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O1

Bases de l’optique g´ eom´ etrique
« . . . il est un courrier, inimaginablement rapide, qui frappe ou quitte à chaque instant chaque point matériel, tendant au travers du Monde un prodigieux réseau de messages individuels entrecroisés et permettant par là en tous lieux une perception séparée de ces divers points, déterminant enfin par surcroît au sein de la Matière les réactions nécessaires à la Vie et à la Pensée. Ce messager subtil, cet Éveilleur, qui donne comme une âme à l’Univers, et découvre à nos yeux mortels un peu de la splendeur des Cieux et de la Terre, c’est la Lumière. » Jean Perrin (1870-1942) [Nobel de physique 1926] – (1940)

L’Optique est la branche de la physique qui ´ etudie la lumi` ere. C’est un domaine tr` es vaste qui a connu dans la deuxi` eme moiti´ e du XXe si` ecle une progression spectaculaire avec la mise au point des lasers (cf. I.3). Les applications technologiques de cette science d´ esormais multidisciplinaire sont tr` es r´ epandues dans notre soci´ et´ e. Il suffit pour s’en convaincre de penser ` a l’importance, dans notre quotidien, de toutes les diverses sources de lumi` ere qui nous entourent : ´ ecrans cathodiques, LCD, plasma ou ` a cristaux liquides de t´ el´ evision ou d’ordinateur, t´ el´ ecommande ` a infrarouge, sans oublier le lecteur de disque compact ` a laser par exemple. Quant aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC : ordinateur ` a grande puissance de traitement, DVD, fibre optique [cf. II.3], ´ ecrans de t´ el´ ephones portables), elles sont les applications les plus r´ ecentes, d´ esormais omnipr´ esentes, de l’Optique, science en perp´ etuelle ´ evolution. L’Optique ´ etudi´ ee en PTSI : On distingue traditionnellement l’Optique g´ eom´ etrique, qui s’appuie sur la notion de rayon lumineux et permet d’expliquer la formation des images et l’Optique physique qui s’int´ eresse plus sp´ ecifiquement aux probl` emes que ne peut pas traiter l’Optique g´ eom´ etrique (coh´ erence, interf´ erences, diffraction, § cf. Cours de Maths Sp´ e).

L’Optique g´ eom´ etrique peut ˆ etre construite sans faire r´ ef´ erence ` a la nature de la lumi` ere. Il suffit de postuler l’existence des rayons lumineux (cf. I.4) et d’admettre que leur trajectoire ob´ eit ` a certaines r` egles de g´ eom´ etrie. C’est assez pour construire des lunettes de correction, des microscopes, des appareils photographiques, des t´ elescopes. . . Cette Optique est donc avant tout pratique et descriptive, essentiellement fond´ ee sur la g´ eom´ etrie plane. Il y a peu de raisonnements physiques, les calculs concernent avant tout la trigonom´ etrie et l’essentiel du travail consiste ` a dessiner des figures claires : N´ ecessit´ e d’avoir des stylos de couleur, une r` egle, une ´ equerre et du papier millim´ etr´ e avec soi. La partie la plus difficile, l’´ etude math´ ematique des aberrations, ´ etant hors programme, l’Optique en PTSI ne cr´ ee aucune difficult´ e quand on sait travailler avec des angles. Extraits du programme de PTSI.
- Notion de rayon lumineux. [On se limite ` a une pr´ esentation qualitative de l’approximation de l’optique g´ eom´ etrique. Cette notion sera reprise en deuxi` eme ann´ ee ` a propos du cours sur la diffraction.]. - R´ efraction. R´ eflexion. Lois de Descartes [L’´ etude de la propagation des rayons lumineux dans un milieu d’indice continˆ ument variable est hors programme.]

