La déclaration des droits de l'homme et du citoyen : contribution à l'étude du droit constitutionnel moderne / par [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Jellinek, Georg (1851-1911). La déclaration des droits de l'homme et du citoyen : contribution à l'étude du droit constitutionnel moderne / par George Jellinek,... ; traduit de l'allemand par Georges Fardis,... ; avec un préface de M. F. Larnaude.... 1902.

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Bibliothèque

de l'Histoire

du Droit i5

et des Institutions

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A DÉ'CLARATION
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L'HOMME

DU

CITOYEN

tHistbHtté partielle .

international. politique tituticonel et de'droit avocat."0 de l'Université de Paris . < LIBRAIRIE presse) t A LA MÊME (Sous ~FZ~~jS~~o~~ r~s~~ ~M Dro~ ~< des Ty~~M~o~ ) t. comparé Avec une préface de M.< < ?.9 conclusion internationaux et le rôle des Traités de~ et historique de droit coas~ Chambres. Esmein. par G. Fardis. Professeur à la faculté de droit . Etude juridtque.

oo-o...0""0...0.000.ooOo'"oo.0.~IN.'0'.00.0'00'00 .000000'0'0'0 .000'0./ft~ .00.'00.0'0.T.0"0.0.'00.0 . .0"'0 .0 .'00.:0.0.o"O'O:.¡¡~f:1 U.00"'000.'0000-0:00'..0-. O"Oo'o.Ï~~ ~NSM~ :¡.00.0.'0. F.ooo~oo'o'.'O. ~7 L~mRE DU CITOYEN CONTRIBUTION DROIT CONSTITUTIONNEL PAR JELUNEK PROFESSEUR DE DROIT A L~UNIVERSITÉ DE HËIDELBERG Traduit par Ë~ïOM ~MC~~e r~ne de l'allèiYUAnd Avocat c~ ~M~e~~e de MOM~ef~s Mo<cs GEÔRGE MODERNE Greor~esFARDIS.0..0.oOo ".'0..o.00.0000 .0.00~00 .00'.:0.Bibliothèque de l'Histoire du Droit et des ïnstitutionB LA DÉCLARATION DES DROITS DE ET L'HOMME ~DU { < /A.0 _00'000..0. 'oo'o"o~o.0.0.1]Rom'd 'oO.X{I." 00000.000.000.o .0'0'00..000.0 :O.00'.0. 0.o. .0.00'0.'00'.000.00.o..00:00...'000'0'0:000 .0'..o.'0.0'0.0. 0.00 0. .O'oO'O'oo '0 .000-0.0'00 000. '.0.0000'0.0'0 00'0'0'.00'0:. LARNAUDE PfofeMear&iàFacQÏtédedrbîtdel'UmveraitédePat'M Directear de la J~~Me <!M Z?~M&~c et de ï& Sdence po~~Me N?J.0".0.0001'0: .0'0". "00" '0'.0000'0000.0'00.~o:oo'.G.000.00 .)oOO'o..0.'0000'0'0.0.0'0000.0'.0'00.o.~oo.r .0'0.0.0''0.O~Oo. ~6 ~AM~Mr Avec une Préface de M. ..0.0.0'o'o.R~ 0.00'.0. A.0.0000.00'00.0.0..oO. 0.oOoo:o°O.0.00'0'00 :'0-00.0'0'00.'0 .00'00.0'0 '.O" 00 0'0'.0"'0 00'0.00 ~oooo~.0-.o.0 '.'0'0 0:00.0 :00.00000 .'0 :0.E .0.o.ooOoo~.00 °o'f.:00'00.0.0'0' .00000000 '0'0' .1ID1.0.'00.0 .oi!o'00'0 .0'0 .

.

. que ce~ /~o~Me. Déctarat!on des droits de ne donnera.JB'e ~co~~ .?~ ~w /'o~r~~M~r~pr~. ~~cr~ consacrés </e//m~~ryM~)y'o/M~ allemande /a~Me qui ~?~ problèmes place' Aor~ de p~r. ~<Ao~e dont ~eru~~M~? pcr~ avant tout. n'ait D~~e particulier. C'est M~e étude dissertation t'hommeet ~~M?t ~p~ ~~7~ juridiques. son ~M ~«e ~r~e?ï~y?< ~&~c un ~M~y~/M~~OMr ait droit ~Me ~re a . par lui à laquelle qu'il orzy~a~. 6~Mr~ fcpM~rc de ducitoyen. IL n'est pas de ~M~~o~ Myz ~oMr il n'ait ~pr~e ?yï<~Me~ souvent d'une em<er~~ /'A~~o~ ~M~ ~~a~ l'imles faits et il.PRÉFACE Je y?c ~M~ ~~c rc/y~rc~' /~?7'~ de l'occa~MJ? ~c~Mr~ ~o~ me /b/ ~y'r de ~~M~~ A/. < dont il vient /r~~pa~ /'J/M~ ~Mr la Déclaration des droits de l'homme se ~o?~ et du citoyen. y)?'e~~ y~r/~ce occupe du droit public.

1892). s. 1882). p?'o/!?~eMr Heidelberg soit. 1893). ~fe~c~e~ M?~ JS~~r~c~e ~a~eM~(He!delberg. Ein ~r/a~M~~er~c~o/ 1885). (HcMeIberg. Die ~ec~~tC~e~Va~r Die Z~re von c~ (E'rr~xcA-C~t~r~ (WIen. cette des ~M~e lecteurs des uni- ~Mur~ versités Mais. und <y<a?~~ zu 6'p~o~a ~eo~cM~M~~ ~o~ T~ec~~ C~rec~< der ~~a<e~ï?er<r~e ~~a~~uer&M~e~ ~c~ T~M~ ~r (Freibourg.B. i900). der Donaufrage 6E~e!C~ (WIen.. ~~JRec~o~e~~ao~. (i) OEuvres philosophiques Die Fe~o~c~M~e~ (i872).(Bertmt i898). pour M~e de ~yz~e. 's. (Wien.VI PREFACE M. toute restreinte Bâle est particulièrement français. B.i896).i884). <7~e~ und ~~<e~ c~ Fe~orc~tM~ ~M~/e~~ue~ Leibniz und ~c~op~M~rs (1878). ~er <S'~a/s~Are D~F~~rM~c~er Fardis)..1878). Vol. 7?ec~~ (Freiburg ° (trad. 1 :AUgemeineStaatstehre. D~J~6c~~6r~or~(Wien. ô~xc~ë/z (WIen. . maîtresses Elle pèse du ~e~ ~<X7~ et qu'elle e?~ e~ côté des (i). y~?~.i880). Die ~M~e~ OEuvres j uridiques Die ~oc~e/~MC~ ~(WIen. sont vivement les origines~ discutées. i887). ~e~e~~ la valeur car elle intéressante porte et sur dont institution essenportée~ ?~a~o~a~.

c~ qui ~M~ quelque peu les ~~p?z~ qui. acco~er~ américaine les destinées~ que. V7/~ ~<c~M~ de la ~/or~e Nous renvoyons c~r~M. Etats-Unis la que nous avons été chercher des droits. c'est que r~e~ luttes cAocette voter fa/~c~~<? ministères. être une ce~~ qu'un produit d ans les casernes.c de détails de l'histoire de la Dec~r~o~. cette n'a que efFeis . ~~r~~a~~ nous garderons bien ~~o~y~~ M. peut-être une séance ~pr~e sur le /a~. ne ~e~~ laisser jo~ce tamment celle de Virginie. mairies l'origine ligieuse pr~c?~< réalité.PRÉFACE VH C'est /u~ aux arlicle le problème des origines qui se ici résolu dune y~o~~re C'est ~z~c. La loi d'imitation se trouve ici enco?~ démontrée étonnera dans fait Ecoles. Déclaration est toute C~ ~~o~cro~~yM~M~ jReuo/M~o?~ des ausur a e~r~. p~r article. qu'elle pitre. ont recelé /aCAa~6re(i)~ d~e ~~c~ra~o~ ~y~M~ et ~a~ pre~ et non ~o/~zyM~. p~r~e Nous linek double ~M (i)i7maii90i. ~ec~r~~o~ Le r~~yoc~e~e?~ entre la déclaration établi. JMsur ce~o~~ origine mais il ~r~ retigieuse ~~r rôle. d'abord déc!aration française et quelques d'Elats noaméricain'es. aucun doute.

~/<?~MCM/ des pas /~e ~r~~r~ ~aMr<?~ f~ fait r~r~- que ~~yïe qui . le connait droits l'homme France aux ~4~M~z/ de f~o~ï~e Qui parle et ~M cz~ye~ du cï~ de déclaration nécessairement L'histoire et la Révolution. 91 in fine. Z/O~d~ ces mêmes moT~C~ ~~e épopée. est une A~o~M~M obscure.vm PREFACE de la Déclaration. la ~c~?'?z ment tous. qui domaine o~ 0~6~~ ~c~ra~o?~~ des Jro~ vue la des des /a~. française et révolutionnaire. des J~o~M trouée. Et ?Ï~U~ celte peut bien dire droits. ~~c~~po~r (i). été ~rccomme de ces ~ue?~ qui ont toujours cédées de quelque ûf~COMU~r~ dans laquelle elles.?~~ est c~e~e- Il en est delle. ~~e~ qui trouve fait entrer Le j9r~cM~CMr /ca/x f~~<?y~z est vite en germe et ~?~r~e~ ?z' est pas ~o~M celui ~r~~<??z~ pratique. /OMa&~ une z~c. Pour exclusivement le désir. c?z quelque sorte Z/~z~~Mr en puissance. si la Révolution /r~ la ~c/a?~~o~ le (i) P. ~~e e.rpre~e~e~ le ~co~c~ d'ailleurs lui- ceux que préoccupe de rechercherle point précis ~M~cr~ des droits institution. époques 0~ ~Jec~r~o~ dans le monde.

Mais ils avaient été ~MC~a~ de notre ~UO/M/XO?~ et ils lui ~~?'M?Ï~r~72~ loi des XII Tables.PHÉFACE IX duire C~ ration ~d~ mondé dans la jo/Mpa~ des co~s~M~o~ une déclaLes p~Mp/C~ qui se donnaient 0~ ~6'~&~&~ des droits jp~ ni au Txe jpe/M~ ~~c?~ à la V~ le ~OM~e sachusetts. Il est la liberté ~~r~e. qui ont le plus /?r~~ d'attaquer les principes de la ~~M~parler de ~7~9. ~/?ecA%/ qui ont ~M que ~'aM~r~. <' 7~~r~ laites ~'OMU<?~~donc ~7~ y~or~ (~~ des idées forces aussi merveilleusement que l'ont c/e Qu'ils trouvent que ces pA~ de haute r~ Ccr~) ~cr~ M~c ~/m~ p~ r~p~M ~e ~~M~coMMcr~ ~&?~~ w que le sont encore des /or/MM/~ ô /o~ précises c/ ~?/~o~ c~pn~c~ ~n/e civilisés ~~<?~cc. route de la ~~o~M/zo~. . ce ~o?~cette nouvelle taient des temps moveau credo. cet Evangile ~o~e dernes ~M& du droit dont on ne ~zr~ a~M prodigieux Car c'est z~e 7r~or~~o7~ complète c~ro~ec~ public qui en a élé' la co~J- mode CfM/'OMr<fAM~et ~OMUC~<~C<J ceux Révolution. quel pays <~M~~ c~ pn~c~p~/ a?~ 7?c< et larges. 0~ cite'à M~Mrc actuelle ~M ~6!e~ conscience.

excusables de Mais ~UO~O~ ma~~op~M~ (électricité. Il faut bien r~co?z~e que la 6~~r~~ droits ~reuM auteurs ~07~ bien ces ~brm~07~. l'impôt et ~~M/r~~rmczp~ Il e?z est. ~zuz~ CoM~rc /OM< de son o~~rc~ Aor~o~ et c~c?MM. il y a cent C~ Ce n'est ~M'~ pM~ y7~77Z~ ~M~~?~. ~M~ ~~?~~oya?zc~ /b~~e~< en ~uo~~Mr~~M~. c/e. le /~r<? ~o~ e?zco~. ce p~y~ M~ peu vieilli ~c~o?~ ~~72~?~ ~M~~e/o~ ~e~e~~ les laits peu brutaux. ~ro~ze~~<?~ ~~ccro~rc 5~r et un e< le p~c~ ~?zco?' ~o~ ~o?~ se glisse tous les jours dans des r~~or~ ~oc~~r OM on yz~Mr~z/ pas soupçonné. ~M contraire. La déclaration des droits ~</OM~ z~r~/?~ ~M~e< L'Etat-y~?~ ~~<?~<?.x p PRÉFACE y~zo~z~ domicile. seulement l'école et le service mz~zre qui sont ~ue~~s c'est encore fep~~e/! o& devoirs ~or~M~. o?~ jPoMU~u~rp~r~u~~ce ym~M5< &OM~u~e co~/e~y~e~ la production ~7~ c~rce~ mais les . non ~M/ c(~ ses songé. la /~e~ presse. en ce y~oqui ~~6~e~~ ment ~~e crise re~oM~e. Z'F~ <zccrM son yd~.

recouverl z~ze /?x~émergera lé- ~r~~y/~yM~c~~ f~oc~~er~M~~r~~c~o~~ ~eM~ . de traces. on cherche à co~et on lait /~M~e ?'oM~ quand battre p~rce quelques e/~oree loir des ré formes r~ se trouvent qu'elles c~c~~oM~ro/ <?~ co?~r~~c~yz avec déclar a/ Ceux qui l'ont ~ar~~ été les premiers à vouvotée ~n~~ s'ils avaient deviner les la ~o~~er ces ~/or/7?~ yzec< ~~7~9 ~~r~czp~ des droits est assez z/T~or~~ se co~o~r ~e?z voir quelquese~ est même a&~o/M~~o~r certains soit elle. social et assez ne cr~re formations qui rendent Ce qui reste d'ailleurs de la déclaration po~r ~M'o?~ puisse uns s'en aller à la ~r~ ~M~ aucune vérités ~ra~/by~~o~ jP~M~re un jour disparu. ~~M~/ sans ~oc~ro/i9?x~ OM l'ordre ~a r~o~ laisser d'oit po~~M~Mr a~~ ~~M~ /?/o~~ nouvelle. A~r ~zo~~ cey~ ~c~ f~M~e~ &r~c~~ co?~ï~. prennent qui n'est. ces y'or~ en ? suite. forme que dans la déclaration C~prmc~~7~?z/er~~ cela ?~~p~ des droits ont ~o~c ~~z/~ ~OM~MJ?.les rapports eco- cM~y~Mz~core ~o?7~e.PREFACE XI de la vie ~a~rxe~ et. . par hommes ~~e p~o~~M~~ le droit.

il c?x ?'e?~ ~<?~z< Z)~ toitte société.. de ~Mr~ que celle de La liberté de c~~c~ce pOMry~-e~ Et ~r. quelle que soit <?o~ orsoit X~ ou socialiste. A~OM~~o~~ /?~ <y~e~ p/M~ à des de cent ans. de ~r~z~~or~re ~~c~o??. Rien de c~~ ?~~ zm~o~ a rien ~z???~o& ~o~~M~.XII PRÉFACE leur totalité. ce ~erc/ fait ur~ ~7~0?~ c/ la ~r~x~Mr ~ny<czp~ ~<? celte resteront l'humanité ~~C?/~ et ~M7Z rz<?~ ~p~c~ /~pro- les métiers. ~0/ ~C e/ c'est ~?z. /~yo?~' oit les ~?~/<?~zo?~. de 77~ de plus a~c~M<? l'immuabilité que dans la vie sociale 7~ ?z~ de crozre à et ~~p/?o~?z~ ~o?z~-z~ c<?yoMr~Z~j9?~7zc~<?5 donc 5om6r~ ~M?z~ y~ encore f~~/?yxz~c ? TVo~. . doute & /o~?/ ~u~zr. et que cent ans ~MXU~ Cessons des m~~y??~ ap~~M<??* la /)~ ~6'r~ ~r~~ pas toujours ?~ ~o~ ?~co~?ï~~re<??~~ hommes d'autres vertus et. certes. la des f onctions comme le ~cro7~ devenus ~r~n~ ~~ryy2~~ 50??~ ~OM?~AMZ celles de /~yM~ce OM c~o~r-poMrce~~c~/c?~M~ ?z'y ~Mr~t-il pas e?~corc de la ~c~r~o~? qu'on ~~c/zoy?~ ~/<??z~~ ~uoxr~~? donc d~M~ sottement celle ~C~?' ~o~ des ~ro~. o~z/yz~ ~~7~/?~ ~<?~~7'/zcM/z<?r.7~ ~&o?~~ ~OM~<?.

