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LES

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SOCIETES

SECRÈTES

Sixième édition.

PARIS
CinKAlME DE LA SOCIÉTÉ BIBLIOGRAPHIQUE Rue de Grenollo, 35

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LES

SOCIÉTÉSSECRÈTES

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CE QU'EST LA RÉVOLUTION.

Depuis un siècle et demi, l'histoire présente le spectacle d'un mouvement continu, quiemporte,tantôt dansdessecousses violentes, tantôt par une action plus lente, les gouvernementsnationaux, les institutions sociales des peupleset les croyances religieuses elles-mêmes. Ce travail de destruction s'accomplit au nom des trois mots de Liberté, à' Egalité, de Fraternité. Cesmotssont vieuxcomme le Christianisme; mais ils exercent sur les hommes de notre temps1un empire inconnu auparavant et ils prennent unsons tout particulier dans la bouche des novateurs. Liberté veut dire pour eux affranchissement de toute autorité civile et surtout religieuse; c'est on son nom qu'on

libertés de conscience, do familleet d'éducation. L'Egalité, c'est l'indépendanceabsolue de tous les hommes; c'est le gouvernement de la société par les classes inférieures,ou plutôt par les hommes qui ont l'habileté de sefaire passer pour leurs représentants ce sont des révolutionssans cesserenouvelés en vertu du principe do la Souveraineté du peuple. La Fraternité moderne aboutit à son tour à l'abolition de touslesliensqui unissaient les hommes dans la patrie, dans la commune et dans l'atelier, et qui en faisaient comme des extensions de la famille. L'Eglise catholique est la premièreattaquée parfois son culte est proscrit et ses ministres tombent sous la fusillade ou l'échafaud; toujours elle est dépouilléedes biens qui en ses mains sont le patrimoine des pauvres, et elle est privée de sa légitime influence sociale. En môme temps disparaissent la stabilité dans i'Etat et l'harmonie dans l'atelier de travail, biens précieux qui avaient, malgré les maux inhérents a. la condition humaine, donné la paix aux peuples pendant de longues générations et dont on sont surtout le prix quand on les a perdus!

t_c._ .r_a Le travail humain devient uno ~lmarchandise comme uno autre, dont le prix se débat par la dure loi de l'offre et de la demande; et un isolement,unehostilité absolument inconnus autrefois, séparent l'ouvrier fier de son égalité et le patron avide de sa liberté. Ce mouvementà la fois religieux, politique et social, mais un dans son essence, c'est la Révolution, et il. est absolument distinct des révolutions accidentelles que l'on rencontre dans les histoires passées. La Révolution, depuislemilieudu sièclo dernier, n'a pas cessé de marcher et do progresser elle est devenue universelle elle se fait sentir en Amériquecomme en Europe, et son contre-coupébranle mémo les peuples de l'extrêmeOrient. Jusqu'à présent tous les efforts dirigés contre elle ont paru impuissants.Un temps d'arrêt lui est à peine imposé, qu'elle reprend avec plus de puissance son essor destructeur) Ce ne sont pas seulement les masses déshéritées des avantages de la fortune qui se laissent séduire, malgrél'expérience déjà faite par deux générations des maux qu'entraîne la Révolution on voit encore ceux qu'elle doit atteindre plus immédiatement, les classes supérieures, les ministres des rois, les rois eux-mêmes, s'abandonner à elle, accomplir son œuvre

et quelquefois l'imposer violemment aux peuples, qu'un secret instinct met on garde contre ses promesses décevantes. Devant un phénomène aussi étrange et à première vue inexplicable, l'esprit se déconcerte. Beaucoup, subissant ta fascination du succès, s'en vont répétant que la Révolution estuneforce/ata/e.D'autresoxpriment la même pensée en disant qu'elle est procidentielle, qu'elle est la loi histodu développement de l'humanité, rique qu elle est dans t ordre social la conséquence nécessaire des prodigieux changements apportés au monde moderne par les grandes découvertes physiques de notre et les temps progrès de I industrie. Toutes ces idées habilement répandues augmentent la force de la Révolution. Elles sont cependant radicalement fausses. Non, la Révolution n'est ni fatale ni providentielle! Ennemie avant tout et par son essence de l'Eglise catholique, elle ne peut pas être vouluepar Dieu. Elle ne peut pas davantage être la conséquence nécessaire des découvertes, des progrès matériels qui sont des dons de sa bonté faits aux hommes. Ces dons augmentent leurs forces pour le bien comme pour le et il dépend uniquement de leur libre mal, arbitre pe contre- balancei-leseflotsamollissantsde

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non n.,r matérielle par une M~f.t.~ la hros~hgritg prospéritéms~tdninlln recherche plus grande de la vertu morale. La Révolution n'est pas davantage, comme l'a prétendu un écrivain célèbre le résultat forcé d'une longue et lente volution sociale, le fruitnaturel de l'ancien régime parvenu à son dernier développement. Cette thèse est fausse dans le en ce qu'elle place au premier rang fond, des causes tout à fait secondaires et nie les causes principales, celles qui furent vraiment agissantes. Sans doute, les abus de l'ancien régime en décadence avaient grandement affaibli les institutions,qui sont comme la défense naturelle des sociétés, et ils ont ainsi facilité l'action de la Révolution. Mais ce n'est pas à ces abus qu'elle s attaquait elle les a partout ou conservés ou remplacés par des oppressions qu'elledissimuleen les généralisantet les systématisant, tandis que celles du passé étaient appelées d'un nom qui témoignait au moinsdu droit violéet appelait la réforme. Dailleurs 1 état social des peuples n'influe que d'une façon accidentellesur la marche de la Révolution. Les républiques sont attemtescomme lesmonarchies. La Russie, avec sa population agricole clair-semée sur un immense territoire, subit son assaut comme les agglomérations industrielles des nations de Occident. Les Etat&Wms– -s-

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Amérique ont leurs radicaux semblables aux nôtres. Les royaumes protestants sont minéspar ses manœuvres souterraines, comme les pays catholiquesil n'y y a, de différence que dans l'heure et tas moyens do l'attaque. L'idée de fatalité doit être bannie de l'histoire, sousquelqueforme plusoumoins spécieuse qu'elle soit présentée. Tous les hommes pris inrlividuellement sont libres dans leurs déterminations,sollicités d'un côté parleurs passions,de l'autre par la raison et la grâce divine. Comment la fatalité dans l'humanité sortirait-elle do cette réunion de libertés? Disons donc que les événementshistoriques, sans exception, n'ont pour cause que I usagebon ou mauvaisfait par leshommes de leur liberté. La Révolution,elle aussi, eut pu no pasavoirlieu. Pour être réparties sur un grand nombre d'individus et dans des proportions tres-inégales, les responsabilités ne disparaissent pas. Où est donc la causa agissante do la Révolution, cause universello et étendue comme elle' C'est s'égarer & dessein que de la chercher en dehors des sociétés secrètes, qui depuis uneiècleetdetnioouvrontl'Europe et le monde. Leur action extérieure a commencé précisément avec le second tiers

¡L~i,. de la t:t~ libre Jo~t..f-

ciàrAt* ttt nt^rAa /•înfilmnt»'» ans fin de du i»\fittO kvjii*siècle,et, après cinquante nnc préparation, l'explosion do 1780 a eu tien. Ia Franc-Maçonnerie,qui est la source et commela mère de toutes les sociétés secrèoosmopol i to. Contes (l),est essentiellement elle de trefaçon l'Eglise catholique, aspire à régir l'humanité entière, ot elle est identiquement la mêmesur tous les points du globe, Au milieude tous les bouleversements dos temps modernes, elle n'a jamais oessé de fonctionner, poursuivant le même but, recrutant des adeptes de plus en plus nombreux. Plus de douze milletoges sont répandues dans le monde entier, comprenant plusieurs millions d'adhérents pris dans les classos élevéeset moyennes; au-dessousd'elles, do nombreuses sociétés, qui ne sont que dos formes populairesde la Maçonnerie, enrégimentent sous leur direction des masses considérables. Une pareille puissance, avec. des forces doublées par le secret dont elle s'enluure, est parfaitement,capablo de mener le monde à la fois par ses intrigues et par Alafin,ont porté lestocMtta (1)« Traites secrtHos, danslumnrùcnge île et Dingoux*» leurs eauxtrouble» » (Discouru luM&çnnnerio. prononcé par S.S.le pan» n dans nonEncyclique l'ii!IXleï!)mni 1X7<U Oéjft. au avait 21novembre luSaint-l'ère 1X73, la signalé la Mnçonnorie comme de irarsecmion unlverl'agent presque la l'russe orvit«untr« depuis l'Eglino jusqu'au st'llenui lirtsif.

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SECRÈTES

) o~<M«M puhli~iue, qu'elle dirige Ii. son gré. Cette démonstration sera complètepour tout lecteur de bonne foi quand il aura étudié l'identité dos doctrines do la Maçonnerie avec les principes proclamés par la Révolution et la façon dont olle agit au milieu des nations modernes. Des témoignages historiques nombreux et irréfutables révéleront la trace de son action prépondérante dans tous les bouleversements qui se sont produits depuis 1789jusqu'à nos jours. Les aveux échappés à ses propres membres, et des projets déjà en cours d'exécution, indiqueront le sort qu'elle réserverait à l'humanité si elle n'était pas arrêtée dans ses desseins.

I II CE OUI SE DITET CE Qfl SE FAIT
DANS LES LOGES UAÇOSSIQVBS.

Malgré tous les anathémes dont l'Eglise les a frappés, les francs- maçonsprétendent ne former qu'une associationinoffensive eonsaci'ôo uniquementà des œuvras de philanthropie ot laissant chacun do ses membres pratiquer sa religion en toute liberté. A l'appui de leur dire, ils apportent leurs statuts, qui reconnaissentl'existence d'un Dieu,grand architecte de l'unide l'a me,et vers, ainsi que 1 immortalité ils déclarentque l'Ordre se désintéresse de toute question politique. Mais les statuts de la Maçonnerie ne sont qu'un trompe-l'œil, destiné à attirer les honnêtes gens peu perspicaces et à dérouter les gouvernements qui no sont pas déjà ses complices. Son véritable esprit se révéle dans ses rituels ou iuileurs propres aux différents grade. La connaissance en est, en principe, cachéeaux profanes, o<, Ii chaque nouveau pas dans l'ordre, l'initié fait lesermentdo n'en rien révéler, même aux maçons des grade» inférieurs.

Or, des le grade d'apprenti, les rituels dé\it\i lan t toute ttWttniitirix'itAfint*\\À anr\nnat\tn voilent 1 impiété do la Maçonnerie. « Croyez-vous à un Etresuprôme?» demande lo Vénérable, nu Président do la loge, au récipiendaire. La réponso du candidat est ordinairement affirmative, et alors te Vénérable pourra répliquer Cette réponse vous « fait honneur. Si nous admettons des per« sonnes do toute c'est parce que « nous ne scrutons pas'lcs consciences. Nous « croyons que l'encens de la verttr est agréaa ble la Divinité dans, quelque forme qu'il it « lui soit offert. n-Mais « le candidat, dan» sa réponse, dit qu'il ne croit pas en Diett, le Vénérable dira .» « L'athéismeest ineo/ngré« hensible. La soute dioenganee possible « entre des hommes de, bonne foi est sur la « question de sauoir si la cause première « est esprit ou matière. Mais un maté« rialiste n'est pas un athée » On lit encore un peu plus loin. dans le rituel « Qu'est-coque le dèisratï «demande le Président. Ayant entendu la réponse, il ajoutera. u Ledéisme cstta croyance en Dieu sans révéa lation ni culte. C'est la religion de l'avenir, « destinée à supplanter tous les autres sys« tëmes dans le monde (1). » ici lei primo a d*l trente(1 liituali maison timo gradn. detti de aprenditta e di cavalière kadoih, perla prima voltapulilieatie commentait sont plusou moins îioma.137t. 1-csrituola explicites selonles pay.iet selonles temps,mois la fttid en est des te mime.lis sontcompléWs toujours parloaHiKours

C'est à bon droit que le Monde maçonen de cette reconnaisnique dit, partant sance de Dieu, contre à laquelle proteste des statuts la partie la chaque révision remuante et la avancée des loges plus plus a Nos devanciers ont adopté doux formules avec lesquolles tous les hommes do bonne volonté peuvent s'entendre Bien, le grand architecte de l'unioerg, dénomination yénériquegue, depuin Piuè@n, tout le monde peut Dieu qu'il rfoùre, mi>in<accepter pourlo ceux qui ne croient pas en Die» (t. IV, p. 097). » Et la Rioista 1« août 1874: délia Masaonneria du

a Tout te monde sait que cette fbrmulo d'unil commun consentement n'a aucune signification exclusive, encore moins une signification roligiouse. C'est une formule qui s'adapte à tous les goûts, môme à celui d'un athùo. » Il en est de même de ïimmorlaliié de vénérables et ilo» orateurs des loços, qui s'inspirent d'ouvrages publia, «v«e l'approbation oipressodu Ôrond Oriom Nous inili.|iioronu Buulwnunlici la Tubleaa moral de la Franc-Maet le rréré liaxot. 1830;to Manuel çonnerleen France, (M.P 9~<<j;(tJM<tMMM~t<mfteMreTei~ef. inmact. H'.n6ra\,[Sm;las EJudethuioriquettt pliUot'unhta'uex ïri eii!vCf,^rte" ?. la Maçonnerie symbalflii'e^ par lo fr8re Re<)a~<.(<.6~«er~«~(<e/<, ~~aïonnerfe. par frère Clovol;le Cour»interprétatif <le$ enltfatlonaanaiennea at 'M<"<M"tM. mr ln f\'Óro R4!:ton. ™ZÏZ2nlSÏ<'fA*ar la M»WBiierle dons lo prient opiisculo est tiré de cor auteurs et [mt- confinent a la valeur (laveux émanés des Intôrcsa^.

mm*. tes statuts, mais qui, les d'après rituels, peut s'entendre, selon la volonté des maçons, de la perpétuité de lytre.sinon indwiduel.du moins collectif, c'est-à-dire de la oie future de nos descendants. Comme on le voit, Dieu n'est plus qu'un bon petit vieux mot, dont il faut, par convenance, se servir encore quelque temps,ainsi que l'a dit M. Renan. La Maçonnerie agit d'abord sur l'esprit de ses membres par les rites et par los enseignements dont elle les entoure. C'est a cela que servent les cérémonies de toute sorte auxquelles s'emploie le temps dos loges, particulièrement dans les réceptions. Un vaste temple à construire; des apprentis, dos compagnon» et des maîtres, qui y travaillent Hiram, un do ces maltres, le chef des travaux, assassiné par trois des compagnons pour lui arracher le mot de passe ou la parole de maître; le corps de ce maitre enfoui dans la terre à retrouver; sa mort à venger; la construction de ce templereprise à achever: voilà la légendo apocryphe et ridicule qui sert de base à tous les rites maçonniques, et sur laquelle des hommes prétendus graves discourent et exécutent, avec le tablier i!o peau à la ceinture et des bijoux au cou, des cérémonies toujours renouvelées Co

L'âme nfli* InucfAîiita l'time DWifilarnÂA proclamée par

seraitpuéril si à la longue une action réellene s'exerçait sur l'esprit des adeptes, Or tousces rites, tousces enseignements aboutissentà un panthéisme à peine déguisé et à l'exaltation de tous les penchants, voire même de tous les appétits de la nature humaine. Le dogme chrétien contre lequel le plus grand effort est dirigé est celui du péché originel; or, enle niant, c'est non-seulement l'économie du christianisme, mais l'ordre social entier que l'on ébranle. Selon la Maçonnerie, 1 hommenait naturellement bon seules les institutions religieuses et civiles l'ont corrompu. C'est absolumentla thèse de Rousseau dans le Contrat social. La conséquence est qu'il faut détruire toutes ces institutions,y compris le Christianisme, qui n'est plusquune mystification, ce point de départ étant admis. On va s'en convaincre par l'analyse des rites employéspour la réception aux trois premiers grades, ceux auxquels arrivent tous les maçons. Nous l'empruntons à un des auteurs qui ont le mieux pénétré l'esprit de la Franc-Maçonnerie (1). « Au grade d'apprenti le franc-maçon représente lhoinme.de la nature; il est OlFeu le P. Besehamw. U»Satiété* *ecrito* et la ASfc££n t liletotre ouhtlotophlede eontaneporalne. Avignon, Sogun; Paris, t874-70.3vo!. in-8. Bdltenwoek,
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molaux, argent, monnaie,pour lui apprendra que le erai maçonne doterien posséder et propre et que la luxe, celui môme des t:Otemollts, enfante tousles oices. On lui donne cependant un tablier, parco que la civilisationno et pour lui indipermet pas l'entière nudité", quer l'obligationdu travail. Comment et par «m se trouve-Wlainsi fait? par la Nature. La Maçonnerie ne s'occupepas du comment. Libre à lui de choisir son créateur et ses » ancêtres parmi les singes. On lui apprend seulement quo lo temple à élever sousla conduite du mattre à nui il doit aveuglément obéir, est celuide, la Nature, et qu'il consiste à effacer/>«/•»» les nommes les distinotions decoulettr,derang,de croyances,d'opinions, de patrie, et à anéantir le fanatisme, la superstition et les .haines nationales, C'ost un premier travail do déblai, déjà indiqué t par le dépouillementdes habits et des métaux. r instruitde la natureet du « L'apprenti, but '“ du travail auquel il vient de se vouer par un horribleserment (voir chapitrent), passeail grade de compagnon. Là, on lui fait connaître >eton lui remet les outilsnécessaires au travail qu'il va entreprendre, toujours sous la conduitedu maître. C'est d'abord le maillet et le ci«e««,qui aidentil renverser Nous avonssurtout puisé nos documenta dans cet ouvrage, le plu»important nitété sur qui publia S?if J6*8"co,™«ltorn avec de également beaucoup n-ult la Franç-Maçonncrw et la lo Révolution, om P.G8atrel«t(t,yon, t vol.\n$) BrW»y, 1K7Î,

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a rendre l'hommeindépendant;n'est ensuite l'équerreet la règle,qui représententfidèlement Vénalitéque l'auteur de touteschoses a établie entre tous les hommes.'On lui apprendce que signifientlesemblèmesde la loge et la loge elle-même. La loye est l'image du monde. L'étoile flamboyante, insigne du Vénérable, personnification lui. mêmedu grandnrùtrcde Jêhocah,est l'image da oet Orus fils d'Isis, cette matière première, source intarissable de vie, étincelle du feu incrêô, semenceuniverselle de tous les êtres, feu inné des corps, feu de la nature, auteur de la lumière, causeefficace de toute génération.Sans lui point de moueement,point d'existence; il est immense, indivisible,impérissableet présentpartout. Voilà lapremtère divinité de tous les hommes, dont l'éclat brillant, jaillissant du sein du chaos, enfil sortir l'hommeet tout l'unioera toilâ le dieu Bel des Chaldiens, l'Orômasedes Persans. La pierre brute,d'est lui-môme,qu'il doit travailler en corrigeant ses défauts et effaçantses préjugés. Au milieu do l'étoile pare la lettre G, cette lettre qui par sa formesemble,dit-an, ûtre l emblème Hel'unionde la matièreà teiprit, et forme la première lettre du nom doDieu dans un grand nombredo langues, et qui •vientd'un ancien mot zonde, signifiant luimême. « Pendant qu'apprentis et comp déblayent ainsi le terrain (le l'obsta

préjugés ot élèventlo tompto do la nature au est Isis oula Dieu-ïeu,qui nature ollo-meme sous la conduiteinfaillible des maltres, o par 1 obéissanco à fousleurs ordres, trois des compagnons assassinent le maître conducteur, Hiram, pour lui arracher le mot secret de passe, dont ils n'avaient encore les premierséléments.- Cesassassinsdu que maitre, représentédans ce grade par le récipiendaire ou le compagnon fidèle élu le remplacer ont pour noms, dans lespour grades templiers Philippele Bel, ClémontV et Notfodoi;pour les autres, ce sontlesemblèmes royauté, de la papauté et de la fidélitédelales sertchez tous, de l'ambition,dola qui et superstition de i l.?noirance croit et se dévoueà l'une q ui et à 1 autre. « La marche du maçonen ce grade en indique l'esprit. On y reconnaîtcelle du philosophe que n'arrêtent pas les préjugés de son époque. Ses enjambements montrentvu'il sait (oui franchir et que pour lui la mort mômea estpas un obstacle.Il arrive ainsi à la connaissance entière du Dieumaçonnique, « qui se comploteet prendconsciencedans « i nomme. » Ce Dieu au maître so présente maçon sous la forme du delta grec ou du triangle consacréet dont les côtés figurent les trou règnes de la nature oit Dieu. Au milieuest J Iodhébraïque, esprit animateur ou lefeu, principe générateur, représentéau la compagnon lettre par G. dansl'étoile flamI)oyante, et quisignifieaussigéométrioet génération. Le premier côté du triangle offertà

1 étude de l'apprenti est le rogneminêraLsymbo. lyséparlemotdopasso Tubalmïn. Ledeuxiême confié au compagnon est le règne végétal, signifié aussi par le mot de passe Schebboktk qui veuldire épi. Le troisième côté, réservé aux études du Maître, est le règne animal; ce qu'enseigne encore le mot de passe MacBènac, la chair quitte les os, ou mieux, fils do la putréfaction. C'est là Je Dieu do la Maçonnerie tout entier, ot ainsi complété il se nomme Pan, Isis, Nature. Il est a lui-môme son temple, et ses trois mystères sont 1» Tout est forme par la génération; 2" La destruction suit la génération dans toutes ses <c«ores; 3° La régénération rétablit sous d'autres formes les effets do la destruction. Et partout dominentles deux colonnes, les deux principes soutiens du monde maçonnique et de toutes les loges, le bien et le mal, Osiris et Typhon, Ormus et Ahrirnanc, panthéisme et athéisme, solidaiïsme ot fatalité! « Les habiles ont donc raison do dire que dans les trois premiers grades se trobvo la Maçonnerie tout entière, avec le fond de ses derniers et plus impies mystères (J). » Maisla pensée essentiellement antichrétienne et destructive de l'ordre social, ébauchée dans les trois premiers grades, dits grades symbolique*, s'accuse dans les grades suivants, dits grades philoso«,(.™IÏ!?'ÎB *?* phrasesimpriméesen italigtitv sont oxtraiteatextueitemem de Batot, ttagon, 8 Ctnvetet •Juitoi auteurs maçonniques autorisés.

