Commission Ethique et Bonne Gouvernance de la CGEM, La Fondation CGEM pour l’Entreprise L’UFR Sciences de Gestion de la Faculté de Droit – Université

Hassan II

En partenariat avec
Le Center for International Private Enterprise – CIPE le US Middle East Partnership Initiative - MEPI

Organisent une

Rencontre Internationale autour du thème

« La Gouvernance d’Entreprise, levier de croissance »

le 9 Mars 2004

Faculté de Droit - Casablanca

Rencontre internationale autour du thème « La Gouvernance d’Entreprise, levier de croissance »
Organisée par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, La Fondation CGEM pour l’Entreprise, l’UFR Sciences de Gestion de la Faculté de Droit Université Hassan II, en partenariat avec le Center for International Private Enterprise (CIPE) et le US Middle East Partnership initiative (MEPI) Salle des conférences, Faculté de Droit, Route d’El Jadida - Casablanca

9 Mars 2004

PROGRAMME
9H30 – 10H00 Accueil des participants Allocutions d’ouverture (10H00 – 10H30)
- M. El Bachir KOUHLANI, Doyen -Faculté de Droit, Université Hassan II- M. Khalid ALIOUA, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique - M. Hassan CHAMI, Président de la CGEM - Prof. R. BELKAHIA, Président de la Commission Ethique et Bonne Gouvernance – CGEM -

10H30 – 10H45 Pause café Séance N°1 (10H45 – 12H30) L’actualité de la Gouvernance d’Entreprise dans le monde : Un panorama des pratiques internationales (1)
Modérateur: Prof. R. BELKAHIA, Président -Commission Ethique et Bonne Gouvernance, CGEM

- « Gouvernement d’Entreprise, Quels outils pour la réforme » Intervenant : Mme G. ALDERMAN, Project Coordinator , Global Corporate Governance Forum, GCGF - « Causes and conséquences of corporate failures : the experience of central and eastern Europe» Intervenant : M. John D. SULLIVAN, Directeur Exécutif -CIPE- «La situation de la Gouvernance d’Entreprise dans la région MENA» Intervenant : M. A. ABOUDRAR, Commission Ethique et Bonne Gouvernance - CGEM Synthèse - Débat : Mme Farida MOHA , Journaliste

Déjeuner : (sur place )

1/2

Séance N°2 (14H00 – 16H00)
L’environnement de la Gouvernance d’Entreprise au Maroc : Forces et faiblesses (2)
Modérateur : Prof. M. OUEDGHIRI , Expert Comptable DPLE - «Les dispositifs d’accompagnement de la Gouvernance d’Entreprise au Maroc» Intervenant : Prof. R. BELKAHIA, Président -Commission Ethique et Bonne Gouvernance, CGEM - «Les apports de la réforme du marché des capitaux à la Gouvernance d’Entreprise» Intervenant : M. O. AMRANI, Directeur Adjoint -CDVM- «Les auditeurs et la sécurité financière» Intervenant : M. A. BOUKHRISS, Président -SNEX- «Les investisseurs institutionnels et la Gouvernance d’Entreprise» Intervenant : M. S. BENGELLOUN, Directeur Financier -CIMRSynthèse - Débat : Mme Farida MOHA , Journaliste

16H00 – 16H15 : Pause café Séance N°3 (16H15 – 18H30) Quelles stratégies pour la diffusion des bonnes pratiques de Gouvernance d’Entreprise au Maroc ? (2)
Modérateur : Prof. A. MAAZOUZ, Consultant - «Gouvernance d’Entreprise et firme publique : Le cas de la CNSS» Intervenant : Mr M. CHRAIBI, Directeur Général –CNSS- «Gouvernance d’Entreprise et PME – PMI» Intervenant : Prof N. IBN ABDELJALIL, Coordinateur UFR- Sciences de Gestion, Université Hassan II - «Le rôle des banques dans la promotion de la Gouvernance d’Entreprise» Intervenant : M. A. RAHHOU, PDG -LESIEUR- «Le rôle de la CGEM dans la diffusion des bonnes pratiques de la Gouvernance d’Entreprise» Intervenant : M. A. ABOUDRAR -Commission Ethique et Bonne Gouvernance, CGEM – - «Les recommandations du CDVM relatives aux codes déontologiques» Intervenant : M. O. AMRANI, Directeur Adjoint -CDVM«Le rôle du partenariat public-privé dans la diffusion des bonnes pratiques de Gouvernance d’Entreprise» Intervenant : M. SOUAL –Vice-Président Commission Ethique et Bonne Gouvernance, CGEM

Synthèse - Débat : Mme Farida MOHA , Journaliste

18H30 – 19H00 : Clôture

Allocutions d’ouverture

En effet. Je dois dire toute ma satisfaction de voir dans cette manifestation scientifique. Cette coopération par l’enseignement et la recherche requiert la consolidation des partenariats avec le monde socio-économique. L’intérêt pour la gouvernance n’est pas une mode passagère. Economiques et Sociales de Casablanca. En qualité de Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques. mes chers collègues. Université Hassan II Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur. Monsieur le Directeur Exécutif du CIPE. le CIPE et le MEPI. Licence. Cette réforme fait largement place à des enseignements qui portent sur l’entreprise et sa gestion. Mesdames et Messieurs. Monsieur le Président de la CGEM. l’une des grandes préoccupations de notre faculté est d’initier la réforme de ses enseignements dans ses différents niveaux. c’est une nécessité qui exige une réflexion sur les pratiques de gestion et la manière de les formuler. dans ce cadre la dimension appliquée de la recherche scientifique sera privilégiée et pourrait traiter des sujets qui préoccupent les entreprises. Permettez-moi aussi de saisir cette occasion pour appeler l’entreprise marocaine à une plus grande coopération dans le cadre des transformations que connaissent les cursus de formation et les chantiers de recherche dans notre établissement. . et la CGEM par son importance pourrait constituer un axe fort de ce partenariat. Je n’oublie pas que les dimensions Master et Doctorat. de Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique.Allocution de M. Master et Doctorat. actuellement. sont aussi des perspectives nouvelles de collaboration dans le domaine de la recherche scientifique. El Bachir KOUHLANI Doyen de la Faculté de Droit. Cette importance apparaît encore plus cruciale eu égard à l’environnement économique international si l’on veut tirer partie de la mondialisation à laquelle le Maroc est partie prenante. Le développement de ces formations et leurs programmes est en soi un facteur de coopération potentielle entre notre faculté et l’entreprise. l’opportunité d’aborder une question qui est actuellement au cœur des préoccupations des entreprises. permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue pour participer à cette manifestation scientifique organisée conjointement par la CGEM. l’UFR Sciences de Gestion de la Faculté de Droit. Mesdames et Messieurs.

je les remercie pour leur soutien matériel et moral à l’organisation de cette manifestation scientifique. merci à tous et merci de votre attention. Mesdames et Messieurs. .Mesdames et Messieurs. permettez-moi de dire toute ma gratitude envers la CGEM. Avant de céder la parole. le CIPE et le MEPI. les professeurs et les étudiants de l’UFR Sciences de Gestion pour leur mobilité et disponibilité autour de cette rencontre internationale. En espérant que vous trouverez ici l’environnement favorable à l’échange des connaissances scientifiques dans un cadre universitaire agréable. je remercie enfin chaleureusement. je vous remercie de votre participation et souhaite que les débats seront à la hauteur de vos espérances.

particulièrement parce que nous observons tous ici l’intérêt de cette coopération fondamentale et constructive entre le monde universitaire et le monde de l’entreprise. Je suis particulièrement heureux d’être parmi vous ce matin. tend précisément à réduire.Intervention de M. La réflexion sur la gouvernance de l’entreprise. certainement agrège plusieurs niveaux d’analyse. Monsieur le Directeur Exécutif du CIPE. et je ne voudrais pas ici être sectaire. Permettez-moi de m’aventurer avec quelques idées sur le thème qui est aujourd’hui le centre de votre débat. Khalid ALIOUA Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique * Monsieur Le Doyen. . Je voudrais rendre un hommage particulier à la section de l’économie et de la gestion qui continue effectivement à être le vecteur de rapprochement avec le monde de l’entreprise et je remercie tous ceux qui aussi au niveau de l’UFR font ce travail de qualité. Si la faculté de droit de Casablanca. a donné au système universitaire autant qu’au monde de l’entreprise. elle est tout à fait indiquée pour domicilier une réflexion de cet ordre et qui tente à mettre en marche un processus de valorisation et de mise à niveau du tissu des entreprises marocaines. Cette faculté a beaucoup contribué au développement de l’encadrement dans les entreprises marocaines et c’est la raison pour laquelle. Je voudrais remercier tous ceux qui ont permis la tenue de cette rencontre et je voudrais les assurer que la réforme du Gouvernement de Sa Majesté conduit dans le domaine de l’université. a aujourd’hui l’honneur d’abriter une telle conférence sur un thème d’actualité qui est celui de la gouvernance d’entreprise. je voudrais ici soulever devant vous probablement trois idées que je vous suggère comme complément et comme contribution aux papiers qui ont été préparé jusqu’à présent. et pourquoi pas à éliminer les formes d’écart qui existent entre le monde de la formation et celui de l’action et de la gestion. c’est parce que cette faculté. Monsieur Président de la CGEM.

