Essai de mythologie comparée / trad. de l'anglais de M. Max Müller,... ; [préf.

par Ernest Renan]
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Müller, Friedrich Max (1823-1900). Essai de mythologie comparée / trad. de l'anglais de M. Max Müller,... ; [préf. par Ernest Renan]. 1859.

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ESSAI
DE

MYTHOLOGIE

COMPARÉE

PARIS.

IMPRIMERIE
RUE

DE J.-B.
CASSETTE,

GROS
9.

ET

DOSNAUD

ESSAI
DE

MYTHOLOGIE

COMPARÉE

TBADC1T DE l'ASGLAlS

DE
rïorESSEUR COMESrOSDlNT DE

M.

MAX
l'csiversitè

MLLLER
D'OXFORD. INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES.

l'aCADÉHIE

DES

PARIS A. DURAND,
RDE DES

LONDRES LIBRAIRE
W. NORGATES,
4 i} HENRIETTA Covent Garden.

LIBRAIRE
STREET

CBiS,

7 1859

PRÉFACE.

Le savant publié ceau l'année intitulé

éditeur dernière

du

Rig-Véda, dans

M.

Max Essays

Mûller un mors'est

a

les Oxford Mylhology au public

Comparative connaître

où l'auteur anglais

proposé de faire

quelques-

uns des plus importants comparative ce remarquable par notre ont appliquée essai

résultats aux

obtenus

par la méthode J'ai avec initié pensé non aux années, religions zélée que moins belles ende pour

mythologies. être lu peu

pourrait

de profit recherches visager l'antiquité. ces études retranché intéressants ramener

public, fait, dans

encore ces

qui sous

dernières des

un jour J'ai donc

nouveau engagé le

l'histoire une

personne entier.

à traduire

morceau

On a ensuite les moins a cherché à une forme à

les développements pour l'exposition à notre été modifiées de M. Mûller délire les grands le lecteur de goût sur

qui paraissaient français, certaines mais aucun et on parties les opinions point.

accommodée ler n'ont que le l'essai désir

de M. Miilà croire personnes où 4 son

J'aime

inspirera ouvrages

à quelques originaux

V

1

^EfFACE.
les résultats'exposés les ici travaux veine d'une de M. manière Kuhn. somC'est moi, la grande dit que des travaux contempodu sanscrit dans un et ou

démontrés maire,

et en parti^plîer

là, suivant rains. On a

s#ûVent

la découverte serait regardée aussi

de la philologie*comparée deux siècles comme un

événement latin

considérable de la littécela grecque vrai, et

que le fut pour rature non latine vées grecque dans l'ordre

le monde au

la découverte siècle. Je crois

quinzième classique

(les

littératures

ne seront du droit

jamais exclusif

détrônées-dans qu'elles ont de

les écoles présider mais Or, je dans n'hésite

ni prià notre l'ordre pas à

éducation de la

grammaticale et de la

et littéraire), critique.

science presque des jeunes aperçu, la clef que

égaler celle premiers rapporte,

à la découverte et dans ingénieux les Védas

des Bopp

et des Sehlegel, qui ont qui les s'y

philologues et la littérature religieuses

des antiquités

de notre n'a d'abord et

race, eu poé-

et prouvé qu'un tiques, Dans seul

la famille système elle de n'a

indo-européenne traditions d'abord

religieuses eu qu'un seul

comme vingt ans, par ceux

idiome. n'est pas

si la série

de ces belles du public

études

interrompue gence lerons avec d'hui de

l'indifférence devraient

et l'inintellinous parariens aujour-

qui

les encourager,

de l'état presque

religieux autant

et moral

de nos ancêtres que l'on parle

de certitude

des Grecs

et des Romains.
Ernest Renan*.

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

PHÈDRE.

Vois-tu

ce haut

platane?
SOCRATE.

Certainement.
PHÈDRE.

y a de l'ombre en cet endroit; le rent n'y est pas trop fort, et on y trouve du gazon pour s'asseoir ou se coucher. SOCRATE.
Il

Allons-y
Dis-moi, que Borée

donc.
PHÈDRE.

Socrate, enleva

n'est-ce Orithye de

pas l'Ilissus?

en,quelque

endroit

près

d'ici

SOCRATE.

On le dit.
PHÈDRE.

Ne serait-ce transparentes, jeux des jeunes

pas en cet endroit-ci et les rives semblent filles.
SOCRATE.

? les eaux y sont pures et Eûtes tout exprès pour les

où l'on Non, c'est à deux ou trois stades plus bas, à l'endroit traverse le fleuve pour aller au temple d'Agra il y a là7, quelqu part, un autel de Borée.
PHÈDRE.

Je ne l'avais pas remarqué. Mais dis-moi, crois-tu que ce mythe soit vrai ?
SOCRATE.

par Zeus, ô Socrate

Si, comme les sages, je ne le croyais pas, je ne serais pas fort embarrassé. Je pourrais inventer une théorie ingénieuse, et dire qu'un souffle de Borée, le vent du nord, précipita Orithye du

4

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

haut des rochers du voisinage pendant qu'elle jouait avec son et qu'étant morte de cette manière, elle passa amie Pharmacée, pour avoir été enlevée par Borée, à cet endroit ou à l'Aréopage, car les dieux versions ont également cours. Quant à moi, Phèdre, sont fort ingénieuses, mais elles je pense que ces explications exigent un grand effort d'esprit, et elles mettent un homme dans une position assez.difficile; car, après s'être débarrassé de cette des Hippofable, il est obligé d'en faire autant pour Ieïnythe centaures et pour celui des Chimères. Puis, une foule de monstres non moins effrayants se présentent, les Gorgones. les Péet absurdes. 1I faudrait de gases, et d'autres erres impossibles de grands loisirs à un homme qui ne croirait pas à l'existence ces créatures, pour donner une explication plausible de chacune Pour moi, je n'ai pasde temps à donner à ces questions, car je ne suis pas encore arrivé, selon le principe de l'oracle de à me connaitre et il me semble ridicule Delphes, moi-même, qu'un homme qui s'ignore s'occupe de ce qui ne le concerne et tout en croyant pas. En conséquence, je laisse ces questions, ce que croient les autres, je médite, comme je viens de le dire, non sur elles, mais sur moï-même pour savoir si je suis un monstre plus compliqué et plus sauvage que Typhon, ou bien une créature naturelleplus douce et plus simple, jouissant ment d'un sort heureux et modeste. Mais pendant que nous causons, mon ami, ne sommes-nous pas arrivés à cet arbre où tu devais nous conduire?
PHÈDRE.

d'elles.

Voici

l'arbre

même.

Ce passage

de l'Introduction cité

du

Phèdre ce que de son tous

de

Platon

a

été fréquemment des Grecs pensait avait toutes alors les époques, au miraculeu.x et complètement

pour montrer des rationalistes comme des hommes dans

le plus temps.

sage Il y

à Athènes, au

les

surnaturel, ce qu'ils ne

qui, n'ayant ni le courage pouvaient

et à pays ni la foi moral croire de es-

nier

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

5

de trouver des possibles pour sayaient explications transmises d'accord les légendes sacrées mettre par la et consacrées tradition, religieuses par des observances I sanctionnées la raison de de la loi. avec les principes par l'autorité au moins, Il ressort, et les règles de la nature. du passage et de Xénophon, n'avait d'hérésie, précité que et de plusieurs Socrate autres de ait été quoiqu'il très-haute idée de ce plus abà une

clairement | Platon !accusé

pas une ces explications I genre de spéculation, qu'il trouvait et plus absurdes I incroyables que les plus incroyables et que même, surdités de la mythologie grecque, ^certaine

de savie, il traitait ces tentatives d'impies. époque sur l'histoire de M. Grote, dans son ouvrage classique semet sur d'autres lia Grèce, sur ce passage s'appuie

les hisune place parmi à Socrate Uables, pour donner dans le sens que notre et les critiques toriens temps a anadonné à ces mots. En cela, il fait dire au philosophe Le but que se propose ecien plus qu'il ne dit réellement. 'les mythes de la Grèce en étudiant fia critique moderne, est si différent de l'antiquité, |ou de toute autre nation émettait %de celui de Socrate qu'il que les objections ses contemporains On ^s'appliquer à nous. pcontre rationalistes ne peuvent guère montrer, je crois peut même fait partie notre point de vue, l'étude de ces mythes tqa'h comme le seul considérait [du problème que Socrate Quel est le motif qui nous fait digne de la philosophie. rechercher des mythes étul'origine grecs, [ aujourd'hui la connaissance l'histoire des ancienne, acquérir | dier et déchiffrer d'illisibles langues mortes inscriptions ? trouvons-nous de l'intérêt non-seulement à la Pourquoi littérature de la Grèce et de Rome, mais encore à celles

6

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

de l'Inde, anciennes?

de la Perse, Pourquoi de tribus

de l'Egypte les légendes

repoussantes tention ? Qu'est-ce

sauvages de la vie à l'étude de l'anqui donne à tiquité ? Qu'est-ce qui pousse de nos jours les hommes à des études consacrer leurs loisirs en apparence si peu utiles, dement l'homme, une sinon de la conviction l'oracle nous que. pour pour ce rester qu'il obéir au commande Delphes, devons savoir qui devait mêmes Léonard ont savoir ce qù'cst a été ? C'est là

la Babylonie et souvent puériles attirent-elles notre at-

et

de

considération que par

Socrate tive,

les principes

à étrangère de philosophie inducde Vinci, accordons Copernic, la vie intellecà Socrate

aussi

Képler, tuelle de que le naître méthode à cette cherchait

Colomb, lesquels Bacon et Galilée l'Europe moderne.

renouvelé Nous

principal soi-même;

de la philosophie objet mais nous trouvons

est de se coninsuffisante la

le philosophe par laquelle fin. Pour lui l'homme était à découvrir sur le mystère

arriver prétendait surtout l'individu. Il de la nature humaine, le travail

en méditant secret sance, Pour plet pour d'une

son propre en étudiant esprit, de l'âme, en analysant les organes de la connaisd'en déterminer et en essayant les limites exactes. l'homme plus et se suffisant frère n'est cet être solitaire, un à lui-même; l'homme membre

nous, nous

com-

en lui-même est un

d'un genre classe, et, par conséà on ne peut le comprendre quent, qu'en le comparant ses égaux. La terre était inintelligible pour les anciens, comme isolée et sans pareille parce qu'ils la considéraient dans l'univers dès mais elle prit une véritable aux yeux et nouvelle de l'homme

des frères, parmi ou d'une espèce,

signification,

qu'elle

apparut

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

7

comme toutes du

une

planète par Il

entre

gouvernées même centre.

autres planètes plusieurs autour les mêmes lois et tournant est ainsi de l'âme humaine;

en

se présente à nous sous un aspect différent, a appris à se connaître, depuis qu'il s depuis que l'homme famille une d'une est un membre grande [ sait qu'il toutes étoile parmi d'étoiles des myriades errantes sa nature par les mêmes gouvernées leur même centre et tirant mune. toire L'histoire du monde, » a ouvert notre langue ni Socrate, lois, lumière tournant d'une l'on autour source dit, du com« l'bisà la pen-

ou, comme de nouvelles d'un Platon, mot ni

universelle, }. sée, et a enrichi cèrent ïmanité.

voies que

ni jamais Où les Grecs

ne prononl'huAristote, nous voyons et des demiGrecs enfin

i des frères dieux, nous des voyaient qui travaillent

des barbares, voyaient où les Grecs voyaient des héros voyons nations nos ancêtres nous où les

des hommes voyons et qui soufrent, qui sont séparés par des divisés et désunis de langage océans, par des haines mais qui tendent de plus en plus, nationales, cependant une impulsion à l'accomplissement d'un divine, sous i dessein. impénétrable avec ses pages est de la sorte L'histoire, antiques, (I6v/î) pour Nous d'une sons nous un livre aussi sacré cherchons à retrouver que celui de la nature. dans tous les deux le reflet

divine. De même sagesse que nous ne reconnaisd'oeuvres de démons ni de maplus dans la nature d'un soit une mauvais principe, ainsi nous que de hasards nions

nifestations l'histoire ou

l'application qu'il

croyons

atomistique d'un destin Nous despotique aveugle. dans l'histoire ni n'y a rien d'irrationnel

agglomération

H

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

dans révérer

la

nature, les les

que manifestations

et

l'esprit d'un

humain pouvoir les plus

doit

y lire et y divin. Aussi,

les pages tradition cuments L'histoire

et altérées de la anciennes plus nous sont plus chères peut-être que les doles moderne. l'histoire de plus explicites de ces reculés, temps intéréts modernes, si apparence un charme prend de notre l'histoire sont encore inintellide l'anque pas suivit conen à en

à nos étrangère infini dès nous que y voyons famille. Bien des choses propre gibles tiquité l'esprit science pour ne nous, retrace et le langage demi qu'à à une époque

hiéroglyphique les procédés où il n'avait

humain, de lui-même.

climat quelque que nous pure et noble dès l'origine nous ses erreurs, nous commençons prendre rêves. Quelque l'homme dans anciennes les plus que soient

Cependant l'image nous la rencontrions,

de l'homme, se présente

à comapprenons à interpréter ses

profondes toire, nous voyons que le don divin d'une intelligence sûre et solide lui appartint dès le commencement. On ne peut plus lentement gage, soutenir des soit sortie l'opinion que l'humanité abîmes de la brutalité Le lananimale.

les empreintes de stratifications de l'his-

d'art exécuté ouvrage premier par l'esprit humain, document et antérieur plus ancien littéraire, qu'aucun même aux premiers murmures de la tradition, forme une de le ce chaîne l'histoire langage langage, non interrompue nos jusqu'à depuis jours. ancêtres les Nous de premiers âges encore et téassigner l'animal.

des

premiers sa merveilleuse avec le système les mêmes

parlons notre race

construction, voudrait qu'à

moigne à l'espèce

contre humaine

qui

origines

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

9

I.

Longtemps premières la Perse,

les où nous apercevons l'époque dans Onde, nationale traces d'une littérature il y eut un et la Germanie, l'Italie la Grèce, avant

La proles mythes. se produisirent âge pendant lequel des épode ces mythes et l'existence jusqu'à pagation un phénomène de nous constituent ques rapprochées et cependant plus facile à comprenbeaucoup étrange, de leur création. dre que le fait primitif et inné respect pour le passé, immorales ou impossibles barbares, que puisquelque les traditions sent paraître léguées par les siècles, chaque et les façonne, en y découvrant les accepte génération L esprit humain a un parfois un sens plus vrai que des natifs de l'Inde, Bien sciences européennes les générations précédentes. dans les versés de la pure les images que

naturelle, théologie de Wichnou et de ne images leurs sentiments buées crés ces sont

quoique et nourris des principes encore devant s'inclinent et les adorent.

Siva

Ils savent

ils avouent que des pierres, que attrise révoltent contre les impuretés à ces dieux par ce qu'ils appellent leurs livres sa-

il y a d'honnêtes brahmanes qui soutiendront ont une profonde que ces histoires signification, et que l'immoralité étant avec un être diincompatible sous ces fables vin, il faut supposer quelque mystère cependant consacrées chrétienne enfance se par le a gagné prolongera Lors même temps. que la religion le cœur d'un Indien, la foi de son encore et éclatera parfois dans

<0

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

des

de même irréfléchies, expressions de l'antiquité se sont glissés mythes de l'Église catholique indices qui établissent choqués des fables (1). Nous

de que beaucoup dans les légendes trouvons de fréquents étaient dieux; voulaient La laces com-

que les Grecs eux-mêmes de leurs que l'on racontait que de Socrate leurs ne ancêtres.

des hommes tels cependant aux croyances pas renoncer titude promis. devint des

antiques mythologies la conception de Quand pure, on comprit l'Être divin, Pindare,

favorisait la Divinité

suprême

plus

de tion, inséparable de dieux immoraux. Olfried qu'ils élevée MûUer ne sont des (2),

l'idée de perfecque excluait la possibilité ainsi que le fait observer de sa mythes, parce

pas dieux et des héros, doivent

change beaucoup avec en harmonie

opinion, offre un examine posium, le plus

ces mythes

conception plus et parce que, selon son être faux. Platon (3) nous

toute semblable, il d'exégèse quand exemple traditions sur Eros dans le Symles différentes le plus ancien, et Âgathon Phédon (4) l'appelle deux en s'appuyant sur

tous des dieux; jeune l'autorité d'un ancien mythe. Mais durée la conservation des fables des

noms

poétiques étrange
Voyez

qui satisfaisaient et moraux de générations et instructive soit, qu'elle
l'introduction de Grimm

mythiques, les besoins successives, n'est

la longue religieux,

quelque pas la vraie difsur la Mythologie wissen-

à son grand ouvrage seconde édition, 4844, p. soou. Xnslmùqm, Prolegomena ouvrage d'O. Jlùller, (2) Voyez l'excellent schaftlichen Mythologie, 1825, p. 87. (3) Phèdre, 242, E. (4) Symp.,
îoi; Se eîvaf xâÀÀitrto; sp*£c6iîaicî &v towcSr

su einer

C. Oûïùj;
Se

soW.sxôfiev
côv [trrtar&iv
Il ¡;

6iioXv(!xzm
âyaÇrôv r.ptv
Oewv,

"E?tu;
atitô;
tô^xtôps.

âv tôt; s? esôuïôccnv. 185j A. "Eati

spwiov

vcûtaic;

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

ficulté; d'ailleurs parlons

le

passé a ses charmes, auxiliaire un puissant du soleil levant

et dans

la tradition le

trouve

encore

et du

Nous langage. soleil couchant,

d'arcs-en-ciel, a sanctionné quoique gine, tions Voilà nous

de coups de tonnerre, parce que le langage Nous les employons, ces expressions. n'y croyions fut-il humain les noms à l'oripas. Mais comment, à de telles imaginaamené et les fables se formèrent-ils ?

l'esprit ? Comment la

mod-rne a mille que la philologie question les résultats noufois essayé de résoudre et à laquelle veaux acquis années ont apporté des dans ces dernières lumières inattendues. Grâce quelque ariennes formèrent trions que en effet, à la philologie nous savons, comparée, les nations chose de l'époque laquelle pendant en peuples encore non divisées divers, leurs mythes. les traditions isolément, Quand nous même nous ne connaîde la Grèce, si obscures

on les envisage des inductions parition Mûller(2), nouvelle époque

pourrions

quand en tirer bien

sur l'époque de la littérature n'ait quoique que la philologie

la première qui précéda apen Grèce. Otfried nationale pu profiler de la lumière sur cette

arienne

primitive, qui change en actions,

a jetée comparée « La forme a dit tous les êtres

mythique de si parune épo» Depuis comparée

de l'expression tous les récits ticulier que distincte où

en individus,

que le temps

sa présence dans la civilisation écrivait 0.

est quelque nous indique d'un

chose toujours peuple!