plaques, et particulièrement dans ceux de et de chevalier kados/i. PO8e~enoi;o Le grade de rosé- cpoh:est une parodie de la mort do Noire-SeigneurJésus-Christ, et l'on affecte de le conférer le vendredi saint.Touteslescôrômoniestle la réception, selon les explications mêmes des rituels, ont pour but de représenter le drame du Calvaire comme une allégorie de la destruction et de la génération qui s'opèrent perpétuellement dans la nature. La croix qui y figure n'est plus qu'unphallue redoublé toutes les interprétations dessymboles du grade sont d'une obscénité révoltante. En réalité, c'est une abominable apostasie de la foi chrétienne. Elle est ainsi célébrée par le frère Ragon, l'interprète officieldu Grand Orient(l) a Le grade de roso-eroix, consacré au triomphe éclatant do la vérité sur le mensonge, de la libertésur l'osolavage,de la lumière sur les ténèbres ou de vie sur la dévemort, sous le voilodu culteévangélique loppe,couronnaet sanctifietout. Le travail maçonnique est complot et s'arrôie ici. » (Dans le rito français.) Aussi tous les blasphémateurs de ta divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ sont particulièrement chers à la Maçonnerie. Après la publication de la Vie de 307 et8. (1)Cour» interprétatif clei imtiattoni.V-

faite dans toutes les loges belges pour offrir une plume d'or à l'autour! tout récemment, quand son prédécesseur l'Allemand Strauss est mort, Je liauhûfte, journal maçonniquede Leipzig, célébrait ainsi sa mémoire: « II a accomplison grand couvre Salut A lui! Un franc-maçondoit se sentir obligé en conscience do lirer des méditationsdo cet des résolutionsfécondes Héroïque flluminateur peut-l'aolh'ilo des loges. Des millierset des millions de frères sympathisaient de cœur avec co puissant destructeur, qui s'aidait h «ébiayor le plan sur lequeldoit s'élever lo temple de l'humanitédo 1 avenir! « Et, comme écrivait encoredunsle môme recueil te F. Conrad « Notre adversaire est t'Egliso romanocatholique,papalo,infaillibleavec son organisation compacte et universelle. C'est là notre ennemi héréditairo et implacable.Si nous voulonsêtre de vrais et honnêtesfrancsmaçons,si nout désirons faire avancer notre société, nous devons dire tout haut avec Strauss Nous sommes francs-maçons et rien autre. Les amateursfrancs-maçons n'ont point d'avantage pour l'humanité. Ce sont des non-valeurspour notrosociété. Chrétiens ou francs-maçons, faites xoti'echoix! » Voilà comment la Maçonnerie entend l'article do ses statuts selon lequel « elle

« ne s'occupe ni des diverses religions « répandues dans le monde, ni des cons« titutions des États; dans la sphère éle« vée où elle se place, elle respecte la foi « religieuse et les sympathies politiques « de chacun de ses membres. » Le chevalier kadosh est au point de vue politique ce qu'est le rose-croix au point de vue religieux. Ce grade, placé au sommet de l'échelle (30m° degré, les trois autres sont degrés purement administratifs), a été préparé par unesérie de grades qui respirent tous la guet ro et le meurtre. Il s'agit de venger non ptus la mort d'Hiram, mais celle du grand maitre des Templiers, Jacques Molay, condamné par le pape et par le roi (1) 1 Arrivé au moment de la réception, une mise en scène, comme en savent monter les loges, est employée pour frapper t'esprit de l'initié et lui faire comprendre qu'il loucheaux plus hauts mystères. « Les emblèmesdo co grade, disent les rituels, sont uno croixot un serpent à trois têtes. Le serpentdésignele mauvaisprincipe ses trois tctes seront ('emblèmedes abus ou J}) Dansun <•»ces grades,celuide chevalier il Orient ou«lechevalier de Véiiée, nn voitfigurer sur la décoration ces troislettres I,.I». |).,nuls'inUlla peUibut t.trpnMent Ueslrue. «foulai (ceMb aux Ain.is'accuse l a haine plus pieds.» narticulMiequa os wcêtes secrètes ontvoûte aux Bourbons entre touteslesdynasties royales.

dumal qui s'introduit dans les trois hautes classe» de la aociètù.La tête du serpent qui porte la couronne indiqueles souverains; collequiporte unotiare ou une eh/ indique les papes; celle qui porte un glaive indique l'armée.Le grand initié quioccupedes positionscivilesdoit veiller, dans l'intérêt de sa à la répressionde patrie ot de la philosophie, cesabus. COMME GAGE de SESbnoaoemknts, LS RÉC1PIKNDAIRE ABAT AVEC LE POIGNARD LUS TROIS » TÊTBS DUSERPKNT. Est-ce assez clair? 1 Ce grade est représentéà l'envi par les interprètes maçonniques comme le plus important de t'ordre, celui oA tous les voiles tombent. « Là, le grand drame de la:maçonnerie atteint son dénoûment. Les autres grades sont seulement un ganctuaired'approche. Colui-là ost le sanctuaire intime pour lequel le reste est seulement une préparation. » Aussi ce grade se trouve-t-il dans tous los rites maçonniques sans exception. Abolition de toute autorité civile, et particulièrementde la royauté; destructionde toute autorité religieuse, surtout de l'Eglise catholique; – négation deiarôvélation et élimination do 1 idéede Dieu en tant qu'il s'agit d'un Dieu justicier et rémunérateur, d'un Dieu personnel et vivant; et à sa place faire adorerI'hoMANITÉ voilà le fond do la Maçonnerie.

A la findu siècle-dernier, quand 1btravail de préparation fait par les loges fut assez avancé, leur doctrine secrète ftu condenséepar lasecte des illuminés. Dans ses grades, cetto secte proclamait que l'homme était par nature prêtre et coi, et que le travail éeVillumination avait pour objet de. là restaurer dans cotte double dignité par l'abolition de toutes les institutions qui l'on avaient fait déchoir. « L'égalitéet la liberté,disaitle Codeilluminé, sont lesdroits essentiels que l'homme, dans sa perfection originaire et primitivo, reçut do la nature. La première atteinteà cette égalité fut portée par la propriété.La premièreatteinte à la libertéfut portée par les sociétés politiques ou les gouvernements. Les seuls appuis de la propriétéet des gouvernementssont lesloisreligieuses ou civiles. Donc,pour rétablir l'hommedans sos droits primitifs d'égalité et de liberté,il faut comraoncer-par détruire toute religion, toute société civile, et finir par l'abolitiondo la propriété.» L'esprit de l'Illuminismoa pénétré tous les nites maçonniques et inspire tous les rituels. Un haut maçon (N. J. Mouthan) l'exprimait naguère dans cette apostrophe, oui est comme un écho de la parole de i antique serpent à nos premiers parents Vousseret commedns dieux « L'esprit qui nous anime est un ospri

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éternel. II no connatt ni division de temps ni d'existence individuel. Une unité sacrée rogne et gouverne dans le vaste firmament. Il n'y a qu'une mission, qu'une morale, qu'un Dieu, oui, qu'un Dieu, et c'est pourquoi nous sommes Dieu! L'homme est de la race de Dieu. L'esprit de l'homme est l'osprit de [Heu, et t'esprit est indivisible. Nous hommes, nous formons un tout avec le Grand-Etre. Tout aboutit à cette révélation A'oks sommes Dieu! Cdui qui se sent être Dieuvit dans une oie qui ne connaît pas la mort. » Assurément la Maçonne™ constituerai déjà un assez grand danger si elle était seulement un enseignement pormanent et de et comme une conrévolte d'impiété trefaçon de l'Eglise. Mais elle est plus (jue cela.

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LES SOCIÉTÉS SECRÈTES

III
COMMENT AGISSENT LA MAÇONNERIE SECRETES,

ET LES SOCIÉTÉS

« Le secret, disent les constitutions maçonniques, est le premier caractéristique de l'ordre. » Dès le premier grade, celui d'apprenti, on exige un serment, qui est ensuite renouvelé â chaque grade et dont voicila formule « Je jure et je promets de ma propre volonté devantle grandArchitectede l'Univers et sur monhonneur, de garder un inviolable silence sur tous les secrets de la Franc-Maçonnerie quipourraientm'être communiques, commesur tout ce que je pourrais voir faire et entendredire dans le, sous peined'avoir la gorge coupée, la langue arrachée, mon corps mis en pièces, brûlé, et ses cendres disperséesau vent, et que monnomsoit voué a uno mémoire exécréeet a une éternelleinfamio. Je prometset je jure de donner assistance à tousles frères maçons,et je jure de no jamais appartenirà quelquesociété, sous quelquenom, titre ou formequece soit,opposée à la Maçonnerie,me soumettant moimôme, si je violais ma parole, à toutes les

établiespour lo parjure. Enfin,je jure peines nhA;!o&~n(l11: nt soumission unamicemn n wr statuts ulnim4n . .l.l. obéissanceet aux généraux de l'ordre, aux règlementsparticuliers de cette logeet au suprême GrandOrient. » Les secrets de l'ordre ne sont que rarement révélés aux francs-maçons. Le plus grand nombreparcourt la sériedes grades sans jamais recevoir de révélation. On lit dans une circulaire adressée en 1794 aux loges allemandes ces paroles significatives « Vos maîtres devaientvous dire, « commenos pères nous l'avaient appris, « que les secrets de l'association ne peu« vent être connus que par quelques mal« ires, car que deviendraientdessecrets qui « seraient connus d'un trop grand nom« bre?» Ce serment n'en contient cependantpas moins la promessed'une obéissanceinconditionnelleet sans réserve aucune, aux chefs de l'ordre, puis l'engagement de garder un secret absolu sur tout ce qui peut être révélé ou surpris dans les loges. Et qu'on ne traite pas ces serments de vainefantasmagorie.PourlaFranc-Maçonnerie et toutes les sectes sorties de son sein, la finjustifie les moyens, les plus grands crimes deoiennent vertu, quand il s'agit de concourir â la réalisation du grand but poursuivi. Aussi n'ont-elles jamais reculé devant l'assassinat, quand

il s est agi do faire tomber quelqu'un do ces hommes dont ta personne ou le dévouement incorruptible était un obstacle à leurs desseins, témoin, entre bien d'autres, le duc de Berry Joseph Leu, leohefpopulaire du Sonderbund; Garcia Moreno, l'illustre président de la république de l'Equateur; l'archevêque de Quito, empoisonné à l'autel môme le vendredi saint. Mais c'est surtout quand il faut maintenir l'obéissance parmi leurs adeptes que l'assassinat devient entre les mains des chefs un moyende gouvernement-intérieur. C'est en vertu de cette loi acceptée d'avance que tombèrent Kotzebue et Rossi que Nubius, pseudonyme sous lequel se cachait un grand seigneur italien chef de la HauteVente romaine, expia une heure d'indépendance; que Louis-Napoléon fut rappelé par Orsini a l'accomplissement de ses serments. La terrible loi du serment maçonnique ne frappo pas seulement les adeptes de haut rang. En 1836, un simple journaliste américain, du nom de Morgan, coupable d'avoir révélé les secrets des loges, était jeté dans le lac Erié, après avoir subi d'affreuses mutilations. Les débats judiciaires ont souvent établi •les exécutions commandées par Mazzini contre de malheureux earbonari qui reculaient devant les crimesqu'il leur imposait.

En 1867, i. le jour do la bataille de Montana, on trouvait sur lecadavre d'un jeune garibaldien une lettre taeliêe de sang o » il implorait te pardon de sa mère, disant que la certitude d'être tué par les sectaires auxquels il s'était livré le faisait marcher contre sa conscience (1) Partant du principe que l'hommeest par nature indépendant, souverain, et qu'il est Dieu marne, et que toutes les bis divines et humaineesont desusurpations a rencontre de cette souveraineté primitive, les sectes antichrétiennes en arrivent logiquement à regarder commepermis tous les crimes qui tendent à réaliser leur but « IIfaut faire rentrer l'homme on sion do ses privilèges, qui sont sa possespropriété sacrée, a dit un haut maoon, e«hofie l'enseignemen Jos loges, do cette liberté, do cette égalité sans lesquellesil ne peut être heureuxet dont l'onlier recouvrement doit être par toutes sortes do moyens l'objet do nos travaux, do nos desseins, avec une fermeté, une persévéranceimperturbable, bien persuadés que tout crinie commis pour le bien général devient par cela seul un acte de mrltt et d6 courage, qui doit tôt ou,
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itÊlénJïuïLKlSï*' Inllllre t?^"kml 40 la Mt~omorfe murun ornrewnMdeMopMn. 11811"1100, ¡"lppoJl,adti, i2LSÎ!.ll.:?T>l'Mû' ensuite •»« ordrevenude ajjinorsa < Wn*H»io>> «ta ($wul rnattro ot 8 étéensuite du t6 d4œmbre .81~),

.r tard nous en garantir u. le plein succès(1). » Tous les principes de conscience, toutes les règles de la société civile, sont subordonnés pour le maçon à son serment d'obéissance à l'Ordre. Dans le discours qu'il lui adresse lors de sa réception, le Vénérable lui dit entre autres choses « Les maçonssontobligésde s'assister l'un l'autre par tousles moyensquand l'occasion -s'enoffre.Les francs-maçons ne doivent pas se mûlerdansdes conspirations; mais si vous s'estengagédans quelapprenez qu'un maçon ce de genre et est tombevicque entreprise time do son imprudence,vous devez avoir de soninfortune, compassion et lelien,maçonvous fait undevoird'userde toute votre nique l' influenceet de l'influenco de vos amis pour diminuerla rigueurde la punitionen sa faveur. »

Non-seulemontlosfrancs-maçonssesoutiennent dans toutes les carrières, procurent à leurs membresdes positions avantageuses, de façon à attirer à l'Ordre les ambitieux, et leur livrent ainsi le plus possible les fonctions publiques (2)

3| lE si

en 1825 u d'unhautmaçon, (1)Déoélationa publiées de M. Halior dans lo Mémorial t.IV. par cathotique.l. Il i pTmetsuiv. C'est encelaqueconsiste l'assistance fraternelle d (?) delauuollo elle dont separe laMaçonnerie etn l'aide, ff •< se unesociété de bienfaid e faire essaye passer p our sance. deainfluenceslocalos, Sans sous doute, i|uol<|ues unecertalne mesure, loges ontpusotransfornier.dans

mais encore la maçonnerie enseigne formellementquedansl'exercieedesfonctiona publiquesqui leur sont confiées,lea/ranesmaçons doivent avant tout obéir à leur serment maçonnique. C'est ce qu'a rappelé expressément le Grand Orient de Belgique dans unecirculaire adressée à toutes les loges le !•« mars 1856, ot ce qu'indiquait aux frères le Grand Orient de France l'année suivante, sous une forme plus discrète, A tort ou à raison, les francs-maçons comptent beaucoup sur l'influencedu lien maçonnique.Ainsi, il a quelquesmois,les membresd'une desJogesde Bruxelles, étudiant les moyens à employer pour étouffer la réaction ultramontaine(sic), décidaient i de faire des procès aux journaux catholiques et de les intenterautant que passible deeant les tribunaux dans lesquels les vénérablesfrères sont assurés de la majorité, Le serment maçonnique dominerait-il aussi les devoirs militaires 3 Le maréchalSoult, qui sous Napoléon I<" onsociétés rtosocoure mutuel» maisles instructions «h. Grand Onei" "dament eonsiamment contre col abus.Elles portent qu'ilfauton oxclur» rlgouroiisccotisations ot «jui i?vLSXï!nul'eovontlmyorlcur8 là <|UU vom tendre la main.Partout ôûTioi i ?,n ~1~°" "nltOnlrouvala trouve la '"»»">«' 'e ll: Mptfa**ïîtîw0<>U
3

dignitaires de Ja rranc-Nfaçonnerie, jugeait à propos de son défier une fois qu'il fut devenu ministre de la guerre et président du conseil sous Louis-Philippe.En 1845> une cirpar culaire adressée à tousles il défendit aux militaires dechefadecorps, tout grade de s affilieraux loges et de les fréquenter, bon opinion était si arrêtée sur ce point, qu résista aux démarches les phtspressantes faites par le duc Decazes et les principaux personnages du gouvernement doJuillet; cefut un des incidentequipréparèrent la rupture de la Maçonnerieavec la royauté do 1830 (1) Lerécit suivant, fait par un franc-maçon qui raconte l'intervention de la Maçonnerie parisienneen faveurde la Commune, nous parait aussi très-significatif « Le groupe principal dos délègues, au nombre do quarante environ,franchit les travaux de la porte Maillotet s'avance, bannières en tèlo, par la grande avenue <U« Nouilly,sur la barricadevwsaillaisedu pont de Coui-bevoio. On les suit des yeuxavec anMais goisse. décidémentles canonsdo Versaillesont suspenduleur feu. Au pont, le général"*reçoit los déléguéset les conduit au (!)V.cotte circulaire et tousles incitants auxquels !tl: l'aria, lUS, p,2f5, ~92.

i-iiéralcommandant wimrnanilants général dos onwaUons upérieurdos supérieur opérations sur <unuint. Trois délégués .seulement, les frères Tliirifouq, Fabremiotte et curent la permission (fo passer, Levaoquo, les yeux bandés, les lignes vereaillaises. Le ninéràl" fraitc-maçon lui-même, accueillit' ses frères avec déférence, courtoisie, et par les <ialaU maçonniques mais il leur déclare qu'il n'est que lo soldat, le bras qui exécute. Il ce pu prendre mr lui d'arrêter le feu, à la Duc des bannières maçonniques, mais il n'a pas le pouvoir d'accorder une trêve bien longue. II engage donc les frères ù envoyer des députés à Versailles. Il met une voîture ù leur disposition, et deux des dignitaires se met. tent aussitôt en route pour aller trouver le chef du pouvoir executif. Vers cinq heures trente minutes du soir, lo feu cesse définitivement du côlô tlo Versailles. On parlemente, et les deux délégués do la Franc-Maçonnerie se rendent il Versailles. Il est convenu de part et d'autre que le feu »o pourra être repris qu'après le retour des délégués (1). « Nous ne doutons pas qu'on cette circonstance lo général n'ait concilié tes règlements militaires avec ta fraternité maçonnique. Ce que nous relevons, c'est la confiance que tes francs-maçons mettaient dans le déploiement de leurs insignes et l'effet qu'ils en attendaient sur les «nilitairos affiliés à l'ordre. t&J'lLa*F!'a"t'?Y<'Ç?. '?. Commuâtde Pari,, lut rUtt majoué la Franc-Maçonnerie pendant la giierreewile (Paris,Mciitii, 1871, in-12).

grande majorité des francs-maçons, il est vrai, n'est pas appeléeà conspirer. La n'ont conscience do l'œuvro pas plupart antichrélienne et antisociale à laquelle ils concourent comme des comparses. Le développementdonné à l'explication des rites et des symboles varie beaucoup selon les loges et lesmilieux où elles opèrent. Les hauts grades furent primitivement créés pour être des amère-sanetuaires, où les chefs de la Maçonnerie pouvaient se concerter, Mais peu à peu ces grades sont devenussi communs, qu un rituel moderne a pu dire « Aucun grade n'enseigne ni ne dévoile la vérité; seulement ils dissipent le voile. Les grades pratiqués jusqu'à ce jour ont fait des maçons, et non des initiés .» Les véritables chefs de la Maçonnerie se dissimulent dans certaines fonctions administratives peu apparentes, d'oit ils dirigenttoutes choses sans être connus de la plupart des frères. Les hautes dignités» telles que celle de grand maitre des Orients nationaux, sont confiées à des personnages politiques marquants, à des prmces du sang même, quiservent à couvrirl'Ordre. Ce sont ceuxlit naturellement qui en connaissent le moins les secrets. Le baron d'Haugwitz, qui pendant do longues années avait été â

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logosprussiennes polonaises, s'est aperçu, à.la finde sa carrière, qu'il avait travaillé propager la Maçonnerie sans connaître ce à quoi il La lecture des livres des illuminés, rapprochée de certains indices recueillis dans ses fonctionsde ministre, lui Tôvéla seulement ce redoutable secret. Enfait, ladirectionsuprème des sociétés secrètesde l'Europe, et peut-être dumonde enbier, appartient à un très-petit nombre do personnages. Un des hommes qui ont un joué rôle très-actif dansles révolutions contemporaines, HenryMisley(l), écrivait à un de nosamis « Je connaisun peulemonde, et je sais que, dans tout <•<. grand avenir qui se pt'pnro, il u yena quequatre ou cinq qui donnent les cartes. Luplu.? grandnombrecroient les tenir, mais ils se trompent!» Les Juifs sont toujours en dans ce conseil suprême c'est M. majorité Disraeli premier ministre de la Grande-Bretagne, qui nous l'apprend « Le monde est gouverné par de tout autres personnages ne se que l'imaginent ceux dont I œil lie plonge pas dans les coulisses. Cette diplomatiemystérieuse de la Russie qui est la terreur de l'Europe occidentale, (1)Sur tknri Aüslry, voirI'ouvrat·r tité Irr Socutea lecrete» etlatœUtë,u I, p.El. I.

les principaux agents. Cette puissanto i-6voluUonqui, actuellementiiiOine, so et so bi-asso ou Allemagne, où elle prépare sera do fait une secondoréforme plus consiiiei'ablu que lit premièreet dont l'Auglolom; sait eucorosi peude chose,se dôvcloppo tout entière :sousles auspicesdu Juif (1). » Lord Palmerston fut, pendant do longues annéeset jusqu'à sa mort, un de ces quatre ou cinq grands chefs des sociétés secrètes, et c'est autour de lui qu'ils se réunissaient. Sous la direction de ces hommes, direction transmise par des intermédiaires multiples, le grand nombre des francs-maçons est comme une masse inerte, qui sortt cependant à deux choses à remplirle trésor de la secte par leurs contributions annuelles etles droits de réception, qui sont considérables, puis à faire l'opinton publique. «Hn'est pas difficiledo comprendre, dit un auteur maçonnique, que la société des francs-maçons parlant ouvertement est précisément une conspiration permanente contre le despotisme politique et le fanatisme religieux. » Ces francs-maçons, qui par le seul fait de leur affiliation ont rompu avec (!)Conimjubu V.aussi lecu(Paris, 1811, in-8), p.181. rieux <lo MG . ouguenot ouvraau desMousseaux te Juif, leJiuiuUmsetla Jut(a(mlion i(ea c hrétiens peujtlet (Paris, \%X et miivantos. m-8), y.310

reçoivent et la dil'Eglise, l'impulsion action intellectuelle dans les loges. Suivant les mots d'ordre transmis, on traite dans I09 loges tel ou toi sujet on rapport avec les questions du jour (1). Dans les élections, ils votent pour les candidats qui ont l'appui de la Maçonnerie et qui sont fonctiondésignés par les chefs. Comme naires publics, ils couvrent leurs frères. Comme journalistes, comme professeurs, comme écrivains» ils répandent partout do la l'enseignement Maçonnerie (2). JœLW"c ''>«?°«"i7«e (numéros de janvier et tyi 1870) avril donnala listu dos sujets traité cot dan» les logos do Pari*. Noua remarquons entre hiver autre* les BUjuls suivants: (a morale humaine; un discours le Jean-Jatytics; nécessité da.lfrancMr la morale dit dogmatumo Diderot et son temnsreligieux; deiùrat/ances dans fant/quttâ-H tJinni modernes; le propre* de feiprit Jum-au* humainla morale et l ediïMtion elle. les /imite* ctrn rêi-ence qui- les deux morales; élude sur Paul-ljmtdcottrruir; éluda mrCinttruction qu'un maçon doii donner a ses eajant» an de vue religieux étude sur le mariage; tu p->i,u philosophie poAtive /devoir» des Jreres délègue» pour recueillir des ren*ei,,n<tm$nl* ai '«Motion. etc.. «te. ini"p^'o/SfM'>r0/wsrfit MM. Srkman et Cluitrian, le» autour» bien connus du romaTOrévolutionnaires, sont au nombre dos confore™'?ra ISS l'i"8.'1*1"*» <l88.loges nwçonni.|ues. (8) La rôle da le pi-ossodite lihérala est asBoz connu. et tout le monde sait comment elle secondo l'Œu,'ro l'on sait 10 moins c'ost bjaueojp d «cnvttin* en ranom. a comutàncor 'lot! iwr MM. C-3noinet Niatter, ont )'Mt!t<' Jours thcwiM) llistonquâ» et iililloao|ilili|ues dnns l'ungcii'nemsnt 1S1 tradition Wosetl-espé^ ,!o lWu8.«> v in lS«* Lonvrag» du P. I)os.:ham|.s est qui Hn <l« a|i.iroc.iLraiï-TroMo.' mnntHiiistniKiifssiirmsujot.

