo llama : de Nuremberg. en forma de mujer. erizado en su interior de espantosas púas. no la tierra de Goethe y de ¡ Wagner — semidioses ! — pero sí el genio funesto de su militarismo. tiene también su símbolo en esta lucha.enerosa . la Alemania y pro- funda. es otra doncella. dos doncellas. del genio funesto del mili- y me tarda declarar que nada hay la carrera para mí tan respetable como de las armas. La don- cella de hierro. No Alemania. cuando ella responde a sus ideales verdaderos de nobleza moral v de o. cosa sorprendente. de ja Reims vuelve a patria herida ser y otra vez la catedral el salmo de piedra de idealista y vencedora. y. Me refiero al famoso instrumento de suplicio.125 — la oración crepuscular . y que el pue« Eiserne Jungjrcui ». guerra presente es el La cella combate de esas de Nurembero".

desconocido. como lo fué para tantos famosos capitanes. la historia militar Recorred pos. no fué goce de vencer por vencer. Y qué propósito La patria la redimida corriendo a libertar a las naciones hermanas. algunos. me pa- Para él la guerra. Dicen hoy. ble cultura. Ángel no fué San Martín pero tampoco fué. ni mucho menos por el la insana aventura del bandolerismo colectivo. Basta su nombre. sino un medio i terrible. santificado ! pro- pósito. que ser despiadada y les. El mismo espíritu de organización de que hoy tanto se alardea no rece. demonio. el le era. Nuestro ejército se ha ajustado siempre a esos día de la y son honra hoy patria su afanosa labor y su impecapriticipios. espada que devolvió a su pueblo.— 126 — abnegación. guerra tiene que no puede hacerse con ánge. acaso. Arcángel por las alas de su pensamiento generoso y su espada justiciera. de todos los tiem- y no hallaréis más subliine ejemplo de soldado. Y qué mucho que así sea si tiene el en su propia tradición altas facultades dechado de las más í^ue- v virtudes del hombre de rra : José de San Martín. así .

mostrador y la covachuela.. Se acusó. os escuchar estas palabras una inquietud asalta vuestra conciencia. además del abstracto sentimiento de justicia. apartando. Bendita locura.?¡Ah! Nuestros antepasados nada debían a las naciones por las cuales todo lo arriesgaron. el Los espíritus prácticos de entonces. ¿ preguntáis. le la corona de César.— 127 — que hubo rematado su obra. acerbamente. de su frente. Ya sé que siempre. no obstante. de suerte que el paso de los como el el Andes es cuño de cada alma argentina Somos ! pueblo para el cual no existieron ni existen obstáculos ni fronteras cuando se trata de salvar una idea al justa y grande. en su vida. que ha fijado para siempre en la historia nuestra personalidad moral. tenemos una inmensa deuda de . a la vez. el Somos el pueblo para cual. Nosotros.. le reprocharon la locura de habernos dejado sin ejército para irse a libertar a otros pueblos con nuestras ¡ armas.

no sólo con Francia. ella nos : tendíala mano cuando decíamos . pudo ponernos y diónos se alas. Italia ! ¡ A muchos nos basta con tu sólo nombre. sino también con y con Inglaterra. Inglaterra pudo ser con nosotros Italia egoísta y grillos fué siempre maternal.• — 128 — gratitud. la fuente sagrada de nues- y que el pecho heroico de tu hijos forma ahora muro vivo y defiendo tra inspiración latina contra la furia extranjera a tus admirables ciudades. Adelante. orden ¡ Oh ! ¡ y tú. que son tierra el más bello adorno de la y la voz cantante del pasado entre mo- násticos cipreses y ! la gracia pagana de tus viñas y tus olivos ¿ Pero no son. » A ella debemos vital nervio y la arteria de nuestro empuje y discre- tas y respetuosas lecciones de serie'Sad y de . ella contestaba : « El porvenir el vuestro. Î : a Estamos es perdidos ». . por ventura. ¡ oh. nos basta con recordar que eres tú. pudo tantas veces desengañar- y tuvo siempre confianza. Cuando nosotros decíamos « Estamos exhaustos». tus hijos. Italia.

Italia. escuchad el . ayer como hoy. cuando se trató para Argentina de grave y doloroso conflicto. ahogan a talega de hundidos por el peso de ! que no quisieron desprenderse Francia. la Y no la en fin. de Washington y de clamor de esta inmensa multitud. no quiso ser neutral ? ¡ Ah ! i Quiera Dios que nuestra flaqueza de ánimo. que al mezclar su sangre con la nuestra nos traen el augurio de un nuevo renacimiento del genio latino en esta tierra americana ? ¿ eres tú. hermanos del Brasil. de gratitud y de acierto. para decirlo todo de una vez. los des en opimas que edifican alegre- mente nuestras moradas. quiera Dios que nuestra falta de equidad. tir. Inglaterra. digna patria. nación que ayer.129 — Italia ! los que han cambiado nuestras soledatierras. Bélgica már- Rusia libre. los Estados Unidos. al los son de sus cantos no son tus hijos . y vosotros. Lincoln. como Apolo con su cítara. no nos haga seguir la se la mala ventura de esos náufragos que la larga.

— ¡ 130 ! Son los gritos de Mayo Aquí está el alma verdadera y tradicional del pueblo argentino. un Mitre. un San Martín. un . Alvear. ¡ Nó tiene ya un Moreno. que parecen ahora res- plandecer con lejana blancura en nuestro cielo ! el azul de . un Sarmiento pero sabe hacerlos revivir en su corazón e inspirarse en sus sombras tutelares.

al inaugurar el Museo Colonial Abril 29 de 1918 .En Lujan.

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con el mismo sentimiento que el ha hecho de estilo él. entre nosotros. semisalvaje del indio. a mi ver. . corno de fijo le llamaran regi- dores y canónigos de antaño. Formado en las escuelas y talleres de Francia v sabiéndolo todo en su arte. acaba de hacer- nos entrega. excelentísimo señor edificio '. el señor Noel ha querido respetar el expresivo acento de esta arquitectura. amo de ese arte curiosísimo que naciera en América de un tratado por la alambicado y galante. gallar- do ejemplo de reverencia y de felicísima inspiración. de este le cuya restauración arquitectónica encomendasteis.V El señor arquitecto don Martín Noel. Su obra es. a (juien me pesa no poderle apellidar ahora inaese Martín. mano ' Don José Luis Cantilo.

y labraba. preciosa recompensa y para nosotros todos. interventor. con delica- do movimiento. quiera que no quieras. digna en verdad de vuestra vida laboriosa y patricia. la brega aumenta. que sostienen en el hueco de la mano. en los Vuestras entusiastas felicitaciones. y en homla fe bres de vuestro abolengo intelectual. iglesia minúscula. la fa- entremezclando resabios ancestrales. el fruto de su trabajo con palabras undosas que hacen pensar en esos personajes teólogos o donadores. chada incaica y barroca de las iglesias. imaginero y alarife que cin- celaba lámparas y sahumadores. Siempre pensé que en entendimientos co- mo el vuestro. que disminuye en las fuerzas puramente morales y en todos . son sin señoi- duda para él. Comprendo muy bien que el señor Noel haya puesto en esta ocasión celo especialísimo y que ofrezca. tallaba retablos. luego. señal muy clara del amor con que habéis dado forma a tan elevada idea.— 134 del indio platero. una trípticos antiguos. política antes señor interventor.

