Lettre aivcamis et Sienfaiteurs de CT.

coCe Saint-Jean-(Bosco ^° 16 - ^HovemSre 2013

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3^os priorités mes
L NE s'agit pas, dans le cadre restreint de cet éditorial, de décliner de nouveau les buts pédagogiques que nous essayons de poursuivre : ils sont déjà remarquablement synthétisés dans la Charte de nos écoles. I l s'agit, à l'occasion d'une lettre de M . Vincent Peillon, actuel ministre de l'Education Nationale, de mesurer encore une fois l'abîme qui sépare nos écoles de et celles qui sont obligées de suivre les consignes étatiques. A la rentrée, M . Peillon a mis en place un Conseil Supérieur des Programmes, en application de la loi du 8 juillet 2013 « d'orientation et de programmation pour la refondation de l'Ecole de la République ». Ce titre a quelque chose d'inquiétant. Tout d'abord, le néologisme, indigeste comme souvent, de « refondation » implique la nécessité de détruire ce qui existait

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pour le construire sur de nouvelles bases. Ainsi, malgré des moyens gigantesques, l'Education Nationale reconnaît le peu d'efficacité de son système et se voit dans l'obligation de se « refonder ». D'autre part, la loi parle uniquement de « l'Ecole de la République ». Le gouvernement ne se préoccupe pas de l'instruction des Français, de la bonne santé des écoles, qu'elles soient publiques ou privées, mais, avec une restriction idéologique calculée, de « l'Ecole de la République ». Ce Conseil est composé de 18 membres qui sont soit des élus (députés ou sénateurs) soit des personnalités choisies par le Ministre. Un principe important est qu'il faut « respecter le principe de parité entre les hommes et les femmes ». Je ne sais ce que fera le Ministre quand un homme de ce Conseil décidera de devenir une femme, ou vice-versa (c'est ce qu'on appelle le « gender », introduit dans les programmes depuis Luc Chatel) ? Après avoir mis en place ce Conseil, le Ministre lui adresse une première lettre de commande pour des travaux concernant, entre
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Chronique

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0 CHronique de ['écoCe
l'été, les travaux continuent à l'école, en tout cas ceux que nous faisons par nous-mêmes. Après la chapelle aménagée dans l'aile sud du château en 2012, c'est au tour de l'aile nord d'être profondément remaniée. Toutes les cloisons sont abattues au rez-de-chaussée et à l'étage, à l'exception du logement de l'Abbé Claret. Nous aménagerons d'ici à l'été 2014 deux salles de classe en bas et quatre logements à l'étage (deux chambres simples et deux suites : bureau, chambre et salle de bain). L'Abbé de Blois manie aussi bien la masse (pour faire place nette) que la souris (pour réaliser les plans du futur aménagement).
URANT

sionnaires (59 élèves en primaire, 86 en secondaire). Jeudi 19 : l'Abbé Chauvet se rendit à Lyon pour une conférence sur l'apostolat de la Tradition au Liban. Samedi 28 : participation de prêtres de l'école au pèlerinage de rentrée du Prieuré de Lyon à Ars. Mercredi 2 octobre : visite du R.P. Matthieu à l'école pour une journée consacrée à l'ordre de Saint Benoît, dans le cadre de notre thème annuel sur les ordres religieux. Le Père Matthieu donna deux conférences dans la journée à l'ensemble des élèves du secondaire et célébra la messe d'école. Un petit reportage se trouve sur le site La Porte Latine. Mardi 8 : M . et Mme Rigoir, les fondateurs de l'école en 1983, furent invités à déjeuner par le nouveau directeur et purent ainsi découvrir les nouveaux bâtiments inaugurés voici un an. Vendredi 18 et samedi 19 : récollection du Doyenné qui rassemble une vingtaine de confrères de la région, avec la présence de l'Abbé Boivin. Jeudi 24 : réunion parents-professeurs.

