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DROIT DES LIBERTÉS FONDAMENTALES

Tout d’abord, en tant que citoyen nous devons connaitre nos droits et nos devoirs. Il faut prendre conscience que toutes les matières juridiques sont sous tendues par des valeurs spécifiques qui donnent une idée de la conception de la civilisation à travers le droit. Le cours de libertés fondamentales est un cours totalement transversal, on va ré aborder les différentes matières sous l’angle des libertés. Le cours est un cours de droit public car on va s’intéresser au droit constitutionnel. La place des droits et des libertés dans la iérarc ie des normes est fondamentale au regard des modalités de leur protection. Le cours fait aussi appelle au droit international public à travers la notion d’intégration des te!tes internationau! ainsi qu’au droit administratif. Le cours des libertés est du droit privé, civil car la liberté ne vaut qu’au regard de celle de l’autre, c’est dans les relations entre particuliers mais aussi le droit d’un individu sur lui"m#me. Le droit des libertés est un cours qui va touc er nécessairement à l’ istoire du droit car il faudra voir l’émergence des droits fondamentau! et de la mise en place d’un système de protection les concernant. $e droit des libertés va nécessiter une approc e de p ilosop ie politique, la fa%on dont on peut penser un système juridique. $e cours n’e!iste que depuis le début des années &' car les droits et libertés étaient, avant, étudiés au sein de c aque matière. Il a fallu ensuite structurer un enseignement autour des libertés. L’objet du cours est d’appré ender le droit sous l’angle des valeurs qu’il défend et pas seulement sous l’angle de la tec nique juridique. La logique du cours est de dire que l’on vit dans un monde internationalisé dans lequel l’état de droit réel apparait comme une évidence. Le conte!te international aujourd’ ui est propice à une restriction des libertés avec la multiplication des régimes d’e!ceptions qui sont des atteintes au! libertés. Le conte!te va pouvoir restreindre les libertés publiques. Les libertés publiques se sont construites souvent en réaction contre l’état, se sont des libertés traditionnelles. (ujourd’ ui il faut envisager un nouveau type de protection, un nouveau type de proclamation de libertés contre de nouvelles formes de pouvoir et non pas seulement contre l’état. L’étude des droits et libertés fondamentales n’est pas l’étude istorique d’un combat ac evé, c’est l’étude d’un certain nombre d’outils de réfle!ion et d’actions pour préparer l’avenir normatif de la société.

Première partie : La théorie générale des droits et libertés fondamentaux
Chapitre préliminaire : définition : droits, libertés, libéralisme et sujet de droit.
Il y a plusieurs e!pressions avec des significations spécifiques, cela à des conséquences juridiques particulières. Il n’y a pas de définition légale de ces termes, il n’y a pas de liste non plus mais simplement un travail de doctrine. )* + Les droits de l’,omme Les droits de l’ omme sont des libertés dont la morale, la religion ou la réfle!ion p ilosop ique amènent à considérer qu’elles doivent #tre des règles de vie. Il doit s’agir de droit pour c aque individu pris e! ni ilo comme in situ -.en fonction de sa place dans la société/. 0ans la reconnaissance de ces droits il y a souvent un grand umanisme mais qui ne s’accompagne pas d’une concrétisation par la mise en place d’un système de protection et donc de garantie de ces droits. $’est la prise de conscience de la nécessaire judiciarisation des droits de l’ omme qui va faciliter le passage des droits de l’ omme au! libertés publiques.

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)1 + Les libertés publiques $ette e!pression est très fran%aise. 2lle était employée au singulier à l’origine. 3endant longtemps cette e!pression a bénéficié d’une e!clusivité dans le langage juridique. « Liberté » est le pouvoir d’agir selon sa propre détermination c’est un pouvoir d’auto détermination. $’est la sp ère d’autonomie de c aque individu. 0ans l’art 4 de la 00,$ c’est le pouvoir de faire 5 tout ce qui ne nuit pas à autrui 6. La liberté est donc quelque c ose qui nécessite l’abstention d’autrui. 2n ce sens, la liberté est différente du 5 droit à 6 puisque celui"ci e!ige parfois une abstention ou parfois un acte positif d’autrui et on parle alors de droit créance. L’adjectif 5public6 des 5libertés publiques6 montre que cette liberté s’oppose au! normes édictées par cette puissance publique et l’action administrative. Les libertés publiques s’établissent sur un plan vertical entre l’individu et l’état plus qu’entre les individus eu!"m#mes. Les libertés publiques vont s’attac er à ce que l’action publique au sens large se borne à une reconnaissance, à un encadrement, à une régulation ou à la fi!ation de imite dans l’interdiction publique. Les libertés publiques existent. !lles renvoient " une réalité #uridique concrète. !lles sont nommées et limitées par la loi. Le pouvoir règlementaire n’intervient que pour la mise en 7uvre des libertés publiques, jamais pour leur mise à jour ni pour leur mise en cause. La liberté publique est une norme au moins législative. Les bornes posées à la liberté ne peuvent #tre déterminées que par la loi. La liberté publique est donc particulièrement protégée car elle à une valeur juridique contrairement au droit de l’ omme, elle pourra #tre mise en 7uvre par le juge réellement. La référence ultime de la liberté publique est la loi donc son défenseur ultime est le juge. Traditionnellement c’était le juge judiciaire et petit à petit le juge administratif. Le juge administratif est le seul à pouvoir faire disparaitre l’acte administratif attentatoire au! libertés publiques. Les libertés publiques opposent l’individu et l’état, ce qui est le reflet d’une idéologie libérale. 3our les démocrates, la liberté c’est aussi le fait de pouvoir participer à l’état. (utrement dit, d’#tre son propre limitant à travers l’élaboration de la loi. L’e!pression 5 libertés publiques 6 est plus restrictive que la notion de liberté tout court car elle laisse de coté tout ce que l’on appelle les 5 libertés participation 6. Les libertés publiques sont des pouvoirs d’autodétermination reconnus par des normes de valeurs législatives au moins protégées par un régime juridique spécifique à raison du caractère indispensable de leur e!ercice pour assurer l’autonomie de l’individu. $e passage des droits de l’ omme au! libertés publiques apparait déjà positif mais si l’on reste au stade des libertés publiques cela signifie que l’on reste au niveau de l’état légal. 8n sait que l’état légal à ses limites, il n’est pas l’état de droit. L’état de droit est celui dans lequel l’ensemble des pouvoirs publics, législateurs compris, est soumis au droit et au respect tout particulièrement des droits fondamentaux dont la valeur au moins constitutionnelle est reconnue et garantie. L’état légal ne garantie pas la démocratie car le législateur fait ce qu’il veut. )9 + Libertés fondamentales et droits fondamentau! ( partir des années :' en ;rance, on assiste à un glissement de vocabulaire au profit des droits et libertés fondamentales, au profit des droits et libertés qui sont contenus dans le préambule des constitutions de <= et de 4&.

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$es droits et libertés vont acquérir une valeur constitutionnelle ou au moins supra% législative et seront défendus par le #uge constitutionnel. Les libertés publiques n’ont pas disparues, leur r>le est juste second. $e terme 5 fondamental 6 est appliqué par la $onstitution en particulier dans l?article 94. Le conseil constitutionnel utilise aussi cette notion de libertés fondamentales par e!emple dans une décision du *9 aout *@@9 à propos des droits des étrangers mais aussi des droits fondamentau! de la personne umaine, le droit d’aller et venir, le droit à une défense juridique, le droit d’asile, le droit au mariage. Tous les juges n’accordent pas la m#me valeur au! m#mes libertés -le pluralisme pour le conseil constitutionnel est un objectif à valeur constitutionnelle et pour le conseil d’état c’est une liberté fondamentale/. Le législateur utilise aussi le terme liberté fondamentale en particulier dans la loi du 9' juin 1''' sur les procédures d’urgence. Trois conceptions du droit fondamental ont été faite + " La première conception est la conception ordinaire qui veut que les droits fondamentau! sont un ensemble parfaitement étéroclite de droits et de libertés dont le seul point commun réside dans le fait que celui qui utilise cet e!pression les considère comme importants, essentiels, déterminants. $’est une conception objective, elle n’est pas fausse mais elle est inac evée car on risque par ce biais de revenir à la logique des droits de l’ omme. " La deu!ième conception est une conception positiviste car ici le droit fondamental est tout simplement le droit consacré par la constitution. $’est la constitution qui confère le caractère fondamental au droit. Il y a une difficulté avec cette conception car les droits que consacre la constitution ne sont pas fondamentau! car c’est elle qui les pose mais c’est parce que le constituant les a jugé fondamentau! qu’il les a garanti constitutionnellement. Ane autre difficulté apparait car l’on peut réviser la constitution et si on en e!clu des droits ils ne seraient plus fondamentau!. " La troisième conception est la conception ob#ectiviste qui veut dire que c acun a son niveau -constituant ou juge/ en fonction de la fa%on dont il protège un droit le rend fondamental ou pas objectivement. )4 + Les sujets des libertés et droits fondamentau! Le sujet est l’individu personne p ysique mais il va falloir nuancer le propos. Tout d’abord, les droits ne bénéficient à l’#tre umain que si il est reconnu comme un centre d’intér#t juridiquement protégé, ainsi, il doit #tre doté de la personnalité juridique. 2! + l’esclave dans le code noir n’est pas une personne juridique. ( sa mort, l’individu va perdre la qualité de sujet de droit donc il ne bénéficie plus de la protection liée au! libertés et droits fondamentau!. 0emeure à la c arge des vivants un certain nombre d’obligations garantissant au! morts une certaine protection en particulier la loi sur la presse interdit la diffamation. 0es droits et libertés peuvent #tre reconnus à des centres d’intér#ts juridiquement protégés qui ne sont pas des personnes p ysiques càd que les droits et libertés peuvent #tre reconnus à des personnes morales -e! + le principe de libre administration des collectivités territoriales B les personnes morales bénéficient de la présomption d’innocence/.

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Titre * + Le développement des droits de l’ omme
Chapitre 1 : L’affirmatio !e" !roit" !e #’homme
Se$tio 1 : L’hi"toire !e" !roit" !e #’homme
Les droits et libertés ont des fondements istoriques. )* + Les sources avant *:=@ Cous l’ancien régime, il n’y a pas vraiment de droits et libertés mais il y a des privilèges accordés à certaines catégories. 8n pourrait aussi parler aujourd’ ui de discrimination positive. (. Les sources idéologiques *. 0roit naturel et contrat social L’école du droit naturel présente celui"ci comme étant découvert par l’observation, il contient des droits objectifs, immuables, absolus et universels. 0ans la conception plus moderne du droit naturel, il y a une approc e plus individualiste du droit naturel car on considère que c aque individu en tant qu’#tre rationnel aspire à découvrir en lui et pour lui le respect de droits innés, inaliénables et sacrés. $ette t éorie moderne doit #tre reliée au! t éories de ,8DDC, Eousseau sur le contrat social. L’idée générale de ces t éories est de dire que l’individu décide un jour rationnellement de s’unir au! autres dans son propre intér#t pour garantir ces libertés originelles. Il y a trois positions défendues + " 3our ,8DD2C, l’état de nature est l’état d’anarc ie qui est lié à une soif de pouvoir donc à un moment donné les individus vont décider d’abandonner tous leurs droits naturels au profit d’un état tout puissant qui est c argé d’assurer leur sécurité p ysique dans la société. 3ar suite, ne demeure qu’un seul droit dans la société et celui"ci est le droit positif, con%u par l’état. 8n ne peut voir aucune transcendance à ce droit positif. " 3our E8ACC2(A, les individus abandonnent tous les droits dont ils disposaient dans l’état mais cet abandon ne vaut que pour mieu! conserver les droits en question à travers l’e!pression de la volonté générale dans la loi. Loi qui ne peut #tre que bienfaisante car le législateur souverain ne peut avoir d’intér#t qui soit contraire à ceu! des citoyens. 0ans cette logique la minorité se trompe nécessairement. " 3our L8$F2, dans l’état de nature, les ommes jouissent d’un certains nombres de droits naturels dont ils jouissent paisiblement et pour améliorer cet état de nature ils abandonnent une partie seulement de leurs droits au profit du souverain. Le droit naturel ne disparait pas avec l’émergence d’un droit positif. Le souverain n’est juste, acceptable par les individus, que s’il respecte ces droits naturels qui subsistent. Le premier problème de ces t éories est que l’homme fondamentalement est un animal social qui n’a pu vivre seul en tant que tel l’état de nature n’existe pas. Ci l’individu a toujours été dans un état social, ces droits ont toujours été limités. Le deu!ième problème est que les droits et libertés évoluent de ce fait ils ne sont pas immuables. C’ils ne sont pas immuables c’est qu’ils ne sont pas nécessairement liés à la nature umaine qui elle est intangible. $e droit naturel est immanent d’une certaine manière et de ce fait il peut #tre énoncé arbitrairement et s’il peut l’#tre c’est qu’il ne protège pas nécessairement l’individu. 1. La pensée c rétienne $ette pensée va permettre de remettre en cause la liberté classique de l’antiquité qui ne se fonde

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ce sont les accords que l’on a réussi à soutirer au Eoi. D. ils disposent de droits inaliénables dont la vie. − 2n *&:@ l’. Les plus importants + − 2n *1*< la Gagna $arta oI est reconnu le droit de propriété et d’autres garanties pénales fondamentales − 2n *&1= la pétition des droits qui est un te!te qui énumère toutes les atteintes du souverain et il s’engage à ne pas les refaire. Ci le pouvoir politique intervient dans la sp ère privée alors la résistance à l’oppression est justifiée et elle l’est d’autant plus que l’ omme étant à l’image de dieu il ne peut se refuser à lui m#me ses propres droits et libertés. 3 ilosop ie des lumières et influence anglaise $’est le maintient à distance de l’arbitraire du souverain au profit des libertés individuelles. 9. en contrepartie il est totalement asservie au! contraintes sociales sous peine d’e!clusion. Les déclarations (méricaines 0ifférents te!tes + la déclaration d’indépendance de *&&: 5 tous les ommes sont créés égau!. L’apport majeur de cette période antique est que le citoyen est titulaire de droits et d’obligations qui sont déterminés par l’intér#t de la société. de détention d’armes. La pensée judéo"c rétienne est marquée par l’importance de la personne umaine. $ette pensée est aussi marquée par la nécessaire limitation du pouvoir politique parce qu’il e!iste une sp ère privée -celle de dieu/ dans laquelle le pouvoir ne peut pas intervenir. Gontesquieu doit #tre cité dans la p ilosop ie des lumières. protection de la propriété/. Les pactes anglais sont faits pour une période donnée dans un conte!te donné. tous les umains ont une valeur sacrée. La logique de ces te!tes est une logique pragmatique càd de contingence istorique mais non universaliste. & . Il y a un totalitarisme démocratique dans cette démocratie qu’on retrouve c eH 3laton -sa société est établie sur un mode iérarc ique en faveur de la société elle"m#me/. $e sont de très grands te!tes juridiquement mais qui n’ont aucune valeur universelle. ensuite c acune des colonies qui accèdent à l’indépendance crée sa propre constitution. il s’e!prime dans des te!tes juridiques. Les pactes anglais La liberté anglaise à l’époque est la liberté de quelques uns. de religion. Les *' premiers amendements de la constitution fédérale qui ne débutent pas par une déclaration de droits -liberté de réunion. 1.que sur la participation de c acun à la vie publique. La liberté antique est une liberté de participation e!clusivement. ce sont des te!tes fondamentalement pragmatiques. de pétition. L’antiquité L’individu citoyen dans l’antiquité participe au! décisions de la citée. $’est ce que l’on a appelé la doctrine sociale de l’église. 9. Les sources istoriques et juridiques *.abeas corpus qui met en place le droit à la sureté et − 2n *&=@ 5 t e bill of Eig t 6 oI il est affirmé la supériorité de certains droits sur le pouvoir législatif ordinaire et sur le pouvoir royal. il n’y a pas de liberté individuelle dans l’antiquité. la liberté et la rec erc e du bon eur 6. intrinsèque qu’il faut respecter car l’ omme est à l’image de dieu. pour lui c’est la séparation des pouvoirs qui est la condition des libertés. L’e!emple anglais n’est pas fait que de penseurs.

$ de *:=@ et les références postérieures (. on met de c>té les devoirs dus par la société de *:@9. D. La 00. . 8n met de c>té les libertés collectives qui avaient pu #tre mises en place en @9. les principes d’égalité.La $onstitution de +. (près *:=@ La (()$ a été mis en t*te de la $onstitution sans en *tre un préambule. qui ne sera jamais appliquée. un devoir de subsistance. 8n prévoit ensuite une déclaration des droits de l? omme. une série d’articles qui concerne l’ omme ou le citoyen directement. de droit de propriété sont censés fonder le te!te mais on a une pratique qui n’est pas du tout conforme. $e sont des libertés individuelles qui sont proclamés et non collectives.La $onstitution montagnarde de +. 0ans cette 00. 8n repart sur une logique individualiste. à l’organisation des pouvoirs publics. $ontenu 2n *:=@ est accepté la réunion des états générau! par le roi donc il accepte la liberté d’e!pression et de publication dans le cadre du processus de désignation des représentants de l’état générau!. se donne encore protectrice du droit et des devoirs du citoyen.0urant la période Kapoléonienne. dans la $onstitution de l’an 0. 8n déclare les droits de l’ omme qui prée!istent afin que nul ne les ignore. 0ans cette $onstitution de *:@9. de liberté. $ertains auteurs vont plus loin en parlant de messianisme.)1 + La 00. on parle de l’universalisme de *:=@. L’état est au service de la liberté. le principe d’égalité devient un droit naturel ce qui n’était pas le cas dans la $onstitution de *:=@.$ pique donc des garanties au constituant comme en particulier le principe de la souveraineté nationale.-/. L’individualisme s’éloigne. on a essentiellement des libertés individuelles. . Les caractères de la 00. ' .$ -l’universalisme et l’individualisme/ Il y a deu! caractères principau!.$ *. ( l’e!ception de la liberté de la presse. dans la pratique c’est la terreur. La 00. ils reprennent l’idéologie des droits naturels antérieurs et supérieurs à l’état. Le deu!ième caractère est celui de l’individualisme. durant la période du 0irectoire. il y a ce qui est consacré à l’état. 3lusieurs projets se mettent en place est finissent par aboutir sur le te!te définitif de *: articles. Ci on se réfère au temps. Les auteurs du te!te ont voulu réellement faire passer un message à l’ensemble des peuples de la terre selon lequel l’individu doit #tre libre et que c’est la finalité de toute société.$ il y a deux t&pes de dispositions + − d’une part. − d’autre part. 0ans les droits de l’ omme on retrouve la liberté -art 1/. 1.-. . $e n’est qu’un te!te. Le problème est l’instauration d’un régime stable et les libertés sont mises de c>té. le principe du consentement " l’imp't et la séparation des pouvoirs. la sureté la répression et le principe d’égalité devant la loi mais il y a des limites posées par l’utilité publique. 8n met l’accent sur la sJreté -mais pas dans la pratique/. on retrouve l’idée que la société a des devoirs vis"à"vis du citoyen notamment celui d’instruction.

. 5 Le but de l’état est d’assurer une répartition de plus en plus équitable des c arges et des avantages de la société 6. l’individu est placé au second plan. politiques qui sont opposables à l?Mtat. 3our les trois premières. Exemple + liberté d’aller et venir. 2n *=:<. on avait ajouté au! droits de l’ omme classique une dimension sociale.. la question des droits de l’ omme est complètement mise de c>té. . il n’est pas question de liberté mais la pratique va tenter de les amener. confirme et garantie les grands principes de *:=@ sans les respecter en pratique et sans y ajouter les grands principes sociau! collectifs que réclamait le monde ouvrier à l’époque et qui aurait été une logique de continuité de la 1nd Eépublique de *=<=.Cous la 9ème Eépublique. . fraternité 6. 2n *=4=. leur complémentarité et leur évolution istorique. ce qui prime c’est d’avoir un état fort. Les autorités publiques doivent se borner à assurer la garantie de l’e!ercice des libertés proclamées. l’égalité. en plus de la crise politique qui dure depuis *:=@ il y a une compré ension de la crise économique qui frappe le pays. )* + Les différentes générations de droit $ette classification est la plus classique et la plus intéressante. $e sont des droits civils." La $onstitution du 1econd !mpire -*=<1/ reconnait. on peut les classifier par un verbe + #tre. les premiers istoriquement qu’on retrouve au! Mtats"Anis. proclame de nouveau! principes et des libertés. $es droits sociau! sont destinés uniquement au! fran%ais et n’ont pas de portée universelle.Lusqu’en *@4<"4&. $es régimes re%oivent l’aval du juge administratif en particulier avec la période de circonstances e!ceptionnelles. le législateur va effectivement prendre deu! grandes lois fondatrices des libertés. en (ngleterre. . Il y a trois lois qui ont été élaborées par des monarc istes dans l’attente du retour de la monarc ie. " 0ans la $onstitution de +020. vient la $onstitution de +-23 avec son préambule qui se réfère " la (()$ et constitutionnalise de nouveau! droits. les plus connus.ra !e" p(rio!e" !e #’hi"toire 8n va retenir ici les plus classiques. de réunion. ils limitent la liberté de l?Mtat qui suppose une abstention de l?Mtat. • La génération avoir + cette génération se développe avec la critique de la première génération - . pour assurer une subsistance convenable. 8n pose la devise 5 égalité. 2lle permet de saisir l’ étérogénéité des droits de l’ omme. (près la défait de Gac Ga on et de l’encrage de la Eépublique..2nsuite. . des facultés d’agir qui appartiennent à l’individu du seul fait de son e!istence.La $onstitution de /0 renvoie au préambule de +-23. la liberté d’opinion. L’état doit donner du travail au citoyen dans le but de préserver ses ressources. 3our certains auteurs. • La génération faire + cette génération correspond au! droits de l’ omme classiques. liberté. le secret de la correspondance. Tout omme en dispose dès sa naissance m#me si certains d’entre eu! s’e!ercent collectivement. $lassiquement on distingue trois générations de droits. les libertés publiques pourtant proclamées vont connaitre des restrictions majeures via la mise en place de régimes de restriction liés à la guerre.(ès +-+2. Se$tio 2 : Le" !iff(re te" $#a""ifi$atio " !e" !roit" e a!()*atio a+e$ #e" . avoir et faire. ils seraient les droits fondamentau!. $e sont des droits contre l’état. $e sont des droits ou des libertés limités. la sJreté.

8n dit que ces droits de la 9ème génération sont opposables à la personne publique mais à qui N 2t leur application est difficile -droit à la pai! N/. ( c>té de cela. ( la fois. $e qui est important. le droit au respect du patrimoine. le droit à la qualité de la vie. Le problème de cette classification c’est qu’elle ne permet pas de classer toutes les libertés entre ces deu! catégories. (ssociation 2au et Eivière de Dretagne/. $ette seconde génération apparait dans la $onstitution de *=4=. $’est la société qui va les créer -droit à un emploi. 0u c>té de l’individualisme. la démocratie devient pour le citoyen. . • La génération *tre + ce sont des droits plus modernes liés à l’internationalisation. Exemple + la liberté d’e!pression qui appartient en propre à l’individu mais il faut . $e sont des droits e!igibles à l’état qui imposent une prestation. contre l’état. Galgré cela. Ils sont censés incarner une logique sociale de solidarité. $ette classification rencontre l’évolution istorique des droits de l’ omme et elle rend compte de la conception selon laquelle les libertés individuelles priment sur les collectives. Le souci est le risque de dilution des droits de l’ omme et de collusion -. 0ans cette logique. ces droits peuvent avoir une influence individualiste et à la fois une ambition collective. $ette 4ème génération pose la question du droit de l’individu " maitriser son identité son corps ses données personnelles et son avenir. il y a des droits nouveau! qui sont proclamés plus dans une logique collective et repris dans les te!tes internationau! comme le droit au développement. on a l’impression que c’est comme un programme d’action. Ils sont donc reconnus à tous en tant que membre de catégorie déterminée. cette troisième génération est dangereuse car elle est de nature à réduire la valeur juridique de la conception m#me des droits de l’ omme. Il y a plusieurs approc es. droit à la protection sociale. on parle aujourd’ ui d’une possible 2ème génération des droits de l’ omme. $es droits ne sont pas invocables par l’ omme de par sa nature umaine ou situés économiquement mais ils sont invocables en tant que composante de l’ umanité -c’est en cela qu’il y a l’individualisme et la collectivité/. 0’oI le développement de l’état interventionniste.d’incompatibilité/ entre les différents droits de l’ omme proclamés. 3lus on avance vers l’époque moderne. on veut donner un caractère plus réel aux droits de l’homme de la deuxième génération. $e sont donc des droits de l’ omme situés. $e qui est intéressant avec cette présentation en génération.au *@ème siècle. bioét iques et informatiques actuels. Exemple + la $ arte de l’2nvironnement adoptée en 1''< intégrée au bloc de constitutionnalité. Couvent. )1 + 2!emples de classifications conceptuelles (. ce sont des droits sur l’état. le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables. on trouve le droit à la pai!. 8n peut citer celles qui seraient en lien avec les risques tec nologiques. le droit de grève/. c’est qu’il y a une véritable vivacité dans la proclamation des droits et une certitude selon laquelle on a le droit d’avoir des droits -ce qui n’est pas le cas partout/. Ici on parle de 5 droit à 6 alors que pour la première on parle de 5 droit de 6. Les droits istoriquement se développent en réaction à l’état. le droit de pouvoir disposer du patrimoine commun de l’ umanité. c’est de voir l’ambigPité des relations entre les droits et l’état. Le $onseil d?Mtat limite la possibilité d’invoquer les articles de cette $ arte au seul cas oI une loi serait intervenue pour assurer sa mise en 7uvre -arr#t *@ Luin 1''&. le service public va apparaitre comme le système le plus adapté pour répondre à la demande de droits de la deu!ième génération. 3our certains auteurs. $e sont ces droits qui ont été évoqués déjà en *@@& par Ouy DE(ID(KT. 3uisque l’on parle de l’intervention de l’état. ils apparaissant après la 1nd guerre mondiale. $es droits n’e!istent pas selon la nature de l’ omme. créatrice de droit qu’ils n’ont pas encore. on peut noter le droit à la dignité. 0ans cette génération. dans une logique universaliste. La classification bipartite La classification bipartie distingue les libertés individuelles et les libertés collectives au sein d’un groupe. de prestation. plus on se rend compte que les droits ne peuvent se développer qu’avec le renforcement de l’action de l’état.

d’enseignement/. distinctions qui l’amène à protéger certains droits et libertés plus que d’autres.quelqu’un en face pour écouter. une 5 permission de 6. du corps à proprement parler -intégrité. droit à la défense. $elles qui sont plus protégées sont celles #ugées fondamentales et dont l’exercice sera contr'lé par la loi celles qui sont les m*mes pour tous et partout. un objectif social à atteindre. droit à la santé/. l’emploi/.+6 la liberté de la presse 4de +-026 la liberté d’aller et venir 4+-0/6 liberté d’enseignement 4+-0/6 et droit d’asile 4+-036. 0roit objectif et droit subjectif Le droit sub#ectif est. $e qui caractérise le droit subjectif c’est un objet. le droit à la vie privée. la liberté syndicale. religieuse. $ette logique du $onseil laisse entendre qu’en cas de conciliation à opérer entre les libertés. L’objet des droits Quand on classe les libertés en fonction de leur objet on distingue les droits"liberté. $’est la liberté d’association 4décision du +3 5uillet +-. 2. Le droit objectif c’est une sorte d’ét ique à respecter. D. $ertains peuvent #tre à la fois objectifs et subjectifs. la propriété. le droit de grève. celles que l’on va qualifier 5 d’ordinaires 6 devront céder devant celles dites fondamentales. 0. droit pénal/ et les droits à l’égalité. une opposabilité et une justiciabilité. Oilles Le Dreton parle de libertés relationnelles pour cette troisième catégorie. Ane distinction tripartite 8n distingue les libertés ph&siques. ( ces droits subjectifs. 8n va donc classer dans les droits subjectifs la liberté d’aller et venir. 0ans la troisième catégorie. de la presse. La liberté religieuse qui est individuellement la liberté de croire mais c’est également la pratique d’un culte donc à plusieurs. $e droit n’e!istera réellement que lorsque le bénéficiaire disposera de moyens de contrainte à l’encontre du destinataire. Les bénéficiaires doivent donc pouvoir réclamer la protection de leurs droits au mo&en d’une procédure qui peut aboutir " une véritable sanction. sécurité juridique. les droits" participation. des bénéficiaires. L’ omme est restitué dans ses trois dimensions. on retrouve toutes les libertés qu’on n’a pas réussis " classer -liberté d’entreprendre/. Exemple + le pluralisme qui est une ét ique. $. les droits"garanties -accès au juge. La position du $onseil $onstitutionnel Le $onseil ne classe pas à proprement parlé les libertés mais il établit des distinctions entre elles. les droits"créance -sécurité sociale. droit d’aller et venir/ et les libertés intellectuelles -liberté d’opinion. La portée de la jurisprudence qui fait cette distinction. pour un bénéficiaire déterminé. les auteurs opposent des droits ob#ectifs qui se définissent comme ceu! dont la réalisation relève d’un domaine des personnes publiques ce sont ceux qui correspondraient aux droits créance -droit au travail. d’e!pression. mais le juge judiciaire le reconnait comme un droit subjectif qui touc e un public donné -l’entreprise de presse/. 8n retrouve des limites comme avec le droit à l’intégrité p ysique -droit p ysique et intellectuel/. / . qui proclame certaines libertés comme fondamentales ne remet pas en cause la valeur constitutionnelle des autres. la sJreté. un 5 droit à 6 au!quels correspond une obligation pour un destinataire donné. droit à la sJreté.

$et attac ement primitif à la loi est bien a priori légitime car la loi bénéficie d’une origine démocratique. $e principe d’organisation est exigé par l’art +3 de la (()$. 0ans la déclaration des droits de l’ omme. s’oppose à l’état légal qui soumet l’administration à la loi mais pas le législateur. La doctrine de l’état de droit implique la hiérarchie des normes. la démocratie elle n’est pas synonyme de libéralisme dès lors que l’administration et le législateur ne sont pas limités. aujourd’ ui la logique est plus à l’équilibre qu’à la séparation. (près la révolution. La logique de réfle!ion autour de l’état de droit vient de $arré de Galberg. L’état de droit dans un second temps. L’état de droit s’oppose dans un premier temps " l’état de police. cela caractérise l’aboutissement ultime de l’état de droit. par un juge constitutionnel. L’intervention du juge constitutionnel est ce que l’on appelle le constitutionnalisme. Le #uge constitutionnel non seulement applique la norme supr*me mais il interprète les textes du bloc de constitutionnalité -7uvre prétorienne/ si bien que certains voient en lui un concurrent du 3arlement. un co"législateur en quelque sorte voire m#me un co"constituant. les régimes autoritaires vont faire reculer cet attac ement à la loi jusqu’à ce que la 9ème république la fasse revenir sur le devant de la scène. $’est à cette époque que nait l’e!pression de 5 libertés publiques 6.rance s’est longtemps opposée à tout contr>le de constitutionnalité. Cous la <ème république on assiste à un recule de la source législative des libertés publiques à travers le renforcement de l’e!écutif. Le législateur revient comme acteur privilégié de la défense des libertés. Lors de la 9ème république le pouvoir législatif va s’affirmer comme le défenseur des libertés. à travers la limitation du domaine de la loi et à travers la mise en place du contr>le de constitutionnalité. L’état de police. )*. Ane démocratie libérale peut ne pas #tre un état de droit. $ette soumission de la norme inférieure à la norme supérieure doit #tre faite sous un contr>le juridictionnel. L’art 3 de la (()$ exprime que la loi est un acte de la volonté générale et qui revient à voir dans la loi un acte juridiquement parfait. 0u point de vue des droits fondamentau!. Libéralisme. 3our les auteurs de la 00. $ela est en faveur des libertés. L’état de droit est l’état dans lequel la puissance se soumet elle%m*me " la loi.$ celle"ci est consubstantielle à la démocratie. démocratie et séparation des pouvoirs La séparation des pouvoirs est l’organisation politique dans laquelle tous les pouvoirs ne sont pas attribués à un seul omme ou à un seul collège mais sont au contraire répartis entre plusieurs autorités spécialisées et indépendantes. sa mise en place et son respect.Chapitre 2 : L’e ra$i eme t !e" !roit" !e #’homme : L0État !e !roit Se$tio 1 : La #imitatio et #e $o tr1#e !* po*+oir !a " #’(tat !e !roit L’état de droit est le régime politique dans lequel l’état est encadré. 12 . c’est l’état qui contraint les personnes privées et elles seules au respect de la norme. )1 + 0e la soumission de l’autorité administrative à la loiR La loi est l’expression de la volonté générale à cet égard la . on trouve déjà une prise de conscience des limites possibles de la loi puisque le te!te insiste sur le fait que la loi doit *tre la m*me pour tous mais aussi sur le fait que la loi ne doit établir que des peines strictement nécessaire 4art 0 (()$6 et enfin que cette loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.

