3.

2013 UN MAGAZINE SCA SUR LES TENDANCES, MARCHÉS ET ACTI VI TÉS
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LA GUERRE
DE L’EAU
L’eau douce, la denrée
la plus précieuse au
monde
Billy Allen et sa
fille Grace.
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Nouvelle vie pour
les résidus
Les cendres
gagnent
du terrain
Les attentes de 
quatre jeunes pères
Papa
poule
2 SCA SHAPE 3 2013
Nos collaborateurs
Photo de couverture :
Pontus Höök
Un bon père montre à ses
enfants qu’il les aime et
qu’il les respecte. S’il les
guide dans la vie avec
beaucoup d’attention,
il les laisse aussi s’épa-
nouir. Mais il ne faut surtout
pas oublier de s’amuser.
Veillez à vous mettre juste
au niveau de vos enfants,
ni trop, ni pas assez.
N’essayez pas de faire du
tricycle, ce n’est générale-
ment pas une bonne idée.
Ne jetez pas de bombes à
eau en présence d’autres
adultes. Vous risquez d’en
toucher un. Vivez l’ins-
tant présent, quel qu’il soit,
chaque moment est unique.
Pontus Höök
photographe, Êtats-Unis, père de Olivia et Alicia, 7 et 2 ans.
3.2013 UN MAGAZINE SCA SUR LES TENDANCES, MARCHÉS ET ACTI VI TÉS
Tobbe Larsson :
la voix de l’écuyer
LA GUERRE
DE L’EAU
L’eau douce, la denrée
la plus précieuse au
monde
Billy Allen et sa
fille Grace.
be Larsson :
oix de l’écuyer
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ctives : SCA vu par L
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Nouvelle vie pour
les résidus
Les cendres
gagnent
du terrain
Les attentes de 
quatre jeunes pères
Papa
poule
« Qu’est-ce qui fait un bon père ? »
Être un bon père, c’est
passer du temps avec son
enfant. Que ce soit une
demi-heure chaque soir
pour lui lire une histoire
avant d’aller au lit ou bien
lui apprendre à faire des
crêpes, un papa attentif
sait que pour son petit,
rien n’est plus important
que le contact avec ses
parents. Mettre son
smartphone de côté,
oublier un instant le
boulot et être là pour ses
enfants, c’est un véritable
investissement.
Daniel Dasey
journaliste, Suède, père de Gabriella et Benjamin, 4 et 2 ans.
Shape est un magazine de SCA
qui s’adresse principalement aux
clients, actionnaires et analystes,
mais aussi aux journalistes, aux
leaders d’opinion et à tous ceux
qui s’intéressent aux activités et au
développement de SCA. Shape est
publié quatre fois par an. Le pro-
chain numéro est prévu en
janvier 2014.
Directrice de la publication
Joséphine Edwall-Björklund
Rédactrice en chef
Marita Sander
Rédaction
Anna Gullers,
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Appelberg
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uniquement avec l’autorisation de la Com-
munication Corporate de SCA. Les opinions
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SCA ET LES MÉDIAS SOCIAUX
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dont le rapport sur le développement
durable de SCA, le rapport Hygiene
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ryday diffuse des publi-
cités et des vidéos des conférences
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a pour ambition d’atti-
rer des talents, d’éveiller l’intérêt des
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tions en complément du site sca.com.
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un bon aperçu de ce qui se passe
sur le site sca.com et sur les réseaux
sociaux de SCA. L’objectif est de fournir
aux utilisateurs, journalistes et blogueurs
les informations qui les intéressent.
 06.   L’efet de vague
L’accès à l’eau potable, de plus en plus rare, est en passe de
devenir le prochain enjeu majeur de l’économie mondiale.
  14.  Au galop !
Sa grande complicité avec les chevaux a permis à Tobbe
Larsson de remplacer la cravache par la voix et le bon sens.
  22.   Terres de cendres
Des déchets – des cendres et des boues – servent à
construire des routes et à créer de nouvelles terres.
  26.  Papa chéri
La naissance d’un enfant bouleverse la vie. Quatre pères
décrivent la magie de la paternité.
  32.  Une fenêtre sur le passé
Dans les années 1950, le photographe Lennart Nilsson a
immortalisé des scieries et des usines le long de la Côte
d’or en Suède.
... quelle a été la performance de Team SCA à la Rolex Fastnet ? Découvrez-le en page 4.
SAVEZ-VOUS...
SOMMAIRE
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A
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12 HEURES avec Kristy Chew : page 38
ÇA BOUGE : pages 20-21
L’ACTUALITÉ SCA : pages 40–43
ET AUSSI...
UNE MARQUE au
secours des éléphants.
40
nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn pa pa pa pa pa pa pa pa pa pa pa pa pa pa pa paa pa pa ppa paa paaa paaaass ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss sss e e e e e e e e eeeeeeeee ee eeeeee de de de de de de de de de de de de de de de dde ddde dde de eee d
on on on on on on on on on on on n on on on on n oon on on on on oo ddi di di di di di di di di dddi di di ddi ddi dddi dddi d al al al al al al al al al al al al al al al aaaal aa e. e. e. e. e. e. e. e. e. ee. e. e. e. eee. eeee
TTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTob ob ob ob ob ob ob ob ob ob ob ob b ob ob ob ob oob b ooo be be be be be be be be bbe be be be be be be bee be
bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbon on on on on on oon oon on on on on on on on on oon o ssssssssssssssssssen en en een en en en en en en n en en n eeen nnn en e s. s. s. s. s. s. s. s. s. s. s. ss. ss.. sss
tttttttttttttttt àààààààààààààààààààà
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lllllllllllllllllllllllss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss ss sss ss ss sss ss ss sss ss ss sss ss ss ssss s ss sss s ss ss ss s sson on on on on on on on on on on on on on oon on oon on on on on on n oon on on on on nnnnn on on n on oon aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
4 SCA SHAPE 3 2013 4 44 44 44444444444444444444444444444 SCA SCA SCA SCA SCA SCA SCA SCA SCAA SCAAA SCC SCA SCA SCA SCA SCA SCA SCAA CA CA CA CA C SCAA CC SHA SHA SHA SHA SHA SHA HAA SHA SHA SHA SHA SHA SHA SHA H SHA SHA SHA SHA HA SHA H SHA SHA SHA SHA SHA SSHA SSHAAAAA H S A S APE PE PE PE PE PE PE PE PE PE PEE PE PE PE PE PE PE PPPPE PE PEEEE PPEE PEEE P 33333333333333333333333 201 201 201 01 201 201 201 01 201 201 201 201 201 201 201 20 20 20 201 20 0001 000 20 2011 01 0 201 20 20 20 20 22201 20 220 20 3333333333333333333333
ACTUALITÉ
Les news de SCA
LES FILLES de Team SCA ont terminé la
Rolex Fastnet Race devant Abu Dhabi
Ocean Racing, un autre équipage engagé
dans la prochaine Volvo Ocean Race.
« Ça a été super de se mesurer aux gars
d’Abu Dhabi, commente Sophie Ciszek,
membre de l’équipe 100% féminine
de SCA. Nous nous sommes vraiment
bien battues face à leur équipage plus
important et à leur spi plus grand. C’est
un excellent résultat pour notre première
course, surtout dans des conditions aussi
dif ciles. »
Richard Brisius, directeur de Team
SCA, s’est déclaré satisfait du résultat :
« C’était notre premier grand objec-
tif pour l’entraînement et nous l’avons
atteint. Ce n’est que la première étape
de notre parcours. Nous allons mainte-
nant tirer les leçons de cette course, les
emmener à notre camp d’entrainement
et continuer à travailler sur la suite du
programme. »
Team SCA
a le vent
en poupe
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Team SCA à l’arrivée
de la Rolex Fastnet
Race à Plymouth, en
Angleterre, le 14 août
2013.
SCA SHAPE 3 2013 5
MEILLEUR
RAPPORT
SCA SIGNE le meilleur
rapport de développement
durable de la Bourse de
Stockholm. C’est ce qu’a
conclu le magazine d’ac-
tualité environnementale
suédois Miljörapporten,
qui a étudié les rapports
des 58 entreprises de la
liste des sociétés à forte
capitalisation de la place
financière.
Pour le jury, le rap-
port SCA relie la stra-
tégie d’entreprise et les
positions des parties
prenantes sur les enjeux
du développement durable
tout en soulignant le lien
entre gestion durable,
avantage économique et
responsabilité sociale.
« Pour ceux qui se de-
mandent quel est le but
d’un tel rapport et doutent
de son utilité, celui de SCA
est la preuve vivante de
la possibilité de faire d’un
document obligatoire une
démarche efficace en
matière de stratégie de
développement durable »,
a conclu le jury.
SCA Sustainability Report
2012
« LA PROMESSE des trois arbres », le projet
de plantation et de culture d’arbres indigènes
au Brésil de Velvet, la marque de produits
d’hygiène papier de SCA au Royaume-Uni, a
remporté deux prestigieux prix internation-
aux d’excellence en RSE. Financée par SCA
et réalisée en partenariat avec Amata, une
société forestière éthique, l’opération a per-
mis de planter quatre millions d’arbres sup-
plémentaires. Les prix sont décernés chaque
année par PPP – Partenaires pour Protéger la
Planète – un groupe de sociétés qui s’attache
à promouvoir l’impact positif des entreprises
sur leur personnel, leurs fournisseurs, les
communautés et l’environnement.
Un projet de reboi-
sement récompensé
« Le roi du papier
toilette, chéri des
marchés. »
Dans un article paru en juillet,
le journal Le Monde
décrit SCA.
SCA A DÉCIDÉ DE LANCER une offre
publique d’achat sur le fabricant chinois
de produits d’hygiène papier Vinda. L’offre
dépend de la réussite de SCA à contrôler
plus de 50 % du capital. SCA est actuelle-
ment le deuxième actionnaire de Vinda, qui
est coté à la Bourse de Hong Kong.