dans la compétitivité de l’entreprise alors que ces entreprises arrivaient à concurrencer les plus grandes sur le marché international. c’est de mettre le problème de la gouvernance d’entreprise dans la perspective des relations entre la sphère publique et la sphère privée et je voudrais dire ici. que personnellement je suis convaincu et partisan de l’approche qui consiste à considérer qu’il y a une solidarité organique entre le fonctionnement de la sphère publique et la sphère privée et qu’il ne me paraît pas possible de réfléchir et d’agir en matière de mise aux normes d’une gouvernance performante au niveau de l’entreprise si par ailleurs le système public n’est pas lui même au niveau d’imposer un tissu institutionnel. nous devons garder à l’esprit que quelque part. qui fait qu’il n y a pas de structure et de normes juridiques qui permettent de gouverner l’économie dans la transparence et pas dans l’impunité. c’est le fonctionnement de l’espace de communication dans lequel agit l’économie qu’elle soit du côté de l’agent de régulation. . si par ailleurs dans la sphère publique il n y a pas. lorsque nous réfléchissons dans notre pays sur le problème de la bonne gouvernance dans les entreprises. il y a quelques années dans cette même économie émergentes. qui serait la force publique ou du côté des agents économiques eux mêmes. Comme vous le savez dans les cas que vous aurez probablement à traiter. il est important que la sphère publique soit totalement soumise à la transparence. un comportement responsable et performant au niveau du secteur privé. Les enseignements que les économistes et les hommes publics ont tiré de la crise des pays émergents. Cette idée de la solidarité organique entre le monde public et le monde privé m’amène à un autre aspect de la relation. je dirais même. soumise au fonctionnement du droit pour que l’on puisse effectivement engendrer un comportement citoyen. à des règles de loyauté dans le fonctionnement du marché. des normes juridiques des standards de comportement pour tout ce qui est propriété de l’Etat et pour tout ce qui relève de l’action économique de l’Etat. nous avons constaté comment la mauvaise gestion publique/privée peut aboutir à l’effondrement d’une économie et par conséquent à engendrer des difficultés énormes à la fois dans le système industriel. elle reste toujours précaire si elle n’est pas déterminée.La première idée. qui consistent par exemple à réfléchir sur la gouvernance dans les entreprises des pays émergents. vient du fait que lorsque dans les universités on avait commencé à parler au début des années 90 du capitalisme de familiarité. Aujourd’hui. si elle n’est pas soumise à des normes juridiques. particulièrement du sud-est asiatique. Il ne me paraît pas possible de réfléchir sur l’introduction de normes de qualité et de normes comportementales dans l’entreprise privée. une avancée profonde sur ce terrain. lorsque à ce moment là les grandes réflexions étaient là pour montrer que la performance économique.

alors que parallèlement à cela nous avons une économie informelle qui n’a pas tendance à régresser. elle devient un élément de perturbation du bon fonctionnement de l’économie. . il n y a pas que les normes juridiques qui font la bonne gouvernance. c’est aussi la globalisation des circuits parallèles. le rôle que devrait jouer les forces économiques publiques et vis-versa. Cette séparation fonctionnelle est essentielle et c’est ce qui devrait normalement nous permettre d’aboutir et d’aller vers une conceptualisation de la bonne gouvernance de l’entreprise qui soit la plus proche de la réalité. une non compétition loyale dans le marché. c’est que si l’information n’est pas bonne. qu’elle soit publique ou privée. il y a aussi la bonne infrastructure et l’information juste et correcte qui fait l’ordre à côté des normes juridiques et des normes structurantes du comportement des entreprises. Les séparations fonctionnelles à mon sens sont essentielles. imposer des ratios. c’est les séparations fonctionnelles. Il est important de ne pas vouloir faire jouer au monde de l’entreprise privée. Il est important que l’espace communicationnel soit un espace animé avec de l’information structurante parce que ce l’on peut constater ici et là. Enfin. la logique interne de l’entreprise. c’est aussi l’ouverture commerciale qui permet aujourd’hui une non compétition .Les sociologues considèrent ce que l’on dit généralement. Il est essentiel si l’on parle aujourd’hui de gouvernance d’entreprise de se dire qu’il ne faut pas uniquement réfléchir sur la logique micro-économique. par conséquent de l’entreprise. c’est les contraintes de la bonne gouvernance de l’entreprise dans une économie duale. 2ème idée centrale. que je voudrais ici vous soumettre à discussion. mais qui a tendance aujourd’hui à augmenter et la tendance à s’élargir. Il n y pas que le droit. dans une économie où coexistent de manières importantes et visibles : un secteur formel et un secteur informel. que l’information fait l’ordre. 3ème élément sur cette logique public/privé. mais il est essentiel que l’on aboutisse dans une économie à une séparation fonctionnelle beaucoup plus nette sur les rôles de l’agent de régulation du marché et le rôle d’agent d’animation du marché. c’est à dire dans notre cas. parce que une des retombées de la globalisation sur une économie en développement telle que la nôtre. alors il est important que l’on se dise comment peut-on aujourd’hui imposer des normes de comportement. imposer des structurations du fonctionnement de l’entreprise. Aujourd’hui le monde de l’entreprise souffre pour la bonne gouvernance de l’absence totale de toute gouvernance dans un autre secteur qui lui est concurrentiel sur le marché. Il est donc essentiel que l’espace communicationnel bénéficie aussi de l’intérêt des agents économiques pour qu’il soit structuré de manière à former l’ordre dans l’économie.

parce qu’effectivement dans les contraintes qui sont celles de l’économie marocaine. Voilà quelques une des idées que je voudrais vous suggérer comme contribution de ma part. une modernisation sociale se met difficilement en place dans notre pays parce que réellement. Je ne voulais pas faire un discours de ministre. vous faire part de ma réflexion sur le thème qui sera débattu cette journée. joue un effet valorisant. (transcription non officielle. que c’est un des aspects qui me semble très difficile à concevoir dans le futur. mais peut-on concevoir une modernisation économique en faisant l’économie d’une modernisation sociale. Je pense que là aussi. En Chine. dans ce sens. comme l’économie marocaine. de place de l’individu et de droit des travailleurs par rapport au droit des propriétaires des moyens de production. est-ce qu’il va falloir qu’on travaille sur une approche de ce genre. et ce coût se mesure en terme de protection sociale. La bonne gouvernance est synonyme de la modernisation des structures productives. il faut que l’on sache que la modernité a un coût. c’est à dire comment centraliser davantage l’espace public dans ses fonctions de régulation et libérer encore les forces économiques dans le marché. dans un pays comme la Chine. il n y a pas que l’économie structurelle qui est un des agents de développement. ou si la société marocaine a fait le choix de la modernité. Je voudrais dire ici. mais il y a aussi tous les autres phénomènes parallèles qui sont ceux de la solidarité sociale. le ministre pour validation) . Merci beaucoup. c’est celui de la bonne gouvernance et de la modernisation.L’économie duale dans un pays comme le Maroc joue un effet pénalisant. soumise à M. je voulais dans un cadre qui est le mien. le cadre universitaire. Cet aspect m’amène au 3ème axe que je voudrais suggérer à votre réflexion. il y a là aussi un système dual avec un système politique gouverné au centre et une économie qui fonctionne avec les agents du marché. de la redistribution du 2ème rang. je crois que si une économie. il y a un aspect assez contraignant pour le bon fonctionnement de l’entreprise.

Monsieur le Doyen. ici et là. . le CIPE et le MEPI cette journée internationale consacrée à la bonne gouvernance de l’entreprise. sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi. Président de la CGEM Président de la CGEM Monsieur le Ministre. un Comité d’Ethique a été institué pour sensibiliser l’ensemble de nos membres sur ces questions fondamentales. Au moment où notre pays. Cet objectif reste sous-tendue par le souci majeur d’une gestion efficace. économiques et administratives en vue de créer de bonnes conditions pour une meilleure gouvernance des affaires de la nation. entendue comme l’art de gouverner.Allocution de M. l’actualité publique ou privée. Hassan CHAMI. a érigé l’éthique et la promotion des bonnes pratiques de gouvernance comme un outil fondamental de gestion de ses entreprises adhérentes. est engagé dans une vaste entreprise de mise à niveau de ses structures politiques. le Docteur John Sullivan. Consciente de ces enjeux. Mesdames et Messieurs . et de concurrence exacerbée exigent plus que jamais une convergence entre les concept de gouvernance en cours dans la sphère privée avec celui désormais essentiel dans la sphère publique pour l’émergence de pouvoirs de gestions des affaires de la nation au service de l’ensemble de ces composantes et pour la protection des intérêts de ceux qui investissent leurs talents et leur argent au bénéfice de tous. élaborer des codes d’éthique et déontologiques dans le but d’assurer un soutien matériel et méthodologique à nos différentes fédérations sectorielles affiliées. permettez moi de vous dire combien la CGEM est honorée et fière de co-organiser avec la faculté de Droit de l’université Hassan II. Le contexte de mondialisation. rigoureuse et équitable par un pouvoir dont la légitimité. Monsieur le Directeur Exécutif du CIPE. n’est pas nouvelle tant elle demeure liée à la bonne gestion des affaires publiques ou privée et à l’idée de garantir en toute circonstance l’intérêt général. la compétence sont reconnues et dont la finalité en dernier ressort est d’accroître le bien être général et les valeurs sociales. La gouvernance. la CGEM et bien avant les affaires ayant émaillé. C’est ainsi et dès 1998.

