Judicaëlle Pace

ANNEXES
L’APPEL AUX DONATEURS INDIVIDUELS AU SEIN DES INSTITUTIONS MUSEALES : ENJEUX, MODALITES ET VIABILITE

Mémoire de master 2 en management des organisations culturelles
rédigé sous la direction de Monsieur Xavier Dupuis et Monsieur Stéphane Debenedetti

Année 2012-2013

SOMMAIRE
ANNEXE 1 : RETRANSCRIPTION DES ENTRETIENS MENES AUPRES DE

PROFESSIONNELS DE MUSEES ................................................................................................................ 3 ANNEXE 1.a : Retranscription de l’entretien avec Christophe Monin, Directeur du développement et du mécénat du musée du Louvre ........................................................................ 5 ANNEXE 1.b : Retranscription de l’entretien avec Eléonore Valais-de-Sibert, Chef du service du mécénat individuel du musée du Louvre ...................................................................... 10 ANNEXE 1.c : Retranscription de l’entretien avec Isabelle Duflos, Chargée de mécénat au musée des Beaux-Arts de Lyon.............................................................................................................. 16 ANNEXE 1.d : Retranscription de l’entretien avec Christine Bresson, Directrice de la communication du Conseil général du Doubs, et Valérie Morton, Administratrice du musée Courbet ............................................................................................................................................ 21 ANNEXE 1.e : Retranscription de l’entretien avec Violène Verduron, Chargée de mécénat au musée Unterlinden de Colmar ........................................................................................................ 25 ANNEXE 2 : AVIS N° 2009-05 DE LA COMMISSION CONSULTATIVE DES TRESORS NATIONAUX................................................................................................................................................... 32 ANNEXE 3 : RESULTATS DE L’ETUDE EXCEL / OPINIONWAY, LES FRANÇAIS ET LE MECENAT CULTUREL, 24 NOVEMBRE 2010................................................................................... 34 ANNEXE 4 : COMMENTAIRES LAISSES SUR LE LIVRE D’OR NUMERIQUE DU MUSEE DU LOUVRE, CAMPAGNE : ACQUISITION D’UN GROUPE DE STATUETTES EN IVOIRE (2013) .............................................................................................................................................................. 39 ANNEXE 5 : ETUDE REALISEE DANS LE CADRE DE L’ENQUÊTE QUALITATIVE SUR LES DONATEURS INDIVIDUELS DE LA CAMPAGNE DE MECENAT POUR L’ACQUISITION DE DEUX STATUETTES EN IVOIRE DU MUSEE DU LOUVRE ................ 42 ANNEXE 5.a : Guide d’évaluation......................................................................................................... 42 ANNEXE 5.b : Résultats de l’enquête .................................................................................................. 46

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ANNEXE 1 RETRANSCRIPTION DES ENTRETIENS MENES AUPRES DE PROFESSIONNELS DE MUSEES

MUSEE DU LOUVRE, PARIS Personne interrogée : Christophe Monin Poste : Directeur du développement et du mécénat Date de l’entretien : 27/02/2013 Durée de l’entretien : 20 minutes Personne interrogée : Eléonore Valais-de-Sibert Poste : Chef du service du mécénat individuel Date de l’entretien : 20/03/2013 Durée de l’entretien : 30 minutes

MUSEE UNTERLINDEN, COLMAR Personne interrogée : Violène Verduron Poste : Chargée de mécénat Date de l’entretien : 05/03/2013 Durée de l’entretien : 35 minutes Entretien téléphonique

MUSEE COURBET, ORNANS Personne interrogée : Christine Bresson / Valérie Morton Poste : Directrice de la communication du Conseil Général du Doubs/ Administratrice du musée Courbet Date de l’entretien : 28/03/2013 Durée de l’entretien : 20 minutes Entretien téléphonique

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MUSEE DES BEAUX-ARTS, LYON Personne interrogée : Isabelle Duflos Poste : Chargée de mécénat Date de l’entretien : 10/04/2013 Durée de l’entretien : 40 minutes

AUTRES ENTRETIENS QUI N’ONT PAS FAIT L’OBJET D’UNE RETRANSCRIPTION Personne interrogée : Anne Vancaelemont Poste : Doctorante et Chargée d’enseignement à l’Université Paris-Dauphine Date de l’entretien : 08/03/2013 Durée de l’entretien : 45 minutes Personne interrogée : Sophie Rieunier Poste : Maître de conférence en marketing à l’IAE de Paris Date de l’entretien : 21/03/2013 Durée de l’entretien : 30 minutes

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ANNEXE 1.a : Retranscription de l’entretien avec Christophe Monin, Directeur du développement et du mécénat du musée du Louvre

LA POLITIQUE DE MECENAT ET LA (LES) CAMPAGNE(S) DE FINANCEMENT PARTICIPATIF Q. 1 : Depuis quand le musée s’attache-t-il à traiter de la question du mécénat ? Alors le mécénat en général, si vous voulez, c’est une stratégie qui s’est mise en place depuis une dizaine d’années, avec la création d’une vraie entité professionnalisée. Le mécénat est devenu une chose indispensable, incontournable pour le Louvre : c’est entre 15 et 20% des recettes du musée. Ce n’est donc pas juste une cerise sur le gâteau, c’est une part du gâteau : on ne peut pas faire sans ! Il était donc indispensable de faire cela de manière professionnelle, avec plusieurs services : un service pour les entreprises, un service pour les donateurs individuels et un service pour les fondations et plus généralement le mécénat international. Historiquement, nous avons commencé par le troisième (service pour le mécénat des fondations). Les entreprises aussi, car c’est là que le mécénat culturel a démarré en France. Et concernant le mécénat des donateurs individuels, on s’y est intéressé aussi car les ancrages un peu traditionnels comme le Japon et les USA, fondaient vraiment ce service-là. Il y avait au Louvre un mécénat des individuels qui existait, mais qui était plutôt un mécénat de grandes fortunes, de collectionneurs individuels, mais pas tellement de mécénat en argent, ni même encore moins de mécénat dit participatif. Q.2 : Pouvez-vous m’indiquer les raisons profondes qui ont poussé le musée à mobiliser plus particulièrement les donateurs individuels ? D’une manière générale, parce qu’on pas le choix et qu’il faut trouver de l’argent, on est obligé de s’adapter d’une manière réactive, et d’une manière proactive. Proactive, c’est l’idée d’innover, de chercher des terrains nouveaux, des terrains où personne ne va, pour être les premiers, afin d’avoir une sorte de prime du premier entrant. Réactive, dans le sens, où quand vous constatez que les entreprises en Europe et en France en particulier, ne vont pas très bien, ça vous donne envie d’aller voir en dehors de France et en dehors des entreprises. Si vous combinez tout cela dans une grande marmite, vous vous rendez compte que le mécénat des individuels est une piste sur laquelle il y a beaucoup à faire.
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Dans un premier temps, toute la pratique des cercles de donateurs : ce ne sont pas des Rockefeller, mais des multi-professionnels qui ont une capacité à donner, qui sont très occupés, mais qui peuvent devenir des donateurs importants. C’est un aspect de pépinière en somme. Dans l’idée, et pour ce qui est du mécénat individuel « participatif », ça fait longtemps qu’on avait observé qu’il y avait des pratiques dans d’autres secteurs de la vie sociale. Je pense notamment aux Restaurants du Cœur, l’Institut Pasteur… On s’est donc dit pourquoi la culture ne le fait-elle pas ?

On a donc essayé cela, il y a deux ans et demi, avec le tableau de Cranach. Cela a révélé qu’il y avait une attente, une demande en quelque sorte, et en tout cas une disposition favorable. Donc on l’a reproduit l’année d’après et encore cette année. Aujourd’hui, on voit la « concurrence » se développer : ça commence vraiment à prendre sa place dans le paysage. Donc pourquoi avoir lancé tout ça ? C’est par souci de diversification et de réaction à un environnement qui fait qu’il est indispensable d’explorer des fonds nouveaux. LE(S) PROJET(S) D’APPEL A LA GENEROSITE PUBLIQUE Le choix du projet Q.3 : Comment se sont déterminés les choix des projets à ouvrir au mécénat des donateurs individuels ? C’est une grande question, car c’est une sorte de combinaison entre les besoins du musée, les priorités du musée, les opportunités qui se présentent, la capacité à mobiliser des sources de financements. Par exemple, au début de l’année 2012, imaginez-vous que la campagne devait être plutôt sur Marie-Antoinette. Toutefois, on n’arrivait pas à la faire prendre. Et puis est arrivée cette histoire de statuette. Là, on s’est dit que même si cela se fait très tardivement, il fallait changer le fusil d’épaule. C’était une opportunité qui s’est présentée, pour laquelle on n’avait pas tous les moyens financiers, qui venait prendre la place de quelque chose, et qui paraissait peut être plus proche des priorités du musée, mais pour laquelle on n’arrivait pas à mobiliser les conservateurs.
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Outils de communication/ marketing Q. 4 : Pourquoi avoir choisi de mener cette campagne plus particulièrement sur internet ? Alors il y avait eu des petites campagnes sur internet qu’on avait testées. Mais l’idée c’est que tout ce qui peut se faire par internet c’est un processus intégré, et donc qu’on n’a pas à faire. C’est moins coûteux en temps, ou pour dire autrement, c’est complètement externalisé, automatisé presque ; toute la chaine qui va de l’appel au don, du reçu, de la comptabilité, des remerciements, etc., qui se fait automatiquement : tout est en ligne, c’est donc bien plus simple. On s’est donc dit, comme on n’avait pas des moyens humains considérables pour le développer, qu’il était intéressant de privilégier le canal internet. Sans compter que cela correspond quand même à l’ère du temps. L’outil internet permet de dire beaucoup de choses et de manière très intéressante en matière de community management, de visibilité du projet, du côté porte-flambeaux aussi de ce qu’il représente… Donc depuis le début, se positionner sur internet a été une évidence.