Le Groupe propose 11 HKD par action,
ce qui correspond à une prime d’environ
34,5 % sur le cours moyen de clôture des
30 dernières séances en bourse. L’offre
représente une capitalisation boursière
de 9,4 milliards de SEK pour l’ensemble
des actions de Vinda.
SCA, dont la première prise de par-
ticipation dans le fabricant de produits
d’hygiène papier date de 2007, détient
actuellement 21,7 % du capital de Vinda
et dispose de deux postes au Conseil
d’administration de l’entreprise.
Vinda est le troisième fabricant de
produits d’hygiène papier en Chine, le
deuxième marché du monde pour ces
produits. En 2012, son chiffre d’affaires a
grimpé de 26 % pour s’établir à environ
5 milliards de SEK, la marge d’exploita-
tion de l’entreprise s’élevant à 12,9 %.
SCA annonce une
OPA sur Vinda
SCA TIMBER SUPPLY UK et le groupe
Travis Perkins, le principal fournisseur de
matériaux de construction en Grande-
Bretagne, ont signé un accord sur la
livraison de produits rabotés en bois
résineux, à partir de 2014. « Nous allons
investir immédiatement 5,8 millions
d’euros à Humberside dans de nouvelles
installations dédiées à la production de
matériaux de construction », a déclaré
Anders Ek, directeur général par intérim
de SCA Timber Supply UK.
Investissement
dans les
produits bois
DOSSIER EAU
Les réserves en eau douce se raréfi ant, l’accès
à l’eau potable constituera le prochain enjeu
majeur de l’économie mondiale. La croissance
démographique, l’urbanisation et le changement
climatique sont en effet en passe de faire de
l’eau la denrée la plus précieuse au monde.
L’or bleu a détrôné le pétrole.
un enjeu vital
L’eau :  
par SUSANNA LINDGREN photos GETTY IMAGES
6 SCA SHAPE 3 2013
  L
A RARETÉ DE L’EAU peut sembler para-
doxale alors qu’elle couvre 70 % de la pla-
nète. Mais 97,5 % des eaux du globe sont
salées, les 2,5% restants étant pour la plu-
part des eaux gelées dans les glaciers ou les
calottes polaires, tandis que les lacs, les rivières et
les autres eaux de surface ne représentent que 1%
de l’eau douce qui peut être utilisée. Les chifres de
l’ONU indiquent que la pénurie d’eau touche déjà
la plupart des continents et plus de 40 % de notre
planète.
« Si la totalité des ressources en eau du globe
tenait dans un bidon de 10 l, l’eau douce accessible
dans nos lacs et rivières remplirait une cuillère
d’un millilitre », constate Gustaf Olsson, profes-
seur d’automation industrielle à l’université de
Lund, en Suède.
Ses dernières recherches sont axées sur la façon
dont la rareté de l’eau met en lumière les confits
d’intérêts dans la ruée vers l’or bleu. Les Nations
unies estiment qu’à l’horizon 2025, 1,8 milliard
d’individus vivront dans des régions touchées par
une pénurie d’eau complète, et que d’ici 2050, plus
de deux milliards manqueront d’eau dans 48 pays.
Des chifres qui rendent d’autant plus brûlant le
dossier de l’accès à l’eau.
La pénurie croissante d’eau est essentiellement
due à deux phénomènes : le changement climatique
SCA SHAPE 3 2013 7
et la croissance démographique. L’impact du
changement climatique se fait déjà ressentir sous
la forme de conditions météorologiques plus
extrêmes. En été, on assiste à l’assèchement des
rivières dans le sud de l’Europe et l’ouest des États-
Unis, tandis que l’Europe centrale a récemment
connu les pires inondations depuis des décennies.
L’Inde est en proie à des pluies diluviennes qui
empêchent toute gestion ef cace de l’eau, et, dans
l’est de l’Asie, la mousson est devenue tout à fait
imprévisible.
« L’augmentation de la pluviosité, des inonda-
tions et des sécheresses est très probablement due
au réchaufement de la planète », af rme le profes-
seur Olsson.
LE MILLION DE PERSONNES qui vient grossir la
population mondiale chaque semaine n’est pas fait
pour résoudre le déf de l’eau. L’explosion démo-
graphique, avec une concentration de la popula-
tion dans les villes, engendre des besoins accrus
en eau et en assainissement. Associée à l’amé-
lioration du niveau de vie dans de nombreuses
régions, cette évolution va inévitablement entraî-
ner une hausse de la demande d’énergie. « Toutes
les formes d’énergie demandent de l’eau, que ce
soit pour l’exploitation, l’extraction, le raf nage
ou le traitement. Et c’est là que le bât blesse : la plu-
part des gens savent que traiter et pomper l’eau
consomment beaucoup d’énergie, mais ils ne
voient pas pour autant la quantité d’eau requise
pour obtenir l’énergie nécessaire à cet efet. »
Olsson évoque la construction en Afrique du
Sud de deux des plus grandes centrales au charbon
du monde. « Le pays a incontestablement besoin
d’énergie, mais les exigences en eau du fournisseur
ont la priorité absolue. L’extraction du charbon
aura un impact énorme sur la rivière proche, et, à
partir de là, sur toute la population de cette région.
Il ne faut jamais perdre de vue les confits poten-
tiels. Ainsi l’extraction du gaz et du pétrole dans les
DOSSIER EAU
« L’énergie a cessé d’être notre
principal enjeu – pour faire
place à l’eau. L’or bleu a
détrôné l’or noir. »
Gustaf Olsson
Crues du Rhin à
Cologne, en Allemagne.
8 SCA SHAPE 3 2013
47 %
En 2030, 47 % de la
population mondiale
vivra dans des
régions soumises
à un fort stress
hydrique. Les pays
en développement,
qui disposent déjà
d’un accès limité
à des installations
sanitaires adé-
quates, seront les
plus touchés par
cette évolution.
Rapport mondial 
sur la mise en valeur 
des ressources en eau, 
WWDR, 2012
SCA SHAPE 3 2013 9
zones arides du sud-ouest des États-Unis nécessite
le transport et le prélèvement d’importantes quan-
tités d’eau dans les nappes souterraines. Résultat :
une empreinte carbone considérable et une forte
concurrence avec l’agriculture. »
Les confits d’intérêts liés à l’eau ne datent pas
d’aujourd’hui. La Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran
se disputent depuis des années l’utilisation de l’eau
du Tigre et de l’Euphrate. Quant à celle du Nil, elle
donne lieu à des tensions croissantes.
« Les sécheresses de 2012 aux États-Unis ont
dévasté les récoltes. En cinq semaines, le prix du
maïs a grimpé de 40 %, une fambée alors à l’ori-
gine de deux types de doléances : celles liées à la
hausse des prix de l’éthanol et celles relatives à la
montée des prix alimentaires – un autre exemple
de confit d’intérêts. »
LA DISPONIBILITÉ de l’eau a un impact sur presque
tous les domaines de l’économie : la santé, la pro-
duction alimentaire, l’industrie et le développe-
ment durable. La raréfaction des ressources exige
donc une approche globale des problèmes de l’eau,
de l’énergie et de l’alimentation.
« L’eau doit avoir un prix. Le problème est que
nous ne semblons pas conscients de sa valeur. Bien
souvent, il n’y a aucun lien entre l’accès à l’eau
potable et les prix pratiqués. Les besoins en eau
d’un être humain sont de 20 à 25 litres par jour et
devraient être inscrits dans les droits de l’Homme.
Le gaspillage de l’eau, en revanche, comme laver
sa voiture pour un habitant du désert, n’est en
aucun cas un droit de l’Homme. Quoi qu’il en soit,
l’eau est moins chère à Las Vegas, où elle est rare,
qu’en Suède, où elle abonde. »
De nombreux pays ont déjà imposé des taxes
progressives sur l’eau. Ainsi, en Chine, en Grèce
et en Malaisie, le dernier mètre cube consommé
coûte plus cher que le premier.
« Si l’eau ne coûte rien, pourquoi faire des éco-
nomies ? L’agriculture représente les trois quarts
de la consommation – souvent prodigue – d’eau
douce de la planète. Dans le Midwest américain,
le niveau des nappes souterraines est si bas que
les prélèvements se font à plus de 100 mètres de
profondeur. Dans certaines régions d’Inde, leur
niveau baisse de 10 mètres par an. La grave pollu-
tion des eaux de surface des lacs et rivières les rend
impropres à toute utilisation, y compris à l’irriga-
tion. On est donc loin d’une gestion durable. »
Si les aquifères sont reconstituables, le proces-
sus prend des centaines d’années. Pour le profes-
seur Olsson, seules trois méthodes permettent
d’élargir l’accès à l’eau douce : forer encore plus pro-
fond pour atteindre les eaux souterraines, traiter les
eaux polluées ou dessaler l’eau de mer. D’après l’As-
sociation internationale de dessalement, plus de
300 millions de personnes utilisent de l’eau dessa-
lée pour leurs besoins quotidiens. Quelques-unes
des plus grandes usines se trouvent sur la péninsule
arabique.
« L’énergie a cessé d’être notre principal enjeu –
pour faire place à l’eau, conclut Gustaf Olsson. L’or
bleu a détrôné l’or noir. »
« L’eau
doit avoir
un prix.
Le problème
est que nous
ne sem-
blons pas
conscients
de sa
valeur. »
Gustaf Olsson
zones arides du sud-oue
le transport et le prélève
70 %
La croissance démogra-
phique devrait entraîner
une hausse de la
demande alimentaire de
70 % d’ici 2050. L’aug-
mentation de la produc-
tion agricole provoquera
une forte poussée de la
consommation d’eau et
d’énergie, accentuant
la concurrence entre les
secteurs utilisant l’eau.
UNESCO
L’agriculture représente
les trois quarts de la
consommation d’eau
douce de la planète.
10 SCA SHAPE 3 2013
  L
’EAU JOUE UN RÔLE capital à presque
toutes les étapes de la fabrication du papier.