$e comité pouvait #tre saisi des lois votées par l’assemblée et non encore promulguées. il est admis que le législateur peut mal faire parce qu’il est soumis au p énomène majoritaire qui fait de lui parfois moins le représentant des aspirations collectives que le levier de l’action des pouvoirs e!écutifs.2 sur la saisine du conseil qui permet désormais à une minorité de &' députés ou &' sénateurs de saisir le conseil. le contr>le de constitutionnalité portait sur les articles de la constitution et non sur son préambule.+ sur la liberté d’association et donne valeur constitutionnelle " l’ensemble du préambule de la constitution de +-/0. Mmergence de la supériorité des normes constitutionnelles 2n (mérique du nord. Cous la 4ème république avait été créé un comité constitutionnel présidé par le c ef de l’état qui comprenait les présidents des assemblées. La loi était ensuite renvoyée à l’assemblée nationale et si l’assemblée maintenait le te!te.)9" R à la suprématie constitutionnelle (. D. La valeur juridique des droits et libertés La loi doit respecter la constitution si tel n’es pas le cas. Il ne s’agissait pas d’assurer la suprématie de l’état de droit. $ette imprécision a conduit certains auteurs à considérer que certains droits fondamentaux du préambule de +-23 ne pouvaient pas avoir de valeur constitutionnelle car ils n’avaient pas 11 . ils apparaissent comme des directives. Il devient donc officiellement et par sa propre initiative gardien des libertés. 3ar ailleurs. 0ans la constitution fédérale -après l’indépendance/ l’e!istence d’une cour supr#me est mentionnée mais sans prévoir le principe d’un contr>le de constitutionnalité. des membres élus par l’assemblée nationale et des membres élus par le conseil de la république. des programmes plus que comme des dispositions à portée impérative. la loi ne pouvait pas #tre promulguée avant que la constitution n’ait été révisée. La cour supr#me rend un arr#t en *='9 5 Garbury contre Gadison 6 par lequel elle affirme qu’elle est compétente et que sous son contr>le sont compétents également les tribunau! ordinaires pour contr>ler la conformité des lois fédérales et des lois des états avec les principes constitutionnels et tout particulièrement ceu! annoncés dans les *' premiers amendements. Le comité essayait de trouver un accord entre les c ambres pour modifier les lois et il devait e!aminer si ces lois nécessitaient une révision de la constitution. 2lle opère se contr>le en écartant l’application des normes jugées inconstitutionnelles. $onseil qui dans l’esprit du général de Oaulle était destiné à surveiller que le parlement respecte bien l’article 94 de la $onstitution. 0ésormais. Le conseil constitutionnel va évoluer en s’émancipant de son ordre de mission par la décision du +3 #uillet +-. La réforme de +-. Cous la <ème république. plusieurs colonies s’étaient pourvues de c arte précisant que les lois devaient respecter les c artes en question sous contr>le du conseil privé du roi. saisi sur demande conjointe du président de la république et du président du conseil. il s’agissait avant tout de renforcer le pouvoir e!écutif grSce à une désacralisation officielle de la loi. 0’oI la question de savoir si certaines normes et en particulier les libertés fondamentales peuvent #tre considérées comme insusceptibles de révision car ces normes auraient une valeur supra"constitutionnellesN 3our la normativité. il est clair que certains droits sont imprécis. $e type de blocage peut amener à réviser la constitution. $ette procédure comple!e ne méconnaissait en rien le caractère sacré de la loi puisque en cas de conflit c’est la constitution qui doit #tre révisée et non la loi. on trouve un titre complet consacré au conseil constitutionnel. elle ne peut pas entrer en vigueur.

pour le conseil. Le débat s’est ouvert récemment à propos de l’introduction dans le préambule de *@<= de la c arte de l’environnement. $. 2n réalité. le conseil à appliqué directement le principe inscrit dans le préambule de la constitution de *@4& selon lequel 5 la nation garantie à l’enfant la protection de la santé 6 à propos de la loi sur l’ITO. 0ans la constitution de 4& il est aussi question d’un attac ement à la déclaration des droits de l’ omme. (u regard de ces principes il faut admettre que le constituant s’est autolimité. Il y a deu! t éories + "La première consiste à faire de la déclaration des droits de l’homme des normes intouchables. (vec l’entrée en vigueur de la constitution de *@<= il y a une évolution de la jurisprudence dans le sens d’une réception plus automatique des moyens tirés d’une méconnaissance du préambule càd que le conseil d’état accepte de mettre en oeuvre directement cette fois ci les principes qui sont les plus précisément énoncés dans le te!te. Lorsqu’on regarde la jurisprudence du conseil on voit que s’agissant de dispositions peut précises du préambule. ne supprime pas son caractère normatif. qu’il renonce par avance à les remettre en cause car ce sont des consciences collectives. 3our la valeur juridique des droits fondamentau!. Il s’appuie sur ce principe pour conclure que la loi déférée ne porte atteinte à aucun des principes constitutionnels du préambule. Le conseil constitutionnel. L’imprécision d’une disposition. lorsqu’on étudie la jurisprudence du conseil d’état on se rend compte que cette t éorie ne pose pas beaucoup de problème dès lors que s’agissant des droits internationau! la t éorie n’opère plus depuis la jurisprudence « 7icolo » de +-0-. dans une décision du 11 juin 1''= 5 8OG 6 a affirmé que ces dispositions ont bien valeur constitutionnelle. Le conseil d’état énonce des principes généraux du droit " partir du préambule de la constitution avec ceux%ci le conseil d’état fait une application indirecte du préambule. "La deu!ième approc e consiste à dire que les droits de l’homme ont une valeur purement morale et philosophique. supra"constitutionnelles dans la mesure oI elles ne font que traduire dans le droit positif des normes naturelles. 0eu! approc es conceptuelles après la création d’une cours sont possibles sac ant 12 .+ de conféré une valeur constitutionnelle au préambule de +-/0 alors m*me que la constitution de /0 ne proclame qu’un simple attachement au principe de la (()$ et du préambule de +-23. attac ement qui correspond de fa%on e!plicite à la limite du contr>le constitutionnel au! seuls articles de la constitution. imprescriptibles et supérieures à toute autre norme contingente. Les différents modèles de justice constitutionnelle La création des cours dans les démocraties libérales a été marquée par l’ istoire. le bloc de constitutionnalité et l’émergence d’une démocratie au sens libérale. La première limite est qu’elle renvoi au droit naturel et la deu!ième limite est qu’il faut donc admettre qu’un pouvoir illimité peut décider de se limiter. 0ès *@:4. Il reste la problématique de la loi%écran qui interdit au juge de dénoncer l’illégalité d’un règlement par rapport à la constitution dès lors que par translation cela reviendrait à contr>ler l’inconstitutionnalité de la loi à partir de laquelle le règlement a été établi.de contenu normatif. Leur contenu trop abstrait ne peut pas #tre considéré comme tel comme e!écutoire. Il y a un lien entre la mise en place des cours. il accorde au législateur une marge de man7uvre plus importante quand à leurs mises en 7uvre. Le juge constitutionnel n’entre pas dans ce débat sur la supra"constitutionnalité mais il accepte tout de m#me dès +-. il a besoin du biais de te!tes plus précis et pourquoi pas de lois. $ette t éorie a de moins en moins d’incidence pratique s’agissant de la constitution dans la mesure oI le conseil d’état prend soin d’interpréter la loi qui pourrait faire écran comme respectant la constitution de manière à ce qu’il y ait bien incompatibilité entre la loi et la constitution parce que le règlement applique mal la loi.

que souvent les modèles mis en place empruntent au! deu! conceptions + % Le premier type de modèle est la cours supr#me des états unis qui e!erce le contr>le de constitutionnalité sur la loi à l’occasion d’un litige c’est donc une approc e pragmatique au sens oI il s’agit d’assurer la primauté de la constitution dès que l’occasion se présente. La . 0’une part. Le juge continu d’affirmer la supériorité de la constitution sur les traités au nom du principe de souveraineté nationale. Couvent il y a un mi!te des deu! conceptions. % le deu!ième type pour F2LC2K est une approc e t éorique du contr>le de constitutionnalité car la constitution est la source de toutes les autres normes. Le bloc de conventionnalité. le contr>le de constitutionnalité est confié à un organe spécialisé. concret car il s’applique à partir d’un cas précis. $e contr>le de constitutionnalité est concurrencé aujourd’ ui par le contr>le de conventionnalité des lois. 3ar ailleurs. La juridiction spécialisée peut #tre saisie soit par voie d’e!ception -on soulève l’e!ception d’inconstitutionnalité à l’occasion d’un litige/ soit par voie de recours direct qui est généralement réservé à quelques autorités prédéfinies. Il faut donc admettre que la protection internationale des droits et libertés ne dépend pas uniquement des instances internationales et vice versa. $e contr>le de constitutionnalité américain est également un contr>le déconcentré. contr'le a postériori et un contr'le par voie d’exception -la loi elle"m#me n’est pas attaqué et ne peut pas #tre annulée. Le #usticiable peut demander " n’importe quel #uge de vérifier la conventionnalité d’une loi. au plus près des faits. $ aque juridiction prend soin d’affirmer cette position comme avec un arr#t de l’assemblée de 13 . en (llemagne ils sont prévus par le parlement/. elle est paralysée/. La composition des cours et les modes de nomination de leurs membres varient selon les pays -ex + au! Mtats"Anis les membres de la cour supr#me sont désignés par le président avec l’accord du Céant. )4" R à l’intégration du droit international Le contr'le de conventionnalité est intéressant car il est facile d’accès. ces pays européens ont prévus deu! voies de saisine. en ce qui concerne les droits et les libertés fondamentau! est très similaire avec le bloc de constitutionnalité fran%ais. Le contr'le de constitutionnalité doit #tre concentré. Toutes les normes tirent leur validité du fait de leur conformité à la norme qui leur est immédiatement supérieure. La loi n’est pas encore entrée en vigueur quand on la contr>le et c’est un contr>le par voie d’action -la loi peut #tre annulée si elle n’est pas conforme/. aujourd’ ui. il faut pouvoir assurer que la loi est conforme à la constitution au moment m#me oI elle est votée. pour cl>turer la consécration de l’état de droit est de faire jouer la coexistence du contr'le de conventionnalité et contr'le de constitutionnalité. 3ar conséquent.rance à tout de m#me du mal a procéder à l’intégration du droit international et de se rallier à la conception moniste du droit qui veut qu’il n’e!iste qu’un seul système juridique au sommet duquel on trouve le droit international. il n’est pas déconcentré comme en (llemagne ou en Italie par e!emple. Le préambule de la constitution de +-23 semble se ranger à la conception moniste puisqu’il proclame 5 la république fran%aise fidèle à ses principes se conforme au! règles du droit public international6. Le point commun des modes de nomination est qu’il s’agit d’#tre un juriste confirmé pour accéder au! cours constitutionnelles. An des enjeu! majeurs. (ans l’art // de la constitution de +-/0 est affirmée la supériorité des traités sur les lois internes et le principe de réciprocité. il est abstrait et " priori.

0ans le silence des te!tes. 0u coté du juge administratif. se faisant il abilitait les juges ordinaires à e!ercer ce contr>le. entre la proclamation des principes généraux du droit et le perfectionnement du contr'le du pouvoir discrétionnaire de l’administration il s’est forgé aussi l’image d’un défenseur des droits et libertés fondamentau!. Le juge a une fonction centrale dans le prima des droits fondamentau! encore faut il que l’accès au juge soit garantie. ils préfèrent passer par le biais des 3O0. dans l’arr#t Kicolo de *@=@. Le conseil constitutionnel revient sur cette position dans l’ ypot èse oI la loi en question porte atteinte à l’identité constitutionnelle fran%aise. loi sur la confiance dans l’économie numérique/. Le juge constitutionnel va beaucoup interpréter les te!tes dans un sens favorable au! libertés. Le juge judiciaire agit par sa jurisprudence mais a un r>le particulier à travers l’article 33 de la constitution qui en fait le gardien des libertés individuelles. et le constitutionnel du *@ novembre 1''4 établissant une constitution pour l’2urope. arr#t du 19 avril *@=1 sur l’obligation pour l’administration de verser à ses agents non titulaires une rémunération au moins égale au CGI$. le #uge va créer des solutions qui vont dans le sens des libertés fondamentales. diminution des mesures d’ordre intérieur comme dans l’arr#t Garie et . un autre de la cour de cassation.. (utrement dit. on sait que depuis *@<1 5 0ame FirUood6 le conseil accepte de vérifier la non conformité de l’acte administratif au! traités. La jurisprudence du juge administratif est particulièrement remarquable au regard de la justiciabilité croissante des actes de la puissance publique -diminution de la catégorie des actes de Oouvernement. (vec la réforme de la Q3$ -Question 3rioritaire de $onstitutionnalité/.. Image qui s’est renforcée avec les réformes sur les procédures d’urgence. C’agissant de la supériorité des traités sur les actes administratifs. Se$tio 2 : L’(tat !e !roit et #e $o tr1#e !* po*+oir L’état de droit ne peut e!ister que si les droits sont garanties par une instance qui contr>le et sanctionne. le conseil constitutionnel avait dès les années *@:' fait savoir que le contr>le de conventionnalité qui était inscrit dans la constitution à l’art << ne relève pas du c amp de l’article &* donc de sa compétence. Le juge administratif comme le juge judiciaire ne semble pas vouloir mettre en avant le contr>le de constitutionnalité. Le juge ordinaire également peut s’en prévaloir par le biais du contr>le de constitutionnalité.*@@=. L’arr#t du = juin *@:9 sur l’interdiction de renvoyer une salariée enceinte. Les juges ordinaires souvent n’appliquent pas directement la constitution. arr#t d’assemblée du 1 juillet *@@9 Gil aud sur les principes déontologiques fondamentau! relatifs au respect de la personne umaine qui s’impose au médecin dans ses rapports avec ses patients et qui ne cessent pas de s’appliquer au décès de celui"ci. )* + La fonction centrale du juge dans le prima des droits fondamentau! La #urisprudence apparait incontestablement comme une source du droit des libertés fondamentales.ardouin de 1% . C’agissant de la supériorité des traités sur les lois. c’est ce que l’on appelle les droits"garantis. le conseil avance en disant qu’il ne fera pas de contr>le mais il ne faut pas intenter au! spécificités de la . certains se sont demandés si le contr>le de constitutionnalité n’allait pas #tre rassemblé entièrement entre les mains du conseil constitutionnel. assemblée plénière « 8lle 9raisse » du : 5uin :. arr#t du = décembre *@:= OICTI sur le droit du travailleur immigré de mener une vie familiale normale.rance. Le conseil constitutionnel accepte de ne pas contr>ler une loi qui ne ferait que transposer une directive communautaire -*' juin 1''4.

. de plus en plus. $e dernier. 3our retenir sa compétence et statuer au fond. en particulier contre un détenu. $’est une influence indirecte par le fait que les rapporteurs publics se réfèrent à l’interprétation des normes telles que données par le $onseil constitutionnel.1ème espèce + on admet que les décisions de placement en isolement préventif ne sont pas des mesures d’ordre intérieur et peuvent #tre contr>lées. La place des juges ordinaires est d’autant plus affirmée que leurs jurisprudences sont très largement convergentes du fait de l’autorité et de l’influence croissante des décisions du $onseil constitutionnel. Il précise donc que si les nécessités d’ordre public et les contraintes du service public pénitentiaire peuvent légitimer l’application à un détenu d’un régime de fouille corporelle intégrale répété c’est à la double condition d’une part que le recours à ces fouilles soit justifié par l’e!istence de suspicions fondées sur le comportement du détenu. La $our européenne des droits de l’.rérot cV . $2. *4 novembre 1''= arr#t 3 ilippe Ga moud 2l C + le $onseil admet sa compétence pour e!aminer une demande de suspension d’un régime spécial de fouille corporelle intégrale appliqué à un détenu à c aque sortie de l’établissement. 2lles peuvent #tre dégradantes ou attentatoires à la dignité.*ère espèce + 1 détenus sont retrouvés morts suite à un incendie volontaire par un autre détenu qui avait proféré des menaces dans ce sens.9ème espèce + le Ginistre de la Lustice refuse de remplacer tous les matelas en mousse combustible dans les prisons. le $onseil estime que cette mesure ne se rattac e pas à la procédure judiciaire mais bien au fonctionnement du service public pénitentiaire. Le juge contr>le cette mesure. s’est émancipé de sa tutelle politique. 9 arr#ts du *: septembre 1''= Oarde des Cceau! contre l’8bservatoire fran%ais + . Ces décisions ne sont susceptibles d’aucun recours et s’appliquent à toutes les autorités notamment juridictionnelles.omme est intervenue dans l’arr#t . est susceptible de recours ou non il faut s’attac er à sa nature ainsi qu’à l’importance de ses effets sur la situation de l’intéressé. Il appartient à l’administration de justifier de la nécessité de l’opération de fouille et de la proportionnalité des modalités retenues. Le $onseil d?Mtat engage la responsabilité de l?Mtat pour faute simple dans la mort de ces détenus.rance de 1'': en ne remettant pas en cause le principe des fouilles corporelles mais la manière dont elles ont été menées -fréquence. $’est une influence encore plus large avec la mise en place de la Q3$. 2lles ne sont légitimes qu’au regard des circonstances particulières dans lesquelles elles s’inscrivent et s’il e!iste des soup<ons concrets et sérieux de dissimilation. $2. $e refus ne méconnaWt pas les obligations de protection de la vie des détenus. 3our savoir si une mesure. $2. *4 décembre 1'': arr#t Doussouar oI le juge prend acte et nous dit que les mesures d’ordre intérieur par essence ne peuvent faire l’ob#et d’aucun recours devant le #uge administratif sauf si elles mettent en cause les libertés et les droits fondamentaux. = décembre 1''' arr#t Gouesca à propos des fouilles corporelles sur les détenus. ses agissements antérieurs et d’autre part qu’elles se déroulent dans des conditions et selon des modalités strictement et e!clusivement adaptées à ces nécessités. $2.*@@</. . 1& . lorsque les circonstances le justifient l’administration pourrait #tre dans l’obligation de fournir des matelas spécifiques pour des détenus par e!emple sensibles dans des quartiers de sécurité. absence d’impératif de sécurité/. $’est une influence directe du conseil constitutionnel.

Leur c amp d’application est beaucoup plus large puisqu’ils valent aussi dans le cadre des procédures non contentieuses. 1’agissant de la 9rance. l’arr#t du 19 juillet *@@@ sur la $GA oI il ne doit pas #tre porté d’atteinte substantielle au! droits des personnes d’e!ercer un recours effectif devant une juridiction et un arr#t du *@ décembre 1''' oI est posé le droit au recours effectif qui découle de l’article *& de la 00. Le droit d’#tre entendu avant tout jugement implique le droit à disposer d’un délai suffisant pour préparer sa défense.)1 + Les droits garantis $e sont ceu! qui permettent au! bénéficiaires des droits et libertés fondamentau! de les faire valoir dans des conditions garantissant la réalité de ses droits. *9 aoJt *@@9. étranger/ et quelque soit l’objet de la procédure -civil. Le droit au juge 8n c erc e à écarter le déni de justice. (rr#t du $$. administratif/. loi sur la maWtrise de l’immigration oI les droits de la défense constituent pour toute personne quel soit de nationalité fran%aise. 2lle va #tre fondée constitutionnellement à partir de la décision du $onseil constitutionnel de +-. étrangère ou apatride un droit fondamental de caractère constitutionnel. 2!emple de décisions du $onseil constitutionnel du 1 décembre *@=' oI est posé le libre e!ercice du droit d’agir en justice. *. Le droit d’accès au dossier doit se faire dans une langue compré ensible pour la personne concernée. La $20. 1' . 1.+. $es principes valent quelque soit le mis en cause -fran%ais. Les droits de la défense $e sont des corollaires du droit au juge. L’Italie fait référence à un juge compétent qui n’est pas ad hoc. pénal. le droit au juge est d’abord une e!igence doctrinale. le droit à l’assistance d’un conseil librement c oisi et lui"m#me libre de s’e!primer. Le tribunal constitutionnel espagnol a précisé cette notion du droit au juge avec le droit à une motivation de la décision avec l’e!écution effective du jugement. 8n parle globalement dans le cadre de la $!() du droit au procès équitable du droit de disposer d’un #uge pour se faire entendre du droit de se défendre mais aussi quelque chose de plus discret comme le droit " la sécurité #uridique et " la stabilité de l’ordre #uridique.$. Les constitutions italienne et espagnole y font référence. (ans la (()$ " l’article +3 est exigé l’assurance de la garantie légale. ( + Les garanties générales $e sont le droit " la #ustice le droit au #uge impartial indépendant le droit de la défense. n’a pas inventé le droit au juge mais ne fait que consacrer son e!istence qui est un corollaire de l?Mtat de droit. $’est le contenu du 3rocess of LaU au! 2A et dans la loi fondamentale allemande avec le droit d’agir en justice contre tout acte de la puissance publique et le droit à un juge légal c?est"à"dire compétent et prédéterminé.

2lles critiquent la t éorie des droits fondamentau! pour ce qu’elle est la défense de l’autonomie de l’individu. Le droit à la sécurité juridique. 3ar conséquent. ils e!igent une procédure juste et efficace d’oI cette notion de procès équitable posée par l’article 3 de la $!(). répondre au! questions et plaider en n’étant pas dans un état de fatigue e!cessif afin de bénéficier d’une pleine attention -ex + *< eures d’audience sans pause c’est trop long/. (voir un droit à la défense comprend la nécessité pour l’état de prévoir des aides financières pour la cour. Il faut qu’il e!iste une confiance légitime dans le système juridique. 1- . (. sa publicité son caractère non rétroactif. La sureté au sens large du terme est un droit naturel et imprescriptible inscrit dans la (()$. 0ans la logique Gar!iste. elle critique les libertés posées dans la 00. D. il n’y a pas de normes juridiques à valeur constitutionnelles qui garantissent ce principe de confiance légitime. La confiance légitime qui passe aussi par l’efficacité de la loi. Il y a deu! types de régimes autoritaires comme en premier celui de la terreur qui met entre parent èse les libertés mais de fa%on transitoire pour mieu! les faire renaitre par la suite. La critique Gar!iste $ette critique Gar!iste n’est pas antilibérale. $ette confiance va s’e!primer à travers la qualité des normes en particulier avec le principe d’intelligibilité de la loi. $es critiques sont souvent liées à un évènement istorique comme la critique de l’immédiate après révolution mais aussi comme la révolution en Eussie.$ au sens oI elles ne sont que politiques et donc ne se situent pas dans la réalité quotidienne de l’individu. La cour dit que les accusés comme leurs défenseurs doivent pouvoir suivre les débats. au droit normalement prononcés vont s’ajouter des devoirs du citoyen. Le conseil décline juste un certain nombre de concepts qui amènent ce principe. D. La critique des régimes autoritaires Il y a là une critique vraiment anti libérale. $e qui est critiqué est le fait que l’individu soit au centre. La critique est développée par Gar! qui voit dans la 00. 3our le conseil constitutionnel. le conseil a censuré une disposition législative au motif que les incertitudes qui en résulteraient seraient source d’insécurité juridique. l’idée générale est que les sociétés sont de plus en plus empruntes de droits et par conséquent il faut que ces règles soient claires compréhensibles et stables. cette omme est bourgeois et possédant qui est le seul à pouvoir profiter des libertés réclamées et donc celles"ci ne seraient que très formelles. La cour précise également que pour qu’il y ait un véritable droit de la défense il faut éviter un e!cès de formalisme et simplifier les procédures. pour le régime fasciste c’est l’état qui est au centre et l’individu n’est qu’à son service. 0ans une décision du 1@ décembre 1''<. Le Gar!isme propose donc d’aller plus loin pour le plus grand bon eur de l’individu en donnant à l’individu des libertés qui seront considérées comme réelles qui n’e!istent que pour servir la cause du prolétariat. 3lus largement. $es garanties spécifiques sont celles adaptés à la procédure commune.$ les droits d’un omme égoXstement replié sur lui"m#me. Les garanties spécifiques Voir le cours de droit pénal.Le droit de connaWtre la motivation du jugement pour pouvoir si nécessaire faire appel. la priorité donnée à l’individu au sein du groupe social. Se$tio 3 : Criti)*e" et port(e !e" !roit" fo !ame ta*3 )* + Les critiques 2lles sont idéologiques et p ilosop iques.

. $e qui n’est pas universel ce sont les modes de garantie de ces droits de l’ omme. Il y a donc la critique culturelle et une deu!ième qui dit que l’universalisme n’e!isterait qu’en tant de pai! donc ces droits seraient liés à un développement minimal. 1. 0ès lors qu’il e!iste une multitude de droit et que l’on n’a pas vraiment créé de classement entre ceu!"ci. il aurait plut>t un devoir de liberté -l’individu se doit d’#tre libre et de vivre pour servir son état/. il faut savoir laquelle doit primer. Galgré ces critiques et ces limites. L’inflation des droits fondamentau! et les conflits de liberté Tout d’abord quand on parle d’inflation des droits on parle de subjectivité. Le discours des droits de l’ omme est presque une obligation politique aujourd’ ui. Les droits fondamentau! sont universels dans le sens oI l’aspiration à la liberté est universelle. La doctrine dit que les libertés individuelles seraient la raison umaine et les libertés collectives seraient la conscience collective. ces dernières doivent primer sur les libertés collectives. (ujourd’ ui les droits fondamentau! apparaissent comme une sorte de standard international commun. Le régime de Tic y a pu mettre en place un système profondément attentatoire au! libertés sans remise en cause du système juridique. celle"ci a consacré leur ancrage dans tous les systèmes juridiques mais aussi dans les mentalités. )1 + La portée des droits fondamentau! (. Il e!iste aussi une remise en cause de cet universalisme en ce que ceu!"ci ne pourraient e!ister que dans un conte!te économique. la fa%on dont on va concevoir la garantie de ces droits. politique donné. $ertains proposent d’opposer libertés collectives et libertés individuelles. les droits fondamentau! ont connus une internationalisation remarquable depuis l’après guerre. Le naHi se sacrifie pour sa race et non pas pour son état donc toutes les libertés de l’individu disparaissent dans ce seul but. Les droits fondamentau! seraient en cela réservés au! individus des pays ric es et en pai!. il ne peut qu’e!ister des risques d’incompatibilité et donc directement un problème de co érence de l’ensemble du système de protection. Le juge du conseil constitutionnel reprend cette logique en *@=1 par rapport au! droit de nationalité et de propriété 5 cette conciliation doit se faire au regard de l’évolution des mentalités 6. L’universalisme en question 8n critique la t éorie des droits fondamentau! comme étant marquée par la culture occidentale. 0ans le régime naHi on ajoute l’idée que l’individu ne vaut pas simplement par son appartenance à un état mais par son appartenance à une race. $et universalisme serait une spécificité occidentale que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.l’individu n’a pas droit à des libertés. 3ar suite cette t éorie serait marquée par l’impérialisme des états occidentau!. Ex + la liberté de la presse et la liberté de la vie privée peuvent venir à l’encontre l’une de l’autre. D. (ujourd’ ui en plus de droits de la nature. Le droit positif trouve des solutions pragmatiques mais on s’interroge tout de m#me souvent sur la nécessité de iérarc iser ces libertés. Le risque de cette inflation des droits est le problème de l’efficacité de la reconnaissance des droits fondamentau! qui redeviennent des idées plut>t que d’#tre des normes juridiquement protégées. on parle aussi des droits des animau! qui s’e!priment dans une déclaration universelle des droits de l’animal -les sujets de droit se multiplient/.

Les grands textes Ane reconnaissance universaliste sur le plan international est évidemment une garantie contre les c angements conjoncturels liés à des conte!tes nationau!.Les instruments internationaux relatifs aux droits fondamentaux Section 1. 1/ .=itre :% L’internationalisation moteur de la protection des droits fondamentaux La guerre est la réaction universaliste au! atrocités qui se sont passées amènent l’internationalisation. 8n trouve une petite référence au! devoirs de l’individu dans l’article 1@ qui dit que l’individu à des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de la personnalité est possible. Il y a une prise de conscience de protéger l’étranger contre les pouvoirs des autorités détenus dans le pays dans lequel il vit. n’est qu’un engagement moral. Le danger ne vient pas toujours de l’intérieur donc les garanties internes au! états ne suffisent plus.aute d’accord sur les droits fondamentau!. Il faut dès lors trouver un standard commun et accepté par tous donc asseH souple mais en m#me temps il faut s’assurer de l’efficacité de la protection et donc donner une définition claire et e!igeante des libertés. Il y a ensuite une trentaine d’articles pragmatiques. . Il y a la consécration de certains droits qui n’étaient pas spécialement reconnus comme l’article * sur le droit à la vie. 2n réalité derrière ce succès. il n’y a pas de force contraignante. Il y a eu des abstentions comme le vote soviétique. les rédacteurs ont préféré les ignorer comme le droit de grève par e!emple. l’article 9 sur les traitements in umains et dégradants. la 0A0. l’adoption de ce te!te est aussi un éc ec car la conciliation véritable entre les différentes conceptions des droits et libertés ne s’est pas faite donc les différents états ont pu voter pour. $ette déclaration a l’ambition universaliste qu’elle a tenue mais elle est fondamentalement transactionnelle et prétend mettre en place un syncrétisme. (" La déclaration universel des droits de l’ omme 2lle a été adoptée par l’assemblée générale de l’8KA le *' décembre *@4= à une très large majorité. Il y a aussi la prise de conscience d’une nécessité de la protection par la communauté internationale. 3ar ailleurs. le vote de l’(frique du sud et l’(rabie Caoudite mais pas de vote contre. L’idée m#me de règlementer les droits de l’ omme pouvait m#me paraitre incompatible avec la pensée c inoise par e!emple car ces idéologies là n’attendent pas du droit la résolution des conflits. >+% ?u plan universel $es grands te!tes internationau! n’auraient jamais du e!ister à cause des différences de cultures. Chapitre 1. certains sont e!tr#mement générau! et d’autres articles sont e!tr#mement précis. 8n trouve un premier le préambule qui présente la liberté à la fois comme une conqu#te mais aussi comme un droit naturel.

l’assemblée générale de l’8KA a adoptée deu! pactes et c’est parce qu’elle a inspiré ces te!tes qui eu! ont valeur juridique que la 0A0. 3our concrétiser les principes de la 0A0. n’a pas de valeur juridique obligatoire comme le conseil l’a dit en *@@' 5 confédération nationale des associations familiales cat oliques 6. on voit que derrière l’uniformité de fa%ade le traitement réservé au! individus variait de fait en fonction des catégories au!quelles ils appartiennent -l’origine. le se!e/. La garantie des droits proclamés dans ces te!tes est différente. Le conseil d’état reprend cela dans un arr#t du 1 juillet *@@4 5 préfet de la seine maritime 6 oI il apprécie le caractère invocable ou non de la convention article par article. Il e!iste aujourd’ ui des incompatibilités entre la convention pour les droits de l’enfant et les droits fran%ais comme par e!emple la convention consacre la liberté religieuse de l’enfant alors qu’en . il y a une nouvelle procédure qui permet au! individus seuls ou en groupe de déposer une plainte devant le comité des droits économiques. L’inspiration générale du te!te est que le mineur légal est bien une personne umaine et donc il peut se voir reconnaitre un certain nombre de droits et libertés classiques.rance avec l’écart de rémunération. il y a des conventions catégorielles prises dans le cadre de l’8KA. Le juge fran%ais se réfère au 3I0$3 qui est d’applicabilité direct. An autre aspect négatif est le problème de l’égalité omme" femme en . Le 3I02C$ n’est pas d’applicabilité directe lui. sous représentativité des femmes. c’est aussi une personne en devenir qui doit bénéficier de garanties pour son développement armonieu!. les droits et libertés sont reconnus à l’ omme abstraitement. 3ar conséquent. elle a une grande force symbolique. $es dispositions ne doivent pas avoir pour objectif une norme illégale ou une discrimination positive. sociau! et culturels. Initialement.rance cela relève de 22 . $ette différenciation entraine le plus souvent des discriminations négatives que l’on peut tenter de faire disparaitre par la mise en place de droits spécifiques au! catégories les plus défavorisées mais sauf e!ception ce n’est pas la démarc e reconnue par le droit positif.rance la 0A0. le comité critique aussi l’interdiction du port de signe religieu!. les conditions de détention dans les prisons fran%aises et le régime de la garde à vue. $e te!te est au départ dépourvu de tout contenu juridique contraignant mais c’est une base qui a été complétée par la convention relative au! droits de l’enfant du 1& janvier *@@' qui a été ratifiée par un certain nombre d’états. Cous réserve de ces correctifs. à cet égard le comité regrette l’absence de statistique et nique. Les aspects négatifs sont relatifs au! statuts des minorités et le problème de la participation à la vie nationale.rance a été amenée à appliquer ce te!te et en particulier la cour de cassation par un arr#t du *= mai 1''< qui a confirmé que plusieurs articles de la convention étaient directement applicables devant les tribunau! fran%ais.La portée de la déclaration admet que c aque état signataire est censé accepter le principe. la nationalité. Les te!tes nationau! e!igent seulement l’égalité de traitement. 2n . 8n prévoit parfois des mesures correctrices au sein de te!tes qui pr>nent quand m#me l’égalité. garde sa valeur. 2n 1''=. 0eu! pactes car la séparation des droits civils et politiques d’un coté et économiques de l’autre s’e!plique par le clivage est"ouest. Les pactes 8nusiens Il y a deu! pactes entrés en vigueur en *@:&. 8n pointe aussi du doigt le problème des régimes de rétention de sureté et la question des gestions des données personnelles. la volonté d’assurer l’égalité des droits n’a pas conduit à mettre en place des proclamations catégorielles. D. La .rance et à souligné un certain nombre de point positifs et négatifs. le comité des droits de l’ omme a e!aminé le compte rendu donné par la .. $’est une simple résolution dont les principes doivent #tre mis en pratique. Il y a comme point positif la mis en place du contr>leur du respect des libertés. Il y a une e!ception dans la mise en place avec une consécration de droits particuliers pour les enfants d’oI la déclaration des droits de l’enfant du 1' novembre *@<@. 8utre ces pactes. C’agissant du 3I0$3 la garantie est confiée à un comité des droits de l’ omme qui ne rend pas des décisions contraignantes mais dont l’installation est particulièrement demandée dans la pratique. Il y a <4 articles qui précisent tout cela. 0ans le cas du 3IL2C$ il s’agit d’un rapport qui propose une aide pour assurer progressivement la réalisation des droits protégés.

on parle aussi de droits à une bonne administration. $ette convention " une force obligatoire et elle est une garantie des droits qui est incarnée par la cour européenne des droits de l’homme. La charte a été proclamée " 7ice le . D. La c arte indique aussi que dans la mesure oI les droits qu’elle proclame correspondent à des droits déjà garantis par la convention européenne. et elle a été intégrée dans le traité de Lisbonne. La troisième réserve était la liberté de religion posée par l’article . Il y a une convention qui proclame des droits qui est contraignante mais qui prévoit aussi des restrictions. économiques. la solidarité. 21 . tous les droits de la c arte déjà inscrit dans la convention devront avoir m#me signification et m#me portée. les libertés./ Le contenu de la $20. il y a deu! catalogues de droit et deu! instances c argées de les faire appliquer.. >: : Le plan régional (. $ela veut dire que la cour européenne des droits de l’ omme pourra #tre amenée à vérifier si l’union européenne respecte les droits fondamentau!. décembre :. La convention avait entendu des pays candidats à l’ad ésion et des associations. Tout d’abord. $e qui est important est de ne pas oublier ses protocoles additionnels. politiques et sociau!. La c arte des droits fondamentau! spécifie que les droits qu’elle proclame ne peuvent pas #tre interprétés comme limitant ceu! de la convention européenne des droits de l’ omme c’est ce qu’on appelle la clause de non régression. qui serait incompatible avec le système de monopole de l’audiovisuel fran%ais. (ujourd’ ui. relatives à la liberté des arts et des sciences. est asseH classique. L’autre réserve est le problème posé par la liberté d’e!pression de l’article +.rance l’a ratifié tardivement en *@:9 et elle l’a fait par 5 levier 6.. leur sens et leur portée seront donnés par la cour européenne des droits de l’ omme. La convention européenne de sauvegarde des droits de l’ omme et des libertés -la $20. $ette c arte reprend tout un éventail de droits civils. Il y a beaucoup de pragmatisme dans ce te!te.de la $!() et le principe de la laXcité. Le te!te s’inspire de la $20. souvent après l’affirmation d’une liberté on va préciser ses possibilités de restriction. un représentant de la commission européenne. Le premier protocole de *@=9 aboli la peine de mort sauf en période de guerre. l’égalité. des membres de la $L$2 -devenue $LA2/ en tant qu’observateurs. L’union européenne et la c arte des droits fondamentau! La convention qui a rédigé la c arte comportait un représentant de c aque état membre.rance considérait qu’il y avait de ce fait un contr>le de la cour européenne des droits de l’ omme..rance craignait que l’article +/ de la convention pose problème si on pose l’art +3 de la constitution fran<aise car dans l’art +/ de la convention il est prévu qu’en cas de crise on doit tenir au courant le secrétaire général du conseil de l’2urope et la . 8n retient que les droits économiques et sociau! ne sont pas abordés dans ce te!te. de la jurisprudence de la cour européenne. la citoyenneté et la justice. elle aborde des questions plus modernes comme par e!emple des questions relatives à la bioét ique. il y avait aussi un certain nombre d’observateurs. (utrement dit.la volonté parentale. de la jurisprudence de la cour de justice des communautés européennes mais elle ne se contente pas de garantir les droits de l’ omme traditionnels. la . l’union européenne ad ère à la convention européenne des droits de l’ omme. 0ans le cadre du traité de Lisbonne. La . 2lle est divisée en & c apitres comme la dignité. celles"ci ne doivent pas #tre interprétées comme minimisant les libertés initiales car elles les confortent justement. *& membres du parlement européen et quelques membres des parlements nationau!.

rance. en cela on serait dans un système intégré avec un niveau constitutionnel -c’est le seul te!te qui a l’ambition de fonctionner sur un mode de non réciprocité/.$.rance n’avait pas à venir critiquer le régime militaire. il n’y a pas de clause générale de réciprocité dans le te!te. la primauté de la communauté sur les libertés individuelles. ce sont des droits objectifs. Les conventions (méricaines et (fricaines La convention (méricaine relative au droits de l’ omme du 11 novembre *@&@ 5 Can Losé 6. La diversité culturelle et politique entre les états d’(sie n’a pas permit d’adopter des dispositions à caractères générau! et de mettre en place un système de protection. $e te!te comporte des originalités comme par e!emple le droit au développement. puisque ni le te!te de la convention ni les organes de celle"ci ne subordonne son respect à l’e!istence d’une quelconque réciprocité. $e te!te pose un véritable catalogue des devoirs de l’ omme oI c aque individu doit veiller au respect des valeurs culturelles africaines et positives dans un esprit de tolérance. de tolérance et de solidarité sont énumérés. 0ans un arr#t du 19 mars *@@< 5 LoiHidou contre Turquie 6 la cour qualifie 5 la convention d’instrument constitutionnel de l’ordre public européen pour la protection des #tres umains 6. Le devoir de non discrimination. An te!te très sujet à polémique. la Turquie disait que la . La c arte arabe des droits de l’ omme de *@@4. l’importance du droit des peuples à disposer d’eu! m#me. Section 2. An état ne peut pas passer outre ses obligations au titre de la convention ou suspendre l’application de celle"ci sous préte!te qu’un autre état ne les applique pas. $ette absence de condition de réciprocité est e!tr#mement importante sur le plan des principes car elle e!prime le fait que les droits qui sont posé par la convention européenne ne sont pas des engagements inter étatiques. La convention européenne des droits de l’ omme n’est presque plus un traité classique depuis qu’elle a été ratifiée avec l’absence du principe de réciprocité. La c arte (fricaine des droits de l’ omme et des peuples qui a été adoptée par l’organisation de l’unité africaine le 11 juin *@=*. Ex + la Turquie avait c erc é à bloquer un recours e!ercé à son encontre par la . 2n signant la convention européenne 5les états se créent des obligations objectives qui bénéficient d’une garantie collective6. Ane démarc e engagée en (sie avec une déclaration des devoirs fondamentau! des peuples et des états asiatiques de *@@9. >:% La question de l’applicabilité directe Les dispositions d’un traité sont opposables que si elles sont directement invocables en droit interne.L’intégration des conventions internationales relatives aux droits fondamentaux en droit interne >+% La question de la réciprocité Il faut évoquer le cas particulier de la $20. de dialogue et de concertation. Cur le plan international seule la convention européenne des droits de l’ omme et le pacte international 22 . An état ne peut pas invoquer les réserves émises par un autre état sur tel ou tel point pour contester le recours que l’état en question sou aiterait utiliser contre lui. $ aque individu est tenu de contribuer à la promotion de la santé morale de la société.

