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'e ards croisés

Acquis de premi re ! as"métries d#in$ormation %otions ( Tau& de salaire réel, salaire d#e$$icience, salaire minimum, contrat de travail, conventions collectives, partenaires sociau&, segmentation du marché du travail.

I – Travail, emploi et chômage

1.1 – Comment s’articulent marché du travail et gestion de l’emploi ?

$iche " % &n marché du travail ?

I.

L’analyse néo-classique permet-elle d’expliquer le fonctionnement du marché du travail?
A. Constat
1. Les ri idités du marché du travail facteur de ch!ma e ?

". La protection de l’emploi source de ch!ma e ?

#. Les allocations ch!ma e source de ch!ma e?

). *xplications

II.

Certaines hypoth+ses de l’analyse néo-classique ne sont pas vérifiées
A. ,es asymétries d’information
1. &ne information différente selon les a ents

L’information n’est pas parfaite. On peut ainsi considérer que l’information est inégalement répartie (asymétrique) entre les agents

". Crée des ri idités endo +nes au syst+me
Traditionnellement, la rigidité résulte de déterminants qui sont exogènes au marché et qui remettent en cause son on fonctionnement. !ais, un certain nom re de théories permettent de montrer au"ourd’hui que le manque de flexi ilité est le résultat de comportements rationnels des agents (il est donc endogène au marché) qui ont intégré dans leurs transactions # $aria les non prises en compte précédemment % le risque et le temps (& p ''() )insi, on se rend compte que l’entreprise n’a pas intér*t + réduire les salaires de ses employés en cas de aisse de la producti$ité et d’augmentation du ch,mage. -n effet % • les salariés se considérant comme mal traités par l’entreprise réagiront en démissionnant, en diminuant leurs efforts % ils pourraient, selon ../énéreux, en résulter % 0 une diminution de la producti$ité au point que le co1t unitaire du tra$ail augmente au lieu de aisser 2 . • On se rend compte ici que si les entreprises maintiennent des salaires supérieurs + ceux du marché, ce n’est pas seulement parce qu’elles y sont contraintes par des législations étatiques, par l’action des syndicats, mais parce qu’il leur sem le rationnel d’agir ainsi. 3es théories %

insistent sur la rationalité des entreprises, ce qui relè$e d’une analyse typiquement néo4classique . ../énéreux écrit ainsi % 0 5i toutes les entreprises aissent le salaire en m*me temps et que ce mou$ement général soit reconnu par les salariés 2 alors l’entreprise peut aisser le salaire, sans a$oir + craindre, en contrepartie une réduction de l’effort de ses salariés. Les effets négatifs de la aisse du salaire sur la demande ne sont pas en$isagés. -n re$anche, elles reprennent de 6eynes l’idée que 0 le ch,mage est largement in$olontaire, qu’il est engendré par le fonctionnement m*me de l’économie de marché 2 ( 7.3lerc) . 7ans ce cadre d’analyse, les ch,meurs, m*me en acceptant de tra$ailler + des salaires plus as n’accroissent pas leur pro a ilité d’*tre em auchés 8 ils demeurent au ch,mage, alors qu’ils font tout pour o tenir un emploi