PRÉFACE X1H ~MC~ ?~~e cet ~oyo~ ~~c~9~ ~~C~eM. ~c~r~~ de la ~UO/M/) 7~ r~~r~ ~~Mr ?ÏOM~ 7ZOM~. LARNAUDEy public Professeur de droit gênerai ~rUûivers)tié de paris. F. . ~e ~z ~<? py~e?z~ ~<?r~ ~?~ pz'e~ c~~ r~~O~ZO~ /?~ ~y~ e~ ~Mr ~? celui ~?720~ <9~ ~o~7x~. ~M~e ~M &~ ~OM~ ~M'e~ /a~. encore <yM~ lui ~0~ 7'<?CO?Z~ &ZC~ ~M~ e/ ~M~ /Â y'OM~.r ?~~<?~<?~< ~ua~. qui ~o~û?e ???arc~e ~~?~~ c/ ~u~c ~M/'o~r~A~z.

H<idelber~.23jumi895. a a c .1 ? -< i . de y~coMrzr f~o~~o~ ~A~ozre ~er~Mre Il encore. c~r &~e des ~~M~y~ qui M~ modernes. jF/roce~ vue ~~<?~&/e voir ~e Tzo~ ~xr 7~ ne ~M/ ~o~r e/M~e72e~?' dans les ~r~. et 6~/M~r dans ~e~/ ~o~eyz~ Heidelberg. ~OM~ en c/~rc~r ~on~e eM~-me~~<? se c~~op~~ ~~eM ~oc~~ qui ~e se ~2oc?z/?~~ comme c~zo~ 23 juin 1895. 1 p f '~? -\«.P7~4C~ DF Z'7~~7? Cette ~M~e été eC?'~ focC~~?Z ~MTZ OM~y~e ~M~e ~m'occ?~ ~6~MZ~p~. et avant ~A~~zre des z/z~M/ des coyzcep~yM~~Me~.

i . mais dénotaientune Inexpérience absolue des choses son pathos creux publiques. nements française.CHAPITRE PREMIER LA ET DECLARATION DU CITOYEN FRANÇAISE DU 26 AOUT DES DROITS DE SA 1/HOMME PORTÉE 1789. de diHerents côtés~ !6s les plus opposées. critiques hommes sont pour du 36 août constitue de la Révolution plus importants Elle a essuyé. Ils se sont appliqués formulas abstraites étalent ne répondaient dangereuses qu'eHes réatité politique. et souvent à cette conclusion qu'elle a contribué cet état d'anarchie dans après !a prise de la à démontrer que ses ambiguës et par suite pas à la venus à créer beaucoup !a France est tombée lequel Bastille.. La déclaration les des droits 1789. de l'homme un des et du évé- citoyen. Des historiens et des d'Etat l'ont discutée à fond.

des Kaiserreiches und der Befreiungskriege. troublé le calme du jugeles passions et fait taire tout senment.263. dans le droit positif des Etats du continent.zôsischenRevplution~I. Das Zeitalter dér Révolution. par contre. des particuliers public ne connaissait chefs de l'Etat. D'autres. comme on sait. On a bien tique observé de ce document. contemporaine. et qu'il conen soit de la aurait de nos jours. et Weiss. et sv. surtouLdes l'ont célébrée comme une révélation français.2 LA DECLARATION FRANÇAISE DES DROITS égaré les esprits. I. France La Révolution. 273.p. enflammé timent de devoir. fondement de l'ordre éternel comme le don public le plus précieux ait fait à l'humaque ta France nité. portance qu'il a dans l'histoire serve valeur tenues constant encore la portée et polihistorique mais beaucoup moins. ensuite Les origines d~ la par B~r~ par Ta~c. Geschichte dor irand888. 46' . p. (i) Ce jugement et Bc~Aa~. la notion des droits subjectifs et publics de l'individu. I. il n'y en est même pas question (i). 229 sv. O~c~M. Quoi qu'il des propositions conintrinsèque générales dans cette déclaration. de devoir. à portée universelle comme un catéhistorique chisme des principes de 1789 qui forment le. l'irndu droit. La littérature de droit jusque-là. les priou de certaines a été émis. p. vilèges que les droits es des classes. . en premier lieu. il n'est pas moins son influence que s'est que c'est sous formée.

DU 26 AOUT 1789. oeffentlichen Rechte. Ce n'est que par la déclaration des droits de l'homme que s'est formée. Cours professés à la Faculté de droit de Paris. des pas. la notion des droits subjectifs du citoyen vis-à-vis de l'Etat. Plusieurs contemporaine auteurs. System p. i03 et sv. Les droits paraissaient que sous mais ne constituaient titres caractérisés des sujets n'apgénéraux forme de devoirs de FEtat. En se basant sur. M. (3) Cf. jusqu'alors~ naturel. LantOM~. dernier lieu ont été énu1848 (2) électoral française de l'indifrançaise~ garanties par de droit. Hélie. Dispositions de la déclaration fondamentales de la France. pour l'individu. dans toute son ampleur. Jellinek. n~ 1. notion précédée. H en est autrement et la littérature dans l'enseignement en consien France. prenant dération de la science de droit public V. en droit positif. Sous l'influence (i) Titre premier la constitution. 3. Cela a été réalisé en premier lieu par la constitution du 3 septembre 1791. la déclaration des droits de l'homme elle fixait par et du une la dont elle était citoyen série de droits naturels constitution Ces droits mérés (1). (2). Les constitutions p. et civils garantis qui en dans la constitution du 4 novembre avec le droit forment jusqu'à présenta la base de la théorie et de la pratique en matière de droits subjectifs et publics vidu (3). SA PORTÉE 3 corporations. der subj. les résultats en Allemagne. n'était connue que du droit qui. notamment adoptent un point de vue différent. .

4

LA

DÉCLARATION

FRANÇAISE

DES

DROITS

toutes les autres constitutions du contipresque nent ont adopté de pareils de droits, catalogues dont les formules et les propositions, plus ou moins aux conditions de adaptées particulières divers rences Etats, présentent non seulement souvent dans de grandes la forme, mais difféaussi

dans le fond. d'avant La plupart des constitutions allemandes une section sur les droits des su1848, contiennent constituante Nationale jets. En 1848~ l'Assemblée vota, à Francfort, taux du peuple cembre exposé 23 août un exposé des droits fondamenallemand qui fut publié le 27 déloi d'Empire. Quoique fédérale nul par décision cet du

j848y comme ait été déclaré i88l,

une imporcependant tance durable, de ses dispositions puisque plusieurs ont passé presque textuellement dans tatégistation actuelle de rEmpire(i). postérieures de droits ont Dans les constitutions européennes~ catalogues à l'époque de 1848~ ces été reproduits sur une

il a conservé

échelle. grande la constitution

H en a é~té ainsi, notamment, dans du 3i janvier 1880~ et prussienne
Essai le droit d'une théorie des droits

Cf. aussi

thèse

des subjectifs 4899. Paris, (i) kirche, Sù~my,

Bar<Mc~. administrés dans

de

administratif

français.

DerVersuchderReichsgrûndungdurchdiePaulsLeipzig~ i892, p. 23.

DU

26

AOUT

1789.

SA

PORTÉE

5

aussi triche 3i

dans sur

la loi fondamentale les droits 1867.

décembre

généraux En dernier

de l'Empire d'Audes citoyens, du lieu, ces constitutions prindes

dans les cipes ont été énoncés Etats balkaniques. de la confédération La constitution du Nord,

du 26 juillet 1867, et celle du 16 avril 1871~ forment une exception allemand, à ce que nous venons de constater. remarquable Nulle part, on n'y voit mentionnés les droits fondamentaux l'Empire, d'autant formulés des individus. cette déclaration Dans la constitution n'était pas nécessaire, de

germanique de l'Empire

plus que ces droits étaient expressément dans les constitutions des Etats partiDe plus et c'est une remarque que des

culiers. nous

les plus importantes déjà faite à Francfort ont proclamées règles fondamentales dans une série été mises en œuvre de lois de Et il était oiseux de donner à ces droits l'Empire. une consécration constitutionnelle à part; en effet, le Reichstag, devait avoir le qui certainement d'intérêt à leur plus des-conditions observer constitution maintien, n'avait spéciales pour (1). En réalité~ les droits subjectifs pas modifier à la et

avons

(i) Lors d~) la discussion ,jeta toutes les propositions

de

la constitution, le Reichstag refaire dans le qui voulaient figurer

6
publics

LA

p DÉCLARATION

FRANÇAISE

DES

DROITS

sont beaucoup plus largement dans l'Empire et appliqués compris d'Allemagne des Etats dont les constitutions que dans la plupart des déclarations de droits renferment expresses de l'individu fondamentaux. C'est en jetant exemple, et sur la pratique l'Autriche. On peut différer voir, par qu'on peut un coup d'oeil sur la législation et administrative de judiciaire sur la valeur et la portée de principes abstraits de l'individu juridique en quelque sorte, pas mis en œuvre ce

d'avis

de l'énonciation pratiques ayant trait à la situation dans lettre dans l'Etat.

Ces principes sont, morte quand ils ne sont

on nepeutnepas desloisdétaillées toutefois, sur ce fait que la reconnaissance être d'accord de est historiquement ces principes liée à la déclaration L'histoire constitutionnelle a la française. lourde tâche de fixer l'origine de la Déclaration des Droits de 1789. Il importe de bien connaître cette le pour comprendre de l'Etat moderne, mais aussi la sidéveloppement à l'individu. tuation qui y est assignée Jusqu'à on s'est contenté d'énumérer dans les présent, les précédents œuvres de droit public, de la Déclaorigine non seulement

texte riaHen

constitutionnel der deutschen

les

droits

fondamentaux. III,

Reichsverfassung,

Cf. BczoM, Matep. 896-iOiO.

la pl us répandue L'opinion théories du Co?~r~ social ont tion des Droits d'Indépendance rique du Nord. d'indépendance Mais on n'a pas fait de recherches plus approfondies sur les sources ont puisé les auxquelles ration Français. présentement soutient suscité que les la Déclara- de l'homme~ et que la déclaration des 13 Etats confédérés de rAmélui a servi l'exactitude de modèle. Examinons de ces assertions.DU 26 AOUT 1789.– SA PORTÉE 7 de 1789~ depuis la « Magna charta )) jusqu'à la Déclaration des Etats-Unis. .

.

CHAPITRE II LE CONTRAT SOCIAL DE LA DE ROUSSEAU N'EST PAS L4 SOURCE DECLARATION FRANÇAISE.plus étendu science en ce genre une après traite ~o~~M~ l'ouque la France déque la RévoluDroits de Paul Janet. Dans vrage son j&z~o~'e le.-J. qu'un tel acte ne vient point Rousseau?. principes autre chose ne serait-elle social selon les idées de Rousseau~ et les et les conditions 1 (i) « Est-il de Montesqmeu. possède~ taillée du Co~oc~~ cette oeuvre de Rousseau tion. autre chose que le contrat passé entre tous: '¡' . L'idée de ta l'homme se ramèneraitaux ene-même du contrat droits exposition de l'influence sur des a exercé Déclaration La déclaration que te libellé de Rousseau. la déclaration nécessaire nmis est-il particuliers que les clauses de ce contrat? (1) de-prouver. Mais l'acte même de de J.

6. Même la propriété à n'appartient l'individu le contrat lement de l'Etat. l'aliénation totale de chaque associé avec tous. :(: . ct< L 9.9. à Le contrat l'aliénation de tous les droits savoir. op. 3~ éd. L'individu seul atome de droits dans l'Etat (3). 6. seule. selon les idées de Rousseau? N'est-ce pas Fénonctation des clauses et des conditions de ce contrat? » Histoire de la science politique. mais ne qui. détermine générale doit et ne peut être restreinte juridiquement par aucun pouvoir. 458. 457. (2) « De plus. complète de l'individu conserve à partir ce qu'il à la communauté plus pour lui un du moment où il entre ne (i). social se réduit à une seule clause. Tout de la volonté compréhensible le contrat social a en fait de. (3) (t Car l'Etat. )) de ses membres les Membres de la communauté. (i) « Ces clauses. ses droits à toute la communauté~ Du contrat social. p.. bien entendues. l'aliénation se faisant sans réserve. J.10 LE CONTRAT SOCIAL DE ROUSSEAU C'est une chose difficilement auteur si bien qui connaît qu'un ait pu partager en cette matière l'opinion courante. qu'en vertu d'une concession social rend l'Etat maître de tous les biens comme à posséder seu(3) qui continuent « ~~z~r~ ~M &Mzc (4). droits. se réduisent toutes à une seule savoir. l'union est aussi parfaite qu'elle peut l'être et nul associé n'a plusrieh~ réclamer op. c~. v Les possesseurs étant considérés comme dépositaire~ (4) < du bien public~ ~1. à l'égard de ses membres. est maître de tous~ leurs biens par le Contrat social. II le reçoit ses limites.

N'EST PAS LA SOURCE DE LA DÉCLARATION FRANÇAISE M consiste dans ce civique simplement la détermination de après qui reste à l'individu la loi seule ses devoirs civiques (i). La liberté doivent être égales pour tous les citoyens c'est souveraine. espèce pas de loi fondamentale social. les lois peut les édicter. tout acte (3) « Ainsi. juge de cette importance. du pacte. une limitation juridique est expressément rejetée par Rousseau. de sa puissance. qui porte en ellepour la. de sa propre nature d'ailleurs. même le contrat tous de garant envers de souveraineté. générale. la société) et qui se présentedu souverain. I. 4. Selon le contrat social. I. de sa liberté. de tout dont à la commument la partie cela l'usage importe mais il faut convenir aussi seul est nauté que le souverain » ib. la nature du corps politique loi qu'il ne puisse enfreindre. que tout ce que chacun (i) c On convient par le pacte de ses biens. puissance même ses garanties (2). les sujets. la déclaration l'Etat et les individus la ligne de démarcation éter- aliène. 7. elle découle. obligatoire » x6. pas même le contrat des droits prétend tracer entre Or. souveraine n'a nul besoin (2) « La puissance » ib. -7 . II n'y a pas de loi fondamentale dans qui puisse lier la communauté~ social (4). que oblige le souveil n'y a ni nulle du peuple. c'est seulesocial. la seule limite. II. Ces devoirs. (3). ? II. par la nature c'est-à-dire tout acte authentique de la volonté ou favorise également (4) « Il est contre rain s'impose y avoir le corps une ne peut pour les citoyens. 4. d'un droit originaire La conception que l'homme transporterait rait comme.

par « les droits et sacrés de l'homme inaliénables v (i) ». L'ancien régime. cit. comme la limite qui. par absolume nt contraires à toute déclaration suite. La Déclaration tradiction seau a exercé. d'eux. se fit en conde Rous- avec le Contrat L'œuvre il est vrai. l'idée 26 août social. une fois pour lui est imposée toutes. et garantis par la constitution. découle non le droit de l'individe la volonté du. Taine. inûuence de style mais de la Déclaration d'une autre même source. mais la toute puissance générale est sans limites. que Les principes du Contrat social sont. Bien mieux qui. op.12 LE CONTRAT SOCIAL DE ROUSSEAU le législateur doit toujours avoir devant les yeux. des nelle droits car. provient 113* cessairemeni « Le poudu 3 septembre i?9i. (2) Cf. naturels. titre premier (~) Constitution voir législatif ne pourra faire aucune atteinte et loi qui porte de droits naturels et civils consignés mette obstacle à l'exercice dans le présent Utre. ¡. 32i et sy. p. juridiquement. sur quelques formules de une certaine cette Déclaration. . que Janet. Taine a saisi du les conséquences 1789 du Co?x~z~oc~(3).

celui du bainiage de Nemours est particul-ierement ace point de vue il contient un charemarquable « de la nécessité pitre intitulé d'établir quels sont les droits de l'homme et des citoyens (1) ».CHAPITRE III LA DES « DÉCLARATION OF RIGHTS FRANÇAISE » DE S'EST INSPIRÉE DES DU NORD DROITS) BILLS DES (DECLARATIONS L'AMÉRIQUE COLONIES L'idée exprimée d'une déclaration avant des droits était des en France !a réunion déjà Etats Elle se trouvait dans nombre de cahiers généraux.sérieIV. . Archives opposer à toutes parl~menaires~I. projets. une déclaration qu'ils puissent et d'en faire les espèces d'injustices. celui qui se trouve dans te cahier du tiers de l'homme (i) « De la nécessité d'établir quels sont les droits et des citoyens.p.i6ietsv. ainsi les autres Parmi qu~un projet en trente articles.