dément catholique, le Chili. Il n'a rien à faire du mouvement d'idées» issu de la révolution française. Il vit en paix sur sa tradition propre et sa religion mais des la conhommes qui ont voyagéetreeueilli tagion du mal ont fondé des loges. Or ces loges vont s'appliquer sans relâche à propager des idées qui spontanément ne se seraient jamais produites. Voyez plutôt le plan des travaux de lagrandeloge du Chili, tel qu'il est rapporté dans le Monde maçonnique (n° de janvier 1876). Art. 1. En outre dos commissions actuelles, il y aura, dans la grande loge, des comités de travaux. Art. 8. Les comités seront intitulés section d'instruction, section do bienfaisance, section de propagande et section de fraternité mai-oiinique. Art. 3. La section d instruction s'occupera 1° de fonder des écoles laïques 2° d'accorder son concours à toutes les sociétés qui ont pour objet de donner l'instruction gratuite aux pauvres; 3° d'aider au progrès de toutes les institutions scientifiques, littéraires et artistiques, qui existent dans le pays; 4° de Jaire des conférences populaires pour à la protendant connaissances 'les facipagation de l'humanité. le liter progrès ART, 4. La section de bienfaisance s'occufondation d'hôpitaux, etc. r."rn 1" d'aider Ma direct oit inrtirect ,.•>.'•.1..(• .*> ! r;<(>ai

à touteslesinstitutions de cette nature dans lesquelleson ne poursuit pus un but égoïste ou sectaire(c'est-A-dire catholique). Art. 5. La section de propagundedevra 1° défendreet taire connaître pur la presse los véritablesidéesde la Maçonnerie;%> travaillerà introduiredans les institutionspubliquesles principesde liberté, d'égalité et de fraternité, et spécialement il amener la séparationde l' Eglise acec l'Etat, A faiva étabttr le mariage civil, Acombattrele»prià la bienfaisance, « séculariser vilèges, soutenir les victimes de l'intolérance reli4° en général, s'occuperde tout gieuse ce nui peut faire do l'humanité «no seule famille.» Gl-âceà une propagande de ce genre, on verra infailliblement se produire chez ce peuple un malaise sourd, puis des aspirations vers un autre ordre de choses,et tout sera bientôt prêt pour une révolution Ce qui va se passer au Chili s'est passé il y a cinquante ans, il y a cent ans, chez les peuples de l'Europe. C'est. ainsi que s'élabore l'esprit moderne. Du reste, il arrive un moment où une sociétéest tellement imprégnée d'idées fausses, que toutes les erreurs se propagent comme d'ellesmêmes par la seule logique du mal, sans que les loges aient besoin d'une action actuelle (1), (I) Un illutrepublicistc, a «Ignalc M. Le l'Iiiy,

Mazzini, le grand agitateur, comprenait bien l'utilité des loges et do toutes les associations libérales, même composées d'honnêtes bourgeois. « Associer, associer, associer, disait-il, tout est dans ce mot. Les sociétés soitôIos donnent une force irrêsi.stil>kiau pat-ti qui peut les iuvoquer. Ne craignex pas do les voir se diviser; plus elles so diviseront, mieux ce sera; toutes cont au infiniebut par un chemin diffèrent. Le secret sera souvent dévoilé tant mieux. Il faut du soerol pour donner de la sécurité aux membres, mais il faut une certaine transparence pour inspirer la crainte aux suiihïiimures. Quand un grand nombre d'associés, recevant le mot d'ordre pour répandre une idée et en faire l'opinion puUkjuo, pourront se concerter pouruu moment, ils trouveront le ieil édifiée percé do toutes parts et tombant commo par miracle au moindre souffle du progrès. Ils s'étonneront eux-mêmes de voit' fuir devant la seule puissance de l'opinion les rois, les seigneurs, les riches, les nrùtres qui formaient la carcasse rlu vieil édifice social. Courage donc et persévérance (1). » avec une toute perspicacité t'influença funeste qu exercentdo nos jours certains mots mal définis, tels que ceux de liberté, d'égalité, d» démocratie, Ijes loges mai;oniii<|m>H mprogrt», de cic[(i«i(('on. sont les ofllcino» où retentissentsans cesse ce*muta creux et sonoreset ofi a'élal).ront inrewaniment los Idéesl'anssus ils serventde véhicule». auxquelles {l)C\lii>url>t\i\ttitk\,GmnreaetI1&')!atii/nttl'ltattt. p. 41.

lire sortir l'homme l'hommn Anla Faire de la fnmilloootuni famille est une des tactiques constantes dossectes dans les pays chrétiens. La où elles sont devenues définitivement maitresseB du terrain, elles s'attachent à détruire la famille ellemême et à corrompre la femme. C'est 1 objetdes loges androgyneii, ou loges de femmes, des tenues d'adoption, où les maçons font aJoptorleurseniants parles loges pourlesséparerdèsradolescencederEglBe, enfin des bals auxquels les frères sont invités à conduire leurs femmes,sous do fêtes de bienfaisance, mais en prétexte réalité pour leur apprendre à se soustraire aux influences cléricales. Qu'on en jugo par les discours hypocrites adressôsparies frères Barré et Toissier aux dames invitées des soirées maçonniques. « Laissez-moiespérer, dit l'un d'eux, que désormais vous deviendrez nos auxiliaires les plus puissants, vous qui êtes appelées à diriger les consciences au début de III vie Vous ne permettrezpas, maintenant vous que nous connaissez et que vouspouvezupprccicila sublimité des principes doul nous sommes les défenseurset les propagateurs, vous ne permettre.;pas que cesjeunes Unesdontl'éducation vous est confiée, soient exposés aux dangers d'un enscitjnemeniqui pencrlirait leur cwuret leur ne perintelligence.Vous motti-ez non de pas plus qu aucun ces chfiis petits enfants soit retenu dans l'ignorance

qui t'exploitent profit. « L'instructiondola femmese perfectionne (le jour est jour, leur dit l'autre, après mille calomniescontre le clergé catholique, et ta mesureque la lumièrese foradansson esprit, elle chercheraà pénétrer plus avant dans ce n'est encore nui que mystère pourelle, et se détachera ainsi <ks croyances inculquées Ii sospremièresannées (1). » VoilàIo travail accompli par la Maçonnerie ostensible et honnête! Les desseins ultérieurs des sectes, ceux qui exigent une action positive, sont réalisés au moyen de sociétés secrète. particulières, organisées pour un but déterminé. C'est ainsi que le Carbonarisme et l'Internationale sont sortis successivementde la Franc- Maçonnerie (v. chap. vu et ix). Si le mouvement échoue, les loges désavouent les frères qui ont travaillé sous un autre nom, et elles reprennent leur œuvre avec plus de circonspection. « Les logesmaçonniques sont un lieu de dépôt, une espèce de liants, un contre par lequelil faut passer avant d'arriver à nous, écrivait en 1832 à ses complices un Juif, membre de la HauteVente romaine.Les loges no fontqu'un matrotatif, un mal tempérépar une faussephilanthropieet par des chansons encoreplus fausses, commeen France. Cela est troppastoral et trop gastronomique, mais f (0 V.leMonde more1876. maçonnique,

llr)Kltt rill'îl (Vint ittlnnlIDftfvnii rmt-it* r\nr*t*n cela <1 a un but qu faut encourager sans cesse. En lui apprenant ri porter arme avec son verre, on s'empare ainsi do la volonté, de l'intelligence et de la liberté de l'homme. On le dispose, on le tourne, on l'ôfudie. On devine ses penchants, ses affections et ses tendances; quand il est mûr pour nous, on lo dirige vers la société scerôto, dont la FrancMaçonnerie ne peut être que l'antichambre assez mal édairée. « La Haute Vente désire que, sous un prétexte ou .sous un autre, on introduise dans les loges maçonniques fe plus de princes et de riches que l'on pourra. Une fois qu'un un homme, qu prince même, un prince surtout aura commence à être corrompu, soyez persuadés qu'il ne s'arrêtera guôre sur l'a pente. Il y a peu rie mœurs, mômo chez les plus moraux, et l'on va très-vite dans cette progression. Ne vous efïïayo)'. pas de voir les loges florissantes, lorsque le Carbonarisme se recrute avec peine. C est sur les loges que nous comptons cour doubler nos rangs; elles forment à leur msu notre noviciat préparatoire; elles discourent sans Rn sur les dangers du fanatisme, sur le bonheur de l'égalité sociale et sur les grands principes do liberté religieuse. Elles ont ontro deux festins dos anathémes foudroyants contre i'intoléranco et la persécution. C'est plus qu'il n'en faut pour nous faire des adeptes. Un homme imbu de ces belles choses n'est pas éloigné do nous; il ne reste plus qu'Al'enrégimenter (1). »
(1)CitéparCriHinoau-JolY, romaine en laie f /-Initie de ta Itevolutton.

Le rôle joué par les loges ot les sociétés populaires qui existent en dessous est plus ou moins actif selon les d'elles, Quand la Révolution a triomphé temps. et est maîtresse de la ruo, ellessont remplacées en partie par l'agitation publique, par les clubs de toute sorte.; les loges renoncent alçrs jusqu'à un certain point à leursecret et aux formes mystérieuses qui tour sont imposées, quand elles ont contre elles la forme gouvernementale. Mais il ne faut pas cro/re pour cela que les sociétés secrêtes désarment. Elles concentrent leur action dans les bauteBrégions do la politique, laissant le malse faire en liai?comme de lui-même, mais on en conservant toujours la direction suprême. Mettre les droits de ïliomm* â la place de la loi divine, établir le règne de l'humanité à la de celui du,C;réatetir, c'est place là, nous lavons vu (chap. «), le but suprême des sociétés secrètes, celui qu'elles poursuivent dans toutes les situations et sous toutes les formes politiques! Pour y elles ont arriver, besoin de renverser les gouvernements légitimes,toutes les bonnes coutumes, do pervertir les bases mêmes de l'ordre social, et jusqu'au langage des mais elles peuples; s acharnent surtout contre l'Eglise catholique, qui est non-seulement1 instrument essentiel du rogne de

PltOCÉDKS DE |,A MAÇO.NNKUIE 47 e, la m mY. mais encore la Dieu sur

terre, gardienne de l'ordre mômepurement naturel. Toutes les sectes sont d'aenord sur ce but de leurs efforts; seulement, comme à leur haine satanique contre Dieuse mêlent toutes sortes de passions et de convoitises, elles se divisent souvent entre elles sur les moyens à employer et sur le point où elles voudraient s'arrêter dans leur œuvre do destruction, Les révolutionnaires de haute lignée, les habiles, ceux qui ont su arriver les premiers à la fortune et aux honneurs, cherchent à concentrer leurs coups contre et la religion. Ils voudraient conI Eglise server dans la société en ordre purement matériel, autant parce qu'ils en recueillent les avantages que parce qu'ils connaissent la réaction inévitable des intérêts froissés par la démence dos révolutionnaires qui vont jusqu'au fond. Volontiers mémo, ils conserveraient l'Eglise comme un établissement humain, et se contenteraient de la corrompre pour s'en faire un instrument de règne tel que l'anglicanisme, le schisme russe, Tévangèlismeprussien. Ce fut là te rêve de Frédéric de Prusse, des deux Napoléon, de Louis-Philippe et du conte de Cavour; c'est encore celui de M. de Bismarck. Ayant étouffé la foi dans leurs cœurs, ils ne tiennent plus compte de I'a«-

sistancesurn&turenedonH'EEtiseesti ststancesurnaturettedontt'Egtiseestt'objet, et à la vue do toutes les portes que leur ont ouvertes l'or et l'intrigue, ils s'imaginent qu'avec un redoublement d'efforts et d'habdoté ils viondront&boutde cette force immateriottoqui leur résiste toujours. Mais leurs desseins sont constamment déjoués la corruption peut trouver prise sur dos ecclésiastiques isolés, elle ne peut pénètrer t'Elise. Cette-ci, n<i6)e à sa mission divine, et défendue dans sa foi et dans son chef contre tous les assauts humains, déjoue tes complotsle plus habilementourdis; et, soit dans les Catacombes, soit sous la protectiond'un pouvoir temporel légitimement acquis, elle ne cesse jamais de revendiquer contre les corrupteurs et les persécuteurs hypocrites ou déclarés, ce gouvernement des &mes qui est l'objet de la convoitise éternelle des sectes. D'ailleurs ces révolutionnaires &hautes vues et a profonds desseins sont incessamment poussés par les flots pressés des révolutionnaires,qui nosont pas encoresatisfaits et veulent s'attaquer &des objets plus tanpibtcs que t'Egtise, fairedes ruines plus profitables pour eux que la destruction des croyances et des mœurs. Une fois 'tcehristianisées, les masses réclament t'égalité absolue et le droit & toutes les jouis~nccs. Un des insurgés des jout-nees do

juin )848,io disait avecun cynismebruta) « Quarante-huit heures de pillage et de « robes de soie, voilà » te programme. C'est ainsi que la Mepubti'juemarche derrière les monarchies iibet'ates ou les cës&rismesdemoct'&tiques,ctta Commune derrière les répubtiqxes consct'vatt'ices. Unies tant que )'6dinco social cht-étion est debout, los di(!'erentoscouches des sociétés secrètes entrent en lutte quand elles croient a voit-triomphé définitivement, et e)[e~ défont souvent leur œu\'t'e, anticipant ainsi par leur propre confusion l'heure des justices divines. Ces rivalités et ces mouvements, tantôt parattotos, tantôt opposés, sont un des étements les plus importants, et <jUct<)Uofois les plus difficilesa apprécier, de faction dos sociétés secrètes dans l'histoire contemporaine.

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t.H3SOCtÉTK3 SECKÈTES

IV t/OtUGt~E CES SOCtHTJS! SECHATES, LEUR ACDOU AU XVnf 8)<{Cm. Le mystère a toujours: eu un attrait'particulier pour la natufe humaine. Aussi l'existence d'associations secrètes est-il un fait ~ieux comme io tnondo. Partout dans l'antiquité, dans l'Inde et. dans t'Ë~pte, comme en Gr6ce et Ii Rome, il y a eu, à côté descuttoa pubtic6t des initiattons occultes, Ot't quetquesvérités, reste de la tradition primiti~et so transmettaient au milieuda beaucoup do pratiques suporstitieuses. Les écrivains officiels de la Franc-Maçonnerie prëtendent parfois la faire remonter jusqu'à ces mystères, mais rien no justifie cette hypothèse. La véritaMo origine de la Maçonnerie se trouve dans les nombreuses hérésies qui au moyen &ge approprièrent le gnosttcisme au génie des peuples occidentaux. Tels furent les cathares, les patarins, les Albigeois.Comme toa francs-maçons, ils

OfttC~EDES SECTES 51 MAÇOKMtQUES s'attaquaient a l'ordre social, à la légitimité du pouvoir potitiquo, à la propriété, &la famdte non moins qu'aux dogmes otttholiques; comme eux aussi, Us prétendaient vivre au mitiez de la société chrétienne sans se séparaf d'elle, alors- qu'ils la ruinaient par leur doctrine secrète et par le dësordre de leurs mœut~.Les puissances civites et la papauté s'unirent pour extirper ces hérésies; mais des restes vivacea purent s'en conserverdtma certaines provinces, à l'état de groupes recrutés par- une initiation mystérieuse. Le grand nombre de corporations et- de confréries db toute sorte qui existaient alors, )o3!~i~ bortés locales dont on jouissait-à; ces ôpoques, enfin tes troubtes du xfv" siècle pendirent' possibie cette, conservation. Do graves écrivains, têts que liurter, ont constaté non-aoutement t'tdontitô des doctrines dosAlbigeois avec celles de la Maçonnerie, mais encore la simititt'~detour organisation et jusqu'à celle de leurs gradea. Tous ces mauvais ôtêmonts ppirot)t une consistance plus grande dans t'ordro du Tempte. ïhstiiué on HtS pour défendre la terro sainte; cet ordre avait aequison peu d'années une puissance considérable, et couvrait URoropede sesmanoirs et- de ses commanderiez.Matheureusemont ses cha-

vatiers se laissèrent séduire en Orient au contact des musutmans et des sectesgnostiques ou cabalistes, et une doctrine secrète, en opposition compote avec les principes du christianisme, prévalut dan!;l'ordre. Ce fut ce qui amena sa suppression au concile do Vienne en 131~. Dca que les francs-maçons ont comrnencé&se produire au grand jour, ils ont afnr'no, en se fondant sur des traditions soigneusement conservées ehox eux, qu'Us ôtfuentta continuation des templiers. Cette ntiaUon, ')ui parait fondée, peut seule expiiqucr ta sytnpathieposthumeau'ont inschevaliers du a Ics Tompto iaptupart pirée des historiens et des tittératours &partir du xvtn'' siècle. Les pieecs authentiques de leur procès ne taisscnt j~uëro do doute sur tom* culpahiiitë. et M. Miehetet lui-même, qui a pubtie tm plus importantes, a dû en convenir. En entrant dans tordre, la ptupart reniaient Jôsus-Citrist et fou.'aient aut pieds la croix. Ils reconnaissaient a tours chefs laïques la ptenitudedu pouvoirspirituel, notamment celui do les absoudre do teur-i pech6- et ils s'engageaient a se soumettre aux pratiques les plus a!)on)itt;<b)es. Apres t'abotition de t'ordro, qxctquos'jns do ses ponçons se reconstituereot

ORtGt~H

DES SECTES

MA'O~tQUES

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sous divers noms en Portugal en Suède, en Ecosse, et, plusieurs siècles après, on retrouve dans ces pays la trace de leur haine secrète, mais persévérante, contre t'Estise. En France, la foi catholique était si fortement enracinée, que, pas ptus que les Albigeois, les templiers ne laissèrent de traces appréciables. On le vit bien par l'énergie avec laquelle toutes les classes, le peuple surtout, repoussèrent t'hérésie t, protestante. C'est de t'étranger que devait, au xvnr' siècle, nous venir l'invasion du mal par les sociétés secrètes. En Angleterre et en Allemagne notamment, la tradition de haine contre t'EgHso s'était toujours maintenue dans t'ombre. Les templiers, dés !o temps de leur puissance, avaient pénétré tes sociétés ouvrières de~<M(MfK<:poM. Ces associations, remontant à une époque fort ancienne, existaient depuis longtemps sous la protection do )'Egtise et avalent construit dans toute t'Hurope tes magnifiques cathédrales que nous admirons encore. Elles jouissaient do grands privitcgcs et sa ramifiaient dans la chrôttcnté entière. Comme toutes les corporations, elles avaient une hiérarchie composée des trois grades d'a~prc/)<<, de com~M~no; de maf~, selon le dt'g)'é (le

pBtfecttondansMnsrtauquett'ouvrieretait arrivé. Et)o8conservaient, au <noyond'un secret, certes prooÉdestraditionnet~ qui assuraient teuraupémoritô. Ce secret et ce caractère cosmopoiite en faisaient un instrument tout prépare pour les ennemis da l'ordre chpetfea, le jour ou i!8 ,parvjen. draient as'emparerdeteurdireetion. C'est ce qm a.rnva quand le nombre des ne6 frangeras & ta pratiqua de peMonfarchitocture semuttiptisdanstes corporations maçonn~ues. ~8 ta tous ces symboles et tous ces tnstgnes tirés de fart de bâtir. Ces associations et les .restes des tempt'e!~ secondèrent de toutes leurs forces la grande revotta.protestante-du xvt" siècle, A parttr .do cette époque, ron voit les francs~macons jouer um'ôfo politiqueapparent en AngttMerre.lis furent un des prine'paux instruments da ta rovo~txm de 1649et de la dictature de Cromwell (1). Plus tard, après 1688, les partisans des Stuarts 'essayèrent do fnettt'o an service des princes tegithnes la puissance de cette associationocculte it&s'inu'duisiront dans les loges et créèrent .un rite nouveau..Le ohevatierdeRamamy en France, !e pt'<.j,ngxa où Jacques tï était t'ét'ugié, et ce fut ainsi queta i''ranc'Ma(;onnet'ie punutradans notre (1)V.t.Moufteox df Cnnteleu, /M.S'f~.< et le,Soh<M Mt.t'Ctt~, CtrMt “<(,. /«.ut,f,j,.H)).

~r" .r· a. r. 1 pnys sous to \'oite d'un dessein honoro.btc. U'tMttresfois encore, des partis honnêtes ont cherché & s'emparer d~ la Maçonnerie mais la force propre des principes inhérents à cette assoctatron a toujours rendu ces tentatives stériles et tesa au contraire fait servir & propager et & répondre te mat dans des mih'uxoù il n'eût pas penetrô sans cela. Ainsi en fut-il & cette époque. L'inHuoncedos~tu&rtistesdans les fo~fa fut éphémère, et la direction de colles mômes fju'iba.vtuent creôosne tarda pas & passer aux mains d'hommes dont les projets et to but etc.ienttout autres. En17J7,testoges anglaises, réunie!!pour rédiger de nouveaux statuts, afnrmèront pour la première fois dans un document puhticrhostiHtecontre te christianisme positif ou la révélation, qui était te fond de leur doctrine, et peu après on ~it sortir de leur -sein cette école dos f~cM~es anglais, les Totand, tes Collins, les Wootston, les Tindal, ies Botingbroke, les Hume, qui, les promiera dans io monde chrétien, préchérent dogmatiquement l'impiété et trouvërent bientôt dos disciples et dos continuateurs dans Voltaire et les encyclopédistes. En même tomp?, &tatavour de la licence générale d'idées ot de'mœurs due au régent Philippe d'Orléans, les toges maçonniques se multipliaientà la Couret à Paris.

