Musée Guimet (Paris). Annales du Musée Guimet. 1893.

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MINISTÈRE

DE L'INSTRUCTION

PUBLIQUE

ANNALES DU

MpaÉE fê''-'i)

GUIMET ,, 'tOTBIBLlOTlÈOCE .D'ÉTUDES)

TOME

DEUXIÈME

DU

MÊME

AUTEUR

:

Mâdhava

et Mâlatî, vabhoûti, traduit avec Préface

en dix actes et un prologue de Bhadu Sanskrit et du Prâkrit, par G. STREHLY, de A. BERGAIGNE. — Leroux, 1885. drame

drame en quatre actes avec un prologue et un interPriyadarsikâ, traduit du Sanskrit et du Prâkrit, mède de Srîharchadéva, par G. STREHLY. — Leroux, 1888.

CHALON-SUR-SAONE ET ORIENTALE DE L. MARCEAU IMPRIMERIE FRANÇAISE

MÂNAVA

DHARMA

ÇÂSTRA

LOIS

DE

MANOU

TRADUITES

DU PAR

SANSKRIT

G.

STREHLY

NORMALE SUPÉRIEURE ANCIEN ÉLÈVEDE L'ÉCOLE AU LYCÉEMONTAIGNE PROFESSEUR

ERNEST.

LER^ÎJ-X^ÉDITEUR 28 28, RUE BONAPARTE, 1893

PRÉFACE

livre sanskrit est le premier Le Code des Lois de Manou Dès la fin du dans une langue européenne. qui ait été traduit une Jones en donnait en 1794, Sir William siècle dernier, où se trouvait l'état imparfait traduction anglaise qui, malgré est une oeuvre d'un très grand alors la philologie sanskrite, sont impului reprocher mérite. Les défauts qu'on pourrait luioù elle a été écrite, tables à l'époque plutôt qu'à l'auteur de rester la base de tous les même, et ne l'ont pas empêchée Dharma Sâstra. En concernant le Mânava travaux postérieurs publiait 1833, un savant français, Loiseleur-Deslongchamps, à son tour une traduction du Code de Manou, la seule qui ait ce jour. Elle est généralement jusqu'à paru en notre langue et d'une erreurs de détail, exacte et fidèle^ à part quelques du texte y sont allure élégante même les difficultés ; parfois On pourrait rendues avec un rare bonheur d'expression. non des lecteurs souhaiter seulement pour la commodité fût faciobscurs des passages indianistes, que l'intelligence Cette litée par un commentaire plus suivi et plus abondant. de la ciren 1850, a disparu 1, bien que rééditée publication Le de se la procurer. et il est difficile culation, aujourd'hui fur vergleichende Jolly a donné dans la Zeitschrift professeur 1. L'édition de 1833, que nous n'avons pas eue sous les yeux, a été reproduite en 1841 dans la collection des Livres sacrés de l'Orient publiée par Pauthier, Paris, Firmin Didot. La 2e édition a paru dans la nouvelle collection des Moralistes anciens publiée par Lefèvre, "V. Lecou, Paris, 1850.

Trûbner's Oriental Séries en 1884. il ne reste plus rien qu'à glaner après les anciens habiles d'entre les modernes. mais je dois aussi beaucoup aux excellents conseils de M. tant par la netteté et l'élégance d'une interprétation riche et impeccable. Bùhler Max Mûller et connue sous le nom dirigée par le professeur de « Sacred Books of India ». livre VIII et du début du livre IX (vers 1-102). forces. j'hésitai tant par une juste défiance de mes propres entreprise. Oxford. » Aussi lorsque mon maître et ami M. . Bergaigne. Clarendon-Press. me proposa les Annales du Musée Guimet une nouvelle traduction du Mànava Dharma destinée à remplacer celle de LoiseSâstra. main Ce soin a été confié à M. Je suis élève du regretté A. Regnaud de l'Université 1. le texte est serré de très près et traduit précieux avec une fidélité et une concision extrêmes. Edward W. suscités Après tant d'excellents ouvrages par le livre de c'était le cas de répéter un mot célèbre : « Tout est Manou. Arthur Coke Burnell a malheureusement de que la mort empêché mettre la dernière à son ouvrage. M.VI PREFACE une version allemande du (vol. à lutter contre que parce que je sentais que j'aurais toujours 1. de Milloué d'insérer dans naise. les inconvénients d'une colMalgré laboration devoir à l'unité nuire de posthume.Comme il fallait de la part d'un indianiste aussi éminent. s'y attendre ce travail est un chef-d'oeuvre. D'autre part. Regnaud. qui semble celle-ci n'en est pas moins à rendre de l'oeuvre. appelée ' services . Rechtswissenschqft III). le savant professeur lyonde la part de M. d'abord à me charger de cette leur-Deslongchamps. en a publié une traduction dans la collection 1886. en traduisant qui l'a complété les cinq derniers livres. Ces dernières années ont vu éclore encore deux tranouvelles ductions en langue La première a paru dans la anglaise. Hopkins. que par l'érudition variée du commentaire perpétuel qui l'accompagne. Elle est due à M. et les dit.

j'ai évité autant d'émailler le ligible que possible texte français de mots sanskrits. les traductions étrangères. les questions l'indianiste. le jurisconsulte peut lui demander sur la conception du droit civil et criminel renseignements humanitaire. Cette opinion a été fortement battue en brèche dans ces derniers temps. b . dans sorte le pays qui passe pour avoir été le berceau des races 1. qu'il traite d'attirer du grand public. pour qu'elles aux personnes de ces langues qui n'ont qu'une voire même nulle.PREFACE VII à le bien dire de mes devanciers. Voici les principes de mon qui m'ont guidé dans l'exécution travail. comme de Loiseleuron l'a dit. bien qu'il soit parfois plus 1. un double décalque. résultats d'un commentaire acquis et accompagnée explicatif un peu moins sobre que celui de Loiseleur-Deslongchamps. l'ouvrage européennes est dès longtemps et malgré les méDeslongchamps épuisé. de l'édition de 1850. ce qui l'original qu'à travers encore davantage traduction l'impression. il y a lieu. On a donc pensé à profit les nouvelle mettant qu'une française. Mes scrupules ont cédé suivantes. obtenir un accueil favorable pourrait auprès du grand public. Voulant avant tout que mon interprétation fût intelà tous. et que même si je réussissais faire une oeuvre àpeu près satisfaisante. et ne laissent imparfaite. Le Code des Lois de aux considérations pourtant Manou d'un caractère universel et en est un de ces livres quelque Térudit. D'autre en langues part. Le philosophe l'attention des matériaux des idées mopeut y chercher pour l'histoire rales dans l'antiquité des . je n'aurais jamais'que le mérite secondaire d'avoir suivi sans m'égarer la voie qu'ils m'avaient si magistralement tracée. après celles qui ont de faire autre chose qu'une simple réimpression paru depuis. Or. rites réels de sa traduction. méritent pas seulement qui n'intéressent le philologue. accessibles connaissance apercevoir en affaiblit excellentes ne sont pas soient.

VIII commode un terme PREFACE et simplement et plus sûr de transcrire purement 1 de de droit ou spécial religion que de lui chercher et en notre un équivalent d'être inexact qui risque langue insuffisant. et ne tiens quand à l'alphabet aucun des phonèmes hindou. pour ne pas dérouquées par l'emploi ter le lecteur. commentaire ma la plus simple et la je me sers de la graphie c'est-à-dire le son tradicelle qui reproduit plus naturelle. dévanâgaris le même verra mot figurer avec deux qu'on suivant différentes. parce qu'en français il n 'est pas d'usage de distinguer par l'écriture les deux sons de ou. dans les notes. expressions fallu recourir au système artificiel généralement la transcription Il en résulte orthographes il m'a bien admis pour des caractères en lettres latines. Par contre. en tant qu'il revendique pour fils le fils de celle-ci». de parenthèses. La valeur véritable de toutes les lettres sanskrites n'est pas toujours bien connue. Par exemple le mot putrikâ désigne « une fille qu'un père sans enfant mâle prend au lieu de fils. 2. dans la transcription des noms j'ai adopté ou autres un système propres qui n'est pas à l'abri de la criDans le texte même de tique et que je crois devoir justifier. 3 et non transcris richi et non Soudra rshi. il à sa désespérante m'a fallu remédier constamment presque concision et des paraphrases tirées du par des explications à l'original ces additions sont indihindou. tionnel ! de la lettre sanskrite il y a lieu. Je rends ce terme par «substituée » ou « déléguée. . compte propres le nôtre ne possède Ainsi pour lesquels point d'équivalents. qui ont un caractère plus savant et où j'ai été amené à titre d'éclaircissement des mots et des parfois à reproduire traduction du texte ou du commentaire sanskrits. et que d'ailleurs ce mot reparaît constamment. J'écris Soudra et non Soûdra. Enfin. je Çùdra. Tchândâla et non Cândala. légèrement qu'il se trouve 1.» ce qui n'est qu'un à peu près : il eût été plus aisé et moins compromettant de garder le "mot sanskrit. 3. Vichnou et non Vishnu. Tout en serrant de fort près le texte de Manou.

par B. je l'espère. On me cette apparente contradiction dont je pardonnera. dans tous les passages (et ils sont nombreux) qui admettent en regard de celui que j'adopplusieurs sens. qu'ils sont diverses à des conclusions assez 1. celle de Burnell et Hopkins. M. dans l'important et instructif Mémoire dont il a fait précéder sa traduction. Les notes qui accompagnent pas à pas la traduction tantôt fournissent les notions mytholon'être pas connues de tous et pour le comgiques qui peuvent on pourra recourir au Dictionnaire de plément desquelles Dowson tantôt {Classical Dictionary ofhinduMythology). . nell et surtout M. faire profiter dans une Enfin. Max Mûller. pouvaient aucun de ces arguments pris à part n'est tout à fait péremptoire et de nature à apporter mie certitude mais absolue. la traduction de LoiseleurDeslongchamps. donne par avance la raison. Fr.H. j'ai reproduit suivies tais. pour certaine mesure le lecteur des travaux de mes devanciers. Johoentgen dans un travail intitulée Ueber das Gesetzbuch des Manu M. et résolue savants par les divers qui s'en sont occupés. ont réuni en un faisceau tous les arguments et extrinsèques intrinsèques qui éclairer cette obscure question. des explications et des exemples au apportent empruntés célèbre hindou Koullouka dont j'ai presque exégète toujours suivi l'interprétation. Il faut bien l'avouer. les diverses interprétations par les autres traducteurs Il me résumer 1.PRÉFACE dans la traduction IX ou dans une citation faite en note. et par B. 1863). reste à dire quelques mots du Livre des Lois et à brièvement la question des origines et de la date du Mânava Dharma telle qu'elle a été posée probable Sàstra. M. Bur(Berlin. Bûhler. leur réunion donne aux hypothèses de ces savants un caracde vraisemblance arrivés par des voies tère d'autant un peu plus acceptable. celle de Bùhler. Je désigne en abrégé dans les notes par L.

Consulter à ce sujet l'article de Stenzler dans le volume II des Indischo Studien de Weber. d'Apastamba. par une attribution tout à fait fantaisiste du livre au Créateur luimême. surtout PRÉFACE en ce qui concerne les sources de l'ou- vrage. Loin de nous fournir aucun sur son vérirenseignement table le Mânava Dharma Sâstra débute auteur. reconnaissait que dans le cercle assez Déjà du reste le commentateur restreint hindou d'une secte Medhàtithi une sorte introduction et que que le début n'est qu'une réellement au livre IL commence l'ouvrage de lois ne manquent Les Manuels pas dans la littérature nous ont sanskrite 1. on ne peut s'empêcher la crédulité surprendre de constater à donner une origine surnaqu'elle contribuait une place à part à lui assurer turelle à une oeuvre humaine. Manou. et après avoir tracé dans les cinquante-sept vers premiers de cosmogonie. 232 sqq. il cède la parole au grand sage a appris de sa bouche le livre révélé à lui Bhrigou. détail la loi des quatre castes. de Nârada de Brihaspati. de donner préoccupée que chaque à ses secta- 1. Sans voir dans cette attribution bien conforme aux habimythologique. . et à côté de celui de Manou plusieurs Les noms de Yàdjnavalkya. de Baudhâyana. et va le leur réciter en entier. Il est dit en effet dans le préambule que les grands richis ou sages vont trouver fils de Svayambhou. Manou consent à leur requête. l'être existant et le prient de leur exposer en par lui-même. parmi des peuples un traité qui d'abord n'avait universelle croyance eu d'autorité religieuse. d'autres école dont la liste brahmanique serait a été nous prouvent longue. de été conservés. p.X analogues. une intention arrêtée de des lecteurs. et Vichnou. lequel Manou par Brahmà. tudes et aux traditions de l'Inde. à la et à imposer d'autres compositions analogues.

du sloka ou distique que l'emploi ne paraît dans la littérature sanskrite épique dont l'apparition à une date très ancienne. Chacun être reportée pas devoir des Manuels versifiés repose vraisemblablement sur un Soutra 1. décision des procès. dont l'antiquité est assez reculée Ces Soutras (M. l'administration de la justice.PREFACE XI teurs des guides et détaillés de la loi religieuse et précis morale. Les princiastronomie. La Bibliotheca Indica a imprimé les Grihya Soutras d'Asvalâyana. ainsi que le prouvent et la forme de l'exposition. que les Brahmanes de leur enarrangeaient pour la commodité en enfilades et qui. métrique. et inci2 des rois et du demment les principes de la politique gouvernement. Les ouvrages qui traitent spécialement de la politique s'appellent NîtiSâstras.-C. ou Soutras. comprenaient traitées dans les Dharma-Soutras sont les pales questions la suivantes : les règles de conduite. A l'origine il a existé un certain nombre de Traités écrits en prose aphoristique des diverses par les précepteurs écoles védiques très circonscrite dans laquelle pour l'usage de leurs élèves et dont l'autorité ne dépassait pas les limites mêmes de la secte ils étaient Ces Manuels enseignés. tant le caractère des doctrines derne. Les Soutras relatifs aux rites domestiques et aux sacrements s'appellent Grihya Soutras. Max Mûller leur assigne comme limites entre 600 et 200 avant ont servi de base aux Manuels versifiés ou J. fragmentaires. relativement qui sont d'origine plus mométriques. étymologie encore la Loi sacrée 1. phonétique. seignement d'aphorismes outre les six sciences accessoires du Véda ou Védângas. les règles de pénitence. appelés Soutras n'étaient en général considérés des que comme à humaines. et grammaire. C'étaient les institutions dans les anciens livres éparses sacrés.) rituel. Smritis . compositions purement malgré leur prétention se rattacher aux doctrines du Véda. 2.

permettait Dharma et d'entendre dérivé Mânava. son nom dans de retrouver coutumiers.XII antérieur PREFACE dont il reproduit la doctrine. considéré et des maximes des rites religieux révélateur légales . et qui avait été composé pour servir de manuel à telle ou telle école religieuse. Que le Livre des Lois de d'un ousoit un remaniement Manou sous sa forme actuelle c'est ce qui éclate aux yeux du lecteur même vrage antérieur. soit qu'ils crussent réellement aux origines l'ont mis dans un cadre légendaire. Il n'est pas impossible toutefois que l'école des Mânavas tirât' son nom de Manou et prétendit se rattacher tout particulièrement à lui. soit pour Soutra. était l'humanité. d'un Mânava Dharma le ouïes remanieurs. 2. du livre au demi-dieu En effet. par Mânava l'adjectif Sâstra le Code de Manou aussi bien que le Code des Mânavas 5. Bùhler pour son compte assez argumentation la certitude si solide et si serrée qu'il lui a donné presque d'un fait historique. une supercherie étymologique. dès les bution de l'ancêtre Manou. Proprement le richi Manou. elle est plutôt philologique que brahmanique. d'une en l'appuyant a reprise M. la thèse de M. résumée et que sans contestation thèse aujourd'hui admise Mùller. . et sacrées de l'oeuvre. écoles védiques. Max Telle est. et outre sont dont les Hindous cela. 1. Notre Mânava ciples étaient adhérents un rifacimento Dharma Sâstra ne serait donc qu'une refonte. Quant à la théorie de Manou père de l'humanité. le mythique premiers Vurmensch comme diraient les Allemands. à l'univerlui donner plus d'autorité et le rendre obligatoire salité des Aryas. le comme le fondateur de l'ordre social et moral. nous savons qu'il y Or. primordial temps. parmi les anciennes formant en avait une connue sous le nom de Mânavas une de la secte Maitrâyanîya dont les disdes six subdivisions du Yadjour-Véda Noir. de l'attril'on voit en même temps l'avantage qui résultait 1 Manou. en peu de mots.

PREFACE le moins

XIII

tant par les défauts de composition et les prévenu, du plan, que par les hors-d'oeuvre à la rigueur qui nuisent à chaque doctrines contradictoires pas et qui s'y heurtent dont le désaccord mal dans une oeuvre de s'expliquerait premier jet. On a déjà fait remarquer que l'attribution mytrahir du début semblait la préoccupation de thologique donner une autorité à une composition surnaturelle purement humaine à la croyance universelle des et par là de l'imposer dans les Dharmade pareil ne se trouve Or, rien Âryas. Tout ou Manuels des écoles védiques. Soutras, particuliers ce qui est dit dans le premier livre au sujet de la création du de l'origine des castes, ainsi que l'espèce de table des monde, matières assez maladroitement est une addiqui le termine tion postérieure, au véritable étrangère sujet 1. Ce caractère est même si sensible qu'il n'a pas laissé d'inspirer quelques à des commentateurs indiens ordinairement scrupules portés à envisager toutes ces traditions avec les yeux mythologiques d'une foi aveugle. Autant en dire du livre XII, pourrait-on un long exposé philosophique basé sur les docqui renferme trines enseignées dans les écoles Sânkhya, Yoga et Védânta. La classification des actions humaines sous trois chefs relatifs aux qualités de Bonté (sattva), de Passion (rajas) et d'Obscurité (tamas), ainsi que la longue traitant de la péroraison et de la béatitude une digresfinale, forment transmigration sion fort un Manuel intéressante de lois à coup proprement à la politique et au gouvernement consacré au plan plus directement qu'il se rattache dans sûr, mais assez déplacée dit. Le livre VII lui-même, des rois, bien général, pourrait

1. A un certain point de vue pourtant on pourrait trouver que cette cosmogonie est assez en sa place dans un ouvrage qui a la prétention d'être une sorte d'encyclopédie philosophique, morale et religieuse, embrassant tout ce qui concerne le commencement et la fin des choses, et rendant compte de l'arrangement universel.

XIV

PREFACE les matières qu'il traite un Niti Sâstra {Manuel aux conSâstra. Quant de au cours fourmillent

un hors-d'oeuvre, bien être encore se trouvant plus à leur place dans de Politique) que dans un Dharma tradictions, non seulement elles

côte à côte, sans mais encore parfois elles s'étalent l'ouvrage, entre la peine de les concilier elles, ou prenne que l'auteur de nous indiquer tout au moins qu'il quelle est la théorie Ainsi la vente au livre III, des filles interdite approuve. au livre VIII, v. 204. Même incertiv. 51-54, est autorisée ou des des femmes en ce qui concerne l'autorisation tude veuves (livre à avoir IX, des enfants Dans avec d'autres le chapitre faute une série d'expiations voyons imposer pour la même étant relié au terme de l'énumération différentes, chaque aucunepar un simple « ou bien », qui ne laisse précédent C'est comme une ment apercevoir la préférence de l'auteur. de châtiments, d'une extrême gradation qui va parfois Il paraît vraisemà une indulgence assez commode. rigueur blable en présence de doctrines d'époque qu'on se trouve un relâchement successif dans la sévérité attestant différente, des expiations aux pécheurs ; car il serait primitive imposées entre des ainsi l'alternative qu'on proposât peu admissible si différentes, le choix ne pouvant être douteux et pénalités devant nécessairement incliner vers la pénitence la plus douce. série On serait même tenté d'en inférer d'un qu'il premier conservés les uns à côté des droitement placés ou du moins au livre de Manou une pluet par suite, d'attribuer autres, Mais ce serait aller trop loin dans la ralité de composition. fait remarquer voie de l'induction. En effet, M. Bûhler que ces oppositions, médiocrement dont les commentateurs peuvent embarrassés, ne se montrent pas d'une façon s'expliquer de remaniements successifs y a eu là une malatexte, v. 57 sqq.)leurs qu'avec des pénitences époux nous

PREFACE très naturelle;

XV

un usage commun chez les suivant l'auteur, diverses cours, et Hindous, opinions ayant place en regard des donne en dernier lieu la sienne, qui est une réfutation les nécessités et la forme concise du métriques précédentes, sloka ne lui permettant pas de marquer plus explicitement celle qu'il préthéorie énoncée est justement que la dernière nous fournielle-même sanskrite conise. Enfin la littérature rait au besoin tions du Code rédacle témoignage qu'il a existé plusieurs à un de Manou. Outre qu'il est fait allusion

Brihan Manou (le grand Manou) et à un Vriddha Manou (le vieux Manou), on connaît aussi la tradition laquelle d'après le Livre des Lois aurait existé originairement en 100,000 vers, à 12,000 réduits en 1,080 chapitres, successivement arrangés notre fils de Bhrigou, et à 4,000 par Soumati, par Nârada Cette tradition texte lui-même n'ayant que 2,685 slokas. un fonds probable cache sous ses extravagantes exagérations Sanhitâ sous indiquer que la Manou anneau et le plus parfait actuelle serait le dernier et de remaniements de recensions successives d'une chaîne d'étad'un texte primitif, sans qu'il soit possible progressifs est dû à un seul blir avec certitude si le rifacimento définitif ou s'il porte la trace de ce qui est vraisemblable, remanieur, de vérité; sa forme elle semble faites par des mains diverses. retouches plusieurs à part a conquis une place Le Mânava Dharma Sâstra de lois dont la littérature hindoue tous les Manuels parmi est si riche, et les raisons de cette prééminence sont aisées à du livre à Manou ait été l'effet déterminer. Que l'attribution d'un ait du né été la faveur publique, ou qu'elle gagner confusion été le résultat involontaire entre le nom héros mythologique et celui de l'école religieuse où était le Mânava Dharma en un mot que la légende ait Soutra, tout d'une pièce, ou qu'elle se soit formée petit fabriquée pour d'une habile calcul

XVI à petit,

PREFACE

la vénération à l'ancêtre justement qui s'attachait de l'humanité a rejailli sur l'oeuvre dont on lui primordial attribuait la paternité. Les légendes qui de bonne heure se sont groupées autour de son nom et se sont de plus en plus avec le temps, la popularité dont le développées expliquent Code de lois a joui parmi les Hindous. Les accessoires mythologiques qui y ont été rattachés après coup, tout en nuisant à la régularité du plan, à ne considérer les choses qu'au point de vue purement littéraire et humain, devaient en imposer au public brahmanique, étaient pour lequel toutes ces légendes de foi, et qui admettait des articles leur autorité sans la discuter. et L'esprit religieux qui anime les pages du début celles de la fin donne à l'ouvrage un caractère de grandeur sereine et majestueuse le respect du croyant qui commandait et faisait de l'ouvrage non pas seulement un livre entier mais le livre par excellence. quelconque, Ajoutons que d'autres mérites concouraient à lui assurer la particuliers faveur son arje veux dire son caractère générale, complet, son intelligibilité, et, dans une certaine régulier, rangement son esprit et son bon sens pratique, bien mesure, juridique au point de vue du droit, que M. Bûhler le déclare inférieur, et de Nârada. Ce fait aux traités analogues de Yâdjnavalkya selon lui par cette hypothèse que la Manou Smriti s'explique de à une époque où le traitement a été rédigée systématique pas encore les progrès atteint un grand degré a faits à une époque plus récente dans les que cette science Enfin le livre de Manou a pour écoles juridiques spéciales. un intérêt tout spécial, nous autres que parce Européens théocramieux que tout autre il reflète la vieille civilisation et philosophique du monde l'esprit religieux tique de l'Inde, la vie sociale et morale de la race hindoue ; et brahmanique, la science du droit avait mais n'avait commencé, ni réalisé de perfection,

PREFACE l'on n'a pas de peine

XVII

à croire, M. Burnell comme l'atteste l'administration encore (Introd., p. xvi), que de nos jours de l'Inde anglaise avec les judiciaire essaye dans ses rapports de se baser sur le Code suranné de Manou, tel que indigènes l'a fait connaître au siècle dernier la traduction de Sir William Jones. Quelle est l'époque de la composition du Mânava probable Dharma Sâstra? Ici encore à des conjecon en est réduit les hypothèses se restures, et toutes que l'on peut former sentent de la désespérante incertitude qui règne dans toute la chronologie Sir William hindoue. Jones lui attribuait une très antiquité (entre 1200 et 500 avant J.-C). Chézy et inclinent dans le même sens. Mais Loiseleur-Deslongchamps il y a une tendance à ramener les proaujourd'hui générale ductions de la littérature hindoue à des dates beaucoup plus de notre et celles Sir rapprochées époque, que propose William Jones nous paraissent M. Bùhler se inadmissibles. basant sur l'emploi du sloka épique, indique comme terminus a quo l'époque des grandes du Mahâbhâépopées indiennes là date de ce poème flotte elle-même rata. Malheureusement a établi que le Mahâbhârata était dans le vague. M. Weber connu de Dion Chrysostome dans la deuxième moitié du siècle de notre ère et que Mégasthène qui était dans premier l'Inde en 315 avant J.-C. n'en parle point; tirant un argument il en conclut de cet auteur, que la date probable du Mahâbhârata doit être placée entre les deux. D'autre incontestable des traités de Yâdjnavalkya part la postériorité ad quem, et de Nârada donnerait selon M. Bûhler le terminus qu'il fixerait vers 500 de notre ère. Le commentaire un de l'exéMedhâtithi fournit gète hindou assez précieux. Ce savant vivait, 1. Cet argument est assez peu probant. encore selon de repère point toute vraisemblance, du silence' haute

XVIII

PREFACE les leçons fréquemment dont quelquesprédécesseurs, ». Ce de « très anciens qualité trop aventurée que d'admettre il cite

au IXe siècle de notre ère, et et les opinions variées de ses uns sont mentionnés avec la n'est donc pas une hypothèse avec M. Bùhler que ceux de trois

de la sorte devaient qu'il désigne être antérieurs ou quatre cents ans. Si donc au VIe ou Ve siècle de notre ère le texte de Manou était déjà 1 assez obscurci des gloses et des commenpour nécessiter et si les interprètes ne s'accordaient taires, plus entre eux on peut en inférer sans trop sur le sens de certains passages, lui-même à une date remontait l'original faites Enfin' certaines mentions sensiblement plus ancienne. ou Grecs), désignant celle des Yavanas (Iônes par Manou, sans doute les Gréco-Bactriens, des successeurs sujets des Sakas et des Pahlavas, dont le d'Alexandre, (Scythes) de Parthavas, nom indigène nom serait une corruption des déterminent M. Bûhler, dont nous résumons ici la Parthes, à assigner savante comme limite la plus haute à discussion, témérité que du Mânava Dharma Sâstra le troisième siècle l'antiquité avant notre ère. C'est donc dans une époque flottant entre 200 avant J.-C. et 200 après, que se placerait la composition du Code de Manou. un peu différents, Par des arguments M. Burnell est arrivé assez analogues à des conclusions à celles qu'on vient d'énoncer. Toutefois il serait porté à rapprocher encore des temps modernes les limites entre le Mânava Dharma lesquelles Sâstra date aurait été écrit. Il a même essayé avec une précision plus rigoureuse; d'en déterminer la mais les preuves de

1. Les gloses ne prouvent pas toujours que l'obscurité d'un texte résulte de son ancienneté. La concision inhérente à l'emploi du sloka les rendait nécessaires, et elles peuvent très bien avoir été contemporaines du texte. 2. Ces arguments perdent de leur valeur si on admet la théorie des rédactions successives.

PREFACE sur

XIX

il s'appuie ont un caractère lesquelles beaucoup trop considérer comme à conjectural pour qu'on puisse acquis l'histoire les résultats il est parvenu. Voici les prinauxquels : nous avouons qu'elle ne cipaux points de son argumentation nous a guère convaincu. Les doctrines de philosophiques Manou sont directement du fameux système athéiste inspirées attribué au sage Kapila. aurait Sânkhya Or, cette doctrine fleuri 1 entre 100 avant J.-C. et 700 de notre ère, époque à elle fut supplantée Védânta. D'autre laquelle par le système de Medhâtithi part le témoignage précédemment rapporté donne à supposer au Ve ou au que le texte de Manou existait VIe siècle de notre ère. L'addition du chapitre VII concernant la politique et la conduite des rois, qui forme un accessoire étranger aux anciens Dharma Soutras, que prouverait le livre a été composé de manuel à un roi, et pour servir à quelque vraisemblablement roi puissant et protecteur des Les troubles lettres. l'Inde au premier siècle qui désolèrent à rejeter après cette époque la date de la du Dharma Sâstra et à la placer entre 100 et composition 500 après J.-C. Établissant alors un rapprochement entre la de Mânava portée par une des écoles religieuses dénomination du Yadjour-Véda des sectateurs Noir et le titre de Mânavya des sur les inscriptions les rois de la dynastie que prennent Tchâloukyas, et l'inspirateur le fondateur M. même Burnell oeuvre de cette serait d'une porté à voir le protecteur telle que le Code de Manou dans Poulakésî ou Polakésî, de notre ère forcent

et les que solides, conclusions sont beaucoup trop aventurées de les adopter sans scrupour qu'il soit possible 500 après J.-C. est une date bien récente pour pule. D'ailleurs ingénieuses aboutissent 1. Cela n'est pas absolument sûr.

vers qui florissait Ces hypothèses

500 après sont plus elles auxquelles

dynastie, J.-C.

XX un traité testable.

PREFACE

un cachet d'archaïsme inconqui porte par endroits Il est plus prudent de se résigner à une indication des deux termes extrêmes entre lesquels approximative peut se placer la rédaction de notre texte, sans vouloir en déterminer la date avec une précision avec l'absence incompatible absolue La plupart des arguments historiques. qu'on invoque pour obtenir un point de repère chronologique a silentio sont des arguments dont la valeur est toujours contestable. Ainsi nulle part Manou ne mentionne expressément le Bouddhisme, à moins qu'on ne veuille considérer la de nâstika d'un autre monde, qualification athée) (négateur de Sâkyacomme spécialement dirigée contre les sectateurs Mouni. Si l'on voulait tirer une conséquence de cette omisde documents Dharma Sâstra en conclure sion, on pourrait que le Mânava comme est antérieur au Ve siècle avant J.-C. (en admettant 477 avant notre ère). date probable de la mort de Bouddha M. Johoentgen le remarque (p. 84, op. cit.) : « Jusqu'au d'Asoka (263 avant J.-C.) les Bouddhistes temps une des nombreuses sectes avec lesconstituaient seulement avaient à lutter. Il serait orthodoxes quelles les Brahmanes donc plus que téméraire de rejeter au Ve ou au VIe siècle avant notre ère toute oeuvre de la littérature indienne qui ne » mentionne pas les Bouddhistes. Sous sa forme actuelle le texte de Manou renferme d'assez nombreuses obscurités. Les nécessités l'obligation métriques, du dans les limites étroites de renfermer chaque précepte Mais comme donnent parfois à la pensée une concision distique, sante. Aussi de bonne heure ce texte a-t-il suscité même de nombreux ancien commentateurs commentateur dont 1. le nom nous soit parLe plus embarrasdans l'Inde

1. Du reste l'usage des commentaires est constant dans l'Inde pour tous les ouvrages de même nature, lors même qu'ils sont d'une clarté relative.

Après lui vient Govindarâdja Manutïkâ est inconnue. tout en lui reprochant à choisir entre et aussi une certaine indécision contradictoires qu'il cite. Mais le Koullouka des exégètes du Dharma Sâstra est plus fameux auteur de (Kullûka-bhatta 1) fils de Divâkara. une des principales à raisons qui ont contribué la rendre populaire. 1000 après J. mais qui Nârâyana n'a certainement pas dû écrire plus tard que dans la deuxième moitié du XIVe d'un est l'auteur commentaire siècle. l'obscurité les opinions auteur d'une fils de Mâdhava. Il était Bengali de naissance et écrivit son oeuvre à Bénarès au XVe siècle. ont joui . Burnell le croit originaire comme tandis que M. Bùhler incline à lui donner le Kachmir fort étendu lui avait valu le surnom Son savoir lieu natal. dont M. .-C. la diffusion. on place son existence (Vârânasï) Le texte établi par lui aussi bien que le commentaire qui et jouissent encore dans l'Inde d'une Pourtant M. c'est qu'elle a été écrite et approuvée à la ville sainte et le grand littéraire des centre Bénarès. oeuvre n'est que la réédition de celle de Govindarâdja. M. intitulé Manvarthavivrti des significations de (Élucidation ou Manvarthanibandha de Manou) (Traité des significations Manou).PRÉFACE venu est Medhâtithi XXI d'un Manufils de Vîrasvâmin. Jolly suppose qu'il vivait au XIIe ou au XIIIe siècle de notre ère. la date ( tïkâ = bhâshya ). Bhatta est un titre honorifique porté par les savants. Suivant M. la Manvarthamuktâvali (Collier de perles des significations de Manou). Jolly estime que son popularité exceptionnelle. son érudition. dont la date est difficile à déterminer. Bûhler. de On s'accorde à louer la richesse de sans-pareil (asahâya). bhâshya (commentaire qui vivait entre du Dekhan. auteur 900 et de Manou). l'accompagne 1.

de la traduction de Sir William anglaise .-C. et d'une oeuvre toute moderne et sans enfin Nandana. dans un certain Le Mânava Dharma Sâstra a été conservé de caracvariétés nombre de manuscrits écrits en plusieurs tères. Bùhler la fin du XVIe ou le commencement du XVIIe siècle) . Cette édition a le mérite Calcutta. 1830-1833. d'exécution qui est une merveille calligraphique. Jolly.XXII Hindous. Râghavànanda de Manou) qui suit (Clair de lune des significations la Manvarthamuktâvali le place vers simplement (M. 5° Celle de M. C'est le texte de M. écrite de la main même possède de ce savant. Jolly que nous 1825. recommandable et la beauté lequel le texte a été établi. nous l'avons dit. auteur valeur. d'une Jones. de l'Hindou Babû-Râm. Koullouka qui a établi le premier dans notre siècle. que par la correction de l'exécution matérielle. 1887. 2° Celle de Sir G. publiée à Calcutta. de reproduire in-extenso le commentaire de Koullouka. devancier Après logique candrikâ Ce savant Medhâtithi. Koullouka PREFACE le proclame d'ailleurs inférieur à son se placent encore dans l'ordre chronod'une Manvarthaauteur Sarasvatî. accompagnée Haughton. que de la correction. 4° Celle de Jîbânanda ou Jîvânanda. Malheureusement l'exécution laisse un peu à typographique tant au point de vue de la netteté désirer. dans la collection des Dharma 1874. C'est. Sâstras. Les principales sont : 1° L'édition 1813. Guimet la copie du texte. reproduction Le Musée 3° Celle de Loiseleur-Deslongchamps. éditions Il a paru plusieurs textusreceptus. publiée dans la Trùbner's Oriental autant par le soin critique avec Séries.

PREFACE avons XXIU suivi dans notre traduction. On trouvera avant l'index une liste. ses où l'auteur » raisons pour republier de Manou. de lumière nouvelle » Sept fascicules ont déjà paru et le Pandit en est encore au » milieu de son introduction dans laquelle il discute l'iden» tité de Manou. sauf en deux ou trois passages où nous avons préféré la leçon autorisée . d'en profiter. heureusement peu étendue. les renvois bien aux notes 2 qu'au texte même de la traduction. d'errata qui nous ont échappé dans la correction des épreuves. précédée « explique écrite en sanskrit et en hindi. Enfin YAnnual de la Société de Bengale Report asiatique édiannonce dans son numéro de février 1892 une nouvelle tion du Mânava Dharma Sâstra Bhîma Sena par le Pandit d'une longue et importante introduction Sarman. par Koullouka nous avons eu soin d'ailleurs de signaler en note ces infractions à la règle que nous nous étions proposée. et promet de l'ouvrage » jeter beaucoup dans son commentaire. Les numéros des notes correspondent à ceux des vers. pour qu'il nous ait été possible Un index 1 placé à la fin de ce volume permettra au lecteur toutes les indications dont il pourrait de retrouver facilement de cet index se rapportent aussi avoir besoin . . Malheude notre travail reusement était déjà trop avanl'impression du cée lorsque nous avons eu connaissance de la dissertation savant indien. 1. 2. du l'objet » Livre des Lois et autres questions de ce genre ». la date à laquelle il a dû écrire.

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aliments permis ou défendus Aliments ou défendus . Sacrements . . Suite des Lois civiles et criminelles Castes mêlées . Devoirs. 133-156 157-170 171-200 201-255 257-304 305-323 325-363 365-383 LIVRE X. Causes permis et Purifications d'impureté .TABLE DES MATIÈRES Pages LIVRE I. Mariage et Devoirs religieux Les Devoirs du Maître de maison . Temps de détresse Pénitences et Expiations des Ames . Subsistance. VIL VIII. La Création. noviciat Le Maître de maison . LIVRE IV. des femmes l'Ascète L'Ermite. Occupations des castes . devoirs moraux. LIVRE XII. Béatitude finale Transmigration 1-20 21-55 57-95 97-131 LIVRE V. initiation. LIVRE XI. LIVRE III. étude du Véda. Résumé des matières contenues dans l'ouvrage Fondement de la Loi. LIVRE LIVRE LIVRE LIVRE VI. LIVRE II. L'Héritage . Le Roi Lois civiles et criminelles Devoirs des Époux . IX.

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Grands Sages s'approchèrent de lui. C'est à ce premier de tous les Manous qu'est attribué le Livre des Lois. dont le pouvoir est sans bornes. Les castes intermédiaires sont celles qui sont issues du mélange 1 . certains manuscrits en insèrent un autre dont voici le sens : « Ayant adoré le Brahme existant par luimême. 2. Le plus ancien de ces Manous est Svàyambhuva issu de Svayambhû (l'être existant par lui-même). 1. mot masculin qui désigne le créateur de l'univers. « Bienheureux ! Daigne nous exposer exactement et de toutes les castes (principales) et des par ordre les devoirs castes intermédiaires. Vaisyas et Soudras. matières contenues l'ouvrage.—Dûment : on peut aussi rattacher cet adverbe au verbe suivant. dite Manvantara (un âge de Manou). lui tinrent ce langage : 2. Manou était les absorbé dans la méditation. —Avant ce premier verset. l'absolu. — Absorbé dans la méditation : mot à mot « ayant une seule fin ». qui est l'identité du moi avec l'âme suprême.000ans. Kchatriyas. dont chacun gouverne la terre pendant une période de 308. et l'ayant dûment salué. je vais dire les diverses lois éternelles promulguées par Manou. 1. » J'emploie la forme Brahme pour traduire brahman. — Les Grands Sages : le nom de rshi (sage) désigne les personnages inspirés auxquels les hymnes védiques ont été révélés. Manou : ce nom désigne quatorze ancêtres mythologiques de l'humanité. Il y en a plusieurs classes parmi lesquels on distingue les Grands Sages ou Maharshis au nombre de sept. mot neutre qui désigne le dieu suprême impersonnel. et Brahmâpour traduire brahman. Les castes principales : c'est-à-dire Brahmanes. assis.720.LES LOIS DE MANOU LIVRE Résumé des PREMIER dans La Création.

C'est ainsi que traduit Loiseleur. Alors l'auguste par lui-même. air. Parut « sous la forme du monde sensible ». Les trois premières castes sont appelées doija.2 LES LOIS DE MANOU tu connais les effets. lui qui n'est Être existant 6. des autres. traduit par « déploya sa propre splendeur ») semble un jeu de mots étymologique pour expliquer Svayambhû. On peut aussi faire de Svayambhuvah un adjectif se rapportant à vidhânasya : le sens est alors « ce système universel existant par lui-même ». c'est-à-dire régénérées par le sacrement de l'initiation. consulter les Essais de Colebrooke. la nature comme cause primordiale de tout ce qui est. L'adverbe dûment peut aussi être rapporté au verbe qui signifie vénérer. 7. [Je désignerai par L. incompréhensible. Toi seul en effet. 6. feu. Ce dernier représente une des six écoles philosophiques de l'Inde et a été fondé par le sage Kapila. conformément au système Sankhya. 7. 3. parKull. répondit sans rien 5. par B. Cette qualification désigne quelquefois plus particulièrement la caste brahmanique. 4. par une confusion volontaire des racines bhâ briller et bhù être. parties tures. Les commentateurs s'accordent à expliquer tamas par mùlaprakrti. inconcevable 4. parut spontanément. son énergie. Cet (Être) subtil. Ce (monde) était obscurité.] L'Être existant par lui-même: c'està-dire Brahmâ. H. Tamobhutam : « consistant en ténèbres ». . parut ayant déployé grands les ténèbres. éther. de distinctif. au raisonnement et à la perception. Sur les doctrines philosophiques des Hindous. pour dissiper sans seul peut percevoir. cet (univers) sous la forme des développant pas développé. et le but de cet ordre universel vraie nature (établi par) l'Être » et insondable. 5. la traduction de Loiseleur. que l'esprit renfermant en soi toutes les créadistinctes. eau. le commentaire de Kullùka. éternel.. Celui dont le pouvoir à tous ces Sages magnaest sans bornes. deux fois nées. celle de Burnell et Hopkins. On peut aussi réunir mahâbhûtàdi à vrttaujàh et en faire un seul composé de dépendance : le sens serait alors : « Ayant déployé son énergie sur les grands éléments et les autres (principes) » — par « grands éléments » il faut entendre les cinq suivants : terre. ô Seigneur. éléments et autres. celle de Bùhler et par B. existant de lui-même. après avoir rendu : « Écoutez ! » nimes leurs salutations. échappant comme complètement dans le sommeil. Ainsi dûment interrogé par eux. la 3. Svayam udbabhau (que L. inconnaissable.

N. et entre les deux l'atmosphère. 90.-O. il faut entendre ici par le mot année une année de Brahmâ. Les huit points cardinaux: S. etc. Svayam fait allusion au nom de Svayambhû dont Brahmâ est l'incarnation première.. Dans cet oeuf le bienheureux demeura toute une année. Voulant créatures. il en Nara..-O. 10. Cette (semence) que le soleil.-E..LES LOIS DE MANOU 3 il tirer de son corps les diverses 8. l'homme. de lui-même. Les eaux sont appelées Nârâs. c'est-à-dire « rien qu'en le voulant ». mais aussi à des mortels ayant un caractère de sainteté. a pris le nom de Nârâyana. 13. Sur la durée de celle-ci cf. Purusha : allusion à l'hymne Purusha attribué à Nârâyana. d'abord par la pensée produisit semence. . De ces deux moitiés il fit le ciel et la terre. (première) fermant en soi l'être et le non-être. S. devint un oeuf d'or. c'est-à-dire les quatre principaux. et les huit points et l'éternel cardinaux.— Tous les mondes ou suivant L. Nara. la cause première c'est l'Ame suprême. Brahmâ. le Paramâtman. De cette cause renindistincte. un germe ». On peut aussi traduire « dans lequel naquit spontanément Brahmâ». 10. dans lequel il naquit lui-même „(sous la forme de) le père originel de tous les mondes. E. 8. Suivant Kull. le prototype de l'humanité. 9. Lui-même ou encore « spontanément ». Le bienheureux : terme de vénération d'un emploi fort général : il s'applique non seulement aux divinités telles que Vichnou. Brahmâ. 11. Ce mâle. le v. Dans les anciennes légendes théogoniques connues sous le nom de Purânas. ce surnom désigne ordinairement Vichnou.. il divisa de sa seule pensée. est issu ce Mâle connu dans le monde sous le nom de Brahmâ. puis.-E.. « tous les êtres ». et y déposa sa les eaux. S. séjour des eaux. aussi brillant 9. par l'effort l'oeuf en deux. L. Explication par un jeu de mots du nom de Nârâyana (qui a pour séjour les eaux). 13. désigne ici l'homme par excellence. Rig Véda. 11. — Sa semence ou bien d'une façon plus générale « une semence.. 12. 12. traduit : « Ayant résolu dans sa pensée de faire émaner. ». car elles sont filles de 10. Par la pensée.. comme elles ont été son premier séjour (ayana). et les quatre intermédiaires N.. éternelle. 72 du même livre. 0. etc. N. — On peut aussi entendre abhidhyàya par « après avoir médité ». — Suivant les commentateurs.

(et les) combinant il en créa tous les êtres. : « Et parce que ces six molécules imperceptibles émanées de la substance de cet Être suprême. et tous les (objets) les cinq et successivement les trois qualités. « qui existe par sa nature et n'existe pas (pour les sens) ». Et aussi le grand (principe). lui qui perpétuellement 14.».4 LES LOIS DE MANOU en soi l'être il tira l'Esprit. . tels que l'éther. qui possèdent matérielles. Les grands éléments ou tout bonnement « les éléments ». L. L. et tamas l'obscurité. l'ahankâra ou sentiment du moi et les cinq tanmâtra ou éléments subtils qui produisent en se transformant les éléments plus grossiers. se joignent à ces éléments et à ces organes des sens ». L. etc. des sens qui perçoivent les. traduit «gouverneur». 15.. De lui-même: toujours le double sens de âtman qui est à la fois un substantif signifiant « l'âme. rajas la passion. ipse. (Prenant) avec des élédont le pouvoir est illimité. ces six principes sont-ils tout simplement le manas ou sens interne combiné aux cinq grands éléments.. pour prendre une forme. le feu. L. l'âme. H. le moi » et un pronom réfléchi.choses organes subtiles de ces six (principes) des particules 16. v. le mahat est appelé aussi l'intelligence (buddhi). traduit : « Comme les éléments subtils des formes corporelles de cet un dépendent de ces six. comme tous ceux qui émaillent le texte de Manou : çri et çarîra n'ont aucun rapport. tiles. de la personnalité a conscience 15. suivant Kull. Du reste on pourrait rapporter mahàntam à âtmânam. — Les trois qualités sont celles qui sont ênumérées au livre XII. « moniteur». Suivant Kull. Peut-être. les Sages ont appelé sa forme visible corps (çarîra). la bonté. les sages. comme le remarque B.. « qui est et qui n'est pas ». De lui-même il tira le sentiment du moi qui et de l'Esprit et le non-être. B. Jeu de mots étymologique sans aucune valeur. le mahat est appelé l'âme « parce qu'il est produit par l'âme ou bien parce qu'il rend service à l'âme ». subtiles 17. 16. ments (tirés) de lui-même. Et parce que ces six (sortes de) particules (émaentrent nées) du corps de Brahmâ (cri) dans ces (créatures). H. B. H. avec les grands éléments 18. 17. traduit ici par l'âme suprême (?) — L'épithète de sadasadâtmakam. 18. « le grand âtman ». l'air. «qui est à la fois réel et non réel». — La forme visible mûrti. La grand principe.. — Abhimantar est traduit dans le Dictionnaire de Saint-Pétersbourg par «celui qui désire». et qui est maître . B. crée tous les êtres. renfermant 14. 11 est obscure . suivant B. 24: sattva. Ces sise principes sont. Je traduis par cette périphrase à défaut d'un synonyme de corps. H. l'eau et la terre. déjà employée au v. C'est ce (corps) que pénètrent subainsi que l'Esprit par (ses) particules (leurs) fonctions.

— Karmâtmanâm. Du feu. On voit que les Védas sont des espèces d'entités divines. le premier a une qualité. tangibilité.— Les trois Védas. ils sont éternels et sortis de la bouche de Brahmâ à chacun des âges successifs (kalpa) de la création. v. Chacun d'eux acquiert la qualité de celui qui le préet possède. — Les Sâdhyas sont une classe de divinités inférieures . Rig-Véda. l'air a deux qualités. 20. lités proportionnel à son rang dans la série. invisible ». Ainsi l'éther n'a qu'une qualité. Et le Seigneur créa la troupe subtile des dieux doués de vie. l'Atharva-Véda . ou « dont la divinité dépend de l'accomplissement du sacrifice. couleur. Il exprima : dudoha signifie littéralement «traire». c'est-à-dire «qu'on ne peut percevoir parles sens. son. du vent et du soleih il exprima pour l'accomdu sacrifice le les trois Védas éternels. le second la même qualité plus une autre. Les sept principes : le texte porte purusha « mâle ou esprit ». les stations lunaires. Peut-être faut-il prendre karman au sens de sacrifice. le son et la tangibilité. ce vers signifie que dans la série des éléments. son. la terre enfin. ainsi que le sacrifice éternel. le feu en a trois. Chacun d'aux : c'est-à-dire « de ces éléments». Subtile. les divisions du temps. c'est-àdire ici principe créateur. le composé signifierait alors « dont la nature est le sacrifice ». qui ne subsistent que par le sacrifice ». 20. Suivant un autre mythe. plus l'odeur. 22. Leur nombre varie suivant les autorités : il est de douze ou de dix-sept. il y en a un quatrième qui n'est pas mentionné ici. ce dernier est d'origine plus récente. le son. ils personnifient les rites et prières des Védas et habitent avec les dieux ou dans la région intermédiaire entre le ciel et la terre. etc. . Ces sept purusha sont d'après le commentaire: le manas ou sens interne. plissement appelés le Yadjour-Véda et le Sâma-Véda. Des particules constitutives subtiles naît ce (monde) cipes tout-puissants (sorti) de périssable l'impérissable. du 21. expression obscure. 23. 23. tangibilité. Dans le commencement il régla d'après les paroles de chaque chose Véda le nom. Le temps. 19.. couleur. 16. 22. 24. l'ahaùkâra ou sentiment du moi et les cinq tanmâtra ou éléments subtils. saveur. ainsi que le remarque B. l'eau en a quatre. la fonction et la condition individuellement.LES LOIS DE MANOU 5 de ces sept prin19. les quatre précédentes. dont la nature consiste dans l'action et des Sâdhyas. de quacède immédiatement un nombre dit-on. cf.

les montagnes. 26. il créa cette dans son désir de donner l'existence création. doux ou cruel. 31. Mais pour distinguer ces conditions et donna aux créatures opposées deux l'injuste. La multiplication des individus : c'est-à-dire » pour propager l'espèce . La fonction chaque est aussi celle que cet (être) a spontanément (être) à l'origine créé. il sépara le juste de les actions. corps (prennent) des individus il fit sortir 31. le Vaisya et le Soudra. Périssables. Doués d'un corps (dehin). ou si on préfère. Brahmane. de ses cuisses et de ses pieds le le Kchatriya. les planètes. adharma. le désir. à deux. Le caractère nuisible à chaque ou méchant. . Suivant Kull. vrai ou faux. la colère . celui-ci subséquentes). prise au fur et à mesure qu'il était de nouveau ou inofîensif. (lors des créations des saisons celles-ci 30. Mais avec les atomes périssables a été formé dans l'ordre tout cet (univers) dont on a parlé. régulier. prennent des existences) les (êtres) doués d'un (dans la succession chacun leurs fonctions propres. telles que le plaisir et la peine. 27. c'est-à-dire les créatures animées . c'est-à-dire que chacun accomplit les actes ou les fonctions qui conviennent spécialement à la forme sous laquelle il renaît. des cinq (éléments) 27. le plaisir. qu'il a assigné vertueux s'est imprimé en spontanément (être) lors de la création. — les fonctions (karman). Le juste et l'injuste: dharma. et ainsi de suite. à ces êtres. L'ascétisme. les mers. à laquelle le Seigneur a attaché 28. 29. les lieux accidentés. De même que dans la succession d'elles-mêmes leurs attributs ainsi distinctifs. la vertu et le vice. Mais pour la multiplication de sa bouche. 25. 26. les fleuves. — La plaisir et la peina. 30. etc. le devoir et le non-devoir. la faim et la soif.6 LES LOIS DE MANOU les plaines. cette épithète fait allusion à la transformation des éléments subtils (tanmàtra) en éléments grossiers ou grands éléments (mahàbhûta) : c'est à cause de ce changement qu'ils sont appelés périssables. etc.•rémunération complète comporterait encore l'amour et la haine. le froid et le chaud. et la parole. de ses bras.

leur nom qui signifie « qui se meut dans les eaux » rappelle le mythe grec d'Aphrodite. sortes d'oiseaux . Les Gandharvas sont les musiciens célestes. On pourrait aussi en faire un composé possessif : « ceux qui ont leur demeure parmi les dieux. Les Manous. Les Nâgas et les Sarpas sont des demi-dieux ayant la face d'un homme. Les Apsarâs sont les nymphes du paradis d'Indra. désireux de produire des êtres. entend par là les « classes des dieux ». A mon tour. Les Souparnas.LES LOIS DE MANOU 32. Yakchas. et celui qui règne actuellement est le septième. 34.moitié dans cette (femelle) il engendra femelle. tourmentent les ermites et se repaissent de chair humaine. Virâdj.. Les Yakchas. Pratchétas. Moitié mâle : c'est-à-dire qu'une des moitiés du corps devint un mâle. 79. ô les meilleurs que ce mâle avoir pratiqué les austérités. des Dvidjas. 37. me créa spontaVirâdj. Mais sachez. 32. Deodnikâyân : B. Poulaha. c'est-à-dire les créateurs successifs dans les divers manvantaras sont au nombre de quatorze. 37. — La subordination des castes hindoues a pour fondement cette provenance des diverses parties du corps de Brahmâ. les Râkchasas. le Seigneur moitié mâle. Marîtchi. sortes de génies au service du dieu des richesses Kouvera. Anguiras. 36. les dharvas. Sages seigneurs 35. « pour la prospérité des mondes ». » — Les sept Manous. nément. Poulastya. dix je créai d'abord Grands des créatures. et Nârada. Leur roi est Vasouki. 33. les dieux. troublent les sacrifices. les AsouraSj les Nâgas et les Sarpas. tou. elles jouent souvent le rôle de tentatrices auprès des ascètes que leurs austérités ont rendus redoutables aux dieux mêmes. Les Asouras sont les démons ennemis des dieux. Ceux-ci créèrent de splensept autres Manous pleins les demeures des dieux et les Grands deur. après moi le créateur de tout cet (univers). KraAtri. Vasichtha^ Bhrigou 36. l'autre moitié une femelle. comparables aux Titans des Grecs. v. la coiffe et le corps d'un serpent. après avoir pratiqué de très rudes austérités. et les diverses classes des Mânes. les Ganles Apsarâs. D'après le Râmâyana et les Pourânas. à moins qu'il ne faille entendre avec B. Sur la période dite Manvantara. qui peuplent la région infernale appelée Pâtâla. Sages doués d'une puissance illimitée. les Pisâtchas. Divisant son propre devint corps en deux. Les Râkchasas et les Pisâtchas sont des démons qui hantent les cimetières. elles sortirent de la mer que les dieux et les démons barattaient pour obtenir l'ambroisie .cf. Souparnas 7 humaine ».

les poissons. Naissent d'un oeuf les oiseaux. 41. 44. espèces qui vivent sur terre ou dans l'eau. Le bétail. mais ce nom désigne aussi les ancêtres décédés (les Mânes des Latins) auxquels on offre des sacrifices funéraires consistant en boulettes de riz et libations d'eau. d'après 43. Les vermisseaux. 44. « conformément à ses actes dans une autre existence ». III. toutes sortes. La distinction entre les animaux nés d'une matrice et ceux nés d'un . les Râkchasas. les météores. et les carles hommes le bétail. Les Mânes ou Pitris sont les ancêtres des dieux. 40. les crocoles poissons. C'est ainsi que. oiseaux. 38.8 LES LOIS DE MANOU les arcs-en-ciel le tonnerre et les nuages. d'une double rangée nassiers pourvus les poux. Je vais vous dire maintenant quel est l'acte propre assiainsi que leur classement des créatures gné ici-bas à chacune leur mode de naissance. Rien n'empêcherait d'ailleurs de prendre rohita comme une épithète de remplissage appliquée à l'arc-en-ciel et de traduire simplement par « les arcs-en-ciel ». des génies et du genre humain (cf. 42. Les éclairs. mythiques dont le chef est Garouda. On pourrait aussi entendre cette expression dans un autre sens : « ayant telle ou telle forme selon l'oeuvre à laquelle ils sont destinés ». ailés qui piquent et mouches et punaises. incomplets lumineuses de les comètes et les apparitions tourbillons. les et les arcs-en-ciel complets. suivant le commentaire de Medhâtithi. de dents. C'est en vertu de ses actes antérieurs que tel ou tel être naît parmi les dieux. 38. tous les insectes toutes les espèces d'êtres privés de mouvement. chacun selon ses actes. 192). ces Sages magnanimes de leurs austérités tout cet ensemble créèrent par la vertu d'êtres animés et inanimés. 39. sur mon ordre. les hommes ou les animaux. les Pisâtchas et les hommes naissent d'une matrice. Les Kinnaras.. les serpents. les bêtes sauvages. les vers. les sauterelles. Les Kinnaras sont des musiciens célestes habitant le paradis de Kouvera :il sont représentés avec un corps d'homme surmonté d'une tête de cheval. 39. pourvus d'une double rangée de dents. Yathâkarma veut dire. les divers les singes. les tortues et autres diles. les carnassiers les bêtes sauvages. Rohitendradhanûûshi : les commentateurs voient dans ce mot un composé copulatif et distinguent deux sortes d'arc-en-ciel. 41.

H. interne 45. (qui) périssent abondance fleurs et fruits. ainsi que tous les autres de même espèce. et sont sensibles au plaisir ou à la peine. aussi de graines ou de boutures. puisque « omne animal nascitur exovo». ceux qui ont à la fois fleurs et fruits sont appelés ai-bres. — Multiforme : l'explication de ce terme se trouve au livre XII. . « les plantes à une tige et à plusieurs tiges ». B. — Ubhayatah. « les arbrisseaux croissant soit en buisson soit en touffe ». ils sont engenqui piquent. a adopté la leçon sthàvarâh «les corps privés de mouvement ». B. H. Le désaccord des commentateurs entre eux justifie le vague de ma traduction « buissons et broussailles ». Distinction entre vanaspati et vrksha : tels par exemple le sapin opposé au pommier. » 48. D'une manière générale on peut remarquer que toute cette classification naturelle est sans valeur scientifique. 9 oeuf est purement superficielle. 47. Au lieu de taravah du texte de Jolly. opposées aux graines (bîja). 48. et L. mouches . Je ne saisis pas bien la nuance marquée par L. traduit : « les plantes à plusieurs tiges croissant d'une ou plusieurs racines ». Les (végétaux) qui ont des fruits sans avoir des forêts sont appelés princes . Boutures. ils reçoivent le nom d'arbres sous ces deux formes. Ces créatures : suivant B.LES LOIS DE MANOU ailés les insectes chaude De l'humidité proviennent et punaises les poux. de fleurs 47. Guccha. et de buissons. a-t-il voulu simplement désigner toute espèce de broussailles. proviennent grimpantes multiforme en punition 49. 46. Mais les diverses sortes de broussailles et les plantes les (diverses) rampantes espèces de graminées. par suite « à la fois ». gulma : distinction encore plus artificielle que la précédente. Toutes les plantes proviennent par germination annuelles : (il en est ainsi) des plantes ou de boutures graines et portent en avec la maturité de leurs fruits. 49. traduit : « ceux qui ont des fleurs et aussi ceux qui portent des fruits (sont) tous deux appelés arbres ». Suivant Medhâtithi. « soit qu'ils portent aussi des fleurs ou seulement des fruits. L. littéralement « des deux côtés ». Enveloppées d'une obscurité ont une conscience ces (créatures) de leurs actes (antérieurs). drés par la chaleur de 46. proprement tiges (kàrida) mises. il s'agit « de plantes à une ou plusieurs racines ». Peut-être l'auteur en employant deux termes synonymes. le démonstratif ete désigne seulement les plantes : mais je crois qu'il vaut mieux l'entendre des plantes et des animaux. en terre pour repousser. B. sens autorisé par le commentaire.

l'Esprit 54. «absorbé dans l'Ame suprême ». 52. commente ce vers : « Entrant dans l'obscurité (c'est-à-dire) la cessation de la connaissance. Telles sont les (diverses) conditions (des êtres). mençant succession d'existences terrible et perpétuellement toujours changeante. buddhi l'intel- . 42 sqq. ces éléments subtils consistent dans le puryashtaka. 51.10 LES LOIS DE MANOU 50. les principes élémentaires.. à savoir bhûta. mot qui désigne les huit parties constituantes. 51. Sommeille : nimîlati signifie littéralement « ferme les yeux ». alors cette âme de tous les êtres repose grande une douce quiétude. » 56. dont la consiste dans l'action. En lui-même : Je ne puis admettre le sens de L. devenant revêtue d'éléments elle subtils. Revêtue d'éléments subtils : anumàtrika. nature leurs fonctions et suspendent tombe dans l'inertie. Suivant Sananda cité par Kull. indriya les organes des sens. Les existences inférieures sont le produit de l'obscurité. Quand le Divin s'éveille le monde se meut : quand il dort en repos. mais sans accomplir ses fonctions propres. et cette obscurité se manifeste sous plusieurs formes. une des trois qualités fondamentales de la matière. 53. Or quand il dort en repos. « se dissout ». Obscurité: Voici en quels termes Kull. nouveau une période remplaçant par une autre. Lorsque. les êtres corporels. alors elle se dépouille accomplir corporelle. 55. pendant longtemps elle reste unie aux organes des sens. v. L. Quand tous en même s'absorbent dans cette temps dans âme. telles que l'expiration et l'inspiration (de l'air) et autres : alors elle sort de sa forme corporelle (c'est-à-dire) de son premier corps pour aller dans un autre. 52. 56. alors tout (l'univers) sommeille. Mais quand cette (âme) est retournée dans l'obscurité. elle demeure unie aux organes des sens sans longtemps sa fonction de sa forme . — Une période par une autre : c'est-à-dire la période de création srshtikâla par la période de destruction pralayakâla. manas l'esprit ou sens interne. celui dont le pouvoir est incompréhensible se résorba de en lui-même. comà Brahmâ dans cette et aboutissant aux (végétaux). traduit. 55.. Après avoir ainsi créé tout cet (univers) et moi-même.

! charmé dans son coeur. le grand 60. avidyà l'ignorance. Vivasvat est le nom du Soleil : le septième Manou est appelé vaivas. et les 63. Après avoir composé ce Livre (des lois) il me l'enseigna lui-même selon la règle. Svâyambhouva et protégé sa période. Tchâkchoucha et le fils de Vivasvat. 64. ont. Auttami. tout ce (monde d'êtres) niméchas font une kâchthâ. Le mois lunaire des Hindous est divisé en deux quinzaines (paksha. Svârotchicha. 62.LES LOIS DE MANOU entre 11 alors unie (à ou animale. Cette période est ce qu'on appelle un manvantara ou âge de Manou. Bhrigou par Manou. d'un jour et font l'espace et autant de mouhoûrtas hoûrta. c'est-à-dire « fils du Soleil». qui ont chacun produit le glorieux 62. vàyu le souffle vital. Raivata. la division du jour et de la nuit pour 65. dit à tous ces Sages : « Écoutez existant 61. Bhrigou ce livre d'un bout à que voici vous récitera car ce Sage l'a appris en entier de moi. . karma les actes. Le soleil marque des les dieux et pour les hommes . et moi je l'ai enseigné (à d'abord. d'êtres) 58. mon tour) à Maritchi et aux autres Sages. 59. chacun produit pendant mobiles et immobiles. De ce Manou issu de l'Être par lui-même et très puissants. Ainsi en s'éveillant (tour à tour) nel anime et détruit toute cette (collection perpétuellement mobiles et immobiles. Ainsi interpellé Sage. » l'autre. 63. le jour pour l'accomplissement un jour 66. Pour les dieux et pour les hommes : mot à mot : « le jour et la nuit divins et humains ». d'une nuit. (lunaires) ligence. 66. vata. six autres Manous descendent magnanimes des créatures. la nuit est pour le sommeil de leurs fonctions. Pour les Mânes. Ces sept Manous tout-puissants. un mois (humain) représente : la et il se divise en deux quinzaines et une nuit. 65. ceux-ci) l'Éteret en dormant 57. dans une semence végétale elle reprend une forme corporelle. Dix-huit (clins d'oeil) kalâs font un moutrente trente kâchthâs font une kalâ. autres. vâsanâ les idées. êtres. Tâmasa.

— Autant de centaines. Voici en chiffres le tableau comparatif de ces diverses durées : : 400 + 4. Les âges du monde (yuga) sont au nombre de quatre. c'est-à-dire quatre. Maintenant en peu de mots quelle apprenez et de chaque âge durée d'une nuit et d'un jour de Brahmâ du monde.000 + 400 = 4. 69. et pareillement (qui le suit). puisque l'année humaine est l/360e de l'année divine.000 + 100 = 1. Age krta : 300 + 3. Ces 12.000années humaines. et la (quinzaine) 67.000 années divines représentent 4.320. et que sa nuit est d'égale durée.000 + 300 = 3. 68.000 + 200 = 2. précédés d'un crépuscule.000. âge des dieux.600 ans. kali. dit-on.000d'années humaines au bout desquelles commence la nuit de Brahmâ. Dit-on : on représente l'autorité des Sages qui ont révélé la loi. 72. dvâpara. Quatre mille années forment. et voici quelle en est la division du soleil vers le Nord fait le'jour. (divines) l'âge Krita : le crépuscule est d'autant de cen(qui le précède) le crépuscule taines d'années.320.000 ans. 72. il y a une diminution de un sur progressive le chiffre des mille et des cents. c'est-à-dire la dissolution (pralaya) du monde.12 LES LOIS DE MANOU noire est (pour eux) le jour destiné aux actions. Age kali 12.800 ans. tretâ. Les quatre d'être menqui viennent âges (humains) formant un total de douze mille ans. et correspondent aux quatre âges de la mythologie classique. suivant l'ordre : 69. . et la quinzaine noire avec le jour de la nouvelle lune. et suivis chacun 70.200 ans.400 ans. 71. (quinzaine) blanche la nuit réservée au sommeil. Mais sachez que mille âges des dieux additionnés ensemble font un jour de Brahmâ. littér. krta. une année (humaine) une représente : la marche nuit et un jour. s'appellent un tionnés. la marche du soleil vers le Sud fait la nuit. Dans les trois autres âges. Pour les dieux. aile) : la quinzaine blanche finit avec le jour de la pleine lune. Un jour de Brahmâ se compose donc de 4. est la 68. Age tretâ Age dvâpara : 200 + 2. : 100 + 1.

ce manas n'avait pas cessé d'exister (anashta) pendant la destruction intermédiaire du monde (avântara pralaya) . (du monde) l'Etre suprême les répète indéfiniment. se réveille. Ceux qui savent finit que le saint jour de Brahmâ avec mille âges (des dieux). Quatre pieds : il est dit au livre VIII. Innombrables de Manou. A l'expiration de ce jour. qui éclaire et dissipe reconnaît la propriété de la couleur. Dharma. 75. le mahat. 74. a quatre la Justice pieds et elle est la Vérité ne bien pour les hommes aucun entière. les créa(sont) les périodes tions et les destructions : comme en se jouant. l'Eset produit l'éther prit opère la création auquel on reconnaît du son. 69 désigne les Sages. qui était endormi. Lui. dérive de l'injustice. 74. que la Justice. et que sa nuit est d'égale durée. 81. aussi. (soit) douze mille (années multiplié divines). et de cette nuit. 16. 80. On comme au v. 78. puissant. manas peut s'entendre ici de deux manières : ou bien Brahmâ fait émaner son propre esprit (svîyam nianah srjati) et l'applique à la création du monde . 79. 77. Cet âge des dieux. Puis l'air en se transformant donne naissance à la lumière les ténèbres : on lui brillante. Dans l'âge Krita. par soixante-onze. 81. La lumière en se transformant naissance (donne à) l'eau qui a pour propriété la saveur.LES LOIS'DE MANOU 13 73. véhicule de toutes les odeurs. de l'eau (provient) la terre l'odeur : telle est la création à qui a pour propriété l'origine. ceux-là la (véritable des jours (seuls) connaissent division) et des nuits. Poussé par le désir de créer (qui est en Brahmâ). — ou bien le mot manas désigne le grand principe intellectuel. pur. dont il a été parlé plus haut. . 75. et en se réveillant il crée l'Esprit renfermant en soi l'être et le non-être. Suivant Kull. L'éther en se transformant donne naissance à l'air. v. la propriété 76. est ce qu'on appelle ici-bas une période de Manou. auquel on attribue la propriété de la tangibilité.

82. la Justice est graduellement diminuée d'un quart (dans chacun d'eux). sacrifice et libéralité. la Justice est successivement d'un pied : par le vol. monde des fruits en rapport dans l'âgé Krita. leur diminuée d'un quart. vertu) suprême. 84. est un taureau. (résultant) des êtres corporels. Mais dans les autres (âges) par suite du gain (illicite). (Les hommes). de maladies. science. Le mot dharma signifie tout ensemble la justice. les bénédictions des (bonnes) le Véda. et l'étude il assigna 88. exempts de tous leurs voeux. oeuvres. Kali. « une vie de cent années ». Ces quatre pieds sont une allégorie : ils désignent suivant le commentaire. et dans l'âge dans l'âge Dvâpara.14 LES LOIS DE MANOU 82. (les aumônes). — En rapport aoec les âges. privée le mensonge et la fraude. c'est-à-dire l'accomplissement des sacrifices. en raison de la décroissance comme (la l'austérité est considérée 86. vie est successivement telle qu'elle est mentionnée dans 84. (c'est) la science (divine). sont les devoirs des hommes 85. les mérites spirituels : nous n'avons pas d'équivalent en français. Pour la conservation distinctes aux (êtres) Resplendissant assigna des occupations et de ses de sa bouche. Kali. on dit que c'est le sacrifice. de ses cuisses sortis pieds. . D'un quart : pàda signifie à la fois pied et quart. La vie des mortels. Mentionnée dans le Véda. la vertu. ou bien les quatre castes. Aux Brahmanes renseignement le sacrifice et de diriger (du Véda). 87. de ses bras. — Des oeuvres. (le droit) de sacrifier de donner et de recevoir d'autrui. Autres dans l'âge autres dans l'âge Tretâ et l'âge Dvâpara. et vivent cents complissement quatre ans dans l'âge Krita : dans l'âge Tretâ et les suivants. veut dire que ces fruits sont soumis à une décadence graduelle comme les âges du monde eux-mêmes. la loi sacrée. en ce et le pouvoir (surnaturel) portent avec les âges. le devoir. Dans l'âge Krita. obtiennent l'ac83. autres de ces âges. dans l'âge Tretâ. veut dire suivant Kull. soit les quatre vertus fondamentales (tapojûânayajnadânam) : austérité. seule. la libéralité le Trèsde toute cette création.

on considère comme ceux supérieurs ceux qui subsistent parmi les (êtres) animés. L. . Aux Vaisyas la garde des troupeaux. et parce qu'il possède le Véda. Mais le seul devoir que le Seigneur ait imposé aux c'est de servir humblement ces (trois autres) Soudras. 93. » 91. Parce qu'il est sorti delà partie supérieure (de Brahmâ). « sans déprécier leur mérite. don (des aumônes). après s'être livré aux austérités.LES LOIS DE MANOU 15 il assigna 89. Qui connaissent leur devoir : krlabuddhayah signifie proprement « qui ont pris une ferme résolution » (Dictionnaire de Saint-Pétersbourg) . pour (assurer) 95. ces derniers sont censés le manger par sa bouche. l'étude le com(du Véda). » 95. L'homme est déclaré plus pur (dans les parties situées) : voilà pourquoi au-dessus du nombril l'Être existant par luimême a dit que sa bouche est ce qu'il y a de plus pur en lui. le don (des aumônes). Parmi les êtres. les intelligents les hommes. le (il assigna) le sacrifice. Quel être serait supérieur à celui par la bouche duquel les habitants des cieux et les Mânes consomment sans cesse les offrandes destinées aux uns et aux autres? 96. créa d'abord de sa propre bouche. Car c'est lui que l'Être existant par lui-même. et l'agriculture. le sacrifice. Les offrandes destinées aux dieux s'appellent havya. les offrandes aux Dieux et aux Mânes et pour faire parvenir la conservation de tout cet (univers). par l'intelligence. Humblement. 90. castes. 97. 97. sans murmurer. Aux Kchatriyas la protection des peuples. ceux qui connaissent Véda). merce. le prêt d'argent 91. Parmi les Brahmanes ceux qui sont instruits (dans le ceux qui sont instruits. parmi parmi les hommes les Brahmanes. mâne est de droit seigneur 94. une autre leçon porte samâsatah « en un mot. 92. —Par la bouche duquel : quand le prêtre sacrificateur mange le beurre clarifié de l'offrande aux dieux. le Brah. l'étude (du Véda) et le des plaisirs détachement sensuels.• parce qu'il est l'aîné. de toute cette création. qui sont animés. parmi 89. celles destinées aux Mâneskavya : les deux mots sont souvent liés ensemble. Au lieu de saniâdiçat « il assigna ».

L'absorption en Brahme ou délivrance finale (moksha) est le but suprême où l'âme arrive après une série de transmigrations : le suicide religieux usité dans l'Inde a pour but de hâter cette délivrance. le sage Manou. ceux ceux qui connaissent devoir. Il a droit à tout : Kull. Pour déterminer les devoirs du Brahmane et ceux des autres suivant leur ordre. — Ceux qui annoncent la Sainte-Ecriture. « ceux qui connaissent le Véda. il est autorisé à tout prendre. traduit brahmavâdinah (texte de Jolly) : mais il y a une autre leçon qui porte vedinah. 100. H. suivie par B. traduit : « ceux que l'étude des livres saints conduit à la béatitude. 104. seigneur (préposé) garde du trésor de la Loi sacrée. s'habille Brahmane subsistent. 104. C'est de son propre (bien) que le Brahmane : c'est par la générosité et fait l'aumône du rit. dans le monde est la propriété du 100. La naissance même du Brahmane incarnation de la Loi sacrée : car il est né pour (l'accomplisà l'absorption en sement de) la Loi sacrée et il est destiné Brahme. et B. composa 103. est une éternelle 98. annoncent la Sainte-Écriture. exactement mais nul autre l'enseigner (n'a ce droit). » 98. — ce qui semble impliquer que le vol n'existe pas pour le Brahmane. parmi ceux qui parmi ceux qui l'accomplissent. Un Brahmane instruit doit l'étudier avec soin et à ses disciples. par lui-même.par B. n'est jamais souillé d'aucun en péché en pensée. issu (castes) de l'Être existant ce livre. de toutes à la les créatures. 99. Samçitavratah est traduit. ajoute « sarvagrahanayogyo bhavati ». « qui accomplit fidèlement les devoirs . Tout ce qui existe de son origine il a droit Brahmane : en effet par l'excellence à tout. parole ou en action. mais le commentaire autorise l'interprétation que nous avons suivie. se nour101. » L. Car un Brahmane en naissant naît au premier rang sur cette terre.16 leur LES LOIS DE MANOU leur devoir. Un Brahmane qui étudie ce livre et qui est fidèle à ses voeux. que les autres hommes 102. qui l'accomplissent.

108. ainsi que le bien et le mal des actions. » Pour les Hindous. 107. vie. 106. On peut rapporter excellent à livre. La règle de conduite est la loi suprême. d'un sacrifice. ne 109. je crois. onctions avec du beurre. (elle est) et ia Tradition: aussi un Dvidja par la Révélation enseignée qui désire le bien de son âme doit-il toujours y être attentif. explique ainsi : « Le fruit bon ou mauvais des actions suivant qu'elles sont permises ou défendues. ainsi celle d'un Brahmane instruit efface la souillure contractée par l'admission de personnes indignes. il gloire la délivrance (assure) suprême.. Il sanctifie l'assemblée (où il se trouve). Ainsi les Sages. cette traduction est justifiée par le commentaire « àtmahitecchuh ». Il faut lire. — Àtmavân « qui désire le bien de son âme ». Le bien et le mal des actions : Kull. et la règle éternelle de conduite des quatre castes. Un Brahmane de la règle de conduite qui s'écarte du Véda. ont pris la règle de conduite pour base principale de toute austérité. Dans ce (livre) est exposée en entier la Loi. v.LES LOIS DE MANOU 17 105. ces termes de Révélation et de Tradition sont expliqués : la Çruti c'est le Véda. la récompense des actions est inséparable de leur caractère moral. — Au livre II. La pensée contenue dans ce vers est développée au livre III. il accroît il donne et longue l'intelligence. d'un repas funéraire. 106. Ce (livre) est une excellente (source de) bénédictions. (prescrits en ce livre).» Mais le sens ordinaire de vrata est « voeu religieux ». règle de conduite. v. 10. etc. dont il sera question plus loin. La règle de conduite (âcâra) comprend un ensemble d'usages et de pratiques. mais celui qui observe recueille la pas le fruit obtient une récolte complète. 107. 2 . tels que rincement de la bouche. la Smrti c'est le Code des Lois. De même que la présence de certaines personnes est une souillure pour une assemblée. samçita de la racine çâ + sam et non çamsita de la racine çams (leçon adoptée par Jolly). 110. 105. 108. 183 sqq. sept de ses et sept de ses descendants ancêtres et mérite seul (la possession de) toute la terre. — Par assemblée il faut entendre une réunion de gens à l'occasion d'une solennité. voyant que la Loi dérive de la règle de conduite.

d'arriver (bonnes (les moyens à) la délivrance finale "et l'examen du bien et du mal dans les actions. et la règle des pénitences. 118. des castes mixtes. « l'éloignement des épines » est une métaphore pour dire « le châtiment des criminels ». les âmes suivant les qualités dont elles sont douées (bonté. (les moyens finale. L'élève en théologie contracte des voeux. 117. l'observance des voeux. de considérer sâkshipraçna comme un composé de dépendance. 118. L'origine du monde. les aliments et défendus. les devoirs du mari et de la femme. L. la condition d'arriver le d'ascète. la décision des procès. 116. Les règlements concernant les femmes. intermédiaire ou inférieure. (les lois sur) le jeu et l'éloignement des êtres nuisibles. La règle pour interroger les témoins. moyens devoirs du Snâtaka. contrées. Cette énumération du v. Les lois éternelles des (diverses) des castes.18 LES LOIS DE MANOU 111. 115. tous les devoirs renoncement d'un roi. — Êtres nuisibles : littér. Les trois sortes de transmigrations. La description des (divers) les d'existence. Mais c'est plus naturel. 117. 111 au v. les rites éternels des sacrifices funéraires. « les épines » . la règle des Sacrements. passent dans une existence supérieure. Les trois sortes de transmigrations sont expliquées tout au long dans le livre XII : après la mort. 113. résultant des actions ou mauvaises). le rituel des (cinq) grands sacrifices et sortes) de mariages. la conduite (du disciple envers le maître) et l'excellente du bain. la loi de partage (des successions). est astreint à certains devoirs envers le maître spirituel. 115. obscurité). Le choix d'une la description (des diverses épouse. 111. la loi pour toutes l'origine les castes en cas de calamité. prescription 112. passion. (Les règlements la conduite des Vaisyas concernant) et des Soudras. purification 114. 119 forme un sommaire des ques- . et son temps d'études terminé. à) la délivrance au monde. traduit : « Les statuts qui concernent le témoignage et l'enquête ». prend un bain religieux après lequel il est dit snâtaka (qui s'est baigné). comme le fait d'ailleurs le commentaire. la permis des personnes et celle des objets.

LES LOIS DE MANOU 19 des familles. les lois des hérétiques et (celles) des associaa tions (de marchands ou autres). contenu de de ce livre. Comme à ma demande. Elle eût été mieux placée au début même du livre. à votre tour maintenant apprenez-le moi-même. 119. (voilà ce que) Manou exposé dans ce livre. . a exposé le Manou jadis. tions traitées dans l'ouvrage de Manou.

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1. L : « (devoirs) qui sont gravés dans les coeurs ». Le sens de cette expression est obscur. Véda et l'accomplissement des actes prescrits par le Véda ont pour mobile l'amour de soi. 3. « (loi) qui est reconnue par l'esprit». d'un avantage immédiat est le but avoué du sacrifice dont la devise est : « donnant. H. etc. vertueux. H. les voeux (religieux) l'espoir ascétiques. les sacrifices poir (d'un avantage) et les observances . B. donnant ». L'amour de soi n'est point louable. 3. noviciat. tout cela est reconnu comme de l'espoir (d'un provenant avantage).LIVRE DEUXIEME de la Loi. 1. Apprenez les hommes instruits cette Loi que suivent dans leur coeur les gens (dans les Védas). 2. Que reconnaissent dans leur coeur : hrdayenâbhyanujfiâta. toujours exempts 2. En effet le désir (des récompenses) a pour racine l'esdans ont leur origine . Sankalpamûla est une expression difficile : sankalpa signifie « résolution » et l'on pourrait entendre ainsi : « le désir est la racine de la résolution (d'agir) ». L'amour de soi : kàmàtmatà est commenté par phalâbhilàshaçîlatvam : « la tendance à désirer une récompense » c'est-à-dire à agir par intérêt. dans une note fait remarquer justement que dans l'ancienne religion védique l'espoir d'une récompense matérielle. et pourtant le détachement de soi-même car l'étude du n'existe point ici-bas. que reconnaissent de haine et de passion. Mais le commentaire explique sankalpa par « anena karmanâ idam ishtam phalam sàdhyata iti ». Fondement Sacrements : initiation. Sankalpa est donc . B. : « c'est l'idée qu'on se fait que tel avantage désiré peut être obtenu par telle action ».

H. 9. telles que « l'amitié pour les Brahmanes. à l'autorité de la Révélation. B. ainsi que la et la bonne conduite de ceux qui le connaissent. 10. ». Tradition et les coutumes des gens vertueux et le contentement intérieur. telles que « porter une couverture ou un vêtement d'écorce ». Après avoir entièrement l'homme instruit conforavec l'oeil de la science. s'attacher à son mément devoir. que procède l'espoir d'un avantage. — Les voeux. Celui qui accomplit exactement ces (actes prescrits par et (même) ici-bas les livres saints) entre dans l'immortalité. « de l'espérance (d'un avantage) naît l'empressement ».) 6. « l'immortalité » c'est-à-dire « l'absorption en Brahmâ ou la délivrance finale ». Amaraloka.—Àcâra « les coutumes ». à 7.22 ' 4. « l'égoïsme a sa racine dans l'espoir d'une récompense ». (Kull. 5. Car l'homme à la Loi établie qui se conforme par la Révélation et la Tradition ici-bas une bonne renomacquiert mée. La base de la Loi c'est le Véda tout entier. par exemple ceux d'un étudiant brahmane. c'est « la suppression de l'affection et de la haine ». La bonne conduite : çïla suivant Govindarâja. et après la mort la félicité suprême. Par Révélation il faut entendre le Véda et par Tradide tion le Livre des lois . treize qualités composent la bonne conduite. L. c'est-à-dire la conscience qui guide les actions. la piété envers les Dieux et les Mânes.) — Le contentement intérieur. — Yamadharma. le devoir. devra. la douceur. Tous les devoirs qui ont été assignés par Manou sont exposés dans le Véda : car (Manou) possède l'omchacun niscience. examiné tout ce (système) 8. Nulle LES LOIS DE MANOU on ne voit une action quelconque part ici-bas sans désir : car tout ce qu'on fait (accomplie) par un homme a pour mobile le désir. mot à mot « règle de répression (des désirs sensuels) ». 6. de tous ses désirs tels qu'il les a obtient (l'accomplissement) conçus. suivant Kull. tous deux doivent être au-dessus sur n'importe toute discussion car c'est d'eux quel point. (Kull. 5. . etc.

l'autre le soir. n pour ceux qui par désir des richesses et des plaisirs. la Tradition. 16. samayâdhyushite signifie proprement « quand (le soleil) est à moitié levé ». sachez-le. (Par exemple) le texte védique dit qu'on peut accomplir en tout temps. railles. signifie un homme des trois premières castes. désigné par ce vers. la Révélation est l'autorité prême. caractéristique ». Le sacrifice : l'Agnihotra ou sacrifice du feu.. — Fondement : lakshana signifie proprement « signe distinctif. Le Véda. Les cérémonies auxquelles il est fait ici allusion ne sont pratiquées que pour les hommes des trois premières castes : aussi la lecture de ce livre est interdite aux Soudras. fondement 13. obéissent à la loi. 15. Dvidja « régénéré ». Manifestement peut être rapporté à « on déclare ». . 15. depuis celle de la conception jusqu'à avec récitation des formules sacrées. 12. que celui pour lequel on accomplit celle des funénies. la coutume des gens vertueux de soi-même. Personne n'est qualifié pour (l'étude autre. 11. comme athée et contempteur du Véda. 14. — Le dogme n'admet aucune discussion. Mais en cas de divergence entre deux textes sacrés. dit Kull. Tout Dvidja qui s'appuyant sur le rationalisme médoit être chassé par les gens de bien prise ces deux sources. La connaissance de la Loi est prescrite pour ceux qui : pour ceux qui sont détachés des richesses et des plaisirs suveulent connaître la Loi. et non pour les autres. — Le moment où « ni le soleil ni les étoiles ne sont visibles » c'est le crépuscule. 12.. etc. le sacrifice avant après le lever (du soleil). 13. les oeuvres sont sans fruits ». tous deux sont reconnus comme Loi : car tous deux ont été déclarés par les Sages avoir force de Loi. parce que. Pour ceux qui sont détachés. son lever. régénéré par l'investiture du cordon sacré : le Brahmane est souvent désigné par la périphrase « le meilleur des dvidjas ». il exige une foi aveugle. consiste dans deux séries d'offrandes. les cérémode) ce livre. et dans le but de gagner des avantages terrestres.LES LOIS DE MANOU 83 11. dont l'une a lieu le matin. ou lorsque ni soleil ni étoiles ne sont visibles. 16. Nous avons suivi la paraphrase de Kull. voilà ce qu'on déclare être et le contentement manifestement le quadruple de la Loi.

au confluent de la Djemna et du Gange. Himavat = Himalaya. Créée par les dieux : devanirmita est traduit par L. s'appelle à la mer Occidentale. tiré de l'adjectif niemoï. O. 19. 22. La région desKourous. La Drichadvatî est probablement le Kâgar avant sa jonction avec la Sarsouti. de Delhi. — Prayâga. à l'est de Vinasana et à l'ouest de Prayàga Madhyadesa. La région créée par les Dieux. 21. » 23. aujourd'hui Allahâbad. (celle) des (celle) des Matsyas. Le pays situé entre l'Himavat et le Vindhya. Vinasana signifie « disparition. La coutume qui s'est perpétuée par transmission ce pays. étranger ». ajoute Kull. Le pays où erre à taches naturellement l'antilope noires doit être considéré comme propre à l'accomplissement : (le pays) au delà est la région des Mletchchas. la déesse de l'éloquence et du savoir. muet. pour le sens le grec fiàpêapoç = lat. dans 18. les barbares. Pantchâlas voilà (ce qui forme) en effet le pays des Brahmarchis. balbus et le russe niemetz « allemand. mot à mot : « ceux qui baragouinent ». qui s'étend entre les deux rivières divines la Sarasvatî et la Drichadvatî s'appelle Brahmâvarta. De la mer Orientale entre ces la région deux montagnes (s'étend que) les Sages appellent Àryâvarta. perte (de la Sarasvatî) ». l'inventrice du Sanskrit et de l'écriture dite Devanàgarï. Cf. Comme divinité c'est la Minerve de l'Inde. 22. venant immédiatement après le Brahmâvarta.24 LES LOIS DE MANOU 17. « fixée par les dieux ». du sacrifice 17. et (celle) des Soûrasénakas. Les Brahmarchis sont des Sages de caste brahmanique. — La Sarasvatî (aujourdhui Sarsouti) descend de l'Himalaya et se perd dans les sables du désert. « digne des dieux » et par B. (C'est de la bouche) d'un Brahmane de ce originaire sur terre doivent apprendre leurs pays (que) tous les hommes us et coutumes respectifs. . signifie « pays du milieu ». 23. H. parmi les (quatre) et les castes castes (principales) est ce qu'on appelle la coutume des gens vertueux. 21. La région des Mletchchas : « qui n'est pas propre au sacrifice ». 20. mixtes. Madhyadesa. Cette région est située au N. 19. Àryâvarta signifie « contrée des Aryens. Ce mot désigne les étrangers. Le Vindhya est une chaîne qui sépare l'Inde centrale du Dekhan.

LES LOIS DE MANOU 24. les formules tout en récitant ou s'il est absent ) fasse ac30. etc. Avant de couper le cordon ombilical. 28. qui et dans sanctifient le corps et le purifient dans ce monde l'autre. Il est évident qu'il faut entendre par là que le miel et le beurre ont été mis en contact avec un objet en or. Les voeux : « les pratiques ascétiques telles que l'abstention de miel. quant pressé par les besoins de la vie. création) par les (cinq) grands en les (autres) rites. par les offrandes (aux Dieux. Le rite de la naissance ou jâtakarman. on doit lui faire goûter (dans une cuiller d') or du miel et du beurre clarifié. sacrées. Pour les Dvidjas. par par (celle de) la tonsure. 25 dans ces pays . Par l'étude (du Véda). du miel et du beurre ». le dixième complir la cérémonie ou en un jour lunaire le douzième (jour après la naissance). 26. du cordon sacré d'herbe est (celle de) l'investiture moundja. le corps devient de l'absorption digne Brahmâ. résident de préférence Que les Dvidjas au Soudra. On vous a exposé succinctement l'origine la naissance de tout cet (univers) : apprenez (maintenant) les devoirs des castes. effacé chez les Dvidjas le péché dans la contracté) (originel semence (du père) et le sein (de la mère). par les voeux. 30. ou de l'imposition du nom. par les offrandes au feu. par exemple une cuiller. au feu pendant par la cérémonie qui suit la naissance. par (la proet par sacrifices des enfants. on doit accomplir 29. aux Sages et aux Mânes). — Le texte dit qu'on doit faire goûter à l'enfant « de l'or. 28. un anneau.) 29. ». par (le voeu d'étudier) les trois Védas. n'importe de la Loi et 25. Que le père ( accomplisse. (Kull. etc. (c'est) avec les saints rites prescrits être accomplies (les cérémonies par le Véda (que) doivent telles que celle de) la conception et autres sacrements. il peut habiter où. Par les offrandes la grossesse. de viande. une pièce de monnaie. 27. Le texte dit simplement « qu'il fasse accomplir » kârayet : nous avons . le rite de la naissance pour un (enfant) mâle .

conformément à la loi. suppléé comme en maint autre endroit le commentaire entre parenthèses. consiste à raser le crâne en laissant une touffe de cheveux. Au quatrième mois il faut accomplir la pour l'enfant au sixième de la première) sortie de la maison. pour un partie Brahmane une idée de faveur propice. la onzième (celle) d'un Kchatriya. cette cérémonie est marquée par l'investiture . — L'imposition du nom. La huitième année après la conception doit avoir lieu l'initiation d'un Brahmane. ait un sens clair. une idée Brahmane pour un Kchatriya de protection. 32. upanâyana . pour un Soudra une idée d'abaissement. 36. H. (cérémonie alimentation avec du riz. La première de ces deux cérémonies s'appelle nishkramana. du nom) exprime. La cérémonie de la tonsure.. 34. 32. la seconde annapràçana : anna signifie en général « aliment » et en particulier « riz ». ou celle de la première) (mois. en sanskrit nâmadheya. terminé par une voyelle longue. soit agréable. d'après les prescriptions de la Révélation. Que (le nom) d'une femme soit facile à prononcer. cûdàkarman. L'initiation. 31. a fini par tomber en désuétude. pour un Vaisya une idée de richesse. 35. 36. pour pour un Vaisya une idée de prospérité un Soudra une idée de servitude. La cérémonie de la tonsure doit pour tous les Dvidjas se faire. 35. par « libéralité » (?)— Cette règle pour le choix des éléments composants du nom. traduit pushti. propice. pour un Kchatriya une idée de force . 31. (n'exprime) proune parole pice.26 LES LOIS DE MANOU à un moment sous une heureuse constelfavorable. lation. « Nomen omen » dit un proverbe latin. la douzième (celle) d'un Vaisya. comme le remarque B.—La première partie : les noms hindous sont presque toujours des composés. 34. Que (la première du) nom exprime. 33. prospérité. Que (la deuxième partie pour un une idée de félicité. L. renfermant de bénédiction. rien de dur. . dans la première ou la troisième année. tout autre rite propice de ) la exigé par ( les traditions famille.

etc. la puissance dans la sixième. et (pour vêtement de lin et de laine. la vingt-quatrième pour un de la communication n'est de) la Sâvitrî (l'époque Vaisya. (L'initiation) la science sacrée d'un Kchatriya celle d'un Vaisya huitième. soit par (l'enseignement) 41. le Vaisya une peau de bouc. moûrcà. 41. 38. 39. 42. Novice. brahmacârin : c'est la première période de la vie d'un Dvidja qui vient de recevoir l'initiation . non purifiés selon les rites. — Des âryas : c'est-à-dire « des honnêtes gens ». soit par mariage. lien. cf. point passée. v. v. 39. A défaut de l'herbe les ceinmoundja (et des autres. asmântaka. porter (pour vêtement de dessous des étoffes de gazelle et de bouc. Avec ces gens. (Mais) ce terme expiré. 38. Kousa. vrâtyas. La seizième année « après la conception ». et par la communication de la prière dite Sâvitrî. les (hommes des) trois (castes) des exqui n'ont pas été initiés en temps voulu deviennent des Âryas. du cordon sacré et de la ceinture. Les novices suivant l'ordre (de leur caste) doivent de dessus) des peaux d'antilope noire. H. moundfa (celle) d'un Kchatriya d'une corde en herbe moûrvâ. Comme le remarque B. Spondias mangifera. le Brahmane ne devra en aucun cas. Excommuniés. La ceinture d'un Brahmane doit être faite d'un triple cordon d'herbe unie et douce. Poa cynosuroîdes. exclus de la Sâvitrî et méprisés communiés. 42. un Kchatriya. la cérémonie appelée vrâtyastoma permet à ces parias de rentrer dans le giron delà communauté aryenne. Saccharum mufija . 77. — Suivant l'ordre de leur caste : cela veut dire que le Brahmane porte une peau d'antilope. le Kchatriya une peau de gazelle. balbadja. contracter aucun du Véda. ensuite il passe à l'état de grhastha ou maître de maison. Jusqu'à la deuxième pour 27 d'un Brahmane qui aspire à exceller dans celle doit se faire dans la cinquième année. 169.. . qui souhaite désireux en ce monde dans la (de richesses) la vingtseizième année pour un Brahmane. 43. de) chanvre. Sanseveria Roxburghiana. (celle) d'un Vaisya de fil de chanvre. 40. Moundja. même en détresse. cf. 40.LES LOIS DE MANOU 37. 43.

. « avec les marques particulières susmentionnées ». pilou. un Kchatriya ou de (un bâton) de vata un Vaisya (un bâton) de pilou ou d'oudoumbara. 44. demander l'aumône. c'est-à-dire en trois cordes. puisque évidemment le bâton du Brahmane doit être le plus long des trois. l'explique par dakshinâvartitam. palâsa. enroulé sur (l'épaule) (celui) d'un Kchatriya en fil de chanvre. tures) devront être faites en kousa. Ficus glomerata. un Brahmane vilva ou de palâsa. Mimosa catechu . après avoir adoré le soleil et tourné autour du feu (sacré). le choix du bâton n'étant pas libre ainsi qu'on vient de le voir. Mais Kull. garnis de leur écorce. (le novice) la règle. triples. aspect agréable. khadira. ou avec trois.) — Triplas. oudoumbara. d'un Kchatriya doit s'élever atteindre (celui) au niveau de son front. 47. Butea frondosa . Ayant pris le bâton désiré. Ficus indica . « tordu vers la droite » est un peu vague : j'ai suppléé « épaule ». Suivant la loi. ou avec cinq. 48. (celui) d'un Vaisya en fil de laine.28 LES LOIS DE MANOU en balen asmântaca. 46. ira. Atteindre ses cheveux : par cette expression un peu vague. ùrdhvavytam signifie littéralement « porté sur le haut (du corps) ». doit être en coton. Il ne me parait pas exact de traduire par « un bâton à son choix ». les trois formules : « Madame. doit (porter) un bâton de 45. Le bâton désiré : uktalakshanam. Mgle marmelos . khadira. vata. Careya arborea ou Salvadora persica . de gauche à droite. 45. Voici suivant Kull. — La première de ces trois herbes est pour le brahmane. Le cordon sacré d'un Brahmane droite et triple. — La traduction de B. Que tous les bâtons soient sans défaut.— Après avoir adoré le soleil. 48. A une femme : le vers suivant montre en effet que l'initié doit demander l'aumône à une femme. Vilva. ou avec trois ou avec cinq : « Suivant les usages de la famille ». 44. de Kull. 46. (Kull. — Avec un seul noeud. avec un seul noeud. d'un droits. ajoute le comm. suivant 49. non entamés par le feu. Un initié Brahmane en demandant l'aumône (à une Saccharum cylindricum. la deuxième pour le kchatriya. ou simplement « s'étant placé en face du soleil ». la troisième pour le vaisya. il faut entendre la touffe qui est au sommet du crâne. 49. sans rien qui inspire la terreur aux gens. Le bâton d'un Brahmane doit être assez long pour ses cheveux. badja. d'un Vaisya au niveau de (celui) sonnez.

le texte porte simplement « pratinandet. Madame. 53. donnez-moi l'aumône. Madame ». Qu'il ne donne ses restes à personne. 50. — Donnez-moi l'aumône. vers le Midi. » . l'aumône. qu'il ne mange l'intervalle pas dans (des repas qu'il ne réglementaires). que le Dvidja prenne toujours sa nourriture dans le recueillement. la prosvers le Nord (la récompense périté. En mangeant vers l'Est. celui du matin et celui du soir. — Donnez-moi. se rassérène.LES LOIS DE MANOU 29 » au commencement (de sa femme) mettra le mot « madame un (initié) au milieu. 54. (Kull. 55. Les trous : c'est-à-dire les yeux. Après avoir ramassé pour ses besoins. 52.) 53. ou à (toute autre soeur. à son précepteur. et en avoir fait la déclaration sincère qu'il vers l'Est. fasse aucun excès de nourriture. son repas terminé. Qu'il souhaite d'en avoir toujours autant : explication du commentaire . de) la vérité. et qu'il n'aille nulle part. et asperge d'eau les trous (de son visage). vers l'Ouest. ou à la propre femme) qui ne le rebutera point. » 56. qu'il se réjouisse qu'il souhaite d'en avoir toujours autant. assez d'aumônes 51. sans avoir fait ses ablutions (après le repas). La vérité : « s'il désire le fruit de la vérité. les oreilles. la face tournée 52. « entre les deux repas. S'étant rincé la bouche. Qu'il demande d'abord à sa mère. 54. Kchatriya (initié) Vaisya à la fin. 56. Qu'il honore toujours sa nourriture et la mange sans à sa vue. (il s'assure) une longue vie. la gloire. et dédain. les narines. Car la nourriture honore force donne qu'on toujours et virilité : celle qu'on sans l'honorer détruit ces mange deux choses. qu'il s'en réjouisse. c'est-à-dire suivant Kull. Tathântarâ « dans l'intervalle ». s'étant mange la face tournée purifié en se rinçant la bouche. un (le mettra) requête). qu'il se rince la bouche convenablement. ou à sa l'aumône soeur de sa mère. qu'il mange la face tournée vers le nord».

c'est gévité (et empêche est blâmé parmi les hommes. Sur la différence de Brahme et Brahmâ cf. mais aux Mânes. 62. expression vague : Kull. Qu'il commence trois fois de l'eau. de la 58. la note du v. 57. tournée vers l'Est ou le Nord. un par (celle) qui atteint un Soudra par Vaisya par (celle) qu'il prend dans sa bouche. sa gorge.) — Apunyam signifie suivant L. les trous (de son visage). sa poitrine et sa tête. celle qui est en dessous (des doigts) . 60. 61. de) la (en se servant la face dans un lieu écarté. On appelle consacrée à Brahme la partie située à la base du pouce. » 60. le créateur. bouche avec la partie de la main consacrée avec celle qui est consacrée à Ka ou aux trente (Dieux). Celui qui connaît la loi et qui tient à la pureté devra ni de l'eau qui ne soit ni bouillante toujours (employer) mousseuse.« empêche. consacrée de ces deux (entre le pouce et l'index). suivant B. celle qui est au bout aux Mânes. 98. Empêche de parvenir au ciel. — Ka ou Pradjâpatidésigne le Seigneur des créatures. (celle) qu'il touche du bout (de sa langue et de ses lèvres). à la lonun vice. c'est-à-dire la poitrine ou le coeur. » 58.30 57. mais je pense qu'il faut traduire ici par « poitrine » plutôt que par « coeur » : on voit en effet que suivant la caste la purification s'opère par une absorption plus ou moins avancée de l'eau. (Kull. (l'acquisition du) mérite spirituel. et il de parvenir) au ciel . Sa poitrine : âtman signifie ici « le siège de l'âme ». consacrée à Ka celle qui est située à la base du (petit) doigt. « parce qu'il empêche d'accomplir les sacrifices et autres devoirs pieux en vue de mériter le ciel ». Qui descend jusqu'à sa poitrine : le texte dit hrdgâbhih. partie de la main (prescrite). 62. Que le Brahmane fasse toujours le rincement ou à Brahme. 59. consacrée aux Dieux. I. on doit donc l'éviter. Un Brahmane est purifié par l'eau qui descend jusqu'à un Kchatriya sa poitrine. jamais avec celle qui est consacrée 59. la la précise en ces termes « angushthapradeçinyor madhye. « cause l'impureté ». L'excès LES LOIS DE MANOU de nourriture est contraire à la santé. . Tayoradhah « en dessous de ces deux ». puis par ingurgiter et (enfin) qu'il asperge d'eau qu'il essuie deux fois sa bouche. pour se rincer la bouche.

qui symbolise (sa seconde) naissance maintenant les devoirs imposés (à l'initié). du feu (sacré) et les dévotions l'entretien du matin et du soir. de) formules sacrées. (elle doit se faire) deux (ans) plus tard. La (cérémonie est fixée à la seizième un Brahmane. 31 Un Dvidja est appelé Oupavîtin quand sa main droite est levée. Quand sa main droite est levée : « et que le cordon sacré ou son vêtement. inversement dans le cas suivant. les formules sacrées. 66. la résidence qu'elle rend à l'époux (comme remplaçant) (du du maître les soins domestiques novice) auprès spirituel. au crépuscule. à la vingt-deuxième année pour pour un et pour un Vaisya Kchatriya. et ont lieu. Après avoir initié le disciple. Ainsi (vous) a été décrit d'un et qui purifie : Dvidja. . son bâton. dans le temps pour les femmes et dans l'ordre mais sans (accompagnement voulus. (comme remplaçant) le rite de l'initiation 68. Prâtchînâvîtin et Nioîtin quand c'est sa gauche. spirituel lui enseignera d'abord (les règles de) la pureté. Toute cette série (de cérémonies) doit être accomplie en vue de purifier leur corps. 64. 66. repose sur l'épaule gauche » (Kull. dans le troisième cas le cordon ne passe sous aucun des deux bras. La cérémonie du mariage est reconnue rem(comme la consécration les devoirs plaçant) védique pour la femme. l'entretien du feu sacré. son cordon sacré. 67. son pot à eau.LES LOIS DE MANOU 63. 65. — La seizième année après la conception . mantras. Formules sacrées ou prières. Ces dévotions sont appelées sandhyâs.). La ceinture. apprenez le précepteur 69. (celles de) la bonne conduite. il doit les jeter à l'eau en récitant et en prendre d'autres quand ils sont détériorés. La tonsure : Keçânta désigne la touffe de cheveux qu'on laisse au sommet de la tête en rasant le reste. passant sous l'aisselle droite. 63. de la) tonsure 65. comme l'indique le nom. la peau (qui lui sert de manteau). 69. quand le cordon pend à son cou.

et Bhouvah Svah. et en les élevant à la hauteur du front. le préceplui dira : « Oh! récite. Au commencement et à la fin (de la lecture) du Véda. 75. si elle n'en est pas suivie. car (la leçon) qui n'est pas précédée de la syllabe OM s'efface . Brahman est synonyme de Véda. » (Quand teur. purifié d'herbe kousa par des brins et purgé (tenus dans ses deux mains) par trois suspensions il est digne de prononcer la syllabe OM. désigne les lois de Manou. recevra sa leçon. des vêtements portant et maître de ses sens. des créatures les a exprimés des trois Védas. L'hommage au Véda Brahmânjali. toujours infatigable. Qu'il prononce toujours ment et à la fin (de la récitation) du Véda . U = Çiva. Assis sur (des brins d'herbe dont les pointes kousa) sont tournées à l'Est. d'haleine.M. 75. 71. ainsi que les mots Bhoûh. Plus tard elle a figuré la Trimoûrti ou Trinité hindoue : A = Vichnou. Les sons A. Ces trois mots signifient terre. dira) : « Repose-toi ». pas de toucher en joignant et il étudiera les mains : car c'est là ce qu'on au Véda. La syllabe OM ou mieux AUM (o = A+ U) est un monosyllabe sacré qui précède toutes les invocations : les trois lettres qui la composent symbolisent les trois Védas. M = Brahmâ.U. prânâyâma est une pratique d'ascétisme usitée dans l'Inde. (pied) gauche. appelle l'hommage 72.32 LES LOIS DE MANOU 70. le Seigneur 76. . Le livre. 71. atmosphère. 74. 70. (le disciple) la syllabe OM au commence74. le visage tourné vers le Nord. après avoir fait un salut respectueux au Véda. — Ce salut appelé anjali consiste à incliner légèrement la tête en rapprochant l'une de l'autre les paumes des mains. Pavitraih kuçaih karadvayastbaih pavitrikrtah « s'étant purifié par des moyens de purification (qui sont) des brins d'herbe kousa tenus dans les deux mains ». qu'il prenne'les pieds de son de la (main) le (de manière précepteur à) toucher gauche et de la (main) droite le (pied) droit. 73. Avec les mains croisées. Sur le point de commencer la récitation. le précepteur s'arrêtera. il ne manquera les pieds de son précepteur. 76. elle ne laisse pas de traces. — La suspension d'haleine. Mais un (novice) au moment d'étudier (le Véda) devra la bouche se rincer suivant et (les prescriptions du) livre. propres. Kull. ciel : on les appelle viâbrtis. çâstra.

Un Brahmane dans les Védas. il y a en effet trois pâdas. — Tad : pronom démonstratif neutre qui commence l'invocation (Rig Véda. habite 33 Des trois Védas aussi le Seigneur des créatures qui au plus haut des cieux a trait. de la syllabe OM et (suivies) à trois de la Sâvitrî précédées sont la bouche (même) du Véda. L. Le Brahmane. va. La Sâvitrî est aussi appelée Gâyatrî : C'est une invocation au soleil considéré comme Savitar. 62.LES LOIS DE MANOU 77. précédé des (trois) mots (Bhoûh Bhouvahet Svah). Sachez que les trois grandes paroles impérissables. la vérité que le silence. 77. suspensions n'est supérieur à la Sâvitrî vaut mieux . Dans un lieu écarté : mot à mot « en dehors du village ». : «la partie principale du Véda ». la Sâvitrî. B. La divinité suprême : Brahman. d'où le nom de Rig Véda. 82. B. 3 . comme le serpent (est délivré) sa dépouille. par « tad » (appelé) hymne qui commence 78. Un Dvidja qui récite mille fois (par jour) dans un lieu écarté cette triple (invocation) est absous au bout d'un mois même d'une grande de faute. Bouche du Véda : brahmano mukham. c'est-à-dire le moyen le plus sûr d'arriver à la félicité suprême. vivificateur. (OM) est la suprême d'haleine la plus parfaite mais rien austérité. et le Vaisya qui négligent et (l'accomplissement) cette invocation en temps voulu des rites qui leur sont propres. — Hymne. Celui qui pendant trois ans récite sans relâche tous les jours cette (invocation) ira rejoindre la divinité suprême. stance cet par s tance. A trait : métaphore consacrée. d'un corps éthéré. Le monosyllabe les divinité. 79. — Qui habite au plus haut des cieux : parameshthin. (tous) les mérites (la récitaacquiert spirituels que procure tion des trois) Védas. le Kchatriya 80. (OM) et cet (hymne la Sâvitrî). stances. le blâme des gens encourent vertueux. 82. •— Stance par stance. traduit « un pied (pâda) de chaque (Véda) ». 81. « le portail du Véda et la grille conduisant à l'union avec Brahman ». 79. 81. léger comme l'air et revêtu 83. 10). III. instruit qui aux deux murmure cette syllabe de crépuscules.

assez bas pour n'être l'est cent fois plus . 88. 86. L'offrande consistant dans la prière murmurée est dix fois plus efficace que le sacrifice récitée (la prière) régulier. et le Seigneur clés créatures. les yeux. 89. puisqu'elle supprime le jeu de mots. : « Lui qui est l'ami (de toutes les créatures) il est déclaré (être un vrai) Brahmane. impérissable: (elle est) Brahme 85. sacrifices mais sachez que la syllabe (OM) est autres) passent. les pâkayajnas « sont parmi les cinq grands sacrifices. Il est hors de doute qu'un Brahmane à la peut arriver béatitude rien que par la prière murmurée . Passent. et dans exactement. . la langue et le nez cinles parties les mains.) — Les sacrifices réguliers sont ceux tels que « celui de la nouvelle et de la pleine lune. le balikarman. Les quatre sacrifices domestiques. Que le sage s'efforce de réfréner ses organes égarés dans les séductions des objets des sens. et (les (telsque)l'offrandeaufeu. » L. Les quatre sacrifices des domestiques accompagnés sacrifices tous ensemble ne valent pas la seizième réguliers. les quatre autres que le brahmayajna. Les onze organes que les anciens sages ont nommés. comme un cocher ses chevaux. comme le fait B.34 LES LOIS DE MANOU 84. doit être rejetée. Maitro bràhmana ucyate : On peut aussi construire. etc. prière) mentale 86. (Kull. ». qu'il accomplisse ou non les autres (rites). les pieds et l'anus. comme il convient. (l'organe 84. le nytiaçrâddha et l'atithibhojana». (Kull. consistant dans la prière murmurée. quoique donnant le même sens. à savoir le vaiçvadevahoma. Les oreilles. Tousles rites védiques. quième. (Kull. sexuelles. la peau. svarûpatah phalataçca « en ce qui concerne leur forme et leurs résultats ». Il est évident que la leçon de Kull. partie du sacrifice 87. de) la parole dixième. et par suite ne fait aucun mal aux créatures. akshayam.) — Jeu de mots sur aksharam signifiant à la fois « la syllabe om » et « impérissable ».) 87. un Brahmane est appelé l'ami (de toutes les créatures). je vais les énumérer : l'ordre 90. : « Il est dit (justement) uni à Brahme. (la pas entendue l'est mille fois plus. » En n'offrant pas de sacrifice il 'immole pas de victimes.