D

M . l'Abbé Malassagne rencontra son successeur au début du mois de juillet pour lui passer les consignes. I l rejoignit son nouveau poste au Prieuré Notre-Dame-de-la-Sainte-Espérance à Couloutre, dans la Nièvre, dès la fin du moins de juillet. L'Abbé Girod, le nouveau directeur, arriva le 14 août au soir avec deux voitures pleines de son déménagement (la deuxième voiture conduite par son père). Le 15, il put célébrer la messe de l'Assomption, faire connaissance avec des fidèles restés pour le pique-nique et officier à la procession de l'après-midi. Du lundi 26 au vendredi 30 août, les Abbés Girod et Chauvet suivirent la retraite du Pointet et le Frère Paul celle prêchée à Gastines pour les frères. Dimanche 8 septembre : rentrée des internes, avec mot du directeur et installation des élèves suivant les plans établis par le Frère Paul. Lundi 9 : rentrée des externes et début des cours, avec cette année 145 élèves dont 66 pen-

Q^endredi 29 novembre àla salh desfêtes de QÀ{arlieux

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Le courrier de La Ville

autres, le socle commun des connaissances, les programmes scolaires de maternelle, de primaire et du collège, l'enseignement moral et civique dans toutes les classes. La plupart des programmes vont encore changer dans les années à venir : ce sont les éditeurs scolaires qui déjà se frottent les mains !

science. Non, rien de tout cela n'intéresse nos gouvernants : il ne faut surtout pas délivrer des cours magistraux, imposer à l'enfant des connaissances qui ne viendraient pas de lui. Alors que tous les spécialistes signalent la corrélation entre le temps passé devant un écran et l'absence de concentration, c'est encore l'informatique qui va prendre une plus grande place. Dormez tranquilles, chers parents, la toile Internet va se charger d'éduquer vos enfants ! Les tableaux blancs vont être remplacés par des écrans interactifs, les livres électroniques vont prendre la place des bons vieux manuels. Alors que notre langue maternelle n'est plus connue, que la seule manière de l'écrire devient purement phonétique, euh, pardon : « 2 viain pur mant faune-éthique », ce sont les langues régionales qui doivent être favorisées. Nous n'avons rien contre elles, au contraire, mais elles viennent compléter la culture d'enfants maîtrisant suffisamment le français. La religion nouvelle pointe son nez avec le « développement durable ». Nous persistons à croire qu'apprendre à trier les déchets n'est pas une mission prioritaire de l'école et que c'est plutôt aux parents à donner à leurs enfants des habitudes de saine frugaUté et de respect, non de l'environnement, celui des villes et des banlieues étant assez pitoyable, mais de la nature créée par Dieu. D'un côté, on coupe les enfants du réel en le rivant de plus en plus jeunes au monde virtuel, de l'autre, on les persuade qu'ils vont sauver les ours blancs et mettant des poubelles de couleur dans leur classe. Evidemment, il faut insister sur l'égalité entre les sexes, même si on ne sait plus trop ce que cela veut dire. I l s'agit surtout d'initier les enfants dès leur plus jeune âge aux pratiques les plus immorales et de traquer celui qui oserait rappeler les règles de la simple morale naturelle. C'est ainsi que dans les lycées, les distributeurs de soda sont interdits, parce que consommer trop de sucres est mauvais pour la

Mais venons-en précisément aux priorités indiquées par M . Peillon pour la réalisation de ces commandes. I l en énumère six et voici les cinq premières (la dernière concerne les personnes handicapées) : 1. les outils numériques ; 2. le développement durable ; 3. l'égalité entre les sexes ; 4. les langues et les cultures régionales ; 5. l'ouverture sur l'Europe et sur le monde. Nous aurions pu penser que l'accent serait mis sur la maîtrise de la lecture et de l'écriture, quand plus de 20 % des jeunes reçus à la Journée d'Appel et de Préparation à la Défense ne savent pas lire ^ Ou sur la connaissance de l'histoire de son pays, l'amour de sa patrie, à l'heure de la crise morale que nous connaissons. Ou sur l'acquisition d'une culture scientifique digne de ce nom, par une vraie formation de l'intelligence et l'apprentissage des démarches rigoureuses de la
1. Sophie COIGNARO, Le Pacte immoral, Paris, Michel, 2011, page 125. Albin