— 135 — que esos fluidos inmateriales del idealismo no pudiéndoselos ver ni tocar. porque yo también. la Mi desengaño en la materia es irremediable. Cuanto a mí. como físicamente nada tantas cosas no concurrieran a mostrar hoy día. lo confieso. que. con sólo recorrer la nómina de las personas que componen esta comisión. felizmente. sirven de mofa ala audacia y la ignorancia en los pueblos si demasiado jóvenes. yo . puedo asegurar que rentes partidos no he de ser yo quien perturbe por ese lado tranquilidad de la casa. Se advierte. aun hay que sobrepuje y lo invisible el po- der de lo impalpable en este universo que fué acaso organizado y puesto en movimiento a favor de í>ases sutiles v terribles cuyo secreto no ha sido descubierto todavía por el hombre. que vuestra elevada conciencia ha puesto especial instituto |)olítica. señor inter- ventor. empeño en apartar al nuevo la de las pasiones y vicisitudes de Hay entre nosotros personas de dife- y muchas que no pertenecen a ninguno. fui hombre político. además. en mis no muy lejanas mocedades.

ronco y sin sombrero de las manifestaciones callejeras : pero mis ideales eran tan anhelantes y subían tan alto. Luego todo ha cam- biado y progresado tanto que yo mismo me encuentro anticuado en ese particular.- 136 — también volví. Esto lo digo . Cúmpleme mucha honra gracias en ahora. inás de una vez. ¿ qué mucho que alguien haya creído oportuno po- nerme en un museo ? Enhorabuena. señor interventor. El fervor patente con que habéis ejecutado vuestro designio acrecienta en nosotros el reconocimiento y el entusiasmo. difícil. que nos confiáis es harto Conservar un museo ya formado es ocupación apacible y anhelado refugio de sabios artistas envejecidos . que la tarea señor interventor. que una vez se salieron del torrente y se quedaron en seco. y de el el pero constituir desde comienzo un museo sin tener más cosa que local. y a lo tengo. daros vivamente las nombre de mis colegas y en mi pro- pio nombre. A todos se nos alcanza. es obra de mucho aliento.

que la mayor parte de los objetos inteiglesias resantes tos. A cada paso topamos con personas que a más de su autenticidad indiscutible son más antiguas que los muebles que se enseñan como muebles coloniales. donaciones y en los legados confiamos en que habrá quien se acuerde de este museo ahora rj en la hora de la resoluciones gene- rosas del hombre v del coleccionista. aun cuando se entienel da que contamos desde luego con lio auxi- de milagrosa vecindad. V a nadie se les : ocurre llamarlas de ese ¿ modo. se que quedaban en y conven- hallan ahora en poder de personas acaudaladas. confiamos en . Otro problema colonial ? qué quiere decir estilo esto para mejor oca- Pero dejemos . sin embargo. cuencia llamar coloniales a objetos de media- Es absurdo. Confiamos.— a fin de 137 — que el inexorable público no nos pida prodigios a corto plazo. Pero antes de aceptar objeto alguno habrá que dejar perfectamente aclarado lo que enfre- tendemos todos por colonial. Oímos con dos del pasado siglo. en la esplendidez de esas personas las . Recuerde cada cual.

desde luego. sea aquí . en este histórico edificio . que haremos lo posi- ble por no defraudar la confianza que pusisteis en nosotros. pero. más aguda manía de vuestro hay que reírse. acabáis de arrojar en tierra nativa. señor interventor. ha de nacer muy pronto un árbol la ines- perado de frutos a vez nuevos y castizos. servi- No ¿De qué vale hombre sin manías ? Fuera harto harto feliz que el encantamiento se produjese en este paraje. la Es un ahora dor. Sabemos. que habéis aprobado la idea del taller de alfarería y de tejidos. que nadie se atreve a Tengo para mí que de esta simiente que. feliz que el zumbo de los telares se mezclara con el rumor de las plegarias del sanel tuario vecino V el tufillo de los hornos con sahumerio de los incensarios .— 138 sión y contentémonos por ahora con prometeros. y que vuestra bien inspirada iniciativa no mantendrá indefinidamente en nuestras las cosas manos la belleza demasiado pura de realizar. con solícita mano.

de en la alcatifa y tros el la lanzadera y de la llama. digo. cacharro.— O sea 139 — en otra parte. queremos que surja. con lana de nuesla flor rebaños y arcilla de nuestro suelo augurai del futuro arte argentino que por privilegio de luz y de raza ha de ser nuestra significación en los destinos de más alta América. queremos que surja a favor de las dos artes primordiales. entrelazando la tradición española y la indígena. .

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« Aún es tiempo » Artículo sobre la cuestión internacional tal cual detiió aparecer en la « La Nación » Octubre 10 de 1917 .

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de pelii^Tos tan grandes que se hace imposible enun- públicamente. reniegan de mismas. todos. en en que debieran afirmar enojo del momento con mayor sí viveza su voluntad de existir. Preñada está de peligros. avivemos nuestra conciencia patriótica y reconozcamos. a veces. en desastroso concierto. la obra de renombre y hasta su prosperidad material. que la situa- ción actual de nuestro país reclama urgente remedio. Tenebroso su cultura superior. con saña incomprensible.Alcémonos por encima de nuestras divisiones y disputas. su glorioso V . ciarlos a la vergüenza y al desorden. desafían el mundo y de- rruecan. Diríase que también las naciones pueden por el vértigo sentirse poseídas de el la propia destrucción preciso y que. El mal se agrava y todo va aparejado.

rrando todo la capa de civilización adventicia. al fin. en circunstancias en que se plan- más complejos y trascendentales problemas de nuestra vida tean para nuestro país los interior y de nuestra imperiosa figuración que nuestros gober- en la gran lucha mundial. empuja mino del precipicio en que. ciegas y desgreñadas. cay. no llega a tiempo el grito que las despierte.'''-^™. experiencia y de sin lí- animados de una confianza mites que no fué nunca compañera del pensa- miento esclarecido. ello. o la No sov de tí . revuélvese y latira- ahora entre nosotros desgay. por completo sin motivos con la opinión más autorizada del país. de aquella en que debieron buscar inspiraciones seguras de acierto y. avanzan como sonámbulos. acaban si poi* despeñarse. Un recrudecimiento atávico de aquel mal genuinamente sudamericano. Y es este el momento y nantes escogen para divorciarse. — viento las 144 — de esta suerte. que produjo en otros tiempos el caos. desdeñan el clamor de verdadera conciencia ariçentina. el caudillismo nia.

no viene sola- mente de arriba. las naciones vecinas y herma- de su deber y su destino hacen causa común. y se yerguen altivas ante la del el y despiadada imperialismo germánico. nos retobamos en taimado silencio y les volvemos la espalda. Una gran parte de la opinión.— los 145 — cuestiones que piensan que nuestros actuales maíidasubordinan las tarios más graves del presente y del porvenir a maniobras de baja destreza electoral y de popularidad dema. unas tras otras. gógica el pero pienso. Acaso y el Paraguay no tarden en pronunciarlegipnes libertadoras de América. con nas. sí. Entretanto. Pero el error. de idealismo y de energía. la clara visión la con gran república del norte. los hijos V nosotros. que ese es en general peligro de los gobiernos que se burlan del consejo délas clases ilustradas. seamos justos. nosotros los descendientes de las de una nación cuva historia mantenía hasta el presente su magnífica unidad de franqueza. Hoy el Perú y cínica amenaza Chile iïe Uruguay rompen con Alemania. con la tierra délos grandes ejemplos democráticos. 10 .