Mfdler,
dans leur

la philologie
de la race berceau

(1) On donne ce nom alors qu'ils demeuraient Bactrianc. {DProl.Myth.

aux ancêtres encore

communs

indo-européenne, au nord de la primitif,

12

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

a ramené

toute

cette

et il nous positive, sur coup d'oeil hardi

dans la sphère période est permis maintenant l'état

de l'histoire de jeter un

la religion et de la crit et le grec n'existaient pas encore, mais où tous deux, ainsi que le latin, l'allemand et les autres dialectes ariens, étaient contenus dans une l'italien français, quelle virtuellement renfermés Quand latin, même nous commune, langue et l'espagnol ont le latin. rien de l'existence de même été d'abord

de la pensée, de du langage, civilisation à une époque où le sans-

dans

ne saurions

du

tous les documents anmême quand historiques au quinzième siècle auraient été perdus, et que térieurs la tradition ne nous eût pas appris l'existence d'un emdes six dialectes une simple pire romain, comparaison romans permettrait que il dut y avoir une modernes tirèrent leur en effet, que il serait nous de langue origine dire qu'à une tous d'où sans cette certaine ces épodialectes

présentent nous auxiliaire, sono
xi è siamo siete sono

impossible ces dialectes. trouvons

d'expliquer En examinant

supposition, les analogies le verbe

som (sa»} es é (este) suotema santcti sont

mot â< ci essen emes dn (Sun)

«o» ères. es somos sois son

son es lie somos sois sào

sais ex est «omises êtes {estes} sont

est évident que toutes ces formes ne sont que des variétés d'un même type, et qu'il est impossible de prendre aucun de ces six paradigmes pour le modèle sur lequel les autres ont été construits. Nous pouvons ajouter que, dans aucune des langues auxquelles ces formes verbales appartiennent, nous ne trouvons les éléments
fi

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

43

des nous tronvons Quand qui auraient pu les composer. les expliquer nous comme aimé, formes j'aï pouvons actuellement, possède que le français par les radicaux et il merai, je suis en est de même c'est-à-dire en tu temps je aimer-ai. des comme j composés Mais le changement aïde

çaise seule. sur le sol français elles ont les restes d'une précédente époque dans Ici, une tin, quelque nous ne simple et nous langue sommes antérieure

es est inexplicable De telles formes

franpar la grammaire n'auraient pas pu naître comme dû se transmettre elles aux ont dû exister romans.

dialectes

supposition pouvons

en tenir à de nous point obligés le verbe lacar nous possédons montrer comment, par suite de la

et en vertu d'analogies erronées, corruption phonétique n'est qu'une chacun des six paradigmes métamorphose nationale du modèle latin. Voici maintenant une autre série de paradigmes

Nous devons tirer les mêmes conclusions de ces formes grammaticales que des précédentes. Elles ne sont également que les variétés d'un même type il est impossible de considérer l'une d'elles comme ayant servi d'original aux autres; lesquelles se présentent enfin aucune des langues dans ces formes verbales ne possède

.4

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

les peut tout

éléments être le reste,

dont considéré ainsi

elles

sont

composées. l'original

Le sanscrit d'où plusieurs

ne

comme

est dérivé savants; cas, gardé le sansque la etc.

car nous une forme

voyons

que le prétendent que le grec a, dans

plusieurs

plus primitive crit. 'Eu-pic ne peut être smas a perdu la radicale racine Le étant as, être, être ne peut grec d'où sont dérivés même n'en

et plus organique que du mot smas, parce dérivé

a, que le grec et la terminaison

a conservée, mas, nous,

pris davantage les autres dialectes; est pas dérivé et a conservé par

le langage pour car le latin luiquelques au lieu de formes

plus primitives, êvfftou tàsi. Ici, as, àrzi étant a du moins, sunt=santi. Tous

tni ou sunt, exemple, le grec a complètement perdu le radical mis à la place de êc-evrî, tandis que le latin le sanscrit, gardé le radical s dans

comme

ces dialectes dont le sont

nous ils du

conduisent sont

donc

à une

plus ancienne romans lectes nous

commes dérivés, latin. A i'époque reculée

langue les diaoù

il n'y avait pas encore de ces inductions, portent littérature traces de cette quelques pour nous conserver en formant les dialectes mère ariens langue qui mourut modernes, le gothique, nous porte tels que le sanscrit, le zend, le grec, le latin, tout une le mndique à croire que et le celtique. Cependant a été autrefois cette langue

en Asie par une petite tribu, et vivante, langue parlée à l'origine, vivant famille sous un seul par une petite de Camoëns, de Cervantes, toit, de même que la langue de Voltaire et de Dante fut autrefois parlée par quelques paysans lines, qui près avaient du Tibre. bâti leurs cabanes comparons Si nous sur les sept colles deux conju-

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

45

que nous gaisons que les coïncidences dialecte

venons entre

de

présenter,

nous

verrons

parlé aujourd'hui sont beaucoup Berlin, qu'entre plus grandes et il suffit de lire la Grammaire et l'italien de

et le des Vedas le langage à par les recrues lithuaniennes le français

voir claire.ment que les Bopp pour ont été complètement tielles de la grammaire divers de la famille avant que les membres soient séparés. Mais la philologie la

comparée formes essenétablies arienne se

lement a

existé; l'état intellectuel persion que nous trouvons comme valaque le droit,

ne nous fournit pas seucomparée arienne primitive preuve que cette période de données sur elle nous offre beaucoup de la famille c'est arienne aux nos dialectes avant sa disromanes Si un nous mot encore, demander tous en italien les

et, ici devons dans

langues analogies. romans

pont,

tionales, avant que ces langues l'art de bâtir quence, la même

en espagnol en ponte, puente, le même partout, nous aurons yod, exactement des particularités naaprès avoir tenu compte était connu de dire que le mot pons, pont, se séparassent, des ponts doit et qu'en conséavoir été connu à

Nous pourrions affirmer si même, époque. nous ne savions rien du latin ou de Rome, moins qu'au avant le dixième les livres, le pain, le vin, siècle, les maisons, etc., portes, a formé les dialectes Il est peinture romain, vrai que villages, étaient connus modernes ne les les des villes, les tours et les dont le langage peuples de l'Europe méridionale.

nous

très-parfaite si nous étions

faire une pourrions pas nous de l'état intellectuel du peuple de construire son histoire

obligé

46

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

avec

des matériaux prouver de tout

aussi

insufûsants

cependant,

nous

et, en que ce peuple exista réellement, autre renseignement, de telles lueurs, bien seraient On comprend que partielles précieuses. toutefois n'est pas légitime. inverse que le raisonnement poumons l'absence De ce que rent pour clure chacun certains des dialectes on romans n'est a un nom difféà conpas autorisé aux ancêtres été inconnus connu à Rome ce-

objets,

de là que ces objets ont des nations était romanes. Le papier il s'appelle caria en italien, pendant Certes, de l'étude civilisation détails et celle dant mais humain une nous seule ne du devons langage

point une histoire

en français. papier nous attendre à tirer de la complète dans tous ses d'Homère Cepenrares, de l'esprit jamais

arienne

peinture des Védas n'étaient pouvons

ni adonner primitice où la langue de l'époque pas encore

formées. traits

nous

significatifs, qu'on

comprendre cette période à tort

par quelques de l'histoire un passé

a appelée

qui n'eut

de présent.

de père, que les noms mère, frère, sont les mêmes dans beaucoup de langues à première sembler ariennes, vue, pourrait, insignifiant ces mots mêmes sont pleins de sens. cependant Le simple soeur et fille La formation du nom que le père sien. Pèrc est dérive père reconnaissait de à cette le reculée période de sa femme fruit PA, qui signifie,

fait

prouve comme

de la racine

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

47

mais engendrer, père comme générateur mais comme protecteur non appelé ployés

nourrir. Le protéger, supporter, était appelé en sanscrit ganitar, et soutien il était de son enfant, deux noms sont empour exprimer l'idée 1, clxvi,

ces C'est pourquoi pitar. dans les Védas, ensemble de père. Ainsi le poète

complète

dit (Rigvéda,

Dyans me pità ganitâ Javis mei pater genitor, Zîù; tjysâ cat^s -jevr^.

De même (m.xLvni,2); de bonne 'devenir une

mâiâr,

mère,

ce qui montre sa signification heure

est joint il ganitri, genitrix que le mot mâtàr avaitperdu étymologique, et de tendresse. pour Chez

de respect expression màtàr a la signification les anciens Ariens, et avant de ma, farmer dans ce sens-là, par un affixe féminin, dans les Védas, avec mâtar.

de créateur, d'être déter-

,=ne culin

il est employé comme masle môme accent que le grec

|

Il faut

xpitar, *idées fPour

remarquer, n'est qu'un

de père ne parler

en effet, que mâtar, de même que mots par lesquels des nombreux les et de mère auraient pu être exprimées. de la racine en exprime les plus caractéristiques du père, à son enfant, de mots beaucoup eussent pu devenir également PA, qui l'idée par de protecteur du PA, suivi Si, peut suffixe entre ariens meilleure

,effet un de soutien qui en le nom

que des attributs donne formés

qu'il ont été du père.

En sanscrit, non-seulement

[être exprimée dérivatif tar, tant de formes arrêtés qu'il se sont preuve

mais

par pd-la, pâ-laka, pâ-yu. tous les dictionnaires possibles, à la même, une n'est-ce sorte pas d'usage la

a dû y avoir

traditionnel

•18

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

dans verses tout.

le

langage branches

avant la séparation longtemps de la famille arienne ? Ce racines qui auraient

des din'est pu pas former

Il y avait d'autres le nom de père, telles genitor, PAR, coup tions ys-jzzrip d'où vient d'autres d'un

d'où vient que GAN, ou TAK, d'où vient le grec le latin parens sans mentionner également ses enfants.

ganitâr, ou beau-

mots

père avec avait formé de son côté le nom qui signifie père d'après une des nombreuses racines possèdent que tous ces dialectes en commun, cela établirait une communauté de radicaux entre tous ces langages, essentiel, primitive, mais ne qui est plus communauté de départ tance d'un Il arrive les une prouverait ont eu une ont déjà tous acquis jamais, époque ce de

les relaaptes à exprimer Si chaque dialecte arien

qu'ils et qu'ils avait

langue qui idiome constitué.

pour point la consis-

l'un plus que a perdu ariens l'ancienne Les expression. de frère et de sœur ne se trouvent primitifs où frère et soeur pas en conclure leur demeure pas supposer trouvons qui n'étaient son de si nous se disent qu'à arienne, encore que Sô.vêç

cependant, essentiels,

même

il s'agit quand ou l'autre des

des

mots

dialectes ariens

noms

l'époque les noms formés. les Grecs

pas en grec, et «JeXçw. Il ne faudrait où les Grecs quittèrent de frère et de sœur raiet ou n'avons aucune

Nous

les Celtes, depuis le nom ce nom la de

que n'ont pu

partirent des nations comme avoir aucun

les premiers, les Teutons avec

contact

i'lnde

séparation avec frère dans d'un

première, le sanscrit

partagent cependant ii sera démontré que

existait

que l'existence

de même le langage arien primitif, sufmot en valaque et en portugais

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

firait

prouver pour trace n'en aucune romans. Sans

latine, origine dans existerait tous doute, la formation

son

même quand diales autres est du

lectes

par des lois immuables gouvernée en linguistique hasard doit être admise toute grande beaucoup plus que dans des avait devenus fût séparée de ginelle l aide sciences déjà naturelles. été sanctifiée La relation et avant entre sanctionnée

du langage l'influence mais sur une autre frère

échelle branche et sœur

traditionnels en

différentes semble svesar,

blzrcitar de

que la La signification oricolonies. ou avoir été celui qui portc celle qui plaît ou bonheur. ou console

par des noms famille arienne se

et celle

y^vasli signifiant Ihihhar est tionnel j§C'est

en sanscrit

également avant longtemps un nom identique et

joie un nom

la séparation dans tous les dialectes, pouvait comme l'a seul

qui a dû être tradide la race arienne. excepté nous en montré le

fie latin, I révéler

le sanscrit cependant le sens primitif. Duhitar,

est dérivé de DUH racine Lassen, £ professeur qui en I sanscrit C'est peut-être le latin duco, avec signifie traire. de signification à celui qui a changement analogue entre traliere, et traire. tirer, Or, le nom de celle ¡lieu donné à la fille de la maison, à nos présente ;qui trait, de la vie pastorale et poétique des yeux une petite idylle |tm premiers Ariens. d'être fille, avant Une des rares choses mariée, la par lesquelles se rendre utile dans

nomade, une demeure une sorte de délicatesse barbarie, tière, Cette à ce qu'un plutôt que

le bétail, et il v a et de gaieté, dans cet âge de sa fille sa petite laipère appelle produit, doit des ou fzlia, nourrisson. avoir été oubliée longAriens a cette époque,

pouvait était de traire

sittà,

signification cependant avant la séparation temps

20

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

dulzitar oubliée, Nous furent servèrent

était

devenu

un mot ordinaire

dont.

la

signification

était de mots ne con-

et le nom verrons formés leur

de fille. suite que esprit, beaucoup et qu'ils

dans dans sens le

la

même

de vie l'état propre que pendant nomade. doués Mais comme le changement de mots d'une aussi spéciale en termes signification généraux, de toute vitalité privés étymologique, paraîtra peut-être nous allons cas analogues étrange, présenter quelques des expressions de l'usage le plus général, où, derrière nous pourrons, retrouver ce fond parpar l'étymologie, ticulier de l'ancienne vie nomade des nations ariennes. Le mot anglaispecu#ar(particulier) nit un exemple pris dans les temps liar signifie maintenant sinaulier, à l'origine ce mot ou non commune, peculiuvi est signifiait et venait lui-même nous four-

plus modernes.Pecumais extraordinaire privée le latin

ce qui était propriété de peeulium. Or,

cotisilium (comme pour pecudiian pour il dérive de pecus, et exprime le peciulis, caxxsidium) Le bétail constituait la princibétail et les immeubles. pale nous propriété pouvons d'un personnelle ainsi comprendre agriculteur, peuple comment pectclia, en vint personnelle, en commun, une chose mentionner dérivé prit et et qui en-

la propriété d'abord représentait suite à signifier ce qui n'est pas dans notre moderne, langage étrange. Il est logie bien mot pecus, et signifiant les ment la siguification d'argent viéh, germain selon la règle avec le temps bétail établie le sens à peine besoin connue de pecitnia, de

enfin, ou privée l'élymodu même graduellefeoh, et le à l'origine, également pécuniaire.

qui étant troupeaux,

(le même

l'anglo-saxon mot que pecu

reçurent par Grimm), d'une rémunération

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

21

Ce qui se passe dans les langages dire sous nos yeux, ne doit pas à des époques nous le retrouvons le plus utile ces deux animaux tail a toujours semblent

modernes, nous

et pour

ainsi

surprendre quand Le béplus reculées. et et la vache, été le bœuf avoir constitué

la principale de subsisariennes et leur moyen des nations richesse Le bœuf et la vache sont appelés tance le plus important. mot que ce qui est le même en sanscrit gavas, go, plur. l'ancien haut allemand ckuo, pi. clauowi, et avec un en labiale, le classique de la gutturale J3sâ», slaves ont aussi conservé Loves. Les langues de cet ancien mot un par avons exemple, et le lette le serbe slavon

changement f:éi~, et bos, des traces le

yohws,

goredar, .qui a l'origine fic-jxsïêu absorbée même dans rarrces. chevaux \7,mBsz,

govyado, un vacher. De nous signifiait de

troupeau,

un vacher;

en grec mais dans

le verbe

la signification par le sens plus elle est prise même ainsi un dans

des vaches a été soigner de soigner le bétail, et général un sens métaphorique, comme je me est nourris de vaincs espéaux

ekz'vTi La racine

nous vacher

trouvons de

employée par pour éleveur chevaux. Nous sanscrit

rapport de chevaux. ne

pouvons signipaire, appelée prispéd'un

cette expression qu'au comparer fiant d'abord une paire de bœufs, de qu'une paire De même go-goyuga. mitivement vacher; cial, et est employé un berger, synonyme gopayali, sorte de en puis bœufs

goyuga, et ensuite toute devrait être

sanscrit, il perd

signifie go-pa ce sens tout le conducteur

troupeau, il devient veau verbe,

pour exprimer et enfin, comme

le grec rctwnv )&â>v. de roi. De gopa se forme un nouet dans ce verbe toutes les traces

22

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

il signifie sont oblitérées primitive Comme un vacher, protéger. gopa signifiait simplement en sanscrit était une palissade, et primitivement gotra les l'enclos un troupeau contre désignait qui protège de la signification voleurs pendant, gique ou empêche le bétail a presque entièrement dans le sanscrit où le féminin plus moderne, le sens d'un troupeau conserve de vaches. anciens, maintenir quand l'équilibre les guerres politique avaient de de bons cede s'égarer. Gotra, perdu son sens étymoloseul, Dans

gotrâ, les temps non de

pour but, l'Asie ou de pâturages, les d'une qui vi-

mais de prendre l'Europe, ou de se rendre maître palissades forteresse, vaient famille, employé devenaient les haies

possession de grands naturellement

troupeaux les murs forts, furent et ceux

des châteaux murs

derrière tribu dans

ces mêmes ou race. le sens Dans de

appelés goira

les Védas, parcs ou

goira est encore (Rig-

palissades. nos

véda, III, xxnx, 4.) « Personne ne raille combattirent leur sades

ceux

les parmi le puissant défenseur; ou dans et

qui furent vaches. Indra, Indra p

pères,

le puissant, étendit leurs palis-

qui est

(leurs possessions) « Combattant pour est employé 22),

(2).

yudh, guerrier

» les vaches. parmi goshuun nom de le Véda comme un des mots les plus fréquents

(1, cxn,

(li 'Yrâp
allemande,

•KfSa ïj À£ia; uayo;>.iïx
p. 47.

Tuxar

36. Gritnin,

Histoire

de la langue

mai(2) Le mot anglais lmrdle (parc) semble avoir été le védique kliardk, hcord son, c'cst-â-dsre enclos, et de la même rarine nous avons l'anglo-saxon un troupeau, elle vieux norse hirdr, belle custoditns Peut-être le latin ciirs, cortis îcouors, colwrtis), ua lwlais. vient-il de la même signifiant source. un espace enclos, une cour, et enfin

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

bataille pour signifier « lutter pour des vaches. gaveshana signifie et

littéralement gàv-ishti, le sanscrit Dans postérieur, recherche ou simplement (physique est s'informer. mais goshthî pour avec devint Goshtha les sinnifie du progrès d'une

philosophique), parc ou étable temps assemblée, et et fut

gavesh,

et de la civilisation, employé de même

le nom

le bavardage, que un parrain ou une ( nairement une affinité avec causerie ou bavardage. Tous ces mots,

la discussion exprimer commère origisignifiait et prit ensuite marraine,

avec go, bétail, que prouvent composés une vie le peuple longtemps qui les forma dut mener et nous comprenons et à demi demi nomade pastorale, duhilar dans il en vint à employer maintenant comment le sens de fille. du La langue est le tableau de la science et £ des moeurs e probablement, maritime, et nous trouverions qui la parle, la langue examinions d'un peuple de bétail et de pâturages, l'eau et

peuple si nous

qu'au lieu formèrent un grand nombre de mots qui les vaisseaux ensuite une signification [ prirent plus générale. encore d'autres mots qui indiquent Nous allons étudier | de la race arienne. ' l'état de la société avant la séparation Nous les noms du fils, parce que leur étymologie passons est sans intérêt, leur signification étant simplement celle de natus, cesseur une (1), et héritier né du fils, sucparce que la position de son père, devait être exprimée beaucoup plus reculée que celle de fille,
sanser. te grec sùnu, mais

et

époque

(!) Par exemple, d'où su, engendrer, patra,

goth. sanus, lith. sunus, tous venant de avec un suffixe différent. Le sanscrit

mais probablement d'une hauteantifils, est d'une origine incertaine, quité, étant possédé également par la branche celtique (bret. pautr). On suppose que le latin puer est dérivé de la même racine.

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

sœur mère,

ou frère. fils

Toutes

les relations

exprimées

et fidle, frère et sœ«r,-sont fixées, dans le et les retrouver dire, par les lois de la nature, dans la ne prouve aucun considérable langage progrès bien choisis ces noms. civilisation, quelque que soient Mais et il sanctionnées, plus conventionnel, est vrai, mais non proclamées par les lois de la société, de beautelles que les relations par la voix de la nature, et beau-frère belle-fille belle-mère, beau-fils père, belle-sœur. dès Si l'on peut la période la plus on aura fait un grand cette époque. Quoiqu'il dans l'Australie, de une un prouver que ces noms reculée de la civilisation progrès y ait dans la existaient ar.ienne, de il y a d'autres d'un caractère relations, d'une origine plus récente

par père et pour ainsi

connaissance dans

seul

à: peine, dialecie où fils, fille,

nous frère

ou l'Afrique ne trouvions et soeur, et à

les mots peine soient

de parenté ne naturels degrés il y a des langages d'afoû les degrés sanctifiés, finité n'oBi jamais été exprimés, et des tribus qui en même la signification. ignorent

mère, père, tribu où ces

Ce tableau la race arienne,

montre

que,

bien des

avant

la séparation d'affinité avait

de reçu

chacun

degrés

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

25

son expression

et sa sanction

dans

aient dû espaces que plusieurs Si dences suffisent générale. pour tirer une conclusion en sanscrit le mot putra, nous trouvons fils, et en celfils, la racine paotr, aucun des autres quoique tique la même forme, une telle et le suffixe dialectes identité étant semblables, n'ait conservé ariens ne

le langage, et, quoirester les coïncivides,

quée qu'en supposant que putra connu avant longtemps qu'aucune commun. mille se fût séparée du tronc Dans des ment nication • branche cas les langues modernes, admettre dans ne fut un

peut être expliétait un mot arien, branche de la fa-

nous

pourrions, emprunt aucune

dans relativecommula que franchi

analogues, mais récent; semblable méridionale

l'antiquité

possible, depuis de la famille arienne eut

et que la branche eut mis le septentrionale j l'Himalaya, On dira peut-être sur le rivage que plupied européen. sont légèrement sieurs des formes précitées différentes. et ycu£péç, par exemple, à l'orisignifiant, la racine est gine, époux ou mari (1), puis beau-fils, se fait dans chaque langue mais la dérivation semblable Dans gâmâtar d'une sont manière en général lectes d'une même possibles, l'une d'elles second, vaut et particulière. celles qui langue, Ces se différences entre de forme les diasont

présentent

employées puis est choisie une autre par un par un poète, et devient alors et traditionnelle. Il populaire

oû beaucoup de formes d'abord confusément;

cela que de croire supposer que les Grecs, une relation auraient de pour exprimer qu'ils pu rendre tant de manières choisi la même aient racine diverses, mieux

26

MYTHOLOGIE

COMPARE.

yap. pour former l'hindou qui prit lui donnant une ordinaire gamara ou tar;

y*«pèç et yœpSpôç, indépendamment la même racine pour le même usage, forme formant causale ainsi parallèle ariennes et y joignant

de en

le suffixe

une quand fut primitivement prouver

yamara des langues

au lieu de gâmâ-tar, de ?xpGfiï. En outre,

commun

a perdu un terme qui à toutes, on peut quelquefois

dérivés. En des mots au moyen il n'y a dans le langage littéraire, grec, par exemple, en aucune trace de nepos, petit-fils, que nous avons sanscrit, naplî, cousin même de avus. brinus signe l'oribine napât, germ. en germ. nefo ni de neptis, sanscr. il y a en grec «-vî&s;, du même grand-père, de le petit-aieul, avunculus, comme le latin consodéet est dans soror, comme on sait, soeurs, it. cugiiio, primitif

son existence

vif t. Cependant ou peüt-fiis germain est appelé que l'oncle Ce mot aws^s ou consororinus% les enfants de notre de deux mot

est formé ce dernier, ou moderne

de plusieurs cousin,

il reste fort peu de chose du mot lequel dont il est cependant dérivé. Le mot tefois qu'en grec aussi, a dû exister fils ou petit-fils.On

touprouve dans le sens de

arde même l'existence peut prouver chaïque dans le grec d'un terme correspondant au sanscrit frère de la femme. En sanscrit un mari appelle le syâla, frère de sa femme la sœur de sa femme syâla, syàlî. Par Amphitrite ayant commun, et

en grec Pélée appellerait conséquent, Poseidon Thétis leur appellerait syâUt des raient sœurs, ils auraient des syâlîs en

épousé ils se-

ce que les Grecs appellent d-ûux, car sy entre deux est généralement la seule anovoyelles négligé en grec malie consiste cette fois en ce que l'epsilon l'â remplace long du sanscrit.