a. La théorie du salaire d’efficience -. et / p #.0 - #.12
 Rappel de l’analyse traditionnelle : 7ans la théorie traditionnelle, le salaire est fonction de la producti$ité. On considère, en effet, que l’entreprise n’em auchera, que si le co1t qu’elle supporte (taux de salaire réel) est inférieur ou égal au re$enu qui lui est apporté par le salarié (la producti$ité marginale). Apports de la théorie : Les théoriciens du salaire d’efficience $ont prendre le contre4pied de cette analyse en démontrant (en partant, en particulier de l’étude du marché du tra$ail dans les 9:7) que ce n’est pas le salaire qui est fonction de la producti$ité, mais la producti$ité qui est déterminée par le salaire % le salarié sera d’autant plus efficace qu’il est ien rémunéré. Conséquences : la flexi ilité des salaires + la aisse, afin de résoudre le ch,mage, peut *tre inefficace, engendrer des effets per$ers, et par4l+ ne plus *tre appliquée par les entreprises %  ,es salaires élevés 3 l’em4auche (Le mod+le d’antisélection -5eiss6 17892 ;uand une entreprise em auche un salarié, elle n’est pas certaine de son ni$eau de producti$ité, elle a donc intér*t + proposer des salaires éle$és pour sélectionner les meilleurs %  le salaire de réser$ation annoncé par le candidat lors de l’em auche "oue un r,le de signal qui indique en partie ses qualités et ses compétences.  9lus le salaire offert par l’entreprise est éle$é relati$ement + celui du marché, plus l’entreprise aura les moyens d’attirer et de sélectionner une main4d’<u$re de qualité.  7ans ce cadre, les candidats + l’emploi qui se caractériseraient par un salaire de réser$ation trop as afin d’accro=tre leur pro a ilité d’em auche, iraient + l’encontre de leur o "ectif.  -n effet , l’entreprise considérerait que , puisqu’ils acceptent un salaire fai le , cela signifie que leur ni$eau de producti$ité est réduit , donc que l’em auche du salarié n’est pas intéressante pour l’entreprise % il $aut mieux payer cher un salarié productif que d’em aucher + un salaire réduit un salarié fai lement productif .  &ne incitation 3 travailler ( Le mod+le don-contre don d’A:erlof 5elon Akerlof, dans 0 La théorie, don contre-don », • l’entreprise a intér*t + sous4estimer en connaissance de cause la producti$ité de ses salariés relati$ement au salaire qu’elle leur offre (elle leur fait un don), • en contrepartie les salariés se rendant compte qu’ils sont ien traités par l’entreprise $ont *tre incités + accro=tre leur producti$ité % ils font un contre don + l’entreprise, conformément aux principes de la théorie sociologique de !.!auss  &ne incitation 3 travailler ( Le mod+le du ; tire au flanc < 9roposer des salaires éle$és lors de l’em auche présente un risque connu sous le nom de théorie du passager clandestin (free rider) % • certains salariés pourraient dans ce cadre annoncer un salaire de réser$ation très éle$é alors que leur producti$ité est fai le % l’entreprise serait perdante, mais ce risque est réduit. • -n effet, si a priori, l’entreprise, quand elle em auche ne conna=t pas la producti$ité du salarié 8 en re$anche a posteriori, elle peut l’o ser$er durant le processus de production. • L’indi$idu risquerait alors d’*tre démasqué, d’*tre licencié. La sanction est d’autant plus dure que le ni$eau de ch,mage est éle$é et que la pro a ilité de retrou$er un emploi est donc fai le.

 &ne réduction des co=ts de rotation de la main d’oeuvre Le $ersement de salaire supérieur + celui du marché présente un autre a$antage permet de conser$er une main4d’<u$re qualifiée (dont la qualification a été o tenue dans le cadre de l’entreprise) qui est donc producti$e. • >n haut ni$eau de rémunération relatif (qui permet + l’entreprise d’attirer et de conser$er une main4 d’<u$re + fort capital humain) est donc plus que compensé par les co1ts de mo ilité de la main4 d’<u$re supportés par l’entreprise en cas de départ de ses salariés les plus productifs. • 3eci permet de mieux comprendre le pou$oir dont dispose les insiders (salariés de l’entreprise) par rapport + celui des outsiders (les ch,meurs recherchant un emploi). -n effet, si l’entreprise accorde + ses salariés des conditions plus a$antageuses que celles qu’elles accorderaient + des ch,meurs, c’est qu’elle y trou$e un a$antage % celui de conser$er une main4d’<u$re plus qualifiée donc relati$ement moins co1teuse. •

