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Création de Richesses en Contexte de Précarité : l’Expérience de l’Afrique de l’Ouest
CAHIER COLLECTIF Yao Assogba, Habiboullah Kane, Sambou Ndiaye, et Youssouf Sanogo Sous la direction de Louis Favreau

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'0 Version provisoire '* CAHIERS DE LA CHAIRE DE RECHERCHE DU CANADA EN DÉVELOPPEMENT DES COLLECTIVITÉS (CRDC)
Série Com araisons !nternationales Nord"Sud et Sud"Sud No# $ !S%N &'"()'*+"+*$", -niversité du .uébec en /utaouais Mai 2003

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Table des matières

'

Avant-propos La comparaison Nord-Sud et Sud-Sud en économie sociale et en développement local est-elle faisable, viable et pertinente ?
1. La com a!ai"o# i#$%!#a$io#a&% ' (#% )(%"$io# "ocio o&i$i)(%* "(!$o($ &a com a!ai"o# No!+,S(+

*

Le .uébec, société du Nord, dis osant de toutes les caractéristi1ues de ces sociétés, est"il com arable 2 des sociétés du Sud comme, ar e3em le, le 4ali, la 4auritanie ou le Sénégal 5 Ces ays occu ent le +6, e, le +$*e et le +*,e rang des ays du monde en vertu de l7!8H 9indice de dévelo ement humain du :N-8; alors 1ue le Canada est au $e rang 9il a dé<2 été au remier rang;# Le .uébec ne doit as =tre tellement loin et figure certainement dans les +0 ou +' remiers rangs 2 c>té de la France ou des ?tats"-nis# @ remiAre vue, la

+0

différence est tro

forte

our su

orter la com araison# 8e

lus, moralement

arlant, certains

ourraient

s7indigner# 8ans des discussions im rovisées sur ce su<et, deu3 commentaires du m=me ordre m7ont été adressés 2 cet effet# Le remier venait d7un Argentin avanBant 1ue les roblAmes de dévelo ement de l7Argentine sont sans commune mesure avec ceu3 du Canada ou du .uébec, le second rovenant d7un Sénégalais nous affirmant 1ue l7économie sociale des ays du Nord ne re résente tout au lus 1ue +0C de l7économie générale# Dlle

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n7avait donc 2 ses yeu3 1ue eu de choses 2 voir avec l7économie o ulaire révalente en son ays car celle"ci doit bien re résenter 1uel1ue )0C de l7économie générale# !l convient donc de s7arr=ter 1uel1ue eu sur cette 1uestion osée sous son angle socio oliti1ue# La mo#+ia&i"a$io# %# co(!" a ceci de ositif# Si d7un c>té, elle met en évidence les inégalités et les différences culturelles trAs im ortantes entre les o ulations de la lanAte, elle nous ermet a! ai&&%(!" de voir se dessiner

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des !o-&.m%" comm(#" & la revitalisation de 1uartiers en difficulté, l7écologie urbaine, l7em loi, le trans ort collectif, l7habitat et la santé, l7éducation et les services sociau3Esont des roblAmes similaires m=me s7ils n7ont as la m=me am leur et la m=me densité# !l faut surtout a<outer 1u7il e3iste des !a$i)(%" comm(#%" +% $!a#"/o!ma$io# "ocia&% de nos sociétés 1u7elles soient du Nord ou du Sud# N7est"ce as le cas histori1uement du syndicalisme tant au Nord 1u7au Sud# Les

'*

différences sociales entre le Nord et le Sud ont"elles conduites 2 la création sé arée d7organisations e3clusivement du Nord et e3clusivement du Sud# :lut>t le contraire F Le mouvement syndical a tout fait our se donner des organisations véritablement internationales# Le mouvement coo ératif avec l7Alliance coo érative internationale a fait de m=me# !l ne s7agit as de nier les différences mais de les sur asser 2 l7intérieur de dis ositifs internationau3 1ui se disent et se veulent réci rocitaires m=me si la chose ne relAve as de l7évidence#

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Dn témoignent au<ourd7hui le Forum social mondial et les nombreu3 réseau3 internationau3 d7/NG8, d7entre rises et d7organisations d7économie sociale et solidaire, de dévelo ement local# Sans com ter l7i#$%!+0 %#+a#c% croissante des sociétés 1ui légitime encore lus le renforcement de la conne3ion Nord"Sud#

$

Finalement, il faut aussi rendre com te des nouvelles dynami1ues en cours & l7aide au dévelo

ement fait de lus

en lus lace 2 la solidarité internationale et 2 la création de réseau3 internationau3 de débat, de réfle3ion et d7engagements dans de nouvelles stratégies d7action collective 2 cette échelle oH gens du Nord et gens du Sud cherchent 2 se sonner des es aces de dialogue interculturels et des es aces d7échanges économi1ues nouveau3

*

9le commerce é1uitable en est un;# 8ans cette ers ective, le sim le re érage con<oint d7initiatives économi1ues o ulaires innovatrices ici et l2, au Nord et au Sud, constitue dé<2 une tIche oliti1ue et scientifi1ue dis osant d7une bonne ca acité de démonstration et de mobilisation# :arce 1u7il vient illustrer 1u7une autre mondialisation émerge simultanément au Nord et au Sud et 1ue celle"l2 travaille 2 rendre la lanAte lus é1uitable# Nous savons, comme chercheurs et comme intervenants, 1ue ce n7est évidemment as suffisant de s7en tenir l2#

+0

!l faut rassembler des e3 ériences et les analyser, ce 1ui offre, 2 nos yeu3, un trAs bon moyen de faire avancer le mouvement général émergeant de l7économie sociale et solidaire de ar le monde# Car l7analyse offre la ossibilité de la mise en ers ective favorisant ainsi, ar del2 les différences de ays, de culture et de continent, des convergences, des &i1#%" +% /o!c% comm(#%"# Jout cela finit ar ouvoir ins irer, voire m=me donner lieu 2 de nouveau3 ro<ets d7autres acteurs un eu artout de ar le monde autour notamment de trois en<eu3 et de trois

+*

dynami1ues trAs actuelles en matiAre de relations entre le Nord et le Sud & c%&&% +( +02%&o

%m%#$ &oca&

co#+(i"a#$ 3 c%&&% +% &a +0moc!a$i% &oca&% %$ a!$ici a$i2% %$ 3 c%&&% &a coo 0!a$io# +0c%#$!a&i"0% # :our1uoi ces en<eu3 en articulier 5 C7est 1ue, au Nord comme au Sud, le cheminement de beaucou de raticiens et de chercheurs engagés dans des initiatives de dévelo ement local et de la nouvelle économie sociale est, la lu art du tem s, le fait de gens 1ui ont travaillé dans des 1uartiers délaissés ar le dévelo ement économi1ue

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dominant# Ce faisant, nous étions 2 m=me de voir 1ue cela conduisait 2 +0co(2!i! +%" &o1i)(%" "ocio0co#omi)(%" %$ i#"$i$($io##%&&%" "(! &4%#"%m-&% +% &a 2i&&% et donc d7en arriver 2 oser la 1uestion générale de la gestion urbaine avec ses roblAmes d7em loi, d7habitat, de trans ort collectif, d7é1ui ements socioculturels mais aussi ces roblAmes de citoyenneté urbaine et donc de démocratie locale et de formes nouvelles de gouvernance 2 dévelo er# %ref, un certain nombre d7entre nous sommes assés +% &4o!1a#i"a$io# a!$ici a$io# 3 &4o!1a#i"a$io# +% &a +0moc!a$i%

'*

comm(#a($ai!% +% )(a!$i%!" +i$" +0/a2o!i"0" 3 (#%

(!-ai#%, conviction fondée sur des e3 ériences du Sud comme du Nord# 2. La com a!ai"o# i#$%!#a$io#a&% ' (#% )(%"$io# "ci%#$i/i)(% Po(!)(oi No!+,S(+ "i o# o(""% (# %( &(" &oi# &a !0/&%5io#6 :arce 1ue, ar l2, il y a la ossibilité de vérifier de maniAre em iri1ue comment les roblAmes et les contraintes socio"économi1ues sont vécus autrement

$0

ailleurs 1ue dans les ays du Sud d7une art mais aussi de trouver ré onse 2 un autre ty e de 1uestions lus im ortantes encore & 1uelles sont les marges de manKuvre et les stratégies des acteurs dans un environnement oliti1ue et social lus favorable, oH le niveau de démocratisation est lus évolué 1ue dans les ays du Sud 5 .uelle est la ortée d7initiatives économi1ues o ulaires de création de richesses et les conditions de sa redistribution lors1u7elles se réalisent dans un cadre oliti1ue et économi1ue lus institutionnalisé, comme c7est

$*

le cas en Duro e 9%elgi1ue, France et Suisse; et au Canada, ays au cKur du bassin de la richesse mondiale# .uelles sont également les nouvelles avenues de coo ération Nord"Sud 5 -ne meilleure connaissance des ,

. les différents ty es de financeurs. dans les remiers te3tes de cette série. les deu3 remiers obstacles au31uels nous faisons face en sciences sociales lors1u7il s7agit d7étudier l7économie sociale et le dévelo ement local sont les suivants & +.uébec our ne citer 1ue ces ays5 $ + :ar e3em le l7a roche de la régulation comme celle de l7économie sociale et solidaire ont bIti leur théorie dans le cadre de sociétés oH l7?tat social est trAs dévelo é et oH le travail 1ui rédomine est trAs ma<oritairement salarié# Ces a roches se heurtent au Sud 2 la révalence d7un travail 1ui n7est as un travail salarié 9travail indé endant dans le cadre d7une économie dite informelle. le dévelo ement des économies locales sans investissement rivé e3terne### Nous sommes encore bien mal é1ui és our faire ce ty e de recherche '# :lus s écifi1uement.S(+6 Comme nous l7affirmons dans notre ro<et de recherche 9Fall et Favreau. ermet d7identifier des similitudes dans l7organisation socio"économi1ue de ays de l7Afri1ue de l7/uest et de l7Améri1ue latine car ces ays se caractérisent généralement ar des e3ternalités trAs fortes.# .. osent de faBon différente de vieu3 roblAmes tel le décollage industriel d7un ays ar e3em le et de nouvelles 1uestions tels l7im act social des migrations du Sud au Nord. 2 des monogra hies nationales de l7économie sociale et du dévelo ement local en Afri1ue de l7/uest 94ali. et cela. Jogo. dans des conte3tes culturels fort variés& 1ue veut vraiment dire Mdévelo er des entre rises sociales et solidairesO $0 et Mfaire du dévelo ement localO dans des ays comme le 4ali. le :érou. les frontiAres nationales demeurent encore révalentes dans la trAs grande ma<orité des travau3 en sciences sociales y com ris dans les conce tualisations 1ui se veulent les lus générales +L '. et 2 des ?tats trAs eu dévelo és du oint de vue des transferts sociau3# * ' Dn dé it d7efforts louables dans certaines institutions internationales comme le ro<et 4/SJ 2 l7-NDSC/ ou le rogramme scientifi1ue de lutte contre la auvreté ar l7économie sociale 9SJD:.u7on le veuille ou non. '0 de dévelo ement sans com ter les liens avec les conditions socio oliti1ues générales des ays# ement au<ourd7hui. uis vers des monogra hies nationales en * . la recherche en +* sciences sociales sur des su<ets 1ui traitent des 1uestions de dévelo ement comme la n>tre est aussi largement dominée ar des ro<ets 2 court terme souvent hégémonisés ar des MboNtesO de consultants en gestion 1ui roduisent des études de cas sensées =tre des Mbest racticesO mais sans 1u7aient été e3aminées lus 2 fond les conditions d7émergence et de dévelo ement de ses rati1ues. en articulier leur dé endance ar ra ort au3 économies modernes mondiales euro éennes et américaines sous le contr>le ermanent de la %an1ue 4ondiale et du F4!# +0 Cette 1uestion de la com araison Nord"Sud et Sud"Sud en a elle donc une autre & celle de la recherche transnationale en sciences sociales 9/yen. ou dans certains centres de recherche comme le Centre de recherche en dévelo ement international 9CP8!. 4auritanie. '00+. la rise en com te des facteurs tels 1ue les caractéristi1ues et déterminants de la auvreté.dynami1ues ro res de dévelo Nord"Sud lus a ro riées# ement des ays du Sud et du Nord eut favoriser des formes de coo ération Po(!)(oi S(+. les différentes a roches 9stratégies et théories.# $ Ce 1ui nous conduira. la contribution de cette nouvelle série de cahiers dits de com araison Nord"Sud et Sud"Sud 2 la CP8C cherchera 2 combler le vide notamment ar nos travau3 de recherche ortant sur la création de richesses en situation de récarité. les liens entre la croissance et les * rogrammes d7a<ustement structurel 9:AS. au %ureau international duJtravail 9%!J. car le dévelo avec la mondialisation de la culture comme de l7économie et de la oliti1ue. les différents ty es de artenariat résents. l7effet de retour de flu3 financiers de ces migrations sur les communautés '* d7a artenance au Sud.. c7est"2"dire les systAmes d7acteurs. !l faut des activités de recherche lus globales. les évolutions démocrati1ues et les mouvements de la société civile. le . '00'. Sénégal. de moyen et de long terme.

# !l se veut un * rogramme de recherche transnational réunissant des é1ui es de recherche d7Améri1ue latine. du Canada 9. ni dRun dévelo ement ar en bas de ty e alternatif# !l met 2 contribution des acteurs multi les ré ondant 2 des logi1ues d7actions diverses# Cette création de richesses ar l7économie o ulaire obéit surtout 2 une logi1ue mi3te lut>t 1u72 une logi1ue strictement économi1ue car l7économi1ue est enchIssé dans le socialL ce nouveau MlocalO et cette économie o ulaire. Chili. sociale et solidaire sont susce tibles dRouvrir de nouvelles voies au dévelo ement et 2 la démocratisation du dévelo ement# Les bItisseurs de cette économie o ulaire sont surtout des acteurs 1ui adhArent 2 des idéau3 et 2 des valeurs de grou e 9réussite économi1ue et sociale collective. a émergé# Dlle est faite de créateurs de richesse inscrits dans l7économie dévelo ement L cette roduction de richesses s7inscrit dans le MlocalO 1ui est un nouveau MlocalO# !l ne sRagit ni dRun dévelo ement local ar en haut 9issu de l7aide internationale. moins visible. orte sur & +. c7est"2"dire les différents formes de collaboration entre associations. de la France et de la Suisse# 6 . comme les autres 1ui suivront dans le cadre de cette nouvelle série initiée ar la CP8C et intitulée Mcom araisons internationales Nord"Sud et Sud"SudO. les rati1ues de création de richesses ar l7économie o ulaire. d7Duro e et du Canada# Ce rogramme. les gouvernances locales. sRinscrit dans le cadre d7une rogrammation transnationale de recherche dont le thAme est MCréation de richesses en conte3te de récaritéO# Ce rogramme est initié et co"dirigé ar Abdou Salam Fall 9!FANSSénégal. 2 occu er et 2 c!0%! (# %" ac% +9i##o2a$io# %$ +% $!a#"/o!ma$io# "ocia&% a( c:(! +% &a c!i"%# Ce 1ui nous amAne 2 formuler dans ce cadre com aratif Nord"Sud et Sud"Sud 2 artir de cette hy othAse générale 1uatre ro ositions& la création de richesses ar lRéconomie o ulaire. sociale et solidaireL '.uébec.# o ulaire. et vers des études sur la coo ération internationale décentralisée de la %elgi1ue. gouvernements locau3 et :4DS:4! our favoriser le dévelo ement# Dn voici la ro osition centrale & +0 P!o1!amm% +% !%c7%!c7% 8c!0a$io# +% !ic7%""%" %# co#$%5$% +% !0ca!i$0 LRérosion des com romis sociau3 et des ty es dominants de régulation économi1ue et sociale 1ui ont constitué la base des modAles de dévelo ement de lRa rAs"guerre tant au Sud 1uRau Nord constitue le cKur de la crise actuelle# CRest dans cette mouvance générale 1ue les mouvements sociau3 ont commencé 9recommencé.. /NG8. d7Afri1ue. :érou. les1uels sont devenus de nouveau3 acteurs collectifs de L/-!S FAQPDA-.. titulaire Améri1ue latine 9%résil. sociale et solidaire devient de lus en lus im ortante dans le nouveau aysage économi1ue et social mondial# -ne artie de la montée dRune société civile 2 lRéchelle mondiale se caractérise ar une résistance 2 la mondialisation néolibérale L une artie de cette société civile. 1ui a un cadre com aratif Nord"Sud et Sud"Sud.Qoil2 our1uoi ce te3te. et Louis Favreau 9CP8CSCanada.

Chaire de recherche du Canada en dévelo -niversité du . ement des collectivités 9CP8C. T .uébec en /utaouais 9-./.

*

ÉVOL T!ON " "ÉV#LO$$#%#NT LO&AL #T "# L'É&ONO%!# SO&!AL# #T $O$ LA!(# A %AL!
:ar Youssouf SAN/G/ No$% "(! &4a($%(! '

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+*

;o(""o(/ SANO<O est du 4ali, oH il a travaillé dans le domaine de la formation our le dévelo ement rural# !l a terminé ses études doctorales, en '00+, en Jechnologie éducative 2 lRuniversité Laval# Sa thAse a orté sur lRéducation communautaire# 8e uis novembre '00', il est stagiaire ost"doctoral 2 la Chaire de recherche du Canada en dévelo ement des collectivités 9CP8C; 2 l7-niversité du .uébec en /utaouais#

'0

)* !ntroduction
Cette étude orte sur le dévelo ement local et l7économie sociale et solidaire au 4ali & caractéristi1ues,

évolution, difficultés# Dlle s7inscrit dans le ro<et de recherche MCréation de richesses en conte3te de récarité, une com araison Nord"Sud et Sud"SudO 9Fall et Favreau, '00';# 8ans ce cadre, elle est une tentative de faire

*

l7état des lieu3 des activités menées dans ces deu3 domaines, de cerner les conditions 1ui ourraient entraver ou faciliter la création de richesses dans les communautés maliennes et, au besoin, d7amélioration# Le dévelo ement local et l7économie sociale et solidaire sont deu3 domaines étroitement liés# Dn effet, 8efourny et 8eveltere 9+))); résentent l7économie sociale comme un ensemble d7activités mises en Kuvre ar ro oser des istes

+0

des o ulations organisées 2 l7échelle locale, selon une éthi1ue a3ée essentiellement sur le social et les rinci es démocrati1ues# Ces activités, ainsi organisées, rennent en com te les réoccu ations du milieu et contribuent au dévelo ement local 1ui, soutient Leclerc 9'00';, n7est as une chasse gardée d7un secteur 1uelcon1ue# !l est aussi la réunion dans une action commune des efforts du secteur rivé, du secteur ublic et de l7économie sociale, dont les acteurs doivent se concerter our tirer le ma3imum de otentiel hysi1ue, économi1ue, social,

+*

culturel et environnemental de leur milieu# Ce endant, les organisations et activités de l7économie sociale et solidaire et de dévelo du grou e ou de la communauté, elles ne sauraient écha ement local étant le fait

er 2 l7influence des schémas socioculturels des

membres initiateurs# Dt cela confAre au3 actions menées un caractAre relatif, im révisible, donc com le3e# Cette réalité est encore lus remar1uable dans les ays du sud, comme le 4ali, oH l7économie informelle est

'0

encore ré ondérante# 8ans cette étude, nous ortons une attention articuliAre au caractAre com le3e des activités de dévelo ement

local et d7économie sociale 1ui, ensons"nous, est lié 2 la relativité du conte3te et des logi1ues, stratégies et réoccu ations locales# Dlle com orte huit arties# A rAs l7introduction, nous faisons une brAve résentation du 4ali et du cadre d7analyse utilisé dans cette étude# Nous abordons ensuite la section des faits ma<eurs et

'*

tendances des

oliti1ues de dévelo

ement#

.uel1ues e3 ériences innovantes de dévelo ement local et rofondissement de la com réhension de l7évolution des

d7économie sociale y sont décrites# Suivent ensuite l7a actions de dévelo les références bibliogra hi1ues#

ement local et d7économie sociale, les ro ositions de istes d7amélioration, la conclusion et

+* $résentation du %ali
$0
La ré ubli1ue du 4ali eut se révaloir de l7une des démocraties les mieu3 réussies de l7Afri1ue ,, d7une culture riche et variée, héritée d7un assé histori1ue glorieu3 encore chanté ar les griots# 87ailleurs, sa démocratie, en articulier, fait de lui un ays fort a récié sur le lan international# L7environnement socio oliti1ue y est donc

, Nous abordons lus loin l7avAnement de la démocratie multi artite au 4ali#

)

ro ice 2 l7émergence et 2 la consolidation des activités d7économie sociale et de dévelo reviendrons tout le long de cette étude#

ement local# Nous y

Situé au cKur de l7Afri1ue de l7ouest, le 4ali couvre une su erficie d7environ + ',0 000 Um# C7est un vaste ays sahélien enclavé, limité au nord ar la 4auritanie, au sud ar le %urUina Faso et la C>te d7!voire, 2 l7est ar

*

le Niger et l7Algérie, et 2 l7ouest ar la Guinée ConaUry et le Sénégal# :lus du tiers du territoire est occu é ar le désert Saharien au nord, endant 1ue la artie sud reBoit une moyenne de 600 mm d7eau ar an# Dn '00+, sa o ulation était estimée 2 ++ T00 000 habitants, soit environ T0C vit en milieu rural '# Jraversé ar les deu3 lus grands fleuves de l7Afri1ue occidentale 9le Niger et le Sénégal;, le 4ali connaNt une agriculture riche et variée, mais constamment soumise au3 aléas climati1ues# Néanmoins, il reste le deu3iAme roducteur

+0

africain du coton et occu e également le troisiAme rang 2 l7échelle du continent our sa roduction d7or# Le secteur agro astoral 9coton, riV, fruits et légumes, roduits de cueillette, bétail; et le secteur minier 9 roduction de l7or; constituent les deu3 iliers de l7économie nationale *# Ce endant, en +)(0, le ra ort sur le dévelo ement dans le monde de la %an1ue mondiale 9cité ar Cissé et al#, ement humainO e# Dt de uis +)(*, le ays

+)(+, # ); classait le 4ali armi les si3 ays les lus auvres de la rubri1ue M ays 2 faible revenuO# Dn '000, il

+*

était encore +6, sur +T$ ays sous la rubri1ue Mindicateur de dévelo 9F4!; et la %an1ue mondiale#

est soumis au3 différents rogrammes d7a<ustement structurel, établis avec le Fonds monétaire international

Ces derniAres années, l7on semble unanime sur un certain boom socioéconomi1ue du ays, 1ui voit également une multi lication des initiatives innovantes de dévelo ement local et d7économie sociale# Au3 derniAres

'0

nouvelles, il aurait enregistré une croissance économi1ue moyenne de *C contre $C our toute l7Afri1ue 6# Les conditions socioéconomi1ues restent ce endant trAs auvres et récaires au sein des communautés, surtout dans les villages#

,* &adre d'anal-se . la s-stémi/ue
La systémi1ue a servi de cadre théori1ue et méthodologi1ue 2 cette étude sur le dévelo ement local et

'*

l7économie sociale au 4ali# Son utilisation se <ustifie ar le caractAre com le3e des situations roblémati1ues liées 2 ces deu3 domaines# Dlle se révAle un outil récieu3 our obtenir une com réhension globale et rofonde de l7évolution des actions menées et des facteurs déterminants our la création des richesses en conte3te de récarité#

' Qoir site & htt &SSWWW#acdi"cida#gc#caSC!8AXD%SWebcountry#nsfSQL-8ocFrS4AL!"Faitsetchiffres * Qoir site & htt &SSWWW#iVf#netSiVfSGuideS4aliS:age+#htm e Qoir également & htt &SSWWW#acdi"cida#gc#caSC!8AXD%SWebcountry#nsfSQL-8ocFrS4AL!"Faitsetchiffres 6 Selon l7AF: du 0$ avril '00$ & Y7Le F4! M satisfait O de la situation financiAre du 4ali77L
*

site & htt &SSWWW#iVf#netSiVfSAF:SfrancaisSto icsSmaliS0$0,0$+(+*,(#uUach13v#html

+0

Sur la base d7une revue de littérature sur le dévelo ement local et l7économie sociale et solidaire au 4ali, nous avons utilisé une forme ada tée du modAle systémi1ue de Goodman et Karash 9+))*; T avons ainsi u & our com rendre davantage les oliti1ues de dévelo ement mises en Kuvre de uis l7indé endance de ce ays en +)60# Nous

*

9+; identifier les faits ma<eurs et les tendances 1ui caractérisent ces oliti1ues selon le ty e d7interventions &
d7abord les interventions des structures de l7?tat, ensuite les interventions des organisations non gouvernementales 9/NG; et les actions initiées ar les o ulations elles"m=mes#

9'; 2

artir de l2, a

rofondir notre com réhension de l7évolution des différentes activités de

dévelo ement menées#

+0

9$;

ro oser des istes d7amélioration# ement du 4ali#

Qoyons d7abord les faits ma<eurs et leurs tendances dans les différentes oliti1ues de dévelo

0* 1aits ma2eurs et tendances des politi/ues de développement du %ali
Les faits ma<eurs relevés dans les écrits et leurs tendances sont ici résentés selon les trois ré ubli1ues 1u7a connues le 4ali de uis son indé endance, le '' se tembre +)60# La remiAre, de tendance socialiste, est celle

+*

du remier résident, 4odibo KéZta, 1ui dirigea le ays de +)60 2 +)6(# La deu3iAme est celle du régime militaire du Général 4oussa Jraoré, de +)6( 2 +))+# La troisiAme, l7actuelle, commenBa en +))+# 8e ty e démocrati1ue et libéral, elle est dirigée ar le Général Amadou Joumani Jouré, deu3iAme résident élu a rAs Al ha /mar Konaré 9+))'"'00';# 8eu3 catégories d7interventions se dégagent & la catégorie des interventions faites ar les structures de l7?tat et la

'0

catégorie des interventions des organisations non gouvernementales et des actions initiées ar les o ulations#

0*)* Les interventions des structures de l'État
Les interventions des structures de l7?tat 1ue nous avons retenues touchent surtout le domaine du dévelo ement rural# 8iverses tendances les caractérisent & faible res ect des logi1ues et réoccu ations locales, divergences de visions entre o ulations locales et agents de l7?tat, crise socioéconomi1ue et oliti1ue, multi lication des

'*

initiatives our lus d7autonomie, non"réalisation des ob<ectifs de dévelo 0*)*)*

ement fi3és#

1aible respect des lo3i/ues et préoccupations locales our le dévelo ement rural, effectuées ar les structures de l7?tat, ont évolué d7une

Les interventions

ré ubli1ue 2 l7autre# 4ais en dé it de cette évolution, les rati1ues sur le terrain restent dominées ar le eu de res ect accordé au3 logi1ues, stratégies et réoccu ations des communautés locales# Dn fait, au"del2 des

$0

discours officiels, tout se asse comme si le ouvoir ublic devait décider 2 la lace des roducteurs rurau3# Le rivilAge est généralement accordé au3 recettes et décisions technocrati1ues, émanant des structures
T Ces deu3 auteurs sont du grou e de consultation en ensée systémi1ue de Innovation Associates, Inc. 9Framingham, 4A, ?tats"-nis d7Améri1ue;# Leur modAle ermet d7aller au"del2 des faits et des tendances 1ui se dégagent des situations roblémati1ues our élucider leurs causes rofondes#

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mais accorda lui aussi eu de res ect au3 réoccu ations. +))0. il avait our tIche essentielle la régulation du marché céréalier & mono ole d7achat et de vente sur les céréalesL drainage des roduits agricoles vers les régions déficitaires# '* Cette oliti1ue verticale du régime socialiste était trAs eu a réciée ar les roducteurs agricoles. sans artage. en dé it de la tendance générale des interventions des structures de l7?tat.. our assurer un certain é1uilibre financier national# -. lus originel# +' . L% +02%&o %m%#$ !(!a& "o(" &a !%mi. mais leurs doléances restent lettres mortesL du moins elles ne sont rises en com te 1ue si elles ne dérangent oint les orientations officielles# Les communautés sont. 9Kébé. ensuite avec le lan 1uin1uennal de dévelo ement économi1ue et social 9+)T.m% !0 (-&i)(% ' 1=>?. L% +02%&o %m%#$ !(!a& "o(" &a +%(5i. dont les roduits étaient en lus achetés 2 vils ri3. il y eut de nouvelles orientations économi1ues& d7abord avec le rogramme triennal de redressement économi1ue et financier 9+)6)"+)T'.!% !0 (-&i)(% ' 1=>0. le mono ole d7?tat sur le secteur rural et la trAs faible association des o ulations 2 la conce tion des activités# Les o ulations étaient contraintes de s7organiser en coo ératives# Cha1ue village avait sa coo érative. la forte hiérarchisation. notamment la culture d7une arcelle collective dont le roduit devait servir 2 l7achat d7é1ui ements et de fournitures# L7ensemble des structures de +* dévelo ement rural mises en lace obéissait 2 un encadrement trAs hiérarchisé# Animées et contr>lées ar le arti. avec our Les actions de dévelo 9Cissé et al#. +)(+L 8embélé. +)(+. contraintes de suivre les consignes des encadreurs# * Ce endant.# Sur le lan du dévelo ement rural. +)(+. de facto.# Comme sous le régime ( Soudan & nom colonial du 4ali# Ce nom fut abandonné 2 l7indé endance du ays.1==1 Le régime dirigé ar le Général 4oussa Jraoré de +)6( 2 +))+ mit un eu de sou lesse dans la oliti1ue socialiste de 4odibo KéZta. our le résent nom. créé dAs +)*) avec l7accession du Soudan ( 2 l7autonomie interne# 8evenu /:A4 en +)6*. il arrive 1ue les agents les écoutent.1=>? ement sous le régime de 4odibo KéZta étaient mar1uées ar l7o tion socialiste du régime L7on s7engagea dans un cadre d7économie nationale socialiste lanifiée.hiérarchi1ues# Les oints de vue des o ulations sont le lus souvent banalisés# Certes. dont la commercialisation des roduits agricoles# 8es organismes de commercialisation furent créés 2 cet effet & la S/4!D[ et l7/:A4# Créée en +)6+.. dis osait du mono ole sur l7e3 ortation des roduits agricoles et sur l7im ortation des roduits de consommation# ."+)T(. il était d7abord l7/ffice des céréales. la '0 S/4!D[ 9Société malienne d7im ortation et d7e3 ortation. ces structures devaient servir d7assise our le socialisme malien# Les aysans n7étaient as libres de vendre leurs roduits 2 1ui ils voulaient# L7?tat détenait un contr>le. chargée essentiellement de l7organisation des travau3 collectifs d7intér=t commun. sur l7ensemble des secteurs de l7économie nationale. le '' se tembre +)60. logi1ues et stratégies $0 locales# !l o ta our une économie nationale lanifiée dans un cadre de centralisme démocrati1ue 98iarrah. il e3iste bien des différences entre les trois ré ubli1ues & a.uant 2 l7/:A4 9/ffice des roduits agricoles du 4ali.# +0 consé1uences & la rigidité des structures étati1ues mises en lace. fruits et légumes.

