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INFECTIONS A MYCOPLASMA HOMINIS

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I- INTRODUCTION :
-Les mycoplasmes sont des bactéries ubiquitaires, dont le pouvoir pathogène pour l’animal est connu depuis plus d’un siècle. .-La première espèce isolée d’un prélèvement humain en 193 , un abcès de la glande de !artholin, était très probablement "ycoplasma #".$ %ominis. -&epuis, 1' autres espèces ont été isolées che( l’homme dont près de la moitié au niveau du tractus urogénital. -)rois des mycoplasmes génitau* ont un pouvoir pathogène reconnu che( le su+et immunocompétent. ,utre ". hominis, il s’agit de deu* espèces isolées d’urétrites respectivement en 19'-, .reaplasma urealyticum, et en 19/1, ". genitalium. 0 "ycoplasma #".$ hominis est un mycoplasme opportuniste retrouvé dans moins de 3emme. -Il peut être responsable d’infections gynécologiques et néonatales, mais également d’infections extragénitales, en particulier chez l’immunodéprimé. -Le diagnostic des infections adaptés. - "es #its de détection des mycoplasmes urogénitaux commercialisés permettent une identification aisée de !. hominis. - $omme tous les mycoplasmes, !. hominis ne présente pas de paroi et résiste antibiotiques agissant ce ni%eau dont les bêtalactamines. - &rois grandes classes d’antibiotiques, les tétracyclines, les fluoroquinolones et les macrolides et apparentés sont utilisées pour traiter les infections !. hominis, ce mycoplasme présentant des résistances naturelles dissociées aux macrolides. "es résistances acquises in %i%o sont actuellement décrites chez !. hominis pour les trois classes utilisées. tous les !. hominis se fait par culture sur des milieux riches, 11 2 des cas au niveau du tractus génital che( la

.reaplasma."t#uctu#e et ca#act$#es cultu#au% : -". ".lostridium innocuum et . comme tous les mycoplasmes. hominis. hominis. ".lostridium ramosum. hominis 3ait partie du genre "ycoplasma et est le représentant d’un des cinq groupes phylogénétiques identi3iés par analyse des séquences des acides ribonucléiques ribosomau* #<=>r$ 1?7. hominis . -. cocco@de #A11 5 311 nm de diamètre$. !.lostridia. 3amille des "ycoplasmataceae. 4 Les espèces retrouvées che( l’homme appartiennent en très grande ma+orité 5 l’ordre des "ycoplasmatales. est une bactérie de petite taille caractérisée par son absence de paroi. Limité seulement par une membrane cytoplasmique qui. des 47ur le plan très phylogénétique. contrairement au* bactéries usuelles ren3erme des stérols. II. 2$.. évoluées. les mycoplasmes eubactéries descendant d’anc8tres communs avec ceu* de bactéries 5 9ram positi3 5 3aible pourcentage en bases guanine plus cytosine #9 : . ne prenant pas la coloration de 9ram et non identi3iable en microscopie optique. qui comprend le genre "ycoplasma et le genre .EPIDEMIOLOGIE : 1-Agent causal: a-Phylogén e : 4Les mycoplasmes appartiennent 5 la classe des "ollicutes #de molliscutis 6 peau sont molle$.La con'onction des éléments bactériologiques et cliniques est nécessaire pour décider de l’opportunité d’un traitement adapté de l’infection !.’est un microorganisme polymorphe. L’utilisation d’un 3luorochrome colorant l’acide déso*yribonucléique #<&>$ peut 8tre utile pour détecter sa présence mais ne permet pas de le di33érencier d’une autre bactérie. tels que certains .