Q. 5 : Avez-vous évolué dans la manière de présenter les projets sur internet depuis votre première campagne ? La grande différence, c’est que la campagne de Cranach a marché grâce au soutien démesuré de la presse, et qu’aujourd’hui un soutien, juste normal de la presse, n’empêche pas que les campagnes fonctionnent avec la mise en place d’autres outils que nous maitrisons complètement, tels que la publicité, les newsletters, les sites internet, un fichier plus large, etc. tout ça fait qu’au fond, les campagnes marchent avec des outils que l’on maitrise. On n’a pas besoin aujourd’hui de dépendre de l’intérêt de journalistes.

Q. 6 : Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer au cours de ces campagnes de mécénat ? Notamment, si vous devriez refaire ces campagnes de mécénat, que changeriezvous ? D’autres personnes pourront vous en parler, mais je n’ai pas l’impression que nous ayons eu de réelles difficultés : on a plutôt eu des bonnes surprises. Peut-être toutefois concernant les réseaux sociaux. On a expérimenté des choses sur les réseaux sociaux qui étaient tout à fait intéressantes. Mais aujourd’hui, on ne sait pas faire la corrélation entre ça et des donateurs nouveaux. J’aimerais bien pouvoir vous dire que les réseaux sociaux apportent au musée une nouvelle famille de donateurs, mais je ne peux pas encore le prouver.

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Q.7 : Avez-vous eu plus de difficultés à mobiliser les donateurs au fil des campagnes ? Non, non regardez : il y en a eu une très réussie, Cranach ; une autre plus difficile, l’Islam ; et une autre intermédiaire. Ca dépend donc du sujet je pense ! Q. 8: Pensez-vous pouvoir renouveler l’opération prochainement ? Si oui, pensez-vous qu’elle pourra avoir le même impact ? Oui, oui, et en plus les gens le veulent ! Q. 9 : Quels sont, selon vous, les atouts d’une bonne campagne d’appel aux dons ? La première chose, c’est qu’il faut qu’elle existe. Il faut qu’on demande, et mine de rien c’est encore un peu nouveau. Ensuite, il faut que le but de la campagne soit clairement identifié : il faut que les gens sachent très clairement ce que l’on va faire avec leur argent. Idéalement, il faut que cela puisse se traduire par quelque chose de visible. Il faut qu’il y ait un marketing adéquat et un dispositif de paliers de contreparties qui fonctionne bien. Au Louvre, je pense qu’on a trouvé une combinaison qui fonctionne plutôt bien pour le moment. Après évidemment, l’objet lui-même, peut être facteur d’adhésion.

LES CONTREPARTIES ACCORDEES Q.10 : Quelles sont les contreparties accordées aux donateurs individuels ? Pourquoi ? Pour les donateurs qui donnent plus de 500€, on les convie en avant-première un samedi soir pour voir l’œuvre, en présence du conservateur. Pour ceux qui donnent plus de 200€, ils sont conviés à une présentation privée mais après l’entrée dans les collections de l’œuvre, un mardi après-midi, jour de fermeture du musée. Donc c’est privé aussi, mais un peu plus tard, donc un peu moins exclusif. Et tous ceux qui ont donné plus de 300€, ont tous aussi, un an d’adhésion à la Société des amis du Louvre. Q. 11 : Jugez-vous que l’attribution de ces contreparties aide nettement à la participation des particuliers à ces campagnes de mécénat ? Je ne sais pas, mais je pense quand même que c’est un ensemble et que les contreparties ont leur intérêt, même minime.

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LES DONATEURS Q. 12 : Avez-vous pu mener des études vous permettant de définir le profil des donateurs ? Si oui, quel est t-il ? (Tranche d’âge, sexe, catégories socioprofessionnels, premier donateur…) Il s’agit pour la plupart de français, plutôt âgés. Je crois que c’est 59 ans la moyenne d’âge.

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ANNEXE 1.b : Retranscription de l’entretien avec Eléonore Valais-de-Sibert, Chef du service du mécénat individuel du musée du Louvre

Le terme mécénat ne recouvre rien, je dirais, sur le plan quantitatif, dans le sens où on peut être un mécène à partir de 1 euro. Mais c’est un terme qui a des connotations particulières, parce qu’en général, on commence à parler de mécène pour des montants financiers importants, des dons en nature… Et on aura peut-être plus tendance à parler de donateurs quand il s’agit de montants moindres. Cela dit, après chacun fait sa propre doctrine. Au Louvre, à travers les campagnes grand public, on a joué de cette sémantique particulière de mécénat, en démocratisant en quelque sorte cette notion d’engagement financier en faveur d’une institution culturelle, et cela à partir du premier euro de dons. Le slogan qu’on a forgé, « Tous mécènes », véhicule bien cette idée qui a priori peut être paradoxale, que chacun quelque soit son apport peut devenir un mécène de la culture. Il y avait donc là un enjeu culturel et sémantique important.

LA POLITIQUE DE MECENAT ET LA (LES) CAMPAGNE(S) DE FINANCEMENT PARTICIPATIF Q. 1 : Depuis quand le musée s’attache-t-il à traiter de la question du mécénat ? Historiquement, il existe la Société des amis du Louvre qui fait un acte de mécénat collectif à travers les adhésions qu’elle propose. Le produit de ces adhésions permet de financer chaque année, pour l’essentiel, des projets d’acquisitions. Mais c’est en train de changer, car ils élargissent leur mission. Ils ont participé à la rénovation des salles consacrées aux objets d’art du XVIIIe siècle. Mais bon c’est une forme de mécénat collectif, historique, de société d’amis, et c’est le plus ancien engagement philanthropique en faveur du musée du Louvre. Après à partir de là, le musée lui-même s’est engagé dans le développement de ses ressources propres, en créant petit à petit, depuis les années 2000, des entités, des équipes dédiées à la recherche de fonds, dédiées au mécénat. Les premières initiatives ont surtout été lancées dans le champ des entreprises c’est vrai, en France et à l’international. Quelques années après, on a développé le don individuel. C’était ma mission en particulier, quand je suis arrivée au Louvre, en 2004. Toutefois, il existait quand même un forme de mécénat individuel, le don d’œuvres, tradition très ancienne. Mais le don en numéraire était encore peu développé, tout simplement parce que le budget du musée, était, pour l’essentiel, financé par l’Etat. La question ne se posait donc pas en ces termes.
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Q.2 : Pouvez-vous m’indiquer les raisons profondes qui ont poussé le musée à mobiliser plus particulièrement les donateurs individuels ? Depuis quand cet appel est devenu prioritaire ? Il y a eu plusieurs raisons. Tout d’abord, le public du Louvre est nombreux et le taux de satisfaction est important : jusqu’à présent on ne leur proposait que de découvrir les collections, mais on ne leur proposait pas de tisser un lien, autre, à savoir devenir acteur des collections. C’est donc quelque chose que l’on avait en tête, à savoir un nouveau rapport au public : un enjeu de développement des publics. D’autre part, il y avait bien sûr des raisons d’ordre économiques et financières. On bascule depuis quelques années dans une formule, où un grand établissement comme le Louvre, ne peut plus se contenter des subventions d’Etat. Le musée, à la faveur d’un changement de statut, puisqu’il est devenu un EPA, a cherché à développer ses ressources propres. Le don individuel a donc été une des pistes de diversification des ressources propres. Masi tout est parti d’une hypothèse. On s’est beaucoup inspiré des pratiques anglo-saxonnes pour développer toute l’offre de mécénat, telle qu’elle existe aujourd’hui. Cela s’est donc fait petit à petit.

Q. 3 : Pouvez-vous estimer le temps consacré par an à ce type de campagne ? Ce sont des projets qui nous occupent sur une année entière avec différents moments : le moment où on sélectionne le projet ; le moment où on met en place tous les outils marketing, promotionnels ; le moment où on lance la campagne. Ensuite ce sont des campagnes qui durent 3 à 4 mois, et l’aventure ne s’arrête pas là, puisqu’il y a toute la partie remerciements des donateurs qui peut courir sur 3 ou 4 mois en fonction des projets. Donc au final c’est presque une année entière, avec des moments plus ou moins intenses bien sûr. Mais ça prend du temps.

LE(S) PROJET(S) D’APPEL A LA GENEROSITE PUBLIQUE Outils de communication/ marketing Q. 4 : Pourquoi avoir choisi de mener ces campagnes de mécénat plus particulièrement sur internet ? Elles ont toujours été sur internet en fait. On a lancé une plateforme en ligne dès 2007, qu’on a voulu animer par des petites campagnes confidentielles, dans le sens où elles n’ont pas du
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tout eu l’envergure des trois dernières. Le financement était bien moindre. On a commencé par des campagnes à partir de 5 000€, jusqu’à 25 000€ pour des restaurations. Les campagnes ont donc toujours été faites sur internet. Toutefois, nous constatons aujourd’hui, que malgré le développement du don en ligne, il reste qua nd même une part importante de donateurs qui préfèrent régler par chèque (50% environ). On est donc obligé aussi de continuer à avoir des documents papiers. C’est d’autant plus important pour les personnes âgées qui ne se sont pas mis à internet, qui n’auraient pas accès à l’information sinon. C’est vrai qu’une partie de nos donateurs appartiennent à cette catégorie-là.