Après nos dernières élections. nous avons érigé ce Comité en véritable Commission siégeant de plein droit. ont été unanimement reconnues et appréciées. Messieurs . les entreprises et toutes les personnes ici présentes et qui constituent des passerelles entre le monde de l’entreprise et le monde de l’enseignement. Vos travaux aujourd’hui nous éclaireront sans doute sur l’ensemble de ces enjeux. dans toutes nos instances délibératives et exécutives en vue de placer la bonne gouvernance au centre de nos préoccupations. j’en suis sûr. à l’adaptation des décrets des marchés publics visant transparence et prévention de la corruption . le gage des investissements nationaux et étrangers accrus au bénéfice de l’emploi et de la croissance. Nous avons également pris part aux travaux des commissions liées à la mise à niveau de l’économie nationale. Nous nous sommes rendus disponibles à toutes les initiatives prises par les pouvoirs publics pour la promotion de l’impératif de bonne gouvernance. C’est ainsi que nous avons totalement pris part au travaux liés à la moralisation de la vie publique. . Ce sont là. pour le soutien et l’appui du CIPE à la Confédération pour mener à bien cette démarche auprès des entreprises. La confrontation d’expériences internationales nous permettront certainement d’éclairer sous des angles nouveaux ces problématiques essentielles et indiqueront. la moralisation de la gestion publique et la bonne gouvernance de nos entreprises privées. Mesdames. Comme vous le savez ces problématiques paraissent d’autant plus cruciales que s’agissant d’un pays comme le nôtre en proie à des impératifs de développement et de souci de généralisation de bien être. qui comme chacun sait permet de favoriser la transparence et la réduction des coûts de transactions et partant l’efficacité. Notre contribution et nos propositions pour la promotion de l’administration électronique. Je voudrais saisir cette occasion pour réitérer mes remerciements à Monsieur le Doyen de la faculté de Droit et à ses collaborateurs pour leur contribution à l’organisation de cette rencontre et au Docteur SULLIVAN. la mauvaise gestion ou par les graves distorsions du jeu économique et l’altération du fonctionnement normal des marchés. les voies et moyens d’arriver à la généralisation de l’éthique. Je voudrais saluer aujourd’hui la coopération accrue et importante entre la faculté qui nous reçoit. agents économiques publics et privés et acteurs sociaux conjuguent leurs efforts pour que l’intérêt général soit placé au dessus de tout intérêt particulier surtout si celui ci passe par la corruption. la rareté des ressources et les retards économiques et sociaux imposent plus qu’ailleurs qu’acteurs publics.

Il a été démontré que les pays en voix de développement comme le Maroc et qui tirent le meilleur parti de la mondialisation. s’ouvre à toutes les formes d’organisation sociale et organisation entrepreneuriale. Je souhaite plein succès à vos travaux. à cette collaboration. à laquelle nous souhaitons plein succès. C’est une coopération d’autant plus importante que le Maroc. Dés lors. La réforme de l’enseignement qui a été engagée récemment au Maroc. mais que nous appelons aussi à suivre l’évolution internationale et les accords que signent le Maroc pour s’adapter le plus possible à la demande demain de ces marchés que nous ne connaissons pas aussi bien que les marchés européens. il faut que notre enseignement suive cette ouverture tous-azimuts en intégrant. à la CGEM. nous ne savons certainement pas faire pour l’Amérique et il faut intégrer dans notre cursus universitaire une meilleure connaissance de ce monde nouveau dans lequel nous voulons accroître notre commerce extérieur et dans lequel nous voulons être présents dans différents domaines. sont ceux qui ont un système d’enseignement le plus flexible et le plus performant possible. si nous savons faire pour l’Europe. En conclusion une meilleure collaboration entre l’Université et l’entreprise et une meilleure prise en compte du contexte économique dans lequel évolue le Maroc est indispensable pour notre pays pour atteindre le bien être social auquel nous espérons tous. des formations qui permettent au Maroc de réussir cette ouverture aussi bien vis-à-vis des pays de l’Union Européenne que vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique suite à l’accord de libre échange qui vient d’être signé récemment avec ce pays. en signant différents accords de libre-échange. aborder le marché américain n’est pas aborder le marché européen. et vous remercie pour votre écoute. dans les cursus universitaires. .On retrouve dans toutes les réflexions que nous menons au sein des entreprises. En effet. d’éminents professeurs qui sont en même temps des managers et qui assurent des cours au sein de votre faculté et c’est là un gage de réussite et voudrais vous assurer que nous sommes particulièrement attachés.

M. montré la nécessité de revoir les mécanismes de régulation et de contrôle à tous les niveaux. … Ces scandales financiers constituent à l’évidence des contre-exemples de Bonne Gouvernance d’Entreprise. Ces « affaires » aux conséquences économiques et sociales considérables ont engendré une crise de confiance qui a. la société toute entière se trouve-t-elle aujourd’hui interpellée sur sa capacité à mettre en œuvre des dispositifs efficaces de surveillance et de contrôle de l’activité des dirigeants d’entreprises. PARMALAT. nombre de petits porteurs et la communauté dans son ensemble ont été touchés. M. taux inférieur à celui enregistré en Afrique Sub-Saharienne sur la même période. A la confluence des intérêts de l’entreprise et de l’Etat. Président de la Commission Ethique et Bonne Gouvernance M. Par ailleurs.Allocution de M. ces affaires ont également concerné nombre de pays émergents et en transition qui. Selon le rapport de la Banque Mondiale en 2003 pour la région MENA. Pour la zone MENA. XEROX. le Président de la CGEM. d’autre part. loin de n’affecter que les pays développés. le Doyen. d’une part. Aussi. L’enjeu d’une Bonne Gouvernance est stratégique et constitue donc un cheval de bataille commun aux instances gouvernementales et patronales pour défendre la compétitivité et la prospérité de l’entreprise. la faiblesse du taux de croissance aurait pour origine un déficit patent de gouvernance et une Bonne Gouvernance pourrait améliorer la croissance économique d’un point. Ces affaires ont révélé également que la GE est l’affaire de tous car les salariés. ENRON. le Directeur Exécutif du CIPE.9 %. moteur du développement économique. la problématique de la GE se pose avec une acuité particulière quand on sait que cette région n’attire guère plus de 2. WORLDCOM. ébranlé l’ensemble de l’édifice économique et financier et. le modèle de la Bonne Gouvernance réconcilie l’entreprise avec l’Etat.5 % du flux de capitaux internationaux et que son taux de croissance économique depuis 1980 a été de 0. les retraités. les créanciers. doivent relever le défi du développement et de l’intégration à une économie globalisée avec un maximum d’atouts compétitifs. le Ministre. comme chacun sait. Mesdames et Messieurs. Modèle d’inclusion associant tous les . VIVENDI UNIVERSAL. Rachid BELKAHIA. M.

Le combat pour la Bonne Gouvernance devient alors le combat pour le développement. social et sociétal. Elle vise d’abord à apporter un éclairage sur les meilleures pratiques internationales.acteurs de la société aux bénéfices de la richesse créée par l’entreprise. . Mesdames et Messieurs. humain. il ouvre des perspectives en mesure de renforcer leur cohésion et légitime un programme d’actions correctives en faveur du développement économique. d’évaluation et de contrôle se font de plus en plus pressants. La rencontre internationale de ce jour constitue une contribution à l’information publique qui devient un enjeu essentiel sur les différentes scènes économiques où les besoins de connaissances. à dresser ensuite un état des lieux sur l’environnement et les pratiques de la GE au Maroc et à explorer enfin les stratégies à mettre en œuvre en vue d’une large diffusion des bonnes pratiques dans notre pays.

Séance N°1 L’actualité de la Gouvernance d’Entreprise dans le monde : Un panorama des pratiques internationales .

On trouve quotidiennement à la une de la presse les nombreux scandales liés au gouvernement d’entreprise. Global Corporate Goverance Forum « Gouvernement d’Entreprise : quels outils pour la réforme ?» Je suis très heureuse d’être parmi vous aujourd’hui dans mon pays et participer à cette rencontre sur un sujet d’actualité qui est celui du gouvernement d’entreprise. Le Forum est un fonds fiduciaire qui a été co-fondé par la Banque Mondiale et l’OCDE. Le Maroc. Je voudrais évoquer l’importance de nos réseaux et qui ont permis la réalisation de cette réunion consultative ainsi que l’accès des pays non-membres de l’OCDE à la révision des Principes. Le Maroc est un des pays leaders de la région. promouvoir la coopération entre les régions. Il y a aussi aujourd’hui un consensus général sur l’importance du gouvernement d’entreprise. Cette réunion a été l’aboutissement de 3 ans de travail : C’est ainsi que plus de 42 pays représentés. 2003 : Le Forum a organisé une réunion internationale à Paris en Novembre dernier. c’est un programme global. partenaire fiable. et de consulter les participants pour la révision des Principes de l’OCDE relatifs au gouvernement d’entreprise. Ce qu’on appelle réseaux (ou networks) sont des groupes de discussion au niveau régional. d’échanger les différentes expériences. . Notre groupe consacre une majeure partie de ses activités à la construction de ces réseaux. dont l’Inde. tient bien entendu une place particulière au sein de notre réseau MENA (région du Moyen Orient et de l’ Afrique du Nord).Allocution de Mme Ghita ALDERMAN Project Coordinator.Consultation à Paris 2-4 Novembre. qui sont le fondement de notre travail de réforme. II . Le Global Corporate Governance Forum a été créé pour adresser ces problèmes et disséminer les bonnes pratiques de gouvernement d’entreprise. Nous avons 8 donateurs. aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Ces groupes incluent des personnes aussi bien du secteur privé que public qui identifient les priorités pour la reforme dans leur région respective. dans le but de faire un état des lieux du gouvernement d’entreprise au niveau de chaque région.