Leurs cérémonie!! mystérieuses attiraient les grand!-seigneurs frivoles, etettosétaiont les littérateurs et les financiers repour muante do l'époque un moyen de pénétrer dans un monde supérieur et d'augmenter leur influence sociale. Bientôt des toges de femmes furent créées et détruisirent dans les foyers de beaucoup de grandes familles ces vertus chrétiennes et ces traditions domestiques qui sont les plus solidesfondementsdes Etats. Les complots qui devaient éclater cinquante ans plus tard, commençaient dès lors a se nouer au milieu des orgies et des débauches de t'impiété. En 1729, le chevalier de Fêtard, cédant à la voix du remords, do disciple zélédo la Franc-Maçonnerie devint son dénonciateur courageux -il la signala commeune secte d'autant plus digne de fixer l'attention des souverains que, dans l'ombre du mystère, olle couvait une révolutionqui devait frap. par du même coup toutes les puissances légitimes. On'ue prit d'abord pas garde & ses révotations, tant la conspiration paraissait invraisemblable. Cependant les symptômes se multiplièrent, et le cardinal de Ftoup.v,le sage ministre do Louis XV, interdit formellement la Franc-Maçonnerie. Quelquesannées après, en 1738, le pape Clément XII lança une butte d'excommu-

nication contre les francs-maçons, après avoir pris tes longues et consciencieuses informationsqui procèdent les actes do ce genre. Successivement tous les gouvernementsde l'Europe, même protestants, défendirent tours réunions, à l'exception de l'Angleterre, où les ctasses dirigeantes étaient génëratoment afntiéos &l'ordre, et pensaient en faire un instrument pour la politiquenationale sur le continent. En France, tes défenses royales restèrent malheureusement une lettre morte. Dès cette époque, la magistrature parlementaire, prédisposée à toutes les révottes et à toutes les hypocrisies par Htérésiu janséniste, s'était en grande partie afntiéo aux loges. Aussi ceux qui étaient chargés de sévir contre la Maçonnerie s'employèrent activement à la protéger (1~.Un pou ta ~fCttet<M (t) V. f)a)M OK~;fM< /<<0<'MM<.<. <c')n).;))t9 (.mcn-ts. dataitde :3J du «)<6t.)ju),))<.Mj)arM.Ch.f«:r!nsoMcetitt'e: /M/~a')~~0(tMt~M M~n.~M</n~Mfc «t(Xtttt'!.<t~ ./tffHt:n/w '?. H' '< ducunniMncn, '"onL-sitt!. (t itonttnitésëtabht)«.)) ()iH'<!rt.<)it<:c.-ivfU.t. & [)eu. Lesmadoprovince. Odt'jes i.)t)s auxensomnouents <)e tf~tMB EghM et nuxv!c!))es )))œ))f!. souvent ftnportMnxK-nt 'MMttrx rév(')anons fexchorsde le ror'hejthticiairoeth Ahi): )es rMpo)xes()tt'i))trcccvftten[ gotyernemont. <b fanK~tafent )"'u~n))f)-<!ti&enn'otenir leur/.<;te, et on Ms btomnit mttne des mesures t es '~Mt'juofois )é!-ii· pius tjmes q u'ils n re.'aient conserver ht .)e)t pour d< praMtc t. Tf "<nca des jan~oiste!! Mvmjus xhito. .'t)..a ~t.hM franM-txmons.v. Cr<;t)neau Joty, t-~f.-w '<t/))i'M ~<c fiela /~<f~/), jjtret.

plus tard, tovortueuxMatc~hGrbes.fashinc par le vertige du temps, so servait do ses fonctions de directeur do la librairie :pour faire penatror on France les livres les ptus hostiles A la monarchie et A la religion, qui étaient condamnésparla justice, alors que le devoir de-sa charge était de tes arrêter. A la faveur de eeseonnivenees et de ces défaillances, un nombre considérante de logosoxtstsient.atParitetdMtstes provinces à ta fin du règno d~Lonis XV..Leur action, présente partout, explique le prodigieux succès qu avaient tes couvresles plus m6 diocres da ces sectes de tettres qui s'appelaient eux-mmnes les ~eo/tOMM~aet t?8 philosophes, 'et qui battaient en brèche toutes les institutions avec les armes tes plus diverses. Il y avait atora aussi des évêques etoquents et des écrivains habiles qui se vouaient n la t!6fensode ta religion et des traditions nationales. Mais aucun écho no tour répondait, et leur voix était étouffée par la conspiration du silence. Seuls les détracteurs do t'Egtise et do la royauté trouvaient partout des applaudissements commandés et des comparses officieux. Ainsi -se fit cette tyrannie du ro< V<~«<y<?, qui pesa si tourdonontsur tout le siècle. La proscription simuttanéc des jésuites

dans tous les Htats catholiques fut un premier triomphe pour les sectes. KHesse débarrassèrent par ta d'un ordre dont )a science, la ndéiiteettaforced'organisation étaient un obstacle invinoibtc&leur grand projet de faire pénétrer R6vo)ution dans t'Egtiso.ou ptutôtd8't~fa;re réaliser par des ministres indignes. Hn même temps, tes sectes avaient apprécié la facilité qu'U y a à ameuter t'optnion avec un mot do guerre contre dosfantômes imaginaires, et elles avaient fait oonoom'irles monarchies ettea-mômes a leur plan de destruction. Un pareil succès était fait pour doubler teur audace, et des )o:-sles événements se précipitèrent,

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M.~çOKXjQUES

V f.E~ SOCtth'ÉS i-tECRÈTES ET LA R)%VO[.UTtON OE1783. f l Tandis que beaucoup d'écrivains bonm''te8, et même catholiques dans une eertaine mesure, s'étendent sur les abus de l'ancien n~t'Me et représentent la révolunon do 1789 comme leur conséquence fatata, voici un historien tres-avancô dans les sociétés secrètes et expert dans l'art de faire les révolutions, M. Louis Blanc, qui va nous révéler quelle fut la pt'~paratton du grand 7nof<peMe~< ~e ~9. II impwtG, 'U(-i), f)'inh'o<hti)'c )o kctct))' dans in mine que <')'cu'tic))t ators sous les trônes, sous h's autots, des t-t'-votutiouttaircs autrement profond!! et agissants (juc les ')ien ''nc~<o/«;ft!<M. Une assot-iation <;omposce d hommesde tout pays, de toute rctigion, do '"ut t'an~, tit's cntm eux par do.s ''onvcntions syu)!)«)i([t)cs, cn~ag~s sous ta foi du serment gat'dct' d'uoG manicM inviutatftc le secret de leur c'x!s(f'))'-o iutët'icut-c, soumis à des 'pt'eMve.s)u~ut))'e{., s'occupant do fautasfiaucs f'-r<monies, mais pt'atiquaxt d'ailleurs la

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biGnf[ti!we et se tenant pour <j,;aux nuui<)U< e r6))M)'ti'iCt) (fondasses, appt-cnu.<:urnc'est eu <'c):t <;ueconpa:tnuns et maints siste ht f''rane-Mucûnne''i< Or, i't la veitte de la Rôvutution t')-&nf;!ti.c, ta b't'attC-Ma~ono-iL' sott'ouvfut a\'uir pt-js un ()<vetoj<j)C)()f-nt immense; r~andue dans t'Hm'opt- enti<I')'t', cUo s<om)aa )<- ~uiu m'd!mtii' << )'))t.tnasuo, a~ttait soufttctnott tu Ft'un'ect ))< sentait partout t'imago d'une s~(.-icu; fondée' sm' dus jo'ineipc~ contt'ait'es M ceux de ht socMt6 mvUe. o Dans les togM tnaçtnniqu' et) effet, )e~ patentions de t'ù)-tfuci))K':r<dit:m't-tui(;n) jo~s~t'itos et les )))-tvi!(''ges de )a naissatx'tceat-tés. Quand fcpcufanct qui vu.du.it'tf h)hi<f!nt)-aitdanKtat;uamb)-e!t)'p'~e'.a))i)i)') do.s t't'-ttcxiuus,il lisait sur tes tmu's tebdus de ttr'i)-et (ouverts d'embicmes f(t)~)-.th'<s cettc in.-i.-t-ipti~n <'it''a~-t<t-istiquc « Si U))if.'ns ftux distm'-tiohs ttumaitM" sm-s, on n'en c'~m~i' pa-si!'i!)'t';)t-)cdiscout-sdc)'o)'!U<'nt',)e)'t'tipioutniw apprenait fjuc te bllt de la t'')-:U)' Ma~onnenc était d'effacé)-tostUstin.'nons de cout'itt)-, de rang, dt'pat)'io,d'an'itt)ti)')e fanatisme, d'extirper te;}haines n:di~!t:ites; et c'était ta '-c qu'on exprimitit sousi'uttt't-ie d'un tonpto immatefiet, e)ev< au urand:tt-';t)itecte de ('univcM par tes sa~ <it~ divers ctimttts. <' Amsi, par if sent t'ait des bas~.s cr.usthuti\-es de son existence, la [''t-an.Mit.'onhf'ric tendait à d<criet-)e:ii!)sti)utiu)t.se'k",idt' du monde extérieur fjui)'<'))\-c)~j~).t!hiif~) vrai que te-, constitution-, maronni'jue'ip.t)--

toM, des tM'mos et dos uMgfM admis obijet-vation par la .<.oci6t6 ()u do).o,s, t-ospcct aux Muvopahts. 11 estw~ encore quo, ..uunis &. table, los maçons buYamnt M .'at f)Ms)o. ntcttsmonnt.ctjiquc.et M mag.~Mt .sup, dnn. los ..ûpu~ ~t~ la pt'udonco d une as-sociattun ~mmMA& il; que monaeniont ~nt'd<! gouvomomon~ otnhranous, no Mf~ ~ntpM pou,, annuler los h.~on~ nahreUoment t-otm.ot.nait-os, ~UMqu'ong~n~'at pac.~ucs, de ta t-ra,A!MOfm~o. Ceu< qui en faisaient Mn-tto nontinuaiont bien. & &)..o dans la ~t6 piche~ ou pauvres, profa.to nobte~u p)<,h6iGn~matis au soin des J~' ~?' d'une vi~~ P'qM p6r.eurc, t.M),o.i, pM,vM. ~0~~ pt~ien~ ~r f~?. s'étaient d6).onc.Mtion indi.-Mte, ~eHc poot-tnrtt et continuo, des ~M«f-<< des m.~ de )'(.dt-c ~ciat u'Otait uno p~Mgando en acHon, une nr6di~ti(.n vivat.to J~ 'c mysMM,' un serment to-.)b)o r.Mnonm. un sen'ot ~t. prendt-o poM.-p).)x de mainte 8ii)kt)-c Muragqusf.ment subie, un scofet a f.m-euvo g~ soMpNncd'uh'CYo~&t'ox~t-aUon &!& mort, des '"8"M.P'o"°'~ auxauets r'ëres soMconnatssatont aux doux bouts ).s d~ ~°" qui ''appo)'t~iot.t & une htston-o do meu..t).ect sombthiM.t eoMYt. A~ ~?"o quoi db ),tM propre à former des con.-ipit-atfturs? df's ,)~iot'~ P'i"t cat-actuK! d'un t-odouta~to. G~mme )t'< tMi!;

t ~radex de la maçonnerie ordtnaino comprenaient un grand nombre d'ttomme opposes, pat* ctat et par ppincipo, & tout projet do subversion sociale, tes novateurs mutipfiùrent les degrés de t'éctu'tte mysti<(ue il gravit'; ils crfùrottt des a)'f'i''ro-)og<M r6fe)'v6e8 aux &mo!} ttfd~ntes; ils instituant ies hauts cftt soleil, ~e la gr(tdos d'~Mt do c/<~pft<Mf <~t'c<c o&sc~oancc, do haclo-sh, ou /<oMma ~<'në/'d;saneh:a"'nst6n'5bt'cux dont tes pot'tcs oc s'ouvraient tt l'adepte qu'ttpt'ts une longue s6cio d'Èpreuvoscateumes do manMre &constater les p)-og<'< de son éducation r6~o)utionnaire, à cpfot)\'M' ta constance db sa foi, tt essayer la trempe de son ccfur; Là, ou mitiou d'une foule de pratiques tantôt puorites, tantôt sinistres, rien ~Mtnc~<!f«~/)or<(!<~t~ idées (<'<t~f<t~c/t«a<'mct)<c< d'égalité. « Dans )û gt'ade dec/t<'oa<(e/' <ft( Ao~t<par exempta, torsqu'uno recoptMn avait ttou, )e tr6s-6n6rab)e commenta) ( ))a<' demande)' au surveillant « heure premier QucHe est.it x et celui-ci devait répondre ~'AeK<'e~e<'o&set<ritéparmi les /)<w<mos. tnierrog~ il son tour sur los motifs qui t'amenaient, le récipiendaire Je viens ettercher ta )umt6)-o répondait <. ça)', mes compagnons et moi, nous nous sommes égares à travct"! la nuit qui couvre le monde. Des nuages obscurcissent Hesperus, l'étoilo de t'Europc; ils sont fornf)<'spar l'encons quo la superstition offre aux despotes. C'est aux ecotcs soutorraines dans lesqucttes avaicntcoursdcparcitx enseignements, quo Gondornot faisait attustnn, tors()u'annon';ant )' ~~<(;rt. (/c.y.a~ tfi. ~7i'Snrf< /HM)<tt'ft,

fjU'intM'rompit niroque)sMjupst'idu)atrie)nonaM;)uqueet)a suMt'stiti'w avaient reeusde< sociétés secrètes ntfos f)e ('ordre des tempticrs (1). Les sectes n'agissaient pas seutcment par une propagande purement morate. Il y avait un comptot parfaitetnent formé, e) dont Horace \Va)po)e surprit )o sscreL Lf Dauphin (['ct'ede Louis X\'t), 6o-i\ai(Htc28fcv)-ift-17(i5,u'!tp!u.sit<f:Mt!ih)t!mc'ut que peu <)ejout-sa vivt'c. La pet'specUvc du .sa mc')'trompht)esp))i)osopi)e!!(to)ap[usf;(r'd<' joie, p!u'c fju'its rcdoutaiott se.s cn'ort.s pou))o)'6t:d)!iss<fncnt des jésuites. V~u.'ipm')ex de phitosophes en fait de putitique; mais savMX-VOUS f-c que C'est f)UG tes ou bi''u t:c que ''o mot veut dh'c'H/)<'<o~o/)/tC. U'uhort!, il i'-i désigne pt-esqu'' tuut te muodc; eu sccuud ti''u,i)si~uU!c<)fshtnnfnM(jui,sous prétexte de ta guo't'e qu'its t'ont au catttf~icismc, << f/C~< <M Mtt~ft ~ft f/<M<«C<«)<t <<c<o<;<<' )'c~ les c/t at<<< ri la ~f'<M!, /);;M~r<t<i</ OOWt~'c, f~'f!<r«c<f'0)) </i<jMHC(M~ WO'Mrc/tt'~Mt. Vou, attci; me dire <' Comment savex-vous ceta, vous qui n'été': en France que depuis six <<emaincs et <(ui M) avez pass<: tt'oi.s coniino – Oui, mais pendant dan'< votre chambre? les trois premiut'efi -semaines j'ai fait des visitot; partout je n'entendais que cela. ('"o(!nc chex mot, j'ai ctoob.sede d.- visites et j'ai tt) ~/t«offe./e tft Hco<«ffMn~i-nf)r«' jtart.oui'i Blanc,t. I I,11 à r.

d'}t~))tm's touques 'jffon'i itvo~hiNtdesper.nttMfjuipooseut vou.stf dis, in-offjucifjUM-utt.s.de sentijo ments opposas et ()uu)'ut).sM)tMs moins ner-su~d~s q'te c(</~f'<f< <X)~<o.bot-ftMMtttottt, j'eus t;hf'x moi deux o)'f!iers,t'un';t)'aut[d'un i't~f.' mur. j'eus bien du lu peine &t';s ompe~het' d'en venir A tHMfjuoreHe sérieuse, et, dans ta chateut'do la disputa itsm't'tt dh-cot ptu.-ique je n'aura. pu ennppt-t)d, u p:H'~icndc~)'<'<'h<')'t-h(;s." Hn i77!, ta duc de Chartres, pjtw t~r i dcv!)H ~('ttnd (oaittt) < Phi)ip))~-)'~n)it' tai''t'a.)[C-~)tt';on)Mt')e,et,avec!ui,on'.)U: tnan'cher ouvct'tonent au but. Son pt-oni t soin fut do dûnuet' a t'Ot'dro une ot'gani?-ft tion vigoureuse et uentr&)i-,ee. Jusque-):) ies vôncrabtcs ëtaicnt infunovibtes c' étaient en quoique fhçon propriotaifo!; deloges, c'-onuto les cotono)-; do )eur~ t'')-~itnents.Cûtte inamovibi)t6fut supprimof, et toutes tes toges furent sut'ordo.tnccs au Grand Ot'ietit. L~dit~)ui-imit~t'ut)<!p~iut.t)t)df ht ('ori'shftnd.nh-c d'"i to~s; t''t '<(;rcunit-entGn-<idt'~t)(jc-.<)t'-pu(~d~svitfes<ju' )cmouv~'Ut-))t<)~ruth'('n)ht'.)'i~it.))~t:'tp;u(h'fn(h"<t)M))-t~-t!4)ns<)ttn(m)(.jjjt)'j.[.Kp<) 'M un i!m!t!t~i t'-)tix:n~'t.)uc ne pm'tnet~ti. .h' p<))~t)'t')-t); K;)s aux )'))-ds ~))))pi))i-, .0)-. n.s.'e!n.~))''))t,):tr'r.-ut.):)f:fj.u)~'tics'.)uvr. .)"ur par jton-aux )t')!)t'n~ucnuu.<)-t)-')U ~· '.t;r"tt.situuii)it;u').):~n.t<)'<v<)h)ti"ttn;m't; UII~lln!.

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Deschamps s'est attaché avec une rare pénétration a suivre les nœuds divers de cette vaste conspiration. C'est à son travail, fondé sur des documents d'une authenticité rigoureuse, que devra se reporter tout lecteur désireux de connaître &fond la préparation du grand drame de la Révotution.Nousen détacherons ici les faits tes ptus saillants. Au commencement du règne de Louis XVI, te principal centre de ta conspiration antichrétienne et antisociale se trouvait en Allemagne. Le protestantisme, avec ses mille sectes et la profonde anarchie qu'il avait laissée dans les institutions et dans les esprits, n'y avait que trop préparé le terrain pour les sociétés secrètes. Elles avaient puttuté sous les noms et sous les rites les plus divers, et elles groupaient des hommes de toutes conditions, des bureaucrates, des princes, des seigneurs ecclésiastiques même. Frédéric H, qui était de la race des grands persécuteurs de !'Eg)ise, s'était servi do Voltaire et des ~/«7osop/teafrançais pour créer une opmion européenne favorable &ses projets ambitieux. ït avait abaissé le prestige de l'Autriche et commencé la destruction de la Pologne, les deux grandes nations catholiques de l'Europe centrale. Il avait indiqué aux phi-

losophes l'abolition des ordres religieux et la connscation de leurs biens comme le premier pasàfaire'pourdémantetort Eglise, et s'était fait de ta. propagation do t'impiété chez tes peuples rivaux un moyen de conquête. Un de ses vassaux,te duo de Brunswictt, le futur gcnératissime de la coalition, était k grand mattre de toutes tes toges maçonniques d'Allemagne, La renommée de Frédéric 11 excita i émulationdu triste fils deMarie-Thérèse. Joseph H se fit franc-maçon et persécuteur, etinaugura cette oppression légale de t'Egtise àïaquette son non) est resté attaché (1~. Mais ne se sert pas qui veut de sociétés secrètes, et it est des hommes it est dos races, marquées d'un signe meit~ leur, qui ne peuvent ramais être que leurs victimes! La catholique maison des Habsbourg est de ce nombre. Joseph Il mourut repentant, et son successeur, Léopold t! fut, selon toutes les probabilités,' empoi.. sonné par les sectaires. Entre toutes tes sociétés secrètes de l'Allemagne, s'éteva bientôt la secte des il<«Mt'n~s,fondée par teBavaroisWfishaupt. (t)EnHM.Vuttatre <!<-rh'ait & ()'Ate(M~rtGnmnt m appris vou-Mviez initié <tHe A tMtMf'Xf t'empereur << ~M. tt ,.hrMe °~ étéaltéré.. deraton Ilperdre toute BlgniR.ah. p récise. éM Surb tttt~e do)~-on desaecteit & ))cr<)fe en AttetnacM. v~Yc;! <fmte BtgnMctti. p~ciM me<Mtrayait do nonce & ])<iche Cxpren) Vienne. reproduiM p ar Créttn.MM.Joty romaine en < ~MM ~M. livro lutton, I,

deMoins(te ses chefs, par les hautes fonctions qu'ils occupaient et par la force de leur organisation. Ona vu pus haut (ch. )t) que teurs doctrines poussaient jusqu'à son fond t'idéo r6votutionnaiM. En U80, sous le prétexte de vériner les chartes de transmission des différentes sectes qui prétendaientremonter aux temréunirent toates les phet's, tes <«<(mm<~ sociétés secrètes de t'Attenna~'Men un congres ou to~oe~ tenu & WiHefnsbad, dans te !!anau. Le résultat fut d'initier & leurs projets tous les chefs de ces sociétés diverses, qui y étaient d'aineurs parfaitement prëpin-es,et de les faire passer sous leur direction. !tscomptaientdej& do nombreux adeptes on France, gr~ce a ta propagande qu'avaient faite Saint-Martin, le philosophe inconnu, et Cagtiostro. Lyon et Avignon étaient dos foyera de propagande, <)ui s'daiontfait représenter au convan'doWiit.'tnsba'L Unévénement décisif fut l'initiation aux mysMres dos <~M)ttf~ du fameux Mirabeau. Etrange symptôme des temps cet ho'nmo, décrie pour ses mœurs et sous le coup d'une condamnatton capitate, était, on 1785, chargé d'une mission diplomatique en Prusse par )o Louis XVf C'est !a qu'it Kouvet-nemontde se ha avec tes <«<(ntt'M<~ il comprit tout

de suite te parti qu'il pouvait en tirer pour son ambition personnelle, et il fut décidé que l'explosion f<'PC'/«~'o/tfK!<M COMMP/icerait par la France. En 1785, un nouveau eonpp~, où les sectes maconniquesdu mondeentier étaient représentées, prépara tout pour une action unmédtate. Lapremiëreopérationconsistaàehasser des loges les honnêtes gens qui s'y troulatent: on répandit le bruit nene avait été envahie par quRtaMaçonet sous ce prétexte on fit une tes~sK~M épuration comptëte. Rn mémo temps un ancipn intendant, Savatette de Lange, fondait A Paris fa loge des Amis réunis, oit un comité de correspondance dirigeait tous les fils de la Révotutton. Le cardinal de Bernis a conservé dans ses papiers ia liste de ses membres et l'indication de leur propagande dans le monde entier. Là se réunissaient entre autres Siey&s,le duc de Biron, )e prince de Broghe, le comte de Prastin Lacretelle, les frères Garat, Condorcet, Oavtères, Mirabeau, Barnave, Chapelier, Duport,Target,Pétion,tes frères Lameth' Hojssy d'Anglas, Dupont de Nemours Robespterre, le vicomte de Noailles, l'abbé ~régotre, te duc de La RochefoucauldLiancourt, le comte de Montmorin, Ccr-

main, beau-frère de Neeker, le marquis do Montatembert, Chamfort, le secrétaire de Talleyrand, Thouret, Beaumarchais, Gouvton, Grtmm, Vandermonde, Regnautd do Saint-Jean d'Angoty, et, au milieu d'une foule d'avocats ou de parlementaires obs. curs, un certain nombre de membres do la noblesse, qui devaient aux Etats généraux abandonner la cause monarchique. Les fonds do cette propagande eta!ent faits en grande partie par le duc d'Or!eans()). L'action d'une pareille organisation, se ramifiant dans les provincespar près do 500 loges maçonniques, peut seule expliquer comment se fit la Révolution, malgré le vœude t'tmmonsemajorité des Français. La partie n'est pas égate assurément entre deux adversaires dont t'mi ignore tes projets et jusqu'à l'existence de cetui qui l'épie dans les ténèbres. Ce fut la situation en 1789, et elle s'est renouvelée trop souvent depuis. faut ajouter lessentiments d'enthousiasme, deconfiance en la droiture des hommes qui caractérisaient cotte génération et dont l'exemple était donné par te bon et généreux Louis XV!. Ces erreurs nefacititèrentquo trop lesdes.. (1)Celte .'ïMfcMt ene OMier ntierdans ?? ~°' M<-re«< r<')'M'e <t la ~t.f<.«. dfm* )lesSo:iét~a l'ouvrage secréte~et $ocirté ( t.l,p.MlJ', du < do B'Mis dent t augura m comntunicution.

seins de ceux qui voulaient détruire la monarchie et qui avaient & leur disposition la puissance de l'organisation. Alors1 on vit se dérouler un spectacle dont les historiens n'ont généralement pa9 assez relevé les contrastes. Tandis que t'Assemblée des Notables s'était prononcée a la presque unanimité contre te doublement du tiers, le Roi l'accordait peu de mois après aux instances du GenevoisNeck&f. Tandis que, dans les assemMées primaires, le tiers état rivalisait avec la noblesse et le ctergô pour affirmer sa foi catholique et son attachement au gouvernement monarchique, et en consignait l'expression authentique dans les cahiers, les députés nommés dans ces mémos assemblées allaient déchirer ces cahiers, véritables manofa/s impératifs, en dehors desquels ils étaient absolument sans pouootf's.Evidemmentdanstesoperationsetectorales, )&oit l'intrigue cachée a tout pouvoir, les loges avaient pris leur revanche de la rédaction des cahiers monarchiques, qu'ottos n'avaient pu empêcher, parce que pbur celaeut fattuaMrontor une discussion publique et aller ostensiblement contre le sentiment universel de la nation. VotM ot'e~'Me(t), s'était écrié Mira(1)U)ais <fe UiMc.~M. <«HJt'atM~'on.t.[. :Ct.

