Paris qui ose : en résumé

Je connais et j’aime Paris, une ville que j’ai servie depuis 2001 en tant que première adjointe de Bertrand Delanoë ; une ville dans laquelle je vis depuis 30 ans. Je veux être utile aux Parisiens et je fais de Paris mon engagement exclusif. Je sollicite le suffrage des Parisiens pour devenir leur maire. Depuis ma déclaration de candidature en septembre 2012, j’ai engagé une réflexion collective autour de notre programme. J’ai voulu un projet nourri des contributions des Parisiens, fondé sur notre expérience et fidèle à mes convictions. Cette conviction m’a conduite à impliquer depuis plus d’un an des milliers de personnes qui connaissent Paris, dans son ensemble et dans ses détails : des citoyens et des experts, des femmes et des hommes qui ont dialogué, débattu et expliqué. La concertation, la discussion et la participation citoyenne sont au cœur de mon approche avec l’association ‘Oser Paris’ qui a donné la possibilité à plus de 2 000 Parisiens d’enrichir notre vision. Leurs idées, ainsi que celles des adhérents du Parti Socialiste, du Parti Communiste et du Parti Radical de Gauche, irriguent mon projet. Ces expressions de la démocratie participative ont complété les visions d’experts et de personnalités de la société civile à qui j’ai demandé de suggérer des éléments prospectifs, des analyses sur les transformations du monde dans lequel les métropoles comme Paris évolueront. J’ai utilisé leurs conclusions dans ce projet pour Paris, tout comme j’ai intégré les pratiques innovantes de certains de mes collègues du Réseau Mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) dont je suis la co-présidente. Cette méthode – coordonner un débat citoyen, utiliser un large éventail de contributions et choisir les priorités en fonction de la trajectoire que nous voulons pour Paris – a pour conséquence un grand nombre de propositions. Je l’assume pleinement. Tout d’abord, la Ville est plurielle, chargée d’une mission importante dans de nombreux domaines. Les Parisiens attendent beaucoup et ils ont raison. Les thèmes de mon programme sont ceux pour lesquels les Parisiens veulent des réponses. Pour moi, tous les sujets sont importants : le handicap, les associations, la mode et la création, les temps urbains, les seniors et la petite enfance sont aussi essentiels pour la ville que le budget, l’attractivité ou la gouvernance. Les Parisiens me l’ont dit ; je les écoute et j’expose mes positions dans tous les domaines qui relèvent de la Mairie. Ensuite, Paris est une grande métropole mondiale pour laquelle une vision ambitieuse est nécessaire. Par souci de transparence, je détaille chacun des aspects que je souhaite développer avec les Parisiens. Il s’agit de choisir les réponses qui seront les nôtres face aux transformations de ce monde. Ce n’est pas anodin. Je respecte l’intelligence des Parisiens et je ne veux pas m’arrêter à quelques slogans et postures ; l’enjeu est trop important. Je souhaite donc être explicite sur ce que je propose sur des sujets comme l’économie sociale et solidaire, la santé, le commerce et l’artisanat, la précarité ou l’enseignement supérieur. Cette élection déterminera les choix de la ville jusqu’en 2020. Décidons dans la transparence. Et discutons sur le fond. Enfin, mes positions sont claires. Je propose aux Parisiens mes choix stratégiques, mes priorités. Parmi la multitude de suggestions qui m’ont été faites, j’ai choisi une trajectoire cohérente et réaliste. Etre Maire, c’est aussi tracer la voie et je la dessine dans mes priorités, en commençant par le logement, mais aussi dans une politique volontaire d’aménagement et d’urbanisme, une vision pour les transports et l’innovation ; des ambitions pour la culture et l’environnement ; une fermeté sur la sécurité.