+)(). on dit ]tonW]# +$ . sont Mdes grou ements volontaires des habitants dRun m=me village en vue de ement et des grou ements de défense des aysans lRe3écution et de la rise en charge de certains investissements 2 caractAre communautaireO 9Sanogo. riV. mars +)T'. # ). en intégrant non seulement les cultures vivriAres mais aussi toutes les activités touchant la vie socio"économi1ue des 9Sanogo. o érations de dévelo ement furent créées & entre autres.# JrAs t>t. elles devaient assurer la vulgarisation techni1ue.# Cha1ue association a un bureau formé de res onsables villageois. 2 son tour. ses faiblesses en dévelo ement rural# /bnubilées ar les '0 intér=ts lut>t économi1ues et essentiellement a3ées sur la romotion de cultures de rente 9coton. +)(). ar diverses redevances et ta3es et ar les recettes de leurs activités O 9Sanogo. +)(+. elles se voyaient confier la commercialisation du roduit agricole# 4=me si elles ouvaient =tre confiées 2 une société d7intervention. dans les roche 8P! devait roducteurs rurau3 '* /8P. encore a elées tons) villageois.socialiste. toutes les /8P devaient =tre sous la tutelle +* du ministAre chargé du dévelo ement ruralL ce 1ui leur donnait une dé endance absolue du ouvoir central# Au moins '.# Les / érations de dévelo ement rural 9/8P. 2 1ui sont $* confiées certaines fonctions de base & a rovisionnement du village en moyens de roduction en assurant la ) LRassociation villageoise est également a elée ]ton] en langue bamanan# Au luriel. roduction vivriAre réduite 2 $TC.# Cette situation dramati1ue motiva lRintroduction de lRa roche de 8évelo ement rural intégré 98P!. dotés de l7autonomie financiAre et de gestion.")*. l7o ération riV 2 Ségou et l7o ération thé 2 SiUasso 98iarrah. dans le lan 1uin1uennal de dévelo ement économi1ue et social 9+)T. 1ui aboutit 2 la création des associations villageoises# Celles"ci. chargée de la romotion de la culture et de la commercialisation du coton dans les régions sud du 4ali. # +0)."+)T(.# L7a ermettre d7aller désormais au"del2 de la romotion des seules cultures de rente. # )+. les o érations de dévelo ement contribuaient trAs eu 2 la croissance des cultures vivriAres# Cette carence se déclara au grand <our 2 la grande sécheresse de +)T$ & $(C de sinistrés. chargés de coordonner et d7utiliser rationnellement les moyens nécessaires 2 l7e3écution des rogrammes de +0 dévelo ement rural# Dlles sont financées ar le budget de l7?tat. +))$. 1ui les définissait comme des M organismes ublics 2 caractAre techni1ue. cette nouvelle formule montra. l7agriculture devait continuer 2 servir de base au dévelo ement national# L7o tion des coo ératives fut gardée. ar les ressources e3térieures. # +00. 'S* du che tel décimés. +))0. la C48J 9Com agnie malienne de dévelo ement de te3tiles.# Dn milieu rural.. et des * Associations villageoises 9AQ. constituaient la iAce maNtresse de la oliti1ue de dévelo ement rural du régime militaire# Dlles furent créées et organisées ar l7ordonnance C4LN du '.# C7est ce changement de rinci es dRintervention rurale de lR?tat. arachide. l7a rovisionnement des aysans en intrants agricoles et la distribution du crédit agricole# 8ans certains cas.# Dlles sont 2 la fois des instruments de dévelo 98ombroWsUy et al#. +)(). =che erturbée 9\ac1uemot. im li1uant une oliti1ue de ra rochement des $0 structures dRencadrement au3 roducteurs. 1uand bien m=me les aysans étaient désormais libres d7y adhérer ou as# L7/:A4 et la S/4!D[ continuArent 2 fonctionner# La oliti1ue de ri3 d7achat des roduits agricoles ne changea as non lus# Les seuls changements significatifs furent la création des / érations de dévelo ement rural 9/8P.

les aysans restent globalement insatisfaits des our leurs roduits agricoles# Cette rati1ues de dévelo ement rural sur le terrain# as le caractAre dérisoire des Leurs visions divergent de celles des intervenantsL ils ri3 d7achat fi3és '* n7a récient surtout situation. ils se laignent constamment des rati1ues de la C48J. ils +. de la négligence de leurs doléances dans la fi3ation des ri3 d7achat du coton et du faible res ect de leurs réoccu ations réelles 98ombroWsUy et al#. dont la décentralisation oliti1ue et économi1ue 1ui ement# Dt de uis res onsabilise davantage les communautés dans la rise en charge de leur ro re dévelo deu3 ans. mais aussi et surtout les aysans# Dn effet. e3ode rural. le stocUage et la distributionL octroi et gestion des crédits agricolesL commercialisation rimaire des roduits agricoles et leur livraison au3 usines d7égrenage# Dn dé it de toutes ces réformes. elle a fait des changements ma<eurs.détermination des besoins. favoriser l7intégration des réoccu ations. logi1ues et stratégies locales des o ulations rurales dans les ro<ets de dévelo ement mis en Kuvre ar les structures étati1ues# 4ais cela reste 2 voir# '0 0*)*+* "iver3ences de visions. la création des organismes de commercialisation 9/:A4 et S/4!D[.m% !0 (-&i)(% ' +% 1==1 3 #o" @o(!" La troisiAme ré ubli1ue se distingue ar son caractAre démocrati1ue et libéral# 4ais elle n7a as encore réussi 2 éliminer la banalisation des réoccu ations locales dans les rati1ues de dévelo l7?tat# La oliti1ue des o érations de dévelo des roblAmes 1ui se dégagent ici et l2 dans le monde rural# ement rural des structures de ement continue. les * structures restent trAs hiérarchisées et inféodées 2 la direction générale située 2 %amaUo# Au lieu d7évoluer vers leur ro re autonomie.. multiplication des initiatives pour plus d'autonomie. un vaste rogramme de lutte contre la auvreté et l7e3clusion sociale est en cours# Ces changements ourraient. entre autres. la commande. échec global des o érations de dévelo ement 98ombroWsUy et al#. les aysans sont lut>t amenés 2 Kuvrer dans le sens des ob<ectifs économi1ues visés ar l7/8P# Alors. <ac1ueries. L% +02%&o %m%#$ !(!a& "o(" &a $!oi"i. '000.# /n ourrait m=me dire 1u7elle e3 li1ue en artie la crise oliti1ue 1ui secoua le ays et occasionna une multi lication des initiatives de la art des communautés $0 our rendre en main leur ro re destin# :our1uoi5 8é<2 sous le régime socialiste de 4odibo KéZta. celle des associations villageoises aussi.# +0 c. +))$. des ta3es et des redevances# N7ayant as suffisamment de revenus our toutes ces dé enses. . rovo1ua beaucou de frustrations et de grognes au sein de la o ulation# ?taient en désaccord non seulement les tenants des sociétés de commerce étrangAres et les rivés. en bout de ligne. ils devaient ayer des im >ts. ces derniers étaient $* contraints de vendre leurs roduits agricoles 2 un ri3 dérisoire 2 l7/:A4# 8e lus. oH les associations villageoises sont lus nombreuses. les résultats obtenus furent en deB2 des ob<ectifs visés 2 travers l7o tion du dévelo ement rural intégré# 8ans la Vone C48J. au31uels le mono ole était donné our l7achat et la vente des roduits agricoles. fut 2 la base de beaucou de crises socioéconomi1ues dans le monde rural & grognes. 2 notre avis. +))$L Niangaly. en dé it +* Ce endant. crise socioéconomi/ue et politi/ue. migration vers des ays voisins et. non-réalisation du développement sou4aité* L7ignorance ou la négligence des réoccu ations locales a créé une crise de confiance entre aysans et agents de l7?tat# Généralement M infantilisés O et trAs eu écoutés.

.# C7est dans cette situation surchauffée 1u7un grou e de <eunes officiers. dé osa le résident de la ré ubli1ue le '6 mars +))+# Les élections résidentielles. +))'L %ernus. +))+L %ertrand. our faire aboutir leurs doléances. rovo1ua une situation encore lus insu ortable our diverses couches '0 sociales & aysans. associations démocrati1ues. etc# Ainsi. rovo1uées ar les abus des é1ui es de commercialisation de coton. avec 2 sa t=te le Lieutenant"colonel '* Amadou Joumani Jouré. 1ui soutient 1ue l7?tat rati1uait une oliti1ue de onction des revenus des aysans# Cette onction était * faite non seulement ar l7?tat. avec les difficultés socioéconomi1ues occasionnées ar les rogrammes d7a<ustement structurel. avant d7=tre récu érée ar l7-8:4+0. +))'.# +* dévelo ement rati1uée ar la C48J. élAves. vendant ainsi 2 des ri3 dérisoires une artie de leurs réserves de vivres au3 commerBants# @ cela. endant la cam agne agricole +)T$"+)T. mar1uent la fin de la transition# Ce dernier réussit 2 mettre fin 2 la rébellion JouarAgue# Péélu en +))T. les roducteurs agricoles de Koutiala ++ le créArent dAs le début des années +))0. rem ortées ar Al ha /mar Konaré en <uin +))'. fonctionnaires. syndicats 98iallo. mais aussi ar les commerBants com radores# La oliti1ue d7association villageoise est une consé1uence des nombreuses rotestations aysannes contre les rati1ues des intervenants issus des structures de l7?tat# Dn effet. est élu deu3iAme résident de la troisiAme $0 ré ubli1ue# Cette entrée dans l7Are de la démocratie multi artite et de la décentralisation a contribué davantage 2 l7éclosion et 2 la consolidation des activités de dévelo sociau3 et leurs réoccu ations# ement local et d7économie sociale a3ées sur les acteurs +0 -nion 8émocrati1ue du :eu le 4alien. il faut a<outer les abus de certains agents 1ui n7hésitaient as 2 tricher les roducteurs agricoles endant les cam agnes de commercialisation# 87oH la criti1ue de 8embélé 9+)(+. on com tait dé<2 des centaines d7associations villageoises dans la Vone C48J# -ne autre consé1uence des agricoles & Syndicat des rotestations aysannes est la création du remier syndicat des !nsatisfaits de la roducteurs oliti1ue de roducteurs du coton et du vivrier 9SYC/Q. ar un effet boule de neige. +))'L ChIu. il acheva l7installation des institutions démocrati1ues et entama la décentralisation oliti1ue et économi1ue avant la fin de son deu3iAme et dernier mandat# Dt de uis <uin '00'. elle a abouti 2 des mouvements violents res1ue artout sur le territoire# La rinci ale consé1uence fut une rébellion JouarAgue au Nord et la révolution o ulaire menée ar toutes les couches sociales & étudiants. le Général Amadou Joumani Jouré 9auteur du cou d7?tat de +))+.# C7est cette crise socioéconomi1ue du monde rural 1ui. +))).# Cette oliti1ue rit de l7am leur d7abord dans la Vone C48J. ce sont les émeutes villageoises de Jotanbougou 9cercle de 8ioZla. arti uni1ue alors au ouvoir# @ la fin des années +)(0.. a3ées essentiellement sur une meilleure rise en com te de leurs réoccu ations 9Daston et al#. 1ui ont amené les autorités de la C48J 2 y e3 érimenter la remiAre association +0 villageoise 9Sanogo.dévelo Arent des marchés arallAles our leurs récoltes. arti oliti1ue créé ar le régime militaire du Général 4oussa Jraoré en +)T)# ++ -ne ville dans la région sud du 4ali# +* . +)().

associations locales. l7établissement des artenariats entre divers acteurs autour des ro<ets# Certains de ces artenariats ont conduit 2 '0 des <umelages entre villages et villes maliens et ceu3 de l7e3térieur# 8e nos <ours. nous a rend 1u7au début des années +)T0. /NG nationales 9y com ris les Grou ements d7intér=t économi1ue & G!D. elles ont commencé de faBon timide avec les missions chrétiennes de uis la ériode coloniale# :uis. les activités des '* /NG et les actions issues des communautés se sont multi liées res1ue arallAlement au3 interventions verticales des structures de l7?tat# 87abord. 1ui rennent ainsi en main leur ro re dévelo organisations de dévelo ement# Cette faBon de faire. a créé un environnement socio oliti1ue favorable 2 l7émergence et 2 la multi lication des activités s7inscrivant dans l7économie sociale# 8es interventions des /NG et des actions initiées ar les communautés. O!1a#i"a$io#" #o# 1o(2%!#%m%#$a&%" (ON<) a( Ma&i' ca!ac$0!i"$i)(%" %$ a o!$" 3 &40co#omi% $0 "ocia&% Paghavan 9+))'. coo ératives. au 4ali. logi1ues et stratégies# Cela a favorisé une lus grande res onsabilisation des o ulations. et. et internationales. multi lication des initiatives d7économie sociale# 0*+*)* 6rande considération accordée au8 préoccupations locales.0*+* !nterventions des or3anisations non 3ouvernementales 5ON67 et actions initiées par les populations Les interventions des /NG au 4ali ne datent as de la troisiAme ré ubli1ue# Nous verrons lus loin 1u7elles remontent au3 années +)T0# 8e m=me. et institutions internationales# A3ées sur les réoccu ations locales et sur la artici ation active de tous les acteurs sociau3. lusieurs artenaires collaborent sur le terrain & services ublics. 2 la faveur de la démocratie. res onsabilisation des o ulations. associations des maliens de l7e3térieur. de retraites $* antici ées et de ch>mage massif de <eunes di l>més# +6 . baisse du mono ole de l7?tat sur le secteur du +0 dévelo ement. multiplication des initiatives d'économie sociale* Les activités menées ar les /NG et les actions issues des communautés se caractérisent ar la lace centrale +* donnée au3 o ulations. ar ses idéau3 de décentralisation oliti1ue et économi1ue. a facilité d7une art la création de lusieurs ement local et d7économie sociale 9mutuelles. il e3iste de uis tou<ours des organisations traditionnelles dont le * fonctionnement et les activités s7inscrivent dans le cadre de l7économie sociale# Ce endant. d7autre art. etc#. baisse du monopole de l'État sur le secteur du développement. 2 la faveur des réformes effectuées sous les différents rogrammes d7a<ustement structurel 1ui occasionnArent des vagues de com ressions de travailleurs d7entre rises. nous relevons les tendances suivantes & grande considération accordée au3 réoccu ations locales. elles ont continué avec les /NG de charité endant la grande sécheresse de +)T$# Nous reviendrons ci"a rAs sur leur évolution et leurs caractéristi1ues# a. il n7y avait 1ue 1uel1ues /NG au 4ali# Celles"ci. ra elons"le. structures oliti1ues. 2 leurs réoccu ations. responsabilisation des communautés. 1ui rend le contre" ied des interventions des structures de l7?tat. c7est la troisiAme ré ubli1ue 1ui. étaient ma<oritairement chrétiennes et distribuaient des vivres au3 sinistrés# Dlles sont devenues lus nombreuses 2 artir des années +)(0.

santé.uébec. un document de Cissé et al# 9+))). ins iré des rinci es de ement régional des villages de Koni Ainsi. se soustrayant ainsi du ch>mage our mettre leurs com étences au service des o ulations# !l faut dire 1ue la création d7/NG leur facilitait aussi l7accAs au3 financements dis onibles# Ainsi.%eaucou de ces anciens fonctionnaires et de ces <eunes di l>més.. sont venus grossir le rang des acteurs de dévelo ement communautaire. d7un grou e de villages ou d7une région. les actions de ces organisations se révAlent ement basé sur les réoccu ations locales et s7inscrivent dans un cadre d7économe lusieurs de leurs réalisations s7avArent de véritables roduits de la '* coo ération décentralisée. +))$. lus favorables 2 un dévelo sociale et solidaire# -n autre as ect im ortant.# Ces actions se traduisent généralement ar des microréalisations 2 l7échelle d7un village. dont lusieurs sont * regrou ées au sein du Comité de coordination des associations et /NG 9CCA /NG. les ro<ets de dévelo 9Assogba. oH des réalisations ont été faites grIce au <umelage avec une ville de . '0 agriculture. dé<2 en +))+. entre rises. organisés en /NG. nous signale 1u7il e3iste encore des roblAmes d7articulation entre coo ération et décentralisation au 4ali# C7est dire 1u7il faut tou<ours faire avec la hiérarchie administrative 1ui reste encore lourde# 4algré la démocratie et la oliti1ue de décentralisation. et la construction du barrage du village de %é 9Assogba. la conce tion et la réalisation des ro<ets sont faites avec une artici ation active de ces derniers 2 tous les niveau3 & réunions villageoises our e3 rimer les besoins et réoccu ations du village.. les domaines d7intervention des /NG sont divers & micro finances. ar e3em le. éducation.uel 1ue soit le domaine. c7est 1ue ai3 sociale. <umelages. les actions menées se situent dans un cadre de Mdévelo +* dévelo ement communautaire & citons. +)((. 1ui ré ondent effectivement au3 réoccu ations locales# Au 4ali. mutuelles.# 8e nos <ours. élevage. +))). 2 l7im lication des o ulations locales et des ouvoirs ublics. +))). et de Fereintoumou 9Konaté et al#. toutes vocations confondues. au"del2 des actions onctuelles d7aide et d7assistance# Sur le terrain. les /NG. la méthode d7intervention des /NG se démar1ue de celle généralement utilisée ar les agents de l7?tat travaillant dans le domaine du dévelo ement rural# Les /NG sont lus roches des o ulations# Leur +0 démarche consiste 2 avoir un contact direct avec les bénéficiaires# L7identification. et 2 la artici ation de S-C/+' 4ali avec l7a ui de l7AC8!+$ 9Konaté et al#. radios communautaires. avec un recours non seulement au3 ressources humaines et au3 ouvoirs ublics de la localité mais aussi 2 l7im lication directe des institutions internationales# C7est le cas des villages de SananUoroba et de Fereintoumou 9mentionné lus haut. mise 2 la dis osition de main"d7Kuvre our la réalisation des travau3L arfois un a ort financier# ement 2 la baseO. sont devenues des artenaires actifs dans la conce tion et la réalisation des ro<ets de dévelo ement durable.# $0 Joutefois. consolidation de la démocratie et de la décentralisation. on com tait au 4ali +)+ /NG 9dont )T nationales. cela ourrait retarder ou entraver l7action des /NG et institutions internationales sur le terrain et com romettre bien des initiatives de dévelo ement local# +' S-C/ 9Solidarité -nion Coo ération . etc# . est une /NG canadienne# +$ AC8! & Agence Canadienne de 8évelo ement !nternational +T .

reste le financement décentralisé du 4ali. S/S faim %elgi1ue. il faut le dire.# :late forme d7a ui# 4ali & Kondo \igima# Adresse !nternet & WWW#cmutuel#comScicmSactionsSmaliU<#as +( . bailleurs de fonds.# !l y a '0 également le réseau y!sigiso+. 1ui a vu le <our en +))+. la m=me démarche a ermis de mettre des services d7é argne et de crédit 2 la dis osition des o ulations e3clues.. créée en +)(T avec l7a ui d7un consortium de 1uatre /NG 9 Comit" fran%ais po&r la solidarit" internationale. est une initiative de la Fédération nationale des artisans du 4ali 9FNA4. il faut a<outer le réseau Jemeni+* et celui de Kondo Jigima+6# Le remier a été créé en +))* et bénéficie de l7a ui de la Caisse franBaise de dévelo ement. des systAmes bancaires formels# :lusieurs réseau3 de caisses e3istent au 4ali# !l y a le réseau de Caisses villageoises d7é argne et de crédit autogérées 9CQ?CA. de +* facto. créé au milieu des années +)(0 grIce 2 l7assistance allemande 9GJ^ & German Agency for Technical CooperationL 8DG & German Development CompanyL KFX & une cor oration financiAre allemande. le Centre international d& cr"dit m&t&el et l7-nion euro éenne# Le réseau Kafo Jiginew re ose essentiellement sur l7é argne des roducteurs de coton et la distribution de crédits 2 ses membres# !l a des caisses dans de nombreu3 villages du sud. et 2 une artici ation de la %an1ue nationale de dévelo ement agricole du 4ali 9%N8A. créé en +))0 ar l7/NG canadienne D"veloppement international Des#ardins# @ ceu3"ci. de la coo ération suisse et du C!C4# remier grou e de '* 4ais. avec ses )' guichets dont cin1 caisses urbaines et ($ 000 sociétaires# Dn +))). le réseau Kafo Jiginew 9Fédération des greniers en langue $am$ara.. 'ani Tesa d7!talie. au1uel se sont a<outés la $0 (ondation d& cr"dit coop"ratif. o ulations et ouvoirs ublics# 87autres sont initiées ar les o ulations. Agro Action de l7Allemagne.# :late forme d7a ui# 4ali & \emeni# Adresse !nternet & WWW#cmutuel#comScicmSactionsSmali<emi#as +6 C!C4 9'00'..Micro finances : le cas du réseau des caisses Kafo Ji ine! orts +0 S7il y a un domaine oH les actions des /NG ont été des lus formidables.-. Qoir site & htt &SSmicrofinancement#cirad#frScgi"binSorganismesSe3celoc +5e3eloc 5L/C:_4AL!`LAN_fr +* C!C4 9'00'. 1ui assurent elles"m=mes * l7essentiel du financement# Les cas 1ue nous résentons ici nous araissent illustratifs de l7am leur de cette nouvelle tendance économi1ue & réseau des caisses d7é argne et de crédit Kafo JiginewL initiatives d7organisation sanitaireL im lication de la société civile 9y com ris les /NG. avaient coutume de garder leurs économies 2 la maison. notamment dans les villages encadrés ar la +. '00+.# Le second. c7est une ban1ue our aysans. arfois dans des <arres 1u7ils enterraient ensuite# 8ans les villes. de la %N8A et du Centre international du crédit mutuel 9C!C4. c7est bien celui des micro finances# 8es /NG ont réussi 2 inciter les aysans 2 mettre leurs é argnes en commun et 2 financer leurs crédits. dans un ays oH ils constituent la couche la lus auvre# Certains de ces aysans. A(%&)(%" %5 0!i%#c%" i##o2a#$%" +% +02%&o %m%#$ &oca& %$ +40co#omi% "ocia&% Les e3 ériences innovantes de dévelo ement local et d7économie sociale sont de lus en lus nombreuses au 4ali# /n en voit dans toutes les régions du ays# Certaines sont le fruit d7un artenariat entre /NG. 9Adler. dans le rétablissement de la ai3 au NordL a des maliens de la France# . il avait 2 son actif lus d7un milliard de francs CFA de fonds ro res# @ l7origine.# !l bénéficie de l7a ui du %!J.

# . +))6.# La 4-JDC est la lus active et ses activités ne cessent de s7augmenter# Suite 2 une '0 en1u=te effectuée au rAs de ses adhérents. est lus récente '* et s7ins ire de l7e3 érience de la remiAre# /n ourrait situer sa création en +))6L elle devait couvrir '000 agents et leurs familles et offrir les m=mes restations 1ue la 4-JDC 9Coulibaly et KéZta. '000. comme élément de sa M oliti1ue sectorielle O financée Les ressources ar la %an1ue mondiale# La o ulation. et la 4utuelle des travailleurs de la santé et de l7action sociale 94-JAS. les syndicats.# !ls sont estimés 2 *00 au niveau national 9Qan %elle. crée et gAre les centres de santé communautaires# C7est l7association 1ui recrute et aie le ersonnel# roviennent de la tarification des activités. dont les associations.. notamment vers les régions arachidiAres et d7élevage# . de soins maternels et infantiles. suite 2 une certaine carence de l7administration de la santé# Cette initiative fut ado tée ar le gouvernement en +))0. nous a rend 1ue les négociations. ainsi 1ue de la vente des médicaments essentiels au3 malades# Les cotisations forfaitaires des familles et les recettes issues des restations ermettent au centre de couvrir les charges# La deu3iAme mutuelle. regrou ée en association. de uis +)). de soins infirmiers et de 1uel1ues e3amens de laboratoire. commerBants. et un travail minutieu3 de +) .# Chose encore lus originale. un systAme de crédits associatifs our femmes a été étudié 9Serbin.uant 2 la mutualité en santé. la réintégration dans l7armée des rebelles et la relance du dévelo ement économi1ue# Certaines organisations non $* gouvernementales avaient fourni du ravitaillement et des moyens de dé lacement. les coo ératives. on com tait '* centres de santé communautaires dans le district de %amaUo 9Coulibaly et KéZta.C48J# 8e lus. +))6.Paix sociale : i$plication des O%& Ce cas est e3ce tionnel et démontre le r>le ré ondérant 1ue euvent <ouer les /NG et autres grou es civils dans la création d7un climat de ai3 socialeL un facteur déterminant dans le dévelo ement d7une communauté# $0 :oulton 9+))6. les membres bénéficient de consultations de médecine générale. our intéresser davantage les femmes. la 4-JAS. ont été en grande artie l7Kuvre de la société civile.# . il a ouvert des caisses urbaines our recueillir les avoirs des etits artisans. '00'. les chambres consulaires et les ordres rofessionnels# C7est ar elle 1ue furent obtenus le dé >t des armes. fonctionnaires et micro entre rises du secteur informel# Aussi. 1ui ont abouti 2 la fin de la rébellion JouarAgue dans le nord du 4ali. elle couvrait dé<2 '000 agents et leurs familles# Comme restations. elle a créé un centre de santé en +))0# Dn +))6. de la vente des médicaments essentiels et des +* subventions# Dn +))6."anté : initiati#es d’or anisation sanitaire Nous nous intéressons ici au3 organisations autour des centres de santé communautaires et au sein des mutuelles de santé# +0 Les centres de santé communautaires ont été créés sur l7initiative des o ulations 2 %amaUo. elle reste encore embryonnaire# Dlle est résente surtout 2 %amaUo# !l y a la 4utuelle des travailleurs de l7éducation et de la culture 94-JDC. les /NG 9y com ris les caisses d7é argnes mutuelles et les grou ements d7intér=t économi1ue. c7est 1ue le réseau est dirigé ar un conseil d7administration re résentant les * associations villageoises et les organisations aysannes sociétaires# !l est entouré de cadres de haut niveau our son e3 ansion.

notamment en Duro e et au Canada# 4ais. sa logi1ue et son environnement dans les activités de dévelo ement# 8ans cette situation.Apports de la diaspora : le cas des $aliens de la 'rance * Le 4ali est un ays 2 grande migration. # *. dans les1uelles eu $0 de res ect est accordé au3 réoccu ations. le gouvernement et les artis oliti1ues# . les forces armées. ar les o ulations locales. etc# 8ans les années +))0. de mos1uées. ra conditions socioéconomi1ues restent encore récaires# Nous y relevons une différence notoire entre la situation créée ar les interventions des structures de l7?tat et celle rovo1uée ar les interventions des /NG et les activités initiées ar les o ulations# Jout semble se <ouer '* au niveau de la considération accordée 2 l7=tre social. les ty es d7interventions ou d7actions lus favorables 2 la création de richesses au 4ali oH. 1uels ty es d7actions favoriseraient mieu3 la création. socioculturels et économi1ues '0 . et les émigrés maliens ont tou<ours <oué un r>le ré ondérant dans le dévelo ement de leurs localités d7origine# !ls sont arfois 2 la base des contacts entre leurs villages d7origine et les organisations et villes de leurs ays d7accueil# Ainsi ont été noués lusieurs <umelages de villages maliens avec des villes d7autres ays. 1uelles interventions le favoriseraient eu5 Ce sont celles des structures de l7?tat. endant 1ue l7aide ubli1ue franBaise au dévelo ement au 4ali s7élevait 2 )$ millions de dollars +* 9Assogba.relations ubli1ues avait ermis de réunir des chefs traditionnels et religieu3 avec des associations et des membres des mouvements armés# /nt été e3clus de ces négociations l7administration. l7as ect le lus im ortant de leur contribution reste les transferts de fonds our la réalisation des ro<ets de dévelo ement dans leurs localités +0 d7origine# Le cas le lus fra ant reste celui des maliens vivant en France# Ces derniers artici ent au dévelo ement de leurs régions d7origine & construction d7écoles. logi1ues et stratégies locales# 8ans ces interventions. de richesses leur ermettant de survivre. 1ue faudrait"il com rendre de l7évolution du dévelo 4ali5 ement local et de l7économie sociale et solidaire au 9* Approfondissement de la compré4ension de l'évolution du développement local et de l'économie sociale au %ali '0 Cet a rofondissement de la com réhension est fait sur la base des tendances relevées ci"haut afin de cerner les elons"le. de toute faBon. les conte3tes environnementau3. '00'. le dévelo ement des communautés semble réduit 2 une sim le affaire de transfert de recettes# Jout indi1ue 1u7on se soucie eu de la viabilité de celles"ci dans le conte3te d7a lication# Joute recette ou tout savoir découlant du milieu ou des o ulations bénéficiaires est donc banalisé# /n man1ue alors de saisir le caractAre relatif du dévelo ement local# :uis1ue. rovision de médicaments our les centres de santé.# Alors. voire obtenir une amélioration satisfaisante des conditions de vie5 87abord. on estimait 2 '* millions de dollars les transferts de fonds des émigrés maliens en France.

il y a encore des difficultés d7articulation entre coo ération et décentralisation# Dn regard de ce facteur. de richesses susce tibles de leur ermettre de sortir du cycle infernal de la auvreté et de la récarité# Dt. telles 1ue celles menées ar les +* structures de l7?tat 9voir lus haut. de faBon 2 rovo1uer un changement de visions cheV les agents 1ui n7ont as encore intégré les '* rati1ues de dévelo oliti1ues de dévelo ement local a3ées sur les o ulations et leurs réoccu ations. res ectent mieu3 l7évolution du conte3te et des besoins# :* $roposition de pistes d'amélioration Les istes d7amélioration 1ue nous ro osons visent 2 éviter les interventions. c!0%! (# ca+!% &(" /a2o!a-&% 3 &a coo 0!a$io# +0c%#$!a&i"0%' cela devrait se faire en concertation avec $0 l7ensemble des acteurs de dévelo ement local# !l s7agira de relever les difficultés 1ui se osent 2 la coo ération décentralisée et d7y trouver des solutions 9administratives. nous ro osons deu3 alternatives & .. oliti1ues. eu favorables 2 l7amélioration des conditions de vie des communautés# Cela est d7autant lus im ortant 1ue. %#2i"a1%! +%" "%""io#" +% /o!ma$io# 3 &4i#$%#$io# +%" a1%#$" +% +02%&o %m%#$ ' cela ourra se faire en formation initiale ou en formation continue. ces artenariats favoriseraient non seulement la consolidation des activités menées sur le terrain. malgré la décentralisation oliti1ue et économi1ue au 4ali et en dé it de la multi lication des e3 ériences d7économie sociale et de dévelo ement a3ées sur des besoins locau3. ainsi ensées et réalisées en fonction des réoccu ations locales. il e3iste encore. 1ui soient viables# -n tel cadre favoriserait davantage des artenariats entre les acteurs nationau3 9/NG. mais aussi dans l7administration oH. ar les +0 o ulations. et favorables 2 la création de ement et les étudiants évoluant dans les domaines du dévelo ement local et de richesses# Seront visés ar la formation non seulement les agents de terrain. mais aussi ourraient rovo1uer un véritable changement de visions cheV les $* agents traNnant encore des habitudes eu recommandables our l7économie sociale et le dévelo '+ ement local# . selon le cas# -ne telle intervention ermettra d7agir au niveau des logi1ues. '0 d7a rAs Cissé et al# 9+))). o ulations. etc#. 1uelles actions contribueraient mieu3 2 la réalisation d7un dévelo ement basé sur les réoccu ations locales et 2 la création de richesses ar les communautés5 Ce sont. leurs logi1ues et leurs stratégies# Le caractAre relatif du dévelo ement local et de l7économie sociale rend toute son im ortance ici# Les o ulations sont davantage écoutées et res onsabilisées# Cela favorise une multi lication d7initiatives basées sur les réoccu ations du milieu et une meilleure organisation des activités d7économie sociale et de dévelo ement local# Joute chose 1ui est favorable 2 la création. ensons"nous. les actions. <uridi1ues. le lus souvent les o érations menées n7atteignent oint les ob<ectifs fi3és# Dt la situation des communautés reste récaire# :ar contre.ne sont as les m=mes. une lace centrale est accordée au3 o ulations. d7a rAs notre analyse.. 2 leurs réoccu ations. cheV des agents. les actions im li1uant * les /NG ou issues des o ulations# 8ans ces actions. mais aussi les décideurs de l7économie sociale et solidaire# . et institutions internationales# %ien articulés. des habitudes susce tibles d7entraver une éventuelle création de richesses ar les communautés# /n les retrouve non seulement cheV des agents de terrain. services ublics.

