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Préface

Le comité de Bâle a analysé certains cas récents de banques en difficulté, afin d’identifier les principales origines des déficiences de contrôle interne. Les problèmes mis à jour renforcent l’idée qu’il est important que les administrations et la direction des banques, les auditeurs internes et e ternes ainsi que les autorités de contrôle bancaire consacrent da!antage d’attention au renforcement des systèmes de contrôle interne et à l’é!aluation permanente de leur efficacité. "lusieurs de ces cas montrent que des contrôles internes inadéquats peu!ent occasionner des pertes bancaires substantielles. Les carences obser!ées généralement dans les banques en difficulté peu!ent #tre classées en cinq catégories. dans la surveillance et l’exercice des responsabilités de la part de la direction et absence d’une forte culture de contrôle au sein de la banque . Les cas de pertes
• Défaillances

importantes reflètent tous, sans e ception, un manque d’attention et de rigueur de la direction en!ers la culture de contrôle dans la banque, une orientation et une sur!eillance insuffisantes de la part du conseil d’administration et de la direction générale ainsi que l’absence d’un e ercice clair des responsabilités de la direction de la direction dans l’attribution des rôles et des tâc$es. %es cas ré!èlent également l’absence d’incitations appropriées pour que la direction e erce une sur!eillance $iérarc$ique rigoureuse et maintienne un ni!eau éle!é de conscience du contrôle au sein des di!ers secteurs d’acti!ité.

et évaluation inadéquates du risque inhérent à certaines activités bancaires, tant de bilan que de hors-bilan. &e nombreuses organisations bancaires ayant subi des
pertes négligeaient reconna'tre et d’é!aluer les risques liés au nou!eau produits et acti!ités ou de re!oir leurs estimations des risques en fonction des modifications notables de l’en!ironnement ou des conditions d’acti!ité. "lusieurs cas récents montrent clairement que des systèmes de contrôle performants pour des produits traditionnels ou simples sont inopérants pour des instruments plus sop$istiqués ou comple es.

• Reconnaissance

contrôle, tels que séparation des t ches, approbations, vérifications, contrôles par rapprochement, anal!ses des résultats d’exploitation. La non(séparation des tâc$es, en

• Absence ou déficience de structures et d’éléments clés du

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particulier, a joué un rôle majeur enregistrées par les banques.

dans

les

pertes

sensibles

de direction, spécialement vers le haut pour si#naler les probl$mes. "our #tre efficaces, les politiques et procédures doi!ent
#tre communiquées de manière effecti!e à l’ensemble du personnel à une acti!ité. %ertains pertes bancaires ont été dues au fait que des agents concernés ne connaissaient ou ne comprenaient pas les politiques de l’établissement. &ans plusieurs cas, des informations sur des acti!ités inappropriées, qui auraient d) #tre transmises à la direction par la !oie $iérarc$ique, n’ont été notifiées au conseil d’administration ou à la direction ou à la direction générale que lorsque les problèmes étaient de!enus gra!es. &ans d’autres cas, le contenu des rapports à la direction étaient insuffisant ou ine act, donnant ainsi une impression faussement fa!orable sur la situation d’une acti!ité.

• "auvaise communication de l’information entre les niveaux

%ro#rammes d’audit et autres activités de surveillance ou inefficace. *rès sou!ent, les audits effectués n’étaient pas

suffisamment rigoureu pour déceler et notifier les insuffisances du contrôle dans les banques en difficulté. &ans d’autres cas, m#me si les auditeurs ont fait part des problèmes détectés, aucun mécanisme n’était pré!u pour faire en sorte que la direction remédie au déficiences.

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INTRODUCTION
+n système de contrôle interne efficace est une composante essentielle de la gestion d’un établissement et constitue le fondement d’un fonctionnement s)r et prudent d’une organisation bancaire. ,n se dotant de contrôles internes rigoureu , une banque pourra mieu réaliser ses buts et ses objectifs de rentabilité à long terme, en assurant également la fiabilité de sa communication financière tant e terne qu’à sa direction. +n tel système peut aussi garantir que la banque agit dans le respect des lois et réglementations ainsi que de ses politiques, programmes, règles et procédures internes - il atténue, en outre, le risque de pertes impré!ues ou d’atteinte à la réputation de l’établissement. %e document décrit les éléments clés d’un système de contrôle interne sain, en se fondant sur l’e périence enregistrée dans le monde entier et sur les principes précisés dans les publications du comité de Bâle ①. .l entend définir certains principes destinés au autorités prudentielles dans leur é!aluation des systèmes de contrôle interne des banques.
Le %omité de Bâle sur le contrôle bancaire, institué en /012 par les gou!erneurs des banques centrales des pays du 3roupe des &i , rassemble les autorités de contrôle des banques. .l est composé de $auts représentants des autorités de contrôle bancaire et banques centrales d’4llemagne, de Belgique, du %anada, des ,tats(+nis, de 5rance, d’.talie, du 6apon, du Lu embourg, des "ays(Bas, du 7oyaume(+ni, de 8uède et de 8uisse. 8es réunions ont $abituellement pour cadre la banque des règlements internationau , à Bâle, siège de son secrétariat permanent.

Le comité de Bâle, conjointement a!ec les autorités de contrôle bancaire du pays membres, insiste de plus en plus sur l’importance de contrôles internes sains. %et intér#t accru s’e plique en partie par les pertes substantielles subies par plusieurs organisations bancaires. L’analyse des problèmes liés à ces pertes montre qu’elles auraient probablement pu #tre é!itées si les banques a!aient été dotées de systèmes de contrôle interne efficace.
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%e document précise. d’abord. 4 . les objectifs et le rôle de contrôle interne . les trei9e principes à l’usage des autorités de contrôle bancaire pour é!aluer les systèmes de contrôle interne des établissements. ensuite. enfin. certaines informations d’ordre générale.

PARTIE I : CONTR ヨ LE INTERNE : GENERALITES 5 .

PARTIE I : CONTR ヨ LE INTERNE : GENERALITES Chapitre I : Contrô e interne : !n pe! "#hi$toire 6 .

. 4insi. une nou!elle co$érence pointe à l’$ori9on.onétaire et financier 4 cause de son e tr#me comple ité tec$nique. :Bâle . s’ac$è!era a!ec l’entrée en !igueur des accords de :Bâle ....$t-. préfigurent en quelque sorte la légalisation d’une série de c$angements fondamentau qui se sont produits dans la finance mondiale et. l’entrée en application de :Bâle .. posent les jalons d’un autre système monétaire et financier international articulé autour de nou!eau principes de co$érence.. est a!ant tout per<u comme une série de mesures qui !a affecter la compétition entre les banques et modifier les rapports de ces dernières a!ec leurs clients. est plus que cela= il est le symptôme d’un nou!eau paradigme pour la finance dont les tenants et aboutissants émergent progressi!ement. :Bâle . les accords :Bâle . A+ Un a!tre $. "ourtant.Chapitre I : Contrô e interne : %i$toire Section & : De 'retton (oo"$ a!) accor"$ "e '* e II La transformation du système monétaire international.....e . Les accords :Bâle . Le système de Bretton >oods reposait sur l’$ypot$èse de 7 . &ans la perspecti!e systémique. à l’instar des accords de Bretton >oods de /0??. pourrait marquer la fin de la longue transition qui a commencé a!ec l’érosion puis l’effondrement en /01/ du système monétaire et financier né à Bretton >oods en /0??. 7este à sa!oir quelle place cette nou!elle co$érence réser!e au bien commun/. 4u terme de près de quarante ans d’un !ide systémique fait d’e pédients et de tâtonnements... entamée en /01/ a!ec la suspension de la con!ertibilité du dollar. sont la composante la plus !isible et la plus accomplie d’un ensemble d’initiati!es et de codes qui émergent depuis le milieu des années /00@ et dont le 5orum de stabilité financière tente d’assurer la co$érence..

pour un dollar de transactions financières. 8euls les paiements au titre des éc$anges commerciau et l’acti!ité transfrontalière de quelques banques d’affaires liaient ces systèmes entre eu . mais l’interpénétration des sp$ères d’inter!ention des régulateurs nationau . 4u cours des A2 ans qui nous séparent de /01/. pour un dollar d’éc$anges dans l’économie dite :réelle. 4ujourd’$ui. celui de trou!er le cadre institutionnel mondial le mieu à m#me d’assurer le dé!eloppement $armonieu du commerce international. . lequel était per<u comme le meilleur garant de la pai et de la prospérité mondiales.n effet. Le système de Bretton >oods de!ait régir un monde oC. la distinction entre sp$ère interne et sp$ère e terne de la régulation financière s’est !idée de tout son sens = l’interdépendance a remplacé l’indépendance. non pas la séparation. le rapport est in!erse et. . les transactions financières Dnationales et internationalesE ne dépassaient pas quelques cents. les c$amps de la régulation interne et internationale étaient(ils clairement séparés d’autant plus que la gestion des tau de c$anges fi es rele!ait e clusi!ement des compétences des banques centrales. Le système porté par :Bâle .n effet.l’indépendance quasi totale des systèmes financiers nationau .. des années /0A@ et sa contribution au conflit mondial étaient dans toutes les mémoires. au cBur de la logique du système se trou!ent les banques globales et transnationales. 4ussi... le spectre de la spirale infernale :protectionnisme F dé!aluation. Le système de Bretton >oods a pris le principe du libre éc$ange comme socle de sa co$érence. du point de !ue des autorités. Dnationales et internationalesE. La conférence de Bretton >oods a!ait re<u un mandat clair des ?? pays luttant contre les forces de l’4llemagne na9ie. il y a F au mieu F !ingt cents de transactions dites :réelles. Le commerce 8 . les arrangements monétaires et financiers étant clairement au ser!ice des paiements et transferts liés au commerce. prend cette interdépendance pour donnée de départ et propose.

'+ La /en-$e "e '* e II Le système de Bretton >oods tirait sa co$érence de l’engagement des . ce sont les banques pri!ées qui ont définiti!ement pris l’initiati!e des pratiques et de l’inno!ation financières. cet accord consacre de manière à peine !oilée l’importance prise par les plus grandes banques sur la scène de la finance mondiale. introduisant des ratios prudentiels pour c$aque catégorie de risque pou!ait #tre amélioré en tenant mieu compte des pratiques professionnelles en !igueur. I ne $#a/it "onc pa$ ici "e #e)pre$$ion "#!ne 0o onté po iti1!e2 . "arado alement.. pour la simple et bonne raison..ai$ "e #é a3oration con4ointe "e nor.n ad$érant à l’accord. actuellement en cours au sein de l’Grganisation Hondiale du %ommerce. 4insi. Le système :Bâle . l’accord entre les banques transnationales et les régulateurs est la pierre angulaire de :Bâle ..tats consentaient à limiter leur sou!eraineté.. qu’à l’é!idence.. Le fait qu’elles sont aujourd’$ui parties à la négociation indique qu’elles sont concernées F au m#me titre que les gou!ernements.e$ et "e principe$ par e$ ré/! ate!r$ et e$ ré/! é$+ 8i le système de Bretton >oods était a!ant tout inter( gou!ernemental... émerge dans un en!ironnement fortement $étérogène oC des institutions financières locales 9 . a des implications importantes pour les négociations sur la libéralisation des éc$anges des ser!ices.lle découle de la !olonté des banques de con!aincre les régulateurs nationau que l’accord de :Bâle . les acti!ités financières sont autonomes. que par l’égalité de traitement de la part des régulateurs. ... 4 l’instar des euro(dollars des années /0I@.international ne figure pas à l’agenda de :Bâle . est très différente.. les .tats qui reprenaient à leur compte un certain nombre de principes qu’ils a!aient élaborés ensemble. La genèse de :Bâle ... !oire plus que ces derniers F autant par la stabilité du système international.. . :Bâle .

Le système de :Bâle . la différence fondamentale entre Bretton >oods et :Bâle .coe istent a!ec des institutions capables de faire trembler les marc$és mondiau ..i$e en p ace a!) Etat$6Uni$ $!r e th-.e "e a . !oire l’impuissance. les très grandes banques sont traitées quasiment en partenaires par :Bâle . concerne l’ambition politique sous(jacente. fra!"e "an$ e reportin/ financier <+ Son rapport e$t p!3 ié en $epte.pe "e fra!"e+ Le COSO >Co. le dé!eloppement comme meilleur garant de la pai étaient les objectifs e plicites de Bretton >oods. leur compétence en matière de sur!eillance et de contrôle. 8elon des études récentes. :Bâle ... 5inalement... du politique à imposer une place et un rôle au acti!ités financières...n effet.e:orB < o! référentie COSO p!3 ié en &775+ 10 ... 8i Bretton >oods !é$iculait un objectif en termes d’état à atteindre.. alors que ces économies seront. se focalise sur les procédures.an"ation$ ont ré"i/é e .aine$ "e a Co.. est de préser!er le statu quo en termes de stabilité.ittee Of Spon$orin/ Or/ani?ation$@ re/ro!pe a!) USA& e$ a$$ociation$ et in$tit!t$ "an$ e$ "o. consacre donc aussi la démission.i$$ion nationa e2 a Co.2 e$t .. laissant les questions de substance à l’appréciation des acteurs.. selon toute !raisemblance.. grâce à ce pri!ilège.an"ation$ po!r pré0enir et "étecter ce t. . COSO Ara..3re &78=+ I con$tit!e !ne 3a$e "e reco. en mettant en a!ant leurs capacités de gestion interne. ces banques pourront faire de larges économies en termes de fonds propres.pta3i ité et "e #A!"it Interne 1!i ont $pon$ori$é$ e$ tra0a!) "e cette Co. la seule ambition de :Bâle . plus difficilement accessibles au institutions de moindre taille.l n’est pas étonnant que la dimension concurrentielle se trou!e au cBur du nou!eau système.. dans la mesure oC leurs mét$odes internes seront !alidées de cas en cas par les autorités. 8i la reconstruction.i$$ion Trea":a.i$$ion et 1!i $!r a 3a$e "e $e$ reco.. . Section 5 : COSO et contrô e interne a!) Etat$6Uni$ En octo3re &7892 !ne co.