Le sens des mots

santé, et que des distributeurs de préservatifs, maintenus en bon état et régulièrement approvisionnés, sont obligatoires. Quant à l'ouverture à l'Europe et au monde, elle est indispensable, mais vient après l'ouverture à son environnement immédiat, sa commune, sa province et son pays. Pour ouvrir les portes d'une maison, il faut encore qu'il y ait une maison bien solide, bien arrangée qui pourra en plus accueillir les effluves de l'extérieur et les hôtes de passage. Devant les chimères idéologiques de l'Education Nationale, gardons nos objectifs qui sont ceux d'une vraie formation de l'intelligence et de la volonté, ceux d'une conformation de tout l'être avec le Christ, le modèle de tous les chrétiens, en harmonie avec l'éducation dans la famille et sous la maternelle vigilance de l'Eglise qui continue de nous parler par ses grandes encycliques et l'exemple des saints éducateurs, tout particulièrement Don Bosco. Aidez-nous à poursuivre cette noble tâche en nous soutenant dans nos travaux d'agrandissement qui nous permettront d'accueillir encore plus d'élèves. Abbé L. Girod

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e sens des mots

T e n'ai pas hésité. Avec toute la force de ma I jeune voix et de mes poumons de vingt-cinq / ans, j'ai hurlé : « En avant ! » Derrière moi, les légionnaires ont bondi, instantanément, en hachant la jungle de rafales d'armes automatiques. Dix minutes plus tard, nous étions sortis d'affaire : le Vietminh s'était évanoui dans la jungle. » Malheureusement, cinq légionnaires étaient restés sur le sol. Nous avons brancardé les cadavres jusqu'au poste. Pendant que les camarades les installaient sur des croisillons de branchages, j'ai parlé à ces hommes sans vie que j'avais conduits à la mort. Des mots simples, très simples, je ne me rappelle plus lesquels. Ils ne m'ont pas entendu. Ils étaient déjà loin. Quelques secondes auparavant, ils avaient parfaitement compris et suivi mon exemple : « En avant ! », et ils en étaient morts. »

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Le courrier de La Ville

Le soir, j'ai repensé aux cinq légionnaires. Je commençais à comprendre la guerre et ses terribles secrets : au combat, un mot peut tuer. »

Ce récit de Hélie de Saint Marc, alors jeune lieutenant plongé dans la guerre d'Indochine, rappelle avec force et pudeur le pouvoir de la parole. Parole qui n'appartient pas aux animaux, car elle est chez l'homme la conséquence de l'intelligence, grâce à laquelle une langue peut sans cesse évoluer pour mieux remplir son rôle. La parole en effet n'est là que pour dire, pour exprimer ce qui se passe dans l'âme, mais cette relation de la parole à la pensée est complexe à bien y réfléchir, comme le laisse entendre l'expression « traduire sa pensée [par des mots]». Une traduction, ce n'est pas un décalque fidèle et infaillible de l'idée première du texte original, et tous ceux qui s'essaient à l'art de traduire se heurtent à de nombreux écueils : « traduttore, traditore ». Le traducteur n'est qu'un « traître », un arrangeur qui ne pourra rendre qu'imparfaitement l'idée d'un auteur, en adaptant plus ou moins le texte original au génie de la langue finale. Mais un travail de traduction peut être en retour très bénéfique pour mieux posséder le texte original : en voulant traduire ce dernier, on réfléchit de façon plus approfondie sur son sens, sa construction, ses nuances. I l en est de même pour la parole et la pensée : on ne peut éduquer directement la pensée I d'un autre, en voulant influer sans intermédiaire sur ses idées. Car si les j anges se communiquent le livn à eomp/éler qui vous oid • à monter voire vie. leurs pensées les uns aux autres d'intelligence à km,mmmÊÊètkismmÊÊÊ intelligence, sans signe matériel puisqu'il sont purs esprits, à nous autres hommes, il faut des expressions de visages et surtout des mots structurés dans des phrases

