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Chapitre 2 : la stratification sociale

Introduction : quand on parle de stratification sociale on évoque le fait que les sociétés connaissent de hiérarchie qui se traduit par l’inégal accès aux capitaux matériels ou immatériels, qu’ils s’agissent de la richesse, du prestige ou encore du pouvoir. Et les formes que prennent cette stratification sont nombreuses : Par les castes : ici l’appartenance au groupe est héréditaire et elle dépend du degré de pureté religieuse. Il a une spécialisation des t!ches, et chacun doit respecter la règle de l’endogamie c"est#$#dire se marier a l’intérieur de sa caste. %es sociétés de caste on les trouve principalement en indes et en &frique. 'i on prend l’exemple de l’Inde on a en haut les castes pures et la moins élevé les intouchables. (’ailleurs certaine profession estimées impures sont réservées aux intouchables comme la boucherie, le ramassage des ordures. )ais depuis plusieurs décennies, les intouchables peuvent s’élever socialement. En effet, il avait des ministres intouchables mais le phénomène reste fort dans les campagnes indiennes. *es sociétés d’ordres : le clergé, la noblesse, le tiers état. 'i on parle de classe, elles désignent $ la base certaines professions mais le terme moderne tel qu’on l’entend au+ourd’hui est issu de l’extension du salariat cette extension du salariat, elle m,me issus de la révolution industrielle appara-t $ la fin du .I. ème siècle che/ des auteurs qui mettent en doute la légitimité de l’ordre social. %omme Engels qui, en 0123 écrit la condition de la classe ouvrière en &ngleterre, en 4rance le terme est aussi emplo é par ce que )arx appelle les historiens des lois en 4rance : 5ui/ot et 6hierr . Il écrit que c’est le père de la lutte des classes dans l’historiographie fran7aise. (’une part on va voir 8 grandes traditions $ savoir celle de )arx qui est une anal se en terme de classe sociale, de lutte des classes, nous verrons ensuite en terme d’élite que l’on doit $ Pareto. 9uelle était la position des sociologues et doit# on encore parler de classe sociale. Et nous terminerons en étudiant le classement des ménages par l’I:'EE les professions et catégories socioprofessionnel. I La conception marxiste des classes sociales Engels et )arx ont écrit le manifeste du parti communiste en 0121, l’histoire de toutes les sociétés +usqu’$ nos +our l’histoire m stique de la lutte des classes toutes la sociologie de )arx est liée la lutte des classes. Puisque les classes sont les principales actrices du capitalisme et de l’histoire en générale. )arx dit que la lutte des classes est le moteur de l’histoire. %ette lutte des classes mettra fin $ la préhistoire c’est ce que l’on connait avec le régime capitaliste pour passer $ la véritable histoire ce qui est connue avec le communisme. )arx pensait que l’histoire $ un sens, c’est l’historicisme : c’est l’idée que l’histoire $ un sens puisque toutes les sociétés connaitraient les m,mes stades d’évolutions ;)arx est un évolutionniste dans le sens que l’on passe du stade communisme primitif, l’esclavagiste, mode de production féodale, capitaliste, socialiste, communiste, chaque mode de production prend son sens que par rapport $ l’autre. (onc la lutte des classes devrait conduire $ terme $ une société sans classe et sans état. 'on anal se sociologique s’enracine dans une anal se économique puisque la structure de la société la division en classe correspond tou+ours $ la condition matérielle de production. (ans l’anal se de )arx qui suit les travaux d’Engel on a un prima de l’économie sur celle de la société. <n a l’infrastructure constituée par les forces productives et les rapports sociaux de production. *a superstructure est constituer par les représentations que l’on se fait de l’infrastructure c’est les domaines politiques, le +uridique, la sphère religieuse.