C!$1!#D a fin "e$ année$ 7E2 e$ fon"e.$t-.ent2 a Loi Sar3ane$ O) e.ent /ra0e$ "an$ e "o.i-re propa/ation "! COSO a!) USA a!pr-$ "e$ $pécia i$te$ "e #A!"it2 "e a Co.éricaine$ "oi0ent a.ent$ "! S.e "e Contrô e Interne "an$ e "o..3re "e proce$$!$ "e #entrepri$e@ 1!i "onnent a 3a$e "e$ é0a !ation$ D réa i$er: ..ino o/ie et r-/ e$2 "ep!i$ a "éfinition "#!ne éthi1!e "! contrô e 4!$1!#a! pi ota/e "! contrô e interne en pa$$ant par a "e$cription "e$ acti0ité$ "e contrô e et #é0a !ation "e$ ri$1!e$+ Le$ cho$e$ en $eraient re$tée$ D $i certaine$ affaire$ partic! i-re.ei e!r$ "é ai$+ Le$ tra0a!) "! COSO étant "i$poni3 e$ et "e$ "éci$ion$ "e0ant Ktre pri$e$ rapi"e. "e 4!i et 5EE5 a "éc enché !ne pre.pte$ et "! reportin/ financier+ 11 .ent re$ta!rer a confiance "e$ in0e$ti$$e!r$2 /ran"$ et petit$2 "an$ e$ .aine "e #é a3oration "e$ co.on"e "e #a!"it+ D#oJ a .po$ant$ "! Contrô e Interne participe D chac!n "e$ F o34ectif$ <+ Le$ te)te$ fon"ate!r$ étaient né$ a0ec force ter.i$e en p ace "e no!0e e$ co.aine "e$ finance$ et "e faHon p !$ ar/e "e a /o!0ernance "#entrepri$e n#a0aient entraIné !ne 0érita3 e e)p o$ion "an$ e .i$$ion$ "an$ p !$ie!r$ pa. E0a !er "an$ to!te entité et po!r to!t proce$$!$ a faHon "ont chac!n "e$ 9 co.pta3i ité2 "! Contrô e financier2 "e$ "iri/eant$ "#entrepri$e$L Dep!i$2 e$ entrepri$e$ a.e "e Contrô e Interne $e $ont préci$é$+ Le référentie COSO a "onné nai$$ance D !n C!3e "ont e$ F face$ 0i$i3 e$ repré$entent e$ F o34ectif$2 e$ 9 co.$2 char/ée$ "#ét!"ier co.entaire$ >pGno.é iorer e!r $.$t-.po$ant$ et e$ proce$$!$ "e #entrepri$e+ Ce C!3e $e "éco!pe en F ) 9 ) p c!3e$ é é.

PARTIE I : CONTR ヨ LE INTERNE : GENERALITES Chapitre II : Définition$2 co.po$ante$ et acte!r$ "! contrô e interne 12 .

mentionne que= • +n système de contrôle interne efficace est une composante essentielle de la gestion d’un établissement et constitue le fondement d’un fonctionnement s)r et prudent d’une organisation bancaire.Chapitre II : Définition$2 co. La 'an1!e "e$ Ré/ e. pour maintenir la pérennité de celle(ci . une banque pourra mieu réaliser ses buts et ses objectifs de rentabilité à long terme.l se manifeste par l’organisation.n se dotant de contrôles internes rigoureu .nterne = %adre de référence. dans son document L%adre pour les systèmes de contrôle interne dans les organisations bancairesL. on entend l’ensemble des structures et processus de contrôle qui. . selon la %irculaire de la Co. le définit de la manière sui!ante= • : le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la ma'trise de l’entreprise.i$$ion Aé"éra e "e$ 'an1!e$ %5B %5B @IKI 8ur!eillance et contrôle interne. la sau!egarde du patrimoine et la qualité de l’information. constituent la base de son bon fonctionnement et la réalisation des objectifs de la politique commerciale . les mét$odes et les procédures de c$acune des acti!ités de l’entreprise.ent$ Internationa!) 'IS .. en assurant 13 . le système de contrôle interne s’interprète de la manière sui!ante= • "ar contrôle interne Dsynonyme = système de contrôle interneE.n 8uisse. .l nJe iste pas une seule définition du contrô e interne2 or : . dans sa publication Le dispositif de %ontrôle .n 5rance. .l a pour but d’un côté d’assurer la protection. #AMA.po$ante$ et acte!r$ "! contrô e interne Section &+ Définition$ "! contrô e interne . de l’autre l’application des instructions de la &irection et de fa!oriser l’amélioration des performances. à tous les éc$elons de l’établissement.

les décisions.également la fiabilité de sa communication financière tant e terne qu’à sa direction. . notamment ceu concourant à la sau!egarde de ses actifs d. 14 . . le traitement des risques ou le sui!i des performances. défini et mis en Bu!re sous sa responsabilité. de comportements. qu’ils soient opérationnels.l comprend un ensemble de moyens.po$ante$ "! contrô e interne A6 Préa a3 e$ Les grandes orientations en matière de contrôle interne sont déterminées en fonction des objectifs de la société. Le dispositif !ise plus particulièrement à assurer = a. La fiabilité des informations financières. La conformité au lois et règlements b. la détermination des objectifs. 3énéralement. Le contrôle interne est un dispositif de l’organisation. de procédures et d’actions adaptés au caractéristiques propres de c$aque société qui = • %ontribue à la ma'trise de ses acti!ités. à l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation efficiente de ses ressources. et • &oit lui permettre de prendre en compte de manière appropriée les risques significatifs. Le bon fonctionnement des processus internes de la société. Le contrôle interne ne se limite donc pas à un ensemble de procédures ni au seuls processus comptables et financiers. Section 5 : Le$ co.l ne recou!re pas non toutes les initiati!es prises par les organes dirigeants ou le management comme par e emple la définition de la stratégie de la société. financiers ou de conformité. L’application des instructions et des orientations fi ées par la &irection 3énérale ou le &irectoire c.

dont la connaissance permet à c$acun d’e ercer ses responsabilités A. le dispositif de contrôle interne ne peut emp#c$er à lui seul que des personnes de la société commettent une fraude. des outils et des pratiques appropriés. disposant des ressources et des compétences adéquates et d’appuyant sur des systèmes d’information.%es objectifs doi!ent #tre déclinés au ni!eau des différentes unités de l’entité et clairement communiquées au collaborateurs afin que ces derniers comprennent et ad$èrent à la politique de l’organisation en matière de risques et de contrôle. l’e emplarité constitue un !ecteur essentiel de diffusion des !aleurs au sein de la société. analyser les principau risques identifiables au regard des objectifs de l’organisation et à assurer de l’e istence de procédures de gestion de ces risques ?. . M. des acti!ités de contrôle proportionnées au enjeu propres à c$aque processus. la diffusion en interne d’informations pertinentes. &ans ce conte te. un système !isant à recenser. et con<ues pour s’assurer que les mesures nécessaires sont prises en !ue de ma'triser les risques susceptibles d’affecter la réalisation des objectifs. sur des procédures ou modes opératoires. ' N Le$ co.l ne saurait en effet se réduire à un dispositif purement formel en marge duquel pourraient sur!enir des manquements gra!es à l’ét$ique des affaires. Le contrôle interne est d’autant plus pertinent qu’il est fondé sur des règles de conduite et d’intégrité portées par les organes de gou!ernance et communiquées à tous les collaborateurs. ou communiquent à l’e térieur de la société des informations trompeuses sur sa situation. . fiables. 15 . une organisation comportant une définition claire des responsabilités. contre!iennent au dispositions légales ou réglementaires.po$ante$ Le dispositif de contrôle composantes étroitement liées = interne comprend cinq /.n effet.

une sur!eillance permanente portant sur le dispositif de contrôle interne ainsi qu’un e amen régulier de son fonctionnement. . . le comité d’audit peut entendre le responsable de l’audit interne. &ans ce cadre. d’impulser et de sur!eiller le dispositif le mieu adapté à la situation et à l’acti!ité de la société.2. ils se tiennent régulièrement informés de ses dysfonctionnements. des organes de gou!ernance à l’ensemble des collaborateurs de la société. donner son a!is sur l’organisation de son ser!ice et #tre informé de son tra!ail. le %onseil peut faire usage de ses pou!oirs générau pour faire procéder par la suite au contrôles et !érifications qu’il juge opportuns ou prendre toute autre initiati!e qu’il estimerait appropriée en la matière. "our e ercer ses responsabilités en toute connaissance de cause. A+ Le Con$ei "#A". '+ La Direction Généra e O Le Directoire : La &irection 3énérale ou le directoire sont c$argés de définir. .l doit #tre en conséquence destinataire des rapports d’audit interne ou d’une synt$èse périodique de ces rapports. !oire de ses 16 . Section F : Le$ acte!r$ "! contrô e interne Le contrôle interne est l’affaire de tous. de ses insuffisances et de ses difficultés d’application.ini$tration o! "e S!r0ei ance : Le ni!eau d’implication des conseils d’4dministration ou de 8ur!eillance en matière de contrôle interne !arie d’une société à l’autre.l appartient à la &irection 3énérale ou au &irectoire de rendre compte au %onseil des caractéristiques essentielles du dispositif de contrôle interne. Lorsqu’il e iste.n tant que le besoin. le comité d’audit de!rait effectuer une sur!eillance attenti!e et régulière du dispositif de contrôles interne.

au regard des objectifs qui lui ont été assignés. C+ L#a!"it interne : Lorsqu’il e iste. Le responsable de l’audit interne rend compte à la &irection 3énérale et. dans le c$amp cou!ert par ses missions. D+ Le per$onne "e #or/ani$ation : %$aque collaborateur concerné de!rait a!oir la connaissance et l’information nécessaires pour établir. le ser!ice d’audit interne a la responsabilité d’é!aluer le fonctionnement du dispositif de contrôle interne et de faire toutes préconisations pour l’améliorer. . %’est le cas des responsables en prise directe a!ec le dispositif de contrôle interne mais aussi des contrôleurs internes et des cadres financiers qui doi!ent jouer un rôle important de pilotage et de contrôle. 17 . des principau résultats de la sur!eillance e ercée.l sensibilise et forme $abituellement l’encadrement au contrôle interne mais n’est pas directement impliqué dans la mise en place et la mise en Bu!re quotidienne du dispositif. et !eillent à l’engagement des actions correcti!es nécessaires.e cès. au organes sociau . faire fonctionner et sur!eiller le dispositif de contrôle interne. selon des modalités déterminées par c$aque société.

PARTIE I : CONTR ヨ LE INTERNE : GENERALITES

Chapitre III : O34ectif$ et i.ite$ "! contrô e interne

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Chapitre III : O34ectif$ et i.ite$ "! contrô e interne
Section &+ O34ectif$ "! contrô e interne
Le contrôle interne et un processus mis en Bu!re par le conseil d’administration N, la direction générale et tous les ni!eau du personnel. .l ne s’agit pas simplement d’une procédure ou d’une politique appliquée à un moment donné, mais plutôt d’un système qui fonctionne en continu à tous les ni!eau de la banque. Le conseil d’administration et la direction générale sont c$argés d’instaurer la culture appropriée capable de fa!oriser un processus de contrôle interne efficace et d’en sur!eiller en permanence l’efficacité - il importe toutefois que c$acun y participe acti!ement. Les principau objectifs du processus de contrôle interne O peu!ent #tre classés en trois groupes = /. efficience et efficacité des acti!ités D o34ectif$ "e perfor.anceE M. fiabilité, e $austi!ité et actualité des données financières et des informations destinées à la direction D o34ectif$ "#infor.ationE A. conformité au lois et réglementation applicables Do34ectif$ "e confor.itéE N
%e document se réfère à une structure de gestion composée d’un conseil d’administration et d’une direction. &ans certains pays, le conseil est c$argé principalement, mais non e clusi!ement, de super!iser l’organe e écutif Ddirection généraleE, afin de s’assurer qu’il s’acquitte de ses tâc$es - il est parfois appelé, pour cette raison, conseil de sur!eillance et n’a pas de rôle e écutif. &ans d’autres, en re!anc$e, il détient une autorité plus large, en ce sens qu’il élabore le cadre générale de gestion de la banque. &u fait de ces différences, les notions de conseil d’administration et de direction générale sont utilisées dans ce document non pas pour identifier des structures juridiques, mais plutôt pour désigner deu ni!eau de prise de décision au sein d’une banque.