Q. 5 : Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer au cours de cette (ces) campagne(s) de mécénat ? Notamment, si vous devriez refaire cette (ces) campagne(s) de mécénat, que changeriez-vous ? La première campagne, la difficulté, c’était la gestion du volume de don auquel on a eu à faire face, auquel on n’était pas préparé. On n’avait pas anticipé un tel succès, aussi rapide. On a été un peu victime de notre succès. On a de manière tout à fait artisanale, traité les 7 000 dons qui sont arrivés en trois semaines. C’était un vrai défi logistique, organisationnel, très pragmatique. Ensuite, la seconde campagne, le défi était autre, c’était plutôt lié au sujet de la campagne, qui était un sujet difficile. Là on était dorénavant équipé, outillé, donc ce n’était plus le problème. Par contre, on avait un sujet moins porteur, moins consensuel, et donc on avait calibré la campagne en fonction : elle était moins ambitieuse en termes d’objectifs financiers. En dépit de cette difficulté là, la campagne a quand même été un succès. Toutefois, nous avons du prolonger la campagne d’un mois, pour pouvoir atteindre l’objectif initial. Et puis sur cette dernière campagne, je dirais qu’on a, à chaque fois, perfectionné le modèle. La difficulté, c’était que c’était la troisième fois, et qu’on pouvait craindre un effet d’essoufflement et de concurrence. Mais ça n’a pas eu lieu, puisque nous avons atteint notre objectif assez ambitieux. Les difficultés maintenant vont être de réussir à fidéliser les donateurs. C’est un des éléments sur lesquels il faut qu’on réfléchisse.

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Q.6 : Avez-vous des idées sur les moyens de fidéliser ces donateurs ? Les comprendre tout d’abord, mieux s’adapter à leur souhait, et puis s’assurer que toutes les étapes du processus du don et de la campagne ne génèrent pas de déception pour le donateur. Nous sommes dans une démarche de professionnalisation. Q. 7: Pensez-vous pouvoir renouveler l’opération prochainement ? Si oui, pensez-vous qu’elle pourra avoir le même succès ? Oui. On va relancer une campagne cette année, mais pour l’instant, le sujet n’est pas encore déterminé à 100%.

Q. 8: Après trois campagnes successives, ressentez-vous plus de difficultés à mobiliser le public ? Si non, avez-vous une idée de pourquoi ? Pour l’instant, on n’a pas connu d’échec sur ces opérations. C’est la raison pour laquelle on continue d’ailleurs. Après, est-ce que cela peut être une démarche pérenne, seul l’avenir nous le dira. Je dirais que l’avenir est plutôt prometteur, mais on verra… Q. 9 : Quels sont, selon vous, les atouts d’une bonne campagne d’appel aux dons ? Le choix du sujet de la campagne : il faut que le public soit séduit. Il faut qu’il y ait une bonne communication autour du projet : un projet peut être séduisant mais s’il est mal exprimé, ça ne fonctionnera pas. Et puis j’insiste sur le degré de professionnalisation de la conduite de la campagne, parce qu’on a affaire à des gens qui sont habitués à faire des dons par ailleurs. Il ne faut pas que ce soit de l’amateurisme. Il faut aussi et surtout respecter l’engagement des donateurs : on ne peut pas dépenser l’argent pour autre chose que ce pour quoi il a été donné.

LES CONTREPARTIES ACCORDEES Q.10 : Quelles sont les contreparties accordées aux donateurs individuels ? Pourquoi ? On est assez limité par la loi française sur le niveau et la nature des contreparties que l’on peut accorder. Finalement, on a essayé de trouver une manière de remercier nos donateurs qui soit la plus pertinente possible par rapport aux projets et qui rentre dans le cadre de la loi. La possibilité de venir au Louvre, de découvrir l’œuvre qui faisait l’objet de la campagne, était en quelque sorte une évidence.

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Q. 11 : Jugez-vous que l’attribution de ces contreparties aide nettement à la participation des particuliers à cette (ces) campagne(s) de mécénat ? C’est probablement quelque chose pour lequel ils sont attentifs, mais ce n’est pas ce pour quoi ils donnent. C’est important, mais probablement pas nécessaire. Néanmoins, je pense que c’est quelque chose qui permet de déterminer, en partie, le niveau de l’engagement.

LES DONATEURS Q. 12 : Avez-vous pu mener des études vous permettant de définir le profil des donateurs ? Si oui, quel est t-il ? (Tranche d’âge, sexe, catégories socioprofessionnels, premier donateur…) C’est difficile à dire car nous n’avons pas énormément de données sur ce sujet-là. A part la provenance géographique, l’âge, le sexe parfois, on n’a pas grand-chose. C’est donc très partiel comme étude. Mais la moyenne d’âge est plutôt élevée. C’est assez bien réparti sur toute la France : ça correspond à la carte géographique. C’est assez équilibré je dirais. Un des éléments sur lequel nous devons travailler toutefois, c’est de davantage toucher le public jeune.

Q. 13 : Quels sont, à la vue des impressions reçues des donateurs, les critères les ayant poussés à faire un don au musée pour cette campagne ? C’est très personnel, mais je pense que c’est le choix du sujet : si on est ému, séduit ou touché par l’œuvre. Après le fait que ce soit le Louvre qui demande, cela a un impact.

Q. 14 : Pensez-vous que ce nouveau mode de financement est une nécessité et peut constituer un véritable nouvel enjeu à considérer ? Oui, parce qu’on a pu le constater. Au final, il y a ce double enjeu, cette double perspective : à la fois un enjeu de développement de public et un enjeu financier, qui continue à être plus vrai que jamais. Sur les campagnes, finalement, on a pu constater que les donateurs sont heureux de participer. On n’est pas du tout dans la même logique que celles des causes sociales et environnementales. Là on est dans une cause plutôt réjouissante, ce que l’on appelle le don plaisir. C’est vrai, que c’est une manière pour le public de se dire, qu’il est un peu acteur du musée du Louvre. C’est une forme d’intégration, une façon de tisser un lien avec le public. C’est quelque chose qui correspond, me semble-t-il, à une attente de la part
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des publics. Ce n’est pas forcément quelque chose qu’on avait en tête au moment où on a lancé les campagnes. Financièrement, le Louvre, aujourd’hui, ne peut plus se passer, pour accomplir certains projets, de ce type d’apport. C’est un levier important pour certains projets.

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ANNEXE 1.c : Retranscription de l’entretien avec Isabelle Duflos, Chargée de mécénat au musée des Beaux-Arts de Lyon

LA POLITIQUE DE MECENAT ET LA (LES) CAMPAGNE(S) DE FINANCEMENT PARTICIPATIF Q. 1 : Depuis quand le musée s’attache-t-il à traiter de la question du mécénat ? Depuis assez longtemps, et surtout depuis la rénovation du musée dans les années 90. Il y a eu la restauration de différentes œuvres avec l’appui de l’association. Il s’agissait plutôt d’un mécénat d’entreprise. Les donateurs particuliers, c’est en lien avec l’histoire du musée : dons, legs… Q. 2 : Combien de personnes travaillent au sein du service (s’il en existe un) ? 3 personnes, qui sont rattachées au service développement. S’y rajoute une chargée des évènements, qui gère notamment les « contreparties » au mécénat. Q.3 : Pouvez-vous m’indiquer les raisons profondes qui ont poussé le musée à mobiliser plus particulièrement les donateurs individuels ? Lors de la campagne de mécénat pour l’œuvre de Nicolas Poussin, La fuite en Egypte, fut abordée l’idée de solliciter les particuliers, mais cela n’a pas abouti, car cela n’était pas bien structuré. De plus, la société des amis n’a pas été beaucoup engagée. Mais après le succès de la campagne, les entreprises ont eu envie de poursuivre avec le musée, ainsi que les particuliers. Il s’agissait plutôt de collectionneurs ou ancien chefs d’entreprise… Ils ont ainsi créé le Cercle Poussin. Ces derniers ont une cotisation importante (entre 1000 et 3000 euros) qui permet au musée de faire des acquisitions. 16 membres au début, ils sont maintenant 85 !

Q. 4 : Depuis quand cet appel aux particuliers est-il devenu prioritaire ? Concernant Ingres, le tableau nous semblait parler à beaucoup de monde, et les sommes importantes mais pas inatteignables. De plus, c’est un tableau très lyonnais ! On s’est dit qu’il s’agissait d’une opportunité à saisir.

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Q. 5 : Pouvez-vous estimer le temps consacré par an à ce type de campagne ? Dès juillet, on a commencé à lancer la préparation de la campagne, et la communication. Ensuite, la campagne a été lancée au moment des Journées du Patrimoine, pour se clôturer en décembre. LE(S) PROJET(S) D’APPEL A LA GENEROSITE PUBLIQUE Le choix du projet Q.6 : Comment s’est déterminé le (les) choix des projets à ouvrir au mécénat des donateurs individuels ? C’est l’œuvre en elle-même qui a déterminé le choix. C’est en effet une œuvre représentative du courant troubadour (type lyonnais). De plus, il y a une exposition en 2014. Le choix s’est donc fait car il y avait un vrai intérêt par rapport aux collections du musée, et parce qu’elle avait un intérêt pour les futurs évènements du musée. De plus, la galerie qui détenait l’œuvre nous a laissé le temps de rassembler l’argent. Nous avons eu un vendeur très coopératif. Q.7 : L’objectif était-il de recueillir tout ou partie du montant de l’acquisition, restauration… ? Tout, soit 80 000€. Durée de l’appel Q.8 : Le temps de la (les) campagne(s) était d’environ 4 mois. Pourquoi et comment avezvous déterminé la durée de l’appel ? 4 mois nous semblaient être un bon compromis. Plus, cela n’aurait peut être servi à rien.