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Elles sont conditionnées par l’infrastructure. (onc dans les rapports sociaux de production on a ce fameux rapport capitaliste. *a bourgeoisie détient les mo ens de production et le prolétariat la forces de travail. 'elon )arx, il aura une révolution car selon lui la crise qui va conduire $ la fin du capitalisme car les crises dues $ la baisse tendancielle des taux de profits qui mène aux crises de plus en plus violent d’o= la fin annoncée. %’est une identification d’une forme de hiérarchie dans la société fondée sur les classes sociales. (ans le 01 brumaire de >onaparte, il est plus précis sur les classes sociales mais pour qu’il ait classe sociale il faut qu’il ait une condition nécessaire et qu’il ait une communauté d’activité de mode de vie de fa7on de penser, c’est la condition nécessaire mais pour parler de classe. %’est insuffisant car il faut que les classes aient conscience d’elles m,mes. %’est le passage de la classe d’en sois $ pour sois se passage se fait quand il a prise de conscience qu’elles sont en antagonisme. (onc la conscience des classes, che/ )arx, passe par la conscience de la lutte des classes. ?emarque : dans ces travaux historiques les classes apparaissent plus nombreuses. (ans la lutte des classes en 4rance, )arx distingue la bourgeoisie industrielle de la bourgeoisie commer7ante, de la bourgeoisie financière et de la petite bourgeoisie. *e prolétariat, le sous prolétariat et la classe pa sanne. Il fait notamment référence $ la seconde république, c’était de faire une république sociale mais l’élection a mené une chambre conservatrice donc le r,ve est terminé, car $ l’époque l’électorat des ouvriers était minoritaire, les pa sans étaient donc ma+oritaire. & l’intérieur de la bourgeoisie, il peut avoir des dissensions qui seront reprises au niveau politique $ l’intérieur m,me des conservateurs. Exemple : la monarchie de +uillet marque la victoire de la bourgeoisie financière sur la bourgeoisie industrielle 9ue penser de l’anal se de )arx @ ?a mond &ron che/ )arx il n’ a pas de véritable définition des classes sa ne correspondrait pas aux sociétés modernes. &u+ourd’hui, on ne peut plus parler de classe dirigeante. >audrillard nous dit que )arx a tendance $ donner $ la classe ouvrière une vocation productiviste qu’elle n’avait pas $ l’époque car pour )arx la vocation historique du prolétariat est de prendre la place de la bourgeoisie le concept de classe est un concept rationaliste universaliste concept qui n’est d’une société de production rationnelle une société basé sur le calcule et nous dit >audrillard c’est une rationalisation du mouvement ouvrier alors que +usqu"commune le mouvement ouvrier ne revendique aucunement de prendre en charge le mouvement industrielle le souhait des ouvriers et un souhait de socialisme immédiat l’institution imaginaire de la société de %astoriadis était économiste ;<%(EA sociologue, ps chanal ste, philosophe. )arx a tendance $ réifier les classes sociales et en fin de compte de leur donner un rBle mineur puisque qu’est ce qui reste centrale dans l’anal se de )arx c’est la fameuse variable économique. &utre critique c’est une lecture rétrospective, rationaliste de l’histoire. )arx $ tendance $ ,tre profondément naturaliste puisque le mouvement de l’histoire obéit d’une certaine fa7on $ des lois naturelles, la volonté des hommes et la luttes des classes +ouent relativement peu.