(. hominis est le seul mycoplasme humain pathogène dont le génome n’est pas encore totalement séquencé. contenant de l’urée et spéci3ique d’. l’activité se*uelle.conviennent pour les espèces du genre "ycoplasma incluant ". -Les mycoplasmes sont cultivables en milieu acellulaire mais ont des e*igences nutritionnelles comple*es en raison de la petite taille de leur génome.reaplasma spp.P#ésence ) l*état co''ensal : -". ren3ermant une base. . ". hominis. ". genitalium et .Ca#acté# st &ues 'olécula #es : -Le génome des mycoplasmes est de très petite taille. l’Fge. Bls nécessitent des milieu* de culture riches. hominis est également capable de se multiplier sur milieu de 7hepard. c. l’état hormonal.Le plus petit génome bactérien connu #'/1 Cb$ correspond 5 celui de ". -L’absence de paroi a également pour conséquence une insensibilité totale au* b8talactamines et autres antibiotiques agissant sur la biosynthèse du peptidoglycane.Le milieu de %ay3licC modi3ié et le milieu 7D. genitalium. -En e33et. hominis et . . 5 l’inverse de ".reaplasma spp. des 3acteurs de croissance 3ournis par de l’e*trait de levure et un substrat métabolique. le niveau socioéconomique.reaplasma spp. la colonisation est plus importante pour . hominis. appartiennent 5 la 3lore génitale commensale avec des di33érences nettes entre les deu* espèces. que pour ". pneumoniae. . plus acide.reaplasma spp. -".eci e*plique leurs 3aibles capacités codantes. . la race.peut se dé3ormer et traverser des 3iltres qui retiennent habituellement les bactéries. -Elle varie avec un certain nombre de paramètres. du sérum amenant du cholestérol.

mais les 3acteurs responsables ont été moins étudiés que pour ". III. pneumoniae. -La présence des mycoplasmes 5 l’état commensal rend di33icile l’appréciation quantitative de peut leur pouvoir 5 pathogène. des propriétés d’adhésion. hominis 3ait ainsi partie des trois espèces de mycoplasmes humains contaminant les cultures cellulaires. 4 ". -Dour "."IOPAT+OLOGIE : 4Les mycoplasmes possèdent un certain nombre de 3acteurs intervenant dans leur pouvoir pathogène. hominis. bien que son implication reste rare. . certaines espèces. hominis. Les mycoplasmes disparaissent asse( vite pour réapparaGtre après la puberté. hominis.ne appréciation résultats aider des bactériologiques. )rois types de phénomènes au moins +ouent probablement un rIle. le tau* de colonisation des 3emmes au niveau vaginal reste 3aible. . généralement in3érieur 5 11 2.Les chi33res sont nettement moins élevés che( l’homme..P+. Les 3emmes sont plus souvent colonisées que les hommes et la grossesse est un 3acteur 3avorisant. l’interprétation . dont ".reaplasma spp. au niveau du ne(. l’e*istence de variations antigéniques et la production d’en(ymes et de métabolites to*iques. il peut atteindre près de '1 2 . Hivant en association étroite avec les cellules de l’hIte. 4Les mécanismes physiopathologiques mis en +eu dans les in3ections 5 ". de la gorge et des voies génitales. alors que pour .’est ainsi que des phénomènes d’adhésion ont été décrits che( ". hominis sont mal connus. sont capables de pénétrer 5 l’intérieur des cellules sans avoir pour autant un développement intracellulaire obligatoire.L’en3ant est colonisé au moment de l’accouchement par contact avec les muqueuses génitales de sa mère.

hominis et . hominis et )richomonas vaginalis suggérant que. genitalium et . ". I-. 4Dlus récemment.ECTION" G0NITALE" C+E1 LA . -L’isolement de ".reaplasma spp qui sont clairement des agents d’urétrites masculines. in vivo. hominis de prélèvements endométriau* et tubaires de patientes atteintes de salpingites avec présence d’anticorps .".ontrairement 5 ".IN. . hominis. contre moins de 11 2 che( les 3emmes indemnes.La membranaires dont l’adhésine Haa. ). vaginalis pourrait 8tre un vecteur pour ". e*posées 5 la sur3ace du microorganisme. hominis n’est pas l’agent de la vaginose bactérienne mais y est 3ortement associé. hominis. ".4Les variations de l’e*pression et de la structure des protéines de sur3ace +ouent un rIle important dans l’adaptation des mycoplasmes 5 leur environnement .he( ". Bl 3ait partie des bactéries qui proli3èrent au cours de ce tableau clinique caractérisé par un déséquilibre de la 3lore vaginale. plusieurs lipoprotéines . hominis est le mycoplasme le plus probablement en cause dans les in3ections 3éminines..reaplasma spp +ouent un rIle négligeable dans les cervicites mais sont des agents d’endométrites.EMME : -. -La présence de mycoplasmes en quantité importante peut 8tre 5 l’origine d’une e*tension 5 l’endomètre et au* voies génitales hautes. présentent des variations antigéniques dégradation de l’arginine avec production d’ammoniaque et l’activité d’en(ymes membranaires telles que phospholipase et aminopeptidase sont classiquement décrites comme des 3acteurs de pathogénicité che( ". ". hominis est retrouvé en nombre élevé che( deu* tiers des patientes atteintes de vaginose.E"TATION" CLINI/UE" : 1. hominis. plusieurs études ont montré un lien entre ".MANI.