Les mécanismes européens de protection des droits de l’homme Section 1 : La protection des droits fondamentaux dans l’union européenne $ette prise en compte des droits fondamentau! est originale car elle est au début marginale en ce que l’2urope n’a pas été construite pour les droits de l’ omme car l’ambition était économique. Le juge allemand e!plique que cette position vaudra tant que le processus d’intégration de la communauté n’aura pas atteint un stade suffisamment avancé pour que le droit communautaire comporte également un catalogue de droits fondamentau! correspondant au! droits fondamentau! consacrés par la loi allemande. 8n voit les droits de l’ omme consacrés de fa%on parallèle avec le principe de non discrimination des ressortissants des états. il est dit que l’union est fondée sur les principes de la liberté. 0ans le traité de G((CTEI$. 8n trouve le droit communautaire écrit -e!+ la $ arte/. 23 . Il y a eu alors une réfle!ion à partir de *@=@ avec la proclamation par le parlement européen d’une déclaration des droits et des libertés fondamentau! mais une déclaration qui n’a pas de force juridique contraignante. il n’y a pas besoin de mesure d’application. Les dispositions sont suffisamment claires et précises pour e!ister en tant que tel. il convient de rejeter la doctrine de la supériorité absolue du droit communautaire. L’aboutissement est la c arte sur les droits fondamentau! en décembre 1''1. La cour européenne dit que la convention entre directement dans l’ordre interne sans qu’aucun te!te national n’ait à la transposer ou à l’intégrée. Les jurisprudences C8L(KO2 dans les années :' ou l’(llemagne a vraiment fait de la résistance en considérant que le socle des droits garantis par 5 l’Anion 2uropéenne 6 n’est pas suffisant protecteur au regard des droits garantis par la loi allemande. cela était moins brutal mais il y a eu toutefois le m#me problème. L’A2 a une vision économique des droits.T de *@@1. 3ar conséquent. Il y a eu un projet umaniste mais qui à l’origine n’avait pas pour base la déclaration de droits. Chapitre 2. 8n va m#me jusqu’à dire que l’(llemagne s’autorise en cas de rupture de la structure essentielle de son ordre constitutionnel quitter le processus d’intégration et retrouver pleine compétence pour e!aminer le degré de protection des droits fondamentau!. 2n Italie. $ette situation a fiat que les juges nationau! se sont inquiétés de cette soumission à la primauté du droit communautaire et en particulier lorsque ce droit ne respecte pas les droits fondamentau! internes. de la démocratie.des droits civils et politiques sont considérés comme étant directement applicables et dans leur intégralité car cette opposabilité est liée au caractère objectif des droits qu’ils consacrent. 0ans le Traité d’(msterdam de *@@:. et tel qu’ils résultent des traditions constitutionnelles communes au! états membres en tant que principes générau! du droit communautaire. du respect des droits de l’ omme et des libertés fondamentales ainsi que l’état de droitB principes qui sont communs au! 2tats membres. Les sources $es sources sont nombreuses et diverses. >+. La $L$2 a l’époque au nm de la primauté du droit communautaire a refusé que la validité des normes communautaires soient fonction de leurs conformités avec les e!igences constitutionnelles nationales en matière des droits fondamentau!. $’est une proclamation de principe. $’est en (llemagne et en Italie qui se sont cristallisés les opposition les plus fortes par rapport à ce système. il est dit que l’union respecte les droits fondamentau! tels qui sont garantis par la $20.

aujourd’ ui. An plus grand espoir+ la mise en place de la $our pénale Internationale 2% . donner une co érence à l’ensemble du système communautaire en pla%ant la garantie des droits fondamentau! au plus aut niveau dans la iérarc ie des normes communautaires. $e T3Y bénéficie au moins en t éorie d’une primauté sur les juridictions nationales. elle est limitée au! actes de génocide commis entre le *er janvier et le9* 0écembre *@@4. L’intention est là pour ces deu! T mais il n’y a pas de moyens. il y a eu le T3I pour les crimes commis au EUanda mis en place en *@@4. dans le temps -à partir du *er Lanvier *@@*/. 8u se trouve ces 3O0$N Chapitre 3 : Le" m($a i"me" i ter atio a*3 "p($ifi)*e" 4 #a prote$tio !e" !roit" !e #’homme Il e!iste des mécanismes de protection internationale mais on se rend compte qu’ils ne sont pas très contraignants car sinon les 2tats refuseraient de s’engager dans les différentes conventions qui les met en place. Le précédent le plus évident et direct est le tribunal de Kuremberg qui a servi d’e!emple pour les ypot èses de Lustice I qui e!iste aujourd’ ui. )*.on trouve les traditions juridiques des différents états membres qui sont e!tr#mement parado!ales. par le $L$2. il a été créé dans le cadre de l’8KA en *@@9. de contr>ler l’application des actes pris par l’A2. ce sont les procédures dites non juridictionnelles qui sont dominantes au niveau international. Le fait que l’A2 a ad éré à la $onvention 20. 8n a deu! systèmes de droit qui s’applique avec deu! juges et on se pose la question de l’articulation. le m#me sens que ce qui a été dégagé au niveau de la cour européenne des 0. 0e fait. il est composé de magistrats élus par l’(K de l’8KA sus proposition des 2tats. au! arr#ts de la $L$2. 0es sources internationales dont la $20. au départ. Ca compétence est encore plus limitée. $ertains évoquent. la poursuite des criminelles ets difficiles à mettre en 7uvre. Les tribunau! répressifs ad oc Le premier est le Tribunal pénal pour l’e! Yougoslavie.. 8n risque aujourd’ ui de voir un enc ev#trement de droits qui vont #tre asseH peu visibles pour le justiciable. 8n donne une co érence à l’ensemble des sources qui sont utilisés devant la $LA2. La $LA2 fait un effort d’unification des différentes sources à travers les principes générau! du droit communautaire. processus de communautarisation des droits fondamentau! cad le processus qui prévoit leurs absorptions à ces droits fondamentau! dans l’ordre communautaire en tant que source constitutif de ce droit communautaire. L’union européenne semble faire profil bas dans le sens oI es droits consacrés par la c arte ne peuvent pas #tre moins protecteurs que ceu! consacrés dans la convention. l’idée d’une appropriation de la $20. et limité matériellement+ il s’agit des crimes de guerre. Le T3I est prioritaire par rapport au! juridictions nationales.. Se$tio 1 : La prote$tio !a " #e $a!re * i+er"e#5 #a 6*"ti$e p( a#e i ter atio a#e Le traité de Tersailles avait déjà pensé à un tel système. )1. $ette $onvention 20. est. donne compétence à la $our 20. des crimes vs l’ umanité et les génocides et aussi matériellement car ne sont recevables que contre les personnes p ysiques et non contre les 2tats. une source d’inspiration mais désormais on trouve des références e!press au! articles de la $20. ( la suite de cette première juridiction ad oc. les droits en question doivent #tre compris comme ayant la m#me portée. $e tribunal est ad oc car ses compétences sont limités+ géograp iquement -e! Yougoslavie/. 3rofil bas également que quand les droits de la $ arte correspondent au droit de la convention.

Il y a une possibilité de recours individuel mais seulement si les 2tats ont accepté e!pressément cette possibilité. Se$tio 2 : La prote$tio hor" !’E*rope 0eu! systèmes sont évoqués ici+ " le système inter (méricain+ la c arte de l’organisation des 2tats (méricains on trouve des questions sur la démocratie. La compétence de la cour est subsidiaire mais ceci dit elle peut intervenir si la procédure menée au plan interne est de mauvaise foi. $ette cour a une compétence consultative cad que l’2tat va lui demander son avis dans l’application de la c arte. 2lle siège à la . $e qui distingue cette cour est qu’elle est permanente et universelle. La $3I est saisi soit par un 2tat membre soit par le conseil de sécurité de l’8KA. des pétitions déposées contre les 2tats membres de l’82( et elle pourra déposer des dossiers devant la cour. 3résidence de 9 juges et un fonctionnement par c ambre avec *= Luges. le cas éc éant. La compétence de la $3I s’e!erce à l’égard des crimes qui touc ent l’ensemble de la communauté internationale+ crime de guerre. $ette commission e!amine. " il e!iste également une cour africaine des 0. et des peuples qui peut #tre saisi lors de la violation de la convention africaine des 0. et une $our (méricaine des 0.. $’est un système embryonnaire. La procédure mise en place est une procédure de $ommon LaU donc cela est e!tr#mement long. Les décisions de la $our ont force obligatoire cad que leurs e!écutions dépendent de la volonté des 2tats. 2& ..Le traité qui l’instaure a été signé en *@@= qui est indépendant du système onusien et mis en vigueur en 1''1. des dommagesVintér#ts. à l’ eure actuelle. Ane cour oI les délibérations sont secrètes et si elle e!iste un droit a été bafoué. le droit économiqueR 2lle met en place une commission inter américaine des 0.(Y2. demande une rectification de la situation en allouant. crime contre l’ umanité et génocide. 2lle a aussi un r>le de règlement amiables des litiges et aussi une compétence contentieuse dans al mesure ou elle peut recevoir des requ#tes de tous 2tats et de toutes organisations africaines tendant à démontrer une violation de la $ arte. Les poursuites se font à l’encontre de personne p ysique.

le problème se pose différemment puisque la constitution fiat référence à la 00. 8n peut ainsi parler d’une garantie constitutionnelle des droits.% La protection nationale des droits fondamentaux $ette protection va dépendre en premier lieu de la valeur juridique qui est attribuée ou non au! droits fondamentau!. 0ans une décision précédente du *@ Luin *@:'. on ésite entre valeur moral et valeur supra constitutionnelle. ce n’est que par la décision du conseil constitutionnel de *@:* que les libertés publiques peuvent se muer en droits fondamentau! ayant une valeur constitutionnelle. 2n *@:*. Cous la ITème Eépublique.$ et elle proclame de nouveau! droits économiques et sociau! ainsi c’est la preuve de leurs valeurs constitutionnelles. sous une logique d’attac ement à la 00. 8n est toujours dans l’idée de liberté publique.$ vont prudemment reconnaitre une valeur législative au! droits fondamentau!. le conseil reprend cette formule mais cette fois"ci c’est pour e!aminer la conformité de la loi avec le principe de la libre association et c’est ici que l’on prend conscience que le préambule a bien valeur constitutionnelle. Cous la IIIème Eépublique. Chapitre 1 : La garantie constitutionnelle 8n cite la décision du *& Luillet *@:*. Le juge en constatant que les lois de *=:< ne reprennent pas la 00. Cous la Tème Eépublique.$ avec le préambule de *@4&. Le comité constitutionnel n’est pas reconnu comme étant apte à appliquer le respect de ces principes.=itre . Section 1 : Le bloc de constitutionnalité 2' . le conseil avait déjà employé la formule 5 vu la constitution et notamment son préambule 6.

la protection de la santé et la possibilité pour toutes personnes de disposer d’un logement décent -décision *@@</. Les 8T$ peuvent #tre rattac és à un te!te précis. 3lus problématique est le principe de sauvegarde de la dignité umaine. ( coté de cela. l’impératif de l’ onn#teté de l’information. (vec la loi constitutionnelle du *er Gars 1''<. les droits de grève/. on constate que dans sa jurisprudence. on pourra admettre des restrictions au principe de liberté de commerce et de l’industrie. parfois. La oI l’8T$ est considéré comme un but à atteindre par le législateur.ELE était une simple clause de style destinée à rendre ommage au! grandes lois de la IIIème Eépublique donc ces principes ne sont pas énumérés dans le te!te constitutionnel. des atteintes législatives à des droits fondamentau!. on sait que ce sont des principes économiques et sociau! -les droits au travail. (utre composante du bloc+ les objectifs de valeur constitutionnelle -8T$/. l’impératif de sincérité de la loi de finance. décision du 1: Luillet *@@4 et le principe de continuité du service public est aussi un 3T$. les impératifs sont à la différence. Ils ne sont pas reliés à des te!tes constitutionnels. le conseil tend à limiter la découverte de 3. La première composante du bloc+ les principes fondamentau! reconnus par les lois de la Eépublique. La logique de ces 8T$B ils peuvent se définit comme des buts fondamentau! pour la vie nationale que le législateur doit poursuivre et pour la réalisation desquels le juge constitutionnel peut #tre amené à admettre de la part de ce législateur des entorses à certaines libertés au nom de l’objectif. (u nom de la liberté de la santé. 0eu!ième composante du bloc+ les principes particulièrement nécessaire à notre temps -33KT/.ELEN Le conseil constitutionnel a pu dire. $e ne sont pas des droits pour l’individu mais ce sont des objectifs. le respect des droits de la défense.ELE étaient dangereu! car le conseil ne précise pas tout le temps la source. l’indépendance des professeurs d’université et la liberté d’associationB comment savoir qu’un principe est une 3.$. ce préambule renvoi à la c arte de l’environnement. s’appuie sur une 3. Ils permettent de réglementer les libertés dans le sens défavorable des citoyens.Le préambule de la constitution de *@<= est court. parfois. une obligation à respecter par le législateur. Les impératifs constitutionnels+ on retrouve cette e!pression dans la jurisprudence du conseil constitutionnel. Le conseil. 0ernier 8T$ qui a fait grand bruit qui est l’intelligibilité de la loi -décision de 1''*/. par e!emple. Le conseil constitutionnel n’a pas vraiment levé le caractère énigmatique de ces 3. il e!iste les principes à valeur constitutionnelle -3T$/ sont à proprement parlé découverts par le conseil constitutionnel. ou aussi l’impératif de protection de la santé publique. le respect de la liberté d’autrui.ELE dans une décision du *1 Lanvier *@::. la lutte contre la faute fiscale. 3ar e!emple au nom de la lutte pour la fraude fiscale. Le recours à ces principes est fréquent mais il est problématique car il s’appuie sur des te!tes distants. 8n a toujours un fondement derrière ces 8T$. lorsqu’on étudie les débats qui ont précédé la constitution. on peut faire référence au préambule de *@4& pour le logement décent. lorsqu’il invoque la liberté individuelle il utilise maintenant l’article && de la constitution. on s’est dit que les 3. la référence à ces 3. c’est la liberté d’aller et venir qui est qualifiée de 3T$. 2n doctrine. Ils sont évoqués en *@:'. il aurait très bien pu invoquer l’article && de la constitution.ELE. 3our le reste. 2- . Gais cela ne signifie pas que ces principes sont amenés à disparaitre. il nous dit que la loi de référence doit #tre entré en vigueur avant le préambule de *@4&. ce sont les renvois qui sont intéressants ceu! du préambule de *@4& et de la 00. décision de *@:= -première évocation/. $es 8T$ peuvent justifier.ELE. par e!emple. des fic iers nominatifs peuvent #tre détournés de leur objectif.ELE dont l’origine n’est pas précise plut>t de s’appuyer sur la constitution elle"m#meB lorsqu’il proclame la liberté individuelle comme un 3. on sait qu’il y a la liberté de l’enseignement. la préservation du caractère pluralisme des courants d’e!pression sociau! et culturels. l’indépendance des juridictions administratives. la liberté individuelle. le juge n’est pas précis. il fait référence parfois à une loi précise mais parfois pas. 0e plus. ils sont listés dans le préambule de *@4&. 0ans la décision du *1 Luillet *@:@. Gais par suite. en font partis la sauvegarde de l’ordre public. qu’il faut écarter les lois qui ont été énoncées pendant la période monarc ique.

$ela étant ce r>le d’aménagement est partagé avec les autorités administratives disposant d’un pouvoir de police. l’article 94 ne réserve à la loi qu’une compétence relative au! seules garanties fondamentales. la constitution va dans le sens de cette tradition qui veut que ce soit le législateur qui soit compétent pour protéger les libertés publiques. )*. L’individualisme croissant des sociétés engendre souvent une intolérance vis"à"vis des comportements d’autrui et qui engendre donc l’e!igence d’un surcroit de démocratie restrictive. ce qui signifie à contrario. elle est la seule abiliter à protéger l’ordre social contre les éventuels abus ou déviations de s libertés. Le principe de l’intervention du législateur 8n pourrait penser que le législateur est devenu second par rapport au conseil constitutionnel mais cela est fau! car le législateur a la c arge d’élaborer le régime juridique des libertés car le législateur dispose d’une légitimité démocratique et en plus de cela. (. 2n *@<=. 3ar ailleurs. (ménager les libertés c’est nécessairement les restreindre de fa%on à protéger l’ordre social. $ette compétence est e!clusive+ sous la ITème Eépublique. An r>le traditionnel La loi se voit assigner ici une double fonction + " d’une part elle garantie les libertés contre les empiétements de l’e!écutif -déclaration montagnarde de *:@9+ la loi doit protéger les libertés publiques et individuelles contre l’oppression des gouvernements/ " d’autre part. $et encadrement résulte de la loi. éviter qu’ils n’aboutissent à remettre en cause les fondements du système social. Le conseil d’2tat a pris soin de préciser que certaines matières sont bien réservées à la loi en vertu de la constitution ou de la tradition constitutionnelle républicaine résultant du préambule de la constitution. La liberté n’est pas illimitée. Le législateur peut fi!er les traits essentiels du régime juridique de tel ou tel liberté mais pour le reste. le plus souvent le conflit sera résolu au profit de cet ordre social.Section 2 : L’aménagement des droits et libertés dans l’ordre juridique interne (ménager les droits et les libertés.$ qui dit que la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ainsi l’e!ercice de ces droits naturels de c aque omme n’a de bornes que celle qui assurent au! membres de la société la jouissance de ces m#mes droits. $ela étant le pouvoir réglementaire s’est progressivement vu reconnaitre lui aussi une faculté d’intervention sur les libertés publiques. c’est prendre les mesures qui vont permettre de prendre leurs e!ercices cad d’une part. Il faut réserver les ypot èses des situations de crises. le détail du régime c’est le pouvoir réglementaire 2. les protéger contre les dangers qui les menacent et d’autre part. Le conseil d’2tat précise également que la loi ne peut pas se borner qu’à énoncer des principes essentiels dans une matière. Lorsqu’il y a un conflit entre l’e!ercice d’une liberté et les nécessités de l’ordre social. que le législateur n’est pas compétent pour fi!er les garanties non fondamentales et ce serait alors le pouvoir réglementaire qui prendrait la main. elle intègre les libertés publiques dans les matières réservées à la loi dans l’article 94. $’est l’intér#t de tous ce qu’elle soit a minima encadrée. cela n’est pas étonnant au regard de la généralité de la loi qui est la promesse du respect d’égalité dans l’e!ercice de la liberté. 2n reprenant l’article 4 de la 00. on réclame de plus en plus de libertés pour soit cad qu’on ne supporte plus les libertés des autres. (u nom de nos libertés on met de plus en plus de liberté restrictive. (ujourd’ ui. cette conciliation revient au législateur. . La conciliation entre la proclamation générale des libertés et les sujétions qu’impliquent l’e!ercice concret. on a bcp procéder par le biais de délégation législative mais en conservant toujours à la loi le monopole de liberté publique. $es bornes ne peuvent #tre que déterminées par la loi.

3ar e!emple dans l’article 94 il est simplement prévu que le législateur est compétent en matière de crime et délit. La loi aujourd’ ui n’a pas une compétence e!clusive en matière d’aménagement des libertés. ( partir des années :'. dans jurisprudence il a précisé qu’il ne s’oppose pas à ce que le législateur agisse dans le domaine de la mise en 7uvre de la liberté -domaine du pouvoir règlementaire/ dès lors que le pouvoir règlementaire ne s’y oppose pas. le conseil constitutionnel va remplacer cette distinction garantie fondamental. il va aussi invoquer les articles : et = de la 00. le conseil en déduit que le législateur est plus compétent dès lors qu’il y a une privation de liberté qui est mis en jeu. cette attitude va #tre abandonnée au profit d’une attitude plus défensive de la compétence du législateur. le conseil constitutionnel va considérer que lorsqu’une liberté a été restreinte avant *@<= cela donne tout pouvoir réglementaire d’apporter de nouvelles restrictions ce que l’on appelle la t éorie de l’2tat de législation antérieure. $’est appelé en doctrine la jurisprudence de l’effet cliquet. Illustration de cette attitude. Lorsque le législateur décide de modifier une loi établissant les garanties conformes au! e!igences constitutionnelles. le conseil va plus loin. autre garanties par la différence entre mise en cause de la liberté qui peut #tre faite que par le législateur et mise en 7uvre de la liberté qui elle appartient au pouvoir règlementaire. Le conseil constitutionnel a également précisé que la mise en cause de la liberté ne peut pas aller à compromettre l’e!istentiel de la liberté. le conseil constitutionnel pose que la mise en 7uvre des libertés ne peut pas #tre compris par le législateur à une autre autorité que le pouvoir règlementaire stricto sensu. il doit prévoir de nouvelles dispositions au moins équivalentes. 0e plus. au lieu de dire qu’il faut distinguer les garanties fondamentales et les autres garanties. La notion de compétence négative est alors évoquée. Le conseil constitutionnel a été particulièrement attentif sur le fait que la loi doit #tre suffisamment précise pour qu’il n’y ait pas une trop grande marge de man7uvre pour pas que le législateur reporte sa compétence sur celui du pouvoir règlementaire. en outre. la loi fiat l’objet d’une surveillance de plus en plus poussée donc l’apriori contre le postériori. car c’est le seul responsable devant le parlement. le conseil a eu l’audace de ne pas limiter la compétence du législateur au seul cadre de l’article 94 de la constitution. 2!emple+ en matière de droit de la défense. si la loi ne prévoit pas ces dispositions équivalentes. Il n’est pas question de faire disparaitre la liberté. (utre c amp de compétence+ le conseil constitutionnel considère que le législateur est compétent pour concilier les libertés entre elles. d’autres principes à valeur constitutionnelle 6. lui. Le législateur ne peut pas prévoir la mise en 7uvre d’une liberté à une ct. il faut bien comprendre que le conseil protège la compétence du législative. va invoquer l’article && de la constitution sur les libertés individuelles. il a encadré son 2/ . La jurisprudence a tt fait pour aller dans le sens de l’e!tension du pouvoir législative. autres garanties qui est défavorable à la compétence législative. 3ar ailleurs. ensuite. Le conseil constitutionnel a procédé par étape+ il a redéfini en élargissent le c amp de compétence du législateur. à partir de ces dispositions.qui va agir sans compter qu’on ne sait pas ce qui relève du fondamental ou ce qui ne l’est pas. D. 0ans l’article 94 il est dit que le législateur est compétent pour préserver les garanties fondamentales. Le conseil. Eedéfinition et encadrement de la compétence législative par la jurisprudence du conseil constitutionnel 0ans un premier temps. La mise en cause de la liberté est le faite d’apporter une vraie restriction d’usage alors que la mise en 7uvre de la liberté c’est simplement préciser des modalités d’e!ercice in concreto. le conseil va d’abord remplacer la distinction garantie fondamental. 0ans cette redéfinition. Lorsque le conseil énonce la notion de libertés fondamentales. 0ans la jurisprudence+ 5 la loi ne peut règlementer l’e!ercice de telle liberté qu’en vu de la rendre plus effective ou de la concilier avec l’e!ercice d’autres règles. on dira que ce qui sera dans la mise en cause est la possibilité d’avoir un avocat alors que la mise en 7uvre est la durée de la présence de l’avocatR La compétence du législateur n’est plus e!clusive.$ -juge gardien de la liberté individuelle/. Le juge a sanctionné la loi car elle est inconstitutionnelle. Le conseil fait une étude constructive de l’ensemble de la constitution à cet égard.

moralité lorsqu?elle se rattac e à un trouble matérielle. dans l’arr#t du 1' Lanvier 1''*+ commune G(K02LI2A"L("K(38AL2. la cour fait preuve d?une interprétation stricte de la mesure de police. La réglementation des libertés le pouvoir législatif mette en cause la liberté et le pouvoir règlementaire est compétent pour mettre en oeuvre cette liberté. la cour énonce que le régime de police est spécial qui établit un contr>le sur les publications étrangères est contraire à l?article *' dans la mesure oI il n?est pas nécessaire d?avoir ce régime dans une société démocratique. au cas par la suite celui"ci s?avérait ine!istant. Toutefois pour le $2. dans cet ordonnance le $2 énonce que si l’autorité administrative a pour obligation d’assurer la sécurité publique. sécurité. par la $our 20. L?arr#t *@'@. l’e!écutif et derrière l’administration dispose au titre du pouvoir général d’e!écution des lois la mission de maintenir l’ordre public dans le cadre de l’activité de police administrative. $ompagnie d’(ssurance Zuric international. 2!emple+ jurisprudence du *: Luillet 1''*.pouvoir de mise en cause des libertés et enfin il a encadré la compétence de mise en 7uvre. L?intervention du pouvoir de police n?est légale que dans deu! conditions+ s?il y a réellement matière à l?intervention et s?il y a la nécessité de l?intervention et si la mesure est adoptée au! risques encourus. $e non e!ercice est illégal du pouvoir de police et pouvait engager la responsabilité de l’2tt 1' 0écembre 1'''. La mesure de police doit #tre adaptée+ l?appréciation de l?opportunité de la mesure est rendue nécessaire selon la liberté est la règle et la mesure de police l?e!ception. doit après l?administration doit procéder à la qualification juridique des faits pour vérifier si l?ordre public est justifié ou non. ( ces limites internes s?ajoutent celle qui résultent de l?application de la $20. C?agissant de la nécessité de la mesure. (ssociation 3romouvoir. 2lle peut #tre admise si l?administration démontre que les circonstances l?e!igent+ arr#t du $2 du *9 Gars *@&=. Le r>le de la police administrative 0epuis longtemps il est admis que m#me sans abilitation particulière du législateur. la dignité de la personne umaine depuis l?arr#t *@@< commune de G8EC(KO CAE 8EO2. 2pou! L2E8Y. (tténuant cette mesure de nécessité dans le sens de la consécration constitutionnelle du principe de précaution. )1. Le manquement à cette obligation est illégal. $2 9* (out 1''@. la méconnaissance de cette obligation ne constitue pas par elle"m#me une atteinte grave à une liberté fondamentale. commune de $E2O8LC. $ette condition d?adaptation se traduit en jurisprudence par une ostilité de principe à l?égard de toutes les interdictions à caractère générale et absolue. (ssociation 2FIK. la mesure de police pour y remédier n?est pas illégale à condition qu?elle soit immédiatement abrogée. l?abbé 8LITI2E. La finalité de l?ordre public+ . 0ès lors qu?il a un démenti la mesure est abrogée. salubrité.. la légalité de la mesure de police est subordonnée à l?e!istence de risque suffisant en matière d?ordre police de sorte que le juge lorsqu?il est saisi. le $2 a jugé que si des éléments sérieu! ont donné à croire qu?il e!istait un danger grave créant l?urgence. 32 . )9. • • La réglementation des libertés doit toujours se faire dans le respect du principe d?égalité la marge de man7uvre sera différente selon laquelle on est dans des circonstances normales ou dans des circonstances dit 5 e!ceptionnelles 6. Le caractère trop générale et trop absolue est interdit. 2!emple+ arr#t de $2 9' juin 1'''.

(. *. ici. il faut faire une déclaration préalable. $e régime assure une certaine sécurité juridique dans le sens oI on connait à l?avance les limites du principe des libertés. (utrement dit. L?autorité 31 . $e qui signifie que dans ce régime répressif tout ce qui n?est pas interdit est autorisé et donc la liberté est la règle et c?est donc l?interdit qui est l?e!ception. L?administration ne pourra que réprimer l?abus éventuel. au cas par cas et donc avec le risque que le principe de légalité ne soit pas respecté. on distingue deu! types de réglementation possible de grande catégorie+ − le régime préventif+ juge administratif − le régime répressif + juge judiciaire. $?est l?interdit. 8n retrouve aussi cela pour des activités à caractère revendicatif ou festif qui sont susceptibles de dégrader les propriétés et voir le domaine public. La logique du régime répressif repose sur l?information du citoyen. il peut s?agir de l?autorité judiciaire. L?autorité qui re%oit la déclaration est en générale l?autorité administrative. l?administration ne peut agir a priori pour l?en emp#c er. c?est cela qui va justifier le contr>le a priori. (vec cette déclaration. Il y a deu! points négatifs+ le contr>le de cette liberté e!iste avant la possibilité de jouissance de cette liberté et c?est l?autorité administrative seule qui va agir dans ce régime. 2n période normale 2n période normale. c?est le régime répressif qui apparaWt le plus favorable au! libertés. Le fondement de ce régime tient dans le caractère irréparable des dommages causés par l?e!ercice de telle ou telle liberté. éventuellement. Le régime préventif Il est moins protecteur des libertés car il implique une intervention a priori de l?autorité administrative. Il a alors un doute sur l?interdit posé car les te!tes de loi sont d?une qualité discutable. encore faut il qu?elles soient précises. 2!emple+ dans certaines activités touc ant au publication périodique. $ette intervention est problématique car elle se fait. Le citoyen ne demande pas le droit d?utiliser sa liberté mais il averti qu?il va utiliser ce droit en question. Le régime déclaratif ne peut #tre institué que par le législateur et pas par l?autorité administrative+ décision du @ (vril *@@&. dès lors qu?il connait la loi. $e régime répressif est beaucoup plus libéral que le régime préventif et de fait c?est celui qui prédomine en . informer les tiers et le cas éc éant interdire ce qui est envisagé. dans la mesure ou l?administration dispose d?un r>le passif. Le second point positif de ce régime répressif à savoir que c?est un juge qui in fine est seule à pouvoir décider de l?adéquation de l?acte au droit e!istant. qui est la règle et l?e!ception est la liberté. il connait les interdits+ 5 nul n?est censé ignorer la loi 6 mais il y a tellement de loi que cet adage est difficile à tenir pratiquement. $e régime consiste en une obligation faite au! personnes qui sou aitent user une liberté d?en informer au préalable la personne publique pour qu?elle puisse contr>ler l?action sou aiter.rance. L?administration va interdire un certain nombre d?actions qui sont érigées en infractions prononcées par un juge. il est établi par la jurisprudence à la fois administrative et constitutionnelle que les autorités sont en situation de compétences liées. $?est une garantie pour les libertés à condition que le juge soit indépendant. 2lles doivent se borner à délivrer le récépissé. $ertains régimes présentent l?apparence de la démocratie mais en réalité sont des régimes totalitarismes. 1. Le régime répressif L?individu est libre d?agir sans qu?il n?est besoin de demander une autorisation préalable pour utiliser cette liberté. Il y a deu! formes principales dans ce régime+ − le régime de la déclaration+ ce régime déclaratif est le moins invasif pour les libertés mais plus pour le régime répressif.

il faut une autorisation préalable. Le principe du monopole public est un régime qui pose l?interdiction d?e!ercice de tel ou telle activité par qui que soit d?autre que la personne abilitée par l?administration. Lorsqu?on est dans le cadre d?un pouvoir discrétionnaire. in abituelles. entreprise de 3resse. cela est réglementé. $ette autorisation est donnée discrétionnairement. l?acte normalement illégal. ne l?est plus. Quand on parle de compétence liée. 2n personne e!ceptionnelle 2n réalité. (rr#ts . L?autorité administrative peut #tre en compétence liée ou disposer d?un pouvoir discrétionnaire. ces périodes sont de plus en plus nombreuses. Il s?agit d?événements qui placent l?administration dans un conte!te particulier. Les sources jurisprudentielles c?est ce qu?on appelle la légalité de crise admise par le juge administratif étant étendu que la définition des circonstances e!ceptionnelles restent flous. $e système est potentiellement dangereu!. des atteintes au! libertés fondamentales alors que des périodes simplement agitées. Le récépissé doit #tre livré dans un délai raisonnable qui sera apprécié par le juge et la déclaration a un délai de validité. $?est donc un régime d?interdiction de principe puisque l?e!ercice spontané de la liberté est illégal. Lorsque ces circonstances e!ceptionnelles sont connues. Le régime de l?autorisation préalable+ ce régime suppose que l?on ne peut pas e!ercer sa liberté sans savoir demandé et obtenu l?autorisation de l?autorité administrative. 2n période e!ceptionnelle. il faut donc solliciter un acte positif de l?administration pour pouvoir e!ercer sa liberté. Il peut pas e!ister de régime d?autorisation préalable pour les libertés dites 5 fondamentales 6. L?e!périence montre que les droits et les libertés doivent de faite s?effacer en période de crise. Oénéralement. 08L 2T L(AE2KT *@*@ -liberté d?aller et venir/. arr#t d?(ssemblée du *1 Luillet *@&@. il peut #tre utile pour l?usage des libertés. cela a été affirmé par le $2 dans la décision du ** 8ctobre *@=4. Les sources te!tuelles il e!iste trois types de sourcesB ce qui relève de la constitution. G#me en circonstance e!ceptionnelle.− − administrative a néanmoins l?obligation de refuser l?usage de la liberté si certaines conditions objectives ne sont pas remplies. si elle accorde ou non l?autorisation. elles augment la tolérance dont va faire le juge au moment de son contr>le. D. il aurait pu en revanc e l?aménagement de ces écoles selon des modalités particulières. 32 . 2!emple+ le permis de construire. ne pourront justifier que des illégalités mineures. y compris.2YEI2C *@*=. le juge énonce bien qu?il ne peut pas e!ister de régime d?autorisation préalable si le législateur ne l?a pas prévu+ arr#t d?(ssemblée du 11 juin *@<*+ 0(A0IOK($. le juge va apprécier le degré de tolérance en fonction de la gravité des circonstances et de l?intér#t des mesures. Il faut qu?une loi soit prévue. 2!emple+ par rapport au! événement de *@&=. des lois de circonstance. c ambre de commerce de Caint 2TI2KK2+ il est dit que le ministre de l?éducation ne pouvait pas légalement dispenser certains étudiants de leurs e!amens. qui l?oblige à agir en marge des règles normales de la légalité pour assurer l?ordre public et la sécurité et pour aussi assurer la continuité du service public. cet effacement des libertés va profiter au! autorités e!écutives qui sont les plus aptes à prendre les mesures nécessaires pour un retour à la situation normale. l?autorité administrative a décidé seule. $oncrètement. *. de la loi. $omme pour le régime de la déclaration préalable. 0es périodes particulièrement difficiles pourront justifier de graves illégalités. Tout est ici interdit. 2!emple+ pour l?ouverture d?une p armacie. l?aménagement des libertés est organisé soit par des te!tes spécifiques soit par des jurisprudences. 1. dès lors que les conditions préalablement posées sont remplies l?administration est tenue d?accorder le droit d?e!ercer la liberté en question.

les états de crise législative+ cela relève d?un certain pragmatisme puisqu?il appartient au législateur d?opérer la conciliation entre le respect des libertés et la sauvegarde de l?ordre public sans lequel l?e!ercice des libertés est compromis. elle a prévu qu?après 9' jours de l?utilisation de l?article *&. il est dans l?article 9= de la constitution. il se dit incompétent. La mesure intérieure dans la loi du *= Gars 1''9 qui prévoit que le préfet en cas d?urgence et lorsque l?ordre public l?e!ige. il e!iste les lois de circonstance ou mesures de défense. il y avait une menace sur les institutions. ( coté de cet état d?urgence. loi du 9 (vril *@&<. Il n?y a pas ici de transfert de compétence. 1''< avec les événements en banlieue. $et état de siège organise un transfert de compétence au profit des autorités militaires. Les effets de cet article entraine l?établissement d?un ordre institutionnel particulier. pourraient saisir le conseil constitutionnel afin qu?il vérifie sur les conditions de mise en 7uvre sont toujours réunies. L?état de siège est lié à un péril imminent d?une insurrection armée. Chapitre 2 : La prote$tio a""*r(e par #e 6*. peut réquisitionner tous bien se service. L?article *& a été utilisé en *@&* avec le 3AC. très nette. en (lgérie. il a été constitué dans les années *@:' et mis en 7uvre en *@@* avec la guerre du Oolfe et est demeuré en vigueur plus ou moins renforcé selon les circonstances. L?état d?urgence. il se targue . $et état d?urgence a été utilisé en (lgérie. $es lois sont liées à deu! éléments principau!B la prévention des actes de terrorisme et la répression de trouble éventuel dans des secteurs difficultés dans le territoire national. cet état siège e!iste depuis *@4@ et a été reconduit depuis. 2!emple+ le plan vigi"pirate. il y a un renforcement. on préfère que le législateur prévoit a priori le cadre de cette conciliation en période de crise plut>t de voir l?administration improviser. ce qui a révélé qu?il n?e!istait pas de moyens juridiques efficients pour limiter le 3E. c?est un régime peut utilisé car on a préféré utilisé l?état d?urgence ou l?article *&. cet article a révélé un certain nombre d?ambiguXté. 8n retrouve l?idée d?organisation de la nation en temps de guerre. requérir toute personne et prescrire toutes mesures utiles. C?agissant de l?appréciation des conditions de mise en 7uvre de l?article *&. en Kouvelle $alédonie et plus récemment e. le pus des générau! a été maté en quelques jours.• • • Les états de crise constitutionnalisé+ article *& de la constitution. la durée d?application de l?article *&. c?est le 3E qui va #tre doté des pleins pouvoirs pour rétablir une situation normale dans les plus brefs délais et l?(ssemblée ne peut pas #tre dissous. il est prononcé par le 3E et le conseil des ministres pour *1 jours et peut #tre prorogé par le législateur. des autorités de police. l?état d?urgence est prévu en cas péril imminent résultant d?une atteinte grave à l?ordre public ou événements qui présentent par leur nature et leur gravité le caractère de calamité publique . cela est plus délicat à définir. il ne s?applique e!istence d?une menace grave et imminent sur les institutions et interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Le $2 a été saisi de l?éventuel illégalité de l?application de l?article *&.catastrop es naturelles/. La vraie garantie de l?abus d?usage de cet article est la résistance politique. le $2 répond qu?il ne se prononce pas car c?est acte du gouvernement+ arr#t EAD2K de C2ET2KC de *@&1. 0eu!ième incertitude. or l?article *& est resté en vigueur pendant < mois. le 3résident de l?assemblée ou &' députés ou &' sénateurs. La révision constitutionnelle du 19 Luillet 1''= a essayé d?encadrer cet article. s?agissant de l?atteinte au fonctionnement des institutions métropolitaines. $?est un régime beaucoup plus encadré que l?article *&.e $o "tit*tio Se$tio 1 : La $o tr1#e !e $o "tit*tio ouvrage à lire e# a#it( 4 #a fra 7ai"e a#it( !e" #oi" Se$tio 2 : Le" i "tr*me t" !* $o tr1#e !e #a $o "tit*tio 33 Le conseil constitutionnel s?est inspiré des tec niques du $2 en les faisant évoluer.