pour faire comprendre nos propres idées aux autres esprits. La parole aura donc une importance capitale dans l'éducation et l'instruction. À l'ère du « tout-numérique-dématérialisé », on se contente encore de professeurs en chair et en os, alors que ce serait tellement plus simple, rentable et confortable de laisser les élèves devant un écran et un DVD tout prêt, avec des cours conçus comme des reportages, bien plus colorés et variés que la tête et la voix, peut-être monotones, de l'enseignant. Il faut dire que ce dernier reste par beaucoup d'aspects une machine bien plus perfectionnée que tous les robots et drones interactifs. I l peut réagir de façon nuancée et rapide à des milliers de paramètres qui n'influeront pas sur notre lecteur-DVD-branché-directement-sur-levidéoprojecteur-intégré. Le professeur voit si « ça suit », si le petit Clovis a enfin réussi à rester cinq minutes sans toucher à sa gomme, si Anatole est en train de réfléchir à l'accord de son participe passé... On ne saurait donc trop insister sur l'apprentissage de la langue, des mots, du verbe, alors que notre monde nous noie sous les informations, sous les paperasses, sous le jargon, sous les journaux et imprimés dont on parcourt les images sans les regarder et dans lesquels on fuit tout texte faisant plus de cent mots. Pour couronner le tout, la publicité banalise affreusement à peu de frais des mots grands, des mots sacrés, qui se voient mis en esclavage, humiliés pour promouvoir la vente de pâtes dentifrices et de cirages à chaussures. On doit réagir sur tout tout de suite, il faut « évaluer », commenter, et dans ce tintamarre personne n'écoute personne d'ailleurs, qui lira ces quelques lignes ? - personne ne prend le temps d'analyser et de com-

À la recherche des définitions

prendre, si bien que l'on n'a plus soin de formuler sa pensée, de peser ses mots selon l'expression si juste. Les jeunes esprits ont droit à la paisible formation de leur pensée, dans l'ordre et l'exigence, à travers des mots éprouvés, lourds de sens, et des phrases expressives et variées. Soyons fiers d'écouter nos enfants réciter par cœur, « avec le ton » quand ils le peuvent, de beaux textes, de vraies poésies où le rythme, les images, les figures de style viennent suppléer ce que la prose ne peut exprimer, car trop souvent les mots restent en deçà de la pensée. Je vous décevrais, amis lecteurs, si je ne mentionnais pas aussi au passage l'importance des langues anciennes, maîtresses d'harmonie et de rigueur. Et que l'apprentissage du poids des mots s'accompagne de la compréhension de la valeur du silence. Dans un monde de bruit et d'impudeur, où tous étalent sans vergogne leur vie pas toujours palpitante, préservons l'élégance française, alliage subtil de grandeur, de noblesse et de simplicité pudique, qui n'est pas le moindre charme de notre Grand Siècle classique. « Des mots qui tuent, des mots qui ne peuvent rien contre la mort... La guerre rend économes de sa salive. Ceux qui l'ont connue en reviennent souvent taciturnes, car ils ont appris ce que pèse la parole. Le silence paraît alors préférable aux palabres. » ^ AbbéJ.-B. Claret

A [CL recherche des définitions
Les élèves rencontrent souvent en classe des mots dont ils ignorent le sens. C'est l'occasion pour eux d'en rechercher la définition dans leur dictionnaire qu'ils gardent toujours à portée de main. Mais une étude comparée des dictionnaires trouvés en classe de C M montre que certains ne méritent pas ce nom. Enquête sur une contrefaçon. Qu'attendre d'une définition ? La définition d'un mot nous permet de délimiter exactement le sens de ce mot (en philosophie, on dit qu'elle délimite la compréhension d'un concept, afin de le distinguer des autres). C'est la première opération intellectuelle qui consiste à savoir de quoi l'on parle avec toute la précision nécessaire. Pour un enfant, il s'agit de comprendre la réalité désignée soit par un mot nouveau, soit par un mot déjà connu (en CM, les élèves apprennent la définition d'un adjectif ou d'une pronom pour savoir les identifier sans erreur). Jean de Viguerie écrit que c'est un acte d'humilité « puisqu'il s'agit ainsi de reconnaître une vérité, et de s'y soumettre de la façon la plus parfaite possible » i . La meilleure définition est celle qui procède par genre prochain et par différence spécifique. Ainsi l'homme peut se définir comme un animal (c'est le genre) raisonnable (c'est la différence spécifique). Le Maxi Débutants de Larousse Forts de ces rappels, nous allons analyser le dictionnaire Larousse Maxi Débutants (sic ! voilà déjà du beau langage) qui s'adresse aux enfants de 7 à 10 ans.
1 - Jean de Viguerie, livret n° 1 de l'Ass. des Amis de Louis Jugnet, page 9.