Geschichte (Histoire 3° éd. des deutsches Staatsrechts édit. Revolution de (4) Cf. p. p. 221.. op. 281 et sv. parlementaires. Staatslehre I. Paris. de l'homme p. du document américain~ que le caractère positif de et du doctrinarisme en face du verbiage obscur lui opposent la déclaration française (4). Hachette. V11I. Stahl. bis 1800 (Histoire de Geschichte l'époque Revolutionsde- révolutionnaire puis i789 jusqu'en 1800). 169. zeit von 1789.14 DECLARATION FRANÇAISE état de la ville de Paris. p. le il juiiïet n89~ proposa de droits et présenta une déclaration titution même temps un projet d'une telle déclaration La doctrine incité est dominante croit à cette proposition de FAmérIque pendance d'ailleurs Lafayette à la consen (2). La Révolution I. la déclaration du. p. 274 blable aux déclarations américaine. des textes publiés et du citoyen V. -lors de sa délibération Plusieurs d'une fasur cette déclaration. a été que Lafayette d'indépar la déclaration du Nord (3). p. 222. 4 juillet d'indépendance i'776. . Sc~M~e. v. cit. p. I. '73. relèvent la manière brève et concise. 368 « Ici nen de semp. delaconstitution précises Adde Note l. çon é)o~ieuse. par exemple. 4" ëdit. D'autres (i) Archives (2) Archives collection droits parlementaires. Sybel. der 1900.« Cf. 1 der franz. 523 Taine. H.Lehrbuch la Révolution française). à ce sùjet'Ia sous le titre La déclaration des de i'789. H. présente ce un intérêt fut tout (1). ainsi. (3) Cf. Cette dernière le modèle que la comme regardée Constituante eu t à l'esprit. H<ïcMSser. particulier Dans t'Assemblée Nationale~ d'ajouter qui. 26 et sv. V.

p INSPIRÉE DES « BtLLS OF RIGHTS )) AMERICAINS

i

aussi, miers nion

comme

un contraste de

amendements

plus topique, la constitution à leur qu'ils 1789. influence aient Cette

les prede l'Usur la

même (1), ou croient bien déclaration française~ seulement après le 28 août vient

été adoptés erreur pro-

de i789 est reprode ce que la déclaration duite mot à mot dans la constitution du 9 septemelle est inévitable bre 1791 pour celui qui n'est pas assez farnilier avec l'histoire constitutionnelle et qui a seulement devant les yeux les française, de telle sorte que la détextes des constitutions, de 1789 paraît une date postéclaration porter rieure. C'est remontent une opinion générale. pour au delà de la déclaration tous ceux qui

d'Indépendance le premier 1766~ contient du 4juIHet série de droits de l'homme (2).
(i) Stahl, la note refusée. op. cit., ,que Jefferson p. 524; proposa Taine, une loc. cit.

la proclamation

française, que des Etats-Unis, exposé d'une

Il

relève des

aussi droits

dans qui fut

déclaration

les déclarations des (2) Ste~ op. cit., p. 523~ cite <en passant Etats mais n'indique exactement de quelle particuliers, pas elles émanent, ou dans elles se trouvent époque quel rapport avec la déclaration De plus, il ressort de sa remarque française. op. cit. t. M, menaméintroduction, p.XIV et sv., les déclarations d'une façon exacte,leur relation ricaines, sans'préciser pourtant, avec la déclaration française. qu'il ne.Iesconnaît tionne dans son aussi, pas de bien près. Ja~

1C

DÉCLARATION

FRANÇAISE

La ne

déclaration

d'indépendance

de

FAmérique

présente ressemblant

seule cependant qu'une proposition à une déc!aration des droits. Elle est incontestables suivantes et évi-

conçue en ces termes « Nous regardons comme dentes tous par eUes-mêmes ont les hommes par que été

les vérités

été doués tiénabtes;

le Créateur

Que créés égaux; qu'ils ont de certains droits ina-

parmi ces droits on doit placer, au du premier rang, la vie, la liberté et ta recherche la jouissance de ces bonheur. Que, pour s'assurer ont établi parmi eux des goudroits, les hommes dont la juste autorité émane du convernements toutes les fois gouvernés. Que, deforme de gouvernement quelconque qu'une elle a vient destructive de ces fins pour lesquelles sentement été établie, de t'abolir, ment, le peuple a le droit de ta changer .pu et d'instituer un nouveau gouverneen établissant ses fondements sur les prindes

dans la forme ses pouvoirs cipes, et en organisant la plus propre à lui procurer qui lui paraîtra la sûreté ou le bonheur (l).~) Cette généraux proposition qu'on peut est conçue difficilement en des termes y voir en si

(1) Traduction p.32i(éd.dei868).

de

JLc~oM~/c.

Histoire

des

Etats-Unis,

t.

It,

1NSP1RKE

DES

«

B1LÎ.S

Or

RIGHTS

))

AMÉRICAINS

n

faire découler

a priori de la déclaration Cette à Lafayette.

tout un système de droits. Il est donc invraisemblable qu'elle ait été le modèle une certitude grâce

française. devient supposition En un passage

de ses Mémoires, qui il nomme a passé complètement inaperçu, jusqu'ici à la le modèle qu'il a en vue dans sa proposition Constituante (1). It fait justement observer nouvelle confédération des du Nord n'était rique d'édicter des règles de toire alors droit de la que le congrès Etats libres de l'Amén ullement ayant force en état

pour les colonies particulières élevées au rang d'Etats souverains. dans la déclaration d'indépendance,

obligaqui s'étaient que, sont

Il expose seuls

do la souveraineté nationale te principe exprimés et le droit de changer la forme du gouvernement. Les autres droits sont seulement d'une contenus, dans rénumération des violaimplicite, tions de droits doit être justiSée par lesquelles la séparation d'avec la mère patrie. Mais il en était autrement des constitutions des manière

et manuscrits du général La(i) Mémoires, correspondances t. II, p. 305, Paris, /'<M/e«e, publiés Londres, i837. par sa famille, Dans le texte allemand, l'auteur cite Lafayette l'édition d'après de Brockhaus et Avenarius, en quesLeipzig, 1837, où le passage tion ûgure au 1.11, p. 46.
2

p. La déclaration Etats particuliers de la proposition influé seulement de la Virginie et celles des autres de l'Amérique~ étaient !a source Mais elles n'ont pas de Lafayette. Leipzig. Déjà. constitutives des d'Etats-Unis Franklin. libraires sous Dédié associés. de dite. mais aussi sur tous ceux des sous une déclaration faire adopter qui désiraient se trouvent droits. Le obligatoire pour les représentants Etats M?~ p~rc/~<? déclara~r<??mcr . /M~ dans le ~e~z~ propre ~o?z des droits. la V~~ze (1). dont devaient servir aux représentants du les principes de règles soit dans les autres exercices de soit aux conventions. peuple. cit. colonies de anglaises. des lois (2) Recueil fédérées tentrionale. Edit. » op. ( traduction due à l'initiative de BenjaUne'autre successivement que se donnèrent (i) « Mais les constitutions de déclarations les treize Etats furent précédées des droits. 47. 305. particuliers connues en en 1778~ avait paru en Suisse une dédiée à Franklin traduction française (2). constitutions étaient des Etats alors' bien Les nouveUes rAmérique~ France.18 DECLARATION FRANÇAISE de l'Union celles-ci étaient préparticuliers des droits qui avaient force cédées de déclarations du peuple. chez . sur lui. claration des droits proprement t. p. conles la dénomination à M.E7~ qui ait ~o~~ ce mot. Déjà les cahiers précités l'influence de de ces déclarations. La Virginie fut la première à produire une déleurs pouvoirs. IÏ. le docteur l'Amérique-SepEn Suisse.

. En constitutions que ont eu les premières et en France. 28 et sv. une place éminente. on a déjà commencé à apAngleterre dès constitutions américaiprécier l'importance nes (2) présent étaient en Allemagne" elles sont restées jusqu'à pendan t anciens presque les longtemps. jusqu'à préinfluence sur la de la Révolution franconstitutionnelle législation on çaise.. op. II The state governments Commonweaith. C/t. cependant. part. a été faite de tous les textes américonstitutionnels difficilement (i) Cf. dernières est rehaussée avant même droit d'éminents historiens pas celles dans l'histoire des particuliers. Paris. non qui occupent.. cit. inaperçues. ~7. jusqu'à ces derniers la constitution connaissait en Europe seulement de l'Union.INSPIRÉE DES « BILLS OF RIGHTS » AMERICAINS 19 mm sent Franktin faut lui-même~ Il s'en beaucoup suffisamment reconnu fut publiée que l'on ait leur en 1783 (i). ouvrage American vol.Bor~~d~ tions Etablissement et revision des constitua et en Europe. p. en Amérique i893.ignoré de et de professeurs Etats de l'Améripublic. et Bor~~M~. 1. dans leur ensemble qui. notamment. Bryce. que les Etats particuliers écrites. textes constitutionnels accessibles en Europe. temps. Sans doute. moconstitutionnelle de ces L'importance tout par ce fait. . grâce à l'édition en i877~ sur l'ordre du Sénat des Etats-Unis. En général. l'excellent de James The (2) Cf. p. derne.

. Compiled under an order of thé United states senate by Ben. II. comme cela appert de ses développements dia l. de son Histoire des Etats-Unis.20 DECLARATION FRANÇAISE cains est dans les temps (1)~ depuis t en état maintenant de ces documents dont plus s'orienter les reculés~ tacitement est on l'importance si des droits a été imitée. page ii. ne sont donnés que les plus importants. Perley Poore. contiennent que des discussions ou des ces projets de pure doc- grande. à pagination continue. déveloples idées amépent avec plus ou moins d'ampleur ricaines. projetsde depuis se trouventdans les cahiers~ jusqu'au 21 projets qui ont à t'Assemblée été déposés Nationale. 2 vol. plutôt I! est résultat t développements qui appartiennent de la métaphysique au domaine politique. i88o. M. Paris. and other organic laws of the United states. Tous tes la déclaration ceux qui i française. ne En fait d'additions originales. ments de répoque coloniale.2 vol. française dans son ensemble. Enfait de docuhington. Wasi877. aussi GoM! Les Cliartes coloniales etIesConsti* tutions des Etats-Unis de l'Amérique du Nord. V. La déclaration trine. (2) Ceci n'est pas tout à fait clairement aperçu même de Fauteur français qui connait le mieux l'histoire américaine. de s'y arrêter ici. colonial charters. » amérides « bills of rights cains ou de la « déclaration of rights » (2). Laboulaye. t.. Tenons-nous au superflu à la déclaration telle qu'elle fut adoptée (<) Thé Fédéral and state Constitutions.

en i900 des textes publiés l'homme. Hachette. Paris. Cf. VIII. débats dans les séances du 20 au (1) Cf. p. La déclaration 30-14.INSPIREE DES « BILLS 0F RIGHTS D AMËMCAYNS 21 après de longs 26 août (i). p. des Collection droits de . Archives parlementaires.62. 461-489.

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de i663/ et le Rhode Island.CHAPITRE IV LA ET DES DÉCLARATION ÉTATS DE DE LA VIRGINIE DU NORD AUTRES L'AMÉRIQUE re1776~ le Congrès de Philadelphie les colonies résolues à se séparer de la présentant mère patrie. tère charte Ils se contentèrent de constitutions. les plus anciennes constitutions du mot (1). à l'origine. les invita à se donner des constitutions. celle de 1663 ce sont. Parmi les i3 Etats qui. formaient avant il l'Union~ la Révolution avaient suivi cette invitation et les deux autres française. de ce fait. coloniales les' chartes leur qui octroyées par la Couronne d'Anglede leur donner eut le caracainsi la Le Connecticut Le 18 mai conservèrent avaient été terre. écrites~ au sens moderne (i) Le Connecticut remplaça sa charte coloniale par une nou- .

en i84i seulement. XV de la non plus le pas de réunion pour qui apparaissent of rights (art. bien couvent t méme~ dispositions velle (i) constitution déclarations~ celle laformede de nouvelles y sont ajoutées en 18i8. la de la Virginie. modèle citoyen claration de ce dernier du Congrès. Cette constitution un solennel « bill du 6 mai avait pour 39 juin )) (1) qui le 12 juin son par la Convention Mason. 1908-1909. égaleXVI) de la Pennsylvanie. celle et le Rhode Poorc. Lxiv. Island. (3). . que c'était Jefferson. Banch.la Virginie fut la première Ce fut Fœuvre de la adopta une constitution. pour de Pennsylvanie. ne contient ration de la Virginie rien sur de a été qui Constitution droit ment la formulé. à Williamsburg qui siégea 1776. auteur était t Georges Madison a exercé considérable sur influence sa rédaction une » était un védéfinitive (2). History London. Massachusctts. !t.Dans of rights Etat. Ce « bill ofrights préambule fut adopté ritable déclarations pour toutes les autres des droits. cit. qui avait les autres rédigé la dé- bien des propositions difîèrentpar de la Virginie. cro~. Virginie comprend (3) La déclaration 30 et celle de Maryland. même pour celle du Congrès des EtatsUnis. qui ne fut adoptée que trois semaines après Notons celle de la Virginie. 42. et première le droit fois. dans première elle ne mentionne de pétition dans le bill d'énngration Fart. La décla- fois. i86i~ 16 jusqu'à le droit yif~ articles.. du bill of rights (2) Cf. de la. op.24 DÉCLARATION DE LA VIRGINIE Parmi qui convention au les au tres Etats. sur la formation of the United States.

II. Caroline du Nord. ¡ des lois constitutives des colonies cité (3) Recueil anglaises. Vermoni. nière de J\ewénergique particulièrement par 'la constitution York du 20 avril n'77. 1776. 1776. Jersey. Et~ts-Unis que le i8 février est reconnue d'une manotamment. 1338.31 (entrée en vigueur Dans le 2 juin 1784. p. New-York.) les plus anciennes constitutions de NewCaroline du Sud. (2) La liberté religieuse. art. ci-dessus. indépendant jusdes La qualité d'Etat a été contestée comme qu'en i790. 23 articles. elles contiennent dispositions qui rentrent française l'année claration (i) dans cet ordre contient d'idées (2). XXXVIII. i5i et sv. p. après celle expresses de la Virginie. New-Hampschire. il n'a été reconnu i79i.ET DES AUTRES p ETATS DE L'AMERIQUE DU NORD 25 de droits. 1776~ 1777(1). des « bills of rights)) font défaut touparticuliers maintes tefois. Massachusetts. 1780~ 1783~ Maryland. Elle compte . Elle fut de Vermont. on tété encore formulées~avant 1789~ dans les constitutions de Des déclarations du 28 septembre il novembre 18 décembre 8 juillet 2 mars octobre Pennsylvanie. Poore. et Georgie. La traduction de « dé- des m8~ constitutions pour (sic) des américaines~ Delaware une droits à l'Etat membre expositive (3) ».

même le de plus faire du ob- de ta déclaration particulières des déclarations américaines J'ai toujours choisi parmi elles dans la se rapprochent forme. American HistorlcalJ~eview. op. et nous rénumération des droits. de t'Etre le préambule dont la fit précéder la déclaration. 641 et suiv. cit.même une forme des différente « bills of plus laissons nombre côté Constituante commençons préambule Nationale.26 DECLARATION DE LA VIRGINIE !e adoptée la collection Nous H septembre 1776. reconnaissance et la déclaration l'homme et du citoyen. i898. allons placer maintenant les propositions française en face correspondantes. le plus Par suite. Ce par lequel et sous t'Assemblée tes auspices solennellement la des droits de leur impor- dans méme~ « en présence » proclame suprême. . déclaration The Delaware a 111. proposition dans le rights)). été dernièrement et analysé par Farrand publié Bill of rights of iT76.. à nouveau absolument est nécessaire que les américaines idées fondamentales des déclarations vent.voi. Elle manque dans de Poore (i). revient sous grand de sousont. texte server H français. ainsi que Le texte original de cette (i) Poorc. Nous identiques. p. celles qui. la.

motiver leur en les de grande partie~ déclarations de l'Union. qui la mère d'avec séparation . tance~ du Congrès et tadéctaration Etats particuliers plusieurs voulaient patrie.ET DES AUTRES ÉTATS DE I/AMÉR1QUE DU NORD 27 a eu pour modèle.

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when rights. résistance a l'oppression. by or any compact. droits soïlt. happiness . they cannot. bres et égaux sociales Les distinctions être fondées ne peuvent comque sur l'utilité mune.Ia la.CHAPITRE V COMPARAISON DES DECLARATIONS FRANÇAISES DÉCLARATIONS AMÉRICAINES ET DES Dcc/ara~o~ /'Ao~wc et du citoyen. possessing and obtaining p ursuing and safety. de « Bills o f ~~A~ c~?~. deprive their devest posterity of namelythe enjoyment with the life and liberty. linaissent et demeurent en droits. la sûreté et la propriété. have certain inherent of which. men Fï~m~ThataII are by nature equally free and and independent. of they enter into astate society. ? améri- hommes Les Art. liberté. of acquiring and means and property. Le but de toute assoest la ciation politique des droits conservation naturels et imprescripCes tibles dé l'homme. 2.

That no t~a man. The end of the institution and admimaintenance.30 COMPARAISON DES DECLARATIONS FRANÇAISES /F. to protect it. surd.and to f urnish who comthé individuals pose it with thë power and ofenjoying. against is aBand oppression. The doc" 1 ~ry~~ of non-résistance. . ration of public services.insafety their natural tranquitiity. or set of men~ are entitled to exclusive or or émoluments separate from the comprivileges but in considemunity. ~MM~M~~ Preamble of the constitution. 77. trine arbitrary power. of nistration government is to secure the existence of the body-politic. rights and the blessings of life. slavish and destructive afe the good and happiness of mankind.