2!emple sur la garde à vue+ dans une des lois sur la garde de vue. D. IL contr>le l?appréciation portée sur les faits qui constitue le fondement des lois. Lorsque le législateur adopte un te!te. Le conseil ne fait que réécrire la loi. il ne peut pas y avoir de cumul de sanction mais simplement application du montant le plus élevé des sanctions encourues. $ette classification est doctrinale. 0ans une décision du 1< Luillet *@=@ relative à la loi sur le licenciement économique. (. il va paralyser les effets négatifs qu?il peut avoir. *. 3ar e!empleB la décision du 1= Luillet *@=@ relative à la loi sur les délits boursiers. le conseil n?a pas énoncé que la loi était inconstitutionnelle. dans le cadre de son pouvoir de contr>le de disposer d?un pouvoir d?appréciation identique au gouvernement. Le conseil va priver d?effets les dispositions litigieuses qui pourraient attenter au! libertés. $?est une tec nique qui permet de na pas déclaré une loi anticonstitutionnelle mais uniquement de paralyser la disposition qui pourrait entrainer une violation de al constitution. il est question au magistrat de prolonger la garde à vue. 9. $e qui ets important c?est que la réserve d?interprétation lie le pouvoir réglementaire et orienter le contr>le éventuellement e!ercé par le juge administratif. $ela étant. 2!emple+ *& janvier *@=9 relative sur les nationalisations. L?interprétation constructive Le conseil constitutionnel fait une adjonction au! te!tes de loi pour le rendre conforme à la constitution. concrètement. il regarde la conformité de la constitution. L?erreur manifeste d?appréciation $?est la m#me t éorique faite devant le $2. Le conseil constitutionnel se borne à rappeler 5 qu?il ne lui appartient pas de se substituer sa propre appréciation à celle du législateur 6. la constitution ne lui confère pas un pouvoir général d?appréciation et de décision de m#me nature que celui du 3arlement. le cc a ajouté que le faite qu?une personne qui autorise la prolongation de la garde à vue devra prévenir le procureur de la république -c?est un ajout/. 0roit à l?interprétation directive le juge va préciser au! autorités c argés de la mise en 7uvre de la loi la marc e à suivre. $?est la formule employée dans la décision du 1: Luin 1''* à propos de la loi relative à l?ITO qui portait le délai de l?ITO de *' à *1 semaines. 1. 2!emple+ quand on parle de contr>le d?identité. il est prévu qu?on peut contr>le l?identité d?une personne qu?elle que soit son comportement -cela est dangereu! pour les libertés/. le cc énonce que l?appréciation portée par le législateur sur la nécessité des nationalisations ne sauraient en l?absence d?erreur manifeste d?appréciation #tre récusé par celui"ci. Les réserves d?interprétation $ette tec nique s?est développée dans les années ='. la conformité de la loi à la constitution ou non est tout de m#me fonction de l?appréciation subjective portée sur les dispositions par le conseil constitutionnel. de ne jamais. La réserve d?interprétation neutralisante $?est l?interprétation dans laquelle la loi serait considérée comme constitutionnelle à condition d?#tre interprété comme l?aura précisé le cc. 0e m#me dans la décision 1''@ s?agissant de la validité de la possibilité de 3% . le cc donne la marc e à suivre. (ppréciation dont on peut se dire qu?elle se substitue en quelques sortes à celle du législateur. il dit que la disposition indiquant que le contr>le d?identité est constitutionnel sous réserve qu?il faut qu?il soit montrer que le comportement soit objectivement dangereu!.bien évidemment. Le conseil substitue donc une appréciation à une autre. Le conseil a ajouté les modalités d?informations du salarié. Le conseil constitutionnel s?autorise à contr>le le pouvoir discrétionnaire du législateur.

une possibilité très limitée qui n?e!istait que à l?occasion du contr>le de constitutionnalité qui modifie ou complète le considérant de prpe+ 5 considérant que la régularité au regard de al constitution des termes d?une loi promulguée peut #tre utilement contesté à l?occasion de la soumission au conseil de constitutionnel de disposition législatives qui la modifie . 2. $?est le contr>le e!ercé sur la loi du 1< Luillet *@:@ à propose de la réquisition dans le cadre du service public le conseil juge qu?il a une disproportion dans le système de réquisition des agents prévus. la complète ou affecte son domaine 6. $ette Q3$ peut #tre posée à tt mmt de la procédure par écrit et motivé. disposition qui ne doit pas avoir été déclaré conforme par le conseil cosnti ni dans les motifs ni dans le dispositif d?une décision antérieure et il s?agit bien d?un critère cumulatif. Il est indiqué ensuite qu?à l?article &1 qu?une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l?article &*"* de la constitution est abrogé à compté de la publication de la décision du conseil constitutionnel ou bien à une date ultérieure qui est fi!é par cette décision. Les critères posés pour retenir une Q3$B il doit s?agir d?une disposition législative qui soit applicable au litige. L?e!amen des lois déjà promulguées 3ossibilité pour le conseil constitution d?e!aminer des lois déjà promulguées. d?opportunité qu?il désapprouve qu?il considère contraire la constitution. $ette possibilité a été crée par le conseil. le conseil considère qu?il y a proportionnalité dans l?atteinte d?aller et venir et les modalités prévues dans le contr>le d?identité. Le conseil consti est abilité à déterminer les conditions et les limites dans lesquelles les effets que la disposition a produit sont susceptibles d?#tre remis en cause. c?est la loi du 19 Luillet 1''= qui a prévu ce contr>le a postériori de la loi et c?est la loi de 1'*' qui l?organise. $ette saisine d?office est e!tr#mement importante car il lui permet de faire un e!amen complet de la loi. Le cc s?autorise à étudier le te!te en entier. L?article &*"* de la constitution dispose que lorsqu?à l?occasion en cours d?une juridiction. 0écision du *& décembre *@@&. Lorsqu?il le veut.suspension judiciaire d?accès à internet à des abonnés qui se livraient à des piratages. ( propos de la loi de sécurité et liberté *@=*. le conseil a censuré une des dispositions de la loi renfor%ant les moyens de police et de la justice contre le terrorisme. le conseil juge assorti d?e!emption e!cessive et donc inadapté à l?objectif de protection de l?environnement. Le moyen soulevé d?office le cc doit se prononcer sur toutes les demandes des auteurs de la saisi mais il peut aussi soulever d?office un moyen lorsqu?il s?agit d?un moyen d?ordre public. 3& . La Q3$ est entrée en vigueur le *er Gars 1'*'. le conseil constitutionnel peut #tre saisi de cette question sur le renvoi du conseil d?2tat ou de la cour de cassation. 2!emple+ s?agissant de la loi cota par se!e. $. $ette pratique est moins utile depuis la loi organique du *' décembre 1''@. il peut remettre en cause le pouvoir du législateur. Le contr>le de proportionnalité ou contr>le entier Le conseil va vérifier que le législateur a opéré une conciliation adéquate entre le principe constitutionnel éventuellement contradictoire. 0. 0ans une décision du 9' décembre 1''@ relative au dispositif sur la ta!e carbone. y compris pour la première fois en cassation. d?éligibilité. disposition qui inscrivait l?aide au transfert en situation irrégulière dans le c amp des actes terrorisme au motif que le législateur a entac é son appréciation d?une disproportion manifeste. il est soutenu qu?une disposition législative porte atteint au! dts et libertés que la constitution garantie. le cc a été saisi qu?on ne pouvait pas faire de discrimination sur le se!e et il a ajouté la question de savoir si on pouvait discriminer sur le droit de vote. $ela étant le conseil constitutionnel peut aussi remettre en cause des c oi! politiques.

le juge interne devra déclenc é en mm temps la Q3$ et la procédure de la question préjudicielle dvt la $LA2. cela signifie qu?en réalité on attaque la directive 6..la loi est indissociable de son interprétation. La Q3$ a 32EGIC de remettre la constitution fran%aise au c7ur de notre système juridique. est plus large que les te!tes I. ici. Le Ctatut L?article &"* de la $20. le $2 dans un arr#t d?(ss du & 0écembre 1''1. en matière sociale et en dt des ct. le $2 a transmis un peu plus d?une trentaine au conseil consti dans un délai d?un mois et demi. $?est plut>t une réussite dans la mesure oI on constate que cela fonctionne et ne m#me tps le système de filtrage mis en place permet de ne pas engorger les juridictions.. Le bilan de l?application est déjà déplacé+ il y a eu un peu plus de &'' Q3$ déposées dvt le juge admi. Il se trouve que la Q3$ a bien été actionnée car les acteurs de la justices ont investi cette procédure car son c amp d?application et d?action sur les dts et L. Les Q3$ se trouve principalement en matière fiscale.e" or!i aire" !a " #a prote$tio !e" !roit" !e #’homme $?est un r>le traditionnel. 8n se demandait s?il n?y avait pas un risque d?éviction des Q3$ au profit de la saisine de la $L$2 ou de la $our 20. les justiciables et les acteurs de la justice ont l? abitude de se tourner vers ces juridictions et on en est à croire que les dt défendus sont semblables. La $LA$2 répond dans une décision du 11 Luin 1'*' que cette Q3$ ne peut qu?#tre compatible avec le dt de l?union et que par csq cette Q3$ n?est prioritaire que pour autant que la plein application du dt de l?union n?en est pas affectée. L?indépendance conditionne la neutralité du juge. 3ar csq.. il est dit. 3ar rapport à la garantie des dts du citoyen. $?est aussi parce qu?on modernise la procédure pour que son action soit véritablement efficace. Se$tio 1 : Le" $o !itio " !e #’i ter+e tio !e" 6*. c?est parce qu?il dispose d?une statut particulier. La $LA2 en a profité pr poser un 8DIT2E 0I$TAG 5 si la Q3$ est formée contre une loi qui transpose une directive de l?A2. Le juge ordinaire bénéficie d?un r>le de gardien des libertés. la question de la validité de la directive est un préalable qui du coup relève de la $LA2. que le coté prioritaire de la Q3$ en restreint pas l?obligation de veiller à la supériorité du Traité sur la Loi. dispose que tte personne a le dt à ce que sa cause soit entendu équitablement. TE8K8K a rappelé qu?en vertu des 3' . du fait de cette Q3$N 2st ce que l?on peut dire auj qu?il e!iste une priorité de la Q3$ sur les e!igences du dt de l?A2N 0écision du cc du *1 Gai 1'*' a propos de la loi à l?ouverture du dt de la concurrence des jeu! du asard. Quid de la recevabilité d?une Q3$ qui arguerait de la contrariété entre les dts et liberté de la constitution et l?interprétation d?une loi par le juge.Il doit s?agir d?une question nvle présentant un caractère sérieu!. la Q3$ est recevable. Quid de la création d?un appel contre la décision de non transmission de la Q3$ au contr>le constitutionnel+ la tendance est svt à dire que cette réforme ne serait pas sou aitable du fait d?un point de vu matériel. Le conseil d?2tt a donné sa réponse ds un arr#t du *& Luillet 1'*'+ C$I L( C(AL(IE. c?est aussi ce qui va permettre au justiciable de s?approprier de ce te!te là.e" )*. car d?une part. 2st ce que pour autant la constitution est prédominante en matière de défense des 0. on se demandait sur la concurrence éventuelle entre la Q3$ et les mécanismes du dt de l?A2 et plus encore ceu! induit par la $20. G2LFI et (D02LI la cca posait la question à la $LA2 si la Q3$ était compatible avec le dt de l?A2. *'' directement dvt le $2 et sur les <'' restantesB il y en a seulement :' transmise au conseil d?2tt. Chapitre 3 : Le r1#e !e" 6*. $ca (vril 1'*'. Le cas éc éant. par un tribunal indépendant et impartial.

prpes générau! applicables à la fonction de juger tte personne appelée à siéger dans une juridiction doit se prononcer en tte indépendance sans recevoir quelque instruction de la part de quelque autorité que ce soit. L?article &4 de la constitution pose que le 3E est garant de l?indépendance de l?autorité judiciaire. La décision du cc du 11 Luillet *@=' qui étend cette garantie d?indépendance à l?ordre administratif, c?est un 3;ELE. Les affirmations de prpres doivent #tre concrétisées par des mécanismes spécifiques qui placent les magistrats de faite à l?abri des pressions. 8écanismes: mécanisme de recrutement des juges, le principe est celui du concours. -garant du caractère objectif du c oi!/. Les possibilités de troisième voie se sont bcp multipliées+ les garanties d?indépendance ne sont pas forcément présentes. $e pose la question des juges de pro!imité avec la loi du 1& ;évrier 1''9, on e!ige de lui que 4 ans d?e!périence. 0eu!ième mécanisme+ l?inamovibilité, le magistrat ne peut pas #tre déplacé sans son accord m#me s?il s?agit d?une promotion. C?agissant du juge administratif, l?inamovibilité est de fait au $2. Gécanisme lié à l?avancement+ l?avancement est l?une des garanties de l?indépendance si elle se fait par l?ancienneté, c?est une pratique respectée au $2, pour les T et les cours, c?est un avancement au c oi!. Ane indépendance favorisée par ces trois mécanismes, il est difficile dans la pratique d?assurer l?impartialité du juge car ce dernier est confronté au poids de sa iérarc ie, il est aussi confronté au souci de sa carrière et il peut avoir un engagement politique qui agit sur cette indépendance d?esprit. 8n ne peut pas apporter de preuve formelle de son impartialité. La $our 20, a pointé un certain nbr de prpe en dt interne qui sont ancré mais qui posent pbl. La $our 20, se pose des questions sur le système des juridiction professionnelles corporatives. 0ans une affaire du 1: Luillet 1''&, $AD2E vs ;rance+ médecin attaqué par la l?ordre médecin, la cour nous dit que cela est biHarre. Le problème de l?indépendance réelle ou non des procureurs se posentB (rr#t Goulin et G202T20Y2T. Il e!iste un certain nbr d?outils qui permettent de garantir les justiciables contre la partialité de leur juge. 0ans la pratique, efficacité quasi nulle car quand ces questions sont évoquées on arrive à des décisions de rejet.

)1. Les conditions de procédure
8n pourrait parler aujourd? ui d?un standard+ article & de la convention 20,, le c amp d?application de cet article+ ce sont les contestations sur les dts et obligations à caractère civil, l?appréciation de leur bien fondé sur la matière pénale, application étendue par la cour à tte les procédures dont l?issu est déterminante pour les dts et obligations à caractère privé. La nature de la loi n?est pas importante suivant le litige doit #tre tranc é et peu important la nature du litige -pénal et civil/. $e dt au procès équitable implique la réunion de diverses conditions parmi lesquelle il y a la possibilité m#me de conteste, c?est le dt au T. $e dt au T pose pbl dans notre procédure interne au regard du fait que le recours ets subordonné à un certain nbr de conditions qui sont auj contesté au nm du libre accès à la justice. 2!+ l?amende forfaitaire ne donne pas forcément accès au T. 2n matière adm, on a vu que certains actes n?étaient pas susceptibles d?#tre attaqués -les actes de gvt/. C?agissant des mesures d?ordre intérieur ne sont pas susceptibles de recours et cela diminue mais ils e!istent tjs. La cour 20, n?est pas systématiquement contre les G8I, elles les acceptent à certaines conditions. (utre pbl pVr au dt au T, c?est tt ce qui touc e à la forclusion des délais opposés au requérant. 0ans l?arr#t du *& 0écembre *@@1 O28A;;E2 02 L( 3E(02L, la cour ne juge pas le système interne.

3-

La question de la gratuité, depuis *@::, principe de gratuité des actes de justice en matière civile et adm. 2n matière pénale depuis loi du *< juin 1''' au profit des personnes qui bénéficient d?un non lieu d?une rela!e ou d?un acquittement. Le pbl+ remboursement intervient après coJt[ Il y a une aide juridictionnelle cad une aide qui intervient lors des procédures contentieuses et le deu!ième système d?aide et l?aide à l?accès au dt qui concerne les procédures non juridictionnelles. La convention 20, ne prévoit l?aide de la juridiction gratuite qu?en cas de poursuite pénale mais pas en matière civile. Les respects des dts de la défense, la cour 20, fait une interprétation principalement e!tensive. Il faut qu?il y ait une motivation suffisante des décisions. $ela comprend le dt de se taireB le dt de pvr contester un témoignage défavorable lors de confrontation avec leurs auteurs -arr#t 1' Ceptembre *@@9, C(I0I vs ;rance/. Tte évolution de la jurisprudence concernant la place du rapporteur public dvt la juridiction administrative, décret du *er (out 1''&+ le rapporteur public peut assister au délibérer sauf opposition e!press des parties mais interdictions de prendre parti au délibéré. Le $2 1< Gai 1'':, $8AETY a confirmé la légalité du décret.

Se$tio 2 : L’effi$a$it( !e #a prote$tio a""*r(e
L?efficacité est une e!igence morale mais aussi un droit fondamental -arr#t *@ Gars *@@: $20,, ,8EKCDY vs Orèce/. 0eu! conditions+ la rapidité du jugement et son e!écution.

)*. La rapidité du jugement
Il ne s?agit pas de rendre la justice dans la précipitation, il faut du tps. (rticle &"* de la convention 20, e!ige que justice soit rendue ds un délai raisonnable. 2n ;rance, notre justice est très lente et ait renforcée par le dualisme juridictionnel. La ;rance est svt interpelée par la $our 20,, la cour elle"m#me reprend une décision souple et pragmatique du délai raisonnable+ 5 le caractère raisonnable de la durée d?une procédure s?apprécie selon les circonstances de la cause et eut égard au! critères consacrées par la jurisprudence de la cour, notamment la comple!ité de l?affaire, le comportement du requérant et celui des autorités compétentes 6. e!emple+ parfois, on considère qu?un délai de plus de 1ans n?est pas raisonnable pour mais elle a pu dire que : ans n?était pas tp, selon la comple!ité de l?affaire. Le délai raisonnable n?e!iste pas. 3our que le délai de jugement diminue+ il y a la formule de la prévention du contentieu! en encourageant les règlements amiables, les modes alternatifs des litiges, la médiation... Le deu!ième système va essayer de détourner une partie du contentieu! vers d?autres, c?est alléger les juridictions. Logique retenue pour les juridictions de pro!imité. on peut également alléger les procédure pour les cas les plus simples, on peut aussi satisfaire à l?e!igence de rapidité par la prise de décision provisoire avant le jugement de l?affaire au fond -référé/. La solution la plus efficace donner de nv moyens. L?arr#t du $2 1= Luin 1''1, G(OOI2E( responsabilité pour faute simple du fait du nn respect du délai raisonnable. La question des référés+ (. Les référées et la voie de fait An référé est une procédure contradictoire qui permet en cas d?urgence le plus svt, une décision rapide. $?est une décision provisoire qui ne tranc e pas l?affaire au fond. L?idée est de faire face à l?urgence.

3.

2n matière judiciaire, on trouve le référé de dt commun + l?article ='@ du code civil. 2n matière administrative, le référé liberté L<1*"* du code de justice administrative, la question qui se pose est celle de la concurrence entre le référé liberté et la voie de fait. 8n s?est longtemps demandé qui était le plus apte entre le juge judiciaire et le juge administratif. (ujourd? ui, les c oses sont différentes[ 0écision du 1= Luillet *@=@, le conseil constitutionnel avait énonce que 5 l?e!igence d?une garantie effective de la liberté individuelle peut #tre satisfaite aussi bien par la juridiction administrative que par la juridiction judiciaire 6. le référé liberté a été crée en partie pour contrer la voie de fait et en tt cas pour mieu! positionner le juge administrative dans la défense des libertés. Le $2 lui m#me reconnaWt le caractère e!ceptionnel des référés liberté. 3dt lgt, c acun essayait de reconnaWtre une voie de fait pour faire reconnaWtre la compétence du juge administratif. 8n a crée le référé liberté pour contrer la voie de fait, dans les deu! cas, atteinte grave à la liberté fondamentale, dans le premier cas, l?adm a agit dans le cadre de ses compétences et dans le deu!ième cas, elle a dépassé son cadre de compétence. D. Les modes alternatifs de règlement des litiges et les recours administratifs préalables obligatoires -E(38/ Les E(38 se dvlp pour aller directement dvt l?administration, logique de rapidité pour le rendu des décisions concernant les dts et les libertés. Le développement de la transaction, de conciliation, d?arbitrage, de médiation, on peut aussi évoquer ts les te!tes qui sont intervenus pour éviter d?aller jusqu?au contentieu!+ e!+ loi du *: juillet *@:=, sur le prpre de libre accès au! documents administratifs. 8n peut aussi évoquer la loi du ** Luillet *@:@ sur la motivation des actes. 2n de ors de ces te!tes particuliers il faut évoquer tt ce qui touc e au! autorités adm indépendantes+ 19 Luillet 1''= qui a instaure un défenseur des dts qui est censé remplacer le défenseur public, le défenseur des enfants et la commission nationale de déontologie et de sécurité. $e défenseur des dts est censé articuler son action avec la ,(L02. 8n peut citer le travail effectué par les ordres professionnels qui sont censés agir pou fournir une bonne qualité de justice pour les usagers et pr éviter un certain nbr de contentieu!.

)1. L?e!écution des décisions de justice
Le prolongement du jugement. La $our 20, consacre l?e!écution du jugement comme une composante du dt au procès équitable. (rr#t du $2 9' G(I *@19 $8AIT2(C, le $2 nous dit que le justiciable nanti d?une sentence judiciaire dument rev#tu de la formule d?e!écutoire est en dt de compter sur l?appui de la force publique pour assurer l?e!écution du titre qui lui a été délivré. Cauf que l?adm peut refuser légalement de pr#ter le pvr de la force publique. L?autorité admi a le dvr d?apprécier les conditions d?e!écution et le dt de refuser le concours de la force publique tant qu?elle estime qu?il y a un danger pour l?ordre et la sécurité. Le cc a conformé cette position+ sauvegarde de l?ordre public. Le préjudice ainsi causé par le justiciable peut #tre dans le cadre d?une responsabilité sans faute de la personne publique. Quand l?adm a fait partie du litige peut refuser de se plier à la décision qui lui donne tort. L?adm peut refuser de donner la force publique et peut se plier à une décision, c?est la problématique des validations législatives. Le conseil consti les avait admise en considération de motif général. La cour 20, condamne le procédé tt en admettant lorsqu?il y a des motifs d?intér#t

3/

général impérieu! qui l?impose. Il faut ajouter ici la possibilité que ce donne le juge administratif de moduler les effets dans l?e!écution de son jugement+ association ($ 1''4.

Chapitre % : Le" ,ara tie" o 6*ri!i$tio

e##e"

Le juge ordinaire intervient après la survenance des faits dommageables. $?est donc indispensable d?e!aminer les formes qui peuvent prendre les procédures. $ertains procédés sont e!pressément prévu par les juridictions et d?autre sont mise en oeuvre plus spontanément.

Se$tio 1 : Le r1#e !* par#eme t
Le r>le istorique donné à la loi ds la défense des libertés, fait naturellement du législateur un gardien des libertés. Cous la Tème Eépublique, le jeu est clairement fossé avec l?apparition du fiat majoritaire avec la pratique de discipline des gpes parlementaires. Ci bien à défaut de compter sur les parlementaires en leur ensemble on peut compter sur un certain nbr d?entre eu! à travers les commissions d?enqu#tes. La loi constiti du 19 Luillet 1''= constitutionnalisme leur e!istence à l?article <*"1 de la constitution pour l?e!ercice des missions de contr>le et d?évaluation cité à l?article 14 de la constitution des commission d?enqu#te peuvent #tre crées au sein de c aque assemblée pour recueillir dans les conditions prévues apr la loi des conditions d?information. Le pbl est que la constitution d?une commission est lié à un vote à la majorité de l?assemblé. 8n ne peut pas constituer une commission d?enqu#te pr les affaires qui st en cours, dvt une juridiction. Il y a des commissions qui ont été constitués sur les dts des mineurs -*@@=/, sur les sectes, sur la situation des prisons -1'''/, sur la régularisation des sans papier -*@@:/, une sur l?immigration clandestine -1''&/. Il reste ttefois difficile car l?e!écutif peut refuser à donner accès à certain document qui sont secrets ou touc ant à la défense nationale... ( défaut de commission d?enqu#te, les parlementaire passent à une mission d?information avec des moyens bcp plus réduits, les parlementaires pourraient faire bcp s?ils le sou aitaient en se détac ant du p énomène majoritaire.

Se$tio 2 : Le r1#e !e" $ito8e "
3remière remarque+ que les citoyens titulaires des dt et libertés fondamentau! les défense eu!" m#mes paraWt #tre un idéal qui renvoi à l?idée d?une démocratie directe. 0eu!ième rmq+ cette intervention citoyenne n?e!istera efficacement si c acun est bien éduqué, informé sur l?e!istence et la consistance des dts fd!. Le conseil consti ne s?y est pas trompé vu qu?il qualifie la libre communication des pensées et des opinions 5 de libertés fondamentales d?autant plus précieuses que son e!istence est l?une des garanties essentielle du respect des autres droits et liberté et de la souveraineté nationale 6. octobre *@=4 sur la liberté de la presse. 0eu! types de démarc e+

)*. La démarc e collective
L8$F2+ 5 le peuple n?a fait qu?user son dt de légitime défense face à un monarque dont la gravité des e!actions avait détruit le titre à gouverner 6. La déclaration d?indépendance des AC( pour sa part, indique, que lorsqu?un gvt tend au despotisme absolu envers les citoyens il est de leur dt, de leur dvr, de le rejeter. Ici, pblmatique de la résistance à l?oppression. Oénéralement cette résistance à l?oppression en doctrine est considéré comme légitime pour sanctionner la rupture du contrat social. $e dt à la résistance à l?oppression à été consacrée dans le 00,$ à l?article 1. $?est l?un des 4 dts naturels et imprescriptibles de l? omme. La 0éclaration des dts de *:@9 en fait

%2

protestataire qui est faite par des personnes qui ont une notoriété pour avr une évolution sur les c oses. 2!emple+ dans la logique Eousseauiste. Le régime de désobéissance est cpl! et elle fait l?objet d?un traitement particulier lorsqu?elle est faite d?agents placées sous le commandement d?autorité publique. déclaration publique. il y a bien une dictature démocratique de la majorité. D. les constitutions ne font plus référence à ce dt qui est remplacé par des moyens de pression plus concrets. il est dit que la résistance à l?oppression est l?ultime recours contre la tyrannie et l?oppression. on va savoir si cela était légitime ou pas.la csq des autres dts de l? omme. (ppréciation de la légalité de l?usage du dt de la résistance $ette appréciation est liée à la reconnaissance par le dt positif du caractère illégitime ou non de la domination ayant fait l?objet d?une contestation. 0ans les sociétés déjà démocratiques. (ffaire 3(38K 1''1. dans son préambule. $. la mise en 7uvre à la résistance à l?oppression pose un certain nbr de pblB à commencer par la définition. G#me c ose pour les opposants corse+ résistance à l?oppression. $e sentiment d?oppression e!iste dans le mvt rousseauiste. La jurisprudence et les te!tes s?accordent pour reconnaWtre un dvr de désobéissance dvt l?ordre manifestement illégal -pour les militaires en particulier/+ c?est la t éorie des baXonnettes intelligentes.. la résistance prend des formes plus classiques à savoir la manifestation ou la désobéissance. $ette pétition devient plus importante au nv local. La pression des 8KO %1 . (près le mvt de résistance. de nbr te!tes fondés sur la sécurité. Le dt de manifester à valeur constitu mais ce dt est limité car il y a une déclaration préalable et de plus. La légalité à la résistance à l?oppression est analysée en fonction des données e!tra juridique. cette dictature de la majorité ne signifie pas qu?il y a une oppression concernant les minorités et celle"ci est"elle vivable.rance quand bien m#me il aurait constitué une infraction au regard de la législation de l?époque. plus discrets -par les lobbying auprès des parlementaires/. L?ordonnance du @ (out *@44 relative au rétablissement de la légalité républicaine a e!cusé les actions de la résistance en indiquant que sont déclarés légitime tt acte accomplis postérieurement au *' juin *@4' dans le but de servir la cause de la libération de la . Le système de la pétition $?est un système en déclin. Les manifestations sont rattac ées par le conseil constitu au dt d?e!pression collective des idées et des opinions . Le dt de résistance a été évoqué avec autant de conviction par les résistants et par les terroristes. $e dt à la résistance de l?oppression a une part de subjectivité très importante. reconnaWt valeur constitu. 8n peut rapproc er le système du manifeste. l?ordre public posent des restrictions particulières -e!+ vous en pouveH pas porter d?arme quand vous manifesteH/. La définition de l?oppression Il est bien difficile de déterminer à partir de quel degré de contrainte il y a oppression. 0ans la déclaration universelle des 0. La désobéissance de l?autre peut #tre passive -ne pas payer imp>ts/ ou active -destruction d?8OG/. $ela est déterminé à postériori en fct de circonstances purement factuelles. Les moyens de résistance La résistance peut prendre des parts particulièrement radicale+ la déclaration de *:@9+ mise à mort possible lorsqu?il y a résistance à l?oppression. (u delà de ces affirmations t éoriques. 0epuis *=:<. (.

3arce qu?il est umain . certaines c oses lui sont dues et notamment le respect de la dignité umaine. dans la défense de certains dts et libertésB en combinant intervention sur le terrain et pression pol et arrivent de faite à avoir des résultats. est que tte les gdes démocraties on peut #tre tp conscience de l?#tre et la vigilance à l?égard des dts et des libertés devient élas de l?indifférence.Présentation et reconnaissance internationale du principe de la dignité humaine => art de la !"#$% %2 . Section 1. 3arce qu@il appartient " cette communauté universelle l@homme est détenteur de dt inhérent " sa personne. Chapitre 1 – La dignité de la personne humaine La dignité c?est le respect que mérite quelque c ose ou quelqu?un. La problématique des 0. 2lles prennent svt la forme de protestation à valeur symbolique. 1. (euxième partie : Les droits et libertés fondamentaux protégés =itre + : Le droit au respect de la personne humaine Le respect de la personne umaine est garantie par le dt ce qui signifie que son atteinte est pro ibée.$es 8KO sont généralement spécialisées par l?action umanitaire. La dignité umaine c?est donc le respect de la personne. Les démarc es isolées 2lles sont moins efficaces que les démarc es collectives. elles peuvent #tre parfois une forme de c antage comme la grève de la faim.

A les peines et traitements dégradants Les peines et traitement dégradants+ cette notion a été dvlpé par la $our !() dans un arr*t du :/ ?vril +-. ?ucun !tt ne peut lever cette interdiction. la $our a considéré comme étant un traitement dégradant le fait que le requérant ait été placé dans un centre de dégrisement dans lequel il lui a été demandé de se dés abiller complètement devant une personne du se!e opposé.L@interdiction de la torture et des traitements et peines inhumains ou dégradants Lorsque certaines conditions e!ceptionnelles sont remplies. $ette possibilité donnée au! Mtats de déroger au! dts et libertés mais il e!iste des dts intangibles qui ne sont pas nombreu!. Les traitements et peines inhumains ou dégradants ?ucun texte ne définit la notion de traitements et peines inhumains ou dégradants. L@interdiction de torture et des peines inhumains ou dégradants est un dt intangible. • l?art 1 de la convention des 2A 5 aucune circonstance e!ceptionnelles quelles qu?elles que soient qui s?agissant de l?état de guerre..0 =EB!B vs Bo&aume%Fni. (C$. il est possible pour les Mtats d?écarter certain dtB mettre un voile sur la liberté que ces dts soient garantis par l?ordre interne ou par l?ordre international. \ILFT8EF8 vs 3ologne. Cous la présidence de Lacques $ irac en 1''<. la $our 20. La $our !() va déterminer les contours #uridiques de ces deux notions. $@est une interdiction absolue in susceptible de dérogation rien ne peut #ustifier un acte de torture ou un traitement dégradant. dans son arr#t du : Luillet +-0.8T . 9 te!tes important + • (rticle 9 de la $onvention européenne qui pose 5 nul ne peut #tre soumis à la torture ni à des peines ou des traitements in umains ou dégradants 6.1A!BC7D la cour rappelle que cette interdiction est « une valeur fondamentale des sociétés démocratiques qui forme le conseil de l@!urope ». ou de menace de guerre. d?instabilité politiques intérieur ou de tout autre état d?e!ception ne peut #tre invoquer pour justifier la torture 6 aucune circonstance ne peut justifier la torture • l?article : du pacte international relatif au dt civil et politique de *@&& 5 nul ne sera soumis à la torture ni à des traitements cruels in umains ou dégradants 6. >+ . il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une e!périence scientifique ou médicale.(EATYAKY(K vs (rménie. en particulier. La $our 20. le 3E prend un décret sous le $G du = Kovembre 1''< afin de maintenir l?ordre public et de résoudre les émeutes dans les banlieues. ce décret permettait au préfet -représentant de l?Mtat/ d?instaurer des couvres feu -restreignait la liberté d?aller et venir/+ une des libertés que l?on peut restreindre au nom de l?ordre public. dans cet arr#t le requérant a re<u une peine qui consistait en une fustigation -le #uge prononce une peine GH condamne la personne a des coups de bIton/ en public. 0ans un arr#t du 9* Gars 1''@. a considéré comme un traitement dégradant le fait d?installer un détenu dans une cage en métal lors de son procès. J Les peines ou traitements inhumains : %3 . la $our a considéré qu?une peine umilie l?individu grossièrement l?individu devant autrui ou qui le pousse à agir contre sa volonté ou sa conscience en l@humiliant " ses propres &eux. L?arr#t du *< Luin 1'*'.

se trouve de plus en plus confrontée au problème des conditions de détention. les traitements et peines inhumains sont des actes qui provoquent volontairement des souffrances ph&siques ou mentales particulièrement graves. des menaces au c alumeau et des menaces à la seringue usagée. L@arr*t du +0 5anvier +-. les c eveu! tirés. il & a deux notions dans cette définition: les souffrances 4ph&siques ou mentales6 ont été causées délibérément et la deuxième notion ces souffrances sont d@une intensité et d@une cruauté particulière.. La question des peines et des conditions de détention l@art . c?est une personne qui est détenu à la section anti"terrorisme pour interrogatoire et pour lui e!tirper ses aveu!. Celon la $our 20. les membres de la section l?ont suspendu par les bras. La $our !() pendant longtemps ne s@est #amais basé sur la torture pour condamner un état elle combinait le traitement inhumain et dégradant dans les année -. la cour n@a plus hésité a condamner les états pour torture . l?e!position au! bruits. $es actes rev#taient d?un caractère grave et cruel et qu?ils étaient volontaires et cela avaient causé des souffrances aigPes. $ette tec nique consistait à imposer au! détenus avant l?interrogatoire la tenue debout contre un mur. l?2tt Turc a été condamné pour torture pour des actes infligés à un individu. >: . Cci nous sommes dans le cadre de technique d@interrogatoire utilisé par les forces britanniques pour lutter contre l@CB? en Crlande. 5 c?est un acte qui inflige volontairement des souffrances aigu^s p ysiques ou mentales à une personne umaine et qui est e!écutée à l?instigation ou avec le consentement d?une personne agissant à titre officiel 6. 2lle va considérer que ce traitement est in umain . 2lle a une dimension conventionnelle car La torture a été définie dans la convention contre la torture qui a été adoptée par l?assemblée générale de l?8KA le 9 0écembre *@=4. La $our n?a pas qualifié tous ces actes d?in umains et a qualifié certains de dégradants . >. La torture La torture demande une degré supplémentaire " l@atteinte " la dignité humaine. la $our a qualifié de traitement et de peine in umain une sanction disciplinaire qui a été affligée à l?appelé de l?armée de manière délibérée et qui a eu pour conséquence de provoquer non seulement des souffrances mais son invalidité.(GD2E vs Eussie. s@applique et est nécessaire aux conditions de détention des détenus. La $our a condamné la Turquie pour acte de torture+ arr#t du *= décembre *@@&. L?arr#t du 9 Luillet 1''& $.] $es techniques qui sont emplo&ées sont dégradants car elles sont de nature " créer cheK la victime des sentiments de peur d@angoisse d@infériorité propre " les humilier " les avilir et " briser éventuellement leur résistance ph&sique ou morale. 8n a vu qu?on appliquait l?article 9 à des personnes qui étaient libres mais ce qui va nous intéresser est l?applicabilité de l?article 9 au! personnes détenues privées de liberté. battu et l?ont soumis à des déc arges électriques.0 Crlande vs Bo&aume%Fni c@est un des premiers arr*ts de la cour !() sur ce point. la privation de sommeil et la privation de nourriture. La $our 20. l?encapuc onne ment. 8n a quitté l@humiliation on a une véritable atteinte au corps avec une idée de souffrance. les actes de violence qui ont été commis par les officiers de police+ des coups multiples et intenses. (FC8Y vs Turquie. c?est %% .c?est la cour qui a du définir cette notion qui a été longtemps utilisé pour torture.1!L8AF7C vs 9B?7$! l@!tt 9ran<ais a été reconnue coupable de torture policière pendant une garde " vue la $our va qualifier d?acte de torture. La 9rance a été condamnée pour acte de torture: arr*t du :0 5uillet +--. $es actes étaient volontaires et ils ont provoqué des souffrances d?une intensité et d?une cruauté particulière.] car il afflige aux individus de manière volontaire de vives souffrances ph&siques et morales qui ont entrainées des troubles ps&chiques aigus.

l?isolement total. de la $!() la pratique s&stématique de fouille intégrale qui comprenait la fouille anale+ arr#t du *1 juin 1'':. $et arr#t vient à la suite d?un arr#t du $2 qui s?était prononcé le = 0écembre 1'''.E2E8T vs .rérot ou le $2 avait estimé que les fouilles intégrales répétées étaient légales.. La $our va faire une distinction dans un arr#t du = Luin *@@@. on va distinguer entre l?isolement en quartier disciplinaire d?une part -qui est décidé pour des motifs de sécurité.rance. il y a un rapport annuel. Le $2 dans un arr#t du *4 Kovembre 1''=.rance. 2L C. la cour !() a #ugé contraire " l@article . ce qui a été condamné ici était le caractère arbitraire et non justifié de ces fouilles intégrales. elle va prendre en considération la durée de l@isolement la rigueur l@isolement son ob#ectif et ses effets sur le détenu. Le $2 a jugé la pratique disproportionnée.. 2n l?espèce. Il y a des conditions d? ygiène. de la $!() dans arr*t du :3 Actobre :. Le $2 a refusé le contr>le des mesures pénitentiaires pendant longtemps car cela était considérées comme des G8I. L@!tt doit également ne doit pas isoler de manière absolue son détenu+ la mise en cellule disciplinaire. L?obligation négative de l?2tt L@Ntat ne doit pas limiter ou emp*cher l@exercice d@un droit garantit au détenu l?état ne doit pas soumettre le détenu à des conditions de détention qui serait contraire à l?article 9 de la $onvention 20. $ela signifie que l?e!écution de la peine ne doit pas soumettre l?individu à une détresse ou à une épreuve d?une intensité telle qu?elle e!céderait le niveau inévitable de souffrance in érent à la détention. Lorsque la $our doit juger une affaire d?isolement d?un détenu. n?a pas estimé que ce placement en cellule d?isolement méconnaissait l?article 9 de la $onvention 20. il a été mis en isolement = ans et 1 mois et pour autant la $our 20... le statut de détenu entraine une souffrance inévitable pour autant l?e!écution de la peine ne doit pas soumettre le détenu à une détresse ou une épreuve d?une intensité telle qu?elle e!cellerait ce niveau de souffrance inévitable. La cour 20. $ela n?était pas contraire à l?article 9 de la $20. le dt des prisonniers est récent et a été proclamé avec son article . *..L MF(L? vs Pologne la cour va consacrer le « dt de tout prisonnier " *tre détenu dans des conditions qui sont compatibles avec le respect de la dignité humaine ». de protection ou de discipline/ et d?autre part. il va conditionner la légalité des fouilles corporelles intégrales " deux conditions: il faut que la fouille soit nécessaire et il faut que les modalités retenues pour la pratiquer soient proportionnées. Il s?agissait d?un détenu auquel l?administration pénitentiaire avait décidé de le soumettre à un régime de fouille corporelle intégrale filmée et avait lieu entre 4 et = fois par jour car il se rendait au tribunal pour son jugement. Les conditions de détention va créer envers les Ntats deux sortes d@obligations: une obligation négative et une obligation positive. . G2CCIK( vs Italie. $e dernier est celui selon la $our. 5 compte tenu des mesures prévues pour protéger l?intimité et la dignité des détenus et eut égard des contraintes particulières afférant au fonctionnement des établissements pénitentiaires 6. .. qui détruit la personnalité et qui constitue une sorte de traitement in umain qui ne serait se justifier par les e!igences de sécurité ou tout autre raison. des modalités d?emprisonnement.devenu un sujet d?actualité dont l?association étendard est l?8I3 -organisation Internationale des prisons/. indique que l?individu %& . (errière cette obligation on a deux idées: l@Ntat ne doit pas humilier ou rabaisser d@avantage le détenu et ensuite l@Ntat ne doit pas isoler de manière absolue son détenu le sortir du groupe sociétal. le $2 va accepter de plus en plus le contr>le de la légalité et va renforce son contr>le quant à la légalité de l?article 9 de la $20. E(GIE2Z C(K$. (vec l?influence de la $our 20. L@Ntat ne doit pas humilier ou rabaisser d@avantage le détenu.(KK(8Y. 2lle va ainsi considérer dans une affaire du 4 Luillet 1''&.2Z vs ...