98. 97. 95. ne conduiront observances pieuses. quand il est dompté. 99. pàda signifie « pied » : faut-il lire pâtrât « d'un vase »? Le commentaire du reste est précis : « rien que par un seul trou le liquide s'échappe d'un récipient à eau fait d'une peau. qu'en les maîtrisant nullement des 94. 35 Il y en a cinq. appelle) organes des sens. goûte ou sent. peut être considéré comme ayant dompté ses sens. H. voit. (L'étude les sacrifices. Mais quand parmi tous les organes un seul s'échappe. « ces onze organes des sens et de l'action. cinq. (Comparez) un homme toutes ces qui obtiendrait à et un homme sensuelles) qui renoncerait (jouissances à tous les plaisirs des sens est préfétoutes : le renoncement rable à leur satisfaction. tandis il est hors de doute qu'on on parvient à la béatitude. Sachez que le onzième est le sens interne (ou esprit) tient de la nature des deux (catégories qui par sa qualité ces deux catégories de cinq énoncées). Prajnâ « sagesse » ou suivant Kull. l'anus qu'on appelle organes de l'action. l'oreille et ceux qui suivent (qu'on et ceux qui suivent. qui entend. Ces (organes) attachés à la sensualité ne sauraient être aussi bien réfrénés (aux plaisirs sensuels) par le renoncement de la connaissance. — Pâdât « d'une outre » (?). comme le feu objets désirés. constituent les treize instruments de connaissance de la doctrine Sànkhya ». 99. constante que par la (recherche) la libéralité. Comme le remarque B. » Pâda désigne peut-être un des pieds de la peau de chèvre formant l'outre. jamais à la félicité suprême celui dont le coeur est corrompu. connaissance de la vérité ». les des) Védas. Le désir ne s'éteint par la jouissance il ne fait que croître davantage. sont (aussi) domptées. 92. 92. des organes 93.LES LOIS DE MANOU 91. alors la sagesse de l'homme ainsi que l'eau par le s'échappe. « tattvajnànam. . trou d'une outre. 96. L'homme touche. les austérités. (sur lequel on répand) du beurre clarifié. sans éprouver ni plaisir ni peine. en y joignant les deux principes de l'intelligence et de la conscience. Par l'attachement sensuels) (aux plaisirs se met en état de péché.

l'offrande formules (accompagnant) la (récitation) 106. : « Doit vaquer à ses affaires sans macérer. 101 sqq : les éclairs. Celui qui ne (fait pas sa prière) debout le matin et assis le soir. Au crépuscule la Sâvitrî debout jusqu'à du soleil. à celui du soir (qu'il la l'apparition assis jusqu'à ce que toutes les étoiles soient murmure) visibles. ». et qui tient en bride l'ensemble tous ses désirs. 106. — La fin de ce vers est obscure. artha signifie « l'objet qu'on a en vue ». pour les compte au feu. les météores sont des causes de suspension. L'oblation du Véda : Brahmasattra. Pour (l'étude des) traités complémentaires on ne doit tenir aucun ou pour la récitation journalière. doit être exclus comme un Soudra de toutes les cérémonies des Dvidjas. qui dompte son sens interne. « le perpétuel sacrifice offert à Brahman». pendant 103. Les traités complémentaires sont appelés Vedângas (membres du Véda) .36 100. 105. 104. Celui LES LOIS DE MANOU de ses organes. 100. astronomie et cérémonial religieux. me parait inexact . métrique. B. cela revient à dire : « Quand la lecture est . (Kull. L. 102. le tonnerre. Il n'y a point d'interruption pour l'oblation du Véda . ils sont au nombre de six et traitent les matières suivantes : phonétique. assis au crépuscule du soir.) 104. etc. grammaire. ajûânakrtam. Même : Ce mot « api » est éclairci par le commentaire : « Quand il n'est pas en état de réciter d'autres textes védiques. le car elle est appelée journalière. il efface la souillure contractée le jour. Observant la règle journalière (de la prière) qu'il dans le voisinage d'un cours d'eau. étymologie. du matin qu'il murmure 101. 102. En murmurant debout au crépuscule du (la Sâvitrî) il efface les péchés de la nuit : (en la murmurant) matin. non plus que des règles d'interruption. répète même la Sâvitrî ses sens et recueilli. Il s'agit des fautes commises sans le savoir. peut atteindre sans mortifier sa chair par l'ascétisme. Vashat est l'exclamation qui annonce la fin du sacrifice . retiré dans une forêt. — Les règles d'interruption ou de suspension de la lecture védique sont expliquées au livre IV. domptant du Véda. » 105.

celui qui communique (jeune homme) celui qui observe la loi. âpta signifie suivant B. De deux personnes dont l'une répond d'une manière suspendue.etc. sans être ni 110. 107. B. docile. (enfin) un parent. Dévoué. 111. pratique celui qui pur et maître selon la du Véda) un an la récitation pendant (journalière le beurre le lait doux. le feu sacré. et ceux-ci lui accordent l'accomplissement de tous ?es désirs ». » 107. Pour de ses sens. 109. celui qui est celui qui fait des présents. : « le sacrifice du Véda. On ne doit point parler interrogé. B. de la cérémonie du) précepteur jusqu'à (l'accomplissement retour à la maison. « une personne unie par le mariage ou l'amitié ». 108. « (même) quand (des phénomènes naturels exigeant) une cessation de l'étude du Véda prennent la place de l'exclamation Vashat ».LES LOIS DE MANOU sacrifice 37 où le Véda sert d'offrande est méritoire (même) une interruption de lecture l'exclamation remplace quand « vachat ». honnête.. toujours règle. doit se conduire (s'il était) un simple 111. coulent clarifié et le miel. le sage. Le Dvidja qui a été initié doit entretenir à son vivre dormir sur le sol. Cette cérémonie s'appelle Samâvartana. » Le sens général me paraît être celui-ci : « Le Brahmasattra garde ses mérites indépendamment des causes accidentelles qui nécessitent l'interruption de la lecture du Véda. L'une : c'est-à-dire celle qui a manqué à la loi.: c'est-à-dire « ses offrandes sont agréées par les Dieux et les Mânes. celui qui est pur. 109. d'esprit. Selon la loi sacrée dix (sortes de personnes) peuvent être admises à étudier un (le Véda) : le fils du précepteur. à une question . même quand il (répondre) déplacée dans le monde comme sait. une science. ce qui équivaut à la fin du sacrifice. celui qui est dévoué. H. Coulent toujours la lait doux. le lait aigre. » Voici du reste les diverses interprétations des traducteurs : L. est méritoire avec (le mot) Vashat qui ne devrait pas être prononcé. 108. celui qui est capable. et complaire d'aumônes. et dans le cas où . « même lorsqu'il est présenté dans un moment où la lecture des livres sacrés doit être interrompue ».

ni l'obéis112. du Véda meure avec sa science. n'est pas maître de ses passions. 116. 118. 115. la connaissance de Brahme.3S LES LOIS DE MANOU d'une manière l'une et l'autre interroge illégale. Là où l'on ne trouve ni vertu. l'étudiant. plus que le bon grain dans une terre stérile. illégale. On peut prendre brahmacàrin « disciple» comme un adjectif = chaste. ou encourra l'inimitié mourra (de l'autre). on doit se lever (à l'approche d'un supérieur) et le saluer. » Si tu connais un disciple pur et maître de ses sens. — On : c'est-à-dire le novice. 117. La Science sacrée alla trouver un Brahmane ne me donne « Je suis ton trésor. comme à un gardien à ce Brahmane. une extrême et lui dit: 114. sans permission le Véda de 116. et sera quelqu'un qui le récite. On ne doit point s'asseoir et quand on est installé sur siège occupé par un supérieur. sur une couche ou sur un 119. de l'Etre suprême. toutes deux seront punies. 115. pas à un garde-moi. une couche ou sur un siège. les deux ont manqué à la loi. qui mange de tout et trafique de tout. Mais celui qui acquiert de vol du Véda. précipité saluer celui dont on reçoit la science 117. Qui mange de tout : c'est-à-dire qui ne s'abstient pas des aliments prohibés. est coupable en enfer. On doit d'abord des choses du mon de. ne sût-il que la 118. (fût-il) même dans détresse. Un supérieur désigne ici surtout un guru ou maître spirituel : la pre- . L'enfer : le naraka un des trente-six enfers énumèrés par Manou. ni richesse. vigilant enseigne-moi » de (ce) trésor. Qu'un interprète plutôt que de la semer sur un sol stérile. 113. détracteur. maître de ses passions. de la sorte je serai toute-puissante. 119. on ne doit point semer la science (sacrée) non sance requise. Un Brahmane à celui qui possédant les trois Védas est supérieur Sâvitrî. — L'inimitié de l'autre : ou peut-être plus généralement « l'inimitié parmi les hommes ». « brahmajfiânam. du Véda ou de l'Être suprême. Àdhyâtmikam est suivant Kull.

Dans la salutation. (Edit. 122. ainsi Devadatta se prononcerait Devadattâ 3 a. Le Brahmane de qui ne connaît pas la manière à un salut. Après (la formule du) salut. c'est-à-dire que bhoh représente le nom des personnes interpellées. Jolly. » 123. 125. sans indiquer la raison de ce phénomène. Celui qui a coutume de saluer et d'honorer toujours les personnes croît en quatre âgées. « Puisses-tu avoir une longue vie. gloire.— La voyelle « a ouïes autres ». il est comme un Soudra. B. un Brahmane qui aborde de plus âgé doit décliner son nom en disant : « Je quelqu'un suis un tel. 125. 121. — J'ai suivi la leçon qui sépare plutah de pûrvâksharah au lieu de réunir en un seul mot pûrvâksharaplutah. traduit ainsi : « la voyelle a doit être ajoutée à la fin du nom (de la personne interpellée). en se levant (respectueusement) les retient. et de Nâr. Car les esprits vitaux d'un jeune homme montent en l'air (comme pour s'exhaler de son corps) à l'approche d'un et en le saluant.) . 123. longue. le sage doit dire : salut (accompagné) de la déclaration « C'est moi ». il doit prononcer après son nom le mot « Ho ! » . ne mérite salué par l'homme répondre pas d'être instruit . 120. 124. Ho I en sanskrit bhoh .) 124. et la voyelle qui doit être prononcée précède. mière partie du vers peut être entendue différemment : « On ne doit point s'asseoir sur une couche ou un siège à l'approche d'un supérieur ». mon cher ! » C'est à la salutation d'un Brahen ces termes qu'il faut répondre de la fin de son nom. force. (Kull. vieillard il . et (il doit faire) de même à toutes les femmes. Le commentaire dit que les esprits vitaux du jeune homme « désirent sortir de son corps » à l'approche d'un vieillard. car les sages déclarent de que la nature « Ho ! » est la même que celle des noms propres. 126. avec la lettre mane.) — D'après le commentaire de Nand. Mon cher : saumya signifie littéralement « doux comme le soma ». Qui ne comprennent pas. science.LES LOIS DE MANOU 39 120. (choses) : longévité. (Kull. Aux personnes qui ne comprennent pas (le sens) du du nom. « par ignorance du sanskrit ». la syllabe précédente étant allongée de manière à durer trois temps » .

envers sa soeur aînée. suivant Kull. elles lui sont égales. anâmaya. 128. 134. Madame : bhavati. parenté par le sang et parenté par alliance. mais encore toute personne vénérable à un titre quelconque. on doit se comporter comme envers une mère : une mère est plus vénérable (cependant) qu'elles. » ou qui n'est pas sa parente par le sang. etc. à des prêtres officiants. périté.40 127. Une tante maternelle. 130. au retour d'un voyage qu'on doit embrasser (seulement) (leurs pieds). commençant par « Ho ! » ou « Seigneur 129. En parlant à une femme qui est l'épouse d'un autre. demandera) de sa proson s'informera de l'état de ses un Vaisya. par exemple par sa science. doivent être honorées une belle-mère. quant c'est femmes des (autres) parents par le sang ou par alliance. à un Soudra s'il n'est pas malade. On ne doit point interpeller par son nom celui qui a fût-il plus été initié (pour l'accomplissement d'un sacrifice). affaires En abordant un Kchatriya. 132. il doit dire « Madame ou « chère soeur ». à ses maîtres il doit dire : spirituels. Cela veut dire que deux concitoyens sont considérés comme égaux . Les mots bhoh et bhavat. (enfin on LES LOIS D'E MANOU un Brahmane de. A ses oncles maternels et paternels. alors même qu'ils seraient) plus jeunes que lui. — Le mot guru désigne non seulement le maître spirituel. le précepteur. Jfiâti et sambandba. « Je suis un tel ». est(limitée par mie diffé127. en la loi lui adressera la parole jeune : celui qui connaît ». à son beau-père. 132. si elle est de la même caste. L'égalité entre concitoyens. 134. la femme d'un oncle maternel. 130. 128. en se levant (à leur approche. 129. Les quatre formules sont kuçala. Chaque aux pieds de la jour on doit se prosterner aux femme d'un frère. Envers la soeur de son père ou de sa mère. 131. ...sa santé. kshema. 133. ârogya. ses austérités. rtvij. ou bien. Prêtre officiant. « parents du côté du père et parents du côté de la mère ». et une tante paternelle comme la femme d'un maître spirituel .

Le Brahmane lui qui. » 138. sont (toutes) quand en même temps. Sachez qu'un Brahmane de de dix ans et un Kchatriya cent ans sont (l'un par rapport à l'autre comme) un père et un fils . L'homme des trois (premières) castes qui est le mieux et en degré. respect. c'est le Brahmane qui est. 135. celui qui a pris le bain final. le Véda ainsi que la règle du sacrifice et la doctrine enseigne est appelé son précepteur. (c'est) le Brahmane (qui) a droit à être honoré par le roi. 137.Un prince : râjan est peut-être un simple synonyme de kchatriya. — Brahmane instruit. — Un Brahmane qui a terminé ses études : un Snâtaka. -7. (en commençant par) la dernière. est plus vénérable (que celle qui précède). et la parenté. entre de cinq ans . entre-parents instruits. à un Brahmane ses études. réunies (c'est) le Brahmane ayant terminé ses études. à un qui a terminé à un marié. 139. à un à un malade. 138. pourvu qu'il n'y ait pas plus de dix ans de différence d'âge entre eux. et le prince (qui) doivent être honorés (de préférence) . 136. Parmi ces (personnes). après avoir initié un disciple. mérite pourvu de ces cinq choses en quantité d'y être honoré. Nonagénaire : mot à mot celui qui est dans la dixième décade. La régie du sacrifice.l'âge. 137. Y : (atra) c'est-à-dire « parmi ces castes. Il faut céder le pas à une personne en voiture. 41 rence d'âge) de dix ans . La richesse. Honorés : c'est-à-dire qu'on doit leur céder le pas. L. entre artistes. prince. kalpa — la doctrine ésotérique. on verra plus loin la valeur exacte de ce terme. çrotriya . 140. par le sang (elle est limitée) par une très petite (différence d'âge). elles 139. à un homme d'un fardeau. entend la fin du vers autrement : « le Brahmane doit être traité avec plus de respect que le kchatriya. chargé à une femme. de ces deux derniers. nonagénaire. qui commandent chacune d'elles. les actes (religieux) la science le voilà les cinq choses sacrée. Brahmanes de trois . ésotérique.le père. et même un Soudra entré dans la dixième (décade de son âge). c'est-à-dire les . seulement de ces deux. » 140.LES LOIS DE MANOU .

Cette cérémonie s'appelle Garbhàdhâna ou Nisheka. — Le vers 146 est en contradiction avec le v. Upanishads. est appelé le sous-précepteur. la (première) est appelé le maître nourriture. Mais celui qui pour gagner sa vie enseigne une portion du Véda. 141. Les parties accessoires sont les Vedâùgas — le sous-précepteur upàdhyâya. son prêtre et autres est appelé sacrifices. 143.42 LES LOIS DE MANOU seulement 141. (l'élève) ne doit jamais l'offenser. Brahmajanman : B. mot à mot « les sacrifices de cuisson ». 146. ils discutent aussi certaines questions de métaphysique. — Agnishtoma signifie louange d'Agni. L'Agnyâdheya est l'acte d'allumer le feu sacré — les pâkayajnas. et au vers précédent. spirituel. Le Brahmane qui accomplit et qui donne (à l'enfant) monie de la conception et les autres. 146. traduit : « car la naissance en vue du Véda (assure) une éternelle (récompense) dans cette (vie) et après la mort. telles que l'origine de l'univers. ou plutôt n'est-il pas probable. Faut-il accepter l'explication de Kull. Celui qui remplitvéritablementlesdeux oreilles (d'un doit être considéré élève) avec le Véda. le dernier : car la naissance que le Véda (spirituelle) plus vénérable et dans à un Dvidja est éternelle en ce monde communique l'autre. 144. (par lui) comme un père et comme une mère. l'Agnichtoma officiant. 142. Le précepteur que le sousla mère le père cent fois plus que le précepteur. Celui qui ayant été choisi accomplit (pour un autre) et l'entretien du feu les oblations domestiques (sacré). mille fois plus que le père. d'après laquelle l'âcàrya désigne ici celui qui « après l'initiation enseigne la Sâvitrî et rien déplus ». « que ces deux opinions en contradiction sont placées ici côte à côte. précepteur. suivant la règle la céré142. né une seconde fois ». ou les parties accessoires du Véda. la nature de la divinité et de l'âme. 143. De celui qui vous a donné le jour et de celui qui vous est le père le a donné (la connaissance du) Véda. 145. L'objet de ces traités est d'établir le sens mystique du texte védique . le précepteur àcârya. comme le remarque B. — Nourriture : spécialement le riz. parce que toutes deux sont basées sur d'anciennes traditions » ? . est dix fois plus vénérable 145. » On a déjà expliqué le sens de dvidja « régénéré par l'initiation..

« parce qu'il les surpassait en science (jnânena) ». suivant la loi. ni par les cheveux 154. 154. suivant Kull. Ce vers peut-être mis dans la bouche des Dieux. ni par les richesses. la loi. ni par la parenté . enfant. Kavi fils d'Anguiras tout jeune enseigna ses parents en les prenant il leur disait : plus âgés. est. « Enfants! » en vertu de (la supériorité de) sa science. En général. 151. Pitfn. » 149. « ses oncles maternels. L'ignorant celui qui enseigne est en effet un enfant. Le Véda en entier : c'est-à-dire les Védas et les Angas. et les Dieux s'étant dirent : « L'enfant a parlé assemblés. est la vraie . ou bien. etc. iha signifie ici-bas par opposition à l'autre vie. Qu'il sache que l'homme le qui lui a communiqué bienfait du Véda. — Parigrhya « les prenant (comme élèves) » signifie d'après Nand. suivant pour âgé qu'il soit. (qu'on est supérieur) les Sages ont fait cette loi : « Celui qui a appris (le Véda en entier) est grand parmi nous. à cause du bienfait appelé en ce (traité) du Véda. dans Manou. » 153. par la Sâvitrî. 153. Mais la (seconde) naissance sachant qu'un précepteur tout le Véda lui communique. parle Véda. (elle est) exempte de vieillesse et de mort. comme il faut. les fils de ceux-ci. ». Anguiras est l'un des sept grands Richis et un des dix ancêtres primordiaux de l'humanité. Le Brahmane la naissance qui a donné (spirituelle) ses devoirs. et celui qui enseigne (à quelqu'un) fût-il un enfant. son père spirituel. (que cet avantage est soit) petit ou grand. En ce traité: le texte dit seulement « iha. le Véda est un père . (de la communication) 150. car (les Sages) ont appelé l'ignorant un et celui qui enseigne le Véda un père. par leur mutuelle la matrice (de sa mère). (comme élèves). le père (de celui-ci). ici » commenté par castre.LES LOIS DE MANOU 43 147. 151. 148. mot à mot « ses pères » c'est-à-dire ses parents qui avaient l'âge d'être ses pères. Ce n'est ni par les années.. 149. Pleins de colère ils consultèrent les Dieux à ce sujet. 152. Il faut considérer comme une existence (purement matérielle celle qu'a reçue l'enfant) quand son père et sa mère et qu'il est né de l'ont engendré affection. blancs. .

le (maître) tures l'instruction qui désire douces et des paroles la loi doit employer (respecter) aimables. avec les femmes. amrta. Kull. Inutile : « parce qu'il est privé des fruits que procurent les sacrifices prescrits par la Çruti et la Smrti ». On ne doit jamais humeur. offenser même quand on a du chagrin . on ne doit point autrui en actions ni en pensées . On n'est pas âgé parce que l'on a des cheveux gris . empêchant d'obtenir le ciel et le reste ». et par suite vénérable. chez les Kchatriyas (c'est) le courage . les Dieux celui qui jeune encore est instruit comme âgé. 158. 156.44 155. tous les fruits que et constamment gardés avec soin. LES LOIS DE MANOU Chez les Brahmanes (qui) constitue (c'est) la science la supériorité . Celui dont le langage et la pensée sont toujours purs. déplacé. inconvenant. Il faut procéder pour donner en vue de leur bien. texte formant la conclusion d'un Véda) il faut entendre ici les Upanishads et la doctrine théologico-philosophique qu'ils renferment. qu'il recherche toujours broisie. considèrent en un éléphant est comme 157. Qu'un Brahmane à l'égal de l'amle mépris du poison . l'explique par « svargàdipràptivirodhin. est improductif 158. est le breuvage des Dieux donnant l'immortalité. (c'est) seulement 156. on ne doit point proférer d'entrer au ciel. comme un don ne porte point de fruits. chez en grains les Vaisyas (et autres biens) . une parole blessante et qui vous empêcherait les honneurs comme fuie toujours 162. des hymnes sans (la connaissance) (védiques) aux créasans brutalité 159. 161. Un Brahmane ignorant bois ou un daim en cuir . 162.) 160. tous trois ne portent que le nom. le dans le Véda. Comme un eunuque comme une vache est stérile avec une vache. Par Védânta (fin du Véda. Agé. Alokya signifie extraordinaire. procure montrer de mauvaise 161. recueille le Védânta. ainsi un Brahmane fait à un ignorant est inutile. 160. Suivant une légende célèbre les Dieux et les Démons (Asouras) se réunirent . (Kull. (c'est) la richesse chez les Soudras l'âge. L'ambroisie.

LES LOIS DE MANOU 45 et il s'endort le coeur léger 163. négligeant de son vivant même. et le précepteur dit le père. du texte révélé. le coeur léger en ce monde. il pratique la plus parfaite des austérités 167. De cette opération sortit l'amrta que les Dieux et les Asouras se disputèrent . La première de la ceinture d'herbe de l'investiture mère. Doctrine ésotérique: cf. s'éveille le coeur léger. il marche tandis que le contempteur périt. 165. que portant qui. de cérémo164. d'austérité et d'observances diverses prescrites pratiques par les règles. doit l'ascétisme 166. le Dvidja bout des ongles. v. la deuxième de l'initiation la troisième pour le sacrifice. dans celle-ci. Parmi ces (trois). tombe bientôt. qu'il pendant à (l'éaux austérités livrer progressivement qui préparent tude du) Véda. Un Dvidja de cette doctrine étude) (en accompagnant ésotérique. 169. doit. demeure nies. ainsi que sa postérité. la naissance par le Véda de la ceinture d'herbe bolisée par l'investiture moundja. pour baratter la mer : le mont Mandara leur servit de moulinet et le serpent Vàsouki de corde pour le mettre en mouvement. Véda dans la mesure l'étude du Véda met son 168. note. application d'un Soudra. s'adonne journellement de ses moyens. la condition de sa naissance d'un Dvidja lui vient 169. la déclaration est sym170. Un Brahmane qui veut pratiquer du Véda est consiconstamment étudier le Véda. il finit par rester la propriété des premiers. 140. car l'étude des austérités dérée comme la plus excellente pour un Brahmane en ce monde. En général il n'est question pour un Dvidja que de deux naissances. Car (quoique) méprisé. Un Dvidja qui. la Sâvitrî est (est dite) la mère. Certes. . dans ailleurs. d'après moundja. Un Dvidja sanctifié par cette succession se chez son précepteur. doit étudier le Véda tout entier avec la 165. bien jusqu'au à l'étude du une guirlande de fleurs.

être renoutous) ces (objets doivent des voeux. La fin du vers est très obscure : l'idée de « renouvelés » est suppléée par le commentaire : navâni karttavyâni. de colère. organes pour augmenter 176. Cf. de chanter ou de jouer d'un instrucupidité. D'onguents. de danser. 173. de la calomnie et du mensonge. il ne doit réciter texte dans les rites fu(aucun) védique. B. et mettra (dans le feu sacré). 179. de de femmes. (Jusqu'à la cérémonie de l'investiture). parce le Véda. ou de toucher de regarder une femme. le (sacré). (substances) des créatures. de viande. de miel. guirlandes. qu'il ne répande jamais 174. il honorera des libations le combustible les divinités . Chaque jour. des querelles. velés) dans (l'accomplissement) 175. » . Voici les observances un novice que doit pratiquer en réfrénant tous ses qui habite chez son maître spirituel. de toutes d'essences. traduit: « Le même cérémonial (doit être usité de nouveau) à (l'accomplissement) des voeux. Qu'il couche toujours seul. car avant la prise de la ceinqu'il (lui) communique ture d'herbe aucun acte pieux ne lui est permis. après s'être baigné et purifié. bâton ainsi que les vêtements au prescrits (pour le novice moment de l'initiation. moundja 172. 180. on exige qu'il s'astreigne aux observances et qu'il apprenne le Véda. ment. aux Sages et aux Mânes. LES LOIS DE MANOU Le précepteur est appelé le père (du novice). son austérité. conformant 174. ou de frapper le prochain. 177. Une fois initié. de porter des de désirs souliers et une ombrelle. le cordon la ceinture. car il n'est à un Soudra.46 171. en se progressivement aux règles. excepté nèbres . aigries. La peau de bête. Du jeu. il offrira aux Dieux. ce qui a été dit dans les vers 41-47. cle sensuels. Qu'il s'abstienne de parfums. ainsi que de tous sévices à l'égard 178. tant pas supérieur naissance qu'il n'a pas pris une seconde par le Véda. de collyre pour les yeux.

Les parents de son père ou de sa mère : ou bien peut-être « les parents et alliés ». sa semence. « sur le toit ». répand rompt involontairement sa 181. I. étant ira demander pur. qu'il en faut (à son et qu'il aille chaque jour demander l'aumône. : « n'importe où. B. mais s'il ne dans les maisons peut rien obtenir étrangères (qu'il s'adresse à eux). aux parents paternels (jnâti) . 185. etc. 184. ni chez ceux de son père ou de sa mère . de l'argile. s'il n'obtient rien chez eux. Si. sans jamais il néglige 187. s'il n'obtient rien chez eux. 187. . sept jours pendant et d'alimenter le feu sacré. et que soir et matin se lasser. Le novice.) 184. commente la fin du vers : « d'abord il demandera aux parents maternels (bandhu). 186. des fleurs. La pénitence pour celui qui a violé son voeu de chasteté (avakïrnin) est spécifiée au livre XI. » (TaittirïyaAranyaka. A défaut de ceux qui ont été mentionnés précédemtout le village. étant pur et retenant ses ment. » 186. Le Dvidja novice qui a répandu adorer le soleil. qu'il il alimente le feu sacré. qu'il parcoure paroles . « à l'air » signifie suivant Kull. 30. 119. Voici comment Kull.LES LOIS DE MANOU 47 sa semence. » trois fois la formule : « Revienne 182. à moi. excepté sur le sol ». 183. le mette à l'air. Vihâyasi. Qu'il apporte un pot d'eau. « Punar mâm etu indriyam : revienne à moi ma force. (il demandera) même aux parents du guru. précepteur). chaque jour l'aumône dans les maisons des gens qui ne négligent pas les sacrifices et qui sont renommés védiques pour (la manière dont ils remplissent) leurs devoirs. mais qu'il évite les gens accusés (dépêchés mortels). du fumier de de l'herbe kousa autant vache. Ayant rapporté d'un lieu éloigné le combustible. doit se baigner. en évitant de commencer par les premiers. v. il devra d'aller chercher l'aumône faire la pénitence (prescrite) pour un novice qui a violé le voeu de chasteté. et répéter semence en songe. sans être malade. 181. Qu'il ne mendie de son préceppas chez les parents teur. car celui qui volontairement (volontairement) son voeu.

Comme un ascète : rshivat mot à mot « comme un Sage » : cet adverbe a l'air de faire pléonasme avec vratavat. il peut manger à son gré (la nourriture donnée ses voeux. — Il y a une autre leçon susamyatah « recueilli » au lieu de susamvrtah « bien couvert ». avoir 194. il doit toujours de son précepteur. Qu'il ait toujours qu'il ait une et qu'il soit bien couvert . mangeant (avec lui) étantcouché. qu'il s'asseye. 191. (à ceux il doit se lever avant lui et se coucher du maître). le bras (droit) libre.48 188. ne pas recevoir pour subsister d'aumônes est déclaré un novice. tournée 189. en l'honneur des Dieux 189. mot à mot « découvert ». B. Je réunis tishthan a parânmukbah. ni converser 195. 193. Libre. sa parole. vers son « Asseyez-vous le visage tourné ». et faire ce qui doit s'appliquer toujours (l'élève) à son maître. autant que le permettent par une seule personne). des ornements une nourriture. quand on lui dit : bonne tenue. Il ne doit pas répondre (à son précepteur) ou debout avec la face assis. Disciplinant la il doit se tenir les mains jointes et son esprit. Mais alors on ne voit pas bien quelle position doit prendre l'élève s'il n'est « ni couché. regardant face de son précepteur. ses organes des sens 192. — Droit est fourni par le commentaire. d'un autre côté. 193. bien couvert: c'est-à-dire « vêtu décemment ». ni assis. Les Sages ont prescrit cette règle de conduite au Kchatriya elle n'est pas imposée ment pour le Brahmane. précepteur. peut être agréable son corps. En présence inférieurs des habits. après lui. seule190. . et (à condition comme un ascète . Qu'il en ait reçu l'ordre à l'étude. (en cela) il de) se conduire n'enfreint pas ses voeux. LES LOIS DE MANOU Le novice doit constamment subsister d'aumônes et sa nourriture d'une seule (personne). et au Vaisya. 195. S'il est invité à une cérémonie ou des Mânes. ou non de son précepteur. distingue les deux idées : « ni debout. ni debout ». de l'équivalent jeûner. ni la face détournée ».

quand toujours il est en présence de son précepteur . étant à distance. 197. » 4 . traduit : « lorsque le maître est couché ou qu'il est à une place plus basse.LES LOIS DE MANOU 196. En se plaçant en face de lui quand il a le visage tourné d'un autre côté. quand rencontre en courant quand il s'approche. 49 Il doit le faire debout est (le précepteur) quand en l'abordant il est debout. Il ne doit point prononcer le nom de son (précepson dos. en allant auprès de lui quand il est vers lui quand il est couché ou qu'il éloigné. qu'il descende 197. par l'intermédiaire ni en présence d'une femme : s'il est en voiture ou sur un pour lui adresser la parole. démarche. » (Kull. même derrière son langage. Celui qui médit de son précepteur devient âne (dans une autre vie) . et kîta insecte. après lui quand il court. ajoute : « mais s'il est dans l'impossibilité de venir lui-même. Si son maître est quelque part l'objet d'une médisance se bouche les oreilles. Il ne doit point. 199. » B.) 201. ou qu'il ou d'une calomnie. ses gestes. en allant à sa assis. Tout court: « sans y ajouter uneépithète honorifique. » ce qui justifie le fait de se pencher vers lui. l'explique par nikate « à proximité». d'une autre personne) ni étant en colère. il est exempt de blâme. 201. Kull. Son lit ou son siège doivent être bas. Malheureusement nideçe n'a guère ce sens. Étant à distance : Kull. siège. ni contrefaire sa teur) tout court. La différence entre krmi ver. celui qui le calomnie devient chien . 199. Nideçe ca eva tishthatah peut s'entendre différemment en rapportant nideçe à l'élève : « l'élève doit se tenir à proximité quand le maître est debout. celui qui en insecte. 198. est un peu vague. qu'il (quitte) la place pour aller ailleurs. Suivant le commentaire le second mot désignerait un insecte plus gros. 200. en se penchant est arrêté près de lui. à la portée des yeux de son précepteur il ne doit point s'asseoir à son aise. 202. celui qui devient vit sur le bien (de son précepteur) ver. est envieux (devient) saluer le (précepteur 202.

Supérieurs : « les gens éminents en science et en austérité ». Telle également la science (sacrée). Le fils du précepteur dans (la science de) l'accomplisseâge (que lui). Certaines éditions ont srastara. etc. traduit « s'ils sont respectables par leur âge ». le vent LES LOIS DE MANOU contre avec son précepteur Il ne doit point s'asseoir ou sous le vent. de son précepteur 205. de bons conseils. mais sans la permission saluer ses propres qui ont droit à son respect. sur du gazon. « un endroit pavé ». (Kull. caste. » 204. c'est quand le vent vient de l'endroit où est le précepteur à l'endroit où est le disciple. (Kull. ni dire quoi que ce soit hors de la portée des oreilles du précepteur. etc. litière. ou qui appartient aux trois premières castes. sur une sur une pierre. explique par « samânajâtishu. H. de son précepteur. le père. teur. (Kull. est présent. dans une voiture avec son précepteur 204. » 207. Ceux qui lui enseignent la science « autres que le précepteur. tels que le sous-précepteur. l'oncle paternel.) 206. soit du même 208.) — Svayonishu : « parents. Kull. (parents) sa conduite constante doit être 206. : « un lit de gazon ou de feuilles ». soit étudiant 203. par L. terrasse. 205. explique différemment : « il a droit . etc. Qui ont droit à son respect : tels que « la mère. Kull. quand le vent vient de l'endroit où est le disciple à l'endroit où est le précepteur. ». Si le précepteur qu'il son (propre) se comporte précep(avec lui) comme si c'était il ne peut de son précepteur. ». Gason : prastara est traduit par B. planche. traînée par des boeufs. L. envers ses envers ceux qui lui enseignent du péché envers les gens qui le détournent parents paternels. des chevaux. et sous le vent. tels que l'oncle paternel. de la même s'ils sont nés de femmes son précepteur.) 208. Envers et de même envers les fils de comme envers son précepteur. sur une natte. Je fais dépendre yaj fiakarmani de çishyo. ou qui lui donnent il doit toujours se comporter ses supérieurs 207. — Parents par le sang « tels que l'oncle paternel. Il peut s'asseoir sur une des chameaux. dans un bateau. explique ainsi prativâta et anuvâta : « contre le vent.) — âryeshu : ârya signifie noble. et B. Mais Kull. ce qui me paraît la construction la plus naturelle. (Kull. de même caste ». et envers les parents soit plus jeune. ».50 203. etc.

. une soeur. (L'élève) ne doit point frictionner ni l'aider à se baigner. et entraîne même l'homme instruit. en observant les pratiques des gens vertueux. 214. mais si mages que lui-même. On peut entendre ainsi la fin du vers : « lorsque celui-ci est sujet à la luxure et à la colère ». du précepteur ne le regarde de coiffer la femme tionner. en disant : « Je suis un tel. (à la place quand il donne l'enseignement de son père). Mais un jeune (élève) peut à son gré se prosterner à terre devant les épouses (encore) jeunes de son précepteur. dant) esclave de l'amour 215. il doit toucher les pieds des femmes de son précepteur. point aux femmes. à des castes différentes. ne doit point saluer la jeune femme de son préses pieds. (seulement) de servir dans le bain. restes. Les épouses du précepteur si elles sont de la même caste. 212. il doit les honorer elles appartiennent en se levant et en saluant. une fille. »—A la place de son père : le commentateur Nand. ni manger ses fils de son précepteur. de fric211. mais même l'homme instruit. soit sans avoir cette dernière qualité (c'est-à-dire comme simple assistant). et les saluer chaque jour. aux hommages comme un guru. Au retour d'un voyage. (L'élève) et qui distingue le qui a vingt ans révolus. conformément à la règle. quand il assiste à un sacrifice. a droit aux mêmes hommages que le précepteur. soit comme prêtre officiant. Car les femmes peuvent égarer en ce monde non seulement l'ignorant. » 217. bien du mal. 216.LES LOIS DE MANOU 51 ment du sacrifice. les membres du 209. cepteur (en touchant) les des femmes de faire pécher 213. entend ainsi : « quand le père est occupé à un sacrifice ». On ne doit point être assis à l'écart avec une mère. (en le renet de la colère. 214. Il est dans la nature aussi les Sages ne s'abandonnent-ils hommes ici-bas. (Le soin de) parfumer. ni lui laver les pieds. ont droit aux mêmes hom210. car la troupe des sens est puissante. point.

Si le soleil se lève ou se couche qu'il pendant il ou involontaire. . Si une femme (aussi) au) bien (suprême). ou dans la richesse juste (est qu'il de ces trois (choses). H. Car celui que le soleil à son lever ou à son coucher un encourt trouve et qui ne fait pas pénitence. Qu'il ait les cheveux rasés ou tombants ni ne se lève sur lui (dorque jamais le soleil ne se couche mant) dans le village. mais l'opinion seule. un père.) 224. Brahmane. ou dans la vertu dans) le plaisir seule . (suivant (réunies) il consiste et la richesse. B. endormi. 220. (Kull. traduit : « celui qui se couche et se lève sans se régler sur le soleil ». endormi. Comme LES LOIS DE MANOU arrive avec une bêche un homme creusant à la science docile parvient l'eau. Un précepteur. un frère aîné ne surtout doivent avec irrévérence. et L. (que sa faute) soit volontaire à voix basse (la Sâvitrî). consiste dans) l'union 225. 222. S'étant lieu sans souillure. 223. 219. étant pur et recueilli. par un point être traités eût-il été offensé par eux. . grand péché. presjour les prières qu'il récite chaque conformément à la règle. place le vers 226 avant le vers 225. (Les uns) disent que le souverain bas dans la vertu et la richesse d'autres. (B. La vertu : ou le devoir dharma. ce qui fait supposer qu'au lieu de sùryena il a lu en deux mots sùrye na. traduisent ainsi : « si à son insu le soleil se lève ou se couche pendant qu'il est endormi volontairement ». ou si un Soudra fait un (acte) quel223. ou en toupet . Kull. aux deux crépuscules. en un rincé la bouche. est 220. plaisir. crites.52 218. une mère. conque (tendant qu'il s'y applique ainsi qu'à (tout autre acte) où son esprit trouvera avec ardeur. icibien (consiste) 224. L. devra jeûner un jour en récitant 221. ainsi un (élève) jusqu'à renfermée dans son précepteur.) 225. 221. Tout autre acte : « permis par la loi ». ou « (l'acquisition du) mérite spirituel».

53 est l'image de Brahme. conquiert les trois mondes. le feu dakshina ou feu de l'autel. le ciel. par des centaines 228. le précepteur le feu Âhavanîya . 230. 231. pareil à un Dieu. ou bien les trois derniers. Les trois mondes : la terre. — Le monde de Brahmâ désigne le ciel. Par les « trois ordres » le commentaire entend ou bien les trois premiers. ermite et ascète mendiant. en commençant par celui de maître de maison et en exceptant celui d'étudiant. maître de maison. l'atmosphère. ainsi qu'au précepteur ces trois (personnes). le monde intermépar la piété envers son père (il obtient) diaire . on ne plus parfaite doit accomplir aucun autre acte pieux. . Par la piété envers sa mère il obtient ce (bas) monde . 232. Le monde intermédiaire : l'atmosphère située entre le ciel et la terre. et le feu âhavanîya. En respectant ces trois (personnes) on remplit tous ses 230. en contentant on gagne tout (le prix des) austérités. ou feu du sacrifice qui doit recevoir les oblations et qui est placé vers l'Est. cette triade de feux est très vénérable. et dans un corps rayonla félicité dans le ciel. ils-sont les trois ordres. 227. Le mal que se donnent un père et une mère pour mettre au monde un enfant ne saurait être compensé même d'années. 233. et sans leur permission. le v. ils sont appelés les trois feux sacrés. (Celui qui devenu) maître de maison ne néglige pas ces trois. L'obéissance à ces trois (personnes) est déclarée la des austérités. un père (Car) un précepteur du Seigneur des créatures. — Les trois feux (cf. suivant) sont le feu gârhapatya ou feu entretenu par le maître de maison. nant. Car ils sont les trois mondes. en commençant par celui d'étudiant et en exceptant celui d'ascète. il goûtera 233. — Les trois ordres : il y a quatre ordres ou degrés dans l'existence du Brahmane. il parvient au monde de Brahmâ. terre. Le père en effet est déclaré être le feu Gârhapatya. étudiant. placé vers le Sud. ils sont les trois Védas. la mère le feu Dakchina.LES LOIS DE MANOU 226. On doit toujours faire ce qui est agréable à ceux-ci. 229. . 234. une mère l'image de la l'image un propre frère l'image de vous-même. mais par l'obéissance à son précepteur.

les femmes. En cas de nécessité. — L'être le plus vil : par exemple « un cândàla ». ou même chez un Brahmane non instruit des Védas). entend striyo ratnâni par « les femmes perles». En cas de nécessité : c'est-à-dire « quand on n'a pas un instituteur Brahmane ». Qu'il les tienne au courant en vue de l'autre leur consentement en pensée. (Kull. et les (connaissance du) devoir. divers arts de n'importe qui. que ces trois (personnes) aucun autre (devoir religieux de sa propre qu'il n'accomplisse une soumission . 241. LES LOIS DE MANOU les . d'apprendre aussi longtemps que dure (même) d'un autre qu'un Brahmane. qu'il leur témoigne constante. à la félicité ne doit 242. un bon conseil. toutes pies sont stériles. . Un croyant un enseignement peut recevoir pur même d'un homme de caste inférieure.) 242. 238. la perle des femmes même d'une famille basse. Au lieu de « les femmes et les perles » Kull. tout autre devoir est déclarésecondaire. de) bonne de l'or même d'une (gangue) même d'un ennemi. même d'un une (règle conduite conseil enfant. la science. en monde. il est enjoint le Véda 241. impulsion) de faire ce qui leur est agréable et utile.54 devoirs oeuvres 235. (Kull. heureux de tout ce qu'il fait avec 236. (En honorant) ces trois (personnes). On peut tirer l'ambroisie même du poison. parole et en action. un bon 239. mais pour celui qui ne les honore pas. ce qui est en effet plus conforme au vers 238. impure.) 240. Un homme de caste inférieure : un Soudra. la loi la plus haute même de (l'être) le plus vil. — La totalité des Védas : c'est-à-dire le Véda et les Aneas. toutes les obligad'un sont remplies tions homme le . les perles. 240. 237. (dans la totalité 238. on doit servir (un tel) précepteur et lui obéir. c'est là évidemment devoir par excellence . Aussi longtemps sont en vie. Un novice qui aspire suprême la fin de sa vie chez un précepteur jusqu'à point demeurer non Brahmane. On peut recevoir la la pureté. l'instruction. La félicité : moksha ou la délivrance finale.

ou bien on peut prendre. D'où la traductionde B. des légumes. le bain (final).) .—Ceci est dit de l'élève qui veut passer sa vie dans le noviciat. (de son précepteur). un siège. «qu'il rende l'âme unie à son corps propre à l'union avec Brahmâ ». afin d'être agréable à son précepteur. ou sa veuve. le précepteur lui-même. ainsi que le fait B. qui accomplit enfreindre ses voeux. du grain. : vihâravant comme un adjectif « occupé à » déterminant les deux substantifs précédents sthàna la position debout âsana la position assise. 248. 247. il est sur le point de prendre congédié par son précepteur. (Kull. 55 s'il désire la fin de ses Toutefois demeurer jusqu'à jours dans la maison de son précepteur. des vêtements. zèle jusqu'à la 244. ou son parent (le (pourvu qu'il soit) vertueux. . Le Brahmane jusqu'à qui sert son précepteur de son corps directement dans la demeure dissolution entre éternelle de Brahme. au service du feu (sacré) et se rende digne de qu'il s'applique l'union avec Brahmâ. de l'or. Vertueux : « vidyâdigunayukte. mot à mot « qu'il perfectionne son corps ». 245. Le bain final : Snâna d'où son nom de snâtaka. Si son précepteur meurt. c'est-à-dire. qu'il le serve avec ce qu'il soit délivré de son corps. assis (la nuit) et ainsi finir sa vie. Sthànâsanavihâravant peut être considéré comme renfermant trois substantifs déterminés par le suffixe vant. »—Deham sâdhayet. un parasol. Celui qui connaît son devoir ne doit faire aucun cadeau à son précepteur avant (son retour à la maison). arrive à la condition et ne suprême renaît plus sur cette terre. un cheval. 246.) — Le parent jusqu'à la sixième génération (inclusivement) : le sapinda. rester dans la maison de son précepteur. qu'il lui offre un présent suivant ses moyens. comme si c'était plus proche) jusqu'à la sixième génération. mais quand.LES LOIS DE MANOU 243. ayant la science et les autres qualités ». : « Il devra servir le feu sacré debout (le jour). 248. des sandales. une vache. Vers un peu obscur. il servira le fils de celui-ci 247. (Kull. qu'il prenne la le siège et les occupations demeure. Si aucun de ceux-ci n'est en vie. sans 249. Un champ. Le Brahmane ainsi son noviciat. 245.

.

c'est-à-dire. ou bien de deux. Maître de maison : grhastha. Renommé de ses devoirs. le mot désigne aussi la cérémonie de la réception accompagnée de l'offre de ce plat. pris le bain final et accompli suivant la règle la cérémonie du retour à la maison. est un mélange de miel et de lait suri ou de beurre que l'on offre à un hôte . avant son mariage. dans l'ordre de de maître règles peut entrer maison. 1.LIVRE Le Maître de maison TROISIÈME : Mariage et Devoirs religieux. ou deux Védas ou un seul Véda. et n'a jamais enfreint les du noviciat. 5. d'après le commentaire de Medh. Le texte dit seulement « étant retourné à la maison ». une femme de que le Brahmane épouse même caste ayant les signes (qui présagent la prospérité). être honoré d'abord (du présent) de miel et de lait suri).—D'abord.—Le madhuparka ou don de miel. Le voeu (d'étudier) les trois Védas (dans la maison) du doit être observé durant trente-six ou la précepteur ans. Cette cérémonie s'appelle samàvartana. Après avoir. pour (l'accomplissement) ou spirituel) du ayant reçu de son père (charnel l'héritage et assis sur un lit de Véda. 4. ou bien jusqu'à ce qu'on les possède à fond. avec l'assentiment de son précepteur. — On appelle lakshana certains signes sur le corps. il devra. mélange 4. De son père : ou de son précepteur qui est pour lui comme un père spirituel. L. orné d'une guirlande d'une vache (et d'un repos. » 3. traduit : « Après avoir étudié dans l'ordre une branche (çâkhâ) de chacun des Livres sacrés. . moitié ou le quart de ce temps. Celui qui a étudié dans l'ordre voulu les (trois) Védas. (Une personne) sixième qui n'est pas parente jusqu'au 2. 3. 2. qui sont considérés comme de bon augure. ou même d'un seul.

127. qui suit Tinter- . d'oiseau. antya est remplacé dans le commentaire par mleccha — mais antya signifie exactement : le dernier. 9. La femme qu'il épouse doit avoir le corps exempt un nom de bon augure. les éléphant. de contracter ser) une fille substituée. et n'appartient pas à la famille de son père. un point ayant de trop. Le texte est d'une concision extrême : « putrikà dharma çankayà. la démarche d'un fladifformités. — La comparaison avec le flamant ou l'éléphant éveille une idée de grâce et de beauté féminine chez les Hindous. Un nom de bon augure : ou bien « un nom agréable ». Un nom barbare. et avec l'intention d'adopter ce dernier en lieu et place de fils propre. d'un fleuve. dans l'espoir qu'elle aura un enfant mâle. celle où le système est trop développé. ou un nom tagne. étoile. ou un nom d'esclave. brebis. 9. l'épilepsie. grandes voici les chèvres. Celle où l'on néglige mâle. les sacrements. ou (ayant les yeux) rouges. 11. Il n'épousera une jeune fille rousse. par crainte de la loi relative à la putrikâ » — putrikà « fille substituée ». mant ou d'un le duvet et les cheveux fins. On peut donc entendre par là : « un nom d'une basse caste. membre bavarde trop peu ou trop velue. inspirant de 10. Notre traduction. 8. (dans le second une union) illicite. cf. maladive. un nom de monde serpent. 11.58 LES LOIS DE MANOU degré de sa mère. Ni celle dont le nom est tiré d'une d'un arbre. Même quand elles seraient et riches en vaches. (dans le premier par crainte cas. la terreur. celle où l'on n'étudie pas d'enfant pas le Véda. (de toutes grains et biens sortes). à unDvidja (voilà celle) qu'on recommande (de choisir) pour le mariage et l'union conjugale. Un homme sensé n'épousera point une (fille) sans frère cas d'épouou de père inconnu. dents petites et les membres délicats. » 10. blanche et l'éléphantiasis. IX. ou qui porte un nom barbare. celle où il n'y a 7. celle où régnent les pileux la phtisie. c'est une fille qu'un père sans enfant mâle prend à la place d'un fils. la lèpre hémorroïdes. 6. dix familles en s'unissant à une épouse : qu'il doit éviter. la dyspepsie.

.LES LOIS DE MANOU 12. il est curieux qu'il se cite ici à la troisième personne. la troisième au Vaisya. Il est déclaré qu'un Soudra qu'une (ne peut épouser) ou une (personne) un Vaisya une Soudra (femme) Soudra. déchoit épouse une Soudra (immédiatement à la naissance d'un fils. prétation de Kull. il faut entendre ici quelque récit mythologique pouvant autoriser une pareille dérogation. chose illicite. 16. de sa propre caste. — Bhrigou est aussi un des six seigneurs de la création. un Brahmane (castes) précédentes dans toutes ces trois (castes) et dans la sienne propre. » 16. En aucune histoire : par histoire. et c'est dans sa bouche même qu'est mis le récit des lois de Manou . c'est-à-dire « à défaut d'une femme de même caste.. un Kchatriya (peut choisir dans) les deux ou dans sa propre caste. Voici comment B. et adharma. 13. Selon Atri et (Gotama) fils d'Outathya. lorsque ce (fils) a un enfant (mâle). de sorte que la déchéance serait plus ou moins immédiate selon la caste. mais pour ceux que l'amour l'ordre voici suivant (des mariage). la deuxième au Kchatriya. qui pourrait être par exemple parente ou issue d'une union illicite. femme 14. celui qui a un rejeton (mâle) d'une (femme Soudra seulement) ». et aussi un Richi auteur de plusieurs hymnes védiques : il est cité ici comme législateur. Gotama ou Gaoutama auteur d'un Dharma-çâstra (édité par Stenzler) où se trouvent des règles relatives au mariage. une femme de la 15. En aucune il n'est raconté histoire qu'une ou Soudra (soit devenue la première) épouse d'un Brahmane d'un Kchatriya. sépare putrikàdharma en putrikà -f adharma. — Suivant Kull. pousse (à un second castes) les (femmes) qui doivent être préférées. suta. entend la fin du vers : « Suivant Bhrgu. la fille d'un père inconnu. au deuxième. . suisuivant Saounaka. la fille sans frère. Les Dvidjas qui par folie épousent dernière caste. (il déchoit) vant Bhrigou. —En cas de nécessité. un des six seigneurs de la création engendrés par Manou. précédemment énoncé). littéralement « par la qualité de celui-ci d'avoir une progéniture » (celui-ci se rapporte au fils. Atri. Aux une femme 59 en premier lieu Dvidjas il est enjoint d'épouser de même caste. la première règle s'applique spécialement à un Brahmane. celui qui de sa caste) . 14. même en cas de nécessité. péché. composé copulatif : putrikà se rapporte au premier cas. — Tadapatyatayà. font bientôt tomber leur famille et leurs descendants à la condition de Soudras.

auqui a été au contact de son haleine. et qui. Quels sont ceux qui sont autorisés caste. Comme le fait observer B. épouse une Soudra ». Sachez que les six (premiers) les quatre derniers risés pour un Brahmane. (Ce sont les modes dits) de Brahmâ. Le texte dit « poètes » et le commentaire « connaisseurs. des 21. Paiçâca. et luimême ne va point au ciel. et un Soudra. Pour celui qui boit l'écume des lèvres d'une Soudra. Vaisya 17. Saints. soit par le destin. 24. des Dieux. des Démons. » 21. dans l'ordre sont auto23. pour un Vaisya triya. soit par amour. 37. Esprits ou à un Soudra.60 17. qui néglige d'épouser une femme de sa caste. ou qui en a un fils. et enfin le huitième et le des Musiciens célestes. 18. les mêmes. LES LOIS DE MANOU Le Brahmane va en qui met dans son lit une Soudra s'il a d'elle un fils. Daiva. 20. cune purification n'est prescrite. Cf. des mauvais du Seigneur de la création. (c'est quels sont les qualités ainsi que les ce que) je vais vous expliquer complètement. Râkshasa. pour chaque et les défauts de chacun d'eux. Asura. (propres) prospères nestes en ce monde et dans l'autre. Les Dieux et les Mânes ne mangent pointles (offrandes) de celui qui se fait assister par une (femme Soudra) dans les rites en l'honneur des Dieux. sages ». les quatre preun seul.. 24. de sa qualité de Brahmane. Esprits. Rites Brâhma. On peut détacher strî de vivâhân : « mariages avec des femmes des quatre castes. à un Kchatriya. pour un Kchasauf le rite des Démons. 22. des enfants bonnes ou mauvaises qualités (qui en naissent). Prâjâpatya. et le rite des mauvais à un mons. Suivant de (certains) l'opinion sages. malgré les efforts des commentateurs pour . des Mânes et des hôtes. « Le Brahmane. Kull. Apprenez maintenant en peu de mots les huit (modes) aux quatre ou fude mariage castes. pour tous ces noms I. plus vil. Àrsha. 20. le rite des Démiers sont permis à un Brahmane. il est déchu enfer. celui des Vampires. Gàndharva. 19.

« le prêtre qui accomplit le sacrifice reçoit la jeune fille comme une partie de ses honoraires. la règle. » 29. H. sont déclarés légitimes pour un Kchatriya. (Quand un père) ayant paré sa fille. 53. « pour l'accomplissement de la loi sacrée ». invité. après l'avoir instruit dans le à un homme honorée (par des cadeaux). on voit qu'il y a divergence de vues sur les différents rites permis du mariage. B. Dans ce cas. Mais ici (dans ce traité). « légalement » . et vêtue 27. (Quand un père) donne sa fille. 28. alors il y a réunion des deux rites. 26. (c'est qu'il a volontairement qu'on) appelle le mode de Brahmâ. et que l'épouseur s'empare de la (jeune fille) par un combat ou autre moyen analogue et l'enlève (rite Râkshasa). en vue de la loi sacrée. III. » Kull. Soit séparés. la donne au cours le dûment officiant d'un sacrifice à un prêtre qui accomplit rite.LES LOIS DE MANOU 61 trois sur les cinq (derniers). L. (c'est ce qu'on) appelle le mode des Saints. « pour l'accomplissement d'une cérémonie religieuse » . les deux rites précédemment soit réunis. (Quand un père) donne sa fille suivant un taureau avec une vache. explique ainsi : « dharmârtham yâgâdi siddhaye. II faut entendre par là que ce n'est pas une gratification que le père reçoit : cf. 26. v Si entre une femme et un homme il existe au préalable un lien d'affection réciproque (rite Gàndharva). ce Véda et vertueux. remarque B. Dharmatah est rendu différemment par les divers traducteurs : B. ou deux avoir reçu du prétendant d'un sapour (l'accomplissement) couples (de ces animaux) crifice. après 29. Kull. 28. 25. Certains commentateurs rapportent arcayitvà « ayant honoré » au fiancé.. formule : sa fille avec cette 30. : le rite des Vamet deux illégitimes sont déclarés légitimes être ne doivent jamais Esprits pires et celui des mauvais usités. (Lorsqu'un père) donne « Pratiquez ensemble tous deux vos devoirs ». et celui des Démons. . (c'est ce qu'on) appelle le mode des Dieux. 27. c'est ce qu'on appelle) de la création. réconcilier ces opinions contradictoires. et avec les le mode du Seigneur honneurs (dus. H. pour l'accomplissement d'un sacrifice ou autre ». célestes celui des Musiciens énoncés.

De son plein gré : « et non comme dans. épousée suivant le mode du Seigneur de la création. Au gré de chacun : ou bien « par (l'expression) du consentement mutuel ». Les quatre (premiers modes de) mariage dans l'ordre 31. C'est l'union libre dont on voit un exemple fameux dans la pièce de Sakountalâ. 39. proportionnés le reçoit sa fiancée de son plein gré. trois (anle fils d'une femme cêtres) et trois (descendants). De même le fils d'une femme épousée suivant le mode des Dieux (délivre) et sept descendants . le don d'une fille (précédé de lid'eau est le plus approuvé : pour les autres castes. (c'est ce qu'on appelle) mode des mauvais Esprits. blessures ou meurtre (des parents). chacun 37. le huitième et dernier et le plus exécrable pires. malgré les pleurs et les cris de la jeune fille. le fils d'une femme mariée suivant le mode de Brahmâ délivre du péché dix de ses ancêtres.62 LES LOIS DE MANOU 31. avec effraction. (de tous). 38. 34. le mode ârsha. Pour les Brahmanes. le fils sept ancêtres d'une femme épousée suivant le mode des Saints. s'appelle le mode des Démons. Écoutez ô Brahmanes.) Ce mode implique une sorte d'achat de la fiancée. (B. (la bations) cérémonie se fait) au gré de chacun. 32.) . 35. L'union volontaire d'un jeune homme et-d'une jeune fille doit être regardée comme le mode des Musiciens célestes : elle naît du désir. Le rapt. Quand (un homme) se rend maître par surprise d'une ivre ou folle. (Quand le prétendant) aux parents après avoir donné et à la jeune fille des cadeaux à ses moyens. l'exposé complet a attribuées à que je vais vous faire des qualités que Manou de ces (modes) de mariage. 35. et lui-même vingt et unième. pour se conformer aux prescriptions de la loi sacrée». c'est le mode des Vamjeune fille endormie. 32. 33. 36. (Kull. six (ancêtres) et six (descendants). et a pour but final le plaisir sexuel. maintenant. S'il est vertueux. dix de ses descendants.

IV. . Possédant les qualités riches. suivant Kull. à sa femme doit toujours 45. est propre à la fécondation de la femme ».. nageant vivent cent années. « L'époux doit tenir l'autre bout delà flèche ou de l'aiguillon ». de mariage 41. lunaires défendus. A l'époque favorable : suivant Kull. D'un mariage sans reproche naît pour les hommes sans reproche. « désireux de lui plaire ». temps) par désir du plaisir en observant cette interdiction. d'union) cérémonie de la Prise est prescrite 43. 44. quatorzième et quinzième jour de chaque quinzaine. renommés. par le mode des à des enfants qui brillent par la connaissance et sont estimés des gens de bien. caractérisée par l'apparition des règles. Chez les Hindous on compte par nuits : voilà pourquoi dans l'expression seize nuits il faut comprendre les jours. désappar les gens vertueux. (sont) de même (quand les) femmes voici le rite (qu'on doit suivre) dans les mariages avec des d'une caste différente. 128. 46.) 45. on doit donc éviter les (modes répréhensible entachés de blâme. naissance 63 donnent à commencer de Brahmâ. (Kull. de la Loi sacrée. — Ces jours sont comptés à partir de l'apparition des règles. triya Soudra le bord d'un vêtement. une 42. femmes 44.'La de la main caste (que leurs maris) . — Les jours lunaires défendus ou Parvans sont les huitième. 40. Cette cérémonie s'appelle pânigrahana. prouvés 43. — Tadvrata signifie. de beauté et de bonté. Védas. çonitadarçanât prabhrti. une Kchaun aiguillon. et qui très vertueux dans les plaisirs. une Vaisya. Mais des (quatre) autres (modes) blâmables du Véda et ennemis naissent des enfants cruels et menteurs. On appelle époque naturelle seize (jours avec quatre et seize) nuits (par mois) autres jours. En épousant un homme de caste supérieure. et d'un (mariage) (naît répréhensible postérité une postérité) . (Un mari) attaché l'approcher et il peut l'approcher à l'époque favorable. une doit tenir une flèche. Cf. (en tout autre à l'exception des jours sexuel. «cette époque.LES LOIS DE MANOU énoncé. de la femme 46.

naît . il serait le marchand de sa fille. Celui qui s'abstient pendant huit autres est (l'égal en chasteté et pendant fendues. Si la semence de l'homme prédomine. c'est une fille . Quand les parents ne prennent pas (pour eux) le cadeau (fait à la jeune fille). les nuits impaires sa femme dans les (nuits) paires à l'époque doit-on approcher favorable. de la femme prédomine. Quelques-uns suivant d'une vache (fait) à un (mariage) le rite des Saints était une gratification. ont dit que (le présent) d'un taureau et 53. c'est un fils qui 49. IV. ou. Un père connaissant (son devoir) ne devra pas accepter la moindre (pour le don) de sa fille . Il y a dans ces prescriptions minutieuses une certaine confusion. ou anachorète. « hermaphrodite. en quelque ordre qu'il vive. où Manou défend le coït à l'apparition des menstrues. Mais parmi ces (seize nuits) les quatre premières sont défendues. (car) grande toute gratification (acceptée par le père) serait un marché. cette explication n'a du reste pas plus de valeur que l'autre. 49. » 50. ou mendiant. 40. les nuits déde femmes 50. ce n'est pas un marché . Cf. ou petite. 51. 48. en acceptant gratification une gratification. si la semence ou il naît un eunuque. par cupidité 52. (mais) à tort . c'est-à-dire qu'il soit maître de maison.64 LES LOIS DE MANOU ainsi 47. il n'y a là qu'une d'honneur et d'affection envers la jeune épouse. 54. s'il y a égalité (entre les semences) ou insuffisance s'il y a faiblesse une fille et un garçon. dans on engendre des garçons. les novices sont tenus à la chasteté. Ordre. quand on désire un fils. Ce vers contredit le précèdent. suivant B. mais à la prédominance de la semence du père ou de celle de la mère . Dans les nuits paires des filles . puisqu'il attribue le sexe de l'enfant non à l'influence du jour de la procréation. au contraire (il n'y a pas conception). Les parents qui dans leur folie vivent sur le bien d'une les voitures ou les vêtements d'une femme (et s'approprient) femme (sont) coupables (et) vont en enfer. . —Eunuque. d')un novice. aussi. marque 47. (dans les deux). les autres sont que la onzième et la treizième recommandées.

64.LES LOIS DE MANOU 55. Une famille où les femmes sont malheureuses dépérit très rapidement tou. elle ne son époux.». C'est pourquoi les hommes soucieux de leur prospérité doivent les femmes honorer aux jours de fête et toujours dans les cérémonies. étudier le Véda. etc. et des voitures. par les vêtements. Les métiers. 65 Les femmes être honorées doivent et parées par leurs s'ils désirent une grande pères. et B. la prospérité ne peut manquer d'être durable. prospère jours. déchoir le négoce. les dieux sont contents . ». Car si la femme ne brille pas (par sa parure).) 5 . des parures. mais si elle ne brille pas. Là où les femmes sont honorées. — L négoce «tel que l'usure ». 60. etc. et le service du roi. rocate a aussi le sens de « se complaire. prospérité. Dans une famille où le mari se complaît avec sa femme et la femme avec son mari. tous les sacrifices sont stériles. 59. les parures. 62. 61. traduit : « Si la femme n'est pas radieuse de beauté ». Contracter les rites. 57. comme (comme il faut) périssent détruites par enchantement. outrager (voilà ce qui fait) les familles. celle où elles ne le sont pas. ne pas négliger les Brahmanes. 56. aucun charme. là où elles ne le sont pas. » 64. frères. : « Si la femme ne se complaît pas avec son époux ». l'agriculture 61. et d'autre part si le mari n'éprouve peut charmer il ne naît point de postérité. tout est sans éclat. maris et beaux-frères. (Kull. (Kull. des vête(en leur offrant) ments et des friandises. resplendit des mésalliances. toute la famille . du bétail qu'avec des femmes Soudrâs. Quand la femme brille (par sa parure).) B. 63. 58. H. Les maisons maudites qui n'ont pas été par les femmes honorées de fond en comble. d'enfants rien (la procréation) le (trafic) des chevaux. Les métiers «tels que la peinture. Par sa parure : « vastrâbharanâdinâ.

— L'offrande de nourriture dite bali consiste à jeter les restes du repas du matin et du soir à la porte de la maison avec quelques formules adressées aux dieux inférieurs. par l'emploi desquels 69. critau maître de maison les cinq grands sacrifices quotidiens. . appelée tarpana est destinée à contenter les Mânes : elle correspond aux inferise des Latins. — L'offrande au feu. Mais les familles riches de la connaissance du Véda. demeurant toujours quoique 67. 66. pot à eau. (Kull. consiste à répandre dans le feu le beurre clarifié. sont comptées les familles quoique pauvres parmi honorables et acquièrent une bonne réjDutation. homa.66 LES LOIS DE MANOU 65. il est lié (au péché). le mortier. la meule. du Véda est le sacrifice à Brahme. la récitation et l'enseignement du Véda. en employant) (commis dans sa maison. le (des êtres animés). La lecture du Véda.par les grhyasùtras (sûtras relatifs au culte domestique) ». 68. 70. Avec le feu sacré nuptial le maître de maison devra suivant la règle accomplir les rites les cinq domestiques. de biens. l'offrande 70. 67.—Les Êtres ou Esprits. est le sacrifice pitalité 71. — L'offrande de gâteau et d'eau. le balai. ou peut-être aussi « le sacrifice au Véda » : brahman = Véda. les créatures détruites par ces instruments sont naturellement les petits insectes. Les sacrifices (offerts) pour des personnes indignes. l'offrande au de gâteaux aux Dieux. Les rites domestiques : « les offrandes du soir et du matin prescrites . — Le sacrifice à Brahme. les cinq instruments de destruction. La lecture et d'eau est le sacrifice aux Mânes. Celui qui dans la mesure de ses moyens ne néglige pas n'est pas souillé par les péchés ces cinq grands sacrifices. bhùtas.) 68. Sûna signifie littéralement abattoir . sacrifices et la cuisson (grands) quotidienne (des aliments). Pour expier dans l'ordre (les péchés encourus par l'emles grands Sages ontpresploi de) tous ces (cinq instruments). les familles (voilà ce qui) détruit rapidement où l'étude du Véda est négligée. l'incrédulité les récompenses des (en ce qui concerne futures) bonnes oeuvres. l'accomplissement aux hommes. Le maître de maison a cinq instruments de destruction le foyer. l'offrande de nourriture feu est (le sacrifice) (est des devoirs d'hosle sacrifice) aux Êtres.

De même que toutes les créatures subsistent par l'air.LES LOIS DE MANOU 72. les végétaux sont engendrés par la pluie. et Prâsita. ainsi tous les (autres) ordres vivent par le secours du maître de maison. frande au feu. On appelle encore ces cinq sacrifices : Ahouta. . 73. ne vit pas. Durbalendriyaih signifie littéralement dont les organes sont faibles . la pluie par le soleil. Brâhmya-Houta est la prière le Houta est l'of74. les Mânes et lui-même. convenablement 76. le soleil engendre les créatures animées. L'Ahouta murmurée. 79. Huta désigne d'une façon générale une offrande. 74. Prâçita signifie littéralement chose mangée. les hôtes. ahuta signifie nonoblation. (Le maître de maison) doit être constamment appliqué à la lecture du Véda et à (l'accomplissement) des sacrifices aux Dieux . les Dieux. 75. et le soleil luimême subsiste des oblations faites dans le feu. maître de maison est le plus éminent 79. c'est-à-dire adoration sans offrande. L'explication de brâhmyahuta repose sur une équivoque. Le vers suivant explique en quoi celui qui offre le sacrifice « soutient le monde animé et inanimé » : les animaux se nourrissent des végétaux. le Brâhmya-Houta et le Prâsita est l'offrande aux Mânes. 75. la pluie engendre la au soleil . aux trois (autres) 78. Prahouta. L'offrande jetée dans le feu parvient la pluie . bien qu'il respire. Parce que les individus (appartenant) du maître de maison des ordres reçoivent quotidiennement et en nourriture. Quiconque désire une (félicité) impérissable (au) ciel ici-bas doit soutenir et un bonheur constant avec zèle (les soutenir les gens sans devoirs de) cet (ordre) que ne peuvent empire sur leurs organes. secours en instruction religieuse (l'ordre du) de tous. car celui qui est exact (à offrir) des sacrifices aux Dieux soutient (tout) ce (monde) animé et inanimé. Houta. mais Kull. nourriture (subsistent) par laquelle 77. commente durbala par asamyata « non refréné ». le Prahouta est l'offrande de nourriture aux est le respect envers les Brahmanes Êtres. bràhmya signifiant à la fois relatif à Brahman et relatif aux Brahmanes. les gens sous sa dépendance. 67 Celui qui ne nourrit pas ces cinq (sortes de personnes).

Chaque doit faire. puis à tous les Dieux réunis. Daksha. une oblation l'intention aux divinités suivantes : et à tous deux au Feu et à la Lune (séparément) 85. c'est pourquoi) réclament celui qui connaît doit faire pour eux (ce qu'ils (son devoir) demandent). Purû-Ravas. Satya. litt. Les Saints. comme le remarque B. 83. ou bien (aliment). mais qu'à cette occasion au (sacrifice) adressé à tous les Dieux réunis. la lune Soma (soma désigne aussi le nectar des dieux). les Mânes par les offrandes les humains et les funéraires. les Dieux. A cette occasion atra. comme cela se fait au Pârvana Çrâddha. les Mânes. D'abord à Dhanconjointement. dans le feu jour un Brahmane la règle. ouvrage médical considéré parfois comme un supplément de l'Atharva Véda. L'offrande funéraire s'appelle Çrâddha. les Dieux par les oblations au feu. 81. — Dhanvantari est le médecin des dieux. Qu'il honore suivant la règle les Saints par la récitation du Véda. cf. — On peut aussi faire dépendre le génitif vaiçvadevasya de grhye' gnau « dans le feu domestique (employé) pour préparer la nourriture à tous les dieux ».. 84. tous les Dieux réunis. Kâma. avec du lait. 84. Le feu Agni . préparée de tous les Dieux réunis. Kâla. Dhjti. Qu'il nourrisse au moins un Brahmane (dans la cérédes Mânes qui fait partie des cinq grands monie) en l'honneur sacrifices il n'en nourrisse aucun . : là. désigne des divinités d'ordre inférieur. Kuru. 82. 83. les pour contenter Mânes. Un Brahmane : suivant une remarque de Kull. ensuite vantari. . produit au barattement de l'Océan. Kratu. au nombre de dix dont voici les noms : Vasu. par des aliments Êtres par l'offrande (dite) bali. avec la nourriture suivant à domestique. v. 82. Mâdravas. est de défendre que deux séries de Brahmanes soient nourries au Çrâddha quotidien. l'auteur supposé de l'Àyur Véda. « L'objet de la seconde partie de ce vers. le père de la médecine. cette prescription s'applique aux trois castes supérieures. Il doit chaque faire une offrande funéraire jour avec du riz ou autre ou avec de l'eau.68 LES LOIS DE MANOU 80.'— Viçve devâh. des racines et des fruits. 85.les Êtres et les hôtes du maître de maison (les offrandes . 125 ».

A Kouhoû. qu'il (aille) vers chacun des points cardinaux. il la jettera sur le pilon et le mortier. à Srî. Qu'il lance les Dieux réunis . fait remarquer qu'il doit se tourner « à l'Est pour Indra. en disant : « (Adoration) aux arbres ». Au chevet (de son lit) qu'il fasse (une offrande) au pied (de son lit) à Bhadrakâlî. 87. le Pluton ou le Minos indien. dans la direction 86. —Varuna (Ouranos) personnification du ciel qui embrasse tout. en l'air une (offrande) bali pour tous 90. personnifie « à Sarvàtmabhûti ». 91. et au Nord pour Soma ». — Le dieu de la maison Vâstoshpati. 87. (de l'Est) et adresse vers le Sud. sacrifice. mais au milieu d'une demeure brahmanique on doit faire l'offrande aux deux seigneurs ». et à Soma ainsi qu'à leurs suivants. 91. On peut en effet couper le composé brahmavâstoshpatibhyâm. à l'Ouest pour Varuna. H.LES LOIS DE MANOU 69 86.— Bhadrakâlî ou Durgâ. entend différemment: « On doit faire (cela) au Nord-Est à Çri. 89. et qu'il jette tout le reste pour la prospérité du Sud pour les Mânes. (qu'il en fasse une le jour) pour les Esprits le jour. de tous les êtres.— Kull. c'est aussi une des phases de la lune. au Sud pour Yama. le Jupiter indien .— B. en disant : « (Adoration) eaux ». à Yama. à Anoumati. il répandra aux (l'offrande) près de la porte . épouse de Vichnou et déesse de la prospérité. . Après avoir ainsi offert exactement l'oblation (dans le feu).— Anumati déesse de l'amour et de la génération . chef des dieux et roi du ciel. — Yama. et (la nuit) pour les Esprits qui errent la qui errent nuit. bali à Indra. 89. au Seigneur des créatures. Qu'il fasse au sommet de la maison une (offrande) bali. au Sud-Ouest à Bhadrakâlî. il la répandra dans l'eau. La prospérité de tous les êtres : B. 88. Çri ou Lakshmï.— Agni Svishtakrt est le Feu considéré comme le dieu qui accomplit heureusement le sacrifice. nom de l'épouse de Çiva. Indra. (l'offrande) à Varouna. — Soma ou Indu sont des noms de la lune. au Ciel et à la Terre enfin au Feu du bon conjointement. au centre de sa demeure qu'il adresse une (offrande) bali à la fois à Brahmâ et au Dieu de la maison. son arme est le tonnerre. Kuhû est la déesse de la nouvelle lune. divinité du genre masculin chez les Indous. En disant : « (Adoration) aux vents».

« Phalapushpàdinâsatkrtya: l'ayant garnide fruits. les êtres vils. Qu'il donne suivant la règle l'aumône ou un pot plein d'eau. Dès qu'un hôte arrive. au séjour suprême. ajoute que l'offrande doit être accompagnée d'une formule de salutation. 98.) Mais satkrtya pourrait aussi avoir pour complément le Brahmane « l'ayant honoré dûment ». Les offrandes sont stériles. revêtu d'un corps glorieux.— Atteints de maladies graves . la bouche du Brahmane convié à manger l'offrande est comparée au feu dans lequel on jette l'offrande. 99. (Kull. etc. 92. les corneilles gens atteints ainsi perpétuellement 93.) — Comme au vers 96 . les hommes déchus de leur caste. 96. ) 98. Brahmane délivre de l'infortune. les donateurs gens ignorants (en) offrent (une part) à des Brahmanes qui ne sont que des cendres. Les êtres vils : çvapac signifie littéralement cuiseur de chiens (?) et désigne une catégorie d'êtres vils assimilés aux Cândâlas. Autant le (disciple) qui offre suivant la règle une vache à son précepteur. Brahmanes qui ne sont que des cendres : « parce qu'ils sont dépourvus de l'éclat que donne la connaissance du Véda ». (Kull. Mot à mot : « dans la bouche-feu » . On peut réunir les deux derniers termes « un novice mendiant ». aux Dieux et aux Mânes faites par des 97. 97. en acquiert en donnant autant le Dvidja maître de maison l'aumône. et même d'un péché grave. les de maladies et les insectes. 95. graves.70 92. Après avoir ainsi accompli l'oblation bali. dans leur folie. fleurs. 94. (Mais) une oblation au feu (qui est) la bouche d'un riche en savoir et en austérités. Le Brahmane tous qui honore les êtres va tout droit. il faut lui offrir un siège et de 99. Arrive: ade son propre mouvement». 96. Au reste un peu plus loin Kull. il doit donner d'abord à manger à son hôte et faire suivant la règle l'aumône à un mendiant et à un novice. acquiert. 94. après l'avoir orné (de fleurs et de fruits) à un Brahmane connaissant le véritable sens du Véda. de mérite pour sa bonne action. LES LOIS DE MANOU à terre doucement Il devra répandre (une part) pour les chiens. ou bien « atteints de maladies en punition de leurs péchés (papa) antérieurs ». ». (Kull. si.

Herbe. hôte. Un Brahmane une (seule) nuit est appelé qui demeure un hôte (atithi) . ou qui vient ne doit pas être considéré comme un pour passer le temps. Qui vient pour passer le temps : Kull. terre. eau et bonne parole. Les maîtres de maison assez insensés pour accepter la nourriture en punition de cette (faute) deviennent d'autrui. 102. outre les trois énumérés au livre II. terre. Herbe: « A défaut d'autres aliments ». « un endroit pour se reposer» et eau. l'Àvasathya et le Sabhya. Il rie vit que d'épis glanés. une longue vie et le ciel. Il est superflu de remarquer que l'étymologie d'atithi. Cf. il est nommé ainsi parce qu'il ne reste pas perpétuellement (anityam-sthita). 104. Un Brahmane qui n'a pas été honoré (dans la demeure des bonnes d'un maître de maison) emporte tout (le mérite) même s'il (ne vit que) d'épis glanés et oeuvres de celui-ci. 5. 100. commente ainsi : « qui gagne sa vie à raconter des histoires merveilleuses ou amusantes. ou bien « ayant garni la nourriture d'ornements et autres accessoires ». satkrtya peut signifier « ayant honoré son hôte ». 231 : Gârhapatya. 101. après l'avoir l'eau. aliments 105. Dakshina. sans en faire manger 106. qu'il vienne ou non. Il ne doit rien manger lui-même envers les hôtes procure la richesse. n'est pas celle que donne Manou : a privatif et sthâ demeurer. la à son hôte . le respect gloire. (voilà) quatre choses (qui) ne font jamais défaut dans la maison des gens de bien. Le maître de maison ne doit point renvoyer le soir un hôte amené par le (coucher en temps du) soleil . Un Brahmane qui habite le même village. 102. » . ainsi que des aliments honoré selon la règle. il ne faut pas qu'il reste dans la maison opportun sans nourriture. (Kull. IV. même quand il arrive dans une maison (dont le maître) a une épouse et (entretient) les feux sacrés. hôte. 103. « pour se laver ». Ahavanîya. 101. offre les cinq grands feux.)—Ne font jamais défaut: un hôte trouve toujours cela. de ceux qui leur ont donné des après leur mort les bestiaux et autres telles (choses).LES LOIS DE MANOU 71 suivant ses moyens. — Les cinq grands feux sont. 103. 100.

et le précepteur est supérieur». On peut construire différemment : « Si un Kchatriya arrive comme hôte dans la maison. 113. Vaisya. Même quand un Vaisya et un Soudra arrivent dans la maison en qualité d'hôtes. (tout cela) doit être supérieur pour les (hôtes) supérieurs.) 111. politesse Siège. Quant aux autres (personnes) telles que ses amis. par les Sages « mangeur 110.72 107. venues chez lui par affection. celui qui fait parade race pour (se faire donner) de ces (choses) pour (se faire donner) des aliments est appelé de vomissement ». après avoir préparé 114. après que les susdits Brahmanes ont mangé.. égal pour les (hôtes) d'égale condition. (Kull. . il peut les faire manger avec ses en leur témoignant de la bonté. Qu'il n'hésite même avant ses pas à servir d'abord. domestiques. « Parce que le Kchatriya et les autres sont d'un rang inférieur. les enfants. après que les Brahmanes aussi lui donner à manger mentionnés plus haut sont rassasiés. les jeunes épouses. les femmes hôtes. les malades. LES LOIS DE MANOU à au départ. il doit les faire manger avec sa suivant ses moyens les aliments. ne doit point proclamer sa famille et sa 109. etc. non plus qu'un un Soudra. on lui donnera des aliments suivant ses nouvel hôte arrive. Mais un Kchatriya d'un dans la maison (venant) n'est pas considéré Brahmane comme un hôte. un ami. femme. 112. à discrétion. 111. Mais si un Kchatriya arrive dans la maison (d'un en qualité de la maison) d'hôte. 113. mais sans renouveler l'offrande bali. » — A son gré : kâmam peut se rapporter au maître de la maison. 108. lit. les amis et les parents sont la même chose que lui-même. servir. Brahmane) (le maître peut à son gré. enceintes. Prakrtya signifie peut-être comme plus haut satkrtya : « après les avoir reçus avec bonté ». ou à l'hôte :« autant que celui-ci le désire. des parents. » L'expression atithidharmena indique que l'hospitalité est un devoir strict. modeste pour les (hôtes) humbles. moyens. un précepteur. Un Brahmane des aliments. soin chambre. L'offrande à tous les Dieux réunis si un terminée. 110.

les cérémonies accomplies en l'honneur des parents décédés ont pour but d'assurer leur félicité dans l'autre monde. 122. 119. à la nouvelle lune. un 119. Un Brahmane instruit : un Çrotriya. pendant qu'il mange. L'insensé 73 avant d'avoir servi ces qui mange le premier ne se doute pas. qu'il (diverses personnes) servira (après sa mort) de pâture aux chiens et aux vautours. doivent être honorés par un madhuparka ». 118. de nouveau après une année révolue. même sans qu'il y ait de sacrifice. Vidhîyate « sont prescrits » ou peut-être simplement « sont appelés ». précepteur. les hommes. le maître de la maison. telle est la règle. Après avoir accompli le sacrifice aux Mânes. — Le repas pindânvâhâryaka. — Un étudiant : un snâtaka qui a pris le bain final. c'est-à-dire le repas funèbre où l'on offre des gâteaux appelés pinda.mangera ensuite ce qui reste. Il ne mange (des que du péché celui qui prépare du aliments pour lui seul) . (lorsqu'ils viennent) au instruit 120. — Kull. . 121. sacrifice sont prescrits pour la nourriture de miel un roi. Une offrande de miel.LES LOIS DE MANOU 115. un Brahmane qui entretient un feu (sacré) doit tous les mois. 120. le maître de maison et son épouse peuvent manger ensuite ce qui reste.les Saints. le madhuparka. en effet les aliments qui restent des gens de bien. offrir le repas funéraire appelé Pindânvâhâryaka. 118. un oncle maternel. ont dîné. 122. Après que les Brahmanes. mais non s'il n'y a point de sacrifice (célébré) . au bout d'une année. Le repas funéraire : le çrâddha. un le noviciat un étudiant-dont officiant. sans (réciter) aucune formule dite à tous les Dieux réunis est prescrite (l'oblation) pour le soir et pour le matin. Après avoir honoré les Dieux. les Mânes et les Divinités tutélaires de maison. les parents. un beau-père. les serviteurs 116. Un roi et un (Brahmane) qui arrivent moment de la célébration d'un sacrifice doivent être honorés par une offrande de miel. 117. ajoute : « mais un gendre et les autres. prêtre un gendre. Qu'il honore par une offrande est terminé. L'épouse doit faire le soir avec la nourriture préparée sacrée . car une offrande bali.

elle doit être faite soigneusement mensuelle avec les viandes prescrites. . par celui qui les offre qu'à un Brahmane ce qu'on donne à ce Brahmane très méritant porte de grands fruits. en richesses. sur la smrti ». Je vais dire exactement on doit quels Brahmanes inviter en cette (solennité). Le sens est qu'une compagnie nombreuse est forcément mélangée. Laukiki est expliqué par smârtikî « fondée sur la tradition. 123. 126. 124. (qu'en plutôt même un grand nombre nourrissant) qui ne (de personnes) connaissent point le Véda. en quel nombre. etc. explique ainsi ce nom : « parce qu'elle a lieu après (l'offrande des) gâteaux ». H. Mânes. Les oblations aux Dieux et aux Mânes ne doivent être données instruit . : « la prospérité des Brahmanes ». On doit en traiter deux à la cérémonie des Dieux. on ne doit pas rechercher compagnie. ou bien un seulement à chacune des deux . 128. Suivant l'explication de Kull. Rien qu'en invitant un seul homme instruit (à la en l'honneur des Dieux. B. Les Sages ont appelé Anvâhârya l'offrande funéraire aux Mânes . revient à celui qui accomplit cette cérémonie. quels sont ceux qu'on doit exclure. à compagnie : l'accueil honorable savoir) (fait aux hôtes. (quia lieu) au jour delà nouvelle cette cérémonie des morts prescrite procure par la tradition sans cesse des prospérités à celui qui est exact à la (célébrer). pas désirer pagnie. trois à la cérémonie en l'honneur des Mânes.. — Le verbe eti est d'une concision obscure. La cérémonie des morts le sacrifice appelée lune est renommée. on obtient une belle récompense. 127. ». B. La nombreuse détruit ces cinq (choses.74 LES LOIS DE MANOU 123. (et à celle) en l'honneur cérémonie) des Mânes. même quand on est une nombreuse riche. en l'honneur 125. et avec quels aliments (on doit les traiter). la pureté de Brahmanes et la réunion comaussi ne doit-on nombreuse (vertueux). 126. aux 127. l'opportunité) de lieu et de temps. « une récompense consistant en fils et petit-fils vertueux. Kull. L. : « la faveur de recevoir des Brahmanes ». 129. « la sélection de vertueux Brahmanes comme hôtes».

un tel homme est un digne réceptacle des offrandes aux Dieux et aux Mânes . mais les offrandes aux aux Dieux être données) comme il convient (peuvent quatre (catégories) qu'on vient de mentionner. Les offrandes aux Dieux et aux Mânes doivent être données à une personne par son savoir . mais à un homme instruit ». ainsi la faute encourue. mais bien dans l'eau pure . ». n'est pas effacée en donnant à manger à un autre sot. Certains à l'étude. Vedapâraga signifie. suivant Kull. c'est-à-dire la nourriture consacrée. d'autres aux austérités et à la lecture du Véda.LES LOIS DE MANOU 75 même (sur les ascendants) 130. Suivant Kull. 132. « il faut examiner la pureté de lignage du père. suivant la loi. On doit s'enquérir reculés d'un Brahmane qui a achevé l'étude du Véda . autant (celui qui donne le repas) avalera et de après sa mort de javelots. un hôte. . — Cette comparaison veut dire. Quand d'hommes des ignorants livres saints prendraient un seul part (à un repas funéraire). 134.: « les mains souillées de sang ne se lavent pas dans le sang. 133. Aux oeuvres pies : c'est-à-dire à l'accomplissement des rites sacrés. qui a étudié les Védas et les Angas. Yathânyàyam : « conformément àla raison (de la loi sacrée) ». c'est (vraiment) même un millier 131. (Kull.) 132. Littéralement « qui ne possèdent pas les rcas ». 134. d'autres 135. ou bien « dharma utpàdanena. car les distinguée de sang ne se purifient mains souillées pas dans le sang. (Supposez) un fils ayant étudié le Véda jusqu'au bout. dans le Véda. c'est-à-dire les hymnes sacrés. (B.) 131. par la production du mérite spirituel ». en donnant à manger à un sot. d'épieux balles de fer incandescents. (personnesdes) 136.) 136. Les offrandes aux Mânes doivent être soigneusement données à ceux qui se consacrent à l'étude. d'autres Brahmanes se consacrent aux austérités. (s'il est) satisfait homme instruit (de l'accueil qu'on lui a fait) les vaut tous. suivant le commentaire. Les offrandes. etc. 130. du grand-père. aux oeuvres pies. (Kull. « suivant la loi ».— Dharmatah. — C'est là vraiment un hôte : « parce qu'il fait obtenir de grandes récompenses ». Autant un ignorant du Véda avale de bouchées dans un sacrifice aux Dieux ou aux Mânes. 135.

d'une récompense en ce monde 139. — Le texte porte « dans une seule étable ». ainsi en offrant les aliments du des livres saints. L'homme qui dans sa démence entre tous les au moyen d'un repas funéraire. comme ayant funèbre. De même qu'en semant sur un sol stérile le laboureur ne récolte aucun produit. De ces deux (personnages) comme le plus vénérable celui dont le père est instruit (dans le d'être honoré à cause du respect Véda) . méprisable un ami par le Dvidjas. aveugle 142. le vers suivant.—Reste en ce monde. Çrâddhamitra : L. Cette offrande dans) un festin en commun (consistant (avec des amis) est appelée par les Brahmanes (l'oblation) aux démons. 141. « voué au sacrifice par intérêt seulement ». acquis perd le ciel. 140. c'est-à-dire ne produit pas de fruit dans l'autre. 143. en ce monde comme une vache elle reste dans une étable. Mais un présent fait suivant la loi à un homme instruit assure à celui qui le donne et à celui qui le reçoit la jouissance et dans l'autre. considère ni comme ennemi aux Dieux et aux Mânes ont 139. Cf. Ont pour objets les amis : c'est-à-dire celui qui invite à une cérémonie en l'honneur des Dieux ou des Mânes des gens pour s'en faire par là des amis. sacrifice à des gens ignorants le donateur ne retire aucun fruit. dont le père a étudié le Véda jusqu'au bout : on doit considérer 137. on présents convier un Brahmane doit à un sacrifice funéraire qu'on ne ni comme ami. contracte des amitiés 140. A un sacrifice ami . funéraire on ne doit point traiter un 138. mais je ne pense pas qu'il faille attacher un sens à eka. Il me semble plus naturel de faire de ce mot un composé possessif. fait dépendre dvijaih de dakshinâ et non d'abhihità : « l'offrande (de nourriture) par des Dvidjas ». mais l'autre mérite dû aux livres saints. moyen d'un sacrifice 141. B.76 LES LOIS DE MANOU ou un fils ignorant et dont le père est ignorant. . on peut gagner son affection par (d'autres) . Celui dont les offrandes après la mort aucun fruit de pour objet les amis ne recueille ses offrandes aux Dieux et aux Mânes.

ou un (Brahmane) versé dans le Yadjour-Véda bout de (cette) (et) qui a été jusqu'au branche instruit dans le Sâma(du Véda). le fils de sa soeur. le fils de sa un parent. Celui qui connaît la loi n'a pas besoin d'examiner un à la cérémonie en l'honneur Brahmane des (pour le convier) Dieux . un ami (vertueux) honorer plutôt même instruit qu'un ennemi . car l'offrande mangée par un ennemi reste sans fruit après la mort. et que Manou ne connaît pas. Brahmane son aïeul maternel. — Il y a un quatrième Véda. 148. Telle est la règle fondamentale pour l'accomplissement des sacrifices aux Dieux et aux Mânes . 149. l'Atharva-Véda. un prêtre ou une fille. mais pour celle en l'honneur des Mânes. apprenez la observée par les gens règle secondaire (que voici). dans un sacrifice funéraire. Manou a déclaré indignes des offrandes aux Dieux et 145. 146. « celui qui accomplit le sacrifice ». 148. — Versé dans le Yadjour-Véda : un adhvaryu. officiant. instruit). ou peut-être au point de vue personnel. On peut convier à défaut d'un (à un repas funèbre. son précepteur. A un sacrifice funéraire on doit avoir grand convier un (Brahmane) le Véda ayant étudié complètement et connaissant bien le Rig-Véda. restreint Vedapâraga au Rig-Véda « un adhèrent du Rig-Véda qui a étudié une entière (recension de ce) Véda ». d'origine plus récente que les trois autres. 149. (A défaut d'un Brahmane on peut à son gré. il doit l'examiner scrupuleusement. personne pour qui on offre un sacrifice. . B. instruit). 147.LES LOIS DE MANOU 77 144. 150. v. Yàjya « une personne pour qui on offre le sacrifice » signifierait. 130). toujours vertueux. Examiner un Brahmane : au sujet de la pureté de sa famille (cf. ou un (Brahmane) Véda qui le possède en entier. après avoir été (convenablement) (de celui qui offre le repas) jusqu'au ascendant septième reçoivent une satisfaction durable. son beau-père. son oncle maternel. son gendre. Si l'un de ces (trois) mange à un sacrifice funéraire les ancêtres honoré. selon d'autres. soin de 145.

Celui qui enseigne pour un salaire. B. de troupeaux. H. les montreurs les marchands 152. Les médecins. infirme ». — Qui sacrifient pour tout lemonde : le texte dit seulement « pour beaucoup de gens » tels que des dégradés ou autres. un frère aîné grands) sacrifices. un 153.) — Au lieu de durbala « faible. » 155.. un chanteur. ni un infirme. un (étudiant) à son précepteur. 152.). a une autre leçon suivie par L. un (homme) les (cinq qui néglige un ennemi des Brahmanes. — Les montreurs d'idoles ou « les prêtres d'un temple » (B. On ne doit point convier homme qui porte les cheveux nattés. celui qui tolère dans sa maison un remariée. un (homme) qui qui fait de l'opposition néglige le feu (sacré). (B. (Kull. d'idoles. ses voeux. le fils d'une femme (en premières un borgne. met un point après « les marchands de viande » et rapporte le commencement du vers au vers précédent.) 154. et ceux qui vivent de trafic doivent être exclus des aux Dieux et aux Mânes. sacrifices au service d'un village ou d'un roi. ou athées. ni ceux qui sacrifient pour tout le monde. de viande. Un acteur. H. Medh. traduit ganàbhyantara par « un homme qui vit aux dépens de ses parents. amant de sa femme. Un acteur : ou un danseur. le mari noces) d'une femme Soudra. un usurier. un frèrecadet marié avant son aîné. — Celui qui a enfreint ses voeux veut dire « un novice qui a manqué à la chasteté ». Qui porte les cheveux nattés: c'est-à-dire « un novice».78 aux Mânes LES LOIS DE MANOU de leur caste. un gardeur 154. H. et celui qui reçoit l'instruction l'élève d'un Soudra et le salaire. 156. Je ne sais sur quelle autorité L. un joueur. avant son cadet. eunuques un à un sacrifice funéraire 151. Un phtisique. ou « ceux qui adorent les idoles pour gagner leur vie ». et B. celui qui a enfreint 155. celui qui n'a point étudié le Véda. On peut aussi prendre çûdraçishya pour un composé possessif. comme . les Brahmanes exclus voleurs. un membre d'une qui ne s'est pas marié corporation. 156. moyennant 151. Un homme homme qui a mal aux ongles ou les dents noires. durbâla « sans prépuce ».

Un épileptique. le sens est « celui qui .. Suivant Kull. 164. 157. 159. Un fabricant d'arcs et de flèches. soit par ceux du mariage. Un dresseur de chiens. 160. (salarié). par maladie grave il faut entendre l'éléphantiasis ou la phtisie. Un procès : ou simplement « des contestations. un messager. « celui qui est accusé d'un péché mortel. un (homme) atteint de la lèpre blanche. celui qui est entré en rapport avec des désoit par les liens du Véda. témoin. celui qui a pour précepteur 161. 163. un marchand d'huile. 159. chevaux. son père ou son précepteur. de chameaux. Un cornac un dresseur de boeufs. gradés 158. un homme décrié (abhiçasta) ». un sacrificateur aux dieux inférieurs. un détracteur des Védas. être exclus. B. un fou. v. un éleveur d'oiseaux. H. le précepteur. un homme un (Brahmane) malfaisant. grave. cf. — Un homme grossier en paroles : « ou suivant d'autres. Un (fils) qui a procès avec son père. un aveugle. Celui qui détourne les cours d'eau. (Kull. un (homme) pain d'un fils adultérin. le fait B. ou bien « celui qui tient une maison de jeu».LES LOIS DE MANOU 79 Soudra un homme dans ses paroles. un un (homme) atteint d'une maladie ivrogne. ou suivant B. un strumeux. celui qui fait métier de l'astrologie. un joueur. un faux qui voyage par mer. de d'éléphants. — Un joueur. un barde.) 157. l'époux d'une jeune soeur mariée avant son aînée. un fauconnier. celui qui mange le un vendeur de soma. Celui qui délaisse sans motif sa mère. ou qui aime à les un architecte. un trompeur. qui vit du jeu. — Sur les deux sens possibles de pàparogin. ainsi qu'un maître d'escrime. qui mène la vie d'un Soudra. — Les liens du Véda : c'est-à-dire en étudiant avec eux le Véda. Soudra : le texte porte vrshala. (tous ces gens) doivent 162. Un incendiaire. grossier fils d'une femme adultère ou le fils naturel d'une veuve. un empoisonneur. un séducteur de filles. » 164. celui son fils. entend différemment: « celui qui est abandonné par sa mère ». 92 . — Abhiçasta « décrié ». un (homme) un marchand décrié. celui qui trahit un ami. un planteur d'arbres obstruer. d'essences. « celui qui enseigne à des élèves Soudras ». un délateur.

d'une l'époux un croque-mort. Un pied bot: ou bien un homme qui a l'éléphantiasis aux jambes. pectable compagnie. est en réalité autres telles personnes indignes dévoré par les démons. « celui qui remplit ses devoirs avec négligence ». et l'aîné Parivitti. 165.) 171. d'être admis en reset qui sont indignes est répréhensible. Je vais dire sans rien omettre quel fruit revient (après aux Dieux consacrée la mort) au donateur qui offre l'oblation en resd'être admise ou aux Mânes à une personne indigne pectable compagnie. bot. (tous ces gens) doivent être exclus. que son aîné n'est pas encore marié. un cultivateur. Ce qui a été mangé par des Brahmanes ayant rompu leurs aînés et leur voeu. Par les démons : et non par les Dieux et les Mânes auxquels l'oblation est destinée. Dieux . Celui qui prend femme et allume le feu sacré. Un feu d'herbes (sèches) est vite consumé et il ne reste plus que des cendres pour y verser l'offrande. Les deux cérémonies : c'est-à-dire celle en l'honneur des Dieux et celle en l'honneur des Mânes. 170. les plus vils des Dvidjas. un pied celui qui mendie perpétuellement.80 LES LOIS DE MANOU un eunuque. sans instruction s'éteint comme un feu 168. des gens de bien. Toutes ces infirmités sont considérées comme des punitions de fautes commises dans une vie antérieure. on ne doit point lui donner l'offrande dans les cendres. — Est appelé : littéralement « doit être tenu pour. soigneusement doit exclure des deux (céré167. 171. Un Brahmane judicieux dont la conduite monies) ces (gens). Un berger. Un Brahmane consacrée aux d'herbe . 168. un (homme) méprisé un conducteur 166. » . de buffles. Allume le feu sacré : c'est-à-dire accomplit la cérémonie de l'Agnihotra. alors est appelé Parivettar. ce serait sacrifier 169. 167.— Kliva « eunuque » est traduit par L. (Kull. gagne sa subsistance des Soudras çùdropaklplavrttih ». et par conséquent « ce sacrifice est stérile ». 165. 170. par des jeunes frères mariés avant d'être admises. Celui qui viole les bonnes coutumes.—Les divinités inférieures sont les Ganas. femme remariée.

le 174. cette maladie doit être naturellement encore plus grave que la lèpre. un aveugle placé à un endroit où un autre pourrait voir ».. doit être considéré comme l'époux d'une femme remariée. 179. Celui qui satisfait sa passion pour la femme de son autorisée frère mort. 174. Un aveugle. il naît deux (sortes) de fils. Le donateur (d'un repas funéraire) perd le fruit de son oeuvre méritoire pour tous les Brahmanes (invités) qu'un peut toucher avec ses (homme) qui sacrifie pour les Soudras. dit seulement « rogarâja. — Atteint de maladie grave : cf. un Brahmane. 176. qui donne (le ne recueille aucun fruit dans l'autre monde. » 177. 178. membres. peut-être la consomption. IX. Ces deux êtres nés de la femme adultère font perdre au donateur ici-bas et après la mort (le fruit) des offrandes aux Dieux et aux Mânes. une didhishù. Las femmes adultères : littéralement « les femmes des autres. vont tous les cinq en enfer. Pour tous les (hôtes) honorables qu'un (homme) inl'insensé digne d'être admis regarde manger. » 178. le cas où de tels rapports peuvent être autorisés. celui qui a une maladie grave (celle) de mille.— Je faisdépendre kâmatah d'anurajyeta: on peut aussi en faire un adverbe à part « au grè de ses désirs. pour le donateur (d'un repas) la récompense la réception) (que lui vaudrait de quatre-vingt-dix un borgne (celle) de soixante. Peut toucher avec ses membres : ou bien « dont il a touché les membres ». même quand elle a été légalement (à avoir un enfant de lui). et v. 6 . 58sqq. la reine des maladies.— Un e femme remariée. (homme) atteint de lèpre blanche (celle) de cent. Des femmes adultères : le kounda kounda et le golaka si l'époux est encore vivant. Il faut sous-entendre « pendant la durée du repas ». (dont il leur a) donné (une part). le golaka après la mort de l'époux. détruit par sa présence. ainsi que la jeune fille avec laquelle l'hyet le men est contracté. un hôtes. Tous deux. Vîkshya « voyant » c'est-à-dire « assistant » Le comm. Kull. Si par cupidité instruit dans quoique 173. 175.LES LOIS DE MANOU 81 172. par passion ». (le père) qui la donne en mariage. 92. 159. Cf. repas funéraire) 177. v. dit : « à défaut de quelqu'un qui voit. prêtre du sacrifice (nuptial) 173.

qui ne se tient pas bien. Ceux qui excellent dans la science du Véda et de tous de (prêtres) et qui descendent les traités accessoires. elle se perd . d'une comles purificateurs être considérés comme doivent pagnie. un Çrotriya. (donnée) à un de l'ordure . Celui qui comprend 180. Ces Brahmanes dvijâgrya signifie. d'une des à l'étude 185. tel un pot de terre non cuite dans l'eau. (et connaissez) présence) une compagnie. — Un prêtre instruit. elle reste stérile. sang. à un usurier. et celui qui chante le rite de Brahmâ femme mariée suivant du Sâma-Véda. d'idoles montreur ni ne (fructifie) 181. la partie principale et celui qui le sens du Véda 186. Stérile : littéralement « apratishtham. comme dvijottama « le premier parmi les Dvidjas ». Celle qui est donnée à un marchand et (celle qu'on ni dans l'autre. traduit « ne trouve pas de place (dans le monde des Dieux) ». qui n'est pas solide ». Suivant le Dictionnaire de Saint-Pétersbourg trinâciketa signifie dans ce passage « qui a allumé trois fois le feu appelé nâciketa ». 182. moelle et os. — B. Un Brahmane qui s'est consacré les cinq feux. un théologien. 185. maintenant 183.S2 LES LOIS DE MANOU il va rapid'un tel (personnage). éminents : ou simplement « ces Brahmanes». parties Trisoula portion du Rig-Véda celui qui connaît appelée le fils d'une celui qui est versé dans les six Angas. aux autres gens indignes que l'on vient d'énumérer. un présent le Véda. Les traités accessoires sont les Angas. 183. éminents Brahmanes qui purifient 184. C'est aussi le nom d'une des parties du Yadjour-Véda. parna. dans ce monde donne) à un est comme l'offrande jetée Dvidja né d'une femme remariée. Apprenez complètement par quels Brahune compagnie manes être purifiée par (la peut polluée ces de gens indignes d'être admis. à un médecin. dement de soma devient donnée à un vendeur 180. instruits. (La nourriture) du pus et du sang . (devient) graisse. 184. viande. Mais les Sages déclarent (offerte) que la nourriture d'être admis et méchants. celui qui entretient du Yadjour-Véda. . accepte à sa perte. dans la cendre.

ayant renoncé (tels) sont les Mânes. 192. Les Mânes ou Pitris ne sont pas seulement les ancêtres divinisés des hommes. invité à une (cérémonie) en l'honneur 188. et s'asseyent les suivent comme le vent (quand ils marchent) près d'eux quand ils sont assis. Mais celui qui invité à un repas funéraire. 188. un centenaire. est précis : « le jour précédent. 189. commis par le donateur (du repas). Un Brahmane des Mânes. mais le rapprocher de yaih : c'est la tournure grecque TIVEÎT!<JIV. auxquels on offre des sacrifices . Un Brahmane invité suivant les règles à un sacrifice aux Dieux ou aux Mânes. divinités primordiales. observateurs de la pureté. le jour même du çrâddha ». satisfait se charge de tous les péchés passion avec une femme Soudra. 187. Car les Mânes accompagnent ces Brahmanes invités. toujours au combat. au moins en français . Qui ils sont : peut-être ne faut-il pas faire de ye une proposition spéciale. teur). Qu'il s'abstienne de réciter le Véda : « à l'exception de la prière murmurée qui est obligatoire ». . doués de grandes chastes. Pûrvedyur aparedyurvà signifie littéralement « le jour précédent ouïe jour qui suit ». ou à défaut de celui-ci. 193. Mais le commentaire de Kull. L'expression « le jour qui suit » est ambiguë. 193. (Kull. (tels sont) les Brahmanes qui doivent être considérés comme purificateurs d'une compagnie. et qui d'une manière quelconque est coupable.LES LOIS DE MANOU 83 le novice qui a donné mille (vaches à son précepl'enseigne. et deviendra sa (à l'invitation) manque (après mort) un porc. elle semblerait désigner « le jour après le sacrifice ». sa 191. qu'il s'abstienne de réciter le Véda. Exempts de colère. 190. La veille de la célébration d'un sacrifice funéraire. ils sont aussi les ancêtres des Dieux et des génies. ou le jour même. doit toujours être maître de ses sens . Apprenez de tous complètement quelle est l'origine 1S7. on doit inviter dûment trois au moins des Brahmanes qui ont été mentionnés.) 190. A tikrâman: littéralement « qui transgresse » est commenté par « Bhojanam akurvânah ». 192. vertus. et que celui qui offre le sacrifice funèbre (l'imite). et les ancêtres primordiaux du genre humain.

. 33. les Maharshis. les Soukâlins d'Anguiras. Les Agnidagdhas. 195. 198. (avec j les êtres) l'ordre. les Kâvyas. des Mânes les Dieux au et les Dànavas naissance) . I.84 LES LOIS DE MANOU ces (Mânes). 196.— Havirbhuj mangeur d'oblations. 197. enfants de Manou issu de Brahmâ. est un des noms de Brahmâ. — Hiranyagarbha. fils 198. être reconnus des Brahmanes (pour les ancêtres) 200.— ÀJ3'apa buveur de la graisse du sacrifice. 197. les (sont les ancêtres) ceux des ceux des Kchatriyas. des Souparnas harvas. Les Daityas fils de Diti. Kavi ou Bhrgu. Vasichtha. Kinnaras. I. 199. des Ganddes Yakchas. Les Barhichads fils d'Atri sont reconnus (comme les des Daityas. 35. les Anagnidagdhas. cf. Sur ces divers noms. sein d'or. 201. 196. Cf. des Dànavas. et des des Râkchasas. sorte des démons. 194. Les Somasads sont considérés fils de Virâdj comme les ancêtres des Sâdhyas et les Agnichvâttas fils de Marîtchi sont fameux dans le monde étant les ancêtres) des (comme Dieux. et par quels rites ils doivent honorés. Les Somapas sont fils de Kavi. 195. et les Saoumyas les Agnichvâttas seulement. les Haviclimats de les Âdjyapas de Poulastya. qui viennent de d'être énumérées. monde animés entier. ou Asuras. Les Somapas des Brahmanes. Virâdj. être qui (ils sont). ancêtres) des Sarpas. — Les Dànavas. 37 et notes. — Havishmat = Havirbhuj. Des Sages sont issus les Mânes. cf. mais les Dieux (ont donné dans et inanimés. Marîtchi et les autres. 201. Vaisyas. une infinité sachez qu'il existe ici-bas fils et de petits-fils. Somapa signifie buveur de soma. les Âdjyapas Havirbhoudjs et les Soukâlins ceux des Soudras. Les classes de Mânes sont considérées (diverses) comme les fils de tous ces Saints. De ces classes principales de Mânes. Sages ou Saints. I. 194. doivent les Barhichads.