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

27

Il est lueur

encore

quelques

mots

sur l'organisation La position des Ariens.

primitive de la veuve

qui jettent de la vie était

une de

faible famille dans

consacrée

nulle part, le langage et dans la loi, et nous ne voyons fût conveuve à cette époque reculée, que la femme avait damnée à mourir avec son époux. Si cette coutume n'aurait pour la veuve eu probaété, le mot aurait pas été senti, ou s'il l'avait avec ce rite terrible. blement Or, mari quelque rapport en sanscrit, mot qui ne semble ou homme, est dhava, existé, le besoin d'avoir un nom pas avoir existé dans les autres en celtique, peut-être ou individu. r dea, homme nom de la veuve par ariennes, langues où pictet cite la forme De dhava, le sanscrit excepté douteuse forme le

sans, signifie s été conservé simple terme dans viduvo, le latin existé le dhava,

de la préposition vi, qui sans mari, a veuve. Ce composé vidlmvâ, le mot dans des langues qui ont perdu antiquité, de ce pas seulement dans le gothique widdewû et avait

l'addition

la grande ce qui montre Nous ne le trouvons traditionnel. celtique le slave vMua. à cette feadbh, vedova, mais le encore

vieux

Si la coutume

prussien de brûleur les veuves il n'y aurait

reculée, époque de femmes sans époux, vidhavâs, suivi leur mari dans la tombe. donc, veuves ce que dans nous

puisque Le nom

pas eu de toutes auraient indique

même

l'évidence,

d'ailleurs pouvons prouver jusqu"à récente de l'usage de brûleur les l'origine l'Inde (1).

il) 11 est vrai que lorsque le gouvernement anglais défendit cette triste couen appelèrent aux Vedas comme établissant ce rite sacré. tume, les brahmanes Ils citèrent un des vers du Iligvéda, et Colcbroofce, le savant le plus versé dans le sanscrit, C'cst que nous ayons jamais eu, accepta leurs traductions.

28

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

Nous avons arienne pas nous la plupart le nom

réclamé

pour

de veuve, que

l'époque primitive ou sans mari; nous d'époux soit la grande les Ariens signifiant

de la race ne devons dans

étonner des

le nom de par sanscrit,

encore, leur

que celui qui tion. C'est pati en le latin forr, comme forme est exactement la loi de Grimm, grec nous trouvons de pati en sanscrit

langages fut créé

famille, avant

le même séparala

ce

ou potens. potîs la même, patis, mot devint faths s»«s au lieu de sénç.

primitivement En lithuanien

et en appliquant en gothique. En Or, le féminin

est pat nî, et il est certain que le vieux à l'accusatif et le grec t:6tax prussien pattin, waispatlin, n'en sont que de simples toutes transcriptions, signifiant maîtresse. Ce qu'était le mari dans vaillant le roi protecteur, nom commun sa maison, l'était chez le son seigneur, peuple. vis, d'où le Le est ou vesa, et la noms

de peuple, en sanscrit, dérivé le nom de la troisième caste, La même nous donne racine vaisyas. maison, terminaison d'endroits. signifie roi, cixs^ vicus,

était les

serviteurs

en sanscrit,

veilis, wich, germain, goth, moderne de beaucoup de anglaise en sanscrit, De là vient aussi vispati, c'est-à-dire seigneur du peuple,

qui et ce com-

ici l'exemple le plus frappant un clergé sans des licences que peut se permettre Des milliers de vies out été sacrifiées surFautorité cran passage qui scrupule. était mutilé, mal traduit et mat appliqué. Si queiqu'un acait été capable à de Colcbrooke tic vérifier Its citations du Rigvéda, les brahmanes l'époque auraient pu être considérablement lire à présent,loin clairement battus et leur prestige spirituel sur cent peut' ébranlé. Le Rigvéda, qu'à peine un brahmane d'établir comme obligatoire le sacrifice des genres, montre avec leurs propres armes,

coutnnte n'était que cette prs établie dans la période primitive deJ'histoire de l'Inde. Un léger changement ont lait an texte que lesbrahmaues sacré a suffi pour livrer bien des viens aa bûcher.

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

29

un posé était devenu la race arienne avant d'une gneur, frappante

titre

sanctionné

la séparation, manière le lithuanien

de par les usages ainsi que le prouve seiwiêsz~patis. au sanscrit visla vie de famille et déjà la famille des titres contransmis, dieux de

dame, wietz-patene, comparés A cette époque reculée, patis et painî. existait régulièrement organisée donc, commençait ventionnels mille César. Un avec autre cette mot signifiant que ans à être avaient peut-être absorbée été avant par l'État fixés, et étaient que l'on

connût

le titre

différence

était dirssa ou dasyu, peuple et dasa, vis signifie peuple,

et même enneraces conquises, sujets, primitivement mais dans mis. Dasyu, dans les Védas signifie ennemi le même mot, il signifie le Zendavesta,oùnous trouvons dans les inscripou nations, et Darius s'appelle provinces tions cunéiformes « roi de Perse et roi des provinces dahyunâm). de » Il

(Kshâijathîya Pârsaùja, est donc presque certain un nous titre sanscrit

Kshàyalhîya que le grec seigneur

ne pouvons que le titre de hospodar le dit Bopp, le même que le sanscrit soit, comme vispati en lithuanien en ou dâsa-pati. Le mot est gaspadorus en polonais, vieux slave, gospod, et gospodar; gospodin gospodars; en bohémien correspond pas au w ou au un d (1). Benfey, qui pas pu devenir du védique évite la première gâspaii, haspodâr. d sanscrit, ne Un g slavon et le t de pati n'a fait dériver gospod difficulté, mais

dâsa-paû, pas admettre

représente nations. Mais

Voyez

les excellentes Spraehe,

klrehenslawîscHen

de Schlciclier remarques 5832, p. 40i.

dans sa Fornmieitre

der

30
non rêter la seconde, devant

MYTHOLOGIE COMPARÉE.
et il est certainement que ariens, jamais meilleur de s'arretrouver de chercher au

ces difficultés, termes ne peuvent nom

quelques lologiques, ment.

anciens qui

des lois phimépris être violées impunéles tribus Védas, rex, ariennes régis en en alleFran-

Un troisième pour latin mand corutn;

commun dans mot

à toutes les encore

roi est râg, signifier reilxs en gothique, Rek}iz=regnum irlandais riogh nom pour

employé

Frank-reich=szregnum ri. welche,

Un quatrième

plement père et mère. de GAN, engendrer un nom de roi. C'est

roi et reine est simsignifier en sanscrit, Ganaka, signifie père, on le trouve dans le Véda comme le vieux germain est gani; chuning, on le rezcna, mère de fapolide la

en sanscrit, l'anglais hittg. Mère, dans le grec yjvn, le gothique trouve qin6, le slave Reine signifie l'anglais donc primitivement queen. ou dame. Nous voyons ainsi le langage de la vie mille s'introduire du plus tique famille devenir Nous avons graduellement ancien état arien, celle vu de l'État. dans le langage et la fraternité

connu était que le nom de maison se séparât avant arienne pour se diriger que la famille le prouver vers le sud et vers le nord. Nous pourrions encore, en comparant domus, le sanscrit domü, dama avec le grec daimh, limber. grod Seps?, le latin et le gothique Cependant et gorod. latin clos. le slave le celtique

d'où vient timrjan, bâtir, nous doutons de l'identité grod, avec

l'anglais du slavon

et du lithuanien

hort-us,

grec yjpzch signifiant La partie la plus essentielle

le gothique gards, tous un terrain enmaison, autre-

d'une

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

at

étant une porte bien attachée et capable de résister aux attaques des ennemis, nous trouvons l'ancien nom de la porte conservé dans le sanscrit, dvar. dv"ras. goditrrys, celtique, dor, grec, thique, daur, lithuanien, Kpo, latin, fores. Le constructeur ou 1 architecte a le même nom en sanscrit et en grec; car lakshan est le mot grec tôctwv. Le grec ôttj a été comparé au sanscrit vâstu, maison; zm«î, avec le gothique haims. village, ou l'anglais home. Le sanscrit puri, ville, conservé par les Grecs dans leur mot tS/ prouve d'une manière encore plus concluante l'existence ancienne de villes et les mots sanscrits path, pathi, panthan, pâlhas, tous et le gothique fad noms signifiant sentier, le grec (anglais patli), que Bopp croit être le même que le latin pons, pontis, et le slavon ponli, démontrent de même que les grandes routes n'étaient pas inconnues à cette époque reculée. Les preuves que nous venons de donner suffisent pour établir que la race d'hommes capable de créer de tels mots ne pouvait être une race de sauvages, de nomades, de chasseurs. La plupart des mots se rattachant à l'idée de chasse et de guerre différent dans chacun des diaà des lectes ariens, tandis que les mots se rattachant à l'héritage occupations plus paisibles appartiennent commun. Ce fait montre que toutes les nations ariennes ont mené une longue vie de paix avant leur séparation, et que leur langage n'acquit de l'individaalité et de la nationalité que lorsque chaque colonie partit la reles générations noucherche de nouvelles demeures velles créant de nouveaux mots pour leur vie guerrière le grec et et aventureuse. C'est pourquoi non-seulement
fois,

32

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

le latin, langages et différent

ainsi

mais tous les l'a remarqué, que Niebuhr leurs mots pacifiques, ariens ont en commun dans leurs

De même expressions guerrières. sont généralement les animaux désiânés domestiques tandis noms en Europe et dans l'Inde, par les mêmes ont des noms différents même sauvages que les bêtes en grec et en latin.

Quelques-uns des Ariens avant qui loup. vivent

des leur

animaux

également

étaient connus sauvages et ce sont les animaux séparation, en Asie et en Europe, l'ours et le

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

33

Sans avaient

nous

arrêter

aux

noms

divers

des

animaux

qui

été en partie tandis domestiques, encore, aujourd'hui nous de son troupeau, indiquent quelques-uns mouture, utiles. que cette

et appliqués aux usages apprivoisés étaient comme alors, que d'autres les ennemis du berger naturels et mentionnerons antique vie plusieurs qui connaissait la ou mots

des arts primitifs, et le travail le tissage

pastorale tels que le labourage, des métaux précieux

Le plus vieux mot pour en latin trouvons arare, mand ar. aran, vieux russe vient saxon De ce verbe oraii le nom

le labourage

est AR, que nous haut allegrec xosîn>, ancien arti et gaélique lithuanien commun vieux arimnas de norse ardhr, slavon

aratnim, oralo

erida,

lithuanien et ora,dlo, viennent "kas-jpx et arvum racine. sanscrit Mais un mot plus

aradar. et comique de la même probablement champ perum, feld, est le mot polonais field. être guère ont cultivé des Tel

pole, Le blé semblable dans noms les

pada, grec saxon folda, ancien qui poussait à celui que régions plus du blé, yava, en

général pour ombrien haut Asie allemand ne

les nations septentrionales.

pouvait ariennes

primitifs est le sanscrit devient en

cependant, zend yava,

Quelques-uns ont été conservés. lithuanien

correspond et iMz,anglo-saxon de la couleur nous avons

sveta grec Çêa. Le sanscrit au gothique hveit, ancien haut hvit,et aussi lithuanien le nom hvaitei, devint

jawas, qui blanc et signifie allemand huiz le nom

le gothique

du grain blanc, et ainsi le lithuanien kweclo

ont comparé le savants wlieat, l'anglais auquel quelques slavon shito, et le grec efcss. Le nom de grain signifiait
3

MYTHOLOGIE COMPARÉE.
ou moulu. à l'origine ce qui est écrasé et l'on doit moulu sanscrit signifie du même radical le dériver faire kaurn, gothique veut dire meule meule du de moulin est le latin Ainsi sans russe kûrtia en aucun zcrno

doute le

En lithuanien granum. girna à bras. de moulin Le mot russe pour est encore sliernov, et le nom gothique le quint moderne. d'une dans Le haute l'ancien nom antihaut malumola, exainsi est également non-seulement encore dans

moulin

anglais

qvairnus, de moulin mill

car il existe quité allemand midi, mais ;zas. le bohémien

le lithuanien me/*it. le latin

mhjn,

le welclic

et le grec aii/x. On pourrait joindre l'art d'apprêter primant que afin la distinction de montrer plus

aux

mots

les mets entre

précédents et de cuire la chair

les mots au four.

ancienne que la même

et la viande,

des époques Védas par chair crue,

rapprochées contre exemple était déjà ressentie et aux barbares, que hituœ/si vêtement vasira

il que I'on trouve de nous, chez les poètes des les tribus de la mangeant à cette tima-ad et et est en le même sanscrit. primitive. sont des (ô,uo'âî<«>) excitaient dans l'Inde en Grèce. chez vaaii toutes en goépoque

aversion

Kravya-ad noms appliqués autant d'horreur Le mot les nations

signifiant ariennes

vesiis en latin, idjf,; en grec, en celtique; tliique. nous donc assigner aux ancêtres de la race pouvons arienne la connaissance de l'art de tisser et de celui de coudre. causative coïncident glais Tisser en sanscrit est vc. et dans une forme

vap. Le latin vieo et le radical grec de «l^-rp» avec re; l'ancien l'anhaut allemand wab le grec £.5-«>w, avec rail-.

tceave,

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

35

Coudre, même racine

en sanscrit, est restée

se dit sh\ dans

d'où

sûira, suo

un

fil. La

le latin

le gothique

l'ancien haut allemand siivu, suija. xxrxsùo). Une autre racine sanscrite, tion nabh toute semblable, De liait nùltan de nabli, et doit vient aussi le latin

le grec pour nah, a une significaavoir existé comme neo et ncclo, de le grec nadh vient

et nadh

l'allemand •>£&>. le grec nniandblta., vwS»

et nâvan, le sanscrit littéralement racine

coudre

l'araignée,

et nùblia ou nâbhi, la fileuse de laine. semble avoir eu à mais

Il y a une quatrième le sens particulier l'origine

qui de coudre

ou de tisser,

en sanscrit la signification plus générale qui prit ensuite de faire. C'est rak, qui peut correspondre augrec/Kfcrw, et qui peut même expliquer attacher ou coudre, joindre, l'autre latin, ou nom ainsi de l'araignée, que le nom en grec et aranca en de la laine tissée, classique ded/yr, métaux arienne? de la étaient-ils On serait

/ôyvr,, latin lana. de certains et l'usage La valeur de la race avant la séparation connus tenté des Litées dès d'abord métaux par d'en diflêrenl cette race. reculée sa valeur douter, dans car les les

noms

diverses il est

plupart contrées hacertain le que. fer fut

l'époque et que connu fense, nom le latin acs. soit arien

Cependant dont nous fut

parlons, soit appréciée,

Quel qu'ait pour l'attaque. pu il est évident de ce métal, que le sanscrit aheneus, et même la forme haut dans allemand le même Les

pour la déêtre l'ancien ay: contractée er et moule des

alces dans

aeris.

l'anglais et a peine métaux

le gothique ais, l'ancien sont des mots jetés iron, altérés précieux,

tant de siècles. depuis tels que l'or et l'argent,

noms

se sont

frans-

36

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

en passant de tant de entre les mains davantage Néanmoins on peut retrouver dans le celgénérations. les traces du sanscrit le grec «pyvairgiod tique ragata, dans le on a de même découvert pc$, le latin argentum avec le slave zlato, le or, une analogie gothique gullh, russe zoloto, le grec zpvccç (i ) et le sanscrit hiranyam les terminaisons seules diffèrent notablement. Le radical semble couleur dérive siles avoir du de de fer, été soleil harat, et de d'où l'aurore, que dans la vient de aurora. le sanscrit même que harit, aurum la

formés

la même

racine

ont gardé trouver la complète

employés aussi leur nom

primitif, du sanscrit similitude

ustenQuelques paix ou dans la guerre, et il est curieux de reparasu dulatin et du

du sanscrit ensis. grecrsAy.y5,liaehe,ou asi,épée,et Il nous reste à examiner, d'une pour prouver la réalité arienne une nouvelle série de preuves, période primitive, il est vrai, mais importantes Pendant encore. négatives l'époque ancêtres dont nous cherchons arienne d'où de la race centrale, vers l'Inde, et les la réalité, à prouver dans l'Asie ont dû occuper les branches méridionales se

une position sont portées vers qu'avant vaient notre d'une rentes l'Asie

et les branches

Il l'Europe. leur séparation les Ariens primitifs avoir de la connu l'existence pas Mineure est exacte le nom de la mer dans Nous et et différent postérieure ariennes. Il en est ainsi. noms identiques

septentrionales résulterait de là pousi mer; doit être les difféne

théorie formation langues

trouvons, en latin,

à la vérité,

des

en grec

kharous, qui aurait passé en Grèce 1) XfJcoc me parait plutôt le sémitique des Phéniciens, comme le mot |kt<x>.}.ov (rac. sémit. matai.). par le commerce E. R.

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

37

mais

non

branches ces sions noms

les branches septentrionales pas dans arienne. de la famille méridionales grecs et latins sont évidemment

et

les

Et même des expresdans l'an-

des noms qui existaient métaphoriques, à ce nouveau ont été appliqués cien langage, et qui mer dans le sens Pontus et r«cs; phénomène. signifient vient de la où Homère car pontus parle de ùypâ xû.tu9x même pctntha source sinon qui a donné et le sanscrit La mer n'était une pas appelée pâthas. mais une grande route, barrière, plus utile pour le comautre route, et le promerce et les voyages qu'aucune fesseur Curtius que les expressions (1) a bien démontré rwrs-j inque zév-s? «As; r-ùjàç et même chez les Grecs, une connaissance de la diquaient, Des mots de -nzcç. tels que le signification primitive sanscrit le latin sal et le grec ne salila, peuvent grecques telles être saient c'est cités pour la mer. prouver que les anciens Ils peuvent avoir connu peuvent ces mots Ariens connaisdu sel; l'usage sal et salila; à une à des

tout

rapplication

ce que de

époque plus mots comme prouvé lectique

récente. œquor

eg prouver à la mer appartient La même remarque convient latin

en

agitées mare est vâri;

longtemps que depuis de Bip*??* ou TJSj5387ff» exprimant les vagues de la mer {èzxox\t $è -èvzs-j UccztS&y). Le latin à la vérité vdri ce signifie fait, que le même l'eau mot en que le mot sanscrit confirme ariennes et général, les nations

ou zû&ysç en grec. On a Bzkxzvx est une forme dia-

mais

seulement

toutes

t 1) Voyez le Journal de philologie Curtius donne la proportion suivante

de Kuhn, 1, 5J. Le professeur comparée côvro; -àro;– -év6o; r.iioi– [5ëv9o;

38
prirentchacune d'elles

MYTHOLOGIE COMPARÉE.
des termes eut d'une signification à fixer le nom morte dérivé ou générale lorsque de la mer. Mare comme stagnante, de mri, mourir. Bien

eau probablement signifie le désert, le sanscrit maru, que ce mot slave more, l'Océan les nations la mer dialectes, d'aviron crit, sanscrit avant soit

avec le gothique le marci, identique l'irlandais de ces noms mitir, l'application récente. est de date relativement Mais quoique ariennes que leur ne fussent au bord de pas arrivées commun se partageât en langage leur était bien connue. Les mots se retrouvent sansjusqu'en le même en grec et

la navigation et de gouvernail

et le nom

du vaisseau

est exactement

en latin (navls), en nâvas), (naus, haut allemand en ancien (nacho). Tous ces mots sont les fragments d'un parlé dont tence autrefois l'historien par une même race

qu'en des Juifs. Cependant

naguère se fondant nous

(i), encore n'osait supposer sur l'autorité des livres possédons

réel langage à une époque l'exissacrés

nous reculée époque ont servi aux ancêtres ment par certaines

employons de la race influences

des vestiges de cette les mots mêmes qui altérés seulearienne,

et nous phonétiques, aussi rapprochés et le langage sommes de par la pensée et les Italiens ce peuple primitif le sont que les Français Si on voulait de Rome. une preuve de l'ancien peuple de plus de la réalité de la période qui doit avoir pré-

de la lu nnue allemande, il»; Grïmm,uno (•I) On trouve dans YHhtmre grande de mots ariens communs. La première tentative pour en tirer des quantité mais les applications fut faite par Eklihofî; les plus historiques conséquences ont été faites de;mis par \Vinni:i£ dans son Mmme! dr philologie fructueuses comparée, matériaux et FuTstanann. 1838 par Kuhn, Curtins de Bopp, dans le Glossaire se trouvent de Pott. Forsclumgen Beaucoup de uouveadx et les Etijatalp-fisclte

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

39

la dispersion assez tellectuelle cédé pourrions système des plus système citer de

de 1.a. race

arienne qui s'y nombres

et

de l'activité

in-

prolongée les noms de

nous développaariens. Voici un

numération

décimale productions

merveilleuses fondé sur une

conception de classification tité, réglé par un esprit philosophique, mûri et achevé avant que le sol de et cependant conçu, le Slave eût été foulé par le Grec, le Romain, l'Europe ou le Teuton. une très-petite Un tel système communauté, n'a pu être formé que par et, plus qu'aucune partie un arrangement il semble convendu langage, exiger inventer de nouveaux Si nous devions mots tionnel. nous comprendrions quelle pour un, deux, trois, mots. Nous ce fut de former et de fixer de pareils de nouvelles trouver rions facilement expressions des objets matériels, tâche pourpour

une qui est peut-être de l'esprit humain, abstraite de la quan-

ont toujours parce que ces objets soit par la peut rendre. que le langage • [iiclcjuc attribut Nous pourrions soit par la périphrase. métaphore, apla pluie l'eau du ciel. les rivières perler la mer l'eau salée, les filles nature de même la terre. Mais les nombres sont, des conceptions tout notre génie si abstraites par leur et si vides

inventif en pour trouver qu'il faudrait attributif de base à eux quelque élément qui pût servir Un et deux présentaient moins de diffileur appellation. ont reçu plus d'un nom aussi ces deux nombres culté la famille arienne. Mais si des peuples dans différents avaient le but différents employé même de ces noms noms n'eût pour point le même été atteint. nombre, Si cinq main ou-

la pouvait signifiant s'exprimer par un terme des doigts, ces deux termes verte ou par le simple pluriel

iO

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

synonymes

deviendraient

inutiles

Et si un mot signifiant pensée. être employé pour exprimer tout commerce entre des individus mot dans des sens pour différents eût

de la échange ou orteils avait pu doigts bien que dix cinq aussi employant le même

à tout

séquence, mant un, vention que

deux, les ancêtres de la race formelle

En conété impossible. former et fixer une série de mots expritrois, etc., il était nécessaire quatre, que arienne fussent qu'un arrivés seul terme àune pour concha-

à seule signification qu'une terme. Cela n'eut pas lieu pour les autres classes chaque de mots, comme on peut le voir par la grande proportion de termes et polyonymes synonymes qui caractérise nombre, toutes les langues et l'alanciennes l'appauvrissement tération de la langue littéraire et pratique par l'usage seuls réduire au nécessaire l'exubérance de cette peuvent en donnant à chaque végétation primitive, objet un seul sens. Or, nous cela doit avoir les noms car de nombres ne pouvons présente en ce qui touche été accompli, avant ariens, que le grec existât autrement les coïnciexpliquer suivant

de n'employer et de n'attacher

dences

que

le tableau

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

,foi

ne pouvons les coïncidences entre expliquer les noms de nombres italiens, français, porespagnols, et valaques sans admettre tugais qu'ils sont tous dérivés d'un type commun, le latin, à la nous sommes amenés même conclusion plus anciens que rement été créés crit faut et toutes en comparant de les noms nous venons de citer. Ils ont dans dérivent famille nombres nécessaile sansmais s'arrêtait il

Si nous

ce langage d'où les langues de la même cette numération n'avait Mille

supposer que à cent inclusivement. à cette de

primitive pas

époque primitive, mille différent dans Ces dissemblances, indications Nous nom sur

reçu d'expression et c'est pour cela que les noms les divers dialectes indo-eurotoutefois, l'histoire nous fournissent de la race partager le

péens. quelques arienne. même ce

le sanscrit voyons de mille (sanscrit, saliasra;

postérieure et le zend zend,

qui prouve sectateurs de

par les liens s'étaient déjà séparées la même conclusion ihnsundi le lithuanien que avoir les Grecs formé avec

des que les ancêtres Zoroastre restèrent unis quelque temps du langage, branches après que d'autres du tronc de commun. la ressemblance prussien le vieux tùdmlons slavon On peut tirer du gothique (ace), avec tandis lûisasia isolés

Imzanra), brahmanes et des

le vieux tuksiantis,

et les Romains chacun séparément

restent

et semblent

le nom

de mille.