(@une part l@!tt doit s@assurer que les conditions de détention sont convenables et d@autre part il va garantir la santé de son détenu. La $20. Il y a des actes de la vie privée qui peuvent rentrer dans le domaine de l?article 9. $e qui posait problème était les trajets. La $our 20. les établissements pénitentiaires ont une titre obligation+ Ils doivent administrer les soins médicau! nécessaires et adéquats en faisant appel à des médecins. 1i #amais un !tt propose des conditions non convenables. la déclare comme travailleuse indépendante et lui demande 4' ''' euros de rappel de cotisation. la $our va condamner la notion de prostitution contrainte car cela est incompatible avec la dignité de la personne in umaine. $es avocats vont plaider la prostitution contrainte car le seul moyen pour elle de payer cette %' . a condamné la . ils ne doivent pas maintenir en détention à l?individu propagé ou malade.évrier 1''9. c?est ce qui s?est passé dans un arr#t du *= (vril 1''*. L?article 9 s?applique dans le secteur répressif. 2!+ arr#t de la $our 20. 1. La $our condamne la . La $our administratif d?appel de 0ouai du *1 Kovembre 1''@.. TE2GDL(Y vs . La jurisprudence de la $our 20.. ** Ceptembre 1'':. La $our a qualifié de traitement dégradant contraire à la dignité umaine les modalités d?emprisonnement du requérantB le requérant était enfermé -confiné/ dans une cellule surc auffée avec l?obligation de partager sa cellule -qui est au départ une cellule individuelle/ avec un autre détenu et cette cellule comportait un toilette dépourvu de dispositif permettant de s?isoler. Il se verra condamné par la cour. il est placé en cellule disciplinaire et il est sorti dans un état lamentable. Le Eoyaume"Ani a été condamné en 1''* dans un arr#t du 9 (vril 1''* F22K(K vs Eoyaume"Ani./. L8EC2 vs 3ays D(C elle a qualifié la peine de dégradante et in umaine car les mesures de sécurité qui entouraient ce placement en isolement disciplinaire étaient e!cessivement rigoureuses et il était pratiqué sur le détenu des fouilles corporelles intégrales ne reposant sur aucun motif sécuritaire. Troisième obligation concernant la santé+ l?administration pénitentiaire doit adapter la détention au détenu malade+ 14 8ctobre 1''&. TIK$2KT vs . il ne pouvait ni se déplacer. 2n l?espèce. La .. il est intéressant de voir si les juridictions acceptent de voir s?appliquer l?article 9 au! actes de la vie privée. 322EC vs Orèce.. La deu!ième obligation. faire des promenades. va influencer notre système interne concernant la mise en cellule disciplinaire.était dangereu!. La cour a reproc é au Eoyaume"Ani de na pas avoir prodigué les soins nécessaires au détenu et qu?il avait fait subir un traitement et une peine in umain et dégradant au détenu. L@!tt doit assurer la santé à ce titre. elle va condamner les 3(YC D(C dans un arr#t du 4 . et le $2 vont accepter d?appliquer l?article 9 à des actes de la vie privée. ( contrario.rance. Ane femme. la $our 20. que sa personnalité pouvait poser quelques problèmes et elle indique surtout que l?isolement n?était pas complet et total -il pouvait avoir des visites. Sgée de <' ans. Il n?était pas suivi durant sa détention. La détention a fait une b#tise. l?administration pénitentiaire avait incarcéré un individu paraplégique. la cour n?a pas ésité à condamner l?2tt car elle offrait des traitements dégradants dans l?établissement pénitentiaire. ni quitter sa cellule.rance pour un traitement dégradant et in umain. l?AEC(. L?obligation positive de l?Mtat L@!tt doit s@assurer que les conditions de détention sont conformes au principe du respect de la dignité humaine. Ane telle situation faisait endurer à l?individu une souffrance qui va au" delà de ce que comporte une peine de prison.rance pour avoir maintenu en détention un détenu malade d?un cancer et qui était contraint à des transferts réguliers en milieu ospitalier afin de suivre sa t érapie.. qui désire s?en sortir et fait appel à différente association. dans l?arr#t G8AIC2L vs .. La Orèce s?est vu condamner par la $our 20.rance s?est vu condamné le *4 Kovembre 1''1.rance.rance. le détenu était non seulement atteint de paranoXa et avait de grosses tendances suicidaires. n? ésite plus à condamner l?2tt lorsqu?il n?offre pas des conditions de détentions compatibles avce la dignité umaine.

le peuple fran%ais proclame à nouveau que tout #tre umain. . trois lois sont votées en *@@4. 0ès lors. 2n revanc e ce qui est interdit dans l?Mtat fran%ais est le pro!énétisme. L?arr#t du $2 en date du 1& Ceptembre 1''<. Il s?est servi du préambule de la $onstitution de *@4&+ 5 (u lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d?asservir et de dégrader la personne umaine. notamment le traitement dégradant et umiliant.. sans distinction de race. Le juge des tutelles intervient et donne alors son aval à l?intervention. $ette double saisine va permettre au conseil constitutionnel d?élever au rang constitutionnel le respect de la dignité umaine. ne considère pas que la prostitution non contrainte est un traitement in umain et dégradant au titre de l?article 9 de la $onvention 20. 3 ilippe C2OAIK. elle est relative au traitement des données nominatives ayant pour fin la rec erc a dans le domaine de la santé. La . en indiquant que des garanties ont été prises. Le gouvernement D2E2O8T8Y a déposé devant l?assemblée nationale son te!te en première lecture le 1< Kovembre *@@1 et le te!te n?a été adoptée le *< Luin *@@4.rance. (ssociation collective contre l? andop obie -peur de l? andicape/ possibilité donnée par le code de la santé publique dans son article L1*"19"1 la possibilité de stériliser une personne majeure andicapée . . La reconnaissance constitutionnelle du principe $?est une principe asseH récent vu qu?il va apparaWtre en *@@4 en . de religion ni de croyance.L’intégration du droit au respect de la dignité en droit interne >+. Le $2 a refusé l?application de l?article 9 de la $onvention 20. Ane fois la loi adoptée. Il a été saisi 5 classiquement 6 par l?opposition et il a été également saisi par le président de l?assemblée nationale. elle la tolère. La stérilisation sur une personne andicapée majeure n?est possible que si l?utilisation d?un contraceptif est contre indiquée.] La seconde loi est relative au respect du corps umain . ce n?est pas un traitement in umain et dégradant comme l?entend l?article 9 de la $onvention 20. $ette dernière va se lancer dans la législation des 5lois bioét iques 6. $ela n?a pas été accepté par la cour. possède des droits inaliénables et sacrés 69 Le conseil constitutionnel va e!tirper du préambule de *@4& le respect de la dignité umaine+ la révélation de ce principe est compris dans le deu!ième considérant. elle ne condamne pas la prostitution et ne l?interdit pas..] la cour laisse une marge d?appréciation nationale. $?est une mesure qui n?a pas pour objet de favoriser la stérilisation des personnes andicapées. Section 2. Il n?e!iste aucun consensus européen dans la matière.] (tteinte a la dignité a la personne umaine et serait synonyme de traitement in umain et dégradant 2n revanc e la $20. %- .cotisation serait de se prostituer. le $onseil constitutionnel a été doublement saisi. il y a eu des amendements qui ont été déposées et la majorité n?était pas écrasante sur ces te!tes. L?2tt fran%ais considère que la prostitution est contraire à la dignité umaine mais pour autant..] La première ne pose pas de problème. .rance est un 2tt abolitionniste de la prostitution vu qu?elle est signataire de la convention des Kations Anis pour la répression de la traite des #tres umains et de l?e!ploitation de la prostitution d?autrui en date du 1 0écembre *@4@ -1< états signataires/ et qui ouvre par ce préambule 5 la prostitution est incompatible avec la dignité et la valeur de la personne umaine 6 Le cas de certains traitements médicau!+ on s?est posé la question d?appliquer l?article 9 de la $20.] la troisième est relative au don et à l?utilisation des éléments et produits du corps umain à l?assistance médicale à la procréation et au! diagnostiques prénatales Le gouvernement et le parlement ont eu beaucoup de mal a accepté ces lois. les 2tats membres de l?A2 qualifie la prostitution comme il l?entend.

La mairie saisie le $2 en appel et va rejeter la décision du T(. Le requérant fait valoir qu?elle ne peut pas #tre e!tradée car l?e!tradition serait contraire à sa dignité car elle serait trop Sgée. 2n l?espèce. 0ans un arr#t de Luillet 1''@.Les lois bioét iques vont avoir pour conséquence de créer un nouvel article dans le code civil+ article *&+ 5 la loi assure al primauté de la personne. malgré la rémunération substantielle de cette personne et m#me en l?absence de circonstance locale particulièreB il y a bien atteinte à l?ordre public. sécuritéB dans son arr#t les .ilms LAT2CI( va ajouter la moralité/ qui est la dignité humaine. arr#t anonyme. une endoscopie et on lui a obligé la présence d?un surveillant. Le $2 va nous indiquer que malgré le consentement de la personne atteinte de nanisme. Actobre +--/ avec l@arr*t $A88F7! (! 8AB1?7D 1FB ABD2. malgré les mesures de sécurité. pour protéger la dignité de la personne umaine. Les #uridictions ordinaires avaient parlé " demi mot de la dignité humaine. le juge s?estime compétent pour protéger une personne qui ne l?a pas demandé. salubrité. il va vérifier que la procédure d?e!tradition n?est pas contraire au principe de la dignité. $e sont des particuliers qui se sont comportés contrairement au respect de la dignité umaine m#me s?il y avait le consentement de la personne atteinte de nanisme. contractuelle et commerciale. $e dernier est sous contrat. 0ans cet arr#t. >:. 2!emple+ arr#t du 9 0écembre 1'*'. An tel spectacle doit avoir lieu sur la commune de G8EC(KO CAE 8EO2. L?attraction de lancé de nain porte atteinte à la dignité umaine. de provocation d?e!plosion et pour tentative d?assassinat. le $! va venir grossir les composantes de l@ordre public il va venir rajouter une <ème composante à l?ordre public -traditionnellement l?ordre public est composé de 9+la tranquillité. Le maire de la discot èque décide d?interdire la tenue du spectacle au motif des pouvoirs de police général et le maintien de l?ordre public. 0orénavant l@ordre public a une cinquième composante qui est la dignité humaine. $e dernier est embarrassé car il y a une atteinte à la dignité umaine mais il n?y a pas d?atteinte à l?ordre public. il s?agissait d?un détenu qui allait passé un e!amen médical. J. $e détenu a invoqué l?atteinte à l?intimité %. Le $2 n?a pas retenu l?atteinte à la dignité umaine et la personne a été envoyée en (llemagne. consentant et est rémunéré de manière substantielle. Le T( de Tersailles conclu qu?en l?absence de circonstances locales particulières le maire a e!cédé ses pouvoirs. 0es tapis sont posés pour récupérer le nain. $e concept de dignité umaine est très vaste et peut #tre dangereu!. Le $2 va considérer que le nain est un objet et c?est parce qu@il est handicapé qu@il est au centre du spectacle. n?a pas censuré l?Mtat mais à censuré l?action des personnes privées. Le $2. les applications au principe ?. La société qui organise le spectacle saisie le T( pour demander l?annulation de cette décision. $?est un spectacle qui vient d?(ustralie et le lancé de nain est e!ploité à des fins commerciales. $et arr#t pose le problème de la subjectivité et de la définition de la dignité umaine. il s?agit de l?organisation d?une attraction le lancé de nains qui consiste à projeter le plus loin possible un nain rev#tu d?un costume qui lui permet non seulement de l?attraper et qui est rembourré. interdit toute atteinte à la dignité de celle"ci et garantie le respect de l ?#tre umain dès le commencement de sa vie 6. Les diverses utilisations du principe *. . 0evant la juridiction administrative Le juge administratif est très attentif au respect de la dignité umaine dans l?e!tradition.rance d?e!trader une personne pour deu! raisons+ pour des faits d?incendie criminel. La consécration du principe par la #uridiction administrative $?est le $2 qui va ouvrir le « bal ». Le $! ouvre cela le :. Le $2 porte atteinte au respect de la liberté individuelle. l?(llemagne demande à la .

elle qualifie le droit comme étant la « valeur supr*me dans l@échelle des droits de l@homme au plan international ». ces convois en direction des camps de transit qui ont facilité l?élimination et les persécutions antisémites. c. l?a qualifié dans un arr#t CTE2L2TZ. L?article 1 )* *. La protection de la vie 5 Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. il y avait atteinte à la dignité umaine pour le spectateur et pour les participants 6. Le droit " la vie est considéré comme un droit fondamental il conditionne tous les autres droits.&rticle 2 !#$% *. La mort ne peut #tre infligée à quiconque intentionnellement. 1. free fig t+ @ Luillet 1'*' $(K(L _. Chapitre 2. L?arr#t du *& . sauf en e!écution d?une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas oI le délit est puni de cette peine par la loi. 3our assurer la défense de toute personne contre la violence illégale b. des atteintes aussi bien provenant d?un #tre umain %/ . Le $2 Le $2 a distingué entre ce que l?Mtat fran%ais était obligé de faire et les autres. 2n revanc e le $2 reconnaitra comme portant atteinte à la dignité umaine les combats de F*.et à la dignité umaine. $ela signifie que c?est au r>le du législateur et plus précisément de l?Mtat. la cca énonce que l?e!position de cadavre a finalité commerciale doit #tre interdite car elle porte atteinte à la dignité umaine.évrier 1''@. sauf en e!écution d?une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas oI le délit est puni de cette peine par la loi. >+.. La mort n?est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas oI elle résulterait à un recours à la force rendu absolument nécessaire+ a. L?état va protéger toute atteinte à l?encontre de la vie. le $2 a condamné $anal _ pour avoir diffusé de tel combat car le $C( avait posé une interdiction. Le conseil d?2tat 5 eu égard à la violence des coups portés et à la détresse des participants. 0evant la juridiction judiciaire La cca va considéré qu?il y a une atteinte à la dignité umaine lorsque l?autorité publique procède à un prélèvement biologique lorsque cela est fait en garde à vu sans contr>le de l?autorité judiciaire et sans que cela ne soit nécessaire au besoin de l?enqu#te. La ca a considéré qu?il n?y avait pas d?atteinte à la dignité umaine car on ne reconnaissait pas la personne et que la p oto était prise de loin. ne sera pas considéré comme une atteinte à la dignité umaine pour la ca d?(O2K le fait pour un quotidien local de mettre en première page de son édition la p oto d?un pompier agonisant. $ela est la m#me c ose pour une e!position de cadavre. $?est à l?Mtat de protéger le droit à la vie.Le droit à la vie Section 1. 3our effectuer une arrestation régulière ou pour emp#c er l?évasion d?une personne régulièrement détenue. 6 Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. F2CCL2E et MB!11 vs ?llemagne en date du :: 8ars :.+. La $20. La mort ne peut #tre infligée à quiconque intentionnellement. Le $2 a refusé l?atteinte pour des raisons de sécurité. Le droit " la vie puisqu@il est proclamé par la $!() il doit *tre garantie. L@article : de la $onvention !() (. Le droit de toute personne " la vie est protégé par la loi. 1. 3our réprimer conformément à la loi une émeute ou une insurrection. 2n revanc e. l?Mtat fran%ais a été condamné pour ces arrestations. $es derniers sont en rupture absolue avec le respect du principe de la dignité umaine. L@intangibilité au droit " la vie est relative il existe d@importante restriction.

La Turquie a été condamnée du fait qu?elle n?avait pas mis en plave toutes les mesures nécessaires pour la protection de ses ressortissants. La peine de mort La première condition pour que la peine de mort soit légale. l?état doit protéger la vie contre des agissements criminels d?autruiB c?est donc l?autrui qui est dangereu!. que la justice n?était pas synonyme de l?élimination et puis surtout l?erreur justicière n?est pas réparable. 0e plus.Actobre +-0+. Tout d?abord. ce dernier l?a tué. 0ans cette perspective de protection. en effet. Les abolitionnistes avaient comme t èse que le caractère e!emplaire n?avait pas été prouvé .. Les 2tats"Anis n?obligent pas les 2tats fédérés à interdire la peine de mort. ( été adopté le 3rotocole numéro & du 1& (vril *@=9 qui énonce que 5 la peine de mort est abolie. du *& décembre 1''&. Ane affaire de la $our 20./. L?abolition de la peine de mort !n 9rance la peine de mort a été le combat de Bobert J?(C7=!B il a défendu le dernier condamné " mort fran<ais. L?Mtat italien pouvait faire sortir cet individu mais il devait le surveiller. La $our va ré%énoncer les deux conditions et va nous dire d@une par " propos du tribunal que la peine de mort doit *tre prononcée au terme d@un procès équitable -article & de la $20. An état peut infliger à un de ses ressortissants la peine de mort lorsque ces deu! conditions sont remplies../. AF a été condamné par la cour car il a placé un jeune détenu dans une cellule oI il y avait un détenu dangereu!. 0ans un arr#t du *4 Gars 1''1. 20\(EC vs AF. la Turquie a été condamnée par la $our car elle n?avait pas mis en place les mesures nécessaires pour sécuriser un c amp qui était à coté d?un village et qui était rempli de mines anti"personnelles. L?Mtat ne doit pas faire en sorte de mettre en danger la vie de ses ressortissants. ( coté de la $20. 9. il faut que cette sentence soit rendue par un tribunal et qu@elle soit légale. cela a soulevé de nombreu! débats. T(KEIDILIE vs Turquie.. 2!emple+ l?Italie a été condamné pour n?avoir pas protéger la vie d?autrui. 1i ces deux conditions sont remplies la peine de mort est légale. La peine de mort a été abolie par la loi du . on a reproc é à la Eussie de ne pas avoir mis en 7uvre des mesures de sécurité nécessaire pour protéger des abitations situées dans une Hone à risque qui ont été totalement dévastées lors d?une coulée de boue. il y a le 3acte International Eelative au! droits civils et politiques de *@&& qui dispose que la peine de mort peut #tre affligée par les 2tats pour les crimes les plus graves. 3our les partisans de la peine de mort. La $our 20. Il y a deu! c oses intéressantes. aucune &2 . La $our !() s@est prononcée sur la possibilité de déroger au droit " la vie dans un arr*t A$?L?7 vs =urquie du +: 8ai :. il faut que cette sentence soit prévue par la loi. 1. G(CTE8G(TT28. il était claire que cette pratique avait un caractère dissuasif car elle éliminait les individus dangereu!. cependant. Con interdiction a été consacrée constitutionnellement à l?article &&"* de la $onstitution+ 5 nul ne peut #tre condamné à la peine de mort 6.. D80(Y2T( vs Eussie. La peine de mort est la possibilité de déroger volontairement au droit " la vie. arr#t de la $2 du 14 8ctobre 1''1. nul ne peut #tre condamné à une telle peine ni e!écuté. il y a toutefois l?article 1 alinéa * de la $onvention 20. An autre arr#t du 1' Gars 1''=. l?Italie a été condamnée car elle n?a pas su protéger l?un des ses ressortissants. un de ses ressortissants est mort à la suite d?un cambriolage perpétré par un détenu dangereu! en permission de sortie. la $our supr#me a interdit la peine de mort en 1''1 à l?encontre des personnes andicapés mentau! et en 1''< à l?encontre des mineurs. l?état doit surveiller toute les personnes qui sont sous son autorité afin qu?elles ne portent pas atteinte au droit à la vie et de leurs droits à la vie -les suicides en prison/.que de l?état. m#me si elle est majoritairement contre la peine de mort.

&1 . La $our 20. D. la cour va considérer comme disproportionné le fait de disperser une foule à l?aide d?une mitraillette+ OAL2$ vs Turquie 1: Luillet *@@=. il y a l?ITO. Il faut que des tests médicau! fournissent une preuve formelle que l?enfant risque de naitre avec de graves malformations ou risque d?#tre atteint d?une affectation mentale grave. $ette interdiction est constitutionnelle à l?article 4'. Il faut que la santé mentale ou p ysique de la mère ou de l?enfant en gestation soient en périls et que ce danger résulte de la poursuite de la grossesse. 2lle va considérer comme étant proportionné la mort de terroristes tués par des officiers de police qui pensaient que ces terroristes avaient perpétués un attentat+ G($ $(KK vs AF 1: Ceptembre *@@<. >:. $?est l?article L11*9"* du code de la santé publique. Ane femme qui sou aite subir un ITO doit faire une demande à son médecin qui doit l?informer des risques qu?elle encourt et doit également lui fournir des informations sur les aides que l?2tt pourra lui apporter si elle sou aite garder l?enfant. il faut que cela soit proportionné. Le caractère non absolue du droit " la vie a. en *@:< quand la loi a été votée on avait *' semaines. 6 L?Mtat peut tuer dans trois conditions.9 de la constitution Irlandaise. L?article 1)1 5 La mort n?est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas oI elle résulterait d?un recours à la force rendu absolument nécessaire+ a/ pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale B b/ pour effectuer une arrestation régulière ou pour emp#c er l?évasion d?une personne régulièrement détenue B c/ pour réprimer..I vs AF.. 0ans un arr#t du 1 Gars 1'*'. 2n . *@:< avec Cimon T2IL droit à l?ITO. ( l?inverse le Eoyaume"Ani va autoriser l?ITO en invoquant le droit à la femme de disposer de son corps jusqu?à à la 14ème semaines de grossesse. 8n a beaucoup critiqué le deu!ième cas. elle intervient à n?importe quel moment de la grossesse soit lorsque la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme. 2n revanc e. Lusqu?en *@19 c?est un crime et jusqu?en *@:< c?est une délit. Le 4 Lanvier 1''* cela est porté à *1 semaines.réserve ni dérogations ne sont tolérées 6. Les 2tats peuvent porter atteinte au droit à la vie dans trois casB il y a des conditions. la $our va vérifier le but poursuivi par l?état et va vérifier l?intensité du danger pour les vies umaines. la cour va estimer que les termes traitements in umains et dégradants de l?article 9 de la $onvention 20. doivent inclure la peine de mort car quelque soit le mode d?e!écution anéantir la vie implique des souffrances p ysiques. 2n revanc e. 2st"ce que le droit à la vie protège l?embryon umainN Il y a des 2tats qui ont répondu à ces questions comme l?IrlandeB elle interdit la pratique de l?ITO sauf danger pour la mère. $?est ce qu?on appelle l?interruption médicale de grossesse. Le fait que le condamné connaisse la date de sa mort de fa%on anticipée entraine des souffrances psyc ologiques. L?avortement L?avortement s?est un processus médical qui consiste à mettre fin à une grossesse afin de ne pas donner naissance à un enfant. va alors se battre sur un autre terrain celui de l?article 9 de la $onvention 20. Tous les états signataires de ce protocole ne peuvent plus se prévaloir de l?article 1 alinéa * de la $onvention 20.rance. La loi ITO prévoit deu! cas. article 11*1"* du code de la santé publique. Le soucis de l?avortement par rapport au droit à la vie est la question du point de départ au droit à la vie. Le premier cas est avortement t érapeutique. le caractère absolue au droit à la vie tombe avec l?article 1)1 de la $20. une émeute ou une insurrection.0. (L"C((088K et GA. soit lorsqu?il e!iste une forte probabilité que l?enfant à naitre soit atteinte d?une maladie incurable. conformément à la loi.. $e protocole n?a pas été signé par tous les états. (près l?avortement t érapeutique.

2lle doit ensuite consulter un établissement de conseil familial et a trois semaines pour cela. les auteurs de la saisine lui disent que l?ITO est contraire à l?article 1 de la $20. le conseil constitutionnel va se contenter de dire que cette loi n?est pas contraire ni à un principe à valeur constitutionnel ni à un principe fondamental reconnu par la Eépublique. Il y a un autre type d?avortement qui sont les avortements médicamenteu! qui sont au nombre de 1 qui sont prévus par un arr#té du ministre de la santé en *@== et en *@@@. − cela concerne les personnes qui sont sous l?autorité de l?Mtat. 5 Il n?est ni sou aitable ni m#me possible actuellement de répondre dans l?abstrait à la question de savoir si l?enfant à naitre est une personne au sens de l?article 1 de la $20. Toutefois. l?arr#t 32EE$A$. Il appartient au médecin de décider si oui ou non on va à l?encontre du droit au suicide et du coup. c?est au pouvoir constituant cad l?Mtat. 0e plus. 2n *@:<+ ITO I. Il va estimer qu?on peut consacrer le droit à la vie dès la grossesse mais ce n?est pas un droit absolu ainsi on peut y déroger dans certains cas prévu par la loi. $onfédération Kationale des associations familiales cat oliques et autres. (rr#t de la cca du 1@ (vril *@==. $?est une protection contre lui" m#me. le $2 va affirmer que l?ITO n?est pas incompatible avec l?article 1 de la $20. $?est ce que va dire le $20. le droit au suicide est encadré et il connait quelques limites. la pilule du lendemain peut #tre prise dans les 9 jours. Ci le parlement refuse cela. Le conseil constitution dans sa décision loi bioét ique de *@@4 va refuser de créer un nouveau principe à valeur constitutionnel qui serait le respect de tout #tre umain dès le commencement de la vie. loi du 4 Gars 1''1+ 5 loi anti perruc e 6+ 5 nul ne peut se prévaloir d?un préjudice du seul fait de sa naissance 6. La parlement a voté une loi à le suite de cet arr#t. Le conseil constitutionnel ne va pas faire grand c ose. Il revient au parlement de légiférer. 8n peut se poser la question de l?éc ec de l?avortement. $ela est prévu à l?article 09@' du code de procédure pénale qui permet de nourrir en force un détenu qui ferait la grève de la faim. dans un arr#t Gmr T8 vs . principalement les détenus. − La deu!ième limite concerne l? ypot èse d?une personne qui voudrait aider quelqu?un à se tuer. L2 D8KKI2$ s?agissant du livre 5 Cuicide Gode d?2mploi 6. il a eu trois fois à se prononcer sur ce sujet. La première est la pilule EA4@'. La deu!ième est le K8EL2T8. fin 1'*' concernant une femme anore!ique oI on a considéré que c?était une atteinte à la dignité umaine de ne pas la nourrir de force. 0ans sa décision ITO 1 en 1''* qui allonge le délai. elle peut #tre pris dans les < premières semaines de la grossesse. La cca a a non seulement réparé le dommage subit par les parents du fait de la naissance de l?enfant malade mais également la cour a accepté de réparer l?enfant.. Glle E. La personne qui &2 . 2st ce que en cas d?éc ec de l?avortement. Le suicide Le suicide n@est plus considéré en 9rance comme un délit pénal depuis la Bévolution. (vant. il considère que la naissance d?un enfant à la suite d?une ITO éc ouée ne peut pas #tre génératrice d?un préjudiceB 0ans la m#me lignée. $?est le seul droit oI vous sereH puni si vous aideH à l?e!ercer.. on faisait un procès au! cadavres pour avoir commis un 5 omicide de soi m#me 6.2 du *: novembre 1''' de la cca. elle fera une confirmation écrite à son médecin. 0u coup. il répète qu?il n?a qu?une compétence d?attribution et qu?il n?est pas là pour régler un problème moral ou ét ique. Les médecins bénéficient une clause de conscience si il ne sou aite pas pratiquer l?ITO. 2lle a consacré le droit de ne pas naitre. 2nfin.. b. Le $onseil constitutionnel va refuser le contr>le de conventionnalité car il énonce qu?il fait du contr>le de constitutionnalité. $?est parce l? omme est détenteur de liberté qu?il peut mettre fin à ses jours librement. $?est au! 2tats qu?il appartient de délimiter le droit à la vie 6. (rr#t de la $20. la mère et l?enfant peuvent obtenir réparationN $?est le $2 qui va tranc er cela dans un arr#t du 1 Luillet *@=1. éc ouer la volonté de l?individu. 0ans un arr#t du 1' 0écembre *@@'.rance du = juillet 1''4. cela va retomber sur le $2.

(vec la loi du 9* 0écembre *@=: avec les articles 119" *9 à 119"*< du code pénal qui puni la provocation au suicide d@autrui et qui puni également la commercialisation ou la publicité en faveur de produits. le médecin doit informer clairement le patient et il faut aussi l?avis d?un autre médecin. 0ans l?article ****"** du code de la santé public qui va prévoir que 5 toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas oI elle serait un jour ors d?état d?e!primer sa volonté. 1. $ette commission va contr>ler les conditions de minutie et va pouvoir en cas de doute. Les critères de minutie+ le médecin doit #tre sur que la personne malade a demandé à mourir et il faut que le médecin soit persuader que les souffrances soient insupportables à la personne concernée. cette interdiction est retrouvée dans le code de déontologie des médecins qui interdit strictement de pratiquer l?eut anasie. 2n .avait donné des conseils à un lecteur qui avait apprécié son livre a été condamné à non assistance en personne en danger. 6 L@euthanasie active. *. $ette commission donne son aval à l?eut anasie. 2lles sont révocables à tout moment. 2n matière d?eut anasie active. $ela se fait dans deu! cas+ • l? omicide commis sur demande de la victime • l?assistance au suicide 0e manière traditionnelle. c?est strictement interdit. L@euthanasie passive+ on cesse d?administrer le traitement qui est indispensable à la survie. il faut faire la distinction entre l?eut anasie passive et l?eut anasie active. cet article dispose que lorsqu?une 5 personne en p ase avancée ou terminale d?une infection grave ou incurable quel qu?en soit la cause décide de limiter ou d?arr#ter tout traitement. l?information des conséquences de sa décision. $es directives anticipées indiquent les sou aits de la personne relative à sa fin de vie et concernant les conditions de l?arr#t du traitement.rance. Il condamne celui qui met fin au! jours d?un autre et le code pénal puni également celui qui assiste au suicide sauf lorsque ces deu! actes seront réalisés par un médecin 5 qui satisfait certain critères de minutie et il averti le médecin légiste de la commune 6. L?eut anasie L@euthanasie c@est la mort provoqué dans le but d@abréger les souffrances d@un malade. Le droit à l?eut anasie pourrait #tre définie comme la volonté d?un individu de voir abréger ses souffrances grSce à l?intervention d?un tiers qui apporte à sa demande de mettre fin à ses jours une réponse positive. La question de l?eut anasie en .rance Quand on parle d?eut anasie en . avertir le procureur de la Eépublique -le ministère public/. c@est véritablement le fait d@entrainer la mort.rance. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical 6. Il faut en avertir le médecin légiste de la commune car ce médecin est le seul à pouvoir saisir une commission régionale de contr>le de l?eut anasie. 8n retrouve l?accord du malade. Cl & a ici un acte de volonté. d?objets ou de mét ode préconisés pour se donner la mort. l? omicide. le code pénal ollandais condamne le crime. (rticle 11*"* du code pénal. le médecin respecte sa volonté après l?avoir informé des conséquences de son c oi!. La reconnaissance de l?eut anasie+ le cas des 3ays"Das Le droit à l?eut anasie est reconnu au 3ays"Das par une loi du *1 (vril 1''*. c. Il est asseH rare que l?eut anasie soit &3 . il va dépénaliser l?eut anasie et l?autoriser. 8n trouve quelque piste sur cette eut anasie notamment dans la loi du 1< (vril 1''< relative au droit des malades et à la fin de vieB deu! articles du code de la santé public sont énoncés+ l?article ****"*' du code de la santé public. très souvent les faits ne vont pas rejoindre le droit. 5 le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre 6. le fait que la maladie soit incurable comme au 3ays"Das.

La personne majeure+ il y a des conditions très strictes quant à la qualité du donneur par rapport au receveur. Section 2. $e donneur doit #tre informé des risques qu?il encourt et des éventuels conséquences du prélèvement. oncles et tantes. Le geste a été qualifié juridiquement de meurtre et la mère et le médecin ont été mis tous les deu! en e!amenB la mère pour administration de substance to!ique et le médecin pour empoissonnement avec préméditation. on va accepter d?administrer massivement certains produits m#me si cela doit entrainer la mort. Le don des organes et des produits du corps humain Le corps umain est soumis au principe d?indisponibilité+ vous ne pouveH pas vendre ou louer votre corps. Tous pouveH donner votre moelle osseuse à tout le monde. $?est un problème sociétal et le droit a du mal à se faire une place. Quand on traite le don d?organe sur une personne vivante on doit faire la différence entre une personne majeure et une personne mineure.umbert+ tétraplégique. L?indisponibilité est l?interdiction totale de faire commerce de son corps. Le prélèvement sur une personne vivante 8n retrouve le don d?organe dans le code de la santé public au! articles L*19*"* à "<. Il y a au moins 9 médecins. à vos cousins germains. l?interdiction des e!périmentations sur le corps umain. (u parlement. la procédure se termine par un acquittement. La personne mineure+ vous ne pouveH donner que votre moelle osseuse. 2n 1''9 sa mère aidé d?un médecin vont lui adresse une dose massive de médicament pour entrainer sa mort. la réglementation du don soit d?organe ou soit de produits du corps umain et ensuite. Le don d?organe Il est encadré et prévu par le droit fran%ais dans un seul cas lorsqu?il est nécessaire pour sauver des viesB ce qui signifie que le don d?organe est opéré dans le cadre t érapeutique du receveur. il doit ensuite e!primer son consentement auprès du TOI et c?est le juge judiciaire qui vérifie si ce consentement est libre est éclairé. *. (ffaire . Le don est autorisé par un comité d?e!pert. Tous pouveH donner un organe si vous #tes le père ou la mère du receveur mais encore vous pouveH donner un organe à votre conjoint -communauté de vie depuis 1 ans/. 8n va demander aussi &% . Tous pouveH également donner un organe à votre frère ou s7ur et également au! grands"parents. stable et avéré 6. il est conditionné au consentement de la personne libre et éclairé. Le corps umain n?est pas une c ose. Le corps umain ne rentre pas dans l?article **1= du code civil+ 5 il n?y a que les c oses qui sont dans le commerce qui font faire l?objet d?une convention 6. il demandait depuis plusieurs années de mourir. Le consentement peut #tre révocable à tout moment. en plus de l?intér#t t érapeutique du don. >+. Ane ordonnance de non lieu a été rendue à l?égard de ces deu! personnes malgré l?absence totale de doute.poursuivie pénalement et m#me quand elle l?est. Tous ne pouveH pas donner un organe à n?importe qui. il y a la révision bioét ique. (. muet et aveugle. Il e!iste dans cette matière un consensus moral autour de cette idée+ quand la souffrance ou le andicape atteignent des niveau! qui sont difficilement supportables et que l?espoir de guérison n?est plus permis. 8n peut prélever les organes sur deu! types de corps+ le corps d?une personne vivante et le corps d?une personne décédée.La protection du corps humain La protection du corps umain va passer par deu! c oses+ tout d?abord. 8n accepte la sur"médication. $e projet va ouvrir la qualité du donneur en prévoyant qu?on peut donner votre organe à tout individu 5 ayant avec vous un lien affectif étroit.

