Influence des phytohormones sur le métabolisme azoté

INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE PARIS-GRIGNON ÉCOLE DOCTORALE ABIES

THÈSE
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Patricia MÉRIGOUT
Soutenue le #$ no%e&bre #''(

Étude du métabolisme de la plante en réponse à l’apport de différents fertilisants et adjuvants culturaux.
Influence des phytohormones sur le métabolisme azoté.

JURY
Alain OURR) Ni*olau! %on +IR,N S-l%ie RECOUS S-l%ain C.AILLOU /a%ier 0RIAND 1ran2oi!e DANIEL-3EDELE Rapporteur Rapporteur Examinateur Examinateur uteur industriel !irectrice de th"se

ABREVIATIONS
A
## ## #$# #!& #!&c #E #I# (I##. #1 #2 #& #R3 #R&m #RR #4 #4 #4& # 5 #cides #minés #spartate aminotransférase #cide abscissi%ue #cide désoxyribonucléi%ue #cide désoxyribonucléi%ue complémentaire Extrait d’al'ue riche en auxines (E) *+,-. #cide indole/0/acéti%ue #r'inosuccinate lyase #mmonium transporter #mmonium nitrate #uxin response factor #cide ribonucléi%ue messa'er #rabidopsis response re'ulator #mmonium sulfate #r'inosuccinate synthetase #spara'ine synthétase #dénosine triphosphate 6omplete #rabidopsis transcriptome microarray 6onvention industrielle de formation par la recherche 6o7c/1esaint 6ytosine triphosphate

H
<# <516 <i'h affinity transporter <i'h pression li%uid chromato'raphy #dénosine isopentenyltransférase 1o9 affinity transporter 2embrane intrinsic protein #zote &icotinamide adénine dinucléotide &icotinamide adénine dinucléotide phosphate &itrite réductase &itrilase &itrate réductase &itrate transporter &itro'en use efficiency &itro'en upta>e efficiency &itro'en utilization efficiency

I
I5

L
1#

M
2I5

N
& &#!< &#!<5 &iR &I &R &R &=E &=pE &=tE

C
6# 2# 6I3RE 61 6 5

D
!8 !ry 9ei'ht #cide éthyl"ne diamine tétraacéti%ue Ethylene responsive factor Expressed se%uence ta' Extrait 3ood and a'riculture or'anization 3errédoxine 3resh 9ei'ht

O
:6 :rnithine carbamyl transférase 5olymerase chain reaction 5oids frais 5oids sec Reverse transcription 4tarvation (carence en azote. I5 onoplast intrinsic protein =rée

E
E! # ER3 E4 E)

P
56R 53 54

F
3#: 3d 38

R
R

S
4

G
;# ;6/24 ;!< ;:;# ;4 ;4 ; 5 #cide 'ibbérelli%ue ;as chromato'raphy/mass spectrometry ;lutamate deshydro'énase ;lutamate synthase ;lutamine synthétase ;ene se%uence ta' ;uanosine triphosphate

T U
=

+

la société $iotech2arine@ implantée sur la cAte nord de la $reta'ne (5ontrieux@ 6Ates d’#rmor.6 0 . EN CONS.SULTATS PR. et moi/mEme@ la doctorante. associant trois partenaires autour du projet de recherche? (i.MOIRE SONT SOUMIS 5 CON1IDENTIALIT.AVANT-PROPOS 1es travaux décrits dans ce manuscrit ont été réalisés dans le cadre d’une 6onvention Industrielle de 3ormation par la Recherche (6I3RE.SENT. le laboratoire de &utrition #zotée des 5lantes (&#5.@ produit et commercialise des substances d’ori'ine al'ale ainsi %ue des en'rais azotés chimi%uesB (ii.QUENCE4 LES R. à l’Institut &ational de Recherche #'ronomi%ue (I&R#. de Cersailles@ oD les expérimentations ont été effectuéesB (iii.S DANS CE M.

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Le rôle essentiel de l’azote dans la fertilisation. En outre l’efficacité de la fertilisation azotée sur le rendement des cultures a contribué au développement d’une a'riculture moderne de plus en plus 'ourmande en azote. !es fortes concentrations de nitrates dans les cours d’eau entraNnent des I .+.@ sont fré%uemment en %uantités insuffisantes dans le sol pour permettre la croissance optimale des cultures. Les conversions de l’azote et le problème du nitrate. 1e nitrate constitue la source d’azote majoritaire dans les sols (2arschner@ *LLM.@ le soufre (4..@ ce %ui n’est pas sans consé%uence sur l’environnement et la santé. I. I. H la différence du phosphore et du potassium@ les plantes ont besoin d’importantes %uantités d’azote@ l’azote représentant 0 à IJ de leur mati"re s"che. 6ependant %uel%ues éléments clefs@ %ue sont le phosphore (5. 1e nitrate (&:0/.@ l’ammonium (&<IK.A. et lGazote (&.INTRODUCTION I. 2al'ré son abondance@ l’azote atmosphéri%ue est inutilisable pour la plupart des plantes. r"s soluble@ le nitrate apporté en excédent dans le sol@ est entraNné par lessiva'e et contribue à la pollution des nappes phréati%ues (3i'ure *. =ne fertilisation adé%uate est un préalable pour l’a'riculture moderne afin de pouvoir satisfaire à de forts rendements et à une %ualité optimale des récoltes. En plus des char'es lourdes occasionnées par ce poste de dépenses@ l’apport massif d’en'rais azotés initié au milieu du si"cle dernier affecte le cycle naturel de l’azote (3i'ure *.. 1es seules plantes capables d’utiliser l’azote de l’air sont celles %ui développent une symbiose avec des microor'anismes au sein des nodosités sur les racines des plantes.@ le potassium (F.B. 1e nitrate est un ion char'é né'ativement@ et ainsi@ il n’est pas retenu par le complexe ar'ilo/humi%ue du sol@ %ui porte aussi une puissante char'e né'ative. Azote & agriculture. et l’urée (6:(&<+. sont les formes d’en'rais azotés les plus utilisées. 1a 'rande majorité des éléments minéraux essentiels au développement de la plante@ n’est nécessaire %u’en %uantités infimes@ %ui peuvent Etre fournies par la plupart des sols sans suppléments.

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1’urée est lar'ement utilisée en pulvérisation foliaire mais aussi incorporée dans les sols@ oD elle est toutefois rapidement hydrolysée. 6ontrairement au nitrate@ l’ion ammonium est bien retenu par le sol 'rQce à la char'e positive %u’il porte. 4ous certaines conditions (forte concentration en nitrate@ sol acide. 1’ion ammonium est en é%uilibre chimi%ue avec le 'az ammoniacal (&<0...phénom"nes d’eutrophisation@ se traduisant par un important développement de microor'anismes et d’al'ues@ perturbant les é%uilibres écolo'i%ues naturels. 1a dénitrification est un autre processus de pertes de l’azote apporté au sol (3i'ure *. 6es composés sont des 'az à fort O effet de serre P et sont aussi destructeurs de la couche d’ozone@ provo%uant d’importants domma'es environnementaux.... #ussi@ l’hydrolyse de l’urée en ammonium par les uréases du sol conduit à des pertes d’azote par volatilisation ammoniacale@ et des inhibiteurs d’uréases sont couramment ajoutés aux en'rais uréi%ues afin de limiter ce phénom"ne. !ans les sols bien aérés@ la nitrification est rapide? il en résulte une faible concentration en ammonium@ et le nitrate est la principale source d’azote disponible pour les plantes.+. 1’absorption du nitrate et de l’ammonium est prise en char'e par des transporteurs au niveau M . #ussi le nitrate fait/il l’objet de nombreux débats et est remis en %uestion par les vives in%uiétudes %u’il fait naNtre %uant à son effet néfaste sur l’environnement et ses ris%ues de toxicité pour l’homme. et cationi%ue (&<IK. 6ependant une 'rande partie de l’ammonium apporté au sol est rapidement convertie en nitrate par les microor'anismes du sol (nitrification@ 3i'ure *. II. 1es plantes non fixatrices de l’azote atmosphéri%ue absorbent et assimilent ces deux formes d’azote anioni%ue (&:0/. En outre@ les ions ammonium %ui pourraient Etre présents par exemple juste apr"s fertilisation@ sont sujets aux pertes dans l’atmosph"re par le processus de volatilisation (3i'ure *. !ans les sols détrempés ou acides@ l’ammonium s’accumule (6ra9ford R 3orde@ +.@ *LL+.@ les produits finaux de la dénitrification sont les oxydes nitri%ues (&+:. !ans le sol@ nitrate et ammonium sont les deux principales formes d’azote inor'ani%ue disponibles pour la plante (Raven et al.... Le métabolisme de l’azote chez les plantes. #insi les bactéries du sol soumises à des conditions d’anaérobie convertissent le nitrate en azote 'azeux &+.@ et plus le sol est alcalin@ plus l’é%uilibre se déplace vers l’ammoniac@ et plus les pertes par volatilisation sont importantes. #ussi limiter l’exc"s de cet anion dans les sols et les vé'étaux est devenu l’un des enjeux majeurs de l’a'riculture actuelle.

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et la 'lutamate synthase présente sous les deux formes 3d et &#!< dépendantes (3d/ ... 1’ammonium est alors incorporé dans les acides aminés par la 'lutamine synthétase (.@ +.# B E6 *.:.+..0.S.*. II.@M m2. 1es plantes se sont adaptées et ont ainsi développé des syst"mes spécifi%ues de transport de nitrate ou d’ammonium? un syst"me de transport à haute affinité ou <# 4 pour <i'h #ffinity ransport 4ystem@ et un syst"me de transport à basse affinité ou 1# 4 pour 1o9 #ffinity ransport 4ystem (6ra9ford R 3orde@ +.*...4B E6 S.# B E6 *. (2arschner@ *LLM.*.@ +.0..enome Initiative@ +.. 1e nitrate est alors réduit en nitrite par la nitrate réductase (&R B E6 *.:.S.T. dans les cellules racinaires@ stoc>é dans les vacuoles@ ou encore exporté vers le xyl"me pour rejoindre la partie feuillée oD il sera réduit ou stoc>é. Absorption de l’azote minéral nitrate et ammonium. S ..T.@ et sont finement ré'ulées en fonction de la source d’azote disponible et du statut nutritionnel de la plante.6.* et &#!</.@ puis en ammonium par la nitrite réductase (&iRB E6 *.T.@M m2..*I.M.de la racine (&R ? nitrate transporter et #2 ? ammonium transporter.+.. 1es modalités du transport de l’urée chez les plantes sont beaucoup moins connues? elles seront développées dans la %uatri"me partie de cette introduction (IC.B von 8irén et al. 1’ensemble de ces étapes de l’assimilation de l’azote est finement ré'ulé et intera'it avec d’autres voies métaboli%ues@ notamment celle du carbone (Frapp R ruon'@ +..A.I.... 6ontrairement au nitrate@ l’ammonium est principalement assimilé dans les racines.B :rsel et al.+. 4elon le de'ré de minéralisation et de nitrification@ les concentrations en nitrate et ammonium dans les sols sont tr"s variables (%uel%ues micromolaire à plusieurs millimolaire.*. 5ar définition@ les transporteurs de type <# 4 interviennent dans le transport d’azote présent en faible concentration dans le milieu (U .I.@ et les transporteurs de type 1# 4 sont particuli"rement actifs pour de fortes concentrations externes (V . 1es protéines responsables de chacun de ces deux syst"mes de transport appartiennent à une famille multi'éni%ue de transporteurs ( he #rabidopsis .

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@ *LLLB 1iu et say@ +. Absorption du nitrate. 1es transporteurs de nitrate sont codés par deux familles de '"nes? les '"nes NRT1 impli%ués dans le transport à faible affinité et les '"nes NRT2 responsables du transport à haute affinité (3orde@ +. 1es transporteurs &R + d’#rabidopsis sont principalement exprimés dans la racine@ excepté le '"ne AtNRT2.@ *LLL.lass R 4iddi%i@ *LLM.@ +..I. #ctuellement sept '"nes appartenant à la famille &R +@ AtNRT2.1@ AtNRT1.@ +.4 sont les seuls transporteurs de nitrate de la famille AtNRT1 à Etre caractérisés au niveau physiolo'i%ue et confirmés comme étant des protéines contribuant au 1# 4 ( say et al. 1es transporteurs AtNRT1..A...!. Il est fortement exprimé dans les jeunes or'anes en formation@ avec un possible rAle dans le développement de la plante et en particulier dans celui des racines primaires et secondaires (..1 initialement identifié comme un transporteur de nitrate à basse affinité ( say et al....@ ou par leur homolo'ie de sé%uence avec le transport à haute affinité pour le nitrate chez le champi'non Aspergillus nidulans CRNA (AtNRT2. 1e sé%uenXa'e complet d’#rabidopsis a révélé M+ '"nes NRT1 et T '"nes NRT2 (NRT2.@ *LLS@ *LLLB 6hiu et al.. 1’assimilation de l’azote du sol impli%ue tout d’abord le franchissement de la membrane plasmi%ue des cellules racinaires. 6hez #rabidopsis@ les premiers '"nes de la famille &R + ont été isolés sur la base d’une forte induction par le nitrate par rapport à la 'lutamine (AtNRT2.1@ a été isolé 'rQce à un mutant d’insertion résistant au chlorate (chl1.@ +.0. ( he #rabidopsis ....5@ sont aussi exprimés dans les parties aériennes.. 1es '"nes AtNRT1 constitue une famille de transporteur du nitrate beaucoup plus 'rande (M+ membres.3 et AtNRT2.1 est le plus abondamment transcrit dans les racines (:rsel et al. 1’absorption du nitrate par les plantes est un processus fortement ré'ulé tout d’abord par la disponibilité en substrat@ mais aussi par le statut nutritionnel de la plante@ coordonné avec les T .5 serait impli%ué dans la sécrétion du nitrate au niveau du xyl"me (6anivenc@ +.@ +.+.2 et AtNRT1.1 à AtNRT2. 6ette classification est toutefois simplifiée car le '"ne #tNRT1.@ *LL0.7 %ui est préférentiellement exprimé dans les feuilles. 1e transporteur AtNRT1.1 reste le plus étudié.@ analo'ue toxi%ue structural du nitrate ( say et al. 1e '"ne AtNRT1.@ *LL0B <uan' et al.enome Initiative@ +..+. 1e '"ne AtNRT2.1-7...uo et al.2B Yhuo et al...M.1 et AtNRT2. !eux autres '"nes@ AtNRT2. !ans le cas du nitrate@ le potentiel né'atif de la membrane ainsi %ue le 'radient de concentration ne permettent pas@ en 'énéral@ l’entrée passive du nitrate dans le cytoplasme@ et un syst"me de transport actif couplé à une <KW# 5ase est donc nécessaire (.7@ sont décrits (:rsel et al....1B 3illeur R !aniel/Cedele@ *LLL.II. %ue les '"nes #tNRT2.. 1e premier '"ne de la famille@ AtNRT1.*.@ *LL0..@ est é'alement impli%ué dans le transport à haute affinité (1iu et al.

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. 1a complémentation fonctionnelle d’un mutant de levure déficient pour le transport de l’ammonium a permis d’identifier le premier '"ne A!T1 de plante chez #rabidopsis? AtA!T1..1 et AtNRT2.5 est tr"s fortement induite lors%ue les plantes sont cultivées en conditions de nitrate limitant@ alors %ue l’expression des '"nes AtNRT2.. 1’absorption nette du nitrate au'mente continuellement au cours de l’éclairement et décroNt à l’obscurité (1ejay et al. 6ontrairement aux membres de la famille #2 *@ le '"ne AtA!T2 est préférentiellement exprimé dans la partie aérienne de la plante.@ *LL-B 6ra9ford R . II. 5lus 'énéralement@ une ré'ulation né'ative de type feedbac serait imposée par les produits de l’assimilation de l’ammonium comme les acides aminés (2uller et al..@ *LLLB 4ohlen>amp et al....". 6ette - . !epuis@ l’analyse du sé%uenXa'e complet du 'énome d’#rabidopsis a révélé cin% autres sé%uences homolo'ues (.... 1e '"ne AtA!T2 se rév"le plus proche des transporteurs d’ammonium des procaryotes %ue des transporteurs #2 * de plantes (1ude9i' et al.4@ et AtNRT2.1 (&innemann et al. 1e transport actif de l’ammonium chez #rabidopsis est assuré par un uniport d’ammonium volta'e dépendant@ piloté par la famille de transporteurs #t#2 (1ude9i' et al. En effet@ l’influx à haute affinité du nitrate est transitoirement au'menté lors%ue les plantes sont mises en présence de nitrate (!aniel/Cedele et al. 5ar contre@ à concentration plus élevée@ l’ammonium inhibe rapidement et réversiblement l’absorption du nitrate (1ee R !re9@ *L-L.. 1’addition de saccharose dans le milieu de culture au cours de la période nocturne induit notamment les '"nes AtNRT1.@ *LLM.7 semble beaucoup plus constitutive vis/à/vis du statut azoté des plantes (:rsel et al.@ *LLI.6 et AtNRT2. 1’expression des '"nes AtNRT2.fluctuations de son environnement physi%ue..1 (1ejay et al.+. 1’ammonium intera'it é'alement avec les syst"mes d’absorption du nitrate.1@ AtNRT2.@ *LLS.@ *LLL.@ +. Absorption de l’ammonium..* est é'alement inductible par le nitrate@ et il est réprimé lors d’une période de carence en nitrate (1ejay et al. 1es 'lucides@ produits de la photosynth"se@ seraient les acteurs de cette ré'ulation de l’absorption du nitrate (!elhon et al. 1e '"ne #t&R *....@ +. 1e cycle jourWnuit constitue un autre niveau de ré'ulation %ui permet de coordonner l’absorption du nitrate avec la photosynth"se et le métabolisme carboné.lass@ *LL-.+.azzarrini et al.5 sont fortement homolo'ues entre eux@ et forment la sous/famille #t#2 * des transporteurs d’ammonium.1 à AtA!T1.. # faible concentration@ l’ammonium a un effet inducteur rapide ($loom R 4u>rapanna@ *LL...*.@ +.0.A..@ *LLL.@ +.@ *LLL@ +. 1es '"nes AtA!T1..

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@ +.. 1es photoassimilats seraient responsables de cette ré'ulation au cours du cycle jourWnuit@ comme nous l’avons déjà mentionné dans le cas de l’absorption du nitrate.1 ne sont induits %u’apr"s une lon'ue période de carence (. 1a réduction du nitrate est assurée par l’action successive de deux enzymes@ la nitrate (&R.1@ AtA!T1. 6es variations diurnales sont corrélées avec le niveau d’expression des '"nes AtA!T1. 1e '"ne AtA!T1..1 est fortement exprimé dans la racine@ su''érant une contribution majoritaire de ce '"ne dans la capacité totale d’absorption de l’ammonium par la racine (. . !ans le cytosol@ la &R catalyse la L .2 et AtA!T1..I.1 (Ra9at et al. AtA!T1.I.2 et AtA!T1.*...B.@ +. II..1 est aussi fortement induit par la diminution des ressources azotées du milieu. 1’absorption d’ammonium par les racines varie aussi en fonction du rythme diurnal..ansel et al. 1es mécanismes ré'ulant le transport de l’ammonium par les #t#2 s en condition d’azote limitant sont encore mal connus.1 est le transporteur %ui a le plus d’affinité pour son substrat (1o%ué R von 8irén@ +.3 est rapidement induit par la carence en azote alors %ue les '"nes AtA!T1.3.. !e la mEme faXon@ le '"ne AtA!T1.@ *LLL. #pr"s une au'mentation continuelle durant la période lumineuse@ l’absorption de l’ammonium diminue à l’obscurité (:urry et al.0.. #éduction du nitrate en ammonium. 1e nitrate métaboli%uement actif disponible dans le cytosol doit nécessairement Etre réduit en ammonium pour Etre assimilé.azzarrini et al.. 1a 'lutamine exercerait aussi un rétro/contrAle né'atif sur la transcription du '"ne AtA!T1..azzarrini et al.@ *LLL.. 1’absorption d’ammonium serait principalement ré'ulée par le statut azoté ré'nant localement autour de la racine@ à la différence de la ré'ulation par le statut azoté de la plante enti"re dans le cas de l’absorption du nitrate (.@ *LLLB 4ohlen>amp et al.azzarrini et al..@ *LLSB .@ +..azzarrini et al. En outre@ AtA!T1.@ *LLL. 1’ajout de saccharose en période nocturne inhibe la baisse des taux de transcrits des '"nes AtA!T1..@ *LLLB 1o%ué R von 8irén@ +... #ussi@ ces '"nes seraient/ils plutAt impli%ués dans l’absorption d’ammonium au cours de la période d’éclairement (. réductase..+.3@ et maintient ainsi un influx d’ammonium comparable à celui mesuré au cours de la période lumineuse (1ejay et al.@ +.caractéristi%ue laisse envisa'er un possible rAle de ce '"ne dans le recycla'e de l’ammonium issu du métabolisme photorespiratoire (4ohlen>amp et al.2 et AtA!T2. et la nitrite (&iR.

asparagine synthetase. NR.saccharose oxaloacétate AAT glutamate aspartate asparagine ASN 2-oxoglutarate glutamate GOGAT NH4+ GDH 2-oxoglutarate glutamate GS glutamine 2-oxoglutarate NH4+ GDH NO3NR NO2NiR NH4+ Figure 2. . nitrate reductase. GS. 2003). glutamate synthase. GDH. NiR. ASN. GOGAT. glutamine synthetase. nitrite reductase. Voie d’assimilation de l’azote (d’après Coruzzi. glutamate deshydrogenase. aspartate aminotransferase. AAT.

#. 1es deux étapes de la réduction du nitrate sont induites par le nitrate et rétro/contrAlées par les composés azotés réduits.@ *L--B 8il>inson R 6ra9ford@ *LL*... 6hez A. !’une part@ l’accumulation du nitrite dans la cellule doit Etre empEchée. 1’ensemble de la voie de réduction du nitrate en ammonium est tr"s contrAlé et s’illustre par une forte ré'ulation des enzymes clés répondant à la fois aux stimuli externes et au statut interne des plantes.. 1a &iR est localisée dans le chloroplaste des feuilles et les plastes des racines (Fleinhofs R 8arner@ *LL.@ *L--B 6ra9ford et al.$.. 1’expression des '"nes N"A au'mente au cours des premi"res heures d’illumination puis diminue en relation avec l’accumulation de 'lutamine au cours de la journée (4titt et al.+. 1’absorption de l’ammonium du sol par les racines (cf I..réduction du nitrate en nitrite.@ et le pouvoir réducteur est assuré par les ferrédoxines. 1e pouvoir réducteur nécessaire à la réaction est apporté par le &#!<.*. 1’ammonium est indispensable car il constitue l’élément clé du passa'e entre l’azote inor'ani%ue et l’azote or'ani%ue et inversement. En présence d’ammonium ou en condition de nitrate limitant@ les niveaux d’expression des '"nes &I# et la %uantité de protéine &R sont faibles (2eyer R 4titt@ +... Zuel%ues heures de réinduction par le nitrate suffisent à au'menter le taux des transcrits des '"nes N"A (6ra9ford@ *LLM.. 1a &R est une enzyme soluble localisée dans le cytosol@ %ui nécessite deux électrons pour réduire le nitrate en nitrite..+. thaliana@ la &R est codée par deux '"nes@ N"A1 et N"A2@ &I#+ assurant L. oxi%ue@ le nitrite est immédiatement transféré dans les plastes oD il est pris en char'e par la &iR et réduit en ammonium (3i'ure +. 1e processus de photorespiration ainsi %ue le *.@ +. Et d’’autre part@ les métabolismes carboné et azoté doivent Etre coordonnés afin d’assurer le maintien du pouvoir réducteur et la production des acides or'ani%ues@ accepteurs de l’ammonium pour la synth"se des acides aminés.. Incorporation de l’ammonium dans les acides aminés. ne sont pas les seules sources d’ammonium pour la plante. 6hez #rabidopsis@ la &iR est codée par le '"ne N"". 1e rythme circadien ré'ule é'alement l’activité de la &R et de la &iR. .J de l’activité totale de la &R (6hen' et al. II.$. et la réduction du nitrate par la &R et la &iR (cf II. 1e '"ne N"" codant pour la &iR est ré'ulé de la mEme faXon %ue les '"nes N"A.

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#$N1. 1’expression de #$N2 est uni%uement détectable dans les feuilles vertes et #$N1.5 restent toutefois putatifs car l’activité des protéines .lutamine et 'lutamate sont les premi"res sources d’azote réduit dans la cellule@ et peuvent alors Etre utilisés pour former aspartate et aspara'ine via les deux enzymes aspartate aminotransférase (## .:.1&*.*B 2iflin R <abash@ +. Zuant à la ..1@ #$N1.S.ifford@ *LL0.4+ est majoritaire dans les tissus photosynthéti%ues@ en particulier les feuilles jeunes@ et est localisée dans le chloroplaste. (3i'ure +.4 # 5/ dépendante et de la . 6hez #rabidopsis@ cin% '"nes codant pour la forme cytosoli%ue de la .4+ dans l’assimilation de l’ammonium issu de la réduction du nitrate dans les chloroplastes etWou dans la réassimilation de l’ammonium photorespiratoire.# .catabolisme de certains acides aminés comme l’aspara'ine en particulier@ ou d’autres composés riches en azote (uréides par exemple. !eux molécules de 'lutamate sont ainsi formées@ l’une étant recyclée pour la formation de 'lutamine@ l’autre utilisée pour la synth"se des acides aminés (<irel R 1ea@ +.1 à #$N1.@ ainsi %ue les autres acides aminés et molécules azotées... 1es trois enzymes 'lutamine synthétase (.4 et #$N1. 1a .@ +.1&*.4 pour former la 'lutamine..4W.# au cours du cycle .+B 3i'ure +.0.4.. 1e 'roupement amide de la 'lutamine est alors transféré à l’\/céto'lutarate par la .:. !eux isoformes de gluta&ine !-nt7 ta!e 8GS9 existent@ aux rAles et localisations différents.4*@ elle interviendrait surtout pour l’assimilation de l’azote dans les racines (pour revue@ voir 6oruzzi@ +. 1’ion ammonium est incorporé au 'lutamate par la . sont les principaux acteurs des processus d’assimilation de l’ammonium issu de l’absorption racinaire ou [assimilation primaire’ et de sa réassimilation dans la plante (3i'ure +. 6ette distribution or'ane spécifi%ue su''"re un rAle prépondérant de la . et la 'ermination des 'raines. .:. 1’ammonium est incorporé dans les acides aminés par l’action combinée de la .2@ #$N1.@ 'lutamate synthase (.I et ...# . et aspara'ine synthétase (#4&.4 (#$N1..4 et #$N1. . &éanmoins@ %uelle %ue soit son ori'ine@ l’ammonium@ toxi%ue pour la plante@ doit Etre immédiatement réassimilé. ont été identifiés.5.@ et 'lutamate déshydro'énase (.!<.4* cytoplasmi%ue est présente principalement dans les racines et plus 'énéralement les tissus non/photosynthéti%ues.@ constituent é'alement un apport non né'li'eable.3 sont préférentiellement exprimés dans les racines et les ** .5 seraient respectivement induits lors de la sénescence foliaire (5ourtau et al.lutamine@ 'lutamate@ aspartate et aspara'ine@ assurent alors la translocation de l’azote inor'ani%ue des or'anes source vers les or'anes puits (5eoples R .# . 1es '"nes #$N1.:. 1a .M n’a pas été démontrée. et un seul '"ne codant pour la forme chloroplasti%ue (#$N2.

glutamate synthase. . NiR. NR. GOGAT. nitrite reductase. 2003). Voie d’assimilation de l’azote (d’après Coruzzi. GDH. aspartate aminotransferase. glutamine synthetase. nitrate reductase. AAT. glutamate deshydrogenase. ASN. GS.saccharose oxaloacétate AAT glutamate aspartate asparagine ASN 2-oxoglutarate glutamate GOGAT NH4+ GDH 2-oxoglutarate glutamate GS glutamine 2-oxoglutarate NH4+ GDH NO3NR NO2NiR NH4+ Figure 2. asparagine synthetase.

. 6hez #rabidopsis@ deux '"nes codent pour la 3d/.:.# dans l’assimilation primaire de l’ammonium alors %ue la &#!</.# .0.# surtout active dans les tissus non photosynthéti%ues comme les racines. 1’enzyme .# (6oschi'ano et al. #u niveau transcriptionnel@ les '"nes #&' sont ré'ulés né'ativement par les sucres et positivement par l’ammonium@ contrairement aux '"nes #(. 1e rAle majeur de la . 6es localisations tissulaires su''"rent un rAle prépondérant de la 3d/.:. #rabidopsis poss"de deux '"nes pour la ..@ +. 1a 3d/.@ +. processus de réassimilation de l’ammonium photorespiratoire (pour revue@ voir 6oruzzi@ +.:..4 est en particulier induite par la lumi"re et le saccharose@ et réprimée par des applications de 'lutamate ou 'lutamine.9 est un enzyme %ui catalyse la conversion du 'lutamate en ammonium et \/céto'lutarate ainsi %ue la réaction inverse@ c’est/à/dire l’amination de l’\/céto'lutarate (3i'ure +.4 sont ré'ulés par la lumi"re@ le carbone@ et les métabolites azotés (:liveira R 6oruzzi@ *LLL..0.!< serait la désamination du 'lutamate pour fournir éner'ie et s%uelettes carbonés (2iflin R <abash@ +.# est prépondérante dans les feuilles est photosynthéti%ues@ assurant LMJ de l’activité ....# . #$%1 est exprimé majoritairement dans les feuilles et est ré'ulé par la lumi"re@ alors %ue #$%2 est d’abord exprimé dans les racines..!< ont été décrites ? une forme à &#!< dépendante dans les mitochondries et une forme à &#!5< dépendante dans les chloroplastes (2elo/:liveira et al.:. !eux types de gluta&ate !-nt7a!e 8GOGAT9 existent@ localisées dans le chloroplaste@ %ui se distin'uent par le donneur d’électrons@ ferrédoxine (3d/..@ +.*. =n troisi"me '"ne putatif #&'3 a été récemment identifié par homolo'ie de sé%uence..0.:.oodman@ *LL*.. La gluta&ate d !7-drog na!e 8GD.:.@ *LLS. 1’expression de la . ou &#!< (&#!</ ..# serait plus spécifi%uement impli%uée dans les (#$%1 et #$%2. #$T1 est constitutif@ faiblement exprimé dans les feuilles mais fortement dans les racines (6oruzzi@ +.@ *LL-.. (#ubert et al.+B 2asclaux/!aubresse et al.!< est abondant dans les différents or'anes de la plante et son activité élevée mais son rAle physiolo'i%ue reste encore tr"s débattu (!ubois et al..S.# ( #$T1. A()1 code pour *+ .:.feuilles sénescentes ($ernhard R 2atile@ *LLIB 5eterman R ...*.# @ alors %ue la &#!</.@ et un seul pour la &#!</. (<irel R 1ea@ +. 6in% '"nes codant différents isoenzymes ont été décrits chez #rabidopsis@ A()1-5 (4chultz R 6oruzzi@ *LLMB 8il>ie et al.@ *LLM. L’a!"artate a&inotran!: ra!e 8AAT9@ enzyme phosphate/dépendant@ catalyse le transfert réversible d’un 'roupe aminé du 'lutamate vers l’oxaloacétate pour former l’aspartate et l’\/ céto'lutarate (3i'ure +..!< ? #&'1 et #&'2... 1es taux de transcrits de la .:.:. !eux formes majeures de .

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L’a!"aragine !-nt7 ta!e 8ASN9 catalyse le transfert # 5/dépendant d’un 'roupe aminé de la 'lutamine vers une molécule d’aspartate pour former 'lutamate et aspara'ine (3i'ure +. ## + et ## 0 sont les formes majoritaires (6oruzzi@ +.lutamate et 'lutamine constituent les premi"res sources d’azote réduit dans la cellule. 1’expression de A(N3 est tr"s faible@ et A(N1 et A(N2 sont récipro%uement ré'ulés par la lumi"re et les métabolites. 1e niveau d’expression de A(N1 est tr"s finement corrélé avec les taux d’aspara'ine libre (1am et al. A(N1 est majoritairement exprimé chez les jeunes plantules. rois '"nes codant pour l’#4& ont été décrits chez A. 6’est exactement l’inverse pour A(N2. 6es différences d’expression su''"rent des rAles distincts pour ces trois '"nes (1am et al.@ *LL-... .@ eux/ mEmes précurseurs de tous les autres acides aminés. 1es acides aminés synthétisés peuvent aussitAt contribuer à la biosynth"se des protéines@ ou Etre transitoirement stoc>és dans les vacuoles@ ou transportés vers d’autres tissus. 5ar transamination@ l’azote est ensuite transféré à d’autres substrats carbonés (acides \/ cétoni%ues.@ *LLI@ *LL-@ +.0..@ +.. thaliana ? A(N1@ A(N2@ et A(N3. *0 .+. 1a transcription du '"ne A(N1 est notamment induite chez les plantes cultivées à l’obscurité@ et inhibée par la lumi"re.l’enzyme mitochondrial ## *@ A()2 et A()4 codent pour des isoenzymes cytosoli%ues@ A()5 code pour l’enzyme chloroplasti%ue ## 0@ et A()3 code pour un isoenzyme putatif du péroxisome.... ## + assure la synth"se des pools d’aspartate à la lumi"re@ %ui sont utilisés pour la synth"se de l’aspara'ine à l’obscurité (6oruzzi@ +. 1’aspara'ine a été le premier acide aminé découvert et@ comparé à la 'lutamine@ l’aspara'ine est relativement inerte et transporte plus d’azote par carbone. 2Eme si l’ammonium est un substrat potentiel@ la 'lutamine est le substrat privilé'ié de l’#4& chez la majorité des plantes supérieures (4ieciecho9icz et al... ## + jouerait aussi un rAle important dans le transport de l’azote jus%u’au sili%ue (2iesa> R 6oruzzi@ +..I. A(N1 ré'ulerait les taux d’aspara'ine libre synthétisée chez #rabidopsis.0... 2étabolisme de l’ammonium et expression de A(N2 sont corrélés@ su''érant un rAle important de A(N2 dans le métabolisme de l’ammonium chez #rabidopsis (8on' et al. pour former de nouveaux acides aminés (aspartate@ alanine@ 'lycine ].0.@ *L--.. #insi l’aspara'ine assure le stoc>a'e de l’azote et le transport à lon'ue distance de l’azote par le phlo"me chez les plantes supérieures.

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J.J %ue l’on transforme par évaporation sous vide de l’eau en une masse se prEtant au pompa'e (urée fondue. 6ette méthode est basée sur la déshydratation@ sous température et pression élevées@ du carbamate d’ammonium@ obtenu par synth"se directe à partir d’ammoniac et de dioxyde de carbone.. 1a préparation de l’urée repose sur la méthode découverte par $assarov en *-T. à +M.@.III. à -. Azote% urée & agriculture.. 1a production d’urée à l’échelle industrielle n’émer'ea %ue dans les années *LM. III. 1a décomposition thermi%ue du carbamate en urée est plus lente@ endothermi%ue et la conversion est de l’ordre de M.. à -. 1a transformation suivante donne un en'rais 'ranulé. ($ellia@ *LSS.S@ un point de fusion de *0+@T^6 et un contenu en azote de IS@SJ. est un diamide d’acide carboni%ue. 6’est un composé cristallin blanc@ soluble dans l’eau@ avec un poids moléculaire de S.. +&<0 K 6:+ ! &<+6::&<I 6arbamate d’ammonium carbamate " &<+6:&<+ K <+: =rée 1a premi"re réaction est rapide@ exothermi%ue et totale (*I. Elle consiste soit en un prilla'e@ procédé oD les 'outtelettes d’urée se solidifient dans un courant d’air ascendant lors *I . Le procédé de fabrication de l’urée.^6.+. 1’urée obtenue se présente sous forme de solution a%ueuse d’une concentration d’environ T. bar@ *-. 1’urée (6:(&<+.A. Répandue sur les champs par pulvérisation foliaire@ l’urée est aussi incorporée dans les sols@ seule ou en combinaison avec d’autres en'rais azotés.@ et conduit à la formation de carbamate d’ammonium. !es améliorations successives du procédé basé sur cette réaction@ ont suivi et ont été utilisées pour la premi"re fois à des fins commerciales@ par I. 3arbenindustrie en #llema'ne@ en *L+. 1a fabrication industrielle de l’urée se déroule en deux étapes sous une forte pression. 1’urée est la forme d’en'rais azoté la plus utilisée dans le monde..@ et a nécessité des améliorations de %ualité et co_t de production.

Consommation mondiale en Millions de tonnes 100 80 60 40 20 0 1970 1980 Urée 1990 Engrais Azotés 2000 60 % d’urée par rapport aux fertilisants azotés totaux 50 40 30 20 10 0 1970 1980 1990 2000 Figure 3. Evolution de la consommation mondiale des engrais azotés et de l’urée (Données FAOSTAT. . année 2005 ).

III.@MJ de la consommation mondiale@ 3#:4 # +. III. à *. 1es propriétés de l’urée en font un fertilisant azoté de choix. ce %ui représente . #ujourd’hui l’urée représente le fertilisant azoté le plus utilisé dans le monde (3i'ure 0.libert et al.. ont vu une accélération de l’utilisation d’urée telle %ue l’urée représentait I. 1es Etats/=nis et le 6anada représentent environ +... !epuis +.olfe. (. $onsommation. III. &onnées économi'ues..@ passant de + millions de tonnes par an en *L-.$. 1a 6hine et l’Inde représentent environ la moitié de la consommation 'lobale@ et ont doublé leur consommation d’urée lors de la derni"re décennie.J des en'rais azotés totaux au début des années *LL..libert et al. millions de tonnes par an en +..S. 1es principales ré'ions productrices d’urée sont la Russie@ le 6anada et l’#rabie 4aoudite..libert et al.B.@ de nombreux pays d’#méri%ue 1atine ont au'menté leur production de plus de +MJ (.B.".M. III. `us%ue dans les années *LS. En 3rance la consommation d’urée reste tr"s faible (.B.S.@+ millions de tonnes en +.....de leur chute à l’intérieur de la tour de prilla'e@ soit en une 'ranulation de l’urée fondue sur des dis%ues rotatifs ou autres dispositifs à refroidissement.. 4a richesse en azote est intéressante d’un point de vue économi%ue? de moindres %uantités sont utilisées ce %ui permet de réduire les co_ts. 6’est une molécule non polaire fortement soluble@ idéale pour un usa'e *M .!. )fficacité de l’urée en tant 'ue fertilisant azoté. (roduction...S.. En 6hine la production d’urée a triplé entre *L-L et *LLL.@ +.@ +. 1a production d’urée au 2oyen/:rient n’a cessé de croNtre depuis les années *L-. !’autres producteurs du 2oyen/:rient sont aussi importants (Iran et Ira%@ du moins avant la 'uerre du .. 1es années *L-.@ l’urée représentait seulement MJ de la consommation mondiale d’en'rais azotés.J du marché 'lobal de l’urée (.@ +.

N atmosphérique (N2. dénitrification Hommes Animaux ré sid us Plante volatilisation NH3 pluies acides . 1998). NH4+ immobilisation résidus Micro-organismes minéralisation fixation de NH3 NH4 nitrification URÉE-N Eaux souterraines Particules du sol relargage Figure 4. NH3. NO3) Pertes d’N par le feuillage Fixation de N2 pertes N2O/N2 NO3 absorption NO3-. N2O. Dynamique de l’urée dans le sol (d’après Prasad.

1’ammoniac %ui émane de l’urée apportée au champ contribue aux pluies acides@ tandis %ue les nitrates produits dans le sol@ contribuent non seulement à la contamination des eaux souterraines par lessiva'e@ mais aussi à la destruction de la couche d’ozone@ par la formation d’oxyde nitri%ue selon le processus de dénitrification. 1’urée a été utilisée pour la premi"re fois en tant %u’en'rais azoté en *L0M@ mais une certaine perplexité %uant à son efficacité née de résultats anciens contradictoires@ subsiste dans l’opinion a'ricole@ ce %ui a limité son utilisation jus%ue dans les années *LS. Il en résulte une au'mentation du p<@ %ui@ combinée à la production d’ion ammonium@ conduit à l’accumulation d’ammoniac. III.. 1es pertes d’azote issu de l’urée par volatilisation ammoniacale dépendent de plusieurs facteurs? elles sont favorisées dans les sols à p< élevé@ avec un faible pouvoir tampon@ et par les fortes températures.@ *LSI. En effet@ l’urée est sujette à différents mécanismes de pertes d’azote@ comme la volatilisation ammoniacale@ le lessiva'e ou la dénitrification (3i'ure I. 1’accumulation de nitrite dans le sol suite à l’hydrolyse de l’urée peut aussi entraNner toxicité et pertes d’azote. En outre@ le p< alcalin couplé avec la forte concentration d’ions ammonium@ sont des conditions favorisant la volatilisation ammoniacale. 6ependant@ cette prati%ue a'ricole se limite aux épanda'es précoces d’en'rais@ lors du semis par exemple. 1es particules d’urée peuvent aussi *S . 4i l’ammonium est relativement inoffensif@ l’ammoniac est tr"s toxi%ue et entraNne de sérieux domma'es sur la 'ermination des 'raines et la croissance des plantules ($remner R Fro'meier@ *L-L.ould et al. 1e biuret (dim"re de l’urée. 1es ions ammonium sont en é%uilibre avec les 'az d’ammoniac en solution a%ueuse et@ à p< alcalin@ la forme ammoniac libre est prédominante.@ en faible concentration dans l’urée@ est phytotoxi%ue sous certaines conditions.!. 1a volatilisation d’ammoniac est due à la rapidité d’hydrolyse de l’urée en ammoniac et dioxyde de carbone par les uréases du sol. (. 1’un des moyens consiste à incorporer l’urée dans le sol.... (ertes d’ammoniac et to*icité de l’ammoniac. 1a volatilisation ammoniacale est le principal probl"me lié à l’utilisation de l’urée en tant %ue fertilisant (6ourt et al.@ *L-S.en pulvérisation foliaire@ de mEme %u’en mélan'e avec d’autres composés fertilisants@ pesticides ou herbicides. 6es différents probl"mes sont aujourd’hui en majorité minimisés 'rQce aux nouvelles technolo'ies et évolutions des procédés de fertilisation. 1es recherches se sont donc attachées à trouver une méthode efficace et économi%ue afin de contrAler l’évolution de l’urée en ammoniac.$.