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&u+ourd’hui qu’en est il @ &u+ourd’hui, on pourrait dire que non d’après les hommes politiques. En sociologie parler de classe sociale reste d’actualité pour comprendre la d namique des sociétés depuis 8 siècles. (’autre part, par les inégalités, il a tendance $ une croissance des individus $ appartenir $ une classe sociale depuis 0Cans. Parler classes social, il $ la tradition marxienne dans cette tradition les classes sociales sont des collectifs qui sont structurés par leurs positions spécifiques dans le s stème économique notamment $ travers la propriété des mo ens de production. Il aurait donc un rapport d’exploitation, un conflit central animé par la conscience de classe, la conscience collective d’,tre une classe. Ici, on est dans une tradition holiste, c"est#$# dire que la totalité est supérieure $ la somme des parties. %’est une démarches que l’on peut qualifier déréalise, les classes sont supposées exister comme des entités véritables en dehors m,me de l’Dil du chercheur *’autre tradition et Eébérienne, on suppose ici que les classes sociales sont des groupes d’individu semblable qui partage une d namique probable similaire. %’est ce que Féber appelle des chances de vie identiques, c’est indépendant de la conscience d’appartenir $ une classe et donc la classe sociale se n’est, en fait, que la somme des individus que le chercheur va assembler selon ses propres critères. (onc on a une démarche qui individualise plus et donc, ici les classes ne sont pas des choses en soit mais des noms que l’on donne, c’est la tradition nominaliste les concepts ne sont que des fabrications, c’est une démarche plus proche de l’artificialisme que du naturalisme. II une analyse en termes d’élite Pareto ;0121#0G8HA au départ, c’est un ingénieur puis ensuite, il s’est intéressé $ l’économie. %’est le successeur de valrace il a été dans le mouvement pacifiste durant la guerre de 02, il s’est intéressé $ la sociologie devant ,tre un complément $ l’anal se économie et il a écrit un traité de sociologie générale. *’ambition de Pareto, c’est d’élaborer une théorie générale de la société. Pareto comme )arx et 4reud fait parti de l’école du soup7on car l’idée ici c’est que le discours de l’homme est trompeur les mobiles de l’action les significations des actes, ne sont pas ceux que les acteurs vont s’avouer. Exemple : che/ )arx le véritable mobile c’est les intér,ts de classes. %he/ Pareto se sont des instincts des sentiments qui vont se couvrir de +ustifications rationnelles A) les concepts Il va distinguer action logiques et non logiques. *es individus mobilisent certain mo en par rapport $ certaine fin. <r l’utilisation des mo ens ne conduit pas de fa7on automatiques aux fins visées autant dire qu’il n’ a pas forcément une combinaison entre les mo ens et les fins. Il peut avoir des fins improbables, ou parfois les mo ens déplo és ne sont aucunement en relation avec les fins visées. Exemple : mo en : sacrifice des animaux pour de bonnes récoltes mais ce sont des actions non logique ou non rationnelle. )ais il existe des actions logiques quand le but $ atteindre est possible et que les mo ens déplo és sont adéquats avec cette fin qui est visée Exemple : construction d’un pont, mo en : résistance des matériaux

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*es actions non logiques prédominent dans le comportement et ce sont ces actions non logiques qui font l’ob+et de la sociologie

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%omment expliquer qu’il a des actions non logiques @ *’idée développée par Pareto, c’est que dans tout individu, il aurait de l’instinct et de la raison. #%es instincts sont des résidus, la raison et il a le concept de dérivation qui permet de relier les 8. Il a plusieurs résidus : *es instincts de combinaison, c’est la tendance des individus $ faire des rapports des relations entre les choses et les idées. %’est le résidu du développement culturel et intellectuel. *a persistance de ce résidu conduit $ l’homme de faire des combinaisons comme les institutions qui seraient le résidu de l’ordre donc des institutions forment le ciment social. (e toutes les facettes des individus, c’est le résidu qui demeure la part la plus importante