1

'i.

beau, en désignant Louis XV!, le jour de l'ouverture des Etats généraux, ou se trouvaient presque toustes membres de la loge des Amis réunis. La prise do la Bastille; l'organisation de la garde nationale, créée par Savatette de Lange; t'Assemblée et le Roi ramenés & Paris par l'émeute triomphante; la constitution civile du ctorgé et la spoliation de l'Eglise; la constitution de 1791 et le pouvoiraux mains des Assemblées;la destruction des provinces et do toutes tes libertés locales; la persécution religieuse et la domination du club des Jacobins: telles furent les étapes successives de ce drame qui aboutit au régicide, la terreur universelle, au meurtre juridique de plus d'un million de Français, a la banqueroute et & quinze ans de guerre contre l'Europe entière. Eh bien, tous ces malheurs, tous ces crimesavaiont été préparesetdétibérément voulus. Le plan en avait été arrêté dans le comité ~e ~rop<~<M<~des Amis réunis. ."Le 21 mai 1789,raconte Bertrant) de Moleville,il fmit'es<Mt<n)s avaient<(6conHés par Louis XVt, qui tosavait appris (le Mirabeau tui-mÈmcap)'6sson t-aj'pt-octtcntcnt de la cour, Adrien Duport avait explique les raisons pour lesquelles onpouvait6tre assuré qu'aucun gouvernementcut-opécnne ferait

et i) une opposition sérieuse aiaHevotution, avait esquisse tout te ptan de ta constitution (te ]79!. Après <!etongue.s di.scu.s.sion.s sur ce mémoire, Lafayettc', qui se trouvait aussi ce eorniM, s'i) faut on croire Mirabeau, prit ta parote et dit Adrien Duport Vof'~i !«~~ doute ttft <~S-<f(f)~/)~«! MHtS~H<a ~0/)<C<M d'C.B<'CM<ton BmCOfM<MMe.f-CCf« M0~<'tt~ ~Kt sofCM< de MMcre <OM<M ~<*s ~tf~c<t/!f<< <<t~cc<<t;<~t«'MM t</<tK< jt'aMc/tf/rcPVo<« n'en ttt~<<ej<M«'Mn. – H est vrai que je n'en ai point encore pat'M, répondit Adrien buport eu poussant Utt profond soupir; j'y ai t'enuc&up )'<HM<-tti.j'en connaist)f st'tt"< mais its sont d'une totto nature que/t'/r~tN moin)'rno d'y penser, et que je ne pourrai me (teterminet- u vous les fnire connaUrc, qu'autiUtt que vousappt'ouvcrcx tout mon p)an, que' vous serez hion convaincus qu'if est in<)i!!pcnsit'tte de ('adopter, et qu'if n'y en a pas d'autre a suivre pour assurer oou-souiemGntte suneet de )a Revotution, maisausMte'.atut de t'Rtat. Après )H'oir aittsi excité ta curiosité de ses Ce n'est que par les auditeurs, il ajouta </c<<vv<*K~ ~noyc/M qu'on parnetti a se mettre A ta tête d'une rôvotution et <t ta gouverner. tt n'y Gn a pas une seu)< dans quctque pays que ce soit, (tuojc ne puisse citer & t'appui f)' cette v6rit< tt faut donc, quetoue répugnanfo que nous y ayons tous, se régner au sa';ri(t''c <)equc)ques/)crMnnes ~t«r~f«!fi<M. !< fit pressentir que Fouton devait naturettemcnt <tro lu prcmiet'e victime, parce que depuis twctfjue temps, disait it, on partait beaucoup de lui pour te ministère des finances et que tout /e /?<c'f/<'<'<a)<coy!tw/t<'K ~«c ~a /)/'e-

//i<~<? opération serait la ~Mt<eyo<f<e. Il désigna ensuite l'intendant de Paris. Il tt'M? ~«Mft cri. dit-il, <-on<re~<tH<e~~ft<e;t/a pourraient mettre de grandes entraces à la récolution (~nt les erovirces. M. Berthier est ~<t<cwen< détesté: o~ ne peutpas CM}. /'fc/fc/' ~K~< ne soit masMo~, son sort intim<w<~ ses confrères, ils seront souples commedes gants. a Ledue deLa Rochefoucauld futtr6s-frapp6 desréflexionsd'AdrienDuport et finit, commo tous les autres membt'asdu eomitt, paradopter )o plan et tes moyens d'exécution qu'il proposait. Des instructions conformes&eo ptan furent donnéesa.ux principauxagents du comité des insurrections,qui était d)''j& organise et auquel Ad. Duport n'était rien moins L'exécutionsuivit de prts x (1). fju'ctt-angpr. M. d'Haugwitz, qui avait pénétré les mystères des sociétés secrètes par de tout autres voies, disait de son côté au congrès de Vérone « J'ACQUts ALORS LA FERMECONYfCrtOU QUE LE DRAME COMMENCÉ EU 1788 ET 17&9, LA RÉVOLUTION LE nÉOtCtDB AVEC FRAKÇAtSE, TOUTES SES KOK-SEULEMEST HORREURS, AVAIENT ÉTÉ RÉSnLUS ALOHS t)AK8LESLOGES DES tLLUM AfS ENCORE ÉTAtE~TLE RÉSULMtKÉS, TAT DESASSOCIATIONS ET DES SERMENTS MACONKtQUES.~ Un franc-maçon anglais, Johti Robison, secrétaire do rAcadémie d'Edimbourg, of())Bertrand deMotevine. W«. de ~ooht~Oft, t. tV.jt.tStetsuiv.

1793

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frayé dos crimes de la Révotution française, dénonça Jeur origine première dans un Uvre pubtiô en 1i97 sous ce titre PffHpes des coMspty~oy!~ ec/e <oK/es )foMSles ~OMccr~eM~H~ <<;sre~i~)ia &ftf~<es (~fns <es as$cm&~s se<«M~e, cre<es des t'~uM~s e~ des /)'a~es-M<!c'7Ma. « J'ai eu, dit-it, tes moyeux de suivre (oufcs tes ton<fttivc~ faites ppMaf«o<cM~t<afi<eona, sous le pf')''tpx<e sp&f'tcux d'f'ctait'or (e monde avec le Hum~~u do tu pttitosopitif et do dis.ipcr tes nuages doot ta supo'stttion retigiouso et f'iYi~ s'- servait pour f-ctcnit' tout t'cscittpeuple de t Rm'opedans tes t<5n<'b)'esGt vago. J'ai c'tMCt'vé tesprogrus de ces doctrines se mutant et M tiant de ptus en plus <()'oitcmotit &ux diff'rcnt~ syiitëmc'i de ta Maçonnerie; cnnt) j'ai vu se fo'mer une association ayant pour but unique <tc (tétruit'cjusfjuo dans leur fondement tous t~'s ~'tarissements t'etigicux et de t'cnvcrsct' tous tes gouvernements existant en Hut'ope. J'ai vu cette asso'-tatton rt'arxtrc ses syt.temf.'s a\'cc un xutc si soutenu ~H'eUcest duvettuo prpsfjuo irr<5sistibtn, et j'ai remarque que ~M pcr~xtMO~Ci! de ~tt<f'< d <ft /i'<?co«<<Mn ~t<tont <e~<~<~ /<M<*<<ttt'n< <Men<<)fcs de cc~c <t<socM<<c~ C<s~ on< t'M c6t)ctfs<t!/)f~s sM que~cM~o)~ et <!rPC Mft ft~Stt!<«H<*C. <'r<*CM<< Jo /'ftnCt/)t'S me suis convaincu «u'etto existe toujours, fju'ctto tra\:utto toujours sourdement, que toutes tes apparences nous prouvent que ))0)t' scutemont ses <missaircs s'p<ïm'cent de propugf'r parmi nous ces doctrines a~omina'des.

mais mémo(ju'i)y a on At)j.;)<'t(;t-)'c destoges qui depuis n~tt'M't'Gspondent avec ):t mcj'c tfgc. C'est pou)-tu df-rna'.quo',pou)-pt'ouvctquetcsmotK'urs ptmiGntdestwn-m's qui pi'6chaicnt une mora)c et une doctt'incdont ')s[-o))n<us.saicnt)ar:tussetcct)cdan~<')',ct quo leur vf'-ritnhte intention était (Tahoti)toutes tes )-o)i{;inns, toustes gou()c t'envut'sc)' vernementset defuit'c du mondeomier une scer)0de pillngeet do motn'trc,(jucj'otTrc au un cxtt-ait des mt'ot'mûtions pubtitque j'ai prises sur cette mati<t'c.') Adrien Duport se rendait un compte exact du travail do décomposition accompli en Europe par les sociétés socrètos, et de la puissance que leurs adeptes avaient acquise dans les cabinets des souveraine quand il affirmait qu'aucun obstack sérieuxn'arrGterait la. révolution. En vain les rois se.liguèrent-ils au nom du droit commun des peuples. L'empereur Léopotd !I et Gustave tH de Suède tombèrent, le premier empoisonné, te second frappe par te poignard d'un sectaire, et tous los desseins do la coalition se rompirent dansundésarroidontl'histoire n'avait offert encore aucun exemple. Le gônératissimo de ses armées, le duc de Brunswick, subordonna sa conduite à sa qualité de grand maître do la Maçonnerie allemande. Dans un manifeste étrange, il prononça l'excommunication maçonn!que contre les

révolutionnaires français (I); mais ce fut tout, et il se retira bientôt npt'ès ses succès en Champagne, de connivence avec Ketterman ot Dutnouriox. Les armées des émigrés furent systématiquement mises hors d'état d'agir ut.tenftentpour la cause de la restauration française (2). La coalition ainsi trahie ne tarda pas a se désagréger. A son tour, ta Révolution devint conquérante. Devant elle, lesurnides se rendaient; tes villes les plus fortes ouvraient tours portes. Partout elle rencontrait des adeptes, qui trahissaient leur pays à son pront et organisaient ensuite des gouvernements repubticains modèles à son 'mage. C'est ainsi qu'en quatre années elle bouleversa les Pays-Bas, l'Italie, la Suisse et l'Allemagne (3). (t)U~jnJMux les Sectes et tesXoc~Mt deCfmtctcM, MC/'e/ft, p. ).).
<2)(.i<tth'!hM<;h~e!M passo poHr les V~n'Kans. [~ '.ahxMt an~his no vitdans tait~y~'ti"" '~f'Mnc o<;caaion do détruire la ~i!)M!))tee fratt<iit.e. n n<' lit jamais rien dettecut pour sccourit'ta Ve~tcocHie refusa ù Y transporter tes t(t)t(;rus. Je ftitifite ~i'a\ant'c mun utty<t <)<) HMteit tfeitUOtics au~jOeUes la Huvt))«nun d~ ~ranc-i vient de) appeler. :t)t')it )'itt<ntMU'kn)cnt Mn ttppMftant les jt<urnuea d'. <to')re. <~ tu ptan de propaf;a<«te rj~tuttonnaire À travers t'g"t tracé pnr Adrien bupurt dans co Europe avuit <it<i j.Mtxatre lu le !!t mai n'M.netre))rt«)uit en entier thu~ tomr.)g< .ht t. 1 SM. – On trouvom De)i<:ham)M,t. !<t!t!M.«- t-t.t.miifet. tf.p..W<'('<uiv. )<.r<j''it')es non. hruus~ traittson!! .jui.dcs t'H c<:ttc<c.jn.(.n)tit)ie<)t Attonmg.M, facttiturcnt (u mardie des anocM rOvututirmnairvs

VI
LA OtCTATURE NAPOLÉONIENNE.

Le régime de la Convention avec tes clubs des Jacobins délibérant et gouvernant sur toute la surface du territoire, le culte de la déesse Raison, t&fête de l'Etre suprême, tathéophitanthropio,ta guillotine et la confiscation en permanence, étaient l'idéal des sociétéssecrëtes. Aussi, pendant les (juet~ucsannées de ce régime,tes toges suspendirent leurs travaux. Le grand œuvre de la maçonnerie s'accomplissait en plein jour et dans tesassembtees publiques. Cependant cet abominable r~ime s'effondrait dans le désordre et l'incapacité la Russie et l'Autriche avaient partout fait reculer les armées du Directoire & l'intériour, les coups d'État révolutionnaires du 13 vendémiaire, du 18 fructidor, du 30 prairial avaient prolongé successivement de quelques mois son existence mais l'opinion publique reprenait chaque fois le dessusavec plus de force, etla restauration du roi légitime devenait imminente.

Dans ces conjonctures, Napoléon Bonaparte revint brusquement d'Egypte, et, de concert avec Sieyèset quelques révolutionnaires émérites, il fit le coup d'Etat du 18 brumaire, destiné dans leur pensée à sauver la Révolution menacée par tant d'excès et d'impéritio. Napoléon dépassa de beaucoup, au profit de son ambition personnelle, tes visées de ses complices.Cependant it ne désavoua jamais ses antécédents jacobins, et il se donna toujours tui-memo comme lechefde la Révolution. Au milieu de la réaction qui ramenait le pays à l'ordre, il se fit le défenseurde tous les intérêts révolutionnaires et solidarisa sa cause avec celle des acquéreurs de biens nationaux. Le Concordat, qui fut l'œuvre vraiment féconde et réparatrice de son règne, ne lui fut pas inspiré par un sentiment religieux. H n'avait aucune croyance, et ses conversation~ do Samte-Hétene montrent que ses idées en religion se bornaient a un déisme vague, comme celui de la Maçonnerie, sentit la nécessite indispensable de donner une satisfaction sur ce point essentiel & la majorité catholique de la nation. Mais, en négociant le Concordat, il avait toujours la pensée d'asservir t'Egtiso catholique et la Papauté. Quelques jours après sa signature, comme Volney, t'tmpie

.1 auteur des ~«<f!es, dont il avuit fait uu de ses sénateurs, lui dofnandait:eeMce que vous a<'<e~ /j/'om<s'i'« Cannez-vous,lui le répondit pronicr consul, ta religion en Franco a la tnort dans )e ventre vous en jugerez dans dix ans! » A tammne époque, le tribun Canith tui disait qu'avec te Concordat it donnait du pouvoir en franco & un princo étranger. « Pensez-vou~, rôpondit-tt, (lue' pour cela je )ne sois mis dans la dopotdance du pape J'ot) ai agi ti son égard comme avec les royalistes, qui, torsquo je suis arrivé au pouvoir, étaient partout les maîtres. C'étaient (03 Vendéens, les Chouans, qui gouvernaient la France. Eh bien je teur ai fait croit'o que je voulais ce qu'its voulaient cu~mômes, et leurs chefs sont venus à t\u'h. Au bout d'un mois, ils étaient arr-tM Et, faisant une pirouette sur hu.tnettt' il ajoutait en forme de conotusion '<Voita comment on gouverne t » Vingt ans après, & Sainte-Héieno, repassant son règne dans ta solitude, il s~cusait ainsi de ne pas avoir introduit le protestantisme en Franco « Avec le catholicisme,j'iu'nvais biott ntus sat'ement & tous mes grands t'ësuhttts. Au le catholicisme me dehors, consft'vaitte n~pe et, avec mon influenceet mosforcesen Italie, je no désespéraispas, (M ou tard, Mr un moyen ou par un autre, de finir par avoir &

moi la direction de ce pape. Et des lors quelle influence!ffue)tovierftopiuions)>ur )creste du monde! l''ran<oi.s était ptaft veritabtcmont pour adopter te protestantisme ù sa naissance et s'en deftarc)'if chefen Europe. jMf<</<CK/'<'«~('/«CH<, François t" ne comprit rien de tuut <'p)a,ça)' il ne '.aurait donner .ses scpuputespour excuse,'t'om bonnunnmtt, c.est f}U'i)o'v voyait pas si ioif) ).«-)isedutemps! intcttigf'nce fcodatc: Frat~ois !< notait après tout qu'un hcros de tournois, un beau de s~[on, un de ces grands hommes pygm~cs' » Sa véritable pensée se r6\'6!t ))ienf{uand, te jour même de la signature du Concordat, il essayapat' un faux matérie), raconté dans tes .M~MOt'rësde Consa~pt, d'introduire une clause qui aurait subordonné à son bon plaisir le libre exercice du cuite. !t y revint par les articles or~<tn~«es, édictés par h)i seul et publiés mensongèrement avec le Concordat. Plus tard encore le même dessoin persévérant aboutissait au Concordat de Fontainebleau, extorqué & Pie Viï captif et malade. Au moment où il allait se proclamer empereur. Napoléon voulut donner un gage décisif aux hommes de la Révolution, en assassinant Je duc d'Enghion. « On veut détruire la Révolution, disait-il il ses familiers le soir du crime, en s'attaquant & ma personne. Je la défendrai 1 car JE suis LA
(i

ItÈ\'OLU')'tox, Mot, Mot. On y regardera à partir d'aujourd'hui, car on saura do quoi nous sommes capables, w Louis-Napoteon intcrpruttut donc fidèlement sa pensée et aveu eUata raison d'Être des Bonaparte, en écrivant dans les A~es na~o/eojjt'M~M.' La Revotmionmourante, mais non vaincue, avait te~ue <tKapot6on t'accontptissentent de ses derniere'i votontcs. Et'tai)'c )cs nations, dut-eHe lui dire; atto'missu)' tte~ bases sotidcs ics prnK'ij.itUXt-csuttats ()o nos ct)urts; exc'-utc en étendue ce ouo j'ai du faire ot prot'und<'nt',suis pour t'hm'cp'' f'e <)upj'ai 6t6 pour la France. Cette grande missiu);, Napotuot) t'a~utnpUt jusqu'au bout. Cette turniùre que Napoteon a portée à t'Europc, ctait ta iumtora maçonnique. Tous tes historiens do la Maçonnerio )o comptent parmi les cétebrites de t'ordro. En Échange des services rendus a lu Révotution, les toges devinrent un instrument de dotninatioa et de propagande pour lui. '< Ce fut t't'-poquc ht plus b)-i))antGde ta Maçonnerie, dit le scet'etah't: du Gnmd Ot'i<'ut, Baxot. t~'cs (te douxe cents tf~cs (.'xistition danst'cmpi)').' t't'an';nis: a t'aris, dans tes d6pat'tetnent. dans tes ''utunies, dans tes payi r6unis, duns tf'.s arn)<pf, k's plus ttauts functionnaircs putdit's, les ntMM''c)tanx, tes {;en' une toute d ufti<;ie)'sde tout raux, {ftade, tes magistrats, tes savants, tes artistes, te fommet't.'e, t'industric, pt'esquo toute lu r't'ancf

f~CfATL'Rr!