O

.l inclut les contrôles internes sur la préser!ation des actifs et autres ressources contre une acquisition, un usage ou un transfert non autorisé ou en cas de pertes.

A+ Le$ o34ectif$ "e perfor.ance
8ont liés à l’efficacité et l’efficience de la banque dans l’utilisation de ses actifs et autres ressources ainsi que dans la
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protection de l’établissement !is(à(!is des pertes. Le processus de contrôle interne c$erc$e à s’assurer que l’ensemble du personnel Bu!re a!ec efficience et intégrité à la réalisation des objectifs, sans occasionner des co)ts impré!us ou e cessifs ni pri!ilégier d’autres intér#ts Dtels que ceu d’un employé, d’un fournisseur ou d’un clientE que ceu de la banque. Le bon fonctionnement des processus e ige que des normes ou principes de fonctionnement aient été établis et que des indicateurs de performance et de rentabilité aient été mis en place. "ar : actifs ;, il faut entendre non seulement les : actifs corporels ; mais aussi les : actifs incorporels ; tels que le sa!oir( faire, l’image ou la réputation. %es actifs peu!ent dispara'tre à la suite de !ols, fraudes, improducti!ité, erreurs, ou résulter d’une mau!aise décision de gestion ou d’une faiblesse de contrôle interne. Les processus y afférents de!raient faire l’objet d’une attention toute particulière. .l en !a de m#me des processus qui sont relatifs à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière. %es processus comprennent non seulement ceu qui traitent directement de la production des états financiers mais aussi les processus opérationnels qui génèrent des données comptables.

'+ Le$ o34ectif$ "#infor.ation
"ortent sur la préparation de rapports pertinents, fiables et aussi récents que possible, indispensables à la prise de décision au sein de l’organisation bancaire. .ls recou!rent également la nécessité d’établir des comptes annuels, états financiers et autres communications et rapports de caractère financier qui soient fiables pour les actionnaires, autorités de contrôle et autres parties e térieures. Les données re<ues par la direction, le conseil d’administration, les actionnaires et les autorités de contrôle de!raient #tre d’une qualité et d’une intégrité suffisante pour que leurs bénéficiaires puissent s’y référer pour fonder leurs décisions. Le terme faible, tel qu’il
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E. C+ Le$ o34ectif$ "e confor. réglementations et e igences prudentielles applicables ainsi qu’au politiques et procédures de l’organisation. et leurs destinataires P d’un système de contrôle interne comptable permettant de s’assurer que les opérations sont effectuées conformément au instructions générales et spécifiques. il est nécessaire que la société dispose d’une organisation lui permettant de = P conna'tre les di!erses règles qui lui sont applicables P #tre en mesure d’#tre informée en temps utile des modifications qui leur sont apportées DQeille juridiqueE 21 . les tâc$es opérationnelles et les tâc$es de conser!ation P d’une description des fonctions de!ant permettre d’identifier les origines des informations produites. social. %et objectif doit #tre satisfait pour préser!er les droits et la réputation de la banque.ité a!) oi$ et r-/ e.s’applique au états financiers. s rapporte à la préparation de documents établis sur une base sincère à partir de principes et règles comptables e $austifs et bien définis. La qualité de ce dispositif de contrôle interne peut(#tre rec$erc$ée au moyen = P d’une séparation des tâc$es qui permet de bien distinguer les tâc$es d’enregistrement.l s’agit des lois et règlements au quels la société est soumise. &@ Confor.ité 3arantissent que toute l’acti!ité bancaire est conforme au lois.ent$ . droit commercial. Les lois et les règlements en !igueur fi ent des normes de comportement que la société intègre à ses objectifs de conformité. %ompte tenu du grand nombre de domaines e istants Ddroit des sociétés. etc. en!ironnement. et qu’elles sont comptabilisées de manière à produire une information financière conforme au principes comptables généralement admis.

P transcrire ces règles dans ses procédures internesP informer et former les collaborateurs sur celles des règles qui les concernent. "our les participations significati!es. la société mère !eille à l’e istence de dispositifs de contrôle interne au sein de ses filiales. en fonction des objectifs assignés à c$acun d’entre eu .ite "! contrô e interne . il appartient à cette dernière d’apprécier la possibilité de prendre connaissance et d’e aminer les mesures prises par la participation concernée en matière de contrôle interne 22 . &ans le cadre d’un groupe. afin de fournir des orientations sur la fa<on dont les acti!ités de!raient #tre menées. %es dispositifs de!raient #tre adaptés à leurs caractéristiques propres et au relations entre la société mère et les filiales. 5@ App ication "e$ in$tr!ction$ et "e$ orientation$ fi)ée$ par a Direction Généra e o! e Directoire Les instructions et orientations de la &irection 3énérale ou du &irectoire permettent au collaborateurs de comprendre ce qui est attendu d’eu et de conna'tre l’étendue de leur liberté d’action. Section 5+ Li.l appartient à c$aque société de mettre en place un dispositif de contrôle interne adapté à sa situation. %es instructions et orientations doi!ent #tre établies en fonction des objectifs poursui!is par la société et des risques encourus. %es instructions et orientations doi!ent #tre communiquées au collaborateurs concernés. dans lesquelles la société mère e erce une influence notable.

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pact $!r a 3an1!e et $a c ient ヨ e Chapitre I : Principe$ "! contrô e interne "an$ e$ or/ani$ation$ 3ancaire$ 24 .PARTIE II : Contre interne : ' ヨ e II et i.

ent$ "#!n proce$$!$ "e contrô e interne "an$ e$ 3an1!e$ Le processus de contrôle interne.Chapitre I : Principa!) é é. d’information et de conformité d’une banque. ?. Les problèmes rencontrés dans les cas récents de pertes bancaires importantes relè!ent de ces cinq catégories. les détournements des fonds et les erreurs.l est admis à présent qu’un processus de contrôle interne sain est essentiel pour qu’une banque puisse réaliser les objectifs qu’elle s’est fi és et préser!er sa !iabilité financière. 25 . a pris une dimension plus !aste et recou!re l’ensemble des risques encourus par les organisations bancaires. M. Le contrôle interne consiste en cinq éléments étroitement liés = /.nformation et communication 8ur!eillance des acti!ités et correction des déficiences. Le fonctionnement efficace de ces éléments est capital pour la réalisation des objectifs de performance. . A. 8ur!eillance par la direction et culture de contrôle 7econnaissance et é!aluation des risques 4cti!ités de contrôle interne et séparation des tâc$es . qui !isait traditionnellement à réduire la fraude. 2.

sur!eiller et contrôler ces risques • 4pprou!er la structure organisationnelle et de !eiller à ce que la direction sur!eille l’efficacité du système de contrôle interne • 7esponsable de l’e istence et du respect d’un système de contrôle interne adéquat et performant. 8es membres de!raient #tre objectifs. 26 . +n conseil d’administration fort et actif. d’orientation et de sur!eillance !is(à(!is de la direction générale. &ans les pays oC une telle option e iste. offre un mécanisme important pour résoudre les problèmes susceptibles de nuire à l’efficacité du système de contrôle interne. . Le conseil d’administration a une mission de gou!ernance. juridiques et d’audit interne efficients. surtout lorsqu’il est associé à des canau de communication faisant bien remonter l’information et à des organes financiers.l est c$argé d’approu!er et de re!oir les grandes stratégies et les principales politiques de l’organisation ainsi que sa structure organisationnelle.l lui incombe en dernier ressort de !eiller à la mise en place et à l’application d’un système adéquat et performant de contrôle interne.Section & : S!r0ei ance par a "irection et c! t!re "e contrô e A + Con$ei "#a". compétents et scrupuleu et conna'tre les acti!ités de la banque ainsi que les risques qu’elle encourt.ini$tration Principe& = Le conseil d’administration de!rait #tre c$argé de = • 4pprou!er et re!oir périodiquement les stratégies et les principales politiques de la banque grandes • 4pprécier les risques substantiels qu’elle encourt • 5i er des ni!eau acceptables pour ces risques et de s’assurer que la direction générale prend les dispositions nécessaires pour identifier. le conseil de!rait comprendre certains membres jouissant d’une indépendance par rapport à la gestion quotidienne de la banque. mesurer. .

un e amen. . Le comité est généralement responsable du sui!i du processus de communication financière et du système de contrôle interne.l con!ient de noter que la constitution d’un comité d’audit ne de!rait en aucun cas déc$arger le conseil plénier de ses tâc$es. dans les meilleurs délais. &ans les pays optant pour un comité d’audit.il engage également les auditeurs e ternes et en est l’interlocuteur pri!ilégie. il est attentif au acti!ités du département d’audit interne de la banque. ' + Direction /énéra e Principe 5 = La direction générale de!rait #tre c$argée de = • Hettre en Bu!re les stratégies et politiques approu!ées par le conseil 27 . des discussions régulières a!ec la direction l’efficacité du système de contrôle interne sur M. &ans le cadre de cette responsabilité.Le conseil d’administration de!rait inclure dans ses acti!ités = /. des actions répétées pour s’assurer que la direction a rapidement pris en compte les recommandations et préoccupations e primées par les auditeurs et autorités de contrôle au sujet des carences du monde interne ?. %ela permet d’e aminer dans le détail des informations et rapports sans de!oir mobiliser tous les administrateurs. auquel il sert de contact direct . un e amen périodique du bien(fondé de la stratégie et des limites de risque de la banque +ne option utilisée par les banques de nombreu pays consiste à instaurer un comité d’audit indépendant pour assister le conseil d’administration dans l’e ercice de ses responsabilités. lui seul étant juridiquement mandaté à prendre des décisions. celui(ci de!rait #tre principalement ou entièrement composé d’administrateurs e térieurs Dc’est(à(dire de membres du conseil qui ne sont employés ni par la banque ni par l’un des établissements affiliésE possédant une compétence en matière de communication financière et de contrôle interne. des é!aluations des contrôles interne effectuées par la direction et les auditeurs internes et e ternes A.

en appliquant notamment les stratégies et politiques de la banque et en instaurant un système de contrôle interne efficace.laborer des processus permettant d’identifier.l importe que la direction générale prenne des mesures pour garantir que les acti!ités sont conduites par du personnel qualifié possédant l’e périence et les capacités tec$niques requises. . &éléguer est un élément essentiel de la fonction de direction. d’autorité et de notification • 3arantir déléguées l’e ercice effectif des responsabilités • &éfinir des politiques de contrôle interne appropriées • 8ur!eiller l’adéquation et l’efficacité du système de contrôle interne. . La réparation des tâc$es et responsabilités de!rait garantir l’absence de ruptures dans la c$a'ne $iérarc$ique et l’e ercice d’un degré de contrôle efficace par la direction à tous les ni!eau de la banque et dans toutes ses acti!ités. mesurer. +ne remise à ni!eau régulière de la formation et des compétences du personnel de!rait e ister.• . Le respect de la conformité à un système de contrôle interne passe en grande partie par une structure organisationnelle parfaitement transparente et connue de l’ensemble du personnel. de sur!eiller et de contrôler les risques encourus - de • Hettre en place une structure organisationnelle fi ant clairement les rapports de responsabilités. "our l’élaboration des politiques et procédures de contrôle interne plus spécifiques.l incombe à la direction générale de mettre en Bu!re les directi!es du conseil d’administration. Les agents e er<ant des fonctions de contrôle doi!ent bénéficier d’une rémunération appropriée.il est toutefois important que la direction générale super!ise ces personnes pour s’assurer qu’elles établissent est conduisent des politiques et procédures appropriées. La direction générale de!rait instaurer des politiques de rémunération et de promotion récompensant les 28 . montrant clairement les ni!eau de responsabilité et d’autorité en matière de notification et permettant une communication effecti!e dans l’ensemble de l’organisation. les membres de la direction générale délèguent $abituellement cette responsabilité au personnes c$argées d’une unité particulière.