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.". 6es additifs ont l’avanta'e d’Etre moins onéreux %ue les inhibiteurs d’uréases.. 1’accumulation de nitrite conduit aussi à des pertes d’azote 'azeux par dénitrification chimi%ue ainsi %u’à la contamination en nitrite des nappes préhati%ues. 1es inhibiteurs de nitrification associés avec l’application d’urée sur les sols permettent de réduire considérablement l’accumulation de nitrite@ et retardent é'alement la formation du nitrate.. #ussi est/il préférable d’ajouter des inhibiteurs d’uréase aux fertilisants uréi%ues.. 6ependant l’utilisation des inhibiteurs de nitrification peut é'alement amplifier le phénom"ne de pertes d’azote uréi%ue sous la forme d’ammoniac. $eaucoup de composés ont été proposés comme des inhibiteurs d’uréases potentiels. En effet@ ceux/ci retardant considérablement l’hydrolyse de l’urée@ limitent voire éliminent l’accumulation de nitrite dans les sols fertilisés avec de l’urée. ou le sulfate de cuivre (6u4:I. Accumulation de nitrite.$. 1e biuret@ le dim"re de l’urée@ se forme lors de la décomposition thermi%ue de l’urée au cours du prilla'e et de la 'ranulation de l’urée. 5ar contre@ les bactéries Nitr*s*+*nas responsables de l’oxydation de l’ammonium en nitrite@ sont beaucoup moins sensibles aux sels d’ammonium en conditions alcalines. Ils permettent aussi l’enrichissement du sol en éléments nutritifs essentiels %ue sont le soufre@ le fer@ le potassium@ le cuivre@ et le sulfate. . 1e p< alcalin et les fortes concentrations en ions ammonium suite à l’hydrolyse de l’urée inhibent l’oxydation du nitrite en nitrate par les bactéries Nitr*bacter. III. #insi@ les sols fertilisés avec les en'rais uréi%ues ont tendance à accumuler du nitrite@ toxi%ue pour la plante. 5lus récemment@ Reddy R 4harma (+. 1es hydroamates@ les composés soufrés hétérocycli%ues@ les xanthates@ les %uinones et les phosphoroamides en sont %uel%ues exemples. &éanmoins@ l’approche couramment utilisée afin de remédier au probl"me de volatilisation ammoniacale@ consiste à trouver des composés %ui inhibent l’hydrolyse de l’urée. ont démontré l’efficacité des additifs chimi%ues comme le pyrite (3e4+. III..$.@ le chlorure de potassium (F6l.o*icité du Biuret.Etre recouvertes de soufre %ui ralentit la dissolution du 'ranule d’urée (Rao@ *L-T. 1e biuret interf"re avec la synth"se des protéines *T .+.

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6es nécroses ont d’abord été attribuées à la formation de %uantités toxi%ues d’ammonium issu de l’hydrolyse de l’urée par les uréases des cellules foliaires (<insvar> et *- .@ et ses effets phytotoxi%ues interviennent lors%u’il représente au moins *J de l’urée. 1e faible indice de salinité de l’urée en fait la forme d’azote privilé'iée pour cette prati%ue a'ricole (la dessiccation des cellules par phénom"ne d’osmose est réduite..*.ould et al.@ *L-S. 1a fourniture d’urée via le couvert vé'étal permet de réduire les pertes d’azote en'endrées par le lessiva'e du nitrate lors d’une application au sol. III.@ *LL-.. #ussi le biuret est/il un faux probl"me@ la plupart des fertilisants azotés commercialisés en contenant moins de *J (.oodin' R !avies@ *LL+. /ertilisation foliaire d’urée. 6es symptAmes de phytotoxicité sont d’autant plus sév"res %ue la température est forte et l’humidité faible@ et %ue la solution d’urée pulvérisée est concentrée (8itte@ +. Elle ne doit pas Etre considérée comme une perte pour le syst"me sol plante@ mais elle représente une immobilisation de l’en'rais dans le compartiment or'ani%ue du sol. 1a pulvérisation d’urée représente é'alement une alternative efficace de nutrition azotée@ afin de pallier les éventuelles difficultés d’absorption par voie racinaire@ rencontrées en cas de sécheresse par exemple (. !"s l’apport d’en'rais azoté dans le sol@ une compétition s’en'a'e entre les micro/or'anismes du sol et la culture pour la consommation de cet azote.-.@ *LMT.. 1’apport d’azote aux cultures par pulvérisation foliaire s’est développé au cours des années M.. 1a réor'anisation est d’autant plus importante %ue le sol a une forte activité biolo'i%ue. III. (1aurent et al. 1a réor'anisation correspond au processus par le%uel les micro/or'anismes du sol assimilent l’azote pour leurs propres besoins de renouvellement et de croissance.. 6ependant des br_lures du feuilla'e apparaissent souvent suite à la pulvérisation d’urée.chez les plantes (8ebster et al.. 1’urée n’est pas sujette à une réor'anisation spécifi%ue@ mais elle est plutAt immobilisée via la réaction biolo'i%ue entre forme ammoniacale et micro/or'anismes (Recous@ *L-TB 1e 4ouder R aureau@ *LLT.@ notamment parce %ue cette méthode apporte des avanta'es par rapport à des straté'ies plus [classi%ues’ comme les apports d’azote au sol.$..$.. Immobilisation de l’azote de l’urée.

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En plus de ces symptAmes visuels de phytotoxicité@ la pulvérisation foliaire d’urée en'endre des interférences avec le métabolisme de la plante.. #fin d’assurer l’assimilation de l’urée en acides aminés@ la plante doit dépenser beaucoup d’éner'ie (S@M ' de 'lucose sont nécessaires pour convertir * ' d’urée.al. =ne nouvelle substance cristalline blanche a été obtenu@ %ui s’est avérée de mEme formule élémentaire (6<I:&+.@ *LL-. I0.J@ et %ui sont encore bien moindres de faXon 'énérale (8itte@ +. La dégradation de l’urée. En *-+-@ le chimiste allemand 3riedrich 8ahler synthétisa l’urée de mani"re un peu fortuite. outefois l’essentiel des pertes par voie 'azeuse a lieu apr"s %ue l’urée a atteint le sol.@ ce %ui aboutit à des chutes de rendements (1aurent et al. I0. !’autres effets indésirables sont 'énérés par pulvérisation comme la phytotoxicité de l’ammoniac dissous issu de l’hydrolyse de l’urée. En *L+S@ `ames $atcheller 4umner prouva %ue les enzymes sont des protéines en achevant la premi"re cristallisation d’une enzyme@ l’uréase du haricot sabre (jac>bean@ Cana. 1’isolement de l’urée issue de l’urine humaine est attribué au chimiste franXais <illaire/2arine Rouelle en *TT0.@ *LM0. 1es découvertes de l’urée puis de l’uréase ont joué un rAle histori%ue dans l’histoire de la chimie or'ani%ue. I0. %ue celle du cyanate dGammonium recherché..alia *L .!. 1’action des uréases foliaires 'én"re aussi des pertes d’azote par volatilisation ammoniacale %ui n’exc"dent pas 0.. 1a premi"re molécule or'ani%ue@ l’urée@ venait d’Etre créée@ à partir de composés inor'ani%ues? la chimie or'ani%ue venait de naNtre.. En effet@ 8ahler traita du cyanate d’ar'ent avec une solution de chlorure dGammonium@ en espérant obtenir du cyanate d’ammonium. 1rée aspects biochimi'ues & moléculaires. !Gautres propriétés ont prouvé %ue le produit obtenu n’était pas du cyanate dGammonium@ mais %u’il était identi%ue à lGurée contenue dans les urines animales. 2istori'ue de la découverte de l’urée et de l’uréase.@ *L-L..A. !es études plus récentes montrent %ue les br_lures foliaires sont plutAt causées par l’accumulation d’urée toxi%ue par elle/mEme (Fro'meier et al.A.*.

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*.M. I0. O H2N C NH2 + H2O urease NH3 + H2N O C OH O H2N C OH + H2O NH3 + H2CO3 1a dé'radation enzymati%ue de l’urée est *. 1e processus de dé'radation consiste en une élimination conduisant à la formation d’acide cyani%ue et d’ammoniac.. &égradation non enz3mati'ue de l’urée.+. #ujourd’hui@ l’uréase est encore le seul enzyme connu pour contenir du nic>el chez les plantes supérieures. 1a dé'radation s’op"re lentement en milieu a%ueux (la demi/vie de l’urée est de 0@S ans à 0-^6 et pour un p< compris entre + et *+. catalyse l’hydrolyse de l’urée en ammoniac et carbamate@ %ui est alors spontanément hydrolysé pour former une molécule d’acide carboni%ue ainsi %u’un seconde molécule d’ammoniac.ensif*r+is.M. 1’enzyme uréase (urea amidohydrolase@ E6 0.A.*I fois plus rapide %ue la dé'radation non enzymati%ue. <+6:0 b <6:0/ K <K + &<0 K + <+: b + &<IK K + :</ +. En *LTM@ !ixon et collaborateurs ont découvert %ue l’uréase contenait du nic>el (&i. O C H N H O H NH2 H H N C O + NH3 1’urée est une molécule tr"s stable.".A. I0.. . &égradation enz3mati'ue de l’urée.@ élément indispensable à son activité.

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1’urée est alors hydrolysée en ammoniac et dioxyde de carbone@ ce %ui 'én"re une nette au'mentation du p< intracellulaire. 1a caractérisation des uréases microbiennes d’un point de vue à la fois physiolo'i%ue et moléculaire a été particuli"rement bien décrite dans deux revues de microbiolo'ie (2obley R <ausin'er@ *L-LB 2obley et al. Les uréases. 1’action des uréases microbiennes est essentielle dans le sol pour la transformation des composés azotés? *T à 0.J de la population microbienne du sol présentent une activité uréolyti%ue.. Il en résulte une nette au'mentation du p<. 1es uréases microbiennes et les uréases de plantes font l’objet d’un 'rand intérEt en a'riculture@ depuis %ue les en'rais à base d’urée occupent la premi"re place dans le monde. !’énormes %uantités d’urée issues de la détoxification des composés azotés par l’homme et l’animal@ sont constamment rejetées naturellement dans l’environnement. I0. 1’essor de la production et de l’application des en'rais à base d’urée constitue une autre voie principale d’entrée de l’urée dans l’environnement. outes les uréases ayant une activité uréolyti%ue dépendante du nic>el@ le transport actif de nic>el est é'alement nécessaire pour la formation d’une uréase active.B. $ien %ue l’urée diffuse à travers les membranes@ des syst"mes de transports actifs de l’urée ont été décrits chez les levures@ al'ues et bactéries. I0. 6ependant@ l’urée ainsi 'énérée est prise en char'e par d’autres processus métaboli%ues impli%uant l’enzyme uréase@ et n’a donc souvent %u’une durée de vie tr"s courte. 1’uréase est un enzyme dépendant du nic>el@ répandu chez la majorité des or'anismes. =ne activité uréase est observée chez les procaryotes et beaucoup d’eucaryotes synthétisent l’uréase (nombreux microor'anismes@ des invertébrés@ les plantes. 1’enzyme le plus et le mieux étudié est une uréase de plante@ celle du haricot sabre (jac> bean.@ *LLM..B.1’acide carboni%ue se dissocie à p< physiolo'i%ue@ et les molécules d’ammoniac s’é%uilibrent alors avec l’eau pour Etre protonées.!. &ous évo%uerons ici seulement %uel%ues aspects. 1’uréase est tr"s stable et persiste mEme apr"s la mort des cellules vé'étales et microbiennes. Les uréases microbiennes. 1e 'radient de proton ainsi formé est utilisé pour activer +* . 6hez les levures et bactéries les uréases sont cytoplasmi%ues. Elle est donc majoritairement présente dans le sol comme un enzyme libre ou lié aux particules collo7dales du sol..

2001). .(UreABC)3 UreDGF UreDGF UreE Ni2+ Ni2+ UreE Ni2+ Ni2+ UreDGF + GDP + Pi CO2 + GTP (UreABC)3 Figure 5. Modèle d’activation de l’uréase (d’après Hausinger et al..

sont nécessaires à l’incorporation du nic>el dans le site actif.*. 1’apouréase pourrait aussi se lier successivement à =re!@ puis =re3@ et enfin =re. 1e nic>el semble Etre délivré par la protéine chaperone =reE. 6hacun de ces '"nes structuraux est ali'né de la mEme faXon@ de la plus petite sous unité à la plus 'rande..@ c (** à **M >!a.0@ structurellement identi%ue à l’holoprotéine active exceptées l’absence du nic>el et de la carbamylation (<ausin'er et al. 1es sé%uences des '"nes structuraux des uréases présentent de fortes homolo'ies et montrent des '"nes ancestraux communs. 1a synth"se du centre actif de l’uréase est complexe et nécessite la présence de nic>el@ de dioxyde de carbone@ et des protéines accessoires@ ainsi %ue l’hydrolyse du . 1’apoprotéine se lie alors avec un complexe préformé composé des trois protéines accessoires essentielles? =re!@ =re3@ et =re. 1es uréases microbiennes sont des hétéropolym"res composés de deux ou trois sous unités différentes@ \ (S. 5our cela@ la présence de nic>el@ de bicarbonate@ de . =n minimum de sept '"nes est 'énéralement nécessaire à l’expression d’une uréase fonctionnelle. 1es protéines =re!@ =re3 et =re.@ +.une # 5ase <K dépendante@ et l’ammoniac est protoné en ammonium.. 6ette variabilité est à relier avec le nombre de résidus histidine présents dans la ré'ion 6/terminale fixatrice de nic>el@ de la ++ . est dissocié d"s lors %ue l’apoenzyme est activée. 1’activité uréolyti%ue des uréases microbiennes est dépendante de la concentration en urée@ du niveau de l’uréase dans la cellule@ et des taux de transport de l’urée et de l’ammonium. ainsi formé constitue le complexe clé dans le processus d’activation de l’uréase. 5@ et de la protéine =reE sont nécessaires. Ils sont suivis par des '"nes accessoires nécessaires pour la synth"se du site catalyti%ue de l’uréase. 5.. 1es '"nes des uréases microbiennes sont or'anisés en cluster@ re'roupant des '"nes de structure et des '"nes accessoires. 1a 3i'ure M illustre les différentes étapes clés du processus d’activation cellulaire de l’uréase.. 1e nombre de nic>el lié à =reE est variable selon les différentes uréases. 1e complexe apouréase =re!3. 1e bicarbonate est le donneur du dioxyde de carbone re%uis pour la carbamylation du résidu lysine du site actif@ liant les deux ions nic>el. à SS >!a. En absence de nic>el ou d’une protéine =re! fonctionnelle@ les cellules produisent l’apouréase (=re#$6. =re#@ =re$ et =re6 forment l’apoenzyme inactive.. 1es trois sous unités structurales \@ c@ et d des uréases hétéropolym"ri%ues sont codées respectivement par trois '"nes conti'us@ ure6@ ure$@ et ure#.@ et d (environ ** >!a. 1’ensemble =re!3. =ne %uatri"me protéine accessoire@ =reE@ facilite cette incorporation. 2al'ré ces différences dans le nombre de sous unités@ toutes les uréases présentent une forte similarité de sé%uence@ ce %ui indi%ue %u’elles sont des variantes de la mEme protéine ancestrale.

.

et tr"s abondante dans la 'raine de nombreux membres de la famille des 1é'umineuses et des 6ucurbitacées.. 1’éner'ie nécessaire à l’activation de l’uréase in . !es expériences de fractionnement cellulaire rév"lent une localisation cytoplasmi%ue de l’uréase.. 1a protéine n’est pas 'lycosylée et ne contient pas de peptide si'nal (8itte@ +.protéine =reE..B.... 1’affinité et la spécificité de l’uréase pour son substrat sont fortes..@ et l’or'e ( urley R 6hin'@ *L-SB 6hen R 6hin'@ *L--. 1a premi"re cristallisation de l’uréase est celle du haricot sabre (jac> bean@ Cana. Les uréases chez les plantes.alia ensif*r+is.@ *LSS.@ le haricot (2atsumoto et al. 4elon ces auteurs@ l’au'mentation de l’activité uréasi%ue suite à une exposition à l’urée@ est plutAt 'énérée par les uréases de la population bactérienne retrouvée chez les plantes...@ *LS-.*.. I0. +0 . 1’uréase de haricot poss"de un Fm de +@L m2 et son activité spécifi%ue est de 0M.. 1es uréases de plante sont des multim"res d’une uni%ue sous unité d’environ L. 5@ %ui se fixe sur un motif 5/loop de la protéine =re. =ne ré'ulation de l’uréase par son substrat est évo%uée dans la littérature@ chez le riz (2atsumoto et al. 1a source de données complémentaires est précisée. 6ependant@ 5olacco R <olland (*LL0..@ *L--. 1’uréase de haricot est la mieux caractérisée du point de vue biochimi%ue@ alors %u’au niveau 'énéti%ue les informations proviennent essentiellement de l’étude de l’uréase chez le soja (#l-cine +a. I0.0.@ *L-M. 1es uréases des plantes ont été particuli"rement bien rensei'nées dans trois revues@ dont les informations %ui suivent sont majoritairement issues (5olacco R <olland@ *LL0@ *LLIB 4ir>o R $rodzi>@ +.a (ropriétés biochimi'ues et ph3siologi'ues.. réfutent l’état inductible de l’uréase chez les plantes."..i. emol d’urée dé'radée par minute et par m' de protéine. 6ha%ue sous/unité fixe deux ions nic>el@ sur une ré'ion riche en résidus histidine ( a>ishima et al..* provient du .*. 4a principale fonction est le recycla'e de l’azote issu de l’urée. et l’activation de l’uréase est encore aujourd’hui la seule fonction du nic>el démontrée chez les plantes supérieures. >!a (5olacco et al.B. 1’uréase est une enzyme ubi%uiste chez les plantes (8itte R 2edina/Escobar@ +.@ colinéaire avec les trois peptides constituant les uréases des bactéries (2ulrooney R <ausin'er@ +.".

.

. à M. !e mEme@ alors %ue beaucoup d’urée est 'énérée suite à la 'ermination@ les mutants sans uréase embryonnaire n’accumulent pas plus d’urée %ue les sauva'es.0.@ *LL*...STMM..*.. 1a blessure de l’embryon immature 'én"rerait la libération d’ar'inase par rupture des mitochondries. 1’uréase ne jouerait pas de rAle dans la nutrition de l’embryon@ puis%ue les cotylédons de soja ne 'én"rent pas d’urée in .TMITS.b Biologie moléculaire...@ +..* dans les bases de données (1r-2a sati.. 1e soja produit deux uréases différentes.a@ #$..*.. 1a sé%uence 'énomi%ue du '"ne d’#rabidopsis est désormais disponible (# *.@ +. a lon'temps été la seule disponible chez les plantes (Riddles et al. 6hacune des deux uréases est codée par un '"ne distinct? /u* code l’uréase spécifi%ue de l’embryon et /uI l’isoenzyme ubi%uiste ( oris>y et al.. 1’uréase embryonnaire existe sous la forme d’hexam"res ou de trim"res et elle est spécifi%ue des 'raines matures et des racines des jeunes plantules.. 1es sé%uences codantes pour les deux isouréases du soja (#l-cine +a.. #ussi l’uréase spécifi%ue de l’embryon n’interviendrait pas dans l’assimilation de l’azote uréi%ue@ mais aurait plutAt un rAle dans la défense chimi%ue de la 'raine. En +.@MJ des protéines totales de la 'raine@ et son activité est respectivement *.. 1a sé%uence codante compl"te de l’uréase de la 'raine de Cana.Mb. 1’urée issue de l’action de l’ar'inase sur l’important pool cytoplasmi%ue d’ar'inine (voir para'raphe IC. 1a richesse en protéines du soja en fait la plante mod"le %uant à l’étude de l’uréase@ l’uréase étant le seul enzyme capable d’assimiler l’urée chez les plantes.@+J à . En revanche@ la pomme de terre@ la tomate@ plusieurs autres esp"ces de solanacées@ et aussi #rabidopsis@ ont un uni%ue '"ne ur0ase (8itte et al. !ans les conditions utilisées@ la perte de l’uréase embryonnaire n’est pas associée à un phénotype particulier? l’isoenzyme spécifi%ue n’aurait donc pas de fonction physiolo'i%ue essentielle.6.@ serait alors hydrolysée +I ..oldraij et al. 1’étude des mutants des '"nes /u* et /uI chez le soja a apporté de nombreuses informations %uant aux rAles physiolo'i%ues de cha%ue isoenzyme (5olacco R <olland@ *LL0. 1’isoenzyme embryonnaire représente .M@ 8itte et collaborateurs ont publié les sé%uences de deux all"les du '"ne de l’uréase chez la pomme de terre (#`+TS-SI@ #`+TS-SM.". fois plus importante %ue l’uréase ubi%uiste dans les embryons en développement et les embryons matures.alia ensif*r+is (jac>bean@ haricot sabre..@ *LLI. 1’uréase ubi%uiste est homotriméri%ue et synthétisée dans l’ensemble des tissus vé'étaux. ont é'alement récemment été ajoutées dans les bases de données (. =n mécanisme de défense possible pourrait Etre la création d’un environnement hostile suite aux atta%ues de microbes ou insectes.i.B. 1a sé%uence nucléotidi%ue d’un #!&c codant pour l’uréase foliaire chez le riz a été publiée en +.I0.

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3reyermuth R collaborateurs (+. /u+ et /u0 sont analo'ues aux '"nes accessoires des bactéries nécessaires à la maturation de l’uréase@ et le phénoype des mutants mime celui d’une absence totale de nic>el (accumulation d’urée@ perte d’activité uréolyti%ue et nécroses foliaires..@ +.c Activation de l’uréase et gènes accessoires.@ *LLM..B. 1’uréase semble donc avoir un rAle important pour la capture de l’azote de l’urée lors de la mobilisation des réserves de la 'raine. !e mEme@ la suppression de toute activité uréolyti%ue@ par ajout d’inhibiteur d’uréase ou par élimination du nic>el@ conduit à l’accumulation d’urée chez les plantes de soja et blo%ue leur capacité à utiliser l’urée comme source d’azote. 6es données réunies su''"rent un rAle pivot de l’uréase dans la mobilisation de l’azote des plantules. 1’uréase ubi%uiste est donc à l’ori'ine du recycla'e de l’urée dérivée du métabolisme de la plante@ et de l’assimilation de l’urée exo'"ne... 6ette inhibition de la 'ermination peut Etre levée par l’ajout d’une source externe d’azote. 5ar contre@ le phenylphosphorodiamide (5!!..@ un inhibiteur d’uréase@ blo%ue la 'ermination des 'raines chez #rabidopsis en présence d’eau (Yonia et al.. et de +M . !eux autres '"nes@ /u+ et /u0@ définissent une deuxi"me classe pour la%uelle une seule mutation sur l’un ou l’autre de ces deux '"nes inhibe l’activité des deux uréases@ la %uantité de protéine produite restant toutefois élevée. 4i les bases 'énéti%ues de l’activation de l’uréase chez les microor'anismes sont relativement bien connues@ elle le sont beaucoup moins chez les plantes. Zuatre '"nes non liés contrAlent la synth"se des uréases chez le soja... 1es '"nes structuraux /u* et /uI codent respectivement l’isoenzyme spécifi%ue de l’embryon et l’isoenzyme ubi%uiste@ et les mutants correspondant n’affectent %ue l’une des deux uréases.. d’#rabidopsis (3reyermuth et al. bactériennes. 6ependant@ ces mEmes plantes se développent jus%u’à maturité et produisent de bons rendements en 'raines viables@ %ui 'erment normalement.par l’uréase entraNnant une forte hausse du p< accompa'née par la production d’ammoniac toxi%ue. En outre@ Eu0 est homolo'ue avec la protéine =re. ont montré %ue le '"ne /u0 code pour une protéine de 0+ >!a liant le nic>el@ et présente de fortes homolo'ies avec les =re.@ *LL*.. /u+ et /u0 sont des '"nes accessoires impli%ués dans l’incorporation du nic>el dans le centre actif de cha%ue isoenzyme (5olacco et al. 1a perte de l’uréase ubi%uiste chez le soja entraNne l’apparition de nécroses aux extrémités des feuilles ainsi %ue l’accumulation d’urée dans les feuilles et les 'raines (4tebbins et al.@ *LLL. I0.".

H+ URÉE

URÉE
diffusion

?
ATP H+

AtDUR3*

?

membrane plasmique AtTIPs**
UREASE CO2 + 2NH3 GS1

URÉE ?
URÉIDES ARGININE

AtTIPs

urée

?
ARGINASE

vacuole

mitochondrie
ornithine

Gln

plaste
arginine AL Arginosuccinate OCT AS
Aspartate + ATP

ornithine

glutamate semialdéhyde
Pi

GOGAT
Carbamyl-P

?
CO2 + Gln +ATP

Glu GS2

Gln

citrulline acides aminés

cytosol

Figure 6. Les sources d’urée chez les plantes. GS, glutamine synthétase; GOGAT, glutamate synthase; AL, arginosuccinate lyase; AS, arginosuccinate synthetase; OCT, ornithine carbamyl transférase.

!edicag* truncatula (##SS,LL-.. 4a ré'ion &/terminale est toutefois riche en histidine et aspartate@ et ainsi ressemble plus à la ré'ion 6/terminale de l’=reE chez 3lebsiella aer*genes@ ré'ion fixatrice du nic>el (1ee et al.@ *LL0.. 1es protéines =re; du soja et d’#rabidopsis poss"dent un domaine 5/loop de liaison à des nucléotides@ %ui est aussi retrouvé chez les =re; bactériennes. 1es mutants /u+ et /u0 se complémentent entre eux@ et une faible stimulation de l’activité uréolyti%ue est observée in ,itr* suite au mélan'e des extraits protéi%ues issus de ces deux mutants (5olacco et al.@ *LLL.. Eu0 intera'it avec le produit de /u+ pour l’activation de l’uréase in ,itr*@ mais aucune donnée de sé%uence n’est encore disponible pour /u+. 1a ré'ulation de la protéine Eu0 est fonction du développement et Eu0 s’accumule dans les embryons en développement. Eu0 é%uivaut à =re; et est directement impli%uée dans l’activation de l’uréase puis%ue des anticorps polyclonaux anti/=re; blo%uent cette activation in ,itr* (3reyermuth et al.@ +,,,.. !’autres '"nes accessoires putatifs ont été identifiés dans les ban%ues de données par comparaison avec les sé%uences protéi%ues microbiennes@ et les #!&c correspondants clonés. 8itte et associés (+,,*. ont caractérisé la famille multiall"li%ue ure; chez la pomme de terre. 5lus récemment@ $acanam9o R collaborateurs (+,,+. ont isolé des ortholo'ues de ure! et ure3 chez le soja@ la tomate et #rabidopsis. #lors %ue les '"nes paralo'ues %re! et %re3 du soja semblaient Etre de possibles candidats pour /u+@ ces auteurs ont démontré %ue /u+ ne codait ni pour =re! ni pour =re3. #ucun '"ne montrant une %uelcon%ue similarité avec ureE n’a été isolé. En fait la protéine =re; de plante pourrait avoir un rAle é%uivalent à la protéine =reE des bactéries (cf ci/dessus.. 5lus récemment (+,,Mb.@ 8itte R associés ont identifié trois protéines accessoires fondamentales pour l’activation de l’uréase chez #rabidopsis (#t+'0M,0M pour #t=re!@ #t*'+*-I, pour #t=re3 et #t+'0IIT, pour #t=re;.. I0.$. Les sources d’urée chez les plantes.
I0.$.!. L’arginine.

1a principale route de production d’urée chez les plantes est la réaction catalysée par l’ar'inase (1/#r' amidinohydrolase@ E6 0.M.0.*.. 1’ar'inase dé'rade l’ar'inine en ornithine et urée@ et intervient lors du cycle de l’ornithine@ é'alement appelé le cycle de l’urée (3i'ure S.. 1’ar'inine est un important constituant des protéines et est le précurseur pour la biosynth"se des polyamines@ molécules impli%uées dans la croissance@ le développement et les

+S

allantoïne
allantoïnase

allantoate
Allantoate amidinohydrolase
CO(NH2)2

Allantoate amidohydrolase
CO2 + 2NH3

uréase

CO2 + 2NH3

uréidoglycolate
uréidoglycolate amidohydrolase
CO2 + 2NH3

Uréidoglycolate urée-lyase
CO(NH2)2

uréase

CO2 + 2NH3

glyoxylate
Figure 7. Les voies de dégradation des uréides chez les plantes (d’après Todd et Polacco, 2004).

réponses aux stress abioti%ues (2artin/ an'uy@ +,,*.. 1’ar'inine représente en outre@ le composé majeur de transport et de stoc>a'e de l’azote chez de nombreuses esp"ces vé'étales. 1’urée s’accumule au cours de la 'ermination et du développement des plantules@ consécutivement à une au'mentation de l’activité de l’ar'inase lors de la mobilisation des réserves protéi%ues de la 'raine (Yonia et al.@ *LLMB ;oldraij R 5olacco@ *LLL.. 1’urée s’accumule aussi dans les feuilles sources des plantes Q'ées@ probablement 'énérée par la dé'radation des protéines et de l’ar'inine pour la remobilisation de l’azote dans les tissus en sénescence (;erendfs et al.@ *LLL.. En revanche@ mal'ré un lar'e pool d’ar'inine libre dans les embryons de soja en développement (2icallef R 4help@ *L-L.@ ainsi %u’une faible activité ar'inase in ,itr*@ l’ar'inase n’est pas activée in ,i,* à ce stade de développement (;oldraij R 5olacco@ *LLL.. #insi l’activation du cycle de l’urée est inexistante et permet aux embryons de conserver l’ar'inine@ principale réserve d’azote utilisée lors de la 'ermination du soja (;oldraij R 5olacco@ +,,,..
I0.$.". Les uréides.

1es uréides sont issus du catabolisme des purines. 6e sont des composés or'ani%ues structurellement proche de l’urée (2ugoz et al.@ +,,S.@ et tr"s riches en azote. 5armi eux@ l’allanto7ne et l’acide allanto7%ue@ son produit de dé'radation. Ils jouent un rAle essentiel dans l’assimilation@ le métabolisme@ la mise en réserve et le transport de l’azote chez les plantes (4chubert R $oland@ *LL,.. En outre@ les uréides représentent la principale forme de transport de l’azote atmosphéri%ue fixé par les bactéries chez les plantes symbioti%ues à uréides (lé'umineuses des ré'ions tropicales comme le soja.. 6hez le soja par exemple (#l-cine +a..@ les uréides représentent T, à -,J (pWv. de l’azote or'ani%ue circulant dans la s"ve du xyl"me (2c6lure R Israel@ *LTL..En revanche@ les lé'umineuses des ré'ions tempérées (luzerne@ lupin@ pois. transportent leur azote des nodosités au reste de la plante@ essentiellement sous forme d’aspara'ine mais aussi de 'lutamine? elles sont %ualifiées de lé'umineuses à amide. 1es uréides doivent alors Etre convertis en métabolites et l’azote formé@ assimilé à d’autres molécules azotées. 1es possibles voies du catabolisme des uréides chez les plantes sont décrites sur la 3i'ure T. 1’allanto7ne est dé'radée en allantoate par l’allanto7nase (E6 0.M.+.M. (han' R <an@ +,,I.. 1a dé'radation de l’allantoate peut alors Etre catalysée soit par l’allantoate amidohydrolase (E6 0.M.0.L.@ soit par l’allantoate amidinohydrolase (E6 0.M.0.I.. 6es deux enzymes produisent l’uréido'lycolate@ métabolisé en 'lyoxylate@ soit par +T

.

..@ *LL-.@ *L-L. 1es feuilles et les racines constituent les deux voies d’entrée de l’urée dans la plante.@ +. 1’urée est une molécule neutre. #insi@ elle pourrait franchir passivement la bicouche lipidi%ue de la membrane plasmi%ue (. 6hez #rabidopsis@ alors %ue l’urée 'énérée est issue de l’ar'inine les trois premiers jours apr"s 'ermination@ la dé'radation des uréides contribue pour 0. 6ependant@ plusieurs expériences indépendantes ont apporté la preuve physiolo'i%ue de l’existence de l’absorption d’urée par les racines@ avant sa dé'radation en dioxyde de carbone et ammonium. 1’application directe d’urée sur les feuilles entraNne une accumulation d’urée dans les feuilles ainsi %ue des nécroses à leur extrémité apicale@ nécroses particuli"rement sév"res en présence d’un inhibiteur d’uréase (Fro'meier et al.+... 1es plantes sont effectivement capables de produire directement du dioxyde de carbone et de l’ammoniac@ issus de la dé'radation des uréides (5olacco R <olland@ *LL0. :utre la biosynth"se d’urée au sein de la plante@ l’urée prélevée dans le milieu extérieur constitue une autre source pour la plante.0. 6es activités diff"rent par la nature des composés azotés %ui sont alors produits? l’allantoate et l’uréido'lycolate amidohydrolases 'én"rent de l’ammonium@ alors %ue l’allantoate amidinohydrolase et l’uréido'lycolate urée/lyase produisent de l’urée.. En outre la premi"re uréido'lycolate urée/lyase a été purifiée chez le pois chiche (2ugoz et al.@ *LLM.@ *LL-.. #insi@ l’absorption d’urée par les racines rév"le des si'nes d’un +- . Cadez R 4inclair (+.M.@ ou encore s’accumule dans les feuilles de plantes déficientes en nic>el (... à I.*L.l’uréido'lycolate urée/lyase (E6 I.@ *L-L. 1’absorption d’urée via les feuilles est proportionnelle à la concentration en urée de la solution pulvérisée (Flein R 8einbaum@ *L-M.@ *LT*.@ *LL*. ont montré %ue les enzymes 'énératrices d’ammonium et d’urée fonctionnaient en parall"le chez le soja.. Absorption racinaire et foliaire..@ soit par l’uréido'lycolate amidohydrolase (E6 0.0..erendfs et al. !e mEme@ la disponibilité en nic>el serait un facteur limitant pour l’absorption de l’urée (.$. ont mis en évidence %ue l’allantoate est dé'radé dans les feuilles de soja via l’amidohydrolase ou l’amidinohydrolase selon le type de cultivar. 1ors%ue l’urée est ajoutée à des plantes en culture hydroponi%ue@ l’urée se retrouve dans la s"ve xyl"mienne (<ine R 4prent@ *L--.J au pool d’urée (Yonia et al.*..@ ou suit le taux de transpiration des feuilles@ ce %ui témoi'ne d’un processus diri'é par les flux d’eau dans la plante (5alta et al. 6ependant@ 4tebbins R 5olacco (*LLM. I0.+. 1’absorption d’urée par les racines dépendrait du statut azoté initial de la plante ainsi %ue de la présence de nitrate et d’ammonium ($radley et al.erendfs et al.0.alluci et al...

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2al'ré ces preuves physiolo'i%ues d’une absorption d’urée par les cellules vé'étales racinaires et foliaires@ les mécanismes %ui ré'issent le transport de l’urée sont peu connus d’un point de vue moléculaire.0a.contrAle par l’azote et le nic>el@ alors %u’au niveau foliaire@ le moteur de l’absorption s’av"re Etre un processus de diffusion.. 6ontrairement au transporteur à haute affinité <KWurée #t!=R0@ ces a%uaporines sont moins sensibles à la concentration en urée et au p< environnant. 5areillement à At&%R3@ trois de ces AtT")s sont induits dans les racines en carence azotée et pendant les premiers jours de la 'ermination@ mais l’expression de ces '"nes reste constitutive dans les feuilles. !es flux d’urée existent entre les or'anes puits et source de la plante (. =n transporteur de l’urée à haute affinité #t!=R0 a récemment été cloné et caractérisé chez #rabidopsis@ apportant pour la premi"re fois la preuve du transport actif d’urée chez les plantes (1iu et al. Le devenir de l’urée dans la plante.@ +.. ont isolé chez #rabidopsis@ %uatre '"nes codant pour des protéines intrins"%ues tonoplasti%ues ( I5. !e mEme les activités de l’uréase sont particuli"rement plus fortes dans les feuilles Q'ées par rapport aux jeunes feuilles (8itte et al. 1a localisation subcellulaire de la protéine de fusion . =n adressa'e vers la membrane plasmi%ue n’est toutefois pas à exclure #ussi@ ces transporteurs compartiments cellulaires (1iu et al. #t!=R0 est constitué de *I domaines transmembranaires et l’urée est co/transportée avec des protons...&..+. 6oncernant I5 pourraient/ils jouer un rAle dans l’é%uilibration des concentrations en urée entre les différents +L ...0b. =ne incorporation directe de l’urée via le sens inverse du cycle de l’ornithine est aussi proposée par certains auteurs ($eusichem R &eeteson@ *L-+.erendfs et al. 5ar une approche de complémentation hétérolo'ue de mutant de transport de l’urée chez la levure@ 1iu et collaborateurs (+.@ +.+.. #t!=R0 est exprimé dans les feuilles et les racines@ et son expression est induite dans les racines carencées en azote et pendant les trois premiers jours de la 'ermination (1iu et al.@ *LLLB 8itte et al.@ permettant ainsi la remobilisation préférentielle de l’azote uréi%ue au niveau des or'anes en croissance.@ +.. Zuelle %ue soit son ori'ine endo'"ne ou exo'"ne@ l’urée n’est pas utilisable par la plante avant d’Etre prise en char'e par les uréases %ui catalysent l’hydrolyse de l’urée en dioxyde de carbone et ammonium.0a..0b. I0..35W#t I5s dans des protoplastes confirme l’adressa'e de ces protéines sur le tonoplaste mais aussi sur les autres endomembranes (vésicules de protoplastes éclatés..@ +..@ +.

glutamate synthase. AL. nitrite réductase. asparagine synthétase. . GS. NiR. Le devenir de l’urée chez les plantes. ASN. AS. aspartate aminotransférase. GDH. nitrate réductase. NR. glutamate deshydrogénase. arginosuccinate synthetase. glutamine synthétase. GOGAT. ornithine carbamyl transférase.saccharose oxaloacétate aspartate asparagine AAT ASN glutamate 2-oxoglutarate glutamate GOGAT NH4+ GDH 2-oxoglutarate GS purines. arginosuccinate lyase. ureides UREASE NO3 - glutamate glutamine NO2 NR - NH4 NiR + 2NH3 + CO2 UREA arginine ARGINASE AL glutamate glutamate semialdehyde ornithine fumarate arginosuccinate CO2 + glutamine + ATP Carbamyl-P OCT citrulline Pi AS Aspartate + ATP Figure 8. AAT. OCT.

=ne exception à ce constat concerne les al'ues rou'es calcaires@ connues sous l’appellation de mairl@ commercialisées en #n'leterre et en 3rance pour l’amendement des sols acides..lasser@ *LL-.@ *LLM.4. 1’étude des sé%uences nucléotidi%ues de l’ar'inase d’#rabidopsis (Frumpelman et al.. 0. .:. 1es micronutriments et les phytohormones apportés par les substances marines@ et en particulier les cyto>inines@ sont considérés comme les 'énérateurs de ces effets biolo'i%ues induits chez les plantes (2ooney R van 4taden@ *L-S.@ nécessite/t/elle le transport de l’urée hors de la mitochondrie@ les uréases étant des enzymes cytoplasmi%ues (5olacco R <olland@ *LL0.@ les traitements par voie foliaire ont permis un re'ain d’intérEt pour les substances marines depuis les années S.# . !e nombreux effets a'ronomi%ues sont attribués aux extraits d’al'ues? meilleure 'ermination des 'raines@ au'mentation du développement racinaire et du rendement@ plus 'rande assimilation de l’azote et du phosphore@ meilleure résistance aux stress et aux maladies@ et amélioration de la conservation des fruits (#betz@ *L-. 4uite à l’action des uréases@ l’ammonium ainsi formé est incorporé dans les acides aminés par l’action combinée de la 'lutamine synthétase (.l’urée issue de l’ar'inine@ un export de l’urée de la mitochondrie vers le cytosol doit opérer.. (3i'ure -.@ *LL-. #vec la mise sur le marché des extraits d’al'ues li%uides depuis les années M.oldraij et al.. En a'riculture@ l’utilisation d’al'ues marines pour amender les sols et fertiliser les cultures n’est pas une prati%ue récente (Cincent@ *L+I. 6ependant l’exploitation et la commercialisation de cette ressource marine naturelle et abondante restent principalement restreintes aux ré'ions cAti"res@ le co_t des opérations de ramassa'e@ sécha'e et transport étant élevé par comparaison avec les en'rais chimi%ues traditionnels. En effet 5olacco R <olland (*LL0. ont évo%ué une localisation intra/mitochondriale de l’ar'inase. 1es substances marines constituent une ressource naturelle et représentent un potentiel économi%ue en plein essor dans les domaines a'ricole@ alimentaire@ pharmaceuti%ue@ cosméti%ue@ et industriel. 0. et de soja (.@ *LL*B Cer>leij@ *LL+.B 2ooney R van 4taden@ *L-SB `olivet et al.. confirme cette hypoth"se? celles/ci présentent une extrémité &/terminale riche en résidus char'és et hydroxylés@ formant un site potentiel d’adressa'e vers la mitochondrie (4jalin' R .. #ussi l’utilisation de l’urée issue de l’action de l’ar'inase (Yonia et al..@ *LLM. 4ubstances marines% azote & agriculture. et de la 'lutamate synthase (.

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1es al'ues sont classées parmi les 6rypto'ames et plus précisément les hallophytes (plantes sans feuilles@ ni ti'es@ ni racines@ ni vaisseaux conducteurs. 6es vé'étaux jouent un rAle fondamental dans l’é%uilibre de la biosph"re en produisant cha%ue année plus du tiers de l’oxy'"ne de la plan"te@ et en constituant@ par le phytoplancton@ le premier maillon de la chaNne alimentaire.. V. #ussi ces phytonutriments naturels@ sont/ils exploités afin de renforcer la performance des vé'étaux terrestres et répondre ainsi aux attentes en mati"re de productivité@ de %ualité et de respect de l’environnement. fois. 6es straté'ies ont abouti à la mise en place de tout un arsenal biolo'i%ue d’une remar%uable efficacité. et bioti%ues (herbivores@ champi'nons@ ]. #écolte% préparation et production des e*traits d’algues.. )ntre milieu marin et monde végétal5 Cin't/cin% mille esp"ces d’al'ues sont recensées dans les mers et océans@ %ui recouvrent les deux tiers de la surface de la terre. Elles représentent la pres%ue totalité de la flore marine@ et sont considérées comme les premiers Etres vivants apparus il y a %uel%ues six cent millions d’années.. 1es al'ues marines se présentent parmi les vé'étaux les plus productifs de la plan"te.. 1eur in'éniosité biochimi%ue les a ainsi amenées à développer différentes straté'ies d’adaptation et de lutte tout à fait exceptionnelles pour résister et survivre aux différents stress abioti%ues (hydri%ue@ osmoti%ue@ thermi%ue@ ]. 1es al'ues ont ainsi une faculté extraordinaire à concentrer les principes actifs présents dans lGeau de mer (jus%uGà M. 1es al'ues sont non seulement utilisées comme en'rais pour l’a'riculture et l’horticulture@ mais sont désormais présentes dans l’a'roalimentaire@ la cosméti%ue@ la pharmacie@ le textile ou encore la chimie.6ependant l’utilisation des substances marines reste encore sujette à bien des %uestionnements@ leurs mécanismes précis d’action restant inexpli%ués jus%u’à présent. 0* . :n distin'ue plusieurs 'roupes? les rhodophytes ou al'ues rou'es@ les chromophytes ou al'ues brunes à la base de la plupart des en'rais a'ricoles et horticoles@ et les chlorophytes ou al'ues vertes... 3eldmann (*LT-.A. 5our faire face à l’absence de racines@ ces vé'étaux marins ont d_ développer des straté'ies de développement et de nutrition particuli"rement performantes. 0.B. a défini l’al'ue comme l’ensemble des vé'étaux eucaryotes@ photosynthéti%ues par leurs plastes pourvus de chlorophylles associées à des pi'ments variés@ se reproduisant par des spores et des 'am"tes formés dans des sporocytes et des 'amétocytes.

Bateau goémonier à l’ouvrage. La production mondiale des algues brunes est d’environ 5 millions de tonnes. La Chine est le principal producteur avec 84. (Source FAO. Production aquacole mondiale par groupe d'algues. Figure 11. R. IFREMER). Kaas. R.5% du total mondial (Source FAO.Figure 9. 2002. Algues brunes Plantes aquatiques diverses Algues rouges Algues vertes Figure 10. IFREMER). . Kaas. 2002. Répartition géographique de l’algoculture des algues brunes.