1 - Hélie de Saint Marc, Les Sentinelles du Soir

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Le courrier de La Ville

Premier reproche, ce dictionnaire ne comporte que 20 000 mots, ce qui est peu par rapport au dictionnaire Larousse élémentaire des années 50 qui en contenait 43 700. Inévitablement, un enfant fréquentant nos écoles rencontrera des mots qui ne figureront pas dans son dictionnaire (citons par exemple genouillère, piéta, pigmentation, crânement ou gerfaut - pauvre Hérédia ! - qui n'ont rien de termes spécialisés).

Les introuvables définitions Mais le plus grave réside dans l'absence de définition pour beaucoup de mots. Le mot est simplement suivi d'un exemple d'utilisation suivi d'un synonyme. Prenons l'article du mot l i béralité : « n.f (Surtout plu.) I l a longtemps profité des libéralités de ses parents, de leurs dons généreux (=largesse). » Le mot n'est pas défini. Le Larousse élémentaire indiquait lui : « disposition à donner, générosité [...] Plu. Don fait par une personne généreuse. » Nous avons là de vraies définitions. Autre exemple, l'article de levage : « n.m. Une grue est un appareil de levage, qui sert à soulever des charges. » Le mot n'est toujours pas défini et les explications qui suivent l'exemple s'appliquent non au mot levage mais à appareil de levage. L'article du verbe lever donne de multiples exemples en les expliquant mais sans poser une seule vraie définition. L'enfant qui a lu l'article du dictionnaire ne sait toujours pas ce que signifie ce mot. Citons encore homérique : « adj. I l a éclaté d'un rire homérique, d'un rire énorme. » Un récit homérique est donc un récit énorme ! Parfois l'exemple seul est donné. L'enfant qui a trouvé le mot dans une phrase, trouve dans le dictionnaire une autre phrase où ce mot est employé. I l n'a rien appris de nouveau. C'est le cas pour enchevêtrement : « n.m. De la maison bombardée, il ne restait qu'un enchevêtrement de poutres et de gravats. » Ce n'est plus un diction-

Les mots ne sont plus rangés dans l'ordre alphabétique strict, car bien souvent un mot est suivi immédiatement par d'autres mots de la même famille qui ne devraient pas figurer à cette place. Ainsi, pierre est suivi de pierraille, de pierreux et de pierreries, ou encore pieux est suivi de pieusement et de piété. Parfois un renvoi indique où il faut recherche le mot, mais ce n'est pas systématique. L'ordre alphabétique en est complètement bouleversé pour un observateur attentif Même reproche pour le Robert Junior. De plus, le Maxi Débutants donne les différents sens d'un mot sans distinguer les sens propres et les sens figurés, distinction pourtant accessible aux élèves du cours moyen et combien éclairante pour comprendre toute la richesse d'un mot. Par exemple le mot perspective, qui au sens propre s'applique au dessin et au sens figuré concerne une espérance ou une crainte. Nous aurons dans le Larousse incriminé les deux sens, donnés sans aucune indication supplémentaire. Et nulle part ne figure cette distinction.

Que font nos élh

...de 6h4^ à 8/130

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naire, c'est un recueil d'exemples. Maxi Déroutant conviendrait mieux. Permettons-nous une incursion dans la théologie. Pour sacrement nous avons : « Le baptême est un sacrement, un acte important de la religion catholique ». Bref, un temps fort de la catéchèse au goût du jour et non plus un signe efficace de la grâce. Pour évêque nous trouvons : « Un évêque est un prêtre qui dirige un diocèse. » Les quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre ne dirigent pas de diocèse : ce sont donc de faux évêques ! Le manque de précision, le règne de l'à-peu-près sont ici flagrants.