à tous les ni!eau du personnel. "resque tous les employés produisent des informations utilisées dans le système de contrôle interne ou effectuent d’autres actions indispensables à l’e ercice du contrôle. à cet effet. . 4 des degrés di!ers. l’ét$ique et les autres aspects de la culture de contrôle d’un établissement. *out le personnel de l’organisation doit comprendre son rôle dans le contrôle interne et s’impliquer acti!ement dans ce processus. le contrôle interne relè!e de la responsabilité de c$acun. L’un des éléments essentiels d’un système de contrôle interne efficace réside dans une culture de contrôle interne forte. pour c$aque employé.l est essentiel que tous les 29 . de la nécessité d’assumer ses tâc$es de manière efficace et de notifier au ni!eau de direction approprié tout problème rencontré dans le cadre des opérations. l’importance des contrôles internes. toute infraction au code de conduite ainsi toute !iolation des politiques établies ou action illégale constatée.comportements adéquats et réduisant au ma imum les incitations. Les termes. une culture qui souligne et démontre. est que les procédures de l’ensemble du personnel concerné. l’importance du contrôle interne . pour les agents .à ignorer ou à contourner les mécanismes de contrôle interne. tant à l’intérieur qu’l’e térieur de l’organisation. dans les termes utilisés et les actions entreprises.cela passe notamment par les !aleurs ét$iques mises en a!ant par la direction dans son comportement professionnel. . L’idéal. C +C! t!re "e contrô e Principe F = Le conseil d’administration et la direction générale sont c$argés de = • "romou!oir des critères éle!és d’ét$ique et d’intégrité • . actes et attitudes de ces deu instances affectent l’intégrité.l incombe au conseil d’administration et à la direction générale de souligner. +n élément clé d’un système de contrôle interne fort est la conscience. au sein de l’organisation bancaire.nstaurer.

dans le cadre d’un système de contrôle interne. ces risques soient reconnus et é!alués en permanence.n renfor<ant les !aleurs ét$iques.agents de la banque comprennent l’importance du contrôle interne et s’impliquent acti!ement dans ce processus.l est donc impératif que. . cette é!aluation de!rait déceler et apprécier les facteurs internes et e ternes pou!ant compromettre la réalisation des objectifs de performance.séparation inefficace des tâc$es ou d’autres fonctions de contrôle pou!ant mener à mal utiliser les ressources ou à dissimuler des performances médiocres . 8i l’e istence d’une forte culture de contrôle interne ne garantit pas à une organisation d’atteindre ses objectifs. &ans la perspecti!e du contrôle interne. %ette 30 .sanctions minimes ou e cessi!es en cas de comportement incorrect." Une révision des contrôles internes peut s’avérer indispensa le pour traiter de manière appropriée tout risque nouveau ou précédemment incontrôlé" L’acti!ité bancaire comporte une prise de risques. . les organisations bancaires de!raient é!iter des politiques et pratiques pou!ant engendrer par mégarde des incitations ou des tentations à effectuer des acti!ités inappropriées = importance e agérée donnée au objectifs de performance à court terme . d’information et de conformité de l’organisation bancaire. Section 5 : Reconnai$$ance et é0a !ation "e$ ri$1!e$ Principe P = Un système de contrôle interne efficace nécessite de reconnaître et d’évaluer en permanence les risques importants qui pourraient compromettre la réalisation des o !ectifs de la anque" #ette évaluation devrait couvrir l’ensem le des risques encourus par l’éta lissement et l’or$anisation ancaire consolidée %c’est&'&dire risque de crédit( risque&pays et risque de transfert( risque de marc)é( risque de tau* d’intér+t( risque de liquidité( risque opérationnel( risque !uridique et risque de réputation. son absence augmente les risques d’erreurs non décelées ou d’irrégularités.

. 8ou!ent. une banque doit é!aluer les nou!eau instruments financiers et opérations de marc$é et e aminer les risques qu’ils font encourir. qualité du personnel. "our les premiers. soit de se désengager. la meilleure fa<on de comprendre ces risques est de !oir comment di!ers scénarios Déconomiques et autresE 31 . la direction générale doit considérer en permanence les risques pou!ant entra!er la réalisation des objectifs de la banque et réagir au modifications des circonstances et des conditions d’acti!ité. "our que l’é!aluation des risques et. "our ceu qui ne peu!ent pas #tre contrôlés. afin de bien prendre en compte des risques nou!eau ou précédemment incontrôlés. la banque doit décider soit de les accepter. elle doit porter à la fois sur les aspects mesurables et non mesurables des risques et peser les co)ts des contrôles par rapport au a!antages qu’ils procurent.lle de!rait #tre effectuée au ni!eau de c$aque département opérationnel ainsi que pour l’ensemble des acti!ités et filiales de l’organisation bancaire consolidée. nature des acti!ités de la banque.lle se différencie de l’analyse de gestion des risques qui porte. modification organisationnelles et mou!ements d’effectifsE et e ternes Dé!olution des conditions économiques. en recourant à di!erses mét$odes.l peut s’a!érer nécessaire de re!oir les contrôles internes. . Le processus d’é!aluation des risques nécessite également de différencier ceu qui sont contrôlables par la banque et ceu qui ne le sont pas. le système de contrôle interne demeurent efficaces. la banque doit déterminer si elle les accepte ou dans quelle mesure elle préfère les limiter au moyen de procédures de contrôle. a!ec l’inno!ation financière. +ne é!aluation efficace des risques recense et analyse les facteurs internes Dcomple ité de la structure de l’organisation. soit encore de réduire l’acti!ité concernée. par conséquent. "ar e emple. c$angements au sein de la profession et progrès tec$nologiqueE pou!ant compromettre la réalisation des objectifs de la banque. .analyse de!rait prendre en compte tous les risques rencontrés par la banque et cou!rir tous les ni!eau de l’établissement. en général. da!antage sur l’e amen des stratégies d’acti!ité élaborées pour obtenir le meilleur rapport possible risqueKrémunération dans les différents secteurs de la banque. "our #tre efficace.

allant des malentendus a!ec la clientèle au défaillances opérationnelles. soulignera certains aspects importants en matière de contrôle.affectent les flu de trésorerie et le rendement des transactions et instruments financiers. +n e amen attentif de l’é!entail des problèmes possibles. 32 .

$t-. E*amens au plus )aut niveau = le conseil d’administration et la direction générale demandent sou!ent des présentations et comptes rendus de performance leur permettant d’é!aluer les progrès accomplis par la banque pour réaliser ses objectifs.e "#appro3ation$ et "#a!tori$ation$ Q $.ent+ Les acti!ités de contrôle sont con<ues et mises en Bu!re pour faire face au risques décelés par la banque au moyen du processus d’é!aluation des risques décrit précédemment.i$e en p ace "#!ne $tr!ct!re "e contrô e appropriée2 a0ec "e$ acti0ité$ "e contrô e "éfinie$ D cha1!e ni0ea! opérationne + Ce e$6ci "e0raient inc !re e$ é é.ent$ o! !nité$ Q contrô e$ ph. Les acti!ités de contrôle se situent à tous les ni!eau du personnel de la banque.en$ a! p !$ ha!t ni0ea! : contrô e$ "#acti0ité approprié$ po!r e$ "ifférent$ "éparte. y compris la direction générale et le personnel directement en contact a!ec le marc$é. et re!#tent des formes différentes = -.$t-.$i1!e$ Q 0érification "! re$pect "e$ p afon"$ "#en/a/e. %es acti!ités comportent deu étapes = /( l’établissement des politiques et procédures de contrôle M( la !érification du respect de la conformité à ces politiques et procédures.$t-. 4insi la direction générale peut !ouloir consulter des rapports indiquant les résultats financiers effectifs en cours d’e ercice par rapport au budget.ent et $!i0i en ca$ "e non6re$pect Q $.e "e 0érification$ et "e contrô e$ par rapproche. Les questions qu’elle 33 .Section F : Acti0ité$ "e $éparation "e$ t*che$ A+ Acti0ité$ "e contrô e contrô e et Principe 9 : e$ acti0ité$ "e contrô e "e0raient faire partie inté/rante "e$ acti0ité$ 1!oti"ienne "e a 3an1!e+ Un $.ent$ $!i0ant$ : e)a.e "e contrô e interne efficace néce$$ite a .

#onformité au* plafonds d’en$a$ements / L’établissement de limites prudentes sur les engagements constitue un élément majeur de la gestion des risques.est amenée à poser et les réponses des ni!eau $iérarc$iques inférieurs constituent une acti!ité de contrôle qui peut mettre en é!idence des problèmes tels que carences du contrôle. erreurs dans la communication financière interne ou fraudes. un aspect important des contrôles internes réside dans un processus de !érification du respect de ces limites et un sui!i en cas de non respect. tandis que le responsable du crédit au sein de la direction générale a connaissance de documents similaires une fois par mois et sous une forme plus condensée cou!rant toutes les catégories de pr#ts. 0. %omme pour les e amens au plus $aut ni!eau. la conformité au limites fi ées pour les emprunteurs et les autres contreparties réduit la concentration du risque de crédit de la banque et permet de di!ersifier son profil de risque.. #ontrôles d’activité / la direction d’un département ou d’une unité re<oit et e amine des comptes rendus classiques ou e ceptionnels sur une base quotidienne. la double conser!ation et les in!entaires périodiques. les paiements re<us et les re!enus d’intér#ts produits par le portefeuille. Les e amens fonctionnels sont plus fréquents que ceu effectués au plus $aut ni!eau et sont $abituellement plus détaillés. . $ebdomadaire ou mensuelle. "ar e emple. Les acti!ités de contrôle incluent les restrictions p$ysiques. 1. #ontrôles p)ysiques / Les contrôles p$ysiques portent en général sur les limitations d’accès au actifs tangibles. les questions découlant de l’analyse des rapports et les réponses qu’elles amènent représentent l’acti!ité de contrôle. y compris les liquidités et les titres. le responsable du secteur des pr#ts commerciau consulte des rapports $ebdomadaire sur les défauts de paiement. 4insi. "ar conséquent. Appro ations et autorisations / 34 . 2.

4érifications et contrôles par rapproc)ement / Les !érifications des caractéristiques détaillées des transactions ainsi que des di!ers acti!ités et des résultats fournis par les modèles de gestion des risques utilisés par la banque constituent une acti!ité de contrôle importante. ce qui aide à établir les responsabilités. Lorsque les contrôles sont !us comme un complément des acti!ités de c$aque jour.l 35 . "ar conséquent. les conclusions de ces contrôles de!raient #tre notifiées au ni!eau de direction appropriés c$aque fois que des problèmes effectifs ou potentiels sont détectés. ils sont sou!ent jugés moins importants et peu!ent ne pas #tre réalisés dans des situations oC des agents estiment pressés par le temps pour effectuer leurs acti!ités. et non comme un complément. des acti!ités quotidiennes de la banque. &ans le cadre de la démarc$e !isant à instaurer la culture de contrôle appropriée au sein d’une banque. la direction générale de!rait s’assurer que les acti!ités de contrôle adéquates font !éritablement partie des fonctions quotidiennes de l’ensemble du personnel concerné. les contrôles !éritablement intégrés au acti!ités quotidiennes permettent de réagir rapidement à des modifications des conditions et é!itent des co)ts inutiles. Les rapproc$ements périodiques. . par e emple entre les flu de trésorerie et les rapports et états financiers. Les acti!ités de contrôle ont leur efficacité optimale lorsque la direction et l’ensemble du personnel les considèrent comme faisant intrinsèquement partie. .lle doit s’assurer régulièrement que tous les domaines de la banque opèrent en conformité a!ec ses politiques et procédures et faire en sorte également que les politiques et procédures e istantes demeurent adéquates. . peu!ent mettre en é!idence des acti!ités comptables e igeant d’#tre amendés. La direction générale ne doit pas se contenter de définir des politiques et procédures appropriées pour les di!erses acti!ités et unités de la banque.La nécessité de solliciter des approbations et autorisations pour les transactions dépassant certaines limites garantit qu’un ni!eau de direction approprié a connaissance de la transaction ou de la situation.n outre. 3.

ent 1!e po$$i3 e et $o!.$t-.aine$ $!$cepti3 e$ "e "onner ie! D "e$ conf it$ "#intérKt$ "e0raient Ktre i"entifié$2 circon$crit$ a!$$i étroite. ' + Séparation "e$ t*che$ Principe R : Un $. les autorités prudentielles constatent en général que l’une des causes principales réside dans l’absence de séparation adéquate des tâc$es. afin de réduire le risque de manipulation de données financières ou de détournement d’actifs. %’est pourquoi.i$ D !ne $!r0ei ance attenti0e "#!ne tierce partie in"épen"ante+ &ans les cas de pertes bancaires importantes dues à un contrôle interne insuffisant.e "e contrô e interne efficace néce$$ite 1!e e$ t*che$ $oient $éparée$ "e faHon appropriée et 1!e e per$onne ne $oit pa$ char/é "e re$pon$a3i ité$ conf ict!e e$+ Le$ "o. généralement. au sein d’une banque. Le fait de confier à la m#me personne des responsabilités conflictuelles Dpar e emple. de sérieu problèmes peu!ent également se poser lorsqu’un indi!idu est c$argé = • &e l’approbation du décaissement de fonds et de leur décaissement effectifs • &es comptes clientèle et des comptes propres • &es transactions au titre du portefeuille bancaire et du portefeuille de négociation 36 . celles des fonctions de marc$é et de postmarc$é d’une unité de négociationE lui donne la possibilité d’a!oir accès à des actifs de !aleur et de manipuler des données financières en !ue d’un profit personnel ou de dissimuler des pertes.s’agit là. d’un aspect important de la fonction d’audit interne. La séparation des tâc$es ne concerne pas seulement des situations oC la m#me personne contrôle à la fois la salle des marc$és et le postmarc$é.n l’absence de contrôles appropriés. certaines tâc$es de!raient #tre réparties autant que possible entre plusieurs indi!idus. .

circonscrits aussi étroitement que possible et faire d’une sur!eillance attenti!e d’une tierce partie indépendante. elle doit #tre pertinente.ant trait a! re$pect "e a confor. Section P : Infor.ation et co. L’information interne fait partie d’un processus 37 .ation$ "e .ation$ "e0raient Ktre fia3 e$2 récente$2 acce$$i3 e$ et pré$entée$ $o!$ !ne for. 8’agissant des banques. récente.ité N ain$i 1!e "#infor.ent$ et con"ition$ intére$$ant a pri$e "e "éci$ion+ Ce$ "onnée$ et infor. fiable.!nication A + La co ecte "e$ infor.ation$ interne et e)terne Principe = : Un $.$t-.e "e contrô e interne efficace néce$$ite #e)i$tence "e "onnée$ interne$ a"é1!ate$ et e)ha!$ti0e$ N "#or"re financier2 opérationne o! a. opérationnel ou ayant trait au respect de la conformité ainsi que d’informations de marc$é e térieures sur des é!énements et conditions intéressant la prise de décision.l peut s’agir de données internes d’ordre financier. accessible et présentée sous une forme co$érente. pour que l’information soit utile.e cohérente+ +ne information adéquate et une communication efficace sont deu éléments essentiels au bon fonctionnement d’un système de contrôle interne.• &e la fourniture informelle d’information à des clients sur leurs positions et de la relation commerciale a!ec ces m#me clients • &e l’é!aluation du caractère adéquat des dossiers de crédit et de la sur!eillance des emprunteurs après l’octroi des crédits • &e tout autre domaine oC des conflits d’intér#ts notables apparaissent et ne sont pas atténués par d’autres facteurs.arché e)térie!re$ $!r e$ é0éne. &es e amens périodiques des responsabilités et fonctions des personnes détenant les postes clés de!raient #tre également effectués pour s’assurer que ces responsables ne sont pas en mesure de dissimuler des agissements inappropriés. . Les domaines susceptibles de donner lieu à des conflits de!raient #tre identifiés..