1

Paris qui ose : en résumé
La source de mon projet est donc une volonté de vivre et agir ensemble, dans toutes nos diversités créatrices, pour faire de Paris une ville en mouvement, ouverte et généreuse ; une ville qui accompagne et utilise les énergies et les ambitions de tous ; une ville capable d’impulser, dans un monde en pleine recomposition, de nouvelles dynamiques écologiques, économiques, sociales et politiques. Les transformations de ce monde vont, en effet, restructurer les environnements urbains dans lesquels plus de la moitié de l’humanité habite. Les métropoles du monde sont confrontées à des défis qui sont souvent similaires ; elles doivent rechercher des solutions ensemble. Il faudra tendre vers une organisation plus durable de la vie matérielle, qui gaspille moins d’énergie et de ressources. Les pollutions, le réchauffement climatique, le coût des matières premières et de l’énergie sont des questions à traiter d’urgence. L’approvisionnent alimentaire, la santé, l’allongement de la durée de la vie et la dépendance sont aussi des défis que nous devrons relever ensemble. Dans le domaine de la vie quotidienne encore, la densité de notre métropole peut parfois causer des problèmes de transport, mais elle crée surtout les conditions idéales pour envisager des modes de déplacement collectifs et doux. De même, les modes de vie évoluent, à commencer par les nouvelles manières d’exercer son métier : travailleur nomade et mobile, télétravailleur, travailleur indépendant et créatif. Les structures familiales sont changeantes ; les manières de se divertir, de faire du sport, d’accéder à la culture, d’apprendre et de communiquer ne reposent plus sur les mêmes schémas. L’urbanisme doit donc être flexible et offrir une plus grande place à la vie collective ; la ville sera végétalisée, belle et durable ; l’immeuble du futur sera “l’immeuble pluriel”, et combinera logements, bureaux, espaces collectifs et magasins éphémères. Dans ce vivre-ensemble urbain, il s’agira aussi d’être le garant de certains droits : Paris doit continuer d’agir contre toutes les discriminations et d’être exemplaire en matière d’égalité et de lutte contre toutes les formes d’exclusion. Enfin, la ville devra prévoir, anticiper pour protéger ses habitants contre les catastrophes naturelles qui pourraient la frapper. Mon exigence est de combiner audace, solidarité et responsabilité. Ces défis sont ceux auxquels est confronté le monde et trouveront leurs solutions, je le crois, dans les villes, ces centres de la connaissance et de l’innovation. A nous de continuer à créer un écosystème d’innovation autour de nos étudiants, chercheurs, inventeurs et entrepreneurs pour qu’émergent des solutions durables. Face à ces transformations, ma vision pour Paris en 2020 est donc celle d’une ville qui ose, qui s’engage, qui investit pour l’avenir en privilégiant l’innovation et les infrastructures intelligentes et qui relève les défis du développement durable et de la transition énergétique. Je veux une ville du XXIème siècle au centre d’une métropole exemplaire, qui attire et soutient les forces et les investissements d’avenir. La puissance de Paris, reconnue et appréciée, résulte de sa vitalité, de sa qualité de vie, de son environnement, de ses infrastructures et de sa capacité à innover. Je veux une ville qui permette de vivre, travailler, se cultiver et se divertir ensemble ; une ville qui veille et protège dans le respect de la diversité, ce levier de dynamisme très puissant qui doit être valorisé, y compris et surtout par la solidarité. J’ai la vision d’une ville qui aide et accompagne les personnes dans leur vie matérielle, sociale et culturelle, qui soigne et éduque et qui assure la sécurité de tous dans tous les quartiers. L’horizon 2020 sera donc celui d’une adaptation à grande échelle de Paris aux défis du XXI ème siècle. La puissance de notre ville ne se construira pas sur un projet frileux, conservateur et porté par une équipe qui privilégie certains groupes sociaux au détriment des autres. Elle sera au
2

Paris qui ose : en résumé
contraire le fruit d’une volonté d’ouverture à la diversité et au monde . Elle sera le résultat d’une stratégie qui ose. Qui ose libérer les énergies. Qui ose écouter. Qui ose donner des chances. Qui se donne les moyens de fédérer les forces et d’investir. Qui s’adapte aux contraintes et saisit les opportunités. Il faut comprendre que l’échéance de certains objectifs se situe au-delà de la mandature : créer des quartiers à énergie positive, parvenir à une ville zéro déchet et zéro carbone, cela prendra des dizaines d’années. Nourrir une part significative des Parisiens avec l’agriculture urbaine et périurbaine ne se fera pas non plus en une mandature. Faire baisser la température de la ville grâce à la végétalisation nécessitera aussi du temps – même si des résultats peuvent être rapidement obtenus – et le métro Grand Paris Express exigera quinze ans de travail. Mais c’est précisément parce que la transformation ne se fera pas en un jour que nous devons faire preuve d’audace et de détermination dès aujourd’hui. Cette volonté de faire advenir ma vision, je veux la mettre en pratique par une série d’initiatives qui feront de Paris une ville meilleure dans tous les domaines. Parmi ces propositions, quelques mesures-phares sont des exemples de mes priorités et des engagements que je prends devant les Parisiens. 