OBJECTIFS

§

Cf. Rappels de Trigonom´ etrie

I
I.1 a

La nature de la lumi` ere
Description ondulatoire ´ La lumi` ere est une Onde Electro-Magn´ etique (OEM)

• James Clerk Maxwell (1831-1879) ´ edifie en 1873 la th´ eorie ´ electromagn´ etique qui montre que la lumi` ere est elle-mˆ eme une onde ´ electromagn´ etique et − → qu’elle r´ esulte de la propagation d’un champ ´ electrique E et d’une champ → − magn´ etique B variant au cours du temps. La lumi` ere fait partie de la mˆ eme famille que celle des ondes de t´ el´ evision, radio ou de celle ´ emise par un four ` a micro-ondes ! • Une onde (progressive sinuso¨ ıdale) se propageant dans la direction (Ox) peut ˆ etre d´ ecrite par une grandeur p´ eriodique dans l’espace et le temps de la forme :   ω la pulsation (en rad.s−1 ) de l’onde k son nombre d’onde (en m−1 ) s(x, t) = s0 cos(ωt − kx) avec  s0 son amplitude

§

Cf. Cours Math Sp´ e

le nombre d’onde est le plus souvent l’inverse 1 de λ : ν = λ § Cf.transparent parce qu’on suppose qu’il n’y a pas de ph´ enom` ene d’absorption de la lumi` ere ` a la travers´ ee de ce milieu . SM2 §I. | PTSI . c Propagation dans un milieu mat´ eriel T. ν § Cf.) : .H. IPC2 b La lumi` ere visible dans le spectre ´ electromagn´ etique La lumi` ere est une superposition d’ondes ´ electromagn´ etiques monochromatiques (i.T = .com/ Qadri J.I.108 m.1 • Le nombre d’onde est li´ e aux variations spatiales de l’onde. de longueur d’onde λ = k T Double p´ eriodicit´ e : La vitesse de propagation (appel´ ee ´ egalement c´ el´ erit´ e et not´ ee c ) d’une onde lumineuse monochromatique dans un milieu transparent donn´ e relie sa p´ eriode c temporelle T ` a sa p´ eriode spatiale λ dans ce milieu : λ = c. Alors c0 λ = λ0 = c0 .s−1 .T = ν Rq : les ondes ´ electromagn´ etiques sont diff´ erentes des ondes m´ ecaniques (comme l’onde qui cr´ ee une vague) en ce sens qu’elles n’ont pas besoin de support mat´ eriel pour se propager. 2π 1 de p´ eriode T = et de fr´ equence ν = . Nature de la lumi` ere 2011-2012 • La pulsation d’une onde est li´ ee ` a ses variations temporelles.-Ph. Dans le vide elles se propagent toutes ` a la vitesse de la lumi` ere dans le vide : c0 ≃ 3. 2π . Le domaine de la lumi` ere « visible »(par l’œil humain !) correspond aux longueurs d’onde dans le vide (approximativement) comprises entre 400 nm et 800 nm (0. 4 µm et 0.homog` ene parce que les propri´ et´ es du milieu sont les mˆ emes en tout point de l’espace . Homog` ene et Isotrope (T.I. sinusoidales) de diff´ erentes longueurs d’onde.H.isotrope parce que les propri´ et´ es physiques du milieu sont les mˆ emes dans toutes les directions de l’espace. ω T L En spectroscopie.O1 I. ♦ D´ efinition : Nous ´ etudierons la propagation de la lumi` ere dans un milieu Transparent.e. 2 http://atelierprepa. 8 µm).over-blog.

