LA DIMENSION CACHEE ; EDWARD T.

HALL
Anthropologue américain, ayant effectué de nombreux voyage en Amérique du sud, Asie et Europe, Edward T.Hall s'est notamment consacré aux problèmes des relations interculturelles et aux difficultés de la communication par-delà ces frontières. Il se demande comment l'homme utilise l'espace, qu'il maintient entre lui et les autres et celui qu'il construit autour de lui. Il soutient la thèse selon laquelle la façon que l'homme a d'utiliser l'espace fait partie des dimensions inconscientes « cachées » de notre expérience. La dimension cachée, c'est celle du territoire de tout être vivant, animal ou humain, de l'espace nécessaire à son équilibre. Il postule que cette dimension devient culturelle chez l'homme.

> Remarque Personnelle : Ce livre est très intéressant dans la mesure où il nous permet de nous connaître un peu mieux nous-mêmes et de prendre conscience de notre dépendance à la culture. Le chapitre qui m’a le plus interpellé est celui de la proxémie comparée entre les cultures allemande, anglaise et française par rapport à la culture américaine. En effet, les nombreux comportements qui y sont décrits n’ont pas les mêmes symboliques selon les cultures et nous permettent d’agrandir notre champ de connaissances en matière de comportements.

Chapitre 1 : Culture et Communication
Le livre a pour thème principal l'espace social et sa perception par l'Homme. On parlera alors de « proxémie ». Il s'agit d'un néologisme ui désigne l'ensem!le des o!servations et théories concernant l'usage ue l'Homme "ait de l'espace. Il "aut savoir ue la communication constitue le "ondement de la culture et de la vie. #n ce ui concerne les langues$ les savants européens considéraient ue les langues dépendaient les unes des autres et étaient !asées sur le modèle des langues indo%européennes. Cependant$ ils découvrirent plus tard ue cha ue "amille de langue avait ses propres !ases et n'étaient pas "ondées sur une seule et m&me "amille. 'uoi u'il en soit$ le langage est !ien plus u'un mo(en de communi uer$ $ il est !ien plus u'un mo(en d'e)primer notre pensée$ il est un élément ma*eur dans la "ormation de cette pensée. +e son c,té -hor" a alors travaillé sur la pensée et a présenté ce u'il a appelé « les implications de la pensée ». #lles remettent en uestion les "ondements de la doctrine du li!re ar!itre dans la mesure ou elles supposent ue les hommes sont prisonniers de leurs langues respectives aussi longtemps u'ils leur accordent une valeur a!solue. La thèse$ dans cet ouvrage$ est ue « les principes éta!lis par -hor" et ses collègues a propos du langage valent également pour le reste des conduites humaines et pour tout phénomène de culture ». #n e""et$ on peut penser ue l'e)périence est le !ien commun des hommes et u'il est tou*ours possi!le de communi uer avec autrui en se passant de la langue et en se ré"érant uni uement . l'e)périence. /oute"ois$ si les individus n'appartiennent pas . la m&me culture$ et puis u'ils ha!itent des mondes sensoriels di""érents$ ils n'ont pas les m&mes e)périences$ cette dernière sera alors per0ue de "a0on complètement di""érente d'une culture . une autre.  l'e)périence ne peut donc pas &tre considérée comme une « ré"érence ». Les s(stèmes culturels peuvent "aire varier du tout au tout la structure du comportement d'un individu. Ce dernier se distingue des animau) par le "ait u'il ait réussi a créer des « prolongements » de son organisme et . les porter . un tel niveau de spécialisation u'ils ont pris la succession de la nature et se su!stituent rapidement . elle. La communication s'éta!lit simultanément allant du conscient . l'inconscient. #n e""et$ lors ue deu) individus communi uent$ ils "ont plus ue « se renvo(er la !alle »$ ils sont tous deu) sensi!les au) changements d'attitude ui peuvent survenir che1 l'un et che1 l'autre en "onction des paroles échangées.  Ce chapitre introduit donc la notion d'importance de la Communication.

Chapitre 2 : Régulation de la Distance chez les Animaux
Les études faites sur les animaux permettent d’analyser les besoins en espace de l’homme en fonction des ariations de son en ironnement! Les changements affectant l’espace de ce dernier influent fortement sur ses comportements! "n utilise les animaux pour a oir une analyse plus rapide car les générations animales sont beaucoup plus courtes #ue celles des hommes$ de plus$ l’analyse sur les animaux permet aux chercheurs un autre détachement #ue l’homme! %ar ailleurs$ les animaux ne compli#uent pas les obser ations car ils réagissent de fa&on constante ce #ui permet une analyse précise! 'outes les données rele ées dans le comportement d’un animal sont transposables en termes humains! ( "n parle ici de ) Territorialité * : il s’agit d’un concept d’étude de base du comportement animal! C’est la conduite adoptée par un organisme pour prendre possession d’un territoire et le défendre cotre les membres de sa propre esp+ce! ,elon -!-ediger$ nombreuses sont les fonctions s’exprimant dans la territorialité : . /lle assure la propagation d’une esp+ce tout en permettant de réguler se densité démographi#ue! /n effet$ elle facilite la reproduction en fournissant 0 l’animal un espace sécurisé et protégé! . /lle coordonne les acti ités et la cohésion d’un groupe! /lle maintient une distance leur permettant de communi#uer entre eux #ue ce soit pour signaler le danger ou la présence de nourriture! 'out animal possédant un territoire peut ainsi y dé elopper des réflexes et réagir rapidement en cas de dangers par exemple! . /lle prot+ge les animaux forts des prédateurs tandis #u’elle expose 0 la prédation ceux #ui ne peu ent défendre leur territoire! /lle fa orise la domination des plus forts! 1 /n somme$ la territorialité a de nombreuses fonctions et est d’une extr2me importance en tant #ue syst+me de comportement$ toutefois$ sa principale fonction est de maintenir un espacement spécifi#ue #ui emp2che l’exploitation excessi e du territoire dont dépend une esp+ce! /n re anche$ elle inter ient aussi dans les fonctions personnelles et sociales! /n effet$ elle offre une possibilité aux plus faibles de l’emporter face aux animaux les plus forts$ ce #ui permet alors de maintenir la plasticité d’une esp+ce et sa ariété$ De m2me #ue chez les animaux$ la territorialité existe également chez l’homme! /n effet$ ce dernier a in enté toutes sortes de mani+res afin de défendre son ) territoire *$ sa terre$ #ui sont sou ent régies par des lois! 1 La territorialité est donc un syst+me propre 0 tous les organismes$ l’-omme y compris!