4. La théorie des contrats implicites
 les salariés disposent de peu d’informations et $ont donc *tre caractérisés par une a$ersion pour le risque qui $a les conduire + $aloriser la sta ilité de leur situation dans le long terme. 9our cela, les salariés $ont éta lir des contrats implicites (car non reconnus par la loi) a$ec leur employeur qui peu$ent *tre assimilés + des contrats d’assurance. On peut distinguer # périodes % • durant les périodes de croissance , les gains de producti$ité augmentent fortement, les salariés $ont accepter de énéficier des augmentations de salaire plus réduites, le salaire de$ient donc inférieur + la producti$ité. On dit que le salarié paye sa prime + son employeur qui est son assureur. • en contrepartie, durant les périodes de récession , le salarié énéficie d’un salaire qui de$ient supérieur + la producti$ité (le salaire ayant moins aissé que la producti$ité ) , on dit alors que le salarié re?oit ses indemnités d’assurance qui sont la contrepartie de la prime . Probl !e : Toute la difficulté est alors de fixer le ni$eau de la prime et d’éta lir une relation de confiance % • la prime sera d’autant plus importante que le degré d’a$ersion face au risque des salariés est fort. • la confiance est plus complexe + éta lir. -n effet, l’information étant inégalement répartie, l’entrepreneur est mieux + m*me de conna=tre la situation réelle de son entreprise 8 dès lors, il risque d’essayer de tromper ses salariés, cela d’autant plus que le contrat est implicite. !ais, selon les théoriciens des contrats implicites, ce risque est réduit par un certain nom re de procédures % o le chef d’entreprise n’a pas intér*t + trahir la confiance de ses salariés, car ceux4ci le lui feraient payer en étant moins productifs. o dès lors, le chef d’entreprise, pour que les salariés acceptent une aisse de salaire, doit leur démontrer que les indemnités d’assurance sont de$enus supérieurs + la prime $ersée, en mettant en a$ant la détérioration de la situation sur le marché du tra$ail et dans l’entreprise ( par exemple , en licenciant une partie de ses salariés ) . 3ette théorie est intéressante car % • elle permet de montrer que la rigidité du salaire peut *tre expliquée tout en conser$ant l’hypothèse de rationalité des agents économiques. • 3omme l’indique @.Aeynaud % 0 7ans la théorie des contrats, le salaire a changé de statut, ce n’est pas un prix de marché, mais le résultat monétaire d’une règle con$enue entre # indi$idus rationnels. 2 • 7ès lors, il n’y a plus aucune raison de penser que la flexi ilité du salaire soit capa le de ramener + l’équili re. • L’important ici est d’a$oir rendu endogène les déterminants moti$ants la rigidité du salaire 8 le ch,mage qui peut en résulter n’est plus + chercher dans des pseudo4 déterminants extérieurs accusés de tous les mots.

Re!arque : Bl $a en *tre de m*me dans la théorie insiders4outsiders.

c. La théorie insiders-outsiders
 Probl !e : ).Lind ecC et 7.5noDer cherchent + apporter une réponse + la question sui$ante % pourquoi l’augmentation des salaires s’est4elle poursui$ie malgré la hausse irrésisti le du ch,mage E "olution : La réponse qu’ils apportent est que % • les négociations salariales ne su issent pas l’influence des ch,meurs tout simplement parce que les salaires sont négociés par ceux qui ont un emploi. Bl est alors impératif de distinguer deux types d’actifs % • les insiders % qui se situent dans les entreprises et participent aux négociations salariales • les outsiders, c’est4+4dire les ch,meurs qui en sont exclus. • On comprend aisément que les insiders, faisant preu$e de rationalité et d’égoFsme, cherchent + maximiser leur satisfaction et donc + fixer un salaire qui leur permette d’améliorer leur ni$eau de $ie, m*me si cela se traduit par l’exclusion d’une partie de la population acti$e (les ch,meurs n’arri$ant pas + retrou$er un emploi en raison des co1ts de salaire trop éle$és) .