Chaque année, les usines de SCA dans le
monde en consomment quelque 210 mil-
lions de mètres cubes. Dans la production
du papier, l’eau sert au transport des fbres et au
refroidissement, à raison de 60 et 40 %. L’eau de
refroidissement n’a que peu ou pas d’infuence sur
l’empreinte eau de SCA. C’est l’eau de fabrication,
l’essentiel des 60 % restants, qui depuis de nom-
breuses années bénéfcie de toute l’attention du
Service environnement de SCA. Cette eau est trai-
tée avant d’être rejetée.
« Notre principal objectif est de réduire la quanti-
té d’eau utilisée grâce à de nouvelles techniques plus
écologiques, tout en veillant au caractère durable de
l’épuration et du traitement des ef uents », explique
Patrik Isaksson, vice-président chargé des ques-
tions d’environnement chez SCA.
En se basant sur des méthodes internationale-
ment reconnues de l’Institut mondial pour les res-
sources, associées à des évaluations internes, SCA a
retenu neuf sites implantés dans six zones soumises
au stress hydrique. L’usine de ouate de cellulose de
Sahagún, au Mexique, est l’un d’entre eux. « Notre
usine est située près de la zone métropolitaine de
Mexico, où l’eau est rare et dès lors chère », indique
Roberto Deleón, directeur du site.
Préserver l’or bleu
du Mexique
L’eau est une denrée précieuse. Chaque
année, les usines de papier de SCA dans
le monde en consomment des millions de
mètres cubes. La production du papier
étant très aquavore, SCA s’est fixé des
objectifs ambitieux pour une gestion de
l’eau aussi intelligente et durable que pos-
sible – surtout dans les pays comme le
Mexique, où elle est vraiment rare.
SCA SHAPE 3 2013 11
DOSSIER EAU
« Notre prin-
cipal objec-
tif est de
réduire la
quantité
d’eau utili-
sée grâce à
de nouvelles
techniques
plus écolo-
giques. »
Patrik Isaksson
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Un bassin de la station
d’épuration qui permet de
faire des économies d’eau
douce à l’usine de Sahagún.
Inaugurée début 2011, Sahagún est la toute der-
nière usine bâtie par SCA. Ce projet clé en main
était proposé avec un traitement d’eau standard,
rendant nécessaires diverses mesures pour réduire
la quantité d’eau douce consommée. « Une fois la
production stabilisée, nous avons visé une opti-
misation de l’utilisation de l’eau. Au début, notre
consommation était de 25 m
3
par tonne de ouate de
cellulose produite. »
MÊME EN FAISANT abstraction du souci de l’envi-
ronnement, le prix de l’eau suf t pour convaincre
de réduire la quantité utilisée. À raison de 12 pesos
(0,71 euros) le mètre cube, l’eau utilisée par tonne
de papier coûte près de 18 euros. Chaque réduction
d’un mètre cube d’eau par tonne de papier produite
représente dès lors une économie annuelle d’envi-
ron 45 000 euros.
« Nous utilisions un volume d’eau considérable
dans l’unité de désencrage, où les papiers recyclés
servent à fabriquer la pâte. Le recyclage de l’eau en
circuit fermé nous a permis de réutiliser l’eau de
la deuxième étape de la fabrication du papier pour
produire de la pâte. »
Grâce à cette mesure et au recyclage en circuit
90 %
L’amélioration de
l’assainissement et une
eau potable salubre
pourraient réduire de
près de 90 % les cas de
diarrhée.
OMS
fermé dans les systèmes de vide, Roberto Deleón
et ses collègues ont pu faire passer la consomma-
tion d’eau de 25 à 18 m
3
par tonne de papier pro-
duite. Une troisième initiative – l’utilisation en
circuit fermé du système d’étanchéité pour l’en-
semble des pompes de la production de pâte et
de la machine à papier – a même permis de rame-
ner la consommation à 15,7 m
3
par tonne. « Notre
objectif fnal est de 10 m
3
par tonne en 2016. Pour
l’atteindre, nous allons devoir nous occuper des
vitesses de circulation et des charges ioniques, ce
qui est plus dif cile d’un point de vue technique,
mais nous allons procéder étape par étape. »
Fin 2012, Sahagún avait réduit sa consommation
d’eau de 15 %. L’usine possède sa propre station
d’épuration et fait appel à un traitement biologique
pour faire baisser la teneur en matières organiques
des ef uents. Elle a donc d’ores et déjà atteint les
ambitieux objectifs fxés par SCA en matière d’eau :
équiper toutes les usines de pâte et de papier d’une
station de traitement mécanique et biologique des
eaux résiduaires d’ici 2015. L’installation d’une
telle station d’épuration biologique des ef uents
est terminée sur 38 des 40 sites du Groupe et est en
cours sur un trente-neuvième.
DOSSIER EAU
12 SCA SHAPE 3 2013
La production d’ouate de cellulose est très aquavore mais Roberto Deleón, directeur d’usine, et son équipe
ont réussi à faire passer la consommation d’eau de 25 à 18 m
3
par tonne de papier fabriquée.
TRÈS INÉGALE, la répartition des res-
sources en eau accessibles fait de leur uti-
lisation un enjeu local, contrairement au
changement climatique, dont la dimension
est mondiale. Réduire la consommation
d’eau dans une région où elle abonde n’a
aucun impact positif sur les zones où elle
est rare. La plupart des usines SCA, qui
représentent 97,5 % de la consommation
d’eau du Groupe, sont situées dans des
contrées où l’accès à l’eau est aisé. SCA a
décidé d’axer ses mesures d’économie
d’eau sur les régions frappées par la
pénurie, visant, d’ici 2015, une réduction
de 10 % de la consommation d’eau par
rapport à 2010. Bien que la consomma-
tion d’eau de SCA dans les régions et
pays définis (l’Italie, l’Espagne, le
Mexique, la Colombie, l’Australie et le
sud-ouest des États-Unis) ne représente
que 2,5 % de son utilisation totale, les
réductions prévues auront un fort impact
au niveau local. Fin 2012, la consomma-
tion d’eau dans ces régions avait diminué
de 3,4 %. Non inclus dans ces objectifs,
les anciens sites Georgia-Pacific feront
l’objet d’un examen en 2013.
La croissance démographique dans des zones
soumises au stress hydrique touchera surtout les
pays en développement.
STRESS
HYDRIQUE
Pour SCA, les énormes différences qui caractérisent l’accès à l’eau à tra-
vers le monde rendent difficilement comparable la valeur de l’empreinte
eau, très complexe, au niveau du produit. Une consommation apparem-
ment élevée sur un site peut être tout à fait négligeable sur un autre.
L’EMPREINTE EAU
L’EMPREINTE EAU mesure la quantité
d’eau totale utilisée par un individu, une
entreprise ou une nation pour produire
des biens et services. Ainsi, la produc-
tion d’un kilo de viande de bœuf néces-
site 10 000 à 20 00 litres d’eau. Le citoyen
moyen consomme 1 564 m
3
d’eau par an,
pour 2 895 m
3
en moyenne aux États-Unis.
L’importance de l’impact est fonction du
lieu et du moment de l’extraction de l’eau.
Dans une zone déjà frappée par la pénurie,
les conséquences pour les habitats d’eau
douce, les espèces et les moyens d’exis-
tence peuvent être désastreuses.
Source : WWF
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14 SCA SHAPE 3 2013
10 QUESTIONS
SCA SHAPE 3 2013 15
Le maître
des chevaux
Parcourant le monde avec ses
chevaux, Tobbe Larsson présente
ses spectacles dans des salles aussi
immenses que le Stade de Wembley
à Londres ou le Stockholm Globe
Arena. Sans cravache ni étriers,
il parvient à faire obéir les animaux
au doigt et à l’œil.
par JONAS REHNBERG
photos STAFFAN JOHANSSON
16 SCA SHAPE 3 2013
10 QUESTIONS
Q
u’est-ce qui fait la particularité des che-
vaux ?
Une histoire commune unit les
humains et les chevaux. Depuis des
milliers d’années, ils nous portent pour
partir au combat, à la chasse ou en expédition, ce
qui a créé un lien unique entre nous. Ce sont des
créatures universelles qui parlent toutes le même
langage, quelles que soient leurs origines. Si vous
savez vous y prendre, n’importe quel cheval vous
comprendra – même les chevaux sauvages. En
Espagne ou au Moyen-Orient, c’est une immense
ferté de posséder un cheval. Bizarrement, il n’y
a qu’en Suède où les chevaux sont l’apanage des
adolescentes. Ma préférence pour les chevaux est
plutôt due au hasard. Nous vivions à la campagne,
dans une maison ordinaire, pas une ferme. J’avais
des animaux d’espèces très diverses, des cochons
d’Inde, des chiens, des phasmes… À sept ans, j’ai
eu mon propre cheval.
Savez-vous leur parler ?
J’arrive à lire et interpréter leurs signaux et à
communiquer avec eux par le langage corporel et
la voix. Rien de bien spectaculaire. C’est comme
dresser un chien. Jadis, le cheval faisait partie de
la famille, comme c’est encore le cas des chiens, et
si on ne maîtrisait pas son destrier à l’époque, on
risquait de se faire tuer au combat. Le fait que je
sois dyslexique favorise mon af nité avec les ani-
maux, car la communication avec eux ne repose
pas sur l’écrit. Ça a été une véritable libération
pour moi de constater qu’il existait une communi-
cation au-delà de l’écriture et de la parole.
Vous êtes surtout passionné par le dressage en
liberté. Qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit de diriger un cheval libre d’entraves sans
le monter, en le touchant à peine, en communiquant
par le regard, la voix, les gestes et le langage corpo-
rel et en vous appuyant sur votre personnalité. Le
monter vous permet toujours d’exercer une pression
physique pour imposer votre volonté, une pratique
inexistante dans le dressage en liberté. Vous vous
attachez beaucoup aux chevaux dressés ainsi, une
complicité unique vous unit qui vous permet de les
diriger avec une précision exceptionnelle.