Un certain nombre de suggestions ont été faites par les différents participants sur les chapitres des Principes. Une version finale des Principes sera soumise aux gouvernements des pays de l'OCDE pour approbation à la réunion annuelle du Conseil de l'OCDE (les 13 et 14 mai 2004). Les principes ont trait aux cinq domaines suivants : . . ont été adoptés en 1999.la communication en temps opportun et la transparence de la structure organisationnelle et des opérations qui ont une incidence significative sur le rendement des sociétés . Ces principes ne sont pas un modèle unique de gouvernance. dont par exemple : . A cet effet. .les responsabilités des conseils d'administration et des gestionnaires face à l'entreprise et aux actionnaires. ils devraient établir des standards élevés de manière a inciter les entreprises . dans le sens où chaque état peut les adapter à ses propres contraintes nationales. Le nouveau projet de texte se trouve sur le site Internet de l’OCDE .de spécifier que les investisseurs institutionnels devraient avoir en plus de leurs droits. . .il y a aussi une discussion sur la composition et l’organisation du conseil d’administration.Les principes de gouvernement d’entreprise de l’OCDE qui sont des principes directeurs. plus précisément sur le nombre approprié de ses membres (notons qu’aucun consensus n’a abouti a ce sujet au sein même des participants).renforcer et définir plus clairement la notion « d’administrateurs indépendants ». mais sont flexibles. étant donné que les Principes n’ont pas de caractère contraignant.le rôle des employés et des autres intervenants .de promouvoir l’activisme actionnarial . Lors de la consultation des pays non-membres de l’OCDE. des commentaires ont été sollicités sur le projet de révision des Principes. . le devoir de diligence et d’exactitude dans la dissémination publique relative la performance de l’entreprise.définir clairement « les parties prenantes » et établir que leur droits devraient aller au delà de ce qui est établi par la loi. y compris les actionnaires minoritaires et étrangers .renforcer la protection des actionnaires en général et plus particulièrement des actionnaires minoritaires. acceptés au niveau international. l’adoption d’un code d’éthique pour les investisseurs institutionnels devrait être considéré) .les droits et la protection des actionnaires . . des responsabilités et obligations (par ex.le traitement équitable de toutes les catégories d'actionnaires. . .la suggestion de rajouter une nouvelle section renforçant le cadre juridique et institutionnel.

et indiquer comment ils gèrent leurs conflits d'intérêts éventuels . l’amélioration et le soutien des centres de formation pour administrateurs. Un des mandats du Forum est « de disséminer et promouvoir les bonnes pratiques de Gouvernement d’Entreprise». dont la 1ère Revue Annuelle du Forum. Kenya. Russie. Le Toolkit repose sur des études de cas effectués dans 17 pays : Australie. Nous avons l’intention de le traduire dans plusieurs langues dont le Français et aussi l’Arabe et de monter un projet pilote au Maroc conjointement avec CIPE et la CGEM.Le texte précise que les investisseurs doivent pouvoir désigner des candidats aux postes d'administrateurs et jouer un rôle plus actif dans leur élection . Hong Kong. Turquie. Philippines. Irlande. Colombie.Parmi quelques principes directeurs. Au Forum. notamment sur la « Gouvernance d’Entreprise et le Développement ». Etats Unis. le Forum a publié une série de documents. Canada. Indonésie. Ce projet est encore en cours de discussion. Ce projet consisterait à l’ouverture d’un institut de formation des membres de conseils d’administration. . des résultats de recherches. Inde. etc…la planification stratégique. Nouvelle Zélande.le nouveau texte mentionne aussi la nécessité d'assurer une protection effective des droits des créanciers et de prévoir un système efficace de gestion des faillites Publications : Lors de la réunion à Paris.que les investisseurs institutionnels devraient divulguer leurs stratégies globales en matière de vote. Zimbabwe. il est important de promouvoir la coopération avec nos partenaires locaux Le Forum travaille également sur le développement de programmes de formation spécifiquement destinés à l’intention des administrateurs. Zambie.que les actionnaires doivent pouvoir s’exprimer sur la stratégie de rémunération des administrateurs et des dirigeants . les responsabilités qui incombent aux administrateurs. Angleterre. C’est dans ce cadre que l’on a récemment développé un premier Toolkit qui vise le développement. il y a lieu de citer : . . la sensibilisation aux risques. les pratiques commerciales et les ressources humaines. Brésil. on croit fermement qu’ afin de mener à bien le processus de réforme. Ces programmes comprendront notamment la gouvernance d'entreprise et le fonctionnement des conseils d'administration. Ce Toolkit détaille l’ensemble des démarches à suivre en vue de mettre en place les centres de formation et d’assurer leur viabilité. l'analyse financière. Afrique du Sud. ainsi que sur « Les Banques et le Gouvernement d’Entreprises » Le Toolkit sur la mise en place de centres de formation pour administrateurs.

Emirats Arabes Unis). Algérie. la Jordanie. ayant été identifiés comme les priorités pour la reforme dans la région. Cette table ronde reprendra en profondeur les thèmes soulevés précédemment.Projets dans la région et prochaines étapes La prochaine rencontre régionale est programmée au Liban la deuxième semaine de Juin 2004 (date indicative). . d’autres pays de la région seront invités à participer activement a cette rencontre (la Tunisie. En plus de l’Egypte. l’Autorité Palestinienne. le Liban et le Maroc.

Allocution de M. John D. SULLIVAN Directeur Exécutif du CIPE « Causes and conséquences of corporate failures : the experience of central and eastern Europe» TRANSCRIPTION EN COURS .

Abdeslam ABOUDRAR Commission Ethique et Bonne Gouvernance « La situation de la GE dans la région MENA» TRANSCRIPTION EN COURS .Allocution de M.

Séance N°2 L’environnement de la Gouvernance d’Entreprise au Maroc : Forces et faiblesses .

thème très débattu dans les milieux économiques et académiques depuis les années 80. sur le marché des biens et services et sur le marché des capitaux lui permet de préserver durablement ses atouts. génèrent les économies d’échelle et l’accès préférentiel aux ressources. le pilotage par la valeur favorise la vision et l’anticipation dans lesquels se développeront plus aisément les projets aptes à motiver. la démultiplication et la dispersion des acteurs contribuent à rétablir la .Intervention de M. l’Entreprise est plus apte à des rapprochements qui. Quels sont les enjeux d’une Bonne Gouvernance d’Entreprise ? Par opposition à un système concentrant le pouvoir aux mains de l’actionnaire. . la Bonne Gouvernance confère au monde des affaires un rôle majeur à travers sa contribution à la création de richesses et au dialogue entre les composantes de la société.) qui lui ont conféré une réalité marocaine. Réduisant ses coûts de financement. Après un rappel des principaux enjeux d’une Bonne Gouvernance d’Entreprise par référence à la création de valeur et à la croissance. De plus. ou certaines affaires locales (CNCA. Enfin. en induisant la taille critique.. Instaurant un nouvel équilibre des forces entre l’Entreprise. le dirigeant et le salarié. Rachid BELKAHIA Président de la Commission Ethique et Bonne Gouvernance « Les dispositifs d’accompagnement de la GE au Maroc » La Gouvernance d’Entreprise. la transparence et la codification des informations économiques favorisent les bons arbitrages et orientent efficacement les ressources financières vers les secteurs les plus contributifs à la croissance. nous présenterons un état des lieux du dispositif institutionnel existant au Maroc et nous explorerons les voies à suivre pour promouvoir un environnement propice pour une plus large diffusion des bonnes pratiques de Gouvernance d’Entreprise. améliorant son résultat et renforçant son attractivité.. CIH. Renforcée par un système de récompense basé sur la valeur ajoutée. l’ouverture sur le marché du travail. le Gouvernement et la Communauté. connaît un regain d’intérêt à la suite des affaires Enron. BNDE. En complément aux aspects strictement financiers. Vivendi Universal ou WorldCom qui ont secoué la planète financière. La facilité de recours à l’épargne ainsi canalisée participe à l’accroissement des sociétés cotées. la richesse des ressources humaines ainsi mobilisées contribue à la créativité et à l’innovation qui permettront à l’entreprise de construire son avantage compétitif dans la durée. la Bonne Gouvernance restaure la confiance et inscrit l’entreprise en mesure de lever des capitaux à des coûts plus bas dans le cercle vertueux de la performance. Sur le plan économique. en même temps que l’actionnaire. également créateurs de valeur.