1. Tout d’abord, le logement pour tous est un droit et j’en fais ma première priorité. Je veux un choc sur le marché du logement pour que les jeunes actifs et les familles des classes moyennes puissent se loger dans des conditions qui correspondent à leurs besoins. Pour cela, je créerai une agence « Multiloc », un partenariat entre le secteur public et privé, qui facilitera, en toute transparence, la mise sur le marché des logements vacants, sécurisera la perception de loyers, facilitera les colocations de grands appartements et, au besoin, avancera des frais de remise en état. Je veux que la Ville et ses bailleurs sociaux utilisent un droit de « postemption », qui permette de racheter les logements des locataires menacés par la vente à la découpe et qui ne peuvent acquérir leur appartement. Je rendrai l’attribution de logements sociaux moins administrative et moins complexe, avec des critères objectifs et publics. Enfin et surtout, je m’engage à créer ou financer 10 000 logements par an et à créer les conditions pour atteindre 30% de logements sociaux en 2030. Par ailleurs, je demanderai au gouvernement une augmentation de la taxe sur les logements vacants et la création d’une taxe sur les résidences secondaires, pour inciter les propriétaires à louer. 2. Je veux promouvoir le véhicule électrique, sortir du diésel, doubler le kilométrage des pistes cyclables, développer Autolib en offrant notamment un an d’abonnement gratuit aux jeunes qui viennent d’avoir leur permis, lancer le Vélib’ électrique, le scooter électrique en libre-service, prolonger les lignes 14 et 10 du métro, automatiser la ligne 4, relier entre elles les lignes 3b et 7b et étendre le service Noctilien au métro en particulier le weekend. Le tramway des Maréchaux sera bouclé et prolongé de la porte de Vincennes à Nation. Je veux aussi créer 20 000 nouvelles places de stationnement pour les motos et les scooters. 3. Je veux lancer de nouveaux projets pour l’espace commun tels que le réaménagement des places de la Bastille, de la Nation, de Montparnasse, de Denfert-Rochereau et du Panthéon, la rénovation des gares et des quartiers environnants, mais aussi la poursuite la reconquête de la petite ceinture ferroviaire. Les grands projets emblématiques du vivre ensemble font la fierté des habitants, nous l’avons vu avec les Berges de Seine, les Halles, la place de la République. À la
3

Paris qui ose : en résumé
bordure de Paris, des milliers de m2 permettent d'imaginer un nouveau territoire de développement économique fondé sur l’innovation et sur la mixité fonctionnelle et sociale ; de la Porte de Versailles jusqu’à Clichy Batignolles, en passant par les portes de Vincennes et de Clignancourt, je transformerai l’espace disponible en un grand « arc de l’innovation » qui sera un lieu de mixité des usages : universités, startups, logements pour tous, pépinières, incubateurs, espaces de télétravail et d’activités commerciales s’y complèteront et échangeront. Cet « arc de l’innovation » effacera la cicatrice du Périphérique. Partout dans Paris, je promouvrai la végétalisation de la ville en créant 100 hectares de toitures et façades végétalisées. 4. Parce ce que la crise frappe violemment et durablement – 17 % des ménages parisiens vivent toujours sous le seuil de pauvreté et de nombreuses personnes souffrent de conditions difficiles – je veux mettre en place, en plus d’un effort sur l’accompagnement vers l’emploi, un ensemble de mesures sociales qui contribuent à rendre la vie à Paris moins chère. Je mettrai en œuvre l’acte II du service public de l’eau avec une tarification nouvelle, plus sociale, permettant la gratuité des premiers mètres cubes pour les plus démunis. Une « Carte Famille » permettra aux familles de deux enfants de disposer de 10% de réduction sur les services publics municipaux et la cantine scolaire, et de 20% à partir de trois enfants. La gratuité des activités périscolaires sera maintenue. Je m’engage également à poursuivre la mise en place d’un bouclier social et à me battre pour la mise en œuvre réelle de l’encadrement des loyers. J’accompagnerai le développement d’ épiceries sociales et solidaires permettant aux familles de trouver des produits alimentaires moins onéreux. Enfin, afin de réduire le coût de la rentrée scolaire, la Ville fournira à des enfants des classes élémentaires, sous condition de ressources, une trousse munie des fournitures essentielles. 