Les chevaux apprécient-ils vraiment le dressage ?
Dans le cas du dressage en liberté, ils ne sui-
vraient pas mes instructions s’ils n’appréciaient
pas ce qu’ils font, puisque je n’ai recours à aucune
contrainte physique. Ils n’accepteraient pas non
plus ces tournées de huit mois avec jusqu’à cinq
spectacles chaque week-end s’ils n’y prenaient
aucun plaisir. Mais il faut imaginer des « tours »
que le cheval soit capable d’exécuter – lorsque c’est
trop dif cile, il se fatigue. À l’inverse, il rayonne
de ferté lorsqu’il a réussi. Un cheval qui comprend
ce que vous attendez de lui et qui y arrive est un
cheval heureux.
Est-il possible de diriger les chevaux comme vous en
imitant vos gestes ?
Non. Il arrive qu’un spectateur me rejoigne sur
scène pour copier mes gestes, mais le cheval se
tourne alors vers moi comme pour me dire « C’est
quoi, ça ? »
Comment un amateur doit-il communiquer avec un
cheval inconnu ?
Foncièrement gentils et amicaux, les chevaux
sont des animaux dépourvus d’une agressivité
naturelle qui les inciterait à vous attaquer. Mais
veillez à ne pas être au mauvais endroit : avec sa
demi-tonne, le cheval pourrait vous blesser. En
jouant ensemble, les chevaux savent être bru-
taux, ils mordent, ils ruent, et même équipés d’un
casque et d’un gilet de protection, les humains
sont trop fragiles pour cela. Montrez au cheval que
vous le respectez, soyez sûr de vous. Ne le bouscu-
lez pas. Laissez-lui faire le premier pas, puis vous
suivre. C’est un animal grégaire.
On dit que le prince héritier de Dubaï est l’un de vos
amis ?
C’est exact, il vient souvent ici pour dresser des
chevaux. Pour ma part, je vais à Dubaï plusieurs
fois par mois.
Vous avez votre propre émission à la télévision. De
quoi y est-il question ?
Ponyakuten est destinée aux propriétaires
qui n’arrivent pas à maîtriser leurs chevaux.
Souvent, ils ont privilégié l’entraînement pour les
« Je suis si mauvais perdant que je
ne participe qu’à des activités que
je suis sûr de gagner. »
Nom : Tobbe Larsson.
Âge : 38 ans.
Domicile : un pres-
bytère bâti en 1863 à
Sjörup, dans le sud de
la Suède.
Tobbe Larsson
« J’arrive
à lire et
interpré-
ter leurs
signaux
et à com-
muniquer
avec eux
par le lan-
gage cor-
porel et la
voix. »
18 SCA SHAPE 3 2013
Une complicité particulière
unit Tobbe Larsson et les
chevaux depuis son premier
cheval offert à l’âge de sept
ans.
ÉCURIES TOUT CONFORT
SCA a mis au point des gra-
nulés en pure sciure pour
les litières de chevaux. Il
suffit de les humidifier pour
qu’ils gonflent en atteignant
deux à trois fois leur volume
initial, se transforment rapi-
dement en sciure et forment
une litière à la fois moel-
leuse et solide, pratique-
ment sans poussière.
Le produit permet égale-
ment d’obtenir de très bons
résultats avec les chevaux
qui souffrent d’escarres.

Tobbe Larsson est ambassa-
deur des granulés SCA pour
litières, qu’il utilise pour ses
chevaux :
« Je tiens à ce qu’ils bénéficient
d’un environnement confor-
table et sain dans des écuries
claires, fraîches et faciles à
entretenir. »
Produit 100 % naturel, sans
additif artificiel, les granulés
offrent aux chevaux une litière
moelleuse et confortable. Ils
sont livrables dans toute la
Suède.
10 QUESTIONS
concours au point d’oublier l’importance
des activités quotidiennes et de l’appren-
tissage des ordres élémentaires, mais
nécessaires. Il faut passer beaucoup de
temps avec son cheval pour apprendre à
le connaître.
Malgré votre talent, vous n’avez jamais parti-
cipé à un concours professionnel. Pourquoi ?
Je suis si mauvais perdant que je ne
participe qu’à des activités que je suis sûr
de gagner. Étrangement, un spectacle
dans une immense salle me rend moins
nerveux qu’un petit nombre de specta-
teurs. Peut-être est-ce dû au fait qu’on
ne distingue pas les spectateurs dans un
stade comme Wembley, si immense que
je me rends sur scène en cart de golf.
Vous est-il arrivé de vouloir dresser
d’autres animaux ?
Non. J’ai un chien, mais il est loin
d’obéir au doigt et à l’œil.
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avec de nouveaux noms et emballages Tork.
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20 SCA SHAPE 3 2013
SHAPE UP
Check out what’s happening
outside SCA.
Art vivant
MUR NE DOIT PAS être synonyme
d’ennui. Pour preuve, les « murs végé-
taux », sortes de jardins verticaux, qui
fleurissent un peu partout. En intérieur,
ces murs sont source de bien-être.
Selon certains experts, ils augmentent la
productivité et le bonheur et réduisent le
stress, tout en contribuant à purifier l’air
sur les lieux de travail. Maître incontesté
des murs végétaux, le botaniste français
Patrick Blanc entend réconcilier plantes
et bâtiments, comme le montre l’une
de ses œuvres phare, le Mur Végétal du
Musée du Quai Branly à Paris. Ses jar-
dins verticaux sont réalisables partout,
en milieu ouvert ou fermé et quel que soit
l’environnement climatique.

www.verticalgardenpatrickblanc.com
LE PRIX DE L’EAU de Stockholm
a récompensé cette année Peter
Morgan, biologiste marin originaire du
Zimbabwe et pionnier de l’assainisse-
ment. Le comité a salué son travail qui
vise à protéger la santé et l’existence de
millions d’individus grâce à des tech-
nologies d’approvisionnement en eau et
d’assainissement améliorées, simples,
intelligentes et peu coûteuses.
« Bon nombre de solutions actuelles
pour l’alimentation en eau propre et
son assainissement sont hors de prix,
irréalisables et inaccessibles pour les plus
démunis, a souligné le comité dans ses
motivations. Grâce au travail innovant
de Peter Morgan pour mettre au point des
technologies pratiques d’approvisionne-
ment en eau et d’assainissement, d’in-
nombrables communautés dans le besoin
bénéfcient désormais d’une eau plus
saine, d’un environnement plus propre et
d’une meilleure qualité de vie. »
Les solutions de Peter Morgan, ainsi
que la documentation et la forma-
tion complètes qui
les accompagnent,
permettent aux spé-
cialistes des commu-
nautés locales de se
charger eux-mêmes
de leur installation, de
leur entretien et de leur
amélioration.
De l’eau pour les plus démunis
Peter Morgan.
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ÇA BOUGE
L’actualité hors de SCA
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Retour vers le futur : de vieux
journaux redevenus bois.
Prévenir les
infections grâce
aux œstrogènes
Selon une étude récente de
l’Institut Karolinska en Suède,
les œstrogènes stimulent la
production d’antibiotiques de
l’organisme tout en renfor-
çant les cellules des voies
urinaires. Plus de la moitié
des femmes souffre d’infec-
tion urinaire, l’une des affec-
tions les plus courantes, à un
moment de leur vie. Les der-
niers résultats indiquent que
des compléments d’œstro-
gènes peuvent aider à éviter
ce type d’infection à répéti-
tion lors de la ménopause.
2,5
milliards de personnes, soit
36 % de la population mon-
diale, n’avaient pas accès à
des installations sanitaires
adéquates fin 2011. C’est en
Afrique subsaharienne, en
Océanie et en Asie du Sud que
la situation est la plus grave.
Source : www.unicef.org
Le recyclage 
omniprésent 
NewspaperWood est un matériau mis au point par la desi-
gner néerlandaise Mieke Meijer. En collant ensemble
de vieux journaux, dont le papier est à base de cel-
lulose, elle obtient des tronçons qui peuvent être
sciés, travaillés et poncés comme du bois clas-
sique. Une fois ceux-ci sciés, les couches de
papier apparaissent, évoquant le grain du bois
ou les cernes d’un arbre. NewspaperWood est
sous licence du studio de design hollandais
Vij5.

www.vij5.nl/KrantHout_S_EN.html
UN ROBOT-DOUCHE JAPONAIS pourrait per-
mettre aux personnes âgées et handicapées
d’assurer leur hygiène sans aide. L’utilisateur
s’allonge dans une cabine de douche et le
robot se charge de le laver, ajustant les jets
à sa silhouette et à sa taille. De tels robots
pourraient apporter un élément de solution
au vieillissement de la population mondiale.
Aujourd’hui, certain pays proposent des sa-
nitaires qui aident les personnes incapables
de se servir du papier toilette à s’essuyer.
Des robots pour
les soins d’hygiène
Le saviez-vous ?
Les femmes sont beaucoup plus
enclines que les hommes à recom-
mander un restaurant conseillé par des
associations environnementales ou
caritatives.*
*Selon une étude réalisée par SCA et
l’Association nationale de la restauration
aux États-Unis.
22 SCA SHAPE 3 2013
TECHNOLOGIE
D
ANS LE CADRE d’un projet de 10 ans
lancé en 2012, les cendres et autres sous-
produits de deux usines de pâte et de
papier de SCA doivent aider à créer les
nouvelles terres nécessaires à une scierie
du Groupe. L’opération va utiliser des produits
résiduels pour combler une portion de mer égale à
15 terrains de football professionnels.