La présomption de consentement est présente à l?article L *191"* du code de la santé publique+ 5 le prélèvement peut #tre pratiqué dès lors que la personne n?a pas fait connaWtre de son vivant le refus d?un tel prélèvement 6. anonyme. $ette pratique est légale en Delgique et va permettre à une femme e!térieure du couple de porter l?enfant con%u in && . *. le transfert d?embryon et l?insémination artificielle ainsi que toute tec nique des faits équivalents permettant la procréation en de ors du processus naturel 6. Le donneur doit #tre marié. Ces ovules vont #tre fécondées in vitro avec le sperme du mari ou du conjoint. Tout cela s?arr#te si il y a une procédure de divorce en cours. 8n considère que l?aide à la procréation médicalement assisté est un droit car cela est encadré. La loi en préparation annule cette dernière condition et n?e!igerait que la condition de couple. Le don du sperme va différencier le père juridique du père biologique. La procréation médicalement assisté est énoncé à l?article L 1*4* du code de la santé publique+ 5 c?est un ensemble de pratique clinique et biologique permettant la conception in vitro. une mère. Le don du sperme+ l?insémination avec du sperme provenant d?un donneur n?est possible qu?en cas de stérilité du conjoint ou en cas de maladie. Le mari ou le conjoint doit donner son accord pour le don. Il e!iste un registre national pour s?inscrire afin de ne pas donner ses organes. Quant à la receveuse. Tous deveH #tre en couple. c?est la gestation pour autrui. son épouse doit donné son accord. Les deu! personnes doivent #tre en Sge de procréer et doivent #tre vivants. 2lle pr#te son corps pour porter un enfant qui n?est pas le sien. Il y a un soucis moral car les médecins se sont confrontés à l? ostilité des familles. sens strict du terme c?est"à"dire un omme et une femme qui apporte la preuve d?une vie commune depuis 1 ans. Le prélèvement sur la personne décédée Le code de la santé publique autorise le prélèvement d?organe sur un cadavre ou sur une personne décédée+ article L *191"* à "&. si l?une des deu! personnes fait part de son désire de stopper l?aide à la procréation. elle doit #tre mariée ou en concubinage avec quelqu?un de plus de 1 ans et elle doit subir la stérilité de son conjoint ou de son mari. Le don du sperme est gratuit. Le produit de la fécondation va #tre implanté dans l?utérus de la femme ce qui va permettre que la femme inséminée va porter l?enfant et va accouc er. juridiquement. le don de sperme et le don d?ovule Le don du matériel génétique intervient dans l?aide à la procréation. Le droit défini la maternité par l?accouc ement. D. L?aide à la procréation n?a qu?un seul but qui est remédier à une infertilité ou éviter la transmission à l?enfant d?une maladie génétique portée par l?un des deu! parents.bien le consentement du mineur que celui de ses représentants légau!. 3our une personne défunte. Le don du matériel génétique concerne le don du sperme et don des ovules. Ils vont prendre l? abitude de demander au! familles si elles ne voient aucune objection pour prélever les organes sur la personne défunt. il y a une tierce personne au couple qui va donner anonymement ses ovules. 1. la loi va prévoir une présomption de consentement. subir une enqu#te génétique et son sperme ne pourra #tre utilisé que pour *' inséminations pour éviter la consanguinité. ce qui va faire d?elle. La médecine vient pallier à un défaut de la nature. les déc ets naturels -les c eveu! par e!emple/ et le don d?embryon. Le don d@ovule+ il correspond au m#me encadrement juridique que le don de sperme. Le don des produits du corps umain Il y a trois types de produit du corps umain+ le matériel génétique. déjà avoir eu des enfants. Le matériel génétique. Le problème des mères porteuses+ ce n?est pas un don mais le pr#t de l?utérus. Le prélèvement ne se fait que pour des traitements t érapeutiques.

vitro. 2n revanc e. c?est l?article L 11*"4 du code de la santé publique+ 5 il est mis fin au! embryons au bout de < ans 6. >:. 1. Le don d?embryon Lorsque des couples font appel à l?assistance médicale à la procréation. La mère porteuse porte l?enfant et va accouc er de ce dernierB elle devra abandonner l?enfant à la naissance pour le laisser au! parents. les médecins qui sont en c arge de cette assistance vont créer un véritable stoc` d?embryon. le don du sang répond à 4 grands principes+ le volontariat. $?est le juge judiciaire qui décidera de quel couple. L@interdiction des expérimentations médicales La loi va devoir concilier deu! c oses. $ette tec nique permet de pallier au manque d?enfant du couple et des couples omose!uels. si les embryons n?ont pas été adoptés. $es dons ne posent aucun problème car les abandonnés n?ont aucun incident. 9. Les déc ets naturels ou ospitaliers 2st un déc et naturel+ les c eveu!. le lait maternel ou encore le placenta. Le comité consultatif national d?ét ique a rendu un avis le 4 Lanvier 1'*' oI il y a de nombreuses réserves quant à la légalisation de la gestation pour autrui et notamment le comité ne considère pas que la gestation pour autrui est un moyen de pallier à un défaut de la natureB de plus. ils seront également détruits au bout de < ans. ni l?accouc ement • la marc andisation du corps umain Trois types d?argument pour la gestation pour autrui+ • la solidarité entre une femme qui peut porter un enfant et un couple qui ne peut pas porter l?enfant • légaliser mettrait fin au! pratiques clandestines • la liberté individuelle de la femmeB une femme est libre de porter l?enfant d?une autreB c?est son corps. • Il e!iste un danger pour la gestatrice+ la grossesse n?est pas sans risque. La nouvelle loi bioét ique qui est en cours n?a rien prévu concernant la gestation pour autrui.rance. le sang sera donc considéré comme une substance d?origine umaine. Les défenseurs du maintien de cette interdiction font valoir trois arguments+ • la gestation pour autrui parce qu?elle transfère la maternité à une autre va mettre fin à la place primordiale de la grossesse et de l?accouc ement surtout le lien entre la mère et l?enfant. elle va devoir concilier la moralisation des e!périmentations médicales mais également elle devra prendre en compte les nécessités tec niques et médicales. le couple à qui appartient le stoc` d?embryon peut décider de manière anonyme que ces embryons soient accueillis par un autre couple. n?est pas considéré comme un déc et naturel le sang car le prélèvement du sang nécessite une atteinte à l?intégrité p ysique. la finalité t érapeutique et l?anonymat. Ane fois que l?insémination a fonctionné. $ette pratique est pro ibée par le code civil (rticle *&": 5 toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d?autrui est nulle 6 en . la gratuité. instaurer et légaliser la gestation pour autrui aurait pour conséquence de créer un droit à l?enfant au titre du principe à l?égalité. $ela est prévu au! articles *11*"* du code de la santé publique. il reste des embryons qui sont appelés des embryons 5 surnuméraires 6. &' .

Le professeur GIL. Il y a deu! e!ceptions quand l?e!périmentation a pour but un prélèvement d?organe et quand l?e!périmentation est une nécessité scientifique reconnue à condition que l?intéressé ait donné son consentement de son vivant ou que l?accord de ses proc es ait été obtenu. D. La position du $2 est relativement protectrice non seulement de la dignité umaine mais aussi de &- . Il y a trois e!ceptions relatives au consentement+ en cas d?urgence. le $2 a accepté la solution de l?ordre des médecins qui était un blSme. • 3as de contre"partie financière sauf possibilité de verser une indemnité en compensation des contraintes subies. les parturientes -une femme qui accouc e/. (rr#t du $2 GIL. La législation fran%aise a été très lgt muette et il a fallu attendre la loi du 1' décembre *@== qui a été modifié en *@@4 et 1''4. il va estimer qu?est un 3rincipe déontologique fondamental l?interdiction de l?e!périmentation médicale sur les morts.(A du 4 8ctobre *@@*+ ce médecin avait pratiqué une e!périmentation médicale sur un patient en état végétatif c ronique sans avoir recueilli le consentement du patient et de celui de sa famille. le consentement sera donné mais ne sera pas éclairé. le consentement des majeurs sous tutelle ou des mineurs+ si ils sont dans l?incapacité de donner leur consentement. est muette en ce qui concerne l?e!périmentation médicale. il y a eu un vide juridique qui a été pallié en *@@9 par le $onseil d?état dans un arr#t du 1 Luillet *@@9+ GIL. au regard du vide juridique. va créer un nouveau principe général du droit. L?ordre des médecins va lui infliger un blSme et cette sanction sera confirmée par le $2. $e dernier. les personnes ospitalisées et les personnes qui ne sont pas affligées à un régime de sécurité sociale. L?e!périmentation médicale sur une personnes vivante 8n va faire référence au pacte International des droits civils et politiques de *@&& et à son article : dispose 5 qu?il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une e!périence médicale ou scientifique 6 La $20. les mineurs. Cont concerné par l?e!clusion de l??e!périmentation+ toutes les personnes qui sont privée de l?autorité judiciaire. il va considérer qu?il e!iste des principes déontologiques fondamentau!B ces principes sont relatifs au respect de la personne umaine qui s?impose au médecin dans ses rapports avec son patient et qui ne cesse pas de s?appliquer avec la mort de celui"ci. on remplace le consentement du malade par celui de ses proc es. les femmes enceintes. L?e!périmentation médicale sur une personne vivante dans deu! cas+ − l?e!périmentation médicale sur une personne vivante peut #tre pratiquée afin de soigner des sujets malades avec leur consentement libre et éclairé -qui se fait par écrit/.(. $ette loi va créer un régime juridique des e!périmentations médicales avec une idée centrale qui est l?intér#t des personnes qui se pr#tent à une rec erc e biomédicale prime toujours sur les seuls intér#ts de la science et de la société articles *11*"* et suivants du code de la santé publique. les majeurs sous tutelle. on accepte que celui"ci soit remplacer par le consentement du tuteur ou du titulaire de l?autorité parentale. 8n peut se passer du consentement du malade dans son intér#t + la loi prévoit le cas oI dans l?intér#t du malade on ne va pas lui révéler le véritable diagnostique -e!+ dans un intér#t psyc ologique/.(A0. les femmes allaitantes. 0e cette motivation du $2. L?e!périmentation médicale sur les cadavres La loi du 1* 0écembre *@== qui réglemente l?e!périmentation médicale sur une personne vivante n?a pas fait référence à l?e!périmentale médicale sur les cadavres.(A0 a effectué une e!périence sur un patient dans un état de coma dépassé sans recueillir le consentement du patient et de ses proc es. − L?e!périmentation médicale peut #tre pratiquée sans finalité t érapeutique sur un sujet sain+ il y a ici trois conditions+ • le consentement doit #tre libre et éclairé • il y a des catégories de personnes qui ne peuvent pas faire l?objet d?e!périmentation m#me si elles sont volontaires et que le consentement est libre et éclaire -idée de protection de ces catégories/.

ne doit pas porter sur une e!périence de clonage et l?e!périmentation ne doit pas avoir une fin commerciale. L?e!périmentation médicale sur les embryons L?article L 1*<*"< du code de la santé publique + 5 la rec erc e sur l?embryon umain est interdite 6. La cour d?appel a autorisé cela alors que cette personne de son vivant avait toujours refusé de pratiquer ces tests. du *9 Luillet 1''&+ L(OOI$ vs Cuisse+ la cour va accepter des identifications génétiques pratiquée sur une personne décédée sans le consentement de son vivant au nom du droit des requérants à connaWtre leurs origines. Il y a deu! réserves+ • il faut savoir qu?un embryon récupérée à la suite d?une ITO. peut #tre utilisé à des fins e!périmentales. $ette législation a été mise à mal par un arr#t de la $our 20. c?est une interdiction sous réserve. selon le comité national d?ét ique cette possibilité est ouverte dès lors que l?embryon Sgé de 11 semaines au plus est mort et que son utilisation a pour but de soigner quelqu?un ou de faire progresser les t érapeutiques. Les embryons peuvent servir à #tre greffé sur un cerveau umain afin de guérir certaine maladie.rance par rapport au! 2tats voisins dont l?(ngleterre. le législateur va pallier cette dérive de la cour d?appel avec la loi du & aout 1''4 qui prévoit l?interdiction de procéder à des identification génétique sur un mort sauf si la personne avait donné son accord e!press de son vivant -article *&"** du code civil/. la cour d?appel accepte l?e! umation du corps afin de permettre un prélèvement pour établir un lien ou non biologique de parenté. &. • (rticle L1*<*"< du code de la santé publique qui interdit de manière générale la rec erc e sur l?embryon mais qui permet à titre e!ceptionnel la rec erc e dès los que < conditions sont remplies+ " l?e!périmentation doit #tre susceptible de permettre des progrès t érapeutiques majeurs à la condition que ces progrès ne puissent pas #tre atteints par une mét ode alternative d?efficacité comparable. " l?embryon doit avoir été con%u in vitro dans le cadre d?une assistance médicale à la procréation " il faut que le couple consente à l?e!périmentation par écrit " il faut que l?embryon ne fasse plus l?objet d?un projet parental. sauf refus e!press de la mère. $. Tout comme la loi anti 3erruc e. La juridiction judiciaire va susciter quant à elle d?avantage de critiques+ arr#t de la cour d?appel de 3aris du & Kovembre *@@&+ l?affaire Yve Gontang. La législation subit des pressions pour assouplir ces conditions au nom du progrès médicale et au nom du retard que prend la .l?intégrité. . " les études ne doivent pas porter atteinte à l?embryon et doivent obtenir l?autorisation de l?agence de la bio"médecine. en effet.

5 la . $ette idée de traitement différent va #tre consacrée dans une décision du : Lanvier *@==. Le principe d’égalité est très général et va avoir des applications diverses comme devant la justice. 8n retrouve aussi le principe d’égalité " l’article 3 de la (()$ qui proclame l’égalité devant la loi. 8n se rend compte ici. Cous l’(ncien Eégime. L’article *er de la $onstitution de *@<= -le plus récent/. (u niveau international.rance assure l’égalité devant la loi de tous les citoyen sans distinction d’origine.rance forme. 8n retrouve cette citation dans une autre décision du *1 Luillet *@:@. 8n va e!clure une égalité de fait. >:. Le principe d’égalité est reconnu à l’international et au niveau national. Fn droit qui n’est pas reconnu " tout le monde s’appelle un privilège. les nobles et le clergé disposaient de privilèges. il soit fait application de solutions semblables 6. $ela implique. avec les peuples d’8utre"mer. on peut y porter atteinte. Les difficultés d’application du principe d’égalité 8n va parler de l’égalité devant la loi. en . $ependant cela n’exclut pas la possibilité qu’" situation différente on apporte des solutions différentes. Le principe d@égalité $)?PC=B! + O Le principe d’égalité et la non%discrimination SECTION ! L"a##irmation du principe d"é$alité >+. le principe d’égalité devant la loi. L’égalité de droit exclut toute discrimination -m#me si on estime qu’elle est justifiée/. il est fait application de solutions semblables. La $onstitution fran<aise impose l’égalité devant la loi elle n’impose l’égalité devant les faits. Ta!ation d’office. 8n trouve aussi le principe dans le préambule de *@4& qui dispose que la . (u niveau national. Le $onseil va indiquer que l’égalité devant la loi implique 5 qu’à situation semblable. que la m*me solution #uridique va *tre appliquée " des situations identiques mais également " des situations différentes. que le principe d’égalité n’est pas un droit absolu. des personnes qui sont dans des situations différentes vont pouvoir #tre traitées de manière différente. Ci on part du postulat que c aque omme possède une égale dignité. tous les hommes doivent *tre traités de manière égale. $’est la décision de *@:@. on a l’article +er de la $harte des 7ations%Fnis. le principe d’égalité du suffrage. 8n a l’article : de la (éclaration Fniverselle des droits de l’homme et enfin l’article :3 du Pacte Cnternational relatif aux droits $ivils et politiques de +-33. Loi relative à la mutualisation de la caisse &/ . Le $onseil constitutionnel rappelle que le principe d’égalité impose qu’à situation semblable. de race ou de religion 6. Les contours du principe d’égalité 8n a l’ abitude de dire que le principe d’égalité est consubstantiel au principe du respect de la dignité umaine. Les distinctions sociales ne peuvent #tre fondées que sur l’utilité commune 6. 3ont à péage. le principe d’égalité devant les c arges publiques.rance une valeur constitutionnelle officialisée le 1: 0écembre *@:9 dans une décision du $onseil $onstitutionnel. une Anion fondée sur l’égalité des droits et des devoirs. de l’égalité de droit. 3our tant. Le principe d’égalité a en . on a l’article + de la (()$ qui dispose 5 les ommes naissent et demeurent libres et égau! en droit.rance. devant le service public. le principe de l’égale admission au! emplois publics -ce qui e!plique le concours/. 8n a l’article +2 de la $onvention !(). 3ont à 3éage.=itre :.

il est célibataire et omose!uel et ne s’en cac e pas lors des entretiens préalables. un délit d’attentat à la pudeur et un délit d’attentat à la pudeur opéré par deu! personnes du m#me se!e. 2n *@@9. . pour but que dans l’un et l’autre cas la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qu’il établit 6. G. sur l’article *4 -principe d’égalité/ mais également sur l’article = -droit à la vie privée/. cela signifie que le législateur n’est pas obligé d’appliquer des solutions différentes. . Il y a donc deu! cas dans lesquels. l’intér#t de l’enfant.retté pouvait #tre préjudiciable à un enfant. 2!emple + arr#t de la $our 20. Y a"t"il un rapport de proportionnalité N La $our va faire un contr>le a minima car elle face à un problème que les 2tats n’ont pas réglé. . malgré ses qualités et au regard de ses conditions de vie. G. 2nsuite. 02K8Y2Z et $.retté ne présente pas les garanties suffisantes sur un plan familiale. ni à ce que la législateur règle de fa%on différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intér#t général. . .8EQA2C du *' Gai *@:4. on va pouvoir déroger au principe + quand on est en présence de situation différente ou lorsque l’intér*t général le #ustifie. il faut que la justification soit objective et raisonnable. Le fait qu’on puisse déroger au principe a très bien été accepté par les autres juridictions + arr#t du $onseil d?2tat. ce n’est pas une obligation. quant à elle accepte aussi de déroger au principe d’égalité en se référent " l’article +2 de la $onvention !(). ici la loi était critiquée car la loi e!cluait certaines banques de la nationalisation. '2 .retté en indiquant qu’il e!iste des risques importants pour l’épanouissement de l’enfant. Il fait un recours gracieu! auprès de cette direction qui fut évidemment rejeté. annuler la décision de l’action social en considérant qu’il y avait atteinte au principe d’égalité et qu’il n’était pas prouvé que le c oi! de vie de G. loi de nationalisation. La $our va procéder avec les conditions + est ce qu’on a poursuivi un but légitime N Lorsqu’on a décide de rejeté la demande d’agrément. $’est le département de 3aris qui va faire appel devant le $onseil d?2tat. La $our 20. psyc ologique et éducative pour accueillir un enfant. .nationale de $rédit (gricole. $e qui a été critiqué est que cette loi prévoyait deu! délits. • 1’agissant des situations différentes on va pour avoir des règles différentes. de manière très audacieuse. La $our va donner une très grande latitude à l’2tat quant au contr>le. l’autorité fran%aise a poursuivi un but légitime.rance.retté contre . 8n lui dit que son c oi! de vie n’est pas de nature à présenter des garanties suffisantes pour l’accueil d’un enfant. La $our se contente de dire que l’2tat a agit dans l’intér#t de la société. Le $onseil $onstitutionnel n’a pas jugé ceci contraire au principe d’égalité en estimant ici qu’on avait bien à faire à deu! situations différentes donc il y a la possibilité de deu! règles différentes. Loi de finance. $e dernier va statuer sur le fond de l’affaire et il refuse la demande d’agrément de G. 1’agissant de l’intér*t général. $ette décision est emblématique car le $onseil va réutiliser le considérant de principe à c aque fois + 5 le principe d’égalité ne s’oppose pas. du 1& Gai 1''1. loi relative à la répression du viol et de certains attentats au! m7urs. elle va nous dire que les 2tats jouissent d’une marge d’appréciation importante dans cette matière et surtout ils ont la possibilité de déterminer à quel moment des situations différentes entrainent des solutions différentes. 2!emple + décision du conseil $onstitutionnel *@ 0écembre *@@'.retté va alors déposer un recours pour annulation devant le Tribunal de 3aris qui va. il voit sa requ#te rejetée. La $onseil $onstitutionnel a accepté cette e!clusion car cela aurait été contraire à l’intér#t général. G. un refus d’agrément lui est adressé par la cours sociale. • $e n’est pas une obligation.retté fait une demande pour adopter un enfant. il faut qu’il e!iste un rapport raisonnable de proportionnalité entre le moyen employé et le but qui est visé. . G. la décision du *& Lanvier *@=1.retté a alors saisi la $our 20. $ela a été rappelé dans une décision du $onseil $onstitutionnel du 1@ 0écembre 1''9. Il y a une référence e!plicite à l’absence de référence maternelle. 0’abord. $’est une possibilité. 2lle l’accepte sous deu! conditions cumulatives.

le logement ou l’éducation. La . 0ans cette m#me délibération. $e qui est un gage de sécurité c’est que la . La . 2lle peut également prendre la forme de arcèlement.(L02 est nommé par le 3résident de la Eépublique. rendre public une discrimination et surtout la .(L02 a de nombreuses compétences.(L02 N 2lle va #tre saisie par toute personne qui s’estime victime de discrimination -soir c’est la personne soit par le biais d’une association par e!emple/. La loi prévoit que la . Il a été employé en tant que femme et cela c’est su auprès de ses employeurs. La discrimination peut #tre directe ou indirecte.Le $onseil $onstitutionnel s’est prononcé dans une PP$ du & 8ctobre 1'*'. on va parler de l’égalité des faits.(L02 s’adresse directement à la sécurité sociale et elle lui demande d’élaborer une circulaire à l’attention de ces salariés afin qu’ils soient vigilants dans les cas de transse!ualisme -dossier à traité en priorité/. et Isabelle 0. pouvait justifier dans l’intér#t de l’enfant une différence de traitement quant à l’établissement de la filiation adoptive 6 et 5 il n’appartient pas au $onseil $onstitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur sur les conséquences qu’il convient de tirer de la situation particulière des enfants élevés par deu! personnes du m#me se!e 6. >:.(L02 comme étant une inégalité de traitement fondée sur un critère pro ibé par la loi comme l’origine. son numéro de sécurité sociale est celui d’un omme. Ane inégalité factuelle est une '1 . 2lle conseille de mettre en place un dispositif législatif ou règlementaire. %a commence à se voir mais juridiquement ce n’est pas en adéquation. le 3remier Ginistre. le andicap.(L02 . qui tienne compte de cette période de transformation et qui prévoit un c angement plus rapide sur les documents administratifs. $omment saisir la . 2!emple + recommandation de la .(L02 est composée de *' membres qui sont tous désignés par le 3résident de la Eépublique. mener une enqu#te. $’est une autorité administrative indépendante. le 3résident du $onseil 2conomique et Cocial. La possibilité de l’adoption n’est offerte qu’à la personne qui a la qualité de conjoint -un couple d’ omose!uel n’est pas un conjoint/ + 5 considérant qu’en maintenant le principe selon lequel la faculté d’adoption au sein d’un couple est réservé au conjoint.(L02 est dans cette période de transition. l’apparence p ysique est celle d’une femme.(L02 peut s’autosaisir dès lors qu’elle a connaissance d’une discrimination et dès lors que l’intéressé ne s’y oppose pas. c?est"à"dire qu’elle agit au nom de l’2tat. dans un domaine visé par la loi comme l’emploi. Le 3résident de la . ( ce titre. La . elle peut organiser des médiations. Isabelle D. La question de la discrimination positive Ici.aute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité/.(L02. les 3résidents des assemblées. La personne qui saisie la . la . La discrimination est définie par la . 1!$=CA7 : Q La lutte contre les formes de discrimination >+. le se!e.(L02 va rendre des avis et émettre des recommandations. le vice"président du $onseil d?2tat et le premier président de la $our de $assation.(L02 va en profiter pour donner des conseils au gouvernement en matière de transse!ualisme. intervenir devant le juge. L’égalité des droits oblige les 2tats a ne pas discriminer. déclenc er un procès -si la médiation a éc oué/. 2lle a saisie la . Il y a une période d’adaptation se!uelle. 2lle a vécu un calvaire et elle a démissionné. qu’elle bénéficie de pouvoirs importants mais qu’elle n’est pas soumise au pouvoir iérarc ique.(L02 en date du *< Ceptembre 1''= relative à l’inadéquation entre l’apparence p ysique entre une personne transse!uelle et son numéro de sécurité sociale. Les 2tats vont prendre des mesures qui vont corriger des inégalités factuelles. l’égalité des faits va inviter les 2tats à faire en sorte de rétablir une égalité de fait. $ette dernière a proposé une médiation en rappelant à cet employeur le principe de non"discrimination et lui demande de verser une réparation pour le préjudice subit. Le principe de non%discrimination La loi 9' 0écembre 1''4 a créé la .(L02 lutte contre les discriminations. obtenir des indemnisations. le législateur a estimé que la différence de situation entre les couples mariés et ceu! qui ne le sont pas.

statut de la $orse/. $ette c arte prévoit des droits à des groupes et la $onstitution ne prévoit pas qu’on puisse accorder certains droits à certains groupes surtout quand ces groupes sont définis par rapport à une langue. la loi garantie à la femme dans tous les domaines. dès *@:@. 2n *@@&. des droits égau! à ceu! de l’ omme. de leur origine ou de leur religion. l’unicité du peuple fran%ais n’e!clut pas la reconnaissance des populations d’8utre"mer qui. La société a prévu d’inscrire à des formations ses ouvriers mais en prenant en compte le nombre d’ouvriers noirs qu’elle va inscrire à ces formations. Il faut évoquer les 2tats"Anis avec l’a##irmative action. 2lle va indiquer que 5 les distinctions raciales doivent servirent à l’intér#t public impérieu! et qu’elles doivent #tre précisément ajustées à la réalisation de cet intér#t 6. elle va accepter que les universités privilégient le recrutement de personne noir en comparant les résultats scolaires avec des personnes d’autres couleurs. une culture ou une race. ont un statut dérogatoire. elle n’a qu’un caractère temporaire -juste le temps de la formation/. 2n revanc e. cela est un intér#t impérieu!. Il e!iste une convention du *er Gars *@=' sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.rance. la $our supr#me va encadrer voir restreindre les discriminations positives. $ette convention va notamment instaurer un $omité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. c’est naturel. 2n revanc e. il n’e!iste qu’un seul peuple fran%ais -$onseil d?2tat. la $our va #tre très stricte quant au! moyens employés par les universités pour obtenir la diversité. la . $)?PC=B! : O Les applications du principe de non%discrimination Il y a trois mouvements de protection catégorielle + les droits de la femme. $eci n’est pas un moyen légal. ce n’est pas de la discrimination positive.différence de situation qui e!iste dans toute société. dans un arr#t \eber versus Feiser (luminium. 1!$=CA7 + Q Les droits des femmes 0ans le préambule de *@4&. @ Gai *@@*. 0eu! e!emples de discriminations qui ont lieu au sein de la m#me université fondées sur la race. :'a des ouvriers noirs auront cette formation/. ( partir de *@@<. 2lle condamne les universités qui parce qu’on appartient à une minorité raciale.rance n’aime pas la discrimination positive car elle a gardé une conception révolutionnaire du principe d’égalité et on a l’idée que le particularisme ne doit pas porter atteinte à l’égalité. $ arte européenne des Langues Eégionales ou minoritaires. 2n revanc e. Il y a énormément de discriminations positives au! AC( notamment dans les universités. 2n . d’égalité et de fraternité. il demande alors l’accès à cette formation au nom du principe de l’égalité. Les universités invoquent que la discrimination positive les aide à diversifier les étudiants. elles. 3our la $our. La $our supr#me va considérer qu’il y a bien une discrimination mais qu’elle n’impose pas au! blancs des contraintes e!cessives et qu’elle n’a pas pour conséquence un déséquilibre racial manifeste et en plus. L’article :1"9 de la $onstitution dispose que la Eépublique reconnait au sein du peuple fran%ais les populations d’8utre"mer dans un idéal commun de liberté. \eber est un ouvrier blanc de Feiser (luminium. 0epuis la révolution. les droits des enfants et les droits des malades. La cour supr#me. Il va affirmer la valeur constitutionnelle du peuple fran%ais ainsi que celle de l’unicité du peuple + décision du $onseil constitutionnel du *< Luin *@@@. La . \eber a été évincé de cette formation. 2lle va essayer d’inscrire à sa formation un nombre d’ouvrier noir proportionnel au nombre de noirs autour de la ville de la société -:'a de population noire .rance e!clue toute reconnaissance de différences entre les individus en raison de leur race. un référendum en $alifornie a interdit les discriminations positives. vous accordera plus de points. sans pouvoir coercitif qui a pour but '2 .

sénatoriale et européenne/. leur couleur.ainsi qu’au! responsabilités professionnelles et sociales 6. 2n matière de droits professionnels. La loi du 19 Gars 1''& va tenter de supprimer les écarts de salaire entre les ommes et les femmes. soit le nom de son père ou soit les deu! noms accolés 6. certains articles ne s’imposent pas à l’2tat fran%ais notamment comme la liberté de religion des enfants oI le $onseil d?2tat et le $onseil $onstitutionnel considère que sont les parents qui prennent ces décisions. elle n’a plus besoin de demander l’autorisation à son mari B pour gérer les biens du couple. La loi du 4 (vril 1''& est novatrice car elle porte sur les présomptions et les répressions des violences au sein du couple. Le conseil constitutionnel a été saisi et a censuré cette décision. Tout d’abord dans le domaine politique.d’alerter les pouvoirs publics. 6. La loi du 4 Gars 1''1 sur le nom de famille 5 tout enfant doit pouvoir recevoir le nom de sa mère. 2n . 2n matière de droits civils.rance. il y a trois domaines dans lesquels ont effectué des accélérations. $ette convention n’est pas totalement opposable. 2lle concerne tous les enfants quel que soit leur origine.rance le 1 Ceptembre *@@'. La loi du 1= 0écembre *@&: connu sous le nom K2\IET. l’ omme et la femme sont considérés égau! et peuvent les gérer ensemble. la . $ette convention apporte une protection spécifique au! enfants. La convention internationale des droits de l’enfant $’est une convention qui a été adopté le 1' Kovembre *@=@ par les Kations"Anis et qui a été ratifiée par la . $ette loi est tombée en désuétude mais n’a jamais été abrogée. leur religion. loi qui réforme les régimes matrimoniau! et qui offre à la femme mariée une capacité juridique. la loi du *9 Luillet *@&<. La loi du & Luin 1''' impose la parité ommeVfemme pour els candidature des élections municipales pour les communes de plus de 9 ''' abitants ainsi que pour les élections qui se déroulent au scrutin proportionnel -régionale. leur se!e. 0ès *@=1. l’enfant étant Sgé de moins de *= ans. 2nfin. 8n reconnait l’enfant comme un sujet de droit. 2lle consacre notamment le '3 . les 2tats peuvent faire de la discrimination positive. 2!emple + pour travailler. 1!$=CA7 : Q Les droits de l’enfant >+. La loi prévoyait que les listes de candidat ne pouvaient comporter plus de :<a de personne du m#me se!e.. spéciales visant à accélérer l’instauration dbune égalité de fait entre les ommes et les femmes n’est pas considéré comme un acte discriminatoire 6. La loi du ** Luillet *@:< qui porte réforme sur le divorce -avant :<. ordonnance du 1* (vril *@44 a donné au! femmes le droit de vote -avant les femmes n’étaient ni éligibles ni ne pouvaient voter/. la loi du *9 Luillet *@=9 va modifier le $ode 3énal et le $ode de Travail et interdit toutes discriminations fondées sur le se!e que ce soit au stade de l’embauc e ou dans le déroulement de la carrière. décision quota par se!e de *@=1 oI il a considéré que c’est une discrimination à l’égard des ommes et que ce n’est pas conforme à la $onstitution. la loi du 1& Drumaire (n @ -*: Kovembre *:@@/ qui prévoit que toute femme doit demander l’autorisation en préfecture pour porter des abits d’ omme -pantalon/.rance met en place une politique volontariste en matière de droits politiques de la femme notamment la loi a voulu remédier à la sous représentation des femmes au sein des conseils municipau!... -loi sur la contraception/. La loi du 19 0écembre *@=< relative à l’égalité des épou!.. La loi constitutionnelle du = Luillet *@@@ va insérer à l’article *er de la $onstitution une p rase + 5 la loi favorise l’égal accès des femmes et des ommes au! mandats électorau! et au! fonctions électives. la femme peut ouvrir un compte bancaire. 2n matière de droit de la femme. Il y a à peu près <4 articles certains consacrent des droits et d’autres s’imposent au! 2tats. L’article 4 de cette convention va permettre l’instauration de discrimination positive par les 2tats + 5 L’adoption par les états partis de mesures temporaires. La loi du 4 Luin *@:' va remplacer la puissance paternelle par l’autorité parentale conjointe. La loi constitutionnelle du 19 Luillet 1''= va encore rajouter quelques mots à l’article *er de la $onstitution 5 . une seule cause de divorce pour faute/ en multipliant les causes de divorces. (utre avancée de cette loi.

elle ne re%oit d’instruction de personne et elle est nommée par décret du 3résident de la Eépublique pour un mandat de & ans non renouvelable. on a créé le défenseur des droits et on prévoirait de diluer le défenseur des enfants dans la personne des droits -supprimer donc le défenseur des enfants/. Il sera là également pour remplacer le médiateur public. une du Cénat et une de l’(ssemblée Kationale. $e défenseur des droits est prévu à l’article :*"* de la $onstitution. 3our finir. 3our saisir le défenseur. les services médicau! et sociau! peuvent la saisir. les parlementaires le peuvent également. 2tant une autorité administrative indépendante. ce sont les associations spécialisés dans le droit de l’enfant. (vec la révision constitutionnelle de la modernisation des institutions de 1''=. Le défenseur des enfants La défenseuse des enfants a été créée par la loi du & Gars 1'''. c’est une saisine ouverte donc peuvent la saisir tout enfant mineur. $ette convention est originale car elle met l’accent sur le r>le des parents aussi bien sur l’éducation que sur la sécurité de l’enfant et lorsque le r>le des parents fait défaut. $’est encore flou. elle demande à l’2tat de pallier la carence. Q Le droit des malades $e sont les articles ***'"* à ***'"** du $ode de la Canté publique. 0eu!ième catégorie de personnes qui peuvent la saisir. le droit de ne pas #tre séparé de ses parents. à la santé. Ca deu!ième mission est de faire des propositions de te!tes ou de modification de te!tes en rendant des avis sur les questions intéressant l’enfant. le droit d’e!primer son opinion. ses parents. on sait qu’il sera nommé par le 3résident de la Eépublique pour un mandat de & ans non renouvelable. '% . elle peut s’autosaisir. l’e!périmentation médicale. 2nsuite. ses représentants légau! ou n’importe quel membre de sa famille. Le r>le de se défenseur est de défendre et de promouvoir les droits de l’enfant tels qu’ils ont été défini notamment par la $onvention internationale des 0roits de l’enfant. la . 2nfin. il se doit d’intervenir -e!emple + cas de maltraitance ou de négligence/. droit à l’identité. Eentre dans ce c amp l’ ospitalisation à domicile. $’est une autorité administrative indépendante et c’est Gadame 0ominique T2ECIKI -arrivée en 1''&/. 1!$=CA7 . à l’éducation. la troisième mission est de promouvoir les droits de l’enfant notamment en mettant en place des actions d’information auprès des jeunes publics. le droit de ne pas #tre e!ploité.rance a tiré les conséquences des conventions internationales. le problème de l’eut anasie et l’ ospitalisation d’office notamment pour les personnes atteinte de maladie mentale. à l’identité. le c oi! des soins. Il pourra #tre saisi par toute personne s’estimant lésé par le fonctionnement d’un service public et il pourra s’autosaisir. Le principe est que l’2tat ne s’ingère pas dans la vie familiale mais en cas de nécessité. $ette convention va poser le principe d’intér#t supérieur de l’enfant. >:.droit à al vie. Ces missions sont triples. après audition de deu! commissions parlementaires. 2nsuite. La première mission est qu’elle re%oit et traitre des réclamations individuelles.