— trabajada. a todo trance. por la sigilosa in- fluencia germánica contribuye. 146 — muy el adentro. muy buenas razo. no ha mucho. que pudo tener. en su abono. son tan patriotas como el que más. es se la neutralidad. ni confiar demasiado en sutilezas y distingos. a aderezarnos « mortal aislamiento » . hoy idea funesta y absurda y los que empeñan en mantenerla. Dov por sentado que todos los ciudadanos argentinos que se disponen a concurrir al mitin neutralista del 12 de octubre ¡ día de Améri- y que aun sus movedores germanizantes. tres años La idea de nes. si en cambio. ahora puntal de una gran*ínanifes- tación neutralista la sospecha se trocará en certidumbre y pasaremos a los ojos del mundo entero por un país germanófilo. No hay que hacerse ilusiones. No es el ca ! caso de discutir sus sentimientos individuales. sólo conseguirán hacerla cada vez más sospechosa presentándonos ante Europa y Améri- . pero importa. después de de guerra. asimismo. recordarles que le a nuestra equívoca actitud diplomática se el arrima.

y a mansalva de sus actua- enemigos. paradlas. Lo que nos quedará. dicen algunos el apoyo de Alemania. « cía Alemania. sino para cobrárnoslo mañana. una malhadada combinación de factores internos y externos. tal cual es les su costumbre. Se ! tratará del justo resentimiento y la creciente hostilidad de las naciones que luchan ahora por salvar los ideales humanitarios que son el mismísimo aliento vital de nuestra existencia democrática.— ca 147 — como una nación secretamente entendida con Alemania y provocando. Eufemismo Se tratará de algo mucho más grave. — de- últimamente Lugones. — no puede humillársenos ahora. » Acabo de saber que otro telegrama de Luœburg se refiere a los planes de Alemania respecto al sur del Brasil y a Argentina. acaso no lejaMos. desobligados de toda solida- ridad por nuestro propio aislamiento. es el solapado rencor del orgullo prusiano. ¡ Hemos hablado de aislamiento. la Esa es la tierna intención . Ni eso siquiera. en uno de sus ge- niales artículos. de esa parte. Nos quedará.

la fidelidad En fin.— que nos 148 de Alemania. . de dónde vendrán los actos. entonces. de donde el alelos actos tazo salvador ? Quiera Dios que nuestros gobernantes arrojen de una vez. A menos que atónitos y como prefiramos seguir sofocados y fascinados porelpehgro. Ya dije en otra ocasión en forma más libre y ardiente todo mi pensamiento acerca de guerra actual. ¿ Pero. habrá que demandarlo todo al patriotismo del pueblo. de su sentido histórico y filosófico. no es momento de largas disquisiciones. Si ellos nos desengañan. para salvar siquiera el renombre. j'cserva. de que sería necio dudar. Espere- mos en su patriotismo. se Aún es tiempo. Conviene ahora que resplandezcan la y no el ñorear de la lengua.

« Ser o no ser » (Cuestión internacionaJ) Borrador del artículo «Aún es tiempo» tal cual fué publicado debido a una equivocación del autor «La Nación». octubre 10 de 1917 . Buenos Aires.

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voluntad de existir. por el vértigo de la propia destrucción. Véseles. Diríase que hay. pueblos. del odio y de todas las au- . que a destruir en los lleva un instante su glorioso renombre. abominar tudio paciente y de las luces y previsiones del entendimiento.Diríase que también las naciones suelen sentirse poseídas a las veces. desafiar la conciencia y el enojo universales y complacerse únicamente en el aquelarre de la anarquía. también. de súbito por inesperada pasión de hipocondría. su cultura superior y hasta su prosperidad material. que en el preciso momento en que debieran afirmar con mayor viveza su . en el aquelarre de la demagogia. despreciar su pasado. hacer mofa de los exquisitos valores que fueron el el fundamento de su del es- entidad moral en mundo. entonces. dejáranse ganar.

el pueblo cuya historia mantenía hasta ahora. avanzan provocativos y confiados. de energía y de idealismo debe erguirse ante ese peligro del momento. el grito sagrado de su himno. si no llega a tiempo la voz que los despierte y la mano Hora aciaga en que los rasgos más nobles y acentuados de una nación se descomponen de pronto y toman el desabrido que los sujete. con dacias de la ignorancia. gesto que sirve de reverso a la efigie tradicional. en fula nesta concordancia. Doy por sentado que todos los ciudadanos argentinos que se disponen a asistir a la nifestación neutralista del 12 de octubre. a la decadencia y a muerte. ojos. el pueblo coronado el de juventud y de laureles. madía i . El pueblo argentino. camino del precipicio en que al fin se despeñan. Todo viene entonces aparejado.. de frater- nidad y de justicia.' :^ 152 — De esta guisa. que no ven y paso de sonámbulo. y lanzar otra vez a todos los ámbitos su grito de vida. magnífica unidad de franqueza. pueblo liberta- dor.

No discuto sentimientos e intencio- nes individuales. no hacen sino hacerla cada vez más sospechosa. se digan a sí mismos. hoy una idea absurda y funesta. Los que empeñan en mantenerla a todo trance. en los posibles resultados al insi- nuarles que hagan todos conciencia. que pudo tener no ha mucho. nos germanófilos. y aun sus movedores. son tan patriotas que más. un severo examen de y meditando en los peligros internos y externos que amenazan a nuestro país en la hora presente. Hoy es el Perú y el Uruguay. en su abono. buenas razones. Sólo pienso en errores de concepto. mundo ente- como un país entendido secretamente con Alemania. si es acertado celebrar una manifestación de esa índole en momentos que las demás nacio- nes vecinas y hermanas. presentándonos ante los ojos del ro.— (le 153 — maso mecomo el la raza !. Acaso Chile y el Paraguay no marcial y democrático tarden en pronunciarse. La idea de es se la neutralidad. fieles a su espíritu rompen unas tras otras sus relaciones con Alemania. .

ante los ojos del manófilo. apareceremos definitivamente. y este frag- mento de frase : a lo que favorecerá nuestros planes futuros relativos al sur del Brasil y a . Nos esa quedará nos. contiene nue- vas ofensas contra nuestro país. pronto a primera coyuntura. haciéndonos pagar humillaciones y olvidando nuestra anodinas gentilezas. de tomar venganza a la parte. Así lo expresaba Lugones últimamente con ma\'or elocuencia. el apoyo de Alemania. mundo. ¿Y cuál será entonces nuestra situación? El aislamiento. como un país ger- Esa es la realidad. Acabo de saber que otro telegrama de Luxburg. pero fácil pre- no me place expresarlo. Lo que nos quedará. Si a nuestra le desgraciada actitud diplomática se arrima ahora el puntal de una gran manifestación neutralista. No. Algo mucho más grave. Es sentirlo.— 154 No hay que hacerse fianza en sutilezas ilusiones ni cifrar con- y distingos. obra inédita por ahora. será el solapado rencor del orgullo pru- siano. en uno de sus geniales ar- tículos. dicen algu- Tampoco.

en una palabra. una resolución. Ha llegado para nuestra patria esa hora se diría suprema en que que el pasado y el porvenir.— la 155 — intención que Argentina ». Pero. y conquistado por añadidura. se juntan de pronto por encima del envedijado presente. ¡ Oh. no ciones. salvando precipicios. Esa es la tierna nos reserva la fidelidad del imperio germánico. y habréis honrado país. Un torturante compromiso que me coloca entre un deber de amistad y un deber de pa- triotismo me impide declarar el origen y otros pormenores de esta elocuente revelación que no tardará. formando la cumbre salvadora. he aquí que para remontar hasta requiere ella. Un instante de clarividencia verdadera al y un supremo impulso. un viril brusco del ánimo. en hacerse pública. espero. con toda la fuerza de los recuerdos y sus augurios. se aletazo un brusco transporte. gobernantes Estáis en tiempo toda! vía. En fin. el aplau- . los actos es momento de largas disquisi- Conviene que resplandezcan ahora y no el ñorear de la lengua.

. A menos que an- prefiráis continuar sofocados e inmóviles te el peligro.156 SO del mundo y de la historia. como el ave fascinada por la ser- piente.

En el banquete celebrado en honor de la Embajada especial de la Gran Bretaña Buenos Aires. Jockey Club. junio 4 de 1918 .