Chaque année, l’industrie suédoise de la pâte
et du papier produit quelque 200 000 tonnes de
cendres de chaudière et 220 000 tonnes de lies de
DES POLDERS
Des déchets de la fi lière bois-papier,
des cendres et des boues, vont servir
à construire des routes et à créer de
nouvelles terres.
par ULF WIMAN illustration NILS-PETTER EKWALL
USINE DE PÂTE D’ÖSTRAND
LIES DE LIQUEUR VERTE
CENDRES
USINE DE PAPIER D’ORTVIKEN
SCA SHAPE 3 2013 23
liqueur verte (LLV). Pour Patrik Halling, vice-pré-
sident chargé de la technologie chez SCA, ces deux
types de déchets peuvent être utilisés à l’échelle
industrielle pour créer de nouvelles terres. « Cette
technique a déjà fait ses preuves à l’usine de papier
SCA d’Ortviken et à l’usine de pâte d’Östrand.
Aujourd’hui, un vaste projet est en cours à la scie-
rie SCA de Tunadal. »
La scierie de Tunadal est située sur la
Baltique, près de Sundsvall, à 380 km au nord de
Stockholm. Le projet doit créer dans le détroit
d’Alnö 10 hectares de terres nécessaires au stoc-
kage du bois et à l’expansion future de la scierie.
Depuis novembre 2012, des camions chargés
de 30 tonnes de roches chacun vont et viennent
continuellement pour construire une digue longue
de 860 m qui nécessitera 750 000 tonnes de roches
et délimitera les nouvelles terres. Un fossé de 6 m
de profondeur et 30 m de large creusé dans le fond
marin argileux doit garantir sa stabilité. « C’est
un déf technique que de créer un remblai rocheux
sur des bases précaires, surtout quand on ne
de cendres
Des lies de liqueur verte de
l’usine de pâte d’Östrand et
des cendres de la chaudière
de la papeterie d’Ortviken
formeront les nouvelles
terres nécessaires à
l’expansion des activités de
la scierie de Tunadal.
SCIERIE DE TUNADAL
24 SCA SHAPE 3 2013
TECHNOLOGIE
voit rien. Nous devions donc utiliser des sonars en
permanence », explique Magnus Jinnerot, chef de
projet chez SCA.
La seconde phase démarrera à la fn de l’été 2013,
une fois la digue terminée et étanchéifée. Pendant
les 10 ans à venir, 26 000 tonnes de cendres et
10 500 tonnes de boues provenant de l’usine
d’Ortviken, et 10 300 tonnes de cendres et 22 500
tonnes de LLV de l’usine d’Östrand, viendront
chaque année remplir la lagune ainsi créée.
Le mélange de cendres, de LLV et de boues
constitue un excellent matériau de construction
af rme Magnus Jinnerot : « Une fois dans l’eau, il
devient si solide que la scierie peut y construire des
routes et des bâtiments légers de type entrepôts. »
SI LA CRÉATION DE POLDERS est une opération
complexe et de longue haleine, selon les calculs
de SCA, elle est plus avantageuse que la mise en
décharge des déchets. Elle permet en outre de
créer les étendues nécessaires à l’expansion de
l’activité.
« Cette méthode présente divers avantages »,
commente Magnus Jinnerot. « Nous obtenons les
terres dont nous avons besoin et nous économi-
sons les taxes pour la mise en décharge. Et comme
Ortviken et Östrand sont proches de Tunadal,
nous évitons de longs transports coûteux, ce qui en
fait une solution plus écologique. »
SI ELLES ÉTAIENT plus pures, les cendres pour-
raient servir à fabriquer du béton. La fertilisation de
forêts et la construction de routes ont également été
envisagées. Mais en raison des volumes peu impor-
tants requis par ces utilisations, une bonne partie
des déchets aurait quand même fni à la décharge.
Le poids sans cesse croissant des règlements
et des taxes environnementales a motivé la
recherche de méthodes de recyclage durables
et rentables pour ces résidus. SCA a envisagé
diverses formules pour valoriser les déchets des
usines d’Ortviken et Östrand, estimés à 73 000
tonnes en 2014. « La seule usine d’Ortviken
produit en moyenne chaque jour 70 tonnes de
cendres, précise Patrik Halling. Vu le coût et les
problèmes environnementaux, nous avons décidé
que créer des terres à Tunadal était la meilleure
solution. »
« Nous obtenons
les terres dont
nous avons
besoin et nous
économisons
les taxes pour
la mise en
décharge. »
Magnus Jinnerot, SCA
VALORISER
LES DÉCHETS
Près d’un million de
tonnes de cendres, de
lies de liqueur verte (LLV)
et de boues des usines
SCA serviront à créer de
nouvelles terres pour la
scierie de Tunadal.
À Ortviken, les
cendres proviennent de
la combustion de sous-
produits de l’industrie
forestière, comme les
écorces et les copeaux,
pour produire la vapeur
et l’eau chaude desti-
nées à la fabrication et
au chauffage. Les boues
sont des déchets du
procédé de couchage
du papier.
À Östrand, les LLV
sont issues de la récu-
pérationdes produits
chimiques, tandis que
les cendres sont un
résidu de la chaudière à
biocombustible.
Le projet à la scierie de Tunadal va créer 10 hectares de terres nécessaires au stockage du bois
et à l’expansion future de la scierie.
FEATURE
26 SCA SHAPE 3 2013
SCA SHAPE 3 2013 27
MARCHÉ
« Voir pour la
première fois
notre flle dans
les bras de ma
femme a été
le plus beau
moment de
ma vie. »
Billy Allen
BÉBÉ est là et votre vie change du
tout au tout. Car les enfants sont
une source de joie infi nie, mais
aussi de soucis qui vous accom-
pagneront toute votre existence.
Shape a interrogé quatre jeunes
pères aux origines géographiques
très différentes sur leur nouveau
rôle. Si les traditions varient selon
les régions, les instants magiques
semblent identiques où que l’on vit.
Être
père
des instants magiques
par ANNA GULLERS ET DANIEL DASEY
photos : PONTUS HÖÖK ET SVANTE ÖRNBERG
28 SCA SHAPE 3 2013
MARCHÉ
Quelles étaient vos attentes avant la nais-
sance du bébé ?
J’ai toujours voulu avoir des enfants jeune.
L’essentiel pour moi, c’était de préserver ma
relation avec mon épouse tout en nous occupant
du nouveau-né. Nous savions que le manque de
sommeil serait au rendez-vous et que nous aurions
moins de temps à consacrer à diverses activités
notamment les sorties en soirée.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
Les deux premières nuits à la maternité ont été
déroutantes, j’étais très nerveux. Même en sachant
très bien que votre bambin est robuste, vous ne le
quittez pas des yeux une seconde. La première nuit
a été de loin la plus éprouvante. Ce qui nous a aussi
surpris, c’est la nervosité qui nous gagnait le soir :
c’est comme si tous les soucis s’amplifaient alors,
nous obligeant à vérifer qu’elle dormait bien.
Y a-t-il quelque chose que vous auriez aimé savoir
avant la naissance de votre enfant ?
Ce qu’il y a de bien aujourd’hui, ce sont les ordi-
nateurs et les smartphones, omniprésents. Plutôt
que de s’inquiéter ou d’appeler le docteur, vous
consultez Internet et constatez en général que
votre bébé est tout à fait normal.
Avez-vous suivi un cours d’éducation parentale avec
votre partenaire avant la naissance ?
Nous avons suivi un cours Lamaze de prépara-
tion à l’accouchement et un cours de soins du nou-
veau-né proposés par une sage-femme à Albany.
Sa longue expérience a contribué à nous rassurer
grâce à des réponses à nos innombrables ques-
tions, comme la sécurité des sièges auto pour bébé.
Qu’est-ce qui est le plus difficile pour les parents, à
votre avis ?
Jusqu’à présent, le plus dif cile a été d’essayer de
conserver la santé et une alimentation saine. Un
autre déf consiste à garder notre bout de chou de
bonne humeur. Le sommeil est un sujet plus com-
pliqué, mais elle se débrouille déjà pas mal.
Qu’est-ce qui fait un bon père ?
En tant que jeune père, il est important d’encou-
rager votre épouse ou la maman du bébé. Je ne peux
pas encore faire grand-chose avec elle pour l’ins-
tant, mais être là pour ma femme et l’encourager
compte beaucoup – tout comme la tendresse pour le
« La première nuit a été de loin la
plus éprouvante. » Billy Allen
bambin. Comme la délicatesse n’est souvent pas le
fort des papas, les câlins et le calme suf sent.
Que souhaitez-vous transmettre à votre enfant ?
Étant très croyants, la religion est l’un de nos
principaux objectifs. L’instruction est également
capitale, comme le travail assidu. Voilà trois
choses qui doivent vous aider dans la vie. Les
valeurs et la morale chrétiennes : c’est ce que nous
souhaitons faire passer avant tout — le reste suivra.
Avez-vous pris un congé parental ? De combien de
temps ?
Je poursuis des études universitaires supé-
rieures et je fais de la recherche. J’ai manqué
environ une semaine et demie à la fac. Comme
mon épouse a pris huit semaines de congé, je n’ai
pas eu à m’absenter trop longtemps. Depuis, elle a
repris le travail, et j’ai pris deux jours en tout pour
m’occuper du bébé à la maison.
Comment vous occupez-vous activement du bébé ?
Pour l’instant, j’apporte surtout mon soutien à la
maman. C’est elle qui fait la plupart du travail, mais
je change les couches. Quand je passe la journée à la
maison avec notre flle, je m’occupe de tout, y com-
pris donner le biberon. Si elle est réveillée plus de 20
ou 30 minutes la nuit, je me lève et je l’emmène dans
une autre pièce.
Décrivez-nous un moment magique pour vous en
tant que parent.
Voir pour la première fois notre flle dans les bras
de ma femme a été le plus beau moment de ma vie.
C’était très émouvant. Un petit être est là qui ne
demande qu’à être aimé. Nous avons demandé à
tout le monde de sortir pour pouvoir découvrir notre
petite fée.
ÉTATS-UNIS
Nom : Billy Allen, 25 ans.