on en d´ ν diff´ erentes. 309 n(verre de type Flint) = 1. n(glace) = 1.I. pour deux radiations lumineuses de fr´ equences tionnelle ` a la fr´ equence (λ = ).H. et on note n.H. 516 . | PTSI http://atelierprepa. n(verre de type Crown) = 1. on a : n > 1 La plupart des milieux T. Pour ´ eviter la profusion des longueurs d’ondes. les lampes ` a incandescence. Nature de la lumi` ere O1 Rq : Pour l’´ etude du ph´ enom` ene d’absorption (qui existe toujours en r´ ealit´ e et qui se traduit par la d´ ecroissance de l’intensit´ e lumineuse ` a la travers´ ee d’un milieu mat´ eriel) § Cf Cours de Math Sp´ e.I. 417.com/ 3 . 00029 ≃ 1 . dans un milieu mat´ eriel.2011-2012 I. v´ erifient la loi de Cauchy : n=A+ B λ2 0 o` u λ0 est la longueur d’onde de la lumi` ere ´ etudi´ ee dans le vide. le rapport de la c´ el´ erit´ e c0 d’une onde lumineuse monochromatique dans le vide ` a sa c´ el´ erit´ e c dans le milieu consid´ er´ e: c0 n= c Ordre de grandeur : n(air) = 1. on aura toujours : λmilieu < λvide Un milieu transparent comprime donc les longueurs d’onde. n(diamant) = 2. ♦ D´ efinition : On appelle indice de r´ efraction (absolu) d’un milieu T. 620 . n(eau liquide) = 1. Exemple : le Soleil. • Sources ` a spectre discret / de raies : cas des lampes ` a vapeur de mercure ou de sodium ´ etudi´ ees en TP. la longueur d’onde d’une onde lumineuse d´ epend du milieu dans lequel elle se trouve. Qadri J. 33 . Cours Il existe trois grands type de sources de lumi` ere : • Sources ` a spectre continu : le spectre (graphe) des fr´ equences ´ emises est continu et comprend toutes les fr´ equences du visible. Cons´ equence 2 : Puisque la loi de Cauchy nous dit que l’indice d’un milieu varie en rapport inverse avec le carr´ e de la longueur d’onde et que la longueur d’onde est inversement proporc eduit.T = λvide c0 λvide .T = puisque λvide ≡ c0 . l’une de couleur bleue et l’autre de couleur rouge : ν B > ν R ⇒ λB < λR ⇒ n B > n R ⇒ c B < c R T Propri´ et´ e : Une lumi` ere rouge se propage plus rapidement qu’une lumi` ere bleue dans un milieu transparent : c’est le ph´ enom` ene de dispersion (§ Cf TP-Cours sur le prisme) d Les sources de lumi` ere § Cf..T ⇒ λmilieu = n n n T Propri´ et´ e et convention : Comme n > 1. Il faudra donc distinguer λmilieu de λvide : λmilieu = c. 333 ≃ 1. T Propri´ et´ e et Loi de Cauchy : La vitesse de propagation d’une onde lumineuse dans un milieu mat´ eriel ´ etant toujours inf´ erieure ` a sa vitesse dans le vide. on choisit la longueur d’onde dans le vide pour d´ efinir une onde lumineuse.over-blog.-Ph. Cons´ equence 1 : Comme c = c0 (puisque n > 1).

SM2 §I. (Alors. c’est-` a-dire ´ emettant une seule « raie »lumineuse. une courbe matérialisant la direction de propagation de l’onde (ou la trajectoire des photons.1 Approximation de l’optique g´ eom´ etrique On désire décrire la propagation de la lumière à travers différents milieux matériels.. mais qui utilise une approximation qui consiste à isoler.2 I. ni même un mince ensemble de rayons (pinceau lumineux). ni la caractère corpusculaire de la lumière. Musée de Berlin).over-blog. Aton étend ses rayons bienfaisants sur ses propres cartouches et ceux de Neferkhépérourê-Ouâenrê Akhénaton et de NeferneferouatonNefertiti. son épouse Néfertiti et trois de leurs filles sous les rayons protecteurs d’Aton. a Le rayon lumineux Le pharaon Akhénaton (à gauche). Ces lasers. le dieu du soleil (Egypte. | PTSI . Bien entendu une raie n’est jamais totalement monochromatique et sera caractérisée par la largeur ν relative ∆ ν de l’intervalle de fréquences contré sur la fréquence ν qui caractérise la raie.-Ph.com/ Qadri J. un faisceau laser est une bonne approximation d’un pinceau/rayon lumineux. Cette courbe est appelée rayon lumineux. La photo ci-contre en donne la preuve : on y distingue trois lasers vers dirigés vers le ciel nocturne. Nature de la lumi` ere 2011-2012 • Lasers : qui sont des sources quasi-monochromatiques. comme en mécanique). on se rend compte que la propagation de la lumière obéit à des lois simples) Expérimentalement. milieu du XIVe siècle avant J. On se limite au cadre de l’Optique géométrique qui ne considère ni le caractère ondulatoire. du flux lumineux étudié. il est impossible d’isoler un rayon lumineux. issus des bâtiments du Starfire Optical Range de la Kirtland Air Force Base à Albuquerque (USA. Sculpture d’albâtre découverte dans la tombe d’Akhénaton (Musée du Caire) T Hypothèse simplificatrice de l’Optique géométrique : la lumière est formée de rayons lumineux.O1 I. 4 http://atelierprepa. Par contre.-C. New Mexico).3 Description corpusculaire § Cf. Mais la ν −10 ) est mille fois plus petit largeur relative d’une raie lumineuse émise par un laser ( ∆ ν ∼ 10 ν −7 que cellle d’une raie lumineuse émise par une source à spectre discret classique ( ∆ ν ∼ 10 ) ! I. Cours de chimie. Cette étude est très compliquée lorsqu’on utilise la description de la lumière en terme d’onde du champ électrique et magnétique. couplés à des instruments utilisant l’optique adaptative sont utilisés pour éliminer ou réduire les distorsions optique causées par l’atmosphère céleste : on peut alors observer les étoiles sans se soucier du caractère inhomogène de l’atmosphère.