2 la suite de l7échec global des oliti1ues nationales de dévelo ement et des consé1uences des rogrammes d7a<ustement structurel# Le lus souvent. les /NG et institutions nationales et lus directs avec les organismes et institutions internationau3 de internationales# Dlles se révAlent également un véritable creuset de coo ération décentralisée 1ui ermet au3 +0 o ulations locales d7avoir des contacts dévelo ement# -n des secrets de la réussite reste ce endant l7a a roche d7intervention utilisée ar les /NG sur le terrainL une roche dominée ar l7im lication véritable des o ulations 2 tous les niveau3 de conce tion et de réalisation o ulations se révAlent lus favorables 2 la création.@ notre avis.* &onclusion 8ans le domaine du dévelo ement local et de l7économie sociale et solidaire. le 4ali est en leine mutation# * Les e3 ériences innovantes relevées se révAlent des ré onses au3 difficultés vécues ar les o ulations. les structures oliti1ues. a li1uées. ces ro ositions a l7économie sociale et du dévelo orteront un a ui utile au3 efforts dé<2 fournis dans le domaine de ement local au 4ali# . y com ris les ouvoirs ublics. ar les o ulations locales. les actions des /NG et celles initiées ar les +* assurer une survie. de richesses susce tibles de leur des ro<ets# 4ieu3 1ue les interventions des structures de l7?tat. elles sont le fruit de la collaboration des o ulations avec l7ensemble des artenaires de dévelo ement. voire une amélioration satisfaisante des conditions de vie# !l reste 2 souhaiter 1ue l7?tat fasse les efforts 1ui s7im osent our faciliter l7articulation des actions relevant de la coo ération décentralisée# '' .

octobre. novembre"décembre# # $*$"$*). 4# C# et al# 9+)(+. \# et :# 8eveltere 9+))).# 'ali3 le paysan et l+4tat.# M-n an de transition oliti1ue & de la révolte 2 la troisiAme ré ubli1ue. # +0$"+$0. du +0 au +6 avril. CP8C. in *ev&e canadienne d+"t&des et d& d"veloppement. S# /# et 4oussa KéZta 9+))6. no +00. 2e 'ali 3 la transition.T. no .O in 1oliti/&e africaine.# MLe dévelo ement d7un syndicat agricole au 4aliL accroNtre la res onsabilisation au niveau local O. 4# 9'00+. #+("'0# Assogba. :aris. trimestriel# ChIu. # '0+"'+(# Assogba. vol# ![. 2e 'ali 3 la transition. in Je&ne Afri/&e.Afri/&e0 . <uin. MLe aradigme interactionniste et le rocessus du dévelo ement communautaire& lRe3em le * des /NG en Afri1ueO.c. \# et :# 8eveltere 9+))). 4ar1uis# Daston. -niversité du . trimestriel# Cissé.<* (éférences Adler.# M/rigines et contours de l7économie sociale au Nord et au Sud. 2e 'ali 3 la transition.# M?conomie de la santé au 4ali. #'*"*6# ement rural.# MDntre la rationalité des intervenants et la rationalité des o ulations bénéficiaires& l7échec des ro<ets en Afri1ue noire O. 4# C# et al# 'ali3 le paysan et 8embélé. D# 9+))'. volume 6. Série recherche no#'*. vol# $T. no 6. \anuary"February. ?ditions LRHarmattan# 8iallo.T.# MQillage %anUs in 4ali & A successful :ro<ect of Self"hel :romotionO. octobre. H# %# et al# 9+))).O in Cissé. 4# 9+))'.# MLes derniers <ours de 4oussa Jraoré au ouvoir & comment %amaUo a chassé son général O.# MLa dimension oliti1ue du dévelo '* l+4tat. 4aastricht.. 4ontmagny. avril.6&d<.# -t si les Africains de la diaspora "taient des acte&rs d& d"veloppement de l. Y# 9+))$.# 2+alpha$"tisation fonctionnelle en 8am$ara dans &ne $0 dynami/&e de d"veloppement3 le cas de la 9one cotonni!re :'ali. 8e %oecU ` Larcier s#a#.O in 1oliti/&e +* africaine. # +("'+# 8iarrah. in otes CA 9Notes sur les Connaissances Autochtones. 9?ds#. octobre.# Matre Jouareg au 4ali. :aris.# M:oliti1ues économi1ues et crises durant les $0 années d7indé endance. n +. trimestriel# %ertrand.. 8efourny. K# 9+)(+. C# /# 9+))0.O in 1oliti/&e africaine. no )# '$ . Y# 9'00'. L7Harmattan# 8ombroWsUy.O in Cahiers 5 6ant" 7. in Cahiers de G"ographie d& . %ru3elles 9%elgi1ue. ."conomie sociale a& ord et a& 6&d.&ne gestion d"sastre&se. G# 8umestre et F# Simonis 9+))$. ?ditions LRHarmattan# '0 Coulibaly.uébec 2 Hull# +0 %ernus. noo '.T. no .&"$ec. 4# C# 9+))+. in D)C Development and Cooperation.# 'ali 3 $ilan d. # . K#. L# 9+))'. :aris. no .# 2iens entre la d"centralisation et la coop"ration d"centralis"e a& 'ali # 98ocument de réfle3ion DC8:4.O in 8efourny..)"66# Assogba. DC8:4# Cissé.# 2. no +*(0. :# et al# 9+))). Y# 9+)((.

6&d :Afri/&e et Am"ri/&e 2atine< et ord. Dn collaboration avec S-C/# Leclerc.&el avenir po&r les r"gions0 Chaire de recherche du Canada en dévelo ement des collectivités 9CP8C. nb +*. -niversité du . T novembre. #+$# Paghavan.# Cr"ation de richesses en conte=te de pr"carit" 3 &ne comparaison 6&d. ?ditions LRHarmattan# Kébé.# MKafo"\igineW risonniAre de la crise du coton5O.# MSi3 Ste s to JhinUing SystemicallyO. in -n 'arche. %# 9+)(). A# S# et L# Favreau 9'00'. no . in Grain de sel.uébec en /utaouais.r"sea&= d"veloppement r&ral. . ?ditions LRHarmattan# +0 Konaté.O in 2e ?@ mars du +. Y# 9'00'.# MLa mutualité au 4ali.# M!ntroduction& une économie de artage du sur lus aysan. 4ontréal.# MC48J& la révolte des aysans de %ougouni. # '+"+0'..# 2e rAle des c&lt&res commerciales dans l+"vol&tion de la soci"t" 6"no&fo :6&d d& 'ali< . :aris. novembre.# 6&r les petites ro&tes de la d"mocratie 3 l. P# D# 9+))6. # ')+"'))# +* Niangaly. 9'00'<. .O in Cissé. 4ali# :oulton. Dn route vers les cam agnesF O. Les éditions ?cosociété. CPDJ.S0'S'000.O in 1oliti/&e africaine. # )"'0. 2e 'ali 3 la transition. nb+'6. A# 9'000. O in Favreau.e=p"rience d. Inter. 4# et P# Karash 9+))*. '0 trimestriel# Sanogo.. novembre# Goodman. in The 6ystems Thin>er. 4# C# et al# 'ali3 le paysan et l+4tat.Fall. 4# Pobitaille et 8# Jrembray 9dir#. in 2e 'onde diplomati/&e.6&d :Canada. octobre. Q# 9'00'. -niversité du .O in Cissé. N# 9+))'. Site !nternet & htt &SSWWW#enmarche#beSCoo erationS4ali#htm '. no '. le aysan.. -niversité de %ordeau3 !!!# Serbin. L#.T. :aris. <uillet# '* Qan %elle. * 4arch# \ac1uemot.# MLes CL8 et le dévelo ement local & défis et en<eu3. 4# C# et al# 'ali3 le paysan et l+4tat. vol# 6.# MLes /NG au 4ali. %amaUo. :# 9+)(+. Afri/&e et Am"ri/&e 2atine<.uébec en /utaouais. 2e #o&rnal de la m&t&alit" chr"tienne. 4# et al# 9+))). S# 9'000. Chaire de recherche du Canada en dévelo ement des collectivités 9CP8C.&n village malien. sa terre et lR?tat.# MA rAs cin1 ans de guerre & vers la réintégration des Jouaregs au 4aliO.# MLRagriculture malienne. Y# G# 9+)(+.

en 8évelo ement régional 2 lR-niversité \ules Qerne :icardie dRA4!DNS en France# !l oursuit actuellement son stage 2 la Chaire de Pecherche du Canada en 8évelo ement des Collectivités de uis octobre '00'# '0 .* Économie sociale et développement local en %auritanie +0 No$% "(! &4 a($%(!" ' +* :ar Habiboullah KAND Ha-i-o(&&a7 BANE ré are un di l>me dR?tudes Su érieures S écialisées98#D#S#S.

1ui deviennent de lus en lus faibles au fur et 2 mesure de l7avancée du désert# La o ulation mauritanienne est com osée de 4aures 9arabo" berbAres. Son :roduit +* national brut 9:!%. mais de race noire# La controverse autour de leur statut soulAve la 1uestion de savoir si l7esclavage e3iste tou<ours en 4auritanie ou as 5 '6 . est faible# :lus de *0C de sa o ulation vit en dessous du seuil de auvreté# Dn '00+... 2 l7est ar le 4ali. etc#. 1ualité et im act de ces initiatives dans la communauté.. de Haratines +T9maures noirs ort s écial de la 4ission FA/S:A4 du $ déc#'00'. de SoninUés. est de 0..6 C# Sur le lan économi1ue. son !ndice de dévelo rang sur les +6' ays classés ar le ra ra ar le recours 2 lRaide e3térieure# ement humain 9!8H. ement# les initiatives de la société civile.# Dnfin. les ouvoirs ublics ont mis au oint.. la 4auritanie fait artie du grou e des :4A 9:ays les 4oins Avancés#.# Dn m=me tem s.00 et (00 mAtres# Le sud connaNt 1uel1ues ériodes de luies 9$ mois.# Cette estimation est +0 ma<oritaires. ar habitant. avec l7aide des ement. le relief est constitué de massifs montagneu3 tels 1ue ceu3 de l7Adrar et du Jagant 1ui culminent entre . les éléments d7une stratégie de lutte contre la auvreté 9+))..( +*T ersonnes avec un tau3 de croissance annuel de '. leurs atouts.. soit c$(0 ar an.6$ habitants au $0 avril '00$ 9Pa fondée sur les résultats du recensement général de la o ulation en décembre '000# Selon ces données. nous étudierons les conditions de ement des initiatives économi1ues o ulaires# $0 réussite ou de dévelo +T Les Haratines sont littéralement des M anciens esclaves affranchis O. au sud ar le 4ali et le Sénégal et 2 l7ouest ar l7/céan Atlanti1ue# :lus de la moitié du territoire national au nord est déserti1ue et faiblement eu lé# La Vone sahélienne s7étend d7ouest en * est sur une bande de '00 Um traversant le ays dans sa artie méridionale# Au centre et au nord. trouvent un écho favorable au niveau des ouvoirs ublics et des artenaires au dévelo '* Nous étudierons successivement l7évolution et l7im act des oliti1ues ubli1ues de dévelo ement 1ui ont conduit 2 une remise en 1uestion ou 2 un aménagement de ces stratégies et l7état des lieu3 des différentes initiatives économi1ues et o ulaires# Dnsuite nous analyserons les résultats atteints ar ces initiatives 9em lois créés. la o ulation en décembre '000 était de ' *.$résentation 3énérale La 4auritanie couvre une su erficie de +0$0T00 Um '# Dlle est limitée au nord ar le Sahara occidental et l7Algérie. culturellement arabes. de Xolofs et de %ambaras# Dlle est estimée 2 ' 6(0 . de Hal oularen 9ethnie eulh.$T et corres ond au +$)iAme ort '00+ du :N-8# Le tau3 de ch>mage avoisine les $0C selon le ort CDC/ C/NSD!LS# La faiblesse des ressources internes de la 4auritanie est comblée en grande artie '0 Avec les échecs des artenaires au dévelo oliti1ues ubli1ues mises en lace a rAs l7indé endance et les effets négatifs des rogrammes d7a<ustement structurel 92 artir de +)(*. leurs limites et surtout leur a réciation ar les oliti1ues ubli1ues 9nationales et internationales. longtem s banalisées.

cette réforme rofite essentiellement au3 4aures 9 rivés. la terre '0 n7a artient as 2 l7individu mais au grou e lignager# Dlle est gérée ar le doyen du lignage 1ui ré artit les ro<ets de arcelles entre les familles# Le heurt de la logi1ue modernisatrice et le systAme traditionnel articuliArement vivace est au centre de la tension# Au niveau économi1ue. refusant ainsi de devenir des ouvriers agricoles 2 la solde des rivés# Cette situation entraNne des mouvements de migration et l7a auvrissement de la aysannerie 1ui n7a d7autre choi3 1ue d7acce ter cette loi car les luies se font de lus en lus rares# Ce mouvement de migration +( %#Crousse M La 4auritanie..!. ra elons le. les o ulations négro africaines de la vallée du fleuve 2 l7?tat mauritanien 1ui entend mettre en valeur cette région selon un ro<et récis de modernisation re osant sur l7agriculture irriguée# Selon le systAme coutumier. habitant le Nord et articuliArement NouaUchott+(# Ces individus dis osent non seulement des moyens financiers consé1uents ermettant une ra ide mise en valeur. le foncier et l7a rAs barrage O. fonctionnaires. voire l7hostilité au3 initiatives individuelles et collectives ayant our ob<et la constitution d7/NG# Le mouvement associatif n7était toléré 1ue dans le cadre de coo ératives# L7?tat s7est engagé dans des ro<ets de dévelo ement agricole avec la création de la Société nationale de ré coo ératives et dévelo ement rural9S/NA8DP. doit ermettre de libérer les '* initiatives et accroNtre la roduction# Les o ulations y voient lut>t un motif d7e3 ro riation car. étant avant tout au3 mains des 4aures# $0 Cette situation entraNne une méfiance des o ulations de la vallée du fleuve envers les logi1ues d7autosuffisance alimentaire r>nées ar l7?tat# Dlles défient les autorités en dévelo ant les cultures traditionnelles vivriAres sous luies au détriment des cultures irriguées. le conte3te oliti1ue mauritanien était caractérisé ar une centralisation du * ouvoir. de subvention. l7en<eu foncier met au3 rises de uis deu3 décennies 9réforme agraire de +)($. d7e3 ertise. entraNnant une méfiance. ils bénéficient d7a uis en haut lieu.. dans les années +))0. ) Évolution des politi/ues publi/ues de développement \us1uR2 une ériode récente 9+)(*. elles contribuent eu 2 la mobilisation de l7é argne locale et ne sont as coordonnées entre elles# :ar ailleurs. <uin +)((. commerBants."es politi/ues publi/ues de développement au8 straté3ies de lutte contre la pauvreté . ce 1ui va évidemment dans le sens de l7im ératif gouvernemental d7autosuffisance alimentaire mais encore. la mise en lace d7!nstitutions +0 financiAres non bancaires en faveur du monde rural & -NCACD49-nion nationale des coo ératives agricoles. et lus récemment. l7?tat entend entre rendre des dévelo ement agricoles sans =tre aralyser ar les rétentions fonciAres des ro riétaires traditionnels# Le assage 2 la ro riété rivée 9voulue ar les institutions financiAres internationales. :oliti1ue africaine nb$0. l7?tat. et -NC/:A49-nion nationale des coo ératives de =che artisanale en 4auritanie.# Ces deu3 structures ro osent des services divers de conseil. cité ar :#4archesin 'T . de mise en Kuvre de ro<ets et de financement sous forme de micro crédits# Dlles sont inégalement ré arties sur le territoire national et fonctionnent sur le mode de l7assistance avec des financements e3térieurs distribués sous forme de +* subventions ou de crédits la lu art du tem s non remboursés# 8onc. de crédit et d7é argne en 4auritanie.

1ue les autorités ont commencé 2 élaborer des stratégies de lutte contre la auvreté# Les actions les lus récentes engagées ar l7?tat et ses artenaires au dévelo ement our cibler les o ulations les lus vulnérables afin de réduire les codts sociau3 dus au3 effets des rogrammes d7a<ustements structurels sont la création d7un Commissariat au3 droits de l7Homme. > l'insertion et > la lutte contre la pauvreté La création du Commissariat au3 droits de l7Homme. 2 la lYinsertion et 2 la lutte contre la auvreté9C8HLC:!.0C our le fonds de sécurité# Avec ces .vers les ays du Nord a fait 1ue de nouvelles alliances entre émigrés se sont établies afin de dévelo ro<ets de dévelo er des ement agricoles avec. entretien moto om es. toutes les mutuelles e3istantes au<ourd7hui intAgrent dans leurs ro<ets un volet M santé O# +* Les straté3ies de lutte contre la pauvreté L7?tat. il est généralement admis 1ue +0 les fonds générés ar la communauté 9avec l7achat des médicaments essentiels. our et ar les o ulations du Sud dans le but de rétablir la cohésion des communautés ébranlées ar les actes des ouvoirs ublics# Avec les codts des intrants 9semences. et au3 décisions rises our l7amélioration des services# Ceci crée un sentiment d7a artenance et d7identification de la communauté au systAme# 8ans cet es rit.+) de +)(T 1ui réconise la artici ation des o ulations 2 la gestion des services de santé locau3 9via un comité de gestion élu.0C. $0C our le réa rovisionnement en médicaments et . des rogrAs restent 2 faire 1uant 2 la création +* de mutuelles de santé car elles n7e3istent as encore en 4auritanie ou l7e3 érience n7y a as été encore tentée comme au Sénégal ar e3em le oH on en dénombre lus d7une trentaine# Ce endant. e3 lore de nouvelles istes susce tibles de satisfaire les '0 demandes sociales 1ui se font de lus en lus ressantes# C7est seulement 2 artir de +)). carburant. tou<ours avec ses artenaires au dévelo ement.E.# Ces fonds issus de la vente des médicaments sont ré artis comme suit & $0C our la motivation du ersonnel infirmier.# +*)&ommissariat au8 droits de l'=omme. a $0 eu lieu en +))(# Le volet M 8roits de l7Homme O est lut>t oliti1ue car les subventions et dons accordés ar les bailleurs de fonds étrangers sont liés au res ect des droits humains# Le volet M !nsertion O concerne les di l>més ch>meurs et surtout. 2 l7insertion et 2 la lutte contre la auvreté. des rogrAs ont été réalisés grIce 2 l7a lication de l7!nitiative de %amaUo9!%. les aysans deviennent dé endants de l7?tat au lieu d7=tre * artenaires# 8ans le domaine des soins de santé rimaires. l7insertion des couches o ulaires auvres 1ui ont 1uitté les cam agnes et sont venues +) LR!nitiative de %amaUo est un ensemble de réformes oliti1ues élaborées en ré onse 2 la dégradation ra ide des systAmes de santé dans les ays en dévelo ement endant les années T0 et (0 '( . de la culture irriguée. doivent rester dans celle"ci 9au niveau des centres ou ostes de santé villageois. les o ulations euvent en dis oser our financer de etites activités génératrices de revenus comme le maraNchage# Ce endant. la '* création d7un Cyber forum our la mise en réseau des différents acteurs de la société civile et la création des Caisses o ulaires d7é argne et de crédit9CA:DC.

février '00$ cite 5 le d"part de l. tous les acteurs de la société civile ne sont as re résentés. habitat social. les <ournalistes et les maires de communes en dehors de ui du :N-8# Au<ourd7hui. conférences. loin de la ca itale# Certaines /NG se sont a ro riées cet outil et 2 ce titre. éducation. pr"sident de l. Les &aisses populaires d'épar3ne et de crédit 5&A$#&7 Le systAme bancaire mauritanien se désintéresse totalement des etits é argnants# !l accorde des crédits 2 court terme au3 gros commerBants et au3 entre reneurs de =che industrielle sans chercher 2 élargir sa clientAle ni 2 ') . les ont dé ossédés et ont emménagé sur leurs arcelles# Cela ose le roblAme de la 1uestion fonciAre en 4auritanie# * Le volet M lutte contre la auvreté O embrasse lusieurs domaines 9 rogrammes en milieu rural et urbain. ro<ets d7a ui au3 coo érativesE. et en fonction des événements e3térieurs 9actualités. environnement. techni1ues de sensibilisation et de mobilisation sociale.*C de la o ulation auvre. en '000# +0 Les bénéficiaires de ces services ne sont as associés au financement de leurs ro<ets car l7?tat s7est fi3é lui m=me ses riorités# Les bénéficiaires sont confinés 2 leur statut d7assistés# +*+ La mise en place d'un &-ber-forum La mise en lace du Cyber forum constitue une ré onse institutionnelle au3 besoins de la société civile our un accAs eu codteu3 2 l7!nternet our les /NG. la culture. '00'.ancien g"rant. tels 1ue ceu3 1ui travaillent dans l7ombre ou 1ui sont '* 2 l7intérieur du ays. de s&$ventions et de contrats po&r son association so&s le co&vert d& cy$er for&m 7. +* NouaUchott# Peba tisé M Cyber forum de la société civile O..ong -co D"veloppement.uotidien NKC" !NF/S du '. insertion des di l>més ch>meurs. etc#. etc#. formation rofessionnelle. cam agnes de sensibilisation. selon les résultats des en1u=tes réalisées ar l7/ffice National de la Statisti1ue9/NS. so&p%onn" B l.# LRensemble de ces besoins est ris en considération et négocié avec les artenaires désireu3 dRa L7es rit du Cyber forum était de créer un outil de contr>le des différentes /NG et leur mise en réseau# 4ais.s7installer 2 la éri hérie de la ca itale es érant y trouver du travail# Ce hénomAne fra e beaucou lus la com osante Haratine dont les terres sont acca arées ar les hommes d7affaires maures 1ui. une session de formation est organisée avec le grou e et sur ses ro ositions# Les grou es définissent également leurs besoins '0 en accom agnement et en formation rofessionnelle 9besoins s écifi1ues.uotidien NKC !NF/S N0 $6( du +$ mars '00$.# ement des +*. collo1ues. Les différentes /NG inscrites ne coo Arent as entre elles et sont lut>t tournées vers la recherche de artenaires étrangers# Les liens histori1ues forts. santé. L7intervention en milieu rural a réellement commencé en '00+ suite 2 l7incidence de la auvreté dans cette Vone 1ui concentre T6. rofitant soit de leur statut de maNtres. il a vu le <our avec l7a $($ /NG y sont inscrites 9.# Autour des différents thAmes d7intér=t des /NG 9femmes. n7ont as servi au3 acteurs des /NG $0 de travailler ensemble dans une M atmos hAre de coo ération O 1ui a fait ar e3em le le dévelo districts industriels en !talie 9Kane.app&is. de leur uissance financiAre ou de la réforme agraire.avoir profit" d. meilleure structuration d7une uyer le Cyber Forum y inclus 2 travers l7!nternet## association."po/&e d. Le .

1ui fait une demande d7admission. '000.# !l faut souligner 1ue ce montant eut =tre considéré comme élevé our les lus auvres 9notamment les femmes. Au cours de l7année +))T. l7intér=t our tout r=t est de l7ordre de +TC '0 comme dans toutes les ban1ues# :lus 1ue cela. les Caisses semblaient sRorienter dans le sens défini ar la oliti1ue générale de lutte contre la auvreté. on en est 2 +* et elles ne couvrent as toutes les régions du ays# L7adhésion au3 CA:DC est ouverte 2 toute ersonne 1ui a son domicile. le hénomAne d7urbanisation a entraNné une au érisation croissante de la o ulation mauritanienne# Les ressources des CA:DC roviennent essentiellement de trois sources & l7é argne des sociétaires. s7engage 2 res ecter les rAglements et 1ui souscrit au moins une art sociale d7un montant *000 -4# 9environ +(c -S. essentiellement la %an1ue africaine de dévelo ement. se désengagent our obtenir le remboursement de leur '0 contribution initiale afin de ouvoir satisfaire une dé ense urgente9nourriture. le budget de l7?tat et le concours des bailleurs de fonds. mais de uis eu. estiment 2 $0 milliards d7-4 en +))6 si on inclut les transferts sans contre artie * selon l7e3 ert 9soit environ +0* millions c-S. de drainer l7é argne informelle 1ue les e3 erts 94arouani.innover sur le lan financier# Ainsi. son travail. la %an1ue +0 4ondiale et l7AC8! 9Agence canadienne de dévelo ement international. visait un but social de remier ordre & aider les ersonnes 2 faibles revenus 2 faire face au3 codts de la vie et eut"=tre. les retards de aiements sont sanctionnés ar des amendes ouvant aller <us1u72 la moitié du crédit contracté# /n est $0 bien loin du but social et de la 1uasi"gratuité des services tant chantés au moment de lRouverture de ces caisses# Ces caisses oursuivent au<ourd7hui un but de rentabilité financiAre comme les ban1ues de la lace# '0 Le tau3 d7intér=t fi3é ar les ban1ues se situent entre +T et ''C# Certains tau3 atteignent m=me '(C # Les r=ts sont 2 court terme# $0 . etc#. 4algré les erformances économi1ues et sociales enregistrées en 4auritanie ces derniAres années. La création des Caisses dRé argne et de crédit. 1ui ont aussi arfois des difficultés 2 com rendre le mécanisme de fonctionnement des CA:DC# !l arrive 1ue des sociétaires 1ui ne rem lissent as les conditions d7obtention de crédit. uis leur généralisation dans le ays. 94arouani. les franges les lus vulnérables de la société sont e3clues du systAme# Les CA:DC sont nées de la volonté de l7?tat de cibler essentiellement les o ulations vulnérables des 1uartiers de NouaUchott et de certaines villes de l7intérieur mais aussi et surtout. '000. une résidence ou une lace +* d7affaires dans le territoire de la caisse. grIce au systAme de crédit 2 intér=t faible. ces caisses ont changé leur condition d7octroi de crédits et a li1uent désormais le m=me systAme onéreu3 1ue les ban1ues# Au<ourd7hui. soins médicau3. 1uatre CA:DC ont été mises sur ied & $ 2 NouaUchott et une 2 Nouadhibou# L7ob<ectif affiché était d7atteindre '0 caisses en '00$ mais au<ourd7hui. leur ermettre dRaméliorer leurs revenus et de subvenir en toute indé endance 2 leurs '* besoins# Au dé art.

. menuiserie. ces tontines souffrent d7un man1ue de coo ération entre elles our une lus grande ca acité de financement et une meilleure reconnaissance de la art des autres acteurs du dévelo ement 9?tat et /NG internationales. d7autres formes +* de solidarité sociale continuent 2 e3ister m=me si elles ne sont as reconnues officiellement ar les autorités# )* La ? tontine @ comme modèle de micro finance informelle* -ne réfle3ion sur la tontine nous araNt nécessaire. de maNtriser les outils de gestion. des structures de formation ont vu le <our our ermettre au3 acteurs de la société civile 9les <eunes et les femmes en articulier. 1ue l7on +0 retrouve au . ou les Carrefour \eunesse Dm loi 9C\D. de <eunes et m=me ar l7?tat avec la création des caisses o ulaires en $0 . la couture. se sont renforcées au oint d7=tre reconnues ar les ouvoirs ublics et certaines /NG nationales# A c>té de ces formes d7initiatives o ulaires. La M($(%&&% +%" a""ocia$io#" /0mi#i#%" +40 a!1#% %$ +% c!0+i$ (MAFEC) ' (#% %5 0!i%#c% i##o2a$!ic% '+ Dn +)T$. ré arties dans ( régions et dis ensent une formation our les besoins immédiats du secteur informel comme la mécani1ue auto. créée en +)). la 4auritanie s7est retirée de la Vone franc et a créé sa ro re monnaie inde3ée sur le dollar américain & l7ouguiya9-4.. a orte conseil et assistance au3 associations féminines# 4ais. ces centres de formation man1uent de structures en aval comme les Coo ératives \eunesse de Services 9C\S.# + c-S é1uivaut au<ourd7hui 2 environ 'T* -4 # La 4AFDC a reBu de la art du FN-A: 9Fonds des Nations -nies our l7Aide 2 la :o ulation. soit environ $0 millions de dollars -S. '+. etc# Ce endant. les initiatives économi1ues o ulaires comme les tontines. ar $0 femmes. tentera de dé asser en fédérant lusieurs tontines et ada ter les modes de fonctionnement ar ra +))T# ort au3 demandes sociales# Dlle sera suivie ar d7autres grou es de femmes telle 1ue la Nissa %anU ou 9la ban1ue des femmes. couture et confection des v=tements. lomberie. soudure. '000. Eetc# Le Centre de formation et de romotion féminine 9CF:F.uébec our l7accom agnement des <eunes dans leurs ro<ets d7insertion sociale ar le travail# !!.+*0* &réation des centres de formation :ar ailleurs. dRune art en raison de son im ortance en 4auritanie 92 NouaUchott seulement. selon le ra ort Albert 4arouani# La tontine ermet 2 ses membres d7é argner leurs e3cédents de trésorerie et si besoin de bénéficier de r=ts our investir dans de etits ro<ets comme la teinture.Les différentes formes d'initiatives économi/ues populaires . le maraNchage.. de s7insérer dans la vie active ar l7a rentissage de différents métiers # /n retiendra entre autres les centres de formation et de * erfectionnement rofessionnel 9CF::. Avec les codts sociau3 des rogrammes d7a<ustement structurel. le ri3 femme en +))T our récom enser ses efforts# $+ . dRautre art en raison du fait 1ue ces tontines vont constituer une base our la mise en lace des mutuelles en 4auritanie# Cette é argne li1uide est '0 estimée 2 1uel1ues ) milliards d7ouguiyas 9-4.# C7est '* cette limite organisationnelle 1ue la mutuelle des Associations Féminines d7D argne et de Crédit 94AFDC.. maBonnerie. les mutuelles ou les coo ératives de travail 9JWiVa. on en dénombrait lus de 60 94arouani.