Nul ne dans corps. Thé formed Preambody. . la Nanul in- J7. Ces bornes ne peuvent être déterminées loi.ET DES DÉCLARATIONS AMERICAINES 31 3. and derived exercer peut qui n'en émane thatmafrom. time amenable to them.w la common ~M~c~M~~ individual society has a right to be protected by it in the enjoyment of his life. il La liberté consiste faire tout pouvoir ce qui ne nuit pas a auaussi l'exercice des trui droits naturels de chaque homme que aux celles autres n'a de bornes assurent qui membres de J/c~ b)e. Virginia is vested power consenquently That att in. Le principe de toute souveraineté réside essentiellement tion. Each of the each whole be citizen people goverlaws for la société la j ouissance de ces mêmes droits. liberty. it is a social compact by which the whole people covenants with each citizen with that ned the all by and the schall certain good.the people. que par . dividu d'autorité expressément. 4..poUtic a voluntary by is association ofindividuals. their trustees gistratesare and and at aH servants.

A~/A-C~~M That every freeman. ) property. F/ of or the That suspending exécution be denied . trained of his liberté entitled to a remedy. to standing according laws. ce qui n'est remedy.. de ~c/~c/y rysubject monweaith a certain ving for wrongs receive of XI. the Evecomto find ought pas défendu par la loi ne peut et nul ne être empêché. à faire peut être contraint n'ordonne ce qu'elle pas. ifunlawf ul and that not such r6meor ail o. move the same. recourse ail and injuries which in his he may person or character. by hatothe laws.32 COMPARAISON DES DÉCLARATIONS FRANÇAISES and property. resis to into the lawfutinquire ness and to rethereof. ~r~~ power laws. La loi n'a défendre nuisibles Tout que à le droit les la actions société. 5. dy ought delayed.

Ail elections to be ought free (2) and ail the inhabitants of this commonwealth~havingsuch qualifications as they shall establish by their frame of government) hâve an equal right to elect officers. and rights. sont également admissibles à toutes dignités. without the the not by any authority the consent of of representatives is injurious people. to in the Legisparticipate is the best seculature. 1Jlassachusetts IX. foundation of al] free government. and to be elected for public employments. La loi est l'expression de la volonté généles citoyens rale. <rbiM of rights (2) Bill of rights 8. Elle doit être la même pour tous. (i) Cf. places et emplois selon leur capapublics. That the Maryland in the right people. qu'elle Tous les qu'elle punisse.ET DES DECLARATÏONS AMÉRICAINES 33 laws. à étant égaux citoyens ses yeux. to their 6. et sans autre tinction que celle de leurs vertus et leurs talents. discité. 1. » anglais 3 . Tous ont le droit de concourir ou par personnellement à sa leurs représentants formation. to be exercised ought (1). soit soit protège. and the rity of liberty. V.

compelled evidence furnish against himself and every subject shall have a right to ail proofs that produce. No ~M~c~M~ shall be held to subject answer for any crimes or no offence until the same subsis f ull y and plainly. sollicitent expédient. or his counsel at his elecno tion.34 COMPARAISON DES DECLARATIONS FRANÇAISES Nor are thé . or.A~-Z~~cAïrc Nor are the of this state J~/7. Nul être détenu déterminés selon a les homme accusé. impri- . 7. And subject shall be arrested. in habitants inhabitants controllable laws than other by any or to which those they their représentative body have given their consent. to him may be favorable the witnesses ~o meet him face to face. against and to be fally heard in his defence by himself. les cas dans la loi et par formes prescrites. exécutent ou font exécuter tout saisi doit des ordres être citoyen en vertu obéir doivent qu'elle Ceux qui arbitraires mais punis. XII. tantially to him. and formaly. appelé de la ou loi il par sa à l'instant coupable se rend résistance. be described or to accuse. que ne peut ni arrêté.

ET DES DECLARATIONS AMÉMCAtNKS 35 soned. put out. isnot descriparticularly bed and dence. or to seize or persons any person not or whose offence named. whereby an officer or messenger be commanded to may search suspected places withoutevidenceofafact committed. lior estate. land (1). La loi ne doit établir stricteque des peines (i) Magaa Charta 39. of tection of thé law~ exiled or deprived ofhis life. That Virginia genera! warrants. de- immunities. AU penalties ought to be . ges. judgment or thelaw of ofthe his peers. 8. J?a~McA~XF777. tobe granted. supported by eviare grievous and ought not and oppressive. but by berty. privilethe pro- X. prived despoiled of his or ôr' property.

to inflict unusual and pepains to be made nalties. étant jus- Cf< 1 c~X7/ Massaci-dessus et en outre (i) Magna Charta (~) « Bill of rights » anglais 10. consistent to the naoffence Z/~ laws as with (i).36 @. ment ne COMPARAISON DES DÉCLARATIONS FRANÇAISES nécessaires et nul peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et antérieurepromulguée et légalement au délit ment appliquée. declared oppressive. or at any time hereafter Maryland (2). punitrospective factscommittedbeshing of such fore thé existence and laws. That to ought far as-is the safe- and no ty of the state cruel and law. proportionated ture of the Maryland sanguinary be avoided. présumé Tout homme innocent 20. That re- laws. incompatible wherefore ty facto made. law by them criminal. . with only are and liber- no ex post to be ought 9. ought in any case. unjust. XF..

r doit ses être ~. subject has a righ t to be secure from all unreasonable searches and seizures of his person. imfines (1). his papers. rigueur qui ne serait pas nécessaire de sa pour s'assurer personne rement loi. de jugé indispensable toute l'arrêter. his houses. pourvu que leur nanifesne trouble festation pas l'ordre établi par public la loi. liberty (1) <! Bill df rights » anglais 10. doit réprimée être sévèpar la Every. J~M~cAM~~ ~~P7. . and all his possessions. pose excessive 10. or court of No magistrate law shall demand excessive bail or sureties.ET DES il DECLARATIONS AMÉRICAINES qu'à claré ce qu'il ait été s'il déest J~M~cAM~~ JY7~ coupable.EveA~-Z/<o~~A~ has a nary individual tural and inalienable right to worship god acto the dictates cording of his own conscience. and no suband reason ject shall be hurt~ molested or restrained in his or estate person. Nul ne opipour inquiété nions~ même religieuses.

peut donc parler.dictates of his own consor for his relicience. ments or persuasion he doth not disprovided turb the public peace. librement sauf imprimer à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. in the manner and season most to thé agreeable . La libre communication des pensées et des est un des droits opinions de les précieux plus tout l'homme citoyen écrire. . P~yMy/y/That thé pepple have a right to freedom of speech. ~77.38 COMPARAISON DES DÉCLARATIONS FRANÇAtSES for worshipping god. and and of writing. That thé freedom of the press is one ofthegrëatbuiwarks of liberty. publishing their sentiments. 11. sentigious profession. ~nd can never but by desbe restrained potic governments. or disturb in their others~ religious worship.

or ought government to be~ instituted for the common benefit. emolument of any advantage single or sett of man~ family. consenquently. protection and of the security people. Each individual of the society be protechasarightto ted by it in the enjoyment of his life. de 13. liberty. to co'ntrib utè his share to . and property/according laws. is. munity particular nation and or not comfor the or Futilité particulière de ceux auxquels elle est coniiée. Cette instituée est donc l'avantage non pour de pour et tous. Pour l'entretien et pour la force publique d'adminisles dépenses une contribution tration. The nécessite citoyen force publique.ET DES DECLARATIONS AMÉRICAINES 39 12.z~y/t~~<x V. est indispencommune elle doit être égasable entre lement répartie en raitous les citoyens son de leurs facultés.P<?. men~ who are a part only of that community. He is to standing obliged. Massachuset ts X. droits La de garantie l'homme des et du une force .

expense to tection of this pro- 14. ought impost. laid or levied. V. J/<?~a~M~<?~~ . ~M~C~M~~ power residing Ail origmally . or their representatives in the legislature. ou par par eux-memes la leurs représentants.YX/77. No subsidy. under any wiwhatsoever. la qualité. déterminer le recouvrel'assiette. Tous les citoyens ont le droit de constater.40 COMPARAISON DES DECLARATIONS FRANÇAISES the give his personal or an equiservice. pretext of the thout the consent people. de la contribunécessité de la contion publique.ci-dessusVirgmiaII en outre: F. necessary. et d'en suivre l'emploi. when valent. tax. fixed. d'en sentir librement. t5. ment et la durée. charge. or duties. La société de a le droit à compte demander de son tout agent public administration. to be established.

ET DES DÉCLARATIONS AMERICAINES 41 in thé derived several officers vested whether cutive and people. all times acthem. A~ III B~~cAtre When men enter into a state of society. is void. lative shall department the ex~ never exercise . ni la séparation des pouvoirs n'a déterminée~ point de constitution. from of with being the them. exelegislative. and without such an the surrender equivalent. and magistrales government authority. . in order to insure the protection of others. and or j udicial. and substitutes are at to countable Toute société. dans la garantie des laquelle droits n'est pas assurée. they su rrender up some of their natural rights to that society. In Massachusetts the government of this thé légiseommonweaith. i6.XX. are the agents.X.

représentative body ofthe And whenever people. him or applied to public his own uses. to end it may be a them of laws. without or that of the consent. galement constatée. the public exigencies reof quire that the.'42 42 COMPARAISON DES DÉCLARATIONS FRANÇAISES cutive and judicial poor either of them wers. and government not of men. with from be taken justice. Massachusetts but X. no par. d7.property should be any individual appropriated to public .t of the property of a. the executive shall never exercise and the législative or judicial powers~ either of them.ny individual can. La propriété étant un droit inviolable et sacré. si ce n'est lorsque la nécessité lépublique. the j udicial shall never exercise the législative and executive or either of powers. nul ne peut en être privé. la condition d'une juste et préalable indemnité. Fexi-~ et sous ge évidemment.

nevertheless. ~o?2~ vate shall receive a compensation II.ET DES DECLARATIONS AMÉRICAINES 43 he uses. That pribe propertyoughtto to subservient when uses. public renecessity particular is taken public. to rein it quires whenever mau's the ceive money. reasonable therefor. any !property for the use of the owner an ought equivalent .

.

En fait caractère Ja déclaration française ortginates. En des principes Les Français et par cela même ambigus. (i) définition principalement la déSnition A en somme qui et coinde ta de Flo- (I) Elle se ramène à Fancienne . avec le même pathos. ont. non de l'autre côté de l'Océan. que toutes les deux énoncent.CHAPITRE VI CONTRASTE ENTRE LES ET DECLARATIONS ANGLAISES AMÉRICAINES la déclaration américaine avec comparant la déclaration on voit tout d'abord française. liberté 4-6. seulement. En américaines~ étaient exprimées ies Français quiestdansie d'additions contieùt prennent fac~ de l'abondance des américains. adopté les idées mais encore la forme en laquelle elles abstraits. d'expressions même par la concision se distinguent de leur langue. les de la art.

Elle a plutôt montré quets danger&peuvent d'institutions nir de l'adoption prématurée rentinus quod « Libertas est naturaHs L. . en se sont développés rights ))~ les Etats américains acquis bien ordonnées~ où l'on n'a jamais eu à se des conséquences antisociales et révoluplaindre tionnaires avoir.4M CONTRASTE ENTRE LES DÉCLARATIONS et loi. prohibetur. définitions paraître qui peuvent superflues sans grande 4. dans tout cela. les qu'elles pouvaient sociétés troubles en France après la dé" qui se produisirent ne peuvent des droits de ~homme claration pas être attribués aux formules de cette déclaration. nisi si quid vi aut jure cuique Le résultat proveétrange~ facultas ejus. par dans la déclaration américaine. dans les articles 6 et 13 du texte français. tandis qu'elle apparaît de leurs raison conditions sociales et de leurs institutions et démocratiques. des effets de la par l'examen d'intérêt déclaration n'est pas dépourvu française Avec leurs « bills of au point de vue de l'histoire. portée. elle n'est suite. comme relevée allant de soi. 4. D.. 5 facere Hbet. Par suite. devant la loi est légalité d'une énermanière soulignée particulièrement en aux Américains. qu'incidemment Dans la formule on voit clairement se refléter l'influence française~ du Co?z/y'~ social. Hn'y a rien de nouveau pour les Américains. gique. De plus. mais. i.

et 453. la clef de voûte d'un édifice bâti par un siècle d'histoire et ne devait seren somme. examen notamment. une semble superficiel appeler facile. Cela fut du agent actif de destruction vir. en 1776 su r des bases déjà gime social et politique depuis çais. reste reconnu Lally du droit. ne resur rien. VIIÏ.comme Tollendal (t) et avant tout Mirabeau (2). était la lente. Les Américains.AMÉRICAINES ET ANGLAISES 47 ont édifié leur réres. du leur. la « pétition enfin la « Magna Charta libertatum ». eux. Le nom même indique la source Le « bill of rights » de i689y l'« Habeas- » de 1637 et ofright Corpus » de 1679. VIII. (2) Archives p. notamment. fondements existantes longtemps ont eux. bouleversé chez leà~Frantous les Ce qui. clauses légispar des hommes clairvoyants. parlementaires. et ne devait être qu'un posait en France du passé. au contraire. p. il ressort de l'étude Pour l'historien » américains des « bills of rights un nouveau comment les Amépcains~ problème: y sont-ils arrivés à formuler de telles latives ? > Un réponse anglaise. 222. paraissent les précurseurs du « bill of rights » incontestables de la Virginie. en Amérique. 438 . (t) Archives parlementaires. pour ainsi dire. qu'à consolider cet édifice. ce qui conséquence logique d'une évolution constituait.

Maintes de la droits. ont été directement incorporées par les Américains dans exposés un Néanmoins. abîme sépare les déclarations L'histoprécitées. de !a en parlant américaines rien déclaration protestation éternettes des droits des lois anglaises américaine une de la Virginie. ci~. soit t'interprétatioa d'un droit préexistant. de la Révolution leurs des droits. dit qu'elle contient au nom des lois contre toute tyrannie « La pétition de l'humanité. le souvenir de ces célèbres lois anglaises qui étaient considérées par les Américains de leurs lois propres.48 CONTRASTE ENTRE LES DECLARATIONS Certainement. » peuples Les lois anglaises sur les droits des qui statuent à l'occasion de faits précis sujets furent adoptées et sont. a exercé comme une partie une influence considérable sur les déclarations des 1776. proclamait des dans les temps futurs (1). Mê~ne~ ta« Magna Charta (i) The » of right in 1688. soit la confirmation. was historie and English petition out of the the Virginia declaration came directty retrospective for all and of nature heart annonced governing principïes in ail future times » B~cy~/op. anglaise de l'année directement principes 1688 était historique et rela déclaration de Virginie~ au condu cœur de la nature et directeurs pour tous les trospective venait traire. depuis propositions « Magna Charta » et du « bill of rights » anglais. peoples 's . YÏÏ~ p: 843.

firmées sont de même valeur. ii5. Kerr. Les au commencement aucun droit lois anglaises sont bien loin de vouloir reconnaître les droits de l'homme. Le juge une loi qu'il considérerait droits rights. tiennent au contraire. . i27 (éd. B~c~o~e. Les déclarations des règles ordinaire. Coke.C'est ce qui les distingue i Commentdnes on the (i) €f. of au- énoncés droits encore~ considérées par les Américains~ les minodes garanties comme pratiques pour des « droits garanrités (2). jourd'hui fondamentaux » Les déclarations à ce que la puissance n'enfreigne pas les limites de doit refuser dans des comme d'appliquer contraire aux les « bills sont. du pouvoir qui sont au-dessus Aussi bien dans l'Union a des organes et la législation que distincts cons- législatif dansles Etats pour particuliers. p.ily la législation ordinaire et le juge veille titutionnelle~ normale. p. elles n'ont ni le généraux ni l'intention de limiter les facteurs légispouvoir.) là-dessus Constitutional (2) Voir Cooley. le Parlement est a faites ou con- tout toutes les lois qu'il puissant. et de poser D'après des principes pour une législation le droit anglais. latifs future. 4 limitations. Lond'on. l'a du xvii~ siècle (1). conaméricaines. le grand Jurisconsulte an glais.1.AMÉRICAINES ET ANGLAISES 49 ne contient Edward reconnu comme déjà Sir nouveau. 6~ éd. législative la constitution. i. 1887. laws of England I.

la compétence du pouvoir étant législatif Boston.En n'existe même pas dans la Confétrôle judiciaire dération bien que là. cation entre FËtat et l'individu. d'un Etat ne coni890. à rencontre cette règle serait nulle. des procédures qui rendent la modification à plus difficile aux apporter c'est presque doit décider toutefois. votées organes par les mêmes que les lois ordinaires. il est vrai. de même qu'aux Helvétique.mais et à sa nature. constitutionnelles. cit. Les « bills lement of rights » américains veulent non seu- poser certains principespourrorganisation mais avant tout tracer la ligne de démarpublique.30 CONTRASTE ENTRE LES DECLARATIONS tis)) dans ricaines les Etats ne sont européens. 208. quelde une loi qui î~ait qu'un pourrait être exproprié.Les déclarationsAmé- Europe. disant que seulement «jby the lawof land » (en vertu de'iajpi territoriale. Le conrègles me!. y . qualité possède.. ch. les lois constitutionnelles ne soient pas Etats-Unis. Op. les constitutions connaissent.des des créationsd'un au point de vue forpas seulement lois d'une na ture supérieure~eHessontaussi législateur supérieur. vu Même si la constitution des « biUs of rights tenait pas la proposition )). le même législateur qui partout des changements a effectuer. les droits inaliénables à sa qu'il et inviolables. ces déclaD'après rations. l'individu ne devrait ~homme. p. en principe essentiellement limitée. droits qui sont pas à l'Etat.