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posee. en nuestra sociedad. señor embajador. en grado máximo. partidaria ra. en nuestro país. en vuestra presencia. podrá deciros. aholos que aquí la representan. fué siempre. mejor lo que yo. y que. al encomenel alto darme honor de transmitiros sus votos de bienvenida. que significa. que esa clase ilustrada que en toda república es como se el arca donde guardan y sazonan las escogidas simientes de la cultura superior. ante todo. con raras excepciones. Cuanto a mí. cábeme. desde los primeros días de la guerra presente. el presente homenaje. esa rara fa- cultad que los antiguos embajadores venecia- nos llamaban « cieïicia de las personas » y que era para ellos la primera condición de la buena diplomacia. declarar. apasionada de vuestra nación.Sir Reginald Tower que. tanto más ardorosos cuanto . al decir de mu- chos.

la dignidad humana. hora religiosa Todos sabemos que.— más angustiosa es. para mundo entero. señor embajador. para nosotros. ya en que los primeros ferrocarriles ingleses tendieron sus arterias de vida por nuestros vermos ilimitados. a la anarquía y a la barbarie. cuen- tan con que he de comenzar por expresaros su anhelo vehemente de que Dios conceda la victoria final a los estandartes de la Gran Bretaña. desde lejanos. entre nosotros. más que ayer. venciendo a un tiempo. la 160 — hora que vivimos. Nadie ignora. los días. en estos instantes solemla nes en que Gran Bretaña juega el su*^estino por salvar. lo que nuestra patria debe a la vuestra. en esta república. Antes bien. hoy. la ha llegado. castizo concepto de la hon- nos hace sentir que. la acción de Inglaterra sólo se ha hecho sentir. nuestro ra. y no es este por cierto el momento de olvi- darlo. por sus beneficios incesantes. . déla gratitud.

Por eso aquellos bajeles que aparecieron un día. es grato decirlo. entre las brumas del amanella- cer. por el oriente. acaso el más grande que un pueblo puede prestar a otro pueblo. la concien- de su fuerza. a mi ver. su orgullo. no me arredra decirlo. por el perfume de sus hogares virtuosos y alegres. en tiempos tasteis an- teriores a nuestra historia patria. en tierra argentina son cada día más profundas. pudieran representar el augurio legendario de nuestro destino de libertad y de gloria. Tengo para mí que luísteis vosotros los que comunicasteis en- tonces. cuyas túnicas de púrpura resplandecían como mas en el sol matinal. en este mundo paradojal. cuyas raíces. al futuro pueblo de cia Mayo.— 161 — por su discreta enseñanza de energía y de or- den y también. nos pres- un servicio insigne. Uno tle de los pasajes más bellos. su ambición. cubiertos de hermosos soldados. Aun en tiempos coloniales. la vida del Cid Campeador es aquel en que 11 .

al reconocer en aquel niño atrae hacia el fuego precoz de la honra. tino. otros suplican. están hoy con vosleal- otros. porque vuestra causa es causa de tad y sacrificio. Unos lloran. a Rodrigo. me apresuro a deciros. vencidos más pequeño.— el 162 — padre hace comparecer a todos sus hijos v vales apretando a uno tras otro. Pero dejando a una parte estas gloriosas memorias. señor em- bajador. el dedo me- ñique por el . le sí y le besa en la frente. el La conciencia argentina. La gratitud no basta en pleito tan grave. Acaso también nuestra patria recibió de Inglaterra y de la misma suerte el ósculo de '^ predilección. pero al llegar al : ¡ ! quitara la vida ». porque es la causa de Bélgica . no es sólo por razones de mera grati- tud. éste sacude la mano y exclama colérico « Ah si non fuérades mi padre os dolor. Diego Láinez. que si la verdadera conciencia ar- gentina está hoy con la Gran Bretaña y sus aliados. la idealismo argen- buena fe argentina.

acla- man ticia. como el genio de Hércules. en estos momentos.— 163 — el y porque. unos la fiera. la pacífica Minerva que llenaba su casco de mirtos de Grecia. su riqueza y su sangre. mientras en sangriento anfiteatro del mundo. en toda la tierra. y vuestro arco y vuestra clava sólo os servían para asegurar. de rosas de Alejandría. Por ventura ¿puede haber quien prefiera triunfo de ese genio tenebroso del milita - el . en vez de aprovechar la coyuntura para romper vínculo antiguo o reciente. « los doce trabajos » tutelares . sin tasa. acuden a ofreceros. vosotros sois los soldados de la jus- Queremos que así como Francia Inglaterra triunfe porque era ayer la armonía ñore- ciente de la verdadera civilización. realizaba en las más apartadas regiones. de laureles de Roma. la dicha del hombre. Bien claro lo dice nífico rasgo el magel de vuestras colonias que. al mártir y otros a vos- otros. vuestro genio poderoso y benéfico.

la excla- vitud y el horror de vivir? Queremos que ra para la Gran Bretaña triunfe pa- do la que sigan embelleciendo y dignificanvida su helénico ejemplo de equilibrio físico y moral. una palabra. el egoísmo. como frutos. que.164 — el rismo alemán. en las letras y en las artes. la glorificación . porque nadie. el odio. su ala de fantasía enérgica tea libremente sobre el y original que revoloincienso de los cultos antiguos . En fin. su culto del respeto re*^proco y de la amistad segura y ese carácter señoril y esas maneras nobles que vosotros expresáis con una sola palabra gentleman y cuya an: títesis de moral el utilitaria. la barbarie sapiente. con todos los secretos del . de la animalidad y de la fuerza Caliban con la experiencia de Prós- pero. traería consigo los peor de el males : el regreso a la materia por ca- mino saber del intelecto. queremos también que la Gran Bretaña triunfe para que nos siga prestando a los latinos. . en y. Alemania quisiera implantar en lica mundo con su ciencia diabó- y su fuerza sin piedad y sin ley. sea dicho de paso.

que sus barcos vuelvan a lucir esos colores vistosos que atraen a los delfines y a . según di- ce vuestro Shakespeare. ora en la locura poética de sus propios ensueños. el No teme vestir a la antigua Venus con velo misterioso de Titania. el ingenio británico. favorecer el bienestar de todos los pueblos y sus soldados caballerescos y heroicos. los silfos descuelgan. En efecto. que en vuestras noches de luna. cantando el Tipperary . Viva siempre y cada vez más activo el numen humanitario y elegante de la Gran Bretaña. de la oreja de las flores. sin embargo. renovar incesantemente su inspiración.— 165 — la utili- ha comprendido mejor que vosotros zación cautelosa del pasado. regresen pronto a sus hogares. todo reluciente de esas perlas silvestres. cultor re- verente de la enseñanza clásica. que hoy combaten con el asco de la matanza y la firmeza implacable de la justicia. ora en el contacto directo de la vida. sabe.

con este vino de Francia. Gran Bretaña y por la victoria de los aliados.166 de la victoria. guerra con la Permitidme. por vuestra dicha personal y la de todos los caballeros que os acompañan. que os reitere nuestros votos fervientes por el éxi- to feliz de vuestra misión. excelentísimo señor. por la la lealtad argentina brinde. en nombre de por vuestro rey. . dichosos de haber luchado por la libertad de todos los hombres y de haber la dado un golpe de muerte a guerra. y que.

noviembre 8 de 1918 .Artículo ofrecido al «Comité nacional de la juventud» Buenos Aires.

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en este grave mo- mento. consigo près- . en cambio de ellas. EL REMEDIO ÚNICO Me propongo expresar. en re- petidas ocasiones. la dignidad del país. harto abrojo en mi senda. con la palabra y el acto. en parte. obedeciendo a una nueva exigencia de mi fuero interior. en especial a ese comité que. ha despertado la conciencia argentina y salvado. lestar cierto parecer que ha de mo- a muchos y poner. Bienvenidas sean. don Mariano Villar Sáen:^ Peña. esas cuitas personales si. 1 Entrega esas líneas.Señor presidente del Comité nacional de la Juventud. empero. a la juventud de mi patria y. seguramente.

sacrificio alguno. bia teutónica y de su abyecta . ejemplo del propio Pertenezco a esa inmensa mayoría que sin pensar en la suerte de las armas. mejor manera de inspirar a otro un acto de abnegael ción. Celebro el castigo de la inhumana soberfilosofía. la actual apoteosis y su sanción implacable. de lleno. la un servicio a mi patria. de una victoria que no nos de- por desgracia. suplicaba. consista en comenzar por ofrecerle sacrificio. Sin embargo. no.— tar 170 — Acaso. mi tribulación personal. no crea nadie. en elevadas razones de mo- ral y patriotismo. compartiendo. con todos los hombres de la justicia libres. sí. y fundándose. Celebro. así. la la nuestro gobierno que rompiera relaciones con el causa de los aliados. pedía. y que agrava en cierto modo. ayer. que vaya ahora a jactarme de una victoria extraña que no puede aumentar be^ la firmeza de mi convic- ción anterior. a imperio alemán y abrazara. noble actitud de los Estados Unidos. únicamente.

