Y a-t-il des miracles, ou Jésus est-il Dieu ? examen critique et philosophique d'une guérison au tombeau de Sainte [...

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Gazeau, Armand de. Y a-t-il des miracles, ou Jésus est-il Dieu ? examen critique et philosophique d'une guérison au tombeau de Sainte Radégonde le 29 septembre 1860, suivi d'un mot sur le spiritisme ; par M. Armand de Gazeau. 1863.

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JÉSUS EST-IL DIEU? .Y A-T-IL DES MIRACLES 01.

deA.DIIMW. — Typ. .Poitiers.

) iJ . a encore maisla mérité sa force dans lesplus humbles "Voix et ellecom» mande lahardiesse * aux humbles plus esprits. 40.) « Sije n'aimais la vérité . POITIERS et MlleBERTHAULT. ARM et invalescit Veritas manet insternum. M.BOlUlIY J MORlSSET LIBRAIRES.m. (L. cap.. Cà et là. V. lib. Olez MM. (ESD. je mecondamneu raisausilence.VEUILLOT.IV. 1863 . tudo.y A-J-IL DESMIIACLES ou JÉSUS - EST-IL DIEU ET PHILOSOPHIQUE CRITIQUE ~-M E~Ï\MtEN DESte RADÉGONDE AUTOMBEAU JMMSON PEH CRITIQUE ET LE29 SEPTEMBRE 1860 SUIVI D'UN MOT SUR LE SPIRITISME PAR AID DE GAZllU. 38.. Nonest in judicio sedfortiejus iniquum.

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peut être fondé sur des motifs qu'il » n'apppartient à personne de juger. puisque » vous désirez que la lumière se fasse sur toute cette » affaire. et la cause » surnaturelle ou divine de cette guérison. » — « Ce silence. donc cette fille n'était pas malade. LAVIE DEJÉSUS. attaque dans sa base le christianisme. une impos» ture.PRÉFACE. il y a quelque temps. quivous semble »si significatif. » De là la publication de cet écrit. répliquai-je . en déniant la divinité à son fondateur. Le lecteur jugera si j'ai tenuma promesse. et disait : « Les prêtres. Un livrerai vient de paraître comme un météore. au tombeau de Ste Radégonde.me trouvais. mais un événement a fait cesser mon incertitude. Le sentiment néanmoins de ma faiblesse me faisait hésiter à affronter l'écueil de la publicité. »et la guérison instantanée de cette maladie. je m'engage à vous démontrer et la maladie. n'ont » pas osé écrire un seul mot sur la prétendue guérison » de Justine Butet . un ennemi du christianisme triomphait du silence gardé parle clergé sur l'événement du 29 septembre 4 860. »si disposés toujours à inventer des miracles. Dans une réunion où je . »et que tout éela n'est qu'une jonglerie. Il est alors du devoir de tout chrétien d'apporter son grain de sable au . Mais. avec grand bruit.

a été conséquent en ne reconnaissant pas un Dieu-homme. Rienn'arrête toutefois le zèle fanatique des ennemis de notre foi. à parti pris. promet la délivrance d'un joug religieux. et qu'il emmielle le poison que distille sa plume élégante. Si cependant les hommes à préjugés. en lui refusant la conscience. Il y a pourtant entre les deux auteurs cette différence que le dernier est plus dangereux que son devancier. et l'écrivain qui avait nié Dieu-Esprit. en maudissant ses erreurs.—6 — rempart qui abrite sa religion et la rend invulnérable. qu'on me passe le mot. dans l'Église catholique. au reste. et qui. sera toujours l'égide contre laquelle viendront expirer les impuissants efforts de l'impiété. pour eux lourd ou simplement gênant. acceptent aveuglement tout ce qui letl. n'est pas nouveau . c'est un réchauffé. de faire disparaître le Dieu sous les nombreuses couronnes qu'il défère au philosophe. aux yeux des hommes prévenus ou légers. le chrétien. après la lecture de ce livre qu'ils croient nouveau. disciple et compère de Voltaire. comme s'il était possible que le siècle de Voltaire eut laissé en ce genre quelque chose à inventer. si ces hommes crient victoire. mourut chrétien. . Ce système. au bienfaiteur dévoué de l'humanité. quand même. en tâchant. du Christianisme dévoilé de Boulanger. car le miracle. J'ai donc cru ne pouvoir plus différer la publication d'un FAIT INCONTESTABLEMENT SURNATUREL . au sage. en ce qu'il dissimule perfidement son intention haineuse sous une apparente impartialité louangeuse. qui ne raisonnent pas et.

Renan ce défi : « Vous n'aurez rien fait contre la 9 divinité de Jésus. et don* nant leur vie en sanction de leur témoignage. tant que vous ne démontrerez pas: 1 1° que les miraclesrapportés dans lès Evangiles ont eu » une cause naturelle. » QhJ alors . e 4° Enfin. en proclamant la résurrection de JÉsus. il vous sera-permis de vous glorifier de » votre œuvre et-de croire à un succès.7 — lui.-. produite le 29 septembre -1360. — Dans l'Église de Jésus. MIRACLE. Mais. c'est le authentiquement établis. DONC DECETTE EGLISE ENCORE JÉSUSEST DIEU ETLA DOCTRINE ESTVRUE. sans qu'ils » eussent été témoins de miracles opérés soit par Jésus. DONC JÉsus. en toute assurance. ni par les artificieuses sophistications des faits car sa boussole. » 3° Que les païens ont eu des motifs raisonnables d-e » renoncer à leurs mœurs sensuelles. pour accepter l'ab» négation austère de la vie chrétienne. porter à M. FERVENTE ET ADORATRICE DE SERVANTE M JÉsIJs-DIEU. Le chrétien peut donc. a pu avoir lieu naturellement. Jésus a fait un grand nombre de miracles. nous voyons fréquemment -se produire des miracles. si vous fi êtes réduit à vous rabattre sur des négations va* gues et dépourvuesde démonstrations. Or. ne peut être égaré de sa voie par les clameurs intéressées. au tombeau de fJ Ste Radégonde. nous tenons . » soit par ses apôtres.EST DIEu. que la guérison instantanée d'une moue rante. » 2° Que les apôtres étaient des imposteurs ou?des » fous.

Eh bien » foi. la loyauté et presque toujours la fin de la » FORTS. Il afficha l'athéisme malgré sa conscience !. ). au moment » suprême.. travaillant » pour se singulariser oupeur s'enrichir. sans doute. des secours de la religion de ce MÊME JÉSUS Telle est. comme le fit » Voltaire. » songez-y. » Aussi mourut-il désespéré [d'être privé. ne vous cédait ni en ! il ne fut pas de bonne » esprit ni en science. qu'il avait si longtempsappelé INFAME!!. Celui-ci.—8 — » bien autorisés à vous regarder comme faisant partie » de ces écrivains orgueilleux ou cupides. » plupart des ESPRITS Examinons donc s'il y a des miracles- .

C'est un fait de l'espècede ceux dont je viens de parler qui r . suivant la position de chacun quant au degré de développement de l'intelligence par .l'instruction. entraînés par la force des déductions logiques. certaines et irréfutables. quand d'autres hommes. et aussi suivant la rectitudeet la loyauté du sens judicieux danstous. qu'à nos yeux ces faits revêtent le caractère d'événementsde la plus haute importance dans l'ordre moral. Aux lieux où se produisent de semblablesprodiges. ou se contentent de les appeler de merveilleux effets clu pouvoir inconnu dela NATURE. les simpleset mêmebon nombre de savants. DESAITE 29 SEPTEMBRE 1860 AU TOMBEAU Noussommesparfois témoins de faits dont la cause paraît être tellementcontraire aux lois physiquesqui régissent tout ce qui existent. orgueilleux de leur prétendu savoir. en face de ces phénomènes. A la vue de ces faits.EXAMEN ET PHILOSOPHIQUE D'mIE GUÉRISON PPÉHÉELE CRITIQUE RADÉGONDE. d'être réduits à avouer leur impuissanceà les expliquer. croyant pouvoir donner la raison. et ne voulant admettre comme vrai que ce qu'ils comprennentnaturellement. au contraire. ces hommes ou nient hardiment les faits . ne reconnaissant ici-bas d'autres mobiles efficients que les agents physiques.maisavecdes impressionsdifférentes. et humiliés.crient au miracle. l'émotion gagne toutes les classes. l'explication de tout.

que Dieu a été bon pour moiLoo guérie. Après avoir simplementraconté cet événement. priez pour elle dernier soupir .dans la matinée. le célébrant partir de la crypte et plusieurs ayant entendudesgémissements : ft Sainte Ra-* personnes. et dans une chapelle au-dessus et au chevet de ce caveau. qui venait de l'arthenay pour solliciter de Dieusa guérison par l'intercessionde sainte Radégonde.— on naguère vivementexcité l'intérêt des habitants de Poitiers et de Parthenay et provoqué parmi eux une divergence d'appréciation . s'écrier ! » crut que la malade rendait le dégonde. de Parthenay. et déposée au bas de ce tombeau. pour ainsi dire. âgée de 28 ans. des idées préconçueset systématiques. à Poitiers.Justine Rutet : « Ah ! s'avancer vers lui. car elle lui avait paru mourante. le prêtre vit. commençala célébrationd'une mes6eà l'intention de la malade . et pourtant les personnes présentesse convainquirentqu'il n'y existait plus de trace de . » Elle montra alors ses bras. sur une espèce de brancard.souillésdesanie récente. que l'on comprend d'ailleurs de la part d'hommesanimés. Immédiatement après la communion. étendue presque sans mouvement était apportée et descenduedans la crypte renfermant le tombeau de sainte Radégonde.Justine Butet.qui assistaientà la messe. à tort et à travers.lesunsdu sincèredésir de trouver la vérité Ql'aide du flambeaude la logiqueet dela saine philosophie. dans un examenfroidementimpartial. Aussitôt. dont elle avait enlevé les linges. disant avec la plus vive émotion Il m'a monsieur le curé. Le 29 septembre 1860. en effet-. etles autres résolusà soutenir. il sera facile. à la sacristie. département des Deux-Sèvres. Bientôt ! » quelqu'un disait : a Elle est guérie Rentré. d'en indiquer la causevéri" table et les conséquences rigoureuses. appuyant mon récit sur les documentsauthentiques.

à la reconduire chez elles. il me sembla de la plus vulgaire prudence et de !a première nécessitéque. M. pensant que les conversations. Mais. On eùt dit les plaies cicatrisées depuis plusieurs jours. l'avaient vue passer mourante. :b la grande stupéfactiondes voisins de la route. médecin en chef de l'hôpital de Parthenay. afin qu'iln'y eût plus place à la suppositiond'unejonglerie.le curé. la teille.je m'empressai d'écrire à M. dont les larges plaies. conservant seulement encore des écailles ou croûtes quise détachaient au moindreattouchement.Elle faisait voir à tout venant ses bras. avant de déclarer certaine une guéridon. qui avaient accompagnéla malade. En conséquence. qu'on disait miraculeuse. La nouvellede cette guérison.me parvint dans la journée du 29 septembre. Plusieurs personne de toute classe s'empressèrent d'aller visiter Justine. m'ont dit ceux qui l'ont vue. l'existence de la maladie fùt incontestablementétablie . Dans l'après-midi. qui eut l'obligeance de m'adresser immédiatement la lettre et le rapport smvant . surtout lorsque l'hommea concouru au fait en question. qui. invita les soeursdu couvent de Pont-Achard . Albert. paraissant peu adhérenteset bien près de se détacher et de tomber. on lui apporta quelques aliments. Cette tille était extrêmementfaible. car elles étaient presque:couvertes de sqammes ou «cailles. et comme le bruit de cette guérison s'était répandu au dehorset attirait à l'église une foule de cyrieux. ce qu'elles firent. la fille Butet retournait â Parlhenay.—H — suppuration. seraient peu en rapport avec le respect dû au lieu saint. étaient parfaitement cicatrisées.qui se pouvaientmanquer de s'établir. comme personne plus que moi n'admet difficilementl'existenced'un miracle.

le curé de Saint-Laurent de Parthe» nay.- (2 — « Parlhenay. au commissairede policeet à M. D Quoique je n'aie pas l'honneur de savoir à qui'j'écris. » mais connaissantl'urbanité qui veut une réponse à toute » lettre. le soussigné. » un peu d'eau vinaigrée. s octobre 18601. » Sur la prière de M. le préfet » des Deux-Sèvres.je ne l'avais jamaisvue deboutet ignoraispar con» séquent sa taille. avec une très-petitequantité de » cidre dit poiré. Il gérer. à » la filleJustine Butet. datée » du 1eroctobre et reçue à l'instant.samedi dernier 6 ee» tobre.qui ontété combattussymp» tomatiquementet toujours sans succès. médecin en chefde l'hôpital. les ont été envahis » épaules.par moi-même. surtout quand elle est aussi polieque la vôtre. certifie » avoir donnédes soins gratuits. » tousles accidentsimaginables. elle ne se nourrissait que du petit lait fourni par » le caillé de lait de chèvre(75 centilitresenviron par jour).les hancheset la moitiédes cuisses » par un psoriasis (vulgairementappelé lèpre). les bras. du Vieux-Parihenay. vomissaittout ce qu'elleprenait Aussi. fournissant » un suintement abondant et si agglutinant que les linges » ne se décollaientqu'en emportant continuellementJ'épi» derme. âgéeaujourd'hui » de 28 ans.essentiellement a éprouvé chlorotique. depuisplus de deux ans . depuisplus » d'un an. ellene pouvaitrien di» Dès le principe de son affection. Cette fille.Alitéedepuis cette Il époque. . » Il y a cinq mois. le curé de « Saint-Laurent. » MONSIEUR. je vous répondrai parla Il copie littérale suivante de l'écrit donné à M. pour comblede misère.