Ne pas suspendre les lois. du « bill of rights et des libertés Si.deux seulernent positions qùi~ dans leur forme. la liberté assurer au parlement. ont trait aux droits des sujets (1)~ tandis'qu'un de !a parole des membres les clauses moin~toutës comme des droits signées troisième vise. incontestabtes~ du peuple anglais sur ce point que se révèle de la manière En la conception examinant avec anglaise attention du droit la des Les lois manifeste le « bill of rights » de i 689~ on trouve qu'il y est très peu question de droits individuels. les « droits anciens. VII). tiatité dans les élections soit convoqué régulièrement~ parlement et Fimparfaire que le ce sont là non pas des droits mais des devoirs pour l'individu. Parmi les treize articles du pour le gouvernement. néansont dédu peuple au des pétitions (i) Le droit (~adresser de porter suivant des sujets protestants. roi (art. mais un droit venant des ancêtres. . contiennentdes dis«biUof rights ». n'en dispenser n'établir aucun tribunal personne. ne pas édicter de peines cruelles. Y) et le droit leur des armes rang. ne tenir sur pied une armée qu'avec le consentement du parlement. pour leur défense (art.la liberté du parlement. ». C'est plus sujets.AMÉRICAINES ET ANGLAISES 5t tout ceta eUes ne anglaises ignorent veulent pas reconnaître un droit éternel et naturel. avoir d'exception~ un jury Impartial ne lever aucun impôt sans loi.

soit que. constituent tions imposées par la loi à la couronne en même temps le droit du peuple. constitue entre époque. public.au comme «Tco?~ » ou« civitas son histoire ))~ comme une une communauté unitaire~ il y a. EUes raient les règles et le contenu tarnment . d'anciennes qui est sous l'influence cherche. soit l'Etat dans le gouvernement. Cette vue découle de directement l'Etat moyennageuse l'Etat antique de la conception Tandis que germanique. de commencement nous apparaît. d'ordres no- ou depuis que FEtat était formé un rapport essentiellement cond'e~~ y voient tractue! entre le prince et !e peuple. à ramener étéments. l'Etat contractuel ces deux canonique~ traditions. Les tois sede ce contrat. distincts.52 CONTRASTE ENTRE LES DÉCLARATIONS cela tient à la conception que les restricanglais.. dès l'origine. le mandaseulement qu'elle voie dans le prince taire du peuple et IdeatiSece Mais les théories dominantes dernier en droit avec l'Etat. depuis le xi~ siècle. sur le fonelle fasse abandonner dement de l'idée du contrat au peuple ses droits en faveur du prince et mette. à Punité ces deux romanoL'école juridique sujets. par suite. le dans l'Etat monarchique dualité germanique prince et le peuple ne forment aucune mais s'opposent comme deux de cette Dans la conception un rapport essentiellement unité sujets intébien rieure.

» lui-même. le « regnum La « pétition of in regno nostro ~tantôt » des sujets. signant également . entière ~M~ du parlement. d'une manière vague. toutes les lois conféreraient au peuple sous le mot peuple. Par suite. tout bien les particuliers que la communauté et M~zue~z (i). et réun de la loi. devient un droit en génération. à noter. c'est un un droit subjectif. la réunion la défense fréquente point aussi le juge d'infliger pour tous les autres préceptes de liberté cente charte a droit Cette du peuple ?. comme une règle conception bilatérale créant des droits pour ces deux éléla ments de l'Etat existe dans l'histoire anglaise Le droit que confère la loi se transplus ancienne. met de génération du peuple héréditaire que tout membre acquiert de la Sous Henri VI~ on s'exprimait en naissant. peine contenus dans la plus constituent anglaise. A ce point de vue. en les déand liberties des « rights right )) parle « the laws and free customs of the realm. aucune cruelle.AMÉRICAtNES ET ANGLAISES 53 donneraient du peuple au prince le droit d'exiger le droit d'exiger l'obéissance légale~ et au peuple du prince qu'il reste dans les limites établies par les lois le peuple a ainsi un droit propre à l'exécution et au respect des lois par le prince. manière suivante (en parlant de la toi) « La ~ey lettres de liberté anglaises assignent pour (i) Les anciennes et libertates)) tantôt les « homines aux «jura sujet de droit. on désignait.

le par)a~r~(l). thé constitutiorial documents of thé Puritan (3) révolution. people Te éd.34 CONTRASTE ENTRE LES DECLARATIONS est la p~ p~r et si A~M~ mA~rz~yzce il même et toutes car que le roy ad ~0?~ yM~~ ses ~e~ . paused of the special rights ofthe Urst born). (2) Ry which of this reatm. S<M&6s.q. 2. le droit d'asso- EM~Usche (i) Year Books XIX. And whereas thé laws of England are thé birthright of the » Act of settlement thereof. i. l'actofsetHecar. 531. Verfassungsgepchichte. . Gneist. IV. reatm ))~ c'est-à-dire qui entre question. i889. droit. 1890. (speciflcally a new English on historical dictionnary principles. or possessions trimony illurra. les principaux C'est pourquoi n'y sont pas mentionnés.1 lzul z~~er/ce la ley 7~e /M~ ?ZM~ roy ofright )). un nouveau droits la liberté fondamentaux en matière nullement de créer dans ces documents. have inheyour subjects good laws and statutes » Gardiner. 450. rited this freedom.p. beibre and other the statutes the mentioned. Sélect charters. ?~c~ que le ~e~/<? du Aussi voyons-nous que les lois anglaises xvn° siècle libertés ne parlent que de droits anciens et des que le parlement ne demande de jadis « des laws and statutes of this la confirmation la confirmation le roi et le des rapports il n'est peuple. p. comme s'exprime ))~ c'est ?~ ~ro~ ment~ la loi est un « birthright hérité des ~~cc~ (3).: de religion. nirthright~rightbybirth~therights~privneges to which one is entitted by birth~ inheri tance. )) Et dans la « pétition ment invoque ce fait que les sujets ont hérité (3) de leurs libertés. p.

constitution.. La théorie que théorie que Laont défendue conception consisterait de liberté de :<.. pendante formée à la suite des conditions historiques que nous avons indiquées~ à un moment où la théorie du droit publics et subjectifs. le droit anglais les ignore ces branches de la liberté individuelle ne sont de droit qui protégées que par la règle générale défend de restreindre la liberté individuelle autrement droit règne jectif. p. (2) Dtce~ op. le dans le simplement non pas un droit sub(2). loi. et serait. etc. 193 sv. les développements Dicey. en Angleterre. que des devoirs s'est. règle suivant laquelle l'individu. mais un droit objectif a fondée d'autres band et en Allemagne auteurs encore de liberté ne sont et qui affirme que les droits du gouvernement. 471 sv. avait perdu en AnMême~ cette dernière gleterre toute son influence. elle s'y est de la doctrine allemande. instructifs de (i) Cf. p.. fondée par Locke et Blackstone. le droit d'émigradation~ ~ion. Introduction to the studyof thé law ofthe 3° éd.AMÉRICAINES ET ANGLAISES 55 la liberté de la presse. moderne des Anglais..dévelopd'une manière tout à fait Indépée. même de nos jours. cit. Dicey traite « thé ruie des droits de Mberte dans la section oflaw La liberté individueUe ne serait que le corollaire de la. Gerber qu'en la D'après vertu d'une disposition législative (i). seules les lois pourraient imposer des limitations à naturel sur les droits . i84 sv. 223 sv. i889.

est traitée dans le chapitre intitulé a of the (1) Cette matière Power On civil government. on civil government. extent XI. il n'attribue là un point important qui vivent en société des droits pas aux hommes il fixe plutôt strictement fondamentaux délimités et c'est des limites au pouvoir législatif « du but même de l'Etat coulent mites. (2) Cf. i7o7~ ch. et que ce dernier de la protection a d'un droit civil. ne sont autre du aux absolues comprend droit originaire la propriété. (2). qui dans son anglaises. 2" édit. (3) An Analysis p. § i43.36 CONTRASTE ENTRE LES DECLARATIONS théorie liée tout idée un aux se trouve anciennes encore idées que chez Locke intimemen Cet auteur. iv. of the Laws of England. ainsi acquis le caractère à noter. )) le premier dans la théorie du droit droits elle lèbres subjectifs une œuvre anonyme contient les Co~~e~n~ son exposé des Il le fit d'abord dans en 1734 (3). rieur à la société que FRtat a été fondé en vue de ce droit. est un droit anté- de plus les plus essentielles que les propositions « bill of rights » qui est antérieur d'une année « two treatises of government C'est Blackstone qui établit absolu des personnes de l'individu. . 78. of the législative XI. la liberté également de et la vie. Or~ ces liprès. toutefois. chose à les examiner qui dé(1) ». de ses cé- parue à Oxford traits fondamentaux (H68). en soutenant l'individu.

et notamment comme des droits auxiliaires et subordonnés~ les trois droits absolus que nous destinés à garantir nière (2). (2) Op. que Ces droits Blackstone dit ce qui reste de liberté naturelle faite des restrictions traction dans Fintérêt être imposées~ La loi apparaît comme à l'homme. op. Blacksla jouisaméri- sujets anglais sance et l'exercice de ces droits (3). p...AMÉRICAINES ET ANGLAISES 57 la propriété et que la sécurité. tous les Elles commencent naissent hommes par déclarer absolument libres so far res(i) < Political liberty is no other than natural liberty trained laws (and no farther) as is necessary and exby human for the général of the public.. op. sont considérés de la même male fait le « bill of rights » à savoir que comme des droits pour les Anglais. indiqués Malgré ses conceptions tone ne reconnaît qu'aux avons de droit naturel. cit. cit. (i27. . Il en est autrement des déclarations caines que des droits. i4i sv. p. judiciaire. le droit de pétition~ le droit de porter les armes. (3) Cf. cit. au fond. p. pedient advantage » CoNt~n~. qui abs- lui pourraient générale par la loi (1). une garantie de ces la limitation droits l'organisation parlementaire. ne seraient autre chose. ~27 (ii4).sv). la liberté sont des droits absolus pour tout anglais. de la prérogative le droit à la protection royale. i44 (i30). i25 (H3).

(1) L. pratique à savoir conséquence droit nature!. n'a suppression l'esclavage. dans Mais droits considèrent cette ne que les comme manière déclarations innés de voir et anglaises. de R. D. les doctrines stoïciennes de droit naturel n'ont amené le moindre résultat pratique. formulé de mettre la prétention naturel dans les une un dans le droit positif. même pas le droit (i). les conceptions de droit nature! de l'époque. on pourrait trouver de droit nades doctrines ces Pourtant ture!. . en passage hommes sont que institution de la d'Ulpien. ina!iénab!es. des lois américaines? certainement provient pas du droit anIl semble qu'on en devrait lasource chercher.n'en civil. théories des à une déclaration n'ont jamais abouti n'ont pas été droits. J. 32. même aux temps des HeUènes. est La de de pas déclare Fesciavage de droit ces principes . Les théories de droit nature! rantinomie entre ledroit embarrassées de constater nature) elles et ledroit positif. égaux choquées. grand et les D'où hind~everymemberofsociety Elles énumèrent un nombre de vient Elle glais. De môme en Grèce. et loind'enêtre ne sesont jamais efforcées.S8 CONTRASTE ENTRE LES DÉCLARATIONS et que tout individu « every individual ~possède beaucoup all des plus mandroits. tous mais moins etn'ont en œuvre Ainsi le Digeste que proclame droit naturel.

constitue Locke lui-même. toire politique est aujourd'hui encore beaucoup de la littérature. plus anciennes public. Les œuvresetles par elles-mêmes. téraires~ on n'a pas par là montré son origine dans la pratisa signification L'hisque. ne se trouvent doctrines avoir aucun favorisées littéraires ne peuvent. . et très peu une trop une histoire histoire des institutions elles-mêmes. qui sont en peret doivent être comprises pétuelle transformation~ d~ns leur évolution historique particulière. his- et si elles sotoriques cial approprié. naturelle est de même du xvin~ concilient la liberté où plusieurs auteurs de l'homme. Le nombre des idées minime~ en matière nouvelles. qui la liberté pour dans sa même sanctionne l'essence de l'homme. politique. de droit est bien avoir été par les Il n'en par des conditions ne rencontrent un milieu déjà connues. la plupart d'entre elles semblent du moins doctrines dans leur germe. de la Caroline du Nord~ l'esclavage constitution et le servage. est pas de même des institutions. avec le servage en droit positif. litQuand on indique les précédents d'une idée contenue dans une institution. siècle.AMÉRICAINES ET ANGLAISES 59 été ni Il en demandée ni réalisée au cours par les Romains. si elles effet pratique. ni expliqué historique.

.

en premier lieu. la volonté pour règle directrice coHe de la majorité (1). l'Eglise et constituerait s'identifierait une avec association un pacte avec Dieu. p. .CHAPITRE. à la fin d~ xvi~ siècte~ développée et cela. DANS LES COLONIES ANGLO- CONSÉQUENCE LÉGISLATIVEMENT PRINCIPALE LES DROITS GÉNÉRAUX qui est à la base de l'ordémocratique. D'après la communauté de croyants eux. se serait de plus. VII LA LIBERTÉ AMÉRICAINES IDÉE DE RELIGIEUSE SA CONSACRER DE L'HOMME. de l'association. qui~ par (i) ~ar~ Die Revolutionskirchen Englands. a été logiquement de l'Eglise réformée. ganisation en Angleterre. 2i. soumise à Jésus-Christ. ils reconnaissent. par Robert Brown et ses L'idée adeptes. Le « Browc'est-à-dire et il se réfunisme)) fut persécuté en Angleterre.

» en « Congrégationatisme binson~ il se transforma de r« Indépendenqui n'est que la forrne primitive tisme. qu'il nière était nécessaire pratiques pour résultat de religieuse. avec le libre sous l'auto- de l'Etat. op. envisagea l'Etat.. sous l'influence gia en Hollande. et de faire réclamer~ ensuite~ cette liberté. . et. cit. en matière autonome et ses affaires consentement de Jésus-Christ absolu. la liberté de conscience pleine et entière. n'ayant ne devait être restreint terrestre. itself (i) « Of spiritual free consent over itself by the common and of the people~ inand immediately under Christ. nauté d'administrer. Wct~ar~. que. (1). indépendante. dans le droit pour chaque commud'une manière spirituelles du peuple. et en générât toute association and and government administration in. et commun rité eut directe des Cet individualisme conséquences Il eut importantes. pouvoir » ne se confina pas La doctrine a indépendentiste sur le terrain religieux. comme un droit sance été accordé par aucune puisr qui. par aucun ici-bas. dependently p. par une nécessité logiElle au elle s'étendit domaine politique. excessivement de faire voir (l'une mareconnaître. » Les consistent du « Congrégationatisme principes d'abord dans la séparation de FEgtise et puis.'b -W 62 LIBERTÉ RELIGIEUSE DANS LES COLONIES de John Rooù.

surle droit inaliéna- expressément par individu. car ce contrat. en parlant « indépendants observer . . ~889. en vertu non seulement l'homme. que la doctrine du contrat soc!al w indépendants ') est la conséquence logique du couc~ le pacte constitutif de la congrégation puritaire relevé par JBor~ectM~. p. pour. du dans la conscience qui fut ainsi introduite politique Constitutional moderne. Grundsdze Cf. individu conclu été naturel la sécurité de mais. op. ~3 et s. 54 et s churches in thé Ucited Ahistory pf thé Congregational i894. 66. de la souveraineté monde DocuWc~cr states. Kirop. etc. aussi reformierter Laboulaye. pour garantir b!e et inné de la liberté de conscience. p. I.~28. assurer de l'individu et la prospérité publique et consacrer tout. 9.SA CONSÉQUENCE PRINCIPALE 63 de la même manière politique. ments of the Puritan Révolution. du peuple. 25 et s. (i) Le fait. de Dieu le produit d'un contrat entre des associés rement souverains social (i).1 la page e. cit. fait très justement « Le droit de toute de autorité propre constitue la base de communauté ses affaires la doctrine professée par les de la conceptnm est des 288 de décider de sa religieuse et de se gouverner librement. Il audéfinitive) rait d'un droit conclu. p.. toute à-dire qu'elle considéra que PEg!Ise~ c'estassociation comme originaiil aurait. cit. chenverfassung~899. Riec~' p. –Wcm~Wc~. t. M Cf. p. sur cette question Gardiner. la seule base juridique de FEtat. Et c'est qui aurait tout le peuple. Ce contrat est vrai/pour origine un commandement mais cela ne l'empêcherait en pas de constituer. Oxford.