>' de >ombu@ une variété de laminaires brunes@ effectuée fin juillet +. 1es al'ues fraNchement récoltées sont alors séchées puis broyées. 1es al'ues brunes sont de loin les plus représentées@ avec I@L millions de tonnes fraNches produites (3i'ure *.. 1a premi"re récolte de IM. Les effets des e*traits d’algue.or'W. 1’en'ouement des industriels pour les al'ues est cependant croissant@ et les techni%ues actuelles d’approvisionnement ne permettent pas de répondre à la demande d’un marché en plein essor. (source 3#:@ +.@ ou manuellement par des plon'eurs sous/marins.S@ était destinée à la société de cosméti%ues $iotech2arine (5ontrieux@ 6Ates d’#rmor. 1es méthodes utilisées pour la préparation des extraits d’al'ues sont variées.+B Ifremer.. En +.. #insi est née #léor@ une toute jeune société (5aimpol@ ++... 1es al'ues fraNches sont récoltées mécani%uement par des cueilleurs professionnels@ à l’aide de bateau 'oémonier (3i'ure L..-W+.$. créatrice d’une ferme a%uacole pour la culture d’al'ues naturellement présentes dans les eaux bretonnes afin de ne pas modifier l’écosyst"me (dépEche #35 du . Elles font souvent l’objet d’un dépAt de brevets et ne sont décrites dans les publications %ue de mani"re sommaire et incompl"te. 1es avanta'es des al'ues cultivées par rapport aux al'ues sont une %ualité constante et plus calibrée@ ainsi %u’une meilleure traXabilité@ ce %ue recherchent les entreprises telles %ue $iotech2arine.. 1a nature des extraits commerciaux peut@ dans certains cas@ Etre tr"s différente de la composition ori'inelle des al'ues %ui ont servi à leur préparation.. tonnes@ dont les trois/ %uarts sont récoltés en $reta'ne (source 6EC#@ 6entre dGEtude et de Calorisation des #l'ues.. 0. 1e matériel vé'étal peut Etre soumis à l’action de différentes températures@ d’un milieu alcalin@ ou de pressions variées..1a récolte annuelle d’al'ues fraNches en 3rance est d’environ T. 1a littérature relative aux effets des extraits d’al'ues marines sur la productivité des plantes cultivées@ reporte fré%uemment des résultats irré'uliers et contradictoires..*W..aleor.. 1a pertinence 0+ .@ la production mondiale des al'ues et vé'étaux a%uati%ues atteint T@L millions de tonnes.S et site 9eb d’#léor http?WW999. !evant le 'éant chinois@ la production franXaise ne représente %u’une infime part de la production mondiale d’al'ues brunes (3i'ure **. 1e process industriel %ui prend en compte les spécificités physi%ues et biochimi%ues des al'ues@ fait intervenir différentes technolo'ies dans le domaine de l’extraction vé'étale et de la purification..

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@ le potassium ($ec>ett et van 4taden@ *L-L.@ le zinc ($ec>ett R van 4taden@ *LL.b.@ *LL0B 2ohan et al.$.B 4ivasan>ari et al.@ *LTMB Rajesh9ari et al.. !e nombreux exemples d’amélioration de la 'ermination des 'raines par les extraits d’al'ues ont été décrits dans la littérature ($utton R &oyes@ *LSIB $hosle et al..@ *LLIB El/4hee>h R El/4aied@ +.!. 1e plus fort taux de 'ermination est observé pour des extraits concentrés à +..@ le fer ($ooth@ *LSS.@ le man'an"se ($lunden@ *LT+.. Il en 00 . 1a croissance de plusieurs plantes cultivées semble répondre positivement à l’application d’extraits d’al'ues marines@ et ceci d’autant mieux %ue les plantes sont stressées par une carence minérale (&elson R van 4taden@ *L-IaB $ec>ett R van 4taden@ *L-L.a.. 6ermination facilitée des graines.. 1’activité des racines est accrue et l’absorption de différents éléments minéraux du sol comme l’azote ($ec>ett R van 4taden@ *LL. 6es derniers rel"vent un pourcenta'e de 'ermination supérieur lors%ue des 'raines de 4igna sinensis sont semées sur un extrait d’al'ues vertes ou brunes (respectivement L-J et *.S. 1a 'ermination est é'alement favorisée lors%ue les 'raines sont d’abord semées sur de l’eau pendant +I heures@ puis traitées avec les extraits d’al'ues@ comparativement à un témoin eau.@ le ma'nésium (4enn R Fin'man@ *LT-. 6ependant nul ne peut nier les divers effets bénéfi%ues des extraits d’al'ues sur les cultures. 0.@ +.@ *LL*B Cer>leij@ *LL+. 1a réponse de la plante à l’extrait d’al'ue s’observe au niveau de son syst"me racinaire? une meilleure croissance des racines en'endre un syst"me racinaire plus vi'oureux. 0..scientifi%ue des effets répertoriés n’est pas toujours respectée@ de nombreux rapports émanant des firmes productrices de substances marines visant à démontrer l’efficacité commerciale de leurs produits mis sur le marché. ou hydri%ue (2ooney R van 4taden@ *L-M.B 2ooney R van 4taden@ *L-SB `olivet et al.@ *L-0. 6es modifications de l’architecture et de l’activité des racines@ se traduisent par une amélioration de la croissance de la plante toute enti"re.@ par rapport à un semis sur de l’eau (-SJ.@ *L-0B Cen>ataraman et al.@ le phosphore et le calcium (!e Cilliers et al.J. Amélioration de la croissance% de l’absorption minérale et du rendement des cultures.$.J. 5lusieurs synth"ses biblio'raphi%ues décrivent ces différents effets phytoactifs (#betz@ *L-.@ s’av"re plus importante."..

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.-. #insi l’expression de nombreux '"nes de défense est induite suite à la pulvérisation de l’extrait d’al'ue... 1’apport d’extrait d’al'ue conf"re aux plantes une plus forte résistance au froid ($ooth@ *LSSB 4tephenson@ *LSSB 4enn R Fin'man@ *LT-. 0.B 2ooney R van 4taden@ *L-SB `olivet et al. !es pulvérisations foliaires répétées de substances marines sur des esp"ces fruiti"res ou maraNch"res avant la récolte se traduisent par un affermissement des fruits ou des lé'umes@ 0I . En accord avec ces effets sur l’expression des '"nes de défense@ cet extrait en'endre une protection accrue des plantes contre les atta%ues patho'"nes (6luzet et al.. et chez de nombreuses autres esp"ces vé'étales (pour revue@ voir #betz@ *L-...? nombre et poids de chacun des 'rains par épi sont accrus (&elson R van 4taden@ *L-SB $ec>ett R van 4taden@ *L-L.@ *LL-.. 7eilleure 'ualité des produits récoltés. 1’infestation des racines par les nématodes est aussi réduite en présence d’extraits d’al'ue (3eatonby/4mith R van 4taden@ *L-0B 6rouch R van 4taden@ *LL0B 8u et al.. 5lus récemment@ l’activité élicitrice d’un extrait d’al'ue verte a été démontrée chez !edicag* truncatula en utilisant une membrane macroarray (6luzet et al.I. 1es extraits d’al'ues conf"rent é'alement une protection des plantes contre les atta%ues des insectes ($ooth@ *LSIB 4tephenson@ *LSS... 1a fécondité de certains insectes seraient aussi réduite suite à l’application de ces extraits d’al'ues ($ooth@ *LSSB 4tephenson@ *LSS.@ +.résulte un accroissement du rendement des cultures. !es effets similaires ont été reportés chez l’or'e (3eatonby/4mith R van 4taden@ *L-T.+. 6hez le blé@ l’apport d’un extrait (Felpa> SS.I. Zuel%ues articles décrivent une résistance accrue des plantes aux maladies fon'i%ues en réponse à la pulvérisation d’extraits d’al'ue ($ooth@ *LSSB 4tephenson@ *LSS.@ *LLT.$.@ tant au niveau des racines %ue des feuilles@ entraNne une au'mentation du rendement en 'rains (&elson R van 4taden@ *L-Ib.@ *LL*B Cer>leij@ *LL+...@ ces extraits jouant sur le taux de fécondité des nématodes (8hapham et al. 6es effets sont observables uni%uement pour des conditions particuli"res de culture@ à savoir une carence en potassium et en eau (2ooney R van 4taden@ *L-MB $ec>ett R van 4taden@ *L-L.$.@ *LLIB 8u et al. #ésistance accrue des plantes au* stress et maladies.@ +. 0. et à la sécheresse (2ooney R van 4taden@ *L-M.

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. En 0M .&. 0.. 1es composés or'ani%ues connus pour induire de fortes réponses physiolo'i%ues à tr"s faibles concentrations sont les phytohormones. 1es al'ues marines contiennent de faibles concentrations en nutriments primaires comme l’azote@ le phosphore et le potassium ($ooth@ *LSS.&...@ *LT0B #u'ier@ *LTSa@ bB Fin'man R 2oore@ *L-+B 2ooney R van 4taden@ *L-SB $radley@ *LL*B 6rouch R van 4taden@ *LL0B 4tir> et al.0B jrda' et al. Approche moléculaire des mécanismes d’action des e*traits d’algues. !’autres composés comme les éléments/trace@ les béta7nes@ les polysaccharides@ induisent aussi des effets biolo'i%ues. hvin et associés (*L-L. 1es hormones de croissance des al'ues sont@ pour l’essentiel@ semblables à celles des vé'étaux supérieurs.. 1’occurrence de phénom"nes physicochimi%ues est une hypoth"se avancée pour expli%uer les propriétés phytoactives des extraits d’al'ues@ mais les ré'ulateurs de croissance apportés par les al'ues semblent les principaux in'rédients responsables.. Les c3to8inines..!.. 6e sont les hormones %ui se retrouvent en plus forte proportion dans les tissus al'aux@ et aux%uelles est attribuée la plupart des effets biolo'i%ues des extraits commerciaux. Ils poss"dent tous les oli'oéléments nécessaires aux plantes mais aussi beaucoup d’autres@ pouvant ainsi supprimer des carences en certains minéraux (#it>en R 4enn@ *LSM. 1a pureté du jus de betterave à sucre est notamment améliorée par une diminution en potassium ($lunden et al. 1es modalités d’action des extraits industriels d’al'ues marines sur les processus physiolo'i%ues@ biochimi%ues et moléculaires des plantes ne sont pas encore clairement établies.@ +. 6ependant leurs teneurs dans les extraits s’av"rent beaucoup trop faibles pour expli%uer totalement les réponses de croissance ($lunden@ *LTTB #betz@ *L-.@ +.@ +.%ui se conservent alors d’autant mieux (4>elton R 4enn@ *LS-B 5ovolny@ *LSS@ *LSL@ *LT+@ *LTI@ *LTT. 1e rAle des ré'ulateurs de croissance a été su''éré par le fait %ue les doses d’extraits d’al'ues appli%uées à l’hectare sont tr"s faibles@ ce %ui impli%ue %ue les in'rédients actifs doivent pouvoir a'ir à tr"s faible concentration.@ *LTI@ *LTL. 0.I@ 5lettner et al... ont é'alement constaté une au'mentation de la production de sucre chez la betterave en réponse à un traitement al'al. #insi@ de nombreux ré'ulateurs de croissance ont été identifiés chez les al'ues ($rain et al.M.

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ont d’ailleurs montré %ue l’effet positif de l’extrait d’al'ue & 5R: ($iotech2arine.@ *LST. 5armi les premi"res réponses des plantes aux cyto>inines@ impli%uées dans la ré'ulation de leur croissance@ une induction de la synth"se protéi%ue et de la division cellulaire (2iller@ *LS0B 5ozsar et al.@ dans l’extrait d’al'ue Felpa>.. En outre les activités cyto>inines de différents lots d’un mEme extrait commercial peuvent présenter de fortes variations. 6es fluctuations peuvent s’expli%uer notamment par des modifications de la composition des extraits d’al'ues selon l’épo%ue de l’année@ par les prati%ues d’extraction et de conservation du matériel vé'étal.@ *L-M. ont identifié la cis. !es cyto>inines ont aussi été mises en évidence dans l’extrait commercial 4easol par chromota'raphie en phase 'azeuse couplée à un spectrom"tre de masse ( ay et al..@ une mobilisation des nutriments (1etham@ *LT-. #ussi@ le contenu en cyto>inines des extraits d’al'ues et les effets bénéfi%ues de ces extraits@ sont/ils étroitement corrélés. !urand R collaborateurs (+.et la transribosylzéatine@ la trans-zéatine@ la dihydrozéatine et la &S(k+/isopentényladénosine.@ *L-T. 1a sélection et l’homo'énéisation de matériel brut sont nécessaires@ de mEme %ue le choix et le contrAle des techni%ues d’extraction sont tr"s importants.. En effet@ les prati%ues a'ricoles privilé'ient l’utilisation des extraits d’al'ues en solutions tr"s diluées@ et mEme si l’activité cyto>inine est forte dans l’extrait concentré@ celle/ci s’av"re insuffisante pour affirmer %ue les cyto>inines soient les seuls composés responsables.comparant les effets obtenus avec la >inétine et des extraits d’al'ues commerciaux ayant une activité cyto>inine é%uivalente@ $lunden (*LTT. a montré l’existence de similitudes entre les deux.@ ou encore une au'mentation du contenu en chlorophylle dans la feuille (2ourey/$rin'uier@ *L-S. 0S .0.@ une inhibition de l’infection fon'i%ue (!e>>er@ *LS0.@ une au'mentation de la masse fraNche et de la surface des feuilles (3eatonby/4mith R van 4taden@ *L-0. 5armi celles/ci@ la trans-zéatine et la trans-zéatine riboside et leurs dérivés dihydro@ ainsi %ue l’isopentényladénine et l’isopentényladénosine. sur l’activité de la nitrate réductase ne pouvait s’expli%uer uni%uement par la présence des cyto>inines contenues dans l’extrait.@ *LSM.@ sont avancés.@ ces mEmes auteurs ont identifié des cyto>inines/'lucosides dans le mEme extrait. 6ependant@ la seule présence des cyto>inines dans les extraits d’al'ues marines@ n’expli%uerait pas l’ensemble de leurs effets bénéfi%ues sur la plante (4anderson R `ameson@ *L-SB ay et al. En utilisant la chromato'raphie li%uide haute performance@ 3eatonby/4mith R van 4taden (*L-I.@ un retard de sénescence (4ha9 et al. 5lus tard (*L-T. #ussi est/il important de connaNtre les taux d’activité cyto>inine de chacun des extraits@ afin d’assurer la reproductibilité des résultats.

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Fin'man R 2oore (*L-+.@ *L-M. dans une lar'e 'amme d’esp"ces d’al'ues.". En effet@ l’auxine est instable en milieu a%ueux@ et peut donc facilement Etre détruite au cours de la récolte ou lors de la préparation des extraits commerciaux. Les gibbérellines.&.0. ont é'alement mis en évidence une stimulation de la rhizo'én"se en présence d’un extrait concentré préparé à partir d’al'ues brunes. ont détecté l’indole/0/hydroxyacétyle chez une al'ue rou'e par résonance ma'néti%ue.@ de mEme %ue d’autres composés auxini%ues comme l’acide phényl/0/acéti%ue (#be et al.@ *LT+B `acobs et al. ont isolé@ purifié et %uantifié de l’#I# dans un extrait d’Asc*ph-llu+ n*d*su+. 1es auxines@ et en particulier l’#I#@ sont connues pour stimuler la croissance des racines adventives chez les plantes. $ernart R . 1es extraits d’al'ues commerciaux ont alors été testés pour leur contenu en auxine. a décelé la présence d’acide indole/0/acéti%ue (#I#.. et l’acide hydroxyphényl acéti%ue (#be et al. !epuis@ les méthodes basées sur la chromato'raphie et la spectrométrie@ ont permis l’identification d’#I# chez d’autres al'ues (#be et al.@ *L-T.. 0. #ussi@ le développement d’un syst"me racinaire vi'oureux chez la plante@ suite à l’application des extraits d’al'ues@ a été lo'i%uement attribué aux auxines endo'"nes al'ales ($lunden R 8ild'oose@ *LTTB 3eatonby/4mith R van 4taden@ *L-0B &elson R van 4taden@ *L-I.@ *LTI... $ien %ue la présence des 'ibbérellines chez les al'ues soit bien documentée (6rouch R van 4taden@ *LL0 et références.+.@ *LL+. 6et effet promoteur a été attribué à la présence d’indoles dans l’extrait (6rouch et al.. Les au*ines. 1a présence des auxines chez de nombreuses al'ues marines est pourtant clairement avérée. 1a présence d’#I# a été confirmée par chromato'raphie en phase 'azeuse couplée à un spectrom"tre de masse@ dans un autre extrait@ le 2axicrop (4anderson et al.@ elle n’est pas clairement établie dans les extraits d’al'ues 0T . 1a présence des auxines dans les extraits commerciaux d’al'ues marines a été lon'temps mise en doute. En utilisant le test du coléoptile d’avoine@ Can :verbee> (*LI.@ *LT+B <art@ *L-+. 6rouch R van 4taden (*LL*..&.er9ic> (*LL.

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@ *L-I..-.commerciaux. 1eur participation aux propriétés phytoactives des extraits d’al'ues marines a été envisa'ée du fait %ue les extraits contiennent de nombreux composés %ui répondent positivement à certains tests cyto>ini%ues ($lunden et al. #ussi@ alors %ue 8illiams et collaborateurs (*LTI. 1es béta7nes sont des composés de type ammonium %uaternaire %ui présentent une activité cyto>inine/li>e (8heeler@ *LT0. outefois son rAle reste à déterminer. Les béta:nes.M.. 5lusieurs béta7nes ont d’ailleurs été isolées à partir de nombreuses esp"ces d’al'ues brunes utilisées pour la préparation des extraits d’al'ues commerciaux ($lunden et al.&. Il en résulte %ue les 'ibbérellines ne peuvent expli%uer les effets physiolo'i%ues observés aux doses oD les extraits sont utilisés en a'riculture. L’éth3lène... 1a production d’éthyl"ne a été mise en évidence chez plusieurs esp"ces d’al'ues (Canden !riessche et al.@ +.@ *L--B 5lettner et al. 1a présence d’acide abscissi%ue dans un extrait commercial a été confirmée par chromato'raphie en phase 'azeuse et spectrom"trie de masse ($oyer R !ou'herty@ *L--. 0. 0. 6ependant@ les 'ibbérellines@ en syner'ie avec les cyto>inines@ pourraient intervenir dans l’amélioration de la 'ermination constatée apr"s l’utilisation des extraits d’al'ues (6rouch R van 4taden@ *LL0..&. ont ensuite montré %ue l’acide abscissi%ue est universellement répandu chez les al'ues. !ifférents 0- .&.. 1’acide/*aminocyclopropane/*/carboxyli%ue@ molécule précurseur de l’éthyl"ne@ a été identifiée dans un extrait commercial d’al'ues brunes (&elson R van 4taden@ *L-M. 1es 'ibbérellines sont des molécules fra'iles@ peu représentées@ et dont l’activité serait limitée dans le temps..9. 0. outefois@ la présence d’éthyl"ne dans les extraits commerciaux d’al'ues marines reste à démontrer. Il y a peu d’études sur l’éthyl"ne chez les al'ues.@ *L-M. L’acide abscissi'ue.... <irsch R collaborateurs (*L-L. ont détecté une faible activité 'ibbérelline dans trois extraits commerciaux fraNchement préparés@ le taux d’acide 'ibérelli%ue devient né'li'eable apr"s une conservation de %uatre mois à température ambiante.

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@ +. 1a laminarine induit non seulement les réponses précoces de défense (alcalinisation du milieu extracellulaire@ production de péroxyde d’hydro'"ne.*.@ +.@ et certains stimuleraient les syst"mes de défense et de résistance des plantes (`oubert et al.@ *L-I.lycine béta7ne@ acide d/aminobutyri%ue béta7ne@ acide l/aminovaléri%ue béta7ne ont alors pu Etre identifiés et %uantifiés.*B Flarzyns>i et al.@ +. Les autres composés...@ des sucres@ des polyols (mannitol.0B 2enard et al...@ mais aussi les réponses tardives (induction de la phenylalanine ammoniac lyase et de la lipoxy'"nase. 1’induction de différents '"nes de défense a é'alement été mise en évidence chez le tabac@ 0L ...@ +..@ +. protéines@ ainsi %ue l’accumulation de l’acide jasmoni%ue (Flarzyns>i et al. 1es carra'hénanes induisent l’expression de '"nes de défense ainsi %ue les voies de si'nalisation médiées par l’éthyl"ne@ l’acide jasmoni%ue et l’acide salicyli%ue (2ercier et al. 1es extraits commerciaux se caractérisent par la présence de nombreux composés %ui sont 'énéralement spécifi%ues aux esp"ces d’al'ues utilisées.. ont montré %ue les béta7nes présentes dans les extraits d’al'ues entraNnaient une au'mentation des taux de chlorophylle dans les plantes traitées par rapport aux contrAles non traitées.... . 1’activité de ces polysaccharrides serait liée à leur de'ré de sulfatation? plus leur contenu en sulfate est important et plus la molécule est active (2ercier et al.. 6es auteurs su''"rent un ralentissement de la dé'radation de la chlorophylle plutAt %u’une au'mentation du taux de chlorophylle.@ des acides aminés@ des protéines@ des dérivés phénoli%ues@ lipides@ pi'ments@ vitamines] 1a paroi cellulaire des al'ues marines est riche en divers oli'o et polysaccharides (Floare' R Zuatrano@ *L--.0B #ziz et al. 5armi ceux/ci@ nous pouvons citer des oli'osaccharides et des polysaccharides (laminaranes@ carra'hénanes]....@ +.@ +.. #insi@ la laminarine et les carra'hénanes semblent Etre impli%ués dans le déclenchement des réponses de défense par la plante (6ardinale et al.@ +.B 2ercier et al... 0. 8hapham et collaborateurs (*LL0.@ *L-S. 1es béta7nes joueraient é'alement un rAle dans la résistance des plantes au 'el ($lunden et al.I.extraits commerciaux ont alors été testés pour leur contenu en béta7nes ($lunden et al... 6ependant aucune réaction hypersensible n’a été détectée.I. 1a liminarine induit en outre la synth"se de phytoalexines@ l’expression de plusieurs familles de 5atho'enesis/Related (5R..@ +. !es résultats similaires sont décrits par $lunden R collaborateurs (*LLT.@ +.&..@ ainsi %ue dans la protection des plantes contre l’invasion des nématodes ($lunden et al..@ *LLT.@ *LL-.*B 2enard et al...

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.@ +.M. 1e nitrate est la premi"re molécule si'nal en activant l’expression des '"nes liés à l’assimilation de l’azote (8an' et al. 1a %ualité de la récolte est alors optimisée tout en favorisant le rendement@ l’extrait d’al'ue au'mentant la teneur en protéines des 'rains (`oubert et al.@ +. 1’azote est essentiel à la croissance et au développement des plantes@ et@ en ce sens@ l’azote est facteur nutritionnel important. active(s.@ *LL-. dans cet extrait (Flarzyns>i et al. mati"re(s.. 6ertains extraits d’al'ues montrent des propriétés antioxydantes@ et a'issent en syner'ie avec la vitamine E (1e utour@ *LL...M...@ +. 1e mannitol a été identifié comme l’un des composants actifs de l’:ptéine@ un extrait de l’al'ue cAti"re Asc*ph-llu+ n*d*su+@ commercialisé par la société .. 1e mannitol induirait é'alement une plus forte accumulation de chlorophylle dans les tissus.@ +. 5armi eux@ les '"nes impli%ués dans la biosynth"se des phytoalexines@ des 5R protéines et des protéines de la paroi cellulaire sont surexprimés suite au traitement avec l’extrait d’al'ue. 1es plantes ont aussi la capacité de senser leur statut azoté interne et externe@ et de s’adapter aux variations des conditions azotées en modifiant l’expression des '"nes@ les activités enzymati%ues et les contenus en métabolites (4titt et al.@ +... 1e utour a alors identifié la chlorophylle a comme le principal composé actif des extraits (1e utour et al. 0.. =n autre extrait d’al'ue (& 5R:@ $iotech2arine.+.. 6ette capacité à orchestrer ces chan'ements de disponibilité en azote@ nécessite un réseau de si'nalisation efficace et inté'ré. !es recherches ont alors été entreprises afin de déterminer la (ou les.@ +.. 4ubstances marines% ph3tohormones et azote..@ +. !e nouvelles molécules si'nal intervenant dans la propa'ation des si'naux azotés sont aujourd’hui proposées..0.). a aussi révélé une activité inductrice sur l’activité de la nitrate réductase (!urand et al. 5armi ceux/ci@ les enzymes clés du métabolisme de l’azote comme la nitrite réductase sont induits@ de mEme %ue la citrate réductase impli%uée dans le métabolisme des carbohydrates. 5armi les molécules présentes dans l’extrait@ le mannitol serait un photoassimilat activateur de la nitrate réductase. 1’azote devient alors un facteur de si'nalisation.oimar (Flarzyns>i et al. 5lusieurs '"nes du métabolisme primaire répondent aussi à l’extrait d’al'ue. 1e biostimulant :ptéine au'mente la %uantité d’azote absorbé par une culture de blé@ ainsi %ue le transfert de l’azote des feuilles et des ti'es vers le 'rain.. 5armi celles/ci les cyto>inines et les auxines I. .. contenue(s.'rQce à la premi"re étude transcriptomi%ue sur l’activité élicitrice d’un extrait d’al'ue verte (6luzet et al.+....I.

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&itrate et biosynth"se des cyto>inines sont étroitement reliés.* est aussi ré'ulé par les auxines dans les feuilles et les racines (. 1es auxines représentent donc de bons candidats pour médier le si'nal systémi%ue permettant l’inhibition du développement des racines latérales en réponse à une accumulation de nitrate dans les feuilles (3orde@ +.. At")T3 est rapidement induite par le nitrate alors %ue At")T5 répond aussi bien à un traitement prolon'é de nitrate ou d’ammonium. 1e transporteur #t&R *....+.. 4uite à une période de carence en azote@ la fourniture de nitrate induit aussi l’expression de certains '"nes de type #RR (#rabidopsis Response Re'ulators. 6ette accumulation de nitrate dans les feuilles pourrait inhiber la biosynth"se des auxines ou leur char'ement dans le phlo"me@ entraNnant ainsi un contenu en auxines trop faible pour favoriser la formation des primordia des racines latérales (3orde@ +.semblent jouer un rAle central de communication de la disponibilité en azote entre les racines et les feuilles (8alch/1iu et al.*@ +.@ +.@ est modulée par la disponibilité en azote (2iya9a>i et al.@ +.+.M.@ +.*.... 1es cyto>inines sont impli%uées dans de nombreux processus développementaux comme la division cellulaire@ la formation et la ré'énération des or'anes@ la dominance apicale@ le développement vasculaire la mobilité des nutriments@ et la sénescence (2o>@ *LLI... 1es cyto>inines pourraient aussi a'ir comme médiateurs systémi%ues dans le sens inverse@ c’est/à/dire des feuilles vers les racines..@ +.... 1es auxines de la partie aérienne sont importantes pour l’émer'ence des racines latérales chez des plantules d’#rabidopsis ($halerao et al.@ +.I.+.. 1es cyto>inines issues des feuilles et transportées vers les racines via le phlo"me@ pourraient ainsi jouer un rAle inté'rateur@ en ré'ulant l’absorption du nitrate en réponse aux variations du statut azoté de la partie aérienne (8alch/1iu et al. I* .M.@ +...IB a>ey et al.+...@ *LL-B !’#'ostino et al. 6ertains extraits al'aux sont riches en auxines ou en cyto>inines.@ +.. En effet l’expression de deux adénosine isopentényltransférases phosphate (premier enzyme de la voie de biosynth"se des cyto>inines@ I5 .. 1’initiation des racines latérales est fortement inhibée chez des plantes cultivées sur un milieu contenant une forte dose de carbone par rapport à l’azote@ et cette inhibition semble dépendre de la ré'ulation du transport d’auxines (2alamy R Ryan@ +.+... 1es cyto>inines interviendraient dans la propa'ation du statut azoté des racines vers les feuilles via le xyl"me ( a>ei et al..uo et al.@ %ui interviennent dans la réponse aux cyto>inines ( ani'uchi et al.. #ussi peut/on supposer une interaction entre ces phytohormones d’ori'ine marine et l’inté'ration des si'naux azotés par la plante.@ +.

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1a société $iotech2arine@ implantée sur la cAte nord de la $reta'ne (5ontrieux@ 6Ates d’#rmor. traite de ce double aspect. # I+ . active(s. 6e sont 'énéralement des mélan'es complexes de plusieurs al'ues@ dont la nature varie@ pour une mEme al'ue selon le mode de préparation@ et aussi@ pour un mEme produit commercial selon le lot considéré (%ualité de l’al'ue@ date de récolte@ ].. #ussi@ les firmes commerciales doivent elles assurer la standardisation de leurs lots d’extraits marins@ caractériser la (ou les. 1’objectif de cette étude est de mieux appréhender l’effet des différentes formes azotées sur le métabolisme des plantes@ et ainsi de situer plus clairement l’intérEt des fertilisants azotés uréi%ues vis/à/vis du nitrate et de l’ammonium. 2a th"se financée par une convention 6I3RE (6onvention Industrielle de 3ormation par la REcherche. #u préalable@ il s’a'issait de valider ces effets stimulateurs sur la nutrition azotée des plantes@ notamment par des mesures d’activité de la nitrate réductase@ avant d’identifier la (ou les.*. 1e second volet de cette étude porte sur la nature et la compréhension des interactions entre métabolisme azoté et bio/stimulants apportés par la pulvérisation de substances marines.. mode d’action@ afin d’envisa'er le développement de ces extraits marins sur le marché. 1’analyse biblio'raphi%ue fait apparaNtre %ue les connaissances sur les effets d’un apport d’urée sur la physiolo'ie et le métabolisme des plantes restent finalement tr"s incompl"tes.. molécule(s. #u fil des ans@ un autre aspect s’est ajouté à ce projet@ $iotech2arine partant du constat %ue les en'rais à base d’urée sont peu utilisés en 3rance à la différence du reste du monde. responsable(s. 0I. !’autre part@ les cin% années d’études menées par &athalie !urand n’ont pas permis d’identifier la (ou les. et comprendre son (leur. 1e projet initial consistait à décrypter les modalités d’action des substances marines à l’ori'ine de leurs effets sur le métabolisme azoté de la plante.@ et déterminer son (leur. des extraits fournis par la société $iotech2arine. mécanisme d’action (!urand et al. $onte*te% ob<ectifs & stratégies de travail.@ +. biomolécule(s.1es extraits d’al'ues marines semblent donc présenter des propriétés intéressantes %ui pourraient Etre exploitées à plus 'rande échelle en a'riculture et horticulture. responsable(s. #insi@ $iotech2arine a contacté l’I&R# de Cersailles@ et collabore depuis *LLT avec le laboratoire de la &utrition #zotée des 5lantes.@ à proximité de l’archipel de $réhat@ et %ui produit et commercialise des substances d’ori'ine al'ale ainsi %ue des en'rais azotés chimi%ues@ est confrontée à ces exi'ences. molécule(s.

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2a th"se se découpe en deux 'rands volets %ui seront respectivement détaillés dans les parties I et II de ce mémoire. !ans la deuxi"me partie@ nous avons testé l’efficacité de la pulvérisation foliaire d’un extrait d’al'ue fourni par notre partenaire industriel sur la croissance et les param"tres liés au métabolisme azoté de la plante. &ous l’avons vu précédemment@ les connaissances actuelles sur les modalités d’action des substances al'ales sont assez limitées. #fin de mieux comprendre les voies de si'nalisation de ces substances@ nous avons par ailleurs choisi une étude transcriptomi%ue. 1a premi"re partie porte sur l’étude de l’impact de l’urée sur la croissance et le métabolisme azoté de la plante@ mais aussi sur les syst"mes de transport d’azote@ nitrate@ ammonium et urée. 1es plantes de 'randes cultures telles %ue le ma7s et le blé ont été nos premiers matériels d’étude.plus lon' terme@ le but de ce projet est d’améliorer la fertilisation azotée tout en satisfaisant aux exi'ences de rendement des cultures et au souci de protection de l’environnement. 6es études physiolo'i%ues ont été complétées par une analyse transcriptomi%ue dans le but d’identifier des '"nes cibles répondant à l’urée. &ous avons ensuite utilisé la plante mod"le Arabid*psis thaliana pour analyser plus finement les réponses et notamment pour accéder aux '"nes. I0 . 6ette approche systémati%ue nous permet ainsi de n’avoir aucun a pri*ri sur le type de résultats obtenus@ et d’ouvrir au maximum les champs d’investi'ation sur ce sujet afin de rechercher de nouvelles cibles au cmur du métabolisme du vé'étal.

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@ *LL*. En outre@ nous avions ainsi facilement acc"s aux racines. &ous avons ensuite utilisé la plante mod"le Arabid*psis thaliana pour des analyses plus fines@ et notamment pour pouvoir étudier les '"nes impli%ués dans l’assimilation de l’urée (3i'ure *+. a ac%uis une 'rande renommée au niveau national et international de par son savoir/faire dans le domaine de la nutrition nitri%ue et ammoniacale des plantes. ont été mises au point au laboratoire pour une utilisation en culture hydroponi%ue. &ous avons initié cette étude avec le ma7s et le blé@ plantes de 'randes cultures ayant un intérEt a'ronomi%ue majeur.. #u cours des années T. 5our cela nous renouvelions les solutions de culture tous les deux jours. &otre premier travail@ déterminant pour la suite du projet@ a donc consisté en la mise au point de techni%ues culturales précises sur milieu contenant de l’urée@ afin d’étudier les consé%uences de l’alimentation azotée sous forme urée sur la croissance des plantes@ par comparaison avec une alimentation sous forme ammonium ou nitrate. En outre@ plusieurs contrAles étaient effectués %uotidiennement? (i. 7ise au point d’un s3stème de culture avec l’urée. et réajustement du p< afin d’éviter une acidification de la II . &ous devions aussi nous assurer %ue les formes d’azote apportées n’évoluaient pas au cours du temps dans le milieu de culture hydroponi%ue. &ous avons choisi la culture en hydroponie car c’est un syst"me oD la nutrition minérale est parfaitement contrAlée.CHAPITRE I Efficacité d’ ti!i"ati#$ d% !’ &é% 'a& !%" cé&éa!%"( I.@ les solutions nutritives é%uilibrées appelées solutions 6o7c/1esaint du nom de leurs auteurs (6o7c and 1esaint@ *LTM. &otre choix pour une concentration de + m2 d’azote dans l’ensemble des solutions nutritives se base sur des travaux antérieurs@ dans le but d’éviter toute toxicité ammoniacale pour les plantes (6haillou et al.. suivi (p<m"tre électroni%ue. 1e laboratoire de la &utrition #zotée des 5lantes (&#5. 5ar contre@ l’urée n’était pas une source d’azote étudiée au &#5. 1a composition des différentes solutions utilisées pour la culture en hydroponie est détaillée dans les ableaux * et +.

3 µM Mo.5 mM 1 mL L-1 10 mg L-1 CO(NH2)2 2.5 µM Zn. 0. .2 mM 1 mM 1 mL L-1 10 mg L-1 NH4NO3 + CO(NH2)2 2.8 mM 0. 9 µM Mn. 0.5 mM 1 mM 1 mM 2.1 mL L-1 22 g L-1 (NH4)2SO4 0. 0. Tableau 2.2 mM 0.5 mM 1 mM 1 mM 2. Coïc-Lesaint KH2PO4 KNO3 K2SO4 MgSO4(7H2O) CaCl2 NH4NO3 (NH4)2SO4 CO(NH2)2 Oligoéléments* Fer-DTPA 0.9 mM 1.4 mM 0.95 µM Cu.5 mM 0. 9 µM Mn.5 mM 0.5 mM 0.95 µM Cu.1 mL L-1 22 g L-1 NH4NO3 0. 0. NH4NO3 K2SO4 MgSO4 KH2PO4 CaCl2 NH4NO3 (NH4)2SO4 CO(NH2)2 Oligoéléments* Fer Sequestrène 2.65 mM 2.5 mM 1 mM 1 mM 2.35 mM 0.3 mM 0.35 mM 1 mM 0.65 mM 2.35 mM 1 mM 0.2 mM 1 mM 1 mL L-1 10 mg L-1 (NH4)2SO4 2.5 mM 1 mM 1 mM 2.65 mM 2.2 mM 1 mM 1 mL L-1 10 mg L-1 Carence 2. Composition des solutions pour la culture hydroponique du maïs et du blé. Composition des solutions pour la culture hydroponique d’Arabidopsis.9 mM 1.5 µM Zn.5 mM 1 mM 1 mM 2.5 mM 0.1 mL L-1 22 g L-1 CO(NH2)2 0.Tableau 1.65 mM 2.3 µM Mo.9 mM 1.2 mM 1 mM 10 mg L-1 * 23 µM B. et 3.35 mM 1 mM 0.9 mM 1. et 3.1 mL L-1 22 g L-1 * 23 µM B.

6es conditions de culture sont discutées plus avant dans les deux articles %ui suivent. !’autre part@ l’azote apporté sous forme urée est faiblement absorbé par les plantes. présence d’ammonium pour vérifier %ue l’urée n’avait pas été hydrolysée (>it #%ua%uant &<IK 2erc>.@ à une alimentation azotée sous forme urée@ par comparaison avec une nutrition sous formes ammonium nitrate ou ammonium sulfate. Article ! = 1rea use efficienc3 of h3droponicall3 gro>n maize and >heat plants = Arti*le !ou&i! . présence de nitrate pour vérifier %u’il n’y avait pas eu nitrification dans les solutions ammoniacale et uréi%ue (bandelettes Zuantofixn.. &ous avons ainsi pu obtenir des conditions de culture nous permettant l’utilisation de l’urée comme seule source d’azote@ %uel %ue soit le matériel d’étude vé'étal.B (iii. Journal of Plant Nutrition et a**e"t "our "ubli*ation !ou! r !er%e de &odi:i*ation!6 6et article rassemble les réponses physiolo'i%ues et métaboli%ues de deux plantes de 'randes cultures (ma7s et blé. #lors %ue l’urée entraNne une croissance moindre par rapport aux autres sources azotées testées@ le développement des racines est favorisé par rapport à celui des parties aériennes. II.solution ammoniacaleB (ii. IM . Enfin@ ma7s et blé répondent différemment à l’urée en terme de croissance et de métabolisme azoté.

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120 A 100 Hauteur du maïs (cm) URÉE AN AS CL b a a a 80 60 40 20 0 B 40 Hauteur du blé (cm) 30 20 10 0 Longueur de la partie racinaire du blé (cm) C 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 T0 T0 + 7 jours T0 + 14 jours T0 + 21 jours Figure 13. . AN. AS. Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0. ou CL. Les valeurs sont des moyennes de 6 répétitions. Evolution de la hauteur du maïs et du blé. T0 représente le début du traitement azoté sous la forme urée.05.

)volution de la hauteur des plantes.S. :n observe é'alement de tr"s lé'"res br_lures pour les plantes témoin 61 (la solution fournit un tr"s lé'er apport en ammonium..A. 6es mesures ont été complétées par celles de la lon'ueur des racines chez le blé (3i'ure *0#@ $@ 6. #ésultats complémentaires obtenus au cours de la culture en h3droponie. 6es symptAmes semblent témoi'ner d’une toxicité de la nutrition ammoniacale. 6hez le ma7s@ des br_lures apparaissent au niveau de la courbure des plus 'randes feuilles des plantes ayant eu un apport en #& et en #4 %uel%ues jours avant le deuxi"me prél"vement. 1’évolution de la taille des plantes de ma7s corrobore sa cinéti%ue de croissance (3i'ure *0# et 3i'ure *# de l’#rticle *..@ +. 6e jaunissement pourrait traduire un symptAme de sénescence relié à une dé'radation partielle de la chlorophylle en réponse à une limitation en azote pour ces plantes sur urée (!iaz et al.. III. #ucun symptAme n’est détecté sur les plantes poussant sur uréeB leurs feuilles sont toutefois d’une couleur plus jaune %ue celles des plantes soumises aux autres traitements. 6hez le blé@ la hauteur de la partie aérienne évolue peu au cours des +* jours de culture. 1a surface des br_lures est plus importante chez les plantes cultivées sur #4 %ue sur #&. =n dosa'e de la chlorophylle dans la partie aérienne des plantes pourrait confirmer cette hypoth"se.. &ous avons aussi compté le nombre de talles à cha%ue prél"vement@ et l’évolution du nombre de talles rév"le les mEmes différences %ue celles de la courbe de croissance@ en fonction de la source d’azote présente dans la solution nutritive (#rticle *. 5ar contre@ l’allon'ement des racines est beaucoup plus important indépendamment de la source azotée. &ous reprendrons ici les mEmes abréviations %ue celles utilisées dans l’article *? #& pour ammonium nitrateB #4 pour ammonium sulfateB et 61 pour 6o7c/1esaint.. 1a lon'ueur des parties aériennes des plantules de ma7s et de blé a été mesurée à cha%ue prél"vement hebdomadaire@ du collet à la pointe des feuilles étirées. 1’ampleur de cet allon'ement racinaire semble plus prononcé pour les plantules de blé alimentées avec de l’urée (3i'ure *06. 1es mesures de la lon'ueur des parties aérienne et racinaire à cha%ue prél"vement montrent une croissance homo'"ne %uel%ue soit la source d’azote et l’esp"ce vé'étale considérée (3i'ure *0#@ $@ 6. #ucune différence visuelle %uant à l’aspect des plantes n’est à constater@ contrairement à ce %ue l’on a observé chez le ma7s...III.. IS .

QNa chez le maïs (mmol/plante)

30 QNa chez le blé (mmol/plante) a 25 b 20 15 10 5 0 0 7 14 Jours après le début du traitement azoté URÉE AN 21 b a c

30 25 20 b 15 10 5 0 0 7 14 Jours après le début du traitement azoté CL 21 c a

AS

Figure 14. Quantité d’azote absorbée par le maïs et le blé au cours des trois semaines de traitement azoté, sous forme urée, ammonium nitrate, et ammonium sulfate. La quantité d’azote absorbée (QNa) est calculée pour la plante entière et les valeurs sont des moyennes de 6 répétitions. Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0,05.

III.B. ?uantité d’azote prélevé par les plantes. En partant des valeurs de la teneur en azote total mesurée dans la plante@ nous avons calculé pour cha%ue prél"vement@ la %uantité totale d’azote prélevé par la plante (3i'ure *I.. 5our cela@ la concentration en azote total (emol '/* poids sec. a été multipliée par le poids sec de la plante enti"re en '. #u cours des +* jours de culture les valeurs de %uantité d’azote total prélevé pour chacun des 0 traitements #&@ #4 et urée sont semblables pour le ma7s et le blé. #lors %ue la %uantité d’azote apporté pour cha%ue traitement est identi%ue@ la %uantité d’azote total absorbé par les plantes nourries avec de l’urée reste faible au cours du temps par rapport aux trois autres conditions azotées (3i'ure *I.. 1’azote apporté sous forme de la molécule urée semble donc plus difficilement absorbé pour les plantes %ue les ions nitrate ou ammonium. &otons %ue@ dans tous les cas@ la %uantité de l’azote absorbé au cours des sept derniers jours de culture est la plus forte. 1es plantes sont alors en pleine croissance et la demande en azote devient plus importante.