à la formaantérieure période primitive, tion des nationalités des mots ariens chacun distinctes, Les mots, à l'oriétait, dans un certain sens, un mythe. étaient tous appellatifs ils exprimaient un des gine,

Durant

cette

42

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

nombreux de tive perdue. On Mais contient ainsi nous

attributs

ces attributs que a les

caractéristiques une implique modernes

d'un sorte,

objet;

le choix instinc-

de poésie ont une

langues que le l'artiste

Gomplétement fossile. manie

dit

langage ignore d'une pas,

était que vie quand,

poésie qu'il

comme des

l'argile organique nous nous

vestiges ne sentons

primitive, adressons et les Grecs,

à un père, protecteur, que nous l'appelons en employant le mot âxnp, beau-frère, ne qu'à jeunes l'origine frères ce du terme s'appliquait restaient aîné devar à la

savaient

seulement maison aux

pas aux avec

mari

l'épouse, ou dans compagnon un mythe; en sens terme

que les forêts. Le

tandis

qui leur frère sanscrit

était

il portait de jeu c'était en simple mais en grec il est dégénéré nom, un souvenir du technique. Quelquefois vague

signifiait en lui son histoire,

champs d'abord

reste encore, et c'est ainsi qu'en primitif grec on ne le féminin de Sadjp, pas plus que nous peut pas former former un masculin au mot n' oserions, même maintenant, fille. Mais le plus souvent, les langues dauglzter, la conscience entièrement ainsi perdent étymologique en latin, non-seulement nous trouvons tridiia, sans mari, anglais mais ment, viduiis, formation (i).
qn leque uu que

qui,

analysée

étymologique-

est absurde

(il Il faut avouer pourtant que rancien mot latin vhtmes (1), nient d"Oivus avait un temple hors de Ronre, porte à douter que le latin vldua soit rée leur grande ressemblance, ment le sanscrit ridRaud, malgré a moins nous n'admettions que le verbe t'ntttare soit dérivé de riduâ, et qu'ensuite nouvel adjectif ait été formé avec un sens plus âénéral, de telle sorte viduus ne signifiât rien de plus pour Religion une oreille Il, 90.) Mmaine que privant*.

fi) (Hartung,Di«

derR<emtr,

HYTHOLOGIE

COMPARÉE.

43

Jonc un commun trépossèdent à l'origine un pouvoir noms qui avaient ce fait explique-t-il mais comment et paétique; expressif du langage chez tous.les le phénomène mythologique Comment rend-il de la famille? membres intelligible Les langues sor d'anciens ariennes humain qui donna phase de l'esprit et de héros, de dieux histoires étranges cette aux Chimères, main n'avait avoir pouvait Avant de présenter à la formation Tous minés sont chose les à tant vues. conçues de et ? question, préliminaires que nous des objets il faut encore relatives choses qu'aucun naissance aux aux

Gorgones, enfin oeil huqu'aucun ne esprit raisonnable

à cette répondre observations quelques des mots mots. communs

ariens

avons définis.

exaCe

se rapportent à jusqu'ici tous des substantifs, puisqu'ils de substantiel et

de perceptible gine, le langage n'exprimait que des objets et des qualités comme verbes. Le langage, n'était primitive, période que l'expression au sens. Les pouvons ont eue noms abstraits nous sont moyen des sons, d'impressions

expriment quelque aux sens. A l'oricomme pendant tous noms cette

consciente, par les

reçues si familiers,

à peine apprécier la difficulté à les former. Nous ne pouvons noms abstraits.

que nous que les hommes guère

un langage sans dialectes encore

pas. et plus nous moins nous trouvons n'est qu'un

parlés aujourd'hui remontons dans

imaginer Il y a cependant des qui n'en possèdent l'histoire du langage, Un mot abstrait mais extrême la

conception

adjectif d'une qualité

de ces expressions. transformé en substantif; comme sujet

est d'une

64

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

difficulté, nous Il appeler

et,

dans

l'état

actuel

tle l'esprit nous ne

humain,

elle

parait impossible. mots y a d'autres abstraits, qui

que

procédé analogue je jour et nuit, printemps Que orage et tonnerre. du jour parlons Le temps, selon notre

ont cependant veux des parler

pouvons été formés mots

guère par un tels que

et hiver, aurore et crépuscule, voulons-nous nous dire, lorsque et de la nuit, du printemps et de l'hiver?

n'est rien de substanconception, c'est une qualité transformée tiel, rien d'individuel par le langage Si donc nous disans en une substance. « Ie nous présentons jour commence », « la nuit approche » comme des choses agissantes qui ne peuvent agir, nous aîfirmons une proposition qui, analysée logiquement, n'aurait Ceci s'applique aussi pas de sujet définissable. aux mots collectifs, tels et la pluie, et même si nous disons « la voulons le que aux rivières terre ciel et la terre, la rosée et aux montagnes. Car nourrit » nous ne l'homme,

du sol, mais d'aucune parler portion tangible de la terre considérée comme un tout. Dans les langues chacun de ces mots avait nécessairement une dans sorte terminaison une l'esprit que ces noms dividuel, le genre, exprimant idée correspondante recevaient encore et cela

anciennes,

produisait de sexe, de telle

mais substantif étant

pas de neutres bles

de

qui formation

un caractère innon-seulement un caractère sexuel. Il n'y avait ou féminin, ne fût masculin les postérieure dans et reconnaissa-

surtout

au nominatif. des verbes à des place auxiliaires considérations parmi les les langues an-

Le rôle ciennes cupent

conduit la même

Ils ocanalogues. verbes que les noms

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

45

les substantifs. Ils sont d'une parmi époque un caractère et avaient tous à l'origine plus postérieure, ont eu et plus expressif. auxiliaires matériel Nos verbes abstraits suite longue river à la forme une de vicissitudes et à traverser sans qui abstraite. vie avant d'arsi desséchée de notre les rend Habere, ro-

aux besoins propres qui est maintenant manes pour

employé

prose dans toutes un ferme,

les langues temps

aimé), nous pouvons Ainsi tenerc, liaire qui

simplement exprimer d'abord tenir signifiait le voir tenir, dans devient

passé if ai comme retenir, les rênes. verbe auxi-

le dérivé

habaiœ, un en espagnol

de la même mapeut être employé presque nière que habere. Le grec îym est le sanscrit sali, et sià l'origine être fort, être capable, Le gnifiait pouvoir. latin fui, j'étais, le sanscrit bhû, être, correspondent au grec çow or, dans du sens la trace dans un sens os-mi, cette dernière et primitif intransitif et transitif. langue, matériel As, on saisit de le encore croissance radical du

sanscrit sont que Slarc,

le grec ë«-f«, le lithuanien as-mi. je suis, liés à une autre racine probablement as, s'asseoir, nous retrouvons dans le grec ya-rsu, sanscrit âs-te. se tenir, devient dans dans werden, les dialectes romans un fiapour nous will, radic'est-à-dire est employé

comme simple auxiliaire, L'allemand beo statum. former les futurs et

j ai éié, qui

les passifs, le gothique varth, au sanscrit ramènent prit, au latin verto. L'anglais dans he will go, a perdu sa signification comme cale de désirer, go, trahit ou morale. de et slialL he shall légale

au même employé temps, encore son sens primitif d'obligation M. Grimm a montré dans les verbes allemande des passages bien

auxiliaires

la langue

46

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

plus

hardis

et au

premier

abord

incroyables.

Mais

ces

suffisent exemples pour montrer voie l'esprit par quelle humain est passé d'intuitions concrètes à la vue abstraite et réfléchie. Ils nous serviront de clef pour montrer comment de l'homme le même sur dans s'est effectué passage la nature et le monde divin. les idées

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

li.

Le langage mythologique ment auxiliaires. Tout mot. ;1 l'époque son primitive, étaient et inflexibles. pesants

manquait soit nom.

de mots soit verbe,

simpleavait,

Les mots pouvoir complet. ne Ils disaient plus qu'ils le langage et voilà devraient, pourquoi mythologique nous parait si étrange,. Nous parlons du soleil qui suit t'aurore. mais les anciens poètes ne pouvaient parler que du nous soleil est aimant un et embrassant de soleil l'aurore. était coucher tombant Ce qui pour eux le soleil du soleil

vieillissant, était

ou mourant.

pour Notre lever

naissance à un brillant pour eux la Nuit donnant enfant dans le printemps ils voyaient réellement le soleil ou le ciel embrassant la terre dans une chaude étreinte, te sein mythes, des trésors dans et répandant pleuvoir de de la nature. Il y a dans Hésiode beaucoup de date postérieure, où nous n'avons qu'à remfaisant

le verbe complet placer par un auxiliaire, pour changer le langage Hésiode en langage mythique logique. appelle la mère de Moros (le Sort), et la sombre Nyx (la Nuit), Ker (la Destruction) mère 'de Thaziatos des et de la tribu (le Sommeil) Il dit que la progéniture de la Nuit n'a pas Rêves). la mère de Mômos La nuit est encore appelée père. (la Mort) Oneïroï (les de (le

tl'Hypnos

48

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

du terrible et des ffespérides Blâme). Oizys (le Malheur) les belles pommes d'or (les étoiles du soir), qui gardent côté du fameux naisde l'autre Okeanos. Elle a donné à Apalé (la Fraude), à (la Vengeance), à la pernicieuse Philotès Geras (le Désir), (la Vieillesse), à l'implacable Eris (le Combat). nos expresEmployons « On voit les étoiles quand telles que sions modernes, la nuit « nous approche, » « nous dormons, « nous rêvons,» courons des dangers mourons, » nous pendant » « les réjouissances la nuit, conduisent à nocturnes des luttes, à des discussions animées et à des malheurs;" de nuits amènent la vieillesse la et enfin beaucoup » « une mauvaise commise d'abord dans mort action, l'obscurité nous et du aurons discours qu'il de la nuit, traduit sera dans au jour » et la forme moderne de la pensée d'Hésiode qui. tout langage n'en peuple trèspas moins il s'adressait. auquel c'était mythologique; proverbiale, soit anciens soit encore dans le et était révélée enfin sance à hémésis

étrange

le langage est pour nous, compris du

généralement là C'était plutôt comme modernes, langage Dans Ciel.

à peine un langage une sorte d'expression poétique tous les portes, en emploient et que du peuple. le langage l'on retrouve

souvent

d'Hésiode.

Uranos

est un des noms

du

est né « afin qu'il soit un séjour stable pour bénis. Il est dit deux fois qu'Uranos couvre les dieux et que. amène toutes choses (Théog. lorsqu'il Uranos embrassant la terre. Il semble la nuit, il s'étend partout, encore un vague souvenir que le mythes grec a conservé d7Uranos. en effet, est le du sens mythologique Uranos, sanscrit Farana, qui est dérivé d'une racine VARy cou-

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

te

vrir;

Varuna

est

aussi

dans

les Védas lié à ridée tous

un des noms de

du

firmament,

opposé ranos rappelait cation primitive.

particulièrement à Mithra, le jour. aux Grecs

Dans

quelque

les cas, chose de sa

la nuit, et le nom d'Usignifi-

ce qui n'arrive et Dionysos. Nous avec M. Grote, et

Nous le voyons appelé jamais pour des noms ne pouvons yeux des Ciel, donc Grecs,

comme

Apollon

Hypnos

qu'aux Oneiros (le

guère supposer, « Uranos, Nyx, le Sommeil Zeus et les et Apollon,.» de plus dans Héqui com-

la Nuit, comme lignes

Rêves), aient Nous n'avons siode, mence pour

été des personnes qu'à lire quelques voir que

par Uranos, ment à cette personnification mythologique, tallisation le caractère qui rend primitif des dieux

la progéniture n'est pas encore

de Gœa, arrivée

complèteà cette crisla plupart Dans

de

si difficile et si incertain. de l'Olympe le poëte a demandé aux Muses comment l'introduction, à l'origine les dieux et la terre, les rivières et naquirent la mer sans bornes, les brillantes étoiles et le vaste ciel. Le poëme de la Théogonie tout entier est une réponse à cette question; nous ne pouvons donc pas douter que des noms précités les Grecs ne vissent dans quelques-uns de simples conceptions poétiques le premier-né de Gaea, devient douée sieurs Grandes et ne d'attributs membres et de sentiments de la famille sont de d'objets ensuite humains Gaea, réels. une Uranos, divinité, mais plu-

Montagnes, être peuvent

représentés considérés comme

les par exemple comme neutres, des personnes

à Zeus et Apollon. analogues M. Grote va donc trop loin en insistant sur la signifila mythologie cation purement littérale de toute grer

50

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

que. giques récente

M. Grote restées étaient

convient dans

que

plusieurs

le langage jusque fort bien comprises,

figures mytholoune époque assez

plus d'explications che» ou « le soleil cune prêtés souvent conclusion aux

et n'exigeaient pas «le soleil se couque nos expressions se lève. » Mais il refuse d'en tirer auque les attributs et les actes

« bien

personnages par

explicables

soient dit-il, mythologiques, l'ensemble des séries l'allégorie, ne l'est trouve, jamais. qui un ou deux Celui

après tracé! et il est obligé de se sa route au moyen lui-même de raffinements frayer gra» M. Grote admet tuits et de conjecture. ce qu'il appelle un des matériaux comme de la mythologie l'allégorie il n'ose tirer les conséquences cependant, comme cipe, et il laisse toute la mythologie comme qui ne peut ni ne doit être résolue, n'eut jamais de son une prin-

et des systèmes mythologiques ce mode d'explication adopte n'est plus pas, que le chemin

énigme

de présent, refusant d'essayer même partielle de ce problème si important dans l'histoire de l'esprit de courage grec. Un pareil manque scientifique s'il avait de bien eu beaucoup aurait privé d'imitateurs, des traits de lumière. Dans les sciences on doit Suétone nonnulla se résigner à ignorer dit du grammairien etiam nescire, certaines « Boni l'histoire

un passé qui une solution

paléonchoses, gramavec

tologiques, et ce que matici une est force

exprimé teurs de la mythologie duction de sa Mythologie dre artifice je ne puis « pas

particulière ceci avec plus

» s'applique au mythologue. Personne n'a de modestie que l'un des fonda. Grimm, dans l'introdit sans le moingermanique, mais tout ce que je pourrai » tout ce que je voudrais.

comparée

J'interpréterai interpréter

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

M

0. Mûller

amontré

jusqu'à quelle resta en usage en Liby e, fut fondée la race régnaient méridionale l'oracle '\ne, dominante

du mythe de Cyrène par l'exemple récente le langage mythologique époque chez les Grecs.La ville grecque de Cyrène, vers la trente-septième tirait son origine des à Iolhos, de cette olympiade

principalement la fondation Pythien.

Minyens, qui dans la Thessalie était due à

colonie

héroïque, est aimée et transportée en Libye. a Dans le par Apollon « La ville moderne nous dirions de Kyrène, langage en Thessalie, sous les ausune colonie en Libye, envoya » On pourrait donner d'aupices d'Apollon. beaucoup où la simple substitution de la sorte un mythe positif dépouille veilleux (l). En voici quelques-uns. Kaunos des colons tres exemples d'un de tout verbe son pins mer-

d'Apollon fille jeune

De là vingt ce mythe « Kyvivait en Thessalie, qui

ce qui veut dire que est appelé le ftls de Milet crétois de Milet avaient fondé la ville de Kau-

dit de plus que Kaunos nos en Ly cie. Le mythe s'enfuit de Met pour la Lycie, et que sa soeur Byblos fut changée de la en fontaine, qu'elle par suite du chagrin éprouva connu Milet en Ionie étant plus que perte de son frère. Milet en Crète, a été substitué ici par erreur à la ville

donnés aux Erinnjies les différents parents (t) O. Mûiler a montre comment par les différents suggérés par le caractère que chaque poète poètes étaient leur attribuait. dit-il dans son Essai sur les Emnén'ules, Évidemment, p. mieux aux vues et aux dessins poétique (Si, cette généalogie répondait les Erinnyes de courantes qui font dériver d'Eschyle qu'une des généalogies SkotosetGaa à Êpimênidc), ron et la Suit (Eudème!, et du Styx (Athénodore Mûllcr, p,6i. (Sopbocle), de Phorkys et Eurynome (dans un ouvrage de G:ea Eurynome (Istron), (Enphoriont, «THadès et Persephone (hymnes orphiques), de Kronos et Mnaséas ). Voyez, cependant, Ares, attribué d'Achéd'Hadès par H. D.

92

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

tfant leur autour

leurs

cœurs

d'une

ardente

chaleur,

être comme d'eux

ime fraîchebrise, d'une lumière nouvelle? nom qu'ils

tout purifiant et illuminant le monde S'il en était ainsi, il n'y qui tramatin,

il n'y avait avait qu'une hit l'aurore le lever quand du nous

qu'un

pussent la s'est

comparaison de l'amour soleil. disons

pour c'était

lui donner; l'éclat exprimer rougeur du

« Le soleil « J'aime.»

levé, a Le soleil » confirmée de l'Aurore

» disaient-ils, s'est couché,» l'anapar en sanscrit mots aussi sont des une au-

« J'ai aimé. nous disons quand est pleinement Cette conjecture Le nom ancien. lyse du langage est Ushas, mots rore

au grec'Eu;: ces deux identique Mais les Védas connaissent féminins. plutôt un soleil naissant

(agni aushaposé, on est tenté de croire au premier sija, avoir pris en grec la forme coup d'oeil que Ushas pourrait en r c'est une règle géde'Ew;. S est souvent changé en sanscrit denérale que s suivi d'une lettre moyenne masculine,ou 'E&jé;). Cela vient r. En grec nous avons les formes laconiennes dans le latin ancien, un '}' entre deux au lieu de c; les équivaut souvent à un s (asa-ara).Le en cp

v oyelmot Usluzslui-

même a pris en latinla forme à'Aurora, qui est dérivé d'un intermédiaire auros, aurions, comme Flora,deflos, {lori, Mais quelque plausibles,que puissentparaitre de telles analogies, elles ont contre elles une grande difficulté. On n'a jamais encore trouvé un sh sanscrit, entre deux voyelles, qui soit représenté par un r grec. En conséquence Éros ne peut pas être Ushas. Et cependant Éros est bien le soleil levant. Le soleil, dans les Védas, est souvent appelé le coureur, le cour-

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

53

cette

histoire

est de l'invention tu inventes Quand facilement Pindare

de des

Socrate, histoires

et lui

dit

« Socra.te,

nes ou autres.»

appelle

égyptienla fille Apophasis

on comprenait ce langage d'Épiméthée, mythologique mène à « Une arrière-pensée aussi bien que s'il eut dit Et dans Homère il est dit une excuse. même, quand boiteuses suivent Até (le Sort) en cherque les Priéres un Grec comprenait aussi chant à l'apaiser, ce langage « L'enfer est pavé bien nous disons que nous lorsque » intention. de bonnes sont filles que les Prières de Zeus, de encore dans la sphère la pure mythologie. Ce Zeus était pour les Grecs le protecteur des suppliants; sont c'est pourquoi les Prières la Lises filles, comme nous appelées pouvons appeler Quand berté l'âme. L'allégorie mythologique faut appeler un grand pour lequel rôle toute la poésie pour expliquer des anciens? Nous ne le pensons Il pas. à notre aide un autre élément, qui a joué suffît-elle dans la formation pas de je ne trouve du langage ancien, nom que meilleur et pola fille de l'Angleterre, ou la Prière le fruit de on dit, au contraire, nous ne sommes pas

et synonymie. La plupart des noms, comme lyonymie nous l'avons à l'origine des appellatifs déjà vu, étaient ou des attributs, ce qui semblait être le trait exprimant le plus caractéristique ont plus d'un de l'objet. attribut, durant d'un Mais il arriva la nom. inutiles, qui comme beaucoup nécessairement

d'objets que la plupart du langage, plupart placés, dans

des objets, eurent plus les dialectes

primitive période la Dans la suite, et furent d'une remma-

de ces noms'devinrent

ont été cultivés

M

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

littéraire, par un nom fixe, qui était en quelque de l'objet. Voilà pourquoi un sorte le nom propre plus est ancien, plus il est riche en synonymes. langage nière Les sance Si nous pouvions dond'homonymes. noms exprimant ner au soleil cinquante différentes quade ces noms seraient lités, également quelques-uns apla même à d'autres objets possédant qualité. plicables Ces différents ils deviendraient Dans Prilhvî que qu'on noms qui mots sont aussi objets seraient donc appelés du même nom; des homonymes. Urvi les Védas, la terre est appelée Le dictionnaire Mahî (grande). (étendue), appelle lui sont donc le Mghaniu également mentionne donnés. Ces vingt vingt synonymes à beaucoup doivent naturellement donner nais-

(vaste), védiet un et un signifie et l'au-

des synonymes.