9ar contre, il est plus difficile de comprendre pour quelles raisons les entreprises acceptent de laisser aux insiders ce pou$oir de négociation et n’utilisent pas plus les outsiders comme moyen de pression + la aisse de salaires. ).Lin ecC et 7.5noDer apportent une réponse originale % • selon eux, les insiders disposent d’un pou$oir de négociations qu’ils imposent aux entreprises. -n effet,les insiders ont re?u de la part des entreprises une formation co1teuse , un in$estissement en capital humain que l’entreprise n’a pas intér*t + sacrifier . -lle cherche donc + sta iliser sa main d’<u$re pour é$iter les co1ts de rotation. -lle n’a donc pas intér*t + diminuer les salaires des insiders pour em aucher des outsiders, car elle risque alors de $oir ses salariés forés et performants la quitter, ce qui nécessitera de nou$eaux in$estissements en capital humain co1teux. • >n second facteur doit *tre pris en compte % les ch,meurs em auchés par l’entreprise ne seront renta les que s’ils sont intégrés dans le collectif de tra$ail, c’est4+4dire s’ils sont acceptés par les insiders .Or, ceux4ci ont des raisons de craindre que l’entrée des outsiders dans l’entreprise se traduise par une détérioration de leur ien4*tre (remise en cause d’acquis sociaux, aisse de salaire) . Bls $ont alors harceler les outsiders qui seront moins productifs et peu moti$és Re!arque : 3e pro lème de la moti$ation se retrou$e aussi dans la théorie du salaire d’efficience. 

). L’hétéro énéité du travail
3ontrairement + ce que l’on pourrait penser, les marchés du tra$ail fonctionnant sur le modèle de cpp sont rares et n’apparaissent pas souhaita les, car ils ont des répercussions négati$es sur la main4 d’<u$re % précarité de l’emploi , dépendance des tra$ailleurs , ... L.Gisher considère que 0 les marchés qui doi$ent ser$ir de référence sont ceux qui dérogent aux règles néo4classiques 2, c’est4+4dire que le facteur tra$ail est de$enu le facteur fixe de production % contrat + durée indéterminée 8 les salaires fixés par con$ention collecti$e sont de$enus rigides (insensi les aux $ariations con"oncturelles du marché du tra$ail) . Bl existe donc entre salariés et employeurs des con$entions qui ne s’intéressent pas seulement au court terme, mais qui prennent en compte le long terme. 9iore $a par la suite s’efforcer de mettre en é$idence les arrières et les différents marchés en résultant, et il $a constater qu’+ ces différents marchés correspondent des types ien définis de population. 9iore distingue deux types de marché % le marché primaire et le marché secondaire. Bl $a constater que sur chacun des marchés sont éta lies des entreprises présentant des caractéristiques différentes, proposant des emplois dissem la les concernant des populations distinctes.

1. ,es modes de estion du travail différents suivant les entreprises
Caracteristiques des entreprises : - taille - type de de!ande - type de !arché #ARC$% PR&#A&R% - *randes entreprises - ré*uli re et en croissance - !onopolistique ou #ARC$% "%C'()A&R% - P#% : sou+ent sous-traitantes - fluctuante et déter!inée par le donneur d’ordres - concurrence forte en

oli*opolistique - ni+eau capital fi,e d’in+estisse!ent en

particulier entre les sous-traitants

éle+é du fait des - ni+eau d’in+estisse!ent réduit caractéristiques de la de!ande en raison des fluctuations des -!od le de l’accélérateur. et de de!andes et de la faible la rentabilité des entreprises rentabilité

". >ui déterminent des types d’emplois différents
Caractéristiques des e!plois : - durée du contrat de tra+ail - sécurité de l’e!ploi - conditions de tra+ail - a+anta*es sociau, - salaire - possibilité de pro!otion - possibilité de for!ation #ARC$% PR&#A&R% #ARC$% "%C'()A&R%

- contrat / durée indéter!inée - contrat / durée déter!inée -C)& . -C)). ou intéri! - non - oui - !au+aises - bonnes - non ou réduits - oui -con+entions collecti+es, co!ités d’entreprise, 00. - plus faible et stable - plus éle+é et pro*ression *arantie par les con+entions collecti+es - non - non - oui - oui