I0. 1tilisation de l’urée par le blé en conditions proches du champ.
!ans nos conditions de culture hydroponi%ue@ l’azote apporté n’a pas subi de transformations et les plantes ont donc été directement au contact de l’élément azoté ajouté en l’état. &ous avons ainsi pu montrer %ue l’absorption de l’azote sous forme d’urée est faible. 1ors%ue l’urée est apportée au champ@ les racines des plantes sont simultanément exposées à trois sources d’azote? urée@ ammonium et nitrate. 1a présence d’urée se limite à une br"ve période du fait de la rapidité de son hydrolyse par les uréases du sol. 1es principales sources d’azote pour les plantes sont donc l’ammonium et le nitrate. #fin de tenir compte des transformations des formes azotées %ui existent dans les conditions naturelles@ nous nous sommes rapprochés des conditions a'riculturales en réalisant une culture de blé en pots@ sur sol non fertilisé en azote minéral. En outre@ avec l’utilisation des isotopes stables (urée@ ammonitrate@ ammosulfate mar%ués à l’azote
*M

&.@ nous pensions obtenir %uel%ues éléments de réponse

%uant à la cinéti%ue d’absorption de l’urée par rapport aux autres sources azotées@ mais aussi sur la nature de la forme d’azote absorbé en conditions naturelles.

IT

Tableau 3. Propriétés pédologiques du sol utilisé pour la culture de blé en pots. Granulométrie (g kg-1) Argile Limon fin Limon grossier Sable fin Sable grossier 169 181 406 216 28 C organique 14,5 (g kg-1) N organique 0,87 Calcaire 2 pH eau 7,5

Tableau 4. Solution de fertilisation de fond pour la culture de blé en pots. KH2PO4 K2PO4H Ca(H2PO4)2(1H2O) MgSO4(7H2O) Oligoéléments* Fer Sequestrène 2,56 mM 0,85 mM 2,525 mM 3,5 mM 9,2 mL. L-1 0,9 g.L-1

* 23 µM B; 9 µM Mn; 0.3 µM Mo; 0.95 µM Cu; et 3.5 µM Zn.

Figure 15. Culture du blé en pots. Les plantes sont âgées de 26 jours.

I0.A. 7ise en place du dispositif e*périmental de culture. #fin de mener à bien nos expérimentations@ nous recherchions un sol au p< neutre@ et avec un reli%uat d’azote minéral faible. 1e sol utilisé pour ces expérimentations provient de la parcelle 1a 6a'e sur les terres de Cersailles@ sans fertilisation minérale depuis cin% ans. 1e sol a été prélevé au printemps dans l’horizon ,/0, cm@ séché à l’air libre en serre@ puis tamisé. 1e reli%uat moyen d’azote du sol a été mesuré? il atteint *I >' ha /*@ ce %ui correspond à un reli%uat faible pour les a'ronomes (5atric> 4aulas@ #'ronomie@ I&R# Cersailles/;ri'non.. 4a nature et sa composition sont aussi détaillées dans le ableau 0. 1es premiers tests de 'ermination sur ce sol n’ont pas été concluants@ le sol étant beaucoup trop ar'ileux. 3inalement le plus judicieux s’est avéré Etre l’utilisation d’un substrat composé de ce sol et de sable de fontainebleau inerte (M,WM,.. 6ent pots de un litre ont été préparés à l’identi%ue? au fond@ une couche d’ar'ile expansé pour le draina'e@ surmontée du mélan'e sol et sable. 6ha%ue pot a reXu une fumure de fond apporté en solution (+M, m1B ableau I.. &ous avons cultivé 0 plantes de blé (cv. 6ourtot. par pot. 1es pots ont été installés en serre non climatisée@ et l’arrosa'e a été effectué avec de l’eau déminéralisée par sub/irri'ation d"s %ue le sol s’asséchait. `us%u’au talla'e du blé@ les plantes ont utilisé uni%uement l’azote du sol pour leur croissance. &ous avons é'alement arrosé par sub/irri'ation deux pots avec une solution nutritive compl"te 6o7c/1esaint (6o7c R 1esaint@ *LT*.@ ces pots constituant des témoins de croissance optimale. &ous avons effectué deux essais au cours de deux étés successifs (3i'ure *M..
I0.A.!. )ssai !.

=n mois apr"s le semis@ les plantes étaient au stade talla'e. 1es *,, pots ont alors été séparés en deux lots de M, pots. =n premier apport d’azote a été effectué sur les *M, plantes d’un lot de M, pots@ 0+ jours apr"s le semis@ et sous 0 formes? urée@ ammonium nitrate et ammonium sulfate@ mar%ués à l’azote *M. &ous avons ainsi fertilisé ces plantes avec *,, m1 de solution azotée par pot à l’aide d’une serin'ue@ cha%ue solution apportant ,@,M ' de *M& enrichi à MJ. 1a mEme %uantité d’azote *I& a été apportée au deuxi"me lot de M, pots sous la forme d’une solution de F&:0. 6es pots ont alors été cultivés encore +, jours jus%u’à montaison@ oD un deuxi"me apport d’azote sous la forme *M&@ identi%ue à celui effectué sur le premier lot de pots@ a été réalisé. 6eux/ci ont donc reXu ,@* ' d’azote au total par pot (,@,M ' de *I& K ,@,M '

I-

.

$. )ssai ". 1e choix des différentes dates de prél"vement a été motivé par la vitesse avec la%uelle l’urée évolue vers l’ammonium par hydrolyse.B ammonitrate K uréase K nic>elB et ammonitrate K #'rotain@ ces deux derniers traitements servant de contrAles.erendfs et al. 1’hydrolyse est totale au bout de I jours (4oubies et al. min@ et l’#'rotain a été utilisé à une concentration finale de *. 4uivant les indications des fournisseurs@ nous avons apportés *.RI6:n@ inhibiteur d’uréase. à S. H cha%ue prél"vement@ parties aérienne et racinaire ont alors été séparées@ pesées@ puis con'elées dans l’azote li%uide. 1es résultats du premier essai (cf IC. e1 1/*.. ont été récoltées par traitement azoté.jours suivant cha%ue apport de *M &@ *+ plantes (I pots. =n seul apport de *M& a été réalisé au stade montaison@ l’ensemble des pots ayant reXu une solution de F&:0 au stade talla'e. 1e matériel vé'étal récolté a été lyophilisé@ pesé et réduit en poudre afin de réaliser les dosa'es de l’azote total et du *M&@ du nitrate et des acides aminés.. 1e nic>el a été ajouté à .@ ce %ui correspond environ à la %uantité normalement épandue en a'riculture sur une culture de blé.B urée K #'rotain (I26 #. K nic>el (le nic>el est le cofacteur de l’enzyme uréase.". 5ar rapport au premier essai@ I traitements supplémentaires azotés ont été effectués? urée K uréase (4i'man.@ *LL-.A. IL .J de l’urée est hydrolysée au cours de la premi"re journée dans différents sols en étuve à +-^6. =n@ 0 et . #insi nous pensions pouvoir comparer la cinéti%ue d’absorption de l’urée à celle des autres formes azotées@ et ainsi obtenir des indications %uant à la forme d’urée absorbée@ moléculaire ou dé'radée. !es études antérieures ont montré %ue 0..@ *LMM.@I e2 (. I0. &ous avons respecté un schéma de culture identi%ue au premier essai@ notamment les dates du semis et des apports d’azote. nous ont conduit à modifier %uel%ues points du protocole de culture pour ce deuxi"me essai? ils sont précisés ci/apr"s.. unités d’enzyme par pot telles %ue l’urée apportée soit totalement hydrolysée en 0. 6e deuxi"me essai a été réalisé un an apr"s le premier.de *M&.

.

5.q x *. (rotocole des dosages. En sortie analyti%ue@ nous obtenons à la fois la composition en azote total de l’échantillon (J &t.@ +. 5our l’essai +@ les analyses *M& ont été effectuées avec l’autoanalyseur E# EuroCector 4. M à T m' de poudre de mati"re s"che vé'étale sont pesés dans une nacelle d’étain@ br_lés@ et l’azote 'azeux formé est dosé (combustion !umas.. #J exc"s o #J Echantillon r #J émoin 1’exc"s isotopi%ue (#J exc"s.? Z*M&a feuilles o #J exc"s feuilles x Z &t feuilles #J Echantillon o p*M& W (*I& K *M&.0.+.I0.. et le spectrom"tre de masse Isoprime (.+. ..A..A. 1a %uantité de *M& provenant de l’absorption pendant le mar%ua'e@ présente dans les feuilles à la récolte@ se définit comme suit (!eléens et al. M.+.a Les anal3ses !.@ *LLT.. 1e dosa'e du nitrate ainsi %ue celui des acides aminés totaux ont déjà été décrits (1oudet et al. I0. 5our l’essai *@ les analyses *M& ont été effectuées avec l’autoanalyseur d’azote Roboprep 6& couplé à un spectrom"tre de masse racermass (Europa 4cientific. représente la teneur ou abondance en isotope lourd entre l’échantillon traité et l’échantillon témoin. I0.@ et l’abondance isotopi%ue du 'az (#J Echantillon.@ et le dosage de l’azote total. 6es analyses *M& ont été prises en char'e par 5ascal illard@ au 1aboratoire de $iochimie et 5hysiolo'ie 2oléculaire des 5lantes@ dans l’#telier des Isotopes 4tables@ à l’I&R# de 2ontpellier.#.C Instruments. 1a composition isotopi%ue de cha%ue échantillon est déterminée par une analyse par spectrométrie de masse.b Le dosage du nitrate et des acides aminés totau*..A..

un deuxième lot de plantes est fertilisé avec la même quantité d’azote sous forme KNO3. Pour l’essai 2. ammonium nitrate (AN) et ammonium sulfate (AS) (A).2 B 0.1 0 J0 J8 J1 J3 Jours après le début du traitement azoté URÉE AN 0 J0 J1 J3 J8 Jours après le début du second traitement azoté AS Poids sec de la partie aérienne du blé (g) 2. 32 jours après le semis sous la forme urée.4 b b 1 b a 0. ce deuxième lot de plantes reçoit un apport de 15N identique à celui effectué sur le premier lot de plantes (B). . 20 jours après.4 0. un apport d’azote 15N est effectué sur un premier lot de plantes. Les plantes sont cultivées en pots placés en serre.5 A 0.05.8 0.4 0.3 0.Poids sec de la partie aérienne du blé (g) 0. et deux essais sont réalisés au cours de deux étés successifs. Evolution de la biomasse sèche de la partie aérienne du blé. ou d’uréase et de son cofacteur le nickel (C). un inhibiteur d’uréase. un apport d’azote sous forme KNO3 est effectué 29 jours après le semis. L’apport de 15N est effectué 48 jours après semis sous la forme urée. Lors de l’essai 1. Les valeurs sont respectivement des moyennes de 12 et de 3 répétitions pour l’essai 1 et 2. additionné ou pas d’Agrotain.8 a 1.6 J0 J1 J3 J8 Jours après le début du traitement azoté URÉE URÉE+Agrotain URÉE+Uréase+NiCl2 Figure 16. Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0. Le même jour.2 C a 1.2 1.

I0. emol '/* de poids sec (3i'ure *L#.M (#ddinsoft. 1es résultats %ue nous avons obtenus sont de ce fait erronés@ et nous avons choisi de ne pas les mentionner dans ce mémoire..-. 1’analyse de la croissance (3i'ure *S.#. 1’ensemble de nos données a été soumis à une analyse de variance (#&:C#. IV. 1es résultats %ui suivent concernent donc uni%uement la partie aérienne.@ les plantes ont été séparées en deux lots@ cha%ue lot ayant reXu des apports d’azote différents.A. 5our le premier lot de plantes ayant reXu un seul apport d’azote@ la teneur moyenne en azote total est de IJ à `. 1’autre lot a reXu@ à la mEme date@ la mEme %uantité d’azote mais sous forme F*I&:0. (3i'ure *T#. Cin't jours apr"s@ un deuxi"me apport d’azote a été effectué sur ces mEmes plantes sous les trois formes =@ #& et #4 mar%ués à l’azote *M. (contre -.B. $roissance et statut azoté initial des plantes avant les apports d’azote. 1a teneur en nitrate est de *. !’autre part@ nous présenterons ici uni%uement les résultats obtenus au cours de l’essai * car ceux de l’essai + sont 'lobalement similaires pour les traitements urée@ ammonium nitrate (#&. 5our contre@ les résultats de l’essai + obtenus avec les 0 traitements contenant de l’urée seront présentés. et du statut azoté (3i'ures *T à +. emol de nitrates '/* de poids sec chez le blé en hydroponie@ #rticle *.. Résultats et discussion. 6omme nous l’avons vu dans le para'raphe précédent (cf IC.I0.@ date des apports d’azote. 1e test de &e9man/Feuls au seuil \ o MJ a été réalisé pour comparer les traitements. de l’ensemble de ces plantes au jour zéro (`. (elle s’élevait à TJ chez des blés Q'és d’une vin'taine de jours et cultivés en hydroponie sur + m2 &<I&:0@ #rticle*.B.@ et seulement des traces d’acides aminés sont retrouvées dans les M* . 5our l’un des lots@ un seul apport d’azote sous les trois formes =@ #& et #4 mar%ués à l’azote *M@ a été effectué 0+ jours apr"s le semis. et ammonium sulfate (#4.!.. sur )14tat/5ro T.... 2al'ré nos soins@ la récolte des racines a été difficile et nous avons perdu beaucoup de matériel. Anal3se statisti'ue.. nous a permis d’établir une caractérisation assez fine de [l’état métaboli%ue’ des plantes juste avant les apports de *M&.

6

A
Teneur en azote total dans la partie aérienne du blé (%) 5

a b b b b

a

B
4

4 3 3

2

J0

J1 J3 Jours après le début du traitement azoté URÉE 3,6

J8

2

J0

J8 Jours après le début du second traitement azoté AS

J1

J3

AN

C
Teneur en azote total dans la partie aérienne du blé (%) 3,2 a 2,8 b

2,4

c

2

J0

J1

J3

J8

Jours après le début du traitement azoté URÉE URÉE+Agrotain URÉE+Uréase+NiCl2

Figure 17. Evolution de la teneur en azote total dans la partie aérienne du blé. Les conditions de culture sont les mêmes que pour la Figure 16. Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0,05.

feuilles du premier lot de plantes@ n’ayant pas encore reXu d’azote (3i'ure +,#.. outes ces données traduisent une certaine limitation en azote@ ce %ui est en accord avec les observations comparées entre ces plantes et les témoins de croissance optimale. En Effet@ les deux pots témoins 6o7c/1esaint présentaient des plantules plus ['rasses’ à `,@ avec un limbe plus étalé par rapport aux blés irri'ués avec de l’eau. 1es blés étant déficients en azote@ l’apport de *M& a donc été efficace. outefois la présence d’azote et de nitrate dans la partie aérienne des plantes n’ayant encore reXu aucune fertilisation azotée impli%ue %ue les plantes ont utilisé l’azote issu de la minéralisation naturelle de l’azote or'ani%ue du sol pour assurer leur croissance jus%u’à ce stade. 5our le deuxi"me lot de plantes préalablement fertilisé avec du F&:0 avant l’apport de *M& (`,.@ seulement +@TJ d’azote total sont présents dans les feuilles (3i'ure *T$.. 6ependant@ une semaine apr"s l’apport de *M& aux plantes du premier lot (3i'ure *T#.@ le pourcenta'e moyen d’azote total est proche de MJ. #u cours des douze jours séparant les points `(premier lot. et `, (deuxi"me lot.@ la croissance des plantes est forte (3i'ure *S#@ $.@ ce %ui entraNne cette dilution de l’azote à `,. 1e contenu en nitrate confirme l’état de carence des plantes puis%ue tr"s peu de nitrates sont mesurés à `, chez ce deuxi"me lot de plantes (3i'ure *L$.. #ussi notre apport de F&:0 a seulement servi au maintien de la croissance des plantes. En revanche nous retrouvons des acides aminés@ issus de l’assimilation du nitrate apporté +, jours avant (3i'ure +,$.. #insi ces plantes semblent avoir épuisé leurs réserves en azote pour la production d’acides aminés et de protéines@ et ainsi poursuivre leur croissance (3i'ure *S$.. &otons %ue les résultats de l’essai + (3i'ures *S6@ *T6@ *-6@ *L6 et +,6. concernant l’ensemble des param"tres mesurés pour le traitement urée sont 'lobalement semblables à ceux de l’essai * (3i'ures *S$@ *T$@ *-$@ *L$ et +,$.. 6es observations consolident notre étude. I0.B.". Absorption et assimilation de l’urée par les plantes. #ucune différence de croissance du blé n’a pu Etre mesurée entre les 0 nutritions azotées urée@ #& et #4 reXues au cours de la culture (3i'ure *S#@ $.. #u cours de l’essai + (3i'ure *S6.@ l’ajout d’#'rotain semble entraNner une baisse de croissance si'nificative par rapport à l’urée (`our -.. &ous avons vérifié sur le traitement contrAle #& %ue l’#'rotain@ inhibiteur de l’hydrolyse de l’urée@ n’était pas phytotoxi%ue. #insi la forme [urée non dé'radée’ serait défavorable à la croissance@ comme nos résultats en culture hydroponi%ue le montrent. 1’ajout M+

Q15Na dans la partie aérienne du blé (µg)

500

800

A
400 300 400 200 600

B

a 100 0 J1 J3 J8 Jours après le début du traitement azoté URÉE 500 AN 200

a b

0

J1 J3 J8 Jours après le début du second traitement azoté AS

Q15Na dans la partie aérienne du blé (µg)

C
400 300 200 100 0

J1

J3 Jours après le début du traitement azoté URÉE+Agrotain

J8

URÉE

URÉE+Uréase+NiCl2

Figure 18. Evolution de la quantité de 15N absorbé pendant le marquage et présent dans la partie aérienne du blé. Les conditions de culture sont les mêmes que pour la Figure 16. Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0,05.

d’uréase à l’urée permet une meilleure croissance comparée à l’urée seule au bout de 0 jours de traitement. 1a forme [urée hydrolysée’@ donc un mélan'e d’ammonium et de nitrate@ serait ainsi plus favorable à la croissance du blé par rapport à l’urée. &éanmoins@ ce résultat est en contradiction avec ceux des essais * et + concernant les différentes formes azotées #&@ #4 et urée (3i'ure *S$.. &ous l’avons vu@ la culture du blé en hydroponie avec de l’urée comme seule source d’azote@ entraNne une baisse rapide de la teneur en azote total dans l’ensemble de la plante (#rticle *@ 3i'ures 06@ !.. 1a teneur en azote total au'mente ici durant les 0 jours %ui suivent le premier apport d’urée (3i'ure *T#.. !ans les deux essais@ elle chute une semaine apr"s le second apport@ indépendamment de la source d’azote@ sans doute à cause de la forte demande en azote à cette période (3i'ure *T$.. 1a teneur en azote est un param"tre difficilement exploitable car il int"'re deux variables@ la %uantité d’azote absorbé et la biomasse accumulée. #insi@ au cours de l’essai +@ la teneur en azote du traitement urée K #'rotain ne chute pas entre les jours 0 et - contrairement aux deux autres traitements (3i'ure *T6.@ mais la croissance du blé sur urée K #'rotain est aussi plus faible par rapport aux autres traitements (3i'ure *S6.. &ous avons %uantifié l’entrée d’azote dans la plante au cours du temps en utilisant le traceur
*M

&@ isotope stable de l’azote présent naturellement dans l’environnement sous forme de

traces. 5our cela@ nous avons calculé à cha%ue prél"vement la %uantité de *M& présente dans la partie feuillée (le calcul est détaillé dans le para'raphe IC.#.0..@ provenant de l’absorption pendant le mar%ua'e (3i'ure *-.. !ans nos conditions de culture sur sol@ l’absorption d’azote uréi%ue se rév"le aussi efficace %ue celle des formes ammoniacale et nitri%ue@ et ceci d"s le jour %ui suit l’apport (3i'ure *-#@ $.. #insi@ au cours de l’essai *@ S,J de l’azote apporté sous forme urée est retrouvé dans les parties aériennes - jours apr"s le second apport (3i'ure *-$.. 2ais sous %uelle forme cet azote issu de l’urée est/il absorbé par les plantess =rée@ ammonium@ nitrate@ ou un mélan'e de plusieurs formess 1’essai * ne nous permet pas de répondre à cette %uestion. 6’est pour%uoi nous avons mis en place un deuxi"me essai oD nous nous sommes proposés de blo%uer l’hydrolyse de l’urée 'rQce à un inhibiteur d’uréase (#'rotain.@ ou au contraire@ d’accélérer cette hydrolyse en présence d’uréase et de son cofacteur le nic>el. 6ependant@ compte tenu des résultats obtenus et illustrés sur la 3i'ure *-6@ nous ne pouvons rien conclure %uant à la forme sous la%uelle l’azote uréi%ue apporté est absorbé par le blé. 1es %uantités de (3i'ure *-6..
*M

& présentes dans les parties aériennes sont en effet

identi%ues %uel %ue soit le traitement au huiti"me jour@ mais aussi le jour %ui suit le traitement

M0

Teneur en nitrate dans la partie aérienne du blé (µmol g-1 poids sec) 400 160 A 300 a 120 B b a 80 b b 40 c b a 200 c 100 0 J0 J1 J3 J8 Jours après le début du traitement azoté URÉE AN 0 J0 J1 J8 J3 Jours après le début du second traitement azoté AS Teneur en nitrate dans la partie aérienne du blé (µmol g-1 poids sec) 120 C 100 80 60 40 20 0 J0 J1 J3 J8 Jours après le début du traitement azoté URÉE URÉE+Agrotain URÉE+Uréase+NiCl2 Figure 19. Les conditions de culture sont les mêmes que pour la Figure 16. .05. Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0. Evolution de la concentration en nitrate dans la partie aérienne du blé.

. &os résultats le montrent? la méthodolo'ie *M ableau +. &ous avons observé le contraire en hydroponie@ oD la présence d’urée et d’#4 entraNne une brus%ue chute des nitrates dans la plante (#rticle *@ 3i'ure I6@ !.6. 6oncernant la concentration en acides aminés totaux@ les plantes ayant poussé en présence d’urée sont les plus riches durant les 0 jours suivant les apports d’azote (3i'ure +.. 1a présence d’uréase dans le sol semble favoriser cette accumulation. #insi@ nous pouvons penser %ue ces nitrates sont issus de l’hydrolyse de l’urée. 6ependant@ dans nos conditions de culture sur sol@ le processus de nitrification est actif et pourrait expli%uer les %uantités de nitrates non né'li'eables@ mesurées dans les plantes alimentées avec #4 et urée... &éanmoins@ il semble %ue cette seule source ne puisse expli%uer les au'mentations de nitrate observées suite aux apports d’en'rais.&éanmoins@ l’analyse de la concentration en nitrate dans les feuilles de blé nous permet de formuler une réponse partielle à cette %uestion. 1’azote de l’urée est/il absorbé sous forme urée ou sous les formes réduites ammonium etWou nitrates MI . &ous retrouvons ici le mEme comportement déjà relevé en culture hydroponi%ue (#rticle *@ +. En effet les feuilles des blés s’enrichissent en nitrate au cours des 0 jours %ui suivent l’apport d’#&@ mais aussi d’#4 et d’urée (3i'ure *L#@ $... &ous retrouvons ainsi une situation comparable à celle de la culture en hydroponie. Indépendamment des en'rais@ une autre source de nitrate provient de la minéralisation de l’azote or'ani%ue présent dans le sol ( ableau 0.. 6ependant@ la présence d’uréase dans le sol semble fortement limiter l’accumulation de nitrate dans les feuilles du blé nourri avec de l’urée (3i'ure *L6. 1a métabolisation de l’azote uréi%ue serait donc particuli"rement efficace chez le blé@ par rapport au nitrate ou à l’ammonium. 1e bloca'e de l’hydrolyse de l’urée par l’#'rotain semble réduire de la mEme faXon l’accumulation du nitrate (3i'ure *L6. &otons %ue la concentration en nitrates des plantes traitées avec l’#& reste ici assez nettement supérieure à celle des deux autres traitements aux jours * et 0@ ce %ui conforte notre interprétation (3i'ure *L#@ $. absorbées dans nos conditions de culture sur sol.#@ $. Zuant à l’inhibiteur d’uréase aucun effet n’est observé (3i'ure & adoptée nous a permis de comparer les absorptions d’urée@ d’#& et d’#4@ mais elle est peu adaptée pour discriminer entre les formes d’azote (nitri%ue@ ammoniacale@ ou uréi%ue. =n témoin exempt d’en'rais aurait été nécessaire pour %uantifier l’apport du sol par minéralisation...

3 b b b b a b a 0. .2 b b 0. Evolution de la concentration en acides aminés totaux dans la partie aérienne du blé.Teneur en acides aminés dans la partie aérienne du blé (mmol g-1 poids sec) 1 0.3 AN Jours après le début du second traitement azoté AS C a 0.1 0 J0 J1 J3 Jours après le début du traitement azoté URÉE+Agrotain J8 URÉE URÉE+Uréase+NiCl2 Figure 20.8 0.4 0.2 0 J0 a 0.2 B a a b b c J1 J3 J8 0 J0 J1 J3 J8 Jours après le début du traitement azoté URÉE Teneur en acides aminés dans la partie aériennee du blé (mmol g-1 poids sec) 0.6 0.05. Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0.4 A 0. Les conditions de culture sont les mêmes que pour la Figure 16.1 a 0.

.0. 2Eme si ce phénotype racinaire est caractéristi%ue d’un déficit d’azote@ nous ne pouvons pas exclure %ue ce soit une réponse spécifi%ue des racines@ au contact avec la molécule d’urée (#rticle *. 6’est le principal résultat de notre étude en hydroponie? dans nos conditions de culture@ ma7s et blé sont capables d’absorber l’urée sous sa forme non dé'radée@ et d’utiliser l’azote uréi%ue pour assurer leur croissance. 1es résultats obtenus en culture hydroponi%ue sont déjà discutés dans l’#rticle *. 1rée et architecture racinaire. !ans un syst"me d’hydroponie@ le contrAle des conditions de culture est assez fin@ et les racines sont accessibles. Absorption et assimilation de l’urée. 0. !ans nos essais de culture sur pots@ la croissance des blés est toutefois homo'"ne %uelle %ue soit la source d’azote urée@ ammonium MM .. &ous avons choisi deux syst"mes de culture afin d’étudier l’efficacité d’utilisation de l’urée par les céréales. &ous avons é'alement pu observer un chevelu racinaire plus dense pour les racines plon'ées dans la solution uréi%ue@ par comparaison aux autres traitements.A. outefois@ l’absorption de l’urée est faible sous sa forme moléculaire@ facteur limitant la croissance des plantes@ et l’urée s’av"re donc une source d’azote moins efficace en terme de rendement@ %ue les sources plus traditionnelles comme l’ammonium nitrate ou l’ammonium sulfate (#rticle *. 1tilisation de l’urée par les céréales conclusions & perspectives. 6ette utilisation est différente selon %ue ce soit du ma7s ou du blé. &ous rajouterons ici seulement %uel%ues aspects. &ous l’avons vu en hydroponie@ contrairement à une nutrition ammoniaco/nitri%ue ou ammoniacale@ la croissance des racines est favorisée aux dépends de celle de la partie feuillée chez les plantes alimentées avec de l’urée.B. Il nous a été beaucoup plus difficile d’évaluer l’efficacité de l’urée par rapport à ces autres sources d’azote@ lors%u’elle est apportée sur sol. 0. !ans un syst"me de culture sur sol %ui se rapproche plus des conditions a'ronomi%ues@ la maNtrise des conditions expérimentales est beaucoup plus difficile@ et les racines sont difficilement récupérées. &ous l’avons mesuré chez le blé@ cette plus forte croissance se traduit pas une plus 'rande lon'ueur de la racine principale exposée à l’urée.

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MS . !ans cette hypoth"se@ l’azote se présenterait sous les deux formes urée et ammonium. !e mEme il nous a été impossible de suivre le devenir de l’élément *M& par chromato'raphie 'azeuse couplée à un spectrom"tre de masse@ l’enrichissement en *M& de MJ étant trop insuffisant. #fin d’apporter de nouveaux éléments de réponses à nos %uestions à l’issue de ces deux essais de culture sur sol@ nous avons essayé de doser l’urée dans nos échantillons de blé par chromato'raphie échan'euse d’ions@ mais l’analyse n’a pas abouti notamment en raison de la faiblesse du contenu en urée dans nos échantillons.@ *LMM. serait donc à écarter@ mais les trop 'randes variations de nos résultats ne nous permettent pas de conclure. 1’hypoth"se (ii. Zuelle est l’ori'ine de ce nitrate dans la plante alimentée avec de l’urées (i.nitrate ou ammonium sulfate. 2ais les pertes par volatilisation de la forme ammoniacale ont certainement été non né'li'eables puis%ue nous avons apporté les en'rais sous forme li%uide et à une température en serre élevée. 6e type d’étude en sol aurait nécessité davanta'e de contrAles notamment au niveau des bilans de 15&. Il semble clair %ue l’hydrolyse de l’urée a débuté au cours du premier jour de traitement@ compte tenu des études antérieures (4oubies et al.@ *LMMB Recous@ *L-T.@ beaucoup de %uestions restent sans réponse. Zuoi%u’il en soit@ l’azote uréi%ue s’av"re bien utilisé par les plants de blé cultivés en pots@ tout comme nous l’avions vu en culture hydroponi%ue. 6’est probable mais nous ne pouvons rien affirmer@ faute de maNtriser suffisamment les conditions expérimentales.@ voire supérieure à la forme ammoniacale (3i'ure *-$. Cient/il directement de la minéralisation de l’azote or'ani%ue du sols (ii.. &os résultats montrent %ue les feuilles du blé traité avec de l’urée s’enrichissent en nitrates. En particulier nous n’avons pas testé l’efficacité de l’inhibiteur d’uréase #'rotain@ ni celle de l’uréase. 1e lessiva'e du nitrate a probablement été limité par l’arrosa'e des pots par sub/irri'ation. 1a forme ammoniacale pourrait Etre majoritaire et donc compenserait la faible absorption de l’urée %ue nous avons constatée en hydroponie. 1a nitrification étant plus lente %ue l’hydrolyse de l’urée (4oubies et al.. 1’urée apportée au sol est/ elle hydrolysée en ammonium par les uréases@ puis nitrifiée@ nitrates alors absorbés par la plantes 1a présence d’uréase dans le sol semble fortement limiter l’accumulation de nitrate dans les feuilles du blé nourri avec de l’urée (3i'ure *L6. :r@ au cours de cette premi"re journée en présence d’urée mar%uée@ l’absorption de *M& est aussi efficace %ue les formes ammoniaco/nitri%ue et ammoniacale (3i'ure *-#.. #insi nous n’avons pas %uantifié les pertes d’azote %ui ont pu se produire au cours de nos essais.@ il est peu probable %u’elle ait démarré d"s le premier jour suivant l’apport d’urée. 4i l’on s’attache à essayer de relier efficacité d’utilisation de l’urée et formes d’azote absorbé (urée@ nitrate@ ammonium.

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rQce à nos expérimentations sur deux plantes de 'randes cultures@ et sur deux syst"mes de culture@ nous ont permis de mesurer les avanta'es mais aussi les limites de chacune des deux esp"ces céréali"res ma7s et blé@ ainsi %ue celles des syst"mes de culture en hydroponie et sur sol. #fin de nous permettre d’aller plus avant dans l’étude de l’utilisation de l’urée par le vé'étal@ ainsi %ue dans l’étude de ses mécanismes ré'ulateurs@ notre matériel d’étude sera désormais Arabid*psis thaliana.. MT .

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@ l’urée doit Etre hydrolysée. =n milieu nutritif composé exclusivement d’urée (=.. #fin d’apporter des éléments de réponse à cette %uestion@ nous avons choisi de tester un milieu contenant uni%uement de l’ammonium (#4. 1’azote uréi%ue est alors converti en ammonium@ et ainsi est/il lé'itime de se demander si une nutrition avec de l’urée ne serait pas é%uivalente à une nutrition ammoniacale. &ous y avons ajouté de l’urée (#&K=.rQce à des mesures d’influx avec l’isotope 15& dont le principe est décrit sur la 3i'ure ++@ nous souhaitions apporter une preuve physi%ue d’un M- ..%+ A&a*id#'"i" t. dans le but de pouvoir évaluer les effets de la présence d’urée sur l’utilisation par la plante des autres formes d’azote@ %ue sont le nitrate et l’ammonium. !ans un premier temps@ nous avons cherché à caractériser l’ensemble des réponses physiolo'i%ues de la plante à un apport d’urée.a!ia$a( I. Introduction.@ afin d’évaluer la sévérité de la carence en azote 'énérée par l’urée. 1a 3i'ure +* synthétise de faXon schémati%ue le plan expérimental suivi lors de nos expérimentations (voir aussi #rticle +. Enfin@ pour %ue l’azote de l’urée soit utilisé par la plante (voir introduction. #ussi avons/nous testé un milieu nutritif sans aucune source d’azote (4. =ne solution nutritive contenant de l’ammonium nitrate (#&. comme source d’azote nous a permis de caractériser les réponses de la plante %ui sont spécifi%ues à l’urée. 1e choix des différents milieux de culture utilisés se fonde sur les différents aspects %ue nous voulions traiter..CHAPITRE II Eff%t d% !’ &é% " & !% t&a$"'#&t & !% )éta*#!i")% d% !’a+#t% c. . 5our faire suite à notre étude sur céréales@ et afin d’analyser plus finement les différentes adaptations du métabolisme de la plante %ue nous avons pu mettre en évidence en réponse à une fourniture d’urée@ nous avons choisi de poursuivre notre travail sur une autre esp"ce vé'étale@ Arabid*psis thaliana. a constitué notre milieu de référence. &ous avons vu %ue le ma7s et le blé présentent des si'nes de carence azotée suite à un apport d’urée (#rticle *.

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II. &ous avons é'alement mesuré l’effet de l’addition d’urée à d’autres sources azotées sur l’influx de nitrate@ d’ammonium ou d’urée@ et ceci en fonction des différents statuts azotés de la plante (#&@ #&K=@ = ou 4. ML . Plant Physiology6 6et article rassemble les résultats obtenus au cours de notre étude sur l’impact de l’urée chez des plantes d’#rabidopsis cultivée en hydroponie.rQce à une étude transcriptomi%ue@ nous avons identifié les '"nes dont l’expression est modulée en réponse à différents traitements azotés contenant ou non de l’urée. Article " = (h3siological and transcriptomic aspects of urea upta8e and assimilation in Arabidopsis plants = Arti*le "r "ar "our <tre !ou&i! . 1es deux aspects physiolo'i%ue et transcriptomi%ue sont traités. En outre@ ces analyses physiolo'i%ues ont été complétées par des mesures sur des param"tres liés au métabolisme azoté comme le contenu en nitrate ou en acides aminés libres au niveau foliaire et racinaire. .. 1e travail s’est alors poursuivi à un niveau moléculaire par une analyse de la réponse de la plante au niveau de l’expression 'éni%ue.flux d’urée via les racines de la plante.

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&ous reprendrons ici les mEmes abréviations %ue celles utilisées dans l’#rticle +? #& pour ammonium nitrateB #&K= pour ammonium nitrate K uréeB = pour uréeB 4 pour le milieu sans azoteB et #4 pour ammonium sulfate.. 1e principal probl"me %ue nous avons rencontré avec ce syst"me de culture en position verticale a été celui de l’hétéro'énéité de croissance des plantules sur une mEme boNte@ mais aussi d’une expérimentation à l’autre.. .1. 2Eme si cette induction du développement des racines semble relié à un déficit en azote@ nous ne pouvons pas exclure %ue ce soit une réponse spécifi%ue des racines au contact de la molécule d’urée (#rticle *...itr* d’#rabidopsis en milieu semi/li%uide contenant de l’urée. m2. #pr"s de nombreux tests de milieux de 'ermination et de culture@ il semble %ue la source azotée n’a pas d’influence visible sur la 'ermination des plantules.A.itr* d’#rabidopsis écotype 6olumbia sur des boNtes placées en position verticale dans une chambre de culture en jours lon's (*-^6@ S. III. =n tel phénotype racinaire avait déjà été observé dans le laboratoire@ sur une culture in . III. !e plus le meilleur développement de la partie aérienne sur ammonium nitrate par rapport à l’urée@ a rendu difficile une comparaison de l’appareil S.A. Anal3se ph3siologi'ue de la réponse A l’urée chez Arabidopsis.J d’humidité et photopériode Th/+0h. 1e dispositif expérimental le plus simple a donc été une 'ermination directe des 'raines sur les différentes sources azotées ammonium nitrate@ ammonium sulfate et urée@ avec deux concentrations en azote M et *. #ésultats complémentaires. #ussi@ dans le but de mieux comprendre comment a'it la source azotée urée sur le développement de l’appareil racinaire@ nous avons mis en place un dispositif de culture in . &ous l’avons vu chez le ma7s et chez le blé@ une nutrition exclusivement uréi%ue conduit à une stimulation du développement racinaire aux dépends des parties aériennes (6hapitre I. Urée et architecture racinaire. &ous retrouvons cette mEme particularité développementale des racines chez #rabidopsis (#rticle +. 1’#rticle + décrivant la pres%ue totalité des résultats %ue nous avons obtenus au cours de l’analyse physiolo'i%ue de la réponse à l’urée@ nous ajouterons ici seulement %uel%ues compléments et illustrations 'raphi%ues non représentées dans l’article.III.

ou ne contenant pas d’azote (S).5 mM CO(NH2)2 (AN+U). 1 mM CO(NH2)2 (U).en µmol g-1 MF foliaire 60 A 50 40 30 20 10 0 4 MF g-1 3 2 1 0 RACINES FEUILLES AN AN+U U AS C 160 120 80 40 0 MF 2 1.5 0 RACINES S FEUILLES D B Figure 24.5 mM NH4NO3+0.8 a a 5 b 4 3 2 a a a b b c 1 0 Rapport feuilles/racines c d a b b Poids frais en g 0. Les plantes d’Arabidopsis ont été cultivées pendant 35 jours en hydroponie sur un milieu contenant 0. 0.en µmol g-1 MF racinaire NO3. Les conditions de culture sont les mêmes que pour la Figure 23.4 0. B).6 b 0.05. Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0. Les plantes ont alors été transférées sur différents milieux contenant 1 mM NH4NO3 (AN).2 0 RACINES AN AN+U FEUILLES U AS S Figure 23. Contenu en nitrate (A. Les valeurs sont des moyennes de 3 répétitions.5 mM NH4NO3. CO(NH2)2 en µmol NH4 en µmol + g-1 . en ammonium (C) et en urée (D) dans les racines et les feuilles des plantes après une semaine de culture sur différentes sources azotées. Distribution de le masse fraîche entre les racines et les feuilles des plantes après une semaine de culture sur différentes sources azotées. 1 mM (NH4)2SO4 (AS).0.5 1 0. NO3. Elles sont récoltées à 42 jours. une semaine après le transfert. Les valeurs sont des moyennes de 8 répétitions.

!e faXon plus surprenante@ S* . les plantules se développent bien sur urée ? elles sont bien vertes@ plus trapues et avec un pétiole plus court %ue les plantules cultivées sur ammonium nitrateB (ii. 1e syst"me de culture est désormais bien maNtrisé et donne des résultats beaucoup plus homo'"nes. Nutritions uréique et ammoniacale. III. 6ependant des points intéressants ont été observés au cours de ces expérimentations? (i. 6ependant l’analyse du contenu en ammonium dans les plantes ne nous permet pas de confondre nutritions ammoniacale et uréi%ue.@ est comparable avec nos expérimentations antérieures. 1es données illustrées sur la 3i'ure +I rév"lent un statut azoté similaire entre des plantes cultivées sur = ou sur #4... 1e développement vé'étal des plantes cultivées sur = et #4 est assez proche (3i'ure +0. les racines secondaires sont plus lon'ues chez les plantes cultivées sur urée par rapport à celles alimentées avec l’ammonium nitrateB (iv. En outre@ la croissance des racines plon'ées dans la solution ammoniacale est moindre par rapport à celle des racines au contact avec l’urée@ alors %ue la croissance de l’appareil foliaire est similaire (3i'ure +0.2. outefois des symptAmes de toxicité ammoniacale comme un jaunissement au niveau de la rosette des plantes@ sont apparus au cours de la culture sur #4@ alors %u’ils sont inexistants chez les plantes alimentées avec l’urée.. 6eci su''"re %ue cette particularité phénotypi%ue du développement racinaire en présence d’urée soit une réponse spécifi%ue à la molécule d’urée (voir para'raphe précédent. !epuis ces premiers essais préliminaires de cultures in . de nombreux poils absorbants apparaissent sur toute la lon'ueur de la racine principale et des racines secondaires au contact avec l’uréeB (iii. 6es résultats sont illustrés sur les 3i'ures +0 à +M.A.itr* en boNtes verticales@ des améliorations du syst"me de culture ont été développées. outefois les résultats %ue nous avons obtenus nous ont paru si'nificatifs dans la mesure oD@ notamment@ l’analyse des param"tres azotés sur les plantes alimentées avec les autres milieux azotés (#&@ #&K=@ = et 4. !evant l’absence de répétitions expérimentales@ nous avons fait le choix de ne pas publier les données obtenues avec une nutrition exclusivement ammoniacale (#4. au contact de l’urée@ les racines secondaires et tertiaires se développent de faXon importante pour former un réseau branchu au niveau de la partie supérieure de l’appareil racinaire.. Il serait donc intéressant de reprendre cette étude %uant à l’effet de l’urée sur l’architecture racinaire@ en utilisant ce nouveau syst"me de culture en boNtes verticales. En effet@ si le contenu en ammonium est identi%ue dans les racines entre les traitements = et #4@ l’ammonium s’accumule beaucoup plus dans les feuilles des plantes cultivées sur #4 (3i'ure +I6..racinaire.