) 208. Poa cynosuroïdes. 209. Irréprochables : ajugupsita. est la source d'une félicité impérissable. 206. 206. c'est-à-dire « avec respect ». 203. comme traduit L. 204. et avoir soin qu'il ait une pente vers le Sud. 205. — Peut-être aussi faut-il entendre « sans les insulter ». fait allusion sans doute à ces catégories mentionnées plus haut de Brahmanes qui doivent être exclus des cérémonies. Herbe sacrée usitée dans les cérémonies. On doit commencer aux Dieux par une offrande aux Mânes) . (Kull. garnis ces Brahmanes sur 209. Mânes est déclarée un moyen propitiatoire pour celle-ci. la cérémonie en l'honneur des Mânes est plus importante en l'honneur des que la cérémonie car l'oblation aux Dieux qui précède l'oblation aux Dieux. satisfaits des offrandes 207. . Pour les Dvidjas. Jeu de mots étymologique sur rakshas démon et le verbe rakshati. (honoré) les Dieux. d'herbe kousa. ont fait convenablement 208. Même de l'eau (pure). sur les rives des fleuves endroits isolés. dans des vases d'argent ou ornés d'argent. littéralement « non exécré ». seigneur des Mânes est régent du Midi. Àpyâyana : littéralement « un moyen de faire prospérer ». 204. après avoir préalablement 203. 202. Après que les Brahmanes sur des il faut les faire asseoir séparément leurs ablutions. protéger. En des lieux purs : « des lieux tels que les forêts et autres qui sont naturellement purs ». comme (moyen de) protection pour (l'oblation car les Démons le repas funéraire emportent privé de cette protection. il faut les honorer avec des guirlandes et des parfums. il ne faut ni commencer ni finir par l'offrande aux Mânes . 207. car celui qui commence et qui finit par l'offrande aux Mânes périt bientôt avec toute sa race. Car les Mânes sont toujours et dans des faites en des lieux purs. Il faut enduire de fumier de vache un lieu pur et isolé. Yama. Ayant fait asseoir irréprochables odoriférantes leurs sièges.LES LOIS DE MANOU 85 offerte avec foi à ces (Mânes). Il faut commencer et finir (un Srâddha) par une offrande aux Dieux. sièges préparés.

les autres) Brahmanes ensemble fasse (l'oblation) 211. » 212. Après avoir fait (l'oblation) au feu (et) tourné comautour (en marchant de gauche) on doit à droite. (les) doit. Après leur avoir apporté de l'eau. 214. une oblation (comme) moyen propitiatoire ensuite les Mânes (par une (du Srâddha) qu'il satisfasse offrande de riz). Construction embarrassée. plètement d'eau la terre avec la main droite. Voici ce que dit Kull. asperger 215. 213. on fait trois boulettes et la face tournée vers le Sud. de l'herbe et des grains de sésame. Les trois boulettes sont pour les trois premiers ascendants. c'est-à-dire le père et l'aïeul de ce dernier. Facile à contenter : suprasâdân est commenté par « prasannamukhân. en allant vers la droite. Ces ancêtres sont d'après Kull. qui mangent parcelles essuyées. voués à la prospérité du monde. (Kull. cette main (droite) avec (les racines) de ces brins essuyer à l'intention des (ancêtres) les d'herbe kousa. on les appelle les antiques. De la même manière que l'eau : c'est-à-dire « avec la main droite ». on doit. 210.86 LES LOIS DE MANOU kousa 210. Ayant d'abord adressé à Agni. tels que l'aspersion du feu et autres (formalités). attentif. avec recueillement offrir de la même manière d'eau. disent les Brahmanes qui connaissent les livres saints.) 213. (Kull. Ayant du reste de l'offrande. Ces Brahmanes exempts de colère. 212. au visage serein ». — Antiques : d'une race primitive. S'il n'y a point de feu : « parce qu'il n'est pas encore marié ou que sa femme est morte ». On peut rapporter saha à kuryât : « qu'il fasse avec eux.) 216. que (les libations) 216. autorisé par (tous que le Brahmane dans le feu. Ces boulettes offertes suivant le rite. suivant les règles. faciles à contenter.: « Ayant fait la série des rites accompagnant l'oblation au feu. . « le grand grand-père et les autres ancêtres » en remontant. à Soma et à Yama. Mais s'il n'y a point de feu (sacré). Dieux du sacrifice funéraire. car le feu et un Brahmane c'est tout un. qu'il mette (les dans la main d'un Brahmane oblations) . 214.» 215.

« son grand-père vivant l'ayant autorisé à faire à sa guise. avant (le repas). bisaïeul. Ou bien le grand-père peut prendre part au repas a dit Manou. Mais celui dont le père est mort. l'eau qui reste près 218. assis. Svadhâ désigne la libation aux Mânes.LES LOIS DE MANOU 87 tourné vers le Nord. ou bien (son petit-fils) autorisé par lui lui-même à sa volonté. accomplir (la cérémonie) versé dans les mains de ces (hôtes) de l'eau Ayant avec un brin d'herbe de sésame. ou bien faire deux Çrâddhas à l'intention de son père et de son bisaïeul ». il (leur) kousa. peut de 223. il le déposera doucement devant ces en pensant aux Mânes. il peut à sa volonté ou bien faire manger son grand-père. 223. 221. mêlée donnera eux ! » 224. 220. 219. Brahmanes. c'est-à-dire « comme un des hôtes Brahmanes. — Comme un Brahmane vipravat. » 222. Prenant successivement de ces de petites portions il les fera manger suivant la règle. 220. etc. S'étant rincé la bouche. et dont l'aïeul est encore en vie. mentionner celui de son grand grandpère. et les les textes sacrés adorera les six (divinités des) saisons Mânes. le sommet de ces boulettes en disant : «Svadhâ pour funèbre. trois suspensions celui qui connaît fait lentement d'haleine. ayant 217.) — A sa volonté : c'est-à-dire suivant Vishnu. (paternel) après avoir prononcé le nom de son père. Le grand-père peut prendre part au repas funèbre : « à la place du Brahmane qui le représenterait s'il était mort ». cité par Kull. dans l'ordre des boulettes. auteur d'un code de lois. 222. (Kull. il flairera ces boulettes où elles ont été placées. ou bien encore il peut faire manger son père au repas funéraire comme un Brahmane. De nouveau il versera lentement et recueilli. C'est-à-dire au grand-père. Celui dont le père est encore en vie doit offrir le aux (Mânes des trois ancêtres) (repas funèbre) qui l'ont précédé . à ces Brahmanes boulettes. doit. . et est une sorte d'interjection. Puis ayant pris lui-même un (plat) rempli d'aliments avec ses deux mains.

les lé(à ses hôtes) la lecture et les (textes les épopées. Vyâsa est un nom qui signifie compilateur. parfumées. une secousse aux malfaiteurs.) 231. 231. ». etc. il doit le donner. et il n'en revient aucune satisfaction aux Mânes ». 230.attribués au sage Vyâsa (1000-1200 avant Jésus-Christ (?). racines. — les épopées telles que le Mahâbhârata. et recueilli. Dans un (sacrifice) aux Mânes. recueilli qu'il les offre (à ses hôtes) en (leur) toutes les qualités de chacun. 226. tous 228. Ayant ces (plats) successivement. le mensonge aux chiens. expliquant 229. la colère 230. (Ainsi que) les aliments et boissons fruits. il doit les autres. car cela est agréable aux Mânes. B. traduit : « proposer des énigmes tirées du Véda ». les (récits des) Pourânas gendes. 227. toucher les aliments secouer. Sans les tenir dans les deux mains . « Les livres de lois tels que le Code de Manou et les autres. le Çivasankalpa. (Kull. Bhakshya. s'irriter.) — Les Purânas sont des recueils en vers des anciennes légendes. beurre fondu et miel. et légumes lait frais ou lait suri. le Maitrâvâruna.88 LES LOIS DE MANOU • 225. Tout ce qui plaît aux Brahmanes. suprême. Ou bien « raconter des histoires védiques ». Il ne doit en aucun cas verser une larme. au nombre de dix-huit. le contact (les envoie) aux ennemis. ni les dire un mensonge. 232. — Les esprits désigne ici les Asuras. et faire des récits concernant l'Être libéralement. Les assaisonnements tels que bouillon. aliment qui a besoin d'être mastiqué. — les légendes telles que le Sauparna. Les aliments sans les tenir entre les qu'on apporte sont enlevés de force par les esprits malfaideux mains sants. . c'est-à-dire avec une seule main. Brahman =Veda. viandes délicates. 232. (Kull. déposer avec soin par terre. apporté et attentif. les Prêtas : « Une larme versée fait arriver les aliments du Çrâddha aux Prêtas. on doit faire entendre du Véda. 227. avec le pied. Khilas. — les Khilas tels que leÇrîsùkta. Une larme envoie les mets aux Fantômes. étant attentif durs et les divers mets. appelés) apocryphes 225. les livres de lois. Les fantômes. du pied aux Démons.

». 238. une femme un porc. voient manger les Brahmanes. 233. B. ce sont les Démons qui le dévorent. qui a ses règles. Tous les aliments doivent être très chauds. Aussi longtemps restent chauds et que les aliments la qualité des mets. fût-il en son noviciat. Tout ce qui est vu par eux durant une oblation au feu. Il ne faut pas qu'un homme de caste méprisée. Présents : « tels que vache. B. H. que l'on mange en silence. c'est-à-dire domestique. trois (choses) la pureté. un sacrifice aux Dieux ou aux Mânes. une (distribution un repas (donné à des Brahde) présents. etc. « qu'il donne (à son hôte) une couverture pour siège. ce que l'on mange la face tournée vers le Sud. 235. tant) le riz et autres (mets dont il proclamera) 234. Content 89 charme lui-même. Ce que l'on mange la tête couverte. mais comme au vers 226. l'absence de colère et de y sont recommandées. sans proclamer les Mânes prennent leur part (du repas). (Kull. eunuque 240. qu'il (ses hôtes) Brahsuccessivement manes. explique varàha par « un porc de village ».) . Qu'il ait soin. entend qu'il faut mettre cette couverture sur le siège de chaque hôte. manes). opposé à sanglier. or. 236. un chien. 237. « les assaisonnements ». Trois (choses) purifient dans-un le fils repas funèbre. de convier le fils de sa fille. est sans profit. qu'il leur fasse manger (de chaque chose) et qu'il les engage à plusieurs reprises (en leur présenles qualités. 234. les Brahmanes les'manger (même) interrogés (à ce sujet) ne doivent par celui qui donne (le repas) point déclarer les qualités des mets. la couverture et les grains de sésame . 239. sur le siège qu'il mette une couverture du Népal) et qu'il répande (en poil de chèvre à terre des grains de sésame. » 239. — Un porc : Kull. Guna signifie peut-être ici non pas qualité. ce que l'on mange avec des sandales (aux pieds). de la fille. précipitation. à un repas funéraire. un un coq. issu d'un Soudra et d'une Bràhmanî. 240.LES LOIS DE MANOU 233. Un homme de caste méprisée veut dire ici un Cândâla. sens ordinaire de varàha. et on doit en silence.

l'offrande) et y) convier en offrant seulement (un seul Brahmane) (réunis. un homme de caste méprisée par son attouchement. 69. Le reste (des aliments). Le sapindîkarana a pour but de recevoir parmi les sapindas ou parents jusqu'au sixième degré inclus. morts doit être la part des (enfants) des brins d'herbe kousa.) 245. (B. LES LOIS DE MANOU Le porc détruit (les effets de la cérémonie) par son flair. une boulette. Si un Brahmane lui faire honneur. Avant la célébration d'un Brahmane doit (faire) en l'honneur qui vient de mourir aux Dieux sans (y joindre un repas funéraire. le coq par le vent de ses ailes. un Brahmane . Les restes tombés à terre pendant la part des serviteurs dévoués neur) des Mânes sont déclarés et honnêtes. qu'il les dépose sonnements) (sur des brins d'herbe kousa). asamskrtapramîtânâm signifie « pour lesquels la cérémonie de la crémation n'a pas été faite »• Cf. (le maître du repas) pourra ses moyens. D'après Kull. un homme même il serait le serviteur de trop. et ce qui a été éparpillé sur 245.) Ces interprétations et d'autres sont fournies par les commentateurs. Par son flair : « en respirant le parfum des mets ». Un boiteux. Ayant mélangé à et les ayant aspergés d'eau. de celui qui offre (le repas funéraire). du (rite dit) Sapindîkarana. mutilé ou celui 242. sa nourriture. Morts avant l'initiation. en les éparpillant (ses hôtes) qui ont fini de manger.). toutes sortes de mets (avec des assai244. (Kull. quand qui a un membre de là.90 241. doit être éloigné ou un moine mendiant vient quêter 243.nobles femmes ». un (repas en l'hon246. et plusieurs autres. Le texte de Jolly porte asapinda au lieu d'âsapinda. l'initiation et des (hommes) avant (sans qui ont abandonné motif) des femmes de leurs castes. autorisée par Kull. H. 247. avec la permission de (ses hôtes) Brahsuivant manes. La leçon avec a bref. on 247. devant terre. signifierait « le sacrifice pour les personnes non-sapindas ». — Kulayoshitâm « des femmes de leur caste » ou bien des « femmes de leur famille » (B. où il est dit que les enfants morts avant l'initiation ne doivent pas être brûlés. 241. le chien par son regard. un borgne. V. ou bien « de.

L'insensé qui après avoir mangé à un repas funéraire donne ses restes à un Soudra. Ensuite (à ses hôtes) qui ont terminé leur repas. 252. » 252. A quoi les Brahmanes doivent : aussitôt répondre « Contentement soit ! » Car à toutes les cérémonies en l'hon» est la plus excellente neur des Mânes. c'est-à-dire cérémonie célébrée à l'occasion de réjouissances. 250. le mot « contentement des bénédictions. il les invitera à se rincer la bouil les congédiera en disant : che. 249. Dans un sacrifice aux Mânes il faut dire : « Avez-vous un sacrifice une bien dîné ? » . et avec l'autorisation des Brahmanes. L'après-midi. nom. dans pour purificatoire de famille : « Avez-vous bien entendu ? » . jour même dans la couche de ses (ancêtres) seront couchés (tout) ce mois dans pendant l'ordure de celle-ci. Suçrutam> Sampannam et Rucitam. . 249. 254.— Le vrddhi-çràddha ou çrâddha pour l'accroissement de la prospérité est appelé ici abhyudaya. il doit faire connaître 253. récemment mort. tombe la tête la première dans l'enfer (appelé) Kâlasoûtra. les brins les grains de sésame. Le sacrifice purificatoire pour une famille goshthaou goshthîçrâddha. Kâlasûtra.LES LOIS DE MANOU 91 248.qui signifie fil de la mort. l'oblation suivant des boulettes doit être faite par les fils de la manière (indiquée précédemment). dans un sacrifice : « Avez-vous réussi ? » . —Les quatre formules en question sont Svaditam. opération « Reposez-vous (ici ou chez vous). dans un sacrifice des réjouissance ? » Dieux : « Êtes-vous contents de kousa. la purification de la 255. 254. ce qui reste des aliments. (des aliments). la loi. adressé à un seul. Si celui qui a pris part à un repas funéraire entre le d'une femme les Mânes Soudra. Le çrâddha dont il est ici question s'appelle ekoddishta. en faire l'emploi qu'ils lui diront. Quand le (rite dit) Sapindîkarana a été accompli à son intention. Le mot svadhâ. la distribution demeure. 251. et cette faite. Après avoir demandé bien (à ses hôtes) : « Avez-vous dîné ? » s'ils sont satisfaits.

on doit aussitôt faire ces boulettes une manger par une vache.). suivant l'interprétation de Medh. devra manger la boulette du soigneusement milieu. 263. (les faire consumer) par le feu (sacré) ou les jeter dans l'eau. un Brahmane. purificatrices. Quelques-uns font l'offrande des boulettes après (le les font manger aux oiseaux. La nourriture des anachorètes : « du riz sauvage. (le maître du repas) devra des aliments ses parents préparer pour 257. riche. Les brins d'herbe les (prières) kousa. . on doit implorer : (en ces termes) ces Mânes éminents les hommes généreux 259. plein de gloire et de sagesse. pour des avantages dans un sacrifice aux Dieux. 264. la face tournée vers le Sud. tages dans une cérémonie 256. chèvre. (Ainsi) elle enfantera à une longue un fils destiné vie. ayant une nombreuse et juste.— La viande non assaisonnée : « dépourvue d'odeurs fortes et autres » (Kull. Ayant les (hôtes) Brahmanes. 261. doivent être reconnus tions précédemment indiquées.92 LES LOIS DE MANOU sont des avanet des Brahmanes leur préparation. (si elle) désire avoir un fils. d'autres repas des Brahmanes) ou bien les jettent dans le feu ou dans l'eau. « la viande non défendue ». distingués en l'honneur des Mânes. Une épouse légitime fidèle à son mari. ou bien. La nourriture le lait.) — Le soma est le jus exprimé de l'Asclepias acida. « Puissent abonder parmi nous! aussi Puissent et (notre) (la science du) Véda postérité ! Puisse la foi ne jamais nous quitter ! Puissions(s'accroître) à donner ! » nous avoir beaucoup 260. et attentive culte des Mânes. au 262. Après avoir ainsi fait l'offrande. congédié silencieux et pur. recueilli. vertueux postérité. » (Kull. 257.. la viande non assaisonnée et le sel naturel sont dits les offrandes de nature. le soma. 258. Ayant lavé ses mains et rincé sa bouche. des anachorètes. . les offrandes de toutes sortes ainsi que les purificale matin.

Kâlaçâka. vârdhrînasa. pour neuf avec de la chair de cerf. 267. Ocimum sanctum. — Mahâçalka (?). de l'orge. du riz. donnée aux Mânes la règle. onze mois avec de la chair de lièvre et de tortue. (Kull. Ils sont satisfaits dix mois avec de la chair de sanglier et de buffle. jusqu'à il fera l'offrande de la ceux-ci aient été congédiés . 273. N'importe mêlée à du miel. ensuite maison: telle est la règle. De la chair d'oiseau « qu'il est permis aux Dvidjas de manger ». L'herbe kâlasâka et le (poisson) la chair mahâsalka. L'offrande de la maison est l'offrande bali. du miel et tous les aliments des ermites. 273. 268. offerte quelle (substance) 265. 271. des haricots. ce que 265. Pour six avec de la chair de chevreau. des racines le rite satisfont et fruits offerts suivant les ancêtres des hommes pour un mois. de rhinocéros et celle d'une chèvre rouge. « parce que quand il boit l'eau d'une source. Un an avec du lait de vache et du riz au lait. 271. quelle exposer. Des grains de sésame. pour huit avec de la chair d'antilope. Cerf: ruru. Qu'il laisse les restes des Brahmanes. . (Kull. trois choses touchent le liquide : sa langue et ses deux oreilles. pour trois avec de la chair de gazelle. l'oblation aux Bhûtas ou êtres. 272. Un bouc blanc. On les satisfait pour deux mois avec du poisson.) 269. crabe ou crevette. Maghâ est le nom du dixième astérisme lunaire. leur procurent une satisfaction éternelle. 270. 269. sert suivant (sorte d')offrande pour un long temps ou pour l'éternité. poisson. et ainsi il boit par trois endroits' ».LES LOIS DE MANOU 93 avec respect. de l'eau. appelé tripiva (qui boit par trois endroits). Je vais maintenant sans rien omettre. pour cinq avec de la chair d'oiseau. il et après les leur avoir présentés (paternels) fera dîner à leur tour ses parents maternels. avec de la chair pour quatre de mouton. 268. la satisfaction la chair d'un bouc blanc dure (que leur donne) douze années.) 272. espèce particulière de cerf ou d'antilope. 266. pour sept avec de la chair de daim.

Celui qui accomplit aux jours (un sacrifice funèbre) obtient pairs et sous les constellations paires. En allant de gauche à droite : apasavyam est expliqué par Kull. suivant jusqu'à les prescriptions. 279.94 LES LOIS DE MANOU le treizième en (la saison des) pluies et sous la (jour lunaire) constellation aussi (une joie) impérissable. funéraire. il faut sous-entendre alors l'idée exprimée par ce verbe : « (celui qui offre le Çrâddha) à tous les Mânes ». ». On ne doit point faire de sacrifice funéraire pendant la nuit. On doit accomplir en l'honneur des (la cérémonie) Mânes ponctuellement. . cité par Kull. etc. 280. le treizième et (à l'heure) où l'ombre de l'élé(jour lunaire) phant tombe à l'Est ! » (tel est le voeu des Mânes). Quand l'ombre de l'éléphant tombe à l'Est. car la nuit est réputée aux Démons. a Puisse-t-il naître dans notre lignée quelqu'un qui nous donnera du riz au lait avec du miel et du beurre clarifié. 278. c'est-à-dire l'après-midi. (la réalisation) de tous ses désirs . en marchant de gauche à droite. 275. l'herbe kousa (et) en tenant dans la main. « pitrtîrthena la partie de la main consacrée aux Mânes. ainsi l'après-midi vaut mieux que la matinée funéraire. Et de même que la deuxième est préférable quinzaine à la première. Suivant Vishnu.. selon la règle. les jours à partir du dixième. le cordon sacré passé sur l'épaule droite. pour (la célébration d'un) sacrifice 279. il y a une autre leçon sarvân . Tout ce qu'un homme de foi donne ponctuellement. brillante postérité. le quatorzième sont recommandés excepté. cette dernière condition est requise au défaut de la première . Au lieu de arcan « honorant ». celui qui honore les Mânes aux (jours et sous les constellations) obtient une impairs impaires. devient monde (la pour les Mânes dans l'autre source d'un contentement) éternel et indestructible. sans se lasser. l'éléphant est mis ici par synecdoque. 277. il faudrait donc traduire : « Si ce n'est pas le treizième jour lunaire. en tout autre à l'heure où. Maghâ (procure) 274. ni (appartenir) 274. pour un sacrifice mais il n'en est pas de même des autres. la fin. 276. Dans la quinzaine noire. 277.

Tout le rituel concernant la manière la règle concernant de exposé . Trois fois par an est un minimum. 284. le sacrifice en l'honneur 282. raire). On doit. mane entretenant le feu (sacré) qu'au jour de la nouvelle les Mânes 283. le Vighasa (funémanger le reste d'un sacrifice.LES LOIS DE MANOU 95 ni au moment aux deux crépuscules. en automne funéraire. tous les sacrifices. suivant trois fois par an. Roudras (ceux de nos) arrièreÂdityas (ceux de nos) grands-pères. qui suit le lever du> soleil. Le reste d'un repas : « Le reste de ce qui a été mangé par les Brahmanes et autres ». ou à défaut de cela. la règle est qu'il en fasse un tous les quatre mois ». cérémonie funéraire (ne doit être accomplie) par un Brahlune. L'oblation qui accompagne et la des Mânes. (Kull. Un Brahmane qui après le bain satisfait toute la d'eau obtient par là-même avec (une simple libation) aux du sacrifice de l'accomplissement (quotidien) récompense Mânes. ne doit pas se faire dans un feu ordinaire.) . . c'est-à-dire la çruti. en été. 285. en hiver. le texte révélé éternel. Kull. . 284. Le texte révélé. cette règle. ainsi (s'exprime) grands-pères le Vighasa. offrir ici-bas le sacrifice 281. On appelle Vasous les (Mânes de nos) pères. dit : « Qu'il fasse tous les mois le Çrâddha réglementaire. 281. On doit toujours toujours l'Amrita est le reste d'un repas . l'Amrita les cinq sacrifices vous a été 286. écoutez maintenant vivre des Brahmanes. consommer 285. (mais) celui qui fait partie des cinq grands jours.

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propres. 4. l'aumône Pramrita sollicitée. vritti. Qui lui sont propres. de glaner des grains et des épis. Ces termes techniques sont expliqués dans les vers suivants . est celui que doit adopter le Brahmane. Le genre de vie qui ne cause aucun tort aux créatures. (c'est) au contraire désigne l'agriculture. Rita désigne l'action Amrita c'est (ce qu'on reçoit) sans l'avoir Mrita demandé. çvavrtti « vie de chien »• 5. mais jamais de la SvaPramrita. (Kull. leur sens littéral n'a aucune trace de rapport avec les idées qu'ils désignent dans ce passage : rta c'est « la vérité » . svaih « qui sont prescrites pour sa caste ». ayant pris femme passera le deuxième quart dans sa propre maison. Il peut vivre du Rita et de l'Amrita. pramrta signifie la même chose que mfta. ou qui en cause le moins possible. 3. suivant L. ou le mort » . satyânrta signifie «vérité et fausseté » .) 4. « ce qui cause bien des morts ». sauf en cas de détresse. Unchaçila : je considère ce mot comme un composé copulatif : les deux termes signifient glaner. rnrta « la chose morte. « substance très mortelle » . 5. Après être resté le premier de son existence quart le Brahmane auprès de son précepteur. Véda.LIVRE QUATRIÈME : Subsistance. ou suivant l'interprétation de B. devoirs 1. 3. amrta « l'ambroisie » . permis du du Maître de maison Les Devoirs aliments moraux. Il doit amasser des biens autant qu'il est nécessaire à sa subsistance par les occupations irréprochables qui lui sont sans fatiguer son corps. . ou du Mrita ou du ou même du Satyânrita. étude ou défendus. 2.

sacrifier. ou enfin n'avoir aucune provision le lendemain. a le mieux subjugué 9. mondaine. 6. C'est une locution courante de dire qu'un « saint subjugue le monde par ses vertus ». (Kull. le Brahmasattra désigne la récitation quotidienne du Véda ou l'enseignement. Pour remplir son grenier : cette expression signifie suivant Kull. On peut avoir une provision pour son grenier. Les trois occupations. recevoir l'aumône». . droite. Svavritti. 9. L'entretien du feu sacré. en d'autres termes « a gagné le plus de mérite spirituel ». Les six occupations. 5 et 6 et note 6. Brahmane) de grains suffisante 7. Medh. L'occupation unique. à l'entretien attentif du feu sacré. ou pour remplir une jarre. recevoir l'aumône. dit : « 11 peut avoir du grain et autres biens en quantité suffisante pour entretenir de nombreux domestiques. enfin vit (par une seule qui trois. suivant Kull. (un doit-il l'éviter. LES LOIS DE MANOU dont on peut vivre à désigne le commerce. » 8. l'Agnihotra. Suivant Medh. « sacrifier et enseigner ». L'un d'eux subsiste l'autre par par six occupations. ou n'en avoir remplir pour que pour trois jours. la demander. l'un par deux. le quatrième de la Sainte-Écriture.. est) l'enseignement 10. suivant Kull. Or de ces quatre Brahmanes maîtres de maison. Satyânrita aussi la domesticité est appelée la rigueur. 11. suivant Kull.) 7.98 6. occupation qu'il vive delà sincère et pure.. sont. sont « glaner. accomplisse seutoujours les sacrifices lement de lune et qui ont lieu aux changements aux solstices.. le commerce et l'usure » cf. (c'est) dans l'ordre chaque fois le dernier (qui) doit être tenu pour comme étant celui qui) par sa vertu supérieur (au précédent. une épouse et tout ce qui s'ensuit durant trois années. 8. Que celui qui vit en glanant des épis et des grains. « enseigner. le monde. Les deux occupations sont. Pour remplir une jarre « une provision d'un an ». En aucun cas il ne doit pour subsister une poursuivre vie d'un Brahmane. 10. Le commerce « et l'usure ». la sixième occupation est « l'enseignement ». « une provision de trois ans ». Subjugué le monde. v. le labourage.

traduit « (en réfléchissant à leur indignité) dans son coeur ». ses pa18. 19. Il doit toujours. 16. D'autre part le commentaire l'explique par kena api upàyena. ' 15. qu'il réprime par la raison ceux-ci. 14. sans se lasser. ses vêtements. il ne doit pas 15. Le sens que j'ai adopté est autorisé par le commentaire de Nâr. car celui qui les remplit dans la mesure de ses moyens atteint la condition suprême. Yathâtathà est traduit par le Dictionnaire de Saint-Pétersbourg « comme il convient ».LES LOIS DE MANOU 99 le parfait 12. Par la raison. Dans la prospérité la richesse avec trop d'avidité.. remplir les obligations qui lui sont prescrites par le Véda. suivant Kull. ou dans le malheur. une longue vie et la gloire. Un Snâtaka est celui qui a pris le bain final et qui est entré dans la catégorie des maîtres de maison. 14. Il doit toujours avoir sous les yeux ces traités qui dé13. sorti de noviciat et qui mène l'un quel13. ses occuparoles. l'inverse. B. ses pensées en conformité sa science et sa race. ni (accepter) de n'importe qui. car le bonheur et le malheur racine le contentement. et (toujours la réalisation de ses vient. « par des arts qui séduisent les hommes. « par n'importe quel moyen ». car c'est là (ce qui lui procurera) désirs. du l'étude 17. Il doit vivre ici-bas en mettant avec son âge. Les traités interprétatifs du Véda : le mot nigama désigne ici les . 19. sa fortune. Prasangena « avec avidité » signifierait. doit remconque des genres de vie (précédemment dont l'observation) lui assure le plir les devoirs (suivants. Qu'il ne s'attache aux objets des point par sensualité à l'attachement excessif sens. 17. La condition suprême désigne ici comme ailleurs «la délivrance finale». Il doit fuir tous les biens qui empêchent être occupé à) l'enseigner comme il conVéda. Celui qui désire le bonheur doit chercher a pour contentement et dompter ses sens . Un Brahmane énoncés). manasà. ni par des actes déchercher fendus. tels que la musique et le chant ». tions. 16. ciel.

les lois. (Un Brahmane) et à la fin du jour et de la nuit. voyant la rédu sacrifice dans (leur) parole et (leur) compense impérissable respiration. et alors il sacrifie sa respiration dans sa parole . c'est-à-dire pour les offrir extérieurement.100 LES LOIS DE MANOU la science. les traités interprétatifs quisontprofitables. aux hommes et aux Mânes. Quand le grain (précédemment recueilli) de grain nouveau . et accomau commencement les sacrifices de la nouvelle plir à la fin de chaque quinzaine et de la pleine lune. 23. Il doit autant que possible ne jamais les sanégliger crifices aux Sages. et plus son savoir brille. 26. ainsique 20. Les uns sacrifient constamment leur respiration dans leur parole. aux Dieux. il est dans l'impossibilité de réciter. il est dans l'impossibilité de respirer. etc. par çâstra « traité » Manou a en vue les ouvrages sur la religion. pendant qu'un homme respire. . est épuisé. 26. plus il acquiert de science.) 25. « Pendant qu'un homme récite un Bràhmana (traité religieux). — le sacrifice qui a lieu tous les quatre mois (câturmâsya) est appelé ici adhvara. 21. 22. et alors il sacrifie sa parole dans sa respiration ». Certaines gens connaissant accomplissent dans leurs organes constamment les (cinq) grands sacrifices des sens. voyant par l'oeil de la science de ces sacrifices a pour base la science. que l'accomplissement les font toujours par la science seule.— chaque saison est de quatre mois. Les sacrifices de la nouvelle et de la pleine lune sont le darça et le paurnamâsa. Car plus un homme étudie les traités. qui conduisent à la richesse. doit toujours offrir le sacrifice au feu 25. veloppent rapidement duVéda. D'autres Brahmanes. à l'époque du solstice offrir un animal Aùgas. aux Êtres. à la doit faire une oblation le Brahmane le sacrifice fin de chaque saison. il doit accomplir qui a lieu tous les quatre mois. la médecine. (Kull. le rituel. l'astrologie. L'oblation avec du grain nouveau est l'àgrayana. 23. Extérieurement. sans faire aucun effort (extérieurement). 22. 24. et leur parole dans leur respiration.

Les hérétiques. qu'il en éprouve aucun détriment. s'il désire qui entretient vivre longtemps. Qu'aucun hôte ne séjourne dans sa maison sans être d'un honoré autant d'une d'aliments. instruits. Un (Brahmane) par la pressé 28. 33. la définition de ceux qui vivent comme des hérons. 30. Selon ses moyens àceux qui ne cuisent pas pour eux-mêmes (tels (des aliments) et attribuer ou les religieux mendiants). Un Brahmane les feux (sacrés). après qui ont quitté leur précepteur leurs voeux . 28. Peut-être faut-il avec B. plus bas au v. un maître de maison doit donner 32. sorti de noviciat. cherchent rer ses souffles vitaux. prânâs. doit pas les honorer aux offrandes 31. les gens perfides. il ne comme des hérons. les gens qui ont des occupations déceux qui vivent comme des chats.LES LOIS DE MANOU 101 à la fin de l'année de soma. couche. (et) les maîtres de maison qui sont çrotriyas (instruits) ». avides de grain nouveau et de du grain s'ils n'ont pas été honorés viande. les sceptiques et ceux qui vivent même d'une parole. 27. mais qu'il évite ceux étudié le Véda et accompli qui sont tout le contraire.une personne pour laquelle il sacrifie » est traduit par d'autres « le sacrificateur ». par les prémices et par l'offrande à dévod'un animal domestique. Il doit honorer (en leur donnant part) maîtres de destinées aux Dieux et aux Mânes les Brahmanes avoir maison. Les gens qui vivent comme des chats sont les hypocrites. D'un roi « de la caste des Kchatriyas ». 29. d'eau ou de racines et fruits. Cf. . avant d'avoir offert les prémices du grain nouveau et (sacrifié) un animal domestique. Les souffles tsitauoe. 30. que possible siège. étant 33.) — Yâjya «. faire les offrandes domestique. que les étudiants sans (toutefois) une part à (tous) les êtres. c'est-à-dire son existence. 196. fendues. séparer pour le sens vedavidyâvratasnâtân de çrotriyân grhamedhinalï et en faire deux termes différents : « ceux qui sont devenus Snâtakas^après avoir étudié le Véda ou accompli leurs voeux. (Kull. 31. ne doit pas manger du grain nouveau ou de la viande. Car ses feux (sacrés).

Se procurer sa subsistance « par sa science ou par d'autres moyens ». clarifié ou de idole. gesse. sa femme à l'époque des règles. (En passant d'une vache. règles. 34. à propos de cette prescription cf. vue. 35. (tout) croît (en lui). d'un Brahmane. ou de son élève. (Kull. Un (Brahmane) sorti de noviciat qui est en état (de se sa subsistance) ne doit jamais se laisser périr de faim. Quelque désir fougueux il ne doit point qu'il éprouve. Car lorsqu'un homme une femme approche qui a ses force. les ongles. il doit les miel. 34. ou d'une faim. un pot plein d'eau. ni courir quand il pleut. saforce. 37. d'une près) d'un monticule. avoir à sa droite. 40. vitalité. la barbe coupés. quand il se couche. qu'il soit le maître de ses sens. (Mais) s'il évite sa femme quand elle a ses règles. telle est la règle. vitalité. énergie. qu'il porte des vêtements blancs. 41. quand quand il se reflète dans l'eau. procurer ni porter des vêtements vieux ou sales. mais d'aucun autre . littéralement « en rut ».) 40. Tejas « énergie » signifie aussi gloire. sagesse. 42. Pramatta. 38. 45 sqq. énergie. 36. pour laquelle telle est la règle.102 LES LOIS DE MANOU des secours d'un roi. peut implorer personne il sacrifie. (tout) dépérit (en lui). Il ne doit point enjamber la corde est atta(à laquelle son image ché) un veau. quand il a du bien. ou quand il est à son zénith. 41. Il ne doit point regarder il se lève ou le soleil quand il est éclipsé. 39. vue. ni coucher avec approcher elle dans le même lit. III. Qu'il ait les cheveux. . (d'un pot) de beurre d'un carrefour. ou d'arbres bien connus. Qu'il porte un bâton de bambou. à l'étude du Véda et à qu'il soit pur. un cordon sacré. ni regarder dans l'eau . constamment appliqué ce qui peut lui être salutaire. une poignée d'herbe kousa et deux boucles d'oreilles brillantes en or.

50. Ni dans une terre labourée. Un Brahmane ne doit point qui tient à son énergie. le corps enveloppé et la tête couverte. lui donne toute sa valeur verbale « en atteignant la rive ». Naditîram àsàdya « sur le bord d'un fleuve ». Le gérondif àsàdya est souvent employé comme équivalent d'une préposition. . de l'herbe. 44. Suivant Kull. et autres choses semblables. 47. cime d'un mont. vêtement. Il ne doit point prendre d'aliments n'ayant qu'un seul ni se baigner tout nu . ni sur une ni dans un temple en pile de bois. ni la regarder elle est assise éternue. étant pur. l'eau ou des vaches. Qu'il dépose (ses excréments) après avoir couvert (le des feuilles. Ni dans les trous habités ni en par des êtres vivants. aux deux crépuscules de la même manière que le jour. quand elle est sans ou quand elle accouche. ni sur le bord d'un fleuve.). ni debout. le soleil. ni sur une montagne. 103 Il ne doit pas manger avec sa femme. 43. des mottes. ni sur la marchant.) J'ai supprimé kadâoana « en aucun temps » qui m'a paru un remplissage. la nuit la face tournée vers visage le Sud. Cependant B. il ne doit point uriner sur vêtement. 48. bâille. ekapâtre ». Le kohol ou poudre d'antimoine dont les femmes en Orient se peignent les paupières. Citi « pile de bois » ou « pile de briques » (B. quand elle se parfume d'essences. le feu. ni sur une fourmilière. sur ou dans. sol) avec du bois. ruines. sa (femme) du kohol sur les regarder lorsqu'elle s'applique yeux. 45. 49. 46. ni dans un parc à vaches. 46. «avec sa femme» signifie «dans le même plat. une route. ou quand quand elle mange. en retenant ses paroles.LES LOIS DE MANOU 43. un Brahmane. Le jour il évacuera ses urines et ses excréments le tourné vers le Nord. (L. nonchalamment. ni dans l'eau. 44. sur des cendres. ou « bûcher funèbre ». 47. Qu'il n'évacue d'excréments ou d'urine la face jamais tournée vers le vent.

». s'y chauffer les pieds.) 55. B. Elle périt l'intelligence feu. a ses règles. ni raconter 51.) 57. re53. jeter dans le feu des immondices.) 59. Dans l'emplacement le Véda. Du crépuscule. 57. un Brahmane peut faire (ses besoins) dans la direction qui lui plaît.104 51. 56. dit : «une .) — Il craindrait pour sa oie « de la part des voleurs. ni ôter la guirlande (qu'il porte). (Kull. traduit «une vache qui allaite (son veau) ». en face d'un Brahmane. en face du de celui qui urine 52. il ne doit ni tracer des lignes sur la terre. d'une vache. mais se la faire ôter par un autre ». Il ne doit point dormir seul dans une maison déserte.)— Sans être invité « sans être choisi en qualité de prêtre officiant ». ni se couni se mettre 55. Un homme sage ne doit point déranger la chose à qui que ce soit. semblable). 54. Il ne doit point souffler sur le feu avec sa bouche. ni aller à un sacrifice au feu. ni urine. du crépuscule cher au moment . des tigres et autres » (Kull. en récitant en présence vaches. ni éveiller quelqu'un qui dort. une vache en 59. poisons. ni causer avec une femme qui sans être invité. Kull. etc. « Lorsqu'il y a impossibilité de distinguer les régions célestes». ni ni excréments. Dans l'ombre tourné le visage nuit. comme aussi dans le cas où il craindrait pour sa vie. Quelqu'un qui dort « quelqu'un qui lui est supérieur en richesse. LES LOIS DE MANOU soit de jour. mangeant. Il ne doit point placer (le feu) sous (un lit ou autre au ni le mettre ni marcher meuble par-dessus. en science. — Oter sa guirlande : « il ne doit point l'ôler lui-même. en de Brahmanes. crachat. soit-de ou dans l'obscurité. du matin ou du soir. qu'il ait le bras droit découvert. (Kull. en route. du soleil. Qu'il ne jette dans l'eau ni sang. (Kull. ni faire de mal à être qui vive. ni garder une femme nue. s'il voit train de boire. dans un parc à consacré 58. du vent. ni ni autre chose souillée d'immondices. pied (de son lit quand il dort). (Kull. delà lune. Il ne doit ni manger. dans l'eau.

vache qui boit de l'eau ou du lait ». n'observent par les pas la Loi. Il ne doit point manger (une substance) ni (prendre ses reoutre mesure. : « Qu'il ne mange pas dans un plat cassé. (Kull. ni boire de l'eau sur des mets (placés) ni manger dans le creux de sa main. plus basses castes. A noter l'interprétation toute différente suivie par B. il ne doit jamais être curieux. il ne doit point le dire à celui dont elle boit le lait ». Il ne doit faire aucun effort sans but. chants. et il ajoute « si elle boit le lait d'autrui. ni jouer 64. Il ne doit ni danser. Une doit point résider (gouverné de gens ni dans (une contrée) qui pleine par) un Soudra. un ornement. qui aient déjà servi à d'autres. Curieuas « sans motif ». pas) trop tôt (le matin) dans la soirée quand il a (trop copieusement) déjeuné. Qu'il ne se lave jamais ni dans (un cuivre . ni se rassasier trait l'huile. 66. un arc-en-ciel qu'il ne le montre dans un village où la loi est né60. 63. Vase d'apparence impure bhâvapratidûshite signifie litt. qu'il ne mange pas dans un plat cassé. Le commentaire dit « qui fait naître un doute dans l'esprit ».) 65. » . « Il ne doit pas exécuter des danses. 63. ni lorsque (son) esprit est troublé. — L'arc-en-ciel. (Kull. il ne doit point sur une montagne. ni grincer (des dents). « souillé par nature». de les pieds dans un bassin 65. au firmament. c'està-dire de la pureté duquel on n'est pas sûr. d'un instruni chanter. ni dans ment. Il ne doit point porter des souliers.LES LOIS DE MANOU 105 à personne. la colère faire du tapage. une guirlande. ou morceaux de musique.) 61. ni dans celle qui est envahie ni dans celle qui est possédée par des gens des hérétiques. seul. littéralement l'arc d'Indra. ni (manger) ou trop tard (le soir). non commandés par les castras ». ni claquer (des mains). un pot à eau. vase) d'apparence impure. cordon sacré. H. dont on a ex62. ni rester longtemps dans un royaume 61. Il ne doit point habiter dans celui où les maladies longtemps gligée. son giron . ni (séjourner) tout en route se mettre sont nombreuses . un des vêtements.

court rapidement à sa de même qu'un délateur ou une personne perdition. 70. citant l'opinion de Medh. 68. des marques d'une couleur et portant propices. Qu'il LES LOIS DE MANOU mal ne voyage point avec des bêtes de somme exténuées les dressées. Raconter des médisances ou «se chamailler». Suivant d'autres commentateurs.) 72. ôter lui-même ses couché sur un lit. 70. ayant les yeux ou les sabots endommagés. « les porter avec la main dans un autre lieu ». explique ainsi : « pratharnoditâdityatâpa » : il ajoute que d'autres entendent « le soleil dans le signe de la Vierge ». Il doit éviter (du soleil) qui vient et un siège lever. Oter ses souliers. fâcheuses. il ne doit pas se couper (lui-même) les ongles ou les ni se ronger les ongles avec les dents.) — «Extérieurement à sa touffe de cheveux » (Kull. et sans les stimuler beaucoup avec l'aiguillon. d'une forme irréprochables. qui arrache de l'herbe ou qui ronge ses ongles. Il ne doit point écraser des mottes de terre ou arracher de l'herbe avec ses ongles. Bâlâtapa. ou peut-être « extérieurement à ses habits ». ni porter de monter sur le dos d'une vache extérieurement. par la faim ou la maladie. « en dehors de la maison ». cheveux. Qu'il voyage toujours avec des (bêtes) bien dressées. Il ne doit point raconter de médisances. ou tenant chaussures. 74. ou (en posant le plat) sur un siège. Ecraser des mottes de terre « sans motif ». manger (ses aliments) dans sa main.) . (Kull. ou bien la queue cornes. Il ne doit point entrer dans un village ou dans une maison enclose (de murailles) autrement que par la porte . la chaleur de se 69. impure. la nuit il doit se tenir à distance des racines d'arbre. mutilée. 73. 72. rapides. 69. Il ne doit point jouer aux dés. guirlande est en tout cas un acte répréhensible. L'homme qui écrase une motte de terre. Kull. signifie littéralement « jeune chaleur ». (Kull. 74.). (B. 71. la fumée d'un cadavre (mis sur le bûcher) brisé . il ne doit faire aucun acte ou qui puisse avoir dans l'avenir des conséquences inutile.106 67.

dâlas. . en d'autres termes le bain de pieds doit précéder le repas. 76. il ne doit pas regarder des excréimpénétrable ni passer une rivière ments ou de l'urine. 76. car celui les pieds jamais qui mange humides atteint un grand âge. A un Soudra « qui n'est pas son esclave ». « parce qu'il est embarrassé d'arbres. —Pulkasa (Joly) ou Pukkasa né d'un Nishâda et d'une femme Soudra. qu'il ne la touche pas avant de qu'il ne se baigne pas sans la (plonger qui impose une obseravec lui dans l'enfer avec les deux mains s'être rincé la bouche. de lianes et de ronces. 77.) 82. pour peu qu'il tienne à une longue des Tchân79. (Kull. restes (du repas). Il ne doit donner à un Soudra il ne doit destinée aux Dieux. des os. des gens de des fous.LES LOIS DE MANOU 107 75. ni l'offrande observance la Loi. des orgueilleux. X. Un Càndàla est le fils d'un Soudra et d'une femme Brâhmanî. parce qu'il vient de prendre un bain de pieds . Les pieds humides. cf. 18. des tessons. qu'il n'aille la bouche. Qu'il ne fréquente point des gens dégradés. ni lui imposer aucune point lui expliquer religieuse. voleurs et autres ». 82. 80. 77. Car celui qui explique tombe vance religieuse à un Soudra. qu'il ne se couche nulle part sans s'être rincé jamais ici-bas tout nu. 12. cf. basse caste. 78. 80. dans l'eau). 39. la Loi ou 81. des Antyâvasâyins. Avant de s'être rincé. mais qu'il ne se couche les pieds humides. existence.X. Inaccessible. Après le coucher du soleil. (Kull. qu'il ne prenne aucun aliment contenant des grains de sésame . des cendres. Qu'il ne se gratte point la tête jointes. Il ne doit jamais s'engager dans un lieu inaccessible et à la vue . mais non le coucher. X. ) 79. avec (en nageant) les bras. — Antyâvasâyin né d'un Càndâla et d'une femme Nishàdï. Il ne doit point marcher sur des cheveux. Qu'il mange les pieds humides. des graines de coton ou des épeautrés. littéralement «ayant encore des restes d'aliments en bouche ». ni des ni un conseil. et qu'il recèle des serpents. des Poulkasas. cf. (appelé) Asamvrita.

un roi (non kchatriya) que dix lupanars. Celui d'un des présents qui reçoit de la Loi ira successivement : suivants roi avaricieux et dans les vingt transgresseur et un enfers 88. (Kull. suivant Kull. Asipatravana et 91. quand avec de l'huile tête. 90. la rivière Sâlmalî. Samghâta. 84. d'un lupanar. » 85. Qu'il évite (dans la colère) d'empoigner sa il a baigné ou de donner des coups sur la tête . . Lohasankou. Koudmala. d'un boucher. Joly imprime veçyâ au lieu de veça. « la dernière veille de la nuit ». de maison) doit s'éveiller au moment 92. Le moment consacré à Brahma : un muhùrta est égal à l/30e du jour. horrible. sachant rien d'un (tel) roi. 85.) — Quand il a baigné sa tête « dans l'huile de sésame ». — Le bràhmya muhûrta est.) Il est probable qu'au vers précédent il s'agit aussi d'un bain d'huile. consacré 83. Mahânaraka. Mahâraourava. — Un débitant de liqueurs. soit 48 minutes. triya. qui ont étudié la félicité désirent cela. Empoigner les cheoeuas « les siens ou ceux d'un autre ». Une presse à huile est aussi (mauvaise) que dix bouà huile. « un roi est l'égal des prostituées » . On a vu plus haut qu'il y avait parfois des rois Soudras.. Raourava. Ridjîcha. 87. et Lohatchâraka. n'acceptent après la mort. Andhatâmisra. (Kull. 89. 86. Qu'il n'accepte rien d'un roi non issu de (caste) kchade d'un débitant d'un fabricant d'huile. Tapana. Poûtimrittika. que que dix presses dix tavernes. Un (tel) roi est tenu pour l'égal d'un boucher qui tienun présent de lui est (chose) drait dix mille boucheries. Tâmisra. 92. Sakâkola. réfléchir sur la vertu et les richesses. ni de celui qui vit (du produit) liqueurs. qu'il ne touche aucun de ses membres de sésame. 84. Panthàna. un lupanar une taverne cheries. littéralement « celui qui a pour enseigne un étendard. Mahâvîtchi.108 LES LOIS DE MANOU les cheveux 83. Sandjîvana. Des Brahmanes le Véda éclairés. Kâlasoûtra. mais la gradation est plus régulière avec veça. Sampratâpana. (Le maître sur à Brahme.

jour de la quinzaine (mois) Mâgha dans la matinée. c'est-à-dire le sixième jour lunaire de chaque mois . quatre mois et demi étudier 96. en son propre. et l'Utsarjana ou Utsarga en est la clôture ». ainsi que le remarque B. Suivant L. véritable 109 naturels.Pushya désigne le jour Pushya. La réputation « pendant leur vie». les sages une longue existence. le mois Mâgha en janvier-février. est l'ouverture solennelle de la période scolaire brahmanique. ou seulement le jour de l'Utsarga et la nuit qui suit. La prière : la gàyatrï.) 95. 97. le jour de l'Utsarga la nuit qui suit et le lendemain. Suivant B. 96. Un Brahmane doit accomplir la (cérémonie dite) des Védas en dehors (du village) dans le (mois) l'Outsardjana ou au premier blanche du Paoucha. . longtemps purifié. Après avoir accompli des Védas suivant du) Livre (des lois). ayant s'étant reste recueilli. S'étant satisfait aux levé. qu'il le crépuscule murmurer du (la prière). pendant (il récite de même la prière) qu'à l'autre crépuscule temps 94. dite) Oupâkarman ou du (mois) de Praouchthapada. Le texte porte Pushya et non Pausha. Par de longues dévotions aux crépuscules. interprétation besoins 93.. Le mois Pausha tombe en décembre-janvier. à debout et matin. ce mot désigne le huitième astèrisme lunaire.LES LOIS DE MANOU les peines physiques entraînent et sur la qu'elles du Véda. il doit (les préceptes la lecture pendant une nuit précédée et suivie d'un suspendre ce jour et la nuit (qui le suit). le mois Praushthapada ou Bhâdrapada en août-septembre. la réputation.. il ajoute dans sa traduction entre parenthèse « du mois Pausha ». Après avoir accompli suivant la règle (la cérémonie (le jour de la pleine lune du mois) Srâvana. gloire et la supériorité 95. « L'Upâkarman. littér. la science.. la gloire « après leur mort ». Le mois Çrâvana tombe en juillet et août. «une nuit ailée » . (Kull. en dehors (du village) l'Outsarga 97. Une nuit précédée et suioie d'un jour. un Brahmane doit pendant assidûment le Véda. ou bien pendant 93. la acquièrent dans la connaissance du Véda. 94. jour.

104. qu'on hors de et de même quand on voit des nuages récitation. Les parties métriques. jusqu'au ment (du jour qui suit). lorsqu'il veille de la nuit. les Brâhmanas et les Mantras. fatigué qu'il ne se rendorme pas (quelque) (qu'il soit). après que les feux ont été allumés (pour le sache alors qu'il ne doit pas y avoir de sacrifice). saison. les deux (cas) où l'on doit susla récitation du Véda : (tel est) l'avis de ceux qui pendre connaissent (les règles de) la récitation. Les quinzaines brillantes et les quinzaines obscures sont déterminées par les phases de la lune. sont. Celui qui étudie à des (le Véda) et qui l'enseigne élèves conformément à la règle. Hors de saison. — Le deuxième hémistiche porte brahman synon. Manou. « la gâyatrî et le reste ». Il ne doit pas réciter ou en présence en bredouillant. Un Brahmane zélé doit toujours réciter les parties (du Véda) suivant la règle énoncée métriques plus haut. doit toujours éviter (de le faire dans) les heures où l'étude du Véda est interdite. ment de terre ou une éclipse des corps célestes. le jour il y a des tourbillons ce sont de poussière. Quand il se produit un trembleun bruit surnaturel. Les Brâhmanas sont des traités religieux composés pour et par les Brahmanes. 102. qu'on sache 98. Si Ton voit ces (phénomènes) se produire (au moment des crépuscules). 100. explique par Brâhmana. 100. pendant là. Quand il y a des éclairs. 104. de Veda que Kull. dans la saison des pluies. de Soudras la dernière a récité le Véda pendant . « hors de la saison des pluies ». LES LOIS DE MANOU Mais après cela il doit réciter assidûment les Védas les (quinzaines) brillantes et tous les Védângas pendant les quinzaines obscures.) .. et de la pluie. s'il n'a pas d'empêchement. 105.110 98. (Kull. 101. Quand et quand le vent se fait entendre la nuit. du tonnerre et quand il y a abondance de grands la récitation météores. Les Mantras sont des hymnes ou prières. et. même mosuivant (doit être suspendue). pendant 99. suivant Kull. 103.

une quand ou au milieu d'une la réunion de gens. autant que le jour. Mais si les éclairs et le bruit du tonnerre (se produila suspension doit durer sent) quand les feux sacrés flambent. se produit. c'est-à-dire la pluie. 106. il y a suspension aussi bien la nuit que le jour. 247. le jour et la nuit ». il doit y avoir suspension) à la fois le jour et la nuit.) — Le troisième (cesha) : « Sur les trois (phénomènes) mentionnés plus haut. . quand on évacue ses excréments ou son urine.LES LOIS DE MANOU 111 momême (doit être suspendue) jusqu'au que la récitation a lieu) dans ment (du jour qui suit). qu'on ne médite même pas dans son esprit (sur le Véda). « Si l'éclair et le bruit du tonnerre ont lieu au crépuscule du matin. comme un) Soudra.) 110. la suspension doit durer autant que la lumière des étoiles. Ceux qui désirent du mérite spirituel la récitation dans les villages et doivent toujours suspendre où (règne) une mauvaise dans les villes. le troisième. Quand le roi est sûtaka. pluie. ou en présence d'un (homme sans loi. III. à minuit. Dans l'eau. (Kull. si le troisième mentionnés (des phénomènes plus haut se produit. Il s'agit ici d'une cérémonie ekoddishta . Un Brahmane éclairé qui a accepté une invitation à un funéraire en l'honneur d'une récemment repas personne ne doit point réciter le Véda de trois jours. Dans un village où se trouve un cadavre. le roi vient de même d'avoir un fils ou qu'il y a une quand éclipse. personne pleure. la perfection 107. (Kull. — Une éclipse. la suspension doit durer autant que la lumière du soleil. » Râhu est un dragon mythologique qui de temps à autre se jette sur le soleil ou la lune pour les dévorer : de là les éclipses. quand on n'a pas encore rincé sa bouche. si ces (phénomènes) ont lieu au crépuscule du soir. ou quand on a pris part à un repas funéraire. 110. 109. cf. aussi longtemps que l'éclat (du soleil ou des étoiles) . et partout odeur. littéralement : « Quand Ràhu apparaît. si le restant. même (si le phénomène la saison (des pluies). tonnerre. c'est-à-dire lorsqu'il se trouve dans l'état d'impureté par suite de la naissance d'un fils. autant que la nuit ». récitation (doit être) suspendue. il en est décédée. 106. à savoir éclair. 108.

111. 114. le huitième et le jour delà quatorzième (jour tue) le disciple. 112. védique. le souvenir les pleine lune (tuent du) Véda . la pleine lune. Il ne doit point réciter le Véda les pieds couché. « safran et autres ». être vivant ou objet inanimé. 117.) 112. ni près d'un village. Sa main est sa bouche: c'est-à-dire. Ni quand il y a du brouillard. (Kull. ou avec une étoffe jetée sur les reins. . réciter car on dit du Brahmane accepté. Le jour de la nouvelle lune tue le maître le spirituel. ni à la nouvelle ni le jour de lune. 115. Aussi sur le corps d'un longtemps que subsistent éclairé Brahmane l'odeur et les taches et des (des aliments d'un repas funéraire en l'honneur d'une parfums) personne récemment il doit s'abstenir de la récitation décédée. ni après avoir mangé de la viande ou du riz et autres (aliments) à une naissance (ou à une mort). il ne doit pas. un âne. quand un chien. Ou à une mort : les personnes deviennent impures par suite d'une naissance ou d'un décès.112 LES LOIS DE MANOU 111. des aliments à un Çrâddha. ou un chaquand un chacal hurle. après l'avoir le Véda. les deux crépuscules. ni quand (on entend) ni pendant le bruit des flèches. Qu'il ne récite point (le Véda) près d'un cimetière. avoir reçu un présent dans un sacrifice funéraire. que sa main est sa bouche. ni dans un parc à vaches. Parf'ims. 117. Quel que soit le présent reçu à un sacrifice funéraire. aussi faut-il éviter. quand les régions célestes sont en feu. ni le huitième jour (lunaire). ni le quatorzième jour (lunaire). 116. ni enfin au milieu d'une compagnie. 113. Un Brahmane ne doit point réciter (le Véda) quand il y a une pluie de sable. meau font entendre leur cri. levés (sur un siège). le péché est égal de réciter le Véda après avoir reçu (en les prenant dans sa main) des présents à un Çrâddha. ou après avoir mangé {en les mettant dans sa bouche). ni portant un vêtement ses rapports ni après qu'il avait pendant conjugaux.

sont en vers et destinées à être chantées.LES LOIS DE MANOU 113 118. varsha la saison pluvieuse. ainsi que (dans tous les cas) de prodiges.. mais doivent être récitées . . qu'il sache que la même moment récitation doit être suspendue (du jusqu'au jour qui suit). Les Hindous comptent par nuits aussi bien que par jours. Un Âranyaka est un traité religieux destiné à être lu dans la solitude des forêts (aranya). aussitôt après avoir mangé. jours doit être) d'un saison minent jour (la suspension chaque et d'une nuit. çiçira le froid. Les saisons sont au nombre de six : vasanta le printemps. il est 119.— Trois nuits et trois jours. v. après avoir vomi. ni quand le sang coule d'un ni quand on a été blessé par une arme. 120. grïshma l'été. — Après «quand on a terminé un Véda ou lu un Aranyaka » Kull. Ni sans avoir demandé quand le vent souffle avec force. ni quand on est sur un terrain stérile. 95. Kull. aux huitièmes jours lunaires des trois quinzaines noires (subséquentes). de suspendre pendant prescrit ainsi qu'aux nuits qui teraux huitièmes (lunaires). on a terminé 119. ni sur un chameau. ou d'un Outsarga. comme le remarque L. développe ainsi le deuxième hémistiche : « après le jour de la pleine lune du mois d'Agrahâyana (novembre-décembre). celles du Rig Véda sont en vers. ni la permission 122. ». ni quand on a des renvois à un hôte. réciter le Rig-Véda ou le Yadjour123. ni sur un âne. ou lu un Âranyaka. ni sur un le Véda à cheval. ni sur un éléphant. Véda. ni quand on est en voiture. etc. rixe. ajoute : « on doit attendre un jour et une nuit avant de commencer la lecture d'un autre Véda ». quand il y a une alarme causée par un incendie. 123. quand on entend un Véda. aigres. Ni pendant (verbale). Quand le village est envahi par des brigands. celles du Yadjour Véda sont généralement en prose. On ne doit jamais ni quand le chant du Sâma-Véda. ni pendant une une dispute 121. On ne doit pas réciter ni en bateau. Upâkarman : cf. A propos d'un Oupâkarman mais la récitation trois nuits. membre. çarad l'automne. ni au milieu ni ni pendant une indigestion. ni une bataille. ni durant d'une armée. Les prières du Sâma Véda. arbre. hemanta l'hiver.

de son précepteur. c'est pourquoi le son de ce dernier est (pour ainsi dire) impur. — Tout ce qui touche à la mort nécessite une purification. puis ils récitent 126. le Véda lui-même. Sachez qu'il faut suspendre la récitation un jour et une nuit. III. ni à plusieurs avec malade. la place gneusement suspendre (c'est) lorsque et (lorsque) lui-même où il récite est impure. Qu'il ne prenne point de bain après le repas. ni étant ni au milieu de la nuit. un chat. : babhru désigne peut-être un animal de poil roux.) 128. Un Brahmane au jour de la nouvelle lune. bhuvah et svah) et la Sâvitrî ». 129. n'est pas purifié. v. Le Rig-Véda est consacré aux Dieux. d'un roux. le précepteur et généralement ceux auxquels on doit le respect. 127. un ichneumon ou un rat passent entre (le maître et le disciple). le Sàma-Véda aux Mânes . au jour de la pleine lune et au quahuitième jour (lunaire). — D'un roua. sorti de noviciat doit toujours être 128. (Kull. Guru désigne les parents. rapports conjugaux). Le texte dit « impur ». . le YadjourVéda aux hommes. un chien. Qu'il ne marche pas exprès sur l'ombre des (statues védes) Dieux. un serpent. Sur la saison fixée pour les rapports conjugaux. 45 sqq. si un animal une grenouille. 131. d'un homme sorti de noviciat. reprises ses vêtements. domestique. Il y a deux (cas) où un Brahmane doit toujours soila récitation. 124. — Un initié « au sacrifice ». qu'il ne séjourne point dans un carrefour. au (chaste comme) un étudiant. Le commentaire adoucit l'expression par iva. ni sur celle (de son père ou autre) personne ni sur celle d'un roi. 125. L'essence « la syllabe mystique OM. Instruits de ces (choses) les Sages récitent quotidiennement d'abord l'essence des trois (Védas) dans l'ordre voulu. de la viande après avoir mangé à un repas funéraire. ainsi qu'aux deux crépuscules. torzième même clans la saison (fixée pour les jour (lunaire). 130. cf. 130.114 LES LOIS DE MANOU 124. notamment une vache rousse. 125. nérable. ni dans un étang inconnu. A midi et à minuit. d'un initié. les (trois) paroles (bhûh.

point un ennemi. Qu'il dise « bien ! bien ! » ou simplement et qu'il ne qu'il n'ait pas d'inimitiés pour des raisons futiles. 139. ni avec un Soudra. 133. de trop. ne doit certainement 135. il ne doit pas dire de vérités agréables désagréables. l'eau d'un bain. Qu'il n'insulte de moins. Qu'il n'honore l'ami d'un ennemi. » . Qu'il ne voyage ni trop tard. 137. ni ceux qui manquent ni ceux qui ont un membre ni les gens très âgés. Mais ce précepte serait en contradiction avec celui du vers 138. Celui qui désire prospérer un serpent un Kchatriya. Car en ce monde il n'est rien de si contraire à une des relations avec la femme longue existence que d'avoir d'autrui. désespérer il doit dire des (choses) 138. causer la mort de celui 136. ni en ni seul. agréables mensonges « bien ! » . ni trop matin. 132. 134. c'est pourquoi qui les méprise priser ces trois (êtres). telle est la loi éternelle. de ou des excréments. ou qu'il appelle bien même ce qui n'est pas bien : bhadram ity eva va 'bhadram api ». est celle-ci : « Ce qui est bien. un pervers. 139. pour faibles (qu'ils soient). sur de l'urine du crachat ou du vomissement. plein midi. (qu'il ne courtise du pas) la femme prochain. Il doit dire la vérité. ni ceux de basse extraction. Peut-être simplement : « qu'il ne se tienne pas en contact avec ». l'humeur. « il ne doit pas dire de mensonges agréables. un voleur . ni avec un inconnu. et qu'il poursuive de l'atteindre. se dispute avec personne. sans jusqu'à passés. qu'il dise que c'est bien. 140. ni de . Qu'il ne se méprise pas lui-même pour ses insuccès la mort la fortune. ni ceux qui ont un membre 141. 132. et un Brahmane jamais mépriser instruit. Car ces trois (êtres) peuvent un sage ne doit jamais mé. vus de beauté ou de fortune. La première partie de ce vers est obscure. L'interprétation de Nâr. Qu'il ne marche pas exprès du sang.LES LOIS DE MANOU 115 sur sur des onguents. . ni ceux qui sont dépourd'instruction.

Un Brahmane qui a encore ou ne doit point toucher delà main une vache. par excellence 148. A moins d'être malade. (au feu). 150. continue obtient. des deux premiers termes un composé copulatif. il doit 150. (Celui qui) se rappelant à étudier le Véda. Qu'il récite tous les jours. (s'il n'est) pas purifié.116 LES LOIS DE MANOU en bouche des aliments 142. les oreilles. comme je l'ai fait. sans se lasser. et la traduction se réduit à « observateur des usages qui portent bonheur ». réminiscence ses existences antérieures 149. le Véda en 147. car (les Sages) que c'est là le devoir . qu'on est toujours pur. par la pureté. qu'on et qu'on fait les offrandes murmure (la prière). maître de ses heur et des règles de bonne conduite. par les de la vie des créatures. constante et de la pleine lune. regarder dans le ciel. une félicité éternelle. qu'il pas sans la et "s'abstienne motif les trous de son (corps). ou au contraire on peut y voir un composé de dépendance. Il doit être observateur être pur. tout autre est appelé devoir accessoire. par le respect de ses existences antérieures. Le jour de la nouvelle lune et le jour de la pleine lune sont les jours . à savoir : les yeux. la bouche. et sacrifier au feu sans relâche. on est à l'abri du malheur. main) à tous les poils (des parties) des usages qui portent bon145. les usages qui portent bonheur 146. tous ses membres ne touche 144. les narines. bien portant. S'il a touché ces (êtres) étant impur. Par l'étude constante du Véda. sens. un Brahmane la foule des le feu . Car lorsqu'on observe et les règles de bonne conduite. Mangalâcârayukta : on peut faire. le méat urinaire. (de porter secrètes. l'anus. Aux jours de la nouvelle à Savitar et les rites propitial'offrande accomplir toujours 144. corps lumineux il doit toujours 143. on a la austérités. déclarent temps voulu. 145. murmurer (la prière) organes. il ne doit point. Les trous sont au nombre de neuf (d'où vient aussi que le mot trou désigne figuréinent le nombre neuf). par son application au Véda. d'eau ses organes des avec la paume de la main asperger et son nombril.

— Nisheka est expliqué par retas sperme : précepte étrange. La révélation et la tradition désignent le Véda et le recueil des lois. L'offrande à Savitar (le Soleil). par « l'emplacement du feu sacré ». Enjoignant les mains. peut-être faut-il entendre par là l'eau qui a enlevé les traces d'une pollution involontaire. les Brahmanes le roi visiter vertueux. et laver. il doit toujours (jour et au (jour) suivant. observer les coutumes vertueuses 155. Il doit sans relâche liées à ses propres qui ont été complètement occupations. c'est-à-dire en faisant le salut appelé anjali. la conduite impérissable (vertueuse) funestes. et de la pleine lune qu'il aille 153. Se peigner. Au matin il doit décharger son ventre. s'attifer ». Par une conduite (vertueuse) la postérité vie. pour (s'assurer) tection. (effets des) marques appelés Parvan. 154. Kull. 152. se mettre du kohol sur les yeux. qu'il s'asseye auprès d'elles en joignant les mains et qu'il les suive quand elles s'en vont. 154. Les marques funestes. — Rites propitiatoires. demeure. car on ne peut supposer qu'il s'agisse d'une émission volontaire .LES LOIS DE MANOU toires 117 honorer les Mânes au huitième . il obtient une longue 156. ou peut-être l'offrande accompagnée de la Sâvitrî. et par la tradition. 155. par elle (il obtient) désirée. 152. Les personnes qu'il doit récérer. çânti. par elle une les richesse détruit . et les personnes leur proqu'il doit révérer. alakshanam. se peigner. se les dents. ou peut-être « s'habiller. qu'il leur cède son propre siège. ses gurus. 156. 153. lunaire) 151. Au jour de la nouvelle les (images des) Dieux. explique âvasatha. d'aliments et la semence génitale. . se brosser adorer les Dieux. ou suivant d'autres « expiatoires ». déclarées et qui sont la par la révélation base de la loi (sacrée). demeure loin aussi les restes (vider) l'eau du bain de pieds. c'est-à-dire le malheur : la cause est mise ici pour l'effet. Qu'il salue avec respect les personnes âgées. 151. Loin de sa demeure il doit évacuer loin de sa l'urine.

c'est là en somme la définition à celui qui le fait une satisfac161. de la haine. (tout acte) contraire. (Kull. l'orgueil. Seulement. 163. mais qu'il évite tion intime. Qu'il se garde de des Dieux. sauf sur autrui. même quand ceux-ci le menacent d'une arme ». mentionne ici l'opinion d'un autre commentateur: Govindarâja. celui qui lui explique à aux Brahmanes. qui reconnaît le droit de légitime défense. des critiques sur le 163. il est toujours infortuné. « hypocrisie » (L. c'està-dire même en cas de légitime défense.H. menace seulement un Brahmane avec 165. personne qu'il doit révérer. un ascète. d'autrui 159. Un Dvidjaqui « Mais 162. à son père. plein de foi et sans envie. monde LES LOIS DE MANOU mal est blâmé dans le Car un homme qui se conduit et ne jouit pas d'une malade. à une le Véda. ceux-là pour les corriger. il peut les frapper un fils ou un disciple . (B. sachez que (donne) de la peine et du plaisir. Toutefois cette opinion est contredite au v. d'autrui 160. avec zèle à tout ce qui ne dépend au contraire qu'il s'applique que de lui-même. est interprété très diversement par les autres traducteurs. de la dureté. aux vaches. de l'opiniâtreté. Tout acte qui procure il doit l'accomplir avec zèle. Même s'il est dépourvu (annonçant conduite l'homme d'une le bonheur) vertueuse. 164. « manque de modestie». Tout ce qui dépend (cause de) la peine.) . «fraude» (B. longue de toute marque 158. . Kull. généralisant la défense de leur faire du mal.). Qu'il évite avec soin tout acte qui dépend . « mais qui ne le tue pas ».) 165. à 162. de l'athéisme. vit cent années. Véda. existence. 167. Qu'il ne fasse jamais de mal à son maître spirituel. dit qu'il ne doit pas leur faire de mal. lever le bâton sur ni se livrer à des voies de fait (sur personne). dans la colère.118 157. (Kull. L'athéisme : le mot nâstikya signifie littéralement « l'opinion qu'il n'y a pas un autre monde». à sa mère. que j'ai traduit par opiniâtreté. du mépris de la colère.)— Ce mot stambha. Il ne doit point. tout du plaisir de soi-même ce qui dépend .).

après la par lui. Autant le sang (versé) ramasse de pous(de grains) sière sur le sol. . (Kull. 168. il s'attire mort des souffrances terribles. la fortune est illégitime. en voyant les soudains revers de fortune des gens injustes et pervers. D'autres animaux. S'aeançant lentement : Claudo pede poena. 167. autant d'années celui qui a versé ce sang est dans l'autre monde. suivant Medh. 170. l'injustice son auteur. Donc un homme sensé ne devra un jamais attaquer ni le frapper même avec un brin d'herbe. 172.) 168.) 170. lentement. Si (le châtiment ne l'atteint) pas lui-même. mais s'avançant elle coupe les racines de celui qui l'a commise. carnassiers. point au bonheur 171. 172. couler le sang de son corps. ni faire Brahmane. (il atses petitssinon ses enfants teint) ses enfants. 166. péché. Anrta. (du moins) commise ne reste jamais sans fruit pour enfants. 173. L'iniquité ici-bas ne produit pas toujours pratiquée des fruits immédiats. Tâerrera cent années dans l'enfer misra. chacals et autres ». Pâpayonishu. (Kull. dévoré par d'autres (animaux carnassiers) 169. littéralement « dans des seins coupables ». il renaîtra pendant vingt et une existences dans des seins (d'animaux de son) vils en punition Si dans sa folie il fait couler le sang du corps d'un sans avoir été attaqué Brahmane. Le méchant. illégitime. Même quand on est victime de son honnêteté. n'arrivent ici-bas. 166. tels que « chiens. on ne doit jamais tourner son esprit vers l'iniquité. Si par colère il le frappe même intentionnellement. par exemple « clans le sein d'une chienne ou d'autres animaux ». « de la richesse acquise en faisant une déclaration mensongère dans un témoignage pour le jugement d'un procès ». celui dont celui qui se complaît à faire sans cesse le mal. signifie. non plus que la terre. avec un brin d'herbe. dit une sentence bien connue.LES LOIS DE MANOU 119 l'intention de le blesser.

dans le chemin des gens vertueux. (Un Brahmane) ilnedoit être ni déloyal ses pieds. frère. Déchargé de tout péché. et ne nuire à autrui ni en action. un enfant. c'est-à-dire d'un Dvidja. 181. Avec un prêtre officiant un hôte. avec un une personne donné. On doit toujours on et dans la pureté. mais (à la voir la prospérité. Il peut prospérer puis pour un temps par l'injustice. Qu'il marche il suivi son père et ses ancêtres . et à la Loi (sacrée). « des péchés qu'il a commis à son insu». — Réprouvé. tenir en bride son langage. La richesse qui sont contraires doivent être fuis. sa femme. 178. conformément doit châtier ses disciples ses bras et son ventre. paternels par ou des parents maternels. Au lieu de « avec son frère et son fils » on peut entendre « avec le fils de son frère ». de ses yeux (sans nécessité). Comme exemple d'un « acte même légitime » Kull. ni en pensée. se complaire 175. 179. ainsi que tout (acte) même qui légitime et qui est réprouvé entraînerait par le plus tard des regrets. ou peutêtre « qui ferait de la peine aux gens ». avec son 180. avec des parentes. fin) il périt jusqu'à dans la dans la vérité. purohita prêtre domestique. cite le cas d'un homme chargé de famille qui donnerait tout son avoir. 180. explique ce mot par sadàcàra. Le texte dit àryavrtti. dans une conduite vertueuse justice. Suivant une autre interprétation na rishyate veut dire « il ne fait aucun mal ». âgée ou infirme. ni bavard. (Kull.120 LES LOIS DE MANOU 174. ou un prêtre 179. un suborun oncle maternel. 178. n'éprouve de la maison. de ses mains. point avoir de contestations. Avec son père et sa mère. 176. de ses ennemis . il ne doit sa fille et ses esclaves. puis triompher la racine. son fils. à la Loi et les plaisirs 176. monde. de ne doit pas être'actif 177. toute contestation avec ces (personnes) 181. une conduite digne d'un Àrya. en le suivant qu'ont aucun mal. ) . alliance. Rtvij prêtre officiant. Kull. En évitant 175. et des parents avec des parents médecin. avec un précepteur.

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un maître de maison est déchargé de tout péché ; en triomil conquiert tous les mondes suivants : phant de ces (querelles) 182. Le précepteur du monde de Brahmâ, le est maître des créadans le monde du Seigneur père est tout-puissant un prêtre sacritures, un hôte est maître du monde d'Indra, fiant du monde des Dieux ; 183. Les parentes du monde des Nymphes (disposent) les parents maternels de celui de tous les Dieux célestes, une mère de celui des eaux, réunis, les parents par alliance et un oncle de celui de la terre; les pauvres et les infirmes, 184. Les enfants, les vieillards, un de l'air; doivent être comme les seigneurs regardés frère aîné est l'égal d'un père, une femme et un fils sont les ; égaux du propre corps (de quelqu'un) sa est l'égal de son ombre, 185. L'esclave (de quelqu'un) fille est l'objet suprême de sa tendresse ; c'est pourquoi (même) il doit supporter offensé par (l'une de) ces (personnes), sans colère. (l'offense) il doit évià recevoir 186. Bien qu'autorisé des présents, des préter la propension (à en recevoir) ; car en acceptant la splendeur le Véda s'éteint sents, que lui communique rapidement. 187. Un sage qui ne connaît pas les règles par prescrites la Loi pour l'acceptation des présents, n'en doit point recevoir, fût-il pressé par la faim. un 188. Mais un ignorant de l'or, une terre, qui accepte un vêtement, des grains cheval, une vache, de la nourriture, de sésame, du beurre est réduit comme en cendres clarifié, du bois (au feu). 189. L'or et les aliments détruisent sa longévité, une 182. Le Seigneur des créatures Prajâpati. 183. Les Nymphes ou Apsaras ; tous les Dieux réunis, les Viçvadevas. 185. L'esclave est comparé à l'ombre parce qu'il suit partout le maître — Krpanani plus exactement « objet de pitié ». 186. Autorisé « par sa science et sa sainteté ». (Kull.)

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ses yeux, terre et une vache son corps, un cheval les vêteclarifié son énergie, les grains de ments sa peau, le beurre sésame sa postérité. 190. Un Brahmane ne qui ne pratique pas les austérités, des cadeaux, récite pas le Véda, et est enclin à recevoir s'enavec (le donateur), comme avec un bagloutit (dans l'enfer) teau en pierre dans l'eau. doit redouter 191. C'est pourquoi des l'ignorant d'accepter de n'importe un qui; car pour un tout petit présent, présents (dans l'enfer) comme une vache dans un ignorant s'engloutit bourbier. même pas de l'eau à 192. Celui qui connaît la Loi n'offrira un Brahmane qui a les moeurs du chat, ni à un Brahmane qui a les moeurs du héron, ni à un Brahmane du Véda. ignorant 193. Car le bien même légitimement acquis que l'on donne dans l'autre à ces trois (individus) monde et porte préjudice à celui qui donne et à celui qui reçoit. 194. De même que celui qui passe l'eau sur un bateau en ainsi l'ignorant et l'ignorant pierre s'y engloutit, qui donne tous les deux (dans l'enfer). qui reçoit s'abîment 195. Un homme qui déploie l'étendard de la vertu, tout en étant toujours avide, qui est hypocrite, qui dupe les gens, et qui calomnie tout le monde, doit être qui est malfaisant considéré comme ayant les moeurs du chat. 196. Un Brahmane aux yeux baissés, unimalhonnête, de ses intérêts, et affectant une préoccupé perfide quement a les moeurs du héron. feinte douceur, 197. Les Brahmanes comme le héron, et ceux qui agissent du chat, tombent en punition de leur qui ont les manières dans (l'enfer conduite coupable appelé) Andhatâmisra. 198. Celui qui a commis un péché ne doit pas faire pénien se donnant en vue d'actence, l'apparence (d'agir 191. De n'importe qui, ou bien, suivant une autre interprétation, quel présent ». 192. Cf. v. 195 et 196. « n'importe

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voilant ainsi son péché sous des quérir) du mérite spirituel, et en imposant aux femmes et aux Soupratiques pieuses, dras. 199. De tels Brahmanes sont blâmés après la mort et icibas par les exégètes du Véda, et le voeu accompli sous un va aux démons. prétexte mensonger 200. Celui qui sans être étudiant gagne sa vie en portant les insignes de (tous) d'étudiant, prend (sur lui) les péchés les étudiants ; il renaît dans le ventre d'un animal. 201. On ne doit jamais se baigner dans l'étang d'un autre ; car en s'y baignant on se souille d'une partie des péchés de celui qui a creusé l'étang. 202. Celui qui a fait usage d'un véhicule, d'un lit, d'un d'un jardin, d'une maison, sans que (le siège, d'un puits, les lui ait) donnés, endosse le quart des péchés propriétaire (de celui-ci). 203. On doit toujours ses bains clans des rivières, prendre dans des étangs creusés par les Dieux, dans des lacs, dans des fossés et dans des sources. les devoirs 204. Le sage doit constamment observer supémoindres les devoirs rieurs, mais non toujours ; car celui qui les premiers les seconds et accomplit seulement néglige déchoit. 200. Littéralement «celui qui sans (avoir le droit déporter des) insignes, vit en les portant» ; le commentaire cite par exemple « l'étudiant et les autres », et mentionne parmi les insignes usurpés la ceinture, le bâton, etc. 201. Une partie de ses péchés, « le quart ». (Kull.) 203. Les étangs creusés par les Dieux : expression un peu obscure ; peutêtre « naturels », ou encore, suivant l'interprétation de L., « creusés en l'honneur des Dieux ». 204. Les premiers s'appellent yama, les seconds niyama. Kull. citant l'opinion du législateur Yâjilavalkya, range parmi les premiers « la chasteté, la compassion, la patience, la méditation, la sincérité, l'honnêteté, ne faire de mal à personne, ne pas voler, la douceur, la tempérance » ; parmi les seconds « le bain, le silence, le jeûne, le sacrifice, la lecture du Véda, la répression des instincts sexuels, l'obéissance au guru, la pureté, l'absence de colère et l'attention ». Je ne saisis pas bien la nuance entre la chasteté, brahruacarya, et la répression des instincts sexuels, upasthanigraha.

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à un sacrifice Un Brahmane ne doit jamais manger à la science sacrée, ni à par une personne accompli étrangère un sacrifice offert par un prêtre de village, par une femme, ou par un eunuque. 206. Car l'offrande faite par ces personnes porte malheur aux gens de bien et déplaît aux Dieux ; il faut donc s'en éloigner. 207. Qu'il ne mange jamais (des aliments offerts par) des ou malades, renfermant des cheveux gens ivres, en colère et des insectes, ou qui ont été touchés volontairement avec le pied, 208. Ou qui ont été regardés ou touchés par un avorteur, par une femme ayant ses règles, ou becquetés par les oiseaux, ou touchés par un chien, 209. Ou des aliments flairés par une vache, et particulièrement ceux qui ont été offerts à tout venant, ou les aliments ou par une courtisane, ou ceux (donnés par) une communauté un homme instruit, que réprouve 210. Ou les aliments un musicien, (donnés) par un voleur, un charpentier, un usurier, un initié (au sacrifice), un avare, un prisonnier dans les chaînes, 211. Par un maudit, un eunuque, une femme impudique, un hypocrite, ou des (aliments) ou ceux aigris, de la veille, d'un Soudra, ou les restes (de quelqu'un), 205. Une personne étrangère à la science sacrée, littéralement non çrotriya. — Un prêtre de village : B. traduit « celui qui sacrifie pour une multitude de gens. » 207. Iorcs, ou bien « fous ». — Des cheaeux et des insectes ou bien des « insectes de cheveux », c'est-à-dire des poux. 208. Bhrùnaghna , avorteur, littéralement tueur de foetus, serait suivant certains commentateurs l'équivalent de brahmaghna, meurtrier d'un Brahmane. 209. Offerts atout venant, ghushtânnani ; Kull. explique ainsi ce mot: « Pour lesquels on a crié : qui veut en manger ? » 211. Abhiçasta, maudit : « celui qui est en horreur à tout le monde pour avoir commis un péché mortel ». (Kull.)—Eunuque ou hermaphrodite.—On peut réunir les deux derniers termes « les restes d'un Soudra ».

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un chasseur, 212. Ou les aliments (donnés par) un médecin, de restes, un homme un homme cruel, un mangeur violent, d'un homme ou les (aliments une femme en couches, qui ou avant les autres et) se rince la bouche, quitte le repas ne ceux (d'une personne) pour qui les dix jours (d'impureté) sont pas écoulés, de la 213. Ou les (aliments) offerts irrespectueusement, ou (les viande qui n'est pas traitée suivant les prescriptions, aliments donnés sans époux (ou sans fils), par) une femme par un ennemi, par (le seigneur d')une ville, par un homme de sa caste, ou ceux sur lesquels on a éternué, dégradé 214. Ou les aliments un (donnés par) un calomniateur, un homme qui vend (la récompense) des sacrifices, menteur, un danseur, un tailleur, un ingrat, un acteur, un orfèvre, un Nichâda, 215. Par un forgeron, un vannier, un armurier, 216. Par un éleveur de chiens, un marchand de liqueurs, ou un teinturier, un homme un blanchisseur, malfaisant, un amant de celui dans la maison duquel (réside à son insu) sa femme, un amant (de leur femme), 217. Par ceux qui tolèrent qui les aliments sont constamment gouvernés par leur femme, (donnés pour) un mort avant que les dix jours (d'impureté) soient écoulés, ou des (mets) répugnants. ceux 218. Les aliments (donnés par) un roi ôtent l'énergie, ceux d'un d'un Soudra dans la science divine, la supériorité la renommée ceux d'un corroyeur orfèvre la longévité, ; 212. Lïtt. : « des aliments pour lesquels le rincement de bouche a eu lieu ». — Une femme qui vient d'accoucher, sûtikâ, est impure pendant les dix jours qui suivent ; un décès entraîne également dix jours d'impureté. 213. Vrthâmàmsa : j'ai traduit d'après le Dictionnaire de Saint-Pétersbourg. Kull. explique ce terme « devatâdim uddiçya yannakrtam, qui n'a pas été préparée à l'intention des divinités et autres ». L. traduit « de la viande qui n'a pas été offerte en sacrifice » ; B. « non mangée pour un but sacré ». 215. Nishâda né d'un Brahmane et d'une femme Soudra. Cf. X, 8. 216. Malfaisant, nrçamsa ou « un homme sans pitié ».

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219. Ceux (que donne) un artisan détruisent la postérité, ceux d'un blanchisseur la force, ceux d'une et communauté d'une courtisane excluent des mondes ; (meilleurs) 220. Ceux (que donne) un médecin sont (comme) du pus, ceux d'une femme impudique sont (comme) du sperme, ceux d'un usurier des excréments, ceux d'un armurier (comme) des immondices (comme) ; 221. Les aliments des autres (catégories) qu'on a successivement énumérées comme étant celles dont on ne doit pas sont, au dire des Sages, (l'équivalent) goûter la nourriture, de la peau, des os et des poils. 222. Donc si l'on a mangé sans intention des aliments d'une de ces (personnes, on doit s'imposer) un jeûne de quelconque trois jours ; si on en a mangé en connaissance de cause, ainsi des excréments ou de l'urine, on doit faire la que du sperme, pénitence simple. 223. Un Brahmane instruit ne doit pas manger les mets cuits (apprêtés par) un Soudra qui n'accomplit pas de Srâdil peut accepter dhas ; mais, à défaut (d'autre) de ressource, crus en quantité lui (des aliments) suffisante pour une nuit. et les défauts) 224. Car les Dieux ayant pesé (les qualités avare et d'un usurier ont déclaré d'un théologien généreux, la nourriture (donnée) par l'un et par l'autre équivalente. venant à eux a dit: « Ne des créatures 225. Le Seigneur faites pas égal ce qui est inégal ; car la nourriture (donnée est purifiée généreux par la foi ; (celle de) par) l'homme l'autre est souillée par le manque de foi. » 221. Au lieu de ete ' nye, B. H. lit ebhyo ' nye « autres que celles qui ont été mentionnées ». 222. La pénitence simple est appelée krcchra; cf. XI, 212.—Ainsi que du sperme: il vaudrait peut-être mieux traduire, comme L., « de même que si l'on avait goûté de la liqueur séminale ». 224. Un théologien, unçrotriya. 225. On peut fermer les guillemets après « ce qui est inégal. »

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avec foi les 226. On doit toujours sans relâche accomplir avec foi et au car accomplis sacrifices et les oeuvres pies; ces deux (actes) acquises, moyen de richesses légitimement sont (la source de récompenses) impérissables. tant le devoir de libéralité, 227. Qu'on observe toujours dans les sacrifices que dans les oeuvres pies, avec des sentil'on de ses moyens, ments de joie, dans la mesure lorsque les dons). trouve un vase (digne de recevoir on vous demande, donnez 228. Quand quelque toujours ; car il se trouvera chose, si peu que ce soit, (et) sans rechigner de les dons) qui vous déchargera un vase (digne de recevoir tout péché. de la satisfaction 229. Celui qui donne de l'eau obtient ; un bonheur celui celui qui donne des aliments, impérissable; de sésame, désirée ; celui la postérité qui donne des grains yeux ; qui donne une lampe, d'excellents 230. Celui qui donne de la terre, obtient de la terre ; celui qui donne de l'or, une longue vie ; celui qui donne une maison, de magnifiques habitations de l'argent, ; celui qui donne une beauté ; supérieure 231. Celui qui donne un vêtement une place dans (obtient) le monde de Tchandra ; celui qui donne un cheval, une place dans le monde des Asvins ; celui qui donne un taureau, une grande fortune ; celui qui donne une vache, (une place dans) le monde du Soleil ;

226. Les oeuvres pies : « creuser un étang de lotus, une source, faire une fontaine, un jardin de plaisance ». (Kull.) 228. Pâtra un vase, c'est-à-dire une personne digne de recevoir les bienfaits. 229. La satisfaction « par l'exemption de la faim et de la soif ». (Kull.) 230. Calemboursur rûpya, argent (conservé dans le mot roupie) et rûpa beauté. 231. Candra est le Dieu Lunus ; — autre jeu de mots sur açva cheval et Açvin : les deux Açvins, fils du soleil, sont les Dioscures des Grecs. La corrélation d'un certain nombre de ces termes est fondée sur des consonances ; le rapport qui unit les autres est peu intelligible pour nous.

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Celui qui donne une voiture ou un lit (obtient) une la souveraineté ; celui épouse ; celui qui donne la protection, éternel ; celui qui donne le qui donne du grain, un bonheur avec Brahme. Véda, l'égalité 233. Le don du Véda surpasse tous les autres dons : eau, aliments, vache, terre, vêtement, grains de sésame, or, beurre clarifié. 234. Quelle dans laquelle on fait un que soit l'intention suivant cette don quelconque, on en recevra (la récompense) intention (dans une autre vie), avec les honneurs (qu'on mérite). et celui qui donne 235. Celui qui reçoit respectueusement au ciel ; dans le cas vont l'un et l'autre respectueusement en enfer. contraire (ils tombent) dire un 236. On ne doit pas tirer vanité de ses austérités, les Brahmanes même mensonge après avoir sacrifié, injurier ce qu'on a donné. offensé par eux, ni publier 237. Par le mensonge le sacrifice est anéanti, par l'orgueil des austérités est perdu, aux (le mérite) par les outrages Brahmanes la longévité, le (fruit du) don. et par l'ostentation 238. Sans faire de mal à aucune on doit accucréature, muler de la vertu petit à petit, comme les termites (font) leur afin un compagnon dans l'autre fourmilière, (d'obtenir) monde. 239. Car dans l'autre monde ni père, ni mère, ni enfants, ni femme, ni parents ne sont là pour (vous servir de) compagnons ; la vertu seule vous reste. 240. Chacun naît seul, meurt seul, recueille seul (le fruit) de ses bonnes et seul (le châtiment) de ses mauactions, vaises. 232. Celui qui donne le Véda est le précepteur. — Jeu de mots sur Brahman qui signifie à la fois Véda et Brahme. L'égalité avec Brahme signifie l'union avec Brahme. 234. L'intention : « soit par désir d'obtenir le ciel, soit sans aucune vue intéressée ». (Kull.) 238. Dharma, vertu ou mérite spirituel.

Elle conduit rapidement dans l'autre monde. des racines et fruits. l'homme qui a eu pour objet le devoir. doux. une des parfums. Un Brahmane s'allie avec les gens les qui toujours et évite les gens inférieurs. 129 Laissant le cadavre à terre comme un morceau de bois. conquiert 247. ou une motte de terre. 249. dans le cas contraire (il descend) Soudra. de l'herbe de l'eau. Celui qui désire élever sa lignée. » (Kull. 250. doit toujours contracter des alliances avec les gens les plus éminents. peuvent être acceptées années les Mânes ne mangent 249. Pendant quinze pas de (l'homme) ces (aumônes). Qu'il ne cesse donc d'accumuler petit à petit la vertu (dans l'autre pour (avoir) un compagnon vie) . grâce à une telle conduite.LES LOIS DE MANOU 241. Le Seigneur et offertes. et qui a effacé ses péchés par la pénitence. sans avoir été préalablement sollicitées. des fleurs. 250. maison. kousa. et éviter tous les gens vils. 246. Le feu est considéré comme véhicule de l'oblation du sacrifice. des aliments non sollicités. rayonnant et revêtu d'un corps éthéré. Un homme ferme dans ses entreprises. avec les gens de moeurs cruelles. patient. sa vertu (seule) suit (son âme). 243. on traverse les ténèbres impénétrables (de l'enfer). les parents (du défunt) s'en vont la face . le ciel par sa continence et sa libéralité. ainsi que du miel et l'offre d'une protection. parce qu'il s'élève vers le ciel. Il ne doit point rejeter (les dons tels que) : un lit. en détournant 242. apportées même d'un pécheur. des créatures a déclaré que les aumônes 248. atteint le premier plus éminents. car avec la vertu pour compagne. et qui n'a point commerce ne fait aucun mal (aux créatures). à la condition de rang .) 9 . de l'eau. Il peut accepter de tout le monde du bois. « Qui ont été donnés sans qu'on les ait demandés. principal 244. et (les offrandes) qui dédaigne le feu ne porte pas (son) oblation (vers les Dieux). 245.

de la viande et des légumes. Toutes choses sont fixées par la parole. de perun usurpateur pécheurs sonnalité. il peut accepter (des pour honorer de n'importe présents) qui .130 LES LOIS DE MANOU du poisson. ou s'il vit séparé d'eux dans (une autre) maison. (Kull. un barbier. mais il ne doit pas en profiter lui-même. Dans le désir d'assister les personnes qui ont droit à ou bien son respect. Celui qui se donne auprès des gens de bien pour un autre est réellement. ou celles qui sont dans sa dépendance. Les personnes qui ont droit à son respect sont ses gurus : « père. et avoir les Dieux. etc. ce qu'il désire faire. est le plus grand des que ce qu'il sur terre : c'est un voleur. un ami de la famille. envers les Dieux par les sacrifices ».) 253. un les Soudras esclave. ainsi que celui qui s'offre (pour peut manger entrer à son service). 256. lorsqu'il cherche sa subsisdes gens de bien. Après s'être acquitté suivant la règle de ses devoirs envers les grands les Mânes. 251. quel est son caractère. ont pour racine la parole. 254. envers les Mânes par la procréation d'un fils. il doit. et comquelle sorte de personne ment il entend le servir. Un métayer. ». — Ma- . 252. des grains. un bouvier.)—Celles qui sont dans sa dépendance sont «sa femme et autres ». Quelle sorte de personne il est : « quelle est sa famille. Ses devoirs « envers les Saints par la lecture du Véda. des pierres du lait suri. de la parole . (ceux) dont il (sont) parmi les aliments. Saints.) Le fils est destiné à accomplir après sa mort les Çràddhas. (Kull. entend tout différemment le mot bhojyânna : « Ceux qui peuvent manger la nourriture qui leur est donnée par ceux auxquels ils sont attachés ». (Kull. l'accepter (seulement) 253. L. (Ce dernier) doit en se présentant faire connaître il est. etc. ». tance. donc celui qui vole procèdent la parole est un (homme) qui vole tout. 255. 257.) 257. 251. Mais si ses parents sont morts. les Dieux ou des hôtes. du lait. (Kull. précieuses. 254. mère.

on doit demeurer (dans la maison) détaché (des choses terrestres). On doit constamment méditer seul et à l'écart sur (ce à l'âme . (elles sont) une source d'accroissement sainteté et (sont) louables.. car celui qui médite dans la solitude qui est) salutaire atteint la félicité suprême.Kull. sera glorifié dans le monde cle Brahme. etc. de sa femme. Voilà la règle constante de conduite d'un Brahmane maître de maison.LES LOIS DE MANOU 131 transmis tout (son avoir) à son fils. dhyastham âsthitah. et qui continuellement conforme détruit (en lui) le péché. 260. qui se à ces règles. . et toutes ses pensées tournées vers Brahme ». et les prescriptions concernant celui qui est en sorti de noviciat . de ses richesses. 258. Un Brahmane instruit dans les livres saints. 259. commente ainsi cette expression : « détaché de son fils. littéralement arrivé à rindifférence.

.

(défendus. répondit Sages : « Écoutez pour quelles fautes la mort cherche grands à détruire l'existence des Brahmanes. Vedaçàstra peut s'entendre aussi comme composé copulatif « les Védas et les Castras (traités) ». les champignons. les Sages dirent au magnanime Bhrigou qui du feu : procède 2. 2.) 6. . L'ail. végétaux) poussant 6. que) la mort cherche 5.LIVRE CINQUIÈME Aliments et défendus permis .. l'oignon. 4. ce qui est la cause de la brièveté de la vie. péchés (contre l'abstinence) à détruire les Brahmanes. qui accomplissent et qui connaissent les livres védiques ?» 3. être mangés non plus que (tous les point par les Dvidjas. Çelu. La sève rouge des arbres. être soigneusement évités. Causes d'impureté et Purifications des femmes. et (les sucs) provenant d'une le (fruit du) selou. dans l'impureté. . leur paresse leurs (à remplir leurs des aliments devoirs). etc. doivent 1. Le vertueux fils de Manou. ne doivent l'échalote. Devoirs 1. « Seigneur ! Comment la mort a-t-elle prise sur les Brahmanes leurs devoirs comme il a été dit. » (Kull. leurs infidélités à la règle de conduite. le lait d'une vache qui vient de entaille.« S'il n'y a pas eu négligence des devoirs. Ayant du Brahmane entendu cet exposé des devoirs sorti de noviciat. Cordia myxa. vêler. c'est-à-dire du maître de maison. à ces Bhrigou. (C'est) pour leur négligence à réciter le Véda. — Comment. Du Brahmane sorti de noviciat.

11. Bien entendu nous ne garantissons pas l'identification de tous ces noms d'oiseaux. —damant. 9. non consacrées. sauf le buffle. 13. (Kull. qui déchirent des plongeons. . un gâteau de fleur de farine. — Grue : littéralement « oiseau de marais » (lequel?). Animaux mangeurs de poissons : sans doute les outres et autres du même genre. de la foulque. racines et fruits purs. le lait de femme et tous les liquides doivent être évités. d'une brebis.134 LES LOIS DE MANOU 7. Du héron. littéralement « préparés en vain ». 14. on peut consommer avec lui. Le lait d'une vache qui a vêlé dans les dix jours qui d'une chamelle ou d'un solipède. des oiseaux dans les villes. (Celui) de toutes les bêtes sauvages. perroquet. Foulque : littéralement nageur » (lequel?). Cet oiseau est le Parra jacana. 13. du lait. (Kull. du pivert.) — Qui n'ont pas été offerts à une divinité. la nourriture aux Dieux. — Viandes non consacrées « qui n'ont pas été aspergées d'eau en récitant des prières ». qui n'ont pas été ainsi que des viandes offerts à une divinité. des solipèdes non permis qui vivent (par le Véda). 12. de la corneille. Un plat de riz et de grains de sésame.) — La nourriture destinée aux Dieux appelée naivedya. du samyâva. Des oiseaux qui frappent avec le bec. du marabout. de l'oie. du riz au lait.Phoenicopterus roseus ou cygne. des oiseaux ichtyophages . aigris 10. 12. tances) extraites 11. On peut réunir « plongeons » au terme suivant : « les oiseaux qui plongent pour manger le poisson ». aussi) de viande fraîche 14. des vanneaux. On doit s'abstenir de tous les oiseaux de proie. Parmi les (liquides) le lait aigris. du sucre. ainsi que les (subssûr. du coq de bruyère. du hochequeue. (on doit s'abstenir ou de viande séchée. Samyâva gâteau préparé avec « du beurre clarifié. du de la grive. d'une vache en chaleur ou qui a perdu son veau. des oiseaux avec leurs serres. 7.sa. des palmipèdes. et les offrandes. — L'oie : Anas casarca ou le coucou (?). du corbeau. du flamant. du coq domestique. et de la farine de froment ». (destinée) 8. harp. Du moineau. — Le coq domestique : littéralement « coq de village ». précèdent. ainsi que de l'oiseau tittibha. et tout ce qui a été préparé des fleurs.

or. quant aux inconnus. apparentés au chameau . la 18. et les trois autres en toute occasion . « le crocodile du Gange ». vigognes et alpagas. du porc domestique et mangeurs de toute sorte de poissons. pour ces derniers. 18. Mais on peut manger le silure et le cyprin. ils quand sont.employés aux Dieux ou aux Mânes . c'est-à-dire que. l'exception signalée au vers suivant). si elle ne modifiait pas un peu le texte. en dehors des catégories prohibées précédemment. Le porc-épic. ce sont des animaux du Nouveau Continent. ou pourvus de cinq ongles (sauf. les deux autres espèces sont tout à fait inconnues. 15. 17. le ràjïva. ce qui expliquerait l'expression « à une rangée de dents » . sont parmi les animaux à cinq ongles ceux tortue. ou bien on peut. 17. le chameau est dépourvu effectivement des incisives de la mâchoire supérieure. « bien qu'ils ne soient pas au nombre de ceux qu'on ne doit pas manger ». Qu'on ne mange pas de quadrupèdes ou d'oiseaux solitaires ou inconnus. Iguane. comment décider s'ils sont permis ou défendus? La traductiou de L. . Poisson rayé : (lequel?). le simhatunda et le saçalka aussi peuvent être mangés en en toute occasion ». comme le fait B. — Le rhinocéros n'a que trois ongles . serait très satisfaisante. ou suivant L. pour une offrande du poisson et (on peut) aussi (manger) rayé. 16. ni d'animaux à cinq ongles. celui qui mange du poisson est un mangeur de toute (sorte donc de) viande . mais quels sont les autres désignés ici. ainsi que les animaux qu'on déclare propres de dents qu'à une mâchoire. à être mangés. quand même ils ont été désignés parmi ceux qu'on peut manger. inconnus.LES LOIS DE MANOU 135 des (animaux) de poissons. le rhinocéros. 16. en dehors du chameau ? Ce trait caractéristique n'existe que chez les lamas. du sinhatounda du sasalca en toute circonstance. il est encore défendu de manger les animaux solitaires. on doit s'abstenir du poisson. — Ce vers peut s'entendre de deux manières : ou bien les deux premières espèces sont permises seulement dans un repas en l'honneur des Dieux ou des Mânes. H. le chameau n'ayant excepté. comprendre « le pâthïna et le rohita employés dans les offrandes aux Dieux et aux Mânes. A quoi bon les avoir permis pour les défendre ensuite ? Cette restriction s'applique peut-être seulement aux « solitaires » . Celui qui mange la viande (d'un animal) quelconque est dit le mangeur de cet (animal). le lièvre. c'est le sens qne j'ai adopté . l'iguane. le hérisson..

qui dépendent 23. ainsi que ceux avec du lait. 22. (faites par) les Brahmanes même datant de la veille. dans les sacrifices et les Kchatriyas. Les prescrits (comme quadrupèdes être tués par les Brahmanes peuvent propres à être mangés) de ceux comme aussi pour la subsistance en vue du sacrifice. ainsi que les restes de l'offrande. des échalotes est déchu de sa caste. 25. une péni21. je vais maintenant exposer des viandes. Celui qui à son insu mange devra faire (une pénitence ou la pénitence dite) sântapana. auteur prétendu de plusieurs hymnes du Rig Véda et héros des épopées du Mahâbhàrata et du Râmâyana. même quand ils datent d'un certain temps. XI. porc domestique.136 19. peut être mangé. d'eux . pour a qu'il mangés faire une pénitence) sciemment (il devra partimangés) culière. 24. L'offrande de beurre clarifié appelée havis. Tous les (mets) faits d'orge et de blé. fameux Richi. et les oiseaux 22. Telle est la liste complète des aliments ou dépermis la règle fendus aux Dvidjas . des oignons. lunaire des ascètes . 212. En effet il y avait des gâteaux sacrés (faits avec la de manet oiseaux qu'il est permis chair) des quadrupèdes anciens ainsi que dans les offrandes ger. et sans être mélangés avec de la graisse. peuvent être mangés préparés par les Dvidjas. mêlé à de la graisse. LES LOIS DE MANOU sciemment du champignon. Une fois l'an un Brahmane accomplira se purifier des aliments tence pour (prohibés) (simple) ceux (qu'il aurait sans le savoir . Le Dvidja qui mange du de l'ail. concernant l'usage ou l'abstention 20. 213. 26. une de ces six (choses) 20. Pour ces pénitences cf. — Un jour et une nuit. 21. Tout aliment non prohibé. 219. du coq domestique. 24. . car Agastya (le) fit jadis. La pénitence simple est appelée Krcchra. Agastya. pour d'autres il (aliments défendus) devra jeûner un jour.

car s'il en mange 27. 32. soit qu'il l'ait ou qu'il ait tué lui-même achetée. dépourvus les (animaux) sans mains à ceux qui en ont. telles que le çrâddha. » (Kull. 30. c'est pourquoi (de règle est déclarée l'usage la viande) en toute autre circonstance est appelé la coutume des Démons. D'autres entendent par là « qu'il a obtenue lui-même » ou « qu'il a élevée lui-même ». âdya ». ne commet aucun péché. » 32.) — Sur le madhuparka cf. à celles qui ont du courage. 29. Consacrée. les pourvus. aux (êtres) 29. . 28. Honorer les Dieux. la règle. Le Seigneur a créé tout cet (univers) des créatures . — Qu'il ait tué lui-même : le terme utpâdya est vague. car le point Créateur a fait aussi bien les créatures à être mandestinées gées que ceux qui les mangent. il sera après contre sa règle . Celui qui même chaque jour mange les animaux la viande est permise ne commet de fautes . Celui qui mange de la viande les avoir honoré après Dieux et les Mânes. « Manger de la viande (seulement) au sacrifice ». Dont la viande est permise : littéralement : « mangeables. 31. c'est leur offrir une part des aliments. Un Dvidja connaissant la Loi. Les (êtres) inanimés servent de nourriture les (animaux) de crocs à ceux qui en sont animés. 137 On peut manger a été conde la viande après qu'elle et quand au désir des Brahmanes. 33. 33. à moins de nécessité ne doit pas manger de viande contrairement à la absolue. — Peut-être le sens est-il « destinés à être sa nourriture.LES LOIS DE MANOU 27. (l'animal). c'est-à-dire aspergée d'eau bénite avec récitation des prières ou mantras. et (pour complaire) la vie est en on a reçu l'autorisation ou quand régulière.ou qu'elle lui ait été donnée par un autre. cette celle des Dieux . le madhuparka. timides (créatures) dont 30. tout ce qui est inanimé pour (être) le soutien de l'existence et animé est le soutien de l'existence.—Autorisation : « Dans des cérémonies religieuses où l'usage de la viande est prescrit. De crocs : les crocs sont le signe caractéristique des carnassiers. danger. Sans merci : littéralement : « malgré lui ». sacrée. note du vers 41.

. Autant il y a de poils sur la bête. Le crime d'avoir tué des bêtes sauvages en vue d'un moins dans l'autre profit est (considéré comme) vie.) 40. Lorsque de miel. les oiseaux égorgés en vue du sacrifice renaissent dans des existences supérieures. 34. 35. mais qu'il ne désire sans un motif (religieux). 41. mentionne « les tortues et autres ». les arbres. Au contraire l'homme conformément au rite. prié de la viande (dans une cérémonie requi refuse de manger devient ligieuse) après sa mort un animal pendant vingt et une existences successives.13S LES LOIS DE MANOU mort dévoré sans merci par les (animaux qu'il a mangés). mais qu'il mange conformant à la règle éternelle consacrée (la viande) par les prières. 39. le bétail. et non Dieux. Le madhuparka est un plat que l'on offre à un hôte. le sacrifice la (est institué) pour la prospérité de tout cet (univers) . jamais tuer un animal 38. 36. et qui est fait d'un mélange de lait suri avec du miel et du beurre. 34. 41. Un Brahmane ne doit jamais manger d'ani(la chair) maux non consacrés en se par les prières . Les plantes. les animaux. (l'on offre à un hôte) la mixture ou une offrande aux Mânes et aux (qu'on fait) un sacrifice on doit égorger des animaux. 37. un animal avec qu'il fabrique de la graisse ou de la fleur de farine . C'est l'Être existant par luirmême qui a créé les animaux en vue du sacrifice . S'il a envie (de viande). c'est pourquoi le meurtre n'est pas un meurtre. grave celui d'avoir de la viande sans que un motif mangé religieux. En vue d'un profit. Sans un motif. (commis) pour le sacrifice 40. Parmi les animaux Kull. c'est-à-dire « sans destination aux divinités et autres ». (Kull. 37. alors seulement dans aucune autre occasion : ainsi l'a proclamé Manou. autant de fois celui une mort violente dans ses qui l'a tuée sans motif endurera existences successives après la mort. fait allusion au chasseur de profession.

d'un caractère un Dvidja spirituel. 46.LES LOIS DE MANOU 42. On peut comprendre le composé bandhanavadhakleça de deux manières : « la peine des liens et de la mort » ou bien « les liens. 45. 44. car c'est du Véda la Loi proprement que découle morale. obtient la félicité suprême. certaines éditions ont dhrti : « il attache sa pensée». même en cas de détresse. On ne peut se procurer de viande autrement qu'en faides animaux. Sachez que le mal (fait) aux êtres animés et inanimés. prend. c'est-àdire une chose n'est juste ou injuste qu'autant que le Véda la proclame telle . réussit sans 47. et prescrits n'est pas (dans les cas) autorisés par le Véda. et alors il faut supprimer un des deux termes « autorisé et prescrit ». 47. qu'il entreil attache son plaisir. 46. sant violence aux êtres animés. ne prospère ni pendant sa vie. Au lieu de rati. Niyatà peut être rapporté à carâcare. on doit empêche viande. ni après sa mort. Celui qui ne cherche pas à faire souffrir aux créatures la captivité ou la mort. Considérant 44. Celui qui fait du mal à des créatures inofîensives pour son plaisir. fait entrer même dans la félicité suprême. la mort et les peines ». donc le mal prescrit par le Véda n'est pas du mal. la provenance de la chair. (et) désire le bien de tous les (êtres). Un Dvidja connaissant le véritable qui et luil'animal égorge un animal pour cette fin. plaisir. — Car c'est du Véda que découle la loi morale. commettre aucune violence (sur un être animé) par le qui ne soit autorisée Véda. Qu'il habite dans sa (propre) maison ou chez son maître ou dans la forêt. 139 sens du Véda. et auxquelles 48. généreux ne doit pas. . du mal. (qu'on ne peut 49. « le mal commis sur les êtres animés et inanimés ». 43. et le meurtre s'abstenir de donc d'obtenir le ciel. Celui qui ne fait de mal à aucun (être). difficulté dans toutes les choses qu'il projette.