à Poitiers. puisque.et les squammescontinuentaujourcuhui4 octobre. Ce dernier n'a pas élé employé. « Ifpemre estsouple et libre. une douleur » très-rares. estécrite jours cinq après le voyage . 1 dire et par des personnesqui m'inspirent toute confiance.— -f3 — » J'avais d'abord prescrit le cérat simple. » il y a euun intervalle de onze semaines). squammes .fixedans la région iliaque droite. pour la détourner du projet. 3 J'y ai épuisé toute ma rhétorique. 'de se faire transporterau tombeau » Radégonde. le ventreballonné. et insensibleà toute pression. sur la prière de sa mère et de ceux qui s'in» téressaient à elle. On n'employait donc en dernier »lieu que des linges secs.la peau rénitente .. dans la crainLe » que son odeur ne répugnât aux personnes qui se faisaient »laver par la pauvre mère. puis le céraf a soufré. constatant la cessation (t) Qu'on deJustine et la-continuation totale morbides des affections de la ckutcdes seulement àPoitiers. que l'on renouvelait deux ou trois fois dans les24 heures. » auame-W eùieviens de la visiter. le psoriasis était totalement »desséché. en me disant » qu'elleétait guérie. En effet.. lorsque.. conçudepuis de sainte » longtemps. mardi 25 septembre dernier.-. c'est que le lendemainsamedi 29 » septembre. Les urinesétaient .-:»Mais ce que f affirme. » Je ne sais ce qui s'est passé dans le voyageque par ouï. elle est montée dans ma chambre à 10 heures »du soir et à mon très grand étonnement. » neperde pasdevuequecetteattestation.. r. enfin elle était dans »un état d'anémie à faire craindre. elle s'est fait hisser dansune voi»ture. je me rendis » auprès d'elle. le vendredi » suivant 28et à mon insu. » Elle n'allait à la garde-robeque très-rarement (une fois. ou plutôt désirer sa » mort. à tomberpar écailles {l'y. où je croyais qu'elledevait succomber.

elledortbien. 4 octobre. » personnes viennent à m'écrire à ce sujet. je » n'ai pas encorepu m'expliquerphysiologiquement par quels »efforts 1anature medicatrix (si puissante parfois)a produit Il un pareil résultat. 1 » Telle est. le samedisoir je l'ai vue » ressusciteau pied de mon lit. le » mardi j'ai vu une fillemourante.— u — si elle mange avec plaisir. » j'adresserais tous mes malades désespérés à sainte Radé» gonde. parce que .et je Au reste. si j'y croyais. » j'ai rapporté le fait à 23 confrères.le 4 octobre 18CO. reparaîtra-t-il? Je ne puis pas plus » répondreàcesquestions que je ne puis m'expliquer la cause » qui a amené UN MIEUXSI INSTANTANÉ. si d'autres Il vousautorise à toute communication. que je ne le »leur donnais pas commemiracle.. En un mot. ses forces augmententde jour en » jour. » puisqueje viensde la visiteravecunconfrèretrès-incrédule. et je viens de la voir aujouri) d'hui. je pouvais leur affirmer qu'il n'y avait « pas la moindrejonglerie à slispecter.» « Ne croyant pas aux miracles. en leur disant que je ne » le croirais pas si je le lisais dans un journal. cequ'elle ne faisait pas. ma réponse à votre demande. je leur donnerai » votre adressepour y aller chercherla réponse" .d!-m. vendredisoir. » Cebien continuera-t-il? Les menstruesreviendront-elles? »Le psoriasis.. t) Fait sincère et véritable. o qu'en tout cas. qui se maintient aujourd'hui 8 octobre. dans le silence i) d« cabinet. j'ose l'avouer. Monsieur. » Au reste. AFFECTION CUTANÉE SI REBELLE A TOUS » LES TRAITEMENTS. à Parthenay. après un repas decorps àNiort. » Signé: ALBERT. sur l'explicationla plusplausibleà lui donner. Monsieur. allant de mieuxen mieux. mais pour qu'ils réfléchissent.

dont je » -me suis assuréla positionbonne et mauvaise par deux de . ceux-là était morte.nos sœurs les mieux entenduesaux malades. » Sur ces entrefaites. mon gendre.!e devoir indiquer que pardes . Ceux-ci répandaient le bruit que la fille Butet était en prison. Afin d'acquérir une certitude sur tout cela. comme toujours. qui est chez moi. .d.) Je nommerai initiales. au contraire. cherchaient par des mensongesà détruire cette opinion. les personnes Ji ceuxquile demanderaient quej'ai cru '{. d'autres enfin. '. les commérages allaient leur train. ce qu'elle fitle 17 novembre.— Hia M. je priai Mmela supérieure de l'hôpital de Parthenay de me fournir les renseignements désirés sur l'état actuel de la fille Butet. » Signé : ALBERT.. (i). i) s'est levé pour voir cette filleet pour constaterce fait merl) veilleuæ.-m. a De la lèpre notre chère Justine est radicalement guérie. d'autres. au sujet de notremiraculée. etc. pour avoir cherchéà accréditer une imposture . qu'il était faux qu'elle fût guérie. dans la lettre que voici : « MONSIEUR. je dus avoir recours de nouveau au bon vouloir de l'auteur du rapport qu'on vient de lire.Pendant que les uns attribuaient cette guérison à une cause surnaturelle. le conseillerG. Ne recevant pas de réponse. rapport si remarquable et parla lucidité. » Combien je regrette de n'avoir pu répondre plus tôt à M votre honorablelettre. et par le cachet de sincérité et de bonne foi qu'il est impossible d'y méconnaître. » J'ai l'honneur. qu'elle .

dont je fais le service depuis 34 ans. blanche et satinée v quitte de toute marque qui puisse faire soupçonnerqu'il y a eu là mille et une écailles. le docteur Albert m'écrivait ce qui suit : « MONSIEUR. Il où elle a gagné une petite fièvrelente qui la fatigue. par suite d'une imprudencecommise » par elle. » Le 30 novembresuivant. » mais la bronchite n'a pas perdu de son intensité : (lCpen » dant j'espère que ces misères se dissiperont. la pauvre fillea voulu que mes sœurs vissent son dos à découvert. elle s'y rendit et mouilla sa chemise. etc.. » Maintenant le mauvais côté de la santé de Justine pro» vient d'une imprudence qu'elle a commise. etc. » Si je n'ai pas répondu à votre lettre du 3 novembreet » aux deux que vous avez écrites à Mme la supérieure de » l'hospice. églisetrès froide 11et qui se trouvait avec deux portes ouvertes faisa-nl eau» rant d'air sur elle. eiï~~ Il entra danscet état à l'église de Ste-Croix. Tout le corps est beau et sain. et la voilà : appelée un jour par nos damesde » notre couvent. » Daignez. c'est que la » filleButetavait une fièvre intermittente quotidienneet une Il bronchite liés forte . Aujourd'hui la fièvre est peu sensilile.etc.— -16 — » » » » » » » Commeun de nos incrédules combat contre la disparition des marques de cette maladie. en assistant à » un officese trouvant dans un courant d'air humideet froid. Ces bonnes sœurs ont vu et touché une très-belle peau. » 17 novembre 1860.hôpital de Parthenay. . » Signé : LÉOCADIE.

Il s'est assuré que tout est en bop état et qu'il n'y » a pas le moindre cautère. et pour un ignorant 1 j'ai fait mespreuves Il depuis 46 ans!... — Bienheureuxsont » ceux qui croient ! parce qu'ils ne s'épuisent pas en raison» nemen vue pourexpliquer ce quiest ineosplicae »ble. et qu'elle ne guérira jamais. . Il affirmaittellementcela à M. » Mais sachez bien. pas plus à celui-ci q-u'à d'autres.. me prêtant » à une jonglerie. » ce qu'il avait prédit il y a plus de troisans. pour infirmer mes » paroles. » Je vousle déclare de nouveau. qui. jusqu'au bas de l'épine w dorsale. » Elle a été vue par un grand nombre de personnes.si vousvous reportez aux trois questionsque » je m'adresseà la Ende mon rapport : le bien a continué.— -17 » Néanmoins. et Il cependant il est un individu (-le sieur.disparues depuis trois ans. pour que l'on ne croie pas à mon rapport ! » Qu'ils ne s'expliquent pas la cause d'un tel fait. mais rje trouve que » la nature a des ressourcesinconnues au médecin..pré» tend le contraire et dit que ledos est en perdition . mais qu'ils ne » veuillentpas me faire passerpour un imposteur. -ép Justine Butet n'est pasmorle. C. (je ne la » voispasnonplus. que » j'y ai posé deux -cautères. dont il est le médecin. se sont montrées d dans Vêtat le plusnormal le 18 octobreet le 14novembre. médecin). » LEPSORIASIS NELAISSE PLUSAUCUNE TBACE.. que celui ci est allé » la voir hier et a visité tout le torse. » j\fgrisieur..devant n lesquellesil faut bien incliner sa raison. que. » juge suppléant. car c'est lui » qui l'a vue le premier. etje défietous » les médecinsdu mondede l'expliquer.je ne crois pas aux mira» eles.physiologiquement parlant.). Monsieur. * les menstrues. des hommescherchentà attaquer et monhonneur 1Jet ma science.

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» commeil en a été bruit à Poitiers. JUSQU'A SONIMPRU• DEi\CE, toutesses fonctionsse faisaientbien ; elles se font » encorebien, seulementil me faut lui retrancher un peu la t) quantité des aliments, à cause de ces accidents, QUI NE D CHANGENT RIEN AU MERVEILLEUX DU 29 SEPTEMBRE » DERNIER. » Si je ne craignais pas pour sa poitrine,M. C., qui veut » l'emmenerà Poitiers pour la présenter à MM. G., etc., » lui ferait faire de suite ce voyage, et l'on pourrait dire: # Vide et crede. o » J'ai l'honneur, etc. d.-m.» »Signé : ALBERT, Depuislors,JustineButet est venueplusieurs foisà Poitiers, et notammentle 29 septembre 1861, anniversairede sa guérison, pour offrirde nouveauses actions de grâces à Dieu et à sa protectrice. Je fus du nombredes personnesqui purent la voir et se convaincrepar elles-mêmesde son état, quant à la lèpre en question. Je vis et je touchai des mains et des , bras recouvertsd'unepeaublancheet fine qu'ambitionneraient assurément beaucoupde femmesdu monde.Cettefille paraissait seulementavoir la poitrine fatiguéedes suites de l'imprudence précédemmentsignalée. Du reste, le docteur Albert lui-même, dans sa lettre du 9 septembre1861, qu'il est inutilede transcrire ici en entier, disait, entre autres choses: « La lèpre n'a pas reparu » Ce qu'attestait également une lettre de M. C.., juge suppléantà moi jours auparavant. reçue quelques Parthenay, par De touslesdocumentsprécédentsil résultedonc deux faits : incontestablementétablis 1°La maladie ancienne, grave, incurable par sa nature et menaçant d'une mort prochaine In filleJustine Rutet;