L’article < de la $20. relève de la compétence de la juridiction administrative l’annulation ou la réformation des décisions prises dans l’e!ercice de prérogatives de puissance publique par les autorités e!er%ant le pouvoir e!écutif. (u niveau international il y a l’art @ du pacte relatif au! droits civils et politiques de *@&& et enfin l’article < de la convention européenne des droits de l’ omme. la juridiction administrative. la possibilité pour cette personne d’introduire un '& . La sureté va assurer une protection contre l’arbitraire. cela signifie que des matières sont réservées au juge judiciaire. conseil de la concurrence oI le conseil constitutionnel constitutionnalise la dualité de juridiction en en faisant un 3.rance. Tout le contentieu! relatif à l’2tat doit #tre traité par une juridiction spécialisée. la . 0ès lors qu’une atteinte illégale est portée à la liberté individuelle par l’2tat. l’article 1 de la 00.rance dispose d’un arsenal juridique et notamment en matière de sureté qui est le droit de ne pas #tre arbitrairement détenu. (vec la voie de fait. qui consacre le droit à la sureté se décompose en deu! branc es + le petit 1 va concerner le droit de toute personne de se défendre afin de retrouver la liberté comme par e!emple le fait d’informer la personne arr#té des raisons pour lesquelles on l’arr#te.ructidor (n III. la sureté a été reconnue comme un principe a valeur constitutionnelle dans une décision du *9 aout *@@9 5 maitrise de l’immigration 6. la liberté d’aller et venir et le droit au respect de la vie privée. La loi des *& et 14 (oJt *:@' va interdire au 3arlement de troubler de quelle que manière que ce soit les opérations des corps administratifs. ce droit arrive à la révolution pour combattre ce qui était appelé sous l’ancien régime les lettres de cac et. 1!$=CA7 : Q Les garanties de la sSreté 3our défendre la liberté individuelle. il y a l’article && de la constitution 5 nul ne peut #tre arbitrairement détenu 6. c’est la voie de fait qui va faire tomber le monopole du juge administratif au profit du juge judiciaire. O L? LCJ!B=! C7(CRC(F!LL! L’étude de la liberté individuelle va nous conduire à voir les principes constitutionnels qui protègent cette liberté. le conseil prévoit une limite avec les matières réservées par nature. l’obligation de traduire cette personne arr#tée et détenue devant un magistrat et la justice.ELE depuis le *1 Lanvier *@:: dans une décision de fouille des vé icules. l’acte administratif est dénaturisé. $e droit est un droit très lié à la liberté individuelle car c’est en nous protégeant contre une détention arbitraire que l’on peut e!ercer les autres libertés. Idem pour le décret du *& . Ici. (u niveau national. c’est le juge judiciaire qui sera compétent pour juger l’2tat. on applique la summa divisio donc nécessaire est consubstantiel à cela la dualité de juridiction. $ela découle de l’article && de la $onstitution qui désigne le juge judiciaire comme étant le gardien de la liberté individuelle. Quand il émet cette réserve. $)?PC=B! + O Les principes constitutionnels garantissant la liberté individuelle La loi individuelle a été reconnue comme un 3. La dualité de juridiction a été constitutionnalisée sous la <ème Eépublique dans une décision du 19 janvier *@=:.=C=B! . le conseil constitutionnel va établir une réserve de compétence à l’égard de la juridiction administrative puisqu’il va indiquer qu’à l’e!ception des matières réservées par nature à l’autorité judiciaire. le fait aussi de l’informer des accusations que l’on porte contre elle. 0ans cette décision. 1!$=CA7 + Q L’autorité #udiciaire gardienne de la liberté individuelle 2n .$ de *:=@.ELE. Kous verrons les droits à la sJreté.

si une personne est susceptible de propager une maladie lorsqu’elle est considérée comme une personne aliénée. si la détention à des motifs raisonnables. $’est l’article :="* du code de procédure pénal qui dispose que 5 toute personne se trouvant sur le territoire national doit accepter de se pr#ter à un contr>le d’identité effectué dans les conditions et par les autorités de police compétentes6. 8n peut aussi arr#ter une personne afin de l’emp#c e de pénétrer sur le territoire national. lorsqu’elle est considérée comme alcoolique. Le premier cas est prévu à l’art :="1 alinéa *. to!icomane pou lorsqu’elle est qualifiée de vagabonde. soit que cette personne se prépare à commettre un crime ou un délit. nul ne peut #tre privé de sa liberté sauf dans les cas suivantsR6. Il y a trois types de contr>le d’identité + (" An contr>le d’identité répressif opéré par la police judiciaire (rticle :="1 du code de procédure pénale. >+% Les différentes sortes de contr'le d’identité Il y a deu! sortes de contr>le d’identité + le contr>le administratif -contr>le préventif/ et le contr>le judiciaire -contr>le dans le cadre d’une infraction/. Il y a < privations de liberté + Section 1. $et article va permettre au! 83L de faire des contr>les au sein de quartiers c auds càd des quartiers dans lesquels de nombreuses infractions sont régulièrement commises. la cour d’appel de 3aris dans un arr#t du *1 décembre *@@* n’a pas considéré comme étant une raison plausible le fait qu’un individu accélère le pas à la seule vue des officiers de police judiciaire. soit que cette personne a fait l’objet de rec erc es ordonnées par une autorité judiciaire. $es cas sont par e!emple la condamnation par un tribunal. la cour a considéré qu’effectivement on était en présence d’une raison plausible de soup%onner lorsque des officiers de police judiciaire ont demandé l’identité de trois individus qui s’approc aient des voitures dans un par`ing et ce à plusieurs reprises. soit quelle est susceptible de fournir des renseignements utiles à l’enqu#te en cas de crime ou de délit. Le petit * de cet article concerne le droit de toute personne de n’#tre arr#té que dans les cas limitativement prévus 5toute personne à droit à la liberté et à la sureté. 0ans le cadre d’une opération de police judiciaire. Chapitre 2.recours en justice et enfin c’est l’ouverture du droit à réparation en cas d’erreur. Il n’y a aucun doute sur le caractère répressif du contr>le d’identité ici. 2! + La *9 janvier *@=& dans un arr#t de la cour de cassation criminelle.Les contr les d’identité Il y a obligation de se soumettre au contr>le d’identité lorsque celui"ci est demandé. les officiers de police judiciaire peuvent inviter à justifier par tous moyens de son identité une personne à l’égard de laquelle il e!iste une ou plusieurs raisons plausibles de soup%onner soit que cette personne a commis ou tenté de commettre une infraction. Il e!iste deu! cas de contr>le judicaire d’identité. il va #tre possible de contr>ler l’identité des personnes qui se trouvent dans certains lieu! et pour une période de temps déterminée. si la personne a fait l’objet d’une arrestation qui est régulière. '' . 2n revanc e. (rticle :="1 alinéa 1 + possibilité d’effectuer un contr>le d’identité sur réquisition du procureur de la république afin de rec erc er et de poursuivre certaines infractions.Le droit à la sureté et les privations de libertés L’arrestation est la mise à disposition d’un individu pour l’autorité publique pendant un temps plus ou moins long mais pendant ce temps il y a privation de liberté.

il doit #tre normalement signé par la personne retenue et ce procès verbal est ensuite transmit au procureur de la république qui doit le détruire dans les & mois si aucune c arge n’a été retenue contre la personne. Le conseil constitutionnel a eu à contr>ler ces Hones. on va pouvoir faire des contr>les d’identité dans une Hone qui part de la frontière terrestre sur 1' Fm.J% Fn contr'le d’identité préventif opéré par la police administrative (rt :="1 alinéa 9 du code pénal 5l’identité de toute personne quelque soit son comportement peut #tre contr>lée pour prévenir une atteinte à l’ordre public notamment à la sécurité des personnes et des biens6.La garde à vue $onseil constitutionnel du 9' juillet 1'*' Gr 0aniel \ et autres B dans cette Q3$ le conseil constitutionnel va déclarer non conforme une bonne partie de l’article ::. 3our la . il a estimé que ces contr>les étaient conformes à la constitution car il y avait des risques d’infraction et d’atteinte à l’ordre public liés à la circulation internationale. 8n peut contr>ler n’importe quelle personne. Le code de procédure pénal prévoit des garanties pour la personne retenue + de prévenir un membre de notre famille ou toute personne de notre c oi! B on ne peut prendre les empruntes digitales ou nous prendre en p oto que sur autorisation du procureur de la république ou du juge d’instruction et seulement si la personne qui est retenue a fournit des éléments d’identité manifestement ine!actes ou persiste à refuser de décliner son identité B l’officier de police judiciaire doit signaler dans un procès verbal les motifs et les conditions du contr>le et de la vérification. les aéroports enfaite tout ce qui est ouvert au trafic international. si une personne ne veut pas ou ne peut pas justifier par tous moyens de son identité. 8n a instauré la possibilité pour les états des contr>les d’identité aussi bien répressifs que préventifs sur certaines portions des territoires nationau!. 8n va donc procéder à une modulation de la décision dans le temps. Kormalement. Section 2. Le procureur de la république est informé qu’il y a une personne retenue. l’article :="9 du code de procédure pénal prévoit la possibilité de la retenir soit sur place soit dans un local de police prévu à cet effet. Le contr>le d’identité administratif n’a qu’un seul but qui est de prévenir une atteinte à l’ordre public. 0ans une décision du conseil constitutionnel du < aout *@@9 5 loi relative au contr>le et vérification d’identité 6. $% Les contr'les spécifiques consécutifs aux accords de 1chengen $et accord du *@ juin *@@= ouvre les frontières et donc supprime les contr>les d’identité opérés par la douane. le conseil constitutionnel a déclaré non conforme cet article mais a '- . de plus c’est à l’autorité judiciaire qu’il revient de motiver es raisons qui ont motivé le contr>le. les ports. Le conseil constitutionnel va dire qu’il e!iste une incompatibilité entre d’une part un contr>le d’identité généralisé et discrétionnaire et d’autre part le respect de la liberté individuelle. >:% La rétention des personnes contr'lées Quelque soit le contr>le. on ne peut pas #tre retenu plus de 4 et la rétention ne doit durer que le temps nécessaire à la vérification d’identité. le conseil constitutionnel ne va pas censurer cet article mais il va émettre une réserve d’interprétation en disant que la loi peut prévoir des contr>les d’identité indépendants du comportement de la personne mais l’autorité qui va opérer ce contr>le doit justifier de circonstances particulières qui établissent le risque d’atteinte à l’ordre public -ils doivent motiver le contr>le/. quelque soit son comportement pour prévenir une atteinte. 3our autant.rance. il a censuré la possibilité d’étendre la Hone géograp ique à 4' FG en invoquant qu’il y avait une atteinte e!cessive à la liberté individuelle qui n’était pas motivé par une atteinte si importante à l’ordre public. La Q3$ va pouvoir sanctionner ou censurer des lois qui sont déjà en vigueur. possibilité aussi dans d’autres Hones comme les gares ferroviaires ou routières. 2n revanc e.

pour les nécessité de l’enqu#te.. Le conseil constitutionnel a été saisi d’une Q3$ sur ce propos le 11 septembre 1'*' Gr DAL2KT et autres. soit sa famille. Le principe est que la garde a vue ne peut pas durer plus que 4= normalement. Le procureur peut demander à voir la personne gardé à vue. 3our certains crimes il y a la possibilité d’enregistrer certains interrogatoires fait lors d’une garde à vue pour les mineurs et pour les personnes gardés a vue pour crime -art &4"* du code de procédure pénale/. >+% Les conditions de mise en Tuvre de la détention provisoire 0epuis la loi du *< juillet 1'''. L’article :'&"== du code de procédure pénale prévoit la possibilité de garde à vue d’une durée de @& en matière de stupéfiant.laissé le temps au législateur en disant que la loi reste provisoirement en vigueur jusqu’au *er juillet 1'**. ( la fin de la garde à vue. L’avocat ne viendra qu’au bout de :1 s’il y a un acte de terrorisme ou de stupéfiant et 4= en matière de délinquance organisée. 2n matière de terrorisme on peut prolonger une première fois 14 et une deu!ième fois 14 -donc &jours/. 3our autant.rance dont l’imminence a été établie. . Il peut #tre e!aminé par un médecin qui sera désigné par le procureur mais c’est le gardé a vu qui doit demander d’#tre e!aminé ou sa famille. IL à le droit de s’entretenir avec un avocat dans la première eure qui suit le début de la garde à vue. soit il est présenté au juge qui décidera des suites judiciaires à donner au! poursuites.2L cV ministre de l’intérieur donc il n’appartient qu’à l’autorité judicaire de connaitre d’un litige arrivé en garde à vue. >+% La durée de la garde " vue Ane garde a vue doit durer 14 . dès son début le procureur de la république est informé. le tribunal des conflits dans un arr#t du 11 mars 1''4 CT8. $ette garde a vue est mise en 7uvre de manière e!ceptionnelle pour protéger la sécurité des biens et des personnes. La garde a vue est un acte de police judiciaire. Ane personne ne sera placée en garde a vue que si il e!iste des raisons plausibles de soup%onner qu’elle a commis ou tenter de commettre une infraction. Section !. soit le gardé a vue est remis en liberté. >:% Les droits du gardé a vue Le gardé a vue doit #tre immédiatement informé dans une langue qu’il comprend. la détention provisoire est décidée par un magistrat du siège qui est '.La détention provisoire 2lle est prévue au! articles *49"* et *4="= du code de procédure pénale. soit son employeur dans les 9 à compter du début de la garde à vue. l’entretient est confidentiel et il ne peut e!céder 9' min. Le gardé à vue à trois droits + Il peut faire prévenir par télép one soit la personne avec qui il vit. La garde a vue est qualifié de mesure de contrainte par laquelle un 83L retient une personne que l’on appelle suspect qui. le conseil a estimé que cette dérogation de & jours était autorisée seulement pour emp#c er la réalisation d’une action terroriste en . La garde a vue peut #tre prolongée de 14 sur autorisation écrite du procureur lorsqu’il e!iste des raisons plausibles de soup%onner que la personne a commis ou tenter de commettre une infraction. doit rester à la disposition des services de police. de délinquance organisée ou de terrorisme. $ette garde a vue est décidé par le juge des libertés et de la détention. $’est le juge judicaire qui est le c ef de la détention provisoire car il est le juge de la liberté. Il doit #tre informé sur trois points + on doit le renseigner sur la nature de l’infraction sur laquelle porte l’enqu#te B on doit l’informer sur la durée de la garde à vue et de certains de ses droits. Il y a une grosse e!ception en matière de terrorisme oI la garde à vue peut durer &jours.

L’art *4<"* du code de procédure pénale . 4 mois de détention provisoire en matière correctionnelle à condition que la personne mise en e!amen n’a déjà pas été condamnée pour un crime ou un délit à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à un an et lorsqu’elle encore une peine inférieure ou égale à <ans. 8n peut prolonger pour une personne qui a déjà fait de la prison au moins un an et lorsqu’elle encore une peine qui es supérieure à <ans de prison. la détention provisoire peut #tre stoppée de manière anticipée dans 9 cas + le juge d’instruction peut décider de la remise en liberté de l’intéressé lorsque les raisons plausibles n’e!istent plus B elle peut prendre fin de plein droit lorsque les délais se sont écoulés et qu’il n’y a pas d’ordonnance de prolongation décidé par le LL0 B la personne détenue provisoirement peut faire une demande auprès du juge d’instruction qui renverra le soin de la décision au procureur de la république. La troisième durée est pour les personnes poursuivies pour terrorisme. a jugé qu’un délai de 4ans était raisonnable au '/ . 0ans un arr#t \ cV Cuisse du 1& janvier *@@9 la $20. L’art < de la $20. une procédure d’instruction est donc ouverte à l’encontre de cette personne.le juge des libertés et de la détention. Le LL0 intervient parce qu’il est saisi par le juge d’instruction. La mise en détention provisoire n’est possible que si elle est l’unique moyen de parvenir à certains objectifs et que ces objectifs ne pourraient #tre atteints si la personne était placée simplement sous contr>le judiciaire. >:% La durée Le code de procédure pénal va prévoir 4 durées ma!imales. trois en matière correctionnelle et une en matière criminelle. La détention provisoire peut prendre fin de manière naturelle à la cl>ture de l’information mais elle peut aussi #tre prolongée jusqu’au jugement. pro!énétisme. cette prolongation peut #tre renouvelée tous els 4 mois mais ne peut e!céder un an. la personne doit avoir le temps de préparer sa défense. prévoit la détention provisoire et subordonne sa validité à l’e!istence de raison plausible de soup%onner qu’une personne a commis une infraction ou à l’e!istence de motifs raisonnables de croire à la nécessité de l’emp#c er de s’enfuir après la commission d’une infraction. La détention provisoire ne peut s’e!ercer qu’à l’encontre d’une personne mise en e!amen et non encore jugée. La durée pose problème dans la détention provisoire et la question du délai raisonnable. Il y a : objectifs + "$onserver les preuves ou les indices matériels qui sont nécessaires à la manifestation de la vérité "2mp#c er une pression sur les témoins ou les victimes ainsi que sur leur famille "2mp#c er une concertation frauduleuse entre la personne mise en e!amen et ses complices "3rotéger la personne mise en e!amen "Oarantir le maintient de la personne mise en e!amen à la disposition de la justice "Gettre fin à l’infraction ou prévenir son renouvellement "Gettre fin à un trouble e!ceptionnel et persistant de l’ordre public Il ne peut pas y avoir de détention provisoire en matière contraventionnel car cela ne marc e qu’en matière criminelle et correctionnelle -si la peine est supérieure ou égale à 9ans de prison/. Ci la période est supérieure à 1' on peut renouveler par période de & mois mais on peut aller jusqu’à 4ans. on peut prolonger les 4 mois tous les 4 mois jusqu’à une durée de deu! ans. Le deu!ième délai est la possible prolongation de 4 mois supplémentaires. 2n revanc e. Le LL0 qui décide de la détention provisoire par ordonnance doit la motiver et elle est susceptible d’un appel devant la c ambre de l’instruction. La mise en e!amen -art ='"* du code de procédure pénale/ est décidée par le juge d’instruction et elle consiste à informer les personnes à l’encontre desquelles il e!iste des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu’elle ait pu participer comme auteur ou comme complice à la commission des infractions dont le juge est saisi. stupéfiant. La détention provisoire ne peut #tre prononcée qu’après un débat contradictoire. La quatrième est le fait qu’on peur renouveler par période de &mois sans e!céder 1 ans quand la peine est inférieure à 1'ans. association de malfaiteurs et qui encourent une peine de *' ans de prison minimum.

( contrario. la cour 20. torture.2 cV . 2galement on peut faire appel de cette décision de la juridiction régionale devant une juridiction nationale composée de conseillers de la cour de cassation. La rétention peut #tre renouvelée tous les ans selon la m#me procédure sans limites.rance. La juridiction spéciale peut y mettre fin a tout moment. 3résomption de future culpabilité. renouvelable à l’infini. 2lle tombe en désuétude au bout d’un an. 0onc garantie car on réétudie le dossier. a considéré qu’une détention provisoire de deu! ans et @ mois devait #tre contraire à l’art & en raison de l’absence de motif suffisant apporté par la . acte de barbarie. la rétention n’est pas effectué dans un établissement pénitencier traditionnel mais dans un centre socio"médico"judiciaire de sureté qui est adapté a la prise en c arge médicale et psyc ologique de ces personnes 0$ 1* février 1''= + il n’a pas déclaré non conforme la rétention de sureté mais en revanc e a sanctionné son caractère rétroactif. Oaranties destinés à protéger les libertés individuelles + $ependant elle ne peut #tre prononcé qu’à l’égard des personnes condamnées à une peine au moins égale à *< ans et pour des crimes particulièrement graves -assassinat.regard de la comple!ité de l’affaire.La rétention de sureté 2lle a été instaurée par la loi du 1< février 1''= + elle permet d’enferme un individu non parce qu’il a commis une infraction mais pour protéger la société de certains criminels en fin de peine et qui sont susceptibles de faire preuve 5 d’une particulière dangerosité caractérisé par une probabilité très élevée de récidive car il souffre d’un trouble grave de personnalité 6 $e n’est pas une peine mais une prévention. on évite la récidive. elle s’applique au! peines de plus de *< ans )< l’internement et l’hospitalisation des personnes atteintes de troubles mentaux distinction entre les soins donnés avec consentement de la personne. dans l’arr#t F2K($.L’internement des personnes atteintes de troubles mentaux Kormalement. elle s’applique qu’à partir de 1''=. violR/ 0e plus il faut que la cour d’assise en est prévu l’éventualité dans son arr#t de condamnation.rance du 1: novembre *@@*. L?art L91**"* du code de la santé publique dispose 5 qu?une personne ne peut sans son consentement faire l? 6objet de soins psyc iatriques . il était prévu au départ qu’elle est un caractère rétroactif mais pas acceptable constitutionnellement. >+% Les cas d’hospitalisation de la personne atteinte de troubles mentaux (rt 91**"* du code de la santé publique 5 une personne ne peut pas #tre ospitalisée sans son consentement ou à défaut celui de son représentant légal m#me quand il s’agit d’un établissement -2 . enlèvement. Section ". sauf cas prévu par la loi 6 Section #. 2nfin la rétention de sJreté va #tre prononcée après un débat contradictoire et par une juridiction régionale spéciale composée de 9 magistrats et ne se prononce qu’après avis d’une commission pluridisciplinaire composée d’e!perts en psyc iatrie. une personne atteinte de troubles mentau! doit jouir des m#mes droits et libertés que tout le monde été notamment sa liberté individuelle mais il est possible de les priver de cette liberté dès lors qu’on considère qu’elles sont un danger soit pour elle m#me ou soit pour la société. La rétention administrative va permettre d’enfermer un criminel pour un crime qu’on le pense capable de commettre. séquestration. et ceu! données sans. on peut m#me faire une cassation devant la cour de cassation.

L’ ospitalisation d’office est considérée comme nécessaire au regard de l’état de santé de l’individu mais il n’emp#c e que c’est une restriction importante à la liberté individuelle. si l?intervention continu il interviendra tous les & mois. il décide si on interne ou soins ambulatoires. lorsque deu! conditions sont réunies + • l?état du malade nécessite des soins • risque de trouble grave à l?ordre public le maire peut également. s?accompagne d?un certificat médical datant de moins de *< jours. $ette demande est manuscrite et qui doit #tre accompagnée de deu! certificats médicau! qui datent tous les deu! de moins de *< jours et qui constatent l’état mental de la personne et la nécessité de l’ ospitaliser. la levée de ces soins est décidé par le directeur d?établissement. prononcer des mesures d?internement ou -1 . au delà d?un an le maintien dans les soins est subordonné a une évaluation complète du malade. entre le <ème et =ème jour de soin un certificat médicale est établit attestant si ou ou non les soins sont encore nécessaire. Le $$ est dessaisi de cette loi par une Q3$ du 1 décembre 1'** Gadame Lucienne Q .] elle donne la possibilité soit de faire ospitaliser la personne sans son consentement. Il e!iste 9 types d’ ospitalisation + ?% soin ps&chiatrique avec consentement GH L’hospitalisation libre (rt 91**"1 du code de la santé publique. l’état du malade doit imposer des soins immédiats assortis d’une surveillance constante.spécialisé dans les troubles mentau! ormis les cas prévus par la loi6. soit par une personne qui agit dans l’intér#t du malade. Ils sont alors prolongés pour une durée d?un mois. 0eu! conditions cumulatives + • la personne ne doit pas #tre capable de donner son consentement • l?état du malade nécessite des soins immédiats la demande est manuscrite. soit de prendre en c arge le patient avec des soins ambulatoire. Le trouble mental doit rendre impossible le consentement du malade. $?est l?état qui décide de l?internement ou des soins voir mm les proc es L’ ospitalisation va #tre demandée soit par une personne de la famille. Le c oi! est décidé après une ospitalisation de :1 . Lorsqu’une personne est ospitalisée pour troubles mentau! à sa demande. le législateur est intervenu a modifié ce régime et a prévu l?intervention du juge des libertés et détention -LL0/ au bout de *< jours. +% l’hospitalisation sur demande d’un tiers 91*1"* et 91*1"*1 code de la santé publique les soins vont #tre demandé soit par une personne de la famille soit par une personne qui justifie de l?e!istence de relation avec le malade. elle est considérée comme un malade ordinaire et donc elle dispose de droits relatifs à sa liberté individuelle. les soins peuvent #tre prolongé encore. $ette ospitalisation ne remet pas en cause le droit à la sureté.d??observer la personne pendant les :1 en découle la décisions de l?interner ou de le placer en soins ambulatoire la loi prévoit la durée de l?internement . c?est le directeur de l? établissement psyc iatrique qui décidera. peut #tre demandée par le malade ou par la personne qui a demandé l?internement -de la famille ou attestant d?un lien avec le malade/ peut #tre demandé par la commission départementale des soins psyc iatriques :% l@admission en soins ps&chiatrique sur décision du représentant de l@état 91*9"* a 91*9"*' du code de la santé publique qui prévoit cette possibilité. la décision est prononcé par un arr#té préfectoral . L’ ospitalisation est sous le contr>le du juge judiciaire. mais de manière temporaire. un acte administratif. le $$ a estimé que ce nouveau régime portait atteinte a la liberté individuelle et qu?il était nécessaire de faire intervenir le juge judiciaire. J% soins sans consentement réforme par la loi du '&V':V1'** .

ainsi que l'article 12 du 6acte 0nternational relati%s au droit civil et politique de 1(<< Section 1$ %n principe de liberté pour les nationaux et les ressortissants communautaires 0l 3 a deu1 aspects de la liberté d'aller et venir : => la liberté de déplacement * l'intérieur de l'2tat => la liberté de déplacement d'un 2tat * un autre 2tat &1$ Le principe de la liberté de déplacement à l'intérieur de l'(tat -2 . en cas de désaccord entre il faut distinguer deu! c oses + • s?il s?agit d?une sortie avec accompagnement en ambulatoire. on ne juge pas cette personne mais on la remet pas en liberté pour autant. deu! autres conditions doivent #tre réunies + • trouble mentau! manifeste • danger imminent pour la personne l?arr#t des soins est décidée par le préfet et par le directeur de l?établissement psyc iatre. cas plus rare. mais si les deu! avis divergent le préfet peut maintenir l?obligation de soins ou le faire sortir .% admission en soins ps&chiatrique " l@initiative de la #uridiction #udiciaire le code pénal prévoit l?irresponsabilité pénale d?une personne atteinte au moment des faits de troubles psyc iques ayant abolit son discernement.dépend du certificat médical/ • lorsqu?il s?agit d?une sortie de soins sans accompagnement.La liberté d’aller et venir La liberté d'aller et venir est une composante de la liberté individuelle !n "rance# son caract$re %ondamental a été reconnu d$s 1&'( et consacré par la Constitution de 1&(1: ) la liberté d'aller et venir est la liberté donnée * tout homme d'aller# de rester et de partir + Sous la . 3ossible si un certificat médicale établit que la personne nécessite des soins et qu?elle est une éventuelle atteinte à l?ordre public Chapitre 2 . le LL0 va tranc er .anvier 1(&&: %ouille des véhicules C'est parce qu'elle a une valeur constitutionnelle que la liberté d'aller et venir permet d'aller et venir librement sans besoin d'autorisation préalable ni de déclaration préalable /e mani$re générale# le juge sanctionne les autorisations préalables et les déclarations préalables 0l e1iste un cas ou l'on doit demander * l'2tat une autorisation lorsqu'il 3 a une mani%estation qui doit 4tre %ait sous une autorisation préalable aupr$s du pré%et 5u plan international# la liberté d'aller et venir est consacré * l'article 2 du 6rotocole n78 1(9: de la C7!/.soins ambulatoire. s?il est semblable a l?avis donné par le directeur de l?établissement le préfet se range a cet avis. dans ce cas là on demande un deu!ième avis médicale. l?art :'&"*9< du code de procédure pénale va prévoir que le juge peut ordonner l?admission en soins psyc iatrique de la personne concernée.$me -épublique# c'est une principe * valeur constitutionnelle depuis la décisions du 12 . et qu?il y a une divergence entre le directeur et le préfet .

.$ Le droit d'entrer sur le territoire L'article C du 6rotocole n78 de la C!/.est tr$s attentive# elle va e1iger que pour 4tre légale la restriction doit 4tre nécessaire dans une société démocratique !lle va accepter dans un 5rr4t -50A@B/@ vs 0talie du 22 "évrier 1((8# Ar -50A@B/@ est un ma%ieu1# la police italienne avait assigner cette personne * résidence# l'avait placer sous surveillance de police La Cour !/. ainsi que l'article < du 6acte 0nternational de 1(<<: ) nul ne peut 4tre privé du droit d'entrer sur le territoire d'un !tat dont il est le ressortissant + => C'est un droit absolu 6ossibilité de déchoir sa nationalité: article 29 du code civil# il s'agit d'un individu qui a acquis de la nationalité %ranDaise qui va pouvoir 4tre déchue de cette nationalité notamment dans trois cas: • 2C-& du code civil retire la nationalité d'un individu qui se comporte de %ait comme un national d'un pa3s étranger# décret pris apr$s avis du C! • 2C-' du code civil concerne des personnes qui occupent un emploi dans une armée étrang$re # service public étranger ou dans une organisation internationale dont la "rance n'est pas partie# si l'état %ranDais enjoint cette personne de quitter son emploi et qu'elle re%use l'état peut donc lui retirer sa nationalité • art 29 du code civil possibilité de retirer la nationalité * des individus qui ont commis des crimes ou délits# qui portent atteinte au1 intér4ts %ondamentau1 de la nation# ou des crimes qui sont en réalité des actes terroristes /$ Le droit de sortir du territoire d'un (tat -3 . a considéré que ces mesures de prévention étaient nécessaires au regard de la dangerosité de la personne • • &2$ Le principe de la liberté de déplacement d'un (tat à un autre Cela va 4tre le droit d'entrer sur le territoire et le droit d'en sortir .le protocole n78 et l'article 12 du pacte international énoncent que ) quiconque qui se trouve réguli$rement sur le territoire d'un 2tat * le droit d'3 circuler librement + Ce droit est garantie au1 nationau1 et au1 étrangers lorsqu'ils sont dans une situation réguli$re# c'est * l'2tat qu'il appartient de dé%inir les conditions de la régularité 6our les ressortissants communautaires# on a la traité e -ome de 1(8& qui prévoit dans son article 8' ) la libre circulation des travailleurs * l'intérieur de la Communauté + Les restrictions de cette liberté d'aller et venir sont nombreuses et sont contr?lés par le juge administrati%# le juge constitutionnel et le juge européen -estrictions toutes contr?lées par les juridiction • par le )uge administratif* arr4tes pré%ectorau1 anti mandicité# arr4tés de couvre %eu1 mis en place dans certains départements => déclarés légau1 par la justice administrative @n pense également a certaines dispositions du code de sport qui interdisent la circulation de certains supporteurs considéré comme pouvant apporté de trouble grave * l'@6 le conseil constitutionnel a aussi connu des restrictions d'aller et venir: 1: Aars 2:11# loi d'orientation et de programmation pour la per%ormance de la sécurité intérieure Le cc a accepté une disposition qui a introduit dans le code du sport la possibilité pour le ministre de l'intérieur: ) d'interdire le déplacement individuel ou collecti% de personne se prévalant de qualité de supporter d'une équipe sur les lieu1 d'une mani%estation sportive et dont la présence est susceptible d'occasionner des troubles graves pour l'ordre public + 0l véri%ie que l'atteinte * la liberté d'aller et venir est proportionné par rapport au but poursuivi La Cour +.

Ce droit s'applique non seulement au1 ressortissants mais également au1 étrangers ) toutes personnes est libre de quitter n'importe quel pa3s 3 compris le sien + article C du 6rotocole n78 et le pacte 0nternational de 1(<< 6rincipe a valeur constitutionnel => Le conseil constitutionnel 1C 5out 1((C maitrise de l'immigration L'état ne doit pas vous emp4cher de sortir l'2tat peut prendre une peine complémentaire et emp4cher un ressortissant de sortir# mais pas plus de 9 ans − cas de pro1énétisme − tra%ic de stupé%iant − rétention : risque potentiel que représente la personne au regard de la sécurité nationale# e1 individu détenteur de secret dé%ense Section 2$ Les limitations de la liberté de circulation des étrangers L'2tat a un pouvoir quasi discrétionnaire en mati$re d'admission des étrangers sur leur territoire : 1C 5out 1((C maitrise de l'immigration conseil constitutionnel Le conseil constitutionnel indique qu'il n'3 a aucune r$gle constitutionnelle qui assure au1 étrangers des droits d'acc$s et de séjour sur le territoire %ranDais &1$ les restrictions à l'entrée sur le territoire fran0ais !n 2::9 a été crée le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile Le principe est simple pour entrer sur le territoire national un étranger doit remplir 8 conditions cumulatives : • il doit 4tre muni de son passeport en cours de validité et d'un visa %ranDais non e1piré # l'autorisation de déposer un visa est * la discrétion d'un !tat et le re%us n'a pas 4tre motivé • L'étranger doit avoir en sa possession tous les documents relati%s * ses conditions de séjour en "rance et a l'objet de son séjour Le code distingue trois h3poth$ses dans ces cas la: le séjour touristique# le séjour pro%essionnel et le séjour de visite privée C'est ce dernier moti% qui est invoqué en mati$re d'immigration irréguli$re Si un étranger veut entrer sur le territoire %ranDais pour visite privée il doit présenter une attestation d'accueil qui doit 4tre signé par l'accueillant et par le maire de la commune de l'accueillant • 0l doit démontrer le caract$re temporaire de sa venue# et des documents qui l'attestent Ebillet d'avion de retourF • l'étranger ne doit pas 4tre un indésirable c'est * dire que sa présence ne doit pas présenter une menace * l'ordre public %ranDais L'étranger qui ne répond pas * ces quatre conditions est re%oulé par une décisions écrite et motivée Cette décision de re%us peut %aire l'objet d'un recours administrati% soit un recours simple soit par ré%éré liberté soit ré%éré suspension Gn étranger qui n'est pas autorisé * venir sur le territoire %ranDais et qui pourtant s'3 trouve# peut se trouver placer en Hone d'attente Ces 1ones d'attentes sont des locau1 réquisitionnés par l'administration et qui se trouve * pro1imité des lieu1 de débarquement Ce qui pose probl$me# ici# est le temps Bormalement# on ne garde l'étranger que le temps nécessaire * son départ @n a estimé ce temps nécessaire * 8 jours 6ossibilité de le prolonger de ' jours sur décision du .L/ 6ossibilité de le renouveler pendant ' jours Ce qui %ait 2: jours Le maintien en Hone d'attente ne peut e1céder 2: jours Gn étranger situé en Hone d'attente a des droits# il peut demander * 4tre e1aminé par un médecin# * 4tre assisté * un interpr$te# * voir un avocat 0l peut quitter * tout moment cette Hone d'attente s'il justi%ie qu'il a trouvé un mo3en de partir dans un pa3s étranger Ces Hones d'attente peuvent 4tre contr?lées par des visites du procureur de la -épublique et du .L/ a%in de véri%ier que le minima des droits sont respectés &2$ les procédures d'éloignement forcée -% .

il e1iste 8 procédures# une cinqui$me concerne le mandat d'arr4t européen 1.interdiction du territoire c'est une peine soit complémentaire# soit principale prononcée a l'encontre d'un individu qui a soit commis une in%raction a la législation sur les étrangers Etravail# séjour des étrangers F soit qui a commis sur le territoire un crime ou un délit de droit commun L'interdiction est soit temporaire soit dé%initive dépend de la nature des %aits# il est reconduit a la %ronti$re avec l'interdiction de revenir sur le territoire national certaines catégories ne peuvent %aire l'objet d'une interdiction de territoire : parents d'un en%ant %ranDais mineur demeurant en "rance# personne marié avec personne a3ant la nationalité %ranDaise depuis au moins C ans 2.l'e1pulsion prononcé * l'égard d'un individu qui constitue une menace grave * l'ordre public# l'e1pulsion est plus lourde que la reconduite * la %ronti$re# car d$s lors que l'on est e1pulsé on ne peut re rentrer sur le territoire tant que l'arr4té d'e1pulsion est en coursI 0l e1iste deu1 t3pes d'e1pulsions : ordinaire et en urgence absolu • e1pulsion ordinaire : prononcé par le pré%et L921-21 du C!S!/5 lorsque l'individu est considéré comme une menace grave a l'ordre public il est convoqué devant la commission départementale d'e1pulsion# composée de deu1 juges judiciaires et d'un juge administrati%# cette commission va rendre un avis apr$s avoir entendu l'intéressé Erespect des droits de la dé%enseF • e1pulsion en urgence absolu : prononcé par le ministre de l'intérieur art L922-1 du C!S!/5 l'étranger est e1pulsé sans comparaJtre devant la commission# parce qu'il constitue une menace a l'ordre public Karde %ou le ministre de l'intérieur doit justi%ier d'une menace absolue il doit prouver que l'e1pulsion est soit une nécessité impérieuse pour la sureté de L'2tat soit justi%ier parce que l'individu constitue une atteinte au1 intér4ts %ondamentau1 de L'2tat# possibilité de saisir le .5 en ré%éré qui contr?le l'e1istence de ces deu1 conditions cumulatives 8 l'e1tradition la "rance va remettre * un autre état# un étranger qui dans cet autre état %ait l'objet soit de poursuites# soit de condamnations pour des %aits punissables par la loi %ranDaise I elle est prévu par une loi du 1: mars 1(2& et au1 art <(< et suivants du code de procédure pénal# la demande est reDue par le ministre de l'intérieur# transition par le K qui op$re un premier contr?le# qui transmet au minist$re de la justice et en en%in au procureur de la république L'étranger qui %ait l'objet de la demande d'e1tradition est arr4té et interrogé# possibilité de le garder 28 h mm droit que pour la garde * vue# ensuite délai de & jours pendant lesquels l'individu sera entendu par le procureur général# i peut 4tre écrouer pendant 2: jours c'est la chambre d'accusation de la C5 qui va statuer sur la demande d'e1tradition a la suite de sa décision le K prend un décret ou pas d'e1tradition le mandat d'arr4t européen * le mm objet que l'e1tradition mais rend beaucoup plus %acile cette procédure Gn état membre prend une décision judiciaire pour arr4ter un individu et va demander a l'autre état membre sur le territoire duquel se situe l'individu de lui remettre# on ne transit pas par le K #c'est une procédure simpli%ié# de juge * juge -& .reconduite a la %ronti$re /irigé contre un individu en situation irréguli$re# quelqu'un qui demeure sur le territoire malgré l'e1piration de son visa# entrer en situation irréguli$re# constate une irrégularité C.

Section ! le droit d'asile l'asile vient du mot grec 5sulon qui signi%ie ) lieu religieu1 inviolable + l'asile pour un étranger entraine sa reconnaissance en tant que ré%ugié et l'obtention d'une carte de résidant il joue pour la durée de la vie de l'individu C'est un statut tr$s privilégié pour éviter que de simple migrant économique n'obtiennent se statut la "rance a créé l'@"6-5 Eo%%ice %ranDais de protection des ré%ugiés et apatridesF e1amine les demandes %ormulées par les étrangers en mati$re d'asile # l'@"6-5 rejette (:L des demandes# possible de recours devant la cour national de l'asile# cassation devant le C! il e1iste deu1 t3pes d'asile qui sont reconnus en "rance : conventionnel et constitutionnel • l'asile conventionnel : prévu par la convention de Ken$ve du 2' juillet 1(91 elle prévoit que l'asile peut 4tre demandée par toutes personnes qui craint d'4tre persécuté dans son pa3s du %ait de sa race# de sa religion# de sa nationalité# de son appartenance * un certain groupe sociale ou de ses opinions politiques et qui ne peut pas ou ne veut pas demander la protection de son pa3s • l'asile constitutionnel : la C %ranDaise dans le préambule de 1(8< al 8 prévoit la possibilité de demander asile lorsqu'une personne est persécuté en raison de son action en %aveur de la liberté Emilitants politiques# artistes engagées pour la démocratieF il %aut une véritable persécution# comme en droit administrati% la seule crainte d'une persécution peut su%%ire dans certains cas# quand l'atteinte est grave arr4t de la cour CB5 2::& elle a accepté la quali%ication de ré%ugié a une %emme d'origine iranienne condamné pour raison d 'adult$re qui risquait la répudiation et liquidation elle a obtenu l'asile# il est %ermé a certaines catégories de personnes : toutes les personnes soupDonnées d'avoir commis un crime de guerre# crime contre la pai1 mais également ceu1 qui béné%icient déj* d'une protection apporté par les nations unis e1 6alestine 2galement ceu1 qui ont commis un crime ou délit de droit commun# ou crimes contraires au1 principes des nations unis : re%us d'apporter l'asile au milice du Congo 23 la protection subsidiaire création d'une loi du 1: décembre 2::C# elle est attribuée * un étranger qui n'a pas obtenu l'asile# mais qui sont dans leurs pa3s e1posé a des menaces graves => peine de mort# torture# peines et traitements dégradant ou inhumains# lorsque la menace est directement liée a un con%lit armé interne !lle est accordé seulement par l'@"6-5 pour une durée d'un an renouvelable ou pas si les circonstances ont changées 5ccordé tous les ans# il %aut renouvelé la demande# Chapitre !.Le droit au respect de la vie privée le concept m4me de vie privée est un concept di%%icile * dé%inir car la vie privée est une notion contingente qui dépend des lieu1# des époques et des sociétés Sur le plan international# la vie privée est garantie par l'article 4 de la Convention +.-: ) 1 Moute personne a droit au respect de sa vie privée et %amiliale# de son domicile et de sa correspondance 2 0l ne peut 3 avoir ingérence d'une autorité publique dans l'e1ercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et quelle constitue une mesure qui# dans une société démocratique # est nécessaire * la sécurité nationale# * la sNreté publique# au1 biens 4tres économique du pa3s# * la dé%ense de l'ordre et * la prévention des in%ractions pénales ainsi que la protection de la santé ou de la morale ou de la protection des droits et libertés d'autrui + 5u plan national# le droit au respect de la vie privée * une valeur constitutionnelle depuis la décision 21 "évrier 1(((: sécurité sociale 5rticle ( du code civil qui dispose que ) chacun * droit au respect de sa vie -' .

ille de Lille vs 5CP!-A5BB !st aussi considéré comme domicile: arr4t 22 octobre 2::2 C.privée# les juges peuvent prescrire toute mesure propre * emp4cher ou de %aire cesser une atteinte * l'intimité de la vie privée + Section 1$ Le droit au respect du domicile &1$ La définition du domicile Le domicile est entendu par les juridictions dans un sens large# pour le CC C'est le lieu o5 la personne 6 a le droit de se dire che1 elle 7 2( /écembre 1('C: perquisition %iscale# se serait le lieu ou on ne peut pénétrer sans l'autorisation de celui qui l'occupe La notion de domicile doit 4tre souplement entendue : e1emple: la Cour !/. a accepté de quali%ier le domicile une caravane 29 Septembre 1((< OGCPL!Q vs -G Le C! a accepté de quali%ié une voiture comme domicile qui appartenait * une personne nomade : 2 /écembre 1('C: .L/# on peut procéder * des perquisitions nocturnes qui sont justi%iées par la nécessité de l'enqu4te de %lagrance et seulement pour certaines in%ractions Earticle &:<-&C du C66: crime de meurtre en bande organisée# crime et délit de tra%ic de drogue# enl$vement# séquestration# traite des 4tres humains crime de barbarie de torture# pro1énétisme F Le Conseil constitutionnel a e1aminé cette loi et a estimé que le législateur n'avait pas porter une atteinte non nécessaire * l'inviolabilité du domicile: décision du 2 Aars 2::8: loi portant adaptation de la justice au1 évolutions de la criminalité => le CC a validé les perquisitions de nuit car au regard des auteurs des in%ractions recherchées l'atteinte * l'inviolabilité du domicile était nécessaire -- .G! le domicile pro%essionnel c'est-*-dire le lieu de travail &2$ L'inviolabilité du domicile L'exception au principe* les per8uisitions le code de procédure pénal va mettre en place deu1 limites * l'inviolabilité du domicileI va permettre au1 autorités publiques de pénétrer * l'intérieur des domicile: ce sont des perquisitions • Les articles (2 et suivant du C66: le juge d'instruction peut décider dans le cadre d'une enqu4te judiciaire d'une perquisition dans le domicile de la personne mise en e1amen mais aussi dans celui d'une autre personne La perquisition peut aussi 4tre décidé par un o%%icier de police judiciaire soit en cas de crime %lagrant Eart 9< C66F soit en cas de délit %lagrant passible d'emprisonnement Eart <&F • La perquisition est une %ouille inopinée qui a pour but de saisir des objets utiles * la mani%estation de la vérité C'est une atteinte * l'inviolabilité du domicile C'est pour cette raison que l'on va encadrer la perquisition de deu1 garanties : • pas de per8uisition secr9te * La perquisition a lieu en présence de la personne qui est visée ou en présence de témoins qui vont signer un proc$s verbal de perquisition #=> # on le %ait toujours de mani$re o%%icielle • Bormalement# il n'3 a pas de per8uisition la nuit: selon l'article 9( du C66 les perquisitions ne peuvent commencer avant <h et apr$s 21h mais il 3 a des e1ceptions prévues par la loi !1ception : !lles sont nombreuses et notamment la loi du ( Aars 2::8 va augmenter leur nombre 5vant la loi du ( mars 2::8# on pouvait procéder * des perquisitions nocturnes seulement en mati$re de consommation et de tra%ic de stupé%iant 5vec la loi de 2::8# * la demande du procureur et sur autorisation du .