Gouvernement. Conseil de Surveillance et Directoire • Une plus grande exigence dans le choix des Administrateurs • L’introduction des Comités d’Audit et de Rémunération des Dirigeants • La responsabilité des Administrateurs et des Commissaires aux Comptes • La transparence de l’information financière • La transparence dans les échanges financiers entre l’Entreprise et ses actionnaires. Partant. pouvoirs publics. Enfin. Sociétés à Conseil de Surveillance et Directoire La forme de ces sociétés souvent rencontrées dans les activités où la notion de risque est importante. entreprises. syndicats. telles les banques et les assurances. La loi très avancée intègre les principes fondamentaux.liquidité et l’efficience du marché financier qui devient plus attractif pour les investisseurs internationaux. fait converger leurs intérêts et œuvre ainsi pour la cohésion de la société. la création de valeur pour le salarié contribue à la croissance du marché des biens et services et se répercute sur le développement de l’entreprise. concrétise les principes de Bonne Gouvernance : • La séparation entre la gestion assumée par le Directoire et le Contrôle et celle assumée par le Conseil de Surveillance • L’existence des Comités d’Audit et de Rémunérations . Les pratiques éthiques se propagent grâce à l’action de précurseurs : Loi sur les Sociétés Anonymes Cette loi prend en compte : • La protection des intérêts minoritaires et la possibilité de leur recours • La clarification des responsabilités au sein de l’Entreprise • L’introduction de la gestion duale. Sur le plan social. Par ailleurs. la gestion plus fine de l’Entreprise démultiplie les leviers de pilotage de l’économie et maximise leur impact. En outre. Les ressources mobilisables pour l’investis-sement public et privé s’en trouvent augmentées. universités. le dialogue Entreprise-Gouvernement. il réduit la marge de concurrence déloyale entre l’entreprise citoyenne et l’entreprise opportuniste. favorise la collecte des impôts et des charges sociales et limite de ce fait la part du secteur informel. la Bonne Gouvernance renforce les liens et les inter-actions entre les acteurs. salariés. en rapprochant les textes des pratiques. Quels sont les principaux dispositifs d’accompagnement de la Gouvernance d’Entreprise existant au Maroc ? La prise de conscience des enjeux de la Bonne Gouvernance est très nette tant dans les instances du Patronat que dans celles du Gouvernement. société civile.

• L’obligation des Dirigeants à s’engager sur la stratégie et les décisions fondamentales envers l’Assemblée • La présence de membres indépendants dans les Conseils • La collégialité de la décision à travers ces Conseils • Le renouvellement organisé de leurs membres. . Par ailleurs. • Un projet de loi vient d’être voté pour organiser les OPA-OPE • Un récent communiqué du Conseil Des Valeurs Mobilières met en exergue les progrès réalisés en termes de communication financière par les sociétés faisant appel public à l’épargne. Réglementation de l’appel à l’épargne L’appel à l’épargne est régi par : • Le visa par le CDVM des notes d’information • L’obligation du Commissariat aux Comptes pour les sociétés cotées • L’évaluation des fondamentaux de l’Entreprise par les analystes financiers. prime à la bonne gestion et à la transparence des comptes. entrave à l’allocation des crédits aux petites et moyennes entreprises • Les règles prudentielles de déclassement orientant l’octroi des crédits. Cependant. Loi sur la concurrence La loi sur la concurrence introduit : • L’examen des pratiques commerciales par un Conseil de la Concurrence • La répression de l’entente sur les prix • La limitation des abus de position dominante • L’interdiction des pratiques commerciales non transparentes • L’interdiction des pratiques de dumping. Respect de l’Environnement Le respect de l’environnement est renforcé par : • La réglementation sur les rejets industriels • Le Fonds de mise à niveau FODEP. Loi bancaire La Bonne Gouvernance intervient à travers : • La limitation du financement par la banque de ses propres actionnaires. l’efficacité de la loi est tributaire du dynamisme et du niveau de compétence des membres du Conseil de la Concurrence. entrave à la concurrence • La limitation du financement par une banque du même groupe.

. le contournement des impôts restent des pratiques courantes. la mise en œuvre des accords de libre échange avec l’Europe et la négociation des accords avec les Etats-Unis situent résolument le Maroc dans la mondialisation. l’Université et la recherche. moteur du développement de l’économie nationale. induisant de fait une distorsion de la concurrence..) • Sensibilisation des membres à l’éthique des affaires • Diffusion des principes de Bonne Gouvernance • Promotion des codes déontologiques auprès des associations professionnelles • Promotion du partenariat public-privé pour améliorer la gouvernance globale. Quelles sont les principales voies d’amélioration de l’environnement de la Gouvernance d’Entreprise au Maroc ? Il apparaît donc que la Bonne Gouvernance constitue un cheval de bataille commun aux instances gouvernementales et patronales en mesure de défendre la compétitivité et la prospérité de l’Entreprise.L’Entreprise citoyenne La citoyenneté des Entreprises se manifeste par : • La mobilisation des ressources humaines • La contractualisation des relations avec les partenaires • Les actions en faveur de la préservation de l’environnement • Les fondations pour le développement du sponsoring et du mécénat • Les partenariats avec la société civile • Les liens entre l’Entreprise. leur mise en œuvre reste limitée d’une part par la réceptivité des Entreprises du secteur formel à ces principes. un axe pédagogique et un axe politique : . Patronat et Gouvernement devront conjuguer leurs efforts selon un axe législatif. Cependant. La mondialisation Le démantèlement progressif des barrières douanières. La rationalité de l’Entrepreneur le pousse alors à composer avec les normes sociales et comptables.. Les pratiques de management Le non-respect des contraintes réglementaires ou légales. NDI. d’autre part par l’étanchéité du secteur informel. L’Implication du Patronat La CGEM a mis en place une Commission Ethique et Bonne Gouvernance qui a entrepris les actions suivantes : • Prix de l’Entreprise Citoyenne en partenariat avec l’AMCHAM • Partenariat avec les ONG pour promouvoir la transparence (Transparency Maroc.

La mise en cohérence des sanctions et des degrés d’infraction qui facilitera leur applicabilité et crédibilisera l’arsenal répressif. . bien que créé. en renforçant leur efficacité.Le soutien des associations professionnelles et leur accompagnement dans l’élaboration de codes déontologiques. Axe pédagogique L’axe pédagogique consiste à promouvoir les principes de Bonne Gouvernance et l’éthique des affaires à travers : • La pédagogie par l’exemple en adoptant des comportements citoyens • Le comportement équitable de l’Administration à l’égard de l’Entreprise • L’appui sur l’Entreprise pour relayer la diffusion des principes de Bonne Gouvernance auprès de ses salariés.Une coopération plus soutenue entre ces organismes. ces entreprises ont été récupérées par les grandes familles marocaines. .Axe législatif et réglementaire La priorité consiste à compléter les dispositifs législatifs et réglementaires. • Des actions visant l’efficacité des dispositifs en place : . . dont le Fisc constitue le pivot. de ses fournisseurs et de la communauté • Le co-développement entre l’Entreprise et ses partenaires.L’encouragement à la création de sociétés de rating qui facilitent le recours à l’épargne publique. pour inclure dans la sphère de la Bonne Gouvernance l’ensemble de l’économie. de ses clients. Parmi les actions à programmer : • Des actions visant la performance de l’Entreprise et des marchés de capitaux : . Conclusion : Les entreprises marocaines hésitent encore entre deux modèles : Le premier modèle est corrélé à l’historique des entreprises marocaines. Axe politique L’axe politique vise à restaurer la confiance entre les différents acteurs à travers : • La diffusion des modèles de réussite basée sur la Bonne Gouvernance • La dénonciation des faits de corruption • La discrimination positive à l’égard des Entreprises respectant l’éthique des affaires • Des actions concertées entre l’Entreprise et le Gouvernement. ne peut se prévaloir d’aucun bilan.La mise à niveau des compétences des organismes de surveillance : le Conseil de la Concurrence. Le comportement rationnel du propriétaire . le Fisc et l’appareil judiciaire. Créées avant l’Indépendance par des entrepreneurs français.

L’entrepreneur devient alors tributaire de la compétence et de l’initiative de ses employés. en conformité avec le critère de loyauté complétant ce modèle basé sur la trilogie Obéissance-Condescendance-Economie de rente. Modèle d’inclusion associant tous les acteurs de la Société aux bénéfices de la richesse créée par l’Entreprise. Pour préserver leurs chances par rapport à des concurrents européens qui pénètreraient leur marché. elles devront s’aligner sur les standards et la productivité européens. Dans ce contexte. la mondialisation donne plus de réalité au spectre de la libre concurrence et met à mal ce mode de management. Cependant. Le contexte peu concurrentiel maintenu au service de cet objectif renforce les situations de monopole ou d’oligopoles constitutives de l’économie de rente. elles devront faire preuve de créativité et d’innovation. Le combat pour la Bonne Gouvernance devient alors le combat pour le développement.consiste alors à sauvegarder et pérenniser le patrimoine ainsi acquis. . Favorisé par le renouvellement de génération des actionnaires. Le réflexe de survie leur dicte alors de trouver un positionnement tant par rapport à l’Europe que par rapport à l’Asie. Pour que ce modèle puisse s’imposer. le modèle de la Bonne Gouvernance réconcilie l’Entrepreneur avec l’Etat. il ouvre des perspectives en mesure de renforcer leur cohésion et légitime un programme d’actions concertées en faveur du développement économique. le second modèle impose en réponse la trilogie Compétence-Responsabilité-Création de valeur comme levier de mise à niveau. Les entreprises marocaines prennent progressivement conscience que leur pérennité dépend de leur capacité à entrer en compétition dans une économie globalisée. social et sociétal. A la confluence des intérêts de l’Entreprise et de l’Etat. les ressources humaines qui ont progressivement remplacé les cadres français ont le plus souvent été sélectionnées dans la proche famille du propriétaire. La rigueur de la gestion se dilue dans le contournement de l’impôt. humain. Dans l’incapacité de soutenir la concurrence sur les coûts asiatiques. elles devront trouver des moyens pour l’élargir ou partir à la conquête de nouveaux marchés. Contraintes à partager un marché encore étriqué. les distorsions de concurrence induites par sa coexistence avec le modèle traditionnel plus enclin à contourner les contraintes réglementaires et légales devront être supprimées. perçu comme une contrainte sans contrepartie.