. Pa ort d7activité 4AFDC au $+ décembre '00'.# Dn lus de ces organes statutaires classi1ues.La création de la 4utuelle des associations féminines d7é argne et de crédit remonte 2 +)).*c -S9SoUhna LY. initiatrices s7élevait 2 +#'T*#000 -4 9un million deu3 cent soi3ante 1uinVe mille ouguiya.' T+6 -4 en $0 milieu urbain soit (6 $$Tc-S et .. environ +T$ -4 our + dollar us# Au<ourd7hui 9'00$. une oliti1ue de crédit et une oliti1ue sociale# La mobilisation de l7é argne a été réalisée ar la collecte de cotisations mensuelles étalées sur di3 mois# Le montant '* des cotisations variaient entre ) c-S et +( c-S ar membre# '' Cette éta e a ermis de tester les ca acités d7é argne du grou e et d7a récier le degré de motivation des différents membres# Dn février +))*. confrontées au3 roblAmes de sécurisation de lRé argne et dRaccAs au crédit# Dlle sRa des formes associatives traditionnelles 9tontines. Comme dans les tontines. le systAme d7é argne mis en lace ermet au3 membres de mettre 2 l7abri des sollicitations familiales les e3cédents de trésorerie# !l a ermis aussi l7instauration '' Le tau3 de change était 2 l7é o1ue 9+)). le montant global de l7é argne réalisé ar les trente 9$0. la 4utuelle issue des rati1ues financiAres traditionnelles dis ose d7une catégorie s éciale de M gérantes 2 la base O a elées M 4Ares sociales O# Dlles assurent l7organisation et la su ervision des activités 2 travers les grou es de solidarités constitués ar les '0 membres# Ces grou es de solidarité com osés de '0 2 $0 membres ermettent une meilleure artici ation et une im lication des clientsSbénéficiaires des services de la 4utuelle et assurent le contr>le social élément fondamental de la 4utuelle# Dlles sont bénévoles et bénéficient d7une considération morale La mutuelle rati1ue 2 la fois une oliti1ue d7é argne. et +))T# A rAs avoir testé le recyclage des sommes collectées ar le systAme tontinier classi1ue sous forme de r=ts +* rémunérés orientés vers des activités génératrices de revenus..000 000 -4 en milieu rural.# La création de la 4utuelle AFDC ré ond 2 des besoins e3 rimés ar un grou e de femmes 9 vingt femmes au dé art. Le nombre d7adhérents est assé 2 $(6 femmes en milieu urbain et +600 bénéficiaires en milieu rural# L7é argne réalisée était de '$ T. les grou es communautaires d7é argne et de crédit ont constitué une 4utuelle our se conformer au cadre légal régissant les activités d7é argne et de crédit en 4auritanie 9SoUhna LY. soit +* *. soit T$60c -S de l7é o1ue# Dn décembre '00'.# uie sur un ca ital dRe3 ériences issues * L7a afin & roche ado tée vise la révision de lRorganisation interne des tontines et des autres associations traditionnelles " " " +0 " " de mobiliser l7é argne des femmes de faciliter l7accAs des femmes au3 services financiers de contribuer 2 l7éducation économi1ue et financiAre des femmes de romouvoir une micro assurance féminine novatrice de contribuer au renforcement des ca acités entre reunariales des femmes# LRinitiative a suscité lRémergence de huit grou es communautaires dRé argne et de crédit ayant totalisé +T( membres entre +)). ce tau3 est assé 2 'T* -4 our + dollar us# $' .

la diversité des besoins ressants de financement. une forte demande de crédit a entraNné une hausse des tau3 d7intér=t 1ui est assé de +0C 2 +*C au<ourd7hui# C7est our1uoi. le décAs. Pa ort d7activité '00'. * contribuant ainsi 2 la sécurité alimentaire d7une Vone rurale9(+0 000 -4 au rofit de ) ersonnes en '00'. le faible niveau de 1ualification de l7encadrement. Ce endant.d7une disci line financiAre favorable 2 la gestion rationnelle des revenus dis onibles# Le caractAre incitatif consolide l7autonomie financiAre des membres et rocure 2 la mutuelle des ressources réguliAres utilisées our fournir des crédits avec des tau3 d7intér=ts com étitifs ar ra ort au3 usuriers et au systAme formel# L7Association s7est également lancée dans le financement d7o érations de commercialisation des céréales. l7AFDC a organisé des séances de formation en '00' au rofit de + 600 femmes rurales ré arties sur +' localités auvres 9SoUhna LY. les membres d7une classe d7Ige euvent s7adonner 2 un travail de $$ .# Dlle finance cha1ue année la constitution d7une ban1ue de céréales en collaboration avec des femmes autochtones 1ui se chargent de la collecte. le vol et les calamités naturelles# Les membres dis osent 2 ce titre d7un embryon de micro assurance organisée dans le cadre de la 4utuelle our com léter les services financiers offerts# '0 Dn matiAre de formation. une sélection des crédits 2 allouer est o érée ar tirage au sort# $0 +* Les coopératives d'4abitat ou TA!BA Cette forme de solidarité sociale a ris ses origines en milieu rural et consiste 2 effectuer un travail collectif en y faisant artici er activement les membres d7un grou e d7une classe d7Ige ou d7un clan# :ar e3em le en ériode d7hivernage ou en ériode des cultures. la ersistance de la thésaurisation coutumiAre de restige 1ui renvoie 2 des attitudes socio " culturelles et la restriction du cham d7a lication ermettra '* d7une e3 érience ourtant riche# Nous ensons 1ue ces genres d7initiatives doivent =tre soutenues car. 2 cause du man1ue de financements. lusieurs obstacles restent 2 surmonter dont la mise en lace d7un cadre institutionnel formel et ada té. elles s7inscrivent dans une logi1ue de création de richesses et de redistribution# Le soutien a orté d7augmenter la ca acité des membres 2 créer des activités génératrices de revenus car. du stocUage et de la vente des roduits# Dlles sont rémunérées en fonction des résultats des ventes et des charges de cha1ue o ération# Cette activité a ermis de & +0 + Familiariser les femmes avec les circuits de commercialisation des céréales L ' de contribuer 2 la romotion de l7em loi féminin en milieu rural L $ d7atténuer les s éculations abusives des commerBants locau3# La 4utuelle dis ose d7une oliti1ue sociale de ro3imité# Les membres ont mis en lace un fonds de solidarité dont la mission est d7aider les membres en difficulté# Le fonds est alimenté ar une cotisation mensuelle dont le +* montant est fi3é ar les membres# Les ressources du fonds servent 2 contribuer 2 la couverture des dé enses im révisibles affectant les victimes d7événements malheureu3 tels 1ue la maladie.

défrichage collectif de tous les cham s des membres du grou e et ceci 2 tour de r>le# La rati1ue de la JWiVa se fonde culturellement sur l7es rit associatif et d7entraide africain# Ce dernier se manifeste 2 lusieurs niveau3 de la vie sociale# :ar e3em le on verra lusieurs hommes r=ter main forte 2 l7un des leurs 1uand il s7agit de reconstruire sa case endommagée. la technicité et la com le3ité du montage de certains ro<ets rendent nécessaire la recherche de collaboration avec dRautres artenaires# Ainsi la mise en lace dRinfrastructures sociales comme les dis ensaires ou les écoles nécessitent our fonctionner la reconnaissance et la contribution des gouvernements 9envoi dRun maNtre dRécole. etc#. dévelo ortent 2 leur ement de leurs villages rime les droits ement de ro<ets agricoles. ou dans les ays de la sous région 9C>te d7!voire ar e3em le. de médecin.# $. les ressortissants des deu3 rives du fleuve Sénégal 94auritaniens et Sénégalais.# 8e m=me. formation des aysans au3 nouvelles techni1ues.# Ces immigrés 9e3em le +0 les SoninUés du G-!8!4AKHA de la vallée du fleuve Sénégal. etc#. le solde des transferts sans contre artie des immigrés mauritaniens re résentaient '0 milliards d7-4.. et se sont vues reconnaNtre ar les autorités des ays d7accueil9loi +)0+ sur les associations en France. des ro<ets dRamélioration de la roduction. ces associations se heurtent encore 2 la faible reconnaissance de leur r>le dans le dévelo ement de leur région dRorigine ar les $0 autres acteurs de la coo ération internationale# Dn +))6. +* d7autre art. '0 dRirrigation ou de commercialisation nécessitent une assistance techni1ue fournie le lus souvent ar des /NG 9étude de faisabilité. réalisation techni1ue.# /n estime 2 '*000 la o ulation immigrée vivant en France 9Agence 4auritanienne d7!nformation. 'T février '00$.# . se sont créées 2 l7e3térieur du ays soit en Duro e 9en France ar e3em le. Albert 4AP/-AN!. our désenclaver ces localités longtem s délaissées ar l7?tat# Ce endant. Solidarité sociale et lutte contre la auvreté en 4auritanie. soit T' millions de dollars 1ui ont transité ar les circuits informels 9ra ort '000. ou de ré arer sa bar1ue au bord de la lage et ce sans contre artie9%ilal ould * HA4^DJJA. dRinfirmiers. sont animés ar le m=me souci de dévelo er des ro<ets dans la région avec et our les o ulations du terroir# Ce endant.* Le rCle de la diaspora mauritanienne 8es associations 9ressortissants de la vallée du fleuve Sénégal surtout. de dis ensaires. . a rovisionnement en médicaments.# !l e3iste deu3 grands ty es dRassociations dRimmigrés & les associations villageoises et les associations inter villageoises# Les remiAres ont une a roche limitée 2 lRéchelle locale# Les secondes sont a arues au cours des années )0 et roche lus regrou ent lusieurs villages dRune m=me région# Les associations inter villageoises ont ainsi une a '* intégrée du dévelo ement des régions dRorigine 1ue les associations villageoises 1ui leur ermet dRenvisager des actions visant au désenclavement des villages de la région de la vallée du fleuve Sénégal# A résent. en dehors du soutien 1u7ils a famille roche se sont organisés en associations et artici ent au3 actions de dévelo 9construction d7écoles.# Cette nécessité d7organisation a émergé d7une art 2 cause de la réforme agraire de +)($ instauré ar le Gouvernement 1ui su coutumiers sur la ro riété fonciAre et attribue l7e3 loitation 2 ceu3 1ui sont ca ables de la mettre en valeur.

forme des a rentis. constitue une forme de résistance dans la mesure oH celui ci entend théori1uement contr>ler l7ensemble des activités du ays# Alors 1ue dans la lu art des ?tats africains. l7économie ubli1ue traverse une crise sans récédent. '000. \#CHAP4DS. cette initiative des femmes sera suivie en +))T ar l7?tat avec la création des caisses o ulaires d7é argne et de crédit 9CA:DC.# Dn effet lusieurs $0 ménages naguAre inca ables de construire un habitat décent se trouvent au<ourdRhui dotés dRune 2 deu3 chambres en dur avec toilettes.# Dlles constituent une sortie de crise our les acteurs du secteur informel et ont un fort ancrage local contribuant ainsi 2 la revitalisation des secteurs d7activités marginalisées# Ce succAs eut =tre inter rété comme un véritable défi lancé 2 l7?tat car. décAs. Pevue internationale du travail.0 mille ouguiyas '$ Georges Nihan et Pobert \ourdain M Le secteur non structuré9moderne. les artici ants au rogramme fournissent de '0 2 . +)T(. 2 NouaUchott surtout. certaines /NG e3 lorent les terrains de la JWiVa our élaborer de etits ement d7habitat social. met en évidence l7incom étence des ouvoirs ublics 2 ré ondre au3 besoins réels# Cette +* volonté d7e3ister hors des rAgles mises en lace ar l7?tat. le secteur non structuré est en leine e3 ansion# -ne étude du %ureau !nternational du Jravail sur le secteur non structuré montre sa vitalité & non seulement il crée des em lois. des habitations 9D3em le de l7/NG JWiVa.# $ :our les coo ératives d7habitat. %!J. de NouaUchott O.0* Les autres initiatives économi/ues populaires L%" a""ocia$io#" 2i&&a1%oi"%" %$ $!i-a&%" 1ui fonctionnent un eu 2 la maniAre dRune assurance mutualiste our faire face 2 des dé enses im révues ou 2 des investissements collectifsL e&%" a""ocia$io#" !%&i1i%("%" 1ui concernent lut>t les hommes et 1ui euvent rassembler des sommes souvent * trAs im ortantes 2 des fins sociales et religieusesL &%" a""ocia$io#" /0mi#i#%" 1ui rélAvent des cotisations de leurs membres et octroient des crédits de cam agne our le maraNchage ou our des dé enses cérémonielles 9mariage. ba t=meE. des mos1uées. la masse d7em lois créée.# La ro3imité ermet donc 2 ses membres de s7y identifier et de se l7a ro rier trois '* ans a rAs. D!!!* (ésultats des initiatives économi/ues populaires + +0 Ces initiatives économi1ues o ulaires 1ualifiées souvent M d7économie de la débrouille O se sont multi liées au oint 1ue ce M tiers secteur O re résente rAs de trois 1uart des em lois non agricoles 9 lus de T*C en +))0. #T6* 2 TT6. vol#++T nb6. grIce au systAme de la JWiVa 1ui met en valeur et la contribution des auvres eu3"m=mes et celle de lR/NG JWiVa# 8ans ce cas récis. en sRassociant avec des grou es sociau3 rogrammes de dévelo our réaliser des dis ensaires. en écha ant au contr>le des ouvoirs ublics. o cité ar :# 4archesin $* . +))(. le grou e dans son ensemble assure la gestion de lRinformation financiAre uis le suivi des ris1ues# Cette com osante fait défaut au systAme bancaire 94arouani. engendre des revenus et des rofits mais il re résente un marché '0 im ortant our le commerce du secteur structuré'$# ' Le recours au3 activités tontiniAres et au3 mutuelles d7é argne et de crédit sRe3 li1ue ar la recherche dRune lus grande trans arence de lRinformation# 8ans le systAme des tontines.

la ca itale 1ui renferme rAs de '*C de la o ulation totale du ays et connaNt une croissance moyenne de +0C ar an# !V Les politi/ues publi/ues 5nationales ou internationales7 vis > vis des +0 initiatives économi/ues populaires* Les initiatives économi1ues et o ulaires ont bénéficié d7une certaine reconnaissance de la art des autorités ubli1ues 1ui se sont m=me ins iré d7elles# Cette reconnaissance est aussi oliti1ue 2 cause de l7im uissance des ouvoirs ubli1ues de satisfaire la demande sociale 9création d7em lois. alors 1ue lR/NG se charge de rendre dis onibles les bri1ues. etc#. redistribution. le ciment. le maBon. ont mis 2 lRordre du <our un retrait massif de lR?tat# /n assiste ainsi 2 un renforcement de la $0 décentralisation 1ui traduit un transfert des fonctions o érationnelles et dRun certain nombre des services dRa ui au3 niveau3 intermédiaire et local.uotidien NKC !NF/S du ) <anvier '00$. on dénombre au<ourd7hui en 4auritanie lus de 600 /NG bénéficiant d7un récé issé de reconnaissance du 4inistAre de l7intérieur# '# Ce rocessus de démocratisation et les oliti1ues de stabilisation macro"économi1ue et dRa<ustement structurel..# Ces différentes e3 érimentations sont concentrées 2 NouaUchott. etc# L7?tat aussi s7est ins iré de cette rati1ue en mettant en lace un ro<et d7habitat social dénommée M :ro<et JWiVa O# Ainsi. +* +# !l a fallu attendre le rocessus de démocratisation de +))+ our 1ue la société civile uisse =tre leinement reconnue et émerger comme acteur de dévelo ement# Le cadre réglementaire a été amélioré avec le décret )6 0+* du $ mars +))6 fi3ant les relations entre l7?tat et certaines associations# Dlle est au<ourd7hui la référence institutionnelle 1ui régit les interventions des /NG# Ce décret introduit la notion d7association de dévelo ement 1ui est considérée comme une catégorie ement est définie comme une '0 articuliAre des organisations non gouvernementales# L7association de dévelo association ayant our ob<et l7un ou lusieurs des domaines d7activités suivants & f L7action humanitaire f La rotection de l7environnement f L7aide d7urgence '* f Le dévelo ement économi1ue et social 87a rAs les sources officielles.9soit environ (0 2 +60c -S. +T$0 logements sociau3 ont été financés dans le cadre du ro<et JWiVa et '66( micro crédits * alloués au3 o ulations auvres des 1uartiers éri héri1ues de NouaUchott 9. accAs au3 services de base. au3 organisations de roducteurs et au3 organisations de la ement et société civile# Ces évolutions créent le conte3te our une a roche artici ative du dévelo $6 .

en articulier le dévelo ement +* rural. euvent =tre inter rétées comme un aveu d7échec des ouvoirs ublics 9avec les oliti1ues ubli1ues dirigistes. des caisses o ulaires d7é argne et de crédit our mobiliser l7é argne informelle et venir en aide au3 lus auvres e3clus du systAme bancaire# Sur le lan de l7habitat social. elle s7est ins irée des coo ératives de travail initiées en milieu rural d7abord# V* &onditions de développement des initiatives économi/ues et populaires +0 Les nouvelles stratégies de lutte contre la auvreté mises en Kuvre en +)).rencontrent un accueil trAs favorable de la art des organisations internationales mais également de la art des o ulations rurales 1ui souhaitent =tre les acteurs de leur ro re dévelo activement 2 la conce tion. a incité le gouvernement 2 romulguer une loi 1ui reconnaNt.# Dn 4auritanie. l7?tat rivilégie les intér=ts des hommes d7affaires rivés au détriment des réoccu ations du monde rural# Le dévelo ement lui"m=me. au suivi et 2 lRévaluation des stratégies de dévelo ement et artici er ement rural# ement rural# Le retrait de lR?tat ouvre donc un es ace our le dé loiement des actions des autres acteurs du dévelo * $# S7ins irant d7initiatives o ulaires comme la mutuelle 4AFDC. en augmentant les surfaces cultivées ou en favorisant le micro"crédit. les /NG droit des associations régies au niveau local de gérer les oasis# Ces critAres mettent en évidence la caractéristi1ue fra ante 1ui distingue les /NG des institutions de %retton Xoods '* nRinterviennent as au niveau macroéconomi1ue mais au niveau local. les considérations oliti1ues lRem ortaient sur les ob<ectifs du dévelo ement# :our sa survie oliti1ue. elle doit demander un environnement ro ice 2 ce rocessus et contribuer 2 lRinstaurer# Dn 4auritanie. lRintervention locale du F!8A 9Fonds !nternational de 8évelo ement Agricole. ar e3em le en réalisant des ro<ets dRirrigation 2 etite échelle. $* <us1uR2 une ériode relativement récente. et des institutions internationales 9avec les rogrammes d7a<ustement structurel. 2 ado ter une démarche de ]haut en bas]# $T . mais encore ils visent 2 améliorer le cadre institutionnel 1ui ermet au3 auvres dRaméliorer leur condition en ayant recours 2 des $0 instruments 1ui veillent 2 ce 1ue lRon tienne com te de maniAre satisfaisante de leurs intér=ts et réoccu ations# Ces instruments euvent =tre lRaide fournie au3 organisations au niveau de base et le renforcement des institutions locales 1ui les assistent# Dn fait. les activités des /NG doivent com léter celles de la %an1ue mondiale et des autres institutions financiAres multilatérales 1ui a3ent leurs interventions sur le niveau macroéconomi1ue et avaient donc tendance. our la remiAre fois. le ar e3em le & Dn général. en se servant des collectivités de base comme oint de dé art et oint de référence# Leurs ro<ets fournissent toutefois non seulement les moyens dRaméliorer directement les moyens de subsistance des auvres. était considéré comme un roblAme essentiellement économi1ue ou techni1ue# Cette erce tion doit changer car. les critAres fondés sur une bonne gouvernance ont gagné en im ortance dans la coo ération our le dévelo ement# Péaliser un dévelo ement soutenu dans lRintér=t des auvres e3igera non seulement de la croissance et la mise en Kuvre de réformes économi1ues mais aussi ce dévelo ement doit =tre lié 2 un rocessus 1ui ermettra au3 auvres de se rendre en charge# LRaide au dévelo ement a donc our ob<ectif de '0 combattre la auvreté# :our le faire de maniAre efficace. L7?tat a mis en lace en +))T.

en +))T 1ui réconisaient d7orienter les ressources vers les ays les lus erformants ris1ue dR=tre en +* contradiction avec lRob<ectif dRensemble de réduction de la auvreté# Les auvres habitent souvent dans des ays dont les erformances ne sont as bonnes et 1ui euvent rarement satisfaire des normes élevées de bonne gouvernance# 8ans le conte3te global de la 4auritanie mar1ué ar la faiblesse du mouvement associatif. l7environnement oliti1ue et social n7est as encore favorable 2 une éclosion des initiatives o ulaires 2 cause des ressions des hommes d7affaires nationau3 1ui ont m=me investi les domaines +0 d7action des auvres# Les syndicats doivent ac1uérir un r>le lus im ortant car. du Cyber forum# 4algré la volonté oliti1ue affichée ar l7?tat ces derniAres années our lutter contre la auvreté. res1ue T*C des em lois concerne le secteur informel# Les résolutions du Sommet mondial our lRalimentation de +))6 et de lR/C8DSDCC 9]FaBonner le [[!e siAcle]. seules les structures 1ui bénéficient de l7a ui d7un artenaire e3terne etSou des services gouvernementau3 arrivent 2 entre rendre 1uel1ues actions concrAtes# $( . or. 2 cause de leurs ca acités 2 créer des richesses et 2 les redistribuer# Les * artenaires au dévelo ement ont contribué au3 changements intervenus ces derniAres années 1uant 2 la bonne gouvernance avec le renforcement des structures locales. des caisses o ulaires. s7ils ne collaborent as avec l7?tat et les em loyeurs rivés.&ON&L S!ON Les initiatives économi1ues et o ulaires sont sorties de la logi1ue 9 alliatif 2 la crise. la création du commissariat au3 droits de l7Homme. leur r>le est cantonné dans la revendication de l7amélioration des conditions de vie des salariés du secteur formel9 ublic et rivé. dont elles ont été confinées# Dlles ont besoin d7une lus grande reconnaissance de la art des autres acteurs du dévelo 9?tat et artenaires au dévelo ement ement.

M Solidarité sociale et lutte contre la auvreté en 4auritanie O# \ournal M NouaUchott"info O du 06 février '00' sur la lutte contre la auvreté# ement local et solidarité +* \ournal M NouaUchott"info O du '$ <uillet '00' sur ra Kane. M Aide :ubli1ue au 8évelo la 8évelo 4AFDC. Sainte"Foy. le franc. et Nord"Sud 9Canada.O. dévelo internationale O. théorie néoclassi1ue de 9l7altruisme. L# et %# Léves1ue 9+))). H# 9'00'. -. M ?tude sur la rentabilité du réseau des CA:DC 9CA:DC et structure d7encadrement :P/CA:DC O. Pa ort de CDC/ C/NSD!LS intitulé M ?tude sur la micro finance en 4auritanie O# ement. Gatineau# Fall. :resses de l7-niversité du . M 8istricts industriels et dévelo Kane. : 9+))'. A#S# et C# GuAye 9+))). Afri1ue et Améri1ue latine.uébec. :resses de l7-niversité du . M Jechno oles et innovation O# ort d7activité de la Nissa %anU 2 Sélibaby# ement local O# Kane H# 9'00'. M Jribus. M Dt si les Africains de la dias ora étaient des acteurs du dévelo CP8C./. Sainte"Foy# Favreau./. CP8C. Y 9'00'. CP8C. -. Gatineau# Favreau./. 4# A 9'00+. H#%# 9+))(. Pa ement ?conomi1ue# ort d7activité '00'# auvreté & le cas de la 4auritanie O. de sensibilisation et de formation des membres de la 4AFDC O# ement de l7Afri1ue 5 O.uébec# HamVetta. la grIce et la reconnaissance# Les ressorts d7une économie sociale et solidaire en Afri1ue de l7/uestO. ethnies et ouvoirs en 4auritanie O# 4arouani. H# 9'00'. M ?léments 2 rendre en com te our élaborer et gérer un ro<et innovant O# Kane. %# /# 9'00+. A# 9'000. A#S# et L# Favreau 9'00'. M8erem aU ngerem . H# 9'00'. M8évelo ement économi1ue communautaire & économie sociale et +0 interventionO. économie sociale. %an1ue 4ondiale# /ffice National de la Statisti1ue M Pecensement général de la o ulation et de l7habitat O# 8ocument du M :rogramme national de renforcement des ca acités O <uillet '000# $) . * Fall. Gatineau %I S#L# M 4anuel bilingue 9franBais et anglais.E!EL!O6(A$=!# Assogba. et lutte contre Lemrabott. M 4ondialisation. M :ro<et de création d7une entre rise de =che artisanale O# '0 Kane. Grou e 4auritanien de Pecherche sur la :auvreté et le '* 4archesin. L# et L# Fréchette 9'00'. MCréation de richesses en conte3te de récarité & une com araison Sud"Sud 9Afri1ue et Améri1ue latine. -.

0 . $ 8écembre '00'# .Pa ort s écial M 4ission FA/S:A4 d7évaluation des récoltes et des a rovisionnements alimentaires en 4auritanie O.

uébec en /utaouais# chargé de cours 2 lRuniversité Gaston %erger de Saint" Louis et comme militant associatif# !l est ement des collectivités 2 l7-niversité du . comme o ulaire et dévelo communautaires en milieu urbain sénégalais# Le cas de la ville de Saint" LouisO# !l dis ose dRe3 ériences de terrain comme chargé dRun rogramme de dévelo +* stagiaire 2 la Chaire de recherche du Canada en dévelo .* Économie populaire et "éveloppement local au Séné3al .A4 intitulé& M?conomie ement local en Afri1ue de lR/uest& Les organisations économi1ues ement local 2 Saint" Louis. État des lieu8 et $erspectives Sambou N8!AYD %ote sur l’auteur : +0 Sambou N8!AYD oursuit une thAse de doctorat en sociologie 2 lR-.

1ui malgré leur remise en cause de uis les années T0.uant au3 * mutations. '00'. mais +* ermettant 2 des communautés de reconstruire les bases de leur modernité 98eveltere. une nouvelle élite économi1ue et socio" oliti1ue locale. elles rendent com te d7un difficile rocessus de construction d7un nouveau contrat de société.!ntroduction Le conte3te du Sénégal des années )0 laisse entrevoir une situation ambivalente combinant 2 la fois crise et mutations# La crise concerne notamment l7effritement des com romis sociétau3 ost coloniau3. +))(.' . des collectivités locales lus entre renantes.uant 2 la ement local '0 seconde hy othAse. au Sénégal '* ty ologie avant d7analyser leur ortée et défis# 8ans une seconde artie.# 8eu3 hy othAses guident cette réfle3ion# La remiAre indi1ue 1ue 1uel 1ue soit la ortée de ses actions. une analyse des initiatives ermettra de situer leur conte3te d7émergence. 1ui semblent artager la m=me volonté de reconfigurer les stratégies de dévelo ement et de gestion ubli1ue# +0 Sous ce ra ort. ont continué 2 garantir la stabilité de la société 98io . malgré les contraintes multi les. la multi licité de ses acteurs ou encore l7ancrage socio" culturel de son cadre de référence. considérée comme un laboratoire en matiAre de dévelo ement local en Afri1ue de l7/uest# Dnfin. ne semblent as encore saisir toute la ortée des en<eu3 dont sont orteuses de telles initiatives Au vu de telles interrogations. si elles ne veulent as s7e3clure du rocessus de reconfiguration actuelle du contrat social sénégalais.# . rocéder 2 leur o ulaires 9!?:. elle fait référence au fait 1ue les orientations actuelles des rocessus de dévelo o ulaires de dévelo ement# au Sénégal. avec notamment l7immersion de nouveau3 grou es stratégi1ues 9notamment les grou es communautaires. la troisiAme d7interroger les bases d7une articulation entre économie o ulaire et dévelo coo ération au dévelo ement# artie va tenter ui de la ement local. notamment la régnance de l7environnement international ainsi 1ue des institutions financiAres internationales sur le mode de régulation# Dn tout état de cause. l7analyse des ra orts entre ?conomie o ulaire et 8évelo ement local constitue <ustement un des en<eu3 de ce rocessus du Sénégal 1ui se refait. les initiatives économi1ues o ulaires. avec l7a . trois économi1ues arties vont structurer ce te3te# 87abord. ne sauraient se asser de leur arrimage avec la dynami1ue de dévelo ement local# . une telle interrogation confirme le dé érissement de l7intér=t manifesté autour des modAles macro"économi1ues 2 tendance universaliste et l7émergence d7initiatives locales certes atomisées. les /NG et la coo ération au dévelo ementE. la caractérisation des rocessus de dévelo ement local rendra comme Vone d7ancrage le cas de la ville de Saint" Louis.