De- bido a razones puramente personales. las presentes circunstancias. basta con taparse trataba. especial- mente en la desgraciada situación moral en el que hemos caído los argentinos. ahora. ora de las demagogias. No a la soy de los que piensan que para escapar mirada ajena. es tenida en el exterior por un país germanófilo. juzgada. en fin. Pero^ quiero ocuparme. imponen de dente. por la actitud de su gobierno. desde el los ojos. naturalmente. la condenación de todos los despotismos^ ora vengan de los tronos. modo evi- Todos sabemos que nuestra patria acaba de ser burlada en sus ímpetus generosos. e indicar remedio que.171 — Celebro. a mi ver. He ahí la verdad desnuda. que no es del caso exponer. yo puedo asegurar a mis compatriotas que la República Argentina. Basta de ilusiones. que pactó secretamente con Ale- manía y que ha sido el refugio de las intrigas de ese imperio en la América meridional. Se comienzo de esta gue- .

terrible jamás el el monstruo más sabio. enferma otra vez de ese mal sombrío que Sar- . ni más fuerte arcán- En esa ocasión. Vieja historia. una de las la más decisivas de la historia. Se trataba de saber silos pueblos más lejanos. de un tal fundamen- y decisivo. República Argentina. la De un lado estaba animalidad y sus fuerzas tenebrosas emel bravecidas adrede. agi- gantado por cierto. nación libertadora y más abla negada de América. el nuestro inclusive. el espíritu. 172 — el no sólo para nosotros. pero. del otro.— rra. el infame laurel militar de sus emperadores y lo^clavos de sus estatuas grotescas. la libertad. por puede decirse. que jamás fué y simbólica la lucha. con la droga y azote . en que las naciones aliadas derramaban generosamente su sangre para sal- var la libertad universal y nuestros propios ideales patricios. más gel. sino para todo conflicto mundo civilizado. con sus alas de luz. caerían o no bajo la bota de sería necesario seguir pagando Alemania y si con sufrimien- tos inauditos y millares de vidas.

olvidando o no pudienel do comprender sentido profundo de esta guerra y los sagrados deberes que ella imponía a una nación como la nuestra. necesito enumerar. olvida sus glorias. ¿Y entonces? el Por una Porque Ejecutivo. y pacta con el despotismo.— 173 — miento estudió en su Facundo. la victoria matemática De ahí i todos los actos que no triunfo acertar solo. y víctima de esa maldita viveza que acierta a veces en lo pequeño y se equivoca siempre en lo grande. lejano. ¿Por qué? ¿Puede imaginarse que sus gobernantes carecieran de integridad o de patriotismo ? bajeza. la opinión de los hombres ilus- qué triunfo acertar solo. No he de ser yo quien exprese esa sola razón. reniega de sí misma. sólo atendió a la suerte de las armas. Afanosos consejeros. creyendo haber sorprendido el secreto del destino. revestida hasta ayer de glorioso renombre. el como si se sintiera poseída por to furor del propio aniquilamien- y de la propia deshonra. debieron de mostrarle con infor- mes de origen de Alemania. en contra del . Qué en contra de trados .

Y para mayor aberración. venimos a quedar coloal colosal entierro del militaris- cados entre las pocas naciones plañideras que acompañan mo prusiano. lítico con su poderoso apoyo. como un pueblo al fin. todo esto lo sustenta. en sus cálculos tortuosos esta hora justiciera tino . Cosa inconcebible ! En breve espacio. cuando se esperaba. y echó to- lo contrario.y de la mayoría del pueblo Tuvo do y el ¡ la seguridad de echar suerte. ante la conciencia del mundo. y he aquí que en y luminosa. sin duda.— 174 — Î voto del Congreso. la obra de nuestros antepasados y. un gobierno argentino ha logrado anular. de vacilantes mercaderes. equivocados. un partido po- que lleva el nombre y la tradición de aquel glorioso partido radical. de nosotros una nueva página de bizarra energía y de sublime abnegación. en que el despregona su fallo. nos presenta como un pueblo sin ideales. Así fueron jugados el decoro porvenir de la patria. nacido de un memorable ímpetu y que fué el verdadero redentor de nuestros fueros demopatriótico .

exclaman desalentados : a lo hecho. Yo no pienso así.— cráticos. i Cuál ? ¿ Creo que todavía queda efecto instantá- un remedio. un remedio de Que el gobierno evolucione en ¡ presencia de la victoria de los aliados ? Ah Î no. pecho. Este gobierno no puede ya cambiar de ruta. te Es fácil observar que es es- ahora el único país en que los gobernantes no hacen nunca cuestión de ideas. de Bernardo de Irigo- yen ! Pero abreviemos. Ya y comparten actitudes no se usa renunciar. La religión de la idea no les estorba. se dicen aliádófilos Hay ministros que germanófilas. de Aristóbulo del Valle. 175 El partido de Leandro Alem. Sin . neo. y reconociendo que las consecuencias pueden ser harto graves. Muchos son piensan que la situación actual los que no tiene re- medio. Un paréntesis.

El mismo kaiser acaba de declarar que si su perla solución sona es obstáculo a de los proble- mas externos o internos de Alemania. en razones que todos conocen. Sigamos. que al sacrificar al satisfacerlas. es al dejar 176 — que de al aceptarlo. un puesto público. más que un hombre da la señal la patria los quilates . con sólo soltar de la lico bastón. rehabilitarla . la Vemos ahora que. la de uno u otro modo. de su dignidad y de su pensa- miento y a veces se sirve mejor a ambiciones. puede todavía salvar a su patria. abdicará de seguida. es irreductible y está fun- dada en razones que están a la vista de todos. mano el simbó- que ya debe quemarle los dedos. y en otras que sólo conocen Ahora reflexione cada cual y adverque hay un hombre. cia. Lo contrario sería monsfhíoso. abdicación de Constantino ha salvado a Gre- de Fernando y Boris a Bulgaria. un ciudadano argen- tino que.— embargo. tirá callar. y en otras que conviene algunos. ¿ Cuál es el remedio ? Mi convic- ción a este respecto.

olvidándose de í>. de un ciudadano sin odios ni ambiciones. acento de un ciudadano alejado de la brega política. cuando demanda. conquistando para sí lo que no hay más honroso. En él frente de la honra en la buena : levantaría algo acaso más alto la honra en la adversidad. de corresponde en gobernante la patria lo el sacrificio su orgullo. Al sacrificio de el la vida en el gobernado. instante. no mi insignificante paacaso con el labra individual lo dice. sería tan como Wilson celebrando su ya el triunfo. sería su émulo. Todo esto lo dice.— al 177 — un laurel. ventura. Para mí ese sí hombre. voz de la posteridad . la 12 . No sería reverso de Wilson.rande mismo. .

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febrero 26 de 1920 .Discurso político pronunciado en el teatro Coliseo Buenos Aires.