Il n'y a point de plus grand pécheur que celui qui d'autres cherche à accroître sa propre chair par la chair les Mânes et les Dieux. récompense qu'en s'abstenant 55. Un vampire. les cas permis). « Celui dont je mange ici-bas la CHAIR IL (mâinsa).) 55. de grandes récommais l'abstention (de ces plaisirs) procure penses. (êtres. car c'est un penchant naturel chez les êtres . absolument maux. (prescrites) les choses. morts et concernant 50. on doit s'abstenir 50. Celui qui pendant consécutives offre ancent années et celui nuellement le sacrifice du cheval. celui qui la sert et celui qui la mange. une récompense (obtiennent) égale pour leur vertu. et en mangeant la nourriture des ascètes. Celui qui tolère (le meurtre d'un animal). Il n'y a point de péché à manger de la viande. celui qui le tue. on ne gagne pas une aussi grande de viande. à cause du chiffre de cent années. celui qui le dépèce. un Piçâca. celui qui achète ou vend (sa chair). . dûment 57. (sont tous considérés comme) ses meurtriers. Je vais maintenant par ordre les puexposer les rifications concernant pour les quatre castes. 54. viande. 56. celui qui l'apprête. 53. est aimé dans ce monde pas affligé par les maladies. 54. au mépris de la règle.140 LES LOIS DE MANOU et le meurtre des anise procurer que par) l'enchaînement de viande. Calembour étymologique sur mârusa. qui s'abstient de viande. que Manou dérive de sa = il et de màm = me. sans que ce soit pour) honorer 53. (Kull. (à boire) ou à user des plaisirs charnels des liqueurs (dans spiritueuses. ME (màm sa) dévorera dans l'autre monde » : telle est l'étymologie du mot chair suivant les Sages. Celui qui ne mange pas de la viande comme un vamet n'est pire. La nourriture des ascètes consiste en « riz sauvage et autres ». 52. Offre : il vaudrait peut-être mieux mettre le conditionnel « offrirait ». En vivant de fruits et de racines purs. 51.

— Recueillîtes ossements: «Les os doivent être recueillis le quatrième jour suivant la prescription de Vishnu. Sapinda signifie « lié par le gâteau funèbre appelé pinda ». avant de faire ses dents. sa 58. pour celui qui n'a qu'un de ces deux mérites. en remontant ou en redescendant. et de Gov. l'impureté est d'un jour . avec les Mantras et les Brâhmanas. (ou plutôt l'impureté) due à une propre) naissance à la mère seulement . (ou) un jour seulement. et qui se contente d'entretenir le feu prescrit par la Smrti est impur quatre jours. 63. » (Kull. suivant l'interprétation de Medh.) 60.LES LOIS DE MANOU 141 ou qui. l'impureté est de trois jours . (ou) continue) jusqu'à trois jours. faite. signifie quelquefois « qui vient immédiatement avant ». Cette parenté s'étend aussi loin qu'il existe des traces d'une communauté d'origine et de nom. à la naissance on déclare (d'un enfant) est la même. la parenté daka (cesse) lorsque et le nom. a reçu la tonsure » . le père se purifie (est propre) par une (simple) ablution.) — « Pour le Brahmane qui entretient le feu prescrit par la Çruti et quia étudié une Çàkhâ (recension du Véda) entière. traduit « qui. (à savoir) l'entretien du feu prescrit par la Çruti ou l'étude du Véda. 59.. d'après le Dictionnaire de Saint-Pétersbourg. Les parents jusqu'au sixième degré. ainsi à la naissance (cette règle) doit être (observée) (d'un enfant) une pureté absolue. Samânodaka signifie « lié par la libation d'eau ». (La durée) de l'impureté (occasionnée) par un cadavre est fixée à dix jours pour un parent Sapinda. De même que (la durée) de l'impureté occasionnée par un cadavre est fixée (à dix jours) pour les Sapindas.. immédiatement après la naissance des dents ». 63. (ou bien elle ce qu'on ait recueilli les ossements. La parenté cesse avec la septième d'un Sapinda perd'un Samânosonne (ascendante ou descendante). par ceux qui désirent 62. : « s'il a eu un enfant d'une femme antérieurement mariée à un autre ». . celui qui n'a aucun de ces deux mérites. celle qui résulte d'une naissance (est à la mère et au père . terme vague précisé par Kull. 60. dentition tous les paet l'initiation. Rapports sexuels. l'on ignore la naissance 61. a reçu la tonsure rents (sont) impurs . » (Kull. Un homme se purifie qui a émis sa semence par des 58. (que l'impureté) 59. Kull. sont dits les Sapindas (cf. L'impureté occasionnée par un cadavre est (commune) à tous (les Sapindas). le vers suivant. enfin celui qui est dépourvu de tous ces mérites est impur dix jours. dit : « Jâtadantânantare. B. A la mort d'un enfant qui a fait ses dents. Il est vrai que anantara.

Suivant Gov. Périphrase pour dire « dix jours et dix nuits ». (est purifiée) par un bain après que l'évacuation 67. C'est-à-dire on ne doit pas brûler son corps. une femme vertueuse depuis la conception) qui a ses règles a cessé. Quand meurt avant deux ans. En cas de fausse une femme est purifiée au couche. ni faire de çrâddha en son honneur. il gardera trois jours. pour (le décès de) ceux une purification de trois nuits qui ont déjà reçu la tonsure. 69. après des rapports sexuels. 68. — Touché un cadavre. Cette cérémonie s'appelle le Nàmakarman. En cas de décès d'un enfant mâle auquel on n'a pas encore pratiqué la tonsure. bout d'un de jours nombre égal à celui des mois (écoulés . il s'agit des « Brahmanes non parents qui emportent le cadavre (au cimetière) moyennant rétribution ». 70. 65. les nuits. (Kull). forêt. orné (de guirlandes et de fleurs et le déposer) dans une terre pure. Un élève la cérémonie funèbre en qui accomplit l'honneur de son précepteur décédé est purifié en dix jours . (pourtant) sa dentition. Pour lui ils ne doivent faire ni la cérémonie par le feu. sans recueillir ses ossements (par la suite). 66. sacrifice aux Mânes. est requise. la purification est déclarée faite au bout (d'un jour et) d'une nuit. Qui ont déjà reçu la tonsure. les parents (un enfant doivent l'inhumer hors (du village). Les parents ne doivent pas faire de libations d'eau pour ils peuvent le (un enfant) de moins de trois ans . La cérémonie dite pitrmedha. ils jeûneront 70. plus trois périodes de trois ceux qui ont touché un cadavre sont purifiés . de l'imposition accompli (pour lui) la cérémonie 64. 69. ou si l'on avait faire s'il avait déjà terminé du nom. Samânodakas (le sont) en trois jours. après l'avoir laissé comme du bois à la trois jours. « mais qui n'avaient pas encore reçu l'initiation ». pendant 64.. de même ceux qui emportent le cadavre. 67. ni les libations d'eau . . 65. La cérémonie de la tonsure s'appelle Cûdàkarman. Après un jour et une nuit.142 ablutions LES LOIS DE MANOU son impureté .

à la naissance d'un enfant. un Brahmane reste impur (seulement) des dix jours. (Ala mort) d'une jeune fille (fiancée. 75. on est (entière) (depuis purifié rien qu'en se baignant. 79. 76. Si l'on apprend la mort d'un (parent) en terre étrangère dans les dix jours (qui suivent le décès). apprenez maintenant. la règle concernant les Sapindas et les Samânodakas. Samânodaka on se purifie parent rien qu'en se baignant avec ses vêtements. se purifie en se baignant dans l'eau avec ses vêtements. Un homme qui apprend après le délai de dix jours la mort d'un parent (Sapinda) ou la naissance d'un fils. » . Telle est la règle de l'impureté (contractée par la d'un cadavre. on est impur pendant le reste des dix jours. s'abstenir de et dormir à terre séparément. 74. instantanément. (Kull. on est impur pendant (trois jours et) trois nuits . Lorsqu'un enfant (qui n'a pas fait sa dentition) ou qu'un meurt en pays étranger. jusqu'à l'expiration 72. Si dans les dix jours il se produisait de nouveau une mort ou une naissance. Mais si les dix jours (qui suivent le décès) étaient écoulés. c'est-à-dire en trois jours ». 73. présence) prescrite (pour les cas où les parents du défunt sont) à proximité . (la durée de) est fixée à un jour . si une année s'est écoulée la mort).LES LOIS DE MANOU 71. viande. De la manière énoncée « dans le vers précédent. Rien qu'en se baignant : littéralement « rien qu'en touchant l'eau. 143 Si un compagnon de noviciat meurt. se baigner. 72. sont purifiés au bout de trois jours .) 76. une l'impureté de trois (jours et trois) nuits est imposée aux purification Samânodakas. mais) non mariée. Ils doivent trois jours manger des aliments pendant non assaisonnés de sel (artificiel). 77. 78. (le futur et ses) parents mais les parents sont purifiés de la manière énoncée paternels (dans le vers précédent). (au cas où ils sont) éloignés.

A la mort d'un précepteur l'impureté (de L'élève) est durer (trois jours et) trois nuits .un jours. une nuit seulement. un prêtre (si c'est). 86. 82. un ses règles. Si le roi du pays qu'on habite (l'imque l'éclat (du soleil. (éloign é. 81. ajoute une restriction « plus ou moins. le jour qui précède vient à mourir. et des astres. se purifie par un simple bain.) — Qui connaît le Véda . Un Brahmane est pur au bout de dix jours.144- LES LOIS DE MANOU 80. ou à la naissance d'un enfant venu à terme ».) 86. un Vaisya Soudra au bout d'un mois. Un Brahmane est pur « à la mort d'un sapinda initié. Kull. qui connaît Véda et les Angas. dégradé. impur. qui réside dans le voisinage. Celui qui s'est purifié en se rinçant la bouche. car pureté. Si un (Brahmane) instruit dans votre qui habite on est impur durant maison (par amitié vient à mourir). si c'est le fils ou la déclarée femme (du précepteur qui vient à mourir. un disciple. Qui s'est purifié « avant de commencer les cérémonies en l'honneur . à la vue 81. peu ou beaucoup ». pour un (Brahmane) dans votre maison. Un jour entier : « Un jour seulement. un parent officiant. » 82. Celui qui a touché un Tchândâla. celui qui accomplit fût-il ne peut être Sapinda. mais non la nuit qui suit. » (Kull. cadavre ou celui qui l'a touché. d'autant plus qu'on est obligé ensuite de suppléer ce terme. ces rites. 85. si c'est le pureté dure) aussi longtemps non jour. Upasampanne est commenté par « maitrâdinâ tatsamïpavartini tadgrhavâsini. l'impureté dure) un jour et une nuit : telle est la règle établie. Mais il serait plus simple de le traduire par « étant mort ». un Kchaau bout de quinze. un triya au bout de douze. qui habite dans la maison de celui-ci par amitié ou par une autre cause pareille ». trois oncle maternel. l'impureté dure) une nuit avec et le jour qui suit. 84. 83. une femme ayant un homme une femme en couches. — Littéralement « une nuit ailée. si c'est la nuit) . Il ne faut pas prolonger (sans motif) les jours d'imni interrompre les rites relatifs au feu (sacré) . instruit (qui meurt l'impureté dure) un et de même pour un précepteur le jour entier. (Kull. 83. et s'il meurt la nuit.

Vrthâsamkarajâtânâm littéralement « nés d'un mélange (de castes) en vain ». 91. Les libations d'eau ne doivent point se faire pour ceux d'un mélange de castes. Celui qui est lié par un voeu ne viole pas ce voeu en le cadavre de son précepteur. ou qui vivent dans la luxure. prières au soleil et les (versets) 87. le répétiteur upâdhyâya.sa mère ou de son maître spirituel. un Brahmane s'il (touche) un os dégraissé. (il se et en touchant une vache ou purifie) en se rinçant la bouche le soleil. Les'Pâvamânisou versets purificatoires. de . le premier est « celui qui lui a fait étudier une Çâkhâ (branche du Véda) entière ».(hérétiques). désigne l'étudiant . (Note de B. se purifie en se baignant. « un étudiant. et « nés en vain » signifierait « qui habituellement négligent leurs devoirs » : j'ai remplacé l'expression vague «en vain» par «irrégulièrement ». Ni pour les femmes engagées dans une secte hérétique. en regardant 88. de emportant (au cimetière) son répétiteur. sqq. 89. » (Kull.1. Celui qui est lié par un voeu ne doit_point offrir de libation d'eau (à des funérailles) l'achèvement du jusqu'à voeu . Celui qui est lié par un voeu. le père ou le précepteur. (le voeu) terminé. ou seulement d'une portion des Védas ». le maître spirituel guru. ou qui tuent leur mari. un brahmacârin ». sont dans le Mandata IX». le troisième « celui qui lui a expliqué le sens du Véda. 10 . s'il offre une libation il ne d'eau. I. — Pravrajyàsu tishthatâm peut s'entendre « qui demeurent parmi les mendiants religieux ».) 88. Suivant le commentaire. et qui qui sont nés irrégulièrement à (des sectes) de mendiants ou appartiennent . comme plus haut. le second « celui qui a fait étudier seulement une portion du Véda ou un Anga». Suivant Kull. S'il touche un os humain encore gras. Lié par un voeu désigne suivant Kull. des Mânes et des Dieux ». 90. qui ont attenté à leur existence. il faut séparer vrthâ de samkara. 50.LES LOIS DE MANOU 145 doit toujours murmurer les de quelque (personne) impure purificatoires. de son père. le précepteur âcârya. ou qui boivent des liqueurs fortes. — « Cette règle ne s'applique pas au cas où la personne défunte est la mère. devient pur qu'au bout de trois nuits. Les prières au Soleil « se trouvent Rig-Véda.) 89. 91. ou qui se font avorter.

qu'aucune impureté ou l'impureté des mortels est produite ou détruite par pureté du monde. le Brahmane parla porte Est ». Tués par le roi. 93. c'est-à-dire les armes à la main ». ou (qui sont morts en défendant) ou ceux dont le roi désire (la pureté). 98. Les rois. ces gardiens 98. les huit protec96. Pour un roi sur son trône glorieux à la protection déclarée car le trône est destiné instantanée. car (les rois) sont assis sur le trône d'Indra.) — Un long sacrifice sattra « tel que le Gavâmayana et autres. Agni.) 93. (Kull. ou par le tonnerre. le Dieu Lunus. celui d'un Dvidja par les portes Ouest. (Kull. Nord. autres) sont toujours est la purification 94.) — Dont le roi désire la pureté « tels que son prêtre domestique et autres.) . suivant la caste. du peuple . ou peut-être « pendant qu'il brandissait ses armes. le feu. (Il en est de même pour les parents de) ceux qui ont ou un combat. le Kehatriya par la porte Nord. c'est-à-dire « exécutés par son ordre pour un délit ». été tués dans une bagarre une vache ou ou par le roi.146 LES LOIS DE MANOU le cadavre d'un Soudra 92. Indra. Soma:=Candra. (C'est parce que) le roi est rempli en lui. de ces gardiens du 97. 96. teurs du monde. Pour celui qui a été tué en faisant son devoir de Kcha92.) — Ne contractent point d'impureté « pour la mort d'un Sapinda ou autre ». aussi purs que Brahme. Kuvera ou Kubera. Le prince a un corps (où s'incarnent) les le Soleil. Dieu des richesses. telle en est la cause. Soma. deux Seigneurs et Yama. des richesses et de l'eau (KouveraetVarouna). On doit emporter par la porte Sud de la ville. car la n'est reconnue monde. Dieu des eaux. Suivant la caste : littéralement « suivant les convenances ». 95. (Kull. Est. Agni. » 95. les gens qui sont liés par un voeu. — D'un Dvidja : « le Vaisya par la porte Ouest. un Brahmane. ne (contractent) point d'imaccomplissent (les pureté . ou ceux qui un long sacrifice. —Le sacrifice est instantanément accompli veut dire qu'il « obtient la même sainteté qu'en faisant un jyotishtoma ou autre sacrifice ». Un voeu : « le noviciat ou un voeu de pénitence ». Par des armes brandies contre lui. afin que ses affaires ne souffrent point de retard ». Varuna. (Kull. Yama. (Kull. Dieu des enfers . le Vent.

» 102. ce qui s'oppose mieux à l'idée de Soudra. On ne doit pas faire emporter le capar un Soudra davre d'un Brahmane lorsqu'il y a des gens de la même caste présents souillée d'un . s'il ne mange ment. mangeant 104. des Dvidjas. pas leurs aliments et ne séjourne pas dans leur maison. et mange leurs aliments. le cadavre d'un Brah101. telle est la règle: le Brahmane 99. 100. 102. Mais le commentaire explique sveshu par samànajâtîyeshu. comme (si ce dernier son proche) parent. par des armes qu'on brandissait le sacrifice est instantanément et la purification (a accompli. éléphant ou cheval. 103. il se pumort. » (Kull. au bout d'un jour (et une nuit). en touchant du feu. celui qui a emporté le cadavre n'est pur qu'après le laps de trois nuits. précédemment indiqué. . 0 les meilleurs on vous a expliqué les en cas de mort) d'un Sapinda. triya. (prescrites purifications aples purifications concernant les morts à prenez (maintenant) un degré plus éloigné. Après avoir volontairement suivi (le convoi) d'un soit d'un étranger. Les meilleurs des Dvidjas sont les Brahmanes. un Vaisya (en touchant) ses boeufs). un Kchatriya son char ou ses (en touchant) son aiguillon ou la bride (de armes. — A un degré plus éloigné. est purifié au bout de trois jours. (A la fin d'une période d'impureté) une cérémonie se purifie en tou(funéraire) qui a accompli chant de l'eau. 99. ou celui d'un parent maternel.) 104. soit d'un parent (paternel). littéralement : « les siens » ce qui pourrait signifier « ses propres parents ». 100.LES LOIS DE MANOU 147 contre lui en un combat. Gens de même caste. Un Brahmane qui a transporté était mane qui n'est pas son Sapinda. « S'il habite dans leur maison. un Soudra (en touchant) son bâton. rifie en se baignant tout habillé. littéralement « non sapindas. car l'offrande par le contact Soudra ne conduit point (le défunt) au ciel. Mais s'il a mangé les aliments (offerts par les Sapinil est purifié au bout de dix jours seuledas) de ces (morts). lieu sur-le-champ) . Son char ou sa monture. ou en du beurre clarifié.

par les austérités. le temps. Les membres sont purifiés par l'eau. ceux qui ont des péchés cachés. le soleil. se purifient 107. l'âme individuelle par la science (sacrée) et les austérités. « ceux qui font ce qui ne doit pas être fait ». fication pour les êtres animés. vidyâ. en murmurant (des prières) . les objets en pierre. l'esprit. qui est pur (par la source) de l'eau et de la qu'avec pur. Sans souillure « qui ne renferme pas les souillures des restes d'ali- . l'eau. par les dons. peut s'entendre aussi « ceux qui ne font pas ce qui doit être fait. littéralement « l'âme des êtres » opposée à l'âme universelle. la terre. — L'esprit manas : B. littéralement « pourvus d'un corps ». la pureté (dans 106. ceux qui négligent leurs devoirs ». Par la terre et l'eau ce qui doit être purifié est purifié. (s'obl'eau et la terre.148 105. (telles sont) les sources de purigieuses. ceux qui connaissent parfaitement 108. et non celui qui n'est purifié terre. Les Sages ont déclaré que pour les objets en métal. c'est-à-dire la connaissance du Véda. Bhûtâtman. 107. Les gens instruits par la patience (des ceux qui ont fait des actes défendus. Ainsi vous a été exposée la purification du corps . le feu (du Véda). écoutez maintenant la règle (concernant) des divers objets. un Brahmane pensée est souillée (est purifiée) par ses règles. les onctions (sacré). injures). la purification 111. le Véda. 112. en d'autres termes. car celui des richesses est déclarée l'acquisition) est (vraiment) de ses richesses. Un vase d'or sans souillure devient pur rien que par 105. traduit « (la répression) de l'organe interne ». les cérémonies (avec de la bouse de vache). l'intelligence par le savoir. Parmi tous les modes de purification. les pierres la pureté précieuses. les aliments. — Les êtres animés. Le composé akâryakârinab. le meilleur . (au monde). Les aliments « du sacrifice ». tient) par les cendres. — La science. l'esprit par la vérité. par le renoncement 109. une rivière est purifiée une femme dont la par son courant. LES LOIS DE MANOU La connaissance les austérités. 109. la règle (concernant) 110. 112. relile vent.

L'or et l'argent de l'union de l'eau et du proviennent la purification la plus efficace pour ces feu. doivent être purifiés comme il convient au moyen (à chacun) d'acides et d'eau. (Kull. Dans la cérémonie du sacrifice. etc.etc». mentionne un récit védique relatif aux amours d'Agni et de Varunânî qui ont donné naissance à l'or et à l'argent. d'alcali. Sapindus detergens. les fruits. se 118.) 113. la purification (se fait) en les lavant. Kull. L'arbre à savon arishta. étain. de même ce qui est produit par l'eau. zinc. Pour tous les liquides la purification est prescrite kousa.)—Ce qui est produit par l'eau. le van. l'aspersion la purification des 116. tels que les coupes et les tasses. 116. les tasses (grahas). les coquillages. ainsi que le couteau le pilon et le mortier. les cuillers. Sruc et sruva désignent deux sortes de cuillers. Les pots. servant à divers usages dans le sacrifice. — Le spnya est un couteau de bois de la longueur du bras.v. avec de 120. Les coupes à soma (oamasas) sont en bois. fer. le fient à l'eau chaude. — Par « purification » il faut entendre ici le nettoyage.LES LOIS DE MANOU l'eau 149 ce qui est en . terme dont le sens reste obscur.»(Kull. . 120. Je ne sais où L. pierre et l'argent 113. se puri117. Les articles de soie et de laine (se purifient) ments. pour une petite quantité purifient par une aspersion (des mêmes objets). d'eau. les poches à liquides.. la purification est la même que pour les prescrite grains. 119. chariot. pour les objets en bois le rabotage. — Les étoffes amçupatta. a pris le sens de « vase de fer ». Des grains et des vêtements en grande quantité d'eau . 115. non travaillé. 117. pour les légumes. (se fait) en les frottant à la main et en les rinçant à l'eau. de bois. c'est) jets solides (tels qu'un siège. laiton. pour les ob(celle qui se fait) avec deux brins d'herbe une couche ou autres. la purification (se fait) et comme pour les vêtements les racines . c'est pourquoi est celle qui dérive) de leur propre origine. plomb. (métaux 114. suivant L. Pour les peaux et la vannerie. servent à mettre le beurre clarifié. vases sacrés. (Les objets en) cuivre.

comme l'entend L. arroser (avec de l'urine layer. delà salive. le bois. fortes. 128. un (ustensile) en terre. se purifient 126. celle qui a été" purifiée avec de l'eau. et celle qui a été recommandée par la parole (des Brahmanes). Aussi soumis au contact longtemps qu'un (objet) d'une immondice en garde l'odeur et la tache. les étoffes avec les fruits de YJEgle marmeblanche. ployer la terre et l'eau à la purification 127. L'herbe. de vache. les couvertures de (du Népal) avec les fruits l'arbre à savon. de moutarde los. — Purifiée avec de l'eau « en cas de doute ».) . ivoire. on doit emde tous les objets. 124. Les eaux qui ont passé sur un sol (pur). 127. Un homme (de la Loi) doit purifier les comme cornes. n'est pas purifié par une seconde cuisson. (Un ustensile) en terre qui a été en contact du pus. tissus de lin. Le sol est purifié par cinq (procédés qui sont) : ba(de fumier de vache). en la balayant et l'enduisant (de fumier de vache) . 125. os. ou avec de l'urine 122. les tissus de lin avec des graines instruit les (ob121. liqueurs du sang. c'est-à-dire poux ». 125. ou y faire séjourner des vaches (un jour et une nuit). on peut mettre « insectes de cheveux. suffisantes 121. on flairés par des vaches. jets faits avec des) coquilles. Les Dieux ont assigné trois choses pures aux Brahmanes : celle (où l'on) ne voit pas (de souillure). Des aliments qui ont été becquetés par des oiseaux. B. je crois qu'il vaut mieux séparer les deux termes. Comme plus haut. sectes.150 LES LOIS DE MANOU la terre saline. enduire de vache). traduit : « avec une mixture d'urine de vache et d'eau » . de l'urine. la paille se purifient par des aspersions d'eau. de l'ordure. « souillée à leur insu ». en le soumettant à une deuxième cuisson. ou avec de l'eau. ratisser. littéralement « non vue ». sur lesquels ou des ina éternué. (Kull. au lieu de « cheveux et insectes ». qui ont été souillés par des cheveux en y jetant de la terre. ou peut-être. remués (avec le pied). c'est-à-dire où l'on ne voit pas de souillure. Adrshtam. une maison. avec des 123.

La main d'un artisan est toujours pure (pendant qu'il et de même toute marchandise en vente . ainsi que pour purifier ployées. Manou a dit que la viande (d'un animal) chiens est pure. 136. mucus nasal. les ongles. « les petites gouttes de salive qui s'échappent de la bouche ». le vache. le la tête. le sang. Toujours pure est la bouche d'une femme.LES LOIS DE MANOU 151 une vache. la poussière. être considérés vent. les douze impuretés du corps. Pour purifier (les organes par où) sont expulsés l'urine et les excréments. Par « gouttes » il faut entendre. Gens de caste méprisée : dasyu signifie littéralement barbare. voilà les douze de l'homme. sont pures. le feu. telle est la règle. au moment tué par les 131. agréables par l'odeur. une 133. pur est le veau qui fait couler (le lait en tétant). 131. 133. ainsi que celle (d'une bête) tuée par d'autres ou par des gens de caste méprisée tels que Tchâncarnassiers dâlas et autres. 129. Tous les trous (du corps humain) qui sont au-dessus sont du nombril sont purs . pur est le chien où il attrape un daim.. (pur) aussi est l'oiseau qui fait tomber un fruit (en le becquetant) . doivent 134. La matière le sperme. dice. et sept aux deux mains.) . les gouttes une ombre. le cérumen. travaille). les excréments. impuretés 136. (d'eau). la sueur. impurs. la crasse 135. Une main seule : « la gauche. 130. (Kull. exposée l'aumône donnée à l'étudiant est toujours exempte d'impureté . Les mouches. non souillées par aucune immonpour désaltérer la couleur et le goût. la terre. l'urine. la chassie. de sébacée. les larmes. comme purs au toucher. les rayons solaires. devra faire une (application de) terre à son pénis. la terre et l'eau doivent être emautant qu'il est nécessaire. tous ceux qui sont au-dessous ainsi que les excrétions sorties du corps. car celui qui connaît la pureté ne doit pas employer la main droite à purifier (les parties) inférieures ». 132. suivant Kull. trois à son anus. un cheval. Celui qui désire la pureté. dix à une main seule.

et qui vient à être touché comment ou une chose) n'importe (par une personne sa pureté en se rinçant la bouche. 143. Certains suppriment une des deux négations et lisent patanti au lieu de na yanti : le sens est alors « les gouttes qui tombent sur un membre ne rendent pas impur ». leur mode de purification et pour nourriture même que celui des Vaisyas. 139. pas sur un membre barbe qui entrent dans la bouche. de on va réciter le Véda. (ils ont) les restes des Dvidjas. de même se rincer la bouche. Il faut admettre qu'on tient l'objet dans une seule main. on doit 138. Celui qui porte en main un objet. 143. se raser 140. elle sera double pour un étudiant. reprend poser (pour cela) l'objet.152 LES LOIS DE MANOU 137. 141. pour un ermite. sans déimpure. Celui qui désire la pureté de son corps doit d'abord la bouche. ni ce qui reste dans les dents. . 142. par trois fois se rincer puis deux fois l'essuyer mais une femme et un Soudra ces actes) une (accomplissent seule fois. 141. doivent être considérées comme à pareilles (l'eau qui coule) sur le sol : elles ne rendent pas impur. car sans cela comment pourrait-on se rincer la bouche. Celui qui a vomi ou qui a la diarrhée. On peut aussi faire retomber l'adverbe « n'importe comment » sur « celui qui porte ». quatriple druple pour un ascète. au moment et toujours quand manger. Après avoir évacué l'urine et les excréments. doit se baigner et manger du beurre clarifié. Les gouttes (de salive) de la bouche qui ne tombent ni (les poils) de la ne rendent pas impur. Telle est la purification d'un maître de maison . 144. Les gouttes qui touchent les pieds de (en tombant) celui qui présente à d'autres de l'eau pour se rin(personne) cer la bouche. sans déposer l'objet? . et se laver les trous du corps. Les Soudras qui vivent selon la Loi doivent est le (la tête) une fois par mois . im(ensuite) (mais s'il vomit il doit seulement se rincer médiatement) après avoir mangé.

de l'entretien du mobilier. « Après avoir dormi. (Kull. Elle ne doit jamais souhaiter séparée et de ses enfants .) 152. d'être de son 149. De ses fils : « à leur défaut.LES LOIS DE MANOU 153 la bouche . d'eux. On vous a exposé complètement cation pour toutes les castes. apprenez 147. car en se séparant père. . ainsi que (celle de) la purificales devoirs des femmes.) 151. dans leur maison. après avoir dormi. le bain est (la purification) pour celui prescrite sexuels. Celui auquel elle a été donnée ou par par son père. Qu'elle soit toujours dans les travaux gaie. mais il semble qu'il faudrait alors supprimer le ca qui suit adhyeshyamânah 148. si on désire réciter le Véda. fait dépendre la dernière proposition de ce qui précède. ou bu de l'eau. de son époux deux familles. une femme mûre. Dans l'enfance de son époux. entendue du ménage. c'est-à-dire bien que s'étant déjà rincé la bouche. Après sa mort « par une mauvaise conduite ou en négligeant les çrâddhas et autres oblations destinées à contenter ses Mânes ». de son la femme doit être dépendante 148. Bien que (déjà) pur. elle déshonorerait 150. et aussi quand on va réciter le Véda. modérée soigneuse dans ses dépenses. elle ne doit jamais jouir de l'indépendance. la règle de la purifi146. ce sont les parents paternels qui ont autorité sur la femme ». elle doit lui obéir de son vivant. une jeune femme. (Kull. Une petite fille. et ne pas l'outrager après sa mort. mort. 145. La formule de bénédiction et le sacrifice au Seigneur des créatures sont usités dans les mariages sur pour appeler la prospérité les (mariées) . qui vient d'avoir des rapports la bouche 145. dans la jeunesse. 151. il faut se rincer la bouche » . 152. on doit recommencer l'opération. Kull.. Bien que déjà pur. de ses fils. son frère avec l'autorisation du père. on doit se rincer craché. même ne doivent jamais rien faire de leur propre autorité. éternué. (et) si son mari est père. La formule de bénédiction s'appelle svastyayana. maintenant tion des objets . etc. dit un mensonge mangé. mais l'autorité (du mari) repose sur le don (de la femme par son père).

Les enfants nés ici-bas d'un autre ne (que du mari) 153.154 153. Qu'elle émacie. Une femme vertueuse dans qui désire (être réunie) un autre monde à son mari. mais son mari mort. A part: « sans leur époux ». 157. Jusqu'à la mort elle doit être patiente. Même indigne. peut s'entendre aussi « exerçant du contrôle sur elle-même ». de qualités. dépourvu doit toujours être révéré un dieu par une comme époux femme vertueuse. ni jeûne à part . Plusieurs milliers de Brahmanes. 160. 158. lentes règles de conduite des femmes qui n'ont qu'un époux. 155. se déshonore manque ici-bas et perd (tout espoir d'être un jour) réunie à son mari. jeunesse. la félicité en ce monde et dans l'autre. pieuses. d'avoir des enfants. ni voeux. un débauché. (Kull. adonnée à des observances attentive à suivre les excelchaste. 155. qui par désir à ses devoirs envers son époux (mort). LES LOIS DE MANOU dont l'hymen a été célébré avec les prières L'époux à sa femme. Mais la femme. Son mari. . chastes depuis leur sont allés au ciel sans avoir perpétué leur postérité. 162. littéralement « celui qui a pris sa main ». Niyatâ. Pour les femmes il n'existe ni sacrifice. 162. Une femme vertueuse qui après la mort de son époux dans la chasteté. fants. si elle veut. son corps (ensenourrissant) de fleurs. même sans avoir d'enpersévère chastes. va au ciel. de racines et de fruits purs . tout aussi bien que ces (hommes) 161. entendre ainsi la première partie du vers : « les enfants nés d'un autre que du mari n'appartiennent pas à la mère ».) 156. 154. elle ne doit même pas prononcer le nom d'un autre homme. On voit qu'il n'est pas question dans les lois de Manou de l'obligation pour la veuve de monter sur le bûcher de son mari défunt. On peut avec Medh. ne doit rien faire qui lui déplaise de son vivant ou après sa mo'rt. une femme qui obéit à son mari sera par ce seul fait exaltée au ciel. 157. « adonnée à des observances pieuses ». en temps opportun ou toujours d'usage procure hors de saison. 156. 158. 159. En temps opportun ou hors de saison est une périphrase pour dire en toute circonstance.

ses paroles et son corps acquiert et dans l'autre monde (est réunie) à son époux. (Kull. 167. Par son infidélité encourt à son époux. Celle qui délaisse un époux de caste inférieure pour cohabiter avec un (homme) d'une caste supérieure. 164. Fidèle à ces règles. (après la mort) elle renaît ventre d'un chacal. quoique le texte porte « et » . Celle qui. telles que la lèpre ». renommée. il peut contracter un nouvel hymen. à obtient réunie) (d'être corps. . devient dans ce monde. qu'il ne néglige les cinq jamais et marié. meurt avant lui. et on la désigne sous le nom de méprisable « celle qui a eu d'abord un autre époux ». Un Dvidja instruit de la Loi. Par une telle conduite une femme. on ne voit pas quelles sont les maladies dont elle peut être affligée sous cette forme. (Kull. lorsque sa femme de même caste. 169. ses paroles et son 165. s'étant conduite de la sorte.) Le (exte dit « avec l'Agnihotra ». Après avoir ainsi employé les feux consacrés pour les funérailles de sa femme morte avant lui. 164. chaste dans ses pensées.LES LOIS DE MANOU 155 a de la femme ni ceux (qu'un homme) sont pas (légitimes). ou bien elle est tourmentée par des maladies (en punition) de son crime. une femme dans le le blâme dans ce monde. une lui dans l'autre monde. 168. seconde période de son existence. Le feu consacré : « les feux prescrits par la Çruti et la Smrti ». Il semble qu'il vaut mieux mettre « ou bien ». et les gens de bien l'appellent femme vertueuse. car si elle renaît comme chacal. 166. ne trahit jamais son époux. et de nouveau allumer (les feux). 163.) 167. chaste dans ses penici-bas une excellente sées. d'un autre (n'appartiennent au procréateur) . en aucun cas il n'est permis aux femmes vertueuses de se remarier. — Pâparoga peut signifier aussi « des maladies graves. qu'il habite dans sa maison pendant la sacrifices. doit la brûler avec le feu consacré et les vases du sacrifice selon la règle.

.

1. doit (enà la règle dans l'ordre la forêt. doit se retirer dans les bois. suivant la règle les (cinq) grands sacri5. ou accompagné de cette dernière. culte) du feu domestique il y vivra maître de ses sens. et bien suite) aller habiter maître de ses sens. Littéralement « aux aliments des villes (ou des villages)». et à 3. — « Ses biens » peut-être plus exactement « ses meubles ». Un maître de maison qui se voit des rides et des cheveux blancs. 3. après avoir confié sa femme à ses fils. Il accomplira aux ermites fices avec toute sortes (d'aliments) purs propres ou avec des herbes.LIVRE SIXIEME L'Ermite. Le feu sacré : littéralement l'Agnihotra. restreint le sens de apatya au sexe masculin : « le fils d'un fils ». Niyata « ferme dans sa résolution ». ferme dans sa résolution. . 4. ment Le Dvidja sorti de noviciat. peut signifier aussi « voué à des pratiques pieuses. 4. 1. Kull. racines et (tels que le riz sauvage). qui a ainsi vécu conformédes maîtres de maison. » 2. Emportant avec lui le feu sacré et les ustensiles (du et quittant le village pour la forêt. et (qui a) un enfant de son enfant. qu'il aille dans la forêt. l'Ascète. fruits. Renonçant à tout aliment produit par la culture tous ses biens. 2.

séparément. lit uttarâyana au lieu de turâyana « le sacrifice du solstice d'hiver ». 8. . les gâteaux et autres suivant les prescriptions. ses poils. 13. qu'il emploie pour lui le reste (avec) du sel préparé par lui-même. très pure. Le rksheshti. Qu'il offre suivant la règle (le sacrifice de) l'Agnihotra le sacrifice de la avec les trois feux consacrés. Les deux derniers sont des modifications du sacrifice à la nouvelle lune. croître) bali avec les aliments 7. il préparera ture des ascètes. etc. et donne l'aumône ceux qui se selon ses moyens . 10. telles que le froid et le chaud. jours compatissant êtres. les câturmâsyas. ses ongles . bienveillant. et (laisse soir et matin. Dânta « endurant » signifie littéralement « dompté » : il vaudrait peutêtre mieux le traduire par « ayant ses sens domptés » . endurant. Qu'il mange les végétaux dans l'eau ou sur poussant 6. et celui de la pleine lune. ait toujours les cheveux longs. (les sacrifices appelés) Tourâyana dans l'ordre voulu. l'offrande qui ont et lieu tous les quatre mois. 9. en temps voulu. Qu'il accomplisse le sacrifice aux corps céégalement du grain nouveau. nourri11. Dakchasyâyana. présentent racines et fruits. mets du sacrifice. Cheveux longs : la coiffure appelée jatà consistant en tresses ou nattes de cheveux. » 10. le turâyana et le dakshasyâyana. Qu'il fasse l'offrande qu'il a. Avec du riz pur de printemps et d'automne.158 LES LOIS DE MANOU se baigne 6. envers tous les sans jamais recevoir. 7. pro12. dit : « Qui endure les choses allant par paire. l'âgrayana. Kull. Qu'il soit toujours à la récitation du Véda pour appliqué toudonnant son compte. recueilli. aux bhûtas. sans négliger nouvelle lune. récolté de ses propres mains. les cérémonies lestes. qu'il honore à son ermitage d'une aumône consistant en eau. Qu'il porte une peau ou un vêtement d'écorce. le commentaire de Kull. L'offrande bali est l'offrande aux êtres. 8. sa barbe. Ayant offert aux divinités cette oblation ' duit des forêts.

18. 18. purs et les huiles extraites à 14. ainsi que des (herbes appelées) et des fruits du slechmâtaka. XI. c'est-à-dire « le soir ou le matin. 19. Bhùstrna. ou en ramasser pour un mois. Au mois d'Âsvina. il peut procuré soit au quatrième soit la nuit. la terre. Andropogon schoenanlhus — çigruka. 20. le huitième celui qui se fait à la fin du quatrième. (que) ses dents pour mortier. 16. quelque 17. Il peut manger ou bien des (aliments cuits sauvages) sur le feu. manger quinzaine des deux quinzaines de la bouillie de faterme de chacune rine de riz cuite. poussé dans un village. manger soit au huitième. Ou bien il peut vivre la tence lunaire la quinzaine brillante et pendant pendant au ou bien une fois seulement obscure. de la culture.) . La pénitence lunaire Cândrâyana (Cf. 15. 217) consistant à diminuer chaque jour sa ration d'une bouchée pendant la quinzaine brillante. Açvina ou àçvayuja = septembre-octobre. soit le jour. le quatrième repas signifie celui qui se fait à la fin du deuxième jour. il devra jeter les aliments d'ascète ses vêtements usés. — Une fois seulement. ou pour un an. c'est-à-dire « le matin ou le soir ». suivant les règles de la péni20. Il doit s'abstenir de miel. de champignons poussés bhoûstrina et sigrouka. 19. S'étant de son mieux de la nourriture. soit le jour. qu'il a récoltés racines et fruits (qu'il a en réserve). » Comme il y a deux repas réguliers par jour. Il peut ramasser (des aliments) pour un jour seul. Cordia myxa. 15. des fruits. ou pour six mois. pour la première partie du vers est la suivante : « Il peut aussitôt (après son repas quotidien) laver son vase pour recueillir les aliments. il ou (n')avoir peut (les écraser avec) un pilon de pierre. repas. terre. (Kull. 14. et les précédemment. herbes. » En effet tel est le sens littéral de sadyahprakshâlaka. ou seulement (des fruits) mûris par le temps .Moringapterygosperma — çleshmâtaka ou çleshmântaka. La traduction de B. qui ont (faim) qui le presse. les fleurs. Qu'il ne mange aucun produit même s'il ni des racines et des fruits a été jeté par quelqu'un. Soit la nuit.LES LOIS DE MANOU 159 le produit des arbres racines et fruits.

22. et « à leur défaut. ou bien qu'il passe son temps (tanet aux trois moments debout. en se conformant aux préceptes de Vikhanas. — Savaneshu forme un jeu de mots en séparant sa-vaneshu (dans les forêts). » (Kull. Ou bien il peut ne vivre absolument que de fleurs. Ayant déposé en lui-même « en avalant des cendres. 25. (Kull. maîtres 21. En été qu'il supporte les cinq feux. Les cinq feux : « Qu'il se fasse brûler par des feux placés aux quatre points cardinaux. (tantôt) principaux de la journée qu'il aille à l'eau (pour se baigner). Les trois moments. il doit vivre sans feu. dédaignant nécessaires à sa subsistance 27.160 LES LOIS DE MANOU 21. et par l'ardeur du soleil au-dessus de lui. 23. ». 23. racines et fruits. midi et le soir. Ou des autres Dvidjas : le texte porte « et » et non « ou » . pendant la saison des pluies qu'il n'ait d'autre abri que les nuages. aux autres Dvidjas ». indique qu'il doit s'adresser d'abord aux premiers. mûris par le temps et tombés d'eux-mêmes. 24. 25. Indifférent chaste. Se baignant : je traduis ainsi d'après le commentaire : le texte porte upasprçan qui signifie exactement « se rinçant la bouche ». En se baignant principaux aux Mânes et aux Dieux . de la aux trois moments 24. et de fruits. couchant tout abri. . Ayant déposé suivant la règle. augmentant par degré qu'il porte des vêtements ses austérités. qu'il émacie pratiquant son corps. savanas.) — Toutes ces austérités exagérées sont encore pratiquées par certains fakirs de l'Inde moderne. Vikhanas un Richi auteur supposé de Sùtras contenant des règles relatives à la vie des anachorètes. déracines se nourrissant sur aux plaisirs matériels. Qu'il se roule à terre ou se tienne debout tout un jour sur la pointe des pieds. 26. la dure. etc.) 27. en lui-même. qu'il offre des libations journée. silencieux. mais le commentaire de Kull. sans abri. sont le matin. logeant au pied des arbres. Qu'il accepte les aumônes ascètes ou des autres des Brahmanes seulement Dvidjas de maison qui habitent dans la forêt. en hiver humides. tôt) assis. les (trois) feux sacrés. des austérités (de plus en) plus rudes. 22.

Après avoir ainsi passé dans les bois la troisième période de son existence. « appliqué aux pratiques du Yoga. et pour obtenir (l'union de) son âme (avec l'Être il étudiera) les divers textes suprême. se fait moine errant. Ou bien 161 habitant la forêt peut rapporter (l'anachorète) du village (des aliments). ce que son corps tombe en dissojusqu'à lution. 29. marchant vivant d'air et d'eau. et pour la purification de leur corps. Ou bien qu'il se dirige vers la région du Nord-Est. sacrés contenus dans les Oupanichads. ». ou dans un huit bouchées. » Le Yoga est une des écoles philosophiques de l'Inde. l'action de se précipiter d'une montagne. (Kull. ou suivant Medh. obtient la après sa mort félicité suprême.) — La région Nord-Est. Ou bien « s'il lui survient une maladie incurable. 31. 31. 30. 32. dans un coraprès les avoir reçus net fait d'une feuille. il devra durant la quatrième errer détaché de toute affection. ferme dans sa résolution. et en manger 29. Celui qui a passé d'ordre en ordre. ou la mort par le jeûne. — Yukta. littéralement les Çrutis. 34. Ces pratiques et d'autres devront être observées par le Brahmane retiré dans la forêt. 32. Qui ont été étudiés et les Brahmanes par les Sages maîtres de maison. littéralement « la région invincible ». » 11 . S'étant défait de son corps par l'une de quelconque ces pratiques de (usitées par) les grands Sages. offert les sacrifices et vaincu ses sens. etc. et qui fatigué de (faire) des aumônes et des offrandes.LES LOIS DE MANOU 28. — Les textes sacrés. ferme dans sa résolution. Une de ces pratiques « énoncées plus haut » (Kull. Les Upanishads ou doctrine ésotêrique sont des traités qui se proposent de découvrir le sens caché du Véda. exempt le Brahmane soucis et de crainte. dans (le creux de) sa main. tesson. la crémation volontaire. 33. droit devant lui. est exalté dans le monde de Brahme. « l'immersion. de leur science et pour l'accroissement de leurs austérités.). (en ascète mendiant). signifie d'après Kull. dont on attribue la fondation à Patafljali.

qui cherche avoir étudié le Véda. pourvu de moyens 35. — Assurant la sécurité signifie « ne faisant de mal à aucune créature. etc.) . Ayant étudié le Véda suivant la règle. » 41. Quittant sa maison. le pot-à-eau. (Kull. 36. 257) « aux grands Sages. étudiant. maître de maison et anachorète ». (Kull.162 LES LOIS DE MANOU 35. mais celui qui cherche la déliprit à la délivrance vrance finale. etc. IV. On peut traduire plus littéralement « les mondes deviennent resplendissants lorsque. délivré de son corps. sans avoir acquitté est préci(les trois dettes) pité (clans l'enfer). ». et ce mot peut s'entendre ainsi : « Où l'on donne tout comme honoraires (suivant l'injonction du Yajur-)Veda. 39. prédicateur êtres animés. quitte sa maison (pour se faire ascète). ». Sarvavedasadakshinâm : je prends veda au sens de « biens ». » Ou bien encore par « les trois dettes » on peut entendre « les trois premiers degrés de la vie brahmanique. Ayant payé les trois dettes. et offert des sacrifices suivant ses moyens. est précipité (en enfer). 38. procréé des enfants conformément à la Loi. aux Mânes et aux Dieux. C'est seulement après avoir passé par tous ces ordres qu'on peut songer à la délivrance finale. et déposé en lui-même le feu (sacré). 38. Un Brahmane la délivrance sans finale. Les trois dettes (Cf. Le Dvidja qui ne cause pas la moindre une fois êtres animés n'aura rien à redouter d'aucune part. de purification. Des mondes radieux de celui deviennent (le partage) la sécurité à tous les du Véda et assurant qui. Après avoir des le sacrifice au Seigneur accompli dans lequel (il abandonne) tous ses biens en guise créatures.» — Honoraires du sacrifice donnés au prêtre. pavitras. Les moyens de purification. 41. on peut appliquer à la délivrance son esprit finale. crainte aux 40. des enfants et offert des saprocréé crifices.) 39. un Brahd'honoraires. sont « le bâton. — La fin de ce vers signifie suivant Kull. sans avoir passé par celui des habitants de la forêt (ou anachorètes) ». il y a peut-être une équivoque voulue. 37. Au surplus. « qu'il peut entrer dans le quatrième ordre. mane peut quitter sa maison (pour se faire ascète). il devra appliquer son esfinale .

etc.LES LOIS DE MANOU 163 aux jouissances insensible silencieux. toujours d'obtenir considérant (la félicité suprême). il y a une autre leçon. qu'il dise des paroles purifiées par la vérité. et les commentaires ne sont pas d'accord sur son véritable sens. 45. un os. il ne doit pas désirer la comme son heure. ne méprise n'ait personne. l'intelligence et les cinq sens ». nirdeça un ordre. ni abri. ». qui (lui) sont offertes. (que l'homme) solitaire atteint son but. ». 43. -Ses gages nirveça . il mènera la vie errante (des ascètes). Un tesson. De ce corps : Kull. Qu'il supporte les injures. etc. l'idée est qu'il ne faut proférer aucun mensonge ayant rapport à des objets soumis aux perceptions des sens et de l'esprit. de celui qui est près de la délivrance finale. 48. au sujet de ce corps. » Mais Kull. son coeur (toujours) qu'il conserve pur. un serviteur vie. Qu'il (ne) pose son pied (sur un lieu qu'après s'être assuré par) la vue (qu'il est) pur. explique bhâva par brahman. (Kull. 42. d'inimitié avec personne. 46. 46. . Cette expression « les sept portes » est bizarre. qu'il boive de l'eau purifiée (en la filtrant) avec un linge. indifférent ferme dans sa mander) (à tout). « Pour éviter (de marcher) sur un cheveu. il doit attendre (attend) ses gages. concentrant sa pensée sur l'Être résolution. elle désignerait « l'esprit. Qu'il aille sans compagnon. Littéralement « qu'il pose un pied purifié par la vue ». ajoute « faible et sujet aux maladies » . Il ne doit pas désirer la mort. sont les marques haillons. suprême. à une injure 48. 44. la solitude et l'indifférence à tout. 43. colère pour colère . (lui qui) ne délaisse et n'est point point délaissé. 45. 47. Qu'il n'ait ni feu. d'un arbre les racines des (pour gîte). il ne doit proférer par une bonne aucune parole fausse répandue par les sept portes. et qu'il aille au village (dedes aliments. Il ne doit pas rendre il doit répondre parole . en vue seul. (Kull. silencieux.) —Avec un linge « pour éviter (de détruire) les petits insectes. Bhâvasarnâhita signifie littéralement « concentré dans sa pensée.) 47. Suivant Kull.

son pot-â-eau. 53. recueilli. comme il est recommandé aucune fêlure. s'attache cesse de s'élever. quant (le sens des traités). S'il ne reçoit rien. 51. le pilon est en repos. et ne une fois (par jour). Quand la fumée (de la cuisine) quand sont éteints. sébile.) — Attacher . d'un pot à eau. de les laver à l'eau. indifféaux désirs de la chair. Les coupes. un (pot) de terre ou 54. s'il 57. aller demander doit toujours que) l'ascète soit pas attristé . dont il a été question antérieurement. les gens ont mangé et que la vaisselle (c'est alors l'aumône. etc. les coupes du sacrifice. Ses ustensiles pas être en métal. camasas. reçoit. N'ayant d'autre compagnon que lui-même : Àtman peut signifier aussi « le moi. qu'il erre continuellement. car un ascète trop avide d'aumônes pas tenir à la quantité aux objets des sens. 56. d'autres la barbe coupés.164 LES LOIS DE MANOU 49. remplie mendiants. de chiens. d'un ascète. 49. (l'interprétation) ni (en donnant) des avis ou en explilogie et la chiromancie. Kull. inaccessible n'ayant dans d'autre il doit vivre ici-bas que lui-même. une écuelle de bois. Une gourde. rent (à tout). Qu'en aucun cas il ne cherche par ni par l'astrodes prodiges et des présages. d'ermites. compagnon l'attente du bonheur (éternel). ni avoir ne doivent 53. tels sont les ustensiles en éclats de bambou. à obtenir l'aumône 50. qu'il n'en de ce qui qu'il se contente qu'il n'en soit pas réjoui. 52. ». « son bâton. et ne faisant de mal à aucune créature. Qu'il n'entre dans une maison jamais (pour mendier) ou de Brahmanes. Les cheveux. muni d'une les ongles. un (panier) que a déclaré ceux Manou fils de l'Être existant par lui-même. (Kull. assis. d'un bâton. quand les charbons quand est rangée. l'aumône 55. Ses ustensiles. Il doit recueillir . Mettant ses délices dans l'Âme suprême. 57. entend ainsi « ayant son corps pour seul compagnon ». ou l'âme ». d'oiseaux.

et sa présence dans tous les corps (des êtres) les plus élevés comme les plus infimes. celui-là est beau. on peut être considéré comme délivré même avant d'être mort. lorsqu'on est dans les conditions requises pour la délivrance finale. à la transmigration dans dix mille millions de matrices. je n'en veux pas. . La méditation concentrée dont il est question ici s'appelle Yoga . est enchaîné par (les aumônes) obtenues à force de salutations. A ce corps que l'on quitte. Qu'il réfléchisse aux métempsycoses des hommes. 64. à la renaissance dans un de cette âme individuelle (autre) sein. en détruisant (en lui) l'amour et la haine. Qu'il réfrène ses organes attirés des par les objets et en se tenant debout et sens. en récompense de leur vertu. 65.LES LOIS DE MANOU 165 est nécessaire â la vie. Yama. le Pluton hindou. conséqui affligent à la félicité éternelle dont ils jouissent quence de leurs péchés. à leur chute en enfer. de l'importance « en disant : Celui-ci est vilain. 60. â la maladie qui (vous) accable. en prenant peu d'aliments. je le prends ». ce nom désigne aussi un système philosophique (Cf. 63. il devient propre à l'immortalité. L'Ame suprême paramâtman est opposée à l'âme individuelle. le dieu des Enfers. de leurs péchés. En domptant ses sens. 61. A la séparation d'avec ceux qu'on aime. à la réunion avec ceux qu'on hait. Sur le point : le texte dit simplement « délivré » .) 58. à leurs conséquence tourments dans le monde de Yama. 62. Aux peines les êtres corporels. 58. 65. (Kull. à la vieillesse qui triomphe (de vous). 61. 59. et évite d'attacher de l'importance à ses ustensiles. supra note du vers 31). Qu'il considère concentrée l'essence par une méditation subtile de l'Ame suprême. en s'abstenant de faire du mal aux créatures. assis dans la solitude. Il doit dédaigner absolument d'obtenir l'aumône à force de salutations : (car) un ascète même (sur le point) d'obtenir la délivrance finale.

Pour épargner de son corps. est un hymne du Rig Véda que tout Brahmane doit répéter mentalement dans ses dévotions du matin et du soir. Svah. Le Kataka. les êtres animés. pas les insignes qui constituent 67. — Barfch. et accompagnées de la syllabe OM. que les insignes extérieurs ne constituent pas la vertu.166 LES LOIS DE MANOU 66. — Au lieu de vasan «séjournant dans n'importe quel ordre ». Kull. . ne devient pas claire par le seul fait de mentionner il doit jour et nuit. De même que les scories du minerai sont consumées sont détruites des organes par la fusion. 87. notamment chez les Jaïnistes. toutes les créatures : car ce ne sont égal envers la vertu. La Sâvitrî aussi appelée Gâyatri. 76. Bhuvah. Dans certaines sectes de l'Inde. ajoute après OM « la Sâvitrî et le Ciras » : ciras littéralement « tête » désigne le début. la strophe initiale d'un hymne. le respect des êtres animés va si loin « qu'ils ne boivent que de l'eau filtrée. Strychnos potatorum : lorsqu'on frotte avec les fruits de cette plante le fond d'un vase d'eau trouble. cela fait précipiter les impuretés du liquide. II. suivant d'haleine 70. plus parfait 71. 70. mais je ne sais à quel hymne il est fait allusion. ne respirent qu'à travers un voile. Rien que trois suspensions accomplies et des trois paroles sacramentelles la règle. p. par la suspension 66.qu'il accomplisse ses devoirs. etc. Cette image est le développement de l'idée précédemment exprimée.) ». et s'en vont balayant le sol devant eux. au lieu de dûshita (Kull. il y a une autre leçon ratah « satisfait. l'ascète devra se baigner et lontairement faire six suspensions d'haleine. 68.) «calomnié». Bien que le fruit de la strychnine clarifie l'eau. doivent être considérées comme (l'acte) le d'austérité pour un Brahmane. Les Vyàhrtis c'est-à-dire les mots Bhùh. Les Religions de l'Inde. 68. Cf. » — La fin de ce vers rappelle notre proverbe : « L'habit ne fait pas le moine. Jolly lit bhûshita « orné (de guirlandes. Pour expier (la destruction) le jour ou la nuit. de peur d'avaler ou d'écraser à leur insu quelque animalcule invisible ». des êtres qu'il a tués invo69. A quelque ordre qu'il appartienne.. l'eau son nom. ainsi les souillures de l'haleine. marcher en examême au détriment toujours minant le sol. bien qu'il ait été calomnié (et privé des insignes de son ordre). » 67.

tatpadam.) 76-77. le péché par la concentration les désirs sensuels mentale. rigoureuses on atteint ici-bas cet état. H. rajas et tamas). c'est-à-dire « composé des éléments tels que la terre. pour attaches les tendons. (par l'étude 74. 75. Qu'il détruise: littéralement « qu'il brûle ». (Kull. suivant Kull. entend ce mot tout différemment » sur lesquelles on n'exerce pas de contrôle ». (Kull. par les devoirs pieux prescrits dans le Véda. 73. et les chagrins. Séjour des éléments. l'envie. la cupidité. celui qui en est dépourvu est soumis à une série de transmigrations. 75. « la colère. qu'il observe le passage de l'âme individuelle à travers les (divers) les plus êtres. etc. Qui est assailli des maladies. 77. par la vieillesse caduc. par le détachement des (plaisirs) sensuels. plein de passion. (passage) inintelligible pour ceux dont l'âme n'a pas été régénérée du Véda). obscurité (sattva. par la répression et les qualités (des organes). pour la peau. Celui qui possède la claire vue n'est pas lié par les actes . infirme. Par le respect de la vie (des créatures). siège 72. « uni à la qualité de passion (rajas) ». qui est plein d'urine ments. On peut prendre dhyànayoga comme composé copulatif « par la méditation et la concentration ». — Anîçvarân gunân « les qualités qui ne sont pas propres à l'Etre suprême (ïçvara) » sont suivant Kull. 76. comme conséquence de ses actes en cette vie.LES LOIS DE MANOU 72. XII. On doit quitter ce (corps) séjour des (cinq) éléments. — N'est pas lié parles actes.) En philosophie on reconnaît trois qualités : bonté.. . ». par les pratiques de l'ascétisme.) — Plein de passion. (Kull. 73. c'est-à-dire. ». 24 sqq. passion. « qui consiste dans l'union étroite avec Brahme ». les os. — Cf. « brahmasâkshâtkâravant. c'est-à-dire n'est pas condamné à repasser par d'autres existences. Par le moyen de la méditation.— B. couverture qui exhale une mauvaise et d'excréodeur. Qui a la claire vue. 167 Qu'il détruise les souillures par la suspension d'haleine. Cet état. etc. qui possède la claire vue de l'Etre suprême ». qui ne sont pas à l'Être propres suprême par la méditation. 74. élevés et les plus infimes. qui a pour piliers pour ciment la chair et le sang.

exposé dans le Védânta. . tandis que Brahmâ. Le Brahmane qui mène la vie ascétique 78. car celui qui ne connaît pas l'Âme suprême pas le fruit de ses oeuvres. l'Absolu. 83. Le Vedânta (fin du Véda). réunit les deux derniers termes « celles qui traitent de l'Âme et sont contenues dans le Vedânta. rela83. emporté par le courant . S'étant ainsi défait peu à peu de tous les attachements. l'éternel. l'oiseau quitte l'arbre volontairement » . c'est-à-dire l'accomplissement des rites prescrits. alors il atteint la félicité indifférent et après la mort. Le commentaire de Kull. « ce qui a été dit dans le vers précédent » (Kull. masculin.) relativement au détachement de toutes choses. ainsi celui qui abandonne comme un oiseau (quitte) ce corps est délivré d'un monstre dangereux. 78. telles que faim et satiété. Abandonnant actions. 81. B. Comme'un un arbre. Deux par deux. Qu'il récite constamment (les parties du) Véda aux divinités. méditation jusqu'à Brahme il devient 80. Les objets « des sens. tives au sacrifice. établit ici une distinction entre ces deux comparaisons : « L'arbre quitte le bord par nécessité. Ici comme dans les passages précédents. à ses à ses amis ses bonnes 79. de même l'homme quitte le corps par nécessité ou de sa propre volonté. et (celles) qui se rapportent et tout ce qui est et (celles) qui traitent de l'Âme suprême. 80. et délivré de toutes les (affections qui vont) deux par deux. repose en Brahme de la médita82. 82. et désigne la divinité impersonnelle. en se confor85. etc. 84. Ce qui vient d'être déclaré. Quand par la condition (de son esprit) ici-bas à tous les objets. Tout ce qui vient d'être déclaré dépend n'obtient tion. brahman est au neutre. il seul.163 LES LOIS DE MANOU ou arbre se détache du bord de la rivière. » 81. de la il s'élève par le moyen ennemis ses mauvaises actions. — Ses oeuvres. (Le Véda) est le refuge (même) de ceux qui (en) ignoet de rent (le véritable sens) et de ceux qui le comprennent. ou les Upanishads et le système théologicophilosophique qui repose sur eux. ceux qui désirent le ciel. et de ceux qui aspirent à l'éternité. » 85. plaisir et peine.

(Kull. est un Dieu personnel. en reconnaît quatre variétés : « les Kutîcaras. le créateur du monde. 87. » 86. ». empire sur soi-même. L'étudiant. tels que l'Agnihotra. les Kutîcaras négligent les rites prescrits par le Véda. ordres).) 89. à ces quatre 91. Kull. entend différemment : « le maître de maison qui observe les préceptes de la Çruti et de la Smrti. La condition suprême n'est autre chose que « la délivrance finale ». l'anachorète. traduit : « Après l'accomplissement successif des actes mentionnés plus haut.mêmes . yatis. les préceptes le de maison maître est déclaré supérieur (aux trois autres car il les supporte tous les trois. 88. d'être énoncées) secoué ici-bas le péché. ainsi les hommes vont (se réfugier) sous la protection des divers ordres du maître de maison. les Bahûdakas. de ces quatre ordres distincts (tous) du maître proviennent maison. « la connaissance des Castras et . 86. » 92. la plus haute des divinités du Panthéon indien. le maître de maison. On vous a ainsi exposé la loi relative aux ascètes maîtres de conduite maintenant la règle d'eux . les Hamsas et les Paramahamsas :les premiers parmi ces yatis. Les ascètes. De même que toutes les rivières aboutissent à leur lieu de repos dans l'Océan. 88. toujours soigneusement 92. J'ai traduit anena kramayogena (littéralement « d'après cette règle successive ») en me conformant à l'interprétation de Kull. etc. l'ascète. et se bornent à la prière et à la méditation. Et d'après du texte sacré du Véda.LES LOIS DE MANOU niant 169 aux règles (qui viennent dans l'ordre. Les Dvidjas ordres doivent appartenant observer la décuple loi. écoutez des (ascètes) qui renoncent (aux pratiques prescrites par) le Véda. et tous les fleuves 90. Contentement. B. s'élève Brahme ayant jusqu'au suprême. patience. — L. 89. Et tous ces (ordres) successivement embrassés conforà la condition mément au traité (des lois) conduisent suprême le Brahmane qui fait ce qui a été prescrit. est suivant Kull. La science dhï. probité. Une variante porte « le Véda et la Smrti » au lieu de « la Çruti du Véda ».

et qui a suivant la règle (l'interprétation) la vie ascétique. ayant étudié le Véda. — La renonciation au monde. péché par la renonciation. Quadruple. le maître de maison. loi des Brah97. recueilli. les dix préceptes qui étudient la conles suivent. leçon adoptée par Jolly au lieu de abhyasya. vérité. et qui dition 94. après la mort des fruits impé(loi) sainte. Un Dvidja qui. — Abhyasyan. . il peut vivre à son aise sous la de ses fils. de ses de (tous) les péchés de ses actions. de désirs. Ainsi vous a été exposée la quadruple manes. la note du vers 35. le fait d'avoir embrassé la vie ascétique. autres ». Ayant renoncé : le nom de Sannyâsin signifie « celui qui a renoncé ». atteignent suprême. cf. 95. connaissance (du Véda) répression tels sont les dix préceptes de (cette) loi. douceur. ment exempt ayant tué le occupé il parvient à la félicité suprême. « connaissance de l'Âme suprême ». 93. Les Brahmanes de la loi. 94. science. c'est-à-dire concernant le novice. qui a pratique du Vedânta. peut embrasser s'étant 95. après les avoir étudiés. payé ses (trois) dettes. écoutez maintenant rissables. la décuple loi.). — La connaissance du Véda ou suivant Kull. de son objet. écouté LES LOIS DE MANOU des sens. 97. signifie « étudiant ». produisant les devoirs des rois. Ayant renoncé à toutes les pratiques religieuses. Les trois dettes. Ayant ainsi renoncé aux pratiques uniquereligieuses. 96. Son objet « la contemplation de l'Etre suprême » (Kull. maître déchargé organes.170 pureté. plus exactement que « ayant étudié ». protection 96. ou tout simplement la délivrance finale. l'anachorète et l'asoète. pravrajya.

le Vent. le grand Indra. comment la perfection atteindre) suprême. sur terre ne peut même le regarder personne 7. Il brûle à la manière en face. la Lune. Varuna. de tout le (royaume). et 6. Je vais exposer les devoirs d'un roi. Attendu qu'il a été créé avec des éléments (pris à) ces sur toutes les créades Dieux. au Feu. — Kubera ou Kuvera est le Dieu des richesses. des richesses. En effet lorsque ce monde privé de rois était troublé de tous côtés par la crainte. comment rain doit se conduire. richesses. 4. le Seigneur de la justice. l'Ouranos des Grecs. le Seigneur créa un roi pour la de tout cet (univers). . 1. 5. Par sa puissance il est le Feu. Varouna. (extraordinaire) le Dieu des le Soleil. Un Kchatriya la règle l'initiation qui a reçu suivant la doit assurer comme il convient prescrite par le Véda. 2. à Varouna. réussite « un succès complet ». En prenant des éléments éternels à Indra. à à la Lune et au Dieu au Soleil. protection 3. Le Seigneur de la justice désigne ici Yama. Yama. du Soleil les yeux et les coeurs. (il peut quelle est son origine. est la personnification du ciel qui embrasse tout.LIVRE SEPTIEME Le Roi le souve1. qui juge les morts. protection 4. La perfection suprême : le mot siddhi peut aussi se prendre au sens de succès. 7. il excelle en splendeur princes tures. Yama = Pluton. au Vent.

il prend tour à tour des formes le lieu et le temps. Quiconque en sa folie hait le roi périra certainement. car c'est une grande divinité qui réside sous la forme humaine. de) protecteur la justice. variées pour (assurer) le triomphe de la justice. etc. Il prend des formes variées : « Impuissant il se résigne. devenu puissant il extermine. et les ordres rigoureux (dont il frappe) ceux qu'il n'aime pas. ses troupeaux sa (propre) puisconsidéré 10. en lui toute colère duquel (réside) la Mort. car le roi conçoit sur-le-champ la résolution de le perdre. « Autrement le fort enlèverait au faible ses biens. on doit se conformer aux caprices de la faveuret de la disgrâce royales. est encore plus éloignée de celle que nous avons adoptée : « Que le roi ne s'écarte jamais des règles par lesquelles il a déterminé ce qui est légal et illégal. En sa faveur le Seigneur créa jadis son propre fils le de tous les êtres. » La traduction de L. Que (personne) donc ne transgresse la loi que le roi décrète au sujet de ceux qu'il aime. 14. Même enfant. Ce sens autorisé par le commentaire de Medh. celui-là renferme splendeur. Grâce à la crainte du châtiment tous les êtres mobiles et immobiles sont â même de jouir (de ce qui leur est propre) et sont maintenus dans le devoir. il est ennemi.172 LES LOIS DE MANOU sous pré8. En d'autres termes.) — Au contraire Medh. et d'autres prennent bhoga au sens passif : « permettent qu'on jouisse d'eux ». Le feu brûle seulement qui s'en approche avec le feu du roi brûle une famille (entière) imprudemment. » (Kull. 10. un roi ne doit pas être méprisé texte qu'il est un (simple) mortel. » (Kull. Ayant mûrement l'affaire. » 15. suivant les circonstances. (réside) la Victoire. sance. ami ou neutre. et tous ses biens.) 13. Celui dans la faveur réside duquel dans la valeur duquel dans la fortune. . relativement aux choses permises et aux choses défendues. etc. H. me parait bien d'accord avec ce qui précède. rapporte le verbe transgresser au roi : « Que le roi ne modifie jamais la loi qu'il établit pour ceux qu'il aime. et ainsi dans un seul et même temps et lieu. 12. formé de la splendeur de Brahmâ. l'individu 9.(personnification Châtiment. sa femme. 13. la Déesse de la 11. 15. Toutefois B.

) 22. le châtiment 18. 23. Cf. le châtiment (est) la justice (même). mangerait la propriété n'existerait aussi lécherait l'offrande. Ne peuvent jouir de ce qui leur est propre: « C'est par la crainte du châtiment que le feu chauffe. Tout serait sens dessus dessous : « Parmi les (quatre) castes. (Kull. etc. les Musiciens les célestes. la note du vers 15.LES LOIS DE MANOU 173 et le lieu et le temps. Brahmanes et autres. il fait le bon19. et cinquièmement la Mort se meuvent.. Les Dieux. La corneille le gâteau du sacrifice. « le châtiment est un roi plein d'énergie ». qu'Indra. Le châtiment est le roi. 17. » (Kull.) Il faut entendre ici « jouir » à . ne peuvent Démons. veille sur eux endormis . eux aussi. » (Kull. ruine de fond en comble. après mûre réflexion. Si le roi n'infligeait pas sans cesse le châtiment le plus faible le plus fort rôtirait d'être châtiés.les Oiseaux. il est le guide et de le maître. Le mâle « les autres sont comme des femmes ». le châtiment seul les protège. deviendraient les plus élevés. Ayant bien considéré la science (du coupable). qui méritent comme un poisson à la broche . traduit çaktim ca vidyâm ca par « les moyens de punir et les préceptes de la loi ». Infligé justement. plus . 16. 21. Le monde par le châtiment. 17.) On pourrait aussi faire de purusha une apposition au mot roi. le chien 21. que le soleil brille. au dire des Sages. le Vent. car entier est maintenu 22. que (le roi) inflige le (châtiment) avec justice aux hommes dont la conduite est répréhensible. heur de tous les sujets. — L. ceux qui sont en bas comme le Soudra. Le lieu et le temps où a été commis le délit. la puissance 16. il les mais appliqué sans réflexion. il est reconnu comme le garant (de l'exécution) la loi des quatre castes. 23.les Serpents. il est le mâle. à ceux 20. tout serait sens dessus dessous. jouir (de ce qui leur est propre) que contenus par le châtiment. Le châtiment seul régit tous les hommes. un homme vertueux (c'est) (par nature) entier est à du châtiment (que) l'univers grâce à la crainte même de jouir (de ce qui lui est propre). est difficile à trouver. les Géants.

et affligerait même peuples. rières LES LOIS DE MANOU Toutes les castes seraient toutes les barbouleversées. les Gandharvaset les Râkchasas. ou bien les « péchés. » 27. — Perfectionné « par l'étude des lois ». 25. cupide. — Les Géants ou Dânavas. il n'y a pas de désordre s'avance. 28. Car le châtiment a une grande il est difficisplendeur. 29. qui firent la guerre aux Dieux. B. peu près dans le sens de « remplir leurs fonctions ». du châtiment. ses ses territoires. voluptueux. plaisir et richesse. sage et qu'il se connaît 27. et richesse) . à moins qu'on n'adopte l'interprétation passive de bhoga. » (Kull. avec les êtres animés et inanimés. avec ses yeux rouges. par ceux dont l'esprit il détruit avec toute sa parenté un roi qui s'écarte du devoir.174 24.) En effet. qui est esclave des sens. J'ai fait de autarikshagatânune épithète de nature jointe à munîn au sens de coelicolse. Puis il (détruit) ses forteresses. insensé. prend ce composé comme un composé déterminatif. 29. mais le (roi) plaisir méchant et fourbe. lorsqu'il qu'il agit avec discernement. . A une grande splendeur : L. Par le châtiment même qu'il applique injustement. les Sages montés au ciel et les Dieux. « est une grande énergie ». par suite de la destruction 25. parce qu'on cesserait de leur présenter des offrandes. 28. les hommes. entend par là « qui montent au ciel parce qu'on ne leur fait plus d'offrandes ». 26. issus de Danu. On ditqu'un roi est un (juste) exécuteur (du châtiment). détruisant les méchants. Il ne peut être appliqué justement par un (roi) privé de dont l'esprit n'a pas été perfecconseillers. il n'y aurait plus personne pour offrir les sacrifices. qu'il est en vertu. c II affligerait les Sages montés au ciel et les Dieux. hommes. Le roi qui applique le (châtiment) justement prospère en ces trois choses (vertu. voie parmi pourvu que celui qui l'applique bien. est véridique. périra par le châtiment même. Partout où le châtiment noir. Détruisant les méchants. lement appliqué n'est pas perfectionné. seraient ce serait un soulèvement de tous les brisées. tionné. 30. les hommes étant détruits.

Kchatriyas. Honorer les Brahmanes. que le châtiment peut être (justement) infligé. accomplissent devoirs propres à chacun. Qu'il honore constamment insles Brahmanes âgés. monde. Qu'il apprenne d'eux la modestie. (des règles de la politique). (Kull. aidé par de bons conseillers. comme une goutte d'huile dans l'eau. 38. Mais la renommée d'un prince qui fait tout le contraire et qui n'a pas vaincu ses passions. Vivrait de glanures. c'est leur faire des présents. (Kull. s'étend dans le monde. patient 33. qu'il soit droit avec ses amis. respecté lors même 39.) 35. prudent. Qu'il se conduise dans ses États.) 37. Le roi a été créé (pour être) le protecteur des castes et des ordres. Vinaya « modestie ». ou peut-être « bonne conduite. qui tous. je vais vous l'exposer dûment pour la protection et en ordre. qu'il châtie avecjustice sévèrement ses ennemis. et envers les Brahmanes. (Kull. etc. toujours ne périt modeste . du Yajur Véda et du Sâma Véda ». 38. Pur « en ce qui concerne l'acquisition des richesses. car celui qui honore les vieillards est toujours même par les Démons. Levé de bonne les Brahle prince honorera heure. ». observateur des lois. C'est par (un roi) pur. Litt. La renommée d'un prince lors ainsi. fidèle à sa parole. 35.LES LOIS DE MANOU 175 31. manes versés dans la science des trois (Védas) et instruits et il suivra leurs conseils. 37. » . 39. : « versés dans la triple science sacrée ». 34. les suivant leur rang. 36. et les ordres. car un roi modeste qu'il serait lui-même jamais. Les castes « Brahmanes. l'Atharva Véda. (Kull. Tout ce qui doit être fait par le (roi) et ses ministres des sujets.) Manou ne reconnaît pas le quatrième Véda.) 33. c'est-à-dire « même si ses trésors étaient épuisés ». etc. maître de maison. c'est-à-dire « possédant la connaissance du Rg Véda. etc. 32. ». truits dans les Védas et purs . se resserre dans le comme une goutte de beurre fondu dans l'eau. « novice. qui se conduit même qu'if vivrait de glanures. 31. ».

roi de la race solaire. par la modestie entourage des royaumes. ou peut-être «la connaissance de soi-même». connaissance politique. . Vena fils d'Anga. et le roi Nahou41. Qu'il évite avec soin les dix vices produits par l'amour ainsi du plaisir. par la colère. sarpa (avance. » (Note de L. — Nimi. et Soudas ont Prithou et Manou 42. Dowsou.(?). devenu roi voulut interdire les sacrifices : les Sages. of Hindu Mythology. serpent. — La connaissance de l'âme [suprême). mais dans un autre sens . le saint irrité répéta les mêmes mots. — Prthu. ce nom est commun à bien des rois et il est difficile de dire auquel il est fait allusion ici. se faire porter par des Brahmanes : « Comme ils allaient trop lentement à son gré. roi de Mithilà.176 . Le LES LOIS DE MANOU de modestie a perdu maint roi avec son manque ont gagné de simples anachorètes . (Kull. et descendant d'Ikshvàku . Le manque de modestie perdit Vêna et Nimi. 43.la des (diverses) la pratique professions. — Manu (?). etc. 43. 40. chevaux. 40.qui lui ôta sa forme corporelle. âtman admet les deux interprétations.». En effet Nahusha fut changé en serpent.42. le fils de Gâdhi le rang de Brahmane. — Le fils de Gâdhi Viçvâmitra. avance) ». Sage célèbre. dans sa bouche ils signifiaient : marche. La politique : dandaniti signifie littéralement « l'application des châtiments ». Nahusha. Dict. était né Kchatriya. (Cf. Son entourage « ses éléphants. le tuèrent avec des brins d'herbe consacrée. roi de Pratishthâna voulu. (il apprendra) peuple ses sens : car (un 44.) — Sumukha.) — Sudâs est un roi qui paraît fréquemment dans le Rig-Véda et à la cour duquel auraient vécu les Saints rivaux Vasishtha et Viçvâmitra. qui que les huit engendrés (tous aboutissent à) une triste fin. 45. mais par ses austérités intenses.la logique.) 41. après d'inutiles remontrances. trésors. il s'éleva à la caste des Brahmanes et devint un des Sept grands Richis. Plusieurs des légendes auxquelles il est fait allusion ici se trouvent dans les épopées indiennes. descendant de Manu Svâyambhuva. Au contraire par la modestie et des richesses. De ceux qui sont versés dans les trois Védas il apprende la éternels dra la triple science (du Véda) et les (principes) du de l'Âme (suprême). était fils d'Ikshvàku et fut victime d'une malédiction du Sage Vasisbtha. il s'oublia au point de frapper la tête sacrée d'Agastya en lui disant: « Sarpa. fils de Pidjavana et Soumoukha cha. Koubera la souveraineté gagné la royauté. Qu'il s'applique jour et nuit à vaincre ses sens peut (seul) tenir ses sujets dans roi) qui a vaincu l'obéissance.

177 Car un roi adonné du • aux vices produits par l'amour et sa vertu . 52. (Kull. les injures. 12 . (adonné aux vices) plaisir perd sa richesse engendrés par la colère. ont été au service royal. « l'action de divulguer les fautes ignorées ». courageux. ces quatre 50. Il perd l'existence « parla colère de ses sujets». âtmavant.LES LOIS DE MANOU 46. examinés. voilà la catégorie par la colère. issus de (nobles) familles. sont suivant du plaisir. — La fin du vers signifie que par exemple la boisson est pire que le jeu. La malice. le premier est toujours plus grave (que le suivant). le jeu pire que les femmes. de la propriété. paiçunyam. La boisson. Un roi qui est maître de lui-même doit savoir que dans cette classe de sept vices qui s'attachent à tout. Lâchasse. (nommé) 53. 52. Du vice et de la mort. pourtant Kull. (il perd) même l'existence. reconnue par tous les sages comme la racine de ces deux (classes de vices). La malice. telle est la catégorie des dix vices produits voyages inutiles. doué d'une âme excellente ». c'est suivant Kull. Qu'il s'applique â vaincre la convoitise. l'usurpation des huit vices engendrés fait. par l'amour la tromperie. la musique les femmes. l'envie. sont les trois (vices) les plus pernicieux parmi ceux qui proviennent de la colère. l'ordre les plus pernicieux (vices). (des enfers). Les voies de fait. etc. le chant. de la catégorie produite par l'amour et l'usurpation de la 51. propriété. celui qui meurt exempt 54. la médisance. le sommeil la danse. et les l'ivrognerie. c'est le vice qui est déclaré le vicieux tombe au plus profond . 47. qu'il le sache. la chasse. de jour. explique cette épithète par « praçastâtman. un (homme) plus pernicieux de vices (va) au ciel. en effet ces deux classes (de vices) en dérivent. (Le prince) doit nommer dont sept ou huit ministres. 46. qu'il le sache. du plaisir. la calom48. Qui est maître de lui-même.) 48. les injures ou les voies de nie. 49. les dés. la violence. les ancêtres instruits. et (qui ont été) exercés aux armes. les dés^ les femmes.

Qu'il examine continuellement les revede paix et de guerre. éprouvés.comme le traduit L. les six articles (principaux de tous ces (conle plus éminent avec un Brahmane instruit. protection de sa personne et de ses sujets. guerre. l'état (du royaume). 160) sont « alliance. revenus. « qui doivent être discutées en commun ». littéralement « au gain. le trésor. aux revenus. la capitale et le royaume ». campement. ceux qui sont braves. « la sanctification de ses gains (par des dons pieux) ». 58. » 56. il doit ger de toutes les affaires . et celle d'eux tous réunis. v. Même une entreprise facile est difficile à exécuter pour un seul homme . Autant l'exécution de ses affaires requiert depersonnes. qu'il fasse ce qui est avantageux â ses affaires. B. Les six articles principaux (cf. ordinaires et de ses sujets) et la connus. et consolidation du bien acquis ». Ordinaires.. Plein de confiance(en celui-ci). ou bien ceux qui sont énurnérés au v. marche. d'impôts. avec eux les (questions) 56. sâmânyam. On peut aussi faire de ce mot un adverbe « en commun. la protection (de sa personne solidation (du bien) acquis. désigner bons collecteurs fermes. habiles et autant il doit en désigner qui soient infatigables. 56 « paix. il doit toujours avec lui. Il doit aussi intègres. concernant 58. division des forces. 62. » On peut aussi construire autrement la phrase « il doit employer les braves. recherche d'une protection ». Quant aux questions les plus importantes il doit les traiter de la politique). de chacun d'eux isolé57. seillers). guerre. experts. a adopté une autre interprétation.178 LES LOIS DE MANOU 55. » — L'état du royaume : sthàna signifie suivant Kull. à plus forte raison un royaume qui donne de à gouverner (est malaisé pour un roi) surtout grands revenus (s'il est) sans auxiliaires. état du royaume. les habiles et . ou peut-être. On peut faire rapporter « surtout s'il est sans auxiliaire » à « un seul homme. le char59. 61. expérimentées. Aux finances. 62. Parmi ces (gens) il doit préposer 55. — La consolidation du bien acquis. d'autres ministres 60. après avoir délibéré exécuter les entreprises. Après avoir consulté l'opinion ment. « l'armée.

traduit : « Le bon ordre dépend de la juste application des peines » . intègre. 67. : « parce que des gens courageux. le maintien comprenant habile et bien né. la paix et son contraire de l'ambas(la guerre) sadeur. des inten68. brave et éloquent. pourraient le tuer à l'instigation de ses ennemis. le maintien de l'ordre dépend de l'armée. d'un roi (quand il est) 64. » Mais ce mot est expliqué par Kull. mais Kull. donne « senâpati ». 66. les intègres aux mines. ployer) dans l'intérieur 63. l'entend autrement : « aimé du peuple ». etc. ce qui ferait trois catégories au lieu de deux. les signes. le temps et le lieu (opportuns). habile. . Car l'ambassadeur seul rapproche et (les adversaires) divise les alliés . les sciences. intègre. les gestes et les actes (du souverain étranger) par les gestes et les actes de ses (émissaires) et (pénétrer) ses intensecrets. Dans les négociations il doit deviner le maintien. tions par les serviteurs (de celui-ci). fantas sins. Toutes les sciences : littéralement « tous les castras ou traités spéciaux ». Informé exactement (par son ambassadeur) ses mesures tions du souverain (le roi) devra prendre étranger. en effet le sens ordinaire de danda est « châtiment. Qu'il désigne aussi un ambassadeur versé dans toutes et les gestes. On fait cas de l'ambassadeur doué d'une bonne mémoire. Dévoué : anurakta est ici pris avec la valeur active : pourtant Kull. — L. pour qu'il ne puisse lui faire aucun mal. chevaux. « la puissauee consistant en éléphants. l'ambassadeur négocie les affaires d'où résulte la désunion ou l'union. chars. voyant fréquemment le roi seul ou entouré de ses femmes. (quant à) ceux qui sont timides. (il doit les emde son palais. » 63. les bien nés aux revenus. ». 65.LES LOIS DE MANOU 179 bien nés et intègres aux finances et à l'exploitation habiles. les trésors et le royaume (dépend) (dépendent) du roi. condévoué. des mines . Cette dernière prescription est ainsi justifiée par le commentaire de Kull. L'armée du général. naissant beau. 65. Du général : littéralement « du ministre». les timides dans l'intérieur de son palais ». 64.

etc. (Kull. 72. et où la vie soit plantureuse. gins. saisons. les bois aux singes. à toutes les propre protégé. d'artisans. pourquoi (d'avoir) de 75. Protégé « par des fossés. LES LOIS DE MANOU Il devra habiter un pays sec. et d'eau. » 76. surtout de salubre. peuvent 74. de fourrage 76. grains. Qu'il tâche autant une (ville) que possible d'occuper . la terre aux rats. La (forteresse) doit être pourvue d'armes. (sur son corps) ayant propices. vertus. d'argent. de bêtes de somme. peuplé (entouré) d'Âryas. soit par des soldats. l'eau aux animaux aquatiques. voisins pacifiques. — Par de la terre « un mur de pierres ou de briques ». ainsi les ennemis lui faire de mal quand il est abrité dans saforteresse. qu'il épouse une femme de même les marques issue caste.) — Resplendissant « de chaux ». d'ende Brahmanes. les animaux sont occupées par les bêtes (sauvages). c'est l'on recommande des forteresses. Qu'il s'établisse dans une ville dont l'accès est défendu soit par un désert. pourvu 77. en effet parmi toutes les (autres protégée par des montagnes places) une (ville) protégée par des montagnes l'emporte par de nombreux avantages. Logé dans ce (palais). d'eau et d'arbres. Parmi ces (diverses sortes de places). les Dieux. les aquatiques.) . les trois premières les rats. Au milieu de cette (place. De même que ces (êtres) réfugiés d'un roi ne sont à l'abri de leurs ennemis. C'est-à-dire « les déserts servent d'abri aux bêtes sauvages. resplendissant. 70. 71. par des bois. hommes. soit par de l'eau.180 69. 70. soit soit par des montagnes. Un désert « d'une étendue de cinq yojanas ». Un seul archer placé sur un rempart tient tête à cent tiennent .) 72. des murs. (Kull. les trois dernières dans l'ordre par les singes. agréable. (Kull. fertile en productions. etc. soit par de la terre. cent (archers (assiégeants) tête) à dix mille . unissant la beauté et les charmante. dans leurs repaires 73. d'une grande famille. ». le roi) doit se bâtir pour luimême un palais très spacieux.

c'est-à-dire ayant terminé leur noviciat « après avoir étudié le Véda ». — Des richesses « de l'or. 81. des maisons. ». L'offrande n'est ni mise en la bouche d'un Brahmane à ni desséchée. aux Brahmanes et richesses.». Qu'il désigne divers inspecteurs pour tel ou intelligents tel service. l'oblation 85. Revenus de la maison de leur précepteur.de. cent mille fois plus grande . Qu'il honore (par des présents) les Brahmanes revenus aux de la maison de leur précepteur . Brahmanes est déclaré le trésor impérissable 83. 78. au feu. Ni voleurs. mane) instruit (une récompense) le Véda en entier à celui qui a appris (une récompense) infinie. elle est supérieure répandue. il doit être (dans par des (personnes) ses rapports) avec le monde toujours observateur de la loi. — Jouissances « des femmes. 181 des un prêtre de la maison et choisisse Qu'il désigne officiants.) 80. etc. 82. ni ennemis ne le peuvent ravir.) 85. En vue d'acquérir des mérites : dharmârtham peut s'entendre aussi « pour remplir son devoir » ou bien « pour la vertu ». et se conduire comme un père envers ses sujets. domestiques d'abon79. jouissances le tribut 80.LES LOIS DE MANOU 78. c'est pourquoi impérissable (ce) trésor déposé par le roi chez les Brahmanes. Un roi doit offrir divers sacrifices accompagnés il doit donner dants présents et en vue d'acquérir des mérites.ou tout simplement « dans le monde ». ou bien « une récompense ordinaire. le prêtre officiant rtvij. (Kull. de surveiller tous les actes des hommes chargés qui font ses affaires. Il doit faire dans son royaume percevoir annuel de confiance . fait) à un (homme) (procure double . des vêtements. chargés d'accomplir pour lui les cérémonies prêtres et celles qui se font avec les trois feux sacrés. à un (Brah(une récompense) qui se dit Brahmane. etc. Dans ses rapports avec le mon. 79. Égale au don. 82. Le prêtre de la maison s'appelle purohita. (Kull. car ce (qu'il donne) d'un roi. et il ne se doit être perd point . des couches. Le don (fait) à quelqu'un qui n'est pas Brahmane une récompense) égale (au don. 84. ni perdue . » .

— Un. part au combat. se souvenant doit pas refuser Kchatriya. Provoqué égal. ni un eunuque. un efféminé ». cuirasse. des armes cachées sont des armes qui « extérieurement sont faites en bois ou autre matière analogue. Ni un (homme) ni celui qui a quitté endormi. - . d'un des devoirs le combat. ni » celui qui dit : « Je suis ton (prisonnier). supérieur par (un adversaire) ne un roi protecteur de ses sujets inférieur (en force). dont le sens est : « Un objet donné avec foi. (Un roi) dans un combat ne doit point tuer ses ennemis ou ni avec des flèches empennées avec des armes cachées. qui est sans armes.182 86. Dés rois qui désireux de se tuer l'un l'autre le combattent avec toute leur énergie.. On peut réunir en un seul terme « celui qui est spectateur sans prendre part au combat ». ni avec des traits enflammés. 92. ses sujets. Qu'il ne frappe point un ennemi ni ni un suppliant. mot à mot « ayant les mains jointes ». ni un (homme) celui dont les cheveux assis. Cette description conviendrait à nos cannes à épées. le don (procure) ou grande. — Suppliant. sans tourner bataille dos. suivant la règle de lieu et de temps. eunuque ou simplement « un lâche. sont épars. à un récipient (digne. empoisonnées. même est sur un char). Un ennemi à pied: j'ai suivi l'interprétation de Kull. — Dont les cheveux sont épars. 88. aux prises avec un autre (adversaire). Ne pas lâcher pied en une bataille. et qui renferment des épées effilées cachées à l'intérieur ». à pied (quand lui91.» 90. Mais le sens littéral de sthalârûdha est plutôt « monté sur une èminenee (pour s'y réfugier) ». qui est nu. vont au ciel. dans une 89. 90. 91. rejeté par Kull. ou 87. c'est-à-dire « un fugitif ». est) ce qui mène le devoir à la perfection. qui n'a point pris ou qui est (déjà) qui est (simple) spectateur. LES LOIS DE MANOU du récipient et la foi (du donaCar selon les qualités petite après la mort une récompense teur). Il y a ici un vers interpolé. sa 92. c'est pour un roi le meilleur moyen de prospérer. Suivant Kull. 86. protéger obéir aux Brahmanes.

III. Des moyens propres à en assurer l'accroissement : « le commerce de terre et de mer ». 100. Et tous les mérites qu'aurait quels qu'ils soient pu monde le (lâche) tuéen sont gagner pour l'autre fuyant acquis à son chef. et éternelle des guerriers. 94. Le texte du Véda dont il est question se trouve Aitareya-bràhmana. Qu'il sache que c'est là la quadruple (règle) qui fait ce qu'il désire . Qu'il ce qu'il n'a de tâche pas encore. femmes. qu'il la mette en obtenir à l'homme toujours exactement sans relâche. 99. bétail.) 97. qu'elles 95. 21. argent. territoire.LES LOIS DE MANOU 183 dont les armes 93. quelles prend sur lui toutes les mauvaises soient. ainsi que les métaux grain. qu'il tâche conquérir) par les armes . qui a peur ou qui est grièvement les devoirs qui fuit . Telle est la loi irréprochable un Kchatriya en tuant ses ennemis dans le combat ne doit point s'en écarter. (Note de B. en «or. etc. qu'il se rappelle (des gens de coeur). (Kull. parasols. vils sont à celui qui s'en empare. Ni un homme sont brisées. blessé. de distribuer à des personnes ce qu'il a augmenté dignes. Ce qu'il n'a pas encore (de le conquis. ce qu'il a conquis qu'il le conserve .) — La part du roi consiste suivant Kull. ».) . qui est accablé (de chagrin). 97. Mais le lâche qui est tué en fuyant dans une bataille actions de son chef. éléphants.) 96. 101. (Kull. Voitures et chevaux. 99. 98. Des personnes dignes : littéralement « des récipients ». tous ces objets. ce qu'il a conservé (par par sa vigilance qu'il l'augmente 93. (Kull. d'acquérir et conserver ce qu'il a acquis. pratique 101. Les métaux vils. Un texte du Véda dit : « On doit prélever une part ' spéciale (du butin) pour le roi » . 96. Accablé « de chagrin au sujet de ses enfants. ». le (butin) qui n'a pas été individuellement doit être partagé conquis par le roi entre tous les soldats. « à l'exception de l'or et de l'argent ». etc. d'accroître ce qu'il conserve. argent.

Les autres ne doivent son point faible. à son pouvoir tous ses adversaires qu'il soumette par la conciliation et autres moyens. 107. A les réduire : littéralement « à les arrêter ». 107. qu'il le distribue dignes. qu'il soumette donc toutes les créatures par son sceptre. Qu'il procède toujours et jamais par la par la droiture sur ses gardes. « De même que la tortue cache sa tète. qu'il les soumette progressivement par la force. qu'il fasse toujours 102. comme le lièvre battre en retraite. 105. et « comme le lion s'élancer à l'attaque » à la fin du premier. à les 108. (Kull. il doit méditer le but. secret ce qui doit qu'il tienne toujours paraître les points faibles de l'ennemi. ainsi il doit prendre sous sa garde tous les membres de l'État.) 106. 104. ce qu'il a propres à des personnes accru. » (Kull. le sceptre levé. D'autres éditions intervertissent l'ordre de ces termes : « comme le lièvre battre en retraite » est mis à la fin du deuxième hémistiche. le loup ravir comme (sa proie). ses pattes et autres membres. des perfidie . corruption. Ces moyens sont au nombre de quatre : « conciliation. pas connaître tandis que lui doit connaître le point faible des autres . qu'il épie toujours 103. Le monde entier tremble devant celui qui a toujours le sceptre levé . être secret. . division et force ». comme le lion s'élancer à l'attaque. Qu'il ait toujours sa bravoure. toujours qu'il soit au courant ruses employées par l'ennemi.il doit cacher ses membres et protéger ses parties vulnérables. 106. 105. On peut aussi prendre daiida au sens d'armée : « qu'il tienne toujours son armée exercée ». 102. Si les trois premiers sont insuffisants moyens en les attaquant réduire. tels que les ministres et autres. Parmi tels que la conciliation et les quatre moyens. Lorsqu'il est ainsi en train de faire des conquêtes. pareil à la tortue.) 108. 109.184 LES LOIS DE MANOU à en assurer) l'accroissement les moyens . Qu'il ait toujours le sceptre levé. c'est-à-dire « qu'il soit toujours prêt à frapper ». Comme le héron.

chef pour mille. et celui-ci en référer au chef de mille bourgs. bourgs. un chef pour cent. (à savoir) les aliments. doit notifier 117. ainsi le roi doit protéger ses ennemis. Inconsidérément ou peut-être « par une conduite injuste. car un roi qui protège royaume prospère. un corps du royaume 114. royaume. Si le roi dans sa folie opprime à perdre le il ne tarde royaume. Le chef du bourg doit de lui-même dans son bourg le chef de dix à mesure des crimes commis le chef de vingt et celui-ci (à son tour doit en avertir) bourgs. détruire son inconsidérément 111. un chef pour vingt. Les choses qui doivent roi par les habitants.. Qu'il place (comme) protection au milieu de troupes commandé (par un officier de confiance) de deux. pas. De même que les mauvais traitements physiques la vie chez les créatures. détruite par l'oppression il doit toujours 113. combustibles et autres. Qu'il nomme un chef pour (chaque) bourg. toujours (de ' du la conciliation et la force la pour préférence) prospérité royaume. Grâma signifie village. et la vie. » 115. un pour dix bourgs. enlève les mauvaises herbes 110.trois. dé112. être fournies 118. un chef 115. le tout au chef doit lui-mêmev jour au chaque les les boissons. ainsi la vie des rois est truisent de leur royaume. le chef du bourg les sa subsistance). au fur et informer 116. cinq ou cent villages. De même que lesarcleur son royaume et et conserve le grain. (pour percevra 111. mais la dénomination de bourg me paraît plus appropriée ici. Pour la protection de son royaume bien son observer la règle suivante . avec ses parents. .LES LOIS DE MANOU les 185 les gens instruits recommandent autres. Le chef de vingt bourgs à son son tour de cent bourgs.

et de six au plus élevé. de ses agents secrets. loyal et infatigable. bourg ou village. 124. littéralement famille. Kula. Le premier hémistiche est un peu obscur. Ses agents secrets : Kull. (le roi) doit protéger s'approprient contre eux. » — 11faut noter l'interprétation de prthak kâryàni par Nâr. Aux femmes employées à son service et à tous ses le roi doit allouer des gages quotidiens domestiques. traduit « les affaires de ces communes. proportionnés à leur rang et à leur office. . ajoute « délégués dans chaque province. Ce dernier doit lui-même constamment visiter tous ces (fonctionnaires) et s'assurer exactement de leur conduite dans (leurs) provinces. le roi doit confisquer tous leurs biens l'argent et les bannir. 120. » 126. 136. rapporte teshâm aux fonctionnaires : « les affaires de ces (fonctionnaires) qui sont relatives à (leurs) villages. VIII. » 122. le chef de vingt bourgs en aura cinq. « les querelles qu'ils ont les uns avec les autres. » Au contraire B. terrible. 126. l'administrateur de cent le revenu) d'un le (percevra bourgs (tout entier). Un pana : cf. pura. est ainsi défini par Kull. et leurs affaires séparées. soit générales. par un autre ministre 121. 125. Un salaire d'un pana doit être alloué au plus infime. qui prennent des plaideurs. c'est-à-dire ici « un territoire suffisant à nourrir une famille». pour la valeur de cette monnaie de cuivre. bourg de mille bourgs seigneur (celui) d'une ville. plus une livrée tous les six mois et un drona de grains par mois. 122. 119. Qu'il nomme dans chaque ville un administrateur d'une haute situation. opposée à grâma. pareil à une planète parmi des étoiles. L. Car les intendants du roi préposés à la protection (du deviennent des prévaricateurs peuple) généralement qui le bien d'autrui ses sujets . d'un extérieur général. par le moyen 123. « autant de terre qu'en peut labourer une paire de charrues attelées de six boeufs. Les affaires communales de ces (bourgades). Le chef de dix bourgs aura pour sa part un koula. 120. Les (fonctionnaires) de malhonnêtes. ainsi que les affaires doivent être particulières (des administrateurs) contrôlées du roi. » — Ville. soit particulières.186 LES LOIS DE MANOU 119.

) . grains.LES LOIS DE MANOU 1S7 1es taxes en prenant 127. des vases de terre et de tout ce qui est en (ustensiles) pierre. et de sa mora135. des 132. des essences. du beurre des parfums. en jonc. racines et fruits. l'augmentation doit porter aussi sur les livrées et les grains : « on doit donner au plus élevé six paires de vêtements tous les six mois et six dronas de grains tous les mois. ne doit point y mourir habitant de faim. Comme la sangsue. les frais accessoires les marchandises. mais l'équivalence exacte de cette mesura n'est pas établie. — Le droiia est le boisseau. drogues. des légumes. clarifié. » 130. Après s'être assuré de son instruction clés moyens d'existence lité. Après (mûr) examen. des fleurs. leur le veau et l'abeille 129. du miel. le roi doit lui assigner légaux. c'est-à-dire un vêtement de dessus et un vêtement de dessous. Le roi peut prélever partie des troule sixième ou le douzième des peaux et de l'or. Il peut prendre aussi la sixième de partie des arbres. et les impôts de telle manière son royaume que lui-même celui qui fait le travail. — La livrée se compose d'une paire de vêtements vastrayuga. le huitième.) 135. Le roi dans les états duquel instruit sous peu son royaume désolé meurt de faim (verra) par la famine. la cinquantième 130. (la longueur ainsi que (les de nourriture. de) la route. des herbes. instruit. prennent nourriture petit à petit. » 127. Les frais accessoires de nourriture. des la viande. ainsi (c'est) petit à petit (que) le roi doit tirer de son royaume les impôts annuels. encore usitée aujourd'hui dans l'Inde. ou peut-être « la nourriture et les assaisonnements. un roi ne doit point lever 133. 131. — Suivant Kull. (Le roi) fera payer aux marchands en considération les (prix) d'achat et de vente. nécessaires) pour assurer dépenses fixer dans le roi doit toujours 128. un Brahmane 134. y trouvent avantage. Légaux dharmya «conformes à la Loi». Des grains « suivant l'excellence ou la médiocrité du sol ». Même mourant (de besoin) et un Brahmane de taxe sur un Brahmane instruit. Des feuilles. (Kull. (Kull. des peaux. dans ses états.

plumes et autres. Qu'il mette à sa place : littéralement « qu'il mette sur ce siège. 139. sage. le roi les fera travailler (pour lui) une fois par mois. il coupe la racine des autres. De trafic : il s'agit ici de ce que nous appelons le petit commerce : « Ceux qui achètent et vendent des objets de peu de prix. Quant aux ouvriers. (un homme) qu'il mette connaissant les lois. gévité. tels que légumes.) 140. Qu'il ne coupe point sa racine : « Quand par affection pour ses sujets il ne prélève pas les impôts. issu d'une (bonne) famille.) 139. etc. 141. sous ses yeux et sous ceux de ses ministres. Ayant examiné (chaque) affaire : kâryam vikshya signifie peut-être simplement « selon le cas ». Ayant examiné affaire. Tous les actes pieux que (ce Brahmane) accomplit sous la protection du roi accroissent la lonjournellement et le royaume du souverain. » (Kull. Qu'il ne coupe point sa racine ni celle des autres par une excessive car en coupant sa racine (ou la leur) il avidité. les affaires des gens. 136. 141. Le roi fera payer chaque année une modique redevance à titre d'impôt aux gens de basse classe qui vivent de trafic dans son royaume. 140. il coupe sa propre racine. i> . que le roi se montre (chaque) sévère ou doux (suivant le cas) . (Le souverain) par qui (laisse) enlever de son royaume des brigands ses sujets éplorés. est un (roi) mort et non (un roi) vivant. rend malheureux lui ou les autres. vivant de leur travail manuel. aux artisans. comme un père (ferait) pour son propre fils. les taxes. la richesse 137. » (Kull. avec dévouement et zèle ses sujets. 142. un roi qui est sévère et doux (à propos) est estimé. que j'ai du reste suppléé.. aux Soudras 138. Quand il est fatigué d'examiner â sa place son premier ministre. 137. qu'il protège 143. quand par excès d'avidité il prélève des impôts énormes.188 LES LOIS DE MANOU- et le protéger de toute manière. Réglant ainsi toutes les affaires qui lui incombent. maître de lui-même.

l'écart sur la terrasse (du palais). Au moment de la délibération. 146. terme un peu vague. les femmes. 148. jouissant des avantages qu'on est tenu à ce devoir. jouira de la terre soit dépourvu de trésors. purifié. Étant là. corneilles et autres oiseaux bavards ». qu'il délibère sont ne dont les délibérations 148. les personnes les muets. Il est probable cependant que ce n'est pas seulement la crainte des indiscrétions qui fait exclure toutes les catégories d'êtres figurant sur cette liste. supplée « dans le but de découvrir ses desseins ». d'énumérer. explique ainsi cette èpithète « pourvue des marques de bon augure qu'une maison doit avoir». (Kull. qu'il éloigne les idiots. suivant les croyances des Hindous. car on ne conçoit guère quelle indiscrétion on pourrait avoir à redouter d'un sourd. Assemblés. 145. il contentera avec ses il délibérera diera ensuite . quoiqu'il 149. Kull. les malades. les sourds.LES LOIS DE MANOU 144. entière. les aveugles. (Kull. intitulé Vâsavadattà. Ses sujets « qui sont venus pour le voir. avec eux. . S'étant levé à la dernière les fait les oblations au feu. ses sujets congédiés. B. Au faite: littéralement « sur le dos ». 145. âgées. s'étant veille (de la nuit). Sans doute que leur présence était considérée comme portant malheur. et en les regardant (avec affabilité) ». Montant au faite d'une colline. ministres. 189 c'est de protéger Le devoir suprême d'un Kchatriya vient ses sujets: car le roi.) —Sur le rôle des oiseaux divulgateurs des secrets. Le souverain pas connues du commun des mortels assemblés. et il les réjouira en causant avec eux. — Jouira de la terre entière veut dire qu'il sera invincible.) 147. ayant salle des auil entrera dans la somptueuse Brahmanes. — On a vu plus haut ce qu'il fallait entendre par révérer les — Somptueuse çùbhâm : Brahmanes : c'est leur donner des présents. On peut réunir les deux termes « ayant fait avec recueillement les oblations au feu ». les animaux. ou dans une forêt déserte. on peut consulter le curieux roman de Subandhu. à ou bien se retirant 147. sans être observé. diences. et les congétous ses sujets 146. les barbares. 149. les estropiés. révéré recueilli. Les animaux qu'on peut s'étonner de voir en pareille compagnie sont « les perroquets.

les expiations. le corps et l'esprit qu'il reposés. « commerce. agriculture. Et sur toutes les huit affaires (d'un roi). l'examen des affaires judiciaires. Méprisables : « c'est en punition de fautes commises dans une vie antérieure. la décision des cas douteux. de sur la conduite (des femmes) entreprises (commencées). (Qu'il médite) avec soin sur la conduite du (prince 150. .) 152. 153. Car (ces êtres) méprisables les les animaux et particulièrement et de même tions. — Les commentateurs diffèrent sur l'explication des huit affaires d'un roi. etc ». 155. « celui qui a des forces médiocres ». compléter ce qui a été fait. les faux pénitents.. élever des forteresses. rappelle judicieusement que le roi Vidûratha fut tué par sa femme avec un poignard caché dans les tresses de ses cheveux. les anachorètes dégradés. délibère soit avec ses ministres. comme le traduit L. améliorer ce qui a été complété. Voici celle de Kull : « les revenus. et sur les sur la bienveillance oula malveillance cinq classes (d'espions). 154. L'explication de Kull. qu'ils ont été affligés d'idiotie. A midi ou à minuit. creuser des mines. v. J'ai omis un adverbe de remplissage « soigneusement ». Littéralement « du prince intermédiaire ». mais « celui qui. et le roi de Kâçi avec un nûpura (anneau pour les chevilles) empoisonné. 107) » . contre eux. Sur (les moyens) (en même temps) d'acquérir de ses filles et l'une à l'autre. faire camper les troupes. sur le mariage choses opposées sur la protection de (ses) fils.190 LES LOIS DE MANOU les délibératrahissent 150. La protection c'est-à-dire « l'éducation ». sur les faits et gestes de ses émissaires. des sur l'achèvement 153. aussi doit-on se précautionner 151. Sur l'envoi des ambassadeurs : ou bien en faisant de ce composé un copulalif « sur les ambassadeurs et les envoyés ». Sur l'envoi des ambassadeurs. la prévention des délits. sur la vertu. défricher les forêts vierges ». soit tout seul. les agriculteurs sans ressources. le plaisir et la richesse. plus la conciliation. recueillir les fruits des actes. » 155. 154. madhyamane signifie pas. les marchands ruinés. le châtiment. les dépenses. la division et la force (cf. son harem. des États environnants. construction de digues. prendre des éléphants. ou bien. et en proposent plusieurs. (Kull. qui paraît la plus acceptable est tirée du Nîtiçâstra de Uçanas. et sur la conduite (de ses voisins). la corruption. — De son harem : Kull. femmes . ces 152. en propose deux autres : « entreprendre ce qui n'est pas fait. » Medh. — Les cinq classes d'espions sont: « les espions ordinaires. les ordres aux ministres.

neutre et (sur celle) de (son) ennemi. soit séparés. chercher situé entre le territoire de l'ennemi et celui du prince ambitieux. les trésors.) 156.) D'autres entendent par là « diviser l'ennemi ». (Le roi) doit considérer ennemi (tout prince de ainsi immédiat. 160. VIII) cité par Kull. peut leur tenir tête quand ils sont aux prises ». Les quatre éléments sont ceux qui figurent dans le vers précédent. tous par la conciliation et autres 159. l'armée . 4°) l'ami de l'ami de l'ennemi. comme et comme neutre ennemi. — Chercher une protection : « lorsqu'on est pressé par l'ennemi. 7") l'allié de celui qui attaque par derrière . 157.) . 160.. « diviser ses propres forces dans son intérêt ». Diviser (ses forces). 159. marcher. Z") l'ami de l'ennemi . — Les huit autres sont. diviser (ses forces). On a vu vers 107 que les quatre moyens sont : concili ation. faire) alliance. Qu'il les gagne soit réunis. 6°) celui qui est attaqué par ce dernier . 3") l'ami de l'ami . et en arrière : 5°J celui qui attaque par derrière . (Kull.LES LOIS DE MANOU dont 191 le territoire sur les faits et gestes du est) intermédiaire. (Il y en a) encore cinq autres (à savoir) : les ministres. les forteresses. (Kull. et la politique (seules). du sur la conduite (prince) qui rêve de faire des conquêtes. une protection. qui est son voisin) que le partisan ami ( le voisin ) immédiat de son ( cet ) ennemi . « en avant des territoires ennemis : 1°) l'ami . division. (prince) 156. force. (entreprendre) camper. corruption. c'est-à-dire les États environnants. (Kull. en outre huit autres sont énumérés . ces (cinq) comptés pour chacun (des douze font) en résumé (un total de) soixante-douze. (celui) qui est au delà de ces deux-ci. et incapable de leur résister s'ils sont unis. — Les États circonvoisins : mandata signifie littéralement cercle. Qu'il songe sans cesse aux six procédés (qui sont : la guerre. (ou bien) par la bravoure moyens. le royaume. se mettre sous la protection d'un roi plus puissant ». Ces (quatre) éléments en résumé la souche (forment) des États circonvoisins . suivant Kâmandaki (Nitisâra. 8°) l'allié de celui qui est attaqué par ce dernier. comme 158. tels sont les douze éléments déclarés les (principaux).

cela ne constitue pas un double système de division des forces : on attendrait encore un second exemple. la fasse pour temps opportun (soit qu'on l'injure venger) (faite) à un allié. soit en considération ou (en punition) d'un allié. dans un but personnel. Ayant examiné le parti à prendre. de camper. éléphants. chevaux. . marcher. etc. en cas d'affaire urgente surgissant d'un allié. car le roi d'un côté. diviser (ses forces). On doit reconnaître deux espèces d'alliances procurant dans le présent et dans l'avenir : celle où l'on (des avantages) agit de concert. » (Kull. « Une partie des troupes. de marcher. Ceux qui connaissent des forces est de deux sortes : lorsque disent que la division s'arrête l'armée (en un lieu) et le chef (en un autre) pour d'une entreprise. 162.192 LES LOIS DE MANOU 161. ou quand on est accompagné 166. 167. assurer la réussite 161. La guerre est dite de deux sortes. sous la conduite d'un général. La marche est dite de deux sortes : quand on (se met tout à en route) seul. Le campement est dit de deux sortes : (on reste dans soit quand) on a été affaibli peu à peu par le destin l'inaction.. (faire) alliance. et au contraire (celle où l'on agit séparément). 162.) Au reste le sens du vers demeure obscur. en prenne ou inopportun. comme le traduit B. de (deux manières) diviser (ses forces) et de chercher protection. On peut aussi entendre dvaidham « division (des forces) » comme un adjectif s'accordant avec samçrayam « une double manière de chercher protection ». il doit (suivant le cas) se décider à camper. est envoyée d'un côté pour faire face à l'attaque du roi ennemi. 164. attaquer. 165. ce qui justifie notre traduction. Le parti à prendre : littéralement « ce qui doit être fait » kâryam signifie peut-être tout simplement « l'affaire ». l'armée de l'autre. (soit) qu'on l'entrede son propre mouvement. Mais au vers 167 il est dit que « la division des forces est de deux sortes ». 163. Cette interprétation réduit à cinq le nombre des procédés ici indiqués.coup. d'autre part le roi avec quelques troupes reste dans sa forteresse. les avantages des six procédés 167. Un roi doit savoir qu'il y a deux sortes d?alliances et de guerres. de fautes antérieures. ou chercher une protection.

alors bien vite sous la qu'il se mette d'un prince juste et puissant. « dans le but d'atteindre un avantage » . 171. (Kull. Il est à remarquer que Manou semble subordonner la déclaration de guerre uniquement à l'avantage qu'on espère en retirer. chevaux. se roi) pressé par ses ennemis mettre à l'abri de leurs attaques. trésor. etc. « ministres. 170 Prakrti désigne les sujets ou bien. — A ses fins qui sont « d'arrêter l'ennemi ».). (Kull. Divisant ses forces. et nullement au principe du droit et de la justice. alors à l'ennemi. Mais quand il est faible en équipages et en troupes. il doit alors faire la guerre. 172. comme l'entend B. Cherche à se mettre à l'abri de leurs attaques : littér. note du v. par crainte d'une agression de ses ennemis futurs. La recherche d'une protection est aussi dite de deux sortes : lorsqu'on cherche à. en deux ses forces.) 13 . 173. qu'il tâche d'arriver il peut facilement 174. H. divisant supérieurs à ses fins. armée ». Quand il estime que ses propres troupes sont dans des et en bon état. alors. Équipages :« éléphants. 173. Ces éléments ont été indiqués au v. Quand (un roi) entrevoit est assurée que sa supériorité dans l'avenir. ou bien (lorsqu'on cherche à) d'un prince passer parmi les gens vertueux (pour le protégé puissant). « les éléments de l'État sont florissants ». il se met sous la protection d'un prince puissant ». Négociations amicales : littér. Quand il estime que tous ses sujets sont parfaitement satisfaits et que lui-même est au faîte de la puissance. royaume. — « même lorsque dans le moment il n'est pas pressé par l'ennemi.) —Je ne sais ce que l'auteur entend ici par « les gens vertueux ». cf. 167. il doit alors soigneusement se tenir en place. forteresses. 170. qu'il marche 172. en se réconciliant peu à peu avec ses ennemis. Mais quand être attaqué par les forces de ses ennemis. ciations amicales. « alliance ». 171. protection 168. et (que) pour le moment présent (il n'a qu'un) il doit alors recourir aux négoléger dommage (à souffrir).LES LOIS DE MANOU 193 168. Quand le roi estime que ses ennemis sont tout à fait en puissance.. 169. 157. » (Kull. 169. et qu'il en est tout autredispositions allègres ment (de celles) de l'adversaire.

par tous les moyens lui soient supérieurs. mars-avril. sujets (désobéissants) lui fait 176. ni neune le tiennent en leur dépendance tres.). doit entrer en campagne en hiver. novembre-décembre : pour l'épithète de joli. et les désavantages de toutes (les actions) passées. Celui qui sait les avantages et les désavantages à au conseil dans le présent et qui venir. il peut certaine. dominé par ses ennemis. Un prince versé dans la politique devra faire en sorte ni ennemis ne que ni alliés. toujours d'un précepteur à la fois et ses celui qui contient spirituel. et dont la marche est retardée par des éléphants et des chars. Qu'il honore de tout son pouvoir. telle est en somme la (vraie) politique. Kull. février-mars. 183. Qu'il dispose tout de manière que ni alliés. Même à d'autres s'il entrevoit une victoire époques. Le prince doit se mettre en marche dans le joli mois de Mârgasîrcha ou vers les mois de Phâlgouna et de suivant Tchaitra. au joli mois de mârgaçïrsha. —Phâlguna. qu'il n'hésite pas â recourir 177. doit se mettre en campagne au printemps. « bravement ». et les forces de ses ennemis. marcher en prenant l'offensive. 182. une expédition contre 181. . 176. ni neutres. 178. Au lieu de sa yuddham. 182. Qu'il considère exactement l'avenir et le présent de les avantages toutes les entreprises. aux mois de phâlguna et de caitra ». Caitra. (Kull. progressivement de l'adversaire de la manière capitale qui suit. ou si une calamité a frappé son ennemi. il faut tenir compte de la différence des climats. Même alors s'il remarque que cette protection à la guerre. celui qui a des troupes de cavalerie.194 LES LOIS DE MANOU à l'égal 175. Mârgaçïrsha. et d'autres lisent suyuddham. . (l'état) de ses troupes. ni ennemis. — L'état de ses troupes : « le roi qui désire conquérir un royaume étranger. et dont la marche est rapide. Mais si le prince entreprend il doit marcher sur la un royaume ennemi. 179. 180. qui est prompt les conséquences des actions n'est jamais conçoit passées. du tort.

derrière un général. Qu'il place le général et le commandant des troupes dans toutes les directions. marais. sur les deux flancs les éléphants. (Kull. chars. il semble difficile de les placer dans toutes les directions. puis les fantassins » . d'un allié qui favo186.) — Les principes de la stratégie. ennemie. voici comment il faut entendre ces divers termes de comparaison : bâton « en tête le commandant des troupes. — Les six corps de troupes « éléphants. ayant assuré ses positions de routes et les six 185. chariot « l'avant en forme de pointe. Ayant les trois sortes préparé sur la ville corps de troupes. L. « son (royaume) originel ». Garuda. (préparé) et placé à propos des espions. —Assuré ses positions. infanterie. De quelque côté qu'il appréhende le danger. son armée ayant ou de sanglier. qui après avoir est revenu passé (à l'ennemi) (à lui) . de dauphin. . chevaux. fils de Kaçyapa et de Vinatâ. v. ou (d'oiseau) garouda. Il doit marcher sur son chemin. Kull. « ayant ramassé des provisions » . au milieu le roi. cf. 184. il doit ses troupes de ce côté. 192. sauf que le centre est plus large ». capitale .LES LOIS DE MANOU 195 184. car (ce sont là) les ennemis les plus dangereux. Les trois sortes de routes « plaines. 187. ou d'aiguille. Le commandant des troupes et le général n'étant que deux. ou rangée en forme de bâton. 185. près d'eux les chevaux. l'arrière large » . âspada est un terme un peu vague : B. cocher du soleil et l'ennemi des serpents. 188. 187. ou de chariot. l'aiguille « une colonne allongée ». forêts ». 189. B. dauphin « le contraire du sanglier (c'est-à-dire le eentre étroit. sanglier « l'avant et l'arrière étroits et le centre large » . frère d'Aruna. « sa base d'opérations » . et lui-même se placer toujours étendre (au centre) d'un bataillon disposé comme un lotus. le général et les ouvriers ». Mûla. oiseau mythologique. l'avant et l'arrière larges ». qu'il marche progressivement suivant les principes de la stratégie. — Suivant le commentaire. et qu'il tourne le front de bataille du côté d'où il craint le danger. Il doit se défier particulièrement rise secrètement et d'un (transfuge) l'ennemi. le garuda « pareil au sanglier. Ayant pris ses dispositions dans (sa propre) capitale et dûment ce qui est nécessaire à l'expédition. explique autrement. « ayant gagné les mécontents du parti adverse ». 189.