— 49 — 2° La guérison instantanée et complète de cette maladie, au moment même où la malade accomplissait un acte religieux dans le but de solliciter et d'obtenir de Dieu cette faveur, par l'entremiseet l'intercessionde SteRadégonde. - Recherchonsquellepeut et doit être la cause de cet événement, que des hommes savants, spéciaux, appellentmerveilleux, inexplicable. Cette cause peut-elle être naturelle, ou doit-elle, au contraire, nécessairemeutprocéder de l'intervention directe du pouvoir de Dieu ? En d'autres termes, ce fait ? constitue-t-il un miracle Un miracle !. En vérité, de nos jours, pour prononcer publiquement ce mot, il faut un certain courage, ou être au moins solidementcuirassé contre les traits de la raillerie insultante des gens du monde. — ceUn miracle!. entendez» vous souvent dire, allons donc 1. vous vous moquez !. » Il était permis deraconter ces imposturesaux temps d'ignoa rance du moyenâge; mais aujourd'hui, en plein XIX8 siè? » cle(t), qui peut y croire siècle aujugement del'homme del'infail(i) Lexrxc doit-il, grave, Jouir libllité déniée auXVIIIe Maine deBiran parunprofond penseur, , quil'appelait. lesiècle del'irréflexion debien desgens, l'unvaut aumoins ? » Al'avis cerapport. l'aulre.sous ne ventréfléchir et jugerpar Non,au temps présent, presque personne commode d'autrui et de 5o:-m(me ; Ilestdebeaucoup plus d'adopter l'opinion direaprès lesautres : «Plusdemiracles lumières n'enpeut !. le progrès des reconnaître 1» Examinons cettegrave Les hommes ontpréquestion. quinous le plus dans laphysique, versés lessciences etc.. cédés, l'astronomie, exactes, àâmJL la réputation est encore et Newton, Leibnitz, Pascal Intacte, Descartes, tautd'autres, et eurent lurent chrétiens foiparconséquent auxmiracles de Est-ce etceux dontnoussommes sont quecesmiracles, l'Evangile. témoins, NATURELLEMENT, aujourd'hui expliqués par suitedesdécouvertes scientiftlessavants dont nous venons deparler ! alors, faitesdepuis ques ? Ehbien DES PAR UNE unhomme LOI FAITS, démontrez nous, PAR NATURELLE, que, d'une seule lesaveugles, lesboiteux, peut lesparalytiques, parole lesléguérir

— 20 — Ceux qui semblent ainsi si fiers de leurs lumières et de cellesdu siècle présent, en jetant avec dédain l'injure au moyen âge , n'ont donc jamais lu cette fameuse proposition du chancelier Bacon : « Peu de science produit le doute ; — beaucoupde science (1) conduit à la foi?« Ce qui établit que la foi du moyen âge était loin d'être crédule et aveugle dans un très grand nombre d'hommesde cette époque. quiunirent de profondesétudes à la pratique exacte de la foi chrétienne, en ne faisant aucun doute desmiracles qui lui servent débase;- tandis que, aujourd'hui, sans en avoir un instant étudié les preuves, par légèreté, par ton, par fanfaronnade, par respect humain, tout en se disant chrétien, on rejette le christianisme, en déclarant qu'iln'y a pas eu et sont cependant qu'il ne peut pas y avoir de miracles, qui seuls le sceau de la divinité de cette religion. Bâconflattedoncbien peul'amour-proprede nos libres penseurs, en leur décernantun brevet d'ignorance, toutes les fois inébranqu'ils nient lesfaits surnaturels qui sont les colonnes lables des croyances chrétienne et catholique. Pour prouver l'inanité et souventla mauvaise foi de cette sivous douiez Oubien, ressusciter lesmortetseressusciter lui-même. preux, del'existence deces faits au moins anciens, prouvez-nous que , en verludes mêmes unmalade setrouver instantanément, ens'apdécouvertes, peut guéri seulement dutombeau d'un saint, ou en buvant gouttes prochant quelques denos eaupulsée à unefontaine, faits attestés d'une opérés jours, pardenomde médecins, la plupart, nombre breux témoins et certifiés, pour parungrand si vous Acemoment, lescrédules seront confondus. Mais nefaites cette dépas dontonvous le défi,nousserons bienautorisés a croire monstration, porte téméraires comme descomédiens TOUJOURS al/x miracles età vous regarder tant de bases, s'écroulent enface dont lesnégations, d'unexamen dépourvues soitpeu sérieux. fibule acquise pir uneconsciencieuse Li)ilne s'agitIciquedelascicncc dr la religion, desautres sciences, et quin'arienà redouter Ce l'examen loyal

car elle ne se prête nullement. (a) lettredela Montagne. suspendre momentanément ordinaire des agents physiques.— 21 — négation. » Dieu. (I. Ce serait » faire trop d'honneur à celui qui la résoudrait négativement » que de le punir . Tout homme sensé et de bonne foi doit accepter celle proposition. et qu'on ne peut » attribuer qu'à l'auteur et au maître de la nature même. s' vol.la mission et la divinité du Christ.. Rousseau (2). et la vérité des lois qu'il leur impose. se demande J. doit satisfaire les esprits les plus exigeants . p is. doute comme deraison. par conséquent. si elle n'était absurde. Dieu peut-il faire des miracles ? Cest un des plus acharnés adversairesdesmiracles qui va répondre : « Dieu peut-il faire » des miracles . examinonsen peu de mots les questionssuivantes: 1° Qu'est-ce qu'un miracle ? 2o Dieu peut-il faire des miracles? 30Comment. c'est-à-dire. » déroger aux lois qu'il a établies ? Cette question sérieuse» ment traitée serait impie.créateur de toutes choses. (5)Sans privé .. il suffirait de l'enfermer (3). la guérison de Justine Butet constitue-t-elle un miracle ? Qu'est-ce qu'un miracle? «C'est un événement qui n'a pu » arriver par aucune cause naturelle. Cath. » Cette définition. à favoriser la fraude. qui est contraire aux » loisconstanteset reconnuesde la nature.Fellcr. donnéepar un savantécrivain (1).l'homme peut-il discerner et reconnaître infailliblementqu'un fait est un miracle? 4°Enfin.-J.}-. philosophique. et. en effet. a bien pu et peut l'effet toujours. dans le but de démontrer aux hommeset son existence. quand il lui plaît. je crois.

Or. avecle bon senset la logique. ën est-ilainsi?Non. qu'il n'est pas nécessaire. lui répondait. qu'il suffit pour cela d'être certain que ce fait estcontraireà une loi connue de la nature (2).1re partie. incrédules des faits surnaturels sontparfois objecteraient-ils que pro(2)Les de duits etquedès lors ildevient difficile dedistinguer lemiracle parledémon. il faudrait connaîtretoutesces lois pour qu'on eût la certitude-quela cause de ce fait n'est pas naturelle. étantbienéloigné àlaglorification del'ennemi chercher à concourir qu'ilabhorre. et Dieu lui-mêmeun mot vide de sens.3. qu'on soitjamais selon lui. de connaître toutes les lois de la nature . p. en soutenantridiculementqu'il y a impossibilitéà ce assuré qu'un fait est surnaturel. on doit antagonismeentre proclamerl'impossibilitéqu'il y ait JAMAIS : l'une ne peut combattre et détruire deuxlois de la nature les effets de l'autre . ou bien alors le monde physique deviendrait un chaos. un démenti (ce qui lui est souvent arrivé). à moins d'ériger l'absurde en principe. certes. que le miracle étant une exception aux lois de la nature.4et5. jen'enpoisêtre INsTANTANÉMENT.— et Certitude despreu(f. guérison de à l'intervention celui-ci redevable efficiente dudémon. etc. qui a réfuté victorieusement tous les sophismes de Rousseau.. silDple-Gl&: ma eneffet. avec sens certitude. à l'exisOh! non.pour être convaincu de l'existenced'un miracle. réfuté. 215 et suiv. Lebon EN LA SOLLICITANT DEDIEU . qu'ils reste. ... par la raison. pour ainsi dire. en le réduisant au silence. la sagessede Dieu une chimère. decroire probablement : car.avant l'opération diabolique? action dudémon à Dieu etàson etaupouvoir crussent tence . Mais le célèbre abbé Bergier(t). ch.— 22 — Mais comment l'homme pourra-t-il facilement discerner avec certitude la nature miraculeused'un fait? Ici le paradoxal et inconséquent philosophede Genèvese donne.— 220 et suiv. il faudrait qu'ils à leurfaire seraitaussi Au la réponse méconnaissent. Déisme ves . En effet. quesi j'obtiens péremptoire. décide.

Mais. La résurrection de Lazare..— 23 — te Aux yeux de tous. . aimant mieux compromettre la haute capacité de son intelligence et la rectitude de son jugement. Lazare meurt. t. dont personne beaucoup » ne duute (1). Mais Lazare ressuscite à la voix d'un homme. en ressuscitant ce mort. est donc évidemmentet incontestablement un miracle. dans l'impossibilité de les nier. c'est qu'il doutait probablement des faits rapportés dans l'Evangile. pour ne rien dire de plus. par aucune loi de la nature. qui seul a le pouvoir de modifierses œuvres. l'ordre immuable établi quant à ce par l'auteur de toutes choses. Cette mort est un fait naturel. personneplus que lui n'en proclamait Fexistence. le-déistegenevoisleur refusa la causedivine par une objection puérile.p. pour discerner la cause surnaturelle d'un événement. Au contraire. si Rousseau combattait ces miracles. » Seulement. La cause de ce fait ne peut être quesurnaturelle. et l'homme. obéissant à l'ordre d'un homme. les cieux et la terre offrent TOUJOURS la plus admirable.disant que « les actesde Jésus-Christsont mieux attestésque ceuxde Socrate. car. dira-t-on peut-être. de la plus tableau de la plus complète. de saisissanteharmonie!. Ainsi. que de renoncer à un système dans lequel il est à craindre qu'il n'eût des motifs de se complaire.doncencoreil n'est pas nécessaire de connaître toutes les lois qui régissent l'univers. puisqu'on est assuré que nulle autre loi naturellen'a pu lui donner naissance. créature luimôme. Gœli ETTERRA enarrant gloriamDei. le mort ne peut revenir à la vie. 1er. (1)Emile.158. Donc le fait produit contrairementà une loi commede la nature est un miracle. ainsi que tous les autres prodigesaccomplis par Jésus-Christ. est incapablepar sa volonté propre de renverser et de détruire.

non-seulement plus miraculeux des savants ou des docteursès scieucesmédicales. Presque tous ceux qui sont témoins de ce prodige l'attribuent hautement à un miracle. la mêmeet laseulequ'opposent encore aujourd'hui les incrédules aux événements dont ils ne peuventindiquer la cause naturelle. par conséquent. il puissey avoir un FAITplus de la nature. Les écrits du docteur Albert sont là. Et c'est en cela que ce prodigedoit avoir une immenseportée 46.leur faire connaitreses loiset frapper à son coin divin l'Eglise.maisencore de tout hommeayant seulement vécu âge de raison. d'examiner si la cause déterminantede l'événement est contraire à une loi CONNUE de la nature.— n — Si donc l'objectionde Rousseau.Il lui suffit. à ceteffet. (l) Eccl. qu'elle ne guérira jamais. concluonssans risquer d'être démenti 1° Que Dieupeut et doit même faire des miraclespour se manifesteraux hommes. SEULE dépositairede ces lois: ut agnoscantgentespotentiam ejus (!) . diton. discutons le principe de la guérison de Justine Butet.. 2° Que l'homme a des lumièressuffisantespour distinguer le miracle d'un fait qui n'est pas miraculeux. et. et toute la ville de Parlheuay savait Justine mourante. Inutile de revenir sur l'authenticitéet la granité de la maladie de cette fille. en la voyant si complétement délivrée de ses maux externes et internes.car je ne pensepas qu'au jugementde l'homme impartial. . qu'un médecinqui l'a soignéesoutient encore.est de la plus : absolue nullité. Ces points indubitablement établis. contraireaux loisconstantes : lois parfaitementCONNUES. bien que toute la population du lieu soit dans l'étonnementet l'admiration. et cela est si vrai. et je n'hésite pas à partager et à appuyer cette conviction.

dit-on.etc. en effet. Ce qui estcertain encore. de payer ce qu'ils savent pourtant devoir légitimement. une dartre ou lèpre de ravages qu'elle avait produits. D'ailleurs. puisque tous on apprécier avec certitude la cause vraie de cette guérison. encore. 2 . rebellesà tous les traitements. déclaré que les symptômesdécrits au rapport du docteur Albert ne leur permettaient pas d'y reconnaître le psoriasis. au rapport du dnctéur Alhert. etc. reconnu et constaté par ce médecin. en faisant triompher une fin de non-recevoir. sont toujours incurables . il me semble très-rationnelde supposerque les parties du corps de Justine. Mais que m'importe ce nom. se t«ît compliquédu suintement purulent relaté au rapport.— 25 — t. chez qui la vie était à peu près éteinte? En effet. à peu près' commecertainsdébiteurs se dispensent. assez de savoir pour sorTesprit de tous. De quelle sorte" était. c'est que les plaies de la malade étaient hideuses et par leur étendueet par leur nature. n'est-il pas possible d'admettre que le psoriasis proprement dit et commele comprennentcertains médecins. l'affectiondont Justine était atteinte ? De celles qui.ou une dartre 1 Ce qui reste vive. et que peut-ilimporter à personne? Que cette maladie soit un psoriasis (dartre squammeuseet sèche). en un la pire espèce. Des médecins. c'est que cette détériorationdelà peau était arrivée à un degré effrayant et rarement observé. ou une lèpre. par suite de l'état presque cadavérique de la filleButet. consultés sur cette maladieet sa guérisonr auraient. à en juger par les mot. dans le cas présent. puisque les docteurs interrogés ont été impuissants pour lui assigner un nom.. et ne que par le long emploides dépeuvent être parfois soulagées puratifs connus. inutile de le savoir constant. ceux-ci eussent: c'était ils été probablement sans action favorable .. et se seraient alorsabstenus prudemmentde conclure sur le reste.