ce qui revient à dire que les rayons sont considérés indépendants les uns des autres. → − . lorsqu’on diminue la dimension du système optique (diamètre d du diaphragme p. c La lumi` ere se propage en ligne droite dans un milieu T. Représentation dans le plan d'incidence Normale au dioptre Rayon réfléchi i1 n1 Dioptre i'1 Rayon incident i1 i'1 I n1 Dioptre I i2 i2 Rayon réfracté n2 n2 T Lois de Snell-Descartes : (1) Rayon incident.plan d’incidence le plan contenant le rayon incident et la normale N au dioptre.over-blog.-Ph. II II. alors l’approximation de l’optique géométrique est valable.com/ 5 . Cette propriété traduit le caractère homogène du milieu étudié : l’indice optique n a la même valeur en tout point du milieu.dioptre la surface de s´ eparation entre deux milieux mat´ eriels d’indices diff´ erents .ex.).H. → ainsi. | PTSI http://atelierprepa. Ceci parce que l’optique géométrique n’est qu’une approximation de l’optique ondulatoire (= optique physique). (2) L’angle i1 entre le rayon incident et la normale est égal à l’angle i′ 1 entre le rayon réfléchi et la normale : normale vérifient : i1 = i′ 1 n1 sin i1 = n2 sin i2 (3) L’angle i1 entre le rayon incident et la normale et l’angle i2 entre le rayon réfracté et la Rq : Si i1 et i2 sont faibles alors (3) ⇒ n1 i1 ≃ n2 i2 (Loi de Kepler). rayon réfléchi et rayon réfracté sont dans le plan d’incidence.2011-2012 II.I. Qadri J. il n’y a aucun phénomène d’interférences. il apparaît le phénomène de diffraction dès que d ∼ λ : T Condition d’application de l’Optique géométrique : Si λ ≪ d.1 Lois de Snell (1620) et de Descartes (1637) ´ Enonc´ e ♦ D´ efinition : On appelle : . Lois de Snell-Descartes O1 b Principe d’ind´ ependance des rayons lumineux En optique géométrique. Rq : Le fait que deux rayons peuvent se croiser sans influer l’un sur l’autre a conduit Fresnel à remettre en cause le « principe » d’indépendance des rayons lumineux.

