Musée Marmottan Monet

Les

NAPOLEOn
Trois destins italiens

Sœurs de

3 octobre 2013 – 26 janvier 2014
Relations avec la presse Agence Catherine Dantan Catherine Dantan et Aurélie Dudoué 7, rue Charles V – 75004 Paris Tél. : 01 40 21 05 15 catherine@catherine-dantan.fr aurelie@catherine-dantan.fr www.catherine-dantan.fr

SOMM AIR E

03 04

C  ommuniqué de presse  E  lisa, Pauline, Caroline : reines des arts et de l’Italie P  arcours de l’exposition R  epères chronologiques V  isuels disponibles pour la presse A  utour de l’exposition C  ommissariat C  omité d’honneur I  nformations pratiques

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Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens

Dossier de presse

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I

COMMUNIQUÉ DE PR E SSE

Les Sœurs de Napoléon Trois destins italiens
Musée Marmottan Monet 3 octobre 2013 – 26 janvier 2014
Le musée Marmottan Monet consacre, du 3 octobre 2013 au 26 janvier 2014, une exposition inédite à Elisa, Pauline et Caroline, sœurs de Napoléon Ier, princesses et reines d’Italie. Grâce à des prêts d’exception provenant des plus grands musées d’Europe et des collections des descendants de la famille, italiens et français, 140 œuvres sont réunies pour recréer l’univers prestigieux de la vie privée et publique des sœurs Bonaparte. Leurs trois destins hors du commun sont présentés pour la première fois, de leur genèse dans le Paris consulaire à leurs règnes italiens sous l’Empire. Tableaux, sculptures, mobilier, accessoires, bijoux et parures de cour matérialisent sous nos yeux les destins extraordinaires d’Elisa (1777-1820), princesse de Piombino et de Lucques, puis grande-duchesse de Toscane, de Pauline (1780-1825) épouse du prince romain Camille Borghèse et de Caroline (1782-1839), mariée au général Joachim Murat et qui régna avec lui sur Naples avec un faste inégalé : trois femmes, trois personnalités différentes, l’une primant par la beauté, les deux autres par l’énergie, le charme et l’intelligence. Elles ont été les témoins privilégiés et les actrices de leur époque. Autour de l’événement-charnière du sacre de Napoléon renaissent à la fois l’intime : leurs rôles de mères et d’épouses, comme l’officiel : leurs vies de princesses et reines d’Italie, dans les cours de Florence, Rome et Naples qui feront des trois sœurs des symboles de l’Europe en construction. Cette exposition qui bénéficie de l’engouement remarquable de nombreuses institutions, collections particulières et musées prestigieux voit le jour aujourd’hui dans l’écrin idéal du musée Marmottan Monet, cœur de l’univers de Paul Marmottan (1856-1932) son fondateur, collectionneur passionné par le Premier Empire. Sont réunies, entre autres, des pièces des musées nationaux des châteaux de Versailles, Fontainebleau, Malmaison, du musée Fesch d’Ajaccio, du musée Fabre de Montpellier, de l’Ambassade de Grande-Bretagne à Paris, du Musée de l’Armée, de celui de la Légion d’honneur, des Fondations Napoléon et Dosne-Thiers, du Musée des Beaux-Arts de Liège, du Palazzo Pitti de Florence, du Museo Napoleonico, du Museo Praz, des Musei di Arte Medievale e Moderna de Rome, des musées de Turin, Naples, Lucques, Caserte et de l’Ile d’Elbe, sans omettre les fonds propres de la bibliothèque Marmottan et du musée Marmottan Monet. Un événement unique offert aux regards à partir du 3 octobre pour ressusciter une page de l’Histoire et permettre une approche inédite de l’Empire à travers l’univers féminin des sœurs de Napoléon.