EHe les cite souvent comme un exemple de ~la fô~n tion possible de l'Etat ~par contrat~ san~~ soupçonner pourtant que c~s pactes n~t~ientqù d'une théorie Fapplication vivante Le 28 octobï~ i 6~7fut souin~ raLde t'armée~~d . ce qui est tout à fait nouveau.Crom\y~U. dormait dans tes écrits poussiéreux des savants. devint un mouvement puis. La doctrine moderne du droit pubHcn'a eu jusqu'à présent qu'une notion incomplète de ce~s faits.r~U'[~~)i! . Ce qui) jusque-là. Les hommes de ces temps croyaient que t'Etat reposait sur un contrat.0' sant qui imprima une nouvelle direction à la vie sociale.:l~prôj~lZ:ffê)¡)q~i. Mais. et Us appliquèrent cette conception dans leur manière de vivre." vette constitution dé rAngMe~ '? '>: "-(.64 LIBERTÉ RELIGIEUSE DANS LES COLONIES c'est seulement de cette façon~ que chacun peut être obligé de respecter l'autorité et !a loi qu'I! a créées. C'est !a première fois. dans l'histoire~ que de pareils contrats sociaux ont été non seulement réclamés~ mais conclus réellement. c'est ta pratique constitutionnelle qui s'est formée sur la base de ces idées.?jf. Les premières traces de ces Idées poIItico-reHantérieures gieuses remontent très haut~ sont à ta Réformation.

SA

CONSÉQUENCE

PRINCIPALE

65

(1). Ce projet, qui a été modiSé et amplifié avec dans la suite (2), fut présenté au Parlement la prière de le soumettre de tout le à la signature limite document peuple anglais(3).Ce remarquable la puissance du Parlementa comme l'ont fait plus un certain tard les Américains, et il énumère nombre s'exercer tamment doivent Elles d'articles le contre pouvoir en matière ne pourra lesquels Il en est ainsi législatif. Ces pas no-

vellers

relever

religieuse. de la uniquement

matières conscience (4).

droits aux innés~ aux naappartiennent décidé à ~er~A~ que le peuple est fermement les moindres défendre de toutes ses forces contre atteintes C'était Ërmait~dans
(~)Rëimprimépour thé gréât civil war,

(S). la première unprbjetde fois qu'en loi,

Il on afAngleterre, le droit naturel à la

fois par Garder, Historyof lapremière i89i. En partie aussi 111, p. 60'7-609. London, of thé Unitedatathe. constitution dans Fp~~r, Comment~~ de ce, projet, tes 1,1896, 6~rV. sur réiahoration p. 49 et s. Geschichte des Socia* ~M~ History IIL p. 219. et s., Ber?M~ ets., Fos. 2~~895, p. 533 et s.,60 Hsmus~nEm~ ~r~op.'icit.p. (1~ the~untan~eiro~ Ï(~~M~M~~ (~) (;): ~rs:9f.i~li8ihn: KjT~t~ are n~ sn~ted H~to~ ~ïe~
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Documents

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LIBERTE

RELIGIEUSE

DANS

LES.

COLONIES

liberté

religieuse, est Cette liberté

et ce devait actuellement

être

la dernière.

dans les institutions part expressément

en fait, reconnue, de ce pays; mais elle n'est nulle formulée en tant que prin-, et se c)ése forment dans les colomanière du Nord. que

i

cipe (1). Les conditions

veloppent d'une nies anglaises de l'Amérique On connaît bien ce pacte

religieuses toute autre

les pères pèlerins congrégationalistes, et bannis, ont persécutés à avant la fondation de NewPiymouth, contracté, bord du vaisseau ~~o~erle il novembre une 1620. alors un coloet une personnes Quarante signèrent vouloir fonder acte où elles déclaraient nie en rhonneùr

du Roi et de la Patrie, pour l'exet pour lagtoirede tension de la foi chrétienne de s'associer Dieu. Là-dessus~ elles promirent pour former des lois, se soumettre maintenir corps politique de nommer dés autorités à leurs Fordre injonctions; social et atteindre un et civil d'établir et de pour publiques et cela lé but

qu'eues

se proposaient
(i)Cf.Dïc~, op. sieurs lois, limitant ~ière mais

(2).
230)OÙ cit.,p.S29, la libre manifestation sont mentïQnnees plude la pensée en ma– sont tombées en ~ésuétude~ abrogées. v. I, '· 11 ressorM~ yÿ ? p. 93i.

religieuse/lois qui, il est vrai, qui n'ont pas été formellement (2) V. le texte complet chez Poorp,

.SU:;}hJW..¡.

SA

CONSÉQUENCE

PRINCIPALE

6~

Par

là s'ouvre

la

série

des

jP<xc~

~e~&~e-

lors de la fondation que les colons anglais, de d'une nouvelle nécessaires colonie, jugeaient eccléconformément à leurs principes concture~ et politiques. Nous n'avons à les exasiastiques miner ici que dans les leurs rapports avec la liberté la Salem~ Oubliant religieuse. En 1629, seconde

colonie

fondèrent puritains dans le Massachusetts.

les persécutions dont ils avaient souffert dans leur vis-àse montrèrent Intolérants mère patrie/Ils revis de tous ceux qui professaient des principes à des leurs. En i63i~ débarqua ligieux différents un jeune Massachusetts Roger Indépendant, de Salem étut pasWilliams~ que la communauté teur bientôt après. Celui-ci prêcha de l'Eglise et de FEtat; complète outre une liberté non seulereligieuse complète~ mais aussi pour les ment pour tous les chrétien~ Juifs~ les Turcs la séparation il demanda en

deet les païens~ qui, disait-i~ les mêmes droits civils et vaient avoir dans l'Etat les autres La conscroyants. politiques que tous doit relever cience que de luitout ce d les colons ëtaient loin de vouloir fonder

unEt~ of
de p. ce

o~
d~cunient

\~ty:,désignaient:les,«:su~Jeéts. James. V. traduction franc.
L Etats-Unis, i868, ~Y" t. I,

En 1638~ dix-neuf colons de Providence dèrent Rhode ment seconde colonie Aquednek/Ia Island d'aujourd'hui. p. fondans le et cela.New-York. are underwritten (3) « We whose names the présence ofJehoyah. The life of John Milde Tindëpendanton. Wc~gw~ op. p. l'enreligieuse. 36 sv. est traité tisme. Le trait caractéristique à savoir la liberté et entière. 560 sv. estâtes and as he unto our shall help. (2) Samuel ofRhpde IsHistory land. quelques nullement Williams de l'Etat fidèles.i03.ourseJvesmto litick. cit. cit. op.f)8 LIBERTE RELIGIEUSE DANS LES COLONIES même.. par le plus fervent des croyants. C'est fois. Ils conclurent remarquable (3).. sur Williams. égaleau point un pacte qui est bien de vue de sa forme (i) Cf.I. Proscrit Salem et fonda avec territoire des Indiens 4 où tous ceux Providence. leur pacte taient mais quitta dans le et per(1). et 293 Bancroft. p.. civile).i8~9. aux lois dictées d'obéir par la only in civil things (en matière ligion n'étant pas matière à législation ainsi que fut reconnue. v. Dans promet- les sécessionistes fondamental. p. religieuse pleine en détail par ~ïM~ar~. cit. op. Il.incorporate. pour la première tière liberté de conscience en matière majorité. andLpr~ king ofkmgs do . ï. 276 sv. la ville Narranganset. sécuté. Masson.. la re(2).p.HO Greene of thestàte Arnold.. thé 10 heresolemniy/in a BodiePolives and ourDersons. sv. v. persécutés par suite de leurs opinions étaient sûrs de trouver un asile. qui étaient religieuses. will submit Lord Jesus-Chriét.

p. to be guided us in h~a~hoiy word and j udged hereby.~3/ .SA CONSÉQUENCE PRINCIPALE 69 Ceux là même liberté de H. pensée que l'Etat et sur un contrat. étaient en désaccord avec ceux de leur religieuse de ce principe. Williams.– Exod. pour conpréceptes ainsi que leur disserver la liberté de l'Evangile. quand nouvelle. Kings XI~ M Af~oM. dont les opinions en matière vile (1). fonder une Ainsi. dans leur en 1638. en un corps politique. 3. (i) v a y Fundamentai y orders bf Connecticu~ 249. les puritains de Massachusetts pour fonder. et se constituer un gouvernereligieuse. conformément aux orders. absolute and to àU those perfect o truth. dans leur pensée.4. 2 Ghron. 23. qui émigrèrent déclaraient le Cohnecticut. religieuse vait propre Cette posent s'identifier religion. ii. laws of his given and. Les puritains. . cipline en matière ciment.» .J!24. xx!V. que l'Etat devrait réaliser avant tout la liberté religieuse toutecette liberté defois. d'un cessité la qui étaient loin de reconnaître conscience au même degré que dominés étaient par ridée de la né- il s'agissait de social. qui le Gouvernement fut d'une resi grande avec le libre exercice de leur of Lords. peu de penchant pour la tolérance. s'associer fùndamental pacte colonie divins. aux lois duquel ils obéiraient. partaient malgréleur mère-patrie.

p. s'affermit encore dans le nouveau-monde par la force des choses et à !a suite de certains événements historiques. Une poignée d'hommes' émigrèrent pour fonder de nouvelles sociétés~ et~ dispersés sur d'immenses étendues de terres. ils traitaient les' affaires publiques en commun dans les assemblées de paoù pouvaient assister roisse. en dehors de la société et quand ils quittèrent cet état~ ils pensèrent le faire librement sans qu'aucune puissance humaine put les y contraindre. ~? . Ces hommes croyaient vivre à l'état de nature. Lesfaits eux-mêmes contribuèrent également à affermir cette conception si cohtraire dans la Nouvelle (i) Le nombredes immigrants Angleterre. et moinsde 2)000au Gônnëct~ ri Cf. Ces circonstances contribuèrent à développer la =. ~M50. Leur petit nombre leur permit au commencement de se passer d'un gouvernement représentatif. toute natureHe. cit. au maximum était versi640de22. la démocratie directe pure démocratie ou <x elle s'y forma.200.70 LIBERTÉ RELIGIEUSE DANS LES COLONIES importance pour le développement des conceptions américaines sur la liberté individuelle. commencèrent leur œuvre de civilisation dans la soUtude des forêts vierges (i). les ~OM~~e~ tous ceux qui faisaient partie de !a communauté. surce~ viennent au New-Plymouth. dans ces conditions~ d'une manière «.Jtfasso~ op.

pour lequel d'une manière si énerreconnu au cours du droit fut siècle. politiques~ self-evident par elles-mêmes. dans la chez hommes qui avait de pareilles bases. damné ou accusé à cause de ses opinions reTout individu devait jouir dorénavant. des un peuple évidentes le disait Le Roger gique... d~lors. s'inspirèrent. ligieuses. . jusqu'à la causer de apparaître qui étaient derAnles sé. de conscience de !a liberté condition toutefois d'avoir fique. xvn" anglaises. nul ne serait conbte~ que désormais molesté. à la liberté a lutté religieuse.`· plus absotue~à une conduite pacicette liberté de ne pas colonie faisait la et de ne pas pousser ou a la profanation~ . dans favoriser les y de libertés. A la requête plantations dans cet acte mémoracolons. Williams d'abord officiellement dans le code de Rhode Island.< . licence . avec les Charles 11. apparaissaient.i (i)Le comme pourtant gleterre punta!ns~ parées.1 grand peu éloignëment dangereuses ces de cette concessions en contradiction De plus.c. Les suite.SA CONSÉQUENCE PRINCIPALE 71 aux anciennes notions neté du peuple vernement.« )~ comme la déclaration de l'Indépendance. il leur fut concédé.. du 1 I. aux colonies de Rhode Island et aux de Providence des (1). en 1647~ puis dans la charte que Charles II concéda~ en 1643. conditions sociales son colonies aversion pour qui s'étaient Ma&SM~ ¡ · u1 . que la souveraiest le fondement des lois et du gouidées de dont 1776.

en 1649~ le Maryland.p. cipes avant Le principe est reconnu moins extérieurs contre au- à une colonie ce qu'on avec tant d'acharnement à la mère-patrie. in any V.E.ne (i) « the said lested. op.. throughout the tract themselves and quietlie. 26 s. menhereafter of lande concernments. usage wise. . PûorcII. disquieted. ùseing to thé or this libertie civill statute or injurye clause. therein contayned to the custome of this reaime. aux Etats-Unis. (2)BoMcr~. cit. and notwithstanding. and doe not actually thé civill and peace persons of our may. p.trouve de pareils guère prinde T~Menc II en Prusse. p.ï. question. concéda à tous catholique en Jésus-Christ ceux qui croyaient lé droit de pratiquer constitution librement que leur Locke religion (2). colony. Àinsiy large. hereof. and. On accordait refusait En Europe.i93. vol. contrary i596 sv. colonye. les maximes de la liberté~ en matière de religion. Narn~ ChurchandStatein Heidelberg. Chartes coloniales. and tyme hâve and enjoye his and hereafter. to lycentionsnesse or outward~disturbeance profanenesso. 265. La bizarre élabora pour la Caroli. rences disturb everye within is.p. d'une façon plus ou dans d'autres colonies encore. person sayd from colony but that all an<~ at all Our to tyme. of others any or to be contayned. I. thé Maryland sv. Lloyd p. 4894. or calledin for any diffépunished. freelye and fullye tymes in matters of religions their owne judgme'nts and consciences. tioned they behaving peaceablie not nor law. on ne . in opinione in matters of religion. traduction. . that noe person royall will and pleasure at any time shall bee any wise mohereafter. Inaugural Dissertation.M GoMrd.72 LIBERTÉ RELIGIEUSE DANS LES COLONIES ou de troubles dommages ainsi trui (1)..

de sept perpour les païens (i). 'j.aChàrte la. Toute contrainte tout habitant doit déclarer.art.07. p. pour les juifs et pour les dissidents.~si Nord prescrivait déjà lui-même voulait Cf. de la liberté i668 de la Caroline du il n'est ligieuse civil goyernmeht (i)l.p. Toutefois.cit. il apparà l'âge de 17 ans.~01<Poore. société Comme reon de la liberté pas les principes que Locke. Tout groupement de. tolérance accorder I. liberté en matière de Locke religion (3)Art. à quelle communauté tient et se faire inscrire dans une quoi il ne peut se prévaloir des lois (3).t6. mais sur celui de la tolérance pour voire même. n'importe sonnes. quelle religion peut fonder une église ou former une communauté relien matière de religion gieuse (2).II~ (4)0p. i397. avait à cœur. Toute atteinte contre est sévèrement ligieuse réprimée le voit. constitution le système se fonde plète et qui y entra qui apparaît des « two trea~ses guère sur le en 1669– vigueur si peu en harmonie avec ))– ne com- en of government de l'égalité principe tous.. La6oM~~ pleine Poorc.SA CONSEQUENCE PRINCIPALE 73 du Nord. . II.9~/pMre~~ de civile.ip2.. mais bien rétad'une liberté complète en matière reguère question. est défendue. faute de -de la protection une (4). dans le traité a on de conscience. politique blissement ce n'étaient église.39~ (2)Àrt.

of thé Constitution of thé Utited p. est un droit un droit de conscience sophe qui soutenait liénable de la nature. religieuse. que la liberté était un don ina- en matière inquiété pour une divergence d'opimon de dogme. Une cédée liberté de conscience très grande fut conen 1664. En la même anhée~GuiHaume Penn~ en donnant une une:constitutionà constitution à ta ava~t . p~tes. Et pourses conplace'dans le montre sa consPour lui. la li- tolérance elle occupe ceptions titution berté les autres. croyait déclara en Jésus-Christ en i683 avait que tout homme qui le droit de ne pas être à tous supérieur Ce philoprimordial et sacré. professait tolérants. déjà~ sous la.p 74 LIBERTE RELIGIEUSE DANS LES COLONIES énergiquement . dans le nouvel état féodat qu'il oril établissait ta tolérance la plus absolue ganisait en matière de religion. de la Caroline du Nord.t (i)C. Sources i894. qui.don. en 1665. la première comme pratiques. 8i7..un autre de célèbre tant.EnisS~c~. dans celle de New-York (i). « sur la opuscule par Locke dans notamment dans son )). New-Yo~k~ ` ~y. domination des principes très hollandaise. n'éprouvait pas de scrupules à consacrer dans cette constitution. . Cette dernière colonie. le servage et il n'en est pas de même de la liberté l'esclavage et.nan'~ qu cotonie qui lui lûi\~v. pt. dans la colonie de New-Jersey. défendue d'ailleurs ses ouvrages.

pouvait que ce de quelque manière une obligation soit. p. ïlï. A la fin de cet acte. I. Pour être revôtu d'appartenir profession i du de faire seulement Josus-Cbrist. I. (i) Lawsagreed upon iuEngtand~ for Pennsylvania. . XXXV. nonobstant art. Dans la constitution qu'il donnaplus tard. op. en 170i et qui resta en vigueur 1776~ Penn faijusqu'en sait ressortir~ en premier ne lieu. Poorc. On don- être violées tie. à accomplir religieuse queld'aucune conque et qu'il ne pouvait être molesté façon (i)~. édictée par lui que cette liberté de serait éternellement et que les dispositions de la charte qui et exprimaient cette liberté ne sauou modi6éës ctause en tout toute contraire ou en par(3). berté de conscience (2). Un'ëtait pas nécessaire mais mon~ Poore. qu'un peuple eût-il la jouissance heureux. il promettait en son nom et en celui de sotenne!!ement~ ses héritiers conscience respectée. d'une fohct~ & une cer~axqe~cpnf~ de croire au Sauveur (3) Art. art..~p. contenaient raient et ayant-cause. (2) Charter of pnvHeges cit. VIH~~s~ vol. i3&7~0M~ cit. II. 305. i526. p.SA CONSÉQUENCE PRINCIPALE 75 été concédée porta le nom son père~déctara en propriété par de « Pennsylvanie~ la Couronne et qui en l'honneur de Dieu ne « que quiconque croyaiten être contraint. pouvait être vraiment des plus grandes s'il était privé de la lilibertés.