<=> 2 $ Le droit au libre choix de sa vie privée &1$ La liberté de se marier 0l e1iste en droit un principe de la liberté du mariage 8ui est consacré par la C!/..C .SSL. en combinant l'article ' Evie privéeF et l'article 12 qui indique ) qu'* partir de l'Rge nubile Eaptitude légale de se marierF l'homme et la %emme ont le droit de se marier et de %onder une %amille selon les lois nationales régissant l'e1ercice de ce droit + Sur le plan interne# l'article 188 du code civil dispose que ) l'homme et la %emme ne peuvent contracter le mariage qu'* partir de 1' ans révolus + Cette liberté de mariage a été consacré par le cc 2: Bovembre 2::C# loi relative * l'immigration# au séjour des étrangers en "rance et * la nationalité Le cc énonce que la liberté du mariage est une composante de la liberté personnelle protégé par les articles 2 et 8 de la //.u)ourd'hui m?me si il est possible d'exercer sa vie de couple autrement 8ue par le mariage$: Le mariage reste le seul mode institutionnalisé$ <l va offrir aux époux pendant le mariage et m?me apr9s des obligations et une protection de la loi Les possibles restrictions apportées au mariage* l'officier d'état civil peut saisir le procureur de la républi8ue lors8u'il estime 8u'il existe des indices sérieux laissant présumer 8ue le mariage n'est pas envisagé dans le but d'une union matrimoniale Le procureur dispose alors de 1# )ours soit pour autoriser le mariage soit pour s'opposer à la célébration soit pour décider de la sursis de ce mariage: ne pouvant excéder un mois étant renouvelable une fois @motivéeA Cette possibilité accordée * l'@!C et au procureur de la république a été considéré * valeur constitutionnelle par le cc en 2::C car il a relevé qu'il é tait possible de contester la décision du procureur de la républi8ue aupr9s du président du tribunal de grande instance 8ui doit statuer en 1B )ours @maximumA$ C'est une garantie suffisante pour le cc$ Cette restriction ne porte pas atteinte de mani$re disproportionnée * la liberté au mariage La Cour +.a une vision étroite de la possibilité de restreindre le mariage et elle ne va tolérer 8ue tr9s rarement 8ue des +tats puissent restreindre la liberté au mariage et elle ne va pas hésiter à sanctionner ces +tats 8ui restreignent trop largement cette liberté$ C'est le cas d'un arr4t du 1' /écembre 1('& " vs Suisse: un cito3en suisse voulait se marier pour la quatri$me %ois# lorsqu'il a divorcé pour la troisi$me %ois les autorités suisses lui ont imposé une interdiction temporaire de mariage L'article 19: du code civil Suisse énonce que le juge qui prononce le divorce peut %i1er un délai au moins de 1 ans et de 2 ans au plus pendant lequel la partie coupable ne pourra pas se remarier C'est le cas pour les divorces pour adult$re dans le code civil suisse# possibilité d'étendre le délai * Cans La cour !/.%+H* le cc va estimer que l'impossibilité pour deu1 personnes du m4me se1e de s'unir par les liens du mariage n'est contraire ni * la liberté personnelle# ni * la liberté du mariage# ni au principe d'égalité -. va considérer qu'il 3 a une violation de l'article 12 de la C!/.S+C. car cette mesure est disproportionnée <l C a un mariage pour le8uel la cour n'hésite pas à prononcer l'interdiction de se marier pour les personnes du m4me se1e# il est accepté pour certains 2tats Epa3s bas# CanadaF Cette interdiction a été rappelée par le CC %ranDais DEC 24 Fanvier 2B11: Gme C+S. .<>= et -.usqu'* la révolution %ranDaise# seule mariage religieu1 était reconnu par l'2tat# les registres paroissiau1 tenaient lieu1 d'état civil 6uis la loi du 2: Septembre 1&(2 instaure le mariage civil enregistré en mairie qui devient le seul valable au1 3eu1 de la loi 5vant tout mariage religieu1# vous deveH pour 4tre reconnu par l'2tat vous marieH civilement !n 1':8 le code napoléonien a dé%ini les contours du mariage qui sont énoncé * l'article 9 du code civil Le mariage est à la fois une institution mais également un acte )uridi8ue solennel$ 0l suppose le respect des conditions %i1ées par la loi dont la méconnaissance ou la violation est sanctionnée Le mariage suppose également un consentement librement donné par chacun des époux et suppose également une volonté sinc9re de se comporter comme mari et femme$ Les épou1 dirigent ensemble la %amille et e1ercent en commun l'56 .

va suivre le -G et condamner des pratiques sadomasochistes malgré leur consentementI elle a considéré que les coups de blessure retenu * l'encontre de personnes qui pratiquent le sado ne violent pas l'article ' car ces pratiques ont entrainé des lésions et des blessures d'une gravité certaine et non pas seulement lég$re et passag$re La cour va préciser sa )urisprudence dans un arr?t I. a connu une évolution jurisprudentielle # La Cour au départ éprouve des di%%icultés * voir la violation de l'article ' lorsque l'2tat encadre certaines pratiques se1uelles Ele sadomasochisteF: C!/..en ce qu'elle interdit ) les actes homose1uels commis en privés par des hommes consentants +: dépénalisation de l'homose1ualité => il en va autrement pour le comportement se1uel : la C!S.Situation di%%érente# traitement di%%érent Le cc va nous indiquer que en maintenant le principe selon lequel le mariage est l'union d'un homme et d'une %emme# le législateur a estimé 8ue la différence de situation entre les couples de m?me sexe et les couples composé d'un homme et d'une femme: peut )ustifier une différence de traitement 8uant au r9gle de droit de la famille$ Le cc se refuse à se substituer au législateur: il invite ce dernier à ouvrir le débat politi8ue C+.. et .. va indiquer que la lé gislation porte atteinte à l'article 4 de la C+. vs /elgi8ue du 1J Fanvier 2BB#: 23 l'une des personnes présentes * supplier les autres d'arr4ter ce qu'ils n'ont pas %ait la O comme la cour condamne ces individus => elle va sortir une r9gle dans cet arr?t: elle va indi8uer 8ue le droit d'entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps donc le droit pénal des états ne peut pas intervenir pour interdire des prati8ues sexuelles Am si ces activités sot d'une nature phCsi8uement ou moralement dommageable dangereuse à sa personne: il faut 8u'elles soient consentante$ Les ingérences étati8ues ne peuvent ?tre )ustifiées 8ue pour des raisons particuli9rement graves <l existe trois limites légales à cette liberté sexuelle * • le code pénal interdit aux ma)eurs d'entretenir des relations sexuelles avec des mineurs de moins de 1# ans m?me si ils sont consentants$ • Gne personne détenue se voit priver de sa liberté d'entretenir des relations sexuelles et ce m?me avec son con)oint et son concubin$ • Le )uge pénal peut condamner une personne 8ui serait atteinte d'une sida d'avoir eu une -/ . 1( "évrier 1((&: LGPS!Q vs -G => groupe d'adulte consentant qui pratiquait le sadomasochisme et a été condamné par le -G pour coups et blessures volontaire => La cour !/.adopte la mm position 8ue le CC: pas de consensus européen la mati9re 23 laissé a libre appréciation nationale $ -este pour ces couples la possibilité de contracter un pacte civil de solidarité E65CSF énoncé par l'article 919-1 du code civil qui est un contrat conclu par deu1 personnes# ph3siques# majeures de se1e di%%érent ou de m4me se1e pour organiser leur vie commune &2$ La liberté de son existence personnelle @n s'attarde au1 aspects les plus intimes de la vie privée: liberté de choi1 dans son orientation se1uelle# et de son comportement se1uel L'(tat ne peut pas s'immiscer dans les comportements sexuels de ses ressortissants$ 0l e1iste trois limites légales * cette non immi1tion => La liberté d'orientation : on ne peut plus 4tre condamné pour 4tre homose1uel# consacré par la C!/. dans un arr4t du 22 octobre 1('1 /G/K!@B vs 0rlande: Ar /G/K!@B réside en 0rlande du Bord# il est homose1uel# il se plaint de l'e1istence en 0rlande de Bord de lois qui ont pour e%%et d'ériger en in%raction certains actes homose1uels entre adultes consentants loi de '<1 puni de 1: ans minimum * vie ma1imum la sodomie /G/K!@B se plaint des risques que lui %ont encourir ces législations# il craint d'avoir des poursuites pénales du %ait de son comportement homose1uel La Cour !/.

relation sexuelle non protégée$ Section !$ Le droit au secret le droit au secret se définit comme le droit d?avoir certaines opinions.:%. est puni d?un an d@emprisonnement et de 2/. Quand on parle d?écoute télép onique+ il y a les écoutes #udiciaires et les écoutes téléphoniques administratives. GH Pour les particuliers L@article ::3%+/: 5 Le fait. L?article ( 2+3 du $PP énonce que les lettres des détenus peuvent *tre lues pour contr'le aussi bien au départ que " l@arrivée. Les lettres Le secret des correspondances relatifs au! lettres est issu de la Eévolution ... on proclame le secret des lettres. • J. certains comportements à l?abri de la curiosité. euros d@amende UVW » interdiction absolue GH pour l@Ntat L@article 2.pour l@autorité publique. ou d?en prendre frauduleusement connaissance. -.2 .. . le détournement la suppression ou l@ouverture de correspondances ou la révélation du contenu de ces correspondances est puni de trois ans d@emprisonnement et de 2/. de l?intimité et la protection des données personnelles. le #uge d@instruction ou un officier de police #udiciaire vont pouvoir saisir des lettres afin de révéler la vérité en cas de crime ou de délit flagrant..:%.e 6 !xception : • La personne publique va pouvoir interpréter des lettres dans les cas prévus dans les articles /3 et 0+ du $P3. Les correspondances téléphoniques L@article ::3%+/ al : du $P en tant que particulier vous ne pouveK pas pratiquer les écoutes téléphoniques on ne peut pas non plus installer le matériel nécessaire a ces écoutes on ne peut pas non plus dissimiler ou divulguer ces écoutes. ors les cas prévus par la loi. de commettre ou de faciliter. Le secret des correspondances déclaré en . $e droit au secret a trois notions+ le secret des correspondances. >+.code pénal al : prévoit l@interdiction pour L@Ntat d@intercepter ou de détourner des correspondances re<ues par voie de télécommunication . d?ordonner. euros d@amende. ( l@heure actuelle la correspondance des lettres est protégée par deux articles du code pénal: article ::3%+/ pour les particuliers et l@article 2. 0ès *:=@ par un arr#té. agissant dans l?e!ercice ou à l?occasion de l?e!ercice de ses fonctions ou de sa mission. commis de mauvaise foi d@ouvrir de supprimer de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non " destination et adressées " des tiers.ran%aise en réaction du cabinet noir de l?ancien régime. / d.:%. ( l?inverse des particuliers.rance dès la révolution de *:=@ La notion jurisprudence de la correspondance comprend les lettres et les correspondances télép oniques ou électronique. $oncernant L@Ntat 2.du code pénal:cLe fait. il y a une possibilité. ?.. par une personne dépositaire de l?autorité publique ou c argée d?une mission de service public. qu?elle soit publique ou privé ..

La loi du . renouvelable une seule fois.3 sur les groupements de combat et les milices privées.du cciv: protection de la vie privée par le juge judiciaire.rance le :2 ?vril +--. les juridictions étaient la!istes. une écoute c ?est la loi de juillet *@@* qui va fi!er les conditions des écoutes judiciaires -article *'' à *''": du $3/.] Les écoutes dans le cadre d@une instruction pénale + . la .] $ette loi s?est mis en place car la $20.rance ne prévoyait pas une définition des catégories de personnes...:. % la décision doit *tre motivée " l?écoute est valable 2 mois possibilité de renouveler. La cour !() va condamner la 9rance car le droit fran<ais n@indiquait pas clairement l@étendu et les modalités d@exercice du pouvoir d@appréciation des autorités. $e dernier va pouvoir prescrire des écoutes télép oniques mais seulement pour une durée de *< jours. . ni de la catégorie de l?infraction et il n?y avait pas de limite de ces écoutes. arr*t MBF1LC7D )FRCD vs 9rance. • les écoutes doivent concerner les ob#ectifs énumérés " l@article . Ane loi du + 5uillet +--+ va venir fixer les conditions dans lequel ces écoutes téléphoniques vont pouvoir avoir lieu. c?est aussi le juge judiciaire qui va prescrire les écoutes mais également qui va prescrire l?enregistrement de ces écoutes. cette commission va recevoir toutes les autorisations d@écoute dans les 20h de leur mise en place et peut s@auto saisir pour se contr'ler et peut adresser des recommandations au P8. Le secret de l@intimité ?. • les renseignements récollections doivent #tre détruits dans les +.rance sur les écoutes télép oniques. Il y avait une trop grande marge de man7uvre en . (vant *@@*. présidé par un magistrat du siège. de la loi de +--+: lorsque les renseignements rec erc és intéressent la sécurité nationale.mars :. • La loi de *@@* va créer la commission nationale de contr'le des interceptions et de sécurité. soit de deux ministres spécialement désignées par le P8 sur proposition soit du ministre de l@intérieur soit du ministre de la défense • l?autorisation de l?écoute administrative est valable 2 mois renouvelable 4il faut motiver la demande pour que ce renouvellement se fasse/. Il y a 4 conditions qui sont demandées au juge d?instruction+ " il faut que l@information l@exige " l?écoute ne peut avoir lieu que en matière criminelle ou correctionnelle si la peine encourue est égale ou supérieure " : ans de prison. Le respect de l@intimité ?rt . prévu dans aucun cadre légal.1 . 8aintenant le juge d?instruction va pouvoir prescrire une interception. (rticle :'&"*< du $33. elles permettaient de nombreuses écoutes télép oniques . (vant cette loi de *@@*. a condamné la . c?est le 5L(. >:. . #ours sauf si ils sont utiles. des interceptions de sécurités elles ont été pendant lgt toléré par les juridictions au nom de la sJreté de l?Mtat. la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel des éléments scientifiques et économiques de la 9rance soit la rec erc e de l?information c erc e à prévenir le terrorisme la criminalité la délinquance organisée et la reformation de groupements qui ont été dissous en application de la loi de +-. GH l@intimité est une notion plus large que la vie privée L@intimité de la vie privée va englober votre vie au travail ex: cca: :3 7ovembre :. Cl y a < conditions cumulatives + • l@autorisation de l@écoute administrative provient de soit du P8.• Les écoutes téléphoniques administratives : aucun délit ou crime " l@origine. on appelle ces écoutes.2 est venue ajouter une nouvelle autorité pour ordonner une écoute judiciaire. cet article parle non seulement du respect de la vie privée mais il énonce aussi l@intimité de la vie privée.

. dans cet arr#t une visiteuse médicale a été licenciée pour faute. si elles avaient déjà été publié.2 . enceinte de : mois cela se voyait donc il n?y avait pas d?atteinte à la vie privée. il y a deux conditions cumulatives: • il faut obtenir une autorisation préfectorale expresse. il faut que la commission départementale présidée par un magistrat du siège doit donner son avis concernant l@installation de ce dispositif. !nfin il existe des sanctions pénales si ces conditions ne sont pas respectées. du droit à la vie privée. 0es garanties qui sont des conditions+ le public doit *tre informé qu@il & ait des vidéo surveillance il est interdit de visualiser des images qui concernent l@intérieur d@un immeuble .. des lieux particulièrement exposés " des risques d@agressions ou de vols ou encore des lieux susceptibles d@*tre exposés " des actes de terrorisme La loi de +--/ a été contr'lée par le $$ le +0 5anvier +--/ 4contr'le a priori6 loi d?orientation et de programmation relative à la sécurité. Il a apporté cette preuve devant le tribunal. ne constitue pas violation du droit au secret. Les images sont détruites au bout d@un mois sauf s@il & a une enqu*te. La protection des données personnelles $@est la loi du 3 5anvier +-. il l?a suivait toute la journée et ce devant plusieurs jours. le figaro a été condamné d@avoir publié la maison d@un propriétaire sans autorisation. Toute personne concernée par cette vidéo surveiller peuvent visualiser cette vidéo. presse a scandale . L@intimité de la vie privée concerne également l@exercice de la religion. ?rr*t du 3 mars :. 1i son souhait est de conserver ses opinions sa religion une autre personne ne peut le dévoiler se serait une atteinte a l@intimité. Con supérieur iérarc ique pour pouvoir montrer cela au tribunal. J. 2!emple+ la cca dans un arr#t du *@ . la cour de cassation a énoncé que le supérieur hiérarchique avait utilisé la filature pour contr'ler et que cela était illégal car cela constituait une atteinte " la vie privée et notamment " son intimité L@intimité de la vie privée c@est également le domicile GH lieu ou s@exerce l@intimité : arr*t de la cour de cassation du / 5uin :...2 qui va encadrer la possibilité de ficher les individus en utilisant l@informatique. les faits déjà connus. le cc a estimé que le s&stème de vidéo surveillance est conforme " la $onstitution car il prévoit suffisamment de garanties. cette autorisation est délivrée après avis d@une commission départementale présidée par un magistrat du siège. 2n revanc e. . 3our mettre en place un système de vidéo surveillance. a attendu une journée devant la maison de cette femme. les faits d?actualité.c ambre sociale.] il faut voir si l?information divulgué est tombé ou non dans le domaine public.. >. La vidéo surveillance La vidéo surveillance est aussi appelée la vidéo protection elle est mise en place avec la loi du :+ #anvier +--/ cette loi va essa&er de concilier deux choix : d?une part le droit au secret et vie privée d?autre part la préservation de l@AP. !n tant que personne visée par cette vidéo surveillance on peut saisir la commission départementale. • Les lieux de la vidéo surveillance sont strictement délimités il s?agit des voies publiques des abords des bItiments..] Q de la presse people .+ une personne a été condamnée car elle a révélé publiquement la religion d?une autre. elle a commis des fausses déclarations d?activité de réunions et de frais. installation publique.évrier 1''4 a refusé de condamner un magaHine qui avait publié des p otos de la princesse de Gonaco enceinte car elle avait déjà parlé de sa grossesse+ c?était un fait anodin. ce qu?on appelle les faits anodins.0 qui a été modifiée par la loi du 3 ?out :.

$ette loi de *@:= déclare que l@informatique est au service des cito&ens et l@informatique ne doit pas porter atteinte : « ni " l@identité humaine ni au () ni " la vie privée ni aux libertés individuelles ou publiques ». !lle tracte les fichiers clandestins les fichiers non déclarés. catégories: les informations dangereuses indiscrète et inoffensives. Cont aussi présents au sein de la $KIL deu! commissaires du gouvernement qui sont présents pour éclairer à la $KIL sur les orientations du gouvernement. 4ils vont *tre . les conditions de la constitution vont varier selon le contenu de ces fic iers. cette loi a été suivi par la convention Le :0 5anvier +-0+ convention européenne pour la protection des personnes " l@égard du traitement automatisé des données " caractère personnel.3 . 3 représentants des )autes #uridictions et / personnalités qualifiées : . Les conditions de la constitution d@un fichier nominatif informatisé Tout le monde a le droit de créer un fic ier nominatif informatisé. • 2lle a aussi un pouvoir de sanction. 2lle a un pouvoir de contr>le. c?est elle qui autorise la création de certains fic iers considérés comme dangereu!. $es deux textes prévoient trois droits fondamentau!+ • le droit d?accéder aux informations normatives qui vous concerne • le droit d?obtenir une rectification en cas d@erreur • le droit d?en obtenir l@effacement en cas d@atteinte illégale au respect de la vie privée. • Les informations dangereuses: fic ier informatique + liste les individus. • 2lle vérifie notamment le respect du droit d@accès que chacun dispose " l@égard des informations qui les concerne. donner des avis aux personnes qui souhaitent créer des fichiers informatiques.elle va créer un nouveau droit le droit " la protection contre les fichiers normatifs informatisés. La commission nationale informatique et des libertés 4$7CL6 $?est une autorité administrative indépendante crée en +-. elles concernent les origines raciales ethniques les opinions philosophiques religieuses politiques l@appartenance s&ndicale les informations relatives " la santé et également les informations relatives " la vie sexuelle. désignées par décret pris en conseil des ministres ou + par le président de l@?7 et + par le président du 1énat . An classe les informations en .0 qui comprend +. c?est le lien entre l?autorité publique et la $KIL. membres qui comprend 2 parlementaires -1 sénateurs f 1 députés/ deux membres du comité économique social environnemental. 2lle a un pouvoir de consultation • elle va donner un avis de consultation conseiller. G tout ce qui touche atteinte " la vie privée. La $7CL a 3 pouvoirs: • elle informe un pouvoir d@information elle remet c aque année au 3G et 3E et au 3 un rapport. J. 2n revanc e. elle peut faire des propositions en matière de nouvelles lois ou règlement. • 2lle a un pvr réglementaire elle établit les règles que doivent respecter les fic iers électroniques • 2lle a un pvr d@autorisation ou pas. ses informations sont listées à l?article = de la loi de *@:=. ?. elle peut instituer des avertissements et infliger des amendes • 2lle peut également dénoncer certaines attitudes au parquet. 2lle peut aussi saisir le #uge des référés lorsqu@il & a une atteinte grave aux libertés.

• (utorisation peut #tre donnée par L@Ntat.2 permettait aux policiers de récolter des informations relatives " des opinions politiques philosophiques religieuses aussi " la vie privée vie se!uelle. • 1i personne privée qui sou aite créer un fic ier au! informations indiscrète+ libre de constituer ce fic ier. $es informations nécessitent l@autorisation de la $7CL. 8ais il & a deux exceptions: • les associations ou les groupements religieux philosophiques politiques ou s&ndicaux peuvent confectionner des fichiers qui concernent leurs membres.. Les informations dans ce fichier peuvent *tre gardées au minimum deux ans et au maximum / ans 4sont ensuite détruit6 − 0ans un autre domaine il y a le fichier national des comptes bancaires et assimilés. on comptait 44 fic iers . Puelques applications − en matière civile e!emple de deux fichiers: − le fichier d@association pour la gestion des informations sur le risque d@automobile. 20TIO2 a été créé après la $KIL. $?est sur cette base là qu?a été créer le fic ier informatique !(RCD! mis en place en :.% . le danger est leur possible inter conne!ion. • Les informations indiscrètes+ elles concernent les autres aspects de la vie privée qui ne sont pas des informations dangereuses. la $7CL a exigé que ce fichier soit publié 4transparence6 elle a également interdit que )!(XCD! contr'le le déplacement de ces personnes sur leurs habitudes et aussi que les informations sur la vie sexuelle et la santé soient récoltées de manière exceptionnelle. !n matière #udiciaire 4policière6 + en 1''@. il va permettre au banque de connaYtre des informations sur les comptes d@une personne privée ou d@une société. dès lors qu?ils intéressent la sécurité publique. la défense ou la sécurité de l?2tat. ce fic ier est partagé par toutes les compagnies d@assurance automobile afin de vérifier les antécédents des futurs assurés. lorsqu?il y a un motif d?83 sur l?autorisation de la $KIL. =out ce qui concerne la santé ce sont des informations dangereuses.listés par rapport " ces données6 $es informations dangereuses ne peuvent pas *tre collectées. Il y a une autorisation préalable pour les personnes publiques. Lorsque le ministère de l?intérieur a créé son fic ier 20TIO2 cela devait #tre discret. Les informations inoffensives qui ne portent pas atteinte " la vie privée: déclaration auprès de la $7CL c@est une déclaration simplifiée -art 14 de la loi de *@:=/. certain fic ier qui concerne les informations dangereuses sont autorisés. plus de vie privée 2n matière policière + − . 2lle doit #uste déclarer au préalable " la $7CL -art 11 loi de *@:=/. • $. • 1i personne publique souhaite créer un tel fichier doit *tre autorisé par la loi soit par la $7CL soit par un règlement pris après avis de la $KIL. Il y a deux cas de figure: soit autorité publique soit privé. $ela concerné les personnes qui étaient susceptibles de porter atteinte " l@AP ainsi que de personnes qui ont exercées ou qui ont exercées un mandat politique s&ndical économique et qui #ouent un r'le institutionnel significatif.

1' voir 9' ans pour les infractions les plus graves. Le problème des informations sociau! est que les informations données sont diffusées sur le site mais rien ne les emp#c ent également de la revendre ou de les partager.. domicile.Le cas de . l?Sge. Il y a 49 4'= inscrits dont certain ont été acquittés ou rela!és pour irresponsabilité. sanctionner faceboo` et elle n?a fait que rencontrer les fondateurs. .− − − le fichier #udiciaire nationale des auteurs d@infractions sexuelles ou violence.. 2n automne 1'*'. 8n rec erc es les auteurs condamnés pour agression se!uelle ou violence. Il y a le fichier nationale automatisé des empreintes génétiques 8n va pouvoir collecter vos empreintes génétiques " l@occasion d@une enqu*te pour un crime ou un délit. La $KIL a formulé des demandes auprès des représentants notamment qui concerne plus de précisions sur le stoc`age des données personnelles. Le tribunal de Doulogne a autorisé le licenciement d?un salarié qui avait critiqué son représentant sur faceboo` car cette personne avait donné beaucoup d?informations sur ce dernier et que cela était public. La $KIL a insisté le r>le qu?à fait faceboo` sur le verrouillage du compte. Il y a aussi le fichier des personnes recherchées+ sous la responsabilité du ministère de l@intérieur signalement p ysique. / .. $es informations peuvent #tre gardés *'. La $KIL ne peut pas encore contr>ler.aceboo`+ la $KIL est en train de travailler sur ce sujet. sur le stoc`age des adresses électroniques. 8n peut conserver ces informations jusqu?à 4' ans./ $ela a pour but d@éviter la récidive. suivis de la personne -donnée personnelle.& . Il y a également des empreintes qui non pas d?identités récoltées sur les lieu! d?un crime elles peuvent donc #tre anonyme. la $KIL a rencontre les fondateurs de faceboo` afin d?analyser les risques.

Il n?e!iste pas de délit d?opinion. elle a tendance à assouplir cette conditions et a accepter que certains 2tats restreignent cette liberté d?e!pression. il y a deu! articles dans la $20. la prévention du crime. La liberté d?opinion et la liberté d?e!pression ont été reconnu comme ayant une valeur constitutionnelle notamment dans la décision du 19 Kovembre *@::. LIK08K vs . L?article @+ 5 toute personne a le droit à la liberté de penser. Gais il y a des e!ceptions. Tous ne pouveH pas #tre puni pénalement pour des opinions pénalement.rance respecte toutes les croyances. l?article *er de la $onstitution prévoit que la . protection de l?ordre. La $our 20. Les te!tes qui prévoient c?est liberté son sur plan national et international. sur la libre communication de pensée et d?opinion. la protection de la morale. la protection de la réputation d?autrui ou alors emp#c er la divulgation d?information considérée comme confidentielle. la défense de l?ordre.$. va concilier la liberté d?opinion et la fameuse marge d?appréciation nationale de c aque 2tat. il va prévoir qu?il est possible de recevoir. vous sanctionner pour une opinion ou pour l?e!pression de cette opinion. La liberté des cito&ens face aux autorités publiques >+. $e livre était une fiction mais mettant en . La liberté du cito&en dans ses relations avec l@autorité administrative La liberté d?opinion et de conscience signifie que l?autorité publique ne peut pas. L?article *' de la $20. concerne la liberté d?e!pression. individuelle ou collective 6. ce droit implique la liberté de c anger. il implique aussi la liberté de manifester son opinion. 2n revanc e la liberté d?e!pression n?e!clut pas les régimes d?autorisation -e!+ la police du cinéma en . art @ et art *'. de conscience et de religion. 2!emple arr#t du 11 8ctobre 1'':. 1ection +. l?intégrité du territoire. sauf en cas d?abus.rance+ les juridictions fran%aises avaient condamné pour diffamation l?auteur d?un roman+ 5 le procès de Lean"Garie L2 32K 6. de partage des idées sans que l?autorité publique puisse ingérer. la santé. de communiquer des informations. la protection de la santé. Cur le plan international. s?est montré dans les premier temps très stricte sur al marge d?appréciation et était tr"s protectrice de la liberté d?opinion. sa religion que cette manifestation soit publique. La $20. L?article ** de la 00. e!empleB cela peut #tre la protection de l?ordre. Il y a des restrictions qui sont prévues par la loi et si elle est nécessaire à toute société démocratique.=itre 2% Les libertés civiles et politiques $hapitre +% La liberté d’opinion de religion et de conscience La liberté d?opinion est votre liberté de c oisir votre propre vérité et surtout votre possibilité de révéler à autrui votre liberté d?e!pression sans que cela porte préjudice.' . 0epuis quelques années. 2lle doit #tre nécessaire dans une société démocratique. admet qu?on puisse réprimer des opinions lorsque deu! conditions sont remplies+ • lorsque la restriction est prévue par la loi • la restriction doit avoir un but légitime+ e!emple+ la sécurité nationale. la protection d?autres lois et liberté. liberté d?enseignement.rance/. normalement. L?article *' de la 00.$ de *:=@+ 5 nul ne peut #tre inquiété de ses opinions m#me religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble pas l?ordre établi par la loi 6. privée. Cur le plan interne. la $20. de son éditeur et le directeur d?un journal qui avait repris certain passage de ce roman. la morale publique. l?alinéa 1 prévoit la possibilité d?apporter des restrictions+ 5 ces restrictions doivent #tre prévues par la loi et doivent constituer des mesures nécessaires dans une société démocratique 6.

2!emple de neutralité+ obligation de retirer les crucifi! dans les écoles. La liberté des agents publics La liberté des fonctionnaires doit #tre plus ou moins réduite. • L?administration ne doit surtout pas connaWtre l?opinion de leurs agents. >:. plus vous aveH une obligation de réserve importante. sous la juridiction administrative. on a protéger la réputation de L2 32K. • L?administration et ses agents ont un strict devoir de neutralité. Il y aurait une istoire d?2tat et donc plus possibilité d?avoir des débats istoriques. J. tolérer les opinions d?autrui. La loi du 1@ Lanvier 1''* qui proclame la réalité du génocide arménien. on ne doit pas faire référence à votre opinion politique. la neutralité du service public est le corolaire du principe d?égalité. il y a 9 grands principes+ • l?administration ne doit pas recruter et traiter ses agents en fonction de leurs opinions. la loi du *= Gars *@== qui va punir le port d?un uniforme qui rappelle le naHisme. L?obligation de réserve+ c?est l?obligation pour tout fonctionnaire de s?e!primer avec mesure en évitant d?utiliser des termes et d?adopter un comportement qui pourrait rejaillir de fa%on négative sur le service. 3endant son service mais aussi en de ors de son service. 0ans le dossier d?un fonctionnaire. 3our faire en sorte que cette neutralité soit respectée. • La prise en c arge de responsabilité syndicale+ l?obligation de réserve va peser moins lourdement à des personnes qui e!ercent des responsabilités syndicales. ces lois sont prises dans le but du respect de la dignité umaine. 2n . La liberté d@opinion dans les relations entre particuliers 2n tant que particulier vous deveH respecter. Il y a des lois qui posent plus de problème sur les lois mémoriennes. p ilosop ique. il est reproc é d?imposer une vision de l? istoire. . l?obligation de réserve va peser moins lourd sur un e!écutant que sur un fonctionnaire de catégorie (. • La nature de la fonction de l?agent+ plus vous vous rapproc er des fonctions régaliennes de l?Mtat. L?obligation de réserve est sous le contr>le du $2. ?. ce dernier impose au! agents de ne pas manifester leur croyance sur leur lieu de travail. L?intensité de l?obligation varie en fonction de 9 facteurs+ • la place de l?agent dans la iérarc ie. au détriment de la liberté d?e!pression de l?auteur. religieuse. 2lle a estimé que la réputation de L2 32K devait #tre protégé en vertu de la $20. ce strict devoir a tendance à se confondre avec le principe de laXcité. 1ection :.- . $?est lui contr>le l?obligation de réserve et sanctionne le non respect des fonctionnaires de l?obligation de réserve. L@obligation de réserve Le fonctionnaire est le dépositaire de l?intér#t du service car il est membre de l?administration. Le service public ne peut pas #tre assuré de fa%on différencié en fonction soit de ses usagers soit de son personnel. La $our 20. La neutralité du service publication 2n cc. certaines lois vont prévoir de restreindre la liberté d?e!pression et d?opinion. a estimé que les juridictions internes ont bien fait de refuser à l?auteur du livre le bénéfice de la bonne foi contenu de la virulence des propos à l?encontre de L2 32K.rance. La loi du 1* Gai 1''* sur la traite des noirs. $es personnes pourront critiquer. 2!emple+ la loi du *er Luillet *@:1 qui sanctionne la provocation à la aine raciale.cause L2 32K.

d e vous moquer d?autrui sans pour autant que cela mette en jeu votre responsabilité civile. cet ouvrage déjà disponible en librairie comprend notamment des p otos des enfants de l?ancien ministre prises devant le cadavre de leur père. 2!emple+ vous aveH le droit de critiquer. . 8utre des anecdotes sur la vie de G 3aul. Ils viennent vous consulter. apprises au moyen d?écoutes télép oniques. La cca a également refuser qu?une personne prévoit dans son testament qu?elle ne recevra pas l? éritage si il n? éritait pas une juive. Gais il y a une e!ception pour les établissements à caractère idéologique ou religieu! qui estime que la conviction de leur salarié est une partie déterminante du contrat. La cca *1 Luillet 1''' qui a refusé de mettre en jeu la responsabilité civile de la société $anal _ notamment car les Ouignols de l?info avaient tourner en ridicule citroen. religieuses. organisées discrètement au domicile de ce dernier. dans les jours qui suivent. 2n droit du travail. . $ela n?est pas préjudiciable à la victime.% Les libertés d’expression collectives sujet de l?année dernière+ on annonce le décès de Gonsieur 3aul ancien ministre et ancien c ef du gouvernement.g organise une conférence de presse dans laquelle il présente son ouvrage qu?il vient de consacrer sur la vie d?un ancien ministre.. Les enfants de G. l?écrivain G. 3aul sou aitent emp#c er la diffusion de l?ouvrage. La cca dans un arr#t de *@:= a accepté qu?un établissement cat olique licencie un des ses professeurs qui avait divorcé et s?était remarié et cela était contraire. $hapitre :% Les libertés de la presse et de la communication $hapitre . l?article L**91"* du code de travail indique qu?aucun salarié ne peut #tre licencié en raison de ses opinions politiques. 3roblèmes de droit+ − les écoutes télép oniques+ régularité ou non de ces écoutesN Interdit − droit à l?image N 0ignité umaineN − La possibilité ou non de retirer le livre de la librairieN − -le droit à l??image des enfants/.$?est la jurisprudence civile qui va illustrer ces propos de tolérance et va sanctionner l?intolérance.