. +))0.# Cette montée en uissance de la société civile e3 rime une remise en cause 2 ement. et Pégion. c7est 1ue le modAle de gestion dirigiste et centralisé de l7?tat o uliste" nationaliste des années 60 a +0 abouti 2 des résultats mitigés au travers dRinvestissements codteu3 associés 2 des dérives financiAres. au cKur de la crise 98io et 8iouf. du fait de l7effritement du marché de l7em loi formel et de la Face 2 cette situation. a favorisé un cadre institutionnel articuliArement ro ice 2 l7intervention d7autres acteurs 1ue l7?tat# @ ce titre. tant dans sa forme 1ue dans ses modalités d7action.# Ce 1u7il faut retenir. on note le dé loiement d7initiatives multi les 2 la fois o ulaires et locales de gestion de la crise. vont aggraver les désé1uilibres 1u7ils étaient censés corriger. '0 universitaire et associatif. en relation avec la société civile et les o ulations# $# La résence active de artenaires au dévelo ement demeure aussi une condition 2 la érennisation des initiatives o ulaires. avec comme consé1uences l7insolvabilité et la vulnérabilité du ays 9Kassé. une dévaluation du FCFA et actuellement +* des rogrammes de lutte contre la auvreté comme faisant office de stratégie de dévelo de cette crise structurelle euvent =tre identifiées dans le cycle d7a dégradation des conditions de vie des o ulations# ement# Les dimensions rofondissement et d7élargissement de la auvreté n7é argnant aucune couche sociale. il faut différencier les bailleurs . avec en +)). voire des institutions ubli1ues# 4ais. des modes de gestion ubli1ue.A7 Les initiatives économi/ues populaires au Séné3al* !. +))0L Kassé. im osés ar le F4! et la %an1ue 4ondiale. l7o ortunité oliti1ue 1ue constituent la tradition de ement# démocratie et de décentralisation et enfin.&onte8te d'émer3ence et d'évolution des initiatives économi/ues populaires Jrois facteurs sont généralement avancés our situer l7émergence des !?: au Sénégal. la résence de artenaires au dévelo +# La crise des stratégies de dévelo ement et de gestion ubli1ue ose l7interrogation autour de l7?tat.# 4ais les rogrammes d7a<ustement structurel 9:AS. '* +)()L Gaye. 2 savoir la crise des * stratégies de dévelo ement et de gestion ubli1ue. ortées ar les acteurs locau3 et les collectivités locales 9Niang. dans un conte3te de faiblesse des finances ubli1ues# 4ais.$ ... +)). dotés de com étences s écifi1ues. o # cit#.# '# La tradition de démocratie et de décentralisation administrative constitue un trait mar1uant de la s écificité sénégalaise ar ra d7o ort 2 la lu art des autres ays africains# 4algré ses limites. un vaste mouvement de ression socio" oliti1ue animé ar le mouvement scolaire. les syndicats d7enseignants ainsi 1ue les forces oliti1ues d7o la fois des a roches de dévelo osition va ainsi émerger 9Fall et 8iouf. +))6. 2 artir du début des années (0. ositionne ces gouvernements locau3 dans leur ortunité oliti1ue. d7une ersonnalité <uridi1ue ainsi 1ue d7une autonomie financiAre constitue une avancée de taille 1ui res onsabilité d7assurer la gestion de leur territoire. 2 c>té de ces tendances revendicatives. '000. la mise en $0 Communauté rurale. installant rogressivement le Sénégal dans une gestion de Ml7enlisementO 98uruflé. +))0L Sall et Hafsi. une telle structure lace de trois ordres de collectivités territoriales 9Commune.

+))).L . . la dis<onction entre normativité officielle et rati1ues o ulaires ainsi 1ue l7é uisement du contrat social sénégalais ost colonial 9Dnda Dco o .de fonds des artenaires au dévelo ement 1ui regrou ent des agences internationales de dévelo ement lus ou moins roches du systAme des nations unies 9/!J. leur influence ar l7idéologie du rattra age et enfin leur choi3 de faire des rogrammes de lutte contre la auvreté une stratégie de dévelo ement. +))$L Schneider et Libercier. de démocratie et d7 acco&nti$ility 9Qerhagen. l7action de artenaires au ui au3 !?: devant les dévelo ement demeure dans beaucou de cas la seule source de financement et d7a +* contraintes des finances ubli1ues ainsi 1ue l7inaccessibilité des ban1ues classi1ues# Certes. $* '000. '00'. +))TL Fall et Gueye. 1ui s7activent dans le rocessus de roduction de biens et de services combiné 2 l7insertion socio" économi1ue 9Larraechea et Nyssens. ni une dérive du modAle économi1ue dominant encore moins une de ses formes transitoires. o # citL Kanté. ces trois facteurs demeurent déterminants 2 l7émergence et 2 la consolidation des !?:# 4ais s7en limiter traduirait une vision 1ui inscrirait les !?: dans une logi1ue lut>t réactive et faisant état du caractAre récent. +0 +))). '00'. les /NG.L " -n su<et o ulaire. mais un rocessus indi1uant une forme différentielle d7a ro riation endogAne et o ulaire de l7économie dont l7e3 ansion ou la '* redécouverte actuelle traduit 2 la fois l7atonie du secteur moderne et formel.# A(%&)(%" ca!ac$0!i"$i)(%" %(2%#$ C$!% !%$%#(%" +% c%" IÉP' " $0 une logi1ue hybride 2 la fois roductive et redistributive visant la re roduction de la osition sociale et des ra orts sociau3 de roduction ainsi 1ue la régulation socio" oliti1ue locale 9:eemans. la coo ération décentralisée et bilatérale# 8e tels acteurs artagent certaines lignes d7action comme l7amélioration des conditions de vie des o ulations dans le cadre de rogrammes de lutte contre la auvreté ou encore l7accent mis sur la dimension * socio" oliti1ue de l7a roche M $ottom. les micro" entre rises familiales ainsi 1ue les organisations communautaires. 2 c>té de cette toile de fonds. +))+L LaVarev.# Dn tout état de cause. 2 savoir favoriser l7em oWerment des communautés locales avec comme cadre de référence les rinci es de bonne gouvernance. FDN-.. +))+L Ndione. +)). &p O.. +))*L Sanyal.# C7est dire 1ue l7action de la coo ération au dévelo ement dé asse largement le cham du dévelo ement our se situer de lus en lus dans la mise en lace de mécanismes institutionnels et réglementaires liés 2 la gouvernance des institutions ubli1ues 9:onte.L :eemans. :N-8. renforcent la vulnérabilité du systAme# 4ais. il semble im ortant de situer ces !?: dans la dynami1ue d7auto" romotion socio" économi1ue des acteurs o ulaires engagés dans la '0 construction d7une modernité intravertie différente de celle r>née ou rati1uée ar les élites oliti1ues et les bailleurs de fonds# -ne telle ers ective inscrit les !?: dans l7économie o ulaire 1ui ne traduit ni une innovation contem oraine. regrou ant une diversité d7acteurs o ulaires 9individus du secteur informel. e3traverti et dé endant de leurs actions# C7est our1uoi. o # citL Assogba. leur tentation 2 contourner les institutions ubli1ues ar les /NG et les organisations locales.

les initiatives des collectivités locales. des micro" entre rises familiales. diversifier etS ou renforcer les !?:. o # citL Niang. domaines d7intervention et niveau ou otentiel de croissance des activités# Selon le ty e d7acteurs. 2 un ositionnement lus im ortant autour de l7entre reneuriat communautaire et de l7em oWerment local 2 la fin des années )0 9Gaye. femmes.# L7autre ilier de ce rocessus eut se situer dans la transformation du mouvement communautaire sénégalais 1ui est assé d7une orientation alliative et de lutte contre la auvreté durant les années (0. économi1ues :4D. ou encore des initiatives communautaires# L7entrée ar acteurs. '00+. il ne faut as erdre de vue 1ue celles" ci ro" actif de redécouverte d7une forme endogAne de création de +* !!-T-polo3ie des initiatives économi/ues populaires !l est ossible de catégoriser les !?: selon divers critAres# !ci. l7intervention de artenaires au dévelo combinent attitude réactive et richesses# rocessus ement. de ressortissants . la finalité éco" sociale de l7activité économi1ue. o # citL 4aret et :oncelet. élAves et étudiants. les relations réci rocitaires. la décentralisation.# +0 Dn réalité. selon les cas et conte3tes 2 marginaliser. +)))L Niang." Les ressorts& le travail autonome. l7encastrement au3 réseau3 sociau3 et enfin la satisfaction des besoins locau3L " * Les deu3 iliers de son am leur actuelle& l7immersion d7un ethos lus entre reneurial au niveau des couches ayant le lus souffert de la crise 9<eunes. accAs au3 services sociau3. classe moyenne. on distinguerait des acteurs individuels. la démocratisation. si la crise socio" économi1ue. activités socio" 4édiation sociale. tout comme l7urbanisation ra ideEont artici é. l7identité o ulaire et socio" culturelle. dévelo ement communautaire Les associations de migrants.* . ermet d7identifier les ty es d7!?C les lus significatifs au '0 Sénégal & INITIATIVES Secteur informel DOMAINES D4INTERVENTION :etit commerce. nous nous limiterons 2 une ty ologie croisant ty es d7initiatives. .

'00+. d7une art. il semble im ortant de se fi3er sur une base minimale de critAres our s écifier les !?:& " 8es initiatives roductives de biens et de services. du mode de gestion. de ces ty es d7!?:. au ra ort des !?: avec les rati1ues mafieuses 9marchés de la drogue. d7em loyésE mais le roduit de l7activité est affecté 2 des fins de romotion ersonnelle et de restige. +)(T. combinée 2 une recherche d7insertion socio" économi1ueL -ne base o ulaire autonomeL -ne finalité de recherche de rofit mais soumise 2 une logi1ue éco" socialeL -ne dynami1ue d7em oWerment de la communauté locale ou du grou e social orteur . on eut distinguer les activités de & +# survie 1ui ressemblent lus 2 une occu ation avec notamment un faible ca ital financier et techni1ue L '# subsistance oH il y a confusion entre roduit de l7activité économi1ue et dé enses familiales L $# +* romotion 1ui concernent dé<2 un alier lus im ortant de ca ital. de atrimoine matériel. La totalisation rend com te de la tendance de ces initiatives d7agir dans lusieurs domaines 2 la fois. criminelles 9gangs de rues. distribution. illicites 9 rostitution.# accAs au3 services sociau3 de baseL *# romotion du dévelo ement communautaire et localL 6# em oWerment local ou cor oratif# +0 Selon le niveau et le otentiel de croissance 98e 4iras. on eut systématiser cin1 domaines rioritaires d7intervention. du ersonnel 1ualifié.. du matériel techni1ue.. mais 1ui se caractérisent ar le non res ect de la législation officielle La 1uestion de fond 1ue ose la ty ologie de telles initiatives a trait au ra ort des !?: avec la législation '0 formelle 1uand on sait 1ue la lu art de ces initiatives se déroulent en marge de la normativité officielle# La ertinence de cette 1uestion est 2 lier. comme la construction d7un grand standing ou la redistribution sociale L . commercialisation.# 87oH la nécessité d7éviter de tomber dans une vision e3tensive de l7économie o ulaire en intégrant tous les ty es '* d7initiatives o ulaires# C7est our1uoi. 1ui n7e3cluent as la forte tendance 2 la totalisation des activités '. 94aldonado et all.# enfin. et frauduleuses 9refus de ayer les im >ts. au cadre <uridi1ue de la lu art des organisations o ulaires. en fonction de la demande sociale et des o ortunités résentes. et d7autre art. $0 " " " '.Ainsi. économi1ues ou communautairesL * '# financement alternatif 2 travers le systAme de financement décentraliséL $# insertion socio" économi1ue de leur base sociale ou de leurs ciblesL . & +# entre reneuriat socio" économi1ue 2 travers des activités roductives 9 roduction. com te tenu de leurs ob<ectifs originels ou de leur cadre <uridi1ue# .6 . en fonction d7une demande locale. corru tion. le niveau de croissance concerne de grandes entre rises du oint de vue de la roductivité..

1ui sous estiment l7am leur de ce hénomAne. im osée ar les :AS. les !?: contribuent 2 la roduction d7une gamme variée de biens et services 2 moindre codt et ré ondant 2 une demande sociale# C7est le cas des 4utuelles de santé. cité ar Fall et Favreau. en facilitant l7accAs au3 biens et services socio" économi1ues d7une art.uotidien du '( 8écembre '00'# '6 -4/A & -nion 4onétaire /uest Africaine regrou e huit ?tats 9%énin. Niger. mais aussi ermis au3 femmes d7accéder 2 leur remier crédit et ainsi mener des activités de etit commerce 1ui ont eu beaucou d7im acts notamment dans l7amélioration des conditions de vie de leurs enfants# Selon la %CDA/ 9'000.# Ces données. Guinée %issau. +))*. Sénégal et Jogo. il semble * im ortant d7a<uster les critAres d7a niveau3# réciation en fonction de cette orientation multidimensionnelle et généralement 1ualitative# Dn tout état de cause. %urUina Faso.$ortée et "éfis des initiatives économi/ues populaires L7évaluation de la erformance des !?: est d7abord un défi méthodologi1ue. des effectifs bénéficiaires des services de T'#*T0 2 $'0#$. d7autre art. $'#000 en '00+ et $'#000 en '00'. la fonction ubli1ue n7aura créé 1ue (0#000 em lois 9+6#000 en '000.!!!.'*.( ersonnesL f s7y a<outent un tau3 de remboursement de rés de )TC ainsi 1u7une mobilisation financiAre de rés de '' milliards de FCFA en '00+'T# $0 Ainsi. si ces initiatives se réalisent en fonction d7un systAme socio" économi1ue articulier romouvant un autre ty e d7économie revendi1uant une totalité sociale. se sont renforcées du fait de la ersistance de la crise.L %CDA/ & %an1ue Centrale des ?tats de l7Afri1ue de l7/uest# 'T 8ossier s écial sur la micro" finance de Sud . '00'. 4ali. avec notamment son investissement ar les fonctionnaires comme activité secondaire# +* Sur un autre niveau. C>te d7!voire. durant +0 les trois derniAres années. garantissent actuellement l7accAs au3 soins de santé our une bonne artie des fonctionnaires et ont ermis 2 des ménages entiers non couverts ar le systAme d7assurance maladie de ouvoir garantir 2 leurs membres de tels soins# !l en est de m=me des 4DC 1ui devant les conditions <ugées inaccessibles '0 des ban1ues classi1ues ont u non seulement favoriser l7é argne locale dans un conte3te de auvreté. grIce notamment au3 actions d7agences de romotion de lRem loi# Au contraire. et en assurant 2 une bonne artie de la o ulation un em loi ou une activité économi1ue secondaire.T . 60C du :!% ainsi 1ue (0C des em lois urbains 98:S. 2 savoir l7?conomie :o ulaire. le secteur informel fournissait au début des années )0. relatif 2 la ertinence des critAres d7évaluation# Dn effet. 1ui devant l7abolition de la gratuité des soins. les !?: a araissent comme des amortisseurs de crise# C7est en cela 1u7elles sont décrites comme des dynami1ues de régulation socio" oliti1ue '* Dntretien du 4inistre de l7em loi 2 Sud .. il est ossible de situer la ortée des !?: au moins 2 1uatre L7un des remiers atouts des !D: se situe dans sa fonction de lus grand ourvoyeur d7em lois devant l7atonie du secteur moderne industriel et l7effet des oliti1ues d7assainissement de la fonction ubli1ue# :ar e3em le. la rogression des 4DC dans la Vone -4/A '6 demeure e3 onentielle 2 tout oint de vue au Sénégal avec & '* f une augmentation entre +))$ et '000 des encours de crédit de '(06 2 +*#TT( millions de FCFA#L f une rogression durant la m=me ériode.uotidien du 6 novembre '00'# .

en romouvant l7o timisation des ressources locales 2 travers le dévelo ement local et enfin socio" oliti1ue. m=me si la lu art des !?: ne res ectent as la législation officielle et constituent un nid d7évasion fiscale# !maginons tous ces milliers de <eunes et de femmes sans activité économi1ue notamment en milieu urbain devant des institutions ubli1ues# Ainsi. ces initiatives ont un fort ancrage local et contribuent 2 la revitalisation et 2 la remobilisation socio" territoriale de communautés locales et de secteurs d7activités marginalisés# Dn effet. +)))L Laville. 2 l7instar d7initiatives similaires en Duro e 9économie solidaire. comme échelle stratégi1ue de lanification du dévelo terme de gouvernance locale et de dévelo de gestion ubli1ue décentralisée# Sous cet angle. on ne eut s7em =cher de souligner 1ue l7hybridité de sa logi1ue ainsi 1ue son orientation généralement réactive font 1ue la fragilité et la vulnérabilité demeurent ses caractéristi1ues essentielles 94aldonado. des a uis insuffisants ou souvent inadé1uats. 2 articuler rise en charge d7intér=ts individuels. faible . concurrence déloyale. si l7hétérogénéité des !?:. du fait de la multi licité de ses ty es d7acteurs et de leurs otentiels de '* croissance doit ousser 2 la rudence 1uant 2 l7évaluation de ses actions. les as les institutions ubli1ues dans leur !?: oscillent entre dynami1ue de lutte contre la auvreté et celle de création de richesses# Leur essor actuel $0 consacre ar ailleurs la rivatisation du social mais ne dédouane res onsabilité de dévelo ement# 8e telles contraintes e3 li1uent la difficulté 1ue ces initiatives ont 2 se diffuser de maniAre lus large.# :ar ailleurs. les !?: ne euvent as ignorer le maillage 1ue leur im ose le modAle socio" économi1ue dominant $* ainsi 1ue la législation institutionnelle formelle 1ui rend ervers un certain nombre de leurs caractéristi1ues & évasion fiscale.# Joutefois. '000L Favreau et Fréchette.( . une difficile rogression de niveau de croissance. 2 se ro<eter dans une lanification. en renforBant l7affirmation socio" oliti1ue des communautés de base ou de grou es sociau3 dans une démarche +* d7em oWerment vis"2"vis les institutions ubli1ues et les autres acteurs# %ref.. 8eveltere et Fonteneau. 2 l7amenuisement * constant des ca acités de redistribution de l7?tat. +))). toute la tolérance et la condescendance manifestées ar les institutions ubli1ues. garantissant ainsi la stabilité de la société# C7est ce 1ui e3 li1ue ar ailleurs. en Améri1ue du Nord 9nouvelle économie sociale et tiers '0 secteur. 98efourny. m=me s7il est limité 2 leurs membres# :ar ailleurs. 1ue ce soit 2 travers des initiatives onctuelles ou lus ou moins organisées et lus durables. semble se dé loyer un rocessus de démocratisation de l7accAs au3 biens et services assurés ar les !?:. les initiatives économi1ues ement et o ulaires artici ent 2 cette remontée du local. la ortée de ces initiatives doit aussi se +0 situer dans la recréation d7un sens our la communauté ou le grou e social en 1uestion# Cette revitalisation eut donc rendre au moins trois dimensions & socio" culturelle en favorisant une mobilisation d7une communauté autour de ses besoins ou de ses roblAmes et son ositionnement 2 des en<eu3 lus globau3L socio" économi1ue. '00'.de la crise. re roduction sociale des inégalités. les !?: semblent =tre orteuses de nouvelles orientations en ement local. o # cit#.# Avec une faible ca acité d7auto" financement et de durabilité. cor oratifs et collectifs ou enfin. 2 s7investir dans des en<eu3 lus globau3 98io . de multi les interrogations subsistent 1uant 2 leur ca acité etS ou volonté de s7investir dans de tels en<eu3# Dn effet. non res ect de la législation. +)))L Favreau et Léves1ue. en Améri1ue Latine 9économie o ulaire.

régnance des réseau3 sociau3 sur le systAme institutionnel 9/!J. elles s7orientent lut>t dans le sens de la réalisation de leurs ro res activités 9Dnda Graf Dn tout état de cause. il semble lus constructif de se situer dans les ossibilités d7o timisation des !?:# :ar consé1uent.# :ar ailleurs. la généralisation du statut de Communes de lein e3ercice dAs +)60 ainsi 1ue le Code de l7Administration Communale en +)66 . certaines +* oliti1ues et Sahel. ar ailleurs semble =tre insuffisant ar ra ort au3 défis# ement rendant. +))$. +)))& +$'.accumulation économi1ue au rofit de la redistribution. en dehors de la ériodisation du re ositionnement du local. le crédit lut>t 1ue les néo" libéral comme le ravalement des rati1ues o ulaires au dévelo +0 subventions au3 initiatives o ulaires our ne as fausser le libre <eu du marché ou encore la dis1ualification des institutions ubli1ues au rofit d7une res onsabilisation directe des o ulations.# Ce 1ue ce maillage révAle. il semble im ortant de décrire le rofil de tels rocessus 2 travers un $0 cas significatif 1u7est la ville de Saint" Louis.# rati1ues de dévelo ement des artenaires au dévelo ement ne semblent as chercher 2 consolider les !?:. des ?tats ou du ca italisme néo" libéral * semble =tre inada tée et mystificatrice# -n tel conflit de logi1ues o l7occasion. +))+. et le cas échéant. 2 Dn effet. c7est la dis<onction entre la normativité officielle et formelle 92 travers la législation et le modAle de dévelo o ulaires# Sous ce ra ement des institutions ubli1ues. alors 1ue les !?: ne visent as 2 se substituer au3 institutions ubli1ues& MLeurs initiatives et réalisations doivent lut>t =tre considérées comme des istes de stratégies alternatives 1ui doivent =tre évaluées. avec les rati1ues ort.) . il semble '0 ina ro rié de négliger ou de chercher 2 combattre le seul secteur en marche dans l7économie et 1ui ermet 2 la ma<eure artie de la o ulation sénégalaise de vivre et dont la dis arition aboutirait 2 des effets ré<udiciables# C7est our1uoi. lié 2 la tradition démocrati1ue et 2 la oliti1ue de décentralisation commencée de uis l7indé endance '(# Ce cadre institutionnel a été renforcé ar les effets de la crise sur les finances ubli1ues ainsi 1ue la volonté oliti1ue des collectivités et communautés locales de se différencier des modAles étati1ues# C7est our1uoi. l7analyse des !?: selon les normes du %!J. la ers ective d7une articulation avec le dévelo ement local semble =tre rometteuse# E7 &aractérisation du processus de développement local au Séné3al '* Les rocessus de dévelo ement local au Sénégal sont le fruit d7un conte3te institutionnel favorable. validées our =tre relayées sur le terrain ar l7action des services de l7?tat et des munici alitésO 9Soumaré. les artenaires au dévelo ement demeurent encore fortement influencés ar les ostulats du modAle ement social. la redécouverte et l7e3 ansion des !?: constituent des données ob<ectives liées 2 l7é uisement des stratégies de dévelo ement et du contrat social sénégalais ost colonial# @ ce titre. 1ui a Afri1ue de l7/uest# araNt comme un laboratoire de dévelo ement local en '( :ar e3em le. inadé1uat son a ose arfois les rati1ues o ulaires au3 artenaires du dévelo ui 1ui.

le caractAre cloisonné et revendicatif du local dans les années (0 s7inscrivait dans les tentatives de gestion alliative de la crise et de l7effritement des services sociau3 de base# 4ais l7am leur et la com le3ité des contraintes semblaient dé asser les ca acités des $0 activités de survie# !l faudra attendre la fin des années )0. est 2 cet égard révélateur# L7activité volontaire de ramassage des ordures ménagAres dans les 1uartiers. 2 travers les rocessus de dévelo ement local dans lusieurs villes et communautés rurales du ays# ') !l faut signaler 1ue la régionalisation a artici é au décloisonnement du local# *0 .# Avec la crise des années T0" (0. +)(). ou étaient sim lement instrumentalisées comme ce fut le cas des coo ératives agricoles 9Kassé.. le local a été lus reconnu grIce 2 un certain nombre de dis ositifs roche M $ott&m ement dans sa volonté de dis1ualifier l7?tat et de institutionnels comme la décentralisation.!. notamment avec l7avancement de la décentralisation autour des trois ordres de collectivités ainsi 1u7un ositionnement lus fort des collectivités locales dans une démarche de dialogue social avec les autres acteurs. ont été décrites comme une hase o uliste" nationaliste avec une * forte résence de l7?tat ost colonial. le M set setalO n7a as été durable et ses effets difficilement mesurables# Dn bref. au local revendicatif des années (0. 1ue n7arrivait lus 2 assurer la régie '0 munici ale.# Selon ce dernier. romue notamment ar la coo ération au dévelo deu3 registres & le dévelo res onsabiliser directement les o ulations# 4ais les initiatives locales de la fin des années (0. a été déclenchée ar les <eunes des 1uartiers auvres du Sénégal our sanctionner l7échec des oliti1ues de dévelo ement ainsi 1ue le mode de gestion ubli1ue tout en revendi1uant l7émergence d7une société civile o ulaire& MLe Set Setal en tant 1u7o ération d7assainissement hysi1ue. arce 1ue étant considéré comme une contrainte au dévelo ement national et 2 la construction de la nouvelle Nation du fait de sa diversité# C7est cela 1ui e3 li1ue 1ue les !?: faisaient l7ob<et d7un contr>le systémati1ue de l7?tat 2 travers les tentatives de +0 récu ération oliti1ue ou la mise en lace d7une forte législation 9Jo or et Goerg. mais aussi grIce au3 e3igences des :AS et enfin 2 l7a +* &pO. o # citL 4bod<. o # citL 8eveltere. ce hénomAne traduit le retrait du cham oliti1ue et le '* retour au terroir ainsi 1u7une réfutation du com romis ost colonial 1ui ne se reconnaNt lus dans les références nationalistes des élites oliti1ues# Joutefois. o # cit. rinci al acteur du dévelo ement socio" économi1ue 2 travers un modAle de gestion dirigiste et centralisé# 8ans ce cadre. le local sénégalais était surtout le réce tacle de décisions oliti1ues et de ro<ets rovenant de l7e3térieur ou de l7administration centrale. '00'& +. un local territorialisé ') et en m=me tem s $* artenarial.. s7inscrivaient sur ement M ar le basO et une logi1ue revendicative de contestation du modAle de régulation ost colonial# Le cas d& 5set. se <u3ta osent 9et non ne se substituent. de réarmement moral et de criti1ues des mKurs sociales se réoccu e d7abord de la réintroduction d7une certaine éthi1ue dans le monde des adultesO 9/7%rien et all. malgré la grande mobilisation 2 la1uelle elle a donné lieu. our voir émerger un changement 1ualitatif du local# Dn effet.L'évolution du local au Séné3al !l est ossible de systématiser trois éta es dans le re ositionnement du local dans l7architecture institutionnelle et socio" oliti1ue du Sénégal# Les remiAres années d7indé endance 960" T0. +)()L 4ignon. setalO 9=tre ro re et rendre ro re.

2 travers des actions de <umelage Nord" Sud 9Gret et Sic. +))'. la collecte et l7évacuation des ordures ménagAres. les communautés et organisations locales et enfin.# !!.# 4ais de +))6 2 '000.Louis du Séné3al !l s7agit d7une Commune de +60#000 habitants située au Nord du Sénégal. a araissent donc en réaction au modAle centralisé o uliste" nationaliste des années 60.Ces rocessus laissent entrevoir trois nouveau3 grou es stratégi1ues dans le cham du dévelo au dévelo ement. e3 rimant la transformation d7une ville coloniale 9ancienne Ca itale de l7A/F. d7?vacuation et de Jraitement des /rdures 4énagAres 9CDJ/4. d7inadé1uation entre son rythme dRévolution et les effets de son urbanisation 9:84. +))T. d7une 4unici alité 1ui était '0 lus un relais oliti1ue 1u7une institution de dévelo ement. notamment urbaines. avec toutes les contraintes en terme de gestion urbaine. grIce 2 une contractualisation avec la Commune# * *+ . la ville de Saint" Louis a révélé un nouveau visage 1ui lui a valu le ri3 d7Africités '000# Les caractéristi1ues ma<eures de l7e3 érience de '* +# un ancrage institutionnel de la dynami1ue 2 travers une volonté oliti1ue locale de la 4unici alité manifestée ar sa décision de rationaliser son mode d7organisation et de fonctionnement et de transférer une artie de ses com étences 2 des organisations locales & contractualisation avec les G!D CDJ/4$+ et institutionnalisation des Conseils de . du Sénégal et de la 4auritanie. de auvreté urbaine. regrou ent des <eunes des 1uartiers oH ne eut intervenir la régie munici ale our assurer <ournellement.+ collectivités sénégalaises et franBaises comme les villes de GuédiaWaye et Grande"Synthe. +))). de La Qalette du Qar"La Garde et :iUine. +))(L A8C.uartierL '# un engagement durable d7un $0 artenaire financier ouvert au dévelo ement local# La coo ération décentralisée entre Lille et Saint" Louis a <oué un tel r>le lors1ue a émergé un dis ositif de rise en charge $0 C7est le cas des e3 ériences de coo ération décentralisée entre . Ndiaye. en une ville africaine 9%onnardel.Le cas de Saint. oH a réellement démarré un rocessus de dévelo Saint" Louis euvent =tre systématisées autour de cin1 dimensions& ement local. im ulsée ou a ro riée 2 la fois. +)). artici ation '# orientations de renforcement techni1ue et institutionnel des collectivités locales et des organisations de la société civileL $# instruments & élaboration artici ative d7outils de lanification localeL mise en lace de fonds de +0 dévelo ement locau3L réalisation de micro" ro<ets# Dn fin de com te. +))T. de Saint" Louis et de LilleE# $+ Ces G!D de Collecte.L Klein et all. +))). citoyenneL artenariat. dialogue social. ar les institutions et communautés locales dans la ers ective de revitaliser +* leur territoire 9Jremblay et Fontan.$0# .uel1ues a3es stratégi1ues euvent =tre retenus de ces rocessus de dévelo ement local& * +# rinci es & démocratie et gouvernance locale. articuliArement la coo ération décentralisée. mais aussi au dé assement de la vision contestataire des années (0# Ces rocessus s7intAgrent dans une dynami1ue d7auto" romotion locale. 2 savoir les collectivités locales. la coo ération ement. les rocessus de dévelo ement local initiés au Sénégal durant les années )0.

o érateurs économi1ues. en lus de l7effet structurant 1ue cela <oue sur les artenaires.#nsei3nements des processus de développement +* Les effets ositifs des rocessus de dévelo ement local demeurent multi les & +. :!: $$L *# une résence active des organisations communautaires 966) en '000.. +0 :8. coordonnés ar l7A8C & :8C. :GN. changement de erce tion réci ro1ue et restauration du dialogue social entre o ulations et collectivités locales# Dn effet. le suivi et la coordination des actions.. la structuration ..# l7élaboration artagée de ro<ets de société 2 l7échelle de la ville. :A8D.# !!!. la tendance est 2 la romotion de la gouvernance et du artenariat localL '0 '. Fonds de dévelo ement local# * $$ :rogramme de 8évelo ement Communal +))( g '00( L :lans de 8évelo ement des . gestion des ordures ménagAres. :rogramme d7Amélioration 8urable de l7Dnvironnement L :lan :rioritaire d7!nvestissementsE *' . renforcement des ca acités d7action des collectivités locales et émergence d7une société civile lus active ainsi 1ue d7un leadershi local# 4ais de réels défis subsistent our 1ue ce rocessus arrive 2 se érenniser et ré ondre au3 attentes des o ulations# $' @ travers l7association :artenariat avec Saint" Louis et sa région. meilleure connaissance des territoires 2 travers un rocessus d7a rentissage et de construction d7un ro<et de société# @ ce titre.uartiers de la ville L :lan Global de nettoiement de la ville. elle a mobilisé our Saint" Louis entre +))' et +))6 un montant estimé 2 6*6 millions de francs CFA# Ses rogrammes concernent & 4Are" enfants. générateur de revenu 9$+ C. 2 travers des e3ercices de lanification du dévelo ement local. '000. ?ducation. Action sociale. mais aussi revitalisation de certains $. fondée de uis +)(+. relance de l7économie locale. s7investissant dans des domaines divers & socio éducatif 9$+C. 2 * savoir la remiAre Agence de 8évelo des acteurs locau3L ement Communal au Sénégal# Celle" ci va <ouer un grand r>le dans l7animation de la dynami1ue. et dans une moindre mesure d7utilité ubli1ue 9'+C. A ui 2 la Gestion 4unici ale. des 1uartiers et des rinci au3 secteurs d7activités. dias ora.associative$' 1ui s7est engagé dans le renforcement des ca acités de la Commune et des organisations communautaires dans le cadre de la romotion du dialogue social ainsi 1ue dans la mise en Kuvre d7au moins se t rogrammes de dévelo ementL $# la résence d7un dis ositif techni1ue d7a ui 2 la Commune et de romotion du dévelo ement local. la dis osition d7un outil de gestion du dévelo ement constitue un atout certainL '* . remobilisation socio" territoriale des communautés & collectivité. le linUing entre acteurs. celles" ci souffraient d7une image sociale articuliArement négative et limitaient le oliti1ue local# dévelo ement des villes ou communautés rurales 2 la base sociale du res onsable Actuellement. secteursL o ulation. 9A8CS :N-8.