ci$ l’animal prend la fuite! C’est donc ce #ue -ediger appelle la ) distance de fuite *! Cette derni+re est proportionnelle 0 l’animal nous dit. La distance de fuite : 3l s’agit de l’automatisme d’espacement entre les esp+ces! /n effet$ on peut prendre l’exemple sui ant : un animal sau age ne se laisse approcher par une esp+ce #ui lui est ennemie #ue pour une distance donnée! Au del0 de celle.> Mécanismes de l’espacement chez les animaux : /n plus de son territoire$ cha#ue animal poss+de une ) bulle * #ui lui est propre et #ui lui permet de maintenir des distances a ec les autres organismes #ui l’entourent! 3l existe plusieurs types de distance : .il! /n effet$ plus l’animal est gros et plus grande est la distance #u’il doit maintenir a ec son ennemi et in ersement! 4algré la multitude de moyens de défense dont dispose les animaux$ la fuite semble 2tre le moyen de sur i ance le plus efficace pour les animaux capables de se déplacer rapidement! Afin d’approcher les animaux au5ourd’hui dits ) domesti#ues *$ l’homme a d6 apprendre 0 réduire et supprimer leur distance de fuite afin de ne plus pro o#uer en lui un effet de pani#ue 0 l’abord d’une présence humaine! L’-omme a également d6 apprendre 0 se ) domesti#uer * et donc apprendre 0 réduire oire 0 supprimer ses ) distance de fuite *! Cependant$ il s’agit d’une domestication #ui n’est #ue partielle puis#u’elle pose probl+me chez les indi idus atteints de schizophrénie! /n effet$ lors#ue leur distance de ) sécurité * est dépassée$ ils estiment #ue tout ce #ui y ad ient 0 l’intérieur$ ad ient 0 l’intérieur d’eux. La distance criti#ue : 3l s’agit de la distance #ui sépare la ) distance de fuite * de celle ) d’atta#ue *! /n effet$ concentrons sur le lion : dans un zoo$ ce dernier fuit lors#ue l’homme s’approche de lui$ en re anche d+s #u’il dépasse la limite fixée$ il entre dans une zone criti#ue! Le lion ne continue donc plus de reculer mais a ance ers l’homme #ui est alors de enue sa ) proie *! > Contact et non-contact chez les espèces animales : 3l existe différents types de différentes esp+ces! /n effet$ il faut sa oir #ue si certains animaux ont besoin d’2tre physi#uement en contact 7morse$ chau e.m2mes! .souris brune$ porc 8 etc 89 d’autres expriment le besoin d’é iter le contact 7che al$ chien$ chat$ rat 8etc8 9! "n parle alors d’animaux ) à contact * et d’animaux ) à non-contact *! "n peut ainsi remar#uer #ue pour chacune de ces deux catégories$ les animaux ne font pas forcément partie des m2mes esp+ces! .

chafer fut l<un des premiers 0 étudier la fa&on dont les organismes utilisent l<espace et 0 signaler l<existence de ce #ue l<on appelle ) crise de survie *! /n effet$ les sociétés animales continuent 0 se dé elopper 5us#u<0 ce #u<elles aient atteint une densité trop importante 5ugée ) criti#ue * pro o#uant alors un état de crise! 'ous les animaux ont besoin d<un minimum d<espace! . La distance sociale : /lle concerne les esp+ces dites ) 0 contact *! /n effet$ pour ces esp+ces$ les animaux i ant en société éprou ent le besoin de rester en groupe pour de nombreuses raisons mais essentiellement pour se protéger des prédateurs! La distance sociale représente alors la distance au.i ce dernier est supprimé 0 cause d<un phénom+ne de surpopulation$ on parle alors de ) situation criti#ue *! Afin d<y remédier$ il faut éliminer un certain nombre d<indi idus de l<esp+ce! Certaines études$ celle du crabe notamment$ nous offrent des informations utiles sur la corrélation entre la reproduction et le contr=le de la population en fonction de l<espace! .ride$ il existe donc une corrélation entre le statut social et la distance personnelle! La distance personnelle permet également de réguler l’agressi ité des animaux les plus forts afin de pou oir assurer la sur i ance de l’esp+ce! .contact * ! Chacun d’eux poss+dent une bulle #ui les entoure et changent de comportement lors#ue ces derni+res se che auchent! Les études montrent #ue les animaux les plus forts ont une distance personnelle plus grande #ue les animaux dits ) inférieurs * dans la hiérarchie sociale! .del0 de la#uelle son anxiété commence 0 se dé elopper! /lle arie selon les esp+ces$ elle peut 2tre tr+s courte comme elle peut 2tre tr+s longue! /lle n’est pas fixe mais se définit en fonction de la situation! Chez l’-omme$ plusieurs dispositifs tels #ue le téléphone ou encore la télé ision permettent d’allonger la distance sociale$ lui permettant ainsi d’intégrer des acti ités de groupes 0 grandes distances! . La distance personnelle : 3l s’agit de la distance adoptée par les membres des esp+ces 0 ) non.%our cha#ue animal 0 sang chaud$ la ie commence par une phase de contact$ mais$ selon #ue l’animal est 0 contact ou non$ elle dure plus au moins longtemps! C’est 0 ce stade #ue se crée pour chacun ce #ue l’on appelle ) l’espacement spécifi#ue * #ui sera alors propre 0 chacun! .del0 de la#uelle l’animal perd le contact a ec son groupe et au.elon :len 4c.ans$ leur sur ie est impossible! "n appelle cet espace$ l< ) espace critique *! .

/n effet$ la surpopulation a des répercussions sur le cycle de reproduction! Chez la plupart des animaux$ il s<agit de la sensibilité des appareils récepteurs #ui détermine la distance 0 la#uelle la distance 0 la#uelle ils peu ent i re et continuer 0 se reproduire! Dans le cas ou la distance spécifi#ue n<est plus respectée$ les indi idus succombent$ non pas 0 cause de la famine$ mais plut=t aux atta#ues de leurs congén+res 7"n ne peut considérer les atta#ues des prédateurs #ue comme des contraintes de l<en ironnement9! 1 La reproduction est donc régulée en fonction de la densité de population! .

les dominants sont incapables des territoires et de maintenir l'ordre-! 'e plus& on consid re $ue les %emelles gravides présentent des troubles de la gestation et $ue leur taux de mortalité est beaucoup trop élevé! *lles sont victimes de tumeurs& d'h+pertrophie / etc / dues au stress! *n e%%et& elles ont d'autant plus de di%%icultés pendant leur gestation $u'elles ont été harcelées par les m.Chapitre 3 : Comportement Social chez les Animaux Il s'agit ici d'étudier l'expérience réalisée par John Calhoun sur les rats blancs de Norv ge! "e but étant d'observer le comportement des colonies de rats # n'importe $uel moment en les maintenant en situation de stress a%in de pouvoir en étudier les e%%ets! Il constata $ue pour $u'un groupe puisse coexister normalement& il %allait $ue ce dernier soit composé de douze rats au maximum! 'ans le cas ou ce nombre est dépassé& ces derniers sont soumis a un ( stress ) alors provo$ué par un phénom ne de surpopulation! Ce stress provo$ue l'apparition de ce $ue l'on appelle un ( cloaque comportemental ) lors$ue la densité démographi$ue atteint le double de celle dont l'observation avait révélé $u'elle provo$uait un stress maximal! *n e%%et& Calhoun soutient la th se selon la$uelle le cloa$ue résulte du processus a+ant rassemblé des animaux en un nombre anormalement élevé! "e cloa$ue comportemental est traduit par de sérieuses atteintes ps+chologi$ues ainsi $u'une série de perturbations relatives # la nidation& aux conduites de séduction& # la reproduction& # l'activité sexuelle et # l'organisation sociale! *n e%%et& ce phénom ne de surpopulation modi%ie l'ensemble des comportements des rats $ue ce soit au niveau de la nidation .en cas de cloa$ue& les %emelles omettent d'achever leur nid--& des soins aux petits .0ar1es et 2ruce& de leur c3té& créent le terme d'exocrinologie $ui revient # inclure les produits des glandes odori% res éparses sur le corps des mammi% res comme régulateurs chimi$ues! *n e%%et& de m4me $ue les les sécrétions internes& les sécrétions externes permettent l'intégration d'un individu au sein d'un groupe! "a mise en relation de ces deux s+st mes permet d'expli$uer d'une part& l'autorégulation des contr3les démographi$ues& et d'autre part& les anomalies du comportement provo$uées par la surpopulation!Nombreux sont les aspects négati%s engendrés par le stress& toute%ois& il peut également engendrer des aspects positi%s : Il peut etre considéré comme une %acteur de l'évolution puis$u'il provo$ue la compétition au sein d'une m4me esp ce plut3t $u'entre esp ces di%%érentes! *n e%%et& les h+poth ses %aites sur l'évolution de l'5omme& %ont état de ces deux t+pes de concurrence! 6n suppose $ue l'anc4tre de l'5omme était un animal # habitat terrestre mais $u'il %ut contraint a cause la concurrences entre esp ces& de se ré%ugier dans les arbres! C'est ainsi $ue l'odorat %ortement déplo+é chez l'5omme cessa de se développer pour laisser place au développement considérable de la vue! .les m.les %emelles omettent de trier leurs petits en %onction de leurs di%%érentes portée et oublient de les protéger-& de l'organisation sociale .les! "e stress provo$ue également l'augmentation de l'agressivité! 'ans ce cas& les animaux ont un besoin plus important d'espace! "ors$u'ils ne peuvent pas le satis%aire& il en résulte un e%%ondrement démographi$ue de la population du # la baisse du taux de %ertilité! .