État civil : son épouse Cait
et une petite fille, Grace,
née en mars 2013.
Domicile : Delmar (près
d’Albany), État de New York,
USA.
Loisirs : le sport, la cuisine.
SCA SHAPE 3 2013 29
Quelles étaient vos attentes avant la nais-
sance du bébé ?
Que la vie suive son cours. Je croyais savoir ce
que c’est d’avoir un enfant, mais un instant a suf
pour bouleverser ma vie.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
Le fait que le bébé dorme autant au début. Alors
que je m’attendais à des nuits de pleurs et d’insom-
nies, la vie était surtout faite de douceur et d’intimité.
Y a-t-il quelque chose que vous auriez aimé savoir
avant la naissance de votre enfant ?
Je ne pense pas qu’il faille savoir beaucoup de
choses. Être parent, c’est vivre sous le signe du
changement, ce qui, je m’en suis rendu compte,
durera toute l’enfance.
Avez-vous suivi un cours d’éducation parentale avec
votre partenaire avant la naissance ?
Non.
Qu’est-ce qui est le plus difficile pour les parents ?
C’est d’être à la hauteur de vos attentes. Jour
après jour, il faut en plus garder à l’esprit votre
énorme responsabilité, tout en sachant profter au
maximum de l’instant et jouer le mieux possible
votre rôle de père.
Qu’est-ce qui fait un bon père ?
Le fait d’être attentif à son enfant. Il faut savoir
« lâcher prise » pour lui permettre de chercher
et trouver sa voie. Il faut aussi faire preuve de
cohérence pour que l’enfant ait l’assurance d’avoir
quelqu’un sur qui compter.
Que souhaitez-vous transmettre à votre enfant ?
L’ouverture au changement et la curiosité de
la vie, ainsi que le respect d’autrui. Tout change –
avec la vieillesse, la mort, les situations évoluent.
Avez-vous pris un congé parental ?
Oui, avec mes deux premiers enfants. Avec
Alexander, je prévois de rester six mois à la maison
à son entrée à l’école maternelle.
Comment vous occupez-vous activement du bébé ?
Je participe à toutes les tâches, sauf à l'allaite-
ment !
Décrivez-nous un moment magique pour vous.
Un sourire qui n’exige rien en contrepar-
tie. Rentrer chez soi et parler à votre petit avec
l’assurance absolue que « Tout va s’arranger, Papa
est là et il t’aime. »
« Le plus dif cile, c’est d’être à la
hauteur de vos attentes. » Simon Nordlund
SUÈDE
Nom : Simon Nordlund,
33 ans.
État civil : compagnon
d’Anita Buczko, 3 enfants :
Samuel, 6 ans, Rebecca,
3 ans, Alexander, né en
mars 2013
Domicile : Lerum, en Suède.
Loisirs : passer du temps
en famille, activités à proxi-
mité, le football, le golf.
30 SCA SHAPE 3 2013
FEATURE
Savoir changer radicalement son mode de vie.
Dès la naissance d’un enfant, votre vie cesse de
n’appartenir qu’à vous. Vous devez apprendre
à partager et à donner plutôt qu’à recevoir
uniquement.
Qu’est-ce qui fait un bon père ?
Le sens des responsabilités, la capacité à trans-
mettre son expérience et la volonté d’éduquer ses
enfants.
Que souhaitez-vous transmettre à votre enfant ?
J’aimerais apprendre à mes enfants à être atten-
tif aux besoins d’autrui, à franchir les écueils de la
vie et à vouloir exceller dans diverses d’activités.
Avez-vous pris un congé parental ? De combien de
temps ?
Non, l’approche est plus traditionnelle en
Russie, c’est la maman qui reste au foyer pour s’oc-
cuper du bébé. Les hommes sont censés continuer
à chasser et à protéger la famille.
Comment vous occupez-vous activement du bébé ?
Je suis à l’aise avec tous les soins du bébé, mais ma
spécialité, c’est de le bercer pour qu’il s’endorme.
Décrivez-nous un moment magique pour vous en
tant que parent.
C’est de voir ses enfants grandir et progresser
jour après jour. Lorsqu’ils font leurs premiers pas
et disent leurs premiers mots, chaque jour est
unique et synonyme d’inédit. L’important, c’est de
reconnaître ces instants exceptionnels.
Quelles étaient vos attentes avant la nais-
sance du bébé ?
Je ne savais pas vraiment ce qui m’attendait.
De nouvelles responsabilités, bien entendu, que
je prenais très au sérieux. Comme je savais que
notre aîné serait un garçon, j’imaginais déjà nos
activités communes, le sport et toutes ces occupa-
tions typiquement masculines. Avec Polina, c’était
diférent. Je savais que les nuits blanches seraient
nombreuses la première année, que je devrais faire
passer mes souhaits au second plan. Il faudrait se
contenter de petites choses : se détendre le soir ou
ne rien faire le week-end. Comme nous attendions
une flle, je pensais lui acheter des robes et décorer
la chambre en rose. Me considérant comme un
père accompli qui savait changer les couches et
bercer le bébé pour l’endormir, j’étais confant.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
Chaque enfant est unique et a son caractère.
Impossible de savoir ce que sera demain. Polina
était très diférente de son grand frère, ce qui a
contraint toute la famille à s’adapter à son tempé-
rament, beaucoup plus dif cile. Plutôt que d’ache-
ter de petites robes roses et blanches, je passais des
heures avec un bébé en pleurs tout en tentant de
vérifer les devoirs de mon fls.
Y a-t-il quelque chose que vous auriez aimé savoir
avant la naissance de votre enfant ?
Je pensais alors tout savoir. Aujourd’hui, je crois
que ce sont nos bébés qui nous mettent au pas, et
pas l’inverse.
Avez-vous suivi un cours d’éducation parentale avec
votre partenaire avant la naissance ?
Ma femme l’a fait. C’était une condition imposée
par la maternité où elle souhaitait accoucher. Pour
ma part, j’ai surtout veillé à préparer notre fls à
l’arrivée de sa petite sœur, puisque tout ne tour-
nerait plus autour de lui à l’avenir. Les parents qui
attendent un bébé lui consacrent tellement d’at-
tention que les aînés risquent de se sentir moins
aimés. Leur rester attentif est tout aussi important
que de se préparer à la naissance du nouveau-né.
Qu’est-ce qui est le plus difficile pour les parents, à
votre avis ?
« Plutôt que d’acheter de petites
robes roses et blanches, je
passais des heures avec un
bébé en pleurs. »
Maxim Barkov
RUSSIE
Nom : Maxim Barkov,
39 ans.
État civil : son épouse
Marina, un fils de 10 ans,
Ilya, et une fille de 2 ans et
demi, Polina.
Domicile : Moscou, en
Russie.
Loisirs : le sport, les
voyages, la photo, la pein-
ture, le bricolage.
NOUVELLE
PLATEFORME
MONDIALE POUR
LES MARQUES
BÉBÉ
SCA vient de lancer
une nouvelle plate-
forme mondiale pour
les marques bébé,
Love Every Moment,
qui traite de leur posi-
tionnement et de leur
packaging tout en
servant de support
de communication.
Elle propose en outre
une nouvelle série
d’outils pour les lan-
cements : spots TV,
supports imprimés,
numériques ou en-
core pour les RP. Le
déploiement mondial
de cette plateforme
de marque a démarré
en Russie et dans les
pays nordiques au
printemps 2013.
MARCHÉ
FEATURE
Quelles étaient vos attentes avant la nais-
sance du bébé ?
Nous espérions un accouchement sans compli-
cation, où ma femme ne soufrirait pas trop, et une
petite flle en bonne santé. J’espérais en outre que
celle-ci aurait le teint clair et les yeux immenses de
sa maman, si ravissante.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
C’est mon deuxième enfant. Après plusieurs
heures, ma femme était toujours en proie à des
contractions douloureuses et selon le médecin, il
y avait un risque de « dystocie des épaules ». Nous
ignorions ce que c’était, mais plutôt que de prendre
des risques, nous avons opté pour une césarienne
d’urgence. Ça a été une mauvaise surprise pour
nous.
Y a-t-il quelque chose que vous auriez aimé savoir
avant la naissance de votre enfant ?
Durant la grossesse, ma femme avait soufert
d’hémorroïdes qui, d’après le médecin, réapparaî-
traient après l’accouchement. Cela s’est confrmé.
Avez-vous suivi un cours d’éducation parentale avec
votre partenaire avant la naissance ?
Non. Nous avons lu des livres et des magazines
et profté de l’expérience de notre famille et de nos
amis qui avaient déjà vécu une naissance.
UNE « BIBLE »
POUR LES FU-
TURS PARENTS
Depuis plus de 40
ans, Libero, la marque
d’hygiène bébé de SCA,
publie un ouvrage sur la
grossesse, l’accouche-
ment et la parentalité.
Deux éditions sont pro-
posées au Danemark, en
Norvège, en Suède et en
Finlande : l’une pour les
futurs parents et l’autre
pour ceux qui le sont
déjà. D’autres entités de
SCA ayant souhaité une
version dans leur langue
nationale, les deux livres
sont en cours de traduc-
tion pour assurer une
plus large diffusion.
Pour lire le livre ou le télé-
charger en anglais :
www.libero.se/du-just-
nu/Graviditetsbok
« Au retour d'une journée de travail
fatiguante, ma flle m'a ef euré le visage
doucement, en me souriant. » Lim Soom Min
Qu’est-ce qui est le plus difficile pour les parents, à
votre avis ?
S’occuper du nourrisson pendant la nuit et
devoir se lever tôt le matin pour aller au travail.
Changer les couches aussi.
Qu’est-ce qui fait un bon père ?
La patience et la compréhension, le respect et
l’estime de votre femme dans son rôle de mère.
Que souhaitez-vous transmettre à votre enfant ?
Je souhaite que ma flle soit gentille, polie et
charmante, mais aussi quelqu’un d’honnête.
J’espère qu’elle restera en bonne santé.