o # cit#. d7auto" * financement et d7une faible intégration des o érateurs économi1ues rivés locau3 9:84. de $0 l7institutionnalisation de leurs innovations. 4utuelles et autres /?: n7y sont as encore intégrées et elles évoluent en dehors de la dynami1ue# C7est 1ue aussi bien la Commune 1ue o ulations sans our autant résoudre la lancinante +0 l7A8C ne conBoivent le dialogue social 1u7avec les associations d7éducation o ulaire et les organisations de dévelo ement local ou communautaire. l7intér=t 1ui commence 2 =tre manifesté en direction du secteur informel et des initiatives économi1ues o ulaires en général n7est vu 1ue sous l7angle de leur contribution 2 la fiscalité locale alors 1ue les res onsabilités des collectivités locales restent loin d7=tre rem lies# +* '# Les ty es d7a ui reBus demeurent encore onctuels. ort lanification.# les rocessus de dévelo ement demeurent souvent fragiles et vulnérables 2 la volonté oliti1ue des leaders des collectivités. /S:. malgré les contraintes structurelles# 4ais our <ouer leinement leur r>le. de délais d7e3écution. éléments de base d'un '* nouveau contrat de société territorialisé* :osition du roblAme & Les !?: ont <oué un grand r>le dans la stabilité de la société sénégalaise. trAs faibles au vu des besoins et lents 2 =tre mobilisés# Cette contrainte. et techni1ue 9structuration des acteurs locau3. d7un cadre institutionnel favorable.Économie populaire et "éveloppement local. des a uis adé1uats et durables. les !?: semblent =tre victimes d7un héritage ainsi 1ue d7une vision 1ui réservent la création de richesses au rivé et au3 institutions *$ . notamment en terme de création de richesse. au3 <eu3 des acteurs les lus uissants# &7. a<outée 2 celle du man1ue ou de la lenteur des résultats concrets constitue le lus grand ris1ue des rocessus de dévelo de stratégies individualistesL ement local# Les effets ervers 1ue cela ourrait engendrer euvent en effet déstabiliser la mobilisation socio" territoriale et m=me renforcer la désaffection de l7es ace local au rofit '0 $# les rocessus de dévelo ement e3igent un tem s de maturation asseV long 1ui ne coZncide as tou<ours avec les e3igences de résultats.# Ainsi. en les confinant d7ailleurs dans des r>les de mobilisation sociale ou de dévelo ement social# Dn outre. o timiser leurs otentialités. les :4D. les !?: ne euvent as se asser des conditions de gouvernance. ces derniers demeurent encore eu actifs ar ra 2 des défis im ortants.+# L7accent lus socio oliti1ue 9dialogue social. d7atouts des milieu3 innovateurs 1ui sont autant de conditions dont la mise en Kuvre n7écha e as au3 collectivités locales# 4ais du fait de la déconne3ion entre rati1ues o ulaires et dynami1ues institutionnelles. 2 art les G!D CDJ/4. de satisfaction des besoins locau3. 1ue de rise en charge concrAte des roblAmes et surtout de relance de l7économie locale fragilise les rocessus de dévelo ement local au Sénégal# Dn effet. de tels rocessus renforcent les ca acités inter ellatives des 1uestion des ca acités financiAres des collectivités locales# :ar e3em le dans la ville de Saint" Louis. de lanification des artenaires au dévelo ementL .

iégées ar les contraintes de la décentralisation 91ui a araNt lus comme un * transfert de codts et de charges 1u7un transfert de com étences techni1ues et financiAres.ubli1ues tout en les ravalant au dévelo ement social et 2 l7éducation o ulaire# C7est dire 1ue les ty es de richesses dont les !?: sont créatrices semblent =tre négligés ar les rocessus de dévelo ement local 1ui s7ins irent encore largement du cadre <uridi1ue de l7?tat rovidence et du modAle économi1ue néo" libéral# Dn effet. +))T. elles ne euvent continuer 2 ignorer le fait 1ue l7immersion des !?: dans la scAne locale dé asse la sim le roduction de biens et services mais a elle la reconfiguration des stratégies de gouvernance et de dévelo ement tout au moins 2 l7échelle locale# +0 Avec tous ces défis en résence. '00'. mais ouvert au3 autres acteurs.# La logi1ue auto" ée dans de tels écrits 2 travers une e3altation eu lucide des !?: 1ui seraient <ustificatrice demeure asseV dévelo un uits iné uisable sans s7interroger sur leurs ca acités d7accumulation.# . ou des ra orts d7évaluation notamment d7/NG et '0 d7organismes de dévelo ement international 9Dnda tiers" monde. notamment 2 deu3 niveau3# La lu art des chercheurs réfArent lus se concentrer dans la descri tion des différentes facettes de la crise 1ue dans l7identification des indicateurs otentiels 2 la construction d7une alternative# Les écrits semblent =tre muets +* 2 la fois sur la descri tion de l7évolution des !?: ainsi 1ue sur leur articulation avec les en<eu3 actuels de reconfiguration du contrat de société 98io .# *. leur vulnérabilité. organisations économi1ues o ulairesE. comme l7?tat. C7est tout le sens de la recherche com arative internationale 1ue la CP8CS -.. en toile de fond du rocessus de reconfiguration du contrat de société au Sénégal# C7est dans ce cadre 1u7il semble utile d7interroger les défis en allant dans le sens de la construction négociée $0 d7un contrat de société territorialisé. on retrouve des écrits 1ui s7intéressent 2 la dynami1ue entre reneuriale o ulaire mais en se laissant iéger ar le iAge du culturalisme et du déficit criti1ue# C7est le cas notamment des a roches en termes d7économie o ulaire 9Ndione. il semble our le moment lus o ératoire de réfléchir au3 conditions d7une construction négociée d7un nouveau contrat de société territorialisé# @ ce su<et.L :eemans./ mAne actuellement dans le cadre de son ro<et de recherche & MCréation de richesses en conte3te de récarité & une com araison Sud" Sud et Nord" SudO#9Péf# Cahiers de la CP8C./. '00'. n7arrivent as encore 2 rendre leur distance ar ra ort 2 un mode de régulation en dis<onction avec les rati1ues des acteurs locau3# 4ais. . Série recherche. basé sur un arrimage entre initiatives économi1ues o ulaires et rocessus de dévelo au dévelo ement local. leurs ré<udices en terme d7évasion fiscale ou encore leur tendance 2 re roduire certaines inégalités# !l semble donc im ortant 1ue la recherche s7oriente davantage 2 interroger avec lucidité ce Sénégal 1ui se refait '* malgré toutes les contraintes structurelles $. les artenaires ement# $.# 8e telles recherches ne euvent faire l7économie de ne as mettre l7em hase sur ces nouveau3 grou es stratégi1ues 9collectivités locales. le rivé. il faut remar1uer 1ue la recherche révAle actuellement des insuffisances certaines. +)). '00' L /7%rien. ainsi 1ue sur les modalités de construction de nouveau3 com romis socio" économi1ues. CP8CS -.uant au second niveau. les collectivités locales. no '(. la société civile. +))+L %CDA/. socio" oliti1ues et socio" culturels. '00'.

certaines dimensions ma<eures méritent d7=tre rivilégiées. le marché de Sor. renforcement des services d7a $0 d7accom agnement du rocessus et enfin modalités d7articulation du territoire 2 son hinterland# $* :ar e3em le. ourrait <eter les bases du M remier dévelo ementO 9Favreau et Fréchette. de salubrité.Le cas des bouchers du rinci al marché de Saint" Louis. ni maNtrisés ar la Commune dont le budget avait du mal 2 faire face 2 la demande des associations socio" rofessionnelles en matiAre de construction d7infrastructures commerciales adé1uates# @ artir de l2. '00'. mais 1ui * n7était ni collectés. de ca italisation et secteurs stratégi1ues du territoire. les services communau3 ont u arriver 2 dé asser le montant de la collecte de lus de si3 mois# Avec l7a ui de artenaires financiers comme l7-nion Duro éenne 9FD8S:4P. mais aussi une conscience des en<eu3. un F8L semble =tre asseV fle3ible sur le lan de la rogrammation et de la durabilité et semble avoir des effets structurants sur la dynami1ue territoriale des différents acteurs# * ** . des négociations avec l7association des bouchers ermettront de fi3er les conditions d7un com romis sectoriel& les o érateurs économi1ues acce tent de ayer les im >ts 2 condition 1ue ceu3" ci servent 2 créer les conditions d7un environnement adé1uat 2 l7e3ercice de leurs activités. mais aussi des conditions de $# la romotion de systAmes locau3 d7innovation our accom agner les rocessus de dévelo ement local demeure toutefois. si on ne veut lus se limiter au3 dimensions socio" oliti1ues et techni1ue des rocessus de dévelo ement local& identification et romotion des activités économi1ues motrices du territoire. de nouvelles cantines électrifiées ont vu le <our avec un nettoyage 1uotidien du marché# La recherche ourrait orter au moins sur 1uel1ues dimensions de ce contrat territorialisé comme& +# la construction de nouveau3 com romis sociétau3 tout au moins territorialisés sur les modes de +* gouvernance et les stratégies de dévelo ement dans la ers ective de réduire la dis<onction entre modAle officiel. formel et !?:# Cette condition 1ui e3ige des remises en cause $* et des efforts de art et d7autre. est 2 cet égard révélateur de la nécessité de rivilégier des rotocoles s écifi1ues our reconstruire des com romis entre les différents acteurs# -ne étude réalisée en +))6 ar le :artenariat our le 8évelo ement 4unici al a ermis de constater 1ue l7activité économi1ue informelle roduisait cha1ue année *0 milliards de FCFA de valeur a<outée.L '# les formes. niveau3 et modalités d7institutionnalisation des initiatives économi1ues o ulaires dans les '0 rocessus de dévelo ement local# Le rocessus d7institutionnalisation a ui durable et ada téL elle non seulement un lus grand ositionnement des o érateurs économi1ues dans le dévelo gouvernance ou encore un a ement local. les collectivités locales doivent se rendre com te de l7obsolescence du modAle de dévelo ement actuel et les o érateurs économi1ues ne euvent as continuer 2 réaliser leurs activités dans contribution au3 finances locales# $6 -n F8L n7est as un fonds géré ar le artenaire financier rinci al. de gestion et de suivi des ro<ets financés# Dn outre. la rinci ale interrogation si on veut 1ue ces rocessus se situent dans une ers ective de '* création de richesses et d7o timisation de l7économie locale# @ ce su<et.. +0 d7électrification et de sécurité# Dn deu3 mois de collecte. mise en lace de fonds de dévelo ement local $6L romotion d7instance de gouvernance locale re résentant tous les acteurs et ui" conseil. mais 1ui est co" financé et co" géré avec les acteurs bénéficiaires 2 travers des instances re résentatives de décision. en terme d7infrastructures.

mais 2 condition d7avoir des conditions ement. les ement local semblent =tre en avance sur les rati1ues institutionnelles. si elle socio" oliti1ues et économi1ues favorables# C7est dans ce cadre. a roche rogramme ou ar filiAre lut>t 1ue ar ro<etsL logi1ue d7a ui. les formes les lus a ro riées de coo ération au dévelo réussiront 2 & ement seront celles 1ui +# valoriser les o ortunités 1ue résente la coo ération décentralisée au oint de vue & durabilité. ils n7arrivent '* tou<ours as 2 se libérer des reli1uats de l7?tat rovidence et du maillage de la mondialisation néo" libérale# Sous ce ra ort. et d7autre art. la ers ective territoriale semble =tre celle 1ui réussit le lus 2 avoir des im acts notamment en terme de renforcement des ca acités de la collectivité locale 2 mieu3 ré ondre 2 la demande locale et de levier sur la romotion d7un cadre artenarial entre les différents acteurs et entre les différents interventions des artenairesL +* . les !?: semblent =tre un des lieu3 de création de richesses. avec des moyens financiers et humains souvent limités. $0 autour de ces initiatives de création de richesses au Sénégal# *6 . le roblAme ce n7est lus des o ulations attentistes ou découragées. en rivilégiant la mise en lace de fonds sou les et co" gérés comme les fonds de dévelo ement localL *# mettre l7accent sur la ca italisation d7e3 ériences de coo ération et la réci rocité des échanges# &onclusion '0 Au Sénégal. ourrait artici er 2 ce rocessus de changement de société au Sénégal ement a donc de grands cham s encore eu défrichés.# ada ter les mécanismes de financement en créant les conditions d7une maNtrise locale des financements d7une art. maNtrise locale du rocessusL dimension * humaine de la coo érationL '# s7orienter dans une ers ective de création de richesses lut>t 1ue de lutte contre la auvreté avec un accent articulier au3 activités roductives notamment les activités motrices locales# Cela e3ige de rendre ses distances avec l7idéologie du rattra age ou de la gestion des consé1uences en valorisant une démarche roactive de relance de l7économie locale L +0 $# articuler les différentes échelles d7action.8ans ce cadre. 1ue la coo ération au dévelo et de solidarité internationale# La recherche" dévelo arrive 2 a<uster ses modes d7intervention. ni des collectivités locales inconscientes de leurs nouvelles res onsabilités# Les défis ma<eurs tournent actuellement autour de l7émergence de nouveau3 com romis sociétau3 du fait de l7immersion d7acteurs nouveau3 dont les actions a ellent un changement 1uant au3 stratégies de dévelo rocessus de dévelo ement et de gouvernance# Si au niveau local. en mettant l7em hase sur le local et de maniAre durable# Dn effet.

\alons. \ac1ues.0 # Fall. Abdou Salam. C>te d7!voire. G. +(" '*# %onnardel. la grIce et la reconnaissance# Les $0 ressorts d7une économie sociale et solidaire en Afri1ue de l7/uest. Série recherche no +6.. EFFG. et :# 8eveltere# +)))# 2+4conomie sociale a& /uvertures ?conomi1ues. Pégine# +))'# Saint"Louis du Sénégal& 4ort ou Naissance 5 LRHarmattan. EFFK. CSL# +)))# Analyse d& 1rofil Cr$ain de la ville de 6aint. "conomie sociale et d"veloppement d&ra$le en Afri/&e # CP8C"-. mutuelles et associations dans ement# D&vert&res "conomi/&es. '6 *T . De 8oec> Cniversit".2o&is .'+ # 8efourny. ppJF. 6tr&ct&ration et Inventaire des 8esoins des Drganisations ement * Comm&na&taires de 8ase :DC8< de la ville de 6aint. 8io # 4omar" Coumba 9éd. 6( # A8C. . EFGH. '( # %CDA/# '000# M?volution des systAmes financiers décentralisés dans les microfinance en Afri/&e3 -vol&tions et 6trat"gies des acte&rs # 4ission ays de l7-4/A O# !n 2a our la réglementation et le +0 dévelo ement de la microfinance. Yao# '000# Go&vernance. CP8C"-. Cla&de. Dio&f. no '6. Dnda Graf Sahel# +))$# 2a resso&rce h&maine. L7a<ustement structurel en Afri1ue 9Sénégal.uel avenir our l7économie o ulaire en Afri1ue5 Ds1uisse d7une ros ectiveO# '* 6"minaire atelier s&r la pro$l"mati/&e de l. vol#$+. 2o&is. Le Sénégal sous Abdou 8iouf# Karthala. Diop. et CheiUh Gueye# '00'# 8erem aU ngerem & Le franc.( h anne3es# Assogba. +* no ?I :#anvier EFGH<./.acc&m&lation de capital dans le secte&r informel7. ord et a& 6&d. EHEp. 4adagascar <. no'. Karthala. -niversité 8e %oecU. 1atric>. . Develtere. C. JI@p. :N-8S :DLC:# '000# Identification. $'0 # Dnda Jiers" 4onde# +))+# M. ?KIp. ('" +0)# Fall.D&est . et '. Karthala. '. ?conomie sociale et dévelo les ays en dévelo ement# Les coo ératives. :rogramme de 8évelo Communal 9+))(" '00(./. Jalons. Pevue Sciences humaines. . +))+."conomie pop&laire &r$aine en Afri/&e de l. Jome !.E!EL!O6(A$=!# S#L#&T!V# A8C. HJ. 8aUar. EFFK. Série Pecherche.# '00'# 2e 6"n"gal contemporain# ?ditions Karthala# Collection Hommes et sociétés# '0 6** # D&r&fl". 98aUar. 'T( # De 'iras. A# S# et 4# 8iouf# '000# MLa société civile en Afri1ue de l7/uest & configurations et défisO# *ev&e -conomie et 6olidarit"s. avenir des terroirs # Collection Pecherches aysannes au Sénégal. 5De l.

M2a crise trentenaire de l. 8esclée de %rouWer. *. '$0 # Favreau. de 'omar. A:CP. Codesria. +* Kassé. '*+ # Gaye. Lubumbashi 9P8C.Marmattan. J." +(*..$ # '0 LaVarev. Georges# +))$# Vers &n "co. Louis et Lucie Fréchette# '00'# 'ondialisation. \ean" Louis 9éd. 4conomie sociale et * intervention. Suisse. # ort de synthAse. GenAve. un autre regard sur l7économie o ulaire au ChiliO# !n 2. $. # '* 4aret. Cne perspective internationale . $0 'ignon. de Topor et all.Afri/&e de l.# +)))# 2e secte&r informel en Afri/&e face a&= contraintes l"gales et instit&tionnelles . CP8CS -. dynami1ues et oliti1ues. 'ohamed. Cités -nies FranceS A4S.. *( ."conomie solidaire. Afri1ue et Améri1ue Latine. Jra<ectoires d7un Dtat. :resses de l7-niversité du . EFHL7. Souley# '00'# 2e secte&r informel en Afri/&e s&$saharienne francophone 3 vers la promotion d. so&s la dir./# Série recherche no'(. +00 # '$od#. Collection :rati1ues et oliti1ues sociales et économi1ues. De l. Sociologie économi1ue. 'T' # 4aldonado. %!J. C!-F" AGC8. # Larraechea. %!J. so&s la dir. 4alicU# +))6# Villes entreprene&ses. "conomie sociale. %!J. E?G. $6T # 4aldonado. Carlos# 9éd. Carlos et %# Gaufryau# '00+# L7économie informelle en Afri1ue franco hone# Structure. GenAve. et :oncelet 4arc# +)))# Les associations urbaines en Afri1ue subsaharienne &Jy es.action participative B la go&vernance &r$aine # Dnda Pu # Dnvironnement africain."conomie solidaire.. pp EKH. l.&n travail d"cent.Fall. Co&m$a Diop :"d<. EFGF# 52es mo&vements de #e&nesse dans l. !n Le mouvement associatif des <eunes en Afri1ue noire franco hone au [[!éme siAcle. A# S# et L# Favreau# '00'# MCréation de richesses en conte3te de récarité & une com araison Sud" Sud 9Afri1ue et Améri1ue Latine. ?tudes et recherches. L# et %# Léves1ue# +)))# D"veloppement "conomi/&e comm&na&taire. d"veloppement participatif# :N-8SFDN-# L7Harmattan. +T* # +0 Gret et Sic# +)))# 4val&ation des partenariats de coop"ration d"centralis"e des mem$res d& 5gro&pe pays 6"n"gal7 et de le&rs homolog&es s"n"galaises # Pa T$ # Kanté. et 9Nord" Sud 9Canada. '0.. In Sénégal. pp FL. et 4arthe Nyssens# '000# ML7économie solidaire. sous la dir# de Laville. et Yaoundé 9Cameroun. GenAve. :ierre.uébec. d"veloppement local et solidarit" internationale# :-."conomie arachidi"re O. 4# +))0# Sénégal & crise économi1ue et a<ustement structurel# Nouvelles du Sud. Gro&pe Afri/&e noire Cahier no E?. $+ # Favreau. Cne perspective internationale. EIL. !gnaciao. +TT" '''# Laville. *0. EFF?.# '000& 2. '. no+(. 8ocument de travail sur l7économie informelle. fonctionnement et initiatives en matiAre de dévelo ement# Dtudes de cas 2 Cotonou 9%énin.D&est francophone de EFLG a&= ann"es EFHK.

# sous la dir# de 8efourny et all. '' # :eemans. A. '+' # Sanyal.. 8aUar. de 'artinot et all. ?EJp. 'T' # 6o&mar". %!J. S# +))(# Gestion &r$aine a& nivea& de la Comm&ne de 6aint. d"veloppement comm&na&taire et l&tte contre la pa&vret" en milie& &r$ain3 l. EI?. H# et Libercier 4" H 9éd. Le mouvement associatif des <eunes en Afri1ue noire franco hone au [[iéme siAcle. ppE?L. '*0 # Sall.# +))*# 'ettre en P&vre le d"veloppement participatif. Suisse. 4onogra hie ). 2o&is.4conomie locale de 6aint. A. 8#. T$ # :84S Club du Sahel# +))T# 2.# 6"n"gal 3 strat"gies de d"veloppement de EF@K B EFFK. Dnda DC/:/:S DC8:4. Niang. 9résumé. 4ontréal. T( session de la Conférence internationale du Jravail.EFGF. 2o&is et d& delta d& (le&ve 6"n"gal # Pelance des ?conomies locales en Afri1ue de l7/uest. et Hafsi." 0+.4tat a& 6"n"gal # Karthala. artenariats our la ville 5 A roches '* Topor. 5Initiatives locales. EFFJ. '0' # * Niang. -nda Graf 6ahel.#CP8!.D&est 3 le cas de 6aint. EIGp. -niversité 8o %oecU. L7économie urbaine en Afri1ue# Le don et le recours .uels internationales. Ndiaye S# et S# Kourouma# '00+# Go&vernance locale et gestion participative des villes en Afri/&e de l. +* L7Harmattan. Gro&pe Afri/&e noire Cahier no E?. l. Séminaires du Centre de 8évelo ement. les ?ditions de l7/C8D.Marmattan. HDC. In . A# +)()# Les Associations en 4ilieu -rbain :o ulaire 9Sénégal. \ean" :hili e# +))T# Crise de la modernisation et prati/&es pop&laires a& NaOre et en Afri/&e . %# +)))# M:otentiel et limites du dévelo ement M ar le basOO# !n 2+4conomie sociale a& ord et a& 6&d . #+T)" +). et Goerg D.Ndiaye. Karthala. M. Pencontre sous" régionale de valorisation des a artici ative de villes d7Afri1ue de l7/uest. J. 4omar" Coumba 8io et 4amadou 8iouf# '00'# 2a constr&ction de l. EFFF.6. '$0 # roches de gestion +0 /!J#+))+# 2e dilemme d& secte&r non str&ct&r" # Pa ort du 8irecteur Général. :aris. 'o&hamed. so&s la dir. GenAve. -. 8onal Cruise. \alons.e=emple de Qe&m$el a& 6"n"gal7. /uvertures ?conomi1ues. '( # dione. Collection M^aZre" Histoire et SociétéO. +)). *) . $* # /7%rien. 2o&is # Assises de Saint" Louis# Commune de Saint" Louis. '0 Schneider.

oH il a travaillé dans le domaine de la formation our le dévelo ement rural# !l a terminé ses études doctorales.* ÉVOL T!ON " "ÉV#LO$$#%#NT LO&AL #T "# L'É&ONO%!# SO&!AL# #T $O$ LA!(# A TO6O :ar Youssouf SAN/G/ et Yao ASS/G%A +0 No$% "(! &%" a($%(!" ' . en '00+. en Jechnologie éducative 2 lRuniversité Laval# Sa thAse a orté sur +* lRéducation communautaire# 8e uis novembre '00'. il est stagiaire ost"doctoral 2 la Chaire de recherche du Canada en dévelo ement des collectivités 9CP8C.ao ASSO<DA est docteur en sociologie et rofesseur au 8é artement de travail social et des sciences sociales 2 l7-niversité du .uébec en /utaouais# . 2 l7-niversité du .uébec en /utaouais# !l es chercheur associé 2 la CP8C# !l a ublié de nombreu3 articles et collaboré 2 lusieurs ouvrages sur les 1uestions de dévelo ement et de démocratie en Afri1ue '0 .o(""o(/ SANO<O est du 4ali.

1ui la résentent comme un ensemble d7activités socioéconomi1ues menées ar des organisations locales ar le social et la 9coo ératives. social. en la situant dans le conte3te sociohistori1ue de ce ays et en tenant com te des as ects oliti1ues.. n7est lus la chasse gardée d7un secteur 1uelcon1ue# !l est aussi. coo ératives. de l7é ilogue et des ro ositions d7alternatives# Nous terminons ar la conclusion et les références bibliogra hi1ues# 6+ . la réunion +* dans une action commune des efforts du secteur rivé. dit"il. suivie de la section des actions de dévelo ement menées dans ce ays. rédominantes surtout entre les années +)60 et +)T0 et caractérisées ar un dévelo ar le hautL b.. culturel et environnemental de leur milieu# 8ans la résente étude. mutuelles.# :lus nombreuses 2 artir des années +)(0. en vue de ré ondre 2 des réoccu ations données# Ces auteurs relAvent aussi l7influence des +0 schémas culturels des membres organisés 2 l7échelle locale sur les organisations ainsi créées et les activités menées# Dt cette dimension culturelle serait encore lus remar1uable dans les ays du sud# !l est difficile de distinguer l7économie sociale du dévelo ement local. les activités d7économie sociale se révAlent un trem lin im ortant our le dévelo Leclerc 9'00'. nous faisons une brAve résentation du Jogo.. # ')+"')'. elles relAvent de l7économie sociale et s7inscrivent dans une dynami1ue de dévelo ement local '* a3é sur des réoccu ations localesL c. trois catégories se distinguent sur le terrain& a. sociétés d7entraide. économi1ues et culturels# Dn effet. l7évolution du dévelo ement local et de l7économie sociale et solidaire au Jogo est ement menées de uis l7indé endance du ement abordée. du secteur ublic et de l7économie sociale# Les différents acteurs de ces trois secteurs se concertent alors our tirer le ma3imum du otentiel hysi1ue. selon effet. des actions de dévelo ays en +)60 <us1u72 nos <ours. économi1ue.)* !ntroduction Cette monogra hie est une étude e3 loratoire sur l7évolution de l7économie sociale et solidaire et du dévelo ement local au Jogo# Dlle vise 2 faire l7état des lieu3 des actions menées dans ces deu3 domaines et se situe dans le cadre du rogramme de recherche M Création de richesses en conte3te de récarité.# L7économie sociale et solidaire est ici abordée dans le m=me sens 1ue lui donnent 8efourny et 8eveltere 9+))). '0 sociau3. et les actions découlant des initiatives des o ulations locales# Nous y reviendrons lus loin en résentant des cas de figure# Nous récisons 1ue les informations 1ue nous donnons ici sont basées sur une revue de littérature sur l7économie sociale et solidaire et le dévelo ement local au Jogo# Nous avons utilisé un cadre d7analyse et une méthodologie dominés ar la sociologie de la vie 1uotidienne# !l s7agissait de saisir la relativité socioculturelle $0 des activités de dévelo ement local et d7économie sociale et solidaire & avoir une idée des logi1ues et stratégies utilisées ar les acteurs sociau3 im li1ués dans lesdites activités# Se t sections com osent cette monogra hie# A rAs l7introduction. les actions initiées ar les structures de l7?tat. tant les deu3 domaines sont liés# Dn ement local 1ui. les actions im li1uant les /NG 9internationales et nationales. selon une éthi1ue dominée démocratie. une com araison * Nord"Sud et Sud"Sud O 9Fall et Favreau. '00'.