7 C'est ainsi $ue $ue l'évolution de l'5omme a été mar$uée par le développement de ce $ue l'on appelle les ( récepteurs à distance ) # savoir la vue et l8ou9e! .

détecter . . L'odorat est à la !ase d'un des modes les plus primitifs de la communication. et d'autre part. $edi%er nous apprend u'un des psychanalystes u'il a rencontré est clairement capa!le de . )n effet. on apprend ici ue les /ra!es font un lien entre l'humeur d'une personne et son odeur. Les récepteurs sensoriels jouent un rôle important dans la constitution des différents mondes sensoriels u'ha!itent l'ensem!le des "tres #i#ants. (' le récepteur immédiat : le toucher issu de la peau. ont fait de l'/méri ue un pays olfacti#ement . . )n effet. on apprend d*s l'enfance à retenir ou éliminer certains types d'informations. L'espace #isuel a donc un caract*re totalement différent de celui de l'espace sonore et #is #ersa. L'appareil sensoriel de l'$omme comporte deux caté%ories de récepteurs : &' les récepteurs à distance : ui sont les yeux. )n effet. neutre -. on l'appelle aussi . de par leur intense utilisation de désodorisants. les syst*mes de réception #isuel et auditif diff*rent d'une part. par la uantité d'espace u'ils peu#ent contrôler a#ec efficacité. des mu ueuses et des muscles. le nez et les oreilles.elon la culture.l'odeur de la col*re chez ses patients. les récepteurs à distance : les yeux. selon notre culture. les oreilles et le nez. éliminé -. )n effet.Chapitre 4 : La perception de l'espace. Ceci pri#e alors les américains d'un moyen primitif de communication étant l'olfaction. la perception de l'$omme en ce ui concerne son odorat est différente. La perception de l'espace impli ue ce ui peut "tre per+u mais é%alement ce ui peut "tre . tandis ue les américains. )lle permet principalement de différencier les indi#idus et d'analyser leur état affectif. par la uantité et la nature de l'information à traiter. Ce chapitre est réser#é au premier type de récepteurs à sa#oir les récepteurs à distance. sens chimi ue -.

de si%naler les chan%ements a!!ecti!s survenant che1 un individu. d'émettre et de détecter des ra-ons in!rarou%es ou encore de relever les émotions 0notamment che1 une personne ui rou%i ( cause de l'a!!lu* san%uin a-ant provo ué une élévation de la température dans la 1one concernée2. distin%ue deu* t-pes de 3 toucher 4 : – le toucher 3 acti! 4 : e*ploration tactile. . En somme. En e!!et. 7i#son. En ce ui concerne l'espace 3 tactile 4. le toucher est de loin le plus personnel. la peau est e*tr.tre touché. c'est ce u'on peut accomplir dans une pi$ce ui va déterminer la !a&on dont l'espace donné sera vécu et ressenti. on a pu relever ue l'a%ent de l'émission thermi ue est la uantité de san% circulant dans une ré%ion donnée du corps. Le seul crit$re ui sem#le . Selon lui. et d'autre part. il ne !aut pas ou#lier ue la peau est un or%ane sensoriel tr$s important. 8 La peau est donc tr$s sensi#le au* variations ue ce soit de la température ou de la te*ture. L'espace /inesthési ue est donc un !acteur tr$s important dans l'architecture. %r.mement sensi#le au* variations de la te*ture. En e!!et.ches.Chapitre 5 : Le Perception de l'Espace. nous n'allons pas occuper la pi$ce de !a&on similaire. on peut le remar uer ne serait"ce ue dans la disposition des meu#les dans une pi$ce. 6ra ue les distin%uent. Par ailleurs. tandis ue l'espace visuel sépare les o#'ets entre eu*. Les Récepteurs Immédiats : la Peau et les Muscles. nous avons une perception de l'espace ui varie. Selon notre culture. Elle permet de distin%uer le chaud du !roid. – le toucher 3 passi! 4 : le !ait d'. le reste étant 'u%é comme super!lu et inutile.cher l'emplo-é de réaliser ses t. il est clair ue les e*périences dites 3 tactiles 4 et 3 visuelles 4 sont insépara#les dans le sens ou elles sont intimement liées. Les 'aponais auront tendance ( dé%a%er le pourtour des pi$ces tandis ue les européens pré!éreront placer leurs meu#les contre les murs. contrairement au* Européens. ps-colo%ue.ce ( de nouveau* instruments ui ont rendu possi#le l'étude de l'émission thermi ue de la peau. Prenons l'e*emple de leurs #ureau*. En !onction de nos ori%ines. 5oute!ois. les +méricains ont plus tendance ( utiliser uni uement ce ui leur est nécessaire.tre important dans l'estimation de l'espace de ces #ureau* est celui des o#stacles ph-si ues ui peuvent emp. l'espace tactile sépare l'o#servateur des o#'ets . )e tous nos sens . Il s'a%it de nouvelles !acultés sensorielles ui permettent d'une part. )e plus. Mal%ré les apparences. de lui !ournir une in!ormation personnelle sur son environnement.

" quelqu'un L'id%e que deu! personnes ne peuvent pas voir la m2me chose est choquante pour la plupart$ mais sachant que personne n'entretient la m2me vision du monde selon que l'on est un homme ou une femme$ que l'on appartient " des cultures diff%rentes$ elle para3t lo&ique 4ous percevons les choses diff%remment d'une part &r5ce " nos e!p%riences pass%es et d'autre part$ &r5ce " la formation de notre or&anisme : En effet$ la r%tine est form%e de trois parties distinctes a&issant simultan%ment mais r%pondant toutefois " des besoins diff%rents – la fo%va : elle permet " l'homme de voir avec une tr.Chacun poss.de sa propre perception des choses En effet$ tout ce qui est vu n'a pas une si&nification universelle /out ce qui est vu est per0u diff%remment selon chacun 1n ne peut pas * apprendre " voir .s &rande pr%cision – La macula : c'est la vision centrale$ elle est notamment utilis%e pour la lecture – La zone de vision p%riph%rique : elle permet de recevoir les mouvements p%riph%riques$ sur les c6t%s$ lorsque le su7et re&arde droit devant lui 1n parle %&alement de vision st%r%oscopique en tant que facteur de la vision en profondeur 8 La perception des choses varie d'un individu " l'autre En fonction de nos ori&ines et de notre culture$ notre perception est modifi%e .Chapitre 6 : L’Espace Visuel Il faut tout d'abord savoir que la vue est le dernier des sens qui soit apparu chez l'Homme Il reste d'ailleurs le plus comple!e " anal#ser La vue$ par rapport au! autres sens$ livre au cerveau une quantit% d'informations beaucoup plus &rande et plus rapide L’'il permet " l'Homme : – d'identifier les choses " distance$ – de se mouvoir sur tout t#pe de terrain afin d'%viter les dan&ers$ – de fabriquer des choses$ prendre soin de soi et des autres$ percevoir les %motions des autres ( etc ( )'il est %vident que l'on peut * apprendre une lan&ue +" parler une lan&ue. -$ il l'est moins lorsqu'il s'a&it * d' apprendre " voir .