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II

E LISA , PAULINE , C A ROLINE

R E INE S DE S A RTS ET DE L’ ITA LIE

:

Jean-Louis-Victor Viger du Vigneau, dit Hector Viger, La toilette avant le sacre, vers 1865. Huile sur bois. Marseille, musée des Beaux-Arts © Marseille, musée des Beaux-Arts / Raphaël Chipault-Antonin Soligny

Elisa, Pauline et Caroline, eurent toutes les trois une destinée italienne : la première, devenue en 1797 Madame Félix Baciocchi, fut élevée par son frère au rang de princesse de Piombino et de Lucques (1805), puis de grande-duchesse de Toscane et représentante de l’Empereur en Italie (1809). Pauline, veuve du général Leclerc en 1802, épousa en 1803 un prince romain, Camillo Borghèse, et vécut avec lui entre Paris et Rome, en s’attirant dans les deux villes le titre de reine de la beauté. Caroline, la plus jeune, se maria en 1800 avec un fidèle de Napoléon : le général Murat, dont elle partagea la brillante carrière à Paris, dans le duché de Berg et de Clèves et enfin en Italie, où les époux montèrent ensemble sur le trône de Naples et régnèrent entre 1808 et 1815. Elisa, Pauline et Caroline furent des femmes aux personnalités différentes, primant l’une par la beauté, les deux autres par l’énergie, le charme, l’intelligence. Leur destin, néanmoins, fut façonné par la volonté de leur frère aîné, qui fonda son pouvoir, puis son Empire, sur la famille. Les succès et les échecs d’Elisa, de Pauline et de Caroline se font l’écho de ceux de leur frère, dans une Europe placée sous son emprise. Les trois sœurs Bonaparte partagèrent également le goût du faste, des belles résidences, du mécénat artistique : à Paris, comme dans les villes de leur pays d’adoption où elles résidèrent, elles laissèrent la marque de leur passage par la création de décors, de mobilier, de peintures, de sculptures et d’objets d’art dont le musée Marmottan Monet propose d’admirer des pièces rares à l’occasion de cette exposition. La grande-duchesse de Toscane et la reine de Naples stimulèrent par ailleurs la production des manufactures de leurs Etats et encouragèrent dans leurs cours le théâtre, la musique et les arts de la mode, en menant en Italie une politique de conquête pacifique, la conquête par la culture et par les idées. Elles contribuèrent ainsi à créer l’unité entre les provinces de cette Europe française dont rêvait à cette date l’empereur Napoléon Ier.

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u ELISA, PAULINE, CAROLINE : REINES DES ARTS ET DE L’ITALIE

1 Elisa
Elisa Bonaparte (1777-1820) ne fut pas seulement la grande-duchesse de Toscane bien connue des spécialistes des arts français et italiens de l’époque Empire. Elle fut tout simplement une femme, avec sa sensibilité, ses ambitions, ses appétits, qui anticipent singulièrement ceux d’une femme d’aujourd’hui, désireuse de vivre sa vie à part entière et capable, à l’occasion, d’imposer ses idées et ses choix. Comme toute personne qui détint un réel pouvoir, elle fut appréciée des uns, crainte ou critiquée des autres. Le portrait
Joseph Franque, Portrait d’Elisa Baciocchi, grande-duchesse de Toscane. Huile sur toile. Boulogne-Billancourt, Bibliothèque Marmottan © Brigdeman Art Library

d’Elisa que nous ont livré ses contemporains, écrivains et artistes, est contrasté  ; l’exposition tentera de le reconstruire avec fidélité et chacun pourra s’en faire son idée. Les débuts d’Elisa furent parisiens : avec son mari, Félix Baciocchi, officier de l’armée française, elle demeura alors d’abord rue Verte, à proximité de l’actuel faubourg Saint Honoré, et ensuite dans l’ancien hôtel Maurepas, au n° 7 de la rue de la Chaise, dans le faubourg Saint-Germain. Son salon accueillit des personnalités en vue du Paris littéraire de l’époque et maints aspects de la réconciliation entre les représentants de l’Ancien régime rentrés d’exil et le monde nouveau qui se préparait à éclore, prirent forme entre ses murs. Elisa était alors très proche de Louis de Fontanes, directeur du Mercure de France, et de Chateaubriand. Avec son frère Lucien, ministre de l’Intérieur en 1800, puis tribun et sénateur, elle travailla à la réconciliation de l’Eglise romaine et de la France et à la fondamentale refonte de l’Institut. Les années parisiennes d’Elisa préparèrent l’épanouissement de sa personnalité, qui ne se réalisa pleinement qu’à la suite de son accession au trône de la Toscane, dans le chapitre italien de sa vie. Les moments privilégiés ne durent jamais longtemps : exilée de la Toscane à la chute de l’Empire, Elisa se retira, avec sa famille, dans le nord de l’Italie où elle mourut prématurément à Trieste, en 1820. Sa fille Napoléone-Elisa (la comtesse Camerata) releva le flambeau de la famille et en assuma l’héritage jusque sous le Second Empire. L’exposition se conclut sur une évocation de cette figure hors normes, singulièrement attachée, comme sa mère, à l’empereur Napoléon Ier ; une enfant chérie et choyée, qui aimait se présenter par la formule : « je suis la petite Napoléon ».