de 6â4S à 8fi30 ?
que vous soyez une petite souris, très discrète et disposant d'un réseau com. plet de galeries dans l'école. Vous pourriez alors suivre nos élèves à chaque étape de leur journée, du lever au coucher, sans rien perdre de ce qui fait leur vie quotidienne à Marlieux. Chers parents, n'allez pas voir le Chat Botté pour une telle transformation, mais laissez-vous guider par cette chronique au fil des heures de la journée.
MAGINEZ

I

Pour donner aux élèves l'habitude de la précision, de la propriété des termes, autant choisir un bon dictionnaire. Pour terminer, laissons la parole à Maurras : « Le pire ennemi de la révolution pourrait bien être celui qui donne une définition à chaque mot. »

Abbé Ludovic Girod

Tout commence normalement à 6h45 par l'allumage automatique des lumières dans les couloirs des dortoirs. C'est le signal d'un lever qui devrait être prompt et d'une transhumance au pas encore incertain des élèves dans le couloir pour la récitation de l'Angelus, sous la houlette du chef de dortoir. Certains élèves, marris d'une séparation si prompte avec leur traversin, ne tiennent droit que grâce au mur. Mais il faut bientôt se redresser pour se préparer sans traîner : s'habiller, se débarbouiller, défaire son lit pour l'installer en batterie, ranger ses affaires, le tout dans un silence pas toujours monacal, et sous la vigilance du Si, le surveillant responsable pour la journée. A 7hl5 ne restent plus dans les dortoirs que les élèves préposés au ménage et qui n'ont pas fini leur service. Nous n'avons pas en

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Le courrier de La Ville

effet dans lecole une armée de femmes de ménage mais des bataillons d'élèves chargés de nettoyer tous les jours qui un couloir, qui une chambre, qui une salle de classe. Les autres élèves sont soit à la chapelle pour leur messe de classe, soit au service de messe pour un prêtre, soit à l'étude du matin, dans la salle des Pendant que le SI contrôle les résultats du ménage dans les dortoirs, le S2, le surveillant auxiliaire pour la journée, assure le calme de l'étude du matin, qui n'est d'ailleurs pas la plus chahuteuse de la journée. La sonnerie retentit à 7h45 pour le rangement de ses affaires et l'installation en vue du premier cours. Nouvelle sonnerie à 7h50 qui marque le début du petit-déjeuner dans nos deux réfectoires. Les élèves ayant assisté à la messe rejoignent alors leurs camarades. Le petit-déjeuner est pris en silence. Le pain est recouvert suivant les jours soit de beurre soit de confiture. Malgré tous nos efforts, des trafics de contrebande existent encore : « Tu me passes ton beurre et je te passerai ma barre de chocolat du goûter ». Les équipes de service terminent sans tarder quand elles sont consciencieuses et se mettent tout de suite au travail pour la vaisselle ou le couvert : à moi la douchette, à toi la raclette, à eux le torchon et les piles d'assiettes. Les autres élèves sortent en récréation devant le perron. Les canards et les poules, qui s'ébattaient tranquillement sur le gazon, comprennent qu'il leur faudra maintenant laisser leur place régulièrement à ces drôles de bipèdes bleuâtres avec des bras à la place des ailes. A 8hl5 précises, si l'élève chargé de sonner n'oublie pas de consulter sa montre au bon moment, une sonnerie appelle les élèves à la cha-

pelle pour la prière du matin. Là, sous la direction du SI, les élèves récitent trois dizaines du chapelet. Le S2 pendant ce temps surveille les élèves qui terminent leur service et passe dans les classes afin de diriger vers la chapelle les externes arrivés avant le début des cours : une petite prière à la chapelle avec les internes ne peut pas leur faire de mal. A 8h30, les élèves rejoignent leur classe respective en silence. Quant aux élèves de primaire, externes dans leur grande majorité, ils commencent aussi à 8h30 et peuvent rejoindre leur classe dès 8h20. Notre petite souris peut se reposer et casser la croûte avec les miettes de pain mal balayées du p'tit-déj : le contenu des cours l'intéresse beaucoup moins...

Coût des travaux Aile

nord du château : 60.000 Système feu du château : 40.000 Extension 1 : 1,5 M€ Extension 2 : 800.000
Réfectoire : en projet

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