Acides aminés totaux en µmol g-1 MF 50 40 30 20 10 0 RACINES FEUILLES Acides aminés en µmol g-1 MF racinaire Acides aminés en µmol g-1 MF foliaire 14 12 10 8 6 4 2 0 12 10 8 6 4 2 0 ALA ARG ASN ASP GABA GLN GLU GLY SER AN AN+U U AS S Figure 25. Les valeurs sont des moyennes de 3 répétitions. . Les conditions de culture sont les mêmes que pour la Figure 23. Contenu en acides aminés dans les racines et les feuilles des plantes après une semaine de culture sur différentes sources azotées.

mEme si les %uantités mesurées restent tr"s inférieures à celles %ui suivent un influx de 15&<4+.. 1a 'lutamine est le composé aminé majeur accumulé à la fois dans les racines et dans les feuilles. &ous retrouvons ici une forte accumulation des acides aminés dans les plantes cultivées sur #4 (3i'ure +M.I. 1e contenu en alanine contribue é'alement à cette forte accumulation dans les racines. 1a 3i'ure +S illustre les mesures des %uantités en 15&<4+ retrouvées dans les racines des plantes suite à un influx de M minutes de nitrate@ d’ammonium ou d’urée enrichis en 15&.les racines au contact d’#4 présentent la plus forte concentration en urée. 6ela su''"re %ue la présence d’ammonium induirait la voie de biosynth"se de l’urée dans la cellule racinaire. L’hydrolyse de l’urée 15& est la seule origine possible de cet ammonium 15&.. nous ont permis non seulement de suivre l’incorporation du 15&:3. 4i la présence préalable d’urée dans le milieu de culture favorise lé'"rement cet enrichissement@ les racines des plantes carencées en azote sont elles tr"s riches en 15&<4+. !e l’ammonium enrichi en *M& est retrouvé dans les racines suite à l’influx de 6:(15&<2. 1es informations les plus intéressantes de cette analyse du contenu en 15&<4+ sont celles obtenues suite à un influx de 6:(15&<2. 15&<4 et CO(15NH2)2 dans les différents acides aminés (Article 2. III. 1es acides aminés s’accumulent é'alement chez les plantes alimentées avec de l’urée@ mais dans une moindre mesure par rapport à celles placées sur ammonium@ en particulier au niveau de la partie aérienne.A.3.. 6e sont aussi les mEmes acides aminés %ui sont à l’ori'ine de cette accumulation (#rticle +.6/24. !ans les feuilles@ la sérine@ le 'lutamate et l’aspara'ine sont aussi bien représentés (3i'ure +M. mais aussi dans l’ammonium.2. et &<4 est suivi par un enrichissement important en &<4+. 4oit (i.2. Compléments aux anal ses par !C"#$. 6es résultats sont en accord avec les mesures d’influx (#rticle +@ 3i'ure 0.. Figure 4). 6et enrichissement est différent selon le statut azoté de la plante au moment oD l’influx est effectué.. 6et enrichissement en acides aminés est lié à la rapidité d’assimilation de l’ammonium absorbé@ sans la%uelle l’accumulation des ions &<IK pourrait atteindre des niveaux toxi%ues pour la plante. 4ans aucune surprise@ seulement d’infimes %uantités de inversement l’influx de 15 15 &<4+ sont décelées apr"s un influx de 15 15 &:3.@ caractéristi%ue de la nutrition ammoniacale (1o%ué R von 8irén@ +. 1es analyses par spectrométrie de masse couplée à une chromato'raphie 'azeuse (. une partie de l’urée contenue dans la solution de mar%ua'e été hydrolysée en *M&/ ammonium au cours de notre expérience d’influx@ ammonium alors absorbé par les racinesB soit (ii. le 15&<4+ provient de l’hydrolyse in planta par les uréases des cellules racinaires@ de S+ .

Contenu en 15NH4+ dans les racines des plantes après un influx de 5 minutes de nitrate. Suivi de l’incorporation du 15N dans les acides aminés des feuilles des plantes après un influx de 5 minutes d’urée 10 mM enrichie au 15N. Les influx ont été réalisés au 42ième jour de culture. Enrichissement foliaire des acides aminés (% 15N) 8 CO(15NH2)2 6 4 2 0 lu ln (2 N ) G ln (5 N ) ly ab a ln G lu Pr o Th r la Se r re a U G sn sp G A A A G G Py ro G V al AN AN+U U S Figure 27.µmol 15NH4+ g-1 MF racinaire 2 1 0 6 mM 15NO3 AN 10 mM 15NH4 10 mM CO(15NH2)2 AN+U U S Figure 26. Les valeurs sont des moyennes de 3 répétitions. .5 mM NH4NO3+0. 1 mM (NH4)2SO4 (AS).5 mM NH4NO3.5 mM CO(NH2)2 (AN+U). Les conditions de culture sont les mêmes que pour la Figure 26. ou ne contenant pas d’azote (S). une semaine après le transfert. Les plantes d’Arabidopsis ont été cultivées pendant 35 jours en hydroponie sur un milieu contenant 0. une semaine après le transfert. L’influx d’urée a été réalisé au 42ième jour de culture. Les plantes ont alors été transférées sur différents milieux contenant 1 mM NH4NO3 (AN). 0. Les valeurs sont des moyennes de 3 répétitions. d’ammonium ou d’urée enrichis au 15N. 1 mM CO(NH2)2 (U).

Le 15&<4+ mesuré dans les racines suite à l’influx d’urée pourrait donc aussi correspondre à l’ammonium uréique encore non métabolisé ou alors mis en réserve dans la vacuole..B . En effet@ %uel%ue soit le traitement azoté appli%ué aux plantes une semaine avant l’influx (#&@ #&K=@ = ou 4.@ ont permis de mettre en évidence des adaptations du métabolisme vé'étal aux différentes sources d’azote.l’urée absorbée.B.W*. 1a 3i'ure +T apporte la preuve directe de cette redistribution de l’urée des racines vers les feuilles en l’espace de seulement cin% minutes. et l’expérimentation de marquage s’est déroulée sur cinq minutes. #fin d’obtenir une plus lar'e caractérisation des effets de l’urée@ mais aussi dans le but d’expliciter plus finement les réponses de la plante@ nous avons orienté notre étude vers l’échelle moléculaire 'rQce à une analyse de l’expression 'éni%ue. Si l’ammonium 15 & mesuré dans ces racines provenait de l’hydrolyse. une hydrolyse de l’urée semble peu probable puisque nos mesures d’influx ont été effectuées en conditions stériles dans une chambre de culture à 21°C. III. Figure 3). 1’analyse du transcriptome à 'rande échelle est aujourd’hui rendue tr"s accessible 'rQce à la techni%ue des puces à #!& ou microarrays.W.B M..@ nous retrouvons de l’urée enrichie en *M& dans la partie aérienne de la plante suite à un influx d’urée radiomar%uée pendant M minutes. était rapidement métabolisé pour former les acides aminés. 1’analyse d’une masse suffisante de données d’expériences S0 . Toutefois. Ce n’est pas le cas. sont issues d’une hydrolyse partielle de l’urée dans la solution de marquage. 6elles/ci sont utilisées pour identifier et %uantifier la sur/ ou sous/expression d’un ensemble de '"nes dans une situation biolo'i%ue donnée. 1’allocation vers les feuilles d’une partie de l’urée absorbée avant son hydrolyse par les uréases des cellules racinaires@ est l’une des caractéristi%ues du transport et de l’assimilation de l’urée dans la plante ensei'née par nos expérimentations (#rticle +.WM. &ous l’avons vu@ les analyses physiolo'i%ues en réponse à différentes combinaisons d’un ré'ime azoté mixte #&W= (*. bien que l’influx d’urée soit induit dans les racines préalablement alimentées avec de l’urée (Article 2.. nous avons vu que l’ammonium issu de l’hydrolyse de l’urée dans la racine. &éanmoins@ le contenu en 15 &<4+ dans les racines végétales n’est pas significativement différent selon la source d’azote apportée. Anal3se génomi'ue globale de la réponse A l’urée chez Arabidopsis. aussi pouvons-nous supposer que les faibles quantités d’ammonium 15N mesurées dans les racines des plantes suite à un influx d’urée. alors nous nous attendrions à en retrouver davantage par rapport aux racines soumises aux autres régimes azotés. Dans l’Article 2..

Principe d’une puce à ADN. Les données sont lues au scanner. chacun composés de 64 blocs de 144 spots. Des ADNc de séquences connues sont fixés sur un support solide. selon un schéma inverse de celui du Northern blot. Cette technique repose sur l’hybridation moléculaire. un spot correspondant à un gène. Le mélange complexe d’ARN à tester est réverse transcrit. amplifié et marqué par deux fluorochromes différents. La puce CATMA contient 24576 GSTs réparties en 3 métablocs. chaque signal est normalisé puis analysé statistiquement afin de déterminer les gènes différentiellement exprimés.Figure 28. Figure 29. Le matériel marqué est alors hybridé sur la puce. . La puce CATMA.

6ette lame de verre contient des sondes correspondant aux +M. &ous avons ainsi identifié à l’aide de la puce 6# 2# (6omplete #rabidopsis ranscriptome 2icro#rray.@ les '"nes dont l’expression est modulée par le statut nutritionnel de la plante.@ +. =ne répétition techni%ue consiste à inverser les fluorochromes (dye/s9ap..!.enome Initiative@ +. 6oncernant la puce 6# 2#@ les #!&s déposés sont des sondes '"nes spécifi%ues appelées .B. développée par nos coll"'ues de l’=nité de Recherche en .. 1e matériel mar%ué est alors hybridé sur la puce 6# 2#@ et la %uantification des si'naux vert et rou'e permet d’évaluer l’expression différentielle de cha%ue '"ne d’un échantillon par rapport à l’autre. #vant d’apporter %uel%ues compléments à l’#rticle + %uant à la description des profils d’expression 'énérés par notre analyse transcriptome@ nous détaillerons ici %uel%ues points du 'rand principe d’une analyse par biopuce et plus particuli"rement par puce 6# III.@ avec des #!& complémentaires de sé%uence connue (sonde. 1es données obtenues sont normalisées puis soumises à une analyse statisti%ue afin de déterminer les '"nes différentiellement exprimés.énomi%ue Cé'étale à Evry (http?WW999. à M.. 1a %ualité de toutes les .4 s est vérifiée par électrophor"se sur un 'el d’a'arose@ avant %ue celles/ci soient déposées mécani%uement sur une lame de verre 'rQce à un robot (3i'ure +-. (3i'ure +-..or'W.ene 4e%uence a's.. #vant de procéder à l’hybridation sur la puce@ les #R&s des deux échantillons à comparer sont extraits@ réverse transcrits@ amplifiés puis mar%ués par deux fluorochromes différents (6yM@ rou'eB et 6y0@ vert... 1a miniaturisation des techni%ues de dépAt des #!&s permet l’étude de centaines de milliers d’#!& de sé%uences différentes en une seule fois. 1a puce 6# 2# contient +IMTS . paires de base@ obtenus à partir de sé%uences 'énomi%ues sur des ré'ions transcrites@ sélectionnées pour leur unicité dans le 'énome. '"nes d’#rabidopsis. 1es .@ 'énérées pour chacun des +M..4 s réparties en 0 métablocs@ chacun composés de SI blocs de *II spots@ un spot correspondant à un '"ne (3i'ure +L...@ fixés sur un support solide.M. La puce 2#... SI . attachés à chacun des deux échantillons (#llemeersch et al..4 s sont des fra'ments 'énomi%ues amplifiés par 56R d’une taille de *M.catma. 6# 2# 1e principe de base des puces à #!& est l’hybridation moléculaire d’#R&s ou d’#!&s préalablement mar%ués (cibles.sur puces peut permettre d’identifier des familles et des réseaux fonctionnels de '"nes mis en jeu sous l’effet du stimulus étudié.4 s (. '"nes d’#rabidopsis annotés au cours du sé%uenXa'e complet du 'énome ( he #rabidopsis ..

Comparaisons réalisées avec la puce CATMA.RACINES AN+U AN U FEUILLES Figure 30. Les flèches représentent les conditions comparées sur une même lame.5 mM de NH4NO3. dans le but d’évaluer l’impact de la fourniture d’urée sur l’expression génique. Les ARNs racinaire et foliaire ont été extraits de plantules d’Arabidopsis de 42 jours. Les moyennes des ‘exp1’ et ‘exp2’ sont indiquées dans les colonnes ‘repet’. Les plantes sont alors transférées sur différents milieux contenant 2 mM d’azote. Figure 31. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0. Pour chaque répétition biologique (‘exp1’ et ‘exp2’). seule la comparaison urée (U) vs ammonium nitrate (AN) au niveau des racines est représentée. et urée (U). Seulement un nombre très restreint de gènes est également illustré. ammonium nitrate et urée (AN+U). Tableau de présentation des résultats de l’analyse transcriptomique. . apporté sous les formes ammonium nitrate (AN).

1es résultats présentés ici seront identi%ues à ceux décrits dans cet article@ mais nous avons toutefois choisi des illustrations 'raphi%ues différentes@ dans le but d’avoir une autre vue d’ensemble des profils d’expression 'éni%ue 'énérés en réponse à l’urée.B. ajoutés dans les mEmes proportions.@ et la p/value (mesure statisti%ue de la différence d’expression. =n code couleur permet de visualiser facilement l’échelle des valeurs pour cha%ue colonne du tableau. #insi@ une couleur rou'e est attribuée aux '"nes induitsB les '"nes réprimés sont indi%ués en vert (3i'ure 0*. Il a été comparé à une solution contenant uni%uement de l’urée (=. 1es analyses de transcriptome à haut débit 'én"rent un énorme set de données.5our la réalisation de notre étude transcriptome cherchant à évaluer l’effet de l’urée sur l’expression 'éni%ue@ nous avons choisi de comparer trois nutritions azotées@ apportant chacune + m2 d’azote. 1e milieu ammonium nitrate (#&... Interprétation de nos données de transcriptome.".#. III. !es outils bioinformati%ues adaptés et puissants sont alors indispensables pour [faire parler’ l’ensemble des données expérimentales. et d’urée (=. 1eur SM 2#52#& pour interpréter .@ et à un mélan'e d’ammonium nitrate (#&. 6es données doivent Etre hiérarchisées mais aussi replacées dans un contexte biolo'i%ue déjà connu.@ le ratio moyen des lo'+ des intensités (rou'eWvert.. 1’analyse 'énomi%ue de la réponse nutritionnelle chez #rabidopsis@ nous a permis de dresser un catalo'ue des '"nes spécifi%uement ré'ulés par l’urée.. &ous avons choisi l’approche transcriptomi%ue dans le but d’élucider les réseaux de ré'ulation empruntés par la plante pour inté'rer l’assimilation de l’urée avec les autres voies métaboli%ues cellulaires@ et ainsi mettre en place les adaptations métaboli%ues et physiolo'i%ues %ue nous avons pu mesurées précédemment (#rticle +B 6hapitre II@ para'raphe III. (#rticle +. 1a liste exhaustive des '"nes dont la transcription est modulée en présence d’urée@ est détaillée dans l’#rticle +. 5ar ailleurs@ nous présentons ainsi %uel%ues/unes des applications offertes par l’outil des données 'énomi%ues. !e plus nous avons utilisé l’ensemble du matériel vé'étal à notre disposition@ séparé en racines et feuilles@ et nous avons réalisé une répétition biolo'i%ue (répétition expérimentale... a constitué notre référence. 1es résultats d’analyses différentielles sont présentés sous forme de tableau comportant pour cha%ue '"ne et pour cha%ue comparaison le lo'+ des intensités moyennes (rou'e et verte. #ussi l’exploitation de cette masse d’informations est/elle limitée par notre capacité à les interpréter. <uit comparaisons ont été effectuées (3i'ure 0..

05. et des plantes cultivées en présence d’ammonium nitrate (AN) .transport/ATP synthesis N-metabolism metal handling Co-factor and vitamine metabolism redox. P-value<0. 2004). Distribution en classes fonctionnelles des gènes racinaires et foliaires différentiellement exprimés entre des plantes cultivées en présence d’urée (U).5 mM de NH4NO3. Les plantes sont alors transférées sur deux milieux contenant 2 mM d’azote. Classification MAPMAN (Thimm et al.Processus biologiques induits dans les racines U vs AN Processus biologiques réprimés dans les racines U vs AN Acides aminés 5% Stress 7% Transport 11% Hormone 6% Transport 7% Protéine 7% ARN 14% Protéine 7% ARN 12% Processus biologiques réprimés dans les feuilles U vs AN Paroi cellulaire 6% Processus biologiques induits dans les feuilles U vs AN Métabolisme COH majeur 4% Acides aminés 9% Hormone 9% Métabolisme secondaire 6% Hormone 4% Protéine 13% ARN 11% PS glycolysis OPP cell wall amino acid metabolism secondary metabolism tetrapyrrole synthesis polyamine metabolism C1-metabolism DNA cell not assigned Stress 3% Transport 7% Signalisation 5% ARN 14% Stress 5% Protéine 8% 14% metabolism major CHO 5% fermentation 8% TCA/org. . Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0. transformation lipid metabolism S-assimilation hormone metabolism stress nucleotide metabolism misc protein development minor CHO metabolism gluconeogenese/ glyoxylate cycle mito e..regulation Biodegradation of Xenobiotics RNA signalling transport Figure 32. apporté sous les formes ammonium nitrate (AN). ou urée (U). Les ARNs racinaires et foliaires ont été extraits de plantules d’Arabidopsis de 42 jours.

5lusieurs lo'iciels sont aujourd’hui disponibles. 1es dia'rammes présentés sur les 3i'ures 0I à 0L sont %uel%ues unes des interprétations 'raphi%ues de la compilation de nos données par le lo'iciel 2#52#&. 3inalement la masse de données 'énomi%ues se traduit par une représentation symboli%ue des voies métaboli%ues et autres processus biolo'i%ues@ oD cha%ue '"ne mis en jeu sous l’effet du stimulus étudié est représenté par un petit carré. 1es classes fonctionnelles les plus représentées selon les comparaisons sont ici facilement visualisées.. 6e mEme classement est présenté dans les ableaux III et CI@ complémentaires à l’#rticle +.développement a connu un formidable essor parall"lement aux avancées technolo'i%ues des approches transcriptomi%ues. permet le classement des données 'énomi%ues dans des caté'ories fonctionnelles hiérarchi%ues. 5armi les '"nes cibles différentiellement exprimés@ les '"nes de biosynth"se des cyto>inines At")T3 et At")T5 sont SS . 5our notre étude nous avons choisi le lo'iciel 2#52#& 2#52#& ( himm et al. 1es '"nes impli%ués dans un processus particulier sont ainsi 'roupés dans lGespace@ et des orientations biolo'i%ues particuli"res sont facilement mises en évidence@ alors %u’elles seraient moins apparentes sur une liste de '"nes individuels. 1a dominance de la couleur bleu indi%ue %ue ces '"nes sont majoritairement induits (3i'ure 0M#. 1a visualisation 'raphi%ue des '"nes %ui répondent à l’urée montre clairement une plus forte modification des niveaux de transcription lors%ue l’urée est la seule source d’azote disponible pour la plante@ par rapport à un mélan'e urée et #& (3i'ures 0I à 0L #@ et $.. 1a forte proportion des '"nes répondant à l’urée@ impli%ués dans la transcription et le métabolisme protéi%ue déjà relevé dans l’#rticle +@ se retrouve ici (3i'ures 0M et 0-. Il apparaNt clairement %ue le passa'e d’une forme azotée #& vers l’urée@ en'endre chez le vé'étal@ de profondes variations dans l’expression des '"nes assi'nés à des processus métaboli%ues tr"s variés (3i'ures 0I et 0T.. 1es chan'ements de l’expression 'éni%ue sont aussi plus importants au niveau racinaire %ue foliaire (3i'ures 0I@ 0M@ 0S@ et 3i'ures 0T@ 0-@ 0L. !ans les racines@ les processus de ré'ulation médiés par les cyto>inines et l’acide jasmoni%ue sont réprimés alors %ue la ré'ulation par les auxines et l’éthyl"ne est plutAt induite..IB 7tt"=>>gabi6r?"d6de>"ro@e*t!>Ma"Man>... 1es 3i'ures 0+ et 00 illustrent sous forme de dia'rammes circulaires cette répartition en classes fonctionnelles des '"nes différentiellement exprimés au cours de notre étude.. =n autre module du lo'iciel 2#52#& combine ces données fonctionnelles@ pour replacer cha%ue '"ne au cmur des processus biolo'i%ues dans les%uels il intervient.@ +. 6ha%ue '"ne est ainsi assi'né à une fonction biolo'i%ue d"s lors %ue celle/ci soit connue dans les bases de données publi%ues.

transformation lipid metabolism S-assimilation hormone metabolism stress nucleotide metabolism misc protein development Processus biologiques réprimés dans les feuilles AN+U vs AN Photosynthèse 8% Métabolisme COH majeur 8% Paroi cellulaire 8% Acides aminés 5% ARN 18% Hormone 8% Transport 8% Développement 5% Protéine 10% Transport 6% Développement 3% minor CHO metabolism gluconeogenese/ glyoxylate cycle mito e. Les plantes sont alors transférées sur deux milieux contenant 2 mM d’azote..Processus biologiques induits dans les racines AN+U vs AN Processus biologiques réprimés dans les racines AN+U vs AN Paroi cellulaire 8% Lipide 6% Hormone 3% Stress 3% ARN 11% Protéine 5% Signalisation 6% Transport 9% Développement 5% Protéine 10% ARN 21% Développement 4% Processus biologiques induits dans les feuilles AN+U vs AN Lipide 3% Acides aminés 3% Métabolisme secondaire 8% Hormone 6% Stress 9% Protéine 10% ARN 5% PS glycolysis OPP cell wall amino acid metabolism secondary metabolism tetrapyrrole synthesis polyamine metabolism C1-metabolism DNA cell not assigned 14% metabolism major CHO 5% fermentation 8% TCA/org. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0. 2004). Distribution en classes fonctionnelles des gènes racinaires et foliaires différentiellement exprimés entre des plantes cultivées en présence d’ammonium nitrate et d’urée (AN+U). .regulation Biodegradation of Xenobiotics RNA signalling transport Figure 33. P-value<0.05.transport/ATP synthesis N-metabolism metal handling Co-factor and vitamine metabolism redox. ou urée (U).5 mM de NH4NO3. Classification MAPMAN (Thimm et al. apporté sous les formes ammonium nitrate (AN). et des plantes cultivées en présence d’ammonium nitrate (AN) . Les ARNs racinaires et foliaires ont été extraits de plantules d’Arabidopsis de 42 jours.

5 mM de NH4NO3. Les plantes sont alors transférées sur deux milieux contenant 2 mM d’azote. ou urée (U).05. . apporté sous les formes ammonium nitrate (AN).. U vs AN B. Classification MAPMAN (Thimm et al. P-value<0. Les ARNs ont été extraits sur des racines d’Arabidopsis de 42 jours. et rouge s’il est réprimé en présence d’urée.A. Le carré est bleu si le gène est induit. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0. 2004). Un carré représente un gène. Vue d’ensemble des gènes racinaires liés au métabolisme. AN+U vs AN Figure 34.

2004). . Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0. U vs AN AtIPT5 AtIPT3 B. P-value<0. ou urée (U).5 mM de NH4NO3. Vue d’ensemble des gènes racinaires liés aux processus de régulation.05. Classification MAPMAN (Thimm et al. Les ARNs ont été extraits sur des racines d’Arabidopsis de 42 jours. Le carré est bleu si le gène est induit. et rouge s’il est réprimé en présence d’urée. Les plantes sont alors transférées sur deux milieux contenant 2 mM d’azote. Un carré représente un gène.A. apporté sous les formes ammonium nitrate (AN).. AN+U vs AN Figure 35.

. apporté sous les formes ammonium nitrate (AN).A. Vue d’ensemble des gènes racinaires liés aux processus de transport. AN+U vs AN Figure 36. et rouge s’il est réprimé en présence d’urée. P-value<0.5 mM de NH4NO3. 2004). Un carré représente un gène.. Les ARNs ont été extraits sur des racines d’Arabidopsis de 42 jours. Classification MAPMAN (Thimm et al. Le carré est bleu si le gène est induit.05. ou urée (U).1 AtDUR3 AtAMTs B.5 AtNrt1. Les plantes sont alors transférées sur deux milieux contenant 2 mM d’azote. U vs AN AtNrt2. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0.

ou urée (U). apporté sous les formes ammonium nitrate (AN). P-value<0. U vs AN B.A. AN+U vs AN Figure 37. . Les ARNs ont été extraits sur des rosettes d’Arabidopsis de 42 jours.5 mM de NH4NO3. 2004). Le carré est bleu si le gène est induit. Vue d’ensemble des gènes foliaires liés au métabolisme. et rouge s’il est réprimé en présence d’urée. Classification MAPMAN (Thimm et al. Les plantes sont alors transférées sur deux milieux contenant 2 mM d’azote.05.. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0. Un carré représente un gène.

et rouge s’il est réprimé en présence d’urée. 2004). Les plantes sont alors transférées sur deux milieux contenant 2 mM d’azote. AN+U vs AN Figure 38. Un carré représente un gène. apporté sous les formes ammonium nitrate (AN). . Les ARNs ont été extraits sur des rosettes d’Arabidopsis de 42 jours. P-value<0. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0.. ou urée (U). Vue d’ensemble des gènes foliaires liés aux processus de régulation.A. U vs AN B. Classification MAPMAN (Thimm et al.5 mM de NH4NO3. Le carré est bleu si le gène est induit.05.

apporté sous les formes ammonium nitrate (AN). U vs AN B. Le carré est bleu si le gène est induit. Un carré représente un gène.05. Les plantes sont alors transférées sur deux milieux contenant 2 mM d’azote. Vue d’ensemble des gènes foliaires liés aux processus de transport. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 0. .A. 2004). Les ARNs ont été extraits sur des rosettes d’Arabidopsis de 42 jours.5 mM de NH4NO3. P-value<0. Classification MAPMAN (Thimm et al.. et rouge s’il est réprimé en présence d’urée. AN+U vs AN Figure 39. ou urée (U).

H l’inverse@ les '"nes N"T2 (nitrilase.S.M... 1’éthyl"ne est un autre si'nal hormonal impli%ué dans la formation des racines latérales (#loni et al.réprimés dans les racines des plantes cultivées sur urée (3i'ure 0M#. 1es auxines stimulent la formation des racines latérales et adventives@ alors %ue les cyto>inines inhibent la formation des racines et inversent l’effet des auxines (#loni et al.. out comme le ma7s et le blé (6hapitre I..S. &ous pouvons donc envisa'er %ue ces variations dans le niveau d’expression des '"nes liés aux phytohormones@ soient une explication à la stimulation du développement racinaire des plantes sur urée (#rticle +.. &ous retrouvons l’induction du '"ne AtNrt2..... 4i une nutrition exclusivement sous forme d’urée est aussi moins efficace par rapport à une nutrition mixte de nitrate et ammonium chez #rabidopsis@ l’urée est@ en revanche@ aussi efficace %u’une nutrition ammoniacale en terme de croissance (6hapitre II@ 5ara'raphe III. 1tilisation de l’urée par Arabidopsis conclusions & perspectives.@ +. !ifférents '"nes de type #RR répondent aussi né'ativement à l’urée. Il est difficile de savoir si cette si'nalisation hormonale particuli"re est une réponse à l’urée elle/mEme@ ou si elle traduit un chan'ement du statut azoté interne de la plante sous une alimentation uréi%ue@ c’est/à/dire la baisse des ressources en azote (#rticle +.@ +. En effet les cyto>inines et les auxines ont des rAles anta'onistes dans le développement racinaire. !ans les feuilles@ la différence est moins nette et les '"nes de si'nalisation par les auxines semblent autant induits %ue réprimés (3i'ure 0-#.@ sont induits dans les feuilles en présence d’urée. I0.@ #rabidopsis est capable d’absorber l’urée sous sa forme moléculaire@ et d’utiliser l’azote uréi%ue pour assurer sa croissance. 6hez les céréales@ l’urée représente la source d’azote la moins efficace en terme de rendement par rapport à l’ammonium sulfate et surtout à l’ammonium nitrate (#rticle *@ 6hapitre I.. 1es plantes alimentées avec de l’urée comme seule source d’azote présentent aussi des symptAmes caractéristi%ues d’une limitation en azote... !ans le cas du '"ne codant pour la nitrilase +@ cette induction semble spécifi%ue à l’urée (#rticle +@ ableau III.18 codant respectivement pour un transporteur à haute et à faible affinité du nitrate (3i'ure 0S#.58 ainsi %ue la répression du '"ne AtNrt1. et C5)6371@ '"nes de la voie de biosynth"se des auxines (8ood9ard R $artel@ +. 6oncernant les processus liés au transport@ le transport de l’ammonium est induit@ de mEme %ue celui des acides aminés et des cations divalents. 6e man%ue d’azote n’est pas 'énéré par ST ... # l’inverse@ les a%uaporines et le transport du sulfate sont inhibés (3i'ure 0S#..

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1’ori'inalité de notre étude tient à notre analyse du transcriptome d’#rabidopsis en réponse à une addition d’urée. 5référentiellement nous choisirons comme matériel vé'étal des plantes issues d’une culture indépendante à celles utilisées pour notre analyse 'énomi%ue 'lobale.. 1e transport d’urée semble positivement ré'ulé par son substrat@ l’urée@ et inhibé par la présence d’ammonium nitrate. &ous avons é'alement pu mesurer l’effet de l’addition d’urée à d’autres sources azotées sur l’influx de nitrate@ d’ammonium ou d’urée. =ne faible partie de l’urée absorbée semble Etre toutefois@ véhiculée vers les parties aériennes par les vaisseaux du xyl"me (3i'ure +T.une incapacité des plantes à assimiler l’azote issu de l’urée@ mais il naNt plutAt consécutivement à une moindre efficacité d’absorption de l’urée par les racines@ par rapport au nitrate ou à l’ammonium. 1’ensemble de nos résultats de transcriptome devra toutefois Etre validé@ par exemple par la confirmation de l’expression différentielle de %uel%ues '"nes en R /56R %uantitative. &ous avons ainsi obtenu un set de '"nes cibles %ui répondent spécifi%uement à l’urée..# pour former 'lutamine et autres acides aminés nécessaires à la croissance de la plante. &ous avons ainsi pu relier nos résultats physiolo'i%ues et la modulation de l’expression 'éni%ue en réponse à l’urée chez #rabidopsis (#rticle +.:. S- . En outre la présence d’urée dans le milieu semble inhiber le transport du nitrate@ alors %ue le transport d’ammonium semble inductible par la présence d’urée (#rticle +.4/ . &otre étude transcriptome ainsi validée@ nos efforts porteront alors sur la compréhension des mécanismes mis en jeu par ces '"nes cibles en réponse à l’urée. En effet@ l’urée absorbée est rapidement hydrolysée par les uréases des cellules racinaires@ et l’ammonium produit est alors assimilé via le cycle ..

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&ous avons aussi renouvelé les solutions nutritives tous les deux jours dans le cas du ma7s et du blé@ et %uotidiennement pour #rabidopsis. En cela@ ce travail constitue (à notre connaissance. 2al'ré tout@ nous ne pouvons pas affirmer %u’une petite partie de l’urée apportée n’a pas été hydrolysée dans nos conditions de culture en hydroponie (#rticles * et +. SL . 6es expériences nous ont permis de mettre en évidence des adaptations du métabolisme vé'étal en réponse à l’urée. &ous avons aussi obtenu des résultats assez puissants@ notamment 'rQce à l’utilisation d’urée mar%uée à l’azote *M et aux mesures d’influx d’urée@ pour pouvoir affirmer %ue l’urée est effectivement absorbée par les racines des plantes sous sa forme moléculaire@ et ceci aussi bien chez le ma7s et le blé %ue chez #rabidopsis.éta /( &otre travail s’est attaché à mieux comprendre les mécanismes mis en jeu par la plante en réponse à une addition d’azote sous la forme urée. 4’il y a effectivement eu une hydrolyse partielle de l’urée@ le phénom"ne reste néanmoins tr"s faible dans nos conditions de culture. 5lantes de 'randes cultures (ma7s et blé.@ et #rabidopsis@ rév"lent des [états physiolo'i%ues’ 'lobalement identi%ues. &ous avons tout d’abord fait le choix d’un syst"me de culture en hydroponie@ dans le%uel les param"tres de la nutrition minérale sont parfaitement contrAlés..CONCLUSION GENERALE Efficacité d’ ti!i"ati#$ d% !’ &é% 'a& !%" -é. L’absorption de l’urée & le problème de son h3drol3se. 1’étude de l’absorption de l’urée impli%ue un strict contrAle de son processus d’hydrolyse. 6es analyses physiolo'i%ues ont été complétées au niveau moléculaire par une analyse de l’expression 'éni%ue chez #rabidopsis à l’aide des puces 6# 2#. &ous avons ainsi multiplié les précautions afin d’empEcher l’hydrolyse de l’urée dans nos conditions de culture. &ous avons tout d’abord mis en place une vaste étude sur différents param"tres métaboli%ues@ afin de caractériser [l’état physiolo'i%ue’ de la plante soumise à une nutrition uréi%ue. I.@ la premi"re étude transcriptomi%ue en réponse à l’urée. Enfin@ au cours de nos cultures sur céréales@ nous avons suivi l’évolution de la solution uréi%ue par des contrAles ré'uliers de p<@ contenus en urée@ ammonium et nitrate.

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. 6ette plus faible efficacité d’utilisation d’urée par les plantes semble davanta'e due à une plus faible efficacité d’absorption de l’urée@ plutAt %u’à une plus faible assimilation de l’azote issu de l’urée@ par rapport au nitrate et à l’ammonium. &otre étude du transcriptome montre %ue l’expression du '"ne At&%R3 est fortement induite dans les racines des plantes alimentées avec de l’urée par rapport à celles au contact d’ammonium nitrate.. 6ependant il peut exister d’autres syst"mes de transport de l’urée.@ +.II. 5ar contre la transcription de deux a%uaporines #t+'+L-T..# @ de la mEme faXon %ue l’ammonium absorbé@ issu de la photorespiration@ ou de la réduction du nitrate (#rticle +. 6ela su''"re l’existence d’un autre niveau de ré'ulation du transport d’urée par #t!=R0@ en aval de la transcription. #insi@ nous pouvons supposer %ue le transport d’urée %ue l’on a mis en évidence se fait@ du moins en partie@ via la protéine #t!=R0. 1’ammonium issu de l’hydrolyse de l’urée par les uréases des cellules racinaires@ est alors incorporé aux différents acides aminés via le cycle . et #t+'0I0L.. est spécifi%uement induite par l’urée (#rticle +. 1’urée reste toutefois une source d’azote moins efficace@ en terme de rendement@ %u’une solution mixte de nitrate et d’ammonium@ mais aussi efficace par rapport à une nutrition ammoniacale@ du moins pour #rabidopsis. &ous avons apporté la preuve physi%ue d’un transport d’urée à travers les racines des plantes@ mais %u’en est/il des modalités du transport de l’urée au niveau moléculaires 1’é%uipe de &icolaus von 8irén a identifié un transporteur à haute affinité de l’urée chez #rabidopsis@ #t!=R0 (1iu et al.@ +. 2a7s@ blé et #rabidopsis sont non seulement capables d’absorber l’urée sous sa forme moléculaire@ mais aussi d’assimiler l’azote issu de l’urée afin d’assurer leur croissance.@ ainsi %ue %uatre protéines tonoplasti%ues (#t I5s. En effet@ la nutrition uréi%ue est associée à une forte au'mentation des %uantités de 'lutamine dans la plante.@ +.0b. assurant le transport facilité de l’urée (1iu et al. 1e niveau d’expression d’aucun des %uatre transcrits #t I5s n’est modifié en réponse à l’urée dans notre analyse transcriptome.. . #lors %ue 1iu et collaborateurs ont montré une surexpression du '"ne At&%R3 au cours de la carence azotée (1iu et al..:.0a.@ nous n’avons pas mesuré d’au'mentation de l’influx d’urée chez nos plantes carencées (#rticle +. Absorption & Assimilation de l’urée. &ous avons aussi montré %ue l’influx d’urée dans les racines est positivement ré'ulé par la présence préalable d’urée dans le milieu de culture (#rticle +.4/.0a. 1e transport d’urée via les a%uaporines a déjà été montré par syst"me d’expression T...

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1ors%ue l’on ajoute de l’ammonium nitrate@ le '"ne reste induit dans les racines@ mais cette induction est fortement réduite dans l’une de nos répétitions biolo'i%ues (pour l’autre répétition@ le '"ne est aussi induit mais la )value est supérieure à .5 et AtNRT2. 1’urée a un rAle nutritionnel en tant %ue tel en permettant la croissance vé'étale lors%u’elle constitue la seule source d’azote disponible pour la plante. 1’au'mentation de l’influx d’urée dans les racines des plantes préalablement alimentées avec l’urée comme seule source d’azote le prouve. !es études complémentaires comme l’étude d’expression de ces '"nes par R /56R %uantitative ou l’analyse de mutants@ sont à envisa'er pour obtenir de nouvelles informations %uant à la fonction de ces '"nes et leur éventuelle implication dans le transport de l’urée.erbeau et al. L’urée facteur nutritionnel régulateur du transport de l’azote. 1e '"ne AtNRT2.@ *LLLB . 1a présence d’urée ré'ule é'alement les syst"mes de transport dédiés aux trois formes azotées@ nitrate@ ammonium et urée. 4i ces observations sont parfaitement confirmées au niveau moléculaire dans le cas du transport de l’ammonium@ les réponses concernant le pattern d’expression des '"nes de transport du nitrate sont plus contrastées..@ *LLL.. En revanche cette au'mentation s’av"re Etre contrebalancée par l’ajout d’ammonium nitrate dans la solution nutritive.1 et AtA!T29.M.4@ elle diminue le niveau de transcription du '"ne AtNRT1.hétérolo'ues dans les ovocytes de xénopes (Ec>ert et al. &ous pouvons donc penser %ue ces deux a%uaporines soient aussi des transporteurs potentiels d’urée.38 AtA!T1. 1a présence d’ammonium nitrate semble donc inhiber le transport d’urée (#rticle +..@. 6ette observation est en accord avec notre analyse transcriptome %ui montre %ue le '"ne At&%R3 est fortement induit dans les racines en présence d’urée. III. Zuant aux syst"mes de transport du nitrate et de l’ammonium@ nos résultats montrent %u’ils sont aussi ré'ulés par la présence d’urée. En effet@ notre analyse 'énomi%ue rév"le une au'mentation du niveau d’expression des transcrits de trois transporteurs d’ammonium en réponse à la seule présence d’urée ( AtA!T1.. 1’urée semble directement impli%uée dans la ré'ulation de son propre transport. #lors %ue l’influx de nitrate est réduit suite à une période de culture des plantes sur une solution nutritive contenant uni%uement de l’urée@ comparée à une solution mixte d’urée et d’ammonium nitrate@ l’influx d’ammonium est %uant à lui stimulé (#rticle +. Zuant au nitrate@ si la présence d’urée stimule l’expression des '"nes AtNRT2.1.1@ le plus abondamment transcrit dans les racines et majoritaire dans l’influx du T* .

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.@ +. !es études complémentaires seront nécessaires afin de comprendre les modalités des mécanismes de ré'ulation par l’urée du transport du nitrate@ mais aussi de l’ammonium et de l’urée.#..@ n’est pas différentiellement exprimé en réponse à l’urée. 3orts de ces connaissances@ nous pourrons ainsi améliorer l’efficacité d’absorption et d’assimilation de l’urée chez les plantes@ et réhabiliter l’urée en tant %ue fertilisant azoté@ dans un souci d’une a'riculture durable@ moins co_teuse et plus respectueuse de l’environnement.*.$. T+ .+.. outefois@ nous pouvons penser %ue l’urée jouerait bien un rAle de molécule si'nal dans la mise en place de l’architecture racinaire. L’urée molécule signal B :utre son rAle nutritionnel@ l’urée semble Etre impli%uée dans le développement de la racine. &otre travail apporte donc de réelles avancées dans la compréhension des mécanismes d’absorption et d’assimilation de l’urée chez les plantes. &os analyses transcriptome montrent é'alement une corrélation étroite entre apport d’urée et expression de différents '"nes liés à la si'nalisation et à la synth"se des hormones auxine et cyto>inine@ faisant plus penser à un effet systémi%ue de l’urée (voir 6hapitre II@ 5ara'raphe III. I0.+.. !e nombreuses %uestions restent cependant sans réponses à l’issue de ce travail@ ce %ui ouvre un vaste champ d’investi'ations pour de futures recherches. !ans l’état actuel de nos différentes expérimentations@ il nous est difficile de savoir si c’est un effet propre à la molécule urée@ ou si ce phénom"ne traduit plus une réponse à la limitation en azote... 2Eme si ce ne sont %ue des études préliminaires %u’il faudra étoffer@ nos cultures in .nitrate à haute affinité (:rsel et al. En effet ma7s@ blé@ et #rabidopsis présentent tous le mEme phénotype racinaire en réponse à la présence d’urée@ à savoir un développement accru de la racine (#rticles * et +.itr* en boNtes verticales semblent montrer un effet local de l’urée sur le développement racinaire (voir 6hapitre II@ 5ara'raphe III.

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1es al'ues ont été récoltées sur l’#rchipel de $réhat (cAte nord bretonne@ 3rance.1"i#!#. 6hacun des trois extraits a été choisi pour sa composition chimi%ue particuli"re.B. 1’activité élicitrice de cet extrait a été caractérisée@ pour la premi"re fois@ 'rQce à une étude du transcriptome par macroarray chez !edicag* Truncatula (6luzet et al.@ +. et préparées selon les process de fabrication de notre partenaire industriel@ la société $iotech2arine@ une filiale du 'roupe Roullier basée à 5ontrieux (6Ates d’#rmor@ ++. T0 . 6et extrait a été obtenu par une hydrolyse a%ueuse en milieu alcalin d’al'ues brunes.. )*trait !"CD..I.@ +..i0 %"( I.i)i0 %" & '. I. &escriptif des e*traits marins. 1’expression de nombreux '"nes de défense est induite suite à la pulvérisation de l’extrait d’al'ue@ et cet extrait 'én"re aussi une protection accrue des plantes contre les atta%ues patho'"nes (6luzet et al..a spp. obtenu selon une méthode d’extraction a%ueuse à chaud. Il est essentiellement composé de polysaccharides@ et en particulier d’acides uroni%ues et de sucres neutres %ui représentent respectivement *T et I0J des sucres totaux.CHAPITRE I Et d%" *i#c. 6’est un extrait d’al'ues vertes (%l. rois extraits d’al'ues marines ont été utilisés au cours de notre étude. I. )*trait !!!9. 6’est un extrait auxini%ue@ dési'né ainsi du fait de sa richesse en auxines estimées à I+SL e' 1/*...I.A.

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v). a été ajouté aux solutions de pulvérisation à une concentration finale de . Les trois extraits d’algue ont été testés.@. 5our le second lot@ les différents extraits d’al'ue ont été ajoutés directement dans la solution nutritive à une concentration de 1‰ (v. 1a solution nutritive a été renouvelée tous les deux jours@ et l’ensemble des plantes a été récolté au I+ i"me jour de culture.$. )*trait @AE!. Racines et feuilles ont été séparés@ pesés@ puis con'elés dans l’azote li%uide afin d’Etre analysés. 1es plantes ont été récoltées une heure@ puis un@ TI .A.*J. II. chacun à deux concentrations différentes suivant les recommandations de BiotechMarine: 10 et 1% pour les extraits 1116 et NA9158. II. 6et extrait a été préparé à partir d’al'ues brunes selon une extraction a%ueuse en milieu acide et à chaud. &ous avons choisi la culture en hydroponie d’#rabidopsis afin de tester l’effet des extraits d’al'ues sur les param"tres azotés de la plante. Le milieu de culture a été renouvelé tous les deux jours.. 7ise au point du dispositif e*périmental de culture. les plantules ont été séparées en deux lots. 1es extraits d’al'ues ont été apportés aux plantes@ soit par pulvérisation foliaire@ soit ils ont été directement ajoutés à la solution nutritive. Après 35 jours de culture. =ne seconde expérimentation réalisée dans les mEmes conditions@ s’est attachée à faire une étude cinéti%ue de l’effet des substances marines sur la croissance@ les param"tres azotés et l’expression des '"nes chez #rabidopsis. #fin de faciliter l’absorption@ un a'ent mouillant (4il9et. 1% et 1‰ pour l’extrait 1208. n' 1/*. 6ertaines plantes ont été pulvérisées avec de l’eau@ et d’autres n’ont subi aucune pulvérisation@ en terme de contrAles. Il est riche en cyto>inines (MS. )ffets des e*traits d’algues sur la croissance & le statut azoté de la plante.D. !es 'raines d’#rabidopsis ont été semées puis cultivées en conditions contrAlées sur une solution nutritive contenant * m2 de &<4&:3 (Article 3).. Des pulvérisations d’extraits d’algue ont été réalisées sur les feuilles des plantes de l’un des lots (Article 3).I. 1es contenus en azote total@ en nitrate et en acides aminés ont été mesurés afin de caractériser le statut azoté des plantes selon le traitement imposé.