que depuis longtemps elle ne pouvait plus marcher.Justine est transportée. le curé de la paroisse et autres personnes présentes. Aussi la malade était-elle tombée dans un état de marasmeet d'anémie tel. L'estomac. restait souvent pendant plusieurs semainesdans une inertie absolue. qu'elle restait toujours au lit et que ses meilleurs amis désiraient sa mort (I). rien n'est plus oiseux que de s'occuper de trouver un nom à cette affection. que tout l'organismè de la malade avait presque entièrement perdu son action. leur montrant ses bras. il refusait et rejetait tout aliment. quelque peu solide qu'il fût. Cependant. (i) Rapport j . ou le tube digestif. Quelquesminutes plus tard. Justine. le 29 septembre 1860. c'était une chlorose parvenue à l'état le chronique. ne remplissaitplus ses fonctions. selonsonmédecinqui s'était opposéau voyage. ce qui devait causer ce suintement.— 26 — de l'épiderme dépouilléesoriginairement parle psoriasis. elle remontaitle rude escalierde la crypte. un instant auparavant couverts d'une large plaiepurulente. ballonné et endolori. aient éprouvé un commencement de décompositionà la surface du derme. Une seule chose est ici nécessaire : l'examen de la cause du mal et celuide la cause qui a produit sa guérison. commedit l'Ecole. descendueet placée près du tombeau de sainte Radégonde.dans la crainte que la malade n'expirât dans la traversée. presquemorte. etles nuits étaient sans sommeil. présentant maintenantl'aspect d'une plaie parfaitementcicatrisée. dont l'effetétait d'avoir vicié si essentiellement sang. Du reste.L'abdomen. épuisant par son abondance. dont parle le rapport. La cause du mal.sur laquellesefoient duDrAlbert. annonçant sa guérison et en donnant des preuves à M. répétons-le.

n'a pour cause que l'intervention divine. le samedi » soir je l'ai vueressuscitée au pied de mon lit. dans son rapport. cette guérison instantanée. Et le docteur Albert est-illeseul qui. imposéespar lui à sa créature. le samediau soir. s'écrie avec loyauté : Il Le mardi. si d'un côté il certain que la nature animale a été douée par Dieu d'une force tendant toujours à réparer les lésions qu'elle éprouve. dansles circonstancesqui l'accompagnent.. surtout accidentellement par des causes ex- . » Ce mieÙrl. allant de mieux en mieux. Pour y parvenir.ait vu la fille Butet et admiré sa guérison . Démontrons cette vérité autant que l'évidence est susceptible d'être démontrée. était une guérison complèteet stable. dès son arrivée. c'est un conseiller à la Cour impériale de P. commenousl'avons vu ci-devant. et je viens de » la voir aujourd'hui.— 21 encore des écailleset croûtes sèches qui semblent disposées à te détacher et tomber au moindre contact. j'ai vu une fille mourante.. : Justine retourne le même jour à PartheOn sait le reste nay. De. où elle s'empresse. immuables pour tout autre. Je r ai dit : pour moi. 4 octobre. depuis que l'art de guérir exista et même par ceux qui sont étrangers à cet art. marche observén 'et reconnue par la science. Jamais donc événement n'a été établi sur des preuves plus dignes de foi. d'aller annoncer le prodige à SODmédecin qui. un autre témoin grave et irrécu? Non sable était présent à la visite de Justine et s'est convaincu -que les plaies de cettedernièreétaient cicatriséeset guéries : ce témoin. il suffira d'examiner et de mettre en lumière la marche constante et invariable que suit à cet égard la nature animale depuis l'origine du monde. qui seul a la puissance d'opérer contrairement aux lois. l'intervention de l'auteur même de la nature. 29 septembre 1860.

même temps qu'il ne croit pas aux miracles. appelle « merveilleuxet inexplicable » l'événement du 29 septembre.que par une amélioration progressive et souvent avec une lenteur désespérante : ce qui a donné lieu à ce proverbe populaire (vrai commetousles proverbes qui ne sont que la traduction de l'observationjudicieusedes siècles): LE MAL VIENTVITEET S'ENVALENTEMENT.il n'est pas moins hors de douteet de contradiction que ses efforts pour arriver à cette fin ne sont quelquefois couronnés de succès. si hors de doute et de dénégation. en effet. Il n'est pas nécessaire.et déclare en. renversées truites? Cas. n'a disparu INSTANTANÉMENT. d'être médecin . sans l'assistancede la sciencemédicale. et mêmeavec cetteassistànce. que le docteur Albert. avec une vérité ebionissantp.— 28 — Tërieures.et défie tous lesmédecinsd'expliquer physiologiquementla guérison instantanée de JustineButot. s'il s'en opère de nos joursqu'on ne puisse niey ceux-ci ne seront-ils pas la preuve et la confirmation des faits miraculeux sans lesquelsle christianismeserait venu se . mais le plus léger bobomême. qui en a conféréà Niort avec vingttrois confrères. Je porte le même défi à tous les savants. il suffit.pourque chacunsoit pleinementconvaincu. seulement. quelsqu'ils soient. n'a pu al!éguer l'existenced'aucun fait semblable dans aucun temps. en effet. H n'est pas de mon sujet de m'occuperdes anciens prodiges. que non-seulementjamais plaie grave. d'avoir atteint l'âge de la raison et de la réflexion. heureux de me trouver en -cela d'accord avec un hommeestimable à tous égards.et débriser contre les idolesqu'il a. par sa propre expérience. Celaest si vrai. . Le doc!eur Albert. ainsi que l'a dit. mais que je regrette amèrement de-rencontrerparmiles incroyantsque j'ai entrepris de combattre. commeje l'ai dit plus haut. au contraire.

Celle-ci est restée certainement tellequ'elle était sortie desmains du Créateur. comme parle passé. c'est principalement dansl'art chirurgical et opératoire.QuoDparce que l'on ne croit pas aux miracles Il Silut Augustin. si ardueet encettescience (sj Il voiir beaucoup. par suite des découvertesque l'observation anatomiquea procurées sur les causes. de certaines maladies. oh! c'est là le comble de l'obstination systématique (2). sans avoir employéle secoursd'auctmremède c'est alors que ce faitserahseulementmerveilleux. si les plaies effroyablesqui couvraient unepartie notable du corps de Justine se fussent^ dans l'espace de plusieurs mois. avec lesmodificationsqu'elle dut à sa chute. ignorées jusqu'alors. depuis Adam. cicatriséeslentementet progressivement. Sa marche n'a donc puint changé eL ne changera jamais : laissée à elle-même. Maiscette science n'a point encore. et aussi dans la thérapeutique. 'MI"'V£illeuæ se retranchent derrière des possibilités impossibles. » Aux sceptiquesde toutes nuances qui. pour enlever au fait du 29 septembre 1860 son caractère surnalurel. .je réponde amplement : Si la science médicale a fait des progrès. Cela ne pouvant être contesté. Maisqu'on n kjrmme encoreque merveillewcquand la guérison a lieu <" fmfiiMimif abstraction faite même des circonstances oùelle s'opère. que des guérisons progressives et lentes. encoiitc donc docteur. à ses seuleset propres ressources .— 29 — lait IJaïcll t ceirveili. que je sache. avant sa conversion aussi célébré pur «es déportementsqu'ille devint depuis par ses vertus et ses inrihTrminrnf' : « La conversion du monde sans ruiracles serait le plus étonnant des miracle?. elle n'opérera rarement. fait le moins du monde progresser la nature humaine elle-même.

30 — on oseavancer des propositions insoutenables ! Et cependant pourquoi s'entêter à nier des conséquences forcées. mesure de leurpartialité en avançant qui systématique. mourir n'est-ce subitement.-J. te lesautorités : le curé.môme s'agir pour sa conduite n'aurait surnaturel . vous amoindrir ensuivant decemédecin si honnête. à cetégard et seretranche-t-il pasinsister desenuire.l'impuissance parfois. si puissante parfois. » Quand pas sinon l'a perdue? Il'écoute l'aveu qu'on pluslaraison. . eneffet. Il rougirait.. l'a guéri : « -Je pasdifficulté ? EtIcilemiracle visible et tangible. cetteproposition. Craignrz-vousde l'exemple sisavant. ledocteur desfaits.après dedonner n'auraient la J. àl'intervention sans donner à toutes ses cette contre habitudes doute. préfet. quand cette négaîion blesseostensiblement la raison et l'expérience de tous les temps ?Ainsi. ajoutet-on (1). sesconfrères et denoter. reconnuepourtant instantanée. on essaye timidement et presque honteusement d'avancer la possibilitéde cette guérison. par les efforts de la nature medicatrix. mais toutes nesont qu'ileninforme. quelque peuauplacer dessous deDieu. pasdesmédecins dèslespremiers depolice etjusqu'au commissaire instants.lOt. à guérir subitement écrase son auteur : « qu'iln'ya pasplusdemiracle qu'à faire onargumente dela sorte.Aussi Non. . Rousseau pashonte (i). si surlafoid'unhomme d'avoir doutes pas permis quelques (l) Npserait-il dans si prudent dela nature medicatrix etsigrave éclairé. decondescendre à vous conjecturale pourplusieurs. autrement pasde Albert. ce unéclat cetévénement dontil seserait s'ileût regardé probablement abslenu. naturel ? Eueffet. pour échapper à la nécessitéd'appeler miraclel'événement de Sainte-Radégonde. nosecontentant fait comme pour pas ainsi dire il embouche decurenaturelle siinstantanée. etdereconnaître humaine? enface delui. Ilnepeut donc circonstancié lerécit ici. (1)Si . ic%trç de laMontagne. des'associer à ces fanx secomprend. ceroi dessophistes. partager latrompette. lorsqu'on le voit. encraignant esprits gui. guérison naturelle. qu'on p. pour lui. qued'unprodige necroitpasà cette n'ose-t-i! ledocteur sens.cecasunique Ce à tousl'émerveillement afin defaire quil'oppresse. si modestement chrétien Aiubroise Paré. reçoivent. et cela dans undoute. guérison. de l'illustre quinefaisait des'écrier Dieu est l'ai pansé.

elle intervertit même l'ordre logique. reprend instantanémentforce et son action naturelles.qui refusaitetrejetaittoutaliment. son mouvementnécessaireet sa souplesse.. d'abattement. FL cette merveille instantanée ne se produit pas seulementen oppositiondirecte et formelleavecles habitudes invariables de la nature.. l'abdomen.- 3J - La nature medicatrix ! Nousavons vu et tout te moncte .Eh bien tanémentque la cure s'opère et que l'ensemblede la santé est rendu à lamourante !. même dans dos sujets forts et robustes !. à celle-cises bienfaits réparateurs!. par les efforts seuls de la nature medicatrix ne pourrait être soutenue par aucun hommeéclairé et judicieux. une guérison même lente. Mais. d'anéantissementpresque radical des ressourcesvitales de la GHeButet. à fortiori. Ainsi. depuis plusieurs années atrophiés et frappés d'inertie. dans l'état d'épuisement. ne le perdons pas de vue.en perdant la sensibilité douloureuse dont il était affecté.qui ne visitait plus Justine. ! c'est instanpréalablementeldepuislongtemps cessé. les musclesqui supportent la charpente humaine. mais tous les viscères malades ont recouvré leur énergique vitalité pour faire chacunles fonctionsqui lui sont propres : l'estomac.etle sommeil. s'if est démontré pour tous qu'il ne peut y avoir d'effet sans une cause préexistante. Car.sait qu'elle n'agit JAMAIS qu'avec une grande lenteur.. rapporte. n'eùt à moins que la cause des perturbations. retrouvent tout à coup leur force locomotrice. par une conséquence inévitableon doit dire aussi que l'effetne peut cesserqu'après la disparition de la cause qui le produit : Sublcúâêausà. tolli- . dès la premièrenuit. la cMorose. qni touchait à la mort et dont les parties lésées éprouvaient déjà un commencement de la décompositionsépulcrale. ce ne sont pas seulement les plaies qui se trouvent à l'instant cicatrisées .