196 LES LOIS DE MANOU 190. marécageux couvert d'arbres et de sur un (terrain) des éléphants. désireux de la victoire. 107 et note. ses de (l'adversaire) et détruire continuellement le territoire son eau et son combustible. qu'il qu'il les exhorte leur conduite les passe soigneusement en revue et constate l'ennemi. 197.) 198. sur un plateau avec des épées. Accessibles à la corruption : « les parents de son ennemi qui aspirent au trône et les ministres mécontents ». les remparts. les Pantchâlas. Kouroukchétra. Qu'il fasse combattre à l'avant-garde les hommes du les Matsyas. Qu'il place en tous sens des régiments sûrs. v. des signaux sachant résister convenus. fourrages. buissons avec des arcs. Qu'il fasse combattre (de soldats) en serrés . Des signaux convenus « au moyen de timbales. . (Kull. intrépides et fidèles. (Kull. ayant et attaquer. Il doit aussi détruire les étangs. sur les quatre moyens de venir à bout d'un ennemi.) 191. 19. II. un petit nombre 191. Ces provinces sont situées au nord de l'Inde. 194. Quand il a bloqué l'ennemi. la corruption. Qu'il tâche de corrompre de ce qui est fait la corruption et qu'il se tienne au courant . (Kull. quand elles chargent il doit camper et ravager 195. En forme de foudre « les troupes réparties en trois corps ». En (pays) plat qu'il combatte avec des barques et sur un (terrain) cavalerie. qu'il combatte (par l'ennemi) sans peur. Cf.) 193. quand le destin est favorable. et lui causer des alertes fossés. à ceux qui sont accessibles 197. la division (em190. Par la conciliation. ses vivres. harceler pendant (l'ennemi) la nuit. 198. du les hommes 193. les 196. avec les chars et la 192. boucliers (et autres telles) armes. . qu'il étende à son gré des (forces) nombreuses . Après avoir rangé ses troupes. Soûrasena et (autres) qui sont grands et agiles. tambours et conques ». rangs (ses troupes) rangées en forme d'aiguille qu'il fasse combattre ou de foudre. Cf.

Car lorsque deux (adversaires) sont aux prises dans un combat. mais de ces deux. — « Le destin est insondable. 199. ployées) qu'il tâche de triompher de ses ennemis. Toute ici-bas est soumise à l'ordre du entreprise destin et (à l'action) de l'homme . (habitants qu'il y installe la dynastie et lui impose des conditions. qu'il combatte ses ennemis. il doit adorer les dieux qui y sont (adorés) ». Après s'être enquis en détail des voeux de tous les du pays conquis). sont recommandables suivant la circons(ces deux actions) tance. 205. Si toutefois les trois expédients inprécédemment alors. Après la victoire les Brahmanes vertueux des immunités et . Ici-bas : le texte porte seulement idam. 205. explique ceci d'une manière qui me semble peu naturelle : « ayant conquis un royaume étranger. 200. diqués n'ont pas réussi. des « exemptions de taxes pour un an ou deux ». — Les immunités sont suivant Medh. Par le destin il faut entendre suivant Kull. — Honorer les Brahmanes. c'est. pour vaincre il doit adorer les Dieux et (honorer) 201.) . Kull. mais jamais par le combat. dans les (actions) humaines il y a mûre réflexion : c'est pourquoi c'est par les efforts humains qu'il faut tâcher d'atteindre le but ». leur faire des présents. (Kull. comme on l'a vu plus haut. 204. 201.LES LOIS DE MANOU 197 ensemble ou séparément. La confiscation des biens convoités le méconproduit le don (de ces mêmes biens) engendre l'affection : tentement. le destin est insondable. « l'absence de crainte». (bien) préparé. proclamer 202. tandis que dans (les affaires) humaines l'action est connue. (vaincue) 203. un (souverain) de. il doit accorder l'amnistie. Il doit adorer les dieux. on ne voit pas (d'une façon) certaine (de quel côté ou la défaite . « la résultante des bonnes et mauvaises actions dans une vie antérieure ». par conséquent sera) la victoire qu'il évite la bataille. et honore par des (présents de) pierres précieuses ce (nouveau roi) ainsi que les grands personnages. — L'amnistie : littér. Qu'il fasse respecter les lois (du pays) telles qu'elles sont établies.

Les sages considèrent comme très dangereux un ennemi de noble race. Faisant le bonheur de ses sujets : j'entends ainsi tushtaprakrti. Ce vers un peu obscur veut dire qu'avant de partir en expédition le prince conquérant doit assurer ses derrières.198 LES LOIS DE MANOU 206. 210. bien deviendra) puissant par la suite. faisant le bonheur de ses sujets. libéral. il exige de lui qu'il soit son allié. clé211. extrême sont toujours les vertus mence. brave. 212. ses richesses son épouse . riche en troupeaux.» c'est-à-dire « content ». En acquérant prospère pas autant qu'en se faisant un allié fidèle. 208. verum amici. à moins qu'on ne préfère le prendre au sens de « dont la nature est contente. H.pour (sauver) même un pays agréable. qui est éclairé. connaissance bravoure. de l'adversité. de l'or et du territoire un prince ne 208. Noblesse. dévoué et reconnaissant. considérant que les trois fruits (d'une expédition sont) un ami. . » 209. qu'il pour sauver qu'il sacrifie son épouse et ses richesses sa sacrifie toujours pour sauver propre personne. de l'or et du territoire. 207. qui le menace par derrière qu'il tire le fruit de son expédition (du vaincu devenu) son allié ou (resté) son ennemi. que faible (d'abord. Un allié (même) faible est estimé (s'il est) vertueux. qui. En prévision ménage sesrichesses. libéralité (qui doivent) briller dans un prince neutre. des hommes. 206. Ce vers rappelle le mot de Salluste (Jugurtha) : « Non exercitus neque aurum praesidia regni Sunt. Vrajet « qu'il s'en retourne » ou peut-être « qu'il traite ». Que le princen'hôsite pas à abandonner. 207. Ou bien (le vainqueur) peut encore conclure soigneusement une alliance avec (le vaincu) et s'en retourner (chez lui). lui paye un tribut et lui cède un territoire.qu'il 213. 209. ferme dans ses entreprises. comme le traduit B. fertile et en céréales sa personne. — Les trois fruits : en faisant la paix avec le vaincu. reconnaissant et ferme. Examinant dans les États environnants (le prince) et l'adversaire de ce dernier. adroit.

parmi les moyens d'épreuve. note du v.) — Éprouvés . note du v. Il doit purifier toutes ses affaires avec des drogues les poisons. De l'exercice « en faisant des armes. on en peut voir un curieux exemple à la fin du drame de Priyadarsikâ.) 216. tous les (quatre) expédients. 214. ». c'est-à-dire simplement « l'heure des repas ». Un (prince) fondre sage qui voit toutes les calamités à la fois sur lui. Là il mangera des aliments par des servi(préparés) les moments teurs dévoués. doit employer. (Kull.LES LOIS DE MANOU 199 214.) — Kull. rapporte « à midi » à « s'étant baigné ». (Kull. Quant à l'effet des mantras neutralisant les poisons. 218. « c'est-à-dire lui-même ». sa ses lits. les formules qui neutralisent 218. (ces aliments été) éprouvés ruptibles les poisons. celui qui entreprend. ses sièges. 215. 221. mais après la récréation. cite le suivant : « en présence d'un aliment empoisonné. Après délibéré toutes ces (questions). et avoir toujours soin de porter qui neutralisent l'effet des poisons. connaissant et incor(propices) auront et (bénis) par . toilette et tous ses ornements. réunis ou séparés. qu'il songe de nouveau aux affaires en temps voulu. 107. (Kull. avoir de l'exercice et s'être pris à midi en son harem pour y dîner. Kull. 217. son bain. Il doit également des précautions pour ses prendre ses aliments. Des femmes ments ont été examinés. (Kull. le roi entrera baigné. les yeux de l'oiseau cakora deviennent rouges ». qu'il l'entreprise d'atteindre le but. Après dîner il peut se récréer avec ses femmes dans le harem . devront l'éventer et lui présenter l'eau et les parfums. etc. Examinés « dans la crainte qu'elles ne portent une arme cachée.) Cf. (Kull. 217. 215. .) 219. avoir ainsi avec ses ministres sur 216. Ses affaires « aliments et objets (dont on se sert) ». 153. ces trois choses. Les moments propices. avec prévenance 220. Celui qui entreprend. Considérant et tous les moyens s'efforce réunis. voitures. ou que leurs ornements ne soient enduits de poison ». Cf. des pierres précieuses qui détruisent de confiance dont les robes et les orne219.

appartement escorté des femmes harem. . les chars ». terme très général. On ne voit pas bien pourquoi il doit passer dans un autre appartement secret avant d'entrer au harem. de peur d'un attentat de la part de ses espions. et équipements. avoir de nouveau aliments et 225. tous ses chars. Les dévotions du crépuscule il (ira) bien accomplies. il peut confier toutes ces portant . Telles sont les règles que doit observer un prince bien il est indisposé. quand (affaires) à ses ministres. Après pris quelques de musique. 224. Puis congédiant tous ces gens. Ayant mis son costume. 224. comprend « les éléphants. Vâhana. 223. (à son service) pour y dîner. Bien armé.) 223. couche en temps convenable 226. et passant dans un il entrera de nouveau dans le autre retiré. retiré écouter les rapports de ses armé dans un appartement émissaires secrets et de ses espions. s'être récréé au son des instruments qu'il se et se lève reposé de ses fatigues. les chevaux. 222. en qu'il passe de nouveau armes revue ses guerriers. (Kull.200 LES LOIS DE MANOU 222.

3. 1. points sur lesquels portent 8. 16°J Les devoirs du mari et de la femme. tels sont les dix-huit (des successions) ici-bas les procès. 15°^) l'adultère. Il (jugera) l'une après l'autre. 4°J les associations . 6°)Le des gages. Le non-payement des dettes : rnâdânam peut s'entendre de deux façons. les (causes) rangées sous les dix-huit : titres (suivants) 4. 13°J le vol . 9°J les contestations entre maître (du troupeau) et berger . Le premier de ces (titres) des est le non-payement dettes.LIVRE Lois civiles HUITIEME et criminelles. 14°J la violence. assis ou debout. 3°) la vente (d'une (les autres sont': ) 2°) les dépôts. 6. quotidiennement d'après les principes tirés des usages locaux et des traités (de lois). Là. . 7. les procès qu'il tranche 4. pagné) de Brahmanes 2. soit àdànam le recouvrement. la main droite levée. 5°j la reprise 5. et 12°J les injures. chose) dont on n'est pas le propriétaire des choses données. 8°) la rédhibition des achats et des ventes . 10°j La loi (relative sur les limites. S'appuyant sur la Loi éternelle. il examinera les affaires des plaideurs. Un roi désireux end'examiner les affaires judiciaires trera au Palais de justice avec un maintien modeste (accomet de conseillers expérimentés. 18°J le jeu et le pari . d'un 7°) la rupture non-payement contrat . modeste dans ses habits et ses ornements. soit adànam le non-payement. . 17°J le partage . aux) disputes 11°) les voies de fait.

détruit. la justice elle protège. vile. il connaîtra des affaires â la juridiction du roi). Ce dernier entrera dans l'auguste tribunal accompagné de trois assesseurs. s'appelle la cour de Brahmâ (à quatre faces). Ou il ne faut pas entrer au tribunal. Détruite. éclairé de les examiner. Inutile de faire remarquer que cette étymologie est tout à fait fantaisiste. — Sont blessés « par ce dard de l'injustice ». Caria justice divine est un taureau . (La cour) où siègent trois Brahmanes versés dans le Véda et un (juge) éclairé désigné par le roi. voilà pourquoi 11. il en avait originairement cinq. Mais quand la justice blessée se prépar l'injustice sente au tribunal sans qu'on lui retire le dard. protégée. vérité au vu des juges. 12. et debout ou assis. ou il faut (y) dire la vérité. alam. (Kull. Si le prince ne fait pas lui-même l'examen des affaires. ce vers est une admonestation adressée par les assesseurs au juge prêt à violer la justice. sement 14. celui qui lui fait du tort est considéré par les Dieux comme un homme de caste il ne faut pas violer la justice. Suivant Kull. la justice.202 des hommes qui sont LES LOIS DE MANOU généralement en contestation sur ces sujets. 9. A quatre faces est suppléé par le commentaire. Dharma désigne la Justice personnifiée. 12. est donc un Vrshala. Brahmâ a quatre têtes .) 15. de peur de détruire c'est pourquoi gardons-nous ne nous fasse périr. (eux-mêmes) 13. . Partout où la justice est détruite la par l'injustice. qu'il charge alors un Brahmane 10. 16. les juges sont blessés. (soumises 11. un homme qui ne parle point ou qui parle fausest coupable. 15. que la justice détruite 16. homme de caste vile. La justice est représentée sous la forme d'un taureau vrsha : celui qui lui fait du tort. d'autant plus que alam n'a guère ce sens. pour avoir parlé de lui irrespectueusement : de là les épithètes de caturmukha « à quatre faces » ou de ashtakarna « à huit oreilles ». mais l'une d'elles fut brûlée par le feu de l'oeil de Siva. ceux-ci par le mensonge. (également) sont détruits.

Un quart de l'injustice sur retombe (d'un jugement) l'auteur un quart sur le témoin (du méfait). Considérant ce qui est utile et ce qui ne l'est pas. qui n'a d'autre ou un Brahmane au gré du roi interqui se dit tel. Un (Brahmane) mérite que sanaissance. . 22. le teint. et la faute retombe le châtiment est châtié. 18. les examine toutes qu'il affaires des plaideurs suivant l'ordre des castes. et « qui ne remplit pas les devoirs d'un Brahmane » (Kull.). il peut employer un Kchatriya. 20. mais jamais un Soudra. 18. 24. — Suivant l'ordre des castes veut dire qu'il doit s'occuper d'abord des Brahmanes. le roi est sans reproche. son royaume s'abîme comme une vache dans une fondrière. 21. Littér. « celui qui dit qu'il n'y a pas un autre monde ». peuvent préter pour lui la Loi. Un royaume de Soudras.) — Le commentaire ajoute « à défaut d'un Brahmane instruit. Au contraire les juges exempts sur son auteur. Lorsqu'un roi laisse sous ses yeux un Soudra rendre la justice. 203 La justice est le seul ami qui (vous) suive même dans en même la mort. puis des Kchatriyas. 19. assis sur le siège et avoir 23. (qui a menti). (le roi) revêtu (de doit et recueilli commencer l'examen des son costume) causes. infesté d'athées et rempli bientôt de Brahmanes tout entier. Et surtout : l'expression kevala est un peu obscure : littér. périt dépourvu ravagé par la famine et les épidémies. Après s'être de justice adoré les (Dieux) protecteurs du monde. Un quart : littér. 24. un quart sur le roi. : un Brahmane qui subsiste seulement en vertu de sa naissance. 22. Athée : littér. (Kull. car toute autre chose va à la destruction temps que le corps. Par des signes extérieurs (tels que) la voix. (tout entière) (de péché). un quart sur tous les juges. « la justice et l'injustice seules ». c'està-dire qui n'étudie pas le Véda et n'accomplit pas le sacrifice. de sa caste. et surtout ce qui est juste et injuste. : un pied pàda du taureau qui symbolise la justice. etc.LES LOIS DE MANOU 17. 25. voire même un Vaisya connaissant le code des lois ». — Un Brahmane qui se dit tel « dont l'origine est douteuse ». quand celui qui mérite 20.

Par la mine. sui31. égale â (la valeur de) cet (objet). 30. le qu'il découvre caractère intime des gens.). Le roi « après l'avoir fait proclamer au son du tambour pour retrouver le possesseur ». » (Kull. 32. le du regard et de la voix se trahit langage. Retrouvé « par les gens du roi ». la démarche. Qu'il protège aussi les femmes stériles. Se souvenant de bien. s'il (peut) spécifier il doit être remis les autres (renseignements). terme) le roi a le droit de se l'approprier. Un roi juste punira du châtiment des voleurs les parents qui usurpent leur vie. Le roi fera garder en dépôt pendant trois ans le bien dont le propriétaire est inconnu de ces . le maintien. il mérite une amende dimensions. Celui qui dit : « Ceci est à moi» doit être examiné la forme. 26. 34. — « la minorité finit avec la seizième année» remarque Kull. les veuves et les infirmes. (Kull. avant l'expiration trois ans le propriétaire au delà (de ce peut le reprendre. par les modifications la pensée intérieure.204 LES LOIS DE MANOU la mine. les yeux. celles qui n'ont celles qui sont fidèles pas de fils. 28. ce qu'il soit revenu (de noviciat) ou qu'il soit sorti jusqu'à de l'enfance. du devoir des hommes 33. un dixième la seconde. le roi sur un bien perdu et retrouvé la sixième la prendra partie. à leurs époux (absents). C'est au roi de préserver le patrimoine d'un mineur. la forme et les moment (où l'objet a été) perdu. etc.) . le maintien. celles qui sont sans famille.) 33. 27. en possession de l'objet. les gestes. Le patrimoine d'un mineur « dépouillé par un oncle indigne. (le bien) de ces femmes pendant 30. (Kull. le nombre et vant la règle . les gestes. dixième ou la douzième. A titre de droit de garde il prélèvera « un douzième la première année. 29. Mais s'il ne (peut) exactement le lieu et le indiquer la couleur. Un objet perdu et retrouvé doit demeurer sous la garde 27.) 34. un sixième la troisième ». (Medh.

ou pourvu de qualités. 35. Si un homme dit avec vérité d'une trouvaille: moi ». après qu'on l'aura évalué. Kull.) 37. « l'alternative est subordonnée au manque de vertus ou à la possession de vertus » delà personne. (Un roi) qui connaît après avoir étudié celles des celles des (diverses) lois des castes. (Kull. des familles. Si le roi trouve un trésor ancien caché en terre. Ici. le roi les fera écraser par un éléphant. Govind. — le sixième ou le douzième « suivant que cet homme est sans qualités. . Le bien ravi par des voleurs doit être rendu par le roi à quelque caste (qu'il appartienne) . le roi a le droit d'en prendre le sixième ou le douzième. 39. 36. « Soit que la trouvaille ait été faite par lui ou par un autre » (Kull. provinces) ». Quand un Brahmane instruit trouve un trésor caché car il même en entier. Mais celui qui fait une fausse déclaration doit payer une amende de son propre bien ou à une (égale) au huitième assez petite portion du trésor. jadis (en terre). contredit l'opinion de Medh. qui entendent pûrvopanihitam « jadis caché ».) Cette interprétation est déjà proposée par le même au vers 33. le roi (à son propriétaire) ce bien se rendrait de vol. c'est que les coutumes particulières « ne soient pas en contradiction avec les textes sacrés ». : « qu'il établisse sa propre loi ». Le roi a droit à la moitié métaux (qu'il (qui sont) en terre pour prix de la protection du sol. 36. doit (les) faire et celles régner corporations (comme) sa propre loi. 38. (Kull. au sens de « caché par ses ancêtres ». 37. fait une restriction. provinces. qu'il en donne moitié aux Brahmanes. (Kull.). — Kull. On peut aussi entendre avec B.) 40. des trésors anciens et des 39. il peut se l'approprier est le seigneur de toutes les choses. Littér. « établir la loi particulière à chacune d'elles (des castes. 41. coupable qui s'approprierait les la justice.) 41.LES LOIS DE MANOU 205 â le de (personnes) choisies exprès . » (Kull. et Nâr. ceux qu'il surprendrait voler. Doit être rendu « lorsque le roi a pu le reprendre aux voleurs ». La moitié « au cas où il ne sont pas pris par un Brahmane éclairé ». moitié et mette (l'autre) dans son trésor. donne à ses sujets) et en qualité de maître 40. « C'est à 35. comme précédemment.

206 LES LOIS DE MANOU 42. il doit forcer le débiteur à rendre au créancier (que celui-ci) prouvera l'argent (avoir été prêté par lui). 43. 49. (le par la coutume établie. 46. « lorsqu'il est engagé dans une procédure » au lieu de « observant les règles de la procédure ». personne. comme le traduit B. si elles ne sont pas en contradiction avec les (usages) des proet des castes. sa propre les témoins. et l'emmenant à sa maison avec des coups. vérité. le temps et la forme (particulière du cas). (tout) le monde. la qu'il examine le fait (en question). Pour contraindre son débiteur à le payer. — La coutume établie âcarita. qu'il les fasse observer (comme des lois). « en tuant la femme. Observant les règles de la procédure. par un procès. . les enfants.. 45. suivant Medh. Les moyens moraux : dharma est commenté par « la médiation conciliatrice des amis et parents ». ». ainsi le roi doit diriger la marche de la justice par induction.. — La ruse consiste à lui emprunter quelque chose qu'on refuse de lui rendre jusqu'à ce qu'il ait payé. etc. un créancier tous les moyens de le faire (peut employer) susceptibles rentrer dans son bien. ni étouffer un procès commencé par un autre. signifie que « quand le débiteur est insolvable. le lieu. le bétail du débiteur. De même que le chasseur dirige ses pas par les traces de sang du daim (blessé). Par des moyens moraux. 44. Quand un créancier à lui pour un recouvres'adresse ment d'argent sur un débiteur. 45. Car les gens qui s'occupent de leurs affaires et se renferment dans leurs occupations deviennent chers à propres bien qu'ils soient éloignés. — Procès : vyavahâra. 49. par la ruse. créancier) peut recouvrer l'argent prêté. Le roi et les hommes du roi ne doivent soujamais lever d'eux-mêmes un procès. vinces. on le force à travailler pour s'acquitter de sa dette ». Vyavahàravidhau sthitah signifie peut-être. 48. des familles 47. et en cinquième lieu par la force. Toutes (les coutumes) verpratiquées par les Dvidjas tueux et justes.

On peut aussi entendre « bien établi ». Une autre leçon suivie par L. perdent 57. revient sur un fait dûment (sur son dire). 56.LES LOIS DE MANOU 207 50. interrogé reconnu (par lui). Dûment reconnu par lui : c'est l'interprétation de Kull. 54. faut dire) en premier lieu et en dernier lieu . contumace. et le second (point).). ne peut le faire. Si un (débiteur) nie une dette. 53. Suivant Kull. nie doit indiquer le lieu (où s'est fait le (la dette). à une question celui qui est pondre) posée (expressément). Un lieufaux. Le créancier lui-même son bien sur son qui recouvre débiteur ne doit pas être réprimandé par le roi pour avoir repris ce qui lui appartenait. (Kull. 51. celui qui ne s'aperçoit désigné pas que sa déclaration antérieure contredit sa déclaration subséquente. Réprimandé. . 55. 57. ou qui après l'avoir se rétracte. ne s'en tient pas (à ce qu'il a dit). Celui qui s'entretient avec les témoins dans un lieu qui ne convient celui qui ne veut pas (répas à cet entretien.) 54. ou bien suivant Kull. Ce qu'il faut dire. celui qui ne celui qui ne sait pas (ce qu'il prouve pas ce qu'il a avancé. le demandeur autre preuve. c'est-àdire la preuve. Celui qui dit : « J'ai des témoins lui ». Pour les mômes raisons « précédemment énoncées » (Kull. Celui qui désigne un lieu faux. tous ces gens-là leur procès. le sens est « le roi ne doit pas l'empêcher de reprendre son bien ». pour les (mêmes) répond : « Montre-les raisons doit être débouté par le juge. cier. c'est-à-dire la chose à prouver ». adeça ou bien « un lieu impossible ». celui qui. à payer la somme au créan(le roi) l'obligera à ses moyens. porte adeçyam « un témoin qui n'est pas sur les lieux au moment du prêt ». « le premier (point). 56. et B. Si le débiteur sommé devant le tribunal de rendre. et qu'elle soit prouvée avec évidence. Celui qui après avoir déclaré ce qu'il fallait déclarer. Celui qui sommé de parler ne parle pas. prêt) ou donner quelque 53. plus une petite amende proportionnée 52. parce que son cas rentre dans ceux qu'on vient de mentionner. 50. et lorsqu'on ».

. On ne doit prendre ni ceux qui ont (comme témoins) un intérêt dans l'affaire. (qu'ils soient) Kchatriyas. LES LOIS DE MANOU la loi être ne parle pas. 64. doit être du roi ou convaincu au moins par trois témoins en présence du Brahmane (délégué par lui). il doit d'après Si le demandeur ne répond pas si le (défendeur) puni de prison ou d'amende. Les gens du pays : maula signifie aborigène. il perd en toute justice son dans un délai de trois quinzaines. 61. une dette. Les maîtres fants mâles. 62. cités par le demandeur. sûrs. ni ceux qui sont atteints ni de maladie. ceux qu'on a vus en faute. . d'urgence. ni les ennemis. Vaisyas sauf en cas . ni ceux qui ont été surpris à mentir (dans une autre circonstance). Celui en justice qui comparaît et qui interrogé créancier.) On voit par là que les préceptes suivants s'appliquent à toutes sortes de témoins en général. à une amende double (delà violateurs (comme) somme en litige). 63. ceux qui sont souillés (de péchés mortels). 64. et celui qui la 59. exempts de cupidité .208 58. « domestiques ». mais il faut éviter ceux qui sont (d'un caractère) opposé. à (la requête) d'un 60. — les cas d'urgence sont indiqués aux v. ni les amis. ni les compagnons. mais non d'autres témoigner quelconques. Celui qui nie faussement tous deux par le roi. autochtone . 69 et 72. ont droit de ou Soudras. Dans les procès on peut citer comme témoins des gens de toute caste. de maison. Un procès « pour recouvrement de dettes ou autre chose ». par des la vérité doit être attestée comment par ces (témoins). devront être condamnés de la justice. connaissant tous leurs devoirs. les gens du pays. (Kull. — A mentir : littér. 61. Compagnons : ou suivant Kull. Je vais énumérer sortes de gens peuvent être quelles témoins d'un procès et cités comme créanciers. (par le juge) nie la dette. les (pères) qui ont des en62. réclame (à tort). procès.

Un barbare. (Au cas où le délit a été commis) dans l'intérieur d'une ou dans une forêt. et s'il y a eu mort d'homme. est accablé de fatigue. un parent. seul).) 70. (Kull. ni un Ne peuvent être pris comme témoins ni un étuni un acteur.) — Des castes inférieures. ni un voleur. Ni un (homme) ivre. du fait peut porter a connaissance quiconque témoignage entre les deux parties. une femme. (Kull. (Kull. un esclave. pour ceux des castes inférieures. ni celui qui ni ni celui qui est en proie à l'amour. ni un (homme) réputation. un enfant. 209 ni le roi. etc. 70. explique lingastha par « étudiant ». un élève. les Soudras honnêtes les hommes des castes inférieures pour les Soudras. les 68. ni un ni un barbare. Les femmes doivent témoigner pour les femmes. 69. un serviteur peuvent porter dans de telles circonstances). ni un infirme. Faute (de mieux). artisan. 67.)—Du même rang « de la même caste ». ». ni ni un enfant. affligé. mais le sens est peut-être plus général. Mais (comme) les enfants. ni un (homme vieillard. Ni un étudiant : Kull. pour recouvrement de dettes. ni un fou. les vieillards. ni un (ascète) renoncé aux attaches diant.LES LOIS DE MANOU 65. testis nullus. 66. de mauvaise 66. les infirmes ainsi que (les personnes) dont l'esprit est dérangé mentent on doit considérer leurs dépositions (parfois) en témoignant. « un ascète ». Dans de telles circonstances : celles qui ont été mentionnées au vers précédent. « les Cândàlas et autres pour les Cândâlas et autres ». un (homme) à qui il manque un sens.) — Un homme seul : testis unus. (avec le ayant monde). Les femmes « dans les contestations entre femmes. 14 . habitation. Dvidjas du même rang pour les Dvidjas. comme peu sûres. ni un (homme) ni un (homme) tourmenté par la faim et la soif. ni celui qui exerce un métier défendu. celui qui est en colère. (Kull. 68. (témoignage 71. un Dasyu « un homme cruel. un brigand ». Ni un esclave. 65. ni un (Brahmane) instruit. un vieillard.

et qu'on l'interroge témoin) quelque à ce sujet. outrages difficile sur les et voies de fait. entend par là « les plus accomplis des Dvidjas qui remplissent leurs devoirs religieux ». est précipité honorables. Assemblée de gens honorables. Ce que (les témoins) déclarent de leur propre mouvement doit être admis comme intéressant le procès . Ses biens « parce qu'il n'y a pas d'amende pour lui ». il faut entendre par là « une assemblée de Brahmanes ». En cas de division .) 73. ». Un témoin une assemblée de gens qui dit. enfer après sa mort. 78. 78. 72. plusieurs de l'esprit non plus que d'autres hommes souillés féminin. (Kull. etc. 77. s'il y a division (entre des témoins parleurs aux Brahmanes. vol. qui est exempt peut (dans certains cas) être (admis) comme témoin. Un homme de convoitise. en cas d'égalité de) la majorité accepter (la déposition à ceux qui sont distingués il s'en rapportera) (numérique. adultère. il doit déposer conformément à ce qu'il a vu ou entendu. Kull. ». mérites d'égal) . Dans tous les (cas de) violence. littér. (Kull. 74. etc. 75. 66. sans avoir été expressément cité (comme 76. cette (déclaration) est sans valeur pour la justice. de péchés. il ne faut pas se montrer témoins. Si quelqu'un a vu ou entendu chose. doit le souverain des témoignages. Un homme tout seul : restriction à la règle du v. Aux Brahmanes : c'est le sens ordinaire de dvijottama « ce qu'il y a de mieux parmi les Dvidjas ». De leur propre mouvement « sans être influencêspar la crainte. (Kull. 73. d'âryas. et perd le ciel. devant en autre chose que ce qu'il a vu. un témoin qui en pareil cas dit la vérité ne perd ni sa vertu ni ses biens. mérite (il s'en rapportera) ou oculaire 74.) . mais non à cause de l'inconstance même honnêtes. mais s'ils déclarent toute autre chose.) 75. Suivant Govind. femmes. Violence : « incendies de maisons. (tout seul).210 LES LOIS DE MANOU 72. 77. Le témoignage fondé sur une constatation est acceptable sur un ouï-dire .

(dans l'autre vie) les régions haute renommée est honoré de Brahmâ . Mais il est possible que le v. « Le ciel.) On sait que l'hydropisie est une maladie spécialement attribuée à Varuna. — Yama est le juge des morts. en présence et des 82. l'Ouranos des Grecs. Le matin. la lune. 83. « Un témoin qui dit la vérité et ici-bas la plus fortunées. obtient 81. « Par la vérité un témoin est purifié . Leur conscience : littér. le Minos hindou.LES LOIS DE MANOU 79. « l'homme. des (images des) dieux 87. 82. 86. » 84. la nuit. contre sa volonté. » 86. il faut donc pendant » témoignant. « Tout ce que vous savez avoir été fait de part et d'autre en cette avec affaire. présence : les interroger en leur parlant amicalement en ces termes 80. les eaux. le soleil. en déposant. 80-86 comme faisant partie de l'allocution du juge aux témoins. Le coeur humain : c'est-à-dire le purusha du vers précédent. 85. ne méprise donc pas ton Âme. (Kull. le mâle (purusha). « Car l'Âme elle-même est le témoin de l'Âme. par les liens cent existences en dire la vérité . les deux crépuscules et » la justice connaissent la conduite de tous les êtres corporels. ce témoin par excellence » des hommes. c'est pourquoi justice prospère les témoins de toutes les castes. 211 en Les témoins étant réunis dans la salle du tribunal. 80 seul soit dans la bouche du juge. un tel témoignage » (lui-même). Varuna. Les liens de Varouna signifie « des noeuds de serpent ou bien l'hydropisie». Je considère les v. par la vérité la la vérité doit être dite par . la terre. l'esprit qui est en eux ». Yama. vérité. Ce purusha est quelque chose comme le démon socratique. est une personnification du Ciel qui embrasse tout. le feu. . le juge doit d'abord' du demandeur et du défendeur. le vent. le coeur (humain). et l'Âme est le refuge de l'Âme . (> Celui qui porte un faux témoignage est enchaîné fortement de Varouna. dites-le par les deux (parties) » car vous êtes ici pour témoigner. « Les méchants en effet se disent : « Personne ne nous voit » . mais les dieux les voient et leur conscience aussi. 85.

un Soudra (en rappelant) la déchéance de caste (que voici) : traînant d'un à l'assassin 89. 94. « 0 homme de bien! Tandis que tu penses de toi : et les « Je suis seul ». 92. « Parle ». la tête la première. . Je traduis te comme génitif du pronom personnel. C'est-à-dire tu n'as pas besoin d'aller faire des pèlerinages aux lieux saints. LES LOIS DE MANOU aux doit demander étant purifié (le juge) la vérité. il ira demander l'aumône à la porte de son avec une sébile » ennemi celui qui porte un faux témoignage. 93. ou à un ingrat. à celui au meurtrier Brahmane. En le prenant comme démonstratif le sens est « ces (lieux) seront (la demeure) de celui qui parle faussement ». tes bonnes actions toutes 90. aveugle. depuis chose si tu dis autre ta naissance iront aux chiens. (quanta) au nom de) son bétail. tourné en l'interrogeant. » (Kull.) 89. le visage de témoigner purifiés Dvidjas (également) vers le Nord ou l'Est. « Honnête homme. tourmenté par la faim et la soif. deses grains. Un Vaisya. si tu n'es pas en désaccord » besoin d'aller au Gange. » après la mort) si tu parles faussement. ni (au pays des) Kourous. » mauvaises actions réside toujours 92. cet (être) sage qui voit les bonnes en ton coeur. en lui disant : « Tu serais aussi coupable pour une déposition fausse que pour un vol de vache. doit-il dire à un Brahmane un « Dis la vérité ». « Le malhonnête dans un (homme) qui interrogé à une question.212 Brahmanes. 91. tu n'as pas coeur . « Nu et rasé. tombe débat judiciaire faussement répond et les téen enfer. (il doit le sommer Vaisya entous (les crimes) de son or. « C'est le dieu Yama fils du Soleil qui réside en ton avec lui. « Les lieux (de tourments) assignés d'une femme ou d'un enfant. de grains ou d'or. 88. 88. seront ta (demeure qui fait du tort à un ami. (que la » vérité). dans l'obscurité » nèbres. doit-il dire à un Kchatriya.

(Kull. ou sont acteurs.) 96. témoignant promptement comme tu l'as entendue ou vue ». « Les dieux ne connaissent pas en ce monde aucune dont l'âme éclairée meilleur que celui n'éprouve » en témoignant. (Kull. appréhension dont un des parents 97. les perles ou les diamants.) 100. 102. à propos de vaches cinq. . domestiques comme des Soudras. « Par un mensonge à propos de petit bétail il en perd il en perd dix. il perd ceux qui 99. pour la formule qu'on adresse aux Soudras. » 98. ne dis donc pas de mensonge propos de terre. v. « On dit qu'un (mensonge) charnels avec les femmes. du poisson avec les arêtes ».). Les Brahmanes qui gardent un métier. « Celui qui devant un tribunal dit (une chose) conest ou dont il n'a pas été témoin traire à la réalité. « Considérant (qu'on commet) déclare toute chose faussement. exercent commerce.)—A propos de personnes : c'est-à-dire « d'esclaves ». font le les troupeaux. écoute par ordre le nombre faux témoin cause la perte. cf. « Par un mensonge à propos de terre sont nés et à naître. 102. tous ces péchés en 101. étang ou d'un puits). oculaire. « Ami.) 98. comme un aveugle mangeant d'homme 96. Les pierres précieuses. et dans quel cas. par un mensonge à il perd toutes les choses . soit de nature à (celui qui concerne) » est équivalent la terre. (Kull. » à propos de personnes mensonge à propos d'or. (Kull. Doit les traiter comme des Soudras : « en demandant leur témoignage il doit les interroger comme les Soudras » (Kull. usuriers.LES LOIS DE MANOU 213 95. Avec les arêtes « il se promettait du plaisir et n'en retire qu'une grande peine ». minérale. par un mensonge à propos de chevaux il en perd cent. (le juge) doit les traiter 95. Il en perd cinq est expliqué de deux 'manières : « il les envoie en enfer » ou bien « il se rend aussi coupable que pour le meurtre de cinq parents ». par un par un mensonge il en perd mille. Aucune appréhension : « ne se demande pas si elle dira la vérité ou un mensonge ». 88. des plaisirs des pierres soit produites précieuses par l'eau. » à propos de l'eau (d'un 100.

Dharmatas « dans l'intérêt de la justice » ou « par un motif pieux ». 106. 105. Ce précepte est d'une application délicate. etc. ne qu'il en est autrement. Oud. à la déesse de l'éloquence. cf. amende. . le vers suivant. X.). Le commentaire restreint ce précepte au cas d'un « délit commis dans un moment d'égarement ». 3-5. Dans les procès où les témoins (le juge) la vérité les deux connaître sûrement entre ne pouvant au moyen devra (tâcher adverses. consacrés une oblation 106. perd pas le ciel : on appelle cela le langage d'un Vaisya. 24. la dette et une à payer doit être contraint d'un parent. ». Sarasvatî. de la vérité. nom d'une rivière. 104.15. 109. au roi). 1-3. ou des trois invocations 107. sachant Dans LES LOIS DE MANOU cas celui qui dit une chose. désigne aussi la déesse de l'éloquence et l'épouse de Brahmâ. donne comme exemple « par pitié. préférable faire du péché 105. Kull. 108. Si la mort d'un Soudra. doit résulter de la déclaration d'un Brahmane. des dieux. 103. Les trois vers adressés aux eaux Rig Veda. Les textes Kûshmànda se trouvent Taitt. Âran. 104. de la somme (comme amende un dixième dans les sept jours survient 108. Ou bien on peut suivant le rite répandre des (vers) clarifié dans le feu en l'accompagnant de beurre à Varouna Koûchmânda ou de l'hymne qui commence par adressées aux eaux.214 103. d'un Kchatriya. X. Parce que ces événements sont considérés comme une punition céleste pour avoir faussement déposé. est : car un tel (mensonge) il faut dire alors un mensonge à la vérité. (Note deB. l'hymne à Varuna Rig Veda. un incendie suivent sa déposition. I. 9.. Un homme (refuse de) porter qui sans être malade au bout de de prêt ou autre. font défaut. tout en (certains) dans l'intérêt de la justice. dans une (affaire) témoignage la dette et (de plus paye) trois quinzaines endosse entière. La meilleure expiation qu'on puisse c'est d'offrir à Sarasvatî les gâteaux de ce faux témoignage. Le témoin qui auquel ou la mort une maladie. de) la découvrir parties du serment.

un Soudra (en le menaçant de tous les péchés graves. Sudâs. L'épreuve de l'eau consiste à rester longtemps sous l'eau sans reparaître à la surface. 115. la fin justifie les moyens. « Jadis le Richi Vatsa fut accusé par son jeune frère consanguin . 115. — Les péchés graves « ceux qui entraînent la déchéance ». 113. 111. de la nourriture il n'y a point de péché ou pour aider un Brahmane. (Kull. — Toucher séparément en sorte que l'imprécation retombera non seulement sur lui-même. ses vaches. (Toutefois d'amour. ou même à toucher ou à plonger séparément tête de chacun de ses enfants et de sa femme.) Pour les autres cas la sainteté du but excuse le mensonge. dans le but d'obtenir les plaisirs de l'amour . Car jadis quand Vatsa fut accusé par son frère cadet. sacrifice). 114. 116. et certains) pour (éclaircir par les dieux Vasichtha même prononça un serment devant le roi (Soudas) fils de Pidjavana. 88. C'est le jugement de Dieu. cf. 41 : « Viçvâmitra ayant accusé par-devant le roi Sudâs Vasishtha d'avoir dévoré ses cent fils. que l'eau ne à bref fait pas surnager. » (Kull. Des serments sages et cas (douteux). un Kchatriya par son char et ses armes. voilà en ce qui concerne les maîtresses . VII. auquel il n'arrive point de malheur délai. 110.LES LOIS DE MANOU 215 ont été faits et par les grands 110. Cf. celui-ci se justifia en prêtant serment ». du châtiment) du feu (dans sa main) 114. mais sur la tête de ses enfants et de sa femme.même se perd en ce monde et dans l'autre. en ce qui concerne un [mariage. Celui que le feu allumé ne brûle pas. 113. Ou bien il l'obligera à prendre la sous l'eau. Un homme sage ne doit jamais prêter un faux serdans une affaire insignifiante. quand on dit : « C'est toi seule que j'épouserai. doit être tenu pour justifié par son serment. de combustible (pour le riage. 116. v.) 112. Que le (juge) fasse jurer un Brahmane par (sa) véraun Vaisya par cité. quand il s'agit) d'affaires d'une vache. c'est toi qui est ma préférée ». un faux serment de ma112. mortel à (prêter un faux) serment. « Celui qui a plusieurs femmes et qui dit : « Je n'en aime aucune autre. car celui qui prête ment. ses grains et son or.

un ne (lui) brûla feu. sur l'affaire. L'amende du premier degré = 250 panas. Telles sont les amendes dit-on. Si c'est par amour. et enfantillage est déclaré amitié. seulement cent. (Kull. (le juge) devra revenir a été fait sera défait. colère. . l'amende du degré supérieur = 1. Cf.) 118. v.000. si c'est (panas) par ignorance. et bannir ensuite 123. ignorance nul. cet espion pas même en considération de sa véracité. Un témoignage crainte. le témoignage d'un enfant est nul. 121. que les sages fixèrent. intermédiaires il payera fois . 120. si c'est par colère. l'amende du payer mille panas. Enfantillage : peut-être cela signifie-t-il «parcequ'on est enfant». 380où il est dit qu'on ne doit jamais toucher aux biens où à la personne d'un Brahmane. si c'est par crainte. 122. Maitreya de n'être pas un Brahmane et d'être le fils d'une femme Soudra . 138. trois fois l'amende deux cents en médiaire . « C'est faux». quatre l'amende du premier degré . si c'est par enfantillage. quant â un Brahmane. entier . pour la sauvegarde la répression de l'injustice. 120. L'amende intermédiaire : littér. si c'est par amitié. Toutes les fois qu'un faux témoignage et ce qui dans un procès.dit-il. « l'autre ». de 119.216 le LES LOIS DE MANOU du monde. 118. cheveu. (Celui qui témoigne devra faussement) par avarice si c'est par erreur. de la justice et pour le faux témoignage. Cf. 123. Je vais énumérer sortes par ordre les diverses châtiments (à infliger) à celui qui rend un faux témoignage pour n'importe quel de ces motifs. amour. l'amende intermédiaire =500 panas. Un roi juste doit mettre à l'amende (les hommes des) trois castes (inférieures) quand ils ont rendu un faux témoignage . (il se contentera de) le bannir. (donné) par cupidité. a été donné 117. 121. v. dix fois l'amende du (il payera) interpremier degré . erreur. (il payera) il payera deux amendes premier degré . et pour justifier son serment il passa par le feu».

je vais les énumérer sans de) cuivre. détruit la bonne renommée 127. 126. 132. et tombe en enfer (après sa mort). Un roi qui punit ceux qui ne méritent pas de punide se couvre tion. Un châtiment injuste et ternit sa gloire (après sa mort). Le corps entier « la mort pour les grands crimes ». (d'un roi) en ce monde. Si la peine corporelle les contre eux même tous les quatre (coupables). Les facultés « la richesse. trasarenu. qu'il emploie modes de punition ensemble. génitaux. etc. amende. certaines pour (désigner quantités et or. est insuffisante à réprimer 130.) 132. la force physique. Atome flottant ou plus exactement atome tremblant. 125. (Ce sont) les organes la langue. que le roi fasse tomber pable) et (la nature timent sur ceux qui le méritent. le examiné lieu et le temps (du crime). en vue des transactions entre les hommes. sain et sauf. 128. l'oeil. et qui ne punit pas ceux qui en méritent. La particule ténue de que l'on voit dans un rayon à travers le grillage soleil pénétrant (d'une fenêtre) est la plus un atome flottant. Sachez que huit atomes flottants en poids (équivalent) 125. 131. d'aller au ciel . (quant au) Brahmane. Les dénominations usitées sur terre. les deux oreilles. Qu'il punisse d'abord par de (simples) paroles. déshonneur 129. les deux mains. et cinquièmement les deux pieds. Après avoir scrupuleusement le mobile. ensuite en troisième lieu par une (plus sévères). il doit même dans l'autre monde l'empêche donc s'en garder. ) 126. et considéré les facultés (du coule châdu) délit.LES LOIS DE MANOU 217 124. le ventre. (Kull. (Kull. par des reproches enfin par une peine corporelle. le les biens et le corps (entier). . Manou fils de l'Être existant a désigné par lui-même dix endroits le châtiment aux (gens des) pour (y appliquer) trois (dernières) il doit partir castes . nez. ». petite unité de poids et s'appelle 133. argent exception.

Cette règle. suivant Kull. Deux cent cinquante panas sont déclarés l'amende comme (l'amende) premier (degré). concerne le cas où le prêteur n'a pas de gage. B. Quatre souvarnas doivent être consirana . « Un karsha est le quart d'un pala. Dix dharanas doivent être (d'argent) souvarnas comme un satamâna . mille comme (l'amende) intermédiaire. dire) la quatre-vingtième des gens vertueux.218 LES LOIS DE MANOU à un grain de moutarde à une lente.— 1. le poids de quatre d'argent un nichka.875 grains. « il n'est pas un pécheur pour gain illicite ». mais sachez qu'un d'argent ou un kârchâpana. seize mâchas font un mâcha. trois grains cinq moyens d'orge moyen. . deux krichnalas pesés ensemble dérés comme un mâchaka d'argent. blanche. » (Note de B. cinq (cents) sont considérés du plus haut (degré). Un prêteur pourra prélever d'argent l'intérêt fixé par Vasichtha ment de son capital. « Le kyshnala ou raktikà (par corruption ratti) est encore usité par les joaillers et les orfèvres et correspond à 0. Six grains de moutarde font un krichnala. littér. Seize de ceux-ci (font) un dharana karcha de cuivre est un pana . — Nest pas coupable d'usure. 140. considérés 137. s'il nie (la dette il payera) payer cinq pour cent (d'amende) de Manou.122 grammes ou 1. Krshnala baie noire de VAbrus precatorius. ou un pourâna 136. dix palas font un dha135. font un souvarna. » (Kull. krichnalas font un pala. trois de celles-ci noire. fait remarquer que cette règle se retrouve dans le code de Vasishtha. 51. s'appelle du 138. II. des devoirs 141. 25 % par mois = 15 % par an. le double : tel est le précepte en accroisse140. 141. (c'est-àpartie du cent par mois.. car celui qui prenddeux d'usure. du cent n'est pas coupable 134.' Ou bien se souvenant il prendra deux du cent (par mois) . trois de ceux-ci à un grain de moutarde blanche font un grain d'orge 134. Cette amende lui est infligée pour avoir obligé son créancier à le faire comparaître en justice. 136.) 139. Quand la dette a été reconnue (par le débiteur) . il doit 139.) — Mâsha := fève. — S'il nie la dette et que le demandeur la prouve.

un (animal) lorsqu'ils ne sont jamais sentement perdus pour ce (du propriétaire). 143. d'intérêt des castes. le bien du roi. un dépôt un bien de mineurs. tel que vêtements. voit 147. s'il 144. Ni un gage. un esclave. d'autres jouir sous ses yeux (de son bien. Cette règle complète la précédente : le Brahmane paye 2 % P&r mois. 143. sans protester. suivant quatre. il ne aucun intérêt doit recevoir pour son prêt. ni mineur et (qu'il laisse 148. Un gage. une limite. prix . ». (Kull. Par force. ils peuvent (par être restés le propriétaire. Mais (s'il a reçu) un gage dont il retire un profit. pendant jouir sous ses yeux d'autres il n'a plus le droit de le reprendre. (Un créancier) les intérêts il doit abandonner en fait usage. 146. 149. le et un dépôt (scellé).) . sont employés avec le conà dresser. dernier.LES-LOIS DE MANOU 219 l'ordre 142. (Kull. Une vache à lait. trois. Un gage « un terrain. c'est-à-dire contre le gré du propriétaire. un gage « un gage à garder. (personnes). S'il n'est ni simple d'esprit. Deux. ne peut user d'un gage par force . un chameau. le Kchatriya 3 °/0.) 144. des femmes. A dresser p. ni un dépôt par être repris suite (d'un long laps de) temps . « un taureau ». le Soudra 5 '/„. cinq pour cent. autrement être perdus ne doivent 145. etc. un tel gage (même) après un long laps de temps ne peut être engagé ni vendu. Mais quel que soit (le bien) dont le propriétaire dix ans. voilà ce qu'il peut prendre légitimement mensuel.) On conçoit en effet que l'usure d'un tel gage lui ferait perdre de sa valeur. etc. (Kull. 142. le Vaisya 4 °/„. (aux longtemps après même) mains du dépositaire). (ouvert) ne sont pas perdus bien d'un Brahmane instruit. ce bien) personnes) : l'usufruitier a droit de le est perdu (pour lui) légalement (garder). ex. par le fait (qu'un autre) en a joui. ornements. (de l'argent le du gage) en (en payant) le (propriétaire prêté) et indemniser il serait un voleur de gages. un cheval de trait et 146. une vache. ».

S'il ne peut payer l'intérêt (échu). tarif de transport par voiture. 152.2. qui est dû. c'est ce qu'on a le de l'usure . 153. dépasser cinq fois (le capital). Celui qui a signé un engagement pour un transport 150. à moins qu'on n'admette cette distinction subtile que. l'intérêt ni (un taux) non reconnu. L'insensé LES LOIS DE MANOU d'un gage sans la permission qui dispose du propriétaire devra faire remise de la moitié des intérêts.220 150. Celui qui est dans l'impossibilité de payer sa dette et désire renouveler le contrat. ni un intérêt à temps ni (un taux) le double du capital). il doit l'inscrire dans le nouveau et s'engager à payer tout l'intérêt contrat. en laine et en bêtes de somme ne doit pas grains. de même. dans le cas du vers 144. Vyatirikta excessif. tandis que dans ce dernier cas il en use en cachette et sans lui avoir demandé au préalable son autorisation. « étant contre (la loi) ». le créancier a usé du gage au su du propriétaire et malgré sa défense. 156. Il ne doit pas percevoir au delà de l'année. deux. Au delà de l'année : le créancier ne peut percevoir au delà d'une année l'intérêt qui a été convenu pour un. L'intérêt de l'argent payé en une seule fois ne doit le double (de la dette . 156. En une seule fois : c'est-à-dire quand on paye d'un seul coup. 153. ou avec B. « qui s'écarte de la règle précédente ». et l'intérêt jamais dépasser payé) en en fruits. peut après avoir soldé l'intérêt échu signer un nouvel engagement. les deux réunis ne doivent pas dépasser le double du capital primitif. 154. 15. Suivant certains commentateurs cakravrddhi. Il y a ici contradiction avec le vers 144. (Un intérêt) excessif dépassant le taux légal n'est pas admis . l'intérêt ajouté au principal ne doit pas dépasser cinq fois le capital primitif. 151. L'intérêt échu est porté au capital. 155. (sous forme de prestation) corporelle. signifierait « l'intérêt composé ». peut s'entendre aussi avec L. — L'intérêt corporel est celui qu'on paye en travaillant pour le créancier. et le débiteur le reconnaît comme faisant partie de la dette. dans l'espèce suivante. . ou trois mois. et non par mois ou par jour l'intérêt avec le principal. (le prêteur) appelle droit de demander cinq pour cent (par mois au plus). 155. (dépassant ni un intérêt extorqué (en temps de détresse). ni un intérêt composé. en dédommagement de l'usage (qu'il a fait du gage). 151.

Malade : ârta signifie littéralement accablé « par la maladie ». (le juge) peut contraindre ment.) 161. « les voyages par terre et par mer ». les temps et les objets. s'il ne remplit pas (ces par voiture. 163. Le tarif fixé par les gens experts les lieux. Qui n'était pas caution pour le payement. times et connaissant (a force le de loi) dans ces (sortes de contrats) en ce qui concerne se porte ici-bas caution de la comparution et qu'on ne puisse le produire (d'un débiteur). Si le garant a reçu de l'argent (du débiteur) ait assez de fonds (pour payer la dette). la mort 161. Si l'on . marien voyages 157. et dont d'un garant. 158. mais si celui qui s'est porté garant comparution au payeles héritiers ment meurt. Voyages maritimes désigne suivant Kull. La règle précédente s'applique d'un paye. faites à la légère. on payera dû pour s'être porté garant. mais seulement pour la comparution du débiteur. (auprès ? héritiers) et qu'il 162. des réclamer ensuite les affaires sont bien connues. c'est-à-dire.LES LOIS DE MANOU 221 et fixé un lieu et une date. (Kull. conditions) venu) . Un contrat n'est pas valable s'il est fait par un homme 157. Sur quel motif le créancier après peut-il. « le motif pour lequel il s'est porté garant étant connu ». 159. le fils (du qui reste (à payer) n'est pas tenu à les payer. les promesses 159. (Kull. c'est-à-dire quand « pour plaisanter on a promis à des bouffons et autres ». — Dont les affaires sont connues. débiteur) au cas de caution pour 160. A la légère. L'argent ce les dettes de jeu. alors (le fils de celui doit acquitter (la dette) sur son propre qui) a reçu l'argent bien : telle est la règle. n'a pas droit au prix (conde lieu et de temps. suivant Kull. d'une amende ou d'un impôt.) payement. fixée). 163. qui n'était pas caution pour le payement. (à l'époque la dette de celui-ci sur son propre avoir. suivant la distinction établie au vers précédent. les dettes de cabaret.

il doit annuler partout (le contrat). par une personne ou une personne non autoun vieillard dante. 165. 164. et en refusant ce qui doit être pris. signifierait. risée. 167. le riche (qui prête). ne doit pas dédaigner ce qui doit être pris. quatre profitent (aux dépens : le Brahmane. possédé fait par même ce qui a été signé par force. le d'autrui) prince. un enfant. témoins. Le marché même dépendante fait qu'une personne ou soit présent pour (l'entretien de) la famille. 171. sont séparés (de biens). 168. suivant Kull.. pour (l'entretien à rembourser sont tenus sur leur propre même s'ils avoir. (Kull. En prenant ce qui ne doit pas être pris. un roi se fait taxer de faiblesse. Trois (sortes de personnes) pâtissent pour autrui : les le garant. quelque insignifiant que soit le profit. 169. absent.) — Le marché : par exemple « un emprunt ».Ce qui a été donné par force. Dépendante « un esclave ». Manou l'a déclaré nul. (bref) tout contrat force.222 LES LOIS DE MANOU dépenivre. 170. et même riche. Une convention confirmée (par des preuves à la si elle est faite contrairement écrites) n'est pas valable loi établie en vigueur dans le procès. frauduleusement. Un prince même dans le besoin ne doit pas prendre ce qui ne doit pas être pris. et périt en ce (monde) et dans l'autre. fût-elle 164. le marchand. 167. . par un malade.) 169. et par force. « la coutume » opposée à la loi. Si (le juge) découvre ou qu'une chose ait été engagée vendue donnée ou reçue frauduleusement. 166. A plus forte raison s'ils vivent sous le régime de la communauté. par un fou. « les juges ». Peut-être faut-il entendre vyâvahârikât comme un terme à part. 166. que le maître celui-ci n'a pas le droit de le casser. Si l'emprunteur est mort et que l'argent (emprunté) ait été dépensé les parents de) la famille. la famille.' (Kull. Kula famille. où il découvre une fraude.

178. faisant taire ses affections et ses haines. mais (s'il est) de caste supérieure. riche et honorable. faire les affaires. et il prospère croître. (créancier) 177. véridique. C'est pourquoi. Le débiteur qui « sous prétexte qu'il est le favori du roi». pouvoir à l'exemple de Yama. décide les causes avec justice. et en réfrénant 174. 173. Comme le dépôt de n'importe quel objet s'est fait 174. — De caste supérieure « un Brahmane ». 223 en empêchant le méEn prenant ce qui lui revient. Mais le mauvais assez insensé prince pour juger les causes contre la justice. ses sujets se tournent vers lui comme les fleuves vers l'Océan. 179. tombe bientôt au pouvoir de ses ennemis. Telle est la règle suivant le roi doit régler laquelle les affaires des gens qui sont en procès les uns équitablement contre les autres. honnête. Honorable ârya . 49. 175. en protégeant en ce (monde) et dans l'autre. famille. 176. 153. 179. Le sage (ne) fera de dépôt (que) chez une personne de bonne de conduite connaissant la loi. bien apparentée. 180.) — Chandena « à son choix » ou peut-être « indépendamment (de la cour) ». Contradiction avec le v. litt. 177. Le (débiteur) le roi de ce qui se plaint par-devant poursuit (sur lui) un recouvrement que le prêteur (par à son choix. 178. ce mot est pris parfois au sens de Dvidja. en les éclaircissant et par des témoignages des preuves. il le payera petit à petit. devra être condamné n'importe quel moyen) et au par le roi à payer le quart (de la dette comme amende) la somme (due). en domptant sa imiter ses sens. 176. Preuves telles que le serment ou le jugement de Dieu. Au contraire si (le roi). doit la conduite de ce juge des morts. les faibles. ou de caste inférieure . . colère.LES LOIS DE MANOU 172. Juger les causes. le souverain. — Les moyens de recouvrement sont indiqués au v. caste. Le débiteur son créancier même par peut indemniser s'il est de même son travail. (Kull. sans égard pour ce qui lui plaît ou ce qui lui déplaît. le roi (voit) son lange des castes.

vient à mourir avant de les avoir remis au père. .) — La dernière proposition du vers paraît un pur remplissage. il faut réclamer 187. Celui qui refuse de restituer du doit être interrogé déposant. (le juge) doit sous des prétextes faire déposer effectivement de l'or (ou autres (spécieux) chez le (défendeur). telle est la règle de la loi. de tous les 188. C'est pourquoi.. 182. L'accusation robore) comme il le devrait cet 184. dans la crainte d'un malheur. 185. qu'on le contraigne par force à restituer les deux (dépôts) . Si le (dépositaire) restitue il n'y a rien là (qui corles conditions (où il a été effectué). d'âge et d'extérieur le dépôt tel quel et dans 183. Mais s'il refuse de restituer or à ces (agents secrets). etc. 185. par le juge en l'absence déposant.. car l'un et l'autre sont perdus en cas de ils ne sont mort de celui qui les a reçus. ni par les parents du déposant. de l'autre. Ni un dépôt ouvert.) — « Si le fils. ».224 LES LOIS DE MANOU entre les mains de n'importe qui. (Kull. Les deux dépôts : c'est-à-dire le dépôt dont il a nié l'existence et celui que le roi a fait faire chez lui pour éprouver son honnêteté. Son plus proche parent « son fils.. secrets par des agents objets précieux) (convenables). du le dépôt à la requête 181. A défaut de témoins. ou bien obtenir le recousur la vrement par la persuasion. ni un dépôt scellé. etc. après avoir fait enquête conduite (du dépositaire). ces deux dépôts sont perdus. ne doivent (du déposant. ainsi doit-il être repris : tel le dépôt. quand jamais être remis au plus proche parent celui-ci vit encore) . 184. on ne doit pas les remettre à un autre qu'au vrai déposant. Mais celui qui (après la mort du déposant) du défunt ne doit lui-même (le dépôt) au plus proche parent être inquiété ni par le roi. » (Kull. Telle est la règle pour le recouvrement 182. Déposer : pour redemander ensuite le dépôt. cas d'incertitude). remet de 186. (auquel on les a confiés).(En l'objet sans détour et par les moyens amicaux. dans le cas contraire pas perdus. tel le retrait.

189. par ex. pareillement distinction.. ». par tous les moyens. etc. le pied. (Kull. ou contraints (au dépôt réclamé). pris aucune partie. « sans distinction de caste ». c'est-à-dire les épreuves. et celui qui réclame ce qu'il n'a pas déposé. qu'un en présence de témoins. condamnés à payer l'équivalent ». doivent être punis tous les à payer une amende égale deux comme voleurs. en. 193. etc.LES LOIS DE MANOU 225 dépôts ouverts .d'autres termes. suivant Nâr. kula signifie témoin . 15 . cuivre. la personne du Brahmane est inviolable. c'est-à-dire « mutilés. Divers supplices consistant à «lui couper la main. et par les serments dans le Véda. (Kull. Celui qui (refuse de) rendre un dépôt. au v. Celui qui par des moyens frauduleux du s'empare subir bien d'autrui doit publiquement avec ses complices' divers supplices. Dans le vers précédent les commentateurs remarquent que les peines corporelles doivent être infligées « aux autres qu'aux Brahmanes ». 194. 194. il faut s'assurer celui qui fait une déclaration mérite une amende. le jugement de Dieu. 193. ou celui qui (réclame une chose) sans l'avoir que (le roi) l'examine déposée. s'il s'agit d'un objet de valeur ou de pierreries.) 191. la douceur et le reste ». prescrits 191. (le dépositaire) s'il n'en a (lui-même) restitution. (Kull. etc. ce vers s'applique au cas « d'un premier délit ». « porter du feu. Témoin : peut-être simplement « de la famille ». mais pour un (dépôt) scellé (le dépositaire) n'encourt aucun (blâme) s'il n'a rien soustrait (en changeant le sceau). Si un dépôt d'une certaine valeur a été fait par quel(qu'il est) intact . (Kull. Que le roi fasse payer à celui qui s'approprie et ouvert une amende de) ce (dépôt). etc.) 192. Les moyens « les quatre expédients. et s'il s'agit d'un objet de peu de valeur.— Sans distinction signifierait. Suivant Kull. égale à (la valeur à celui qui s'approprie sans un dépôt scellé. un dépôt 192. Comme eoleurs.).. 169 il donnait à ce mot le sens de « juge ». (Quand un dépôt a été) ravi par des voleurs. ». brûlé par le feu. Celui qui s'approprie un dépôt. Suivant Kull. 190. mensongère 190.) — Les serments. la tête. emporté n'est pas tenu à par l'eau.

(Kull.) 203. d'après la règle (admise) 200. (Kull. Celui qui vend le bien d'autrui sans en être le prone doit et sans y être autorisé priétaire. et s'il n'a point d'excuse. telle la restitution. 203.) 202. ou parce qu'il est parti ». Témoin. 202. 194. et non la possession: 201. mais non l'acquisien c'est l'acquisition tion. S'il est parent le punisse (du propriétaire). par le propriétaire. en prend chat. ou d'un autre proche parent du propriétaire ». ne peut être produit. ou acheté du fils. qu'on d'une amende de six cents panas . (Kull. telle que « l'avoir reçu en présent. note du v. C'est ainsi que le roi. le dépositaire. et que (l'acheQue si le vendeur sera soit justifié teur) par un achat public.) — Le reprendre « des mains de l'acheteur. Une donation ou une vente faite par quelqu'un qui doit être considérée comme nulle. (de propriété) qui fait preuve telle est la règle.) 201. vikraya = vikrayadeça le lieu du marché. Une marchandise mêlée à une autre ne doit point être 198. — Ce précepte s'applique au cas où le vendeur n'est pas propriétaire de l'objet. dépôt. n'est pas le propriétaire. Si le oendeur v non propriétaire ne peut être produit parce qu'il est mort. possession façon absolument légale par le fait de son achat. 199. : c'est un voleur qui se figure point être admis en témoignage n'être pas un voleur. 196. Quand la possession est apparente. Celui qui acquiert n'importe quel bien par voie d'ad'une en présence de témoins. sans malmener doit décider en matière de dépôt ou de prêt amical. etc ». Point d'excuse. .226 195. 198. (ce dernier) mais le (premier par le roi sans amende. (Kull. 197. LES LOIS DE MANOU en ont été effectués Mais si le dépôt et la réception la restitution doit être faite aussi en secret : tel le secret. cf. — Par voie d'achat : suivant Kull.) — Cachée « couverte de peinture ». pareil cas. s'il n'est point (son) parent il se rend coupable de vol. Incomplète « en poids. acquitté propriétaire) de l'objet perdu peut le reprendre. à condition de payer à celui-ci la moitié de la valeur de l'objet ». dans les procédures. (Kull.

à la tâche (qu'il a proportionnellement faite). que le Hotar le cheval prenne aussi un cheval. 209. (employé) 210. Mais au cas où des rétributions ont été particulières fixées pour chaque partie d'une cérémonie. Abandonne son couvre « pour cause de maladie. ». le Hotar récite les vers du FtgVeda. on lui en donne une autre. se les partager ? le chariot. (Kull. celui qui la donne (en mariage) déclare ses préalablement aucune peine. 207. ni une (marchandise) qui est loin. il n'encourt 206. — L'allumage du feu sacré s'appelle Agnyâdhâna. 207. ou qui incomplète. en faisant achever (sa tâche) par un autre. explique ainsi ce partage proportionnel : soit cent vaches à partager : ceux de la première série en auront quarante-huit. — Le char pour l'achat ou plutôt pour le transport du soma. 204. l'Adhvaryu a la direction matérielle des détails de la cérémonie et récite les vers du YajurVeda. 208. Les (quatre) principaux parmi tous (les seize prêtres) 204. Si (la future) est folle. Si après avoir montré une jeune fille à un prétendant. pour le même prix. tares. honoraires toute sa peut prendre part. le chariot que l'Oudgâtar (prenne) prenne à l'achat (du soma). Mais celui qui abandonne son oeuvre une fois que les du sacrifice ont été répartis. lépreuse ou déflorée. il peut toutes deux les épouser Manou. Kull.) 209. 210. Si le prêtre officiant choisi pour un sacrifice abandonne son oeuvre.LES LOIS DE MANOU vendue 227 avariée (comme (comme pure). Que l'Adhvaryou prenne que le Brahman â l'allumage du feu sacré. Montré une jeune fille : il s'agit du cas où le prétendant achète sa future. etc. le Brahman ou prêtre principal préside. est cachée. ceux de la . l'Udgâtar chante le Sâma-Veda. Les fonctions du sacrifice sont réparties entre plusieurs officiants parmi lesquels l'Adhvaryu et le Hotar jouent le principal rôle. ainsi l'a déclaré et que 205. est-ce seulement celui (qui accomplit telle ou telle partie) qui doit recevoir les ou bien tous doivent-ils rétributions (qui y sont attachées). ses acolytes doivent lui donner une part (seulement du salaire). ni une (marchandise) bonne).

215. OEuvre pie « sacrifice. Mais si malade ou bien portant pas l'ouil ne recevra suivant les conventions. exposée en détail. Telle est. il n'exécute 217. la troisième au tiers. je vais exposer ensuite (les légal de retirer cas où) l'on peut refuser de payer les gages.) 213. ceux de la troisième seize. même après un long laps de temps. Si (le solliciteur) par orgueil ou par cupidité exige de la promesse). Si de l'argent à quelqu'un a été donné (ou promis) cette qui le demandait pour une oeuvre pie. 218. 213. et dans le cas où l'argent a été promis. et son salaire lui sera supd'une amende il fasse et qu'une fois rétabli (s'il est) malade. (Kull. s'il refuse de le rendre.) 219.228 LES LOIS DE MANOU ont droit à la moitié (des honoraires). mariage. la moitié de cela. 214. à les quatre (suivants). aucun salaire. faire son ouvrage de huit krichnalas. Si un salarié sans être malade néglige par orgueil de il est passible suivant les conventions. à ceux qui rompent relative avec une convention 219. (son ouvrage) voir son salaire. 211. (Kull. il doit receil a été convenu comme d'abord. 212.) On peut aussi primé. vrage n'est incomplet même si l'ouvrage que de peu. je vais maintenant déclarer la loi les engagements. « Dans le cas où l'argent a été donné. 216. (Kull. ceux de la quatrième douze. et qu'ensuite la donation ne doit point (oeuvre) n'ait pas été accomplie. avoir lieu. (l'accomplissement que le roi le condamne à un souvarna d'amende en expiation de ce vol. et la quacatégorie trième au quart. Je viens d'expliquer comme il convient le moyen un don (promis) . . ». Une corporation « de marchands et autres ». L'homme qui a fait sous serment Mais seconde vingt-quatre. C'est en appliquant cette règle que doit être faite la des parts entre les hommes icirépartition qui se réunissent bas pour coopérer à une oeuvre. s'il le prend par force ». etc. 212. la loi en ce qui concerne la retenue des salaires .

226. etc. car celles-ci sont exclues des cérémonies légales. 223. en du regret. Les prières ne peuvent être dites que pour nuptiales des vierges. comme le remarque Kull.LES LOIS DE MANOU 229 un bourg ou un district. mais les (légitimement épousée) hommes instruits savoir que la (cérémonie doivent n'est) consommée (qu')avec le septième autour pas (fait par la mariée du feu sacré). (chacun payer six nichkas et un satamâna d'argent.». une terre. 223. Si quelqu'un donne (en mariage) une jeune fille qui a une tare. 220. Mais celui qui par méchanceté dira d'une jeune fille : « Elle n'est pas vierge ».. constitue « trois amendes pouvant être infligées suivant que le cas est plus ou moins grave ». celui qui le reprend de six cents (panas). Tel est le système de punitions un que doit appliquer de bourgades prince juste à ceux qui dans les communautés ou de castes rompent un engagement. 221. force) sera puni par le roi d'une amende 224. dans les dix éprouve peut le rendre ou le reprendre de dix jours. on ne peut ni rendre ni ou le rend (par reprendre (un bien) . sans en avertir (le prétendant). une plaque de cuivre. mérite une amende de cent (panas).) jours. On peut aussi entendre « six nichkas. 222. » 220. Celui qui ayant acheté ou vendu un bien ici-bas. que (le roi) le bannisse rompt par cupidité. faire la construction autrement : « l'homme appartenant à une corporation. que le roi lui-même lui inflige une amende de quatre-vingt-seize panas. ou quatre souvarnas. Mais au delà . 227. Un bien « non susceptible de détérioration. une corporation habitant et qui la de son royaume. (Kull. etc. 225. Les prières sont toujours le signe caracnuptiales de la femme téristique . ou un satamâna » ce qui. et jamais en ce monde pour (des femmes) qui ne sont plus vierges. à moins qu'il ne prouve cette tache. Qu'il fasse arrêter ce briseur de contrats et lui fasse d'une valeur de) quatre souvarnas.

Vermine : je pense qu'il faut entendre par breux aux Indes. incombe (si le bétail est) le berger est respondans sa maison . la nuit au propriétaire. (de l'animal) pièces à conviction. 232. peut-être simplement surveillées. (causés) par la faute du propriétaire de la conservation 230. 236.230 228. selon les principes de la 229. (et) qu'elles paissent ensemble dans une forêt. il doit présenter au proprié234. (et que l'accident soit dû) à la négligence du c'est celui-ci seul qui doit payer (le prix de l'animal). timent du propriétaire. Un vacher avec l'assenqu'on paye en lait pourra. Mais lorsqu'une bête est ravie par des voleurs et que il n'est pas tenu à la payer. Parquées. là les serpents si nomde ce genre. ce s'il ne reçoit point d'autres sera son salaire. Mais lorsqu'elles sont parquées. la nuit). . (s'il en est) autrement. gages. 235. pourvu qu'il ait averti son maître en temps et lieu (utiles). ou s'est tuée (en tombant) une fosse. et que le berger n'accourtpas (pour les défendre). 233. si le loup fond sur l'une d'elles et la tue. comme le-calcul biliaire dons. berger. Quand LES LOIS DE MANOU se repent ici-bas d'avoir conclu un quelqu'un le ramener dans cette règle contrat. saisi et tué par le loup reste à la charge du berger. la vessie. — Les chiens et autres animaux 234. Le jour la responsabilité (du bétail) au berger. déchirée par les chiens. Je vais exposer exactement au il faut trancher) les différends relatifs loi (comment ou du berger. les tentaire les deux oreilles. Quand une bête meurt. leçon porte angâni les en bon ordre. Quand les chèvres et les brebis sont cernées par des tout loups. animal 236. a été détruite par la verdans mine. la peau. le berger en ce cas n'est nullement responsable. 232. Si (une bête) s'est égarée. traire la meilleure vache sur dix . (le juge) devra suivant la voie de la justice. le berger donne l'éveil. sable (aussi pendant 231. la queue. bétail. Comme pièces à conviction : une autre membres.

Si (la moisson est endommagée) par la faute du produ champ. 241. laquelle et fermer tous les trous par où un chien ou un sanglier pourrait passer la tête. que le roi n'inflige aucune amende au berger. mais en tout cas (tout doit être remboursé ce qui a été endommagé dans) la récolte du champ : telle est la règle.LES LOIS DE MANOU ' 231 il faut laisser un pâturage 237. (Kull.) Le roi a droit pour sa part à 1/6 des récoltes : l'amende serait donc presque du double de la récolte. Le berger « lorsque les troupeaux sont accompagnés du berger ». Par la faute du propriétaire « s'il laisse manger ses récoltes par ses propres bestiaux. arcs ou de trois portées de doit être) autour d'une trois fois ville (cet espace bâton. 239. une amende les bêtes sans (quand) (sont) le (gardien du champ) doit les éloigner. 240. En cet endroit du champ) devra faire (le propriétaire une haie par-dessus un chameau ne puisse regarder.) 243. Tout autour d'un village communal d'une étendue de cent. Dans les autres champs doit (le maître de) l'animal payer un pana et quart (pour le dégât) .) 241. (Kull. (plus grand). 240. Mais Manou a déclaré qu'il n'y avait aucune dans les dix à payer (si le dégât a été causé par) une vache a vêlé. gardien. Si dans cet endroit non encloses (de haies). ou s'il ne sème pas à l'époque convenable ». L'arc comme mesure de longueur représente quatre coudées. selon que la faute est à l'un ou à l'autre ». En tout cas « que le bétail soit accompagné ou non d'un gardien » et « l'indemnité doit être payée par le berger ou le propriétaire. (Si le bétail fait des dégâts) dans un champ clos (situé) sur une grande route ou près d'un village. 243. environ six pieds. . au propriétaire amende 242. et par du bétail jours après qu'elle soient consacré aux dieux. par des taureaux. (Kull. (que ces animaux) accompagnés ou non d'un gardien. le berger mérite de cent (panas). le bétail endommage des céréales 238. une amende (il payera) égale à dix fois priétaire 237.

de vaches. charbon. le palmier et l'arbre à le Valica robusta.) 246. Jyaishtha mai. kimçuka. Il mettra comme bornes leButea le Ficus le Bombax indica. religiosa. terre). Enfin toutes sortes de (substances) que la terre ne ronge pas avec le temps. grimpantes. cachées (sous au point de jonction des limites. disparaît 248. parce que «l'herbe a été desséchée parla chaleur du soleil». de Trapa de cette manière la borne ne buissons bispinosa. 247. lait.232 LES LOIS DE MANOU la part (du roi) . çàla. 251. 245. aisées à discerner. On attribue à ce Richi un ancien code de lois. 244. Trapa bispinosa en sanskrit kubjaka. S'il surgit un différend entre deux villages le mois de Djyaichtha d'une limite. açvattha. point. épeautres. tuiles. — Aisées à discerner. des arbres (telsque) le Ficus 246. heptaphyllum. en considération des perpétuelles méprises (que les hommes en ce monde. çâlmali. à propos 245. des puits. des étangs.). frondosa. des ruisseaux doivent ainsi que des temples être mis aux points de jonction des bornes. os. des tertres. Les faire placer « dans des jarres. sable. fumier sec. par) le propriétaire. On doit aussi établir secrètes marques pour les limites. 251. sortes. des des plantes acacias. Des pièces d'eau. Les noms hindous de ces arbres sont: nyagrodha. . Pierres. des bambous de diverses des Des ronces. on doit les faire placer. mais l'amende de moitié (sera seulement) n'en et que le propriétaire (si la faute en est à) ses serviteurs ait rien su. au témoignage de Brhaspati ». 247. Telle est la règle qu'un roi juste devra observer pour les délits (commis le bétail ou le berger. tessons. (Kull. juin. queues cendres. (qu')il (c'est) pendant sont les plus alors que les bornes devra fixer cette limite. (Kull. des roseaux. d'autres 249. des commettent) par ignorance bornes : 250. cailloux.

Des couronnes « de fleurs rouges. portant des cou256. (Kull. mais s'ils (les) déterminent (à la véridiques leur fasse payer une amende de deux cents justice). Les deux parties « les deux représentants des deux villages». 254. — Préparés à cette /onction prayata. B. de) leurs (les (la récompense qu'ils bornes) selon la justice. 254. On peut aussi rapporter satatam aux cours d'eau : « par des cours d'eau coulant perpétuellement ». » — Juré « en disant : « Puissent toutes nos bonnes actions demeurer sans récompense (si nous n'observons pas la justice) ».) 258. Suivant prononcée par eux dans ainsi l'enquête.LES LOIS DE MANOU 252. entend ce mot comme équivalent de niyata pur. après avoir juré chacun déterminent actions. Habitants des villages voisins : plus exactement peut-être « habitant sur les confins du village ». A défaut de témoins aux deux (appartenant villages en différend). S'il y a doute même à la vue de ces marques. Par 233 ces marques. des villages environnants que quatre habitants fassent en présence du roi la déli(à cette fonction) préparés mitation des frontières. 258. 259. S'ils déterminent (les bornes) en la manière qui vient d'être prescrite. 257. (Kull. on doit faire appel aux témoins une contestation de pour régler limites. 253. Mettant ronnes et des vêtements par rouges. . (appelés) devront être interrogés sur les marques des bornes en présence des familles du village et des deux parties. la décision unanime 255. Mais s'il n'y a ni voisins. de la terre sur leurs têtes. (le roi) fera consigner (par écrit) les limites. Ni voisins ni aborigènes : ou bien en un seul terme « s'il n'y a point de voisins habitants originaires du pays ». 259. les limites de deux (villages) en différend. Les témoins pour (une question de) limites. immémoriale de par l'ancienneté et par le cours des ruisseaux.) 256. ils sont sans reproche (et ce sont des) témoins contrairement . que les noms de tous ces (témoins). qu'on (panas). le roi déterminera l'occupation. (ni) aborigènes (qui puis252.

de cinq cents (panas) . Pour outrage payera à un Vaisya il payera la cinquante (panas) . à un Kchatriya un Brahmane 268. 261. doit source. de serpents. pour outrage 263. L'amende intermédiaire est de 500 panas. d'un d'une maison. un étang. 263. (Kull. 267. mais pour une maison l'erreur semble peu admissible. Quand la limite ne peut être déterminée (par des ou dés témoignages). Les marques déclareront au que ces (gens) interrogés le roi les fera établir avec sujet de la jonction des frontières. d'une d'un étang. des forêts. je vais maintenant exposer les décisions relatives aux outrages. un champ.) — On conçoit qu'on puisse par ignorance usurper une pièce de terre. et autres hôtes preneurs glaneurs. Pour un faux témoignage à propos d'une limite que des hommes le roi condamnera les voisins à contestent. . intermédiaire. jardin. être fixée par le témoignage des voisins. dans l'intérêt marques des (deux parties) fixera lui-même (la portion de) terre (qui à chacune) . doit être puni d'une maison. revient 266. 265. Ainsi a été déclarée en entier la loi relative à la délimitation des bornes. un Vaisya cents . de racines. dé terreurs oiseleurs. telle est la règle. pêcheurs. (s'il a agi) par ignorance. Pour un Kchatriya à un Brahmane outrage payera cent (panas) d'amende cent cinquante ou deux . justice entre les deux villages. Celui qui usurpe une (le possesseur) un étang. un jardin. En intimidant le possesseur « en le menaçant de la mort ou des fers ». amende l'amende (sera de) deux cents (panas). payer chacun l'amende en intimidant 264. (le tels roi) pourra que : 260. un roi équitable. bergers. 262. La délimitation des bornes à propos d'un champ.234 sent servir LES LOIS DE MANOU de) témoins interroger dans une question les habitants même de frontières. des bois. Chasseurs. 264. un Soudra sera passible d'une peine corporelle.

rouge longue de dix doigts. « vu la légèreté de la peine. rebut des Brahmanes ! ». (Kull.— Son pays natal : cf. payera au moins un kârchâpana sa mère. devra payer son corps a été purifié. 273. . : « Un homme qui n'a qu'une naissance » qui n'a pas été régénéré par l'initiation. 20. de boiteux ou de 274. que le prince dans la bouche et dans l'oreille. car son extraction leur nom et leur caste d'une 271.) Cf. langue . la chose fût-elle telle autre (qualification) vraie. 269. Celui qui calomnie devra payer cent (panas). ceux qui ont une seconde naissance. littér. cite « Hé ! toi Yajnadatta. de la soeur d'un autre ». II. son fils. sa femme. ) 270. ou les rites par lesquels une amende de deux cents (panas). 271. propos malséants 270. S'il mentionne façon on lui enfoncera dans la bouche une tige de fer outrageante. (Kull. Littér. Un homme de la dernière caste qui adresse des inà des Dvidjas mérite lui coupe la sultes grossières qu'on est vile. suivant d'autres. son père. 19. car « il est issu des pieds de Brahmâ ». Si par insolence de lui fasse verser manes sur leurs devoirs. Propos malséants. Comme exemple d'insulte Kull. Celui qui par insolence conteste (à un sa caste. son pays natal. analogue. en opposition aux Dvidjas. homme de même caste) sa science.. — Son extraction est vile. pour outrage payera) douze (panas). l'huile bouillante faussement 273. pour des elle sera doublée. Celui qui traite un autre de borgne. frère. car comme le remarque Kull. I. son 275. 275. où certains districts sont indiqués avec une mention honorable.LES LOIS DE MANOU moitié 235 à un Soudra (il de cinquante (panas) . cette règle ne s'applique pas au Soudra insultant des Dvidjas ». « des insultes à l'adresse de la femme. « A un homme de même caste » doit être suppléé. d'amende. des paroles qui ne devraient pas être prononcées. entend par là « une malédiction plus ou moins grave » . 51. aux Brahen remontrer il (veut) 272. ou son précepteur. le sens est « les accuse de péchés mortels ». d'un Dvidja envers de 269. Calomnie : Kull. de la mère. En cas d'offense quelqu'un même caste (l'amende sera) aussi de douze (panas) .

S'il lève la main ou un bâton. Un (homme) de caste inférieure de s'asqui s'avise seoir à côté d'un de caste élevée. ou bien (le roi) lui fera couper la fesse. Le châtiment est applicable au cas où l'incongruité est faite « par insolence et non par mégarde ». Un supérieur. (et de même. s'il pisse (sur lui) le pénis. (Kull. 270. L'amende inférieure est de 250 panas.un au Brahmane l'amende (roi) sage imposera et au Kchatriya l'amende intermédiaire. pète (en sa présence) 283. Couper la fesse « de manière à ce qu'il n'en meure pas ». le Soudra l'amende intermédiaire. doit ce (membre) être coupé : tel est l'ordre de Manou. par les pieds.) 282. que (le roi) n'hésite pas à lui faire couper les mains. ou les testicules. doit être marqué (homme) sur la hanche et banni. S'il l'empoigne par les cheveux. (En cas d'outrages d'un Brahmane et réciproques) d'un Kchatriya. 282. 277. 276. c'est-à-dire un homme des trois premières castes. inférieure. lui fera couperles deux lèvres. 281. (Kull. s'il l'anus. la barbe. Vanus : on ne comprend guère comment cela peut se faire. mais n'est pas passible de la mutilation de la langue suivant la prescription du v. Quel que soit le membre de basse dont un (homme) caste (se sert pour) blesser un supérieur. 277. 279. pour les outrages je vais dire maintenant la décision concernant les voies de fait. La même punition doit être exactement à appliquée un Vaisya et à un Soudra leur caste. Ainsi vous a été exposée en détail la règle des châtiments en paroles. 281. (de la langue pour ce dernier) 278. c'est-à-dire que le Vaisya paye l'amende inférieure. sans mutilation suivant : telle est la règle. 280.) . il mérite d'avoir la main il mérite avec le pied. 279. l'intermédiaire de 500. 276. coupée . Si par insolence il crache le roi (sur un Brahmane). parce que la réciprocité des outrages diminue sa culpabilité. Suivant leur caste.236 ainsi LES LOIS DE MANOU que celui qui ne se dérange point pour céder le pas à son précepteur. s'il le saisit) le cou. si dans la colère il frappe d'avoir le pied coupé.

« si l'auteur de la blessure ne veut pas payer les frais ». (le roi) proportionnera l'amende hommes du mal causé. Pour causé à toutes (sortes d')arbres. le licou. Celui bien d'autrui ou fait saigner de même (quelqu'un amende de cent (panas) . v.) 292. l'amende intrinsèque de même pour les fleurs. s'il entame six nichkas. Gare. une voiture. sont cassés. Six nichkas. Cf. racines et fruits. s'il casse un os il sera . en bois ou en 289. En ce qui concerne de la voiture. 291. 288. la corde passée dans le nez de la bête. Pour un membre pour une blessure endommagé. 285. et (est) de cinq fois la valeur argile. dommage à leur utilité : l'amende doit être proportionnée respective telle est la règle. Quand les traits. « ôtez-vous de là ». c'est-à-dire « les frais de guérison et l'amende ». Mais il me semble plus naturel d'expliquer : «si la victime refuse d'accepter l'indemnité ». on admet dix (cas où l'amende priétaire pour causé sera) remise . (au roi). d'ustensiles . S'il s'y refuse : il faut entendre d'après Kull. du sang (versé. littér. 291. ou bien (si le blessé s'y refuse) il payera le tout à titre d'amende ou par mégarde le qui sciemment endommage devra lui donner satisfaction et payer au roi du dommage. 292. — De travers ou à reculons « par suite des inégalités du sol ». ou les rênes 284. 287. l'équivalent en cuir. S'il égratigne il payera une 237 caste). à faire) du mal aux 286. pour tous les autres une dommage amende est prescrite. littér. l'essieu du va de travers voiture) quand véhicule est rompu ou la roue cassée . 137. Pour un coup donné (de manière à la ou aux bêtes. quand (la où à reculons. (Kull. l'agresseur)-payera les frais de la guérison. S'il s'agit de cuir. le joug brisé. le cocher et le pro290. la chair (il payera) exilé. grandeur ou 287. Quand la bride est coupée. —Le tout. La bride.LES LOIS DE MANOU 284.

les voyageurs une amende de cent (panas) par tête. l'amende cinq mâchas. Quadrupèdes ou oiseaux sauvages « daims et gazelles. Les voyageurs sont rendus responsables parce qu'ils ont choisi un cocher maladroit. un (jeune) frère utérin. un élève. avec une corde ou une canne de bambou. pour de gros animaux. Pour du menu bétail écrasé. (tels que) chevaux et autres vaches. La nature de cette amende est déterminée dans les vers suivants 296-298. S'il se trouve arrêté dans son chemin par du bétail ou par une (autre) et qu'il cause la mort d'un être voiture. v. (doit être infligée) 296. Verse ou peut-être « s'écarte de la route ». sera de cinquante l'amende (panas). 293. Une femme. n'y avait pas (lieu d'infliger) 293. S'il y a mort d'homme. Sans aucun doute avicàritah. 295. Manou a déclaré qu'il une amende.238 LES LOIS DE MANOU et quand (lecocher) a crié « Gare! ». Si le cocher est habile (mais négligent). — On ne s'explique pas comment un accident de voiture peut causer la mort d'un éléphant. 299. tous qui supporte l'amende. soit mille panas.) 300. C'est-à-dire est condamné à mille panas d'amende. Cf. sera d'un mâcha. un esclave. chameaux. 296. 296. verse par la maladresse le propriétaire une devra alors. être châtiés peuvent pour une faute commise. 297. . Je me suis écarté ici du texte de Jolly qui porte la leçon vicâritah : il faudrait entendre alors ce mot dans un autre sens : « (l'amende) est prescrite ». 294. l'amende sera de pour la mort d'un chien ou d'un porc. flamants et perroquets ». payeront 295. 297. Mais si la voiture du cocher. 294. éléphants. l'amende (est) de deux cents (panas) . chèvres et brebis. c'est le cocher mais si le cocher est maladroit. Pour des ânes. une amende sans aucun doute. 300. Sa culpabilité : c'est-à-dire il paye la même amende que pour un vol. un fils. pour de jolis quadrupèdes ou oiseaux sauvages. 298. vivant. (l'amende est) moitié moindre. en cas de dommage payer amende de deux cents (panas). sa culpabilité est du coup la même que (celle d'un) voleur . (Kull. Mais (seulement) sur la partie postérieure du corps.

sa puissance. 307. les cadeaux impôts. Quand un roi protège avec les justice (toutes) des châtiments coret châtie ceux qui méritent créatures. grande fête du Soma. quoet les amendes. fleurs. acquiert également démérites. porels. néanmoins le tribut des fruits de la terre). Que le roi fasse tous ses efforts pour réprimer les car par la répression du vol s'accroissent sa gloire et voleurs.LES LOIS DE MANOU 239 la autrement encourt jamais sur la tête. Car le roi qui assure la sécurité (de ses sujets) doit être honoré. etc. ira tout droit en enfer. quiconque frappe même peine qu'un voleur. 308. Un roi qui n'assure aucune et qui prend protection. Un roi qui protège le sixième des (ses sujets) acquiert mérites de chacun d'eux . Sacrifice : un sattra ou séance. en effet c'est (comme s'il accomplissait) toujours un sacrifice dont la sécurité perpétuel (publique représenterait) les honoraires. ». légumes.) . Ainsi vous a été exposée complètement la loi concernant les voies de fait. je vais maintenant déclarer la règle pour fixer la peine du vol. Quelque (mérite que ses sujets acquièrent) par l'étude du Véda. durant plusieurs jours. littér. « le sattra de celui-ci croit sans cesse ». avec de nombreux officiants. (c'est comme s'il) offrait chaque jour un sacrifice avec cent mille honoraires. — Les honoraires. par les sacrifices. 305. tidiens. 306. — Perpétuel. 301. 302. (Kull. au contraire celui qui ne spirituels les protège le sixième de leurs point. le sixième à juste le roi en reçoit titre pour (prix) de la protection (qu'il donne à ses peuples). prend sur lui tous les péchés de tout son peuple. les (du sixième les taxes (sur les marchandises). On dit qu'un roi qui sans protéger (ses sujets) reçoit le sixième (des fruits de la terre) comme tribut. 303. présents donnés à celui qui accomplit le sacrifice. 303. par le culte rendu (aux dieux). 307. 304. Les cadeaux quotidiens « fruits. par les aumônes.

les cheveux le vol (en ces termes) : « J'ai fait épars et confesser » cela. etc. lorsqu'ils 313.. il survive ». les enfants. Brahmanes (le sont) par les sacrifices. Un voleur désigne ici. Sachez qu'un qui s'enrichit LES LOIS DE MANOU prince qui n'observe pas la loi. (Kull. Ces quatre instruments correspondent dans l'ordre aux quatre castes : le voleur repentant apporte lui-même l'instrument de son supplice. qui est d'une manière athée. soit que. (fier) injures. Celui qui pardonne à des gens dans le malheur leurs est pour ce (fait) exalté au ciel. 312. 314. prend du vol. suivant Kull. de sa puissance.) . 316. du pied. les jours se montrer patient et les malades l'invectivent. Qui mange son peuple : cette expression rappelle le demoboros basileus d'Homère. 315. Il doit porter sur ses épaules un pilon. mais celui qui. Que (le roi) réprime les criminels par soigneusement trois moyens : l'emprisonnement. les princes sont toujours les comme purifiés. frappé d'un coup de la massue ou des autres instruments. ou pointu une verge de fer. 310. va pour ce (fait) en enfer. (Kull. Puni ou relâché. vadha « la schlague ou la mutilation de la main. punis-moi! 315. Khadira = Mimosa catechu. Car en réprimant les méchants et en encourageant les bons. ». « Soit qu'il rende l'âme sur l'instant. responsabilité 309. en ne le punissant pas.240 309. qui mange (son peuple). vieillards. ne leur pardonne pas. Châtiments corporels. pas (ses sujets). ou un épieu aux deux bouts. qui ne protège va en enfer. les fers et les divers châtiments corporels. celui qui a « volé l'or d'un Brahmane ». mais le roi. laissé pour mort.) 314. 311. Un voleur doit se présenter au roi en toute hâte. ou une massue de bois dekhadira. le voleur est purgé de (du péché) sur lui la vol. 310. illégale. 316. Un souverain désireux de son propre bien doit touenvers les plaideurs.

Le meurtrier d'un Brahmane : le texte dit « le meurtrier d'un foetus ». 323. 320. on lui infligera une amende de onze fois la valeur intrinsèque (de l'objet). cf. un châtiment corporel (doit être infligé). 16 . (Pour avoir enlevé) des gens de qualité. le roi fixera l'amende après avoir considéré et le motif. c'est-à-dire le mari complaisant.) 319. une femme infidèle à son époux. Un mâcha « d'or » (Kull. et le guru « qui le tolère ». qui ont commis (mais) qui ont été punis par le roi. coupable) 324. il est de couper la main au voleur . Y aurait-il un jeu de mots étymologique sur bhrûna et brahman? — Le mari « qui tolère un rival » (Kull. environ 3 boisseaux ou un hectolitre. Sur la valeur du pala. v. un élève ou celui pour qui le sacrifice-est offert à son directeur un voleur (la communique) au roi. littér. dra) au (possesseur) 321. sont purifiés et vont au ciel. — L'élève « qui néglige les sacrifices ». 319. et remettra ces (objets) en la même (place). ou de vêtements argent précieux. (Kull. Pour avoir volé de gros animaux. des armes. cf. et surtout des femmes. ou qui détériore un réservoir. 321. son bien.LES LOIS DE MANOU 241 317. pour un moindre prescrit (vol). spirituel. v. Le meurtrier d'un Brahmane instruit sa communique faute à celui qui mange ses aliments. Pour une quantité moindre.) Sur cette valeur. 322. un rele temps mède. De même un châtiment (devra être infligé) corporel au poids. « pour les autres (cas) ». 317. pour une quantité il payera onze fois (la valeur du grain volé) et (renmoindre. — La mesure de grains appelée kumbha = 20 dronas de 200 palas chaque. pour (un vol d'objets) qui se vendent et autres. Celui qui vole la corde ou le seau d'un puits. 320. (tels que) or. comme des gens vertueux qui ont fait de bonnes actions. 135. dépassant (une valeur de) cent (palas). 318. 134. (le mérite la mort. A celui qui vole plus de dix mesures de grain. sera puni d'une amende d'un mâcha. Les hommes des crimes. Pour de cinquante (un vol) de plus (palas). et pour avoir dérobé des bijoux précieux.).

l'amende serait exagérée ». des cendres.) 330. mets de toute sorte. de même espèce (telles substances 329. et autres produits rifié. sorte. du lait. (grains) grimpantes. moitié du pied coupé. ». Lien de parenté. (du possesseur présence c'est un vol (simple) . Et aussi d'autres bouillie de riz.242 325. mais du feu sacré. baratté. (elle sera) de cinquante (panas). du lait mier de vache. Et autres grains. (de l'objet volé). de la mélasse.) 328. du lait suri. car « vu l'insignifiance du délit. buissons. l'amende (sera) de cinq krichnalas. des animaux. 250 panas. (les narines d')une pour avoir percé le coupable) aura la avoir dérobé du bétail (à des Brahmanes. du ferment. Si quelqu'un sont) (lorsqu'ils ou s'il dérobe le feu (sacré) d'une (pour s'en servir). corne. 333. vole les objets susdits. racines. que le roi lui fasse payer l'amende 325. (doit être) le double de la valeur intrinsèque 330. Des poissons. Pour (vol) de vaches appartenant ainsi que pour vache. degré. Un acte (de cette nature) de l'objet) constitue un brigandage . du feu ordinaire laukika. 331. de l'huile. s'il y a un lien de parenté. 331. écossés. ou plus généralement un lien quelconque. Percé les narines d'une vache. du fu326. L'amende du premier degré. 333. clades oiseaux. plantes et autres non écossés. c'est-à-dire lui avoir passé une courroie dans les narines « pour la faire travailler comme bête de somme ». préparés du premier maison. du miel. etc. Produits des animaux. du coton. (Kull. je lis anyeshu au lieu de la leçon de Jolly alpeshu en petite quantité. graines vertes. LES LOIS DE MANOU à un Brahmane. s'il n'y a aucun lien de pal'amende (sera) de cent (panas).. (Kull. Pour les (grains) fruits. l'amende que) liqueurs. (des vases) d'argile. « cuir. Pour (vol) de fleurs. (s'il est exécuté) même ce qu'on nie après l'avoir pris. de la viande. Pour (avoir volé) du fil. (Kull. et de en son absence. — Il s'agit ici non pas comme le veut Govind. renté (entre le voleur et le volé). légumes. du sel de toute en bambou 327. et en jonc. de l'eau ou de l'herbe. arbrisseaux. du beurre 328. en exécuté avec violence 332.) . Des ustensiles de la terre.

un précepteur. 336. Pour l'exemple. 243 acavec lequel un voleur Quel que soit le membre le roi doit le lui ôter complit (son crime) envers la société. un fils. 341. triya trente-deux 338. Culpabilité. qui a pris ce qu'on ne lui avait pas donné. Là où un simple particulier serait condamné amende d'un kârchàpana. un composé copulatif « le mal et le bien de l'action ».) — Pour le feu « du sacrifice » : la sainteté du but excuse le mal de l'action . littér. Un père. domestique de leur devoir. du combustible pour le feu. fois. que (chacun d'eux) connaît 339. (Prendre) des racines et fruits aux arbres. 337. Cette permission n'existe pas pour le Soudra. pour la nourriture Manou a déclaré que ce n'était pas un vol. 339. 340. Un sacrifice « qu'il a accompli pour lui ». ou même soixante-quatre ou deux fois soixante-quatre cent fois complètes. celle d'un Kchaplus grande. à moins qu'on ne veuille dans doshaguna voir avec L. de l'herbe des vaches. lorsla nature de la faute. 340: Si un Brahmane. Pour un vol. ou la donnera aux Brahmanes. pour l'exemple. laissés impunis par le roi. il devient l'égal d'un voleur. ajoute « en connaissance de cause ».) 338. un prêtre ne doivent pas être épouse. une un ami. Un Dvidja en voyage dont les provisions sont épui334. c'est-à-dire l'amende. Celle d'un Brahmane fois. « pour empêcher la répétition du crime ». Aux arbres «non enclos ». fois. la culpabilité d'un Soudra est huit fois celle d'un Vaisya seize fois. il en est de même dans le cas suivant.) 337. ou de ses pour prix d'un sacrifice cherche à obtenir un bien de la main d'un homme leçons. (Kull. — Cherche à obtenir : Kull. le roi en devra payer mille : telle est la règle. une mère. La nature de sa faute. quand ils s'écartent à une 336. (Kull. 335. « Cette amende il la jettera dans l'eau. signifie suivant Kull. — Huit fois plus grande « que la peine ordinaire ». » (Kull. « la qualité de sa faute ». .LES LOIS DE MANOU 334. 341.

prend mêmes peines que le voleur. L'homme qui commet comme le pire des méchants. 342. Pour sa défense personnelle. échapper des actes de violence et répandent la terreur commettent parmi toutes les créatures. 349.) —Les castes régénérées. (Kull. . Leurs devoirs. brigandage ». Celui qui attache à autrui). d'un acte de viol'auteur 346. — Le malheur des temps « en temps d'invasion d'une armée étrangère ». » (Kull.) 348. Un acte de violence « incendie de maison. Mais le prince qui épargne à sa perte et se rend odieux lence court rapidement (à ses ni en vue d'un profit consiNi par un motif d'amitié. de la mutilation. ou de la confiscation des biens. La première partie du vers. pourrait être rapporsujets).244 LES LOIS DE MANOU pour avoir pris dans sées. d'Indra et au séjour 344. c'est-à-dire les Dvidjas. ces règles acles voleurs suivant 343. manes. ils devront être punis de la mort. diffamateur. jusqu'à celui qui tue. Les Dvidjas peuvent prendre devoirs sont entravés et quand une calamité résultant (du des temps (menace) les castes régénérées. le roi ne doit (jamais) laisser ceux qui dérable. (Kull. (d'avoir) impérissable un homme un acte souffrir qui commet pas un seul instant de violence. 347. doit être un acte de violence 345. Un roi qui réprime après quiert de la gloire en ce monde et la plus haute félicité la mort. ou bien « quand la justice est entravée ». ou celui qui frappe avec un bâton. les armes lorsque leurs 348. dans une lutte pour les dons du sacrifice. un cheval. Un roi désireux de parvenir ne doit une gloire et indestructible. malheur) 349. et celui qui du bétail attaché berté (appartenant les une voiture. considéré (pire même) que le le voleur.) 344. car dharma a les deux sens. encourent un esclave. les femmes et les Brahpour protéger celui qui tue pour le bon droit n'est pas criminel. le champ d'autrui du bétail en liberté ou met en li342. ne doit point être mis à l'amende deux cannes à sucre ou deux racines. « Suivant le degré plus ou moins fort du délit.

un enfant. il s'agit d'une conversation « faite en présence de témoins ». » (Kull. 354. soit en secret. un agresun crime seur à main armée. les bannisse après les que le prince avoir marqués de châtiments la terreur. » (Kull. il n'y aurait pas de pluie. signifie « le péché » ou « le non-accomplissement des devoirs ». Suivant Kull. (Kull. met aucun crime . Un homme qui a des entretiens secrets avec la femme du prochain. 356. etc.) 355.) 353. (Kull. On peut tuer « lorsqu'on est dans l'impossibilité de se sauver par la fuite ». (Kull. Mais un homme qui n'a pas encore été accusé. accusé de fautes (de (s'il) a été précédemment ce genre).) — Parce qu'on suppose qu'il avait de mauvais desseins en choisissant un lieu solitaire et écarté pour s'entretenir avec la femme du prochain. (fût-ce) vieillard ou un Brahmane très instruit (dans le Véda).payera l'amende du premier degré.) 352.LES LOIS DE MANOU 245 350. — « Les sacrifices n'étant pas accomplis régulièrement par suite du manque de sacrificateurs qualifiés pour les offrir. c'est la violence opposée à la violence. Car de (l'adultère) des castes le mélange provient et de ce (mélange) résulte la violation des parmi le monde. Celui qui s'entretient avec la femme du prochain à tée à ce qui précède : « Les Dvidjas peuvent prendre les armes pour leur défense personnelle. 351. et qui cause (avec une femme) ne compour un motif (avouable). mille panas. Adharma. ne commet aucunement . » — Dans une lutte pour les dons du sacrifice « dans une lutte causée par une tentative d'enlèvement des vaches et autres dons du sacrifice ». Celui qui tue soit en public. 356. Ceux qui entretiennent criminelles avec des relations la femme du prochain. et par suite le monde entier périrait. 355. devoirs mêmes (de la société) et détruit qui coupe les racines toute chose. « Il payera l'amende de l'adultère. . un les armes un précepteur. On peut tuer sans hésitation vous attaque quiconque à la main. 352.) 350. qui inspirent 353. car il n'y a point de sa part violation (de la loi). Châtiments qui inspirent la terreur « couper le nez et les lèvres ».

ne lie conversation avec la femme du 361. est « (à moins) « cuisiniers. ». Toutefois. dépendant ou avec des religieuses. Sans empêchement : un autre sens.246 LES LOIS DE MANOU un bain sacré. d'un ou avec des servantes maître. à un en358. 363. les bardes. . s'asseoir avec ses parures elle). des parfums et des onguents ». leurs femmes . Un non-Brâhmane désigne un homme des trois dernières castes. — Des artisans etc. 360. (femmes). Des religieuses « bouddhistes ». (Kull. Si quelqu'un touche une femme (mariée) ou se laisse toucher droit inconvenant par elle (de la même réciproque façon). favorisent galant. celui qui a des entretiens secrets avec ces 363. dans une forêt ou dans un bois. H. adopté par B. les personnes 360. 357. ou au confluent de deux rivières. car ceux-ci ou. tous (ces actes faits) d'un consentement d'adultère. Cette règle pas les femmes de ni des (maris) qui vivent diens ambulants. jouer (avec et ses vêtements.) 361. Un non-Brâhmane pour des quatre castes doivent car les femmes l'adultère. se prostituent leur commerce tenant cachés. Aux petits soins. (des intrigues) leurs épouses. «lui envoyer des bouquets. toujours être gardées avec soin. 357.) Il s'agit vraisemblablement de sectes méprisées. Pourtant Kull. mérite une amende ne concerne des comé362. qui ont acd'un sacrifice et les artisans peucompli les rites initiatoires vent sans empêchement causer avec des femmes (mariées).) — Causer « de leurs affaires ». svâmin. Être aux petits soins (pour une femme). (Kull. qu'ils n'en aient reçu la défense (du mari) ». celui qui malgré prochain. toucher comme (entaelle sur un lit. celui dont elle dépend. Que personne la défense si on le lui a défendu . (Kull. doit payer une légère amende.) 359. (Kull. Les mendiants. tous (ces actes) sont considérés chés) d'adultère. d'un souvarna. causerait (avec elle). spécifie le cas d'un « Soudra qui viole une Brâhmanî ». Si on le lui a défendu : « on » désigne ici le maître de la femme. sont considérés comme (entachés) mérite la peine de mort 359. est passible (de la peine) de l'adultère.