pour Pareto. #Pour ce qui est des dérivations ce sont les explications verbales des doctrines qui enrobent les actions non logiques. *es raisons de nos actes ne sont pas celle que nous nous avouons. *’idée c’est de débusquer les buts de la pensée. &utre concept important pour Pareto, c’est celui d’hétérogénéité sociale, les hommes sont différents ph siquement, moralement, intellectuellement. Et c’est un aspect important parce que cette idée d’homogénéité conduit Pareto $ faire une séparation entre la masse des individus qui sont gouvernés, et un petit nombre d’individus. En conséquence, il aurait une couche supérieure des gouvernants et une couche inférieure : les gouvernés et c’est cette couche supérieure qu’il va qualifier d’élite. Et parmi cette élite il va distinguer une élite gouvernante et une élite non gouvernante. Exemple : l’élite non gouvernante les bon industriels ou les bons avocats. *a nature de cette élite dépend des résidus si l’élite a plutBt des instincts de combinaisons elle gouvernera par la ruse. En revanche, si cette élite a plutBt comme prima des instincts de persistance alors elle utilisera la force. %ela pourrait mener des sociétés différentes car les instincts de persistances conduit $ une élite de rentier. En revanche, si c’est l’instinct de combinaison, on obtient une élite plus spéculative. (onc les caractéristiques d’une société sont les caractéristiques de l’élite et donc l’histoire d’une société c’est l’histoire de ses élites. *’élite parvient $ diriger en reprenant une vieille opposition que l’on retrouver che/ machiavel qui distinguer les renards et les lions. *es renards gouverneront par la ruse et les lions par la force. *e problème c’est la légitimation de l’élite. %e sera l’art de convaincre, tromper. %"est#$#dire que l’élite doit convaincre qu’il est légitime pour ces droits et ces devoirs que la masse des gouvernés reste gouvernée par l’élite. (ont les gouvernés n’ont pas beaucoup de pouvoir. (e plus, Pareto nous dit qu’il faut distinguer la forme du fond. *a forme c’est ce que l’on peut constater dans les changements historiques. Exemple : de l’élite politique dans la ?ome antique ou encore des controverses religieuses comme la réforme ou encore les luttes sociales que Pareto a été témoin au ..ème *e fond, c’est uniquement une histoire liée circulation des élites. (’o= l’idée de Pareto comme quoi l’histoire est tou+ours aristocratique.

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B) la dynamique d’une société *a d namique d’une société tourne autour des 2 concepts ?ésidu (érivation Iétérogénéité sociale :otion d’intér,t %haque variable va +ouer sur les H autres. Et donc la société est un équilibre entre ces 2 éléments. Et l’histoire, c’est une succession de c cle de combinaison entre ces différents éléments. 'i Pareto nous dit que l’histoire est tou+ours aristocratique donc pour comprendre la d namique d’une société, il faut étudier les rivalités et les circulations entre les élites. 'i l’histoire est un cimetière d’aristocratie, il faut comprendre la naissance la vie et la mort des élites pour comprendre la circulation des élites. *es élites meurent de 8 fa7ons : soit par transformation interne ou par rupture violente &vec le temps, l’élite a tendance $ perdre de son énergie, les héritiers ont bénéficié d’une position privilégiée, et ils sont atteints le résidu de première classe, c’est la tendance $ la science ou encore l’esprit critique ou encore le scepticisme et ils deviennent incapables d’utiliser la force nécessaire au maintient de l’ordre social. (onc l’aristocratie devient vulnérable face $ la violence de la masse. %’est comme cela que Pareto anal se la révolution fran7aise. &utres aspect, c’est l’inadéquation entre les héritiers et les fondateurs. Il aurait possibilité d’une décadence due $ une loi biologico#sociale, cette loi suggère qu’il a une exclusion entre l’harmonie durable entre les dons des individus et des positions qu’ils occupent. *a masse des gouvernés. *a masse ne conna-t pas les règles du +eu, elle est passive. (onc Pareto, s’interroger sur un régime quelconque ne l’intéresse pas et il n’était pas démocrate, au contraire il a re+oint les fascistes. III conver ence et diver ence entre !arx et "areto# A) les conver ences *es raisons de nos actes ne sont pas ce que nous nous affirmons. (onc nos actes doivent ,tre décr ptés. 