Mais. Christ. Rousseau. qu'ilrefuse enpeuvent n'est Mais la guérison j'examine d'hier . et ce mal disparaît instantanément. la cause du mal est l'apauvrissement. pasd'attribuer sifortnerougit unpouvoir à Dieu. Nous l'église à l'intention de1mmalutle en ce moment. cetesprit à lamagie.causeet seulecausede toutes ces affections morbides.-J. et radicalement contraire aux loisqui règlent la marche L'OUde la nature animale Ce !. à 1Jgloire deDieu certainement.ledémon ? Non. . contrairementaux principes immuablesde la physiologie. magicien qu'un au sorU/lige onlevoit. Tons tes accidents et maux internes et externes n'existent plus. PEUT-ÊTRE. jele répèc. connueet incontestable fait est donc un miraclp(2). en faisant place à un état normal et régulier. si quelques sceptiquesprudents. Oùestdonc quia opéré n'enpourrent réunis infliquer curesi merveilleuse ?. ne prend fin que vingt jours plus tard (l). se régénérer. Eh bien !ici c'est le contraire qui arrive. lescirconstances que que à cetévénement ettoutes lespersonnes êtreappréciées présentes parchacun. En un mot. . avant que le sang ait pu s'épurer. quand la chlorose. oudeIm autreintervention sentinstantanément sans paialc guéris cllœ l'EU'l'-ÈTRE lemagicien dequiquecesoit. stante. Ces faitsétaient a produi: seule et parsoncommandement. CELUI d'antre que que opérateur chose tanrncr faire peut-il quelque quipuisse D'ailleurs. desainte Radénevoyons dans et autombeau nous sont connues. ou plutôt l'épuration et la régénéralitn en ont eu lieu tout à coup.» ilIsi Jésus-Christ n'estplusPEUT-ÊTRE cesmerveilles.paractedesavolonté !. decetteespèce s'étayant d'obscur le 2) Lepartial lesfaits de l'Évangile doutaitdesmiracles quienveloppe très-anciens. qu'un prêtre quiditlamesse gonde. maux la délivrance de sesmauxCes et cette malade quipriepourobtenir del'acte. Touslesincrédules à quiil estaussi facile deréparer decréer. (i) Voir déiste J. la viciationprofondedu sang..— 32 — fJuT effeclus. C'est là un fait unique dans les annajes du monde médical. qui.. déconcertéset alwris la2e lettre du docteur Albert. en luidonc Pour Jésudisantque PEUT-ÊTRE desprestiges.

la guérison de Justine Rutet. quelque eætJraordi» naire qu'il soit. Ils ontdit: « Pourquoi déclarer miraculeuse . car ils ont osé inventer et attribuer à cet événementmerveilleuxla possibilité d'une cause qui.n'ont pourtant pas voulu le laisser passer sans faire quand mêmeacte de protestation.—Pourquoi. parait-il. le a miracle disparaîL » . si préveque l'imagination de » nue en faveur du pouvoir de la sainte qu'elle invoque. à peu près comme le marin fait reconnaître et confirme son pavillonpar unboulet perdu. ne trouvant rien de mieux. admettre la malade. uneviolente commotion morale il n'auraît-elle pas pu arrêter ainsi et GUÉRIR le suintement » purulent qui affligeaitJustine? Si cettepossibilité existe. diamél'art. ait eu une cause naturelle?Ne peut-onpas. il -s'est trouvé. des adversaires de la cause surnaturelle 00 fait que nousexaminons. d'une façon » si absolue. venant s'émousser contre ma démonstration. qui se sont crus plus habiles e mes premiers contradicteurs. 4) eu effet. tombera devant elle sans l'effleurec. ait » vivementimpressionnéet ému le cerveau.a ce point de cau1)ser une commotion quasi électrique du système nerveux . Cette nouvelle arme de mauvais aloi. encore qu'ils la sussent -très-bienvaine et sans portée. .313 par le prodige éclatant du 29 septembre 1860..t) capable d'avoir supprimé subitement la suppuration des M:piaics et opéré ainsi leur guérison ? Car il n'est pas sans oJ) exemplequ'une vive émotion arrête une abondante tEans* piration. quand ils n'étaient réellement que plus téméraires. s'ils ont. tralement contraireaux lois les plusvulgaires de ne peut avoir pour conséquenceque de-prouver-m terminis l'impuissance où. quand il n'est pas » rigoureusement impossible que ce fait.à pari. lancé contre Jui l'objection que je viens de réfuter. médical.se trouve l'incrédulité de rien opposer de sensé à la thèse du miracle. Imbellesi ictu tclum.

les danses de St-Guy . sur la nature du sang.il eût fallu.ou.— 34 — A cela on répond : Tout dans cette objectiondémontre ou l'ignorance en cette matière. ou la mauvaisefoi. en diminuant peut-êtrel'intensité de cette affectionmortelle. les tremblements.a viciation du sang.des affectionscutanées. c'est qu'il faut.la pathologie. tellesque dartres. ilest vrai. qu'on n'osera pas récuser. suivant les loiscertainesde. en ébranlant le . Pour soulagerdonc la malade. pour qu'une maladie cesse. n'ayant nullementpour cause la viciation dusang.mêmeen employant les remèdesconnus. Dès lors. lèpres. produire divers phénomènes subits. En effet. point de guérison possible. selonles principesinvariablesde la les nerfsn'ont etne peuventavoir nulle influence physiologie. D'après ces données. peuvent ressentir d'heu- . dont le siège est au cerveau. due à une imagination vivementexaltée. et tous les . La commolionmorale donton parle. etc. parceque. quelle est la cause. parfois la folie .. résultat d'une chlorose chronique. cette viciation. les tics. commeon dit. que la cause en soit détruite.systèmenerveux. peut.? I. de son horrible et durablede toutesles complications complète maladie? Non.au dire dé son médecin. ait eu la puissancede rétablir chezJustine la pureté régulière du sang et de causer la guérisonsubite. la paralysie même maux qu'on attaque parl'électricité. Or. une forte commolionmorale. Ainsi. suivant encore l'expérienceet lesindicationsde la science. -Eh bien ! chez Justine. etc. que la vie n'était plus possible. était parvenue à un tel degréde gravité.employerun long régime de dépuratifsénergiques . mais seulementdans les affectionsnerveuses. peat-on admettre qu'une imagination vivement impressionnée. mais qui n'eussentjamais rendu au sang ses qualités normales. BECONNUE DETOUS. ce qu'il ya de plus incontestableen médecine.

agissant sur les nerfs. et cette crainte stupéfiatellement l'appareil nerveux. La basedu système nerveuxétant le cerveau et lesinnombrablesrameaux decet appareilaboutissantà la peau. et autres semblables.par l'émotiondu cerveau. dont les auteurs nous ont sans doute pris pour des niais. il me suffirade quelquesmois pour faire justice de cette misérableinconséquence. s'ils continuaientà avoir des convulsions.Maiscroit-on faits. et la guérison instant taRéeet DURABLE desplaieset désordresinternesqui mettaien? Ne voulant rien laisser en danger la vie de Justine Butet sans réponse.que lesaccidents cessèrentimmédiatement. en fermerles la sécrétionde la partie pores . pour produire ces effet.On a encorevu un paralytique subitement guéri à l'aspect de sa maison en flammes. Justine Butet. enun mot? Qui oserait soutenir cette absurdité? L'imagination n'a donc pu jouer aucun rôle dans lefait dont on rechercheici la cause.confirment que le stratagèmeinventé et employépar le docteur parisien.Mais. on comprend qu'une vive émotion morale. -puisse causer la contractiondu tissu cellulaire. Ces ma thèse. L'imagination des malades fut si vivementfrappée de crainte. et cela se comprendfacilement.par la forte émotiondu cerveau. Faudra-t-il descendreà combattrecette comparaisonridila transpiration qui cule qu'on ala hardiesse d'établir entre serait arrêtée par une vive émotion. deslépreux.— 35 — reux effetset recevoir mêmela guérison d'une forte commotion morale.Tout le monde connaît l'anecdote de ce médecin célèbre de Paris qui guérit subitementun grand nombre d'enfants atteints de la -(]anse de St-Guy.la commotionnerveuse. ou qu'un incendiequelconque eussent guéri des dartreux . en les menaçant.et arrêter ainsi momentanément séreusedu sang. ou la transpiration. .de leur appliquer sur le bras un fer qu'il fit rougir en leur présence.

j'aisoumis jugésà Berlin7 del'établissement deseaux thermales deNL médecin distingué. la corruption du sang. qucllo qualité ? Ne seriez-veus pas de » lafamille dumédecin FAISEUR DE feuille E&GOTS? lui. spontanée ---.CE malgré *Qu'an mon sans sepréoccuper demon à mes raisonnements. ta preuve que son auteurdoit être entièrement étranger aux éléments les plus vulgaires dela science médicale.- se— n'a pas besoin. » medira-t-on : * Pour cette-questiu décider si hardiment (i) Peut-être » spécialement estdonc votre médicale.Car il y a des B-avance. certainement. cette der-nière argumentation ne sera jamais soutenue par un médecin. comme dans le cas discuté. . pour notre sécurité. » » parl'imagination vivement impressionnée? aubas en ces iBtts m'aétérenvoyée avec la réponse écrite Cette question docteur: Camille de Laurès. digne présentée à un encettematière. lemme couvrant une partie notable du corpsd'une chlorotiftue soitpar tHre > depuis INSTANTANÉMENT. Car.péchantde tout point.benères*f lière. fiïgnus est intrare in dodonostroCORPORE il faut croire. les plaies simples (lepravulgaris). dansl'objection que j'examine. diplôme. la viciation . mais pardes allégations par uneargwmentatim plaisanteries faitloi d'être à ladécision desdocteurs. guéris longues peuvent-ils » l'action soitpar unecommotion delanature. dontl'avis sérieuse.. en outre. décidera donc quecette comparaison. et en même temps à l'habitude de l'observation . Toule personne ayant t'usage du sens le plitS ordinaire et le plus simple de la logique. de faire cesserel disparaître la détérioration. n'a nulteimportanceni valeur. ce qui excèdeson pouvoir. de la réflexion. à moins qu'il ne soit un de ces Sganarellestant bafouéspar Mo: «Benê. prtdaite . Inspecteur suivante : laquestion lcs-Bains (Allier) « Lepsoriasis ouvives lesdartres. répondre ni desimples . contrairementà la vérité . bien. Elle donne. que l'espèce en est perdue (I). » quelcnnques. : « NON ! IIILLE FOIS NON 1» Signé énergiqus médecin- . Et voilà néanmoins ce qu'if faudrait admettre. docteursacclaméspar ces motsfumeux ! !! Et pondéré!. années.morale.

médecin ouautre.— v — J'ai encore entendu un homme bien intentionné. » puisque la peau n'en laissait rien à désirer. »Elle me montra le pouce d'une de ses mains encore enve» loppéd'un linge. 3 . Justine et les sœurs m'assurèrent ? que cette toile avait été placée la veille par elles sur ce » pouce.. découlant d'un scrupule irréfléchi. d'après votre témoignagemême . La chute et!a disparition des squammes ne constituent pas la guérison. dire: « J'ai vu » Justine Butet. oui. sation complète de est guérie quand la suppuration en a pris fin. puisque ces plaies. le29 septembre. et conservait » seulement cette couleur rose ou rouge clair qu'elle a tou» jours sur les plaies récemment disparues. cette guérisonfut instantanée. les » plaies qui tescouvraient me parurent parfaitement ricatri»sées. répondais-je. Peut-on dire cependant que cette guérison ait été » instantanée. osera-t-il incrédule. A ce linge. que cette plaie est sèche et couverte seulement encore d'écailles qui se détachentet tombent au fur et à mesure que l'épiderme acquiert sa perfection. qui alors était presque entièrement dépouillé de son » épiderme et que je voyais pourtant parfaitement guéri. »peu d'instants après la sortie de l'église de Stè-Radégonde. en effet. Sur les bras. areréque les finies deJustine Butet n'ontpuêtreinstantanément quelconquet gaérles par aucun* cause naturelle. probablement. sèchesil est vrai. mais difficile à bon droiten matière de miracle. au couventde Pont-Achard. mais n'en sont que la suite. gardaient » a encore des squammes ou écailles? Oui. s'inscrire contre Quelque cettedécl Il restera donc certainement sion? Non. car ce que vous avez observé le 29 septembre 1860 est le cachet infaillible de la cesla lèpre en question. émettre faiblement un doute. qu'elle enleva. je vis des »traces de suppuration. Toute plaie.