$t-.portent et !ti i$ent "e$ "onnée$ infor.e$2 nota.ati$ée$2 "oi0ent Ktre $Sr$2 $!r0ei é$ "e .$t-.$t-. %omme le traitement des transactions et les applications liées au acti!ités ont dépassé le stade d’un en!ironnement à ordinateur central pour passer à des systèmes répartis pour les fonctions essentielles au missions. Les contrôles générau portent sur les systèmes informatiques Dordinateur central.. 4u ni!eau de la direction.d’enregistrement qui de!rait comporter des procédures définies pour la conser!ation des supports d’enregistrement.e$ "#infor. postes clientKser!eur et terminau d’utilisateur. par e empleE et assurent leur fonctionnement correct en continu.portante$ "e a 3an1!e+ Ce$ $.e "#infor.ation Principe 8 : Un $.e "e contrô e interne efficace néce$$ite #e)i$tence "e $. Les contrôles sur les systèmes et la tec$nologie informatiques de!raient #tre à la fois générau et spécifiques au applications. l’ampleur des risques s’est accrue également.ls incluent des procédures maisons de sau!egarde et de reprise.ation fia3 e$ co!0rant to!te$ e$ acti0ité$ i. %ette information est $abituellement fournie à la fois sous forme électronique et non électronique. la prise de décision pourrait #tre faussée par des informations non fiables ou erronées fournies par des systèmes mal con<us et insuffisamment contrôlés.ani-re in"épen"ante et éta.ent ce!) 1!i co. des politiques de dé!eloppement et d’acquisition de logiciels. '+ L#in$ta!ration "! $. des procédures de 38 . afin d’é!iter des dysfonctionnements et des pertes potentielles. Les systèmes d’informations électroniques et l’utilisation de l’informatique présentent des risques qui doi!ent #tre efficacement contrôlés par les banques. Les banques doi!ent #tre tout particulièrement informées des e igences organisationnelles et de contrôle interne liées au traitement électronique de l’information ainsi que de la nécessité de disposer d’une piste d’audit adéquate.é$ par "e$ p an$ "e $eco!r$ a"é1!at$+ +n élément essentiel des acti!ités d’une banque réside dans la mise en place et la maintenance de systèmes d’information de la direction cou!rant toute la gamme de ses acti!ités. .$t-.

pren" et re$pecte parfaite.$t-. Gutre les risques et contrôles ci(dessus.ante$ po!r /arantir 1!e #en$e.!nication Principe 7 : Un $. étant donné que la présentation de ser!ices au entreprises et à la clientèle représente des questions clés au ni!eau des transactions. &ans des situations e tr#mes. C+ Le$ 0oie$ "e co. &es plans de reprise d’acti!ité doi!ent #tre testés périodiquement pour garantir leur caractère fonctionnel en cas de désastre inattendu. Les contrôles liés au applications sont des étapes informatisées au sein des applications logicielles et d’autres procédures manuelles qui e aminent le traitement des opérations et le déroulement des acti!ités. . de défaillances des équipements ou systèmes et de procédures maison inadaptées de sau!egarde et de reprise. les questions de réconciliations et d’accès logiques spécifiques à un système d’acti!ité.ls concernent.3 e "! per$onne co. il e iste des risques in$érents associés à la perte ou au dysfonctionnement prolongé de ser!ices résultant de facteurs qui éc$appent au contrôle de la banque.maintenance Dcontrôle des c$angements effectuésE et des contrôles de sécurité d’accès p$ysiqueKlogique. entre autres.!nication perfor.. %ette é!entualité contraint la banque à établir des plans de reprise d’acti!ité et de secours en utilisant une autre facilité $ors site.n l’absence de contrôles adéquats sur les systèmes et la tec$nologie informatiques. les banques pourraient subir des pertes de données et de programmes résultant de dispositions inappropriées en matière de sécurité p$ysique et électronique. incluant la remise en route de systèmes essentiels bénéficiant de l’assistance d’un prestataire de ser!ices e térieur. .. des stratégies et de la réputation. y compris ceu qui sont en cours de dé!eloppement.e "e contrô e efficace néce$$ite "e$ 0oie$ "e co. Le risque de perte ou de dysfonctionnement prolongé d’opérations capitales nécessite un effort global de l’institution pour mettre en place des programmes de secours incluant la gestion des opérations et ne se limitant pas au opérations informatiques centralisées. de tels problèmes pourraient causer de sérieuses difficultés au banques et m#me compromettre leur capacité d’effectuer leurs acti!ités essentielles.ent e$ po iti1!e$ et procé"!re$ affectant $e$ 39 .

l’information est inutile. et aussi les attentes. oC tout é!olue rapidement. Section 9 : S!r0ei ance "e$ acti0ité$ et correction "e$ "éficience$ A+ Le $!i0i "e$ ri$1!e$ Principe &E : L#efficacité / o3a e "e$ contrô e$ interne$ "e a 3an1!e "e0rait Ktre $!r0ei ée en per. %ette communication est essentielle pour obtenir un effort commun de tous les employés !ers les objectifs de la banque. de la banque ainsi que les politiques et procédures établies sont communiqués au ni!eau de direction inférieur et au personnel c$argé des opérations. %es informations portent à la fois sur les politiques et procédures opérationnelles de l’établissement ainsi que sur les résultats d’e ploitation réels.e 1!e e$ é0a !ation$ pério"i1!e$ effect!ée$ par e$ $ecte!r$ "#acti0ité et #a!"it interne+ %omme l’acti!ité bancaire est un secteur dynamique.K.anence+ Le $!i0i "e$ principa!) ri$1!e$ "e0rait faire partie "e$ acti0ité$ 1!oti"ienne$ "e a 3an1!e "e .t*che$ et re$pon$a3i ité$ et 1!e e$ a!tre$ infor. afin que les informations nécessaires par!iennent à leurs destinataires. la communication $ori9ontale dans l’organisation est nécessaire pour que l’information par!enant à une unité ou un département puisse #tre connue des autres unités ou départements concernés. les stratégies.portante$ par0iennent D e!r$ "e$tinataire+ .nfin. les banques doi!ent en permanence sur!eiller et é!aluer leurs systèmes de contrôle interne en 40 . La direction générale d’une banque doit instaurer des !oies de communication performantes. +ne telle structure garantit que les informations remontent et permet au conseil d’administration et à la direction générale de conna'tre les risques encourus dans le cadre de l’acti!ité et les résultats d’e ploitation. .ation$ i. L’information qui redescend à tra!ers l’organisation garantit que les objectifs. La structure organisationnelle de la banque de!rait faciliter une faciliter une circulation adéquate F $ori9ontale et !erticale F de l’information dans toute l’organisation.n l’absence d’une communication efficace.

Les e amens effectués à tous les ni!eau de!raient #tre étayés par une 41 . "our cette raison. de ses acti!ités de sur!eillance. en particulier. Les documents et résultats concernant les é!aluations sont ensuite soumis à l’attention générale. au besoin. les é!aluations spécifiques ne détectent généralement les problèmes qu’après coup . +n processus de sur!eillance en continu peut permettre de décou!rir et de corriger rapidement les déficiences du système de contrôle interne . La sur!eillance de!rait faire partie des acti!ités quotidiennes de la banque mais commande également de procéder à des é!aluations périodiques spécifiques de l’ensemble du processus de contrôle interne. l’e amen et l’approbation des enregistrements courants ainsi que la consultation et l’approbation par la direction des rapports sur des faits e ceptionnels.il atteint son efficacité ma imale lorsque le système de contrôle interne est intégré à l’en!ironnement opérationnel et donne lieu à des rapports réguliers qui font l’objet d’un e amen. par e emple. il est important que la direction générale désigne clairement ces personnes en précisant leurs fonctions de sur!eillance. Les é!aluations du système de contrôle interne prennent sou!ent la forme d’autoé!aluation. dont celui en c$arge des opérations elles(m#mes. La fréquence de la sur!eillance des différentes acti!ités de!rait #tre fonction des risques encourus ainsi que du ryt$me et de la nature des c$angements affectant l’en!ironnement opérationnel.fonction des modifications des conditions internes et e ternes et les renforcer. &ans le cadre de la sur!eillance en continu figurent. pour en garantir l’efficacité. %es é!aluations peu!ent #tre effectuées par du personnel de plusieurs secteurs différents. le contrôle financier et l’audit interne. le contrôle financier et l’audit interne. dont celui en c$arge des opérations elles(m#mes.elles permettent cependant à une organisation d’a!oir un aper<u récent et global de l’efficacité du système de contrôle interne et celle.n re!anc$e. lorsque les personnes c$argées d’une fonction précise déterminent le degré d’efficacité des contrôles pour leurs acti!ités. 8ur!eiller l’efficacité des contrôles internes est une tâc$e qui peut #tre accomplie par du personnel de plusieurs secteurs différents. .

. .l est important que la fonction d’audit interne rende compte directement au plus $aut ni!eau de l’organisation bancaire.ini$tration2 o! D $on co.$t-. . '+ Per$onne$ ha3i ité$ D #e)ercice "! C+I Principe && : Un a!"it interne efficace et e)ha!$tif "! $.documentation adéquate et communiqués dans les meilleurs délais à l’éc$elon de direction approprié. parce qu’elle fournit une é!aluation indépendante du caractère adéquat des politiques et procédures établies et du respect de la conformité à ces dernières. $abituellement le conseil d’administration ou son comité d’audit.é et co.pte "irecte.n raison de l’importance de cette fonction. et à la direction générale. %ela permet à la gou!ernance d’entreprise de s’e ercer correctement.$t-.l est essentiel que la fonction d’audit interne soit indépendante du fonctionnement de la banque au quotidien et qu’elle ait accès à l’ensemble des acti!ités conduites par l’organisation bancaire.e "e contrô e interne2 "e0rait ren"re co. . l’audit interne doit #tre assuré par un personnel compétent et bien formé ayant une parfaite compré$ension de son rôle et de ses responsabilités.ent a! con$ei "#a". y compris dans ses succursales et filiales.ent "e a $!r0ei ance "! $.ité "#a!"it2 ain$i 1!#D a "irection /énéra e+ La fonction d’audit interne constitue un élément majeur de la sur!eillance en continu du système de contrôle interne.pétent 3énéficiant "#!ne in"épen"ance opérationne e+ La fonction "#a!"it interne2 en tant 1!#é é.e "e contrô e interne "e0rait Ktre effect!é par !n per$onne 3ien for. le conseil bénéficiant d’informations qui ne peu!ent #tre aucunement 42 .n rendant compte directement au conseil d’administration ou à son comité d’audit ainsi qu’à la direction générale. La fréquence et l’ampleur des e amens et tests des contrôles internes effectués au sein d’une banque par les auditeurs internes de!raient correspondre à la nature et à la comple ité des acti!ités de l’organisation et au risques associés. les auditeurs internes procurent des informations objecti!es sur les différentes acti!ités.