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u ELISA, PAULINE, CAROLINE : REINES DES ARTS ET DE L’ITALIE

2 Pauline
La seconde des sœurs Bonaparte, Pauline (1780-1825), devint un symbole de la beauté de son temps.Toutes les sources s’accordent à dire qu’elle était ravissante  ; de plus, la princesse Borghèse fut portraiturée en marbre par le plus grand sculpteur de son époque, Antonio Canova, dans une œuvre emblématique de la période Empire, connue aujourd’hui dans le monde entier : la Pauline Borghèse en Vénus victorieuse de la Galerie Borghèse de Rome qui lui assura une mémoire éternelle.
Robert Lefèvre, Portrait de Pauline Bonaparte, princesse Borghèse, 1809. Huile sur toile. Rueil-Malmaison, musée national du château © RMNGP

Pauline fut une femme élégante, toujours habillée à la pointe de la mode ; elle aimait les parures et les bijoux, et eut de nombreuses demeures, qu’elle meubla et embellit sans regarder à la dépense (à Paris, notamment, l’hôtel de Charost, aujourd’hui ambassade d’Angleterre  ; à Rome, la Villa Paolina, ou Villa Bonaparte, aujourd’hui ambassade de France près le Saint-Siège). Comme les femmes du monde de son temps, elle avait appris l’art de la danse et elle se distingua par sa grâce dans les grands bals parisiens de l’Empire. Infidèle en amour (son second époux, le prince romain Camillo Borghèse finira par se séparer d’elle), elle fit preuve en revanche d’un dévouement indéfectible à l’égard de Napoléon et fut sans doute la sœur préférée de l’Empereur qui la nomma, en 1806, duchesse souveraine de Guastalla. De plus, en février 1808, Napoléon nomma son époux, le prince Borghèse, gouverneur général des départements au-delà des Alpes et le couple effectua alors des séjours officiels à Turin.

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u ELISA, PAULINE, CAROLINE : REINES DES ARTS ET DE L’ITALIE

3 Caroline
Cadette des sœurs de Napoléon, Caroline (1782-1839) se distingua par une personnalité forte et par le charme de sa personne. Elle reçut une éducation plus complète et plus raffinée que celle d’Elisa et de Pauline, dans le célèbre pensionnat de Madame Campan à Saint-Germain-en-Laye. Mariée à dix-huit ans avec le général Joachim Murat, dont elle eut quatre enfants, Achille, Letizia, Lucien et Louise, elle fut associée à la brillante carrière de son époux. Elle résida d’abord à Paris, dans des demeures somptueuses, où elle mena grand train : de l’hôtel Thélusson de la rue Cérutti, magnifique création de l’architecte Ledoux, à l’Elysée, jusque dans ses propriétés de Neuilly et de La Motte Sainte-Héraye. En 1806, Joachim et Caroline Murat devenaient grands-ducs de Berg et de Clèves. En 1808, ils montaient sur le trône de Naples. Le règne des souverains français laissa une marque profonde dans l’histoire de la ville italienne, qui fut embellie et transformée par le style Empire. Entre 1808 et 1815, Caroline régna sur Naples d’abord aux côtés de son mari, puis seule, en tant que régente. Sa personnalité s’affirma alors pleinement. Différemment de son frère Lucien, qui paya de sa personne son indépendance d’esprit, Caroline tenta de résister à son frère l’Empereur et de régner de manière autonome sur un pays allié. L ’entreprise, sans doute impossible, était vouée à l’échec. La personnalité de la reine, néanmoins, se dessina nettement au cours des fatidiques années 1813-1815, qui scellèrent son destin. Après la chute de l’Empire, Caroline adopta le nouveau titre de comtesse de Lipona (anagramme de Napoli) et vécut entre l’Autriche et l’Italie. En 1837 et en 1838 elle fut autorisée à séjourner à Paris ; David d’Angers fit en cette occasion un dernier portrait d’elle, qui est présenté dans l’exposition.