'econd aspect, la volonté des hommes ne compte quasiment pour rien. (onc on est contre tout volontarisme dans la société. %’est l’historicisme est dJ au naturalisme. Il ne peut pas avoir une théorie des groupes sociaux sans cette philosophie de l’histoire. Il faut qu’il ait donc une sociologie générale. &utre convergence, il a un rBle assigné aux minorités, une polarité entre le plus grand nombre et la minorité. *a société forme un tout, un s stème que le chercheur doit rechercher. B) les diver ences %’est la conception de l’histoire des sociétés. %he/ )arx m,me si on a eu des tendances $ la sous estimations. )ais il a un mouvement dialectique, il s’agit de la lutte des classes. Elle traverse toutes les sociétés, elle demeure une donnée fondamentale. %he/ Pareto, l’histoire, c’est l’histoire des minorités dirigeantes donc il n’ a pas ce mouvement dialectique. %he/ )arx, la lutte de classe c’est décisif puisqu’elle devrait conduire $ des changements de société etc. %he/ Pareto, les luttes qui sont dans le passé, le présent et le futur, sont en fait la m,me chose,

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toutes les luttes conduisent $ une domination de l’élite. (onc plus sa change, plus c’est la m,me chose. 'ur le devenir de la société, che/ )arx on arrive au communisme avec un dépérissement de l’état sans classe sociale. %he/ Pareto, c’est l’inverse car c’est impossible qu’il ait une société sans le pouvoir d’une élite. &utre divergence, c’est le rapport entre dominants et dominés. %he/ )arx les rapports sont très actifs car il a interactions, lutte, conflit. %he/ Pareto, il a une conception très passive. %ar il a une élite très organisée et une masse inorganisée, amorphe. (onc la base du pouvoir est différente. %he/ )arx ce sont les processeurs de mo ens de production qui ont le pouvoir donc c’est ceux qui sont dans la suprématie économique. *’infrastructure est composée des forces productives et leurs évolution et les rapports sociaux de production. Il a des convergences d’intér,t dans cette classe bourgeoise, car elle entre en conflit avec la classe ouvrière. %he/ Pareto, elle est définie par des individus qui sont doués, c"est#$#dire que si l’élite gouverne c’est parce qu’elle a des qualités qui lui sont supérieures. %eci dit dans cette relation pour Pareto, il anal se le pouvoir sans anal sé que c’est la propriété qui va donner ce pouvoir alors que )arx met l’accent sur la propriété et a tendance $ ignorer que c’est le pouvoir qui va amener la propriété. &lors que che/ Pareto puisque che/ lui l’histoire est tou+ours la m,me il a m,me une certaine indifférenciation de sa part par rapport au régime politique. %eci dit il n’est pas sans signification pour les individus d’,tre en face d’un régime autocratique ou démocratique. I$ les positions en présence 5lobalement on a 8 grandes thèses défendues : (ans nos société, parler de classes sociales de lutte des classes n’auraient plus grande signification, on serait dans une société de plus en plus indifférencier. *a hiérarchie d’espace sociale reste encore une donnée fondamentale et on trouve cela autant aux K'& qu’en 4rance. A) la position de %iesman Il a écrit avec %la/er et dema , la foule solitaire publié en 0G38. Il a été tiré $ 0million d’exemplaires en 0Cans. *’idée c’est qu’avec la société de consommation, on assisterait $ une seconde révolution qui fait suite $ la première qui commencerait selon lui, $ la renaissance et qui se termine $ la fin du .I. ème siècle avec les luttes sociale et politique. Pourquoi il parle d’une autre. Parce qu’une société de consommation va venir modifier la personnalité de base de l’individu et donc des changements au niveau de la solidarité sociale, des changements dans l’activité politique, dans la culture etc. %e serait une révolution sociale, politique et culturelle. (onc dans l’évolution du capitalisme conduirait donc $ la transformation de la personnalité de base. Et pour comprendre cette évolution, il part des modifications démographiques. &vec l’idée que l’évolution démographique suit une tendance de courbe en ' : croissance transitoire fort car fort taux de natalité et faible taux de mortalité.