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que si esta vez el pueblo no comprende su el la verdadero deber y no es capaz de realizar hecho salvador. Expresaré. el caso. República Argentina tendrá que sufrir. a la anarquía. Tengo. nece- que llevan saria. caminos. duros males. pues. y pienso. a la ruina.Creo. muy pronto. el el uno a la regeneración el otro a la dictadura demagógica. otro a la destrucción del orden social. la prometida explicación de mi actitud personal con palabras tranquilas y. que los próximos comicios de marzo serán para decisiva. señores. en cambio. . gran confianza en el triunfo de nuestra causa. el país una encrucijada tres una encrucijada de . por lo tanto. cuyas circunstancias y cuyas consecuencias no me atrevo a imaginar. que todos aquí esperamos. llegado risueñas.

las simientes de la inspiración solitaria. no pueden germinar. acaba de acontecer en Polonia. decisiva. es casi la vida política de ciertas personas ajenas siempre mirada como un hecho significativo. ésta. extrematrata de un músico. que la hora sea. la como que hora esté preñada de peligros o esperanzas enormes para que una la patriótica de aquellas personas se vea en obligación de abandonar su retiro y aceptar el agitado papel que sus conciudadanos quiefin ran encomendarle. como . Al es y al cabo el obrero hoy el principal actor en la escena demo- . por ejemplo. La política es la un camino. Es menester. claro está. de un poeta inferimos que el momento debe damente grave ser crítico si se y grave. alejamiento. Si se trata. pues. un camino indispensable para utilización de las ideas y el trajín de las cose- chas del pensamiento y la experiencia y en su enjuto y pisoteado polvo. reconcentración. mayormente cuando la ocupa- ción habitual de esas personas requiere quietud.— 182 — brusca intervención Todos sabemos que en a la ella.

demasiado previsora. por desde paso. tiene hoy día una excepción : la del candidato a diputado. en cuyas manos sopla. posiblemente.un prójimo mis cóleras . que aquel que ha de representarle. con más fuerza. la vieja regla de urba- nidad que nos prescribe hablar lo menos posible de nuestra propia persona. que ha resultado. nunca he podido concretar en . a su modo. comparezca. cami- ne. Y es siempre verdad. gracia. No ha mucho.— orática 183 — y ¿ qué es un artista ? Un artista no es más que un obrero. Aquí la obligación sirve de excusa. hable. la explicación de mi caso particular fluyen consideraciones de general Por otra parte. que yo era un hombre sin odios ni ambiciones. el espíritu. Además creo fir- memente que de interés. gesticule y se confiese en su presencia. en el parlamento. en un documento púbHco dirigido a la juventud cierta invitación y destinado a insinuar dije. y está en su derecho. El elector quiere. Voy a hablar de mí mismo. En efecto.

para maldecirlo a la larga y poner coronas de tardía gratitud en la tumba de los maestros honrados que murieron.— abstractas 184 — y quijotescas. . sin concesiones. Yo sé que no sirvo para seducir muche- dumbres. en el rigor de su probidad. sin atender a la oportunidad ni a la ventaja partidarias. engaños a buscando por innata vocación e incurable frenesí de la verdad. el pueblo es siempre sentimental . y terriblemente infantil perdón ! Sigue al caudillo almibarado. y en punto a ambiciones pienso todavía que el juego ondulante de la política no reserva sino terribles deslos que. se lo pasan el sentido hondo de las cosas v los seres. Adora al maestro corrompido que fomenta sus ímpetus ciegos. Hace lo que el niño. inflexibles. El pueblo es siempre sincero y terriblemente crédulo. ignorante y sin conciencia engaña y desprecia al huraño pensador que no teme desafiar la impopularidad que lo con sus verdades ásperas.

a Alem en las Del Valle en su acción el tribunicia. a don Bernardo de Irigoyen en . tío. le ha hecho. y después de tantos años de abstención volunsignifica. de esperanzas? ¿En qué ha conel cluido todo aquello manejado por sobrino presidencial? Ya lo habéis visto. un inmenso acontecimiento cuento del No hay más . Siendo estudiante y casi todos los estudiantes de entonces. la expresión. de sacrificios. este acto político. ^. })arlamento y en su tertulia vez. los radica- bastardos de aquel tesoro de probidad. y más de una ya lo he dicho en otra ocasión.Qué ha sucedido desde entonces ? ¿ sido del patriótico Qué ha ensueño de Alem ? ¿ Qué han hecho. a esta altura taria. Qué esencialmente polí- tico ? Voy como yo a a explicarme. En fin. volví a mi casa ronco y sin sombrero de las manifesta^ clones opositoras.''- — ¿ Í85 — de mi vida. nunca más oportuna al país. esta vez. resumiendo.. Brindé mi entusiasmo juvenil calles. señores. se le al país. '"^ . en les la hora del triunfo. se ha hecho un enorme. fui radical.

¿ Quién no sabe que este gobierno. contaba. con la buena voluntad franca y pacífica de casi todo el país ? ¿ Quién no recuerda la sonrisa benévola con que fue- ron recibidos los primeros actos del gober- nante aprendiz y aquellos sus primeros sesgos desaforados. Qué sería de nuestro . el orden en anarquía. movido por no sé qué delirio de cacique megalómano. ha convertido la concordia en odio. iniciarse. se quita ahora el embozo y declara en público documento que las autonomías provinciales no serán respetadas sino a partir del sus huestes se adueñen en ¿ momento en que todas partes del poder. 186 — más desalentador en nuestra historia. aun dentro de su propio partido y llevado al gobierno por una agrupación política que vivió protestando contra las más ligeras violaciones de nuestra carta funda- mental. favorecido el por anhelo general de una gran renovación al . a una y otra parte. pero desde el comienzo. de ciclista bisoñocon que inauguró su misión f el cumphmiento de Ningún otro presidente argentino pudo realizar con mayor libertad la esperanza pública.— triste.

pues. Al fin y al cabo país pierde ahora metal que el inauditos. ¡ al manejo de los dineros públi! cuidado con averiguarlo El mismo probidad la histoofi- presidente nos asegura que él es la más ria. en lo tocante progreso moral del país. y ejemplo. este en comisiones y negocios gobierno se lo devuelve en literarias. ser ingratos ni preel vil guntones. fomentando el desprecio de los más altos valores de la dig- . a la educación del nadie ignora que 'a actual presidente favorece la regresión la ignorancia y a la barbarie. nítida de que haya mención en bastar. como fueran cosa pro- No debemos. .— país si 187 — los gobiernos sucesivos siguieran aplicriterio cando este verdaderamente musul- mán? En cuanto cos. como cina de contabilidad tro pero además su minis- de hacienda nos hace saber que podemos estar tranquilos porque él administra los causi dales de la nación pia. Eso debiera según él. ¡ forma de inauditas piezas Vaya lo al uno por lo otro ! En un plano más pueblo por el el elevado.

sin los cuales las más cultas naciones volve- rían pronto al estado salvaje. a cada movimiento de con el altivez personal la ha contestado la renuncia. dilema de sumisión o y a cada asomo de protesta parlamentaria o de legítima lucha democrática. tinos. argenel grito que ayer poníamos a la menor amenaza de opresión.— 188 — nidad. Capataz de sus peonadas partidarias. hoy . de la ilustración y de la inteligencia. la Más de una vez. la ruina o la derrota encuentran su explicación en la influencia anterior de uno de lismo. en historia de las naciones. con la amenaza de sus mazorcas y la provocación de sus candombes electorales. Se respira un ambiente anacrónico de inseguridad. de temor. sabéis lo que quiero decir. nosotros el cielo Ya en Y nosotros. estos perseguidores de la altivez y la fomentadores de adulación y del servi- Desde los tiempos de la tiranía de Rosas no conoció el alma argentina momentos de mayor postración. negrero de ministros y de empleados.

y se expone. su grito. nadie se explica en este a doctor» platónico sus entonados y superfinos alardes de doma- dor en peligro. se nos respeta la Rosas fué inexcusable. en medio del aplastamiento general un ciuda- dano con alma de espada y palabra de fuego. en medio de la apatía general. Hoy el país es manso y laborioso. momento. y lucha por todos nosotros. El doctor de Torre es ahora la voz de la patria indignada. pero fué comprensible.— 189 — si nos damos por satisfechos vida. que fué legal del voto el error de todos. y mantiene viva en su mano valiente la brasa de la la altivez argentina. . el país era entonces un potro y bravio. Su mano pero fué dura por demás. y si sabe sacarse de encima el estorbo por el medio honrado y consciente. Veremos lo que hace ahora el pueblo veremos si comprende y reconoce su error de un . Entrotanto. y se mueve. su espue- la feroz. Su partido me ofrece una candida- . dice lo que todos debiéramos decir. su clamor. hace lo que todos debiéramos hacer.