CDVM « Les apports de la réforme du marché des capitaux à la G E» TRANSCRIPTION EN COURS .Intervention de M. Othmane AMRANI Directeur Adjoint du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières .

SNEX « Les auditeurs et la sécurité financière » Mesdames et Messieurs. que l’heure était venue. Abdelkader BOUKHRISS Président du Syndicat National des Experts Comptables . d’une novelle saisine importante du législateur pour réformer et amplifier la transparence et la sécurité de la vie économique. l’information financière. je souhaite vous rappeler quelques mots d’histoire. leur capitalisation. au gré de l’histoire économique. certitude et opinion sur la micro économie. A chaque fois. Il m’a été demandé d’intervenir sur le thème « les Auditeurs et la Sécurité Financière ». a recherché la sécurité financière au service de l’intérêt général. peuvent proposer au législateur de réformer ou pas le droit des affaires pour l’adapter. de ses soubresauts ou de ses scandales. mais au service du développement de l’économie et de l’intérêt général. les droits des actionnaires et la transparence. C’est avec un grand plaisir que je participe à cette rencontre internationale sur la Gouvernance d’Entreprise au Maroc. Depuis l’avènement du droit des sociétés. Cette parenthèse m’amène à déduire que seuls des professionnels avertis et un environnement connaisseur. c’est souvent de manière réactionnelle sur des besoins. Chacun a pressenti. chaque fois que le législateur se saisit de question touchant la transparence financière.Intervention de M. menant une réflexion prospective sur les moyens à mettre en œuvre pour garantir transparence. Avant de vous livrer ma réflexion sur cette thématique. le législateur a toujours été saisi de projets de loi réformant profondément les entreprises. le législateur. leur gouvernance. de ses innovations. après les derniers scandales financiers. non pas au seul capitalisme. . c’est à dire au moins 100 ans. Or. sujet dont la profession a beaucoup parlé à l’échelle internationale et dont la profession au Maroc parle beaucoup. des manifestations ou des tragédies qui émaillent l’aventure de notre économie.

Le comportement de certains a-t-il remis en cause. nous vivons une crise exceptionnelle par la spéculation à la baisse pariée par certains sur une économie parfois trop virtuelle. ou tout au plus. parfois de tous ses désordres. En effet. et cette confiance sera le point essentiel de mon propos. . Une sorte de crise qui gagne l’ensemble du système économique et qui nécessite. peut-être de ses moyens ou de son périmètre. et les petites et moyennes se confrontent au désordre de leurs moyens de financement traditionnels. à ce point. sans doute encore insuffisants. Ainsi.La notion de Gouvernance d’Entreprise est liée à la question de la confiance. d’une incompréhension née d’une mission difficile qui nécessite des moyens techniques appropriés pour sa bonne exécution. j’ai l’intime conviction que notre profession de Commissariat aux Comptes n’a pas à rougir ni de son comportement ni de ses méthodes. Ce sujet est sensible car les Commissaires aux Comptes ont la conviction de n’avoir pas démérité et pourtant chacun de nous pressent que la confiance s’est effritée. simple paravent à la suppression exigée de toute forme de contrôle ? Les marchés financiers ont-ils été raisonnables en pétitionnant la loi absurde des 15% de retour annuels sur investissements ? La bourse a-t-elle pris à ce point l’allure d’un tapis vert où profits et pertes s’organiseraient autour d’opinion trop superficielles ? Au milieu de toutes ces remises en causes. les Commissaires aux Comptes ont-ils fauté ? N’ont-ils pas été assez clairvoyants ? N’ont-ils pas été suffisamment forts pour non lorsqu’il fallait ? Ne se sont-ils suffisamment pas dotés de moyens nécessaires à leur mission ? Puisqu’il faut être précis. où les grandes entreprises n’affichent plus la sereine visibilité d’antan. plus que jamais. qui est au centre des débats de cette rencontre. une remise en ordre de nos fonctionnements. les valeurs entrepreunariales ou boursières ? Le Gouvernement d’Entreprises a-t-il si mal fonctionné qu’il est réduit à des procédures formelles sans contenu réel.

Cependant malgré toute l’ambition de ces normes. Notre profession n’est pas fermée pour continuer dans la voie des réformes et la mise en place d’un dispositif permettant de limiter les détournements de la règle du marché. dont nous attendons depuis quelques années sa promulgation. nos instances ont adopté la norme sur la formation continue obligatoire des membres de l’Ordre des Experts Comptables. Nous sommes convaincu qu’il appartient à notre profession de confectionner et de réaliser ses normes professionnelles assorties d’un renforcement de leur opposabilité. Depuis un an. Dès le début de l’année 2003. L’auditeur ou le Commissaire aux Comptes doit être indépendant de la société vérifiée dans les faits comme dans les apparences.Pour autant. le projet du Code des Devoirs Professionnels. L’exigence d’indépendance a été élargie aux cabinets appartenant à un même réseau ou membres d’un même groupe. Pas davantage. gage de la qualité de notre mission. en décembre 2002. En même temps. elles ne supprimeront pas totalement le risque naturel et inhérent étroitement lié à l’activité économique. Cette formation permanente renforcée. le Conseil National de l’Ordre des Experts Comptables a adopté une norme régissant les règles d’incompatibilité et d’indépendance des Commissaires aux Comptes. Il était nécessaire de rappeler aux Commissaires aux Comptes les seuils « minima » de leur intervention et leur implication dans une mission de commissariat aux comptes. confirmera notre profession au niveau de compétence et de technicité attendu légitimement par notre environnement. elles ne supprimeront la volatilité des marchés. la profession au Maroc a su organiser les voies de sa propre réforme en faisant adopter par ses structures légitimes les termes d’un engagement de progrès pour restaurer la confiance. a été complété par des dispositions sur le contrôle de l’activité professionnelle. les instances ordinales ont adopté une norme sur le budget temps et honoraires. l’Ordre des Experts Comptables participe activement à l’élaboration d’un plan d’action pour l’amélioration de l’information financière. car l’investissement. l’entreprise devant faire par définition des paris sur l’avenir. présentera toujours un aléa. Dès le mois de décembre 2002. Ce plan d’action est fondé sur les recommandations émises par la Banque Mondiale dans le cadre de son programme « Rapports sur le Respect des Normes et des Codes –ROSC » sur les pratiques comptables et d’audit au Maroc. Récemment. en décembre 2003. à condition que la concertation soit de mise et qu’on tienne compte de la réalité des .

Il est donc impératif que l’ensemble des acteurs intéressés. les investisseurs ou tout autre lecteur. participe à la reconstruction du « Pacte de Confiance » dans l’économie de marché. que chacun est plus que jamais au service de l’intérêt général dans la plus scrupuleuse intégrité. Il est vrai que les Commissaires aux Comptes sont souvent en première ligne sur ce délicat sujet de la sécurité de l’information financière.structures marocaines. car il est vrai que nous y jouons un rôle déterminant quant à la confiance des investisseurs dans la sincérité des comptes des entreprises. En tout état de cause. Il ne doit pas. avec la création de nouvelles institutions familiales et une clarification de leur rôle au sein de la structure générale de gouvernance. tout dispositif de renforcement de la confiance ne doit pas entraîner des coûts inutiles à l’entreprise. dont nous faisons indéniablement partie. D’autre part. Je vous remercie. de la petite et moyenne entreprise et surtout de l’entreprise familiale. Pour cette dernière catégorie. sont sans fondement. Ne perdons pas de vue que le tissus économique marocain est composé de la grande entreprise public ou privée. Je suis convaincu que cette rencontre sera l’occasion de la démontrer. nous savons tous que la comptabilité moderne s’est éloignée d’une application mécanique de règles simples et rend désormais indispensable le jugement du management des entreprises et des Commissaires aux Comptes. Cela signifie. non plus. . une régulation nouvelle marocaine et renforcée n’est pas en soi une sanction ou encore moins l’expression d’une volonté de réglementation ou de répression accrue. Pour nous. avec d’autres. dont nous avons fait parfois l’objet. il est tout aussi vrai que les mises en cause. se traduire par une surproduction d’informations illisibles pour les épargnants. dans les périodes récentes. il convient de constituer un modèle adapté. Mais.