Les plantes d’Arabidopsis ont été cultivées pendant 35 jours en hydroponie sur un milieu contenant 1 mM NH4NO3.05. Les valeurs sont des moyennes de 8 répétitions. No 2O np ulv éri sé 1/1 00e 1/1 00e 1/1 000 1/1 00e 0 1/1 0e 1/1 0e H . Les plantes sont récoltées à 42 jours. Les plantes ont alors été séparées en 2 lots. puis 3 extraits d’algues ont été ajoutés à la solution nutritive (1‰). Les différentes lettres correspondent aux groupes significativement différents à P<0. une semaine après l’apport d’algues. ou pulvérisés sur les feuilles à différentes concentrations.A 200 Poids frais racinaire en mg a 150 100 50 0 B Poids frais racinaire en mg Poids frais foliaire en mg 200 160 120 80 40 1/1 00e 1/1 00e 1/1 00e e H 2O np ulv éri sé 1/1 0e 1/1 0e a Poids frais foliaire en mg 600 b a b 400 c d 200 c 0 a b b b b b b b 600 400 200 0 e 1/1 000 No EXT 1116 EXT NA9158 EXT 1208 NH4NO3 Figure 40. Distribution de le masse fraîche entre les racines et les feuilles des plantes après l’apport des extrais d’algues directement dans la solution (A) ou par pulvérisation foliaire (B).

.a été pulvérisé@ avec deux points de cinéti%ue@ une heure et sept jours.et les plantes témoins.(*t..(3i'ure I.. B.. 1’ensemble de ces résultats a été confirmé lors de notre deuxième expérimentation (Figure 42A.$. 1es plantes répondent différemment aux extraits d’al'ues selon %u’ils soient ajoutés directement dans la solution nutritive ou pulvérisés sur la rosette (3i'ure I. 1es plantes cultivées sur l’extrait *+. et C). 1es param"tres azotés n’ont pas été mesurés lors de cette expérimentation... !e mEme@ les concentrations en nitrate et en acides aminés totaux ont peu varié suite aux pulvérisations (3i'ure I*$@ 6.. En revanche@ %uel %ue soit le type d’extrait et sa concentration@ peu de différences de croissance sont apparues entre les contrAles et les plantes pulvérisées avec les extraits d’al'ues..@ L*M.. 6ependant l’extrait *+.trois et sept jours apr"s pulvérisation des extraits ***S (*.(*. &ous n’avons toutefois observé aucune différence %uant à l’aspect des racines entre ces plantes traitées avec l’extrait *+. 1a concentration utilisée était certainement trop forte pour cet extrait. Enfin@ nous avons répété cette derni"re culture mais en la simplifiant.. )ffets des e*traits d’algues sur la croissance et les paramètres azotés des plantes.. #ucune différence du contenu en azote total n’est apparue suite à la pulvérisation des extraits ***S et *+. 6ompte tenu de la faible croissance des plantes nourries avec les extraits d’al'ues apportés en solution@ nous avons choisi d’effectuer les analyses uni%uement sur les plantes soumises à la pulvérisation des extrais d’al'ues.#. TM . II.(l’azote total n’a pas été mesuré pour la pulvérisation de l’extrait &#L*M-. et *+..B. 1ors%ue les extraits sont directement dilués dans le milieu de culture@ l’effet sur la croissance des plantes est 'lobalement né'atif sauf pour l’extrait &#L*M..J.J.. (3i'ure I*#.étaient extrEmement chétives (pourrissement de la racine. 4eul l’extrait *+. 1a pulvérisation avec l’extrait ***S à *J a toutefois entraNné une lé'"re au'mentation de la concentration en nitrate dans les racines.utilisé à *t a conduit à un effet de croissance positif sur l’ensemble de la plante et plus particuli"rement sur la racine (3i'ure I.

No np ulv éri sé 2O 2O np ulv éri sé 0 1/1 0e 1/1 0e 1/1 0e 1/1 000 1/1 0e 0 H . une semaine après l’apport d’algues.5 4 3.5 3 1/10e 1/100e 1/100e 1/1000e H2O Non pulvérisé N total en mmol g-1 MS foliaire 5.5 4 1/10e 1/100e 1/100e 1/1000e H2O Non pulvérisé B NO3. en nitrate (B) et en acides aminés (C) dans les racines et les feuilles des plantes après la pulvérisation foliaire des extraits d’algues. Les plantes sont récoltées à 42 jours.en µmol g-1 MF racinaire NO3.en µmol g-1 MF foliaire 160 120 80 40 1/1 00e 1/1 00e 1/1 00e e 1/1 000 e 40 20 1/1 00e 1/1 00e 1/1 00e e H 2O np ulv éri sé No Acides aminés en µmol g-1 MF racinaire 20 15 10 5 0 1/1 0e Acides aminés en µmol g-1 MF foliaire 20 15 10 5 0 1/1 0e 1/1 00e 1/1 00e 1/1 00e e H 2O np ulv éri sé 1/1 00e 1/1 00e 1/1 00e 1/1 0e No 1/1 0e 1/1 000 H C 1/1 000 No EXT 1116 EXT NA9158 EXT 1208 NH4NO3 Figure 41. Les plantes d’Arabidopsis ont été cultivées pendant 35 jours en hydroponie sur un milieu contenant 1 mM NH4NO3. 3 extraits d’algue ont alors été pulvérisés sur les feuilles des plantes à différentes concentrations. Contenu en azote total (A).5 5 4.A N total en mmol g-1 MS racinaire 5 4. Les valeurs sont des moyennes de 5 répétitions.

6elui/ci se caractérise par sa richesse en auxines@ phytohormones impli%uées dans l’initiation des racines latérales chez #rabidopsis (6asimiro et al.. Elles assurent non seulement l’ancra'e de la racine dans le sol@ mais elles contribuent aussi à l’efficacité d’utilisation de l’eau par la plante de mEme %u’elles facilitent l’extraction des éléments nutritifs du sol. Il serait aussi intéressant de tester l’effet de cet extrait d’al'ue sur des plantes carencées en azote@ dans l’espoir d’obtenir une réponse plus prononcée.. TS .@ +. outefois@ cet effet de l’extrait *+. 1’architecture racinaire détermine la surface d’échan'e entre la racine et le sol@ et l’utilisation de l’extrait d’al'ue *+.0. !urand et collaborateurs ont ainsi pu montrer %ue la stimulation de l’activité nitrate réductase est accrue lors%ue l’extrait & 5R: est apporté sur des plantes cultivées en conditions limitantes de nitrate (!urand et al.a toutefois retenu notre attention. 6ette réponse phénotypi%ue de la plante n’est certes pas si'nificative@ mais elle pourrait facilement s’expli%uer par la composition chimi%ue de l’extrait al'al..$. 1’absence d’effets constatés des extraits d’al'ues sur la croissance et les param"tres azotés de la plante a été un résultat décevant..II.. 1’apport de cet extrait par pulvérisation foliaire a montré un effet positif sur la croissance des plantes@ et en particulier au niveau de la racine.sur les cultures montre ainsi toute son importance a'ronomi%ue. 1e développement des racines latérales est un déterminant majeur de l’architecture racinaire. $onclusions... 1’extrait *+.@ +.0.sur le développement racinaire doit Etre confirmé et demande davanta'e d’études notamment en syst"me de boNtes verticales.

NA9158 et 1208 ont alors été pulvérisés sur les feuilles. respectivement à une concentration de 10%.en µmol g-1 MF foliaire 50 40 30 20 10 0 T0 T 1H T 1J T 3J T 7J 120 80 40 0 T0 T 1H T 1J T 3J T 7J Acides aminés en µmol g-1 MF racinaire 25 20 15 10 5 0 T0 T 1H T 1J T 3J T 7J Acides aminés en µmol g-1 MF foliaire 40 30 20 10 0 T0 T 1H T 1J T 3J T 7J EXT 1116 EXT NA9158 EXT 1208 H2O Figure 42. . Les valeurs sont des moyennes de 3 répétitions.en µmol g-1 MF racinaire NO3. une semaine après l’apport d’algues. 10% et 1‰. Les plantes sont récoltées à 42 jours. Les plantes d’Arabidopsis ont été cultivées pendant 35 jours en hydroponie sur un milieu contenant 1 mM NH4NO3. Distribution de la masse fraîche (A) et contenu en nitrate (B) et en acides aminés (C) dans les racines et les feuilles des plantes après la pulvérisation foliaire des extraits d’algues.Poids frais racinaire en mg Poids frais racinaire en mg 150 100 50 0 T0 T 1H T 1J T 3J T 7J 600 400 200 0 T0 T 1H T 1J T 3J T 7J NO3. Les extraits d’algues 1116.

I.@ les outils les plus accessibles dans la plupart des laboratoires de biolo'ie moléculaire..CHAPITRE II Et d%" t&a$"c&i't#)i0 %"( 2Eme si notre étude physiolo'i%ue sur les effets d’une pulvérisation foliaire de trois extraits d’al'ues sur la croissance et le métabolisme vé'étal@ n’a pas révélé des effets forts@ les substances marines sont reconnues pour leur intérEt a'ronomi%ue.-. 1e caract"re systémi%ue de l’approche transcriptome nous permet ainsi d’ouvrir au maximum les champs d’investi'ation sur les modalités d’action des substances marines.. 1es membranes sont@ parmi les trois types essentiels de puces (membranes@ lames de verre@ et 'enechips (#ffimétrix. !’autre part@ afin d’élar'ir les données de transcriptome@ nous avons utilisé la puce 6# 2# (voir 5artie I. 4eul l’extrait al'al ayant montré un effet positif sur la croissance des plantes a été étudié au niveau moléculaire@ à savoir l’extrait *+. Il sera dési'né par l’abréviation #E (Extrait #uxini%ue. 6ependant les voies de si'nalisation des substances al'ales sont encore tr"s obscures. &ous avons choisi de construire notre propre membrane dédiée aux '"nes clefs des métabolisme azoté et carboné@ afin d’étudier les éventuelles interactions entre la transcription de ces '"nes et la présence d’extraits d’al'ues. TT . !ans le but d’identifier les '"nes dont l’expression est modulée en réponse à la pulvérisation foliaire de substances marines@ nous avons utilisé deux types de puces à #!&. 7ise au point d’un filtre macroarra3. &ous avons@ d’une part@ rassemblé sur une membrane macroarray des sondes correspondant aux '"nes clefs des métabolismes azoté et carboné. 1’utilisation des nouveaux outils de biolo'ie moléculaires comme les puces à #!&@ est apparue comme la meilleure approche afin d’aborder ce probl"me. dans la suite du manuscrit.

Gènes spottés sur la membrane macroarray.6 Nrt2.1 Nrt2.Tableau 5.5 C D E F G H IDH2 AMP-binding protein serine acetyltransferase 2 mitochondrial citrate synthase CAB Protein 4 precursor homolog lectine UDP-GPP PIP3 anhydrase carbonique histidine decarboxylase NR1 P2 NADH-GOGAT PEPC beta-1.4 B pyruvate kinase leucine zipper HBP-1B-like transporteur sucre ICDH PR proteine Fd-Nitrite Reductase Nrt2.3 glucanase HXK2 noduline GASA3 proline oxidase Arginosuccinate synthase leucine-rich repeat protein isocitrate lyase G6P deshydrogenase SUC1 GST ABRE (bZIP) transporteur phosphate SAG29 Nrt1.1 GS1 AMT1 N2R15 Nrt2.3 Nrt2. 1 A 14-3-3-like Ca2+ dep protein kinase APS reductase pyruvate kinase MAP2K5alpha ICDH nicotianamine synthase IDH1 2 sulfite reductase 3 Fd-GOGAT microbody NAD-dep malate dehydrogenase RING zinc finger prot beta fructosidase 4 NaCl-inducible Ca2+ binding prot homologue gène induit par nitrate ATHB12 MADS-box transcription factor AGL18 4 putative hexose transporter MSS1 5 ADP-GPP 6 GLU2 7 PEPC1 Unknown Prot contains 2 kelch motifs Na+/H+ exchanging protein serine acetyltransferase UDP-GPP delta tonoplast protein glutamine-dep ASN1 régulation aluminium/auxine 8 Putative protein/hypothetical protein GASA2 9 ARR6 salt-stress induced gamma TIP GAI phosphogluconate deshydrogenase NOI (gène induit par le nitrate) Lipase CLC-a Monooxygenase 2 MO2 10 anhydrase carbonique 11 chalcone synthase 12 Nrt2.7 GS2 AtHVA22blike protein Témoin + Apt Témoin pKS Cyclopropane fatty ferredoxin-NADP acyl Phospholipide Reductase synthase GDH2 pyrroline carboxylate reductase T5r ketol-acid reductoisomerase transketolase DEF PEPC3 GDH2 .

et *. fournis par l’=nité de Recherche en .. 1es colonies repi%uées sont alors incubées une nuit à 0T^6 puis conservées à r -.@ *LLT..J de 'lycérol@ à raison de M. 1a position des clones d’intérEt ayant été identifiée sur l’ensemble des +T pla%ues de 0-I puits@ ceux/ci ont été repi%ués sur une pla%ue LS puits@ incubés une nuit à 0T^6 et conservés à r -.jsp..nih. '"nes. 1es sé%uences des LS '"nes candidats proviennent des bases de données publi%ues.énomi%ue Cé'étale d’Evry (collaboration avec 5ierre <ilson.B.C@ Evry. T- . 1a liste des LS '"nes %ue nous avons choisi de déposer sur le filtre a été définie par l’ensemble des membres du laboratoire. e' m1/*. !es recherches #IR complémentaires d’E4 s correspondantes aux '"nes d’intérEt ont été effectuées sur (http?WW999. I. 5our la réalisation de notre projet puce à #!&@ nous avons utilisé une ban%ue de clones c!&# d’#rabidopsis (+T pla%ues de 0-I puits contenant L-TT E4 s et S. 1es produits de 56R correspondant aux #!&c ont été amplifiés à partir d’une culture bactérienne 'rQce aux amorces universelles 2*0 sens et reverse (LI^6 M min@ puis LI^6 0.A. 5our cela@ toutes les colonies ont été repi%uées manuellement une à une à l’aide de cAnes pour pipette stériles dans du milieu +/h contenant de l’ampicilline (*M. à chacun des '"nes choisis pour fi'urer sur le filtre.. &ous avons fait appel à chacun d’entre eux afin %u’ils répertorient les principaux '"nes du métabolisme azoté et carboné %u’ils souhaiteraient voir apparaNtre sur la membrane..^6. La préparation du filtre A mo3enne densité.arabidopsis. &ous avons réuni l’ensemble de leurs propositions@ fait un tri et sélectionné LS '"nes. 6eux/ci sont listés dans le ableau M@ en fonction de leur position sur le filtre.^6. &ous avons ensuite recherché les E4 s correspondantes dans le fichier décrivant l’ensemble des colonies bactériennes rassemblées en pla%ues 0-I puits (=R. Le choi* des gènes.or'Windex.ncbi. =ne autre étape du travail de préparation a consisté à faire une recherche informati%ue afin d’assi'ner une E4 (Expressed 4e%uence a'.I. e1 de milieu de culture par puits.'ovW$1#4 W. 6es sé%uences ont été utilisées pour rechercher les E4 s correspondantes 'rQce au pro'ramme $1#4 & (#ltschul et al. contre les bases de données E4 chez Arabid*psis thaliana@ disponibles au &6$I (http?WW999. 1’ensemble des +T pla%ues de 0-I puits a été dupli%ué afin d’avoir une répli%ue de secours en cas de probl"me.nlm..

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enetix. 5our cha%ue clone@ le dépAt a été dupli%ué afin d’apporter un élément de contrAle supplémentaire au moment de l’analyse des résultats d’hybridation. (.roup@ 8isconsin@ =4#. 1a concentration des produits de 56R purifiés a été ajustée autour de *.énomi%ue des #nimaux !omesti%ues et dGIntérEt Economi%ue.. Les h3bridations différentielles.sec@ MM^6 IM sec@ T+^6 +@0..@ puis purifiés sur filtres 2icroconn/56R.enetics 6omputers . localisé sur le site de `ouy en `osas. min pour I.$. en collaboration avec 3ranXois 5iumi sur le site du 6R$ .ncbi. 1’ensemble des LS clones a été sé%uencé par la société Euro'entec@ le sé%uenXa'e ayant été amorcé du cAté 0’ par l’oli'onucléotide reverse 2*0.#!IE (6entre de Ressources $iolo'i%ues .@*J.6. 1es profils comparés sont obtenus par hybridation avec des sondes complexes synthétisées à partir d’#R&s prélevées sur des plantes traitées ou non. 1e dépAt sur 'el nous a aussi permis une estimation de la concentration du produit de 56R. 1es %uantités d’#R&s servant de TL . I. Le spotting. 1es sé%uences ont alors été analysées et comparées aux E4 s 'rQce au pro'ramme $estfit sur le lo'iciel du . cycles@ et un dernier cycle à T+^6 *M min. mais aussi en utilisant le pro'ramme $1#4 & (http?WW999. puis fixés aux =C. 1e dépAt a été réalisé par un robot Z$ot (. 6ette démarche contrAle %ualité a permis de vérifier le schéma de dépAt@ la présence d’un si'nal pour cha%ue spot déposé@ la forme et l’aspect des spots ainsi %ue la reproductibilité des dépAts.nlm.&. I.nih. 6ha%ue produit de 56R a été examiné sur un 'el d’a'arose et validé uni%uement si une seule bande claire et de taille attendue était observée. n' e1/*@ puis ceux/ ci ont été rassemblés dans une pla%ue LS puits en attendant le dépAt sur membrane. 6ent copies de ce filtre thémati%ue ['"nes du métabolisme azoté et carboné’ ont ainsi vu le jour@ ce nombre important se justifiant par la nécessité de reproduire au maximum les expériences@ mais aussi pour une utilisation plus 'énérale du filtre par l’ensemble des membres du laboratoire. 1es #!&c ont été déposés sur des membranes de nylon <ybond 2/&K . 1a %ualité du dépAt a été vérifiée par le 6R$ en utilisant comme sonde un pool d’une dizaine de produits de 56R choisis parmi ceux déposés sur la membrane.) *+ cm (#mersham. 1a %ualité des sé%uences a été confirmée par l’estimation du nombre total de nucléotides indéterminés inférieur à .'ovW$1#4 W.

Les plantes sont récoltées une heure (1H) et sept jours (7J) après le spray. H2O 7J D. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 1 mM de NH4NO3. Les rosettes des plantes sont alors pulvérisées avec un extrait d’algue (AE) ou de l’eau. . Révélation de la membrane macroarray au PhosphorImager. H2O 1H B. Les ARNs totaux sont extraits de la partie aérienne des plantes. chaque gène étant spotté en doublon. puis hybridés sur la membrane pendant une nuit. réverse transcrits et marqués au 33P. AE 7J Témoin positif Apt: gène constitutif chez Arabidopsis Figure 43. AE 1H C.A. Une paire de points représente un gène.

. 6’est le cas lors%ue de faibles %uantités d’#!& sont déposées (limite de sensibilité de détection.@ *LL-. !evant l’extrEme variabilité des résultats d’hybridation@ nous ne développerons pas cette partie.ilbert@ *L-I. I. outefois la 3i'ure I0 illustre le type de résultats %ue l’on a pu obtenir avec la membrane macroarray. 1es filtres ont été exposés sur écran au minimum *S h et les si'naux radioactifs de cha%ue hybridation sont lus et retranscrits en ima'e par un 5hosphorIma'er 31# M..@ celles/ci ont été hybridées avec la sonde une nuit à I+^6 dans un tampon 6hurch (6hurch R . 6omme nous le voyons sur cette fi'ure@ l’exploitation des filtres n’a pas été limitée ni par la %ualité@ ni par la reproductibilité du dépAt.. Les résultats..@ ou lors%ue ces %uantités sont trop importantes (limite de saturation du si'nal. 1es intensités des si'naux d’hybridation ont été %uantifiées en utilisant le lo'iciel 2ulti . En effet pour pouvoir comparer les résultats d’hybridation entre eux@ il faut s’affranchir des différences de dépAt entre les membranes@ mais é'alement des différences de mar%ua'e des diverses sondes complexes.+ (3uji. (3uji.au'e C+... .. et nécessitent M. 1es sondes ont été préparées par reverse transcription@ en présence d’un \/005 d6 5 et de M...M. 1e protocole suivi a été le suivant. 1es principales difficultés aux%uelles nous avons été confrontées ont plutAt concerné la normalisation de nos données d’hybridation@ étape clef de l’analyse d’ima'e. #ussi ces expériences demandent/elles beaucoup de matériel et nous avons été contraints de travailler uni%uement sur du matériel foliaire..matrice pour synthétiser les #!&c mar%ués au \/d6 500 sont importantes (M..@ 5er>in/ Elmer. :r@ %uantité d’#!& déposée et si'nal d’hybridation ne sont pas toujours reliés linéairement (!esprez et al. e6i de radioélément. out d’abord les #R&s issus de la partie feuillée ont été extraits soit au phénol chaud@ soit au trizol@ ce %ui nous permettait d’avoir un bon rendement d’extraction avec des #R&s de %ualité. e'. 1e si'nal d’hybridation n’est pas strictement %uantitatif puis%ue les %uantités d’#!& déposées n’ont pas été compl"tement homo'énéisées (concentration moyenne de *. 4uite à la préhybridation des membranes (I h. =ne 'rille prédéfinie de LS spots permet le calcul des intensités de cha%ue spot par rapport au témoin positif@ ainsi %ue la comparaison de ces intensités entre deux membranes. #insi est/il impossible de rapporter le si'nal d’hybridation à la %uantité déposée pour la -. e' d’#R&s totaux.).. 1’incorporation des radionucléotides a été vérifié sur un compteur à radioactivité (8allac@ type *I*. 5uis les membranes sont lavées comme il a déjà été décrit par !ivol et collaborateurs (+. n' e1/*.

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+ (3uji. 6# 2#. n’était pas un outil assez puissant pour la normalisation de nos ima'es. -* .normalisation des si'naux. 6es analyses du transcriptome d’#rabidopsis en réponse à une pulvérisation foliaire d’un extrait II. &ous avons donc choisi d’abandonner ces analyses de transcriptome à échelle réduite@ pour passer à l’analyse compl"te du 'énome d’#rabidopsis 'rQce à la puce microarray d’al'ues brunes riche en auxines@ sont décrites dans l’#rticle 0 ci/apr"s.au'e C+. !e plus le lo'iciel d’analyse d’ima'e 2ulti . Article + = 6ene e*pression profiling of Arabidopsis thaliana in response to an au*in=rich bro>n algae e*tract = 6et article décrit la premi"re étude (à notre connaissance. Enfin une analyse statisti%ue de variance aurait été nécessaire afin de déterminer les '"nes dont la déré'ulation était si'nificative. &ous avons ainsi identifié toute une batterie de '"nes impli%ués dans la transduction de différents si'naux hormonaux au cmur de la plante@ ainsi %ue dans la mise en place des mécanismes de défense chez la plante. du transcriptome d’#rabidopsis en réponse à la pulvérisation foliaire d’un extrait d’al'ues brunes riche en auxines.

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33E-2 -1.24E-3 -1.Tableau 6.00E+0 1.03 9.71 4.35E-6 0.83 ethylene-responsive element-binding protein. FEUILLE 1 heure CATMA Number At Number CATMA1A18400 CATMA1A26550 CATMA2A21020 CATMA2A24855 CATMA3A01430 CATMA3A50440 CATMA4A01260 AT1G19380 AT1G28370 AT2G22500 AT2G26530 AT3G02480 AT3G57450 AT4G01080 Putative Gene ID expressed protein ERF domain protein 11 (ERF11) mitochondrial substrate carrier family protein expressed protein ABA-responsive protein-related expressed protein expressed protein 2-dehydro-3-deoxyphosphoheptonate aldolase 1 / 3-deoxy-D-arabinoheptulosonate 7-phosphate synthase 1 / DAHP synthetase 1 (DHS1) expressed protein expressed protein beta-amylase.90 3.44E-4 -0.41 0.96 2.88 4.08 1.99E-4 1.75 3.99E-9 3.05 1.86 1.68E-2 -1.05. Sont indiqués: les numéros CATMA et AGI de chaque gène.05.72E-9 1.4-alpha-D-glucan maltohydrolase.27 0.58 0.00E-5 -1.00 -1.00E+0 -2.43E-11 8.04E-8 1.00E+0 0. putative (BMY3) / 1.25 calcium-binding EF-hand protein.85 3. Liste des gènes différentiellement exprimés dans les parties aériennes d'Arabidopsis une heure et sept jours après pulvérisation foliaire de l'extrait d'algue.00E+0 0. Les P-values ont été corrigées selon Bonferroni.16E-7 -2.39 0.00E+0 1.43 ethylene-responsive element-binding family protein 0.89E-6 -0.00E-3 -1.00E+0 4.38E-3 0.02 1.68 .00E+0 9.06 WRKY family transcription factor 0.43 zinc finger (C2H2 type) family protein (ZAT10) / salt-tolerance zinc finger protein (STZ) 1.12 ethylene-responsive element-binding factor 2 (ERF2) 0. CATMA Number At Number CATMA1A06190 CATMA1A17310 CATMA1A25965 CATMA1A26690 CATMA1A31210 CATMA1A33350 CATMA1A70060 CATMA2A21360 CATMA2A24855 CATMA2A38220 CATMA2A43300 CATMA3A08930 CATMA3A09980 CATMA3A22775 CATMA3A23245 CATMA3A43940 CATMA3A54340 CATMA4A13560 CATMA4A29280 CATMA4A38060 CATMA5A39860 CATMA5A43205 CATMA5A44770 CATMA5A47120 CATMA5A50340 CATMA5A57200 AT1G07135 AT1G18300 AT1G27730 AT1G28480 AT1G32920 AT1G35210 AT1G80840 AT2G22880 AT2G26530 AT2G40000 AT2G44840 AT3G10040 AT3G10930 AT3G22840 AT3G23250 AT3G50930 AT3G61190 AT4E13260 AT4G27652 AT4G36500 AT5G44110 AT5G47220 AT5G48850 AT5G51190 AT5G54490 AT5G61600 Putative Gene ID RACINE 1 heure RACINE 7 jours P-Value2 0.82E-2 0.09 MutT/nudix family protein 0.84 1.33 0.77 6.85E-6 0.91E-10 log2 ratio1 P-Value1 log2 ratio2 1.07E-8 -1.91E-4 -2.00E+0 0.28E-4 -1.79E-2 1.71E-10 -1.09 4.90 -1.09 AP2 domain-containing transcription factor.31 eugene prediction 0.82E-3 -2.00E+0 1. putative 1.99E-3 5.13 expressed protein 1.43E-11 2.00E+0 1.76E-7 -2.00E+0 1.36E-5 2. Liste des gènes différentiellement exprimés dans les racines d'Arabidopsis une heure et sept jours après pulvérisation foliaire de l'extrait d'algue.48 1.18 0.80E-11 -2.08 8.84E-9 -1.08E-2 0.76E-4 2. Sont indiqués: les numéros CATMA et AGI de chaque gène.19 2.09 myb family transcription factor (MYB15) 1.13E-4 5.07E-5 -2.84 3.09E-8 -2. La fonction assignée à chaque gène a été désignée selon le "TIGR Arabidopsis gene index" (Release 5.40E-2 -1.39E-9 1.44E-3 -2.19E-2 -1.07 expressed protein 0.87E-3 4.15 chlorophyll A-B binding family protein / early light-induced protein (ELIP) -0.71 4.78 expressed protein 1.82 8.00E+0 6.06 2.26 0. un ratio négatif indique que le gène est sous-exprimé en réponse à l'extrait d'algue (cases vertes). Les gènes sont considérés comme différentiellement exprimé pour une P-value < 0.48 male sterility MS5 family protein -1.56 AAA-type ATPase family protein 1. Les P-values ont été corrigées selon Bonferroni.57E-2 2.43 0.08 1.17 expressed protein 0. putative 0.00E-2 0.00E+0 4.80 1.17 glutaredoxin family protein 0.00E+0 log2 ratio1 P-Value1 log2 ratio2 glycine-rich protein 0.00E+0 0.95 1.56 -0.01 2.85 -1. putative ChaC-like family protein male sterility MS5 family protein FEUILLE 7 jours P-Value2 2.46E-7 -1.00E+0 8.25 -0.59E-4 -2.49E-6 4.76 3.81 -1.32 expressed protein 0.76 6.65E-7 0. Un ratio positif indique que le gène est sur-exprimé en réponse à l'extrait d'algue (cases rouges).90 3.11E-5 -2.42 VQ motif-containing protein 0.03 1.80 expressed protein 1.58 BON1-associated protein 1 (BAP1) 0.79 3.64E-6 -2.00E+0 0.92E-4 0.64E-3 0.31E-9 -2.29E-2 -1.93 1. un ratio négatif indique que le gène est sous-exprimé en réponse à l'extrait d'algue (cases vertes).24E-3 1.01E-7 0.80 2.20 expressed protein 1.30 ABC transporter family protein -1.80E-10 0. January 2004).14 4.75 4. Les gènes sont considérés comme différentiellement exprimé pour une P-value < 0.02 1.80 expressed protein 0.00E+0 0.58E-3 -1.77 6.12E-7 1. January 2004).00E+0 1. La fonction assignée à chaque gène a été désignée selon le "TIGR Arabidopsis gene index" (Release 5.88 -0. Un ratio positif indique que le gène est sur-exprimé en réponse à l'extrait d'algue (cases rouges). putative 1.00E+0 1.39E-2 6.33 CATMA4A41393 AT4G39980 CATMA5A02320 CATMA5A15740 CATMA5A17020 CATMA5A23890 CATMA5A44770 AT5G03210 AT5G17460 AT5G18670 AT5G26220 AT5G48850 Tableau 7.

6hez les plantes@ les acides aminés aromati%ues sont les précurseurs de métabolites secondaires variés@ parmi les%uels les li'nines@ les anthocyanes@ les auxines@ ou les phytoalexines (Feith et al.. 1a représentation visuelle de nos données de transcriptome à l’aide du lo'iciel 2#52#& nous am"ne aux mEmes conclusions (3i'ures II et IM. 1e '"ne &'(1 est induit en réponse à une blessure physi%ue@ à l’acide jasmoni%ue (2c6onn et al..@ le '"ne &'(1 code pour une 0/deoxy/!/arabinoheptulosonate/T/phosphate synthase@ une enzyme %ui catalyse la premi"re réaction de la biosynth"se des acides aminés aromati%ues (Feith et al..-. 1e profil d’expression du '"ne &'(1 révélé par notre analyse transcriptome est ainsi en accord avec l’orientation de la réponse vé'étale à l’#E vers les processus de défense %ue nous avons mise en évidence dans l’#rticle 0. fait intervenir l’activation de nombreux '"nes liés à la si'nalisation par les hormones (auxine@ éthyl"ne@ acide jasmoni%ue. 1’un code pour une protéine inconnue (# I.@ les '"nes induits à * heure sont réprimés à T jours et inversement@ %uel%ue soit l’or'ane vé'étal considéré ( ableaux S et T.. 6es composés interviennent dans de nombreux processus comme le contrAle de la croissance (auxines. &ous avons aussi cherché à identifier les '"nes dont la transcription est modulée par l’apport de #E aux temps * heure et T jours@ et ceci dans chacun des deux or'anes de la plante@ racines ou feuilles.. 5armi ces 0 '"nes@ + sont induits une heure et T jours apr"s le traitement al'al.. Excepté 0 '"nes foliaires %ui répondent de la mEme faXon@ à la fois aux points * heure et T jours ( ableau S. 6elle/ci disparaNt à T jours@ et les voies de si'nalisation hormonale et de -+ .@ *LLT.@ *LL*.. !ans l’#rticle 0@ nous avons établi la liste des '"nes différentiellement exprimés à la fois dans les racines et dans la partie feuillée@ une heure et sept jours apr"s avoir pulvérisé les rosettes d’#rabidopsis avec un extrait d’al'ue riche en auxines (#E. 6es '"nes sont listés dans les ableaux S et T.@ le maintien de la plante et le contrAle des flux d’eau (li'nines. 1a réponse rapide de la plante (* heure. &ous retrouvons aussi dans ces ableaux S et T@ différents facteurs de réponse à l’éthyl"ne (ER3.*.? de nombreux '"nes liés aux processus de si'nalisation sont activés en réponse à la pulvérisation foliaire de l’extrait d’al'ue.@ ainsi %u’au stress (3i'ures II# et IM#.@ ou encore la résistance aux atta%ues extérieures (phytoalexines.@ ou à une atta%ue patho'"ne (Feith et al. #ésultats complémentaires A l’anal3se génomi'ue globale en réponse A l’application foliaire de l’e*trait d’algues chez Arabidopsis.@ *LL*.III. reize et +S '"nes sont différentiellement exprimés respectivement dans les parties aérienne et racinaire.@ *LL*.. (#rticle 0. concentré à *t..

. Les ARNs ont été extraits sur des rosettes d’Arabidopsis de 35 et 42 jours. P-value<0. Profil d’expression 7 jours après la pulvérisation de l’extrait d’algue. Figure 44. B. diagrammes de gauche). Une partie des plantes est récoltée 1 heure après le traitement algal (A. Un carré représente un gène.. . diagrammes de droite). Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 1 mM de NH4NO3. L’extrait d’algues (AE) a alors été pulvérisé sur les feuilles à une concentration de 1‰.. Profil d’expression 1 heure après la pulvérisation de l’extrait d’algue. Le carré est bleu si le gène est induit. et rouge s’il est réprimé en réponse à l’AE.05. l’autre 7 jours après (B.A. 2004). Classification MAPMAN (Thimm et al. Vue d’ensemble de la régulation par l’extrait d’algues des gènes liés aux processus de signalisation dans la feuille.

réponse au stress sont plutAt réprimées@ comme en témoi'ne la prépondérance de la couleur rou'e sur les 3i'ures II$ et IM$. -0 . &otre comparaison entre une plante pulvérisée avec l’extrait d’al'ue et avec de l’eau@ nous permet de dire %ue cet arsenal de réactions de défense mis en place par la plante en réponse à la pulvérisation de l’extrait d’al'ues est spécifi%ue à l’extrait d’al'ue lui/mEme@ et n’est pas d_ à un stress inhérent à la techni%ue de pulvérisation.

B.. diagrammes de gauche). P-value<0. Un carré représente un gène. 2004). Profil d’expression 7 jours après la pulvérisation de l’extrait d’algue. Figure 45. Les plantes sont cultivées en hydroponie pendant 35 jours sur une solution nutritive contenant 1 mM de NH4NO3. et rouge s’il est réprimé en réponse à l’AE. l’autre 7 jours après (B.. Classification MAPMAN (Thimm et al. Une partie des plantes est récoltée 1 heure après le traitement algal (A. .. Profil d’expression 1 heure après la pulvérisation de l’extrait d’algue.05.A. diagrammes de droite). Le carré est bleu si le gène est induit. Vue d’ensemble de la régulation par l’extrait d’algues des gènes liés aux processus de signalisation dans la racine. Les ARNs ont été extraits sur des racines d’Arabidopsis de 35 et 42 jours. L’extrait d’algues (AE) a alors été pulvérisé sur les feuilles à une concentration de 1‰.

1"i#!#.%+ A&a*id#'"i" 2 a"'%ct" '.. 6ette approche systémati%ue nous a ainsi permis de n’avoir aucun a priori sur le type de résultats obtenus@ et d’ouvrir au maximum les champs d’investi'ation sur les applications des substances marines. 6es expériences nous ont permis de mettre en évidence une réponse rapide de la plante à l’application de l’#E@ orientée vers les mécanismes de défense et la si'nalisation hormonale.% %$ a /i$% c.i0 %" %t )#!éc !ai&%"( &otre travail s’est attaché à mieux comprendre les mécanismes mis en jeu par #rabidopsis en réponse à la pulvérisation foliaire d’extraits d’al'ues marines. 1es auxines apportées par l’extrait d’al'ue sont vraisemblablement impli%uées dans les mécanismes de défense et d’adaptation mobilisés par la plante. !evant ces absences de réponses physiolo'i%ues@ il nous fallait une méthode pour accéder aux réseaux de ré'ulation les plus fins@ au cmur de la cellule vé'étale. &otre analyse du transcriptome d’#rabidopsis nous a permis d’identifier les '"nes cibles de l’extrait d’al'ue au cmur de la cellule vé'étale. &ous avons alors axé notre travail sur les effets de la fertilisation foliaire avec un extrait d’al'ue particuli"rement riche en auxine (#E. 6ependant -I . % &ic. &ous avons testé les effets de la pulvérisation foliaire@ ainsi %ue d’un apport direct dans la solution de culture de trois extraits d’al'ues@ mais aucun phénotype particulier n’a été observé chez les plantes traitées par rapport aux plantes non traitées.CONCLUSION GENERALE Et d% d% !’%ff%t d’ $ %/t&ait d’a!. 1’analyse de l’expression des '"nes en réponse à la pulvérisation de l’#E à l’aide des puces à #!& nous a semblé l’approche la plus appropriée. 5our cela nous avons entrepris la caractérisation des réponses de la plante au niveau moléculaire par une approche 'lobale du transcriptome d’#rabidopsis. &ous avons tout d’abord étudié les réponses de la plante en terme de développement@ mais aussi les réponses métaboli%ues et en particulier celles liées à l’azote. !e mEme les mesures des différents param"tres azotés définissant le statut azoté de la plante n’ont pas révélé de différences.

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d’autres phytohormones al'ales semblent aussi participer à ces effets. -M . Reste désormais à poursuivre les recherches afin de@ non seulement@ mieux comprendre le mode d’action des auxines@ mais aussi identifier les autres molécules al'ales biolo'i%uement actives.

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En effet@ nous avons montré %ue dans ce cas@ la croissance des plantes était comparable avec celle des plantes ayant reXu un apport d’ammonium nitrate. 1es potentialités des nouvelles technolo'ies d’étude des '"nes permettent d’espérer l’identification de nouvelles cibles au cmur du métabolisme du vé'étal. En outre la présence d’urée permet une réduction de la teneur en nitrate dans la plante. #insi@ dans un souci d’une a'riculture durable@ moins onéreuse et respectueuse de l’environnement@ l’urée pourrait avoir toute sa place.CONCLUSIONS & PERSPECTIVES U&é%3 " *"ta$c%" )a&i$%"3 a+#t% & a.. &ous pourrions ainsi identifier les molécules responsables des effets des substances marines. -S .&ic !t &%( &ous l’avons déjà évo%ué? l’urée est une source d’azote peu exploitée par les a'riculteurs franXais. 1e travail doit se poursuivre non seulement afin de mieux comprendre le réseau de si'nalisation mis en place par la plante en réponse à l’extrait d’al'ue étudié@ mais aussi pour identifier les autres molécules biolo'i%uement actives contenues dans l’extrait marin. &ous envisa'eons aussi de comparer les réponses de la plante aux substances marines avec celles obtenues avec des hormones synthéti%ues (auxine@ cyto>inine@ ]. 1’étude de l’efficacité de ces substances marines sur les cultures bénéficie aujourd’hui des derni"res avancées technolo'i%ues comme la 'énomi%ue. 6ependant nous pouvons espérer %ue ce travail am"ne à reconsidérer l’urée comme une source d’azote attractive@ et en particulier pour une utilisation combinée avec l’ammonium nitrate. 1es al'ues sont une autre ressource naturelle de phyto/nutriments@ é'alement peu exploitée en a'riculture@ notamment faute de connaissances sur leurs modalités d’action sur la plante. 6’est dans cet objectif %ue nous avons entrepris une analyse 'lobale du transcriptome d’#rabidopsis en réponse à la pulvérisation d’un extrait d’al'ues brunes. =n apport d’urée sur les cultures est effectivement moins efficace %ue la fertilisation plus traditionnelle avec du nitrate et de l’ammonium. &otre analyse transcriptomi%ue a aussi mis en évidence des adaptations du métabolisme vé'étal intéressantes@ et en particulier concernant le métabolisme des acides aminés@ et donc la %ualité nutritive de la plante.

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1es réponses de la plante soumise à une nutrition sous forme urée@ nitrate ou ammonium seront analysées suite à l’ajout de différentes substances marines@ soit au niveau de la feuille@ soit au niveau de la racine. -T . Enfin@ lors%ue nos connaissances sur l’utilisation de l’urée par les plantes ainsi %ue sur les modalités d’action des substances marines seront mieux établies@ nous pourrons envisa'er l’étude des interactions entre les différentes sources d’azote (urée@ nitrate et ammonium.# l’issue de cette évaluation biolo'i%ue@ les molécules les plus prometteuses@ candidates aux nouvelles 'énérations de produits destinés à l’amélioration de la nutrition et de la santé vé'étales@ pourront %uitter le laboratoire pour tester leur efficacité au champ@ sur les 'randes cultures (comme les céréales@ les protéa'ineux.@ la vi'ne@ les cultures fruiti"res@ les cultures fourra'"res@ maraNch"res et horticoles@ et les cultures tropicales. 6es phyto/nutriments naturels@ fort de leur expérience du monde marin@ pourront renforcer la performance des vé'étaux terrestres et répondre ainsi aux attentes en mati"re de productivité@ de %ualité et de respect de l’environnement. et les phytohormones marines.