l’hypotrophie néonatale et la prématurité reste aléatoire. .e sont. hominis en tant qu’agent pathogène primaire ou associé 5 d’autres bactéries reste 5 déterminer. très di33érent des thérapeutiques prescrites dans les in3ections néonatales. a conduit 5 évoquer son rIle dans ces tableau* cliniques. de la m8me manière qu’. la place de ".ECTION" DURANT LA GRO""E""E : 4Le rIle des mycoplasmes génitau*. des agents de poussées 3ébriles post-partum ou post-abortum dont le point de départ est une endométrite .spéci3iques 5 une 3réquence atteignant 11 2 dans certaines études. les salpingites étant 3réquemment polymicrobiennes. est avec certitude responsable de chorioamniotites. la naissance d’en3ants mort-nés. . &ans ce dernier cas. . 3aute de techniques bactériologiques simples adaptées 5 la recherche de mycoplasmes dans les hémocultures. 4&ans la plupart des cas.. la m8me espèce de mycoplasme étant retrouvée dans le sang de la mère et dans le prélèvement endotrachéal du bébé. mais celui-ci. 4. en l’absence de toute autre bactérie et en association 5 des lésions histologiques. 5 distance du travail.es états sont généralement méconnus.reaplasma spp. ou alors de véritables septicémies avec hémocultures positives répétées.Bl s’agit souvent de simples décharges bactériémiques survenant lors du travail. en outre. hominis.ependant. 4 .IN. dans la survenue d’avortements spontanés 5 répétition.reaplasma spp. la question de savoir si les mycoplasmes +ouent un rIle spéci3ique ou interviennent dans le cadre de la 3lore comple*e d’une vaginose bactérienne reste posée. (.n retentissement sur le bébé est souvent noté. a pu s’avérer nécessaire.ependant ". avec isolement de mycoplasmes 5 partir du liquide amniotique malgré des membranes intactes. la guérison se 3ait en l’absence de traitement spéci3ique. 4 . principalement .

IN.ECTION" C+E1 LE NOU-EAU-N0 : -La colonisation des nouveau-nés par les mycoplasmes génitau* peut se produire in utero. après échec des b8talactamines.reaplasma spp. hominis est d’abord envisagée dans les arthrites. hominis ou .ECTION" L*IMMUNOD0PRIM0 : 4Les mycoplasmes. bactériémies ou in3ections du système nerveu* central.ECTION" DE" -OIE" URINAIRE" : -". 4Elles surviennent 3réquemment che( des su+ets immunodéprimés et sont certainement est sous-estimées évoquée car la en responsabilité l’absence des mycoplasmes tardivement. d’autres ". in3ections respiratoires. . Les tau* de colonisation les plus élevés concernent les en3ants hypotrophiques..IN. peuvent provoquer des in3ections e*tra respiratoires et e*tragénitales."T0MI/UE"5 IN. ". 4-IN. mais a lieu plus 3réquemment au moment de l’accouchement. 3. mais il 3aut savoir y penser che( des nouveau-nés 3ortement hypotrophiques. -Les tableau* cliniques sont variés. a-A#th# tes : . hominis serait responsable d’un petit nombre de cas de pyélonéphrites aiguJs che( des su+ets immunocompétents.ECTION" C+E1 étiologies ou lors d’échec thérapeutique. est probablement limitée. puis dans d’autres in3ections systémiques. L’implication de ". -La 3réquence des in3ections véritables 5 mycoplasmes.ne obstruction ou un geste invasi3 au niveau du tractus urinaire peut 8tre un 3acteur prédisposant. le plus souvent les mycoplasmes génitau*.2.