# Les communautés connaissent une situation socioéconomi1ue auvre et récaire# Ce endant.* Les actions de développement local au To3o !ci.# 8iverses activités économi1ues y sont rati1uées& agriculture. café. avec une o ulation estimée 2 . en dé it de l7avAnement de la démocratie multi artite et de la décentralisation oliti1ue et économi1ue dAs le début des années +))0. ar leurs actions. il est divisé en * régions & la région des savanes.+e sur +T$ ays sous l7indice du dévelo +)($ sous ement humain ar le :N-8 $T. le Jogo est de uis rogrammes d7a<ustement structurel du Fonds monétaire international 9F4!. naissance. T00 000 habitants. selon 1u7elles ré ondent au3 réoccu ations locales et favorisent la création de richesses ar les o ulations en conte3te de récarité# . nous abordons les actions de dévelo ement. la région de la Kara. +)). cacao. rennent des initiatives our ré ondre au3 difficultés socioéconomi1ues vécues au 1uotidien dans les communautés# !l faut également com ter les multi les formes traditionnelles d7organisation sociale ou communautaire 1ui. le Ghana 2 l7ouest et le golfe du %énin 9océan atlanti1ue. etc# Les activités menées s7inscrivent le lus souvent dans un cadre '0 d7économie sociale et de dévelo ement local# . mais cohabitent avec celles des /NG et des o ulations 1ui deviennent de lus en lus im ortantes# Les interventions des structures de l7?tat se situent généralement dans le domaine du dévelo ement ruralL un secteur 1ui fait vivre (0C de la o ulation et contribue our $(C dans le :!% national $(# Le but visé est de faire $0 du dévelo ement agricole le socle de l7économie nationale# $T Qoir & htt &SSWWW# nud#tgSSocioecoSinde3#html $( htt &SSWWW#iVf#netSiVfSGuideSJogoS:age$#htmilRéconomieC'0enC'0bref 6' . il e3iste un dynamisme im ressionnant cheV les +* o ulations et les organisations non gouvernementales 1ui. le Jogo est un etit ays limité ar le %urUina Faso au nord.*)* Les actions initiées par l'État '* Les actions initiées ar les structures de l7?tat occu ent une lace ré ondérante dans les oliti1ues de dévelo ement local au Jogo. et de la %an1ue mondiale 9Aramideh. =che. la situation socio oliti1ue reste herméti1ue et ré ressive 2 l7occasion# * Qaste de *6 600 Ume'. ont ermis et ermettent encore 2 nombre de togolais de surmonter des difficultésL y com ris celles relevant des cas sociau3 & mariage. décAs.. au sud# S7étendant du sud au nord sur environ T00 UilomAtres. +))). funérailles.+* $résentation du To3o Le Jogo a <us1ue l2 fait une entrée timide dans l7Are de la démocratie# Dn effet. et l7e3 loitation des hos hates constituent les deu3 iliers de l7économie nationale# Joutefois. classé +. malgré un conte3te socio oliti1ue eu serein. elles n7ont as our autant dis aru. commerce# 4ais les cultures de +0 rente 9coton. la région centrale. surtout dans les années +)60 et +)T0# 8e nos <ours. élevage. la région des lateau3 et la région maritime 9Assogba et KéUeh. elles. le %énin 2 l7est.

les dates d7ouverture et de fermeture des cam agnes de commercialisation des roduits de rente 9café.# MLa commercialisation de roduits agricoles au Jogo& le café et le cacao. Société togolaise de coton 9S/J/C/. du cacao et du coton our l7encadrement des aysans. il ressort 1ue ce sont surtout les intér=ts économi1ues de l7?tat 1ui y sont rivilégiés au3 dé ens de l7amélioration réelle * de la vie des o ulations# Les rati1ues autour du café.0# 4ais.uant 2 la Société de rénovation de la caféiAre et de la cacaoyAre $). %ertrand 9dé<2 cité.O Dptions m"diterran"ennes.# 6$ . nous e3 li1ue le cas de deu3 coo ératives commerciales de lanteurs & -nion des coo ératives de lanteurs de l7AU osso 9-N!C/:A.+ Qoir & %ertrand. des services d7encadrement mis en lace. Germain"4# 95. il baissait son ri3 d7achat our s7assurer une bonne marge de manKuvre financiAre# 4ais en cas de fluctuation ositive. et la Société de rénovation de la caféiAre et de la cacaoyAre# Créé endant la cam agne +)6. coton.0 Qoir encore & htt &SSWWW#iVf#netSiVfSGuideSJogoS:age$#htmilRéconomieC'0enC'0bref * .4ais les rati1ues sur le terrain se révAlent trAs eu a3ées sur les réoccu ations. les coo ératives des roducteurs ont fini ar brader leurs roduits 2 d7autres sociétés intermédiaires mieu3 nanties 1ui traitaient avec l7/:AJ# Cela a vidé rogressivement les coo ératives $0 de leurs membres# :endant 1ue l7-nicoo a d7AtaU amé dis araissait.*)*)* $rati/ues autour du café. cacao. nous révAle un article de %ertrand .+. l7/:AJ <oue le r>le d7une caisse de stabilisation dotée du mono ole de l7e3 ortation# La S/J/C/ est chargée de la romotion de la culture et de la commercialisation du coton# . sont fi3ées ar décret résidentiel. ces deu3 coo ératives ont fini ar sombrer dans des difficultés. rises dans une crise financiAre. l7-nion coo Kloto connaissait d7énormes difficultés. dont lus de '000 dans la seule Vone +* cotonniAre. 2 cause des rati1ues de l7/:AJ 1ui ne <ouait as 2 suffisance son r>le officiel '* de stabilisation des ri3 d7achat des roduits au3 lanteurs# Dn cas de baisse du cours mondial.." +0 6*. mais aussi our la 8es structures d7?tat furent créées non seulement commercialisation des roduits agricoles & /ffice des roduits agricoles du Jogo 9/:AJ. basée 2 AtaU amé et -nion coo Kloto 2 K alimé# Créées sur l7initiative des lanteurs our acheter du café et du cacao. elle s7occu e de la romotion de la lantation et de la commercialisation du café et du cacao# 8es o érations de dévelo ement sont également créées autour des cultures de rente. l7/:AJ restait le grand gagnant du systAme commercial mis en lace# $) Nous ne savons as les dates e3actes de création de la S/J/C/ et de la Société de rénovation de la caféiAre et de la cacaoyAre# Nous les situons ce endant dans la décennie +)60"+)T0# . les logi1ues et stratégies des communautés concernées# /n y rocAde ar un transfert de recettes technocrati1ues et de technologies et ar la mise en lace de structures d7encadrement fortement hiérarchisées# Au"del2 des discours oliti1ues. de m=me 1ue le ri3 d7achat au3 roducteurs et le ri3 de vente 2 l7/:AJ# Cette oliti1ue de ri3 a entravé la consolidation des '0 coo ératives de commercialisation créées ar les roducteurs# 8ans son article. no $. dans l7ensemble. tant les roducteurs n7avaient aucun contr>le sur les ri3 et la commercialisation du café et du cacao# @ ce <eu. ces structures se caractérisent ar leur forte hiérarchisation & les décisions vont de haut en bas# Ainsi. sa hausse de ri3 au3 roducteurs ne reflétait oint la marge favorable 1u7offrait le marché international# Ainsi. et les roducteurs organisés en associations. du cacao et du coton nous en édifient davantage# .

entre ces derniers et les o ulations# L7on finit alors ar erdre de vue la vocation m=me du grou ement & les intér=ts individuels rennent le dessus sur la cohésion sociale et solidaire# Ces rati1ues des structures de l7?tat. suite au3 sécheresses. . arfois. et la $* mise en lace de lusieurs fonds# GrIce 2 ces artenariats. ces grou ements sont trAs t>t minés ar des conflits d7intér=ts entre membres du bureau et. /NG et bailleurs de fonds. elles se sont révélées une alternative au modAle de dévelo ement des structures de l7?tat ar leur vision du dévelo ement et leurs ement local & artenariats entre différents acteurs de dévelo ement '0 a roches d7intervention sur le terrain. trAs généralement. nous a ement des rend KenUou 9+)). y com ris celles ortant sur leur organisation# Dn fait. dans les1uelles on accorde eu d7im ortance au3 réoccu ations locales. l7avAnement des /NG dans le domaine du dévelo ement communautaire au Jogo# . l7?tat et les bailleurs de fonds.8ans la Vone cotonniAre de la S/J/C/ 9Société togolaise de coton.*+* Les actions impli/uant les or3anisations non 3ouvernementales 5ON67 Au Jogo. la situation n7est as non lus meilleure# Jout indi1ue 1ue les décisions sont généralement rises 2 la lace des roducteurs. semblent avoir man1ué de saisir les organisations communautaires traditionnelles dans leur com le3ité et leur subtilité 1ui +0 n7écartent réellement as un certain individualisme# :ar consé1uent. les activités des /NG ortent le lus souvent sur des as ects relevant de l7amélioration des conditions socioéconomi1ues des o ulations locales# Dlles rivilégient les rinci es '* démocrati1ues comme mode de gestion des activités et visent beaucou lus le social 1ue l7économi1ue# Leurs démarches s7articulent autour des oints suivants& res onsabilisation des o ulations ar la artici ation active 2 tout le rocessus de conce tion et de réalisation des actions menées. ces coo ératives ne réussissent as 2 atteindre l7ob<ectif visé our deu3 raisons essentielles & d7abord elles sont conBues 9selon un modAle coo ératif occidental. référence des institutions internationales our un désengagement de Ces raisons e3 li1uent d7ailleurs l7o tion de l7?tat our un ement et effets négatifs des rogrammes d7a<ustement structurel 9ch>mage massif des travailleurs. l7organisation des o ulations locales en vue de roducteurs en grou ements agricoles villageois 9GAQ. crises socioéconomi1ues. +* ont favorisé. our la commercialisation du coton a été amorcée de uis +)T( avec our ob<ectif * essentiel& l7auto"dévelo rendre éventuellement la relAve des structures d7encadrement# 4ais. stratégies et réoccu ations locales# Les /NG se sont multi liées au Jogo dAs les années +)(0. l7histoire des /NG remonte au3 années +)(0 1uand.# :lus 1ue les structures étati1ues. intégration des logi1ues. de facto. ays com te au<ourd7hui lusieurs /NG.# dévelo ement 2 la base 2 la remiAre conférence des bailleurs de fonds du Jogo en +)(*# Cette o tion entraNna une intensification des artenariats 9entre les /NG.. échec des $0 oliti1ues nationales de dévelo l7?tat des secteurs de dévelo ement. et cela our lusieurs raisons & entre autres. lus sou les et lus ada tées au milieu# Les /NG sont 2 la base d7une dynami1ue nouvelle dans le dévelo 9 o ulations.. le 6. animés ar un certain stéréoty e communautariste africain. secteur ublic. non as ar les o ulations mais ar des technocrates# Ces derniers..

dans un village du sud"ouest du ays. environnement. +))). élevage. Fédération des /NG de dévelo ement des savanes 9F/8DS.' et '00+.. un réseau s7est dévelo '* 9 récisément de l7-SA!8. grIce au artenariat avec le MGlobal :ro<ect /fficeO des ?tats"-nis ce comité...organisées en fédérations et en réseau3 régionau3& Fédération des organisations non gouvernementales au Jogo 9F/NGJ/. c7est le sommet& la structure faNtiAre 9F-CDC"Jogo. il donna naissance 2 la F-CDC"Jogo en +)($# La F-CDC est un réseau coo ératif d7é argne et de crédit. et ermet au3 ersonnes dis osant de faibles revenus d7avoir accAs 2 des crédits 2 des tau3 faibles et 2 des conditions lus sou les 1ue celles offertes dans les ban1ues# Dlle est le résultat d7un artenariat /NG. organisé en deu3 étages# @ un remier niveau.. se concertent de tem s en tem s et contribuent au dévelo ement local 2 travers diverses activités touchant les domaines suivants & agriculture.# Sous l7im ulsion de é et.# Chacune des structures a des organes élus en assemblée générale. a roche genre et santé# Ces activités favorisent beaucou la création de richesses ar les o ulations. au Jogo.. '0 réalisée en +)6) ar \ames Xinter.# Joutes ces /NG interviennent sur le terrain.. é argne et crédit. Collectif des /NG et associations de dévelo ement de la région centrale ement des lateau3 9C/A8D:. il y a une large base constituée ar les C//:DC ou institutions de base# Au deu3iAme niveau. elle est.. des unions coo ératives d7é argne et de crédit du Jogo 9F-CDC"Jogo.$ Qoir & htt &SSWWW#tg#auf"franco honie#orgSfucecSfucecC'0ob<#htm .*+*)* La 1 &#& La Fédération 9ou faNtiAre... 1ui sont res onsables de sa bonne gouvernance et des em loyés recrutés our la gestion 1uotidienne de $0 l7institution# -ne coo érative dRé argne et de crédit 9C//:DC. 2 couverture nationale. les deu3 lus grands instituts de micro finances 1ui artagent (0C de la clientAle nationale# Dlle oeuvre our le dévelo ement. est une association libre et volontaire de ersonnes unies ar un lien déterminé 9 rofessionnel.' Qoir leur site & htt &SSWWW#tg#refer#orgStogojctSco SfongtoSinfo#htm . la F-CDC découle de la remiAre e3 érience de Coo érative dRé argne et de crédit 9C//:DC. la romotion économi1ue et sociale.$ a été créée en +)($# Selon le <ournal 2e Togolais 9du +0S+0S'00'. -nited States Agency for !nternational 8evelo ment# 6* . o ulations et bailleurs de fonds# Dn fait. Péseau des /NG de la Kara 9PDS/KA. ou autres. avec la caisse d7é argne du Jogo 9établissement +* de droit ublic. -nion des /NG du Jogo 9-/NGJ/. Collectif des * /NG de la région maritime 9C/NGPD4A. un missionnaire américain. 1ui décident de mettre en commun leurs économies 9é argnes... Péseau des /NG de dévelo 9PDS/8DPC. formation. . résidentiel... en Vone de culture du café et du cacao# Ce dernier était arti du constat de lRinorganisation des aysans dans la gestion de leurs revenus# Son e3 érience a été relayée un an a rAs ar certains ionniers 1ui ont créé et animé le Comité national de dévelo ement des unions coo ératives dRé argne et de crédit 9C/NA-8DC.9F/NGJ/. leur ermettant ainsi de survivre et d7améliorer leurs conditions de vie# +0 Dlles im li1uent le lus souvent un artenariat entre différents acteurs et relAvent de l7économie sociale et solidaire# Nous en donnons ci"a rAs 1uel1ues e3em les# . et de se donner du crédit 2 artir de celles"ci# Dlle est donc basée essentiellement sur la mobilisation . éducation. génie rural.

des ressources ro res de ses sociétaires et lRorganisation du crédit 2 artir desdites ressources# . contrairement 2 la méthodologie traditionnelle. surtout cheV les femmes démunies# 8ans cette ers ective. our mauvaise gestion. dAs le début des années +))0. endant 1ue le montant des crédits en cours était chiffré 2 ). ca able de fonctionner sans l7assistance techni1ue 2 long terme de S/C/8DQ!. on com tait +*' C//:DC de base 9dont la remiAre remonte 2 +)6). donner accAs au crédit au3 femmesL '.*# Au del2 de sa mission traditionnelle d7é argne et de crédit. elle dévelo e un réseau coo ératif intégré de services financiers sécuritaires et rentables sur une base ermanente.* +c-S fait en moyenne *00 francs CFA# 66 .*+*+* $ro2et d'appui au8 mutuelles de crédit-épar3ne au To3o ement Ce ro<et voit l7intervention. couvrant ses frais d7e3 loitation et ayant une meilleure couverture territoriale 9%eaudouin. 2 travers ce ro<et. une société canadienne 2 but non lucratif dans la région maritime du ays# !l devait soutenir les mutuelles de femmes de cette région et leur ermettre de surmonter des difficultés occasionnées ar '0 la li1uidation en +))+. '00'L document non ublié.+ +)+ membres# Leurs dé >ts 2 vue s7élevaient 2 +$. de la Société de coo ération our le dévelo international 9S/C/8DQ!.. la S/C/8DQ! visait. en vue de bénéficier de crédits solidaires# L7octroi +* de ces crédits est généralement récédé dRune formation en nutrition et en lutte contre les maladies infantiles# . finalement grIce 2 l7Agence franBaise de ui devait se transformer en un réseau géré ar les femmes. l7ensemble des mutuelles bénéficiant de l7a ées et. une amélioration de l7environnement des activités économi1ues des femmes de la région maritime# !l s7agissait de leur ermettre de rétablir leur revenu familial et de favoriser une reca italisation au niveau de leurs activités '* commerciales et roductives# Jrois ob<ectifs étaient visés& +.uant 2 la F-CDC"Jogo. dans les rogrammes réaménagés c7est lut>t le crédit 1ui doit générer lRé argne# LRé argne ne récAde donc lus le crédit# Cette nouvelle méthodologie a favorisé des regrou ements de femmes démunies en Grou es dRintér=t économi1ue et social 9G!DS. a ro rier la direction et la gestion de ces orter des a uis techni1ues et économi1ues au3 grou ements de femmes dans le choi3 de leurs activités économi1ues et leurs oliti1ues de financement# Au moins +)* grou ements de femmes devaient =tre couverts our 1uatre mutuelles de la région maritime et il était révu de constituer la réunion d7un sociétariat $0 minimum de +)*0 femmes# Les activités se sont dévelo dévelo ement.. dis enser toutes les formations nécessaires our 1ue les femmes uissent s7a mutuellesL $. milliards de francs CFA . la F-CDC a des rogrammes s7inscrivant dans la +0 lutte contre la auvreté en milieu rural et semi"urbain.# . du rinci al outil de financement du secteur rural & la Caisse nationale de crédit agricole# :rivilégiant le artenariat et la démarche démocrati1ue. elle est la structure 1ui fédAre les C//:DC# Sa mission est de contribuer au mieu3"=tre économi1ue et social des ersonnes et des communautés ar l7initiation des C//:DC# :our ce faire.$ milliards de francs CFA. 1ui regrou aient +.. elle a fait des aménagements dans les conditions dRoctroi de crédits# Ainsi. édu1ue les membres et * forme les dirigeants et les em loyés 2 l7éthi1ue de l7entre rise coo érative# Dn se tembre '00+..

dans ce cadre. l7engouement des o ulations our l7entretien des installations s7est estom é avec le tem s# Ces faits. ar le C-S/ 9Canadian -niversity Services /verseas. aménagement des sources alternatives +* d7a rovisionnement d7eau# 8es latrines améliorées ont été construites dans lusieurs ménages# 8e lus. our une raison ou l7autre. C-S/. ré arant ainsi les collectivités villageoises 2 assurer. culturelles. +)). en artenariat avec des sociétés techni1ues.# 8e ses résultats. en dé it de la résence des latrines améliorées et des forages.. 2 +)). chose arado3ale. des formations ont été données au3 o ulations. elles"m=mes. en a a ris 2 ses dé ens# Dn effet. voire oliti1ues# 6T . les cas comme celui du :HQ" $0 .6 et l7?tat togolais.6 Agence canadienne our le dévelo ement international# ort au3 contraintes sociales. dans la région maritime & une région 2 forte migration 1ui connaissait une énurie d7eau# !l a été trAs interactionniste dans les hases de conce tion et de réalisation du ro<etL c7est"2"dire 1u7il a accordé une grande im ortance 2 la artici ation active +0 des communautés. :HQ"C-S/.*+*.. le :HQ"C-S/ a été réalisé de +)(.* Les actions initiées par les populations Les actions initiées ar les o ulations rev=tent un caractAre lus original et lus inventif# Dlles allient traditions et modernité et sont avant tout des tentatives de ré onses au3 difficultés vécues dans la communauté locale# Les initiateurs y vont de leur ins iration# Généralement. $=V-& SO Le :ro<et hydrauli1ue villageoise. financé ar l7AC8! .. sa réalisation et son suivi. lus viable ar ra . s7e3 li1ueraient ar l7as ect '* déterministe de la hase du suiviL c7est"2"dire le rivilAge accordé au3 recettes socio sanitaires au détriment des erce tions et rati1ues traditionnelles 9Assogba et KéUeh. nous a renons 1ue lors1u7un ro<et man1ue de rendre en com te les logi1ues locales dans sa conce tion. surtout 1uand elles agissent comme agentes d7e3écution# Ce endant. 2 leurs logi1ues et réoccu ations# Les o ulations y ont artici é en fournissant la main d7Kuvre et en assurant la gestion des installations hydrauli1ues# Le :HQ"C-S/ visait notamment l7a rovisionnement des o ulations en eau otable et l7amélioration des rati1ues et conditions d7hygiAne et. lusieurs activités furent réalisées & forages de uits munis de om es manuellesL remise en état des uits et om es dé<2 e3istants. remonte 2 la 8écennie internationale de l7eau otable et de l7assainissement 98!D:A. '0 la lu art des ménages continuaient 2 utiliser =le"m=le l7eau des om es et les eau3 infectes des marigots.# C7est dire 1ue les /NG euvent tomber dans le m=me travers 1ue connaissent les structures de dévelo C-S/ sont relativement eu nombreu3 dans le monde des /NG# ement de l7?tat. il y a de fortes chances 1ue les o ulations * n7y adhArent as comme souhaité# L7organisation non gouvernementale.* $ro2et 4-drauli/ue villa3eoise .*. la maintenance et l7entretien des ouvrages du :HQ# 8es actions ont également été menées our l7intégration des femmes au dévelo ement# 4ais. les activités menées aboutissent 2 des organisations ayant un fonctionnement lus sou le. des ruisselets et des mares de consommation# L7animation et la sensibilisation effectuées tout le long du ro<et ne semblaient as avoir eu un im act significatif sur les habitudes séculaires des o ulations en matiAre d7hygiAne# Ces derniAres continuaient 2 agir selon leurs logi1ues traditionnelles# 8e m=me. en autres.

1ui leur donnaient une e3clusivité sur les deu3 tiers de la marchandise# Fortes de leur mono ole sur l7im ortation des te3tiles.. dont des roches et des connaissances de 1uartiers. 4ercedes %enV. les tissus leur revenaient en intégralité# . grIce au commerce de tissus. c7étaient des femmes illettrées 9en général. s7ada tent et évoluent en fonction du conte3te et des ob<ectifs visés# Les dynami1ues diffArent d7une activité 2 l7autre. surtout dans les années +)T0. éducation des enfants. il est im ortant de noter 1ue les initiateurs agissent. dont le commerce. une la1ue tournante du commerce de la sous"région# Les activités commerciales des Nana %enV démontrent une activité d7économie sociale et solidaire 2 l7africaine# '0 /n y note un véritable é1uilibre entre le social et l7économi1ue# Ainsi.4ais. artici e 2 des activités communautaires et entretient tout un réseau de revendeuses dont certaines lui doivent leur survie# Certaines de ses relations avec les '* collaborateurs sont lus sociales et solidaires 1ue commerciales# Chose encore lus fra ante cheV les Nana %enV. France. elle ermet de créer des richesses susce tibles de ré ondre au3 difficultés socioéconomi1ues. un certain é1uilibre est établi entre la satisfaction des besoins sociau3 et ceu3 relevant de l7économi1ue# Dn d7autres termes. les Nana %enV ont réussi 2 mettre 2 rofit l7a étit social vestimentaire des togolais# Su er grossistes ortunités de te3tiles de toutes sortes et de tissus MWa3O.*)* Les Nana EenF Les Nana %enV sont com tées armi les ersonnalités les lus riches du Jogo# Dlles doivent leur surnom au3 voitures allemandes. sans reléguer au deu3iAme lan la dimension sociale# Les o ulations agissent ainsi dans lusieurs secteurs. les micro finances. élaboraient elles"m=mes les dessins et coloris 2 mettre sur les tissus. oliti1ues ou religieu3 et collaient le 6( lus souvent 2 l7actualité et au godt des o ulations# -ne fois im rimés. elles établirent des accords mutuellement avantageu3. est devenue. 1u7elles soumettaient ensuite au3 maisons de commerce# Ces $* messages étaient sociau3. etc#. +* vendant divers roduits dans le seul but de subvenir au3 besoins familiau3# 4ais.*. 1u7elles étaient les remiAres 2 im orter. 1uelle 1ue soit l7activité. logement. 2 un moment oH m=me les hauts cadres de l7?tat ne ouvaient as s7offrir ce lu3e# @ l7origine. venus travailler our elle et a rendre d7elle# Au m=me moment. c7est la faBon dont elles ont su e3 loiter les o sociales. %elgi1ue. Lomé. trAs vite. les Nana %enV 9du moins certaines. en fonction des messages 1u7elles voulaient véhiculer. voire des ressortissants de m=me village. elles ont accumulé des succAs et créé un vaste réseau de revendeuses de tissus# GrIce au3 Nana %enV. mais le lus souvent celles"ci restent informelles. elles se ravitaillaient directement au rAs des grandes firmes im ortatrices de Hollande. +0 des ban1uiers ambulants. des ta3is motos# . d7un grou e 2 l7autre# Nous vous résentons 1uel1ues e3 ériences d7économie sociale initiées ar les o ulations & cas des Nana %enV. le trans ort et * l7agriculture# Certaines de leurs actions font l7ob<et d7une organisation formelle. Angleterre# Avec celles"ci. chacune d7elles offre des em lois 2 lusieurs em loyés. ca itale du Jogo. oliti1ues et économi1ues & " 87abord. our une raison ou l7autre# Ce endant. elle assure ou contribue au3 dé enses familiales 9nourriture. ossédant de grands magasins dans le marché central de Lomé 2 $0 AdaWlato. de la tontine mutuelle.

ayant le $* lus souvent erdu leurs em lois d7origine# Dn général.T Qoir aussi & Adéchoubou.. au sein de la1uelle elle détenait une certaine autonomie# Surtout active 2 roche et endant les f=tes anniversaires du régime. 4aUarimi 9+))6. le métier des %#A# résente un caractAre $0 original dans le domaine de l7é argne"crédit# -n document de travail. soigner et loger leurs é ou3# %ien 1u7illettrées. on estimait le chiffre d7affaires de cin1uante revendeuses de tissus 2 $ milliards de francs CFAL il devait s7élever 2 ++ milliards en +)T) et atteindre +' milliards 6*0 millions en +)(0# Ces chiffres seraient roches des marges +* bénéficiaires occasionnées 2 la m=me ériode ar le hos hate." !l y a aussi le fait 1ue le régime de ?yadéma a rati1ué de +)6T 2 +)T$ une certaine oliti1ue de romotion de la femmeL une o ortunité 1ue ne laissArent as écha er les Nana %enV# @ la faveur de cette oliti1ue.T nous informe davantage sur le métier des %#A# Celui"ci aurait débuté dans le ays Yoruba au Nigeria et serait arrivé au Jogo. les Nana %enV ont u amasser beaucou de richesses. est basé sur l7e3 loitation d7une certaine faiblesse du systAme bancaire classi1ue. illettrée. membres de l7Association des revendeuses rofessionnelles de tissus 9AP:J. Jchad. elles réussirent 2 avoir une sorte de franchise commerciale restée ine3 li1uée& la revente du tissu n7était soumise 2 aucune loi# Dn outre. et ceu3 d7ailleurs sur le continent 9entre autres. O in *ev&e tiers monde. il est devenu le gagne" ain de certains anciens artisans. Niger. etc# 4=me dans ces domaines. nourrir. no +. de com agnies de ta3i. <anvier"mars. our rendre com te d7une recherche menée au Jogo et au %énin en +))' . en dé it des roblAmes d7organisation. de '0 Itisseries. commerBants et fonctionnaires. Congo 8émocrati1ue.*+* =che. elles voyageaient 2 l7étranger our des affaires# :ar ailleurs. leur réussite est restée Les ban/uiers ambulants our intégrer des o ulations lus auvres# Sa dimension Le travail des ban1uiers ambulants 9%#A#. 4ali. eu3"m=mes# 8ans tous les cas. créée en * +)6*. Gabon. les ban1uiers ambulants n7ont as de formation dans le . de im ressionnante# . au début dans années +)*0# Au Jogo. elles y détenaient des l7a ostes clés# Cette association a artenait 2 la Confédération nationale des travailleurs togolaises 9CNJJ. rinci ale matiAre remiAre du Jogo# GrIce 2 leur commerce de te3tiles. élaboré ar Gentil et collaborateurs 9de l7!PA4. C>te d7!voire. de boNtes de nuit. investir dans l7éducation de leurs enfants. elles ont diversifié leurs activités & agrandissement de la gamme de roduits im ortésL ouverture de restaurants de lu3e. construire des maisons grandioses. via le %énin. bureau d7études 2 :aris.*. il ermet 2 ceu3 et celles 1ui l7e3ercent de survivre dans un conte3te économi1ue récaire# !l se révAle ainsi une ré onse au3 besoins socioéconomi1ues des clients et des ban1uiers. etc#.# 8es revendeuses venaient 2 Lomé de artout en Afri1ue our acheter le MWa3O influencé ar le godt des femmes togolaisesL ce 1ui occasionna de grandes retombées économi1ues our le Jogo# Dn +)66. our démarrer ou dévelo er des activités économi1ues. t# [[[Q!!.*.. fut m=me ministre de l7assistance sociale en <anvier +)TT# " Les Nana %enV ont su aussi tirer rofit du grand marché 1ue re résentaient les ays de la sous"région 9%urUina +0 Faso.# M Les ban1uiers ambulants au %énin. 1ui man1ue de sou lesse suffisante '* d7économie sociale réside dans le fait 1u7il ermet 2 ces o ulations e3clues du systAme bancaire formel de faire de l7é argne et d7avoir des crédits. l7AP:J avait au moins la sym athie du régime# -ne Nana %enV. ou encore faire d7autres ty es de réalisations# 8e lus. Ghana. # *)"66# 6) . au fil des ans.

acheter un ta3i. des connaissances. selon ses besoins# Le %#A# eut faire des avances 2 son client sur l7é argne de ce dernier# !l eut aussi lui accorder des crédits. mais cette com le3ification nécessite 1u7il dis ose de fonds ro res ou 1u7il soit ca able de gérer correctement +* sa trésorerie. obligation d7é argne. '* ada tation 2 la modicité des revenus. en sus. d7incendie et de ression sociale# :our ce faire. soit un eu lus 1ue le salaire de certains cadres su érieurs de la fonction ubli1ue# Comment fonctionne un ban1uier ambulant5 * Le %#A# est fondamentalement un garde"monnaie. il distribue des cartes au3 clients# Cha1ue carte com orte des cases 2 rem lir ou 2 cocher. les sommes versées et le monnayage# 4ais. ou lus. des coiffeurs. mais celles"ci ne <ouent 1ue le r>le de garde" monnaie# Dlles ne leur donnent as de crédits et ne leur accordent as un intér=t articulier# Certains %#A# se $* méfieraient des ban1ues de eur de ne as erdre leurs fonds 2 la suite d7une faillite# T0 . en raison du caractAre lus ada té de leur systAme au3 conditions des o ulations lus auvres & facilité d7avance"crédit. avec le nom. des a rentis. l7honn=teté. 1uel1ues fonctionnaires.C aurait fait l7école corani1ue# Les lus connus gagneraient mensuellement autour de +00 000 francs CFA. moins une mise <ournaliAre 1ui constitue sa commission# Le systAme est sou le& la durée des cotisations eut =tre de lusieurs mois et la régularité variable. le ris1ue le lus $0 grand reste la fuite du ban1uier. 1ui amAne le client 2 é argner en mettant théori1uement son argent en sécurité. des écoliers et des étudiants# Les clients en viennent 2 les choisir a rAs de etites en1u=tes au rAs des amis. l7adresse et arfois la hoto du ban1uier ambulant# Le client et son ban1uier se mettent d7accord sur un montant <ournalier de cotisation 9de '* 2 +0 000 francs CFA. un client eut avoir des cartes de lusieurs ban1uiers ambulants. ar malversation volontaire ou ar inca acité 2 rembourser l7é argne 2 la suite d7erreurs ou d7avances im rudentes 2 des clients 1ui ne res ectent as leurs échéances# Les relations entre les %#A# et les ban1ues et caisses formelles sont lut>t celles 1ue n7im orte 1uel client ourrait entretenir avec ces institutions# !ls y dé osent leurs fonds. $0 C. les clients rennent des crédits our des besoins bien récis & monter un commerce. le ban1uier rend l7ensemble des sommes +0 cotisées ar le client. des '0 tailleurs. formule sou le our les versements et retraits 9date et montant fle3ibles. mais elle com rend aussi des artisans. la confiance# Les %#A# sont mieu3 a réciés 1ue les ban1uiers formels. les conflits ou litiges sont rares entre clients et %#A# Les 1uel1ues conflits 1ui se déclarent sont le lus souvent réglés 2 l7amiable# Les torts sont souvent réci ro1ues# !l arrive 1ue des clients cherchent 2 falsifier des cartes ou contestent. sur la somme donnée ou en recevant des commissions# Généralement. en utilisant les dé >ts des uns our faire des avances au3 autres# !l récu Are l7argent de ces crédits avec. 2 l7abri des ris1ues de vol.C <us1u7en terminale secondaire et +.domaine bancaire & T'C aurait suivi le rimaire ou le secondaire <us1u72 la classe de $. des ta3imen. +0. 2 tort ou 2 raison. améliorer un habitat. +. selon l7entente# Dn outre. 2 la fois sur le marché et dans les 1uartiers# Le choi3 est tou<ours basé sur des critAres surtout morau3& entre autres. et dis onibilité de l7é argne 2 tout moment# 8ans l7ensemble. le sérieu3 dans le travail.# @ la fin de la carte. un tau3 d7intér=t 9*.. etc# 8ans certains cas. ils bénéficient de conseils de gestion de la art du %#A# La clientAle des %#A# est essentiellement constituée de femmes 9T)C.