Outils de communication/ marketing Q. 9 : Pourriez-vous m’indiquer les outils de communication que vous avez mis en place afin de faire entendre cet appel ? Nous n’avons pas fait des « folies ». Il y a eu une plaquette. Elle fut distribuée lors des journées du patrimoine, aux proches du musée, à la billetterie où se trouvait également une urne. Il y a aussi eu une conférence de presse et une opération avec Télérama. Nous avons pu insérer la plaquette au sein d’un de leur numéro.
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Le coût, en somme, n’a pas été très important : environ 1500/2000€.

Q. 10 : Pourquoi avoir choisi de mener cette campagne de mécénat plus particulièrement sur internet ? Parce qu’internet c’est l’avenir ! Je pense que si nous n’avions procédé que via des formulaires papier, nous n’aurions pas recueilli la somme demandée. Nous avons eu de nombreux visiteurs sur la page mécénat. On a également utilisé un peu Twitter. On avait aussi envisagé la possibilité de s’associer à MyMajorCompany pour lancer une telle campagne, mais les avis étaient partagés, donc on ne l’a pas fait.

Q. 11 : Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer au cours de cette campagne de mécénat ? Notamment, si vous devriez refaire cette campagne de mécénat, que changeriezvous ? C’est un travail énorme ! Et puis nous avions une contrainte : toutes les recettes de mécénat du musée reviennent normalement à la ville de Lyon. On a donc du prendre appui sur une fondation, qui a mis à disposition un compte, qui nous a ainsi permis d’avoir une visibilité sur les sommes enregistrées. Sinon, nous n’aurions pas pu les identifier. Cette fondation était également habilitée à délivrer des reçus fiscaux. Q. 12: Pensez-vous pouvoir renouveler l’opération prochainement ? Si oui, pensez-vous qu’elle pourra avoir le même succès ? Oui, mais pas tout de suite et pas tout le temps. Il y aura certainement une usure sinon, car on est pas le Louvre ! De plus, les dons ont été très locaux. Mais dans l’idée, oui, nous le referons. Cela nous a permis de sensibiliser les lyonnais à leur patrimoine, donc c’est très positif pour nous.

Q. 13 : Quels sont, selon vous, les atouts d’une bonne campagne d’appel aux dons ? Le choix de l’œuvre : il faut que les « donateurs » puissent avoir un coup de cœur ou qu’ils se rattachent à quelque chose qui leur parlent. Il faut également je pense que les sommes demandées soient peu importantes.
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LES CONTREPARTIES ACCORDEES Q.12 : Quelles sont les contreparties accordées aux donateurs individuels ? Pourquoi ? Je parle plutôt d’avantages, car nous n’avons pas le droit de concéder des contreparties en théorie. C’est donc plutôt la reconnaissance : on leur offre un laissez-passer pour deux pour venir voir l’œuvre ; une lettre de remerciement signée par le directeur ; ainsi qu’une aprèsmidi privilégiée pour venir découvrir l’œuvre et avoir une présentation. Au-delà de 500€, il s’agissait d’une soirée avec le directeur et cocktail. On les a également incités à adhérer au Cercle Poussin mais il n’y a pas eu de retour pour le moment. De plus, ils sont remerciés sur le site internet et dans la salle du musée. Q. 13 : Jugez-vous que l’attribution de ces contreparties aide nettement à la participation des particuliers à cette campagne de mécénat ? Je ne pense pas. Les dons étaient des dons généreux mais pas pour les avantages accordés.

LES DONATEURS Q. 14 : Avez-vous pu mener des études vous permettant de définir le profil des donateurs ? Si oui, quel est t-il ? (Tranche d’âge, sexe, catégories socioprofessionnels, premier donateur…) Nous avons fait un bilan de leur profil à partir des données que nous leur avons demandé : date de naissance, adresse…

Q. 15 : Cela correspondait-il à la visibilité souhaitée pour le projet ? Aviez-vous visé ce type de public ? Nous avons un petit regret sur la communication, mais cette dernière était aussi à l’échelle de la somme souhaitée. Mais nous sommes assez satisfaits : on a touché plutôt sur le territoire, mais nous n’avions pas d’objectifs précis. De plus, les membres du cercle Poussin ont été très généreux : certains ont donné en plus de leur cotisation ! Q.16 : Par ailleurs, les associations ou les sociétés d’amis ont-elles pesé un poids important au sein du nombre de donateurs individuels ? Oui, recueil de 100 000€ par le Cercle Poussin et 400 000€ par le Club du musée SaintPierre.

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Q. 17 : Quels sont, à la vue des impressions reçues des donateurs, les critères les ayant poussés à faire un don au musée pour cette campagne ? Cela leur a fait plaisir d’être associé à l’acquisition d’un chef d’œuvre. Q. 19: Avez-vous d’autres choses à ajouter ?

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ANNEXE 1.d : Retranscription de l’entretien avec Christine Bresson, Directrice de la communication du Conseil général du Doubs, et Valérie Morton, Administratrice du musée Courbet

LA POLITIQUE DE MECENAT ET LA (LES) CAMPAGNE(S) DE FINANCEMENT PARTICIPATIF Q. 1 : Depuis quand le musée s’attache-t-il à traiter de la question du mécénat ? Le musée a rouvert en juillet 2011 et par conséquent la question du mécénat est apparue après cette réouverture. On a commencé à engager une démarche de communication, de rassemblement d’entreprises, mais pas sur un sujet, une œuvre en particulier. Cela était plutôt sur des projets du musée généraux : expositions, rénovation de l’atelier du peintre… On a commencé à prendre les premiers contacts avec les entreprises, à organiser des réunions pour les sensibiliser et expliquer l’enjeu du mécénat. La première réunion a eut lieu en novembre 2011, la deuxième en mars 2012 je crois, au moment où la question de l’acquisition du Chêne de Flagey est apparue. Q. 2 : Combien de personnes travaillent au sein du service (s’il en existe un) ? Il n’y a pas de structuration. On est deux : moi, à la direction de la communication du Conseil général du Doubs, et Valérie Morton, à l’administration du musée Courbet. Mais il n’y a pas de service de mécénat à proprement parler. Q.3 : Pouvez-vous m’indiquer les raisons profondes qui ont poussé le musée à mobiliser plus particulièrement les donateurs individuels ? Le département du Doubs, c’est une petite commune. Courbet a vécu dans la région : il y a donc un très fort attachement des habitants à l’activité du musée. Pour cause, on pensait avoir environ 40 000 visiteurs à la réouverture du musée, on en a eu plus de 90 000. Associer la population pour l’acquisition d’une œuvre de Courbet, qui plus est unique en son genre, nous paraissait être une évidence. L’idée était d’associer la population pou qu’elle soit ambassadrice de la démarche et qu’elle y participe à la hauteur de ses moyens. On a trouvé intéressant de fédérer une population sur un projet unique comme celui-ci.

Q. 4 : Pouvez-vous estimer le temps consacré par an à ce type de campagne ? Un an.
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LE(S) PROJET(S) D’APPEL A LA GENEROSITE PUBLIQUE Le choix du projet Q.5 : Comment s’est déterminé le (les) choix des projets à ouvrir au mécénat des donateurs individuels ? Il y avait l’acquisition du Chêne qui s’est présentée, une œuvre unique dans son genre, on donc pensé qu’il était nécessaire de l’acquérir. Par ailleurs, il y a eu un premier travail sur le mécénat fin 2011 auprès de quelques entreprises de la vallée de la Loue, qui a donné les premiers signaux d’intérêt pour intégrer les particuliers à cette démarche. Q.6 : L’objectif était-il de recueillir tout ou partie du montant de l’acquisition, restauration… ? ?

Q.7 : Si recueillir une partie du montant : avez-vous laissé la possibilité aux donateurs individuels de donner plus que la somme recherchée ? Si oui, à quoi a servi cette somme supplémentaire ? ? Durée de l’appel Q.8 : Le temps de la (les) campagne(s) était d’environ … mois. Pourquoi et comment avez vous déterminé la durée de l’appel ? ?

Outils de communication/ marketing Q. 9 : Pourriez-vous m’indiquer les outils de communication que vous avez mis en place afin de faire entendre cet appel ? Une communication dans le magazine départemental, qui sort tous les mois, et qui est distribué dans toutes les boites aux lettres, et édités à 233 000 exemplaires. Il y avait à l’intérieur un coupon-réponse pour déclencher le comportement de mécène. Cela était très intéressant pour nous car cette démarche ne générait pas de coûts supplémentaires. On a aussi édité beaucoup de flyers (environ 40 000 je crois) que l’on a distribué un peu partout : musées, office de tourisme…
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On a aussi eu un énorme coup de pouce du Crédit Agricole, qui a adhéré à la campagne, et a fait de la communication dans ses agences. On a aussi communiqué sur le site internet du musée, au sein d’une rubrique spécifique. On a développé la possibilité de faire des dons en ligne. Par ailleurs, la presse nous a beaucoup accompagnée : presse régionale, presse quotidienne régionale, presse spécialisée… On a essayé de développer une communication qui ne nous fassent pas dépenser beaucoup d’argent, donc on a choisi les moyens de communication les moins coûteux. On demandait déjà de l’argent pour l’acquisition, il ne fallait donc pas en dépenser beaucoup…

Q. 10 : Pourquoi avoir choisi de mener cette (ces) campagne(s) de mécénat plus particulièrement sur internet ? Pour des questions de coûts tout simplement.