=$. capable de pousser sur gélose au sang au cours de procédures bactériologiques de routine. hominis. hominis.La présence de ". pneumonies. lupus érythémateu* disséminé. abcès rétropéritonéau* et péritonites. . n’a pas été mis en cause dans les arthrites réactionnelles. -En revanche. habituellement par e*tension . Dlusieurs cas sont envisageables.reaplasma spp reste l’espèce la plus 3réquente. transplantation rénale. surin3ections de plaies sternales avec médiastinite après chirurgie thoracique. endocardites et abcès du cerveau. ". in3ections vasculaires et sur cathéter. hominis a également été incriminé dans d’arthrites d’immunodépression. L’évolution de ces arthrites est 3avorable sous traitement quelques spéci3ique cas accompagné septiques d’une pour correction d’autres de types l’immunosuppression.-Les mycoplasmes sont des agents d’arthrites dans de nombreuses espèces animales et leur rIle dans les arthrites humaines a été évoqué depuis très longtemps. hominis a été ainsi démontrée par culture ou par polymerase chain reaction #D. surin3ections d’hématome. contrairement 5 . mais . lymphome ou traitement immunosuppresseur.Aut#es local sat ons : 4La plupart des in3ections systémiques 5 mycoplasmes sont de découverte 3ortuite. !. 4L’espèce en cause est le plus souvent ". ". Kuant au rIle potentiel des mycoplasmes dans les rhumatismes chroniques in3lammatoires. -Bl a été établi avec certitude que les mycoplasmes pouvaient 8tre responsables -Kuarante pour d’arthrites cent des septiques cas che( les che( ce su+ets type hypogammaglobulinémiques. hominis incluent septicémies. hominis.reaplasma spp. 4 Les in3ections e*tragénitales 5 ". d’arthrites d’immunodéprimés seraient dus au* mycoplasmes. ce lien reste encore 5 l’état d’hypothèse et ne concerne pas ".

liquides articulaires. milieu A 7D Lsaccharose phosphateM sans antibiotique avec 11 2 de sérum de veau 3Ntal.Les sérologies ne sont pas adaptées en pratique courante au diagnostic des in3ections 5 mycoplasmes génitau*. milieu de transport commercialisé type <3 spéci3ique des mycoplasmes.es in3ections surviennent le plus souvent che( des su+ets immunodéprimés.1O. de cytobrosses. cervicovaginau*.reaplasma spp. 4 ..PR0L7-EMENT" : 4Les prélèvements sont adaptés 5 la localisation de l’in3ection. sont 5 poser avec discernement. liquides amniotiques.DGC 6ACTERIOLOGI/UE : -7eule la mise en évidence directe du mycoplasme est utilisable.=$. hominis comme . ". . pendant -/ heures et au-del5 5 . etc. Elle ne doit 8tre 3aite ni systématiquement en raison de leur 3réquence en tant qu’agent commensal des voies génitales. 4". hominis peut 8tre recherché 5 partir ou de prélèvements tubaires. ni de manière isolée sans les autres pathogènes possibles. biopsies brossages rechercher liquides de &ouglas. -Les indications de la recherche des mycoplasmes. endométriau*. 4 Les prélèvements génitau* sont réalisés 5 l’aide d’écouvillons.es systèmes doivent 8tre mis dans des milieu* de transport spéci3iquement adaptés 5 la recherche des mycoplasmes génitau* #milieu de culture pour mycoplasmes. ou milieu de transport pour bactéries 3ragiles$. 1. transplantés ou présentant des ruptures ma+eures des barrières anatomiques. . et conservés 5 : . prélèvements cutanéomuqueu*. biopsies de synoviales.hématogène.O. prélèvements endotrachéau* che( le nouveau-né. placenta. liquide céphalorachidien #L. de systèmes 5 olive terminale striée type !actopicC. -. 4&’autres échantillons peuvent 8tre étudiés. sang. 4.