Mais urvî

désigne rivière prtthvî (étendue), mahi varore (grand, forte) est employé pour signifier la terre. La aussi bien que pour désigner che et discours le ciel, l'aurore, la vache et le discours terre, la rivière, deviennent donc et intelligibles. ment du premier furent ayatofëté obscurcie seulement dical basés des homonymes.Cesmots furent Mais la plupart des termes créés simples au mo-

(vaste) le ciel

épanouissement sur des métaphores

de la poésie primitive hardies. Ces métaphores des racines s'étant de mots nonperdirent encore leur sens ratransmis dans la

oubliées, et altérée, leur sens ils devinrent d'une

et la signification beaucoup mais poétique, de simples noms famille,

conversation grand-père, mal compris d'un mot

compris peut-être par le au père, familiers mais étrangers au fils et La signification radicale par le petit-fils. de la sorte ce qui était à l'origine

s'oubliait

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

55

son et devenait simple un nom qui fut l'origine le sanscrit devint du ciel, comme graduelledyaus, ment un nom son sens primitivequi ne trahit propre ment appellatif que dans quelques expressions provertelles que Zris ï>uy ou «sub Jove frigido. biales, » dégénérait appellatif un nom propre. Ainsi un Après d'un mot sorte langues la véritable signification que il arriva eût été oubliée, souvent étymologique un sens modernes, qui existe nouveau s'y étymologique que, même attacha par une dans les ainsi le de fils la

en

un

d'instinct

devint AvTar/zvris, le fils de la lumière, Apollon, de la Lyeie; de M/mç, le brillant, vint le mythe à Délos. naissance d'Apollon Lorsque personnages même histoire rellement deux noms sortaient convenait

le même deux désignaient objet, et comme la de ces deux noms, fi tous :,omme les deux, frères ils étaientnatuou comme et sœurs,

représentés

la lune, à Séléné, parents. Nous trouvons, par exemple, le soleil, et Phœbus. côté de imén ia Iune Nous Helios, retrouver des héros grecs ain*i Jans la plupart pouvons des formes dans vins hun::aiisées de cas, des étaient dieux, des avec épithètes des qui, de leurs dinoms

beaucoup

Il arrivait encore prototypes. plus fréquemment liés à un mot, que des adjectifs parce qu'il s'appliquait à un certain étaient avec le même mot objet, employés à un objet différent. Ce que l'on diquoique appliqué sait de la mer'4Se disait aussi du ciel, et si l'on appelait une fois le soleil un lion de brifies et de crinière, animale était oubliée. dorés pouvait être ou un loup, il était bientôt doué même après que la métaphore Ainsi le soleil avec ses rayons «à la main dorée,» main

appelé

56

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

mot que rayon. Mais quand exprime par le même la même épithète à Apollon ou à Indra, s'appliquait un se formait; c'est ainsi que, mythe dans la mythologie nous lisons sanscrite, sa main et que qu'Indra perdit cette main fat remplacée d'or. par une main Ceci nous donne des clefs de la quelques-unes mythomais la philologie logie comparée peut seule nous apà nous en servir. De même prendre il est qn'en franrais le sens radical des mots, à moins difficile de trouver de les comparer aux formes en italien, correspondantes en espagnol ou en provençal de même, il nous serait de découvrir de plus d'un mot impossible l'origine grec sans le comparer à ses corrélatifs altérés plus ou moins en germain, en latin, en slave et en sanscrit. Malheureusement, gage n'est rien nous n'avons dans cet ancien cercle Le de land'absolument au latin. analogue du latin et du grec, comme et de l'italie.n. Mais bien

étant

sanscrit est

pas le père le père du français critne

le latin

soit qu'une des nombreuses elle est sans doute car l'aînée, dans l'état le plus voisin de l'état nous réussissons à retrouver un sa forme néralement signification mitif deimrnp, vons ces mots

que le sansbranchesde la famille, elle a conservé ses mots primitif; mot latin ou quand grec dans gésa et

correspondante expliquer radicale. pJTïjp, du

en sanscrit, sa formation Que saurions-nous nous grec? Mais

nous pouvons et déterminer du en étions nous sens

priréduits retrou-

à la connaissance

dès que

en sanscrit, leur pouvoir est claiprimitif rement 0. Mûller a été un des indiqué. à voir premiers et à reconnaître doit abanque la philologie classique donner à la toutes les recherches philologie comparée

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

57

étymologiques, s'établir par Ceci s'applique

et que l'origine leur comparaison avec Afin certains une de force devenir noms

des mots grecs ne peut avec des mots grecs. aux noms particulière il était sens radi-

mythologiques. nécessaire que cal. Ainsi,

mythologiques, leur perdissent

était ce qui dans une langue mythologique Nous naturel et intelligible dans un autre. était souvent « Le soleil se couche mais dans la mythologie disons teutonique, s'y asseoit. un siège ou un trône est donné au soleil et il du nom du sens étymologique Nous doutons nous une

d'Hécate,maisnouscomprenonsdesuite*E>tars5et'E«rDmais &À55.N0US hésitons à propos de Lucine, tons immédiatement de hindoue le latin qu'on Luna, qui est contraction mythologie comparaisons. de hàdeva,

accepsimple la de Masont

appelle

est de peu d'usage Les histoires de Siva; de Vishnou,de de Kali, de Krishna, Parvati, etc.,

vulgairement pour ces sortes

et pleines de conceprécente, propres à l'Inde d'origine et fantastiques. Cette mythologie tions étranges récente et même des poèmes des Pourânas, n'est d'auépiques, mais tout un cun secours pour la mythologie comparée monde nous de mythologie a été conservé des Védas naturelle et intelligible primitive, dans les Védas. La découverte delà a été à la mythologie comparée du sanscrit a été à la grammaire aucun de heureusement, système dans les Védas. Les noms

mythologie ce que la comparée.

découverte

religion sont employés un autre

Il n'y a, ou de mythologie dans comme

un hymne comme dans appellatifs, des noms de dieux. Le même dieu est fois La.

comme d'autres quelquefois représenté supérieur, comme ou comme inférieur aux autres dieux. égal,

SS

MYTHOLOGIE

Coat'AUÉE.

nature tion

des dieux première,

est encore dans

transparente, de cas, beaucoup

et leur est aucun

concepclairement mariage est quelfémiest avec

perceptible. arrangé

Il n'y a aucune généalogie, entre les dieux et les déesses. le frère un hymne est le mari, du

le fils, quefois nine qui dans Les l'épouse. elles changeait mense distance de la plus vement sensible

Le père et la divinité dans

est la mère,

un autre et

conceptions la nature

variaient, poète de ses dieux. Nulle

qui ancienne

les anciens sépare poèmes littérature de la Grèce n'est

part l'imde l'Inde plus vi-

nous comparons les mythes que lorsque des Védas, en voie de se faire, qui sont tous des mythes avec les mythes formés et vieillis sur lesquels est fondée la poésie ariennes n'est d'Homère. est dans les La véritable Védas. La théogonie théogonie de l'idée des races d'Hésiode

qu'une reproduction Il faut lire les Védas pour ceptions naturelle l'esprit d'un humain,

informe savoir bien

à quelle que doué de la conscience est inévitablement

primitive. nature de con-

par la force surnaturelles Hindous qu'ils

pouvoir irrésistible

divin,

amené idées aux

du langage aux appliqué et abstraites. Pour faire comprendre adorent de simples obscurcis, recourir noms de

phénomè-

nes naturels, et déifiés, une erreur dieux

graduellement il faudrait encore des premiers de démons de

puis personnifiés aux Védas,. C'était

païens devons éviter ment aux

de l'Église de traiter les ou de mauvais et nous esprits, commettre la même relativeméprise Pères Leurs dieux que n'ont substantielle pas plus Eos on D'eacils

dieux à une

des Hindous. existence

de droits rnera, teurs,

Ce sont des masques sans que Nyx ou Apaté. des créations et non ses créateurs; de l'homme

MYTHOLOGIE

COMPAREE..V>

sont

et non nomina, des êtres sans nom. On peut

numina

des noms

sans

ètre,

et non

teutonique gues possède

quelquefois expliquer avec les ressources encore de mêmes

un mythe ou gree,;latin de ces lanque chacune que beaucoup de mots

sans auétymologiquement grecs peuvent s'expliquer ou le gothique. avec le sanscrit Nous cune comparaison des mythes de la precommencerons par quelques-uns ensuite aux plus diffimière espèce, et nous arriverons ciles, à ceux qui doivent recevoir la lumière des rochers neigeux plus éloignées, des chants de l'Edda, ou des bords et des bymnes des Védas. La riche perception facilement arienne, thologie étaient bliés nie imagination et sa vivacité comment, de la nation intellectuelle de régions de l'Islande et des « Sept Rivières »

grecque, font

sa prompte comprendre de la race

la séparation après et aucune ne fut plus riche aucune langue mydes Grecs. Les mots variée celle que plus avec une facilité créés merveilleuse, puis oul'insouciance d'un que donne aux hommes de géLa création Mais ces

avec

la conscience

pouvoir

de chaque mot était à l'origine à la poésie semblables mots, populaire bliaient bientôt le poète à qui ils devaient s'ils étaient le langage descendance leur

inépuisable. tout un poème.

de la Grèce, ouleur existence, dans Leur et aux

et s'ils vivraient adoptés par la tradition, d'une ville, d'une tribu. d'une famille, généalogique, leur caractère étaient étymologique Les Grecs se souciaicnt primitif inconnus aussi

signification Grecs eux-mêmes. l'individualité de chacun

étymologique de leurs bardes.

peu de de leurs mots que du nom suffisait Homère à leur cu-

60

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

riosité, expliquait

et ils acceptaient quelque historique

toute étymologie volontiers qui du sens d'un aucune mot, partie n'intervenant On sait dans leurs jamais comment Socrate en un des dieu

considération suppositions change, ailé;

ingénieuses.

du moment, sur l'inspiration Éros trouve Homère tout aussi* facilement

étymo-

ne prouvent logies, et ces étymologies c'est que la véritable des noms origine avant lui. été oubliée longtemps des personnages quelques-uns Lorsque conservé des noms

chose, qu'une des dieux avait

en intelligibles Les nomsd'Eos, est facile à découvrir. mythe sont des mots qui portent en eux d'Hélios, histoire. léné Prenons pour exemple le beau et d'Endymion Endymion mais il est aussi fils d'Aethlios, Kalyke, pelé dit-on, montre selon lui-même comme fils de Zeus, roi d'Élide.

mythiques le sens grec, leur

ont du

de Séléné. propre de Séet de ap-

mythe est le fils de Zeus roi d'Élide,

et à qui Endymion Ceci localise notre où il naquit la race régnante La même

succéda, et mythe, sans doute, d'Élide pré-

que l'.Élide la coutume

est le lieu

tirer son croyait valut dans l'Inde familles y avoir

grecque, de Zeus. origine ancienne

coutume

et produisit les deux grandes la race solaire et la race lunaire. Il peut royales eu un roi d'Elide, eu un fils EnAethlios, ayant

mais ce que le mythe dit d'Endymion ne peut dymion être arrivé au roi d'I":Iide. Le mythe transporte Endymion en Carie, au mont dans Latmos, parce que c'est la caverne l'aima sur latmienne et le perdit. vit le beau dormeur, que Séléné doute Or, il ne peut y avoir aucun de Séléné lors même que la tradique son autre nom Astérodia,

la signification tion n'aurait conservé

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

64

ce synonyme parmi par «Voyageuse Lune. » c'est-à-dire Mais qui est Endymion? les étoiles. noms du soleil, et l'un de ceux C'est un des nombreux nous aurions qui se rapportent Ce mot mourant. qui dans quelque doute se(coucher, simple du soleil. de de mois soit spécialement est évidemment dialecte quoique seul resté au soleil couchant de ou mot dérivé

traduit

du grec ancien sans signifiait dans legrec le verbe classique le nom technique du coucher

De ho-j-j^x fut formé £>&««&», comme eùpxnurj Font été la plupart des noms et comme

Si hà-jux était devenu le nom ordinaire grecs. ne se serait du coucher du soleil, le mythe d'Endymion la signification Mais formé. primitive jamais d'Endyce qu'on disait à l'origine du soleil mion étant oubliée, couchant visagé dormit devint comme l'attribut un dieu d'un ou un certain héros. enpersonnage Le soleil couchant la caverne racine que sur le un au-

dans la caverne latmienne, autrefois étant dérivé de la même de la nuit (Latmos Latona, Latmos, sommeil la

Leto, mont éternel

mais maintenant il dort nuit) en Carie. dans Endymion, plongé seul jour, était après une vie d'un

le ûls de Zeus, le ciel brillant, le soleil couchant, trefois la nuit qui couvre tout (de juA&tu) ou et de Kalyke, la déesse née la première, de Zeus et de Protogeneia, à l'Aurore, soit qui est toujours représentée, identique comme donnée la mère, du Soleil. doute de bon étoiles. ainsi soit comme la soeur Maintenant parce que ou r épouse abanil est le fils d'un roi d'Irprenaient le soleil, un nom humain. souvent la du lune, soleil Dans

lide, sans des noms ou a les été

les rois

liés avec augure, lié à Un mythe sur son

reporté

homonyme

«S

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

l'ancien

le peuple au lieu de dire «Séléné se couche, brasse

langage dîsait

et proverbial de l'Élide, poétique «Séléné aime Eudymion et le regarde," «Il commence faire nuit » ou bien » milieu » ou bien » au lieu longtemps camprise de de « Le soleil « Séléné Il fait amnuit.»

embrasse

Endymion, et la lune se lève endormi, restèrent d'être effort

Endymion

Ces expressions cation eut cessé tous, sans aucun

après que leur signide et, du consentement une histoire seforma,

été un jeune laquelle d'après garçon aimé d'une jeune dame; Séléné. Si les enfants voulaient en savoir la grand-mère leur contait davantage, que ce était fils de Protogeneia, c'est-à-dire jeune Endymion de l'Aurore la sombre cordes férentes éternel on donnant et épaisse pouvait naissance Nuit. donner failles au Soleil, faisait Ce nom trois ou de Kalyke, vibrer bien des raisons dif-

personnel, aurait Endymion

(comme l'ont

ou quatre anciens poètes)

du sommeil

et si un poète populaire avait fait d'Endymion allusion à Tune de ces explications, elle devenait bientôt un fait mythologique, répété par les poètes postérieurs type, aimé nom ont de telle sorte qu'Endymion devint à la fin le non plus du soleil couchant, mais d'un beau garçon d'une chaste un ûlle, et, par jeune conséquent, à un jeune prince. de mythes très-propre Beaucoup ainsi été transférés similitude à des personnes, à cause d'une de nom. Il faut avouer cependant de l'existence d'un preuve historique

simple qu'il

n'y a aucune d'Élide prince appelé Endymion. à la formation Telle est la loi qui préside d'une léA l'origine, elle n'est qu'un gende. simple mot, un de ces mots nombreux cours local et perdent qui n'ont qu'un

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

r3

leur mots

valeur inutiles

si on les transporte

en des endroits

éloignés:

de la pensée. pour journalier l'échange falsifiée monnaie dans les mains de la foule, ne qu'on mais qu'on comme curiojette point cependant, garde sité et comme ornement, ce que l'antiquaire la jusqu'à déchire après bien pas des siècles. Malheureusement,nous telles ne possédons qu'elles oudans ces légendes de bouche des étaient lorsqu'elles en bouche dans les villages Nous ne les avons montagnes. les vieillards, en un langage, et qui dedemi, les con-

passèrent les châteaux que

pas telles qu'eux-mêmes vait sembler

les contaient

ne comprenaient qu'à à leurs enfants, ni comme étrange

tait un poète d'une les cité naissante, qui personnifiait traditions de son voisinage dans un long poëme, en leur Nous n'aattribuant une forme et une durée certaines. vons pas pour la Grèce de légendes semblables à celles

de la bouche dans sa Mythologie, que Grimm a recueillies les cas oû Hodu pauvre en Allemagne. Excepté peuple comme mère a conservé un mythe local, tout est arrangé le un système, la Théogonie, au commencement ayant Siège de Troie Mais combien au milieu, de parties et le Relour dcs héros de la mythologie sont pas mentionnées Nous arrivons par Homère lui à Hésiode, et ici encore moraliste et théologien, ne retrouvons logique les anciens qu'un de la Grèce. petit fragment Nos principales à la fin. ne grecque après nous

du langage mythosources sont donc

la mythologie pour chroniqueurs qui prirent t de l'histoire, et ne lui empruntèrent que ce qui répondait à leur dessein. été Et ceux-ci même ne nous. ont point conservés postérieurs, seulement ils furent la source où les écrivains prirent tels qu'Apollodore et les scholiastes,

64

.MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

Le premier devoir du mythologue ce mélange, d'écarter tout ce qui est sysest d'éclaircir et de réduire à sa forme pritématique chaque mythe mitive. Il faut retrancher de complétement beaucoup leurs informations. choses qui ne sont est enlevée, les anciennes pas essentielles après que la rouille il faut déterminer avant tout, comme pour la localité, et, s'il est possible, médailles,

de sa formation. l'âge de chaque mythe par le caractère De même que nous classons anciennes en les médailles monnaies et de cuivre, nous devons disd'or, d'argent tinguer héros chiffrer soigneusement et celles des ainsi des dieux, celles des les légendes réussissons à déhommes. Si nous noms toute et les légendes autre mythologie, de la mynous ver-

les anciens oude

ou de toute grecque, de la mythologie a eu son présent, qu'il y a des traces dans ces restes pétrifiés, et que ces de pensée organique maintenant ensevelies si profondément stratifications ont formé autrefois la surface un du était d'Endymion d7ÉIide comprenait la Lune (ou Séléné) langage grec. à l'époque langage sous le voir soleil La léoù le

thologie grecque rons que le passé autre mythologie,

gende peuple quel Nuit dans

pijsent le vieux levait

se

led'après voile de la e t admirer, couchant, Zeus, et d'une et

latmienne) pour (ou dans la caverne la beauté du un silencieux amour, Endymion le double le don dormeur, d'un éternel

c'est-à-dire lui accorder jeunesse vin dans

le fils de sommeil

perpétuelle. n'était Endymion de Phœbus sa course

pas

le Soleil mais jour, une

dans

son

caractère

diSoleil heure car-

Apollon, de chaque

du conception se levant de bonne courte et brillante

du sein

de l'Aurore,

et, après

une

5ÎYTP0L0GIE

COMPARÉE.

66

rière, cette

se couchant vie mortelle.

le soir, pour De semblables

ne jamais

revenir

dans

dans la mythologie quentes déré de cette façon est quelquefois d'autres divin, mais non immortel, mais déesse, Ainsi Titan endormi, mais lïtJwnos, ou atteint étant comme par dérivé un le

sont fréconceptions et le Soleil consiarienne, représenté fois comme mortel sort de aimé comme vivant, d'une

l'humanité. racine que dans

de la même

à l'origine ridée du Soleil (1), exprimait son caractère ou annuel. De même quotidien qu'Enil ne jouit de l'immortalité dymion, pas complète de Zeus mais et d'Apollon. il est voué comme Endymion au sommeil. Éos a oublié conserve Tithonos de sa est

nesse,

jeurendu pour décré-

immortel,

mais

demander

lui la jeunesse un vieillard il devient éternelle, toujours jeune, pit, dans les bras de sa femme qui l'aiil était jeune, mait quand et qui est bonne lui pour dans sa vieillesse. D'autres traditions, craignant peu les contradictions, même ou prêtes à les résoudre, au les plus atroces, font de Tithonos le prix des expédients fils d'Eos et de Képhalos, comme était le fils Endymion montre de Protogeneia, cette liberté l'Aurore qu'à l'oriune phrase comme ce que signifiait gine un Grec savait celle-ci Eos quitte que cette expression mais ce fut sent; un fils de chaque matin fut comprise, un passé frère dès de le lit de Tithonos. le mythe fut que Tithonos Priam Memnon, et un Tant prédevint

Laomédon,

Troie, part

et que son à la guerre

fils, l'Éthiopien troyenne.

de prince dut prendre

quittait

son lit le matin,
de Jacob Grimm

ce langage, Alors qu'Éos et n'eut devint plus mythique
sur le Dieu de VAmour.