Jean-Baptiste-Jacques Augustin, Broche avec le portrait en miniature de Caroline Murat, 1807. Peinture sur porcelaine, or, pierres dures et perles. Rome, Museo Napoleonico, inv. MN 1328 © Roma Capitale – Sovrintendenza ai Beni Culturali

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III

PARCOURS DE L’ E X POSITION

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La mère des rois : Madame Mère et ses huit enfants  - Rotonde d’entrée
Dans la rotonde d’entrée du musée, salle d’accès à l’exposition, tous les frères et les sœurs de Napoléon Ier sont réunis autour Lætitia Bonaparte, mère de l’Empereur. Ils sont représentés par des bustes en marbre provenant de la manufacture de Carrare, en Toscane, à laquelle la sœur aînée de Napoléon, Elisa Baciocchi, donna une impulsion décisive au temps de son règne sur la Toscane (1805-1814).

2

Elisa Bonaparte Baciocchi - Salle à manger
Sœur du Consul : Elisa à Paris  Dans les dernières années du
XVIIIe

siècle, la famille Bonaparte, qui a quitté la Corse en

1793, se rassemble à Paris autour de Napoléon. Le général Bonaparte a déjà entamé sa brillante carrière militaire : entre 1796 et 1798, la campagne d’Italie, puis l’expédition d’Egypte révèlent sa personnalité polyvalente, associant le génie militaire à l’ambition politique, civile et culturelle. Le 18-19 brumaire de l’an VIII (9-10 novembre 1799), Napoléon, avec l’aide de son frère Lucien, instaure en France la république consulaire, dont il devient le chef absolu. Elisa, Pauline et Caroline sont désormais « les sœurs du Consul ». Une amie des lettres et des arts  Associée au grand projet de reconstruction de la France entamé par son frère aîné, Elisa devient l’un des intermédiaires privilégiés entre le pouvoir politique et les milieux intellectuels parisiens. Son salon de l’ancien hôtel Maurepas, rue de La Chaise, dont elle a fait l’acquisition et qu’elle a installé avec un goût raffiné, devient le rendez-vous des écrivains, des musiciens et des artistes en vue. Le concordat de 1801-1802 Soucieux de réconcilier les Français après la fracture révolutionnaire, le Premier Consul décide de se rapprocher des milieux catholiques et de l’Eglise. Par l’intermédiaire d’Elisa, il fait la connaissance de Chateaubriand, qu’il rencontre pour la première fois à une réception de son frère Lucien, alors ministre de l’Intérieur. En 1801, le concordat avec l’Eglise de Rome est signé et sera entériné par les chambres au printemps 1802. Le Génie du Christianisme vient alors de paraître ; il connaîtra aussitôt un immense succès. « La refonte de l’Institut de France » Membre de l’Institut de France dans la classe de Sciences physiques et mathématiques depuis 1797 , le Premier Consul procède à une importante refonte de cette institution, destinée

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u PARCOURS

DE L’EXPOSITION

à « recueillir les découvertes » et à « perfectionner les arts et les sciences ». Sous le Consulat et l’Empire, l’Institut de France comportait quatre classes (Sciences physiques et mathématiques, Langue et littérature françaises, Histoire et Littérature ancienne et Beaux-arts). C’est à l’Institut de France, Académie des Beaux-Arts, que Paul Marmottan léguait en 1932 ses collections et ses deux demeures, devenues aujourd’hui musée Marmottan Monet et bibliothèque Marmottan de Boulogne-Billancourt.

3

Pauline Bonaparte princesse Borghèse  - Petit salon
La deuxième sœur de Napoléon, Pauline, fit ses premières apparitions, vite remarquées, dans les salons parisiens du Directoire. Toutes les sources concordent au sujet de son extraordinaire beauté. La duchesse d’Abrantès compare la finesse de ses traits à celle d’un camée antique. Excellente danseuse, elle se distingua dans les bals du Consulat et de l’Empire. Mariée très jeune au général Leclerc et veuve de ce dernier en 1802, Pauline épousa en 1803 le prince romain Camille Borghèse. Elle partagea dès lors son existence entre Paris et Rome, en montrant néanmoins une nette prédilection pour la capitale française. Inconstante en amour, elle fut la fidélité même à l’égard de son frère l’Empereur, dont elle était la sœur préférée.