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d!tns.ses))~<abi)it&sfrutu)'ni.s!dtnttt';Mttti~uetnunt a\ )<sma';f))s simp!f's ''itoyctM; n c'était cMnmeu))eifti'ian')n~'m'itto." Le !.r''u\'(;t'u''n)cntit))p<t'iat, uj~ut~ C)in'<;t, andt aussi cncout'un<)ttff'mutio<) de toges et it d<* mi)itfm'c' y «vnit peu t'cgnncnts auxne fut attache uu t~tutifitquels )ntt';<'))ni()uc. Quand fR;) tf-ouj~'s fra)t';<(iscs pt-cniticfn j'o.s'MO.ston d'uno viitc, fcut'i to~cs y ):U!iiaf)(t <'))0tf f) UM iucat et S'MpptxjttttX'nt fi f)o))HM' rinhiot~) a c~ux des hnbitantM qui teur p:)Mi'-M!p))t<x'<:Ct')cp)usd'ir:)tucne<'su)')it pupuifui'jn. Coux-c'i, it )em- tuur, ou\ t-uicnt des ci ttM faisaient t;on.)itn<t- j<fn'te Grand !oj.f<-s Ot'icnt d~ I''t'!u~'c. Lm'-ifjuc ct):<m~' ''es )oKc.s devenaient n.fx nombroHsc.s,cUcs /or~<f(ft'))< <MC/ftf! (~t't'/t~ M(t<(o0f<7, </<«'S'M/MMf< tt ? CC~ift/<'/'<t/'t'<! et ttRCRVA)T DELtt) t/tMPt.'t.St'M. C'<it!ttft<iqtt<c(aMit'cn<,w)180(J,)'G)'tftd Oi'iottdt'HttdcnMnottfi'n.ctcnISttto Ct'nnd 0)'h?nt <)c\estp))ati(; A C(t.sc), dont te roi J~t'ômf.'a'pt(t ta {{can<tcmftiu-i.sc. u (l) DaAs )o sein )t)Ame dos e~hinfts et des R6vo)ution arm''es)igu'~scontt'o tui,ia conspirait pat'fuis en sa faveur. Pottrcomprendt'e ces tûtnps, il faut tire, dans )a Co/ de M. de Mftistra, yMpoH<7<ief ~c<<te ta t'ecit du dc~u'roi étonnant qui r6gna dans les arm~o-i ntth'iehiennes et t'usées pendant toute )~ campagne de 180t. Bien (h ))'<M.t, Y'«!<t<ff A!w«/«C ~t ~/ftt'f)<t;~f'c p. 3<t ~htn't,/f<rt'f~'<</<fC f~ /(t .t/~<tf~'t<! )).M.\<r:m.Ki<'0<'fC'tf\.<<;t</«'fe;t.f(fft ~t/t't5,j.

mieux te Brranf) t.n: mieux aua que le grand fnn:to:nn capitaine romain, le César moderne pouvait dire dans jourslà: « Je suis venu, j'ai vu, j'ai ces vaincu, » Pat-tout où ses armées ~nétraient, Napoléon réalisait ce û«e la Révolution <!oa!</f«<M 7''f<Mee. Renversement des dynasties nationales, liberté dos cultes, expulsion des religieux, vente des biens Gcctéstastiques,partage forcé des succesStons,abolitiondes corporationsouvrières, destruction des provinces et des libertés locales voita coqu'H faisait tui-memedans les pays qu'il réunissait directement & l'Empire, ou ce qu'il faisait faire par tes royautés vassales créées en Espagne, a Naples, en Italie, en Hollande, en Westphalie, en Pologne. C'est aussi t'œuvre qu'accomplissaient les princes allemands qui, comme )'6tectourdeMayeneo, l'archelui vendaient veque Dalberg, un <~t<MM~ t honneur et tatibertc de teur pays.En ]809, il couronnait sa tache en détruisant le pouvoir temporel du pape et en cherchant & réduire partout )'Ëg!ise catholique au rang misérable d'une Eglise russe, ce rêve toujours poursuivi par les habites des sociétés secrètes. Si Roma et la papauté sont le grand objectif des sectes antichrétiennes, la France et t'Attemagne sontleurs deux principalos bases d'opérations. Nous avons

déjà vu (ch. tv) que l'Allemagne avait été a~sez profondément travaittéo & ta fin du xvfn* siècle, pour qu'il s'en soit fallu de peu qu'elle ne devint le théâtre de la première explosion réyotutionnaire. Pondant dix ans, Napoléon y fut aocuoitti sans résistance et avec l'appui d'un nombreux parti. Même au rapport d'un franc-maçon trés-autorisé, Jean do Witt (1), une société secrète spéciato s'était formée dans tes hautes classes du pays pour favoriser sa politique, notamment la m6f)iatisation des princes du Saint-Empire et la destruction des principautés ecclésiastiques. Mais, à la fin, Napoléon, enivré par sa puissance militaire, ne voutut plus se orner à faire ['œuvre de la Révotution il rêva de refaire t'empiro d'Occident sur sa tête et do partager l'univers avec la Russie. Dès lors, il fut condamné comme un instrument dangereux, et aussitôt un revirement prodigieux se produisit de Cadix à Dantzig. Au tieu d'étonner tes sentiments nationaux sous une phraséotogio humanitaire, on réveitta partout l'amour de ta patrie, toujours vivant au cœur des peuples. Des associations spéciales, qui se rattachaient par leurs chefs aux sociétés o« ,ü·trgmen!e Witt, .M~tofws <<e« erets orc /<t9HtM~ <Piri.f, (l',iria, (1) Rwttst)<),)85t,)).Kt).

secrètes, furent fondées dans fe but. Le ;r«~c/)cM'<t/ enAttemagne, fut h ptus célèbro et la ptusagii-sante.A partirde ce moment, la fortune de Napotéons'évanouit. En Russie, dans ta campagne de 1813,dans cette do France, son génie militaire fut plus admirable que jamais, la bravoure do ses soldats fut toujours la mémo; mais tes lois naturelles da la guerre, (lui donnentla victoire aux plus gros bataillons et aux ressources financières les plus considérables, reprirent désormais leur cours: c'est ainsi qu'il fut par deux fois ramené sous les mursdo Paris et obligé de renoncer àt'Empiro. Seulement, l'élan donné par les sociétés secrètes était de beaucoup dépassé: les peuples, longtemps comprimés,livres onnn Lieux-mêmes, revenaient partout à leurs anciennes dynasties. Les princes da l'Europe, Alexandre do Russie surtout, entrevoyant te caractère essentiellement cosmopolite de la Révolution, étaient pénétres do sentiment!; de justice et de religion te pape fut rétabli dans ses Ëtats; les Bourbons r8)fnont'rcntsur leurs <roncs une réaction puissante se fit dans les esprits et sombta devoir inaugurer un nouvel ordre do choses.

Vil LA RÉVOLUTtO~i RTLKS 80C!ÉTF:S ~E('rt)Er);S nH ~15 A 1870. Quetque ectatantes qu'eussent C(é ies teçons de la Providence, les suctc-s anticht'étionnes ne <)6sarm6rentpas. Des te lendemain de ta. Restauration, les hommes tes ptus avancés des sociétés secrètes, Ta!ieymnd, le duc Dfttherg, Fouché, cherchërent & prendre )a.direction (te )a r<~ntion monarchiaue et à sauver dans ses parties essentiettes t'œuvre do )a R<;vo)ntton. La grande pons6e dota &'a;'M<e-/t~<fMce dévia, et eUo n'aboutit qu'à des decturations d'une retigiosito vague, qui, en d6Hnitive, est la négation do la r6v6!ation (1). L'on vit en France, et & peu pr&spartout, tes hommes foncièrement révolutionnaires de\!awtrc, 't~ns ses't'fh<~ Hla <'<tttr fh'Sttr' (t)M. 't.'s ~r< !a j~n/'trntiot) 't'un .'sorit i n~i'j~r~t 'tai~nc, )<)a")!i) d)tn-. );tS!tit)t'A)t'!tn'i. V.Cot-r<<«'/<M''e ri flans KOH t'itchttcr. o~vra~e ~<v' fftff.'f.' //t' KtO. !.c pt'rfa un sur sur //«o)a't~fr<, !lnmanrirr·t, raction l'action ann ''hftjtit)i~hnl.ittf. tr~R-itnjtottftnt tr.?x-iuqmctant 'tessocMn's facfcM'i danst~Sainte-AOitu'cc.

qui eût dû être remplie par les défenseurs éprouvés de la religion et de la monarchie. Ces hommes-ta se servirent de la toute-puissance de l'empereur Alexandre, que tatteyrand et Datborg avaient réussi à circonvenir, pour imposer à la France le régime parlementaire, oui ôtait &ta royauté toute force pour le bten et devait fatalement FaceM~cr dans la Charle. Peu après, ils obtinrent le renvoi de la fameuse Chambre introuvable, expression libre et spontanée des sentiments du pays, et ils firent t'étonnante fortune d'un simple conseiller & la cour do Paris, qui devint ministre tout-puissant. !t était grand commandeur du suprême conseil du rit écossais, une des branches les plus avancées de (a Maçonnerie, et cela explique tout. En t8t8, l'illustre cardinal Consalvi, secrétaire d'Etat de Pie VII, signalait aux souverains to tt'avait souterrain que les sociétés secrètes avaient repris partout. Les souverains demeurèrent inertes, et bientôt, en ]820 et 18?1, des insurrections libérales éclatèrent simuttanément, ot avec le même mot d'ordre, en Espagne, en Piémont, à Naples. En France, le due de Berry tombait sous le fer d'un assassin, qui croyait couper pour toujours dans sa racine t'auguste tige des Rourbona.

nnnunep dans les les conseils conseits dos des rois rois la 0)! place occuper dans

Ces complots, ces attentats étaient ('œuvre de la Carbonara ou CAnr&o~e/c, dans laquelle bonapartistes et républicains 8'unissfttent sous le drapeau do la Révolution. Cette nouvelle société secrète sortait, An France comme en Italie, du soin des togfts, et, après le triomphe, la Maçonnerie en a revendiqué la maternité comme un honneur. « Les loges avaient été, dit le Siècle, le berceau et la pépinière de la célèbre sooetô des carbonari, laquelle mit en danger la Itestauration et contribua dans une si large proportion à la renaissance du parti répubttcain on France. » Ce témoignage est confirmé par celui de Louis Btanc dans t'M<o<rc de dix ana. En Italie, te grand mattro actuel de la Maçonnerie napolitaine, Domenico Anghera, dans une Histoire SM~e/ede /'ofdre, imprimée en :t864, relate avec satisfaction que t'œuvre dos e<tr6o/tar<ou des en 1820-182t, fut dirigée OMO~-MMSt/tt, *par tes loges maçonniques et conduite par tours adeptes, qui prenaient d'autres désignattons. « Dans ces jours-là, dit-it, les maillets des maçons frappaient des temps harmonieux sur les axes des M~oMr/.w Et, en 1869, le grand mettre Frappoti, dans son discours a l'ouverture du convent maçonnique de Gcncs, reconnaissait que.

« ~«raM< les prcc~cft~es e('/t~«(t/!<eann~.? de <yt'a<!M«', !a t-'ranc-Maçnnnerio en Italie avait etô remplacée par les car&~nfif<. » ? Pendant quo tours adoptes tes plus ardents se groupaient dans les t'entes des les loges maçonniques accomc<!f&on<tf<, un travail plus dangereux peutptisi~aient être. Elles remettaient en honneur t'esprit impie du si&cte précédent, ettes propageaient dans les classes moyennes le /(&ëra<<Mteet faisaient la guerre à ta.monarchie sur le terrain tégnt avec la cétebre société ~l<We-<o<, le Ciel ('o<Wf'Mt. Les meneurs s'en sont \'antes plus tard ils avaient jou& pendant quinze ans une eom~f'e d'attachement a ta tégatité: coqu'its voûtaient, c'était le renversement des Bourbona. Le gouvernement de Louis-Phitippofut, au point do vue de la Révolution, la répétition de la dictature de Napoteon dans des proportions ptus restreintes et avec la gloire des armes en moins. Le principe da )a.tOMccf'a<~<! ~ff~e«p/e,quoiquemiserablement confisquepar ~19 députés rebelles à leur mandat et deux cent tnitto ëtecteurs & 200 francs, avait été de nouveau proclamé, et, tandis que des hommes a courtes vues s'imaginaient n'avoir fait qu'une copie do la révolution anglaise de

1688, les vrais révolutionnaires entendaient, on faisant durer quelques années~ ce régime issu d'une insurrechon, accoutumer t'Hurope monarchique aux idées nouvelles et murir l'opinion dans le sens do tours desseins. C'est ce qui se réalisa. Une série d'intrigues diplomatiques, commencee-ipar !o de 1831et suivies de ('occu~yewo~etKt/KM pation brutato d'Ancône ebranterent le gouvernement temporel du Pape et donnèrent un point d'appui aux compkts trames contre le Saint-Siège A la fois par la Italie Haute Vente romaine et paria J~Kne que dirigeait Mazzini. Partout aiUeu)'sle concours du gouvernement, de Louis-PMlippe était Égatement assuré à la Révolution. Gr&co & lui, elle triomp!)a successivement en Hspa~no et en Portugfd par t'étaMissement d'Isabetto et de Dona M&ria, on Sui~o par la défaite du Sonderbund, cette ligue héroïque des cantons catholiques unis pour défendrecontre leradicatisme teurfoet leur tibertesHeutaires. A t'intérieur, toutes les chaires do l'enseignement secondaire et supérieur, qui constituait un monopole exctusif, propageaient dans la jeunesse, avec le tnt'prisde la foi eathotiquo, les principes du rationatismoet du naturatistno, qutsont t'essenco do la Maçonnerie.

s'accomplissait danstes classes populaires &l'ombre de la légalité. La Révolution a toujours et partout commencé son couvre de corruption par les hautes classes, et elle a malheureusement trouvé dans leur sein des membres indigne! qui se sont livrés &etfe pour se débarrasser des devoirs rigoureux do justice, d'exempte et do protection envers les petits, que la toi naturelle et l'Evangile imposent la noblesse et à la fortune. Ce furent do grands seigneurs corrompus et des financiers pervers qui firent t789. Plus tard seulement, quand la corruption eut été systématiquement répandue par eux, l'on vit sortir du sein du peuple des Êtres pteins de convoitise et de haine, comme toutes les classes en renferment, et ces nouveaux venus prirent alors leur large part aux crimes dont t'6re avait été ouverte. Cependant la Révolution avait passé sur ta France comme un torrent qui étend ses ravages plus qu'il ne creuse le sot on profondeur. On le vit bien par la facitité avec laquelle les masses dans les campagnes, comme dans les villes,revinrent à la religion des que los églises furent rouvertes, et au calme profondqui succéda chez )c.-< populations laborieusesaux agi<'n!a i't'riode révolutionnaire.Sous ta'.iotM

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la Restauration, ation.lesmissionscomntétûrent les missions comptéicrent ce retour, et en 1&30,dans les provinces, le peuple était encore royatisto comme après les Cent-Jours. Los acquéreurs de biens nationaux conservaient seula les idées révolutionnaires; mais ils ne formaient qu'une infime minorité, vue gencratement avec mépris. La Hestauration fut une époque de grand essor industriel, et néanmoins, pendant ces quinze années, il n'y eut pasune grève importante; partout l'accord régnait entre les patrons et les ouvriers les uns et les autres vivaient en paix au milieu de la prospérité générate. IMO vint rompre cette paixet cette harmonie, et la formidabto insurrection lyonnaise, conséquence de la perturbation des affaires et de la fiévre révolutionnaire insufnéo aux ouvriers, fut ta premif;)'erévélation de cette question soc/«~e qui, depuis lors, est restée la grande question du temps. En même temps, un esprit nouveau s'empara de l'industrie. Les économistes officielsmirent en honneur la théorieselon laquelle le travail n'est qu'uno mat'ctfandise comme une autre beaucoup de patrons l'adoptèrent avec empressement et ne songèrent plus qu'à faire viteleur fortune, sans ptus s'occuper du sort de leurs ouvriers. Do son côte, la presse officieuse prêchait aux travailleurs livres à eux-mctnes la

jouissance et ta progros et les mettait en défiance contre le clergé il était logique quo l'idée républicaineet socialisto succédât au tibéMttisUM bourgeois. C'est ainsi qno la Révolution descendit dans descouchesqui,jusque-ta,)ui étaient restées fortnées. Dessociétéssecrètes, nou,'elles sorties de la Charbonnerie, comme cettc-ci était née de la Maçonnerie, se forn)6rent sous la direction de Mazzini, et le terrain était si bieu n)in6, qu'en février 184S, le trône de Louis-Phihppo, soutenu pm' une armée do cent tmtte hommes, s'effondra, sans qu'un coup do fusileût 6tc tire pour sa détense. La Franc-Maçonnerie s'empressa d'appt~udir a ce mouvetnent, autant parce quo tes fauteu.t'sdes journées dofévrier étaient te<vénérables des principales loges parisiennes, que parce que la république est la conséquence logique de ses principes. Le 10 mars 1848, le suprême consed du rit écossais allait féncitor to gouvernement provisoire, et Lamartine lui répondait « Jo suis convaincu que c'est du fond do vos toges que sont Onanés, d'abord dans t'ombre, puis dans le demi-jout' et enfin en pleine tunnéro, les sentiments (lui ont fini par faire la subthnc explosion dont nous avons été témoins en 1789, et dont le peuplede Paris vientdodonner au monde la seconde et, j'espère, la dernière repré-

sentation, il y a peu de jours. MAsontuur, le Grand Orient se rendit on pf'o''cssiott auprès du juif Cremieux, membre du gouvernement, qui, se revêtant des insignes maçonniques, répondit & son adresse d'adhésion par ces parojcs significatives t.AMAf:0'i~EHtE. LA RÉfum.tQURËST nA*<S Les journées de février furent suivies par une explosion u.ni\'erse)te en Italie, en Hongrie, en AXemagne, en Betgique. Mais le tnouvcrnont était prématuré. L'Autriche et. ta Hussie eurent tacitement raison de cex tentatives, ftftttgf'ô l'appui que io roi Charte'i-Atbert de Sardaigneicurdonna. La dynastie prussienne cito-tneme ne vou!utpas pour cette fois de (a couronne imperiafe, queluioffraitrassembteo de P'ranct'ort. En France, les journées de mai et de juin atnenet'ent une t'ettction conservatrice, qui, jointe à leurs autres échecs, firent comprendre aux habites tnoneurs des sociétés secrètes que conservct' ta république en France était faire reçûtes considérabtemont !eur œuvre en t'Jut'opo.Une dictature, une forme nouvetie de )a revotution conservatrice, !eur convenait ntieu~ pour rheure sous présente. Or, ils avaient préci~CfnGnt ta main un homme qui )cur était fié parun do ces engagements qui ne peuvent se dans rompre. Affitte jadis a ta Car&of«!<'f< la vente de Césene, il avait été on 1831a )a tête de t'insurrection des Homagnes

Saint-Siège, portait de Bonaparte qui alors encore était une puissance. Loin que t'&geet ses mésaventures de Strasbourg et de Boulogne eussent désabuse Louis-Napotéon, ilavait employé les loisirs de sa prison de Ham à affirmer dans des livres et do nombreux articles de journaux ses idée'?révotutionnaires ethostites & FRgtise. Tel était l'homme choisi par les plus habites chefs de la Révolution. Ils n'eurent, hétas! qu'àtetaisser porter au pouvoir par la masse des conservateurs affotés d'ordre matériel et que le comitéde la rue f~ Po<7~M, oùM.Thiers domina i t alors, comme plus tard a Bordeaux, détourna de la voie quipouvaitseule sauver la France. Que cette nouvelle dictature napoléonienne dut s'exercer au profit de la Révolution, c'est ce que le prince-président ne tarda pas à indiquer clairement dans sa lettre à Ë'tgar Ney. Fidèle à la pensée qui l'avait fait voter contre l'expédition de Rome, il cherchait à frapper de discrédit le pouvoir du Pape, & peine restauré par tes troupes francatses « Lorsque nos armées firent le tour de l'Eul'ope, y disait-il,e))estai~crcnt partout, comme (race do leur passage, ta destruction des abus de la fcodatttëet tes ~cr/xc~ (le la liberté; il ne sera pas dit qu'en 1849 une armée française ait pu agir dans un autre sens et amener d'autres résultats. 0

langage Maçonnerie meme. Dix-huit mois après, Louis-Kapotéon se débarrassait de t'Assembtéo nationale par le coup d'Etat du 2 décembre. Les faubourgs restèrent inertes, et ce fut après deux jours de manœuvres que la police parvint a. faire étever quelques barricades pour donner un prétexte & la sanglante fusillade des boulevards; en province, il n'y eut que quelques levées de bouctiers isolées dans les départements les plus reculés, où tes mots d'ordre ne pouvaient pas parvenir. Tous les chefs républicains restèrent immobiles. Une fois do plus, les ouvriers, les fanatiques, maistes seuls honneKs gens du parti, avaient été abandonnés par leurs meneurs. Ces simulacres de résistance ne servirent qu'Apersuader aux conservateurs sansprinctpGsque~8oc«~M<.fpa<~<ësaMpëe.' Que s'était-t! donc passé? Peu avant le 2 décetnbro, une réunion du grand conseil des sociétés secrètes avait ou lieu à Paris; des convocations signées MocQUAnn avaient été expédiées avec cette mention ~oMf~~e~ les a~o~'M~ft~e, et Mazziniavait reçu un sauf-conduit signé de Louis-Napotéon tui-méme. Dans cette réunion, Mazzini et trois ou quatre de ses amis furent seuls &voter pour le maintien d'une république démocratique. L'influence

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Palmerston l'emporta ai une majorité considérable, et ta dictature fut livrée a Louis-Napoléon, à la condition de mettre toutes tes forces de la France au service de la Révolution (1). Palmerston devait être le grand directeur do la politique de Louis-Napoléon. H fut, &cette époque, momentanément renvoyé du ministère des an'aircs étrangères par ta reino Victoria, précisément po«r aooir donné l'appui de <)~~efre au coup ~<, malgré sesordreset unedécision du conseil do cabinet; mais il trouva bientôt des compticesen Franc-Maçonnerie qui le firent rentrer aux affaires, et, devenu tout-puissant de l'un comme de l'autre côté de la Manche, il disait tut-mcmeépigranxnatiquement à la Ct)am)~'edes Communes « Les deux pays n'ont qu'un seul et même cabinet, dont quelques membres habitent les rives de la Soinoet les autres cettes de la Tamise(2). p
QuantàMaxzini, il n'accepta Jamais tantôt jusqu'en eomptetetnenttadictaturodcLouis-Napo)eon,et cefutentre eux deux une tutte tantôt ouverte, qui dura sourde, 1870.

M V.~SM;<'fth<e<'f<'<M la .Sm'«'fA<-n,r 356-35?. ))n«itUt-<!<)e M. Lnjuhart: (!) V. la trc.s-instructive fa V'brre nn''n<<' ~K/t/~MX-c pur ~<<;<!t).«n«c< «)«''<«met, CfMt'rre <~ e'r;mf< it(-)!- (<<Mn"btc. «araticr. tS73). ~'îtut'ur y indique eotnmunt t'tUt'' les Mttuit'cs se traitai'iot Jtt'<'ctt'tn<:nt ottrc XMftt~on Ut et ~httcrstun, ~ans ~nc ses <t'tt'u's <ht t'abitft t'ritn'tni'jttc en eussent eussent ceticst apria ConnatssatK'e, !iisi eun\;st Cunuatssauce, a[<rM les te:! faits titits accomplis. a<:<;0)M[')H.