. 358Vj r (2)Poor~op. de 1688 en Angleterre. studios. là-dessus. à l'Etat et ne peuvent pas démocratie si longtemps n'est guère une méconnu « ~Aer~~cc )) il ne rentre pas dans le patrimoine hérité des ancêtres comme les droits et. Ce principe qui est intimemen t lié au grand mouvement et religieux d'où est sortie la politique découle de cette conaméricaine~ viction qu'il y a un droit naturel pour l'homme~ au citoyen. i892.. op.I. Cf. le principe de la liberté en matière de sa consécration consreçut en Amérique dans des limites plus ou moins étendues. une charte !a force d'une lex in ÏM de à Massachusetts. pleine liberté de conscience à tous les chrétiens. 950. cit. en 1733. Ainsi. dans les John HopkinsUniversity State in New Eng!and.p. p. religion titutionnelle.cit. tolérance religieuse octroyée par Guillaume comme faisait l'Acte garantit. Baltimore. Ces deux libertés constituent des droits être violées Ce droit supérieurs par lui.. George faveur semblable à la Géorgie (2). et non pas un droit concédé à avoir ta liberté de conscience et la liberté de pensée en matière de religion. Church (i) Poore. libertés de ànd Lauer.375.76 LIBERTÉ RELIGIEUSE DANS LES COLONIES nait à la loi constitutionnelle ~erp~MM~M~a. sauf aux 11 accorda. une catholiques (1). En 1692. p. I. i0~ séries H-V.

« bills of En Angleterre. TeilII. et rétablies sont admis aux fonctions puH. les après les lois les concessions ci-dessous de la paix incomplètes en cette énumérées créèrent en à celle jadis qui existait ici & Fédit du de tolérance 1~88 qui 9 juillet au Code général de Landrecht.AlIg. l'acte c.TitelII~ 4. art. ce n'est qui l'a proclamé. pas l'Etat l'Evangile.SA CONSEQUENCE PRINCIP ALE TT la « Magna Charta » et les autres lois anglaises eSet. et surtout Ï etsv. matière Amérique: Joseph codiûa prussien lï. qui c'est furent la toiérance Ces libertés prescrivit pour les dissidents. Le droit de droit Jsland et suivant. reconnu dans ~ro~ En celles à la liberté d'un de conscience y était proclamé était née. restreintes sous Georges 1~ Desous le règne d'Anne. cours du xix~ siècle. été abolies. pour atteindre qui avait commencé du siècle son apogée avec la période philosophique était déjà. comme onsait~qu'au juifs n'ont (i) 'En Allemagne.) (Preuss. d'Qsnabruck. l'Idée tous les 1776. Frédéric-Guillaume (section! 11. vers 1650~ un principe dans la constitution de Rhode d'autres colonies. en mais Ce qui. en ces temps là. les dissidents puis Georges et les Les restrictions les catholiques édictées contre bliques.de Will and Mary. . une situation analogue Nous faisons allusion à celui maximes de de Frédéric titre 11. n'était officiellement que dans exprimé en Europe textes de peu d'importance (i) et ne se quelques manifestait intellectuel que dans le grand courant au xvn~ siècle. ~o~~ dans presque par là. 18. et plus tard encore.

et. et aussi M~S~a~ m~Vor~a~~rt~ Rüttiman. pendant quelque la confession protestante. i"' de l'amendement déDe même. après Island. toute nédans la fréquentation des églises était gligence apportée passible de peines. de ce droit dans la législation la mise en œuvre (i) Néanmoins au point de vue de Pénalité entre les adhérents absolue positive. temps ou tout de on exigea encore. et de l'Etat. some are in their very nature d'accorder des privilèges V. En ce l'Etat fédéral. Là il est dit droits que quelques sont inaHénab!esparceque en échange donner un notamment les droits de personne équivalent.78 LIBERTÉ RELIGIEUSE DANS LES COLONIES rights. de Rhode réalisa le premier la séparation York. de ce droit ?z~r~ phatique d'une façon Le caractère de ce droit est indiqué curieuse dans le « bill of rights » de New Hampnaturels shire. 541-586. Y~de la Constitution statue qui concerne que l'exercice des droits n'est soumis à aucune condition politiques de confession. art. la croyance en Dieu. de diverses confessions. Etats. chap. l'art. Dans colonies. à part quelques rares survivances. au cours du xix~ siècle. (l'Eglise (2) « Among the natural rights. xm. et FEtai dans l'Amérique du Nord) (187i). Ainsi Newa varié suivant les Etats. le célèbre fend moins bien une reou de traiter l'état de cette question les dans ligion qu'une Etats les développements de Cooley. pour être admis tions publiques. . jusqu'en ~799.'» on parlait d'une façon quelque peu ern- inné (i). Massachusetts » non seulement of rights aussi sait dans son «bill adroit/mais le devoir de pratiquer le culte divin. en l'immortalité de l'âme établiset en la récompense dans l'autre monde. au moins d'être chré- une fonction De nos jours pouvoir pour occuper publique. Kirche p. sur autre. l'Eglise d'autres professer tien. on exige dans certains aux foncencore. et d'autres ont disparu encore. la Virginie fit de même en 1785. particuliers. conscience ne peut leur Tels seraient (2). Ces restrictions.

11. IV~ Poore. mais bien de consacrer n'est une iégistativement et inviolables. les droits pas une idée d'origine idée d'origine religieuse. Ce qu'on de la Réde taRéSon pre- croyait jusque volution n'est. proféré pa. Roger dont le nom est encore aujourd'hui Williams. can be given or recelved for » Art. o f conscience. poussé par son enthousiasme nération dans la solitude pour sur la liberté religieuse y fonder ». en réalité. émigra « un empire basé because no equivalent unahenable.r les Américains avec la plus profonde vécet apôtre. . être une œuvre présent qu'un produit a engendrées. of this kind are the rigltts them. forme et des luttes qu'elle mier apôtre n'est pas niais Lafayette. religieux. ces droits de naturels politique.SA CONSÉQUENCE PRINCIPALE 79 L'idée inaliénables l'individu.~80.

.

des colonies sont celles de la mère- et le !Ien moral avec la métropole se repatrie.CHAPITRE VU! FORMATION DU SYSTÈME PENDANT DES DROITS LA DE REVOLUTION L'HOMME ET AMERICAINE DU CITOYEN Lexvn~ Au siècie fut l'époque suivante ce furent siècle des luttes des intérêts religieuses. en effet/te leur liberté gouvernées mais par C'est elles se sentent enfin de mouvements non pas par Fancienne mère-patrie~ rét~anger. que les anciennes conceptions 6 ajtors puri- . politiques et économiques Les institutions souvent qui occupèrent démocratiques en contradiction avec la première place. économique de restrictions moins possible à exige. tâche de ptus en p!us un grave conflit ~intérêts à se faire sentir avec incommence économiques La prospérité des colonies tensité.

v. La doctrine du contrat social. I. 40° ëdit.82 REVOLUTION AMÉRICAINE FORMATION et indépendantistes dans un nouagissent veau sens. transdes qu'ils de naissance. qui avait des colojoué un si grand rôle. Ces lois sont aujourd'hui en Amérique généralement désignées le nom de « bills sous of rights ». p. lors de la fondation et avait contribué à établir la liberté relinies. dans profonde du xvm~ siècle. la anglaise en des colonies votèrent des lois résumant les anciennes droits subirent la seconde libertés une moitié anglaises (2). p. gieuse. I. Elles ont indubitabtement servi de modèles aux codifications des années 1776 et suivantes. Les l'océan tant colons conservèrent et les droits de l'autre côté avaient de en les libertés taines Dans une que citoyens Anglais série de chartes octroyées par les rois d'Angleterre~ dit que les colons et leurs it était expressément descendants de tous les droits qui apjouiraient partenaient Déjà~ avant plupart aux Anglais dans leur mère-patrie (i). sorte quelque Ces anciens formation Les droits ancêtres.. 208 sv. p. favorise maintenant. cit. avait dans hérités certaines et les libertés l'autonomie que l'on accordée on American Commentaries (i) Kent. 6H. op.~ v. 6i2 sv. Kent. op. la déclaration des droits. Ce n'est pas à dire que cette théorie modifie directement les institutions mais elle leur donne une base nouveHe. d'une manière bien la transformation des institutions exismarquée~ tantes. . Law. (2) Cf.. Stevens. cit..

qu'un seul droit et le droit de propriété. à l'individu. of the gover< p. dont n'a pas fait autre chose que de prendre dévepour base de ses loppements. il le déclare Cf. expressément Wise. 22. . cite un traité de John Wyse qui aurait dans contribué à répandre les idées démocratiques beaucoup le Massachusetts.DU SYSTÈME DES DROITS DE L'HOMME 83 par les goupar les rois d'Angleterre/ou verneurs des colonies. of New England Churches. A ces anciens droits s'en théorie du droit naturel ne reconnaît en règle droit de générale. La doctrine du xviu~ siècle. i772. se modifièrent profondément dans leur nature ils ne furent plus considérés comme émanant des hommes. J. à la p. le nom est John Wise. le naturel Mais chartes américaines d'après les conceptions il y a toute une liste de ces droits. La les droits inaliénables de l'individu. les' théories de Pufendorf (1) et les idées de Montesquieu certaieurent nement une très grande influence sur les conceptions sible politiques d'expliquer des Américains. Mais cet auteur. liberté. doctrine de nment comme Putendorf. spécialisant. de nouajoutèrent veaux. Quand se forma la conviction qu'il y avait de l'Etat. mais de Dieu et de la Nature. en se la base fut établie cience. celui de la consun droit indépendant d'où dérivèrent. A vindication Boston. 17. de Locke. la lui-même. par là Mais seulement il est imposFélaboration (i) Bor~e~M~.

men andas citizens cannebecame of charters. la qui allait !es limites absolues of rights Dieu et par and civil rights of the British colonists (i) « Nor do thé political rest on a charter was not t~e from the crown. did it rise may on the borders when thé as of 'chaos A time corne parliament innatural. des droits généraux livre de de i'764~ Otis à Boston le célèbre parut les Droits des colonies dit que les droits politiques et civi!s lons ne reposaient en rien sur une concession Il y des code la la « Magna malcharta)) Couronne. ne doit pas être considérée gré son ancienneté~ « Un comme le commencement de toutes choses. 88. dans L~OM/c. texte français Histoire des Etats-Unis. i46 p. jour peut et de nul venir effet où le parlement déclarera nulle toute charte mais ce américaine des colons. déjà au pouvoir législatif. t. p. Old Magna Charta of all things nor beginning out of the unformed mass. de leurs têtes. II. conflagration. comme hommes et jour là les droits inhérents à comme ces droits naturels c~ye~ leur qualité. nghts and whatever but charter void of the colonists . dureront jusqu'à Cet écrit fixait une forme la fin du monde (1). pas atteints. ci-dessus reproduit. être celle des « bills « établies par sous ». shall déclare every American herent and inseperable woutd remain. ne seront inséparables ces droits Les chartes peuvent varier.84 REVOLUTION AMËRtCAtNE FORMATION d'une l'homme En James était liste complète et du citoyen. elle-même. ver be abolished till the général M JBc~cro~. i45.

En présence que fit l'Angleterre pour limiter. i856. taxes d'imposition de mésentente entre Le fait de lever le droit qui les des ou de percevoir des impôts. contre il consent selon lesquelles et il les conserve comme société~ ainsi dans l'Etat Il possède propres. après lui.DU SYSTÈME DES DROITS DE L'HOMME 85 Nature )). était contraire. ces droits. au pouvoir du parleapportées ment n'étaient autres que celles que Locke avait énumérées restrictions que <~la loi de Dieu et de Les restrictions la Nature avait posées de dans Locke En tout Etat subissent au pouvoir ici une » législatif. l'Etat des droits qui ne proviennent pas de ce derdes tentatives nier. l'individu à la volonté de la majorité de la nation de l'Etat tions volonté qui n'a pour c'est ici l'individu limites que le but qui fixe les condià faire partie de la des et droits. . sans le consendu peuple ou des représentants tement des colonon pas au droit du pays. que Locke. mais aux lois imprescriptibles de la liberté (1). Jo/M ~a~s. était H visait surtout la principale cause colonies et la mère-patrie. naquit l'idée de les dé(i) Cf. Rousseau. soumettent et. p. Boston. nies. Ces propositions modification. les droits objecen droits Tandis subjectifs. 293. profonde tifs se transforment effet. Works X.

à ce sujet. en vertu de leur libre consen-. un projet élaboré par lui et contenant une déclaration citoyens. nyme de Blackstone Le 20 novembre 1772. par contre. Reprinted. sur la proposition de. note . p. ensuite l'exercice tant en. exercé aient taries de Blackstone de sur la déclaration américaine Staatslehre. chrétiens et proclamait (en s'apdéclaration sur l'autorité de Locke). en annexe tement l'instruction à l'écrit parlementaire imprimée de James Otis s'exprime exactermes que l'œuvre ano- En dans les mêmes (2). Samuel Adams. of the (l)V. et qu'ils ont le droit de formuler tement. (2) Thé rights Colonies asserted i764. Il est faux. London. que les Co~ une influence' prépondérante i776. i06.p. Jellinek.86 r REVOLUTION AMÉRICAINE FORMATION clarer solennellement du droit et de les défendre. and proved. tant qu'hommes du droit de liberté la liberté la jouissance et et de propriété en et en tant religieuse. préaladans un pacte équi table. 1. que les hommes puyant font partie de l'Etat.56note3. 1900. que chrétiens. 3*74 et 375. V. p. sous l'Influence de Fœuvre de s'opère anonyme Blackstone que nous avons citée précédemment(i). les conditions blement. les citoyens réunis à Boston votèrent. Cette transformation objectif en droit subjectif. effet. veulent faire prévaloir et de et les réserves qu'ils Les colons réclament veiller à leur observation. des colons Cette en tant qu'hommes.

p. v. I. which assembled and their posterity.. déclaration conçu of the good made by the représentatives in full and free convention. op. ces deux il la Virginie. cit. 11. assemblé Enfin.DU SYSTÈME DES DROITS DE L'HOMME 87 les droits garantis que citoyens. sotennettement comme est les gouverne.ment sentes et futures(3). Commentaries en entier chez S~ry. Cette déclaration. De là jusqu'à parait n'y avoir un abîme la déclaration qu'un pas. Le droit de Virginie base fondamentale des générations droits celles public qui ont été adoptées of Samuel Adams. as the basis and to them rights foundationofgovernment~ . 50~-507. p. 24t. aussi Laboulaye. une La déest protestation. Cf. de l'Amérique que les habitants les où i2 colonies il était dit ont des du Nord du en vertu prérogatives qui leur appartiennent droit immuable de la nature. i34 sv. Wells.et The life and loi. (2) Le texte est reproduit 3' éd. p. i7i. on the Constitution of the United states. et pourtant il y a tout de documents. 11. de la constitution et de leurs propres constitutions anglaise (2). le congrès à Philadelphie et représentant vota une déclaration de droits. Boston. par la « Magna Charta )) et le « bill of rights » de i689 (i). do pertain est ainsi « A decette.. services 1865. (i) Cf. p. Laboulaye. le i4 octobre 1774. I. de (3) L'intitulé claration of rights people of Virginia. anglais n'y y reconnaît du pré- qui sépare claration de Philadelphie celle de ta Virginie~ une L'Etat plus invoqué.