4

Caroline Bonaparte Murat - Grand salon
La troisième sœur de Napoléon, Caroline, reçut une éducation raffinée dans le pensionnat de Madame Campan. Chateaubriand écrivit d’elle : « Madame Murat n’était pas un camée antique aussi élégant que la princesse Borghèse ; mais elle avait plus de physionomie et plus d’esprit que sa sœur ». A l’âge de dix-huit ans elle épousait à Paris le général Joachim Murat, l’un des officiers les plus brillants de l’armée de Bonaparte. Séduisante, énergique et ambitieuse, elle mena grand train dans ses demeures parisiennes, qu’elle marqua de son style : l’hôtel Thélusson, l’Elysée, qu’elle habita à partir de 1806, et la résidence de Neuilly, qu’elle céda à sa sœur Pauline lors de son départ pour Naples, où son époux fut appelé à régner en 1808.

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Le sacre de Napoléon Ier - Grande rotonde
Entre 1804 et 1805, le sacre de Napoléon Ier empereur des Français, puis roi d’Italie, imposait un tournant à la vie de ses sœurs, qui étaient élevées au rang de princesses impériales. Le rôle officiel et représentatif de la famille Bonaparte se trouva considérablement accru et l’existence au quotidien de ses membres s’entoura d’un faste inégalé. Dès 1805, l’Empereur confiait un rôle de représentation à l’aînée de ses sœurs en Toscane et nommait ensuite, en 1808, son beau-frère Joachim Murat et sa sœur cadette Caroline souverains de Naples.

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u PARCOURS
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DE L’EXPOSITION

Princesses impériales en Italie - Galerie
En 1805, Elisa était nommée par son frère princesse de Piombino et de Lucques et se rendait en Toscane avec son époux, Félix Baciocchi, pour établir sa résidence à Lucques. En 1809, elle devenait grande-duchesse de Toscane, représentante de l’Empereur en Italie ; elle s’installa alors à Florence, au Palais Pitti, qui fut embelli par sa volonté. Elisa se consacra avec enthousiasme à son rôle de souveraine : par ses commandes éclairées, elle stimula la production des manufactures de la Toscane, notamment celles du marbre de Carrare, de la porcelaine et des pierres-dures et en peu de temps elle convertit son Etat au goût français. A la suite de son mariage avec Pauline Bonaparte, veuve du général Leclerc, le prince Camille Borghèse fut nommé par Napoléon duc de Guastalla et gouverneur général des départements au-delà des Alpes, avec résidence à Turin. La nouvelle duchesse de Guastalla ne prêta qu’une attention modérée à son rôle officiel de représentation, mais son époux s’attacha à répondre aux attentes de son beau-frère l’Empereur. Camille Borghèse, collectionneur avisé comme tous les membres de sa famille, se consacra notamment à embellir les résidences royales de Turin. Un décret impérial du 14 juillet 1809 faisait de Joachim Murat, maréchal de l’Empire et grand-duc de Berg et de Clèves, le roi de Naples. Son épouse Caroline devait régner auprès de lui avec des prérogatives exceptionnelles, dont celle de pouvoir lui succéder sur le trône et de gouverner à sa place en son absence. Les sept années du règne des Murat sur Naples furent marquées par le faste et la splendeur. Les deux filles de Caroline et de Joachim, Letizia et Louise, se marièrent en Italie et leur descendance a conservé des souvenirs des deux souverains. Certains d’entre eux, très précieux, sont présentés dans l’exposition.