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4hoot/derived auxin is essential for early lateral root emer'ence in #rabidopsis seedlin's... 4tucture/based rationalization of urease inhibition by phosphate? novel insi'hts into the enzyme mechanism.. Abe .? 0T/IM Augier . Etat actuel des connaissances I. Isolation and identification of native auxins in marine al'ae. 4ci.? 0*T/00. 1es hormones des al'ues. ` $iol Inor' 6hem (? TT-/TL. 2ol. -- . #'ric $iol 6hem $(? ++ML/++S.+ Aubert S4 0lign. 4ea9eed extracts? have they a place in #ustralian a'riculture or horticultures ` #ust Inst #'ric 4ci B(? +0/+L AitCen D04 Sern TL (*LSM. 07alerao RP4 EClL: D4 L@ung I4 Mar*7ant A4 0ennett M4 Sandberg G (+...4 U*7i-a&a M4 Sato R (*LT+.-/+*.+.. 0ernart M4 GerKi*C +.. 5lant 2icrobe In J(? ***-/**+0a*ana&Ko M4 +itte CP4 Lubber! M+4 Pola**o DC (+. 1aminarin elicits defence responses in 'rapevine and induces protection a'ainst $otrytis cinerea and 5lasmopara viticola. 2ol . ` Exp $ot H#(0MI.6 and (0*. . 5hytocemistry #E? 0SLT/0SL0ern7ard +R64 Matile P (*LLI. (*LTSa.. he effect of sea9eed concentrate on the yield of nutrient stressed 9heat. =rea nutrition of youn' maize and su'ar/beet plants 9ith emphasis on ionic balance and vascular transport of nitro'enous compounds. 1es hormones des al'ues. $ot 2ar JE? *+T/*I0 Augier ..0.apped $1#4 and 54I/$1#4 ? a ne9 'eneration of protein database search pro'rams. $ot 2ar $$? *IT/*M+ 0e*Cett RP4 %an Staden D (*LL. Isolation of phenyl acetic acid and its p/hydroxy derivative as auxin/li>e substances from =ndaria pinnatifida.S.*. 5lant 5hysiol EB? -M/L.indole@ a plant 'ro9th re'ulator from the :re'on red al'a )ri*nitis lance*lata.5 nuclear ma'netic resonance. 5lant science EA(*. &eth ` #'ric 4ci 0. Role of cyto>inin and auxin in shapin' root architecture? re'ulatin' vascular differentiation@ lateral root initiation@ root apical dominance and root 'ravitropism. (*LL. Recherche et tentatives d’identification des 'ibbbérellines@ des cyto>inines et diverses autres substances de nature hormonale.@ !har'al>ar CF (*LTM.. Indian `. Etat actuel des connaissances II.a..? T/*I 0eu!i*7e& ML %an4 Neete!on DD (*L-+. #nn $ot EF(M.4 U*7i-a&a M4 Sato R (*LTI.. &ucleic #cids Res #H(*T.enet . #ctivation of the urease of 4chizosaccharomyces pombe by the =re3 accessory protein from soybean.+.R4 Dou*e R4 Gout E4 Rat*li::e RG4 Robert! DI (+. $ot 2ar JE? +IM/+MI A?i? A4 Poin!!ot 04 Daire /4 Adrian M4 0e?ier A4 La&bert 04 Doubert DM4 Pugin A (+.*. B? +. (*LTSb. Effect of sea9eed extract on the 'ro9th of )hase*lus .$hosle &$@ =nta9ala #.+R4 +il!on IS4 CiurliS4 Mangani S (+. 2ar.Abe . $ot 2ar A? *II/*IAloni R4 Aloni E4 Lang7an! M4 Ullri*7 CI (+.? 00-L/00I. he effect of sea9eed concentrate on the 'ro9th and yield of potassium stressed 9heat.b. Effects of exposure to ammonium and transplant shoc> upon the induction of nitrate absorption. Recherche et tentative d’identification des auxines. !ifferential expression of 'lutamine synthetase 'enes durin' the senescence of Arabid*psis thaliania rosette leaves. 5lant 4oil JJ(? +L/0S 0e*Cett RP4 %an Staden D (*LL. 4ea9eed products as a fertilizer and soil conditioner for horticultural crops. 4 #fric ` $ot H(? 0-L/0L+ 0enini S4 R-"nieK!C.ulgaris 1. #'r $iol 6hem $A? -LT/-LAbet? P (*L-. 5lant ` #E? 0+Sr 00+ 0loo& AD4 SuCra"anna SS (*LL. 6ontribution of 'lutamate dehydro'enase to mitochondrial 'lutamate metabolism studied by (*0. 0(hydroxyacetyl.enomics #(A? M+M/M0I 0e*Cett RP4 %an Staden D (*L-L.? --0/-L0 Alt!*7ul S14 Madden TL4 S*7a::er AA4 G7ang D4 G7ang G4 Miller +4 Li"&an DD (*LLT. he effect of sea9eed concentrate on the upta>e of foliar applied 6u@ 2n and Yn by tomato seedlin's.

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Enhanced leaf chlorophyll levels in plants treated 9ith sea9eed extract. 6yto>inin activity of commercial a%ueous sea9eed extract. Expression of characteristics of ammonium nutrition as affected by p< of the root medium. 6yto>inin activity of sea9eed extracts..0lunden G4 DerCin! T4 Liu )+ (*LLT. ` $iol 6hem #FH? 0ST0I/ 0STI. $iolo'ically active compounds from the $ritish marine al'ae. 7th "nternati*nal (ea:eed (-+p*siu+.SS (*L--.. 5er'amon 5ress@ 1ondon@ 0IL/0MT 0o-er GL4 Doug7ert. he . 5lant hormones do have a role in controllin' 'ro9th and development of al'ae.? *SM/*T* C7aillou S4 3e!!e. 3ert Res #'? I*/IL 0radle. !issectin' #rabidopsis lateral root development. Zuaternary ammonium compounds in species of the fucaceace (5haeophyceace. &# : 6onf. 5th "nternati*nal (ea:eed (-+p*siu+. In Natural )r*ducts and &rug &e. I? 00T/0II 0lunden G4 Cri""! AL4 Gordon SM4 Ma!on TG4 Turner C. 3ert Res B#? 0+*/0+L 0re&ner DM4 Iro&eier MD (*L-L. $ot 2ar ##? M0L/MI* 0oot7 CO (*LSI.0lunden G (*LT+.PM (*LL*. Ca!i&iro I4 0ee*C&an T4 Gra7a& N4 07alerao R4 G7ang .el*p+ent Alfred 7en2*n (-+p*siu+ #'? *TL/ *L.. he effects of a%ueous sea9eed extract on su'ar beet. Identification of abscisic acid in the sea9eed Asc*ph-llu+ n*d*su+..DP4 Morgan MA4 O’Toole P (*L-L. 4ea9eed has possibilities apart from its fertiliser use.irt . 5lant 4ci 1ett J? +I*/+IM 0re&ner DM (*LLM. 5hytochemistry #F? *M+*/*M++ 0radle. Implication des '"nes 5 R d’Arabid*psis thaliana dans le transport de nitrate.. Effect of a sea9eed extract upon emer'ence and survival of seedlin's of creepin' red fescue.. Edited by Fro's'aard/1arser 65@ $ro''er 4@ 6hristensen 4@ Fofod <@ 2un>s'aard@ 6openha'en 0lunden G4 +ildgoo!e P0 (*LTT. ` phycol #F? 0*T/0+* 0rain IR4 C7alo"in MC4 Turner TD4 0lunden G4 +ildgoo!e P0 (*LT0.LT4 0outin DP (*LL*. !ifferential activation of four specific 2#5F path9ays by distinct elicitors. he characterisation and %uantitative estimation of betaines in commercial sea9eed extracts. $ot 2ar #E? *MM/*S. ` 4ci 3ood #'ri #A? *+*/*+M 0lunden G4 +ildgoo!e P04 Ni*7ol!on 1E (*LTI. ` #ppl 5hycol A? M0M/MI0 0lunden G4 Roger! DD4 0arKell CD (*L-I. =niversity of o>yo 5ress@ M-I/M-L 0lunden G (*LTT. $r 5hycol ` #'? *.enr. Evidence that the adverse effect of urea fertilizer on seed 'ermination in soil is due to ammonia formed throu'h hydrolysis of urea by soil urease. rends 5lant 4ci A(I. In )r*c. he effects of a%ueous sea9eed extract on su'ar beet. from $ritain. =pta>e and apparent utilization of urea and ammonium nitrate in 9heat seedlin's. (*L-S.0.M/*. #'ron ` H(? III/IIM Cani%en* G (+. 4er.ro9er (#? II+/II0 0oot7 E (*LSS. (+. h"se@ =niversité de 2ontpellier II Cardinale 14 DonaC C4 LioterinC +4 Nie7au! I4 0oller T4 . ` Exp $ot B#? *-L/*LS -L . 0lunden G4 Gordon SM4 S&it7 0E4 1let*7er RL (*L-M. 5roc &atl #cad 4ci A(? -*-M/-*-0utton E14 No-e! C1 (*LSI.DI4 Morot-Gaudr. 4ome properties of sea9eed manures. 6th "nternati*nal (ea:eed (-+p*siu+@ $an'or@ &orth 8ales@ SST/ST+ 0lunden G4 +ildgoo!e P04 Ni*7ol!on 1E (*LTL. he effects of a%ueous sea9eed extract and >inetin on potato yield. In )r*c. In )r*c. he effect of a%ueous sea9eed extract as a fertilizer additive.4 Ca!ero P4 Sandberg G4 0ennett MD (+. Recent research on problems in the use of urea as a nitro'en fertilizer.M.D14 Ra"er CD4 .

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oxicity as a.S/*T*T Daniel-3edele 14 1illeur S4 Cabo*7e M (*LL-. 5lant 5hysiol J#B(I.i+a.)1 (+./MLI Crou*7 ID4 %an Staden D (*LL*.S/M. 1e !ocument echni%ue de la 465# #$? */++ Coru??i GM (+. In The Arabid*psis 7** .. 6urr. Evidence for the presence of plant 'ro9th re'ulators in commercial sea9eed products.. ` $iol 6hem #FE(*M..**LLWtab. 5lant 6ell Environ #F? L*T/L+CoN* )4 Le!aint C (*LT*. # ne9 locus (&I#*. 5lant 6ell 5hysiol BH(L.L/00*I C7iu CC4 Lin CS4 . 6haracterization of the response of the #rabidopsis response re'ulator 'ene family to cyto>inin. 2olecular and !evelopmental $iolo'y of Inor'anic &itro'en &utrition. . . ` #ppl 5hycol H? 0T/I0 Crou*7 ID4 %an Staden D (*LL0. <orticulture 3ranXaise A? **r*I CoN* )4 Le!aint C (*LTM. Implications for photorespiration and primary nitro'en assimilation. 4e%uence and nitrate re'ulation of the Arabid*psis thaliana mR&# encodin' nitrate reductase@ a metalloflavoprotein 9ith three functional domains.I.0. 6hemical cross/lin>in' and mass spectrometric identification of sites of interaction for =re!@ =re3 and urease. 5lant . Effect of sea9eed concentrate from /c l*nia +a.? *M0.. ` 5lant 5hysiol J$A? ML. 5lant 6ell J'(M... E2$: ` F? 00. ` 5lant 5hysiol J$F? 0*L/0++ Crou*7 ID4 %an Staden D (*LL0.M (*L--.*.M4 ConCling MA (*LL*.G4 den 0oer 0G4 Good&an . cause of the inefficiency of urea as a fertilizer. &itrate transport? a >ey step in nitrate assimilation. .# 'enes. :pin. ` 4oil 4ci JH? I+/ICraK:ord NM4 1orde 0G (+..oad G3 (*LL+. 5rimary &/assimilation into #mino #cids in Arabid*psis. Edited by 2eyero9itz E@ 4omerville 6@ #merican 4ociety of 5lant $iolo'ists@ Roc>ville@ 2!@ doiW*..? *LL*/*LLM Clu?et S4 Torregro!a C4 Da*Muet C4 La:itte C4 1ournier D4 Mer*ier L4 Sala&agne S4 0riand /4 E!Muerr -Tuga. Edited by 2eyero9itz E@ 4omerville 6@ #merican 4ociety of 5lant $iolo'ists@ Roc>ville@ 2!@ $J(*.L4 T!a. 1a nutrition minérale et en eau des plantes en horticulture avancée. 5lant 6ell T? -ML/-SDOAgo!tino I04 Deruere D4 Iieber DD (+.!ia AP4 Su RC4 Lin . 5lant 5hysiol E(? +TM/+TL C7eng CL4 DeKdne.ene expression profilin' and protection of !edicag* truncatula a'ainst a fun'al infection in response to an elicitor from 'reen al'ae %l. rends in 5lant science $? 0-L/0LM CraK:ord NM4 S&it7 M4 0elli!!i&o D4 Da%i! R+ (*L--. Arabid*psis 'ls mutants and distinct 3d/. Evidence for rootin' factors in a sea9eed concentrate prepared from /c l*nia +a..a spp. 5apenfuss on !el*id*g-ne inc*gnita infection on tomato.i+a (osbec>.C7ang G4 I*7ar D4 .D4 Good&an . Crou*7 ID4 S&it7 MT4 %an Staden D4 LeKi! MD4 .ro9th Re'ul J$? +*/+L CroK:ord N (*LLM.MT4 Du&a! 0 (+. Induction of barley leaf urease.? */*T Co!*7igano IT4 Melo-Oli%eira R4 Li& D4 Coru??i GM (*LL-.? TI*/M+ Court MN4 Ste"7en RC4 +aid DS (*LSI. !ifferential expression of t9o Arabid*psis nitrate reductase 'enes. 2olecular and physiolo'ical aspects of nitrate upta>e in plants.. 5lant 5hysiol A(? LI*/LIM C7eng CL4 A*edo GN4 DeKdne.au!inger RP (+. 5lant $iol J? +0M/+0L L. &itrate? nutrient and si'nal for plant 'ro9th. Identification of auxins in a commercial sea9eed concentrate.I. 5roc &atl #cad 4ci AH? M.enomic se%uencin'. in Arabid*psis thaliana encodin' nitrate reductase. 2utation of a nitrate transporter@ #t&R *?I@ results in a reduced petiole nitrate content and altered leaf development.**@ *r+M CraK:ord NM4 Gla!! ADM (*LL-..D4 Na& .+.? **0L/**IC7ur*7 GM4 Gilbert + (*L-I.M/ *M0*I C7en )G4 C7ing TM (*L--. In The Arabid*psis 7** . 5roc &atl #cad 4ci AJ(T.I.? *T. 6omment assurer une bonne nutrition en eau et en ions minéraux en horticulture.:..

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Y 5flanzenphysiol JJ#? *MM/*S+ 1eatonb--S&it7 0C4 %an Staden D (*L-I..o:te . he effect of marine bioactive substances (& 5R:.. 4ystemic response to aphid infestation by 2yzus persicae in the phloem of #pium 'raveolens.. ` #m 6hem 4oc EF? I*0*/I*00 Duboi! 14 Ter*e-La:orgue T4 Gon?ale?-Moro M04 E!ta%illo DM4 SangKan R4 Gallai! A4 . Edited by 2asson@ 5aris 1illeur S4 Daniel-3edele 1 (*LLL. 2éthodolo'ie *M&. 5lant 6ell 5hysiol BF(*. !ecid 3ruit .M...M.fao. I.? M0/S.ro9 $$? LT/*. 1eaf yello9in' and anthocyanin accumulation are t9o 'enetically independent strate'ies in response to nitro'en limitation in #rabidopsis thaliana. &e9 aspects of plant a%uaporin re'ulation and specificity. Effect of sea9eed foliar spray on fruit %uality and mineral nutrition. he soybean /u3 'ene encodes a &i/ bindin' protein necessary for urease activity.* DeCCer D (*LS0.D14 Martin 14 T7oreuP A Q Go@on A (*LLT..0. Effect of cyto>inin on po9dery milde9. 5hysiol 5lantarum JJE? I-L/IL0 E*Cert M4 0iela A4 Sie:rit? 14 Ialden7o:: R (*LLL. 5récis de botani%ue ome I Cé'étaux Inférieurs. 5lant ` #J(*...?TI/-0 Di%ol 14 3ilaine 14 T7ibi%illier! S4 A&!ele& D4 PalauMui DC4 Iu!iaC C4 Dinant S (+. `ac>/bean urease (E. Expression analysis of a hi'h/affinity nitrate transporter isolated from Arabid*psis thaliana by differential display.. he effect of sea9eed concentrate on the 'ro9th of tomato plant in nematode/infested soil. Identification and seasonal variation of endo'enous cyto>inins in /c l*nia +a..? M*T/MI.De 3illier! D4 Iot?e +AG4 Doubert M (*L-0.. 6ytobios J'J? +0/+M 1AO +. 4outh #fric ` $ot H$? *+M/*+1eld&ann D (*LT-.or'W.lutamate dehydro'enase in plants? is there a ne9 story for an old enzymes 5lant 5hysiol $iochem BJ? MSM/MTS Durand N4 0riand /4 Me-er C (+.RL Gerner 0 (*LTM.. 5lanta #'F? IS*/ISL 1orde 0G (+.. &itrate transporters in plants? structure@ function and re'ulation.0... !iurnal re'ulation of &:0/ upta>e in soybean plants. # simple biolo'ical role for nic>el.S. 5lant 2ol $iol HF(I. L* .0.irel 0 (+. he effect of sea9eed concentrate and fertilize on the 'ro9th of 7eta .*. &ature JEF? *. . 5apenf. Editions I&R#@ 2ieux comprendre Del7on P4 Go@on A4 Tillard P4 Pa!!a&a L (*LLS.a2*te che2 les plantes +SM/+-. 4cienta <ortic #'? *0T/*IS 1eatonb--S&it7 0C4 %an Staden D (*L-0. 5lant ` JB(M. Effect of crude sea9eed extracts on seed 'ermination@ seedlin' 'ro9th and some metabolic processes of 4icia faba 1.D14 Ma!*lauP-Daubre!!e C (+. # metalloenzyme. ` Exp $ot H'? *MI*r*MIM El-S7eeC7 MM4 El-Saied AA1 (+.? SI0/SM+ Dia? C4 Saliba-Colo&bani 34 Loudet O4 0elluo&o P4 Moreau L4 Daniel-3edele 14 MorotGaudr.... Effects of sea9eed concentrate on 'rain yield in barley.i+a (osbec>. !ependence on current photosynthesis and su'ar availability to the roots.6.. 1ocal and lon'/ran'e si'nalin' path9ays re'ulatin' plant responses to nitrate.0/++I 1re-er&ut7 SI4 0a*ana&Ko M4 Pola**o DC (+. 3#:4 # !atabase 6ollection (http?WWfaostat. $ot 2ar #F? M+T/M0* 1eatonb--S&it7 0C4 %an Staden D (*L-T. In Assi+ilati*n de l. !ifferential 'ene expression in #rabidopsis monitored usin' c!&# arrays. ` Exp $ot BF? -L0/L.+T/*. DiPon NE4 Ga??olaC4 0laCel. #nnu Rev 5lant $iol H$? +.M. 3ood and #'riculture :r'anization of the =nited &ations@ Rome@ Italy 1eatonb--S&it7 0C4 %an Staden D (*L-0. 0. (*LL-.+. $iochim $iophys #cta JB(H? +*L/+0M 1orde 0G (+. De!"re? T4 A&!ele& D4 Cabo*7e M4 . and endo'enous cyto>inins on nitrate reductase activity in Arabid*psis thaliana.+Del en! E4 Morot-Gaudr.M.ulgaris..

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Relative Rates of 6*I:+ 5roduction by 6ertain Ce'etable 5lants reated 9ith 1abeled =rea. #r'inine de'radation by ar'inase in mitochondria of soybean seedlin' cotyledons. #dv.4in'h.. &e9 !elhi. &on/electrolyte permeability across thin lipid membranes..0. 5lant ` JA? MTTrM-T GerendR! D4 Pola**o DC4 1re-er&ut7 SI4 Sattel&a*7er 0 (*LLL. &ucleotide se%uence of a c!&# encodin' a soybean seedlin's axes ar'inase (accession n^ #3.arri!!on D4 .GL (*L-S.(5. $io'eochemistry FF? II*/IS0 Goldrai@ A4 0ea&er LD4 Pola**o DC (+. hree functional transporters for constitutive@ diurnally re'ulated@ and starvation/induced upta>e of ammonium in Arabid*psis roots. 4oil 4ci J(#? +I*/+MS GerendR! D4 G7u G4 Sttel&a*7er 0 (*LL-..art LC (*L-+. 5lant 5hysiol J$#? *-. `.*S. Edited by <. 5lant 6ell JJ? L0T/LIGerbeau P4 Gu*lu D4 Ri"o*7e P4 Maurel C (*LLL. !ifferential re'ulation of the &:0/ and &<IK transporter 'enes #t&R +.? *MIM/*MMI Gla!! ADM4 SiddiMi M) (*LLM.+. &itro'en absorption by plants roots. #rch Int 5hysiol $iochem FE? --*r--T Gan!el /4 Muno! S4 Tillard P4 Go@on A (+. #42 &e9s (F(+.R L-/.? -0M/ -II . is re'ulated by auxin in both shoots and roots..*/*-*. #%uaporin &t/ I5a can account for the hi'h permeability of tobacco cell vacuolar membrane to small neutral solutes. =reaseB a paradi'm for protein/assisted metallocenter assembly. he #rabidopsis dual/affinity nitrate transporter 'ene #t&R *. =rea transformations and fertilizer efficiency in soil.? T. #r'inase is inoperative in developin' soybean embryos.in!%arC ON4 +ittKer S. 5lanta #J'? SM+/SMGooding MD4 Da%ie! +P (*LL+.Galangau 14 Daniel-3edele 14 MoureauP T4 Le-de*Cer MT4 Cabo*7e M (*L--.. 3oliar urea fertilization of cereals? a revie9. he #rabidopsis dual/affinity nitrate transporter 'ene #t&R *.eil C4 Sei?inger S (+. 5lant &utr. 5lant 5hysiol JJ(? -ST Goldrai@ A4 Pola**o DC (*LLL.@ #ssociated 5ub.* and #t#mt*.* in Arabid*psis? relation 9ith lon'/distance and local controls by & status of the plant. #uxins as plant 'ro9th re'ulators in the marine al'a )elag*ph-cusp*rra (1eman. . 5lant 6ell J$ *TS*/*TTT Guo 1Q4 +ang R4 CraK:ord NM (+. 5h! hesis@ =niversity of 4outhern 6alifornia@ 1os #n'eles . 5lant ` #(? *I0/*MM Ga??arrini S4 Le@a. In Nitr*gen Nutriti*n "n 'igher )lants.5. Expression of leaf nitrate reductase 'enes from potato and tobacco in relation to li'ht/dar> re'imes and nitrate supply.. 4i'nificance of nic>el for plant 'ro9th and metabolism.S.0 (*LM0. Goldrai@ A4 Coello P4 Pola**o DC (*LL-.L/+0Guo 1Q4 +ang R4 C7en M4 CraK:ord NM (+.L/ +++ Gould +D4 .4.6o. Interallelic complementation at the ubi%uitous urease codin' locus of soybean. escalatin' 9orld9ide use of urea r a 'lobal chan'e contributin' to coastal eutrophication.* (6<1*.. in #'ronomy B'? +..4rivastava and R..au!inger RP4 Col"a! GD4 Soriano A (+.0 Goldrai@ A4 Pola**o DC (+. Influence of nitro'en and &i supply on nitro'en metabolism and urease activity in rice (1r-2a sati. ` Exp $ot H$(0T. is activated and functions in nascent or'an development durin' ve'etative and reproductive 'ro9th.ine DC4 S"ent DI (*L--.*.4 TuCe.*.. 3ert Res $#? +. ` Exp $ot BE(0+S. 5lant 5hysiol #A(*.*.ro9th of )hase*lus . I.agedorn C4 M*Cread. he 2etabolism of 3oliar/#pplied =rea.a 1.ulgaris on various nitro'en sources? the impotance of urease. (etchell (5haeophyta 6aminales.@ +*/ MS Glibert PM4 .. ` Exp $ot $E? *M. 5lant 5hysiol AA? 0-0/0-Gallu*i E4 Mi*elli C4 Li""e C (*LT*.M/*M*+ .0MST*.? T-/-I ..L4 Go@on A4 Ninne&ann O4 1ro&&er +04 %on +ir n N (*LLL...rTS L+ .* (6<1*. 5lant 5hysiol JJE? +LL/0..

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#Tv stimule la nutrition azotée des blés.uang NC4 C7iang CS4 CraK:ord NM4 T!a. L0 .)1 (*LLS. 5hytoma HH#? +.+T/*.audry `3? 4prin'er@ TL/LL .4 Lo .ir!*7 R+4 . Edited by 1ea 5`@ 2orot/ . 4ulfated fucan oli'osaccharides elicit defense responses in tobacco and local and systemic resistance a'ainst tobacco mosaic virus.P (+. In The bi*che+istr. (*L-L. :ceano'r 2ar $iol #nnu Rev #(? +ML/0*M Ira"" A4 Truog . Iloareg 04 Quatrano RS (*L--. Re'ulation of 6W& interaction in model plant species. 5lant 6ell A? +*-0/+*L* .*.uang NC4 Liu I. 3oliar application of urea to almond and olive? leaf retention and >inetics of upta>e.. (*L-M. # c/*@0 'lucan@ specific to a marine al'a@ stimulates plant defense reactions and induces broad ran'e resistance a'ainst patho'ens.N (+. 2ol.? *+T/*T0 Irog&eier MD4 M*Cart.A4 . C'$1 encodes a component of the lo9/affinity nitrate upta>e system in Arabid*psis and sho9s cell type/specific expression in roots.. #dvances in nitrate assimilation..M..G+4 0re&ner DM (*L-L. In The 1<<6 7right*n C*nference= )ests and &iseases@ II*/IIIeit7 04 Dong /N4 Au!ubel 1M4 1inC GR (*LL*.0. !ifferential induction of 0/deoxy/!/ arabino/heptulosonate T/phosphate synthase 'enes in #rabidopsis thaliana by 9oundin' and patho'enic attac>.L/*+S Doubert DM4 M r.D4 T!a. 1es extraits d’al'ues marines? propriétés phytoactives et intérEt a'ronomi%ue.. ` 5lant &utr A? **T/*+L Ilein7o:! A4 +arner RL (*LL....? **M/*++ Ilar?-n!C. 5lant 6ell JJ? *0-*/*0L+ Da*ob! +P4 1alCen!tein I4 .S .O4 E!nault D4 Eu?en M4 Doubert DM (+. 6omment l’extrait d’al'ue u. 5l 5hysiol FA? -II/-IDoli%et E4 Langlai!-Deannin I4 Morot-Gaudr. 5lant 5hysiol J#B? *. #nnée $iolo'i%ue? *..N4 Cabo*7e M (*LLI. 6lonin' and functional characterization of an Arabid*psis nitrate transporter 'ene that encodes a constitutive component of lo9/affinity upta>e. &ucleotide se%uence of Arabid*psis thaliana ar'inase expressed in yeast (accession n^ =*M. &ature and amount of auxin in al'ae? I## from extracts of Culerpa paspal*ides (4iphonales. 5hytotoxicity of foliar/applied urea.. $ot #cta J(#? 0+S/00I . 5lant 2icrobe In J((+.D1 (*LL*. 5hytoma HAH? I+/II Ilar?-n!C./++ Doubert DM4 )%in DC4 0ar*7ietto T4 Serg DM4 Ple!!e 0 Ilar?-n!Ci O4 Io"" M4 1ritig 04 Iloareg 0 (*LL-.M.*L.. Edited by 2iflin $`@ 1ea 5`? #cademic 5ress@ J(? -L/*+. he use of mutants and trans'enic plants to study nitrate assimilation. 1inear c/*@0 'lucans are elicitors of defense responses in tobacco. 2écanismes d’action de l’extrait d’al'ue .)1 (*LLL. In )lant Nitr*gen.*f plants.#T.irel 04 Lea PD (+. #bscisic acid content of #l'ae under stress.+. 5roc &atl #cad 4ci A(? -*-L/-*L* Iru&"el&an PM4 1re-er&ut7 SI4 Cannon D14 1inC GR4 Pola**o DC (*LLM.. Isolation@ purification and %uantitation of several 'ro9th re'ulatin' substances in Asc*ph-llu+ n*d*su+ (5haeophyta.o:: T4 Truong .O4 Ple!!e 04 Doubert DM4 )%in DC4 Io"" M4 Iloareg 04 1ritig 0 (+. 5lant 6ell Environ JF? I-L/M. $ot 2ar #H? *IL/*M0 Ilar?-n!C.a&ilton R.0T Ilein I4 +einbau& SA (*L-M. r..artung +4 Gi&&ler . 5roc &atl #cad 4ci AA? --+*r--+M Iing&an AR4 Moore D (*L-+. #mmonia assimilation. `ournal of 6rop Improvement JH(+. 4tructure of the cell 9alls of marine al'ae and ecophysiolo'ical functions of the matrix polysaccharides. 5lant 5hysiol J'F? *ITL/*I-.O4 De!*a&"! 34 Ple!!e 04 )%in DC4 Iloareg 04 1ritig 0 (+.

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M4 Peng SS4 Coru??i GM (*LLI. 5rotein 4ci #? *.L4 Gan!el /4 Cere?o M4 Tillard P4 MSller C4 Ira"" A4 %on +ir n N4 Daniel-3edele 14 Go@on A (+.? L+S/0M Laurent 14 0out7ier A4 0onne:o.4 T!a.La& . 2olecular and functional re'ulation of t9o &:0/ upta>e systems by &/ and 6/status of Arabid*psis plants. :verexpression of the #4&* 'ene enhances nitro'en status in seeds of Arabid*psis. 5lant ` JA? M. #ntioxidative activities of al'al extracts@ syner'istic effect 9ith vitamin E. Edited by 1etham !4@ .M (*LL-.../*++LoMu 4 D4 %on +ir n N (+.4 LudeKig U4 Ga!!ert 04 1ro&&er +04 %on +ir n N (+.I+r*.!ie7 M.e Treatise ". E2$: ` ##? *.4 Mulroone. #t!=R0 encodes a ne9 type of hi'h/affinity ureaW<K symporter in #rabidopsis.)1 (+.*0.M Loudet O4 C7aillou S4 Merigout P4 Talbote* D4 Daniel-3edele 1 (+.0. ` Exp $ot B'? TI*/TM+ Le@a. 5urification@ characterization@ and in vivo reconstitution of 3lebsiella aer*genes urease apoenzyme.M4 Co!*7igano IT4 Oli%eira IC4 Melooli%eira R4 Coru??i GM (*LLS..0a.ood9in 5$@ <i''ins `@ ElsevierW<olland@ #msterdam@ +. 5erspect #'ric ##J? SI/SS Le Tutour 0 (*LL. =rea transport by nitro'en/re'ulated tonoplast intrinsic proteins in #rabidopsis.? II+T/II0* Lee M.L/M*L Let7a& DS (*LT-.M4 .. In )h-t*h*r+*nes and related C*+p*unds= a c*+prehensi. Liu L.M+ Lee R04 DreK MC (*L-L.au!inger RP (*LL. 49itchin' bet9een the t9o action modes of the dual/ affinity nitrate transporter 6<1* by phosphorylation. Re'ulation of root ion transporters by photosynthesis? functional importance and relation 9ith hexo>inase. #nnu Rev 5lant $iol BF? MSL/ML0 La& . 5lant 5hysiol J$#(+.4 .. 2etabolic re'ulation of the 'ene encodin' 'lutamine/ dependent aspara'ine synthetase in #rabidopsis thaliana. 1eur devenir dans le sol.au!inger RP (*LL0. Zuantitative rait 1oci #nalysis of &itro'en =se Efficiency in #rabidopsis.I.L4 Tillard P4 Le"etit M4 Oli%e 14 1illeur S4 Daniel-3edele 14 Go@on A (*LLL. #ntioxydant and pro/oxydant activities of the bro9n al'ae@ $a+inaria digitata@ 'i+anthalia el*ngata@ >ucus ..I4 )a& IM4 C7en L4 C7oK CM4 Coru??i GM (+. 5lant 6ell JH? TL.. 5erspect #'ric #$B? *T/++ Le Souder C4 Taureau DC (*LLT.M/+M* Liu I. 5ulvérisation foliaire d’azote sur blé. 5lant 5hysiol J$J? 0IM/0M- LI .esicul*sus@ >ucus serratus and Asc*ph-llu+ n*d*su+.. 5lant ` J(? 0IM/0M0 La& .S4 +ang S4 S*ott RA4 1innegan MG4 Do7n!on MI4 I""olito DA4 C7ri!tian!on D+4 . 5hytochemistry #E? 0TML/0TSM Le Tutour 04 0en!li&ane 14 Gouleau MP4 Gou-gou DP4 Saadan 04 Que&eneur 1 (*LL-.4 PanCrat? . 5urification and characterization of 3lebsiella aer*genes =reE protein? a nic>el bindin' protein that functions in urease metallocenter assembly. 6<1* is a dual/affinity nitrate transporter of Arabid*psis involved in multiple phases of nitrate upta>e.0./-.4 LudeKig U4 1ro&&er +04 %on +ir n N (+. Liu L. Re'ulatory levels for the transport of ammonium in plant roots. ` #ppl 5hycol J'? *+*/*+L Lee M.. Reciprocal re'ulation of distinct aspara'ine synthetase 'enes by li'ht and metabolites in Arabid*psis thaliana.M/*.M4 +ong P4 C7an .)1 (*LLL. 5lant 5hysiol *00? *++..0. ` $acteriol JF#(-. he molecular 'enetics of nitro'en assimilation into amino acids in hi'her plants. =ne techni%ue %ui doit encore faire ses preuves. 5lant 6ell JH? ++*-/++0+ Le@a. ` Exp $ot HH? *+L0/*0.S04 .0.4 Coru??i G (*LL-.. 5lant 5hysiol J'(? *0IT/*0MT La& . Rapid@ reversible inhibition of nitrate influx in barley by ammonium. 6yto>inins.0b. 5lant 6ell JJ? -SM/-TI Liu I. En'rais azotés.uang C)4 T!a.

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c/*@0 'lucan sulfate@ but not c/*@0 'lucan@ induces the salicylic acid si'nallin' path9ay in tobacco and #rabidopsis.enome $iol #? revie9s *.. 4oil 4ci 5lant &utr J#? +0L/+II M*Clure PR4 I!rael D+ (*LTL.+. =niport of &<IK by the root hair plasma membrane ammonium transporter 1e#2 *B*. 2olecular biolo'y of microbial ureases. 5roc &atl #cad 4ci E$(*. Relationship to nitro'en nutrition.+. Expression of cyto>inin biosynthetic isopentenyltransferase 'enes in #rabidopsis? tissue specificity and re'ulation by auxin@ cyto>inin@ and nitrate. 2olecular and physiolo'ical analysis of Arabid*psis mutants defective in cytosolic or chloroplastic aspartate aminotransferase.0+ Mer*ier L4 La:itte C 0orderie! G4 0riand /4 E!Muerr -Tuga. &itrate reduction and si'nallin'.au!inger RP (*L-L. ransport of &itro'en in the )ylem of 4oybean 5lants.LT4 .aba!7 DG (+.P4 Da&oi! 14 1ran? G4 1ritig 04 )%in DC4 Iau::&ann S (+.lutamine synthetase/'lutamate synthase path9ay and 'lutamate dehydro'enase play distinct roles in the sin>/source nitro'en cycle in tobacco. Mie!aC 0.au!inger RP (*LLM. 2icrobial ureases? si'nificance@ re'ulation@ and molecular characterization.*.LT4 I!land MD4 . 5hysiol.4 Coru??i GM (+. . he al'al polysaccharide carra'eenans can act as an elicitor of plant defense.4 .?-LL/L. ` $iol 6hem #FF? *0MI-/*0MMM LudeKig U4 %on +ir n N4 Rent!*7 D4 1ro&&er +0 (+.+.D (+. `asmonate is essential for insect defense in #rabidopsis.L Mar!*7ner M (*LLM../SS..*/*.4 )a!uda I4 Ioba-a!7i M4 TaCa7a!7i E (*LSS.*.4 1eraud M4 Douglet T4 Su?uCi A (+.+. he role of 'lutamine synthetase and 'lutamate dehydro'enase in nitro'en assimilation and possibilities for improvement in the nitro'en utilization of crops.? *+-/0Moble. Rhesus factors and ammonium? a function in effluxs .? -M/*. #rabidopsis mutant analysis and 'ene re'ulation define a nonredundant role for 'lutamate dehydro'enase in nitro'en assimilation. 2etabolism and function of polyamines in plants? recent development (ne9 approaches.alia ensif*r+is.. 5lant 5hysiol JB'? III/IMS Mat!u&o&to . 2ineral &utrition in <i'her 5lants. 5lant 5hysiol E'? S+I/S0. 5lant 5hysiol J#F(0..*.*. 5lant .. Mi:lin 0D4 .a!egaKa )4 Ioba-a!7i M4 TaCa7a!7i E (*LS-... Inducible formation of urease in Cana. In !*dern !eth*ds *f )lant Anal-sis (? *LI/+. 5lant ` $F(*. Finetin and >inetin/li>e compounds. #r'inine metabolism in developin' soybean cotyledons./0...? IM*/I-./M Mala&. 2icrobiol Revie9s H$(*. 5lant 5hysiol (B? I**/I*S M*Conn M4 Creel&an RA4 0ell E4 Mullet DE4 0roK!e D (*LLT.S. Environmental re'ulation of lateral root initiation in #rabidopsis..I.LudeKig U4 %on +ir n N4 1ro&&er +0 (+. 2icrobiol Revie9s HE(0. LM . &e9 5hytol JBE? I0/ M* Me-er C4 Stitt M (+.5lantarum #J? -T+/--* Mat!u&o&to .. + ed.I. Edited by 1ea 5`@ 2orot/. In )lant nitr*gen.+..*.ro9th Re'ul $B? *0M/*IMa!*lauP-Daubre!!e C4 Rei!dor:-Cren M4 Pageau I4 Lelandai! M4 Grand@ean O4 Ironenberger D4 3aladier M.DE4 R-an IS (+.? MIT0/MITT Melo-Oli%eira R4 Oli%eira IC4 Coru??i GM (*LLS.. I. he inducible formation of urease in rice plants.MT4 1ournier D (+.. 1ondon? #cademic 5ress Martin-Tangu. Edited by 1ins>ens <3@ racy 2C@ 4prin'er/Cerla'@ $erlin Mi-aKaCi I4 Mat!u&oto-Iitano M4 IaCi&oto T (+.? IT*-/IT+0 Menard R4 Alban S4 de Ru::ra. 5roc &atl #cad 4ci EB(*.*. ` Exp $ot H$? LTL/L-T Miller CO (*LS0.Moble..*.. he 5lant 6ell J(? 0. 5lant 5hysiol J#E? SM.audry `3@ $erlin@ 4prin'er/Cerla'@ S*rTMi*alle: 0D4 S7el" 0D (*L-L.

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5urification and characterization of the ureido'lycolate urea/lyase.? 0. !e'radation of ureido'lycolate in 3rench bean (5haseolus vul'aris. 4outh #fric. 3E24 2icrobiol Revie9s #F? +0L/+S* MuTo? A4 Piedra! P4 Aguilar M4 Pineda M (+. <ortscience JE? -*/-+ Nel!on +R4 %an Staden D (*L-Ib. ` 5lant 5hysiol JA? S+T/S0S Peo"le! M04 Gi::ord RM (*LL0. &e9 hor>@ I0I/IT Peter&an TI4 Good&an . is catalysed by a ubi%uitous ureido'lycolate urea/lyase.4 Prud7o&&e MP4 0ou*aud D (*LLS. 5lanta ##B(*. Edited by ! !ennis ! @ urpin !<. #nalysis of the &R + nitrate transport family in Arabid*psis. 4tructure and 'ene expression. #ust. 4outh #fric ` 4ci A#? *LL/+. #l'ae and cyto>inins.en ..and !*lecular 7i*l*g-. 5lant 5hysiol J#H? -+-/-0I MuTo? A4 Ra!o MD4 Pineda M4 Piedra! P (+. !iurnal variation in the simultaneous upta>e and sin> allocation of &<IK and &:0/ by 1olium perenne in flo9in' solution culture.it. ` 5lant 5hysiol JJH? I00/I0T Nel!on +R4 %an Staden D (*L-M. 6arbon and amino acids reciprocally modulate the expression of 'lutamine synthetase in Arabid*psis.. Recherche des modalités d’action de la préparation al'ale . 5hy>os $$? IT/M* MoC MC (*LLI.? *IM/MI LS .S. 5lant 5hysiol J#E(+. Ninne&ann O4 DauniauP DC4 1ro&&er +0 (*LLI.PA4 %an Staden D (*L-S. 5lant 6ell Environ JE? *+ST/*+TL Mulroone.#*I sur les plantes supérieures.Mo7an 3R4 3enCatara&an I4 Muruge!Kari R4 Mut7u!a&.*/*. $ot 2ar #A? I*M/I*Nel!on +R4 %an Staden D (*L-S.S04 . ` 5hycol B'? --/LM Or!el M4 Ira"" A4 Daniel-3edele 1 (+. he effect of sea9eed concentrate on 9heat culms. he effect of sea9eed concentrate on 'ro9th of nutrient/ stressed@ 'reenhouse cucumbers. Identification of a hi'h affinity &<IK transporter from plants. 1on' distance transport of carbon and nitro'en from sources to sin>s in hi'her plants.and functi*n *MM/*SS. 6yto>inins and plant development? an overvie9. In )lant )h-si*l*g-8 7i*che+istr.? --S/-LS Ourr. he 'lutamine synthetase 'ene family of Arabid*psis thaliana? li'ht/re'ulation and differential expression in leaves@ roots and seeds. Effect of crude and commercial sea9eed extract on seed 'ermination and seedlin' 'ro9th in Ca?anus ca?an 1. Effect of sea9eed concentrate on the 'ro9th of 9heat under conditions of 9ater stress. ` 4ci AJ? S0+/S00 Moone.PA4 %an Staden D (*L-M..A4 Ma*du:: D. h"se de doctorat@ =ER Rennes I Muller 04 Tillard P4 Touraine 0 (*LLM. 2ol . */aminocycloprpane/*/carboxylic acid in sea9eed concentrate.. &itrate fluxes in soybean seedlin' roots and their response to amino acids? #n approach usin' &/*M. UrdLg 34 StirC +A4 %an Staden D4 No%RC O4 Strnad M (+. 5lant 5hysiol J#J(*.0. ` 5lant 5hysiol #F? 0*T/0+* Moure--0ringuier A (*L-S.S (*LLI.au!inger RP (+.I. urea for labellin' 9heat 9ith nitro'en.. Endo'enous cyto>inins in three 'enera of microal'ae from the chlorophyta.+.enet #$'(*/+.IR4 Mat7eK! EL4 Turner NC (*LL*..? *TM/*-I Nel!on +R4 %an Staden D (*L-Ia. ` Exp $ot BF? *-M0/*-S0 Palta DA4 1iller. &ic>el upta>e and utilization by microor'anisms. =rea is a product of ureido'lycolate de'radation in chic>pea. Effect of sea9eed concentrate on the 'ro9th of 9heat. 1eaf feedin' of (*M&. In C-t* inins= che+istr-8 acti.*..M (*LL*. E2$: ` J$?0ISI/0IT* Oli%eira IC4 Coru??i GM (*LLL. Edited by 2o> !84@ 2o> 26@ 6R6 5ress@ $oca Raton@ 3lorida Moone.