n1 2 i1c s’appelle l’angle d’incidence critique au-delà duquel il ne peut pas exister de rayon réfracté qui satisfasse aux lois de Snell-Descartes. c’est-à-dire dans le milieu le plus réfringent. alors SI n2 > n1 . alors est plus réfringent que est plus réfringent que 2 1 → − et le rayon réfracté s’éloigne de N . alors i2 varie de 2 n1 π 0 à i2l tel que sin i2l = < .le phénomène de réfraction est impossible .com/ Qadri J. d R´ eflexion totale dans le cas n1 > n2 Lorsque la lumière passe d’un milieu plus réfringent à un milieu moins réfringent (n1 > n2 ). b A quelle condition le rayon se rapproche de la normale au dioptre ? 1 2 SI n1 > n2 . c R´ efraction limite dans le cas n1 < n2 Lorsque la lumière passe d’un milieu moins réfringent à un milieu plus réfringent (n1 < n2 ). § Cf Cours et Exercices. le rayon réfracté se rapproche de la normale car : n1 < n2 ⇒ sin i2 = n1 sin i1 < sin i1 ⇔ i2 < i1 n2 π Donc. si l’angle d’incidence est supérieur à l’angle critique (i1 > i1c ) : . Lorsque la réfraction a lieu dans un milieu plus réfringent que le milieu de la lumière incidente. lorsque i2 varie de 0 à . Lorsque la lumière incidente est dans le milieu le plus réfringent. Le rayon le plus proche de la normale est celui qui se trouve dans le milieu d’indice le plus élevé. alors i1 varie de 2 n2 π 0 à i1c tel que sin i1c = < . | PTSI . tous les rayons réfractés sont contenus dans un cône de sommet I et de demi-angle au sommet l’angle de réfraction limite i2l .O1 II. n2 2 i2l s’appelle l’angle de réfraction limite. Applications : Ce phénomène est utilisé dans les prismes à réflexion totale et dans le transport de la lumière dans les fibres optiques.-Ph. → − et le rayon réfracté se rapproche de N . 6 http://atelierprepa.2 a Principe du retour inverse de la lumi` ere : Les lois de Descartes ne font pas intervenir le sens de propagation de la lumière → tout trajet suivi par la lumière dans un sens peut l’être dans le sens opposé.toute la lumière est réfléchie : on parle de phénomène de réflexion totale. lorsque i1 varie de 0 à .over-blog. le rayon réfracté s’éloigne de la normale car : n1 > n2 ⇒ sin i2 = n1 sin i1 > sin i1 ⇔ i2 > i1 n2 π Donc. Lois de Snell-Descartes cons´ equences 2011-2012 II.

5 II. | PTSI http://atelierprepa. Lois de Snell-Descartes O1 II.over-blog.com/ 7 .-Ph.3 II.6 II.2011-2012 II.4 II.7 Application au prime ` a r´ eflexion totale Formules du prisme Application aux fibres optiques ` a saut d’indice Dispersion par une goutte d’eau Propagation dans un milieu d’indice variable (mod` ele stratifi´ e) Qadri J.

on a r′′ = r . AB ) + (AB. AO) = r. la valeur de r correspondant vérifie la relation : cos im = cos rm . la déviation D passe par un minimum Dm . on considère que le rayon lumineux incident est monochromatique. 1) Exprimer r′′ puis r′ en fonction de r. 4 d’indice (moyen) n = . di 2) Exprimer la dérivée • Dire que λ est constante implique que n est fixé et donc que r ne dépend que de i. 2 1 4 − Montrer que cette valeur rm est donnée par l’expression : rm = arcsin 2 3n 3 Calculer im .O1 II. soit : = di di n cos r 3) Pour une certaine valeur im de i. » → cela signifie que la lumière incidente possède une seule longueur d’onde λ et donc que l’indice n = n(λ) de l’eau est fixe dans cette question. 8 http://atelierprepa. rm et Dm au minimum de déviation. • Puisque OAB et OBC est isocèle en O. − → − − → tel que (AE. • D’après la loi de la réflexion en B on a égalité de l’angle du rayon incident (AB ) qui vaut r′′ et de l’angle du rayon réfléchi (BC ) avec la normale en B (OB ) De plus. CS ). on a r′ = r′′ et donc r′ = r . . 3 reçoit un rayon incident EA en A. CS ) = (i − r ) + (π − 2r) + (i − r ) ⇒ D = π + 2i − 4r . di dr puis. n Montrer qu’alors.-Ph. BC ) + (BC.le rayon réfléchi BC .7 Une goutte d’eau sphérique. de centre O. • La loi de la réfraction en C s’écrivant alors n sin r = sin i′ .com/ Qadri J. on obtient cos i = n cos r. − − → − → On pose : (AB. Q : Montrer que D = π + 2i − 4r. D « Dans un premier temps. dD . | PTSI 3 . i′ = i . on déduit de 1 que • Or − → − → − → − − → − − → − − → − − → − → D = (EA. On considère successivement . CS ) = (EA.puis le rayon transmis CS . en dérivant 1 par rapport à i. AN ) = i. . comme OBC est isocèle en O. exprimer . grâce à la loi de Descartes pour la réfraction en A. dD dr D’où : 2 =2−4 di di dr dr cos i De plus. Lois de Snell-Descartes Action d’une goutte d’eau N E i A r 1 n O r' S i' C r'' B 2011-2012 II.over-blog. − → − → ♦ D´ efinition : On appelle d´ eviation l’angle D = (EA. • Loi de la réfraction en A : sin i = n sin r 1.le rayon réfracté AB .