No soy de los que piensan que. sino acrecentarla. es un . creo también que hoy día. y sobre todo en un país floreciente como el nuestro. el hombre que no siente en su corazón la necesidad de ayudar a los menestero- sos por todos los medios lícitos la y eficaces en conquista de un bienestar seguro. cilar. se lo- grará dominar la furia devastadora. como me precio de ser profunda- mente cristiano. en cambio. Creo. por medio de canales. de ingeniosos canales que eviten el estrago y fecunden el trabajo de todos . que se la pueda sosegar y cambiar en influencia benéfica. sin otro compromiso de solidaridad que el de la oposición al gobierno. y a fin de que nadie se equivoque en un sentido o en otro. He aceptado sin va- Para concluir. arrimanal do nuevas piedras antiguo dique.— 190 — tura a diputado nacional independiente. y. quiero hacer una brevísima declaración No soy lo que hoy llamamos un conserva: dor.

que merece conocer. ¡ reviéntalo Ni cén el estoy con los que quisieran cortar a cer- tronco del árbol para arrebatarse luego. cuchillo en mano. que a amor más de y de ser suprema disciplina de idealismo. dicen a las demás entrañas. Y sobre todo no estoy con los que incurren en el el crimen de destruir en el alma del pueblo a la patria. los frutos deshechos. sacrificio.— 191 — hombre indigno. contraria a la paz y al progreso. en nombre de una estúpida concepción de la igualdad. según la antigua imagen ¿ por qué no habéis : de ser todas vosotras cerebro brazo : ? Y le dicen al ! tu enemigo es el ojo . las virtudes y del A los agitadores extranjeros de nuestro país ¿ qué puede importarles que desaparezca en nuestros conscritos tico ? Si el sentimiento patrió- fuésemos mañana vencidos y arrui- nados. Pero no estoy con aquellos que. es el más poderoso estímulo de esfuerzo de cada nación. contraria a la armonía de la creación y de nuestra propia naturaleza. todos los dolores de la miseria. ellos no tienen más que trasladarse al . en carne propia.

. nuestras glorias. chapado a la antigua. tieso. piensa que no hay páginas historia más bellas en la humana y . tible. vuelve a experimentar la misma ilusión de aquel viento de cumbres. aquel su patriotismo ! que tema proclamar bien alto Yo raí. mi nombre. y besa con en la bandera que pasa. quiero. irreducal ver llegar por un argentino que alejarse la enseña nacional . narración del paso de los Andes. al son de y marchas militares.— 192 -r- país vencedor y continuar allí su aventura de América. en esta materia. encorbatado. señores. en su corazón. en que ha al leer por un hombre. por un patriota rancio. las montañas y nacido . las llanuras de la tierra fin. en que la narración al leer la de nuestra epopeya libertadora. que mi presunto al elec- tor sepa de antemano que dar su voto por vota por un nacionalista sin concesiones. la presencia tutelar de los muertos y el soplo duro y heroico de el espíritu. los ríos y las selvas. j Ah Que no vote. siente siempre. democrático y llano como el que más pero . ! no. orgu- llosamente ingenuo.

al ador- mecerse. y por las mismas razones. a veces. 13 . en un regazo.-^ 193 — de aquel acelerado flamear de banderas con q ue soñara en los días de su niñez. sagrado y adorable como el suelo natal. como su patria. que era para él. para su alma.

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julio 24 de 1920 .Discurso pronunciado en el banquete celebrado en lionor del señor René Viviani Buenos Aires. Jockey Club.

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surmontant toute émotion. monsieur. commencement delà guerre. regarder. En effet. rien de plus flatteur. monsieur. rien de plus poli. président du Conseil au moment où le monde entier. comme pense monsieur Viviani. saisi de stupeur. tout court et je qu'on ne saurait trouver maintenant. que de grandes choses résume.Monsieur Viviani. comme vous disais chez vous. J'avoue que j'aime cette heure vous appeler. d'après l'usage. vous avez dû entasser à la . monsieur mieux. l'épou- vantable réalité. . à cela. et rappel era que de grandes choses rappelé toujours. à votre égard. vous je le voyez. Je ne vous dis plus. face à face. semPrésident du Conseil au blait fermer les yeux et tourner le visage. vous. le président. vous avez dû. votre nom.

seule pouvait vous et qui n'était autre et mener tous à chose que la victoire l'idéal ancien mystique de Pourquoi. — et. les plus glo- . angoissantes. par une radieuse matinée de septembre. sur la terre cette étoile surnaturelle qui de Jeanne d'Arc. dans ma mémoire. le tou- jours pour les villages. ces premières pages. les plus profondes. mais. au milieu de l'aveuglement géfumée. la la France.— 198 — hâte sur votre conscience ces innombrables responsabilités tragiques liez — dont la vous par- vous-même dans un de vos admirables discours néral. que venu nie voir. aussi. ne pas dans l'ombre. est-<?& guerre terminée. dans quitter des yeux un seul instant cette lumière quia brillé encore. à l'hôtel des Invalides. en compag- du plus ! inspiré de vos poètes í Ah ces premières journées de la guerre. tous disparaissent. annonçant qui l'emporte sur tous les autres souvenirs? Pourquoi. cette fois-ci. certes. sous l'image du je suis premier drapeau pris à l'ennemi. après tant de trophées. moi souvenir du tocsin dans la terrible nouvelle.

— 199 — rieuses. monpro- pour vous recevoir. la surtout lorsque l'on la partie qu'une mauvaise ouverture de longue. peut-être. . dans la paix des bibliothèques. Nous ouvrons sieur. avant qu'elle ne devienne matière à érudition. peut amener. On ne saurait concevoir des circonstances plus terribles et pour la pensée et pour l'action d'un sait homme d'État. à sastreux. on admire plus l'ont préparée lement ceux qui enlèvent que ceux qui mencement. et votre Par votre ardeur humanitaire fonde culture toute imprégnée d'hellénisme. qui n'avons été que vos partisans lointains de parler maintenant de la guerre. de l'histoire de votre glo- rieuse patrie. La renommée femme. tous grands nos bras. Mantenant c'est à vous ses acteurs d'en parler avant qu'elle ne s'enfonce dans l'histoire . par un bon coma une main de la fleur. elle ne s'intéresse qu'à Mais ce n'est pas à nous. un dénouement défacila victoire finale Néanmoins. avant qu'elle n'aille rejoindre les autres guerres.

par la mer illimitée et brumeuse. latine. quand on la parcourt que c'est mieux raine. vante fois Votre parole semble parla une lave brûlante. l'équilibre de la jus- ¡ Ah î la douce terre ! Comme on comlà. l'harmonie souve- que devait naître et fleurir Elle est baignée d'un côte par la mer parla mer ensoleillée. prend. mais vous aimez à faire rouler sur les torses. un vrai représentant de actuelle. de la France qui a trouvé tice. . sur les chapitaux antiques. que devait naître un jour. Vous êtes enfin l'homme de la "France d'aujourd'hui. sur les bas-reliefs. L'ami du peuple que vous êtes l'é- me semble bien plus près de Démosthène que de Marat.— VOUS la 200 êtes. de l'autre par l'océan.' France un démocrate passionné ses classiques. avancée et clairvoyante. et dont qui connaît par la cœur médaille morale porte la double frappe saet populaire. pour nous. qu'ailleurs. afin qu'elle en garde l'empreinte dans les anthologies de loquence.

Vos théoriciens révolu- . de que dans sardeux le vertige. — ce qui ne les empêche pas de s'envelopper de rêverie légendaire dans les vapeurs roses de l'aube et du soir. Les rivières y sont à sages et pittoresques. voit des collines brûlées et On y chèvre où broute la chante la cigale . de Pasla logi- De la et grâce dans la sagesse. Pays de l'idéalisme ha- de la prévoyance ménagère. arrosent les champs. et Pays admirable de Montaigne cal. Elles conduisent mol- lement les larges péniches barbouillées de charbon. et de battre la mesure à Oui. monsieur. et des gras pâturages où les vaches repues s'endorment entre les pomla fois miers en fleurs. c'est de la France qui doit nous venir le souffle aujourd'hui la de la raison. ne mérite autant que la vôtre de conduire les idées la vie universelle. semble que vous ne la piperie prenez pas trop au sérieux des maximalistes. elle n'a Il donné que des sauvage preuves de sagesse. imbibent les potagers.— 201 Elle est à la fois grecque et normande. Aussitôt guerre terminée. Au- cune nation.