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& ces trois t pes de période corresponde H caractères sociaux différents. Première période, il s’agit d’une société de subsistance : les individus au niveau de leurs motivations c’est essentiellement la tradition. (ans la deuxième, c’est une société industrielle : les motivations seraient intro déterminées. *es conduites des individus sont fonctions de normes et de valeurs intériorisées très tBt. *a troisième étant la consommation de masse Il a modification au niveau des motivations puisqu’ici elle serait extro déterminées elles sont fonctions du souhait d’appartenance des groupes sociaux, auxquels les individus appartiennent la grande variable déterminante c’est la variable démographique. (ans l’édition fran7aise, il reconna-t avoir sous estimé la variable technologique. Pour ce qui est de la stratification, l’idée c’est que depuis le début du .. ème siècle on pourrait plus parler de classe dirigeante. Et d’une certaine fa7on, il aurait un fractionnement du pouvoir et une compétition entre les groupes sociaux et d’une certaine fa7on, on ne peut plus très bien distinguer entre les dirigeants et les dirigés. (ans toutes les sociétés, il n’ aurait plus d’élites et donc le pouvoir serait le résultat d’un équilibre entre différents groupes qui apparaissent indépendants et égaux.

B) la réponse de &ri ht !ills *’élite du pouvoir en 0G3L. Il récluse )arx mais il récluse aussi ?iesman, il qualifie de ?iesman de théorie de l’équilibre. Puisqu’ici pour le lui pouvoir, c’est le résultat d’un équilibre automatique entre des groupes indépendants et donc ?iesman dénonce le modèle microéconomique sous#+acent $ la position défendu par ?iesman puisque le pouvoir, c’est le résultat de rivalités entre microdécision qui aboutissent $ un certain équilibre. <r )ills nous dit qu’il faut faire l’économie d’une réflexion sur les institutions et le poids de celle#ci dans la société. )ills est l’héritier du courant institutionnaliste aux K'&. %’est un courant qui est apparut $ la fin du .I. ème début ..ème sous la plume d’économiste qui avaient une formation philosophique et sociologique qui était influencée par les pragmatiques Meblen et %ommons. Pour )ills l’élite est un ensemble d’individu qui poussé par les intér,ts publics ou privés s’empare des positions de pouvoir, ils font et défont les influences ma+oritaires qui traverse la vie sociales.

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%omment la repérer @ %e qui occupe des postes de commandement égal, donc ici des individus définis en termes de position %e qui ont un plus ou une détermination en terme d’avoir et non d’,tre. '’interroger sur l’origine des classes sociales Kne définition en terme moral ou ps chologique, c"est#$#dire ce qui sont les plus doués *’élite est $ la t,te des grandes institutions d’o= l’importance du phénomène organisationnel qui exige un cadre. *’idée de classe dominante, c’est l’idée que l’économique serait totalement soumis au politique. %ar l’idée de classe dominante enlève toute autonomie politique ou militaire. *’élite du pouvoir permettrait de dégager un groupe cohérent solidaire former des élites politiques, économiques et militaire qui détiennent en fin de compte le pouvoir de décision N nul ne peut ,tre vraiment puissant s’il n’a pas accès $ la direction des grandes institutions. *e pouvoir individuel se base sur le pouvoir institutionnel O N %’est l’ensemble des hommes qui prennent toutes les décisions importantes que l’on peut prendre O il a plusieurs élites mais il parle au singulier car tout se passe comme s’il en avait qu’une élite. %ar il a une solidarité entre ceux qui occupent des post dans les institutions militaires, politiques et économiques. *’armée est la première institution importante c’est devenu un état dans l’état. :otamment l’armée commande $ l’industrie particulièrement en matière nucléaire. Et donc Fright )ills décrit que l’armée est devenu un centre de pouvoir devenu autonome qui dicte sa propre politique au niveau de la sécurité. Pour ce qui est du pouvoir économique, il fait référence $ la concentration des firmes au Etats#Knis. 8CC $ HCC firmes qui sont unies par des liens administratif ou politique, détiennent les clés des décisions économiques. *es stratégies de ces firmes ont un impact sur les économies mondiales via le développement des firmes multinationales américaines. )ais aussi au niveau de la sphère politique et militaire. Exemple : la cours supr,me $ refuser de plafonner les aides des entreprises aux partis politiques qui était une proposition de loi. Il n’ a pas d’un coté le politique et de l’autre l’économique, il a une économie politique qui est unie enfin de compte par des liens au niveau institutionnel et qui va +ouer également sur les décisions militaires. *’institution politique est un peu au second plan. *e transfert des centres de pouvoir aux Etats#Knis qui est passé au fil des décennies du congrès $ l’exécutif et dans celui#ci les P du personnel appartiennent aux sphères de l’armée ou de l’industrie. Il a une interdépendance et ce qu’il suggère, c’est que les décisions sont prises par une oligarchie libre et c’est pour cela qu’il suggère que le complexe militaro#industriel a envahi la politique. %ela fonctionne ci bien, c’est parce qu’il existe pour cette élite une communauté de nature personnelle et ps chologique. <n obtient une similitude des idées et mentalités, c’est parce qu’ils détiennent une origine sociale commune ou comparable. *es membres de cette élite ont suivi les m,mes cursus, éducation, ils ont des liens d’amitiés ou de parentés, des stratégies matrimoniales.