7

Les enfants d’Elisa et de Caroline - Galerie
Napoléone-Elisa Baciocchi, la fille d’Elisa née en Toscane sous l’Empire, et les quatre enfants de Joachim et Caroline Murat, Achille, Letizia, Lucien et Louise, nés entre Paris et Milan durant les premières années du
XIXe

siècle, vécurent le début de leur enfance à la

cour de leurs parents, entre Florence et Naples. Les membres de la famille impériale prêtaient la plus grande attention à l’éducation de leurs enfants, destinés à leur succéder sur le trône. En dépit des rigueurs de l’étiquette et d’un emploi du temps chargé et studieux, les petits princes vécurent un temps heureux à la cour de leurs parents, comme le montrent les nombreux souvenirs remontant à cette époque de leur vie, trop vite révolue.

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L’exil des princesses - Galerie
Entre 1814 et 1815, la chute de l’Empire entraîna celle des frères et des sœurs de Napoléon. L ’Italie fut alors le refuge des Bonaparte exilés  ; leurs enfants devinrent adultes entre Rome, Bologne, Florence et Trieste, des villes qui conservent aujourd’hui leur souvenir. L ’exposition se conclut sur des portraits en noir des sœurs de Napoléon et sur de charmants visages d’enfants et d’adolescents : ce fut la jeune génération des Bonaparte qui assura l’avenir et la relève de la famille impériale.

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IV

R E PÈ R E S CHRONOLOG IQUE S

1769 - Naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio 1777 - Naissance de Maria Anna Bonaparte (Elisa) 1780 - N  aissance de Maria Paoletta Bonaparte (Pauline) 1782 - N  aissance de Maria Annunziata Bonaparte (Caroline) 1796 - Le général Bonaparte reçoit le commandement en chef de l’armée d’Italie 1797 - E  lisa Bonaparte épouse à Marseille Pasquale (Félix) Baciocchi 1799 - C  oup d’Etat du 18 Brumaire et institution de la République consulaire

- L  e général Bonaparte devient le Premier Consul
1800 - Caroline Bonaparte épouse à Paris le général Joachim Murat 1802 - Napoléon Bonaparte Consul à vie 1803 - Pauline Bonaparte, veuve du général Leclerc, épouse à Paris le prince Camille Borghèse 1804 - Fondation du Premier Empire 1805 - L ’empereur des Français Napoléon Ier est couronné roi d’Italie

- E  lisa Bonaparte Baciocchi est élevée au rang de princesse de Piombino et de Lucques

1806 - C  amille et Pauline Borghèse reçoivent le titre de duc et duchesse de Guastalla 1808 - Joachim Murat reçoit par décret impérial le titre de roi de Naples

- C  amille Borghèse reçoit la charge de Gouverneur général des départements
au-delà des Alpes
1809 - Elisa Baciocchi est nommée grande-duchesse de Toscane, représentante

de l’Empereur en Italie

- D  ivorce de l’empereur Napoléon Ier de l’impératrice Joséphine
1810 - Mariage de l’empereur Napoléon Ier avec l’archiduchesse d’Autriche Marie-Louise 1811 - Naissance du Roi de Rome 1814 - A  bdication de l’empereur Napoléon Ier à Fontainebleau ; il est exilé à l’île d’Elbe

- E  xil d’Elisa Baciocchi en France, à Bologne, en Autriche et enfin à Trieste
1815 - Défaite de Joachim Murat à Tolentino

- D  épart de la reine Caroline Murat pour l’Autriche -D  éfaite de Waterloo et seconde abdication de l’empereur Napoléon Ier qui se livre
aux Anglais. Il est exilé à l’île de Sainte-Hélène
1820 - M  ort d’Elisa à Villa Vicentina 1821 - M  ort à Sainte-Hélène de l’empereur Napoléon Ier 1825 - Mort de Pauline à Florence 1839 - M  ort de Caroline à Florence

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V

VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE
Ces visuels sont disponibles pour la presse dans le cadre unique de la promotion de l’exposition Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens, présentée au musée Marmottan Monet du 3 octobre 2013 au 26 janvier 2014. Légendes et crédits sont obligatoires. Le nom du musée, le titre de l’exposition ainsi que ses dates doivent être indiquées dans tout article reproduisant ces visuels. Toute image utilisée devra porter, en plus du crédit photographique et de la légende, la mention Service presse/ musée Marmottan Monet. Le format maximum pour les visuels fournis par la RMN est d’1/4 de page.