5. La santé est une préoccupation majeure des Parisiens et je refuse que des Parisiens se privent de soins faute de moyens. Je veux des centres de santé ainsi que des maisons de santé en secteur 1 dans les arrondissements déficitaires en offre de soin. Ces maisons de santé accueilleront des médecins généralistes et spécialistes, pour qui la Ville mettra à disposition les locaux nécessaires. J’organiserai cette nouvelle offre de soins en lien avec les hôpitaux, et des permanences de fin de semaine et de nuit accueilleront les demandes de consultation ne relevant pas des urgences des hôpitaux. J’ouvrirai des « maisons des adolescents » pour aider les jeunes qui ont besoin d’être accompagnés. Par ailleurs, je m’engage à contribuer à une division par deux du temps d’attente aux urgences dans les hôpitaux publics. Parce que les personnes en situation de handicap ont besoin d’être prises en charge dans des conditions optimales, je créerai 500 nouvelles places en structure d’accueil. 6. Personne ne devrait vivre dans la rue. Une Ville comme Paris ne peut accepter que des hommes, des femmes et des enfants soient laissés sans solution dans ses rues. Notre objectif doit être une diminution drastique du nombre de personnes dormant dans la rue . Je veux diversifier les modes d’hébergement et développer les alternatives à l’hébergement hôtelier pour les familles qui n’ont plus rien à faire dans le dispositif d’urgence. Il faut également des abris de nuit de petite taille pour les personnes les plus désocialisées, cogérés par des professionnels assistés de bénévoles du quartier, en lien avec les structures d’hébergement, les maraudes et les Espaces Solidarité Insertion existants. Je veux étendre le Samu social au Grand Paris, et contribuer à une politique métropolitaine du logement d’urgence.
4

Paris qui ose : en résumé
7. Je veux construire une ville toujours plus accueillante envers les familles. Pour les plus petits, je m’engage à créer 5000 nouvelles places de crèches. Pour que l’école reste le creuset de l’égalité des chances, je lancerai un grand plan de lutte contre le décrochage scolaire, ainsi qu’un programme « Erasmus Collège » pour que chaque collégien ait l’occasion de voyager au moins une fois en Europe lors de sa scolarité. L’apprentissage des langues étrangères sera renforcé grâce à l’installation de laboratoires de langues innovants dans les écoles. Je veux que tous les Parisiens aient accès à des équipements et activités sportives de qualité, notamment grâce à la rénovation des piscines. Pour nos aînés, je développerai de nouveaux services en m’appuyant sur l’économie sociale et solidaire, ainsi que de nouveaux lieux d’accueil. 8. La Ville de Paris a amplement promu le rayonnement et la démocratisation de la culture, je veux que nous poursuivions ces efforts, notamment en soutenant les jeunes compagnies et en développant de nouveaux événements et lieux alternatifs. Pour que tous les petits Parisiens bénéficient d’une initiation musicale dès l’école primaire, je mettrai en place un dispositif ambitieux de conservatoires hors les murs. Je veux ouvrir des lieux pour valoriser notre mémoire, ainsi un nouveau musée Jean Moulin verra le jour sur la place Denfert-Rochereau. 9. Je veux faire le pari de la nouvelle économie et de ce qu’elle peut apporter aux secteurs traditionnels. Cela passera par exemple par la mise en place d’incubateurs dans toutes les universités. Je veux aider les commerçants de proximité et les artisans, soutenir les 82 marchés alimentaires parisiens et organiser des opérations de producteurs et consommateurs. Je développerai l’économie sociale et solidaire en contribuant à la création de 50 000 nouveaux emplois dans ce secteur. Je veux aussi célébrer la création parisienne en faisant de la Fashion week un événement de tous, dans tout Paris. Nous miserons sur les atouts du tourisme : je moderniserai et embellirai l’accueil du bâtiment le plus emblématique de Paris, la Tour Eiffel. 10. Le bruit est une nuisance ressentie par beaucoup de parisiens. Je propose donc un « Plan Antibruit » pour limiter le plus possible les nuisances sonores, aussi bien dans son voisinage immédiat que dans l’espace public. Je veux faire de la lutte contre les nuisances sonores une nouvelle dimension du Plan Local d’Urbanisme : les rues seront classées selon leur niveau de bruit, et ces données seront communiquées aux Parisiens. Nous serons exigeants en matière d’incivilité sonore : je mettrai en place une « brigade antibruit » pour lutter contre le tapage nocturne, notamment aux abords des établissements de nuit. J’exigerai des bailleurs sociaux qu’ils prennent toujours mieux en compte les objectifs d’insonorisation et d’isolation des logements. Je poursuivrai les politiques en faveur des mobilités douces (véhicules électriques, vélos et tramways) et de la réduction de la vitesse qui ont un impact immédiat sur le bruit lié à la circulation. 11. Pour assurer à tous les Parisiens la sécurité et la tranquillité, je mettrai en place des équipes de correspondants de nuit dans chaque arrondissement et me battrai pour l’augmentation du nombre de policiers. Les conseils de quartier auront une mission d’observation et de diagnostic de la tranquillité publique. Face à l’exploitation de la misère et de la vulnérabilité des femmes et des enfants, et en complément des actions menées par la police et l’autorité judiciaire, je mettrai en place, avec la préfecture de police, une cellule de coordination dédiée à la question de la délinquance organisée et des réseaux criminels.