88 REVOLUTION AMÉRICAINE FORMATION souverains de l'Amérique par les Etats désormais en outre de la liberté individu Nord. de la l'intention de leurs suivant fondamentaux des droits puElles renferment. limitations ainsi ou Ces au pouvoir il est défendu bien encore limitations législatif et au goud'avoir des troupes d'avoir une Eglise ne créent d'ailleurs v . en outre~ division des et de pouvoirs Elles décident être les enfin des fonctionnaires. du ce sont les droits de réunion. la responsabilité les fonctions pe peuvent publiques que et proscrivent occupées que temporairement distinctions elles héréditaires. Elles politiques tel contiennent auteurs. accordent. seulement ces droits de limais nous voyons aussi le y sont mentionnés~ le droit à la protection droit de pétition. bases des droits des citoyens. un conscience. fait de l'Angleterre les droits sur la liberté de la presse et sur la liberté d'établissement. légale~ et la procédure dans ce cas que l'on doit employer un Jury impartial le jugeulent et Indépar De plus. les traits l'individu. ces déclarations Rxent les pendant. du droit de propriété et de la liberté de duelle. blics de le principe aussi. apportent quelques vernement permanentes privilégiée. berté Non. ces droits veaux certain nombre de droits nouaux violations correspondent que avait récemment la liberté individuelle subies.

risée~ une puissance n'est constiencore. Tout cela est fondé sur le principe de la souveraineté naet basé sur cette idée. Quand continuent à être animées de démocratiques la même idée que celle qui inspira jadis les colons et de Rhode istand. le plan ou /r<~e o/ le droit du créateur originairement d'une liberté illimitée~ puis ensuite le droit de ce ont créé le droit de FEtat. que la constitution tionale de tous. c'est bien indirectement. de Connecticut tions Dans droits toutes ces constitutions. que les individus étaient Le~ principes les mêmes dans tous les jouissant Etats sement tions particuliers. sous une forme si caractéen quelque sorte nouvelle. d'apconstitutionnelles dans les porter des modifications on voit très bien que les instituEtats particuliers. de l'état~de s'y ajouter On fixe d'abord l'individu. pas de droits subjectifs si cela arrive. tes conventions aujourd'hui ou bien le peuple tui-même~ décident tuantes. ou. On voit clairequ'un pacte consenti ici l'action ment se révéler de l'anpersistante idée puritaine et indépendantiste.DU SYSTÈME DES DROITS DE L'HOMME 89 au profit de l'individu. la déclaration la première p!ace~ en second des lieu occupe seulement vient government. Toutefois ils étaient diverlégislaatténuées dans les appliqués ces divergences furent différentes beaucoup . cienne qui devait déployer plus tard.

une générales. ». appartenir et dans les Etats esclavagistes à tous les blancs. tel qu'I( était pratiqué ind'une sphère juridique la conception est purede l'Etat. elles Ainsi. n'ont comme précédemment. pour pouvoir exercer des droits politiques. dans l'ancien et dans le noudans les veau droit anglais. En réalité. affirmation ont été créés par la que les hommes nature libres et égaux. organisation en des juridique formules de fait. l'esclavage des noirs ne fut A la place du«man)) pas aboli immédiatement. Nous avons ainsi vu par quelle remarquable évolution s'est formée. C'est plus tard seulement que la qualité de citoyen est exigée dans la plu( « citizen » ) des Etats-Unis part des Etats. Américains Les . le « freeman figure dans les Etats esclavagistes Les droits solennellement sont censés proclamés à l'origine à tous les « inhabitants ». mais même encore complètement l'avons ait fait remarquer reconnu partout aujourd'hui disparu. dans tous les Etats. fait qu'exprimer. d'une facon quoiégale le de la liberté en matière de religion. avec toutes ses conséquences Malgré cette logiques. et que celui-ci dépendante à l'indiment et simplement tenu de reconnaître des droits n'ont' vidu. on ne principe l'a pas mis aussitôt en pratique. les déclarations colonies.90 p RÉVOLUTION AMÉRICAINE FORMATION dans pas nous qu'on la suite.

part. les droits qu'ils déjà. que leur influence durable en Europe liée à la rédaction Yqu'ils ont reçue est intimement en France. au contraire. américaine et la déclaration entre la déclaration française précédèrent individuels également Nationale droits En Amérique~ les institu tions positives la reconnaissance solennelle des droits ils ta suivirent. Ce quidécoute d'une cherche. . déclaration précisément parce que le « government » et les lois directrices existaient déjà depuis longtemps. autres d'autre c'est façon absolue de cette re- de 1789 ne sont que les principes que ceux de 1774. Les Français eux. de l'Etat. Les que l'on ne devait Américains pouvaient tranquille« le plan of government ment faire précéder » de la des droits. et ce qu'il devait allemand n'était en de l'individu. l'organisation encore fondée Etat inexistant accorder. l'erreur fondamentale de l'Assemblée de Francfort. Mais il est incontestable. institutions dre aux principes qui doivent correspon C'est là la différence la plus importante généraux. Ce fut France. proclament à tous les peuples commun libres. possédaient veulent donner ce qu'ils n'ont des pas encore.DU SYSTÈME DES DROITS DE L'HOMME 9i comme un « patrirnoine éternel ». les qui voulut fixer d'abord et régler seulement ensuite L'Etat pas avait déjà fixé ce que cet pas faire.

.

dont toutes les'institutions sont intimement être comprises aient pénétré et liées à sans eHe. et a été nous par le courant de la Réjusqu'à cette doctrine a-t-elte acquis pourquoi en Angleterre.CHAPITRE IX LES DROITS DE L'HOMME ET DU LA DROIT CONCEPTION GERMANIQUE Il nous reste à résoudre question. aient et ne peuvent la royauté des idées répubticaines . qui geides so- ensuite dans les qui s'est développée de droit naturel. d'abord déjà dans pour la doctrine Snir du une contrat dernière social de l'homme. Pourquoi et des droits originaires mait phistes théories transmise forme. une puis dans ses colonies. au Moyen Age. aux temps l'antiquité. aussi considérabte ? Comment se faitimportance il que dans un Etat éminemment monarchique.

Un état régicide former l'organisation l'Etat.du xvi~ siècle et jusqu'au xvii~ dans Inaint Etat du continent. Les luttes sur le. qu'en Ecosse. Les théories mêm~de de droit naturel n'exercèrent de Locke guère d'action en dehors de l'Angleterre. s'appuyaient contre cette religieuses tant en Angleterre dynastie. une opposition très forte des classes et des publicistes au perspicaces s'efforçaient d'opposer les droits du peuple souverain et de l'individu. mais on il est vrai. contre la royauté aspirant à l'absolutisme. dans Nous l'Europe avons continentale comme exemple un la aboutirent.94 LES DROITS DE L'HOMME transformé de fond en comble l'organisation directe polide ce juriStuarts tique ? Il est facile fait. alors en France au nulle n'essaya part de trans- . une opposition violente provoquer. La aussi il y eu t. diques venus droit C'est des de d'apercevoir la contradiction Anglais avec ]a cause des conceptions la dynastie des qui et ~étranger divin. continent de religion conceptions terribles dévastèrent sur ces le révolutionnaires contre elle. Des guerres les pays. des choses existait analogue milieu du depuis la fin. Ce n'est qu'à la fin du xvm~ siècle que les doctrines « de droit nature! )) jouèrent rô!e important. favorisèrent la propagation de doctrines qui pouvaient dans le pays.

bien grandes. a réA la différence du continent. de la cité antique. des temps qu'une forme rudiet bien Au commencement Modernes. débuta était minime. faibles L'individu dans la famille était soumis à une tutelle sévère et dans la tribu l'Etat au contraire. s'y est développé sur une base essentiellemeut et les germanique. plutôt corporatives que dans l'Etat~ dans les associations qui n'avait mentaire~ alors. notamment. au duellement de plus grands. se déroulait La vie politique.ET LA CONCEPTION. de l'absolutisme de l'Etat romaines conceptions n'y ontjamals prévalu. l'Angleterre du droit rosisté non sans succès à l'influence n'aiént nulque les idées romaines laissé intactes les conceptions juridiques il s'en faut néanmoins de l'Angleterre~ qu'elles y aient exercé un empire aussi grand que sur le contimain lement nent. à la différence que de très au commencement de son exispouvoirs tence et n'en a acquis que petit à petit et graSa sphère d'action. Le droit public. GERMANIQUE DU DROIT !)5 formidable la Révolution transformation sociale provoquée par française. certaine n'a eu~ vons d'une manière par l'histoire. en somme. ne lui imposait pas de restrictions au Moyen Age. ce que nous en sad'après L'Etat germanique. lapuls- .

and Documents of EHzabeth Select Statutes and James (2)41nst. reprobody.. . » The Commonwealth duit dans Prothero. 36. ait that ever thé people of gland consisteth Rome might do. the same of England. la « Magna Charta et les libertés sont accordés ~~rqu'elle énonce (3).96 LES DROITS DE L'HOMME sance se concentra de pl us en plus. sir à la fin radministration. Il est statué par le « bill of rights » que petuum doit rester. p. p. déclare que les droits Aussi. pas au point en Angleterre avait que le peuple vive et profonde conception qu'il devait y des limites essentielles à !a puissance de en effet. LXIII. r Stubbs. et par suite à cette du parlement et du Roi. 306. du Thomas Smith dire pouvait avait un pouvoir inimité que le parlement (i)/ comme pouvoir que Coke désignait peu après absolu et transcendant (2). which representeth may be done by the Parliament and the power hath of the whole realm. p. both the head and thé of England. (3) Art. plus aisément que les rois normands avaient d'une déjà centralisé manière _rigoureuse xvi" siècle. Oxford. of the realm of En(i) « The most high and absolute power in the Parliamentt. either in ce~~Mna~co~~MS or tributis. i78. i589~ book 11. i894. Mais cette comme et non C'est. tout ce qu'il contient pour toujours.Déjà. I. En publique cela se fit d'autant Angleterre. cette avoir l'Etat était conçue par les Anglais puissance illimitée seulement au point de vue formel de vue matériel du droit.

se des dans favolimite conception juridique est nécessairement limité mentales que l'Etat d'action. moderne fut fut sphères resnMtw~s MTL donc donc la la (i) Art. être soulevée.qne la ligne de entre FEglise de leurs . son ampleur~ celle-ci .ET LA CONCEPTION GERMANIQUE DU DROIT 97 la toute puisroyaume (i). seulement limité elle est le produit L'Etat. dans toute depuis rendit la Réforme. S<M& 7 .dé'leu!s v historique. sont qui certainement insignifiantes reflète cette germains sa sphère Cette Mais point ancienne au de vue formel du droit. plus limitée du. beaucoup d'une autre la puisAge. n'était pas par sa sphère d'action sance de ses associés était de La question par celle de l'Eglise. car ce n'est de' nouveau litigieuse Sxée au Moyen Age La délimitation d'action 'action d.droit de l'Etat de l'étendue en matière de ne religion. au Moyen pouvait que qui démarcation et l'Etat. Nonobstant au point de vue formel. Dans ces propositions. conception risé le mouvement ici intervient de la sphère d'action direct de l'évolution a également de la Réforme. XI. la notion de l'Etat. qu'il 'y a une limite que l'Etat ne doit pas dépasser. sance de l'Etat envisagée reconnu dans les lois fondail est expressément la loi du les plus importantes.

la relation juil est très imporElle se pré- s'appuyer Pour saisir quelconque sur une base de réalité manière exacte d'une de l'Etat avec l'individu. ridique tant de bien comprendre cette sente peuvent sous être deux aspects~ réalisés dans base.. Les doctrines fait que continuer les conceptions juridiques ciennes qui ont toujours existé et les diriger des voies nouvelles. paraissen si de théories. on abstraites cer sans une oublie qu'elles influence qu'il n'y a pas t. qui~ tous les deux~ consétoutes leurs quences logiques. ainsi. Nous nence l'histoire avons ainsi vu sur de l'individu que ridée de la préémil'Etat s'appuie sur toute et sur son état social au de droit naturel n'ont andans nées de l'Angleterre xvii~ siècle.98 LES DROITS DE L'HOMME nécessaire de l'évolution conséquence historique y de même que l'abolition de l'ingérence de l'Etat en matière de religion. sous le seconde l'Etat . Sous son premier dividu ne résultent autorisation de tous les droits de l'inaspect. exerqui puissent sur leur époque. On la même L'école chose des théories nous a habihistorique tués à dire que les doctrines sont du droit naturel des rêveries sans Mais en parlant fondement. historique. peut dire sur le continent. ou d'une que d'une concession l'Etat.

est une théorie seconde Quel-. la mesure de générât. et que la théorie est une théorie de droit historique. « Depuis bien des années je me sers de mon nez pour sentir. été les changements. de droit naturel. se base conception a été sur ridée de FEtat. théorie le poète en termes extrêmes quences diées en quelque de droit question de cette par parodans cette humoristi- ques. elle est cette seulede iiberté liberté ment La riniérêt par FEtat~ et constatée par lui. Mais ai-je bien le droit de me servir de mon nez? » théorie. sphère de liberté reconnue que le droit de FEtat avait des limites était profondes peuples gerdément gravée dans la conscience au cours .ET LA CONCEPTION GERMANIQUE DU DROIT 99 ne mais crée des pas seulement laisse aussi à l'individu compatible n'est pas reconnue première avec créée droits toute individuels. La seconde la première dire que. au déverépond ception juridique. loppement naturel n'est pas un droit on droit historique. survenus que grands qu'aient devrait de cette des temps dans la délimitation la notion par FEtat. Si le gradue! de la puissance publique. par contre. qui est la condes germains. pour l'Etat moderne. Elle l'omnipotence saisissante façon absolument absolutistes des xv~ et sorte formulée XVIIe d'une exposée dans les théories Les ont été consé- siècles.

donnée. La grande moins Un droit qu'un erfut d'envisager reur du droit naturel cet état de liberté droit l'Etat comme une un droit. veut reléguer la théorie adverse dans le p. les intervalles qu'il laisse ainsi libres. 89 et s. . là dessus. et exister entre les trames l'individu. i. logique. par exemple. principes jurisprudence formelle.100 LES DROITS DE 1/HOMME maniques. si une action ou n'est La question est directement (2). pour plus ôïfentlichen Rechte. XXI. des rédonnera. Cet auteur La solution de pareils de principe n3 droit naturel. il la nécessairement normes dont des diverses libre est sans doute bien qui reste ainsi L'espace état de fait. qu'il faut dialectique avec la même Ce n'est chercher donc quel Jellinek La juridique rigueur peut différentes. cipe.. mais dans l'histoire. für Privat und Ôifentliches Zeitschrift Grünhut's Recht. 43. marquant qui doivent même ne crée au moment donc de l'absolutisme mais pas cette liberté. il entoure (i). opposés. questions peut riques. la nature de Ainsi. et cela en se limitant et en lui-même. B. L'Etat reconnaît. 436 et sv. dans la est le vrai prinSystem der sub- (2) V. de l'individu qu'indirecte- individuelle n'est concesque la liberté qu'une (t) La théorie a été dernièrement soutenue dans sion de l'Etat par Tézncr. pas là. Freiburg. ponses la liberté présentera tique que dans l'Etat déduire une proposition totalement de. être obtenue Cet examen attentif des faits histopar l'examen suivant les époques. juridique caractère dans l'Etat anun tout autre que nous moderne. et de reconnaître aurait à ce créé puissance supérieure qui et en aurait limité !a puissance de savoir autorisée. jektiven de détails. 1892. p.

et en de !e résoudre attentive plus que ne ta peut la spécule faire société. <' ¡ f < ~?~x t FIN .ET LA CONCEPTION GERMANIQUE DU DROIT 101 ment doute pratique. consiste reconnue aujourd'hui Mais pas par l'Etat une ne très de à ia parait grande science des pas avoir importance du juges droit et ils tâche les sphères sans te seulement à des but ne des desu- former fonctionnaires~ vront prême d'action C'est lation que par !à humaine l'observation résoudre est du le de « leur affaires enseigner diiËcites. quelque !a collectivité. élevé et elle de comment Sa sorte délimiter moi problème ait à ».

dans les colonies droits sa conséquence dans une loi des anglo-améIdée de principale. VI.. LARNAUDE. V XV L'AUTEUR. des déclarations Comparaison déclarations Contraste entre américaines les déclarations américaines et françaises lonies Etats i 9 13 23 et des 29 45 anglaises. IV. VII. IX. La liberté religieuse ncaines Hx&tion l'individu. V. et ducitoyen r. Formation.nique pendant la révolution des droits de l'homme de l'homme du droit.–Sa portée. III. j'.TABLE BES MATIÈRES PRÉFACE PRÉFACE DB DE M. du droit. I. r~ < américaine. généraux de 6i du 8i VIII. ï et la couM~~Mg~rn~ 93. La déclaration française des droits de l'homme et du citoyen du 26 août i789. II. ~Y t' ~) . Le contrat social de Rousseau n'est pas la source de la déclaration française. 'système Les droite niqu$ . Elle s'est inspirée des « bills of rights » des code l'Amérique du Nord de la Virginie et des autres La déclaration deFAmériqueduNord.

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sa conséquence principale.Contraste entre les déclarations américaines et anglaises VII.TABLE DES MATIERES PREFACE DE M. .Les droits de l'homme et la conception germanique du droit . Idée de fixation dans une loi des droits généraux de l'individu VIII. .Le contrat social de Rousseau n'est pas la source de la déclaration française III. . . .Formation.Elle s'est inspirée des "bills of rights" des colonies de l'Amérique du Nord IV. .La déclaration de la Virginie et des autres Etats de l'Amérique du Nord V.Sa portée II. du système des droits de l'homme et du citoyen IX. . . . . pendant la révolution américaine.La liberté religieuse dans les colonies anglo-américaines . LARNAUDE PREFACE DE L'AUTEUR I.Comparaison des déclarations françaises et des déclarations américaines VI.La déclaration française des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.