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9ue penser de cette thèse @ Il a réussit $ dissocier la notion de classe et la notion d’élite. Il conduit une réflexion qui conduit $ s’interroger sur la sociologie du pouvoir et donc si vous voule/ conna-tre la composition de cette élite, cela permet d’anticiper les orientations qui vont ,tre prises. *a limite est peut ,tre trop institutionnel avec une place trop importante aux fonctionnaires. %e que l’on remarque malgré tout, c’est que lorsqu’il a un changement de ma+orité, il a un renouvellement au niveau du pouvoir exécutif et autre élément empirique. %’est que malgré la présence de ce complexe militaro# industriel lors du retour des démocrates de développer des politiques de dépenses sociales et donc on peut s’interroger sur la puissance de ce complexe. C) les dé'ats en (rance# Raumond Arrons la lutte des classes nouvelle leçon sur la société industrielle. Il parle du fait oligarchique et donc du fait qu’il n’y ait pas de répartition du pouvoir, seule une minorité gouverne. Il s’inspire d’Auguste Comte qui distinguait le pouvoir temporelle, du pouvoir spirituel. Il s’inspire aussi des travaux d’un anthropologue louis umont, il a fait des recherches poussées sur des sociétés individualistes et holistes. !omo hierarchicus c’est une étude sur les sociétés holistes, homo accuelisse est une étude sur les sociétés individualistes. "n distingue ceux qui prie qui ont la force et le travail. istinguer le pouvoir économique temporel et spirituel #A R$%"IR A%$C &$ C"'R( $ !$&$)$* &u niveau du pouvoir temporelle, c’est ceux qui disposent de la force. %’est le personnel politique $ savoir l’état. *es grands fonctionnaires civils, le personnel militaire. Il fait référence $ Feber qui définissait l’état comme celui qui détient le monopole de la violence légitime. %eux qui détiennent les mo ens de production ou ceux qui sont $ la t,te des grandes organisations, tous les gestionnaires du travail collectif. Pour ce qui est du pouvoir spirituel c’est ceux qui agissent sur les représentations du monde légitime. &vant, c’était le monopole de l’église. )ais dans les sociétés laQque l’église garde en parti, une potentialité de représentation du monde légitime, elle +oue un rBle. Il a des directeurs de conscience, des individus qui produisent des normes $ suivre ou non. %eux qui les produisent sont des savants, artistes, écrivains, etc. c’est ce qu’&rron dit que ce sont ceux qui font preuve d’une certaine exemplarité. )ais $ coté de cela il a également le pouvoir des +ournalistes. Moir mes m,mes les meneurs de masse ceux qui se réclame d’une doctrine. 9u’en penser @ %’est une anal se pluraliste. &vec l’idée qu’il n’existerait plus une classe dirigeante mais une compétition entre différentes catégories. (onc, c’est plutBt une anal se en termes de catégories dirigeantes. ?éponse de +irm+aum, la classe dirigeante fran7aise. Il dit qu’il a une importance de la hiérarchie et il s’attache $ étudier l’élite dirigeante. Et notamment le personnel politique en 4rance, globalement, on a faire $ des personnalités issus de couches qui sont socialement privilégiées. Il a des différences entre les personnalités de gauche et de droite. & droite : on a des individus fortement doté économiquement.