Lorsque ces insuffisances ont été notifiées. Le conseil d’administration et la direction générale de!raient rece!oir périodiquement des rapports recensant les problèmes de contrôle décelés. &es points qui apparaissent peu importants lors de contrôles indi!iduels peu!ent fort bien ré!éler des tendances susceptibles.ent rapi"e+ Le$ "éficience$ i. Les auditeurs internes de!raient assurer un sui!i ou toute autre forme appropriée de sur!eillance et informer immédiatement la direction générale ou le conseil de toute insuffisance non corrigée.portante$ "e0raient Ktre $i/na ée$ D a "irection /énéra e et a! con$ei "#a". de représenter une déficience de contrôle majeure si une action n’est pas entreprise à temps. il est important que la direction y remédie dans les meilleurs délais. "our faire en sorte que toutes les déficiences soient traitées au plus tôt. de!raient #tre signalés dès leur détection à la ou au personnes appropriées.adaptées par les ni!eau de direction cou!erts par ces comptes rendus. ou les risques contrôlés de manière inefficace. la direction générale de!rait #tre responsable de l’instauration d’un système destiné à sui!re les faibles du contrôle interne ainsi que les actions destinées à y remédier. 43 . C+ Le traite. les problèmes gra!es étant portés à l’attention de la direction générale et du conseil d’administration. à leur rémunération ou au affectations supérieurs plutôt que par des responsables qui sont affectés par les tra!au des auditeurs internes.ent "e$ "éficience$ Principe &5 : Le$ "éficience$ "e$ contrô e$ interne$2 1!#e e$ $oient "étectée$ par !n $ecte!r "#acti0ité2 #a!"it interne o! !n a!tre per$onne "e contrô e2 "e0raient Ktre notifiée$ "an$ e$ . sous un angle global. en faisant en sorte que des questions ayant trait.ini$tration+ Les déficiences des contrôles internes. par e emple.ei e!r$ "é ai$ a! ni0ea! "e "irection approprié et faire #o34et "#!n traite.

ent@2 e e$ "e0raient inter0enir en con$é1!ence+ Bien que le conseil d’administration et la direction générale soient responsables en dernier ressort de l’efficacité du système de contrôle interne. &ans le cas oC les autorités de contrôle jugent que le système de contrôle interne d’une banque n’est 44 . pour une approc$e centrée sur le risque.o"ification$ "e #en0ironne. une acti!ité nou!elle ou un éloignement géograp$ique du siègeE.pte2 par e)e.lles de!raient également s’assurer que la direction de c$aque établissement accorde sans tarder l’attention requise à tout problème détecté par le processus de contrôle interne.e efficace "e contrô e interne corre$pon"ant D a nat!re2 D a co. incluant d’e aminer l’adéquation des contrôles internes.en$ion2 "i$po$ent "#!n $. une croissance rapide. les systèmes dont sont dotées les di!erses banques. mais aussi les contrôles sur les secteurs à $aut risque Dceu .l importe que les autorités prudentielles é!aluent non seulement l’efficacité du système global de contrôle interne.$t-.ent >$#i ne pren" pa$ en co. . dans le cadre de leurs acti!ités de contrôle permanent.e$ "e contrô e interne A+ Par e$ a!torité$ pr!"entie e$ &@ LTe)i/ence "e$ $.$t-. qui présentent des caractéristiques telles qu’une rentabilité in$abituelle. .p e)ité et a! "e/ré "e ri$1!e inhérent D e!r$ acti0ité$ "e 3i an et "e hor$63i an et réa/i$$ant a!) .Section R = E0a !ation "e$ $.p e2 to!$ e$ principe$ conten!$ "an$ ce "oc!.$t-. par e emple.ent et "e$ con"ition$ "#acti0ité "e a 3an1!e+ Dan$ e$ ca$ oJ e$ a!torité$ pr!"entie e$ con$tatent "e ri$1!e $pécifi1!e "e #éta3 i$$e. les autorités prudentielles de!raient é!aluer. Les autorités prudentielles de!raient e iger des banques soumises à leur contrôle qu’elles possèdent une culture de contrôle forte et opter. dans l’e ercice de leur sur!eillance.e$ "! contrô e interne Principe &F : Le$ a!torité$ pr!"entie e$ "e0raient e)i/er 1!e to!te$ e$ 3an1!e$2 1!e e 1!e $oit e!r "i.

pas adéquat ou efficace par rapport à son profil de risque spécifique. %ertaines modifications de l’en!ironnement de la banque de!raient faire l’objet d’une considération particulière pour déterminer si des ré!isions parallèles sont nécessaires dans le système de contrôle interne. les autorités prudentielles peu!ent c$oisir d’accorder une attention spéciale directe à des acti!ités ou situations traditionnellement associées à des défaillances de contrôle interne ayant entra'né des pertes substantielles. y compris la 45 . les autorités prudentielles ont le c$oi entre di!erses approc$es. F@ Le$ approche$ "e LTé0a !ation "e contrô e interne a 1!a ité "! "our é!aluer la qualité des contrôles internes. %es modifications englobent notamment = /( +n en!ironnement opérationnel modifié M( +n personnel nou!eau A( &es systèmes d’informations nou!eau ou transformés ?( &es domaines ou acti!ités enregistrant une croissance rapide 2( +ne tec$nologie nou!elle I( &es secteurs. .l leur faudrait notamment faire part de leurs craintes à la direction générale et sur!eiller les mesures prises par la banque pour améliorer son système de contrôle interne. fusions et acquisitions d’entreprise R( +ne e pansion ou acquisition d’opérations à l’étranger Dy compris l’incidence des modifications de l’en!ironnement économique et réglementaire correspondantE. elles de!raient inter!enir en conséquence. 5@ LTinter0ention "e$ a!torité$ pr!"entie e$ &ans l’é!aluation des systèmes de contrôle interne des banques. produits ou acti!ités nou!eau Dceu surtout de nature comple eE 1( &es restructurations.lles peu!ent e aminer le tra!ail du département d’audit interne de la banque à partir de ses documents de tra!ail. .

nfin. &’autres peu!ent e iger des audites e ternes périodiques des domaines clés. par lequel la direction e amine les contrôles internes secteur par secteur et certifie à l’autorité prudentielles que les contrôles sont adéquats pour les acti!ités de la banque. +n tel e amen pourrait inclure à la fois une analyse de tout le processus d’acti!ité et un contrôle approprié des transactions sous forme de sondages. &ans de nombreu pays. 8i elles sont satisfaites des prestations de l’audit interne. "our apprécier l’efficacité des cinq éléments de contrôle interne d’une organisation bancaire Dou l’une de ses unités ou acti!itésE. Les autorités prudentielles peu!ent opter pour un processus d’autoé!aluation. +n contrôle approprié des transactions de!rait #tre effectué sous forme de sondages pour !érifier = • L’adéquation des politiques. dont elles déterminent elles( m#mes l’ampleur. mesurer. les autorités prudentielles de!raient = 46 . sur!eiller et contrôler le risque. afin d’a!oir une !érification indépendante des processus de contrôle interne de la banque.mét$ode utilisée pour identifier. elles peu!ent utiliser les rapports des auditeurs internes comme premier élément d’identification des problèmes de contrôle dans la banque ou pour détecter des domaines de risque potentiel qui n’ont pas été passés en re!ue récemment par les auditeurs. . les autorités prudentielles effectuent des e amens sur place qui comportent une ré!ision des contrôles internes. procédures et limites internes et leur respect • L’e actitude et l’e $austi!ité des rapports à la direction et documents financiers • La fiabilité Dc’est(à(dire un fonctionnement conforme au attentes de la directionE des contrôles spécifiques considérés comme essentiels pour l’élément de contrôle interne faisant l’objet de l’é!aluation. les autorités prudentielles peu!ent associer une ou plusieurs de ces mét$odes à leurs propres e amens sur place des contrôles internes.

non pas par un simple e amen des politiques et procédures. en discutant des opérations a!ec di!ers ni!eau du personnel de la banque.!aluer l’efficacité des éléments de contrôle interne. au conseil d’administration et à la direction de leurs préoccupations prudentielles au sujet des contrôles internes et des recommandations !isant à les améliorer • 8’assurer. pour leur part. qu’une action correcti!e est mise en Bu!re sans tarder. de l’efficacité des contrôles internes de la banque. comptabilitéE • . &ans tous les cas. Les autorités de contrôle bancaire qui sont fondées juridiquement ou en !ertu d’autres arrangements à orienter les tra!au des auditeurs e ternes et à s’en ser!ir optent sou!ent ou toujours pour cette possibilité au lieu des e amens sur place. pr#ts. l’unité ou l’acti!ité e aminée Dpar e emple. les autorités de contrôle bancaire de!raient noter les obser!ations et recommandations des auditeurs e ternes concernant l’efficacité des contrôles internes et s’assurer que la direction et le conseil d’administration de la banque ont répondu de manière satisfaisante au préoccupation et recommandations e primées par les auditeurs e ternes. mais en consultant également l’ensemble des documents. l’e amen du processus d’acti!ité et le contrôle par sondages des transactions précisés précédemment. Le ni!eau et la nature des problèmes de contrôle rencontrés par les auditeurs de!raient #tre pris en compte dans l’é!aluation. . Les autorités prudentielles de!raient également encourager les auditeurs e ternes de la banque à planifier et à conduire leurs audits de manière à bien prendre en considération l’é!entualité d’indications fortement erronées résultant de 47 . de!raient é!aluer la qualité du tra!ail accompli par les auditeurs. par les autorités prudentielles. les auditeurs e ternes de!raient alors effectuer. pour les carences détectées. placements. en obser!ant l’en!ironnement opérationnel et en contrôlant par sondages les transactions • 5aire part. dans le cadre d’engagements contractuels spécifiques.• &éterminer les objectifs de contrôle interne adaptés à l’organisation. dans les meilleurs délais.n ce cas. Les autorités de contrôle.

*out cas de fraude détecté par les auditeurs e ternes. quelle qu’en soit la gra!ité. . "our cette raison. 8i l’objet principal de la fonction d’audit e terne est de donner un a!is sur les comptes annuels d’une banque. des auditeurs communs et des comptables communes à l’ensemble du groupe.n e aminant l’adéquation du processus de contrôle interne dans c$aque organisation bancaire. "our cette raison. les auditeurs e ternes peu!ent a!oir à signaler les fraudes à des autorités prudentielles ou à d’autres instances e térieures à la banque. doit #tre signalé au ni!eau de direction approprié. filiales et frontières nationales. les auditeurs e ternes ne fassent pas partie d’une organisation bancaire et ne soient donc pas un élément de son système de contrôle interne. . mais pour tout l’é!entail des acti!ités et filiales au sein de l’organisation bancaire consolidée. &ans certaines circonstances Den fonction des e igences nationalesE. '+ Par e$ a!"ite!r$ e)terne$ : Rô e$ et re$pon$a3i ité$ Bien que. ils ont une incidence importante sur la qualité des contrôles internes à tra!ers leurs acti!ités d’audit. Les auditeurs e ternes fournissent en retour des informations utiles sur l’efficacité du système de contrôle interne.l est important qu’elles é!aluent le processus de contrôle interne non seulement pour c$aque établissement ou entité juridique. afin de !oir dans quelle mesure 48 .manipulations frauduleuses des états financiers. les autorités prudentielles du pays d’origine de!raient également s’assurer de l’efficacité du processus au ni!eau des secteurs d’acti!ités. et notamment leurs discussions a!ec la direction et leurs recommandations pour améliorer les contrôles internes. dans la mesure du possible. il doit comprendre le fonctionnement de ce système. les autorités de contrôle de!raient encourager les groupes bancaires à utiliser. par définition. l’auditeur e terne doit c$oisir de s’en remettre ou non à l’efficacité du système de contrôle interne de l’établissement. +ne fraude impliquant la direction générale et une fraude ayant de gra!es conséquences pour l’établissement de!raient #tre notifiées par les auditeurs e ternes au conseil d’administration etKou à son comité d’audit.

&ans certains pays. dans de nombreu pays.n outre. . Le rôle e act des auditeurs e ternes et les processus qu’ils utilisent !arient d’un pays à l’autre. L’ampleur de l’attention accordée au système de contrôle interne !arie selon l’auditeur et l’établissementtoutefois. .il peut s’y fier pour déterminer la nature. est que l’on attend des auditeurs e ternes qu’ils aient une idée claire du processus de contrôle interne d’une banque. on escompte généralement que les carences sérieuses détectées par les auditeurs e ternes soient signalées par courrier confidentiel à la direction ainsi que. dans beaucoup de pays. Les auditeurs !érifient également par sondages les transactions et écritures ser!ant de base à l’établissement des états financiers et de la communication financière. y compris de leur fonction d’audit interne. dans la mesure oC il s’agit de l’e actitude des états financiers de la banque. la fréquence et la portée de ses propres procédures d’audit. à l’autorité de contrôle. +n trait commun à tous les pays. &ans de nombreu pays. ils sont tenus par les autorités prudentielles de fournir une é!aluation spécifique de la portée. cependant. de l’adéquation et de l’efficacité du système de contrôle interne des banques. les normes d’audit professionnelles requièrent que les audits soient planifiés et e écutés de manière à obtenir l’assurance raisonnable que les états financiers ne comportent aucune erreur sérieuse.ls é!aluent les principes et politiques comptables utilisés ainsi que les estimations significati!es effectuées par la direction et jugent la présentation globale des états financiers. les auditeurs e ternes peu!ent #tre soumis à des e igences prudentielles particulières précisant la manière d’é!aluer les contrôles internes et d’en rendre compte 49 .

e "e a 3an1!e 50 .PARTIE II : Contre interne : ' ヨ e II et i.pact "e '* e $!r a c ient.pact $!r a 3an1!e et $a c ient ヨ e Chapitre II : I.