#. ?ccupés par des salariés aux caractéristiques différentes
!.9iore a dé$eloppé les critiques en le$ant % 0 l’hypothèse de l’homogénéité et de la mo ilité de la main4d’<u$re sur un marché du tra$ail unifié 2 ! 9iore considère donc qu’il existe différents types de salariés qui sont confinés sur des marchés du tra$ail entre lesquels existent des arrières ne permettent pas d’*tre mo iles 2 .Les néo4classiques constataient eux4m*mes l’existence de ces arrières , mais ils considéraient qu’elles résultaient d’éléments exogènes + l’économie .3e qui est nou$eau dans l’analyse de 9iore , c’est que % 0 le fonctionnement du marché du tra$ail o éit + une logique propre qui ne résulte pas de l’imperfection de la concurrence 2 . 9iore considère que les arrières éta lies entre les marchés résultent des pratiques discriminatoires éta lies par les entreprises les arrières sont donc endogènes au marché)
Caractéristiques de la d’1u+re - se,e - 2*e - nationalité - ni+eau de qualification !ain#ARC$% PR&#A&R% - / do!inante !asculine - 34-54 ans - autochtone - plus éle+é #ARC$% "%C'()A&R% / do!inante fé!inine !oins de 34, plus de 54 étran* re réduit

Conclusion - &n mod+le qui évolue

III.

Le marché du travail n’est pas un vrai marché Introduction

6eynes $a critiquer les conceptions néo4classiques du marché du tra$ail sur plusieurs points % • 5elon les néo4classiques, 0 chaque agent participe + la détermination des conditions de l’échange 8 celui4ci résulte alors d’une discussion entre tous les agents, non pas d’une décision unilatérale de certains agents. ) condition de se porter offreur ou demandeur, tout agent peut remettre en cause les termes de l’échange. 2 6eynes $a critiquer cette fiction li érale du marché en montrant que le ni$eau d’emploi ne dépend que des décisions des entrepreneurs, qui se trou$ent en position d’imposer aux salariés leurs préférences (la maximisation du profit anticipé). La rupture de 6eynes a$ec les néo4classiques $ient du fait que 6eynes met en é$idence les relations hiérarchisées de pou$oir inégalement réparties entre chefs d’entreprise et salariés.  6eynes refuse d’accepter l’idée que l’offre de tra$ail soit une fonction croissante du taux de salaire réel , car les indi$idus sont $ictimes d’illusion monétaire % ils raisonnement en termes nominaux et non réels • en effet , cela supposerait de la part des salariés la capacité d’éta lir une cour e d’offre fondée sur l’égalité de l’utilité et du salaire + un ni$eau d’emploi donné et de la désutilité marginale associée + ce $olume d’emploi ( cf. l’analyse néo4classique $ue précédemment ) . • Or ceci se ré$èle impossi le, car les salariés déterminent leur offre de tra$ail par rapport au salaire nominal, sans conna=tre le salaire réel qui permet d’assurer, selon les néo4classiques l’équili re entre l’offre et la demande de tra$ail. 3eci, car lors des négociations salariales l’é$olution des prix n’est pas encore connue et le ménages ne sont pas asseH rationnels pour l’anticiper a$ec précision.

A. la détermination de l’offre de travail
6eynes considère qu’+ court terme, les conditions techniques, les ressources en main4d’<u$re sont données % ' -n effet, l’offre de tra$ail est indépendante du taux de salaire réel 8 les effets de su stitution et de re$enu se compensant

' '

6eynes considère donc que l’offre de tra$ail dépend de $aria les socio4économiques (la fécondité l’é$olution du tra$ail féminin, le solde migratoire, ... ) qui n’é$oluent que lentement % l’offre de tra+ail est donc constante / court ter!e.