Comme la lumière blanche est polychromatique (λ0 < λ < λ0 + ∆λ). cos rm 4 . dD dr et . Ce qui conduit au phénomène de dispersion de la lumière au point A. 2 • De plus. di im n cos im 1 Ainsi lorsque la déviation est minimale. n2 cos2 rm = 1 On déduit de 1 2 + 4 2 la relation : n2 sin2 rm + 4 n2 4 1 3 = 1 ⇔ sin2 rm = 2 − ⇒ Soit encore : n2 sin2 rm + 4 4 3n 3 AN : rm = 40.R = 0 nR = n → → λR > λVi → nR < nVi : ∆Dm. on obtient. on a toujours réfraction en A et C avec la relation 1 . 4◦ Dm = 138◦ rm = arcsin 4 1 − 2 3n 3 La goutte est éclairée maintenant avec de la lumière blanche. 5) Exprimer dn dn En déduire alors la variation ∆Dm pour une variation ∆n de l’indice. Au « minimum de déviation »associé à la longueur d’onde donnée à la question précédente. Lois de Snell-Descartes O1 • Dire que la déviation D passe par un minimum revient à dire que sa dérivée s’annule en i = im . soit : dn n ∆Dm = 4 tan rm ∆n n 6) Application numérique : ∆n = 10−2 . on a.-Ph. l’indice de la goutte d’eau dépend de la longueur d’onde de la lumière qui la traverse. 025 rad = 1. | PTSI http://atelierprepa. quelque soit la longueur d’onde : D = π + 2im − 4r = π + 2im − 4r(λ) = π + 2im − 4r(n) De plus.com/ θ ( λ) = π − D m ( λ) on a : θR > θVi 9 . n et ∆n. en fonction de rm . 2◦ im = 59.Vi = ∆Dm nVi = n + ∆n Qadri J.over-blog. ∆n = 10−2 ⇒ ∆Dm = 0. on a la relation cos im = n. 4) Pourquoi doit-on considérer que l’indice de la goutte d’eau s’étend entre n et n + ∆n pour une telle lumière ? Quel phénomène se produit-il en A ? D’après la loi de Cauchy. on en déduit que l’indice dela goutte d’eau s’étend entre n et n + ∆n.2011-2012 II. 45◦ = 1◦ 27′ ∆Dm. soit : dD 3 2 − − − − → = 0 di im dr cos im = 2 − 4. en dérivant 1 et donc : dr dD = −4 dn dn 5 par rapport à n : dr sin r tan r =− =− dn n cos r n 1 d dr d n ⇒ − − − − → 0 = sin r + n cos r dn 5 6 On en déduit : − − − − → 6 4 tan r dD = . sous incidence fixée au minimum de déviation (i = cste = im ) associé à l’indice n de la question précédente. = 2 − 4.