5

Paris qui ose : en résumé
12. Un problème ? L’administration m’aide à le résoudre. Chaque jour de la semaine, de 9h à 17h, je mettrai en place un dispositif « Paris 30’ » pour apporter dans les trente minutes une première réponse adaptée, avec un engagement de délai pour le complément de réponse éventuel. L’administration doit partir du besoin des Parisiens et s’engager dans une culture du résultat. 13. Je souhaite que les Parisiens aient accès au cœur du dispositif décisionnel de leur ville : le budget. Je présenterai dans des formats ouverts les chiffres du budget, je le débattrai de manière participative avec les citoyens et je m’engage à permettre aux Parisiens de décider l’utilisation de 5% du budget d’investissement de la Ville. 14. Je veux nous donner les moyens de faire de Paris la métropole à la pointe de la récupération d’énergie et de l’économie circulaire. Les nouvelles technologies, si elles sont accompagnées par une volonté politique d’investissement et des changements de comportements, nous permettront de récupérer beaucoup de ce qui est aujourd’hui gaspillé. L’énergie dissipée et perdue doit être capturée et utilisée ; c’est possible, nous l’avons testé ; je veux passer à une plus grande échelle : je triplerai la part des énergies renouvelables et de récupération à Paris De même, nous jetons trop. Il faut certes réduire les déchets ; mais il faut surtout recycler pour ne pas perdre ce qui pourrait être réinjecter dans une économie circulaire. Je veux rendre Paris plus propre, notamment en donnant aux Conseils de quartier un rôle d’observateur et d’acteur en matière de propreté dans leurs arrondissements. 15. Dans la continuité de notre effort pour l’innovation, je veux investir 1 milliard d’euros dans la ville intelligente et durable, pour les réseaux intelligents, les transports doux et collectifs, la transition énergique et les solutions innovantes ce qui nous permettra de tendre, à terme, vers une ville zéro déchet, zéro carbone. Cet investissement nous servira à financer les coûts initiaux additionnels que peuvent engendrer les constructions et infrastructures durables, économes en énergie, respectueuses de l’environnement. Parce qu’un tel programme nécessite un chiffrage précis, je ferai un point budgétaire complet à la fin du mois de janvier. Le chiffrage provisoire du budget d’investissement correspondant à mon projet est de 7,5 milliards d’euros sur toute la mandature, dont environ 2,5 milliards d’euros pour le logement et 1,5 milliard pour les transports. Ce chiffrage est provisoire parce qu’il doit encore intégrer les propositions plus locales élaborées par les têtes de liste dans les arrondissements. Je fournirai également en janvier une estimation des dépenses de fonctionnement générées par certaines de mes propositions, et des économies que j’envisage pour respecter mon engagement de ne pas augmenter les impôts au cours de la mandature. Ces propositions, ainsi que celles détaillées dans mon programme, forment un projet cohérent, fondé sur une analyse approfondie des transformations auxquelles nous devrons faire face. C’est la trajectoire que je souhaite pour Paris. Une vision, une ambition, des objectifs et des propositions concrètes pour chacun des thèmes qui préoccupent la ville et ses habitants. Avec les Parisiens. Pour les Parisiens.

6