dés cejour-là. c'est que l'épidecmeexistait déjà Et que dire de... malgré sa toutepermettre la gnérison instantanée de puissance. car Dieu NEPEUTrien faire de contraire à sa sagesse. tout chrétien enfin. le docteur Albert. quel qu'il soit. et c'est pourtant ce qui aurait eu lieu.à sa justice infinie . ce qui d'ailleurs avait été constaté par d'autres. Du reste. dont l'incrédulité aux miracles donna un poidsimmenseaux aveux qu'il fait avec une loyauté qui a son mérite.témoins ait couvent de Pont-Achard. guérie instantanément. le résultat : personne n'ignore cette vérité. elles étaientdéfinitivement était guérie. cinq jours après l'événement.CELUI qui.— 38 — la conséquence.cc poucesuppurant le 28 septembre. Les plaies de Justine n'existaient donc plus au-sortir de cicatrisées. . L'Homme-Ditu.et n'offrepas aux yeux les plus prévenus contre les causes surnaturelles l'empreinte éblouissanteet ineffaçabledu doigt de Dieu ? Il ya plus : tout homme loyal. Or.déclarait donc guérie. dans l'hypothèseque je combats. qui croit en Dieu modérateur de toute-chose. dit que cette fille était ressusciléequand illa vit le 29 sep!embreau soir. malade pur une cause naturelle. En effet.il disait que les écailles CONTINUAIENT à tomber. guérie sans convalescenceet sans l'action d'aucune cause naturelle.n'a jamais menti. NEPOUVAIT la. c'est qu'il avait vu la chute de ces écailles dès le premierjour. Il la. Et IQrsque. de sa.. selon un aveu récent nou suspect. doit reconnaître et proclamerque Dieu lui-même. parfaitementguéri le 29 et recouvert d'une peau unie et pure? Est ce que tout cela ne démontre pasl'instantanéité de cette guéridon. dans les cii constances qui ont accompagnéce fait . le 4 novembresuivant.'mais n'étonne personne. de tous ses maux. si les écailles se détachaient et tombaient ainsi dès les premiers moments. n'a-t-il pasaiffrmé ceprincipe. etla malade l'église.lèpre en particulier.

hypothèse qui est un blasphème. et. en nous exposant.Mais. notre croyance au miracle. en nous trompant !.. lorsque le concoursde touteslescirconstancesconcomitantes démontre à la foi comme à la raison que cette cause doit être surnaturelle. cela n'est-paspossible!. D'où il suit nécessairement que. n'en deviendrait pas moins en réalité une superstition. s'il pouvait jamais cesser un moment de se manifesteraux hommescomme infiniment -39 . Mais non ! Dieu cesserait d'être. par cette confusion et par des apparencesfallacieuses. si t'objection des incroyants était fondée. d'opérer instantanément et définitivement la guérison merveilleuse<enquestion (seulede cette espècedepuis6000 ans !).à commettre un crime spirituel.. preux !! s'il en pouvait être ainsi. si la cause de l'événement était naturelle. ou à l'énergieorganique de cette malade.sagesse.icomme on dit. cent fois non.ceserait Dieuqui nous y aurait induits. et à sa justice. et-ceà l'instant même où vient de -descendresur l'autel le Dieu de Naïrn et de Bélhanie.. tout autorisée et"logiquequ'elle soit. quoi! un chrétien judicieux admettra que Dieu pcrmetle à la nature medicatrix. sollicilela délivrancede ses maux parl'intercession d'une sainte et par l'oblutiohdu sacrificepropitiatoire !. en confondant les causes naturelles et surnaturelles des événements. au mouient précis où cette mourante. au pied d'un tombeau fameux. Dieu donnerait un démenti et à sa .accepté volontiers par la:raison : IlL'homme ne perdra pas un Il de ses cheveuxsans la permissionde mon Père ? DPoint ! -C'estdonc parla permisd'exception à celte divinesentence sion de Dieu que la fille Butet était peu à peu tombée dans eette situation désespérée C'eûtété pareillementpar sa permission que lentementet progressivement fë guérison en eût pu avoir lieu.-car.. qui ressuscite les mortset d'un mot guéiit les léNon.

- faste. à ce téméraira pourquoi. . ou les reste. par cela seul qu'elle n'aperçois de cefait!. et ils ne croient aux miracles. quand on persiste à soutenir que le prodige du29 septembre 1860estun miracle. de-j Etrange question ! la créature osant impertinemment deses actes ! Etrangej mandera son créateur compte des motifs logique !.. ils ne raisonnent point à perte de v'ue" mais qu'ils prennent pour guides les règles de la logique. poufc arriver à ce résultat. Il ne saurait donc permettre qu'on soit dansune erreur superstitieuse. infiniment sage. aussi soigneusement. pourquoi Dieu ferait-i. ? aujourd'hui des miracles . peu ou point accoutumésà réfléchir et à observer ce qui se pasSA dans le milieu moral où ils vivent. Pourquoi. j aussi scrupuleusementque quique ce soit...avec une froide conscience.qui seules peuvent établir la certitude du jugement humain. De tout temps Dieu multiplia les signes sensibles. l II Bienheureux sont ceux qui croient !. en effet. que lorsqu'il leur est invinciblement démontré que ces faits ont été produits en opposition manifeste et certaine avec les lois connueset immuablesqui régissent le monde physique. soyez-ensûr.* Oui. infiniment vrai et jaloux de sa gloire. disent encore quelques hommeslégers. bienheureux ceux qui croient. 11est vrai pourtant que. au contraire. 1 au milieu desquelless'accomplissentces faits. en rapprochant e les circonstances approfondissant. qui nie un fail. ils cherchent: à leur trouver une explication naturelle.— 40. parce qu'ils ne s'épuisent pas en raisonnementsà » perte devue pour expliquer ce qui est inexplicable. Du pas la fin qu'a pu se proposer l'auteur il est facile de répondre. s'écrie-t-on en» core. Maisce pas parce qu'ils sont dispensésde rechercherla causedesfai n'est merveilleux : ils cherchent. en partie du moins.

s'il a constamment en qui il cherchéà faire triompherl'Eglise fondéepar CELUI a placé toutesses complaisances.qui pourrait s'étonner qu'à notre époque encore il fit des miracles.. Si donc les nombreuxfaits surnaturels produits par Dieu tttt toujourseu pour but le salut de sesennemis par leur conversitn à la pratique de ses préceptes . afin de vaincre les répugnancesde la chair. afinqueles notionsfussent convaincues. il fallutbien. vinssentdémontrer la divinité de l'auteur de celte loi nouvelle.leur imposantla loi de la croix. contre les penchants de la nature. des EugèneSue. etc. descendit des cieux pour raBe même.. eertiîmpmr tous.desrationalistes. Ut agnoscant gentespotentiam ejus. que la tourbe des libres penseurs.. en frappant ainsi ses lois et commandementsde son sceau divin. pour confondre lès effortsdel'impiété. pour appeler l'homme à la pratique des devoirs qu'illui imposait. qufil faut-en finir avecle chris- .etc. et de ses apôtres. en effet. si propre à faire gémir et à effrayerla nature corrompue. applaudit avec frénésie au système anti-social des Quinet. qui attaque cetteÉglise avec unerageaussi implacablequ'elle est aveugle et injuste? Perwnnê n'ignore. de sa puissance infinie Et l'effet le plus sensibleet le plus avéré de cette puissance. au respectet a l'observationdu culte qu'il en exigeait. fut sans contredit le renversementdu paganisme et la substitution. desdogmes et dela morale austèresdu Bieu crucifiéau culte sensuelet voluptueuxdes idoles. lorsque le VERBE cheter les hommes. à l'effet server la foiau vrai Dieu. etc. C'estpar ce moyen qu'il préserva de tomber de condans l'iddâirie le peuple qu'il s'était choisi.-C.confirmersa mission et sanctionner sa doctrine. que des miracles. qui proclament ostensiblementet IMPUNÉMENT dans leurs écrits que toute religion est un mal.—k\ — miracles.manifestée par les miraclesde J.

il veut que le méchantsoit sans excuse aucune. Aussi ne cessera-t-il de produire des faits contre nature. dans sa bonté.Guizot: l'Église etlasociété chrétienne ardent etpassionné. infiniecommeson Être.SEULE désignéepar lui de l'autorité de Jésus-Christ. Et l'on ose encore demander pourquoi Dieu ferait des miracles !!. lesSue la cience quiempèclie ad t : a Lareligion a été pluscomplètement n desecorrompre.LE FAIT EST L'ARGUMENTDE DIEU. si l'on insiste elque l'on demandeencore tifs pour lesquels se produiraient de nosjours des faits surnavicturels. parconséquent. ce semble. le savoir etlarectitude bien. au jour où sa miséricordeoffensée deviendra muette devant sa justice inexorable.La Providence estlegrandpilote . au point de vue humain : Dieudevrait. Bâcon. dans sa charitable q-ue. On connaît pareillement la furibonde propagande du protestantismecontre l'Église catholique. comme dépositaire INFAILLIBLE Car. ne serait-ce pas pour empêcherque de nouvelles times dt nouvelles erreurs ne courussentà leur perte éternelle.parleuréclat inconteslable. de l'univers. ces esprits cependant que proscrivent dangereux (i) C'est duJugcment. d'autres moMais. (2). Dieu. et cet argument est sans réplique.dont il e. decechristianisme. (3.-pèrevoir le chef réduit à un abaissementfavorable-àses projet. ainsi qu'on l'adit avec une vérité indiscutable.d'engager l'incrédule à rentrer au sein de l'Eglise. pour se venger des mnlhcureux qui ferment si obstinémentl'oreilleà son paternel appel.— 42 — tianisme (i). alin d'arriver au rationalisme pur. Mais non .qui1 estl'arOinc et lesQuinet. (Voir le livre adit jene saisquel saint. SEULE favorisée de ces divines merveilleset. On a presque raison.pour quivalait forts. »Quandest-ce quecet axiome confirmé qu'ilnel'estdenos jours ? et exempts lesprotes:ants éclairés d'e:prltdesecte excepter (a)Ondoit de M. et inépuisable providence (3). capables. cette superstition du moyenâge. Dieudevrait ne plusse manifesterainsi inutilementpour un si grand nombre.

Qu'et-ce donc que le spiritisme? C'est un amalgame ridicule et pourtant dangereux des rêveries de quelques philosoantique avec la morale de l'Évangile : amalphes de la Grèce game fondésur la révélation faite. ne cheiche pas.La pluralitédesexistences n'a-doncjamais été admise sérieusement par les hommessensés d'aucun pays (t. avoir forméune conjurationcontre nous. en haine de Dieu et deson Yerbe. . reconnaît au 6e livre (i/SlVirgile. 4 ine. en lentant de nous égarer par leurs prestiges? Est-cequ'il ne voytïL[ . à prémunir rhún::e ccnîre les ayants auxquels ille oit exposé (k la paît de ces esprits infernaux qui semblent. aux yeux de qui toute l'éternilé est présente. Py. 0. au siècledesluinitres. la riséedeson siècle.hagore fut eneffet. dans son Timée. Où est donc le progrfu? car métempsycose et fulieont toujours été synonymes.— 43 — niukiplierait ainsi les miracles autour de nous? Sans vouloir. DIT-ON. lairansmigralicA Il del'Enéide.) le. c'est la métempsycose renouvelée des Grecs. après en a\oir animé d'autres qui ont cesséde vine.voit. ennemis deJa religion et du culte révéléset feadcs par Jésus-Cbrist? Cr.par des Esprits se prétendant destinés à animer des hommes qui duivent naître. par ces faits inexplicablesnaturellement. Unein'esl paspossible tie faire entrer dans le cadre restreint du sujetque je traite une réfutation analytique et complète de toutes les aberrations qui consument l'opinen cesspirites. et fi. desimes.bornerai à en examiner brièvement la nature et lesconséquences. c'est par forme _igraaw\l et pour marquer l'infériorité qu'il assignait à la femme. tout aussi bien que les hélésies.i? Finance des sinrites avec les hérétiques. assigner une cauîe finale à tout événement. en effet. Platon dit en passant que si Thomms renaît deuxfo% la femme n'en renaîtraqu'une.sous cerapport. le miracle du 29 septembre renverse de fonden comble le système du spiriti^e. est-ce que Dieu.