(1) Voyez l'essai

66

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

signification qu'une même Et cependant, ter confusément dans Eos pleure «la pleurs que

conventionnelle alors, le vieux

ou traditionnelle. mythe semble flot-

la mémoire

son fils, le beau rosée du matin,

du poète le poète Memnon, » de sorte

car lorsque ses appelle peut dire

que l'on

le passé était encore à demi un présent. comme l'aétait regardé Nous avons dit que Képhalos mant d'Ëos et le père de Tithonos que nous ajouterons était et Endymion, même Tithonos de que Képhalos, Mais du Soleil. un de ces noms encore Képhalos était sion le Soleil levant, la téte de la lumière., expresdans différentes mythologies employée le soleil. Dans les Védas, où l'on parle du la tête du cheval est une exd'un cheval, le soleil soleil levant. Les nations de teutonide comme de l'œil

souvent

pour désigner soleil comme pression ques même

signifiant du parlent

Wuotan,

de «l'oeil de Jupiter qui voit parle qu'Hésiode le soleil est encore appelé toute chose .» Dans les Védas, et il est dit c la face des dieux ,» ou « ta face d'Âdîti,» obscurcissent que les vents rents de pluie. Une nom idée semblable et lorsqu'on de Képhalos, dans la Rosée, cela signifiait ce que nous exprimerions de rosée. couverts champs était rent le mari d'être de Prokris, fidèles l'un l'oeil du soleil par des tor-

conduisit

les

Grecs

à former

le

l'appelait le langage

le fils de Hersé, mythologique se levant sur des

de Képhalos qu'il et qu'ils se jurèqu'il l'aimait, Mais Éos aussi à l'autre. aime son amour, fidèle sa ri-

par le soleil On raconte

Képhalos à Prokris, vale,

et Képhalos, ne l'accepte pas. Eos, qui connaissait faut rester fidèle répond Képhalos qu'il elle lui avoue

à Pro-

MYTHOLOGIE

COMPARÉE-

67

bris, ment. femme kris,

jusqu'à

ce que

cette

dernière la

manque

à son

ser-

Képhalos déguisé découvrant

accepte en étranger, sa honte, et une retourne

gageure, et obtient s'enfuit

de sa approche ses faveurs. ProLa, Diane jamais

en Crète. ne manque

lui donne son but,

un chien et Prokris

lance

qui

auprèsde Képhalos, déguisée chasse avec Képhalos, Pendant en chasseur. celuiqu'elle le chien et la lance. Elle les lui promet ci lui demande il y a consenti, et quand de son amour, elle se en retour fait reconnaître, Prokris avec craint et est reprise par Képhalos. les charmes d7Éos, et pendant Cependant

elle est tuée par son mari, jalousie son but. jamais qui ne manquait ce mythe, Avant de pouvoir expliquer de variantes avec beaucoup par les poètes il faut le disséquer et le réduireà Le premier de ces éléments kris.» Pour ses est

qu'elle épie lui avec la lance

qui

est raconté

grecsetlatins, éléments constitutifs. aime Pro-

« Képhalos

il faut recourir à une Prokris, expliquer où Prush avec le sanscrit, et prish comparaison signiet sont employés fient «arroser,» principalement pour de pluie. La même racine dans le désigner les gouttes langage identife gere. zpâÇ, signe a pris le sens de « gelée,» » et teutonique Bopp avec l'ancien -haut-allemand frw, prush frià la même En grec, nous devons racine rapporter zpwsesç, la rosée, une de rosée. Ainsi, goutte de Képhalos et la femme Prokris n'est étant La dé-

qu'une égale-

de Hersé, sa mère Hersé, rosée, répétition du sanscrit arroser. ment dérivé vrish, partie soleil de notre baise signifie mythe la rosée du matin. élément est donc »

première «Le simplement: » Ceci

Le second

« Éos aime

Képhalos.

68

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

n'a pas besoin cent fois dans le Soleil.» Le troisième pendant forme, son

d'explication; la mythologie élément nouvel est amant,

c'est

le vieux

conte

arienne

«L'Aurore

répété aime

Prokris quoique » On peut

est

ceinfidèle; sous une autre

est toujours ceci Képhalos. interpréter somme une expression des rayons du soleil répoétique fléchis en diverses couleurs de rosée. Propar les gouttes kris est embrassée d'amants par beaucoup cependant tous sont Képhalos, déguisé, puis enfin reconnu. Le dernier los, sorption brûlants élément » c'est-à-dire graduelle du soleil parKéphala rosée est absorbée par le soleil. L'abet inévitable de la rosée par les rayons de dans Kéle est «Prokris est tuée

est exprimée par le trait fatal lancé sans intention sur Prokris, cachée phalos, le buisson de la forêt (i ). Nous aurons Prokris solaire première le mont la mer cade. partient, née, n'avons l'histoire qu'à réunir de l'amour

et Eos. S'il était de Képhalos, rencontrede et

ces quatre et nous éléments, et de lajalousie de Képhalos, nécessaire de prouver la nature

Hymette, par

désespoir, Or, dans l'Attaque, le soleil,

la pourrions rappeler que et de Prokris Képhalos |a lieu sur se jette dans qu'ensuite Képhalos du haut des montagnes de Leuà laquelle tout la plus grande levant sur le mythe apde l'anpartie mont Hymette droite menée occidende Leule

nous

apparaissait comme une tête de cet endroit

pendant en se

resplendissante. le plus oriental nous

tale
l)

de

la

Grèce,

Une ligne à la pointe la plus conduit au promontoire
1.

Pagna

Larngiada col sole. Dante,

Purgatorio,

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

69

cade, de

où Képhalos coucher

noya

ses

chagrins

dans

les

vagues

l'Océan. Un autre de soleil nous apparaît magnifique d'Héraclès. Le double caracet comme héros, est re-

dans tère connu thètes

le mythe d'Héraclès,

de la mort comme

dieu

quoique de contes raux.

même par Hérodote, et quelques-unes de ses épisuffisent son caractère indiquer pour solaire, n'ait été le sujet d'autant aucun nom peut-être

et mohistoriques, mythologiques, physiques Les noms qu'il partage avec Apollon et Zeus sont son dernier de même Héraclès, voyage, que de l'est à l'ouest. Il accomplit son saKenaeon vêtement, de l'Eubée. alors Hérase

Or, dans

avance Képhalos, crifice à Zeus sur

quand Déjanire dans la mer Lichas, des

le promontoire lui envoie le fatal

passe à Trachys le héros est brûlé dresse jusqu'au immortel vêtement expression

en île. qui est changé et au mont OEta, où son et s'élève à travers devenu

jette e là

bûcher les nuages lui-même

siège des dieux immortels, à Hébé, et marié la déesse que Déjanire envoie

de la jeunesse. au héros est solaire,

Le une

dans d'autres employée myfréquemment c'est le vêtement t due dans les Védas «les thologies mères tissent fils n ce sont les nuapour leurs brillants ges qui s'élèvent sombre vêtement. dente sit aux de l'eau Héraclès et entourent essaie le soleil de l'arracher, l'obscurité l'embrassent comme un son ar-

splendeur perce à travers mais des nuagesenflammés derniers rayons du

qui s'épaisetse mêlent

alors on voit, à travers soleil le héros les nuages du ciel, mourant, épars qui déchire ce que ce corps brillant son propre soit corps, jusqu'à un embrasement Sa dernière consumé dans général.

Te

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

amante lorés rait

qui représente peut-être de violent du soir, ou peut-être»;,

est lole,

les nuages d'où poison;

c0se-

d'un vêtement le mythe empoisonné. Dans les deux légendes d'analyser, que nous venons la langue fournit tout ce qui est nécesgrecque presque et rationnelles ces étranges saire pour rendre intelligibles venu histoires, Hésiode, nification quoique n'eussent les Grecs assurément Homère et plus modernes. aucun de la sigsoupçon ces tradition. de même Mais,

de primitive aucune en explication qu'il y a des mots grecs qui n'ont au sanscrit et aux grec, et qui, si on ne les avait comparés de même origine, seraient restés autres dialectes toujours de même il y a des sons pour le philologue de simples noms de dieux et de héros vue grec, et dont mitif sans les confronter inexplicables on ne peut découvrir avec point de le caractère priles dieux ou les héros de Un auceci. or, ahan dasru, au seul

ou de l'Allemagne. de la Perse, de l'Italie l'Inde, tre mythe de l'aurore fera mieux comprendre du jour dhan en sanscrit estun des noms est mis pour grec nifie dahan, En sanscrit, brûler, et de cette comme asru, larme, la racine a bien on trouve racine manière on

nom du jourdeïafmème de dyu, être brillant. le gothique établie par

que dyu, Nous n'avons ici si pas à examiner dérive de ce mot. Selon la règle dags, jour devrait devenir en dalLa, en sanscrit, Grimm,

qui sigun pu former jour, est formé

pour dah

il y a plusieurs Cependant taga, et non daga. gothique où la loi de Grimm est violée, noms ariens et Bopp semble disposé à l'origine. les noms teutoniques à considérer Il est certain daga que la et daha comme même racine donné identiques qui a formé naissance au

du jour

a aussi

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

71

nom

de l'aurore.

En allemand,

nous

disons daice,

Der

Mortandis

en vieil anglais, jour se gcn tagt; que le verbe exprimant l'apparition anglo-saxon, Or, dans (Rigv. verses encore dagian. les V édas,

disait

de l'aurore, est

était,

en

un des nomsdeFaurore

Ahanâ. dipas son

I. cxxm, relations vue

4.) Nous avons avec le Soleil 1"amante

dans déjà vu l'Aurore mais nous ne l'avons

du Soleil, fuyant devant là pourtant une amant, et détruite par sonétreinte.C'était très-familière dans le vieux langage expression mytholoL'Aurore est morte dans les bras du gique des Ariens. fuit devant Le Soleil, ou le Soleil a brisé Soleil, L'Aurore étaient des expressions le char de l'Aurore, signifiant a disparu. le soleil est levé, l'aurore Dans simplement, des Védas les exploits un hymne célébrant la d.'Iudra, divinité solaire principale et brisé vaincu l'Aurore Dans d'autres brûlants endroits, du ciel, sans de des son est Védas, char. aimée il est (Rigvéda par tons dit qu'il IV, xxx.) les dieux a

comme

elle

En traduisant et toute l'histoire

en excepter en grec, Dahanâ Daphné et belle,

son propre père. nous avons Daphné, ainsi devient intelligible. elle fuit de-

ses brillants quand ou comme le dit unpoëte des Védas(X, rayons, clxxxix): « L'Aurore dès que l'être de lui, elle expire s'approche le ciel commence » Quiàrespirer. puissant qui illumine comme les poètes priconque aime et comprend la nafure et Apollon, mitifs peut se figurer c'est-àencore Daphné tremblant àtraversle dire l'Aurore ciel, etseprécipitant soudaine du à l'approche puis s'évanouissant soleil. La métamorphose en laurier de Daphné brillant est une

est jeune Daphné vant lui et meurt

l'aime, Apollon il l'embrasse avec

72

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

continuation Daphné, devenu sacré

du

en grec, le nom du laurier.

toute mythe ne signifiait L'arbre

particulière plus l'aurore,

à

la Grèce. mais était

à ramant fût

elle-même

fut donc condaphné de Daphné, et la fable voulut que Daphné en arbre quand elle changée pria sa mère

de la protéger contre la violence d'Apollon. Sans le secours des Védas, le nom de Daphné et la léseraient gende restés inintelligibles; qui y est attachée car le sanscrit moderne ne donne aucune clef de ce nom. Ceci prouve la valeur des Védas pour la mythologie comune telle parée'; avant la découverte science, de ces

ne pouvait être qu'un amas d'hypothèses, sans principes fixes ni base solide. Le grand nombre de mythes se rapportant à l'Aurore montre de combien de manières différentes la même idée peut être exprimée mythologiqùement. L'Aurore est réellement une des plus riches sources de la mythologie arienne. Une autre classe de légendes, personnifient la lutte. entre l'hiver et l'été, le retour du printemps; le renouvellement de la nature, n'est dans la plupart des langues qu'un reflet et une amplification d'histoires plus anciennes, racontant la lutte entre le jour et la nuit, le retour du matin et la renaissance du monde entier. Les histoires de héros solaires combattant au milieu de l'orage et du tonnerre contre les puissances de l'obscurité sont empruntées à la même source. Les vaches, auxquelles on fait si souvent allusion dans les Védas, 'qUe Vritra a enlevées et qu'Indra a reprises, sont en réalité ces mêmes vaches brillantes que l'Aurore conduit chaque matin à leur pâturage, et qui de leurs lourds pis envoient sur la terre desséchée une rosée rafraîchissante et fertilivres,

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

î3

lisante,

c'est-à-dire

les nuages.

Pour

nous

encore,

à qui

la philosophie haute sagesse. celui était et

a enseigné est la plus que Iem7 admirari il n'est aucun spectacle que plus attrayant de l'aurore. autrefois d'admirer le pouvoir Mais la plus grande bénédiction accordée à l'humanité; pouvait-il admirer plus profondément, était-il de bonheur plus rempli qu'à de la lumière? seigneur les êtres lumières brillants les touad-

quand l'homme son cœur quand

du rapproche Si les peuples de l'antiquité appelaient du leurs leurs éternelles ciel, dieux, (deva), divinité, l'Aurore devait être la

la plus Protogeneia, fraîche. Mais si l'Aurore et toujours jours jeune mirée seulement un être bon, éveillant comme matin courte. les Elle enfants des hommes, sa vie devait

née parmi première aux hommes, chère était

chaque sembler la source la voûte le sentide né-

se dissipe et meurt bientôt, quand de la lumière envoie son premier rayon à travers du ciel. Nous ne pouvons plus nous imagine? ment avec la nature. cessité. lequel l'antiquité Pour nous, tout calculons regardait est une loi,

ces spectacles un ordre, une

Nous

mosphère, dans tous

le pouvoir de réfraction de l'atnous mesurons la durée de l'aurore possible les climats, et le lever du soleil ne nous étonne

croire encore plus. Mais si nous pouvions qu'il y a dans il y a une le soleil un être comme nous, que dans l'aurore à la sympathie encore un âme ouverte si nous pouvions moment libres considérer et adorables, ces puissances comme nos sentiments combien personnelles, ne seraient-

ils pas différents à l'approche du jour? Cette assurance était avec laquelle nous disons Le soleil doit se lever, ou s'ils inconnue aux premiers adorateurs de la nature,

:4

MYTHOLOGIE

CoMl'ARLE.

commençaient leil et les autres dien,

à sentir astres

la régularité accomplissent

avec

laquelle leur travail êtres

le so-

ils les prenaient toujours pour des d'obéir chaînés pour un temps et obligés mais surs de s'élever, comme supérieure, gloire lisons tre plus dans antique haute lesVédas amie, u la fin de leurs « Le soleil l'Aurore, travaux.

quotilibres, envolonté à une nous «No?» «Les

à une Héraclès,

Quand

se lèvera-t-il/»

reviendra-t-elle

vaincues de la Nuit seront-elles par le dieu puissances de la lumière?» ces expressions nous semblent puériles. Mais il n'en était pas ainsi pour les hommes primitifs. de ce qu'à peine le soleil se levait, ils s'étonnaient Quand né il fût glé dans mandaient le ciel, route, soutenir «la vie, Ainsi si puissant, son berceau comment pourquoi pourquoi et qu'il eût, les serpents pour ainsi dire, étrande la nuit. Ils se dele sa ils

à travers il pouvait cheminer il n'y avait pas de poussière sur il ne tombait Enfin pas à la renverse. humain radieuse sentait de celui qu'il ne pouvait que tous appelaient » et père.

le saluaient,

et l'œil

la majesté le souffle, le lever dans

le brillantseigneur du soleil était la révélation l'esprit humain d'espoir, qui est

elle éveillait dance, puissances gesse et soleil

de la nature; de dépence sentiment joie et de foi en des source de toute saMais si le lever du

d'impuissance,

de la

supérieures, de toute l'origine les premières du sacrifice, moindre lamente

religion.

inspira res flammes

les premièet appela prières le coucher du soleil ne causa émotion. sur dans Quandle jour la mort prématurée cette courte carrière couchant où le soleil disde l'ise

une pas àl'homme le poète se paraît, son brillant mage ami, de sa propre

et il voit vie.

La place

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

75

retire comme

dans

l'occident

lointain où lui-même avant lui,»

la demeure allèrent

se présente ira après et où les

à son sa

esprit où mort, sages vie avec

« ses pères et

hommes

se réjouissent dans une «nouvelle pieux il considérait Yama et Varouna. au contraire. «Souvent, non comme le soleil, un héros dont la vie est courte, comme

ne changeant semblajeune, pas, toujours tandis ble à lui-même. mortels que les hommes passent, Et de lâ, par la simple génération après génération. force du contraste, ni ne le poète accorder devenait sentiments la première déclinent, révélation d'immortels, vieillissent Alors pour jour Quels qui d'immortalité! de revenir du d'êtres ne

mais

le Soleil immortel suppliait au dormeur un nouveau jour. le dieu du temps,

Le dieu

de la vie et de la

mort.

nouvelant du matin, Combien

le Crépuscule, le frère de l'Aurore, reavec une lumière les merveilles plus sombre n'a-t-il chez le poète rêveur? pas dû éveiller de poèmes doit-il avoir dans le laninspirés l'Aurore Etait-ce qui temps? fois celui qui la une dernière Etait-elle la déesse immortelle lui, le Soleil le mortel, l'amante mortelle diamant, brûlé pour

des anciens gage vivant venait encore ombrager

quittait jusqu'au matin? sans cesse tandis revenant, meurt sant ainsi avant chaque un dernier dire jour? adieu

que Ou était-elle à son bûcher

immortel

sur le même

de s'élever

au séjour

qui devait des dieux

la consumer, le lanen préet d'incomme femme,

ces simples Supposons gage des temps anciens, sence d'une mythologie le même

scènes et nous pleine être

dans exprimées nous trouverons de contradictions étant représenté ou comme

conséquences, mortel ou immortel,

comme

homme

76

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

selon

de l'homme que l'œil changeait ses propres et prêtait couleurs au jeu nature. L'histoire des Védas, d'Urvasî et de Pourouravas,

de

point

mystérieux un des

de vue, de la

mythes pitcet

toresque amour entre tité vasi

d'une manière exprime singulièrement cette et du Soleil, relation de l'Aurore l'immortelle et du et le mortel, crépuscule. ne sont pour propres, Ces ainsi deux que

l'idenUr-

de l'aurore

noms,

et Pourouravas, dernes que des noms signification facée. Il y a dans de la même moderne était

les Hindous dans

et même

plus moles Védas,

leur

primitive le Bigvêda où tous deux

est presque entièrement efun dialogue entre Urvasî apparaissent la comédie personnifiés

et Pourouravas,

manière du poète

que indien

dans

Kaliddsa.

beaucoup plus Urvasî cependant aurore. On ne

primitivement

d7urva au moyen que ce mot soit dérivé du suffixe sa, comme le propose le docteur Kuhn, parce urvd, et parce que les déq u'il n'y a pas de mot comme riva.tifs en sa comme etc., ont l'acromasa, yuvasa, cent plus rjp, parer ployé ttru-ak, l'Aurore sur la dernière admissible. et d'une iiru-asî, comme L'explication syllabe. Ils font dériver Urvasî as, un des Indiens de uru, est

L'étymologie peut admettre

une appellation et signifiait est difficile à retrouver. d'Urvasî

racine avec

qui et un

épithète va loin. Un de ceux

On peut pénétrer. autre mot fréquemment féminin de l'aurore, urâkî, des traits les plus

^rand" donc comemde de

autres'habitants stant courent la vaste pour

les qui la distinguent en un indu ciel, c'est qu'elle occupe étendue du ciel, et que ses chevaux parde la pensée l'hoainsi dire avec la rapidité

frappants de tous

MYTHOLOGIE

COMPARÉE

il

rizon

nous trouvons pourquoi et rip noms commençant par uru en sanscrit invariablement d'anciens noms sont presque tout giques réclame, de l'Aurore il est vrai, ou du Crépuscule. cette

entier.