hominis et . l’identi3ication du mycoplasme 3acile. pour certains.reaplasma spp.".INTERPR0TATION DE" R0"ULTAT" : 4L’interprétation des résultats est souvent délicate. hominis pousse pré3érentiellement sur des milieu* ren3ermant de l’arginine mais également sur les milieu* destinés 5 .La détection de sa croissance se 3ait.".e sont en général des galeries contenant des substrats et des inhibiteurs lyophilisés. Bl est possible cependant de les utiliser 5 la condition de repiquer ces milieu* sur milieu* pour mycoplasmes dès leur arrivée au laboratoire . . (. Bl convient de séparer in3ection et simple colonisation.. Dour les sites potentiellement colonisés comme le .reaplasma spp. cependant. . 5 ensemencer avec l’échantillon du patient repris dans un milieu approprié 3ourni par le Cit.reaplasma spp. 4 . hominis peut pousser sur de simples géloses au sang sous 3orme de très petites colonies dont les bactéries ne sont pas colorables au 9ram.".eci est 3acile pour les échantillons normalement stériles. La culture est asse( rapide #A 5 ' +ours$.CULTURE ET IDENTI. soit par détection de colonies caractéristiques 5 la loupe binoculaire sur gélose . hominis. est la culture. peut pousser dans des milieu* d’hémocultures commercialisés mais les automates ne considéreront pas les milieu* comme positi3s. soit par virage de l’indicateur coloré pour les milieu* liquides.4 Les milieu* classiques pour hémocultures sont peu adaptés 5 la recherche de mycoplasmes en raison de la présence d’anticoagulants.ICATION : -La seule méthode utilisable en pratique courante pour ". . 2. -&i33érents Cits sont commercialisés pour la détection de ". 5 partir des prélèvements génitau* . l’avantage de tester la sensibilité au* antibiotiques du mycoplasme isolé. cas relativement rare.es Cits présentent également. hominis et .

MERA"E C+AIN REACTION 8PCR9 : -La D. acide nalidi*ique et 5 la ri3ampicine. ou d’une in3ection haute. -Les résistances naturelles liées 5 l’espèce concernent le groupe macrolides-lincosamides-streptogramines #"L7$. sul3amides. 3os3omycine.$. 4 La con+onction des éléments cliniques et bactériologiques est nécessaire pour porter le diagnostic. 3.sont les prélèvements des voies génitales basses.POL. . &u 3ait de leur absence de paroi. glycopeptides.. Elle est nettement plus évocatrice que la présence d’. Rés stances natu#elles l ées ) la classe et ) l*es<$ce : -Q cause de leurs propriétés particulières.. des critères quantitati3s sont utiles. <insi. hominis. tous les mycoplasmes présentent une résistance naturelle 5 un certain nombre d’antibiotiques. hominis 5 un tau* supérieur ou égal 5 11. Bl présente une résistance naturelle au* .reaplasma spp. contrairement 5 . -I. ils sont insensibles 5 tous les antibiotiques agissant sur la synthèse du peptidoglycane #b8talactamines.TRT : A-Etu:e :e la sens ! l té au% ant ! ot &ues : 1.reaplasma spp. hominis dans des localisations inhabituelles comme les liquides articulaires.ette méthode pour laquelle il n’e*iste pas de Cits commercialisés n’est cependant pas indiquée en routine pour les prélèvements usuels type prélèvements génitau*.= peut 8tre utile pour rechercher ". Bls résistent également au* polymy*ines. est sensible au* lincosamides mais résiste 5 certains macrolides. ". triméthoprime. la présence de "..unités de changement de couleurPmL dans un prélèvement cervicovaginal est anormale et peut 8tre le témoin d’une vaginose. beaucoup plus 3réquente et banale.

pneumoniae. -La résistance la plus répandue concerne les tétracyclines. -La 3réquence des résistances acquises au* macrolides est mal connue. -&es résistances acquises au* 3luoroquinolones ont été mises en évidence sur des souches de ". Rés stances ac&u ses : -Les antibiotiques les potentiellement tétracyclines. hominis. 5 tous les macrolides et au* 3luoroquinolones ont été récemment isolées. -&es résistances acquises au* trois grandes classes d’antibiotiques utilisées en thérapeutique ont été rapportées pour ". Les seuls antibiotiques utilisés de manière courante dans le traitement des in3ections 5 mycoplasmes sont les tétracyclines. hominis et . hominis présentant une multirésistance au* tétracyclines.atomes #érythromycine et dérivés$ et 5 l’a(ithromycine #1' atomes$. . les aminosides et le chloramphénicol. -Bl 3aut savoir que la 3réquence des résistances acquises est beaucoup plus importante pour les mycoplasmes génitau* que pour ". hominis isolées de patients traités par ces antibiotiques et qui étaient pour la plupart immunodéprimés. ou par trans3ert génétique. -&es résistances acquises in vivo au* macrolides ont également été décrites che( ". acti3s les sur les et mycoplasmes Cétolides.0tu:es :e la sens ! l té n = t#o : .reaplasma spp.es résistances peuvent 8tre acquises par mutations. les comprennent "L7 3luoroquinolones. "L7 et 3luoroquinolones. deu* souches cliniques de ". les Cétolides n’étant pas encore commercialisés. Elle est liée 5 la présence du déterminant tet" associé 5 un transposon con+ugati3 très répandu che( les bactéries de la sphère urogénitale. mais est en revanche sensible 5 la +osamycine #1? atomes$ (.macrolides ayant un cycle 5 1. 6. les mycoplasmes ayant globalement des 3réquences de mutation élevées.<insi.