si on a dé<2 obtenu un crédit bancaire. ou d7une sim le e3 lication orale# 4ais.uant 2 la tontine financiAre. la force des tontines demeure la confiance mutuelle entre les membres tontiniers# $* Notons ce endant 1ue l7absence de te3te écrit ose arfois des roblAmes. elle ressemble lut>t 2 un systAme de crédits usuriers. avouent"ils. constituent les mobiles fondamentau3 de la artici ation au3 tontines# CheV les fonctionnaires de l7?tat et les '* salariés. la ossibilité de constituer une é argne et de s7octroyer des crédits d7autre art. le métier des ban1uiers ambulants reste asseV inorganisé# !l souffre de beaucou de * roblAmes & nombreu3 dé lacements de la art du ban1uier.* La tontine mutuelle lusieurs formes & tontine mutuelle. faite ar la Centrale syndicale du Jogo# Joutefois. 1ue les rAgles d7organisation sont déterminées & te3te de mise en lace et rAglement intérieur# Ces rAgles deviennent alors le code de conduite 2 suivre ar tous les membres# Dlles euvent faire l7ob<et d7un te3te écrit. en raison surtout de la mauvaise inter rétation des e3 lications orales ar certains artici ants# T+ . tontine commerciale. la tontine mutuelle s7inscrit dans le cadre de l7économie sociale et solidaire# :lus fré1uente 1ue les autres tontines. tontine elle tontine commerciale s7a arente au systAme d7é argne et de crédit rofessionnelle.. 2 intervalle de tem s régulier. travail dans l7isolement et concurrences entre %#A#. ou ar le résident# 8iverses raisons e3 li1uent la artici ation 2 une tontine mutuelle# :our les aysans. 2 cha1ue <our ar tous les membres.. l7es rit de solidarité et de confiance mutuelle d7une art.8e uis +)(). née d7une coo tation de +' %#A# armi les lus anciens et les lus sérieu3# Cette mutuelle a été créée a rAs l7échec d7une remiAre tentative d7organisation de l7ensemble des %#A# 9une soi3antaine.# . des fonds dé osés dans un com te bancaire sont faciles d7accAs au moindre besoin.. endant 1ue l7obligation d7attendre son tour dans la tontine amAne 2 é argner# !l n7y a as de te3tes <uridi1ues réglementant les tontines au Jogo# Les tontines naissent le lus souvent 2 artir $0 d7une idée émise ar un individu# 4ais c7est 2 la suite d7une assemblée générale des adhérents. orienté vers la s éculation et ne ré ondant oint 2 l7es rit de solidarité et d7entraide# Dlle ne se situe donc as dans une ers ective d7économie sociale et solidaire# Dlle n7est as o ulaire et n7e3iste 1ue +* dans la région de Lomé# Dn revanche.*. sont des raisons fondamentales de la mise en lace d7une tontine mutuelle# 8e lus. ce sont des sortes +0 d7é argne informelle 1ui e3istent sous financiAre# Dn réalité. elle a gagné toutes les couches de la o ulation et ré ond 2 une faiblesse du systAme bancaire et 2 un besoin de solidarité et d7entraide entre les artici ants# Soed<ede 9dé<2 cité. e3 li1ue 1ue dans les tontines mutuelles les artici ants se regrou ent our cotiser. il e3iste la 4utuelle de solidarité des tontiniers ambulants de Lomé 94-S/JAL. ou ar concertation. tracasseries oliciAres et La tontine est une rati1ue 1ue l7on retrouve un eu artout au Jogo# Selon Soed<ede 9+))0. ce 1ue l7auteur a des ban1uiers ambulants 9 résenté lus haut. l7im ossibilité de réunir les conditions d7octroi de crédit et la nécessité de vouloir faire un autre investissement. aucune reconnaissance <uridi1ue et trAs faible organisation administratives# . une somme déterminée 2 '0 l7avance# Cette somme est remise au membre du tour# Le tour eut =tre défini ar tirage au sort au dé art de la tontine.*.

le code de la route# !ls seraient 2 la base des rinci au3 roblAmes de sécurité routiAre au Jogo# Dn '000. sont de véritables artisanes du '* dévelo ement# 87oH le lien étroit entre les activités du grou e et le dévelo ement local et l7économie sociale# Le GF'8 lutte contre les inégalités socio"économi1ues. ils offrent des tarifs lus abordables 1ue ceu3 des ta3is ordinaires# :our toutes ces raisons. endant la longue grAve oliti1ue 1ui dura +$ mois# !l était lusieurs avantages * socioéconomi1ues. consultations <uridi1ues. 2 D"co&verte. un article du <ournal 2e Togolais..*0* Les ta8is-motos aru dans le Les ta3is"motose sont un hénomAne récent# Né au %énin au début des années +))0. les ro riétaires de ta3is"motos auraient créé un syndicat our mieu3 organiser leur travail et défendre leurs droits# . a un revenu mensuel variant entre )0 000 et +00 000 francs CFA & une aubaine dans un ays oH le fonctionnaire ne erBoit as réguliArement son salaire# +0 Les ta3is"motos ont bouleversé les modes de trans ort urbain 2 Lomé# !ls se résentent comme une ré onse au3 nombreu3 embouteillages 1ui se forment dans la ville surtout au3 heures de ointe et 1ui retardent les dé lacements# :uis1ue ce sont des engins 2 deu3 roues. a ublié un ra demain 9Assogba. en autres.h&i et e Qoir article & MFiAvre des ta3i"motos au JogoO. 2 la fois our les rati1uants et our les clients 1ui les em runtent# Au<ourd7hui. ?dition du ''S++S0' " afri1ue" maghreb# Site & htt &SSWWW#afriU#comS<ournalSdecouverteSdec"6. ils sont bien +* risés ar les o ulations# !l e3iste ce endant beaucou de roblAmes liés au hénomAne des ta3is"motos# /n estime 1ue les conducteurs de ta3is"motos ignorent. elles. dont sont le lus souvent victimes les femmes.)".*.#htm T' . oH l7état des routes et leur caractAre étroit rendent difficile la conduite des ta3is ordinaires et des minibus# 8e lus.. en organisant lusieurs activités & vulgarisation des droits de la femme. et arfois médiation entre femmes et instances oliti1ues et <uridi1ues# !l a ublié un G&ide #&ridi/&e de la femme togolaise 1ui sert de manuel édagogi1ue our l7action éducative au3 droits et dis ose d7un centre de recherche $0 d7information et de formation 1ui. avec lus de 6+ '00 em lois créés et un chiffre d7affaire de T00 millions de francs CFA# -n conducteur de ta3i"moto. '00'L document non ublié. ort intitulé (emmes togolaises a&#o&rd.*.0 000 engins. lus de 6(' accidents sur '000 recensés leur étaient directement im utables# !l faut aussi com ter les heurts dus au mécontentement et 2 la rude concurrence entre ta3is"motos et ta3is" '0 voitures# Soumis 2 de nombreuses tracasseries administratives et oliciAres.*9* 6roupe de réfle8ion et d'action femmes démocratie et développement 561+"7 Ce grou e de réfle3ion est un mouvement social créé en +))'# !l com rend des femmes dont les initiatives s7inscrivent dans le cadre de la défense des droits des femmes du Jogo 1ui. ils vont lus vite et lus facilement dans les 1uartiers. celui"ci est a devenu le gagne" ain des <eunes di l>més et des sans"em loi# !l résente domaine du trans ort urbain au Jogo en +))$. travaillant 2 son ro re com te. beaucou de <eunes doivent leur survie 2 ce nouveau travail# Le arc de ta3is"motos est estimé 2 . our la lu art.

mais les écrits 1ue nous avons lus l2"dessus montrent 1ue les actions menées dans ce sens sont encore trAs timides# T$ . chose remar1uable. ont été déterminants dans la création des richesses ermettant au3 communautés d7assurer leur survie et d7améliorer leur situation socioéconomi1ue# '0 9* $roposition d'alternatives 8ans les domaines de l7économie sociale et du dévelo ement local au Jogo. il demeure encore beaucou de difficultés. de maniAre 1ue les activités menées soient lus ort 2 la centrées sur les réoccu ations du milieu# Dn effet. la ré ondérance de l7informel dans l7économie sociale et le dévelo ement local et. surtout organisationnelles. s7insArent dans un cadre d7économie sociale et solidaire# Nous l7avons vu dans les cas des Nana %enV et des ban1uiers ambulants# :lus 1ue les interventions des structures de l7?tat.0* Épilo3ue La diversité des stratégies utilisées ar les différents acteurs de dévelo relativité des activités menées# ement local et d7économie sociale au ement résentées. le r>le des actions im li1uant les /NG et celles découlant des o ulations dans la création de richesses# Le secteur informel a araNt un véritable creuset d7économie sociale au Jogo# Dn dehors de 1uel1ues activités 9cas des Nana %enV et des ro riétaires de ta3is"motos organisés en syndicats. lors1ue les activités découlent des initiatives locales. 1u7ils ada tent 2 la réalité moderne# Cette inventivité dont font reuve les acteurs sociau3 ressort surtout dans les actions initiées ar les o ulations +* 1ui. cela res onsabiliserait davantage $0 les communautés et organiserait mieu3 le dévelo ement local. les autres relAvent lut>t de +0 l7informel# Ce endant. ensuite. de code de conduite. !a$i)(%! (#% +0c%#$!a&i"a$io# o&i$i)(% %$ 0co#omi)(% . avons"nous constaté dans les e3 ériences résentées. en faisant recours 2 des recettes traditionnelles d7organisation. ces activités o ulaires constituent avec les actions des /NG les facteurs 1ui. une chose est sure c7est 1u7il n7y man1ue as d7initiatives# 4ais. elles sont lus imaginatives et lus viables ar ra . deu3 Jogo démontre la ertinence de l7utilisation d7une sociologie de la vie 1uotidienne our saisir la dynami1ue et la 8es différentes catégories d7actions de dévelo * constatations rinci ales s7im osent & d7abord. toutes sont conformes 2 l7éthi1ue de l7économie sociale et ré ondent 2 des réoccu ations locales# 8e lus.( Nous savons 1u7officiellement le ays est dé<2 engagé dans la décentralisation oliti1ue et économi1ue. <us1ue l2. les acteurs semblent bien com oser avec le man1ue de législation dans certains domaines.( ' 2 notre avis.. our favoriser l7éclosion et une meilleure consolidation des activités d7économie sociale et de dévelo ement local a3ées sur les réoccu ations communautaires. nous ro osons les alternatives suivantes & . 1u7on ourrait arfois attribuer 2 un certain vide <uridi1ue ou 2 la volonté délibérée des acteurs sociau3 de com oser avec les rAgles formelles établies# Le caractAre herméti1ue de la situation socio oliti1ue a"t"il 1uel1ue chose 2 '* voir avec cette réalité5 Nous ne saurions l7affirmer# Ce endant. malgré leur caractAre généralement informel. informelles ou as. nous ensons 1ue. il est souhaitable d7avoir un environnement socio oliti1ue lus favorable 2 une autonomie des communautés# 8ans cette ers ective.

voire l7?tat# artenariats lus ro ices 2 des actions ré ondant mieu3 au3 réoccu ations locales# Dlle faciliterait des . lus originale. mais aussi leurs dynami1ues internes# Cela. universelles# !l en est de m=me our l7inventivité dont font reuve les '0 acteurs sociau3# !l s7agit donc our les chercheurs d7admettre cette relativité et. a ortera une contribution lus riche. mieu3 organisée. ar consé1uent. .finalité oursuivie et au3 réalités socioéconomi1ues et oliti1ues# Les cas des Nana %enV. comme une science sociale et une rati1ue# l7économie sociale et o ulaire et du dévelo '* Certes. en utilisant des méthodes de recherche scientifi1ues. favoriserait des contacts lus directs entre communautés. d7évaluer réguliArement les +0 crédit. bailleurs de fonds. une concertation 2 une échelle lus grande serait une osent. organisations non gouvernementales. des ta3is"motos et des ban1uiers ambulants en sont des e3em les élo1uents# !l s7agira alors de donner un cadre oliti1ue et <uridi1ue favorable 2 une meilleure organisation de ce genre d7initiatives# :ar ailleurs. 2 art le cadre lus restreint des /NG et des coo ératives d7é argne et de ement local# Ce endant. au cham d7études et de recherche de ement local. elle favoriserait davantage l7inventivité des togolais dans les initiatives de création de richesses dans le conte3te récaire des communautés# :* &onclusion $0 Au Jogo. l7a ra lication de ces ro ositions rendra du tem s et de la atience. les e3 ériences de dévelo générale. nous ensons 1u7il serait lus rofitable 1ue la décentralisation rati1uée touche le domaine de la * coo ération# -ne coo ération décentralisée. mais elle nous araNt lus viable ar ort 2 la situation socio oliti1ue et économi1ue actuelle du ays et au visage 1ue résentent les activités de dévelo ement local# Dn articulier. il semble 1u7il n7y a aucune concertation ouverte 2 l7ensemble des acteurs im li1ués dans le domaine de l7économie sociale et du dévelo o ortunité inouZe de discuter des difficultés 1uotidiennes 1ui se e3 ériences menées et de faire les a<ustements 1ui s7im osent selon l7évolution des réalités# Nous ensons 1u7un tel cadre de concertation ourrait =tre un levier uissant our une meilleure organisation des activités 1ui +* en ont besoin# " rivilégier des méthodes de recherche 1ualitatives 9M interactionnistes O. i#"$i$(%!* %#$!% &%" +i//0!%#$" ac$%(!" co#c%!#0"* +%" co#c%!$a$io#" a($o(! +%" ac$io#" +40co#omi% "ocia&% %$ +% +02%&o %m%#$ &oca& ' en fait. l7im ortance d7ado ter une méthodologie de recherche différente# La démarche de la sociologie de la vie 1uotidienne ourrait ermettre de mieu3 saisir non seulement la relativité des activités menées. our les roblémati1ues relatives au dévelo ement local et 2 l7économie sociale & cela est im ortant car il serait difficile d7aborder 2 suffisance le caractAre relatif des activités menées et des organisations mises en Kuvre dans ces deu3 domaines. les acteurs sociau3 font ement local et d7économie sociale et o ulaire se révAlent des ré onses reuve d7imagination et d7inventivité our rendre en main leurs au3 nombreuses difficultés socioéconomi1ues vécues au 1uotidien ar les o ulations# 4algré la récarité réoccu ations et se créer des richesses susce tibles de leur assurer au moins une certaine survie# T. des tontines mutuelles. 2 notre avis.

1uand bien m=me les /NG et les o ulations ne man1uent vraiment as d7initiatives.@ notre avis. le caractAre herméti1ue de la situation oliti1ue reste un facteur eu favorable 2 de véritables rati1ues de décentralisation oliti1ue et économi1ue garantissant une certaine autonomie au3 communautés locales# Alors. ce facteur ourrait entraver une meilleure organisation des activités de dévelo ement local et d7économie sociale# !l * im orte de créer des conditions socio oliti1ues et économi1ues lus ouvertes 2 l7éclosion et 2 la consolidation des différentes initiatives# !l y va de la facilité de création des richesses ar les o ulations# T* .

Y# et K# P# KéUeh 9coll#. novembre# F/NGJ/ 9+))).# 2es diffic&lt"s et entraves dans le process&s d.. Afri/&e et Am"ri/&e 2atine<.# GodWin. étudiante 2 la maNtrise en travail social.# 1r"sentation de 6DCDD-VI.O in Cahiers 6ciences M&maines.# Gro&pe de r"fle=ion et d.# %ertrand.# M Les ban1uiers ambulants au %énin.o&vert&re des espaces 5d"mocrati/&es7 a& * Togo..&n e=emple a& Togo. -niversité du . N# 9'00'. 4# 9+))). no 'T.# Animation. <uin# F/NGJ/ 9'00+. <uillet.# 4chos des D G. t# [[[Q!!.O Dptions m"diterran"ennes. participation et hydra&li/&e villageoise en Afri/&e 3 "t&de d. <anvier"mars. mémoire de maNtrise. #'*"*6# Fall. O in *ev&e tiers monde. D# 9+)(T.# +* 8efourny..uébec en /utaouais.# M :agnes et oliti1ue O."conomie sociale a& ord et a& 6&d. -niversité du . Site& htt &SSWWW#famafri1ue#orgSnouv'00'Snouv0'"0'"'*b#html ement des entre rises et coo ératives. %ureau international du travail"GénAve# $0 KenUou..* (éférences Adéchoubou. Lomé. in 1oliti/&e africaine.# MSolidarité sociale traditionnelle et romotion des structures coo ératives en milieu rural africain& le cas de grou ements villageois au Jogo et au %urUina Faso. no $. $0 9. %ru3elles 9%elgi1ue. noo $+. -niversité du . n +.# MLa commercialisation de roduits agricoles au Jogo& le café et le cacao.uébec en /utaouais.uébec en /utaouais. 8e %oecU ` Larcier s#a#. Y# 9'00'.O in 8efourny. 9?ds#. 4# 9+))6..# MJogo& la traditionnelle sagesse commerciale commande les ondes.O in (amafri/&e3 no&velles et annonces. no *. 8ocument de travail no+.# T6 .uébec. D# 9'00'.*"sea&= r"giona&= .uébec 2 4ontréal# Assogba. \# et :# 8eveltere 9+))).. Centre Sahel# +0 Ayina.6&d :Canada. G#"4# 95. G# K# 9+)).# M/rigines et contours de l7économie sociale au Nord et au Sud. -niversité du .. 8é artement du dévelo 9non ublié. #T. .atelier national de concertation ("d"rations. 8# et al# 9+))'5. 8ossiers.. 9document non ublié.6&d :Afri/&e et Am"ri/&e 2atine< et ord. 9document non ublié.*. %ulletin trimestriel d7information de la Fédération des /NG au Jogo 9F/NGJ/.# 2. -niversité Laval. Chaire de recherche du '0 Canada en dévelo ement des collectivités 9CP8C.# 8an/&iers am$&lants et op"ration HE a& Togo et a& 8"nin . F/NGJ/# '* Gentil. A# S# et L# Favreau 9'00'. trimestriel# %eaudouin. 9+)).# *apport de l.. \# et :# 8eveltere 9+))). octobre. Assogba. études et formation.# Cr"ation de richesses en conte=te de pr"carit" 3 &ne comparaison 6&d.)"T6. # *)"66# Aramideh.action femmes d"mocratie et d"veloppement :G(?D<.

2 D"co&verte. . \ohn Libbey Durote3t. 4# Lelart# Dd# A-:DLF" -PDF. :aris. 8# A# 9+))0.# MNana et =cheurs du ort de Lomé & une e3 loitation de l7homme ar la femme O in +0 1oliti/&e africaine. MFiAvre des ta3i"motos au JogoO. # '0$"'$T Xeigel. Y# 9'00'. trimestriel# TT . # ')+"'))# Soed<ede.. 4# Pobitaille et 8# Jrembray 9dir#.2e Togolais.)". no 'T. 9'00'<. octobre.uébec en /utaouais. ?dition du +0S+0S'00'# 2e Togolais. \#"Y# 9+)(T. ML7é argne et le crédit non structurés au Jogo. L#. un article du <ournal 2e Togolais.&el avenir po&r les r"gions0 Chaire de recherche du Canada en dévelo ement des collectivités 9CP8C. Afri1ue"maghreb.O in 2a tontine.#htm * Leclerc. -niversité du . ?dition du ''S++S0'. Site& htt &SSWWW#afriU#comS<ournalSdecouverteSdec"6. O in Favreau.# MLes CL8 et le dévelo ement local & défis et en<eu3.

etc#. 2. leurs atouts ainsi 1ue leurs limites# .uels sont les rofils des entre reneurs dans ces initiatives5 '* %# Les oliti1ues ubli1ues 9nationales ou internationales.uel1ues 1uestions 2 e3 lorer armi dRautres& '0 " 8ans 1uelle mesure ces e3 ériences ermettent"elles de structurer un véritable réseau d7organisations et er durablement les communautés dans les1uelles elles sont engagées5 d7entre rises susce tibles de dévelo " " 8ans 1uelle mesure les mouvements sociau3 locau3 et les autorités locales <ouent"ils un r>le5 . vis"2"vis de ces e3 ériences& les différentes ositifs et négatifs de ces interventions ubli1ues.Anne8e A$ro3ramme de rec4erc4e ?&réation de ric4esses en conte8te de précarité.SE DES EFFETS STRUCTURANTSE OU* PLUS LAR<EMENT* DE LA +* CONTRIDUTION DE CES INITIATIVES A# Les résultats atteints ar les e3 ériences 9em lois créés. augmentation du comparées ch>mageE..uel1ues 1uestions 2 e3 lorer armi dRautres& T( . mobilisateurs du milieu ou contraignants. et évolution des oliti1ues ubli1ues 9ou des institutions internationales résentes localement.### . sc4éma directeur pour la production de mono3rap4ies nationales * 1. les effets déstructurants. A# PARTIE DESCRIPTIVE %ref cadrage histori1ue& lRévolution du marché du travail 9montée du secteur informel. en matiAre d7em loi L et lRévolution de la lace et du r>le des initiatives économi1ues o ulaires en général dans le +0 conte3te socio"économi1ue national# %# Jy ologies des différentes formes dRinitiatives économi1ues o ualires 1ui se sont dévelo ées surtout dans la derniAre décennie dans votre ays 9+))0"'000. PARTIE 8ANAL. comparaisons Nord-Sud et Sud-Sud@ . 9effets structurants ou formes de soutien ou d7absence de soutien et leur évolution. 1ualité et im act de ces initiatives dans la communauté. la résence ou non des ouvoirs ublics de différents niveau3.

y a"t"il intégration ou au contraire sé aration des oliti1ues sociales et des oliti1ues dRem loi5 " 8ans 1uelle mesure les statuts <uridi1ues offerts au3 initiatives sont"ils a ro riés our ces initiatives5 +0 C# Les conditions de réussite ou de dévelo ement des e3 ériences économi1ues o ulaires . syndicats. autres associations.uelles sont ces conditions en ce 1ui concerne le soutien des internationales5 ouvoirs ublics etSou des institutions T) . national. églises. arvient"elle 2 soutenir les initiatives en res ectant leurs dynami1ues ro res et leurs besoins dRautonomie5 8e 1uel ty e de relations sRagit"il& relations contractuelles. arfois araNt le lus ertinent ou le lus efficace5 * local. régional.uestion centrale& 1uelles sont les conditions dRun dé assement du stade de lRe3 érimentation ou de l7émergence5 .###.###.uel niveau a " 8ans 1uelle mesure. ar e3em le.###. syndicats.uel1ues 1uestions 2 e3 lorer armi dRautres& " " -ne attention toute articuliAre doit =tre accordée 2 cette 1uestion des conditions de dévelo Les conditions de dévelo ementL ement ne signifient as une énumération de mesures souhaitables ou de ements dé<2 constatés et +* recommandations 2 réaliser# !l im orte lut>t de dégager les leBons 2 tirer des dévelo de regrou er les MingrédientsO de ce 1ui est de lRordre du M ossibleO et non sim lement du MsouhaitableOL " -ne 1uestion 2 se oser armi dRautres& dans 1uelle mesure le artenariat avec dRautres organisations ublics locau3. sRavArent"elles com lémentaires et intégrées ou au contraire seulement su er osées voire contradictoires5 .5 . grandes entre rises dRéconomie sociale.8ans 1uelle mesure lRaction ubli1ue 9nationale ou internationale. relations visant la récu ération oliti1ue. e3iste"t"il ou est"il en voie de devenir ertinent et nécessaire5 SRagit"il dRalliances tem oraires ou de artenariats dans la durée5 9 ouvoirs '0 $# C/NCL-S!/NS " ANALYSD :P/S:DCJ!QD .uestions sous"<acentes& " 8ans 1uelle mesure les rati1ues économi1ues o ulaires inter ellent"elles et sont"elles a uyées ar les '* grands acteurs institutionnels nationau3 résents localement 9?glises. etc#5 " 8ans 1uelle mesure les interventions ubli1ues de différents niveau3 9international. relations strictement administratives.

ca/0 "(! &ac% (0 . doctorant de l7-niversité d7Amiens.0 2 ++ hre 00 & ?tat des lieu3 de l7économie sociale et du dévelo ement local en Ma(!i$a#i% ar Habiboulah Kane.0 & ause café +0 hre . hre '0 2 +* hre & ?tat des lieu3 de l7économie sociale et du dévelo ement local au To1o ar Yao Assogba. rofesseur 2 l7-. ar Gérald Larose et Louis Favreau ) hre *0 2 +0 hre +0 & ?tat des lieu3 de l7économie sociale et du dévelo ement local au Ma&i ar Youssouf Sanogo.A4 et stagiaire 2 la CP8C '* " +$ hre *0 2 +. MERCREDI LE F MAI " " +0 " Arrivée 2 )hre & inscri tion et rise de contact entre artici ants )hre $0 2 )hre *0 & ouverture ar le recteur Francis P# Xhyte. doctorant en sociologie 2 l7-. et Gérald LaPose 9GDS. stagiaire 2 la CP8C " ++ hre 00 2 ++ hre '0 & discussion sur la situation mauritanienne du oint de vue du dévelo ement de ement et de coo ération nouvelles stratégies de dévelo " '0 ++ hre '0 2 ++ hre *0 & 8iscussion générale sur l7économie o ulaire.ANN#G# . E . hre '0 & discussion sur la situation sénégalaise du oint de vue du dévelo ement et de coo ération ement de nouvelles stratégies de dévelo " +. #T < %A! S0mi#ai!% 8Éco#omi% "ocia&% %$ +02%&o %m%#$ &oca& %# A/!i)(% +% &4O(%"$ ' 0$a$ +%" &i%(5 %$ i"$%" +% $!a2ai& o(! &4a2%#i!E /b<ectif & mieu3 com rendre les défis et les en<eu3 du dévelo ement en Afri1ue de l7/uest 2 artir des * initiatives o ulaires et mieu3 cerner des istes de coo ération Nord"Sud our soutenir ces initiatives# A#ima$io# ' &Louis Favreau 9CP8C./ et membre de la CP8C " 1H 7!% 1H a("%. stagiaire ost"doctoral 2 la CP8C " +0 hre +0 2 +0 hre $0 & discussion sur la situation malienne du oint de vue du dévelo ement et de coo ération ement de nouvelles stratégies de dévelo " +* " +0 hre $0 2 +0 hre . ses forces et ses faiblesses# L7économie o ulaire telle 1ue vécue en Afri1ue de l7/uest eut"elle =tre le creuset d7une véritable économie sociale et solidaire et 2 1uelles conditions5 " " 12 7!% 3 13 7!% 30 ' +G#%! co&&%c$i/ +$ hre $0 2 +$ hre *0 & ?tat des lieu3 de l7économie sociale et du dévelo ement local au S0#01a& ar Sambou Ndiaye.$(O6(A%%# " SÉ%!NA!(# "#S ..

uel avenir our le dévelo * " +6 hre *0 2 +T hre & 4ot de fin de <ournée et sou er collectif dans un restaurant africain our ceu3 et celles 1ui le désirent# IEUDI LE ? MAI + ) hre $0 2 +0 hre +* SynthAse des travau3 du mercredi sur l7ensemble de l7Afri1ue de l7/uest et mise en ement. de . résident du P!:DSS et animateur du comité d7organisation de la $ rencontre internationale 98aUar '00*. invité international ers ective 9 istes de dévelo +0 ' $ 10 7!% 1H ' a("% ca/0 +0 hre $0 & débat général sur les défis du Mdévelo ement et de la mondialisation ar le basO en Afri1ue de l7/uest .uébec et au Canada dans la derniAre décennie ar Louis Favreau et Gérald Larose +* * ++hre $0 2 midi & 8ébat sur les nouvelles formes de coo ération au dévelo ement. "conomie sociale.) Le Péseau des initiatives d7économie sociale et solidaire né des rencontres internationales de Lima 9+))T. coordonnateur du rogramme de recherche MCréation de richesses en conte3te de récaritéO9CPC:. co"auteur avec Lucie Fréchette d7un livre sur la coo ération Nord"Sud 9'00'. rofesseur 2 l7-. ar Abdou Salam Fall. 'ondialisation. .. d"veloppement local et solidairit" internationale . et de 8aUar 9'00*.# !l est l7invité international de '* ce séminaire# Lo(i" Fa2!%a(./. le Péseau intercontinental de romotion de l7économie sociale solidaire 9P!:DSS. membre du CA du GDS. ement et les nouvelles istes de recherche en dévelo 6 +' 2 +$ hre & "%""io# " 0cia&% d7information et de discussion sur les démarches en cours our l7organisation et la tenue de la $e rencontre internationale 2 8aUar en '00* ar A# Salam Fall et Gérald Larose. et coordonnateur de la CP8C. coordonnateur avec Louis Favreau du rogramme de recherche MCréation de richesses en conte3te de récaritéO9CPC:. res ectivement résident et v#" # du P!:DSS .)# !nformation sur la tenue d7une grande conférence internationale '0 Nord"Sud et Sud"Sud en se tembre au .. lors de la réunion de sa Commission de liaison internationale 2 8aUar en décembre dernier# !l s7est aussi donné un e3écutif# (+ .# . chercheur 2 l7!FAN 2 8aUar.." +* hre +* 2 +6 hre '0 & discussion sur la situation togolaise du oint de vue du dévelo ement de ement et de coo ération nouvelles stratégies de dévelo " +6 hre '0 2 +6 hre *0 & 8iscussion générale sur le dévelo ement local au<ourd7hui 9 oints forts et oints ement local étant donné la nature de la crise des ?tats africains5 faibles. s7est donné un nom. :-.uébec 9'00+..uébec# Les résentations seront faites ar & A-+o( Sa&am Fa&& est sociologue. ++ hre & l7évolution de la coo ération internationale au .

stagiaire 2 la +0 . grou e organisateur de la ' ee rencontre internationale sur la globalisation de la solidarité et vice" résident du Péseau intercontinental de 9P!:DSS./# Ha-i-o(&&a7 Ba#%./. et est résentement stagiaire 2 la CP8C# ement local dans la ement régional 2 l7-niversité d7Amiens. étudiant doctorant en dévelo CP8C# Sam-o( N+iaJ% est étudiant au doctorat en sociologie 2 l7-..o(""o(/ Sa#o1o* est docteur en éducation de l7-niversité Laval et stagiaire ost"doctoral 2 la CP8C# A travaillé dans un centre de formation en milieu rural au 4ali# (' . a été agent de dévelo ville de Saint"Louis 9Sénégal.<0!a&+ La!o"%.uébec# Chercheur au C?P!S et 2 la CP8C 2 l7-.A4. auteur de lusieurs travau3 sur le dévelo ement romotion de l7économie sociale et soldiaire * communautaire en Afri1ue de l7/uest et au .# !l est rofesseur en travail social 2 l7-.A4 .ao A""o1-a est sociologue et rofesseur 2 l7-. résident du GDS.