C'est

que les en grec

mytholoLa Terre aussi

mais dans des comépithète, de celles qui s'appliquent à la bril différentes binaisons sont Les noms de l'Aurore lante déesse. grecs Euryphaessa, la mère d'Hélïos, Eurykyde femme et ou Eurypyle. de Glaukos, fille

d'Endymion, no-me, mère (Nous phée. nom il faut nom à!Ushas

Eurydice, démontrerons plus loin que, sons Dans les voir un ancien dieu). ou Eos, n'est à sa splendeur la lumière guère mentionné se répand n'est pas plutôt

Eurymède, des Charïtes,

Euryfemme d'Orce dernier le Védas, sans quelau loin (1),

que allusion tandis que comme dant au loin. outre

qui du Soleil

s'étendant

beaucoup,

mais

représentée comme dar-

Mais qui nous la ment connu

l'étymologie. amènent à supposer déesse de l'Aurore. le nom des

il y a d'autres qu'Urvasî Vasishtïia, principaux était

indications primitive-

comme

quoique plus des Védas, poètes tel est aussi expressions soleil forent le et du fils de des

de tasu, est le superlatif un des noms du soleil.

brillant, C'est ainsi

et comme que

ne s'appliquant à proprement transférées à l'ancien poëte. Mitra et de Varouna, c'est-à-dire

parler qu'au Il est appelé de la nuit

jour,

Le nom qui se rapproche le plus d'Urvasi en grec semble être Europe, comme asva parce que \'s palatal est qnelquefnis représenté par un -grec, seule difficulté est rio long en grec. Sans cela Europe, La enlevée par le taureau blanc {l'Aurore est souvent représentée comme étant sur le dos du dans une caverne éloignée (l'assombrissement du soir), et Soleil', transportée mère $ Apollon, le dieu de la lumière du jour, et de llinos (Mana, un Zeus bien arec la déesse de l'Aurore. mortel), concorderait

78

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

à Vasishexpression qui n'a de sens que relativement est fréquemment ce dernier tha, le soleil. Or, comme l'enfant il est dit que Vasishtha, le de l'Aurore, appelé doit sa naissance à Urvasî poëte, xxxt. 1 i). (Rigvéda,VÏÏ, Les particularités rappellent naissance Nous beaucoup d'Aphrodite, aussi voyons qui accompagnent celles qui contée dans par quelques sa naissance se retrouvent nous à la

Hésiode.

du Rigpassages nom d7Urvasi, véda, oû se présentele qu'on lui assignait les mêmes attributs et les mêmes actions qui appartiennent d'ordinaire à Ushas, dit d' l'Aurore. qu'elle est dite 10). pluriel prolonge d'Urvasî Dans dans un la vie (Rigvéda, endroit, le sens de de Il est souvent l'homme, IV, n, est Urvasi

Ushas, chose

et la même V. xu, même 19

X, xcv, au

employé

plusieursaurores ce qui prouve pas encore tout

ou jours prolongeant la vie de l'homme, du mot n'était que le pouvoir appellatif à fait oublié. Elle est encore aniaappelée du soleil, brikadqui preuve ne

l'air, épithète rikshapra, remplissant divâ, douée d'une épithètes splendeur puissante, conviennent la meilleure Cependant qu'à l'aurore.

un des noms de l'aurore est la légende qu' Urvasî était de son amour pour Pourouravas, histoire qui n'est vraie Il n'est et de l'Aurore. besoin de que du Soleil guère est un nom de héros solaire prouver que Pourouravas Pourouravas de beaucoup lement des primitivement laméme signifiait de lumière. Quoique sons, rava se dise ru, qui

générasignifiait (1),

la racine cependant aussi appliquée crier,,est

à la couleur

feu crie de lumière. Les deux Charites (I) Ainsi il est dit, Rigv. VI. 3,6,1e c'est-à-dire sonnant clair et brilsont appelées 10.1;-= et •fan-ni, spartiates tant clair. Il est dit du soleil levant dans les Védas L'enfant crie.

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

79

dans rouge ancien

le sens

d'une

couleur

haute

ou

criarde

comme lith. rauda,

le

(cf. rudhira, haut-allem. Vasishiha, et il est ailleurs

èpvQpéç, ruber, rufus, rût). En outre, Pourouravas mot qui est encore le Aida, appelé est donné à Agni, à l'histoire d'Urvasî. la plus ancienne, fils d'Ida,

se nomme un des noms

lui-même du nom rux, Mais Cette dans soleil, qui 3).

le même III,

le feu (Rigvéda,

revenons histoire

sous sa forme

se trouve

le brâhmana Une

du Yadjourvéda. fée nommé Urvasî devint le fils d'Ida,

amoureuse

de Prou-

rouravas, dit tre ma ments avec

Embrassevolonté,

et quand elle le rencontra, elle lui moi trois fois par jour, mais jamais conet que je ne te voie jamais sans tes vêtemanière elle vécut

royaux. lui. Alors

«CetteUrvasî faisons-la tels avec deux

longtemps ses anciens dirent amis, les Gandharvas, les mordemeure depuis longtemps parmi revenir. » Or, il y avait une brebis, à la couche d'Urvasî et de en volèrent un. Urvasî

» De cette

Pourouravas, dit

attachés agneaux, et les Gandharvas

« Ils prennent mon chéri, comme a ni héros ni homme. un pays où iln'y second, et elle fit encore regarda être sans trop Pourouravas

si je vivais dans » Ils volèrent le Alors

à son mari. des reproches la terre et dit « Comment héros long ni homme?

suis peut-elle tout nu, trouvant Alors vit son jour. les mari

où je » Et il s'élanca vêtements.

de mettre

ses

Gandharvas sans

un éclair, et Urvasî envoyèrent du vêtement comme avec la lumière dit-elle, et elle de

« Je reviens, elle disparut. Alors il pleura partit. son amourperdu, Kouroukshetra. Il y a là un lac appelé

Alors

et il alla près Anyatahplaksha,

80

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

et tandis de fleurs de lotus que le roi se promeplein les fées jouaient dans l'eau sous nait sur ses bords, la le roi et dit « Voici d'oiseaux. Urvasî forme aperçut l'homme ses amies y consentit, la reconnut parlons avec lui qui dirent elles j'ai si longtemps. » Alors a Apparaissons lui. devant Elle devant lui. Alors le roi apparurent demeuré ma femme reste, cruelle

et

et dit

« Hélas

un peu. Nos secrets, si nous ne les disons maintene nous apporteront dant, pas de bonheur plus tard. « Que ferais-je Elle lui répondit de ies paroles? Je suis la première des aurores. comme rePourouravas, partie tourne chez toi. Je suis difficile à saisir comme lèvent.» « Alors, que ton ancien Il répondit ami avec désespoir se relever; tombe maintenant pour ne jamais qu'il s'en sur le seuil de aille bien loin, bien loin qu'il se couche la mort, et que les loups avides le dévorent!» Elle lui ne meurs ne tombe pas! «Pourouravas, pas! répondit: ne te dévorent Il n'y a pas que les loups méchants pas d'amitié leurscoeurs sont des cœurs de avec les femmes; loups. Quand je vivais parmi je demeurai les mortels avec toi sous bien un jour j'en une forme des un nuits

différente, pendant morceau

quand

automnes, quatre je mangeai et même de beurre, maintenant

petit ai encore

» Ainsi son coeur s'adoucit du plaisir. et elle dit enfin, « Viens à moi la dernière nuit de l'année tu seras avec pendant la dernière il fut seul, rent ront pour Urvasî. un moi. moi une nuit nuit, et un aux fils te naîtra. » Il alla la

de l'année

on lui dit Alors souhait Elle

de monter,

et quand dorés, sièges et alors ils lui envoyèt'accorde« Choisis je sois un

elle dit demain répondit

» Les Gandharvas choisis « Dis-leur »! Il dit Que

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

81

de

vous».

Le lui

lendemain accordèrent

Gandharvas

de bonne les heure, matin, un don mais quand il dit « Le feu saun accomplir est pas encore aux mystères il devint

« Que je sois un de vous »ils répondirent l'homme cré, au moyen duquel pourrait sacrifice et devenir l'un de nous, ne lui connu. » Alors ils initièrent Pourouravas d'un l'un certain des sacrifice, Gandharvas. et quand »

il l'eut accompli, dans les

Voilà avec

du l'importance rite dont il y est question c'est en allumant du feu par le frottement obtient l'immortalité. Les que Pourouravas vers cités dans l'histoire sont tirés du dernier livre du oü nous trouvons, au milieu de beaucoup Rigvéda, Ixn dialogue restes étranges entre de poésie populaire, consistant en dix-sept deux amants, L'auteur vers. mais quinze « Je suis partie vers qu'il cite, Urvasi dit des aurores. y Ce trait comme la première Brâhmana que l'esprit et nous sait du poète une n'en a connu dans l'un de les du des

la simple histoire l'intention évidente

contée de

Brâhmanas,

montrer

pour toujours dans montre

rappelle sur le cadavre nomment

lueur de l'ancien étrange mythe, les larmes verde Memnon que la mère de son fils, larmes la rosée encore plus que les poètes Dans le du matin.

récents

Urvasi se désigne encore vers, plus clairequatrième à l'Aurore. Elle dit à Pourourament comme identique les pouvas qu'il a été créé par les dieux pour arrêter à tâche invariablement attribuée voirs de l'obscurité, Indra et aux autres d'Urvasi déesse que héros solaires. Enfin les noms des à l'Aurore. se rapportent n'est aussi fréquemment appelée Elle va dans chaque

compagnes Aucune de l'homme

l'amie maison
6

l'Aurore.

SI!
(RigvédaJ, cxxm,

COMPARÉE. MYTHOLOGIE

4); elle pense à lademeure de l'homme ni le petit ni le grand 1); elle ne méprise (I. cxxm, elle est la richesse (I, xLvra,!) (I, cxxiv, 6); elle amène et divine la même, immortelle 4 I. (I, cxxiv; toujours elle est la cxxm, 8) elle ne vieillit pas (I, cxm, l'homme elle fait vieillir mais déesse jeune, toujours Urvasi Aussi Pourouravas appelle-t-il (I, lxlii, Il). l'immortelle s'adresse-t-il plit l'air Il faut parmi les mortels, à sa bien-aimée de lumière. certainement admettre et, dans en lui son dernier qu'elle vers, remdisant

même à l'époque que, la signification autant les poètes des Védas, ignoraient celle de et de Pourouravas d7Urvasi qu'Homère primitive là des héPour eux, c'étaient d'ros. Tithonos et même et à demi des demi des hommes êtres indéfinis.à ros,des le véritable dieux. comparée, Mais, grâce à la philologie sens de ces fictions se dévoile à nos regards, nlus loin de l'époque soyons placés beaucoup du Soleil nu encore rent imaginées. L'antiquité parlait elle la figure se cachant Aurore et de la chaste quand dans le le Soleil a voyagé son que Après voyait époux. il arrive de sa bien-aimée. à la recherche monde quand elle sa vie solitaire, au seuil de la mort et va terminer et elle l'emdans le crépuscule, de nouveau lui apparaît Le crépusculepades immortels. dorés aux siéges porte Eos dans Homère comme à l'Aurore, rait ici identifié commence Ce mythe que le faible ture qui et finit ancienne poésie et que c'est écho du langage ancien, L'idée le poète primitif. toujours inspira que la
5tt îr, f.jts? Èite/.ixsttto; tût*' r,ù;.

quoique nous où elles fu-

le jour bien montre

n'est la nad'un

(1; od.

V, 390. »Va'

MYTHOLOGIE COMPARÉE.
joiinc héros, soit qu'on l'appelle Bilder. Sigfrid, Achille, ou Iiêphalos, cette histoire fut dans expirant si fréquemment

83

jMéléagre

jeunesse, et individualisée,

la plénitude de sa contée, localisée

a l'origine suggérée par le soleil à la fin du jour dans toute la vigueur mourant de la jeude la nuit, ou percé à la nesse, frappé par les puissances fin dela saison solaire de l'hiver. Le despar l'aiguillon tin fatal en vertu duquel de leur trahis, ces héros solaires amour, aussi ils lui devaient devenir

abandonner l'objet ou en être iniidèles nature. Leur sort

premier était

était de leurs

inévitable

à la emprunté mourir devaient

soit de la amis, donne

main

soit par l'Aurore,

ou de leurs meilleurs parents une trahison involontaire. Le Soleil abanmeurt à la fin destinée, du jour, pour et la nature obéir entière aux le

lois d'une pleure puis

inexorable ou bien

le Soleil

l'abandonne, de l'Hiver. guillon

du printemps épouse et est enfn tué se refroidit, C'est là une ancienne histoire,

la Terre, par l'aimais

elle est toujours et dans les nouvelle dans la mythologie scandidu monde Ainsi dans l'Edda légendes antique. le prototype nave. Balder, est aimé du monde entier. nature entière, tout ce qui divin de Sigurd et de Sigfrid, et les hommes, la Les dieux croit et vit a juré à la mère

de ne pas blesser héros. Le gui seul, qui ne le brillant a été oublié, croît pas sur la terre, mais sur les arbres, et de gui Balder est tué au solstice d'hiv er par une branche que Hoder lui jette par mégarde. Ainsi Isfendiar, dans le poème être blessé le de la Perse, épique cepar aucun glaive épine lancée en guise de Roustem, à son tour,

Schnlxnameh, ne peut il doit être tué par une pendant flèche dans son œil par Roustem.

84

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

ne peut être tué que par son frère Héraclès, par l'amour Sigfrid, par la sollicitude égaré de sa. femme inquiète ou par la jalousie de Brunhild de Krimhild qu'il a abandonnée. Achille, ces contes nature noir, lant, Il n'est et c'est sont vulnérable qu'à un seul endroit, comme Tous La l'un brillà que Hagen des fragments était divisée à l'hüer de vie, le (l'épine) de mythes en deux et à la mort l'été.

frappe. solaires.

entière froid, chaud,

rovaumes l'autre

semblable plein

comme

ros solaire

de l'Edda,

le descendant

le héSigurd, tue le serd'Odin,

le trésor et conquiert sur lequel Andvari, pent Fafnir, sa malédiction. le nain, a prononcé C'est le trésor des le trésor de la terre 1&un,-ar, que les sombres pouvoirs de la nuit et de l'obscurité ont emporté. Sigur représente ici le soleil ayant sors. été du printemps, le reprend.et,comme Demeter recouvré sa fille, la terre s'enrichit de tous les tréYEd rfa,Sigurd à un sommeil délivre Brunhild, qui avait

Puis, selon condamnée

après magique, qu'Odin l'eut blessée avec une épine, mais maintenant, qui le sommeil comme le printemps de l'hiver, renaît après vie par l'amour à une nouvelle de Sigurd. le Sigurd, est entraîné du trésor (Vasupalt), seigneur par sa destinée. Il engage sa foi à Brunhild, et lui donne la bague fatale qu'il a prise dans le trésor. Mais il faut qu'il abanet quand il arrive donne au château de GunBrunhild, nar, Grimhild, la femme de Gunnar, sa fille. lui fait sa oublier course il et il épouse à décliner.

Brunhild, commence doit

Gudrun,

Déjà

conquérir pour que Gunnar prend pour femme.Gunnar obscurité, et¿toute la fable signifie ainsi

Il est lié à Gunnar, lui son ancienne épouse,

et même Brunhild,

semblejsignifier que le printemps

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

qui s'éveille

et fleurit

est enlevé

par

Gunnar,comme Gudrun,

Prola

comme serpine par Pluton, SitâparRâvana. est quelquefois fille de Grimhild, aussi nom signifiât sa mère, soit que ce dernier

ou bien qu'il désignât en sanscrit), de l'année elle est sœur du somdans la dernière partie mariée bre Gunnar, maintenant au brillant et, quoique Sigurd, breuses. hild, elle appartient qui maintenant elle-même a forcé la Sigurd mort de aux Gunnar, régions à lui céder parent, ancien ténéBrunparce

comme appelée été (cf. gharma la terre et la nature

trame

son

a découvert en Sigurd son amant, que Brunhild cherche à dissuader et veut se venger. son frère Hogni mais le troisième Gunnar du meurtre frère., Hoder, poiendormi le solstice d'hiver. • gnarde Sigurd pendant et quand Brunhild r a toujours son héros est mort, aimé, elle est brûlée étant sur le même bûcher les deux amants. placée entre la mort de son mari. puis elle l'oublie, Atli réclame alors le frère de Brunhild. nar une épée que Sigurd, Gudrun pleure aussi et épouse trésor de Atli, Gun-

du droit de sa femme, et quand et de Hogni, ils reil les invite à venir dans sa maison, et les fait fusent, Gunnar refuse de révéler l'endroit ou le tréprisonniers. sor est enterré, jusqu'à son frère. il dit cœur nant On lui apporte « Ce n'est pas le cœur ce qu'il voie le un cœur, mais de mon coeur d'Hogni, et qui tremble, frère. Le vrai

« Mainteest apporté, et Gunnar s'écrie d'Hogni et le Rhin l'aura avant je sais seul où est le trésor, ïl Mais est alors il charme lié et jeté par Atli, les serpents euxjusqu'à ce

que je te l'abandonne. des serpents. parmi mêmes, qu'enfin

avec ses dents, en jouant de la harpe sur lui et le tue. une vipère grimpe

86

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

des Niebelungen, écrite en Allemagne à la fin du douzième ce mythe siècle. est bien changé. Tous les des héros sont chrétiens et ont du été identifiés du localisé avec cinen

Dans

l'histoire

personnages et du quième

historiques sixième siècle.

quatrième, Gunther est

où nous savons 435 un Gundicarius Bourgogne, qu'en ou Gundaharius fut roi c'est le même selon Casqui, fut vaincu d'abord et ensuite siodore, par Aétius, par les Huns d'Attila. A cause de cela, Atli, frère de Brunhild tifié et second à Attila, mari de Gudrun Huns Blodelin, (ou le roi des devisent Krimhild) et même est le idenfrère

Bleda, d'Attila, les Bourguignons sonnages de l'histoire précédent

le premier qui attaqua et fut tué par Dankwart. D'autres persont entraînés dans le tourbillon historiques populaire, dans l'Edda. personnages Ainsi nous aucun qui n'ont trouvons dans les

Dietrich de Bern, le même Niebelungen que Théodoric le Grand à la bataille Odoacre (454-525), qui vainquit de Ravenne à et vécut (la fameuse Rabenwhlacht), en allemand Bern. On a- reconnu Vérone, également le landgrave que Irenfried, le poème, était Hermanfried, Amalaberge, extraordinaire Brunhild, régnait nièce toutefois identifié de 561 avec est de Thuringe qui figure dans roi de Thuringe, à marié La coïncidence celle de Sigurd, roi d'Austrasie, à enfin la plus l'amant de qui Brudans la entre

de Théodoric.

à 575, et fut nehaut, qui défit les Huns, les circonstances les plus tragiques, maîtresse de son frère le mythe et l'histoire font ques évhéméristes Chilpéric. est si grande, dériver

Sigebert, qui fut marié

la fameuse assassiné,

par Frédégonde, Cette coïncidence

toute

critique quelques la légende des Nie-

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

S7

de l'histoire austrasienne. et font du meurtre belungen de Sigeltert la base du meurtre de Sigpar Frédégonde Mais il est plus facile de frid, ou Sigurd. par Branhild. à ces évhcméristes anciens répondre germains qu'aux évhéméristes nandès. avant la fille dont la mort du nous trouvons, en effet, que grecs l'histoire fut écrite au moins vingt de l'Auslrasien connaissait Sigebert. Jorans

Swanhild. née, mythique Sigurd, de son père, et tuée ensuite Y Edda, après le meurtre par a rendu histoJormunrekr, personnage que le poème rique sous siècle. le nom de Hermanicns, aux roi goth du quatrième

déjà suivant

maintenant Appliquons formation graduelle que des mythes germaniques. historiques ment nous ment

la loi de mythes grecs reconnue nous avons par l'étude Il y a évidemment des faits seuleclaire-

dans le mythe d'Héraclès; engagés aussi ne pouvons pas les déterminer

le mythe des Niebelungen, parce que que dans nous n'avons pas de documents contempohistoriques comme rains. Héraclès étant à appartenant représenté il peut y avoir eu un Héraclès; la famille royale d'Argos. il se peut aussi que nommé Amphitryon,et temporaire, fois, soumise naissance cet Héraclès ait été le fils d'un roi après un exil que ses descendants, de la Grèce autreaient reconquis la partie Mais les traditions à sa Héraclès. relatives

la plupart de ses aventures héaussi peu basées sur des étaient roïques faits historiques de Sigfrid. Dans Héque les légendes nous voyons rèélès tuant la Chimère et d'autres monstres. miraculeuse, et a sa mort, se réfléchir pent, l'image ou de Zeus, de l'Apollon le dieu du ciel Delphien brillant, tuant avec le serqui Her-

88

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

les noms d'Idaeos, et de Panged'Olympios partage de Sigurd et de Gunnar De même netor. que le mythe sur les rois de Bourgogne, ses derniers rayons projette cule sur Attila solaire eut et sur Théodoric sa réalité dans ainsi le mythe de l'Héraclès semi-historiquelque prince Héraclès avoir ou de Mycènes. été le peut que d'Argos et ceci expliquerdes Héraclides, nom du dieu national rait la haine à que lui porte Héré, dont le culte florissait dorienne. Ce qui était dit aul'émigration à Héraclès, dieu fut transporté le chef des d'un ou fils d'Héraclès, adorateurs et, en même Héraclides, Argos trefois avant faits locaux ei historiques, liés avec temps, quelques avoir été mêlés au et leurs chefs, peuvent les Héraclides serf d'Eurysthée du héros divin. L'idée d'Héraclès mythe solaire. C'est l'idée du soleil enchaîné à son est d'origine sa tâche pour les hommes, et accomplissant ses Ainsi Sigfrid en force et en courage travaille inférieurs lui-même est pour une année Gunther Apollon pour C'étaient là des expressions l'esclave de Laomédon. nétravail de verbes et famipar l'absence plus abstraits, modernes. lières même aux poètes de la poésie La formation et de la plus récente épique d'un caractère tragique peut être empreinte poésie spécessitées cialement indienne ou grecque, elle peut prendre les différentes germanique; couleurs et les différentes chaleurs des cieux et des climats elle national; peut même absorber Mais, coule c'est laquelle d'éléments beaucoup si nous l'analysons, nous dans l'ancien toute la poésie la poésie fortuits verrons et elle peut être

historiques. le sang qui même sphère sang dans

antique

que est le

langage

mythique.