A l'endroit indiqué on lit : « Oui. e De cette réponsede Jésus. Si Élie. Allan doitsavoir cela. puisque. sans doute. . Allan infère. qu'ilest impossible n'aadopté seménager le moyen lepoëte cetteopinion pasvoir que quepour en etsafamille si adroitdeflalter engénéral.{I)Liv. Élie n'est pris mort.—44 - Aussi. si elles ledésirent : Utincipiant incorp+ra velle reverti. un passage de l'Évangile selonsaint Jean.v. AllanKardec. 2. 10 et suiv. . L'apôtre du spiritisme cite encore. etc. converser avec Jésus sur le Thabor? M. (a la page 23 de son exposésommaire) del'Évangile de saint Matthieu. ce ne sera pas par une seconde naissance. 3 el suiv. chap. on lit ceci : Pourquoi donc les scribes dirogèrent alors et lui dirent sent-ils qu'il faut qu'Elie vienne auparavant ? Mais Jésus leur répondit : Il est vrai qu'Élie doit venir. quele prophète Élie doit naître une secondefois. particulier.M. V 11. à la page ci-devant cotée. commele sait tout écolierqui a appris l'Histoire sainte. IV. avoir la hardiesse d'avancer que cette pluralité d'existencesa été il proclamée par Jéius-Christ lui-même. v. aux yeux des apôtres. du Lartarc: seulement letableau deschâtiments ÉTERNELS plus effrayantes il représente latta arvaitenanau) des âmes EN PETIT NOMBRE qui. et qu'il a été enlevéau ciel dans un char de feu. Est-ce en renaissantqu'il vint.cha: « Ses disciplesl'interpitre XVII. etAuguste touslesRomains eneffet. passent pour Champs-Élysées (SCELus) igni). chap. au passageindiqué !.. n'est-ce qu'avec le plus profond étonnemenlqu'on voit M. des couleurs les Il peint.je vous le dis et vous en assure quepersonnene peut dene ne le faitque d'unefaçon tellement restreinte. (pauci s'êtrepariMes taches par l'eauoule leu (aut exuritur ae leurs après terrestre lavie r etourner à aux . etqu'il rétablira toute chose.dans rtvangile dont cite lespassages Or.Mais je vous déclare qu'Élie est déjà venu. cependant. par irréflexion ou mauvaisefoi. enlesfaisant descendre d'Enée. IIr. revient sur la terre à la fin des temps. suivant ce qui est écrit au livre des Rois (l).

mais elle doit suffire pour éclairer les lecteurs de M. a proclamé la pluralité des existences?— Avec beaucoup moins d'intelligenceque n'en a M. 4 -sontnos amis. nos pères. à savoir :si cesesprits n'auraient pas un in. Un mot maintenantde la nature des Esprits révélateurs du spiritisme. nos frères. Allan. n'a parlé que de gi-àceque l'homme reçoit du Saint-Esprit dans le baptême : il doitrenaître del'eau et de l'Esprit. que si un homme ne RENAÎT DR L'EAUET foE a l'esprit. etc. ont déjà habité la terre. » Comprend-on qu'un homme de bonne foi puisse donner ces textes comme démontrant que J. Il doit doncnous prouverqu'il respectele christianisme en nous démontrant que les Esprits. il ne peut entrer dans te royaume de Dieu. Or.-C. cette question. c'est assez clair. Cette citation n'a donc été faite qu'à toute fin. pour en imposer à ceux. Les esprits qui se communiquentaux médiums sont. bITON.quand on est si difficilesur les preuves de la sans se préoccuper de révélationévangélique:On croit TOUT. » objecte : Commentpeut naître un hommeiquiest déjà vieux? o Peut-il entrerune seconde fois dans le sein de sa mère pour » naître encore? Jésus lui répondit : Ouije vous le dis et vous » en assure.qui croientsur parole. Allan et les avertir d'être én garde contreles citationset les interprétations de ce chefdes spirites. trop nombreux. sans qu'on exige d'eux des preuves de leut essenceni de leur mission. de ces esprits aux paroles de qui on a une foi entière. le spiritisme se donhefrtitre de chrétien et soutient qu'il n'attaque aufrunereligion. etc .-C. tout homme de sens droit est convaincu la renaissance spirituelle par la qu'ici J.— 43 — Nicodème » voir le royâume de Dieu s'il ne nait de iWUveau. qui leur révèlent TANT r ..des âmes qui. dans des corps humains. térêt à nous tromper. qv tous probablement on été chrétiens.

ne sont pas les ennemisde J. Celle-ciavait fait plusieurs évolutions. robuste. du fondateurde cette religion. Le témoin dont je parle. qui n'en parle jamais de sang froid. doué d'une grandeforce et fit lesplusviolents musculaire. deMirville dans son livre des Esprits (l). Eh bien! pourtant. dans une petite ville voisine de Poitiers.-C. qui aurait dû être sans volontéactive. elle se plaisait avec quelguesiulires la Vérité etlelitre lies Esprits.Elle continua de rester suspendue.comme pour montrerson indignation. dansFâge mûr. Résidant alors à la campagne . etc. habile Poitiers. à une séance de table tournante. -. mariée aujourd'hui. Cette résistancesans cause apparente de la part d'un objet inanimé. non loin de cette ville.. lesnoms à qui des acteurs desdeux lesdemandera. dont les acteurs me sont connus. Un homme(2)instruit. tout objet consacréà ce culte : nous en tireronsles conséquences. sur le spiritisme.et un troisième rapporté par M. (t) Voir deMirvile. fit une vive impression sur l'esprit de l'acteur de cettescène.. par pardeRoys. mais ce fut inutilement..prit le pied de latable efforts pour lui faire toucherle parquet. Les faits de cette espèce sont nombreux et certains pour des milliers de témoins : je n'en indiquerai que deux . i .-. lorsqu'une dame s'avisa de placer sur la fable un chapeletauquel était attaché un petit crucifix.- 46 — DEBELLES ET BONN ES CHOSES. que — Ces Esprits manifesterla haine la voyons-nousTOUJOURS? plus violentecontre J. Le second fait concerne une jeune personne qui. donné maintesréponses.-C. en rejetant avec horreur tout emblème du christianisme. prêtà donner (a)Jesuis premiers faits.d'un caractère fort et peudisposéà la crédulité.assistait. La table se releva violemmentd'un côté et rejeta au loin le chapelet.

et de JésusChrist. é'ant presque sans cesse poursuivie par un de ces Esprits.s'était pendant longdes tables tournantes. elle pousse un cri et tombe sur un fauteuil presque évanouie. qui annonçait sa présence partout où ellese trouvait. si c'est le diable . L'Esprit vint frappersous son fauteuil. A Paris. Dès quelle put parler. raconte Mirville. sinon queles Esprits qui se rendent aux. Aussi résolut-ellede s'en débarrasser en renonçant pour toujours à la pratique de cette espèce d'évocation. qui est venu sur la terre pour détruire leur empire? En vain les apôtres du spiritisme nieront-ilsl'exis tence du DIABLE et des autres Esprits infernaux. Que conclurede ces faits et de mille autres semblables. mais bien des esprits sui genft. -Dans l'instant.Voyons.— 47 — au jeu de la table tournante. te sentpas <3es âmes humaines. elle reconnut et fit remarquer aux personnesprésentes que la jupe de sa robe était presque entièrement séparée du corsage. des démons.évocationsdes spirites. je vais bien le faire enrager. Des néga- . En indiquant la placeprécise où elle avait ressenti c He horrible douleur. » %f3isant„ elle jette sur la table son chapelet avec croix et crucifix. mais elle jette un cri et montre à son mari et à quelques autres personnes qu'elle vient d'être mordueau doigt. A la fin pourtant. Un jour elle plaça près d'elle de l'eau bénite. elle commença à concevoir des inquiétudes. qui le a condamnés. Au milieu d'une séance elle dit: 1 . Du reste. te eaiLSousson siége. il offre de donner le nom de traces de pelle dame. Mirville affirme que le lendemain il a vu les la morsure. Les rétemps adonnéeà Yamusement ponses des Esprits frappeurs l'avaient beaucoup intéressée. une dame. ennemisde Dieu. elle raconta qu'elle avait failli êtreétouffée par une violente pression aux flancs. la dame avec la main verse de ce.

surleurbannière inscrivent cesmots LA HOPS équlvoqucs (5)Lesspirites DE CUAR. etc. ies démonsne pouvaientprêcher à front découvert.ÏB. . ch.v.iS..allécheret prendre des dupes..v. parlePère futfoudroyée Fontnelle d montra deL'antiquité étaituneopération dudiable. c'estla vanité del'ignorance. 2.-. C'eût été par trop nialaa ditquelque Nettement part: Il La raillerieen philosophie.—St Luc.—61 ch. 4. parce qu'il recommandéà peu près toute la morale de ce dernier ? Par ce stratagème. poplaire. ch.. ni l'orgueil.— 48 — tiôns.S. si généralement détesté.agagné sacause. Bail us. as. leDÉMON » mes l'homme dansune qu'ilétaitunêtre Imaginaire . protestant. Mais ëst-il vrai que le spiritisme n'est pas contraire au christianisme. <ï)H Mata.. etc. T. (1). écrivaiten ma (<): « Pour entraîner dans a persoadé auxbomplassûrement l'erreur .v. 11. is. » J'ajoute:laraillerie vanité de l'Impuissance.v.Pouraveugler.!V. a 1 ET DE AMOUR L'Homme dela Croit surleserreurs etc.is. 14. POINT JALUT. lesdémons et leurs œuvres sentattesté.etc. ni la cruauté.18. Ev. C'est le loup BOUS le masque de l'agneau.Matth. ni l'immoralité. S6. 19. e. et ses qui avaitété préparipour 18DIABLE (2) Allezau feu éternel rb. tt'I. anglais. M. (1)Essai ht). 16.TK POINT SALUT. (2)00 QUBCHABITÉ DE DIEU nü PROCHAIN. 4 . 28..ch. Marc. v. 99. des railleries '(1) ne peuvent rien contre lès rédts évangélitpies(2) et les faits historiques les plus authentiquemeutconstatés. et par là Il endort n fausse et luifaitconcevoir desdoutes sur lespeines sécurité èl lesrécom» pensés ® fatures. quel'oracle à répliquer. il ne s'en montre l'ennemi que plus diaboliqueet plus dangereux. 17. cfa. qui par Fontenelle. neIronvaTiCit Ils'entirapar cetteéplgraitoare «piritBclle : «le diable. dit-il. v. . 1et sulv. Le Sauveur dumonde a laissé tomber desacroix cette sentence : HORS DE DONT TOUTE LA LOI N'EST L'EGLISE..Dans centautres desquatre p assages É vangiles. (i) Alfred c'est la encontroverse. ni l'égoïsme.ï7et anges. » Thomas savant médecin Brown. q. ch.20. U Histoire desoracles.

-. lisent donc. la Rédemption. beaucoup paraumOnc lemot CBARITÉ. et ils doivent rêtre. ils se croient assuréa. et toujours lesriches neUL l'aumône le traitdécoché ! Jecrois con re leriche fortque cette temn). etc. la damnation de l'homme. s'ils principe LA. . pauvres. c'eût été montrer au moins clairvoyant la griffe et le fourchu.— 49 — droit. des hommesqu'autant que la pratique de ses préceptesa pour LESDOGMES RÉVÉLÉS. la Rémissiondes péchés. tousindispensables au salut. LES PEINES ÉTERNELLES. laCHARITÉ. 3Sses Ignorantes.FOI A TOUS peuvent. Or. »Toujours !. Le spiritisme est donc incontestablement la négationdu christianisme. assurt'menLnon.t oàlcs spiril'js commencèrent gr"ud leursdons aux seul assez despartisans. moyen puissant pouracquérir ano finac Ilupeuple J"cittendils dire. Il estbonr sans doutq.. pÎBfli recommandéla morale évangélique . réussir à faire perdre la foià un seul de ces dogmes. acec beaucoup d'énergie et d'animations . [ail bien de recevoir cequedonnent. ceux qui recommandent » puisque font pas. que l'hommecroieà l'immortalitéde l'âme. si le spiritisme est faux et damnable. l'on en croit les médiums. l'Église. ces Esprits si fins et sipénétrants.et ses apôtres ont pourtant l'audace d'assurer qu'on peut être spirite et ehrétien? Non. sinon. ces nouveaux si : un seul Dieu en révélateurs nient tous les dogmeschrétiens trois personnes. Jt'enleod&it pas par du prochain. par leur dissimulation.-a parole restons doncdansle seinde parde nombreux prodiges. les Jugements de Dieu. CHARITÉ l'amour 3.etc. peut-etre serait-il moins préjudiciable à la société qu'elle fût composéed'athées que de l'être contrmé ...leurs ruses et leurs prestiges. qu'ilsont atteint leur but. D'ailleurs. afin d'essayer de se déle salut n'intéresse cette morale très-bien sachant que guiser. MAIS COMME CHRÉTIEN. et même traduisent d'autres. il neserait pas moinsfunesteau point de vue moral et social.0. la Résurrection desmorts. Au àfaire bruitde raomci.