ue par ses contours. l’absence de contact. 3andis que nous utilisons les panneaux de signalisation pour nous déplacer. !rosser. !rosser distingue différents t$pes de distances aupara ant définies ' sa oir les distances intimes. le peintre est confronté ' une déformation isuelle qui lui rend le tra ail beaucoup plus difficile. L’art des cultures différentes de la n2tre permet de mettre en é idence l’existence de mondes perceptifs différents. qui sépare le mod%le du peintre &. -n comprend alors que selon les sens que nous fa orisons au sein de notre culture. "elon lui. C’est alors que l’0me du mod%le apparait. personnelles. qu’aucune ligne d’hori4on ne sépare le ciel de la terre. Cependant. l’auteur prend l’exemple de la culture des esquimaux pour la comparer ' la n2tre. 1e plus. sculpture * etc *+ pour rendre cette perception. peintre américain. 1epuis quelques années de nombreuses personnalités se sont consacrées ' l’étude de l’art du point . Elles se basent sur différents crit%res tels que la contact. Lorsque l’on se situe ' deux fois la hauteur du mod%le. Ici. La distance qui sépare le mod%le du peintre permet différentes perceptions selon qu’elle est plus courte ou plus grande. En effet. Concentrons5nous maintenant sur l’art comme # histoire de la perception &. le peintre peut nettement distinguer les formes mais il est suffisamment éloigné pour ne pas /tre g/né par # la déformation du raccourci &. . la silhouette est per. 3andis que nous i ons da antage dans un monde isuel. car il arri e sou ent que dans ces régions du monde. C’est donc cette relation spatiale qui définit le caract%re spécifique du portrait. Leur monde perceptif se différencie du n2tre car les esquimaux se ser ent de leurs sens pour s’orienter dans l’espace. s’est axé sur l’étude des portraits.Chapitre 7 : La perception éclairée par l’art Il s’agira d’aborder. il faut sa oir que les productions des artistes offre une multitude de données sur le monde de la perception. 1ans son étude. les esquimaux i ent da antage dans un monde olfactif. ses formes. -n apprend que la # distance propre au portrait & se situe entre un m%tre ingt et deux m%tres quarante. !rosser s’est consacré ' l’étude de la mani%re dont l’artiste oit son su(et et utilise son mo$en d’expression quel qu’il soit )peinture. Elle correspond ' un tout. sociales et publiques. cette distance. la chaleur dégagée par le corps. dans ce chapitre. si l’artiste est trop pr%s du mod%le. la perception isuelle * etc * . l’art en tant qu’introduction aux mondes perceptifs des différents peuples. ils utilisent des points de rep%res analogues mais d’ordre naturel. notre monde perceptif se différencie des autres cultures. Il suffit donc de se placer ' la bonne distance. )on parlera alors de distance ' portée de main+ son 0me et sa personnalité sont bien trop présentes pour permettre ' l’artiste d’en faire une représentation ob(ecti e et désintéressée. En effet. # le portrait se distingue de toutes les autres formes de perception par la proximité ps$chologique qu’il implique et qui dépend directement de la distance ph$sique réelle mesurable.

-n sait que leur production dépend essentiellement de la ue. -r. la contempler sous différents angles. L’auteur nous explique qu’il a fait ce choix car selon lui. les champs isuels immobiles. Ce chapitre ne fournit aucune image au lecteur tandis que les autres sont sou ent parsemés d’illustrations. Et c’est d’ailleurs ' ce ni eau que se trou e le reproche le plus sérieux que l’on puisse faire ' la ci ilisation contemporaine. il faut retenir que l’art du passé n’a pas la m/me s$mbolique que qu’il a au(ourd’hui. Ce dernier permet d’obtenir des informations sur l’usage que font les artistes de leurs sens et la fa. les lignes de fuite * etc *Cette accumulation de techniques a donc permit aux artistes de réaliser de nou elles expériences artistiques permettant ainsi de les conduire ' de nou elles perceptions humaines. par le biais de représentations s$mboliques con aincantes. d’un parfum ou d’une texture sur une peinture toutefois.u cours du temps. . pour comprendre une 7u re d’art. on reproche aux interprétations que l’on fait du passé de se baser exclusi ement sur la structure du monde isuel contemporain pour interpréter celle du passé. il est impossible de rendre compte d’un go6t.de ue. Chaque peinture représentait alors une création destinée ' # procurer puissance et gibier & mais n’était en aucun cas considéré comme l’art au sens o9 nous l’entendons de nos (ours. En effet. -n apprend dans ce chapitre que l’art a été l’une des premi%res tentati es de l’homme en ue de contr2ler les forces de la nature. Il re endique le fait qu’une # reproduction & n’est qu’un # aide5mémoire &. l’espace tridimensionnel. la mission de l’artiste est de faire en sorte que. Ces crit%res ne permettent donc pas au lecteur d’apprécier l’7u re ' sa (uste aleur si elle est reproduite dans ce chapitre destiné ' la perception de l’art. le r2le de la lumi%re. l’:omme a habité de nombreux mondes perceptifs différents en fonction de sa culture. 8ne des fonctions principales de l’artiste est donc # d’aider le profane ' structurer son uni ers culturel &. En effet.on dont ils communiquent leur perception au spectateur. l’indi idu qui regarde l’7u re puisse ressentir cet ensemble. . les lois de la perspecti e. les artistes ont accumulé les techniques de représentations artistiques telles que le principe de continuité linéaire de !ibson. il faut la considérer plusieurs fois. il a ainsi appris que l’art constitue l’une des sources les plus abondantes de renseignements sur la perception humaine. ' dimensions réelles.  En somme.

. mais plut7t pour décortiquer les composantes fondamentales du message que l’auteur fait passer au lecteur pour construire son propre sentiment de l’espace.aponais.ouent le corps et les sens dans la communication a#ec autrui. 1l est réceptif au fait que l’architecture .u tra#ers de leurs "u#res il s’agit de #oir comment les auteurs. Ce chapitre est en effet consacré l’anal!se des "u#res littéraires de grands écri#ains tels que $ha%espeare. s’appuie sur les transferts opérés d’un sens un autre dans le rapport a#ec l’en#ironnement et sur les états d’<mes qui leur sont associés. éprou#e le besoin de demeurer en de9 des .ones olfacti#es et thermiques étudiées dans les chapitres précédents. 1l constata qu’en hopi. 3 passage 4 5 etc 5 dans la mesure ou les concepts de 3 temps 4 et d’3 espace 4 sont intimement liés. *nfin. non pas pour en saisir le th/me principal. il fait appara:tre dans son "u#re Walden certains mécanismes inconscients qui assurent l’établissement et l’é#aluation de la distance. nous aborderons ici la littérature en tant qu’introduction aux mondes perceptifs des différentes cultures. L’étude faite sur différents passages cités permet de récolter de #éritables informations sur la perception. 3 chambre 4. +af%a et +a(abata. dans The Way of all Fresh. la suppression de la dimension temps affecte alors celle de l’espace. 1l s’appu!a sur l’exemple de l’2opi. quant lui. +a(abata.pr/s lui. De même que pour l’art. $on étude était basée sur l’anal!se des lexiques respectifs de deux langues ré#élant la spécificité de chacune des deux cultures étudiées. une langue parlée par les 1ndiens. &horeau. +af%a. pour certains mots tels que 3 temps 4. se préoccupent de l’espace. $aint)*xupér!. De ce fait.Chapitre 8 : Le Langage de l’espace. 'ulter. de même que les peintres. . fut le premier faire une corrélation entre le langage et la culture. 'ulter. -ais tout d’abord. &horeau. &(ain. Le langage parlé offre donc des informations considérables concernant la culture étudiée. il faut sa#oir que 'oa. Le sens raffiné de l’espace personnel et intime de $aint *xupér! lui permet alors d’interpréter le r7le que . . 1l s’agissait donc d’étudier des textes littéraires. manie la notion de distance intime a#ec force et finesse. en anglais. 3 pi/ce 4. sensible son propre corps et l’espace nécessaire au mou#ement. il n’! a#ait pas d’équi#alent.oue un r7le considérable dans la communication. auteur . 0horf a#ait affirmé que chaque langue contribuait structurer le monde perceptif de ceux qui la parlent. &(ain fa#orise l’illustration de paradoxes et offre un grand nombre de précisions et de détails réalistes concernant la distance notamment dans son "u#re Captain Stormfield’s Visit to Heaven. re#endique dans le Procès que l’entassement est une atteinte la liberté de mou#ement. 6e#enons)en aux "u#res étudiées dans ce chapitre. 8n rel/#e que $ha%espeare accumule les images #isuelles pour renforcer l’effet de la distance dans le Roi Lear.