Avez-vous pris un congé parental ? De combien de
temps ?
Oui, j’ai pris une semaine de congé.
Comment vous occupez-vous activement du bébé ?
Donner le bain et changer les couches sont les
tâches auxquelles je participe, je mets aussi le bébé
au lit.
Décrivez-nous un moment magique pour vous en
tant que parent.
Cet instant magique m’a surpris au retour d’une
journée de travail fatigante et frustrante et c’est
comme si ma flle avait su ce que j’éprouvais. Alors
que je la serrais dans mes bras, elle m’a ef euré le
visage doucement, en me souriant.
MALAISIE
Nom : Lim Soom Min, 34 ans.
État civil : son épouse Ng
Yan Ling, un fils de 3 ans,
Shawn Lim Ze Xuan, et une
fille née le 11 décembre
2012, Stella Lim Jin Ee.
Domicile : Seremban, en
Malaisie.
Loisirs : le badminton,
la pêche, les voyages.
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Carolina Gäbel m.fl.
Gravid igen
GRAVIDITET, FÖRLOSSNING OCH DEN STÖRRE FAMILJEN
Hur gör jag för att dela min kärlek mellan flera barn? Hur gör jag för
att tillgodose barnens olika behov? Få svar och hitta goda råd.
2013
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Carolina Gäbel m.fl.
Gravid för första gången
GRAVIDITET, FÖRLOSSNING OCH DEN NYA FAMILJEN
Vad händer under graviditeten? Hur får jag en bra start på amningen?
Hur är den första tiden som förälder? Få svar och hitta goda råd.
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SCA SHAPE 3 2013 31
32 SCA SHAPE 3 2013
SCA SHAPE 3 2013 33
Le parc à bois et la scierie de
Holmsund.
photographie
l’avenir
Il y a plus d’un demi-siècle, le célèbre
photographe Lennart Nilsson partait sur
la côte du Norrland pour un reportage photo
sur les nombreuses usines et scieries
de SCA où l’« or vert » – l’avenir de
la Suède – devait faire la richesse du pays
et améliorer la vie de ses citoyens.
par SARA BERGQVIST photos LENNART NILSSON
Un artiste de renom


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34 SCA SHAPE 3 2013
Arrivée des troncs à l’usine d’Essvik.
EBOUT, FACE À LA BAIE de Sundsvall en 1852, le
poète lyrique suédois Elias Sehlstedt est frappé par
ses innombrables scieries. « Des scieries à perte de
vue », note-t-il. Dans la Suède des années 1930, la
baie de Sundsvall, l’une des régions les plus riches
en scieries à cette époque, est durement touchée
par la chute de l’empire Kreuger : plusieurs usines
ferment et de nombreux salariés se retrouvent
sans emploi.
SCA, dont les activités se concentrent dans le
Norrland à l’époque, se voit contraint d’appliquer
de sévères programmes de rationalisation axés
sur l’augmentation du rendement, de l’industriali-
sation et de la transformation. Très impopulaires
dans un premier temps, ils s’avèrent rapidement
le salut de populations entières. À l’époque du
voyage de Lennart Nilsson dans les années 1950,
la population pauvre de Holmsund, près d’Umeå,
est devenue une communauté modèle où règne
le plein-emploi. Le journaliste Mons Mossner,
partenaire du photographe sur ce reportage pour le
magazine Se (Voir), fait état d’un investissement de
quatre millions de couronnes suédoises destiné au
seul bien-être du personnel SCA. Les travailleurs
de Holmsund bénéfcient de formations, mais
Chargement des balles de
pâte de l’usine d’Östrand.
« Des
scieries
à perte
de vue. »
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SCA SHAPE 3 2013 35
PERSPECTIVES
USINE DE PAPIER DE
MUNKSUND, PITEÅ : carton
caisse (papier d’emballage).
SCIERIE DE MUNKSUND, PITEÅ :
l’une des plus grandes scieries
de Suède.
USINE DE PAPIER D’OBBOLA,
UMEÅ : carton caisse.
SCIERIE DE RUNDVIK,
NORDMALING : produits en
bois scié (sapin nordique) ;
importantes exportations vers
les États-Unis ; investissements
majeurs cette année.
SCIERIE DE BOLLSTA,
BOLLSTABRUK : la scierie la plus
importante et la plus compétitive
de Suède.
USINE DE PÂTE D’ÖSTRAND,
TIMRÅ : pâte kraft pour la
fabrication de produits d’hygiène,
d’essuyage papier et de papiers
d’impression ; l’une des princi-
pales usines de pâte d’Europe.
USINE DE PAPIER D’ORTVIKEN,
SUNDSVALL : la cinquième
usine de papiers d’impression
au monde ; le papier de qualité
supérieure représente deux tiers
des activités ; investissements
majeurs ces dernières années.
SCIERIE DE TUNADAL,
SUNDSVALL : désormais la seule
scierie de Sundsvall, en concur-
rence avec Bollsta pour le titre de
plus grande scierie de Suède.
DE PITEÅ À
SUNDSVALL, LES
USINES DE SCA
AUJOURD’HUI
Arrivée du bois à l’usine
d’Östrand.
SCA SHAPE 3 2013 37
PERSPECTIVES
aussi de nouvelles maisons confortables,
d’églises, de cinémas, ainsi que de centres
de loisirs et de sports. Lors du déména-
gement du siège de SCA de Stockholm
à Sundsvall en 1949*, le service com-
mercial est toutefois indigné de ne pas y
trouver un terrain de golf. « Lorsqu’il ont
appris l’absence d’un parcours de golf,
il y a presque eu une révolution, raconte
Björn Lyngfelt, vice-président chargé
de la communication chez SCA. SCA a
donc créé le premier terrain de golf à
Sundsvall. »
  L
a « Côte d’or » photographiée
par Nilsson est la bande côtière
qui s’étend de Sundsvall à Umeå,
de 400 à 700 km au nord de
Stockholm. Toujours aussi capitale
pour l’industrie forestière suédoise, elle
abrite plusieurs des scieries et des usines
de pâte et de papier les plus importantes
et les plus compétitives de Suède – parfois
même d’Europe. Une cinquantaine de
scieries jadis situées autour de la baie
de Sundsvall ont fait place à une usine
unique dont la production dépasse de
loin leurs capacités regroupées. Si SCA
a scié son dernier tronc dans la com-
munauté modèle de Holmsund début
juin 2013, la fermeture de cette scierie
employant une quarantaine de salariés
ne risque pas de peser autant sur la région
que les programmes de rationalisation
du siècle dernier. Depuis la publication
de la série d’articles dans Se, Umeå, non
loin, est devenue une ville universitaire
aujourd’hui plus peuplée que Sundsvall.
« C’est ici que se trouve l’usine de
papier d’Obbola, qui célèbre son cen-
tenaire cette année, explique Björn
Lyngfelt. Un peu plus au sud, nous avons
la scierie de Rundvik, qui fête aujourd’hui
ses 150 ans. Holmsund dispose en outre
d’un port et d’un terminal de fret, tou-
jours exploité par SCA et essentiel pour
les activités d’autres entreprises. »
* Le siège du Groupe SCA est revenu à
Stockholm en 1993.
LENNART NILSSON
Né en 1922, Lennart Nilsson compte
parmi les plus grands photographes
du monde. Particulièrement connu
pour ses images révolutionnaires
d’embryons humains vivants, il a réussi
à prendre des photos des premiers
instants de la vie intra-utérine, réunies
dans son ouvrage Naître, paru en 1965.
Précédemment, il avait longtemps col-
laboré comme photojournaliste à divers
magazines suédois, dont Se (Voir),
Vecko-Journalen (L’Hebdo) et, plus
tard, à Life. Il a en outre travaillé comme
photographe officiel de la cour de Suède
et est lauréat de nombreux prix suédois
et internationaux.
Vie de famille dans les appartements bâtis par SCA dans les années 1950 avec vue sur l’usine d’Östrand
depuis la cuisine.
Enlèvement du bois dans le parc à bois.
L’un des chalets d’été construits par SCA pour
ses salariés.
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38 SCA SHAPE 3 2013
Quand SCA a dû recruter un équipage pour
ses deux bateaux engagés dans une régate en
Suède, ses collaborateurs du monde entier ont
répondu à l’appel. Kristy Chew de Malaisie était
parmi ceux qui ont vécu des sensations fortes.
par JÖRGEN OLSSON photos RICK TOMLINSON
SCA People et SCA
Nature, les deux voiliers
de SCA, faisaient partie
des 250 bateaux venus
de 11 pays pour la
régate. Tous deux ont
terminé la course sans
encombre : SCA Nature
30e et SCA People 35e
des 40 voiliers de la
classe SRS A.
SCA À L’ÅF
OFFSHORE RACE
Une myriade de voiliers
attend le coup d’envoi
sur les eaux du centre de
Stockholm.
Défi en
Baltique
pour les
équipiers de
SCA
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12 HEURES
SCA VA TENTER de relever l’un des grands défs
de la voile l’an prochain en inscrivant un équipage
100 % féminin à la Volvo Ocean Race 2014-2015.
Dans le but de mobiliser son personnel autour de
ce challenge nautique, le Groupe a demandé à des
collaborateurs du monde entier de participer à
une régate plus modeste en mer Baltique.
Dix-sept collaborateurs venus de dix pays sont
arrivés à Stockholm fn juin pour participer à
l’ÅF Ofshore Race, aussi connue sous le nom de
Round Gotland Race. Parmi eux, la Malaisienne
« J’adore toutes les activités
de plein air et, dès qu’une
occasion se présente, je la
saisis. J’ai toujours aimé
les nouveaux défs. »
KRISTY CHEW
Âge : 46 ans.
Domicile : Kuala
Lumpur, en Malaisie.
État civil : célibataire.
Fonction : responsable
de l’assurance qua-
lité chez SCA Malaisie.