Q. 11 : Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer au cours de cette (ces) campagne(s) de mécénat ? Notamment, si vous devriez refaire cette (ces) campagne(s) de mécénat, que changeriez-vous ? C’est un long parcours du combattant. On a collecté petit à petit. Toutefois, la difficulté n’a pas tant été sur les particuliers, car on ne s’attendait pas à avoir 1 300 donateurs. On est plutôt contentes car on souhaité qu’il y ait un effet fédérateur. La difficulté a surtout été au niveau des entreprises : lesquelles cibler, pourquoi ? On avait mis beaucoup d’espoir dans les entreprises, mais l’opération n’a pas été à la hauteur espérée. Une autre difficulté a aussi été celle de la personne du vendeur de l’œuvre. En effet, il nous l’avait réservé, mais avait également engagé des conversations avec d’autres acheteurs. Il nous avait également mis une échéance à fin octobre, et souhaitait un versement complet de la somme à cette date, ce qui était impossible pour nous. On a réussi à renégocier avec lui pour les versements toutefois. Q. 12 : Quels sont, selon vous, les atouts d’une bonne campagne d’appel aux dons ? Il faut savoir cibler, ne pas y aller n’importe comment. Pour que cela marche, il faut se mettre à leur place, comprendre leur motivation. La relation des élus avec les entreprises, les habitants est aussi importante pour les fédérer au projet.

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LES CONTREPARTIES ACCORDEES Q.13 : Quelles sont les contreparties accordées aux donateurs individuels ? Pourquoi ? Il n’y en a pas tellement eu. Effectivement, on ne pouvait offrir des contreparties qu’à hauteur de 5% du montant du don, donc sur 20€ cela ne fait rien du tout. Pour d’autres montants, on a pu proposer des entrées au musée. Toutefois, il y a eu l’accrochage du Chêne le 9 mars dernier, tous les donateurs ont été invité à une visite privée : ce fut une mobilisation très forte. On a reçu environ 2 000 personnes sur le week-end, et à priori presque tous les donateurs individuels se sont déplacés. Il y avait une visite toutes les heures avec une présentation de l’œuvre par le président du Conseil Général, ainsi qu’une petite collation offerte à la sortie. Q. 14 : Jugez-vous que l’attribution de ces contreparties aide nettement à la participation des particuliers à cette (ces) campagne(s) de mécénat ? Non, pour les particuliers, tout comme pour les entreprises. Il y a eu un réel attachement au projet. C’est le cœur qui a parlé plutôt que le retour sur investissement.

LES DONATEURS Q. 15 : Avez-vous pu mener des études vous permettant de définir le profil des donateurs ? Si oui, quel est t-il ? (Tranche d’âge, sexe, catégories socioprofessionnels, premier donateur…) Non, on a seulement recueilli, leur nom, prénom et leur adresse.

Q. 16 : Cela correspondait-il à la visibilité souhaitée pour le projet ? Aviez-vous visé ce type de public ? On a été plutôt surpris et content, car on ne misait pas vraiment sur les particuliers, mais bien plus sur les entreprises, qui elles au contraire n’ont pas financé l’œuvre à la hauteur de nos espérances. Du coup c’est une très bonne surprise.

Q. 17 : Pensez-vous que ce nouveau mode de financement est une nécessité et peut constituer un véritable nouvel enjeu à considérer ? Oui clairement. De toute façon, les collectivités n’ont plus les moyens de se payer des tableaux à ce prix-là. On pense que cela est nécessaire, sinon cela compromettrait de telles acquisitions.

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ANNEXE 1.e : Retranscription de l’entretien avec Violène Verduron, Chargée de mécénat au musée Unterlinden de Colmar

LA POLITIQUE DE MECENAT ET LA (LES) CAMPAGNE(S) DE FINANCEMENT PARTICIPATIF Q. 1 : Depuis quand le musée s’attache-t-il à traiter de la question du mécénat ? On a vraiment commencé à constituer un cercle de mécènes en 2007/2008, en lien avec une exposition sur Grünewald. Il s’agissait de professionnaliser le mécénat au sein du musée en démarchant plus particulièrement les entreprises, notamment locales. C’était une personne à l’extérieur qui s’en est chargée. Ensuite, il y a eu une personne à mi-temps. Depuis trois ans, je gère le service mécénat.

Q. 2 : Combien de personnes travaillent au sein du service ? Une personne, Mme Violène Verduron. Q.3 : Pouvez-vous m’indiquer les raisons profondes qui ont poussé le musée à mobiliser plus particulièrement les donateurs individuels ? L’appel aux donateurs individuels au musée n’est pas nouveau, cela existe depuis la naissance du musée, par le biais de souscriptions. Il s’agissait cependant de grands mécènes particuliers. Il y a eu un premier appel à souscription en 2006 pour une gravure, mais il n’y a pas eu une grande communication, mis à part dans les journaux locaux. Pour les campagnes « J’aime l’art », on a vraiment investi dans la communication autour de l’idée que « tout le monde peut être mécène ». Par ailleurs, comme nous sommes à la frontière suisse et allemande, j’avais été intéressée par la campagne du musée Fribourg en Allemagne : il proposait une petite brochure aux particuliers pour parrainer des œuvres (environ 50). De plus, la conservatrice en chef était partante sur le sujet. On a cherché une idée originale pour lancer l’appel : autour du bâtiment, mais cela était trop complexe, donc on a choisi de faire des appels aux dons pour des œuvres.

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Q. 5 : Pouvez-vous estimer le temps consacré par an à ce type de campagne ? Je travaille par temps fort, mais pas de manière annuelle sur ce type de projets uniquement. Mais le simple fait de faire un don n’est pas suffisant. Il faut donc quand même qu’il y ait des temps fort : celui de l’annonce, campagnes d’affichages, informations dans les relais, la presse… Il faut absolument ponctuer les campagnes autour de moment de communication : nous allons par exemple organiser avec France 3 une interview de donateurs. On doit faire également du suivi sur les réseaux sociaux, des mails pour faire la continuité de ce projet avec les particuliers. J’ai travaillé pendant deux mois en étroite collaboration avec la chargée de communication. Je ne peux consacrer tout mon temps, mais il est nécessaire d’y consacrer du temps pour faire vivre les campagnes. LE(S) PROJET(S) D’APPEL A LA GENEROSITE PUBLIQUE Le choix du projet Q.6 : Comment se sont déterminés les choix des projets à ouvrir au mécénat des donateurs individuels ? Il fallait que soit centré sur des œuvres : c’est plus concret pour les gens. Nous avions notamment des propositions d’acquisition mais aucun budget, c’était donc l’occasion rêvée. Il y avait également l’idée que les œuvres choisies soient symboliques de nos différentes collections. Le musée est connu pour l’art ancien, mais il a aussi des collections d’art moderne, bien qu’elles ne soient plus visibles pour le moment. Le choix s’est fait avec l’idée toujours en tête de « toucher le plus de public possible », pour ouvrir le musée au grand public.

Q. 7 : Quels sont tous les acteurs à impliquer pour mener de telles campagnes ? - Le département de la conservation pour fournir la documentation et définir les projets - La direction du musée : Association « La Société de Martin Schongauer » pour la validation des projets - La chargée de communication - Un consultant communication et une agence de presse à Paris : pour le graphisme et contacter les journaux nationaux. En interne, on s’est occupé de la communication locale.

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Q.8: Pourquoi avoir choisi de mener trois campagnes simultanément ? C’était un choix de la direction. J’étais plutôt partante pour une œuvre car je trouvais cela plus fort. Mais avoir plusieurs campagnes en même temps, nous permettait de prévoir quelque chose de plus pérenne. Mais pour le moment, nous ne savons pas encore comment faire vivre de manière pérenne ces campagnes. Q.9 : L’objectif était-il de recueillir tout ou partie du montant de l’acquisition, restauration… ? Au total, nous devons réunir 42 000€. Nous en avons aujourd’hui recueilli 26 000. Nous sommes très satisfaits. Durée de l’appel Q.10 : Comment avez-vous déterminé la durée de l’appel ? J’avais fixé au départ la fin de la campagne pour la fin de l’année 2012 (31 décembre), soit 2 mois, la campagne ayant débutée fin octobre. Mais cela était sur un temps très court. Nous avons joué de malchance : il nous a fallu beaucoup de temps pour mettre en place ces campagnes. Au moment où tout fut prêt, tout est arrivé en même temps : les campagnes du Louvre, du musée des Beaux-Arts de Lyon. Je suis déçue que tout soit arrivé en même temps. C’est pourquoi, j’ai laissé la campagne courir encore aujourd’hui. Il y a une vraie demande : le côté participatif est assez important aujourd’hui. Je pense que le plus facile n’est pas forcément de demander aux particuliers car cela demande beaucoup de temps et d’énergie pour les musées en région. Mais cela participe à communiquer de manière moins institutionnelle sur le musée. Q.11 : Par rapport au musée du Louvre et de Lyon, vous semble-t-il qu’il soit judicieux, pour un musée de votre taille, de laisser courir les appels aux dons dans le temps ? Cela a été élargi car les résultats escomptés n’étaient pas là. Ce n’est que maintenant que les médias nationaux m’appelle pour avoir des informations sur la campagne. Il y a notamment eu un article dans le dernier journal des arts sur le financement participatif dans les musées.

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Outils de communication/ marketing Q. 12 : Pourriez-vous m’indiquer les outils de communication que vous avez mis en place afin de faire entendre cet appel ? Pourquoi avoir choisi de mener cette campagne plus particulièrement sur internet ? - Une campagne d’affichage dans trois villes : Colmar, Strasbourg, Mulhouse. - Un dépliant envoyé avec un bulletin de don - Un espace dédié au musée avec un espace pédagogique pour que les gens comprennent la demande du musée. Il est possible notamment de voir les œuvres en question dans cet espace. Ce qui est nouveau, c’est que nous avons investi dans un site dédié où les gens peuvent suivre l’évolution des campagnes. On a également mis en place un module de don en ligne. Mais je ne sais pas si cela va pérenniser l’appel au don sur internet… J’avais également crée une pace Facebook, mais j’ai du mal encore. Cela commence tout juste à bouger. Cette semaine, j’ai notamment rendez-vous avec une association de filles qui ont un site pour mettre en valeur l’alsace connectée. Cela nous permettra peut-être de toucher de nouveaux réseaux. Le web en tout cas est un moyen pour le musée de sortir de la localité de la région.