BENGELLOUN Directeur Financier de la Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite CIMR « Les investisseurs institutionnels et la GE » TRANSCRIPTION EN COURS . S.Allocution de M.

Séance N°3 Quelle stratégie pour la diffusion des bonnes pratiques de Gouvernance d’Entreprise au Maroc ? .

Au niveau strictement interne. est globale. le Maroc a quelques caractéristiques qui doivent être prises en considération lorsqu’on parle de transposition de « normes ». mais aussi de part sa mission de régulation et d’organisation de l’Economie Nationale. Une démarche de diffusion de bonnes pratiques de gouvernance nécessite à mon sens nécessairement l’intégration de l’administration. Par ailleurs.Professeur A. lesquelles normes sont devenues un des ingrédients d’attraction des investisseurs. A ce titre. je tiens à souligner qu’une enquête vient d’être terminée sous l’égide de la Banque Mondiale et du PNUD. MAAZOUZ MODERATEUR Mot introductif Je voudrais reprendre la question en éliminant le mot entreprise. lui impose des normes. Les statistiques sont en cours de traitement et il est prévu normalement la restitution d’un résultat de cette enquête dans les deux mois qui viennent. Ceci. et je vais citer quelques unes de ces caractéristiques par lesquelles j’interpelle d’emblée nos intervenants. d’où l’importance du type de management et de gouvernance qui est pratiqué par les 680 établissements et entreprises publiques au Maroc. car une pratique de bonne gouvernance et sa mise en œuvre. Quelles stratégies de mise en œuvre de bonne gouvernance au Maroc ? Le Maroc dans le contexte actuel est marqué d’une part par les éléments qui le poussent à s’intégrer dans un milieu standardisé qui est le milieu international par de multiples accords de libre échange ou des accords multilatéraux dans le cadre de l’OMC. l’administration est productrice du 20% du PIB non agricole au Maroc. dans le cadre de ce qui est prévu dans ce dernier panel. les entreprises publiques constituent des acteurs importants. sur la gouvernance de l’administration marocaine. les entreprises publiques continuent de contribuer à 12% du PIB et qu’elles réalisent à peu près 20% de l’investissement national. également nécessite le respect de ces normes. de part sa contribution à la valeur ajoutée nationale. La diffusion de la bonne gouvernance dans le secteur privé est d’une actualité plus brûlante dans une économie comme la nôtre pour multiples raisons et j’en citerais quatre : . Le recours à certaines normes de financement.

Or il y a également ce qu’on appelle l’informel qui est estimé à 1.000 entreprises informelles touts secteurs confondus.On a beaucoup insisté dans le cadre des caractéristiques de la bonne gouvernance sur la transparence. . dit relation entre épargnant et investisseur et dirigeant. Sans plus tarder. je donne la parole à M. on a cité les plus médiatisés CIH. Comment penser bonne gouvernance avec ces caractéristiques. . de la PME. les SARL en l’occurrence et d’autres. on a oublié les Compagnies d’Assurances. par la forme juridique.Nous sommes une économie dominée par les PME. tout le monde semblait dire la Société Anonyme parce que c’est la seule forme qui fait appel public à l’épargne. . Directeur Général de la CNSS.300. nous en avons connu d’autres. Crédit Agricole et autres. et je donnerai un indicateur c’est qu’au Maroc les quelques 50 sociétés cotées à la Bourse de Casablanca contribuent à elles seules pour plus de 50% de la recette de l’Etat en matière D’Impôt sur les Sociétés. qui vont nous parler à la fois du secteur public. Nous avons donc notre propre contexte d’actualités qui interpellent justement la dissémination des pratiques de bonne gouvernance. qui dit bonne gouvernance. j’allais dire peut être maroco-marocaine. on a tout intérêt à chercher à diffuser la bonne gouvernance aux entreprises. Mais il y a certainement entre les normes internationales et les caractéristiques et les spécificités de l’économie nationale quelques pistes particulières de la gouvernance. alors que la prédominance aujourd’hui ce sont d’autres formes de sociétés. estce qu’il y a des degrés et des séquences d’application ? La question est donc posée à nos éminents intervenants.Quel type d’entreprise allons nous considérer comme entreprise sujette à cette bonne gouvernance telle qu’elle nous a été décrite. lorsqu’on sait que toutes les recettes d’impôts ne suffisent pas à payer les salaires publics. est-ce qu’on exclut ces sociétés de ces nouvelles pratiques. dans ce paysage assez particulier dans lequel l’informel a été estimé à 45% du PIB. CHRAIBI Mounir. . il y a une dizaine d’années et nous n’avons pas parlé de celles qui ne sont pas médiatisées mais qui ont leur importance. des banques et du partenariat public/privé en tant qu’outil de la bonne gouvernance au sein de l’économie nationale. etc….Si l’Occident a connu ses parmalates. Dans ce contexte faut-il prendre le package et l’appliquer..

Mounir CHRAIBI.La Caisse Nationale de Sécurité Sociale « Gouvernance d’Entreprise et firme publique » TRANSCRIPTION EN COURS .M. Directeur Général de la CNSS .

IMPORTANCE ET IDENTIFICATION DES PME/PMI AU MAROC I-1. Université Hassan II « Gouvernance d’Entreprise et PME – PMI » L’intérêt de traiter de ce sujet se justifie par la pérennité de l’importance du tissu des PME/PMI dans toutes les économies quelque soit leur stade de développement et plus spécifiquement dans l’économie marocaine. Il se justifie enfin par la spécificité de l’approche de la gouvernance au niveau de la PME/PMI.Allocution du Pr Najib IBN ABDELJALIL Coordinateur UFR. les chiffres varient fortement. par ailleurs. généralement avancée de prépondérance des PME/PMI est somme toute relative et discutable selon l’agrégat pris en considération et selon la source statistique.Attire des ressources humaines efficientes . .L’ importance et l’ identification des PME/PMI au Maroc . selon les sources statistiques.Facilite l’accès au financement et aux systèmes de garantie ouverts .IMPORTANCE DES PME/PMI DANS L’ECONOMIE MAROCAINE L’affirmation. PME/PMI et parties prenantes externes I . fournisseurs.Instaure la confiance partenariale (clients.) . on peut indiquer avec prudence : . elle ..Sciences de Gestion.Les spécificités de la gouvernance d’entreprise des PME/PMI notamment dans les relations: actionnaires – dirigeants.dirigeants et salariés.En nombre. en effet. Ce papier se propose de préciser : . soulignant une certaine insuffisance statistique.La gouvernance d’entreprise (GE) et son positionnement au Maroc .. En effet. . . encore mal connue et insuffisamment analysée. .Développe et consolide la compétitivité de l’entreprise. Il se justifie aussi parce que nous pensons que la bonne gouvernance est une composante de la mise à niveau du tissu des PME PMI marocaines . les PME/PMI représentent l’essentiel de la population des entreprises existantes au Maroc ( 99% ) estimée à quelques 600 000 entreprises en 2000 dont un bon tiers relève du secteur informel(1). . . associés professionnels. propriétaires .

d’autres sont chiffrées. . Sans doute que ces ordres de grandeurs reflètent in fine une insuffisante connaissance statistique du tissu des PME/PMI au Maroc. plus spécifiquement: . se situerait dans la fourchette de 15% à 25% . Japon. la charte relative à la promotion des PME (Loi 53-00 du 23/07/02) retient la définition légale suivante: Est définie comme PME une entreprise gérée par des personnes physiques propriétaires et dont le capital n’est pas détenu à plus de 25% par une personne morale ou un investisseur institutionnel. – La contribution à l’emploi serait plus significative de l’ordre de 25%. Europe. – Entreprises nouvelles (moins de 2 ans) dont le programme d’investissement initial est inférieur à 25 MDH et un ratio Invt/emploi inférieur à 250 000 DH. Des études précises et un recensement plus exhaustif seraient les bien venus.La contribution économique des PME/PMI est cependant modeste et varie entre 15% et 20% du PIB du Maroc.UN ESSAI D’APPROCHE DU CONCEPT DE GE La GE née aux USA. celles qui présentent : 1/Un effectif inférieur à 200 personnes et 2/Un chiffre d’affaires inférieur à 75MDH ou un total bilan inférieur à 50MDH sur les 2 dernières années. tous deux. les exportations. gardés hors du champs de cette analyse. s’est développée ces dernières années notamment à la suite de grands scandales financiers ayant affecté un actionnariat important. – Conceptuellement. des .La gouvernance d’entreprise (GE) et son positionnement au Maroc II-1. Plusieurs définitions sont données aux PME. II. I-2. et pour les : – Entreprises existantes (ou groupe d’entreprises) . certaines à caractère conceptuel . la PME/PMI est souvent définie comme une entreprise familiale indépendante à pouvoir de marché limité et où le chef d’entreprise dirigeant assume de fait les principales responsabilités de gestion quelque soit la forme juridique de l’entité.La contribution aux principaux agrégats macroéconomiques que sont l’investissement. – Au plan quantitatif..L’informel est prédominant pour les micro entreprises et les PE .IDENTIFICATION DE LA PME/PMI Il est important de souligner le caractère relatif qui caractérise la taille d’une entreprise en fonction notamment de l’activité exercée et des caractéristiques de l’ économie spaciale du moment.