Chargée de développer
et d’entretenir des
structures pour aider
les divisions à atteindre
leurs objectifs qualité.
Loisirs : Croissant-
Rouge, réserviste de
l’armée malaisienne,
plongée, randonnée,
natation, rafting, des-
cente en rappel, tubing
et kayak. Elle participe
aussi à des marathons,
des biathlons et des
courses d’aventure et
fait du tennis, du netball
et du basket.
Kristy Chew : « La voile n’est pas un sport très
répandu en Malaisie. J’adore toutes les activités
de plein air et, dès qu’une occasion se présente, je
la saisis. J’ai toujours aimé les nouveaux défs. »
Les deux équipages SCA n’avaient que trois
jours pour s’entraîner ensemble avant le départ.
Trois longues journées d’entraînement intensif
avec un apprentissage accéléré pour des équipes
qui n’ont pas tardé à se souder. « La terminologie
était un peu dif cile au début, mais, à la fn de
l’entraînement, nous nous comprenions parfaite-
ment. »
« Très vite, nous nous sommes fait confance
et nous sommes entraidés pendant l’entraîne-
ment, relevant tous les défs pour enfn terminer
la course sans encombre dans le meilleur temps
possible. »
Le plus dif cile pour Kristy, accoutumée au
climat tropical de la Malaisie, a été de s’habituer
au froid, mais plusieurs couches de vêtements
l’ont aidée à vaincre celui-ci. « Terminer cette
course avec notre équipe m’a ouvert de nouveaux
horizons. Je me suis prouvé que je pouvais y arri-
ver, même si au début, je ne savais pas vraiment ce
qui m’attendait. Cette expérience a conforté ma
conviction : le travail d’équipe permet de soulever
des montagnes. »
40 SCA SHAPE 3 2013
News from SCA
SCA INSIDE
L’actualité de SCA
OKAY, LA MARQUE d’essuie-tout de SCA en
France, s’est engagée à participer activement
pendant trois ans à la sauvegarde des éléphants
d’Afrique, l’emblème de la marque depuis plus
de six ans. En 2012, le soutien d’Okay a permis
d’organiser des animations dans 250 écoles
et de créer 25 « classes nature » près d’une
réserve d’éléphants au Burkina Faso, dans
l’ouest de l’Afrique.
Au secours 
des éléphants 
LA MARQUE DRYPERS élargit
actuellement sa gamme d’articles de
toilette pour bébé dans le Sud-Est
asiatique. Deux nouveaux produits,
l’huile et la lotion pour bébé, y com-
plètent désormais la gamme de pro-
duits d’hygiène bébé Drypers.
Aux petits soins
pour les bébés
malaisiens
TENA, LA MARQUE de produits pour fuites
urinaires de SCA, a été lancée au Ghana en
2012. Une cérémonie de lancement a eu lieu
en mai en présence de plus de 230 invités :
médecins, infirmières, pharmaciens, repré-
sentants de l’Association des pharmaciens du
Ghana ainsi que des responsables de la santé
publique du Nigéria, de la Côte d’Ivoire, du
Kenya et du Gabon.
Une formation interactive de trois heures ani-
mée par Donna Wilson, responsable formation
chez SCA UK, a constitué le temps fort de l’évè-
nement. Celle-ci a souligné la façon dont TENA
améliore la qualité de vie des patients tout en
réduisant le travail du personnel soignant et en
ayant un impact positif sur les budgets.
TENA DÉSORMAIS AU GHANA
FEATURE
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SCA SHAPE 3 2013 41
DES DONS DU personnel SCA en espèces et en
produits d’hygiène complétés par SCA ont été
envoyés aux survivants du séisme de Ya’an dans
la province chinoise du Sichuan. Les produits
d’incontinence TENA et Dr. P, mouchoirs Tempo et
couches bébé Sealer ont été remis à la Fondation
chinoise pour les personnes handicapées (CFDP)
qui s’est chargée de leur distribution.
Aide aux
sinistrés chinois
SCA a obtenu le
certificat pour la
cinquième année
consécutive.
Meilleur
employeur en
Allemagne
AU MEXIQUE, des coureurs et mar-
cheurs de tous âges ont participé à
la TENA Run Walk pour démontrer
que ni l’âge ni l’incontinence ne sont
des obstacles à l’activité physique.
Plus de 10 500 personnes se sont
réunies pour briser les tabous au-
tour des fuites urinaires et promou-
voir l’activité physique comme mo-
teur de l’intégration dans la famille.
Course TENA
en famille
AVEC LA FABRICATIONde palettes, l’usine de produits
d’hygiène papier SCA d’Ortmann, en Autriche, a trouvé
un moyen de recycler ses déchets. Fruit de la collabora-
tion entre Ortmann et l’Institut de recherche interuniver-
sitaire d’agro-biotechnologie (IFA) à Tulln, ce projet inno-
vant démontre comment l’extrusion et d’autres méthodes
similaires permettent d’obtenir de nouveaux produits en
recyclant les fibres résiduelles de la ouate de cellulose.
L’extrusion est une méthode courante pour former des
matériaux. Aujourd’hui, les déchets d’Ortmann sont utili-
sés dans l’industrie de la construction.
Pourquoi gaspiller ?
FEATURE
42 SCA SHAPE 3 2013
SCA INSIDE
VOILÀ PLUS DE 14 ans que Gu
Yun Xiang, agricultrice dans le
désert du Ningxia, en Chine,
plante des arbres dans la région
pour arrêter l’avancée du désert
dans les villages environnants.
SCA lui a fait don de 4 000 arbres
que des salariés, des fournis-
seurs, des distributeurs et des
consommateurs du Groupe qui
s’étaient spécialement rendus à
Ningxia ont aidé à planter.
Suite à des débuts sans expé-
rience ni aide financière, tous ses
plants sont morts la première
année. Loin de se décourager,
elle a alors emprunté de l’argent
aux banques et appris com-
ment planter des arbres dans les
zones désertiques sans irriga-
tion. Dix ans plus tard, ses arbres
se comptent par milliers et leur
taux de survie est passé à 70 %.
Pour mobiliser le public,
Tempo Hong Kong et Tempo
Chine ont invité les utilisateurs de
Facebook et du site chinois de
microblogging Sina Weibo à les
suivre et à apporter leur soutien
à cette plantation d’arbres à
travers leurs messages. Pour 10
sympathisants, SCA a fait don
d’un arbre. L’histoire a même bé-
néficié d’une page entière dans le
Shanghai Morning Post.
4 000 arbres pour 
arrêter le désert
AU ROYAUME-UNI, un projet pilote visant les inter-
nautes intéressés par TENA a amélioré les informa-
tions disponibles en ligne. Mieux qu’une simple des-
cription, de nouvelles illustrations aident à saisir
aisément les avantages des produits. Cette nouvelle
gestion de l’information produit en ligne sera bientôt
adoptée par d’autres pays.
 www.tena.co.uk
Simplifier
l’information produit
Un groupe de 17 salariés, fournisseurs, distributeurs et consommateurs de SCA
a aidé Gu Yun Xiang à planter 400 arbres en deux jours.
« C’est la passion que Mme Gu
partage avec SCA pour le
développement durable qui
nous a incités à l’aider. »
Wesley Chiu, secrétaire général, SCA
EN LIGNE
LE DÉVELOPPEMENT de nouveaux types de pa-
pier d’édition et techniques d’impression remet en
question les anciennes vérités. Alors que les pa-
piers contenant du bois ne pouvaient pas être uti-
lisés pour certaines applications, ils rivalisent au-
jourd’hui avec les alternatives sans bois.
C’est ce que révèle une enquête comparative
sur la qualité perçue d’une publicité imprimée sur
deux types de papier différents : GraphoInvent, un
nouveau papier SCA non couché avec bois, et un
papier non couché sans bois haut de gamme. La
moitié des 200 personnes interrogées ont dési-
gné GraphoInvent comme étant le papier de qua-
lité supérieure, un tiers seulement optant pour le
papier non couché sans bois. Sur les 38 experts
également invités à évaluer les différents papiers,
34 ont préféré GraphoInvent.
GraphoInvent a été mis au point pour l’impres-
sion commerciale, les catalogues et les magazines.
Le papier
revu et corrigé
SCA A INAUGURÉ son premier parc forestier pour la
bio-diversité à Peltovaara, dans le nord de la Suède.
D’une superficie de 3 100 hectares, il fait partie
d’une vaste zone forestière où la bio-diversité est
supérieure à celle des autres forêts. Cette initia-
tive, qui s’inscrit dans l’action environnementale du
Groupe, est la première d’une série de parcs à venir.
Préserver 
la nature
EN MALAISIE, la marque
d’hygiène bébé Drypers
vient de lancer une appli-
cation mobile permettant
aux parents de mettre en
musique le babillage de leur
bambin. L’application Dry-
pers Baby Babble Moments
pour smartphones Android
peut être téléchargée sur le
Play Store de Google.
Bébés
chanteurs
« LA VÉRITÉ », une vidéo publicitaire
humoristique signée par la marque d’hy-
giène féminine de SCA, Bodyform, a rem-
porté le prestigieux Lion d’Or au Festival
international de la créativité dans la caté-
gorie « Cyber ». La vidéo a été vue plus
de quatre millions de fois sur YouTube et
été évoquée dans les journaux à travers
le monde. Pour la voir sur YouTube, tapez
The Truth + Bodyform.
Lion d’Or pour
« La vérité »
SCA SHAPE 3 2013 43
EN FRANCE, un nouveau paquet de
rouleaux de papier toilette aplatis de SCA
permet de réduire l’espace de stockage
et d’améliorer l’empreinte carbone du
produit. Fruit de la collaboration entre SCA
et l’enseigne Système U, ce conditionne-
ment permet d’optimiser la palettisation
et d’alléger le coût du transport. Une fois
déballés, les rouleaux reprennent leur
forme normale.
Rouleaux
très spéciaux
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is a registered trademark of SCA Tissue North America LLC, or its affliates.
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