!a introduire de nou!elles conditions d’accès au capitau pour les banques et les institutions de crédits. "ar conséquent.n outre. ( occasionneront une augmentation des co)ts de crédit et de là un c$angement de la politique des crédits de la part des banques ou m#me un rationnement des crédits. %e qui est certain. tel que adopté au printemps M@@? par le %omité de Bâle DGrganisme international responsable des normes bancairesE. .. des entreprises Destimation du degré de sol!abilité ou du risque de défaillance de lJentrepriseE. si elles !eulent rece!oir un pr#t ou un crédit bancaire. . les "H. de!ront adapter leur fa<on de tra!ailler Dle : reporting . au financement alors que les banques !ont introduire des systèmes de : rating . 51 .pact "e '* e $!r a c ient. les "H. L’accord : Bâle ..Chapitre II : I. financier. c’est que cet accord !a influencer plus particulièrement l’accès des "H.E au nou!elles conditions d’accès au capitau . ..pact $!r e$ cré"it$ a!) PME &ans le conte te de la refonte de lJaccord de Bâle on entend sou!ent des inquiétudes et des craintes que les dispositions du Sou!el 4ccord ( ou : Bâle .e "e a 3an1!e Section & : I. les stratégies de gestion etc. auront l’obligation de sui!re les nou!eau critères d’analyse bancaire.

52 . ce qui peut conduire à une mau!aise affectation des ressources.. . . 8on objectif fondamental est d’améliorer la sécurité et la solidité du système financier en tenant da!antage compte des risques !éritablement encourus et en donnant plus de place au mét$odes internes de contrôle et de gestion des banques. il nJe iste actuellement quJune seule mét$ode de mesure appliquée.E !ise à répondre à ces critiques. est pondérée à /@@T entra'nant donc une e igence de RT de fonds propres. 4insi les actifs des banques sont à cette fin classés dans plusieurs catégories et ensuite pondérés par un facteur de pondération attribué à la catégorie de risque en question. Le nou!eau dispositif Daccord : Bâle .7B .n ce qui concerne le traitement du risque de crédit.A+ No!0e e$ approche$ "é0e oppée$ par e$ 3an1!e$ +ne des principales critiques a!ancées par les e perts en finances à l’égard de l’4ccord de Bâle de /0RR est quJil ne tient pas suffisamment compte des risques effecti!ement encourus. .nternal 7ating Based F 4pproac$E. : Bâle . telles les garanties Dréelles et personnellesE. leur permettant dJutiliser leurs systèmes de notations internes pour é!aluer le risque de crédit in$érent à leurs portefeuilles. D. .n effet... offre plusieurs options. dont les "H. quelle que soit la qualité des crédits accordés. il ne tient pas compte des dé!eloppements récents en matière de gestion des risques des banques. . déri!és du crédit. +ne autre critique est que l’accord ne reconna't pas suffisamment le rôle des tec$niques d’atténuation du risque de crédit. 4insi la quasi(totalité des encours en!ers le secteur pri!é non(bancaire. les banques auront désormais la possibilité de recourir à une approc$e fondée sur les ratings internes ou : . par une agence de rating spécialiséeE. 4insi les banques disposent dJune part de la possibilité dJutiliser lJapproc$e dite standardisée ( qui représente une !ersion raffinée et bien plus différenciée de lJapproc$e introduite par lJ4ccord de Bâle de /0RR oC les facteurs de pondération des risques sont désormais définis par référence des notations e ternes des clients de la banque D: rating e terne . &Jautre part.nfin.

ratin/ e)terne <@ 53 . seront : mieu traitées ( en moyenne ( dans le Sou!el 4ccord que dans l’4ccord e istant . est susceptible d’affecter plusieurs des facteurs déterminant les pri de crédits au "H. de documentation incomplète ou de fraude par e emple. '+ R-/ e$ partic! i-re$ po!r e$ PME : Bâle . comme c’est en général le cas pourles "H. à quelques e ceptions près. : Bâle . du risque de pertes pour panne informatique. un nombre important de banques en!isage de recourir à l’approc$e fondée sur les ratings ou notations internes. les "H. &@ Approche $tan"ar"i$ée >. par les banquesV &’après les autorités de contrôle bancaire. .. . "our arrondir lJimage. !ise à améliorer le calcul des actifs à risques.l est important de rele!er dans ce conte te que.il s’agit en l’occurrence du risque de dysfonctionnements dans l’organisation et en matière de contrôle interne. d’un point de !ue légal.. Sotons par ailleurs que le recours à une approc$e fondée sur le rating interne constitue en général lJalternati!e la plus intéressante pour la banque DdJun point de !ue des e igences en fonds propres à son égardE pour é!aluer les risques des clients qui ne disposent pas de notation... . Uuelles sont donc les propositions concrètes du %omité de Bâle concernant le traitement spécifique des "H. seules les règles définies au ni!eau de la %. 4insi il est proposé pour la première fois une mesure du risque opérationnel dans les entreprises clientes. il importe de signaler que les règles en matière de fonds propres des banques qui sont définies au ni!eau de la %. une copie fidèle du cadre défini par Bâle. donc de rating e terne.4 noter que le recours à ces approc$es est cependant noué au respect dJun nombre de critères stricts concernant la mét$odologie et la transparence des systèmes de notation interne et aussi l’accord préalable de l’autorité de contrôle bancaire D%885 au Lu embourgE qui doit !alider le modèle que la banque en!isage d’utiliser.. &’après certains sondages. sont. sont transposées formellement dans la réglementation bancaire au Lu embourg.

particulières.. &’une part. de sorte que les critiques qui furent alors a!ancées ont été largement prises en compte. on doit saluer la modification que le %omité de Bâle a apportée au traitement des petits débiteurs. 54 . 5@ Approche IR' >. %e traitement fa!orable concerne aussi les "H. entre autres que. qui seront doréna!ant pondérés à 12T Dau lieu des /@@T actuelsE. ratin/ interne <@ . 4utrement dit.. celles(ci sont en moyenne moins sensibles au é!olutions de l’acti!ité macro( économique. on considère dans ce conte te non seulement les personnes p$ysiques. m#me si les probabilités de défaut s’a!èrent #tre plus éle!ées pour des "H. ce qui de!rait a!oir des implications fa!orables sur le pri moyen des crédits. %et ajustement de!rait a!oir de nou!eau un impact fa!orable sur les e igences des "H. qui font partie de la catégorie des entreprises de : taille moyenne . par une agence de rating spécialiséeE. mais aussi les petites entreprises Dpersonnes p$ysiques ou personnes moralesE.nternal 7ating Based F 4pproac$E. on peut rele!er la possibilité Dcomme dans l’approc$e standardiséeE de classer des "H. les banques qui opteront pour l’approc$e standardisée !oient leurs e igences en terme de fonds propres diminuer d’un quart par rapport au e igences actuelles pour les crédits accordés au "H.n ce qui concerne l’approc$e standardisée pour le risque de crédit D: rating e terne . que les portefeuilles de crédits accordés au grandes entreprises. %et ajustement se base sur une rec$erc$e approfondie. &’autre part. les propositions ont é!olué considérablement par rapport au propositions initiales de M@@/.7B .n ce qui concerne l’approc$e : . dont le traitement est le plus a!antageu . il e iste des preu!es empiriques concluantes qui montrent que. les pondérations pour les "H. donc sur le tau d’intér#t. sont maintenant moins sensibles par rapport au probabilités de défaut. accordés sous cette approc$e. Le %omité de Bâle a constaté.. pou!ant #tre qualifiés de taille réduite. ont été nettement réduites.. et donc les tau d’intér#t débiteurs.n effet. Le résultat est que les e igences pour cou!rir par des fonds propres les risques des banques sur les crédits au "H. D. dans la catégorie : petits débiteurs . .

"our l’approc$e : .7B .E par rapport au e igences actuelles. à sa!oir les facteurs quantitatifs et qualitatifs. y compris ceu des crédits au "H. Drating interneE. un é!entail large de tec$niques d’atténuation du risque de crédit éligibles. si les "H. de base. il faut souligner que le Sou!el 4ccord pré!oit. %eci s’e plique par la réduction des e igences définies par le %omité de Bâle pour les classes de crédits : entreprises de taille réduite . à !érifier au sein de c$aque entreprise= . adaptent leur gestion et organisation de sorte à répondre au e igences en terme d’informations financières et de gestion émanant des banques. au ni!eau indi!iduel... Les e igences en fonds propres connaissent par contre une baisse de l’ordre de MMT pour l’approc$e : .E se !oient augmentées de RT pour l’approc$e standard Drating : e terne . !eulent obtenir un bon rating de leur banquier.. C+ Défi$ po!r e$ PME "ar conséquent.. on distingue généralement deu types de facteurs. Aacte!r$ 1!antitatif$ < à !érifier par les entreprises tels que = P Les informations financières contenues dans les comptes annuels Dqui se rapportent notamment à la profitabilitéE P La structure de financement et les fonds propres 55 . elles ont é!idemment intér#t à se présenter d’une manière positi!e et transparente et donc à bien se préparer au nou!elles e igences de : Bâle . &ans l’établissement d’un : rating interne . . aussi bien pour l’approc$e standardisée que pour l’approc$e : . .l importe dans ce conte te que les "H.7B .7B . et les classes de crédits : petits débiteurs .ncore faut(il !oir comment les politiques des différentes banques !ont concrètement se dé!elopper en rapport a!ec certaines catégories de clients "H.nfin. 4insi. les e igences globales en fonds propres Dcou!rant donc tous les risques et tous les portefeuilles des banques. a!ancée cet é!entail est encore plus large puisque toutes les garanties réelles !ont pou!oir #tre prises en compte.

perspecti!es de croissance XE. &es éléments déterminants pour é!aluer la santé financière sont les moyens propres disponibles d’une entreprise. *outes ces données sont indispensables pour é!aluer les facteurs de pertes probables des crédits face à c$aque catégorie de clients.E obtenue et son interprétation. ses pro!isions et corrections de !aleur. Aacte!r$ 1!a itatif$ < à !érifier par les entreprises tels que = P La qualité de gestion de l’entreprise P La qualité et la stabilité du personnel P La qualité de la facturation P La qualité du contrôle interne P Les moyens tec$nologiques de l’entreprise P L’en!ironnement économique dans lequel l’entreprise é!olue Dpositionnement dans le marc$é. il faut qu’il dispose à temps des bilans et comptes de profits et pertes de ses débiteurs. mais également la capacité de l’entreprise de générer des bénéfices et sa capacité de les t$ésauriser. Les banques de leur côté sont encouragées d’encadrer da!antage les "H. P L’analyse des retards dans les paiements par la clientèle et des retards dans le recou!rement des créances. dans leurs efforts de réduction des co)ts de financement. comprenant le capital au sens strict ainsi que les réser!es !isibles et cac$ées ou latentes. les banques de détail ont autant à gagner en producti!ité et 56 . mais également sur les possibilités d’amélioration de celle(ci Section 5 : I.pact $!r e$ cré"it$ a!) partic! ier$ &ans l’application du nou!eau ratio Hac&onoug$.P Le c$iffre d’affaires P Les informations contenues dans le budget P L’analyse des : cas$ floWs . %ela présuppose que la banque informe son client non seulement sur sa notation D: rating . tels que l’estimation des probabilités de perte en cas de défaut d’un client. "our que le banquier soit à m#me d’établir un rating de l’entreprise cliente.

Les résultats des études d’impact réalisées sous l’égide du comité de Bâle montrent que si l’acti!ité : banque de détail . d’un traitement similaire à celui appliqué au clients particuliers. professions libérales. le %omité de Bâle sou$aitant offrir une certaine souplesse dans la mise en oeu!re de ces critères. 8i toutes les banques reconnaissent l’intér#t du nou!el accord de Bâle sur les fonds propres. L’un des points essentiels de l’accord porte sur une amélioration de l’é!aluation du risque de crédit. agriculteurs et assimilésE. ces segments de risque font sou!ent l’objet de la part des banques. le regroupement et l’agrégation des données nécessaires à l’é!aluation du risque de crédit constituent le cBur 57 . qui représente la première source de risque et donc l’un des principau motifs d’allocation de fonds propres.n effet.. Station "e pi ota/e La sélection. de la !aleur indi!iduelle de l’e position qui doit #tre faible. %e potentiel de diminution peut encore #tre amplifié selon la définition retenue pour l’acti!ité de : banque de détail . ses implications concrètes sont bien sou!ent per<ues comme des contraintes réglementaires supplémentaires. crédit immobilier. n’est que la seconde source d’utilisation des fonds propres.E. . pr#t personnel. Les modalités précises sont encore en cours d’é!aluation. en fonction de la nature de l’e position Dportant sur ou garantie par des personnes p$ysiques ou des très petites entreprises F *". a fait l’objet d’une définition précise de la part du comité. du type de produits = carte de crédit. et du nombre d’e positions du m#me type qui doit #tre important. &’ailleurs la notion de : banque de détail .souplesse dans la gestion industrielle de leurs risques que dans l’allocation des fonds propres qui en découlera. facilités de caisse. commer<ants. en particulier selon les limites fi ées pour y inclure les petites entreprises et les professionnels Dartisans. elle constitue l’acti!ité oC le potentiel de diminution du montant des fonds propres réglementaires est le plus important par rapport à l’accord de /0RR..

58 .de la problématique de mise en Bu!re de l’accord. compte tenu de l’importante masse de données analytiques Drisques produits et clientsE de!ant #tre manipulée.