) —Le prix nuptial est le prix d'achat de la fiancée. 366. Si une jeune fille fait des avances aucune caste) supérieure. 369-370. 368. en vertu du principe qui punit le membre coupable. (le roi) ne devra lui faire payer à un (homme de caste) infé. (caste) devra donner le prix nuptial. Payer deux fois le prix nuptial « au père de la jeune fille ». (pourvu qu'il soit) de même (caste). souille une 367. (Un homme de caste) inférieure qui fait la cour à une un châtiment (jeune fille de la caste) la plus élevée mérite celui qui fait la cour à une (jeune fille de) même corporel. Châtiment corporel « la mutilation des parties génitales. mais l'homme déflore avec son consentement ne mérite point de châtiment corporel. prévenir doit 369. ne doit point subir l'amputation des doigts. (Kull. c'est-à-dire «l'épouser». l'explique seulement par « de caste supérieure ». de à un (homme 365. et doit avoir aussitôt les deux doigts coupés jeune fille. La jeune fille qui en contamine une autre à payer être condamnée à deux cents d'amende. Celui qui déflore une jeune fille malgré elle doit recevoir aussitôt un châtiment qui la corporel . — « S'il courtise une jeune fille de même caste de l'aveu de celle-ci. Déshonore doit s'entendre comme au vers précédent d'un acte d'onanisme. payer une amende une jeune 368. une amende de deux cents (panas) pour mais on lui infligera le (retour d'un pareil) fait. il donnera au père le prix nuptial . — Le prix nuptial. L'homme dans son dérèglement. si ce n'est pas un Brahmane ».) . rieure. qui. 369. Uttama « de la caste la plus élevée ». De même dans les vers suivants. (Kull. Souille une jeune fille : il ne s'agit pas ici d'un viol proprement dit. (Kull. dans le cas contraire il payera une amende (au roi) et la jeune fille devra l'épouser ».LES LOIS DE MANOU 247 364. (panas) 364. mais si elle s'adresse (amende) il l'obligera à rester confinée chez elle. Confinée ehes elle « enchaînée jusqu'à ce qu'elle se soit défaite de sa passion ». 367. de six cents (panas). Un (homme) de même (caste) qui déshonore fille consentante. etc.. si le père y consent. si le père y consent.) 365. mais Kull. mais « seulement d'un attouchement avec les doigts ».) Voilà pourquoi il est condamné à avoir les doigts coupés.) 366. (Kull. (Kull.

et qu'on mette au-dessous du bois. 377. que (le roi) fasse payer cinq cents et mille au Kchatriya. 370. il en sera de année. (à travers 371. gardée perd le membre et tous ses (biens) si elle n'était (coupable) pas garsi elle l'était. 20) « est la femme d'un Dvidja qui n'a pas été initié. — La récidive a lieu dans la même année. Pour un coupable accusé de (récidive (d'adultère) dans la même) l'amende sera double. Un Soudra avec une femme d'une qui a des relations des trois premières ou non gardée. prix nuptial. à (perdre) tous ses (biens) sya sera condamné après (avoir d'un an.248 LES LOIS DE MANOU deux fois le. même pour avoir cohabité avec une Vrâtyâ (avec récidive) ou une femme de caste méprisée. (Kull. Une Brâhmanî « douée de vertus ». outrage (en se donnant en un lieu très fréque le roi la fasse dévorer par des chiens quenté. 374.). une Cândâlî. 376. X. . avantages. Qu'il fasse brûler le complice de sa faute sur un lit de fer rouge. dée. Si un Vaisya ou un Kchatriya a des relations avec une Brâhmanî non gardée. et (il perd) tout (la vie et la fortune) 375. Gardée « par son époux et par d'autres ». et à recevoir dix (coups de) verge. ajoute Kull.) — La différence entre les deux cas s'explique. 372. (Pour adultère avec une Brâhmanî un Vaigardée). 374. (Si) une femme fière de sa parenté ou de ses (propres) son époux à un autre). avec une (s'ils) ont des relations 373. (jusqu'à ce soit brûlé.— Une femme de caste méprisée. (panas) au Vaisya 377. Mais la femme une jeune fille (mariée) qui souille mérite d'avoir la tête rasée. par ce fait que la négligence de l'époux ou autre gardien naturel de la femme diminue d'autant la culpabilité de l'adultère. deux doigts coupés. un Kchatriya une subi) un emprisonnement payera amende de mille (panas) et aura la tête rasée avec de l'urine (d'âne). castes. aussitôt et d'être promenée les rues) sur un âne. Une vrâtyâ (cf. je pense. et qui est exclu de la Sâvitrî » (Kull. que) le coupable 373. Mais l'un et l'autre.

Un Brahmane une amende de mille (panas) payera avec des femme gardées à ces pour adultère (appartenant) deux (castes) . il en payera cinq cents (si la femme) avec laquelle il a eu des relations était consentante. la tonsure la peine caremplace de la peine pitale. Quant au Kchatriya. C'est un principe absolu. 379. il faut entendre ici non pas la cérémonie appelée Cùdâkarman dont il a été question au livre II. le Vaisya quant (sera à) l'amende 379. v.LES LOIS DE MANOU 249 Brâhmanî être punis comme un Soudra ou gardée. et sans lui faire aucun mal. (tandis que) les autres castes sont passibles de mort. que le meurtre que le roi donc ne conçoive le meurtre d'un Brahmane. mais en général de tous les crimes pouvant entraîner la peine capitale. v. Que (le roi) ne fasse jamais périr un Brahmane. non gar384. 380. pour le même délit. Un Brahmane garqui use par force d'une Brâhmanî dée payera une amende de mille (panas) . 378. pour un Kchatriya ou un Vaisya (qui ont des l'amende sera de avec une femme Soudra relations) (gardée). mais une tonsure ignominieuse. 381. Pour un Brahmane. eûtil commis tous les crimes . confirmé par les deux vers suivants. (Pour adultère) avec une femme Kchatriya de cinq cents (panas). qu'il le bannisse de son royaume en lui laissant ses biens. mille (panas). 384. Pour un Brahmane : il s'agit non seulement d'un cas d'adultère. 375. 382. sans doute celle qui est indiquée au v. On ne connaît pas dans ce monde de plus grand crime d'un Brahmane. dée. être rasé avec de l'urine d'âne. c'est-à-dire « adultère avec une Kchatriya non gardée ».) . Un Vaisya qui a des relations avec une femme Kchaou un Kchatriya avec une femme Vaisya triya gardée (gartous deux le même châtiment dée). devront brûlés sur un feu d'herbes sèches. 35. Par la tonsure. (Kull. méritent que (s'il s'agisnon gardée. même en pensée. sait) d'une Brâhmanî 383. 382. que la personne du Brahmane est inviolable. Ce châtiment est (cf. 376) une amende de 500 panas pour le Vaisya et de mille pour le Kchatriya. pas.

celui qui les abandonne. « personne qui frappe avec un bâton ». étudiant.250 LES LOIS DE MANOU d'avoir la tête rasée avec de choisir il peut au Kchatriya. 388. ni diffamateur. et non des quatre ordres. 386. payera cinq cents (panas) d'amende. ou (même) de caste Kchatriya non gardées mais (il en une Soudra. à moins doivent être abandonnés . donne pour exemple ici « une femme Cândâlî ». 390. un roi soucieux 385. payera) ni adul386. la personne (alors que l'un et pour qui est offert le sacrifice. Kull. (d'âne) ou de payer l'amende avec des femmes 385. Lorsque de son propre devoirs des (différents) ordres. Les différents ordres : on se rappelle qu'il y en a quatre. des violences ni personne qui commette tère. maître de maison. ni une femme. l'urine (de cinq cents panas). roi d'une amende au sujet des deux Dvidjas sont en discussion 390. est passible de l'amende.. (d'aucune mille (panas) chacun. — Brutalité littér. cela veut dire que celui des deux qui sans un motif valable. (de leur caste). tel que l'indignité de l'autre partie. abandonne le sacrifice. d'Indra. ni une mère. le sacrifice et ne sont souillés sont en état (d'accomplir) l'autre) de ils devront être mis à l'amende faute grave). il s'agit seulement « des maîtres de maison ». Dans la ville doit s'entendre plus généralement du royaume. Ni un père. ni un fils ne 389. mille (si c'est avec) une femme de la plus basse classe. A l'amende de mille panas chacun. De la plus basse classe : au-dessous des quatre castes. La répression assure à un roi la souveraineté parmi (les rois) ses royaume pairs. Indra est désigné ici par un de ses surnoms Çakra. il y a les castes mixtes dont il est question au livre X. Un Brahmane qui a des relations avec ou Vaisya. et la gloire en ce monde. Suivant Kull. doit être puni par le qu'ils ne soient dégradés de six cents (panas). de délits) dans son de ces cinq (sortes 387. sera admis au royaume ou des brutalités. . D'autres l'entendent des « ermites ». aban388. anachorète et mendiant. Si la personne pour qui est offert le sacrifice abandonne officiant ou si le prêtre donne le prêtre officiant. Le roi dans la ville duquel il n'y a ni voleur.

à un homme honorable. et un mâcha au roi). le roi. qualité. aux Brahmanes naire. Suivant Medh. immédiatement (alors que qui demeure d'une amende est passible tous deux) méritent (cet honneur). Un homme honorable. paleur enseigner leur devoir. (par qui changer que ce soit). — « S'il fait cela. il ne doit point une planche de (bois de) sâlmali ni les faire porter des effets pour d'autres. (Kull. un enfant.LES LOIS DE MANOU 251 de décider bien se gardera (à la légère le sens de) la loi. roles et (ensuite) donnant un festin à vingt Brahmanes. J'ai suivi l'interprétation de Kull.littèr. d'or (comme amende un septuagéun estropié. Sur le sens de prâtiveçya et d'anuveçya les commentateurs ne sont pas d'accord. assisté comme il convient. Un aveugle. A ses fêtes de famille «telles que mariage. il payera une amende». un idiot. Que le roi témoigne toujours à dans le malheur. 394. 397.) 397. à (quelqu'un) mane instruit. Les ayant honorés les apaiser par de bonnes devra d'abord de Brahmanes. de à une personne à un vieillard. « celui qui marche avec un banc » c'est-à-dire sans doute ce que nous appelons un cul-de-jatte. 394. etc. et un (homme) qui rend des services être contraints à l'impôt ne devront instruits par aucun (roi). Çâlmali = Bombax heptaphyllum. d'un mâcha. à un indigent. 396. 395. par . Un blanchisseur doit laver (le linge) doucement bien polie. sur 396. Un Brahmane qui (néglige) à ses fêtes de famille. un Ârya. (Kull.) . (Kull. Un Brahmane et celui voisin d'inviter son plus proche qui (néglige) à côté de ce dernier. Un tisserand (qui a reçu) dix palas (de fil pour faire 392. 391. un Çrotriya « son voisin ». et anuveçya celui qui habite derrière lui.) — Un Brahmane instruit. prâtiveçya est le voisin qui habite en face de lui. et vertueux instruit (autre) Brahmane devra lui payer le double (de la valeur) du repas. à un malade. — Un mâcha « d'argent ». un d'inviter instruit 393.) 393. 392. à un Brahdes égards 395. Un pala en plus : « il doit rapporter une étoffe pesant onze palas. » (Kull. Un estropié.

qui fait une fausse déclaration dans l'énumération (de ses marchandises). d'un huitième de (de pana) pour une vache et une femme. ou à la fin de la quinzaine. qui achète et vend à une heure indue. » (Kull. il est passible 398. Des hommes sans bagages ou « sans escorte. Les poids et mesures doivent toujours être poinçonnés et vérifiés à nouveau tous les six mois. la destination. Celui qui fraude les péages. Le roi prélèvera la vingtième partie du tarif que fixeront pour les (diverses) marchandises des (gens) experts dans l'imposition des taxes. (Kull.252 LES LOIS DE MANOU de l'étoffe) un pala en plus .) 405. le roi (en magasin). 402. (Kull. s'il agit autredoit rapporter d'une amende de douze (panas). 404.) 401. Tous les cinq jours.) Il est évident que l'auteur vise ici l'augmentation du poids du fil brut par l'apprêt. à quelle distance elles vont pour les marchandises d'exportation. fixera (les tarifs) d'achat et de vente. 400. » Kull. entend par là « des mendiants ». A une heure indue « la nuit ». — Des caisses vides : on peut faire du composé rikta- . le séjour le gain et le déchet de toutes les denrées. 399. Le prince tout l'avoir de celui qui par confisquera des marchandises dont (le roi) a le monocupidité exporte pole ou (dont la vente) est interdite. » (Kull. 401. Des voitures de colis doivent le chargées acquitter suite de la portion de gruau et autres substances qui entre dedans ». pana pour un homme 405. A un bac le péage pour une voiture (vide) est d'un d'un quart pana. le roi établira en présence de ces (experts) le tarif (des marchandises). 400. d'un demi-pana pour un homme (chargé). ment. et à la fin de la quinzaine pour les marchandises d'un prix invariable. « Tous les cinq jours pour les denrées d'un prix variable. Considérant la provenance.) 402. 403. et connaissant de (la valeur) toutes les denrées. une amende payera égale à huit fois (le droit qu'il a fraudé). sans fardeau. La provenance et la destination àgama et nirgama « de quelle distance elles viennent pour les marchandises d'importation.

la culture. par cotisation. portant ont droit à la gratuité du passage sur gnes de leur ordre un bac. Un Brahmane devra aider un Kchatriya par charité et un Vaisya dans l'indigence. Si un Brahmane (abuse par avarice de) sa puissance pour contraindre malgré eux des Dvidjas ayant reçu l'initiation à faire oeuvre servile. 408. (Kull. l'accident est l'effet) de la fatalité. 407.LES LOIS DE MANOU 253 la valeur (des marchandises) . un mois grosse un anachorète et les Brahmanes les insiascète. Tout ce qui est endommagé sur un bateau par la faute des bateliers. des caisses vides péage suivant et des hommes sans bagages une somme insigni(payeront) fiante. 410. doit être remplacé collectivement aux frais des bateliers. Au lieu et au temps « suivant que l'eau est fortement agitée ou calme. 406. en qui suivent) mer il n'y a point de (fret) fixé. Que (le roi) oblige les Vaisyas (à faire) le commerce. 411. passagers. Pour un long parcours (par eau).) 407. — Les insignes de leur ordre : suivant Kull. en leur faisant exécuter les travaux propres (à leur caste respective). l'élève du bétail. cette expression désigne « des étudiants qui ont les insignes du noviciat ». le prêt d'argent. le tarif sera proportionné au lieu et au temps .. 409. 406. (quand (ils ne doivent) aucune indemnité. bhândâni un composé possessif en le rapportant à yànâni sous-entendu : le sens serait alors « des voitures chargées de caisses vides ». d'une amende que le roi le punisse de six cents (panas). . Telle est la décision établie en cas de contestation des si les bateliers sont en faute pendant la traversée . sachez que ce (tarif n'est applicable qu'aux parcours les rives d'un fleuve . Grosse de deux mois . 412. Une femme de deux et plus. et les Soudras à servir les Dvidjas. c'est-à-dire à partir du moment où la grossesse se voit extérieurement. ou bien qu'on est en été ou en hiver ».

un enfant. ce semble. 415 les sept catégories de serviteurs. ait soin d'obliger les Vaisyas et Que le (roi) les Soudras à remplir leurs fonctions . Kull. celui qui est transmis de père en fils (par héritage). sans s'exposer à une amende de la part du roi ». v. un esclave . propre. acheté et celui qui est donné. H y a sept espèces d'esclaves sonnier sous les drapeaux. 419. acheté ou non. — En toute sécurité peut signifier ou bien « sans craindre de commettre un péché » ou tout simplement « sans s'exposer à une amende ».254 LES LOIS DE MANOU à faire 413. 415. 417. Un Brahmane les peut en toute sécurité s'approprier biens d'un Soudra'(son rien en esclave) . (Kull. ajoute « en cas de détresse. 417. conteste cette interprétation. car celui-ci n'ayant son maître peut lui prendre son bien. n'est pas 414. d'entendre « acheté comme esclave ou seulement entré en condition en échange de sa nourriture » . Celui qui a été fait prisonnier sous les drapeaux « dans une bataille ». et celui qui est devenu esclave par suite d'une amende (non payée). Une femme . Un Soudra même affranchi par son maître étant inné en lui. (Kull. Quant au Soudra. qu'il l'oblige existant de luioeuvre servile. cf. cependant Medh. Qu'il s'occupe de sesenchaque jour de l'achèvement 413. le Brahmane peut même avoir recours à la force pour enlever à un esclave ce qu'il possède. car il a été créé par l'Être même pour le service des Brahmanes. (castes) manquaient leversé. nourriture.) Il serait plus naturel. Acheté ou non c'est-à-dire «entretenu ou non ». celui qui entre au service pour la celui qui est celui qui est né dans la maison. car si ces deux à leurs le monde serait boudevoirs. . 416. . car ce (caractère) dégagé de la servitude ? l'effacer qui donc pourrait : celui qui a été fait pri415. ces trois sont déclarées ne rien posséder .) Ce passage semblerait établir qu'un Kchatriya peut-être réduit en esclavage. 418. et veut qu'il s'agisse ici « seulement d'un Soudra pris à la guerre ». (le bien) (personnes) à celui dont elles déqu'elles acquièrent appartient pendent.

parvient à la condition suprême. Le roi qui règle ainsi toutes les affaires et litigieuses évite tout péché. On peut construire autrement : « Le roi qui règle ainsi toutes les affaires litigieuses. dépenses 420. ses mines et son trésor. ses revenus et ses treprises. » c'està-dire à la béatitude. évite le péché et parvient à la condition suprême. 420. moksha. à la délivrance finale. fixes.LES LOIS DE MANOU 255 et (inspecte) ses bêtes de somme. .

.

» c'est-à-dire elles doivent réprimer elles-mêmes leur penchant excessif aux objets des sens. (C'est) leur père (qui) les protège dans leur enfance. Kull. soit sél'époux et l'épouse.LIVRE Devoirs Suite des NEUVIÈME des Lois Époux. A temps veut dire. — Séparés. leurs fils (qui) les protègent dans leur vieillesse . on doit les si elles sont (trop) attachées tenir sous son autorité. leur époux (qui les protège dans leur jeunesse.. blâmable voulues) est devenue veuve. et criminelles. — Àtmano vaçe : je rapporte le pronom réfléchi à celui dans la dépendance duquel se trouve la femme. 17 . Nuit et jour les femmes doivent être tenues dans la déet autres) mâles (de la famille) . 4. 3. Je vais maintenant les lois éternelles exposer pour le chemin du devoir. qui suivent parés. soit réunis. la femme ne doit jamais être indépendante. blâmable qui ne voit pas (sa femme aux époques est un fils qui ne . 2. 2. 1. Objets des sens « même permis ». protège pas sa mère lorsqu'elle 1. 4. « avant qu'elle ait commencé à avoir ses menstruations ». Kull. — Veuve : les lois de Manou ne connaissent pas la coutume barbare de s acrifier la femme sur le bûcher du mari défunt. pendance par leurs (maris aux objets des sens. au contraire le rapporte à cette dernière : « Elles doivent être mises sous leur propre contrôle. civiles L'Héritage. Kull. L'époux et l'épouse « dans une carrière exempte d'infidélité réciproque ». suivant Gautama cité par Kull. c'est-à-dire quand l'époux est absent ou mort. Un père qui ne donne pas (sa fille en mariage) à temps est blâmable est un époux .

L'époux en entrant dans sa femme. un foetus 8. 11. soi-même vertueuses. Encore un calembour étymologique. de garder même faibles s'efforcent que les maris leurs femmes. VII. Tel (l'homme) femme connaît charnellement. Car en gardant sa femme. de (toutes) 6. c'est pourquoi de sa sa femme en vue de la pureté soigneusement garder postérité.) 7. elles feront le chagrin de deux quence . Homme de confiance désigne sans doute un eunuque. Sa postérité. fait remarquer que « cette idée est empruntée au Véda : voyez Aitareya Bràhmana. tel 9.) — Soi-même: pour la même raison. (Kull. Les femmes doivent être particulièrement préservées contre les mauvaises sans conséfussent-elles inclinations. 12. Ses devoirs : obéissance envers le mari. Personne ne peut les femmes garder par la force. on préserve soigneusement et sa postérité. 10. : mais on peut les garder suivants par les moyens à amasser ou à dé11.—Ses devoirs : « le mari d'une femme infidèle n'a pas le droit d'allumer le feu sacré ». (Kull. Même faibles « aveugles. —Sa famille « les enfants légitimes seuls ont qualité pour offrir les sacrifices funéraires aux Mânes des ancêtres ». les coutumes sa famille. c'est-à-dire on assure la pureté de sa lignée. 13 ». (y) devient et renaît ici-bas . Les femmes enfermées de confiance ne sont pas gardées .) 8. de jâyâ vient de ce que l'homme fois en naît une seconde (Jâyate) elle. qu'une doit l'enfant (l'époux) qu'elle met au monde . les ustensiles de ménage. . ses propres devoirs. (Kull. car non surveillées. surveiller à la maison (même sous la sur12. corps). familles. B. Considéranl que c'est là le devoir principal les castes. Que (le mari) occupe sa (femme) et son propre à tenir (les objets penser l'argent. là (seules) sont bien gardées qui se gardent 6. la dénomination donnée à l'épouse. 7. cellesd'hommes veillance) elles-mêmes. perclus ».258 LES LOIS DE MANOU 5. propres à cuire les aliments et à à (accomplir) ses devoirs.

LES LOIS DE MANOU 13.

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La boisson, l'absence les mauvaises fréquentations, le vagabondage, de l'époux, le sommeil (à des heures indues) et le séjour dans une maison telles sont les six étrangère, (sources de) déshonneur pour une femme. 14. Les femmes ne regardent et ne tienpas à la beauté, nent aucun compte de l'âge ; beau ou laid (elles se disent) : « C'est un homme à lui. », et se donnent 15. Par passion pour l'homme, par par mobilité d'esprit, leurs naturel elles trahissent ici-bas d'affection, manque soigneusement qu'on les garde. époux, quelque 16. Donc connaissant cette disposition naturelle qu'a mise au moment l'homme doit en elles le Créateur de la création, à les garder. un soin extrême apporter 17. (L'amour de) leur lit, (de) leur siège, (de) la toilette, la malice et la la luxure, la colère, les penchants vicieux, aux (voilà les attributs dépravation, assigna que) Manou femmes. 18. Pour les femmes, il n'y a point de cérémonies relide prières : telle est la loi établie. Les gieuses accompagnées et exclus des prières, femmes, (êtres) incomplets (sont) le (même) : telle est la règle. mensonge 19. En effet il y a plusieurs passages dans les Védas mêmes 14. Cette conception du caractère de la femme est tout à fait orientale. La Bruyère a dit avec plus de justesse et de courtoisie : « Il y a des femmes pour qui un jardinier est un jardinier, et d'autres pour qui c'est un homme. » Peut-être faut-il limiter le jugement sévère de Manou aux femmes qui sont dans les six cas énumérés au v. 13. 17. L'amour de leur lit et de leur siège, c'est-à-dire la paresse. — Les penchants cicieux, littér. anàryatâ le manque de noblesse. — Manou est ici non pas l'auteur des lois, mais le créateur Manou fils de l'Etre existant par lui-même. 15. Cérémonies accompagnées de prières (mantras), « telles que la cérémonie de la naissance, etc.». (Kull.) — Exclues des prières (mantras), signifie « qu'il n'y a pour elles aucune cérémonie accompagnée de mantras». Kull. ajoute qu'elles sont « ignorantes de la loi, étant privées (de la connaissance) de la Smrti et de la Çruti qui en sont le fondement ». Cf. livre II, 66. 19. Littér. « Il y a plusieurs textes révélés (çruti) chantés dans les saintes écritures (nigama). »

260 destinés

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Écoutez le naturel à caractériser (de la femme). de leurs les textes sacrés concernant) l'expiation (maintenant (péchés). et infidèle à son époux a péché, 20. « Si ma mère dévoyée ! » Telle est de moi cette semence puisse mon père éloigner de cette formule la teneur d'expiation. en son esprit quoi que ce soit 21. Si (une femme) médite est déclarée cette de fâcheux (formule) pour son époux, de cette infidélité. (l'expiation) parfaite à qui une d'un homme 22. Quelles que soient les qualités elle les acquiert s'unit femme elle-même, légitimement, dans l'Océan. comme une rivière (qui se confond) 23. Akchamâlâ, (bien que) née dans la plus basse caste, par et Sâranguî son union avec Vasichtha, (par son union) avec devinrent Mandapàla dignes d'honneur. de basse femmes 24. Elles et d'autres ici-bas, qui étaient un rang élevé, grâce aux belles quaont atteint extraction, lités de leurs époux. ordinaire 25. Telle est la règle toujours pure de conduite les lois relamaintenant du mari et de la femme ; apprenez et après la de prospérité ici-bas source tives aux enfants, mort. 20. Dévoyée, peut-être au sens propre « allant dans la maison d'un autre »_ (Kull.) — Cette semence « de l'homme adultère ». — Cette formule est mise dans la bouche « d'un fils instruit de la faute de sa mère ». (Kull.) B. fait remarquer qu'elle « se retrouve dans le Çânkhâyana Gi'hya Sûtra, III, 13 ». 21. « Cette prière est une expiation pour le fils et non pour la mère. » (Kull.) 22. «Quand une rivières'unit à l'Océan, son eau devient aussi salée. » (Kull.) 23. Vasishtha, célèbre sage védique auquel on attribue plusieurs hymnes, épousa une Cândâlï. — Akshamâlâ ou Arundhatï : cette dernière personnifie l'étoile du matin. — Le sage Mandapàla, suivant le Mahâbhârata, malgré sa dévotion, étant tombé en enfer, parce qu'il n'avait pas d'enfant pour l'en tirer, prit la forme de l'oiseau dit Sâranga et eut d'une femelle de cette espèce quatre enfants. — Devinrent dignes d'honneur, veut dire qu'elles obtinrent le ciel en récompense de leur dévouement à leurs époux. 25. Après la mort, parce que les enfants font les sacrifices funéraires aux Mânes.

LES LOIS DE MANOU 26. Entre des

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diheureuses femmes par leur fécondité, un flambeau et qui sont (comme) (éclairant gnes d'honneur, il n'existe et la déesse de la fortune, pas, toute) la maison, différence. la moindre dans les familles, ils des enfants, les soigner au monde 27. Mettre quand dans tous leurs les soins domestiques sont nés, et (surveiller) de la femme. les fonctions détails, (telles sont) évidemment des devoirs 28. La postérité, religieux, l'accomplissement de la volupté les petits soins, (tout cela) dépend suprême, et pour ainsi que (l'entrée du) ciel pour les ancêtres l'épouse, soi-même. et son ses pensées, ses paroles 29. Celle qui réfrénant monde arrive dans le même corps, ne trahit pas son époux, par les gens de bien une que lui (après la mort) et est appelée femme vertueuse. à son mari, une femme encourt 30. Mais par son infidélité et (après la mort) elle renaît dans le le blâme en ce monde, affreuses. sein d'un chacal et est affligée de maladies au fils , cette relativement 31. Apprenez maintenant, à toute l'humanité, sainte décision prononcée par applicable et par les grands sages, nés dès le principe. les gens vertueux au sei32. Ils sont d'avis que le fils (légitime) appartient celui qui a engneur (de la femme) ; mais en ce qui concerne 26. Calembour sur strï femme et çrî la déesse de la Fortune : cela revient à dire qu'une femme vertueuse et féconde fait la prospérité d'une maison. 27. Les soins domestiques « régaler les hôtes et amis, etc. ». (Kull.) — Dans tous leurs détails pratyartham : une autre leçon porte pratyaham journellement. 28. Devoirs religeux « l'agnihotra et autres ». (Kull.)—Par volupté suprême il faut entendre ici le plaisir sexuel. — L'entrée du ciel, parce que celui qui n'a pas de fils légitime tombe en enfer. Cf. la note du v. 23 sur la légende de Mandapàla. Le mot putra fils est expliqué ailleurs par le calembour étymologique de put-trâ qui tire de l'enfer appelé put. 30. Maladies affreuses, ou comme dans plusieurs autres passages, maladies qui sont la punition d'une faute antérieure, telles que « la phtisie et la lèpre ». (Kull. ) 32. Propriétaire du sol désigne le mari de la femme: « même s'il ne l'a pas engendré lui-même ». (Kull.) La comparaison de la femme à un champ

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il y a divergence dans les textes gendre (un fils illégitime), révélés ; les uns déclarent à celui (que l'enfant appartient) les autres disent (qu'il est) au propriétaire qui l'a engendré, du sol. 33. La tradition considère la femme comme le champ et l'homme comme la semence ; la production de tous les êtres du sol avec la semence. corporels (est due) à l'union 34. Parfois c'est la semence c'est qui prédomine, parfois la matrice de la femme ; mais quand toutes les deux sont est (le plus) estimé. égales, (c'est alors) que le produit 35. De la semence et de la matrice, c'est la semence qui est déclarée : car le produit de toutes les plus importante est caractérisé créatures de la sedistinctifs par les signes mence. 36. Quelque semence qu'on jette dans un sol préparé (par le labourage) en temps une (plante (opportun), de) même en cet endroit, les propriétés dis(espèce) pousse portant de sa (semence). tinctives 37. En effet cette terre est appelée l'éternelle des matrice la semence êtres créés, et (pourtant) ne développe dans ses de la matrice. aucune des qualités productions 38. Ici-bas des semences de différentes semées en sortes, dans un même terrain temps voulu par les laboureurs pousleur propre nature. sent (chacune) suivant 39. Les deux espèces de riz, le sésame, les deux espèces de fèves,l'orge, croissent leur semence, suivant ainsi que l'ail et la canne à sucre. fécondé est usuelle. — Au lieu de kartari il y a une autre leçon bhartari suivie par B. qui traduit ainsi « relativement au sens du mot seigneur, les textes révélés diffèrent ». . 33. La tradition : smrtà signifie peut-être tout simplement « la femme est dite le champ, etc. ». 36. La comparaison manque un peu de justesse, car le terroir influe seulement sur les qualités accessoires de la plante, sans altérer l'espèce, tandis que la femelle modifie l'espèce : témoin les animaux hybrides. 39. Le riz vrîhi et le riz çâli (j'ignore en quoi diffèrent les deux espèces). — La fève mudga Phaseolus mungo et la fève màsha Phaseolus radiatus.

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40. Qu'une~(sorte de) plante soit semée et qu'il en pousse une autre, c'est ce qui n'arrive semence qu'on point ; quelque sème, il croît (une plante de même espèce). 41. Aussi un homme bien élevé, versé dans les instruit, Védas et les Angas, ne doitet désireux de vivre longtemps, il jamais semer dans la femme d'autrui. à ce 42. Ceux qui connaissent (les choses du) passé citent sujet les stances chantées par le dieu du Vent, qui (recomdans la à l'homme de ne point semer de semence mandent) femme d'autrui. 43. De même que la flèche enfoncée dans (par un chasseur) une blessure déjà faite (par un autre) est (une flèche perdue), ainsi se perd aussitôt la semence (jetée) dans la femme d'autrui. 44. Ceux qui connaissent (les choses du) passé considèrent cette terre (Prithivî) comme l'épouse du roi Prithou ; ils diun sent qu'un terrain à celui qui l'a défriché, appartient l'a percé d'une flèche. daim à celui qui (le premier) lui-même et 45. « L'homme est autant que sa femme, déclarent ses enfants », est-il dit; et les Brahmanes égale» ment ceci : « L'homme est dit ne faire qu'un avec la femme. une femme n'est déga46. Ni par vente, ni par abandon, nous savons à) son époux; que gée (des lois qui l'unissent des telle est la loi établie de toute antiquité par le Seigneur créatures. 41. Les Védas et les Angas est le commentaire de jnâna et vijnâna, deux mots qui signifient connaissance et science. 42. Le dieu du vent Vàyu : il y a là une allusion qui m'échappe. 43. Se perd pour celui qui la répand « parce que c'est le propriétaire du champ (le mari) qui recueille le fruit de la postérité ». (Kull.) 44. Prthu, cf. VII, 42 et note. Prthu força la terre qui s'y refusait à donner ses fruits pour la nourriture des êtres animés ; c'est de lui que celle-ci prit son nom. — On voit ici pourquoi il est dit dans le vers précédent que la flèche enfoncée dans une blessure déjà faite est perdue : c'est parce que le gibier appartient au premier tireur. 45. L'homme est autant, c'est-à-dire « l'homme complet se compose de ces trois personnes ». — Est-il dit « dans les Védas ». — Les Brahmanes « instruits dans les Védas ». (Kull.)

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47. Une seule fois se fait le partage une (de l'héritage), seule fois une jeune fille est donnée en mariage, une seule fois on dit : « J'accorde. ». Ces trois actes n'ont lieu qu'une fois. 48. De même chamelles, que pour les vaches, juments, buffles chèvres et brebis, ce n'est pas servantes, femelles, le procréateur qui possède les petits, ainsi (en est-il) pour les femmes du prochain. 49. Ceux qui ne possèdent mais qui ont de pas de champ, la semence et qui la répandent dans le champ ne d'autrui, récoltent aucunement le fruit de la moisson produite. 50. Quand même un taureau cent veaux dans engendrerait les vaches d'un autre ces veaux seraient au (propriétaire), des vaches ; la semence du taureau aurait été propriétaire en pure perte. répandue 51. Ainsi ceux qui ne possèdent pas de champ et répandent leur semence dans le champ d'autrui, font le bénéfice du propriétaire du champ, et celui qui a donné la semence ne retire aucun fruit. 52. Si aucune convention n'existe entre le propriétaire du la semence à la champ et celui qui a donné (relativement) le grain appartient évidemment au propriétaire du moisson, car la matrice est plus importante champ, que la semence. 53. Mais si par contrat (un champ) est confié (à une autre en vue de l'ensemencement, alors celui qui a personne) fourni la semence et le propriétaire du champ sont tous deux 47. Le partage « à condition qu'il ait été fait suivant la justice ». (Kull.)— J'accorde, c'est-à-dire la jeune fille: c'est le père qui dit cela. On pourrait aussi entendre cette phrase dans un sens plus général, à propos de n'importe quel don. 51. Ceux qui ne possèdent pas de champ, c'est-à-dire « ceux qui ne sont pas mariés ». (Kull.) 52. La matrice est plus importante que la semence, semble en contradiction avec ce qui est dit au v. 35, où la semence est déclarée supérieure à la matrice ; mais c'est que le point de vue est tout différent. 53. Je ne pense pas qu'il faille ici prendre le mot champ dans un sens métaphorique comme au v. 51.

LES LOIS DE MANOU considérés (sol). 54. ici-bas comme ayant droit (au produit)

265 de ce

Si, emportée par le fleuve ou par le vent, la semence le produit de) cette sepousse dans le champ d'un (étranger, de la sedu champ ; le propriétaire mence est au possesseur mence ne recueille pas la moisson. à la progéni55. Sachez que telle est la règle applicable chèvres ture des vaches, chamelles, servantes, juments, et brebis, oiseaux femelles et buffles femelles. de la sela valeur relative 56. Ainsi vous a été déclarée la loi mence et de la matrice; je vais maintenant exposer les femmes en cas de détresse. (concernant) d'un frère aîné est pour le cadet (comme) 57. La femme du cadet est considérée et la femme d'un gourou, l'épouse de l'aîné. (comme) la belle-fille avec la femme de son 58. Un frère aîné qui a des relations de son aîné, sauf en cas cadet, ou un cadet (avec la femme) sont tous deux déchus de leur caste, même (s'ils de détresse, à le faire. ont été) autorisés désirés fait défaut, les rejetons 59. Au cas où la postérité autoriêtre obtenus par une femme régulièrement pourront ou avec le beau-frère d'une sée (au moyen cohabitation) la sixième génération. (autre) parent jusqu'à quelque des relations) avec 60. Celui à qui il a été enjoint (d'avoir 56. La valeur relative littér. la valeur et la non-valeur. — En cas de détresse signifie « quand elles n'ont pas d'enfants ». (Kull.) 57. Guru est pris ici dans son sens le plus large, non pas spécialement le précepteur spirituel, mais toute personne à laquelle on doit une sorte de respect filial. Peut-être désigne-t-il spécialement ici le beau-père, et alors l'épouse d'un guru pourrait être traduit par « belle-mère », en opposition à « belle-fille » qui vient dans le second membre de phrase. 58. Autorisés « par le mari ou par des parents ». (Kull.)—Sauf en cas de détresse « à moins qu'il n'y ait pas d'enfants ». (Kull.) Ces relations peuvent être autorisées en cas de stérilité du mariage, comme on le voit au vers suivant. 59. Parent jusqu'à la sixième génération, Sapinda. 60. Une veuve « ou une femme dont le mari est encore vivant, lorsqu'il n'y a pas d'enfant ». (Kull.)

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une veuve, devra (le faire) oint de beurre en silence, clarifié, la nuit, (et) engendrer en elle un fils, jamais deux. pendant 61. Quelques considéen ces matières, (sages) entendus rant que le but de cette délégation n'est pas rempli (s'il n'y a qu'un fils), pensent qu'un second (fils) peut être légitimement dans les femmes engendré (ainsi autorisées). 62. Mais quand le but de cette délégation d'une auprès veuve a été rempli conformément à la loi, les deux personnes se conduire doivent vis-à-vis comme un beaul'une de l'autre père et une belle-fille. 63. Si les deux délégués violent la règle et se guident par leurs désirs charnels, l'un et l'autre seront déchus de leur caste (comme) ayant souillé (l'un) la couche d'une belle-fille, celle d'une belle-mère. (l'autre) 64. Les Dvidjas ne devront une veuve à jamais autoriser avec un autre (que son mari) ; (avoir un commerce charnel) car ceux qui l'autorisent avec un autre (à avoir des relations) violent la loi éternelle. 65. Dans les passages duVéda relatifs au mariage, il n'est d'une autorisation point fait mention (de ce genre),le mariage des veuves en secondes noces n'est pas non plus indiqué dans les lois nuptiales. 66. Cet (usage), blâmé par les Dvidjas instruits (comme) une loi (bonne pour) des animaux, même fut, dit-on, (établi) pour les hommes quand Vena était roi. 61. S'il n'y a qu'un fils, « qui n'a qu'un fils, n'a pas de fils ». (Kull.) 62. Les deux personnes, c'est-à-dire celui qui avait été délégué pour engendrer un ûls, et la femme auprès de laquelle il avait été délégué. — Leurs rapports charnels doivent cesser dès que l'enfant est engendré. — Un beau-père : littér. un guru. 63. Les deux délégués. « Le frère aîné et le frère cadet. » (Kull.) — Bellemère : littér. guru. 64. Ce vers et les suivants 64-68 contiennent une théorie diamétralement opposée à celle qui vient d'être énoncée ; il y a là sans doute une interpolation d'époque plus récente. Cf. l'Introduction. 66. Il a été question ailleurs de l'orgueil de Vena qui voulut que les sacrifices lui fussent adressés et non aux dieux, et qui fut tué par les Brâh-

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tous les rois sages, 67. Cet excellent parmi qui auparavant possédait la terre entière, causa la confusion des castes, son intelligence ayant été obscurcie par la concupiscence. 68. Depuis lors, les sages blâment celui qui par égarement autorise une femme dont l'époux est mort à avoir des enfants (d'un autre homme). 69. Si le fiancé d'un jeune fille meurt après que les fianfrère (du défunt) doit l'épouçailles ont été faites, le propre ser d'après la règle suivante . suivant le rite, épousé cette (jeune fille qui 70. Ayant, doit être) vêtue de blanc et de conduite pure, il aura des relations avec elle une fois à chaque (favorable) jusqu'à époque de la progéniture. (ce qu'il obtienne) sa fille à quel71. Un (homme) sensé, après avoir accordé à un autre ; car de nouveau qu'un , ne doit point la donner celui qui, après l'avoir accordée fois), la donne (une première en ce une seconde, encourt (le péché de) faux témoignage un homme. qui concerne une jeune fille, 72. Même après avoir épousé légitimement de blâme, malade, on peut la répudier (si elle est) entachée déflorée, (ou si on vous l'a) fait épouser par ruse. un dédonne en mariage une fille ayant 73. Si quelqu'un le (contrat) avec faut sans le déclarer, (le mari) peut annuler le malhonnête (homme) qui (lui) a donné la jeune fille. mânes avec des brins d'herbe kuça. Il semblerait d'après ce passage qu'il ait été l'introducteur de la pratique du niyoga ou délégation. 67. Kull. remarque qu'il était « excellent entre tous les râjarshis parce qu'il possédait la terre entière, et non à cause de sa vertu ». 68. « Cette interdiction du niyoga prononcée par lui-même (Manou) appartient à l'âge Kali dit Brhaspati. » (Kull.) 69. Si le fiancé, littér. l'époux. 70. « L'enfant ainsi procréé appartient au défunt. » (Kull.) 71. Ce péché est mentionné au liv. VIII, 98, où il est dit que « par le faux témoignage en ce qui concerne un homme, ou tue mille parents ». 72. Entachée de blâme suivant Kull. signifie « qui a des marques funestes ». — Déflorée, c'est l'interprétation de Kull.; vipra dushta signifie exactement corrompu. 73. Cf. VIII, 205 et 224.

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homme au loin) peut que ses affaires (appellent à son épouse; partir après avoir assuré des moyens d'existence car une femme même honnête peut se pervertir (quand elle est) pressée par le besoin. 75. Si (l'époux) avant de partir des moyens (lui) a assuré elle devra vivre en observant la chasteté; s'il est d'existence, parti sans rien lui assurer, qu'elle subsiste par un métier honorable. 76. Si l'époux est parti pour accomplir un devoir pieux, elle devra l'attendre huit ans; (s'il est parti) pour (acquérir) la science ou la gloire six ans, et trois (s'il est parti) pour son plaisir. 77. Un mari devra patienter un an avec une épouse qui le hait; mais au bout d'une année, il devra la priver de son douaire et cesser de cohabiter avec elle. 78. Si elle manque envers son époux, parce (à ses devoirs est adonné ou frappé d'une que celui-ci) (au jeu), buveur, elle doit être abandonnée trois mois, et maladie, pendant et de ses meubles. privée de ses parures 79. Mais si son aversion de ce que son mari est) (provient ou frappé de fou, dégradé (de sa caste), châtré, impuissant, maladies elle ne peut être ni abandonnée, ni privée affreuses, de son douaire. 80. Une (femme) de mauvaises insoubuveuse, moeurs, 75. En observant la chasteté, « sans jamais aller dans la maison d'un autre homme ». (Kull.) — Un métier honorable « tel que filer, etc. ». (Kull.) 76. Devoir pieux « pour exécuter un ordre de son guru, ou en pèlerinage ». ou peut-être « pour une affaire d'amour, (Kull.) — Pour son plaisir, pour jouir d'une autre femme ». (Kull.) — « Ensuite elle ira le retrouver. » (Kull.) 77. Patienter : littér. l'attendre : l'aversion est comme un éloignement— Au bout d'un an « si elle continue à le haïr ». — Il deora la priver de son douaire « ce qu'il lui a donné, tel que ornements, etc., en lui octroyant seulement la nourriture et le vêtement ». (Kull.) 79. Maladies affreuses «telles que la lèpre, etc. ». (Kull.) 80. Malade « de la lèpre, etc. ». — Méchante « qui bat ses domestiques et autres ». (Kull.)

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être remméchante, malade, peut toujours prodigue, placée par une autre. la huitième 81. Une (femme) stérile peut être remplacée sont morts la dont tous les enfants une (femme) année, une (femme) qui n'enfante dixième, que des filles la onzième; mais celle qui est acariâtre immédiate(peut être remplacée) ment. malade 82. Mais une (femme) qui est bonne et vertueuse son consenne peut être remplacée clans sa conduite qu'avec sans respect. et ne doit jamais être traitée tement, la maison 83. Une femme (conjuqui quitte remplacée ou répudiée enfermée gale) en colère doit être immédiatement de (sa) famille. en présence boit des liqueurs 84. Mais celle qui, malgré la défense, et les réuou fréquente les spectacles même à une fête, de six krichnalas. nions, sera punie d'une amende des femmes de leur (caste) ou 85. Si les Dvidjas épousent les honneurs et le logement d'une autre (caste), la préséance, doivent être (déterminés) l'ordre de de ces (femmes) d'après leur caste. de même 86. Parmi tous (les Dvidjas, c'est) la (femme) (caste) et non jamais celle d'une autre caste qui doit remplir le service du corps, et (l'assister) dans les auprès de l'époux devoirs religieux de tous les jours. 87. Mais l'insensé ces (fonctions) qui fait remplir par une autre (femme), alors qu'il a près de lui une (femme) de même considéré comme (aussi mépricaste, a été de toute antiquité sable qu')un Tchândâla (engendré par un Soudra et une) Brâhmanî. 88. (S'il se présente de beau, un) prétendant distingué, lui donner sa fille en mariage, même (caste, un père) pourra 83. Sa famille « son père, etc. ». (Kull.) La femme remplacée n'est pas pour cela chassée du domicile conjugal. 84. Malgré la défense « de son mari ». (Kull.) 83. L'âge « huit ans ». (Kull.)

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suivant la règle, lors même n'a pas atteint qu'elle (l'âge). 89. Mais une jeune fille, même nubile, devra rester dans la maison (paternelle) la mort plutôt que d'être jamais jusqu'à donnée à un (prétendant) de qualités. dépourvu 90. Une jeune fille nubile devra attendre trois années (un elle pourra prendre mari) ; passé ce temps, (à son choix) un époux de même caste. 91. Si on néglige de la marier et qu'elle se cherche ellemême un époux, elle ne commet aucun péché, ni celui qu'elle prend. 92. Une fille qui se choisit elle-même (un mari), ne doit avec elle aucune de son père, de emporter (venant) parure sa mère ou de ses frères ; si elle en emportait, ce serait un vol. 93. Celui qui prend une jeune fille déjà nubile ne doit pas au père le prix nuptial, car ce dernier perd tous ses droits (sur sa fille) en empêchant (les effets de) sa nubilité. 94. Un (homme) de trente ans peut épouser une jeune fille de douze ans qu'il aime, ou un (homme) de vingt-quatre ans une (jeune fille) de huit ans ; si (l'accomplissement de) ses devoirs devait souffrir d'un retard,(qu'il se marie) au plus tôt. 95. L'époux donnée qui prend une femme par les Dieux, sans avoir pour elle d'amour, doit (pourtant) l'entretoujours 90. Attendre un mari « de la main de son père ou des autres personnes dont elle dépend ». (Kull.) La jeune fille que ses parents ne marient pas a le droit au bout de trois ans de se marier par elle-même. 91. Si on néglige : on désigne ici « son père et ses autres parents ». (Kull.) 93. En empêchant les effets de sa nubilité, c'est-à-dire « en l'empêchant de devenir mère ». (Kull.) — Ce vers est en contradiction avec certains autres relatifs au prix nuptial. Medh. le considère comme n'étant pas de Manou. 94. Ses devoirs « si ses études sont terminées, pour ne pas retarder son entrée dans l'ordre des maîtres de maison ». (Kull.) D'après ce vers il semble que le mari doit avoir en moyenne deux fois ou deux fois et demie l'âge de sa femme. 95. Donnée par les dieux v. par Bhaga, Aryaman, Savitar, etc. ». (Kull.) ; ce sont les dieux dont on invoque les noms à la cérémonie du mariage. L'expression de donnée par les Dieux veut dire tout simplement légitime-

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aux Dieux. afin d'être agréable (si elle est) vertueuse, Les femmes ont été créées pour (mettre au monde) des les hommes c'est pourquoi enfants, pour (perpétuer) l'espèce; en commun de devoirs religieux l'accomplissement (par l'éest prescrit dans le Vécla. poux) avec l'épouse 97. Si celui qui donne le prix (nuptial) une pour (obtenir) l'avoir celle-ci le donné, jeune fille meurt après épousera frère (de son futur), si elle y consent. 98. Même un Soudra ne doit pas accepter le prix nuptial en donnant sa fille (en mariage); car celui qui accepte ce prix fait une vente déguisée de sa fille. 99. Ni les gens vertueux ni ceux (des (des temps) anciens, n'ont certes jamais fait ceci de donner (une temps) modernes, à un autre. fille) à quelqu'un après l'avoir promise 100. Certes, nous n'avons jamais ouï dire même dans les créations antérieures homme de bien) ait fait une (qu'un vente déguisée de sa fille pour une somme appelée prix nuptial. 101. « Que la fidélité dure jusqu'à la mort », réciproque voilà en somme ce qui doit être considéré comme la loi suprême pour le mari et la femme. unis parla cérémonie 102. Et ainsi un mari et une femme, doivent constamment s'efforcer de ne pas être (du mariage) désunis (et) de ne pas violer la fidélité mutuelle. la loi concernant 103. Ainsi vous a été déclarée mari et sur l'affection, et (les moyens) d'obtenir femme, (loi) fondée en cas de détresse; maintenant la postérité (les rèapprenez du patrimoine. gles) de partage ment épousée, parce que les Dieux garantissent en quelque sorte le contrat. B. entend ceci un peu différemment : « Le mari reçoit sa femme des Dieux, il ne l'épouse pas selon sa propre volonté. » 96. « La règle pour allumer le feu (sacré) est commune à l'époux et à l'épouse. » (Kull.) 97. Meurt « avant que le mariage ait été consommé ». (Kull. ) 9S. Ce vers condamne formellement la vente des filles, tandis que le précédent l'autorise : il y a là une contradiction manifeste.

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104. Après la mort d'un père et d'une mère, que les frères réunis se partagent car ils n'y ont aucun l'héritage paternel, droit du vivant (de leurs parents). 105. (Ou bien) l'aîné la succession seul doit recueillir paternelle en entier (et) les autres doivent vivre dans sa dépendans celle du père. dance, 'comme (ils vivaient auparavant) la naissance d'un un 106. Aussitôt après premier-né, homme devient père d'un fils, et (il est) libéré de sa dette envers les Mânes ; cet aîné mérite donc la totalité du patrimoine. 107. Ce fils seul,par lequel il paye sa dette et obtientl'immortalité est l'enfant du devoir ; les autres sont les enfants de l'amour. frères 108. Un fils aîné doit protéger ses plus jeunes et ceux-ci, suivant la loi, doivent comme un père ses enfants, se comporter vis-à-vis de l'aîné comme des fils (envers un L'aîné fait prospérer la famille ou au contraire la l'aîné est le plus respectable l'aîné ne doit ruine; ici-bas; pas être traité sans égard par les gens de bien. 110. Si l'aîné se conduit comme un frère aîné (doit le faire), à l'égal d'un père et d'une mère ; s'il n'a qu'il soit (honoré) d'un frère aîné, il doit (néanmoins) être respas la conduite pecté comme un parent. 104. Se partagent l'héritage paternel « si le frère aîné renonce à son droit d'aînesse ». (Kull.)—Du vivant de leurs parents « le père, s'il le veut, peut faire le partage entre ses fils ». (Kull.) 106. Aussitôt après la naissance «même avant la cérémonie de l'initiation ». (Kull.) — Sa dette envers les Mânes: on a déjà vu que le ciel est fermé aux ancêtres pour qui l'on n'accomplit pas le çrâddha : la naissance d'un fils assure donc la perpétuité du sacrifice funéraire. 107. L'enfant du devoir, c'est-à-dire celui qui a été engendré en vue de l'accomplissement des devoirs pieux. 108. « S'il n'y a pas eu de partage des biens, l'aîné doit fournir aux plus jeunes la nourriture et les vêtements comme le ferait un père. » (Kull.) 109. « Lorsqu'il n'y a pas eu de partage fait, l'aîné, suivant qu'il est vertueux ou non, fait prospérer la famille ou la ruine. » (Kull. ) 110. Comme un parent « comme un oncle maternel, etc. ». (Kull.) père). 109.

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111. Qu'ils vivent ainsi ensemble ou séparément, s'ils désirent (remplir les devoirs religieux ; car les deséparément) voirs religieux se multiplient ; par consépar la séparation à la loi. sont conformes quent les cérémonies séparées 112. L'aîné (a droit à) un préciput (du égal au vingtième avec ce qu'il y a de meilleur dans tous les biens, patrimoine) le puîné à moitié de cela, le cadet au quart. 113. Que l'aîné et le plus jeune prennent (leur part) selon qu'il a été dit; les autres (frères) entre l'aîné et le plus jeune auront (chacun) une part intermédiaire. le meil114. Parmi les biens de toute sorte, l'aîné prendra et sur leur, ainsi que tout ce qui a une valeur particulière, dix (têtes de bétail), il obtiendra la plus belle. 115. (Parmi des frères) dans qui excellent (également) leurs occupations, il ne sera point (prélevé) sur de préciput dix (têtes de bétail en faveur de l'aîné) ; on lui donnera seulement une bagatelle comme marque d'honneur. 116. Si l'on prélève ainsi un préciput on (pour l'aîné), doit faire des parts égales (avec le reste) ; mais au cas où l'on ne fait aucun prélèvement, voici quelle doit être la répartition entre les (frères) : 117. L'aîné une part en plus (de la sienne), le prendra 111. Se multiplient par la séparation, parce que « chacun accomplit pour son compte les cinq grands sacrifices et autres rites ». (Kull.) Dharma signifie â la fois « devoir religieux» et « les mérites spirituels que l'on acquiert par l'accomplissement des devoirs religieux ». 112. La part supplémentaire du puîné est de un quarantième, celle du cadet de un ' quatre-vingtième ; le reste de l'héritage est partagé également. Cf. v. 116. 113. Une part intermédiaire « chacun recevra un quarantième ». (Kull.) Tous les frères entre l'aîné et le cadet sont traités sur le même pied. 114. Tout ce qui a une valeur particulière désigne un objet isolé, qu'on ne peut répartir entre les cohéritiers, « un vêtement ou une parure,» ditMedh. — La plus belle : Kull. fait une restriction, « si l'aîné a de bonnes qualités, que les autres n'ont pas ». 115. Dans leurs occupations, « la récitation du Véda ». (Kull.) 117. Soit 55 à partager entre quatre frères ; l'aîné aura 20, le puîné 1S, les deux plus jeunes chacun 10. 18

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les plus jeunes chacun une part; puîné une part et demie, telle est la règle établie. 118. Quant aux filles, leurs frères doivent individuelleun sur leur lot, chacun ment leur donner (quelque chose) seraient déchus quart de leur part; ceux qui s'y refuseraient (de leur caste). 119. On ne doit jamais une seule chèvre, une partager seule brebis, ou un animal solipède unique; (s'il reste) une ou une brebis en surplus elle est chèvre (après le partage), dévolue à l'aîné. 120. Si un plus jeune frère engendre un fils dans la femme de son aîné, le partage doit être fait également entre eux; telle est la règle établie. 121. Le représentant (qui est le fils engendré par le plus suivant la loi, la place de l'héjeune frère) ne peut prendre, ritier principal (qui est le frère aîné, au point de vue du préest (devenu) ciput) ; l'héritier principal père par la procréation (d'un fils par le plus jeune frère) ; c'est pourquoi, conforà loi (précitée), mément on doit donner (à ce fils) une part (égale à celle de son oncle, et rien de plus). 122. S'il y a un doute sur la manière de faire le partage, quand le cadet est né de la femme première épousée, et l'aîné de la seconde (femme), 118. Suivant le commentaire de Kull. les frères doivent donner une dot à leurs soeurs non mariées, et de la même caste qu'eux, c'est-à-dire nées de la même mère, au cas où le père a eu plusieurs femmes de castes différentes. 119. « On ne doit ni compenser la différence en donnant un autre objet de même valeur, ni vendre l'animal pour en partager ensuite le prix. » (Kull.) 120. Un plus jeune frère « ayant reçu l'autorisation (niyoga) ». (Kull.) — Entre eux « entre le fils ainsi né (kshetraja) et l'oncle qui est son père naturel, et cet (enfant) n'a pas droit au préciput qu'aurait eu le père (c'est-àdire le frère aine) ». (Kull.) 121. C'est-à-dire que cet enfant n'a aucun droit au préciput qu'aurait eu son père légal (le frère aîné), •parce qu'il n'est le fils de ce dernier que par autorisation (niyoga). J'ai suivi pour ce vers obscur le commentaire de Kull. 122. La primogéniture est-elle déterminée par l'antériorité de la naissance de l'enfant, ou par le fait d'être né de la première femme ?

) 125. les autres recevront quinze (vaches) prendra leur part selon (le rang) de leur mère : telle est la règle. 125. mais appartenant à deux femmes différentes. Daksha un des Prajâpatis avait 24. 126. en disant. à la mère . et avec le consentement de son gendre : Que l'enfant qui naîtra d'elle. Le fils aîné «s'il est savant et vertueux ». Dans des matrices : faut-il entendre des matrices différentes ? Et alors jumeaux signifierait deux enfants dont la conception a été faite à la même époque. 50 ou 60 filles : son histoire est racontée dans le Mahàbhàrata et les Purânas. . né de la femme première épousée. 123.) — Recevront leur part « se partageront les vaches qui restent. 126. » 128. 275 Le (fils) né de la première (femme) prendra pour un taureau de . (Kull. (dépendre 127. et un taureau.. Peut « faire sa fille putrikâ. est reconnue de l'ordre) de leur naissance. etc. ».) 128. l'ordre dans lequel elles ont été épousées est indifférent. Pùrvaja ici n'est pas l'aîné. suivant l'ordre dans lequel leurs mères ont été épousées ». « celui qui est né de la première femme ». Précellence due à la mère : c'est-à-dire que si les mères sont de même caste. au moment de la donner en mariage. (en disant) d'elle fasse à mon intention les offrandes aux qui naîtra Mânes'. puis les autres taureaux préciput (excellent) moindre valeur (seront) pour ses (frères) inférieurs par (l'ordre dans lequel ont été épousées) leurs mères. En général les dernières épousées sont de caste inférieure. la primogéniture est subordonnée à (la date de) la naissance. (Kull. 127. (Les Sages) déclarent que l'invocation (à Indra condans (les prières tenue) (est le prividites) Soubrahmanyâ et entre deux jumeaux en (engendrés lège) du premier-né. Conformément à cette règle Dakcha le lui-même. Entre fils nés de mères égales (parla caste) et sans il n'y a point de précellence due (aucune autre) distinction. 124.LES LOIS DE MANOU 123. Mais le (fils) aîné. Ce vers est en contradiction avec les précédents. (Kull. Celui qui est sans fils peut par le rite suivant charger : « Que l'enfant sa fille de lui en donner un. mais comme le définit Kull. la primogéniture même temps) dans des matrices. 124.

interprète différemment : « Il n'y a point de différence au point de vue des affaires mondaines (loke). des fils pour accroître treize à Kasyapa. prétendre pourrait quel ? l'héritage de la mère. » 134. v. les serpents et tous les êtres vivants. (Kull. — Kaçyapa. de donner 134. car il n'y a point de différence ici-bas suivant sionnée) sont sortis du corps du le père (de l'un) et la mère (de l'autre) même (homme). les oiseaux.) . 129. vingt-sept dans la joie de son âme. le partage un fils. le dieu Lunus : les vingt-sept épouses de Soma président aux vingt-sept astérismes lunaires. (l'un) à son propre que lui seul offre deux gâteaux à son aïeul maternel. car une femme n'a pas de droit d'aînesse. ni des devoirs religieux (dharmatah). hérite de tous les biens de (son aïeul maternel mort) sionnéé) sans enfants. qui ne laisse pas (d'autre) enfant. 131. existe une telle (fille qui sionnée est l'égale d'un fils . donc fille (commissionnée) 132. les démons. Mais si après qu'une (fille) a été chargée en ce cas un fils. une putrikà.276 LES LOIS DE MANOU des créatures. avec honneur auroi Soma. 127.de kumàrï 132. lorsqu'il à autre est un autre) soi-même. Non mariée : d'après Gautama cité par Kull. 133. Un fils est un (autre) soi-même. les traitant une fille commis130. sage védique. 130. fils de Marici: de cet hymen naquirent les dieux. » — Ainsi le fils de la putrikà hérite en partie double de son aïeul maternel et de son propre père (s'il est fils unique) : voilà pourquoi il offre les deux gâteaux funéraires. Dharma la justice personnifiée. Kull. B. comprend différemment la première partie de ce vers : « Le fils de la fille putrikà doit (aussi) prendre l'avoir de son (propre) père. Commissionnée. Entre le fils d'un fils et le fils d'une fille (commisla loi . (l'autre) 133. tout l'avoir (maternel) funéraires. Le partage doit être égal. chargea jadis (ses filles) de lui donner Seigneur sa race. père. « il n'y a pas de préciput à donner au fils de la putrikà ». c'est le sens '. Quel que soit le douaire et le fils de la fille (commispart de la fille (non mariée). Il en donna dix à Dharma.. il doit être la 131. 129. — Soma. cf. il naît (au père de celle-ci) doit être égal. Que le fils d'une prenne et du (grand-)père mort sans enfant.

Ce calembour étymologique sur le mot putra fils n'a bien entendu aucune valeur. mais par le fils de ce petit-fils du soleil. l'opinion la plus admissible : s'il y a un fils légitime et un fils adoptif en présence. v. Entre ici-bas . le mari de la fille commissionnée peut sans hésiter prendi'e son bien. 138. devient l'aïeul maternel un fils d'un (époux) de même (caste). . le premier « que la jeune fille a été faite putrikà au moment du mariage. cette règle. monde dans l'autre d'une fille sauve (son aïeul maternel) comme (le ferait) le fils d'un fils. funéraire gâteau au père du père (de sa mère). Un fils adoptif doué de toutes les qualités bien qu'il soit issu tous les biens de celui (qui l'a adopté). ce d'un petit-fils.141. de) cet (enfant) possesseur par (la naissance de la fortune. 137. Par un fils on conquiert par un petit-fils on l'immortalité on obtient . 127). Mais si une fille commissionnée n'importe comment sans (laisser de) fils. d'une autre famille. Les mondes. c'est-à-dire le ciel. (Si) une (fille) ayant reçu ou non commission. il n'héritera du tout qu'à défaut d'un fils légitime ou d'un kshetraja (c'est-àdire d'un fils eng endré par autorisation). 135. il a été nommé Pouttra Brahmâ lui-même. recevra la sixième partie de l'héritage . s'il est doué de toutes les vertus. funèbre et hériter doit offrir le gâteau dernier les mondes. un fils donné dattrima. je crois. — Brahmâ Svayambhû. le fils d'un fils et le fils d'une fille commis139. Un fils adoptif. Suivant Kull. car même le fils il n'y a pas de différence sionnée. troisième héritera de 141. 137. enfante 136.LES LOIS DE MANOU 277 meurt 135. — Son bien désigne ici ce qu'on lui a donné de son vivant. Que le fils d'une fille commissionnée le à sa mère. . littér. krtâ et akrtâ signifient. Voici. — Les commentateurs ne sont pas d'accord sur. offre le premier 140. le dernier. 136. et le second que « la destination de la fille a été faite mentalement » et non en termes exprès. le second au père de celle-ci. Parce (trâ) qu'un de l'enfer) (sauveur par appelé Pout. l'être existant par lui-même. Le père ne peut hériter de sa fille putrikà. avec le consentement du futur » (cf. obtient le monde de l'enfer fils délivre son père 138.

Ni le fils d'une femme qui n'a point été autorisée (à d'un autre homme). . même qui y a été n'a pas droit à l'héritage car il est autorisée. ni celui (qu'une enfanter femme) ayant n'ont droit à aucune part. — Déchu : il est dit au v. Un enfant sans observer la règle dans une femme (indiquée plus haut). 143. V. Plus haut. et engendré en vain. 63 que celui qui n'observe pas le précepte indiqué au v. remettre à cet (enfant) l'héritage. (Kull. et n'a plus droit au bien de son père par le sang : le gâteau funéraire suit la famille et le patrimoine. 147. devra après avoir engendré frère (en vertu d'une autorisation).278 142. le produit de l'amour (l'autre) (l'un) étant le fils d'un amant. les offrandes aux Mânes cessent (envers) celui qui a donné (son fils à un autre). (s'il a été) procréé hériter. 60 est par le fait déchu de sa caste.) — Le propriétaire du champ désigne ici métaphoriquement le mari. car cette semence et la postérité (qui en sort) au propriétaire du champ. doit reconnaître 148. Celui qui prend sous sa garde le bien et la femme un fils pour son d'un frère mort. 145. mâle engendré 144. légitimement appartiennent 146. (seulement) par concupiscence. sensuel. engendré par un homme déchu (de sa caste). Un fils né d'une femme autorisée « s'il est engendré suivant les règles prescrites et doué de bonnes qualités ». partage entre (fils) engenmaintenant (la règle de partage) apprenez drés par un seul homme dans plusieurs femmes de diverses (castes). Suivant une autre leçon il faudrait entendre : « une femme non autorisée ». Un fils né d'une (femme) autorisée peut hériter comme un fils charnel. Si une femme autorisée a un fils de son beau-frère ou cet (enfant) est déclaré inapte à d'un autre (proche parent). 60. paternel. 144. Telle est la règle qu'on pour le (entre enfants nés) de femmes d'une même (caste) . LES LOIS DE MANOU Un (fils) donné ne fait plus partie de la famille. 147. (déjà) un fils a eu de son beau-frère. 145.

ou un Vaisya. au fils de la Brâhmanî. tout l'héritage (s auf ce dixième) reviendra aux fils de la Kcha riyâ et de la Vaisya. ou bien l'interdiction de recevoir le dixième de l'héritage concerne le fils de la Soudra non épousée ». avec une part (de choix) en préciput vertu de sa prééminence. « Aucun n'a droit à un préciput. trois parts du patri151. Que le (Brahmane) on ne doit pas d'après la loi d'une femme des castes Dvidjas). il (n')a pour sa part (que) ce que son père lui donne hériter. le fils de la Soudra n'aura qu'une part. comme le remarque Kull. voici la règle de partage fils enfantés par elles : 150. » (Kull. (directement). le troisième 15 et le quatrième 10. le second 20. une part. les parures et l'habitation devront être donnés comme chariot. également 157. » (Kull. Pour un Soudra c'est une règle que sa femme doit être 151. Ce dernier suppose que « cela dépend des qualités ou de l'absence de qualités de la Soudra. 152. le fils de la Vaisya moine. Le laboureur. 153. Soit 75à partager entre eux : le premier aura 30. Si un Brahmane a quatre femmes aux (appartenant diverses entre les castes) par ordre. le fils de la Vaisya deux parts. le taureau le (fécondateur des) vaches. le fils de la Soudra laisse ou ne laisse pas de fils (né 154. « Sans prélever de préciput. Tous les fils de Dvidjas nés de (femmes) caste (que leur époux) devront donner à l'aîné un préciput. « S'il n'y a pas de fils de caste brahmanique.) . Ou bien encore un homme versé dans la loi divisera la totalité de l'héritage en dix parts et procédera à un partage ainsi qu'il suit : équitable 153.LES LOIS DE MANOU 279 149.) 154. et se partager le reste entre eux. Le fils de la Brâhmanî recevra deux parts. au fils de la Soudra. le fils de la Kchatriya une part et demie. de la même 156. n'est pas apte à Brahmane. Le fils d'une Soudra (qu'il ait été engendré par) un un Kchatriya. Ce vers semble une contradiction avec les précédents. donner plus du dixième 155. le quatre fils de la Kchatriya trois parts. (L'enfant de la) Brâhmanî prendra parts. » (Kull. 157.) 155.

les fils qui naissent d'elle auront une part égale. le (fils) donné. à l'exclusion de l'autre. Autorisée. le (fils) adopté. Le (fils) né d'une le (fils) jeune fille (non mariée). mais sont des parents. accomplissent les libations d'eau et autres céré* monies qui incombent aux parents. (Kull. Le fils légitime.) — Les . v. et un fils engendré dans la femme 162. ce qui a été dit précédemment du niyoga. indique qu'il faut entendre par/sis méprisables « le kshetraja (fils engendré dans la femme autorisée. seul le maître de la fortune 163. d'une femme remariée. que passer l'eau dans une mauvaise barque. 161. 161. et comme tels.) 160. 160. « Les six derniers n'ont pas droit à l'héritage de la famille. Si un fils légitime à l'un des deux seuls autorisée sont tous deux cohéritiers. le (fils) engendré dans la femme 159. cf. LES LOIS DE MANOU de même caste et non d'une autre. Le fils apporté en mariage est celui dont la femme était déjà enceinte lorsqu'elle s'est mariée. tinement et le (fils) rejeté et (sont tous) les six héritiers parents. — Kull. En d'autres termes. Le cas envisagé ici est celui où une femme a eu un fils dé sou beaufrère par autorisation du mari. sans être (sont tous) les six parents héritiers. 138 que les fils servent à vous tirer de l'enfer. et où un fils légitime est né dans la suite. Le fils légitime (est) 158. le (fils) né apporté (par la femme). (appartient) l'héritage paternel. Parmi les douze fils des hommes que Manou issu de l'Etre existant a mentionnés. six sont parents par lui-même et héritiers. 162. « la nourriture et le vêtement ». 59) et les autres ». D'où il suit qu'il n'y a que le premier des douze qui soit apte à vous tirer de l'enfer. On a vu v. (Kull. Le résultat obtenu en (voulant) passer l'eau avec un est le même en mauvais bateau que celui qu'on obtient de passer les ténèbres avec (l'aide de) (infernales) (essayant) fils méprisables. fussent-ils cent. —Le fils rejeté « par ses parents naturels ». et le (fils) d'une Soudra. 158. le (fils) qui s'est donné lui-même. De quoi subsister. et six parents sans être héritiers. le (fils) né clandes(autorisée). 163. cf. en mariage le (fils) acheté. » (Kull. on ne peut pas plus passer l'enfer avec l'aide de fils méprisables.) 159.2S0 ' .

le fils fait. (Kull. être considéré autres « sauf le kshetraja ou fils engendré dans la femme par autorisation ».) Ainsi par exemple. Le fils que son père et sa mère donnent sans enfant.. quant aux dix autres. aurasa.) 164. 166. (C'est ainsi que) le fils légitime et le fils engendré dans la femme (autorisée) se partagent le patrimoine . ils ont une part dans la famille et dans l'héritage. (Kull. etc. 169. s'il n'y a pas de fils donné. 166.en faisant une libation doit être (et qui est) de même (caste que le père adoptif) reconnu comme l'enfant donné. — Le fils de l'épouse. le fils de l'épouse. (distinguer) comme le fils adoptif. De sa propre femme. de même (caste) dont on fait son fils. v. Suivant leur rang. Le fils engendré la femme a été autoou malade. impuissant (lorsque) risée suivant la loi spéciale. — Lefils légitime. le niyoga.) 165. (et) le premier dans le lit conjugal d'un homme 167. àpadi. mais pour ne point faire tort aux autres. c'est le fils adopté quia part. De leur plein gré prltisamyuktam « et non sous l'empire de la crainte.LES LOIS DE.) On peut aussi rapporter ce composé à l'enfant « plein d'affection pour la famille qui l'adopte ». krtrima. s'appelle de leur plein 168. (Kull. L'enfant doit le bien et le mal et doué de vertus filiales. (Kull. Cf. littér. au fils engendré dans la femme (autorisée). sachant 169. « Au kshetraja. — Distinguer le bien et le mal. Littér. le kshetraja. — Une personne sans enfants. le fils de sa chair. Mais lorsque ou un cinquième du qu'il donne un sixième tage paternel. littér. 159. La loi spéciale. aune personne gré.) . qu'il paternelle (leur) donne de quoi subsister. MANOU 281 . « dans son propre champ ». le fils légitime fait le partage de l'héri164. dans la détresse. patrimoine 165. 167. Le fils (qu'un homme) a de sa propre femme régulièdoit être reconnu comme le fils légitime rement épousée en rang. veut dire que dans l'ordre énoncé plus haut « chacun a part à défaut du précédent ». ». d'eau. 168. suivant leur rang. suivant qu'il est ou non doué de qualités. mort. » (Kull. c'est-àdire sachant « que l'accomplissement ou le non-accomplissement des çràddhas et autres cérémonies relatives à la vie future produisent le mérite spirituel ou le péché ».

L'enfant abandonné ou par par son père et sa mère. engendre par luxure dans une 171. 173. (Kull. (un fils) donné s'appelle 178. sans qu'on sache de qui il est. dans sa maison. (Kull. Sans motif « par aversion ». né d'une fille non mariée à l'épouseur (futur de celle-ci). S'assurer une postérité « qui accomplisse en son honneur les sacrifices funéraires ». cette dernière condition étant exigée également pour tous ces fils ». soit connue qu'elle ou non (pour telle. 176.232 LES LOIS DE MANOU 170. 171. qui qu'un. Si une (femme) de son époux ou veuve. 174. elle devra accomplir à nouveau la cérémonie avec son second mari (ou avec le premier (nuptiale) qu'elle reprend). abandonnée se remarie de son plein gré. l'un des deux.) 178.) — Semblable « en bonnes qualités et non en caste. cet (enfant) est dit le (fils) acheté. (le fils) qu'elle enfante est appelé fils d'une femme remariée. ou si elle revient a quitté (à son époux) qu'elle (jeune pour en suivre un autre). Si (un enfant) naît dans la demeure de quelqu'un. (c'est un fils) né clandestinement dans la maison. L'orphelin de père et de sans motif (par ses parents). l'enfant qu'elle porte dans) son sein appartient à l'épouseur. est appelé que l'on accueille l'enfant rejeté. (Kull. lui soit) semblable (que celui-ci ou non (en qualités). 175.) 177. Le fils qu'un Brahmane mère ou (l'enfant) abandonné se donne de plein gré à quelde lui-même. Si elle est (encore) vierge (quand elle se remarie). (Kull. L'enfant met au monde secrètement qu'une demoiselle dans la maison paternelle doit être appelé le fils delà demoiet (appartenant) selle. (Si) une (fille) enceinte se marie. Étymologie par calembour de pâraçava que Manou dérive de pârayan . Si quelqu'un achète à une) postérité pour (s'assurer ses père et mère un enfant. et est appelé l'enfant reçu avec l'épouse.) 174. 177. Ou par l'un des deux « lorsque l'autre est mort ». 172. et il appartient à l'époux de la femme qui l'a enfanté.

destinés à empêcher) substituts du fils (légitime. 181..) 184. » (Kull. remarque « qu'ils ne doivent pas être adoptés. — Substituts : c'est-à-dire chacun dans l'ordre destiné à remplacer le précédent. une autre femme ne doit point adopter de fils donné ou autre ». et à aucun autre. Ces onze fils qu'on vient d'énumérer les Sages les reconnaissent pour les par le fils de l'épouse. c'est) celui qui vient immédiatement après qui vivant et çava cadavre. établie. a un fils d'une esclave. appartiennent la semence duquel ils sont nés. Si un Soudra ou de la femme une part (de esclave de son esclave. (ce fils) peut prendre avec l'autorisation (de son père) : telle est la règle l'héritage). H. — Ce vers contredit ce qui a été affirmé ailleurs que l'enfant appartient au champ et non au semeur. Égaux en condition. Manou a déclaré mêmemère). un fils par le moyen de ce (seul) fils. traduit « est un cadavre pour sauver son père de l'enfer ». Prasangàt.) 183. «en certaines occasions». « Et alors on ne doit pas faire de subslitution de fils : c'est celui-là qui offrira les gâteaux funéraires et recueillera l'héritage. 181.) 180. (bien que) vivant. B. moyen des plus élevés de 184. traduit « mentionnés par rapport au (filslégitime) ». — Dans une Soudra « épousée par lui ». d'où son nom de Soudra. dans la célébration des çràddhas. s'il y a un fils légitime (aurasa) ou une fille chargée de donner un fils au père sans enfant (putrikà) ». 182. 182. qu'il y ait dans les cérémonies interruption (funèbres). en commençant 180. veut dire nés de la même mère et par consé- . Si parmi toutes les femmes (mari). que tous possèdent d'un même l'une 183. Ces onze fils énumérés aux v. Manou a déclaré un fils par le que toutes possèdent de ce (seul) fils. H. 179. a un fils. Ces fils mentionnés comme substituts (du fils légitime) à celui de étant sortis de la semence d'autrui. Même restriction que dans le cas précédent : « quand une des coépouses a un fils. B. si celui-ci fait défaut.LES LOIS DE MANOU 283 est un cadavre. Kull. 159-160. (Kull. cadavre vivant. A défaut de chacun (dans l'ordre ces douze fils. B. (Kull. Si parmi des frères issus d'un même (père et d'une il s'en trouve un qui ait un fils. expression obscure.

) — Les frères « à défaut du père ou de la mère ». à défaut de tout (héritier le roi peut recueillir la succession. trois d'eau doivent être faites 186. et à son défaut le fils de l'épouse. le quatrième (ascendants) (descendant) et le gâteau funéraire) . est celui qui offre . et les autres substituts ». de la sorte il n'y aura pas de violation de la loi relative aux sacrifices funèbres envers le défunt auquel appartenait le bien ».) — Sans enfant mâle a et qui ne laisse ni veuve ni fille ». (Kull. elle s'étend jusqu'au sixième. Mais pour les autres castes. Le bien d'un Brahmane roi : telle est la règle. au point de vue religieux. les samânodakas. le droit de succession ne s'étend donc pas au delà du petit-fils. 185. (Kull. le grand-père paternel et le bisaïeul ». purs et maîtres leurs sens. Le bien doit toujours revenir au plus proche parent du (défunt) à une (personne) de sapinda. 188.) — N'y participe point. ceux-ci ont tous droit à une part du patrimoine. (ce sont) les fils le père du père . 187. ainsi la loi sera sauvel'héritage gardée. ne doit jamais être pris par le 189.) . ou bien prendre l'héritage les frères. 187. s'il y en a plusieurs égaux (en condition). (Kull. (mais) peut (qui) recueillent l'héritage (d'un fils décédé) sans enfant mâle. 188. par exemple plusieurs fils de la femme remariée. et par suite n'a point droit à l'héritage à l'exclusion des frères et autres collatéraux . naturel). puis (à son défaut). Les libations pour à trois le gâteau funéraire doit être offert (ascendants).) 186. quent occupant le même rang dans la série. — Sakulya. (Kull. (Kull. se partagent .DE MANOU est apte à hériter . Se partagent l'héritage « et offrent les gâteaux funéraires . que des de Brahmanes versés dans les trois Védas. désigne les parents éloignés. Trois ascendants « le père. Les fils « le fils légitime.284 LES LOIS. tandis qu'en général. ou même spirituel (puis) à un précepteur à un élève. le cinquième (les libations n'y participe point. (Ce ne sont) ni les frères ni les pères. Mais à défaut de tous (ces héritiers naturels). de la même famille. D'après le vers précédent on voit qu'il faut ici restreindre la qualité de sapinda au troisième descendant. 185. de la même famille.

Reçus après le mariage « de la famille de son époux ou de sa propre famille ». 193. mère maternelle. 193. v. 196. En ce cas. Que si deux (fils) enfantés par une mère de deux se disputent la fortune.) . de la femme. partenir) 197. (c'est) à ce (fils) qu'elle du bien. elles reçoivent un cadeau proportionné à la fortune ». (Les présents) et ceux qu'elle a reçus après le mariage doivent revenir à ses que lui fait son époux par affection enfants. Cf. Des filles « non mariées ». qu'on leur donne aussi en signe d'affection chose de l'avoir de leur grand'quelque suivant leur dignité. des Musiciens célestes.) 195. Mais quand la mère est morte. ce de la mère et du père. III. ou du Seigneur de la création meurt sans postérité. sur ces rites.LES LOIS DE MANOU 285 a un 190. pense qu'il s'agit spécialement du cas où le fils d'une femme remariée est en compétition avec le fils légitime du premier époux. (même) si elle meurt du vivant de son mari. Les soeurs utérines « non mariées : quant à celles qui sont mariées. 192. Mais les biens qui ontété donnés à une (femme) mariée 190. 191. chacun d'eux doit (pères différents) à l'exclusion de l'autre ce qui vient de son père. des Dieux. le bien du premier mari revient au fils du premier lit. (Kull. Si (la veuve) de celui qui est mort sans enfant fils d'un homme de la même famille. (Kull. Les autres rites « celui des Démons et celui des Vampires ». tous les frères utérins et toutes les soeurs utérines doivent se partager également le bien maternel. (Kull. Si une (femme mariée suivant les rites) de Brahmâ. prendre 192. appelle la sextuple propriété 195. Il s'agit d'un fils enfanté par autorisation avec le frère du défunt ou un autre proche parent.) 196. celui du second au fils du deuxième lit. 194. 197. 194. à la profaits) devant cession nuptiale. voilà ce qu'on qui vient du frère. « Les deux pères étant morts » . Kull. remettra la totalité 191. — Sur l'avoir de la mère. Si ces (soeurs) ont des filles. (Les présents le feu (nuptial). cf. ce qui a été donné en signe d'affection. (Kull. citant l'opinion de Bfhaspati). 21 sqq. son bien est déclaré (apà son époux seul. des Sages.

200. dans le cas où la défunte est morte sans postérité. » (Kull. en opposition aux biens de famille indivis . « sans restriction ». si la Kchatriya ou une autre meurt sans postérité. Les femmes ne doivent point se faire un pécule sur les biens delà famille qui sont communs ni même àplusieurs. L'impuissant peut avoir un enfant kshetraja. 198. les fous. » 201. quant à l'avoir propre de la femme. jusrien . Leur propre avoir : suivant Kull. 203. « Un Brahmane ayant des femmes de différentes castes. N'ont aucune part (à l'héritage) les impuissants. sans l'autorisation de leur époux. 202. et le vêtement ceux-ci. Quel que soit le bien qui ait été donné n'importe quand à une femme par son père. les idiots. Cette exclusion des estropiés s'explique par la croyance que les infirmités de naissance sont la punition de fautes commises dans une vie antérieure. ainsi que les aveugles sourds de naissance. Du vivant de l'époux peut se rapporter à ce qui suit. Privés de quelque organe.. Mais c'est une règle qu'un (homme) sage donne à tous la nourriture selon ses moyens. ce que son père lui a donné revient à la fille de la co-épouse de caste brahmanique. sur leur propre avoir. si elle meurt (appartenir) sans postérité. c'estrà-dire engendré par un autre que le mari avec autorisation de celui-ci. celle-ci en a la libre disposition. ils sont déchus (de leur caste). « les boiteux et autres ». ou aux enfants d'icelle. Les parures qu'une femme a portées du vivant de son époux. les et les (gens) dégradés (de leur caste). signifie d'après B. Mais si jamais et les autres désiraient l'impuissant 198. £03. Atyantam jusqu'à la fin. . Signifie suivant Kull.) 199. 199. 201. les héritiers (de celui-ci) ne doivent point se les partager . 202. et alors le sens est : « Les héritiers ne doivent point se partager du vivant de l'époux les parures qu'une femme a portées. cela signifie « l'avoir propre de l'époux ». car (s'il) ne leur donnait qu'à la fin (de leur existence) il serait dégradé (de sa caste). s'ils le font. les muets. 200..286 LES LOIS DE MANOU suivant le rite des Asouras et autres (rites méprisables) sont déclarés à sa mère et à son père. (c'est) la fille de la Brâhmanî (qui) doit en hériter ou bien l'enfant de cette dernière. et ceux qui sont privés de quelque organe.

(prendre) sont aptes à hériter. dans la aient profité aux plus jeunes (frères). (puis) (d'abord) en ce cas les parts doifont un nouveau commun.) — Le partage est égal veut dire « qu'il n'y a point de préciput pour l'aîné».LES LOIS DE MANOU 287 aient une si tant est qu'ils leurs enfants. n'a pas envie de sa part (de l'héritage). qu'il soit exclu du partage. (Kull. bien) ne vient pas du père : telle est la décision. de noces. (Kull. (puisque part. ou un (don fait à un hôte et accompagné) d'un de miel (et de lait sur). (puisque leur travail. femme. Quelque bien qu'un aîné. Le mélange de miel et de lait sur. efforts. le commerce ». 204. Il s'agit du cas où des frères vivant en communauté de biens. Ce qu'un (des frères) gagne par son labeur sans détriétant acquis par ses propres ment du bien patrimonial. pourvu qu'ils science (sacrée).) . est le plat qu'on offre à un hôte. Si des frères séparés. vivant en 210. (Kull. partage. madhuparka. vent être égales . contre par lui-même. Ont acquis du bien « par l'agriculture. une portion il doit en revenir) acquière (par son propre labeur.) 206. chose pour son petite après avoir reçu quelque entretien. de même un (présent) d'amitié. ont acquis du bien par en ce cas le partage ce doit être égal. se suffisant par son propre travail. il n'est pas tenu d'en faire pu recouvrer c'est un bien) gagné son gré à ses fils. 206. Mais si tous. mélange 207. Mais si l'un des frères. un bien de famille 209. postérité. 207. il n'y a point le droit d'aînesse. étant ignorants. Reçu quelque petite chose « afin que ses enfants par la suite ne puissent réclamer ». 205. 205. 204. après la mort de son père. viendraient après coup à faire un partage. Le bien (acquis par) la science à celui-là appartient un (cadeau) seul quil'agagné. Si un père recouvre que n'avait (son propre père). 208. contre son gré (avec les il n'est pas obligé de le partager autres).

pas perdue. 215. 4° la mère du père. (Kull. il partagera avec eux. Que ses (frères) ses demi-frères) utérins.288 • LES LOIS DE MANOU du partage). ni épouse. 212. Le texte porte « est privé de s a part ». . etc. ni mère ». ni veuve. Mais Kull. Privé de sa part « parce qu'il se fait ascète ». ou bien si quelques-uns (des autres fils) se sont associés de nouveau avec (le père). l'ordre de succession en pareil cas est : 1° le père et la mère. doit hériter de lui . n'a plus droit à une perd (sa qualité et mérite d'être puni par le roi. ni père. ni fille. père qui prendra 218. et ses soeurs utérines se réunissent ensemble et se la partagent également. 217. Suivant Kull. sa part n'est . « en ne leur donnant pas (ce qui leur revient) ».-et (parmi ceux qui s'étaient mis en commun (avec lui). — Il est entendu que le fils dont la succession est ouverte ne laisse ni fils. Actes répréhensibles « le jeu. part (exceptionnelle) 214. 2° les frères. Tous les frères adonnés à des actes répréhensibles ne méritent pas (d'avoir part à) l'héritage .) 213. 216. l'aîné ne doit point se faire un avoir propre au détriment de ses plus jeunes frères. (Kull. 217. 3° les neveux . ou si l'un des deux meurt. Si des frères vivant en commun (avec leur père) associent leurs efforts de la richesse). 213. le préciput. 211. la part exceptionnelle. 211. l'ivrognerie. 212.) — Au détriment de ses plus jeunesfrères. explique bhâga par uddhârabhâga. ni fille. Se la partagent « au cas où il ne laisse ni fils. Quand tout le passif et l'actif ont été partagés suivant la règle. Une mère dont le fils (meurt) sans enfant. c'est la mère du le bien. ». si la mère elle-même est morte. Un aîné qui par avarice ses plus jeunes dépouille frères de) frère aîné. tout ce qu'on découvre par la suite doit être également (réparti). littér. le ( pour acquérir un de ses père ne doit jamais (lors du partage) avantager enfants. Mais un (fils) né après le partage seul la part prendra du père. si l'aîné ou le plus jeune (Au moment est privé de sa part. 214.

: « biens destinés à des usages pieux et à des sacrifices ». pour yogakshema. 223. avoir ». fauteurs d'hérésies. une parure. 223. est le commentaire de Kull. Parmi les hommes on appelle jeu ce qui se fait avec des objets inanimés. pari ce qui se fait avec des êtres animés. Qui en encouragent la pratique . traduit d'après Medh. » (Kull. par le fils de l'épouse et les autres suivant écoutez maintenant la loi concernant le jeu.. Le jeu et le pari ne sont rien moins qu'un s'efforcer de les réprimer feste . B.) — Les insignes des Dvidjas. Hommes cruels. une voiture. 220. etc. ces deux vices ruinent les royaumes des princes.) — Un conseiller spirituel ou un prêtre de la maison. autres que le fils légitime. vol mani222. doivent être aussitôt chassés de la marchands d'eau-de-vie. (Kull. le pari est engagé sur des béliers. des femmes (esclaves). Les divers fils : les onze sortes de fils. Une voiture. le roi lui fera couper la main. que le roi leur inflige une peine encouragent aux Soudras les insignes comme corporelle. Ainsi vous a été expliqué le partage (des successions) et la règle de l'attribution fils.LES LOIS DE MANOU 219.) 19 . une parure. « ceux qui haïssent les gens instruits dans les Védas ». un pâturage sont déclarés indivisibles. ce qui donne un sens préférable. danseurs et chanteurs. hommes cruels. des aliments un conseiller ou un cuits.« les teneurs de tripots ». 225. — Une peine corporelle : « suivant la gravité du cas. ». qui usurpent des Dvidjas. 289 Un vêtement. à (des parts aux divers) commencer l'ordre.) 224. 224. aussi un roi doit-il toujours tous les deux. etc. ou qui en la pratique. des bâtonnets . Tous ceux qui s'adonnent au jeu ou au pari. de l'eau. ils devraient être partagés ». « Le jeu se fait avec des dés. (Kull. (Kull. prêtre de la famille. « dont un des cohéritiers avait usé personnellement avant l'époque du partage. Un roi doit exclure de son royaume le jeu et le pari . des coqs que l'on fait battre. et qui ont été énumérées plus haut. si toutefois ces objets avaient une grande valeur. gens adonnés à des occupations prohibées. 225. « le cordon sacré. Joueurs. 220. (Kull).) — L'eau « d'un étang doit être à la jouissance de tous ». ne doivent point être partagées . (Kull. 221. 219. qui signifie seulement « bien. ». ville.

aux vieillards. 231. par le travail. 228. le roi en personne doit revenir sur cette mille (panas (affaire) et (leur) imposer d'amende). aux fous. habitant 226. 229. ainsi que ceux qui ont des intelligences avec l'ennemi. se (parce qu'ils) au feu de l'argent. Se chauffent au feu de l'argent veut dire métaphoriquement qu'ils se laissent corrompre à prix d'argent. les Brahministres. qui lui plaira. 230. le roi (fera) infliger le châtiment un jonc. Un âge antérieur. manes. (Quand) un ministre ou un juge règlent une affaire d'une façon illégale. de sa dette s'acquittera un Brahmane la payera petit à petit. « enflammés de l'orgueil de la richesse ». 232. Ces voleurs déguisés du mal aux sujets vertueux font continuellement par l'exermétiers. ou Soudra. aussi un sage ne doit-il grandes pas s'y adonner même par amusement. aux enfants. tels (instruments). 233. Ceux à (l'administration des) qui étant préposés affaires ruinent les affaires des plaideurs. 227. ceux qui corrompent les ceux qui tuent les femmes.290 LES LOIS DE MANOU dans les États d'un roi. 231. A tout homme en cachette ou bien qui s'y adonne le roi doit infliger le châtiment ouvertement. Suivant les commentateurs. chauffent leurs que le roi confisque (biens). aux pauvres et aux infirmes. infligée. Vaisya s'il est hors d'état de payer l'amende. Dans un âge antérieur inimitiés . qu'il les mette à mort. cice de leurs coupables de on a vu le jeu (causer) 227. 232. Corrompent ou bien « font naître des dissensions parmi les ministres »• . 234. une corde et autres avec une verge. ne doit jamais revenir (sur ce qui a été décidé). les enfants. c'est une allusion à l'histoire de Nala et de Yudhishthira. Aux femmes. un kalpa. Ceux qui font de faux édits. 11 semble difficile d'admettre l'interprétation de L. Un (homme de) caste Kchatriya. Quand une (affaire) a été conclue ou une (punition) le roi après s'être assuré qu'on a procédé légalement.

qu'ils errent sur la terre. un voleur. 235. d'une enseigne . Mais ceux des autres ces (castes) qui commettent crimes involontairement méritent tout qu'on leur confisque leur (avoir) . pravâsanam serait «la peine de mort». (Kull.LES LOIS DE MANOU 291 un buveur d'eau-ded'un Brahmane. pas être marqués par (ordre du) roi . et ne méritent paternels parents de Manou.) 241. 239. Pour col « de l'or d'un Brahmane ». Privés de toute participation aux repas. 238. « celui qui a volé l'or d'un Brahmane ». exilé du royaume 242. et qui a péché involontairement. le vers suivant. celui qui souille la couche d'un gourou. Ces (gens) marqués devront être repoussés par leurs ni pitié ni et maternels. Mais (les coupables) de toute caste qui accomplissent au front la pénitence ne devront prescrite. 242. L'exil : suivant Kull. Un voleur. — Un buveur « un Dvidja buveur de surâ ». aux sacrifices. 237.) — Guru ici a le sens le plus étendu. (il sera marqué) d'un Brahmane. misérables et exclus de tous les devoirs religieux. (le couau front avec un fer rouge d'un signe pable sera marqué les parties sexuelles de la femme . pour avoir bu figurant) de taverne des liqueurs. accompagné 237. respect : telle est la prescription 240. il doit être exilé ». Le meurtrier tous vie. Pour les crimes (qu'on vient de dire) une amende sera infligée à un Brahmane intermédiaire . méritent) 235. mais s'il est dépourvu de qualités et qu'il ait péché volontairement. pour meurtre d'un homme sans tête. et (s'ils les commettent) volontairement (ils l'exil. (Kull.) Cf. â l'étude et au mariage. chacun comme de grands ces gens-là doivent être considérés pécheurs. 241. Un Brahmane « doué de qualités. Si ces quatre n'accomplissent pas (grands pécheurs) une pénitence. d'un pied de chien. il leur fera seulement payer la plus forte amende. . corporel (que le roi) leur inflige un châtiment d'une amende selon la loi. (Kull. pour vol. ou bien il sera en gardant son argent et ses meubles. 236. (Pour avoir souillé) la couche d'un gourou.

(Kull. Ne meurent pas « en bas âge ». lui-même infecté de la faute (commise par le pécheur). Un homme de basse caste « un Soudra ». possède 246. mais il réprime (est grand) (juste(son) mérite spirituel quand ment). 244. corporels inspirant comme 249. 250. Sur les dix-huit catégories ou chefs d'accusation. dharma. (Kull. de basse caste fait du mal à un Brah248. 251. v. ou peut-être simplement « son devoir est de réprimer justement ». que le roi le frappe de diverses de châtiments la terreur. du châtiment.) . 3 sqq. pas et il ne naît pas de monstre.) 247. un Brahmane qui a étudié du monde entier. En temps convenable. tout le Véda est le seigneur le où le roi évite de s'approprier 246. soit qu'il punisse un innocent ou délivre un coupable . 250. les hommes . peut chercher devoirs conformément ceux qu'il pas (encore) et doit protéger pays qu'il ne possède déjà. Varouna est le seigneur son autorité même sur les rois . (Si) un homme sortes mane avec intention. Et les moissons poussent et les enfants ne meurent comme elles ont été semées.) 248. Ainsi a été exposée tout au long la (règle pour) décider dans les procès entre deux plaideurs. (dont le cas rentre une des) dix-huit catégories.292 LES LOIS DE MANOU ne doit point 243. car il exerce 245. Dans tout (pays) naissent en temps (convebien des malfaiteurs. (Kull. Un bon prince l'argent s'approprier il est d'un grand pécheur . nable) et vivent longtemps chacune des cultivateurs 247. La faute d'un prince est considérée égale.) 249. Un souverain qui accomplit à acquérir les à la loi. à Varouna. ainsi exactement ses 251. VIII. (Kull. c'est-à-dire « à terme ». cf. Son mérite spirituel. A acquérir « en inspirant de l'affection aux peuples t>. Qu'il jette à l'eau cette amende en l'offrant et instruit à un Brahmane ou bien qu'il en fasse cadeau vertueux. s'il se l'approprie par cupidité.

les tricheurs. (Kull. 258. VII. (Kull.) •—Des prières propitiatoires « pour obtenir des richesses. il semble pourtant que le roi n'a pas le choix du pays qu'il doit gouverner. 255. les (brigands) des forêts et les voleurs autres. tels que l'or. les souverains uniquement préoccupés au ciel. — Livres : allusion aux préceptes donnés 1. (Kull. En protégeant et en ôtant les épines.) . honorable ceux qui ont une conduite 253. v. (sont sur les diverses marchandises. 256. ». Honorables. des fils. 70 sqq. est en sûreté. A côté de sicyamânah arrosé. ceux) qui vivent (en trichant) cachés sont les larrons. (Kull. Que le prince. — Les épines.LES LOIS DE MANOU 252. Les larrons « ceux qui s'introduisent par une brèche faite dans un mur ». Au contraire (quand) le royaume constamment comme par le bras puissant (du roi). Vishtadeça signifie peut-être « s'étant établi dans un pays » . protégé 255. Les prévaricateurs.) — Les hypocrites « ceux qui affectent une bonne conduite et en secret sont des méchants ». il y a une autre leçon sevyamànah entouré de soins. propitiaet les diseurs de bonne aventure. (Kull. etc. il prospère un arbre bien arrosé. les malfaiteurs ». Càracakshu peut signifier aussi « qui a ses yeux pour espions ». les hypocrites 252. De ces (deux sortes). perd le ciel. c'est-à-dire « les voleurs. Les tricheurs. Mais (si) le prince perçoit et (lui-même) son royaume est ébranlé voleurs.) 253.) ' 258. (les préceptes) qu'il fasse tous ses efforts (de son pour ôter les épines royaume). les deux sortes de voleurs le bien d'autrui qui ravissent . les escrocs. « qui vivent comme des Âryas ». ». de la défense de leurs sujets parviennent les tributs sans punir les 254. littér. — Le texte porte « au triple ciel ». 257. les des prières ceux qui vivent en enseignant joueurs. découvre 256. toires. etc. (les autres) (les uns) manifestes. les voleurs manifestes 257. voyant (tout) par ses espions. Après des forteresses constamment 293 et bâti avoir mis l'ordre exact dans ses États suivant des livres. « ceux qui extorquent de l'argent par des menaces ». cachés. — Les escrocs ou peut-être « les falsificateurs de métaux précieux. ou suivant Kull.

les maisons les bois et les parcs. adroits. de la provocation au délit . Les ayant découverts de confiance par des (agents) et exerçant le même et par des espions déguisés métier. Les inciter : il s'agit ici. v. les spectacles. que le roi leur une peine à leur fortune et à leur inflige proportionnée délit. les charlatans. comme au v. Ceux-là et leurs pareils. qu'il les (fasse) inciter (à commettre des délits). qui rôdent cachette sur cette terre. par exemple « les peintres de profession ». 264. 260. sans et. Par le moyen de ci-devant voleurs. — Protsàhya « les excitant » . 262. VII.. cf.. afin d'écarter les voleurs.. les pâtisseries. les lupanars. Les vieux jardins. les forêts. Une autre leçon porte protsâdya « les anéantissant ». et les amène (ainsi) en son pouvoir. il s'agit vraisemblablement ici de ce que nous appelons les agents provocateurs. les assemblées. Ces lieux et autres pareils. les tavernes et restaurants. LES LOIS DE MANOU Les ministres et les médecins qui ne font pas leur ceux qui exercent un art et les adroites devoir. 154 et note sur les cinq classes d'espions. gens qui agissent les insignes des gens honorables. portent (le roi) doit les considérer comme des épines (de la société). Ministres : mahâmâtra signifie aussi « cornac d'éléphant ». 266. c'est-à-dire qui ne guérissent pas.) 260. courtisanes. abandonnées. (cachés sous) divers déguisements. les carrefours. les arbres consacrés. — Ceux qui exercent un art. 267. 263.294 259. — Qui ne font pas leur devoir 1. Les maisons de réunion. Car sans le châtiment il est impossible la de réprimer des voleurs à l'âme en perversité méchante. Divers déguisements. ainsi que d'autres en secret. les boutiques d'artisans. 261. le roi doit apprendre à les connaître ». 265. les réservoirs. honneur. (se faisant 259. 261. espions. Après avoir fait publier selon la vérité les crimes (commis) par eux dans leurs diverses actions. les fasse que le souverain surveiller ainsi que par des par des postes et des patrouilles. 261. (Kull. On peut construire le mot à mot différemment « ces épines manifestes. se montrant ouvertement. 267.

parents à mort un voleur 270. pour leurs instrude mort. « en leur disant : Il y a un Brahmane qui connaît un moyen de faire réussir tous vos désirs. Le composé bhândâvakâçadâh. « en leur disant : Il y a un homme qui à lui seul combat contre plusieurs . peut signifier aussi « qui fournissent aux voleurs des instruments et un asile ». qui ont éventé le piège. 272. de les conduire en les amèneront sentation de) tours de force. (Si) ceux qu'il a chargés de protéger cet office. employés qui ont éventé (voleurs de vive force et les tue. allons le voir ». qu'il les attaque et proches. ments. (Kull. les inciter des délits).) — Les amèneront en présence du roi pour les faire arrêter. rent) neutres châtie aussitôt comme des voleurs. Délicats. (de l'objet) porteur à le faire mourir. des 273. L'homme qui subsistant (de l'accomplissement) qui doit amener la répression. Sous prétexte (déliou à (une repréchez des Brahmanes. J'ai traduit le terme obscur de mûlapranihitâh d'après le commentaire de Kull. et ceux 269. s'associant les) compagnons il devra les découvrir et connaissant leurs diverses pratiques. il ne doit pas hésiter des aliments 271. 273. mais celui qui est (sur lequel on n'a) pas (saisi l'objet) volé et des instruments (de sa profession). Ceux qui ne viennent pas (au lieu désigné) ces ci-devant par le roi). c'est-à-dire la raison de ces agissements.) — Ches des Brahmanes. demeuil a enjoint les voisins auxquels (de remplir en cas d'attaque qu'il les (par des brigands). en d'autres termes. (ces espions) présence (des gens du roi). cats). « Celui qui accomplit les cérémonies pour les autres et subsiste des . « des gâteaux et du riz au lait ». Par voisins il faut entendre ici sans doute les vassaux. qu'il les punisse et ses provinces. — Tours de force. (Kull. D'autres entendent par là « qu'il les fasse sortir de leur retraite ». Tous ceux qui dans un village fournissent une cachette ou leur donnent aux voleurs. allons le voir ». avec leurs amis.LES LOIS DE MANOU 295 à eux et de ces (malfaiteurs). (à commettre aliments de (leur offrir) divers 268. Un roi juste ne doit point mettre volé . 268. 271. 269. 272. Il serait peut-être plus simple d'entendre « qui ont reconnu la racine ».

être banni en emportant les trésors du roi et ceux qui 275. quiconque qu'un acte de brigandage ses moyens. 279. Ceux qui donnent du feu. à son second une main et un pied. Que le roi fasse périr sans balancer ceux qui forcent un grenier. ou bien (il le condamnera) à réparer mais en (le dommage).) . 276. un temple. (aux voleurs) des armes ou un abri. ainsi que les receleurs du vol. Ceux qui dérobent à (faire) des choses contraires qu'il (à ses ordres). 278. fera périr (en le noyant) dans l'eau ou par la mort ordinaire . 275. Un grenier « royal ». etc. lui infligeant la plus forte. « tels que couper la main. un arsenal. » (Kull. se commet sur une route. devoirs pieux s'écarte (que le roi) de son devoir. phants. le pied.296 LES LOIS DE MANOU de la règle de (son) devoir. (Kull. dons du sacrifice. — L'amende la plus élevée = 1. l'amende 280. « le pouce et l'index ». c'est-à-dire la tête tranchée. de ceux qui vivent en accomplissant les cérémonies pour d'autres.000 panas. le prince doit les punir à l'égal des voleurs. Le roi fera couper les mains aux voleurs de nuit avec sur un pieu pointu. ceux qui volent des élédes chevaux et des chars. Celui qui détourne l'eau d'un étang anciennement ou qui coupe une conduite devra creusé. (Kull. Celui qui détruit le (roi) le (la digue) d'un réservoir. 280. La mort ordinaire.) Il s'agit ici des prêtres sacrifiants. à son troisième il lui infligera la peine de mort. Deux doigts. 281. Quand un village est attaqué. Divers châtiments corporels.) 279.) 277. le consume par le châtiment (comme) violateur une digue 274. et les fera empaler effraction 277. excitent (contre lui) ses ennemis. persistent ainsi qu'à ceux qui leur inflige divers châtiments corporels. payer l'amende du degré inférieur. ne se hâte pas (de porter secours) suivant doit ses biens. la langue ». même étant Brahmane. d'eau. Il fera couper deux doigts à un coupeur de bourse à son premier vol. (Kull. ou détruite. des aliments.

ou bien qu'il a cherché à les vendre en trompant l'acheteur. un enfant. ordures devra payer deux kârchâpanas l'ordure. Mais celui qui sans un besoin des pressant dépose sur une route royale. Celui qui détruit tout (le dégât) et payer des images. Un étendard a à la porte du roi. explique ainsi: « pour avoir fourré des objets de mauvaise qualité parmi les objets de bonne qualité». Pour avoir frelaté des marchandises ainsi que pour avoir brisé des perles ou les avoir mal percées. du premier l'amende degré ou du degré intermédiaire. —Kull. avec d'honnêtes 287. J'ai ajouté vétérinaire à cause de ce qui suit. un étendard. (Kull. ». devra réparer cinq cents (panas). car le châtiment serait plus grave. Tout médecin (ou vétérinaire) qui traite (une maladie devra payer) une amende : s'il s'agit d'animaux s'il s'agit d'humains du degré inférieur. femme enceinte. les autres inférieures » . et nettoyer aussitôt un vieillard.) Il est probable qu'il ne s'agit pas à'idoles.) — Des images « de petites images en terre glaise. les unes supérieures. 287. Samaih est expliqué par Kull. (Kull.avoir mal percé des perles : il faut sous-entendre que l'auteur de la maladresse n'est pas le propriétaire des perles. etc. samamùlyadâtrbhih qui payent un prix égal et auxquels « on donne des marchandises de qualité différente. On peut aussi sous-entendre avec cette épithète le mot choses. la muraille 289. L'homme qui agit malhonnêtement ou qui fait des prix différents. 286. 285. . de travers 284. bien que le texte n'établisse pas cette distinction. (l'amende) (l'amende) moyenne.LES LOIS DE MANOU 297 282. une 283. de bonne qualité. « celui qui agit inégalement avec des choses qui sont égales ». mais sama a le sens de honnête. devront (en être quittes pour) une réprimande et pour nettoyer : telle est la (l'ordure) règle. un poteau. doit être puni de (acheteurs). (Quele roi) place toutes lesprisonssur une route royale d'où l'on puisse voir les criminels tourmentés et défigurés. Celui qui détruit ou comble le fossé en284. pressant besoin. —Pour. Littér. 288. du premier on doit payer l'amende degré. 285. ». gâté des objets qui n'étaient pas gâtés. un pont. 286. Mais un homme en. etc.