Q. 14 : Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer au cours de ces campagnes de mécénat ? Notamment, si vous devriez refaire ces campagnes de mécénat, que changeriezvous ? Il y a eu énormément d’intervenants : la difficulté a été de mettre tout le monde d’accord sur la même vision. Notamment, avec le consultant, cela a été très difficile car il avait des idées très arrêtées. Par ailleurs, la première réponse est venue du grand public, mais le plus gros des donateurs restent les donateurs associés au musée. La perspective d’élargir au grand public n’a pas réussi à 100%. Mais en termes de communication, les retombées sont cependant très bonnes. Q. 15: Pensez-vous pouvoir renouveler l’opération prochainement ? Si oui, pensez-vous qu’elle pourra avoir le même impact ? On a souhaité que le développement de ces outils soit pérenne. Cependant, je n’ai pas de budget pour faire une vraie campagne l’an prochain. Je vais donc miser plutôt sur les partenariats que j’ai déjà avec des journaux locaux, etc., sans beaucoup de budget, pour faire

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vivre les campagnes. Donc je ne sais pas encore pour le moment. Mais il est sûr que l’idée de « J’aime l’art » va se pérenniser. On pourrait en faire un label.

Q.16 : Si oui, sur quels types de projets pensez-vous ? On a des appels à projet sur le site internet du musée maintenant, pour différents type de mécénat : entreprises, particuliers, et appels à projet. La muséographie par exemple, je ne pense pas que cela sera accessible pour le grand public. C’est peut être mieux pour des grands mécènes, ou des entreprises. Mais les subventions pour les restaurations et les acquisitions ne représentant que 20 et 30% du budget, il est nécessaire que le musée trouve d’autres ressources. Q. 16 : Quels sont, selon vous, les atouts d’une bonne campagne d’appel aux dons ? Pour moi c’était vraiment que les gens puissent s’approprier les œuvres et qu’ils aient un retour : leur nom quelque part, un cadeau. Qu’ils se sentent fier d’avoir fait un don au musée. J’ai essayé de le faire car il faut que les gens se sentent investis. J’avais même eu en première idée de quadriller les œuvres en petit morceau et de mettre cela sur Facebook : l’idée était d’attribuer un morceau à chaque donateur. Mais cela était visuellement compliqué et sur la symbolique également.

LES CONTREPARTIES ACCORDEES Q.17 : Quelles sont les contreparties accordées aux donateurs individuels ? Pourquoi ? J’ai envoyé un dossier personnalisé à chaque donateur contenant un certificat de mécénat et des goodies du genre « J’aime l’art et j’en suis fier ». Après, nous sommes un petit musée donc je suis très facilement en contact avec les donateurs. L’idée était de leur permettre de suivre l’évolution de la campagne sur le site internet, sur Facebook. J’essaie de mettre en place également un moment pour qu’ils puissent venir au musée pour rencontrer les restaurateurs ou la conservatrice en chef une fois que les projets seront aboutis. Il y a également eu une visite avec les trois conservateurs (de chaque département concerné) pour leur expliquer les œuvres et la démarche du musée.

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Q. 18 : Jugez-vous que l’attribution de ces contreparties aide nettement à la participation des particuliers à ces campagnes de mécénat ? Je ne pense pas. Je pense que c’est quelque chose de plus honorifique. Les donateurs qui viennent au musée se sentent un peu privilégiés, mais je ne suis pas sûre que cela les aient incités. Beaucoup de donateurs sont de Colmar et de la région, mais on a aussi des donateurs de Suisse, Belgique et du Luxembourg. Cela montre que la proximité géographique et physique n’a pas d’intérêt pour les contreparties. Je pense que c’est vraiment l’idée de participer à quelque chose qui est le moteur.

LES DONATEURS Q. 19 : Avez-vous pu mener des études vous permettant de définir le profil des donateurs ? Si oui, quel est t-il ? (Tranche d’âge, sexe, catégories socioprofessionnels, premier donateur…) NB : Pas eu de bilan encore, les campagnes n’étant pas terminées. Concernant la répartition homme/ femme, cela semble assez équilibré. Au niveau des âges, le plus jeune a 18 ans et la plus vieille a 100 ans. Sa fille m’a appelé pour me dire que cette dernière avait donné. Mais il s’agit de personnes plutôt âgées, et se sont des gens en lien avec le musée.

Q. 20 : Cela correspondait-il à la visibilité souhaitée pour le projet ? Aviez-vous visé ce type de public ? On voulait ouvrir au grand public mais cela n’a pas fonctionné autant qu’on l’aurait voulu. Je pense que cela est très lié à la notoriété d’un musée. C’est facile pour le Louvre de réunir le grand public sur ce type de campagne. Pour le musée de Colmar, c’est plus difficile, car il n’est pas forcément connu par tous. Mais cela reste positif car cela participe à faire connaître nos missions. Cependant, il est vrai que j’aurai aimé qu’il y ait plus de grand public qui se sentent impliqués, même si je comprends que la période soit compliquée. Q.21 : Par ailleurs, les associations ou les sociétés d’amis ont-elles pesé un poids important au sein du nombre de donateurs individuels ? Oui, je pense qu’ils doivent représenter environ 70% des donateurs. De plus, c’est eux qui ont été le plus généreux. Le grand public a donné des petites sommes, mais c’est très bien car c’est aussi ce que nous recherchions.
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NB : 185 donateurs à la date de l’entretien.

Q. 22 : Quels sont, à la vue des impressions reçues des donateurs, les critères les ayant poussés à faire un don au musée pour cette campagne ? Il semble que les donateurs grand public ont été très heureux de participer. Très souvent, j’ai reçu un mot avec le chèque « Super, merci. Je vous donne peu mais je suis très contente ». Cela est assez marquant.

Q.23 : Quelle a la modalité de don privilégiée par les donateurs ? Cela reste le format papier. Il y a eu environ ¾ de dons sur papier et il s’agissait plutôt de donateurs locaux. C’est l’insertion presse ou envoi de brochures avec bulletin qui a donc bien marché. Les dons par internet ne représentent pour le moment que ¼ des dons. Q. 23 : Pensez-vous qu’avoir d’autres musées, tels le musée du Louvre ou le musée des Beaux-arts de Lyon, ayant lancé des campagnes aux mêmes périodes, a pu voiler vos appels ? Certainement. Notre appel est peut-être paru moins innovant. Cependant, notre communication semble plus recherchée que celle du musée des Beaux-Arts de Lyon. Mais cela a joué au niveau des médias nationaux : on s’est retrouvé dans un flot et une réflexion commune.

Q. 24 : Pensez-vous que ce nouveau mode de financement est une nécessité et peut constituer un véritable nouvel enjeu à considérer ? Je pense que c’est un véritable enjeu en termes de communication et d’ouverture sociale du musée. On parle sans cesse de démocratisation : est-ce que ce ne serait pas une manière de démocratiser la culture ? Car malgré la gratuité, tous les publics ne viennent pas forcément au musée. Ces campagnes peuvent peut-être participer à cet effort. Ensuite, au niveau financier, ce n’est pas très probable pour le musée de Colmar, car cela demande du temps et de l’énergie. Je pense que ce type de campagne participe à la constitution d’un vrai réseau au-delà de l’aspect financier.

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ANNEXE 2 AVIS N° 2009-05 DE LA COMMISSION CONSULTATIVE DES TRESORS NATIONAUX

Saisie par le ministre de la culture et de la communication en application de l'article 7 du décret n° 93-124 du 29 janvier 1993 modifié relatif aux biens culturels soumis à certaines restrictions de circulation, Vu le code du patrimoine, notamment ses articles L. 111-2 et L. 111-4 ; Vu le décret n° 93-124 du 29 janvier 1993 modifié relatif aux biens culturels soumis à certaines restrictions de circulation, notamment son article 7 ; Vu la demande de certificat d'exportation déposée le 16 mars 2009 relative à un tableau de Lucas Cranach, dit L'Ancien, Les Trois Grâces, huile sur bois, daté de 1531 ; La commission régulièrement convoquée et constituée, réunie le 17 juin 2009 ; Après en avoir délibéré, Considérant que le bien pour lequel le certificat d'exportation est demandé est une œuvre exceptionnelle du peintre et graveur Lucas Cranach, dit L'Ancien (1472-1553), artiste majeur de la Renaissance allemande ; que cette œuvre est très vraisemblablement de la main de l'artiste, auquel elle est attribuée par les spécialistes depuis longtemps et dont elle porte la marque ; que sa composition est caractéristique, par sa concentration sur les figures, son sujet allégorique et la sobriété de son arrière-plan, de la production de Cranach après les années 1530, laquelle marque une étape importante dans l'évolution de sa manière de peindre, notamment son abandon de tableaux plus chargés en motifs végétaux ou en paysages, bien qu'elle conserve le style très particulier de ses débuts ; que la représentation des Trois Grâces, connue jusqu'à présent seulement par deux versions autographes, mêle un thème mythologique à des valeurs chrétiennes, répondant peut-être aux attentes d'un milieu intellectuel, composé de catholiques et de protestants, dont Cranach était proche ; qu'elle semble toutefois contenir, en raison de son étrangeté, une signification esthétique personnelle ; que ce tableau présente des personnages féminins stylisés, graciles, d'une sensualité
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ambiguë, dont l'aspect typique que leur a donné Cranach a pu être interprété autant comme une survivance du gothique que comme une annonce du maniérisme ; que cette œuvre, qui, selon les analyses scientifiques, n'aurait pas subi de restauration de son panneau ni de sa couche picturale, se trouve dans un parfait état de conservation ; que cette peinture magistrale et rarissime, longtemps demeurée dans une collection parisienne, est représentative, par son extrême qualité d'exécution et ses traits de modernité, de l'art de Cranach dans la période de maturité de sa carrière ; Qu'en conséquence elle présente un intérêt majeur pour le patrimoine national du point de vue de l'histoire et de l'art et doit être considérée comme un trésor national,

Emet un avis favorable au refus du certificat d'exportation demandé.