Le problème d’accès et d’organisation des données est particulièrement ardu dans les groupes bancaires composés de nombreu établissements régionau .. ou!rant la porte à un large é!entail de potentialités d’utilisation opérationnelle de ces é!aluations risque. &ans ces organismes. le c$oi du mode d’é!aluation du risque de crédit s’établit entre l’approc$e standard et l’approc$e a!ancée de notation interne D. Halgré un ni!eau de comple ité plus éle!é. La construction des modèles de risque pourra s’a!érer délicate dans les banques qui ne se sont pas encore intéressées à l’e ploitation des données comportementales. l’é!aluation par notation interne semble aujourd’$ui l’approc$e la plus fréquemment retenue. gage d’une ma'trise complète du processus d’é!aluation mais potentiellement co)teuse et sou!ent à contre(courant de la culture des entités locales. . et plus généralement pour la modélisation des comportements des clients autres que les particuliers. un arbitrage doit #tre effectué entre la comple ité des mét$odes de modélisation des risques et leur simplicité d’e ploitation.7BE puisque l’approc$e fondation n’est pas proposée. non seulement en raison des gains anticipés en matière de fonds propres dus à une meilleure estimation des risques. &e plus. %ompte tenu de la masse de données disponibles et de la multiplicité des approc$es pou!ant #tre retenues. mais également pour des critères d’image et de prestige. ou de filiales au acti!ités di!erses. "our l’acti!ité : banque de détail . des c$oi structurants doi!ent #tre faits entre une organisation centralisée de l’information. elle permet de structurer une information aujourd’$ui sous(e ploitée. s’appuyant sur des systèmes d’information $étérogènes. et une organisation plus pragmatique mi ant centralisation des mét$odes et décentralisation des données sources. domaine encore peu e ploré par les banques.

afin de !alider la précision et la robustesse des estimations. au(delà des fréquences de production demandées dans l’accord. %’est sur cette source que s’appuieront les outils de reporting pour la création de tableau de bord qui. .La question se pose notamment au regard de l’e igence de caractère opérationnel des modèles dé!eloppés pour répondre à l’accord. de!iendront de !éritables outils de sui!i des risques pour le management bancaire. %e datamart doit également permettre de répondre au e igences de bacYtesting et de stress tests en conser!ant des $istoriques longs. La structuration des données et des estimations dans un datamart dédié de!rait poser moins de difficultés. %es tests nécessitent l’utilisation de systèmes fle ibles permettant de manière itérati!e leur mise en Bu!re. l’analyse des résultats ainsi que l’industrialisation des adaptations effectuées sur les paramétrages initiau .

l’e istence des 8uspens comptables de plus en plus importants non apurés.. Sous citons parmi ces banques le cas du %rédit 4gricole du Haroc au ni!eau de quatre points = /( Le traitement des !aleurs M( La gestion des encaisses A( 8ui!i des comptes internes et de liaison ?( 3estion des engagements par signature %$apitre .. = contrôle interne = cas du %rédit 4gricole du Haroc .La &étérioration de la qualité de ser!ice. depuis.8 engendrant ainsi des pertes et des Hal!ersations pour la banque sont des conséquences de l’application incorrecte ou absente des règles de procédure du contrôle interne insuffisant ou ine istant %’est à partir de ce conte te que l’obligation faite au établissements de crédit d’établir un système de contrôle interne a été instaurée par la circulation de BanY 4l Hag$reb SZIK3KM@@/ de /0 fé!rier M@@/ renforcée. par article de la loi bancaire du /? fé!rier M@@I. l’apparition des flu importants risquant de se transformer en %.

d’une grande sensibilité. %ertains opérateurs sur le traitement des !aleurs e er<aient aupara!ant la fonction d’agent de recou!rement. la banque doit(elle dans sa conduite. !eiller à = P ma'triser les risques opérationnels Drégularité des opérationsE. de caissier ou de secrétaire et leur recon!ersion ne s’est accompagné d’aucune formation ou préparation adéquate. P risque de réputation de la banque résultant de la lenteur et de sa faible performance dans le recou!rement des !aleurs. P rentabiliser ses inter!entions. P assurer une qualité de ser!ice optimale. '+ Le$ "éficience$ con$tatée$ +n certain nombre des déficiences ont été rele!és au ni!eau du traitement de !aleurs et qui ne sont pas conforme au principes adoptés par le comité de Bâle dur le contrôle interne. dépouillement. on cite = /( Les inter!enants du point de !ente dans le traitement des !aleurs ne sont pas clairement désignés et leurs tâc$es ne sont pas définies Dpréparation. circulation à l’intérieur du "Q et traitement par l’4. M( Le traitement des !aleurs est confié à des agents n’ayant pas un profil correspondant au e igences de la fonction.8ection / = Le traitement des !aleurs Le recou!rement des !aleurs est un métier à part entière. A+ Conte)te /énéra e %ette multiplicité des opérations et la dispersion du réseau e posent le %4H à di!ers risques = P risque d’égarement des !aleurs lié au mét$odes actuelles de conser!ation et de circulation non sécurisées. A( les procédures relati!es au recou!rement des !aleurs ne sont pas respectées par les points de !ente Dnon respect des . P risque de rétention des !aleurs.4E. P risques de dépassement des délais de recou!rement P risque de pertes de "SB liées au !aleurs rejetées $ors délais réglementaires.aussi.

délais de séjour des !aleurs 7Q& au ni!eau des comptes des !aleurs à rejeter. à la perte de !ue des règles régissant les inter!entions. non respect des délais de traitement. les responsables sont appelés à inter!enir pour une gestion des !aleurs strictement conforme à la réglementation en !igueur. . 2 %ertains points de !ente ne disposent pas des notes de ser!ice régissant le recou!rement des !aleurs. interprétation incorrecte des instructions en !igueurE.n effet. Les irrégularités commises dans le traitement des !aleurs à été à l’origine de pertes importantes pour la banque. ?( Le sui!i réser!é au !aleurs par les "Q est défaillant. . ce qui aboutit forcément à l’application de mét$odes de traitement $étérogènes et a!ec le temps.

lle absorbe d’énormes ressources é!aluées en temps de tra!ail à plus de /@ $euresK$omme par million de &[ tel que précisé plus $aut. ?( 4bsence ou insuffisance des contrôles de la caisse = ( %ontrôle inopiné de la caisse de manière intégrale insuffisant sinon ine istant. les dépassements sont constitués par les !ersements destinés à cou!rir les c$èques émis Den l’absence de pro!isionE au ni!eau d’autres places bancaires et déjà payés par le %rédit 4gricole en c$ambre de compensation. ( . M( &épassements d’encaisses importants et croissants = &ans certains cas. . %es différences de caisse perturbent le fonctionnement normal des agences et comporte un risque de mal!eillance très important. La pratique est préjudiciable au %4H à plusieurs titres = ( . La clé du coffre et la combinaison doi!ent #tre détenues par deu personnes différentes. ou au centre d’éc$ange interbancaire de %asablanca. A( &ifférences de caisse importantes et croissantes = Les différences de caisses internes sont fréquentes et de montants importants.8ection M = La gestion des encaisses L’analyse de la journée de contrôle de caisse laissent appara'tre de sérieuses dans la gestion des encaisses = /( Son respect de la procédure d’ou!erture et fermeture des coffres = &étention réglementaire des clés que dans A/T des cas.lle génère des co)ts supplémentaires en termes de transports et de surprimes d’assurances. ( %ontrôle quotidien de la caisse insuffisant.

pte$ interne$ et "e iai$on@ Le point de !ente est tenu de s’assurer de la correcte imputation des comptes de liaison et des comptes internes et.  %omptes de liaison \ %ontrôle du respect des sc$émas comptables \ %ontrôle du bon dénouement des a!is de liaison émis et re<us \ 8ui!i de lJapurement des suspens Dnote nZIIK@IK& du M2K0KM@@IE  %omptes internes \ %ontrôle du respect des sc$émas comptables \ sui!i d’apurement \ justification A 6 Le$ co.2( L’arr#té de caisse dans plusieurs points de !ente n’est pas conforme au instructions en !igueur.rreur de code P . c$aque agence doit procéder à = .rreur de compte P .rreur de numéro d’opérations P Gpérations dénouées a!ec différences sur montant P Gpérations fractionnées 4fin de fiabiliser les flu comptables. d’inter!enir pour régulariser les écarts "QK%entral.pte$ "e iai$on Les origines des suspens comptes de liaison sont de deu sortes =  8uspens réels P . Section F : S!i0i "e$ co.pte$ $en$i3 e$ >Co.critures in!ersées P 7etard de dénouement de certaines opérations P 6ournées comptables non traitées P &ouble comptabilisation  5au suspens P .

"8 souffre au ni!eau de plusieurs "Q de Lacunes importantes = /( 3estion administrati!e P P P absence de tenue du dossier général caution absence de tenue des c$emises caution formalisme des documents insuffisant M( 3estion comptable P P absence de prélè!ement des commissions absence de comptabilisation des cautions Dcréation. %ette note définit= ( les types d’engagements par signature Dcautions sur marc$és.B."8 ( la comptabilisation des . renou!ellement et e tinctionE . %es contrôles ont pour objectif de s’assurer au jour le jour de = ( l’e $austi!ité des opérations comptabilisées ( la réalité des opérations comptabilisées ( la fiabilité de la journée comptable 8ection ? = 3estion des engagements par signatures Les engagements par signatures sont régis par la note de ser!ice nZ /@K0MK&3 du /@ mars /00M. L’arr#té est facilité par les contrôles journaliers sur ces comptes. Les comptes internes /( la justification de ces comptes = ( *oute écriture est justifiée par la pièce ayant été à l’origine de l’imputation et le rapproc$ement se fait par la confrontation des soldes du 3rand li!re a!ec ceu de l’application agence. A( au contrôles journaliers qui relè!ent de la responsabilité directe des agences initiant les opérations.E ( les modalités de gestion administrati!e des . M( l’arr#té comptable mensuel de ces comptes qui permet de produire une information fiable. ( *out "Q est responsable de la justification de ses comptes. cautions di!erses ainsi que les a!als."8 ( les contrôles à e ercer La gestion des . cautions douanières.

A( 8ui!i des engagements par signature P P Hainle!ées non e igées 7enou!ellement des ligne non opéré ?( 4nomalies di!erses P P 4ccord de cautions sans autorisation &épassement sur lignes ."8 .

8ection 2 = %omment traiter ces déficiencesV Le contrôle interne est une composante de la bonne gou!ernance de la banque Dil inter!ient notamment pour protéger la banque contre toute utilisation frauduleuse ou non autoriséeE. du déblocage et de la réalisation des crédits X .il est à cet effet=  responsable de la !éracité de l’enregistrement comptable et de la situation des comptes responsable du de!oir de !igilance garant de la stricte application de la réglementation en !igueur responsable du de!oir d’information. %omme on indique quelques contrôles à titre d’e emples =  %ontrôle quotidien des opérations remarquables = notamment les dépassements. les retrais et !ersements importantsX  %ontrôle quotidien des opérations modifiées ou supprimées *enue et contrôle de la situation des comptes sensibles Dcomptes internes et comptes de liaisonE  %ontrôle des ou!ertures de comptes et des confirmations des adresses de la clientèle %ontrôle régulier de la caisse et du respect du plafond d’encaisse %ontrôle systématique de la journée comptable "ointage systématique des documents informatiques et des états des écarts entre soldes 4gence et %entral %ontrôle de l’octroi. Le 7esponsable inter!ient pour que l’autocontrôle soit e ercé au ni!eau de son "oint de Qente.

car on ne constate le risque qu3apr$s avoir subi la perte. . Le contrôle interne au sein des banques à au m#me titre que la super!ision de l’autorité monétaire. et e trapolation à partir de cette base. peu de /anques disposent d3un s!st$me mesurant effectivement le risque opérationnel et faisant le lien avec le capital économique. LJi nconvénient de cette approche est d34tre réactif. Au5ourd3hui. Audit des processus internes et recommandations qui en découlent pour diminuer le risque opérationnel. est possible actuellement. la nécessité et l’intér#t des banques de disposer d’un système d’information et de contrôle fiable et performant qui leur fournisse toute une batterie d’indicateurs leur permettant de remplir au mieu leurs missions respecti!es .n effet. à travers toutes les classes de produits financiers. du montant des pertes totales dues au risque opérationnel. -3inconvénient de cette méthode est d34tre difficilement quantifiable. la multiplication de ses facettes et la difficulté à les localiser conduit les établissements à monter des systèmes de gestion des risques toujours plus sop$istiqués. qui pourront 4tre remis en correspondance avec les processus qui ont failli.l e iste deu contrôler le risque opérationnel = approc$es pour mesurer et %onstitution dJune base de données dJ:é!énements de perte. #r ce à . 4 cet effet. -3approche idéale est constituée de la combinaison de ces deux méthodes. une grande part de responsabilité dans l’anticipation sur différents risques bancaires. avec d3une part une anal!se approfondie des processus.Conc !$ion 8i le risque est l’essence m#me du métier de banquier. et d3autre part une mécanisation de tous les év$nements et des pertes liées au risque opérationnel. -3inté#ration des risques.

mais aussi #r ce à l3évolution des technolo#ies de l3information.l3évolution des mod$les. .