(. la détermination de la demande de travail
-n re$anche, la demande de tra$ail est endogène, elle $a *tre fonction de l’é$olution de la de!ande effecti+e, c’est4+4dire de la de!ande sol+able anticipée par les entreprises la demande effecti$e n’est qu’une pré$ision) . -lle dépend de # $aria les %  )7, c’est-/-dire le !ontant que l’on s’attend / +oir la co!!unauté dépenser pour la conso!!ation. 5elon 6eynes, la consommation est une fonction croissante du re$enu ( ce n’est pas $rai cheH les néo4classiques ) , c’est4+4dire que plus le re$enu augmente , plus le ni$eau de consommation sera éle$é . )insi, si + court terme , les ménages énéficient d’une augmentation de re$enu , ils $ont accro=tre leur ni$eau de consommation sans pour autant diminuer leur ni$eau d’épargne ( il augmentera aussi ) .  )8 , c’est-/-dire le !ontant qu’on s’attend / +oir la co!!unauté consacrer / l’in+estisse!ent nou+eau ( cf. chapitre sui$ant ) .

C. la détermination de l’équili4re Les $aria les qui influencent l’offre et la demande de tra$ail sont donc différentes % l’égalité entre offre et demande de tra$ail n’est donc pas automatique. 7è s lors que la demande de tra$ail des
entreprises est fonction de l’é$olution des dé ouchés qu’elles connaissent , il peut exister un ch,mage in$olontaire qui est le produit , non de l’attitude des salariés mais du système économique lui4m*me .-n effet , comme l’indique 9.7elfaud , 0 en l’a sence de toute rigidité des salaires + la aisse , il peut su sister , du seul fait que l’emploi offert est déterminé tout + fait indépendamment de la population acti$e par le seul ni$eau de la demande effecti$e 2 du ch,mage in$olontaire .

Tous ces éléments permettent de conclure qu’il n’existe selon 6eynes aucun mécanisme dans le marché du tra$ail assurant a$ec certitude le retour + l’équili re 8 l’autorégulation du marché n’est donc qu’un mythe. )u contraire selon 6eynes la flexi ilité des salaires génère un cercle $icieux qui accro=tra le ch,mage.

,es ressources complémentaires
)&ercices de remédiation +e ,ase I' -’anal"se néo' classique permet'elle d’e&pliquer le $onctionnement du marché du travail?
.n te&te / trous sur la critique 0e"nésienne de l’anal"se néo' classique -es limites de l’anal"se néo'classique Le cours du CNED +essine'moi l’éco' Comment mesurer't'on le chômage .n résumé sonore .ne vidéo de se0o eco ! la critique de l’anal"se néo' classique par 1e"nes Marché du travail ! les $ailles du s"st me $ran2ais ' -e 3igaro .ne vidéo sur le rapport du C)*) sur le travail / temps partiel .n e&emple de segmentation de marché du travail ! l’e&emple des $oot,alleurs pro$essionnels, un rapport du *énat ! ici +é,at vidéo ' Emploi ! un CDI pour tous ?– 'i idités salariales et ch!ma e Centre d@Aconomie de la Bor4onne

*ur le net, articles et vidéos Appro$ondissement
.ne vidéo sur la ré$orme de l’allocation' chômage

II' Certaines h"poth ses de l’anal"se néo'classique ne sont pas véri$iées

.n te&te / trous

*tiglit4 Emploi, justice sociale et bien' être

III. -e marché du travail n’est pas un vrai marché

.n te&te / tous sur le rôle de la demande e$$ective )&ercices 5 et 6 du didapages

deu& vidéos de se0o éco ! 1e"nes et 1)7%)* 89: partie; .n diaporama présentant l’anal"se de 1e"nes ! <résentation PowerPoint ' )' Campus

-e marché du travail, un marché comme un autre ? ' )ntretiens ... .ne vidéo du Cnam -e travail et l#emploi! un marché pas comme les autres

.n schéma compléter

/ .n article de > +ostaler -e dé,at Ke nes'?a"e0 / la lumi re de la crise

.ne série d’e&ercices sur co=t du travail et emploi