cela revient 5 poser la question de son pouvoir pathogène. macrolides et 3luoroquinolones. . hominis au* tétracyclines. -Le choi* des thérapeutiques et les modalités de traitement dépendent du terrain. Métho:es :*étu:e : -Les conditions d’étude de la sensibilité des mycoplasmes au* antibiotiques sont loin des conditions standards recommandées pour les bactéries. cette étude est indispensable en raison de l’apparition. de l’Fge du patient et de la localisation de l’in3ection et d’éventuelles bactéries associées. hominis et . -Les résultats sont satis3aisants 5 condition de les utiliser après une primoculture avec un inoculum dé3ini .1. il convient de le 3aire. et donne des résultats comparables au* méthodes de ré3érence.reaplasma spp. intermédiaire ou résistante 5 l’antibiotique testé. 7i celui-ci est 3ortement suspecté. . hominis R &ans un prélèvement génital. . de résistances acquises. -&es dispositi3s simples 5 utiliser sont commercialisés pour ". 3réquente che( ces patients.&ans des prélèvements systémiques oS les mycoplasmes sont souvent isolés che( des su+ets immunodéprimés soumis 5 de multiples traitements antibiotiques.Les méthodes de détermination des . correspondant au* concentrations critiques permettant de classer une bactérie comme sensible. .L’utilisation des E-tests créant un gradient de di33usion en gélose a été également proposée pour étudier la sensibilité de ". In: cat ons : -Kuand 3aut-il étudier in vitro l’activité des antibiotiques sur "."B par dilution en milieu liquide ou en milieu gélosé utilisées pour les bactéries usuelles ont été adaptées pour les mycoplasmes.e sont des galeries contenant une ou deu* concentrations d’antibiotiques lyophilisés. (.

4Bl e*iste des 3ormes graves che( les patients atteints de drépanocytose.Dar ailleurs. -=este la question de l’opportunité d’un traitement spéci3ique.-II. Bnutile pour 3aire un diagnostic de vaginose. .ECTION" PNEUMONIAE : 1-EPIDEMIOLOGIE : A M. non indiquée pour un diagnostic de cervicite.CONCLU"ION : -La responsabilité de ". il 3aut savoir y penser lors de complications in3ectieuses de la grossesse ou lors d’in3ections systémiques che( un immunodéprimé avec échec d’un traitement par les b8talactamines.COPLA"MA 4. . elle peut 8tre prescrite dans un bilan d’endométrite ou de salpingite. hominis. IN. est responsable d’une in3ection endémique avec poussées épidémiques. 4La transmission est interhumaine. sans oublier de rechercher les autres pathogènes possibles. La con+onction des éléments bactériologiques et cliniques est nécessaire pour décider de l’opportunité d’un traitement adapté de l’in3ection 5 ". hominis dans un prélèvement génital doit 8tre prescrite et interprétée en 3onction des éléments cliniques. hominis dans une in3ection est souvent di33icile 5 a33irmer. autr3ois appelé agent d’Eaton. 4Elle atteint surtout les en3ants et les adultes +eunes en collectivités.e germe. Dlusieurs questions se posent 6 3aut-il le rechercher. comment interpréter sa présence et 3aut-il le traiter R -La recherche de ".