Pour la commission : Le président, E. Honorat

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ANNEXE 3 RESULTATS DE L’ETUDE EXCEL / OPINIONWAY, LES FRANÇAIS ET LE MECENAT CULTUREL, 24 NOVEMBRE 2010

Les français sont-ils prêts à soutenir le monde de la culture ? Alors que les subventions publiques régressent et que le mécénat culturel s’affiche en baisse 1, les institutions culturelles françaises sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser aux dons des particuliers à l’instar de leurs homologues anglo-saxonnes. Des acteurs du monde de la culture (Patrimoine, Audiovisuel, Musique, Danse, Théâtre, Arts plastiques…) se réunissent jeudi 25 novembre pour une journée de formation, d’échanges et d’ateliers sur la collecte de fonds, organisée par l’Association Française des Fundraisers2. Dans ce cadre, l’agence \EXCEL, spécialisée en fundraising et engagement sociétal, a commandé une étude à l’institut OpinionWay pour mesurer l’intérêt des français à s’engager dans une nouvelle philanthropie culturelle. L’étude \EXCEL OpinionWay montre que l’idée, sans apparaître saugrenue, va nécessiter une pédagogie au long cours avant que les établissements culturels suscitent un véritable engouement philanthropique. Pour y parvenir, ceux-ci devront s’attacher à faire émerger leur notoriété autant que l’importance de leur vocation, faire oeuvre de pédagogie sur leur légitimité à collecter des dons auprès du public et miser sur la proximité géographique et affective.

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Source : étude ADMICAL – CSA – www.admical.org Source : ASSOCIATION FRANCAISE DES FUNDRAISERS – www.fundraisers.fr

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Les principaux enseignements : 1/ Face au Louvre, les marques culturelles peinent à émerger :

Interrogés sur les établissements culturels qu’ils connaissent, les français citent à une écrasante majorité (63%) le musée du Louvre. Le plus grand musée du monde laisse ainsi peu de place à ses ‘concurrents’ et s’impose comme LA marque culturelle française par excellence. Face à cette prédominance, les établissements culturels peinent à s’imposer. Le musée d’Orsay se place en troisième position (21%), le Centre Pompidou (16%)…

A noter la très faible citation de grandes références patrimoniales telles que le Château de Versailles (3%) ou la tour Eiffel (1%).

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On remarque, à l’inverse, la très bonne position d’un certain nombre d’institutions plus locales : Théâtres, salles de concerts… dans un panorama très large et morcelé, indiquant un véritable intérêt pour les structures de proximité.

Cette étude souligne la nécessité pour les établissements culturels de construire de véritables stratégies de marque pour émerger en notoriété auprès des français.

2- La culture, une cause non-évidente et non-prioritaire ?

Seuls 21% des français déclarent être prêts à faire un don pour un établissement culturel, si on le leur demandait. Ce taux est supérieur pour les populations plus âgées (24% sur les 60 ans et +) et les CSP+ (25%).

Cette faible propension à soutenir le monde de la culture montre que ce secteur ne fait pas parti des préoccupations des français et que cette cause n’est pas perçue comme prioritaire à leurs yeux, surtout en temps de crise.
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Pour autant, ce taux monte à 31% auprès des français déclarant avoir fait un don à une cause caritative ou d’intérêt général, dans l’année. De façon très nette, l’enjeu pour les établissements culturels est de faire émerger leur légitimité à recueillir des dons du public. Le sujet n’est pas évident après des décennies de prise en charge par un État providence, ou de quelques actions éclatantes de mécénat d’entreprises. La culture peut aussi apparaitre comme moins prioritaire en période de crise.

3- La proximité plébiscitée

Étude réalisée les 17 et 18 novembre 2010 auprès d’un échantillon de 1015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. (Marge d’incertitude : 2 à 3 points) OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO
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20252. À propos d’\EXCEL Filiale du groupe TBWA\FRANCE, \EXCEL est une des principales agences conseil en engagement sociétal et en fundraising. Depuis 20 ans, l’agence accompagne les organismes sans but lucratif, les institutions publiques et culturelles dans leurs stratégies de communication et de développement de leurs ressources privées. Pour plus d’informations : Jérôme DEANA – Directeur du Développement et de la Communication Tél. : 01 56 02 35 91 / Port. : 06 78 59 39 79 Mail : jerome.deana@excel.fr Site Internet : www.excel.fr Téléchargez l’étude complète sur www.excel.fr

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ANNEXE 4 COMMENTAIRES LAISSES SUR LE LIVRE D’OR NUMERIQUE DU MUSEE DU LOUVRE CAMPAGNE : ACQUISITION D’UN GROUPE DE STATUETTES EN IVOIRE (2013)

Nombre de COMMENTAIRES commentaires 1 Bravo pour cette excellente initiative au profit d'une oeuvre exceptionnelle! 2 Une très bonne initiative que les dons ouverts à tous. J'aurais un immense plaisir à savoir que la collection est réunie. Il est très plaisant de contribuer à l'acquisition d'oeuvres pour un musée. Je vous souhaite la réussite pour l'achat des deux statuettes. 3 Et de trois... Merci au Musée du Louvre, de nous permettre de participer à l'acquisition de ce Trésor National, de toute beauté! Tous mécènes! C'est une belle devise! 4 Je suis heureuse de contribuer à l'acquisition de ce trésor national. Chaque fois que je visite le département des objets d'art, mes pas me conduisent devant ce groupe d'ivoire élégant, d'où se dégage une grande spiritualité. Puisse-t-il se trouver complété par ces deux figures! 5 En espérant voir cette oeuvre dans son intégralité lors de ma prochaine visite du Louvre. En ouvrant les dons au public, on a l'impression de s'offrir l'inaccessible. 6 Merci au Louvre de nous permettre de participer à la conservation d'un patrimoine inestimable. 7 un modeste geste pour ces magnifiques oeuvres... 3ème participation à vos appels aux dons... Je suis déjà partant pour les suivantes... 8 Bravo pour cette excellente initiative qui permet à tout un chacun d'apporter sa contribution au développement de la culture. 9 Même la plus petite contribution est importante. Partante pour être une petite mécène, je me réjouis d'avance que ce Trésor National soit rendu visible pour tous. Je serais au rendez-vous du Louvre lors de sa présentation intégrale! 10 Quel plaisir de participer à cette campagne et permettre ainsi la reconstitution de cette oeuvre exceptionnelle. 11 Après avoir apporté une aide modeste pour l'acquisition des "Trois Grâces" de Lucas Cranach, couronnée de succès, je renouvelle mon geste en faveur de cette nouvelle opération de mécénat. Je ne doute pas de sa pleine réussite! 12 Merci de m'offrir une fois encore l'occasion d'être de ceux qui, allant voir et revoir ce chef d'oeuvre, auront le bonheur d'entrevoir, à leur côté, l'émerveillement d'un enfant, la fascination d'un inconnu, devant tant de raffinement. 13 Aider à l'acquisition de la culture pour la faire partager au plus grand nombre... La beauté n'a pas de prix et éclaire l'âme humaine.
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Magnifiques statuettes qu'il faut absolument associer à l'ensemble existant. Bravo encore pour cette initiative, une 3ème participation en ce qui me concerne à ces projets de mécénat qui permettent de conserver en France nos Trésors Nationaux. Le patrimoine de la France est notre propriété et notre responsabilité en termes de conservation. Le don des entreprises est également indispensable, mais l'implication des particuliers doit aussi s'envisager. Etant personnellement en province, il serait également instructif et pédagogique que ces nouvelles oeuvres acquises, "trésors nationaux" puissent être présentées hors du Louvre, que tous les citoyens de l'Hexagone puissent les admirer! A bientôt pour un nouveau soutien... Ce sera la 3ème fois, après le St Thomas et les 3 Grâces, que nous allons participer, avec enthousiasme, à une telle contribution qui permet au Louvre d'enrichir ses collections. Comme pour les "Trois Grâces", j'espère que cette Sainte Famille sera bien vite réunie au sein des Collections du Louvre! Je suis très heureux de cette découverte, la beauté de la sculpture française sur ivoire de cette époque et le sujet traité montre de façon claire ce que représentait pour les personnes du Moyen Age la représentation de la passion du Christ et cette Descente de Croix. Je voudrais tant que le Louvre acquière ces deux statues qui complètent cet ensemble unique. La sculpture sur ivoire française du XIIe/XIVE siècle à travers les sculptures de la vierge à l'enfant est vraiment très belle. Merci, je vais continuer à vous aider... Merci pour cette très bonne initiative. Aider le Louvre dans cette initiative me donne l'impression de me sentir utile à l'art et à la France. Les Trésors nationaux doivent être visualisés par tous en espérant que l'art finira par rapprocher les hommes de bonne volonté et favoriser l'harmonie universelle. Très bonne idée ! Il y a quelque temps, mon compagnon me faisait part de sa volonté de faire un don un jour à un musée, je la mets modestement en pratique ici, en son nom, pour son anniversaire. Je suis très heureuse de participer avec lui à l'achat de ces œuvres d'art médiévales. Nous espérons qu'elles intéresseront et émerveilleront autant les visiteurs que nous-mêmes. En tant qu'étudiante en histoire de l'art, je suis particulièrement touchée par cette oeuvre que j'ai étudié. C'est donc un grand honneur et bonheur de pouvoir participer à son acquisition! Merci au Louvre et merci à tous les mécènes! Somptueusement belles!!! Un beau cadeau que vous nous faites! Il est absolument indispensable de participer à l'acquisition de ces deux magnifiques statuettes qui retrouveront les autres afin de constituer un ensemble unique. Comment résister à l'appel du mécénat? Même sans les avoirs vus, je suis
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enchanté par le charme de ces deux statuettes. Merci au Louvre d'accueillir encore dans son musée un chef- d'oeuvre! Ces petites statuettes sont absolument ravissantes! Merci au musée du LOUVRE de me permettre de participer au financement de ces statues. Ravie de pouvoir apporter ma pierre à l'édifice pour cette excellente initiative, j'espère que cette famille sera bientôt réunie. Tous mécènes! Ces figurines en ivoire sont exquises... L'histoire énigmatique de leurs retrouvailles est encore plus délicieuse! Merci au Louvre de nous permettre d'enrichir ce patrimoine culturel dont nous sommes si fiers! Je voulais faire un cadeau original à mon Papi et à ma Mamie. Ma Maman et mon Papa ont pensé qu'il fallait faire un geste utile et durable. J'ai trouvé que c'était une bonne idée. Merci à vous Bonnes Fêtes Oh cette sculpture m'a l'air sortie de l'éternel Renaissance... L'art est une raison de vivre et vivre pour cet art est ma raison les élèves de Seconde 4 du Lycée Saint Pierre Fourier (Paris XIIème) sont très heureux d'offrir les bénéfices de la vente de leur petit journal pour l'opération "Tous mécènes". Pour la finesse de ce chef d'oeuvre que seule la main habile d'un homme a pu façonner et qui a su traverser les siècles pour se présenter à nos regards d'amateur. Un petit don, une goutte d'eau mais l'envie de participer à cette acquisition pour la pérennité de notre magnifique patrimoine. Un passage au Louvre m'a permis de voir la série actuelle des statuettes. Puisse mon premier don participer à la réussite de cette opération! Bien modestement, je serais heureux d'avoir contribué à préserver un trésor national! Vous devriez faire plus souvent appel à la générosité du public. Cela, me semble-t-il, est un bon moyen de lever des fonds dans une période tendue économiquement. Continuez donc à nous solliciter :) Ma fille de deux mois, mécène par mon entremise, sera fière plus tard d'admirer au Louvre ces belles statuettes. Merci de donner au public amateur et conscient de sa responsabilité quant à la préservation du patrimoine national la possibilité de contribuer à l'acquisition d'oeuvres de la qualité de ces deux statuettes en ivoires. Il est bon que nous gardions témoignage du savoir-faire et du goût des artisans et artistes de notre passé collectif.