Marie Guilhelmine Benoist, Portrait d’Elisa Baciocchi princesse de Lucques, 1806 – Huile sur toile – Lucques, Museo nazionale di Palazzo Mansi © Musei nazionali di Lucca

René-Théodore Berthon, Pauline

Bonaparte princesse Borghèse avec une dame de compagnie – Huile sur toile Collection particulière © Etienne Hunyady

Anonyme, Portrait présumé de Caroline Murat – Huile sur toile – Rueil-Malmaison musée national du château © RMNGP

Joseph Franque, Portrait d’Elisa

Baciocchi, grande-duchesse de Toscane Huile sur toile – Boulogne-Billancourt, Bibliothèque Marmottan © Brigdeman Art Library

Robert Lefèvre, Portrait de Pauline

Bonaparte, princesse Borghèse, 1809 Huile sur toile – Rueil-Malmaison, musée national du château © RMNGP

Jean-Baptiste-Jacques Augustin, Broche

avec le portrait en miniature de Caroline Murat, 1807 – Peinture sur porcelaine, or, pierres dures et perles. Rome, Museo Napoleonico, inv. MN 1328 © Roma Capitale – Sovrintendenza ai Beni Culturali

François Gérard, Portrait de Caroline

Murat – Huile sur toile – Paris, Fondation Dosne-bibliothèque Thiers © Studio Christian Baraja

Jean-Louis-Victor Viger du Vigneau, dit Hector Viger, La toilette avant le sacre,

vers 1865 – Huile sur bois – Marseille, musée des beaux-arts © Marseille, musée des Beaux-Arts/Raphaël Chipault-Antonin Soligny

François Gérard, Napoléon I er en grand costume de sacre, vers 1805 Huile sur toile – Versailles, musée national du château © RMNGP

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u V I S U E LS

DI S PON I B L E S POU R L A PR E S S E

Jean-Baptiste Isabey, atelier de, Les enfants Murat dans la Villa Reale de Naples – Huile sur toile – Rome, Museo Napoleonico, inv. MN1197 © Roma Capitale – Sovrintendenza ai Beni Culturali

grande-duchesse de Toscane – Buste en marbre – Paris, musée Marmottan Monet © Brigdeman Art Library

Sculpteur anonyme d’après Lorenzo Bartolini, Portrait d’Elisa Baciocchi,

princesse Borghèse – Buste en marbre Rueil-Malmaison, musée national du château © RMNGP

Bartolomeo Franzoni d’après Antonio Canova, Portrait de Pauline Bonaparte,

reine de Naples – Buste en marbre Paris, musée Marmottan Monet © Brigdeman Art Library

Sculpteur anonyme d’après Antonio Canova, Portrait de Caroline Murat,

Manufacture Ginori de Doccia, Tasse

à l’effigie d’Elisa Baciocchi – Biscuit et porcelaine dorée – Paris, musée Marmottan Monet © Brigdeman Art Library

Sac à main de Pauline Bonaparte Maroquin, écaille blonde et acier poli Paris, Collection Emile Hermès © Thierry Jacob

Manteau de cour de Pauline Bonaparte, princesse Borghèse – Velours vert, fil d’or et paillettes – Portoferraio (Ile d’Elbe), Museo Nazionale delle Residenze di Napoleoniche © Museo Nazionale delle Residenze di Napoleoniche - Isola d’Elba

Manufacture de Sèvres, Jean-François Robert et Jean-Baptiste Gabriel Langlacé, Déjeuner des vues des

environs de Sèvres, 1813 – Porcelaine dure et argent doré – Paris, Fondation Napoléon © Patrice Maurin-Berthier

Peigne ayant appartenu à Caroline Murat – Or et corail rose – Rome, Museo Napoleonico, inv. MN 1332 – © Roma Capitale – Sovrintendenza ai Beni Culturali

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VI

AUTOUR DE L’ E X POSITION

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Publications
Catalogue de l’exposition coédité par le musée Marmottan Monet et les éditions Hazan  Sous la direction de Maria Teresa Caracciolo, commissaire de l’exposition Broché, 22 x 28,5 cm 132 illustrations environ, 216 pages Prix : 29 e Nuart : 3827714 – ISBN : 9 7827 5410 7112 Hors série Beaux Arts Magazine  44 pages Prix : 9,50 e ISBN : 9 7910 2040 0314 Livret enfants – Elisa, Pauline, Caroline 16 pages Prix : 3,50 e ISBN : 9 7823 5174 0163