$elon 2all. ces #ariations sont liées aux différents t!pes d’en#ironnements que l’2omme a adoptés en fonction de sa culture et de son époque. il est possible de décou#rir des éléments qui éclairent l’histoire et les modifications apparues dans la contribution des différents sens lorsque l’on anal!se une "u#re littéraire du point de #ue de sa structure plut7t que de son contenu. . *n somme.

Chapitre 9 : L’anthropologie de l’espace : un modèle d’organisation Il s’agit de voir dans ce chapitre. nous avons rencontr"s deux niveaux prox"mi!ues : Le niveau infraculturel : il concerne le comportement et est enracin" dans le pass" iologi!ue de l’homme. semi-fixe ou mouvant. si on les modifie. Il s’agit d’une organisation !ui correspond % un espace !u’on ne peut d"placer. il faut ien se rappeler !ue le terme de prox"mie d"signe l’ensem le des th"ories et des o servations concernant l’usage de l’espace par l’homme. 0ar ailleurs. il diff"rencie les espaces maintenant le cloisonnement des individus. l’organisation des villes et villages. )e plus. on s’en aper/oit imm"diatement car il $ a une rupture dans les ha itudes. on relève !ue l’espace % organisation fixe offre un dou le lien avec la personnalit" et la culture.n effet. ce !u’il appelle les espaces * solifuges + et les espace !ui.timents construits. !ui est ancr" dans le pa$sage de notre culture.toutes ces choses sont des exemples d’organisation fixes. ce dernier avait voulu renouer le .n effet. Le niveau pr"culturel : il est ph$siologi!ue et appartient essentiellement au pr"sent. la fonction !ui leur est attri u"e . toutefois. .etc . la r"partition des pièces au sein d’une maison. . #u cours des chapitres pr"c"dents. l’organisation est diff"rente et peut pertur er les individus !ui ne sont alors pas ha itu"s % telle ou telle organisation. . les changements engendr"s peuvent provo!uer le m"contentement. Les recherches de (all ont permis de cr"er des modèles pour l’"tude de la prox"mie au niveau culturel. Tout d’a ord. selon les cultures. (all nous fait part de l’exp"rience r"alis"e par 'smond. favorisent le contact !u’il appelle * sociopètes +. au contraire. 'n peut alors comprendre !ue l’espace % organisation fixe influe sur le comportement des individus. .n effet. )u fait !ue la territorialit" soit relativement fixe. Les . (umphre$ 'smond. semi-rigide ou encore informelle. on parle d’* ha itudes +. . la manière dont l’homme structure l’espace : fixe. 'n $ distingue trois aspects de l’espace selon !u’il pr"sente une organisation rigide. m"decin r"put". avait distingu" deux t$pes d’espace.n ce !ui concerne les meu les.n effet. 'n peut prendre comme exemple !ue l’homme a une personnalit" diff"rente selon !u’il est au travail ou % la maison. Consacrons-nous maintenant % un troisième niveau : Le niveau microculturel : c’est celui o& se situent la plupart des o servations prox"mi!ues. (all a nomm" ce t$pe d’espace : * L’espace à organisation fixe + : Il s’agit de l’un des cadres fondamentaux de l’activit" des individus et des groupes. * L’espace à organisation semi-fixe + : Il s’agit d’une organisation !ui peut 1tre modifi"e. il faut relever !ue la plupart des 1tres tiennent d’une fa/on personnelle % l’organisation de l’espace et des meu les.

ce !ui peut 1tre consid"r" comme un espace % caractère semi-fixe dans une certaine culture peut 1tre consid"r" comme fixe dans une autre et inversement. . il faut savoir !ue selon les cultures et les ha itudes !ui s’$ rattachent. . Toutefois.contact au sein de son h2pital et r"ta lir les conversations entre les patientes . 0our $ rem"dier.g"es !ui avaient cess" de se parler % cause d’un espacer sociofuge.lles seront d"finies dans le chapitre suivant mais il faut savoir !ue la connaissance de leur existence est essentielle pour entretenir de ons rapports avec autrui. cependant. il a chang" l’ameu lement. ce ouleversement dans les ha itudes de ces vieilles dames a suscit" des m"contentements.lles appartiennent au domaine de l’inconscience mais sont très importantes. . * L’espace informel + : Il s’agit ici des distances !ue nous o servons dans nos contacts avec les autres.

%es détails visuels du visage ne sont plus détecta les.et la %ouche qui sont le plus vus( c’est la distance ' laquelle on peut nous regarder notamment pendant les rendez.contact( le plus souvent issus de milieuintellectuels lev s Ce s&stème de classification quadripartite r sulte d’o%servations pratiqu es ' la fois sur l’homme et sur l’animal# Ici( les distances .Chapitre 10 : Les Distances chez l’Homme Il s’agit ici de voir que les modèles de l’espace ont une configuration et une signification très pr cises et qu’ils !ouent un r"le très important dans les d finitions des cultures# Ce chapitre va $tre r sum sous forme d’un ta%leau regroupant les diff rents t&pes de distances tudi es ' partir d’o%servations et d’entretiens r alis s( dans un environnement neutre( sur un ensem%le de personnes adultes d)tes * normales + de t&pe sans.est sensi%lement plus haute# Pu li&ue : 08#90 ' 4#10 m3 :n peut adopter une conduite de fuite en cas de menace( la voi.vous professionnels# La voi.est haute mais n’atteint pas son niveau ma-imal( la couleur des &eu. Personnelle : elle désigne la distance les mem res des espèces dites ! sans"contact # vue dans les chapitres précédents.ociale et /u%lique ont t d termin es sur l’homme occidental en fonction de ses activit s et de ses relations# Distances Mode Proche Il s’agit du contact que ce soit pendant l’acte se-uel ou la lutte par e-emple# Mode Eloigné 011 ' 20 cm3 Liaison des individus principalement par les mains( la chaleur et l’odeur de l’autre sont d tecta%les# Il & a contraction des muscles Intime : la présence de l’autre est imposante et envahissante par son impact sur son système respectif.est de plus en 04#1 m ou davantage3 .sont clairement per7us# 06#10 ' 8#90m3 Ce sont les &eu. On constate une déformation visuelle. 021 ' 41 cm3 5ucune d formation visuelle( Le relief des o%!ets est particulièrement prononc et les te-tures sont très apparentes# /erception de tous les d tails# 041 ' 161 cm3 Il s’agit du fait de tenir quelqu’un * ' longueur de %ras +( c’est la limite de l’emprise ph&sique sur autrui# 5 cette distance( on peut discuter de su!ets personnels# La chaleur corporelle n’est pas percepti%le( l’odeur de l’haleine n’est pas n cessairement percepti%le non plus# $ociale : il s’agit de la ! limite du pouvoir sur autrui #. 01#60 ' 6#10 m3 Dimension de la t$te per7ue normalement( la peau et les cheveu. m : :%ligatoirement utilis e par les personnalit s politiques# Il faut lever la voi-( e-ag rer et accentuer les comportements# .