CLINI/UE : a-Incu!at on : L’incubation dure A 53 semaines."IOPAT+OLOGIE : -".p se présentent le plus svt sous 3orme de bronchites aigues #A532$ -dans 3 5112 des cas. m8me en cas de )=) cliniquement e33icace. -la parenté antigénique entre les glycolipides membranaires de ".A'2des in3ections 5 ". !-P#ésentat ons cl n &ues ha! tuelles : . 2.localisées au niveau de l’e*trémité. ".p et certains des constituants du ceour.pneumoniae produit des pero*ydes et des supero*ydes to*iques pour l’hIte et entraine une réaction in3lammatoire locale.pneumoniae a tropisme électi3 pour l’épithélium trachéobronchique Til y adhère grFce 5 des adhésines.In>ect ons #es< #ato #es : -Les in3ections symptomatiques 5 ". ces in3ections bronchiques évoluent sous 3orme de pneumonies qui vont présenter +usqu’5312 des pneumonies communautaires. -. (.p dans la pathogénie de l’asthme est l’ob+et de débats scienti3iques. -la durée de l’immunité après la primo-in3ection est inconnue. -en3in le rIle de ".ne 3ois 3i*é 5 la sur3ace des cellules. -les bactéries sont éliminées par les Bg< sécrétoires spéci3iques.P+. du cerveauUe*pliquerait la nature auto-immune d’une partie des mani3estations pathologiques.p sont inapparentes. de 1151.+ours avant les premiers symptImes 5 plusieurs semaines après leur survenue.pneumoniae peut 8tre mee dans les sécrétions. .4".

otalgies avec un aspect otoscopique de myringite bulleuse.DIAGNO"TIC : a-Elé'ents :*o# entat on : -la leucocytose est le plus svt normale ou discrètement augmentée -il peut e*ister une anémie hémolytique avec présence d’agglutinines 3roides 5 la 3in de la première semaine de la maladie #A'--12 des . -5 l’e*amen physique 6 présence de rFles bronchiques et par3ois syndrome de condensation #A12$. -certains signes sont inconstants 6 point de coté thoracique #A'2$. -la 3ièvre est présenté 53/539Oc dans /12 des cas. syndrome de 7tevens-Vohnson.Man >estat ons e%t#a-#es< #ato #es : -appareil digesti3 6 vomissements. -peau 6 érythème noueu* T érythème polymorphe. le plus svt liés 5 la gravité de l’atteinte respiratoire sur certains terrains 5 risque #insu33isance respiratoire chronique$ . -cNur 6 myocardite. -appareil locomoteur 6 arthralgies. nausées et vomissements. dans laquelle sévit une épidémie de bronchite aigue. -sang. -le début est insidieu* associant 3iévre. ata*ie cérébelleuse. éruptions variées. moelle 6 anémie hémolytique. méningo-encéphalite. myélite transverse. -autres 6 insu33isance rénale. pancréatite. péricardite. -l’évolution de l’atteinte respiratoire basse est habituellement 3avorable en A5?semaines T moins de '2 de décés. -système neurologique 6 méningite.-la survenue d’un cas de pneumonie dans une communauté 3amiliale et pro3essionlle. arthrites. D=>. doit 3aire évoquer ce dgc. dirrhhée. thrombopénie. malaise et céphalées qui précédent la tou* non productive. 3. myalgies. dyspnée #112$ et autres signes associés 6 dlr phryngées. hépatite.

mais la sensibilité de ce test est 3aible. épanchement pleural #11-A12$. -l’ampli3ication génomique sur sécrétions respiratoires est très per3ormante. en / 5A' +ours. mais ne sont pas spéci3iques. les macrolides. la pristinamycine et les 3luoroquinolones antipneumococciques sont utilisées dans les pneumopathies communautaires possiblement dues 5 ". -le dgc sérologique est porté devant une séroconversion ou une séroascension. !-Elé'ents :e con> #'at on : -l’isolement de la bactérie peut se 3aire 5 partir des sécrétions respiratoires sur milieu* spéciau*. mais pas les lincosamines. 4. -les synergistines. surtout après '1ans. -les <)! recommandés dans les pneumonies 5 ". -en pratique compte tenu de leur activité sur les autres pathogènes respiratoires. agglutination late*$ sont les témoins d’une in3ection récente. mais son activité sur les mani3estations e*tra-respiratoires n’est pas évaluée. -les tests ELB7< sont les plus utilisés #Bg9 et Bg"$ les Bg" #ELB7<.p. .la réaction de 3i*ation du complément est peu possible mais 3iable. les Cétolides et les 3luroquinolones sont également e33icaces. mais reste peu utilisée en pratique courante. syndrome alvéolaire uni ou bilatéral #'12$.TRT : -l’antibiothérapie est e33icace sur les mani3estations respiratoires. la télithromycine. -la radio du thora* montre des anomalies prédominant au niveau des lobes in3 6 syndrome interstitiel #'12$.cas$ T elles ont valeur d’orientation pour un tau* sup 5 ?-.p sont les macrolides et les cyclines au* doses usuelles pendant 1' 5A1 +ours.