2

Ateliers pédagogiques
Le musée Marmottan Monet propose, du 3 octobre 2013 au 26 janvier 2014, un atelier pédagogique spécialement conçu autour de l’exposition « Les sœurs de Napoléon. Trois destins italiens ». Il sera ouvert aux scolaires du mardi au vendredi. Les enfants en individuels seront accueillis les mercredis et pendant les vacances de la Toussaint (zone C) Renseignements et réservations : Camille Pabois Tél. : 01 44 96 50 41 atelier@marmottan.com

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VII

COMMISSAR IAT

Commissariat de l’exposition
Maria Teresa Caracciolo Maria Teresa Caracciolo est historienne de l’art, chargée de recherche au CNRS, spécialiste de la peinture européenne des XVIIIe et XIXe siècles et des relations franco-italiennes sous la Révolution et l’Empire. Elle est l’auteur, parmi d’autres ouvrages, de Giuseppe Cades (1750-1799) et la Rome de son temps, Paris, Arthena, 1992 (ouvrage issu d’une thèse de doctorat) et de L ’Histoire de Rome par la peinture, Citadelles et Mazenod, 2010  ; du catalogue de l’exposition Jean-Baptiste Wicar. Ritratti della famiglia Bonaparte [Jean-Baptiste Wicar, Portraits de la famille Bonaparte] Roma, Museo Napoleonico-Napoli, Museo Diego Aragona Pignatelli Cortes [Electa Napoli], 2004, et du catalogue de l’exposition Lucien Bonaparte (1775-1840), un homme libre, Ajaccio, Musée Fesch, 2010.

Coordination
Antonin Macé de Lépinay Attaché de conservation au musée Marmottan Monet

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VIII

COMITÉ D’ HONNEUR

Le comité d’honneur est placé sous la présidence de : SAI Madame la Princesse Napoléon Membres du comité d’honneur : SAR Monseigneur le Prince Murat SE l’Ambassadeur d’Angleterre en France, Sir Peter Ricketts SE l’Ambassadeur d’Italie en France, Monsieur Giandomenico Magliano Madame Simonella Condemi, Direttrice della Galleria d’arte moderna di Palazzo Pitti, Florence Monsieur Michel David-Weill, de l’Institut, et Madame Michel David-Weill, prêteurs Monsieur et Madame Patrice Fustier, prêteurs Architetto Luigi Mattera, Dirigente dei Musei di Arte Medievale e Moderna, Soprintendenza Capitolina, Roma Madame Roberta Martinelli, Direttrice dei Musei Nazionali delle Residenze di Napoleone – Isola d’Elba Comtesse Maria Pia Mazzetti d’Albertis, prêteur Le baron et la baronne de Nervaux-Loys, prêteurs Monsieur Antoine de Noailles, duc de Poix, prêteur Madame Catherine Pégard, présidente de l’EP du château de Versailles et des Trianons Monsieur Jean-Pierre Samoyault, Conservateur général du Patrimoine, directeur honoraire du Mobilier national Comtesse Ludovica Spalletti Trivelli d’Albertis, prêteur Monsieur Carlo Sisi, directeur honoraire de la Galleria d’arte moderna di Palazzo Pitti Professeur Jean Tulard, de l’Institut Monsieur Fabrizio Vona, Soprintendente, Polo Museale della città di Napoli La baronne Gourgaud

Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens

Dossier de presse

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INFOR M ATIONS PR ATIQUE S
Adresse 2, rue Louis-Boilly 75016 Paris Site Internet www.marmottan.fr Accès Métro : La Muette – Ligne 9 RER : Boulainvilliers – Ligne C Bus : 32, 63, 22, 52, P .C. Jours et horaires d’ouverture Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h Nocturne le jeudi jusqu’à 20h Fermé le lundi, le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai Tarifs Plein tarif : 10 € Tarif réduit : 5 € Moins de 7 ans : gratuit Réservation groupes Christine Lecca Tél. : 01 44 96 50 33 Service pédagogique Camille Pabois Tél. : 01 44 96 50 41 Audioguide Disponible en français, anglais et japonais 3€

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