plus indiscerna%le( la t$te sem%le %eaucoup plus petite que nature( les autres personnes autour sont per7ues par ce qu’on appelle la * vision p riph rique +# .

des horaires moins chargées que les américains. Américains $ %es américains ne gardent pas de temps li"re pour leurs propres usages. $*ls témoignent d’une extr me précision en mati-re d’intrusion. $ Parler de l’extérieur d’une maison à tra+ers une porte en moustiquaire ne signifie en aucun cas que la personne ait pénétré à l’intérieur de la maison 1 $ Passer la t te par la porte d’un "ureau ne signifie pas non plus que la personne est entrée 1 $ 2i une personne est dans le "ureau mais qu’elle s’appuie sur l’encadrement de la porte.Chapitre 11 : Proxémie comparée des cultures allemande. Rapports avec l’Espace $. $ *ls se sentent moins pressés. ce sont da+antage les rapports humains qui comptent. à l’intérieur du "ureau /. Allemands $ %es &uropéens en général '(llemands # compris) ont. $ *ls tendent à sous$é+aluer les "esoins indi+iduels. %es allemands sont plus sensi"les à la +iolation de leurs ha"itudes spatiales. $ *ls consacrent plus de temps aux relations humaines. . l’intérieur /. les allemands consid-rent que l’indi+idu concerné est "el et "ien à . il est préféra"le de s#nthétiser ces comportements par le "iais d’un ta"leau. une limite fixée à en+iron 0. Tableau 1 : Proxémie comparée entre les cultures américaine et allemande.1! m. De m me que dans le chapitre 1!. qu’il est entré et a fait intrusion dans l’intimité de l’autre. $ %es américains gaspillent l’espace et l’organisent rarement en fonction des "esoins pu"lics. Rapports avec le temps $ Ce sont les horaires qui comptent le plus. les anglais et les français par rapport aux américains. elle n’est pas non plus considérée comme . La notion d’« intrusion » Voici tout d’abord deux comportements propres aux américains qu’il faut connaître : !n consid"re# aux Etats $nis# que lorsque deux ou trois personnes conversent entre elles# il s’a%it d’une discussion privée et que le %roupe est séparer par une démarcation invisible& le second t'pe de comportement concerne la « définition du point précis au del( duquel on estime qu’une personne a franc)i un seuil et pénétré dans une pi"ce » $ Pour chacun des cas cités pour les américains. anglaise et française Ce chapitre est consacré à la comparaison des comportements qu’adoptent les allemands. $ *ls prennent en compte les "esoins d’espace. dans un m me laps de temps.

$ %’américain n’attache pas d’importance à la façon dont les gens déplacent leurs si-ges Tableau 2 : Proxémie comparée entre les cultures américaine et anglaise. L’ordre dans l’espace $. $ *ls ne supportent pas les indi+idus qui enfreignent les r-gles. La . . la toilette ou encore les acti+ités sexuelles. il est interdit de déplacer son si-ge.lassification An%lais $ &n (ngleterre. $ &n (llemagne.La *p)"re +rivée $ %es allemands ont "esoin de posséder leur propre espace. selon un allemand. $ %a fermeture assure l’intégrité de la pi-ce et assure une fronti-re protectrice qui les préser+e de contacts trop intimes. cela signifie qu’elle est en col-re. $ C’est d’ailleurs pour cela que. $ 4n américain est disponi"le d-s que sa porte est ou+erte. $ %es allemands aiment les situations précises et "ien définies. le sommeil. pour un tra+ail qui exige la concentration. pour l’étude le repos. on utilise l’espace comme mode de classification des gens et de leur acti+ité. $ %orsqu’une américaine ferme la porte de sa cham"re. c’est le s#st-me social qui détermine le standing des indi+idus. une porte ou+erte pro+oque un effet de désordre. une porte ou+erte ou fermée aura donc tou3ours une connotation différente selon qu’on est allemand ou américain. $ *ls ne ferment les portes que pour les conférences ou con+ersations pri+ées. de manque de sérieux. $ les américains auraient opté pour un a"ri collectif plus +aste et plus efficace. $ %ors de la 0nd guerre mondiale. Américains $ (ux &tats$4nis. un mo"ilier léger n’est pas sérieux car il peut tre déplacé et ainsi dérangé l’ordre pré$éta"li. $ Pour les allemands. $ 2elon eux. isolation +isuelle /. ils préféraient construire un a"ri indi+iduel malgré le peu de mo#en et de matériel afin de se créer une . la porte a une grande importance. $ %es portes fermées pro+oquent aux américains le sentiment d’ tre exclus.

$ %es anglais fixent leur interlocuteur. $&n (ngleterre. les rapports sociaux ne sont pas fonction des structures spatiales mais plut6t sociales. l’éducation américaine impose de ne pas regarder fixement son interlocuteur ou alors c’est qu’il s’agit de circonstances particuli-res et que l’on +eut atteindre profondément la personne en face. ils préf-rent les lettres manuscrites aux coups de téléphone. $ les américains poss-dent le "esoin de s’isoler des autres quelque fois. $ *ls n’ont pas "esoin de "ureau. il ferme la porte. $ %e fait d’ha"iter la porte à c6té ne nous donne en aucun cas le droit d’éta"lir des rapports amicaux. la promiscuité ne signifie rien. Le re%ard $ 9ien au contraire. $ %es anglais sont tr-s discrets et parlent de façon raffinée leur permettant ainsi de ne g ner personne. n’étant pas ha"itué a a+oir un espace qui lui est propre utilise des "arri-res ps#chiques pour se protéger $ %es américains sont ha"itués d-s l’enfance à a+oir leur propre cham"re. quel que soit l’8il fixé de laisser penser à $ %es américains sont tou3ours accusés de parler trop fort. l’américain +aga"onde d’un 8il . leur éducation fait qu’ils exercent leur acti+ité dans un espace commun. Le -élép)one Les Voisins La . n’importe qui peut appeler à n’importe quel moment. $(ux &tats$4nis. de manque d’éducation et est un indice de classe sociale inférieure. $ *ls sont indifférents au fait que tout le monde puisse les entendre. $ Che7 les anglais. $ lorsque l’américain +eut tre seul. il dépend donc des éléments architectoniques pour s’isoler. $ (u cours d’une con+ersation. $le téléphone ne leur sert que pour leur acti+ité professionnelle et en cas d’urgence. $%’anglais. les américains peu+ent retirer leur numéro de l’annuaire ou encore s’inscrire sur liste rouge. ils ont "esoin d’un "ureau.orce de la Voix $ %es anglais hésitent sou+ent a+ant de téléphoner car ils ne connaissent pas l’état d’5me de leur interlocuteur. $ %es anglais "ien éle+és immo"ilisent leurs #eux à la distance sociale leur permettant. parler trop fort est un signe d’intrusion. $ Pour eux.Rapports avec l’espace $ %es anglais sont ha"itués d-s l’enfance à +i+re en communauté. $ (u tra+ail. $pour maintenir leur tranquillité. $ *ls clignent des #eux pour faire entendre qu’ils ont compris. cela fait partie de leur éducation.