L'accomp)i,sement de ses engagements fut t'o-UYfcdu règne de NapoJHonttt; mais il y mit une lenteur calculée, qui, dans sa pensée, devait rendre sa personne et son/s~e gouvernement nécessaires aux societf's~ secrëte.-i. j La guerre de Crimée eut pour pt'ouien résultat do bt-iser dénnitivotnent i'a)tianco\ de f'Autt'iche et de la Ruxsie. Potu-atteindro ce but, bien ptus important pom'Napoieon et Patmerston que toutes tes considerations ntiti~ires, 1 arméeanglo-françaiso se transporta brusquement en Crifneo, au lieu de continuer ses opérations sur ic Danube et de là en Pologne, comme la nature des choses l'indiquait (1). La part que, coMtrc toute raison, le Piémont prit a. cette guerre n'avait pas d'autre but que de fournir it M. de Cavourfoceasion de saisir le congt-s do Paris d'un véritable acte d accusation contre le gouvet-nement du Saint-Siège et les Bourbons de captes. Un nouveau temps d'arrêt s'étant pruduit dans la politique de Napoléon, les bombes d'Orsini vinrent lui rappeter Maxxinine tuipcnnettt'aitpasd'oubiier que ses engagements. Condamné a mort, Orsini, du fond de sa prison, adressa a Napoléon une lettre où il le sommait au nom de sa M~ ~7'< Cr;<.e..Vm,f,<.“«,- ,,n ~/<cw. {,<<(. ).)tn.tm~.ru.<a).ujA.n~)K' ~<' lat"'M-te .[eCt-~ X tnee. Y.au!}$) h hroctjUt'e citcu (te~<. Cr.t'th~rt

fut rnséréeau Moniteur o~c<e<, et t'Empereur accepta ainsi pubtinuement d'être t exécuteur testamentaire d Orsini (1). On suit le reste la guerre d'Italie, tes annexions pternontaises.le royaumede NaptGSrenversé par trahison'bien plus que partaudace deGanbatdi et tes armées de Ytctor.-Rnjmanue),la guerre faite & coups de brochures officieusescontre te SaintSiège, l'écrasement de t'armée pontificale à Castelfidardo, accompli sur tes conseils exprÈs de Napoléon,disantàCiatdini dans t entrevue de Chamb6ry:/H~e<y<t<<e8 oile, tandis que son ambassadeur à Rome affirmait pub)i~uenr)ent que t'armée fran' çaise d'oecupatton s'opposeraita l'invasion ptémontaiso t Réduire le pouvoir temporel à Romeet à sa banlieue, au V<t<<ean et Ason )af~t, empccher l'Autriche et l'Espagne de secourir Pie tX, livrer la Papauté en détait et, en attendant, la tenir dans unesorte de vassetage, heneticieraupresdes catholiques peu clairvoyants du semblant de protec(t)M.Kc))er s'honora par soncourte, non moins .tuejfarson ~tfKfttence, en Bigtfatant cettecomplicité a latribune duCerps ) e.!i9)!ttif fhnsInMance du)3marx t~). t)Mt)U)s ton;, t e AH<.«a; a Mo~nM des publié <t'!tatts int<'<'s-c)rMnM!tn('Ms!<t)r)Mn<'Koeiat)ons «ui ot Mt)M.ni et tep.nrentatorxf.ntro~apoMun aboutirent a la lettre d Or!Mm età M!) insertion MMon.t<'«r. Voir cet articlereproduit dansta Ga~«t <fM du ~,<M 16 UIH. t. janvier

Saint-Siège et, conserver le ptus longtempspossible temps, par l'occupation do Rome une garantie contre Maxxini,etun saga surt'hatieuniHée voità quette était fa politique napoléonienne, et elle s'est manifestée clairement pour tous ceux qui, au mitieu de ses contradictions apparentes, ont vouluouvrir les yeux et on suivre )o fit continu. Napoléon devait périr ù ce doublejeu, et les sociétés secrètes, dephcantte centre de teur action~ allaient trouver un instrument plus dëodé et ptus puissant. Mais, avant d'arriver à ces faits, jetons un coup d'œi) sur ce que Napoléon avait fait a t'interieut*. H avait compromis, par des faveurs de cour, certains hauts dignitaires ecclésiastiques mais il s'était apptiquô à ruiner l'in<tue!MO du ctergé sur les populations. En 1850, )'A8semb)ée nationale, après avoir émancipu partieUe<nontt'enseignement secondaire, s'était engagée à faire une tôt semblable sur la liberté de renseignement supérieur. Jamais les catholiques ne purent obtenir du gouvernement impérial la réatisation de cette promesse. Quand les événements d'!ta)io eurent désabusé les conservateurs trop conRants etqu'itscotnmencerentAfaireentondroteurs justes réctamations, tout un ensemble de mesures hostites au ctergé fut inauguré.

Un ministre des cultes, dans un mémoire datant de t8COet qui,après le4 septembre, a été trouvé aux Tuileries, proposait do faire appel Me r~c~'o~ <!y!re/e«M <~<clergé ~K<~ra~ /f< po/<M des /f«<~<'s <«(~'?«r de lui fin cercle de e~y'?r7!:ef(!<7 résistance et d'opposition yK<le comprimerait. Co plan fut fidèlement suivi la presse, qui était aio's soumiseàun régime absolument discrëtionnairt', out toute permission pour insulter et calomnier le clergé tes concites provinciaux furent prohibés; dans certaines villes et dansles départements où tes croyances étaient plus énergiques, les préfets multiplièrenttescabaretsct les maisons de prostitution pour affaiblir les résistances retigicuws. La société de St-Vincent défaut futdésorganiséo, et en même temps, pour mieux montrer quel esprit guidait le gouvernement la Franc-Maçonnerie pour tapremiere foisétait reconnue officiellementpar un dégrand-maitro le cretqui lui donnait comme prince Murât, proche parent de t'empereur. « L'avenir do ta Ma~onnerio <)oun'c.stpins cette 't'ivit a occasiondans unech'outcux, tan'o ce nouveaugrand maitrc.L'urenouvelle lui sera prospère; housrcpMoonsn~h'cteuvrG sous d'ht'Ut'CMX auspices. Ainsi, tibt'es de notre <outcentrave, nous pouvons (t~ptoyer <'enf< O K<ft bannic)'e.fn!o')«'n(<'c!< ~4f<c°"' Mtn~ey rc ~«'c'~e M~, ce ~tt'c//c nc/'f'cf/c<< m ce ~(t'e~e/«'«<. <:Ctt<,

France pendant les dernières années de t'Empire. Lo frère Pelletan, \'6nérab)e do la loge de l'Avenir, organisai t'exemptedestoges belges, les associations do solidaires, dont tes membres s'engagent à repousser le prêtre au lit de mort comme à la naissance, et à faire la garde autour de leurs camaradesmourautspourétoun'arteurs remords. Non-seutementt'administrationimperiato fermait les yeux sur cette propagande mais môme, pour faire peuraux bourgeois tibéraux, ellefavorisait sous main /7y!/e~nationale, qui commençait alors Ase recruter dans tes !ogos. En m~mo temps, un des chefs les plus avancés dela Maeonnario.M. Jean Mac6(t professeur de t'Uni versité,organisait, avec le double concours de la Maçonnerie et do l'administration do t'Instruction publique, la ~<~«e de l'enseignement, dont le but avoué était de détruire tout enseignement religieux dans les écoles et de corrompre lesmasses pardes bibliothèquespopulaires t))Lesto~es d<td<'))!trMtno)t<t tn~conni~UGs dej'E-~ se r<!Mnirent on <'fHt,;rcs& Moti! . ht.t au )" jmOet &OM eteUes t~U'). v~~rettt A )'M)Mn!n)it<i tu sutmression dans :a constitution de t'offirmation de fna~onni.jue l'existencn dettMtt et')<) tt))nMrta)it6 dej'it~tf. e< décit'aUmit )'<-Mnnot[)-e (MMM'MH la<o~ourKeut MinciM! <«Mt-t(f/tffmHfn< Cts décisions furent surla ta n p riiiMsur ri~ies .propoMiondufr&reJ.~M.

composées de livres impies.De son côté, M. Duruy cherchait a réaliserun des vœux les plus chers du programmemaçonnique, en inaugurant pour les jeunes filles un enseignement d'Etat, qui eût été une préparation aux loges a~o~M. Pendant le concile du Vatican, le gouvernement impérial fit tout ce qui dépendait de tui pour t'empêcherd'aboutir, en joignant son action aux intrigues do ta. Prusse; et à Constantimp)e son ambassadeur s'unit à la Russie pour susciter to schisme des Arméniens. Qu'eùt-it fait après la promulgation du dogme do l'infaittibitité? c'est le secret de Dieu. La tempête qui t'emporta était déjà formée le jour où 1Rgtiso rendit son arrêt dénnitif. Son dernier acte fut un nouvelabandon de la Papauté. Le 86 juillet 1870, alors qu'aucun échec n'avait encore porté atteinte au prestige do nos armes, il envoyait il t.<. brigade d'occupationde Rome l'ordre de départ, et laissait Pie !X livré sans défenseaux convoitisespiémontaises. Ainsi avait été remphjusqu au bout to mandat des sociétés secrètes. Un de leurs membres les plus avancés et les plus intelligents, le père Enfantin, l'ancien fondateur du Samt-Simontsme, s'employait activementà ealmer les impatiences des frères et ami~. En 1861, it rendait ce témoignage & l'Empire dans

<t Bien 'te': gens ont cru que nos deux Kupotcon, au Heu de faire des t8 brumaii-f ou des 8 décembre, auraient dû donner & la France toutes tes libertés imaginables. C« n'est pas de tibertc que nous avons le plus d<besoin aujourd'hui, c'est d'autorité intclli(et ses éditeurs gento et sachant t'avenir « Cette autorité intelligente et ajoutent exercée &l'étude de t'avenir, Enfantin avait foi qu'il ta voyait en fa':o de hn *). Lui-même écrivait oncM'e « J'entends asscy. souvent ptusieurs d'entt'e nous s'étonner des ménagements, tempéraments, atermoiements, que te gouvernement ffancais apporte depuis dix oudouM ans dans ses relations avec a Papauté. Pour moi, je n'en sui.s pas surpris. Ce qui ressort évidemment pour moi de notre conduite à Rome, c'M< t /('c<<tcn< ~«fHOKS/)<'co«/o<)(!<! d<'<yMt'r<' o)nt), </ey<M~f'n c'o/!)t'/e le Cf<</<o<<Ct~)c, t'OK<0<)< C'estQU'tLSE TRANSFORME, 0'«<'t)OMS a.-dire que nous nous appelons Napoléon III et non pa-i Maxxini"()j. du ea~to~eMMe, La transformation c'est -à-dire t'assujettissoment de )'Eg)isp, voilà le fond de la pcnséo de tous los réde haut rang, e~ Enfantin volutionnaires interprétait bien l'idée napoléonienne. (t)Œ<fof< S«tn~S</tt«n~A'n.<«n<M,)mb)MNft du efinseilinstitue ~our J'exécution par tes ntCMbres de ses dernières\'o)ont<!s: Af)t!t.f!u<mu)t, Jour'tfK). Lauront.t. H.p. 95.ott.Xm. p. Ut).)3i!.tï3.LoSmM.tousses principœA lat''rann-M:tSin)oni!tmo<')nprun«tit çonnefio.Aussi Ragon ne manquepasde r<'vendi<juer St-StnMn et Fouriercommedes g)oirc<m~ontti'~ot.

ÏOC

LESSOOÉT~SECHÈTES

VIII LAPRUSSE ETt.'EMPtRE MAÇO~tNtQUB. L'attianco anglaise avait été la constante de NapoléonIII, qui luipolitique sacrJna en plus une occasion les intérêts nationaux. En réalité, c'était la subordination de notre pays &lord Palmerston, qui tenait dans ses mains depuisde années le fil directeur des sociétés longues secrètes, et, avec son élève Gladstone, se servait dans l'univers entier de ta puissance anglaise pour faire la guerre au catholicisme et aux Bourbons. Lord Palmerston mort (1867). Napoléon !!t fut tivréa tui-meme, et les sectes anHehréttennesse tournèrent toutes vers la Prusse. Ce pays, on t'a vu, était un de ceux où la propagande maçonnique était io plus avancée. Le protestantisme y avait facilité beaucoup la tache des toges. Partout, du reste, tesctergésprotestants.nutieu de lutter contre une doctrine qui ruine t'autorité de iarévetatton, s'attiaienta la Maçonnerie,en sorte qu un maçon éminont a pu dire que

tout protestant était déjà par cela seul un demi-maçon. C'est ce qui explique comment les sociétés secrètes commencent de préférence leurs attaques par les pays catholiques, et so bornent à s'mftttrer sans secousse dans les nations protestantes, g6néfatement avec la connivence aveugle des princes. Frédéric n de Prusse, franc-maçon et athée, avait taiss6 a sa race une tradition révotutionnairo, a Jaquette,sauf quc!(jues intermittences, GHos'est montrée ndcte. En 1813, Frédéric-Guittaume Mt ~'associa pteinementa.umouvctm'nta bfois national et maçonnique du y«~enc!&«n~; et plus tard, quand, au congrès do Vérone, M. do lïau~witx dénonça les sociétés secrètes et que les empereurs d'Autriche et de Russie proscrivirent la Maçonnerie, le roi de Prusse s'en déclara au contraire le protecteur (1). Des ce jour, toute la Maçonnerie allemando convergea vers Berlin: elle fut comme une branche de l'administration, conduite a un but déterminé avec la raideur do main propre a ta bureaucratie prussienne.Si les loges supportaient ce despotisme, c'est parce que, en le subissant, elles n'en marchaient que plus cefait "t 'or (!) V.t)M Mmoigr)!)!{e!! tr~pr<t !M)' toute dû)«~tft~onnfrtt' rnrtion )mfro)tt't~In rrnsse <ht /<*< ~ac~c~'N yt'c/'t~t'j dans ï'ottvm'~c t~tte~chntups. t. f), p. 3(M etsuh. et<«.S'OMct~

108 t.ESSOC) ÊTES SKCttKTES sùfemontvers l'accomplissement l'accomplissementduer du grand œuvre maçonnique. Apres les grands succès de la Pt'usse, un habile personnage a dit que c'étaient les maîtres d'écoto prussiens qui avaient gagné la bataille do Sadowa. M Comme toutes tes phrases &effet, celle-là a été rëpetco partout, surtout en France. Rien n est ptus faux, si l'on veut y voir ta do la puissance preuve du développement des peuples par l'instructionprimaire. Les pays que la Prusse a vaincus en 1866, ta Saxe, le Hanovre notamment, étaient beaucoup plus avancés qu'eue sous ce rapport; mais la mot est parfaitement vrai si l'on entend par ta que tes maitres d'écote et les professeursdes universités allemandes, presque tous francs-maçons, ont par leurs enseignements beaucoup plus contribué que M. do Mottks à la victoire de Sadowa et aux triomphes encore plus faciles rem portés sur les armées du Hanovre et de la Bavière. Les premiers linéaments du travail d'opinion qui devait amener l'unification de l'Allemagne sous la domination de la Prusse, remontent précisément à l'époque où Frederie-Ciuittaume !tl so déclara le protecteur de la Maçonnerie. Ce trav&)ts'est poursuivi &ta fois dans le secret des associations occulteset au grand jour

de l'enseignement des universités et de la propagande par la presse, ce qui est un des principaux modes de ('activité maçonnique. Mgr do Ketteter, l'illustre évoque de Mayeneo, a raconté comment, en 1848, vingt ansaprès le congrès do Vérone, il se trouvait dans une réunion éfectorato pour te Partement allemand, où te plan que devait plus tard réatiser M. de Bismarck .fut pour la première fois exposé devant lui. « Un des assistants, homme d'aiHeu)' emi. nemment t-espeeta'fte, émit cet avis que la principate mission du Pat-tomcnt était D'ÉTEMDREJUSQU'AU ME)Nles ft'ontict-CSde )&Pt-U~C, et de constituer ainsi au nord <)ct'Attemagne une t'oyaut<t qui serait ptacto sous la cout'onno de la Prusse que mon det-i)' de était do concout-n' a ce dessein. Ce d<jtut& tut lit jtt'etnict'e fois que j'ontondi-i émettre t meo que nous avons vu se ~atiset' Yingt ans ))))):i tard. Je fus ~tcangcment sut'pt-is, dans un temps ou tous les <h-o)ts ctaicnt ebt'at). f) entend <-? tes, une tt'Hobou')e préconise)' comme \)n moyen de salut une nouvctte <'( si cotossato violatiof) du (h'oit, et je t'cnou'isai ene)'giqucn)0t)t )e const'i) de conf-out'tca un dessein qui était te (Mchtt-cmcxt de )'At!c. magne. Je ne mn n~ut'ai.s gtx'-t'ei<)o)'{ que je scnus témoin plus tat-d, comme <('que dMayence, de ta )'<a)isat)c'n de ce plan et d<' ( c~en~'oa ~M /on<«'fcs /)f'M«:tenop~ /HSCK <ttt ~«'fi. Combien de foisj'ai penstt depuis M ce monsieur de Toctdembout~, dont les

Voir <));< tottre!* (ichan~os te cumte 'i'CscdotH, amt~ttSiiudcH r de i'ruttscn Fiurcnce, danste~jfOFtt/ed)tt~tuv)k't't875. Le ~rtttKtpitf ûtitr'i'Hcttenr ~om' t'mtcs t~s rctatiuns entre ta presse (tctnocrati'~ue et pro~re'.siste tran<;ais9 et presse aUemttode, est un <na«) Shoon tteutsch, qui fournissait de~ du temps de t'Utt~ire de t'arment au parti radical. t'en<m')t la guerre, t)eutsch était A Vienne, a fùna Ot) it fMitiaft de fit ptopagandc fram'aisc.ttctotu'~e en février )~:t, tt <:t.u( un des )Mefu';res les plus actifs de

que <;<J qui <}t:t)')'iv<du nosjout'sOftit depuis )ongtctnpsp)'t''pu)'c.Josuis<ci't:tinn)nitttenant que cet horîttnc«'énonçaitpas une opirtiot)po'sojmctto,mais qu'it s'était appt'opri6 d'une sot:i6t& ta peu-s~'c set:)'eto"(t). L'Empire allomand & Francfort était une tentative prématurée. L'idée en fut reprise sur de nouvelles bases, et M. do Bismarck t'a réalisée, après avoir t'aHi~ en 1866 tous les partis revotutionnaires, sous <<a(M\, n<t<<o~a<M?e~ p<'o~MSM<es, le drapeau prussien. L'on peut remarquer quo les hommes qui servent sa potitique avec le plus d'ardeur sont d'anciens agitateurs, qui ont pris une part active aux événements de l8~8. Tels sont les Schuttze-Detistch, les Lasker, les Gneist, sans parter do ceux qui, comme Kart Marx et Simon Doutscli, les chefs de i'internationato, travaillent pour tui sur un autre terrain (2). Commela dictature de f~et<6'3 (tr:nt. ())/t«e'oe!/))e o/)<<<f< i/«et'~e frMttis<p.:t(ietsttiv. avec laCoounMne Lesrotntiotts de lat'russe (2) ~anconnues. sienne Hont jfart'Hitcmont et) tMi7 entre MitMitti et

Louis-Napoléon, la raison d'être du nouvel Empire allemand,c'est la guerre au catholicisme. Pendant tes premiers temps, ce plan a, été assez biendissimuté. C'est dans l'ombre que M. d'Arnim, pendant le concito du Vatican, tramait ses perfides excitations au schisme, et que le S<) septembre 1870 it se faisait le complice des envahisseurs de Rome. Les premiers rôles dans réouvre du schisme étaient habi)ement confiés aux ministres prussophiteset francs-maçons de lacathotique Baviete. C'est précisément après ses grands succM en 187C-1871, quand la l'russe n'avait plus d'ennemis en AHemagno et et a<<<o dehtCotnmune t'tt~nt'<f~«'!f<canseiXer auxfinanees. chute deta financier tiu.d~tcgmt A)')*M~ Snttoft Deutiieh futarrOte, nmis/-<<<te/te à Commune. f<e <'f<n)&<tMaf<«<tM(~'<<t<. <««ft<e[<<<'tM(tfcen<K'H ensuite <t') territoire. leu t~ policofmnç<U!K! t'exputsa i l à l'intervention de «'<))))& revettir, ~ r&ce après, ))ut Hest du députa t.:tUttCt',a/<<:F' ~tieM.<jU)t(~ena, lasûtHme de t ela a~soft'* /~K&~</Hc~7'«M~f«~ j~ourt):dirseteur a vec M. hat'esc< ciittrts-tit Et'ctHM:, 50.000 dolajYfH~ /f <do VicnMC), il nu)att)tt(t~tt 'fepuis qu'H sa quotité d'«(!ent<teMustaj'tf!t-)a!:i)-t'ae))a. dispose, en de mtisitMMtii ticM.d'Arntoyens ))ec')n)<nM! (Mpéehe <)!))) à deH~tttan-ti. ii d~cent)~ ))<!<)
h'aun'o part, ce SittK~ Ueutsch est membre d') cod<' ta ~Knc y'MfyMtf~ lui tt duttùnë Mtt~ dtructcur AM'ut'Axis. Ce n'e~t pas sans rwtson tt"û ~t- ~'sraoN, et) sejttettt~re tt:(i, au htu'juet d'Ayh'sHury a <ii),na)<; les mct<!t~s la grande part qu'avaient puUiftUcntent secrètes aux agitauotts de j'Orient, d'oit est sortie t& guerre entre tattusoie et )a Turfjttie.

prodigué leur sangsur tes champs de bataille, s'empressaient d'onrir teur ndétité à l'empire allemand, c'est alors que, sans aucun motif et contre son intérêt te plus évident, M. de Bismarck a inauguré une lutte religieuse,qui sera (a pierre d'achop. pement du nouvel édifice. Les légistes do l'Empiro ont commoncé par des lois sur l'éducation des c/ffes, qui rappeHentetonnammentcertains projetsde Napoléon repris plus tard timidement par le gouvernement de Louis-Philippe. M. de Bismarck se flattait sans doute d'amenerainsi peu à peules catholiquesau schisme de Reinkensetde Doetfinger c'est toujours la même espérance de eorroMpfe et de transformer le c<o/t'e<sme/l Mais, devant ta courageuse unanimité de l'épiscopat, les ennemis do l'Eglise ont dû lever le masque eton arriver à la persécution ouverte. Cotte persécution ne s'arrête pas aux frontièresde t'Attentagne. C'est de Bertin que partent toutes les attaques contre PE~tise, toutes tes vexations iégates qui t'affttgentdans lemondeentier, dans ieBrésitettesËtats-Unis d'Amérique, comme en Suisse, en Italie et en Espagne. L'attitude priseparla Franc-Maçonnerie depuis quele A'M~A~M~a été inauguré, est singulièrement significative. Ette juge

que le secret est devenu inutile elle tient au contraire à se montrer et à faire sentir sa. puissance. Dans ses journaux, dans ses toges, e)fo revendiqua hautement une part prépondérante dans la fondation du nouvel empire allemand et dans sa lutte contre l'Eglise. En voici deux exemples pris entre cent articles semblables: Co t' novembra 1873, F''e<<tf<yef' de Zeilung Leipzig écrivait, ceci: « Quand sont ainsi en présence deux antagonistes rompercur, ~«! ettM ~K«/<M <A' ~<M!e et /<f~<<!<M ~Or<~c;)Gp!tpo, (lui k mnu(lit et voudmit bien )'cm'oyct- auxenro-s, fit Ft'anc-Ma<:onnet'io peut et doit adoptct- tm parti. Et))?peut et (oit se mcttf'e du o'ttt'' ou oHc est comprise et aim~o. A a«;<f. f/f nous marchons vers la tibo' de ~'e/))/?efpt«', -ans vers la pa':iti' ('csp)'it a!!<!ujettisscme))t, cahon de )<tsoci~ sans distinction de s\-tnholes, vers )'ttff)'an<-))if,sctnen( de tout p)rjn~~· dc jouissan.'o('.p:otste. Ce vioiftaM),~c h~ros est notre il MOf~ est lié par «fx. C/M~ )';)'/M<«c<t< tO~M~t&~p. J'fWAf< H0~'<? ~Oc; n~fM /'f«MOt/f. ~«'?/)0«/~<«'< Avec Mo«~ il )<; mat'tcau F<o«~, manie t'</)o<tf de ta force, )'<'qucrro de la sagesse, le f-ompas de t'inspir.4tion commune, qui sert a [~ter suivant un type id~a)tes actes dignes d.conduite de notre F. t'honr)me.Queia ut)p6rta), ~f<(n'ft pas c(«'t)MtCH< ~'<t<;<!<«<! «« un exemple it tous tes FF. W~ff a'fic/'e.soit Nous avons confiance que tous nos FF. et

et qu'on pus, quets qui ont )t0tt à dea époques fixcea do iairo trois feux nourris en Utonnour et par amour pour ta noble vioittard <~Kt a M <'OM. battre les paissances de <<'nc<'ycs qui eo«~n< <tf«'Ctf:<<f nos desseins. » Presque le mémo jour, le HeraultRhenan (25 octobre 1873) disait: « Nous croyons pouvoir tegifimomoxt afnrmor que c'est l'esprit de ht Frane-Maccnnct'io qui, dan-t io dernier procès qui s'instruit <;ontre l'ultramontanisme, a prononcé sa sentence par la lettre tjamatsmGmorahto de l'empereur au Pape. Les idect de r<?Tnpe)'our Guillaume, qui, on le sait, est membre de la Franc-Maçonnerie, ne datent pas d'hier, et ne lui ont pas etûuniquoTnenttnspirecs par ses conseillers actuels, ainsi qu'on se plait n. le répandre. D<d, encore A <«.e<«'~c ~<< il les c.t'/)''«)M <'A/)r~ence de <'0rf<rc,<~ «ne de <Kt a ns <o«< ot) lemondo se faisait <?/M~<«' <M<rc M<'e.Dans ce temps, il /!r~<'f<t des /)«"o<es de prince et d'homme, c< y/ o<<~<)!eHf~ il les Si exécute, c'est co fldèle. aujourd'hui que l'histoire des siécles futurs attestera. » L'empiro prussien est bien véritablement un empire maçonnique 1 Mais la couronne en sera-t-otte toujours portée C'est ta question par les Hohenxo!!ern?– que l'avenir décidera, et i) n'est pas impossible d'entrevoir cet avenir avec ce que nous savons du but final des sectes.