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ANNEXE 5 ETUDE REALISEE DANS LE CADRE DE L’ENQUÊTE QUALITATIVE SUR LES DONATEURS INDIVIDUELS DE LA CAMPAGNE DE MECENAT POUR L’ACQUISITION DES DEUX STATUETTES EN IVOIRE DU MUSEE DU LOUVRE

ANNEXE 5.a : Guide d’évaluation

ETUDE QUALITATIVE LES DONATEURS INDIVIDUELS DU MUSEE DU LOUVRE

Nom/Prénom de la personne interrogée : Age : Montant du don : Date du don : Nouveau donateur : Date de l’entretien : Durée de l’entretien : Oui Non (préciser) Non

Membre de la Société des amis du Louvre: Oui

Bonjour, Judicaëlle Pace pour le musée du Louvre. Etes-vous bien + prénom sur la base de données ?

Je vous appelle suite au don que vous avez effectué au musée du Louvre pour l’acquisition des statuettes en ivoire. Tout d’abord, nous souhaiterions vous remercier car grâce à vous la campagne qui vient de s’achever est un succès, et les statuettes vont pouvoir rejoindre les collections du musée dès le mois d’avril. Nous aimerions connaître votre opinion sur cette campagne d’appel aux dons. Je tiens à vous préciser qu’il ne s’agit pas du tout d’un appel commercial, je n’ai rien à vous vendre ! Cela nous permettra de mieux comprendre nos donateurs et d’affiner le dispositif de campagne. Auriez-vous un moment à me consacrer ?

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(Si le répondant souhaite des précisions sur la durée de l’entretien, annoncer moins de 15 min). Si non : Je n’appelle peut être pas au bon moment, est-ce que je pourrais vous recontacter plus tard ?

MOTIVATIONS 1 Pourriez-vous m’indiquer ce qui vous a incité à participer à cette campagne d’appel aux dons lancée par le musée du Louvre ? (Ne pas donner la liste des réponses possibles au téléphone). 1. L’intérêt artistique de l’œuvre 2. Le statut de l’œuvre (ici, Trésor National) 3. Faire partie de l’histoire et de la vie du Louvre 4. L’image du musée du Louvre 5. L’amour de l’art 6. La dimension patrimoniale de l’action 7. Le caractère collectif de l’initiative 8. La réduction fiscale / Le calendrier fiscal 9. Les « contreparties » (carte amis du Louvre, soirée privée...) 10. Autres

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Parmi les raisons que vous venez de citer, quelle est celle qui vous a le plus déterminé à faire un don au Louvre ?

MODE DE CONNAISSANCE DE LA CAMPAGNE 3 Pourriez-vous m’indiquer comment vous avez entendu parler de cette campagne d’appel aux dons du musée du Louvre ? (Ne pas donner la liste des réponses possibles au téléphone). Essayer de savoir précisément le média en relançant. 1. La presse écrite Le Monde, Le Parisien, La Croix 2. La télévision (TF1, France 2...) 3. La radio
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4. Le bouche à oreille 5. L’affichage (à noter : uniquement autour du musée) 6. Sur place, au musée du Louvre 7. La brochure trimestrielle du musée 8. Un email/ une newsletter du musée 9. Par la Société des amis du Louvre  Leur bureau d’accueil  Un email  Leur bulletin trimestriel (papier) 10. Le site internet du musée 11. Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…) 12. Autre

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Vous souvenez-vous du moment où vous en avez entendu parler ? Essayer de savoir précisément : début/milieu/fin du mois. Objectif : permettre de connaître le temps écoulé entre l’information et la réalisation du don.

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si nouveau donateur ou donateur occasionnel (une ou deux campagnes) Avez-vous eu connaissance des précédentes campagnes d’appel aux dons menées par le musée du Louvre ? 1. Connaissance de la campagne pour Les Trois Grâces 2. Connaissance de la campagne pour la restauration de deux Trésors du Caire 3. Des plus anciennes campagnes : Enfant Jésus, Tanetchedmout

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si nouveau donateur ou donateur occasionnel Si oui, quelles sont les raisons qui vous ont poussées à donner plus particulièrement pour l’acquisition des statuettes en ivoire ? La campagne a été lancée à la fin de l’année. Si l’appel du Louvre avait été effectué à une autre période de l‘année (par exemple entre janvier et mai) auriez-vous tout de même fait votre don ?

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EXPERIENCE DU DON : LA SATISFACTION DES DONATEURS 8 Pourriez-vous me dire comment vous avez effectué votre don ? 1. En ligne par CB 2. Par chèque 3. Par virement 9 Est-ce que cela s’est bien déroulé ? « Oui » 10 10.2 Si non : que devons-nous changer pour améliorer votre satisfaction ? J’aimerais maintenant parler de votre satisfaction sur quelques points précis. Avez-vous été satisfait : 1. Des informations mises à votre disposition ? (clarté, accès...) Oui Non (préciser) 2. Du temps écoulé entre votre don et l’arrivée de votre reçu fiscal ? Oui Non (préciser)

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Par ailleurs, la réduction fiscale ou les contreparties qui vous sont accordées, vous ont-elles incité à participer à cette campagne ?

COMPORTEMENT GENERAL DES DONATEURS 11 Au cours de l’année 2012, avez-vous fait un don à d’autres organismes que le musée du Louvre ? Si oui, s’agissait-il : 3. D’organismes culturels 4. D’organismes caritatifs 5. Autres…. 13 Avez-vous une idée de combien de fois environ ? Moins de trois Plus de trois

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INTENTIONS DES DONATEURS
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Et vous-même, avez-vous parlé de cette campagne autour de vous ? (proches, amis, collègues) Seriez-vous prêt à soutenir le Louvre une nouvelle fois s’il menait une campagne l’an prochain ?

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(Si oui) Seriez-vous prêt à participer quel que soit le sujet :  une acquisition,  une restauration d’œuvre,  un projet muséographique ? (rénovation de salle…)

RELATION DES DONATEURS AU MUSEE DU LOUVRE 17 C’est bientôt la fin du questionnaire. Avez-vous envie d’ajouter quelque chose ou voulez-vous que l’on revienne sur une question précise ? 18 Juste avant de raccrocher, j’aurais aimé savoir, si vous aviez visité le musée du Louvre au cours de l’année 2012 ?

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Si oui, combien de fois ?

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Etes-vous membre de la Société des amis du Louvre ?

Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Vos réponses nous seront très utiles. Je vous souhaite une excellente journée.

ANNEXE 5.b : Résultats de l’enquête Résultats tenus confidentiels.

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