amille . $ %a =rance a une hiérarchie de réseaux radioconcentriques de plus en plus importants. $. Tableau 3 : Proxémie comparée entre les cultures américaine et française : La 0aison et la . la saleté <etc< $ le s#st-me de coordonnées de l’échiquier des +illes américaines implique au moins deux rep-res pour toute localisation dans l’espace. les mau+aise odeurs. permettant ainsi a chacun des passagers de conser+er son . &n somme. plus faciles à man8u+rer et permettent d’éta"lir un contact entre les passagers.ran/ais $ les français adorent rece+oir. :outefois. selon notre culture les comportements +arient. $ Pour aller d’une +ille à l’autre on est o"ligé de tra+erser les petites agglomérations. Ces +ariations résultent de notre éducation. lorsqu’il s’agit des amis. est fa. alors que pour la famille. etc. la population ressent le "esoin de s’isoler dans sa +oiture a+ec les hauteurs imposantes des grattes ciels. la rencontre se fait le plus sou+ent en extérieur. $ &lles répondent mieux à leur personnalité et à leur "esoin a+ec un é+entail de mod-les différents. . tourne la t te. :out centre inférieur est directement relié au centre supérieur. $ &lles sont plus petites. la rencontre se fait à la maison. $ (ux états unis. $ %es +oitures françaises et européennes n’ont pas des dimensions écrasantes. des +illes. $ les rapports interpersonnels sont d’une grande intensité. $ %a +ille doit tre une source de satisfaction au m me titre que ses ha"itants. Américains L’automobile $ %es +oitures américaines emp chent l’interférence des sph-res personnelles à l’intérieur des +oitures. de nos principes < etc < .l’interlocuteur qu’il est regardé en face.te pour entretenir le contact entre les gens. quant$à$soi / L’espace extérieur L’étoile et l’éc)iquier $ les réseaux routiers permettent de localiser plus facilement des o"3ets ou des lieux en indiquant des points sur une ligne. à l’autre. $ %’organisation de pi-ces.

tous ces éléments sont cumulés afin d’exalter la partie sensorielle du corps entier.On appelle le « ma » (ou intervalle) l’élément constructif fondamental de l’expérience japonaise de l’espace. Cela pose souvent problème lorsqu’il faut se repérer. on pense aux distances qui séparent les objets les uns des autres.Chapitre 12 : Proxémie comparée entre des cultures japonaises et arabes Ce chapitre est consacré à la comparaison des cultures japonaises et arabes en fonction de la culture américaine. Tout d’abord. Culture Japonaise . . Il incarne le facteur secret de l’organisation de tous les autres types d’espaces au sein de la culture japonaise. . l’homme et la nature y semble métamorphosés et harmonisés.Le japon adopte pour thème classique le concept d’un centre d’accès de toute part.Dans la culture occidentale. les japonais ont nommé les intersections et les numéros de maisons sont répartis en fonction de l’ancienneté de l’habitation. les variations de température. eux. les jeux de lumière et d’ombres. Les japonais.La virtuosité des japonais dans le maniement du « ma » se symbolise notamment avec le jardin du monastère de Ryoanji près de Kyoto. Il s ‘agit là de se consacrer à des peuples dont l’organisation de l’espace est tout à fait différente de la nôtre. les japonais utilisent l’ensemble de leurs sens que ce soit les odeurs. lorsque l’on pense à l’espace. Rapports avec l’espace . . ont appris à donner une signification aux différents espaces. C’est un modèle qui structure quasiment l’ensemble des secteurs de la vie japonaise. .Plutôt que de donner des noms aux axes routiers. -> Dans l’organisation de leur espace. concentrons-nous sur la culture japonaise.

Dans la culture arabe. Comportement public Conception de la zone privée .En ce qui concerne le foyer japonais.On ne parle donc pas d’« intrusion » en public. Chez l’Arabe. on définit l’homme comme un individu. ou bien se refermer pour obtenir un espace chaleureux. Bien au contraire. il faut savoir qu’il possède une valeur affective plus forte que celle des foyers américains et européens. ils font partie intégrante de leur demeure au même titre que le toit.En effet. ils détestent partager les murs de leur maison. les endroits publics ne confèrent aucun droit. la pièce semble s’étendre sur l’extérieur. tandis que les murs sont assimilés au pole négatif. il faut savoir qu’au Japon.Contrairement aux murs fixes des maisons traditionnelles que l’on peut trouver à peu près partout dans le monde. . La cloison disparue. Même s’il ne sont pas désireux de solitude. Venons-en maintenant à l’analyse de la culture arabe : Culture Arabe . ils préfèrent dormir par terre les uns près des autres. La notion d’ « entassement » .On peut donc se douter que la notion d’intimité n’existe pas dans le sens ou nous l’entendons en tout cas. on apprend que le centre de la pièce principale est assimilé au pole positif. En effet. un « moi » à l’intérieur d’une peau. l’individu existe quelque part au fond du corps mais le « moi » .Le Foyer .Dans la culture occidentale. . les japonais se complaisent dans l’entassement. nous allons voir que les japonais ont une tout autre idée de l’occupation de l’espace.En terme de psychologie. les murs des foyers japonais sont semi-fixes. ce sont des panneaux qui sont amovibles. ->Contrairement à la culture occidentale. Les japonais ont une tout autre définition de l’intimité. la notion d’entassement n’est pas péjorative. . on ne retrouve plus la notion de sphère personnelle. .

Ceci est indispensable de manière à relever les changements affectifs. les Américains sont alors considérés comme tels malgré qu’il s’agisse d’un principe fondamental de leur éducation).Il est à l’abri du contact physique mais pas à l’abri des mots.On peut supposer que la profondeur du « moi » résulte de fortes densités démographiques et de l’intensité de la communication. elle les rapproche.De ce fait. Dans ce cas. .Ils n’aiment pas être seuls. . et d’autre part elle les sépare. les limites olfactives jouent deux rôles dans la culture arabe. . .L’olfaction fait partie intégrante du contact avec autrui toutefois. C’est pour cela qu’au cours d’une conversation avec un Arabe. l’importance qui lui est accordée ne pousse pas les Arabes à éliminer leurs odeurs corporelles.n’est pas totalement caché. La distance personnelle .L’olfaction occupe une place particulièrement importante dans la culture Arabe. -> En somme. Leur seul moyen de rendre compte de leur volonté d’isolement est le silence. La résidence d’une famille arabe n’est donc composée que d’un grand espace accueillant toute la famille. . ils devront s’efforcer de ne pas tenir son interlocuteur dans son champ d’haleine. D’une part. . . -> Il existe donc des conceptions différentes selon la localisation du « moi » dans le corps. l’isolement est impossible pour les Arabes. c’est d’ailleurs pour cela qu’ils se sentent oppressés entre quatre murs. (On peut noter qu’un individu qui cherche à masquer son haleine est considéré comme un individu qui a honte.Les études de la psychologie animale étudiée au début de l’ouvrage laisseraient supposer que les Arabes sont soumis à un phénomène de surpopulation qui influencerait alors leurs comportements à cause d’un sentiment de stress. ce dernier vous tient dans son champ d’haleine.

ils sont beaucoup plus sensibles à l’entassement dans les espaces intérieurs. L’engagement dans le rapport humain Comme énoncé précédemment. il n’y a pas de frontières dans le monde arabe. Toutefois. . . il est impossible pour un arabe de pouvoir s’isoler dans un lieu public. il est nécessaire de regarder l’interlocuteur fixement dans les yeux. Cette instance du regard peut toutefois leur provoquer des ennuis dans la mesure ou.la hauteur des plafonds doit être conséquente. . C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont du mal à marcher en parlant car parler à quelqu’un en le regardant latéralement est une marque d’impolitesse dans la culture arabe. bien au contraire. De plus. le terme d’étranger est intimement lié à celui d’ennemi. chaque Arabe a le devoir d’intervenir en cas de vol ou de violence puisqu’il s’agit d’un espace public. Il faut savoir que dans la civilisation arabe. dans les espaces publics. Sentiments à l’égard des espaces intérieurs Les Arabes ne sont pas gênés par la foule. il n’existe pas d’équivalent correspondant à la notion de « frontière » en arabe.Le regard de l’interlocuteur Pour les Arabes. C’est pour cela que l’intérieur d’une maison arabe doit répondre à trois critères : .la vue doit être dégagée. fixer l’interlocuteur est considéré comme une provocation. La notion de frontière Dans un certain sens. Par ailleurs. Ainsi. dans la plupart des culture. chacun est libre de se joindre aux conversations d’autrui.la pièce doit être très grande. Il y a ce que l’on peut appeler une frontière en présence d’étrangers.