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& gauche, on a affaire $ des personnalités avec des capitaux culturels élevés. *e P%4 représentait 8CR des votes avant. &vec la 3 ème république, on a eu un changement avec les représentations politiques les catégories qui étaient encore représentantes sont absentes. (onc diminution du poids des classes populaires et au niveau du recrutement de la petite bourgeoisie. >aulieu ;cf. distinctionA il a encore unité de classe. Et cette adhésion $ la classe, elle est inscrite dans les abitus. &u gout et au dégout aux s mpathies ou aux inversions. (ans les pratiques économiques sociales et culturelles. *a clé des conduites, c’est la distinction dans la pratique artistique, culturel et sportive. III le classement des ména es# Pour classer les ménages en 4rance on utilise la classification de l’I:'EE selon une certaine homogénéité sociale et culturelle en tentant de se garder de toute théorie idéologique. 'i on s’intéresse $ la grille des catégories socioprofessionnelles, celle après la seconde guerre mondiale jusque 1990 puis elle l’a modifié *a profession, l’activité économique, le statut social, le niveau de qualification, faire une différence entre les ouvriers spécialisés et les ouvriers qualifiés, et pour les indépendant le nombre de salariés. B) la nomenclature des professions et caté orie socio professionnel 0A l’ancienne nomenclature. (iscuter de la grille, l’I:'EE a recensé 08 S professions regroupées elles m,mes en HC catégories, regroupé en G %'P : *es agriculteurs exploitants. *es salariés agricoles *es patrons de l’industrie et du commerce *es cadre supérieurs et professions libérales. *es cadres mo ens *es emplo és *es ouvriers *e personnel de service &utre catégorie : armée, le clergé, et les artistes. Et la population inactive. 8 catégories ont vu leurs effectifs réduits, l’hétérogénéité notamment de l’autre catégorie, et le terme de cadre mo en avait une signification importante avant mais début des années 1C, il avait 8CR de la population qui était cadre mo en. 8A la nouvelle nomenclature cf pol HA la création des d’une P%4 Exemple des cadres *e statut de l’individu sa dimension professionnelle <n peut ,tre salarié ou non. Public ou privée. <n peut ,tre aide famillial <n a des non salariés ;H0A et une partie des H3 <n a une homogénéité au niveau du capital culturel

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2A les variations des effectifs &rtisans, commer7ant, légère baisse. Conclusion énérale : au+ourd’hui, c’est que l’on est dans une période de croissance ralentie, si l’on regarde les écarts de revenus, on constate que les inégalités de revenu sont encore présentes, si on veut mesurer les inégalités économique et sociale mais si on prend les patrimoines les inégalités deviennent des gouffres. %e qui d’ailleurs conduit au+ourd’hui $ l’augmentation de la conscience de classe. (epuis le milieu des années GC, il a une tendance $ une conscience de classes qui avaient tendance $ diminuer. <n peut encore parler de classe sociale soit d’un point de vu nominaliste ou voir réaliste. <n peut encore parler de classes sociales car on a des individus qui sont inégalement dotés du point de vu prestige économique et inégalement situés dans le s stème productif. Il a des identités de classe, tout d’abords une identité temporelle, cette identité renvoie $ une permanence $ rester dans la m,me catégorie qui fait référence $ une certaine immobilité sociale. *a mobilité intergénérationnelle est relativement faible. )ais également la mobilité intra générationnelle cette permanence se voit dans les stratégies matrimoniales. Et identité culturelle faisant référence $ des partages de référence s mbolique, similitude des modes de vies. Et une identité collective. %"est# $#dire la capacité ou non des individus $ agir de fa7on conflictuelle et qui interpelle la sphère politique.

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