Ici-bas. 293. selon l'époque et le mobile (du des. (Kull. qui dit que le premier est plus important que le second. qui se tient droit comme le triple bâton (d'un ascète). 296. .) — Avec des racines. le l'armée et les alliés.) — Par-dessus la mauvaise « et qui vend le tout comme de bonne qualité ». tels sont les sept éléments trésor. Le souverain et les ministres. Sachez d'un royaume que parmi ces sept éléments dans l'ordre. 292. » (Kull. 291. celui qui détruit la (bonne) graine par-dessus (la mauvaise).— « Au cas où il résulte la mort de quelqu'un la punition est celle du meurtre. méritent corporel. font) dire qu'un royaume 295. une borne. ou qui enfonce la porte (d'une ville) devra être banni sur-le-champ.298 LES LOIS DE MANOU tourant une forteresse. (est une calamité) plus grande. 290. et ainsi de suite. signifie « qui ramasse de la graine déjà semée ». la capitale. Celui qui vend de mauvaise celui qui met de graine.) Ce vers semble en contradiction avec le précédent. le souverain doit le faire couper en morceaux avec des rasoirs. Maléfice « par des sacrifices qui doivent causer la mort de quelqu'un ». Pour vol d'instruments de remèaratoires. aucun (des éléde ses qualités ments) n'a de prééminence par la supériorité sur (celles des) autres. un châtiment la mutilation. (Kull. tels les philtres.) 291. adoptée par Jolly bïjotkrashtâ au lieu de bîjotkrshtam. le roi fixera le châtiment vol). chacun est plus important (énumérés) (que le et sa) destruction suivant. dans un royaume à sept membres. J'ai gardé la leçon de Kull.) Une autre leçon de Nand. 294. que (le roi) inflige une amende de deux cents (panas) ainsi que pour une cérémonie (magique avec des racines le but) n'a pas été accomplie) (lorsque et pour toute sorte de sorcellerie. c'est-à-dire avec des plantes qui sont censées mettre les personnes à notre discrétion. atteint. 290. 296. (qui a sept membres. d'armes. B. Pour tout maléfice. Les trois bâtons d'un ascète « qui sont liés ensemble. Mais un orfèvre qui agit frauduleusement est la pire de toutes les épines . et se supportent mutuellement ». traduit un peu différemment : « à cause de l'importance des qualités de chacun pour les autres ». (Kull. les États. (Kull. De mauvaise graine « pour de la bonne ».

Voilà pourquoi il est identifié avec le roi endormi. Le roi. . glorieuse de Varouna. 298. il commence une qu'alors (seulement) entreprise. 69. Par des espions. il doit recommencer fois plusieurs ses entreprises.LES LOIS DE MANOU 299 297. Les (divers) âges (du monde) — Krita. la conduite 303. de la terre. (ressemble 299.) 301. tamment connaître sa force et celle de ses ennemis. : car c'est taxes de son royaume (en cela que son) office à celui) du soleil. Le roi doit imiter du d'Indra. Ayant et tous vices (qui affligent ses États et ceux des autres). paraetKali le roi est dit (représenter) roi . Chaque membre pris à part est spécialement appelé à telle ou telle fonction . DvâTretâ. — tous (rappellent les diverses) conduites d'un. 300. suivant qu'il se conduit bien ou mal. sqq. Endormi prêt à agir l'âge Tretâ. de la colère. Sur les quatre âges" du monde. c'est pourquoi un âge. parce que le roi endormi ne fait pas régner la justice. ». 304. fait régner l'âge d'or ou l'âge de fer. 302. cf. le plus récent des quatre âges. L'âge Kali est le plus mauvais et. soleil. ses bienfaits sur son royaume. 301. v. De même que pendant ainsi (le roi) doit constamment tirer à lui les avec ses rayons. I. 302. — Les vices « les malheurs résultant de l'amour. considéré toutes les calamités les 299. De même les quatre mois qu'Indra pendant pleut ainsi le roi exerçant l'office d'Indra doit (faire) pluvieux. il est l'âge Kali. agissant l'âge Krita. car la fortune l'homme récompense persévérant dans ses desseins. chacun est déclaré le meilleur relativement à la fonction propre accomplie par lui. etc. ». (Kull. éveillé l'âge Dvâpara.. de sa puissance par le déploiement et par l'exécution le roi doit consd'entreprises (diverses). de Tchandra. de Yama. et leur plus ou moins de gravité. etc. du vent. du feu. Les calamités « épidémies. 303. pleuvoir huit mois le soleil pompe l'eau 305. Ces diverses comparaisons sont élucidées dans les vers suivants. Bien que fatigué.

ainsi (le roi) doit enchaîner les méchants . 309. en cela qu'il remplit) l'office de la terre. De même que la terre supporte toutes les également ainsi (le roi doit) supporter tous ses sujets . (Kull.300 306. et qui viennent piller le sien ». De même que les mortels se réjouissent en voyant la pleine lune. LES LOIS DE MANOU De même que le vent se meut. ainsi (la vue) du prince (doit réjouir ses) sujets . 311. (c'est en cela qu'il) remplit l'office de Tchandra. car c'est (en cela que son) office (ressemble à celui) de Varouna. car c'est ennemis. 313. La terre supporte : encore un jeu de mots étymologique dharâ dhàrayate. De même qu'on voit (des gens) enlacés dans les liens de Varouna. ainsi le roi doit pénétrer au moyen de (partout) ses espions . 312. Dans ceux d'autrui. pénétrant dans toutes les créatures. 312. 307. l'étymologie du reste n'est pas sûre. Candra est le dieu Lunus. Qu'il n'irrite jamais les Brahmanes. 308. 311. c'est-à-dire « ceux qui habitent dans d'autres royaumes. à celui) de Yama. Que (le roi) soit toujours plein d'ardeur et d'énergie et qu'il détruise les ministres ennemis (à punir) les méfaits l'office . qu'il n'irrite car ceux-ci dans leur courroux pourjamais les Brahmanes. 307.) 313. que le roi sans se fatiguer constamment les voleurs dans ses réprime États et dans (ceux) d'autrui. car c'est (en cela que son) office (ressemble à celui) du vent. (c'est créatures. 309. c'eslrà-dire «qu'il ne leur ôte . Même tombé dans la plus grande détresse. 310. avec son armée raient en un instant l'anéantir et ses chars. c'est en cela qu'il est dit (remplir) (de sa personne) du feu. De même que Yama au temps venu réprime amis et ainsi (le roi) doit réprimer tous les sujets . Les liens de Varuna sont une expression métaphorique pour désigner l'hydropisie. (en cela que son) office (ressemble 308. Usant de ces moyens et d'autres (pareils). Yama le juge des morts. — Réprime jeu de mots sur le nom de Yama et la racine yam qui veut dire réprimer .

il croit encore (en puissance). toujours peu estimées. Sur lesquels reposent les trois mondes et les Dieux. est une grande un Brahmane de même que le feu. par le moyen du sacrifice : sans le sacrifice les Dieux ne pourraient subsister. Allusion à des légendes épiques. le beurre clarifié qu'on jette dans la flamme. L'oblation. 318. créa par le pouvoir de ses austérités sept nouveaux Richis et d'autres constellations. Instruit ou ignorant. et dont la richesse est le Véda? 317. à toutes (sortes) d'occupations 319. 316. de leur et dépouilleraient les dieux gardiens nature divine ? 316. « ferait les Dieux non Dieux ». et que la lune disparaît et renaît tour à tour ? 315.) 314. que (l'eau de) (la malédiction) l'Océan est imbuvable. — Les trois mondes. 315. employé ou non (au sacrifice) divinité. le ciel. 301 de périr en irritant ceux dont Qui donc ne (risquerait) est cause que le feu dévore tout. (Kull. 318. et sans les Dieux les mondes à leur tour ne pourraient subsister. Viçvâmitra pour forcer les Dieux à recevoir au ciel Triçanku. les sacrifices. ou bien le ciel. Quel (homme) désireux causer du de vivre voudrait tort à ceux sur lesquels les (trois) éternellement reposent mondes et les dieux. ce brillant purifidans cateur. C'est à une malédiction de Vadavâmukha que l'Océan doit ses eaux salées. n'est pas souillé . mais les filles de Daksha implorèrent sa compassion et il adoucit la sentence en rendant la consomption périodique : c'est ainsi que s'expliquent les phases lunaires. Aussi. (d'autres) du monde. allusions à des légendes épiques. la terre et l'enfer. (Medh. est un puissant dieu. et Daksha pour punir Candra son gendre de sa désobéissance le condamna à la consomption . Littér. Màndavya par sa malédiction fit naître Yama dans le corps d'un Soudra. Bhrgu maudit Agni et le condamna à tout dévorer. le (feu).LES LOIS DE MANOU 314.) — Anéantir « par des malédictions et des incantations ». pas leurs biens ». car (un Brahmane) est la plus haute divinité. l'air et la terre. Comment en faisant du mal à pourrait-on prospérer ceux qui courroucés créeraient d'autres mondes. bien qu'adonnés les Brahmanes doivent être honorés . et menaça de créer un autre Indra et d'autres Dieux. . et quand on y a jeté l'oblation. Même dans les cimetières.

) 321. 326. Après avoir été initié et s'être marié. c'est-à-dire les occupations par lesquelles un Vaisya doit subsister : le commerce. car les Kchatriyas manes. 321. le fer contre la pierre. Se conduisant appliqué à ses devoirs de tous ses serviteurs au bonheur de roi. que l'eau passe dans les végétaux. Le feu provient de l'eau. sans la caste des Kchatriyas et les Kchatriyas en . suivant Medh.. Le fer provient de la pierre. (c'est) aux Brahmanes dans la soumission sont issus des Brah.302 LES LOIS DE MANOU insolents envers devenaient 320. Ainsi d'un roi . l'agriculture et l'entretien des troupeaux. dans pour le Vaisya l'ordre. lorsqu'il est vieux. Leur pouvoir. — Lefeu provient de l'eau : cela veut dire. le Kchatriya contre le Brahmane. des amendes et transmis son royaume provenant (que le roi) cherche le trépas dans une bataille. c'est-à-dire le feu ne peut rien contre l'eau. A les faire rentrer dans la soumission « par des malédictions et incantations ». qu'il fasse travailler son peuple. (Kull. (Kull. impuissant 322. il doit se laisser mourir de faim ». Quant à l'origine des Kchatriyas dont il est ici question. 323.) D'autres commentateurs indiquent le suicide par la submersion ou par la crémation. parce qu'il vient d'un minerai. doit chercher la mort dans une bataille. prospèrent aux Brahmanes tout 323. L'argent des amendes. le Kchatriya est le fer de la pierre . 326. Ni la caste des Kchatriyas ne prospère sans la caste ni la caste des Brahmanes des Brahmanes. mais les Brahmanes s'unissant dans ce monde et dans l'autre. dont le bois sert à faire le feu.) — Le roi. que le Vaisya 320. Sa profession vârttà. Si jamais les Kchatriyas seuls aies faire rentrer les Brahmanes. « sauf celles qui ont été payées par les grands criminels ». elle est en désaccord' avec ce qui a été dit au chapitre de la Création. bien entendu. ainsi et toujours 324. « ou à défaut d'une bataille. apprenez les devoirs maintenant (concernant) la règle des devoirs et le Soudra . leur pouvoir partout qui pénètre contre (l'élément où) ils ont pris naissance. a été exposée en entier la règle éternelle 325. du Brahmane. Après avoir donné l'argent à son fils. (Kull. .

connaître côté des objets. 335. les troupeaux. conduit doux en 335. 334. (à en prendre garder. pertes (sur) les marchandises. parfums perles. et renommés dans les Védas. littér. de l'hémistiche précédent. Qu'il mette tous ses efforts à accroître des moyens et qu'il ait soin de donner la nourrilégitimes. Et aussi le bon et le mauvais les profits et des contrées. et les désavantages avantages et l'élève du bétail. Il doit être au courant et des terres.LES LOIS DE MANOU 303 de et de l'entretien de sa profession constamment s'occupe ses troupeaux. la valeur supérieure moyenne et inférieure. à fond le système des poids et mesures. La vertu qu'on recommande particulièrement au Vaisya c'est la libéralité. confia toutes les créatures ce voeu : « Je formuler ne doit jamais 328. (pour leur devoir d'un Soudra. tissus. au Brahmane les donna humaines. Il doit savoir (quels sont) les gages des serviteurs. — Soumis . et essences. et 332. Mais l'obéissance maîtres de maison. de la bonne ou mauvaise qualité graines. ture à toutes les créatures. et de la vente. les objets. et (les conditions de) l'achat ses biens par 333. Il doit connaître le cours des pierres précieuses. (et ce) qui le voilà) le suprême à la béatitude. les 331. Aucun autre. Car le Seigneur ayantcréé et au roi il en garde au Vaisya . de semer les de (la manière) 330. des créatures 327. 329. au Soudra c'est l'obéissance. les troupeaux. S'il est pur. vertu. Un Vaisya » . envers les Brahmanes instruits 334. 329. Cours. métaux. obéissant envers ses supérieurs. et quand le Vaisya les troupeaux voudrais ne pas garder ne doit les autre est disposé aucun soin). 328. 327. c'est-à-dire ceux des castes plus élevées. Créatures humaines prajâh : je pense qu'il faut donner à ce mot ce sens restreint en opposition à paçûn. Ses supérieurs. c'est-à-dire aucun homme d'une autre caste. de conserver et la manière les divers dialectes des hommes. coraux.

il obtient (de renaître dans) une caste plus élevée. castes. des 336.304 LES LOIS DE MANOU sans présomption.) . Ainsi se trouve exposée la règle pure de conduite ne sont) pas dans la détresse . soumis aux Brahmanes. (Kull. aux Brahmanes. et à leur défaut. « cherchant un refuge auprès des Brahmanes. (quatre) (lorsqu'elles maintenant en cas de apprenez (devoirs) par ordre leurs détresse. auprès des Kchatriyas et des Vaisyas ». toujours paroles. littér.

et nul autre : telle est la décision. Que les trois castes des Dvidjas. il doit en instruire crits) par la loi pour toutes et lui-même les autres. d'existence 2. ou « de ses qualités ». (Kull. l'époque 6.) Ces enfants 20 . de (toutes) est le seigneur ciale. Il n'y a point de cinquième caste primitivement . 5. entend autrement : « sa connaissance parfaite du Véda ». résultant du mélange des castes principales. mais que les Brahmanes étudient tions propres (le Véda). Il n'existe n'en a qu'une. Kull. (Kull. Le Brahmane doit savoir les moyens (pres(les castes) . des voeux. s'y conformer. doivent être considérés comme les (enfants) à la caste seulement qui sont nés appartenant dans l'ordre direct de femmes et vierges (caste) (à d'égale de leur mariage).).LIVRE Castes mêlées . Dans l'ordre direct.) 6.) — L'observance des voeux. Les castes Brahmane. et dont l'énumération vient ci-après. Soudras. 4. Kchatriya avec Kchatriya » (Kull. fidèles à leurs occupa1. Semblables à leur père « mais inférieurs en caste ». Les enfants engendrés avec des femmes par des Dvidjas 3. 5. les castes. celle des trois castes qui ont deux naissances. (Medh. point de cinquième (caste). Kchatriya la quatrième. le Brahmane sont les et Vaisya 4. mais il y a des castes inférieures et méprisées. et de son initiation de l'observance spéorigine. « Brahmane avec Brâhmanî. seuls l'enseignent. Sa prééminence : « la supériorité de sa race » (Kull. En vertu de sa prééminence. Dans toutes les castes. 3. de son de sa supériorité.) — Son origine « de la tête de Brahmâ ». Occupations DIXIEME des castes v . tels que « ceux d'un Snâtaka ». Temps de détresse.

D'un Kchatriya naît un être appelé (uni) à une Soudra tenant du Kchatriya et du Soudra. 178. D'un Kchatriya naît (uni) à la fille d'un Brahmane d'un Vaisya sa caste un Soûta. Mâgadha à une Kchatriya. sont le Mûrdhâvasikta (fils d'un Brahmane et d'une Kchatriya). ces six (sortes d'encaste (inférieure l'unique fants) sont appelés repoussés. c'est-à-dire par exemple de Brahmane à Vaisya ou à Soudra. 10. mais) entachés de blâme par la faute de leur mère. 12. 11. Telle est l'éternelle loi pour (les enfants) nés de femmes de leurs inférieure (de la caste) immédiatement (à celle maintenant la règle légale pour ceux qui . un cheval. 7. d'un Brahmane 10. D'un Soudra (uni) à une Vaisya.306 LES LOIS DE MANOU de la caste immédiatement inférieure sont déclarés semblables (à leurs pères. ainsi que la garde des moissons. parce que la distance entre ses deux parents est la plus considérable. Les enfants et d'une (femme des) trois des d'un Kchatriya castes et d'une (inférieures). un char et le maniement des armes.) 7. le Màhishya (fils d'un Kchatriya et d'une Vaisya). D'un Brahmane naît un (fils) appelé (uni) à une Vaisya Ambachtha. à 12. (femme) deux (dernières) d'un Vaisya et d'une de castes. Ce nom de pâraçava est expliqué au livre IX. 9. v. « séparées par une ou deux castes ». Le plus vil est le Càndâla. « un cadavre vivant ». apprenez mères) naissent inférieures de deux ou trois degrés. Ougra. (un fils appelé) d'après (uni) un à une femme de (caste) ou sacerdotale naissent royale et un Vaidéha. De deux ou trois degrés : littér. Ugra est un adjectif qui signifie cruel. . » (Kull. 9. qui se complaît dans les moeurs cruelles. et le Karana (fils d'un Vaisya et d'une Soudra). (femme) à la sienne). (de femmes) 8. le Màhishya a pour métier l'enseignement de la danse. etc. « Le Mûrdhâvasikta a pour fonction d'enseigner à conduire un éléphant. (d'un Brahmane uni) à une Soudra (naît) un Nichâda nommé aussi un Pârasava. de la musique et de l'astronomie. 8. Repoussé apasada. la profession du Karana est de servir les Dvidjas.

L'ordre direct descend du Brahmane au Soudra. Pulkasa. Seulement. . Âbhîra. parce qu'au-dessus du Kchatriya il ne reste qu'une caste. mais le fils d'un Soudra et d'une femme Nichâdî est dénommé un Koukkoutaka. suivant une autre leçon. De même qu'un Ambachtha et un Ougra. 16. D'un Soudra naissent dans l'ordre inverse trois (sortes : l'Âyogava. 13. le Vaidéha d'un Vaisya et d'une Brâhmanî. D'un Vaisya naissent dans l'ordre inverse un Mâgadha et un Vaidéha. 18. Le fils d'un Nichâda et d'une Soudra est par sa naissance un Poulkasa. (comme pouvant ainsi (en est-il) du Kchattar et du Vaidéha impureté). ordre inverse). ou Pukkasa. » (Kull.) 17. (ce sont) les plus vils des hommes. le Kchattar et le Tchândâla d'enfants) repousses le plus vil des hommes.LES LOIS DE MANOU 307 une Brâhmanî. quoique nés dans l'ordre inverse. qu'on sous le nom d'immédiats. Immédiats anantara : les ekàntaras sont ceux dont le père et la mère sont séparés par une caste (par exemple Brahmane avec Vaisya). sont considérés être touchés sans dessous. Ces fils de Dvidjas dans des femmes d'une engendrés caste immédiatement vient d'énumérer inférieure. l'Ugra d'un Kchatriya et d'une Soudra. Un Brahmane de la fille d'un Ougra un engendre de la fille d'un Ambachtha un Âvrita. Repousses : « Incapables de remplir les devoirs de fils c'est-à-dire d'offrir les sacrifices funéraires aux Mânes des ancêtres. Au contraire le Kshattar naît d'un Soudra et d'une Kchatriya (deux degrés plus haut. engendrés dans l'ordre avec (des femmes) de deux castes audirect. naissent des (des fils issus) d'une confusion castes (et qu'on appelle) et Tchândâla Kchattar : Âyogava. et les dvyantaras ceux dont le père et la mère sont séparés par deux castes. 15. 16. on les désigne de la tache (provenant de l'infériorité) de leur mère. l'ordre inverse remonte du Soudra au Brahmane : ainsi l'Ambashtha naît d'un Brahmane et d'une Vaisya (deux degrés plus bas. 14. (enfant) appelé d'une (femme de caste) Âyogava un Dhigvana. 18. 13. 14. à cause par ordre. 17. d'un Kchatriya un Soûta : (naît) seulement ces trois (fils) sont aussi repoussés. ordre direct).

Les (enfants) nés de Dvidjas à des (femmes) (mariés) de même caste. D'un Vrâtyâ un Djhalla. un Karana. le Vaidéhaka. et le Mâgadha. le rapporte aux castes : « produits par les races mêlées . de (entre personnes de avec des femmes d'épouser. ». d'après Kull. 24. D'un Vrâtyâ un Bhridjnaissent (de caste) Brahmane un Vâtadhâna. étant exclus de la Sâvitrî. (de caste) Vaisya un Tchârya. Sâtvata. . cf. celui qui est Kchattar hommes. un Nata. nés dans l'ordre sont connexes les uns aux autres. un Khasa. « telles que l'initiation. B. » (Kull. 21. L. 23. 22. 26. Pushpaçekhara ou Pushpadha. un Litchchivi. « Ces diverses dénominations proviennent de la différence des contrées. le plus vil des le Tchândâla de naissance. lorsqu'elles s'unissent entre elles ». 21.308 19. un Avantya.) 22. doivent être désignés sous le nom de Vrâtyas. la confusion des castes. 25. Le Soûta. terme obscur. (Kull. sékhara et un Saikha. mixte. — Anyonyavyatishaktâh « connexes les uns aux autres ». mais qui n'accomplissent pas les cérémonies. un Dravida. note du v. H. traduit : « et ceux (dont la naissance) est mutuellement confondue ». etc. un Pouchpajakantaka abject. un Maitra.) — Vrâtyâ = excommunié. De même LES LOIS DE MANOU le fils d'un Kchattar et d'une est Ougrâ mais celui qui est engendré appelé Svapâka. 25. (de caste) royale (naissent) un Malla. De l'adultère de diverses) castes. Je vais énumérer ces (enfants) d'origine complètement et qui direct ou dans l'ordre inverse. ainsi que l'Âyogava. Licchivi ou Nicchivi. 13. par un Vaidéha et une femme Ambachtha se nomme un Vena. Les cérémonies. suivant les éditions. un un Vidjanman. L'ordre direct. 20. mariages qu'il est interdit résulte l'abandon des occupations (prescrites) pour chacun. D'un Vrâtyâ naît un Soudhanvan. 20. un Kâroucha.

29. ou bien en faisant avec Kull. et un égal à lui-même. etc. J'ai suivi le commentaire de Kull. mais à celle de la mère ». ainsi celui qui est exclu (des castes) engendre (avec des femmes) des quatre castes (des enfants) encore plus repoussés (des castes que lui-même). » B. 32. Mentionnés plus haut au v. H. qu'il n'y a pas de différence de rang entre les enfants de classe mixte engendrés dans l'ordre inverse. Le sens de ce vers reste obscur pour moi. traduit : « Comme le moi d'un homme est né de femmes de deux des trois castes. et. drent) des castes (encore plus) abjectes 32. De même que d'un (Brahmane et de femmes) des trois castes Soudra castes ou) des deux (Kchatriya. Mais ces hommes à repoussés (des castes) engendrent des (enfants leur tour. et). dans l'ordre inverse. 26. abjects. ils (en) procréent (classe) des races semblables (aussi) avec des (femmes) à la caste de leur mère. avec une femme de sa propre race. 30. 31. B. quand il n'y a pas de caste intermédiaire. encore) plus (des castes qu'eux-mêmes. — L'ordre est pareil signifie suivant Kull. et encore plus méprisables qu'eux-mêmes. En somme l'idée de Manou n'est pas claire. lorsqu'il de n'y a aucun degré intermédiaire. 28.) 28. « la similitude est relative non à la famille du père. De même qu'un Soudra engendre avec une femme de un enfant qui est repoussé caste Brahmane (des castes). plusieurs d'enfants) méprisables. les uns des avec les femmes (en s'unissant) réciproquement (sortes autres. même entre ces (races) rejetées l'ordre (est pareil).LES LOIS DE MANOU 27. etc ». repoussés des castes. mais inférieur à cause du degré plus bas de la mère. et avec appartenant des femmes (de condition) supérieure. un . met « Comme un (Brahmane) engendre en (des femmes de) deux des trois (castes dvidjas) un fils semblable à lui-même. A parer et à servir son maître. Des races semblables. 29. 309 Tous les six engendrent avec des femmes de même . repoussés (ils engenau nombre de quinze. et Vaisya) naît (dans l'ordre un fils de direct (Kchatriya un Dvidja) et (aussi) d'une femme de même race qui devient même caste. de femmes de sa propre caste. Ces six (mentionnés plus haut) à leur tour engendrent. Vaisya. (Kull. Un Dasyou avec une femme un engendre Âyogava 27.

« à servir son maître dans sa toilette ».310 LES LOIS DE MANOU vivant à parer et à servir (son maître). un 33. et que les Mârgava Kaivarta. méprisées 36. soit qu'elles se cachent. (et de femmes caste Kârâvara et Nichâda) naissent un Andhra et un Méda en dehors du village. qui habitent 37.) 35. enfante d'un Tchândâla un fils 39. Ces races. Ces trois. et (appelé) Antyâvasâyin employé même de ceux qui sont repoussés (des castes). objet de mépris pour les gens de bien. Un Nichâda (avec une femme Âyogava) engendre ou Dâsa. (Kull. Ces trois (êtres) de caste les vêtements des morts. (être) méchant. composé de dépendance. soit qu'elles se montrent. comme un esclave. qui vit du métier de batelier. (Kull. adroit Sairandhra et subsisne soit) pas esclave. sont femmes Âyogavâs. habitants de l'Âryâvarta appellent de vile naissent chacun 35. le bambou. Mais d'un Tchândâla et d'une femme Poulkasî naît un Sopâka. gnées d'après leurs pères et leurs mères. D'un Tchândâla et d'une femme naît un Vaidéhî. qui portent des aliments et mangent prohibés. d'un Vaidéha de Kârâvara. Qui oit du même métier que son père mûlavyasanavrttimân est expliqué par Kull. Ahindika « exerçant le métier de geôlier ». D'un Nichâda naît un femme (et d'une Vaidéhî) ouvrier en cuir. qui vit du même métier que son père. peuvent se reconnaître à leurs occupations.) 38. un 34. qui travaille (et d'une femme Vaidéhî) naît un Âhindika. le Maitreyaka et le Mârgava. 37. Un Vaidéha (avec une femme Âyogava) engendre aux douces paroles. qui loue continuellement Maitreyaka les gens. . Une femme Nichâdî dans les cimetières. 38. c'est-à-dire le Sairandhra. comme le Cândâla. issues d'une confusion dési(des castes). d'un Nichâda Pândousopâka. méprisé 40. sonnant une cloche au lever du soleil. « qui a pour métier d'exécuter par ordre du roi les criminels ». — Filets « pour tuer les daims et autres bêtes sauvages ». (quoiqu'il tant (aussi) de ses filets.

les rites sacrés et négligé 43. (Kull.) Cf. les Kirâtas.les les Tchodas. En dehors « qui ont été exclues des castes pour leur négligence des cérémonies sacrées ». Mais pour avoir abandonné voici les races de Kchatriyas les Brahmanes. . v. Ceux qui ont été mentionnés comme (fils) repousses de l'ordre des Dvidjas. bodjas. 43. Par la vertu de leurs austérités (dont ici-bas ils sortent) ceux-ci parviennent d'âge en âge à des les relevées ou plus existences dégradées parmi plus hommes. engendrent six sortes de fils dans l'ordre direct. ou comme nés par un renversement des métiers des castes. qui ont les devoirs des Dvidjas. celle des Âryas. celles qui naquirent des Barbares ou la langue qu'elles parlent pieds (de Brahmâ). mais tous ceux qui sont nés dans l'ordre comme ayant les mêmes inverse (des castes) sont considérés devoirs que les Soudras. 41. sont appelées Dasyous. par exemple le Sûta né d'un Kchatriya et d'une Brâhmanî ont les devoirs des Soudras. £es repousses (apasada) sont ceux « qui sont nés du mélange des castes Dvidjas dans l'ordre direct ». 44. Les Yavanas désignent chez les écrivains Hindous les Grecs (iônes). 10. des bras. Six fils nés (de Dvidjas immédiatement ont les ou d'une caste caste inférieure. 44. les Sakas. les Daradas.) 46. des cuisses. et de la semence 42. un Kchatriya avec une Kchatriya ou une Vaisya. Toutes les races en ce monde qui sont en dehors des de la bouche. doivent vivre (en exerçant) dédaignés par les Dvidjas. Quelques-unes de ces dénominations sont aisément reconnaissables dans des noms modernes telles que celles des Dravidiens. devoirs des Dvidjas . les Yavanas. (Kull. Les Paoundrakas. les Pahlavas.LES LOIS DE MANOU 311 et de femmes) de la même 41. Mais ceux qui sont engendrés dans l'ordre inverse. Six fils : un Brahmane avec une Brâhmanî ou une Kchatriya. les Tchînas. les Paradas. Vrshala = Soudra. 45. des Cambodgiens. un Vaisya avec une Vaisya ou une Soudra. qui sont tom: bées peu à peu en ce monde au rang de Vrichalas Kâmles Dravidas. de 45. 46.

c'est-à-dire « la garde du harem ». 49. sur les montagnes et dans les bois. 53. Pour vêtements aient les habits des morts. du poisson. « le service des femmes ». (et n'ont pour toute) propriété (que) des chiens et des ânes.) 48. être et vivre de leurs occureconnaissables (à certains insignes) pations propres. aux la musique instrule-travail du cuir. aux Venas Dhigvanas mentale. c'est-à-dire la pêche et la chasse. . voitures. (Kull. 51. dans les cimetières. comme l'entend B. aux Mâgadhas le commerce.) Cf. auxÂyogavas 48. Les Cuncus et les Madgus n'ont pas été mentionnés précédemment. 36. tuer ou de prendre (les bêtes) qui vivent dans des trous. ou bien. « un homme qui remplit un devoir religieux ». La destruction du poisson et la destruction des animaux des forêts. Aux LES LOIS DE MANOU et la conduite des Soûtas le soin des chevaux aux Vaidéhas la aux Ambachthas la médecine. le vers 54 où il est dit qu'ils doivent manger dans des plats cassés.. Aux Nichâdas la destruction de charpentier. 52. ils ne doivent point posséder vaisselle. Posséder de vaisselle : « la vaisselle de fer et autre matière dans laquelle ils ont mangé ne doit plus être employée ». ils sont « nés d'un Brahmane avec une femme Vaidéhî.. 51. Ces (races) doivent habiter près des arbres consacrés. aux Andhras. (que) (qu'ils prennent) leurs parures sans cesse une (soient) en fer et (qu'ils mènent) vie errante.312 47. Aux Kchattars. Observateur de la loi. 50. Le travail du cuir ou suivant Kull. garde des femmes. à la différence des Kârâvaras » qui s'occupent de la préparation du cuir. comme on l'a vu au v. aux Poulkasas le soin de 49. La garde des femmes. aux Ougras. 53. La demeure des Tchândâlas et des Svapatchas (doit de être) en dehors du village . qu'ils leur nourriture dans des plats cassés . et d'un Brahmane avec une femme Ugrâ ». littér. aux le métier des animaux Tchountchous et aux Madgous la destruction de forêts. Un homme observateur de la loi ne doit point recher47. Suivant Kull. « la vente du cuir. (Kull. aux Médas.

54. qu'ils exécutent toujours à la loi.) Ce vers signifie peut-être qu'ils « ne doivent point eux-mêmes se préparer leur nourriture. enfants. C'est à ses actes qu'on peut reconnaître exclu de sa caste. ils doivent : les cadavres sans parents (de ceux qui meurent) emporter telle est la règle. « quoique non Ârya a l'air d'un Ârya ». ou pour la défense assure à ces (êtres) dégradés la félicité suprême. Un homme même né dans une grande famille. Sur l'ordre du roi. a l'air d'un homme d'honneur. la négligence 58. et . périt rapidegulières. méprisable. — Ârya est parfois synonyme de Dvidja. — L'interdiction de circuler la nuit rappelle celle dont le moyen âge frappait les Juifs. la nuit il leur est défendu dans les villages et les villes..qu'ils prennent damnés conformément (pour eux) les vêtements. (de la pureté) ment avec ses habitants. mais la recevoir d'autrui ». (en rapport irréde ces naissances 61. qui. il ne peut dissimuler son naturel. possède qui est issu) d'un mélange plus ou moins un caractère avec) cette (origine). (ils ne doivent avoir) affaire qu'entre se marier qu'avec (des femmes) de la même. . Le royaume où se produisent destructives des castes. (Kull. 57. La être servie de circuler 55. la grossièreté. Dans des plats cassés « et par l'intermédiaire des domestiques ». Littér. 60. Le sacrifice désintéressé de la vie en faveur d'un Brahdes femmes et des mane ou d'une vache. les autres doit leur nourriture que leur donnent dans des plats cassés . La bassesse. jour ils doivent à des insignes (déterminés) par le roi .LES LOIS DE MANOU cher leur eux et ne 54. en aucun cas. les con56. la cruauté. un homme 57. reconvaquer à leurs occupations. Le naissables 313 commerce . ou de tous les deux . Un homme de basse extraction son père ou de sa mère.(caste). (mais de castes. la literie et les parures des suppliciés. inconnu. quoique d'origine impure. en ce bas monde un homme des devoirs religieux trahissent d'origine impure. de tient son caractère 59. 62.

Ârya et non Ârya. ou descendre à celle de Kchatriya pur. pour la descendance d'un Brahmane et d'une Kchatriya. LES LOIS DE MANOU Le respect de la vie (des créatures). respect telle est en résumé la loi des quatre castes formulée par Manou. C'est-à-dire suivant Kull. la véracité. jusqu'à la septième génération. une Soudra. sachez qu'il et qu'un Brahmane descend d'un Kchatriya en est de même pour la postérité et d'un Vaisya. deux ou trois degrés inférieure à l'époux. l'enfant qui naît alors acquiert la qualité de Brahmane. C'est ainsi qu'un Soudra. ou descendre à celle de Soudra pur. cinq ou sept générations pour revenir à la pureté primitive de la caste du mari.. c'est la qualité du père qui prédomine. pour la postérité d'un Brahmane et d'une Vaisya il faut cinq générations. littér. 65. la d'une Soudra enfante remonte au premier (classe) inférieure rang au bout de sept générations. la pureté et la répression des sens. . c'est-à-dire la postérité d'un Soudra par une succession de mariages. — Nimporte comment. Celui honorable et d'une qui est né d'un homme femme de basse devenir un origine peut par ses vertus homme honorable .314 63. Suivant Kull. il faut trois. s'il issu) d'une Brâhmanî sur celui auquel appartient la supériorité : y a (contestation) 67. En d'autres termes suivant que la femme est de un. C'est ainsi qu'un Soudra s'élève au rang de Brahmane. et qu'elle ait une fille qui épouse un Brahmane. le de la propriété. et ainsi de suite. il faut trois générations pour revenir à la condition de Brahmane. Honorable. La postérité d'un Vaisya et d'une Soudra met trois générations pour reprendre la qualité de Vaisya. 66. non Âryâ. Littér. celui qui est né d'une (mère) honorable 64. au rang de Soudra . 64. et (un enfant et d'un (homme) de basse origine. (Supposez) un (enfant) issu n'importe comment d'un Brahmane et d'une (femme) de basse origine. De basse origine. 66. (Kull. « si une femme de la classe Pâraçava (issue d'un Brahmane et d'une Soudra) épouse un Brahmane.) 67. (Si une femme de la classe) issue d'un Brahmane et avec un (époux de caste) supérieure. c'est-à-dire « même en dehors du mariage ». ou descendre tout à fait à la caste de la femme. » 65. pour celle d'un Kchatriya et d'une Soudra il faut cinq générations. et trois pour la postérité d'un Kchatriya et d'une Vaisya.

) 74. le Créateur » ni égaux. La semence jetée dans un mauvais n'est qu'une terre stérile. Les Brahmanes d'atteindre) (aux moyens appliqués doivent vivre et assidus à leurs devoirs. 71. ne doit être initié. mais voici à ce sujet la règle et à la semence : établie de sol y périt. « se tenant dans Brahmâ comme dans leur source». l'initiation est digne de (recevoir) complète. Ayant considéré (de caste) vile qui fait les et un homme honorable actes d'un homme (de caste) (de d'une homme (de caste) caste) honorable qui fait les actes ne sont a déclaré ceci: «Ces deux (hommes) vile. le premier inverse des dans l'ordre second (parce qu'il a été procréé) castes. Certains d'importance plus sages une égale) d'autres au sol . dans un bon 69. De même qu'une bonne semence poussant ainsi le fils d'un père et d'une mère honorables sol réussit. établie . l'union avec Brahmâ dans leur ordre les six actes exactement (en accomplissant) : (suivants) 70. cite l'exemple de Rshyaçrnga. 72. Ni l'un ni l'autre le à cause de la tache de sa naissance. à la attribuent 70. qui suivant le Mahâbhârata et le Râmàyana était né d'une daine et avait une petite corne (çrnga) au front. 74. littér. fils de Vibhândaka. ni inégaux. 73. Kull. telle est la loi 68. d'autres semence. et se ressemblent « parce que tous deux font des actes défendus. Ils diffèrent par la caste. Comparez ce passage avec ce qui est dit aux vers 33-41 du livre IX. telle est (notre) décision. Puisque (des enfants même) par la vertu de la semence et glorifiés. (Kull. (en attribuent et au sol . C'est pourquoi personne ne doit faire les actes qui lui sont interdits ». supérieure (qui) est proclamée un homme 73. Brahmayonisthâh.LES LOIS DE MANOU et d'un 315 de basse (reste un homme) (père) de basse origine origine . même un sol où l'on n'a rien planté 72. . devinrent des sages honorés nés d'animaux (c'est) la semence (au sol).

mandables sont pour un Brahmane du Véda. trois' lui prosa subsistance : sacrifier curent et autrui. (En descendant) du Brahmane au Kchatriya. 82. (des présents 77. sacrifier pour autrui et en troisième (lieu) accepter (des présents). crits) pour un (homme) 76. Vaisya 81. donner et recevoir. Les moyens de subsistance du Kchatriya sont de du Vaisya porter l'épée et le javelot. les troupeaux et de labourer devoirs (de garder) . l'ordre des castes). car le Seigneur des créatures. l'enseignement un Kchatriya la protection pour (des peuples). sacrifier Enseigner pour soi et sacrifier pour les autres. pas à ces deux (castes). pour enseigner recevoir de gens) purs. Mais un Brahmane ou même un Kchatriya vivant des d'existence d'un Vaisya doivent autant moyens que possible 75. d'étudier religieux (le Véda) et les sacrifices.) 77. leurs sont de donner (des présents). la loi du pation peut vivre suivant car ce dernier est le plus rapproché de lui (dans Kchatriya. Mais un Brahmane qui ne peut subsister par l'occususdite qui lui est propre. LES LOIS DE MANOU et étudier. a dit que ces actes ne convenaient Manou. » 83. 79. pour un le commerce. (de faire) le commerce. En d'autres termes ces trois actes sont interdits au Kchatriya. trois de ces actes cessent (d'êtreprescrits. « Au cas où il ne pourrait subsister par aucune de ces deux (occupations) faire ? » Si (cette question) que devra-t-il se pose. d'accomplir) 80. (tels sont) les six actes (presde la première caste. Ces mêmes (actes) cessent aussi (d'être prescrits) pour le Vaisya : telle est la règle.316 75. Enseigner et étudier « le Véda et les Angas ». (Kull. en s'adonnant à l'agriculture et au soin des troupeaux. Parmi leurs occupations les plus recomrespectives. D'autres créatures «telles que les boeufs et autres (employés à labou- . De ces six actes (qui) lui (sont propres). (voici la réponse) : « Qu'il vive de la vie d'un Vaisya. 83. à savoir) : enseigner. 78.

i . v'*. Ou bien « du riz cuit (mêlé) avec des grains de sésame ». peut à son gré vendre des grains de sésame purs (de tout mélange) en vue de des devoirs (l'accomplissement) (religieux. Celui « le Brahmane ou le Kchatriya ». (médiciplantes nales). littér. 91. 85. (Quelques-uns) pensent que l'agriculture excellente est blâmée .'pour en exceptant ce qui (doit être) excepté. (que vend trafiquer pourra. est chose 84. des pierres. (Kull. cire. mais cette occupation par les (gens) de bois à pointe de fer envertueux . oiseaux. 88. du bétail et des (êtres) humains. Mais celui qui vit d'agriculture. 88. pas séjourné longtemps. même non teints. plus spécialement peut-être rouges. indigo. beurre clarifié. niadhu.) 87. En espagnol Colorado signifie rouge. f^~Jtf. liqueurs spiritueuses. le rouge étant la couleur par excellence. Toutes les bêtes des forêts. des aliments cuits ainsi que du sésame. Mais celui que l'insuffisance de ses moyens d'existence à l'accomplissement des devoirs oblige à renoncer religieux des marchandises s'enrichir.. parfums poison.. lin. S'il fait des grains de sésame autre chose qu'un alirer) ». un) Vaisya. miel. Toute espèce d'étoffes teintes. (Kull. sucre. dommage 85. car (l'instrument) la terre et les (êtres) qui vivent dans la terre. f. qui cause beaucoup d'autres (créatures). 86. viande. laine. armes. 89.LES LOIS DE MANOU 317 de mal. et dépend éviter l'agriculture. — « Le sel est mentionné à part pour marquer la gravité du péché ». Eau. 87. (animaux) pourvus de crocs. ainsi que tous les solipèdes.) 86. lait (frais). (Kull. sésame. Qu'il évite (de vendre) toute espèce de condiments. du sel. (des tissus de) chanvre. herbe kousa.) Le vers suivant explique en quoi l'agriculture cause beaucoup de mal. lait suri. 90. de toutes soma. racines. fruits. Cire. pourvu qu'il) les ait fait pousser lui-même et qu'ils n'aient par sa culture. Teintes (rakta). laque. huile de sortes. miel.

se livrant aux par cupidité doit être dépouillé (des castes) occupations supérieures. ». Un homme de caste royale dans la détresse. il devient volontairement ici-bas les 93. peut au besoin évitant les actes prohibés. Un Vaisya qui ne peut vivre de ses propres fonctions en subsister des occupations d'un Soudra. de la laque. (Qu'il pratique) les métiers manuels et les divers arts dont l'accomplissement rend (le'plus de) services auxDvidjas. 94. 98. rasa. » . arts « peintre. un onguent. Mais un Soudra de trouver du service auprès incapable des Dvidjas et menacé (de voir) ses enfants et sa femme mourir manuels. et des grains de sésame contre un égal poids d'autres grains. (de faim). 101. 95. car celui qui vit que bien remplir selon la loi d'une autre caste déchoit immédiatement de la sienne. dans des excréments de chien. sera plongé avec ses ancêtres du sel. il renaîtra sous forme de ver. contre des aliments cuits. 100. et ment.318 LES LOIS DE MANOU ou un don.) . Un Brahmane les occuqui ne (veut pas) adopter 94. Des essences. 99. (Pour avoir vendu) de la viande. De la caste supérieure. par le roi de ses biens et exilé sur-le-champ. tombé . (Kull. Mieux vaut (accomplir) ses propres incomplètement fonctions celles d'autrui. mais il ne doit jamais peut vivre par tous ces (moyens) les occupations s'arroger (de la caste) supérieure. pour Soudra au bout de trois jours. un Brahmane est déchu immédiatement (de sa caste) . Un homme de basse caste. 92. etc. Mais pour avoir vendu au autres marchandises un Brahmane (prohibées) acquiert bout de sept jours la condition de Vaisya. Des essences peuvent être échangées contre des essendes aliments cuits ces. etc. avoir vendu du lait. 97. Métiers « charpentiers. mais non du sel contre des essences. et il doit renoncer (à celles-ci) dès qu'il le peut. 95. c'est-à-dire des Brahmanes. ou « liquides » ou « condiments ». 96. peut vivre des travaux 100.

car d'après que ce qui est pur soit souillé.LES LOIS DE MANOU 319 et persévère dans (d'un Kchatriya ou) d'un Vaisya pations sa voie. offrir (le Véda) ou accepter n'est • (pour eux) le sacrifice (d'eux des présents) . 108. dans l'un d'eux il dit : « Pressé par un extrême besoin j'ai cuit les entrailles d'un chien ». C'est â ce passage que fait allusion Manou. s'approcha pour manger chien qu'il reçut des mains d'un Tchândâla. accepta du charpentier Bribou était tourmenté vaches. (Kull. plusieurs lorsqu'il par la faim avec ses fils dans une forêt déserte. Les Brahmanes « en détresse ». Bharadvâdja. 105. ne se souilla (d'aucun péché). n'est pas plus souillé que l'air par la fange. (Kull. 102. car ils sont (purs) comme pas une faute pour les Brahmanes l'eau et le feu. le rigide ascète. VII. » (Kull. Vâmadéva le juste et l'injuste. .) 105. il n'est pas possible qui . peut pratiquer 102. 107. Visvâmitra qui connaissait tourmenté une cuisse de par la faim. Aitareya Brâhmana. bien que pressé par l'indigence et tourmenté (par la la règle de conduite suivante : faim). par exemple «le Gange. Un Brahmane tombé dans la détresse peut accepter de n'importe la loi. qui connaissait lorsque il voulut tourmenté de la viande de (par la faim) manger chien pour sauver sa vie. 103. (car) il n'agissait (ainsi que) pour calmer sa faim. il est question de lui dans le Mahâbhârata et leRàmâyana. le juste et l'injuste. Adjîgarta pressé par la faim s'approcha pour tuer son fils et ne fut pas souillé de péché. 13-16. 106. fils de Brhaspati et frère de Drona le précepteur des Pândavas . Ce qui est pur. Enseigner à des (gens) méprisables.) 103. sage célèbre que ses austérités élevèrent de la condition de Kchatriya à celle de Brahmane. 106. etc. ». « Le sage Ajïgarta vendit son fils Çunahçepha pour un sacrifice. sage védique auquel on attribue plusieurs hymnes .) Cf. Bharadvâja. Viçvàmitra. Vâmadéva. sage auquel on attribue plusieurs hymnes védiques. 108. 107. de mourir 104. Celui qui en danger des (de faim) accepte aliments de n'importe de péché qui.

est moins le premier nommé (dont l'acceptation) toujours blâmable au suivant). Un Brahmane sans ressources peut glaner des épis et ramasser des grains de n'importe qui. brebis. (Car) l'offrande du sacrifice et l'enseignement (du sont toujours faits pour (des gens) dont l'âme a été Véda) tandis qu'un présent s'accepte (parles sacrements). (Entre offrir ces LES LOIS DE MANOU divers (d'êtres mépriactes). (par rapport 109. 114. en) métal (d'objets mais il ne faut pas s'adresser à celui qui n'est pas disposé à donner. c'est-à-dire « des Dvidjas ». Medh. littér. (parmi les objets suivants) qu'accepter) c'est aliments vache. des grains épars est réputé glaner. Dont l'âme a été régénérée. 112. Par la prière et les oblations s'efface la faute commise ou en leur en offrant le sacrifice (pour des gens méprisables).320 109. encouru en acceptant (le Véda) . mais (le péché) enseignant du présent et les s'efface) par l'abandon (d'eux des présents austérités. l'acceptation (des présents) bas de la part d'un Brahmane (et ce dont il est le plus) puni dans l'autre monde. (homme) 111. grains. . Puni. ou (d'autres) articles besoin .) 112. (plus louable). préparés. sont dans la misère et qu'ils ont lorsqu'ils vil .que sortis de noviciat doivent s'adresser 113. régénérée de la plus basse caste. « blâmé ». littér. des Snàtakas. même d'un Soudra. (Kull. épars (sur le champ) et ramasser car glaner vaut mieux qu'accepter des présents. chèvre. Des Brahmanes au souverain. ajoute : « si le prince est connu pour être un peu avare ». « il doit être quitté ». (Accepter un champ) inculte blâmable (est moins un champ cultivé . il ne faut pas y rester ». entendent par là « il faut quitter le pays de ce prince. — Il ne faut pas s'adresser. et Govind. Des présents « de gens non vertueux». eux) le sacrifice et (leur) enseigner est (ce qu'il y a de) plus Véda). Sortis de noviciat.) 113. 110. accepter (le (pour sables). 110. Kull. (Kull. or.

ou donation amicale ».). conquête. Ni un Brahmane « même en détresse ».LES LOIS DE MANOU 115. Enseignement. « le labourage et le commerce». le quatrième est permis au Kchatriya.. qu'il) (des récoltes) (pourvu ses sujets dans la mesure de ses moyens. prêter mais ils peuvent s'ils le veulent. suivant Kull. 130. Ni un Brahmane. vidyâ : ordinairement le mot désigne l'enseignement du Véda. le cinquième et le sixième au Vaisya. c'est de vaincre. jusqu'à d'un kârchâpana. Les Vaisyas. ». etc. v. ou au douzième des récoltes. — Arts manuels « l'écriture. (A savoir) des Vaisyas le huitième comme taxe sur une les grains. ». au sixième. où il est dit que le roi a droit au huitième. 116. 119. (Kull. (Kull. ment (de peu). mais ici. somme) minima artisans et aux manouvriers. moyens ni un Kchatriya ne doivent 117. Il y a sept moyens légaux donation. (envers lui) qu'ils s'acquittent par leur travail. à gages. mendicité.— Moyens de subsistance « en temps de détresse ».) — « Les trois premiers moyens sont permis à toutes les castes. aux (Quant aux) Soudras. protège dans le combat. (Kull. de subsistance. achat. exécution vertueux. etc. l'exorcisme contre les poisons. et au cinquantième des bénéfices en troupeaux et en argent. travail 116. VII. prend même le quart d'aucune n'est coupable faute. Cf. Après avoir protégé de son épée. agriculture. (tels sont) les dix prêt à intérêt. dans un but pieux. le vingtième (sur l'or et le reste. il peut prélever l'impôt légal : 120. c'est. Sa fonction propre les Vaisyas qu'il ne tourne point le dos.) —Exécution d'un travail. d'un travail et acceptation 321 héritage. 119. etc. Donation. un faible (taux). garde des troupeaux. 120. (Kull. contentecommerce. lâbha. 115.) 118. domesarts manuels. (moyennant) prêter à un grand pécheur 118. pour dire le peuple en général. Un roi qui en temps de détresse. à intérêt. suivant Kull.. karmayoga. il s'agit d'autres sciences que delà science sacrée: « la logique.) • 117.. ticité. « trouvaille. Enseignement. le septième au Brahmane. » (Kull. placement des gens (de présents) . Ce précepte s'applique au cas de détresse : en toute autre circons21 la richesse: d'acquérir à intérêt.

126. (qui) imitent tance le roi doit s'en tenir à la règle donnée au livre VII. — La conduite des gens vertueux « des trois castes». 118. des grains et les vieux vieux le rebut vêtements. 126. car celui dont on dit d'un Brahmane atteint le but. après de avoir examiné ses capacités. Mais un Soudra en quête de moyens d'existence peut servir un Kchatriya et même gagner sa vie au service d'un riche Vaisya. (tels que lepâkayadjna tains) devoirs 127. 122. 124. qu'il est le serviteur 123. entend littér. 127. Pour un Soudra « qui mange de l'ail et autres choses (prohibées) ». (Les Soudras) désireux des mérites (d'acquérir) spirila conduite tuels. la délivrance finale. (mais) il ne lui est pas défendu (d'accomplir et autres).) « Suivant Yâjnavalkya ils n'encourent pas de péché en accomplis- . IKull.) 122.) — B. Ceux-ci doivent lui assigner sur leur train de maison des moyens d'existence en rapport avec ses mérites. 125. Le service des Brahmanes seul est réputé l'occud'un Soudra . v. (Kull. soit en vue de l'une et l'autre (vie) . — Les devoirs religieux « tels que l'agnihotra et autres ». Kull.) — Péché entraînant la déchéance. jâta) ». H. c'est-à-dire la félicité suprême. 121. (Kull. et connaissant (leurs) devoirs. (leurs) meubles. Pour un Soudra il n'y a point (de péché entraînant) la déchéance.) — Le pâkayajna littér. son adresse et ses charges famille. L'une et l'autre vie « en vue du ciel et en vue de gagner sa subsistance ». — Le huitième des grains « ou même le quart ». « celui par qui le mot Brahman est sans cesse prononcé (produit. comme il est dit au v. Un Soudra « qui ne trouve pas d'emploi auprès d'un Brahmane ». pâtaka. car tout ce qu'il fait en par excellence pation dehors de cela est pour lui sans fruit. l'initiation et il n'est point apte à recevoir . — Le but. il n'est des devoirs point qualifié pour (l'accomplissement) cerreligieux. 130. Mais il peut servir les Brahmanes soit en vue du ciel. Désireux d'acquérir des mérites spirituels ou simplement « d'accomplir leur devoir ». « sacrifice cuit » désigne certains rites domestiques très simples. (Kull.) — Au service d'un Vaisya « à défaut d'un Kchatriya ». Ils doivent (lui) donner les restes de (leurs) aliments. (Kull.322 LES LOIS DE MANOU 121.

(de réciter) des éloges. Fait tort aux Brahmanes « parce qu'il s'enorgueillit de ses richesses et refuse de les servir ». sans murmurer. (Kull. en temps de détresse . la règle du devoir des exposée Je vais maintenant castes. des gens vertueux. il gagne en ce plus (de bénédictions) monde et dans l'autre. concernant sant les cinq sacrifices et autres. qui s'enrichit manes.) 128. 131.) . (Kull. Plus un (Soudra) la conduite imite. sans s'exposer au blâme. sacrés. en entier. ceux qui les observent exactement. Voilà.LES LOIS DE MANOU des 323 tout en évitant les textes gens vertueux. Un Soudra. sauf le mantra de l'adoration.) 129. ne pèchent pas et obtiennent 128. La conduite des gens vertueux « des Dvidjas dans les actes qui ne sont pas défendus ». » (Kull. à condition de s'abstenir (de la récitation) des mantras. 130. ne doit pas amasser de car un Soudra fait tort aux Brahrichesses. déclarer la règle quatre pure les expiations. même s'il le peut. Ainsi ont été exposés les devoirs des quatre castes. 129. arrivent au chemin (de la félicité) suprême.

.

(Kull. Quand (unhomme) déjà marié prend une seconde femme. » — Des dons « tels que des vaches. Snâtakas. 4. pour couvrir les frais du mariage.) 3. — Donné tous ses biens « qui a donné son avoir comme honoraires (dakshinâ) du sacrifice à un sacrifice dit viçvajit (qui conquiert tout) ». celui qui veut accomplir qui désire une postérité. etc. A ces meilleurs d'entre les Dvidjas on doit donner des aliments avec des présents du sacri(en dedans de l'enceinte il est recommandé de donner des aliments fice) . Celui . 3.LIVRE Pénitences ONZIÈME et Expiations. ». De l'argent pour se marier. raires du sacrifice aux Brahmanes instruits 5. celui qui mendie pour son père et sa mère. et qu'il a demandé le seul fruit (de l'argent pour se marier). celui qui a donné tous ses celui qui mendie biens. un sacrifice. de l'or. on a vu ailleurs que le mariage est un achat déguisé de la future. pour (accomplir) on doit faire des présents en proportion de leur indigents savoir. celui qui voyage. 1. pour payer le prix nuptial . celui qui mendie pour son précepteur. c'est-à-dire celui qui veut se marier. aux autres. en dehors de l'enceinte du sacrifice. pour faire ses études. Mais un roi doit distribuer il convient comme toutes à titre d'honoet des présents (sortes) de pierres précieuses dans les Védas. On peut construire aussi : «Ces neuf Brahmanes Snâtakas doivent être considérés comme mendiant par des raisons vertueuses. Ces neuf Brahmanes doivent être considérés comme à ces mendiant la loi sacrée. Celui qui désire une postérité. (Kull.) 2. 1. 2. celui qui est malade.

Qui donne « par ostentation ». (Kull. Faute d'un objet. Prendre « par force ou par ruse ». .) 8. etc.326 LES LOIS DE MANOU est le plaisir sexuel . quand même il aurait déjà bu le soma précédemment. par là) on gagne le ciel après la mort. (Kull. Mais le Dvidja dont l'avoir est inférieur qui boit le soma. tandis que 9. — Le miel « de la réputation » se tourne pour lui en poison « en enfer ». Que chacun selon ses moyens instruits dans le Véda et détachés aux Brahmanes (des choses de la terre . (dans un par un Brahmane lieu où) règne un roi juste. est un hypocrite sa propre se tournera en poison pour le miel qu'il aura savouré d'abord lui. H. « il a le droit d'accomplir le sacrifice du soma. est digne de boire le soma. 10. note. dans le but d'assurer l'accomplissement de ses désirs ». Celui des aliments en suffisance pour qui possède trois ans et même nourrir qui plus les personnes pendant sont à sa charge. qui est indiqué au livre IV. Un homme riche qui donne à des étrangers de vertu . 12. famille est dans la gêne. v. — Un roi juste. au sacrifice annuel (nitya opposé à kâmya). 9. 7. littér. » 11. (Kull. (Kull. femme. offert (par un Dvidja et) surtout 11. tourne au détriment des personnes mal pour lui en cette vie et après la mort. Lorsqu'un sacrifice est interrompu (faute) d'un objet. qui ont quitté enfants. (Kull. ».) — Les sacrifices « le Pâkayajna et autres ». Cf. la réussite du sacrifice.. Détachés des choses de la terre. Ce qu'un homme à dans sa dépendance.) 7.) —Ne boit par le soma. les enfants (qu'il retire de ce mariage) à celui qui a donné l'argent.. traduit : « Si quelqu'un accomplit des rites funéraires. 26. n'en retire aucun fruit. 7.) 12. Pour assurer (le sacrificateur) cet objet dans la maison d'un Vaisya peut prendre qui (bien 6. à ce (chiffre) et 8. ou « qui vivent seuls. « car celui-ci ne punira pas une personne qui se conforme aux prescriptions des livres ».Aurdhvadehikam : B. 8. « faute d'un membre ». Précédemment. Boire le soma. (appartiennent) distribue des présents 6. fait pour assurer son bonheur futur 10.

Six repas « trois jours ». Qu'il les prenne soit dans la grange. soit dans le champ. — Kull. il doit le lui prendre de force. — On peut encore entendre ce vers différemment : au lieu de « dont la règle est de n'avoir pas de provisions pour le lendemain ». Ou bien. 16.LES LOIS DE MANOU 327 ne fait pas de sacrifices et ne boit que) riche en troupeaux.. si ce dernier ne veut pas (les) accorder (de bon gré) . prendre 15. un Soudra n'a aucun droit de possession ». 14. mais sans toutefois faire une provision pour le lendemain ». ajoute : « Comme il est interdit à un Brahmane de demander à un Soudra un objet pour le sacrifice. 15. on peut traduire « il peut prendre des aliments. soit dans la maison. 17. pas le soma. «quinéglige les cérémonies. Il peut (aussi) les prendre (à un Brahmane) qui toujours reçoit et jamais ne donne. mais qu'il confesse la n'importe chose au (propriétaire) si celui-ci l'interroge. qui est leur supérieur par la caste.) .) — A un Brahmane : quelques commentateurs l'entendent de toutes les castes. si un homme) mille vaches n'offre possédant pas le sacrifice n'hésite (du soma). (Kull. — Qui néglige ses devoirs : « tels que la libéralité et autres ». De même (le Brahmane) dont la règle est de n'avoir pas de provisions pour le lendemain. (Si un homme) possédant cent vaches n'allume pas le feu (sacré. « quand on accomplit les sacrifices.. Ou bien « s'il ne peut les prendre chez un Vaisya ». car un Soudra n'a rien à faire avec le sacrifice. les oeuvres». « De même un Vaisya ou un Soudra ne doivent pas prendre ce qui est à un Kchatriya. sa gloire s'étend et ses mérites croissent. Un Kchatriya ne doit en aucun cas prendre ce qui 13. H. s'il le veut. » (Kull. 18. (Kull.. qu'il prenne deux ou trois (objets nécessaires au sacrifice) dans la maison d'un Soudra . 18.) Hïnakarman signifie littér. » Cette interdiction est formulée plus loin au vers 24.. quand il n'a pas mangé six repas. que le (sacrificateur) pas à dans leur maison (les objets nécessaires).) — Un Soudra n'a rien à faire avec le sacrifice : ou bien comme traduit B. Les prendre « par force ou par ruse ». — Au septième « le matin du quatrième jour ». par là. 13. où . peut au septième à pendant prendre (des aliments) un (homme) qui néglige ses devoirs. spirituels 16. (Kull.

porte les uns et les autres.328 LES LOIS DE MANOU il a à un Brahmane . c'est-à-dire du roi : le roi ne devrait pas laisser les Brahmanes dans le besoin. 25. par force ou par ruse. 19. et celui auquel il donne en le tirant du dénuement ». Un Brahmane ne doit jamais demander à un Soudra un objet en vue du sacrifice. assigné qu'il le envers et contre tous. levés) sur son propre 23. que le Brahmane 22. Un prince juste ne doit point infliger de châtiment ce dont il a besoin celui (qui-. réguliers ». . qu'un qui néglige les sacrifices. Conformes à la loi ou simplement « convenables. 19. Un Brahmane un objet en vue du saqui a demandé decrifice. vient pour cent ans (après sa mort) un oiseau de proie ou une corneille. car c'est par la pour les besoins folie du Kchatriya souffre la faim.) 21. (Kull. à 21. un bhàsa. 24. ou à quelle droit d'enlever . et qui ne l'emploie pas tout (à ce pieux usage). est 20. Les uns et les autres « celui auquel il ôte en le délivrant du péché (d'avarice). 22. car il obtient la sixième partie protège des mérites de celui qu'il protège ainsi. mais s'il est dans le besoin. car le sacrificateur qui fait une telle demande renaît (à un Soudra) après la mort comme Tchândâla. mais la riappelé par les sages le patrimoine chesse de ceux qui ne sacrifient point est dite le patrimoine des démons. Lui ayant des moyens d'existence. que le souverain d'existence à la loi (prélui assigne des moyens conformes train de maison. 25. appartient ce qui appartient à un Dasyou. Du Kchatriya. prend précédemment énoncés) . peut-être un vautour. Un oiseau de proie. Après s'être enquis des charges de famille de celui-ci et avoir examiné sa science et sa conduite. Celui qui prend les biens des méchants pour les donfait de lui-même un bateau et transner aux gens vertueux. Le bien de ceux qui sont zélés pour les sacrifices des dieux .

le pouvoir du roi dépend des autres. agit d'après la règle secondaire. Son propre pouvoir est supérieur au pouvoir du roi . Les textes. Dans l'autre monde. Un Brahmane instruit de la loi ne doit porter devant le roi aucune (plainte) . — Je traduis Atharva-Véda à cause du commentaire . les charmes. (prescrites pour les n'en tire aucun profit dans l'autre monde : temps) de détresse. Mais un Dvidja qui sans (être en) détresse accomplit les devoirs religieux suivant les règles. mais comme le quatrième Véda n'est nommé nulle part dans Manou. 29. son propre lui suffit pour pouvoir châtier ceux qui lui font du mal. car la parole est l'arme ses ennemis. craignant pour leur vie dans des à la place créèrent une règle substituée (temps) de détresse. avec laquelle il peut anéantir 26. d'animaux et des cérémonies fices) prescrits 28. donc le Brahmane doit (se servir) de son seul pouvoir pour punir ses ennemis. les incantations. de la règle (primitive). il faut peut-être prendre Atharvan comme le nom du sage : Atharvan est le fils aîné de . » (Kull.) Je ne vois pas bien quel est l'animal désigné ici comme vivant des restes des vautours. Aucune dans l'autre n'est résermonde récompense vée au pervers qui pouvant à la règle primi(se conformer) tive. mane. 27. 32. telle est la décision. 30.LES LOIS DE MANOU • 329 attente à la propriété des 26. 33. Au bout de l'an on doit toujours offrir le sacrifice à titre d'expiation des (sacriVaisvânarî. Les Visve-Devas. Le pervers qui par cupidité dieux et des Brahmanes vivra dans l'autre monde des restes des vautours. pour l'omission du soma. Il s'agit ici d'omission involontaire. c'est-à-dire « dans une autre naissance ».) 33. 31. les Sâdhyas et les grands Sages (de la caste) brahmanique. (Kull. « Son pouvoir ne dépend que de lui. 32. Qu'il n'hésite pas à employer les textes de l'AtharvaVéda et ceux d'Anguiras du Brah. 27. c'est-à-dire les prières magiques.

) 36. Un Kchatriya doit triompher du malheur par la force de son bras. construit autrement : «celui qui. Un Brahmane. non initiée.. Kull. 37. ni un insensé ne peuvent offrir le (sacrinon plus qu'un malade ou une (personne) fice) Agnihotra. Un Brahmane à (la cérémonie un cheval consacré à Pradde) l'Agnyâdhéya jâpati. (personnes) elles tombent en enfer. — Bienfaiteur « de toutes les créatures ». on ne doit rien lui dire qui soit précepteur. Car lorsque de telles offrent l'oblation. littér. et ayant une connaissance parfaite riche qui n'offre pas comme honoraires 38. et dont les sens sont domptés. 36. ni un (homme) de peu de science. 35. 39. Un sacrifice où les honoraires Brahmâ et l'auteur présumé du recueil qui porte son nom. le meilleur des Dvidjas.. — Par vidhâtar. un Brahmane par des prières 35. un Vaisya et un Soudra au moyen de leurs riet des oblations au feu. yaças est la réputation pendant la vie. ainsi que celui pour qui (elle est du sacrifice le prêtre doit être (un offerte) . . Les rites Vaitâna. littér. (Kull. ni une jeune femme.. 40. 34. et kïrti la réputation après la mort. il entend « celui qui accomplit les rites sacrés ». La renommée et la réputation : suivant Kull. — Le punisseur « celui qui punit à propos son fils ou son élève ». trois feux sacrés. être le hotar. devient (l'égal) de celui qui n'a pas allumé le feu sacré. c'est pourquoi à la disposition versé dans les (rites) relatifs des homme) du Véda. — Offrir le sacrifice : littér. Ni une jeune fille. (à son égard) grossiers.. chesses. mais il ne doit en auoù les honoraires du prêtre sont cun cas offrir des sacrifices insuffisants. le le bienfaiteur . Le Brahmane est appelé le créateur. d'autres doit accomplir (actes) pieux. le punisseur. l'action d'allumer le -feu sacré. créateur.330 LES LOIS DE MANOU 34. de mauvais ni employer de termes augure. du prêtre sont insuffi40. Un homme qui a la foi. L'Agnyâdhéya. etc. 38. Une jeune femme « mariée ou non mariée ». est appelé à bon droit un Brahmane ». 37. Angiras est un autre sage auquel on attribue plusieurs hymnes védiques.

LES LOIS DE MANOU 331 et le (bonheur sants détruit les organes des sens. perpétuellement. des Soudras. Mettant le pied sur la tête de ces insensés. (Kull. — Néglige « matin et soir ». (dans l'autre (seul) traversera ou qui ac44. 41. Ceux qui après avoir reçu de l'argent les prêtres un Agnihotra.) 47. soit pour (une action) commise est obligé de faire une pé(dans une vie) antérieure. Les sages prescrivent la pénitence pour les fautes commises involontairement sur la foi . — Le donateur « le Soudra ».) 43. 45. cf. doit accomplir la pénitence un mois. qui néglige luvolontairement le feu sacré. sens. Une faute commise involontairement est expiée par la lecture du Véda. 41. des textes révélés. •(Kull. avant que sa pénitence ne soit accomplie. 217. littér. doit faire une pénitence. Par démence : « dans l'égarement de la passion ou de la haine ». la renommée. 47. est commenté par paraloke dans l'autre monde. (mais) quelques-uns. Fatalité daivât. c'est-à-dire « par inadvertance ». le donorent le feu sacré (allumé avec l'argent) les infortunes nateur monde). car cette (faute) est égale au meurtre naire durant d'un fils. ne (de celui qui l'offre) . 46. la postérité. (Kull. mais (une faute) par déqu'un (homme) commet mence volontairement (est expiée) par diverses sortes de pénitences. Un homme qui néglige un acte prescrit. déclarent même (la pénitence applicable) aux (fautes) intentionnelles.) 46.). Satatam. — Les actions commises dans une oie antérieure : certaines maladies. La pénitence lunaire. et blâmés des gens instruits 43. ou qui est attaché aux objets des complit un (acte) blâmé. d'un Soudra cé42. (Kull. le bétail au) ciel. la réputation. Un Brahmane entretenant l'Agnihotra. sont (considérés lèbrent comme) dans les Védas. notamment la . la longévité. aussi un homme de peu de fortune doit-il point offrir de sacrifice. XI. ne doit avoir aucun contact avec les gens vertueux nitence. Un Dvidja qui soit par fatalité. qui hod'un Soudra.

muets. celui qui viole la couche d'un maître spirituel une maladie de peau. sourds. aveugles. 51. un moins. Le voleur d'une devient lampe aveugle. 49.bas. estropiés. Il y a des méchants une déformaqui subissent ici . 53. 53.) . — La fin du vers est lue différemment par Kull. ments (a) la lèpre blanche. celui qui 52. 49. qu'en) ne leur faisant aucun mal on est exempt de maladies. renaissent avec des marques déshonorantes.) 52. Ce vers est rejeté par certains commentateurs. (Kull. 51. 50. l'éteint devient borgne . Ainsi. « le gland dépourvu de prépuce ». 54. sont considérées comme la punition d'actes commis antérieurement. tion corporelle de crimes commis (en punition) commis d'autres de crimes (en punition) (dans une vie) antérieure. C'est pourquoi il convient les péd'accomplir toujours en vue de la purification nitences .332 LES LOIS DE MANOU 48. Un voleur de la sainte parole. un falsificateur (de grains et autres marchandises) membre en trop. (Kull. phtisie et la lèpre. naissent des (êtres) méprisés (tels que) crépar les (gens) vertueux tins. De leurs actions « dans une existence antérieure ». le meurtrier d'un Brahmane la phtisie. un voleur de chevaux est boiteux. suivant la différence de leurs actions. sphîto'nyastryabhimarshakah. un voleur de vête(sainte) parole (est frappé de) mutisme. le mal (fait aux créa(méchamment) tures est puni de) maladie (tandis générale. Un calomniateur un dénonciateur a l'ozène. « celui qui étudie le Véda sans en avoir reçu l'autorisation ». Un voleur d'aliments un voleur de la (a) la dyspepsie.le veur d'eau-de-vie a les dents noires. Celui qui vole l'or (d'un Brahmane) bual'onychie. une en mauvaise un voleur de grains a un membre haleine. Une maladie de peau : suivant Kull. « l'adultère a de l'oedème ». car ceux dont les fautes n'ont pas été expiées.

Dans l'un de ces deux cas. ces six (actes) sont à l'usage des liqueurs fortes. son fils. La fornication avec des soeurs utérines. jeunes filles ou des femmes comme d'un ami ou celle d'un fils est considérée l'épouse à la souillure du lit d'un gourou. Impropres à être mangés « de l'ordure. Laisser son plus jeune frère se marier le premier. 333 des liqueurs Le meurtre d'un Brahmane. une cafaussement un haut rang. Tuer une vache. ces actes) sont de ceux (qui commettent que la fréquentation déclarés des péchés mortels. valent à un vol d'or. équivalente 60. le faux témoidu Véda. 62. (Kull. avec de la plus basse (caste). au meurtre d'un Brahmane. l'étude teur. dignes vendre soi-même abandonner son précep(comme esclave). sa mère. (faire) l'usure. l'usage ainsi avec la femme d'un le vol.) 61. donner sa fille (à une personne qui est dans) l'un de ces deux (cas). (est un péché) équivalent au Véda. l'adultère fortes. Un voeu. IX. avec des 59. 62. se marier avant un frère aîné. porter 56. — Le vol « de l'or d'un Brahmane ». le meurtre ou (de mets) impropres à être mangés. Répétition du v. Déshonorer une vierge. gourou. enfreindre un 55. ». 57. etc. L'oubli l'outrage d'un ami. Ce dernier restreint l'expression suràpânam en disant « les liqueurs défendues ». 235. de terrain.).) . de diamants et de perles est déclaré équigent. Le vol d'un dépôt. son père. équivalents d'ar58. d'un cheval. ou sacrifier pour cette (personne). délaisser (du Véda) et (l'entretien du) feu sacré. sacrifier inpour (des personnes) se du sacrifice. d'une personne. « le voeu de chasteté du novice ». l'usage des aliments défendus gnage. 57. (Kull. (Kull. — Guru ici est pris dans le sens le plus large. entretenir des relations adultères. S'attribuer un maître lomnie devant le roi. c'est-à-dire soit au frère aîné qui laisse son plus jeune frère se marier avant lui. 61. accuser faussement spirituel. soit au frère cadet qui se marie avant son aîné.LES LOIS DE MANOU 55.

». Voler des grains. pas être respiré (commettre un acte de) pédérastie : (tous ces actes) sont considérés comme la perte de la caste.334 LES LOIS DE MANOU sa femme ou voeu. Abattre des arbres encore verts pour (en faire) du con> des cérémonies bustible. 65. travaux détruire les plantes (médicinales). » 68. avec une femme adonnée aux liqueurs commerce fortes. Un vol : « le vol d'un objet précieux autre que l'or ». 66. Faire du mal à un Brahmane. (Kull. vivre (de la prostitution) de sa femme.) — Ce qui ne doit pas être respiré « par suite de sa mauvaise odeur. « celui qui dit : Il n'y a pas (de vie future).) 66.) — Ses dettes : « les trois dettes aux Dieux. ne pas payer ses dettes. 67. 65.) — Par mauvais livres il faut entendre « des livres en contradiction avec la Çruti et la Smrti ». tel que l'ail. etc. son enfant. être athée: (ce sont là) les péchés secondaires. (Kull. gner (le Véda) apprendre (le Véda) vendre des articles dont la vente est salarié. 64. etc. Tuer une femme « sans préméditation ». (Kull. un Kchatriya. abandonner un parent. (Kull. Excommunié. tuer une femme. tricher. Surveiller toutes (sortes de) mines. Faire du mal à un Brahmane « avec un bâton ou avec la main ». (Kull. l'ordure. X. enseid'un pour un salaire. 20. une fois et sans intention ». vendre un étang. Des cérémonies pour soi seul. un jardin de plaisance. 68. aux Mânes. des métaux avoir vils. un Soudra. entraînant 63. Ne pas entretenir le feu (sacré. lire de mauvais livres.) . « cuire pour soi seul ».. du bétail. manger des aliments prohibés. Être un excommunié. exécuter les grands de construction. exercer le métier de danseur et de chanteur. un Vrâtyâ exclu delà Sàvitrî. cf.) — Aliments prohibés « manger de l'ail. aux hommes ». un Vaisya. (Kull. commettre) un vol. précepteur prohibée.) 67. 63. ce qui ne doit respirer ou des liqueurs fortes.) — Athée: nâstika signifie littér. la sorcel(pratiquer) lerie et les incantations au moyen de racines. (Kull. accomplir pour soi seul. (Kull.

c'est-à-dire de ceux qui sont énumérés au livre IV. des fleurs. Ou bien il peut offrir le sacrifice du cheval (ou d'autres 70. c'est-à-dire qui savent qu'il veut se faire tuer exprès. au même niveau le coupable faisant (descendre que) le mé^ lange des castes. dans un sens plus général. des oiseaux. qui) causent 72. manger avec des liqueurs fortes. il pourra choisir la peine plus légère fixée au vers suivant. 84. c'est-à-dire « jusqu'à ce que mort s'ensuive ». (Kull. des cadeaux de gens très méprisables. «Cette prescription concerne les Dvidjas en cas de meurtre non prémédité ». 70. pour un Vaisya triplé.) Dans le cas où le meurtrier involontaire était doué de qualités. « cette prescription concerne un Brahmane qui a tué un autre Brahmane sans le vouloir. des insectes. pour un Soudra quadruplé ». 75.LES LOIS DE MANOU 69. Pour se purifier. 75. un daim. (Kull. un cheval. Tuer 335 un un chameau. 73. Pour un Kchatriya le terme est doublé.) Ces divers noms de sacrifices signifient: Svarjit = le vain- . viennent 73.) 74. Accepter (faire) : (ces un Soudra et dire un mensonge le commerce. On pourrait aussi comprendre « des archers habiles ». un âne. v. (Kull. qui a été en contact du bois. où peut-être. Apprenez maintenant exactement les différentes péni^ tences par lesquelles on efface chacun des divers péchés qui d'être énumérés. Accepter des cadeaux de gens méprisables. — Indigne de recevoir des présents. 74.) — Instruits de son dessein. éléphant. (Kull. comme un buffle : (ces actes) doivent être considérés serpent. ce 71. une chèvre. voler des fruits. « indigne ». Suivant Kull. le meurtrier d'un Brahmane doit bâdans la forêt et y habiter douze ans. et sa victime dépourvue dé qualités. se jeter trois fois la tête la première dans un feu allumé . de courage : (ce sont des péchés manquer une souillure. poisson. Tuer des vers. servir de recomme rendant actes) doivent être considérés indigne cevoir des présents. Ou bien : « si c'est un Kchatriya dépourvu de vertu qui a tué volontairement un Brahmane instruit dans les quatre Védas. et vertueux». vivant tir une hutte d'aumônes et prenant une tête de mort pour étendard. ainsi qu'un un une brebis. — Trois fois. Ou bien il peut comme de son plein gré (s'exposer) cible (aux traits) de guerriers instruits ou (de son dessein).

Ou bien pour expier le meurtre d'un Brahmane. 77. Ou bien il peut offrir tout son avoir à un Brahmane instruit dans les Védas. 78. (Kull. au pied d'un arbre.) — 100 yojanas environ 400 kilom. village ou dans un parc à vaches. lorsqu'il combat au moins trois fois (pour défendre ou qu'il reles biens) d'un Brahmane. Ou bien « en cas de meurtre non prémédité commis par un Dvidja sur un Brahmane qui n'est Brahmane que par la naissance (c'est-à-dire qui ne remplit pas ses devoirs) ». mettant son plaisir à faire du bien aux Brahmanes et aux vaches. 76. ou une maison avec son mobilier . Sarasvatî en qu'il suive la rivière allant contre le courant sa nourriture. Qu'il sacrifie sans hésiter sa vie pour un Brahmane une vache.. récitant un des Védas. peu et domptant 77. au lieu de se retirer dans la forêt. Agnishtut = la louange du feu. construit différemment : « celui qui sans hésitation sacrifie sa vie pour un Brahmane ou une vache est absous du meurtre d'un Brahmane. queur du ciel. Ayant rasé (ses cheveux) sur la lisière du qu'il habite ou ou dans un ermitage.) 78. Il est (aussi) absous. Ou bien « au cas où le meurtrier involontaire est un riche Brahmane. ou bien réduisant du Véda. mangeant ses sens . .Gosava =sacrifice de la vache. et où le Brahmane tué n'était Brahmane que par la caste ». ou assez de bien pour subsister. 81. Suivant Kull. Viçvajit := l'omni-vainqueur. Ou bien se nourrissant de graines (seulement) qu'on offre dans les sacrifices. (car) le sauveur d'une vache ou d'un Brahmane est absous du meurtre d'un Brahmane. ou qu'il perd la vie couvre tous les biens d'un Brahmane. . le Gosava. le l'Abhidjit. il devra marcher cent yodjanas. 79. pour ce motif. 80. et aussi celui qui sauve la vie d'une vache ou d'un Brahmane ». d'habiter sur la lisière du village. ce vers permet à celui qui a encouru la pénitence de douze années. Abhijit = le victorieux. Trivrit ou l'Agnichtout. 76.336 LES LOIS DE MANOU tels que) le Svardjit. B. qu'il récite trois fois la Sanhitâ 79. le Visvadjit. Trivrt = le triple. Samhità signifie proprement un texte arrangé d'après les règles grammaticales de la combinaison des lettres (sandhi). ou 80. (Kull.

) 89. De même pour avoir donné un faux témoignage. (Kull. cela (suffit) à purifier les (pécheurs) des hommes instruits . — Cette prescription s'applique au cas « d'un Brahmane vertueux qui tue sans préméditation un autre Brahmane dépourvu de mérite ». et avoir pris (réunis) le bain de purification.) — La femme « d'un Brahmane qui entretient le feu sacré ». pour avoir injurié son précepteur. citant l'autorité du Bhavishyapurâna. Un faux témoignage « dans un procès à propos d'or ou de terrain ». prend) 88. au bout de douze ans a expié le meurtre d'un Brahmane. (Kull. voilà pourquoi faute devant une assemblée de telles (gens) est purifié-. 83. ou un Kchatriya. car le Véda même ment de cette (autorité). (Kull. Pour avoir détruit le foetus (d'un Brahmane dont le sexe était) inconnu. chaste et recueilli. — Les dieux des hommes « les Kchatriyas comme organisateurs du sacrifice ». le Kchatriya celui qui confesse sa (en) est dit le sommet . 83.) — Le sacrifice du cheval.) . Le Brahmane (est dit) la racine de la loi. ou un Vaisya en train de sacrifier.LES LOIS DE MANOU 337 82. 89. Que trois seulement de ces (Brahmanes) instruits dans les Védas proclament l'expiation pour les fautes. ou une femme ayant ses règles. (Kull. Un Brahmane dans le recueillement l'une qui pratique de ces règles (de purification) est absous du crime quelconque en tuant un Brahmane. 87. car la parole (sert de) purification. pour est le fonde(les hommes en) ce monde . (avec les Brahmanes) 84. 85. qu'il accomplisse la même pénitence. volé un dépôt. (Celui qui est) ainsi fidèle à son voeu (d'austérité). qu'il a commis par l'empire (qu'il sur lui-même. En vertu de son origine même le Brahmane est une divinité même et il est une autorité pour les dieux. Ou bien il est (encore) absous après avoir confessé son crime dans une assemblée des dieux de la terre et des dieux des hommes à un sacrifice du cheval. Les dieux de la terre « les Brahmanes comme prêtres sacrifiants ». causé la mort d'une femme ou d'un ami. 86. l'Açvamedha.

Cette pénitence relativement plus douce est suivant l'opinion de Kull. Pourtant Kull. 73) doit être doublée. sourâ. la troisième màdhvi est tirée des fleurs de la Bassia latifolia. des grains nattés et un emblème une haire. pour le cas où l'on a bu involontairement de la liqueur. Sachez qu'il y a trois sortes d'eaux-de-vie. chacune (des fleurs de l'arbre) aux Brahmanes. la fermentation du grain. la deuxième paishtï est l'arak.mais « par passion» : la passion égare sans cesser d'être volontaire. (l'eau-de-vie) et en particulier madhoûka . voilà pourquoi (aussi) péché boire ne doivent point Brahmanes. De boire « volontairement ». qu'il (de riz). interprète ainsi ce précepte : « Cette purification (celle de douze années indiquée au v.) La contradiction entre mohât « par égarement » du texte. (de (les cheveux) porte de liqueurs). 93. 94. Ou bien pour expier (le péché) une fois une année. ou de vache bouillante. 95. Il n'y a point de pénitence prescrite. — Aux Brahmanes : . Telle est l'expiation imposée pour le meurtre d'un Brahtaire d'un Brahmane volontaire . jusqu'à d'avoir bu de (la li93. devra même) liqueur quand il est absous de son son corps est échaudé par ce (breuvage) péché . » 91.338 LES LOIS DE MANOU involon90. Vaisyas Kchatriyas. 91. sourâ. sont interdites toutes en général 90. est une corruption 94. Ou bien qu'il boive de l'urine ou du purin (à la de l'eau. Car l'eau-de-vie une corruption est appelé . et l'explication du commentaire « volontairement ». marchand et le du grain. Un Dvidja de boire de la (liqueur) qui a eu la démence boire (cette bouillante. pour le meurtre mane. ce que mort (s'ensuive) même température) . et celle qu'on de sucre. Mala signifie souillure. qu'il mange pendant queur) d'huile. il n'y a point de pénitence prescrite. ou un gâteau chaque nuit. (Kull. n'est qu'apparente . immondice. (l'eau-de-vie) tire de farine de riz. La première gaudî est le rhum. ou du beurre clarifié. je pense. au propre et au figuré : par mala l'auteur entend. ou du lait. c'est-à-dire le crime est trop grand pour pouvoir être expié par une pénitence. « par égarement » ne veut pas dire ici « inconsciemment ». 95. 92. d'eau-de-vie.

ou qu'il en réchappe ». 101. ou bien un Brahmane rien que par des austérités. 100. Vers à peu près identique au v. (du crime) d'avoir je vais maintenant dire (quelles sont) les pénitences (infligées) pour avoir volé de l'or. 339 les viandes (prohibées. livre VIII. peut se purifier 102. Or le Dvidja la qui désire effacer par des austérité « l'arak est défendu aux trois classes de Dvidjas. doit se présenter au roi et confesser son méfait en disant : « Sire. Seulement ici le voleur désigné est un Brahmane . Un Brahmane par l'ivresse peut tomber ou réciter (de travers) un (passage du) Véda. consacrées aux dieux. comme la plus pernicieuse de toutes . cf. Toutes les autres eaux-de-vie : « en dehors du rhum. (Toutes les autres) eaux-de-vie. le Brahdes Démons et des Vampires . « qu'il meure. Volé de l'or « à un Brahmane ». (Kull. noyé dans l'alcool. — Les Yakshas sont des demi-dieux de la suite de Kuvera. 73 sqq. pour désigner un homme en général. XI. citant Pulastya. Le Brahme : Brahman signifie à la fois l'Être suprême et le Véda. 100.) Cette restriction a été faite déjà plusieurs fois. pu» nissez-moi! 101. une immondice. le voleur est purifié par ce coup . Sur la pénitence prescrite pour le meurtre d'un Brahmane. la nourriture des Yakchas. il y en a neuf sortes ». Prenant une massue. Manou a-t-il mis un Brahmane exempli gratia.) 102.LES LOIS DE MANOU 96. forment la liqueur) sourâsava. « que le coupable porte sur son épaule ». Ainsi vous ont été expliquées les diverses expiations bu de l'eau-de-vie.) 96. il doit s'en abstenir. il descend au rang de Soudra. les deux autres sont défendues seulement aux Brahmanes ». . 98. Si le Brahme dans son corps est une fois qui réside et sa qualité de Brahmane l'abandonne. acte inconvenant. 315 du livre VIII. mane qui mange les oblations dans hébété 97. 99. comme au v. (Kull. ou commettre quelque 98. le gardien des richesses. 99. (Kull. 314. Que le roi prenant une massue l'en frappe lui-même une fois . peut-être comme le remarque Kull. (Kull. un Kchatriya ou un autre. — Est purifié par le coup. Un Brahmane qui a commis un vol d'or. de l'arak et de la liqueur mâdhvï.)— Avec le surâsava cela fait donc treize sortes de liqueurs enivrantes.

Celui qui a souillé la couche son crime. 106. 106. La région du Sud-Ouest : « la région du Nirrti (génie de la destruction) ». et se couchera sur un (lit) de fer rougi. en marchant tout droit devant lui jusqu'à ce qu'il tombe (mort).) De là une pénitence plus douce. Guru. plus loin v. Ou bien « dans le cas où l'épouse du guru n'était ni vertueuse. Suivant Kull. et de bouillie pour sauvage) propre d'orge. (se nourrissant) aux oblations. (dite) de Pradjâpati. effacer (le péché qu'il a commis la couche d'un en souillant) gourou. dans le qu'il accomplisse pendant la pénitence recueillement. 105. et les portant vers la région du Sud-Ouest. qu'il accomplisse de (riz mois durant la pénitence lunaire. v l'image en fer d'une femme ». — Un commis non intentionnellement. . d'un gourou confessera 104. ni de même caste ». il semble d'ailleurs difficile qu'un crime de cette nature puisse être — L'épouse « de même caste ». 105. ou emun tuyau brassera (de métal) incandescent. — La pénitence de dite Prajâpati est indiquée plus loin v. (Kull. domptant trois ses sens. Oubien tenant une massue en forme de pied de lit. un an. ce précepte s'applique au cas où «l'inceste est le résultat d'une méprise ». vêtu d'(habits la barbe dans en) écorce. ici au sens le plus large. voici peut effacer le péché qu'il a commis en volant il peut expier le crime maintenant pénitences par quelles d'adultère avec la femme d'un gourou. 107. Telles sont les pénitences par lesquelles (de l'or) . il se dirigera cules. vêtements d'écorce et (habitant) un Brahmane 103. vêtu de tence (prescrite) pour le meurtre dans les forêts. Qui a souillé « en connaissance de cause » ajoute le commentaire de Kull. 212. . 104. doit accomplir d'un Brahmane. par sa mort il sera purifié. — Pénitence lunaire. une forêt déserte.340 LES LOIS DE MANOU la pénisouillure contractée en volant de l'or. le père naturel ou le père spirituel. 103. 107. Ou bien il se coupera la verge et les testilui-même dans le creux de ses mains. 217. cf. (habitant) longue. tuyau : suivant Kull. Ou bien.

dans un parc à vaches. efface au bout de trois mois le péché qu'il avait commis. 115. boira pendant un mois (de la bouillie) d'orge . qu'il ne dise (rien). quant à ceux qui ont commis (ils se suivantes : purifieront) par les diverses pénitences 109. 114. il s'agit seulement d'un bain de pieds. Dans les deux mois (suivants). sel et en petite et se baigner quantité. la nuit il les servira qu'elles poussière dans (la posture et demeurera de rera. Le jour il suivra les vaches. même sans avoir (d'abord) abrité de son mieux la vache. c'est-à-dire « une fois tous les deux jours ». dite) « la manière s'asseoir en homme ». ou par d'autres dangers. ses 110. En tuant une cache « sans le vouloir ». 113. commis 341 Telles sont les pénitences ceux qui ont par lesquelles des péchés mortels effacer leur souillure. peuvent des péchés secondaires. 112. ».) . ou tombée ou embourpar un tigre. Maître de lui. qu'elles chent. il habitera s'étant rasé et couvert de la peau de sa (victime). 109. veau boire (du lait). selon cette règle. exempt de colère. qu'il fasse froid ou il ne doit point s'abriter luique le vent souffle violemment. bée. etc. — La posture vïràsana consiste « à être assis sans s'appuyer contre un mur. il devra. sa grange. s'asseye quand elles se reposent. qu'il s'arrête lorsmarche derrière elles quand elles mars'arrêtent. (Kull.LES LOIS DE MANOU 108. 111. 110. maison. 116. qu'il pleuve. (Si une vache est) malade ou menacée par un voleur. sans cela le péché serait mortel. (ne) manger (qu'au) quatrième repas (des aliments) dans l'urine de vache. Au quatrième repas. domptant sans sens. ou dans ceux d'autrui. — Se baigner : suivant Medh. qu'il la délivre par tous les moyens. S'il (voit une vache) manger chose) dans sa (quelque ou un son champ. et debout il aspirera la soulèvent et les ado. Qu'il fasse chaud. Celui qui a commis un péché secondaire en tuant une vache. Le meurtrier d'une vache qui suit les vaches (pour les servir). 111. Il les adorera ou «les saluera».

et Agni sous celui de Pàvaka le purificateur. Indra est ici nommé Puruhûta.342 LES LOIS DE MANOU 117. Indra.4. Après avoir suivant la règle répandu les oblations dans le feu. » 121. Brihaspati 123.. (et) passe dans ces quatre les Marouts. Au précepteur des dieux. D'un âne « qu'il a sacrifié » comme il est dit au vers 119. comme le remarque B. et dix vaches. qu'il sacrifie la nuit. 120. Le texte ne donne que les deux premières syllabes complétées par Kull. à Indra. 18. il fera à la fin (du sacrifice) des offrandes de beurre clarifié au Vent. II. S'il a commis ce péché. taureau ou s'il ne (les) possède pas. 122. — Le verset en question.. Un âne borgne : ou « noir » suivant une autre leçon krshnena au lieu de kânena. Quant à (l'étudiant) son voeu de chasqui a rompu un âne borgne teté. — Brhaspati est désigné sous le nom de guru comme plus haut. peuvent se purifier la même ou bien pour accomplir pénitence. Ceux qui sont instruits des Védas. se retrouve Taittirîya-Àranyaka. 120. . — Les sacrifices domestiques pàkayajna. et qui connaissent la Loi. il offrira à des (Brahmanes) tout ce qu'il possède instruits dans les Védas. Sa pénitence il donnera un complètement accomplie. de la peau qu'il aille revêtu d'un âne mendier à la porte de sept maisons. — Agni est désigné ici sous son appellation de vahni le véhicule des offrandes. le texte dit seulement le guru. 119. en récitant le verset du Rig : « Puissent Brihaspati) les Marouts verser ensemble !. 123. Les Dvidjas commis des péchés secondaires. à Nirriti. Tout l'éclat le) Véda (est perdu) (que communique pour le novice qui rompt son voeu. samâsincantu màruta iti. ayant sauf (l'étudiant) qui a rompu son voeu de chasteté. encore la pénitence lunaire. 118.. dans un carrefour. au précepteur (des Dieux et à Agni. (divinités). disent volontaire de sperme de la qu'une émission part d'un Dvidja soumis au voeu (du noviciat est) une violation du voeu (de chasteté). suivant le rite des sacrifices domestiques. 119. en confessant son action. 122. et Agni.

Le quart (de la pénitence d'un fixée) pour le meurtre d'un Brahmane est prescrit du meurtre (comme expiation) le huitième si c'est un Vaisya (qui a été tué). Sâmtapana. v. 127. le Kchatriya. L'épithète de vertueux retombe aussi sur le Kchatriya et le Vaisya. 70. 213. Le meurtrier d'un Soudra devra accomplir intégra124. pénitence décrite plus loin au v. Ou bien qu'il accomplisse trois ans la pénipendant tence imposée au meurtrier d'un Brahmane. 130. Le meurtrier « involontaire » comme au vers précédent. 69. Qui a tué: il s'agit d'un meurtre involontaire. Se rinçant la bouche ou « se baignant ». Pour les actes qui vous ravalent ou vous rendent de recevoir des présents. 131. Pour avoir commis volontairement entraînent la déchéance de caste. un Kcha128. Cf. tant au pied d'un arbre. pour ceux accomplir) une souillure. Un Brahmane devra qui a tué un vertueux Vaisya la même durant un an et donner cent accomplir pénitence vaches. 125. Un Brahmane qui a tué involontairement donner mille vaches et un tautriya devra pour se purifier reau . seizième si c'est un vertueux Soudra. sont le matin. (Kull. taire. à une caste mêlée. 126. 128. maîtrisant ses demeurant loin du village et habisens. Il s'agit ici du meurtre volontaire d'un Kchatriya. — Indigne de recevoir des présents ou peut-être simplement comme plus haut « indigne ». 129. que (le coupable) accoma été) involonet (si l'acte plisse la pénitence Sântapana. . 68. savanas. (principaux) un des actes qui 125. il est purifié au bout d'un an. 343 Des aumônes recueillies en celles-ci faisant un seul la bouche aux trois moments (repas) par jour. (on devra indigne la pénitence lunaire pendant un mois . celle (dite) de Pradjâpati. 131. — Les trois moments. les cheveux nattés. 127. et se rinçant de la journée. 126. on devra pendant trois jours qui entraînent s'échauder avec de la bouillie d'orge (brûlante). Donner mille vaches « à des Brahmanes ». midi et le soir.) 130.LES LOIS DE MANOU 124.

136. Un pot de beurre pour (avoir tué) un sanun glier . cinq taureaux un bélier. cette alternative est pour le cas où le pénitent est empêché par la faiblesse de son estomac de boire du lait. chien. ou bien qu'il se baigne à la divinité adressé des fleuve. grenouille. (Kull. ou qu'il fasse dans un un chemin d'un yodjana. — Qu'il se baigne « trois nuits consécutives ». il aura le choix de la suivante. X. (Kull. 134. qu'il accomplisse d'un Soudra. un (veau) pour un courlis. 132. Ou bien « si le meurtre n'a pas été prémédité ». ' LES LOIS DE MANOU cette pénitence six mois. pour une chèvre ou pour un éléphant. Une mesure un drona. bleu. se trouve Rig-Véda.. un (veau) d'un an. ou bien encore il pendant donner un taureau et dix vaches blanches à un Brah- Pour le meurtre d'un chat. . 9. Pour avoir tué un cheval. — Suivant Kull. paille et un mâchaka clarifié 135. tence que pour le meurtre 133. un héron.) — Cette prière. d'un geai d'une d'un d'un d'une lézard. une mesure de grains de sésame pour une perdrix. 132.) — Trois jours : le texte dit « trois nuits ». remarque B. 133. — Cette pénitence est la pénitence lunaire. un vêtement. — Yojana = environ 4 kilomètres. une charge de une bêche en fer. un un vautour. voilà pourquoi le récipient est toujours un Brahmane. ou bien qu'il récite l'hymne eaux. Donnera « à un autre Brahmane ». Pour avoir tué un serpent. une grue. la (même) pénid'une corneille. Tous ces dons doivent être entendus comme expiation du meurtre commis et non comme indemnité au propriétaire des animaux. une qu'il donne paon. Ici au contraire il s'agit du meurtre volontaire d'un de ces animaux. noirs . pour un âne. chouette.344 lement pourra mane. Ou bien qu'il boive trois jours du lait. il donnera 137. 137. un épervier. de même s'il ne peut accomplir la pénitence du yojana. veau de deux ans pour un perroquet de trois ans . (Kull. un boeuf de trait. Pour avoir tué un flamant. d'un ichneumon. un singe. pour (avoir tué) un eunuque de plomb . vache à un Brahmane.) 135. un Brahmane donnera 134.

etc. . tébrés. des plantes des lianes ou des plantes buissons. Une pénitence : suivant Kull. 140. Pour avoir coupé des arbres fruitiers. rasa signifie littér. un krichnala. pour des animaux non sauvages carnassiers une génisse.) 139. (Kull. pour un chameau 139. Suivant l'ordre. (Kull. citant l'autorité de Sumantu. — Il est vraisemblable qu'il s'agit ici de meurtre involontaire. Bhuvah. sauvages donnera une vache à lait. 140. Quelque petite chose « un pana ». Pour avoir tué des animaux il carnassiers. «la pénitence dite de Prajâpati ». en fleurs.) 144. afin d'effacer un millier 141. Toutes sortes : l'adverbe sarvaças peut signifier aussi « en toute circonstance ». 142.Une suspension de respiration « en récitant trois fois la Sâvitrî avec les vers initiaux (ciras). c'est-à-dire un sac de cuir pour la Brâhmanî. le monosyllabe OM et les trois mots sacramentels (vyâhrtis) Bhûh. d'un Soudra. Pour avoir coupé « une fois et sans préméditation ». mentionne « le lézard et autres ». Comme spécimens Kull. un sac de cuir. un arc pour la femme 'Kchatriya. De petits animaux vertébrés. Un Brahmane qui n'a pas le moyen d'expier par des dons le meurtre d'un serpent ou des autres (animaux mend'eux accomplir une pénitence tionnés). pénitence que pour le meurtre 142. . Svah ». classes. d'invertébrés. Pour avoir détruit de (petits) animaux ou un plein chariot il fera la (même) vertébrés. grimpantes. un arc. ) — Isolé. 144. Pour avoir tué une femme adultère (appartenant à l'une) des quatre il donnera suivant l'ordre des castes. et parmi les invertébrés il cite « les punaises ». il sera purifié pour avoir détruit (isolément) de respiration. suc.) 143. un bouc ou une brebis. pour sa purification. qu'il quelque petite des invertébrés. (Kull. indique qu'il s'agit d'animaux « tués un par un ».LES LOIS DE MANOU 345 138. (Pour avoir toutes sortes de créatures détruit) qui 138. Mais pour le meurtre animaux ver(isolé) de (petits) donne chose à un Brahmane. — Liquides ou peut-être « condiments ». (Kull. pour chacun pourra sa faute. fois par une simple) (chaque suspension ainsi que des 143. Kull. qu'il récite cent (fois un texte du) Rig Véda. « Un krshnala d'or ». 141.

) . «mais la faute de celui qui en boit intentionnellement ne peut être expiée. écoutez (maintenant (des créatures) quelle défendus. 150. telle est la règle établie ». dans un vase 148. dans les dans les fleurs. (Kull. telle est la règle. ne doit pas (lui) être imposée. sans motif des plantes 145. on peut 146. Reçu avec la formule d'usage « après avoir dit : C'est bien (merci) ». elle reste aussi longtemps qu'il vit. l'expiation) pour avoir mangé des aliments 147. Telles sont les pénitences (par lesquelles) en volontaire ou involontaire commis effacer tout péché est détruisant . du fruits. avoir bu le soma res150. (même s'il par une nouvelle la mort une (pénitence) entraînant en a bu) avec intention). Sankhapushpi = Andropogon aciculatum. (Celui qui) a touché. (Celui qui) a bu par mégarde de (l'eau-de-vie appelée) est purifié Vârounî initiation. (Kull.346 naissent LES LOIS DE MANOU dans les aliments ou dans les liquides. il servira une vache ou nées spontanément durant un jour (en s'imposant) la pénitence (de ne boire que) du lait. 93.) — B. l'expiation (consiste à) manger beurre clarifié. donné. avec la plante lait bouilli Sankhapouchpî. 148. — Une nouvelle initiation « précédée d'une pénitence taptakrcchra (indiquée au v.) — Le texte porte « suivant la règle ». ou reçu avec la formule 149. Mais un Brahmane qui après en de sourâ se purifie (exhalée par) un buveur pire l'odeur 147. En d'autres termes pour le crime de boire avec intention de l'eau-de-vie la mort est la seule expiation. Bu le soma « dans le sacrifice du soma ». Pour avoir arraché cultivées. dans une note propose d'entendre la deuxième partie du vers tout autrementque les commentateurs. (Celui qui) a bu de l'eau renfermée sourâ ou toute autre liqueur de la (liqueur) contenu ayant devra pendant (cinq jours et) cinq nuits boire du spiritueuse. dans la forêt. de l'eau-de-vie. de l'herbe kousa. 215) ». 149. (Kull. ou qui "a bu l'eau laissée par un d'usage trois jours boire de l'eau bouillie avec doit pendant Soudra. Par vàrunï il faut entendre suivant les commentateurs toute autre liqueur que l'alcool de riz (surâ) pour lequel la pénitence est indiquée au v.

ou bien « sans le savoir ». d'un d'un âne. 154. 222. viande. deuxième cérémonie de gens) des aliments 153. 151. devient impur jusqu'à (réputées) Brahmane ou l'ordure d'un qui a avalé l'urine d'un chacal. c'est-à-dire « non prohibées ».) 153. dans un abattoir la même nue. Celui qui a mangé (provenant ou bien les restes dont on ne doit pas accepter de nourriture. d'une femme ou d'un Soudra. 156. le bâton. une pénitence lunaire. (Kull. 152. la sollicitation 152. la pénitence imposée pour avoir mangé des aliments offerts par des personnes dont on ne doit pas accepter de nourriture est un jeûne de trois jours. de (cette) et les voeux ne font pas partie des aumônes d'initiation des Dvidjas.) 155. accomplira des viandes des champi156. devra boire de la bouillie d'orge pendant (sept jours et) sept nuits. Ce vers vise le cas d'un acte commis sans intention. d'un chameau. Les voeux « d'abstinence de miel. 155. De provenance inconnue. 154. porc domestique. ou une pénitence krcchra suivant que le péché a été involontaire ou volontaire. et (des aliments de provenance) incongnons poussés à terre. Les (gens) des trois castes Dvidjas qui auraient ou (une des excréments ou de l'urine. Celui qui a mangé séchées. v. Suivant Medh.) —Pures. singe. femmes et autres choses ». d'une corneille.LES LOIS DE MANOU 347 dans l'eau et en mangeant retenant trois fois sa respiration du beurre clarifié. Au livre IV. ou bien de la viande défendue. mangé par mégarde la (liqueur) sourâ devront chose quelconque) touché ayant être initiés à nouveau. Un . Dés liquides « des sucs doux par leur nature. (ou) ayant séjourné accomplira pénitence. (Kull. les champignons poussés à terre sont opposés expulsées. ce qu'elles aient été pures. Un Brahmane qui a bu des (liquides) aigris et des lors même que ces substances sont décoctions astringentes. La tonsure. (Kull. Je ne pense pas qu'il faille attacher une grande importance à l'épithète de bhaumâni « poussés à terre ». le cordon sacré. mais devenus aigres».

158. Le Dvidja dont le noviciat n'est pas achevé. 19. Cf. jours et restera 159. d'un chameau. écoutez prescrites pour avoir mangé des aliments la règle des pénitences à effacer le (maintenant) (destinées) péché de vol. Suivant quelques commentateurs le mot çodhana signifie non pas un m oyen de purification. doit boire dans lequel il est tombé un cheveu ou un insecte. 157. aussi le précepte du livre V. — Un sacrifice mensuel « un Çrâddha dit ekoddishta ». Mais l'étudiant occasion qui en n'importe quelle doit accomplir une pénitence mange du miel ou de la viande ordinaire et (ensuite) achever ce qui lui reste (à accomplir) de son noviciat. » (Kull. qui des aliments à un (sacrifice) trois mensuel. v. mais un purgatif. taptakrcchra indiquée plus loin au v. d'un ichneumon. 160.) 159. littér. ou dans un moment de détresse. — La plante désignée ici est inconnue : peut-être l'hélianthus ou suivant B. d'un chien. Celui qui mange les restes d'un chat. tence (dite) brûlante. une infusion 161. ou (un aliment) d'un mulot. Ainsi vous ont été exposées les diverses pénitences défendus . (Kull. Littér. Mangé du miel ou de la viande « sans le vouloir. 158.348 157. ger d'aliments ou se purifie immédiatement (par les diverqu'il les vomisse. : « le Dvidja qui n'est pas encore revenu (de la maison de son précepteur) ». coq. 161. Pénitence dite brûlante. défendus. ou bien « un insecte de cheveu. d'une corneille.) — De son noviciat. d'herbe Brahmasouvartchalâ. à ceux qui croissent dans le creux des arbres. . 162. corneille. l'expiation est la pénihumain. ses sortes de) purifications (prescrites). d'une d'un âne. La pénitence désignée ici est celle de Prajâpati. lesquels ne sont pas prohibés. « la rue sacrée». H. 160. c'est-à-dire un pou ». Celui qui est soucieux de sa pureté ne doit pas manou s'il en mange sans le vouloir. Un cheveu ou un insecte. sanglier. « de son voeu ». LES LOIS DE MANOU Pour avoir mangé (de la viande) d'un animal carnasd'un d'un être d'un sier. jeûnera mange un jour dans l'eau. 215. Il s'agit ici d'un acte commis avec intention.