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naissances ill"giti#es. on retrouve la n"cessit" de re#placer les coutu#es tribales par un syst$#e *uridique De plus. anthropologues. les a#"nage#ents urbains ne tiennent pas forc"#ent co#pte de ses particularit"s > La nécessité des éléments de contrôle : Depuis de no#breu( si$cles. rien n’est fait pour la stopper. la reconstruction des ville s' travers le #onde sti#ulerait un vaste "ventail d’activit"s et de techniques . co##e il est quasi#ent i#possible d’agrandir l’espace. quand le no#bre de nouveau( arrivants d"passe le seuil #a(i#al de conversion des rurau( en citadins. carences "ducatives 3 etc 3 )l devient vital que ce ph"no#$ne re7oive un .-nis. bien que le public soit soucieu( de l’e(pansion des #"galopoles. la double #ultiplication de l’auto#obile et de la population cr"e un v"ritable chaos urbain . il faut non seule#ent coordonner et soutenir les #esures prises. du point de vue du d"veloppe#ent "cono#ique. ils n’en de#eurent pas #oins vivables 4eureuse#ent que quelques architectes co##encent ' concevoir des constructions prenant en co#pte les besoins hu#ains 5outefois. principale#ent au( +tats. cette prise en co#pte est d’autant plus difficile que nous so##es dans l’incapacit" de d"finir des nor#es de densit" d"#ographique qui per#ettraient alors de d"ter#iner les di#ensions nor#ales de la cellule d’habitation fa#iliale 1 2athologie et 6urpopulation : &es effets de la surpopulation sont de plus en plus cons"quents : cri#inalit". que l’essor d"#ographique dans toutes les villes du #onde provoque un ph"no#$ne de surpopulation entra%nant des « cloaques » &’adaptation ' l’ho##e des "tudes fa%tes sur les ani#au( prouve que nous so##es bel et bien #enac"s par ce surpeuple#ent et cet entasse#ent )l faut relever que de nos *ours. un cloaque co#porte#ental se d"veloppe ' cause de l’entasse#ent et "chappe ' l’e#prise des #esures *uridiques &e Congr$s de 1. . en leur i#posant des densit"s d"#ographiques qui ne cessent de cro%tre de *ours en *ours )l se#ble toutefois que les principau( groupes ethniques "tablis dans les grandes villes a#"ricaines #aintiennent leurs particularit"s culturelles respectives Cependant./0 se r"su#e en cinq affir#ations : . il nous faut bien plus d’e(pert d’un genre nouveau ' savoir des psychologues. cependant. leurs pro*ets sont li#it"s. tout au long du livre. . #ais le gouverne#ent devrait les d"clarer prioritaires 1 2sychologie et architecture : 2our r"soudre des probl$#es urbains d’une telle proportion. deu( solutions s’i#posent : l’e(pansion territoriale soit la surpopulation !r. les villes sont trop petites et #algr" les efforts des urbanistes. les villes #ettent en contact diff"rentes cultures. diff"rentes ethnies.Chapitre 13 : Villes et Culture Dans ce chapitre. il s’agira de faire une analyse de ce que l’on peut appeler « la vie urbaine » !n a vu. ethnologues 3 etc 3 )l serait "gale#ent pr"f"rable de ne pas dissocier planification urbaine et r"novation Certes les nouveau( i##eubles qui se succ$dent sont tou*ours plus esth"tiques que les constructions ant"rieures.

la suppression des contacts hu#ains 9lle coupe ses occupants du #onde e(t"rieur et les isole 1 :anifeste pour la planification de l’avenir : 6ans aucun doute. . 3? )l faudra "gale#ent pr"server des espaces libres dans les villes. la nature de l’engage#ent sensoriel dans les rapports hu#ains per#et de d"finir d’une part le seuil de surpeuple#ent #ais "gale#ent le #oyen de co#battre les aspects n"gatifs 1 :onochro#ie et 2olychro#ie : )l e(iste deu( #odes d’appr"hension du te#ps : . il s’agit de la derni$re opportunit" que nous avons afin d’"viter le chaos . en s’inscrivant dans les #=urs. #ais de toutes les #ani$res. le probl$#e de la d"ter#ination d’un seuil de surpeuple#ent che8 les divers groupes ethniques nous renvoie au( chapitres concernant l’usage des sens 9n effet. 0? )l faudra sauver de la « bo#be » de la r"novation urbaine. la polychromie : elle concerne les individus capables de #ener plusieurs op"rations ' la fois 2ar ailleurs. susceptibles de rendre les enclaves culturelles autono#es Cela per#ettrait alors ' la fois de faciliter le processus de conversion des paysans en citadins et de renforcer les syst$#es de contr<le social qui s’opposent ' l’anarchie 1 &e syndro#e de l’auto#obile : )l e(iste dans notre culture un ob*et qui.d"veloppe#ent consid"rable et "tablisse un seuil de population #a(i#ale Cependant. la monochromie : elle caract"rise les peuples ' contacts distants qui co#parti#entent le te#ps. une ville est une e(pression de la culture du peuple qui l’a cr""e ainsi qu’un prolonge#ent destin" ' re#plir un r"seau co#ple(e de fonctions #ais pourtant il faut faire des plans dans la #esure o> l’avenir se rapproche 1? )l faudra d"couvrir des #"thodes pertinentes pour "valuer l’"chelle hu#aine ' travers toutes ses di#ensions y co#pris les di#ensions cach"es de la culture. cela provoque la d"t"rioration de leur corps. @? )l faudra apprendre ' faire de l’enclave "thique un usage constructif. le divisent en fonction des t. a consid"rable#ent #odifi" le paysage )l s’agit bien "vide##ent de l’auto#obile &es gens ne d"sirent plus #archer.ches ' r"aliser . aucun plan n’est le plan id"al. aucun plan n’est parfait.1 9n so##e. les urbanistes devraient sans doute faire un pas de plus en cr"ant des espaces plus particuliers.

domestication -. il faut commencer par remettre en #uestion nos idées de .reux et complexes aux#uels se heurtent au/ourd’hui les 0tats12nis. . ce #ui peut alors occasionnellement engendré des conflits plus ou moins chaoti#ues! +n accomplissant sa propre . il se rattache $ la notion d’espace.lir le contact avec autrui. d’o* l’échec des contacts et de la communication.Chapitre 14 : Proxémie et Avenir Humain Ce chapitre est un résumé de l’ouvrage. il relate les expériences faîtes tout au long des chapitres et apporte une conclusion! "ous avons vu #ue dans tout ce #ue l’homme fait. cette derni%re résulte de la s nth%se de tous les sens et données sensorielles! &n en retient donc #ue des individus vivants dans des cultures différentes appartiennent nécessairement $ des mondes sensoriels différents! 'a structuration du monde perceptif n’est pas seulement fonction de la culture mais également de la nature et des relations humaines! C’est d’ailleurs pour cela #ue des individus appartenant $ des cultures différentes n’interpr%tent pas les choses de la m(me fa)on.ains nom.l%mes ur. ce #ui est vital en cas de surpeuplement! Pour tenter de résoudre les pro. l’homme a pu réduire sa distance de fuite afin d’éta.ase concernant les rapports de l’homme et de son environnement mais également les rapports de l’homme avec lui1m(me! Ce livre dénonce l’emprise de l’homme par sa propre culture #ui va m(me /us#u’$ fa)onner sa perception du monde! → La Culture est en majeure partie une réalité cachée qui échappe à notre contrôle et constitue la trame de l’existence humaine.