L'atmodes

se développa

primitive

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

89

Ariens

était

pouvaient L'histoire

mythologique, pas résister.aux des amours

et ceux influences

qui la respiraient

ne

qui l'imprégnaient. de Pourouravas et d'Urvasi,par

été contée hindous. a,souvent par les poètes exemple, dans leurs poèmes dans leurs Nous la trouvons épiques, la grande et dans la Brihat-Kathà, Pourânas histoire, collection fert des légendes populaires de changements, beaucoup de l'Inde. et, Elle a soufentre deveen particulier elle est Kalidâsa,

les mains

du poète dramatique d'une foule de combinaisons nue le prétexte et de pures fantaisies. nous reposent admirer vie Cependant, reconnaissons

transformations, tain nous sur lequel

malgré encore le fond

ingénieuses toutes ces loin-

pouvons une a donné aux noms

ces compositions et modernes, l'habileté avec laquelle le poète nouvelle et des sentiments humains langage depuis longtemps au cœur oubliémême de

flétris

d'un

M. Carlyle la mythologie puisse n'avoir

a pénétré lorsqu'il

profondément « Ainsi, dit elle

racine, qu'une un labyrinthe nier, et devient dessus de tout. » Les racines Pourouravas proverbiales vasi aime «Urvasi partie;» « le soleil vase sont et d'Urvasi que-les Pourouravas, voit Pourouravas retrouve étaient

la tradition quoique croit comme un banaqui s'étend les' histoires aude

d'arbres de toutes

ces courtes aiment « le soleil

anciens

dialectes

expressions tant « Urse lève » est

» signifiant nu, Les noms indienne dans

signifiant Pourouravas,

« l'Aurore

«Urvasi se couche. de formation

» signifiant de Pourouravas et d'Uraussi ne pouvons-nous les autres dialectes le langage noms de

pas les retrouver identiques ariens. Mais les mêmes idées mythologique de la Grèce.

dans percent Un des nombreux

90

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

l'Aurore

en Grèce

était

Eurydice.

Lenom

de son

mari

est

inexplicable mots grecs sanscrit nom comme L'histoire mordue meurt, la suit, ne des

par la langue mais Orphée Ribhu ou Arbhu trois Ribhus, d'Indra

de classique, comme beaucoup est le même mot que le mot ce mot, plus connu comme le était dans les Védas employé et comme un nom du Soleil.

une épithète

« Eurydice était donc .celle-ci est primitive par la Nuit); elle par un serpent (c'est-à-dire et descend inférieures. dans les régions Orphée et obtient de ramener en arrière. inférieur sa femme, à condition de et Il en prend l'engagement est dErrière lui penEurydice ou. par l'apoussé par le doute a Ainsi le premier rayon et l'aurore Il peut y disparait. vieux du nom d'Orphée, caries solaires ce poète d'Orphée ni réel, l'Inde aussi, ait et inle

pas regarder quitte le monde dant

mais, qu'il s'élève; il regarde autour mour, du soleil regarde l'aurore, avoir poètes existé eu un ancien aimaient ou non, poète les noms

de lui.

ne d'Eurydice ventée sans cause

mais.que il est certain que l'histoire fut ni tirée d'un événement déterminante. Dans

des Ribhus a pris une couleur locale et historique mythe similitude Une tribu du nom de noms. par une simple dans la de Bribu VI, xlvi. (Rigvéda, 29) fut admise et Ils étaient communauté charpentiers brahmanique. avaient brahmanes. les dieux Ribhus évidemment Comme leur rendu des services matériels aux ils n'avaient pas de dieux védiques, à ces et l'on attribua à l'origine mortels. avaient Ces été

beaucoup seulement attribuées historiques logique,

donnés, de choses qui aux Bribus

furent

réalités

à une analyse ne se prêteront mythojamais véritablement tandis mytholoque les réalités

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

9i

giques répondent y a unegrammaire

de suite

si nous

savons

au moyen de laquelle lecte peut être traduit dans le langage commun des Ariens. Prenons un exemple encore montrer comment pour ont été créés, et comment les mythes transformés dans le langage. lement tant d'expressions' rore ont suggéré

les interroger.il cet ancien dia-

ils se sont graduelLe soleil et l'aud'amour, ariennes, que nous avant

nous pouvons leur séparation, le dieu

demander

si les nations

connaissaient

de l'Amour.

de l'histoire éloignée que les Ariens lui donnaient L'étymologie cine sanscrite Si le nom avancée ordinaire vri ou xar,

le plus ancien des dieux, Éros était-il à cette adoré époque et que signifiait le nom primitive, 'i fait dériver Éros d'une ra-

de l'amour en civilisation,

choisir, préférer. qui signifie s'était formé dans une société plus une telle étymologie de peser, de serait ex-

mais assurément l'idée comparer plicable ne peut avec prudence, et de choisir pas avoir frappé comme le trait principal de l'aun coeur fort et sincère autant les senmour. Imaginons, que nous le pouvons, d'une jeune race d'hommes. et vigoureux de leur coeur, que ne lient point libres de suivre l'appel d'une société et guiles règles et les préjugés raffinée, timents sains dés seulement ont par dans et les grâces que la nature ces tout cœur humain. Imaginons un sentiment enflammés par juspar une impulsion qu'ils ne savaient les un nom, pour aurore pénélois

gravées cœurs soudainement

inconnu, qu'alors lui donner S'ils voulaient même pas nommer. où pouvaient-ils le chercher? L'amourn'était-ilpas eux comme brillant un réveil ? N'était-il céleste d'une splendeur

une pas comme sur leurs âmes,

92

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

ttant leur autour

leurs

cœurs

d'une

ardente

chaleur,

être comme d'eux

unefraîchebrise, lumière nom qu'ils

tout purifiant et illuminant le monde S'il en était ainsi, il n'y qui tramatin,

d'une qu'un

nouvelle? pussent la s'est

il n'y avait avait qu'une hit l'aurore le lever quand du nous

comparaison de l'amour soleil. disons

pour c'était

lui donner; l'éclat exprimer rougeur du

« Le soleil «J'aime.»

levé, « Le soleil » confirmée de l'Aurore

» disaient-ils, s'est couché,» l'anapar en sanscrit mots aussi sont une des au-

« J'ai aimé. nous disons quand est pleinement Cette conjecture ancien. Le nom lyse du langage est Ushas, mots rore sya,

ces deux au grec'Em;: identique féminins. Mais les Védas connaissent plutôt un soleil naissant

masculine,ou

*Eoy;;). Cela posé, on est coup d'oeil que Ushas pourrait de'Ew;. S est souvent changé nérale en sanscrit que s suivi vient

avsha(agni tenté de croire au premier avoir pris en grec la forme en r c'est une règle d'une lettre moyenne laconicnnes deux deen cp

r. En grec nous avons les formes dans le latin ancien. un r entre au lieu des;; les équivaut souvent à un s (asa-ara).Le

voyelmot Usluzslui-

même a pris en latinla forme d'Aurora, qui est dérivé d'un intermédiaire auros, aurons, comme Flora, de/?os, florin. Mais quelque plausibles. que puïssentparaitre de telles analogies, elles ont contre elles une grande difficulté. On n'a jamais encore trouvé un sh sanscrit, entre deux voyelles, qui soit représenté par un r grec. En conséquence Éros ne peut pas être UsJias. Et cependant Éros est bien le soleil levant. Le soleil, dans les Védas, est souvent appelé le coureur, le cour-

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

93

le cheval. sier rapide, ou simplement Dans la mytholode la Grèce, et aussi dans plusieurs gie plus humanisée il est représenté endroits des Védas, debout sur son char, par deux, sept ou dix et en grec nous avons aussi le quadrige du chevaux soleil. Ces chevaux sont appelés ils sont touHaritas Ils sont qualifiés des épithètes de bhajours féminins. qui, heureux ou joyeux multicolodrâs, làtrâs, (I, cxv, 3) res (I, cxv, 3) gritasnâs, dans la rosée baignés (IV, vi, au beau pas avec des dos scandas, 9) vîtaprislikhâs, charmants cepen(V, XLV, 10). Dans d'autres passages, dant, ils prennent une forme plus humaine, et de même Asvâ, la appelée simplement de la Soeur, ces sous le nom les Sept Soeurs (VU, ixvi, 5). elles Il paraissentcomme besoin est à peine des dans les Védas, est tiré

que l'Aurore, quelquefois est bien connue jument, Haritas Dans «les de un aussi sont appelées

(IX,lxxxvi,37), passage Haritas avec de belles ailes. après cela que nous avons

dire

ici le prototype

Charites

grecques. Il serait intéressant grecques

de suivre et des

la voie Haritas

des Charites la mythologie en compagnie près ariens, vons les lois nous son du

que cette identité ouvre sanscrites revenir à Eros,

comparée de qui elles qui règlent transcrivons suffixe, participe au sanscrit Comme

mais

il faut

si souvent. Si, d'aparaissent des mots les métamorphoses

que minaison conséquent, génitif

nous trou%&j§ en sanscrit, w?, «te;, est le même que la teret correspond, du parfait, par vant, nominatif vâ (pour vân), et d'e bref en sanscrit, sanscrit, "Ep»;, épures. la forme de Arvân,

vatas.

qu'un p grec s'il existait en sanscrit,

il n'y a pas à un r correspond aurait

donc

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

arvatas. seulement bien

Or. arvan. un cheval

dans mais

le sanscrit dans

moderne, les Védas,

signifie il a gardé

et il est employé dans radical, plus de son pouvoir le sens de prompt, véhément. Il est fréquemcourant, ment appliqué au soleil, de telle façon que. dans quelil est employé le nom du soleil. pour ques passages, dans cavalier. langage arvun, soleil, d'autres, comme substantif, irrésistible aucun Par l'influence ancien, et sans cheval signifiant de la synonymie effort poétique, à exprimer ou du

le mot* le rapide

seulement destiné quoique faisait vibrer d'autres idées le soleil en un cheval quelques cavalier

duellement

qui changeaient graou en un cavalier.Arvan 1, xci. (Rigvéda, 5). Le cavalier et il y a un à un cheval. La

clieval dans signifie 20), et dans d'autres désigné en ces

passages

endroits

(I.cxxxn, est le soleil levant,

entier adressé au soleil comme hymne et de la pensée formation du langage est si prompte, que le mythe dans les Védas ainsi revient, dire, sur pour et un des poètes (I, clxih,21) loue les brillants lui-même;

» Vasus, parce que « du soleil ils ont fait un chev al Ainsi arvan devient sans aucun par lui-même, adjectif nom du soleil, comme ou nïexplieatiott,le sûrya. âditya, tout véda autre de ces anciens noms. dit (I, CLxm, 3), le poète tu es Aditya et ailleurs (le soleil) (cheval), est invoqué sous le même 6), Agni, ouïe soleil, Avant que nous puissions montrer comment ments de ce nom du soleil dans l'Inde du dieu que appelés entrent de du nom faire Dans un passage au soleil Toi, du Rigô Arvan ('I, nom. les dans éléla en xn,

composition primitive il faut encore Grèce, c'est-à-dire les rayons

l'Amour chevaux, non-seule-

observer sont

les

du soleil,

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

&5

ment

hantas^

mais

rohitas à ton

et arushîs char,

«Attelle les harits. Ces noms

les arushîs les rohits, ont pu

(Rigvéda.I. brillant Agni de

xiv, attelle »

et avec

eux amène-nous simples mais ils

les dieux! adjectifs, .devinrent

blanc, signifiant bientôt les noms dieux, selon leurs

à l'origine brillant et brun; être de certains différentes qu'are pour

animaux couleurs était

aux appartenant et leur caractère

particulier. val, arushî ches

De même est employé

pour cheemployé ou vavache. Ces aruslih, à plus particulièrement « L'aurore » les anparait, vaches voyons en sept vaches (Rigsans ou

brillantes, appartiennent et au lieu de dire l'aurore, ciens

« les disaient des Védas souvent poètes » (Rigvéda, brillantes reviennent I, xci, 1). Nous aussi que les harits étaient quelquefois changés les les arushîs, sœurs qui étaient primitivement brillantes, subirent également X, vm, qui 3). savent cette métamorphose véda, X, v, 5 Les savants doute aruân, que aruslei

du sanscrit s'occupent le féminin est, en réalité,

de cavâ

y ait aussi une autre forme du féminin, quoiqu'il De même que vidvân, forme son féminin arvati. savant, ainsi arvân fait arushî, forme qui explique en vidushî la formation du féminin du participe passé pleinement en grec. En effet, vidvân arushî vidushî eûfo; sïS-jùz. pour sur Le de arvâ'en est important nouvelle lumière notre

changement sujet,

une l'orijette parce qu'il le soleil ce mot est d'arvat, gine d'un autre mot dérivé et un des noms les plus fréquent mot masculin arusJia, dans les Védas. du soleil Antsha, .A'rushasr,Ta, génitif suit la déclinaison faible, epes et est formé comme comme 0;,), au lieu de (?uar<a/>, le latin Saczzcpc:, vasum, i, au

96

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

lieu

le ytàkûlkaranteshu de karatsu, comme le grec moderne n vêxzx, tel qu'il est employé r,r%. Ce mot $ arusha, vasis nous car ramène aussi près ArusM est employé « On voit lxxv, 6) ramener la brillante

de uas,

comme

au lieu au lieu dans de les

Védas, Eros,

du grec que possible dans le sens de brillant les brillants Les chevaux che-

(Rigvéda,VII, tachetés nous vaux d'Indra,

Aurore.

aussi rapides de Brihaspati, d'Agni, que le vent et aussi brillants ces chevaux, que des soleils, le pis de la vache noire, la nuit, sont appequi lèchent lés arusha point la fumée du jour, les le ciel, la foudre du soleil qui s'élève membres du soleil avec brûlant au il

gravit vu le jour et la nuit, Mais ce même mot ainsi

est Indra, que lance aruslza. tout cela est aussi appelé dUArusIm dans les Védas, parait

lesquels le feu qui

le nom comme que dans la mythologie grecque, d'un enfant. dans les Védas comme Arusha est représenté et le jeune le soleil qui chasse la sombre soleil, nuit, ses premiers le monde. Quoirayons pour éveiller de ses noms il y ait une allusion que dans quelques-uns à son caractère bientôt une forme pureil prend animal, envoie ment humaine. Il est appelé Nrikakshâs (III, xv, 3), »et même ses ailes,comme « ayant les yeux d'un homme, Grimm volontiers, ont, dans les Védas, (1) l'apprendra fois appelé de pousser, commencé y est une puisqu'il « le brillant soleil avec de belles Arushâh. suparnâs, ailes. » qu'Eros est le fils deZeus, Arusha est appelé des dieux, des De même l'enfant

Cet enfant est le premier de Dyaus. du jour, au commencement car il visent « au point
(1) Voyez Fessai de Jacob Grimm sur le Dieu de l'Amour.

tiYTHOLQGIE

COMPARÉE.

97

aurores. différentes lante

» Dans d'aspect, de la lumière

un

on lui assigne passage, l'une ornée d'étoiles. du Soleil. ailleurs Ces deux les filles filles du

deux l'autre sont

filles, brille Jour Arusha

et la Nuit,

appelées

Soleil.

ne se présente le dieu de l'Amour, dans le pas comme sens grec, et l'amour, n'a été comme sentiment, simple Le nom de Kâma, déifié sous aucun nom dans les Védas. qui est le dieu de l'Amour ne se trouve dans jamais dans les le sanscrit Yédas avec plus récent, des attributs

ou divins, sauf dans un passage du dixième personnels l'amour comme livre, et encore y est plutôt représenté un pouvoir de la création un être personnel. que comme Mais il y a un autre passage des Védas où le nom de Kâma, l'Amour, est clairement entier (II,xxxviii,6) L'hymne leil. Il y est dit, « qu'il s'élève ses vastes sante, qu'il étend vent. Quand suit il arrête et la nuit son appliqué estadressé comme bras, au soleil à Savitar, une flamme est levant. leSo-

ses chevaux,

qu'il toute

puiscomme le jeesesrà moitié Agni va sa la »

activité ait fait Alors

tissage, de tous auprès lumière meilleure Puis le

ses pas. Mais avant qu'elle le soleil se lève de nouveau. les hommes et de toutes

les maisons

lui donne et sa mère, est puissante, l'Aurore, des la première adoration hommes. part, continue poète la d'obtenir L'éternel « Il victoire revient l'amour laissant

désireux hommes.

à grands pas, de tous les (de la du diles les les

-Nuit) à moitié vin Savitar. hommes hommes, hommes; le nom de peut ou

approche, il suit terminé;

l'ouvrage le commandement

» Cette

«l'amour expression celui qui est aimé signifier celui qui les souhaits exauce ce l'Amour, ne

de tous par tous de tous

cependant Kàma,

être par accident peut que soit ainsbappliqué au soleil
1

98

MYTHOLOGIE

COMPAREE.

levant. l'Amour, même Nous de

Le

caractère

le bien-aimé dans

primitivement de l'Aurore, plus des qu'un l'irrésistible de l'Aurore. qui

solaire n'a pas des

du dieu été

de

oublié

les traditions en effet,

récentes noms

Pourânas. au fils est

trouvons,

donnés

Kâma,

Ushâpati, Les idées des ainsi noms

à Aniruddha, le seigneur d'Arvat

(aaixxzsi

tjjcyxi)

et les allusions et d'Arusha intelligibles

se sont dans les

groupées Védas,

autour rendent

parfaitement mythes

les divers

à Éros,

d'abord qui semblent il est le plus vieux des dieux, né quand Dans Hésiode, Dans les il n'y avait encore que le Chaos et la Terre. de tous les Védas. Arusha est né au commencement jours. le fils de le plus jeune des dieux, et aussi le fils de la principale Zeus, l'ami des Charites, en qui nous ne pouvons Charis, guère manAphrodite, Chacun de ces une Eros féminine. quer de découvrir Il est ailleurs mythes présenté les Hants, l'Aurore. trouve son explication « l'enfant, là comme et est, x Dans sinon le fils, dans les Védas. Il est reil attelle le fils de Dyaus; de du moins le bien-aimé

relatifs mythes si contradictoires.

a aussi Eros la mythologie grecque, et les parents et plusieurs mères, que plusieurs pères sont les mêmes que lui donne le Ciel et la Terre, Sapho, nous ses parents Dyaus et Idâ. Mais, quoique védiques, des faire remonter et les racines les germes puissions idées fleur et des épanouie mots du ariennes, grecs jusqu'au arien, riche sol de l'Inde, la et de la de la poésie à la Grèce, cependant Eros, et où Sophocle

langage

mythologie où Platon l'a chanté.

appartient nous a appris ce qu'est

du la découverte de l'origine commune Hegel appelle la découverte d'un nouveau mondp; grec et du sanscrit

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

99

la même

chose

peut

se dire

aussi

de l'origine

commune sanscrite. mythologie

de la mythologie et de la mythologie grecque est faite, et la science La découverte de la

bientôt a la même s'élèvera comparée importance que la philologie ici que Nous n'avons comparée. expliqué mais ils appartiennent tous à un même quelques mythes, d'autres noms auraient beaucoup pu venir s'y les lecteurs Nous renvoyons intéjoindre. qui prennent rêt à cette géologie du langage au Journal de Philologie cycle, et publié par comparée, qui a trés-justement la mythologie la philologie comparée le savant admis comme docteur dans une cet Kuhn, écrit de Berlin, périodique

de partieintégrante et qui a lui-même découvert comparée, quelentre les traditions des Védas ques parallélismes frappants Les etlesnomsmythologiquesdesautres nations ariennes. Hippocentaures, autres créatures rendus été ainsi les Chimères, monstrueuses les Gorgones, Pégase etles ont Socrate, quîeffrayaient àleursensvéritable. Je ne partage pas les Kuhn sur tous les points, et particulièrele caractère l'auteur élémentaire des dieux; du Système de la

vues ment

du docteur

en ce qui touche de même que Lauer, grecque ,ï\

Mythologie phénomènes

passagers ils funerre je crois que dans leur conception primitive rent presque solaires.Il infiniment toujours y a cependant chez ces deux savants, même nous ne quand à apprendre pouvons accepter à faire, leurs conclusions. avec l'aide Sans doute il reste toute et, même des Védas,

regretté aux les rattache trop exclusivement des nuages, des orages et du ton-

beaucoup la mythologie chiffrée

grecque et traduite.lIais

de mots y a beaucoup ver aucune étymologie

ne sera jamais décomplètement ceci n'est point une objection.il trougrecs dont nous ne pouvons satisfaisante, même avec le se-

MYTHOLOGIE

COMPARÉE.

cours

du sanscrit.

Cela

nous aucune

autorise-t-il

à conclure

que

n'a la langue grecque que ? Si nous trouvons mation le droit feste et d'une d'en petite inférer

organisation un principe rationnel des le même mots grecs,

étymologidans la fornous avons

partie que

dans quoique

une

étymologique le langage que

régla partie nous ne puissions de tous les mots. n'a pas « traite

principe qui se manila formation de l'ensemble pas nous l'origine expliquer ne dirons jamais ou étymologique,

que qui n'eut jamais l'étymologie de présent. » Ce qui s'applique l'étymologie s'applià la mythologie. Il a été prouvé que avec la même vérité par la philologie comparée qu'il n'y a rien d'irrégulier il a été reconnu le langage, que ce que l'on predans la déclinaison et nait autrefois pour une irrégularité la plus régudans la conjugaison tenait à la formation Le même de la grammaire. lière et la plus ancienne prodans s'accomplira, nous l'espérons, La mythologie n'est mythologie. du langage. tique forme Quoique grès le cercle de la nature, Rien n'est ni la toute gique chose. dans la science de la une andialecte, qu'un surtout dans roulant applicable mytholoni cette à

d'origine d'un passé

la mythologie était de l'expression exclu de

la religion sibylle. l'histoire, une une

ni la philosophie, morale, n'ont au charme échappé la mythologie n'est ni la

ni l'histoire, antique

Mais

philosophie, employer un quid,

ni

ni la religion,ni

expression scolastique, forme et non quelque comme

l'éthique.C'est.pour un quale et non chose de substantiel.

Cette était ou

la poésie, la sculpture et la peinture, à presque tout ce que le monde applicable ancien vait admirer ou adorer, forme,

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