164. fer. 171.LES LOIS DE MANOU 349 163. bouse ». avaler) 167. (la pénitence douze jours. le sacrifice de la vie ne doit être fait que pour délits commis en connaissance de cause et avec récidive. des fissipède ou une corde. de viande. de la laine. Répétition du v. 59. perles. « lait doux. argent. 165. ou les eaux d'un bassin ou d'un étang. (modaka) ».) 171. Objets de peu de valeur « en étain. ayant volontairement des aliments ou un objet dans la maison (d'une personne) de sa caste. 166. (Kull. 170. 165. d'aliments de bois.. siège. séchés. lait sur. en plomb. » (Kull. ou (usurpé) un champ. un animal ou solipède. de cuir. de cassonnade. Kull. des fleurs. etc. (on doit un jeûne de (trois jours et) trois nuits. tions avec (une femme) dont l'approche avec des soeurs utérines. une maison. un parfum. Celui qui a volé des objets dans la de peu de valeur maison d'autrui devra les restituer et accomplir la pénitence (dite) Sântapana pour sa purification. Un Brahmane dérobé du grain. ou des aliments un lit. beurre. un (tels que du lait). d'habits. Enlevé des hommes ou des femmes. manger (que) des grains (crus) pendant 169. se purifie en faisant la pénitence (dite de Pradjâpati) durant une année. (on ne doit vivre que de) plantes médicinales lait durant trois jours. urine. observer) 168. Pour avoir volé des friandises (telles que des gâteaux). des femmes. est de ne) cuivre. » — Les cinq produits de la vache. Suivant Kull. précieuses. de la soie. (Pour un vol de) pierres corail. un oiseau. mais (voici) les efface le péché qu'il a commis d'avoir eu des rela(prescrites) pour se purifier pénitences vous était interdite. (Pour un vol) d'herbe. et bhojya par « lait. La pénitence lunaire est la purification pour prescrite avoir enlevé des hommes. à racines et fruits. Telles sont les pénitences un Dvidja par lesquelles en volant. c'est-à-dire «des esclaves ». laiton ou pierre.) 166. (Pour avoir volé) du coton. d'arbres. une voiture. . l'expiation (consiste les cinq produits de la vache. etc. etc. Celui qui a eu des relations 164. explique bhaksbya par « gâteau.

point les épouser. qui mange (leurs ou reçoit (leurs présents) déchoit (de sa caste si son aliments) acte a été) inconscient. mais sur la condition de la femme qui a pu être ignorée ou connue de celui qui a eu des rapports avec elle. une pénitence lunaire. ou avec la fille de son oncle maternel.) — Inconscient : cette restriction porte non pas sur l'acte lui-même. car dans ce cas il doit accomplir durant une année la pénitence de Prajâpati ». Un Brahmane avec une femme qui a des relations Tchândâlâ ou (toute autre) de basse classe. Avec un homme « dans n'importe quel lieu ». ou avec des filles non avec la femme devra les plus basses. 176. 176. « il devra accomplir la pénitence prescrite pour un dégradé. qui ne peut avoir été involontaire. Déchoit. au même rang qu'elles. une pénitence accomplir Sântapana. . ou (qui l'approche ayant autrement ou dans l'eau. que (son) époux Celui 174. (Quand) une femme est débauchée. et la gravité de la peine indique qu'il s'agit spécialement du cas où il y a eu récidive dans l'acceptation des présents et des aliments ». devra se baigner tout habillé. 177. Avec des animaux «sauf avec une vache. des castes mariées ou des femmes d'un la pénitence (fixée) pour le viol de la couche accomplir avec la fille de sa tante qui a eu des relations (qui est pour lui comme) une soeur. (Kull. Le Dvidja qui a un commerce charnel avec un (autre) ou avec une femme dans une voiture homme. 175. tombe en enfer.350 LES LOIS DE MANOU d'un ami. qu'on ne doit (c'est) à cause (du lien) de parenté car celui qui se marie avec (l'une d')elles. gourou. ou dans l'eau. ou pendant le jour. Un sage ne prendra pour épouse (aucune de) ces trois femmes. il tombe (s'il a agi) volontairement. ou avec la fille paternelle de sa tante maternelle. accomplira 173. 172.) Tandis qu'avec une femme le péché est restreint au cas où l'acte a été commis dans une voiture. ou avec une femme ses règles. (traînée par) des vaches. 174. (Kull. (Kull.) 175. devra que par) ses parties sexuelles. d'un fils. Un homme qui accomplit le coït avec des animaux.

mais immédiatement ». Le (péché) Brahmane commet en passant une qu'un nuit avec une Vrichalî. quoiqu'il soit encore en vie ». Ces quatre sortes de pécheurs « ceux qui tuent. Celui qui hante un (homme) est dégradé dégradé au bout d'un an.) 179. il l'efface en trois années.) 180. (Kull. Des prières : « la Sâvitrî et autres ». en vivant constamment d'aumônes et en récitant (des prières). écoutez maintenant (imposées à) ceux qui ont des rapports avec des (hommes) (de dégradés leur caste). Les parents sixième jusqu'au degré 178. (lui-même) l'instruction ou en (contractant avec lui) une en (lui) donnant sa voiture. (Kull. 179. 181.) — Des rapports : ici il s'agit des relations ordinaires. ceux qui volent. (Kuii. son siège et ses aliments ». non pas en sacrifiant (pour lui). (Kull. Ordinaire : « la pénitence dite de Prajâpati ». Mais si elle pèche une seconde fois. une pénitence ordinaire (homme) (accomlunaire est prescrite pagnée d')une pénitence pour l'expiation de sa (faute). et non comme précédemment des relations sexuelles. Ce dernier péché étant bien plus léger n'entraîne la dégradation qu'après une période de temps plus longue. 183. ceux qui mangent des aliments défendus. mais (rien qu'en partageant) son siège et ses aliments. de ces (gens) dé182. union de famille. et non pas (simplement) pour avoir partagé sa voiture.LES LOIS DE MANOU l'enferme dans 351 un appartement la isolé et lui fasse accomplir adultère. Telle est l'expiation (prescrite) pour ces quatre (sortes) _ les expiations de pécheurs . L'homme qui fréquente quelqu'un devra accomplir la pénitence gradés prescrite pour celui-ci. Non pas en sacrifiant « ce qui entraîne la dégradation non pas en un an. pénitence (prescrite) pour l'homme 178. et les parents 183. en lui donnant l'instruction ou en contractant avec lui une union de famille. afin de se purifier de cette fréquentation. Les parents : les Sapindas et les Samânodakas. — Des libations « comme pour un mort. (Kull. séduite par un de même (caste).. 180. et ceux qui ont des relations avec des femmes qu'ils ne devraient pas approcher ».) —On peut comprendre ce vers d'une façon tout opposée : « il est dégradé lui-même au bout d'un an en sacrifiant pour lui. 181.) — Il s'agit d'un .

On doit s'abstenir de lui causer ou de s'asseoir à côté de lui. mais on doit leur fournir les vêtements. ses parents jusqu'au demeureront degré et ses parents éloignés impurs un jour et une nuit. le libations) des parents. Kull. Ce vers est une restriction au précédent. littér. ne précise pas.352 LES LOIS DE MANOU d'un (homme) doivent faire (pour lui des éloignés dégradé d'eau en dehors (du village). 189. mahàpâtakin. du prêtre officiant et du maître soir. et non de celui qui est dégradé. qui existent 186. les meurtriers les 191. « ceux qui détruisent le bien qu'on leur . Une esclave doit renverser du pied un pot plein d'eau sixième (pour lui) comme pour un mort. On doit suivre la même règle pour les femmes dégradées (de leur caste) . et la boisson. Il ne faut pas fréquenter d'enfants. que renversent un nouveau (ses parents) pot plein d'eau et se avec lui dans un étang sacré. et les loger (dans une hutte) près la nourriture de la maison. — Les ingrats. 185. Ses parents « Sapindas et Samânodakas ». purifiés grand pécheur. en un jour néfaste. de lui donner et (d'entretenir (sa part) d'héritage avec lui) les rapports entre les hommes. qu'il rentre comme et accomplisse maison par le passé tous les devoirs de famille. (mais) supérieur 187. (Son droit) d'aînesse doit être supprimé ainsi que son d'aîné . il s'agit des parents de ceux qui accomplissent la cérémonie. On ne doit pas avoir affaire avec des pécheurs faire de reproches à ceux purifiés . jeune. mais on ne doit jamais qui ont fait leur expiation. (Kull. ceux qui rendent le mal pour le bien. lors même qu'ils se seraient suivant la Loi. la part de l'aîné doit revenir à un frère plus préciput en vertu. en présence spirituel. ni ceux qui ont tué des suppliants ou des femmes. Mais quand il a accompli la pénitence (prescrite). baignent en sa 188. — Les parents : suivant Medh. 186.) 191. ingrats. non 190. 187. Son droit d'aînesse « s'il est l'aîné ». Après avoir jeté ce pot dans l'eau. 184.

(Kull. Des excommuniés vrâtyas. (Kull. En récitant avec recueillement en vivant de lait pendant un mois dans un parc à Sâvitrî. La Sâvitrî n'a pas éié enseignée. (Kull.) 192. telle que « le rite 23 . sont purifiés répréhensible par la renonciation par la prière et par les austérités. Celui qui a fait un sacrifice pour des excommuniés.) 196. « ceux qui cherchaient une protection pour leur vie ». désires-tu être (notre) égal ? » « Assurément 197. Après avoir répondu aux Brahmanes ! ». — La pénitence ordinaire. (l'étude du) faire pénitence. Des Brahmanes qui ont acquis à ce (bien). 193. cf. et qui désirent du bien par un acte 194. c'est-à-dire une incantation destinée à ôter la vie à quelqu'un.) 198. — Une cérémonie magique. c'est-à-dire qui n'ont pas reçu le sacrement de l'initiation dont l'enseignement de la Sâvitrî fait partie. par magique trois pénitences (simples). Un. Notre égal. Les Dvidjas la Sâvitrî n'a pas été enseignée auxquels suivant la règle. La même expiation est prescrite pour les Dvidjas qui ou qui ont négligé ont commis des actes illicites. on est absous (du péché) d'avoir reçu (des présents) d'un méchant. 196. 178. a fait par de mauvais procédés ». (Kull. note du v. (Kull. une (rendu) les derniers (accompli) cérémonie ou un sacrifice est absous impur. il faudra leur faire accomplir trois pénitences (ordinaires). et quand les vaches ont sanctifié cet emplacement. littér. Ont sanctifié cet emplacement « en mangeant l'herbe». « et ne recommenceras-tu pas à recevoir des présents des méchants? ». Lorsque (le pénitent) amaigri par le jeûne revient du il doit s'incliner devant (les Brahmanes parc à vaches.) — Des suppliants. etc. et (ensuite) les initier conformément à la Loi. devoirs à des étrangers.) 197. trois mille (fois) la 195. 198.acte répréhensible « en recevant des présents des méchants.LES LOIS DE MANOU 353 192. vaches. qui) lui demanderont : « Ami. de l'herbe qu'il éparpille pour les vaches. Véda. 194. l'admetque (les Brahmanes) tent (de nouveau parmi eux). ».

est purifié par une simple suspension respiration.) . est purifié en se baignant tout habillé en dehors une vache. Celui qui pressé (par le besoin) décharge son ventre.) — Un maître de maison littér. un 201. (du village et) en touchant usuelles 204. Celui qui a été mordu par un chien. (Kull. 203. 199. un chacal.) Je ne sais en quoi consiste ce rite : le mot çyena signifie aigle. etc. 204. Un Brahmane volontairement qui est monté une voiture ou par un âne. un ichneumon.) 200. un sanglier. ou qui (fait cette opération) dans l'eau. accompagnées chacune d'une prière particulière. se purifie par une suspension de respichameau. fication pour ceux qui sont exclus des gens honorables. 205. 200. (Kull. un carnassier domestique. un âne. un un homme. Pour avoir négligé les cérémonies prescrites de maison. un cheval. « un Snàtaka ». on doit se baigner. expie sa faute en vivant d'orge durant un an. Celui qui a frappé (un Brahmane) même avec un brin çyena et autres ». ration. ». — Les çâkalas sont des oblations au nombre de huit. (Kull. ou tutoyé 205. ou qui (traînée par) un chameau de s'est baigné tout nu. A tous les six repas. sans (avoir à proximité) de l'eau. Pour avoir dit « Houm !» à un Brahmane un supérieur. (Kull. le d'un maître par le Véda et omis les devoirs jeûne est la pénitence (imposée). c'est-à-dire faire un repas tous les trois jours. Un Dvidja le un suppliant. 206. réciter (du Véda) et (faire) continuellement les oblations (tels sont les moyens de) puri(dites) Sâkalas. dans 202.) 201. Le jeûne « pendant un jour entier ». Un carnassier domestique « un chat. «Hum! veut dire : Tenez-vous tranquille! » (Kull.354 LES LOIS DE MANOU 199. Manger à tous les six repas pendant (seulement) la Sanhitâ mois. Mal à propos « à des gens auxquels il ne doit pas être enseigné ». jeûner le reste de la journée et apaiser (l'offensé) par un salut respectueux.— Le sacrifice impur dit ahîna qui dure de deux à douze jours. qui a repoussé divulgué Véda (mal à propos).

les moyens tence. par le cou avec un vêtement. ce qu'on) appelle une pénitence 214. tombe en enfer pour cent ans. 211. du lait (doux). une péniprescrit (particulière). atikrcchra. Autant le sang d'un Brahmane de coagule (de grains) autant de mil liers d'années celui qui a fait (couler poussière. les Sages par lesquels homme peut effacer (ses) fautes. Les pénitences krcchra et atikrcchra sont indiquées plus loin. du lait suri. Mais celui qui menace un Brahmane avec l'intention de le tuer. fois) une pénitence simple 210. 214. Un Dvidja qui accomplit (la pénitence dite) de Pradtrois jours (manger le matin. .LES LOIS DE MANOU 355 ou qui l'a attaché ou d'herbe. Pénitence brûlante. pour avoir répandu et une pénitence extraordinaire. 212. qu'il fasse (à la extraordinaire. Un Dvidja extraordiune pénitence accomplissant 209. 209. 212 et 214. (Absorber de vache. 208. ce sang) demeure en enfer. de un jour) de l'urine pendant la bouse de vache. Pour avoir menacé un Brahmane. v. (puis) jeûner (un jour et) une nuit. un qués par les Dieux. sâmtapana. Pour des péchés il n'a pas été auxquels l'expiation de purification on doit fixer. 213. pendant pendant ce qui lui a été donné) sans qu'il l'ait manger (seulement et pendant trois autres ne rien manger du demandé. pour mille ans. Je vais maintenant vous exposer les moyens pratiet les Mânes. celui qui l'a frappé (effectivement). Pénitence extraordinaire. après avoir pris en considération (du coupable) et (le caractère de) la faute. de l'infusion Kousa. jâpati doit pendant seulement) trois jours (seulement) trois jours le soir. 207. jours tout. 213. son sang. devra l'apaiser en se qui l'a vaincu prosternant (devant lui). (constitue brûlante. fera (l'offenseur) une pénitence jeté à terre une pénitence pour l'avoir simple. du beurre d'herbe clarifié. dans une contestation.

Un jeûne de douze jours (accompli) par un (homme) éloila pénitence maître de ses sens et attentif. (ses organes domptant 215. parce que l'on commence par une bouchée en augmentant progressivement pendant la quinzaine blanche jusqu'à quinze bouchées. On remarquera que cette diminution et cette augmentation d'aliments sont parallèles à la décroissance et à la croissance de la lune. Pénitence éloignée. le soir ». (constitue) gnée. Pénitence ardente. — Upasprçan signifie peut-être « se rinçant la bouche » et non « se baignant ». du beurre une fois trois jours. de manière que le quatorzième jour il ne prenne plus qu'une bouchée. 216. 217. et jeûner pendant jours. parâkakrcchra. ardente la pénitence 215. et l'augmenter (dans la même proporen se baignant au (mola (quinzaine) blanche. à midi. et se baignera substance chaque pendant dans le recueillement. Diminuer chaque (jour (sa nourriture) de la quinzaine) noire. (mais alors) on doit pénitence lunaire au début de la quinzaine la pénitence commencer des sens).356 LES LOIS DE MANOU de la trois (fois) trois jours manger devra naire. mais) une (seule) indiquée (pour lapénitence les trois derniers bouchée à chaque repas.— Les trois libations « le matin. blanche. c'est-à-dire large au milieu et mince aux extrémités. —La pénitence cândrâyaça est appelée taille de fourmi parce qu'elle est mince au milieu. du lait. et qu'il jeûne le jour de la nouvelle lune. boira de l'eau. et s'élargit vers les deux extrémités. qui efface tous les péchés. Suivant le commentaire de Kull. elle est dite en forme de grain d'orge. d'une bouchée 217. On doit suivre règle intégralement dite) en forme de grain d'orge. 218. taptakrcchra. 216. pendant manière simple. le pénitent doit manger quinze bouchées le jour de la pleine lune et retrancher une bouchée chaque jour de la quinzaine noire. et ajoute progressivement une bouchée chaque jour qui suit. lunaire. puis on diminue dans la même proportion pendant la quinzaine noire. . puis il recommence à prendre une bouchée le premier jour de la quinzaine blanche. pénitence cette dans (la 218. tion) pendant est ce qu'on appelle une ment de chacune des) trois libations. Un Brahmane accomplissant bouillants et de la vapeur. La pénitence yavamadhyama est une variété de la pénitence lunaire.

Les Vasus. 222. — Graines du sacrifice. Cf. le bâton. ou avec la quinzaine noire ». dont les unes étaient blanches et bienfaisantes. puis multiplia chacun de ces deux en divinités. et sur l'ordre de ce dieu sépara sa nature en mâle et femelle. Les Maruts sont les vents personnifiés. etc. 223. Fidèle à ses voeux « en ce qui concerne la ceinture d'herbe Munja. Que (le pénitent) lui-même fasse chaque une jour oblation au feu (en prononçant) les trois grandes paroles. (pendant du sacrifice. Celui qui recueilli un mois.) 221. et qu'il évite) le menqu'il ne fasse aucun mal (aux créatures. sa mort) au séjour du graines parviendra (après dieu de la Lune. Les Roudras. divinités au nombre de huit. et personnifications des phénomènes naturels. Qu'il passe debout (son temps) (le jour) et assis (la 219. (Kull. la colère et la malhonnêteté. 225. les Vasous. et n'adresse en aucun cas la parole à des femmes. bhùh. Les trois grandes paroles. 224. les vyâhrtis. N'importe de quelle manière. Le dieu Rudra suivant une légende naquit du front de Brahmâ. 223. Ascète.) .LES LOIS DE MANOU 219. n'importe mange pendant de quelle trois (fois) quatre-vingts bouchées de manière. du sacrifice. à des Soudras ou à des gens dégradés (de leur caste). II. il peut les répartir comme il veut. graines sauvages. 76. devra. songe. Quand dans le recueillement mange le matin et quatre du soleil quatre bouchées après le coucher un mois . les Marouts et les grands cette pénitence écarter Sages pratiquèrent pour tout mal. 357 Celui qui accomplit la pénitence lunaire des ascètes se maîtrisant avaler un mois lui-même. de graines chaque jour) à midi. c'est-à-dire pourvu qu'il ne dépasse pas durant le mois la somme de deux cent quarante bouchées. yati. bhuvah et svah.àl accomplit ce qu'on) appelle la pénitence (durant lunaire des enfants. Les Âdityas président à chaque mois de l'année et sont des personnifications du soleil. 225. » (Kull. les Adityas. huit bouchées un Brahmane 220. les autres noires et malfaisantes. 222. 221. serviteurs d'Indra. Qu'il se baigne tout habillé trois fois par jour et trois fois par nuit. — Cette troisième variété de pénitence lunaire « peut commencer avec la quinzaine blanche.

lit tu sah. littér. » est purifié.) 230. le jïvâtman ». Ayant ainsi médité dans son esprit sur les consédes actions verquences après la mort. (se débarrasse) 230.358 LES LOIS DE MANOU nuit). son esprit 228. etc. Par la confession. citant l'autorité de Dévala. 228. ou s'il ne le peut. ils se purifient par les prières et par les oblations. qu'il honore chaste. de paroles et de corps. spirituel. Si pour un acte quelconque fait par lui. Au lieu de narah (édition Jolly). et désire en être absous. « mais il est purifié seulement par la résolution de cesser de pécher.. les dieux et les Brahmanes. qu'il soit son précepteur fidèle à ses voeux. 233. Au besoin. âpadi ». 231. Celui qui a commis un acte répréhensible sciemment ou inconsciemment. 234. Telles sont les expiations doivent (par lesquelles) les Dvidjas dont les fautes ont été révélées . Qu'il récite constamment qu'il le peut la Sâvila trî et (autres (et) qu'il (apporte) prières) purificatoires. l'âme individuelle. » 233. Car celui qui a commis un péché et s'en repent est absous de ce péché. « La pénitence serait double » Kull. 231. par la récitation (du Véda). par l'ascétisme. un pécheur et aussi au besoin par les aumônes. « en cas de détresse. est absous de sa faute. par le repentir. Autant son esprit regrette la mauvaise action. 229. texte suivi par B. couché sur la terre (nue) . même attention dans tous les voeux qui ont pour but d'effacer les péchés. autant son corps est déchargé de cette faute. de sa peau. (Kull. Kull. A mesure d'un le homme qu'un péché coupable un serpent confesse il en est absous. . qu'il soit toujours tueux de pensées. l'homme en ces qui renonce (au péché : « Je ne le ferai plus. termes) 232. quant à purifier ceux dont les fautes n'ont pas été révélées. c'est-à-dire « s'il est incapable d'accomplir des austérités ». ne doit pas le commettre une seconde (fois). Son corps : par çarira le commentaire entend « l'âme vivante. autant 226. se 227. comme spontanément.

240. jusqu'à qu'il fasse pénitence (sent) un poids. bétail. « ceux qui ont fait des choses qui ne doivent pas être faites ». au ciel par la vertu de l'austérité. Les sages maîtres et vivant de fruits. difficile . ceux qui ont commis des péchés mortels. les êtres privés du mouvement. difficile rir. Il me semble difficile d'admettre l'interprétation de L. 238. — Pécheurs. car tout cède à (la puissance de) l'austérité. Littér. oiseaux et végéserpents. d'un Vaisya dans (la pratique) tion (des sujets). Les grands criminels. d'eux-mêmes. de racines et d'air. : « L'austérité est ce qui présente le plus d'obstacle. par l'austérité criminels et les autres pécheurs 240. littér. difficile à faire. l'austérité. qu'il éprouve a sa racine dans divine ou humaine 235. C'est-à-dire la félicité n'est produite et ne subsiste que par la pratique de l'austérité. au dire des Sages qui connaissent d'un Brahmane 236. L'austérité (consiste dans) la connaisd'un Kchatriya dans la protecl'austérité sance (du Véda). » . Végétaux. le science divine. un soulagement (complet). la santé. et entendre sthitih la position (dans la vie). Tout ce qui est difficile à surmonter. 241. 237.LES LOIS DE MANOU 359 ce de cet (acte). la science et les 238. Toute félicité sa fin dans l'austérité. (des autres). entraînant la dégradation. Les plantes (médicinales). On pourrait rapprocher daivî de vidyâ. « l'austérité est difficile à surmonter ». Et même les grands sont absous de leurs fautes rien que par les austérités rigoureusement pratiquées. à acqué239. papillons. Insectes. mahâpâtaka. l'austérité de d'un Soudra dans le service l'austérité sa profession. peut être accompli à atteindre. taux (même) arrivent 235. contemplent par (la vertu de) leur seule austérité les trois mondes avec (toutes les créatures) animées et inanimées. Ce vers signifie que . le sens du Véda. Mais le commentaire rapproche daivî de sthitih «les diverses situations dans le ciel ». divers divins s'obtiennent par la seule austérité. 239. son centre dans l'austérité. 241. séjours l'austérité est (le moyen) d'y arriver. littér.

Seize suspensions de respiration accompagnées (de la des trois paroles sacramentelles et de la syllabe récitation) tous les jours pendant un mois purifient même OM. 242. (Kull. 247. . (la connaissance) 245.urtrier d'un foetus ». Le. 249. Cela équivaut à dire que si le Brahmane n'est pas purifié par l'austérité. Les dieux les offrandes et font réussir les agréent désirs seulement du Brahmane purifié par l'austérité. les dieux n'agréent pas ses offrandes et ne font pas réussir ses désirs. ou plus simplement « lorsqu'ils sont riches en austérités ». 243. On pourrait aussi entendre au sens actif mahâpâtakajâni « même si elles ont produit les grands crimes ». les pénitences les pénitences maintenant . même promptement celles causées par le péché mortel. répétées le meurtrier d'un Brahmane instruit. c'est-à-dire « Brahmâ ». La récitation du Véda. suivant la loi. lorsqu'ils pour seule richesse. LES LOIS DE MANOU commettent en Quelques péchés que les hommes en paroles ou en actions. ont l'austérité consumé par le feu de l'austérité. l'accomplissement quotidienne des (cinq) grands sacrifices dans la mesure de ses moyens et la résignation effacent les souillures.360 242. les âmes qui résident dans ces êtres inférieurs.toufr-puissant des créatures ce Seigneur produisit livre rien que par son austérité. 244. 244. 243. peuvent après des transmigrations arriver au ciel par le pouvoir de l'austérité.) 246. tout est promptement pensées. De même en un moment que le feu consume par sa flamme le combustible qu'on y met. — Le meurtrier d'un Brahmane ou bien le « me. L'austérité pour seule richesse. pour les (fautes tenues) 249. comme traduit B. ainsi celui qui entend le Véda consume tout péché par le feu de sa science. apprenez pour les fautes (révélées) secrètes. 246. de même les sages ont obtenu du Véda par leur austérité. ont proclamé la grande (univers procède) puissance de l'austérité. Le Seigneur des créatures. On vous a ainsi déclaré. Les dieux sainte de tout cet voyant (que) l'origine de l'austérité. 248. H. Le commentaire ajoute après la syllabe OM « et la Sâvitrî.

90. 36J en récitant Même un buveur de sourâ est purifié de Koutsa ainsi : «Loin d'ici... 24. les Çuddhavatïs (textes contenant le mot çuddha purifié) se trouvent RigVéda. 58. — Le troisième déjà mentionné antérieurement se trouve X. 254.. mais le Dictionnaire de Saint. (et celui qui commence par) : « L'inquiétude le. Celui qui désire effacer ses fautes grandes ou petites. 164. (commençant) (l'hymne) de Vasichtha ainsi : «Vers. 74. sages védiques auxquels on attribue plusieurs hymnes.LES LOIS DE MANOU 250. Vâj.. (commençant) (l'hymne) Mâhitra et les (vers appelés) Souddhavatîs.Pètersbourg considère cette leçon comme fautive au lieu de havishpântiya. X. Kutsa et Vasishtha... — Comme le remarque B. durant un an. XXXIV. 84..».sankalpa. (Kull. Rig-Véda.. X. Rig-Véda. 4-6. I. comme le remarque B. 88. 255. Rig-Véda. 80. ainsi. En récitant mie fois (par jour durant un mois l'hymne) par ces mots : «De lui vous. l'hymne (qui » (ou celui qui commence commence par) : «Loin.. 255. I. . ajoute Kull. par) : «Quel que soit.. le troisième Iiig-Véda. (et celui qui commence ». 119. 89. le profanateur de la couche l'hymne d'un gourou est absous.. cette restriction s'applique aussi aux préceptes suivants. (l'hymne) 251. VII. 252. et en par) : « Ainsi. X. » et le Sivaqui commence même un voleur d'or devient à l'instant sans tache.. 119. Samh. 97. 7-9. ». 1. » ou (celui qui commence par) : «Ainsi. Celui qui a commis beaucoup de péchés se purifie en 250. 253. L'hyme commençant par asya vâm se trouve Rig-Véda. devra répéter (une fois par jour). X. 252. — Il s'agit toujours de l'or d'un Brahmane. Celui qui a accepté des (présents) interdits ou mangé des aliments défendus se purifie en trois jours en récitant » (l'hymne qui commence par : « Vite le réjouissant. En répétant (l'hymne par) : « Buvez qui commence l'oblation ne ». 1-4. 185. 14. le Çivasamkalpa.. » ainsi. 1-4. et VII. 253. le premier de ces hymnes se trouve Rig-Véda. 251. Ces quatre hymnes. I. 2. — En récitant « une fois par jour »... Jolly imprime havishyantïya. — Ses fautes « secrètes ». IX... ». 5... VIII.. récitant à Pouroucha. et IV. X. VI. 126. se trouvent Rig-Véda. le second Rig-Véda. — Aryaman « Varuna et Mitra».) 254.

et en se par) dans une rivière. avec les prières des sacrifices ou en récitant l'hymne (dits) Sâkalas (qui commence par) : » « Salut.—Un acte répréhensible dans l'eau. 258. (Kull... dites) parâka. celui qui a commis d'aumônes un mois. le roi des sacri261. cf. 259. v.. l'eau. le soir ». effaceur dépêchés 256. Aghamarshana (effaceur de péchés) est aussi le nom d'un saint auquel on attribue la composition de certains hymnes.. 260. Çâkalas. (Kull. Rig-Véda. baignant 256. 216. De même que le sacrifice de même l'hymne toutes les fautes. fices. fautes.362 LES LOIS DE MANOU à Soma et à Roudra récitant durant un mois (l'hymne) et les : « Aryaman. du s'il répète trois fois la Sanhitâ 259. du cheval. Un Dvidja efface un péché même très grave en offrant durant un an du beurre clarifié. La Samhitâ : la récension complète du Véda « avec les Mantras et les Brâhmanas ». Pâvamânîs : le neuvième mandala du Rig-Véda relatif à la purification du soma quand il a été pressé. ses sens jeûne trois jours. supprime (dit) enlève tous les péchés. . pendant il est les (hymnes) Pâvamânîs et en ne vivant que d'aumônes purifié. midi.— On peut couper nama (salut) en deux mots. «répandre de l'urine ou des excréments ».) — Sur la pénitence parâka..) — Je prends yukta au sens de niyata. 1-7.) 257.—Trois fois par jour. C'est dans ce sens que l'entend B. Cet hymne se trouve Rig-Véda. Ou bien encore Véda dans une forêt. I.. « aux trois moments : le matin. trois vers (commençant ». X. v. 106. Celui qui est entaché d'un péché mortel devra suivre en répétant un an les vaches dans le recueillement. cf. note. (Kull. un acte répréhensible dans ». devra subsister pendant 257. 260. Un (homme) de fautes doit répéter chargé (graves) une demi-année les sept vers (commençant pendant par) : « Indra. 258. 201. Mais celui qui maîtrisant se plonge trois fois par jour dans l'eau et récite trois fois est absous de toutes ses (l'hymne appelé) effaceur de péchés. « l'hymne vu par Aghamarshana ». 190. pur et sanctifié par trois (pénitences il est absous de toutes ses fautes..

littér. — La triade védique : on a déjà fait remarquer que Manou ne connaît que trois Védas. 263. 266. U. souvent employé pour désigner le Véda. « les parties mystérieuses. . Brahman. 266. celui qui en est Véda. 264. ainsi toute mauvaise action est dans le triple Véda. comme l'entend B.— Les trois lettres A. Essence du Véda. et forme une partie de la Çruti ou parole révélée.LES LOIS DE MANOU 363 262. Cette primitive essence du Véda. qui les connaît. est absous de avec les Oupanichads (celle du) Sâma(-Véda) toutes ses fautes. partie philosophique du Véda qui fait suite aux Brâhmanas. (comme) submergée 265. Les principaux au lieu de âdyâni. Les Upanishads. ainsi que les différents du (hymnes) le doivent être reconnus comme (formant) Sâma(-Véda). composée de trois sur laquelle est un autre lettres. forment le monosyllabe mystique OM. il y a une leçon différente anyâni « les autres » ou « qui diffèrent des premières ». Les (prières) du Rig(-Véda) et les principales (prières) du Yadjour(-Véda). Un Brahmane ne qui sait par coeur le Rig-Véda serait souillé d'aucun les trois mondes crime. eût-il anéanti ou accepté les aliments de n'importe qui. secret. De même qu'une motte de terre jetée dans un grand lac se dissout en y tombant. repose la triade (védique). 265. dans le Véda. 263. triple qui doit être gardé instruit (est dit) versé dans le Véda. littér. M. la doctrine ésotérique ». (est dit) instruit triple Véda. Celui qui répète trois fois avec recueillement la Sanou hitâ du Rig(-Véda) ou bien (celle du) Yadjour(-Véda).

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qui a trois sièges et se répartit en dix catégories. L'outrage. Convoiter le bien d'autrui. » rétribution) 3. et l'inférieure. aux 2. le corps ». des méditer en son esprit choses embrasser défendues. » (Kull. « le meurtre d'un Brahmane. 1. l'erreur. Trois degrés. Et le vertueux fils de Manou.) — L'erreur. Les actes procédant de l'esprit. moyen. (telles sont) les trois actions mentales.LIVRE Transmigration des DOUZIÈME Ames. 1. (Kull. Méditer des choses défendues. ô toi qui es sans péché ! Explique-nous (maintenant) » selon la vérité la rétribution finale des actions. etc. qui est de trois degrés. la calomnie et le bavardage être (regardés inconsidéré doivent les quatre comme) (mauvaises actions) verbales. (Kull. « supérieur.) — Trois sièges. (mauvaises) 6. 5. de la parole ou du corps des fruits bons ou mauvais. des actes résultent produisent les (diverses) la supérieure. moyenne 4. la parole. la la décision grands Sages : « Écoutez (en ce qui concerne de tout cet ensemble d'actes. répondit Bhrigou. Sachez que l'esprit de cet (acte) est ici-bas l'instigateur lié avec le corps. 4. «l'esprit. « la négation d'un autre monde.) . 5. inférieur ». Béatitude finale. la conditions des hommes.) — Dix catégories énumérées ci-après. le mensonge. le matérialisme ». « Tu nous as déclaré les quatre toute la loi concernant castes. (Kull. Ce sont les grands Sages qui s'adressent à Bhrgu le narrateur supposé du livre de Manou.

c'est-à-dire tuer des animaux autrement que pour les sacrifices autorisés. (il renaît dans) une basse caste. composé d'éléments. 11. 9. (mauvaises) 8. la pensée rité (exercée) et le corps. le moi corporel ». Pour un (acte) mental bon ou mauvais. (Le principe) qui fait agir ce corps est appelé le connaisseur du champ. on a déjà vu à propos de la paternité l'emploi métaphorique du mot kshetra. faire du mal en dehors des cas prescrits (aux créatures) par la loi. Celui dans l'intelligence duquel réside une triple autosur la parole. sa pensée et son corps. explique le mot âtman par « corps. L'homme (sur sa parole. — Le bhûtâtman. un homme procédant des êtres inanimés. le connaisseur du champ . — Kshetrajna. L'esprit interne antarâtman. est le corps « qui tire son origine des éléments tels que la terre et autres ». (après sa mort) entre dans la condition de la voix dans la condition des pour (ceux qui procèdent) oiseaux ou des bêtes sauvages. Il est un autre esprit interne dont le nom est le principe vital. D'autre part danda signifie aussi autorité. (il la reçoit) dans sa voix pour un (acte) verbal. jiva « au moyen . 13. est appelé (à juste titre un homme) à trois bâtons. mais celui qui exerce un triple empire sur sa parole.) 13. qui naît en même temps que tous les (êtres) cor7. 10. (voilà ce) qu'on appelle les trois actions corporelles. — Le principe vital. de pour (ceux qui procèdent) l'esprit. Faire du mal. qui exerce cette triple autorité et son corps dans ses rapports) avec toutes les sa pensée ainsi et qui dompte ses désirs et sa colère parvient créatures. S'approprier ce qui n'a pas été donné. champ. entretenir des relations adultères. et ce (corps) qui accomplit les actes est appelé par les sages le composé d'éléments. Jeu de mots : tridandin signifie qui a trois bâtons . les trois bâtons sont l'insigne de la vie ascétique. (Kull. reçoit (l'homme) sa récompense dans son esprit. Ce corps : Kull. dans son corps pour un (acte) corporel. ici le kshetrajfia est donc l'âme qui connaît le corps. Pour des actes coupables du corps. à la félicité suprême. 12. 10. 12.366 LES LOIS DE MANOU 7. L'auteur veut dire que le véritable ascète n'est pas celui qui porte comme insigne les trois bâtons.

Celui qui réside unis avec les éléments. destiné (de l'enfer). littér. etc. du le grand et le connaisseur 14. 15.) — Celui désigne suivant Kull. » (Kull.LES LOIS DE MANOU 367 et sont perçus tous les plaisirs porels. l'Âme suprême. Avec des particules des cinq (éléments) un autre corps duaprès la mort. Kull. Après que (les âmes dans de ce corps les souffrances (infligées par) Yama moyen se résorbent l'autre monde. mahàn (ici du masculin) c'est l'intelligence. Cette âme : c'est-à-dire l'âme individuelle. sources d'infortunes. Pourtant Kull. — Durable « pour résister aux tourments ». (Kull. iha n'a pas ordinairement ce sens-là. (Kull. . par le moyen duquel toutes les peines dans les existences (successives). (les particules qui les composent) élémensuivant leur catégorie. au des méchants) ont enduré 17.) 14. ces âmes perverses étant subtiles. on pourrait donc traduire simplement « avec les cinq éléments ». — Les éléments «^es cinq éléments tels que la terre. à la dissolution de ce corps grossier. De ce dernier. Particules: mâtrà est peut-être ici synonyme de bhûta. le paramàtman. entend par là le mahàn et le paramàtman. pour les hommes pervers. cette (âme) purifiée nés de l'attachement de ses souillures retourne vers ces deux (principes) puissants.) 17. duquel. Le grand. les deux puissants sont le mahân et le kshetrajna du v. Quand elle a expié les péchés. il s'oppose au contraire à paraloke. explique par « des principes vitaux (jîvâh) ». pénètrent dans (tous) les êtres les plus élevés comme les plus bas. le jîva . explique ainsi : « Après avoir subi au moyen de ce corps les tourments infligés par Yama. se résorbent dans ces parties constitutives des éléments. manid'innombrables 15. est formé 16. c'est le jîva du vers précédent opposé au kshetrajna. c'est-à-dire du paramàtman. champ. 14. 16. Ces deux (principes). dans les mêmes principes taires sorties). aux objets des sens. (dont elles étaient 18. Dans l'autre monde. des formes mûrtayah que Kull. aux souffrances rable. » 18. — Manifestations. le kshetrajna dans les existences successives perçoit le plaisir et la peine ». transformé en conscience et en sens. Du corps de ce dernier jaillissent les mettent en mouvement festations qui perpétuellement êtres de toute sorte.

368 LES LOIS DE MANOU 19. revêtue elle (d'un corps composé) goûte la félicité au ciel. dirige toujours son esprit vers pratique) le bien. 22.à-dire reprend un corps humain ou autre ». Lorsqu'une absolument dans prédomine un corps. (celui de) l'Obscurité (est) l'ignorance. v. note. — Le grand. Cet esprit vital le jîva.) — Partie par partie. le mauat. dépouillée de ces éléments. 24. (Kull. Si (l'âme) a pratiqué surtout le bien et très peu le mal. Les trois qualités sattva. . — Revêt. c'est-à-dire suivant Kull. l'intelligence. de ces mêmes éléments. Sachez que la Bonté. c'est. — L'âme. (celui de) la Passion 20. 20. la Passion et l'Obscurité sont les trois qualités de l'âme le grand par le moyen desquelles et réside dans toutes les choses existantes sans pénètre exception. 24. 14. (Le signe distinctif) de la Bonté est la connaissance. elle subit les tortures infligées par Yama. de ces qualités 25. 21. Dépouillée « après la mort. de ces éléments qui constituaient le corps humain. considérant par le moyen de sa pensée ces (diverses) conditions de l'esprit vital (résultant de la du bien ou du mal. Mais si elle s'est principalement adonnée au mal et très peu au bien. ces cinq mêmes éléments partie par partie. 23. 26. Ces mêmes éléments « la terre et les autres transformés en un corps grossier ». rajas et tamas sont suivant la philosophie sânkhya le subslratum de tout ce qui existe. Ces deux (principes) examinent ensemble sans relâche le mérite ou la culpabilité de cette unie à (âme. c'est-à-dire chacun dans la proportion voulue. et celle-ci) ses (mérites ou à ses démérites) obtient ou le la félicité malheur dans ce monde et dans l'autre. après revêt de nouveau (infligés) par Yama.) 22. cf. Cet esprit avoir enduré les tourments vital. purifié de ses souillures. et revêtue d'un corps durable propre à sentir les tourments. formé des particules subtiles des éléments ». (Kull. (Kull. elle rend (l'âme) qui est revêtue de ce corps éminemment distinguée par cette qualité. (Que l'homme).) 21.

Le plaisir (qu'on prend) contila pratique des actes criminels et la poursuite fermeté. (voilà) les signes de Passion. le premier. la somnolence. 29. (Kull. intermédiaires la pureté. La lecture du Véda. et réside dans toutes les choses existantes. leçon suivie par B. Bhinnavrtti est expliqué par âcâraparilopa le délaissement des bonnes coutumes. l'accomplissement l'empire de la quasur l'âme. Dans tout ce qui est accompagné de Passion. 33.) 33. 27. ni conjecturer. ce qui a pour essence le sensuel ». intermédiaires ou mauvais. (Kull. et la des devoirs sur les sens. 32. lités) qui pénètre de joie. ni par les sens extérieurs ». l'austérité. (Kull. qui a le caractère la on doit reconnaître ni connaître.LES LOIS DE MANOU est l'amour 369 telle est la nature de ces (trois quaet l'aversion. celui du milieu. Je vais maintenant déclarer quels sont complètement excelles résultats (résultats) par ces trois qualités. 30.) 24 . la science. on doit reconnaître (la qualité) déplaisir les irrésistible et entraîne perpétuellement (laquelle est) d'un corps (vers les objets des sens). H. le scepticisme. un éclat pur. l'irrésolution. le manque de 32. Confusion « incapacité de discerner le bien du mal ». La cupidité. tude de mendier et la négligence. distinctifs de la nuelle des objets des sens. (voilà) les signes distinctifs de la qualité d'Obscurité. à entreprendre. le dernier. lents. (voilà) les signes distinctifs méditation lité de Bonté. Dans tout ce qui est accompagné tout ce qu'on ne d'une matière indistincte. (âmes) revêtues de confusion. l'habile délaissement des bonnes coutumes. qualité la cruauté. littér. on doit y reconnaître qualité de Bonté. tout ce 29. à l'âme. « ce qui est indistinct. de peine et cause du 28. peut d')Obscurité. produits ou mauvais. (qualité 30. Quand on découvre dans son âme un sentiment la une sorte de calme. A entreprendre « en vue d'un profit ».) — On peut écrire en deux motsavyaktam vishayàtmakam. — Connaître « ni par le sens intime (ou conscience). 31. Excellents.

Sarvena. cendent) toujours de transmigrations. qu'on doit le consiinstruit vous cause de la honte. 39. 1'(homme) de la qualité distinctif dérer comme du signe marqué d'Obscurité. A noter la leçon de Nand. Si un acte qu'on a fait. Sachez que tout acte par lequel la et dont (toutefois) une renommée brillante en ce monde. H. (Kull. . mais les commentateurs sont d'accord pour l'entendre des trois moments du temps. Mais ce qu'on de la et ce dont l'âme éprouve sans honte qu'on accomplit du signe distinctif de la cet (acte) est marqué satisfaction. fait ou qu'on va faire. (celui) de la Bonté . c'est toujours la dernière qui est meilleure (que la précédente). de l'ObscuLe désir (sensuel) est dit le signe distinctif la (recherche de la) richesse de la Passion. ». traduit différemment en prenant jûâtum avec la valeur passive « un acte qu'on désire être connu de chacun ». 37. Bonté. (sortes) 34. (est marqué non-réussite tif de la qualité) de Passion. commente par sarvàtmanâ. etc.370 LES LOIS DE MANOU et par ordre les signes dis34.) 38. Je vais brièvement les transmiexposer par ordre à travers tout cet (univers) (l'âme) auxquelles grations est soumise. suivant chacune de ces trois (qu'elle possède) qualités. de (l'amour de) la vertu (est) le signe distinctif nommée ces (trois choses). Kull. — Ce qu'on désire connaître « le sens du Véda. du signe distincne vous afflige pas. Ceux qui ont la qualité de Bonté parviennent à la condition ceux qui ont la qualité de Passion divine. on désire (acquérir) 36. le présent. dans les hommes. rité. B. le passé et l'avenir). à la 40. Le texte dit simplement : dans les trois (choses) trishu. (desà la condition telles sont les trois animale. ou bien « la recherche du mérite spirituel (dharma). condition ceux qui ont la qualité d'Obscurité humaine. ce désire connaître 37. En outre. voici en résumé dans se trouvent tinctifs de ces trois qualités (telles qu'elles) les trois (temps. 35. L'amour de la vertu. nrshu. 38. de tout (son coeur).

lit çastravrttayah ceux qui vivent du métier des armes. — Les Démons et les Vampires. joueurs et buveurs la condition (composent) inférieure produite par la Passion. Baladins. . moyen rences des actes et du savoir (de chacun). (Êtres) inanimés. ainsi que les Nymphes célestes (composent) la condition supérieure produite par la Passion. 44. les Ràkshasas et Piçâcas. 47. Soudras et Barbares chevaux. lutteurs. Barbares. Gouhyakas. 47. Éléphants. Ermites. bétail et animaux la sauvages (composent) condition inférieure l'Obscurité. et vampires démons oiseaux. 42. hypocrites. poissons. sangliers (composent) moyenne l'Obscurité. 46. (degrés). tigres. Brahmanes. serpents. les maîtres d'armes. Les troupes des Vaimânikas ou divinités qui se meuvent dans des chars aériens appelés vimânas. 48. Mais sachez que ces trois sortes a leur tour) en trois dues aux (trois) qualités (se subdivisent suivant les difféet supérieur. Les Daityas ou descendants de Diti sont des géants ennemis des dieux. (et) Génies au service des dieux. gens qui subsistent d'un métier vil. 37. (Kull. 43. Les Gandharvas ou musiciens célestes . « arbres. etc. Musiciens Yakchas célestes. les Guhyakas et les Yakshas sont des demi-dieux gardiens des trésors. aux chars et les Daityas les astérismes lunaires aériens. au service de Kuvera. livre I. la condition lions. inférieur. des rois. 42. Cf. mleccha.LES LOIS DE MANOU 371 de transmigrations 41.) 43. la condition (composent) supérieure parmi celles que produit l'Obscurité. et les guerriers. que produit 44. des divinités les troupes ascètes. Rois. vers et insectes. I. méprisés. que produit 43. Au lieu de kuvrttayah Kull. Les Apsaras sont les Nymphes célestes. Bâtonnistes. comédiens. 45. prêtres domestiques hommes dans la controverse la qui excellent (composent) condition moyenne produite par la Passion. ». 48. l'épithète « méprisés » ne restreint pas la compréhension du terme. 45. ainsi que tortues. Sur les oiseaux ou suparnas cf. Êtres inanimés.

(Kull. L'esprit vital le jîva. habitant avec les dieux ou dans la région intermédiaire entre ciel et terre. (En punition) de l'attachement des) sens. — Il entre dans l'une quelconque de ces matrices « suivant la gravité ou la légèreté de ce qui lui reste a expier de sa faute ». (Kull. en entier tout ce (système 51. Dans le corps littér. le Mahàn et l'Avyakta sont les deux principes du système Sânkhya personnifiés.) — Le Grand et l'Invisible. produite suprême par la Bonté. au dire des Sages. les Créateurs de l'Univers. 53. (Kull. Les créateurs « Marïci et les autres ». (dont chacune (composé toutes les créatures. 53.) 55. d'un Poulkasa. d'un porc. Apprenez maintenant en détail et par ordre pour quelles dans telle ou actions ici-bas vital entre (commises) l'esprit telle matrice en ce monde. c'est-à-dire «existence ». Le meurtrier d'une vache. Sages. Les Sâdhyas sont une classe de divinités inférieures. 49. brebis. ont en partage les naissances hommes. (Kull. d'un âne. Dieux. les plus basses. constellations. la condition et l'Invisible (composent). dans la matrice. —Matrice.372 LES LOIS DE MANOU la condition inférieure produite par la Bonté.) . Sacrificateurs. personnifiant les rites et prières du Véda. Ainsi (vous) a été expliqué sortes d'actes. 50. Brahmâ. d'un Tchânchèvre. moyenne (composent) produite par la Bonté. suià l'expiration de ce temps aux transmigrations soumis : vantes d'un Brahmane entre dans le corps d'un 55. d'une chien. Après avoir subi pendant sont les grands criminels d'affreux (tourments en) enfer. d'une d'un daim. d'un chameau. le Grand 50. d'un oiseau. les plus vils des de la négligence des devoirs. Védas. la Loi. (composent) 49. Mânes et Sâdhyas la condition années. de) transmigrations (produit) par les trois a) trois subdivide) trois classes.) 54. Sont soumis « pour ce qui reste de leurs fautes (c'est-à-dire pour achever leur expiation) ». de longues séries d'années 54. les ignorants. sions et qui embrasse aux (objets 52. dâla.

et celui qui avec la femme d'autrui.) — Bête dont la nature est sanguinaire. Des essences. aquadestructeurs. 60. des 61. etc. 5S. ». —D'oiseau carnassier. 59.) — Des revenants prêtas.) 57. ou divers joyaux les orfèvres. démon ennemi des Brahmanes. tiques ou de vampires 58. 62. « mais non de l'or».) — Vampires ou Piçâcas. «vautour et autres ». Celui qui a fréquenté des gens dégradés (de leur caste). ceux qui ont comdes (êtres) qui s'entre-dévorent. etc. ceux qui mangent défendus. Animal destructeur. (Kull. (Kull.) — Un démon appelé Brahmarâkshasa. d'un papillon de nuit.) . Un Brahmane buveur de sourâ entrera (dans le corps) d'un ver. d'un insecte. Orfèvres « quelques-uns entendent par là l'oiseau appelé hemakàra ». Un Brahmane mille fois (dans des qui a volé (passera) de serpents. « de la sève de canne à sucre. voleurs. (pour avoir flamant.) C'est en effet un sens très acceptable. (Kull. qui (a eu des relations) devient un a volé un bien appartenant à un Brahmane. volé) du cuivre (il devient) (pour avoir volé) de l'eau (il devient) d'eau. (Kull. commettant des actes cruels. » (Kull. Celui qui a profané la couche d'un gourou (renaîtra) cent fois (à l'état) de brin d'herbe. (Kull. c'est-à-dire de son père naturel ou spirituel. « tigre. (d'animal) pourvu nature est sanguinaire. (Kull. Ceux qui aiment à faire le mal deviennent des carnasdes aliments des vers. Un bien appartenant à un Brahmane. 62. d'un oiseau qui se nourrit d'excréments ou d'un animal destructeur. expression commentée par vailhaçïla. 57.LES LOIS DE MANOU 373 56.) — D'animal pourvu de crocs. « lion. de ronce. littér. Qui a volé « l'or d'un Brahmane ». Pour avoir volé du grain il devient rat. poule (pour avoir volé) du miel (il 56. 61. d'animaux de lézards. corps) d'araignées. D'un gourou. etc. 59. 60. a dérobé des diamants. de liane. (d'oiseau) de crocs et (de bête) dont la carnassier. merce avec des femmes de la plus basse caste. Des êtres qui s'entre-dévorent « des poissons et autres ». des revenants. les siers. L'homme qui par cupidité renaît (autres) parmi perles ou du corail. (Kull. ».

des racines (il devient) singe.) — Coucou stokaka « qui demande une goutte d'eau » appelé aussi câtaka. 65. un cheval. — Tailapaka. il renaît (sous la forme guêpe . d'autres enfin paraissent tout à fait arbitraires. 64. 66. Cuculus melanoleucus. Aliments. devient) chien. volé) du beurre clarifié (il devient) du lard. tailapaka. de (l'huile un (oiseau) du cormoran. (S'il a volé) de la viande (il devient) vautour. d'autres reposent sur une simple allitération. des voitures. ce nom signifie buveur d'huile. (il devient) loup. de couleur. 68. Francolin (?) où perdrix rouge (?). renaîtra inévitablement â l'état de bête. un hérisson. L'homme quel objet qui a dérobé par force n'importe à autrui. de la mélasse. il devient héron . ainsi que celui qui a mangé les gâteaux appartenant du sacrifice avant qu'ils aient été offerts (à une divinité). S'il a dérobé de la soie (il devient) perdrix . coucou. vàgguda chauve-souris. de la toile. une étoffe de coton. un rat 65. 63. — Balâkâ. sel. chameau. (S'il a volé) des parfums précieux. 66. de) sésame. iguane. chauve-souris. (il devient) des légumes à feuilles. (pour avoir volé) du lait (il devient) corneille. (Kull. pour vol d'étoffes d'un) francolin. prédes aliments non présortes. bouc. 67. du bétail. 67. espèce d'oiseau d'eau. 68. . une vache. (pour avoir (il devient) (pour avoir volé) des essences un ichneumon. — Quelques-unes de ces attributions reposent sur une similitude d'attributs : ainsi le voleur de parfums devient un rat musqué . des ustensiles. tigre. oiseau qui passe chez les Hindous pour ne boire que de l'eau de pluie. ours. le voleur d'étoffes de couleur devient une perdrix rouge. (S'il a volé) un daim ou un éléphant. et fruits. courlis. un porc-épic. des aliments musqué. 63. un oiseau balâkâ. une femme. De l'eau « pour boire ». grenouille. et guda mêlasse. de l'eau. Offerts. cigogne (?). un paon. On pourrait traduire « du riz cuit et du riz cru ». parés de diverses parés. anna signifie aussi plus particulièrement du riz. un grillon. S'il a dérobé du feu. du lait suri. oiseau inconnu. Cormoran (?) madgu.374 LES LOIS DE MANOU taon. c'est-à-dire « avant qu'on en ait jeté une partie dans le feu ».

à ses devoirs 72. 72. la forêt (dont les arbres ont) des épées en guise de feuilles et autres (lieux horribles). Quant au Cailâsaka c'est « un Prêta ou revenant qui se nourrit de poux ». 74. Ulkâmukha veut dire : dont la bouche est un brandon enflammé . Plus les gens dont l'âme (est portée à la) sensualité s'adonnent aux (plaisirs des) sens. 73. ou qui a une lumière dans l'anus ». Leurs devoirs respectifs. le sens du mot katapûtana est obscur. Par la répétition de ces actes coupables. (Les hommes des quatre) castes qui sans nécessité ont abandonné leurs devoirs respectifs. après avoir transmigré dans des existences renaissent dans la condition misérables. littér. Le séjour dans le Tâmisra et autres enfers épouvantables.LES LOIS DE MANOU 69. plus leur propension augmente. les Dasyus. « les cérémonies telles que les cinq sacrifices et autres ». la captivité et les mutilations .) — Ennemis. Maitràkshajyotika est suivant Kull. 71. Insensés. — Ces diverses transmigrations « dans des matrices de plus en plus méprisables d'animaux et autres ». 375 Les femmes aussi qui ont commis un vol d'une manière du (même) se chargent elles renaissent à péché. Un Brahmane à ses devoirs devient un qui a manqué revenant de vomisse(appelé) Oulkâmoukha qui se nourrit un Kchatriya un revenant ment. 71. (Kull. c'est du reste l'explication de ce composé. un Soudra devient (un revenant appelé) Tchailâsaka. ces insensés s'attirent ici-bas des souffrances dans ces diverses transmigrations (que voici) : 75. 70. une autre leçon du reste porte çatrushu au lieu de dasyushu. Un Vaisya devient un qui a manqué revenant (appelé) Maitrâkchadjyotikaqui mange du pus. (devient appelé) Katapoûtana qui se nourrit d'immondices et de cadavres. (Kull. littér. « un démon à qui son anus sert d'oeil.) . 70. de peu d'intelligence. d'esclaves parmi leurs ennemis. 74. analogue de femelles de ces mêmes êtres (qu'on vient d'énul'état mérer).

v. pénibles. suivant l'esprit dans lequel on a accompli l'acte « tel que bain. répété (diverses) sous les autres . 77.) — Cf. esclavage d'avec leurs parents et amis. ses sens. ». (Kull. Perte des richesses gagnées. 81. aumône. La connaissance « ayant pour objet Brahme ». le seul fait de renaître plusieurs fois constitue par luimême une peine. 41 sqq. ne point faire de mal (aux créatures). Vieillesse sans ressources ou peut-être «l'âge (mal) incurable ».) . et le chaud et terreurs 78. Renaissances dans des matrices perpétuelles (d'êtres) inférieurs exposés à des maux sans fin. (Kull. les divers corps produits par chacune des trois qualités avec leurs trois degrés. Séjour dans naissances matrices. 80. 81. tourments des maladies. Diverses tortures dévoré (telles que) d'être par des corneilles et des chouettes. Dans quelque disposition d'esprit qu'on accomplisse tel ou tel acte. 80. 83. Ainsi ont été expliqués entièrement les origines et les des actes.376 LES LOIS DE MANOU 76. apprenez résultats les actes qui pro(maintenant) curent à un Brahmane la délivrance. 82. les austérités. c'est-à-dire biens acquis pour les reperdre ensuite. on en recueille le fruit avec un corps doué de cette même qualité. la qualité de Passion. Séjour répété. (telles sont les épreuves qui les attendent). Séparation tion avec les méchants. la connaissance. de (manger) une bouillie de et d'être sable brûlant cuit dans des pots. tourments par le froid de toutes sortes . L'étude du Véda. etc. (Kull.) — Le corps futur sera doué d'une de ces trois qualités. Disposition. finale. ou la qualité d'Obscurité ». (d'arriver) 78. des richesses perte gagnées. servir dompter son précepteur spirituel. 79. et cohabita79. captivités rigoureuses. acquisition d'amis (qui deviennent des) ennemis. acquisition et perte de biens.d'esprit « produite par la qualité de Bonté. Vieillesse sans ressources. littér. (supplice) intolérable . (tels sont) les meilleurs moyens à la délivrance finale. 83. afflictions de-toute espèce et (enfin) la mort invincible.

les sacrifices. — Les actes dits pravrtta sont les cérémonies faites dans le but d'une récompense ici-bas ou dans l'autre monde. Ici Kull. Parmi toutes est-il une (qui soit) déclarée (que les autres) à plus propre finale? l'homme à la délivrance conduire de l'Âme est déclarée la 85. car par elle on obtient tous les six actes 86. La connaissance de l'Ame « de l'Âme suprême. enseignée par les Upanishads ». Kull. tous les autres (actes) par ordre dans les diverses règles des cérémonies. les actes dits nivrtta sont les cérémonies faites sans aucune vue intéressée. « acte prescrit par le Véda ». Car dans l'accomplissement des actes prescrits par le sont contenus sans exception Véda. Entre toutes. l'immortalité. Dans ce vers au contraire Kull. elle est la première plus excellente.) 86. B. (Kull. les uns procurant le bonheur les autres assurant (matériel). donne à karma vaidikam son sens ordinaire « le jyotishtoma et autres sacrifices ». Parmi (précédemment énumérés). Karma vaidikam. 87. nivrtta ». (Kull. Le v.LES LOIS DE MANOU 377 en en ce monde. un but désintéressé. Un acte qui assure la réussite d'un désir ici-bas ou 84. 89. traduit : « Qui causent une continuation de l'existence mondaine. les autres la délivrance finale. l'entend dans le sens de paramàtmajùàna la connaissance de l'Âme suprême. Les actes prescrits par le Véda sont de deux sortes. 88. 86 considère la félicité en ce monde et dans l'autre. 89. être consiles actes prescrits par le Véda doivent toujours dérés comme les plus efficaces pour assurer la félicité suprême ici-bas et dans l'autre monde.) — Dans . D'un désir « un sacrifice pour obtenir de la pluie ». Ce vers est une question adressée par les grands Sages à Bhrgu qui leur répond au vers suivant. pravrtta ». explique karma vaidikam par « l'adoration de l'Âme suprême ». ces actions vertueuses 84. paramàtman. et partant plus méritoires que les autres. 85. c'est-à-dire les rites. 88. 85 n'a en vue que le moksha ou délivrance finale. les autres commentateurs au contraire prennent cette expression dans son sens littéral. la connaissance de toutes les sciences. et « qui causent une cessation de l'existence mondaine. les uns ayant un but intéressé. Au fond l'idée est la même. 87. tandis que le v.

« atteint la délivrance finale ». — S'identifie avec l'être qui brille de son propre éclat (avecBrahmâ). hommes). dirigé par la connaissance ». de l'Âme suprême. car la racine râj a les deux sens de briller et de régner. des qui accomplit actes désintéressés des cinq s'élève assurément au-dessus éléments. 93.) — Àtmayâjin. (Kull. même après avoir renoncé aux rites à la connaissance doit s'appliquer prescrits (par les Sâstras). des hommes . (pour la raison humaine) telle est la décision. Celui qui voit également soi-même dans tous les êtres et tous les êtres dans soi-même. 90. (Kull. 91. 93. c'est-à-dire obtient la délivrance finale. c'est-à-dire qui se dit : « Moi je suis contenu dans tous les êtres animés et inanimés.) 91. c'est-à-dire se dépouille des éléments qui composent le corps. — Au-dessus des cinq éléments.378 dans LES LOIS DE MANOU mais celui qui est l'autre monde est appelé intéressé. qui se sacrifie lui-même ou qui sacrifie à soi-même. On peut traduire aussi « il obtient l'indépendance. Car c'est en cela que consiste surtout pour un Brahmane l'objet principal de l'existence cela . Qui accomplit : il faut entendre cela d'actes pieux répétés fréquemment. à l'extinction (de ses passions) et à l'étude du Véda. qui a fait ce qu'il devait faire. l'autre monde &un sacrifice tel que le jyotishtoma et autres en vue d'obtenir le paradis ». Un Brahmane. fice. Celui qui accomplit des actes intéressés atteint l'égalité mais celui-ci de rang avec les dieux. « qui accomplit le jyotishtoma et autres sacrifices suivant la manière du Brahmârpana ». le livre du Véda ne peut pas avoir été fait (par les il est incommensurable . et tous les êtres sont contenus en moi. c'est-à-dire qui voit tous ses désirs accomplis. c'est en atteignant et non autrement à ses fins. et (qu'on accomplit à tout désir (de récompense) étranger (de l'Être divin) après avoir) d'abord (acquis) la connaissance est déclaré désintéressé.) — Jfiânapûrva peut signifier aussi « ayant la connaissance pour guide. s'identifie 92. » (Kull. Le'Véda est l'oeil éternel des Mânes. s'offrant soi-même en sacriavec l'être qui brille de son propre éclat. qu'un Dvidja parvient 94. des Dieux. Soi-même. signifie suivant Kull. la domination ». Parvient à ses fins krtakrtya signifie littér. . 90.

» 99. cinquième (attribut). etc. sources du son. précise en disant qu'ils « sont sortis de la main des hommes. Le son. L'éternel traité du Véda soutient tous les êtres . Et tous les (systèmes) autres que le (Véda) qui naissent et meurent sont stériles et mensongers. Passion et Obscurité. En quelque ordre que se trouve (un homme) connaissant le véritable sens du traité du Véda. tout cela est explidistincts. selon l'origine. le passé et le futur. Bonté. souillures 102. 98. 97. Kull. ce sont expliqués au moyen du Véda seul. qué au moyen du Véda. Les textes révélés Jolly imprime çrutayah. même tandis qu'il à l'union est (encore) en ce bas monde. 98. fruitaprèslamort. Prasidhyati signifierait plus littér. le goût et l'odeur. de la tangibilité.LES LOIS DE MANOU 379 95. nées de ses (mauvaises) actions. il devient propre avec Brahme. la forme. 99. ordres les quatre le présent. » 97. les qualités et les actes. et guna au sens des trois qualités primordiales. De même qu'un feu violent consume même les arbres ainsi celui qui connaît efface toutes les le Véda humides. 101. Qui naissent. pouvoir royal. Passion. 95. la tangibilité. fonctions sur le monde entier. Obscurité: le sens seraitalors « par le moyen des rites védiques dérivant des trois qualités de Bonté. Commandement des armées. D'autres textes portent smrtayah les traditions. Tous les textes révélés qui ne reposent pas sur le Véda et tous les faux systèmes de philosophie ne produisent aucun carils sont déclarés fondés sur l'Obscurité. Les quatre castes. c'est comme la (chose) celle qui je considère pourquoi suprême à cette créature assure la félicité (l'homme). . «dépend du Véda pour sa réussite». Le composé gunakarmatah est obscur. (rapidement) parce qu'ils sont de date plus récente. de juge. Kull. Cette créature. 96. 96. entend par là « l'homme qui est propre à accomplir les rites védiques ». Kull. de son âme. entend karman au sens de karma vaidikam. 100. les trois mondes. souveraineté celui qui connaît le traité du Véda est digne de tout.

106. Véda dont les hymnes sont attribués aux Richis. le. — Les traités Kull.— Les enseignements traditionnels. quelle doit être (la règle de conduite) : « Ce que des Brahmanes instruits déci(voici la réponse) » deront (aura force de) Loi sans contestation. : « Dans les (cas de la) loi qui n'ont 108. ceux qui comprennent (le sens de ce qu'ils ont appris) sont supérieurs à ceux qui retiennent ceux qui mettent en pratique (sans comprendre). Ainsi ont été complètement et exactement expliqués la délivrance les actes qui assurent finale . Ceux qui ont lu sont supérieurs aux ignorants. La perception. Si l'on demande ? » pas été mentionnés. moyen pour un Brahmane (d'atteindre) il tue le péché. explique çâstra parla Smrti. ceux qui retiennent (ce qu'ils ont lu) sont plus estimables que ceux qui ont lu (mais oublié) . (Kull. L'oeuvre des anciens sages. 104. qui peuvent donner des preuves 104. Doivent être reconnus et qui ont étudié selon la Loi le Véda avec ses appendices. 106. Selon la loi « en observant les prescriptions relatives aux étudiants et autres ». s'apsur un système en harmonie avec le philosophique puyant du Véda.) 105. 109. par la science il obtient l'impar l'austérité mortalité. le . comme instruits les Brahmanes 109. (Kull. les âgamas.) — Ses appendices « les Angas. sensibles du livre révélé. qui sont la Mîmâmsâ. L'austérité et la science (sacrée) sont le plus excellent la délivrance finale . Celui-là connaît la loi qui. enseignements (voilà) de quiconque désire (choses qui) doivent être bien comprises la claire intelligence delà Loi. 105.380 LES LOIS DE MANOU 103. médite traité des anciens (l'oeuvre) sages et les de la Loi. préceptes 107. (maintenant) on la partie secrète va révéler de ce traité de Manou. seul et nul autre. l'induction et les traités comprenant les divers trois traditionnels. La science « la connaissance de l'âme universelle ». les livres d'enseignement des diverses écoles. (ce qu'ils ont appris valent mieux) que ceux qui comprennent (mais qui ne pratiquent point).

suivant Kull. « celui qui connaît le système du Nyâya qui n'est pas en contradiction avec la Çruti et la Smrti ». 114.— Les trois premiers ordres. « qui n'ont pas rempli les voeux d'un étudiant. sont cause qu'il devient perceptible par les sens. Le péché de celui qui a été instruit par des sots. (Même) des milliers (de Brahmanes) qui n'ont pas qui ne sont pas versés dans rempli leurs voeux (de noviciat). maître de maison. ou d'au moins trois (personnes) vertueuses aura décidé (être) la loi. un interprétateur MîVédas. pas en se réunissant (légale). « les Brahmanes qui en récitant le texte révélé. — Un interprétateur de la doctrine Mimâmsâ'. Védiste doivent être considérés l'assem(comme constituant) blée d'au moins trois membres des points pour la décision douteux de la loi. Ce qu'une assemblée d'au moins dix. ermite ». dont la nature est la qualité d'obscurité.) 111. . — Ceux qui peuvent donner des preuves sensibles. Tamobhûta signifie littér. (Kull. et ignorants de la loi. 114.. Leurs voeux. un jurisconsulte et un membre de mânsâ).) — La Mïmâmsà désigne un système philosophique ayant pour objet l'interprétation du Véda. chacun des trois premiers constituent l'assemblée ordres. que ne le conteste. d'au moins dix membres. Trois (personnes) versées dans un) des trois (chacune un logicien. (de la doctrine un étymologiste. Un logicien haituka. (Kull. c'est-à-dire « étudiant. au centuple multiplié Code des lois et les Purânas ». personnifications de l'Obscurité.) 115. Un Rig-Védiste. tels que (ceux relatifs à) la Sâvitrî et autres ». (Kull.LES LOIS DE MANOU 381 110. qui en enseignent le véritable sens ». plutôt que la décision d'ignorants. le Véda et qui vivent de leur uniquement (du privilège) une assemblée ne constituent caste. personne 111. Ce que même un seul Brahmane dans le Véda instruit déclare comme (ayant force (être) la loi doit être considéré de milliers de) loi suprême. 115. un Yadjour-Védiste et un Sâma112.le texte dit simplement tarkin commenté par le composé mïmâmsâtmakatarkavid. 113. retombe sur ceux qui (lui) ont exposé la (loi).

Que (le Brahmane par la méditation) de l'éther avec les cavités du corps. D'autres comme Medh. Àtman désigne ici suivant Kull. et kha trou du corps (il y en a neuf). y voient « la cervelle et autres substances analogues ». repose des sur l'âme . du feu avec (l'organe) motion. car (c'est) l'âme (qui) produit l'enchaînement actes des (êtres) corporels. fasse entrer samniveçayet. L'esprit le manas. jeu de mots sur khaether. du vent avec (les organes) avec du mouvement et du toucher. — Le mystère « qui doit être tenu caché aux disciples indignes ». de Mitra avec les (organes) excrétoires des créatures avec (les organes) de la génération. le sens interne.) 118. graisse. il n'abancar en voyant dans son âme individuelle l'univers. Que (le Brahmane) recueillant dans son âme individuelle le réel et le non réel. 119. C'est ainsi que cette auguste divinité. et l'auguste divinité qui lui a révélé la loi est Manou. 117. des régions de la locode l'ouïe. Tous les (moyens) les plus excellents pour assurer délivrance finale vous ont été exposés . un Brahmane qui ne s'en écarte pas obtient la condition la plus élevée. — L'étlier. — Lumière tejas « du feu et du soleil ». Ici àtman suivant Govind. suprême son attention. de la lumière suprême de la digestion et de la vue. et du Seigneur parole. de l'eau avec les (les organes) charnues avec les parties (de parties grasses et de la terre son corps). voie 118. Kull. et suivant Govind. (Kull. littér. L'âme seule (est) toutes les divinités. l'univers.) — Sneha. De la lune avec l'esprit. « l'âme individuelle ». voie l'identité 120. (Kull. donne pas son esprit à l'iniquité. 121. célestes avec 121. l'univers 119. « l'Âme suprême ». est l'Âme suprême. littér. — Les parties charnues mûrti est expliqué par çarïrapârthivabhâga « les portions terrestres du corps ». l'entend des fluides du corps. Voie l'identité. 120. des mondes me révéla tout ce mystère (de faire) le bonheur de la loi (sacrée). de Vichnou avec (les organes) (l'organe) de la d'Indra avec la force. C'est Bhrgu qui parle. — Les régions célestes diçah au . dans son désir 117.382 LES LOIS DE MANOU la 116.

) Le dernier vers n'est donc pas dans la bouche du narrateur des lois de Manou. etc. — Indra est appelé ici Hara. (choses). liv. Qu'il reconnaisse le Mâle suprême comme le souverain de toutes même. 124.) FIN . v. « l'oeil et les autres sens extérieurs suspendant leurs fonctions ». 122. l'âme reconnaît (universelle) duelle) envers tous et s'absorbe devient animé des mêmes sentiments en Brahme. Endormie. Indra. Ainsi celui qui par (le moyen dans tous les êtres. l'éternel 124.LES LOIS DE MANOU 383 122. c'est « le paradis. 123. (seulement quand elle est comme) endormie (dans la contemplation). cf. révélé par 126. «comme une roue de voiture. d'autres Brahme. (ce qui est) la condition suprême. — Prajâpati est rapproché en sa qualité de créateur des organes de la génération. Agni. — La condition qu'il souhaite. » 126. — Je soupçonne un calembour sur Mitra et mûtra urine. Le vers commence par « le mot iti qui marque la fin du discours de Bhrgu. plus subtil que le subtil brillant comme à l'intelligencB accessible l'or. la contemplation est une sorte de sommeil. la destruction. la délivrance finale ». Des cinq éléments « les enveloppant avec des corps formés des cinq grands éléments tels que la terre. le Purusha qui n'est autre que Brahme.) — Un cycle littér. Un Dvidja de Manou qui récite ce Traité aura toujours une conduite vertueuse et atteindra Bhrigou. — Le feu. —Sur le Mâle. » (Kull. I. la condition qu'il souhaite. d'autres le souffle vital. et l'accroissement tuel de transmigrations par la naissance. nombre de huit représentant les points cardinaux et présidées par huit divinités. Les uns l'appellent les autres Manou seigneur Agni. (Kull. d'autres des créatures. Pénétrant toutes les créatures par le moyen des cinq il leur fait accomplir un cycle perpééléments (constitutifs). de son) âme (indivi125. » (Kull. 11.

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Voulu. Brahmane — Brahmane. Kchariyâ — dite de de dite 25 . viâhrtis brâhmana — brâhmana. » » 2 ligne 29 au lieu de — 11—16 — 30 11 — — 13 15 — — 28 — 21 — 39 32 — — 34 — 34 — 87 — 33 — 94 — 29 — 101 -—31 — 107 — 33 — 108 — 20 — 176 — 24 — 260 — 30 — 279 — 32 — 340 —• 33 Sankhya lisez Sânkhya. Joly — Sanghâta.ERRATA Page » » » » » » » » >> » » » ». — vyâhrtis. Vishnu — prânâh. — Kchatriyâ. Auttami — karman. Vasishtha — Vasishtha. prânâs — Jolly. Samghâta — Voulut. — Vishnu. Vishnu — Vishnu. karma Brahmane — Brahmane. — Aouttami.

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III. (divinités). 195. 105.63. Agnichtout (sacrifice). Aînesse. 42. 103 sqq. VIII. Âhindika (caste). 247 sqq. VI. 121. Ahouta (sacrifice). 65. IV. Agnidagdhas (mânes). II. 111. Adultère. 197. — (des dieux). 198. 36. 170 sqq. 73. 143. Amrita. VIlI. VIII. Agni (le feu. 302. XI. XI. 104 sqq. III. 85.. 371 sqq. VII. 15. 199. 22. I. 205 sqq. 29. 2. 15. 231. IV. Ambassadeur. 253.125. 68 sqq. IX. — (les quatre — du monde). 63 sqq. 81 sqq. Abhîra (caste). Akchamâlâ (personnage mythologique). III. X. XI. 5 sqq. 19. Âdityas III. 382 sqq. III. 141. Âdjyapas (mânes). 8. Adhvaryou (prêtre). 209. 153 sqq. II. 123. 4. 310. 34.. XI. 134.. III. Amour de soi. 118. 229. IV.352sqq. IV. Agastya (sage). IX. XI. 91. 54. X. I. Anagnidagdhas .. Acquisition (moyens légaux d'). 84. Alimentation de la (cérémonie II. 211 .115. 38.. (mânes). 159. V..198. VIII. X. 71. 13. AMna (sacrifice). X. Amendes. 153. II.159. Agnihotra (sacrifice). . II. Age (d'une épouse). 199.V. 15. IX. 138. première). Âhavanîya (feu).INDEX A Abhidjit (sacrifice). 186. 284.. 105 sqq. 94.' 75. 73. II. 143. I. Ambachtha (caste). 120. X. XI. 37. IX. Agnichtoma (sacrifice). XI 1. Aliments (permis ou défendus). IX.. 41. 49.122. 10. Ame. 222. 231. 82. 75. divinité). 23. IX. IX. Agnyâdheya (sacrifice). Adoptif (fils). 92. Agnictivâttas (mânes).15. Adjîgarta (sage). XI.. 5. XI. 74. VIII.199.85.285.. 47.119. . 301. V. XI.. X. 111. 96. XII. 303. 209. XI.

X. IV. 89. 173. 129. VIII. 137. X.39. Asipatravana (enfer). 34. 33. Âranyaka Ârcha (mode de mariage). 197. 253. II. 45. XI. 134. III. Ascète. XI. Nymphes (traité). 30. 64. 249. 107. célestes. IX. 39. 16. 83. 94 sqq. II. I. IV. 45. Aouttami (Manou). 148. 104. X. V. 184. . Brahme ou Brahman. Anoumati (divinité). II. II. IV. 83. IV. IV. 69. Ârya. Apsaras. 185. III. II. 76. VI. 199. X. 111. 88. Bhrigou (sage). et Svah (paBhoûh. X. X. 21. IV.. Asvins (divinités). 32. Bonté (qualité). 98.228. X.126. 11. 97. 2. 94. 21. 123. 11. 69.75.164. 24 sqq.167. II." 1. 70. 57. IX. 242. VII. VI. 1 sqq.. 132. 223. III. II. Brahmâ. 45 sqq. 53.15. XI.4. (femme). Âryâvarta (contrée). 67. 265. 89.3. 174. II. Andhatâmisra (enfer). 78. Bhridjjakantaka (caste). Asamvrita (enfer). X. 82. Bhadrakâlî III. V. 86. Àvantya (caste). V. I. 21. XII. VI. 141.388 INDEX Austérité. 15. I. 35. I. 229. Bharadvâdja (ascète). 33 sqq. Àvrita (caste). XI. 22. XII. le Créateur. IV. III. Antyâvasâyin (caste). Asouras ou mauvais esprits.. 34. Âsoura (mode de mariage). Aumônes. (mânes). XI. 37. Atri (sage). 395. 7. XII. (divinité). IV. 87. 59. Angas (du Véda). III. I. masc. 36. Anguiras (sage). 16. Andhra (caste). XII. 81. — (règle du).. Autorisée III. IV. 107. 79. 245. 21.. 43. (final). III. I. 35. 203.16. . Âyogava (caste). 105. Avortement. 196. I. 407. 70. 121. VIII. neut. III. III. Barhichads III. 108. 91. 90. 235 sqq. Âsvina (mois). 88. 111. . 48. 123. 81. 33. VI. 48 sqq. 15. 114. 50 sqq. 151. III.196.166.. VIII. 201. 101. V. Bâton. 48. " Atharva-Véda (texte). 182 sqq. 231. VI. III. 198. Bhouvah roles sacramentelles). 26.110. 33.176. 25. X. XI. 12. 22. 116. 24. 74. Atome flottant. 225. 133. 70. 23. IV. 179. Cf. Anvâhârya (sacrifice). 36. 59 sqq. 48.41. 31. 35. 236. 81. B Bain I. 60. 86. X. 90. Bali (offrande). III. IX. VI. III. 35. VI. 62. 33. IV. 41.

48.11. 194. 55. 100. — (salut).. .244. 245. — (attentat contre).98. 82. VII. XII. 122 sqq.73. IX.70. 392. 1. 1.135. 81 sqq.III.81 . 93 (puissance). 49 sqq. 268. IV. 14. sqq.INDEX l'Absolu. Brahmane — — — — — 389 V. II. 2 sqq. 50.V. 108 sqq. 82 sqq. VII. VIII. 58 (purification). — le (droit à prendre bien d'autrui). IX. X. 267.199. 93. 380. 125 sqq..58. 65.197.378.V. 59.. 93. 32. — et aliments (repas offerts aux). 2.: 31 sqq. 1. XI. (impureté). sqq. 71. — marquée (supériorité parla science). 87. 23. X. — VIII. 385.313 X. 338.125. sqq. Brâhmanas (traités). — (épouses).85. 4.102. 92. 182.9 sqq. 260. 11.72. II. — d'une (purificateurs III. VIII. 92. 340. — II. IV. 102 sqq. 192. 237. 111. — l'au(demandant mône). I. 117. 155. 113. IV. 43. 276. IV. (funérailles). 165 sqq. IX. 232.III. 101 sqq. IX. 142. VIII. VI. VIII. 233.83sqq. VIII..X.79. (initiation). 162. 381 .. 3.81.68. III. 31.50.II. — (crimes des — et leur VIII.. 35. XI. 84. 88.13sqq.rÊtre suprême. 70. 17.XII. 55. 39. 229. XII. XII. . II. 145. XI. 379. VIII. 37. 89. Brahmândjali (cérémonie)..36 (mânes). XI. — I.123. 391. — (serment). 123.124. 74sqq. IV.248. 235. — II. 198. compagnie).52. (origine). Brahmane (caste). châtiment). IV. 383. — (fonctions judic). 96 sqq. . 375 sqq. II... 87. — (respect envers les). III. (témoignage). 32. 11. — (rites de mariage). II. 151 sqq. 31. — (amende payée par les).58. Brâhmanî. 339. 11 sqq. (tonsure). 24. 74. XI. 88. 183 sqq.38. sqq. 79. — (présents aux). (nom). . — (devoirs et fonctions) 1.

II. XII. 85. D Daityas (divinités). X. 211..96. Doctrine ésotérique. 60. IV. 174. VI. 18. 181 sqq. Dieux. 151 sqq.45. 16. V. — (devoirs des). 35.73. VII. 142. Drona (mesure). VII.59. X. (cérémonie Conception II.74. III. 145.43. — (envers les Mânes). XI. II. — (les trois). 12. 17. Créateur.III. 64. VII. 64. Dakcha (divinité).. VIII. 196.12. 177. aussi Asouras et Râkchasas. 49. 107. 72. I. — (exclusion et réintégration). VIII. VIII.. Dâsa (caste). II. 130. 63. 66. 44. 22. 245. VIII. 85. 301. 44. Cordon sacré. 106. 251. X. Dhanvantari (divinité). 1. Dravida (caste). XI. 120. IX. 42sqq. VI.45. 140. 14 sqq. (divinités). Dharma (lajusticepersonnifiée). XI. 20. 49. Cf. 32. 38. II. VIII. II. 14. XII. 81. Djyaichtha (mois). II.47sqq. 11. III. II. Dvâpara (âge). 1 sqq. III. 6.127. Bribou (personnage mythologique). 176. 111. XI. 70. 26sqq. X. Dasyou (race). 26. 128. 67. 66. 19. 34. XI. X. X. de la). II. 245. 4. 87. 11. 129.94. Conduite (bonne). 86. 18 .139 sqq. 257. 135. I. Dhigvana (caste). Dakchinâ (le feu du sacrifice). 94.174. 201.82. Création.53.73 . V. 126. 131 .. XII. Drichadvatî (rivière). 16. . — (origine des quatre).129.390 Brahmarchis Brahmâvarta 19. 201. X. — (mélange des). C Cadeaux de mariage (défendus). 23. INDEX (pays des). IV. 302. Connaisseur du champ (principe). 27. 31. 13. 85. Dettes. 6 sqq. 48. 196. VII. Contentement de soi-même. (permis). Dânavas III. Daradas (race). 231. (contrée). 54. 24. 50. 15. 201. X. 12. X.X. 257. XI. Ceinture. IV. 110. 17. 26. XII.169. 36. VIII.. 4. II. X. Djhalla (caste). Brihaspati (divinité). XII. IX.22. XII. 87 sqq. IV. IX.42. 23. 224. IX. 44. Brâhmyahouta(rite). I.. 6. 22. 243. I. Démons. III. Dharana (poids). X. 96. 152.103.. 122. Castes (changement de). 42 .64sqq. IX.

163. Glanure. VI. I. 72. IX. 75. VII. 197.. 27. 40. VI. — (hymne à la divinité des). 32. (de moutarde noire). 171. 120. XI. Gârhapatya (feu du sacrifice). X. III. III. 14. — (les grands). — (existant par lui-même ou I. 124. III. ce mot). III. Garouda (oiseau mythologique). II. — — d'un (les sept IX. 16. 133. 59. 14. Gotama (législateur). Gosava (sacrifice). I. I. Gandharvas ou Mu(divinités). VIII. 134. 134. 112. Gange (fleuve). VII. XII. XI. 198. 133. 39. 219. Agni. X. 78. 8. Golaka (fils adultérin). X. I. IX. 26. 1. 92. 281. XI.37 . r sqq. 75. Ermite. 76. Asouras). VIII. 18. — (subtils).VIII. Gouhyakas (divinités). I. 187. cf. 106. III. 1 sqq. — (créateur).. 111. G Gâdhi (personnage mythologique). — (mauvais — cf. XI. 15. 23. Éther. 43. F 391 Feu. 198. VIII. 10. Sri. XII. I. cf. 4. — (invocation aux). — (ritedemariagedes).196. Havirbhoudjs (Mânes). 294 royaume). IV. 20 sqq. VIII. 5 . 413. Esprit (manas ou sens interne. Grains (considérés comme mesures de poids). 164. 133. Cf. Éléments (les cinq). 13. le Mahat).. 174. 42. (d'orge).231. XII. Grand (principe.V. 21 sqq. Excommuniés (vrâtyas). VII. 364 sqq. — (repoussés). 6. H Havichmats III. 3. XII. X.INDEX E Eau (dans la Création).274. III. 92. 373. (Mânes). VIII. 11. III. 47. 39. 24. 63. 45 sqq. 6. Fortune (déesse). 50. VIII. — (les — vitaux). IX. Être (suprême). 75. — (dans la vie sociale). VIII. 4 Épouse (choix d'une). I. 56. Fornication. Époques (où l'on peut approcher une femme). II. Enfants (immédiats). .94. Svayambhoû).196 . sqq. XI. 74. 47. siciens célestes. (de moutarde blanche).

IV. 22. 99 Hospitalité. 80. Cf. X. — (à nouveau). Héritage (loi de partage). Kâroucha (caste). 7.152. 121. 123. 96. 86.180..169. Kâlasoûtra III. 170. VIII. 120. 70. 159. Kâmbodja (race). 151 154. 44. Comparez Dharma. 87. II. Initié (devoirs d'un).115. 114. III. Karana (caste). 74. 182. 47. 11.64. Jour (de Brahmâ). 4. XII. Imposition du nom (cérémonie).392 INDEX J Jeu et pari. IX. XI. Kârchâpana (valeur monétaire).122. 58. 34. 220 sqq. 27. 152. 182. 23. 105. 130. Initiation. 198. VIII. Jugement 115. 74. 89. I. 50. II. 151. VIII.171. II. VIII. Katapoûtana (fantôme). Hérétiques. IX. II. 36 sqq. de Dieu. Indra III. IV. IV. (division 1. Invisible (1'). IV. 73. 1. 179. V. 64. — (des dieux). Instruments (les cinq — de destruction des êtres animés). V. 301. 169. ces II. 151. 303. IX. — (du cordon sacré). 386. X. K Ka (divinité). 88. VII. 67. Kâchthâ du temps).. VII. IX.179. III. IV. 73. 29. X. 302. IX. III. Kasyapa (sage). 72. 153. 30. 90. I. Kali(âge). 101 sqq. 30. 249. 304 . XI. 94. mots. 59. Houta (sacrifice). 85. — (des mânes). XII. 50. 147. II. de la récitation du Interruption Véda. III. 61 . 47. 160. 344. Kalâ (division du temps). 71. IX. Justice (personnifiée). 199. Kavi. VIII. (enfer). Kârâvara (caste). X. sqq. 39. 70. I. 103 sqq. IV. III. I. 66. II. Kaivarta (caste). 129. . Hotar (prêtre). 225. . I Idoles. 115. IV. V. XII. I. Kâvyas (mânes). Investiture la ceinture (de d'herbe moundja). II. 68.. 148 sqq. 136. (divinité). III. 68. 106. 159. I. 209. 69 sqq. 116. III. 36. X.

82. 88.2((mariage). 197. 46. V. 232. 99. IV. (dégradation). sqq. (poids). 21. VIII. 127. 23. 111.113.14. 1. 13. 276. — .. 69. 135. III. — et aux (aux mânes dieux). 49. 31. (région). Libations (aux morts). 88. Khasa (caste). (purification). III. 4. Krichnala 134. titres de la). 302. 117. — (source de la).32. — (crimes divers. — (mânes). 83. II. 176. 106. XII.81. 70. —\itonsure). VIII. 6 sqq. 108 sqq. Lohasankou (enfer). 382 sqq.INDEX (caste). Madgou (caste). X. — (points douteux). 95. 65. 77. X. 283. 92. — (témoignage). I ^ (funérailles). II. X. 96. 87. (demi-dieux). 174. IX. — (devoirs et fonctions). Madhyadésa . Koudmala (enfer). — I. VII. Khilas (textes). III. 337. 86. 24. 92. 70. 44. Koûchmândas (textes). mâchaka (valeur monétaire). I. 85. 22. 7.89. |/(salutation). X. aussi Roi. Kchattar (caste). — (épouses). II. 22. — II. Kinnaras I. 44. 86. 193. Kouvera ou Koubera (divinité). 43. VIII. 89. 250. III. 12. V. 83. Kounda(fils adultérin). 35. 62.13. I. II. VIII. X. 3 sqq. — X. 31. Krita(âge). 267. III. Lohatchâraka (enfer). 16. V. X. Koutsa (hymne de). II. 36 (initiation). VII. Kirâtas (race). 301.44. VI. 89. VII. M Mâcha. 69. 26. 19. 90. Litchchivi (race). Kouhoû (divinité). Loi (les dix-huit VIII.26. g [(choix d'un nom). Kratou (divinité). (origine). 83. — II. L Lente (poids). V. Cf.144. 90. III. 87. Kourous (pays des). 18. XII. familles. 133. IV. VIII. IV. II. Kchatriya 393 Koukkoutaka (caste). 79. III. 48. 24. X. 19. 41 sqq. VIII. VIII. 39. — (des castes. corporations).42. 375 sqq. | II. XI. 196. 135. VIII. 134.

X. V. Méda (caste). Sarpas. (hymne à). Matsyas (race). 48. 121. IX. 161. Grand. 18. 120. 42. 70. 120. 36. 102. 78. Mânes. 22. 59. IV. II. X. 292. VIII. 5 sqq. Nara (divinité). 88. Asouras. Mâgha (mois).. . 10. VII. 193. (troisième). 39.91. Nahoucha (roi). Mariage. 123. (seconde). I. IV. Mâle ou Pouroucha (principe). esprits. 79. 88. 64. 63. II. XI. 35. XI. parka. Malla (caste). IV. Mâhitra (hymne). Mahat (principe). 67. 5. — II. 1. 23. 4. 211. 103. 58. 17. 61. IX. Nârada (divinité). IX. 148.249. 94. IV. 222. V. 158. X. XI.11.192 sqq. Main (parties consacrées de la).242. 23. 36. 37. Mouhoûrta (division du temps). XII. IV. 10. Nichâda (caste). I. III.226. 169. 250. (divinité). 96.19. 182. 169. 11. 182. 54. VI. Mâgadha (caste). 339. 100.7. Marouts III. 124. Maitreyaka (caste). 17. 34. 31 sqq. 34. 131. Mahâraourava (enfer). Mrita (aumône). — (des veuves). — (âge du). 222. 37. I. X. 26. 94. IV.394 INDEX ou défendu). IX. Mârgasîrcha (mois). 58 . 47. 11. 234.195. 1. (permis III. 284. Mletchchas (race). XII.216. 17.64. Nâgas (demi-dieux). Mixture de miel ou MadhuIII. 206. XII. 64. 65. 89. Manvantara (période). 41 . 37.194. 239. VII. 23. IX. 54 sqq. 3. 257. 1 sqq. I. 33. Nârâyana (divinité). IX. Ministres. 88. X. X. 63. III. 119. 4L Naissance (cérémonie). IX. •— (modes divers de). 66. Mariage N I. II. 204. 252. 8. 176. (divinités). 122. 150. Marîtchi I. Mantras (prières). Manou. — II. 80. Mitra (divinité). Mahânaraka (enfer). Cf. 72. 58. VII. VII.27. 36. VII. 88 sqq. Mandapâla (sage). Mahâvîtçhi (enfer). II. IV. 20 sqq. I. 183. Mârgava (caste). 290.29. 122.II. 168.. 141. 119. X. 19. Maitra (caste). IV. X. XI. XII. 11. I. Magie. 49.. 41. 22. 294. V. 162. XII. 146.. Cf. 59. Nata (caste). Maitrâkchadjyotika (fantôme). VII. II 1. 69. Mauvais Cf. 139. 194. 35. III. XI. X.

I. II. célestes ou Apsaras. 16. IX. I. 209. Péché originel. Noviciat. XI.!. subtiles (Création). XI. Oupanichads (traités). 19. 24 sqq. 72. 96. VII. 16. X. VII. Particules 16 sqq.49. 47. IV. IV. 178. II. (brûlante).INDEX Nichka(valeurmonétaire). Pâvamânî (texte). — XI. 106. 259. 96. Oupavîtin II. 19. Parada (peuple).VIII. Outathya (personnage mythologique). 90. IV. (éloignée). 193. XI. VIII. VIII. XII. 70. 31. Nimi (roi). 66. 13. 63. Ougra (caste). 119. III. 95. XI. IX. IV. 115. (cérémonie).138. — (des dieux). II. 41 sqq. III. Outsarga (cérémonie). 105. 27. Nymphes I. 263.64. II. 49. 63. Pénitence (ardente). 266. 8. 45.. Offrandes aux dieux et aux mânes.. III. 136. Oulkâmoukha XII. VI. 249. 37. 31 sqq. 119. 216. I. 86 . 52. 97. 82 sqq. OEuf de Brahmâ. I.170. (caste). (cérémonie). 13. du temps). X. 71. VI. 81 sqq. Pândousopâka Pantchâla (race). 153. Nom (choix du — des enfants). Parivitta. 9. 9.. 78. 89 sqq. 28. Oudgâtar (prêtre). 44. Obscurité (qualité).12.171 . II. — (des mânes). 119. XI. Organes (les onze). 29. XI. IV. 215. 77. II.. 154. Panthâna (enfer). 175 sqq. Paoucha (mois). 210. II. III. 258. VI. V. 24 sqq. Ordres (les quatre). 74 sqq. — XI. OM (syllabe mystique). 61. X. Pârasava (caste). Pala (poids). 67. O Oblations au feu. 28. II. Parvan (jour). . Nirriti (divinité). 28. 395 Oupâkarman IV. marié Parivettar (frère cadet avant son aîné). 37.73. V. Nimécha (division 1. 95. Passion (qualité). VIII. 142. XII. 55 . 44. 15. 150. Nuit (de Brahmâ). (fantôme). 213. P Pahlava (peuple). 89 sqq. X. III. Niyitin (cérémonie). VIII. II. 1. II. 41. III.45. 157. 68. XII.. 137. X. I. Offrandes aux Sages. Pana (valeur monétaire). 135. 214 .

396 Pénitence INDEX Pindânvâhâryaka ( sacrifice ). XI. 205 sqq.174. 21. X. IX. 20. logique). 21. 35. 74. 89. 110. 43. I. (fantômes).155. II. 158. 107. 50 . — (pour violences envers les Brahmanes). 165. Prâsita III. Cf. 163. . 136. 181. 170 sqq. 4. Praouchthapada (mois). 209. Pramrita (agriculture). 126. 178. 13. 95. Prières. II. VI. (cérémonie). Phâlgouna (mois). 220. Pisâtchas ou Vampires. XI. Pratchetas (divinité). 212. Poulaha (divinité). 159. 18. Pourâna (valeur monétaire). Poulastya (divinité). 41.. XI. IV.V. XI. XII. V. 78. Politique des rois. XII. III. sqq. 96 . VIII. 46. Pout (enfer). — ou (pour fornication XI. XI. (sacrifice). I. Prêtre IV. IV. 73. 221. IV. Poulkasa ou Poukkasa (caste). 20. Vil. II. 179. Prahouta (sacrifice). 43 . Points cardinaux. 5. VII. (cérémonie). Prêtas 230. (Sântapana). 35. 159 sqq. XII. III. 44. 220. III.57. 49. ] 98. XII. XL 89. Poûtimrittika (enfer). 38. 41.73. 232. — V. Pidjavana (personnage mythoVII. 187. — avec (pour relations des dégradés). 182. XI. Pouchpasekhara Poundraka ou Paoundraka (peuple). 79. 55. 180 sqq.74. 91 sqq. 65. 219. 164. 37. Mâle. III. — (pour vol). IX. — XI. 59. Pitrimedhà V..XI. 125. 178. 138. — XI. 104 adultère). 119 sqq. 198. 35. 127 sqq. I. I. 100 sqq. 147 sqq. (ordinaire).. 172. 218. 111. I.159. 294 sqq. (caste). domestique. IV. — avoir bu des (pour liqueurs spiritueuses).. 73 sqq. X. Prise de la main (cérémonie). 63. — (lunaire). — aux (pour infraction voeux du noviciat). VIII... 85 sqq. 44. — XI. (de Pradjâpati). X. 162 sqq. (pour meurtre). (en forme de grain d'orge). Pouroucha. 20 . 156. 122. Prayâga (contrée). 125. Prâtchînâvîtin II. III. Pourânas (textes). XI. VII.

IV. 5.38. 64. 97 sqq... IX. XII. 99 sqq. 11. •— Prithivî (la terre. (funéraires). IV. 4. judiciaire. 122 sqq. Ridjîcha (enfer). IV. épouse de IX. 35. 134 sqq. IX... I. V. 230. IV. I. Raourava (enfer). 199. IX. 250. 1 sqq. 33. 38.INDEX Prix nuptial. 235. II. — (pour avoir suivi un enterrement). III. 263. 58 sqq. VII. 22. IX. — (pour avoir touché un cadavre). 110 sqq. — (des personnes). 323. 222 sqq. IV. VII. 15. 204. 43. 169. 111. VII. 397 des organes. XI.. 80 sqq.141. 88. 123.265.148 sqq. sqq. XII.. II. V. R Raivata (Manou). XI. —. 201 sqq. XI. 82 sqq. sqq. II 88. — (conquêtes).. 120. 251. 23. 134 sqq. I.4. 108. 109.. — (bravoure). 79. — (jugement desprocès). VIII. 23. Rationalisme. 93. I. 233. 13. 37.. III. X.. 42. 8 sqq. Q Qualités (les trois). IX. 112. 53. 44. . III. 96. 234. 58 sqq. — d'un (à l'occasion décès). VII. Prithou). 83. — (administration). II. VII. II. 23.: V.. 53. Procédure 1 VIII. 44. 139. 137 sqq. 115. Révélation. V.. 37. 21 sqq . I. Répression 92 sqq. V. Rig-Véda. V. 118. 119. V. 145. 124. 280. 44. 140. Retour à la maison (cérémonie). II. 262. Râkchasas (démons). 85 sqq. Repas. 58 sqq. 90. Rita (glanure). 43. 24 sqq. 103. XII. passim. — d'une (à l'occasion naissance ). 204. 229 sqq.. 65. VII.. 114 sqq. 158. VIII. 54 VII. Rincement de la bouche. Purification (des objets). 234. 145. — ( étude et connaissances ). II. 87 sqq. IX. XII. . 127sqq. . 220. VII et VIII. IV. VII. X. 246. 196. 108. 170. II. Prithou (roi). 155. Roi (devoirs et fonctions). 223. . — (libéralité envers les Brahmanes). — (impôts). 51 sqq. 62.

303 sqq. 310 sqq. (dakchasyâyana). tures). 201. — (vices). aussi Repas funéraires et'Sacrifices aux mânes). 278. 117. 29. Sages ou saints. Samânodaka (parent). 254. 36. 312. 194. 86..118. XI. 176. 169. 88. 205. 74. Sâdhyas (divinités). 256. 21. 122. 201. 143. 252 sqq. Cf. S Sacrifice — (du cheval). III. 25. 44. Agnihotra). 111. 211. (aux êtres ou esprits). Saka (peuple). ou Srâd(funéraires dhas: cf. 31. 250. 80. 45. 240. Sâlmalî (rivière infernale). . — — — — — — . 210. — (de la pleine lune). 1. 148. X. 67. IV. XI.41 . (les cinq grands). 90. Agnihotra. 29.. XI. (aux dieux). 60 . 280. IX. VI. II.. 75. I. etc. 188. Saikha (caste). XI. 18. 1. III. 154. 183. 22. Sakâkola (enfer). 240. 135. IV. IV. XI. XII. 28. 69 sqq. 142. 144. 13 sqq. 5. 176. 154. 9. VII. 253 . 32. IV. X. 261. 232. 257. VI. 35.111. III. 144. 49. XII. 190. Sairandhra (caste). 45 sqq. III. 49. 86. 3.34. VI. 21. (du Soma).X. Sâkala (sacrifice). 38. 281. 195.. 149. V. 187. 26. 129. 277. 127. — II. III.. 21. 302. 119. — (punition des crimes). V. Salutation. IX. — (visvadjit). 254. IV. 2. (pâkayadjnas). 3. 89. VIII. VI. Sacrifice Roi (protection des sujets). . 172. X. 120 sqq. 9. VII. 257. 83.398 INDEX (de la nouvelle lune). — (aux sages). 112. IV. IV. 2. 152. III. 20. VIII. 7 sqq. IX. 83 sqq. (aux mânes). 68. VIII. 90. 235. 29. III. II. XI. XI. 10. 279. VII. 50. 151. 22. V. I. 178. Cf. 138. VII. 276. 246. 204. 110. — IV. XI. 21. IV. 81. 222. 106. 75. II. IV. — ou Visvadévas (aux dieux réunis). 140. VI. 25. IV.70. aussi les termes spéciaux tels que Agnichtoma. — (au seigneur des créaIII. (au feu : cf. XI. aussi Kchatriya. 244. V.

(adultère). 16. IX. IV. XI. 248. (outrages). 28. III. 105. 23. — (origine). XII. 23. XII. 23. 31. 158. 255. 196. — (meurtre d'un). XI. 37. 23. 110.. 334. Sanghâta (enfer). — (devoirs et fonctions). 225. de la preSortie (cérémonie mière — de la maison). II. Nâgas). III. Soudas (roi). 267. XII. 23. 410. 123. X. — (les Seigneurs des créaI. 100. 121 sqq. 11. XI. 197. 24. XI. 335. tures). Sapindîkarana (cérémonie). 199. 38. 152. 195. III. — (sacrifice du). VIII. XI. IV. 23. Sopâka (caste). Snâtaka(quia pris lebainfinal). — IX. IX. 13. 7 sqq. X. VIII. 91. III. 204. Sarasvatî (rivière et divinité). 38. I. 413.6. Sommeil de Brahmâ. VIII. III. 41 . Satamâna (valeur monétaire). 103. X. (mariage). 39. 38 sqq. — (rite de mariage du). 92.32. 124. 21 sqq. 121. VII. 113. 211 .. IV. II. 89. manas. Sapinda (parent). VIII. 4.44. V. — (nom). Satyânrita (commerce).170. I. III. 374. X. 157. Sâranguî (personnage mythologique). 30. III. 67. 89.118. 77. 99. XI. jâpati). — III. 248. 84. 327 . 46. Saounaka (sage). 129. I. 43. 50. XI. 87. 414. V. 139. 59. III. 192. Soubrahmanyâ (texte).123. 244. 399 Sens interne.195. 17. 2. 226. Sâvitrî (hymne). IV. I. III. Sâtvata (caste). XI. V. XI. Sampratâpana (enfer). 187. II. 104.198. 247. Soudhanvan (caste).34. X. 101. . 138. Savitar (divinité). — (mânes). 150. 251. Somapas (mânes). 112. 137. 186. 86. 145. Sarpas ou Serpents (cf. Sandjîvana (enfer). Soudra (caste) : — VIII. Somasads (mânes). 148. 182. 418. IX. 77. 270 sqq. Soma (divinité). 157. 220. XI. 113. Sivasankalpa (texte). III. (héritage). 100. — (vente du). II. IX. 89. 96. IV. 26. 92. Seigneur des créatures ou PradII. — VIII. 5. 59 sqq. II. 263. V. 180. III. IX. 81. 183. 31. 247.179. 35. IX. IV. 126. II. III. 51 sqq. I. VI. — (funérailles). VII.87. 38.INDEX Sâma-Véda. IV. 102. 226. IV. III. 197. XII. 78. 34. I. Saoumyas (Mânes). 84. IX.

XI. (liqueur). 165. 51. 79. Soudrâ ou adultère (mariage avec une femme). — II. 373 . 193. Tâmisra (enfer). 23. V. Sacrifice funéraire. (présents et aliments offerts par un). III. 139. 131. 239. VIII. Terre (origine). Souvarna (valeur monétaire). IV. par lui-même. IV. Svapâka (caste). 127.47. 337. 37. Tchandra IX. 26. 72. 140. 95. 24. 83. XII. 89. X. 148. Tchâkchoucha I. (fille). 279 sqq. 19 . Cf. IX. 113. 62. Sourâ XI. — en (d'un Brahmane détresse). VII. 102 sqq. 35. Tchailâsaka (fantôme). (Manou). VIII. 78. 95. — (vol). 88. V. Subsistance (moyens de) . Souparnas ( êtres mythologi VII. III.. 223. 383. Soûrasena (pays). Être existant Svayambhoû. 197. Tchândâlî (femme). IX. Svârotchicha 1. VIII. (divinité). 62. IV. 140. Soudra). II. V. I. II. 94. ques). (salutation). 218. 24. 24. 23.135. Srâvana (mois). I. X.191. (d'unVaisya). VII. 44. Tonsure (rite). Svardjit (sacrifice). Tapana (enfer). 27. 92. 134. 176. — (témoignage). 98. — (résidence). Tchaitra (mois). — II. 44.155. XII. IV. (Manou). 100. 95. 75. Tchîna (caste). X. 11. Sri (divinité). 89. 37. 79. XI. XI. X. 11. 248. Srâddha. IX. X. X . 80. IV. (d'un X. 151. 19. XI. 16. VIII.. VIII. 250. 44. 179. III.196. 17. 87. X. — et voies de (violences fait). Soumoukha (roi). III. 182. 65. Tchoda (caste). 26. 41. 99. XIII. Substituée 127 sqq. 13 sqq. Tchârya (caste). Soûta (caste). 44. X. 55. VII. X. I. III. II.400 Soudra INDEX Subsistance — — (d'un Kchatriya). 253 . X. XII. 75. T Tâmasa (Manou). . III. Tchândâla (caste). 88. III. XII. 12. — (tonsure). 303. V. (purification). Cf. 58. 85. Svadhâ (rite). 99. 116. 111. 62. 250.62. 67. 211. XI. 309.137. 223. Soukâlins (mânes). 385 .

X. Varouna (divinité). IX. 301. 75. 302. — V. 83. 113. (noviciat).. 36. Vaisya (adultère avec une femme). 13. 87. 13. 11. VI. 6 sqq.62.. 41 sqq. 67. — (mânes). VII. 108. 197. VIII. 90. I. (témoignage). II. XII. 41 sqq. III. 245. XI. 23. 410. 96. VIII. IV. 180. 32. 31. 127. Tradition. VI. I. — VIII.. Vampires. VIII. 49. 337. (outrages).224. 33.99. 222. Vâmadeva. 382 sqq. Vena (roi). 106. 49. I. III.INDEX Tourâyana (sacrifice). 153. — (origine).67.10. X. 62. II. 110. 25. 82. . XII. VIII. Vaisvânarî XI. VII. Trisouparna (texte). XI. VIII. 35. Trivrit (sacrifice). II. II. 375. . Vatsa (sage). Usure. 87. Véda (origine). (funérailles). Vasous (mânes). III. 19. 116. Vasichtha ( sage ).. IX. 94. 308. — (vol).9. 284. II. 61 sqq. 155. Vârounî (liqueur). VIII. I. 21. — (au service d'un Brahmane). VIII. 31. 12 . 140.X. III. VI. 267. 83. 127. 250. 29. IX. 303. 10. Vena (caste). XI. VII. — (autorité). 23. 382. 130. 384. I. 383. 26 . (sacrifice). IX. (mariage). V. — (meurtre d'un). 11. Vaivasvata (Manou).6.. 86. 47. III. — (tonsure). 411. V. Transmigration. Tretâ(âge). II. I. 418.98. Cf. (salutation). 31. Pisâtchas. IX. 147. Vaisya (caste). 210. — II. Vaisya — 401 (nom). 35. 15 sqq. — (législateur ). 19. 55. I. 326 sqq. V Vachat (rite).106. 140 116. 83. Vaideha (caste). (adultère).277. 27. 65. Védânta (traité). 30. 41. 56. 62. 164. sqq. — (devoirs et fonctions). IV. (purification). 244. — VIII. 88. X. 26. 44. 198. Vâtadhâna (caste). — III. 3. — 11. X. 37. 185. VIII.7. 190. 79. usurier. U III. XI. XI. 85. 106. V. XI. 28. — VIII. 92. 220. 24. 88. 17. 66. I. 160. XI. IX. 376. — (hymne de). 23. X.

43. 195. X. 307. 42 . III. III. 37. 86. (sacrifice). 23. 4. mot). II. II. IX. 7. 44. Yakchas (divinités). I. Y I. (caste). — (sacrifice aux). X. 21. 28. III. Cf. XI. 17. XI. XI. PâvaVers purificatoires. Vidjanman Vighasa (rite).402 INDEX Voeux. Vindhya (montagne). (divinités). Vent (divinité). MARCEAU . II. Visvadjit Visvâmitra (sage). 21. 21. Yadjour-Véda. VII. Yavana (peuple). VII. 96. V. 211. XII.. 173. IX. III. DE L. . III. 96. I. 112. 22. FIN DE L'INDEX IMP. Cf. 83 sqq. 285. 196. IV. Yodjana (mesure). mânî. Vyâhritis. XI. 61. Bhoûh. XI. 87. 29.306. III. VI. 263. V. FRANÇAISE ET ORIENTALE CHALON-SUR-SAONE. Virâdj (divinité). 23. Visvadévas XI. VIII. 121. 75. Vikhanas (législateur). 33. 179. 32. Vichnou (divinité). 42. ce Vrâtya (excommunié. XII. 47. X. 120. 51. Vrichala (caste). 303. 108.265. X. 4. XII. 174. XII. 7. Vrichalî. 121. 303. Vinasana (pays). 165. 124. 133. Yama (divinité). 21. Vente des filles. XI. VII. 96. VI. 92. cf.