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In )r*c. Effect of amendin' urea fertilizer 9ith chemical additives on ammonia volatilization loss and nitro'en/use efficiency.olland MA (*LL0.L/++* Ra%en DA4 +ollenKeber 04 . Edited by 1uc>9ill 16. In #enetic /ngineering. 5roc. Edited by 4etlo9 `F? 5lenum 5ress@ &e9/hor>@ J(? 00/IPourtau N4 Denning! R4 Pel?er E4 Palla! D4 +ingler A (+. $iol 3ertil 4oils $#? +I/+T Riddle! P+4 +7an 34 0laCele.? effect of li'ht/stress and co/production 9ith dimethylsulphide.DD4 S7ar&a IL (+.M (*LSS. Investi'ation of the effectiveness on an extract of sea/9eeds on the yield and %uality of cucumbers for pic>lin' I. Po%oln./*.RL4 Gerner 0 (*LL*.4 Cabo*7e M (*L-L.enetic control of plant ureases. 3ert Res J$? +.0 Pola**o DC4 .ene J'A= +SM/+SSander!on ID4 Da&e!on PE (*L-S.M (*LSL.. MM Po?!ar 0l4 El . he effect of the steepin' of peat/cellulose flo9erpots (`iffy/pots. Rostlinna Cyroba JA? T.? MMS/SPouteau S4 C7erel I4 3au*7eret .Plettner I4 SteinCe M4 Malin G (+... he influence of sea/9eeds extracts on the storability of apples. . . 1es mécanismes de transformation de l’azote dans le sol. 5lant 6ell Environ #A? **0S/**IM Pola**o DC4 1re-er&ut7 SI4 GerendR! D4 Cian?o SR (*LLL. 6urr 4ci FH(T. Rostlinna Cyroba J#? 00M/0I. 5lanta ##B(0. Int rev cyt JBH? SM/*. production in the marine macroal'a %l. #cta <ortic JFE? **0/**S Sander!on ID4 Da&e!on PE4 GabCieKi*C DA (*L-T.M (*LT+. 4lo9 release urea fertilizers/effect on flood 9ater chemistry@ ammonia volatilization and rice 'ro9th in al>ali soil.. #uxin in a sea9eed extractB identification and %uantification of indole/0/acetic acid by 'as chromato'raphy/mass spectrometry. ` Exp $ot H'(00S. he cyto>inins in a li%uid sea9eed extract? could they be the active in'redientss In 5th "nternati*nal (-+p*siu+ *n #r*:th Regulat*rs in >ruit )r*ducti*n ". # comparison of ammonium and nitrate as nitro'en sources for photolithotrophs. Po%oln. Roles of urease in plant cells.a&&ad.0/T*. &itrate reductase mR&# re'ulation in Nic*tiana plu+baginif*lia nitrate reductase/deficient mutants. 5erspectives #'ricoles JJH? *.LL (*LL+.. 6th "nternati*nal (ea:eed (-+p*siu+@ $an'or@ &orth 8ales@ T0. &ature #JB? +T0/+TI Pra!ad R (*LL-. Po%oln.M (*LTI. ` 5hycol J$@ suppl.. 4oybean 'enes involved in nic>el insertion into urease..D4 SiddiMi M)4 Gla!! AD (*LLL.G (*LST. Effects of sea9eed extract on the yield@ ripenin' and shelf life of tomatoes.M4 Iiral. Effect of sea9eed on tomato.? **IL/**MS Pola**o DC4 . 6yto>inin effect of benzaldenine? increase of nucleic acid and protein synthesis in bean leaves. #t#2 * 'ene expression and &<IK upta>e in roots of Arabid*psis thaliana? evidence for re'ulation by root 'lutamine levels. 6lonin' and se%uencin' of a jac> bean urease encodin' c!&#. 3ertilizer urea@ food security@ health and the environment.a (Enteromorpha. Effect of su'ar/induced senescence on 'ene expression and implications for the re'ulation of senescence in Arabid*psis.S. intestinalis 1. 5lant 6ell J? ****/**+.M (*LTT.olland MA (*LLI. :f &ational 4eminar on the 5roduction echnolo'y of omato and 6hillies@ &#=@ 6oimbatore@ -T/-L Rao DLN (*L-T.M. in extracts of sea9eeds on the %uality of tomato seedlin's. 5art. (6hlorophyta@ =lvophyceace. Rostlinna Cyroba JH? MIM/MMI Po%oln. he effect of the sea9eed on ripenin' and stora'e capacity of peaches and apricots.andle.M Redd. 5lant ` JE? *I0/*M+ Re*ou! S (*L-T. Ethene (ethylene. ` 5lant 5hysiol J#E? 0S0/0ST LT . &e9 5hytolo'ist J#J? *L/0+ RaKat SR4 Sili& SN4 Iron?u*Cer ./T00 Po%oln.? STT/ S-0 Ra@e!7Kari M4 LaC!7&anan II4 C7itra AS (*L-0.

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Effect of se9eed sprays on %uality and shelf/life of peaches. he metabolism of aspara'ine in plants. he aspartate aminotransferase 'ene family of #rabidopsis encodes isoenzymes localized to three distinct subcellular compartments. 6th "nternati*nal (ea:eed (-+p*siu+@ 4antia'o de 6ompostela@ 4pain@ T0*/T0M So7lenCa&" C4 S7elden M4 . Recherches sur l’évolution de l’urée dans les sols et sur son utilisation comme en'rais azoté. 6an ` $ot B$?T0L/TIS Sie*ie*7oKi*? IA4 Do. he effect of hydrolysed sea9eed on certain plant pests and diseases.S*7legel AD4 Nel!on D+4 So&&er! LE (*L-T... =rease is not essential for ureide de'radation in soybean. ` Exp $ot H$(0T.I/*.+. Econ. 3ert Res JJ? LT/*** S*7ubert IR4 0oland MD (*LL. =se of urease inhibitors and urea fertilizers on 9inter 9heat. 5th "nternati*nal (ea:eed (-+psiu+ H? I. (+. 2ultiple routes communicatin' nitro'en availability from roots to shoots? a si'nal transduction path9ay mediated by cyto>inin. $ioresour echnol EF(*I.? -M/L0 TaCei I4 TaCa7a!7i T4 Sugi-a&a T4 )a&a-a T4 SaCaCibara .? *. 6haracterization of #rabidopsis #t#2 +@ a hi'h/affinity ammonium transporter of the plasma membrane. 2itochondrial tar'etin' peptides in plants. rends 5lant 4ci $? *0S/ *I.oKitt S4 Ud%ardi M (+. 5lant ` F(*.? *TIM/*TM* S@Lling S4 Gla!er E (*LL-.*. Stenbbin! NE4 Pola**o DC (*LLM..*f )lants J(? *LT/+-0.. 5lant 6ell 5hysiol BH(-. Effect of sea9eed extracts on the 'ro9th and biochemical constituents of Ci'na sinensis.. #tI5 0 is a >ey determinant of nitrate/dependent cyto>inin biosynthesis in #rabidopsis. 4ea9eed research in crop production. 6hlorophyll@ protein and nucleic acid levels in detached@ senescin' 9heat leaves.*. In The 7i*che+istr. 5hytochemistry #F? SS0/ST* SirCo A4 0rod?iC R (+. 3E$4 1ett B(F? +T0/+TSo7lenCa&" C4 +ood CC4 RoebG+4 Ud%ardi M (+.ira-a&a T4 S7ino?aCi I4 )a&a-a T4 SaCaCibara . of 6ommerce@ 8ashin'ton !6@ */+M S7aK M4 07atta*7ar-a PI4 Qui*C +A (*LSM...S.00 Stebbin! N4 ...M/I*M@ <alifax@ 6anada StirC +A4 No%RC O4 Strnad M4 %an Staden D (+. 6yto>inins in macroal'ae. In )r*c.olland MA4 Cian?io SR4 Pola**o DC (*LL*. ` $iol 6hem (E? I0M/ II* TaCei I4 SaCaCibara . #nn #'ron LLT/*.I. 5lant 5hysiol EF? *. 5lant 5hysiol J$'? *T--/*TLS Soubie! L4 Gadet R4 Lenain M (*LMM.4 Tanigu*7i M4 Sugi-a&a T (+. #cta $iochim 5ol BF(I. 5lant 6ell 5hysiol B#(*...? LT*/LTT TaCei I4 Ueda N4 AoCi I4 Iuro&ori T4 .enetics tests of the roles of the roles of the embryonic ureases of soybean. . (+.S+ L- .I+4 Ireland RD (*L--. he isolation and cristallization of the enzyme urease.0. 5lant 5hysiol J'E? *SL/*TM Ste"7en!on +M (*LSS.. ` Exp $ot H$(0T.? LML/T. **-L/ **LM Si%a!anCari S4 3enCate!alu 34 Anant7ara@ M4 C7andra!eCaran M (+.. 4teps to9ards an inte'rated vie9 of nitro'en metabolism. SCelton 0D4 Sern TL (*LS-.+. 5lant ... Su&ner D0 (*L+S. In )r*c. 6haracterization of #rabidopsis #t#2 +@ a novel ammonium transporter in plants.M0/*..ro9th Re'ul BJ? *0/+I Stitt M4 Muller C4 Matt P4 Gibon )4 Carillo P4 Mor*uende R4 S*7eible +R4 Ira"" A (+. he ureides.. 5lant ureases? roles and re'ulation.+. =4 !ept. #dmin. Edited by 2iflin $`@ 1ea 5`@ #cademic 5ress@ 4an !ie'o S*7ult? CD4 Coru??i GM (*LLM.? S*/TM Senn TL4 Iing&an AR (*LT-. &itro'en/dependent accumulation of cyto>inins in root and the translocation to leaf? implication of cyto>inin species that induces 'ene expression of maize response re'ulator.

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en . 4ea9eed Res =tiln J(? +0/+3erClei@ 1N (*LL+. 5lant 5hysiol S.? *IML/*ISM 3an O%erbeeC D (*LI. !etection of cyto>inins in a sea9eed extract..TaCi!7i&a I4 Suga T4 Ma&i-a G (*L--..SA04 Palni LMS4 Ma*Leod DI (*L-T. `. F#? T. +eb!ter GC4 0erner RA4 Gan!a AN (*LMT. 5lant . ` Exp $ot HJ(0IL..? -ST/-TT Tori!C.)14 S*7roeder DI4 1eld&ann IA4 CraK:ord NM (*LL0.enet #B#? I. Effect of crude and commercial sea9eed extract on seed 'ermination and seedlin' 'ro9th in 'reen 'ram and blac> 'ram. =reide de'radation path9ays in intact soybean leaves..enomic analysis of a nutrient response in #rabidopsis reveals diverse expression patterns and novel metabolic and potential re'ulatory 'enes that are induced by nitrate.. 4ea9eed extracts in a'riculture and horticulture? a revie9. he complete amino acid se%uence@ limited proteolysis and reactive cysteine residues. Eur ` $iochem JFH? *M*/*SM Tanigu*7i M4 Iiba T4 SaCaCibara . ` 5lant 5hysiol J$$? S0M/S0L 3enCatara&an I4 Mo7an 3R4 Muruge!Kari R4 Mut7u!a&.RS4 Gri::in DD4 )eno:!C. Expression of #rabidopsis response re'ulator homolo's is induced by cyto>inins and nitrate.? L-T/LL0 3ade? 34 Sin*lair TR (+... 5lant 6ell J#? *IL*r*M*.. .I. #uxin in marine al'ae.M/T*0 Turle. ` #ppl 5hycol H? +0*/ +0I LL .. $iol #'ric <ort A? 0. 5l 5hysiol 1ancaster JH? +L*/+LL 3anden Drie!!*7e T4 Ie%er! C4 Collet M4 Ga!"ar T (*L--. &ature B'A (S-*I. 2ol . 4i'nalin' mechanisms inte'ratin' root and shoot responses to chan'es in the nitro'en supply.S p 3on +ir n N4 Ga??arrini S4 Go@on A4 1ro&&er +0 (+. Edouard 2enez@ Zuimper@ 3rance@ +. Identification of cyto>inins 'lucosides in a sea9eed extract.4 Uegu*7i C4 Mi?uno T4 Sugi-a&a T (*LL-.. ` Exp $ot HH(0L-. # sin'le 'ene (/u4.. he effect of biuret on protein synthesis in plants. he molecular physiolo'y of ammonium upta>e and retrieval. 5hysiolo'ical responses of barley leaves to foliar applied urea/ ammonium 6rop sci #((M.? TLS/-*M T7i&& O4 0la!ing O4 Gibon )4 Nagel A4 Me-er S4 Iruger P4 Selbig D4 Muller LA4 R7ee S)4 Stitt M (+. 6ell./S* +7a"7a& CA4 0lunden G4 DerCin! T4 .R.? +MI/+S* +al*7-Liu P4 1illeur S4 Gan )4 1orde 0G (+..L/0+I 3in*ent 3 (*L+I. 5lant ` $F? L*I/0L Todd CD4 Pola**o DC (+. 2#52#&? a user/driven tool to display 'enomics data sets onto dia'rams of metabolic path9ays and other biolo'ical processes. he herbicide sensitivity 'ene C'$1 of Arabid*psis encodes a nitrate/inducible nitrate transporter.? +0L/+M..M. 1es #l'ues marines et leurs emplois a'ricoles@ alimentaires@ industriels..RL4 Pola**o DC (*LLI. encodes the tissue/ubi%uitous urease of soybean. #nalysis of the 'enome se%uence of the flo9erin' plant Arabid*psis thaliana. he structure of jac> bean uresase. 4oybean cultivars [8illiams -+’ and [2aple #rro9’ produce both urea and ammonia durin' ureide de'radation. 5hytochemistry #B? +S**/+S*I Ta..? +ML/+S+ Ta. 6urr :pin 5lant $iol $ (0.4 C7ing TM (*L-S. +ang R4 Guegler I4 La0rie ST4 CraK:ord NM (+. 4i'nificance of betaines in the increased chlorophyll content of plants treated 9ith sea9eed extract.I/I*I T!a..SA04 Ma*Leod DI4 Palni LMS4 Let7a& DS (*L-M.I. 5hotosynth Res A$(+.anCin! SD (*LL0.ro9th Re'ul H? *00/*0T7e Arabido"!i! Geno&e Initiati%e (+.M (*LL0. Acetabularia +editerranea and ethyleneB production in relation 9ith development@ circadian rhythms in emission@ and response to external application. 3E$4 1ett B#E(0.

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? *++T/00 +ilCin!on DQ4 CraK:ord NM (*LL*.I.T +itte CP4 Ro!!o MG4 Ro&ei! T (+. 5lant 'ro9th re'ulatory substances in commercial sea9eed extracts. Essential role of urease in 'ermination of nitro'en/ limited Arabid*psis thaliana seeds..? T. 5lant ` JF? MS0/MSGonia LE4 Stebbin! NE4 Pola**o DC (*LLM. 5h! thesis.. Identification of three urease accessory proteins that are re%uired for urease activation in #rabidopsis. Identification of the Arabid*psis C'$3 'ene as the nitrate reductase structural 'ene N"A2.anica@ in monoxenic cultures of Arabid*psis thaliana treated 9ith an al>aline extract of Asc*ph-llu+ n*d*su+.M. . 6orrelation of #4&+ 'ene expression 9ith ammonium metabolism in Arabid*psis. 5lant 5hysiol J'F? *.anica. Re'ulation of a putative hi'h/affinity nitrate transporter (#t&rt+B*. Endo'enous 'ro9th substances.an I.34 Ta-lor MA (+.P (*L-L..+7a"&an C4 DenCin! T4 0lunden G4 . In/'el detection of urease 9ith nitroblue tetrazolium and %uantification of the enzyme from different crop plants usin' the indophenol reaction. 3undam #ppl &ematol #'? LL/*.*. In )r*c. Influence sur les plantes cultivées et approche moléculaire des mécanismes d’action.I4 C7an .M (+.I.anica and !.+.*.34 Ta-lor MA (+. 5lant 6ell $?IS*/IT* +illia&! DG4 0rain IR4 0lunden G4 +ildgoo!e P04 DeKer! I (*LTI.0L/*.anCin! SD (*LLI.anCin! SD (*LLT.L..+ )ang D4 . ` Exp $ot H((I.*. 1eaf urea metabolism in potato. #nal $iochem #E'? *. 5lant 5hysiol J$E? **MM/**S+ +itte CP4 Tiler SA4 Ta-lor MA4 Da%ie! . 5lant 5hysiol J$B? *. 5lant 5hysiol J$B(*.LT/**. 6th "nternati*nal (ea:eed (-+p*siu+@ $an'or@ &orth 8ales@ TS.I4 Coru??i GM4 La& . Isolation@ characterisation and expression of a c!&# clone encodin' plastid aspartate aminotransferase from Arabid*psis thaliana. ` #ppl 5hycol J'? L*/LI +u )4 DenCin! T4 0lunden G4 +7a"&an C4 . 3undam #ppl &ematol JF? *-*/*-0 +7eeler A+ (*LT0.Mb. Rep Rothamsted exp 4tn Part I? *.. =rease activity profile and patterns of recovery and distribution of *M& after foliar urea application in 9ild/type and urease/antisense trans'enics../TS0 +itte CP (+.*/*. G7uo D4 OCa&oto M4 3id&ar DD4 Gla!! AD (*LLL..? L*/LL +ong .0 *. from potato.T/T0M +u )4 DenCin! T4 0lunden G4 %on Mende N4 . he role of betaines in al>aline extracts of Asc*ph-llu+ n*d*su+ in the reduction of !el*id*g-ne ?a. (+. inc*gnita infestations of tomato plants. (ure... 5lant 2ol $iol BH? *SL/*TL +itte CP4 Medina-E!*obar N (+.anCin! SD (*LL-. #uxin? re'ulation@ action@ and interaction. 5erspect #'ric J$B? TI/-.+ +ilCie SE4 Ro"er DM4 S&it7 AG4 +arren MD (*LLM. 2odifyin' nitro'en use efficiency? molecular manipulation of urea metabolism in leaves of (*lanu+ tuber*su+.. 1es al'ues en a'riculture. 4uppression of fecundity of the root/>not nematode@ !el*id*g-ne ?a.+/*.? 00+/+oodKard A+4 0artel 0 (+. 5lant 5hysiol J#A? **+L/**0S +itte CP4 Tiller S4 I!idore E Da%ie! . he role of sea9eed extracts@ Asc*ph-llu+ n*d*su+@ in the reduction in fecundity of !el*id*g-ne ?a. 3unctional characterization of urease accessory protein .3 (+. 5lant 2ol $iol #F(S. #nalysis of t9o alleles of the urease 'ene from potato polymorphisms@ expression and extensive alternative splicin' of the correspondin' mR&#. in roots of Arabid*psis thaliana..IL )%in DC4 C7abot R4 Sa%ar.Ma. #nn $ot EH(M. 4cottish 6rop Research Institute@ =niversity of !undee@ !undee@ =F +itte CP4 I!idore E4 Tiller SA4 da%ie! . 3unctional characterization of allantoinase 'enes from #rabidopsis and nonureide/type le'ume blac> locust.

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h"se soutenue le +0 novembre +.VALORISATION DES COMPETENCES Un nouveau cha !"#e $e %a "h&'e Patricia MÉRIGOUT Accompagnée du mentor )ric BI#LF1)G )cole &octorale ABI)4 Agriculture = Alimentation = Biologie = )nvironnements H 4anté I@4. @A.IF@AL A6#F@F7I?1) (A#I4=6#I6@F@ Étude du métabolisme de la plante en réponse à l’apport de différents fertilisants et adjuvants culturaux.S !irectrice de th"se? 3ranXoise CE!E1E *.I. Influence des phytohormones sur le métabolisme azoté.1..* .

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fr. Initié il y a maintenant six ans@ le pro'ramme 4al*risati*n des c*+p0tences .un n*u. `’envisa'e de rejoindre le monde de l’entreprise au terme de ma th"se@ et cette prise de recul me semble nécessaire. `e lui adresse mes plus sinc"res remerciements. 1Gassociation $ernard .re'ory (#$. 1es doctorants %ui se prEtent à cet exercice bénéficient de l’accompa'nement de mentors@ consultants en ressources humaines@ %ui aident notamment les doctorants à identifier et à valoriser les ac%uis autres %ue scientifi%ues de leur th"se. `’esp"re %ue cet exercice me donnera les atouts pour valoriser ma th"se comme une expérience professionnelle à part enti"re aupr"s de futurs recruteurs.+ .eau chapitre de la th@se est une démarche volontaire@ encore peu répandue chez les doctorants. 2a candidature au n*u.@ http?WW999.AVANT-PROPOS 1es jeunes docteurs sont confrontés à un marché du travail complexe@ au%uel ils ne sont pas ou peu préparés.asso. est maNtre d’oeuvre pour le compte du 2inist"re de lGEducation &ationale@ de lGEnsei'nement 4upérieur et de la Recherche@ avec le soutien de la Ré'ion Ile/de/3rance et du 6&R4.ab'.eau chapitre de la th@se vise à accompa'ner les doctorants afin de faciliter leur insertion professionnelle@ en les aidant à valoriser leurs ac%uis développés au cours de leur trois années de recherche. *. Eric $irlouez m’a accompa'né dans mes réflexions tout au lon' de cet exercice.

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J de son chiffre d’affaires à l’international. $iotech2arine fournit des en'rais et amendements %ui visent à répondre aux besoins d’une a'riculture à la fois productive et respectueuse de l’environnement. 6réée en *L--@ la société emploie aujourd’hui une %uarantaine de personnes et réalise plus de S. Elle s’inscrivait dans le prolon'ement de six années de collaboration entre le laboratoire de &utrition #zotée des 5lantes de l’I&R# de Cersailles (&#5. )nvironnement scientifi'ue de ma thèse 2es activités de recherche se sont déroulées sur le site de l’I&R# de Cersailles@ au sein du laboratoire de &utrition #zotée des 5lantes (&#5@ =RM**. 1’un des buts de ces recherches était de situer plus clairement l’intérEt de l’urée comparée aux autres formes possibles d’apport d’azote (nitrate et ammonium.0 . En effet@ celle/ci est confrontée à un terrible dilemme économi%ue et environnemental ? comment l’a'riculteur peut/il concilier de forts rendements avec le respect de l’environnement s 3inancée par une convention 6I3RE (6onvention Industrielle de 3ormation par la Recherche. 1e pro'ramme scientifi%ue de ma th"se avait été défini en accord et selon les intérEts de chacun des trois acteurs ? 2onsieur )avier $RI#&!@ mon tuteur industriel@ 2adame 3ranXoise CE!E1E@ ma directrice de th"se@ et moi/mEme@ la doctorante. !’autre part@ apr"s avoir validé les effets positifs des extraits d’al'ues sur l’assimilation de l’azote par la plante@ nous souhaitions isoler les molécules responsables de ces effets et expliciter les modalités d’action des bio/stimulants sur la physiolo'ie des plantes. 4on activité s’est structurée autour de deux pAles? les sciences de la beauté et les sciences du vé'étal.@ sous la direction de 3ranXoise *. 6e travail de recherche s’inscrivait au cmur des enjeux a'ronomi%ues@ économi%ues@ sociaux et environnementaux aux%uels notre a'riculture doit faire face aujourd’hui. 5arall"lement@ la société commercialise des substances biolo'i%uement actives inté'rées dans des fertilisants foliaires mais é'alement utilisés sur le marché de la cosméti%ue et de la pharmacie.. #u cours de ma th"se je me suis attachée à l’étude des effets de l’urée et des substances marines sur le métabolisme azoté de la plante.@ ma th"se a débuté en juin +. En effet@ l’urée représente %uantitativement la principale forme sous la%uelle l’azote est épandu sur les cultures dans le monde@ mais elle est toutefois peu utilisée en 3rance.. $adre général & en<eu* de ma thèse Fb<et% conte*te et en<eu* de mon pro<et de thèse 2a th"se a porté sur [l’étude du métabolisme de la plante en réponse à l’apport de différents fertilisants et adjuvants culturaux’@ en particulier l’urée et les substances marines.0.roupe Roullier@ est une 52E implantée à 5ontrieux (6Ates d’#rmor. et diri'ée par )avier $RI#&!. 6ette évaluation des effets a été réalisée à la fois au niveau physiolo'i%ue et moléculaire 'rQce à une analyse de la réponse de la plante au niveau de l’expression 'éni%ue. et la société $iotech2arine@ dont deux années consacrées à des recherches sur les en'rais azotés et l’urée %ue j’avais moi/mEme menées au &#5 dans le cadre de contrats à durée déterminée. 1a société $iotech2arine@ filiale du .. 1’objectif était d’identifier@ à l’aide de puces à #!&@ les '"nes dont l’expression est modulée en réponse à ces différents apports de fertilisants. Zuant aux substances extraites des al'ues@ elles ont des vertus particuli"res ? meilleure 'estion de la fertilisation dans le respect de lGenvironnement@ induction de la croissance à divers stades de culture@ défense contre les patho'"nes et renforcement de la %ualité des cultures (protéines et sucres.I.

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1es 'randes li'nes du projet de th"se étaient donc déjà tracées@ et nous avons établi ensemble@ le laboratoire@ la société et moi/mEme@ les différentes straté'ies à mettre en oeuvre afin de répondre à la problémati%ue de recherche..+ pour former l’Institut `ean/5ierre $our'in (I`5$.0 un pro'ramme de recherche sur l’utilisation des fertilisants à base d’urée par les plantes et la caractérisation des transporteurs d’urée chez les vé'étaux.6@ . 1aboratoire renommé au niveau national et international@ le &#5 est spécialisé dans l’étude de l’assimilation de l’azote et de son impact sur le développement de la plante. En effet@ tr"s proche de la nature depuis l’enfance@ je n’envisa'eais pas d’entreprendre des études de biolo'ie vé'étale sans rapports directs et concrets avec le monde vé'étal %ui nous entoure. #u cours d’une rencontre en #llema'ne avec le responsable du projet (or'anisée à ma demande. #ussi mon projet de th"se tout en s’inté'rant pleinement dans la thémati%ue du laboratoire@ ouvrait une nouvelle voie de recherche. 1’Institut de la &utrition des 5lantes de l’université de <ohenheim à 4tutt'art en #llema'ne@ a débuté en +. 1e laboratoire entretient aussi des relations avec les or'anismes de recherche implantés dans le 'rand sud parisien. 1e &#5 et trois autres unités de recherche de l’I&R# de Cersailles (la 4tation de .. 1e &#5 développe é'alement de nombreuses collaborations avec d’autres unités comme l’unité de Recherche en . (our'uoi cette thèseB 4uite aux deux années consacrées à des recherches sur les en'rais azotés et l’urée %ue j’avais moi/mEme menées au &#5 dans le cadre de contrats à durée déterminée avec la société $iotech2arine@ la directrice du &#5 m’a proposé de poursuivre le travail au cours d’une th"se 6I3RE. %ui a réalisé certaines de nos analyses physiolo'i%ues.énomi%ue Cé'étale (=R. avec la%uelle nous avons réalisé notre analyse fonctionnelle du 'énome sur puces à #!&@ ou l’unité Environnement et .@ chacun d’entre nous a présenté ses propres travaux@ établissant ainsi un échan'e d’informations entre nos deux laboratoires.. 4i le métabolisme associé aux formes nitrate et ammonium est bien décrit@ en revanche@ l’urée représentait une source d’azote dont l’assimilation par la plante n’avait encore jamais été étudiée au &#5. `’ai tr"s vite accepté@ d’une part parce %ue %uel%ues résultats intéressants émer'eaient@ et@ d’autre part@ parce %ue j’ai été motivée par le caract"re appli%ué et la finalité a'ronomi%ue du projet.ri'non.C@ Evry.énéti%ue et d’#mélioration des 5lantes@ le 1aboratoire de $iolo'ie 6ellulaire@ et le 1aboratoire de $iolo'ie des 4emences.. *.I .randes 6ultures (E.. 1’I`5$ permet ainsi la mise en commun de démarches et outils de recherche pour développer des approches ori'inales dans divers domaines de la biolo'ie vé'étale.CE!E1E. En outre@ envisa'eant plutAt une carri"re professionnelle de recherche et développement dans une 52E@ une th"se 6I3RE représentait pour moi une excellent opportunité pour découvrir le monde de l’entreprise. 6oncernant nos travaux sur les substances marines@ la société $iotech2arine est notamment en concurrence directe avec . 6ependant l’urée reste une source d’azote actuellement peu explorée. se sont re'roupés en +. 6ompte tenu des enjeux a'ronomi%ues@ économi%ues et environnementaux %ui lui sont liés@ l’azote est étudié dans de nombreux laboratoires. #u niveau national@ le &#5 travaille avec d’autres laboratoires I&R# (par exemple@ un certain nombre de nos analyses ont été effectuées à 2ontpellier.oimar (4aint/2alo.

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@ et cin% représentants de l’I&R# (3ranXoise Cedele@ Isabelle Zuilleré@ 6hristian 2eyer@ 4ylvain 6haillou et `ean/2arie 2#6<E (I&R# 1aon. 6es analyses physiolo'i%ues ont été complétées par des mesures réalisées sur des param"tres liés au métabolisme azoté comme@ par exemple@ le contenu en nitrate ou en acides aminés libres au niveau foliaire ou racinaire. contentant ou non de l’urée sur des plantes de 'randes cultures comme le blé ou le ma7s (les résultats de ces expériences initiales ont été re'roupés dans un article accepté pour publication sous réserve de modifications. &éroulement% gestion & coIt de mon pro<et )valuation et cadrage de mon pro<et de thèse 2on projet de th"se devait répondre aux objectifs et intérEts spécifi%ues non seulement de l’entreprise mais aussi du laboratoire. $énéficiant d’une bourse 6I3RE@ il m’a fallu répondre aux objectifs et attentes de ma directrice de th"se et de mon responsable industriel tout au lon' de ma th"se.@ 4ylvain 6<#I11:= (5r I&#/5.@ 6hristian 2EhER (!R+ I&R#. 6ependant compte tenu du caract"re aléatoire des effets des extraits d’al'ues sur les cultures@ la responsable du laboratoire ainsi %ue moi/mEme ne voulions nous en'a'er sur ce seul axe de recherche. et 4ylvie 4#1#2#. &ous étions tous liés par une obli'ation de discrétion absolue *. En plus de mes deux tuteurs@ %uatre personnes ont été directement associées à mon projet. &ous avons é'alement constitué un comité de th"se réunissant deux représentants de $iotech2arine ()avier $riand et 4ylvie 4alama'ne. En effet nous étions toujours en attente des résultats de ces derni"res analyses dont le temps d’exploitation assez lon'. H la fin de l’année +. 1e travail s’est ensuite poursuivi au niveau moléculaire par une analyse de la réponse de la plante au niveau de l’expression 'éni%ue (réponse à l’urée ainsi %u’aux extraits d’al'ues. 6es I+ mois de th"se se sont déroulés au sein d’une ambiance a'réable@ sans obstacles majeurs. `’ai ensuite utilisé la plante mod"le Arabid*psis thaliana pour analyser plus finement ces réponses. ont participé à mon encadrement scientifi%ue...S@ cette échéance ne me laissait pas le temps d’exploiter au mieux les résultats et d’en réaliser le transfert vers notre partenaire privé..M . `’ai ainsi mesuré l’effet de l’addition d’urée à d’autres sources azotées sur l’influx de nitrate@ d’ammonium ou d’urée. 1e deuxi"me volet relatif à l’étude des effets de l’urée sur le métabolisme et le transport de l’azote permettait à la fois de prendre en compte les intérEts du &#5 et de limiter le ris%ue de ne pas obtenir de résultats si'nificatifs à l’issue de mon projet de recherche à son terme. En parall"le@ les mEmes types d’expériences ont été effectués sur des plantes cultivées sur une seule source d’azote et ayant reXu ou non une pulvérisation d’extraits d’al'ues fournis par notre partenaire industriel $iotech2arine. 2on financement devant se terminer fin mai +.&E ($iotech2arine.II.. 1e volet relatif aux voies de si'nalisation des substances al'ales intéressait particuli"rement $iotech2arine. Isabelle Z=I11ERÉ (IR I&R#.M@ nous avons fait une demande de prolon'ation de ma bourse aupr"s de l’#&R . !es résultats tr"s prometteurs ont été obtenus ? ces expériences ont en effet permis de mettre en évidence des adaptations du métabolisme à ces différentes sources d’azote %ui sont rassemblées dans un second article.. $onduite de mon pro<et !ans un premier temps@ j’ai analysé l’impact d’une nutrition mixte (ammonium et nitrate.. #fin %ue je puisse terminer ce projet et présenter une th"se rassemblant un ensemble pertinent de données@ nous avons donc demandé une prolon'ation de mon financement de six mois@ %ue nous avons obtenue..

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S . H l’issue de cha%ue réunion@ je rédi'eais un compte/rendu %ui devait ensuite Etre validé par la totalité des représentants du comité techni%ue. 4’en'a'eait alors une discussion criti%ue de mes résultats au cours de la%uelle nous décidions des nouvelles étapes du projet. `’or'anisais é'alement des réunions informelles avec ma directrice de th"se et mes responsables scientifi%ues@ cha%ue fois %ue le besoin s’en faisait sentir (pour résoudre un probl"me précis ou prendre une décision relative à l’orientation de mon projet. pour le renouvellement de ma bourse 6I3RE. ous les ans@ j’exposais l’avancement de mes travaux devant les %uatre é%uipes du &#5@ ce %ui suscitait toujours des discussions enrichissantes. &icolaus von 8irén. !r. 5ar ailleurs@ j’ai rédi'é des rapports d’activité annuels décrivant l’état d’avancement de mes travaux@ %ue je communi%uais à mes deux tuteurs industriel et scientifi%ue@ ainsi %u’à l’#'ence &ationale de la Recherche echni%ue (#&R .concernant les informations dont la divul'ation serait de nature à nuire aux intérEts de la société $iotech2arine. Enfin j’ai eu l’opportunité d’entrer en relation avec d’autres é%uipes travaillant sur des projets similaires ou approchants. `’ai ainsi été invitée à présenter oralement mes travaux en an'lais@ à l’université de <ohenheim à 4tutt'art@ dans le laboratoire du 5rof. *. `’ai é'alement présenté mon travail de th"se au cours d’un exposé de mi/th"se@ ouvert à tous les a'ents du centre I&R# de Cersailles. ous les six mois@ je réunissais l’ensemble des représentants du comité de th"se à 5aris@ devant le%uel j’exposais mes derniers travaux. `e présentais aussi l’avancement de mon projet ainsi %ue les probl"mes rencontrés@ au cours de réunions d’é%uipe hebdomadaires..

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. +--.. s’élevait à M-.TM+ w pour l’ensemble des trois années et demi de th"se. 0++. LS. +Salaire brut &en!uel 8en V9 *S-M 0. I-. 0. +0I.6estion financière de mon pro<et 5our réaliser ce projet de recherche@ j’ai bénéficié d’une bourse 6I3RE de *S-M w brut par mois@ soit un total de T.. 1’ensemble de ces *.. CoWt unitaire 8Vuro!9 0@.. IM. H la si'nature du contrat de collaboration@ le co_t annuel estimé (salaires@ char'es salariales et patronales. E$#' CoWt total 8Vuro!9 M. $ompétences & savoir=faire $ompétences techni'ues et scientifi'ues out au lon' de mon parcours d’étudiante@ j’ai découvert avec intérEt les secrets de la physiolo'ie cellulaire et moléculaire de la plante.. `’ai développé une expertise scientifi%ue assez lar'e allant des techni%ues classi%ues d’analyses physiolo'i%ues@ moléculaires et cellulaire@ aux techni%ues de pointe comme l’analyse transcriptomi%ue. 0.. +S. L **M CoWt !alarial total 8en V9 **0+0+ +--. +@0. 186 Dle +*ntant des charges patr*nales a en effet 0t0 esti+08 en +*-enne8 E 6F G du salaire brut9. *. *M.. +T@. 1’ensemble des dépenses associées au projet est répertorié dans le tableau suivant.. En contrepartie des en'a'ements pris par le laboratoire &#5 pour la réalisation de mon projet@ la société $iotech2arine lui a versé la somme annuelle de *-+0+ w 6.. JEEHH# Per!onnel a::e*t au "ro@et !:6 :R#& 0 Responsables scientifi%ues !irecteur de th"se I techniciens + secrétaires Sou!-total Anal-!e! Physiologiques et biochimiques &itrate #zote total #cides #minés 4pectrométrie de masse Influx Transcriptomiques Sou!-total Autre! d "en!e! TOTAL N*te= c*At salarial B salaire brut C c*tisati*ns s*ciales patr*nales8 s*it salaire brut ... w@ dont *IS0M w seraient pris en char'e par l’#&R . *M. +. Te&"! *on!a*r au "ro@et I+ mois 0x+ mois I mois Ix* mois +x* mois No&bre IS.. S... IS. III. *S+...T . JAH#$# CoWt total 8Vuro!9 *0-.

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compétences étant décrit dans mon manuscrit@ je vais m’attacher ici à identifier les autres atouts %ue j’ai pu développer ou mEme ac%uérir au cours de ces I+ mois de th"se.

$ompétences méthodologi'ues
6omme tout projet professionnel scientifi%ue@ industriel@ etc]@ la réalisation d’une th"se nécessite de déterminer des objectifs précis. 5our les atteindre@ je me suis pleinement investie dans mon travail de recherche et j’ai développé et ac%uis des compétences multiples en gestion de projet. `’ai disposé de I+ mois et d’un financement déterminé pour répondre à l’ensemble des %uestions %ui se posaient au fur et à mesure de l’avancement de la th"se. `’ai donc d_ mettre en place un plannin'@ respecter des échéances@ or'aniser et hiérarchiser mes activités@ adopter et adapter certaines méthodes de travail@ faire des choix et établir des priorités. 6omme je l’ai déjà évo%ué@ périodi%uement je réalisais des bilans d’étape@ de mEme %ue je rédi'eais ré'uli"rement des comptes/rendus@ des états d’avancement de mon projet@ des rapports d’activités] 1a répartition du travail avec mes coll"'ues du laboratoire@ mais aussi dans le cadre de collaborations extérieures@ a for'é un peu plus mon expérience du travail de groupe. `’ai travaillé en coordination avec les partenaires du projet@ demandant des efforts de communication et de transmission d’informations@ par exemple à travers la rédaction de rapports d’activité tous les six mois. `’ai ainsi développé des compétences en gestion de partenariats. `’ai aussi d_ 'érer les aspects financiers et matériels de ma th"se@ notamment pour les études du transcriptome %ui demandent un financement assez consé%uent. Il m’a aussi fallu mettre au point un plan expérimental de culture scientifi%uement intéressant et techni%uement réalisable@ %ui a été à la base de toutes mes expérimentations au cours de ma th"se. 1’urée et les substances marines n’étant pas des objets d’étude tr"s familiers pour le laboratoire@ j’ai d_ réaliser une importante recherche biblio'raphi%ue et veille scientifi%ue@ et notamment rechercher des informations sur différents sites 9eb consacrés à l’a'riculture et à l’a%uaculture. 6ette activité m’a conduite à appli%uer une méthodolo'ie ri'oureuse pour rechercher@ classer@ mettre à jour] afin de ne pas se perdre dans la masse des ressources disponibles. `’ai aussi mobilisé des capacités de synthèse et esprit critique pour extraire les informations utiles et pertinentes au re'ard du projet. 2es capacités de communication ont é'alement été lar'ement mises à profit. En permanence au contact d’interlocuteurs et de publics variés et multiculturels@ j’ai d_ apprendre à expli%uer@ à adapter mon lan'a'e en fonction de mes auditeurs ou lecteurs (scientifi%ues@ commerciaux@ ].@ et ainsi développer mes capacités de [vul'arisation’ d’un sujet complexe. 1aboratoire public et partenaire industriel n’avaient pas les mEmes attentes et des sensibilités bien distinctes. Il a donc été nécessaire %ue je m’adapte et %ue j’apprenne à communi%uer avec des personnes dotées d’une formation différente de la mienne et un lan'a'e commercial au%uel je n’étais pas habituée. 1a rédaction de trois publications scientifi%ues@ de compte/rendu et de rapports d’activité@ mais aussi la réalisation de posters lors de con'r"s de scientifi%ues@ ont été autant d’occasions pour renforcer mes capacités rédactionnelles ainsi %ue ma maNtrise de l’an'lais. 6ela m’a conduit à synthétiser et à choisir des termes justes et précis.

7es 'ualités personnelles
1es expériences vécues au cours de ma th"se m’ont conduite non seulement à mobiliser mes atouts personnels@ mais aussi à en développer de nouveaux et à améliorer certains points faibles. #u/delà des compétences scientifi%ues et des savoir/faire prati%ues développés au cours de ma th"se@ ces trois années m’ont apporté un 'rand enrichissement personnel.

*,-

`e ne compte plus les fois oD j’ai d_ vaincre ma timidité naturelle? décrocher le téléphone@ interpeller autrui@ intervenir en public] parfois dans une autre lan'ue %ue ma lan'ue maternelle] 4i ces démarches sont aisées pour certains@ elles constituaient pour moi de véritables épreuves. ous ces efforts de communication ont consolidé ma confiance en moi@ et aujourd’hui@ j’hésite beaucoup moins à aller au contact d’autrui. #utonomie@ flexibilité et persévéranceB ces trois %ualités ont été tr"s fré%uemment sollicitées au cours de ma th"se. 2on partenaire industriel étant 'éo'raphi%uement éloi'né@ et ma directrice de th"se ayant des responsabilités multiples@ j’ai souvent porté seule mon projet@ et mon sens de l’autonomie en a été renforcé. 4i le partenariat publicWprivé apporte de nombreux avanta'es / notamment celui de découvrir la culture de l’entreprise@ tr"s différente de celle d’un laboratoire public / il s’accompa'ne aussi de multiples obli'ations et contraintes. Il importe de faire preuve d’écoute@ de patience et de flexibilité afin de satisfaire au mieux les attentes spécifi%ues de cha%ue partenaire. Enfin@ mon projet n’aurait jamais abouti si j’avais man%ué de persévérance. 5ourtant@ j’ai bien souvent eu envie de baisser les bras@ notamment suite aux refus de publication de mon premier article. Enfin@ en dehors du cadre de ma th"se@ j’ai participé à la vie du laboratoire en parta'eant avec une coll"'ue la responsabilité du 6omité d’:r'anisation des 3Etes du laboratoire. &ous devions or'aniser un [pot de départ’ à cha%ue fin de contrats de sta'e@ th"se@ post/doctorat... 5our fEter &oil@ nous décorions le hall d’entrée du traditionnel sapin de &oil@ et nous or'anisions cha%ue année le repas de &oil. 3Ete des Rois@ pi%ue/ni%ue avant les départs d’été] cha%ue occasion faisait l’objet d’une petite fEte. out ceci m’a demandé du temps@ de la patience et de la diplomatie pour récolter des fonds aupr"s de mes coll"'ues@ de la créativité pour rechercher de nouvelles idées] 6ette expérience a été d’une 'rande richesse humaine et encore une fois@ elle m’a rendue plus forte face aux difficultés %uotidiennes.

I0. #ésultats & impacts de ma thèse
4ur le plan scientifi%ue@ mon travail a accru la compréhension des mécanismes d’absorption et d’assimilation de l’urée par les plantes. !ans le cadre de mon projet@ un protocole de dosa'e de l’urée dans la plante a été mis au point au laboratoire. 1’urée était jus%u’à présent une source d’azote non explorée par les é%uipes du laboratoire et mon travail a ouvert une nouvelle voie de recherche. Enfin@ ne né'li'eons pas l’apport financier de mon projet pour le laboratoire@ ainsi %ue son ouverture au monde industriel. 5our le partenaire industriel@ la meilleure connaissance des processus mis en oeuvre par la plante pour utiliser l’urée va permettre d’apporter des réponses aux a'riculteurs encore réticents à utiliser l’urée comme en'rais azotés. H plus lon' terme@ la commercialisation des fertilisants uréi%ues sera peut/Etre accrue. En outre@ nos résultats sur les substances marines pourraient contribuer à une future homolo'ation et mise sur le marché de l’extrait d’al'ue testé au cours de ma th"se. Enfin@ suite à ce travail@ trois articles scientifi%ues ont été rédi'és (ou sont en cours de rédaction.. H ce jour@ le premier est accepté pour publicationB le deuxi"me nécessite des corrections avant d’Etre soumisB et le dernier est en cours de rédaction. !’un point de vue personnel@ je suis fi"re d’Etre arrivée au bout de ce lon' chemin] &éanmoins@ je suis aussi toute aussi impatiente de tourner la pa'e et de m’en'a'er vers un autre chemin. #ujourd’hui je souhaite mettre mes compétences à la disposition d’une petite ou moyenne entreprise du secteur a'ro/alimentaire. # la différence d’un 'roupe industriel ou *,L

d’une 'rande entreprise@ une 52E peut me permettre d’accéder rapidement à des niveaux de responsabilité importants@ en lien avec plusieurs fonctions? concevoir et piloter un projet de recherche et développement@ définir et 'érer la politi%ue %ualité@ assurer la 'estion des aspects ré'lementaires] 1es compétences ac%uises me permettront aussi d’élar'ir mon marché de l’emploi à des domaines tels %ue la sécurité alimentaire@ l’évaluation du ris%ue ou encore les études toxicolo'i%ues propres à l’a'roalimentaire. **. . `e n’écarte pas non plus la possibilité de prospecter les entreprises spécialisées dans l’environnement.

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