qui « gouverne » leur conduite et définit leur espace discrétionnaire » . Il en résulte une forte concentration du pouvoir de management entre les mains des entrepreneurs propriétaires et dirigeants (EPD). – La GE se préoccupe des règles (lois . partenaires externes…) appelés « stakeholders ». Quelles spécificités d’un système de gouvernance d’entreprise au niveau de la PME/PMI peut on souligner? . le CDVM. Loi de la concurrence. La Commission Ethique et Bonne Gouvernance de la CGEM souligne les apports récents à la gouvernance d’entreprise au Maroc comme suit : – L’arsenal législatif récent : Loi sur les SA. réduction des passes droits des agents publics en tant qu’opérateurs économiques. Différentes définitions ont été données à la gouvernance d’entreprise. – La recherche d’une plus grande efficacité. état et collectivités. ou au contraire. La PME/PMI se caractérise aussi par un faible pouvoir de marché et des styles de management multiples. début de lutte anti.LA PME/PMI ET LA GOUVERNANCE D’ENTREPRISE La PME/PMI se caractérise par la propriété familiale du capital et par un système d’objectifs qui intègre les intérêts de la famille et ceux de l’entreprise . rappelons : – La GE a été définie par « l’ensemble des mécanismes organisationnels qui ont pour effet de délimiter les pouvoirs et d’influencer les décisions des dirigeants. contrats…) et mécanismes (marché et contrepouvoirs) qui « régentent » l’action et le comportement des dirigeants dans les relations internes et externes de l’entreprise avec les différentes parties prenantes (actionnaires. réglementation d’accès à l’épargne publique….fonds de pension et plus généralement la crédibilité des marchés financiers. le conseil national de concurrence. textes. – L’émergence d’une sensibilisation à l’éthique des affaires : charte d’éthique. équité et transparence dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire. autrement dit. les sociétés de notation et analystes financiers. Propriété et management sont conjoints. II-2. Code du travail. salariés. codes déontologiques professionnels. loi bancaire. La théorie de la gouvernance d’entreprise ne peut être appliquée ni perçue dans la PME/PMI comme elle le serait dans la grande entreprise. Elle se développe rapidement dans les pays émergents. y compris au Maroc. Ces derniers peuvent être fermés avec des visions stratégiques vivrières ou rentières . ouverts avec des visions stratégiques privilégiant le développement de l’entreprise agent économique citoyen. – Les organes et corps de surveillance et de contrôle : le commissariat aux comptes.corruption.

de confusion de patrimoines etc… parfois au détriment de l’entreprise et de ses parties prenantes. Même dans les PME/PMI à statut de SA.. créanciers.dirigeants de PME/PMI ne peut être pensée de la même manière que dans la grande entreprise du fait notamment de la propriété familiale du capital et de la non séparation du pouvoir de direction et de la propriété. Le système de gouvernance pour la grande entreprise. le marché financier ne jouant aucun rôle régulateur. le rôle du conseil d’administration est symbolique et demeure prédominé par le pouvoir familial.La PME n’étant généralement pas cotée sur le marché boursier. le droit des actionnaires minoritaires (lorsqu’ils existent) se trouve fortement réduit au bon vouloir du majoritaire. Ces mécanismes doivent permettre de sécuriser les actionnaires mais aussi toutes les parties prenantes à l’entreprise (dirigeants. de contrepouvoirs. . salariés. – Les mécanismes internes sont liées aux règles et conditions d’exercice du pouvoir de direction notamment au niveau du conseil d’administration (composition. indépendance des membres.La relation Actionnaires . Nous suggérons de l’approcher à travers les cadres d’analyse développés pour la grande entreprise. III-1.). rappelons le. de réglementation etc. sauf cas spécifiques.. d’abus de pouvoir.La relation actionnaires – dirigeants Cette relation est fondamentale dans le système de gouvernance de la grande entreprise. Certes le statut juridique de la PME. suppose que les dirigeants d’entreprise soient contraints dans leurs décisions et actions par des mécanismes disciplinaires internes et externes. état et collectivités…) dans leurs transactions et relations d’agence avec l’entreprise : – Les mécanismes externes sont des mécanismes de marché. surveillance mutuelle. partenaires commerciaux. . Cette situation induit des risques élevés de non gouvernance. comme la conception que l’Entrepreneur Propriétaire et Dirigeant (EPD) a de « son » entreprise et de son ouverture sur l’environnement peuvent nuancer ces situations : .. L’analyse de ce cadre de GE au niveau de la PME/PMI impose des évolutions certaines.III. elle semble l’être beaucoup moins au niveau de la PME/PMI.SPECIFICITE DE LA GOUVERNANCE DES PME/PMI Peu d’analyses ont été menées jusqu’à présent sur la gouvernance au niveau des PME/PMI.

En particulier.SALARIES L’analyse des relations entreprise – salariés est un autre champs important de la spécificité de la gouvernance des PME/PMI.LES RELATIONS PME/PMI – PARTIES PRENANTES EXTERNES La gouvernance d’entreprise peut être évaluée. . Investisseurs financiers…) dans le cadre de contrats ou de pactes d’actionnaires. protection des intérêts des minoritaires…) .. semble préoccupante et fortement destructrice de valeur. le développement d’un esprit et d’une implication maison et la motivation par le mérite peuvent conduire à la performance. . la proximité décideurs-exécutants.Le respect des contrats et engagements avec les clients. III-2. en particulier financiers (capital risque.LA RELATION ENTREPRISE . L’analyse de la gouvernance dans ces relations doit s’interroger sur leur optimalité au regard des intérêts divergents des créanciers et ceux des dirigeants propriétaires de PME/PMI.La relation banque – PME/PMI semble véhiculer des mécanismes disciplinaires fortement contraignants pour les dirigeants propriétaires de PME/PMI. la mise en valeur des compétences. . transparence et information. .Dans la PME/PMI.A l’opposé.Certains EPD de PME/PMI confient la gestion de leur entreprise à des dirigeants salariés externes à la famille et mettent en place un cadre de gouvernance permettant le suivi et le contrôle de leurs intérêts. . les relations de crédit commercial interentreprises semblent contraindre plus fortement les dirigeants de PME/PMI.Une situation similaire peut caractériser les PME en situation d’ actionnaires familiaux pluriels et (ou) d’intérêts divergents. entrée et sortie de dirigeants. toujours dans la PME/PMI ouverte et dynamique. Ces pactes veillent à la mise en place de règles de bonne gouvernance (décisions stratégiques. à travers notamment : . La faible gouvernance des PME/PMI sur ce plan au Maroc. la productivité et la performance de ces derniers et serait créatrice de valeur.Certaines PME/PMI ouvrent leur capital à des actionnaires externes.Une bonne gouvernance des transactions PME/PMI . fournisseurs et autres partenaires. de motivation peut faire l’objet d’une opacité destructrice de valeur. Le système d’évaluation.salariés conditionne l’efficacité. . la flexibilité. . l’interférence du capital et du pouvoir familial peut biaiser ces relations au détriment du salarié compétent et par suite au détriment de la performance de l’entreprise. III-3. Elle induit l’appréciation de la gouvernance du système judiciaire (tribunaux de commerce) dans ses relations avec les justiciables qui conditionne son efficacité au profit ou au détriment du tissu économique dans son ensemble.

on peut s’interroger sur la spécificité de la GE des PME/PMI dans leurs relations avec les autres parties prenantes externes.PROMOUVOIR LA GOUVERNANCE AU SEIN DES PME/PMI A la lumière des développements effectués. . FCR…) . il apparaît que la promotion de la GE au sein des PME/PMI constitue une composante déterminante de leur mise à niveau économique. Cette promotion pourrait être poursuivie à travers : . des apports de la GE à la mise à niveau des PME/PMI marocaines.La sensibilisation et l’acclimatation des ME au marché financier et l’incitation au développement d’investisseurs institutionnels spécialisés dans le financement des PME/PMI (FCP. nous pouvons affirmer que : Il importe d’investir davantage dans la connaissance du système de gouvernance des PME/PMI. En guise de conclusion. de la gestion des contrôles fiscaux et des recouvrements.La mise en place d’une Centrale de bilans et la diffusion des informations normées sur le tissu des PME par secteur d’activité. des établissements bancaires dans leurs relations avec la clientèle.Les relations avec le banquier .environnement sociétal : Transparence et diffusion de l’information économique.Cela pose parallèlement la question de la gouvernance au sein des démembrements. – les relations PME/PMI . Elles semblent se caractériser par une faible gouvernance : – les relations PME/PMI – Administration publique et collectivités locales dans l’octroi et la gestion des marchés publics . . – les relations PME/PMI – Administration fiscale aux plans des déclarations fiscales. notamment locaux. d’évaluer la corrélation entre GE et les performances de PME/PMI et par suite. .Le développement du financement par capital risque . Il importe également.Une politique de Communication et de formation véhiculant les concepts et comportement de bonne GE . . financière et sociale de la PME/PMI (A titre d’exemple combien de PME/PMI déposent leurs bilans auprès des greffes de tribunaux de commerce?) IV. . .La plus grande ouverture de la PME au conseil (centre de gestion agrée) et au commissariat aux comptes .En dernier lieu. .

LES AUTRES INTERVENTIONS SONT EN COURS DE TRANSCRIPTION .

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