IX L'AVSWn.–LA «b'PUnLMUË UXfvn~Ef.LE Er LA COMMUEE. ï[ y a (t6j& tongtomps, un fmnc.mnçon cétèbre, Btufnsnhagen, disait da.n<; uno toge: "L'ordt-odeJaFranc-Ma~onnf't-iGanni son enfance et son adotosncncc. Maihtenfmt il est devenu homme, <i),avant sort h'oiSfonte st6c)nsnit awomptt, Je quo tnot«)c ,.ot,nattro ce (tu'tt est rMtcmontftf'vonn. C'est pourquoi )'espt.imut'0t'.h-cvei))oa<tcnt!),t.n avant du temps et df i'cspt-it du monft. it dans tous stmpt.tnte tes )'<c'.insde ta t.wf et sûtabht formcfncnt Muco'u)- du p!)Y< !) pmMUc te monde cntict-Mf )f t.n, de ) Ordre, t iMur du cic) son toit, les p.)M sf-.s mumtUM, et le tt-ônc et t'Entiso M.s pi!i~ njo)-stospui.Nant.sdo)~tGt'-<-(.s'in.-)imw.t & doux-mûme-} et attandonncront A nous t.'muv'rnoMGnt du motxtf et aux pcup~s la ti~m'h'<)uc;Mu< leur pr.pa.-ons. Que)<- ~tait~.h. t Univers nous donuf! scutnnx'nt un nous scron-i arriva a M but ainsi t.i,)<d~i" t avance. Atf')",ics peuptos <;))e)-<:))")'.u<t i~tn~ prtncGs an milieu des t-cnqucs du pa< M:'i< pO)n-(;c)a,i)faut'}ucrtc'nnr-r!)tfnti<s<-)~tM)Vf)ii et quf jour par jom- notre bHti~c f;'<;)u~ i (a<;o))s,Mn-! 'jn'.jn s'en apct'Mjjvf, picr)~ ':(:r

Dopuis lors les ôvénoments ont assuréta pouvoir tcrnporet du ment tnat'chô Pape est détruit, to3 Bourbons na r6gnent ptu'! nu)!o part; t'Attomagno i)np6ria)e, t'ttatie uniMa, t'Autrieho et rLspa~no persécutant t'Rgtisc, ta t''t'aneo f')t t'cpubtttjtte, témoignent assex Jn r~gno universe) de !a Mt~onnerie. Copendant ia grand œuvro n'est pas achevé. Uans un .articto ofncie) sur le /'<!<ef/c la 7'Y<M<M<{''MN~'<e ~0/!S /'<!)P/!< to A~/t~c ma~~n/<jf«e d'avril i87G tcfnto )~ pen~o do ceux qui reg&rdcnt i'fL'uvro do ta \în<;onnorio conma touchant a sa fin, et croient qu'etio n'a ptu~ besoin de mystcrp. « Ko)), h''pond''ctto ftiuiitc, ta Ft-mr-Mit';onut'ri~ n'est pits scutoment nno -s~:i~t);doot i'ot)j''t )))'i))~ij'"t t'st )'6tftf)c t)K'")ifjUC dos qut'xs 'jOt int~rcasent t'hutnattix'; <(. uno 6'j)c pt'atifjuc et exptrmic'tHnk', unu instituti'jt) mod~to, un c~'t'~«.c f/<* ~<?soLa p)'in<'ip:()'' pr<oecut'<c< <)'nMf.< doit 6trc d~' so teni)' de sc< tn<'n))))'es pati'Jf) .)~ t'pssG:'tt'!t\'a)~t-ga('dede la <'i\'ittsa(ion; s~ ') ~'<()tit'et' tft mftt'cttc a-chdanto <)': f'))umn~it~ f'n ctodiant en cmnmun, dan, tcur.s !ttr')iers, h'spr~h)t''m''s'[ui '-ot'~is.soni p!ti'<i~)~< dfn';);n)~))d~,<'nt('i<tu''i'):mtMVMwin,Ct) !(:'i\'t)i'r;))'M:t))tsitt!ursuhttint)d(.'itc.)nt)'i!M)f't* nu honh'*M)' dG<h')t')nif's. C"f)'<«' ~f! f«~

F.~t~ ~c. ~tw ~.<VF/ p(«~<c et ~<'f<<«jfM<' /)c/*M arfw~ <oM~<e~)~< /c ~<?~<* <M<ee/c< «Mo< de ~'c~«"'<' les le Mf'f~t' cJ6<f'e«'' <tf~/t( <~«e )'<fOM<~«~'«M, ~c <'w~ e <'J(i c~/'f«'f'e <o( <<f<<;c <'<:< ~o/)<y<' t:<f< U~GteHottssociationMc saurait p6rif, parce qu'une ëvotution ~rogt'essivc tt 6t<' L'huma)tit6pMg)'esscra .sans accom)))ic. ce.ssc. C'est sa loi. Qi««)f( f;<'~fft « c~' <oM~"C /'Cf!t', les <c/t!S r<«''t~ COy«~)CKn«/t'f<< /to<'<;o~a /~((S <f<~es d'f<ft «/<'«< HCt<t'e«<t /tHMf«;)P, <0«yCKfi! Cft O~W!< « /'<!C~'P<<<' Ma/'c/;c rcM «<(/?<ctMe«ff<t'c;!<f/e ~oHcc«t<a.' f'oH~(«'<M cA«/). ~'<ty~f<t<<on, de nof«'e~<M « ~'f« ~«(Cf'c. <t~««'f, </<' no«cp<~ cs~<!r<tn<;M La Ft'anc-Ma~onnct'te a.ut':tdonc toujours son rùie utito (tans le mf'nftu. Ette te rcmpttra dignement dans t'!tvcnircommc()ans)op&ss6, et) f-onsct'vant ft\'co soin h part essentielle fio ses mystères, qui sont to Hcn p(n'(n;t))ier <)cs initias, x Ainsi, ce n'est pas assox d'avoir r6tdise ee~e r~p«&~«~ ~<« est dans /« ~apotKer<e, cotnmo is dtsait Crémieux. De nouveaux horizons s'ouvrent à son action où conduit-oUe t'humanite au milieu de ce perpé<uet t~oM~ ? L'étude des documents et des faits va nous Cindiouef. La KenuMique véritaMpment maçonnique, c'est la ~<~t(M«jf«e.!M<p<*fs< Partant du principe que chaque homme, comme une ômanation da la substance unique, est un être absotument indépendant, Roi et Dieu, ta Maçonnerie ensogno u'i) n'y a absolument aucun droit on de*

consentement est essentiellement révoca.Ute,et, comme le disait un des hommes les plus pénétrés de son esprit, Jefferson, « un peuplea, tous les dix-huit ans, c'est-adire chaque renouvellementde génération, le droit de changerson gouvernement et de faire banqueroute. » Une monarchie constitutionnelle ne peut être qu'une étape dans la voie qui conduit à la République. La pan'te, la nationalité, ne constitue elle-même aucun droit qui puisse enchaîner les individussouverains, pememoque dans un pays, le peupto souverain a pu dctruu'o es provinces, les corporations, les libertés locales, ainsi l'humanité souveraine peut et devra détruire les nationalités particutiercs. « La nation ne doit tolérer entre elle et les citoyens aucun corps intermédiaire, » disaient les révolutionnaires de 1791. En vertu du même principe, l'humanité maçonnique ne devra toterer aucun intermédiaire entre legrand tout et tes individussouverains. Un personnage qui s'est fait dans te nouveau monde leporte-voix de la Maçonnerie, Grant, le président ~<e<t< des Etats-Unis, a jeté dans une proclamation ofticielle ces paroles inconcevables pour ceux qui ne sont pas au courant du langage dos toges

(t Le mondocivilisetend vorste repuMicanisme, vers le gouvernement du peuple par ses représentants, et notre gt'andot'epubtiqne cstdostmeo ù. servir de guide & toutes les autres. Kotrc créateur prùpare le monde& devettit',en temps opportun, une grande nation, qui no pariet'a qu'ulle langue et où les armées et tes flottes ne seront plus n6c<Msaires (t). La mcme pensée inspire en ce moment le projet d'une association internationale des étudiants, où tous les partisans de la République et de la libre pensée, do quelque nation qu'ils suient, se tondraient la main par-dessus Strasbourg et Metz. Ce sera la répétition de ces cc~r~s et do ces ligues de la pat-c qui préparaient l'explosion do 1870, et auxquelles tant d'honnêtes gens donnaient étourdiment tour adhésion. 11sufntd'avoirsuiviavocquetque soin ces pt'ocedés dos sociétés secrètes pour savotr qu'elles s'avancent vers tours desseins destructeurs précisément eu jetant en pàture aux esprits de notre temps, t)ela Ffonc(t) L'ox'sMnce et tes d~'otûj~Mi'M'nM et dit~s Ma';o<t))etw aux[':tat~L'fti)i, (m)~yfpr'.tM'imnt tepttbticninofti) ~'yajatt)Uisett<t<:tr!)ec<)'.<neienr<'(!imc aucune ks ~)))!t rivutM de est unedesprfm'es cht«e!i. mHiC)!rMle~ lit liS soncln~KCs1 6'.M <;aracttitCCSS)inti):)t<tUh!nt estunt! d~~ I)r~u\'eg nigui0e.utivesetu '"(;t)i))c!ttiVt)t)d<i ce tt0tr<* tien,Ounous~ctthcm';t <h' A ('cuvoy')' snj~'t <C< les<«)<< <M<t't«'y, OUVr.)j;0: ~'t:h<'()M<fH</)U<«ttM,UK les tnt<f'ff«t'o~~ <~< t~jKt~f~t ~tt~t~~< Svot.in-t~. ['tju.3'd.tiutL S!«'c<'<!to<t.

et des rêves humanitaires. C'est ta. t'éternetmensongedo la R6\'otution et)e affole les peuples au nom de la liberté, et elle aboutit partout et toujours &ta dictature; elle surexcite on eux les sentiments nationaux et les soulève contre teur.-t gouvernements t&gitimesau nom de ta théorie des K«<<oM!~Mfi, et otie marche volontairement & destruction de toutes les patries, pour eteversu!- leura ruines un césarisme cosmopolite. Etto a sans cesse à la bouche le bonheur des peuples, ta paix universelle, et elle les écrase d'impôts et d'armées permanentes, elle les jette dans des guerres plus meurtrières que toutes celles des âges précédents La républiquecosmopolitede.la Maçonnerie doitotre aussi une répuhliquesociale. dansla doctrine maçonnique, Tout homme, a le droit absolu et imprescriptiblede développer ses instincts, de satisfaire ses appétits. Aussi la déclaration des droits de l'homme et e!Kcitoyen du 24juin 1793met la propriété au nombredes droits naturels. Conséquence tout individu a droit à la propriÈté,elles lois, lesinstitutionssociétés qui t'en privent doivent être renversées. La Maçonnerie ne cesse do l'enseigner, quand, dans tous ses grades, elle montre

les distinctions socialeset tes richesses comme la cause de tous les malheurs de l'humanité. Le socialisme en découte tout naturelfement. Puisque, d'après la Révolution, le nombre et la somme des forces sont la scule source du droit, puisque le peuple est souverain pour faire des lois civiles, politiques et tne<neretigieuses, ne l'est-il pas égatement pour ré~er la distribution de la propriété, l'organisationdu travail et ses rapports avec le capital? La formute du droit moderne a été posée avec une grande netteté dans un congrès de l'Intornationale ~/)~8cpot'fDroe~<!m~ M ~7~9, la souveraineté politique du peuple, il faut maintenant réaliser sa souveraineté économique (1). Un députéde Paris, maçon des hauts grades, M. Langlois, disait &peu près la fnomechose, sous une forme pht!! adoucie, & t'Assemble nationale, séance du 9 mars 1872 « La révotution démocratique sociale doitêtre faite par une assemMée issue du suffrage universel. Quant aux mesures, c'est aux détégués de la nation à tes prendre après délibération, En)8(t5, orateur dumn<r<is U.) un deU<M disait avec une'pgi'C'e irfMMibte « Qu'Mt-ce )<) Hayotution t <)t)e <'OMcrf'tf ~eMtc(nofn))he<ht<re<'<t<<««-~c<«ff<<, <<e surt~/)<M-a<t<<e l'homme surU<e«.Voiht ce.jxe nous voMJont. VftM (« t'~<'ot«<«t)) ««'<o<e t'« eomBof<<;o< les p<-<ncfn<-); ~eW,<~ droits (le<)'<'tMpfr<~<) u ~'u'~<'<'t)tA'<'<M'/)r<MMon.'

Au sein de cette société fondée sur le droit purement humain et au nom de la liberté individuelle, on verrait s'étover le plus monstrueuxdespotisme celuides plus forts et des plus habiter. Los sectaires qui se sont révottés contre ta loi de Dieu ne veulent plus des droits divins du père et duprince,(ondessur cetteloi Or its remplacent ces autorités, limitéespar t'&utorité supérieure eUe-memedont elles tirent leur origine, par ta souverainetéa.))sotue et illimitée de la capacité, de ta science, comme l'entend la Révolution, c'est-à-dire de la ruse et de la force. Saint-Martin, dans son style d'illumt~, disait « J'établis sur la réhabttitation d'un homme dans son prin cipe l'origine de son autorité sur ses semblables, celle de sa puissance et tous les titres de la souwrtuneté politique.)) Le Saint-Simonistno a dit' à son tour « A chacun selon sa capacité. ? » Le positivisme ensoignela même chose c'est ta science, selon lui, qui détermineles fonctions du pouvoir. L'.r~efnah'Mo~, ello aussi, emprunte à ces doctrines ses plans de réorganisation sociale. C'e~tdonc partout et toujours la mé)no hypocrisie ou un césarisrno,comme celui deNapoléonet do Bismarck, ou t'otigarchie d'une assom-

Nous venons de nommer l'Internationale. Avec la Commune, elle est l'expression dernière et logique de ta Maçonnerie. Elle en découle par une filiationdirecte. L'Internationale n'est pas, comme elle ra prétendu parfois, une association exetusivement ouvrière. On a remarqué que les principaux propagateurs des sociétés ~8G7~ surexepop~ro~pesqu), do 18CO& citèrent les espérances d'amélioration sociale des ouvriers, ont plus tard été à la tête do t'/yt~'n<ï<t'oH<~e.A plusieurs reprises, dans ses congrès, des ouvriers sérieux ont demandô que les seuls travailleurs manuels fussent admis dans ('association, mais cette proposition, qui no faisait pas l'affaire des meneurs, a toujours été repousséo. Elle n'est pas davantage le simple résultat du malaise auquctte faux régime social issu de 89 condamneles classes laborieuses. Il est parfaitement prouvé aujourd'hui que l'Internationale n'est pas autre chose que la continuation sous une nouvelle étiquette de l'illliance <Mmoc<'<t<t~ sociale fondéevers 1850 par Herzen et Ba,kounine, les eétebres socialistes russes. On profita, pour ta lancer, du révoit des idées révotutionnairos apru~ la guerre d'Italio. Parmi ses premiers ehets, on re-

Marx, marquait M. de Bismarck, son gendre Lafargue, Luà Londres au~eAoo~oa~. craft, employé La Maçonnerie eut pour mission de favoriser sa propagation. En ]863,iorsde t expositionde Londres, c'est dans une loge que les délégués ouvriers des différentes nations so réunirent pour la première fois et arrêtèrent les bases nouvelles de l'association. C'est dans les loges maçonniques de Paris qu'elle a recruté a son début ses premiers adhérents et qu'elle a trouvé son point d'appui, selon le témoignage do Fribourg, un de ses fondateurs. Plus tard, quand l'Internationale fut, sous le nom de Commune, en tutte armée contre la France, la Franc-Maçonnerie parisienne a prisouvertement parti poureUe. Le2Gavritl871,ptusdedixm)ttofrancs-maçons revêtus de leurs insignes, ont été en procession saluer le pouvoir insurrectionnel à l'hôtel do ville, et ta le frère Thirifocquo.teuroratour, déclarait que a la Commune était la plus grander~oo<t<<<o~gK't/ e<!<~M~onM~ <!t< monde de contempler; ~ao«pca<t?'e/Mp~e.S<~oMoa, ~M~<e~o<< que les francs-maçons ont le devoir de défendre. A quelques jours de là, ita allaient sur lesremparts opposer leurs bannières aux troupes commandées par te )na-

nombreuses loges de province s'agitaientc et envoyaient &t'Assemblée nattonato des adresses menaçantes, oùelles demandaient t la conciliation, ~proc<ama<toM 6<es~"a/tcA<sM et réclamaient la diseoMiMKKO~s, solution de t'Assemblée. I.e Grand Orient fit bien des protestations contre cette conduitedes toges; mais ces protestations, semblablesil celles qu'il avait faites peu avant le 24 février 1848, se seraient comme alors changées on une adhésion cordial, si la Commune eût triomphé. Les francs-maçons p)us intelligents qui te composaient ne furent-ils pas de ceux qui, en échange de leur appui, stipulèrent do M. Thicrs rengagement de faire la !t6publique, contrairement au pacte do Bordeaux? Aujourd'hui, les Me«~s sectes vont encore & t'assaut de l'ordre social. Sans doute, la nevre révolutionnaire, qui, a la suite de défaillances et d'excitations do toute sorte, s'est emparée d'une fraction de la nation, leur permet de conduire une partie do leurs desseins au grand jour de la légalité, et, par conséquent, il y a rnoitts aujourd'hu' qu'aux époques de compression, de réunions occultes et d'appareils mystérieux. Cependant,

ciétés see~<ea n'en poursuivent pas moins tours agissomonts~ d'abord sur le de la grand échiquier potittque européenne, puis sur te champ dela potitmue intérieure. Le radicalisme est aujourd hui leur mot de ralliement, comme autrefois le libéra<<8M!e. C'est sous cette bannière que les loges maçonniques, unies aux tronçons toujours vivants de l'Internationale, propagent dan'? les campagnes et dans les villes ces petits livres destructeurs de toute croyance qui portent tes titres de .S<6/<o</M~«e t~KOCMt~Meou pODM~M'rc, d'/Ka~«c<Mttrépublicaine. Ettes sontéga.lement unies sur le terrain électoral (1) et dirigent to suffrage universel désorganisé. Le sort des Gtrondins dévorés par les Jacobins, celui da la monarchie de 1830et do l'Empire napoléonien successivement renversés par la République, nous indiquent assez quel sera avenir. Le jour où les différentes couches des sociétés secrètes, aujourd'hui unies pour détruire, croiront avoir déHnitivement triomphé du catholicisme et (t.' la monar(ULaFrMc-M.nonnerianr~ten't <!<nenMt'occujMr mXte)e ~mt~ jmtt«.~ t.xetnj.hi entfo «.aco~~Me Rtntjonncn à t~-santon '"?' '?. 'Mf)tct;))o Mr ta < " &t't<-<A !ogo M\t. ()t,t)et e t V~-tt. nonvettoHMnt dM sênat'iHr c<.[<;i)Ut.;<ht .).!p~rtet,)<)t. t.tnft t'antre A );) to~e,<-t) on)ex))7m)<!h'uret-atitu<)o Me~))ai"sa~t <;tf~<f«;<!Wt< ;eK<<c,o,taK cunco;;M ~;<t /'raf)c-tt~<i'~)tM<fe.

leurs mtôréts opposés un antagonisme qu'aucun frein ne modérera plus. Entre les francs-maçonsbourgeois et les internationaux, entre les conservateurs libéraux bien pourvus de places et d'argent et les af&més qui réclament leur part & l'orgie du pouvoir et de la richesse, ce seront des luttes à mortet des destructions effroyàbles, qui retomberont cruettoment sur te pauvre peuple, toujours leur dupe et leur victime. Aussi bien il faut aller au fond des choses. La Maçonnerie, avec sa déification do l'humanité et sesréves de République universelle, n'est pas autre chose que la préparation au règne de l'Antéchrist, annoncé comme fessât de revanche, passager et impuissant, de l'antique ennemi vaincu par la croix a.uCatvaire. Mais ce règne de l'Antéchrist ne sera pas un règne da paix. Le mensonge est le trait caractéristique des sociétés secrètes, comme de leur premier auteur et deleur inspirateur constant. Mensonge dans le secret dont elles se couvrent, mensonge dans tes armes dont elles se servent, mensonge dans les déceptions qui suivent toujours leurs promesses M. de Maistro l'a dit avec raison, la

tfxSttte Maçonnerie, qui la à vivant et actif. est Révolution l'état C'est co qui a fait sa force momentanément; tnius c'est aussi ce qui fait sa faiblesse irremedt&Me.Puissante pour détt'uiro a eo'taiaos heures de l'histoire, olle est incapablo do rien édifier. Cetto force metneno lui est donnée que pouruntemps: olle no saurait prévatoir définitivement contra t'E~tisa et contre cettesociété chrécienne qu), à la sortie des Catacombes, a placéla croix sur la couronne des rois. Les pi'otneMcsdivines sont t&. ––––––––––––––––––––––––~ TABLE DES MATIÈRES )'a,;e~ 5 f. Rcqu'estla Mvotutio!). 13 t!. I, Ca~UtMditetMfaitdanstestogGS )Ht. C"!u<nent agissentta Maçonnerie ? eitcsSocxStcsMo~'h's. leur IV. t/ocipinedesSu'i~a MC)'MtM: Mctionauxvm'S!)' M. M V. Ut R(''Vt)hri~n<)et7tM. VI. f.~DictiHUMHUpoteuniettne. 78 et les Mf'ietcssuVU. La ft~vu)utif<n ? crctes<ktx)5!'< t!<7U. !<? VHf. La Pru!)socH'Hmpirem!t(onnique. tmi– La MpuMi~He tX. f.'AYenir. 1)5 et la Commune. versette – Kot.'s-w. <)M cath. )'rH-utMit. – hp~. A)')')~Fontaitt<;t 40,)Ut)