Et pourtant la triste oisiveté intellectuelle et matérielle des riches n'est pas l'effort un stimulant de ne le universel.— tionnaires ont tous les suive trop. Je crois que presque tous travaillent comme des forcenés l'espoir d'arriver ceux qui font que dans un jour à ne rien faire. savent aussi qu'il y a une chose qui ne devrait pas exister. Ils 202 — de craindre qu'on ne l'air pensent comme nous que du bien-être chez l'amélioration progressive le prolétaire ne doit pas avoir d'autre limite la que ils celle de prospérité de la nation. monsieur. c'est alors qu'on en ferait des pa- resseux. une chose qui est le crime de tous. l'homme aujourd'hui plus empressé de supprimer l'oisiveté est dfes ri- ches que de supprimer qui sait si la misère. la misère. Vous trouverez chez nous. Malheureusement. mais la rui- ne font pas semblant d'ignorer que et ne du crédit sur de la richesse Ils retombe d'abord la classe ouvrière. nourrie de vos principes de 89 et sincèrement déta- . Si on leur enlevait l'idéal de la paresse. une vraie démocratie issue de la vôtre.

Aussi nous avons été dédaignés pendant longtemps parles grandes puissances. métier l'infa- mécanique entraînait mie. une année et . bergers à cheval. Nous sommes fidèles à la modestie de nos commencements. voilà les fondateurs de notre prospérité.— 203 — chée de toute sorte de privilège de vaine gloire et de naissance. vous chez nos ancêtres. C'était un pays très pauvre celui-ci. très pau- vre. Quant au travail manuel. exception faite de l'Angleterre qui nous fit l'hom- mage de nous envoyer deux expéditions. qui ne se pique d'être Il n'en était pas ainsi. le Conseil des Ordres posa la question du métier mécanique. chez nous. Quand Velásquez le faire eut terminé son tale roi bleau des Meninas et que Philippe IV voulut chevalier de Saint-Jacques. tellement honoré. manuel. C'est seulement. nous l'avons tel- lement réhabilité. le travail le Dans le la vieille Espagne. au commencement du siècle dernier. qu'il n'y a pas aujourd'hui. Boutiquiers. un seul gentil- homme campagnard un excellent ouvrier. déshonneur. le savez.

204 demie plus tard. chez nous. Cette harmonie supérieure symbohséeparles atribuís d'Athéna. l'artiste l'habit Il faut le reconnaître. guerrière et pacifique. afin qu'elle ne soit pas re- gardée comme une le chose indigne. me deun mande s'il ne faudra pas bientôt. la plus sérieuse garantie de la civilisation. est. Mais je m'éloigne beaucoup de mon sujet. cet équilibre de gravité et de joie. à est de la guerre. tout s'écroulera avec elle et Thumanité retombera. devenu. lorsque de faux témoins dé- clarèrent que Velâsquez n'avait jamais peint que par pur plaisir et qu'un conseiller noufait le veau rappela que Saint Luc avait trait por- de la Sainte Vierge qu'on accorda à chevaleresque. pour long- . de sagesse et d'héroïsme que nous la veille le admirions chez vous. démontrer. maitenant. que la peinture métier mécanique. en effet. nous avons apporté et je là-dessus un grand changement. (îbmrae une de ces superfluités vicieuses qui entraî- nent aujourd'hui mépris du peuple. d'ordre et de fantaisie. pour monde entier. Si la France défaille.

le bienvenu. sans le flatter. vers la beauté tutélaire. mais qui. monsieur Viviani. 205 — des époques bar- la brutalité Mais non. le baume. et du Pnyx avant de monter à milieu la tribune. pour y retremper leur énergie. vers Sovez Parthénon. au la du tumulte. démocrate. dont le . oh! vovaç^eur. lumière — sur monde. dont le front couronné d'olivier de France. savent s'interrompre un instant et lever les le yeux vers l'Acropole. citoyen de la République victorieuse. vers l'ordre souverain.— temps. Nous le vrai le vrai saluons en vous. Vous êtes de ceux qui aiment. Elle sait toujours extraire de l'arbre aux fruits noirs l'huile dorée de l'amour et de la philosophie et l'étendre — nourriture. la France est chaque fois plus fidèle à sa mission. dans bares. Vous gouvernez le peuple sans le corrompre. se mêler à la foule de l'Agora pour y puiser leurs inspirations. au milieu de tempête provoquée par leurs propres discours.

Vous voici dans notre foyer. que d'Ares beauté. derrière vous. Vos vêtements senla Il rame d'Ulysse. tent la tempête.' *^Î^P5E:- — front 206 — fleurit le couronné du pâle feuillage où soleil. de la guerre et de la Vous venez nous parler de choses dignes d'Homère. les grecs appelaient Harmonie. Nous voudrions fermer. Soyez le bienvenu. nous apporte aujourd'hui l'espoir de la sagesse. Vous êtes un de ceux qui dirigèrent le siège de la nouvelle Ilion et m*âinte- nant vous nous arrivez portant sur l'épaule y aura de l'Iliade. pour longtemps. . Mettez vous près de l'âtre. la porte. et qu'il tirent naître et d'Aphrodite. il y aura de l'Odyssée dans vos récits. vous dont la lèvre élola divinité quente vient évoquer pour nous aux sept diamants sonores.

Discurso prouuBciado en el o banquete ofrecido los residentes al señor don Eugenio Garzón. Paz. tina en la Exposición de Roubaix. . París. Boulogne-sur-Mer. diciembre 30 de 1910 19 la En la inauguración del Pabellón de República Argen. el 6S Hotel 7» Discurso pronunciado en banquete de los secretarios de las Embajadas de ambas Américas. abril 2 Discurso pronunciado en banquete de despedida ofre- . París. junio 17 de SI En el banquete ofrecido por el Comité «France-Améri37 que». diciembre 23 de 1908 Presentación de cartas credenciales. Junio 9 de 1911. 1915 la «So47 5» gens de lettres ». marzo 9 de 1914 « La critique Prefacio de mayo 26 de La lampe d'argile. en honor de la Embajada especial argentina.INDICE Prefacio. por sudamericaí> nos. París.. del 23 En ocasión 1912 embarque de los despojos mortales del doctor José C. de 1916 el París. Grillon. mí^yo 17 de 1913 Discurso pronunciado en ciété des el banquete mensual de banquete de 1914 París. el Discurso pronunciado en littéraire». París. Palacio del Elíseo.

Buenos Aires. tal cual fué publicado debido a una equivocación del Aires. Buenos 1917. ser. Jockey Club. octubre 10 de la La Nación. Jockey Club. julio 24 de 1920 . Bue179 banquete celebrado en ho195 nor del señor René Viviani. U de 1916 93 el En el banquete de bienvenida en . Buenos Aires. noviembre 8 de 1918 la juventud».\ires. Abril 29 de 131 Aún tal es tiempo..Aires. artículo sobre la cuestión internacional.\rticulo ofrecido al «Comité nacional de Buenos Aires. Jockey Club. octubre 3 de 1916 83 el Discurso de despedida en banquete ofrecido por Senado y octubre la Cámara de Diputados de Francia.— cido por la 208 — las Embajada de Estados Unidos y el lega- ciones de América. 1918 al inaugurar Museo Colonial.^ 149 esr En el banquete celebrado en honor de Embajada pecial de la Gran Bretaña. París. febrero 26 de 1920 Discurso pronunciado en el el teatro Coliseo.- cual debió aparecer en La Nación. " París. BuelOl nos noviembre 30 de 1916 la Discurso pronunciado en . Octubre 10 de 141 1917 Ser o no autor. 167 Discurso político pronunciado en nos Aires. borrador del artículo Aún es tiempo. Buenos 113 de 1918 el En Lujan. 157 junio 4 de 1918 . julio 15 Plaza del Congreso.

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