?. de sa vengeance.- 50 — despirites. de sa haine. toutestlà. ou bienil courra à la satisfaction de ses passions désordonnées et mauvaises. que la faculté de déraisonner ! Si donc quelqu'un avait pu. faute de réflexion suffisante. contre une occasionou un intérêt de se souiller dans le crime. Jene prononce qu'entrc religion l'unetl'autre. de DE CHÂTIMENTS revivre et de se satisfaire. N'a t-il pas. sommaire.s'il raisonnebien river à la béatitude ? Pour lui. tG. la ressourcede renaître pour sepurifier. voirpoint que aupoint devuesocial unparadole. Le matérialiste. ménage en généralcelte vie et redoute DU NÉANT. Serait-ce là un paradoxe? Je ne le pense pas (1). ou sera disposé à quitter volontllirement la vie.Ici.PAPGE QU'IL A HORKEDR Mais le spirite. de se la voir enlever. évidemment seulement . s'il en ost mécontent. (2)Cequia eulieuàTours Exposé Kardec.etc. Pour lui. pourvu qu'il ne se heurte pas encore. (S)Allan .. qui croit n'avoir et qui n'a réellement quunevie àvivre. se perfectionner. car il nesaurait 1U salut.etc. dans sa nouvelle carrièrr. en effet. dût-il sur sa roule rencontrer la mort.ttrèsCeteproposition dereligion d'enavoir unemauvaise. eh effut. n'esten cause . qui a en perspective des existences d'un nombre illimité. pour un trop grand nombre. Car i : u'a-t-ilpas le temps d'arrecommencera. etc. lui. Qu'on juge du désordre socialauquel pourrait donnernaissance ce système généralisé ! Il n'est donc pas vrai qu'il ! lu vaille mieux croire au spiritisme qu'àrien 13). quant y aToir funestes deuxsyslêlDes. enfévrier 1865.nullo nulle différence entrecesdeux hypothèses. den'afameux a avancé dangereux Buylc qu'il estmoins (i) Lesceptique e. l'essentiel est de vivre. pour s'en procurer une plus à sa convenance(2). p. 0 raison ne seras donc souvent. IL N'APOINT ÉTEUNELS A REDOUTER !!I.

di'sénormités onsederamile si cesont bien lesaliénés lesplus auxpetites maisons. en outre. Eh bien! si en résumé. afin que leur éclatante lumière puisse y rappeler et y guider les infortunésque le souffle perfide de limpiété ou de l'hérésie a entraînés et égarés sur les flots de l'abîme."car là est le cachet la vérité. car l'âmehumaine eux. deDieu. pas CONSCIENT. par la présecroire somption quechaque religion peut vraie. descultes a sanlson entrecesdivers d'être. les philosophesqui ne sont pas athées avouent eux-mêmes que Dieu peut faire des miracles (1). utileausaiul oncmpprrnd dsshommes. s'il est certain. ouau moins indispensable. des athées n'avons aujourd'hui guère que hypocrites. DE NERFS aucune volonté.N'A QU'IL M'APAS nulle C'esl une nouvelle forme denégation action. talu. làrefusent-ils àDieu lafaculté defaire des disent ces gens sensés miracles. . dont la dernière estle matéconséquence aussi n'a pas de nerfseLnepeut. impossibles. Telestl'inepte duXIX" ~galimatlas quele progrès siècle lumière et appelle offre à notreadmiration 1 Un professeur au collège deFrance ridiculise l'ÊTRE ABSOLU OU ROBESPIERRE !! Oh!certes. à la fuir au plus vite et à redevenir chrétien. Aussi intelligence. s'il porte si sur les méditations et ses miracles qui s'opèrent sesregards souvent au sein de l'Eglisecatholique. qu'ils etluIportellt-ils ledéfi de se permettre DE PAREILLES LICENCES.sont comme autant de phares placés au port du salut. hypocrites et pernicieux. Ces faits providentiels.autrement qui.non SCPRÊME QO S FÊTAIT L" Oui. nulle par conséquent !sic). quisont silaliberté dangereux Car. quiconsenplus (l)Nous nepas heurter à reconnaître unEtreabtentbien. mais marchons assurément c'està reculons. authentique et victorieux de en fortifiant les fidèles. Quandon voitpublier siseandaleuse. ouplutôt onnecomprend difficilement. êtreintelligente !.— 54 — se laisser séduire et égarer par ces écrits mielleux. mais unDieu n'étant PUISidiot. voilà la doctrine cerveaux autres creux ou malades. deM.si la controverse cultesest admissible.. il ne tardera pas à s'effrayer de son erreur. comme nous l'avons vu plus haut.selon rialisme .Renanet Voilà la philosophie desnouveaux Spinosa . pour trop l'opinion générale. unDieu.

en effet. sonmobile. Comprendra qui le de la partd'uae eeitemétaphysique bautc Intellianormale. à Lonathéisme.en1729. etc. facilement l'accentde lavérité naîtra doncpins desBossuet. queDieu pu CONSCIENT ? tendà diviniser. Woolston. desesauditeurs. eucesJours siècles del'érlclès auxbeaux quité. avantage possible l'humanité. qui doit commander queL'Intérêt n'en avoir aucune. doat. lespréventions oul'ignorance audaclensement leurexpour del'ÊTRE lesfacultés derE-PRIT DES ABSOLU. L'athéi-me estdonc unincontestable fléau moral deIdntllesplus ouproscrit chez les peuples nous civilisés sévèrement puni aussi célèbres et d'Auguste. intelligente.défend matérialistes. aucontraire. ainsi que je le crois. par la Conr dubanc duRoi à uneamende deiso livres et à unand'emprisonnesterilng ment avoir ditquelesmiracles deJ.-C. Et Eschyle. à la vertu rspéraDce frein. pliquer ESPRITS. Inévitable aumalheur son et. enquoi que cesoit. t pasquetoutTenant d'attaquer en nlan l'ÊTRE ouavilissant sans quienestl'objet. etquels laciguë avoir àboire pour . eùL donc s'ileùtoséavancer n'est Quelle figures. qu'à ellelapuissance souveraine et universelle. silégers Les pourtant Athéniens. inexplicable pourra un charlatan decompter tnr gence quinerougit pas. L'homme honnête recondetoutes etsage et loyaux psychologues dans la doctrine desBâcon. ainsi Cesystème la matière. si.— 52 — que la raison de l'homme est suffisante pour reconnaître qu'un fait est surnaturel.n'étaient pour quedesallégories. par leslois étéetne peuvent dela PHYSIOLOGIE. intellectuel éclat demœurs queparleur suprême parfeur rrufondedépravation et-artistique. Ausi levoyonsetsocial. pour àsongrand et inévitable détriment. et. même maître Mais Ilmesemble social. !.saconsolation. non. soit parfaitement atteinte Quechacun porter de etdepratiquer outelleconviction telle d'avoir religieuse .d'enlever l'effet serait. rienquipuisse. unchrétien était condamné dres. Ceproconnattre quicomposent qu'àfaire avecindignation dans a étécondamné l'artdedéraisonner parlesvrais grès lesreligions. j'ai invin- sepermette etde sipertous lescoites. protestant. jepropose plaise pourtant que A DieuDe Je à la liberté deconscience. dieux DOUTÉ desdieux.unpays LIBRE mais DE nondeliccnclcnx EUMKÏ. étésa peine. être propres jamais jamais quin'ont lejeudesorganes l'êtrecorporel.comme empoisonneur. condamnaient Socrate etsidissolus. desesrêveries la manifestation à l'athée t tout. des Fénelon. dl. enn'accordant pour dire. au crime sonseul onl'a souvent comme dit.

nilesmagiciens. Ilestdonc etprudent deréduire l'athéisme ausilence. (1)Dion 4 . environ 444 ansavantJésus-Christ. Et fraternelles étaient si cesinvitations insuffisante*.US RIEN IMPRIqu'ilENJOIGNE >.42. Ne Denosjours nous neleurdemanderions quedesetaire. réfléchissez mûrement sur la détermination 'qu'il vous im. etforcezlesautresde les honorer. 1er. écrivait en1sos. écrivnit dans lesloisqu'il Charondas. dontlesœuvres . je serais de merappelerquemon premierdevoir j> obligé est d'empêcher qu'on la morale demon » EMPOISONNE carl'athéisme est destructeur de peuple. Napoléon devous lesprésidents etsecrétaires del'Institut. Mécène direà Auguste nous voyons (1): Honorez soigneusement les dieux. si sonfrèren'eûteule bonheur d'obtenir sa supplice grâce. de raisonnable. donnait auxSybarites de Thurium desdieux soitmisau : « quele mépris » nombre descrimes lesplusmormes. pourquoi persévérerait-on dans une dénégation illogiquementsystématique? Ne serait-ce pas une imprudence. souffrez point LESATHÉES.relativement auxouvrages alors quepubliait l'astronome comme chacun sait. ajoute : « Appelez auprès et chargez-les defaireconnaître à ce corps dont de je m'honore illustre. Napoléon quicertes pas à M. par conséquent. Cassius. le plus propre incertitudes de ceux qui en sont témoins.de Lalande DENEPI. qu'on légitimement lib. dumoins dans » lesnation. le miracle le plus évià fixerles dent. que l'athéisme estunprincipedestructeur detouteorganisation sociale. en même porte de prendre touchantvos intérêts éternels faisaient lesdélices desesconcitoyens." »toutemorale.MER. cequisuit. deSchœnbrunn. le plus authentique. une folie? Réfléchissezdonc. Lalande. incréduleset hérétiques de toutes sortes . parléde cesmêmes pour et eût été lapidé. par là. n'était unbigot.- 53 - ciblement démontré que la guérison instantanée et durable de de la Justine Butet est contraire aux lois connueset constantes natwre. Après avoirdémontré athée. et constitue. à M. »faire partie. RIEN). et. sage même estbien fondé à enexprimer le désir. et. dramatiques Eschyle dieux avec étaitinitiéau avoir peude révérence. Chez lesRomains. (QUI LES MÉPRISE NERESPECTE etc. deChampagny.

de livrer aux méditations de votre raison.. mais dans un sens natu: Oui.. cette penséesi ancienne. commele veut M. moi mais voyez bien!. la nécessité de vous soumettre aux lois del'Eglisecatholique. Enlin. et si énergiquementexprimée par un écrivain spirituel (l): « Le temps vole. Dans un autre sens. le rêve va finir!!! Pour vous. cédez à ses lumièresen reconnaissant. quel sera le réveil? Cette question. et non pas SRULEMENT un sage.Telest l'arrêt en dernier ressort de la logique inexorable. épurée au creuset de votre conscience. commeà la SEULEqui soit en possession des Irésors du salut. Voyezavec les yeux de la sincérité. permettez-moi. si vraie et si souvent mise à l'écart parla plupartdes hommes. bien que noyé dans une obscurité pleine de mystères. en terminant. Renan. n'imposez plus silence a votre jugementcalme et impartial. du privilège des miracles! Car alors JÉSUSest Dieu. vaut bien la peinequ'on l'examinede près. . ainsi que la voieet les moyens par lesquels nous pouvonsespérer le plus de sécurité pour cet avenir CERTAIN. Vide et crede. je dis aussi. Cédez. voyez. mais il est LAVRAIE GION. confirmée pourtant par l'expél iencede chaquejour.— 54 temps. la nuit s'avance. de l'indépendanceet de la bonne foi. comme pour nous tous. puisque SEULEelle jouit des faveurs VÉRITABLEMENT manifesteset éclatantesde Dieu. et alors le christianisme un admirable système phicatholique n'est plus SEULEMENT ETLASEULE VRAIE RELIlosophique. avouez-le. a-t-on dit encore. rel. après avoir déchiré le bandeau des préjugéset du respect humain. le lève va finir! » Ah ! oui.après tout. après avoir brisé le {l) Gresset. avec un soin scrupuleux.

pénétrés envers Dieu d'une reconnaissance écrierez avec profonde. lecoucher du toleil parC(lf.ver et sesdivins oracles.vous vous le psalmiste : * Testimonia tua credibilia facta sunt nimb:r oui. vertigineux et funeste des payions mauvaises. ~ÛTtitièots spectacles * 11 estdonc denos !. desmiracles joursencore > Ton amour. quifittantt-cur^r-H.— 55 — prisme ébloubut. d'une reflexion que sur frappedes rayonslumineuxsur Il n'y il CiuMge lequel sedessine d'vA "jet quelconque. de . donc de n'yavait pï~decausenaturelle pasaelumière. ôSeigneur. Oui. fitq-ifde Po. !. la possibilité quinereronnaît u* corpsopaque.-\.admiratrice et respectueuse. et alors vous croirez.Imprimerie ". avait p. » Quel de bonté. pieds.Itvr&i ..aIiil^lors parMer tlert . mon Dieu. apparition.enniant verraton > Parce a soaéclat!.IIf'nL eamtrairrment a toutes lesloi-tfvla pbvsùjur. le 17décembre itii : Apparition d uHt crou.«denuage. Lamission duChrist > Pardessignes forceanous nouveaux nous sauver !. Quel excès excès demisere • Aqui saIumiere. tientlesfeuxfermes qu'il deMignê. jour.pourdescourschretiens.louant 1)Miracle finirM lo«i 120 cielttoilt. vous croirez!. et alûl.. dans la région moyenne desairs.sur un uneheurtaprès purduutoimdrenuage.tit'r>. vousvous deS fait connaître p'« d>s t inr»gnages irrécusables. dans une autre circonstance (I) : i O. je n'en doute pas..i! n'yavait possible cette rroirI'CMIIM! deBouille. et avec moi.

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